Archive | Luttes sociales en Bretagne

12 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

carrefour saint brieuc (lutte ouvrière)

Manara-marre

Carrefour Saint-Brieuc: non au licenciement de Jimmy !

La direction de Carrefour de Langueux, dans les Côtes-d’Armor, a décidé de licencier pour faute lourde un jeune salarié de 27 ans pour avoir déposé un emballage de sextoy sur la voiture du directeur lors d’une grève en mars dernier.

Depuis l’annonce de son licenciement le 18 juin, une mobilisation s’est organisée autour des militants CGT pour exiger sa réintégration. Le 23 juin, certains de ses collègues ont bravé les pressions de la maîtrise et ont débrayé. Une pétition a recueilli plusieurs milliers de signatures de clients écœurés par les méthodes de Carrefour. Mercredi 4 juillet, un rassemblement de plusieurs dizaines de militants de diverses organisations à l’entrée de la grande surface a réaf-firmé le soutien à Jimmy. À la demande de la CGT Carrefour, notre camarade Nathalie Arthaud a envoyé un communiqué au nom de Lutte Ouvrière où nous affirmons notre entier soutien à Jimmy.

Si la direction de Carrefour voulait faire un exemple en licenciant un travailleur combatif, pour décourager tous ceux qui luttent contre son plan de suppression d’emplois, c’est raté. Une nouvelle action est prévue mercredi 11 juillet à l’entrée du magasin de Langueux. La solidarité et la mobilisation de tous les travailleurs est le meilleur gage pour que les mauvais coups des patrons, de Carrefour et d’ailleurs, ne passent pas.

Correspondant LO 11 Juillet 2018

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12 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

sncf rennes (lutte ouvrière)

cheminot

SNCF Rennes : directions condamnées!

La SNCF Réseau et la SNCF Mobilités viennent d’être reconnues coupables pour leurs responsabilités lors d’une collision entre un TER et un camion survenue en octobre 2011 au passage à niveau de Saint-Médard-sur-Ille en Ille-et-Vilaine. Cet accident avait fait trois morts et 47 blessés, dont plusieurs graves. La SNCF a été condamnée à 600 000 euros d’amende.

Ce n’est pas cher payé pour un drame survenu à un passage à niveau où un accident similaire avait eu lieu en 2007, faisant déjà de nombreux blessés, sans que la SNCF ne réagisse. C’est d’ailleurs ce qu’a dénoncé le tribunal de Rennes.

Pourtant, suite à l’accident de 2007, des mesures avaient été recommandées en 2009 dans un rapport du Bureau d’enquêtes (BEA-TT). Mais ce rapport ne contraignait en rien la SNCF à appliquer les mesures préconisées ! À l’époque d’autres enquêtes, dont celles menées par des militants du comité d’hygiène et de sécurité de l’établissement Traction de Rennes préconi-saient la suppression du passage à niveau très dangereux et certaines mesures d’urgence en attendant sa suppression : ralentissement de la vitesse des trains, mise en place d’un système de prévenance pour arrêter les trains en cas d’obstacle sur le passage à niveau… Toutes ces mesures avaient été balayées d’un revers de main par la direction de la SNCF.

Les conducteurs de train qui circulaient sur cette ligne connaissaient le danger, le nombre important de camions qui franchissaient cette route, le peu de visibilité à l’approche du passage à niveau où on pouvait arriver avec un train lancé à 140 km/h.

Pendant les années qui ont suivi l’accident, beaucoup de conducteurs ralentissaient volon-tairement la vitesse du train à 60 km/h avant le passage à niveau malgré la pression d’une partie de l’encadrement contre ces conducteurs. Par contre, les victimes, le comité de défense des victimes, la municipalité de Saint-Médard et les cheminots qui travaillent sur cette ligne allaient tous dans ce sens.

Alors, ce jugement donne raison à tous ceux qui réclament depuis des années la suppression de ce passage à niveau dangereux !

Correspondant LO

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11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingmp (le télégramme + fr3)

guing

Maternité de Guingamp. L’ARS prête à réétudier le dossier ?

Des salariés de la maternité menacée de fermeture ont été reçus par le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS). Pas de quoi les rendre totalement optimistes pour la suite même si le directeur de l’ARS a semblé plus ouvert que ces derniers jours.

Douze femmes et deux enfants. La mobilisation des salariés de la maternité de Guingamp tenait sans doute plus du symbole, mercredi, sous les fenêtres de l’Agence régionale de santé (ARS), à Rennes. Mais là n’était pas l’essentiel. Dénonçant depuis des semaines le manque de considération de l’instance régionale à leur égard, les salariées présentes étaient déjà heureu-ses de pouvoir rencontrer pour la première fois son directeur Olivier de Cadeville, « alors qu’il n’est jamais venu nous voir et que l’ARS ne s’est jamais déplacée », peste cette sage-femme.

Et si le directeur de l’ARS estimait, il y a peu encore, inéluctable la fermeture de la maternité faute de couverture médicale, sa fermeté semble aujourd’hui moins évidente si l’on en croit la délégation reçue à Rennes. « Je n’ai pas trouvé qu’on n’avait pas été écoutée », témoigne Nathalie Thominiaux, sage-femme faisant partie des trois salariées reçues.

Le patron de l’ARS a déployé les mêmes arguments que précédemment pour justifier la fermeture de la maternité – en particulier la démographie médicale – mais « il s’engage à réétudier (le dossier) et à rerencontrer les interlocuteurs », explique Karen Boualegue, puéricultrice. « Il va réévaluer, il a encore plusieurs acteurs à rencontrer », confirme Nathalie Thominiaux. En particulier les médecins de la maternité, qui seront également contactés.

Guingamp c’est un symbole, un phare

De quoi rendre les assistantes médicales confiantes à l’issue du rendez-vous ? « Ni oui ni non », confie Karen Boualegue, puéricultrice, sans pouvoir masquer sa moue. Car si la ferme-ture est aujourd’hui suspendue, elle est toujours effective pour le 31 janvier 2019. Mais après 1 h 30 d’échanges avec l’ARS, les salariées avaient déjà la satisfaction d’avoir pu développer leurs arguments. Y compris la nécessité de conserver un lieu de vie aussi important qu’une maternité, dans un territoire où la pauvreté est plus forte qu’ailleurs en Bretagne. « Guingamp c’est aussi un symbole, un phare », rappelle Nathalie Thominiaux. « Un lieu où l’on vit, il faut pouvoir y naître ».

La douzaine de salariées est ensuite repartie en Centre-Bretagne, plus que jamais motivée pour conserver sa maternité. Et pour mobiliser de nouveau la population dans un esprit festif, sages-femmes et puéricultrices ont prévu d’organiser un relais sportif entre Carhaix et Guingamp, suivi d’un Fest-noz, le 15 septembre. « Mais si on voit qu’on n’est toujours pas entendues, ça sera moins festif ensuite », prévient d’ores et déjà l’une d’entre elles.

11 juillet 2018  Philippe Créhange

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11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

plouguernevel hôpital (ouest france)

ploug

Plouguernével. Sept emplois vont être supprimés à l’hôpital

Vendredi, une centaine d’employés de l’Association hospitalière de Bretagne (AHB) ont mani-festé pour dire « non » à la suppression de sept emplois à la blanchisserie. « Nous ne pouvons pas accepter que les salariés paient les frais d’une mauvaise gestion », estiment les respon-sables de la CGT qui ont rassemblé vendredi, en fin de matinée, près de 100 manifestants devant les grilles du centre hospitalier de Plouguernével.

La réduction des effectifs à la blanchisserie a été actée par le conseil d’administration de l’AHB le vendredi 29 juin. « Ce service passerait de 12,5 emplois à temps plein (ETP) à 5,25 ETP, soit la suppression de sept postes. L’entretien du linge serait sous-traité », annonce le syndicat.

Du matériel vétuste

« Depuis de nombreuses années déjà, les instances du personnel de l’établissement ont alerté la direction de l’hôpital sur la dégradation des conditions de travail, notamment la vétusté du matériel de la blanchisserie qui met en cause la sécurité du personnel », rappellent les repré-sentants de la CGT. Le syndicat entend dénoncer « un laxisme de la part des directions suc-cessives qui, malgré les demandes répétées des instances représentatives du personnel, n’ont pas réalisé les investissements nécessaires au fur et à mesure des années. »

La CGT demande à la direction « de reprendre le dossier, afin de maintenir les emplois sur Plouguernével, tout en réalisant les investissements nécessaires au bon fonctionnement de la blanchisserie, un service à part entière pour les patients et résidents ».

La direction assure un reclassement

Xavier Chevassu, le directeur général de l’AHB, a rappelé que l’équipement était vieillissant et qu’il devenait urgent de trouver « une solution pérenne ». Le conseil d’administration a travaillé sur trois hypothèses : investir, externaliser l’activité ou opter pour une solution mixte. C’est cette dernière qui a été privilégiée. « Ce n’est pas la moins coûteuse, c’est 100 000 € de plus », pré-cise-t-il. Elle aboutit au maintien de cinq emplois au sein de la blanchisserie, les sept autres sa-lariés bénéficieront d’un reclassement sur le site : cinq dans les services logistiques, deux au service transport. «Enfin, investir dans du neuf (trois millions d’euros) ne paraissait pas justifié, car les hospitalisations complètes sont en baisse depuis plusieurs années», ajoute le directeur.

10/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

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10 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

plouagat (l’echo + lt)

Manara-marre

Fusion entre Triskalia et Daucy : des chauffeurs inquiets manifestent devant l’usine de Plouagat

La fusion entre Triskalia et Daucy suscite des craintes pour les chauffeurs de Transkalia, qui manifestent ce vendredi devant l’usine Triskalia, à Plouagat.

Ce vendredi 6 juillet, une vingtaine de chauffeurs de Transkalia ont débrayé et se sont rassemblés devant l’usine d’aliment pour bétail de Nutréa-Triskalia, rue de la gare à Plouagat, au bord de la RN12 entre Guingamp et Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

Les manifestants exprimaient très clairement le motif de leur colère :

La coopérative agroalimentaire Triskalia est actuellement en discussion avec Daucy en vue de fusionner les deux groupes et en même temps, se prépare à se débarrasser brutalement et sans concertation avec ses salariés, de certaines de ses filiales jugées par elle, pas suffisam-ment rentables ». Selon eux, aujourd’hui, l’unité de transport Transkalia, filiale du groupe, «se trouve dangereusement dans le viseur de l’état major de Triskalia ».

Face à cette situation «inacceptable», les chauffeurs de Transkalia sont remontés. Ils ne souhaitent pas «laisser Triskalia les vendre au plus offrant» et refusent «de perdre dans cette opération, une grande partie des clauses des contrats de travail acquises au fils des années par la lutte».

Les chauffeurs en colère ont des revendications bien claires :

Le maintien de Transkalia dans le Groupe Triskalia et le maintien de leurs droits acquis en matière de rémunération et de conditions de travail ». Le mouvement est soutenu par l’Union syndicale Solidaires des Côtes-d’Armor.

  6 Juillet 2018

https://actu.fr/bretagne/

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08 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

lorient racisme (ouest france)

Bretagnen Antifasciste

Pays de Lorient. Racisme : « Je n’ai plus envie de me taire »

Associations et habitants se mobilisent pour soutenir un citoyen de la commune, victime d’une violente agression raciste.

Suite à l’agression raciste qu’a subie un citoyen de Locmiquélic, près de Lorient (Morbihan), des associations et des habitants se mobilisent pour le soutenir et dénoncer les actes violents dus aux différences. Un citoyen de la commune a subi une agression physique dimanche 27  mai, au fort de Pen-Mané, alors qu’il se promenait en pleine journée. Deux personnes l’ont agressé et il a subi des injures raciales.

Lèvre fendue, côtes fêlées

« À l’aube de mes cinquante ans, je n’ai plus envie de me taire. » Lèvre fendue, côtes fêlées et arrêt de travail en ont été les conséquences. Un petit groupe de personnes s’est réuni derniè-rement pour le soutenir et dénoncer tous types de violences, qu’elles soient racistes, antisé-mites, misogynes ou envers les personnes handicapées : « Nous souhaitons réhabiliter la différence et la mettre en lumière. »

Nombreux soutiens

Par solidarité et avec le soutien de la municipalité, des associations, telles que les Ateliers du bout de la cale, Minagraf, Les Passeurs d’Oz, mais aussi de simples habitants, touchés, ont décidé de créer un événement autour de cette agression, samedi 14 juillet.

Une déambulation

À partir de 17 h, tous se retrouveront sur la place du marché pour une déambulation vers le bunker du fort de Pen-Mané, transformé en espace d’expression et de parole. « Pour que cet objet symbolique de la guerre et de la haine devienne un monument d’amour », a précisé Gaële Flao, des ABC. Là se tiendra un pique-nique sur le principe de l’auberge espagnole. Chacun pourra emmener de quoi boire et se restaurer. Fresques, performances, concerts, danse, poésie, création d’un fanzine sont aussi au programme de l’événement.

Un appel à participation volontaire est lancé. Les organisateurs sont également à la recherche d’un groupe électrogène.

loreint

Samedi 14 juillet, à partir de 17 h : événement « Je ne veux plus me taire », autour du bunker du fort de Pen-Mané.

Contact : neplusmetaire@gmail.com.

06/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

uzel (le télégramme)

super cgt

Routes: le centre d’exploitation d’Uzel va fermer

Le Département a décidé de fermer trois centres d’exploitation des routes, ceux d’Uzel, Loudéac et La Chèze. Les équipes seront regroupées au sein d’un nouveau bâtiment qui verra le jour sur Trévé à l’horizon 2020.

Le Conseil départemental des Côtes-d’Armor a pour projet la fermeture du centre d’exploitation des routes d’Uzel. Une nouvelle qui ne rassure par les agents départementaux. Ils ont exprimé leur inquiétude lors d’une réunion organisée ce mardi 3 juillet à l’antenne uzelaise par la CGT-Routes.

Pour Olivier Even, secrétaire de la section CGT-Routes, l’heure est à la mutua-lisation des moyens dans les centres d’exploitation du Département.

« Six centres sont rattachés à l’agence technique départementale (ATD) de Loudéac. Ceux de Merdrignac, Collinée, Guerlédan, La Chèze, Uzel et celui de Loudéac », raconte-t-il. L’objectif est de regrouper ces trois derniers centres au sein d’une seule et même structure. « Un terrain a été acquis à Trévé par le Conseil départemental pour réaliser une construction neuve, si le budget est là ! ».

« Le service sera moins bien assuré »

Les agents affirment que le centre de La Chèze sera transféré en septembre à Loudéac tandis qu’Uzel fermera en octobre 2020. «C’est ce qu’on a pu lire», déclarent-ils. Des décisions prises lors de comités techniques «où il n’y a pas de consultations des personnes concernées», regrette Thomas Laurent, un agent.

Au-delà de la fermeture du centre, les salariés redoutent une baisse de la qualité du service rendu aux usagers. « On est un service public d’entretien des routes et d’exploitation, c’est-à-dire que l’on intervient lors des accidents, lors des événements météorologiques extrêmes type tempêtes, inondations. On assure le service hivernal. Le Département veut réduire les moyens, on interviendra donc moins sur le réseau et surtout là où il y a peu de trafic. Les habitants, les élus doivent comprendre que le service sera moins bien assuré ».

L’antenne d’Uzel rassemble actuellement trois agents et un chef d’équipe. Ils se chargent de l’entretien de 130 km de route dont la départementale 700. « Le centre d’Uzel est bien placé. Il est près de la côte de Berlouze, L’Hermitage-Lorge. On ne comprend pas cette politique qui nous demande de travailler moins bien à l’avenir », confient-ils.

Le faire savoir lors du Tour de France

Les agents ont décidé de faire entendre leur mécontentement et comptent déposer un préavis de grève ces jours-ci. Un mouvement de contestation qui pourrait s’exprimer au moment du passage du Tour de France. Interrogé, Éric Vantal, directeur adjoint des services au Conseil départemental, a confirmé la fermeture du centre d’exploitation d’Uzel et la création à Trévé  d’un nouveau centre qui regrouperait l’antenne d’Uzel plus La Chèze et Loudéac.(…)

 03 juillet 2018  Thierry Le Corre

https://www.letelegramme.fr/

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

guingamp hôpital (of + le tél)

Ben Hur, Photo 4

Guingamp. Hôpital : Les travailleurs de nuit dans l’impasse

La CGT, à la demande du personnel de nuit, a déposé un préavis de grève illimitée.

Le dialogue se tend entre la direction de l’hôpital à Guingamp (Côtes-d’Armor) et le personnel de nuit. La nouvelle rotation du temps de travail provoque la colère des équipes. Déjà, le  14 juin  dernier, le Comité Technique d’Établissement (CTE) avait tourné court. Le personnel et leurs représentants CGT et CFDT ayant refusé de siéger, le comité était reporté à ce jeudi 5 juillet.

Gladys Le Fèvre, représentante CFDT, explique : « Nous avons 26 questions à l’ordre du jour. Nous demandons à reporter celle concernant la nouvelle trame afin de pouvoir discuter des autres. » Une demande à laquelle s’est jointe la CGT. La direction a refusé d’éluder cette ques-tion, invoquant « un débat nécessaire », et ce dernier CTE a, de nouveau, tourné au vinaigre.

« Plus de vie de famille »

Environ une cinquantaine de personnes, membres du service de nuit, se sont donc retrouvées devant une salle de réunion à fustiger une nouvelle organisation qu’ils ne digèrent pas. Céline Beaudouin, infirmière de nuit, résume la nouvelle trame : « C’est simple, nous n’aurions plus aucune vie de famille. Nous passerions d’un week-end sur deux entièrement libres à un week-end sur six. Tous les autres seraient cassés. »

En effet, sur les cinq week-ends dits « non libres », les équipes de nuit peuvent travailler soit le samedi, soit le dimanche, ou le vendredi soir. Gaël Cornec, directeur des ressources humaines de l’hôpital défend sa proposition : « Ces week-ends coupés sont liés à une demande des syndicats qui souhaitaient une trame 100 % réglementaire. »

Rester à la trame actuelle

Une mesure qu’il dit accepter de négocier avec les syndicats, mais aujourd’hui, il déplore « un dialogue social totalement rompu et une impossibilité de discuter en instances ». Les fonction-naires présents demandent à rester à la trame actuelle. Impossible selon la direction : « Elle n’est pas optimisée. L’équipe de nuit est scindée en deux brigades, ce qui engendre des prati-ques de soins différentes », explique Gaël Cornec tout en ne remettant aucunement en cause la qualité des soins prodigués.

Le couloir menant à la salle de réunion devenant de plus en plus exigu, le personnel s’est massé sur les pelouses de l’hôpital. L’occasion pour la CGT de déposer un préavis de grève illimitée. Il sera effectif dans cinq jours. Les équipes de nuit l’assurent : « Ce préavis ne perturbera pas les soins. »

Mathis Lescanne 06/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Hôpital. Le personnel de nuit opposé à une nouvelle organisation (LT)

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05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (fr3)

Le sort de la maternité de Guingamp toujours en question

Le 22 juin dernier, le président de la région Bretagne annonçait que la décision de fermer la maternité de Guingamp, était suspendue. Une surprise ! Cette « suspension » ne correspondrait en fait qu’au délai de fermeture annoncée pour le 1er février 2019, selon l’ARS, qui dit poursuivre les études.

Le 22 juin dernier en séance plénière du Conseil Régional, le président Loïg Chesnais-Girard, annonçait à la surprise générale que la décision de fermer la maternité de Guingamp était suspendue.

Il faut dire que la veille, le président de la République Emmanuel Macron, en visite en Breta-gne, s’était longuement entretenu avec des élus du Trégor. Depuis cette annonce, l’Agence Régionale de Santé, à l’occasion de la communication du nouveau Plan régional de Santé, a réaffirmé que faute d’une couverture médicale suffisante, la fermeture de cette maternité semblait inéluctable.

Les promesses n’engagent manifestement toujours que ceux qui y croient…

Le directeur de l’ARS, Olivier de Cadeville, assure malgré tout qu’il continue à étudier la question et à rencontrer des élus. A son sens, la « suspension » annoncée, ne correspondrait en réalité… qu’au délai de fermeture de la maternité, annoncée depuis le début, le 1er février 2019.

Un problème de démographie médicale

Selon l’ARS, le problème est celui de la démographie médicale et de la difficulté de trouver des médecins. Le fait que les pédiatres, intervenant à la maternité, soient basés à Saint-Brieuc, c’est à dire à près d’une demi-heure, ne permet pas de garantir la sécurité des accouche-ments, et les anesthésistes titulaires ne seraient pas suffisamment nombreux.

L’équipe médi-cale  de la maternité, répond d’abord que toutes les grossesses à risque sont systématique-ment envoyées à Saint-Brieuc et « qu’un obstétricien et un anesthésiste sont d’astreinte 24h sur 24 et un pédiatre est disponible tous les jours de l’année, 24h sur 24, en cas d’urgence, grâce à la collaboration avec les pédiatres de néonatalogie de Saint Brieuc. C’est ainsi que la maternité de Guingamp fonctionne depuis plus de 20 ans et cela correspond à la couverture médicale décrite dans les décrets officiels de périnatalité. »

Moins de lits dans les maternités des Côtes d’Armor

La crainte, c’est aussi que les femmes enceintes de Guingamp, ne puissent pas être accueillies dans les maternités du département, qui toutes connaissent actuellement des réductions de lits et de leurs effectifs, pour répondre à la baisse de la natalité. En effet le département compterait 760 naissances en moins en 5 ans. Mais à Guingamp on redoute que les 500 accouchements pratiqués chaque année par la maternité, ne puissent pas du coup être absorbés par les maternités de Saint-Brieuc, Lannion ou Plérin. D’autant que la distance ne va pas faciliter non plus la vie des femmes enceintes du secteur.

Une mobilisation toujours active à Guingamp

Malgré l’annonce de la suspension, ils étaient nombreux samedi 30 juin à battre le pavé pour défendre leur maternité. Plus de 2500 personnes, dont des poussettes et des mamans. La  manifestation avait été maintenue, malgré l’annonce d’une « suspension », à laquelle beaucoup ne croyaient pas beaucoup. Aujourd’hui le directeur de l’ARS a beau assurer, que la fermeture de la maternité ne remet pas en cause l’hôpital de Guingamp, et qu’un parcours périnatal  (préparation à l’accouchement et le suivi après) y sera toujours assuré, la mobilisation ne risque pas de faiblir. Un recours juridique est d’ailleurs à l’étude.

Krystell Veillard  04/07/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

Ben Hur, Photo 4

PSA Rennes : débrayages au Montage

Jeudi 28 juin, à l’usine PSA de Rennes, à l’appel de la CGT, 60 ouvriers, dont des intérimaires, de l’équipe d’après-midi du Montage débrayaient à partir de la pause de 17 h 30 jusqu’à la fin de poste. Ils étaient rejoints par une dizaine d’ouvriers du Ferrage, atelier situé à l’autre bout de l’usine. À 21 h, 40 ouvriers de l’équipe de nuit prenaient le relais en refusant de travailler jusqu’à la pause de 23 h.

Ils protestaient contre les très mauvaises conditions de travail et de sécurité et contre le travail à répétition du week-end depuis qu’ils sont dans le nouvel atelier de montage.

C’est depuis février que la direction a progressivement basculé la totalité du montage des voitures vers un nouvel atelier flambant neuf qu’elle n’hésite pas à qualifier de « plus moderne du groupe PSA » et qui offrirait « les meilleurs standards de l’industrie automobile mondiale ». Rien que ça !

Pour les ouvriers, dont plus de la moitié sont intérimaires, la réalité est tout autre. De nombreux postes ont été supprimés.

Il faut travailler les uns sur les autres dans un atelier beaucoup plus petit que l’ancien. Du fait du « compactage » de l’atelier poussé à l’extrême, les conditions de sécurité se sont fortement dégradées. Un accident très grave a déjà eu lieu en avril. Même en ce qui concerne les sani-taires, les aires de repos ou encore l’accès à l’eau, tout a été fait au minimum.

L’atelier, trop petit et très souvent en panne, produit moins de voitures que le précédent pour réaliser la production. La direction programme donc de très nombreux samedis, et dimanches pour l’équipe de nuit, en heures supplémentaires.

Certains chefs, poussés par une direction qui veut sortir la production coûte que coûte, se comportent comme de petits tyrans. Dernière provocation, lundi 25 juin, alors qu’il faisait une chaleur infernale, les responsables du Montage ont fait travailler sur les pauses pour rattraper les pannes du matin… C’est dans ces conditions, où la grogne montait de plus en plus dans l’atelier, que la CGT a appelé à débrayer le jeudi 28 juin.

La direction, redoutant le mouvement de colère dans l’atelier, avait multiplié les pressions sur les ouvriers pour les dissuader de débrayer. Elle était aidée en cela par les syndicats SIA, FO, CFTC et CGC qui répétaient qu’un débrayage remettrait en cause l’avenir de l’usine…

Malgré cela, dans les secteurs où la CGT est présente, quasiment tous les ouvriers en CDI et plusieurs intérimaires ont participé aux débrayages. Cela a suffi à bloquer le Montage. Et ce ne sont pas les dizaines de cadres, que la direction avait mis en poste pour remplacer les grévis-tes, qui ont permis de faire beaucoup de voitures !

Les grévistes ont défilé à plusieurs reprises dans l’atelier en scandant « Le week-end c’est à nous, c’est pas pour le patron. » et « Tavares, rends-nous le pognon, nous aussi on veut le million. » Ils ont été salués par de nombreux ouvriers qui n’avaient pas débrayé mais dont quelques-uns ont finalement rejoint le cortège.

Par ces débrayages, un certain nombre de travailleurs ont relevé la tête face à une direction de plus en plus féroce, en rencontrant de la sympathie.

Il pourrait bien y en avoir de plus en plus à l’avenir car la plupart des salariés de l’usine, au-delà même des ouvriers, ne supportent plus ces pressions de plus en plus fortes.

Correspondant LO 04 Juillet 2018
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