Archive | Luttes paysannes et alimentation

01 juin 2014 ~ 0 Commentaire

L’europe finit par plier (rtbf)

chirac

Les Etats membres pourront autoriser les OGM

Faute d’un consensus, l’Union européenne a trouvé mercredi un accord pour autoriser la culture des OGM sur son territoire, sous réserve de la possibilité pour les Etats réfractaires, dont la France, d’interdire les semis sur leur territoire, a annoncé un diplomate européen. La Belgique, tiraillée entre les positions flamande (favorable) et wallonne (défavorable) a préféré s’abstenir.

L’accord, qui doit être formalisé le 12 juin par les ministres de l’Environnement, a été adopté au cours d’une réunion des représentants permanents des 28, après des années de blocage sur ce dossier. Au départ opposés à la formule proposée, l’Allemagne, le Royau-me-Uni, et la France, qui redoutaient un cadre trop favorable aux multinationales semen- cières, s’y sont finalement ralliés, selon la même diplomate. Egalement réfractaire, la Belgique s’est abstenue.

Sans renationaliser la procédure d’autorisation, le nouveau cadre permet à chaque Etat d’interdire la culture d’un OGM sur tout ou partie de son territoire pour des raisons autres que la santé et l’environnement, comme l’ordre public, l’aménagement du territoire ou la lutte contre la dissémination. Les Etats membres anti-OGM ne pourront en revanche pas interdire le transit sur leur territoire des OGM autorisés, a précisé une source européenne.

Victoire des semenciers L’accord ouvre désormais les terres de l’UE à la culture des OGM, une mesure attendue par les semenciers depuis quatorze ans. Jusqu’à présent, les divergences des Etats sur les semis OGM rendaient les procédures d’autorisation très diffi- ciles et longues, objet à chaque fois d’empoignades politiques. Les Etats membres réfrac- taires n’avaient que la possibilité de recourir à des clauses de sauvegarde nationales, souvent attaquées en justice.

Quatre OGM ont obtenu une autorisation de culture, mais un seul est encore cultivé: le maïs MON810 du groupe américain Monsanto, qui a demandé le renouvellement de cette autorisation. Les autres, deux maïs (BT176 et T25) et la pomme de terre Amflora, ont été abandonnés. Mais sept autres demandes de cultures sont en attente d’une autorisation, dont le mais TC1507 de Pioneer, filiale du groupe américaint DuPont.  Mis à jour le mercredi 28 mai 2014 à 16h32

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-europe-finit-par-plier-les-etats-membres-pourront-autoriser-les-ogm?id=8279688

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31 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Quimper, action des agriculteurs contre le projet d’une « ferme-usine » (of)

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L’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère organise, lundi, devant la préfecture, une action pour protester contre le projet d’une usine contenant 1000 vaches dans la Somme.

L’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère s’insurge contre le projet destructeur de la « ferme-usine aux 1000 vaches » et condamne la criminalisation des militants. Le collectif s’oppose au projet de l’entrepreneur du BTP, Michel Ramery, d’une usine contenant 1000 vaches pour récupérer de la bouse afin de la transformer en électricité.

Une cinquantaine de paysans venus de toute la France sont entrés mercredi 28 mai, matin sur le chantier de la ferme-usine des 1000 vaches dans la Somme.

« Alors que les paysans, venus démonter la salle de traite sans destruction de bien, s’apprêtaient à quitter le site sans violence, les gendarmes sont intervenus et ont procédé à quatre interpellations. Les forces de l’ordre étaient donc au rendez-vous, non pas pour protéger le chantier, mais pour tenter de porter un coup à la mobilisation », explique la confédération dans un communiqué. En réponse, le collectif prépare une manifestation lundi 2 juin à 12 h 00, devant la préfecture de Quimper. Quimper – 30 Mai

http://www.ouest-france.fr/quimper-action-des-agriculteurs-contre-le-projet-dune-ferme-usine-2583976

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30 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande à rodez, un conseiller du président retenu par les manifestants (of)

Les policiers ont fait usage de lacrymogènes pour tenir à distance des manifestants lors de l’inauguration par le Président d’un musée. Un de ses conseillers est détenu.

Une délégation de la Confédération paysanne retient un conseiller du président avec lequel elle avait rendez-vous à la préfecture.La Confédération attend la libération des membres de la Confédération paysanne qui sont actuellement dans le Nord de la France en garde à vue pour l’affaire de la ferme des « Milles vaches » : « c’est une garde-à-vue sociale ».  Un membre des renseignements généraux de la police se trouverait également dans ce bureau.

Usage de lacrymogènes sur les manifestants Un important cordon de police a été mis en place sur l’avenue menant au musée pour faire barrage aux manifestants, des intermittents et précaires, des agriculteurs et des métallurgistes. Les manifestants se chiffraient eux- mêmes à 200 ou 300. La situation se serait tendue lorsque des manifestants ont tenté de forcer le passage, selon Centre Presse Aveyron. Une personne aurait été interpellée et trois auraient été blessés. La visite de François Hollande semble se poursuivre normalement : entouré d’Aurélie Filippetti, Sylvia Pinel et Michel Rocard, le président français inaugure le musée Pierre Soulages et son exposition permanente. Aveyron – 12h09

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28 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Il faut arrêter la ferme-usine des mille vaches (reporterre)

meatrix

Monsieur Hollande, ça suffit, maintenant.

La Ferme des 1000 vaches, dans la Somme, marque un tournant. Elle est le symbole d’une industrialisation imposée de l’agriculture qui annonce la fin de l’agriculture paysanne de qualité et de proximité. Le Président de la République doit prendre ses responsabilités et arrêter ce désastre annoncé.

Monsieur le Président de la République,

Nous sommes à un tournant. L’industrialisation de l’agriculture se fait de plus en plus pres- sante, et chaque année, sous couvert de modernisation, le nombre de paysans diminue.

Désormais, nous n’avons plus le choix : soit nous laissons faire, actant de ce fait la dispa- rition des paysans, soit nous controns ce mouvement pour faire vivre une agriculture créa- trice d’emploi, de dynamique des territoires, respectueuse de son environnement et de la souveraineté alimentaire, l’agriculture paysanne pour laquelle nous nous battons.

La ferme-usine des 1000 vaches est le symbole de ce point de non-retour. Elle n’est pas unique en Europe, encore moins dans le monde, mais doit-on pour autant s’y résoudre ? Aujourd’hui, vos discours et vos arbitrages politiques sont l’expression d’un choix. Vous par- lez d’agroécologie, d’emploi, mais surtout, sous prétexte d’une prétendue compétitivité, vous vantez la vocation exportatrice de la France, la balance commerciale comme ultime arbitre de vos actions. De fait, vous entérinez le modèle des fermes-usines comme celle des 1000 vaches.

Présentée comme un projet pilote par son promoteur Michel Ramery, elle fournirait du lait à bas prix grâce à des salariés précaires et à un méthaniseur géant subventionné. On est bien loin de la ferme qui produit du lait de qualité. Loin de la ferme partie prenante de son territoire. Loin de la ferme qui fait vivre des paysans. Pourtant, le discours de Michel Ramery, comme le vôtre, est séduisant. Vous nous parlez modernité, efficacité, rayonnement inter- national ! La réalité, elle, est bien moins séduisante. Vous le savez, nous le savons, nos concitoyens le savent.

Et si nous changions de vocabulaire ? Si nous pensions relocalisation, valeur ajoutée, qualité, vitalité, valorisation… ? L’agriculture paysanne que nous défendons est la seule qui soit en cohérence avec les enjeux auxquels vous, Président de la République, avez la res- ponsabilité de faire face. Mettons en regard la ferme-usine des 1000 vaches et son homo- nyme, le plateau de Millevaches en Limousin. C’est un endroit que vous connaissez bien puisque vous avez été Président du Conseil général de Corrèze.

Il y a là un renouveau frappant. Alors que le secteur semblait se vider inexorablement de sa population, des paysans sont revenus. Dans leurs fermes, ils produisent une alimentation de qualité et de proximité, ils expérimentent, ils emploient. Sur le plateau et au-delà, ils recréent des réseaux, renouvellent le lien social.

Plus de paysans, c’est aussi plus d’habitants, donc plus de services publics et mar- chands, plus d’activités. Et le plateau de Millevaches qui se vidait redevient attractif. C’est exactement ce dont aurait eu besoin ce secteur de la Somme où l’on veut implanter la ferme-usine des 1000 vaches. Pourtant, avec seulement 18 emplois, des milliers d’hectares de terres agricoles confisquées, les dégâts sur l’environnement, elle provoquera l’exact contraire.

Mais la vitalité d’un territoire n’est pas une variable recevable pour les agences de notation. Monsieur le Président, ces deux modèles sont incompatibles. Vous parviendrez toujours à garder quelques fermes-vitrines pour alimenter les dépliants touristiques, mais notre agriculture aura disparu.

L’industrialisation ne peut se poursuivre que par l’élimination de l’agriculture à taille humaine. L’accaparement des terres agricoles, la dérégulation des marchés, la spécia-lisation, puis la disparition du savoir-faire paysan, l’élimination de la biodiversité dans la production comme dans l’environnement… quand il n’y aura plus de paysans, on ne pourra pas revenir en arrière.

Vous le savez, mais vous ne faites rien pour l’empêcher. C’est pourquoi, depuis sep- tembre, nous avons pris nos responsabilités pour stopper la ferme-usine des 1000 vaches. Nous, paysans, avons toute légitimité à agir puisque c’est de notre existence même qu’il s’agit. De notre existence, et du rôle que nous tenons dans la société.

Nous savions le risque que nous courrions en pénétrant, par deux fois, sur ce chantier. Après deux gardes à vue et une procédure judiciaire qui se poursuit, nous comprenons que nous ne sommes pas les bienvenus dans votre business plan de l’agriculture et que tous les moyens seront bons pour nous faire renoncer.

Mais nous ne lâcherons pas. Nous ne nous résignerons pas. Ni Michel Ramery, ni les intimidations policières et judiciaires orchestrées depuis le sommet de l’Etat ne parviendront à nous faire taire. Il est de notre responsabilité de nous battre pour le maintien de paysans nombreux sur le territoire.

Votre responsabilité, Monsieur le Président de la République, c’est d’agir en faveur de l’agriculture, et donc de la société toute entière. Si vous ne le faites pas, nous serons là, à nouveau.

Confédération Paysanne mercredi 28 mai 2014

Lire aussi : Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches

http://www.reporterre.net/spip.php?article5929

Et:

http://www.reporterre.net/spip.php?article5935

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28 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Brésil : la police charge une manifestation anti-mondial d’indiens et de travailleurs (i-télé)

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La police a dispersé, avec des gaz lacrymogènes, une manifestation d’Indiens et de travailleurs sans-toit près du stade de Brasilia.

Des manifestants anti-Mondial se sont à nouveau rassemblés mardi après-midi aux abords du stade Mané Garrincha à Brasilia. Parmi eux des Indiens, des militants, des travailleurs sans-toit et de tout âge.

Alors qu’ils souhaitaient s’approcher du stade qui accueillera le mois prochain plusieurs matchs de la Coupe du monde, ils se sont fait charger par des policiers et la cavalerie. Les policiers du bataillon de choc ont chargé plus d’un millier de personnes et leur ont lancé des gaz lacrymogènes pour les disperser. Certains manifestants ont répliqué en lançant des pierres contre les 700 policiers qui protégeaient le stade où se trouve le trophée du Mondial.

Un peu plus tôt dans la journée, quelques 500 chefs indiens avaient occupé le toit du parlement et manifesté pour défendre les droits de leurs peuples et critiquer les mesures gouvernementales qui portent atteinte à leurs territoires.

Ces évènements surviennent moins de deux semaines avant le début du Mondial qui se déroulera dans un climat social très tendu.

http://www.itele.fr/monde/video/bresil-la-police-charge-une-manifestation-anti-mondial-dindiens-et-de-travailleurs-84022

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25 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Guingamp: 300 personnes marchent contre monsanto (fr3)

frank

Des centaines de manifestations sont organisées ce samedi dans le monde entier sous la bannière de « March against Monsanto », afin de dénoncer les activités de la plus grande entreprise produisant des OGM. Un rassemblement a eu lieu à Guingamp, notamment.

Comme chaque année, un collectif d’associations opposées à l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture et l’alimentation organisent une marche mondiale contre Monsanto. Le 5 mai, le parlement a interdit la culture du Mon810 en France, mais selon les militants anti-OGM, elles pourraient être remises en cause par exemple dans le cadre d’un accord de libre-échange transatlantique global, comme celui qui est en cours de négociations entre l’Europe et les États-Unis (TAFTA).

A Guingamp (22), ils étaient près de 300 manifestants. C’est le Finistérien David Derrien, alias Dédé L’Abeillaud, qui milite pour la cause apicole, et Anna Le Scornec, qui ont appelé à un rassemblement. Cette marche dans la ville est soutenue par les associations environ- nementales et syndicats Eau et rivières de Bretagne, Solidaires 22, Confédération paysanne 22, Alerte à l’Ouest et Ingalan. Cette manifestation se poursuit par une soirée de soutien aux faucheurs volontaires, à la salle des fêtes de Kergrist-Moëlou.

Par Sylvaine Salliou Publié le 24/05/2014 | 17:18, mis à jour le 25/05/2014 | 10:15

http://bretagne.france3.fr/2014/05/24/guingamp-une-marche-contre-monsanto-484149.html

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20 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Une alimentation accro au pétrole 1 (esther vivas)

peace

Même si nous ne nous en rendons pas compte, nous mangeons du pétrole.

Le mode actuel de production, de distribution et de consommation d’aliments est « accro » à l’ « or noir ». Sans pétrole, nous ne pourrions pas manger comme nous le faisons. Néanmoins, dans un contexte où il sera de plus en plus difficile d’exploiter un pétrole de plus en plus cher, comment ferons-nous pour nous alimenter ?

L’agriculture industrielle nous a rendus dépendants du pétrole. Des semailles à la récolte et de la commercialisation jusqu’à la consommation elle-même, nous avons besoin de lui. La « révolution verte », les politiques qui nous disaient que la modernisation de l’agriculture allait mettre un terme à la faim, et qui fut imposée entre les années 1940 et 1970, nous a transformés en « junkies » de ce combustible fossile, en partie grâce à son prix relativement bon marché. La mécanisation des systèmes agricoles et l’utilisation intensive de fertilisants et de pesticides chimiques en sont les meilleurs exemples. Ces politiques ont signifié la privatisation de l’agriculture, en nous laissant, paysans et consommateurs, aux mains d’une poignée d’entreprises de l’agro-business.

En dépit des promesses de la révolution verte sur l’augmentation de la production de nourriture et, qu’en conséquence, elle mettrait fin à la famine, la réalité fut tout autre. D’une part, la production par hectare a bel et bien progressé. Selon les chiffres de la FAO, entre les années 1970 et 1990 le total des aliments per capita au niveau mondial a augmenté de 11%. Cependant, comme le souligne Jorge Riechmann dans son ouvrage « Cuidar la Tierra » (Soigner la Terre), cela n’a pas entraîné une diminution réelle de la faim, vu que le nombre de personnes souffrant de sous alimentation sur la planète a également augmenté de 11% au cours de cette même période – et cela sans même compter la Chine dont la politique agricole était régie par d’autres paramètres -, passant de 536 millions à 597.

La révolution verte a eu par contre des conséquences très négatives pour la petite et moyenne paysannerie et pour la sécurité alimentaire à long terme. Elle a concrètement aug- menté la puissance des entreprises agro-industrielles sur toute la chaîne productive ; provo- qué la perte de 90% de l’agro et biodiversité ; réduit massivement les nappes phréatiques ; augmenté la salinisation et l’érosion des sols ; déplacé des millions d’agriculteurs des cam- pagnes vers la misère des villes ; démantelé les systèmes agricoles traditionnels et nous a rendus dépendants du pétrole.

Une agriculture « junkie » L’introduction de mécanisation agricole à grande échelle fut l’un des premiers pas. En 1850 aux Etats-Unis, par exemple, comme l’évoque le rapport« Food, Energy and Society », la traction animale était la principale source d’énergie à la campagne, représentant 53% du total, suivie par la force humaine, avec 13%. Cent ans plus tard, en 1950, toutes deux ne représentaient qu’à peine 1% à la suite de l’introduction de machines à com- bustible fossile. La dépendance des machines agricoles (tracteurs, moissonneuses-batteuses, camions…), plus nécessaire encore dans les grandes exploitations et les monocultures, est énorme. C’est donc dès la production que l’agriculture est « accro » au pétrole.

Le système agricole actuel, avec les cultures d’aliments dans d’immenses serres indépendamment de la saison et du climat, a besoin des produits dérivés du pétrole et signifie une consommation d’énergie élevée. Des tuyaux aux emballages rembourrés, des bâches jusqu’aux toits, tout est en plastique. Selon les chiffres du Ministère de l’Agriculture et de l’En- vironnement, l’Etat espagnol est en première place de la culture sous plastique dans l’Europe méditerranéenne avec 66.000 hectares cultivés, la majeure partie en Andalousie et, en parti- culier, à Almeria, suivie de plus loin par la Murcie et les Canaries. Et que faire avec une telle quantité de plastique dès que sa vie utile est terminée ?

L’utilisation intensive de fertilisants et de pesticides chimiques est une illustration de plus de l’addiction du modèle alimentaire actuel au pétrole. Selon le rapport « Eating Oil : food suply in a changing climate », la commercialisation de fertilisants et de pesticides a augmenté de 18% à 160% entre les années 1980 et 1998. Le système agricole dominant a besoin de fortes doses de fertilisants élaborés à base de pétrole et de gaz naturel, comme l’ammoniac, l’urée, etc. qui remplacent les nutriments du sol. Des multinationales pétrolières, comme Repsol, Exxon Mobile, Shell, Petrobras, investissent dans la production et la commercialisation de fertilisants agricoles.

Les pesticides chimiques de synthèse sont une autre source importante de dépendance à ce combustible fossile. La révolution verte, comme nous l’avons évoqué, a généralisé l’utili-sation de pesticides et, en conséquence, le besoin de pétrole pour les élaborer. Et tout cela sans parler de l’impact écologique de l’utilisation de ces agents agro-toxiques, la contamination et l’épuisement des sols et des eaux, ainsi que l’impact sur la santé des paysans et des consommateurs.

http://www.avanti4.be/analyses/article/une-alimentation-accro-au-petrole

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20 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Une alimentation accro au pétrole 2 (esther vivas)

petrol

Aliments voyageurs

On observe également la dépendance vis-à-vis du pétrole dans les longs trajets que réalisent les aliments de leur lieu de culture jusqu’à leur consommation. Selon un rapport des Amis de la Terre, on estime que la nourriture voyage en moyenne quelques 5.000 Km du champ à l’as- siette, avec la consommation consécutive d’hydrocarbures et son impact environnemental. Ces « aliments voyageurs », selon le rapport cité, génèrent presque 5 millions de tonnes de CO2 par an, contribuant ainsi à l’aggravation du changement climatique.

Dans course au profit maximal, la mondialisation alimentaire délocalise la production d’aliments, comme elle l’a fait dans d’autres domaines de l’économie productive. Elle produit à grande échelle dans les pays du Sud, en profitant de conditions de travail précaires et d’une législation environnementale inexistante, pour revendre ensuite ses marchandises dans nos pays à un prix compétitif. A l’inverse, elle produit au Nord grâce aux subventions agricoles bénéficiant aux grandes entreprises, pour ensuite commercialiser ces marchandises subven- tionnées à l’autre bout de la planète, en vendant en dessous du prix de revient et en faisant une concurrence déloyale aux productions autochtones. C’est ici que réside l’explication des aliments kilométriques : le profit maximal pour quelques uns d’une part, et la précarité, la pauvreté et la contamination environnementale maximum pour la majorité de l’autre.

En 2007, on a importé dans l’Etat espagnol plus de 29 millions de tonnes d’aliments, soit 50% de plus qu’en 1995. Les trois quart de ces importations étaient constituées de céré- ales, de dérivés de céréales et d’aliments pour l’élevage industriel de bétail provenant majo- ritairement d’Europe et d’Amérique centrale et du sud, comme l’indique le rapport « Alimentos kilométricos ». Même des aliments typique du pays, comme les pois chiches et le vin, par- courent jusqu’à nous plusieurs milliers de Km de distance avant d’être consommés. 87% des pois chiches que nous mangeons proviennent du Mexique, tandis qu’en Espagne leur culture a connue une chute libre. Quel est l’intérêt de ce genre de chassé-croisé international d’aliments d’un point de vue social et écologique ? Aucun.

Un plat dominical typique en Grande-Bretagne est fait à base de pommes de terre d’Italie, de carottes d’Afrique du Sud, de haricots de Thaïlande, de veau d’Australie, de bro- colis du Guatemala et de fraises de Californie et d’airelles de Nouvelle Zélande comme dessert génère, selon le rapport « Eating Oil : food suply in a changing climate », 650 fois plus de gaz à effet de serre à cause du transport de ces ingrédients que s’ils avaient été cultivés et ache- tés localement. Le chiffre total de Km que l’ensemble de ces « aliments voyageurs » cumulent du champ à l’assiette est de 81.000km , soit l’équivalent de deux tours du monde. Il s’agit là d’une chose irrationnelle si on tient compte du fait que bon nombre de ces produits sont cul- tivés dans le pays. La Grande-Bretagne importe de grandes quantités de lait, de porcs, d’a- gneaux et d’autres aliments de base en dépis du fait qu’elle exporte des quantités similaires de ceux-ci. Et c’est la même chose chez nous.

Manger du plastique Et que se passe-t-il lorsque les aliments arrivent au supermarché ? Du pastique et encore plus de pastique, avec des dérivés du pétrole. On trouve ainsi un embal- lage primaire, qui contient l’aliment, avec un emballage secondaire qui permet une exhibition attractive sur l’étalage et, finalement, des sacs en plastique pour emporter les achats à la mai- son. En Catalogne, par exemple, sur les 4 millions de tonnes de déchets annuels, 25% cor- respondent à des emballages en plastique. Une étude commandée par l’Agència Catalana del Consum (Agence catalane de la consommation) concluait que l’achat dans des magasins de proximité réduisait de 69% les déchets par rapport à un supermarché ou à une grande surface.

Une anecdote personnelle illustre bien cette tendance. Quand j’étais petite, à la maison on achetait l’eau embouteillée dans de grandes carafes de verre de huit litres. Aujourd’hui, presque toute l’eau est commercialisée dans des bouteilles en plastique. Et il est même devenu habituel de l’acheter en « packs » de six bouteilles d’un litre et demi. Comme l’indique la Fon- dation Terre, il ne faut donc pas s’étonner que sur les 260 millions de tonnes de déchets en plastique dans le monde, la majeure partie est constituée de bouteilles d’eau ou de lait. Selon cette même source, l’Etat espagnol est le principal producteur de sacs en plastique pour un seul usage en Europe et le troisième pays consommateur. On estime que la vie utile d’un sac en pastique est de 12 minutes en moyenne, mais qu’il faut 400 années pour qu’il se décom- pose. Tirez-en les conclusions.

Nous vivons sur une planète de plastique, comme l’illustrait brillamment l’autrichien Wer- ner Boote dans son film « Plastic Planet » (2009), où il affirmait : «  La quantité de plastique nous avons produits depuis le début de l’âge du plastique est suffisante pour emballer jusqu’à six fois la planète avec des sacs ». Et quel est l’impact sur la santé de leur omniprésence dans notre vie quotidienne ? Un témoignage dans ce film disait : « Nous mangeons et nous buvons du plastique ». Et, comme le dénonce le documentaire, nous en paierons tôt ou tard la facture.

La grande distribution n’a pas seulement généralisé la consommation d’énormes quantités de plastique, elle a également contribué au développement de l’automobile pour aller faire les courses. La prolifération des hypermarchés, des grands magasins et des centres commerciaux à l’extérieur des villes a favorisé l’utilisation de la voiture privée pour se déplacer jusqu’à ces établissements. Comme l’indique le rapport «Eating oil : food suply in a changing climate», si on prend comme exemple la Grande Bretagne, entre les années 1985-1986 et 1996-1998, le nombre de voyages par semaine et par personne en voiture pour faire les cour- ses est passé de 1,7 à 2,4. La distance parcourue totale a également augmenté, passant de 14 Km par personne et par semaine à 22 Km, soit une augmentation de 57%. Plus de Km, c’est plus de pétrole et plus de CO2 au détriment, en outre, du commerce de proximité. Si, en 1998, il existait dans l’Etat espagnol plus de 95.000 magasins, en 2004 ce chiffre s’était réduit à 25.000.

Que faire ? Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la production de pétrole conventionnel a atteint son sommet en 2006. Dans un monde où le pétrole se raréfie, comment et qu’allons nous manger ? En premier lieu, il est nécessaire de prendre en compte le fait que plus d’agri- culture industrielle, intensive, kilométrique et globalisée signifie plus de dépendance au pétrole. Par contre, un système paysan, agro-écologique, de proximité, de saison, est moins « accro » aux combustibles fossiles. La conclusion, je pense, est claire.

Il est urgent d’opter pour un modèle d’agriculture et d’alimentation antagoniste avec le modèle dominant, qui place au centre les besoins de la majorité et de l’écosystème. Il ne s’agit pas d’un retour romantique au passé, mais bien de l’impérieuse nécessité de soigner la terre et de garantir de la nourriture pour tout le monde. Ou bien nous faisons le choix du changement, ou bien, quand il n’y aura pas d’autre possibilité que de changer, d’autres, comme à maintes reprises, vont faire du profit avec notre misère. Ne laissons pas l’histoire se répéter. Esther Vivas 16 mai 2014

http://www.avanti4.be/analyses/article/une-alimentation-accro-au-petrole

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19 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Des faucheurs de vignes ogm relaxés (basta)

frank

C’est une décision judiciaire à laquelle le collectif des Faucheurs volontaires ne s’attendait pas.

La Cour d’appel de Colmar a décidé le 14 mai 2014, au terme de quatre ans de procédures, de relaxer en appel les 54 inculpés. L’affaire a commencé en août 2010, après la destruction d’un essai en plein champ portant sur 70 porte-greffes de vigne génétiquement modifiés, appartenant à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). « La recherche fonda-mentale sur les OGM doit uniquement s’effectuer en milieu confiné », justifient les opposants. Condamnés en première instance, ils paient 57 000 euros de dommages et intérêts à l’Inra. Mais refusent leur condamnation au pénal et font appel.

L’absence d’impact n’est pas prouvée Dans le jugement du 14 mai que s’est procuré Basta!, la Cour d’appel considère que la demande de l’Inra « se contente d’affirmer, sans four- nir la moindre donnée scientifique, que l’essai ne générera aucun risque, d’une part, pour l’éco-système [et] pour la santé humaine ». Pour les juges, les affirmations de l’Inra ne sont «nulle- ment étayées par le moindre élément». Le demandeur doit fournir les éléments d’information permettant d’évaluer l’impact de l’essai. Et pas seulement soutenir : « Nous n’avons observé aucune anomalie auprès des personnels travaillant au contact de ces plantes depuis 4 ans ».

Les faucheurs d’OGM ont déjà été relaxés à plusieurs reprises en première instance, mais les Cours d’appel ont systématiquement annulé ces relaxes au profit de peines de prison avec sursis et d’amendes. « À Colmar, la Cour a reconnu un des arguments des Faucheurs, à savoir que l’autorisation de cet essai délivré par le ministère de l’Agriculture était illégale », sou- ligne Inf’OGM. Le délit de destruction ne pouvait donc pas être retenu contre les faucheurs. A noter également que si la Cour a jugé les 54 faucheurs coupables de «violation de domicile », elle ne les a condamnés à aucune peine. Dans un communiqué, l’Inra précise qu’ «au-delà du jugement, le droit de la recherche publique à mener, dans le respect strict du cadre réglemen- taire, des travaux scientifiques d’intérêt général sur des sujets sensibles doit être réaffirmé ». Le débat sur les OGM va se poursuivre au-delà des discussions dans les tribunaux.

Par Sophie Chapelle 19 mai 2014

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19 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Mcdo veut nous faire manger du poulet nourri aux ogm (basta)

OGM

En 2001, McDonald’s s’était engagé à ne pas vendre de poulet nourri au soja ou maïs transgéniques dans ses restaurants européens.

C’en est fini de cette promesse. Pour l’Allemagne en tous cas [1]. Depuis début avril, les McDo allemands peuvent proposer nuggets et burgers de poulet nourri aux organismes généti- quement modifiés. L’information a été révélée par Greenpeace Allemagne et confirmée par l’entreprise.

La raison invoquée ? « Nos fournisseurs nationaux et internationaux de poulet nous ont signalé n’être plus en mesure, à partir du deuxième trimestre de cette année, de garantir une alimentation sans OGM en quantité suffisante à des conditions économiques acceptables », écrit le porte-parole de McDonald’s en Allemagne (dans un courrier à Greenpeace). Trop chère, la volaille sans OGM ? Selon Greenpeace, un burger au poulet garanti sans alimen-tation transgénique coûterait pourtant moins d’un centime d’euro de plus. Un petit centime qui semble de trop pour la chaîne de fastfoods, qui a oublié à l’occasion ses beaux discours sur les effets désastreux des cultures de soja transgénique sur la forêt amazonienne et ses engagement à la protéger.

Suffira-t-il aux Allemands d’éviter les McDo pour ne pas manger de poulet nourri aux OGM ? Non. En février, la coordination nationale de la filière volaille a renoncé à son enga- gement de ne nourrir ses poulets, dindes et autres sans aucun aliment transgénique. Obli- gation pourtant suivie depuis 14 ans. La justification : il serait de plus en plus difficile de trouver des aliments pour volaille sans OGM. « L’offre de soja sans OGM va diminuer en 2014. Ainsi, le plus grand producteurs mondial de soja, au Brésil, a annoncé ne pouvoir fournir que 50% de la quantité de l’année passée », écrivait le groupement dans un communiqué. Faux, répond Stephanie Töwe, de Greenpeace Allemagne : « Il y a du soja sans OGM en quantité suffisante. Le groupement brésilien des producteurs de soja sans OGM (Abrange) assure que les agriculteurs brésiliens produisent cette année, par rapport à la saison précédente, 10% de plus de soja conventionnel (sans OGM). Pour l’État du Brésil qui produit le plus de soja, Mato Grosso, les pronostics de récolte sont même sur une augmentation de 50%. »

La grande distribution renonce également à ses engagements Les grands groupes cherchent-ils vraiment à éviter les aliments transgéniques ? « Le filière de la volaille dit qu’il n’y a pas assez d’aliment sans OGM. Et la distribution prend ces déclarations pour argent comp- tant et abandonne ainsi la responsabilité des produits qu’elle vend », souligne Stephanie Töwe. Selon les résultats [2] d’une enquête effectuée en mars par Greenpeace auprès de groupes allemands de la grande distribution, seules deux des douze chaînes de supermarchés inter-rogées s’engagent à ne vendre que de la volaille et des œufs garantis sans alimentation OGM. « Un poulet nourri sans OGM coûte pourtant au maximum huit centimes de plus », indique Stephanie Töwe.

En Grande-Bretagne, plusieurs grands groupes de supermarchés ont renoncé en 2013 à leur engagement de ne pas vendre de la volaille nourrie avec des OGM. En France, un récent guide de Greenpeace montre aussi que de très nombreuses marques de volailles (entre autres produits) vendues en supermarchés ne sont pas garanties sans OGM. Le meilleur moyen pour éviter les aliments transgéniques reste encore, selon ce guide, de se tourner vers l’agriculture biologique, qui exclue les OGM à tous les stades. Par Rachel Knaebel 19 mai 2014

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