Archive | Luttes sociales en Bretagne

25 mai 2017 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

peugeot 68

La colère s’exprime

Avec le lancement de la fabrication de la nouvelle Peugeot 5008 à l’usine PSA de Rennes, la production a augmenté et la direction de l’usine a remis les ateliers en deux équipes, alors que depuis un an et demi ceux-ci fonctionnaient en une seule équipe de jour.

Avec ce changement de rythme de travail et la volonté de produire beaucoup plus, les conditions de travail se sont durcies. La production est poussée au maximum, à la limite du faisable, et la flexibilité des horaires est utilisée en permanence pour rattraper les retards dus aux pannes et autres aléas d’approvisionnement. Cela a pour conséquence des journées à rallonge et des samedis travaillés parfois décidés deux jours avant. Des samedis travaillés ont été aussi décidés pour rattraper les jours fériés du mois de mai.

Ces méthodes brutales pour réaliser coûte que coûte la production sont très mal vécues. Le mécontentement est unanime et le malaise touche aussi l’encadrement intermédiaire, qui ne sait plus où donner de la tête pour répondre aux exigences de la direction, d’autant que, du fait des conditions de travail, une énorme proportion des voitures produites doivent être reprises en bout d’usine à cause de défauts de fabrication.

C’est dans ce contexte que l’idée d’un arrêt de travail à l’occasion d’un samedi travaillé a circulé dans l’usine, proposition soutenue par la CGT, qui a appelé tous les salariés présents le samedi 13 mai à un débrayage.

Immédiatement, les syndicats comme le SIA et FO ont fait de la propagande contre le débrayage, disant que tout arrêt de travail provoquerait immanquablement plus d’heures supplémentaires.

Par contre, le samedi matin, la CFDT s’est associée à l’appel de la CGT. À 11 h 30, après la dernière pause, une centaine d’ouvriers, dont une vingtaine d’intérimaires, sont venus au point de rassemblement prévu, sur un effectif de 300 à 350 au Montage. La production a quasiment été arrêtée.

Ce débrayage a été considéré comme une réussite par tous ses participants, mais n’a pas suffi à faire comprendre à la direction qu’elle devait revoir ses façons de faire. Elle s’est même crue capable d’annoncer que le jeudi de l’Ascension et le lundi de Pentecôte seraient travaillés. Cela a fait monter un peu plus la colère dans les ateliers et un nouveau débrayage a été organisé le vendredi 19 mai Et, cette fois, les deux équipes ont pu se retrouver pour dire non aux abus de la direction.

Histoire de faire peur, quelques cadres se sont permis de menacer des ouvriers en expliquant que, si la production ne se fait pas de façon satisfaisante, la nouvelle voiture pourrait être fabriquée en Espagne. Voilà le dialogue social dans cette usine : les dirigeants peuvent décider du jour au lendemain d’annuler deux week-ends de repos bien mérités mais, si les travailleurs protestent, ils sont menacés de fermeture de l’usine. Il n’est pas sûr que cela suffise à étouffer la colère.

Correspondant LO 23 Mai 2017

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25 mai 2017 ~ 0 Commentaire

stw (lutte ouvrière)

Manara-marre

Chantier naval STX Saint-Nazaire : six semaines de protestations

Le 10 avril, une quarantaine d’ouvriers de l’atelier Panneau plan sont partis en débrayage et ont fait la tournée des ateliers, pour exprimer leur ras-le-bol face à une énième provocation de la direction.

Après des augmentations générales de 0,7 % cet hiver, c’est l’absence de versement de la prime d’intéressement qui a fait déborder le vase et conduit à réclamer une prime de livraison de navire.

Durant les six semaines qu’a duré le conflit, des débrayages de 59 minutes ont eu lieu tous les jours dans les trois équipes. L’habitude a été prise de se réunir tous les jours pour discuter des différentes actions et des points forts de la semaine. Assemblées générales, tournée des popotes (manifestations qui passent d’atelier en atelier), ont rythmé ce conflit.

Au bout de quatre semaines, les ateliers du sud ont décidé de manière très majoritaire de se mettre en grève totale. C’est donc plus d’une quarantaine de travailleurs qui ont cessé le travail, dans un secteur qui se trouve au début de la chaîne de production. Très vite, la direction a essayé de diviser en menaçant de mettre au chômage partiel les secteurs de production en aval. Mais la solidarité entre les différents secteurs a rendu sa menace inefficace et elle a finalement abandonné son projet.

Au cours des deux semaines suivantes, des équipes de différents secteurs ont cessé le travail, plusieurs jours de suite dans différents ateliers, à bord et dans un atelier qui fabrique les cabines des bateaux. Parallèlement, les débrayages quotidiens ont continué.

Tous les subterfuges possibles ont été employés par la direction, menaces de sanction, huissier, accusation de manipulation des grévistes par la CGT, menaces de chômage partiel. Elle a même essayé de demander aux chefs et aux cadres de faire redémarrer les machines. Des dizaines de tôles à plusieurs milliers d’euros pièce ont ainsi été gâchées, avant de réussir à en sortir quelques bonnes !

Rien de tout cela n’a entamé la solidarité, et tous les jours des travailleurs de secteurs différents sont venus exprimer leur solidarité avec le mouvement. La grève est cependant restée minoritaire, n’entraînant qu’une minorité des 800 ouvriers du chantier STX, et sans que les bureaux d’étude ne rejoignent le mouvement.

Les travailleurs des ateliers du sud ont finalement voté la fin de leur grève le vendredi 19 mai au matin. Un protocole de fin de conflit a été signé par la CGT, mandatée par les grévistes et seul syndicat à avoir soutenu le mouvement. Il comporte l’absence de poursuites disciplinaires et judiciaires, l’étalement des retraits pour jours de grève pour ceux qui le souhaitent et l’absence d’impact des jours de grève sur le 13e mois et sur les congés payés. La direction a également cédé à l’ensemble du personnel la restitution anticipée de cinq jours de RTT, qu’elle avait confisqués à la faveur d’un accord de compétitivité.

Bien sûr, les revendications des travailleurs en lutte n’ont pas été satisfaites, mais une direction qui clamait partout qu’elle n’avait pas un sou vaillant a trouvé comme par miracle deux millions d’euros pour rendre les RTT qu’elle avait volées.

De nombreuses démonstrations ont été faites, la plus précieuse étant que, sans le travail des salariés, tout s’arrête et que le géant se paralyse. Beaucoup de travailleurs ont pris conscience de leur force collective, de leur pouvoir d’organisation et de la puissance de la solidarité. Dans quelques équipes, les intérimaires ont participé aux débrayages, conscients que les différences de statut sont une barrière qu’il faudra dépasser si l’on veut gagner plus tard !

Correspondant LO 23 Mai 2017

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12 mai 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp (npa)

 1er mai
PROCES DE GUINGAMP  LOI TRAVAIL 12 MAI 2017

Ce matin quatre militants comparaissaient  dans le cadre du blocage des trains en gare de Plouaret, initié par le collectif « l’Appel de Plouaret ».

Ce collectif regroupait des militants opposés à la loi travail, de NUIT DEBOUT Lannion, de la Gauche Indépendantiste, de syndicalistes. La SNCF ayant porté plainte , quatre militants étaient poursuivis. L’audience s’est tenue ce matin devant le tribunal correctionnel de Guingamp.

D’emblée maitre Claude Larzul a relevé la nullité des poursuites contre l’un de militants, le parquet n’ayant tout simplement pas notifié le délit…  Pour les trois autres le débat n’a pas permis de savoir s’ils étaient vraiment présents sur les rails le 19 mai 2017
La seule photo de presse produite …empêchant tout identification certaine. L’audition des témoins de la défense a recadré sur le contexte du conflit et le caractère collectif des actions.

En conclusion, Claude Larzul a dénoncé la politique du gouvernement Valls , la loi travail et a appelé à la résistance devant la volonté de Macron de réformer par voie d’ordonnances le code du travail. Le délibéré n’a pas tardé, en fin d’audience le président du tribunal prononçant une non lieu et trois relaxes.

Le NPA se félicite de la mobilisation de ce matin sur Guingamp, et revendique une nouvelle fois l’immunité ouvrière pour tous les militants syndicalistes et du mouvement social.

Correspondant NPA Guingamp

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10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp (nuit debout)

gwenn

Venez nous soutenir à 8h15 devant le tribunal de GUINGAMP, il y aura café et petits pains pour les premiers arrivés

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10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

caudan ecotri (le télégramme)

Manara-marre

25 salariés en grève à l’Ecotri

25 des 50 salariés de l’Ecotri de Caudan, qui trient et recyclent les déchets de poubelles jaunes de la région lorientaise, sont en grève pour réclamer une meilleure convention collec- tive à leur employeur, les Ateliers Fouesnantais. La grève a commencé ce mardi matin à 6 h et doit durer trois jours, jusqu’à jeudi soir.

L’Ecotri de Caudan emploi principalement des salariés handicapés.

Lorient Agglomération a passé un appel d’offres pour renouveler la convention sur le tri des déchets. A cette occasion, les salariés de l’Ecotri de Caudan demandent à bénéficier d’une meilleure convention collective.  »

Si les salariés pouvaient bénéficier de la convention nationale des activités déchets, les sala- riés pourraient bénéficier d’une prime d’ancienneté supérieure de 16 %, d’une prime de salis- sure, d’un treizième mois et d’une prise en charge des frais de transport domicile-travail jusqu’à 50% « , expliquent Nicolas Le Strat, secrétaire général de la CFDT, et Alain Roperh, délégué du personnel CFDT.

 » La plupart des salariés de Caudan sont payés au Smic, entre 1.100 € et 1.200 €. La nouvelle convention collective pourraient leur rapporter jusqu’à 120 € de plus par mois « , précisent-ils. Les représentants des salariés ont rencontré M. Philippe Fillette, directeur des Ateliers Fouesnantais. Ce dernier leur a fait savoir qu’il était hostile au changement de convention collective

09 mai 2017

http://www.letelegramme.fr/

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06 mai 2017 ~ 0 Commentaire

rennes apase (ouest france)

y-en-a-marre

Les salariés de l’Apase en grève depuis six jours

Environ la moitié des salariés de l’Association pour l’action sociale et éducative en Ille-et-Vilaine (Apase 35) sont en grève reconductible depuis le 27 avril. Ils dénoncent la volonté de la direction de changer la convention sociale qui les régit. Un projet qui va se traduire par une baisse des salaires et du nombre de jours de congé. Pour la direction, il en va de la survie de l’association.

Les 220 salariés de l’Apase 35, dont 190 titulaires, assurent des missions d’accompagnement social auprès de familles en difficulté (protection de l’enfance) et de majeurs protégés placés sous tutelle ou curatelle. Environ la moitié d’entre eux sont en grève reconductible depuis une semaine, contre le projet de la direction de changer la convention collective qui les régit.

400 € de salaire en moins

Ce projet va se traduire par une baisse de salaire de 400 € net pour les nouveaux embauchés et une réduction du nombre de congés payés, de 9 semaines à 8,5 semaines, voire 7,5 semaines pour les personnels ayant moins de 15 ans d’ancienneté. Les salaires des personnels déjà embauchés seront gelés.

Jusqu’au 31 mai

L’intersyndicale CGT, Sud et CFDT, dénonce « l’inégalité de traitement entre les salariés de la même association » et revendique « un maintien des congés trimestriels dans la mesure où ils ne coûtent rien à l’association ». Un accord doit être trouvé avant le 31 mai, date au-delà de laquelle la nouvelle convention doit s’appliquer. Le bras de fer se poursuit, malgré une quinzaine de réunions organisées ces derniers mois entre direction et élus du personnel.

Pique-nique

Pour ce 6e jour de grève, les salariés se sont réunis en assemblée générale ce matin avant de participer à un pique-nique revendicatif place de la Mairie à Rennes. Les grévistes se sont ensuite rendus à la direction de la cohésion sociale à Beauregard, où la direction a été reçue cet après-midi. L’État finance 40 % au budget de l’Apase, au titre de l’intervention auprès des majeurs protégés.

L’État financeur

La direction justifie cette révision des conditions de salaires et de congés pour des raisons budgétaires. C’est précisément cette mission d’accompagnement des adultes protégés qui est déficitaire. Celle-ci est financée par l’État « selon des critères de dépenses salariale qui ne correspondent pas à notre statut actuel, c’est pourquoi nous devons évoluer », justifie Daniel Goupil, le directeur de l’Apase.

La survie de l’Apase

Cette partie de l’activité s’est soldée l’an dernier, selon la direction, par un déficit d’environ 100 000 €, qui pourrait atteindre 300 000 € cette année. « C’est la raison pour laquelle nous por- tons ce projet de nouvelle convention collective, qui régit d’ailleurs 99 % des associations de notre secteur. Il en va de la survie de notre activité à quatre ans.»

05/05/2017 Laurent LE GOFF

http://www.ouest-france.fr/

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04 mai 2017 ~ 0 Commentaire

le pen en bretagne (fr3)

le pen

Marine Le Pen accueillie à Dol-de-Bretagne par des jets d’oeufs

La candidate du Front national Marine Le Pen est arrivée dans la cohue à Dol-de-Bretagne, dans le nord de l’Ille-et-Vilaine. Elle a été accueillie par des jets d’œufs, sous des sifflets.

Plusieurs dizaines de personnes ont accueilli Marine Le Pen, en visite à Dol-de-Bretagne, par des sifflets, des insultes et des jets d’œufs. La candidate en campagne a été prise dans une cohue avant de se réfugier, sous la garde de son service de sécurité, dans l’usine qu’elle avait prévu de visiter.À son arrivée, une cinquantaine d’opposants ont crié « Dehors les fachos », ou « Vous n’avez rien à faire ici, Madame », tout en lançant des œufs en direction de la candidate FN au moment où elle sortait de sa voiture. Protégée par son service d’ordre, Mme Le Pen a immédiatement pénétré dans les locaux de l’entreprise de Transports Guisnel.

 Stéphane Grammont 04/05/2017
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04 mai 2017 ~ 0 Commentaire

chantier naval saint-nazaire (lutte ouvrière)

 Manara-marre

Débrayages pour les salaires

Alors que le chantier, actuellement propriété du groupe coréen STX est en passe d’être vendu à l’italien Fincantieri, des travailleurs ont décidé de faire parler d’eux et de leurs revendications salariales.

Tout a commencé il y a trois semaines, quand la direction a annoncé que la prime d’intéres- sement serait de… 0 euro. Une assemblée organisée sur le temps de pause dans un des principaux ateliers, suivie par une « tournée des popotes » (un défilé dans les autres ateliers), a lancé le mouvement. Les travailleurs sont scandalisés que leurs salaires restent bloqués, alors que le chantier tourne à plein régime et est présenté comme un joyau de l’industrie française.

Depuis lors, les débrayages quotidiens d’une heure se succèdent dans les 3 équipes (matin, après-midi et nuit) et chaque semaine un débrayage central réunit chaque fois plus de 200 travailleurs devant la direction ou devant les accès du bateau en finition. Dans un atelier décentré de l’entreprise où sont fabriquées les cabines, deux jours de grève ont eu lieu. Des secteurs ou des équipes isolées participent aux débrayages. Le renouvellement des participants aux débrayages autour d’un noyau résolu indique la popularité des revendications de revalorisation du taux horaire et d’une prime de fin de navire.

Ce mouvement est le fruit d’une exaspération qui couve depuis longtemps chez les ouvriers de l’entreprise. Jeunes embauchés et intérimaires sont sous-payés, avec des taux horaires en deçà du smic, parfois inférieurs à 9,30 euros (le smic horaire brut est à 9,76 euros). Les salaires gelés depuis des années et les accords de compétitivité ont profondément dégradé les conditions de travail et de rémunération des travailleurs du chantier naval.

Vendredi dernier, la direction a reçu la CGT mais elle est restée sourde aux reven- dications des salariés. Des assemblées ont été prévues dans toutes les équipes mardi 2 mai pour faire le point sur la suite à donner au mouvement. Les discussions sont nombreuses et tout le monde estime que, quoi qu’il arrive, la direction ne se débarrassera pas comme ça de ce problème, d’autant que le carnet de commandes est plein et que les travailleurs ne supportent plus de voir valser les millions au-dessus de leurs têtes.

Correspondant LO 03 Mai 2017

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03 mai 2017 ~ 0 Commentaire

nantes (rafu)

nantes

RAFU appelle à un rassemblement comme réaction immédiate au féminicide d’Aigrefeuille sur Maine dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Pour visibiliser les violences sexistes, pour protester contre les violences faites aux femmes et les féminicides, rassemblons-nous.

Rdv à 19h le 3/05/2017 devant le parvis du palais de justice de Nantes. Nous vous invitons à amener des bougies, des fleurs, ou tout autre symbole vous permettant de rendre hommage à la victime d’Aigrefeuille, ainsi qu’à toutes les autres trop nombreuses victimes de violences sexistes.

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29 avril 2017 ~ 0 Commentaire

nantes 1er mai

nantes

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Attention ! Il n’y a pas de transports en commun

 

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