Archive | Luttes sociales en Bretagne

14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Caudan, amiante: 400 ex-salariés de la SBFM réclament un préjudice d’anxiété (lt)

Caudan, amiante: 400 ex-salariés de la SBFM réclament un préjudice d'anxiété (lt) dans Luttes ouvrières masque-amiante-300x160

Le tribunal des Prud’hommes avait réquisitionné ce mercredi une salle des fêtes à Caudan (56) pour accueillir les quelque 400 plaignants de ce dossier de départage. D’anciens salariés de la SBFM, aujourd’hui Fonderie de Bretagne, qui réclament que soit reconnu leur préjudice d’anxiété.

Il y a un an, 45 de leurs anciens collègues avaient eu gain de cause et obtenu 7.500 € chacun. Cette fois-ci, l’avocat des plaignants, maître Laurent Jeffroy, réclame près de 10.000 € pour chacun. Soit une somme totale de plus de 4 M€ à verser par le fonds de garantie des salaires si le tribunal allait dans leur sens. Selon Me Jeffroy, 200 autres dossiers, concernant toujours d’anciens salariés de la SBFM, sont en cours d’examen. Le tribunal des Prud’hommes rendra son délibéré le 26 février prochain. 13 novembre 2013 à 19h50

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/couronne/caudan/caudan-amiante-400-ex-salaries-de-la-sbfm-reclament-un-prejudice-d-anxiete-13-11-2013-2301925.php

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne, sept syndicats appellent à une nouvelle mobilisation le 23 novembre (lt+fr3)

Bretagne, sept syndicats appellent à une nouvelle mobilisation le 23 novembre (lt+fr3) dans Luttes sociales en Bretagne unite-syndicale

« Pour l’avenir de la Bretagne » et pour « un pacte social » : sept organisations syndicales régionales - CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CGC et FSU – ont appelé les salariés à une journée de mobilisation régionale le samedi 23 novembre.

Concrètement, une manifestation devrait  se tenir ce jour-là dans chaque département, trois semaines après le rassemblement  de Carhaix, en marge de la manifestation des Bonnets rouges à Quimper. La  mobilisation, samedi 23 novembre, prendra la forme de rassemblements ou de manifestations dans chacun des quatre départements bretons, précise une responsable de la CFDT, Jocelyne Cabanal. Les lieux des différentes actions seront précisés ultérieurement.

Sans FO FO ne figure pas dans cette intersyndicale régionale : ce syndicat a quitté les discussions sur la crise bretonne, mercredi 6 novembre, à la préfecture de région à Rennes, qui rassemblaient élus, par- tenaires sociaux et acteurs économiques dans le cadre du Pacte d’avenir pour la Bretagne lancé par le Premier ministre.  Il a aussi boycotté une nouvelle réunion à la préfecture, vendredi, toujours sur la crise bretonne, cette fois en présence des ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll et de l’Agro- alimentaire Guillaume Garot.

Un pacte d’avenir « insuffisant » Dans un communiqué commun publié mercredi, les organisations syndicales estiment que le « pacte d’avenir » pour la Bretagne, et en cours de construction, « est insuf- fisant ».  « Aux propositions économiques qu’il contient, il faut ajouter un volet social conséquent qui prenne en compte l’urgence des situations. Ce pacte doit dessiner un avenir pour l’ensemble des filières et des territoires, ce qui passe également par un engagement fort des pouvoirs publics et des entreprises vis-à-vis des salariés », assurent les syndicats.  « Une réponse conjoncturelle ne peut suffire à une crise structurelle », ajoutent-ils. « L’effort collectif qui permettra le soutien au territoire breton ne saurait être engagé sans garanties formelles et transparentes des entreprises, quant à l’utilisation de ces moyens, en termes d’anticipation, d’innovation, et de politique sociale », poursuivent les syndicats. Depuis la se- maine dernière, des réunions de concertation pour tenter de trouver une solution pour fin novembre à une sortie de crise pérenne ont commencé avec les élus, la préfecture, les acteurs économiques et sociaux, mais sans le syndicat FO.

Des manifestations, le 23, qui auront lieu trois semaines après le rassemblement à Carhaix, le 2 no- vembre, à l’appel d’une intersyndicale (CGT, Solidaires, FSU). Une mobilisation pour l’emploi qui avait voulu se démarquer de l’appel des « Bonnets rouges » qui se rassemblaient au même moment à Quimper. Le collectif « Vivre, travailler et décider en Bretagne » a de son côté annoncé une autre mobilisation le samedi 30 novembre, qui pourrait se tenir à Morlaix ou Pontivy.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bretagne-sept-syndicats-appellent-a-une-nouvelle-mobilisation-le-23-novembre-14-11-2013-2302986.php

http://bretagne.france3.fr/2013/11/14/appel-la-manifestation-en-bretagne-le-23-novembre-357151.html

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pacte d’avenir pour la Bretagne: pour satisfaire les patrons (lo)

Pacte d'avenir pour la Bretagne: pour satisfaire les patrons (lo) dans Luttes ouvrières joint-fr-300x210

Après la manifestation du 2 novembre à Quimper, le gouvernement s’est empressé de réunir à Rennes les « acteurs politiques, économiques et sociaux ».

Il s’agissait de désamorcer le mouvement de colère en discutant d’un Pacte d’avenir pour la Bretagne. Pendant un mois, on va se concerter pour, nous dit-on, endiguer « l’avalanche des plans sociaux ». Autour de ce tapis vert, les représentants du patronat sont en bonne place, attentifs à obtenir de nouvelles aides. Les politiciens locaux s’y affairent aussi, pour que de nouvelles enveloppes soient distribuées.

Les capitalistes n’ont qu’à tendre la main. Ils n’ont d’ailleurs pas eu trop à attendre. Dès le vendredi 7 novembre, en rencontrant les uns et les autres, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a promis un « rebond », tablant sur un nouveau modèle « agroécologique » qui viendrait compenser la fin des aides à l’exportation. Et alors que 15 millions d’euros étaient déjà débloqués en urgence pour les entreprises agroalimentaires, Le Foll a annoncé que, dans le cadre de la future Politique agricole commune (PAC), il y aurait un doublement de l’enveloppe consacrée à la Bretagne, qui passerait de 175 à 368 millions d’euros. Et, pour l’ensemble de l’économie bretonne, plus d’un milliard d’euros serait débloqué.

Du côté des syndicats, la CGT s’est empressée de prendre part à la discussion de ce pacte. Elle qui, avec la FSU, Solidaires et le Front de gauche, avait organisé le 2 novembre la manifestation de Carhaix pour se démarquer de celle de Quimper et dénoncer la main du patronat et les manoeuvres de la droite, a abandonné ses réserves. Tout comme la CFDT, elle affirme vouloir être partie prenante des réunions prévues. L’écotaxe mise à part, le Pacte d’avenir pour la Bretagne est pourtant de la même eau que ce que préconisent les porte-parole des « bonnets rouges », du maire régionaliste de Carhaix, Christian Troadec, aux représentants de la FDSEA et des petites entreprises.

Il n’y a eu que FO pour claquer la porte en disant : « Aujourd’hui, on veut des réponses et pas des réunions qui ne tiennent pas debout. » Pour les travailleurs menacés de licenciements, rien ne sortira de bon de ce Pacte d’avenir pour la Bretagne.

Le grand patronat empochera tout ce qu’il peut et pourra continuer à agir comme bon lui semble envers les salariés. Le sort des travailleurs ne dépend nullement de ces marchandages. Ils doivent continuer à ne compter que sur leurs luttes. Les syndicats devraient appeler, dans les semaines à venir, à des manifestations départementales en Bretagne pour la « sécurisation de l’emploi ». Il faut que les travailleurs s’y fassent entendre, en exigeant l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=13

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La Barre Thomas, Rennes: un camouflet pour la direction (lo)

La Barre Thomas, Rennes: un camouflet pour la direction (lo) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

La Barre Thomas, située à Rennes, est une usine de mille salariés qui produit des pièces caoutchouc et plastique pour l’automobile, essentiellement pour PSA.

Ancienne propriété de Citroën, puis de PSA, elle a été cédée à partir des années 2000 à différents groupes. Le dernier en date, Cooper Standard France, possède aussi une usine à Vitré, près de Rennes, une à Lillebonne en Normandie et une autre en Pologne. Sous prétexte de difficultés financières, Cooper a décidé de fermer en 2015 son usine de Vitré (700 salariés) et de vendre le terrain de la Barre Thomas. Il deviendrait alors locataire d’une nouvelle usine à Domagné, près de Vitré, où seraient regroupés les salariés actuels de Vitré et une partie de ceux de Rennes. L’autre partie resterait sur le site de Rennes, dans des bâtiments aussi en location.

Au passage, Cooper toucherait 3 millions d’euros de l’État et 3,2 millions de subventions européennes. Dans cette opération, le groupe va supprimer au moins cent emplois et voudrait mettre en place un plan de compétitivité, synonyme de dégradation des conditions de travail des salariés.

Des syndicats de la Barre Thomas, avec l’accord de la direction, ont alors décidé d’organiser un réfé- rendum le 22 octobre dernier pour demander l’avis des salariés sur ce projet concernant l’avenir de l’usine. Les jours précédant le vote, la direction et ses soutiens ont circulé dans les bureaux et les ate- liers pour dire qu’il fallait voter pour, sinon cela serait la fermeture pure et simple et la délocalisation en Pologne. Mauvais calcul car, malgré les pressions et les incitations à bien voter, c’est le contre qui l’a emporté avec 53 %. Chez les ouvriers, le contre est même monté à 66 % !

C’est donc un désaveu pour la direction, qui espérait à travers ce référendum être confortée dans ses décisions. Depuis, elle fait comme si le vote n’avait jamais eu lieu et confirme ses projets pour 2015. Elle déclare la main sur le coeur, relayée à l’unisson par le maire socialiste de Rennes et le maire de droite de Vitré, qu’elle « sauve » l’emploi en Bretagne en… évitant la délocalisation en Pologne !

Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=30

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13 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hôpital du Scorff, Lorient, poursuite de la grève des sages-femmes jusqu’à mardi (lt)

Hôpital du Scorff, Lorient, poursuite de la grève des sages-femmes jusqu'à mardi (lt) dans Luttes sociales en Bretagne gamaniak_degage-cigogne-278x300

Depuis la semaine dernière, la quasi-totalité des 72 sages-femmes de l’hôpital du Scorff observent plusieurs périodes de débrayage, tout en continuant à exercer.

La raison de leur colère est d’ordre national : dans le cadre du projet de loi de santé publique 2014, les sages-femmes, actrices de la périnatalité et de la santé des femmes, ne sont pas mentionnées. Réunies, lundi soir, en assemblée générale, les sages-femmes ont voté le maintien de la grève jusqu’au rendez- vous prévu au ministère de la Santé mardi prochain, où un collectif de sages-femmes sera reçu.

Prise en charge assurée  La grève se poursuivra de la même façon, avec assignation sur les postes clefs et débrayage d’une heure pour les autres. « Prise en charge optimale assurée », assurent les grévistes. « Les revendications restent les mêmes, explique Roselyne Merlan, l’une des porte-parole lorientaises. La reconnaissance comme professionnel médical de premier recours quel que soit le mode d’exercice (hôpital, clinique, libéral ou territorial) et la mise en place d’un groupe de travail pour la place de professionnel médical à l’hôpital ».

« Praticien de premier secours »  Les sages-femmes veulent « être reconnues praticien de premier recours », « obtenir un statut de professionnel médical hospitalier (titre II) et donc sortir du titre IV (professionnels non médicaux) », « avoir une place dans la gouvernance hospitalière », « ne plus être gérés par la direction des soins et des activités paramédicales à l’hôpital » et « exercer en toute autonomie avec un salaire à hauteur de nos compétences et responsabilités à l’hôpital, en PMI et en clinique ». 13 novembre 2013 à 09h38

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/sages-femmes-poursuite-de-la-greve-jusqu-a-mardi-13-11-2013-2301580.php

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12 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Résolument du côté des travailleur-euse-s en lutte, pour un programme d’urgence, ouvrier et populaire pour la Bretagne! (ccr)

Résolument du côté des travailleur-euse-s en lutte, pour un programme d’urgence, ouvrier et populaire pour la Bretagne! (ccr) dans Luttes sociales en Bretagne gwen-ha-ruz-pcb-300x198

Contre la répression, les poursuites judiciaires et les fausses solutions gouvernement-Medef-FNSEA type « Pacte d’avenir pour la Bretagne » !

Disons-le clairement : à gauche il y a, d’un côté, ceux qui observent (de loin et de haut…) la photo, sans voir la dynamique et ceux qui voient la mobilisation sans voir la nécessité de lui proposer un autre cap. Avec les premiers, on a l’impression que la colère qui est en train de s’exprimer en Bre- tagne, les affrontements de Pont-de-Buis du 26 octobre et la manifestation de Quimper du 2 novembre peuvent se réduire à une même manif dans laquelle il y aurait des ouvriers licenciés et leur patron, le gérant d’un supermarché et ses caissières, l’artisan routier et le propriétaire d’une grosse flotte de camions, des marins et patrons pêcheurs et les gros mareyeurs, des agriculteurs et les gros patrons de l’agroalimentaire, sans oublier l’extrême droite en embuscade cachée derrière les Gwenn-ha-du, les drapeaux bretons.

Faire de la manif de Quimper un deuxième acte de la mobilisation contre le mariage pour tous, c’est faire, peu ou prou, consciemment ou non, le jeu du gouvernement. De l’autre côté, il y a ceux qui disent que, tout ces contradictions réelles que l’on a vu à Quimper, c’est secondaire, que laisser primer la défense des subventions bruxelloises, des aides aux patrons et l’opposition à l’écotaxe sur la défense de l’emploi et l’interdiction des licenciements, c’est loin d’être primordial et que l’essentiel c’est la mobilisation.

Ce que les drapeaux bretons pourraient préfigurer L’enjeu, pour l’extrême gauche, pour les équipes syndicales combatives, pour les secteurs mobilisés de la jeunesse, c’est plutôt de considérer les mouvements en Bretagne comme un triple point d’inflexion :

Un avant et un après, tendanciellement, dans la situation politico-sociale actuelle, sur fond de discrédit gouvernemental, de popularité au ras-du-sol, de gestion calamiteuse de l’affaire Leonarda-Kachik et de mobilisations lycéennes qui se poursuivent [1] ;

Un changement du climat politique, avec une prééminence d’éléments de lutte de classe et d’insubordination, confus et contradictoires, certes, mais une situation marquée par les tendances à l’affrontement et à l’action directe, et ce après la séquence précédente marquée par les manifs réacs contre le mariage pour tous, la poussée du FN, les accords régressifs de compétitivité dans les entreprises et les réformes anti-sociales du gouvernement à laquelle se sont associées peu ou prou les directions syndicales ou devant lesquelles elles sont restées l’arme au pied [2] ;

Une opportunité, du coup, et une obligation d’intervenir pour proposer largement aux organisations ouvrières et de jeunesse de se mobiliser pour la défense des conditions de vie, de travail, de l’emploi, en Bretagne et ailleurs, en toute indépendance du patronat et des notables de droite qui essayent de chevaucher le mouvement, et en toute indépendance, également, d’un gouvernement socialo-écologiste et de ses alliés de circonstance qui essaient d’éteindre l’incendie avant les élections municipales et européennes pour mieux repasser à l’offensive par la suite.

Les secousses que connaît la Bretagne ne sont pas tant spécifiquement régionales qu’elles sont surtout l’expression de la façon dont la crise est en train de saper les bases de la structure économique sur laquelle l’Ouest s’est construit au cours des quarante dernières années. Ce qui est proprement breton, en revanche, c’est que la situation nous renvoie l’image du niveau de tension auquel l’extrême gauche devrait se préparer si elle entend être une alternative politique du monde du travail et de la jeunesse, face aux contrecoups d’une crise dont personne ne voit le bout du tunnel et que la gauche au gouvernement comme la droite dans l’opposition sont bien décidés à faire payer aux classes populaires.

Ce qu’il y a de distinctif, en revanche, dans les événements bretons, c’est la façon dont une région jusque-là marquée par une certaine stabilité sociale et relativement épargnée par la crise connaît une poussée sociale multiforme et violente qui déborde largement les canaux institutionnels habituels par le biais desquels, par les négociations, le dialogue ou la matraque, les gouvernements sont habitués à avancer et à faire accepter de plus ou moins bonne grâce l’austérité et les licenciements. Possibilités de radicalisation soudaine, de coups de colère qui sortent du cadre des mobilisations syndicalo-électoralo-routinières, mais aussi fragmentation de la lutte des classes, difficultés à tracer un cap de classe en l’absence, en amont, d’un pôle de syndicalisme lutte de classe, anti-tables-rondes et ronds-de-jambe avec la gauche, et d’une gauche radicale à la hauteur de la crise, c’est cela aussi que font présager les événements bretons.

Tradition de colères sur fond d’effritement accéléré de l’appareil productif Pour ceux qui pensaient que les seuls gros dossiers de la rentrée c’étaient les retraites et les accords de compétitivité, les affrontements bretons ont eu un caractère quelque peu inattendu. Leur côté spectaculaire fait néanmoins partie d’une sorte de patrimoine régional, souvent masqué et occulté, mais qui explique la radicalité et la détermination des manifestants, à la fois dans les actions qui ont été menées comme au cours des accrochages contre les forces de l’ordre lorsqu’ils ont été provoqués. Mais ce qui explique, plus proche de nous, cette tension qui a fini par exploser, c’est la dégradation abrupte de la situation économique régionale. Aujourd’hui, les trois piliers du tissu économique breton qui ont fait la croissance de la région qui sont en crise. C’est le cas de l’industrie automobile, qui représente 10.000 emplois directs, avec notamment le pôle PSA à Rennes, des télécoms, secteur sous pression qui emploie directement 65.000 personnes et, enfin, de l’agroalimentaire, avec autant d’emplois directs parmi lesquels 8.000 sont menacés. (…)

Troisième élément, à ce niveau : même si le mouvement breton n’est pas « révolutionnaire et prolétaire à l’état pur » (mais quel mouvement l’est ?), le réduire simplement à un mouvement droite piloté en sous-main par les notables de l’agroalimentaire et sponsorisé par Armor Lux, le comparer à une sorte de « Tea-party » régional, c’est à la fois méconnaître sa dynamique, ses potentialités et faire preuve d’une condescendance assez crasse. Du côté de ceux qui, comme Mélenchon, ont raillé les « esclaves qui manifestaient aux côtés de leurs maîtres », ce mépris n’a aucunement contribué à clarifier les enjeux politiques et à renforcer un pôle combatif des travailleurs et de la jeunesse dans le mouvement contre les licenciements en Bretagne. (…)

Pacte d’avenir pour la Bretagne ou construire dans les mobilisations un bloc de classe indépendant et un plan d’urgence ouvrier et populaire ?

La radicalité de la réaction bretonne a mis à mal la stratégie hollandiste de négociation-dialogue-table-ronde-concertation mise en œuvre depuis le début plus d’un an maintenant pour mieux asséner les coups que la droite n’a pas pu décocher avant lui. Face à la violence des accrochages, on a demandé à Valls de ne pas jeter davantage d’huile sur le feu pour l’instant, tout en menaçant de poursuites les « fauteurs de trouble », comme si à l’origine il n’y avait pas le rouleau-compresseur des licenciements qui menacent des milliers de familles. (…)

L’opération, dans le plus pur style élyséen, consiste à faire venir s’asseoir à la même table les licencieurs et les licenciés, les syndicats de patrons et les directions des syndicats de salariés, la gauche et la droite, les maires de tout bord. (…)

Une journée de mobilisation a d’ailleurs été annoncée pour le 30 novembre dans le Finistère. D’ici-là, même s’il est peu probable que de nouveaux sinistres sociaux soient annoncés, il y a fort à parier que la colère ne sera pas retombée. De ce point de vue, l’enjeu est double : poursuivre le rapport de force et élever le niveau de l’affrontement pour faire plier patrons et gouvernement mais également éviter que ce soit la droite voire même l’extrême droite, marginale jusqu’à présent dans les manifestations et qui n’a pas les moyens de se mettre en avant, qui soit en mesure de capitaliser le ras-le-bol breton. C’est en ce sens qu’il faut continuer à œuvrer à la construction du pôle ouvrier le plus fort possible, comme l’a fait le NPA Kreiz-Breizh au cours des dernières semaines et encore une fois lors de la mobilisation de Quimper. (…)

Face aux menaces sur l’emploi, nationalisations des entreprises qui ferment ou licencient ! (…)

Une victoire en Bretagne pourrait ouvrir la voie à un mouvement d’ensemble ?

Commentaire du comité de Rédaction:

Quimper ou Carhaix ? Manif de droite ou manif populaire ? Les échauffourées avec les CRS sont-elles suffisamment de gauche lorsqu’on y retrouve des ouvriers aux côté de syndicalistes agricoles de la FNSEA ou se suffisent-elles à eux-mêmes, tant qu’il y a affrontement ? Casser la grille d’une sous-préfecture, est-ce que ça a autant de valeur lorsque ce sont des travailleurs du rang qui la défoncent que lorsqu’un patron de l’industrie volaillère se trouve parmi les ouvriers de ses abattoirs ? Autant de questions légitimes, mais mal posées, pour saisir les enjeux de ce qui se passe, aujourd’hui, en Bretagne.

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Un autre article sur le même sujet par la « tendance Claire »

Commentaire du blog:

Nous donnons la parole aux « minoritaires » du Npa. Ceci est « pour information » et n’est pas une prise de position officielle.

L’illustration, est le drapeau du « PCB », parti communiste breton, qui a fusionné avec l’OCT en 1975, OCT qui a fini par fusionner avec la LCR

 

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10 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Orvault, les salariés d’Alcatel-Lucent résistent dans leur bastion 4 G (po+lm+of)

Orvault, les salariés d'Alcatel-Lucent résistent dans leur bastion 4 G (po+lm+of)  dans Luttes sociales en Bretagne y-en-a-marre-300x182

Sacs de sable empilés à la manière d’une tranchée, guérites et chevaux de frise installés, barrière humaine formée : le site d’Alcatel Lucent Orvault avait des allures de camp retranché, vendredi matin au Mail.

L’œuvre des salariés de l’entreprise, opposés au plan Shift synonyme de fermeture du site orvaltais à l’horizon 2015 et qui avaient décidé d’agrémenter leur débrayage d’une action symbolique : faire de leur lieu de travail un bastion, « comme Alcatel est un bastion 4G ». « On est en résistance », a justifié Catherine Oger-Louët, secrétaire du comité d’entreprise. vendredi 08 novembre 2013

http://www.presseocean.fr/en-images/orvault-les-salaries-dalcatel-lucent-resistent-dans-leur-bastion-4g-photos-et-video-08-11-

Des salariés d’Alcatel retranchés dans un « bastion 4G » (le Monde)

Le Monde.fr avec AFP | 08.11.2013 à 12h48 • Mis à jour le 08.11.2013 à 14h27

Les salariés du site Alcatel d’Orvault, près de Nantes, ont symboliquement transformé vendredi leur usine en « bastion 4G », pour protester contre la fermeture programmée du site.

Le site d’Orvault, qui emploie 483 personnes, doit fermer d’ici à fin 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration de l’équipementier télécoms qui prévoit au total 900 suppressions d’emploi dans l’Hexagone. Des salariés d’Orvault pourront être redéployés, mais 128 suppressions de postes sont prévues, selon les prévisions de la direction, communiquées fin octobre de source syndicale. Plusieurs guérites en bois fabriquées à l’aide de caisses de matériel « Alcatel Lucent » étaient disposées devant l’entrée du site, ainsi que des barrières confectionnées avec des supports de câbles électriques. Quelque 250 salariés, selon les syndicats, des ingénieurs informaticiens pour la plupart, ont rempli pendant plus d’une heure avec du sable des sacs blancs puis ont fait la chaîne pour construire des fortifications de part et d’autre des guérites.

PRÊTS À « ENTRER EN RÉSISTANCE » Massés bras croisés derrière leurs remparts après que le panneau « Alcatel Orvault » eut été recouvert d’un tissu noir sur lequel était inscrit en blanc « Bastion 4G », du nom de la technologie de transmission téléphonique développée sur leur site, les salariés en colère se sont dit prêts vendredi à « entrer en résistance ». « Nous entrons en résistance, il faut que le site d’Orvault soit maintenu dans le groupe et que la 4G reste à Orvault », a expliqué Gaël Clément, délégué CFDT. « Il n’est pas question de rentrer en négociation tant que la direction n’aura pas dit qu’on ne ferme pas le site d’Orvault », a renchéri Daniel Rondeau pour la CGT. Les salariés ont indiqué vouloir rester sur le site, derrière leurs défenses, toute la journée.

Alcatel-Lucent a annoncé début octobre la suppression de 10 000 postes dans le monde, dont 900 dès 2014 en France, où l’entreprise entend recentrer ses activités sur ses sites de Villarceaux (Essonne) et de Lannion (Côtes-d’Armor). La direction a indiqué qu’aux 900 postes supprimés s’ajouteraient les redéploiements internes et externes (cessions de sites, mobilités internes) de 900 autres postes. Alcatel-Lucent emploie 72 000 salariés dans le monde, dont plus de 8 000 en France.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/11/08/alcatel-orvault-les-salaries-transforment-le-site-menace-en-bastion-4g_3510698_651865.html

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/alcatel-salaries-barricadent-leur-entreprise-orvault-44-08-11-2013-117155

 

 

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08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Il y a du rouge sur les bonnets rouges (pm)

Il y a du rouge sur les bonnets rouges (pm) dans Luttes sociales en Bretagne 23358_image.preview

Faut-il considérer que la gauche s’est retrouvée à Carhaix le 2 novembre, et les populismes de droite ont convergé vers Quimper, recevant le soutien incongru de fragments de gauche égarés ?

Cette grille de lecture traditionnelle rassurera nombre de militants de gauche, mais elle ne permet pas de comprendre dans le détail ce que s’est passé à Quimper. Pourtant, la cause semble entendue pour nombre de commentateurs : à Carhaix, ce 2 novembre, les syndicats et la gauche radicale se sont réunis pour défendre l’emploi et proposer une rupture avec le productivisme pollueur et exploiteur de l’in- dustrie agroalimentaire. Étaient présents la CGT, la FSU et Solidaires, soutenus par le Parti de gauche et Europe Écologie-Les Verts. Au même moment, à Quimper, les Bonnets rouges ont rassemblé une foule hétéroclite de patrons, de pêcheurs et de paysans. Politiquement, la réunion ne pouvait qu’inquiéter : on y trouvait, pêle-mêle, le NPA, la CGT-Marine, FO, la CGPME (petites et moyennes entreprises), la FNSEA, le Parti breton, l’Union démocratique bretonne, l’Union populaire républicaine (souverainiste) et le Bloc identitaire (extrême droite).

Comprendre Affirmer qu’à Quimper la droite a manifesté et qu’à Carhaix la gauche s’est réunie est une erreur tactique. C’est implicitement reconnaître que la droite est dans cette région dix fois plus mobi- lisatrice que la gauche. C’est ensuite congédier sans égards un prolétariat en détresse, et l’inciter à coopérer davantage avec le patronat ou la droite.

Antonio Gramsci a écrit: « On ne peut pas choisir la forme de guerre qu’on veut, à moins d’avoir d’emblée une supériorité écrasante sur l’ennemi. » [1] Certains à gauche estiment que le patronat (MEDEF, FNSEA) et sa courroie de transmission politique (l’UMP) sont tellement « hégémoniques » au sein des Bonnets rouges que les paysans et ouvriers qui ont rejoint le mouvement ne sont que des « esclaves » manipulés par leurs « maîtres ». L’analyse est en partie correcte, mais elle n’épuise pas le sujet.

Celle-ci ne rend pas compte de la nature populaire du mouvement de révolte déclenché par les Bonnets rouges. Gramsci a montré que « l’hégémonie du capitalisme » ne repose pas simple- ment sur ses moyens de répression, mais qu’elle s’exprime par une collaboration pure, c’est-à-dire un consentement actif et volontaire de ceux qu’elle domine. Les ouvriers, qui ont pourtant leur propre vision du monde et sont dotés d’un « sens commun », sont aussi dominés sur le plan symbolique et matériel par les patrons qui les emploient. Ceci explique dans une large mesure pourquoi des ouvriers qui craignent pour leur emploi font cause commune avec un patronat exploiteur et opportuniste. La majorité des petits paysans et ouvriers qui manifestaient aux côtés des patrons le savent probablement. Mais leur « sens commun » du moment leur dicte de faire alliance avec l’ensemble des forces locales en lutte.

Plutôt que de claquer la porte au nez des « jaunes », des « Chouans » et autres « cléricaux » du mouve- ment, ne serait-il pas plus pertinent que la gauche tente de s’en rapprocher, de dialoguer avec lui, de mener à ses côtés ce que Gramsci nommait une « guerre de position », afin de permettre de construire une contre-hégémonie à celle du patronat ? S’y refuser par paresse intellectuelle ou par sectarisme, c’est se condamner, à gauche, à perdre le combat avant même de l’avoir mené.

Analyser Il est excessif d’affirmer que dans l’attelage hétéroclite et ambivalent de Quimper, on n’y trouve que du poujadisme ou une forme de grillismo à la française (Mouvement M5s de Beppe Grillo). À Quimper, ont aussi manifesté tous ceux qui luttent pour les emplois menacés. Le gouvernement a reculé sur la question de l’écotaxe à la suite des pressions conjuguées du patronat et des travailleurs.

Rappelons que l’écotaxe a été décidée sous la présidence Sarkozy, dans le cadre d’un consensus UMP-PS-EELV. La défense de l’environnement est ici un alibi de technocrates pour impo- ser un impôt indirect qui affectera terriblement les petites entreprises. Cet impôt sur les transports locaux ne règlera en rien le déréglage climatique et la fonte de l’Antarctique, dont les responsables se situent à un autre niveau. La FNSEA, qui s’est gavée des aides communautaires et a bénéficié du pro- ductivisme agroalimentaire, vient sans vergogne se raccrocher à cette révolte populaire. Mais cela n’enlève en rien la pertinence du combat des paysans contre l’écotaxe. Il existe au cœur du mouvement des Bonnets rouges une radicalité des petits contre un impôt injuste.

A la réflexion, la référence au mouvement de 1675 n’est pas usurpée. Dans un contexte de crise économique, le peuple, excédé par la pression fiscale de Louis XIV, avait refusé de nouveaux impôts sur le papier timbré et l’étain. N’oublions pas que le mouvement ouvrier et les républicains radicaux se sont historiquement opposés aux impôts indirects ciblés en fonction des professions et de la production, pour lui préférer la taxation directe progressive ciblant les riches et le capital. Comme la révolution française l’a démontré, être contre la fiscalité n’est pas en soi un acte réactionnaire, quand celle-ci est injuste et pénalise avant tout les travailleurs les plus précaires.

Expliquer La manifestation de Quimper a vu la réactivation d’un vieux discours anti-Bretons. Ceux-ci ont été présentés dans les médias, mais aussi au sein de formations politiques de gauche, comme des individus réactionnaires, folkloriques, cléricaux, soumis et idiots (comme Bécassine), régionalistes, etc. Une hargne jacobine très 3e République s’est abattue contre les Bretons, dont on a naturalisé les caractéristiques les plus stéréotypées. Ces accusations outrancières sont grotesques. N’est-ce pas la « réactionnaire » Bretagne qui élit depuis trente ans un nombre record de candidats de gauche ? N’est- ce pas aussi la Bretagne qui a le plus résisté à la contamination des idées du Front national et de l’extrême droite ?

La rébellion populaire couve en Bretagne et ailleurs. Pourtant, nombre de commentateurs continuent de décrire les rapports entre groupes sociaux à partir de grilles de lecture désuètes. Le clivage gauche/droite, entendu comme le combat entre des forces politiques et syndicales identifiées à la droite et à la gauche est, dans le cas présent, estompé. Les Bonnets rouges mettent en scène un double clivage qui renvoie aux temps prérévolutionnaires de l’Ancien régime.

D’une part, nous assistons à la réactivation d’un clivage centre-périphérie (Paris-Bre- tagne), symbolisé par une fierté régionale incarnée par la présence importante des Gwenn-ha-Du dans le cortège.

D’autre part, un autre clivage oppose les acteurs sociaux et économiques (les ouvriers, mais aussi les patrons) à une noblesse d’État nationale (celle des palais ministériels et des élus nationaux), qui fait payer au peuple des décisions fiscales injustes.

Le mouvement des Bonnets rouges est politiquement ambivalent et comporte des zones d’ombres importantes. Cependant, la gauche de transformation sociale serait bien avisée de l’aborder sans apriori idéologique. Les directions de partis doivent faire confiance à leurs militants locaux afin qu’ils entreprennent un travail de rapprochement avec les éléments progressistes de ce mouvement. Car sur nombre de ces bonnets rouge, il y a bien du rouge.

07 novembre 2013   Par Philippe Marlière

[1] Antonio Gramsci, Cahiers de prison, 10, 11, 12, 13, Paris, Gallimard, 1978, p. 410

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-marliere/071113/il-y-du-rouge-sur-les-bonnets-rouges

 

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08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manif pour l’emploi, les syndicats appellent à manifester samedi 23

Manif pour l'emploi, les syndicats appellent à manifester samedi 23 dans Luttes sociales en Bretagne cgt-stef24-11-2012b1-300x178

CGT, CFDT, CFTC, FO, FSU, UNSA et Solidaires d’Ille et Vilaine appellent à manifester le samedi 23.

Les organisations syndicales d’Ille et Vilaine tiendront une conférence de presse mercredi 13 dans les locaux de l’UD CGT 35 pour annoncer une nouvelle manifestation pour l’emploi.

Elle aura lieu samedi 23 novembre, à 10h30, place de la gare, à Rennes.

Lors de la conférence de presse, seront détaillés «les motivations et les objectifs de leur appel unitaire à une manifestation départementale pour l’emploi et le maintien des sites de production en Bretagne».  Rennes – 07 Novembre

http://www.ouest-france.fr/manif-pour-lemploi-les-syndicats-appellent-manifester-samedi-23-1695188

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07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sages-femmes, manifestation des breton(ne)s aujourd’hui à Paris (lt)

Sages-femmes, manifestation des breton(ne)s aujourd'hui à Paris (lt) dans Luttes sociales en Bretagne cigognes-300x199

Au moins deux cars de maïeuticiens bretons, soit une centaine de sages-femmes selon la classique dénomination, prendront la route de Paris, ce jeudi, pour une manifestation nationale.

Depuis le 16 octobre, les sages-femmes multiplient les mouvements de grève, sans que cela soit sensible pour les patientes en raison des maintiens en poste. « La profession est en ébullition et si ces reven-dications ne sont pas entendues sous peu par la ministre de la Santé, les 23.000 sages-femmes de France ne baisseront pas les bras », dit Gauthier Lannuzel, maïeuticien brestois, représentant l’Orga-nisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF). Les revendications portent sur l’obtention du statut de praticien hospitalier, sage-femme étant l’une des quatre professions médicales en France comme médecin, dentiste ou pharmacien.

« Nous voulons aussi que les sages-femmes soient reconnues comme praticien de premier recours dans la prise en charge physiologique des femmes en France. Aujourd’hui, ce n’est toujours pas le cas alors que la loi HPST le permet et que les délais sont longs, entre 6 et 8 mois, pour obtenir un rendez-vous chez un médecin gynécologue. Les femmes doivent savoir qu’elles peuvent consulter directement une sage-femme pour un suivi de grossesse ou de contraception lorsqu’elles sont en bonne santé ». 7 novembre 2013 à 06h32

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/sages-femmes-manifestation-a-paris-jeudi-05-11-2013-2292096.php

Contact Tél. 06.13.25.10.40
lanngo365@gmail.com

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