Archive | Luttes sociales en Bretagne

16 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

vannes carhaix (ouest france)

la poste

Les postiers manifestent pour des tournées supplémentaires

A l’appel des syndicats Sud et CGT, des postiers du Finistère et du Morbihan manifestent ce jeudi matin devant la direction régionale, place de la République, à Vannes.

Drapeaux, coups de trompes, conciliabules d’agents en tenue… L’ambiance, ce matin, n’a rien de celle qui règne d’ordinaire, devant le bureau de Poste de la place de la République à Vannes. C’est aussi dans ce bâtiment que se trouvent les bureaux de la direction régionale Finistère-Morbihan. D’où cette manifestation organisée par SUD PTT et la CGT Fapt en soutien principalement aux postiers de Carhaix en grève depuis 15 jours.

Du courrier non distribué

« Deux tournées de facteurs ont été supprimées à Carhaix. Depuis des pans entiers de lettres ne sont pas distribuées car il est impossible de le faire dans le temps imparti », témoigne Yann Le Gall de Sud PTT-29. La direction refuse de restaurer les tournées concernées.

« Des agents dépriment. La direction n’écoute plus cette souffrance », insiste Mary- vonne Guessant, secrétaire départementale SUD PTT 56. « Récupérer au moins une tournée, ça n’est  pourtant pas demander la lune », insiste Isabelle Le Guillou, secrétaire générale CGT Fapt du sud-29. Une délégation de quatre personnes devait être reçue par la direction.

16/11/2017

https://www.ouest-france.fr/

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Carhaix. Nouvelle semaine de grève à La Poste (Ouest France)

Grève à la poste de Carhaix : la situation dégénère (France Bleu)

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08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cgt fo sfu sud (35)

rennes

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires d’Ille et Vilaine appellent à la grève interprofessionnelle et à une manifestation le jeudi 16 novembre 2017

Ces dernières semaines les salarié.es, retraité.es, jeunes et privé.es d’emploi ont fait entendre leur opposition aux politiques qui, à travers les lois dites « travail » et les ordonnances Macron conduisent à la casse du code du travail et des droits collectifs. Alors que cette phase est contestée par la très grande majorité des citoyen.es, le gouvernement entend poursuivre sa série de réformes ultralibérales qui cassent tous nos conquis sociaux : formation professionnelle, sécurité sociale, assurance chômage et bientôt, les retraites.

Pour nos organisations syndicales respectives, la page des ordonnances n’est pas tournée !

  • Inversion de la hiérarchie des normes : au final il n’y a plus de norme du tout !
  • Individualisation complète du contrat de travail : une vieille litanie patronale pour baisser le « coût du travail » et faciliter les licenciements au motif que cela faciliterait les embauches. Non seulement des économistes ont démontré que cela n’était pas exact, mais le MEDEF se refuse à tout engagement de création d’emplois !

Sous couvert de mots dits « modernes » comme flexibilité et souplesse c’est le retour au moyen âge social qu’on nous prépare ! Salarié.es corvéables à merci, sans droit collectif, licenciements sans sommation ou presque et peut être même sans représentation syndicale dans l’entreprise, sécurité sociale à la carte… donc minimaliste à outrance avec un transfert vers l’assurance individuelle privée, retraite diminuée… et dès le départ des étudiants soumis à ce qui ressemble à s’y méprendre à une nouvelle forme de sélection !

Nous renouvelons nos exigences de retrait des ordonnances et d’abrogation de la loi El Khomri qu’elles prolongent et aggravent.

Etudiant.es, salarié.es, retraité.es, personne n’est épargné : baisse des APL, augmentation de la CSG, suppression de 100 000 emplois aidés, annonce de 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction Publique, transformation d’emplois contractuels en contrat de droit privé…

Pour lutter contre les inégalités

SALAIRES, PENSIONS – PROTECTION SOCIALE – RETRAITE – SERVICE PUBLIC

RETRAIT DES ORDONNANCES

MAINTIEN ET DEVELOPPEMENT DES DROITS

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires d’Ille et Vilaine appellent à la grève interprofessionnelle et à la manifestation

Jeudi 16 novembre 2017

Rennes : 11h Esplanade Charles de Gaulle

St Malo – 11h devant la Sécurité sociale

Fougères, Redon, St Malo, Vitré selon les modalités définies localement

http://www.rennes-info.org

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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

mouvement social quimper (le télégramme)

ne lachez rien

« S’unir pour ne pas subir… »

 «Lutter contre la remise en cause d’une grande partie des acquis sociaux», c’est l’objectif du nouveau collectif «S’unir pour ne pas subir», qui regroupe déjà seize organisations.
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Budget de la sécurité sociale, réforme des retraites et des universités…
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Devant «une nouvelle loi Travail « XXL » qui remet en cause un grand nombre d’acquis sociaux», un ensemble de partis politiques, collectifs, syndicats et associations décide de s’unir. Initiative lancée par Sud Solidaires, un collectif a été créé, basé sur la convergence des luttes, afin d’en finir avec les manifestations « dispersées et inefficaces ». « On a décidé de s’unir pour ne plus subir, explique Gérard Mas, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Le but est de créer une large unité face aux attaques sociales et démocratiques de Macron ».
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Multiplier les moyens d’information
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Face à un gouvernement qui utilise « un vocabulaire pas toujours clair », pour ces militants « il est essentiel d’informer les gens afin de leur faire comprendre la réalité des changements qui se profilent. « Il faut expliquer qu’avec ce logiciel macronien, il n’y a d’avenir que pour les riches », éclaire Louis Le Pape, membre de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU).
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Ce collectif aura donc pour objectif d’aller sur le terrain, là où les conséquences sont visibles, afin de motiver les gens à se défendre.
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« On veut redonner de l’espoir et l’envie de se battre », souligne Hélène Derrien, membre du Collectif Services Publics Cornouaille. Après avoir constaté la faible efficacité des manifesta- tions contre la loi Travail l’année dernière, de nouvelles formes d’action sont nécessaires, selon les membres du collectif. « On va établir un vrai rapport de force avec d’autres moyens, puisque la démocratie actuelle ne prend pas en compte nos actions », insiste Pascal Petit, membre de la France Insoumise.
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« Plus de 600 militants ont été arrêtés pendant les manifestations contre la loi Travail, ajoute Jean-Paul Sénéchal, membre de Sud Solidaires. L’état d’urgence, qui est maintenant intégré dans la loi, a été plus utilisé par le gouvernement pour combattre les actions syndicales que pour son but premier ».
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Le manque de dialogue est un des principaux reproches faits au gouvernement. Comme l’explique Louis Le Pape, « on a été mis devant les faits accomplis ». « Il faut se mobiliser devant ce gouvernement qui n’écoute rien », déplore Gérard Mas. Faire revivre la démocratie, proposer des solutions et surtout proposer un contre-système: voilà le coeur de ce mouvement naissant.
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« C’est ainsi qu’on pourra construire un avenir ensemble et enrayer le déclin social actuel », assure Martine Petit, membre d’Europe Écologie-Les Verts (EELV). Le collectif est déjà cons- titué de seize organisations. Il invite tous ceux qui le souhaitent à le rejoindre.
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Rendez-vous le 13 novembre

Prochain rendez-vous, programmé lundi 13 novembre à 18 h, aux halles Saint-François, à Quimper.
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3 novembre 2017
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Attac Sud Solidaires 29  La France Insoumise NPA  Collectif anti-fasciste EELV Collectif Services publics Cornouaille FSU.
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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

synutra carhaix (cgt 22)

synutra carhaix (cgt 22) dans Carhaix Kreiz Breiz 7uoa5cv6v7e

kar

CGT Guingamp: 02.96.44.11.00

CGT Rostrenen: 02.96.29.17.41

 

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28 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

abattoirs (fo)

macron-illettrés-gad

Dans les abattoirs, 50 000 forçats de la viande

La filière viande est particulièrement touchée par les accidents du travail.

La journaliste Olivia Mokiejewski a publié en mai dernier Le Peuple des abattoirs, une enquête de trois ans sur les conditions de travail dans les abattoirs. Elle met un coup de projecteur sidérant sur ces travailleurs de l’ombre, transformés en machines à produire de la viande.

Chaque jour, 50 000 ouvriers tuent et découpent 3 millions d’animaux dans l’un des 917 abattoirs de France et les transforment en steaks ou en côtelettes.

Loin des vidéos choc de l’association L214 sur la maltraitance animale, Olivia Mokiejewski a donné la parole aux salariés. Pour mieux appréhender leur métier, elle a aussi travaillé avec eux à la chaîne durant dix jours.

Premier constat, ouvrier d’abattoir, c’est un métier qu’on ne choisit pas.

On y entre pour un petit boulot et on y reste parfois des années. La filière a du mal à recruter et à fidéliser, le sous-effectif est fréquent. Le plus violent, c’est en début de chaîne, à la saignée, des salariés refusent d’y aller, raconte Pascal Le Cadre, délégué FO à l’abattoir Bernard Jean Floc’h de Locminé (Morbihan) et témoin dans le livre.

Pas d’entretien d’embauche ni de formation préalable, on apprend sur le tas.

La principale compétence professionnelle demandée, supporter la brutalité des conditions de travail, poursuit la journaliste.

Autre spécificité du secteur, des cadences folles.

Chaque jour, on fait un marathon à la vitesse d’un sprinter, poursuit le délégué FO. Son métier, désosser les têtes de porc et récupérer groins, joues, oreilles. Il voit défiler 800 cochons à l’heure, avec moins de 3 secondes entre chaque bête. Selon l’INRS, institut de santé et de sécurité au travail, il faudrait au moins 10 secondes de pause pour éviter les troubles musculo-squelettiques (TMS) provoqués par les gestes répétitifs. Les douleurs se concentrent dans les épaules, les poignets, les cervicales, les lombaires…

Pour tenir, les addictions sont fréquentes

Nos dirigeants ne sont pas formés à la prévention, ils ont dû embaucher des animateurs sécurité qu’on ne voit pas et qui ont un fil à la patte, poursuit Pascal Le Cadre. Ils ont aussi investi avec le CICE et installé des robots, mais sans étude de postes. Depuis dix ans, le secteur s’est restructuré face à la concurrence allemande et espagnole. Quatre acteurs monopolisent 70 % de la production bovine, idem pour les porcs, explique Olivia Mokiejewski. La grande distribution représente 80 % de la commercialisation.

Les conditions de travail sont particulièrement dangereuses.

Dans ce milieu, on ne montre pas ses souffrances mais les addictions sont fréquentes : drogue, alcool, antidépresseurs… Certains craignent la mise en inaptitude et le licenciement. , Pascal Le Cadre espère que la prévention va s’améliorer sous la pression des consomma- teurs. Une marque de restauration rapide veut nous commander 3 000 tonnes, mais exige de consulter des données sociales comme le nombre d’accidents ou de formations, explique-t-il.

Des accidents de travail en surnombre
La filière viande est l’une des plus touchées par les accidents du travail. Écrasements, coupu- res, amputations, glissades, coups de cornes… Selon l’INRS, l’abattage et la découpe présen- tent les risques les plus élevés, avec 150 accidents avec arrêt pour 1 000 salariés en 2008, contre 38 en moyenne. C’est aussi l’un des secteurs les plus touchés par les maladies profes- sionnelles et les TMS. Mais obtenir des chiffres significatifs est quasiment impossible, les don- nées sont difficilement accessibles et seraient largement sous-estimées, explique Olivia Mokiejewski.
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mardi 24 octobre 2017 Clarisse Josselin
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26 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière + révolution permanente)

peugeot 68

Les intérimaires débrayent

Le 19 et le 20 octobre, plusieurs dizaines d’intérimaires du Montage ont débrayé pour protester contre les paies minables, réclamer une augmentation du salaire et son versement effectif tous les mois. Depuis l’an dernier, de très nombreux ouvriers intérimaires travaillent dans l’usine pour assurer la production de la nouvelle 5008 et plus d’un millier sont nécessaires pour tenir l’équipe de nuit.

Leurs salaires sont les plus bas de l’usine.

En plus, la flexibilité des horaires de travail, instaurée avec les plans de compétitivité succes- sifs, fait que les pannes dans les ateliers ou le manque de pièces venant des fournisseurs se transforment en heures ou en jours non travaillés. Cette situation, qui dure depuis des mois, rogne directement les salaires des intérimaires chaque mois. Il faut y ajouter les multiples erreurs sur les fiches de paie, toujours en défaveur des ouvriers. Ceux d’entre eux qui avaient déjà fait des missions d’intérim dans l’usine en 2004 témoignent que leurs salaires de l’époque étaient plus élevés que ceux d’aujourd’hui !

Dans ce contexte de mécontentement et à la réception de la dernière paye de septembre ne dépassant pas les 1 280 euros pour la plupart

Certains ont décidé de se faire entendre. Une pétition réclamant des hausses de salaire a commencé à circuler parmi les intérimaires. Seule la CGT a soutenu l’initiative. Les autres syndicats ont, au contraire, tout fait pour désamorcer la colère.

La pétition, que les intérimaires faisaient circuler eux-mêmes en rencontrant un vrai succès, a inquiété la direction. Celle-ci a commencé à faire pression sur eux, par l’intermédiaire des chefs. En même temps, la veille du débrayage, elle annonçait que l’avance de 56 euros brut qui jusque-là était versée aux intérimaires à partir de la 21e heure non travaillée du mois, le serait désormais à compter de la 7e. Par l’intermédiaire du syndicat SIA, elle annonçait aussi qu’elle augmenterait les salaires des intérimaires par un changement de coefficient au bout de six mois d’ancienneté chez PSA.

Habituellement, un tel changement de coefficient n’arrive pour les embauchés qu’au bout de sept à huit ans. Signe que la direction voulait tout faire pour désamorcer le débrayage.

Mais rien n’y a fait et le 19 octobre, 70 intérimaires et une dizaine de CDI de différents secteurs du montage ont fait grève et se sont rassemblés, bloquant la production.

Les grévistes qui défilaient dans l’atelier en scandant « Sans nous, pas de bagnole » et « Sans sous, pas de bagnole » ont pu constater que les quelques chefs et techniciens mis en poste pour les remplacer n’arrivaient pas à faire tourner l’atelier. Une délégation de grévistes a été reçue par la direction, qui a refusé de satisfaire aux revendications. Les grévistes, réunis en assemblée générale à l’issue de la rencontre, ont donc décidé d’appeler à un nouveau débrayage, le lendemain, à la même heure, avec l’objectif de convaincre d’autres ouvriers.

Entre temps, les agences d’intérim avaient appelé tous les intérimaires, et certains chefs de l’usine menaçaient directement certains d’entre eux.

Néanmoins, le vendredi, 50 intérimaires ont encore débrayé et se sont rassemblés en assem- blée générale dans l’atelier avec la CGT. Les grévistes décidèrent de s’adresser aux ouvriers des autres équipes pour essayer d’étendre le mouvement. Avant le changement d’équipe, une vingtaine d’entre eux sont donc allés vers l’entrée principale pour discuter et convaincre ceux de l’après-midi.

Finalement, à la pause de 17 h 30, 25 intérimaires d’un secteur du Montage décidè- rent de ne pas reprendre le travail. Ce débrayage spontané suffit à bloquer la production au Montage et paniqua la direction qui ne s’y attendait pas. Au travers de ces débrayages, les intérimaires grévistes prennent conscience que PSA tire toutes les ficelles, et de la nécessité de s’adresser à tous les travailleurs présents dans l’usine.

C’est de bon augure pour la suite car ces débrayages inédits de travailleurs intérimaires pour- raient bien faire des émules, y compris parmi les travailleurs en contrats CDI ou bien ceux des multiples sous-traitants qui travaillent maintenant côte à côte dans la même usine. PSA divise les travailleurs entre de multiples contrats différents, mais les problèmes de paies et de condi- tions de travail existent pour tous, quels que soient l’employeur ou la couleur du bleu de travail.

Correspondant LO 25 Octobre 2017
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Lire aussi:
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26 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

sncf nantes (lutte ouvrière)

Manara-marre

En lutte pour les salaires et les embauches

Depuis des années, la SNCF emploie des cheminots avec des contrats précaires : emplois jeunes, CDD, intérim, CDD senior etc. La gare de Nantes ne fait pas exception. Là aussi, les emplois précaires se sont multipliés tout le long de l’année, aux guichets, à l’accueil, au service qui s’occupe des personnes handicapées et même dernièrement au contrôle.

Les salariés en CDD ont des contrats qui vont d’une seule journée à plusieurs mois, suivant les besoins en personnel de la SNCF.

Dernièrement, certains ont alerté leurs délégués du personnel quand ils se sont aperçus qu’ils gagnaient moins que le smic. Il est donc facile de comprendre pourquoi la SNCF exploite au maximum ce créneau d’emplois précaires.

Pourtant, régulièrement en gare, l’embauche en CDI ou au statut cheminot de ces travailleurs en CDD a été obtenue suite à des grèves locales ou nationales.

En 2014, huit d’entre eux étaient embauchés à la fin de la grève contre la réforme ferroviaire. En 2015, en même temps que le maintien des agents de départ après plusieurs journées de grève, un CDD était régularisé en CDI. En 2016, la SNCF a été obligée de recruter huit travail- leurs qui avaient des contrats précaires, dont certains étaient illégaux vis-à-vis du Code du travail.

Dans le même temps, depuis quelques mois, la gare de Nantes est en pleins travaux dans le cadre d’un projet énorme qui devrait coûter plusieurs centaines de millions d’euros. Les travaux vont durer plus de deux ans et déjà les conditions de travail des cheminots de la gare en sont très dégradées.

Il y a quelques semaines, un énorme bouchon a bloqué la circulation de centaines de voya- geurs dans le grand souterrain qui dessert toutes les voies. Cela a entraîné des traversées de voie par des voyageurs qui auraient pu provoquer des accidents.

Après une première journée de grève début juillet, la direction a bien senti que le mécontentement monte à l’Escale, le service en gare qui renseigne et aide les voyageurs à prendre leur train. Elle a donc décidé d’attribuer jusqu’à la fin de l’année une prime pour travaux. Cette prime est en pourcentage du salaire, et elle est donc plus importante pour un cadre que pour un jeune cheminot avec un salaire au niveau du smic. Sachant que cette prime sera d’à peine un euro par jour, le mécontentement est encore monté d’un cran, certains ont même déchiré le papier à ce sujet devant le nez du chef qui venait de leur remettre !

De son côté, la direction n’hésite pas, elle, à s’organiser des séjours à Amsterdam et ailleurs, tous frais payés par la SNCF. Souvent le midi, le restaurant est aussi offert aux dirigeants qui participent à des réunions de travail. Alors chacun voit bien que les moyens existent pour embaucher et augmenter les salaires !

C’est pourquoi depuis le début du mouvement contre la loi travail de Macron, ce service est bien plus mobilisé que d’habitude. Les journées de grève du mois de sep- tembre ont été bien suivies. L’idée est alors venue qu’une nouvelle journée de grève était nécessaire pour réclamer la régularisation des collègues en contrats précaires et un minimum de 5 euros par jour de travail en plus sur le salaire et pour tous, ce qui correspondrait à une augmentation de 100 euros par mois.

Vendredi 20 octobre, une nouvelle journée de grève a donc eu lieu et elle a été encore mieux suivie que les précédentes. Cette fois une assemblée générale de grévistes a eu lieu. La direction a même dû descendre du Mans sur Nantes pour essayer de remplacer les grévistes.

Devant la réussite de cette journée et malgré le fait que la direction ne veut rien lâcher pour le moment, le moral est monté d’un cran. La solidarité et la cohésion qu’apporte la grève renforcent les cheminots de la gare, déterminés à ne pas s’arrêter là.

Correspondant LO 25 Octobre 2017

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

carrefour betton (ouest france)

y-en-a-marre

Près de Rennes. Les salariés du Carrefour Market de Betton en grève

Une trentaine de salariés du Carrefour Market de Betton, au nord de Rennes, ont débrayé ce mardi 17 octobre en fin de matinée, pour dénoncer le passage en location-gérance de leur magasin au 1er février prochain. Pour la CGT, ce changement va entraîner une perte de salaire et la suppression de nombreux avantages liés au groupe Carrefour.

Une bonne partie des salariés du Carrefour Market de Betton ont débrayé ce mardi matin 17 octobre pour dénoncer le projet du groupe Carrefour de passer leur magasin en location-gérance. La CGT redoute les conséquences de cette transformation sur le personnel.

Fin de la convention collective du groupe

Le passage en location gérance va se traduire, selon le syndicat, par « la fin de l’application de la convention collective du groupe Carrefour qui offre des protections aux salariés et des droits en matière de qualité de vie ».

20 % de baisse de rémunération

La CGT dénonce aussi « une perte de 20 % de la rémunération globale, avec la suppression des primes d’intéressement et de participation, la fin du plan épargne entreprise, le gel de la prime vacances, etc. »

Carrefour défend son projet

Sollicité par nos soins, le groupe Carrefour a fait savoir par la voix de son agence de commu- nication que « le passage en location gérance n’aura pas d’incidence sur l’emploi, l’ensemble des salariés étant conservés, à la date de la reprise ». Il indique aussi que « les conditions du contrat de travail sont maintenues, conformément aux accords signés avec les partenaires sociaux ».

Location gérance

En revanche, le groupe n’a pas souhaité s’exprimer sur la baisse de salaire de 20% dénoncée par la CGT. Pour Carrefour, la location gérance est en tout cas « une alternative qui permet aux exploitants d’acquérir un fonds de commerce sur plusieurs années »

17/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

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16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

cocos de paimpol (le trégor)

coco

Le coco de Paimpol en péril. L’avenir du coco de Paimpol suscite l’inquiétude de plusieurs élus.

Lors du dernier conseil de l’Agglo de Lannion, c’est au détour d’une demande de subventions a priori anodine que le débat s’est animé à propos du coco de Paimpol. 1 000 euros demandés par le syndicat du coco pour un concours gastronomique. Zoé Le Loeuff, de Ploulec’h, a voté contre en interpellant l’assemblée :

Je préférerais que cette somme soit mise au service des conditions d’hébergement indignes que nous proposons aux étrangers qui viennent ramasser les cocos. Peut-on accepter de telles conditions de vie sur notre territoire ? Le maire de Trébeurden, Alain Faivre, a enchaîné sur la même ligne : Ces 1 000 euros seraient mieux pour leur hébergement.

« On a rejeté la main-d’oeuvre locale »

« Tout a été fait pour que la main-d’oeuvre locale ne puisse plus travailler, a alors répondu Hervé Delisle, le maire de Langoat. Aujourd’hui, avec la rémunération au taux horaire, on a rejeté la main-d’oeuvre locale qui trouvait sa place dans nos parcelles. Il y avait des jeunes, des retraités qui y trouvaient un complément de salaire. Or, aujourd’hui, on est obligé de les refuser car ils ne font pas la quantité nécessaire. Ce qui se passe est encore plus mauvais pour notre territoire. C’est ingérable. Au-delà, c’est même le coco qui est en péril. Cette année, il y a eu 250 hectares de moins de cultivés. S’il n’y a pas une nouvelle législation, elle pourrait disparaître. »

Le vice-président Arnaud Pariscoat (La Roche-Derrien) l’a soutenu :  Dans ce dossier, l’État n’a pas joué son rôle. C’est grâce aux élus et à un privé que nous avons trouvé une solution pour ces ramasseurs cette année.

13 Oct 2017

https://actu.fr/

Commentaire: Toujours le même problème: pourquoi devoir payer des salariés alors les autres pays pratiquent l’esclavage?

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

plérin (lutte ouvrière)

manifestants-hopital-SUD

Hôpital de Plérin : coup de colère

Mardi 3 octobre, plus de la moitié du personnel du nouvel hôpital de Plérin, près de Saint-Brieuc, a débrayé pour protester contre l’augmentation de salaire ridicule proposée par la direction de l’établissement.

Celle-ci a eu le culot de proposer 0,1 % soit, pour un salaire de 1 200 euros, l’équivalent du prix d’une baguette tradition, comme l’ont fait remarquer les salariés en colère. Le directeur « comprend bien que cela est mal vécu », mais prend prétexte de la baisse des tarifs de remboursement pour s’en tenir là, alors qu’il est de notoriété publique que cet établissement connaît une hausse importante de son activité.

Cet hôpital, qui a ouvert en janvier 2016, produit de la fusion de quatre cliniques privées de Saint-Brieuc, se targue d’ailleurs d’être ultramoderne et à la pointe de la technologie pour différents soins. Mais, sur le plan des salaires et des conditions de travail, c’est plutôt le Moyen Âge. D’ailleurs, pour la majorité du personnel qui travaillait dans les anciennes cliniques, il n’y a pas eu d’augmentation de salaire depuis 2014.

Gageons que cette première action collective portera ses fruits. Les grévistes ont prévenu la direction : si elle continue à proposer des miettes, ce sera la grève.

Correspondant LO 11 Octobre 2017

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