Archive | Luttes sociales en Bretagne

09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

saint malo dockers (fr3)

dockers

Saint-Malo : les dockers manifestent en soutien aux 32 licenciés

200 dockers ont manifesté jeudi sur le port de Saint-Malo (35) contre la perte de 32 emplois. Placée en liquidation judiciaire, leur entreprise leur aurait adressé une lettre de licenciement sans plus de précisions. Des dockers venus de Lorient et du Havre ont rejoint les rangs par solidarité.

La société Saint-Malo Manutention SMM a été placée en liquidation judiciaire sans reprise d’activité le 24 juin dernier par le tribunal de commerce de Saint-Brieuc. L’entreprise, qui emploie 34 personnes, était déjà dans une situation financière compliquée. La crise du Covid-19 n’a fait qu’accroître les difficultés.

Les dockers auraient reçu une lettre sans davantage d’explication. Une décision inconcevable pour la CGT. L’objectif est ni plus ni moins de maintenir tous les emplois.

Sauver les 32 emplois !

En soutien à leurs collègues malouins, tous les syndicats de la fédération des dockers appe-laient leurs adhérents à cesser le travail pendant 24 heures. Des ouvriers portuaires venus de Lorient et du Havre sont venus en solidarité défiler ce matin.

Des négociations doivent avoir lieu vendredi 10 juillet à 14h à la sous-préfecture de Saint-Malo.

09/07/2020

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09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia (npa rp)

nok

Des milliers de salariés de Nokia manifestent à Paris contre le plan de licenciements

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08 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

campagnes rouges (skol vreizh)

skol vreiz

En Bretagne, le communisme a su gagner le cœur des paysans du Trégor et de haute Cornouaille.

Le fait peut paraître surprenant car les campagnes bretonnes ont – à tort – la réputation d’être conservatrices.

Il n’y a pourtant nul paradoxe à cette vigueur mais un faisceau de causes profondes qui s’inscrivent dans la longue durée. Trois siècles de conflits entre la paysannerie et la noblesse ou l’Église ont préparé le terrain. Puis des « semeurs d’idées » parcourent le pays pendant des décennies. Enfin, le rôle actif des communistes dans la Résistance permet l’épanouissement du parti dans un terroir où il bénéficie d’un véritable transfert de foi.

Lors des dernières élections législatives en juin 2002, dans un bloc compact d’une centaine de communes situées à l’ouest de la Bretagne, le parti communiste a obtenu en moyenne 15,43 % des suffrages exprimés, soit plus de trois fois la moyenne française (4,91 %). Trente-six d’entre elles sont même allées jusqu’à lui accorder de 20 % à 31,30 % des suffrages exprimés, soit quatre à six fois la moyenne française.

Une telle fidélité au parti de Lénine en pleine période d’effondrement du vote communiste peut surprendre s’agissant du fin fond de cette Bretagne que des observateurs superficiels affublent volontiers et sans nuance de la livrée des chouans. Si, par endroits, « ce pays est le refuge de la réaction, c’est la faute des révolutionnaires, qui n’ont pas su le gagner à eux »1, écrit, en 1913, le révolutionnaire Émile Masson (1869-1923), qui ajoute que « avec le breton, on peut faire un cantique ou chanter L’Internationale »2.

Ce que confirme le témoignage d’un étudiant de BTS agricole des Côtes- d’Armor : « Chez nous, on est différent : on est communiste et on parle breton ! Pareil, Patrick aussi est très fier de parler breton. C’est un peu dans la façon d’être rouge. On n’est pas pareil que vous. Vous, vous êtes des chouans : vous parlez le français. Nous, par chez nous, on parle le breton et on est rouge. Dans ces patelins-là, c’est lié au terroir. »3

Autre façon de dire que « le bastion communiste chevauche toutes les divisions de Bretagne, anciennes ou récentes, administratives, sociologiques ou ecclésiastiques. Il ne présente d’homogénéité qu’aux points de vue linguistique, puisqu’il se situe à 99 % en pays bretonnant, et géographique, puisqu’il est à 73 % montagneux (au sens breton du terme) et qu’il est dans une très large proportion rural et paysan » [Le Coadic 1991].

Plus précisément, 98 des 99 communes qui forment le « bastion » communiste breton4 se situent non seulement en Basse-Bretagne5 mais, en outre, en plein cœur de la région où la langue bretonne est la plus pratiquée aujourd’hui. Tous ces éléments, qui peuvent à tort paraître paradoxaux, offrent l’une des matrices d’intelligibilité du communisme paysan bas-breton.

Contre les stéréotypes d’une Bretagne archaïque et conservatrice, on voudrait montrer que le communisme a trouvé en Basse-Bretagne un terrain propice où de solides fondations ont été construites au fil du temps, avant de constituer le bastion actuel, qui menace certes de s’écrouler sous l’effet du déclin généralisé du parti mais qui tient encore debout.

Un terrain propice au communisme agraire

La genèse du « bastion rouge » s’inscrit dans la longue durée. L’un des plus anciens éléments qui ont pesé sur les conditions d’implantation du communisme dans cette zone aux confins des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère est sûrement la quévaise. C’est « une coutume née de conditions destinées à attirer des défricheurs, puis à les transformer en agriculteurs », explique Jeanne Laurent [1972]. La quévaise s’est perpétuée jusqu’à la Révolution mais est restée prégnante au-delà, tant dans la mémoire collective que dans les pratiques d’organisation et d’exploitation des terres.

Les ordres religieux, cisterciens d’abord puis templiers, à l’origine des quévaises, se sont implantés en Basse-Bretagne durant la première moitié du 12è siècle. La quévaise est une « hostise », institution qui, pour le défrichement, attire des « hôtes » nés sur d’autres terres. Ce sont souvent des personnes en rupture de ban avec la société, car sur les terres des Templiers et des Hospitaliers est accordé le privilège du droit d’asile.

À son arrivée, chaque hôte reçoit un lopin de terre dont il a la jouissance illimitée sans jamais en être propriétaire. En échange, il doit payer une rente annuelle. Les lopins sont tous exactement de même taille et il est interdit de bâtir des clôtures sur les terres communes. La quévaise se caractérise par une véritable vie communautaire dans un habitat groupé, rare en Bretagne.

Ce mode de vie singulier, qui a fonctionné pendant sept siècles, est susceptible d’avoir façonné les représentations des générations qui l’ont vécu mais également celles des générations ultérieures, en favorisant une attitude positive à l’égard du collectivisme et de l’égalitarisme. En effet, la coïncidence entre la carte des communes et des paroisses à quévaises, sises dans les monts d’Arrée ou en Trégor intérieur (région de Bégard et Guingamp), et la carte de la partie septentrionale du territoire de l’actuel bastion communiste ne laisse pas d’être source d’interrogations.

Toutefois, les particularités de la quévaise, parfaitement adaptées au cadre originel du défrichement et de la vie communautaire, deviennent insupportables à mesure qu’évolue la société bretonne. La guerre de la Succession de Bretagne (1341-1381) provoque la désertion des campagnes. Dans des villages aux trois quarts abandonnés, ceux qui restent s’entendent pour réserver les abords de chaque quévaise à leurs tenanciers.

Ils bâtissent des talus sur ces parties de terres communes proches de leurs lopins. Les moines les leur refusent, arguant d’un droit qui, d’oral et évolutif, s’est progressivement figé en droit écrit. Les tenanciers engagent donc de nombreux procès contre leurs seigneurs, qu’ils perdent régulièrement. La situation devient explosive et génère des siècles de haine à l’encontre des moines ainsi que de nombreuses révoltes et violences. C’est une première source d’hostilité envers l’Église, alimentée par d’autres événements.

Selon Georges Minois, de 1500 à 1620, la piété populaire est à son apogée en Trégor : « pardons, pèlerinages, foires, offrandes, fondations pieuses connaissent un essor extraor-dinaire » [1987 ]. Quant au clergé, « les statuts synodaux de Guy Campion, entre 1620 et 1624, dépeignent les chanoines comme des vauriens, qui ne portent même plus l’habit ecclésiastique dans la cathédrale, qui passent leur temps à la taverne, mangent et boivent pendant les offices qui se déroulent d’ailleurs dans la plus épouvantable confusion ». Les fidèles, cependant, n’en veulent pas à leurs prêtres, qui sont au sein de la population trégorroise comme autant de poissons dans l’eau, du moins jusqu’à la contre-réforme tridentine visant à remettre en vigueur la séparation du sacré et du profane.

Les paysans trégorrois n’éprouvent pas le besoin de réformer leur foi ni leurs pratiques. La réforme vient de l’épiscopat, et les prêtres chargés d’en diffuser le message d’austérité ne peuvent guère prêcher par l’exemple. De surcroît, elle vient de l’est francophone, et « le Trégor est d’autant plus méfiant vis-à-vis de ces innovations qu’elles sont issues d’une culture étrangère suffisamment proche et présente pour être menaçante » .

Enfin, la paysannerie doute d’une réforme qui a séduit la noblesse par son aspect intellectuel et élitiste. Il s’ensuit que la contre-réforme aboutit à un échec : le nouveau clergé est ressenti par la population comme étranger et, de ce fait, il est isolé. Les fidèles se détachent de la religion, continuant, certes, à fréquenter la messe jusqu’au 19è siècle mais, avant tout, par conformisme et par peur de l’enfer.

La baisse de l’emprise du clergé sur la population et la chute de la ferveur religieuse, si elles n’ont pas mécaniquement favorisé l’apparition de courants revendicatifs en Trégor et en Cornouaille, ne leur ont pas été non plus étrangères, en sorte qu’a pu émerger une forte tradition de luttes agraires égalitaristes.

Au fil des siècles, une succession de révoltes agraires met les paysans bretons aux prises avec la noblesse et les villes. C’est le cas, dès 1490, en pleine guerre franco-bretonne, puis, en 1589-1590, lors des guerres de la Ligue. En 1675, sous le règne de Louis 14, la célèbre révolte des « Bonnets rouges » embrase la région, contestant l’ordre féodal dans son ensemble.

Or, il faut le souligner, ce sont toujours les mêmes zones qui se soulèvent : le Trégor et la Cornouaille, qui prendront ultérieurement le parti de la Révolution, puis celui de la République. Elles constituent ce que Pierre Flatrès [1986] a appelé la « diagonale contestataire », dont l’actuel bastion communiste est le cœur. Mais comment expliquer ce choix continu pour la contestation, alors que la Haute-Bretagne, le Léon et le Vannetais prennent toujours, eux, le parti de l’ordre ?

En premier lieu, les paysans insurgés agissent en vertu de motifs égalitaristes, dotés d’une sorte de conscience de classe les opposant tant à la noblesse qu’aux villes. « Sous le “bruit et la fureur de la populace furieuse et enragée” se dégage d’abord, en 1590 comme en 1675, la revendication de l’égalité. […] Or, la ville comme la noblesse mettent en cause cette égalité. » [Meyer et Dupuy 1975]

En deuxième lieu, la fronde est la plus forte là où le sentiment d’injustice est le plus grand, c’est-à-dire en pays de domaine congéable6, et là où les rapports avec la noblesse sont les plus difficiles.

Ainsi constate-t-on une remarquable concentration sur un même espace de trois facteurs décisifs qui ont préparé les esprits, comme on prépare un sol : la mémoire longue de la quévaise, une sécularisation de la vie quotidienne et un esprit égalitariste, propice à la révolte. Cette triple confrontation de ces populations bretonnes à leur histoire a pu offrir un terrain favorable à l’implantation des idées de gauche, dans leur version communiste. Cette généalogie ne peut pourtant jouer à elle seule ; elle vient s’articuler à des facteurs conjoncturels et structurels qui vont donner au communisme de robustes assises.

Parmi les mécanismes propices à l’apparition d’un vote de gauche, André Siegfried a souligné l’importance de la « circulation des idées ». Avant l’émergence du communisme, deux groupes complètement différents concourent à diffuser des « idées nouvelles » dans la zone concernée. D’une part, les pilhaouerien (les « chiffonniers ») – marchands ambulants qui parcourent la région à la recherche de chiffons vendus aux moulins à papier – introduisent très tôt des idées républicaines dans les monts d’Arrée, par les contacts réguliers qu’ils entretiennent avec les villes.

D’autre part, des protestants s’installent en Basse-Bretagne à partir du début du 19è siècle, à l’initiative de missionnaires gallois. Ils s’implantent dans la diagonale contestataire, sans doute parce que l’Église catholique y est déjà affaiblie. En butte à l’hostilité générale, ils doivent lutter, non seulement contre le clergé catholique mais contre toutes les autorités. Par la suite, certains intellectuels ou certains convertis n’hésitent pas à établir une continuité entre protestantisme et communisme.

La puissance électorale du PC est encore plus grande dans certains secteurs dénommés « petites Russies ». À Plufur, Saint-Nidodème, Coatascorn, son influence est considérable, et ces communes acquièrent ainsi une solide réputation. Trémel, Lanvellec, Plounévez, Louargat, Saint-Laurent, Coadout, Kergrist, Saint-Nicolas-du-Pélem, Berrien, Scrignac, Huelgoat, Motreff, Spézet, Landeleau et Leuhan marient communisme rural et municipal, rayonnent d’un rouge vif, déteignent sur les communes voisines, inscrivant l’emprise communiste dans l’espace et la durée. Les réalisations des élus et l’activisme des militants servent d’exemple et alimentent le discours dominant.

De la Libération à nos jours, le parti communiste, qui se présente explicitement comme l’héritier des Bonnets rouges, revendique la lutte en faveur des déshérités. En prônant une lutte de classes entre « petits » et « gros » agriculteurs, il se pose en défenseur du petit et moyen exploitant. (Extrait voir lien)

Ronan Le Coadic

https://journals.openedition.org

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08 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (fr3)

nokia

Les salariés de Nokia Lannion, à Paris pour exprimer leur colère

C’est en TGV que les salariés de Nokia sont arrivés ce matin à Paris pour s’opposer aux 400 suppressions d’emplois qui menace le site de Lannion.  

En rangs serrés et parfois accompagnés de leurs familles, ils sont plus de 400 à avoir fait le déplacement… Calmes et déterminés, tous ont l’intention de faire entendre leurs voix… Rejoints par leurs collègues du site de Nozay en Essonne, lui aussi sous la menace de 800 suppressions de postes, le cortège précédé par une cornemuse a mis le cap vers le quartier des Invalides. C’est là que vers midi, plusieurs prises de paroles sont attendues devant l’ambassade de Finlande.

Interpeller aussi les parlementaires

Cette mobilisation devrait aussi permettre aux salariés d’interpeller plusieurs parlementaires. L’Assemblée Nationale n’est pas loin et Eric Bothorel, député En Marche des Côtes d’Armor devrait sans doute venir au-devant des manifestants. Il se murmure également que le député de La France Insoumise, Eric Coquerel pourrait rencontrer les salariés de Nokia.

08/07/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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07 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (cccp anc rp)

cocos

Caricature: Marcel Cachin, le « cocos » sont des haricots…

Nokia Lannion. La position des communistes du Tregor:

NOKIA : IL FAUT EN FINIR AVEC LA DICTATURE DES ACTIONNAIRES

Depuis que le géant finlandais des télécoms Nokia a racheté le français Alcatel en 2016, les licenciements et délocalisations s’enchaînent : 400 suppressions de postes en 2016, 450 en 2017, 408 en 2018 et 1 233 cette année – dont 402 à Lannion.

Cette fusion qui en fait était une absorption ne pouvait conduire à terme qu’à la liquidation des sites français.

Pour la multinationale, comme pour toutes les entreprises capitalistes ce qui compte c’est le profit et la croissance du montant des dividendes versés aux actionnaires. Toutes les déclara-tions justifiant de telles décisions et les promesses faites à l’Etat et aux salariés ne visent qu’à endormir les travailleurs avec la complicité de certains syndicats (CFDT en tête).

Nous dénonçons cette situation inacceptable. Bien sûr les travailleurs dans l’unité doivent se battre pour que soit annuler ce nouveau plan social que les patrons finlandais (comme leurs collègues français) osent baptiser « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » selon le vocabulaire utilisé depuis 40 ans.

Les politiciens qui font semblant de soutenir les salariés, de Le Bihan à Lejeune en passant par le culbuto Botherel et autres LR ont, non seulement accepté les politiques qui ont conduit à la liquidation de notre industrie nationale au nom de la mondialisation et de la libre concurrence, mais restent de chauds partisans de ce modèle dépassé d’économie.

La seule solution qui permettrait de pérenniser l’entreprise est la nationalisation avec un pouvoir décisionnel des salariés de tout le secteur des télécommunications : équipementiers comme opérateurs.

Le développement de la recherche, la réindustrialisation, la relocalisation, l’amélioration des conditions de travail et l’augmentation des salaires sont incompatibles avec l’accaparement des richesses créées par les seuls salariés, par les actionnaires et les dirigeants à leur service.

Si nous voulons que « le monde d’après » ne soit pas « le monde d’avant en pire », la question du socialisme doit être à l’ordre du jour ainsi que la reconstruction d’un parti révolutionnaire représentant le monde du travail et l’intérêt national.

26 juin 2020

Association Nationale des Communistes (ANC-Lannion)

Cercle des Citoyens Communistes et Patriotes (CCCP-Trégor)

nokia lannion (cccp anc rp) dans Histoire 170px-1959_CPA_2308

Lire aussi:

Nokia : mobilisation massive à Lannion, une nouvelle manifestation le 8 juillet à Paris

Commentaire:

A l’occasion de cette lutte ouvrière dans le Trégor revenons sur Marcel Cachin:

Mouvement breton

Natif de Bretagne, Marcel Cachin a joué un rôle dans le mouvement breton. Se liant d’amitié avec Yann Sohier, fondateur de l’organisation progressiste et laïque « Ar Falz », il crée avec d’autres militants communistes l’association des « Bretons émancipés de la région parisienne » au début des années 1930, et anime son journal officiel War Sao à partir de 1937. Cette asso-ciation se démarque du reste du mouvement breton en soutenant l’émancipation des travailleurs bretons de « toute forme d’oppression, celle du capitalisme et celle de l’Église ». Les « Bretons émancipés » participent à la lutte contre le fascisme, notamment en soutenant les républicains espagnols. En septembre 1938, pendant la conférence de Munich, ils dénoncent dans War Sao les dérives du courant nationaliste de l’Emsav qui voit dans l’Allemagne nazie la « protectrice des minorités en Europe ». Cela l’exposera aux critiques acerbes de la partie du mouvement breton qui lorgne vers le fascisme, tel Henri Caouissin qui déclare que les « Bretons émanci-pés » sont « sinon nuisibles, du moins inutiles à l’action bretonne ».

Après la Seconde Guerre mondiale, Marcel Cachin conserve ses positions et son discours revendicatif breton, même quand le Parti communiste s’éloigne de plus en plus de ses préoccu-pations régionalistes. Cachin dépose ainsi en 1947 une proposition de loi en faveur de la langue bretonne. Cette proposition, vidée de sa substance par ses collègues parlementaires, aboutit en 1951 à la loi Deixonne, qui autorise l’enseignement du breton à l’école.

Le 24 novembre 1951, Cachin participe à la refondation des « Bretons émancipés », qui deviennent l’« Union des sociétés bretonnes d’Île-de-France » (USBIF). Cette association au nom plus neutre se dote en 1958 d’un nouveau journal : Le pays breton. L’association est prési-dée par François Tanguy-Prigent, socialiste morlaisien et ancien ministre du général de Gaulle, puis par Marcel Hamon, député communiste des Côtes-du-Nord et Jean Le Lagadec, ancien journaliste à l’Humanité, journal dont Cachin fut longtemps directeur.

https://fr.wikipedia.org/

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06 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (la déviation)

Nokia mettra-t-il le Trégor KO ou debout ?

Un trait de plume à Helsinki peut provoquer une tempête à Lannion (Côtes-d’Armor).

Plus que jamais soumise aux aléas de l’économie mondialisée, la « capitale des télécoms » s’apprête à essuyer une énième vague de suppression d’emplois. Sauf que cette fois, c’est un tsunami qui risque d’emporter 402 postes sur 772 chez Nokia et probablement bien plus dans son sillage.

« Un ingénieur qui disparaît, ce sont jusqu’à cinq emplois perdus au total », estime Benoît Dumont. Le secrétaire de l’union locale CGT est lui-même salarié de Météo France, une des entreprises historiquement installées sur le « plateau », cette zone d’activité sortie de terre à partir de rien dans les années 1960.

A l’époque, l’Etat choisit cette région agricole bordée par la Manche et loin des grands centres de décision pour implanter le Centre national d’études des télécommunications (Cnet, futur Orange Labs).

Soixante ans plus tard, les élu·es ont perdu la main depuis longtemps face aux industriels et aux financiers. La fuite des compétences n’a jamais cessé depuis le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia, validé par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron contre des promesses d’embauche en 2015.

L’ambition de faire de Lannion un centre majeur dans la cybersécurité, répétée un an plus tard devant le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ne s’est jamais concrétisée. Pis, les cols blancs doivent eux-mêmes former leurs successeurs en Inde ou en Finlande et leur offrir les résultats de leur travail.

Après les fonctions dites support (vente, comptabilité…), c’est la R&D qui risque d’être amputée de moitié. Le cœur même de l’activité. Alors même que 200 personnes ont été recrutées ces dernières années.

« On court derrière des choses qu’on ne maîtrise pas et qui sont contradictoires », reconnaissait le maire PS Paul Le Bihan le 23 juin sur France 3 Bretagne, le lendemain de l’annonce du plan de réorganisation en Comité social et économique (CSE).

Le Trégor a toutefois conservé intacte sa capacité de mobilisation, avec 3.500 à 5.000 manifes-tants dans la rue ce samedi 4 juillet 2020. Près de 500 salarié·es partiront mercredi dans un TGV spécial direction Paris, pour une nouvelle démonstration de force entre Bercy et l’ambas-sade de Finlande.

Ils retrouveront leurs collègues de Nozay dans l’Essonne, où 831 postes sur 2.900 figurent sur la liste noire de la direction. Mais si les syndicats se refusent à employer un autre mode que le conditionnel pour évoquer ce plan, à qui peuvent-ils s’adresser ?

4 juillet 2020 Sylvain Ernault

https://ladeviation.com/

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05 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (le monde)

dragon rouge

Encore une fois: « Trégor Debout! » (le dragon en est l’emblème)

« C’est presque une ville qu’on assassine » : des milliers de manifestants à Lannion contre les suppressions d’emplois chez Nokia

L’entreprise a annoncé son projet de restructuration avec 1 233 suppressions de postes, dont 402 dans cette ville bretonne.

Entre 3 500, selon la police, et 5 000 personnes, selon la CFDT, ont manifesté samedi 4 juillet en fin de matinée à Lannion (Côtes-d’Armor) contre la suppression de 402 emplois sur le site de Nokia. Au total, le groupe prévoit de supprimer plus d’un millier d’emplois en France.

« Le Trégor debout contre les suppressions d’emploi », « En dix ans, c’est le 13e plan », « Jeunes embauchés, déjà virés » ou « keep Nokia jobs in Lannion », pouvait-on lire sur les banderoles ou pancartes brandies par les manifestants.

Il s’agit du quatrième plan social depuis le rachat, en 2016, d’Alcatel-Lucent par Nokia. Les trois précédents plans avaient touché les fonctions support alors que, dans ce cas, c’est la branche recherche et le développement (R&D) qui est concernée « à 95 % », ont rappelé les syndicalistes.

Richard Alexandre, 39 ans, est ingénieur à Nokia, où travaille également son épouse. « Avec ce plan, on est touchés tous les deux », constate-t-il auprès de l’Agence-France-Presse (AFP). Pour les centrales syndicales, le plan mènera inéluctablement à terme à la disparition du site de Lannion, mais aussi à la disparition de Nokia du paysage industriel français.

« C’est une trahison, envers les salariés, envers le territoire, envers les pouvoirs publics (…), le pouvoir politique doit agir », a lancé Bernard Trémulot, délégué central CFDT. Avec le départ de Nokia, « Lannion, bastion historique des télécommunications, perdrait une partie de son identité », a-t il fait valoir lors d’une prise de parole avant le début de la manifestation.

« Injustifiées, incompréhensibles, intolérables »

Pauline, 24 ans, s’est installée à Lannion il y a deux ans, pour travailler à Nokia. Comme elle, plus de 200 jeunes ingénieurs ont été recrutés sur ce site depuis son rachat par le groupe, en 2016. Avec le crédit impôts recherche (CIR) auquel le géant des télécoms a eu recours, « un ingénieur français ne coûte pas plus cher qu’un ingénieur chinois » à l’entreprise, a affirmé à l’AFP M. Trémulot, s’interrogeant ainsi sur les motivations d’un tel plan social.

« C’est presque une ville qu’on assassine quelque part, parce que c’est le troisième employeur de la ville qui est presque en passe de liquider son site », a déploré auprès de l’Agence France-Presse le maire de Lannion, Paul Le Bihan (Parti socialiste) : « C’est intolérable. Une ville de 20 000 habitants ne peut pas encaisser ce genre de plan. » Ces suppressions d’emplois sont « injustifiées, incompréhensibles, intolérables et insupportables », a résumé un syndicaliste.

« Tous les efforts sont demandés aux salariés »

Plusieurs élus arborant leurs écharpes tricolores étaient présents lors de la manifestation, qui s’est terminée vers 13 heures. Mais aussi des représentants du site de maintenance Hop ! de Morlaix (Finistère), à quelques dizaines de kilomètres, menacé de fermeture avec 276 suppressions d’emplois à la clé.

« C’est quarante-sept ans d’histoire qui sont balayés d’un revers de la main », a fait valoir Sébastien, en référence à Brit Air, la compagnie fondée à Morlaix en 1973, rachetée par Air France il y a une quinzaine d’années et dont Hop ! est une filiale. « Tous les efforts sont demandés aux salariés et rien à la finance », a-t-il regretté.

Le 22 juin, Nokia a annoncé son projet de restructuration en France avec 1 233 suppressions de postes, dont 402 dans cette ville bretonne de 20 000 habitants.

Le Monde avec AFP Publié 17h02 samedi 4

https://www.lemonde.fr

Lire aussi:

Lannion. Plus de 5 000 personnes dans la rue pour défendre l’emploi chez Nokia

Lannion : importante mobilisation en soutien aux salariés de Nokia visés par un plan social

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02 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

onet nantes (lutte ouvrière)

nantes

Onet CHU de Nantes : huit jours de grève font céder le patron !

Avant, pendant ou après le Covid, les 150 travailleuses et travailleurs du groupe Onet chargés de tâches de désinfection et de nettoyage au CHU de Nantes doivent se battre pour défendre leur santé.

Le 16 mars déjà, le personnel du nettoyage avait dû faire grève, en pleine crise du Covid, pour obtenir des produits nettoyants désinfectants et du matériel de protection : du gel hydroalcoolique et des gants.

À la suite de la manifestation des personnels hospitaliers du 16 juin, les salariées – les équipes d’Onet sont composées de femmes pour l’essentiel – se sont de nouveau mises en grève pour obtenir des augmentations de salaire, une prime Covid, une prime trimestrielle et le paiement des jours de grève.

La grève a duré huit jours. Très suivie, elle a obligé une partie de l’encadrement d’Onet à faire le ménage, une performance qui n’a pas convaincu le personnel hospitalier ! Finalement, le 25 juin, face à la détermination des salariées en lutte, la direction d’Onet a été contrainte d’accorder des requalifications, donnant lieu à des augmentations de salaire pour 70 % du personnel, et une prime trimestrielle de 100 euros brut pour tous. Le patron, qui se disait inébranlable, a bien dû céder !

C’est un exemple à suivre, et une première victoire qui appelle d’autres batailles car l’annonce par la direction nationale d’Onet d’une prime Covid d’un montant, unanimement jugé honteux, de 150 euros brut maximum au prorata des jours travaillés, a ravivé une colère qui était loin d’être éteinte.

Mardi 30 juin, le personnel d’Onet du CHU de Nantes s’est donc à nouveau mis en grève, comme celui de Valenciennes ou de Montpellier, pour une prime Covid de 800 euros minimum pour tous, une augmentation de 10 % des salaires, la reconnaissance de la qualification de travail en milieu sensible et un treizième mois.

Onet, « Onet mal’Onet » comme le scandent les grévistes, prétend être sur la paille mais c’est un mensonge ; preuve en est la fortune de la famille d’Elisabeth Coquet-Reinier, à la tête du groupe, estimée à 550 millions d’euros, la 172e de France. Onet et ses actionnaires peuvent payer. Par leurs revendications, les grévistes ne réclament qu’une partie de ce que leur patron leur a volé !

Correspondant LO 01 Juillet 2020

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02 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia (npa)

nokia

Mobilisation face aux 400 licenciements annoncés chez Nokia Lannion

Coup de théâtre dans l’univers macronien des starts up et des « winners ». Alors que le même Macron, ministre de l’Économie de Hollande, avait « béni » le mariage d’Alcatel et de Nokia, le groupe finlandais va licencier 402 des 772 salariéEs du site de Pégase Lannion.

L’unité dédiée à la recherche et au développement va jeter à la rue 95 % des ingénieurEs. Une sacrée avancée pour la recherche fondamentale… et l’avenir du secteur des télécommuni-cations. L’autre unité du groupe situé à Nozay (Essonne) va être amputée de 831 postes. Yann délégué CGT au CSE a répondu à nos questions.

Peux tu nous préciser la nature des activités du site de Lannion ?

Sur le site actuellement, sur 772 postes, les deux tiers sont en recherche et développement : 4G, 5G, base de données mobiles, sécurité. Le tiers restant est dans les fonctions support : avant-vente, après-vente, réalisation des commandes.

Comment analyses-tu le plan social qui s’annonce ?

Le PSE annoncé par la direction condamne ni plus ni moins le site de Lannion à la disparition à brève échéance. Les activités impactées par ce PSE sont pour 380 des postes de recherche et développement et une quarantaine des postes de support.

C’est malheureusement la suite logique de la stratégie Nokia initiée lors du rachat d’Alcatel-Lucent. Leur seul intérêt lors de ce rachat était l’accès au marché nord-américain. On voit bien, dans les trois premiers plans, et cela se confirme dans celui-ci, que les activités ne sont pas supprimées, mais que les postes sont délocalisés dans d’autres pays historiquement présents chez Nokia : Finlande, Pologne, Hongrie, Inde, Canada, donc pas forcément dans des pays à bas coûts.

La volonté de la direction est bien de revenir à une situation antérieure au rachat, c’est-à-dire ne disposer que des effectifs minimum pour réaliser le business en France. Le prix  à payer par Nokia était de respecter ses engagements envers le gouvernement français. Aujourd’hui Nokia se considère libéré de ces engagements et déroule la fin de sa stratégie engagée il y a quatre ans lors du rachat.

L’intersyndicale a commencé la riposte localement. Quelles sont les initiatives en cours et les perspectives de mobilisation ?

Nous organisons des assemblées générales régulières et avons mis en place un barnum baptisé l’Agora, afin de s’y retrouver à tout moment avec les salariésE pour discuter des actions à venir et s’organiser.

Il faut savoir que la quasi-totalité des salariésE sont isolés, en télétravail depuis le 16 mars du fait de la crise sanitaire, et que la direction interdit l’envoi de mail par les OS.

Malgré le contexte difficile, nous avons pu tenir trois AG la semaine dernière et les actions continuent pour préparer la manifestation locale à Lannion le samedi 4 juillet, puis celle du 8 juillet à Paris.

Mercredi 1 juillet 2020 Correspondant.e.s

https://npa2009.org/

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01 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

ségur (fr3 )

hoptiam

« Ségur de la santé » : les maux des soignants

Infirmières, aide-soignants, kinés… Ils nous confient leurs attentes, leurs espoirs alors que le « Ségur de la santé » s’achève vendredi. Et leur ras-le-bol, aussi. « Infirmières, en colère ! Aide-soignants, pas contents ! Des kinés, dégoûtés ! Qui va vous soigner ? » : ce slogan rythmait la manifestation des soignants ce midi, à Rennes.

Infirmières, aide-soignants, kinés… trois professions en crise ?

L’infirmière

Céline est infirmière au CHU Pontchaillou. Son univers, ce sont les soins intensifs, la salle d’intervention en cardiologie. Déjà présente à la manifestation du 16 juin, elle est revenue aujourd’hui. Toute seule ou presque : une jeune infirmière contractuelle l’accompagne mais celle-ci ne veut pas parler. Par peur de perdre son contrat. Céline parle, elle. Vite. Fort. Elle en a gros sur le cœur.

« Moi, ça fait 14 ans que je travaille. Honnêtement, j’ai vu les conditions de travail se dégrader. On garde les gens longtemps sur des brancards parce qu’on ne trouve pas de lits. Dans les services, on nous demande un turn-over assez hallucinant : les gens sortent le matin pour faire de la place. La tarification à l’acte a été beaucoup dans ce sens. On sent qu’il faut pousser, pousser et rentabiliser un maximum, en fait. Et on n’a pas fait forcément ce métier pour ça… »

« On a des salaires qui sont très très peu revalorisés et qui, à mon sens, ne reflètent pas ce qu’on donne tous les jours. Certes, c’est un métier que l’on a choisi, avec ses contraintes. Mais quand on est une jeune infirmière et qu’on ne touche que 1 400 euros et que, quatorze ans plus tard, comme moi, on n’est qu’à 1 900 euros par mois… je trouve que ce n’est pas une juste reconnaissance de ce qu’on peut faire tous les jours.

On a l’impression que la prime pour les soignants, elle était juste là pour apaiser la colère qui montait et qui se ressentait. Et pour essayer d’atténuer l’effet post Covid. Mais, en fait, cet effet, il est bien là : toutes les interventions qui étaient déprogrammées pendant cette période du Covid, elles doivent quand même se faire. On arrive à l’été. On n’a pas forcément les remplaçants recrutés pour et, surtout, des gens formés, pour ces interventions…  »

L’aide-soignante

« Nous, on attend une revalorisation de nos professions », explique Isabelle, aide-soignante en Ehpad. Isabelle est aide-soignante à l’Ephad Champs Manceaux, à Rennes, et déléguée CFDT. «  Nous, ce qu’on attend, c’est une revalorisation de nos professions, de meilleures conditions de travail et, surtout, des recrutements pour le bien-être de nos résidents.

Lors du Covid, on a eu la chance d’avoir du personnel qui venait d’autres services, en renfort dans nos établissements. Et on a bien vu qu’on était mieux entourés et que les conditions de travail étaient autres. Ce qui nous manque, c’est des effectifs pour prendre soin de nos résidents, prendre soin aussi de nous parce qu’on a quand même un rythme assez speed, on va dire.

Ce qui est bizarre c’est qu’on s’intéresse aux personnels hospitaliers ou en Ephad qu’avec l’apparition du Covid. Je trouve ça un peu grave qu’on en arrive à ce point-là. Parce que nos revendications, elles datent déjà de plusieurs années et que ça n’aboutit pas… »

« Les 6 milliards, moi, je demande à voir. C’est très bien s’il y a une avancée mais, après, comment se fait la répartition ? Qu’est-ce qu’on en tire quoi ? Parfois, on nous promet des choses mais, au fil du temps, on voit que le budget ne représente pas grand-chose par rapport au nombre de salariés qui représentent le secteur médical.

Là, j’ai 25 ans d’expérience, voire 30 ans et je suis à 1 700 euros nets, primes comprises. Des primes qui ne sont pas prises en compte dans nos retraites. Et au total, ça peut faire une sacrée différence quand on part en retraite.  »

Le Kiné

Des kinés de l’hôpital public posent avec Oscar, le squelette qui leur sert de mascotte. Florian est kinésithérapeute au centre de rééducation du CHU de Rennes. Sur son t-shirt, une inscription : « Que demain reste humain ».

« On voit qu’à l’hôpital il y a de plus en plus d’administratif et autres tâches. On est de plus en plus éloignés de nos patients. Et nous, ce qu’on veut c’est retrouver le cœur de notre métier, d’avoir du temps pour nos patients. On a eu de la chance à Rennes de ne pas être trop touchés par le Covid. On a vu des moyens qui se sont débloqués pour cette crise. Mais ces moyens, on en aurait besoin tout le temps, en fait.

On n’a pas été débordés comme à Paris ou dans l’Est. On a eu du temps pour nos patients et, ce temps-là, on veut le conserver. On veut plus de personnels soignants. Ce qui nous permettrait d’être plus nombreux pour mieux s’occuper de nos patients. » » Je crois que le gouvernement a parlé de 6 milliards. Pour que ce soit efficace, il nous faudrait au moins 7 ou 8 milliards.

On a besoin de matériels pour rééduquer nos patients et ce matériel, il coûte cher. Mais on en a besoin et, malheureusement, les moyens de l’hôpital ne sont pas suffisants pour pouvoir acheter ces matériels. On a investi dans du matériel pour les patients Covid et c’est très bien. Mais là, il nous faudrait investir dans du matériel pour les patients qu’on accueille tous les jours. Et c’est ça qu’on demande.

Ça fait huit ans que je suis kiné. Ça ne fait que depuis un an que nous sommes en effectif complet au CHU de Rennes. Beaucoup de kinés partent dans le privé où ils sont mieux payés. C’est une demande du « Ségur » : avoir des salaires justes par rapport au travail effectué à l’hôpital. »

30/06/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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