Archive | Luttes sociales en Bretagne

09 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

cooperl lamballe: dirigeants fraudeurs (lo)

humourcheval

Le 2 juillet, les dirigeants de la Cooperl, à Lamballe dans les Côtes-d’Armor, abattoir numéro 1 du porc en France, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à plus de 3 millions d’euros d’amendes pour faux, escroquerie et tromperie. Et le cadre à l’origine de la fraude, à deux ans de prison avec sursis.

Ils étaient accusés d’avoir commercialisé pendant deux ans et demi, de 2010 à 2012, 1 500 à 2 000 tonnes de viandes de porc contaminées aux salmonelles, une bactérie pouvant provoquer de graves intoxications alimentaires, en ayant falsifié les résultats de leurs auto- contrôles. Cette opération frauduleuse aurait rapporté près de 3 millions d’euros.

La loi impose d’effectuer cinq prélèvements en vue de recherche de salmonelles. La Cooperl en effectuait le double, de façon à remplacer les mauvais résultats par des bons. Au cours de leur procès, les 24 et 25 mars derniers, les dirigeants de la ­Cooperl étaient restés muets, refusant de répondre aux questions. Les avocats de la société avaient déclaré que la Cooperl disposait de ses propres services de contrôle et que… personne n’avait été malade ! Du coup ils ont été relaxés pour les faits de mise en danger de la vie d’autrui.

C’est un fait que, depuis quelques années, les grosses entreprises d’abattage comme la Cooperl disposent de leur propre service de contrôle sanitaire. Auparavant, ce contrôle était effectué par des laboratoires publics comme celui de ­Ploufragan, près de Saint-Brieuc, le laboratoire Labocea.

Le 26 mars dernier, plus de la moitié du personnel de ce laboratoire s’était mis en grève pour dénoncer les suppressions de postes et la dégradation de ses conditions de travail. Voilà où mène la diminution des moyens accordés à des services publics de contrôle sanitaire indépendants des entreprises. C’est faciliter toutes les dérives connues des grands groupes de l’agroalimentaire, qui sont prêts à prendre le risque d’empoisonner la population.

Correspondant LO 8 Juillet 2015

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02 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

cooperl lamballe: les patrons en veulent plus (lo)

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Les dirigeants de la Cooperl à Lamballe, dans les Côtes-d’Armor, premier abattoir de porcs du pays, se plaignent dans la presse, déclarant : « Le code du travail est trop lourd, il faut l’alléger.

La simplification est urgentissime. » Et de justifier leurs exigences par le fait que « les commandes qui arrivent le vendredi, ne peuvent pas être honorées », car les chaînes ne tournent pas le dimanche. C’est vraiment osé, pour une « coopérative » qui utilise des centaines d’intérimaires en permanence – en plus des 2 000 CDI – et qui modifie les horaires en fonction du nombre de porcs à tuer par jour (plus de 10 000).

Ils prétendent par ailleurs se soucier de la santé de leur personnel en menant des actions contre les TMS (tendinites) alors qu’ils ont pourtant augmenté les cadences en début d’année, aggravant ainsi les conditions de travail.

Mais les patrons de cette société, qui a un chiffre d’affaires de 2 milliards et dégage 15 millions de résultat cette année, en veulent encore plus, tout en prétendant que « l’objectif n’est pas de faire du profit mais de survivre ». Ils savent qu’ils peuvent compter sur l’aide du gouvernement, serviteur du patronat, pour leur permettre d’arriver à leurs fins. Mais il n’est pas dit que le personnel acceptera une nouvelle dégradation de ses conditions de vie.

Correspondant LO 1 Juillet 2015

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29 juin 2015 ~ 0 Commentaire

berrien: une école et une ville en lutte (npa)

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Crédit Photo: Paul Quémener et Marie-Pierre Coant. DR

Entretien. Nichée au cœur des monts d’Arrée (Centre Bretagne), Berrien est une petite ville de 974 habitantEs au cœur de la bataille contre les fermetures de classe. Son maire Paul Quémener a bien voulu répondre à nos questions.

Peux-tu nous décrire les risques de suppression de classe et les conséquences pour Berrien ?

Les parents d’élèves et les éluEs de Berrien sont entrés en résistance fin mars quand l’Éducation nationale nous a envoyé un courriel pour nous prévenir de la suppression du quatrième poste de professeur des écoles sur notre commune. Les conséquences sont importantes et quelquefois insoupçonnées. L’Éducation nationale n’a qu’une approche comp- table de la situation, et nous lui avons fait remarquer que 25 élèves par classe ne posent guère de problème à condition qu’il n’y ait qu’un seul niveau… Mais 25 élèves avec trois ou quatre niveaux, comme ce sera le cas chez nous à Berrien, c’est injuste, c’est tout simple- ment mettre en difficulté, voire en échec scolaire, nos enfants. Comment voulez qu’un professeur avec 25 élèves, et probablement davantage, puisse accorder un peu de temps aux enfants les plus lents, ainsi qu’à ceux d’ailleurs travaillant plus rapidement ? C’est ça être équitable ?

La réponse de l’académie est simple : la distribution des postes d’enseignants dans les écoles est faite de façon équitable pour toutes les communes, Les représentants de l’Édu- cation nationale (dont l’Inspecteur d’académie) ont accepté de nous recevoir ces dernières semaines (je ne vous cache pas que nous avons bien souvent forcé les portes) et nous ont tous servi le même refrain depuis le début de nos actions. Nous sommes écoutés mais pas entendus, et ils ne font qu’appliquer avec zèle la politique gouvernementale.

L’Éducation nationale nous conseille fortement de mettre en place un rapproche- ment pédagogique avec d’autres communes. Cela consiste à répartir les différents niveaux maternels et primaires sur plusieurs villes. Nos enfants seraient obligés de prendre le car scolaire matin et soir (bien évidemment aux frais de la commune), et nous le savons bien, on commence par une classe, et quelques années plus tard une deuxième, et très rapidement la disparition de l’école devient inéluctable…

Par ailleurs la loi que va voter le gouvernement en juillet prochain sans aucune concertation avec les éluEs de base va aggraver les difficultés des petites et très petites communes en zone rurale. Notre commune doit continuer à vivre, et c’est pourquoi nous défendons avec autant d’acharnement notre école. Une majorité des éluEs et moi-même ne nous reconnaissons plus dans cette gauche au pouvoir aujourd’hui. Notre gauche, ce n’est pas celle qui ouvre un boulevard pour Marine Le Pen….

La mobilisation contre la fermeture est forte. Comment vous y prenez-vous pour vous battre contre les fermetures de classe ?

Dès le début, la mobilisation a été très importante, et les parents d’élèves de plusieurs communes du canton et même du département se sont retrouvés à plusieurs reprises à Quimper, au rectorat, et à Carhaix, le chef-lieu de canton, pour manifester. Les premières semaines d’action, nous avons rencontré certains élus, et nous constatons aujourd’hui que toutes les communes ont pris acte de la décision du rectorat, sauf bien évidemment la commune de Berrien où parents d’élèves, enseignantEs et éluEs continuent le mouvement. Première ajointe et précédente maire de la commune, Marie-Pierre Coant a dit à plusieurs reprises « on se battra jusqu’au bout pour sauver notre classe ».

Les vacances scolaires approchent, il sera plus difficile de mobiliser les familles. Nous, éluEs, travaillons activement pour trouver des logements libres immédiatement, pour permettre à de nouvelles familles avec enfants de venir s’installer avant septembre prochain sur notre commune. Nous sommes sur la bonne voie, et nous espérons bien y parvenir : déjà deux familles, dont quatre enfants inscrits pour la rentrée prochaine. Encore un petit effort et nous pourrons récupérer notre quatrième poste. Ne rien attendre du gouvernement, cela évite les déceptions et me semble une plus sage décision… Hélas !

Peux-tu expliquer la proposition de vente de terrain à 1 euro le m² ?

La commune de Berrien a aménagé un lotissement il y a maintenant un peu plus d’un an comportant dix terrains viabilisés restés sans acquéreur jusqu’à ces derniers jours. Le conseil municipal a décidé, le 19 mai dernier suite à la suppression d’une classe de notre école primaire, de vendre les terrains du lotissement 1 euro le m² pendant un an pour faciliter la venue de nouvelles familles avec enfants.

Nous avons fait appel à nos journaux régionaux pour informer le public. Dans l’un d’entre eux, nous nous sommes retrouvés en première page, et le jour même de la diffusion, nous avons reçu sur la commune plusieurs télévisions, radios et journaux. Cela a duré environ une semaine : génial pour notre commune et notre école ! Nous avons eu plus de 300 appels téléphoniques pour nos dix terrains : de la folie et beaucoup de travail pour nos secrétaires de mairie. Nous risquons de faire beaucoup de déçus, mais il nous faudra faire un choix. Le Podemos du centre Bretagne pour la défense de l’éducation nationale devra encore attendre un peu. Combien de temps je ne sais pas… Propos recueillis par Matthieu Guillemot

Lundi 29 Juin 2015, mise à jour Lundi 29 Juin 2015, 07:40

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25 juin 2015 ~ 0 Commentaire

psa rennes: la lutte continue! (lo)

pigeot

Les travailleurs de l’usine PSA de Rennes-La Janais sont entrés dans leur quatrième semaine de lutte contre le projet de changement d’horaire de la direction, celui-ci entraînant une baisse de l’équivalent d’un mois de salaire par an et la suppression du réseau de transport par cars.

Depuis l’annonce de ce projet le 29 mai dernier, les débrayages se succèdent. Le 2 juin, 800 travailleurs, soit 80 % des ouvriers de production, ont débrayé à l’appel de la CGT et de la CFDT. Puis, entre le 8 et le 18 juin, quasiment quotidiennement, une centaine d’ouvriers ont débrayé, à l’appel de la CGT, contre les huit demi-heures supplémentaires que la direction avait programmées pour rattraper sa production. Ces débrayages ont perturbé la production et remporté la sympathie de la majorité des ouvriers.

Lors d’une réunion le 18 juin, la direction annonçait que la suppression de la prime d’équipe de 120 euros n’aurait lieu qu’au 1er janvier 2016 alors que les nouveaux horaires prendraient effet dès le 18 août 2015. Elle disait aussi qu’elle octroyait une prime de panier de 2 euros par jour travaillé (soit 42 euros au maximum par mois) et qu’elle permettrait par ailleurs aux salariés de se faire payer les cinq jours de RTT à leur disposition afin de compenser un peu la perte de salaires. Autrement dit, elle leur proposait de sacrifier leurs congés pour ne pas trop perdre de salaire !

Avec ces annonces, c’est encore 1 000 euros par an que la direction veut voler sur les salaires et elle ne renonce pas à la suppression du réseau de transport par cars.

Le lendemain, seule la CGT appelait à un débrayage, à 11 h 30, pour discuter en assemblée générale de la suite à donner au mouvement entamé trois semaines auparavant. La direction, de son côté, organisait des réunions de secteur dès la prise de poste pour expliquer ses nouvelles propositions mettant en colère bon nombre de travailleurs. Une partie voulait débrayer sans attendre 11 h 30 et une centaine d’ouvriers n’ont pas repris le travail après la pause de 9 h 45.

Les travailleurs ont tourné dans l’atelier du Montage pour entraîner, avec succès, des collè- gues restés à leur poste, en scandant « Sans nous, pas de bagnoles » et « Sans sous, pas de bagnoles ». La production s’est arrêtée sans vraiment pouvoir reprendre et finalement plus de 250 ouvriers ont rejoint l’assemblée organisée par la CGT. Les discussions allaient bon train et une majorité a décidé de maintenir la pression, la CGT appelant à un nouveau débrayage le lundi suivant, 22 juin.

Ce jour-là, la direction faisait dire à la hiérarchie qu’elle répondrait dans les « 24 heures » à toute question de salarié relative à son projet, et les chefs d’équipes allaient demander à ceux qui se déclaraient en grève pourquoi ils le faisaient, tentant de les dissuader avec les arguments de la direction. Cela n’a pas empêché 150 salariés de se rassembler et de manifester dans l’atelier Montage. La majorité d’entre eux ont décidé de rester mobilisé et de se retrouver le mercredi 24 juin, à l’occasion d’un comité d’entreprise où la direction avait l’intention de faire valider son projet.

Face aux attaques de PSA, les grévistes n’ont pas l’intention de lâcher.

Correspondant LO 24 Juin 2015
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PSA Rennes : L’annonce fait flop (LO)

Le mercredi 17 juin, en plein conflit sur le projet de baisse des salaires, la direction de l’usine de la Janais convoquait les syndicats à 7 h 30 pour un comité d’entreprise exceptionnel intitulé « Avenir du site de la Janais ». Voulait-elle faire peur en annonçant encore des mauvaises nouvelles pour l’avenir ?

Eh bien non, c’est elle qui est fébrile face à un conflit qu’elle n’arrive pas à arrêter, et elle tente de rassurer. Et pour cela, elle a sorti de son chapeau l’annonce d’un projet de construire au maximum… 15 voitures électriques par jour pour Bolloré dès septembre 2015.

Cela ferait au plus 3 300 voitures à produire par an et cela pourrait donner du travail à une centaine d’ouvriers. Il n’y a pas de quoi rassurer qui que ce soit dans l’usine. Comme le disaient des grévistes le même jour : « Ils se fichent encore une fois de nous avec cette annonce. »

Il n’y a que la presse et les politiques locaux comme Pierrick Massiot, le président socialiste de la région Bretagne, pour avoir vu en cette annonce « une nouvelle page de l’industrie automobile (qui) va s’ouvrir en Bretagne ». Correspondant LO 24 Juin 2015

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

rennes: psa, la janais: 200 salariés en débrayage (fr3)

peugeot 68

De 9h45 à 11h ce vendredi, quelques 200 salariés, selon les syndicats, ont débrayé sur le site PSA de La Janais . Ils s’opposent à la suppression de certains avantages sociaux

Selon un représentant syndical ils seraient près de 200 salariés de PSA La Janais à avoir cessé le travail ce matin à 9h45. Ils entendent ainsi protester contre la suppression annoncée de leur prime d’équipe, une prime d’une centaine d’euros versée jusque là pour compenser la pénibilité des horaires. Car à partir du mois d’août la nouvelle organisation du travail prévoit que les salariés commenceront à 7h10 et non plus à 5h39, d’où la décision de la direction d’arrêter le versement de cette prime qui concerne 1400 salariés.

La direction a également annoncé vouloir supprimer définitivement le service de trans- port en car pour la même raison. Ce service de ramassage des salariés était fourni par l’entreprise mais payé par les 300 salariés usagers. Le débrayage s’est poursuivi jusque 13h aujourd’hui. C’est le dixième mouvement de ce genre ce mois ci pour protester contre ces décisions. Les représentants du personnel envisage une nouvelle mobilisation dès lundi.

Par Maylen Villaverde Publié le 19/06 12:32 mis à jour le 19/06 14:49

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/06/19/psa-la-janais-200-salaries-en-debrayage-pour-conserver-leurs-primes-751605.html

Lire aussi:

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colère à l’usine psa de rennes la janais (npa)

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rennes, psa : un projet de changement d’horaire crée un conflit social (fr3)

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

lannion: fusion alcatel nokia, le pdg confirme des suppressions de postes (fr3)

FRANCE-LABOUR-ALCATEL

Le PDG de Nokia parle de « rééquilibrage des effectifs » chez son rival français Alcatel-Lucent, qu’il s’apprête à racheter. Les fonctions dites « de support » sont dans le viseur. Le site de Lannion serait directement concerné. Dans un entretien accordé au Monde mercredi 17 juin, Rajeev Suri, le PDG du géant finlandais des télécoms, a expliqué qu’« il se pourrait qu’il y ait nécessité de rééquilibrer les effectifs » chez Alcatel-Lucent alors que les géants sont en train de fusionner. Selon le Président de Nokia il n’y a rien de nouveau dans cette annonce. La restructuration suit bien le plan Shift engagé par Michel Combes l’ancien PDG.

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Plus d’ingénieurs, moins de postes dits « support » Le plan prévoit pourtant le maintient des effectifs pendant au moins 2 ans après la clôture de la transaction. R.Suri explique qu’ils ont décidé de recentrer les activités de recherche et développement en France et qu’il y aura des créations de postes d’ingénieurs, jusqu’à 500 personnes. Moins bonne nouvelle, le PDG Finlandais ajoute aussi que l’’«ajustement» sur les effectifs concernerait plutôt les fonctions dites de support: «Nous ne pouvons pas avoir des doublons» dans ce domaine, ajoute M. Suri. Les activités support concernent notamment les services formation, après vente, res- sources humaines ou encore la finance. Des fonctions qui sont aujourd’hui concentrées à Lannion.

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Rien de nouveau pour les syndicats lannionnais Joint par téléphone Hervé Lassalle, délégué CFDT, explique qu’il n’y a rien de nouveau dans les propos du PDG de Nokia. Il expli- que que les 760 salariés du site de Lannion d’Alcatel-Lucent savent très bien depuis l’annon- ce du rachat d’Alcatel par Nokia, qu’ils seront touchés par des restructurations. Pour l’instant aucun détail n’a filtré sur le nombre de suppressions ou le type de poste concernés mais le représentant du personnel ne se fait pas d’illusion.

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Le site de Lannion compte près de 40% du personnel qui occupe des fonctions support: « Nous sommes 760 aujourd’hui. Nous pourrions perdre 300 personnes dans un avenir pro- che ». Si les salariés lannionnais ne sont pas d’illusion ils espèrent toutefois en savoir plus sur le sort qui leur est réservé lors de la prochaine réunion « Gestion Prévisionnelle Emploi et Compétences »  prévue début juillet.
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Aujourd’hui le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia est encore en cours de validation par les autorités concernées. L’opération pourrait être définitivement actée début 2016. Le groupe Nokia-Alcatel-Lucent deviendra alors le géant des télécommunications avec 100 000 salariés dans le monde dont :
- 20 000 en Chine
- 15 000 aux USA
- 13 000 en Inde
- 7 000 en Finlande
- 5 300 en Allemagne
- 4 200 en France
M.Villaverde avec Le Monde Publié le 19/06 16:26

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18 juin 2015 ~ 0 Commentaire

la poste: débrayage à la pic de rennes (lo)

greve-poste-privatisation

À La Poste, les plans de transfert de courrier et les restructurations se succèdent en permanence pour augmenter la productivité.

Ainsi, la fermeture de la plate-forme industrielle de courrier (PIC) d’Arras a eu pour consé- quence le transfert de son activité à Lille Lesquin, mais aussi pour une partie à Rennes, avec 300 000 plis retours par semaine.

De la même façon, au moment où la direction prévoit la fermeture de la PIC de Brest dans les années à venir, elle annonce d’ores et déjà le transfert d’une partie de l’activité tri du Finistère à Rennes à partir de septembre prochain. Cela n’empêche pas la direction de la PIC de Rennes d’annoncer la suppression de cinq emplois en nuit sous prétexte de baisse d’activité du courrier !

Pour toutes ces raisons, les postiers de la PIC de Rennes ont fait grève dans le cadre de préavis syndicaux déposés du 9 au 12 juin. Dans la nuit du 11 au 12 juin, plus de la moitié de l’équipe a tenu à dire que cela commençait à bien faire. Une partie des travailleurs avait décidé de ne pas se rendre au travail ce soir-là et une autre partie a débrayé à 3 h 30 du matin en laissant les machines et les quais en plan.

Les quelques cadres dépêchés sur place pour pallier le manque de personnel ont pu goûter aux joies de la manutention. Quant au directeur, réveillé en pleine nuit, il a dû s’expli- quer devant les grévistes. «Vous dites qu’on est trop nombreux en production, mais alors pourquoi utilisez-vous des heures supplémentaires en permanence, et pourquoi utilisez- vous une douzaine de contrats d’apprentissage?», lui ont-ils demandé.

En équipes de jour, même si les réactions ont été plus minoritaires, plusieurs dizaines de travailleurs ont tenu à débrayer le lendemain, soit une vacation entière, soit deux heures en fin de service. Vendredi soir 12 juin, une partie des salariés de nuit étaient encore en grève. En tout cas, dans l’esprit de beaucoup, les suppressions d’emplois ne passent pas.

Correspondant LO 17 Juin 2015

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18 juin 2015 ~ 0 Commentaire

psa-rennes: débrayer pour freiner les attaques (lo)

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Le 2 juin, à l’appel de la CGT rejointe par la CFDT, 800 salariés débrayaient contre le projet de supprimer la prime d’équipe et le transport par cars.

Conscients que cela ne suffira pas à faire reculer la direction, des dizaines de salariés maintiennent la pression. La direction veut les faire passer d’un horaire de matin permanent à celui de journée. Son but est d’économiser le montant d’une prime mensuelle d’environ 120 euros, pour les 1 400 salariés de production en équipe de matin, plus celui du transport par cars concernant 300 travailleurs.

Pour les travailleurs, les enjeux sont de taille. En plus de bouleverser l’organisation de leur vie, ce projet représente la perte d’environ un mois de salaire par an, dans un contexte où les paies sont bloquées depuis plus de trois ans et amputées par de nombreux jours de chômage. Suite aux trois heures du débrayage réussies le 2 juin, la direction a annoncé huit demi-heures supplémentaires de travail, du lundi au jeudi sur deux semaines, pour récupérer sa production. Pour maintenir la pression, des dizaines de salariés, à l’appel de la CGT, ont débrayé lors de ces demi-heures travaillées.

Les grévistes sont ravis de se rassembler pour montrer à la direction que ses sales coups ne passent plus. Il leur apparaît clairement que c’est le seul moyen dont ils dispo- sent pour se défendre et, que, comme ils le scandent : «La force des travailleurs, c’est la grève!». C’est aussi un bon moment pour se retrouver, discuter de leurs problèmes et créer des liens entre eux. De plus, une pétition CGT, largement signée, témoigne du soutien de la majorité des salariés.

De son côté, la direction, incapable de vraiment récupérer son retard de production, remplace des grévistes par des salariés hors production au mépris de la sécurité et de la qualité. Ainsi elle vient d’annoncer une réunion de concertation dans laquelle elle a ajouté un point concernant des «compensations financières» à la perte de la prime, sujet qu’elle refusait de discuter jusque-là. C’est indéniablement un premier résultat de la mobilisation. La lutte continue… Correspondant LO 17 Juin 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/06/17/psa-rennes-debrayer-pour-freiner-les-attaques_37357.html

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17 juin 2015 ~ 0 Commentaire

377 ex-gad réclament des dommages et intérêts aux prud’hommes (fr3)

gad 2013

Ce lundi, devant le conseil des prud’hommes, 377 ex-salariés des abattoirs Gad de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère contestent leur licenciement pour motif économique. Ils réclament des dommages et intérêts pour licenciement abusif. La décision a été mise en délibéré au 27 novembre.

L’audience s’est tenue jusqu’à 18h. La décision du conseil des prud’hommes a été mis en délibéré au 27 novembre.L’audience devait se tenir le 30 mars dernier mais, à la deman- de des avocats des salariés, un report avait été accordé pour qu’ils puissent étudier tous les documents fournis tardivement par les mandataires de Gad SAS.

L’audience a été délocalisée à la salle socioculturelle de Ploujean, à coté de Morlaix, une salle suffisamment grande pour accueillir les ex-Gad qui contestent leur licenciement. Ils sont 428 ex-employés à poursuivre aux prud’hommes leur ancien employeur, mais ce lundi, seuls les cas de 377 plaignants sont étudiés. Les requêtes des salariés du site de Saint-Nazaire et celles des salariés protégés de Lampaul seront étudiées devant un autre conseil des prud’hommes pour les premiers ou plus tard pour les autres.

Les 377 ex-salariés de Gad veulent faire reconnaître comme abusif le licenciement économique dont il ont été l’objet fin 2013. Ils mettent en avant le fait que la CECAB, le groupe coopératif agro-alimentaire propriétaire de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau réalisait plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires au moment de la fermeture de l’abattoir. Selon eux, l’entreprise n’aurait pas respecté ses obligations de reclassement au sein du groupe. Ils espèrent recevoir des dommages et intérêts pour licenciement abusif. La jurisprudence d’un tel litige, fait qu’en cas de victoire, le plaignant récupère 1 mois de salaire pour 1 an d’ancienneté.

Sur les 377 salariés aux prud’hommes ce lundi, seuls 53 ont retrouvé un CDI

889 licenciements en octobre 2013 Le groupe Gad employait encore 1.700 salariés à la mi-2013. Après la fermeture de ses unités de Lampaul-Guimiliau (889 salariés licenciés) et Saint-Nazaire (80 salariés, Loire-Atlantique) fin 2013, il a cédé son abattoir (755 salariés) de Josselin (Morbihan) en octobre 2014 à la SVA Jean Rozé, filiale d’Intermarché.

Par Thierry Peigné Publié le 15/06 12:59, mis à jour le 15/06 19:38

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/06/15/377-ex-gad-reclament-des-dommages-et-interets-aux-prud-hommes-747431.html

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11 juin 2015 ~ 0 Commentaire

lanester: les salariées de chantelle dans la rue (fr3)

lanester

Ce mercredi, les salariées de l’entreprise de confection Chantelle ont débrayé 1h30 devant l’atelier de Lanester dans le Morbihan.

Il y a une semaine, la direction du groupe a fait savoir son intention de se séparer du site. 112 emplois sont menacés. C’est dans la rue, devant le site, que les ouvrières ont exprimé leur colère.

Alors que depuis le 2 juin, date de l’annonce par la direction du Groupe de lingerie de se désengager de son atelier de production morbihannais, les salariées ne s’étaient que très peu manifestées, elles ont profité ce mercredi d’une rencontre entre les élus du personnel et des représentants de la direction pour sortir et scander leur indignation. Les ouvrières avaient accroché des soutiens-gorges et des culottes au milieu des slogans écrits sur des banderoles :  » Les dessous de Chantelle se font la belle », « Je suis en colère, j’étais Chantelle, je serai ???? Pôle emploi « 

Ecoeurées et abattues Les ouvrières s’indignent du manque de respect avec lequel elles ont été traitées par leur direction, ayant appris par exemple la fermeture de leur atelier par internet ou la presse. Les salariées doutent d’un repreneur potentiel, pourtant annoncé par la direction comme étant une priorité. « Victimes de la mondialisation », elles réfutent l’argument du désengagement du groupe qui avait justifié sa décision en expliquant que « le niveau de résultat deviendrait en 2015 insuffisant pour poursuivre les investissements nécessaires pour assurer le développement et maintenir la compétitivité » de l’atelier de Lanester.

La direction a accepté de mettre en place, à la demande du personnel, une cellule psychologique

Lanester : 112 salariés pour de la corseterie L’atelier de production Chantelle à Lanester a été créé en 1973. Il est dédié à la production en petites séries de produits de corseterie. Ses 112 employés réalisent moins de 2 % de la production du groupe. Chantelle, PME familiale créée en 1876, est devenu un groupe qui a réalisé un chiffre d’affaires de 384 millions d’euros en 2014, dont près de la moitié en France. Chantelle c’est plus de 6.000 employés dans le monde dont 2.200 dans l’Hexagone.

Par Thierry Peigné Publié le 10/06 17:46, mis à jour le 10/06 17:46

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/06/10/lanester-les-salariees-de-chantelle-dans-la-rue-744161.html

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