Archive | Luttes paysannes et alimentation

09 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Contre la fac mc donald!

Une fac Mac Donald ici à Brest? Pour manger de la merde avec  des boulots de merde?

Cà peut pas arriver!

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28 février 2014 ~ 0 Commentaire

Bretagne: l’accès à la terre agricole plutôt inégalitaire (f3)

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Des élus et des représentants d’associations ont interpellé jeudi la Société d’aména- gement foncier et d’établissement rural (la Safer) de Bretagne, estimant que des jeunes agriculteurs, non issus de ce milieu, étaient lésés dans l’attribution de terres vacantes au profit de grandes exploitations.

Ces délégués, élus et des représentants d’associations, ont été reçus ce jeudi par le conseil d’admi-nistration de la Safer à Saint-Brieuc. Ils reprochent notamment à la société d’avoir, dans plusieurs dossiers, refusé l’installation de jeunes agriculteurs qui ne sont pas issus du milieu agricole, en privi- légiant l’agrandissement d’exploitations déjà existantes.
« Nous avons plusieurs cas où la Safer refuse l’installation de jeunes agriculteurs qui ne viennent pas du monde agricole (…) C’est pourtant le rôle de la Safer de les aider à s’installer »,  a déclaré Sophie Pontgelard, co-présidente de La Marmite, une association du pays de Vannes qui soutient l’installation de projets agricoles.
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« L’accès au foncier est un problème récurrent pour les jeunes non issus du monde agricole (….) amenant des porteurs de projets à abandonner, privant nos territoires ruraux d’activités créa- trices d’emplois, de lien social, d’économie locale et de plus-values environnementales », déplorent les délégués.

Les organisations, parmi lesquelles la Confédération paysanne, le Groupement des agri- culteurs bio, Terres de Liens-Bretagne et Eau et Rivières de Bretagne s’interrogent :  »Y a-t-il une place pour une agriculture innovante, hors cadre familial en France? ». Par ailleurs, dans une lettre ouverte adressée à la Safer-Bretagne, les mêmes signataires reprochent à l’organisme semi-public l’attri-bution, sur un dossier précis, de terres vacantes dans le Morbihan à une exploitation comptant déjà plus de 100 ha au détriment de deux autres projets d’exploitation.

Les délégués estiment que la volonté politique de développer la méthanisation agricole a par ailleurs pour effet de favoriser la spéculation sur les terres. « Le conseil d’administration nous a assuré qu’ils entendaient respecter les objectifs en matière d’agriculture biologique et d’installation hors cadre familial », a indiqué un porte-parole du collectif, Gwénnolé Le Galloudec, jeudi à l’issue de la réunion.  »On va bien sûr rester vigilants », a-t-il ajouté.
AFP Publié le 28/02/2014 | 09:59, mis à jour le 28/02/2014 | 10:00
Commentaire: En gros, faut s’endetter à mort pour avoir le droit s’installer, sinon?

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20 février 2014 ~ 0 Commentaire

Contrôles sanitaires sur l’alimentation: une passoire à fraudeurs (lo)

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Il y a un an éclatait le scandale de l’entreprise Spanghero de Castelnaudary, qui avait acheté 42 tonnes de viande de cheval, via un trader néerlandais, à des abattoirs roumains, pour les inclure dans des plats surgelés en prétendant que c’était du boeuf.

Aujourd’hui, c’est la grosse coopérative bretonne Cooperl, n°1 du porc en France, employant 4 800 salariés, qui est l’objet d’une enquête.

Cela concerne 1 500 tonnes de viande de porc contaminée avec des bactéries salmonelles, mais vendues en Russie au prix de la viande saine entre 2010 et 2012. Des cadres de Cooperl auraient maquillé le résultat d’autocontrôles transmis aux autorités sanitaires. Cette escroquerie aurait rapporté un million d’euros et, à ce jour, on ne connaît pas de victimes recensées, bien qu’au-delà d’une certaine concentration la présence de salmonelles puisse causer des intoxications alimentaires.

L’idée que les industriels de l’agro-alimentaire pratiquent eux-mêmes les contrôles sanitaires sur leur production à la place des services de l’État est évidemment de nature à tenter d’éventuels fraudeurs. D’autant plus que l’État a réduit au fil des ans ses propres moyens de contrôle. En dix ans, le nombre de contrôleurs de l’alimentation dépendant du ministère de l’Agriculture a baissé de 19 % et celui de la Direction de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) du ministère de l’Économie a chuté de 15 %.

Pourtant, lorsqu’ils sont faits, les contrôles révèlent assez fréquemment des anomalies, même si fort heureusement elles ne font pas toujours de victimes. Ainsi, en 2010-2011, 13 % de la viande fraîche de volaille était non conforme à la réglementation, de même que 17 % de la viande fraîche de boucherie, 21 % du lait et produits laitiers, et 25 % des produits à base de viande. Au regard de ces chiffres, on comprend que baser la politique sanitaire sur l’autocontrôle des entreprises est potentiellement criminel.

En fait, l’État revoit les normes de contrôle sanitaire et les adapte à la baisse du nombre de contrôleurs. L’an dernier le nombre d’agents en charge des contrôles des établissements de restauration collective (cantines scolaires, hôpitaux, maisons de retraite, etc.) a été fixé à 43 pour 110 271 établissements, soit plus de 2 500 par contrôleur. Quant aux établissements servant de la nourriture (restaurants, commerces, supermarchés, etc.), ce nombre a été fixé à 60 pour 371 631 établissements, soit plus de 6 000 par contrôleur !

Entre les profits que font certains industriels en trichant sur les normes et les économies que font les gouvernements en supprimant des postes de contrôleurs, la sécurité sanitaire de l’alimentation n’est pas vraiment une priorité, à part dans les discours. Il est vrai qu’en faire ne mange pas de pain…

Lucien DÉTROIT http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2377&id=26

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17 février 2014 ~ 0 Commentaire

Dans le « canard »

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http://blog-de-canard.blog4ever.com/articles/le-canard-du-05022014

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16 février 2014 ~ 0 Commentaire

Une alternative contemporaine à l’agro-industrie (essf)

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Le poids démographique de la paysannerie – et plus généralement de la population rurale – a beaucoup décru.

Cependant la question alimentaire (donc agraire) garde dans le monde présent toute son importance sociale, économique et politique [30]. Aujourd’hui encore, on ne saurait alors faire de la paysannerie table rase… A en croire une certaine vision marxiste (ou urbaine), l’horizon du paysan se limitait aux frontières du village.

Aujourd’hui cependant, des mouvements paysans animent une organisation inter- nationale particulièrement active, La Via Campesina [31]. Une Internationale qui a pour particularité d’avoir des organisations membres au Nord et pas seulement au Sud : en France, il s’agit de la Confédération paysanne [32]. Une Internationale aussi qui est l’une des composantes les plus actives de l’altermondialisme, du mouvement pour une Justice globale.

Si tel est le cas, c’est que les mouvements paysans s’affirment comme une alternative globale à l’agro-industrie – alors que cette agro-industrie constitue l’un des piliers du capitalisme mondial et façonne la société tout entière, qu’elle impose ses diktats aux consommateurs comme aux producteurs. L’agro-industrie incarne un modèle de société capitaliste – et l’agriculture paysanne la possibilité d’un modèle alternatif. L’agroalimentaire est l’un des principaux domaines où l’offensive pour la marchandisation complète de la planète et des rapports sociaux est engagée, où l’arti-ficialisation du monde se poursuit, où la subordination ultime des individus au capital se joue à coup de nouvelles technologies comme les OGM.

Ce n’est en rien un secteur périphérique du capitalisme ni un front de lutte secondaire.

En ce domaine comme en d’autres (voir par exemple le nucléaire pour la production d’électricité), ce n’est pas seulement le fait que des capitalistes ou des financiers soient aux commandes qui fait problème. La technologie ou le modèle productif lui-même sont en cause : ils ne sont fonctionnels que par rapport à une logique de classe, en l’occurrence bourgeoise.

Le nucléaire n’est pas adaptable à une société socialiste démocratique. Le modèle industriel n’est pas approprié à l’agriculture : il engendre nécessairement des dommages socio-environnementaux insoutenables, il écrase la nature, artificialise à l’extrême le monde et porte une responsabilité majeure dans la destruction des milieux (semi)naturels (les écosystèmes), dans l’effondrement de la biodiversité [33].

A certaines conditions, les agricultures paysannes peuvent fonder un autre modèle de société que celui dont est porteuse l’agro-industrie capitaliste. Vue de gauche, elles redeviennent ainsi une composante active d’un projet de transformation sociale.

Une agriculture paysanne fixe la population dans les campagnes. Elle enraie l’exode rural porteur de chômage ; ou peut redonner vie au monde rural là où la désertification humaine pro- voquée par l’agro-industrie s’est déjà produite. Elle rend possible le maintien ou la réimplantation de services publics dans des régions frappées de déshérence sociale.

Elle peut permettre (tout est au conditionnel) une réduction radicale de l’usage des intrants chimiques et des pollutions, une alimentation de qualité, la réduction des transports en favorisant la relocalisation des productions tant dans l’espace national qu’international. Elle favorise le combat contre les émissions de gaz à effet de serre et le changement climatique. Elle porte de grands enjeux démocratiques, comme la libération des consommateurs et des producteurs de la dictature des semenciers et autres géants de l’agroalimentaire ; le droit d’accès aux biens communs (terre, eau, forêts…) ; le droit des peuples à la souveraineté alimentaire et la fin des rapports de dominations forgés par l’impérialisme au profit des transnationales ; la résistance à la marchandisation du monde.

La protection de la biodiversité ne se réduit pas à la création de réserves, tant s’en faut. Des îlots verts dans un océan d’aridité marchande sont condamnés à dépérir. Bien des milieux riches sont en fait « semi-naturels » : ils dépendent d’une activité humaine et disparaîtrons si celle-ci s’interrompt [34]. Une agriculture paysanne pensée à cette fin peut pérenniser ou reconstituer des bocages, mangroves, prairies, zones humides, pâturages de montagnes, forêts diversifiées, etc. Tout ce qui est dit ici vaut aussi pour les communautés de petits pêcheurs à l’heure où l’effondrement des populations de poissons est programmé, où les fonds marins sont dévastés [35]. Cela vaut de même pour la gestion des forêts que le modèle des plantations stérilise, uniformise et fragilise, alors qu’une gestion écologique « appropriée », « à la paysanne », peut lui assurer santé, diversité, durabilité et richesse biologique [36].

Le modèle industriel est certes « contemporain », mais il n’est pas pour autant « moderne » au sens où il répondrait aux besoins présents et à venir. Le modèle paysan n’est pas (nécessairement) passéiste, archaïque. La crise écologique a permis de conclure les controverses à cet égard. Loin d’être une classe condamnée, la paysannerie, véritable Phénix, s’affirme aujourd’hui comme une classe d’avenir – bien que très menacée.

Nous n’évoquons pas ici une possibilité virtuelle, impalpable, mais une réalité présente. Un mouvement international tel La Via Campesina porte un programme qui aborde cet ensemble de problématiques. Des organisations mènent de vastes mobilisations pour défendre conjointement les droits des sans-terre et paysans, les droits des femmes [37] et la justice climatique, comme la caravane de la fin 2011 initiée par la Bangladesh Krishok Federation (BKF) et sa contrepartie féminine, la Bangladesh Kishani Sabha (BKS) [38].

Rien n’est pour autant simple. Côté biodiversité, la cohabitation entre paysans et grands prédateurs (ours et loup en France, tigre en Inde…) fait parfois l’objet de violentes polémiques. Les conditions pour une agriculture organique peuvent être très dégradées après des décennies d’ex- ploitation par des méthodes agro-industrielles : perte de qualité et changement de composition des sols, pollutions multiples… Des savoir-faire se perdent alors que la recherche scientifique et technologique n’est pas orientée vers les besoins des agricultures paysannes… Il est encore difficile d’évaluer toutes les conséquences qu’aura la dispersion sauvage dans la nature des OGM ou le changement climatique…

Les paysanneries ont manifesté une capacité inattendue à résister ou à se reconstituer. En Russie déjà, à la veille de la Première Guerre mondiale, il était courant de penser que la commune rurale avait été mortellement frappée par le développement du capitalisme à la campagne, accéléré par les réformes Stolypine. Avec la révolution de 1917, elle est cependant massivement réap- parue [39]. Aujourd’hui encore, nombre de paysans luttent pour contrecarrer l’étau marchand et légal imposé par l’agro-industrie.

Aux Philippines, des villages passent silencieusement à l’agriculture organique et attendent d’être à même de commercialiser leur production (une fois les besoins d’auto- consommation satisfaits) pour publiciser leurs choix, afin d’être en position de mieux résister aux pressions des pouvoirs établis.

En France, des producteurs ont dû cacher à leurs banques leur volonté de passer à l’agriculture « paysanne », car sinon ils n’auraient pas obtenu de prêts. Actuellement, dans divers pays, des « maisons de semences » sont créées pour échapper à la dictature des semenciers, même s’il faut pour cela s’opposer à des lois visant à garantir le monopole des puissants [40]. Des différentiations internes, plus ou moins lentes, ne cessent cependant de se manifester au sein des couches paysannes, qu’elles soient dues aux aléas de la vie (endettement de certaines familles à la suite de maladies, de mauvaises récoltes…), à la concurrence pour les meilleures terres, aux agressions du marché national ou international… L’équilibre entre productions pour la vente et pour l’autoconsommation reste instable.

L’appauvrissement nourrit l’immigration.

Des formes coopératives appropriées peuvent permettre de dépasser la concurrence entre familles paysannes en offrant un cadre dans lequel les intérêts collectifs, le développement des services sociaux et les nécessités environnementales sont pris en compte. Mais tant que la société reste dominée par le capital, ce mouvement coopératif est menacé de sclérose, de désintégration ou de cooptation.

Pour garder dans la durée son dynamisme, la coopération paysanne doit pouvoir s’appuyer sur un Etat, une administration à même de réguler les rapports villes-campagnes en tenant compte de ses besoins (prix, biens industriels et technologies adaptés, crédits, éducation, culture…) et de la protéger de la compétition inégalitaire engagée par les transnationales, aujourd’hui sanctionnée dans les accords de libre-échange. Pierre Rousset

Nous reproduisons ici un chapitre écrit pour l’ouvrage collectif Pistes pour une agriculture écologique et sociale coordonné par Laurent Garrouste, Laurence Lyonnais et Roxanne Mitralias, publié en février 2014 aux éditions Syllepse.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31088

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16 février 2014 ~ 0 Commentaire

Deux victoires pour l’agriculture paysanne (al)

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Les paysans marquent des points 

Dans la Somme contre le projet industriel intitulé « ferme des Mille-Vaches » ; dans tout le pays, en empêchant la légalisation du racket sur les semences. Décidément, le changement de ton, lors du dernier congrès de la Confédération paysanne, s’avère payant.

Ça suffit de cirer les pompes des socialos ! Après ses discours plein de bonnes intentions sur l’agro-écologie, le ministre de l’Agriculture, Le Foll, a démontré, dans la pratique, qu’il soutenait l’agriculture industrielle. La Confédération paysanne, mise devant le fait accompli à chaque « négo- ciation », a décidé d’une stratégie plus offensive. Cela lui a permis de limiter la casse lors des négo- ciations sur l’application de la future Politique agricole commune. Mais surtout d’obtenir des victoires syndicales.

Les Mille-Vaches à la poubelle Le syndicat vient de gagner, dans la Somme, son combat contre la ferme des Mille-Vaches. Le projet de Michel Ramery – entrepreneur de BTP – était de construire une usine à vaches hors sol avec un gros projet de méthanisation. Après une forte mobilisation et plu- sieurs actions coup de poing, la Conf’ a eu la confirmation, le 23 janvier, de l’arrêt des travaux et de la démolition des bâtiments illégaux.

La ferme des Mille-Vaches est la preuve par A+B que l’agriculture industrielle et l’agriculture pay- sanne sont incompatibles, l’une étant prédatrice de l’autre. Ramery voulait vendre le lait en dessous du prix du marché (à 270 euros les 1.000 litres, alors que le cours est actuellement autour de 350 euros les 1.000 litres). Cela allait entraîner une baisse des cours et encore plus difficultés pour les petites fermes. Mais pour lui, l’avenir, c’est de vendre à ce prix, les autres n’ont qu’à suivre. Il était donc d’utilité publique, pour la survie de nombreux éleveurs, de stopper ce projet.

Les semences de ferme ne sont pas des sacs à main !

L’actuelle proposition de loi de lutte contre les contrefaçons comprenait un volet agricole. Il considérait comme contrefacteur tout paysan qui utilisait ses propres semences, au lieu de les acheter à un semencier ! Une forte mobilisation a été menée conte ce projet de rendre le racket obligatoire. Le 21 janvier, une centaine de paysannes et de paysans ont envahi les locaux du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS) pour dénoncer cette atteinte au métier même de paysan.

Finalement, le 5 février, les députés ont dû voter un amendement qui stipule que « l’utilisation de semences de ferme ne constitue pas une contrefaçon ». C’est un premier pas dans la reconnaissance du droit à réutiliser ses semences – ce que font les paysans depuis l’origine de l’agriculture, soit dit en passant. Cela signifie que la répression envisagée (intervention de la douane, saisie et destruction de récolte) est abandonnée. Il reste encore à se bagarrer pour que le droit de faire ses propres semences redevienne entier. La Confédération Paysanne a mis une fourche dans la porte, il faut maintenant faire levier pour remporter d’autres victoires.

L’expérience montre que c’est en étant offensif que l’on gagne et pas en sortant la boîte de cirage.

Georges Claas (AL Var) 13 février 2014 

http://alternativelibertaire.org/?Deux-victoires-pour-l-agriculture

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

A brest, une super amap pour sortir du supermaché

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Une association propose aux Brestois d’acheter chaque semaine toute une gamme de produits (légumes, pains, laitages, herbes, jus…) locaux, bios et de saison.
En plus de leur offrir une alternative aux supermarchés et changer les habitudes alimentaires des membres, l’association veut diversifier ses activités pour aller plus loin dans la relocalisation de l’économie.

Dans un lavoir désaffecté de la rive droite de Brest se déroule chaque jeudi une scène atypique. Une vingtaine de personnes se succède pour remplir leur cabas de carottes, navets, poisson, œufs, lait, fromage… Pendant plus de 2 heures, ce bâtiment d’habitude inutilisé prend des airs de petit marché dans lequel on croise aussi bien des étudiants, des jeunes parents sortant du boulot que des retraités.

Tous sont adhérents de l’association « Court circuit en pays de Brest » qui distribue chaque semaine plus de 200 paniers bios, locaux et de saison dans 7 points différents de la ville. Comme dans les Amap (Association pour le maintien d’un agriculture paysanne) classiques, ces consomm’acteurs choisissent à l’avance la quantité hebdomadaire de légumes (entre 7 et 18 euros) qu’ils désirent. Ils ont également la possibilité de commander des œufs, du pain, des herbes aromatiques ou encore des yaourts qu’ils recevront chaque semaine pendant 6 mois au point de distribution de leur choix. Une fois leur contrat d’abonnement  rempli, ils n’ont plus qu’à se rendre chaque jeudi après-midi au lavoir afin de retirer leur commande. Pour enrichir le panier, de la viande, du poisson et d’autres denrées leur sont également proposés en commande ponctuelle.

A la genèse du projet, une volonté de rompre avec le mode de distribution classique. « J’en avais marre de consommer des produits transformés, chers et dégueulasses », explique Céline cofondatrice de l’association. Pour y remédier, elle a d’abord créé une Amap avec Guillaume, l’autre pilier du projet. « Mais on s’est rendus compte qu’on touchait les revenus élevés, des gens déjà convaincus et qu’on ne répondait pas  à la demande (une quarantaine de personnes sur liste d’attente). On voulait soutenir davantage les producteurs et offrir plus de souplesse et de choix », précise la jeune femme. Ils ont donc décidé de salarier 2 personnes (plus un service civique) afin de créer des emplois qui ont du sens et faire que tout le poids de la logistique ne soit pas assuré par les seuls bénévoles.

Objectif panier diversifié

Pour réussir leur pari, la variété de l’offre a été déterminante. « Nous voulions qu’il y ait un max de produits dans le panier » afin de proposer « une alternative aux supermarchés » et ainsi permettre de faire la plupart de ses courses en un seul lieu, précise Céline. La formule propose également plus de souplesse qu’une Amap. Les adhérents disposent d’une période d’essai d’un mois pour tester le service et adapter leur commande à leurs besoins réels. En outre, grâce au « panier d’échange », ils peuvent troquer leur surplus de navets ou de topinambours contre du persil ou des carottes. Et lorsque les membres ne sont pas en mesure de venir retirer leur commande hebdomadaire, celle-ci est proposée à des « intérimaires » qui se sont inscrits à l’avance pour acheter un panier à l’occasion.

« C’est très bien fait, du coup ce n’est pas contraignant, se réjouit Gaëlle, une trentenaire inscrite depuis quelques mois. Mais vu que nous n’avons que des produits de saison, on risque d’en avoir marre de manger des patates à la fin de l’hiver ! ». Mais la convivialité des rencontres lui fait vite oublier cet inconvénient. En effet, chaque semaine, deux adhérents aident les salariés de l’association à assurer la distribution. « Ça me plait de donner un coup de main, c’est participatif et ça permet de rencontrer les autres adhérents, poursuit-elle. On discute, on échange des points de vue et des recettes ».

100% made in Brest

Et ce réseau que Céline décrit comme une super Amap n’est pas une exclusivité brestoise. Les initiateurs du projet se sont en fait inspirés du travail réalisé par l’association Alter Conso à Lyon et l’ont adapté au contexte de leur ville. Un peu plus d’un an après le lancement, la greffe semble avoir prise. « Court circuit en pays de Brest » compte 250 adhérents consommateurs et une trentaine de producteurs. Céline précise que « tout vient du pays de Brest afin de mettre en avant la richesse du territoire ». En raccourcissant les circuits de distribution, l’association contribue à relocaliser l’économie et à lutter contre des situations aberrantes :

« Le poisson pêché à Brest va à Rungis pour les cours et revient ici. Ça nous insupporte que quelques intermédiaires s’en mettent pleins les poches et tirent les prix vers le bas, s’emporte cette entrepreneuse solidaire. Nous on demande aux producteurs ce dont ils ont besoin pour vivre alors que, jusque-là, ils fixaient leurs prix en fonction de ceux des supermarchés ou des Biocoop… On veut créer de l’emploi dans notre association et chez les agriculteurs et pour ça, ils doivent, atteindre le seuil de rentabilité. On veut que l’argent reste sur le territoire, que ça forme une boucle, que ça créé de l’emploi, du lien social et de la connexion entre producteurs et consommateurs ».

Ils ambitionnent également de nous reconnecter avec ce qu’on mange et de changer les comportements sans tomber dans la culpabilisation. « Notre idée est de dire qu’on peut aller au supermarché mais qu’on peut aussi faire mieux. Il ne faut pas que les gens qui consomment au supermarché se sentent blessés et froissés », précise Céline. Et ce moyen concret d’éducation populaire semble porter ses fruits : « Je n’achète plus aucun légume en supermarché et ça me permet de faire marcher l’économie locale. Ça me pousse à faire de la soupe et à manger des légumes alors que je ne l’aurais pas forcement fait sans ça. Au bout de 30 ans, j’arrive enfin à faire manger des légumes à mon mari », s’exclame Patricia, qui aide ce jour là à distribuer les paniers.

Toucher des non militants

Patricia et Gaëlle, deux nouvelles adhérentes, viennent pour la première fois aider à la distribution « On trouve dans nos adhérents des gens qui ne seraient jamais allés dans une Amap qui ne sont pas militants. ça rassure », se réjouit Céline. L’association contribue à contrer l’idée largement répandue selon laquelle manger sainement est un luxe en ces temps de disette économique. « Il est vrai que la plupart des produits coutent moins cher en supermarché mais ils sont de moins bonne qualité, moins nourrissants. Et si on décide de mieux manger, uniquement ce dont on a besoin et qu’on cuisine, on s’en sort mieux. Les supermarchés poussent à la consommation inutile », poursuit Céline. Un constat partagé par les adhérents interrogés qui n’ont pas vu leur dépenses alimentaires augmenter.

Pour le faire savoir et s’assurer que l’alimentation saine et locale ne soit pas l’apanage des riches, l’association a lancé un point de distribution dans un quartier populaire. En outre, ils proposent un tarif social aux adhérents. Ceux-ci paient leur cotisation à l’association (cotisation annuelle plus pourcentage du montant de la commande) en fonction de leurs revenus. Ils projettent également de lancer un système permettant aux personnes en difficulté financière de manger bio en leur proposant un panier à -50 %.

Face au l’engouement rencontré, l’association ne compte pas en rester là. Ils ont dans l’idée de mettre en place un atelier de transformation de légumes pour les consommateurs et les producteurs afin d’utiliser les surplus. Ils projettent également de lancer une maison des circuits courts avec une cantine bio locale, une épicerie ou un marché de producteurs. Ils entendent également relancer des filières locales dans le textile ou encore le bois de chauffage. Plutôt que de grossir à l’infini (ils se fixent une limite de 800 paniers par semaine), ils ont fait le pari de la diversification et espèrent que d’autres structures de ce type verront le jour un peu partout sur le territoire. Emmanuel Daniel 14/02/2014

Visiter le site internet : http://court-circuit-ess.infini.fr/

http://www.tourdefrancedesalternatives.fr/alternatives/court-circuit/#.Uv5iPgJ7e2o.twitter

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Algues vertes, il faut aller plus loin, selon eau et rivières (of)

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Une délégation bretonne réclame le retrait de cinq bassins-versants du dispositif anti-nitrates. « Démarche inopportune », juge l’association.

Accompagné d’une délégation de représentants bretons, le député européen Alain Cadec (UMP) a rencontré, mercredi à Bruxelles, le directeur général de l’environnement à la Commission européenne.

Objectif : la sensibiliser aux progrès réalisés sur cinq des bassins versants (L’Aber Wrac’h dans le Finistère, le Guindy, l’Urne, le Gouessant et l’Arguenon dans les Côtes-d’Armor) en contentieux avec l’Union européenne pour leur teneur en nitrates, et plaider ainsi leur sortie de ce dispositif.

Délégué régional d’Eau et Rivières, Gilles Huet réagit : « La démarche de deux élus bretons à Bruxelles accompagnés de responsables agricoles, destinée à faire reculer la réglementation des épandages sur cinq bassins versants de Bretagne, est particulièrement inopportune.

Oui, la pollution en nitrates de ces bassins est descendue en dessous de 50 mg/l ces dernières années, même si en 2013, elle a à nouveau augmenté ! Cette amélioration est le fruit des évolutions des pratiques agricoles, des obligations réglementaires limitant les épandages d’azote sur ces bassins, et des aides publiques importantes accordées (60 millions d’euros). Le captage d’eau de Binic sur l’IC a été suspendu, obligeant les collectivités locales concernées à engager de coûteuses dépenses pour aller chercher l’eau du Gouet. »

Il ajoute : « Plusieurs de ces bassins versants, notamment le Gouessant, se jettent dans la baie de Saint-Brieuc victime des marées vertes, pour lesquelles un plan d’action de 25 millions d’euros est mis en oeuvre depuis 2012.

Réduire ces marées vertes implique d’abaisser la pollution en nitrates, pas seulement juste en dessous de 50 mg/l, mais bien au-delà entre 10 et 20 mg/l ! Personne ne pourrait donc comprendre qu’on continue à dépenser des sommes considérables d’argent public sur les bassins à algues vertes, et qu’en même temps on revienne en arrière sur la limitation des épandages. »Saint-Brieuc – 11h52

http://www.ouest-france.fr/algues-vertes-il-faut-aller-plus-loin-selon-eau-et-rivieres-1930914

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30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

la bataille d’un agriculteur australien contre monsanto (basta)

Pour en savoir plus, cette vidéo expliquant le combat de Steve Marsh (sous-titres en français disponibles sous la barre de lecture).

Encore un procès qui inquiète les fabricants d’OGM.

 Le 10 février prochain, la Cour suprême d’Australie Occidentale examinera la plainte de Steve Marsh, un éleveur de moutons bio ayant perdu sa certification suite à la contamination de ses champs par du colza génétiquement modifié. L’enjeu, défendre son droit à cultiver sans OGM et obtenir réparation des préjudices économiques.

Le colza incriminé, breveté par la firme Monsanto, a été autorisé à la culture par le gouvernement local en 2010. Cette année-là, Michael Baxter, le voisin de Steve Marsh, décide d’en semer. Quelques mois plus tard, de forts vents dispersent des plants de colza coupés mis à sécher. Deux tiers de la surface cultivable de Steve Marsh sont contaminés, soit 325 hectares. Steve perd son label bio sur 70 % de son exploitation et ne peut pas se retourner contre Monsanto. « La firme se protège en faisant signer un contrat à tous les agriculteurs qui achètent ses semences généti- quement modifiées, explique Rachel Dujardin de Safe Food Foundation. En cas de contamination génétique, la multinationale semencière n’est pas responsable ».

L’impossible coexistence ?

L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais Steve Marsh a décidé de poursuivre son voisin en justice pour obtenir réparation. « Si Steve gagne, cela créera un précédent qui aidera les agriculteurs à travers le monde dans leur bataille pour rester exempts d’OGM », précise Rachel Dujardin. Le procès devrait inévitablement poser la question de la coexistence entre des cultures OGM et non-OGM. Dans le cas présent, les précautions prises par Michael Baxter n’ont pas suffi à empêcher la contamination. Ce dernier avait en effet laissé une zone tampon de 5 mètres entre ses parcelles cultivées en colza transgénique et les autres, comme le stipule la loi en vigueur dans l’Etat de l’Australie Occidentale, rapporte l’association Inf’Ogm.

Le seuil de contamination toléré pourrait lui aussi être débattu. Le label bio australien, délivré par la National Association of Sustainable Agriculture Australia (NASAA), ne tolère par exemple aucune présence d’OGM dans les cultures biologiques (0 %). L’Europe est plus souple en la matière. Le règlement Européen 834/2007, en charge de définir le label Biologique européen depuis janvier 2009, autorise un seuil de 0,9 % de présence fortuite d’OGM dans les produits biologiques. Quelle que soit l’issue du procès, Monsanto a d’ores et déjà apporté son soutien à l’agriculteur accusé de contamination et lui a proposé de payer ses frais de justice. Steve Marsh bénéficie pour sa part du soutien de la Safe Food Foundation qui coordonne la mobilisation. Par Sophie Chapelle 30 janvier

http://www.bastamag.net/Mobilisation-la-bataille-d-un

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

La fin des 1000 vaches! (la conf’)

meatrix

C’est une victoire de la Conf’ et de ses partenaires.

Après des mois d’actions fortes, de manifestations, des gardes à vue, de nombreuses prises de position, la mobilisation a payé ! La ferme-usine des 1000 vaches ne verra pas le jour !

Jeudi dernier, une centaine de paysans de la Conf’ bloquaient une nouvelle fois le chantier des 1000 vaches. Dès le lendemain, le préfet de la Somme demandait l’arrêt des travaux et la destruction des bâtiments illégaux ! Une décision confirmée ce matin par la ministre de l’Amé- nagement du territoire, Cécile Duflot, qui recevait la Conf’ et Novissen. Depuis septembre, nous avons pris la responsabilité de tout mettre en œuvre pour stopper ce chantier. Face au sentiment d’impunité de son promoteur, Michel Ramery, nous n’avons rien lâché ! Et nous sommes fiers aujourd’hui d’avoir eu raison !

Nous avons mis à terre un symbole. La ferme-usine des 1000 vaches ne verra pas le jour ! Mais ce n’est pas pour autant que nous cesserons d’être vigilants. Nous savons de quels appuis dispose Michel Ramery pour inverser la vapeur… Mais surtout, c’est l’industrialisation de l’agriculture qui doit être stoppée. Le gouvernement a choisi d’user des moyens légaux pour arrêter le chantier. Il doit désormais utiliser les moyens législatifs à sa disposition pour empêcher que d’autres 1000 vaches ne sortent de terre.

La Loi d’avenir agricole, en cours d’examen, doit acter la fin de l’industrialisation de l’agriculture. Mardi, nous avons obtenu que le pouvoir de l’industrie semencière sur les paysans soit contenu. Aujourd’hui nous avons mis fin au projet de ferme-usine des 1000 vaches. La re- cherche du profit absolu aux dépends des paysans ne doit pas régir leur avenir. Ces victoires ne sont qu’au début, nous ne lâcherons rien, pour l’avenir des paysans, pour leur place essentielle dans la société !

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2246 PHPSESSID=l3pgdgvg1pfc86lfamn5kc7o00

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