Archive | Luttes sociales en Bretagne

24 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

bretagne : des mots creux pour les travailleurs et des millions pour les patrons de l’agroalimentaire (LO)

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Les plans de suppressions d’emplois qui frappent plusieurs secteurs en Bretagne (l’agroalimentaire, PSA, Alcatel…) ont provoqué la colère des travailleurs et la mobilisation d’élus ou de patrons, plus ou moins gros, et plus ou moins touchés par ces fermetures. En urgence, le Premier ministre a débloqué une « petite enveloppe » et promis un « pacte d’avenir » pour la Bretagne.

En clair, les patrons de l’agroalimentaire toucheront une aide de 15 millions d’euros, tandis que la plupart des travailleurs jetés à Pôle emploi ou les petits artisans ruinés verront défiler les ministres et écouter leurs bonnes paroles et leurs discours électoraux.

En Bretagne comme partout dans le pays, les travailleurs devront se battre pour leur propres objectifs et sous leur propre drapeau, sans se laisser entraîner par des notables qui se présentent comme des défenseurs de « leur région » ou de telle ou telle filière et qui défendent avant tout leurs profits, quitte à laisser tomber les travailleurs. 17 octobre 2013

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#1

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23 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Nantes, 800 manifestants contre les licenciements chez Alcatel-Lucent (LT)

Nantes, 800 manifestants contre les licenciements chez Alcatel-Lucent (LT) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

Ce mardi matin, à l’appel de l’intersyndicale CFDT/CGT/CFE-CGC, 800 salariés d’Alcatel-Lucent, venus des différents sites français du géant des télécoms, ont manifesté dans les rues de Nantes pour dénoncer le plan «Shift» qui prévoit la suppression de 900 postes en France et 900 externalisations.empty dans Luttes sociales en Bretagne

Le plan de l’équipementier prévoit en particulier la fermeture des sites de Rennes (110 salariés) et Toulouse (100 salariés). A Orvault, près de Nantes, la plus grande incertitude demeure quant à l’avenir du site qui emploie plus de 500 collaborateurs. Les syndicats et les élus locaux indiquent qu’il devrait fermer, fin 2015, quand la direction du groupe parle, elle, de l’arrivée de potentiels partenaires industriels pour reconvertir cette implantation nantaise en «campus digital». «C’est de la sémantique marketing. Vu la conjoncture, cette reconversion est illusoire. La réalité, c’est qu’on va proposer aux salariés d’Orvault des mutations vers Lannion et Villarceaux, en région parisienne. Pourtant, le site d’Orvault est positionné sur des secteurs d’avenir comme celui de la 4G», indique Catherine Oger-Louet, secrétaire CFDT du comité d’entreprise à Orvault. Une vingtaine d’élus locaux, parmi lesquels Gilles Retière, président de Nantes Métropole, et Philippe Grosvalet, président du conseil général de Loire-Atlantique, ont participé à cette manifestation. 22 octobre 2013 à 13h37

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/nantes-800-manifestants-contre-les-licenciements-chez-alcatel-lucent-22-10-2013-2277673.php

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23 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad. Josselin : les CRS interviennent pour laisser passer les camions (LT+OF)

Gad. Josselin : les CRS interviennent pour laisser passer les camions (LT+OF) dans Luttes sociales en Bretagne 534607464

L’abattoir de Gad, à Josselin (56) est à nouveau bloqué ce matin. Hier, il a été le théâtre de heurts entre des salariés de ce site et leurs collègues de Lampaul-Guimiliau (29), dont l’abattoir doit fermer. Une rencontre avec la direction est prévue ce mercredi, à 11 h, à la préfecture du Finistère, tandis qu’à Josselin, une quinzaine de cars de CRS ont pris position. empty dans Luttes sociales en Finistère

11H10. Représentants syndicaux et direction de la Cecab attendus à Quimper
La réunion à la Préfecture devrait bientôt commencer. Y sont attendus les représentants syndicaux de FO, de la CFDT et de la CGT de Gad, ainsi que des membres de la direction de la Cecab, comme le demandaient les salariés : Alain Perrin, le directeur général adjoint, ainsi que le DRH du groupe agroalimentaire.

10H30. Les CRS interviennent pour laisser passer les camions
Les CRS ont délogé les manifestants qui bloquaient l’accès à l’abattoir de Josselin, poussant avec leurs boucliers. « Cela a été assez chaud, mais il n’y a pas eu d’utilisation de gaz lacrymogène », précise le photographe du Télégramme, sur place. Des manifestants qui s’étaient couchés devant un des poids lourds ont été traînés au sol et un CRS a été assez violemment bousculé par les manifestants. L’inter- vention des forces de l’ordre avait pour objectif – réussi – de laisser sortir les camions qui étaient sur le site et devaient en sortir, et, à l’inverse, de faire entrer ceux qui devaient accéder l’abattoir morbihannais.
Le calme est ensuite revenu.

09H30. Annonce d’une rencontre avec la direction de Gad à Quimper
« Une rencontre avec la direction de Gad est prévue ce mercredi, à 11 h, à la préfecture du Finistère, à Quimper », a indiqué Olivier Le Bras, délégué FO de Gad, lui-même salarié de Lampaul. Et de souligner : « On veut que des représentants de la Cecab (*) soient présents à cette réunion ».

09H00. Le site de Josselin toujours bloqué
Ce mercredi matin, le site de Josselin est boqué comme la veille, selon Olivier Le Bras (FO) et Patrick Piguel (CFDT), lui-même en poste à Josselin.
Une cinquantaine de salariés de Lampaul-Guimiliau « ne laissent sortir aucune production », selon Olivier Le Bras.

*
08H00. Des cars de CRS arrivés dans la nuit

« La nuit s’est très très bien passée, on a fait des tours de garde » : la cinquantaine de salariés de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau (Finistère) arrivés sur place mardi, ont passé la nuit devant la porte de l’abattoir de Josselin, où Gad a choisi de concentrer ses activités après la fermeture de Lampaul. Une quinzaine de cars de CRS sont arrivés pendant la nuit, prêts à intervenir alors que les salariés finistériens
empêchaient toute sortie de véhicules de l’usine.

*
« On est têtus, c’est dans notre ADN »
« Les troupes d’irréductibles lampolais sont toujours aussi fraîches et déterminées », a déclaré Patrick Le Goaf, responsable FO de Lampaul et délégué du personnel, qui a passé la nuit dans sa voiture devant la porte de l’usine. Il s’attend à ce que les CRS interviennent dans la matinée à la place des salariés de Josselin pour assurer la sortie de camions de l’usine. « Comme on n’est pas en surnombre, on va se faire virer. Mais on reviendra, on est têtus, c’est dans notre ADN ».

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« Bousculade assez vive et des échanges de coups »
Ce mardi, les salariés des deux sites en sont venus aux mains. D’après les forces de l’ordre, environ 400 salariés du site de Josselin sont sortis de l’abattoir en milieu de journée, repoussant manu militari les manifestants venus de Lampaul. Il y a eu « une bousculade assez vive et des échanges de coups », a-t-on indiqué de même source. 23 octobre 2013 à 11h15 François Destoc, Frédérique Le Gall, Béatrice Pellan, avec AFP * La Cecab, coopérative agricole bretonne, est l’actionnaire majoritaire (65 %) de la société Gad.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/gad-le-site-de-josselin-encore-bloque-rencontre-a-la-prefecture-du-finistere-a-11-h-23-10-2013-2279036.php

Gad. Heurts entre CRS et salariés devant l’abattoir de Josselin (OF)

Depuis mardi matin, une cinquantaine de salariés de Gad Lampaul-Guimiliau occupent le site de Josselin. Plusieurs dizaines de CRS ont dégagé de force mercredi matin la sortie de l’abattoir bloqué depuis 24 heures par des salariés. Les CRS ont formé un cordon pour permettre à une demi-douzaine de camions de sortir de l’usine. Les manifestants les plus déterminés ont demandé au blocage complet de l’entreprise.

L’usine demande l’intervention des CRS Cette dernière, en manque d’approvisionnement à demander l’intervention des CRS provoquant des heurts avec les employés de Gad. Des manifestants qui s’étaient couchés devant un des poids lourds ont été traînés au sol et un CRS a été assez violemment bousculé par les manifestants. Les salariés finistériens des abattoirs Gad, voués au licenciement, se disaient déterminés ce mercredi matin à poursuivre le blocage du site morbihannais de Josselin, qui doit lui poursuivre son activité. Une quinzaine de cars de CRS se sont déployés sur place, au lendemain de heurts entre ouvriers.

Déblocage par les CRS dans la matinée ? « Les troupes d’irréductibles lampolais sont toujours aussi fraîches et déterminées », a déclaré Patrick Le Goaf, responsable FO de Lampaul et délégué du personnel, qui a passé la nuit dans sa voiture devant la porte de l’usine. Il a dit s’attendre à ce que les CRS interviennent dans la matinée à la place des salariés de Josselin pour assurer la sortie de camions de l’usine. « Comme on n’est pas en surnombre, on va se faire virer. Mais on reviendra, on est têtus, c’est dans notre ADN », a-t-il assuré.

Réunion à Quimper Face à cette situation de blocage, le préfet du Finistère a invité les partenaires sociaux, entreprise et représentants des salariés, à une réunion en préfecture du Finistère, à Quimper, ce mercredi matin à 11 h. Emploi mercredi 23 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Gad.-Heurts-entre-CRS-et-salaries-devant-l-abattoir-de-Josselin_6346-2242049_actu.Htm

 

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22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Plougastel-Daoulas, Queven, grève des conducteurs des Citerniers bretons (OF + LT)

Plougastel-Daoulas, Queven, grève des conducteurs des Citerniers bretons (OF + LT) dans Brest et région y-en-a-marre1

À Pougastel-Daoulas, aucun des 25 conducteurs de l’entreprise des Citerniers bretons n’a pris le volant ce matin.

Les camions sont bloqués au siège situé dans la zone de Ty-ar-Menez. « Les grévistes manifestent contre les conditions de travail qui se sont dégradées », explique le délégué syndical FNCR (Fédération nationale des conducteurs routiers). Un sentiment partagé par les deux autres syndicats de l’entreprise, la CFDT et la CGT. Tous demandent un arrêt immédiat des « pressions », ainsi qu’une augmentation de leur taux horaire qui correspondrait à un rattrapage sur les salaires de 2013. Enfin, ils exigent de pouvoir à nouveau choisir leurs dates de congés.  Social lundi 21 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Plougastel-Daoulas.-Greve-des-conducteurs-des-Citerniers-bretons_40779-2241490——29019-aud_actu.Htm

Quéven. Grève aux Citerniers bretons

22 octobre 2013 à 10h09 Réagir à cet article

Un mouvement de grève perturbe depuis ce lundi l’entreprise Les citerniers bretons, qui emploie près de 220 conducteurs en Bretagne, dont une soixantaine sur le site de Quéven (56), et qui est la propriété du groupe EB-Trans France. Près de 80 % des conducteurs ont suivi cet appel à la mobilisation lancé par une intersyndicale qui réclame une augmentation de 3 % des salaires et la fin de certaines pressions. Aucun blocage n’a cependant été constaté sur les sites de Plougastel-Daoulas ou Quéven. Ce mardi matin, des représentants de l’intersyndicale rencontrent à Quéven des membres de la direction générale.

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/couronne/queven/queven-greve-aux-citerniers-bretons-22-10-2013-2277624.php

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22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, 150 salariés d’Alcatel-Lucent en route vers la manifestation à Nantes (OF)

Lannion, 150 salariés d’Alcatel-Lucent en route vers la manifestation à Nantes (OF) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

Trois cars d’Alcatel-Lucent à la manifestation à Nantes

150 salariés d’Alcatel-Lucent répartis en trois autocars sont partis à 7 h 30 de leur site Lannion pour rejoindre Nantes où une manifestation est prévue ce mardi contre le nouveau plan de suppression de postes prévu dans leur groupe. Ce plan prévoit la suppression de 900 postes en France et l’externalisation de 900 autres ensuite. Si ce plan Shift apportera de l’activité transférée du site fermé à Rennes vers Lannion, il supprimera aussi des postes localement.

Cette semaine, de nouvelles réunions sont prévues entre syndicats et direction, sans qu’on sache si la déclinaison locale des 900 suppressions annoncées. Mercredi, à Villarceaux, un comité de groupe France traitera de l’avenir de toutes les filiales du groupe en France. Jeudi, ce sera un CCE (comité central d’entreprise) d’Alcatel-Lucent France. Connaîtra-t-on l’impact de ce plan Shift à Lannion d’ici la fin de la semaine ? Ou lors des « réunions d’organisation » entre syndicats et direction, prévues mercredi 30 et jeudi 31. Social mardi 22 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lannion.-150-salaries-d-Alcatel-Lucent-en-route-vers-la-manifestation-a-Nantes-video-_40805-2241647——22113-aud_actu.Htm

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes : Les ingénieurs d’Alcatel-Lucent et Renesas manifestent ensemble (FR3)

Rennes : Les ingénieurs d'Alcatel-Lucent et Renesas manifestent ensemble (FR3) dans Luttes sociales en Bretagne y-en-a-marre

Les salariés d’Alcatel-Lucent et Renesas vont manifester ce vendredi midi à Rennes.

Ce sont deux entités bien différentes et pourtant, les voici main dans la main pour tenter de sauver leur emploi.  Ces spécialistes en recherche et développement dans le secteur de la téléphonie sont en colère. Ils veulent se faire entendre au milieu des cris de désespoir qui traversent la Bretagne. Ils ont décidé de manifester ensemble à Rennes aujourd’hui. Ils demandent que l’Etat réagisse pour consolider les compétences Recherche et Développement dans le Bassin Rennais. D’autant plus, disent-ils que l’Etat subventionne ces entreprises par le biais du Crédit Impôt Recherche.

300 postes d’ingénieurs rennais menacés Alcatel-Lucent qui a réuni ce 8 octobre un comité d’entreprise européen, a annoncé 900 nouvelles suppressions d’emplois en France et la fermeture notamment du site de Rennes (120 personnes). Chez Renesas, le laboratoire rennais de R&D Renesas Design France est aussi menacé. Cette filiale du japonais Renesas Electronic ne sera pas reprise par l’américain Broadcom, qui vient d’acquérir les actifs LTE du groupe. Les 170 salariés rennais (dont 90 % d’ingénieurs) de Renesas Design France pourraient donc s’ajouter à la liste des demandeurs d’emplois. Une délégation des représentants des deux entreprises sera reçue à 12h30 en Préfecture de Région. Stéphanie Labrousse et Sylvaine Salliou Publié le 18/10/2013 | 11:02, mis à jour le 18/10/2013 | 11:03

http://bretagne.france3.fr/2013/10/18/rennes-les-ingenieurs-d-alcatel-lucent-et-renesas-manifestent-ensemble-341147.html

 

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Nantes Manif des étudiants nantais en travail social (OF)

 Nantes Manif des étudiants nantais en travail social (OF) dans Luttes sociales en Bretagne 500social-misere-ironique

Les étudiants des écoles du Pôle nantais du travail social ont manifesté aujourd’hui jeudi devant la préfecture. Leurs métiers d’assistant social, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, ils l’apprennent autant sur le terrain qu’à l’école. Problème : la gratification est devenue obligatoire cet été pour les stages de plus de deux mois. Les organismes n’avaient pas prévu de leur verser cette année ; du coup, ça coince pour décrocher les stages. Ils attendent un geste des pouvoirs publics, la création d’un fonds de financement. Un membre du cabinet du préfet les a reçus. Il a pris note des situations de détresse d’étudiants bloqués pour aboutir dans leur formation. L’idée d’une coordination nationale des étudiants est toujours dans l’air, avec un rendez-vous posé à Rennes le 16 novembre, indiquent les manifestants. Social jeudi 17 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Manif-des-etudiants-nantais-en-travail-social_40815-2240257——44109-aud_actu.Htm

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel-Lucent : liquidateurs d’emplois

Alcatel-Lucent : liquidateurs d’emplois dans Luttes ouvrières alcael-lannion

Jusqu’à maintenant, les accords compétitivité avaient essentiellement frappé dans l’industrie automobile avec comme fond de justification, la crise profonde du secteur.

Avec Alcatel c’est l’industrie électronique qui vient sur le devant de la scène sociale et, au vu de l’ampleur des prétentions patronales, sur la scène politique. Dans le cadre du gigantesque Monopoly industriel mondial permanent, en 2006 le mariage du groupe français Alcatel et de l’américain Lucent donnait naissance au n°1 mondial des équipementiers de télécommunication.

Leur faillite Économie d’échelle, mise en commun de secteurs d’activité et de recherche devaient donner au groupe une rentabilité confortable. Avec, en conséquence, des centaines de suppressions de postes. Concurrence des pays émergents, erreurs dans les stratégies industrielles ont conduit le groupe à un endettement de 6 milliards d’euros.

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Pour les patrons du groupe, une seule solution : faire des économies sur le dos des salariéEs. Leur sixième plan de restructuration prévoit des mesures brutales : en France deux sites fermés rapidement, trois autres cédés dans le cadre d’externalisation, 10 000 suppressions d’emplois dans le monde dont 900 en France, auxquels il faut ajouter 900 « externalisations ». Leur politique a déjà conduit à 12 500 suppressions de postes en 2007, 4 000 en 2008, et le dernier plan de 1 420 n’est même pas terminé. Dans le même temps, les dirigeants se sont succédé abandonnant tour à tour le navire, dont Tchuruk avec son fameux parachute doré de 5, 7 millions d’euros.

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Pour le syndicaliste responsable de la CFE-CGC, François Schmets : « Ce n’est pas parce que l’on négocie qu’on parvient à un accord. Nous sommes tout à fait conscients de la gravité de la situation du groupe, mais nous voulons que les efforts soient répartis équitablement entre les pays. C’est le minimum. » D’autres critiquent la stratégie industrielle qui tend à déplacer le centre de gravité de la France vers les États-Unis : « L’objectif, c’est de faire baisser le nombre d’emplois supprimés en France et le nombre de fermetures de sites », selon le délégué central CFDT.

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Du côté du gouvernement, la ministre de l’Économie numérique, Fleur Pellerin, et celui du Redressement productif, Montebourg, appellent les opérateurs (SFR, Bouygues et Free) à « avoir un comportement vertueux et patriote… lors des grands appels d’offres liés à la 4G ». Le 9 octobre, après avoir rappelé qu’Alcatel touche environ 80 millions d’euros au titre du « crédit d’impôt recherche », Jean-Marc Ayrault déclarait : « S’il n’y a pas d’accord majoritaire, le plan social ne sera pas agréé, puisque maintenant, la loi donne à l’État la responsabilité de le faire »…

L’indispensable mobilisation Tout cela ne risque pas de faire revenir Alcatel sur ses projets. Au contraire, la loi sur la compétitivité issue de l’ANI va permettre au groupe mettre en œuvre son plan avec des délais raccourcis, des garanties moindres pour celles et ceux qui changeront de site ou qui seront licenciéEs. Comme à chaque fois, la mobilisation est difficile. Au fil des années, la stratégie patronale de suppression de postes, licenciements, départ anticipés, engendrent un fatalisme démobilisateur.

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Pourtant des ripostes ont déjà eu lieu dès l’annonce du plan, avec des débrayages parfois massifs, comme sur le site d’Orvault promis à la fermeture ou à la cession. Ce mardi 15 octobre, la manifestation devant le siège d’Alcatel à Paris a réuni plus d’un millier de salariéEs en colère venuEs de la plupart des sites concernés ou non. Pour se construire, la mobilisation de celles et ceux d’Alcatel doit trouver deux points d’appui. Tout d’abord une revendication claire de refus de toute suppression de poste, de tous les licenciements, de toutes les mutations, en posant la question de l’expropriation du groupe si la direction refuse de revenir sur son plan. En même temps, il faut rechercher et construire les convergences.

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En bloquant l’aéroport de Brest puis en rejoignant des groupes de Jeunes agriculteurs, de la FDSEA et d’aviculteurs, les salariéEs de l’agro-alimentaires de Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest et Gad, montrent la voie de convergences possibles. Pas sûr que les « politiques » rencontrés à Brest et Morlaix aient entendu leurs messages. En s’y mettant toutes et tous, la montée des mobilisations faisant reculer patrons et gouvernement pourrait se faire à l’Ouest…

Robert Pelletier Mercredi 16 octobre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

PSA, La Janais, débrayage important chez Peugeot Citroën Rennes (Fr3)

PSA, La Janais, débrayage important chez Peugeot Citroën Rennes (Fr3) dans Luttes ouvrières lion-222x300

Mille salariés ont débrayé ce mercredi midi à PSA La Janais près de Rennes.

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Les syndicats veulent faire pression sur la direction et s’inquiètent des rumeurs sur la montée au capital d’un groupe chinois et de l’Etat français. Les salariés de PSA La Janais font front. Ils sont de plus en plus nombreux à faire pression sur la direction. Ce mercredi matin, les syndicats eux-mêmes étaient unis. Une très large intersyndicale qui appelait au débrayage. A midi, mille salariés ont stoppé le travail et se sont réunis devant le site. La moitié du personnel en activité aujourd’hui était présente. Le plan de départ volontaire prévoit la suppression de 1400 postes d’ici le mois de décembre. 900 personnes ont adhéré au plan, 200 autres départs sont en cours de validation, il reste encore à trouver 300 autres volontaires disposé à partir.

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Il y a quelques jours une pétition avait recueilli 2876 signatures sur 3500 salariés. Du jamais vu. Les ouvriers de PSA réclament des investissements de la part du groupe sur la période 2014-2016 avec la production minimum de 150 000 véhicules par an. Conditions nécessaires minimum pour garantir l’avenir du site rennais. Les salariés demandent un plan de charge pour anticiper aussi la venue d’un nouveau véhicule en 2017. Ce mercredi 16 octobre, le comité paritaire stratégique de PSA se réunit à Paris. Avec la forte mobilisation d’aujourd’hui, les salariés de Peugeot Citroën ont envoyé un signal fort à la direction.  Les syndicats expriment leur inquiétude quant aux rumeurs de la montée au capital de PSA Peugeot Citroën du groupe chinois Dongfeng et de l’Etat français. Ils craignent que le groupe deviennent ingérable avec autant d’actionnaires venus de pays différents.  Nicolas Corbard, Gilles Le Morvan Publié le 16/10/2013 | 12:44, mis à jour le 16/10/2013 | 15:5

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http://bretagne.france3.fr/2013/10/16/debrayage-important-chez-peugeot-citroen-rennes-339769.htm

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Nantes: pour contester la réforme des rythmes scolaires, grève du personnel municipal dans les écoles (LO)

Nantes: pour contester la réforme des rythmes scolaires, grève du personnel municipal dans les écoles (LO) dans Educ'action les-agents-ont-decide-de-poursuivre-la-greve-au-moins_358917_510x255

Nantes, la ville de Jean-Marc Ayrault, ne pouvait pas ne pas être en pointe pour l’application de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. Seulement, voilà, quelques semaines après la rentrée c’est la grogne qui s’installe et de la grogne, on est passé à la grève pour protester contre les conditions de travail qui s’aggravent pour le personnel municipal impliqué.

Le mouvement de grève touche particulièrement les Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), le personnel dont les conditions de travail se sont le plus dégradées. Leur travail devient plus complexe, il faut toujours entretenir les locaux, le matériel, mais en plus encadrer les enfants jusqu’à 16 h 30, puis les emmener dans plusieurs lieux de l’école pour les activités péri-scolaires. La grève touche aussi le personnel de Nantes action périscolaire, c’est-à-dire des animateurs chargés de mettre en place les activités dites « d’éveil » et qui protestent contre le manque d’effectifs, de moyens et des conditions de travail intenables. On leur demande par exemple de remédier à l’absence d’Atsem non prévues et non remplacées, de prévoir des animations mais sans temps de préparation, ni moyens matériels et humains, car en fait ils ne sont pas assez nombreux.

Commencé jeudi 10 octobre, le mouvement commence à prendre de l’ampleur avec 85 cantines fermées sur 114 écoles le lundi suivant et des rassemblements devant la mairie, sur le temps de midi, qui regroupent jusqu’à 200 personnes, des Atsem, des agents de restauration, des concierges, des animateurs péri-scolaires et également quelques professeurs des écoles malmenés aussi par cette réforme. Mardi 15 octobre, jour de mobilisation sur les retraites, 150 manifestants grévistes partis de la mairie ont rejoint en cortège le rassemblement prévu à la préfecture. Pour l’instant, la seule réponse des élus c’est de dire que cette réforme se fait au fur et à mesure et en substance, qu’il est urgent d’attendre… Devant ce mépris affiché, la grève a été reconduite avec une nouvelle manifestation prévue le 17 octobre devant la mairie et un appel à généraliser le mouvement sur les autres villes du département avec les enseignants et les parents. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2359&id=20

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