Archive | Luttes sociales en Bretagne

17 mai 2019 ~ 0 Commentaire

gilets jaunes (npa)

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16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

l’inter en breton (trésor du breton)

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1896 L’internationale en breton

Kan Etrebroadel ar vicherourien

Sur des paroles du communard Eugène Pottier, l’Internationale fut mis en musique par Pierre Degeyter en 1888 et adopté par la 2ème internationale socialiste en 1992. Charles Rolland, barde républicain de Guerlesquin, après avoir traduit la Marseillaise en breton, s’attaqua aussi à l’Internationale qu’il publia en 1896 :
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War zao ! Tud daonet deus an douar !
Kent mervel gant an naon, war zao
Ar skiant a gomz hag a lavar
Reiñ an diwezañ taol-chao !
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Littéralement : « Debout les Damnés de la terre ! Avant de mourir de faim, debout !
La science parle et dit de donner un dernier coup de boutoir. »Charles Rolland habitait une maison peinte en rouge sur la place de Guerleskin et se targuait d’être un sosialist dispac’her (socialiste révolutionnaire) et disranner breizat (dissident breton). Ce texte a été chanté sur France Inter en 2013 par Marthe Vassalo.La deuxième version a été écrite par Jean Delalande (Kerlann) en 1937. Second président d’Ar Falz (la faucille), mouvement des instituteurs socialistes partisans du breton et ami de Marcel Cachin, directeur de l’Humanité, il publie une traduction de l’Internationale dans le journal des émigrés bretons de Paris War Zao (Debout) :

Deomp d’an emgann diwezañ
Holl war zao ! ha warc’hoaz
E kerzo unanet
Ar pobloù skoaz ouz skoaz.

Littéralement : C’est la dernière bataille, tous debout ! et demain, les peuples marcheront ensemble , épaules contre épaules.

Cette version est célèbre par un film de propagande montrant des Bigoudenn à une fête du PCF à Pont L’Abbé en 1938. La bande sonore off nous fait entendre la chorale « Labour ha Kan » (travail et chant) des Bretons émancipés de Paris ; Ils chantent l’Internationale version Kerlann.

La dernière version connue est signée Marcel Hamon, député PCF des Côtes du Nord à la libération :

An traou koz a c’hall monet pell
Mevelien kaez, war sav, war zao !
Sklepomp aneze a-benn boell
Skuizh ez omp o vezañ esklav.

Littéralement : « Les vieilles choses peuvent durer longtemps, Pauvres domestiques, debout ! debout ! Jetons les sciemment, Nous sommes fatigués d’être esclaves ».

Cette version fut chantée par la chorale Amzer Nevez (Le temps nouveau) devant 10 000 personnes à la fête de la libération de Quimper le 5 août 1945.

02/04/2017

http://www.tresor-breton.bzh/

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14 mai 2019 ~ 0 Commentaire

st brieuc grève (fr3)

Saint-Brieuc : le centre départemental de l’enfance en grève illimitée

Dès ce lundi 13 mai 2019, la plupart des personnels du centre départemental de l’enfance de Saint-Brieuc a stoppé le travail. La grève est illimitée, ils dénoncent la détérioration de leurs conditions de travail et d’accueil du centre.

À trop tirer sur la corde, elle finit par céder. Le personnel du centre départemental de l’enfance et de la famille (CDEF) de Saint-Brieuc dénonce la situation actuelle de l’établissement. Ils manquent de moyens humains et financiers pour accomplir leur travail. Dès ce lundi, la majeure partie des 200 salariés du CDEF se sont mis en grève illimitée, tant que l’on n’aura pas écouté leurs revendications.Ce centre a pour mission d’accueillir les mineurs en difficulté, souffrant de situations familiales compliquées. Ils sont ici confiés à l’aide sociale à l’enfance, et les professionnels du CEDF sont là pour les accompagner vers la majorité dans un espace serein. Mais les années passant, le centre manque cruellement de moyens pour mener à bien sa mission. Il dépend du conseil départemental pour son fonctionnement.

Recrudescence de la violence

« Cette structure doit gérer l’urgence, accueillir les enfants seulement quelques moi. Et on se retrouve avec des mineurs ici depuis deux ans !«  se désole Florence Dudouit, éducatrice mais également déléguée CGT du centre.  Ce qui fait que l’établissement n’as plus de place pour de nouveaux arrivants, il est saturé.

Et la situation crée des tensions entre les personnels et les enfants et entre les enfants eux-mêmes. Il y a un besoin criant en pédopsychiatrie, les éducateurs n’ont pas été formés et ne peuvent faire face à certaines situations ou profils d’enfants.

Mais les services de santé manquent aussi de moyens pour encadrer ces jeunes.  L’Agence Régionale de Santé a été sollicitée car elle gère la prise en charge en milieu hospitalier. Du côté de l’Éducation Nationale, les personnels demandent à ce qu’elle s’occupe mieux de la scolarisation de ces enfants. Certains se retrouvent en décrochage sévère alors qu’ils ont des âges avancés, ce qui complique le travail des éducateurs du centre.

Les grévistes du CDEF demandent à ce que tous les acteurs concernés se mobilisent pour soutenir le centre. Une réunion avec le département est prévue le mercredi 15 mai à 11 heures. Les concernés espèrent que des mesures concrètes seront prises pour l’avenir de ces jeunes en difficulté.

C.B.  14/05/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

cgt (anti-k)

cgt fsm

À la CGT, comme un air révolutionnaire

Le syndicat, doublé par la CFDT en termes de résultats aux dernières élections professionnelles, est tiraillé entre la ligne dure et la réformiste, au moment où s’ouvre son 52e congrès, à Dijon lundi.

«La CGT a été dans l’incapacité d’opposer un rapport de forces à la déferlante de lois et mesures antitravail, de la loi El Khomri aux ordonnances Macron.» 

Désormais deuxième centrale syndicale de France, après s’être fait doubler par la CFDT, elle «accuse une baisse sensible du nombre de […] syndiqués». Cerise sur le gâteau, elle est «étrangère au mouvement social le plus marquant de ces dix dernières années», celui des gilets jaunes.

Alors que s’ouvrira, ce lundi à Dijon, le 52e Congrès de la CGT, le bilan est sévère.

D’autant qu’il est dressé de l’intérieur, par sa Fédération nationale des industries chimiques, en amont de ce rendez-vous syndical au cours duquel le secrétaire général de la centrale doit être élu. En apparence, avec un seul volontaire déclaré, Philippe Martinez, candidat à sa succession, ces cinq jours s’annoncent sans suspense.

Pourtant, la centrale aux 653 194 adhérents déclarés (en 2017) pourrait connaître des turbu-lences. Pas moins de 1 000 délégués, issus des différentes fédérations, des unions départemen-tales ou locales, vont se réunir pour faire le bilan des trois dernières années et définir une nouvelle feuille de route. Or dans les rangs, ils sont plusieurs à pointer la stratégie de la direction et à réclamer un durcissement de la ligne, durcissement qu’ils comptent bien faire inscrire dans le texte qui sera voté.

Dialogue social ou lutte de classes ?

La querelle n’est pas nouvelle. Mais en décembre, elle est montée d’un cran. Dénonçant la «tentation d’un virage réformiste» de la CGT qui «prône le dialogue social comme une fin en soi», une vingtaine de syndicats cégétistes ont pris la plume pour rédiger un document de résolutions «alternatif» en vue du congrès.

Une initiative à contre-courant des traditions maison.

Objectif des signataires, dont la branche Info com : «Sauver la CGT en perte de repères» en réaffirmant son caractère «révolutionnaire», et son attachement à «la lutte des classes» et à la dénonciation du capitalisme. Quatre mois plus tard, en avril, un second coup a été porté par d’autres militants, issus de la fédération des industries chimiques et de celle du commerce et des services. En plein mouvement des gilets jaunes, ils ont lancé un large appel en faveur d’un «Front populaire et citoyen» avec un objectif clair : la convergence. Mais «rien à voir avec le congrès», assure un des initiateurs.

Reste que toutes ces critiques trouvent un écho chez les syndicalistes de la base croisés dans les cortèges.

Certains jugeant que la centrale «perd trop de temps à négocier» avec le patronat ou lors de «concertations» avec le gouvernement. D’autres plaident pour un «syndicalisme plus offensif» passant par la «grève générale». «A la CGT, il y en a qui me trouvent trop dur, il y en a qui me trouvent trop mou», reconnaissait, en avril, Philippe Martinez.

Pragmatique, le secrétaire général explique aussi que la grève générale «ne se décrète pas» et mise plutôt sur une «généralisation des grèves». Tout en cherchant à remettre au goût du jour le discours d’une ancienne figure de la CGT, Henri Krasucki, en promouvant un syndicalisme du quotidien, celui «de la feuille de paie et du carreau cassé». Pas sûr que cela suffise.

Syndicalisme solo ou rassemblé ?

Les atermoiements de la centrale, fin 2018, en disent long sur les tensions à ce sujet. Le  6  décembre, en sortant d’une intersyndicale, avec notamment la CFDT, la CGT signe une déclaration commune, dans laquelle les centrales s’engagent à participer au dialogue social avec le gouvernement, et ce de manière collective, «chaque fois que cela sera possible». 

En plein mouvement des gilets jaunes, le texte dénonce aussi «toutes formes de violence dans l’expression des revendications». Quelques minutes plus tard, changement total de ton. Une autre missive, rédigée par la seule CGT, pointe, cette fois, la «répression inadmissible». 

Dans la foulée, la centrale annonce qu’elle ne participera pas au grand débat lancé par Macron. Entre les deux textes, nul doute que les branches les plus contestataires de la centrale ont mis la pression. Les mêmes qui dénoncent régulièrement tout rapprochement avec la CFDT et veulent rompre avec le concept du «syndicalisme rassemblé» visant à favoriser l’unité d’action syndicale.

«Martinez, il ne met plus les pieds chez nous, sinon il ne peut plus rentrer à Montreuil», où se trouve le siège de la CGT, assure, un brin amusé, un responsable de la CFDT. «Qu’il y ait des gens de tous horizons chez nos militants, c’est normal, c’est comme dans le reste de la société», répond un responsable de fédération, agacé par le mythe d’une CGT divisée ou noyautée par l’extrême gauche.

La CGT au-delà des frontières : CES ou FSM ?

Dans la même veine, la question des alliances internationales de la CGT «devrait faire de l’animation» lors du congrès, prédit un responsable confédéral.

D’un côté, certains pensent que la centrale doit rester dans la Confédération européenne des syndicats (CES) à laquelle elle a adhéré, comme la plupart des syndicats français, dans les années 90. C’est le cas de Bernard Thibaud, ex-numéro 1 de la centrale, qui s’est récemment inquiété que la CGT «décide de faire cavalier seul en Europe en quittant la CES». 

En face, d’autres envisagent sérieusement ce scénario. Comme le secrétaire général de la CGT du Val-de-Marne qui décrivait, en 2017, la CES comme une organisation «engluée dans l’accompagnement du capitalisme mondialisé, dans le lobbying, dans le syndicalisme professionnel et institutionnel, dans la compromission et l’impuissance». 

En parallèle, se pose aussi la question d’une nouvelle adhésion à la bien plus contestataire et historiquement proche du PCF: la Fédération syndicale mondiale (FSM) que la CGT avait quitté au moment de rejoindre la CES. Un pas qu’ont déjà franchi des fédérations comme celle du commerce et des services ou encore celles de l’agroalimentaire et des industries chimiques.

«On a été confronté à des reculs sur le plan social ces derniers temps, ça entraîne plus de repli que d’ouverture de la part de certains militants», regrette un responsable de la CGT. Un autre se veut confiant et espère des «débats sereins», soulignant combien «tout le monde a conscience que, face à ce gouvernement, la CGT doit sortir de ce 52Congrès en ordre de bataille». 

Amandine Cailhol Libération, 10 mai 2019

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Syndicalisme international: Un panorama pour y voir clair (Alternative Libertaire)

CGT: l’opposition à Philippe Martinez présente une alternative (Le Monde)

Fédération Syndicale Mondiale (Wikipedia)

Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales (Bastamag)

En congrès, la CGT face à ses difficultés structurelles (Anti-K)

En direct du congrès CGT : Philippe Martinez ne veut froisser personne (AL)

52ème Congrès CGT : Martinez sur la défensive (NPA)

CGT. Des syndicats « révolutionnaires » critiquent la ligne de Philippe Martinez (OF)

Congrès CGT : proposer ou lutter ? (LO)

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10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

saint joachim (bastamag)

conseil-de-classe.jpgr

Les occupations d’écoles se multiplient

« Il n’y a pas de raison que les enseignants soient seuls à monter au front »

Les vacances scolaires n’ont pas eu raison de la mobilisation contre la loi Blanquer. La grève nationale de la fonction publique du 9 mai a été suivie par plus d’un enseignant sur cinq. De leur côté, les parents continuent la lutte, aux quatre coins du pays, pour dire leur attachement à une école publique, proche des élèves et des parents, favorisant l’égalité. Dans l’ouest de la France, plusieurs occupations d’écoles ont été organisées fin avril. Reportage à Saint-Joachim, petite commune de Loire-Atlantique.

L’occupation de l’école fut paisible mais déterminée, mardi 30 avril à Saint-Joachim, une petite commune de 4 000 habitants à une vingtaine de kilomètres au nord de Saint-Nazaire. Après avoir déposé leurs enfants à l’école, des mères de familles se sont installées dans les bureaux de la direction pour signifier leur opposition au projet de loi « pour une école de la confiance » proposée par le ministre de l’Éducation nationale Jean-michel Blanquer.

« Nous sommes là pour soulager les enseignants, explique Anne. Il n’y a pas de raison qu’ils soient les seuls à monter au front, et à perdre du salaire en se mettant en grève. »

Tout en nouant une banderole aux grilles de l’école, Sonia ajoute : « Nous ne voulions pas bloquer l’école. C’est un lieu sécurisant pour les enfants, nous ne voulions pas les inquiéter. En plus, ici, beaucoup d’enfants viennent seuls, à pied. Nous n’allions pas les laisser dans la nature. Ça aurait été très compliqué de nous justifier auprès de leurs parents. »

Nolwenn Weiler 10 mai 2019

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10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

manger du poisson? (anti-k)

espece pro

La plus importante nouvelle que l’humanité ait jamais reçue

L’effondrement général de la vie sur Terre. La vaste évaluation internationale de l’état de la nature, révélée lundi , nous apprend que la planète vivante est en train de mourir. Pourtant, il n’est pas étonnant qu’elle ne figure pas dans les premières pages. Plus la question est importante, moins on en parle.

Il y a une raison à cela. Si nous devenions pleinement conscients de notre situation, nous exigerions un changement systémique.

Le changement systémique est trop menaçant pour les médias. Donc, ils nous distraient avec des babioles comme un bébé royal. On me dit souvent que nous obtenons les médias que nous méritons. Nous obtenons les médias que les milliardaires exigent.

Cela signifie que le premier devoir d’un journaliste est de couvrir les problèmes négligés. Je  vous dirige donc vers les 70% de la planète qui sont laissés de côté même dans le nouveau rapport: les mers.

Ici la vie s’écroule encore plus vite que sur terre. Le rapport de l’ONU sur la biodiversité indique clairement que la cause principale n’est pas le plastique . Ce n’est pas la pollution, pas la dégradation du climat, pas même l’acidification de l’océan. C’est la pêche. Comme la pêche commerciale est le facteur le plus important, c’est celui dont nous parlons le moins.

Quand vous entendez le mot pêcheur, quelle image vous vient à l’esprit?

Une barbe blanche, des yeux scintillants, assis sur un petit bateau rouge qui avance joyeu-sement sur une mer scintillante? Si tel est le cas, votre image du secteur nécessite une mise à jour. Une enquête menée par Greenpeace l’année dernière a révélé que cinq familles ont  29% du quota de pêche du Royaume-Uni . Elles figurent toutes sur la liste du Sunday Times Rich List.

Une seule multinationale néerlandaise exploitant une flotte de pêche détient 24% du quota anglais. Les plus petits bateaux – moins de 10 mètres de long – constituent 79% de la flotte, mais n’ont le droit de capturer que 2% du poisson.

« La pisciculture a des impacts encore plus importants, car les poissons et les crevettes sont souvent nourris d’écosystèmes marins entiers: des chalutiers aveugles draguent tout et en font  de la farine de poisson. »

La même chose s’applique dans le monde entier: d’énormes navires de pays riches avalent les poissons des pays pauvres, privant des centaines de millions de personnes de leur principale source de protéines, tout en éliminant les requins, le thon, les tortues, les albatros, les dauphins et une grande partie du reste de la vie. les mers.

La haute mer, autrement dit les océans situés au-delà des frontières nationales de 200 milles, est un pays sans lois. Ici, les navires de pêche installent des lignes d’hameçons de jusqu’à 10 km de long qui nettoient la mer de tous les animaux qu’ils rencontrent. Et même les pêcheries côtières sont gérées de manière désastreuse.

Pendant quelques années, les populations de morue et de maquereau du Royaume-Uni ont commencé à se reconstituer . On nous a dit que nous pourrions recommencer à les manger en toute sécurité. Les deux sont maintenant en chute libre. Les jeunes morues sont rejetées illégalement à une échelle industrielle, de sorte que les prises légales dans les mers britanni-ques sont probablement dépassées d’environ un tiers. Le maquereau en raison de la surpêche à peine réglementée, a perdu son label écologique il y a quelques semaines.

Le gouvernement affirme que 36% des eaux anglaises sont «protégées en tant que zones de protection marines» (MPA). Mais cette protection ne représente que des lignes sur la carte. La pêche commerciale est exclue de moins de 0,1% de ces fausses réserves. Un article récent de la revue Science a révélé que l’intensité du chalutage dans les zones protégées européennes est plus élevée que dans les zones non protégées. Ces AMP sont une farce totale: leur seul but est de convaincre le public de croire que quelque chose est en train d’être fait.

Au vu des échecs de l’Union européenne, vous espérez mieux du Brexit ?

Alors que l’UE propose un engagement juridique d’empêcher toute espèce de poisson d’être exploitée au-delà de son taux de remplacement l’an prochain, le projet de loi britannique sur la pêche ne contient pas un telle sauvegarde . Il n’est pas prévu de transformer nos «zones protégées» en zones protégées. Le pillage de nos mers devrait probablement s’intensifier.

Ce qui rend tout cela si frustrant, c’est que la réglementation du secteur de la pêche est à la fois pas cher et facile. Si la pêche commerciale était exclue de vastes zones marines, les captures totales augmenteraient probablement, paradoxe que les biologistes appellent l’effet de propagation.

Les poissons et les fruits de mer se reproduisent et grandissent dans les réserves, puis se répandent dans les eaux environnantes. Là où les mers ont été protégées dans d’autres parties du monde, les captures ont considérablement augmenté. Comme le montre un article de la revue PLOS Biology , même si la pêche était interdite dans toute la haute mer, comme il se doit , la capture de poissons dans le monde augmenterait.

Les règles ne sont pas difficiles à appliquer. Comme l’ a montré le Fonds mondial pour la nature, équiper tous les bateaux de plus de 10 mètres pêchant dans les eaux britanniques avec un équipement de surveillance ne coûterait que 5 millions de livres.

Des caméras et des capteurs enregistreraient ce que les bateaux capturent, rendant la pêche illégale impossible. Mais l’installation de cet équipement est volontaire. En d’autres termes, il est impératif de se conformer à la loi pour empêcher les rejets, la pêche hors quota et la pêche dans les zones de non-prélèvement, mais il est facultatif de prévoir l’équipement qui indique si vous vous conformez ou non à la loi.

Sans surprise, moins de 1% des navires ont accepté de transporter l’équipement.

Il n’y a presque plus de poissons ou de fruits de mer que nous pouvons manger en toute sécurité. Les scandales récents suggèrent que même le label du Marine Stewardship Council, qui est censé nous rassurer sur le poisson que nous achetons, n’est pas une garantie de bonne pratique.

Par exemple, le conseil a certifié les pêcheries de thon dans lesquelles des requins en danger ont été capturés et, dans les eaux britanniques, il a approuvé le dragage des pétoncles qui déchire les fonds marins.

Tant que la pêche n’est pas correctement réglementée et contrôlée, nous devons retirer notre consentement. Gardez vos sacs en plastique par tous les moyens, mais si vous voulez vraiment faire une différence, arrêtez de manger du poisson.

George Monbiot Jeudi 9 mai 2019

https://www.anti-k.org/

https://www.theguardian.com/

Commentaire:

La mer est la principale réserve de protéines de l’humanité, c’est une affaire globale.

La pisciculture est une activité agricole chinoise depuis de millénaires: les poissons sont végétariens et mangent les restes. Le saumon industriel lui est nourri d’autres poissons. Il faudrait accepter de manger des espèces végétariennes.

Bien entendu, nous nous opposons (comme l’auteur) à la surpêche industrielle et pas à la  petite pêche avec des « sanctuaires » pour que le poisson puisse se reproduire.

Enfin, comme l’agriculture industrielle qui nourrit les vaches, cochons, poulets et fait du diesel, la pêche n’a pas pour but de « nourrir les pauvres ». Ils se débrouillaient très bien avant que les navires usines à farine de poisson ne viennent les priver de nourriture.

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09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai en bretagne

servive public
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Finistère
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Morlaix. 200 personnes pour la défense de la fonction publique (Le Tél)

Côtes d’Armor:

Lannion. 350 personnes contre la «casse du service public» (OF)

Lannion. 350 manifestants pour la fonction publique (Le Trégor)

Saint-Brieuc. Plus de 800 personnes dans les rues pour défendre la fonction publique (OF)

Morbihan:

Lorient. La colère monte parmi des agents de la Ville (OF)

Lorient: 1 200 personnes pour défendre la fonction publique (Le Tél)

Ile et Vilaine:

Assia Chartres-de-Bretagne: ras la blouse ! (Lutte Ouvrière)

Rennes : des milliers de manifestants pour la défense des services publics (FR3)

Loire Atlantique:

Saint-Nazaire: 500 manifestants contre la loi sur la fonction publique (OF)

Nantes. Appel à la grève de la fonction publique (OF)

Lire aussi:

L’ « école de la confiance » de Blanquer veut recruter encore plus d’enseignants précaires et sous-payés (Bastamag)

Grève des fonctionnaires. Les cinq points de friction de la réforme (OF)

Fonction publique : les raisons de la colère (Lutte Ouvrière)

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03 mai 2019 ~ 0 Commentaire

nantes (ouest france)

hoptiam

En grève, le personnel des urgences bloque les livraisons du CHU

Les infirmiers, aides-soignants, agents d’accueil, en grève depuis mardi 30 avril, réclament plus de moyens pour « assurer une bonne prise en charge des patients. »

Le personnel en grève des urgences a bloqué l’entrée des livraisons ce vendredi 3 mai au matin, au CHU de Nantes, entre 6h30 et 9h. Concrètement, ils empêchaient les camions chargés de matériel divers (plateaux-repas, blanchisserie, fournitures diverses, matériel de chirurgie) d’accéder au quai de déchargement.

En grève depuis mardi 30 avril, les infirmiers, aides-soignants, agents de bio nettoyage et administratifs des urgences à l’accueil réclament plus de moyens. Le flux des patients augmente d’année en année. Et les files et temps d’attente s’allongent. « Dernièrement une personne âgée sous oxygène a dû patienter plus de six heures, allongée sur un brancard entre son admission et sa prise en charge dans une salle », souligne Esther, une aide-soignante.

Pendant la grève, la direction applique le service minimum et assigne du personnel pour faire tourner les urgences. Un service où il y a aussi de plus en plus de contractuels.

Les grévistes sont soutenus par la CGT, FO, SUD. Et aussi, depuis mardi après midi, par la CFDT.

03/05/2019

https://www.ouest-france.fr/

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01 mai 2019 ~ 0 Commentaire

émile masson (trésor du breton)

emile m

1913 BRUG (Bruyères)

Quand le socialisme libertaire s’exprimait en breton

Quelques mois avant la Grande guerre, le débat politique français se focalise sur la militari-sation. Les défenseurs d’un nationalisme guerrier se heurtent aux convictions pacifistes du leader socialiste Jean Jaurès.

Celui-ci trouve un allié inattendu dans les campagnes bretonnes. Un professeur de Pontivy, Èmile Masson, crée en janvier 1913 la revue bilingue Brug qui milite contre l’allongement du service militaire :

Labourerien, lavarit ganeomp ne fell ket deoc’h al lezenn 3 bloaz, rak na fell da zen ebet ar brezel, ne fell ket deomp en em gannañ evit netra

(Travailleurs, dites avec nous que vous refusez la loi des trois ans, car personne ne veut la guerre, on ne veut pas se battre pour rien).

Brug, journal libertaire, prend pourtant le contrepied des socialistes bretons sur la question de la langue 

Ar re ruz o deus en em gemeret fall : disprizet o deus yezh o bro ha n’int ket komprenet gant ar bobl. Degasomp hor bro d’ar gwir republik a vo sikourapl d’an holl dud ha pas hebken d’un nebeut aotrouned hag a ra o aferioù a-raok re ar vro.

(Les rouges s’y sont mal pris : ils ont méprisé la langue de leur pays, ils ne sont pas compris par le peuple. Retrouvons la vraie République, celle qui doit aider tout le monde et pas seulement quelques messieurs qui font passer leurs affaires avant celles du pays).

Défenseur des paysans, Brug les incitent à se défendre en créant des syndicats :

Ar vistri a ziskennfe priz o douar a-walc’h ma vefe sindikadoù peizanted kourajus. Dle eo dezhe kemer ar vro-mañ evel o hini, bevañ, en em blijañ enni, labourat, kañviñ, festiñ… prest da gombat evit o buhez o boued hag o liberte

(Les propriétaires baisseraient leurs prix s’il y avait des syndicats de paysans courageux. Il faudrait qu’ils prennent leur pays en main, pour y vivre, travailler, peiner, faire la fête… prêts à combattre pour leur vie, leur subsistance et leur liberté).

Parmi la vingtaine de collaborateurs, Anatole le Braz sut trouver les mots pour fédérer nos Bretons Libertaires :

Sav alese, deus war hon lerc’h, A dreuz an noz, a dreuz an erc’h, da gad an amzerioù da-zont, Du-hont, du-hont

( Lève-toi et suis-nous, A travers la nuit à travers la neige, pour trouver d’autres avenirs, là-bas, là-bas !).

Un dra bennak a zo da cheñch er bed

(Quelque chose est à changer dans ce monde)

rêvaient les compagnons d’Èmile Masson qui virent l’utopie de Brug se fracasser sur les affres de la guerre 14-18.

07/04/2019

http://www.tresor-breton.bzh/

Lire aussi:

« Brug » : une revue libertaire de langue bretonne au début du 20e siècle (Langue Bretonne)

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01 mai 2019 ~ 0 Commentaire

1er mai en bretagne ( fr3 le-tel of)

Rennes

22

Lannion. 300 personnes pour le défilé du 1er mai (Le Trégor)

29

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56
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