Archive | Luttes paysannes et alimentation

05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

450 euros d’amende pour diffusion de « légumes clandestins »(Bastamag)

450 euros d’amende pour diffusion de « légumes clandestins »(Bastamag) dans Luttes paysannes et alimentation concombremasquelehs_10022009_002750-244x300

« Légumes clandestins » ! L’inscription ironique figure sur les pancartes que des jardiniers et des consommateurs brandissent ce 4 juin sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation à Toulouse.

Ils dénoncent la pression sur les petits producteurs qui commercialisent des variétés de légumes non inscrits au catalogue officiel (lire nos précédents articles). Quinze jours plus tôt, le 17 mai, des petits maraîchers ont reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes, sur le marché de Lavelanet, en Ariège. Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants. Ils encourent une amende potentielle de 450 euros… « Bien que pour eux qui vendent moins de 10 000 plants par an, cette carte soit gratuite, pour le moment du moins, cette visite a causé un certain émoi, d’autant plus que jusqu’ici cette activité annexe était tolérée et que ces maraîchers ignoraient même que cette carte était obligatoire », réagissent plusieurs organisations [1] dans une lettre commune. Ces dernières voient dans ce contrôle « un abus s’inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de toutes les activités et de toutes les personnes qui échappent au contrôle des multinationales ». L’élu écologiste François Calvet, Vice-Président de la commission agriculture du Conseil régional Midi- Pyrénées, considère également ce contrôle comme « inopportun ». « La vente de plants par les maraîchers peut-être un revenu complémentaire non négligeable, écrit-il. Au moment où l’économie agricole est en crise, il n’est pas acceptable que ces paysans soient mis en difficulté par une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle ».

Plus largement, les organisations associatives et paysannes demandent à « répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue. » Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », estime le Réseau semences paysannes. « Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs », assure pour sa part la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Catherine d’Hervé. Cette action intervient alors que la législation sur la commercialisation des semences et des plants est en cours de révision à l’échelle européenne.

Notes

[1] Confédération Paysanne Midi Pyrénées et de tous les départements de la région, Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Amis de la Terre Périgord, Nature & Progrès Ariège, Nature & Progrès Hautes Pyrénées, Nature & Progrès Quercy Gascogne, Nature & Progrès Haute Garonne, Nature et Progrès Aveyron, Croqueurs de carottes, Collectif anti-OGM31, Pétanielle, Terre en vie 65, ATTAC Toulouse, Toulouse en transition, Collectif des Semeurs du Lodévois-Larzac, Kokopelli, collectif des Faucheurs Volontaires, les herbes folles de Saverdun,…

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Châteaulin, Doux, les douanes perquisitionnent le siège social (OF)

 Châteaulin, Doux, les douanes perquisitionnent le siège social (OF) dans Luttes paysannes et alimentation

Information Ouest-France. Fin mai, les douanes ont mené une perquisition au siège social du volailler Doux à Châteaulin (Finistère). La teneur en eau dans les poulets serait au cœur d’une enquête.

Mercredi 22 mai, des agents de la douane de Bretagne et Paris, ont mené une perquisition dans les locaux du siège social du groupe Doux à Châteaulin. Selon nos informations, les douaniers, accompagnés de gendarmes, sont arrivés à 9 h et ont présenté à Jean-Charles Doux, président-directeur général de la société, une commission rogatoire délivrée par le tribunal de grande instance de Rennes pour une perquisition « hors flagrance ». L’opération s’est terminée vers 22 h. Un informaticien a procédé à la copie des disques durs. Des documents administratifs, ainsi que des analyses de laboratoire, ont été mis sous scellés.

Une demande de France Agrimer ?

L’enquête s’orienterait sur une suspicion de fraude portant sur la teneur en eau injectée dans des poulets pour augmenter leur poids à l’export et donc son prix. France Agrimer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer et chargé d’appliquer, en France, certaines mesures prévues par la Politique agricole commune, aurait demandé à vérifier les analyses. Contacté, Arnaud Marion, directeur général, n’a pas souhaité faire de commentaire. « Notre seul objectif est de travailler sur le redressement de Doux et rien d’autre. »

Maël FABRE. Consommation mardi 04 juin 2013

 http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Doux.-Les-douanes-perquisitionnent-le-siege-social_39382-2198948_actu.Htm

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03 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Droit à la terre: un paysan corse menacé d’expulsion (Bastamag)

Droit à la terre: un paysan corse menacé d’expulsion (Bastamag) dans Luttes paysannes et alimentation village_corse_panneau_1

Un paysan expulsé manu militari de sa ferme, avec femme et enfants, pour laisser la place à un investisseur fortuné.

C’est le cauchemar bien réel que vit Jean-Michel Seni, paysan en Corse-du-Sud. L’agriculteur est locataire du domaine de Rovani, un coin superbe qui domine les golfes et plages de l’île de beauté. En 2006, les terres sur lesquelles vit et travaille Jean-Michel Seni depuis près de 30 ans sont mises aux enchères, les héritiers des propriétaires ne s’entendant pas. Les actes d’adjudication – qui encadrent la vente aux enchères – omettent [1] de mentionner qu’un bail rural est en cours, prouvant qu’un agriculteur travaille sur place et qu’il ne peut être expulsé avant sa retraite.

Le bail rural protège plutôt bien les agriculteurs. D’une durée minimale de 9 ans, il est habituellement de 18 ans et donne la possibilité au paysan locataire de préempter en cas de vente de la propriété. Mais sur le domaine de Rovani, officiellement, il n’y a donc pas d’agriculteur. Le lieu a donc été vendu bien au-delà de sa valeur agricole (350 000 €) à une personne à la retraite vivant sur le continent, et n’ayant aucun projet agricole. La société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), qui aurait pu préempter pendant le délai de deux mois qui court de la vente à sa validation, ne s’est pas manifestée.

De la ferme au HLM

Depuis, un marathon judiciaire s’est engagé. De recours en requête, de tribunal en cour d’appel, l’affaire a finalement atterri sur le bureau du Préfet. Qui s’est prononcé le 24 avril dernier pour « le concours de la force publique ». C’est à dire l’expulsion de la famille Seni. Sommée de plier bagage, avec ses 40 vaches, de dire adieu à ses pâtures et à ses vergers de 500 oliviers. « Ces sept années de procédures ont ruiné financièrement M. Seni, dont les seules ressources proviennent de sa petite exploitation agricole, rappelle un juriste qui a suivi le dossier de près. Le nouveau propriétaire fait bloquer par voix d’huissier ses comptes bancaires pour s’indemniser. Depuis 2008 la famille Seni doit se débrouiller pour vivre avec 400€ par mois. » Difficile, dans ces conditions, de faire face à des spéculateurs fortunés, à même de se payer une solide défense.

Préfecture et mairie assurent à la famille Seni qu’ils auront un logement social. Un paysan, vivement modestement mais sûrement du fruit de son travail, enfermé entre quatre murs : voilà une perspectivement résolument enthousiasmante. « Nous demandons simplement que la famille Seni ne soit pas expulsée, dit Jean-Yves Torre de Droit paysan. Nous sommes près à constituer un groupement foncier agricole (GFA) pour racheter les terres au nouveau propriétaire. » En attendant, une requête en annulation doit être déposée ce lundi 3 juin 2013 au tribunal administratif de Bastia, pour demander l’annulation de l’accord au concours de la force publique du 24 avril 2013. Il a par ailleurs été demandé aux ministres du Logement, de l’Agriculture, de la Justice et au Premier ministre d’intervenir pour que le Tribunal paritaire des baux ruraux puisse arbitrer le litige concernant le bail « omis » dans les actes d’adjudication.

> Pour joindre le comité de soutien : lacellu.dinisula@gmail.com

Notes [1] La famille Seni et leur comité de soutien soupçonnent une falsification volontaire.

Par Nolwenn Weiler (3 juin 2013) http://www.bastamag.net/article3103.html

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29 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Deux millions de manifestants contre Monsanto (Rue 89)

Deux millions de manifestants contre Monsanto (Rue 89) dans Altermondialisme evil-corporations-copy

Vous le saviez, vous ? A l’appel d’organisations écologistes, ils étaient « deux millions » (selon les organisateurs, la police n’a pas compté) à défiler aux quatre coins du monde contre les agissements de la firme Monsanto le samedi 25 mai 2013.

Oui, oui, la veille même des « un million » de  « manifestants pour tous » (mais anti-mariage pour certains). Ah, je sais, les chiffres, les chiffres ! Rions en passant sur le million de « manifestants pour tous » contenus sur une esplanade des Invalides de 133 925 m2, ce qui aurait signifié un entassement de 7,47 corps frémissants par m2, chose évidemment impossible, sauf à les voir tous couchés de manière inconcevable les uns sur les autres. Mais revenons à nos moutons, enragés ou culs-bénits, quel qu’en soit le nombre exact. Si la « manif pour tous » fut un incontestable succès, celles contre les agissements de Monsanto ne le furent pas moins au niveau planétaire. Or rien sur ces dernières dans nos médias, quand leurs unes débordaient des exploits de la première. Blackout médiatique presque aussi complet, il faut le reconnaître, sur les récentes manœuvres des « partenaires » empressés de la firme américaine.

La Commission européenne à la manœuvre

Je veux parler de nos braves technocrates de la Commission européenne qui se sont montrés fort actifs depuis le début de cette année :

  • autorisation de la reprise de l’utilisation des farines animales (produites par qui ?) dans la nourriture de nos bestiaux aquatiques de consommation courante ;
  • limitation drastique du nombre de semences autorisées (produites par qui ?) et interdiction pénale de toutes les autres ;
  • pressions en tout genre pour faire légaliser l’exploitation et la commercialisation des OGM (produits par qui ?) dans l’Union européenne.

Sans doute y ont-ils même laissé toutes leurs forces tant ils montrent peu de zèle à faire appliquer leurs quelques rares et timides décisions un tant soit peu contraires aux intérêts de ces grandes firmes, comme celles prohibant (en principe) l’utilisation des pesticides tueurs d’abeilles. Et ce n’est pas ce pauvre Parlement européen (avec ou sans Bové) qui risque de faire opposition. Privés du pouvoir de faire des lois, nos chers « représentants des peuples » ne peuvent qu’y émettre de vagues résolutions.

Les moutons enragés dans la rue

Bref, à part la rue et sa désobéissance civile, plus grand monde pour s’opposer aux méfaits de pieuvres genre Monsanto et de leurs affidés politiques ou technocrates. Ce que firent deux mil… un certain très grand nombre de personnes dans 436 villes de 52 pays (de ça, on est au moins sûr). Réclamant sinon l’interdiction des lois protégeant outrageusement les intérêts de la firme américaine, du moins l’indication de la présence de ses produits dans la composition figurant sur les étiquettes. Mais même ça, tu parles, Charles ! Oh bien sûr, ils n’étaient que quelques centaines sur la place du Trocadéro à Paris ou encore à Strasbourg, mais des centaines de milliers aux Etats-Unis ou dans les villes d’une Amérique latine particulièrement concernée. Bon vous me direz, protégé par la coalition des technocrates vendus, des politiques corrompus et des médias aux ordres (je pèse l’emploi de tous ces qualificatifs), Mon- santo se fout totalement de ces doléances et garde son œil exorbité sur la seule courbe avantageuse de son action boursière. Mais voilà, il faut de tout pour faire un monde et des sujets de chroniques. Quitte à choisir entre la meute des moutons enragés écologistes s’inquiétant du contenu de leurs assiettes et le troupeau des âmes ulcérées s’occupant de culs qui ne sont pas les leurs, y a pas photo, comme on dit.

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27 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Contre l’agrobusiness, quelle agriculture paysanne?

Contre l’agrobusiness, quelle agriculture paysanne?  dans Altermondialisme usa-afrique

Pourquoi s’intéresser à l’agriculture et l’alimentation ?

Parce-que tout simplement, sans cultiver la terre et sans manger, un autre monde n’est pas possible. N’oublions pas que dans les pays en crise, se nourrir redevient une priorité absolue. Parce-que cette thématique est à cheval entre travail et nature (on produit depuis la nature avec elle), elle se situe donc entre social et écologique, elle combine revendications immédiates et projet émancipateur (demander de plafonner les aides de la PAC, c’est privilégier les modes de production plus respectueux de l’environnement par exemple).  C’est une bataille globale mais se décline aussi en expériences locales (paniers de légumes, coopératives alimentaires…). Enfin elle est sectorielle (puisque il s’agit d’un combat syndical dans la paysannerie) et en même temps concerne l’ensemble de la population quand il s’agit d’alimentation. La question agricole n’est donc pas uniquement une question écologique, elle touche des travailleurs, certes plus si nombreux dans le Nord, mais très majoritaires dans le Sud. Je vais essayer de développer en quoi on peut tirer un bilan très négatif de l’industrialisation du travail agricole en termes d’exploitation et d’aliénation, et les implications de ce constat pour notre projet éco-socialiste. Aussi je m’attarderais sur les aspects, les innovations dans le monde agricole qui questionnent ce même projet : démocratie, propriété privée, relocalisation de la production, l’agriculture est un laboratoire plein de richesses !

  1. Industrialisation du travail agricole :

Depuis les années cinquante, après guerre on assiste à l’industrialisation du travail agricole, ce qui a des conséquences désastreuses.

  • une fracture de classe au sein de la paysannerie apparaît clairement: disparition des petites fermes et énormes disparités entre petites et grandes exploitations et pauvreté dans les populations paysannes du Sud (ce sont les paysans ou anciens paysans dans le Sud qui sont les plus pauvres).

En France par exemple on assiste à une chute vertigineuse du nombre d’exploitations : de 2 millions en 1955 on est  passés à moins de 300000 aujourd’hui. Ce phénomène s’accompagne d’une concentration des terres et du capital : moins de fermes signifie nécessairement que celles qui restent tendent à être plus grandes : En 1955, 80% des exploitations comptaient moins de 20 hectares de superficie agricole utilisée (SAU) et 0.8% seulement occupaient plus de 100 hectares. En 2000, 12% des exploitations dépassent 100 hectares et occupent 46% de la SAU. 30% d’exploitations comptent moins de 5 hectares mais représentent 1.5% de la SAU totale. Les disparités sont donc de plus en plus marquées, entre les grandes et les petites fermes, il s’agit de deux mondes qui se côtoient mais n’ont absolument pas les mêmes intérêts. Entre une exploitation de montagne, qui dégage un très petit revenu, et les céréaliers businessmen des plaines céréalières, il n’y a que le mythe de l’unité du monde agricole qui peut les rapprocher.

Et pendant que le monde agricole subit un plan social plus brutal que celui du monde industriel, le nombre de salariés agricoles augmente, ainsi que les formes sociétaires d’exploitations agricoles. Ce-ci signifie que le modèle de la petite paysannerie laisse la place à un modèle capitalistique de l’exploitation agricole, où le paysan devient chef d’exploitation, patron de salariés agricoles. Sa ferme devient une société complexe. La division de classe est également visible dans le monde agricole en fonction des revenus : les disparités sont très importantes. Pendant que le quart des agriculteurs a une revenu inférieur à 12 000 euros par an, le revenu moyen par actif non salarié a augmenté de 88%, étant entendu que la part des subventions dans la formation du revenu est considérable puisqu’elle atteint plus de 80% du revenu en 2004. Mais pourquoi donc ? La Politique Agricole Commune est un véritable levier de classe, puisque les subventions accordées dépendent des hectares possédés… Plus t’en a, plus tu touches. Dans ce contexte d’accroissements des disparités, la salarisation du travail agricole est inéluctable. Elle s’accompagne de précarisation, due à la difficulté d’organisation dans ses secteurs et à l’augmentation du travail saisonnier (causée aussi aux exonérations fiscales). En somme l’abandon du modèle de la ferme familiale, donne la place à des exploitations agricoles de taille importante, qui emploient une main d’œuvre extérieure dans des conditions de plus en plus difficiles. Par exemple, le risque de percevoir un bas salaire dans l’agroalimentaire est 2.5 fois plus élevé que dans l’industrie.

Ces données de base permettent de comprendre les mécanismes fondamentaux déterminant les conditions du travail paysan. La pression économique étrangle littéralement en permanence une partie de la paysannerie. Elle conditionne la surexploitation de ceux qui surnagent avec peine. La concurrence acharnée pèse aussi sur le niveau de rémunération du salariat agricole et à privilégier les salariés précaires. Au début des années 2000, 26.4% des ménages sont pauvres chez les agriculteurs et les salariés agricoles contre 14% dans l’ensemble de la population. La surexploitation économique de la petite paysannerie et du salariat agricole est donc un trait caractéristique de l’agriculture sous domination capitaliste. La phase de mondialisation du capital l’a puissamment accentuée.

  • souffrance physique et psychique au travail dans l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire

Cette surexploitation économique induit une surexploitation physique et psychique tant des petits paysans que des ouvriers agricoles. Le paysan pour survivre va devoir dépenser sa force de travail sans compter et sans souci de sa préservation. Se met ainsi en place un mécanisme d’autoexploitation. Qui peut conduire à la maladie professionnelle (travail agri pénible et difficile, produits dangereux…) En 2005, le taux de suicide des ouvriers agricoles de 25-54 ans est de 69/100 000, plus élevé que celui de 42/100 000 des agriculteurs exploitants, à comparer au taux de 33/100 000 dans la population générale. Quelles sont les spécificités du monde agricole qui aboutissent à cette situation : isolement social, misère affective et sexuelle, l’activité paysanne est une affaire de plusieurs générations, ce qui amplifie le sentiment d’échec. Un autre élément très important est la transformation du travail d’élevage en production animale est une source de souffrance pour les éleveurs et les travailleurs. La dépendance économique de nombreux éleveurs aux grands groupes agroalimentaires a pour effet de transformer le travail de l’éleveur en faux travail indépendant.

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Intervention de Roxanne Mitralias à l’école anticapitaliste le 17/03/2013 Par Roxanne Mitralias le Dimanche, 26 Mai 2013

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper. Apéro bio en guise de « marche contre Monsanto » (LT)

Quimper. Apéro bio en guise de

25 mai 2013 à 11h57

Pas de marche ce samedi matin à Quimper dans le cadre de la journée nationale contre Monsanto. Eaux et Rivières de Bretagne a installé un stand près de la préfecture dans le centre-ville pour sensibiliser les passants sur les conséquences de l’emploi des pesticides et contre la politique de la multinationale agrochimique américaine. La « marche contre Monsanto » a pris ici la forme d’un apéro avec cidre et jus de pomme bio.

http://www.letelegramme.com/informations/quimper-apero-bio-en-guise-de-marche-contre-monsanto-25-05-2013-2114523.php

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Daoulas, ouverture de Goasven “point de vente” collectif de producteurs locaux

Daoulas, ouverture de Goasven “point de vente” collectif de producteurs locaux  dans Brest et région plangoasven-g

Goasven est situé dans le Finistère, à 25km de Brest et à mi chemin entre les 4 communes de Daoulas, Logonna-Daoulas, Irvillac et l’Hôpital-Camfrout.

EN VOITURE

Depuis la RN165, prendre la sortie “Daoulas”. Traverser le bourg en direction de l’Hôpital-Camfrout. Au bout de 3km, arrivé au carrefour de Logonna-Daoulas, prendre à gauche en direction d’Irvillac. Vous y êtes.

EN BUS

La ligne de bus Penn Ar Bed N°32 passe 3 fois par jour à Goasven, en général le matin et en fin d’après midi.

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24 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Les transgéniques : 20 ans à alimenter ou à leurrer la planète? (Lcr.be)

Les transgéniques : 20 ans à alimenter ou à leurrer la planète? (Lcr.be) dans Altermondialisme moutonnoir

Généreusement entretenus par l’industrie des OGM, les mythes sur les soi-disant bénéfices des cultures transgéniques persistent.

On peut résumer à cinq les mensonges que cette industrie répand : que les transgéniques alimentent la planète, qu’ils sont plus productifs, qu’ils per- mettront d’éliminer l’utilisation des produits agrochimiques, qu’ils coexistent harmonieusement avec les autres cultures et qu’ils sont parfaitement inoffensifs pour l’environnement et la santé. C’est facile de dévoiler ces mensonges; il suffit de porter un regard calme et objectif sur ce qui se passe vraiment sur le terrain, en se basant sur les données de l’industrie elle-même. La conclusion, après vingt ans de plantations transgéniques commerciales, est claire : aucune des promesses ne s’est réalisée, bien au contraire. Examinons les cinq points un par un. Un article de GRAIN, publié dans le numéro 13 de la revue Soberanía Alimentaria.

PREMIER MYTHE. Les cultures transgéniques élimineront la faim dans le monde.

C’est probablement l’argument préféré de ceux qui font la promotion de cette technologie. Ils le répètent sur toutes les scènes « sans les OGM, nous ne pourrons alimenter une planète qui compte chaque jour plus d’habitants. » Mais trois constatations remettent les choses à leur place :

  • Les données de la FAO montrent clairement, année après année, qu’au niveau mondial, la production d’aliments est plus que suffisante pour nourrir tout le monde. La faim n’est pas simplement une question de productivité, c’est aussi une question d’accès à la terre et aux autres ressources nécessaires pour produire les aliments. En fin de compte, la faim est une conséquence de la pauvreté et de l’exclusion!
  • Les cultures transgéniques produites commercialement aujourd’hui n’ont pas été conçues pour combattre la faim dans les pays du Sud. Il ne s’agit pas de céréales destinées directement à l’alimentation des personnes. Au contraire, aujourd’hui, quatre cultures, le soja, le maïs, le colza et le coton, s’accaparent presque toute la superficie des cultures transgéniques sur la planète. Les trois premières sont destinées presque exclusivement à la production d’aliments pour les animaux aux États-Unis et en Europe, de combustibles pour les véhicules et d’huiles industrielles, alors que la dernière est utilisée pour la fabrication de vêtements.
  • En revanche, il existe une très douloureuse corrélation directe entre la croissance des cultures transgéniques et celle de la faim dans le monde rural. Dans des pays comme le Brésil et l’Argentine, les gigantesques plantations de maïs et de soja transgéniques – baptisées déserts verts – expulsent les habitants de leurs terres et les privent – les volent – de leurs moyens de subsistance. Et effectivement, la faim, la misère et les empoisonnements sont les conséquences pour beaucoup de gens de la campagne. Les cultures transgéniques occupent des millions d’hectares de terres agricoles fertiles que l’on pourrait utiliser pour produire des aliments! L’année où l’on a planté pour la première fois des cultures commerciales d’OGM, environ 800 millions de personnes souffraient de la faim dans le monde; maintenant, avec des millions d’hectares de cultures OGM, on en compte plus de 1 000 millions. Pourquoi?

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18 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’accaparement des terres sévit aussi en Europe (VC)

L’accaparement des terres sévit aussi en Europe (VC) dans Ecologie & climat Contre_accapare_ment_terres

3 % des propriétaires terriens contrôlent la moitié des terres cultivables.

L’accaparement des terres ne se produit pas seulement dans les pays du sud, mais aussi en Europe de l’est… et de l’ouest La concentration et l’acca-parement des terres n’adviennent pas seulement dans les pays en développement ; en effet, ces deux phénomènes ont aussi cours en Europe aujourd’hui. Un nouveau rapport du réseau Coordination Européenne Via Campesina et Hands off the Land montre que l’accaparement des terres et l’accès à la terre sont, aujourd’hui en Europe, des questions cruciales, et révèle aussi les implications variées que peuvent avoir le régime des subventions et les autres mesures de la politique agricole commune (PAC). Ce rapport, impliquant 25 auteurs originaires de 11 pays différents, intitulé La concentration et l’accaparement des terres et les luttes paysannes en Europe révèle le scandale tenu secret, à savoir que seulement 3% des propriétaires terriens sont arrivés à contrôler la moitié des terres cultivables. Cette concentration massive de la propriété et des richesses foncières est comparable à celle ayant cours au Brésil, en Colombie ou aux Philippines.

Certains de ces processus de concentration croissante des terres ne sont pas nouveaux, bien qu’ils aient, ces dernières décennies, surtout pris de l’ampleur dans les pays d’Europe de l’Est. Beaucoup de compagnies européennes, de même que des nouveaux acteurs, y compris les compagnies chinoises et les hedge funds du Moyen-Orient, sont liés à des filières mondiales de plus en plus concentrées , tous cherchant à profiter de la spéculation grandissante sur les produits agricoles de base. Le rapport de l’étude de cas approfondie observe les tendances à une forte concentration des terres en Espagne, en Allemagne, en Italie, en France et en Autriche, il fait aussi état de différentes formes d’accaparement des terres en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie, en Serbie et en Ukraine. Tout comme dans le cas de situations analogues en Éthiopie, au Cambodge, ou au Paraguay, beaucoup de ces transactions foncières à grande échelle sont réalisées de manière secrète et non transparente.

Le rapport révèle que l’un des moteurs principaux de la concentration et de l’accaparement des terres en Europe sont les subventions versées dans le cadre de la politique agricole commune ; celles-ci favorisent explicitement les grandes exploitations, marginalisent les petites fermes et bloquent l’installation d’agriculteurs potentiels. En Espagne, par exemple, en 2009, 75% des subventions ont été touchées par 16 % des plus grands producteurs. Les autres domaines jouant un rôle clé dans l’accaparement des terres sont l’industrie extractive, l’extension urbaine, les intérêts immobiliers, les enclaves touristiques, et autres entreprises commerciales. Le prof. Dr. Jan Douwe van der Ploeg, de l’université de Wageningen, membre de l’équipe de recherche, dit : « Il s’agit d’une dynamique de concentration et d’accaparement progressif des terres sans précédent. Cela a fait empirer la situation existante, à savoir que de nombreux jeunes voudraient pouvoir rester paysan(ne)s ou s’installer en agriculture mais ne peuvent ni se maintenir sur les terres ni y accéder. »

C’était déjà, par le passé un problème important, mais cela n’a fait qu’empirer. Les subventions actuelles, accordées et planifiées par la Politique Agricole Commune, sont susceptibles de renforcer les obstacles à un accès plus démocratique à la terre et à l’installation des jeunes. L’accès à la terre est une des conditions primordiales pour parvenir à la souveraineté alimentaire en Europe. En effet, aujourd’hui, les trois problèmes les plus préoccupants en ce qui concerne le foncier en Europe, sont ceux relatifs à la concentration et l’accaparement des terres , et à l’impossibilité, pour les jeunes, de se maintenir ou d’accéder à la terre afin de pratiquer une agriculture paysanne. Leur caractère interdépendant et trilatéral rend ces problèmes relativement similaires à ceux que l’on rencontre actuellement en Afrique, en Amérique Latine et en Asie.

Une vague de résistance massive

Ce rapport montre que la concentration et l’accaparement des terres ne vont pas sans susciter d’opposition, mais, au contraire, inspirent une vague de résistance massive. Cette année, la concentration et l’accaparement des terres sont au centre de cette journée des luttes paysannes. L’étude présente le cas de la communauté de Narbolia, en Sardaigne, qui se mobilise contre l’utilisation de terres agricoles de première qualité pour d’immenses projets d’implantation de serres solaires, et le cas de l’opposition au projet d’aéroport à Notre Dames des Landes, près de Nantes, en France. Il y a encore beaucoup d’autre cas d’occupation collective de terres, reflétant les actions de beaucoup de mouvements sociaux du Sud. Le rapport soulignele cas du « SOC », en Andalousie, où des paysans sans terres occupent collectivement la terre et la cultivent selon des méthodes agroécologiques, et de SoLiLA, à Vienne, où des jeunes gens se retrouvent afin de « squatter » des terres urbaines fertiles pour pratiquer une agriculture soutenue par la communauté et un jardinage urbain destiné à la production de nourriture, tout en évitant que ces terres ne soient transformées pour un usage commercial. Jeanne Verlinden, de la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC), dit que cette étude nous montre ceci : « La terre doit être à nouveau considérée comme un bien public. Nous devons réduire la marchandisation des terres et promouvoir la gestion publique de cette ressource commune de laquelle nous dépendons tous. La priorité devrait être donnée à une utilisation par des petits paysan(ne)s, pour une agriculture paysanne et pour la production de nourriture, plutôt qu’à un transfert à des intérêts commerciaux privés qui cherchent des terres pour la spéculation, accentuant ainsi la concentration croissante des richesses. L’accès à la terre devrait être donné à ceux et celles qui la travaillent. »

Lire aussi : De grands groupes français en première ligne de l’accaparement des terres

http://www.reporterre.net/spip.php?article4255

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12 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Kokopelli dans les choux !

Kokopelli dans les choux ! dans Ecologie & climat auto0002-199x300

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Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée : 12.000 euros pour le grainetier Baumaux 23.000 euros pour l’État et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès. Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’État français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun. C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, Mr Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 euros augmenté de 10.000 euros et recevra 2.000 euros pour ses frais.

L’État français recevra 17.500 euros au motif que Kokopelli vend des semences illégales, 5.000 euros seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association Kokopelli. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.
Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement :

il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2 500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par Kokopelli ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à Kokopelli, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à Kokopelli ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions. L’asso-ciation propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de Kokopelli : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. À l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d’éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, Kokopelli protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’État français nous a fait échouer.

Aujourd’hui, la disparition potentielle de Kokopelli ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées. Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et Kokopelli : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’État français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.
L’association Kokopelli a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protège le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas. N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment. Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Par Raoul Jacquin

Source: http://ddlabeillaud.blogspot.fr/2013/05/kokopelli-dans-les-choux.html

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