Archive | Luttes sociales en Bretagne

17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

PSA, La Janais, débrayage important chez Peugeot Citroën Rennes (Fr3)

PSA, La Janais, débrayage important chez Peugeot Citroën Rennes (Fr3) dans Luttes ouvrières lion-222x300

Mille salariés ont débrayé ce mercredi midi à PSA La Janais près de Rennes.

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Les syndicats veulent faire pression sur la direction et s’inquiètent des rumeurs sur la montée au capital d’un groupe chinois et de l’Etat français. Les salariés de PSA La Janais font front. Ils sont de plus en plus nombreux à faire pression sur la direction. Ce mercredi matin, les syndicats eux-mêmes étaient unis. Une très large intersyndicale qui appelait au débrayage. A midi, mille salariés ont stoppé le travail et se sont réunis devant le site. La moitié du personnel en activité aujourd’hui était présente. Le plan de départ volontaire prévoit la suppression de 1400 postes d’ici le mois de décembre. 900 personnes ont adhéré au plan, 200 autres départs sont en cours de validation, il reste encore à trouver 300 autres volontaires disposé à partir.

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Il y a quelques jours une pétition avait recueilli 2876 signatures sur 3500 salariés. Du jamais vu. Les ouvriers de PSA réclament des investissements de la part du groupe sur la période 2014-2016 avec la production minimum de 150 000 véhicules par an. Conditions nécessaires minimum pour garantir l’avenir du site rennais. Les salariés demandent un plan de charge pour anticiper aussi la venue d’un nouveau véhicule en 2017. Ce mercredi 16 octobre, le comité paritaire stratégique de PSA se réunit à Paris. Avec la forte mobilisation d’aujourd’hui, les salariés de Peugeot Citroën ont envoyé un signal fort à la direction.  Les syndicats expriment leur inquiétude quant aux rumeurs de la montée au capital de PSA Peugeot Citroën du groupe chinois Dongfeng et de l’Etat français. Ils craignent que le groupe deviennent ingérable avec autant d’actionnaires venus de pays différents.  Nicolas Corbard, Gilles Le Morvan Publié le 16/10/2013 | 12:44, mis à jour le 16/10/2013 | 15:5

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http://bretagne.france3.fr/2013/10/16/debrayage-important-chez-peugeot-citroen-rennes-339769.htm

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Nantes: pour contester la réforme des rythmes scolaires, grève du personnel municipal dans les écoles (LO)

Nantes: pour contester la réforme des rythmes scolaires, grève du personnel municipal dans les écoles (LO) dans Educ'action les-agents-ont-decide-de-poursuivre-la-greve-au-moins_358917_510x255

Nantes, la ville de Jean-Marc Ayrault, ne pouvait pas ne pas être en pointe pour l’application de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. Seulement, voilà, quelques semaines après la rentrée c’est la grogne qui s’installe et de la grogne, on est passé à la grève pour protester contre les conditions de travail qui s’aggravent pour le personnel municipal impliqué.

Le mouvement de grève touche particulièrement les Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), le personnel dont les conditions de travail se sont le plus dégradées. Leur travail devient plus complexe, il faut toujours entretenir les locaux, le matériel, mais en plus encadrer les enfants jusqu’à 16 h 30, puis les emmener dans plusieurs lieux de l’école pour les activités péri-scolaires. La grève touche aussi le personnel de Nantes action périscolaire, c’est-à-dire des animateurs chargés de mettre en place les activités dites « d’éveil » et qui protestent contre le manque d’effectifs, de moyens et des conditions de travail intenables. On leur demande par exemple de remédier à l’absence d’Atsem non prévues et non remplacées, de prévoir des animations mais sans temps de préparation, ni moyens matériels et humains, car en fait ils ne sont pas assez nombreux.

Commencé jeudi 10 octobre, le mouvement commence à prendre de l’ampleur avec 85 cantines fermées sur 114 écoles le lundi suivant et des rassemblements devant la mairie, sur le temps de midi, qui regroupent jusqu’à 200 personnes, des Atsem, des agents de restauration, des concierges, des animateurs péri-scolaires et également quelques professeurs des écoles malmenés aussi par cette réforme. Mardi 15 octobre, jour de mobilisation sur les retraites, 150 manifestants grévistes partis de la mairie ont rejoint en cortège le rassemblement prévu à la préfecture. Pour l’instant, la seule réponse des élus c’est de dire que cette réforme se fait au fur et à mesure et en substance, qu’il est urgent d’attendre… Devant ce mépris affiché, la grève a été reconduite avec une nouvelle manifestation prévue le 17 octobre devant la mairie et un appel à généraliser le mouvement sur les autres villes du département avec les enseignants et les parents. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2359&id=20

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Chaffoteaux, Saint-Brieuc : pour avoir exposé ses salariés à l’amiante, le patron condamné une nouvelle fois (LO)

 Chaffoteaux, Saint-Brieuc : pour avoir exposé ses salariés à l'amiante, le patron condamné une nouvelle fois (LO) dans Luttes sociales en Bretagne masque-amiante

Lors de son rendu de jugement du 9 octobre, le tribunal des Prud’hommes a condamné une nouvelle fois Chaffoteaux, l’entreprise fabriquant des chaudières à gaz et appartenant au groupe Merloni, à verser une indemnité de 8 000 euros à 54 des 55 salariés qui avaient fait valoir un « préjudice d’anxiété » après avoir été exposés à l’amiante. Le 55e a obtenu 4 000 euros en tant qu’« administratif ».

Depuis 2011, c’est la troisième fois que les patrons de Chaffoteaux sont condamnés pour avoir mis en danger la vie de centaines de salariés travaillant aux usines du Légué, puis de Ploufragan, entre les années cinquante et le 1er janvier 1997, date à laquelle l’utilisation de l’amiante a été interdite dans le pays. Pourtant, après 1997, de l’amiante était toujours présente dans des ateliers de production, notamment dans plusieurs fours de cuisson. Pendant des dizaines d’années, des centaines de travailleurs ont manipulé des tresses d’amiante, des joints, ou ont été exposés aux poussières sans protection particulière, mais également sans information sur les risques encourus.

Aujourd’hui, plusieurs salariés sont touchés par les maladies de l’amiante. Les cas les plus graves veulent faire reconnaître auprès du tribunal de la Sécurité sociale la responsabilité de l’entreprise et faire condamner Chaffoteaux au titre de la faute inexcusable de l’employeur. Parallèlement, d’autres ex-salariés ont saisi les Prud’hommes pour faire reconnaître l’anxiété qui existe à l’approche des examens médicaux et consultations chez les pneumologues, dans la crainte de découvrir la maladie à ces occasions. C’est ainsi que 165 ex-salariés de Chaffoteaux ont déjà eu gain de cause dans trois procédures engagées entre 2011 et 2013. Près de 300 autres demandes seront examinées courant 2014. Bien sûr, il ne s’agit pas forcément de jugements définitifs car les patrons peuvent toujours faire appel, et jusqu’à présent, ils ne se sont pas gênés. Mais pour les travailleurs qui ont été licenciés en 2009 et qui sont restés mobilisés et solidaires pour faire valoir leurs droits, obtenir une nouvelle condamnation du groupe Merloni est plus qu’une satisfaction morale. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2359&id=19

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Guingamp, troisième journée de grève pour les pompiers (OF)

Guingamp, troisième journée de grève pour les pompiers (OF) dans Luttes sociales en Bretagne pompier-300x205

À l’appel de l’intersyndicale des sapeurs pompiers des Côtes-d’Armor, les pompiers de Guingamp, comme leurs collègues du reste du département, sont en grève ce jeudi.

C’est la troisième journée de grève depuis un mois dans les centres de secours costarmoricains, les revendications des grévistes portant principalement sur l’organisation du service et les moyens. Le service est cependant assuré par réquisition. Social jeudi 17 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Troisieme-journee-de-greve-pour-les-pompiers-de-Guingamp_40771-2240013-pere-bre_filDMA.Htm

Lannion : les pompiers en grève investissent le pont de Viarmes

Social jeudi 17 octobre 2013

Dans le cadre du mouvement de grève départemental, les pompiers de la caserne lannionnaise ont mené toute la journée plusieurs actions. En fin d’après-midi, les soldats du feu ont investi le rond-point du pont Viarmes où la circulation est ralentie. Gyrophare allumé, lance crachant de la mousse, l’action n’est pas passée inaperçue. Ils manifestent contre les dégradations dans la qualité des secours et les dysfonctionnements dus à une récente réorganisation administrative.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lannion-les-pompiers-en-greve-investissent-le-pont-de-Viarmes_40805-2240239——22113-aud_actu.Htm

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La Bretagne en crise intéresse enfin. Trop tard ? (Rue 89)

La Bretagne en crise intéresse enfin. Trop tard ? (Rue 89) dans Luttes ouvrières berrien1

« L’Ouest souffre. Se désespère »

C’est une région solidement ancrée à gauche, une terre de résistance à l’extrême droite qui vit, pour un tiers de ses actifs, de l’agriculture ou de l’agroalimentaire.

Depuis plusieurs jours, frappée par une pluie de plans sociaux, la Bretagne hurle sa colère. Forcément, les médias s’y intéressent. Lundi soir, alors que l’actualité politique ne manque pas, entre Brignoles et le PS à Marseille, le « 20 Heures » de France 2 ouvre sur la colère des salariés de l’abattoir Gad, 889 emplois en voie d’être supprimés.  Filmées par BFM-TV, les images de Nadine Hourmant, déléguée FO folle de rage, ont fait le tour des médias. Face à Agnès Le Brun, maire UMP de Morlaix décontenancée, la salariée de Doux s’emporte : « On va faire comment pour rester vivre ici ? »Ce mardi matin, les journaux de France Inter et France Info parlaient d’abord des manifestations à Paris des employés d’Alcatel, ceux de Rennes et Lannion (Côtes-d’Armor) en tête, 900 suppressions de postes en France.

Routes bloquées, corps allongés Sur RTL, Christian Troadec, maire de Carhaix (Finistère), prononçait une phrase qu’on a l’impression d’avoir entendue cent fois ces derniers jours : « On est en train de vivre aujourd’hui une page catastrophique de l’histoire de la ‪Bretagne. »

  • dans le secteur de lagroalimentaire, on parle de 3 500 emplois qui pourraient être supprimés en deux ans : Doux déjà (1 000), Marine Harvest (450), Gad (889), Jean Caby (80), Tilly-Sabco qui doit réduire sa production de 40%, Cecab bientôt ;
  • PSA, autour de Rennes, prévoit 1 400 départs volontaires d’ici fin décembre ;
  • et Alcatel, donc, les 120 employés de Rennes, au moins.

Les causes de l’hécatombe sont bien connues, entre stratégies irresponsables de certaines entreprises, crise du secteur, concurrence des abattoirs allemands et de leur main d’œuvre bon marché et réduction des aides européennes. Au milieu des routes bloquées, des corps allongés sur le tarmac et des manifestations passées ou à venir, un symbole : la commune de Berrien (Finistère), une de celles qui ont voté le plus massivement pour François Hollande (78,21%), où le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a une maison de famille, qui sert désormais à une blague.

« L’Ouest souffre. Se désespère » Conscients de la colère qui monte, les éditorialistes de la presse locale, inspirés, alertent. Dans Ouest-France, Michel Urvoy écrit : « Monsieur le président de la République, vous connaissez l’Ouest. Vous aimez la Bretagne. De Lorient à Quimper, vous avez mûri votre socialisme au contact d’humanistes de gauche, les “ transcourants”. Vous y avez trouvé de bons conseillers (Bernard Poignant), des ministres clés (Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian, Stéphane Le Foll, Guillaume Garot, Marylise Lebranchu), et même – ça tombe bien – un Premier ministre (Jean-Marc Ayrault). L’Ouest souffre. Se désespère. Doux, PSA, Gad, Alcatel, Zeiss… Il n’est plus de semaine sans un énorme drame social. L’agroalimentaire, la téléphonie et l’automobile, les trois piliers qui l’ont porté, vacillent ensemble. » Lundi, le gouvernement a annoncé la tenue, mercredi, d’une réunion d’urgence à Matignon, en présence de plusieurs ministres, dont les Bretons du gouvernement. Dans un édito cinglant, Sophie Prévost, du Télégramme, laisse entendre que c’est trop tard : « D’un coup, l’urgence est là. Désordonnée. Malhabile ? “ Pathétique et dégueulasse ”, disent ceux qui, devant le site industriel, ont perdu la partie. “ Trop tard !”, hurle l’opinion publique. Chez Gad, il y a plus de huit mois que les cartes ont été distribuées. » Imanol Corcostegui | Rue89

http://www.rue89.com/2013/10/15/bretagne-crise-interesse-enfin-les-medias-gouvernement-trop-tard-246619

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Mardi 15, 80% des CSI de La Banque Postale en grève (Sud Ptt 35)

Mardi 15, 80% des CSI de La Banque Postale en grève (Sud Ptt 35) dans Luttes sociales en Bretagne greve-poste-privatisation-300x225

Les « Conseillers Spécialisés en Immobilier » (CSI) de la région Bretagne étaient en grève le mardi 15 octobre à l’appel du seul syndicat SUD.

Ce vent de révolte est causé par un management féroce qui a fait en quelques mois des dégâts : « Burn-out », tentatives de suicide, etc… Les conseillers spécialisés en immobilier sont des salariés et fonctionnaires qui accordent et gèrent les crédits immobiliers des particuliers « pour et au nom » de la Banque Postale. Ils sont peu nombreux (700 pour toute la France) et deux douzaines d’entre eux de Bretagne dépendent de la DRCB (Direction Régionale commerciale bancaire) située au centre financier de Rennes. Les CSI protestent contre leurs conditions de travail : pressions, des heures de travail bien au-delà de 35 heures par semaine, une stratégie de leurs dirigeants peu lisible en matière d’objectifs et une rémunération dont la part variable est en baisse. Les principales revendications portent donc sur :

L’arrêt du management par le stress et par des méthodes infantilisantes

L’arrêt de la baisse de la rémunération variables et reconnaissance professionnelles par une revalorisation salariale

Des horaires qui permettent de concilier vie professionnelle et vie privée

Transparence des primes et promotions

Mise en œuvre de formations réelles et non des « auto-formations »

Une quinzaine d’entre eux s’est rassemblée devant le centre financier ce matin à 10h à Rennes pour porter ces revendications. Le syndicat SUD-PTT souhaite qu’une véritable négociation s’ouvre au plus vite au niveau national. Sud PTT 35 Rennes le 15 octobre 2013

http://www.rennes-info.org/80-des-CSI-de-La-Banque-Postale-en

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les usagers du Rail en première ligne! (Sud rail bzh)

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Le mercredi 16 octobre 2013, le conseil des sinistres examine le projet de loi qui projette de casser la SNCF en 3 morceaux au lieu de la réunifier…

Usagers et Cheminots dans le même train libéral !

Les dizaines de milliers d’emplois supprimés et les priorités financières instituées en dogme ne permettent plus d’assurer un service normal et rendent le moindre incident quasiment irrattrapable … jusqu’au drame ! La future « Régionalisation du TER » avec un budget du Conseil Régional bloqué pourrait conduire à des suppressions de dessertes, des fermetures de gares, la suppression des contrôleurs/ses dans les trains, du personnel commercial dans les gares comme c’est le cas dans certaines régions (Lyon, Clermont…) La suppression des passages à niveaux dangereux comme St-Médard, le développement des trains de marchandises pour désengorger les routes des camions… tout cela passe après les projets de Ligne à Grande Vitesse pour Paris. La SNCF intégrée c’est l’intérêt des usagers et pas seulement, c’est l’intérêt général !

Ensemble cheminot-es et usagers, nous devons porter le choix d’une entreprise « Une et Indivisible » capable de répondre aux exigences de sécurité, de service public et d’aménagement du territoire. C’est une étape dans la mobilisation pour imposer d’autres choix et répondre aux besoins de tous, de toutes !

mercredi 16 octobre 2013 Sud Rail Bretagne

Vous voulez en savoir plus http://solidaires35.free.fr

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel-Lucent : 200 salariés protestent à Paris, 150 à Lannion (OF)

Alcatel-Lucent : 200 salariés protestent à Paris, 150 à Lannion (OF) dans Luttes ouvrières alcael-lannion-300x157

Ce matin mardi, vers 4 h, un cortège de quatre bus de salariés d’Alcatel- Lucent a fait le déplacement jusqu’à Paris. Ces 200 salariés protestent en ce moment devant le siège de l’entreprise. Leurs collègues restés sur place sont également très mobilisés. Ils sont près de 150 à bloquer l’entrée du site pour protester contre le vaste plan de suppressions d’emploi annoncé le 8 octobre dernier par le président directeur général. Emploi mardi 15 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Alcatel-Lucent-200-salaries-protestent-a-Paris-150-a-Lannion_40805-2239268——22113-aud_actu.Htm

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Des patates pour les cochons, les épluchures pour les bretons (Npa)

 

Des patates pour les cochons, les épluchures pour les bretons (Npa) dans Luttes ouvrières becassine

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15 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel-Lucent : un millier de salariés contre le plan social (FI)

Alcatel-Lucent : un millier de salariés contre le plan social (FI) dans Luttes sociales en Bretagne alcael-lannion

Au moins un millier d’employés d’Alcatel-Lucent se sont rassemblés mardi à Paris, Rennes ou Toulouse, pour protester contre le plan de suppression de 900 postes au sein de l’équipementier télécoms et la fermeture de certains sites. Michel Combes, le nouveau directeur d’Alcatel-Lucent, les a lui mis en garde contre un risque de « disparition » de l’entreprise.  « On paie les errements d’une direction qui n’a jamais eu un vrai plan industriel et qui a raté les virages technologiques. Malheureusement c’est par son incompétence qu’on se retrouve là« . Les salariés d’Alcatel-Lucent étaient remontés, ce mardi matin, pour manifester contre le plan de suppression de postes du groupe Alcatel-Lucent. Il y a une semaine, le groupe franco-américain a annoncé la suppression de 10.000 postes dans le monde, dont 900 en France.  Une surprise, notamment pour les salariés de Toulouse et de Rennes, dont les sites vont être fermés. Ce mardi matin, leur message était donc de dire « Notre avenir est à Rennes« .

Les salariés ne comprennent pas

Ils étaient près de 1.500, dès la fin de matinée, près de l’esplanade des Invalides à Paris, à avoir répondu à l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFE-CGC et CGT, selon le responsable CFDT du groupe, Hervé Lassalle. Près de 25 bus auraient notamment convoyé des salariés depuis les sites de province. En tête de cortège et au son du biniou, la cornemuse bretonne, les salariés de Rennes ont défilé pour dénoncer la fermeture de leur site (130 emplois), selon Eric Petit qui manifestait comme deux de ses collègues, habillé « en squelette pour symboliser le champs de ruines qu’est en train de mettre en place Alcatel« . Pierre Kéttels, ingénieur de développement sur le site de Rennes, explique qu’il ne comprend pas la fermeture programmée. « Ca ne se jusitifie pas« , explique-t-il. « A Surennes, on a un site très jeune, qui travaille sur des activités que la direction veut renforcer dans son nouveau plan. La 4G notamment« . « On paie les errements d’une direction qui n’a jamais eu un vrai plan industriel » (Pierre Kéttels, salarié d’Alcatel-Lucent).   Sans y aller par quatre chemins, il a directement mis en cause la direction d’Alcatel-Lucent : « On a toujours une épée de damoclès au dessus de nous, l’impression de ne jamais pouvoir bosser de manière efficace parce qu’il y a de la réorganisation en permanence« .

Pour le patron, « Alcatel-Lucent peut disparaître »

Au cours de la matinée, le patron de l’entreprise, Michel Combes, a tenu à mettre en garde ses salariés sur la possibilité pour l’opérateur télécoms de « disparaître« , affirmant qu’il avait lui-même renoncé à un plan de son prédécesseur visant à cesser complètement les activités françaises du groupe. Il faut dire qu’Alcatel-Lucent est déficitaire depuis 2006, sans discontinuer.  « Le plan fixe des objectifs indispensables à la survie de l’entreprise« , a estimé Michel Combes, « mais il peut évidemment être amélioré. C’est l’objet du dialogue social qui s’ouvre aujourd’hui. Nous avons quatre mois pour discuter, négocier des modalités, du calendrier, des mesures d’accompagnement de ce plan« , a-t-il souligné. « On ne demande qu’à le prendre au mot« , lui a répondu Stéphane Dubled pour la CGT, lors de la manifestation.

Par Lucas Roxo  le Mardi 15 Octobre 2013 à 13:59

http://www.franceinfo.fr/economie/les-salaries-d-alcatel-lucent-veulent-empecher-l-entreprise-de-disparaitre-1177745-2013-10-15

 

 

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