Archive | Luttes paysannes et alimentation

29 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

agro industrie partout, paysans nullepart (npa)

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Communiqué du NPA:

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Dans l’agro industrie, la grande distribution fixe ses prix avec un seul objectif, augmenter les marges et les parts de marché. Les industriels se plient au diktat afin de préserver les ventes, les marges et passent l’ardoise aux petits éleveurs et producteurs.

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Après avoir décimé l’artisanat et le petit commerce, la grande distribution est en position de quasi monopole. Dans ce marché opaque sur les marges, les distributeurs et les transformateurs se renvoient la balle et et les petits éleveurs et producteurs trinquent.
Après des années d’austérité imposées, la seule proposition du gouvernement Hollande est un slogan au parfum d’impuissance: « Achetez français ». Mais les populations achètent de la viande, quand ils le peuvent et au prix où ils le peuvent.
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Les accords de libre échange doivent être dénoncés. Toute l’agro industrie doit être mise au pas. Production, transformation et distribution doivent être de proximité pour déboucher sur des fermes autosuffisantes. L’agro industrie n’est pas compatible avec l’agriculture paysanne qui seule peut préserver notre santé, l’environnement et le « vivre et décider » au pays. Pour le Npa: Matthieu Guillemot
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Lire aussi:
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Site de la « Conf’ »:
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Sans oublier le Modef, proche du PCF:

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25 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

crise du lait, aux côtés des éleveurs (la conf’)

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25 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

plan d’urgence pour l’élevage (la conf’)

libre-echange-canada-union-europeenne

De l’essence dans le moteur mais un plan en panne de solutions durables

Le plan de soutien aux éleveurs surendettés, notamment les jeunes, est certes nécessaire à court terme, cependant il ne doit pas servir à maintenir un système à bout de souffle et passer sous silence que tous les éleveurs sont aujourd’hui en crise, concernés par la baisse généralisée des prix.

Pour résoudre durablement cette crise, il faut stopper net cette politique de libéralisation délibérée qui a poussé au surendettement et met aujourd’hui en péril des dizaines de milliers d’éleveurs. On continue à favoriser la saturation des outils de production des entreprises agroalimentaires au détriment des éleveurs et des territoires.

Par ailleurs, il est illusoire de réactiver le mirage de l’export, dont les aléas (embargo russe, contraction des débouchés chinois) sont en grande partie responsables de la crise actuelle. Cela devient carrément cynique quand Manuel Valls envisage de profiter de la faiblesse actuelle des grecs pour conquérir leurs marchés agricoles.

Et que dire enfin du silence sur les accords de libre-échange en cours de négociations avec les États-Unis et le Canada. Aucun avenir pour les paysans européens face aux méga fermes-usines nord-américaines !

Le bon sens économique et paysan appelle à s’attaquer aux causes profondes de ces crises récurrentes, notamment par la maîtrise des volumes au niveau européen et la réorientation des politiques agricoles vers un autre modèle.

Ces aides seront donc à fonds perdus, comme la Cour des comptes en fait état dans son rapport, et ne serviront qu’à financer la restructuration et le plan de licenciement de l’agriculture à taille humaine mis en place par les industries agro-alimentaires. 22.07.2015

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=3811

Et aussi:

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=3796

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23 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

pourquoi le lait de mauvaise qualité, néfaste pour la santé, risque de se généraliser (basta +lmd)

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Déguster trois à cinq produits laitiers par jour : c’est ce que recommandent les politiques de santé. Mais savez-vous quel type de lait vous buvez ?

Car tous les laits ne se valent pas. Leurs qualités nutritionnelles dépendent, en partie, de ce que mangent les ruminantes. Plus elles passent de temps dans les champs, meilleure est la qualité de leur lait et moins elles contribuent à la pollution. Au contraire, si les vaches sont nourries en étables avec du maïs ou du soja, parfois sans jamais voir une prairie, la qualité du lait se dégrade, contribuant aux maladies cardiovasculaires et à l’obésité. Or, ce mode d’alimentation néfaste est favorisé par la dérégulation, l’intensification de la production et les aides publiques européennes ! Enquête.

Il paraît que l’on peut deviner, derrière le goût des produits laitiers, ce que la vache a mangé. Les amateurs de fromage préfèrent ainsi les produits issus du lait de pâturage, celui que l’on récolte l’été, en zone montagneuse, quand les vaches se nourrissent d’herbe fraîche et de fleurs. Mais ces qualités gustatives ne sont pas les seules à varier. Ce que broutent les vaches influence aussi les caractéristiques nutritionnelles du lait qu’elles pro- duisent, notamment sa teneur en acides gras. Ces particules de gras ont des effets variés sur la santé. Elles ont été observées à la loupe par la recherche à cause des soupçons qui pèsent sur leurs effets : elles jouent un rôle clé dans les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité et certains cancers. (…)

Les vertus de l’herbe (…) « L’herbe permet aussi une diminution des acides gras saturés, qui ne sont pas tous bons pour la santé », ajoute Catherine Hurtaud. D’où une question : les vaches françaises suivent-elles toutes cet excellent régime en allant régulièrement brouter les prairies ? Pas vraiment. Moins intensif que l’élevage porcin ou l’élevage de volailles, l’élevage bovin hexagonal n’en compte pas moins des pratiques qui visent à augmenter sans cesse les volumes de production. Parmi elles : l’apport de maïs dans les auges des vaches permet de doubler la quantité de lait produite ! Pratiqué depuis le début des années 70, l’ap- port de maïs est aussi perçu par les agriculteurs comme plus facile à gérer qu’une alimen- tation basée sur l’herbe. Mener des vaches pâturer, cela exige en effet du temps, de la surface, et pas mal de compétences.

Pour produire plus de lait, le maïs remplace l’herbe « L’herbe, techniquement, c’est compliqué, décrit Philippe Collin, éleveur laitier, et membre de la confédération paysanne. Les prairies produisent de façon irrégulière, en fonction de la météo. Quand c’est trop sec, l’herbe ne pousse plus. Quand c’est trop humide, on ne peut pas faire pâturer les vaches, sinon elles défoncent les champs. Bref on a une production irrégulière pour répondre à un besoin régulier : les vaches, elles doivent manger tous les jours. Avec le maïs, c’est plus simple. On peut programmer. On le récolte une fois par an et ensuite, on l’a toujours à disposition. » Selon les organisations professionnelles, le menu moyen d’une vache contient 60% d’herbe (verte, foin, ensilage) et 25% de maïs (le reste étant constitué de céréales, soja ou autre légumineuse, minéraux et vitamines). (…) Extraits

Nolwenn Weiler 23 juillet 2015

- Lire aussi : La face cachée de l’industrie laitière : un coût de 7,1 milliards d’euros pour la société

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Lire en entier:
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Voir aussi:

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22 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

agro-industrie partout, paysans nulle part (npa)

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75 millions pour les éleveurs, réunion agriculteurs-distributeurs à Bercy, producteurs de lait et de porc bloquent les plateformes de la grande distribution, les petits producteurs accusent la grande distribution de les asphyxier, nouveau cadre établi entre distribution et fournisseurs…

Ces titres de Une de journaux, datées de 2007, 2008, 2009 et 2013, pourraient être de ceux de cette semaine !

Dans l’agro-industrie, il y a les très gros, la grande distribution, qui fixe ses prix avec un seul objectif : augmenter les marges et les parts de marché. Les gros, les industriels, se plient à ce diktat pour préserver leur ventes et leurs marges… et passent l’ardoise aux petits, les éleveurs.

Après avoir décimé l’artisanat et le petit commerce alimentaires, la grande distribution est en position de quasi-monopole. Dans ce marché de dupes où règne l’opacité la plus totale sur les marges, distributeurs et transformateurs se renvoient la balle, et les petits éleveurs trinquent.

Tables rondes, plans d’aides, et prétendus accords se suivent. Mais rien ne peut chan- ger car les éleveurs sont dans un marché mondialisé où le prix de l’aliment est fixé à Chica- go, où celui du porc doit concurrencer l’Allemagne, et celui du lait la Nouvelle-Zélande. Quand les prix de l’aliment montent, les éleveurs sont pris à la gorge car le prix de vente, lui, ne bouge pas !

Résultat, une baisse continue du nombre d’exploitations et d’actifs agricoles, alors que dans le même temps, les fermes-usines se multiplient. Les rodomontades de Hollande, « nous veillerons à ce que l’accord soit respecté », ne cachent pas son impuissance, réduit à lancer un appel à la grande distribution et à appeler les consommateurs à acheter de la « viande de France »

Après des années d’austérité, les consommateurs achètent de la viande quand ils le peuvent au prix qu’ils peuvent. Et dire que la viande française, produite de la même manière que les autres, serait de meilleure qualité ne repose sur aucun critère objectif.

Les accords de libre échange doivent être dénoncés. Toute l’agro-industrie doit être mise au pas – production, transformation et distribution doivent être de proximité – pour revenir à des fermes autosuffisantes, où les animaux sont nourris avec la production de la ferme. L’agro-industrie n’est pas compatible avec l’agriculture paysanne qui seule peut préserver notre santé, l’environnement et la vie dans les campagnes.

François Favre Hebdo L’Anticapitaliste – 299 (23/07/2015)

Mardi 21 Juillet 2015, mise à jour Mercredi 22 Juillet 2015, 12:03

Lire aussi:

http://www.revolutionpermanente.fr/Un-ete-de-colere-pour-les-eleveurs

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22 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

qui dit vrai sur la crise des éleveurs? (jdd)

faucille

Depuis le début des manifestations d’éleveurs, les réactions politiques sur la situation économique désastreuse de la filière s’enchaînent. De l’accusation du modèle productiviste, au blocus des produits alimentaires par les Russes, chacun y va de sa propre interprétation. Le JDD.fr décrypte le vrai du faux.

En colère à cause de la faiblesse de leurs revenus, les éleveurs manifestent contre les prix auxquels ils sont obligés de vendre leur viande, jugés trop bas. Pourtant très soutenue, la filière est en crise, entremêlée dans l’augmentation des prix des matières premières, les subventions de l’Etat et les crédits de la Politique agricole commune (PAC) ou encore le boycott des produits alimentaires de la Russie. Le JDD.fr vous propose d’y voir plus clair.

Vrai : les éleveurs impuissants face à la grande distribution

Depuis plusieurs années, les éleveurs font face à une baisse de leur revenu à cause des coûts de production qui augmentent et des prix à la consommation qui ne suivent pas. Si ces derniers sont pourtant à la hausse, ils ne permettent pas de compenser les contraintes budgétaires des éleveurs. Le syndicat agricole FNSEA estime que 15 à 25% des exploita- tions d’élevages seraient menacés de faillite. Selon l’Observatoire de la formation des prix et des marges c’est essentiellement les enseignes de la grande distribution qui bénéficient de l’augmentation des prix, et non les éleveurs.

Trop de subventions pour les uns, trop de charges pour les autres

Au niveau européen, la France fait figure de privilégiée, même si elle est l’un des plus gros contributeurs. Elle reçoit environ dix milliards d’euros d’aide de la PAC, quand l’Allemagne n’en reçoit « que » sept. Des subventions européennes qui permettent de maintenir la tête des éleveurs hors de l’eau et sans lesquelles beaucoup d’entre eux devraient mettre la clé sous la porte. Cette situation de dépendance vis-à-vis des subventions contraste pourtant avec les arguments de l’ancien ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, pour qui la situation des éleveurs est due « aux cotisations salariales » et « aux normes environnementales qui pèsent sur les producteurs de lait et sur les éleveurs ». Les agriculteurs bénéficient aussi de nom- breuses exonérations de charges. Comme tous les employeurs, ils peuvent en bénéficier sur les bas salaires. Les jeunes agriculteurs ont des baisses de charges pendant les cinq premières années de leur exercice (notamment de 65% la première année). Ou encore le remboursement partiel des taxes sur les carburants utilisés dans leur exploitation.

Vrai : une filière empêtrée dans le toujours-moins-cher

Pour la secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, les éleveurs souffrent à cause de la stratégie de la filière. « Le modèle agricole français vise à produire à bas coût, de façon intensive, de la viande que l’on ne mange pas, qui est destinée à l’expor- tation » déclare la conseillère régionale d’Ile-de-France, « ce modèle-là ne va pas survivre ». D’autant que, si la France est bien l’un des leaders mondiaux de l’exportation de viande, elle en importe également en grande quantité.

La faute à Poutine? Faux

La stratégie à l’export a également souffert de l’embargo russe sur les produits alimentaires européens. Dommage collatéral des sanctions européennes à l’encontre du pays de Vladi- mir Poutine, le boycott de la viande française a effectivement apporté un coup de mou aux exportations françaises qui ont vu se fermer un marché lucratif de 100 millions d’euros. Une explication, si elle ne permet pas d’expliquer le déficit structurel de la filière, que s’est appro- priée la députée Front National, Marion Maréchal-Le Pen, dont le parti soutient le président russe.

Lire aussi : Faut-il acheter sa viande plus cher pour sauver les éleveurs?

http://www.lejdd.fr/Societe/Qui-dit-vrai-sur-la-crise-des-eleveurs-743344

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17 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

25.000 exploitations sont au bord du dépôt de bilan (le huff’)

paysans

Selon Stéphane Le Foll

Le chiffre est alarmant. « Entre 22 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, sont cet été au bord du dépôt de bilan », affirme le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll dans Le Parisien. En avançant ces chiffres « collectés département par département » par ses ser- vices, le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises: bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent ».

D’après le quotidien, cela représente « au moins 40.000 emplois directs ». Pour la fédé- ration nationale bovine, c’est en réalité le double d’emplois qui sont menacés. (…) Les éle- veurs ont multiplié les actions ces dernières semaines, dans l’Ouest notamment, pour protester contre l’absence de remontées des prix de leurs productions. (…)

Le HuffPost/AFP Publication: 17/07/2015 10h03  Mis à jour: Il y a 1 heure
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Commentaire: L’industrialisation implique la concentration… et la disparition des petits…

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17 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

tafta/tisa: une catastrophe imminente (ccr)

libre-echange-canada-union-europeenne

Les conséquences désastreuses des traités transatlantiques

Le projet du Trans-Atlantic-Free-Trade-Agreement (TAFTA) a été adopté par une majorité de députés européens le 8 juillet dernier, il pourra donc continuer à être discuté entre l’UE et Washington, mais aussi avec les multinationales, dans la plus grande opacité. Il pourrait s’appliquer fin 2015, début 2016. Mais ce traité de libre exploitation est complété par un autre projet de traité, tout aussi nocif, le TISA (Trade in Services Agreement). Ce dernier vise à la destruction de l’ensemble des services publics dans les pays signataires (USA, UE, mais aussi Japon, Turquie, Canada, Australie et Mexique).

TAFTA. Le but : faire table rase des entraves aux profits des multinationales Le droit du travail dans tous les pays concernés pourra être remis en cause par les multinationales sur simple saisine d’un tribunal d’arbitrage privé dont le «jugement» s’imposera aux états, par exemple la possibilité d’annuler l’augmentation du SMIC pour les travailleurs d’une entreprise avec qui un contrat a été passé avant l’augmentation. Toutes les garanties concernant la protection de la santé et la préservation des milieux naturels seront remises en cause. Les normes seront nivelées par le bas, qu’elles soient américaines (FDA) ou européennes (EN nécessaires au marquage CE).

Le recours au droit privé permettra aux multinationales de faire invalider des lois nationales si celles-ci sont jugées contraires à la réalisation de leurs profits. Dans ce cas, les états pourront être condamnés à payer des amendes, via le Trésor Public, c’est-à-dire en puisant dans les impôts payés par les travailleurs.

Les conséquences catastrophiques pour les masses Empirant considérablement la loi Macron et la loi sur le dialogue social, pourtant déjà passablement réactionnaires, le TAFTA vise à désarmer totalement les travailleurs face à leurs exploiteurs. Mais l’enjeu est planétaire, c’est l’avenir même de la population mondiale qui est mis en danger par une classe sociale, la bourgeoisie, qui n’agit qu’en fonction de ses intérêts à court terme.

D’abord, en termes de conséquences sur la nourriture et la santé: la domination de Monsanto sera totale. Celui-ci pourra cultiver allègrement ses maïs transgéniques en plein champ, où bon lui semble. Il prendra des brevets sur le vivant et fera condamner pour contrefaçon le petit paysan qui replantera ses plants de pomme de terre dans son jardin, au lieu d’en racheter de nouveaux chez les semenciers.

De même les substances toxiques interdites pourraient circuler de nouveau librement : doses élevées de pesticides dans les végétaux, hormones et chlore dans les volailles, bisphénol A dans les biberons, etc. Enfin, il y a toutes les conséquences imaginables sur l’environnement : en France par exemple, le lobby des gaz de schiste, au nom de la rentabilité, ferait annuler l’interdiction de la fracturation hydraulique, créant un risque climatique, écologique et sanitaire.

Tisa Wikileaks révèle l’avant-projet d’avril 2015 actuellement en discussion Cet avant-projet confirme l’objectif de Tisa: «démanteler les barrières aux échanges concernant tous les services»: fourniture d’eau, éducation, transports, télécommunications, services financier. Bref, tout sauf «les services fournis dans l’exercice de l’autorité gouvernementale», c’est-à-dire l’armée, la police, la diplomatie. Par ailleurs, il est écrit que «Les parties accordent immédiatement et inconditionnellement aux fournisseurs de services de tout autre pays partie, un traitement aussi favorable que celui accordé aux fournisseurs de services de son propre pays». Ceci signifie concrètement que toute subvention accordée à un service public dans un pays devra être accordée à toute entreprise privée venue d’un autre pays.

Contre ces deux projets, une seule solution : la mobilisation Dans de nombreuses villes des comités «STOP TAFTA» existent, qui sont regroupés dans un collectif national. Dès la rentrée, il est urgent que ce dernier s’adresse aux organisations syndicales, associatives et politiques du mouvement ouvrier afin d’organiser la lutte dans un cadre unitaire.

Une chose est sûre, il ne sera possible de gagner qu’à 2 conditions. D’abord que la classe ouvrière, largement informée du danger imminent qui pèse sur elle, se mobilise avec ses méthodes de classe: grèves, manifestations, réunions publiques, rassemblements. D’autre part que les contacts soient pris par les organisations avec les forces qui s’opposent à ces traités dans tous les pays, afin d’assurer le caractère international et internationaliste de la lutte à mener. Publié le 16 juillet 2015 Christian GROSZ

http://www.revolutionpermanente.fr/Les-consequences-desastreuses-des-traites-transatlantiques

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07 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

bangladesh : le combat de la paysannerie et la crise climatique (npa)

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Tu es venu en France à l’invitation de la Confédération paysanne pour participer à la mobilisation à Amiens le 17 juin en défense des militants paysans en procès pour leur action contre la « ferme des mille vaches »…

Nous voulions affirmer une solidarité internationale envers la Confédération paysanne et ses membres traînés devant la justice pour un combat, face à des fermes industrielles géantes, dans lequel nous nous reconnaissons entièrement. De même que la Conf’, nous sommes membres de La Via Campesina. Je représentais à Amiens nos associations jumelles, le BKF-BKS, qui regroupent quelque deux millions de paysans au Bangladesh, pour moitié des hommes (dans le BKF) et pour moitié des femmes (dans le BKS). Avoir deux organisations parallèles a facilité l’intégration des paysannes, étant entendu que les maris ne peuvent rejoindre le BKF que s’ils acceptent que leurs épouses fassent de même avec le BKS. L’agro-industrie impose sa loi à l’échelle internationale et il est très important que notre solidarité s’affirme à ce niveau. La Via Campesina a ainsi des sections tant au Nord (comme en France) qu’au Sud (comme au Bangladesh).

Avant Amiens, tu as participé à Montreuil (93) à la rencontre internationale préparant des actions à l’occasion de la conférence sur le changement climatique qui doit se tenir à Paris en décembre prochain…

Nous ne faisons en rien confiance aux gouvernements et institutions mondiales pour juguler le réchauffement climatique. Or, le Bangladesh est l’un des pays les plus immédiatement concernés par les effets du réchauffement. Non seulement de vastes régions côtières sont si basses qu’elles sont facilement inondables, mais la densité démographique est particu-lièrement élevée : nous sommes le 94e pays par la surface, mais le 8e par la population. En gros, nous avons une densité analogue à celles des Pays-Bas, mais pour une population d’environ 160 millions! C’est dire que toute élévation du niveau des océans et tout phéno- mène climatique extrême a des conséquences dramatiques dans notre pays. Nous sommes véritablement sur la ligne de front climatique !

Aux effets globaux du mode de développement capitaliste contemporain, il faut ajouter ses effets locaux. Prenons l’exemple de la production à grande échelle, dans le sud-ouest du Bangladesh, dans le delta du Gange, de crevettes à destination, notamment, du marché européen. Les digues des polders ont été ouvertes et les terres très rentables où travaillaient des paysans pauvres ont été noyées sous l’eau salée pour créer des bassins d’élevage.

À court terme, des villageois ont bénéficié de revenus attirants dans l’aquaculture… mais celle-ci a détruit la végétation côtière (mangroves…) ainsi que la bio­diversité dont elle était le refuge et une protection naturelle contre les assauts de l’océan. Elle a provoqué la salinisa- tion des terres environnantes et leur désertification, les rendant impropres à la culture. Quant aux crevettes, elles sont victimes de maladies infectieuses. Le « marché » s’en fiche : si nécessaire, les capitaux vont porter la destruction ailleurs. Mais la population locale sombre dans la pauvreté.

Ce problème n’est en fait pas récent, et remonte au début des années 1990. Dans une ré- gion où l’aquaculture de la crevette a été développée, 9 villages ont fait de la résistance sous l’impulsion d’une femme qui fut assassinée par la police. Ces villages sont devenus un îlot de verdure, de biodiversité, un exemple de souveraineté alimentaire, la condamnation vivante de l’agro-industrie. C’est ce type de combat dans lequel nous sommes engagés pour la défense de la paysannerie, mais aussi des travailleurs précaires ou des «peuples indigènes».

Nous avons apporté une aide aux ouvrières du textile victime de l’effondrement à Dacca de l’immeuble industriel Rana Plaza, ou encore à des villages victimes d’inondations ou d’un froid exceptionnel dans le nord. Nous avons pu mener ces actions notamment grâce à l’aide financière que l’association Europe solidaire sans frontières (en France) a pu nous faire parvenir. L’aide aux victimes de catastrophes humanitaires – industrielles, climatiques – fait de plus en plus partie des tâches du BKF-BKS.

Comme dans beaucoup d’autres pays du Sud, nous aidons aussi à des occupations de terres laissées en friche par leurs grands propriétaires (ou dont la propriété est indécise). Une particularité au Bangladesh est que ces terres occupées par des paysans pauvres sont souvent de grands bancs de sable apparaissant dans les méandres des fleuves et qui peuvent changer d’emplacement avec le temps.

Peux-tu nous parler des « caravanes » que vous avez organisées ces dernières années ?

Depuis quatre ans, nous organisons en novembre-décembre une Caravane pour la défense des droits des paysans, des femmes et du climat, pour souligner l’interaction entre tous ces domaines. En 2014, la caravane a d’abord traversé une bonne partie du Bangladesh avant se rendre en Inde, puis de remonter jusqu’au Népal pour participer à un sommet populaire régional. Nos caravanes ont toujours inclus des délégations étrangères venues, en parti- culier, d’autres pays asiatiques, mais aussi d’Europe et d’ailleurs – grâce notamment aux liens tissés en participant aux sessions de l’Institut international de recherche et de formation (IIRF) à Manille aux Philippines.

À chaque étape de notre caravane, nous organisons des débats et ­séminaires avec la popu- lation locale, de façon à multiplier les échanges et la prise de conscience de l’importance des enjeux clima­tiques. Nous rendre en Inde et au Népal était particulièrement important. Il y a une coopération croissante, sous l’actuel Premier ministre indien Modi, entre les milieux dirigeants d’Inde et du Bangladesh. Il faut renforcer la coopération des mouvements popu- laires et, en particulier, entre associations membres de La Via Campesina. De plus, la fron- tière entre nos deux pays est l’objet de tensions, aggravées par les migrations dues au désordre climatique ; il faut combattre la montée de la xénophobie, renforcer les sentiments de solidarité, la conviction qu’il faut s’unir dans l’adversité. Pour cela, il faut se rencontrer.

Nous nous heurtons au durcissement des régimes qui restreignent d’autorité les libertés de circulation. Ainsi, un visa a été exigé par les autorités indiennes aux Bangladais pour les laisser passer au Népal, ce qui n’était pas le cas auparavant, et une partie des membres de la Caravane n’ont pu participer à l’étape finale. Ce fut une grande frustration, après un tel chemin ! Nous n’organiserons pas la prochaine caravane cette année, mais en 2016. Nous avons aussi en projet une mobilisation contre la construction d’une centrale nucléaire prévue par le gouvernement en collaboration avec la Russie. Dans tous ces domaines, la coor- dination des mouvements populaires à l’échelle internationale nous semble essentielle.

Propos recueillis par Pierre Rousset

Entretien. Invité par la Confédération paysanne, Badrul Alam, dirigeant d’associations paysannes du Bangladesh, était en France à la mi-juin. Nous en avons profité pour l’interviewer.

http://npa2009.org/actualite/bangladesh-le-combat-de-la-paysannerie-et-la-crise-climatique

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07 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

état et grande distribution contre les petits producteurs (ccr)

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La nuit de l’élevage en détresse voit la FNSEA se faire déborder par sa base

A l’appel de la FNSEA, syndicat agricole particulièrement à droite, des milliers d’agriculteurs en colère ont participé à la «nuit de la détresse», essentiellement dans l’Ouest de la France, là où se concentre le plus d’éleveurs, notamment de porc. L’objectif était de manifester contre l’absence de remontée des prix à la vente de la viande de 5 centimes, qui avait été négociée entre l’État, les agriculteurs et la grande distribution.

Les raisons de la colère Des opérations escargots ont été menées en Normandie. A Saint-Lô, une soixantaine de tracteurs ont bloqué des ronds-points et déversé du fumier et des pneus enflammés. Des tags: «on ne rigole plus», «voleur», «mangeons français», «Sauvez l’élevage», «Partagez vos marges», «Ras le bol» ont été inscrits sur des supermarchés. «Leclerc est l’un des plus gros bandits», a fait valoir Alain Bernier, président de la FDSEA 44 en organisant une action devant un des magasins de cette chaîne.

Les éleveurs estiment que les prix de la viande, de porc comme de bœuf, ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production. Le revenu des producteurs de viande bovine serait ainsi tombé à 12 000 euros par an, selon la FNSEA. Le litre de lait payé aux agriculteurs vaut désormais 30 centimes, le kilo de carcasse de porc 1,3 euro et celui de viande bovine, 3 euros, soit une baisse de 20 à 30% selon ces produits en un an. Si les supermarchés ont fait les frais de cette colère, les responsables de quelques grandes chaînes: Leclerc, Système U, Lidl, ont eu tôt fait de se dédouaner en affirmant qu’ils ont bien racheté la marchandise plus chère pour répondre aux demandes des producteurs mais qu’il existe encore des intermédiaires responsables, sans doute, de leur manque à gagner, tels que les industriels transformateurs.

Mollesse syndicale et gouvernement conciliateur : l’élevage inquiet pour son avenir Cette soirée n’a pas été très calme pour le président de la FNSEA Xavier Beulin, chahuté par les éleveurs à Saint-Brieuc, alors qu’il leur proposait des «solutions» au mois de septembre. «Si on attend le mois de septembre, on sera pas la moitié», s’est écrié un éleveur. Et de rappeler à Xavier Beulin, exploitant céréalier, qu’il n’était pas du même monde qu’eux. «Aujourd’hui, c’est le soir des éleveurs, pas des céréaliers», lui a-t-il dit.

Les céréaliers ont depuis des années des revenus confortables, sans rapport avec ceux des éleveurs. A Rennes, on pouvait entendre un producteur de lait déclarer aux journalistes: «On veut pas finir comme la sidérurgie en Lorraine». A Saint-Brieuc des éleveurs ont vidé un camion frigorifique contenant de la charcuterie espagnole. «Il y a un avenir pour l’agriculture française à condition que les pouvoirs publics nous soutiennent. Le gouvernement doit nous donner les moyens d’être compétitifs.» Voilà ce qu’on pouvait entendre dans le Nord. Les prix, la valorisation de «l’origine France», une baisse du coût du travail et une fiscalité efficace sont quelques-unes des mesures qu’ils réclament.

Le gouvernement, lui, cherche à temporiser. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a demandé au médiateur des relations commerciales agricoles de contrôler les accords signés en juin. Une prochaine rencontre entre tous les acteurs devrait avoir lieu vers mi-juillet et une nouvelle table ronde le 1er septembre pour discuter de l’encadrement des promotions. Des actions contre les hypermarchés sont déjà prévues par les agriculteurs pendant l’été.

Entre petite production et industrialisation : le dilemme des agriculteurs Le projet de ferme des 1000 vaches, à Drucat, dans la Somme, rappelle que deux paysanneries se font face. L’une perpétuellement au bord de la faillite et qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, et l’autre, semi-industrielle, avec des capitaux et des revenus très importants. L’hétérogénéité des agriculteurs n’est pas nouvelle, mais les difficultés des plus petits et de certaines activités, l’élevage par exemple, sont de plus en plus importantes.

Un arrêté préfectoral vient d’obliger la ferme des 1000 vaches à se séparer des quelques 300 vaches supplémentaires d’ici 15 jours pour revenir au seuil autorisé de 500 laitières. C’est une décision purement politique. La Confédération paysanne, elle, souhaite que « l’agriculture reste aux mains des paysans et non des industriels »

Le productivisme ne vient pas de nulle part. Il est une conséquence logique des mécanismes inhérents au capitalisme, notamment la concurrence qui tend à laisser deux choix aux entreprises, y compris agricoles: mourir ou grossir.

Il n’y aura pas de solution durable et véritable pour la petite et la moyenne paysannerie dans le cadre du capitalisme, que la FNSEA, toujours à la pointe pour défendre son modèle productiviste et pollueur, se garde bien évidemment de remettre en question. Les agriculteurs sont les premiers à s’en apercevoir plus ou moins progressivement, il faut les soutenir et les éloigner des solutions nationalistes réactionnaires qui ne régleront rien. Publié le 7 juillet 2015 Léo Serge

http://www.revolutionpermanente.fr/La-nuit-de-l-elevage-en-detresse-voit-la-FNSEA-se-faire-deborder-par-sa-base

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