Archive | Luttes sociales en Bretagne

01 juin 2026 ~ 0 Commentaire

CGT Bretagne (VO)

super cgt

« Chaque fois que le RN voudra s’implanter, on sera là »

En Bretagne, la CGT en rempart face à l’extrême droite

Portée par des résultats électoraux encourageants, l’extrême droite tente de se renforcer encore dans les Côtes-d’Armor. Alors que le RN organise un « banquet breton » (inspiré par les désormais célèbres événements du « Canon Français ») ce samedi 30 mai, à Bourbriac, l’intersyndicale a rassemblé 150 personnes dans cette même commune le jeudi 28 mai pour rappeler les dangers que représente cette famille politique.

Le lieu choisi pour le rassemblement est symbolique.

Jeudi 28 mai, l’intersyndicale de Guingamp  avait donné rendez-vous devant la maison Sourimant, à Bourbriac, commune de 2 000 habitants dans les Côtes-d’Armor, où des résistants furent torturés par les nazis en juillet 1944, avant d’être exécutés à quelques kilomètres de là.

Une façon pour les sections locales de la CGT, Solidaires et FSU de rappeler les liens des fondateurs du Rassemblement national (RN) avec les collaborateurs du régime nazi, deux jours avant la tenue dans la ville d’un « grand banquet breton », organisé par le RN et l’Union des droites pour la république (UDR), auquel le député RN Jean-Philippe Tanguy devrait assister.

Selon ses organisateurs, l’événement affiche complet : 340 convives sont attendus dans la Salle des Forges, louée par la municipalité au RN, pour ce banquet inspiré par ceux du Canon Français, un organisateur de banquets qui, assurant ne chercher qu’à « valoriser le terroir et le patrimoine », diffuse une image fantasmée de la ruralité et dont les événements sont plébiscités par les identitaires.

« On sent depuis quelques mois que le RN cherche à occuper le terrain, ils essaient de distiller leurs idées sur le territoire en surfant sur les codes de la culture bretonne. Ils n’ont pas choisi de venir à Bourbriac par hasard », analyse Thierry Pérennes, coordinateur de l’Union Locale de la CGT de Guingamp. Encouragée par des résultats électoraux en hausse dans la région – dans cette 4e circonscription des Côtes-d’Armor, le candidat RN est passé de 16,13% au premier tour du scrutin en 2022 à 34,30% , puis 45,25% au second tour en 2024 -, l’extrême droite tente, ces derniers mois, d’amplifier sa présence dans la circonscription de Guingamp.

En février dernier, le député européen RN Gilles Pennelle a tenu une réunion publique sur le thème de l’agriculture à Callac. 150 personnes, dont des membres de la CGT, avaient manifesté pour demander son annulation, en vain. Près de Guingamp toujours, l’inauguration, mi-mai, de la brasserie Kerfave, détenue par Erik Tegnér, le rédacteur en chef du média d’extrême droite Frontières, a aussi suscité le rassemblement de 300 manifestants, opposés à l’ouverture de l’établissement.

Ne plus suivre l’agenda du RN

En 2022, les syndicats et l’extrême droite s’étaient affrontés à Callac justement autour du projet Horizon, qui prévoyait l’accueil de réfugiés. Un projet finalement abandonné depuis, mais qui avait suscité de vives tensions, nourries par les franges identitaires, pendant plusieurs mois. « On a tiré le bilan de Callac, où on a pu être associés à des messages et de la violence qui ont effrayé une partie de la population locale, poursuit Thierry Pérennes. Aujourd’hui, on ne se cale plus sur l’agenda de l’extrême droite. On ne sera pas là samedi pour ne pas être dans la confrontation. Nous combattons le RN par les idées. »

Le discours tenu par l’intersyndicale devant les manifestants rassemblés jeudi 28 mai sous une chaleur écrasante s’attachait donc à rappeler l’histoire de Bourbriac pendant l’Occupation et détailler les votes du RN à l’Assemblée nationale. « Le RN n’est ni l’ami des précaires, ni l’ami des ouvriers. Ils veulent nous faire croire qu’ils sont proches du monde rural, mais ils ne votent rien qui soit en sa faveur, insiste Sophie Perennes (sans lien familial avec Thierry Pérennes), secrétaire de l’union locale de la CGT de Guingamp. On entend beaucoup : « Le RN, on a jamais essayé », mais si on a essayé, il n’y a qu’à voir comment ça s’est passé ici, à Bourbriac : il y a eu des morts. »

Dans la foule qui comptait environ 150 personnes, plusieurs habitants faisaient part de leur inquiétude à voir le RN se réunir dans la commune. « On a été choquées d’apprendre que ce banquet avait lieu à Bourbriac. Donc c’était important pour nous d’être là pour montrer qu’on ne soutient pas le RN ici. Ils viennent dans nos petites communes pour faire semblant d’être proches des gens », dénoncent Margaux, Candice et Anna, étudiantes, originaires de Bourbriac.

Sabrina Le Bras, chasuble floquée CGT hôpital de Guingamp sur le dos, tenait elle aussi beaucoup à être présente à ce rassemblement. En tant que syndicaliste d’une part, mais aussi en tant qu’habitante de la commune. « On pensait être isolé, loin de leur terrain, et on se rend compte qu’ils essaient de percer même ici. C’est inquiétant, on sent qu’il y a de plus en plus besoin de se mobiliser. Mais chaque fois que le RN essaiera de s’implanter, on sera là. »

Il faut dire que ce n’est pas auprès des régionaux de l’étape que le banquet du 30 mai fait recette. Ainsi, Thierry Pérennes l’assure, parmi les convives du banquet de samedi, peu de participants seront des locaux. « C’est juste un coup médiatique », abonde Sophie Perennes. L’intersyndicale n’est en tout cas pas la seule à se mobiliser contre le RN. Un collectif baptisé « Embourbriac » appelle à un rassemblement dans la matinée du 30 mai, devant la salle où se tiendra le banquet, pour rappeler une fois encore à l’extrême droite qu’elle n’est pas la bienvenue.

Manuella Binet 29 mai 2026 

https://nvo.fr/

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09 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Torr-e-benn ( Le trésor)

torr e benn

Torr-e-benn (Casses-lui sa tête)

Le cri de guerre des paysans bretons depuis la révolte des bonnets rouges.

C’est le célèbre Code Paysan de 1675 qui popularisa cette expression guerrière. Ce texte, véritable cahier de doléances lors de la révolte des Bonnets Rouges, ordonnait aux habitants de suivre quatorze recommandations sous peine de Torr-e-benn.

L’expression est reprise dans une gwerz (complainte) sur la bataille de Camaret en 1694 ou un régiment de paysans épaula les troupes régulières contre les Anglais et les Hollandais :

Ur rejimant all a nevez A zo amañ, ur rejimant vez a petra, Ar re-se eo ar re wellañ…Ar c’homandant eo Pessavat, Den komun ha peizant mat, Mab henañ ar priñs Torrebenn Salakras eo ar gapiten.” ( Un nouveau régiment est arrivé, un régiment de paysans, ceux-ci sont les meilleurs. Le commandant s’appelle Pessavat, un homme ordinaire et bon paysan, le fils aîné du prince Torrebenn, Salakras en est le capitaine).

En 1792, soucieux de montrer l’antiquité de la langue bretonne le celtomane De la Tour d’Auvergne cite cette locution ancienne Quam terribiles sunt Britones quando dicunt Torr-e-ben (Que les Bretons sont terribles quand leur cri de guerre est torr-e-benn).

Alain Dumoulin, prêtre exilé à Prague se rappelle cette phrase et l’attribue à César ! Cette assertion est reprise par le Journal général de France en 1817 et par nombre d’écrivains ensuite. Ce n’est qu’au milieu du 19è siècle que les linguistes dénoncent la supercherie.

César a juste écrit que les Gaulois poussaient des cris sauvages il n’a jamais cité Torr-e-benn.
Les paysans bretons étaient armés de penn-bazh (gourdin ou trique) : Mirit, breudeur kaezh, ho penn-bazh, ho plev hir, ho pragoù bras. Ni zo bepred Bretoned, tud kalet ( Gardez chers frères vos penn-bazh, vos cheveux longs, vos culottes larges. Nous sommes toujours bretons, des Bretons durs) s’écriait le poète Brizeux.

Plusieurs chansons populaires rappellent le cri de guerre: Mar teu bec’h d’ar Roue e kavo c’hoazh soudarded Rohan ha tud e vro gwir anveet ”torr-e-benn”. ( Si le roi est en difficuté il trouvera encore les soldats du Duc de Rohan et les gens de son pays les ”Torr-e-benn).

Et le Barde Yann-Bêr Kalloc’h, tué en 1917 : Tenn, Tenn, Tenn, kanon ha fuzulieu, Torr-e-benn

(Tirez, tirez, tirez, canons et fusils et cassez leur la tête).

En 1972 des cinéastes créèrent un collectif ”Torr-e-benn” lors de la grève du Joint français, aujourd’hui c’est un collectif libertaire qui reprend ce nom.

Mais tout bretonnant (brittophone) doit avoir lu la magnifique évocation de la Révolte des Bonnets Rouges de Yann Bijer dans le roman “Torrebenn” aux éditions Al Liamm.

13/04/2025 Bernez Rouz

http://www.tresor-breton.bzh/

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27 février 2026 ~ 0 Commentaire

Saint Nazaire antifasciste

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À l’appel des organisation de Saint-Nazaire :

Attac Saint-Nazaire la Presqu’île et le Pays de Retz, collectif antimilitariste A bas la guerre, CSPRN (Comité Solidarité Palestine Région Nazairienne), La France Insoumise, Les écologistes, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples de la région nazairienne (MRAP), NPA-l’anticapitaliste, PCF section St Nazaire, Union locale de la CGT, Union locale de la FSU, Union locale de Solidaires.

Rendez-vous samedi 28 février 2026 à 16h, place des droits de l’Homme.

Voir l’appel ici.

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26 février 2026 ~ 0 Commentaire

Edouard Renard

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Edouard Renard
Novembre 2023, celui qui fut militant de la LCR à Saint-Brieuc de 1969 à 2009, Edouard Renard, enseignant de français à la retraite, nous quittait à 86 ans, après avoir lutté de nombreux mois contre la maladie.

Apprécié de toutes et tous à Saint-Brieuc, érudit, affable, avenant, généreux, internationaliste jusqu’au bout et unitaire pour deux, il fut l’un des trop rares militant.es « racisé.es » de la LCR.

Il personnifia, pendant 50 ans, notre courant SFQI en Bretagne et son engagement pratique en faveur de la classe ouvrière, jusqu’à apparaitre sur la photo mythique du « Joint français », apportant par là même, de par sa présence non fortuite en cet instant saisi par le photographe, la preuve de l’option préférentielle pour les classes ouvrières des militant.es de l’organisation trotskiste, non pas après son interdiction par décret, le 28 juin 1973, mais en réalité dès sa fondation en avril 1969.

Contrairement au récit fantasmagorique mis en images par le film « Mourir à 30 ans » de Romain Goupil , la « Ligue » n ‘a pas (re)découvert les classes ouvrières suite à sa dissolution en juin 1973.

En effet, il faut le répéter : les classes ouvrières constituèrent, dès le début, et en permanence, une centralité autant théorique que pratique, avec un soutien militant apporté, au quotidien, aux grèves ouvrières et à tous les conflits du travail, y compris dans un secteur alors en plein expansion comme la grande distribution.

Edouard Renard, militant syndicaliste enseignant, incarna remarquablement à son échelle, cette préférence politique de la « Ligue » pour les classes populaires salariées.

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25 février 2026 ~ 0 Commentaire

Grève du lait (BCD)

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La grève du lait.

Un Mai 68 paysan en Bretagne ?​

Au printemps 1972, un mouvement puissant réunit un grand nombre de paysans bretons. Face à des entreprises de transformation devenues toutes-puissantes, ils revendiquent un prix du lait qui rémunère leur travail à sa juste valeur. Les manifestants bloquent les camions de ramassage du lait. Les pouvoirs publics sont surpris. Le vent contestataire de 68 souffle-t-il sur les campagnes bretonnes ?

Depuis le début des années 1960, la Bretagne est devenue une région de production intensive de lait. La fin de cette décennie est marquée par des transformations du marché laitier : de nombreux producteurs se sont spécialisés et sont devenus dépendants du prix de ce produit. Quant aux entreprises de transformation (privées ou coopératives), elles collectent une grande part de la production laitière et sont de plus en plus concentrées. Au début des années 1970, les syndicalistes du Finistère et du Morbihan développent une idée nouvelle auprès des paysans : le prix payé par les transformateurs doit tenir compte du prix de revient, du travail des éleveurs et, surtout, assurer un revenu minimum à ces paysans.

Des actions sont menées : en octobre 1970, des agriculteurs du canton de Saint-Renan (Finistère) interviennent lors d’une assemblée générale de leur coopérative ; en avril 1971, des paysans du Morbihan vident un camion. La condamnation de l’un d’entre eux, Jean Carel, débouche sur des heurts, à Lorient, en juin de la même année. Enfin, en mars 1972, en Loire-Atlantique, des camions sont interceptés pour obtenir la suppression de primes « quantité » qui favorisent les plus gros producteurs. Dans ce contexte, la baisse saisonnière du prix du lait le 1er avril 1972, alors qu’à Bruxelles une augmentation des cours officiels a été décidée, n’est pas comprise par les éleveurs et est refusée par les sections laitières des syndicats du Finistère, du Morbihan et des Côtes-du-Nord.

« L’agriculteur trime. Le consommateur paye. L’industriel empoche. »

Les 4, 6 et 9 mai, des camions sont bloqués et retenus un temps, en Loire-Atlantique, puis à partir du 10 mai, dans le Morbihan et le Finistère. Le 12 mai, la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) et le CDJA (Centre départemental des jeunes agriculteurs) du Finistère demandent une hausse du prix qui garantisse « un salaire égal au SMIC ». Les syndicats paysans posent, de manière frontale, la question de la rémunération du travail paysan. Pour eux, « L’agriculteur trime. Le consommateur paye. L’industriel empoche. »

Des blocages de camions sont organisés les 12 et 14 mai. Dans la nuit du 17 au 18 mai, des paysans s’en prennent à la coopérative de Landerneau (Finistère). Après une discussion animée, des producteurs « enlèvent » et déposent dans la campagne, en pleine nuit, quatre de ses dirigeants. La voiture de l’un d‘entre eux est badigeonnée de beurre et de lait et les machines transformant le lait en poudre sont arrêtées un temps. La coopérative porte plainte contre X et exclut sept sociétaires dont un responsable de la section laitière de la FDSEA, Jean-Paul Bizien, et un dirigeant du CDJA, Jean-Charles Jacopin. En parallèle, près de Quimper, des producteurs occupent l’usine Entremont, suite au refus de la direction de les recevoir. Le syndicalisme agricole du Finistère soutient les éleveurs sanctionnés, demande le retrait de la plainte et appelle à la mobilisation.

À partir du 23 mai, les camions interceptés sont immobilisés. Certains sont regroupés et gardés à Guiscriff (Morbihan). Ce même jour, 400 agricultrices manifestent devant la coopérative de Landerneau (Finistère) et 1 500 agricultrices et agriculteurs pénètrent dans l’usine Entremont de Quimper. Le 24 mai, la FDSEA du Finistère appelle à un blocage généralisé des camions de collecte. Celui-ci touche pendant une dizaine de jours plusieurs centaines de véhicules gardés par les producteurs. Un nombre important d’agriculteurs des deux départements y participent et des meetings regroupent des centaines et parfois des milliers de producteurs. Ces initiatives sont impulsées par des responsables syndicaux, surpris cependant par l’ampleur du mouvement ainsi que par l’implication et la détermination des paysans du Finistère et du Morbihan. Les entreprises privées ou coopératives sont critiquées, parfois occupées et des cadres, quelquefois séquestrés un temps. La fin du conflit est difficile, des heurts avec les forces de l’ordre ont lieu le 1er juin à Ploudaniel et Saint-Renan (Finistère). Et les tensions s’accroissent avec ceux qui sont hostiles au mouvement ou refusent les actions contre les coopératives.

Cette grève massive a un retentissement national mais le gouvernement joue, au début, la carte du pourrissement. Le Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, refuse de recevoir les syndicats. Le ministre de l’Agriculture, Michel Cointat, sous-entend que les meneurs prennent leurs ordres à Pékin. Le 31 mai, une rencontre entre le ministre de l’Agriculture et des responsables agricoles a lieu sans aucun dirigeant de l’Ouest, ce qui choque en Bretagne. Le 2 juin, à Rennes, une réunion de concertation entre pouvoirs publics, producteurs et industriels échoue. Peu à peu, cependant, les négociations, à l’échelle de l’entreprise, progressent. Les producteurs obtiennent 3 à 4 centimes d’augmentation sans parvenir partout aux 60 centimes demandés. Par ailleurs, les agriculteurs exclus de la coopérative de Landerneau sont réintégrés. Les 4 et 5 juin, le ramassage du lait reprend. Les syndicalistes ont le sentiment d’avoir obtenu en partie satisfaction et d’avoir mené une action exemplaire.

Les limites d’un mouvement

La victoire est cependant de courte durée et les limites du mouvement apparaissent rapidement. Première déconvenue : les mois suivants les industriels reviennent sur les augmentations concédées, arguant des pressions subies et profitant du fait que les agriculteurs soient pris par les travaux des champs.

Par ailleurs, toute la région n’a pas participé à cette lutte. De moindre ampleur en Loire-Atlantique, celle-ci est limitée dans les Côtes-du-Nord et l’Ille-et-Vilaine où les responsables des FDSEA, qui refusent la mise en cause des coopératives et s’opposent aux moyens d’action utilisés, sont hostiles à ce mouvement. Par ailleurs, certains ont considéré que les actions menées étaient violentes d’où, après 1972, des déchirures et des divisions dans le syndicalisme agricole de l’Ouest. À l’automne 1972, les présidents des FDSEA des Côtes-du-Nord, d’Ille-et-Vilaine mais aussi du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Vendée publient un long texte très critique envers la tendance Paysan-travailleur, très active pendant ce conflit dans le Finistère, le Morbihan et en partie en Loire-Atlantique. De plus, malgré le discours ouvriériste des syndicalistes paysans, il n’y a pas eu de jonction significative entre agriculteurs et mouvement ouvrier. Le combat est resté essentiellement professionnel et n’a pas donné lieu à de grandes manifestations avec d’autres catégories sociales, d’où des rancœurs, car les paysans avaient été solidaires des grévistes du Joint français quelques semaines auparavant.

Enfin, il n’a pas pris une dimension régionaliste (le drapeau breton ne semble pas utilisé, le slogan « vivre et travailler au pays » n’apparaît pas), au contraire de la lutte du Larzac ou de la « guerre du vin » en Languedoc, plus tard.

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23 février 2026 ~ 0 Commentaire

Brest/Lutte Ouvrière (OF)

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Lutte Ouvrière réussit (encore) le pari de monter une liste

Une nouvelle fois, Lutte Ouvrière sera sur la ligne de départ des élections municipales à Brest. Comme en 2020, Remy Collard mènera la liste.

Une tradition

À chaque élection municipale brestoise, depuis 2001, Lutte Ouvrière refait le coup. Quasi absent des débats pendant presque six ans, le parti trotskiste sort du bois quelques semaines avant le premier tour du scrutin, pour présenter une liste en bonne et due forme, avec 55 noms. Ce sera encore le cas en 2026. Mais ça ne constitue plus véritablement une surprise, Lutte Ouvrière s’appuyant manifestement sur une base militante plutôt solide.

Remy Collard de nouveau en piste

Comme en 2020, c’est Remy Collard qui est chargé de mener la liste. Enseignant en mathématiques, âgé de 40 ans, il avait pris la suite d’André Cherblanc, qui avait mené les trois premières campagnes municipales. Remy Collard n’est donc pas un inconnu des campagnes électorales. En 2022 et 2024, il s’était également présenté aux élections législatives, sur la circonscription de Brest-centre, totalisant respectivement 0,54 % et 0,67 % des suffrages. En 2020, il avait récolté 0,71 % des voix.

Quels candidats ?

Pas facile d’entrer en contact avec les candidats, pour les solliciter par exemple sur leur programme ou sur la composition de leur liste. (…) Le reste est payant…

https://www.ouest-france.fr/

Voir aussi:

Lanester: Lutte ouvrière dévoile ses candidats

Lutte ouvrière Nantes: « Faire une révolution et changer le système capitaliste »

Rennes: Sandra Chirazi présente la liste de Lutte ouvrière

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23 février 2026 ~ 0 Commentaire

Brest, Lanester/LO (OF)

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Lutte Ouvrière réussit (encore) le pari de monter une liste

Une nouvelle fois, Lutte Ouvrière sera sur la ligne de départ des élections municipales à Brest. Comme en 2020, Remy Collard mènera la liste.

Une tradition

À chaque élection municipale brestoise, depuis 2001, Lutte Ouvrière refait le coup. Quasi absent des débats pendant presque six ans, le parti trotskiste sort du bois quelques semaines avant le premier tour du scrutin, pour présenter une liste en bonne et due forme, avec 55 noms. Ce sera encore le cas en 2026. Mais ça ne constitue plus véritablement une surprise, Lutte Ouvrière s’appuyant manifestement sur une base militante plutôt solide.

Remy Collard de nouveau en piste

Comme en 2020, c’est Remy Collard qui est chargé de mener la liste. Enseignant en mathématiques, âgé de 40 ans, il avait pris la suite d’André Cherblanc, qui avait mené les trois premières campagnes municipales. Remy Collard n’est donc pas un inconnu des campagnes électorales. En 2022 et 2024, il s’était également présenté aux élections législatives, sur la circonscription de Brest-centre, totalisant respectivement 0,54 % et 0,67 % des suffrages. En 2020, il avait récolté 0,71 % des voix.

Quels candidats ?

Pas facile d’entrer en contact avec les candidats, pour les solliciter par exemple sur leur programme ou sur la composition de leur liste. (…) Le reste est payant…

https://www.ouest-france.fr/

Lanester: Lutte ouvrière dévoile ses candidats

Lutte ouvrière Nantes: « Faire une révolution et changer le système capitaliste »

Rennes: Sandra Chirazi présente la liste de Lutte ouvrière

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23 février 2026 ~ 0 Commentaire

Saint-Brieuc / Ukraine (Le Tél)

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Rassemblement le 24 février

Quatre ans après le début de l’invasion russe, un rassemblement de solidarité avec les travailleuses et travailleurs ukrainiens est organisé ce mardi 24 février à Saint-Brieuc.

Quatre ans après le début de l’invasion russe en Ukraine, les comités CGT, CGT-FO, FSU et Solidaires des Côtes-d’Armor invitent à un rassemblement de solidarité avec les travailleuses et travailleurs ukrainiens ce mardi 24 février, à Saint-Brieuc. Rendez-vous sera donné place des Droits-de-l’Homme, à 18 h.

« La détermination collective du peuple ukrainien à travailler, à apprendre, à se défendre et à faire vivre son pays agressé constitue un acte de résistance civique remarquable. Elle appelle notre solidarité active, des droits sociaux pleins et entiers, et des politiques publiques à la hauteur de cet engagement et de cette dignité », militent les organisations syndicales.

22 février 2026

https://www.letelegramme.fr/

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02 février 2026 ~ 0 Commentaire

Ecole (NPA)

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École : ça craque dans le 35 !

Le 27 janvier, plus de 20 % des personnels du premier degré (professeurEs des écoles, AESH – accompagnantEs d’élèves en situation de handicap) ont fait grève à l’appel d’une intersyndicale très large:

FSU-SNUipp 35, SE-Unsa 35, CGT Éduc’action 35, SUD Éducation 35, CFDT 35, SNUDI-FO 35), avec le soutien des parents d’élèves de la FCPE 35.

La manifestation devant le rectorat a réuni 300 personnes et l’assemblée générale des grévistes 40. Pour une grève départementale, ce sont des chiffres élevés.

C’est un mouvement atypique. Grève départementale en Ille-et-Vilaine, dans le seul premier degré (les écoles), elle fait suite à une alerte sociale. Les souffrances au travail, à l’école, en Ille-et-Vilaine, explosent !

Alerte sociale

Elles sont mesurées par le nombre de fiches SST (Santé Sécurité au Travail), comptabilisées par le rectorat. On compte 50 % des fiches SST de Bretagne en Ille-et-Vilaine, dont 65 % dans le premier degré. Ce qui est en cause, ce sont les conditions de travail, notamment les difficultés liées à l’inclusion des enfants en situation de handicap, du fait d’un criant manque de moyens.

Cela concerne tant les postes d’enseignantEs spécialiséEs que les postes d’AESH. En effet, un grand nombre de notifications AESH (la reconnaissance de la nécessité pour unE élève en situation de handicap d’être accompagnéE dans sa scolarité) ne sont pas suivies de l’affectation d’AESH, car il en manque cruellement !

Ainsi, les enseignantEs sont obligéEs d’assumer seulEs l’inclusion, sans aide, sans moyens, et se retrouvent dans des situations ingérables, avec dans leur classe des enfants atteintEs de troubles parfois très perturbants. Il y a également dans le département un manque très important de places dans les structures spécialisées, ce qui fait qu’un grand nombre d’orientations vers les IME ne sont tout simplement pas suivies d’effet.

Ces problèmes sont récurrents en Ille-et-Vilaine et ont déjà fait l’objet, les années passées, de grèves et de manifestations, ainsi que de mouvements de parents d’élèves. Tout le monde (ou presque) se dit favorable à l’inclusion, au droit à la scolarisation de tous les enfants dans l’école ordinaire, à condition d’en avoir les moyens. Imposer aux enfants, aux parents, aux AESH, aux enseignantEs, des conditions dégradées de travail et de vie dans l’école revient à les exposer, les unEs et les autres, à une violence institutionnelle intolérable.

La carte scolaire

Cette mobilisation se déroule sur fond d’une grosse inquiétude dans le département concernant la carte scolaire (le processus départemental d’attribution des moyens, ouvertures et fermetures de classes). Celle-ci se tient habituellement en janvier-février, mais elle est repoussée cette année en mars, du fait des élections municipales. On sait déjà que l’académie va perdre 86 postes dans le premier degré, dont a priori une quarantaine dans le 35. Or le département connaît déjà un des plus mauvais rapports professeurEs/élèves de France !

Les grévistes, relayéEs par nos camarades syndicalistes, lancent l’alerte : « les collègues sont à bout, on reçoit de plus en plus d’échos de perte de sens du métier, se traduisant par de croissants désirs de démission ».

Cela conduira les organisations syndicales à impulser une nouvelle mobilisation en mars, avant les municipales, pour faire pression sur les propositions de carte scolaire.

CorrespondantEs

https://lanticapitaliste.org/

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31 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

217 postes (FB)

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Moins 217 postes d’enseignants en Bretagne

Les organisations syndicales dénoncent une situation « intenable »

Dans l’académie de Rennes, 86 postes d’enseignants du primaire et 131 postes dans le secondaire risquent la suppression à la rentrée 2026, selon les chiffres prévisionnels de l’académie de Rennes, ajustés jeudi 29 janvier. Une situation dénoncée par les syndicats d’enseignants.

La rentrée 2026 risque de se faire avec 86 postes d’enseignants en moins dans les écoles primaires bretonnes, dont 24 dans le seul département du Finistère. Ce sont 131 postes qui sont concernés dans les collèges et les lycées de la région. Ces chiffres, inférieurs aux premières prévisions, sont ceux annoncés par le rectorat de l’académie Rennes aux syndicats, lors d’un comité académique, jeudi 29 janvier 2026.

Une fois de plus, les organisations syndicales sont vent debout. La Bretagne, appuie le SNES (Syndicat des enseignements du second degré) dans un communiqué, est « particulièrement maltraitée« , avec des suppressions de postes qui vont « bien au-delà de la baisse démographique« .

De son côté, la FSU dénonce une situation qui « n’est plus tenable« . Les suppressions de postes s’ajoutent à un climat délétère, « remplacements non assurés« , « recours aux personnels contractuels non formés« , « perte de sens« … liste la fédération syndicale.

« Le contexte des élections municipales impacte le calendrier »

En réponse à ces indignations, le rectorat explique que « les éléments présentés aux organisations syndicales revêtent un caractère prévisionnel«  et qu’ils « restent dépendants de l’adoption définitive du projet de loi de finances« . Ils permettent de continuer à poursuivre le travail de préparation de la rentrée 2026, ajoute le cabinet de la rectrice.

Un travail de préparation justement chamboulé en ce début 2026. L’ancien porte parole du syndicat Sud Éducation à Brest, Olivier Cuzon, s’étonne sur les réseaux sociaux que seules 48 heures ne soient prévues cette année pour établir la carte scolaire définitive, au lieu d’un mois, comme c’est habituellement le cas.

« Un mois d’échanges qui laissait le temps aux écoles pour faire connaître leurs besoins et leurs revendications, ajoute M. Cuzon. Et le temps de se mobiliser contre des fermetures de classe. » Le rectorat, une nouvelle fois, assume : « Le vote tardif du budget et le contexte des élections municipales impacte le calendrier. »

vendredi 30 janvier 2026

https://www.francebleu.fr/

Note:

Le SNUIPP est la branche primaire de la FSU, le SNES est sa branche secondaire

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