Archive | Luttes paysannes et alimentation

12 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

bio (ouest france)

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11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

surpêche (pùblico)

thon

Le listao, c’est notre bonite

Un tiers de tout ce qui est pêché dans le monde finit dans la poubelle avant d’atteindre la table

Le dernier rapport de la FAO sur l’état des pêcheries mondiales met en garde contre la quantité de poisson gaspillée après capture, dans un contexte où 33% des espèces de poissons commerciales sont surexploitées.

Le monde ne pêche pas seulement plus de poissons que ce que nos mers peuvent se permettre, mais surtout, un pourcentage très élevé de toute cette surpêche est absolument inutile.

27% de tous les poissons capturés dans le monde sont perdus ou gaspillés pendant le trajet entre la pêche et l’assiette du consommateur, en raison de la saleté, des mauvais systèmes de refroidissements ou du manque d’installations adéquates. Ce chiffre passe à 35% si l’on tient compte des rejets qui ont été faits avant d’atteindre le port, selon le dernier rapport sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, qui vient d’être publié par l’ONU. C’est-à-dire que plus d’un tiers des poissons capturés dans le monde finissent à la poubelle.

« Partout dans le monde, les pertes de poisson après pêche sont très préoccupantes et se produisent dans la plupart des filières de distribution du poisson », affirme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) , qui prévient que les économies les moins développées, « manquent encore d’infrastructures et de services adéquats pour assurer la qualité du poisson ».

Les données sont encore plus alarmantes compte tenu de la grave situation de surpêche dans laquelle se trouvent les océans.

33,1% des principales espèces de poissons commerciales surveillées par la FAO sont pêchées à des niveaux biologiquement insoutenables, ce qui signifie que le taux et la quantité de captu-res sont supérieurs au temps nécessaire au poisson pour récupérer ses populations. Et la situation s’aggrave, car il y a 40 ans, la proportion de pêche non durable atteignait à peine 10%.

La population mondiale a augmenté et la quantité de poisson que nous mangeons aussi. Alors qu’en 1961, le monde consommait 9 kilos de poisson par personne et par an, en 2015, ce nombre avait plus que doublé pour atteindre 20,2 kilos. On estime qu’en 2017 la consomma-tion par habitant était déjà de 20,5 kilos. « Il semble improbable que les pêcheries mondiales puissent restaurer dans un proche avenir les 33,1% des populations actuellement surexploi-tées, car la restauration prend du temps. Généralement deux à trois fois le cycle de vie de l’espèce », prévient l’organisation, qui appelle à l’établissement de« partenariats efficaces » entre les pays pour mobiliser les ressources financières et humaines et le déploiement de technologies avancées telles que la surveillance des pêches.

La Méditerranée, la plus surexploitée

Le document souligne également que la mer Méditerranée est la plus surexploitée de la planè-te, avec 62,2% de stocks de poissons surexploités. La Commission européenne, quant à elle, fait état d’une surpêche en Méditerranée de 93%.

Parmi les espèces en péril citées par la FAO figurent le merlu, le rouget, le turbot, la sole commune, la daurade, l’anchois ou la sardine. En outre, l’organisation mentionne d’autres menaces à la pêche en Méditerranée où l’Espagne est, derrière l’Italie, le pays avec le plus d’intérêts de pêche, comme le changement climatique ou la pêche illégale.

 » Personne ne veut qu’une mer si proche de nous cesse de fournir nourriture et emploi à ceux qui en dépendent. C’est un scandale qui devrait déclencher des actions politiques immédiates »  a déclaré Lasse Gustavsson, directeur d’Oceana Europe. « En Méditerranée on doit restreindre le chalutage de fond, préserver les zones de reproduction et les habitats sensibles, et établir des quotas de captures annuelles en fonction des recommandations scientifiques », ajoute-t-il.

07/11/2018 Lucia Villa

http://www.publico.es/

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09 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

pertubateurs endocriniens (sciences et avenir)

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Qualité du sperme, puberté précoce : la santé reproductive diminue, les perturbateurs endocriniens sont en cause

Les chiffres sont formels : la santé reproductive des Français baisse, selon Santé Publique France, de la qualité du sperme au nombre de pubertés précoces. Selon l’Agence, les causes en seraient probablement environnementales, telles que l’exposition aux perturbateurs endo-criniens. « Diverses hypothèses causales peuvent être évoquées, notamment les expositions aux PE » (perturbateurs endocriniens), « croissante depuis les années 1950« , d’après Santé Publique France.

Une concentration du sperme en spermatozoïdes qui a chuté de près d’un tiers entre 1989 et 2005, le nombre de cas de puberté précoce et de cancer des testicules en augmentation… La France voit sa « santé reproductive » diminuer, d’après l’Agence Santé publique France. Cette dernière s’est en effet penchée sur la question de l’influence des perturbateurs endocriniens en la matière dans son bulletin hebdomadaire du mardi 3 juillet 2018. Si cette dégradation a probablement des causes environnementales, il reste difficile de déterminer la part de responsabilité de chacune.

Une altération de la fertilité masculine avec le temps

Santé Publique France s’est penchée sur 4 formes du trouble du développement des testicules : deux types de malformations congénitales, risque accru de cancer du testicule et mauvaise qualité du sperme à l’âge adulte. Résultat : en France, 3 indicateurs sur 4 indiquent une altération de la fertilité masculine.

Selon Santé Publique France, en 15 ans la concentration de spermatozoïdes dans le sperme a baissé de 32,2%, au rythme de 1,9% par an. L’Agence rapporte également « une diminution significative non quantifiable du pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale« . Ce phénomène n’est pas propre à la France. Les auteurs citent une étude de 2017 qui évalue cette baisse à « 1,4% par an » en moyenne « dans les pays occidentaux (Amérique du Nord, Europe, Australie et Nouvelle-Zélande)« . « Il est possible que cette baisse ait débuté dans les années 1970 si l’on prend en compte une étude précédente réalisée en région parisienne de 1973 à 1992« , ont de plus souligné les chercheurs.

MALFORMATIONS.

L’incidence des cryptorchidies, ou l’absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum, ont augmenté de 2,6% par an en France. Selon Santé Publique France, ces cryptorchidies « résul-tent d’une insuffisance d’imprégnation hormonale en androgènes lors du développement fœtal » qui pourrait résulter d’une exposition pendant la grossesse à des perturbateurs endocriniens ou de mécanismes épigénétiques (l’activation ou inactivation des gènes selon les conditions environnementales). « Concernant les mécanismes épigénétiques, la possibilité d’effets sur plusieurs générations (…) via les gamètes, est à envisager« , commente l’Agence.  »

Les tendances de santé reproductive masculine observées aujourd’hui pourraient ainsi refléter les expositions de générations antérieures, par exemple au DDT et aux dioxines« , concluent les auteurs. Quant aux hypospadias, malformations de l’urètre caractérisées par une ouverture sous le pénis au lieu de son extrémité, leur incidence ne semble pas évoluer avec le temps.

CANCER DES TESTICULES. Parallèlement, les cas de cancers des testicules, qui se déclarent le plus souvent chez des patients âgés de 20 à 40 ans, progressent. De 1998 à 2014, l’incidence de la maladie a augmenté de 1,5% par an. Cette hausse « dans les populations d’origine nord-européenne depuis plusieurs décennies est un fait connu et encore inexpliqué« , soulignent les chercheurs.

Puberté précoce : des disparités régionales qui mettent en évidence l’impact de l’environnement

Les cas de puberté précoce commencent seulement à être recensés, par le nombre d’enfants traités. Se manifestant par des « signes de puberté avant l’âge de huit ans chez les filles et de neuf ans chez les garçons« , cette puberté peut avoir de multiples conséquences néfastes pour la santé physique (risques de cancer des organes reproductifs, maladies cardiovasculaires) et mentale. Elle touche 10 fois plus souvent les filles que les garçons. Et les différences sont marquées entre les régions, avec deux endroits particulièrement concernés : l’ancienne région Midi-Pyrénées et le département du Rhône, avec des incidences plusieurs fois supérieures à la moyenne nationale. « La puberté précoce peut être liée à des facteurs génétiques spécifiques, et des facteurs ethniques/populationnels pourraient aussi jouer un rôle« , estime Santé publique France.

Perturbateurs endocrinien, mode de vie, pollution… Des causes probablement liées à l’activité humaine

« Diverses hypothèses causales peuvent être évoquées, notamment les expositions aux PE » (perturbateurs endocriniens), « croissante depuis les années 1950« , avancent les auteurs. « D’autres causes sont possibles ou peuvent être intriquées avec les précédentes, comme le tabagisme chez les femmes enceintes (…), des facteurs nutritionnels ou métaboliques, la pollution atmosphérique ou des modifications de mode de vie (sédentarité, stress, chaleur, sommeil)« , ajoutent-ils. Mais « le rôle d’une exposition environnementale à des substances potentiellement perturbatrices endocriniennes et pouvant être d’origine anthropique (liée à l’intervention des humains, ndlr) est à prendre en considération, sans exclure des facteurs environnementaux non encore identifiés« , d’après les chercheurs.

Camille Gaubert 04.07.2018

https://www.sciencesetavenir.fr/

Commentaire: Chacun est responsable de ses propres maladies y compris les enfants et les produits chimiques doivent continuer d’être épandus.RAS!

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07 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

artificialisation (nouvel obs)

accaparement

Biodiversité : le gouvernement arrêtera-t-il la bétonisation des champs et des forêts ?

Le plan biodiversité présenté ce mercredi veut lutter contre la tendance des villes à noyer les espaces naturels dans le béton.

On a tous vu mille fois ce spectacle : une nuée de pavillons neufs qui s’élèvent là où, aupara-vant, s’étendaient quelques hectares de champs. Un bois rasé pour laisser la place à un supermarché et son immense parking goudronné. Une prairie qui « devient » une piscine muni-cipale. Cette tendance porte un nom aussi laid que son action sur les paysages : l’artificiali-sation des sols. Autrement dit, le remplacement d’espaces naturels, agricoles et forestiers par des zones bitumées, bétonnées ou couvertes de pelouses.

Une manne pour le BTP, mais une catastrophe pour la biodiversité française, à laquelle le gouvernement promet de mettre un coup d’arrêt en présentant ce mercredi 4 juillet son plan biodiversité. Sur le principe, l’exécutif veut en effet proclamer le « zéro artificialisation nette ». C’est-à-dire que la loi n’empêchera pas une mairie, un département ou une région de conti-nuer à ouvrir le robinet à béton. Mais tout nouvel hectare artificialisé devra être compensé par un hectare de terre « naturalisé ». Par exemple, en remettant en état des terres agricoles très dégradées.

25 m² perdus par seconde !

On ne sait pas encore si le gouvernement se donnera vraiment les moyens d’appliquer ce principe, mais une chose est certaine : il était temps ! Car la France métropolitaine a déjà artificialisé 9,3% de ses terres, ce qui est au-dessus de la moyenne européenne, même si l’Allemagne, le Benelux et la Grande-Bretagne font pire.

Chaque année depuis 2000, ce sont près de 75.000 hectares de terres agricoles françaises qui ont été artificialisés en moyenne, selon un rapport de l’Observatoire national de la consom-mation des terres agricoles (PDF) Comptez bien : cela représente 25 m² par seconde, un stade de foot toutes les cinq minutes et l’équivalent en superficie du département des Yvelines tous les trois ans. Et les espaces agricoles ne représentent « que » deux tiers des espaces grignotés. Le tiers restant sont des zones boisées, humides ou recouvertes d’eau.

Désastre écologique

Amputer le territoire français de ces hectares de glèbe n’est pas seulement une atteinte à la beauté des paysages : c’est aussi et surtout un désastre écologique. D’abord, parce que la faune et la flore qui s’y trouvent disparaissent naturellement sous les chenilles des pelleteuses.

« Mais aussi parce que le sol, même utilisé par l’agriculture, est un écosystème indispensable », rappelle Frédéric Denhez, journaliste auteur de « Cessons de ruiner notre sol » (Flammarion, 2014). « D’abord, c’est une éponge qui sert à absorber les pluies. Ensuite, c’est un puits de carbone naturel. »

En clair, le sol retient une partie importante de nos émanations de CO2.

« Sa ‘transpiration’ permet de rafraîchir la température de l’air, une fonction plus cruciale que jamais avec le réchauffement climatique. » Or, une surface artificialisée n’est pas seulement recouverte de bitume : elle est durablement endommagée. « Il faut probablement 30 ou 40 ans pour qu’une terre sans eau, sans air, et sans lumière retrouve sa richesse initiale », déplore Frédéric Denhez.

Une perspective qui reste de toute façon imaginaire, tant la tendance est à l’extension urbaine, pourtant prohibée par le Grenelle de l’environnement.

Chez les élus, la tentation reste dévorante de grignoter les champs pour faire venir des administrés, des entreprises, faire entrer des impôts et créer des emplois. Face à ces mirifiques perspectives, les hectares de bois ou de prairies ne pèsent pas lourd.

Arnaud Gonzague 04 juillet 2018

https://www.nouvelobs.com/

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04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

biodiversité (reporterre)

hulot

Le gouvernement envisage de réduire le budget de protection de la biodiversité

Alors que Nicolas Hulot doit annoncer ce mercredi son « Plan biodiversité », un rapport publié début juin relève le fossés entre les objectifs de préservation de la biodiversité fixés par l’État et les moyens qui lui sont alloués… avant de recommander de revoir à la baisse ces objectifs, de mutualiser les établissements et de supprimer des postes.

4 juillet 2018 Baptiste Giraud

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04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

guerlesquin (ouest france + le tel)

renart

Guerlesquin. Tilly Sabco gonflait ses poulets avec de l’eau

Le 22 juin, le tribunal administratif de Rennes a condamné Tilly Sabco, l’usine de poulets anciennement implantée à Guerlesquin, à verser un peu plus de 20 millions d’euros à FranceAgriMer. L’usine avait gonflé ses poulets avec de l’eau pour percevoir plus d’aides financières.

Tilly Sabco, l’usine de poulets anciennement implantée à Guerlesquin (Finistère), a été condamnée à verser un peu plus de 20 millions d’euros à FranceAgriMer, intermédiaire entre les filières agroalimentaires et l’État et gestionnaire d’aides publiques.

Comme le prévoit la loi, Tilly Sabco bénéficiait de primes européennes en fonction du poids des produits exportés. En 2013, l’entreprise a falsifié ce poids. Les poulets, selon FranceAgriMer, n’étaient plus « de qualité saine loyale et marchande ».

 » Irrégularités « 

L’administration des douanes a procédé à des contrôles en 2012 et 2013 des exportations de volailles à destination du Proche-Orient. Les résultats de ces contrôles sont consignés dans le procès-verbal, ils mettent en évidence : « des irrégularités tenant à la teneur en eau des volailles qui ne ressortaient pas des résultats des autocontrôles que la société Tilly Sabco avait transmis à FranceAgriMer. »

FranceAgriMer, au nom de l’État français, est sommé de récupérer les aides indues, soit un peu plus de 20 millions d’euros. Tilly Sabco, par la voix de son liquidateur judiciaire Me Corre, a réclamé l’annulation de ce remboursement.

Sa demande a été déboutée mardi 3 juillet par le tribunal administratif de Rennes. Tilly Sabco doit donc rembourser.

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03 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

rivières et lacs (the guardian.uk + le monde)

eau e

La plupart des rivières et lacs d’Europe échouent aux tests de qualité de l’eau 

Seulement 40% des cours d’eau étudiés étaient dans un bon état écologique, l’Angleterre étant l’un des pires délinquants

Selon un nouveau rapport accablant, la grande majorité des rivières, des lacs et des estuaires européens n’ont pas respecté les normes écologiques minimales en matière de dégradation des habitats et de pollution. Seuls 40% des masses d’eau de surface recensées par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) se sont révélées dans un bon état écologique, en dépit des lois de l’UE et des protocoles relatifs à la biodiversité. L’Angleterre a été l’un des pays les moins performants  du rapport sur l’état de nos eaux, qui a étudié 130 000 cours d’eau.

Karmenu Vella, commissaire à l’environnement de l’UE, a déclaré que la qualité de l’eau douce s’était légèrement améliorée depuis 2010.

« Mais il reste encore beaucoup à faire avant que tous les lacs, rivières, eaux côtières et eaux souterraines soient en bon état ». « La lutte contre la pollution provenant de l’agriculture, de l’industrie et des ménages nécessite des efforts conjoints de tous les utilisateurs d’eau dans toute l’Europe. »

L’Ecosse a nettement surpassé l’Angleterre dans ce bilan de l’eau propre couvrant la période 2010-15, avec des résultats similaires à la Scandinavie.

Les comparaisons précises sont difficiles car les méthodologies varient en Europe mais la qualité de l’eau en Angleterre se situait dans la moitié inférieure européenne et s’était détériorée depuis le dernier bilan de 2010. Peter Kristensen, l’auteur principal du rapport, a déclaré au Guardian que des densités de population plus élevées, des pratiques agricoles plus intensives et une meilleure surveillance des cours d’eau avaient contribué au résultat.

« L’Angleterre est comparable aux pays d’Europe centrale avec une proportion élevée de masses d’eau qui ne parviennent pas à atteindre un bon état », a-t-il dit. « La situation est bien meilleure en Écosse, où seulement 45% des sites ont échoué [pour respecter les normes minimales]. » « Il serait souhaitable que l’Angleterre poursuive la législation similaire à la direc-tive-cadre sur l’eau après le Brexit », a-t-il ajouté. La directive vise à protéger la santé humaine, l’approvisionnement en eau, les écosystèmes et la biodiversité et était censée obliger les pays de l’UE à atteindre un bon état écologique pour leurs cours d’eau en 2015.

Selon Andreas Baumueller, responsable des ressources naturelles du WWF Europe, leur non-respect menace les objectifs de 2020 en matière de biodiversité. « Ce rapport montre que nous ne sommes nulle part [près de] stopper la perte de biodiversité d’ici 2020″, a-t-il déclaré. « Ce n’est qu’un autre symptôme que nous allons manquer les objectifs fixés par les chefs d’Etats. La législation existe sous la forme de la directive-cadre sur l’eau de l’UE, mais il manque mani-festement la volonté politique de la faire fonctionner sur le terrain.  »

L’enquête EEA a révélé une division entre la pollution chimique dans les sites d’eau souterrai-ne et de surface. Les trois quarts des échantillons d’eau souterraine étaient de bonne qualité. 62% des rivières, des estuaires et des lacs ne l’étaient pas. La contamination par le mercure était l’un des problèmes les plus courants, avec une surutilisation de pesticides, des usines de traitement des déchets inadéquates et des pluies contaminées qui ont tous contribué aux résultats.

Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEA, a déclaré: «Nous devons redoubler d’efforts pour garantir que nos eaux soient aussi propres et résilientes qu’elles le devraient, notre bien-être et la santé de nos écosystèmes aquatiques et marins vitaux en dépendent.

Arthur Neslen 3 July 2018

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

Les lacs et rivières d’Europe sont en mauvais état écologique (Le Monde)

Commentaire: Dire que l’eau en profondeur est saine, va donner des idées à l’industrie! Pourquoi le FNSEA serait-elle la seule à pomper dans une ressource qui ne lui appartient pas?

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03 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

pesticides (public sénat)

generations future

Pesticides : le Sénat supprime l’interdiction des rabais et promotions

Lors de l’examen du projet de loi agriculture et alimentation, les sénateurs ont supprimé l’interdiction des ristournes sur les pesticides. Un vote qui, pour le sénateur écologiste, Joël Labbé, est le résultat de l’influence des lobbies.

« Ça faisait partie des claires avancées de l’Assemblée nationale » a regretté le sénateur écologiste, Joël Labbé. En début d’après-midi, le Sénat a voté la suppression de l’article 14 de la loi agriculture et alimentation. L’article interdisait « remises, rabais, et ristournes » pour la vente de « produits phytopharmaceutiques », pesticides et autres désherbants.

Joël Labbé y voit la main des lobbies

L’article avait été supprimé en commission qui a estimé notamment qu’un tel dispositif « se traduirait par une augmentation considérable des charges des agriculteurs » comme l’a expliqué sa vice-présidente centriste, Anne-Catherine Loisier. Malgré plusieurs amendements de réintroduction de l’article 14 dans la loi, présentés par le gouvernement, les communistes, les socialistes, ou encore du sénateur écolo Joël Labbé, le Sénat a voté sa suppression.

Sur ce sujet sensible, le ton est monté entre les élus, lorsque le sénateur Labbé a affirmé qu’il sentait dans cette suppression « l’influence des groupes de pression pour faire en sorte qu’on continue avec ce système ».

« C’est très blessant et ça ne donne pas l’image d’une assemblée comme la nôtre »

Une allusion qu’a peu goûtée, la présidente LR de la commission des affaires économiques, Sophie Primas. « Je voudrais qu’on évite les accusations. Pardon Joël (Labbé), mais ce que tu dis est très accusatoire (…) c’est très blessant et ça ne donne pas l’image d’une assemblée comme la notre, qui tu le sais, est une assemblée qui travaille sur le fond (…) Il y a des lobbies qui existent et ces lobbies nous n’y sommes pas sensibles » a-t-elle assuré avant « d’appeler au calme » dans l’hémicycle.

« Nos jardiniers du Jardin du Luxembourg utilisent des préparations à base d’ail et de purin de plantes »

Joël Labbé, toujours très actif sur ce texte, a ensuite défendu les produits de substitutions aux pesticides. Il a défendu le retour au texte de l’Assemblée, qui permet d’autoriser facilement les substances bio issues des « parties consommables de plantes ». Les sénateurs ont eux intro-duit une autorisation « selon une procédure et une évaluation simplifiées ». Un frein à leur utilisation, selon le sénateur du Morbihan, épaulé sur le sujet par le sénateur de Guadeloupe Dominique Théophile, membre du groupe LREM. « Ces alternatives aux produits phytopharma-ceutiques restent insuffisamment développées du fait d’une lourdeur et d’une complexité administrative » souligne l’élu d’Outre-mer.

Le sénateur écologiste du groupe RDSE a trouvé le parfait exemple pour tenter de convaincre ses collègues: « Si ces plantes peuvent être consommées pour l’alimentation humaine, elles n’ont pas de risque particulier. Ces solutions sont largement utilisées sur le terrain, jusque dans le Jardin du Luxembourg, propriété du Sénat… ». Il brandit alors une feuille : « Je vous ai apporté un document qui est une facture du Jardin du Luxembourg, qui montre que nos jardi-niers utilisent des préparations à base d’ail et de purin de plantes, donc des PNPP (prépara-tions naturelles peu préoccupantes, ndlr). Comment justifier de continuer à interdire ce qui est utilisé jusque sous nos fenêtres ? »

« Certaines parties de plantes sont toxiques »

« Il n’est absolument pas question d’interdire quoi que ce soit. La commission a maintenu la liste des 148 plantes déjà utilisées » a répondu la sénatrice UDI Côte-d’Or Anne-Catherine  Loisier, corapportrice du texte. Mais « ce n’est parce que la plante est comestible que l’utilisa-tion à forte dose ne pose pas de problème ». Ce qui justifie, à ses yeux, une évaluation de l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Le ministre Stéphane Travert abonde en son sens : « Certaines parties de plantes sont toxi-ques. Il y a la perte des cheveux avec l’ingestion trop importante de courge par exemple. Sur la rhubarbe, vous avez une partie consommable, mais une partie qui ne l’est pas, avec une toxicité sur les feuilles. Il est même impossible de les mettre dans le composteur ».

Le ministre et la rapporteure ont cependant soutenu un amendement de la commission du développement durable permettant que les produits issus des parties consommables des plantes fassent « l’objet d’une procédure adaptée, en vue de faciliter leur utilisation, sans les soustraire à toute évaluation préalable ».

02/07/2018  Simon Barbarit  François Vignal
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Commentaire:  Avec tous les dangers qu’on risque à les manger, il ne serait pas temps d’interdire les plantes et de se nourrir exclusivement de pesticides?

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27 juin 2018 ~ 0 Commentaire

endettement (ouest france)

lait

Près de Brest, l’appel au secours de deux agriculteurs endettés

Ils ont fait le pari d’une agriculture « différente » et « raisonnée » mais aujourd’hui, ils ne peuvent plus payer leurs dettes. Marie-Pierre et Éric en appellent à la solidarité.

« Tout le monde est pour le circuit court, en local. Mais au final, on prête aux industriels et on n’encourage pas la qualité. » La petite phrase est signée Yannig Robin, maire de Plouguer-neau (Finistère). Comme une dizaine d’autres personnes, mardi matin, il a participé à une réunion pour soutenir deux habitants de la commune.

Marie-Pierre Thiais et Eric Jezegou, 37 et 44 ans, sont agriculteurs. Lui, a démarré en 2002. Elle, l’a rejoint en 2015. « Quand je suis arrivée, Eric travaillait 365 jours par an, pour perdre de l’argent au quotidien », raconte Marie-Pierre. Ensemble, ils décident de se lancer dans un projet d’agriculture « différente ». Le couple décide notamment d’utiliser moins de produits chimiques.

« Une impasse »

Localement, l’entreprise rencontre son petit succès. Les produits confectionnés par Éric (Lait, yaourts, fromage, viande…) sont vendus en épicerie, à la ferme, par Marie-Pierre. L’épicerie affiche une santé financière tout à fait satisfaisante mais l’exploitation est aux abois. « Malgré nos efforts, nous sommes aujourd’hui dans une impasse », témoigne Éric.

« En 2009, j’avais acheté un robot de traite, poursuit-il. À cette époque, on nous promettait de beaux prix pour le lait. L’année suivante, c’était la crise. » Les factures s’accumulent et le couple ne peut plus payer ses emprunts. Et les rallonges demandées sont refusées. « Les conseillers bancaires rencontrés ont tous émis des avis favorables à nos demandes, mais les sièges de ces dites banques en ont refusé l’aboutissement », regrettent-ils.

250 000 €

Aujourd’hui, les dettes des deux agriculteurs s’élèvent à 250 000 €. « La banque ne veut plus suivre l’exploitation et a décidé de faire valoir son droit de créance », explique Éric. Concrète-ment, au 1er septembre, l’exploitation n’appartiendra plus au couple. Les dettes seront pour-tant loin d’être effacées. « Il nous aurait fallu trois à cinq ans pour avoir une stabilité et une rentabilité suffisante, on nous a laissés à peine deux ans. » Pour éviter d’en arriver là, ils en appellent à la solidarité. « Si 25 000 personnes sont sensibles à notre histoire et que chacun, nous donne 10 €, ça nous permettrait de sauver notre travail et notre vie de famille. » (1)

Ils adressent aussi un message aux autres agriculteurs : « Nous sommes trop nombreux à subir les pressions bancaires. Beaucoup trop de nos collègues disparaissent dans l’indifférence. Qu’attend-on pour leur tendre la main ? »

Mickaël Louédec 27/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire: Que font « les professionnels de la profession » en faveur de leurs collègues ? Les coopératives brassent des milliards! 250 000 euros ce n’est rien à ce niveau! L’ex-ISF était payé par certains gros producteurs de porcs! Les structures professionnelles sont-elles là pour sortir des ennuis ou pour y enfoncer?  L’échec d’une l’agriculture raisonnée à taille humaine est un encouragement aux installations industrielles!

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25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

marinaleda (fgtb)

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