Archive | Luttes sociales en Bretagne

03 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

2 Décembre (Le Tél, OF)

ploug

Saint-Brieuc, 150 personnes manifestent contre les « régressions nombreuses et graves » du projet de loi de finances

Environ 150 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), mardi 2 décembre 2025. Ils répondaient à l’appel de trois syndicats, qui dénoncent l’austérité à venir dans le projet de loi de finances.

Environ 150 personnes ont manifesté à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), mardi 2 décembre 2025, à l’appel de la CGT, Solidaires et la FSU. Les trois syndicats estiment que les projets de loi finances en cours d’examen au Parlement sont composés de régressions nombreuses et graves que nous avions dénoncées dans le budget Bayrou. Suppressions de postes dans la fonction publique, limitation à quinze jours des arrêts maladie, baisse du budget des hôpitaux, doublement des franchises médicales, etc.

Françoise, croisée dans la manifestation, est déçue de voir une faible mobilisation. Ces dernières années, il a été fait en sorte que les gens deviennent toujours plus individualistes, regrette cette Costarmoricaine à la retraite. À ses côtés, Michel craint que certains n’attendent que la planète fasse justice, en référence aux effets de l’économie sur le dérèglement climatique.

Un soutien à Sophie Binet

Pourtant, Matthieu Nicol de la CGT est persuadé que l’argent est bien présent et en nombre. On est pété de thunes, mais on fait n’importe quoi avec, dénonce-t-il. Il pointe notamment la stratégie des grands milliardaires qui agitent la menace d’une délocalisation dès qu’on parle de fiscalité ».

Il a d’ailleurs tenu à apporter son soutien à Sophie Binet, patronne de la CGT, qui a annoncé ce mardi 2 décembre avoir été mise en examen après ses propos sur RTL dénonçant les menaces de délocalisation de certains grands groupes. C’est une procédure bâillon pour nous opprimer, nous, militants syndicaux, a pointé Matthieu Nicol.

Tanguy HOMERY

https://www.ouest-france.fr/

Brest, 150 personnes rassemblées « contre la casse sociale »

À l’appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU, 150 personnes se sont réunies ce mardi 2 décembre 2025 devant la mairie de Brest (Finistère). L’objectif : « faire pression sur le gouvernement ».

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06 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Le Joint Français (NPA)

 

Le Joint Français (NPA) dans Histoire

1972, une usine en grève, de Gwénaëlle Régereau

Le très récent cinquantième anniversaire de la lutte exemplaire des travailleurEs du Joint Français, à Saint-Brieuc, avait été l’occasion de célébrer et d’évoquer les tenants et aboutissants de cette lutte emblématique. Ces travaux étaient alors le fait de spécialistes, d’universitaires et même d’ancienNEs militantEs ayant connu la grève ou y ayant participé.

Ici, l’autrice assume de ne pas en avoir entendu parler, alors qu’elle est d’ici (de Saint-Brieuc) ! Elle représente donc, en quelque sorte, la masse des gens qui, aujourd’hui, ne savent pas ce qui s’est passé en 1972 aux portes de l’usine, rebaptisée depuis « Hutchinson ». Cela la met en position de candide, dénuée de parti pris, n’hésitant pas à poser les questions élémentaires pour être capable de raconter cette histoire à celles et ceux qui, comme elle, ne la connaissent tout simplement pas.

De ce point de vue, l’ouvrage est une réussite.

Via une conversation de Gwénaëlle avec son père, ex-cadre important de la CFDT Bretagne, le livre prend la forme d’une narration indirecte, qui permet de balayer l’ensemble de cette aventure. Le récit restitue fidèlement le contexte de l’implantation de l’usine à Saint-Brieuc, en 1962, attirée par de multiples avantages consentis par les pouvoirs publics (nous dirions des cadeaux au patronat !).

Il montre également la naissance d’une nouvelle classe ouvrière féminine non qualifiée, sans traditions, mais non sans combativité. La grève y est située dans une période très agitée, toute proche de 1968 et de ses effets politiques. Enfin, ne sont retenus, sans altérer le récit, que les éléments les plus importants de l’histoire de la lutte et du soutien populaire qui en a permis la victoire.

Il en ressort un récit assez juste de cet épisode de la lutte des classes, très fidèle à l’histoire que nous avons vécue. Certes, l’ensemble est un peu lisse et ne prend pas vraiment en compte toutes les données politiques les plus fortes du moment — place de l’extrême gauche, rupture avec la mainmise du PCF sur la classe ouvrière organisée, irruption de la jeunesse scolarisée en soutien à la grève, aux côtés d’une CFDT encore très radicale — même si la place du conflit dans l’essor d’une gauche régionaliste écolo qui « fera » Plogoff est bien mise en perspective.

Petite gourmandise pour nos camarades, le cahier d’archives photos à la fin de l’ouvrage comprend plusieurs clichés qui restituent à la LC (Ligue communiste) la place que ne lui donne pas le texte de l’ouvrage.

Vincent Gibelin (06/11/2025)

https://lanticapitaliste.org/

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02 octobre 2025 ~ 0 Commentaire

Greve (RCF)

vouex

Grève du 2 octobre : de nouveaux rassemblements en Bretagne

Un article rédigé par La rédaction – RCF Côtes d’Armor, le 2 octobre 2025

Après la mobilisation du jeudi 18 septembre, l’intersyndicale appelait à une nouvelle journée de grève et de manifestation, aujourd’hui, dans toute la France. En Bretagne, plusieurs rassemblements étaient programmés pour réclamer « une justice sociale, fiscale et environnementale ».

Le nombre de manifestations organisées, Bretagne, aujourd’hui. Certains sont encore en cours comme à Quimper, Brest, Morlaix, Carhaix, Quimperlé et Landerneau. D’autres démarreront en fin d’après-midi : à Redon (17 h, place de Bretagne), à Vitré (17 h, place de la Gare) et à Fougères (17 h 30, esplanade des Chaussonières).

60

« La retraite à 60 ans ou rien du tout ! Et qu’on ait les mêmes salaires que les hommes ! » expliquait une manifestante, dans les rues de Vannes, ce matin. Elle réagissait à la promesse du premier ministre, faite aux syndicats « d’améliorer la retraite des femmes ». « C’est un leurre. Un effet d’annonce. Est-ce que ça va réellement régler les problèmes d’inégalité et d’équité ? J’imagine que ça n’augmentera pas les retraites, ajoutait une autre, par contre, je trouve important de tenir compte du fait que les femmes aient des enfants pour le calcul de leur retraite parce que c’est souvent elles qui mettent leur carrière entre parenthèse. »

18 380

C’est le nombre minimum de personnes dans la rue, aujourd’hui, en Bretagne. Minimum car on assiste toujours à une bataille de chiffres dans le cadre de ces journées de manifestation. Pour exemple, à Lannion, aujourd’hui, les syndicats estiment que 1500 personnes ont manifesté alors que les autorités en ont compté 950. Selon les Préfectures des Côtes d’Armor, du Morbihan et du Finistère, 10 005 ont manifesté, aujourd’hui. A Rennes, elles étaient estimées à environ 8000 mais, à 16 heures, la Préfecture n’avait pas encore donné ses chiffres.

Les chiffres de la Préfecture par département

Morbihan
2625 manifestants : 1 500 à Lorient, 460 à Vannes, 300 à Pontivy, 215 à Auray, 150 à Ploërmel.

Côtes d’Armor
2800 manifestants : 1 000 à Saint-Brieuc, 950 à Lannion (1500 selon les syndicats), 330 à Dinan, 380 à Guingamp, 140 à Lamballe.

Finistère
4580 manifestants : 1700 à Brest, 1200 à Quimper, 880 à Morlaix, 400 à Quimperlé, 300 à Carhaix, Quimperlé, 100 à Landerneau

https://www.rcf.fr/

Grève du 2 octobre : 6 000 personnes ont défilé en Finistère ce jeudi, une mobilisation en baisse (Ouest  France)

L’intersyndicale avait appelé à une nouvelle journée de manifestations, ce jeudi 2 octobre 2025. Des défilés ont lieu à Quimper, Brest, Morlaix, Landerneau, Carhaix et Quimperlé. Revivez cette matinée de mobilisations.

L’intersyndicale avait appelé à une nouvelle journée de mobilisation, ce jeudi 2 octobre 2025. Plusieurs manifestations étaient prévues en Finistère : à Quimper, Brest, Morlaix, Landerneau, Quimperlé et Carhaix. À Douarnenez, un rassemblement est prévu à Tréboul, à 17 h.

Parmi les revendications de l’intersyndicale figuraient en bonne place la suspension voire l’abrogation de la réforme des retraites, de « meilleurs salaires » et davantage de « justice fiscale ». Ces manifestations se sont déroulées dans le calme.

Avec 6 000 personnes à défiler dans les rues du Finistère, cette matinée n’a pas mobilisé autant que lors de la rentrée sociale du 18 septembre où ils étaient 16 000 à manifester dans le département.

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08 septembre 2025 ~ 0 Commentaire

Mouvement du 10 septembre (Le Télégramme)

 vouex

En Bretagne : à quoi faut-il s’attendre ville par ville ?

Par Le Télégramme

Dans le cadre du mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre, plusieurs actions sont dans les cartons, en Bretagne. Voici un point sur celles qui sont confirmées ou fortement pressenties.

Dans les Côtes-d’Armor

- Guingamp. L’intersyndicale de Guingamp, regroupant l’UL CGT, Solidaires et la FSU, annonce, dans un communiqué, qu’elle organise un rassemblement et une manifestation, mercredi 10 septembre, à 11 h, contre le projet de budget du gouvernement Bayrou. Et ce, indépendamment du mouvement « Bloquons tout ».

- Saint-Brieuc. À Saint-Brieuc et dans ses environs, les autorités prévoient « un mouvement assez restreint », bien que la CGT et FO ont annoncé se joindre aux actions, à rebours des consignes nationales. La préfecture des Côtes-d’Armor anticipe « une palette relativement large d’actions » dans le département : rassemblements, opérations escargots sur les routes, blocages, sabotages (coupures de courant) ou, encore, occupations de ronds-points. Des grandes et moyennes surfaces et centres commerciaux sont également dans le viseur des membres du collectif briochin.

- Lamballe. L’union locale de la CGT appelle à un rassemblement mercredi, « dans le cadre des mobilisations de ce 10 septembre », à 12 h, devant la mairie de Lamballe-Armor, « contre l’austérité, pour nos salaires, les services publics et l’abrogation de la réforme des retraites ».

Dans le Finistère

- Brest. Dans le cadre de la journée de grève du 10 septembre, à Brest, le blocage de plusieurs points d’entrée de la ville, dès 6 h, semble acquis. Le giratoire de Pen-ar-C’hleuz, régulièrement investi lors de grandes manifestations – réforme des retraites, gilets jaunes… – devrait l’être encore. Autres points de blocage retenus : la zone du port de Brest, avec le rond-point des Foulques et l’accès au dépôt pétrolier, et la zone du carrefour Iroise et du site de Thales. Par ailleurs, des manifestations ont été envisagées mais n’ont pas été validées.

- Concarneau. Lors d’une réunion préparatoire, de nombreuses idées ont émergé. Parmi elles, le blocage du rond-point du Moros semble la plus crédible. Mercredi, le rendez-vous est fixé à 7 h, au niveau du pont du Moros.

- Douarnenez. Si les mouvements devaient être éclatés dans la ville et ses abords, des actions sont toutefois programmées dès 7 h, aux ronds-points de Kerharo et Toubalan.

- Morlaix. L’intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires appelle, dès le 10 septembre, à la grève et à la mobilisation. Un rassemblement et une manifestation sont annoncés, place des Otages, à partir de 10 h 30. Le PCF pays de Morlaix a rallié cet appel à manifester. De son côté, l’assemblée citoyenne pour le pays de Morlaix a acté une autre action : le blocage du rond-point de Roc’h Trédudon, à Plounéour-Ménez, dès 10 h.

- Quimper. Un collectif a acté le principe de blocages filtrants de ronds-points : Kerustum, Gourvily, Philippe-Le Bon ou Ludugris. L’idée étant d’investir des lieux aux abords de la ville très tôt, le matin, pour y distribuer des tracts. Ludugris est le rond-point le plus privilégié. Par ailleurs, des élèves du lycée de Cornouaille prévoient le blocage de l’établissement. D’autres actions ont également été envisagées, comme une opération escargot ou des opérations « caisses libres », mais vont-elles se concrétiser ? Une assemblée citoyenne est également prévue, mardi 9 septembre, à 19 h, sur le parking de Penvillers.

- Quimperlé. Le collectif Indignons-nous du pays de Quimperlé a donné rendez-vous, mercredi, à 6 h, au stade Jean-Charter, puis toute la journée, au niveau de la route de Pont-Aven.

Dans l’Ille-et-Vilaine

- Rennes. Une tentative de blocage de la rocade rennaise se dessine. Des appels à se rassembler massivement aux stations de métro Via Silva et Henri Fréville, dès 6 h 30, circulent. Des barrages filtrants pourraient aussi être mis en place à différents endroits de la capitale bretonne. Des perturbations dans les écoles et les transports sont attendues, et une grande manifestation au départ de République, à 11 h 30, est également prévue.

Dans le Morbihan

- Auray. Un groupe de citoyens se mobilise à Auray. Un rendez-vous de préparation des actions est fixé le lundi 8 septembre, à 19 h, dans le quartier du Gumenen, au kiosque rue François-Mitterrand. Une rencontre qui sera l’occasion de discussions et d’échanges pour décider d’actions à mener à Auray ou de convergence vers Vannes et Lorient.

- Belle-Île-en-Mer. Une manifestation débutera à 11 h, au port de Le Palais.

- Lorient. Une manifestation est prévue au départ du pont Saint-Christophe, à 10 h. Quant à d’éventuels blocages, il faudra sans doute attendre la veille, mardi, pour en savoir plus. Lors des différentes réunions, le dépôt pétrolier de Lorient, le port, les axes routiers lorientais, dont la pénétrante, ont été évoqués. Mais il semble que les participants souhaitent garder l’effet de surprise sur leurs intentions.

- Pontivy. Un rassemblement est prévu à Pontivy : l’union locale CGT de Pontivy-Loudéac et le Groupe d’action LFI de Pontivy appellent à participer à la manifestation organisée, à 10 h 30, à la Plaine. La section syndicale Sud santé sociaux du Centre hospitalier du Centre-Bretagne et le PCF pontivyen appellent également à participer à cette manifestation.

- Vannes. À Vannes, les acteurs du mouvement « Bloquons tout » prévoient un blocage de points de circulation stratégiques, à partir de 6 h 30. Des groupes pourraient ainsi être mobilisés au rond-point du Liziec et à celui du Crédit Agricole. Une opération de filtrage pourrait aussi s’organiser au rond-point Pompidou. Puis, à 10 h, au départ du port, une manifestation est annoncée, pour rejoindre les points de blocage.

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23 février 2025 ~ 0 Commentaire

Redon (FR3)

eau e

« On retrouve des pesticides épandus il y a plus de 20 ans ».

Forte mobilisation pour la qualité de l’eau à Redon

2 000 manifestants se sont rassemblés samedi 22 février 2025, place de Bretagne à Redon, pour réclamer une eau potable sans pesticides. •

Cela peut surprendre… Redon, ville inondée il y a quelques semaines, a rassemblé samedi 22 février plus de 2 000 personnes qui appellent à préserver les ressources en eau. Toutes demandent à limiter l’utilisation des pesticides, notamment dans le secteur agricole.

« Si aujourd’hui c’est l’eau qui nous rassemble, c’est parce que tout d’abord la ville est née dans l’eau et que polluer l’eau est un long suicide collectif ». Un discours choc pour dire la colère. Des défenseurs de l’environnement mais aussi des agriculteurs et les fédérations de pêcheurs en rivière de trois départements, tous décidés à renforcer les règles qui protègent les captages d’eau potable. Car le constat est alarmant : selon l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, moins de 8% des cours d’eau du bassin de la Vilaine sont en « bon état écologique ».

Moins de 8% des cours d’eau en « bon état écologique »

Tous espèrent renforcer leur protection face aux pollutions industrielles et agricoles. « On est ici aujourd’hui pour lutter contre les pesticides sur les zones de captage. On retrouve encore des pesticides qui sont interdits et qui ont été épandus il y a plus de 20 ans. Mais il y a des solutions à adopter rapidement », affirme une manifestante.

« Avec les inondations, tous les produits, les traitements qui ont été mis dans les champs, ils sont partis où ? », questionne un Redonnais.

« Le taux de cancers actuellement, c’est bien dû à l’environnement »

De son côté, Denis, ancien ouvrier agricole dont le cancer de la prostate a été reconnu comme maladie professionnelle, redoute un retour en arrière concernant l’utilisation des pesticides : « Tout ce qui est en train de se passer au niveau des lois d’orientation agricole, ce n’est pas bon pour la santé environnementale, ni pour la santé des citoyens. Et les taux de cancers qu’il y a actuellement, ce n’est pas dû au vieillissement de la population, c’est bien dû à l’environnement ». 

Protéger la Vilaine et ses affluents, voilà l’objectif. De nouvelles règles sont actuellement débattues, en vue de les intégrer au schéma d’aménagement et de gestion de l’eau. Un document important, soumis au vote des élus locaux et des chambres d’agriculture auprès desquelles ces manifestants veulent peser. 

(Avec Myriam Thiebaut)

Laurence Postic  23/02/2025

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20 février 2025 ~ 0 Commentaire

Intensif

becassine

Élevage intensif et souveraineté : les limites du produire plus

Dans le contexte géopolitique actuel, la souveraineté alimentaire s’est imposée récemment comme un objectif cardinal pour les politiques agricoles françaises.

Concernant les filières de production animale, et notamment le poulet, la solution proposée par les pouvoirs publics et les filières semble claire : produire plus et à bas coût pour réduire les importations de viande du pays. Mais l’élevage intensif dépend d’importations et mobilise une part importante de la surface cultivée. Ce paradoxe, souligné par le Réseau Action Climat dans son nouveau rapport, démontre que l’intensification de l’élevage ne permet pas de résoudre les défis de souveraineté, alors même qu’hier le parlement s’est accordé sur la loi d’orientation agricole qui va favoriser les élevages industriels.

L’élevage intensif, fortement dépendant des importations agricoles et d’engrais

La France importe de grandes quantités de matières végétales riches en protéines pour nourrir ses animaux d’élevage, dont 3 millions de tonnes de soja en 2022 pour un coût de 1,5 milliard d’euros, principalement d’Amérique latine. De plus, le recours aux acides aminés de synthèse est en croissance pour compléter l’alimentation des élevages intensifs, alors que la production est concentrée en Chine.

De même, l’élevage intensif nécessite un usage important d’engrais minéraux pour la production de l’alimentation animale. Or, 80% des engrais minéraux sont importés, principalement  de Russie, Egypte, Algérie, Biélorussie, et ceux produits sur le territoire le sont à partir de gaz importé. Ces dépendances aux importations renforcent la vulnérabilité de notre secteur agricole face aux enjeux géopolitiques. De ce fait, la Commission européenne identifie d’ailleurs l’élevage comme le “talon d’achille” de la souveraineté agricole européenne dans son rapport annuel.

44%* des terres cultivées le sont pour nourrir les élevages français, soit l’équivalent de 12 départements en moyenne

Une grande partie des terres cultivées en France sont utilisées pour nourrir les animaux d’élevages. Cela représente par exemple un tiers de la production de céréales. De plus, il faudrait multiplier par 8,5 la production française de soja pour couvrir les besoins en alimentation animale importés, soit une surface de l’ordre de 1,1 million d’hectares. En additionnant la part de surfaces cultivées française dédiés à nourrir les animaux d’élevages et les surfaces aujourd’hui délocalisées, la surface nécessaire aux cultures à destination des élevages français dépasserait les 50% de la surface cultivée totale de la France.

* L’estimation réalisée se base sur les données Agreste pour l’année 2022 concernant la quantité de chaque culture utilisée en alimentation animale rapportée aux rendements moyens constatés et à la superficie cultivée totale de chaque culture. Elle se concentre sur les terres cultivées et n’inclut pas les surfaces toujours en herbe et de prairies permanentes.

Augmenter l’élevage intensif au nom de la souveraineté alimentaire est donc une erreur stratégique

Face à ce constat, des leviers d’action existent. L’enjeu de la souveraineté des filières animales passe par le développement des élevages durables, plus résilients et plus autonomes pour leur production, et plus rémunérateurs pour les éleveurs. Il implique aussi d’agir sur le levier de la consommation alimentaire. Car la hausse des importations de viande ne provient pas tant d’une crise de la production, que d’une forte évolution de la consommation durant les vingt dernières années, avec une hausse spectaculaire de celle de viande de poulet et de celle de produits transformés. L’Etat doit donc mettre en place des politiques alimentaires ambitieuses, en faveur de la réduction de la consommation de viande, tout en favorisant celle de viande de qualité (viande biologique, Label rouge, etc.) et produite en France, ciblant en priorité les acteurs structurant l’offre alimentaire (grande distribution, restauration commerciale, industriels).

https://reseauactionclimat.org/

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01 février 2025 ~ 0 Commentaire

Dockers Lorient

Des dockers bloquent l'accès au port de commerce de Lorient lors d'un précédent conflit
Des dockers bloquent l’accès au port de commerce de Lorient lors d’un précédent conflit • © France Télévisions – S. Izad

Retraites : Les dockers de Lorient bloquent le port et demandent à renégocier l’âge de départ

« Le port de Lorient est à l’arrêt » depuis jeudi 30 janvier selon le syndicat CGT des dockers. Aucune entrée ni sortie de navires dans le port de commerce. Les dockers demandent à renégocier leur âge de départ à la retraite.

À l’appel de la Fédération nationale des Ports et Docks CGT, les dockers et agents portuaires de Lorient ont effectué un deuxième jour de grève vendredi pour dénoncer l’attentisme du gouvernement sur leur régime de retraite. Tout comme leurs collègues des ports de Dunkerque, Marseille, Calais et Boulogne.

Dans ce « petit » port en volume de marchandises, la CGT des dockers affirme que « le port est à l’arrêt » depuis jeudi.

Les dockers peuvent valider leur départ en retraite quatre ans avant l’âge légal, soit à 60 ans, contre 58 ans avant la réforme de 2023. Ils souhaitent négocier ce relèvement de l’âge de départ et prolonger des mesures de retraite anticipée pour les salariés ayant été exposés à l’amiante au cours de leur carrière.

« Le gouvernement ne respecte pas ses engagements »

La fédération de dockers et d’ouvriers portuaires a estimé que le gouvernement ne « respectait pas ses engagements » sur la réforme des retraites, pour laquelle une concertation avec les partenaires sociaux est prévue fin février.

Un préavis de grève nationale pour le jeudi 30 et le vendredi 31 janvier avait été déposé mi-janvier par la Fédération nationale des Ports et Docks CGT, qui a également appelé à des grèves perlées jusqu’à fin février.

Les transporteurs, qui viennent chercher des conteneurs ou du vrac dans les ports, ont fait part jeudi de leur inquiétude quant aux conséquences de ces grèves.

L’Union-TLF, qui représente l’ensemble des métiers de la chaîne du transport et de la logistique, craint pour ses adhérents une perte d’un quart de leur chiffre d’affaires en février si le mouvement se durcit.

Quels impacts si la grève se durcit ?

TLF Overseas, le syndicat professionnel réunissant organisateurs de transport et représentants en douane, a appelé vendredi « à la mise en place de mesures urgentes pour limiter les impacts sur la chaîne logistique » constatant que les flux « commencent à se détourner vers les autres ports européens comme Anvers, Gênes, Rotterdam et Barcelone ».

« Nous jugeons irresponsable un durcissement des grèves, qui pourraient compromettre la pérennité des emplois liés aux activités portuaires et logistiques », a déclaré Joël Glusman, président de TLF Overseas.

Les dockers et agents portuaires de Lorient avaient déjà mené une opération « port mort » le 7 juin dernier à l’appel national de la CGT pour protester contre la réforme des retraites de 2023. En vain.

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29 janvier 2025 ~ 0 Commentaire

Solidarite

solidaryty

Secours populaire : le Solidaribus

Un jeudi par mois à Ercé-en-Lamée, Lalleu et La Bosse-de-Bretagne.
Un vendredi par mois à Grand-Fougeray

Solidaribus, antenne mobile du Secours populaire

Information sur les aides, connaitre vos droits selon votre situation

Inauguré en 2021, le Solidaribus a pour objectif d’aller à la rencontre des personnes en difficulté dans les communes rurales éloignées des lieux d’accueil habituels du Secours populaire pour leur proposer une solidarité de proximité :

  • Un point d’accueil et d’écoute
  • Une aide alimentaire (produits frais et secs) et en produits d’hygiène
  • Une aide aux démarches simples
  • Une aide matérielle ou vestimentaire sur demande
  • Une aide à l’accès aux vacances et aux loisirs
  • Des livres en libre-service

Les aides du Secours populaire sont accessibles à toute personne en situation de précarité ou d’isolement, avec ou sans orientation d’un travailleur social.

Où et quand ?

Les bénévoles de l’association tiennent des permanences mensuelles.

Des passages à domicile sur les communes environnantes sont également possibles, sur demande, pour les personnes isolées qui ne pourraient pas se déplacer jusqu’aux lieux d’accueil.

À Grand-Fougeray :

  • un vendredi par mois, de 10h à 12h
  • salle municipale (accès par le parking de la place de l’Europe).
  • Permanences 2024 : 12 avril, 10 mai, 7 juin, 5 juillet, 2 et 30 août, 27 septembre, 25 octobre, 22 novembre et 20 décembre 2024.

À Ercé-en-Lamée :

  • un jeudi par mois, de 10h30 à 12h
  • salle polyvalente (11 rue du Muguet)
  • Permanences 2024 : 23 mai, 20 juin, 18 juillet, (mercredi) 14 août, 12 septembre, 10 octobre, 7 novembre et 5 décembre 2024.
  • Présence d’une conseillère France services pour les démarches administratives et numériques du quotidien.

À Lalleu :

  • un jeudi par mois, de 13h30 à 15h
  • salle des fêtes (rue de l’Épinay)
  • Permanences 2024 : 23 mai, 20 juin, 18 juillet, (mercredi) 14 août, 12 septembre, 10 octobre, 7 novembre et 5 décembre 2024.
  • Présence d’une conseillère France services pour les démarches administratives et numériques du quotidien.

À La Bosse-de-Bretagne,

    • par téléphone au 02 90 02 78 83.

    Le Secours populaire recherche également de nouveaux bénévoles pour contribuer à faire vivre la solidarité sur le secteur lors des passages mensuels du Solidaribus.

    un jeudi par mois, de 15h30 à 17h

  • à l’arrière de la mairie (11 rue de la Mairie)
  • Permanences 2024 : 23 mai, 20 juin, 18 juillet, (mercredi) 14 août, 12 septembre, 10 octobre, 7 novembre et 5 décembre 2024.
  • Présence d’une conseillère France services pour les démarches administratives et numériques du quotidien.

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31 décembre 2024 ~ 0 Commentaire

SBFM (Lorient)

sbfm caudan

Nouvelles menaces sur la Fonderie de Bretagne

CorrespondantEs
Hebdo L’Anticapitaliste – 735 (26/12/2024)
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Fondeurs, oui ! Chômeurs, non ! Ce slogan résume la volonté des 350 salariéEs de la Fonderie de Bretagne à Caudan (56) qui luttent depuis plusieurs années contre les effets des restructurations de l’industrie automobile et pour le maintien de leurs emplois. Mais la décision de Renault de se désengager, annoncée vendredi 20 décembre, à la veille des fêtes, pourrait signer la fin de l’usine et le chômage pour ses salariéEs.

Le désengagement de Renault, principal client, s’inscrit dans une politique globale. Les constructeurs automobiles, à la recherche du profit maximum, et dans le cadre de la crise touchant tout le secteur, ont procédé depuis plusieurs années à l’abandon ou à l’externalisation de nombreuses activités et notamment des fonderies. Ils ont souvent fait le choix de délocaliser, entrainant des milliers de licenciements dans la branche malgré des luttes importantes. Celles-ci, faute de coordination, ont été défaites boîte par boîte.

Renault contraint de maintenir la production abandonne

Les salariéEs de la Fonderie de Bretagne ont une tradition de lutte ancienne. Avec leur syndicat CGT, ils ont réussi depuis 2009, par plusieurs grèves longues, à contraindre Renault à maintenir la production et donc l’emploi malgré une baisse des effectifs et la vente à des repreneurs — fonds d’investissement avides de profits rapides — bénéficiant de subventions publiques importantes. Engagées depuis quelques mois, les négociations avec un nouveau repreneur devaient permettre la poursuite de l’activité et sa diversification. La condition étant que Renault s’engage à fournir des volumes jusqu’en 2028 afin d’assurer la transition. Le constructeur vient donc de refuser ce geste, contraignant le repreneur à renoncer. La direction de l’usine annonce que les fonds disponibles ne permettront pas de maintenir l’activité au-delà de quelques mois, voire quelques semaines. Sous le choc, les salariéEs ont quitté l’usine et n’y reviendront qu’en début d’année. Une procédure de sauvegarde va être engagée par le tribunal de commerce.

Un État hypocrite

L’État, actionnaire de Renault à hauteur de 15 %, révèle toute son hypocrisie lorsque le ministre de l’Industrie démissionnaire déplore l’attitude du constructeur. Comme le dit justement un responsable CGT de l’usine : « C’est Renault qui a la mainmise sur l’État, on a un État faible et il s’est engagé trop tard dans le dossier »1. De fait, l’État et le gouvernement sont au service des capitalistes et laissent faire comme le montrent récemment les vagues de suppressions d’emplois notamment chez Michelin à Vannes dans le même département où 300 licenciements vont avoir lieu. Seul un rapport de forces pourra leur imposer de maintenir les emplois.

Nul doute que début janvier, les salariéEs décideront des actions à mener. Les forces syndicales et politiques du Pays de Lorient devront les soutenir unitairement. Il n’y aura pas de solution durable sans mobilisation, sans mettre en avant la nécessité d’un moratoire ou d’une interdiction des licenciements, et sans chercher à imposer la réquisition-socialisation afin de garantir l’emploi et de préparer les transformations nécessaires des productions pour lutter contre le réchauffement climatique.

Correspondant

  • 1. Rapporté par Ouest France du 20 décembre 2024.

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16 décembre 2024 ~ 0 Commentaire

Mayotte (Reporterre)

À Mayotte, pourquoi le cyclone Chido a fait si mal<small class="fine d-inline"> </small>?

À Mayotte, pourquoi le cyclone Chido a fait si mal ?

Mayotte, au lendemain du cyclone Chido, découvre l’ampleur des dévastations. Une catastrophe qui illustre la vulnérabilité des territoires les plus pauvres face aux effets du changement climatique.

Mayotte, le département français le plus pauvre, est en ruines après le passage du cyclone Chido le 14 décembre. Avec des rafales dépassant les 220 km/h — du jamais-vu depuis près d’un siècle —, l’archipel de l’océan Indien est méconnaissable. Selon le préfet François-Xavier Bieuville, « des centaines, voire des milliers de personnes » auraient péri. Le système hospitalier est « très endommagé » et les centres médicaux sont « inopérants », selon le gouvernement.

Les images en provenance du quartier de Labattoir, à Dzaoudzi, montrent des habitations éventrées, les toits arrachés, des fenêtres brisées, et des bidonvilles réduits à des amas de métal tordu et déformé. Le port est jonché de bateaux échoués, empilés les uns sur les autres. « On ne reconnaît même plus nos rues et nos quartiers », témoigne une Mahoraise dans Libération. Les arbres déracinés et les tôles envolées, décrites par La 1re, accentuent cette vision apocalyptique.

L’alerte violette a été levée pour permettre l’intervention des secours. Toutefois, la situation reste chaotique : 15 000 foyers sont sans électricité, les routes sont impraticables et les communications intermittentes rendent difficile l’évaluation précise des pertes humaines et matérielles.

Le rôle de la crise climatique

Le cyclone Chido est un phénomène naturel, mais il a potentiellement été exacerbé par le réchauffement climatique. Différentes études ont montré qu’un climat qui se réchauffe tend à rendre les cyclones plus intenses. La température élevée des eaux de surface de l’océan Indien — atteignant près de 30 °C — a pu fournir un immense réservoir d’énergie à Chido.

Les projections du Giec indiquent qu’avec 1,5 °C de réchauffement global, la proportion de cyclones tropicaux intenses pourrait augmenter de 10 %, et de 20 % si le réchauffement atteint 4 °C. Bien que le nombre total de cyclones devrait rester stable, leur intensité croissante pose un défi majeur pour les populations vulnérables.

Une vulnérabilité structurelle criante

La catastrophe de Mayotte est d’autant plus dramatique que le département souffre d’une vulnérabilité structurelle profonde. Comme le rappelle L’Humanité, 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et 1 personne sur 3 réside dans une habitation précaire faite de tôle. Ces bidonvilles ont été complètement rasés par le cyclone, se transformant en un « charnier », selon la députée (Liot) Estelle Youssouffa.

« À chaque catastrophe, il convient [...] de se demander ce qui a rendu autant d’individus si fragiles », estimait en 2023 auprès de Reporterre Jean-Paul Vanderlinden, économiste environnemental. L’accès aux soins, à l’éducation et la stabilité économique conditionnent la capacité d’une société à résister et à se relever après un choc climatique ou une catastrophe naturelle, expliquait-il.

Or, l’État français, souvent accusé de négligence, est critiqué pour sa gestion de l’archipel. Le rapport de l’inspection générale de six ministères publié en 2023 dénonçait déjà « une faillite généralisée des administrations publiques » à Mayotte. Malgré les promesses d’investissements, le département reste sous-équipé en infrastructures de santé, d’éducation et d’accès à l’eau potable. 6 logements sur 10 n’ont par exemple pas de toilettes ni douche, favorisant des épidémies telles que le choléra.

Si des secours militaires sont en route et que le gouvernement affirme être « 100 % mobilisé pour les Mahorais », sans une prise de conscience réelle des facteurs de vulnérabilité, Mayotte restera une proie facile pour les catastrophes à venir. Comme le soulignait sur Reporterre l’anthropologue Sandrine Revet, il ne suffit pas de gérer l’urgence : il faut investir dans un urbanisme adapté et une réduction des inégalités pour protéger les populations les plus exposées.

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