Archive | Luttes paysannes et alimentation

25 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Doux, eau dans les poulets: la procédure annulée (of)

poulets

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Le groupe Doux était cité à comparaître, ce lundi, par les douanes devant le tribunal correctionnel de Quimper.

Le volailler était soupçonné par l’administration de Bercy de fraude sur la teneur en eau injec- tée dans des poulets pour augmenter leur poids et donc son prix, à l’export. Le juge de Quimper n’a pas donné raison aux douanes.

Il a, tout bonnement, ce lundi, annulé la procédure à l’encontre du groupe basé à Châteaulin aux motifs que les Douanes ne disaient pas quelle infraction était visée et quelles personnes étaient citées à comparaître.

http://www.ouest-france.fr/doux-eau-dans-les-poulets-la-procedure-annulee-2645918

http://www.ouest-france.fr/perquisition-des-douanes-chez-doux-report-daudience-2127821

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24 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Thaïlande, des sous-traitants de carrefour accusés de recourir au travail esclave (basta)

Thaïlande, des sous-traitants de carrefour accusés de recourir au travail esclave (basta) dans Altermondialisme slavery1

Des centaines de milliers de migrants, d’origine cambodgienne ou birmane, sont recrutés de force sur des bateaux en Thaïlande.

Ces bateaux industriels pêchent les poissons qui seront transformés en farine pour nourrir les crevettes élevées par l’entreprise Chaoren Pokphand Foods (CP Foods). Leader du sec- teur, celle-ci produit 10% des 500 000 tonnes de crevettes bon marché exportées chaque année par la Thaïlande pour alimenter la demande galopante des consommateurs occi- dentaux. Parmi ses clients, les géants mondiaux de la grande distribution: Carrefour, mais aussi Walmart, Aldi et Tesco. C’est ce que révèle une enquête du Guardian (à lire ici [1]), qui se base sur des centaines d’entretiens avec différents acteurs de la chaîne d’approvision- nement. Les problèmes constatés chez les fournisseurs de CP Foods concerneraient aussi les autres entreprises du secteur en Thaïlande.

Selon les témoignages recueillis par le Guardian, ces migrants sont soumis à des con- ditions de travail et de vie d’une violence extrême: journées de 20 heures, tortures et assas- sinats sommaires, ouvriers enchaînés pour les empêcher de s’évader, absence de paie pendant des mois, fourniture d’amphétamines pour «tenir le coup». La Thaïlande est de plus en plus montrée du doigt sur ce sujet: on estime à près de 500 000 le nombre d’esclaves dans le pays, pour la plupart des immigrés issus des pays voisins. Le secteur de la pêche à lui seul emploie environ 300 000 personnes, dont 90% de migrants. Les rescapés de ces «bateaux de la mort» interrogés par le Guardian ont été capturés ou escroqués par des intermédiaires, qui les ont ensuite «vendus» aux capitaines des bateaux de pêche.

Les grandes marques n’assument pas Comment réagit Carrefour face à ces révélations ? La réponse de l’entreprise est malheureusement révélatrice de l’irresponsabilité des grandes marques qui utilisent ces longues chaînes d’approvisionnement internationales. D’un côté, l’entreprise déclare avoir réalisé un «audit social» en juillet 2013 dans l’usine de CP Foods où elle se fournit, sans rien constater d’anormal. Rappelons que les faits incriminés par le Guardian ne concernent pas l’usine de CP Foods elle-même, mais les conditions de travail dans les bateaux qui fournissent cette usine. Et Carrefour a admis qu’elle ne procédait pas à des vérifications sociales jusqu’au bout de chaînes d’approvisionnement complexes. De l’autre côté, suite aux révélations du quotidien britannique, Carrefour s’est empressée d’an- noncer [2] qu’elle suspendait unilatéralement toutes relations commerciales avec CP Foods. Sans s’interroger sur le rôle objectif des multinationales de la grande distribution – à travers leurs pratiques commerciales, notamment la pression sur les coûts – dans l’émergence de telles pratiques en bout de chaîne.

Une attitude qui rappelle celle adoptée par Carrefour et Auchan concernant la filière textile, suite à la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh [3]. Les enseignes de grande distribution contactées par le Guardian déclarent toutes leur opposition au travail esclave. Il semble que certaines d’entre elles étaient pourtant parfaitement conscientes des conditions de travail sur les bateaux des fournisseurs de CP Foods, et de l’industrie de la crevette thaï- landaise en général. L’Organisation internationale du travail (OIT) et plusieurs ONG ont déjà émis des alertes à ce sujet ces dernières années. Mais les grandes marques ont continué à se concentrer sur leur chaîne d’approvisionnement directe, plus facile à gérer, sans remon- ter plus en amont. Le porte-parole de CP Foods au Royaume-Uni, de son côté, reconnaît les problèmes, mais explique qu’il est impossible pour son entreprise de savoir exactement ce qui se passe dans sa chaîne d’approvisionnement. Espérons que l’enquête du Guardian contribuera à accélérer les modestes efforts pour améliorer les conditions de travail et de vie tout au bout de la chaîne. Olivier Petitjean 24 juin 2014

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24 juin 2014 ~ 0 Commentaire

La mort est dans le pré…

La FNSEA s’oppose à un projet visant à revoir les conditions d’épandages de pesticides (La Croix)

La FNSEA a appelé à une mobilisation nationale, mardi 24 juin, pour donner un «carton jaune» au gouvernement, accusé de multiplier les «contraintes» envers les agriculteurs. Un amendement visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires par les agriculteurs doit être déposé mardi à l’Assemblée nationale.

Environ 250 agriculteurs se sont rassemblés place de la Concorde tôt mardi 24 juin, pour lancer une journée de mobilisation nationale destinée à dénoncer les diverses «contraintes» qui leur sont imposées.

La FNSEA, premier syndicat agricole, a prévu des manifestations dans toute la France. « Nous voulons adresser un carton jaune au ministre de l’agriculture, qui continue à nous imposer des réglementations nous empêchant de travailler. Les agriculteurs de 80 à 85  départements devraient répondre à cet appel », souligne Dominique Barrot, secrétaire géné- ral de la FNSEA. Dans la ligne de mire du syndicat, figure en particulier un projet visant à revoir les conditions d’épandages de pesticides. Un amendement en ce sens doit être dé- posé mardi 24 juin à l’occasion de l’examen de la loi d’avenir pour l’agriculture en commis- sion des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Pas d’épandage à moins de 200 m des écoles

Le 20 mai, la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, avait déclaré que serait prochainement prise une mesure d’interdiction des épandages de produits phytosanitaires «à moins de 200 mètres des écoles». Début mai, une vingtaine d’enfants et une enseignante d’une école primaire de Villeneuve, un petit village de Gironde, avaient été pris de malaises après l’épan- dage d’un fongicide sur des vignes situées à proximité de l’établissement. «Nous sommes tout à fait disposés à prendre des mesures de précaution, comme le fait de ne pas traiter les parcelles pendant les heures d’ouverture de classes, précise Dominique Barrau, mais nous refusons toute notion de distance.» Selon lui, une telle interdiction ferait perdre la moitié des terres cultivables dans certains départements.

Des haies contre les pesticides Il n’était pas possible, lundi 23 juin en milieu de journée, de savoir précisément comment serait rédigé l’amendement, mais les deux ministres con- tinuaient de défendre le projet, tout en cherchant à rassurer les agriculteurs. Dans un com- muniqué, ils indiquaient vouloir «mettre en place mesures de protection», comme des haies, à proximité de «certains lieux sensibles: les écoles, les crèches et les bâtiments de soins comme les hôpitaux ou les maisons de retraite». «Il n’a jamais été question d’interdire cette utilisation à 200 mètres des habitations», précise le communiqué, tout en soulignant qu’«en l’absence de mesure de protection adaptée, une distance minimale d’utilisation sera à respecter».

Coïncidence à cette actualité nationale, des chercheurs de l’université Davis de Californie ont publié lundi 23 juin, dans la revue  Environmental Health Perspectives, une étude éta- blissant un lien – mais pas de relation de cause à effet directe – entre les pesticides et l’au- tisme. Selon ces chercheurs, une femme enceinte qui vit près d’une ferme utilisant des pesticides à un risque 66 % plus élevé d’avoir un enfant autiste.

SÉVERIN HUSSON   24/6/14 – 09 H 33

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21 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest: l’amap qui fait aussi bien que le supermarché‏ (reporterre)

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Une association propose aux Brestois d’acheter chaque semaine toute une gamme de produits locaux, bios et de saison.

En plus de leur offrir une alternative aux supermarchés et changer les habitudes alimentaires des membres, l’association veut diversifier ses activités pour aller plus loin dans la relo- calisation de l’économie.Dans un lavoir désaffecté de la rive droite de Brest se déroule chaque jeudi une scène atypique. Une vingtaine de personnes se succèdent pour remplir leur cabas de carottes, navets, poisson, œufs, lait, fromage…

Pendant plus de deux heures, ce bâtiment d’habitude inutilisé prend des airs de petit marché dans lequel on croise aussi bien des étudiants, des jeunes parents sortant du boulot que des retraités.Tous sont adhérents de l’association « Court circuit en pays de Brest » qui distribue chaque semaine plus de deux-cents paniers bios, locaux et de saison dans sept points différents de la ville.

Comme dans les Amap (Association pour le maintien d’un agriculture paysanne) clas- siques, ces consomm’acteurs choisissent à l’avance la quantité hebdomadaire de légumes (entre 7 et 18 euros) qu’ils désirent. Ils ont également la possibilité de commander des œufs, du pain, des herbes aromatiques ou encore des yaourts qu’ils recevront chaque semaine pendant six mois au point de distribution de leur choix. Une fois leur contrat d’abonnement rempli, ils n’ont plus qu’à se rendre chaque jeudi après- midi au lavoir afin de retirer leur commande. Pour enrichir le panier, de la viande, du poisson et d’autres denrées leur sont également proposés en commande ponctuelle.

A la genèse du projet, une volonté de rompre avec le mode de distribution classique. «J’en avais marre de consommer des produits transformés, chers et dégueulasses», explique Céline cofondatrice de l’association. Pour y remédier, elle a d’abord créé une Amap avec Guillaume, l’autre pilier du projet. «Mais on s’est rendus compte qu’on touchait les revenus élevés, des gens déjà convaincus et qu’on ne répondait pas à la demande (une quarantaine de personnes sur liste d’attente). On voulait soutenir davantage les producteurs et offrir plus de souplesse et de choix», précise la jeune femme. Ils ont donc décidé de salarier deux personnes (plus un service civique) afin de créer des emplois qui ont du sens et faire que tout le poids de la logistique ne soit pas assuré par les seuls bénévoles.

Objectif panier diversifié Pour réussir leur pari, la variété de l’offre a été déterminante. «Nous voulions qu’il y ait un max de produits dans le panier» afin de proposer «une alter- native aux supermarchés» et ainsi permettre de faire la plupart de ses courses en un seul lieu, précise Céline. La formule propose également plus de souplesse qu’une Amap. Les adhérents disposent d’une période d’essai d’un mois pour tester le service et adapter leur commande à leurs besoins réels. En outre, grâce au « panier d’échange », ils peuvent tro- quer leur surplus de navets ou de topinambours contre du persil ou des carottes. Et lorsque les membres ne sont pas en mesure de venir retirer leur commande hebdomadaire, celle-ci est proposée à des «intérimaires» qui se sont inscrits à l’avance pour acheter un panier à l’occasion.

«C’est très bien fait, du coup ce n’est pas contraignant, se réjouit Gaëlle, une trente- naire inscrite depuis quelques mois. Mais vu que nous n’avons que des produits de saison, on risque d’en avoir marre de manger des patates à la fin de l’hiver!». Mais la convivialité des rencontres lui fait vite oublier cet inconvénient. En effet, chaque semaine, deux adhérents aident les salariés de l’association à assurer la distribution. «Ça me plait de donner un coup de main, c’est participatif et ça permet de rencontrer les autres adhérents, poursuit-elle. On discute, on échange des points de vue et des recettes».

100 % made in Brest Et ce réseau que Céline décrit comme une super Amap n’est pas une exclusivité brestoise. Les initiateurs du projet se sont en fait inspirés du travail réalisé par l’association Alter Conso à Lyon et l’ont adapté au contexte de leur ville. Un peu plus d’un an après le lancement, la greffe semble avoir prise. «Court circuit en pays de Brest» compte 250 adhérents consommateurs et une trentaine de producteurs. Céline précise que «tout vient du pays de Brest afin de mettre en avant la richesse du territoire». En raccourcissant les circuits de distribution, l’association contribue à relocaliser l’économie et à lutter contre des situations aberrantes :

« Le poisson pêché à Brest va à Rungis pour les cours et revient ici. Ça nous insup- porte que quelques intermédiaires s’en mettent pleins les poches et tirent les prix vers le bas, s’emporte cette entrepreneuse solidaire. Nous, on demande aux producteurs ce dont ils ont besoin pour vivre alors que, jusque-là, ils fixaient leurs prix en fonction de ceux des supermarchés ou des Biocoop… On veut créer de l’emploi dans notre association et chez les agriculteurs et pour ça, ils doivent atteindre le seuil de rentabilité. On veut que l’argent reste sur le territoire, que ça forme une boucle, que ça créé de l’emploi, du lien social et de la connexion entre producteurs et consommateurs».

Ils ambitionnent également de nous reconnecter avec ce qu’on mange et de changer les comportements sans tomber dans la culpabilisation. «Notre idée est de dire qu’on peut aller au supermarché mais qu’on peut aussi faire mieux. Il ne faut pas que les gens qui consom- ment au supermarché se sentent blessés et froissés», précise Céline. Et ce moyen concret d’éducation populaire semble porter ses fruits: «Je n’achète plus aucun légume en super-marché et ça me permet de faire marcher l’économie locale. Ça me pousse à faire de la soupe et à manger des légumes alors que je ne l’aurais pas forcement fait sans ça. Au bout de trente ans, j’arrive enfin à faire manger des légumes à mon mari», s’exclame Patricia, qui aide ce jour-là à distribuer les paniers.

Toucher des non militants «On trouve dans nos adhérents des gens qui ne seraient ja- mais allés dans une Amap, qui ne sont pas militants, ça rassure», se réjouit Céline. L’as- sociation contribue à contrer l’idée largement répandue selon laquelle manger sainement est un luxe en ces temps de disette économique. « Il est vrai que la plupart des produits coûtent moins cher en supermarché mais ils sont de moins bonne qualité, moins nourrissants. Et si on décide de mieux manger, uniquement ce dont on a besoin et qu’on cuisine, on s’en sort mieux. Les supermarchés poussent à la consommation inutile», poursuit Céline. Un constat partagé par les adhérents interrogés qui n’ont pas vu leur dépenses alimentaires augmenter.

Pour le faire savoir et s’assurer que l’alimentation saine et locale ne soit pas l’apanage des riches, l’association a lancé un point de distribution dans un quartier populaire. En outre, ils proposent un tarif social aux adhérents. Ceux-ci paient leur cotisation à l’association (coti- sation annuelle plus pourcentage du montant de la commande) en fonction de leurs revenus. Ils projettent également de lancer un système permettant aux personnes en difficulté finan- cière de manger bio en leur proposant un panier à – 50 %.

Face au l’engouement rencontré, l’association ne compte pas en rester là. Ils ont dans l’idée de mettre en place un atelier de transformation de légumes pour les consommateurs et les producteurs afin d’utiliser les surplus. Ils projettent également de lancer une maison des circuits courts avec une cantine bio locale, une épicerie ou un marché de producteurs. Ils entendent également relancer des filières locales dans le textile ou encore le bois de chauffage. Plutôt que de grossir à l’infini (ils se fixent une limite de 800 paniers par semaine), ils ont fait le pari de la diversification et espèrent que d’autres structures de ce type verront le jour un peu partout sur le territoire.

Emmanuel Daniel vendredi 20 juin 2014

Une vidéo qui explique la démarche :

http://www.youtube.com/watch?v=HGuCaYR_Cs8

http://www.reporterre.net/spip.php?article6020

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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

A vous de jouer!

Après les prix moins chers, le kilo moins lourd!

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les petits paysans seraient plus productifs que l’agriculture industrielle (basta)

ClaireIndiaFea1tureApr1_large

Les petites paysannes, oui!

Ce n’est pas l’industrie agro-alimentaire qui nourrit le monde, mais les petits produc-teurs. Ceux-ci produisent jusqu’à 80 % de l’alimentation des pays non industrialisés, rappelle l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) [1].

« Mais combien d’entre nous se rendent compte qu’ils le font avec moins d’un quart de la superficie agricole mondiale, et que cette part, déjà maigre, se réduit comme peau de cha- grin ? », interpelle l’ONG Grain, dans un rapport rendu public le 18 juin. Ces petits produc- teurs disposeraient de seulement 17,2 % de la superficie agricole mondiale, si l’on exclut la Chine et l’Inde du calcul.

Selon Grain, plus de 90 % des exploitations agricoles dans le monde ont une super- ficie moyenne de 2,2 hectares. Mais celles-ci ne cessent de rétrécir. En cause, la nouvelle vague d’accaparement de terres (nos articles sur le sujet). Les phénomènes de concen- tration et d’accaparement des terres ne concernent pas que l’Afrique ou l’Asie. La moitié des terres en Europe est ainsi contrôlée par 3 % des plus gros propriétaires. Alors que la résis- tance s’organise, le rapport souligne la criminalisation des paysans, «trainés en justice, voire éliminés, quand ils luttent pour la terre».

«Si rien n’est fait pour renverser cette tendance, le monde perdra sa capacité à subvenir à ses propres besoins alimentaires», indique Henk Hobbelink, coordinateur de Grain. Le rapport montre que les petites fermes sont plus productives que les grandes. S’appuyant sur des données d’Eurostat, Grain énonce que 20 pays de l’Union européenne enregistrent un taux de production à l’hectare plus élevé dans les petites fermes que dans les grandes [2]. « Dans les 7 pays [3] où les grandes exploitations ont une productivité plus élevée, celle-ci n’est que légèrement supérieure à celle des petites fermes », précise Grain.

Les auteurs du rapport appellent à de véritables programmes de réforme agraire qui rendent les terres aux paysans et aux petits producteurs. Elizabeth Mpofu, coordinatrice générale de La Via Campesina, s’appuie sur l’exemple du Zimbabwe: «La taille moyenne des petites fermes a augmenté suite au programme de réforme agraire et elles produisent main- tenant plus de 90% des cultures vivrières agricoles, contre 60 à 70% avant la redistribution foncière ». De quoi renforcer l’idée de développer des micro-fermes en France. par Sophie Chapelle 19 juin 2014

Télécharger le rapport de Grain en cliquant ici.

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03 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Ferme des 1000 vaches, une action de soutien à quimper (of)

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À l’appel de l’UDSEA et de la confédération paysanne du Finistère, une trentaine de personnes s’est réunie à 12 h devant la Préfecture à Quimper (Finistère).

Par cette action, les manifestants ont montré leur soutien aux paysans mis en garde à vue mercredi 28 mai, suite à une action syndicale sur le site de la « Ferme des 1000 vaches » dans la Somme. Depuis, ils ont été libérés sous contrôle judiciaire.

« Si nous sommes là aujourd’hui, c’est en partie pour donner un coup de semonce à la justice et donner un signal d’alarme au gouvernement », raconte Vincent Pennober, porte-parole de la confédération au niveau départemental. Quimper – 02 Juin

http://www.ouest-france.fr/ferme-des-1000-vaches-une-action-de-soutien-quimper-2591909

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01 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Produire bio, un business comme les autres ? (arte)

Produire bio, un business comme les autres ? (arte) dans Ecologie & climat

En Europe, les produits bio génèrent 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Un succès qui s’est accompagné d’une forte industrialisation des modes de production. Quant aux idéaux du commerce équitable, ils sont battus en brèche par ceux qui rémunèrent la main-d’oeuvre à vil prix. Enquête sur un business qui n’est pas exempt de pratiques scandaleuses. 

En Roumanie, de gros investisseurs rachètent les terres de petits paysans pour pratiquer sur des milliers d’hectares des cultures et de l’élevage « bio », notamment de brebis alimentées l’hiver avec du maïs transgénique. En Thaïlande, des crevettes « bio » élevées dans des fermes géantes consomment de la nourriture industrielle et sont en contact avec des produits chimiques. En Chine, des élevages de dindes et de poulets ne doivent leur étiquette « bio » qu’à un trafic illégal de documents. En Espagne, des tomates « bio » poussent à côté de champs en culture intensive généreusement arrosés de produits phytosanitaires…L’enquête de Christian Jentzsch montre que l’explosion de la demande en produits bio a conduit à une industrialisation systématique des modes de production. Dans nombre de cas, celle-ci s’opère au détriment de l’environnement, des petits agriculteurs et de la qualité des produits. Car, de plus en plus, ce sont de grands groupes internationaux ou la distribution discount qui contrôlent le bio.

Ici comme ailleurs, la loi du marché s’est imposée. Une situation rendue possible par la multiplicité des organismes de certification (plus de cent labels et marques bio rien qu’en Allemagne), par la négligence d’ONG parfois peu regardantes et par une réglementation européenne finalement peu contraignante. Quant aux idéaux du commerce équitable portés par les premiers adeptes du bio, ils sont battus en brèche par ceux qui rémunèrent la main-d’œuvre – paysans locaux, voire immigrés sans-papiers – à vil prix.

http://www.arte.tv/guide/fr/046344-000/produire-bio

mardi 03 juin à 20h50 (90 min)

Rediffusion vendredi 06.06 à 8h55

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01 juin 2014 ~ 0 Commentaire

L’europe finit par plier (rtbf)

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Les Etats membres pourront autoriser les OGM

Faute d’un consensus, l’Union européenne a trouvé mercredi un accord pour autoriser la culture des OGM sur son territoire, sous réserve de la possibilité pour les Etats réfractaires, dont la France, d’interdire les semis sur leur territoire, a annoncé un diplomate européen. La Belgique, tiraillée entre les positions flamande (favorable) et wallonne (défavorable) a préféré s’abstenir.

L’accord, qui doit être formalisé le 12 juin par les ministres de l’Environnement, a été adopté au cours d’une réunion des représentants permanents des 28, après des années de blocage sur ce dossier. Au départ opposés à la formule proposée, l’Allemagne, le Royau-me-Uni, et la France, qui redoutaient un cadre trop favorable aux multinationales semen- cières, s’y sont finalement ralliés, selon la même diplomate. Egalement réfractaire, la Belgique s’est abstenue.

Sans renationaliser la procédure d’autorisation, le nouveau cadre permet à chaque Etat d’interdire la culture d’un OGM sur tout ou partie de son territoire pour des raisons autres que la santé et l’environnement, comme l’ordre public, l’aménagement du territoire ou la lutte contre la dissémination. Les Etats membres anti-OGM ne pourront en revanche pas interdire le transit sur leur territoire des OGM autorisés, a précisé une source européenne.

Victoire des semenciers L’accord ouvre désormais les terres de l’UE à la culture des OGM, une mesure attendue par les semenciers depuis quatorze ans. Jusqu’à présent, les divergences des Etats sur les semis OGM rendaient les procédures d’autorisation très diffi- ciles et longues, objet à chaque fois d’empoignades politiques. Les Etats membres réfrac- taires n’avaient que la possibilité de recourir à des clauses de sauvegarde nationales, souvent attaquées en justice.

Quatre OGM ont obtenu une autorisation de culture, mais un seul est encore cultivé: le maïs MON810 du groupe américain Monsanto, qui a demandé le renouvellement de cette autorisation. Les autres, deux maïs (BT176 et T25) et la pomme de terre Amflora, ont été abandonnés. Mais sept autres demandes de cultures sont en attente d’une autorisation, dont le mais TC1507 de Pioneer, filiale du groupe américaint DuPont.  Mis à jour le mercredi 28 mai 2014 à 16h32

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-europe-finit-par-plier-les-etats-membres-pourront-autoriser-les-ogm?id=8279688

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31 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Quimper, action des agriculteurs contre le projet d’une « ferme-usine » (of)

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L’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère organise, lundi, devant la préfecture, une action pour protester contre le projet d’une usine contenant 1000 vaches dans la Somme.

L’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère s’insurge contre le projet destructeur de la « ferme-usine aux 1000 vaches » et condamne la criminalisation des militants. Le collectif s’oppose au projet de l’entrepreneur du BTP, Michel Ramery, d’une usine contenant 1000 vaches pour récupérer de la bouse afin de la transformer en électricité.

Une cinquantaine de paysans venus de toute la France sont entrés mercredi 28 mai, matin sur le chantier de la ferme-usine des 1000 vaches dans la Somme.

« Alors que les paysans, venus démonter la salle de traite sans destruction de bien, s’apprêtaient à quitter le site sans violence, les gendarmes sont intervenus et ont procédé à quatre interpellations. Les forces de l’ordre étaient donc au rendez-vous, non pas pour protéger le chantier, mais pour tenter de porter un coup à la mobilisation », explique la confédération dans un communiqué. En réponse, le collectif prépare une manifestation lundi 2 juin à 12 h 00, devant la préfecture de Quimper. Quimper – 30 Mai

http://www.ouest-france.fr/quimper-action-des-agriculteurs-contre-le-projet-dune-ferme-usine-2583976

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