Archive | Luttes sociales en Bretagne

15 avril 2017 ~ 0 Commentaire

cocos (fr3 + cgt)

coco

Le SMIC horaire pour plumer les Cocos de Paimpol

C’est une vraie révolution dans le Trégor. Les saisonniers embauchés ( souvent étrangers et souvent logés et nourris de manière déplorable note du blog ) pour la récolte des célèbres Cocos de Paimpol, les plumeurs, seront désormais rémunérés au SMIC horaire et non plus à la tâche comme auparavant, c’était 0,54 € au kilo récolté, la saison dernière.

Ça ressemble à une révolution.

Les plumeurs de Cocos de Paimpol, c’est comme ça qu’on appelle les saisonniers qui récoltent les fameux haricots blancs, qui font la fierté du Trégor, seront désormais payés au SMIC horaire. Après de longues négociations entre représentants des producteurs, syndicats et instances de l’Etat, un nouveau système de rémunération des saisonniers a été acté. Depuis 25 ans, ces travailleurs saisonniers étaient payés à la tâche, 0,54kg le kilo, la saison dernière, et il fallait ramasser au moins 130 kg pour obtenir un SMIC.

Le nouveau système, mis en place à l’initiative de l’Inspection du travail, serait beaucoup plus respectueux du travail des intérimaires selon les syndicats.

Krystell Veillard 14/04/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr

coco

VOICI L’ACCORD HISTORIQUE SUR LE COCO DE PAIMPOL

DESORMAIS LA REMUNERATION NE POURRA ETRE INFERIEURE AU SMIC HORAIRE. LA CGT EST EXCEPTIONNELLEMENT SIGNATAIRE PAR LA MAIN DE SON RESPONSABLE REGIONAL DE L’AGRO. IL VA FALLOIR DESORMAIS FAIRE VIVRE CET ENGAGEMENT QUI SERA DOUBLE D’UN AVENANT A LA CONVENTION COLLECTIVE DEPARTEMENTALE POLYCULTURE ELEVAGE.

RAPPELONS QU’IL A FALLU QUATRE SEANCES DE NEGOCIATION, l ‘INTER- VENTION DES DEUX MINISTERES AGRI ET TRAVAIL, l’ENGAGEMENT DE LA DIRECCTE 22 POUR OBLIGER LES PRODUCTEURS DE COCOS A  PASSER DU 19é AU 21è SIECLE…..

ENFIN IL EST A NOTER QUE LA CFDT ET LA CGC ONT SUIVI LA LIGNE DEFINIE PAR LA CGT DANS CE DOSSIER: AUCUN COMPROMIS SUR LE DOS DU PROLETERIAT AGRICOLE

LA DELEGATION CGT

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12 avril 2017 ~ 0 Commentaire

stx st nazaire (l’écho + of + lo)

Manara-marre

Saint-Nazaire La CGT appelle à la grève demain aux Chantiers

Alors que l’accord entre Fincantieri et l’Etat doit être signé ce mercredi ,150 salariés des Chantiers ont débrayé ce matin à l’appel de la CGT. Ce mouvement fait suite au comité d’entreprise de jeudi durant lequel les salariés ont appris qu’ils ne toucheront pas cette année de prime d’intéressement. « Cette annonce, c’est un crachat de la part de la direction, lance Sébastien Benoit, secrétaire général de la CGT navale.
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Il fallait 1,2 million d’euros pour déclencher la prime sur le bilan comptable 2016, mais il manque quelques dizaines de milliers d’euros, le prix d’un chariot élévateur ou de la voiture du patron. »
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La CGT appelle à la grève de l’ensemble des salariés, demain, à partir de 7 h 30 sur le site.Le syndicat réclame une augmentation de 2 € net de l’heure pour l’ensemble des salariés, une prime de 2000 euros et que la direction cesse de recruter certains ouvriers en dessous du Smic. «C’est un scandale que l’on dénonce depuis deux ans. Certains salariés sont embauchés avec des taux horaires de 9,17 € et 9,32 € et la direction complète avec des primes pour atteindre le taux horaire légal de 9,76 € »,

12/04/2017 coralie durand

44600 Saint-Nazaire
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http://www.lechodelapresquile.fr/
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10 avril 2017 ~ 0 Commentaire

bretagne projets miniers (marianne)

acht

En Bretagne, les projets miniers validés par Macron font des vagues

En 2014 et en 2015, trois permis exclusifs de recherches ont été accordés à la société Variscan en vue d’extractions de métaux dans le centre de la Bretagne, région dirigée par Jean-Yves Le Drian. Initiés par l’Union européenne et Arnaud Montebourg, les projets miniers doivent aussi beaucoup à Emmanuel Macron.

« Si vous voulez être tenus au courant de l’arrivée de la foreuse, vous pouvez nous laisser vos coordonnées ». Tel est le message délivré par le répondeur de l’association Vigil’oust, opposé au projet minier de Merléac, dans les Côtes d’Armor. Validé par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, le permis exclusif de recherches de mines (Perm) de Merléac couvre une superficie de 409 km2 et englobe 34 communes bretonnes. Il permet à la société minière Variscan d’étudier pendant cinq ans renouvelables (soit jusqu’en 2019, dans un premier temps) le sous-sol de cette zone. A Merléac, Variscan espère entre autres extraire du cuivre, du zinc, du plomb, de l’or, de l’argent…

Trois autres permis ont été accordés à Variscan dans le centre de la Bretagne mais celui de Merléac est de loin le plus avancé, comme s’en félicite Michel Bonnemaison, directeur général de la société minière basée à Orléans, dirigée par des anciens du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) mais aux capitaux intégralement australiens. « Cela fait deux ans que nous travaillons à Merléac. Un survol du site a été effectué l’an dernier et maintenant, nous commençons les sondages. Ce sont les premières approches ».

Opposition des citoyens comme des élus

Même si la mine se revendique « responsable », de nombreux citoyens redoutent des dégâts considérables sur l’environnement. Surtout, près de trois ans après l’obtention du permis, une partie de la population s’estime tenue à l’écart et privée d’informations. Si les membres de l’association Vigil’oust guettent désormais avec angoisse l’arrivée de la foreuse, quelques kilomètres plus loin, à Silfiac et à Loc-Envel, d’autres groupes d’opposants parviennent à considérablement entraver les ambitions de Variscan. Sur ces deux sites, les opérations ne progressent guère. « Nous faisons face à une opposition de principe, affirme Michel Bonne-maison. Ce sont des gens qui mènent un combat philosophique. Ils ne sont pas juste contre les travaux mais contre la finalité même du projet ».

Reste que la contestation citoyenne est bel et bien appuyée par celle de nombreux élus. Ainsi, à Silfiac, quatorze maires se sont associés en début d’année pour contrer juridi-quement l’initiative de Variscan. Des maires du secteur de Loc-Envel ont pris des arrêtés pour interdire le survol de leur commune par les avions de recherche de Variscan. C’est en effet grâce à des avions émettant des ondes électromagnétiques que l’on peut détecter la présence de métaux sous la surface de la terre.

Résultat des courses, aucun chargé de mission n’est présent et aucune activité concrète n’a lieu sur le site de Loc-Envel depuis l’obtention du permis, le 14 septembre 2015. La situation se tend, alors que l’entreprise Variscan a déjà subi une attaque à la bombe en mai 2016. Revendiquée par un collectif indépendantiste breton, l’explosion n’avait causé que des dégâts matériels.

« On aimerait bien que la région se positionne »

Certains maires, comme celui de Saint-Martin-des-Prés, localité concernée par le Perm de Merléac, ont en revanche affirmé leur soutien aux extractions minières. Interrogé par Libéra- tion, Christian Le Riguier ne cache pas son enthousiasme : « Au lieu d’aller chercher tous les métaux dont on a besoin en Argentine ou en Chine, si on a ce qu’il faut dans le Massif armoricain, il faut en profiter ! »

Si l’on se fie au directeur général de Variscan, l’opposition aux projets miniers viendrait surtout de villages, en grande partie peuplés par « des retraités, des fonctionnaires et des propriétaires de résidences secondaires ». Une hypothèse loin d’être partagée sur place, à l’instar de François Le Marrec, maire divers gauche de Belle-Isle-en-Terre, localité de 1.000 habitants située sur la zone du Perm de Loc-Envel : « A ma connaissance, seuls deux maires sur les 25 communes concernées y sont encore favorables. D’autres élus étaient intéressés à l’origine mais ils ont changé d’avis depuis ».

Elu en 2014, François le Marrec s’inquiète des possibles conséquences de l’exploi-tation sur l’environnement et le tourisme. Mais selon lui, c’est l’attitude de Variscan qui a dissuadé bon nombre de ses pairs, en particulier sur la question de l’emploi. Lorsqu’on l’inter- roge, Michel Bonnemaison estime qu’une mine comme celle qui pourrait être exploitée à Loc- Envel pourrait créer environ 750 emplois, en comptant les sous-traitants. Mais le maire de Belle-Isle-en-Terre se souvient, lui, du discours tenu par le DG de Variscan lors d’une visite sur place : « Il avait refroidi les élus en reconnaissant que les créations d’emploi et les retombées économiques pour les collectivités territoriales seraient modestes ».

Résolu à lutter contre les permis miniers avec les autres maires qui partagent sa vision, Fran- çois Le Marrec attend également une position ferme de la région Bretagne, qu’il estime absen- te du débat depuis le retour à la présidence du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. « L’équipe précédente était contre à l’unanimité, mais que pense la nouvelle ? On aurait justement bien aimé qu’elle se positionne… ». Mais Variscan et Michel Bonnemaison disent ne pas avoir senti non plus « une volonté réelle de la région Bretagne d’aider le projet ».

« Il faut plus de transparence »

Pourtant, dès le 27 juin 2014, le conseil régional de Bretagne, dirigé à l’époque par le socia- liste Pierrick Massiot, votait à l’unanimité un vœu formulé par le parti Europe-Ecologie-les Verts. Concernant le permis de Merléac, les interrogations portaient sur « la sincérité de la nature des demandes, compte tenu de l’ampleur des surfaces concernées et des sommes engagées dans l’exploration sans garantie de résultats ». L’entreprise Variscan suscitait elle-même quelques doutes : « La société ayant déposé ce permis (est) connue comme cherchant une rentabilité à court terme et ceci d’autant plus qu’elle n’est pas spécialisée dans l’approvisionnement de métaux en France ». Le conseil général demandait en conséquence « un vrai débat démocra- tique et une transparence totale ». Trois ans plus tard, plusieurs signaux laissent penser que les préconisations du conseil régional n’ont pas réellement été suivies.

Beaucoup reprochent donc aujourd’hui à la région son silence. A titre d’exemple, et comme le rappelle un article du Monde daté du 12 décembre 2015, Jean-Yves Le Drian était lors des élections régionales de 2015 le « seul des trois candidats engagés au dernier tour du scrutin à ne pas s’être exprimé sur le sujet ». Et il n’a pas été tellement plus loquace depuis lors. Pourquoi ? Même si le conseil régional de Bretagne exprimait ses doutes dès 2014, Thierry Burlot, vice-président à l’Environnement, à la biodiversité et aux déchets de la région, affirme n’avoir été sollicité qu’assez récemment : « Nous avons été interpellés il y a quelques mois sur ce sujet, par l’Union Démocratique Bretonne notamment ». S’il affirme que la position de la région « n’a pas pas changé », Thierry Burlot demande surtout à Variscan les mêmes réponses que celles attendues il y a trois ans. « On ne peut pas s’opposer aux recherches par principe. Mais nous demandons plus de transparence car il y a un vrai problème de communication sur ce sujet. C’est un dossier chaud, la population est inquiète car elle ne sait pas vraiment ce qui va se passer ».

Les promesses de Macron

La Bretagne n’est pas la seule région concernée par la relance de l’industrie minière. Depuis 2008, l’Union Européenne soutient activement l’exploitation des gisements de certains métaux. L’objectif est clair : ne plus être dépendant de la Chine, qui extrait actuellement 85% du tungstène mondial. Un métal d’une importance stratégique car indispensable à la fabrication des éoliennes, des ordinateurs ou encore des téléphones portables. Il serait présent en grande quantité dans les sous-sols européens, selon Michel Bonnemaison : « La France était même classée dans le top 20 mondial jusqu’à il y a peu. Si l’on exploite les réserves de tung- stène présentes dans le sous-sol français ainsi que celles du nord de l’Espagne et du Portugal, l’Union européenne pourrait être indépendante vis-à-vis de la Chine ». Rien que sur le site de Loc-Envel, on estime qu’environ 15.000 tonnes de tungstène seraient présentes.

Dans le sillage des ambitions européennes, le gouvernement français milite pour le développement de projets miniers sur le territoire national. Ministre de l’Economie au début du quinquennat Hollande, Arnaud Montebourg s’affirme ainsi comme l’un de ses principaux partisans. Le défenseur du Made in France répète à l’époque son envie de créer une structure nationale chargée d’exploiter les ressources minières en France mais aussi à l’étranger. Une ambition très vite balayée par son successeur, Emmanuel Macron, lequel ne va pas renoncer aux précieux métaux pour autant. L’actuel candidat à l’élection présidentielle va au contraire signer en personne, en 2014 puis en 2015, les permis accordés à Variscan pour exploiter les trois sites du centre-Bretagne. Dans une interview accordée à Ouest-France le 7 octobre 2015, Emmanuel Macron présente sa vision du dossier : « Il faut, de manière intelligente et durable, regarder comment exploiter (les ressources minières), dans le respect des considérations locales, sociales et environnementales ». Celui qui quittera quelques mois plus tard le gouvernement tient aussi à dissiper les peurs de la population, promettant la « refonte du code minier », la mise en place d’une charte « mine responsable » et la création d’une « commission locale d’information ». « Tout le monde aura son mot à dire et tout le monde sera écouté », promet-il.

Trois ans plus tard, plusieurs signaux laissent penser que les engagements initiaux d’Emmanuel Macron n’ont pas tous été respectés. Selon Thierry Burlot, « La commission locale d’informations ne s’est réunie que deux fois jusqu’à présent et cela ne se passe pas franchement bien pour le moment ». Quant à la refonte du code minier, elle est encore loin d’être effective… La région Bretagne va-t-elle faire accélérer le mouvement ? Il est encore trop tôt pour le savoir, selon notre membre du conseil régional : « Les choses vont s’accélérer. Nous allons bientôt rencontrer l’ensemble des associations et les maires concernés. Après cela, la région adoptera une posture officielle sur cette question, certainement au début de l’été ». Pas trop tôt.

Pascal Marie  09/04/2017
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09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

bretagne pesticides (sciences et avenir + lt)

monsanto-mort

Bretagne: lente prise de conscience des méfaits des pesticides sur la santé

Il y a trois ans, si on l’avait mis en garde contre les pesticides, Noël Rozé, éleveur laitier, aurait « rigolé », mais il a pris un virage radical et vient de se convertir au bio: le cancer est passé par là. « J’étais un adepte des phytosanitaires », reconnaît l’éleveur, installé à Caro, dans l’est du Morbihan. « Mais quand je me suis retrouvé à l’hôpital, je me suis mis à penser à tous les agriculteurs que je connaissais et qui sont morts d’un cancer, à commencer par mon père, mort quand j’avais huit ans ».

Une palette de cancers, des cas de Parkison ou autres maladies neurodégénératives: agriculteurs, techniciens agricoles ou employés dans les espaces verts, ils sont nombreux à avoir développé ces maladies lourdes, souvent liées aux pesticides qu’ils manipulaient réguliè-rement dans leur travail. Les effets dévastateurs sur la santé des vignerons de l’exposition aux produits phytosanitaires, dont ils sont les principaux utilisateurs en France, sont désormais bien documentés. Mais en dehors de la vigne, la prise de conscience reste encore très modeste.

Quand le technicien agricole qui assure le suivi des exploitations passe dans une ferme, « en cinq minutes, il réussit à rassurer l’agriculteur sur tous les soupçons qu’il aurait pu avoir », déplore Noël Rozé, grand gaillard à l’apparence indestructible. « J’ai commencé très tôt à travailler avec ces produits et personne ne parlait de leurs dangers (…) On bouffait les vapeurs sans se rendre compte, on travaillait sans protection », se souvient-il.

Pourtant, le problème est bien présent.

Il y a un an, Michel Besnard a fondé avec d’autres un « Collectif de soutien aux victimes des pesticides ». Rapidement, plusieurs dizaines de personnes qui, jusqu’alors, vivaient leur maladie en solitaire, ont pris contact avec le collectif. « Une majorité de paysans, des salariés agricoles mais aussi des techniciens travaillant dans les espaces verts. Le dernier (malade) rencontré traitait le varron (un parasite) dans les fermes. Il a développé un cancer des voies biliaires. C’est la colère qui nous mène! », assure l’énergique bénévole, à la retraite depuis peu.

- »Les gouttes retombaient sur nous » 

Francis Sourdril a passé toute sa carrière dans les services espaces verts de collectivités territoriales. « J’ai commencé en 1974, à une époque où on ne supportait pas le moindre brin d’herbe qui dépasse », se souvient-il. « J’étais en charge de la roseraie. J’y allais à fond avec les produits, il fallait créer de l’émotion. On pulvérisait même en l’air pour traiter les pergolas et les gouttes retombaient sur nous… » Ce n’est qu’au milieu des années 90 que les équipements de protection sont apparus, accompagnés d’examens de santé spécifiques chaque année.

« A partir de 2004, j’ai commencé à avoir mal partout, une grosse fatigue, je maigrissais. Les médecins ne trouvaient rien. On me parlait d’arthrose ». Finalement, en 2016, le verdict est tombé, à 62 ans: Parkinson. « J’ai retrouvé 48 spécialités commerciales que j’utilisais, dont 37 sont aujourd’hui retirées du marché », comptabilise le paysagiste. Avec cette maladie, « on est inscrit dans une déchéance programmée dont on ne connaît pas le calendrier », souligne-t-il, fataliste.

Comme d’autres, Noël Roze et Francis Sourdril ont entamé les démarches pour que leur état soit reconnu comme maladie professionnelle. Mais tous se plaignent du par- cours du combattant imposé par une administration réticente pour leur reconnaître ce statut.

L’administration « fait de l’obstruction permanente (…)

Tout est fait pour que les gens ne soient pas informés de leurs droits », dénonce Michel Bes- nard, dont le Collectif aident ceux qui le souhaitent à constituer leur dossier. « D’où l’importance de l’action collective: quand on arrive à deux ou trois dans un bureau, la personne est tout de suite mieux prise en compte… ». « Ceux qui soutiennent les pesticides sont des criminels », affirme l’animateur du collectif, soulignant « les vies détruites et les drames créés par ces produits dans les familles ».

« La maladie est partout dans les campagnes, mais, considère-t-il, on n’en parle pas à cause de la pression sociale ».

08.04.2017

https://www.sciencesetavenir.fr/

Soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest

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31 mars 2017 ~ 0 Commentaire

mael carhaix callac soins (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

Mael Carhaix Comités de soins. Débrayage contre la fusion

Un débrayage était organisé hier matin. Officialisée lors de la dernière cérémonie des voeux du comité d’entraide, la fusion du comité de Maël-Carhaix avec celui de Callac ne fait pas l’una-nimité auprès du personnel. Un débrayage était organisé hier matin au siège de cet organisme.
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Personnel : le compte n’y est pas

L’objet de la colère ? Principalement, la remise en cause des avantages acquis, actée par la direction dans le cadre de cette fusion. La nouvelle association baptisée « Services à domicile du Corong », rassemble désormais les activités des comités d’entraide existants des deux secteurs. Elle regroupe l’équivalent de 95 équivalents temps pleins.

Le nouveau territoire s’étend sur 22 communes. Dans le secteur de l’aide à domicile, de nombreux services traversent des difficultés financières. Ce qui amène le Conseil départe- mental à réformer l’aide à domicile. L’objectif est de garantir la pérennité du service rendu aux personnes dépendantes, avec le niveau de qualité et de proximité connu actuellement ; sécuriser et développer les emplois des agents et des salariés des opérateurs associatifs ; contenir le coût du service, car les ressources départementales et régionales pour le financer baissent. Dont acte pour les usagers et le personnel, mais encore faut-il que celui-ci y trouve son compte ce qui à l’évidence pour l’heure, n’est pas le cas.

Action soutenue par L’UL CGT de Rostrenen

Pour l’instant, seul le personnel aide-soignant était mobilisé lors de cet arrêt de travail symbo- lique de 10 h 30 à 12 h 15. « La nouvelle organisation n’est pas non plus bien accueillie dans les autres secteurs d’activité », a expliqué Mme Zanchi, déléguée du personnel.

Les manifestants argumentent ainsi leur action : « Les directions refusent d’appliquer la convention collective mise en place en 2013. Or, nous sommes confrontés au quotidien à des situations de plus en plus délicates, avec parfois des modifications de plannings liées à des non-remplacements, alors la grande majorité du personnel est à temps partiel imposé. » Ils soulignent aussi : « Nos directeurs veulent nous imposer une nouvelle régression sociale : réduction de la prime du dimanche et des jours fériés travaillés, suppression de la récupération des jours fériés ; retour du véhicule à la  » base  » à la coupure du midi. »

http://www.letelegramme.fr/

manifestants-hopital-SUD

Callac Comité d’entraide. Colère des aides-soignantes

Les salariés en ont assez de devoir systématiquement accepter la remise en cause de leurs acquis et la dégradation de leurs conditions de travail. Hier, les aides-soignantes du Comité d’entraide de Callac – ce dernier vient de fusionner avec Maël-Carhaix ont débrayé, soutenues par le syndicat CGT, afin de dénoncer leurs conditions de travail et notamment la suppression de l’usage des véhicules de service sur la coupure de 12 h 15 à 16 h pour les aides-soignantes.
Suppression de l’usage du véhicule pendant la coupure

Ces dernières viennent de recevoir un courrier de leur direction les enjoignant de ne plus utiliser le véhicule. « Les salariés des soins et de l’aide à domicile ne sont pas responsables du désengagement des pouvoirs publics et politiques en matière de santé. Ce n’est pas à eux d’en supporter les conséquences. Ils ont été destinataires de nouvelles mesures applicables au personnel aide-soignant, résultant de la fusion des deux comités.

Les directions refusent d’appliquer la Convention collective. Le personnel est de plus en plus confronté, au quotidien, à des situations de plus en plus délicates, avec parfois des modifications de planning liées à des non-remplacements de collègues absentes, que la gran- de majorité du personnel est en temps partiel imposé.

La direction veut nous imposer une nouvelle régression sociale ; réduction de la prime du dimanche et des jours fériés travaillés ; suppression de récupération des jours fériés ; retour du véhicule à la « base » chaque soir. Peu importe si le personnel va perdre du temps. Peu importe si cela engendre des dépenses supplémentaires pour le salarié. Peu importe si cela fait du temps supplémentaire au volant par tous les temps, avec les risques que cela comporte. La direction ne veut pas négocier sur les usages ».

En attente de négociations

La décision a été prise par le personnel et le syndicat de continuer à utiliser le véhicule jusqu’à l’ouverture de véritables négociations. La direction, contactée, n’a pas souhaité faire de commentaires à la suite de ce mouvement.

Le Télégramme 31 mars 2017

http://www.letelegramme.fr/

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31 mars 2017 ~ 0 Commentaire

callac mael carhaix (cgt)

cgt guingamp

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30 mars 2017 ~ 0 Commentaire

cbp st herblain (presse ocean)

y-en-a-marre

Trop de pression : les salariés de CBP craquent

Depuis trois jours, près de 200 salariés du courtier en assurances CBP, à Saint-Herblain, filiale du groupe Financière CEP, organisent des actions de débrayage. Soutenus par leurs syndicats (CFDT, CGT, FO), ils dénoncent « une pression au quotidien » et « un mal-être croissant » au sein de l’entreprise. Une mission d’expertise menée par le CHSCT est d’ailleurs en cours à ce sujet.

Leurs revendications portent aussi sur l’augmentation générale des salaires et sur le retrait d’un projet d’annualisation du temps de travail. De nouvelles actions sont prévues jeudi, et surtout vendredi matin, à l’occasion de la venue de la direction de Paris. « C’est le troisième mouvement social de ce type depuis 2011 et les problématiques restent les mêmes pour les salariés », soulignent les syndicats. 29 mars 2017

http://m.presseocean.fr/

 

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

noyal-pontivy (fr3)

y-en-a-marre

Grève chez Linpac Packaging dans le cadre des négociations salariales

Les salariés de l’entreprise Linpac Packaging, qui fabrique du film plastique pour produits alimentaires à Noyal-Pontivy (Morbihan), sont en grève mardi dans le cadre des négociations salariales, a-t-on appris de source syndicale. « Les négociations salariales ont débuté en janvier et n’ont toujours pas abouti« , a expliqué Isabelle Guychard, la déléguée CFDT de cette entreprise qui emploie environ 400 personnes.

« Nous, on demande une augmentation de 3% des salaires des ouvriers et de 2% pour les agents de maîtrise, plus une prime exceptionnelle de 300 euros net. Mais la direction reste campée sur des primes d’intéressement, avec des objectifs de production et de performance d’entreprise inatteignables », a-t-elle expliqué.
Dans un communiqué, la direction de Linpac estime qu’ »après trois années de hausse de salaires bien au-delà de l’inflation », elle a proposé, dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO), « un plan d’intéressement lié aux bénéfices ainsi qu’un Perco (Plan d’épar- gne pour la retraite collectif, NDLR) pour mieux préparer la retraite ».

Alors que la situation de l’entreprise est « saine », écrit la direction, « nous devons préserver notre compétitivité pour continuer à développer nos activités et sécuriser notre emploi ». La grève avait été votée lors d’une assemblée générale, la semaine dernière. « La direction a anticipé notre action et a arrêté les lignes de production », a expliqué la déléguée syndi- cale.  »On espère être rappelés à la table des négociations dans la journée et sortir de ce conflit », a dit Isabelle Guychard.

 LH avec AFP Publié le 21/03/2017

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21 mars 2017 ~ 0 Commentaire

oberthur vitré (lejournaldevitre + lo)

greve

Les salariés reconduisent la grève à l’entreprise Oberthur de Vitré

Les salariés grévistes de l’usine Oberthur Technologies de Vitré ont reconduit à 70 % le mouvement de grève, lundi 20 mars 2017.

Un vote à bulletin secret, sans appel. A 75 % (182 votants), les salariés grévistes ont voté la poursuite de la grève ce lundi après-midi à l’entreprise Oberthur Technologies de Vitré (Ille-et-Vilaine). Les organisations syndicales FO et CFDT font par ailleurs savoir qu’« elles se désengagent des problèmes liés au blocage et ne cautionnent en aucun cas ces agissements».21/03/2017 Julien Sureau

http://www.lejournaldevitre.fr/

LIRE AUSSI :

Oberthur Technologie : en grève ! (Lutte Ouvrière)

A Oberthur, les salariés vont-ils retourner au travail ?

 

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

kerglanchard (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

Psychiatrie. Le personnel clame sa colère

Les échanges entre les agents et la direction de l’hôpital ont parfois été vifs. Projet de fusion (*), fermeture provisoire de 25 lits en psychiatrie… Le centre hospitalier traverse en ce moment une période agitée.

Hier, c’est le personnel soignant de Kerglanchard qui est intervenu, haut et fort, lors d’un comi- té technique d’établissement (CTE). Annoncée fin janvier, la fermeture provisoire de 25 lits en psychiatrie devrait progressivement entrer en vigueur dès lundi prochain.

Pourquoi une telle mesure ? « Parce que l’établissement de Kerglanchard manque de médecins. Il est de notre responsabilité d’adapter l’activité en fonction du nombre de praticiens disponibles et surtout de préserver la qualité des soins, de progéger les patients. Et cette mesure n’est que provisoire », n’a de cesse de rappeler Carole Brision, directrice de l’hôpital, depuis un mois et demi.

Le début de la fin de Kerglanchard ? Ce discours est loin de convaincre les agents hospi- taliers qui voient dans cette affaire « le début de la fin » de la psychiatrie à Quimperlé au profit de Charcot, l’établissement spécialisé voisin, implanté à Caudan. Hier ces mêmes agents, réunis au sein d’un collectif CGT-CFDT ont profité d’un comité technique d’établissement pour dire ce qu’ils pensaient de ces fermetures tout en faisant des propositions.

Un manque de concertation « Depuis l’annonce sans concertation des équipes soignantes du gel des 25 lits, les patients et les équipes pluridisciplinaires s’inquiètent de leur devenir ainsi que celui du pôle (…). Face à cette situation, un collectif de soignants s’est mobilisé afin de pouvoir maintenir l’offre de soins de manière optimale. Il a, en outre, été proposé de travailler sur une nouvelle organisation médicale qui permettrait, dans l’attente d’un renfort médical, de maintenir ces lits menacés de fermeture. La direction, le chef de pôle et les cadres des services en ont été informés. Un conseil de pôle exceptionnel dans le but de trouver d’autres alternatives a été demandé.

Ces propositions restent, à ce jour sans réponse (…). Pendant ce temps, les annonces des plus fantaisistes et contradictoires concernant une réorganisation du travail ainsi que le redéploiement des personnels soignants nous ont été faites par l’encadrement. Cette situation irrespectueuse ne fait que majorer un climat de tension (…). Les infirmiers du pôle se débrouillent depuis longtemps en autonomie relative, flirtant dangereusement avec les limites de leur rôle propre, les psychiatres n’engageant plus leurs responsabilités, ne voulant plus  » être dérangés  » pendant leurs astreintes. Sans la réorganisation de l’équipe médicale, le redéploiement infirmier sur l’ambulatoire ne suffira pas (…) ».

Un appel à manifester mardi Et de conclure : « Notre objectif n’est évidemment pas le délite- ment de la psychiatrie à Quimperlé. Mais nous souhaitons participer activement à l’organisation du pôle. Nous exigeons pour cela d’être convié à toutes les réunions d’organisation. Réponse de Thierry Gramond-Rius, directeur de l’hôpital de Lorient. « J’entends vos difficultés. Nous avons des contacts avec des médecins afin qu’ils viennent à Quimperlé (…) Le départ de Kerglanchard pour Charcot n’est pas négociable. Kerglanchard dispose de richesses et d’espaces qui n’existent pas à Charcot et qui sont à développer ici ». Les agents ont ensuite quitté la réunion.

Prochain rendez-vous mardi, avec la réunion du conseil de surveillance. « L’occasion pour le personnel d’évoquer en direct leur quotidien, au président de l’instance, Michaël Quernez, par ailleurs maire, et aux médecins », tonne la CFDT. * À compter du 1er janvier 2018, les hôpitaux de Lorient, Quimperlé, Port-Louis-Riantec et Le Faouët ne devraient former qu’un seul établissement de santé

16 mars 2017 Yann Le Scornet

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