Archive | Luttes sociales en Bretagne

17 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

hôpital port louis-riantec (le télégramme)

manifestants-hopital-sud

Le mouvement de grogne se poursuit à l’hôpital Port-Louis/Riantec

La grève, commencée le 6 décembre, dure à l’hôpital de Port-Louis/Riantec. Samedi matin, au marché, à Port-Louis, des soignants ont fait signer une pétition pour dénoncer la nouvelle organisation de travail. Samedi matin, des soignants de l’hôpital de Port-Louis/Riantec, venus expliquer à la population les raisons du mouvement de grève, ont récolté 400 nouvelles signatures de soutiens. La CGT a rédigé une pétition pour « la défense des agents contractuels et contre les semaines blanches sur nos plannings ».

Qualité des soins

Ils ont invité la population à la signer et à se saisir de la question de la qualité des soins et le respect de la prise en charge de la personne âgée dépendante et plus largement de l’hôpital public.

Les inquiétudes entendues

Dans notre édition Ouest-France Lorient du 8 décembre dernier, la direction du Groupement hospitalier Bretagne-Sud, disait comprendre les inquiétudes. Elle assurait concernant les con- tractuels, qu’ils bénéficieront de jours de RTT comme les autres sites. « Les conditions de travail sont difficiles à Port-Louis/Riantec. Mais pas pires qu’ailleurs », disait-elle aussi.

La CGT répondra à l’appel national à la grève le 30 janvier pour de meilleures conditions de travail et de vie dans les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Dans le même temps le syndicat appellait à un rassemblement  lundi, à 14 h 30, devant l’hôpital du Scorff, à Lorient, pour soutenir les personnels du site de Port-Louis-Riantec, et récolter de nouvelles signatures pour sa pétition.

14/01/2018

https://www.ouest-france.fr/

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16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

rennes la poste (fr3 + of + lo)

la poste

Rennes: 5ème jour de grève pour les postiers

Une cinquantaine d’agents de la Poste s’est rassemblée ce mardi matin devant l’agence avenue Fréville de Rennes. Ils dénoncent les projets de réorganisation de la direction qui supprimeraient des emplois. C’est le cinquième jour de mobilisation

Les postiers restent mobilisés. Ce mardi matin une cinquantaine d’agents et de facteurs de Rennes Crimée, du Gast et du Colombier s’est rassemblée devant la Poste Rennes Crimée pour dénoncer la réorganisation en cours dans leur entreprise. Voilà 5 jours que les salariés protestent contre la réorganisation des tournées des facteurs et l’augmentation des tâches. Des mesures qui auront, selon les représentants syndicaux, pour conséquence de supprimer des emplois et de chambouler la distribution du courrier.

Des conséquences sur la distribution du courrier

Dans son communiqué de presse la CGT explique que si cette réorganisation passe alors le courrier ne sera pas toujours distribué le matin mais dans le courant de la journée. Aussi le courrier ne serait pas livré chaque jour mais seulement en fonction de la limite de date des plis à distribuer.

Des conséquences sur l’emploi

Sur Rennes Crimée la réforme prévoit de supprimer 6 tournées et « va considérablement augmenter la charge de travail des facteurs » fustige le même syndicat. D’après un représentant du syndicat SUD sur l’ensemble des plateformes de la métropole rennaise ce sont au moins une quinzaine de postes qui sont menacés.

Maylen Villaverde  16/01/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr

greve-poste-privatisation

La Poste Rennes : la mobilisation des facteurs s’élargit

En grève depuis le 9 janvier, les facteurs des principaux centres de distribution de Rennes décident au jour le jour de reconduire leur grève face à une direction qui essaie de temporiser en espérant que le mouvement s’essouffle.

Pour le moment, plutôt que de s’affaiblir, il se renforce.

En rendant visite aux facteurs des autres bureaux, les grévistes ont réussi à en entraîner plusieurs dizaines dans la lutte. Samedi 14 janvier, ils sont allés au contact de la population pour expliquer les raisons de leur mobilisation. Plusieurs équipes de facteurs en lutte se sont réparties sur les centres commerciaux et les marchés populaires. Ils y ont rencontré un accueil chaleureux qui a conforté leur détermination à résister aux projets de la direction.

Les postiers refusent la diminution des effectifs et l’allongement des tournées.

Ils dénoncent les choix de la direction qui veut organiser la distribution en deux temps, certains quartiers auraient le courrier le matin et d’autres l’après-midi. L’objectif était de renforcer le mouvement en installant la grève plus largement dans les centres de distribution de la ville, en vue de réussir la manifestation du mardi 16 janvier. Celle-ci a confirmé que la mobilisation continue.

Correspondant LO

Lire aussi:

Rennes. Les facteurs entament leur deuxième semaine de grève (OF)

 

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12 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

guillaume-régnier rennes (libération + npa)

manifestants-hopital-sud

L’hôpital psychiatrique de Rennes s’enfonce dans le conflit

Manque de postes, nombre de lits insuffisants, gardiennage des patients… Malgré l’annonce de nouveaux crédits, le personnel du centre psychiatrique Guillaume-Régnier poursuit sa grève pour qu’une amélioration significative de ses conditions de travail soit décidée.

En grève depuis le 7 novembre, le personnel du centre psychiatrique Guillaume-Régnier à Rennes n’a guère été convaincu par l’annonce de nouveaux crédits – pour l’essentiel des fonds qui avaient été gelés – accordés par l’ARS (Agence régional de santé) et le ministère de la Santé.

Réunis autour du barnum où se relaient jour et nuit infirmières et aides-soignants, une centaine d’entre eux ont décidé mardi la poursuite du mouvement pour au moins une semaine. «Ces fonds, destinés en bonne partie à l’investissement immobilier, ne sont pas suffisants, estime Jacques Meny, délégué syndical Sud à Guillaume-Régnier, un des trois plus importants hôpitaux psychiatriques en France. Ils ne répondent pas à la nécessité d’avoir des lits et des postes supplémentaires. C’est un petit bol d’air, mais l’étau est toujours là.»

«On est sur une poudrière»

Près du brasero et du thermos de café qui servent de point de rassemblement devant l’accueil de l’établissement, le malaise est palpable. Et chacun décline son désarroi face à des conditions de travail dégradées et des dysfonctionnements récurrents. «Il y a une perte totale de sens du métier, déplore Sarah, aide médico-psychologique de 27 ans. On en est réduit à faire du gardiennage avec seulement le temps de s’occuper de la toilette et des repas des patients, alors qu’on voudrait tellement faire mieux. On repart du travail déprimés.» «On ne peut plus recueillir la parole des patients, écouter leur souffrance, essayer de les aider», complète Marion, aide-soignante.

Largement partagé, ce malaise serait à l’origine de multiples burn-out et de pulsions suicidaires exprimées par des salariés qui ont précisément conduit le syndicat à engager une mobilisation. Chacun consacre, selon ses possibilités, quelques heures ou une journée à la permanence du piquet de grève. «On est sur une poudrière, insiste Olivier, infirmier syndiqué. Un rapport de la médecine du travail parlait déjà en 2016 de « risques importants de suicides de salariés » à Guillaume-Régnier.»

Outre le manque de postes qui oblige certaines nuits des infirmiers à assurer seuls la veille sur des unités d’une vingtaine de patients – là où ils devraient être au moins deux –, le manque de lits et la suroccupation arrivent au premier rang des récriminations. «Des patients sont parfois obligés de rester un jour supplémentaire en chambre d’isolement, une pièce carrelée totalement nue avec seulement une planche fixée au sol et un matelas, dans l’attente d’un lit disponible», témoigne Marion. «Quand on amène un troisième patient dans une chambre prévue pour deux, avec un seul lavabo et où on a simplement installé un rideau de séparation, les gens pleurent», ajoute Josiane, infirmière depuis quarante ans dans l’établissement.

«Le carcan budgétaire»

A ces exemples, s’ajoutent, selon le personnel, des renvois anticipés au domicile, ou des heures d’attente sur des fauteuils avant que les patients ne soient pris en charge. Autant de situations susceptibles de favoriser des comportements violents. Les salariés mettent également en cause des méthodes de management qui pourraient s’apparenter à de «l’intimidation ou de la mise au placard», touchant particulièrement des personnes en contrats précaires, qui représenteraient environ 20% du personnel du centre psychiatrique rennais, complexe qui s’étend sur 11 hectares pour quelque 2 500 salariés.

«Il y a un manque de communication flagrant avec le management, relève Tugdual, infirmier dans une unité de longs séjours. On nous dépossède de notre capacité à réfléchir. Dans mon service, les soignants sont sans cesse remplacés, comme si on voulait casser le travail d’équipe. Cela se répercute sur les patients qui ont besoin de repères.»

Face à ces difficultés, la direction se retranche derrière «le carcan budgétaire» qui limite ses marges de manœuvre. Pour l’heure, elle se félicite surtout des crédits qui viennent d’être alloués à l’établissement. Soit 520 000 euros débloqués par l’ARS pour renforcer «l’offre de proximité en ambulatoire», «la qualité des soins» et le renforcement du personnel mobile de remplacement. A cette somme, s’ajoutent le dégel de 264 000 euros par le ministère de la Santé et une augmentation de 84 000 euros pour la dotation annuelle du centre hospitalier. Début décembre, 500 000 euros sur une enveloppe globale de 44 millions débloqués pour la psychiatrie par le ministère, ont également été alloués à Guillaume-Régnier. Au total, une somme plutôt conséquente. Pas sûr toutefois qu’elle réponde véritablement aux demandes exprimées à Rennes depuis deux mois, mais aussi dans d’autres établissements de l’Hexagone.

Pierre-Henri Allain 10 janvier 2018

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12 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

poste île et vilaine (france bleu)

greve-poste-privatisation

Les postiers d’Ille-et-Vilaine en grève pour protester contre les réorganisations

Les syndicats Sud et CGT ont appelé les postiers à faire grève ce mardi, pour protester contre la réorganisation des tournées et du temps de travail. Une nouvelle organisation déjà mise en place dans deux Poste du département, comme à Janzé.

La nouvelle organisation de la Poste ne passe pas pour les syndicats.

Les bureaux de l’Ille-et-Vilaine vont être chamboulés dans l’année qui vient pour appliquer une nouvelle organisation du temps de travail, avec parfois des suppressions de tournées. Certains bureaux et centres de tri sont déjà passés à cette nouvelle organisation, notamment celui de Janzé depuis mi-novembre, malgré une grève des facteurs en octobre pour réclamer un report. D’après les salariés syndiqués, les blocages sont depuis permanents.

Suppression de tournées

Au centre de tri de Janzé, 5 tournées sur 35 ont été supprimées avec la nouvelle organisation. “Quand vous supprimez cinq tournées, ça représente l’équivalent d’un village de 3.000 habi- tants, dont le courrier est pris en charge par les tournées encore existantes”, explique Cathe- rine, factrice depuis 30 ans, et représentante du personnel syndiquée à SUD.

Résultat : des parcours plus longs pour les facteurs, “jusqu’à 150 kilomètres à faire par jour” sur certaines tournées. Jusque là, elles ne dépassaient que rarement les 100 kilomètres. D’après Elodie, autre factrice syndiquée à SUD, impossible dans ces conditions de terminer sa tournée à l’heure.

Des horaires de travail décalés

D’autant que les horaires de travail des facteurs ont été modifiés. Désormais, une pause de 45 minutes est obligatoire au cours de la journée, ce qui décale d’autant le dépôt du courrier dans les boîtes aux lettres. “Ceux qui arrivent plus ou moins à finir à l’heure sont nombreux à ne pas prendre leur pause déjeuner”, indique Catherine. Certains démarrent également leur journée de travail plus tard qu’auparavant : Il y a des entreprises qui pouvaient répondre à leurs clients et leurs factures dans la journée, mais désormais c’est impossible car le courrier arrive vers 15 ou 16 heures.

Terminer la tournée à temps est un défi d’après Catherine et Elodie, et plusieurs membres du personnel ont rapidement fatigué après la mise en place de la nouvelle organisation. Un tiers des facteurs du centre de tri de Janzé serait actuellement en arrêt de travail. “C’est tellement compliqué, ajoute Catherine, que « les tournées de collègues qui sont en repos pendant un jour ne sont plus assurées, et ils se retrouvent à devoir tout faire le lendemain » car il n’y a personne pour les remplacer”.

mardi 9 janvier 2018 Morgane Heuclin-Reffait

https://www.francebleu.fr

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12 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

hôpital de vannes (le télégramme)

manifestants-hopital-sud

Grève aux urgences

Le personnel du service des urgences de Vannes est en grève depuis minuit. Ce lundi matin, 27 personnes se sont déclarées en grève ; elles ont été assignées par la direction pour assu- rer les soins. Un préavis de grève avait été déposé à la direction avant Noël. La direction a fait des propositions. Jugeant ces propositions insatisfaisantes, les personnels du service ont décidé de se mettre en grève illimitée et reconductible.

Suite à des agressions, ils réclament un vigile en permanence dans le service et un poste d’infirmière supplémentaire, ainsi qu’une aide soignante à l’accueil 24 h/ 24 h, un panneau indiquant le temps d’attente aux patients. Dans leur témoignage, ils indiquent qu’ « au-delà de leur sécurité, c’est aussi la dignité des patients et leur santé qui est en jeu ». « Au vu des conditions dans lesquelles les patients sont accueillis, on est dans la maltraitance tous les jours », estime une infirmière.

08 janvier 2018

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11 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

hôpital du scorff (le télégramme)

manifestants-hopital-sud

Hôpital du Scorff. La fièvre monte aux urgences

L’hiver est arrivé avec son lot habituel de virus et d’épidémies. Et ses consé- quences sur l’activité des urgences à l’hôpital du Scorff, saturé depuis le dernier week-end de décembre. Faute de lits disponibles, les patients doivent souvent attendre une nuit sur un brancard.

Ils le savent. Chaque année à la même période, le service d’urgences est saturé. Les causes de cette affluence sont connues : les maladies hivernales, notamment les syndromes respira- toires et leurs conséquences sur des patients âgés et affaiblis, conjuguées à la fermeture des cabinets des médecins de ville (généralistes et spécialistes) durant les vacances.

« Les conditions d’accueil ne sont pas satisfaisantes »

« Le nombre de patients accueillis depuis les fêtes de fin d’année n’est pas supérieur à la moyenne (1). Par contre, les hospitalisations sont plus nombreuses, passant de 30 à 50 par jour », explique le docteur Nathalie Daniel, responsable des urgences. Et la situation se complique quand il faut trouver des chambres dans les services.

Chaque jour, près de 30 personnes attendent un lit. Et l’attente est souvent longue, surtout lorsqu’elles doivent patienter sur un brancard. « En arrivant le matin, on se demande combien de patients on va trouver dans les couloirs. On fait le maximum mais nous sommes conscients que les conditions d’accueil ne sont pas satisfaisantes.

Cette situation est mal vécue. Elle génère des tensions. Les malades et leurs proches sont mécontents », confie une infirmière. La recherche de lits d’aval après la consultation et les premiers soins aux urgences est devenue une véritable quête quotidienne. « Nous appelons trois fois par jour les autres services pour faire le point et parfois l’hôpital de Quimperlé, pré- cise Mireille Rivalan, l’une des cadres de santé. Nous avons trouvé une chambre pour tous les patients arrivés dimanche et une personne qui patientait depuis deux jours. Mais cet après- midi, il n’y a déjà plus de place disponible en médecine. Il en reste peut-être en chirurgie ».

« Pas encore atteint le pic de l’épidémie de grippe »

Le parcours de soins est saturé. Les responsables des urgences savent que les patients arrivés dans l’après-midi et nécessitant une hospitalisation passeront la nuit sur un brancard. « Il ne s’agit pas de bobologie mais de personnes souffrant de pathologies multiples. Les prises en charge sont plus techniques, plus difficiles », rappelle Nathalie Daniel. « Et faute de places suffisantes dans des Ehpad ou d’autres établissements spécialisés pour les convalescences, les séjours à l’hôpital se prolongent et les places se libèrent moins rapidement », souligne la responsable des urgences, confrontée depuis plusieurs années à cet engorgement hivernal. «

La fermeture, cet été, de douze lits de chirurgie a compliqué la situation. Jusqu’alors, ces lits nous servaient de soupape pour faire baisser la pression dans le service », indique le médecin. La création à la fin du mois d’un service en chirurgie ambulatoire devrait libérer neuf places supplémentaires. En attendant, l’équipe des urgences a été renforcée provisoirement (une infirmière de nuit, une infirmière le matin et un médecin les lundis, mardis et vendredis). «

Et dire que nous n’avons pas encore atteint le pic de l’épidémie de grippe », s’inquiète un membre de l’équipe. « Je ne pensais plus voir de telles conditions depuis Bodélio », s’in- quiète-t-il. (1) : Les urgences ont accueilli une moyenne de 131 patients (60 % en médecine, 40 % en traumatologie) par jour en 2017, soit 48.000 passages. Un chiffre en constante hausse : 46.000 en 2016 et 44.000 en 2015.

09 janvier 2018

http://www.letelegramme.fr/

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11 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

cgt pontivy (le télégramme)

cgt super h

CGT. L’Union locale aussi active sur les réseaux sociaux que le terrain

Avec les réseaux sociaux, le syndicalisme aussi a changé. Pour la CGT, dont l’Union locale Pontivy/Loudéac distribuait des tracts devant Brocéliande, hier, les contacts directs sur le terrain ne sont pas passés de mode.

Au printemps dernier, les deux Unions locales (UL) CGT de Pontivy et Loudéac ont officielle- ment fusionné. Une première en France que cette fusion entre deux sections de départements différents.

«Nous voulions privilégier la logique d’un territoire où l’agroalimentaire prédomine », rappelait le Pontivyen Ronan Le Nézet, secrétaire général, hier midi. Devant l’entrée de l’usine de Brocéliande, une opération de tractage était organisée pour rencontrer les salariés au moment de l’embauche ou de la sortie du travail. Des tracts, il y en avait à distribuer puisque le site loudéacien ne compte pas moins de 700 employés avec Loudéac Viandes. Le renfort des membres du collectif agroalimentaire du Centre-Bretagne, qui s’étend de Ploërmel (56) à Carhaix (29), était le bienvenu. D’autant plus que, depuis bien des années, la CGT n’y est plus implantée, pas comme à la Cooperl de Lamballe. Même si les dates des prochaines élections du Comité social et économique (CSE), nom de l’ancien comité d’entreprise, ne sont pas encore fixées, l’UL ne désespère pas d’y faire son retour.
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« Le support papier reste indispensable »

« Aujourd’hui, le militantisme syndical a évolué, remarque Ronan Le Nézet. Pour toucher les plus jeunes, nous sommes présents sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) où certains n’hésitent pas à nous faire part de leurs conditions de travail. Mais le support papier et le contact avec le terrain restent indispensables pour réactiver la fibre de la solidarité. » Avant Loudéac, le collectif CGT avait organisé la même opération chez Josselin Porc Abattage, en juin, et une réunion à Ploërmel (56).

Bien-être au travail

« Dans le bassin Pontivy/Loudéac, conscientes que les métiers de l’agroalimentaire n’attirent pas, certaines entreprises ont réalisé des investissements matériels et humains pour améliorer le bien-être au travail (Mix Buffet à Guer ou Alot à Saint-Gérand) », reconnaît Yann Ollitrault, responsable cégétiste loudéacien. « À Brocéliande, racheté par Cooperl Arc Atlantique fin 2009, nous nous demandons quelle est la place des salariés ? Ou si les engagements, comme la valorisation du travail de chacun, pris par la Cooperl, un des leaders français de l’agro- alimentaire, sont respectés. Notre objectif : que les gens n’aillent plus à reculons au boulot », ajoute son collègue pontivyen.

10 janvier 2018
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Contact :
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cgt.pontivy@wanadoo.fr
06.38.55.29.65.
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09 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Rupture conventionnelle collective : le cadeau de Noël du gouvernement au patronat

L’encre des ordonnances et de leur décrets d’application est à peine sèche que les emplo- yeurs se précipitent pour en faire usage contre les salariéEs. La première attaque est la rupture conventionnelle collective (RCC). Cette nouvelle arme va permettre aux patrons de supprimer des milliers d’emplois sans avoir à justifier d’une raison économique, à élaborer un plan social, ni à proposer des reclassements.

Ce dispositif fait suite au « succès » de la rupture conventionnelle individuelle, qui a précipité dans le chômage, depuis sa création en 2008, près de trois millions de salariéEs.

Huit fois sur dix, c’est l’employeur qui en est à l’origine alternant arguments financiers et chan- tages divers. Le MEDEF en rêvait, le gouvernement Macron l’a fait. En confiant à l’administra- tion du travail le soin d’homologuer les futures ruptures collectives, celles-ci seront juridique- ment sans risque pour les patrons, contrairement aux plans de départs volontaires, et il ne sera en outre plus nécessaire d’attendre un an pour pouvoir réembaucher derrière.

Les plus grosses boîtes en profitent

C’est tout d’abord la chaîne de magasins d’habillement Pimkie qui a annoncé la mise en œuvre d’une procédure de rupture conventionnelle collective. Pimkie, c’est plus de 700 magasins dans le monde, une centaine France et qui fait partie du groupe Mulliez, une des plus grosses fortunes de France, autour de 40 milliards d’euros.

Dans la foulée c’est PSA qui annonce son intention de faire de même.

PSA qui a réalisé un nouveau record de bénéfice en 2016 de 2,15 milliards d’euros. Depuis des année les plans de départs « volontaires » ont déjà permis de supprimer en moyenne, 3000 postes par an. Son objectif est de diminuer au maximum le nombre de travailleurs en CDI et de les remplacer par des intérimaires, qui représentent sur certaines chaînes de production 90 % des effectifs.

Que Pimkie ou PSA ait été parmi les toutes premières entreprises à utiliser le nouveau dispositif en dit long sur le fait que les ordonnances travail ont été vendues par le gouvernement comme devant faciliter la vie des patrons de très petites entreprises, pour leur permettre d’embaucher, de créer des emplois. En fait ce sont d’abord les grandes entreprises du CAC qui vont en faire leurs choux gras.

Reconstruire une mobilisation contre ce gouvernement

Les résistances des salariéEs n’ont pas été effacées par l’échec des mobilisations contre la loi travail. Le rouleau compresseur des ordonnances et la passivité des confédérations syndicales n’ont pas eu raison de la colère sociale. Dans de nombreux secteurs, souvent moins organisés que les grands secteurs traditionnels, la combativité des salariéEs a permis de faire reculer les employeurs. C’est le cas dans le nettoyage, la restauration, l’hôtellerie, et même dans des activités uberisées comme Deliveroo.

C’est aussi le cas dans les hôpitaux comme à Bordeaux, Toulouse ou en région parsienne.

Les attaques engagées ou programmées contre les chômeurs/euses et les migrantEs, la baisse du pouvoir d’achat ne doivent pas rester sans riposte. C’est à nous, salariéEs, chômeurEs, de construire la résistance, et les organisations syndicales, politiques, associatives doivent se rencontrer pour organiser une mobilisation unitaire.

NPA

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06 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

saint brieuc hôpital (france bleu + npa)

manifestants-hopital-sud

L’hôpital de Saint-Brieuc manque de lits pour accueillir de nouveaux patients

Le service des urgences du centre hospitalier de Saint-Brieuc enregistre un très fort pic d’activité à tel point que ce mardi il n’y avait plus assez de lits pour accueillir les patients dans les autres services. La direction demande aux usagers d’éviter, si possible, les urgences.

Une vingtaine de patients a passé la nuit de mardi à mercredi dans un couloir des urgences sur des brancards faute de places dans les services.

Une situation rarissime à Saint-Brieuc 

« Nous avons régulièrement sur les pics hivernaux quelques patients qui restent dormir aux urgences mais on arrive à les garder dans des boxs, là, nous avons été contraints de les laisser dans le couloir, soumis aux bruits, au manque d’intimité », explique le docteur Benoit Letellier, chef du pôle urgences, samu, réanimation.  Les vacances des médecins généralistes, et l’épidémie de grippe expliqueraient en partie ce pic d’activité.

9h sur un brancard dans un couloir

« Mon père est arrivé aux urgences mardi matin à 10h et il est resté sur un brancard jusqu’à 19h », raconte Françoise. « La prise en charge a malgré tout été bonne mais il n’a pas eu à boire ni mangé pendant tout ce temps. Le soir, il a été placé dans une chambre double dans un service pas adapté mais qui était le seul service pouvant accueillir un troisième lit », poursuit Françoise.

Cellule de crise activée

Une cellule de crise est activée au sein de l’hôpital. « Une infirmière et une aide-soignante ont été rappelées sur leurs vacances ou repos pour surveiller les patients », précise Corinne Auriol, cadre coordonnateur.  Et la situation reste tendue. « Nous sommes inquiets pour les jours à venir, notamment le début de semaine prochaine d’autant que nous sommes en épidémie de grippe », ajoute le docteur Letellier. Dans un communiqué, la direction de l’hôpital Yves Le Foll de Saint-Brieuc demande « aux usagers de ne se présenter au Service d’Accueil des Urgences qu’en l’absence d’autre alternative adaptée ».

mercredi 3 janvier 2018  Johan Moison,

https://www.francebleu.fr/

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Santé : toujours plus d’austérité et de privatisations (NPA)

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06 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

bretagne ehpad (fr3 + npa)

penibilite

Bretagne : le nombre de personnes dépendantes s’envolent, pas celui des personnels des EHPAD

Après le passage ce jeudi de la ministre de la Santé Agnès Buzyn dans un EHPAD de Saint-Malo, les personnels qui s’occupent des personnes âgées dépendantes restent sur leur faim : ils revendiquent des effectifs pour faire face aux nombreuses tâches qui s’accumulent.

En Bretagne, le vieillissement de la population ne cesse d’augmenter. Selon les chiffres de l’Agence régionale de Santé les Bretons de 75 ans et + représentent actuellement 10,5% de la population. Ils seront 13,5% en 2030,  puis 18,2% en 2050. Conséquence : les besoins d’hébergement explosent. Pour l’instant, on compte dans la région Bretagne 499 EHPAD pour environ 40 000 places.
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Un degré de dépendance qui monte
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Ce jeudi 4 janvier la ministre de la santé s’est rendu à Saint-Malo dans l’après-midi pour visiter un établissement privé non lucratif (PNL) de l’Armée du Salut : l’Ehpad Boris-Antonoff. Le député LR d’Ille-et-Vilaine Gilles Lurton avait invité la ministre à visiter cet établissement exem- plaire en termes de services, d’activités et d’aménagements.  Une équipe de reportage y a rencontré des personnels, juste avant la visite de la ministre de la santé.
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La directrice Valérie Mercier constate que face à un degré de dépendance, toujours plus important, des personnes âgées, elle ne peut compter que sur la forte volonté de ses personnels professionnels : Les ratios en personnels pouvaient être suffisants il y a quelques années, mais aujourd’hui il faut absolument qu’ils soient revus à la hausse.Valérie Mercier directrice de l’Ehpad Boris-AntonoffSophie Louin, assistante de soins en gérontologie va dans son sens et ajoute que les métiers qui entourent les personnes âgées n’attirent plus les jeunes. Et pour cause : ce sont des métiers difficiles et il faut travailler un weekend sur deux et les jours fériés ! Et puis non seule-ment les effectifs sont insuffisants, mais en plus ils ne sont pas bien reconnus ni valorisés pour attirer de bons soignants.
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Des effectifs à la peine

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) publie sur son site les statistiques des établissements. Sur la France entière depuis 2007 le nombre de places en Ehpad est passé de 352 514 à 577 436 en 2016 (+ 225 000 places) mais les les ratios de personnels (tous confondus) n’ont pas monté en proportion.

Sur ce site du CNSA on retrouve aussi les textes du Plan Solidarité Grand Âge présenté le 27 juin 2006 par Philippe BAS (alors Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille) et qui s’était substitué au Plan Vieillissement et Solidarités, annoncé suite à la canicule de l’été 2003. Au chapître 6 / « Avoir plus de personnel soignant auprès des personnes âgées »,  on peut lire :

Pour les maisons de retraite qui accueillent les résidents les plus dépendants :

  • Assurer la présence d’1 professionnel pour 1 résident
    Dans les établissements pour personnes handicapées, l’effectif est en moyenne d’1 agent pour 1 personne accueillie. Ce ratio est, en revanche, de seulement 1 professionnel pour 2 résidents dans les maisons de retraite. Or les besoins des personnes accueillies sont en réalité très comparables. Il faut remédier à cette situation, en se fixant l’objectif d’une convergence dans les 5 ans entre ces deux types d’établissements.
  • Augmenter dès 2006 les financements pour tenir compte des besoins en soins médicaux. Pour les maisons de retraite qui accueillent les résidents les plus dépendants, l’augmentation de moyens se fera dès cette année. Pour les autres, c’est au moment du renouvellement des conventions tripartites que les besoins en soins vont être pris en compte.

Or les financements n’ont pas été réévalués à hauteur des promesses de 2006 et le ratio per-sonnel/résident est loin d’être à 1 pour 1, onze ans plus tard il est même en dessous de 0,6 !
Coté financement la Bretagne est légèrement au-dessus de la moyenne française, mais les 4 départements bretons vivent la même difficulté. Un désengagement progressif de l’Etat qui compense de moins en moins les dépenses obligatoires et qui met en difficulté les finances départementales.

Jean-Luc CHENUT, le président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, dénonce ce manque d’argent et de personnel : chaque année le nombre des bénéficiaires grimpe de 3 à 4% mais l’État n’augmente le budget que de 1,2%. Le déficit rien que pour 2017 est de 66 millions d’euros ! » Une description de la situation que la ministre de la santé, Agnès BUZYN, estime caricaturale. Elle explique à notre micro que les Ehpad souffrent plus de problèmes managériaux que de manque d’effectifs.

Les syndicats ne sont pas de cet avis. Une grève des personnels des EHPAD est prévue partout en France le 30 janvier prochain.

greve g

Mardi 30 janvier 2018 : Appel à la grève de tous les EHPAD

22 décembre 2017 / Intersyndicale

les Fédérations syndicales FO des services publics et de santé, CGT santé et action sociale, CGT des services publics, CFDT santé/sociaux, UNSA santé/sociaux et CFTC santé/sociaux, réunies le jeudi 14 décembre 2017, ont décidé d’appeler les personnels des établissements accueillant des personnes âgées et des services à domicile à une journée de grève nationale et de mobilisation le mardi 30 janvier 2018.

Les Fédérations CGT, CFDT, FO, UNSA et CFTC invitent leurs syndicats à organiser dans chaque département, dans le cadre de la grève, des rassemblements, manifestations, délégations auprès des délégations territoriales de l’ARS et des Conseils Départementaux.

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