Archive | Luttes sociales en Bretagne

25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rassemblement des Bonnets rouges, création d’un «pôle ouvrier» (of)

Un pôle ouvrier a été constitué sous l’égide du comité de soutien au maintien de l’emploi. Il appelle à manifester à Carhaix le 30 novembre.

Sous l’égide du comité de soutien au maintien de l’emploi, créé le 18 octobre à Carhaix, vient de se constituer un pôle ouvrier qui appelle à participer au rassemblement des Bonnets rouges le samedi 30 novembre.

L’annonce en a été faite ce matin dans la capitale du Poher en présence de salariés de chez Gad, Tilly-Sabco et Marine Harvest. « Il faut tordre le cou à cette idée véhiculée depuis plusieurs semaines qui dit que le mouvement des Bonnets rouges est un rassemblement de patrons, d’extrémistes, d’identitaires », martèle Matthieu Guillemot, membre du comité qui rappelle que le défilé du 2 novembre à Quimper était majoritairement composé d’ouvriers,d’employés, de précaires, de chômeurs…

Les instigateurs du « pôle ouvrier » invitent ces derniers à se rassembler le samedi 30 novembre à 13 h place de la gare à Carhaix, avant de rejoindre ensemble le site de Kerampuilh.

Carhaix-Plouguer – 11h40

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25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Emmanuel Todd: « Les bonnets rouges, une chance pour la France » (marianne)

bonnets

L’anthropologue et historien, coauteur du « Mystère français », revient pour « Marianne » sur la révolte bretonne. Une action à ses yeux pleine de promesses quant aux capacités de résistance du pays.

Marianne : Il y a un an avec Hervé Le Bras vous avez publié «le Mystère français», une analyse approfondie de la situation de la France. Ce travail soulignait les particularités de la Bretagne. A ce moment-là, pouvait-on imaginer que cette dernière se révolterait ?

Emmanuel Todd : Dans notre livre, la Bretagne est très présente pour des raisons rationnelles et irrationnelles. Elle occupe incontestablement une place particulière en France. Ses systèmes familiaux sont très divers, ses performances scolaires sont étonnantes. C’est désormais la région la plus à gauche, un bastion du Parti socialiste, le PS y ayant migré de ses terres du Nord et du Sud. Du côté sentimental, à des degrés divers, Hervé Le Bras et moi-même avons des origines bretonnes et passons beaucoup de temps là-bas.

La Bretagne offre un exemple extrême mais caractéristique de basculement dans la révolte d’une région que les commentateurs percevaient comme prospère, de gauche, européiste et stable. Notre livre a été trop rapidement analysé comme une radiographie de la France qui va bien, en opposition à celle qui va mal. Les régions qui allaient bien, selon cette lecture, étaient les anciens bastions catholiques, ou de «catholicisme zombie». La pratique religieuse catholique, forte jusque vers 1960, y a tardivement disparu mais a laissé subsister une forte aptitude à la coopération – des communes, des groupes professionnels, par exemple -, bref une forte intégration locale. Le reflux récent de la religion y a surtout libéré un dynamisme spécifique. Depuis la réforme protestante, et encore plus depuis la Révolution de 1789, le catholicisme était arc-bouté contre la modernité. Sa disparition a libéré une énergie positive. Aujourd’hui, les régions «catholiques zombies» ont de meilleurs résultats éducatifs, des taux de chômage plus faibles, une meilleure résistance à la crise économique. Mais ce que le Mystère français suggérait, c’est seulement que les régions catholiques zombies allaient moins mal que les régions de vieille laïcité, pas qu’elles allaient bien. La crise touche tout le monde, le vide du pouvoir est visible partout.

Mais la révolte ?

E.T. : Nous y arrivons. Cette région lancée sur les rails de l’européisme est aujourd’hui touchée de plein fouet par la logique européenne du jeu sur le coût du travail, sous contrainte de l’euro. Et nous constatons que son dynamisme culturel donne à cette région la force de la révolte. Les historiens savent bien que les révolutions sortent du progrès, pas de la régression. La tradition d’entraide et de solidarité héritée du catholicisme contribue à l’efficacité de la protestation. A cela vient s’ajouter un autre élément de cohésion : la Bretagne est une région où l’immigration ne compte pas. Il suffit de feuilleter l’annuaire du Finistère pour s’apercevoir que les noms y sont massivement bretons. Ces milieux populaires ne sont pas divisés par l’immigration. Cette société politique n’est pas désorganisée par le Front national, insignifiant régionalement. Ce que montre paradoxalement la révolte bretonne, c’est à quel point le FN, parce qu’il divise les Français, est une aide au système, fait partie du système. Quand le FN n’existe pas, la société a la cohésion nécessaire à la révolte.

On peut donc conclure que, parce que la Bretagne est «à la pointe de la modernité» , elle est à la pointe de la révolte ?

E.T. : Oui, c’est assez bien résumé, mais attention, il faut se méfier de toute caricature. La Bretagne est aussi une France en miniature. C’est une région très diverse. La partie du Finistère la plus concernée n’est pas n’importe quelle Bretagne. C’est une région catholique certes, mais où ont toujours existé des poches de gauche importantes.

Dont des poches communistes…

E.T. : Oui, une poche de communisme rural, centrée sur la partie ouest des Côtes-d’Armor mais qui atteignait l’intérieur du Finistère autour de Carhaix. Et, faut-il le rappeler, le PC a une tradition plus nationale centraliste que le PS régionalisant. Le pays bigouden, au sud-ouest de Quimper, a un fond républicain. Et tout cela ne date pas d’hier : dans son Tableau politique de la France de l’Ouest sous la IIIe République (1913), André Siegfried soulignait le potentiel républicain de la Bretagne. Il montrait que le département du Finistère était, par la présence de la marine nationale à Brest, directement relié à Paris. L’interprétation de la révolte en termes d’autonomisme breton, malgré l’omniprésence du gwenn ha du, le drapeau blanc et noir breton, est absurde. La réalité profonde du mouvement n’est pas dans Christian Troadec, maire bretonnant de Carhaix, mais dans le fond rouge de sa région qui ne relève effectivement pas d’un type socialiste banal. L’identité bretonne combine, sans contradiction, fidélité à la Bretagne et loyauté envers la France.

On reproche aussi à cette révolte de ne pas être très cohérente…

E.T. : C’est incontestable, les revendications sont floues. Mais comment cette révolte pourrait-elle être cohérente puisque l’idéologie au pouvoir elle-même n’est plus cohérente, en cette période crépusculaire d’échec de l’euro, dans une province qui croit à l’Europe ? De toute façon, une révolution n’est jamais cohérente dès le départ. Toutes les oppositions s’expriment et les forces dominantes n’apparaissent que par étapes. Je propose un début de clarification conceptuelle : on pourrait dire que la Bretagne des producteurs, ouvriers et patrons, affronte le Paris des prédateurs, les banques et l’Etat, banques et Etat étant désormais contrôlés par les mêmes inspecteurs des finances.

Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui attendaient plutôt une révolte des banlieues ?

E.T. : Je répondrai qu’il y a déjà eu une révolte des banlieues, en 2005, qui relevait d’une même logique : l’abandon de régions entières par les élites et les groupes nationalement dominants. La révolte des banlieues a d’ailleurs aussi démarré, autour de Paris, dans une région où le Front national ne compte plus, cette fois-ci parce qu’il y avait déjà eu tant d’immigrés que la question de l’immigration était dépassée. Ça se confirme : la faiblesse du FN permet la révolte. Le FN sert le statu quo : Marine Le Pen et l’UMPS, même combat.

Comment expliquer la phrase de Mélenchon : «A Quimper, les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres» ?

E.T. : Mélenchon s’est démasqué. Il montre son appartenance aux élites parisiennes et son mépris du peuple. Certes, la stupéfaction est la même partout, spécialement à gauche. La CFDT nationale a développé un hallucinant discours antipatrons bretons, assez amusant quand on se souvient de la façon dont la CFDT a aidé Hollande et le patronat à rendre plus «flexible» le marché du travail. Mais au moins peut-on voir dans l’hostilité de la CFDT à la révolte sociale une trace du catholicisme de la CFTC, avec son respect de l’autorité, sa préférence pour la collaboration des classes. «Merci, notre maître»…

Le cas Mélenchon, lui, ne correspond à rien de connu. Cet homme se gargarise du mot «révolution» mais traite des révoltés porteurs de bonnets rouges d’«esclaves», il est insensible à la symbolique du rouge et du bonnet dans un contexte français et non seulement breton. Il semble d’ailleurs dépourvu d’une culture révolutionnaire minimale : les révolutions naissent toujours dans l’ambiguïté. La Révolution française a commencé par une révolte des parlements au nom d’une idéologie qui n’avait rien de progressiste. Quant à son discours anticlérical, c’est l’élément stable de sa doctrine, puisqu’il rejette aussi la révolte tibétaine au nom de l’anticléricalisme… Loin d’être un révolutionnaire, Mélenchon est un petit-bourgeois radical-socialiste qui n’aime pas le désordre. Avec lui, la gauche de la gauche est vraiment mal barrée.

Le groupe Les Economistes atterrés ont aussi condamné cette révolte «archaïque» qui «refuse les contrôles et les taxes»…

E.T. : La condamnation est ici différente : ils refusent le rejet de l’impôt. Ils ont raison de se méfier. Durant les trente dernières années, le rejet de la fiscalité a été une revendication constante de la droite ultralibérale, c’est aujourd’hui celle du Tea Party américain, la droite extrême du Parti républicain. Il faut bien sûr sauver la protection sociale et donc son financement par l’impôt. Reste que bien des révolutions commencent par une crise fiscale et un rejet de l’impôt injuste. En 1789, l’exemption fiscale de la noblesse et du clergé a mené à la banqueroute et à la convocation des états généraux. On connaît la suite. La révolution anglaise a commencé parce que Charles Ier a dû convoquer le Parlement pour obtenir les impôts nécessaires à la répression d’une révolte écossaise. Tiens, l’Ecosse, avant la Bretagne, un véritable festival interceltique…

Mais nous entrons dans une période nouvelle. Il faut voir à quoi servent les prélèvements obligatoires. Au financement de l’Etat social et des nécessaires biens communs, bien sûr. Mais l’impôt, de plus en plus, permet aussi de servir les intérêts d’une dette publique qui n’est plus légitime. Le prélèvement fiscal sert désormais aussi à donner de l’argent à des gens qui en ont déjà trop. Nous sommes confrontés à une ambivalence de l’impôt, à une ambivalence de l’Etat, serviteur à la fois de l’intérêt collectif et d’intérêts privés, d’intérêts de classe, diraient les marxistes. Il faut clarifier la situation, nous ne couperons pas à un débat sur la légitimité de l’impôt.

Deuxième problème de légitimité de l’impôt, l’Europe. Dans un cadre strictement national, le vote du budget par les députés légitime l’impôt, sans discussion possible. Mais le transfert à Francfort du pouvoir de création monétaire dépossède en pratique les députés de leur contrôle du budget. Les instances bruxelloises, aujourd’hui sous contrôle idéologique allemand, exigent un contrôle de ce budget. L’impôt est de ce fait déligitimé au sens où la théorie de la démocratie représentative conçoit la légitimité. Il y a là un vaste champ de réflexion pour la philosophie politique. Mais, honnêtement, le bon sens immédiat nous permet de voir que cette écotaxe, dont le prélèvement doit être assuré par le secteur privé après une négociation douteuse, n’a rien à voir avec l’impôt légitime et noble de l’Etat social.

Quelles sont les évolutions possibles de cette révolte ?

E.T. : Après la révolte des banlieues, la révolte bretonne marque une étape dans la dislocation du système social et politique français. Il me semble que nous avons franchi un seuil parce que la capacité des classes dirigeantes françaises à protéger leur peuple n’est plus du tout évidente. C’est l’effet de la crise qui dure depuis 2008 et de la montée en puissance de l’Allemagne à l’intérieur du système européen. Dans les déclenchements révolutionnaires, il y a souvent, avec l’impôt, la question nationale, dimension révélée en creux par la présence du drapeau breton. Une classe dirigeante est en danger si elle apparaît internationalement ridicule. La Grande Jacquerie trouve son origine dans l’incapacité des chevaliers français à faire face aux archers anglais, la révolution russe ne peut s’expliquer sans la défaite face aux armées allemandes.

Nous ne sommes pas loin de cette situation en France. Nous vivons une déroute industrielle et nos dirigeants n’en finissent pas de se ridiculiser sur la scène internationale. Moscovici accepte sur Chypre un accord qu’il ne comprend pas, Fabius tente de nous entraîner dans une guerre syrienne pour finir éjecté par les Russes de la négociation. Quant à Hollande, il semble moins président de la République française que vice-chancelier du système allemand. Aucun pouvoir ne peut survivre dans la durée à l’appauvrissement économique et à l’humiliation nationale. Les commentateurs français ont du mal à comprendre pourquoi Angela Merkel est si populaire dans une population allemande qui ne profite pas des succès allemands à l’exportation. Tout simplement parce que l’Allemagne vit le contraire d’une humiliation nationale : la gratification nationale d’être redevenue dominante en Europe et de voir les autres obéir.

Mais la Bretagne là-dedans ?

E.T. : La révolte bretonne est une chance pour la France… Une révolte dans la grande région socialiste et européiste, au cœur du conformisme qui paralyse la France ! Le véritable enjeu maintenant est idéologique. Si les Bretons s’aperçoivent que l’Europe est leur problème, que leurs vrais concurrents sont les Roumains et les Allemands qui importent ceux-là à 5 € l’heure, le système idéologique explose, et là, tout est ouvert… Les classes dirigeantes françaises ne peuvent plus défendre l’euro, il est liquidé et la France, toutes énergies libérées, revient dans l’histoire.

http://www.marianne.net/Emmanuel-Todd-Les-bonnets-rouges-une-chance-pour-la-France_a233812.html

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24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Crise, le mécontentement breton (lt)

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Entre 6.500 et 13.000 personnes ont battu le pavé, hier en Bretagne, pour exiger des mesures sociales dans le Pacte d’avenir pour la Bretagne, lancé par l’État.

Une mobilisation inférieure à celles des bonnets rouges, début novembre à Quimper. Répartis, hier, entre Rennes, Lorient, Saint-Brieuc et Morlaix (29), les manifestants, répondant à l’appel d’une intersyndicale (*) n’ont pas réussi à égaler en nombre les 15.000 à 30.000 personnes réunies le 2 novembre à Quimper sous la bannière du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » qui avait comme emblème des bonnets rouges. « Ce qui compte, ce ne sont pas les chiffres, c’est de recentrer le débat sur l’emploi, le volet social du Pacte d’avenir », a assuré le leader régional de la CFDT, Louis Baron. Sous une mer de banderoles et de drapeaux, les manifestants ont dénoncé la vague de restructurations qui frappe des entreprises bretonnes. Ils mettaient en avant des mots d’ordre pour l’emploi : « Zéro chômage », « Interdiction des licenciements », « Partage du travail entre tous », et dénonçaient « La mort de l’emploi ».
Désaccord avec les bonnets rouges Ils ne l’ont pas cité. Mais les sept syndicats, réunis derrière la même revendication, ont pris pour cible le mouvement des bonnets rouges. Christian Troadec, maire de Carhaix (29) et porte-parole de ce mouvement, l’a appris à ses dépens. Chahuté et hué à Lorient, le matin, des manifestants lui ont fait comprendre qu’il n’était pas le bienvenu. Présent l’après-midi à Morlaix, il y a également été interpellé. « Il y a une montée des poujadismes », a lancé à la presse Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, au départ du cortège lorientais, alors qu’il était interrogé sur la présence dans le cortège de Christian Troadec. Ce dernier a été sifflé par des manifestants. « C’est une manifestation syndicale, il faut arrêter de mélanger les genres », a ajouté Laurent Berger. Avec cette journée de mobilisation, l’intersyndicale entendait peser sur le Pacte d’avenir pour la Bretagne lancé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à la mi-octobre, afin de tenter de trouver des solutions pérennes à la crise, amplifiée par le rejet de l’écotaxe.

FO présent à Rennes  Seule Force ouvrière-Bretagne s’était désolidarisée de l’intersyndicale. FO a aussi rejeté, au niveau national, l’appel de la CFDT et de la CGT à constituer un front uni face à la « gravité de la situation » du pays et « la menace populiste ». Mais des drapeaux de FO flottaient dans le ciel rennais : « Nous avions décidé, en Ille-et-Vilaine, de cette manifestation avec la CGT le 24 octobre, uniquement sur la question de l’emploi. Depuis il y a eu les bonnets rouges et le Pacte d’avenir. Lors d’une intersyndicale, où nous n’étions pas invités, il a été décidé de faire de cette date une manifestation soutenant le Pacte d’avenir que nous dénonçons, notamment, car il n’y a pas eu de gel des licenciements pendant les négociations engagées. On a donc dit non pour les trois autres rassemblements et on a maintenu celui de Rennes autour de l’emploi. On ne veut pas d’un pacte d’avenir, on demande l’arrêt de tous les plans de licenciements », a déclaré le responsable FO pour le département, Fabrice Lerestif. 24 novembre 2013

* Les manifestations, à l’appel de sept syndicats régionaux – CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU -, ont rassemblé dans la matinée, à Rennes, 2.200 manifestants selon la police, 3.000 selon les organisateurs. Ils étaient entre 750 et 2.000 à Saint-Brieuc, et entre 1.100 et 3.000 à Lorient. Dans l’après-midi, à Morlaix, le cortège a rassemblé entre 2.500 et 5.000 personnes.

Pacte d’avenir : Garot promet une « dimension sociale »

Le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, a déclaré, hier, qu’une « dimension sociale » serait donnée au Pacte d’avenir pour la Bretagne lancé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, notamment dans l’industrie agroalimentaire. Interrogé sur la manière dont le gouvernement allait répondre aux revendications des syndicats, sur « la formation, l’accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail », Guillaume Garot a répondu : « Ce sont ces mesures que nous allons prendre dans le Pacte d’avenir », sans donner davantage de détails.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/crise-le-mecontentement-breton-24-11-2013-2313662.php

Commentaire: Sur 4 slogan, deux sont du NPA! « Ils mettaient en avant des mots d’ordre pour l’emploi : « Zéro chômage », « Interdiction des licenciements », « Partage du travail entre tous », et dénonçaient « La mort de l’emploi » » .

 

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24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morlaix, Lorient, St Brieuc: entre 8.000 et 10.000 manifestants en Bretagne (lt)

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Jour de manifestation pour un pacte social en Bretagne

Des défilés ont réuni ce matin et cet après-midi des manifestants dans quatre villes : Saint-Brieuc, Morlaix, Rennes et Lorient. Ces défilés ont réuni entre 8 et 10.000 manifestants. Des actions plus sporadiques, menées par d’autres entités, des Bonnets rouges notamment, sont venues s’ajouter au mouvement initial

18H30. L’heure des comptes Entre 8.000 et 10.000 personnes ont battu le pavé ce samedi en Bretagne, une mobilisation inférieure à celles des « Bonnets Rouges » début novembre à Quimper, alors que les syndicats espéraient reprendre la main en exigeant des mesures sociales dans le « Pacte d’avenir » lancé par l’Etat. Répartis entre Rennes (Ille-et-Vilaine), Lorient (Morbihan), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Morlaix (Finistère), les manifestants n’ont pas réussi à égaler en nombre les 15.000 à 30.000 personnes réunies le 2 novembre à Quimper sous la bannière du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ».

17H00. La manifestation morlaisienne se disperse dans le calme

16H29. 3.000 manifestants et l’habituelle guerre des chiffres 5.000 manifestants selon les organisateurs, 2.500 selon les autorités et 3.000 selon nos propres estimations : le défilé de Morlaix est aussi important que celui qui s’est tenu à Rennes ce matin.

15H39. Le cortège s’élance vers le centre-ville Ils sont désormais 2.000 armés de banderoles et de drapeaux dans un défilé qui s’étire vers la mairie.

15H30. Début du discours de Frédéric Huon, CFDT Ils sont désormais 1.500 massés place Puyo et il revient à Frédéric Huon de la CFDT d’ouvrir la manifestation. Christian Troadec s’est vu interpellé par un militant CFE-CGC qui trouve « irrespecteuse » sa participation au mouve- ment. Philippe Poutou, NPA, est également de la partie.

15H10. Christian Troadec était dans le cortège de Lorient et est arrivé à Morlaix
« Je n’ai pas quitté le cortège à Lorient. J’ai participé à la manifestation jusqu’à la fin. Il y a bien eu des insultes et des quolibets en début de cortège mais j’ai aussi discuté avec des personnes qui viendront à la manifestation du 30 novembre à Carhaix », tient à préciser Christian Troadec. Le porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » a rejoint Morlaix en début d’après-midi. Il était dans le cortège vers 15 h.

14H45. 700 à 800 manifestants dans le calme place Puyo Pas de bonnets rouges,ni de Christian Troadec place Puyo à Morlaix où 700 à 800 personnes ont convergé. Parmi elles, Thierry Lepaon, secrétaire fédéral de la CGT.  

14 h 30. 300 personnes convergent vers la place Puyo A Morlaix, trente minutes avant le depart officiel du cortège quelque 300 personnes convergent vers la place Puyo avec banderolles et drapeaux.

13H00. Le centre-ville de Morlaix bloqué Jusqu’ici la mobilisation est assez faible en Bretagne. 800 personnes à Saint-Brieuc, entre 1.100 et 2.500 à Lorient et entre 2.000 et 4.000 à Rennes, selon les sources. Le rassemblement prévu à Morlaix va-t-il donner de l’épaisseur à cette journée de manifestation pour un pacte social initié par la majorité des syndicats ? Réponse dans les minutes à venir. Le centre-ville de Morlaix est d’ores-et-déjà bloqué. La manifestation doit débuter à 15 h.

12H25. Entre 1.100 et 2.500 manifestants à Lorient Selon les estimations syndicales entre 2.000 et 2.500 personnes ont participé à la manifestation de Lorient. La police n’en a compté que 1.100. La manifestation est terminée. Thierry Lepaon, leader de la CGT, a annoncé qu’il serait présent cet après-midi à Morlaix.


12H15. Lorient : Christian Troadec rebrousse chemin
Le maire de Carhaix et porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », Christian Troadec, était bien présent ce matin à Lorient. Sa présence a été remarquée par les médias mais aussi par les représentants syndicaux qui lui ont fait comprendre qu’il n’était pas forcément le bienvenu à cette manifestation. Christian Troadec a donc quitté le cortège avant le début du défilé.

12H00. Saint-Brieuc : une partie des manifestants sera à Morlaix dans l’après-midi
Les représentants syndicaux et les plus motivées des 800 manifestants décomptés ce samedi matin à Saint-Brieuc poursuivront leur journée d’opposition à Morlaix où une nouvelle mobilisation est prévue à partir de 15 h.
11H45. Très faible mobilisation près des portiques Les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif à proximité des portiques de Montauban et de Plélan-le-Grand. Les services de la Diro avaient prévu de mettre en place des déviaitions sur les RN12 et RN24. Pour l’instant, pas besoin. A Montauban, une vingtaine de manifestants sont réunis sur un pont enjambant la voie express sous l’oeil attentif d’une centaine de gendarmes mobiles.

11H30. Plus d’un millier de personnes à Lorient Forte mobilisation à Lorient pour le pacte social souhaité par les syndicats. Plus d’un millier de manifestants sont réunis derrière les leaders de la CGT, Thierry Lepaon, et de la CFDT, Laurent Berger, qui ont pris la tête du cortège. Christian Troadec, le maire de Carhaix et porte-parole du collectif pour le maintien de l’emploi en Bretagne, serait également présent.

11H00. Quelques centaines de manifestants à Saint-Brieuc Les forces de l’ordre s’attendaient à accueillir jusqu’à 4.000 manifestants ce samedi à Saint-Brieuc. Ce chiffre ne devrait pas être atteint. Au départ du cortège, 800 personnes, selon nos constatations, étaient réunies place de la Liberté.

10H50. Montauban : plus de gendarmes que de manifestants On circule toujours sur la RN12 au niveau du portique de Montauban. Une quinzaine de manifestants sont actuellement positionné à proximité de la structure gardée… par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles. Les déviations sont prêtes à être mises en place (voir carte).

10H30. Montauban : important dispositif de gendarmerie Actuellement sur la RN12, en prévision d’une manifestation, un important dispositif de gendarmerie est deployé entre les communes de Pleumeleuc et de Saint Jouan de l’isle. En amont, en aval et surtout au niveau du portique ecotaxe de Montauban, 20 fourgons de gendarmes sont stationnés. Plusieurs véhicules de la Diro sont aussi garés au niveau des glissières de sécurite centrale en protection.

10H. Rennes : FO en tête de cortège La manifestation pour le pacte social à Rennes doit débuter à 10 h 30. Première surprise : des représentants de FO, qui ne soutient pas le message porté par les autres syndicats, sont présents. Ils ne vont pas manifester pour un pacte social mais pour la sauvegarde de l’emploi en Bretagne. Et veulent prendre la tête du cortège.

9H30. Deux actions prévus sous les portiques Les forces de l’ordre et les services techniques s’attendent à deux manifestations sous les portiques de Montauban (RN12) et de Plélan-le-Grand (RN24). Perturbations à prévoir sur les routes. Les conseils de Bison fûté.

9H00. Quatre manifestations programmées en Bretagne Les syndicats ont prévu quatre manifestations ce samedi en Bretagne. Voici les informations pratiques, ville par ville. 23 novembre 2013 à 18h42

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/manifestations-en-bretagne-direct-deux-actions-prevues-sous-les-portiques-23-11-2013-2313419.php

Lorient, pacte social, « Nous le revendiquons sans casser ! »

24 novembre 2013 à 10h00

A l’appel de sept organisations syndicales (1), près de 2.000 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville, hier matin, en faveur d’un pacte social et environnemental pour la Bretagne.

Morlaix, Lorient, St Brieuc: entre 8.000 et 10.000 manifestants en Bretagne (lt) dans Luttes sociales en Bretagne empty

Faible participation à l’échelle du département.  Les organisations syndicales s’attendaient sans nul doute à une plus forte mobilisation, hier matin à Lorient. Le front intersyndical – boudé seulement par FO – misait sur ce rassemblement unique dans le Morbihan pour donner un large écho à la contre-offensive organisée contre le mouvement des bonnets rouges qualifié « de populiste et d’hétéroclite ». Mais à l’heure des comptes, les organisateurs annonçaient 2.500 participants quand la police en dénombrait 1.100. Deux estimations éloignées des attentes initiales.

Une manifestation très médiatique. Les chaînes de télévision et les radios nationales se sont déplacées en nombre à Lorient. La raison de cet intérêt ? La présence, côte à côte dans le cortège, de Thierry Lepaon et Laurent Berger, les secrétaires nationaux de la CGT et de la CFDT. Ces projecteurs braqués sur les leaders des deux grandes centrales syndicales ont fait de l’ombre aux autres organisations syndicales. « Pensez à réaliser un plan large ! Ce serait bien pour l’intersyndicale », s’est exclamé l’un des responsables locaux de Solidaires à l’intention des cameramen.

Un bonnet rouge dans le cortège.  Bonnet rouge sur la tête et drapeau de la CFDT à la main, ce salarié d’Ebrex ne s’est pas trompé de manifestation. « Désolé, je n’ai qu’un seul bonnet mais je l’avais avant ce mouvement ! Je crois encore à la force syndicale et non à celle des patrons. D’ailleurs, le mien ne me connaît toujours pas après plus de dix ans d’ancienneté », témoigne Éric. « Je suis inquiet pour nos emplois et l’avenir de nos enfants. D’autant qu’on est situé à la pointe de l’Europe. Pour moi, la crise, ce n’est pas des discours ou des articles, c’est une réalité. Ma femme est employée chez Daily France où plane la menace d’un plan de licenciement. Et le site de Brandérion où je travaille doit fermer. Les reclassements promis ne sont encore que des promesses. Et mon beau-frère est au chômage ! Notre avenir est incertain alors qu’on vient d’emménager dans notre maison. On a mis trois ans pour la construire ».

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/pacte-social-nous-le-revendiquons-sans-casser-24-11-2013-2313904.php

St Brieuc, emploi, 800 manifestants pour un pacte social breton

Elle était très attendue et faisait figure de test pour des syndicats totalement dépassés par la révolte des Bonnets rouges.

Hier matin, la manifestation réclamant la création d’un pacte social breton a attiré 800 personnes en ville. Contexte économique très difficile, licenciements en série, colère, désespoir… Ces derniers jours, dans les rangs des policiers briochins, il se disait que cette manifestation intersyndicale de défense de l’emploi en Bretagne était susceptible d’attirer plusieurs milliers de personnes en ville. Il n’en a finalement rien été. Hier, à 10 h 30, heure prévue de rassemblement place de la Liberté, on s’est vite rendu compte que la mobilisation ne serait pas à la hauteur des espérances des syndicats, qui affichaient pourtant, et c’est de plus en plus rare, un front uni. Ou presque. CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, Unsa… Dans ce tableau multicolore, où avaient également pris place des militants de différents mouvements politiques, seule Force ouvrière brillait par son absence. Un seul être vous manque…
Motivés mais peu nombreux  Lorsque le cortège s’est mis en branle, derrière la banderole « Pour nos emplois, pour nos territoires : un pacte social pour la Bretagne », on comptait tout de même plusieurs centaines de personnes, drapeaux à la main. 800 exactement. Loin d’être résignées. Et qui se sont époumonées : « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère. On n’en veut pas, de cette société-là ». Insuffisant toutefois, pour pouvoir faire pression sur quiconque, admettait à demi-mot une militante CFDT dans son micro. « On a été nuls. On a trop tardé à réagir, laissant le temps aux Bonnets rouges, qu’ils soient vrais ou faux, de s’engouffrer dans la brèche », soufflait quant à lui un représentant de Solidaires, à la fois déçu et soucieux de défendre le rôle des syndicats.

Un train de retard  Si ces derniers ont dénoncé « les discours et postures réactionnaires » et réaffirmé leur « refus de la violence, du vandalisme et de la destruction de biens publics », ils semblent toutefois avoir pris un train de retard sur la gronde bretonne. « Nous ne sommes pas très nombreux, confessait un adhérent de la CFE-CGC. Mais 1.500 c’est pas mal quand on sait qu’il y avait deux autres manifestations à la même heure à Rennes et Lorient. Plus une autre à Morlaix dans l’après-midi. » C’est une explication, certes. Mais cette femme croisée rue du 71e-RI, point d’arrivée de la manifestation, en avait une autre. « Ces gens-là ne représentent plus personne. Et ils jouent avec les chiffres pour faire croire le contraire. Moi, c’est à Carhaix que je manifesterai, le 30 novembre. » Et d’assurer que ce jour-là, ils seront nombreux. « Bien plus que 800 ou 1.500 ». Gwendal Hameury

http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/emploi-800-manifestants-pour-un-pacte-social-breton-24-11-2013-2313748.php

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23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne: pour une convergence des mobilisations

table

Signe d’une mobilisation qui continue, le Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne, créé il y a plus d’un mois, s’est réuni vendredi 15 novembre.

Il a rassemblé environ 150 personnes, dont 40 salariéEs de Marine HarvestMalheureusement aucune organisation syndicale, ni aucun représentant du personnel n’a fait le déplacement. Seuls les salariéEs de Marine Harvest qui se sont battus pour récupérer des primes de départ, et les intérimaires qui iront pointer au chômage en mars 2014, étaient présentEs.

Ils étaient venus pour remercier le comité de son soutien logistique et moral durant leur lutte. Malgré la fin de la grève, ils ne sont pas résignés. Pour le comité de soutien et pour les salariéEs présentEs, la lutte prendra d’autres formes. Conscient que c’est en restant uni qu’ils pourront peut-être obtenir une suite au site de Marine Harvest.
Durant la semaine écoulée, Carhaix est devenu le symbole de la contestation contre les taxes. Ce même vendredi 15 novembre, la filière d’horticulture réunissait plus de 250 « entre- preneurs » et des salariéEs venuEs de Bretagne bien sûr, mais aussi des Pays de la Loire, de la Manche, de l’Aquitaine, de Poitou-Charentes, du Nord ou encore de Midi-Pyrénées, contre le passage de la TVA à 10 % au lieu de 5, 5. Et cela sans compter la mobilisation menée ce samedi par les transporteurs pour protester contre l’écotaxe, et les centres équestres qui manifestaient ce même jour, pour protester contre le passage de leur TVA de 7 à 20 %.

Contre l’éparpillement Du côté syndical, les tensions sont fortes. Un appel à manifester a été lancé pour le 23 novembre dans les 4 départements bretons, appel lancé par les organisations syndicales CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CSG : « Pour l’avenir de la Bretagne, mobilisons-nous pour un Pacte social ».

Au vu de la situation urgente que vivent plusieurs milliers de salariéEs de l’agro- alimentaire, l’on aurait pu espérer lire des revendications plus claires, comme l’exigence d’un moratoire sur les licenciements ou encore la restitution des subventions publiques qu’ont em- pochées des entreprises comme Doux, Marine Harvest, Tilly Sabco, CAB et compagnie… Ce n’est pas le cas !
Quant à FO, il n’est pas question rejoindre cette intersyndicale qu’elle qualifie de « mani- festation de soutien au gouvernement ». D’autre part, cette organisation syndicale s’est désolidarisée du collectif « Vivre, travailler et décider en Bretagne » qu’il le juge trop régionaliste. Pour FO, la question des licenciements est une question nationale et l’organisation appelle donc à manifester à Rennes contre les licenciements… le 23 novembre 2013.
Sans FO, les « bonnets rouges » appellent, eux, à manifester le 30 novembre à Carhaix pour l’emploi et pour la suppression claire et définitive de l’écotaxe. Pour l’instant, la seule organisation syndicale ouvrière qui s’associe à cette manifestation est le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest, avec comme unique mot d’ordre la défense des emplois, afin de soutenir les salariéEs de « Gad, Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, etc. »

Une perspective politique d’ensemble Pour le NPA, nous continuerons, comme nous l’avons fait le 2 novembre à Quimper, à défendre des objectifs communs autour de l’interdiction des licenciements, l’arrêt de toutes les suppressions d’emplois, la réquisition sous contrôle ouvrier des entreprises qui licencient, et la baisse du temps de travail.
Nous avons milité — et continuons de le faire — pour l’unité du monde du travail et de ses organisations, en opposition à la politique du gouvernement et du Medef, en solidarité avec toutes celles et ceux qui sont victimes de leur politique. Il appartient à la classe ouvrière et à ses organisations d’offrir une perspective politique d’ensemble, pour ne pas laisser la droite et l’extrême droite dévoyer le mécontentement.
Dans ce cadre, nous défendons la reconversion de l’agriculture et du secteur agro- alimentaire. Le capitalisme agro-industriel détruit l’emploi paysan, l’environnement et mène la vie très dure aux salariés des usines. Nous refusons une société inhumaine qui sacrifie les hommes et la nature pour satisfaire la rapacité de quelques-uns. La mobilisation continue, en Bretagne et ailleurs.

Correspondante Jeudi 21 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 218 (21/11/2013)

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23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pacte social, quatre manifestations ce samedi en Bretagne (lt+of)

Charles TILLON 1926

Une semaine avant une nouvelle manifestation des « bonnets rouges », à Carhaix , un mouvement dans lequel ils ne se reconnaissent pas, sept syndicats appellent les salariés à défiler, aujourd’hui, dans quatre villes bretonnes, pour exiger un volet social dans le Pacte d’avenir

Les manifestations en Bretagne: Morlaix, Rennes, Saint-Brieuc, Lorient

La semaine dernière, sept organisations syndicales de Bretagne-CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU- ont lancé en commun cette journée de mobilisation, qui prendra la forme de cortèges à Rennes, Saint-Brieuc, Morlaix et Lorient. Dans cette dernière ville, où le rassemblement est prévu à 10 h 30, boulevard Cosmao-Dumanoir, seront présents les leaders de la CFDT, Laurent Berger, et de la CGT, Thierry Lepaon. Thierry Lepaon qui poursuivra à Morlaix, où la manifestation se déroulera l’après-midi. Seule Force Ouvrière-Bretagne a fait bande à part. Mais FO souligne qu’elle avait déjà appelé en octobre à manifester contre les plans de licenciement qui se sont succédé en Bretagne depuis plus d’un an, conséquences d’une avalanche de restructurations qui ont touché, notamment, l’agroalimentaire, les télécoms et l’automobile, piliers de l’économie bretonne.

Un volet social dans le Pacte d’avenir La colère des milliers de salariés, amplifiée par les actions parfois violentes contre l’écotaxe, qui devait être mise en oeuvre, avant sa suspension, le 1er janvier, avait conduit le gouvernement à lancer mi-octobre un Pacte d’avenir pour la Bretagne, pour trouver d’ici à fin novembre des solutions pérennes à la crise. Les discussions se succèdent à la préfecture de région mais laissent les syndicats sur leur faim. Le pacte est qualifié d’« insuffisant » par les sept organisations syndicales qui revendiquent, parallèlement aux mesures économiques que contiendra le Pacte d’avenir, « un volet social conséquent ». Cela passe, expliquent les représentants des syndicats, par des mesures concernant la formation, l’accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail, mais aussi les modalités du dialogue social pour que les salariés participent effectivement à la réflexion sur les mutations économiques et industrielles dans la région. Ces mutations « doivent être anticipées pour permettre aux salariés de se réorienter et de se former dans un parcours sécurisé et ainsi éviter les suppressions d’emplois », pointent les organisations syndicales. « Il ne faut pas que les salariés soient la variable d’ajustement », plaide Louis Baron, secrétaire régional de la CFDT. « On demande que ce qui se fait après les licenciements se fasse avant », analyse Thierry Gourlay, secrétaire régional de la CGT.

« Reprendre la main » sur les bonnets rouges Pour les organisations syndicales, il s’agissait, en lançant une journée de mobilisation, d’être « à la hauteur des enjeux », alors que des milliers de salariés ont perdu ou risquent de perdre leur emploi chez Doux ou Tilly-Sabco (poulets à l’export), chez Gad (abattoirs de porcs), PSA ou Alcatel, mais aussi de « reprendre la main », à une semaine de la nouvelle manifestation des bonnets rouges, le 30 novembre, à Carhaix. Le mouvement s’est illustré en réunissant, le 2 novembre, à Quimper, entre 15.000 et 30.000 personnes coiffées de bonnets rouges, une foule hétéroclite de salariés, de chefs d’entreprise, d’élus, de militants politiques, de défenseurs de la décentralisation réunis à l’appel du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». Trois syndicats -CGT, Solidaires et FSU- s’étaient déjà désolidarisés de cette action. « On aurait été avec eux s’il n’y avait eu une manipulation téléguidée par le patronat, la FNSEA, le Medef et certains politiciens », a justifié Serge Le Quéau (Solidaires), visant le maire de Carhaix, Christian Troadec, un des initiateurs du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». Le patronat et la FNSEA « réclament moins de contraintes administratives, fiscales, moins de charges. Tout cela va à contresens des intérêts des salariés », poursuit Serge Le Quéau, qui pointe « les risques de désillusions gravissimes » des salariés. Quant à Christian Troadec, c’est son combat pour la décentralisation qui provoque le rejet des syndicats. FO, seule organisation à avoir appelé à la manifestation quimpéroise, a d’ailleurs fini par se désolidariser des bonnets rouges, malgré la présence de certains de ses membres dans ce collectif. 23 novembre 2013 à 07h46

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/crise-les-syndicats-mobilisent-aujourd-hui-23-11-2013-2312527.php

http://www.ouest-france.fr/grogne-sociale-les-syndicats-dans-la-rue-pour-reprendre-la-main-1734573

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22 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, près de 300 salariés « à la rencontre » de leur PDG (lt)

alcael lannion

Les salariés d’Alcatel-Lucent manifestent depuis 9 h, ce vendredi, à l’entrée du site lannionnais, à l’occasion de la visite de Loïc Le Grouiec, P-DG de la filiale française.

Près de 300 salariés d’Alcatel-Lucent à Lannion se sont rassemblés ce vendredi, vers 9 h, et ont marché en cortège jusqu’à l’aéroport, où ils ont réservé une ironique haie d’honneur à Loïc Le Grouiec, P-DG de la filiale française, à sa descente d’avion.


Des silhouettes noires devant leur visage
Les manifestants ont placé devant leur visage des silhouettes noires, qui symbolisent les emplois menacés en France, où le groupe de télécoms prévoit de supprimer 881 postes et de muter ou d’externaliser près d’un millier d’autres salariés.

Ce vendredi matin, Loïc Le Grouiec rencontre les organisations syndicales, puis l’ensemble des salariés à partir de 11 h. Une réunion avec les élus locaux est prévue cet après-midi, à la sous-préfecture. Le P-DG d’Alcatel-Lucent France s’est refusé à toute déclaration et a annoncé qu’il ne répondrait pas aujourd’hui aux questions des journalistes. 22 novembre 2013 à 10h53

http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/alcatel-lucent-rassemblement-ce-matin-pour-la-visite-du-p-dg-22-11-2013-2311415.php

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20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Renesas: pas de repreneur, le site de Rennes va fermer (fr3)

y-en-a-marre

Les salariés de Renesas à Rennes attendent désormais leur lettre de licenciement.

La dernière réunion du plan de sauvegarde de l’emploi a eu lieu vendredi. Les syndicats ont donné un avis négatif, ils estiment que le groupe japonais est en bonne santé et qu’il aurait pu éviter ces licenciements.

« On n’espère plus grand chose, ni du groupe, ni des politiques que l’on a appelé au secours et qui nous ont vite oubliés« . Gilles Ronco est amer. Le délégué CGT du site Renesas de Rennes attend toujours une date pour une table ronde promise par le préfet de Bretagne, lors d’un entretien. Aujourd’hui, l’heure n’est plus aux négociations, ni à la recherche de solutions pour le site.

Les salariés rennais de Renesas attendent leur lettre de licenciement, elles devraient arriver d’ici à quelques semaines. Le site, lui devrait fermer d’ici quelques mois, selon Gilles Ronco. Il explique que certains salariés envisagent de se lancer dans la création d’entreprise dans le domaine technologique, mais « beaucoup vont devoir déménager, le bassin rennais ne pourra jamais absorber tant d’ingénieurs [Ndlr 290 avec les salariés d'Alcatel]« .

Diviser par deux ses usines japonaises Pour le délégué syndical, les raisons invoquées par le groupe japonais pour fermer le site de Rennes restent « fallacieuses ». Il explique que Renesas s’est désendetté, en vendant sa branche mobile à Broadcom en septembre dernier et qu’il aurait pu réintégrer sa filiale française. 170 ingénieurs vont être licenciés à Rennes, seul site de Renesas en France. Le premier fabricant nippon de puces micro-contrôleurs a annoncé fin octobre une nouvelle perte nette au premier semestre 2013-2014 mais, ayant recouvré des marges opérationnelles, il pense être bénéficiaire d’ici à la fin l’année. Dans le cadre de son plan de restructuration, Renesas envisage de diviser par deux le nombre de ses usines japonaises en l’espace de trois ans.

Par Sylvaine Salliou Publié le 20/11/2013 | 07:50, mis à jour le 20/11/2013 | 07:50

http://bretagne.france3.fr/2013/11/20/renesas-pas-de-repreneur-le-site-de-rennes-va-fermer-360969.html

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20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel, manifestation à Orléans (lt+fr3)

alcael lannion

Ce mercredi, l’intersyndicale d’Alcatel organise une manifestation à Orléans contre le « plan Shift » de la direction qui prévoit la suppression de 900 emplois en France et la fermeture de deux sites, Rennes et Toulouse. De précédents rassemblements de salariés se sont déroulés à Nantes et à Paris, depuis la mi-octobre. 20 novembre 2013 à 07h33

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/economie/alcatel-manifestation-a-orleans-aujourd-hui-20-11-2013-2308727.php

http://centre.france3.fr/2013/11/19/orleans-mobilisation-des-salaries-d-alcatel-lucent-360657.html

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19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pontivy Gallais, «Des conditions de travail qui se dégradent» (lt)

y-en-a-marre

« Nos conditions de travail se dégradent, on est en sous-effectif ».

Hier matin, les salariés de l’abattoir Gallais Viandes ont débrayé pour exprimer leur ras-le-bol.

« Les choses ne vont pas en s’améliorant. On a tiré la sonnette d’alarme une première fois, ça n’a pas suffi ». Hier, à 9 h, les salariés de l’abattoir Gallais Viandes, situé au parc d’activités du Sourn, ont décidé de stopper le travail après l’avoir débuté quatre heures plus tôt. Un débrayage d’une heure pour exprimer « un ras-le-bol ». Chaîne d’abattage, coupe, conditionnement, quais de déchargement : tous les services étaient concernés par le mouvement, avec une trentaine de salariés mobilisés. L’objectif de ce débrayage surprise : obtenir un rendez-vous avec la direction des ressources humaines. « En fonction de la négociation, on est prêt à aller plus loin tant que les salariés ne trouvent pas leur compte ».

Propositions de poste le 22 novembre  Depuis l’annonce de la fermeture du site pontivyen il y a deux mois, le moral est au plus bas. Le transfert de l’activité sur le site de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), autre abattoir du Groupe Bigard, sera effectif le 1er avril. Les salariés font en ce moment l’objet d’une transaction individuelle pour connaître leur devenir. Sachant qu’ils se doivent d’être mobiles dans un rayon de 100 km. Et, à ce titre, peuvent être reclassés à Quimperlé, Montauban-de-Bretagne ou Guingamp. Rien n’est encore officialisé, mais ils seraient environ 40 à accepter un emploi à Montauban, 20 à Quimperlé et les autres, environ une quinzaine, négocieraient leur départ. Une proposition de poste devrait leur être formulée par courrier le 22 novembre. « Pas sûr que tout cela soit très légal… On est en train d’examiner tout cela avec notre avocat », annonce l’un des représentants syndicaux de la CGT. Joint à ce sujet, Henri Gallais, le directeur, n’a pas souhaité s’exprimer. C’est dans ce contexte morose que les ouvriers de Gallais Viandes déplorent, de plus, « une dégradation des conditions de travail ».

De 110 à 76 salariés De 110 salariés il y a dix mois, l’effectif serait tombé à 76 aujourd’hui, et « peut-être même à 71 », annoncent les délégués CGT. Un sous-effectif pesant, alors que « la baisse promise des cadences n’est pas respectée. Le quota maximal devrait être de 130 bêtes abattues par jour, soit une moyenne de 18 à l’heure ». Ce sous-effectif se manifeste également dans le « non-remplacement des accidents du travail liés à la pénibilité ». Et ce, en dépit d’un accord de groupe qui devrait le permettre. La colère des salariés en grève ne fait qu’un tour lorsqu’ils évoquent les bénéfices que tire le Groupe Bigard chaque année. « Les actionnaires se sont partagé 14 M€ de dividendes en 2012 et 17 en 2011. C’est toujours aux salariés de trinquer ». Emmanuel Nen 19 novembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/pontivy/ville/gallais-des-conditions-de-travail-qui-se-degradent-19-11-2013-2308301.php

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