Archive | Luttes paysannes et alimentation

07 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Gaz de schistes: la fausse interdiction allemande (basta)

A fracking e

Deux ministres du gouvernement allemand ont annoncé le 4 juillet dernier leur projet de législation sur la question des gaz de schistes et du fracking, la fracturation de la roche, nécessaire pour les extraire. Il a été vendu comme une interdiction de l’exploitation des gaz de schistes. Mais c’est loin d’être si évident.

« Le concept de “fracking” est source d’une grande préoccupation dans toute une partie de la population, également au sein de notre parti », écrivent le ministre de l’Économie Sigmar Gabriel et sa collègue de l’Environnement Barbara Hendricks, tous deux sociaux-démocrates, dans un courrier aux députés de leur parti. « Nous ne pouvons pas encore mesurer les conséquences de exploitation des gaz de schistes et de houille », précisent-ils. Le message est, a priori, clair : ils veulent interdire l’exploitation des gaz de schistes et de charbon en Allemagne.

Forages expérimentaux Mais le diable se niche dans les détails. En effet, le document mentionne une interdiction d’exploitation pour les gaz se trouvant « au-dessus de 3 000 mè- tres de profondeur ». Pourquoi ce chiffre ? « On ne sait pas d’où vient ce chiffre. Il n’y a pas de justification technique. C’est complètement arbitraire », répond Andy Gheorghiu, de la coordination des initiatives citoyennes allemandes contre le fracking, Korbacher Resolution.

« On a l’impression que c’est le résultat d’un travail de lobbying des industriels. » Par ailleurs, le projet des ministres veut réexaminer l’interdiction en 2021, à la lumière de l’évo- lution des technologie et des connaissances sur le fracking. «Cette date de 2021 laisse pen- ser que l’idée est de donner le temps aux industriels de présenter une technique de fracking “vert”, sans produits chimiques», craint Andy Gheorghiu. Le texte prévoit en plus d’autoriser les forages expérimentaux.

Pire, les deux ministres excluent de l’interdiction les «tight gas», contenus comme les gaz de schistes dans des roches compactes. «Les opérations de fracking pour exploiter les “tight gas” restent possibles», affirme le projet, en parlant même de «fracking convention- nel». «Le document essaie de créer un concept de fracking conventionnel pour ne pas tou- cher à l’exploitation des tight gas» décrypte le militant allemand. « Mais les tight gas sont classés comme des gaz non-conventionnels par l’agence fédérale allemande de géolo- gie [1], et même par Exxon [2].» Les ministres allemands expliquent que les tight gas sont exploités en Allemagne depuis les années soixante sans que des risques pour la santé ou l’eau potable n’aient été établis. Vraiment ?

Absence de données Les militants anti-fracking allemands renvoient à ce sujet à une étude de l’agence fédérale de l’environnement de 2012. Celle-ci notait que faute de données dispo- nibles, les auteurs n’avaient pu analyser qu’un quart des 300 opérations de fracking qui ont eu lieu en Allemagne depuis 1983 [3]. Les auteurs soulignaient aussi qu’il leur manquait de nombreuses informations concernant les fluides utilisés lors des opérations de fracturations analysées et qu’il leur était donc impossible de juger de leur toxicologie et des effets à long-terme sur l’environnement.

Andy Gheorghiu note toutefois un point positif dans ce projet: il élargit l’interdiction totale du fracking des zones de protection de l’eau potable à toute une série de zones natu- relles protégées. Quoi qu’il en soit, ce projet de législation n’engage pour l’instant que les deux ministres, du parti social-démocrate (SPD), qui l’ont rédigé. Or, le gouvernement alle- mand actuel associe le SPD et le parti conservateur d’Angela Merkel (CDU) . «La CDU ne s’est pas prononcée sur ce projet pour l’instant», fait remarquer Andy Gheorghiu. Pas de raison, donc, de baisser la garde du côté des dizaines de groupes citoyens qui s’engagent outre-Rhin contre les gaz de schistes et la fracturation hydraulique. Rachel Knaebel 9 juillet

Allemagne, le gaz restera dans les schistes (ci)
La contestation des écologistes et des brasseurs de bière a porté ses fruits : les ministres de l’Energie et de l’Environnement allemands ont promis une interdiction de la fracturation hydraulique jusqu’en 2021.
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« Les protestations des écologistes et des brasseurs ont atteint leur but. Les ministres Sig- mar Gabriel et Barbara Hendricks s’engagent à bannir la fracturation hydraulique pour le mo- ment », rapporte la Süddeutsche Zeitung. Pour les ministres, au vu du flou juridique et du manque d’études scientifiques sérieuses, la fracturation hydraulique doit être interdite.
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Les produits chimiques utilisés inquiètent la société civile, pouvant polluer l’eau potable, par exemple celle utilisée par les brasseurs de bière. La fracturation hydraulique consiste à envoyer un mélange d’eau et de produits chimiques sous haute pression pour casser la roche en profondeur et libérer les hydrocarbures.
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Cette interdiction s’appliquera jusqu’en 2021, date à laquelle se tiendra un nouveau débat au regard des évolutions scientifiques. Les pratiques d’extraction de gaz classiques restent autorisées, mais le journal précise que de nouvelles réglementations leur seront imposées concernant la protection de la qualité de l’eau. Une règle plus générale s’appli- quera à l’ensemble des extractions souterraines, afin de s’assurer de leur innocuité pour les points d’eau potable. Courrier international Lionel Pelisson 4 juillet 2014
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04 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Faucheurs volontaires d’ogm

fauche ogm

Programme!

Vendredi 11 juillet: 21h Projection / débat Ne vivons plus comme des esclaves   
                                     En présence du réalisateur Yannis Youlountas

Samedi  12 juillet:     10h 13h Ouverture de l’AG
13h – 14h30           Accueil des nouveaux Faucheurs pendant le repas
14h30 – 17h        Ateliers
17h30 – 19h        Rencontres Juridiques en présence d’Avocats

A partir de 19h jusqu’à……Soirée festive et musicale

Dimanche 13 juillet: 9h30 Séance plénière
 
Lundi 14 juillet: Travaux Pratiques, nettoyage et rangement
 
Livinhac le Haut 12300  Aveyron   sur la D21 à 5km au nord de Decazeville
       (Latitude 44°35’28.36″N   Longitude   02°13’51.88″E)
 
A partir de quand Accueil à partir de 16h le vendredi 11 juillet
 
Contacts: Christine: 06 72 98 06 13 Daniel: 05 65 72 80 64

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Chambre d’agriculture du finistère, la confédération paysanne réunie (of)

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La Confédération paysanne avait donné rendez-vous devant la Chambre d’agriculture du Finistère.

Le but ? Interpeller sur le cas de la Ferme des 1 000 vaches et sur l’avenir.

Ils étaient une vingtaine de consommateurs, paysans et militants politiques, présents, ce midi, à la Chambre d’agriculture du Finistère. Ils ont souhaité mettre en avant le cas de la Ferme géante, celle des 1 000 vaches en cours de réalisation dans la Somme, mais aussi interpeller sur l’avenir de la production laitière.

Les deux élus de la Confédération paysanne ont profité de cette session à la Cham- bre d’agriculture du Finistère pour présenter une motion. «Le bureau a refusé qu’on la vote», regrette un des membres actifs de la Confédération paysanne. Dans leur motion, ils deman- daient aux élus de la Chambre :

«De s’opposer à la mise en place de telles unités parce qu’elles menacent l’existence même de l’agriculture; bradent les productions animales et risquent à terme de déstabiliser le mar- ché laitier; génèrent obligatoirement une réduction de l’emploi des actifs familiaux et/ou de l’emploi salarié, 2 500 fermes de cette taille produiraient le volume actuel de la « ferme France », les surfaces agricoles doivent être prioritairement affectées à la production alimentaire, finalité première de l’agriculture. » Quimper – 01 Juillet

http://www.ouest-france.fr/chambre-dagriculture-du-finistere-la-confederation-paysanne-reunie-2665925

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02 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Droits sociaux: des cheminots, intermittents et paysans tentent de s’unir (basta)

 unite

Face au gouvernement

La plupart arborent une croix blanche sur leurs vêtements, symbole des précaires en lutte. Pendant que des cheminots revêtent leur chasuble fluo, d’autres citoyens recouvrent leur visage d’un masque de vache, en écho à la lutte contre le projet de ferme-usine des « 1000 vaches ».

Ils sont près de 200 paysans, précaires et cheminots, à s’être donnés rendez-vous le 1er juillet devant le palais de justice de Lyon. A l’appel de la Confédération paysanne de Rhô- ne-Alpes, ils dénoncent «l’acharnement judiciaire dont sont trop souvent victimes les mili- tants syndicaux». «Le droit de grève et de manifester ne sont pas négociables», lancent les militants présents.

«Six paysans et trois salariés de la Confédération paysanne sont convoqués aujourd’hui au tribunal correctionnel d’Amiens, suite à une action de démontage de la salle de traite des 1000 vaches, rappelle Adrien Mazet, paysan dans la Loire. Nous sommes là pour eux» «C’est un nouvel épisode de cette répression de l’action syndicale, indigne dans un pays démocratique», renchérit une militante du Collectif unitaire 69, créé au printemps par des intermittents du spectacle, des intérimaires et des chômeurs (plus d’infos ici). « Paysans, intermittents, précaires, cheminots, chômeurs, postiers… Solidarité!», clame t-elle.

Dans le rassemblement, des cheminots insistent sur la nécessité d’une «convergence des luttes» face aux reculs sociaux. «Nous assistons à une offensive sans commune me- sure contre les mouvements sociaux avec des réactions à géométrie variable», observe Sébastien Gillet de Sud Rail. La réaction du gouvernement se révèle assez conciliante vis à vis de la frange plutôt droitière, que ce soit avec les Bonnets rouges ou la FNSEA, et appa- rait démesurée lorsque des militants déboulonnent une salle de traite. Il y a une répression toujours plus grande de celles et ceux qui luttent et refusent les orientations néolibérales de l’Europe et du gouvernement.».

Pour symboliser cette répression syndicale, l’ensemble des personnes présentes s’al- longent en silence sur les marches du palais de justice. L’annonce du report du procès au 28 octobre prochain des neuf militants de la Confédération paysanne, clôt sur une note positive cette action commune. «Nous avions envie de nous rassembler, de montrer que nos luttes sont collectives et que nous nous battons pour les mêmes droits», confie Christine Riba, paysanne en charge de la coordination de cet événement. Des moments de solidarité qui renforcent la détermination des militants, à l’aune de la poursuite du mouvement des inter-mittents cet été et de la reprise des négociations pour les cheminots à l’automne.

Par Sophie Chapelle 2 juillet 2014 http://www.bastamag.net/Droits-sociaux-cheminots

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01 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Ferme-usine des 1000 vaches: neuf opposants en procès (basta)

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« Le bonheur est dans le pré, pas dans l’usine à vaches ! »

C’est au rythme de ce slogan que quelques 200 manifestants ont procédé, le dimanche 30 juin, à l’enterrement symbolique du projet de ferme-usine des 1000 vaches, dans la Somme. Malgré la pluie, les opposants sont venus déposer une gerbe ainsi qu’un cercueil en carton devant les bâtiments agricoles.

« On a déjà assez dit pourquoi on est contre, aujourd’hui on vient l’enterrer », déclare simplement Francis Chastagner, de l’association Novissen. Depuis l’été 2011 où il a été rendu public, le projet piloté par l’entrepreneur de BTP Michel Ramery soulève une opposition croissante (voir nos précédents articles). Le maire de Drucat, également présent dans la procession, craint « des effets sur la santé liés à la proximité immédiate d’un méthaniseur industriel qui cache son nom », rapporte l’AFP. Par Sophie Chapelle 30 juin 2014

Cette action symbolique précède le procès de neuf militants convoqués au tribunal correctionnel d’Amiens le 1er juillet à 9h. Ils sont appelés à comparaitre pour refus de prélè-vement ADN, dégradation en réunion et incitation à la dégradation en réunion. Comme le relatait Basta ! ici, des militants de la Confédération paysanne ont participé à une action de démontage de la salle de traite des « 1000 vaches » le 28 mai.

« Nos actions sont légitimes, assure la Confédération paysanne dans un communiqué. Nous ne pouvons laisser Michel Ramery mener à bien son projet qui ouvrira la porte à une industrialisation débridée de l’agriculture. » Le syndicat entend profiter de cette journée « pour faire le procès des 1000 vaches ». Deux tables rondes sont prévues devant le Palais de Justice d’Amiens dans la matinée du 1er juillet.

http://www.bastamag.net/De-l-enterrement-symbolique-au

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29 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Le gouvernement persiste à vouloir autoriser l’épandage aérien (reporterre)

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Sous couvert d’«accélérer la fin des épandages aériens» de pesticides, un projet d’arrêté pose le cadre légal de ces dits épandages… ouvrant paradoxalement la porte à de nouvelles autorisations. Une campagne est lancée pour faire interdire réellement les épan- dages aériens de pesticides

La communication est un art difficile à manier dont usent et abusent certains politiciens.

Entre le 23 juin et le 15 juillet un projet d’arrêté, soumis à consultation visant à « accélérer la fin des épandages aériens de produits phytosanitaires » (dixit le site du Ministère de l’Éco- logie) pose le cadre réglementaire permettant … les épandages aériens. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de soumettre à consultation un arrêté dont le but premier est de légaliser les épandages aériens en laissant supposer que l’arrêté en question viserait à accélérer la fin des dits épandages.

Sous couvert de règles cosmétiques et de nombreux délais et exceptions, le gouver-nement s’apprêterait donc à renouveler l’autorisation d’épandages aériens de pesticides. Mais, attention…que les choses soient dites! Un périmètre «de protection» de cinquante mètres autour des habitations est fixé. Sur le papier, l’avion ou l’hélicoptère devra donc res- pecter un périmètre et empêcher le souffle des pales de répandre les substances toxiques hors des parcelles traitées.

Certaines parcelles de vignes traitées par épandages aériens font moins de 4.000 m²! Ce traitement chimique appliqué avec une précision «chirurgicale» est une vue de l’esprit. Le périmètre de cinquante mètres n’a jamais été, et ne sera jamais respecté ! La sécurité (juri- dique) des épandeurs est ainsi acquise… à défaut de celle des riverains qui continueront à inhaler un air vicié et vivre dans une zone polluée.

Alors que la France demeure le premier utilisateur européen de pesticides, que les quantités épandues continuent à augmenter (contrairement à l’objectif devant aboutir à une division par deux d’ici 2018), cet arrêté tolère encore ces épandages aériens jusqu’au 31  décembre 2015. Plus de 15.000 hectares sont encore traités chaque année en France par épandages aériens. Cette pratique a baissé de 77 % entre 2008 et 2013 ; preuve qu’il est désormais possible de faire autrement. Il est donc grand temps de les interdire strictement.

Pour obtenir une telle interdiction totale et immédiate, mobilisons-nous en parti- cipant massivement à la consultation publique mise en place par le Ministère de l’Agriculture

Voici le courriel que nous vous proposons d’envoyer via notre formulaire :

Monsieur le Ministre de l’agriculture,

- Considérant les pesticides comme des produits toxiques ;
- Constatant qu’il existe des alternatives aux produits chimiques ;
- Déplorant que le projet d’arrêté que vous soumettez à consultation est une façon maladroite de légaliser les épandages aériens ;

Je vous demande : d’interdire dès à présent tout épandage aérien et ce, quelle que soit la situation. A défaut d’interdiction immédiate, je vous demande :

- de définir un périmètre de sécurité de 500 m autour des habitations ;
- de diffuser une information préalable adressée personnellement à tous les riverains résidant à l’intérieur d’une zone de 1.000 mètres de la surface traitée ;
- d’instaurer un délai de ré-entrée de sept jours dans la parcelle traitée et dans un périmètre de 500 mètres autour de celle-ci.

Agir pour l’environnement samedi 28 juin 2014

Source : Agir pour l’environnement

http://www.reporterre.net/spip.php?article6064

 

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25 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les faucheurs volontaires font plier nutrinoë (of+tel)

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Nutrinoë, l’association bretonne des fabricants d’aliments du bétail a annulé à la der- nière minute, mardi 24, son assemblée générale annuelle qui devait se tenir à Lorient.

Raison avancée: la crainte de débordements de Faucheurs volontaires qui avaient appelé à manifester «pacifiquement» devant le bâtiment, pendant l’assemblée générale de Nutrinoë. De débordements, il n’y en a eu aucun. Et pour cause: les Faucheurs Volontaires en lutte contre les importations de soja OGM incorporé dans l’alimentation des animaux d’élevage n’étaient que 18, selon la police. Ils souhaitaient, disent-ils, «interpeller la filière de la nutrition animale». Et ouvrir le débat en faveur de l’étiquetage systématique des produits contenant des OGM.

Par l’annulation de son AG et son refus de ne pas servir de «relais médiatique», Nutrinoë a offert indirectement une tribune à ceux qu’elle qualifie «d’activistes écologistes le plus souvent incontrôlables». Le directeur de Nutrinoë, Laurent Morin, tient néanmoins à rappeler que les mêmes militants ont, par le passé, occupé «cinq usines» et bloqué le dé- chargement de soja OGM à Lorient, dit-il. Il ajoute que les industriels bretons de la nutrition animale (17 entreprises, 43 usines, 9 millions t fabriquées, 4 750 emplois) ont «abaissé de 40 % en dix ans le taux d’incorporation de soja OGM dans l’aliment du bétail (moins de 10 % des matières premières utilisées aujourd’hui)». Et qu’ils travaillent dans le cadre réglemen- taire le plus strict. Dit autrement, «les Faucheurs volontaires se trompent de cible». Pour leur porte-parole Philippe Rouiller, la fin justifie les moyens. «On mange des OGM sans le savoir, c’est çà qui est inacceptable», dit-il. France – 08h22

http://www.ouest-france.fr/les-faucheurs-volontaires-font-plier-nutrinoe-2649570

Nutrition animale. Nutrinoë esquive les Faucheurs volontaires (Télégramme)

Les Faucheurs volontaires d’OGM voulaient interpeller le conseil d’administration de Nutri- noë, le groupement des entreprises bretonnes de nutrition animale, hier matin, à la BSM. Raté: prévenu du rassemblement, Nutrinoë a reporté son assemblée générale.

Le communiqué n’est tombé qu’en fin de matinée: «Face aux menaces de perturbation annoncées, Nutrinoë a pris la décision de reporter son assemblée générale publique. En effet, l’association ne peut prendre le risque de mettre en danger la population locale et les biens de la collectivité au motif de revendications d’activistes écologistes le plus souvent incontrôlables, dont le seul but est de revendiquer une idéologie qui n’est pas le champ d’ex- pression des entreprises bretonnes de nutrition animale».

Une prudence qui peut surprendre, vue la grosse vingtaine de Faucheurs volontaires venus des trois départements de l’Ouest breton et qui avaient annoncé «un rassemblement non-violent». «Comme toujours, Nutrinoë refuse le dialogue», indiquent les militants rassem- blés à la BSM. «Nous étions simplement venus interpeller ses entreprises adhérentes sur les conséquences que peut avoir à long terme l’emploi de soja transgénique dans la nutrition animale. Car si les animaux d’élevages bretons mangent du soja OGM, les citoyens aussi, et sans le savoir, alors qu’ils y sont très largement opposés».

«Aux politiques de s’exprimer»  «Ils se trompent de cible», répliquera, dans la journée, Laurent Morin, directeur de Nutrinoë. «Nous avons réduit de 35 % nos importations de soja en dix ans, pour développer des sources alternatives, comme le colza et le tournesol. Et sur le soja, nous sommes à environ 30 % sans OGM». Nutrinoë, qui regroupe 17 entreprises bretonnes pour 4.750 salariés et environ 9 millions de tonnes d’aliments produites par an, ne vise pas pour autant le zéro OGM. «Car il n’y a pas de demande et nous devons faire face à une forte concurrence internationale», assure Laurent Morin. «Tous les produits de la nutri- tion animale sont étiquetés et le consommateur a le choix. Il y a un cadre réglementaire et nous le respectons. Après, c’est aux scientifiques et aux consommateurs de s’exprimer sur le sujet». Hier, aucune nouvelle date n’a été officialisée pour le report de l’assemblée géné- rale. «On ne devrait pas recevoir le carton d’invitation», souriaient les Faucheurs volontaires.

 Franck JOURDAIN. 25 juin 2014 http://www.letelegramme.fr/morbihan/l

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25 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Doux, eau dans les poulets: la procédure annulée (of)

poulets

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Le groupe Doux était cité à comparaître, ce lundi, par les douanes devant le tribunal correctionnel de Quimper.

Le volailler était soupçonné par l’administration de Bercy de fraude sur la teneur en eau injec- tée dans des poulets pour augmenter leur poids et donc son prix, à l’export. Le juge de Quimper n’a pas donné raison aux douanes.

Il a, tout bonnement, ce lundi, annulé la procédure à l’encontre du groupe basé à Châteaulin aux motifs que les Douanes ne disaient pas quelle infraction était visée et quelles personnes étaient citées à comparaître.

http://www.ouest-france.fr/doux-eau-dans-les-poulets-la-procedure-annulee-2645918

http://www.ouest-france.fr/perquisition-des-douanes-chez-doux-report-daudience-2127821

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24 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Thaïlande, des sous-traitants de carrefour accusés de recourir au travail esclave (basta)

Thaïlande, des sous-traitants de carrefour accusés de recourir au travail esclave (basta) dans Altermondialisme slavery1

Des centaines de milliers de migrants, d’origine cambodgienne ou birmane, sont recrutés de force sur des bateaux en Thaïlande.

Ces bateaux industriels pêchent les poissons qui seront transformés en farine pour nourrir les crevettes élevées par l’entreprise Chaoren Pokphand Foods (CP Foods). Leader du sec- teur, celle-ci produit 10% des 500 000 tonnes de crevettes bon marché exportées chaque année par la Thaïlande pour alimenter la demande galopante des consommateurs occi- dentaux. Parmi ses clients, les géants mondiaux de la grande distribution: Carrefour, mais aussi Walmart, Aldi et Tesco. C’est ce que révèle une enquête du Guardian (à lire ici [1]), qui se base sur des centaines d’entretiens avec différents acteurs de la chaîne d’approvision- nement. Les problèmes constatés chez les fournisseurs de CP Foods concerneraient aussi les autres entreprises du secteur en Thaïlande.

Selon les témoignages recueillis par le Guardian, ces migrants sont soumis à des con- ditions de travail et de vie d’une violence extrême: journées de 20 heures, tortures et assas- sinats sommaires, ouvriers enchaînés pour les empêcher de s’évader, absence de paie pendant des mois, fourniture d’amphétamines pour «tenir le coup». La Thaïlande est de plus en plus montrée du doigt sur ce sujet: on estime à près de 500 000 le nombre d’esclaves dans le pays, pour la plupart des immigrés issus des pays voisins. Le secteur de la pêche à lui seul emploie environ 300 000 personnes, dont 90% de migrants. Les rescapés de ces «bateaux de la mort» interrogés par le Guardian ont été capturés ou escroqués par des intermédiaires, qui les ont ensuite «vendus» aux capitaines des bateaux de pêche.

Les grandes marques n’assument pas Comment réagit Carrefour face à ces révélations ? La réponse de l’entreprise est malheureusement révélatrice de l’irresponsabilité des grandes marques qui utilisent ces longues chaînes d’approvisionnement internationales. D’un côté, l’entreprise déclare avoir réalisé un «audit social» en juillet 2013 dans l’usine de CP Foods où elle se fournit, sans rien constater d’anormal. Rappelons que les faits incriminés par le Guardian ne concernent pas l’usine de CP Foods elle-même, mais les conditions de travail dans les bateaux qui fournissent cette usine. Et Carrefour a admis qu’elle ne procédait pas à des vérifications sociales jusqu’au bout de chaînes d’approvisionnement complexes. De l’autre côté, suite aux révélations du quotidien britannique, Carrefour s’est empressée d’an- noncer [2] qu’elle suspendait unilatéralement toutes relations commerciales avec CP Foods. Sans s’interroger sur le rôle objectif des multinationales de la grande distribution – à travers leurs pratiques commerciales, notamment la pression sur les coûts – dans l’émergence de telles pratiques en bout de chaîne.

Une attitude qui rappelle celle adoptée par Carrefour et Auchan concernant la filière textile, suite à la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh [3]. Les enseignes de grande distribution contactées par le Guardian déclarent toutes leur opposition au travail esclave. Il semble que certaines d’entre elles étaient pourtant parfaitement conscientes des conditions de travail sur les bateaux des fournisseurs de CP Foods, et de l’industrie de la crevette thaï- landaise en général. L’Organisation internationale du travail (OIT) et plusieurs ONG ont déjà émis des alertes à ce sujet ces dernières années. Mais les grandes marques ont continué à se concentrer sur leur chaîne d’approvisionnement directe, plus facile à gérer, sans remon- ter plus en amont. Le porte-parole de CP Foods au Royaume-Uni, de son côté, reconnaît les problèmes, mais explique qu’il est impossible pour son entreprise de savoir exactement ce qui se passe dans sa chaîne d’approvisionnement. Espérons que l’enquête du Guardian contribuera à accélérer les modestes efforts pour améliorer les conditions de travail et de vie tout au bout de la chaîne. Olivier Petitjean 24 juin 2014

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24 juin 2014 ~ 0 Commentaire

La mort est dans le pré…

La FNSEA s’oppose à un projet visant à revoir les conditions d’épandages de pesticides (La Croix)

La FNSEA a appelé à une mobilisation nationale, mardi 24 juin, pour donner un «carton jaune» au gouvernement, accusé de multiplier les «contraintes» envers les agriculteurs. Un amendement visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires par les agriculteurs doit être déposé mardi à l’Assemblée nationale.

Environ 250 agriculteurs se sont rassemblés place de la Concorde tôt mardi 24 juin, pour lancer une journée de mobilisation nationale destinée à dénoncer les diverses «contraintes» qui leur sont imposées.

La FNSEA, premier syndicat agricole, a prévu des manifestations dans toute la France. « Nous voulons adresser un carton jaune au ministre de l’agriculture, qui continue à nous imposer des réglementations nous empêchant de travailler. Les agriculteurs de 80 à 85  départements devraient répondre à cet appel », souligne Dominique Barrot, secrétaire géné- ral de la FNSEA. Dans la ligne de mire du syndicat, figure en particulier un projet visant à revoir les conditions d’épandages de pesticides. Un amendement en ce sens doit être dé- posé mardi 24 juin à l’occasion de l’examen de la loi d’avenir pour l’agriculture en commis- sion des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Pas d’épandage à moins de 200 m des écoles

Le 20 mai, la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, avait déclaré que serait prochainement prise une mesure d’interdiction des épandages de produits phytosanitaires «à moins de 200 mètres des écoles». Début mai, une vingtaine d’enfants et une enseignante d’une école primaire de Villeneuve, un petit village de Gironde, avaient été pris de malaises après l’épan- dage d’un fongicide sur des vignes situées à proximité de l’établissement. «Nous sommes tout à fait disposés à prendre des mesures de précaution, comme le fait de ne pas traiter les parcelles pendant les heures d’ouverture de classes, précise Dominique Barrau, mais nous refusons toute notion de distance.» Selon lui, une telle interdiction ferait perdre la moitié des terres cultivables dans certains départements.

Des haies contre les pesticides Il n’était pas possible, lundi 23 juin en milieu de journée, de savoir précisément comment serait rédigé l’amendement, mais les deux ministres con- tinuaient de défendre le projet, tout en cherchant à rassurer les agriculteurs. Dans un com- muniqué, ils indiquaient vouloir «mettre en place mesures de protection», comme des haies, à proximité de «certains lieux sensibles: les écoles, les crèches et les bâtiments de soins comme les hôpitaux ou les maisons de retraite». «Il n’a jamais été question d’interdire cette utilisation à 200 mètres des habitations», précise le communiqué, tout en soulignant qu’«en l’absence de mesure de protection adaptée, une distance minimale d’utilisation sera à respecter».

Coïncidence à cette actualité nationale, des chercheurs de l’université Davis de Californie ont publié lundi 23 juin, dans la revue  Environmental Health Perspectives, une étude éta- blissant un lien – mais pas de relation de cause à effet directe – entre les pesticides et l’au- tisme. Selon ces chercheurs, une femme enceinte qui vit près d’une ferme utilisant des pesticides à un risque 66 % plus élevé d’avoir un enfant autiste.

SÉVERIN HUSSON   24/6/14 – 09 H 33

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