Archive | Luttes paysannes et alimentation

27 février 2015 ~ 0 Commentaire

triskalia: pétition pour l’instruction de la plainte déposée par les salariés intoxiqués (fr3)

chimie-sans-danger-

Quatre salariés du site Nutréa-Triskalia de Plouisy (22) se battent depuis plus de 5 ans pour que soit instruite leur plainte contre X. Ils l’ont déposée, suite à une intoxication par des céréales pleines de pesticides. Une pétition est en cours.

C’est probablement le reportage diffusé sur France Inter dimanche matin, dans Interception qui a décidé Hélène Granouillac, présidente de Terre Bleue, une association de défense de l’environnement. Elle a décidé de lancer une pétition en ligne pour que soit enfin instruite la plainte contre X déposée en 2009 par deux salariés de Triskalia. Cette plainte a été classée une première fois sans suite, puis relancée, mais en est toujours au stade de l’enquête préliminaire

Ils n’arrivent plus à dormir, ils respirent mal et crachent du sang Les faits remontent à 2009. Ils se passent à Plouisy, dans des silos à céréales de l’usine Nutréa-Triskalia de Plouisy. Les céréales sont infestées par des charançons et autres insectes nuisibles et pour ne pas les perdre, elles sont traitées avec un insecticide très puissant, interdit depuis 2007, le Nuvan Total.

Très rapidement, certains salariés se sentent mal : maux de tête, douleurs au ventre, troubles du sommeil, saignements de nez, brûlures au visage et cuir chevelu, problèmes respiratoires. Deux salariés, Stéphane Rouxel et Laurent  Guillou portent plainte et alertent l’inspection du travail. Début 2011, après une quinzaine d’arrêts de travail, ils sont déclarés inaptes par la médecine du travail de la Mutualité sociale agricole (MSA), et sont licenciés

Ils doivent éviter tout contact avec des produits chimiques : du parfum au détergent…Après de multiples rendez vous médicaux, le diagnostic est posé : ils sont atteints d’hypersensibilité chimique multiple, une maladie reconnue au niveau international, mais peu connue en France. Ils doivent désormais éviter tout contact avec les produits chimiques, ils ne supportent plus ni parfum, ni produit ménager…
Depuis, ils ont été rejoints dans leur combat par deux autres collègues de Nutréa, eux aussi licenciés pour inaptitude à l’été 2013, Pascal Brigant et Claude Le Guyader.

Faute inexcusable Le 11 septembre dernier, le tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Saint-Brieuc a reconnu la faute inexcusable de Nutréa pour les cas de Laurent Guillou et Stéphane Rouxel. Le tribunal a jugé que la société  « devait avoir conscience du danger auquel ses salariés étaient exposés et n’a pas pris les mesures nécessaires pour les en préserver ». Nutréa n’a pas fait appel.

Nutréa condamnée, renonce à faire appel Les deux ex-salariés ont aussi saisi les prud’hommes. Ils contestent leur licenciement. De leur côté, Claude Le Guyader et Pascal Brigant se sont vu refuser par le Tass la reconnaissance de leur hypersensiblité en maladie professionnelle. La cour d’appel de Rennes a nommé un expert pour se pencher sur leurs cas.

Quant à la plainte au pénal, elle est toujours au stade de l’enquête préliminaire

  • Par Sylvaine Salliou
  • Publié le 26/02/2015 | 16:38, mis à jour le 27/02/2015 | 08:22

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/02/26/triskalia-une-petition-pour-que-la-plainte-deposee-par-les-salaries-intoxiques-soit-instruite-663771.html

Lire la suite

15 février 2015 ~ 0 Commentaire

plan écophyto, saison 2: la santé et l’environnement sacrifiés! (npa)

NIKOS ALIAGAS, portrait

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a dévoilé le nouveau plan Écophyto qui va remplacer le premier, issu du Grenelle de l’environnement de Sarkozy en 2008…

La version UMP nous promettait de réduire l’utilisation de pesticides de 50 % d’ici 2018. Résultat des courses : + 10 % entre 2008 et 2013 ! La version PS maintient le même objectif mais d’ici 2025… alors que l’on trouve toujours dans l’eau des molécules qui sont interdites depuis plus de 20 ans et que les nouvelles molécules sont toujours plus létales que les anciennes.

Les moyens alloués (70 millions d’euros) sont à mettre en rapport avec la taille d’une industrie qui pèse près de 2 milliards d’euros. La France, dont la superficie est la 45e du monde, est le troisième pays utilisateur de biocides et le premier en Europe.

Les mesures annoncées sont risibles. Le plan prévoit d’augmenter le nombre de fermes « Dephy », ces fermes « pionnières » qui ont réussi à diminuer de quel- ques pourcents leur utilisation d’intrants chimiques, de 2 000 à 3 000, alors que la France compte 515 000 exploitations agricoles… Encourager l’usage de pulvéri- sateurs plus précis revient à combattre le réchauffement climatique avec des voitures plus aérodynamiques ! Sans mentionner le fait que de nombreux produits ne sont pas pulvérisés mais enrobent les semences.

Le « plan supercherie »… La méthode de calcul basée sur les NODU (Nombre de doses unités) est une supercherie. Seule est prise en compte la substance dite active, alors que l’on sait pertinemment que les adjuvants sont autant, voire plus, dangereux. Les autres mesures consistent à remplacer des substances issues de la chimie de synthèse par des molécules prétendument naturelles (est-il besoin de rappeler que l’on peut s’empoisonner très efficacement avec des substances naturelles, amanites et autres digitales ?). Toutes les mesures de biocontrôle (par des substances ou des organismes naturels) n’ont aucun sens si on ne remet pas à plat tout le système agricole.

Nous rejetons les mesures proposées par EÉLV : l’augmentation de la fiscalité, dont l’inefficacité a été démontrée par la taxe carbone ; le moratoire sur les pesti- cides néo­nicotinoïdes, alors qu’il faudrait les interdire à jamais. Avec ce plan Écophyto, on voit bien qui est aux manettes des ministères de l’Écologie et de l’Agriculture : l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) et la FNSEA. Et pas la moindre considération pour l’environnement et la santé des travailleurs et de la population. Commission nationale écologie

Lire la suite

10 février 2015 ~ 0 Commentaire

politique agricole commune: amende salée (npa)

npa agricol

1,078 milliard d’euros, c’est la somme que la France va devoir rembourser à Bruxelles.

La Commission européenne estime en effet que c’est le montant des aides trop perçues par l’agriculture française. Or ce ne sont pas les bénéficiaires qui vont payer, mais l’argent public… En effet, avant les élections départementales, pas question de se mettre la profession agricole à dos. Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, s’est donc empressé de faire savoir que l’État prendrait à sa charge le remboursement.

L’austérité n’est pas pour tout le monde ! Ce montant couvre la période 2008- 2012. Si la France n’est pas le seul pays condamné, c’est le plus lourdement sanctionné (3/4 du montant total de 1,4 milliard d’euros). Cette amende, que Le Foll qualifie pudiquement d’« apurement », recouvre des situations très différentes.

Ainsi la filière betteraves et sucre. Face à la surproduction et pour respecter les règles de commerce internationales, l’UE a décidé de restructurer la filière en supprimant les quotas sucriers d’ici 2017. Dès 2006 des aides ont été accordées aux producteurs de betteraves et aux industriels du sucre. Mais si l’argent a bien été versé, la restructuration n’a pas toujours eu lieu.

Et ce n’est pas fini, Le Foll veut que cette filière reste un leader européen et mondial en favorisant fiscalement le bioéthanol – qui n’a de bio que le nom – fabriqué à partir de betteraves sucrières. Les surfaces primées représentent le plus gros de l’amende, 695 millions d’euros. Bruxelles reproche à la France de ne pas savoir mesurer ses champs et ses prairies. Un peu dur à avaler quand on sait que les contrôles satellitaires existent depuis plus de 20 ans et que les agriculteurs connaissent très bien les limites de leur propriété…

Changer les pratiques agricoles Certaines aides sont liées au respect de règles écologiques, et les syndicats ont beau jeu de se plaindre de la complexité de ces règles – les règles d’écoconditionnalité – qui, pour certaines, sont aussi difficiles à respecter qu’à vérifier.

Il s’agit, par exemple, de ne pas épandre plus d’une certaine quantité de déjec- tions animales par hectare, de stocker les fumiers d’une certaine manière, de ne pas laisser de sols nus en hiver, de diversifier les assolements, de conserver haies arbres et fossés, de laisser une bande enherbée le long des cours d’eau, etc.

Il n’est pas surprenant que la France soit condamnée sur cet aspect, puis- qu’elle est aussi régulièrement condamnée pour non-respect de la directive nitra- tes (avec pour conséquence la prolifération des algues vertes en Bretagne), que les dérogations préfectorales qui permettent aux agriculteurs de ne pas implanter de couvert végétal en hiver sont légion. Quant aux arbres, il y a longtemps qu’ils ont disparu des plaines céréalières.

Mais la solution n’est pas la simplification des règles comme le prônent par la FNSEA ou la Coordination rurale. C’est bien le changement des pratiques agri- coles. Toutes les règles d’éconditionnalité ne serviront à rien tant qu’on continuera à favoriser les élevages industriels ou les « nécrocarburants », qu’on laissera les chimistes vendre leurs produits mortifères, qu’on favorisera l’exportation plutôt que le bien-être des consommateurs et des paysans.

Avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, l’administration des territoires a été saignée et ne peut plus effectuer son travail de contrôle. Un milliard d’euros aurait pu aider 50 000 jeunes maraîchers à s’installer, au lieu de bénéficier aux gros producteurs grâce au gouvernement et à Bruxelles !

Commission nationale écologie Samedi 7 Février 2015

Lire la suite

06 février 2015 ~ 0 Commentaire

tout comprendre de la guerre entre semences contrôlées et paysannes (reporterre)

tout comprendre de la guerre entre semences contrôlées et paysannes (reporterre) dans Ecologie & climat

Les grandes firmes semencières internationales n’ont pas bonne presse. Monsanto, Pioneer, Syngenta, Limagrain…

Autant de noms qui évoquent confusément des groupes qui n’ont pour objectif que de ligoter le monde agricole en lui imposant – au nom bien entendu du progrès de l’humanité -, des semences sélectionnées par eux, produites par eux, et commercialisées par eux.

Mais quelle est la réalité de cette image ? Comment une poignée de semen- ciers a-t-elle pu prendre le contrôle d’un marché mondialisé ? Pourquoi l’impuis- sance des Etats et les institutions internationales spécialisées – telle la FAO ? Des îlots de résistance existent-ils ? De quel poids pèsent-ils ?

La bible des semenciers paysans C’est à toutes ces questions que répond Robert Ali Brac de la Perrière dans son ouvrage. Il le fait en militant – l’aventure du Réseau semences paysannes, d’Inf’OGM, de l’ONG Grain, c’est aussi la sienne – mais surtout en spécialiste des ressources génétiques, maîtrisant sur le bout des doigts les multiples aspects d’un dossier qui mêle la génétique et le droit, les institutions internationales et les expériences locales – sur fond de gros sous.

Tout y est. Comme le dit dans la préface, Antonio Onorati, le président de Cro- cevia, l’une des plus anciennes associations italiennes de coopération interna- tionale, Robert Ali Brac de la Perrière « pose de manière claire les problé-matiques liées aux semences, aux droits de propriété, à l’innovation, au génie génétique ou à la transition vers l’agroécologie ». Son livre c’est un peu la Bible des semenciers paysans. Plutôt que de résumer cet ouvrage de référence, aussi dense que solide dans l’argumentation, on se bornera ici à extraire quelques idées forces, de celles qui permettent de faire le point sur un dossier dont les aspects techniques masquent trop l’enjeu politique.

Savoir quelle plante appartient à quel industriel D’abord un constat : l’évolution des plantes a accompagné depuis la nuit des temps celle des communautés humaines. Autrement dit, une variété ancienne de blé, pour prendre cet exemple, résulte du travail non pas d’un individu mais d’une communauté paysanne dont le savoir-faire en matière de sélection, de multiplication a abouti au fil des géné- rations à adapter telle céréale à un environnement bien précis. La variété est devenue un bien collectif.

Avec l’avènement de la société industrielle, une ère nouvelle commence. La variété de fruit, de légume ou de céréale change de statut et devient la propriété non plus d’une collectivité humaine mais de celui – individu ou entreprise -, qui l’aura modifiée et « améliorée » pour « produire le plus possible [et] pour le plus grand nombre possible de consommateurs ».

Ce sont les semenciers qui, en s’appuyant sur le patrimoine végétal créé par les générations d’agriculteurs, vont faire ce travail. Mais ce ne sont pas des mécè- nes. Ils ne travaillent pas gratuitement. En contrepartie de l’effort de sélection consenti l’Etat va garantir à l’obtenteur « une protection industrielle, un droit de propriété privée sous forme d’un monopole d’exploitation » pendant des années.

Il faut bien que l’industriel s’y retrouve : « Il est important dans une économie capitaliste de savoir ce qui appartient à qui. Savoir quelle plante appartient à quel industriel permet à chacun d’investir dans le développement d’un produit agricole en étant assuré d’être protégé de la concurrence et espérer un retour sur investissement. »

La mort des variétés anciennes Voilà comment depuis 1949 en France ne peuvent plus être commercialisées que les variétés inscrites dans un catalogue officiel et que, pour y figurer, elles doivent être « distinctes, homogènes et stables » (c’est le fameux DHS) – trois critères qui par nature ne sont pas ceux des variétés dites anciennes ou paysannes ainsi condamnées à mort ou à dormir dans des banques semencières. C’est donc une sorte d’eugénisme que les pouvoirs publics ont institué au sortir de la guerre – le cas de la France n’a rien d’exceptionnel.

Depuis, c’est peu dire que le mal n’a fait qu’empirer. Des centaines de variétés anciennes ont été éliminées au profit de « variétés élites » incontestablement plus productives mais fragiles et inséparables d’un environnement agricole spécifique qui fait la part belle aux engrais chimiques, aux traitements biocides et à l’irrigation.

L’apparition des « hybrides », dits F1, s’inscrit dans cette histoire. Ils ont pour caractéristique d’être d’une homogénéité remarquable. Leurs caractères sont uniformes. En revanche, à la génération suivante (F2) cette homogénéité est condamnée à disparaitre du point de vue génétique et il faut pour la retrouver revenir à la souche parentale. Ce qui en clair signifie que l’agriculteur qui serait tenté de récupérer des semences de l’année ne peut pas, sauf à voir dégringoler son rendement. Il est contraint de se tourner vers son marchand de semences, dont il devient un client captif.

L’hybridation : technique d’expropriation Mise en œuvre il y a près d’un siècle l’hybridation domine le monde de la sélection des plantes. Au catalogue ne figurent plus, par exemple, que des maïs hybrides. Les autres ont été éliminés. Leur commercialisation est interdite. Les défenseurs de l’hybridation voient en elle un outil d’amélioration des rendements spectaculaire. D’autres – et Brac de la Perrière est de ceux-là – l’analysent comme « une technique d’expropriation » dont le monde paysan a fait les frais quasiment partout dans le monde. Le recours aux hybrides renvoie à sa façon à l’obsolescence programmée qui fait que les consommateurs sont contraints de renouveler leur parc d’instruments ménagers, d’ordinateurs. Les hybrides participent de ce mouvement.

Libérer les semences anciennes Mais l’auteur ne se contente pas d’instruire le procès des semenciers. Dans des pages plus réjouissantes, il raconte les combats engagés et les batailles gagnées par ceux qui ne se résignent pas à l’appau- vrissement du patrimoine végétal.

Qu’il s’agisse de ressusciter des variétés de céréales anciennes, d’assouplir les règles de commercialisation pour des légumes oubliés, d’obtenir que les pay- sans puissent échanger leurs semences comme naguère, une forme de résistante se développe sur tous les continents, dans les enceintes internationales aussi bien que dans des communautés villageoises. Aujourd’hui enfermées dans des banques semencières aussi cadenassées que des coffres-forts les variétés anciennes seront peut-être libérées un jour.

Jean-Pierre Tuquoi (Reporterre) jeudi 5 février 2015

Dans Semences paysannes, plantes de demain, Robert Ali Brac de la Perrière pose de manière claire et solide les problématiques liées aux semences et à la mainmise d’une poignée de semenciers sur un marché mondialisé. Et raconte les combats engagés et la résistance. La bible des semenciers paysans.

Merci de soutenir Reporterre :

pixel dans Luttes paysannes et alimentation

http://www.reporterre.net/Tout-comprendre-de-la-guerre-entre

Lire la suite

31 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

mcdonald’s part à la dérive (ci)

bove-mcdo

Les temps sont durs pour McDonald’s.
Moins de trois ans après avoir pris la tête de la plus grande compagnie de restauration rapide au monde, le PDG de McDonald’s, Don Thompson, annonce son départ. Une nouvelle qui s’ajoute aux mauvais résultats de l’entreprise au cours des derniers mois.
Après avoir connu un recul historique de ses ventes en 2014, rappelle The Guardian, la société de restauration rapide a annoncé le 28 janvier le départ de son président et directeur général Don Thompson. Son remplaçant est Steve Easterbrook, un Britannique de 51 ans qui était depuis 2013 « responsable de la marque ».

« Je ne crois pas que cela ait été une grande surprise. Peut-être en ce qui concerne le calendrier, mais pas quant à la décision », estime Sara Senestre, analyste chez Sanofi Bernstein, dans une interview accordée à Reuters, mais reprise par plusieurs médias, dont l’International Business Times. »

Perte d’appétit des consommateurs Même si Thompson n’a pas signifié de raison particulière pour ce départ « précipité », cette annonce fait suite à la publication, vendredi 23 janvier, des résultats annuels de McDonald’s, souligne The Wall Street Journal. En 2014, la compagnie d’origine américaine a enregistré une baisse historique de ses ventes, « ce qui s’est traduit par des bénéfices en baisse de 15 % ».

De plus en plus, McDonald’s a de la difficulté « à retenir ses propres consom-mateurs, attirés par de nouvelles chaînes de restauration rapide comme Shake Shack, Chipotle et Five Guys, note The Guardian. La compagnie ressent aussi les effets d’un désir populaire de manger plus sain, malgré ses efforts d’intégrer au menu des choix plus légers. » Don Thompson, 48 ans, quittera officiellement son poste le 1er mars, après avoir passé les vingt-cinq dernières années chez McDonald’s. Steve Easterbrook sera le troisième PDG de la compagnie en dix ans, note le Wall Street Journal.

« C’est difficile de dire au revoir à la ‘McFamily’, mais il y a un temps et une saison pour chaque chose, a affirmé Thompson dans un communiqué de presse, cité par USA Today. Je suis certain qu’en confiant les rênes à Steve (Easterbrook), nous continuerons à faire progresser le groupe et la marque. »

Courrier international Marc-Antoine Paquin 29 janvier 2015

Lire la suite

15 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

morlaix: échalotes, les producteurs déversent 3000 tonnes sur la rn12 (fr3)

morlaix

Après s’être réunis à Morlaix dans la matinée, les producteurs d’échalote et leurs 300 tracteurs ont pris la direction de la RN12 axe Morlaix-Brest. Ils sont en train d’y déverser leurs 3000 tonnes d’échalotes. Au même moment les représentants de la filière sont pourtant reçus à la préfecture.

La voie express est actuellement bloquée dans les deux sens au niveau de l’échan- geur de Penn Prad et des 4 chemins. des déviations locales ont été mises en place

A l’origine de ce mouvement : les producteurs d’échalote du Nord Finistère protestent contre la concurrence déloyale de l’échalote des Pays-Bas. Selon le communiqué de presse de la profession : «  en 5 ans, l’échalote de semis, produit industriel, originaire des Pays-Bas a pris 20 % du marché français. Un coup dur pour les producteurs de Bretagne et du Val de Loire qui représentent plus de 80 % de la production européenne (40 000 tonnes).

La filière échalote traditionnelle à l’origine de 3 000 emplois est en péril. Les échalotes traditionnelles sont actuellement à 0,05 € le kilo alors que l’année passée elles étaient à 0,30 €, en dessous du prix de revient qui est de 0,40 €. Les producteurs produisent à perte.

Hubert Le Nan, nouveau président de la Section Nationale des Producteurs d’Echalotes Traditionnelles, souhaite avant tout pousser l’Etat français à faire avancer le dossier suite aux deux rencontres (mai 2014 et septembre 2014) avec le ministère de l’Agriculture restées sans suite. Mais également informer le consommateur qui achète des « oignons déguisés en échalotes ».

  • Par Maylen Villaverde
  • Publié le 14/01/2015 | 11:33, mis à jour le 14/01/2015 | 16:46

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/01/14/echalotte-300-tracteurs-convergent-vers-morlaix-632410.html

Lire la suite

03 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

daoulas: conseil aux promoteurs de projets inutiles (reporterre)

stop-au-beton-dans-la-Crau

Mettez du gazon et le Conseil d’État vous félicitera

Un projet de supermarché portant atteinte à des terres agricoles et aux petits commerces locaux. La CNAC (Commission nationale d’aménagement commercial) donne un avis défavorable. Mais là, surprise : le Conseil d’État casse cet avis et donne raison aux bétonneurs, au motif que ceux-ci ont prévu… de mettre du gazon !

Les magasins Super U et Monsieur Bricolage ont fait le projet d’une implantation dans la périphérie de Daoulas (Finistère). Cette implantation portait une atteinte importante à des terres agricoles et un réseau de talus de grande qualité, coupait en deux les terrains d’une exploitation agricole, et déstabilisait directement les petits commerces du bourg de cette commune rurale.

Une association locale et Bretagne Vivante-SEPNB avaient obtenu gain de cause en attaquant la décision prise par la Commission départementale d’amé- nagement commercial (CDAC) auprès de la Commission nationale (CNAC). Les deux enseignes ont saisi le Conseil d’État qui vient de leur donner raison (jugement du 29 décembre 2014). Du point de vue de la jurisprudence, la décision est étonnante puisque dans plus de 90 % des cas, le Conseil d’Etat confirme les décisions de CNAC.

Du point de vue de la maîtrise de la protection légale des enjeux environne- mentaux, la décision est assortie d’un argument qui en dit long sur l’inculture écologique des « élites » françaises :

« Que, par ailleurs, les pétitionnaires ont prévu des mesures afin, notamment, de recouvrir de gazon près du tiers de la superficie totale du projet ; [...] que, par suite, la commission nationale a fait une inexacte application des dispositions rappelées ci-dessus en estimant que la réalisation du projet méconnaissait l’objectif de développement durable. »

À ce rythme-là, Jean-Marc Ayrault n’a aucun souci à se faire pour son bel aéroport de Notre-Dame-des-Landes : la création de terrains de football pour la Coupe du monde féminine de la FIFA en 2019 va couvrir largement les surfaces d’espaces naturels imposés par les mesures conservatoires habilement calculées par ses amis des bureaux d’études.

- Voir l’avis du Conseil d’État annulant la décison de la CNAC :

S’il y a du gazon, alors c’est bon…

PDF - 14.1 ko

Source : Courriel de François de Beaulieu (porte-parole des Naturalistes en lutte) et co-auteur de La mémoire des landes de Bretagne.

Lire aussi : notre Dossier GPII : Grands projets inutiles imposés

François de Beaulieu vendredi 2 janvier 2015

http://www.reporterre.net/Conseil-aux-promoteurs-de-projets

Lire la suite

30 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

le nicaragua dit non au grand canal (libération)

Menacés d’expropriation par ce chantier pharaonique, de nombreux paysans ont pris le risque de la dissidence à l’égard du tout-puissant Ortega.

L’ancien comandante sandiniste Daniel Ortega, aujourd’hui président du Nica- ragua et désormais le meilleur ami des multinationales et des millionnaires de son pays, ne s’attendait sûrement pas à cela: alors que le premier coup de pioche vient d’être donné pour les travaux de son «mirifique canal» confiés à une firme chinoise, le petit pays centraméricain est en ébullition.

Depuis septembre, on recense 15 marches paysannes contre ce projet mégalomaniaque qui prétend percer dans l’isthme une route de 278 kilomètres, dépasser en taille le canal de Panama, créer 50 000 emplois d’ici sa prétendue mise en œuvre en 2020 et, dans cette nation sous-développée où 42% de la population se situe sous le seuil de pauvreté, «résorber le fléau de la misère». Ni plus ni moins.

Pourtant, beaucoup de Nicaraguayens ne s’en laissent pas conter. Certains estiment que ce projet d’environ 40 milliards d’euros est une histoire à dormir debout dont le but non avoué est de développer des projets parallèles (ports en eaux profondes, complexes touristiques…) pouvant rapporter des millions de dollars à ses instigateurs, dans le grand mépris de la légalité. Dans le flot des rumeurs, des réactions rageuses se manifestent. Le 10 décembre, dans les rues de Managua, des milliers de paysans du sud du pays battaient le pavé pour dénoncer «un négoce privé entre la clique des Ortega et les Chinois». Un des leaders paysans, Orlando Rodriguez, n’hésitait pas à proclamer: «Ce que nous voulons? Le départ des Chinois. Le président Ortega est un capitaliste sauvage qui veut nous ruiner».

Alors que des techniciens et des ouvriers s’affairent à Brito, bourgade de la côte Pacifique là où doit commencer le percement -, une grande inquiétude se répand: qui sera touché par les expropriations? En juillet 2013, dans l’opacité la plus totale, Daniel Ortega a signé pour 40 milliards de dollars un accord sur cinquante ans (renouvelable une fois) avec le tycoon chinois Wang Jing, patron de la firme HKND, en vertu duquel les constructeurs ont toute latitude quant au tracé exact, à sa largeur et aux travaux herculéens que cela supposera. Dans cette «dictature molle», le journal d’opposition Elconfidencial.com estime qu’au total quelque 30 000 paysans -dont des centaines d’Indiens Ramas et Nahuas – seront expropriés au prix du cadastre (bien inférieur à celui du marché) et sans aucune possibilité de faire appel.

Désastre environnemental Dans ce contexte, de Rivas sur le Pacifique à Punta Gorda sur l’Atlantique, un vent de panique parcourt les populations riveraines. Rompant avec l’habituel silence des syndicats agricoles, totalement inféodés au parti au pouvoir, le Front Sandiniste de Libération Nationale, le FSLN , de nom- breux paysans ont pris le risque de la dissidence à l’égard du tout-puissant Daniel Ortega et de son épouse au poing de fer, Rosario Murillo. A l’instar d’un ancien commandant sandiniste, Victor Tirado, 74 ans, pour qui «Ortega a trahi son peuple en le bradant à des Chinois pour en tirer lui-même de juteux bénéfices».

Ailleurs, certaines voix isolées pointent du doigt le désastre environne- mental qui se préparerait. Rival d’Ortega aux législatives de 2006, Eduardo Jarquin estime que la construction du Canal, «en plus d’en finir avec tout un écosystème, provoquerait la contamination, et la salinisation, du lac Cicibolca». Le lac, également appelé lac Nicaragua, est la plus grande réserve d’eau douce d’Amérique centrale avec ses 8624 kilomètres carrés. Le canal en projet le traversera sur plus de 80 kilomètres.

François MUSSEAU 22 décembre 2014 à 18:31

Lire la suite

27 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

procès de la pomme de terre, acquittement pour les activistes! (lcr.be)

fieldLiberationFly

L’arrêt dans le procès de la pomme de terre a été rendu le 23 décembre.

Les 11 libérateurs de champ de Wetteren ont été acquittés de l’accusation de formation de bande. Cet acquittement est complètement justifié et une victoire pour les organisations, juristes et activistes qui s’étaient opposés au jugement initial.

Il est donc confirmé que des actions de désobéissance civile, même si elles occasionnent un dommage matériel, ne peuvent pas être tout simplement crimi- nalisées comme ça. Cette action était nécessaire pour dénoncer un abus écolo- gique et démocratique.

Dans ce sens, le projet de proposition de Groen qui rendrait impossible de poursuivre les meneurs d’action comme des organisations criminelles est un pas dans la bonne direction. Les meneurs d’action doivent toutefois payer un dédom- magement d’environ 18 000 euros à l’ILVO  et à la Hogeschool Gent. Les activistes proposent aux institutions d’utiliser cet argent pour une enquête sur l’agro- agriculture qui serait axée sur les besoins des paysan(ne)s et consommateurs, au lieu des multinationales.

Après cet épisode qui a duré 3,5 ans, il est temps  maintenant de regarder vers l’avenir. Nos agricultures et productions de nourriture se trouvent devant des défis colossaux. Les différentes protestations paysannes des dernières semaines, le flop du sommet sur le climat et les actions contre le gouvernement du déman- tèlement social indiquent qu’en tant que société nous devons changer d’urgence de direction, loin de l’agro-industrie polluante et de la loi du plus fort.

Le Field Liberation Movement a l’intention de contribuer en 2015 avec énergie à la lutte contre les OMG dans notre assiette ou dans nos champs, et pour des prix honnêtes pour les agriculteurs et les consommateurs, une enquête indépendante, des nouvelles formes de démocratie et des chaînes de production équitable. 27 décembre 2014

http://www.lcr-lagauche.org/le-proces-de-la-%C2%A8pomme-de-terre-acquittement-pour-les-activistes-de-la-pomme-de-terre/

 

Lire la suite

20 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

haïti: un modèle de développement anti-paysan (cetri)

haiyti

Depuis fin 2013, à l’Île-à-Vache, dans le sud-ouest du pays, les habitants se mobilisent contre le méga-projet « Destination touristique ».

Dans le Nord-Est, à la frontière avec la République dominicaine, ce sont les travailleuses et travailleurs de la zone franche de Caracol – certains organisés au sein du syndicat Batay ouvriye – et les associations paysannes dont les terres ont été accaparées, qui s’opposent à cette zone franche inaugurée le 22 octobre 2012, et implantée sur des terres agricoles fertiles.

Alors qu’ailleurs dans le pays, principalement dans les montagnes du Nord, les projets d’exploration miniers suscitent autant de réticences de la part des organisations sociales que de convoitise de la part de « l’élite » politique et économique haïtienne.

Quels liens existent-ils entre ces divers projets, d’un côté, et ces multiples résistances, de l’autre ? Les premiers dessinent les contours et la dynamique d’un mode de développement, mis en place par le gouvernement haïtien, et soutenu – voire téléguidé – par les institutions internationales et quelques grandes puissances mondiales – dont, au premier chef, les États-Unis.

Les mouvements sociaux haïtiens, en général, et les mouvements paysans, en particulier, s’opposent à de tels projets, en mettant en avant une autre vision de la société. Ainsi, aussi différents que soient ces méga-projets, ils participent d’une même logique, centrée sur des caractéristiques communes, convergeant vers un modèle de développement dont les paysans sont le rebut.

par Frédéric Thomas
(15 décembre 2014)
Télécharger

haïti: un modèle de développement anti-paysan (cetri) dans Anticolonialisme carre-nav Haïti : un modèle de développement anti-paysan (PDF – 1.5 Mo)
carre-nav dans Antiimpérialisme Texte complet de l’étude : Haïti : un modèle de développement anti-paysan (PDF – 722.6 ko)

http://www.cetri.be/spip.php?article3732&lang=fr

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin