Archive | Luttes paysannes et alimentation

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Dans le « Canard Enchaîné »

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11 juin 2013 ~ 0 Commentaire

« Entrée du personnel » à Douarnenez, Morlaix, St Brieuc, Loudéac

« Entrée du personnel » est un documentaire où la réalisatrice donne la parole aux ouvriers qui travaillent dans les abattoirs industriels. Du 10 au 14 juin, la réalisatrice Manuela Frésil accompagnera son film Entrée du personnel dans cinq salles en Bretagne.
Mardi 11 juin à 20h30 : Douarnenez, Cinéma Le Club
Mercredi 12 juin à 20h30 : Morlaix, Cinéma La Salamandre
Jeudi 13 juin à 20h30 : Saint Brieuc, Cinéma Club 6 en partenariat avec Les Fondus déchaînés
Vendredi 14 juin à 20h30 : Loudéac, Cinéma Quai des Images

« L’abattoir est loin de tout, tout au bout de la zone industrielle.
Au début, on pense qu’on ne va pas rester.
Mais on change seulement de poste, de service.
On veut une vie normale.
Une maison a été achetée, des enfants sont nés.
On s’obstine, on s’arc-boute.
On a mal le jour, on a mal la nuit, on a mal tout le temps.
On tient quand même, jusqu’au jour où l’on ne tient plus.
C’est les articulations qui lâchent. Les nerfs qui lâchent. Alors l’usine vous licencie.
A moins qu’entre temps on ne soit passé chef, et que l’on impose maintenant aux autres ce que l’on ne supportait plus soi-même. Mais on peut aussi choisir de refuser cela. »

Une interview ici :
http://cinema.nouvelobs.com/articles/25347-interviews-entree-du-personnel-l-enfer-des-abbatoirs-desosse-par-manuela-fresil?page=1

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestations et blocage dans les plantations africaines (AeL)

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Vincent Bolloré reçoit les revendications à Paris

Dans trois pays d’Afrique, les riverains des plantations contrôlées par le groupe Bolloré ont organisé des actions de blocage et perturbation simultanées le jour de l’AG des actionnaires. A Paris, Vincent Bolloré a reçu en mains propres la lettre de revendications portée par des ressortissants des pays concernés. Blocages et occupations. Ce mercredi 5 juin, plusieurs centaines de villageois libériens occupent les terrains de la plantation SRC, des paysans et chefs traditionnels camerounais se sont rassemblés devant le siège de la Socapalm à Douala. Une manifestation de riverains a été bloquée par les FSI (Forces de Sécurité Intérieures) en Côte d’Ivoire alors qu’ils marchaient vers l’usine centrale. La manifestation a été annulée en Sierra Leone pour raisons de sécurité. Ces différentes entreprises appartiennent à la holding luxembourgeoise Socfin, qui est contrôlée par le groupe Bolloré. Pour se hisser à l’échelle de la multinationale, ils ont décidé de coordonner leurs luttes.

Vincent Bolloré « s’engage » pour les populations riveraines

A Paris, Vincent Bolloré est sorti personnellement de l’AG pour recevoir les revendications. « Notre groupe prend au sérieux sa responsabilité sociale. Je m’engage à faire le nécessaire pour répondre au mieux aux demandes des populations locales » a-t-il affirmé aux Camerounais, Ivoiriens et Congolais venus avec le ReACT (Réseau d’Action Concertée Transnationale), l’AFASPA (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique) etc. au siège du groupe. Les revendications sont similaires du Cameroun au Sierra Leone. La première : protection de l’espace vital de 250 ha de terres cultivables autour des villages riverains pour les paysans locaux. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont en effet passées de 87 303 à 99 683 ha en 2 ans. La seconde : compenser cette privation de terres par des services sociaux tels que les y engagent les conventions et baux concédés par les Etats africains. L’interdiction d’accès des riverains aux centres de santé de la Socapalm au Cameroun avait par exemple été un motif de soulèvements réguliers.

Une négociation transnationale à venir ?

« Cette première action internationale n’est que le début. Nous sommes déterminés à faire respecter nos droits et M. Bolloré devra finir par l’entendre », affirme Emmanuel Elong, porte-parole du Synaparcam, le syndicat des paysans riverains de la Socapalm au Cameroun. « M. Bolloré nous a reçu, main- tenant nous demandons que soit organisée une négociation transnationale, avec des représentants des riverains de tous les pays concernés », explique David Ngangang, membre de la délégation parisienne intervenue au siège de Bolloré lors de l’AG des actionnaires.

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Contacts en Afrique :

Cameroun, Emmanuel Elong, porte-parole Synaparcam : 00 237 74529387

Porte-Parole en France : David Ngangang 06 33 02 46 52 6 juin 2013 par AFASPA

http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/comptes-rendus-des-luttes/article/manifestations-et-blocage-dans-les

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05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

450 euros d’amende pour diffusion de « légumes clandestins »(Bastamag)

450 euros d’amende pour diffusion de « légumes clandestins »(Bastamag) dans Luttes paysannes et alimentation concombremasquelehs_10022009_002750-244x300

« Légumes clandestins » ! L’inscription ironique figure sur les pancartes que des jardiniers et des consommateurs brandissent ce 4 juin sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation à Toulouse.

Ils dénoncent la pression sur les petits producteurs qui commercialisent des variétés de légumes non inscrits au catalogue officiel (lire nos précédents articles). Quinze jours plus tôt, le 17 mai, des petits maraîchers ont reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes, sur le marché de Lavelanet, en Ariège. Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants. Ils encourent une amende potentielle de 450 euros… « Bien que pour eux qui vendent moins de 10 000 plants par an, cette carte soit gratuite, pour le moment du moins, cette visite a causé un certain émoi, d’autant plus que jusqu’ici cette activité annexe était tolérée et que ces maraîchers ignoraient même que cette carte était obligatoire », réagissent plusieurs organisations [1] dans une lettre commune. Ces dernières voient dans ce contrôle « un abus s’inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de toutes les activités et de toutes les personnes qui échappent au contrôle des multinationales ». L’élu écologiste François Calvet, Vice-Président de la commission agriculture du Conseil régional Midi- Pyrénées, considère également ce contrôle comme « inopportun ». « La vente de plants par les maraîchers peut-être un revenu complémentaire non négligeable, écrit-il. Au moment où l’économie agricole est en crise, il n’est pas acceptable que ces paysans soient mis en difficulté par une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle ».

Plus largement, les organisations associatives et paysannes demandent à « répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue. » Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », estime le Réseau semences paysannes. « Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs », assure pour sa part la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Catherine d’Hervé. Cette action intervient alors que la législation sur la commercialisation des semences et des plants est en cours de révision à l’échelle européenne.

Notes

[1] Confédération Paysanne Midi Pyrénées et de tous les départements de la région, Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Amis de la Terre Périgord, Nature & Progrès Ariège, Nature & Progrès Hautes Pyrénées, Nature & Progrès Quercy Gascogne, Nature & Progrès Haute Garonne, Nature et Progrès Aveyron, Croqueurs de carottes, Collectif anti-OGM31, Pétanielle, Terre en vie 65, ATTAC Toulouse, Toulouse en transition, Collectif des Semeurs du Lodévois-Larzac, Kokopelli, collectif des Faucheurs Volontaires, les herbes folles de Saverdun,…

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Châteaulin, Doux, les douanes perquisitionnent le siège social (OF)

 Châteaulin, Doux, les douanes perquisitionnent le siège social (OF) dans Luttes paysannes et alimentation

Information Ouest-France. Fin mai, les douanes ont mené une perquisition au siège social du volailler Doux à Châteaulin (Finistère). La teneur en eau dans les poulets serait au cœur d’une enquête.

Mercredi 22 mai, des agents de la douane de Bretagne et Paris, ont mené une perquisition dans les locaux du siège social du groupe Doux à Châteaulin. Selon nos informations, les douaniers, accompagnés de gendarmes, sont arrivés à 9 h et ont présenté à Jean-Charles Doux, président-directeur général de la société, une commission rogatoire délivrée par le tribunal de grande instance de Rennes pour une perquisition « hors flagrance ». L’opération s’est terminée vers 22 h. Un informaticien a procédé à la copie des disques durs. Des documents administratifs, ainsi que des analyses de laboratoire, ont été mis sous scellés.

Une demande de France Agrimer ?

L’enquête s’orienterait sur une suspicion de fraude portant sur la teneur en eau injectée dans des poulets pour augmenter leur poids à l’export et donc son prix. France Agrimer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer et chargé d’appliquer, en France, certaines mesures prévues par la Politique agricole commune, aurait demandé à vérifier les analyses. Contacté, Arnaud Marion, directeur général, n’a pas souhaité faire de commentaire. « Notre seul objectif est de travailler sur le redressement de Doux et rien d’autre. »

Maël FABRE. Consommation mardi 04 juin 2013

 http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Doux.-Les-douanes-perquisitionnent-le-siege-social_39382-2198948_actu.Htm

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03 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Droit à la terre: un paysan corse menacé d’expulsion (Bastamag)

Droit à la terre: un paysan corse menacé d’expulsion (Bastamag) dans Luttes paysannes et alimentation village_corse_panneau_1

Un paysan expulsé manu militari de sa ferme, avec femme et enfants, pour laisser la place à un investisseur fortuné.

C’est le cauchemar bien réel que vit Jean-Michel Seni, paysan en Corse-du-Sud. L’agriculteur est locataire du domaine de Rovani, un coin superbe qui domine les golfes et plages de l’île de beauté. En 2006, les terres sur lesquelles vit et travaille Jean-Michel Seni depuis près de 30 ans sont mises aux enchères, les héritiers des propriétaires ne s’entendant pas. Les actes d’adjudication – qui encadrent la vente aux enchères – omettent [1] de mentionner qu’un bail rural est en cours, prouvant qu’un agriculteur travaille sur place et qu’il ne peut être expulsé avant sa retraite.

Le bail rural protège plutôt bien les agriculteurs. D’une durée minimale de 9 ans, il est habituellement de 18 ans et donne la possibilité au paysan locataire de préempter en cas de vente de la propriété. Mais sur le domaine de Rovani, officiellement, il n’y a donc pas d’agriculteur. Le lieu a donc été vendu bien au-delà de sa valeur agricole (350 000 €) à une personne à la retraite vivant sur le continent, et n’ayant aucun projet agricole. La société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), qui aurait pu préempter pendant le délai de deux mois qui court de la vente à sa validation, ne s’est pas manifestée.

De la ferme au HLM

Depuis, un marathon judiciaire s’est engagé. De recours en requête, de tribunal en cour d’appel, l’affaire a finalement atterri sur le bureau du Préfet. Qui s’est prononcé le 24 avril dernier pour « le concours de la force publique ». C’est à dire l’expulsion de la famille Seni. Sommée de plier bagage, avec ses 40 vaches, de dire adieu à ses pâtures et à ses vergers de 500 oliviers. « Ces sept années de procédures ont ruiné financièrement M. Seni, dont les seules ressources proviennent de sa petite exploitation agricole, rappelle un juriste qui a suivi le dossier de près. Le nouveau propriétaire fait bloquer par voix d’huissier ses comptes bancaires pour s’indemniser. Depuis 2008 la famille Seni doit se débrouiller pour vivre avec 400€ par mois. » Difficile, dans ces conditions, de faire face à des spéculateurs fortunés, à même de se payer une solide défense.

Préfecture et mairie assurent à la famille Seni qu’ils auront un logement social. Un paysan, vivement modestement mais sûrement du fruit de son travail, enfermé entre quatre murs : voilà une perspectivement résolument enthousiasmante. « Nous demandons simplement que la famille Seni ne soit pas expulsée, dit Jean-Yves Torre de Droit paysan. Nous sommes près à constituer un groupement foncier agricole (GFA) pour racheter les terres au nouveau propriétaire. » En attendant, une requête en annulation doit être déposée ce lundi 3 juin 2013 au tribunal administratif de Bastia, pour demander l’annulation de l’accord au concours de la force publique du 24 avril 2013. Il a par ailleurs été demandé aux ministres du Logement, de l’Agriculture, de la Justice et au Premier ministre d’intervenir pour que le Tribunal paritaire des baux ruraux puisse arbitrer le litige concernant le bail « omis » dans les actes d’adjudication.

> Pour joindre le comité de soutien : lacellu.dinisula@gmail.com

Notes [1] La famille Seni et leur comité de soutien soupçonnent une falsification volontaire.

Par Nolwenn Weiler (3 juin 2013) http://www.bastamag.net/article3103.html

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29 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Deux millions de manifestants contre Monsanto (Rue 89)

Deux millions de manifestants contre Monsanto (Rue 89) dans Altermondialisme evil-corporations-copy

Vous le saviez, vous ? A l’appel d’organisations écologistes, ils étaient « deux millions » (selon les organisateurs, la police n’a pas compté) à défiler aux quatre coins du monde contre les agissements de la firme Monsanto le samedi 25 mai 2013.

Oui, oui, la veille même des « un million » de  « manifestants pour tous » (mais anti-mariage pour certains). Ah, je sais, les chiffres, les chiffres ! Rions en passant sur le million de « manifestants pour tous » contenus sur une esplanade des Invalides de 133 925 m2, ce qui aurait signifié un entassement de 7,47 corps frémissants par m2, chose évidemment impossible, sauf à les voir tous couchés de manière inconcevable les uns sur les autres. Mais revenons à nos moutons, enragés ou culs-bénits, quel qu’en soit le nombre exact. Si la « manif pour tous » fut un incontestable succès, celles contre les agissements de Monsanto ne le furent pas moins au niveau planétaire. Or rien sur ces dernières dans nos médias, quand leurs unes débordaient des exploits de la première. Blackout médiatique presque aussi complet, il faut le reconnaître, sur les récentes manœuvres des « partenaires » empressés de la firme américaine.

La Commission européenne à la manœuvre

Je veux parler de nos braves technocrates de la Commission européenne qui se sont montrés fort actifs depuis le début de cette année :

  • autorisation de la reprise de l’utilisation des farines animales (produites par qui ?) dans la nourriture de nos bestiaux aquatiques de consommation courante ;
  • limitation drastique du nombre de semences autorisées (produites par qui ?) et interdiction pénale de toutes les autres ;
  • pressions en tout genre pour faire légaliser l’exploitation et la commercialisation des OGM (produits par qui ?) dans l’Union européenne.

Sans doute y ont-ils même laissé toutes leurs forces tant ils montrent peu de zèle à faire appliquer leurs quelques rares et timides décisions un tant soit peu contraires aux intérêts de ces grandes firmes, comme celles prohibant (en principe) l’utilisation des pesticides tueurs d’abeilles. Et ce n’est pas ce pauvre Parlement européen (avec ou sans Bové) qui risque de faire opposition. Privés du pouvoir de faire des lois, nos chers « représentants des peuples » ne peuvent qu’y émettre de vagues résolutions.

Les moutons enragés dans la rue

Bref, à part la rue et sa désobéissance civile, plus grand monde pour s’opposer aux méfaits de pieuvres genre Monsanto et de leurs affidés politiques ou technocrates. Ce que firent deux mil… un certain très grand nombre de personnes dans 436 villes de 52 pays (de ça, on est au moins sûr). Réclamant sinon l’interdiction des lois protégeant outrageusement les intérêts de la firme américaine, du moins l’indication de la présence de ses produits dans la composition figurant sur les étiquettes. Mais même ça, tu parles, Charles ! Oh bien sûr, ils n’étaient que quelques centaines sur la place du Trocadéro à Paris ou encore à Strasbourg, mais des centaines de milliers aux Etats-Unis ou dans les villes d’une Amérique latine particulièrement concernée. Bon vous me direz, protégé par la coalition des technocrates vendus, des politiques corrompus et des médias aux ordres (je pèse l’emploi de tous ces qualificatifs), Mon- santo se fout totalement de ces doléances et garde son œil exorbité sur la seule courbe avantageuse de son action boursière. Mais voilà, il faut de tout pour faire un monde et des sujets de chroniques. Quitte à choisir entre la meute des moutons enragés écologistes s’inquiétant du contenu de leurs assiettes et le troupeau des âmes ulcérées s’occupant de culs qui ne sont pas les leurs, y a pas photo, comme on dit.

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27 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Contre l’agrobusiness, quelle agriculture paysanne?

Contre l’agrobusiness, quelle agriculture paysanne?  dans Altermondialisme usa-afrique

Pourquoi s’intéresser à l’agriculture et l’alimentation ?

Parce-que tout simplement, sans cultiver la terre et sans manger, un autre monde n’est pas possible. N’oublions pas que dans les pays en crise, se nourrir redevient une priorité absolue. Parce-que cette thématique est à cheval entre travail et nature (on produit depuis la nature avec elle), elle se situe donc entre social et écologique, elle combine revendications immédiates et projet émancipateur (demander de plafonner les aides de la PAC, c’est privilégier les modes de production plus respectueux de l’environnement par exemple).  C’est une bataille globale mais se décline aussi en expériences locales (paniers de légumes, coopératives alimentaires…). Enfin elle est sectorielle (puisque il s’agit d’un combat syndical dans la paysannerie) et en même temps concerne l’ensemble de la population quand il s’agit d’alimentation. La question agricole n’est donc pas uniquement une question écologique, elle touche des travailleurs, certes plus si nombreux dans le Nord, mais très majoritaires dans le Sud. Je vais essayer de développer en quoi on peut tirer un bilan très négatif de l’industrialisation du travail agricole en termes d’exploitation et d’aliénation, et les implications de ce constat pour notre projet éco-socialiste. Aussi je m’attarderais sur les aspects, les innovations dans le monde agricole qui questionnent ce même projet : démocratie, propriété privée, relocalisation de la production, l’agriculture est un laboratoire plein de richesses !

  1. Industrialisation du travail agricole :

Depuis les années cinquante, après guerre on assiste à l’industrialisation du travail agricole, ce qui a des conséquences désastreuses.

  • une fracture de classe au sein de la paysannerie apparaît clairement: disparition des petites fermes et énormes disparités entre petites et grandes exploitations et pauvreté dans les populations paysannes du Sud (ce sont les paysans ou anciens paysans dans le Sud qui sont les plus pauvres).

En France par exemple on assiste à une chute vertigineuse du nombre d’exploitations : de 2 millions en 1955 on est  passés à moins de 300000 aujourd’hui. Ce phénomène s’accompagne d’une concentration des terres et du capital : moins de fermes signifie nécessairement que celles qui restent tendent à être plus grandes : En 1955, 80% des exploitations comptaient moins de 20 hectares de superficie agricole utilisée (SAU) et 0.8% seulement occupaient plus de 100 hectares. En 2000, 12% des exploitations dépassent 100 hectares et occupent 46% de la SAU. 30% d’exploitations comptent moins de 5 hectares mais représentent 1.5% de la SAU totale. Les disparités sont donc de plus en plus marquées, entre les grandes et les petites fermes, il s’agit de deux mondes qui se côtoient mais n’ont absolument pas les mêmes intérêts. Entre une exploitation de montagne, qui dégage un très petit revenu, et les céréaliers businessmen des plaines céréalières, il n’y a que le mythe de l’unité du monde agricole qui peut les rapprocher.

Et pendant que le monde agricole subit un plan social plus brutal que celui du monde industriel, le nombre de salariés agricoles augmente, ainsi que les formes sociétaires d’exploitations agricoles. Ce-ci signifie que le modèle de la petite paysannerie laisse la place à un modèle capitalistique de l’exploitation agricole, où le paysan devient chef d’exploitation, patron de salariés agricoles. Sa ferme devient une société complexe. La division de classe est également visible dans le monde agricole en fonction des revenus : les disparités sont très importantes. Pendant que le quart des agriculteurs a une revenu inférieur à 12 000 euros par an, le revenu moyen par actif non salarié a augmenté de 88%, étant entendu que la part des subventions dans la formation du revenu est considérable puisqu’elle atteint plus de 80% du revenu en 2004. Mais pourquoi donc ? La Politique Agricole Commune est un véritable levier de classe, puisque les subventions accordées dépendent des hectares possédés… Plus t’en a, plus tu touches. Dans ce contexte d’accroissements des disparités, la salarisation du travail agricole est inéluctable. Elle s’accompagne de précarisation, due à la difficulté d’organisation dans ses secteurs et à l’augmentation du travail saisonnier (causée aussi aux exonérations fiscales). En somme l’abandon du modèle de la ferme familiale, donne la place à des exploitations agricoles de taille importante, qui emploient une main d’œuvre extérieure dans des conditions de plus en plus difficiles. Par exemple, le risque de percevoir un bas salaire dans l’agroalimentaire est 2.5 fois plus élevé que dans l’industrie.

Ces données de base permettent de comprendre les mécanismes fondamentaux déterminant les conditions du travail paysan. La pression économique étrangle littéralement en permanence une partie de la paysannerie. Elle conditionne la surexploitation de ceux qui surnagent avec peine. La concurrence acharnée pèse aussi sur le niveau de rémunération du salariat agricole et à privilégier les salariés précaires. Au début des années 2000, 26.4% des ménages sont pauvres chez les agriculteurs et les salariés agricoles contre 14% dans l’ensemble de la population. La surexploitation économique de la petite paysannerie et du salariat agricole est donc un trait caractéristique de l’agriculture sous domination capitaliste. La phase de mondialisation du capital l’a puissamment accentuée.

  • souffrance physique et psychique au travail dans l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire

Cette surexploitation économique induit une surexploitation physique et psychique tant des petits paysans que des ouvriers agricoles. Le paysan pour survivre va devoir dépenser sa force de travail sans compter et sans souci de sa préservation. Se met ainsi en place un mécanisme d’autoexploitation. Qui peut conduire à la maladie professionnelle (travail agri pénible et difficile, produits dangereux…) En 2005, le taux de suicide des ouvriers agricoles de 25-54 ans est de 69/100 000, plus élevé que celui de 42/100 000 des agriculteurs exploitants, à comparer au taux de 33/100 000 dans la population générale. Quelles sont les spécificités du monde agricole qui aboutissent à cette situation : isolement social, misère affective et sexuelle, l’activité paysanne est une affaire de plusieurs générations, ce qui amplifie le sentiment d’échec. Un autre élément très important est la transformation du travail d’élevage en production animale est une source de souffrance pour les éleveurs et les travailleurs. La dépendance économique de nombreux éleveurs aux grands groupes agroalimentaires a pour effet de transformer le travail de l’éleveur en faux travail indépendant.

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Intervention de Roxanne Mitralias à l’école anticapitaliste le 17/03/2013 Par Roxanne Mitralias le Dimanche, 26 Mai 2013

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper. Apéro bio en guise de « marche contre Monsanto » (LT)

Quimper. Apéro bio en guise de

25 mai 2013 à 11h57

Pas de marche ce samedi matin à Quimper dans le cadre de la journée nationale contre Monsanto. Eaux et Rivières de Bretagne a installé un stand près de la préfecture dans le centre-ville pour sensibiliser les passants sur les conséquences de l’emploi des pesticides et contre la politique de la multinationale agrochimique américaine. La « marche contre Monsanto » a pris ici la forme d’un apéro avec cidre et jus de pomme bio.

http://www.letelegramme.com/informations/quimper-apero-bio-en-guise-de-marche-contre-monsanto-25-05-2013-2114523.php

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Daoulas, ouverture de Goasven “point de vente” collectif de producteurs locaux

Daoulas, ouverture de Goasven “point de vente” collectif de producteurs locaux  dans Brest et région plangoasven-g

Goasven est situé dans le Finistère, à 25km de Brest et à mi chemin entre les 4 communes de Daoulas, Logonna-Daoulas, Irvillac et l’Hôpital-Camfrout.

EN VOITURE

Depuis la RN165, prendre la sortie “Daoulas”. Traverser le bourg en direction de l’Hôpital-Camfrout. Au bout de 3km, arrivé au carrefour de Logonna-Daoulas, prendre à gauche en direction d’Irvillac. Vous y êtes.

EN BUS

La ligne de bus Penn Ar Bed N°32 passe 3 fois par jour à Goasven, en général le matin et en fin d’après midi.

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