Archive | Luttes sociales en Bretagne

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

cgt rennes (ouest france)

cgt masques

Rennes. Pendant le confinement, des militants CGT manifestent… devant l’hôpital

Plusieurs membres de la CGT du CHU de Rennes ont manifesté devant l’hôpital Pontchaillou mardi 7 avril 2020, en début d’après-midi. À l’occasion de la Journée internationale de la santé, ils demandent davantage de moyens.

Malgré le confinement, ils ont tenu à se faire entendre. Quelques militants de la CGT Santé ont manifesté devant l’entrée principale du CHU de Pontchaillou, mardi 7 avril, vers 14 h 30, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé.

« C’est une action symbolique, car nous sommes bien sûr en confinement », reconnaît Nathalie, infirmière au CHU et représentante du personnel hospitalier à la CGT. Ils ont déployé des banderoles réclamant « plus de moyens pour la santé », et assurant qu’ils ne sont « pas des héros ».

« La crise que nous traversons est une épreuve »

« La crise que nous traversons est une épreuve pour le personnel hospitalier, car on manque de moyens pour se protéger et nous sommes en sous-effectifs, c’est très tendu, ajoute Nathalie. On fait ce qu’on a à faire, mais il ne faudra pas oublier nos sacrifices quand ce sera terminé. »

Plus tôt dans la matinée, ils ont accroché une grande banderole à une fenêtre du bâtiment, sur laquelle était inscrit : « On veut des masques, pas des mercis. » Mais elle a été retirée très rapidement. Ils assurent qu’aucune autre action ne sera menée avant la fin de la crise et la sortie du confinement.

Paul GRISOT.  07/04/2020

https://www.ouest-france.fr/

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30 mars 2020 ~ 0 Commentaire

en lutte (solidaires)

macron soldat

Macron est en guerre, nous sommes en lutte!

Macron n’en finit plus de saluer et remercier de façon appuyée les agent-es du service public qui sont au premier plan de la lutte contre l’épidémie, ceux et celles qui sont aujourd’hui sur les lieux de travail.

Il annonce un grand plan d’investissement dans notre système de santé, une revalorisation des carrières pour ses personnels, une prime pour les soignant-es et les fonctionnaires mobilisé·es.

Mais s’il parle de guerre, c’est qu’il demande des sacrifices, dans un grand élan d’unité national qui laisse songeur…

Si nous sommes concerné·es par cette épidémie et son éradication, nous ne sommes pas toutes et tous à la même place.

Il y a ceux et celles qui donnent des ordres aujourd’hui contradictoires : restez chez vous et allez travailler (y compris pour aider les agriculteur·trices).

Il y a ceux et celles qui gardent le nez sur la production et les profits quelles que soient les conséquences pour nous qui travaillons.

Il y a ceux et celles qui décident par ordonnance la remise en cause des congés et la dérogation aux durées maximales de travail.

Il y a ceux et celles qui ont sabré les services publics et celui de la santé depuis des années. Et particulièrement ce gouvernement qui a refusé d’écouter les professionnel·les de santé, tous métiers confondus alors qu’ils et elles étaient mobilisé·es, en grève, dans la rue depuis des mois.

Il y a ceux et celles qui veulent faire croire que si le virus circule, ce sera la faute des habitant·es des quartiers populaires notamment, qui ne font pas les gestes barrières, alors qu’eux-mêmes ont décidé le maintien d’élections dans un contexte de propagation du virus et sont par ailleurs nombreux à être contaminé·es au parlement ou au gouvernement.

Mais il y a aussi celles et ceux qui, nombreux et nombreuses, sont à chaque instant présent·es pour soigner en ville ou dans les Ehpad, alimenter, éduquer, transporter, fabriquer, nettoyer, rechercher, faire tourner les commerces et services bancaires et tout ce qui est indispensable pour faire tenir le monde encore debout.

Et il y a ceux et celles, la plus grande masse, qui travaillent, élèvent leurs enfants, tentent de garder les contacts avec les membres de leur famille et des ami·es isolé·es, de prendre soin des autres et d’eux-mêmes.

Macron ne donne pas la réponse à ces questions

Quel dégât aura-t-il fallu pour que le gouvernement parle d’un plan d’investissement massif à l’hôpital ?

Comment le croire plus que lors de ses précédents plans qui n’ont pas été suffisants pour rattraper la situation actuelle ?

Qui est responsable de cette situation ? 

Nous avons des revendications.

Pour aujourd’hui, il est nécessaire :

.- De prendre toutes les mesures de protection des salarié·es, ce qui veut dire ne conserver que les activités essentielles et ce sont les organisations syndicales avec les salarié·es qui les connaissent vraiment.

- De donner tous les moyens de protection pour ceux et celles qui travaillent.

- De cesser toute distribution de dividendes et de réorienter la politique fiscale en faisant contribuer les plus riches.

- Puisque les salarié·es sont salué·es, de commencer par respecter le Code du travail tel qu’il est et les droits de tous et toutes y compris des employé·es de la sous-traitance et des intérimaires, d’interdire les licenciements et les ruptures abusives de périodes d’essai.

Pour demain, il faut :

- Un plan de développement des services publics, l’arrêt des suppressions de postes et de moyens.

- La revalorisation des salaires de toutes les professions aujourd’hui mises à mal et qui sont parmi les plus mal payées dans ce pays, en étant de plus les professions les plus féminisées.

- Donner une priorité à la protection sociale de haut niveau pour l’ensemble de la population.

- Une réorientation de nos économies vers les besoins essentiels et de vrais politiques pour une transformation écologique, sociale, et féministe de la société.

En lutte contre le virus et nos adversaires d’hier, d’aujourd’hui et de demain

jeudi 26 mars 2020

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29 mars 2020 ~ 0 Commentaire

double peine (acat solidarités)

droits

Covid-19 : Pas de double peine pour les plus vulnérables

Les mesures législatives et réglementaires sont entrées en vigueur pour les premières d’entre elles depuis une semaine afin de lutter contre la propagation de l’épidémie du Covid-19.
Pourtant, aucune mesure particulière à la hauteur du danger que représente ce virus et sa propagation n’est prise pour protéger les personnes sans abri ou logées en hébergement collectif, les plus vulnérables, pourtant soumises aux mêmes règles de confinement que le reste de la population et dans l’impossibilité matérielle de les respecter.

De multiples autorités se sont pourtant prononcées sur l’urgence de loger et de prévoir des mesures adaptées en faveur des mal-logés ou sans abri.

Ainsi et notamment, le Conseil scientifique a pu souligner dans son avis du 23 mars « la nécessité des mesures d’accompagnement spécifiques pour les personnes en situation de précarité ou sans domicile ainsi que pour les personnes susceptibles de faire l’objet de discrimination comme les « gens du voyage ».

De même, le Défenseur des droits, a justement interpellé le gouvernement sur l’inadéquation des mesures actuellement prises par le gouvernent vis-à-vis de certaines populations et le respect de leurs droits fondamentaux en précisant que « les personnes enfermées, isolées, celles qui vivent à la rue, qui ont besoin d’aide sociale pour une partie de leurs besoins fondamentaux, seront les premières à subir une double peine si rien n’est fait pour les accompagner » (Tribune du 21 mars 2020).

De nombreuses associations ont également alerté sur le risque sanitaire extrême des populations sans abri ou logées dans des hébergements collectifs.

Aussi et face à l’absence de prise en considération des personnes les plus précaires à la rue, en habitat de fortune, ou confinés dans des conditions dangereuses (gymnases, dortoirs) particulièrement vulnérables face à une telle pandémie, les associations:

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), Droit au logement (DAL), Droits d’urgence, Elu/es contre les violences faites aux femmes (ECVF), Fédération CGT Santé Action sociale, KALI, Gisti, Ligue des droit de l’Homme (LDH) et Utopia 56

ont décidé de saisir le Conseil d’Etat, afin que soit ordonnées en urgence les mesures indispen-sables à la protection des personnes les plus vulnérables et, parmi elles, la réquisition, sur le fondement des textes nouvellement adoptés, des appartements en location meublée touristique et chambres d’hôtels vacants, et tout autre habitation permettant une installation immédiate, lorsque le contingent d’hébergement individuel géré par les prestataires de l’Etat est insuffisant.

L’audience devant le Conseil d’Etat se tiendra le lundi 30 mars à 14h30.

 27 mars  2020

https://www.acatfrance.fr/

Lire aussi:

Et la population la plus précarisée ? (Solidarités)

Les oublié·e·s du confinement (Solidarités)

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28 mars 2020 ~ 0 Commentaire

chantiers saint nazaire (npa)

 st naze

Chantiers de l’Atlantique :

« On est plus de 10 000 à travailler ici alors que tout le monde se confine ! »

Ils sont des centaines, ce mardi matin 17 mars, rassemblés devant la porte 4 des Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire 44. Ils demandent la fermeture du site.

« Est-ce vraiment » essentiel à la vie du pays « de continuer à se rassembler à 5 000 personnes sur le site pour produire des paquebots qui n’ont socialement aucun caractère urgent ? »  interroge la CGT dans un communiqué publié lundi, disant craindre la création d’« un foyer centralisé d’épidémie que nous rapporterions à la maison en rentrant le soir ».

Le syndicat FO demande de « mettre l’entreprise en confinement et les salariés au chômage technique en leur assurant un maintien de salaire à 100 % ».

« Les Chantiers de l’Atlantique c’est 3 300 salariés, près de 5 000 sous-traitants et intérimaires et les quelques 1 200 membres d’équipage du paquebot Apex, que nous devons livrer d’ici à la fin du mois, qui travaillent dans des espaces confinés », explique le syndicat qui demande une fermeture à l’image de celles annoncées par Michelin ou PSA.

Ou de MAN, usine à côté (650 salariés, produisant des énormes moteurs). Ou le chantier italien Fincantieri qui a décidé d’arrêter ses activités.

« On ne refuse pas de travailler, mais les gars sont inquiets. Salariés et sous-traitants, on est plus de 10 000 sur le site. Alors qu’on interdit les rassemblements, qu’on demande aux gens de rester chez eux et de ne même pas aller dans les parcs, ici on se côtoie tous. Pas de gel, pas de masques. La direction n’a proposé que des mesurettes ! ».

L’inquiétude est grande alors que les sorties en ville sont contrôlées, les promenades interdites sur les plages et dans les espaces verts.

Finalement, les Chantiers de l’Atlantique ont finalement fermé jusqu’au 5 avril (1). La livraison du paquebot Celebrity Apex a été reportée. Par conséquent, 1 500 membres de l’équipage sont confinés à bord. Les techniciens des bureaux d’étude sont à leur poste ou en télé travail.

S’ajoutent les problèmes de santé préexistants dans la région.

En amont, en septembre 2019, une étude de l’ARS (Agence Régionale de Santé) a révélé un taux de surmortalité de 28% (38% pour les hommes (2) pour les moins de 65 ans en matière de cancers par rapport à la moyenne nationale.

Les milliers de salariéEs qui se déplacent dans ce bassin d’emploi connaissent les fumées, parfois multicolores, dégagées par les nombreuses entreprises comme la raffinerie de Donges ou Cargill en centre-ville de St Nazaire avec ses particules fines à l’odeur inoubliable.

La députée macroniste a encore fait le buzz en incriminant tabac et alcool. Et n’a eu aucun mot pour les personnes à risques fragilisées par ces situations face au virus (3).

En aval, l’axphyxie de l’hôpital est dénoncée depuis des mois par les personnels et les manifestantEs pour les retraites depuis décembre.

Il y a urgence à fermer les usines dont la production n’est pas vitale (mais à rouvrir celle des produits indispensables comme les masques et les savons, comme à Plaintel, près de Saint-Brieuc, où l’usine Honeywell (ex-Sperian) fabriquait des masques respiratoires jetables jusqu’à l’été 2018), de développer les tests et les enquêtes épidémiologiques et de donner les moyens à l’hôpital (postes, lits et salaires).

GG Sant Nazer  Vendredi 27 mars 2020,

https://npa2009.org/

https://www.saintnazairenews.fr/

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28 mars 2020 ~ 0 Commentaire

décharge

dechar

 A UTILISER SI VOTRE EMPLOYEUR FORCE LA REPRISE DU TRAVAIL SANS LES CONDITIONS DE SECURITE MAXIMUM DANS DES SECTEURS NON VITAUX

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27 mars 2020 ~ 0 Commentaire

plaintel (à l’encontre)

sante macron

Priorité aux personnels de santé!

La fermeture d’Honeywell de Plaintel, fabrique de masques

Un scandale d’Etat!

Fin 2018, le groupe multinational américain Honeywell fermait son site de production industriel de Plaintel, Côtes-d’Armor, pour le délocaliser en Tunisie, licenciant en même temps 38 salarié·e·s.

Cette entreprise, créée il y a une cinquantaine d’années – qui compta jusqu’à 300 salarié·e·s avant son rachat en 2010 par Honeywell au groupe Sperian – fabriquait en quantité considérable des masques respiratoires jetables et des vêtements de protection sanitaires.

Sa production était de 200 millions de masques par an, soit près de 20 millions par mois, fabriqués sur des machines ultra-modernes pouvant produire chacune 4 000 masques à l’heure.

Non contente de faire appel aux aides de l’Etat pour financer les huit plans sociaux que la multinationale Honeywell a mis en œuvre pour se débarrasser de ses salarié·e·s, Honeywell a pris la décision irresponsable, en novembre 2018, de détruire ses huit machines en les faisant concasser par la déchetterie située sur la zone industrielle des Châtelet à Ploufragan [près de Saint-Brieuc].

Les sections syndicales CGT et CFDT de l’usine de Plaintel avaient, à l’époque, lancé un cri d’alarme pour empêcher la fermeture du site et la destruction de leur outil de production.

Elles avaient multiplié les actions et les démarches pour éviter le pire. Elles s’étaient même adressées au Président de la République Emmanuel Macron et au Ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Mais ces derniers se sont contentés d’accuser réception de leurs courriers mais se sont bien gardés d’intervenir. Ils pensaient sans doute, en bons libéraux, qu’une intervention de l’Etat ne servirait à rien, puisque dans un monde mondialisé et heureux, la main invisible du marché finirait par montrer son efficience pour préserver l’intérêt général.

Aujourd’hui, le retour au réel est brutal. C’est avec stupeur que le pays tout entier découvre avec la catastrophe sanitaire du coronavirus qu’il ne possède pratiquement pas de stocks de masques, pourtant indispensables pour protéger les personnels soignants, l’entourage des malades et tous les salarié·e·s obligés de travailler pour éviter que le pays tout entier ne s’écroule.

Pour l’Union syndicale Solidaires des Côtes d’Armor, la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel et la destruction de ses outils de production, comme l’inaction des autorités publiques représentent un scandale qui doit être dénoncé.

La chaîne des responsabilités dans cette affaire doit aussi être mise en lumière. Les dirigeants d’Honeywell et les autorités de l’Etat doivent aujourd’hui rendre des comptes au pays.

D’ores et déjà Solidaires a demandé à plusieurs Parlementaires de la Région d’interpeller le gouvernement sur ce scandale. Solidaires propose également que le site industriel de fabrication de masques de protection sanitaires de Plaintel soit recréé en urgence.

Soit sous un statut d’Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC-structure liée à ce qui peut être considéré comme un service public) ou sous la forme d’une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOOP).

Le personnel compétent et disponible existe et ne demande que cela. De l’argent il y en a. La Banque Centrale Européenne vient de débloquer 750 milliards de liquidités.

Que cet argent soit mis en priorité au service de l’urgence sanitaire et de l’intérêt général, plutôt que de laisser aux seules banques privées le privilège de le prêter ou pas.

(Saint Brieuc, le 26 mars 2020)

27 -mars  2020 Union syndicale Solidaires (Côtes d’Armor)

https://alencontre.org/

Lire aussi:

Le Bureau Départemental de Solidaires des Côtes d’Armor: Que se cache-t-il derrière la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel ? Un scandale d’Etat !

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25 mars 2020 ~ 0 Commentaire

cgt ghbs (ouest france)

cgt masques

La CGT demande des masques pour « tous les personnels » du GHBS (Groupement hospitalier Bretagne-Sud)

La coordination des syndicats CGT du Groupement hospitalier Bretagne-Sud dénonce des mesures « incohérentes » de gestion et d’utilisation des masques. Elle exige « un matériel et des masques de protection pour tous les personnels en contact des patients avec l’ensemble des patients et résidents. »

Dans un mail envoyé par leur direction, les personnels du Groupement hospitalier de Bretagne-Sud à Lorient (Morbihan) ont pris acte que les masques chirurgicaux étaient mis à disposition des soignants « exerçant au contact des cas possibles ou confirmés de patients Covid 19 et non de tous les professionnels. »

« Ça sera un vrai carnage ! »

De nouvelles recommandations ministérielles qui sont loin de faire l’unanimité. Première à s’en offusquer, la coordination des syndicats CGT : « Cette mesure n’est en réalité fondée sur aucune objectivité médicale, mais uniquement sur l’adaptation de la pénurie de masques.

C’est une faute grave de l’État ! Depuis quelques jours, les résidents des Ehpad, si vulnérables, sont particulièrement touchés par ce virus. Or il est demandé aux personnels de ne plus porter de masques. Il en va de même pour l’ensemble des services hospitaliers et à domicile ayant en soins des patients fragilisés. S’il y a une moindre personne âgée ou fragilisée contaminée au Covid-19, ça sera un vrai carnage ! ».

« Une incohérence »

La CGT dénonce l’incohérence de ne plus autoriser le port de masques, « d’autant plus que les professionnels viennent de l’extérieur et sont potentiellement contaminants. Il est hors de question de mettre en danger les résidents, patients et de la santé des personnels. Nous demandons à la direction ne pas faire appliquer aveuglément cette mesure ».

Un droit d’alerte

Par conséquent, le syndicat exige « du matériel et des masques de protection pour tous les personnels en contact des patients avec l’ensemble des patients et résidents ». La CGT va ainsi déposer un droit d’alerte au Groupement hospitalier de Bretagne-Sud. Un courrier est en préparation à destination de l’agence régionale de santé et du ministère de la Santé.

25/03/2020

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Airbus force la reprise du travail chez ses sous-traitants, dénonce la CGT

Amazon : Épidémie de droits de retrait à Lauwin-Planque

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22 mars 2020 ~ 0 Commentaire

classe ouvrière (essf)

npa a

Chine. «Les femmes travailleuses en première ligne dans la lutte contre le coronavirus» ESSF

Militer sur son lieu de travail face au virus. Entretien avec E., employé polyvalent en supermarché (ARC)

France. «Urgences, responsabilités et droits» (ESSF)

France. «Les bonnes affaires patronales de la crise financière»

Pour nos vies, un confinement total est nécessaire ! (ARC)

Italie : Les métallos en grève pour ne pas mourir ! (ARC)

Crise du Covid-19 : donner la priorité à la reproduction sur la production (ARC)

Oxygène médical : les ouvriers de l’usine Luxfer appellent à une réouverture d’urgence ! (ARS)

Clermont-Ferrand, la CGT réclame la nationalisation de Luxfer, spécialiste de l’oxygène médical (FR3)

Face au Covid-19 : informations syndicales (Bourrasque)

Italie : « Nous ne sommes pas de la chair à patron » (GA)

Crise sanitaire au Pays basque Covid-19, Mercedes Benz : la vie avant les profits (ESSF)

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21 mars 2020 ~ 0 Commentaire

austérité (rebelion)

elm

L’austérité néolibérale a affaibli les hôpitaux français face au Covid-19

Le président Emmanuel Macron, a assuré dans un discours adressé à la nation que la pandémie mondiale du virus COVID-19 révèle « qu’il existe des biens et services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ». Dans son message télévisé du 12 mars, le chef de l’Etat a affirmé que « la santé n’a pas de prix » et que le gouvernement « mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour apporter assistance, soigner les malades et sauver des vies à tout prix ».

Il peut être rassurant qu’un haut dirigeant s’exprime de cette façon à un moment où la santé de tous les citoyens dépend du cordon de sécurité que le système de santé publique peut offrir pour traiter un certain nombre de patients qui vont sûrement augmenter de façon exponentielle dans les prochains jours.

Cependant, la solidité des hôpitaux français est remise en cause après plus de trois décennies de démantèlement lent, harcelé par des mesures néolibérales, à un moment très délicat pour la santé publique en France, où la situation épidémique n’est pas encore décrétée, mais les mesures adoptées le montrent en pratique.

Macron n’est pas le seul responsable de cette situation, mais au cours de la première moitié de son mandat, les demandes des médecins et du personnel de santé ont été nombreuses à travers des actions de protestation, des grèves et des manifestations, dont l’objectif était de fournir des ressources humaines et matérielles aux hôpitaux publics.

Le porte-parole de l’Association des Médecins d’Urgence de France (AMUF), Christophe Prudhomme, a souligné fin octobre que « le seul moyen de surmonter la crise dans laquelle se trouvent les hôpitaux est d’augmenter le budget », dans une interview à Presse latine.

Depuis 2017, le gouvernement français a retiré 12 milliards d’euros du budget de la santé, imposant une politique d’austérité sévère en limitant l’allocation financière aux hôpitaux, ce que les professionnels ont demandé de renverser «afin de vraiment sortir de la logique des plans économiques imposés depuis plusieurs années et qui sont à l’origine de la crise actuelle ».

A cette époque, le gouvernement s’est limité à « nier que le problème était le manque de moyens, arguant que les solutions étaient dans une réorganisation du système », et a offert en échange « une prime de 100 euros au personnel d’urgence », a expliqué Prudhomme, sans remédier au manque de personnel ou de lits dans les hôpitaux.

Maintenant, avec l’urgence imposée par COVID-19, les hôpitaux déjà occupés à lutter contre la fin de la grippe saisonnière sont confrontés à cette nouvelle pandémie détectée en France le 24 janvier.

Depuis lors, les cas de contagion ont progressé progressivement, et bien que son taux de mortalité reste faible pour le moment, les personnes déclarées gravement malades nécessitent des soins intensifs pendant une à deux semaines.

Le résultat est que de plus en plus de lits sont occupés en permanence, alors que de nouveaux patients continuent d’arriver et que le personnel des soins intensifs de divers hôpitaux commence à être dépassé par l’arrivée de personnes dans un état grave.

Les médecins Justin Breysse et Hugo Huon, ont déjà alerté le 28 février de « la situation catastrophique dans laquelle se trouvent plusieurs services hospitaliers », et qu’en cas d’épidémie « ce seront les soignants, totalement dévoués à leur tâche, qui une fois plus compenseront les défaillances du système de protection de la population contre cette nouvelle menace. »

Bien entendu, cette dégradation progressive n’est pas apparue du jour au lendemain, dès 1983, au cours du premier mandat de François Miterrand, un système de collecte de données a été mis en place avec l’objectif affiché de quantifier et de normaliser l’activité et les ressources des établissements. de la santé.

Officiellement, il s’agit de réduire les inégalités entre les hôpitaux et en fait de mieux maîtriser les dépenses, en pratique fixer une limite budgétaire à ne pas dépasser quels que soient les besoins du système.

Quelques années plus tard, le Premier ministre Alain Juppé, a fixé par décret le montant de cette baisse sans passer par le Parlement et avec l’objectif clairement affiché de « réduire de 100 000 lits les hôpitaux français, près d’un tiers de leur capacité ».

Cette réglementation a provoqué entre 2003 et 2016 la fermeture de plus de 60 000 lits d’hôpitaux à temps plein, la plupart dans des villes de taille moyenne ou petite, en même temps que la population du pays augmentait, ainsi que la proportion de personnes âgées, les plus vulnérables et l’utilisation des services d’urgence.

Mais la logique néolibérale a encore resserré son attaque contre le système de santé, en 2007 le ministre de la Santé Jean-François Mattei a présenté un plan de « modernisation de la gestion et d’encouragement à l’investissement » des hôpitaux, qui a également été approuvé sans débat à l’Assemblée Nationale, et qui a établi des frais de service pour les médicaments, l’obstétrique et la chirurgie dans les hôpitaux publics.

Selon ce mode de financement, les établissements recevraient un budget en fonction du nombre d’interventions réalisées, soumettant les médecins à une plus grande pression et à la logique de rentabilité en marchandisant leur temps de travail, en quantifiant monétairement les résultats.

De plus, à partir de ce moment, la rénovation, l’agrandissement ou la construction de nouveaux bâtiments seraient financés par des prêts accordés par les établissements de crédit aux prix du marché, qui devraient être remboursés par les hôpitaux eux-mêmes, ce qui a provoqué l’arrivée de la crise financière. mondiale que la dette de ces centres a triplé.

Une autre torsion est venue en 2009 de la main de la ministre Roselyne Bachelot, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, subordonnant la direction médicale de chaque centre à un responsable, dont les connaissances n’entrent pas dans le domaine de la santé mais de la gestion financière.

Enfin, en 2016, en tant que président François Hollande, une nouvelle loi a été approuvée avec des mesures telles que la création de « groupements hospitaliers régionaux », ce qui implique de fusionner les hôpitaux pour réduire le nombre d’établissements et continuer d’éliminer les lits.

Après ce long voyage, les hôpitaux français sont épuisés, malgré le fait que Macron assure que «ce que cette pandémie révèle déjà, c’est que des soins de santé gratuits, sans conditions de revenus, de carrière ou de profession, notre État providence n’est pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des actifs essentiels lorsque le destin frappe. »

Même les défenseurs allemands du budget à déficit zéro, dont la chancelière Angela Merkel, estiment être une « règle d’or » n’est plus valable dans la situation actuelle.

Il faudra vérifier si ces déclarations correspondent à des faits, et les mesures drastiques sont définitivement abandonnée.

Antonio Cuesta. Est correspondant de « Presse latine » en France.

Antonio Cuesta  21/03/2020

https://rebelion.org/

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21 mars 2020 ~ 0 Commentaire

virus et classe ouvrière (fr3)

livreurs

Foodtech : « On est en guerre ou on bouffe des burgers ? »

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