Archive | Luttes sociales en Bretagne

04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (lutte ouvrière)

greve-poste-privatisation

Rennes Plateforme du courrier : ce n’est qu’un début ?

À la plateforme du courrier de Rennes, plusieurs postiers de nuit avaient déjà interpellé leur direction sur le problème de la gestion des repos et des congés.

Alors que le logiciel censé tenir les comptes dysfonctionne de plus en plus, les postiers craignent de perdre des jours de repos, et jusqu’ici la direction semble peu s’en soucier.

Le 22 février au soir, plus d’une trentaine de postiers avaient donc décidé de se donner rendez-vous sur le parking une demi-heure avant l’embauche pour manifester. Deux jours après, les deux équipes du matin ont manifesté à leur tour avant l’embauche, pour dénoncer de leur côté l’arrêt de recrutement de titulaires et le manque d’effectifs

Plusieurs postiers ont profité de ces rassemblements pour dire tout ce qui n’allait pas, et des encadrants ont été invités à prendre des notes pour la direction.

La liste des griefs s’allonge. En matin comme en nuit, les travailleurs ont dénoncé une direction qui se permet maintenant de téléphoner, pour de soi-disant raisons administratives, au domicile de qui est en grève.

Dernièrement, lors des épisodes neigeux, alors que les routes étaient glissantes, des postiers d’après-midi ont dû poser des heures pour pouvoir rentrer chez eux un peu plus tôt, la direction ne voulant pas dépenser un centime.

Enfin la décision de supprimer pour la première fois la prime d’intéressement, de 300 à 400 euros annuels, alors que La Poste affiche un bénéfice de plus de 2 milliards, reste en travers de la gorge de beaucoup.

Les postiers ayant participé à ces actions étaient eux-mêmes surpris par leur nombre. Ils savent aussi que cela ne suffira pas pour obtenir gain de cause, et qu’il faudra envisager une suite.

Correspondant LO 03 Mars 2021

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25 février 2021 ~ 0 Commentaire

lidl ploumagoar (lutte ouvrière)

lidl j

Lidl Ploumagoar : harcèlement au travail

Mardi 16 février, vingt-cinq gendarmes sont intervenus au siège de la direction régionale de Lidl à Ploumagoar près de Guingamp, dans les Côtes-d’Armor, pour y mener une perquisition.

Cela faisait suite à une procédure d’information judiciaire ouverte par le parquet de Saint-Brieuc pour harcèlement dans le cadre du travail, entraînant la garde à vue pendant plusieurs heures du directeur régional et de huit membres de l’équipe d’encadrement.

Contacté, le procureur de la République « souhaite ne pas s’exprimer davantage tant que l’instruction est en cours ». Libérés dans l’après-midi après perquisition de leurs bureaux, ces cadres restent sous le coup de l’enquête.

Depuis des mois, les syndicats CGT et CGC alertaient l’inspection et la médecine du travail sur les pressions, les menaces et les brimades subies par de nombreux salariés et imposées par la direction locale.

Non seulement les salariés de la plate-forme logistique étaient soumis à des objectifs de rendement toujours plus élevés, mais les pressions s’exerçaient également sur le personnel administratif : cadres, agents de maîtrise et employés, aucune catégorie n’était épargnée.

Plus de vingt plaintes de salariés ont été déposées, témoignant du climat qui régnait sur cette base logistique depuis plusieurs mois.

Ce n’est pas la première fois que les méthodes de management de Lidl sont dénoncées.

Les cadences infernales, le harcèlement moral ou les menaces entre deux portes sont des conditions que Lidl impose dans ses magasins et entrepôts. D’après les syndicats, le taux de turn-over de l’effectif est monté entre 20 et 25 % en 2020.

D’ailleurs, deux salariés de l’entrepôt de Ploumagoar, licenciés injustement, ont fait récemment condamner la direction locale par le conseil de prud’hommes de Guingamp.

Le personnel a débrayé également à plusieurs occasions. Face aux intimidations et pour se faire respecter, les salariés de Ploumagoar vont devoir continuer à faire front.

Correspondant LO 24 Février 2021

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24 février 2021 ~ 0 Commentaire

culture (pontivy)

pondi

Des acteurs culturels du Centre-Bretagne appellent à manifester à Pontivy (Morbihan), ce samedi 27 février 2021 en centre-ville, pour la défense de la culture en pleine pandémie

Source:

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24 février 2021 ~ 0 Commentaire

agroalimentaire (pontivy)

super cgt

Agroalimentaire : il y a un avant et un après Covid dans les usines bretonnes

Avec la crise sanitaire, de nouvelles organisations de travail se mettent en place comme dans l’agroalimentaire breton. Des changements de conditions de travail qui inquiètent.

Avec la crise sanitaire, de nouvelles organisations de travail se mettent en place comme dans l’agroalimentaire breton. Des changements de conditions de travail qui inquiètent les représentants de la CGT Agroalimentaire Bretagne.

Avec la crise sanitaire, de nouvelles organisations de travail se mettent en place comme dans l’agroalimentaire breton. Des changements de conditions de travail qui inquiètent les syndicats comme la CGT Agroalimentaire Bretagne, réunie à Pontivy (Morbihan) ce mercredi 24 février 2020.

Pas de généralisation de la prime Covid dans les usines

Ces représentants de la CGT Agroalimentaire Bretagne travaillent dans diverses usines de transformation de produits laitiers ou de légumes, dans des conserveries de porc, dans des abattoirs…

Ils remontent le fil, jusqu’au printemps 2020, avec le premier confinement. « La majorité des entreprises de l’agroalimentaire ont continué à tourner à fond, face à la forte demande, pendant le confinement et après. Les salariés étaient anxieux. »

Ils témoignent des errements des protocoles sanitaires au début de la crise sanitaire.

Nous avons une culture de l’hygiène très forte dans l’agroalimentaire, avec les gants, les charlottes, les lavages réguliers de mains réguliers… Mais le masque, non : on a été trois semaines sans masque dans un abattoir.

À ce moment-là, il y avait des suspicions de cas Covid, mais nous n’avions pas la possibilité de passer des tests. Sur les lignes, ce sont les représentants de personnel qui ont veillé au respect de la distanciation physique, alors que c’est le rôle de la direction. Il fallait produire à tout prix.

Des représentants de la CGT Agroalimentaire Bretagne

Ils relèvent un point positif dans ce confinement : la prise en charge des salariés à risques a été « bien mise en place dans l’ensemble ».

Mais point négatif : l’attribution de la prime Covid n’a pas été généralisée dans les usines agroalimentaires bretonnes. « Les derniers de cordée sont les premiers de corvée » lance un représentant de la CGT Agroalimentaire Bretagne. « Cela dépend de chaque entreprise, de chaque groupe… »

Des nouvelles cadences de travail qui inquiètent

Après près d’une année en mode Covid, les conditions de travail ont évolué. Mais certains changements inquiètent la CGT Agroalimentaire Bretagne.

Pendant le confinement, puis face à la crise sanitaire, les directions des entreprises ont testé de nouvelles façons de produire, avec de nouvelles cadences : on fait plus d’heures sur une journée, on diminue les journées de repos.

Ils veulent voir si les salariés sont prêts à des efforts, même au-delà de la crise sanitaire. Ils testent la résistance des gens, pour voir s’ils sont corvéables à merci. Dans certaines usines, les directions commencent à dénoncer les accords 35 h…

Le télétravail, les visioconférences ont aussi fait leur entrée comme nouvelles techniques de travail. « La Bretagne veut être le leader mondial du bien manger, mais il faut d’abord être le leader du bien travailler dans nos usines agroalimentaires. »

La CGT Bretagne avait pris les devants dès les premiers jours du confinement, mi-mars 2020, en mettant en place une ligne téléphonique d’écoute ouverte à tous les salariés bretons, toutes activités confondues, syndiqués ou non. Pour pouvoir se renseigner sur le chômage partiel, les protocoles sanitaires, les CDD, l’intérim au temps de la pandémie…

Pas d’augmentation de salaires, une tendance d’ensemble

En ce début d’année 2021, alors qu’ils débutent les négociations annuelles obligatoires, ces représentants syndicaux dans les usines agroalimentaires bretonnes ont noté qu’une tendance de fond se dégageait : la non-augmentation des salaires.

On sera en-dessous du 1% d’augmentation de la rémunération dans l’agroalimentaire breton, à la fin des négociations. Pour certains, elles se sont terminées avant de commencer avec des annonces à 0% à cause de la Covid, ou parce que les entreprises avaient versé une prime Covid…

Alors que ces entreprises ont connu une bonne année, voire une année historique comme pour un groupe de transformation de produits laitiers ; ce dernier ne propose pas plus de 0,7 % d’augmentation. Les entreprises ont tourné à fond et fait des subsides non négligeables. Il n’y a aucune redistribution, le profit va toujours dans la même direction alors qu’on était tous là durant le confinement.

CGT Agroalimentaire Bretagne

Ils regrettent ces décisions de ne pas augmenter les salaires, « cela ne va pas attirer les jeunes alors que ces entreprises en ont besoin. Les salaires ne sont pas attrayants, les conditions de travail restent difficiles, moins qu’auparavant les métiers ont vraiment changé depuis ces 20 dernières années. Il faut revaloriser les compétences, ça se rémunère. Au bout de 4 ans sans avoir de perspectives d’évolution, les jeunes s’en vont, ils préfèrent rester en intérim. »

Infos pratiques
Lundi 1er mars 2021, à 10 h sur le marché de la Plaine à Pontivy (Morbihan), campagne de l’union locale CGT de Pontivy-Loudéac à l’attention des salariés des TPE-PME.

Angélique Goyet Publié le 24 Fév 21

Lire aussi:

Coronavirus : le cas Kermené « confirme l’absence réelle de dispositions sanitaires » selon la CGT Agroalimentaire

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21 février 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (lorient)

planning

Dimanche 7 mars – Lorient -

Dans le cadre des mobilisations pour les droits des femmes du 8 mars : 14h Action féministe, rue du Port pour la rebaptiser au nom d’une femme (à définir). A l’appel d’un collectif d’organisations. Les 15 jours précédant le 8 mars, l’espace public lorientais sera occupé de messages féministes, par des collages, des banderoles, des stickers..

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21 février 2021 ~ 0 Commentaire

lidl (libération)

lidl j
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Management low-cost
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Chez Lidl Bretagne, toute une direction soupçonnée de harcèlement

Une partie de l’équipe encadrante de l’entrepôt logistique de Lidl à Ploumagoar, près de Guingamp (Côtes-d’Armor), a été placée en garde à vue mardi.

Le directeur régional de l’enseigne de hard-discount et plusieurs cadres ont été placés en garde à vue mardi, après des plaintes pour harcèlement et discrimination syndicale, dans un dossier d’une ampleur inédite.
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Une opération hors norme. Mardi matin, 25 gendarmes ont débarqué à l’entrepôt logistique de Lidl à Ploumagoar, près de Guingamp (Côtes-d’Armor). Sur commission rogatoire d’un juge d’instruction, des perquisitions, notamment informatiques, ont été menées dans les locaux, qui abritent aussi la direction régionale de l’enseigne, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte l’été dernier pour «harcèlement dans le cadre du travail».Des documents et du matériel informatique ont été saisis.
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Le directeur régional et huit autres membres de l’équipe d’encadrement ont été emmenés par les gendarmes et placés en garde à vue. Celles-ci ont été levées dans la soirée, mais l’enquête se poursuit.
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«On est encore au début des investigations. L’étude des documents saisis va prendre du temps, il y aura sans doute d’autres auditions par la suite», informe le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc.Tout est parti de «signalements syndicaux et de plaintes de salariés», poursuit-il.
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En juillet 2020, la CGT adresse un courrier au parquet de Saint-Brieuc, après de multiples alertes auprès de la direction nationale de Lidl, de la médecine et de l’inspection du travail, restées sans effet.Le syndicat, majoritaire localement, est en conflit depuis de longs mois avec la direction, accusée de s’en prendre aux représentants du personnel.
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«Je n’ai jamais vu autant d’élus attaqués, licenciés, mis sous pression», relate à Libération un délégué CGT, qui souligne toutefois que l’affaire «va bien au-delà».Comme tous les syndicalistes de l’entreprise contactés, il souhaite garder l’anonymat, prudent en attendant que le dossier ne s’éclaircisse. Selon la CGT, rejointe par la CFE-CGC qui représente les cadres, le climat s’est globalement détérioré depuis l’arrivée du nouveau directeur en octobre 2017 à la tête de la «DR15», qui regroupe une soixantaine de magasins dans le Finistère, les Côtes-d’Armor et le Morbihan.

«Pour lui, seuls les chiffres comptent», dépeint un élu CGT. Le turnover, qui était de 10 % en 2017, est passé à près de 30 % en 2018 et encore au-delà de 20 % en 2019, selon les syndicats.

Brimades et rétrogradations subites

«Sa dérive est basée sur un management toxique à la base, jamais remis en cause malgré nos nombreux courriers», pointe la CGT. Les problèmes concerneraient tous les secteurs et tous les niveaux hiérarchiques : cadres, agents de maîtrise et ouvriers, dans les magasins, les services administratifs, la plateforme logistique… Ils prennent la forme de brimades, de pressions constantes sur les objectifs, de sanctions, de mises à pied, de menaces de licenciement, voire de licenciements purs et simples.

Les représentants du personnel racontent aussi les notes attribuées à chacun, «brutalement rétrogradées de 4 sur 5 à 1 sur 5 quand on veut se débarrasser des gens». Plusieurs employés ont eu de «gros problèmes psychologiques», se sont retrouvés en burn-out, voire «au bord du suicide», selon les représentants syndicaux.

Par ailleurs, une dizaine de procédures sont en cours aux prud’hommes, pour contester des sanctions et des licenciements jugés abusifs. Fin janvier, le conseil des prud’hommes de Guingamp a donné raison à deux anciennes salariées, congédiées pour inaptitude suite à des maladies professionnelles. La CGT et la CFE-CGC ont aussi obtenu gain de cause auprès du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc, au sujet de dysfonctionnements du Comité social et économique (CSE).

La procédure pénale a, elle, pris de l’ampleur au fur et à mesure. «A tel point qu’on ne la mesure pas nous-mêmes», souligne la CGT. Face au nombre de salariés concernés, le parquet a décidé d’ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction.

Selon les estimations syndicales, plusieurs dizaines de personnes ont témoigné et 25 à 35 plaintes ont été déposées. «On ne pensait pas qu’il y en aurait autant. C’est parti de deux ou trois dossiers et ça a fait boule de neige, relate la CFE-CGC.

On s’est aperçus que bon nombre de cadres et d’agents de maîtrise, encore en poste ou partis suite à un burn-out, étaient concernés. Beaucoup se sont présentés aux enquêteurs, parce qu’ils avaient subi une grande souffrance.» L’opération de mardi est «l’aboutissement de quelque chose», estiment les syndicats, qui considèrent que la procédure n’en est encore qu’à ses prémices. «Il faut pouvoir prouver le harcèlement moral, c’est difficile.»

De son côté, Lidl France a réagi, dans un bref communiqué : «Les faits évoqués sont graves et ne correspondent absolument pas à la politique de l’entreprise. Les 9 salariés Lidl entendus ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés et ont pleinement coopéré avec les enquêteurs.» En janvier 2020, Lidl a été condamné en appel pour «faute inexcusable», après le suicide d’un salarié dans l’entrepôt logistique de Rousset (Bouches-du-Rhône) en 2015.

Elodie Auffray  17 février 2021

https://www.liberation.fr/

Lire aussi
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Cash investigation : à Lidl, l’émission a «ouvert la brèche»

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19 février 2021 ~ 0 Commentaire

basta! (lorient)

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

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Un collectif d’acteurs culturels du Centre-Bretagne appelle à manifester à Pontivy, le samedi 27 février, de 13h30 à 17h, pour la sauvegarde de la culture sous toutes ses formes.

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

psa la janais (lutte ouvrière)

peugeot 68

PSA Rennes-La Janais: folie patronale

Depuis le début de l’année, tous les constructeurs automobiles mondiaux sont confrontés à une pénurie de composants électroniques.

Les stocks de puces électroniques pour l’automobile sont au plus bas dans l’attente des fournitures de l’entreprise taïwanaise TSMC, qui fabrique 70 % de la production mondiale.

Après Volkswagen, Ford, Toyota, Fiat-Chrysler, c’est au tour de PSA d’avoir des difficultés à s’approvisionner en calculateurs électroniques, essentiels au fonctionnement des voitures modernes.

Depuis début février, la direction de l’usine de Rennes-La Janais, qui gère au jour le jour ses approvisionnements en pièces électroniques, impose aux travailleurs de consulter un numéro vert chaque jour pour savoir s’ils doivent venir travailler.

Les stocks de pièces sont tellement faibles que PSA affrète quasiment quotidiennement des avions pour amener quelques palettes de calculateurs assemblés chez des fournisseurs installés principalement en Europe de l’Est.

Parfois, des voitures sont produites sans ces fameuses pièces. Des centaines, invendables, sont stockées sur des parcs en attendant d’être retouchées.

Pour autant, les cadences de production ne sont pas ralenties. Les chaînes tournent à fond. Il n’y a guère que les samedis prévus en heures supplémentaires qui ont été annulés.

Même mardi 9 février, alors que la région rennaise était couverte de neige, la direction a fait travailler le soir jusqu’à la fin de la journée à 21 h 02. Pire, elle a même imposé ce jour-là une demi-heure supplémentaire à un atelier.

Avec des conditions météo inhabituelles, certains ouvriers habitant les campagnes ont mis plusieurs heures à rentrer chez eux, avec le risque d’avoir un accident. Ceux utilisant les bus de la ville de Rennes ont dû se débrouiller pour rentrer car ils avaient été stoppés par précaution !

Les travailleurs de l’usine ont été choqués et en colère contre la direction qui leur a fait prendre des risques pour produire des voitures dans ces conditions.

Devant ce mépris des patrons, beaucoup n’ont fait aucun effort pour venir le lendemain et, ce jour-là, l’usine a dû tourner au ralenti, faute de personnel !

Correspondant LO 17 Février 2021

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

conseil 22 (lutte ouvrière)

penibilite-

Conseil des Côtes-d’Armor : les salariés se rebiffent

Pour la deuxième fois en quinze jours, les salariés du conseil départemental des Côtes-d’Armor se sont mobilisés pour protester contre la suppression de 25 postes, dont 22 du secteur des routes, prévue au budget 2021.

La première fois, ils avaient envahi l’hémicycle, ce qui avait valu l’annulation de la séance, provoquant les foudres du nouveau président du conseil qui avait considéré cette intrusion comme une action violente. Et risquer sa vie pour aller au travail sur des routes rendues dangereuses par manque de personnel, n’est-ce pas subir la violence ?

La nouvelle séance budgétaire prévue le 15 février 2021 a vu de nouveau une centaine de manifestants s’inviter aux débats avec de nouveaux arguments.

En effet l’épisode neigeux et le verglas qui ont bloqué la vie durant près d’une semaine ont révélé combien le personnel chargé de l’entretien des routes était nécessaire, démontrant par là même l’absurdité de la la suppression de postes dans ce service. C’est au contraire du renfort qui serait nécessaire, et donc des embauches.

Le président, ne l’entendant pas de cette oreille, a décidé de poursuivre sa réunion budgétaire en ­visioconférence et de voter son budget en force. Il n’entendait plus être sous la pression des grévistes, pour faire passer ses mauvais coups sans opposition. Pas de chance, ceux-ci, fort du succès de leurs deux premières actions, sont décidés à poursuivre la lutte.

Correspondant LO 17 Février 2021

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