Archive | Luttes sociales en Bretagne

18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

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18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

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Portrait d’une brestoise en gilet jaune

Emmanuelle est AESH (Accompagnante des Élèves en Situation de Handicap) dans le Finistère, métier qui ne lui autorise aucune heure supplémentaire, aucune évolution de carrière et qu’elle a débuté après une carrière d’aide-soignante qu’elle a quittée parce que le caractère humain du métier était devenu inexistant : un travail pénible dans lequel il s’agit d’enchaîner les patient·e·s sans pouvoir générer ce qui est cœur du métier – le lien social, humain. Elle est aussi mère célibataire de quatre enfants.

Débats et assemblées citoyennes : les ingrédients d’une avancée vers la démocratie

Elle a revêtu son gilet jaune à Brest depuis le début du mouvement, dans lequel elle a d’abord commencé par essayer de rassembler des personnes en vue de la journée du 17 novembre, puis a occupé des ronds-points, participé à toutes les assemblées citoyennes qui se déroulent les dimanches soirs. Elle participe activement à l’organisation du mouvement à Brest et mesure aussi tout ce qu’il lui a apporté.

La première fois, on s’est levé à 5h30, à 6h30 on se retrouvait sur un parking et on a commencé à occuper des ronds-points. Ça nous a permis de beaucoup discuter. Échanger est important. Sur les ronds-points, on a évacué nos questions, discuté de ce qui nous posait problème. C’est pour ça qu’il faut continuer à discuter. Les inquiétudes touchent tout le monde, gilets jaunes ou non. Quand on parle aux gens qui ne sont pas gilets jaunes de leurs inquiétudes, ça leur fait du bien, et ils nous le disent.

Ce que je constate, c’est que les gens ont envie de s’investir dans la vie politique.

Ils se sentent concernés, alors il faut leur parler, discuter des problèmes, des solutions, des idées. Le pouvoir fait peur aux gens, il est perçu comme un Dieu, inattaquable, ce qui conduit les gens à être fatalistes, comme si rien n’était possible. Mais si on veut un monde meilleur, il faut faire quelque chose”.

L’importance de la discussion, Emmanuelle l’a mesurée pour elle-même au début du mouvement ce qui l’a “rassurée”. Le mouvement lui a permis de sortir d’un isolement dans lequel il est facile de tomber si les espaces d’échanges n’existent pas. D’ailleurs à Brest, les AG représentent le cœur du mouvement, même si d’autres actions sont évidemment organisées.

De fait, force est de constater que les espaces démocratiques de discussion sont absents et que c’est entre autres ce que le mouvement dénonce depuis le départ. Selon elle, ce qui ressort de la discussion politique, c’est un sentiment accru de trahison, qui s’est amplifié de gouvernement en gouvernement.  Une part de la population qui gouverne pour tous les autres : une oligarchie qui tire le pouvoir à son avantage, pour ses propres privilèges. Pas étonnant que la colère monte.

C’est pourquoi la première des avancées serait selon elle que les citoyen·ne·s puissent être actrices et acteurs de la vie politique – autrement que par l’illusion d’un vote de temps en temps. Et décider par soi-même, sortir de la passivité, c’est multiplier les assemblées citoyennes, qui s’opposent en tout point à l’idée même d’un “grand débat” dirigé de part en part.

Déconstruire les idées reçues sur le mouvement et porter une égalité pour tous·tes !

Investir l’espace public pour permettre les échanges entre citoyen·ne·s permet aussi au mouvement de dire ses intentions, désamorcer les préjugés dont il est victime, clarifier ses positions. À ce propos, Emmanuelle revient sur le prétendu caractère non écologique du mouvement qui s’est fondé entre autres sur la colère face à l’augmentation des tarifs du carburant :

“Évidemment qu’on défend la planète.

C’est même sans doute la première chose qu’il faudrait prendre en compte et dont le reste peut découler”, mais il ne faut pas tout confondre, mener une véritable politique écologique, ce n’est pas augmenter les tarifs du carburant, et notamment les taxes, surtout si les taxes perçues par le gouvernement ne servent pas au financement de l’écologie. Les véritables responsables de l’absence de politique écologique, ce sont les gouvernements, pas les citoyen·ne·s.

De même, si le mouvement porte, selon Emmanuelle, sur l’égalité de tous les individus, il doit montrer aussi que les femmes sont les premières touchées par ces inégalités. Les gilets jaunes, hommes ou femmes, ne se revendiquent pas “féministes” à proprement parler, mais les questions des retraites, des inégalités salariales, d’accès aux postes, sont très présentes dans les discussions et revendications du mouvement.

C’est notamment ce qui a permis de faire émerger, le 16 février, une journée d’actions pour dénoncer les inégalités que rencontrent les femmes, mais aussi les violences sexuelles, les mutilations sexuelles ou encore les violences conjugales.

Cette journée était portée par un groupe de soignantes, d’assistantes maternelles (en gilet rose) et de gilets jaunes. Il s’agissait pour les femmes de défiler, de manière pacifique, en tête de cortège et pour certaines portions du parcours en cortège indépendant. Et dans la suite directe de cette journée, pourquoi ne pas “rejoindre les actions prévues le 8 mars”, s’il y en a.

Une détermination accrue face à un gouvernement qui vacille

À Brest, les cortèges sont plutôt pacifiques et il y a peu de répression dans les manifs mêmes. Pourtant, la répression est bien présente et montre que le gouvernement panique et vacille. Gardes à vue pour participation à des manifestations non déclarées, entrave à la circulation ou acte de rébellion en bande organisée, accusation de diffamation pour des actes dénoncés avec vidéo à l’appui suite à des violences lors du blocage d’un pont, “gazages” à bout portant…

Couplée à ces mesures de répression, la loi anti-casseurs est le signe que le gouvernement cherche à faire tomber ceux et celles qui parlent, agissent. Mais “nous priver de nos libertés ne nous empêchera pas d’agir”, d’autant que nombre des personnes actives dans le mouvement ont finalement très peu à perdre.

Si le mouvement s’est transformé, à Brest comme ailleurs, au fil des “actes”, il n’a pas perdu de sa détermination, donc. Il reste encore deux ronds-points occupés autour de Brest, où des personnes retraitées sont encore actives. Mais la diminution du nombre de personnes sur les ronds-points, loin d’être le signe d’un essoufflement du mouvement, est en fait le corrélat du nombre de tâches croissantes dues à son extension : préparer des affiches, tenir des assemblées régionales… tout cela prend du temps et mobilise les personnes.

“Faire venir les étudiants à nous”

Aller à la rencontre des gens, maintenir le mouvement malgré l’épuisement qu’il génère… voilà le programme pour les semaines à venir. À l’heure où les femmes, en Argentine, en Espagne, en Irlande, en Italie, au Brésil… se mobilisent pour leurs droits, celles qui luttent en gilet jaune montrent les voies possibles.

Depuis le début du mouvement social des gilets jaunes, qui dénonce les inégalités sociales et les privilèges qui n’avantagent qu’une infime partie de la population, les femmes se sont rassem-blées en gilet jaune pour exprimer leur engagement dans la lutte, mais aussi rappeler qu’elles sont les plus touchées par ces inégalités. Récit de l’une d’entre elles, active dans le mouvement à Brest.

Propos recueillis par Karine mardi 19 mars 2019

http://www.emancipation.fr/

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Femmes chez les Gilets jaunes (EE)

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17 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

où est steve? (essf npa)

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« J’ai vu des gens tomber à l’eau »

L’opération de police qui a dégénéré, un soir de Fête de la musique à Nantes

Un jeune homme de 24 ans porté disparu, quatorze personnes tombées dans la Loire. Samedi 22 juin à l’aube, une intervention de policiers (compagnie départementale d’intervention et brigade anticriminalité) pour mettre fin à une soirée techno organisée le soir de la Fête de la musique à Nantes, quai Wilson, a créé un mouvement de panique aux lourdes conséquences.

Faisant suite à la demande de Claude d’Harcourt, préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a saisi du dossier lundi l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. « [Celle-ci] est chargée d’établir le déroulement des faits de la nuit et de déterminer les conditions d’intervention de la police », précise Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes. Le parquet a aussi ouvert une enquête pour disparition inquiétante.

Steve Maia Caniço, animateur périscolaire participant à cette fête, n’a plus donné signe de vie depuis cette date. « Vers 3 heures du matin, il a envoyé un message disant qu’il était très fatigué et il donnait l’endroit où il comptait attendre le groupe de potes avec qui il devait rentrer », confie Anaïs, 24 ans, une amie. Son entourage craint le pire : que le jeune homme ait été réveillé en sursaut et pris dans le mouvement de foule qui a suivi l’arrivée des forces de l’ordre. Au plus fort de la nuit, le rassemblement a compté plus de 2 000 personnes.

Steve Maia Caniço, jure son entourage, boit modérément et « ne touche à aucun produit ». « La musique lui suffit, note Mathis, technicien de surface âgé de 20 ans. Parfois, on peut le voir pleurer tellement il aime les sons que sort un DJ. »

« Disproportion de la réponse »

L’intervention a eu lieu aux alentours de 4 heures. Les policiers étaient venus demander que la musique s’arrête, selon l’horaire convenu en début de soirée. Mais la situation a rapidement dégénéré. « Les policiers ont essuyé des jets de bouteilles de verre et de pierres », indique Johann Mougenot, directeur de cabinet du préfet, qui précise que « cinq fonctionnaires ont été blessés ».

Les lacrymogènes ont envahi la nuit nantaise et des grenades de désencerclement ont été tirées. « Il y avait des gens qui couraient dans tous les sens pour échapper aux lacrymos, affirme Aliyal, une étudiante. J’ai vu des personnes tomber à l’eau qui criaient pour que les bateaux des secours viennent les chercher. »

Le quai Wilson, relève-t-on, est dénué de garde-corps. « On a cherché de la rubalise pour improviser un semblant de barrière, mais on n’a rien trouvé », se désole Caroline. « Il y a eu disproportion de la réponse, estime Aliyal. Charger comme ça sur un lieu aussi risqué, à presque 5 heures du matin, alors qu’il y a des gens bourrés et d’autres qui ont peut-être pris des substances, ça relève de la mise en danger. »

Selon le décompte de la préfecture, sept personnes ont été secourues par les pompiers, quatre par la Sécurité nautique Atlantique, une association de sauvetage mandatée par la ville de Nantes pour la soirée, et trois autres sont parvenues à regagner des échelles pour s’extraire de l’eau.

« On était juste là pour s’amuser »

« On faisait la fête, on dansait, on ne voulait pas attaquer les CRS », poursuit Dorine, 23 ans, qui faisait partie du groupe devant repartir avec Steve Maia Caniço. La jeune femme a appelé son ami « à 4 h 59. Direct, ça a été messagerie ». « J’ai peur qu’il se soit perdu avec la lacrymo, qu’il soit tombé dans l’eau et qu’on ne l’ait pas repêché », lâche Aliyal.

« D’emblée, on a reçu le signalement d’une personne ayant coulé, énonce un homme qui était au cœur du dispositif d’intervention sur la Loire. Des gens tentaient d’éclairer l’eau avec leurs téléphones, mais on n’y voyait rien. La confusion était à son comble. Et il y avait aussi pas mal de gaz. Quand on récupérait les gens, ça piquait les yeux. »

Des patrouilles ont sillonné la Loire jusqu’à 8 heures, en vain. Les nouvelles recherches diligen-tées lundi n’ont rien donné. Le téléphone du disparu est éteint et il ne s’est pas présenté à son travail. « Steve, c’est une crème, observe Anaïs, qui veut garder espoir. Il ne va jamais à la confrontation. Et il ne sait pas nager, il n’aurait jamais sauté de lui-même. » « Franchement, on dérangeait qui ?, demande Sébastien, 19 ans. Il n’y a pas d’habitation autour. Le mouvement des free-parties est systématiquement réprimé par les autorités. »

« Mise en danger de la vie d’autrui »

Les années précédentes, notent les habitués, les façades de sons « s’étendaient sur l’île de Nantes, dans un espace plus sécurisé. Il n’y avait qu’une poignée de sound-systèmes quai Wilson ». La préfecture renvoie la responsabilité de l’organisation de la Fête de la musique sur la ville. Laquelle fait valoir que les murs de sons n’étaient pas autorisés dans le périmètre qu’elle avait défini : « Là où elle était déployée, la free party relevait du ressort de l’Etat. »

Avec d’autres amis, Mathis affirme vouloir porter plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ». « Une personne qui tombe malencontreusement dans la Loire, ça peut arriver, dit-il. Mais quatorze, là, il y a un grave problème. Ces gens ne se sont pas jetés dans l’eau par plaisir. Ils fuyaient quelque chose. Et à l’origine, on était juste là pour s’amuser. »

Yan Gauchard (Nantes, correspondant)  LE MONDE. 25 juin 2019

http://www.europe-solidaire.org/

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Après la disparition de Steve Caniço à Nantes, deux nouvelles enquêtes ouvertes (Le Huffington Post)

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Où est Steve ? Qui a tué Zineb ? (NPA)

 

 

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04 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

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Algues vertes: “l’histoire interdite” racontée en bande dessinée

Fruit de trois ans d’enquête sur le terrain, la bande dessinée « Algues vertes l’histoire interdite » d’Inès Léraud et Pierre Van Hove, parue en juin chez Delcourt, jette une lumière crue sur « un demi siècle de fabrique du silence », selon l’auteure.

Spécialiste des enquêtes mêlant environnement et santé, Inès Léraud, journaliste à Radio France et membre du média Disclose, s’est installée dans le hameau de Coat-Maël (Côtes-d’Armor) en 2015 pour enquêter.

« Le fait de vivre sur place dissipait la méfiance, j’atteignais ainsi des témoins que je n’aurais jamais pu connaître en vivant à Paris », raconte-t-elle dans son enquête fleuve.

S’appuyant autant sur des témoignages de lanceurs d’alerte (médecins, chercheurs), des documents officiels, coupures de presse, que sur des lettres des services de l’État, d’élus ou de particuliers, l’auteure retrace l’histoire des marées vertes depuis leur origine après-guerre jusqu’à aujourd’hui.

Et s’aperçoit, ce faisant, que documenter l’histoire de ce phénomène revient à « raconter celle de l’agriculture bretonne ». De la mort d’un cheval intoxiqué par des algues en décomposition en 2009 jusqu’à celle d’un joggeur en 2016, près de Saint-Brieuc, « enterré sans qu’aucune analyse, pas même un prélèvement sanguin, ne soit diligentée par le parquet », Inès Léraud tire le fil d’une histoire qui se révèle de plus en plus politique.

« Une omerta, une fabrique du silence »

Dans un entretien, Inès Léraud raconte le silence des administrations et le déni qui règne sur le sujet des algues vertes.

« On entend encore aujourd’hui dans le milieu agricole ce discours qui dit que le lien entre agriculture et marées vertes n’est pas prouvé, et quand je suis venue m’installer en Centre-Bretagne, la plupart des gens me disaient que les algues n’avaient jamais tué », explique Inès Léraud.

« Comme dans les grands scandales sanitaires, un travail de désinformation a été fait sur le sujet des algues vertes, des travaux scientifiques ont été mis de côté, des contre discours sont arrivés du monde industriel, couverts par le monde politique », affirme la journaliste.

Après ses trois années d’enquête, elle se dit aujourd’hui « choquée par un système un peu orwellien où le blanc devient noir et inversement ». « Ceux qui essaient de mettre en lumière ce problème, comme le médecin urgentiste de Lannion ou les scientifiques de l’Ifremer, sont considérés comme des ennemis par les industriels et l’administration bretonne », constate Inès Léraud.

Paradoxe, selon l’auteure, qui enquête d’habitude sur des phénomènes « plus complexes ou cachés, comme l’amiante ou les pesticides », les algues vertes sont « sous nos yeux alors qu’on nous a dit que ça n’existait pas ou que ce n’était pas ce qu’on croyait ».

E.C 04/07/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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04 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

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Maternité de Guingamp

La chambre régionale des comptes suggère sa fermeture

La chambre régionale des comptes de Bretagne suggère la fermeture de la maternité de Guingamp (Côtes d’Armor) pour aider le Centre hospitalier (CH) à revenir à l’équilibre budgétaire, a-t-on appris jeudi dans un communiqué de la chambre.

La maternité de Guingamp, menacée de ne plus pouvoir pratiquer d’accouchements à partir du 31 janvier 2019, avait bénéficié d’un sursis de deux ans du ministère de la Santé.

Pendant ces deux ans, l’objectif est d’ »augmenter le nombre de naissances et (de) renforcer la sécurité des parturientes, ces deux objectifs étant liés », avait précisé le cabinet de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, tout en précisant que « pendant cette période, on évaluera la capacité de la maternité à prendre en charge davantage de naissances ».

Le nombre d’accouchements à la maternité de Guingamp a baissé ces dernières années: 635 en 2015, 514 en 2016, 501 en 2017.

La chambre régionale des comptes, à l’origine d’un rapport sur la gestion du CH de Guingamp, pointe du doigt la situation financière « dégradée » malgré les efforts entrepris. « Au 31 décembre 2017, la chambre évalue à 11,5 millions d’euros, après retraitement des aides reçues, le déficit cumulé de l’établissement. Le CH est structurellement déficitaire, malgré des plans de redressement successifs, en raison notamment de charges de personnel en augmentation constante et difficilement maîtrisables », selon ce communiqué.

« Les données tant médicales que financières ne plaident pas en faveur du maintien de la maternité et ont conduit les membres de la commission spécialisée de l’organisation des soins de Bretagne à rendre à la quasi-unanimité, le 17 mai 2018, un avis favorable au non-renouvelle-ment de l’autorisation de la maternité. La fermeture de la maternité, structurellement déficitaire, permettrait à l’établissement de se rapprocher sensiblement de l’équilibre financier », précise la chambre dans ses conclusions.

Malgré la mobilisation de la population et des élus, l’Agence régionale de santé (ARS) avait décidé, avant le sursis accordé par le ministère de la Santé, de l’arrêt des accouchements au 1er février 2019. Après cette date, seul le suivi des grossesses et des jeunes mères devait toujours se faire sur place.

L’ARS avait appuyé sa décision sur la difficulté de disposer des spécialistes nécessaires, en particulier en anesthésie et pédiatrie.

AFP•04/07/2019

https://www.boursorama.com/

Commentaire:

Mais quelle alternative à moins de 100 km? Le mot « déficit » pour la santé est odieux! On paie bien des impôts et des taxes, non?

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

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Les « gilets jaunes » cherchent la convergence pour « en finir avec Macron et ce système »

Alors que la mobilisation a décru dans les rues, 246 délégations de groupes « gilets jaunes » de toute la France étaient réunies ce week-end à Montceau-les-Mines.

La chaleur est assommante dans le grand gymnase, et le débat qui s’éternise échauffe encore plus les esprits en ce dimanche 30 juin à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Les 650  délégués de 246 groupes locaux sont réunis pour l’assemblée des assemblées de « gilets jaunes ». Il s’agit de la troisième depuis celle de Commercy (Meuse) en janvier. On comptait alors une centaine de délégations, et une proportion notable d’habitués des luttes sociales.

Mais depuis, alors que la mobilisation a décru dans la rue, cette sorte de grande réunion nationale s’est imposée pour les contestataires toujours actifs comme l’un des rendez-vous de construction du mouvement. Attirant à Montceau-les-Mines, samedi et dimanche, des « gilets jaunes » aux profils plus divers, plus ruraux, et sans expérience militante.

Ce dimanche, la salle est divisée sur un texte de synthèse autour de la question « Doit-on et/ou peut-on sortir du capitalisme ? » élaboré la veille en groupes de travail. Et pas assez clair pour certains. « Ce n’est pas en deux fois deux heures qu’on va mettre à l’envers presque deux mille ans de capitalisme », se justifie une des auteurs de la synthèse.

« On se demande comment faire ? Mais on est où là, dans un mouvement de farfadets ou dans un mouvement révolutionnaire ? », s’emporte un autre. La salle s’embrase et scande : « Révolution, révolution. »

Les animateurs proposent alors de soumettre au vote la seule question : « Doit-on sortir du capitalisme ? » La salle lève quasi unanimement un bulletin jaune en signe d’adhésion, et rugit alors d’un « Anti-anti-anti capitaliste ! » Inimaginable quelques mois plus tôt.

Aline Leclerc 1er Juillet 2019

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

À Montceau-les-Mines, les Gilets jaunes prouvent qu’ils ne lâchent rien (Reporterre)

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

algues vertes (eau et rivières)

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Algues vertes: il y a urgence à activer le levier réglementaire

Dans les baies de Douarnenez, Fouesnant, Saint-Brieuc, le constat est partagé : les algues vertes sont de retour et en masse.

Alors que l’été a commencé et que les baigneurs sont nombreux, le problème des marées vertes est loin d’être réglé. Eau et Rivières de Bretagne demande des mesures d’urgence et le fera savoir lors de la réunion sur la « directive nitrates », ce mercredi 3 juillet, à la Préfecture de Région.

Remontée des concentrations en nitrate dans les rivières bretonnes en 2018, reprise des fortes proliférations d’algues vertes en Bretagne en 2019 : Eau et Rivières de Bretagne demande à l’État de changer de trajectoire et de prendre des mesures réglementaires pour réduire rapidement le nitrate dans les eaux.

Dans un communiqué de janvier, Eau et Rivières de Bretagne disait déjà :

« Il n’est pas de programme volontaire efficace qui ne s’accompagne d’un volet réglementaire mis en place par l’Etat. De ce point de vue le dernier Programme d’Action Régional « nitrates » (PAR6), n’offre malheureusement pas d’outils permettant aux bassins versants Algues Vertes d’agir contre les tenants de l’immobilisme.

La Région nous l’a dit il y a un an, « il n’y aura pas de PLAV3. Si nous échouons cette fois-ci, il faudra passer par du réglementaire ». C’était malheureusement déjà le discours de l’État en 2012. Avec un PAR6 imparfait, la Bretagne a raté une occasion de s’assurer d’être cette fois-ci dans le bon train ».

« Les objectifs ne sont pas assez ambitieux »

Alors que certains responsables administratifs et politiques fanfaronnent depuis quelques années que « la Bretagne est en train de gagner la bataille pour l’eau pure » ou que « la Bretagne est exemplaire en matière d’actions contre la pollution de l’eau », Eau et Rivières n’a cessé de marteler que la bataille contre les pollutions et contre les algues vertes est loin d’être gagnée, que les objectifs ne sont pas assez ambitieux et que tous les moyens ne sont pas mis en place (réglementation et contrôles, réduction des épandages de fertilisants, analyses de reliquats azotés dans les sols, projets économiques globaux de territoire, modification de cultures…).

L’État et la Région sont désormais au pied du mur. Eau et Rivières de Bretagne, qui agit pour l’eau depuis 50 ans, demande à être entendue d’urgence, et ceci avant que certains élus locaux et agriculteurs qui s’investissent contre les algues vertes ne baissent les bras, faute de soutien réglementaire.

Le Préfet des Côtes d’Armor a décidé d’abroger le programme d’action sur l’Ic suite au retour de la conformité sur la réglementation « eau brute » pour l’eau de l’Ic (la rivière qui se jette dans la mer à Binic) trois années consécutives.

Si l’eau de l’Ic est sous le seuil des 50 mg/L, elle est bien loin d’avoir retrouvé une concentration en nitrates permettant d’influer positivement sur la réduction des marées vertes.Et ce alors que la baie de Saint-Brieuc est dans un état catastrophique concernant les algues vertes.

Les associations Eau et Rivières de Bretagne et De la source à la mer viennent d’écrire au Préfet afin de lui demander de reprendre des mesures réglementaires limitant les épandages d’azote sur le bassin versant de l’Ic comme cela lui est possible dans le cadre de la lutte contre les marées vertes.

https://www.eau-et-rivieres.org/

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30 juin 2019 ~ 0 Commentaire

lcr écolo (jean paul salles)

plogoff

Sensibilité à l’environnement et au nucléaire

La LCR dénonce la pollution à la dioxine dont est victime Seveso, dans la région de Milan, en juillet 1976. Elle envoie sur place un militant également expert, le Docteur J.-M. Krivine. Il faut dire que l’affaire est très grave : Seveso a dû être évacué et la pollution menace Milan.

Rouge évoque à plusieurs reprises l’émotion des habitants du quartier de la Devèze à Béziers, en lutte contre la menace de pollution que fait peser l’usine de la Littorale appartenant à l’entreprise américaine Union Carbide.

Le journal fait le parallèle avec Seveso au moyen de titres accrocheurs « Seveso sur Devèze?». C’est aussi l’occasion de poser le problème des mots d’ordre : plutôt que d’exiger la fermeture de l’usine, mieux vaut lutter pour le contrôle des travailleurs et des syndicats sur les mesures de sécurité.

Mais la question qui suscite le plus d’attention est celle des marées noires, événements à répétition dans les années soixante-dix. « Un désastre», « le cancer noir » sont les titres chocs utilisés pour désigner ces accidents catastrophiques, quatre en 10 ans, du Torrey Canyon en 1967 à l’Amoco-Cadiz en 1978. Les sections bretonnes de la LCR participent à la mobilisation, refusant le bénévolat et l’appel à l’unité nationale contre la catastrophe. Une brochure très complète, publiée en 1978, est l’occasion de rappeler la nécessaire « nationalisation des compagnies pétrolières sous contrôle ouvrier », ainsi que « l’autonomie socialiste » pour la Bretagne.

Énergie nucléaire : un combat sans concession

L’accélération du programme nucléaire français, décidée en mars 1974 par les autorités de l’État à la suite du premier choc pétrolier, fait de ce débat l’un des plus importants dans la deuxième partie de cette décennie.

En 1975, une commission nationale nucléaire est constituée. Le spécialiste de la question, auteur de nombreux articles, coordonnateur d’un numéro spécial de Critique communiste consacré à « Écologie, environnement, pollution » est Jean-Paul Deléage.

L’hostilité absolue de la LCR au nucléaire est argumentée. Rouge publie un extrait d’une déclaration de 400 scientifiques hostiles à la politique nucléaire du gouvernement, signée notamment par Marcel Froissart, directeur du laboratoire de physique corpusculaire du Collège de France.

La LCR manifeste le souci de s’appuyer sur des experts, car la majorité des partis de gauche — notamment le PCF — a une position beaucoup plus favorable au nucléaire. Par ailleurs, la Ligue ne veut pas être assimilée à cette composante du mouvement écologiste, nostalgique du passé et désireuse de retrouver une nature originelle totalement mythique.

Mais l’organisation ne peut que combattre un programme de construction de centrales nucléaires qui contribuera à léguer aux générations futures un héritage dangereux, du fait en particulier du problème non résolu du stockage des déchets.

Si presque tout le pays est concerné, les militants de la Ligue sont plus particulièrement mobilisés en Normandie (usine de retraitement de La Hague), en Rhône-Alpes (implantation du surgénérateur Super Phénix à Creys-Malville) et à la fin de la décennie en Bretagne (manifestation contre le projet d’une centrale nucléaire à Plogoff à la pointe du Raz), enfin en Midi-Pyrénées (mobilisation contre la construction de la centrale de Golfech en 1982).

Sur ce terrain de lutte, les militants de la Ligue rencontrent des militants venus d’autres traditions, les anarchistes notamment. Leur conception de l’action désoriente les militants trotskystes, par exemple lors de la manifestation des 30-31 juillet 1977 à Creys-Malville qui se termine dramatiquement par la mort d’un manifestant, Vital Michalon.

La distance entre l’objectif très ambitieux donné à la manifestation par les comités Malville — « pénétrer sur le site pour y détruire tout ce qu’il sera possible d’y détruire » — et la minceur des propositions d’action concrètes — « les groupes devront y réfléchir et imaginer les entraînements spirituels et matériels nécessaires» — semble énorme.

Ces propositions d’action ne semblent pas adaptées aux objectifs proclamés. La coordination des comités Malville est vite débordée, et l’action des militants de la LCR et du SO de l’OCT présents sur les lieux, ne parviennent pas à protéger les dizaines de milliers de manifestants quand les forces de l’ordre reçoivent l’ordre de charger.

Les militants de la LCR et de la Quatrième nternationale, présents à Malville — 400 environ, dont un membre du BP (Serge) — sont déçus, ayant constaté « l’extériorité dramatique de la manifestation par rapport au mouvement ouvrier ».

On retrouve, quelques années plus tard, le même divorce entre militants de la Ligue et activistes écologistes de sensibilité libertaire, tentés par la violence minoritaire.

Dans un texte adressé en juin 1982 aux militants antinucléaires de Montauban en lutte contre l’implantation d’une centrale à Golfech, trois militants des JCR écrivent que les attentats « n’ont que pour effet de renforcer la propagande bourgeoise, son appareil répressif, et d’isoler encore plus les antinucléaires de la classe ouvrière».

Le souci de ne pas se couper de la classe ouvrière et de ses organisations est précoce et constant. C’est avec satisfaction que la LCR, dans son programme de 1978, note la position réticente de la CFDT par rapport au nucléaire, alors que les partis de la gauche classique, par réalisme, ont une position beaucoup plus modérée.

C’est en Bretagne autour de la lutte contre l’implantation d’une centrale à Plogoff que s’est réalisée, se réjouit la LCR Finistère, la jonction entre le mouvement anti-nucléaire et le mouvement ouvrier.

Ainsi, le conseil municipal de Douarnenez et son maire communiste ont pris position contre la construction de cette centrale, en désaccord avec la position de G. Marchais. Le rassemblement organisé le dimanche 16 mars 1980 à la pointe du Raz, estimé par Rouge à 60.000 personnes, a été appelé par l’ensemble des forces politiques et syndicales de la gauche non-communiste de concert avec l’extrême gauche.

Le communiqué de protestation contre les charges policières ayant occasionné des blessures sur plusieurs manifestants, dont Jean-Michel Manac’h, enseignant du SGEN et militant de la LCR, est signé par un très grand nombre d’associations. Seuls le PC et la CGT persistent dans leur refus.

On est frappé par la variété des terrains d’intervention des militant(e)s de la Ligue.

Certes la LCR a l’ambition de s’implanter en priorité dans la classe ouvrière. Mais, contrairement à sa rivale Lutte Ouvrière, qui concentre ses forces sur les usines et accessoirement sur les CET, la Ligue est présente dans tous les secteurs.

Peut-être faut-il voir là la persistance de la stratégie du début de la décennie — de la périphérie vers le centre —, ou plutôt la volonté du petit parti d’être présent partout, d’apporter des réponses à toutes les catégories sociales ou professionnelles en contestation.

Mais en cherchant à couvrir tous les domaines, l’organisation ne risque-t-elle pas de disperser ses forces ? C’est sans doute pour éviter ce risque, qu’au cours de la période, les dirigeants tentent de doter le parti de structures solides. Ils se préoccupent aussi bien sûr de l’unité des révolutionnaires. Parviendront-ils mieux qu’après Mai 68 à des résultats tangibles importants? (Résumé voir le lien)

Jean Paul Salle

https://books.openedition.org/

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27 juin 2019 ~ 0 Commentaire

assia 35 (lutte ouvrière)

manifestants-hopital-sud

Assia Chartres-de-Bretagne : le mouvement continue

Les salariés de services et soins à domicile de l’Assia, à Chartres-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine, continuent de se mobiliser pour leurs salaires.

Jeudi 20 juin, c’était leur neuvième débrayage, rassemblant une quarantaine de personnes, soignants et auxiliaires de vie.

Après leurs interventions sur les marchés locaux, les grévistes ont saisi l’occasion de l’assemblée générale de l’association qui les emploie pour se faire entendre.

Les participants ont été accueillis par une haie de banderoles et des tracts qui expliquaient la mobilisation. Comme à chaque fois, la direction n’a rien voulu entendre, ne lâchant qu’une minuscule miette : une prime mensuelle de 27 euros brut, dégressive pour les temps partiels. Cette prime ne concerne qu’une petite partie du personnel qui a reçu une formation spécifique en gérontologie.

Le président reproche aux grévistes de risquer de mettre en péril l’association et de ne pas être prêts à innover. Les grévistes lui ont répondu qu’ils innovaient par la lutte. Les prochains rendez-vous devaient se tenir mercredi 26 juin à l’occasion d’une rencontre avec les financeurs, qui sont le conseil départemental et l’Agence régionale de santé, et bien sûr lundi 1er juillet, à l’occasion du rassemblement régional prévu dans le cadre du mouvement national associant aussi les Ehpad.

Correspondant LO 26 Juin 2019
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26 juin 2019 ~ 0 Commentaire

urgences guingamp (cgt 22)

urgences 22

 On est loin du compte !

Vous avez été nombreux à venir exprimer vos revendications le 21 Juin dernier devant le service des urgences.
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Les récentes déclarations de la ministre sur les mesures qu’elle propose suite au mouvement spécifique dans les urgences ne répondent pas aux revendications légitimes des professionnels qui exigent immédiatement des effectifs en personnels pluridisciplinaires supplémentaires, des lits d’aval nécessaires pour le « zéro patient sur les brancards » et une revalorisation de leur salaire de 300 euros.
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Pour reconnaitre «les efforts et les risques de chacun», Agnès Buzyn a annoncé que les 30 000 personnels paramédicaux des SAU bénéficieraient, dès Juillet, «d’une prime forfaitaire de risque» revalorisée à 118 euros brut soit 100 euros net par mois, une bonification déjà touchée en partie ou en totalité par certains agents.
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De plus, notre ministre a précisé que les professionnels qui s’engageraient dans un protocole de coopération, en réalisant de nouvelles tâches toucheraient « une prime de coopération » de 100 euros brut.
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L’autre promesse chiffrée serait de 15 millions d’euros de crédits exceptionnels accordés aux hôpitaux les plus en tension.
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A la lecture de ses promesses, le compte n’y est pas, il y demeure de nombreuses incertitudes, ainsi la prime de coopération ne bénéficiera pas aux aides-soignants…
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La CGT estime que les 15 millions d’euros d’urgence ne représentent qu’un demi-agent supplémentaire par SAU ! Le gouvernement court après le mouvement mais il arrive trop tard. La grève est enkystée et la colère gagne les médecins, il faudra que le gouvernement lâche beaucoup plus ! « Christophe Prudhomme CGT médecin »
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Devant les annonces qui ne prennent pas la mesure de l’urgence des dégradations des conditions de travail et de sécurité des salarié.e.s, impactant la qualité et la sécurité de la prise en charge de la population,
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Les Fédérations Santé et Action Sociale CGT, FO et SUD et le Collectif Inter Urgences appellent à une nouvelle journée de mobilisation nationale de grève, d’actions et d’initiatives dans les établissements et en territoire.
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Un rassemblement parisien sera organisé à Bercy suivi d’une manifestation en direction du ministère des Solidarités et de la Santé composée de délégations de syndicats et de personnels en lutte et en grève. La conférence salariale pour les agents et les salariés de la Fonction Publique se tenant le mardi 2 juillet, ce sera l’occasion d’exprimer notre détermination et de faire déverrouiller les « cordons de la bourse » pour l’obtention des financements de nos revendications.
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Le Collectif Inter Urgences et l’intersyndicale CGT, FO et SUD appellent à l’intensification des mouvements de grève dans ce secteur. Le gouvernement doit entendre la colère des professionnels et répondre aux revendications sans délai.
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Pour se joindre au mouvement national et ne pas lâcher la pression, nous invitons l’ensemble du personnel à un pique-nique revendicatif devant le service des urgences du CH Guingamp
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Mardi 2 Juillet 2019 de 13 h à 14 h 30

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