Archive | Luttes paysannes et alimentation

18 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’accaparement des terres sévit aussi en Europe (VC)

L’accaparement des terres sévit aussi en Europe (VC) dans Ecologie & climat Contre_accapare_ment_terres

3 % des propriétaires terriens contrôlent la moitié des terres cultivables.

L’accaparement des terres ne se produit pas seulement dans les pays du sud, mais aussi en Europe de l’est… et de l’ouest La concentration et l’acca-parement des terres n’adviennent pas seulement dans les pays en développement ; en effet, ces deux phénomènes ont aussi cours en Europe aujourd’hui. Un nouveau rapport du réseau Coordination Européenne Via Campesina et Hands off the Land montre que l’accaparement des terres et l’accès à la terre sont, aujourd’hui en Europe, des questions cruciales, et révèle aussi les implications variées que peuvent avoir le régime des subventions et les autres mesures de la politique agricole commune (PAC). Ce rapport, impliquant 25 auteurs originaires de 11 pays différents, intitulé La concentration et l’accaparement des terres et les luttes paysannes en Europe révèle le scandale tenu secret, à savoir que seulement 3% des propriétaires terriens sont arrivés à contrôler la moitié des terres cultivables. Cette concentration massive de la propriété et des richesses foncières est comparable à celle ayant cours au Brésil, en Colombie ou aux Philippines.

Certains de ces processus de concentration croissante des terres ne sont pas nouveaux, bien qu’ils aient, ces dernières décennies, surtout pris de l’ampleur dans les pays d’Europe de l’Est. Beaucoup de compagnies européennes, de même que des nouveaux acteurs, y compris les compagnies chinoises et les hedge funds du Moyen-Orient, sont liés à des filières mondiales de plus en plus concentrées , tous cherchant à profiter de la spéculation grandissante sur les produits agricoles de base. Le rapport de l’étude de cas approfondie observe les tendances à une forte concentration des terres en Espagne, en Allemagne, en Italie, en France et en Autriche, il fait aussi état de différentes formes d’accaparement des terres en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie, en Serbie et en Ukraine. Tout comme dans le cas de situations analogues en Éthiopie, au Cambodge, ou au Paraguay, beaucoup de ces transactions foncières à grande échelle sont réalisées de manière secrète et non transparente.

Le rapport révèle que l’un des moteurs principaux de la concentration et de l’accaparement des terres en Europe sont les subventions versées dans le cadre de la politique agricole commune ; celles-ci favorisent explicitement les grandes exploitations, marginalisent les petites fermes et bloquent l’installation d’agriculteurs potentiels. En Espagne, par exemple, en 2009, 75% des subventions ont été touchées par 16 % des plus grands producteurs. Les autres domaines jouant un rôle clé dans l’accaparement des terres sont l’industrie extractive, l’extension urbaine, les intérêts immobiliers, les enclaves touristiques, et autres entreprises commerciales. Le prof. Dr. Jan Douwe van der Ploeg, de l’université de Wageningen, membre de l’équipe de recherche, dit : « Il s’agit d’une dynamique de concentration et d’accaparement progressif des terres sans précédent. Cela a fait empirer la situation existante, à savoir que de nombreux jeunes voudraient pouvoir rester paysan(ne)s ou s’installer en agriculture mais ne peuvent ni se maintenir sur les terres ni y accéder. »

C’était déjà, par le passé un problème important, mais cela n’a fait qu’empirer. Les subventions actuelles, accordées et planifiées par la Politique Agricole Commune, sont susceptibles de renforcer les obstacles à un accès plus démocratique à la terre et à l’installation des jeunes. L’accès à la terre est une des conditions primordiales pour parvenir à la souveraineté alimentaire en Europe. En effet, aujourd’hui, les trois problèmes les plus préoccupants en ce qui concerne le foncier en Europe, sont ceux relatifs à la concentration et l’accaparement des terres , et à l’impossibilité, pour les jeunes, de se maintenir ou d’accéder à la terre afin de pratiquer une agriculture paysanne. Leur caractère interdépendant et trilatéral rend ces problèmes relativement similaires à ceux que l’on rencontre actuellement en Afrique, en Amérique Latine et en Asie.

Une vague de résistance massive

Ce rapport montre que la concentration et l’accaparement des terres ne vont pas sans susciter d’opposition, mais, au contraire, inspirent une vague de résistance massive. Cette année, la concentration et l’accaparement des terres sont au centre de cette journée des luttes paysannes. L’étude présente le cas de la communauté de Narbolia, en Sardaigne, qui se mobilise contre l’utilisation de terres agricoles de première qualité pour d’immenses projets d’implantation de serres solaires, et le cas de l’opposition au projet d’aéroport à Notre Dames des Landes, près de Nantes, en France. Il y a encore beaucoup d’autre cas d’occupation collective de terres, reflétant les actions de beaucoup de mouvements sociaux du Sud. Le rapport soulignele cas du « SOC », en Andalousie, où des paysans sans terres occupent collectivement la terre et la cultivent selon des méthodes agroécologiques, et de SoLiLA, à Vienne, où des jeunes gens se retrouvent afin de « squatter » des terres urbaines fertiles pour pratiquer une agriculture soutenue par la communauté et un jardinage urbain destiné à la production de nourriture, tout en évitant que ces terres ne soient transformées pour un usage commercial. Jeanne Verlinden, de la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC), dit que cette étude nous montre ceci : « La terre doit être à nouveau considérée comme un bien public. Nous devons réduire la marchandisation des terres et promouvoir la gestion publique de cette ressource commune de laquelle nous dépendons tous. La priorité devrait être donnée à une utilisation par des petits paysan(ne)s, pour une agriculture paysanne et pour la production de nourriture, plutôt qu’à un transfert à des intérêts commerciaux privés qui cherchent des terres pour la spéculation, accentuant ainsi la concentration croissante des richesses. L’accès à la terre devrait être donné à ceux et celles qui la travaillent. »

Lire aussi : De grands groupes français en première ligne de l’accaparement des terres

http://www.reporterre.net/spip.php?article4255

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12 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Kokopelli dans les choux !

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Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée : 12.000 euros pour le grainetier Baumaux 23.000 euros pour l’État et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès. Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’État français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun. C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, Mr Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 euros augmenté de 10.000 euros et recevra 2.000 euros pour ses frais.

L’État français recevra 17.500 euros au motif que Kokopelli vend des semences illégales, 5.000 euros seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association Kokopelli. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.
Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement :

il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2 500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par Kokopelli ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à Kokopelli, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à Kokopelli ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions. L’asso-ciation propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de Kokopelli : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. À l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d’éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, Kokopelli protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’État français nous a fait échouer.

Aujourd’hui, la disparition potentielle de Kokopelli ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées. Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et Kokopelli : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’État français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.
L’association Kokopelli a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protège le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas. N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment. Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Par Raoul Jacquin

Source: http://ddlabeillaud.blogspot.fr/2013/05/kokopelli-dans-les-choux.html

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08 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Kokopelli lourdement condamné!

Kokopelli lourdement condamné! dans Ecologie & climat eeeee-300x264

Inculpation !

Voilà la méchante faute illégale de Kokopelli : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques ancestraux !

A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride/OGM/chimique/pétrole, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible.

Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d’éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes …

Résistance : achetez vos graines, toutes vos graines, chez Kokopelli, Graines Del Païs (11) et le Réseau Semences Paysannes, tous les autres travaillant contre la liberté des semences et contre le droit des peuples à se nourrir !

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03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Pesticides : des taux encore trop élevés chez les Français (S&A)

Pesticides : des taux encore trop élevés chez les Français (S&A) dans Luttes paysannes et alimentation monde-monsanto-pesticides-dioxines-ogm-l-atwy8t-300x212

Une vaste étude menée par l’Institut national de veille sanitaire (InVS) a révélé que l’imprégnation de la population française par des substances chimiques était plus forte qu’aux États-Unis et au Canada.

Il n’y a pas que l’agriculture qui pollue. Les conclusions de l’étude enjoignent les Français à être vigilants sur l’utilisation domestique des pesticides.

IMPRÉGNATION. Sur la base d’analyses urinaires réalisées en 2007, l’Institut national de veille sanitaire (INVS) a publié, lundi 29 avril, une étude reflétant l’exposition de la population française aux pesticides. Et les résultats ne sont pas bons… Second tome du rapport « Exposition de la population française aux substances chimiques de l’environnement consacré aux pesticides et aux polychlorobiphényles non dioxin-like (PCB-NDL) », il s’agit de la première étude d’imprégnation de la population adulte par plusieurs substances chimiques en France. La présence de 42 bio-marqueurs a été mesurée chez 400 personnes âgées de 18 à 74 ans, pour évaluer l’exposition des Français à trois familles de pesticides (pyréthrinoïdes, organophosphorés et organochlorés) et aux PCB-NDL (polychlorobiphéniles).

13 % des femmes en âge de procréer ont une concentration de PCB supérieure aux seuils critiques

Les PCB sont des produits chimiques utilisés pour leur stabilité thermique et leurs caractéristiques électriques. Ils ont notamment été longtemps employés comme isolants électriques pour les transformateurs et les condensateurs (pyralène). Ces produits se sont avérés rapidement nocifs pour l’environnement et pour l’homme. Ils sont insolubles dans l’eau mais solubles dans la plupart des solvants organiques et dans les huiles végétales.

PERSISTANCE. Interrogée par Sciences et Avenir, Nadine Fréry qui a dirigé les recherches précise qu’ils sont « très persistants et presque pas biodégradables ». Selon la chercheuse, leur interdiction en 1987 a permis de réduire significativement leur concentration puisqu’elle a été « divisée par 3 en 20 ans », entre 1987 et 2007. Mais « il y a un héritage historique de ces substances polluantes qui ont parfois été jetées dans l’environnement et qui s’accumulent dans les graisses animales, particulièrement chez les poissons ». C’est ce qui explique selon elle que les concentrations sanguines en France sont cinq fois plus élevées qu’au États-Unis ou au Canada.

Ainsi, environ 13 % des femmes en âge de procréer (18-45 ans) ont une concentration de PCB supérieure aux seuils critiques définis par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail. (Anses) (700 ng/g de lipides pour les femmes en âge de procréer).

Nadine Fréry indique que « depuis 2007, on récupère les transformateurs qui contiennent du pyralène. Mais il est important de poursuivre les efforts pour nettoyer l’environnement de ces substances toxiques. »

PESTICIDES. L’autre partie de cette vaste étude porte principalement sur trois types de pesticides. Les organochlorés, que Nadine Fréry qualifie « d’ancienne génération » sont pour la plupart interdit. Les relevés sur « ces perturbateurs endocriniens très persistants ont montré un des niveaux les plus bas au monde, à l’exception des chlorophénols longtemps utilisés comme antimite et désodorisants ».

« Les applications domestiques des pesticides sont sous-estimées par les Français. Tout le monde a tendance à se focaliser sur les utilisations agricoles en oubliant que l’abus du « pschitt-pschitt » peut être un vrai problème. » – Nadine Fréry, Institut national de veille sanitaire (INVS).

Ainsi, l’INVS estime qu’une « attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables ». Les organophosphorés sont peu persistant mais ont « une toxicité aigüe assez importante ». Ils sont en outre des insecticides et acaricides très efficaces dont l’usage s’est banalisé suite à l’interdiction de l’ancienne génération. Globalement, les concentrations urinaires des pesticides organophosphorés sont inférieures à celles de la population allemande (en 1998) et similaires à celles de la population israélienne mais supérieures à celles des Américains et des Canadiens.

Les pyréthrinoïdes sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens

Enfin, les pyréthrinoïdes ne persistent pas dans l’environnement et ont une toxicité assez faible. Mais « on les soupçonne d’être eux aussi des perturbateurs endocriniens », précise Nadine Fréry. Ils sont très répandus « aussi bien dans à grande échelle dans le domaine agricole que pour des applications domestiques : l’entretien des meubles, les plantes d’appartement, les anti-puces des animaux domestiques… » Les concentrations sont plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada ou aux États-Unis.

DANGEROSITÉ. Nadine Fréry tempère cependant ces taux relativement élevés car « pour ces pesticides, il n’y a pas de seuil de dangerosité déterminé en fonction de leur concentration. C’est-à-dire qu’on ne sait pas encore quelles concentrations peuvent être dangereuses pour l’organisme ». Pour elle, un des enseignements à tirer est « que les applications domestiques des pesticides sont sous-estimées par les Français. Tout le monde a tendance à se focaliser sur les utilisations agricoles en oubliant que l’abus du « pschitt-pschitt » peut être un vrai problème. »

« Cette étude qui est la première du genre doit  servir de point zéro à ce type de recherches. L’InVS doit relancer une nouvelle étude en 2014 qui permettra d’avoir un aperçu de l’évolution de l’imprégnation des pesticides en France  ».

Hugo Jalinière, Sciences et Avenir, 2/05/13 Créé le 02-05-2013 à 11h07 – Mis à jour à 11h32

Sur le même sujet

À LIRE AUSSIAbeilles: trois pesticides suspendus pour deux ans

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29 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Le marquage électronique des troupeaux reporté (Bastamag)

Le marquage électronique des troupeaux reporté (Bastamag) dans Luttes paysannes et alimentation rfid-pucage_humain-300x190

L’obligation de marquer avec des puces électroniques RFID les troupeaux de chèvres et de brebis est reportée à fin 2014. Ce marquage, vivement critiqué par les éleveurs, devait être obligatoire dès le 1er juillet 2013. Le report a été annoncé par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, le 24 avril. Pour la Confédération paysanne du Pays Basque, il marque une victoire « partielle » face au risque d’industrialisation massive des élevages que ce puçage aurait entraînée. « L’argument de la traçabilité ne vaut pas pour justifier ce nouveau système puisque le système d’identification antérieur (deux boucles simples par animaux) garantit déjà amplement la traçabilité, estime le syndicat dans un communiqué. C’est par ce genre d’imposition qui en entrainera d’autres, que l’élevage ovin est condamné à entrer dans la vis sans fin de l’industrialisation ».

Ces derniers mois, des collectifs d’éleveurs ont été créés dans plusieurs départements pour protester contre le puçage électronique et les sanctions financières imposées aux récalcitrants (lire notre reportage). Pour ces derniers, la garantie de la traçabilité passe par la relocalisation de la production, les circuits courts et les moyens d’identification traditionnels comme les tatouages, infalsifiables. Les collectifs considèrent que le puçage électronique de l’ensemble du troupeau doit être seulement proposé sur une base volontaire. Les Confédérations paysannes Rhône-Alpes et PACA rappellent que les quatorze États de l’Union européenne détenant moins de 600 000 brebis ou 150 000 chèvres sont exempts de l’obligation de puçage RFID.

Par Sophie Chapelle (29 avril 2013)

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25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Côtes-d’Armor, démembrement agricole : la Confédération paysanne tape du poing à Carnoët (OF)

Côtes-d'Armor, démembrement agricole : la Confédération paysanne tape du poing à Carnoët (OF) dans Luttes paysannes et alimentation dessinsamson20ansgrande-244x300

Agriculture mercredi 24 avril 2013

«C’en est trop, lancent Jean Cabaret, porte-parole de la Confédération paysanne de Bretagne, et Jean-Marc Thomas, secrétaire de la Confédération des Côtes-d’Armor. Là, on a franchi un échelon supérieur dans le démembrement d’exploitations agricoles, en s’en prenant à un jeune tout juste installé depuis octobre.» Ce mercredi matin, membres de la Confédération et riverains ont investi une partie des terres pour lesquelles Brendan Luzu, 26 ans, producteur laitier en conversion bio, a reçu l’autorisation préfectorale d’exploitation.

17 ha sur un total de 80 sur lesquels il n’a jamais pu travailler, car le propriétaire des parcelles en cause ne lui en accorde pas la jouissance. Un différend qui ravive la colère de la Confédération qui ne compte pas en rester là et demande à la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) et au préfet des Côtes-d’Armor de prendre les mesures qui s’imposent, pour que le jeune agriculteur puisse exploiter l’intégralité de ses terres.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Demembrement-agricole-la-Confederation-paysanne-tape-du-poing-a-Carnoet_40798-2186693——22070-aud_actu.Htm

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21 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Antibiotiques et toc(LCE)

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http://blog-de-canard.blog4ever.com/blog/articles-cat-442415-722868-le_canard_du_10_04_2013.html

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20 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Paysans du monde entier, unissez-vous ! (Esther Vivas)

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Esther Vivas 20 avril 2013

Année après année, la population paysanne mondiale diminue. L’exode rural était devenu une réalité palpable au cours du XXe siècle, ce qui a provoqué un changement radical des paysages et de l’agriculture paysanne traditionnelle. En 2007, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la majeure partie de la population mondiale vivait déjà dans des villes.

L’Etat espagnol n’a pas fait exception. L’agriculture y est passée du statut d’une des principales activités économiques à une pratique quasiment résiduelle. Si, dans les années 1970, 25% de la population active travaillait encore dans le secteur agricole, aujourd’hui ce chiffre s’est réduit à 4%, ce qui a signifié une perte de plus de deux millions et demi d’emplois. Les exploitations agraires continuent à disparaître de manière rapide. D’après le Recensement agraire de l’Institut national de statistique 2009, entre les années 1999 et 2009, elles ont diminué de 23%. Nous devrons bientôt dresser une pancarte dans nos champs avec la mention : « Fermé pour cause de décès ».

Les revenus agraires, eux aussi, sont en chute libre. D’après le syndicat agraire COAG, en 2012, ils ont reculé de vingt ans, avec l’appauvrissement consécutif de la paysannerie. Pauvreté et monde rural vont de pair. En Europe, un tiers des pauvres se concentre dans le monde rural. Et la pauvreté y frappe particulièrement les femmes. Comme le signale le rapport de l’Union européenne « Poverty and Social Exclusion in Rural Areas » [Pauvreté et exclusion sociale dans les zones rurales] en 2008 ; le vieillissement de la population, l’absence de débouchés pour les jeunes, l’émigration, les bas revenus dans l’activité agricole, les mauvaises infrastructures sont les clairs symptômes de la pauvreté dans les campagnes

Les paysans disparaissent mais nos besoins alimentaires sont toujours là. Alors, qui nous fourni de quoi manger ? Qui sont ceux qui produisent et distribuent la nourriture ? C’est une poignée d’entreprises de l’agro-industrie et de la distribution qui contrôlent actuellement toute la chaîne alimentaire, du début à la fin. Des multinationales qui cherchent à faire du profit, et beaucoup de profit, avec la nourriture. Dupont, Syngenta, Monsanto, Kraft, Nestlé, Procter&Gamble, Carrefour, Alcampo, El Corte Inglés, Mercadona en sont quelques unes.

On célèbre ces jours ci la Semaine de Lutte Paysanne pour exiger d’autres politiques agricoles et alimentaires. Avec une thématique clé : la lutte contre les transgéniques. L’Etat espagnol est la porte d’entrée des OGM (Organismes génétiquement modifiés) en Europe, leur paradis. Des variétés interdites dans d’autres pays, comme la France, la Grèce, l’Autriche ou l’Allemagne, sont ici monnaie courante. Et un autre front de bataille : la souveraineté alimentaire, qui consiste à rendre aux paysans et aux consommateurs la capacité de décider sur ce que l’on produit et sur ce que l’on mange. Etre souverain pour décider. Des mots proscrits par les temps qui courent.

La Via Campesina, le plus important mouvement international d’agriculteurs du Nord et du Sud, les plus frappés par la globalisation néolibérale ; les sans terre, les petits producteurs, les femmes paysannes, le revendiquent depuis la moitié des années 1990. Leur leitmotiv : Paysans du monde entier, unissez-vous. Et nous avons besoin d’eux.

http://www.avanti4.be/actualite/article/paysans-du-monde

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