Archive | Luttes paysannes et alimentation

27 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

fête (quimper)

kper1

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25 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

robinet (la croix)

haddock eau

Les Bretons se méfient toujours du robinet

Même si la qualité s’est améliorée, la pollution des eaux de surface par les activités agricoles rend la ressource très fragile.

La multiplication des marées vertes et deux condamnations de la France par la Cour de justice de l’Union européenne, en 2013 et en 2014, pour non-respect de la directive sur les nitrates et les pollutions agricoles ont marqué les esprits.

En Bretagne, nombreux sont ceux qui se méfient en tirant un verre d’eau du robinet. La consommation d’eau minérale ou de source y est plus répandue qu’ailleurs, selon une étude du ministère de la santé qui date de 2007.

Pourtant selon l’Agence régionale de la santé (ARS), 0,03 % de la population (907 habitants) seulement ont subi des dépassements en nitrates en 2016, et 3,8 % des dépassements en pesticides. « Les Bretons font un amalgame entre l’eau traitée et distribuée, de très bonne qualité, et la ressource, qui est médiocre à mauvaise parce qu’issue à 75 % d’eaux de surface très vulnérables aux pollutions en nitrates et pesticides agricoles », observe Thierry Panaget, ingénieur chargé des études sanitaires à l’ARS.

Cette confusion peut aussi s’expliquer par la nature du sous-sol breton. Majoritaire- ment granitique et schisteux, il n’offre que peu d’aquifères souterrains productifs. Ce sont donc essentiellement les eaux de surface qui alimentent les usines de traitement bretonnes, contrai- rement au reste de la France où l’on puise plus facilement dans les ressources souterraines.

Pour distribuer une eau de qualité conforme à la réglementation (moins de 50 mg/l pour les nitrates et moins de 0,1 µg/l pour les pesticides), il a fallu fermer les captages les plus pollués, multiplier les usines de traitement et imposer des périmètres de protection autour de 95 % des captages (contre 75 % au niveau national). Seule eau minérale de Bretagne, Plancoët dispose d’un périmètre de protection de 100 hectares autour de ses trois forages.

«Les eaux superficielles que nous traitons subissent toutes un traitement au charbon actif assez complexe, poursuit Thierry Panaget. Après un épandage, on peut retrouver des herbici- des et des insecticides dans les usines de traitement, notamment après une bonne averse. Il peut ainsi y avoir des dépassements, mais de faible amplitude et de très faible durée.»

Les associations environnementales, elles, continuent de militer en faveur d’une «reconquête de la ressource». «Malgré les efforts, il n’y a pas eu de baisse sensible du cheptel breton», regrette Denis Beaulier, fondateur de l’association Réseau Cohérence,

En 2003, ce père de cinq enfants avait obtenu la condamnation du syndicat d’eau du Trégor à lui payer sept années de consommation d’eau en bouteille, soit 7 500 €. Il avait aussi, avec 2 000 consommateurs bretons, refusé de payer une partie de sa facture d’eau, pour protester contre l’excès de nitrates au robinet.

Aujourd’hui, si la norme des 50 mg/l est respectée sur son réseau, il estime que celle-ci « n’est pas acceptable au niveau sanitaire ». Il a donc choisi d’installer à son domicile un dispositif de traitement par osmose inverse.

Raphaël Baldos, 25/09/2017

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23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

glyphosate (france info)


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 » Il faut retirer le glyphosate du marché »

François Veillerette, directeur de Générations Futures, est revenu sur la polémique autour de l’herbicide présent dans certains produits de consommation.

« Le rapport de l’agence sanitaire allemande chargée de faire le rapport d’évaluation sur cet herbicide contenait des copiés-collés énormes du dossier de l’industrie. C’est-à-dire que l’évaluation des études scientifiques de l’industrie s’est retrouvée dans le dossier fourni par l’agence d’évaluation allemande » déclare François Veillerette, mardi 19 septembre, sur le canapé gris de « :L’éco ».

« On a acheté une trentaine de produits de consommation courante. On les a fait analyser et on a retrouvé des résidus de glyphosate dans plus de la moitié de tous ces échantillons. Ça peut aller jusqu’à 2 mg par kilos, c’est quand même déjà très important » explique-t-il.

« Un lobbying considérable »

Vous vous battez contre le glyphosate depuis des années et il n’est toujours pas interdit interdit en Europe ni en France. Faites-vous vraiment le poids face à Monsanto ? Il répond à la Question qui fâche : « Les associations sont unies aux niveaux Européen et mondial sur ces questions et font reculer ces multinationales sur ces produits. Il faut rappeler qu’en France, par exemple, on a plus le droit d’utiliser dans les communes des herbicides du type Roundup. On progresse, mais il y a un lobbying absolument considérable de ces firmes au niveau mondial ».

Clément Coti 19/09/2017

http://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Glyphosate: l’industrie chimique américaine presse la France de revoir sa position (L’Express)

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23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

nappes (national geographic)

pliue

France : Les nappes phréatiques pourraient être à sec d’ici 2050

D’ici 2050, le changement climatique entraînera une diminution importante des eaux souterraines en France. Plusieurs scénarios sont envisagés pour y remédier.

La France va-t-elle devenir aussi aride que la Californie ? Le Bureau de recherches géolo-giques et minières (BRGM) prévoit une baisse de 10 à 25 % de l’alimentation des nappes phréatiques à l’horizon 2045-2065. Dans certaines zones, notamment sur le littoral, le niveau des eaux souterraines pourrait même diminuer de moitié. À cela s’ajouteront des épisodes de sécheresse qui frapperont plusieurs régions du Sud.

L’augmentation globale des températures va entraîner une hausse de la demande en eau potable et en eau d’irrigation. Pour assurer un équilibre entre l’offre et la demande, les hydrogéologues prévoient de réalimenter les nappes phréatiques. Car la situation est plus que préoccupante. En raison d’une bétonisation croissante, les cours d’eau et les eaux de pluie peinent déjà à s’infiltrer dans la terre.

Les scientifiques du BRGM évaluent donc des moyens de recharge artificiels des nappes phréatiques. « Pour ralentir le phénomène d’évaporation, il faut favoriser une infiltration des cours d’eau et des précipitations dans les nappes, indique Nathalie Dörfliger, responsable de la direction Eau, environnement et écotechnologies du BRGM. D’autres solutions sont en cours de développement : construire des puits d’accès pour acheminer l’eau de pluie directement dans les sous-sols et privilégier l’utilisation de sable pour recouvrir les terrains (les grains favorisant l’infiltration de l’eau).

Des méthodes moins naturelles sont également envisagées. Le projet européen FRAME, initié en mars 2015 pour une durée de trois ans, vise à produire de l’eau de haute qualité à partir d’eaux traitées. À condition d’identifier et de neutraliser les différents contami- nants (résidus de cosmétiques, lessives et pesticides) présents dans les stations d’épuration.

Si tout cela ne suffit pas, une augmentation du prix de l’eau et la mise en place de quotas seront peut-être nécessaires.

En 2017, plus des deux tiers des nappes phréatiques françaises affichent un niveau modéré- ment bas à très bas, faute de recharge hivernale suffisante. La nappe de la craie champe- noise, toutes les nappes du bassin Adour-Garonne, les aquifères de la vallée du Rhône (amont et aval), la nappe des calcaires jurassiques de Lorraine, affichent les niveaux les plus bas du territoire français.

Pierre Gautrand

http://www.nationalgeographic.fr/

Commentaire: On ne discute même pas de la conversion des cultures! On va donc continuer d’arroser des plantes tropicales comme le maïs? En bord de mer l’eau des nappes est remplacée par l’eau de mer… salée! Et on continuer de bétonner des sols agricoles. Il faudra s’attendre à de nouvelles inondations.

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22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

bio (ouest france + europe1)

bio

22 septembre 2017 (Ouest France)

Agriculture bio : l’Etat se désengage des aides au maintien (Europe1)

« C’est au marché de soutenir le maintien de l’agriculture biologique », a estimé le ministre de l’agriculture Stéphane Travert
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Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a annoncé l’arrêt des aides au maintien. Il suggère qu’un fonds privé puisse financer « des projets de développement et de structuration des filières bio ».

L’Etat va cesser à partir de 2018 de verser des « aides au maintien » des agriculteurs biologi- ques, pour se « recentrer » sur les « aides à la conversion » destinées à lancer des débutants du bio, a annoncé mercredi le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert.

« C’est au marché de soutenir le maintien de l’agriculture biologique ».  »C’est au marché de soutenir le maintien de l’agriculture biologique car la demande est là et il faut que nous soyons collectivement en capacité d’y répondre », a déclaré le ministre au salon Tech et Bio à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme. Il a rappelé le formidable essor de l’agriculture bio, qui contraste avec la sévère crise traversée par l’agriculture dite conventionnelle. Les aides au maintien versées après les trois premières années d’activité étaient essentiellement destinées à stabiliser et pérenniser une jeune exploitation bio.

Eviter l’attribution systématique. « Je souhaite que d’autres mécanismes que l’attribution systématique » d’aides au maintien « permettent aux producteurs déjà certifiés en agriculture biologique d’obtenir une juste rémunération » pour des « productions de qualité », a dit le ministre. « Le secteur biologique français connait une croissance historique. Le marché est estimé à plus de 7 milliards d’euros pour l’année 2016, en croissance de 20% par rapport à 2015, année au cours de laquelle une hausse de 15% avait déjà été enregistrée. Et cela continue de progresser sur le premier trimestre 2017″, a-t-il ajouté.

Possibilité de mettre en place un fonds privé. Stéphane Travert s’est en revanche déclaré prêt à accompagner le développement d’une « filière bio », incluant la transformation et la distri-bution des aliments, afin que les produits issus de l’agriculture biologique française puissent être écoulés correctement et sans gaspillage sur le marché. Il compte sur les états généraux de l’alimentation (Egalim), en cours, pour élaborer des « propositions concrètes » en ce sens. « J’ai notamment suggéré qu’un fonds privé puisse être mis en place pour venir financer des projets de développement et de structuration des filières bio. Je sais que l’idée fait son chemin. C’est une solution possible et ce n’est sans doute pas la seule », a-t-il dit.

« Les aides au maintien attribuées au titre des campagnes PAC 2015 à 2017 seront bien évidemment financées jusqu’à leur terme », a rassuré le ministre, en précisant que le crédit d’impôt dont bénéficient les producteurs bio, et qui devait prendre fin en 2017, devrait être maintenu aussi. Pour ce qui est des aides supprimées, « les régions pourront continuer de financer des aides au maintien sur de nouveaux contrats mais elles devront le faire en responsabilité et sans mobiliser les crédits du ministère », a-t-il averti.

21 septembre 2017

http://www.europe1.fr/

Commentaire: Ils lâchent rien!

Sarkozy aux agriculteurs: l’environnement, « ça commence à bien faire »

Au cours de la table ronde organisée au Salon de l’Agriculture, à l’issue de sa visite, Nicolas Sarkozy s’est résolument prononcé pour les agriculteurs (pas bio) aux dépens des écologistes: l’environnement, « ça commence à bien faire » a lâché le chef de l’Etat. Des propos qui laissent présager la suspension des mesures du Grenelle de l’environnement qui concernaient l’agriculture. (France Info 2011)

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17 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

viande (anti-k)

Besoin en eau des aliments

Manger autant de viande est une aberration pour l’environnement et la santé 

Il faut manger moins de viande et préférer celle issue de l’agriculture biologique !  Autrefois l’apanage des pays riches, la consommation de viande ne cesse de se démocratiser et d’aug-menter dans le monde. L’élévation du niveau de vie dans les pays en voie de développement amplifie les effets déjà catastrophiques, mais peu évoqués, d’une surconsommation de viande non soutenable et inutile dans les pays dits développés.

Entre 1950 et 2000, la consommation de viande au niveau mondiale a été multipliée par 5 alors que la population a « seulement » doublé. Une tendance qui devrait se confirmer vu l’élévation du niveau de vie dans de nombreux pays. En moyenne mondiale, un être humain consomme moins de 100 g de viande par jour. Dans les pays développés, la consommation est supérieure à 180 g par jour alors que dans les pays en développement elle n’est que de 72 g, avec de fortes disparités régionales (données FAO, 2016).

Comme de nombreux pays dits « développés », c’est à partir des trente glorieuses (1945- 1975)  que la consommation de viande en France a explosé jusqu’à devenir biquotidienne dans de nombreux foyers. Dans le même temps, la consommation des produits traditionnels de base (légumineuses, céréales, tubercules) a diminué. Toutefois, la consommation totale de viande en France stagne depuis 1998[1], malgré un rebond en 2010[1].

En moyenne, un Français mange près de 89 kg de viande par an[2] (contre 81,9 kg en moyenne dans l’Union européenne), soit plus de 240 g par jour : c’est l’équivalent de plus de 6 tranches de jambon ! Cela représente, pour notre pays, l’abattage de 1,1 milliard d’animaux par an (entre 60 à 130 milliards à l’échelle mondiale[3]).

Une pression sur la surface agricole disponible

La production mondiale de viande était de 302,4 millions de tonnes en 2012 (FAOSTAT) et pourrait atteindre 465 millions de tonnes en 2050 tandis que la production de lait passerait de 702,1 millions de tonnes à 1 043 millions de tonnes sur la même période au regard de la croissance démographique et de l’évolution des habitudes alimentaires[4]. Or, pour nourrir le bétail, la demande en céréales augmente de manière considérable, les céréales étant de plus en plus l’aliment de base du bétail, au détriment de l’herbe des pâturages.

C’est pourquoi, selon les prévisions de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), il serait nécessaire de doubler la production agricole d’ici à 2050. En effet, pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales. Pour répondre à cette demande, il est possible d’augmenter la surface des terres cultivées, mais à quel prix ? Déforestation, monocultures intensives, utilisation de pesticides, d’OGM, destruction d’écosystèmes et perte de biodiversité…

Ainsi, l’élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail sont la première cause de la déforestation selon Alain Karsenty, économiste au Centre de coopération internationale pour le développement et expert auprès de la Banque mondiale. Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l’élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne[5]…

L’Union Européenne, dont la superficie des forêts augmente, est le 4e importateur de bovins derrière les USA, la Russie, et le Japon et 80% de ses importations proviennent d’Amérique du Sud. Or, la France est le premier consommateur européen de viande bovine. Ainsi la consom-mation de viande en Europe et en France est une cause de la déforestation en Amérique du Sud.

Surfaces de sol nécessaires par aliment

De plus, la production animale entre maintenant en concurrence avec les agrocarburants et bientôt les bioplastiques dans l’utilisation des surfaces agricoles. Au total, 30 % de la surface agricole utile dans le monde est utilisée pour produire de la viande (80 % aux Etats-Unis) alors qu’à surface égale, les cultures produisent 10 à 15 fois plus de protéines que la production de viande.

Élevage et émissions de gaz à effet de serre

En 2013, un rapport de la FAO soulignait que l’élevage était responsable de près de 15 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) dans le monde, plus que l’ensemble du secteur des transports (environ 13% selon le GIEC)… En France, en 2011, l’élevage repré-sentait près de 12 % du Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) (hors modification de l’occu- pation du sol), devant l’énergie (11 %) mais derrière le résidentiel (18 %), l’industrie(22%) et les transports( 28%). Ce secteur participe donc massivement au réchauffement climatique alors que son impact n’est pratiquement jamais souligné ni même évoqué par les décideurs…

Le rapport de Foodwatch propose une illustration de l’effet sur le climat de 3 types de régimes alimentaires. Une alimentation sans produits animaux émet de 7 à 15 fois moins de GES qu’une alimentation qui contient de la viande et des produits laitiers.

Les conséquences environnementales de l’élevage intensif

L’augmentation constante des élevages intensifs en France et surtout en région Bretagne a des conséquences directes sur l’apparition des marées vertes. Ce phénomène se manifeste par la pullulation de certaines algues vertes qui envahissent le littoral au point de dégager de fortes concentrations d’hydrogène sulfuré (H2S). Or, ce gaz est toxique lorsqu’il est inhalé et peut être mortel lorsque l’exposition est importante comme en témoigne la mort de nombreux animaux aquatiques et de quelques animaux terrestres (animaux domestiques, sangliers…). L’élevage y contribue de façon directe par les rejets de lisiers et indirecte par l’excès d’engrais apportés aux cultures de céréales destinées à nourrir le bétail.

De plus, la gestion des déjections animales dans les élevages intensifs provoque le lessivage des nitrates et des agents pathogènes dans la nappe aquifère, qui met souvent en péril les réserves d’eau potable.

Au niveau de la ressource en eau, environ 5 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 000 kcal d’aliments d’origine animale contre 1 000 litres si l’origine est végétale, c’est donc cinq fois plus. En effet, l’élevage nécessite des quantités colossales d’eau : pour produire 1 kg de boeuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau[7] contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre ! Un gâchis irresponsable alors que la demande et la mauvaise qualité de l’eau en France sont devenues inacceptables.

Ces chiffres sont cependant nuancés par l’Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes (INTERBEV) qui souligne dans un communiqué que 94% de l’eau nécessaire à la production de la viande de boeuf provient de l’eau de pluie. Ce qui n’exclut pas que celle-ci puisse être utilisée plus efficacement et notamment pour la recharge des nappes d’eau très affectées par les sécheresses récurrentes en France. Puis, à l’abattage, chaque vache nécessitera 1 500 litres d’eau supplémentaires pour être nettoyée…

Mais ce n’est pas tout, l’élevage est la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau : principalement les déchets animaux, les antibiotiques, les hormones, les produits chimiques des tanneries, les engrais et les pesticides utilisés pour les cultures fourragères, et les sédiments des pâturages érodés.

Enfin, selon la commission européenne, l’élevage est responsable de 64 % des émissions d’ammoniac (NH3)[8], une des principales causes des pluies acides. Les précipitations s’acidifient au contact de l’ammoniaque présent dans l’air (gaz très soluble dans l’eau), perturbent la photosynthèse et détruisent les éléments nutritifs du sol causant le dépérissement forestier et l’altération des systèmes hydrologiques où on observe une réduction et une disparition d’espèces aquatiques, très sensibles au changement d’acidité.

La viande de boeuf : l’élevage le plus polluant

Selon une recherche menée à l’Institut Weizmann et publiée dans PNAS en juillet 2014, la viande de boeuf détériore environ dix fois plus l’environnement que les autres produits alimen- taires d’origine animale, parmi lesquels le porc et la volaille. En effet, ce type de bétail exige en moyenne 28 fois plus de terres et 11 fois plus d’eau d’irrigation ; de plus, il émet 5 fois plus de gaz à effet de serre et consomme 6 fois plus d’azote que les œufs et la volaille… Cette étude a montré que le porc, la volaille, les œufs et les produits laitiers affectent dans des proportions équivalentes l’environnement. Ainsi, les produits laitiers sont également préjudiciables pour l’environnement, contrairement à une idée reçue. (…)

Élevage, viande et santé humaine

L’élevage est en soi un facteur de risque pour notre santé. Les systèmes industriels de produc- tion sont depuis longtemps la norme dans les pays développés et deviennent de plus en plus répandus dans les pays en développement. Le nombre énorme d’animaux élevés en confine- ment, dotés d’une variabilité génétique très pauvre, et soumis à une croissance rapide dans des conditions effroyables, crée des conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes. Sans oublier les scandales qui ont éclaboussé l’industrie agroali- mentaire : vache folle (encéphalopathie spongiforme bovine), hormones de croissance, grippe aviaire, fièvre aphteuse…

Ainsi, les systèmes modernes d’élevage sont des incubateurs à virus, listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli, et autres promoteurs de « grippes » en tout genre. Comme l’indique un rapport de la FAO : « il n’est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains dans les dix dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux ».

La consommation de viande rouge nuit à la santé

La surconsommation de viande a pour effet d’augmenter la prévalence des affections suivan- tes:  cancers (colon, prostate, intestin, rectum), maladies cardio-vasculaires, hypercholestéro- lémie, obésité, hypertension, ostéoporose, diabète de type 2[10], altération des fonctions cognitives, calculs biliaires, polyarthrite rhumatoïde.

« Différents facteurs semblent poser problème dans la viande rouge. Le fer notamment qui joue un rôle oxydant, favorisant les maladies inflammatoires et le vieillissement lorsqu’il est présent en trop grande quantité, en particulier chez les hommes ou les femmes ménopausées. Les graisses présentes dans la viande rouge, en majorité saturées ou de type oméga-6, pourraient également jouer un rôle » explique le site La Nutrition.fr

La viande est cancérogène

Le Fonds de recherche mondial sur le cancer a présenté en 2010 un examen détaillé de 7000 études cliniques portant sur les liens entre alimentation et cancer. Il en ressort que les viandes transformées peuvent être dangereuses pour la consommation humaine et sont fortement liée à une augmentation du risque de cancer colorectal. Et en octobre 2015, le CIRC a classé la consommation de viande comme cancérogène.

Les viandes transformées (jambon, bacon, saucisses, pepperoni, salami, et presque toutes les viandes présentes dans les plats préparés comme les pizzas, lasagnes ou raviolis) sont généralement fabriquées avec un ingrédient cancérogène : le nitrate de sodium. Le nitrate de sodium est principalement utilisé comme un colorant qui fait croire que la viande est fraîche. Or, le nitrate de sodium (ou salpêtre du Chili) se combine avec les protéines de la viande pour donner des nitrosamines, hautement cancérigènes.

Une étude menée par l’Université d’Hawaï en 2005 a montré que la consommation de viandes transformées augmentait le risque de cancer du pancréas de 67%, tandis qu’une autre étude a montré qu’il augmentait le risque de cancer colorectal de 50% ! Autre additif alimentaire ajouté: le glutamate monosodique ou glutamate de sodium (E 621). Présent dans pratiquement tous les produits de viande transformés, il serait lié à des troubles neurologiques tels que la migraine, la maladie d’Alzheimer, la perte de contrôle de l’appétit, l’obésité…

Manger de la viande n’est pas indispensable

Contrairement à une idée reçue, les produits d’origine animale ne sont pas indispen- sables à la santé humaine. La position conjointe des diététiciens américains et canadiens, émise en 2003, a formulé un bon résumé de cette réalité. Ces deux organisations, qui regrou- pent maintenant plus de 100 000 diététiciens, ont endossé le fait que « les régimes végéta- riens (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée, sont bons pour la santé, adé- quats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies ». Cette position de l’Association américaine de diététique (ADA) a été réaffirmée en 2009 et en 2016. De surcroît, la tertiarisation de nos sociétés et notre mode de vie de plus en plus sédentaire ne justifient plus cette surconsommation de viande.

Soulignons enfin, qu’il y a plus de 600 millions de végétariens dans le monde mais c’est dans les pays riches que la consommation de produits animaux est la plus forte, alors que paradoxalement, nous bénéficions de la plus grande variété alimentaire. Un état de fait qui ne répond à aucune nécessité nutritionnelle et cause des dommages environnementaux catas- trophiques. Or, l’élevage y est soutenu par des aides publiques conséquentes…

Notre planète info – 11/09/2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Il n’est pas question ici d’une position officielle du NPA! Rappelons que l’humanité a découvert il y a longtemps qu’en associant légumineuses et céréales, on obtenait  un bon régime: couscous/pois chiches, soja/riz, haricots/ maïs, avec éventuellement de la viande ou du poisson!

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16 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

traon bihan (le télégramme)

traon3

Traon Bihan. Rassemblement aujourd’hui

Le Collectif citoyens pour la ferme bio de Traon Bihan organise un  rassemblement aujourd’hui, place de la Liberté, à Brest, à partir de 14 h, pour « défendre la dernière ferme d’élevage bio de Brest.
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La ferme de Traon Bihan (dans son état actuel) et l’écoquartier de la Fontaine Margot peuvent et doivent cohabiter », martèle le collectif.
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Hier, les groupes Europe-Écologie Les Verts et l’Autre Gauche BNC ont également appelé à soutenir ce rassemblement. (Il va sans dire que le NPA aussi y appelle)
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6 septembre 2017
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14 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

vaches (le canard)

hague

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11 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

traon bihan (brest)

ttrraa

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10 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pac conf’ (ouest france)

conf

Commentaire: Robin Macron: prendre aux petits pour donner aux gros!

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