Archive | Luttes paysannes et alimentation

02 février 2019 ~ 0 Commentaire

nucléaire (odn)

3 singes nucléaire

Concurrence des catastrophismes

Climat versus nucléaire

Deux risques catastrophiques menacent le vivant et sollicitent notre engagement. Mais, si un nombre croissant de personnes se mobilisent pour « sauver le climat et la planète », ce n’est pas le cas pour l’arrêt du nucléaire. Est-ce justifié ? Tout se passe comme si le risque climatique est utilisé pour faire écran au risque nucléaire….

Manifestations pour le climat, grèves des élèves, communiqués d’ONG, etc, il apparaît que la population, et en particulier parmi les jeunes, est de plus en plus sensible aux conséquences du bouleversement climatique attribué aux activités humaines, qui dès maintenant serait responsable d’une augmentation de la température moyenne de 1°, et de désordres climatiques inquiétants.

D’après le GIEC*, dans les conditions actuelles, cette température pourrait s’accroître encore plus vite, de quelques degrés d’ici quelques dizaines d’années (croissance économique mondiale que rien n’arrête, effets secondaires sur les océans, le permafrost, etc). Comme un « pédalo ivre », notre monde irait dans le mur et vers « l’effondrement ».

Tandis que le lobby pétrolier américain dépense des sommes considérables pour jeter le doute sur les travaux du GIEC et soutenir les « climato-sceptiques », le lobby français et international du nucléaire se frotte les mains et soutient bien sûr le GIEC en prétendant que l’énergie nucléaire est « dé-carbonnée », ce qui bien sûr n’est pas vrai, le cycle de l’atome nécessitant le recours à beaucoup d’énergie fossile. Nous sommes donc de toutes façons manipulés.

Les dégâts déjà présents, et surtout à venir du bouleversement climatique sont suffisamment connus pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y revenir ici. Par contre ceux dus aux 2 400 bombes atomiques qui ont explosé à titre d’essai, comme ceux dus au fonctionnement normal et aux catastrophes du nucléaire dit civil de produc-tion électrique, ou encore ceux dus aux armes conventionnelles utilisées dans les guerres récentes ou en cours équipées de tête d’uranium, sont passées sous silence de façon à ne pas inquiéter le public.

Et pourtant il y a de quoi s’inquiéter malgré les mensonges du lobby du nucléaire français et international. Qu’on en juge :

- Officiellement Tchernobyl n’aurait fait qu’un nombre limité de victimes, suivant les sources, de quelques dizaines à quelque milliers passant sous silence le calvaire des centaines de milliers de liquidateurs. Sauf qu’une équipe de l’Académie des sciences de New York de médecine de New York, compilant en 2010, quelque 5 000 documents d’URSS ont estimé à près d’un million le nombre de morts.

- A la demande de députés écologiques européens, un cabinet d’étude le CERI* a évalué la mortalité liée au nucléaire à 61 millions de victimes, et c’était en 2003. Combien aujourd’hui car l’épidémie de cancers et leucémies sensible depuis les années 60 et 70 perdure, épidémie liée essentiellement au nucléaire militaire et civil, et à la chimie (pesticides auxquels s’attaque le mouvement des « Coquelicots »). Dans leur travail les experts du CERI ont pris en compte non seulement la mortalité directe, mais aussi les dégâts sur la santé dus à de faibles, et même de très faibles doses de contamination.

- On sait maintenant scientifiquement que l’ADN de tout le vivant a été touché, et que les anomalies génétiques provoquées par la contamination radioactive de nos organismes sont transmissibles aux générations suivantes.

- Enfin le public sait-il qu’après les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, les populations sont contraintes de vivre en zone contaminée. La dangerosité étant niée, il leur est refusé que soient distribués les soins qui pourraient alléger les souffrances, celle des enfants en particulier (c’est le programme « ethos/Core** » dont les leaders français du nucléaire sont responsables).

En effet pour les nucléocrates, vivre dans le « jardin nucléaire » est un « challenge » bénéfique, car c’est la peur du nucléaire, la nucléophobie, qui rend tout le monde malade ! Pas question donc de soigner tous les enfants accablés de maladies de vieux puisque c’est psychologique : ils ressentent l’angoisse des parents. Certes, les résistants obstinés de l’institut Belrad, soutenus par l’ETB*, ont établi un lien direct entre la contamination par le Césium 137, et les atteintes à la santé qui concernent 4 enfants sur 5 des zones contaminés. Mais cet institut est asphyxié, neutralisé, on lui retire les moyens de travailler, l’horreur nucléaire ne tolère pas la vérité….

Est-ce ainsi que nous serons traités en cas de catastrophe? C’est bien probable, ce que nos leaders nationaux ont réussi à imposer au-delà de nos frontières le sera aussi chez nous.

Pourquoi n’entendons-nous pas davantage parler du risque de catastrophe nucléaire en France et ailleurs ?

En France en particulier nous sommes dirigés par des élites tributaires d’idéologie productivistes qui s’obstinent dans une impasse économique et écologique. Nous sommes menacés par des réacteurs vieillissants, équipés de pièces défectueuses fabriquées au Creusot, entretenus avec des budgets réduits faisant appel à la sous-traitance et recourant au mensonge généralisé. Mais les partis de gouvernement, les grands médias, s’en remettent à nos « experts » du Corps des Mines chargés depuis de Gaulle de promouvoir le nucléaire militaire et civil au nom de la « grandeur de la France», quel qu’en soit le prix et les conséquences pour la population.

Il apparaît alors une grande différence entre la prise de conscience du risque climatique et celle du risque nucléaire :

Le risque climatique est largement médiatisé par les rapports du GIEC et il bénéficie du soutien de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, ces deux structures bénéficiant du prestige de l’ONU dont elles relèvent. A cela s’ajoute en France le cocorico de la Cop21 de Paris, l’engagement des écologistes associatifs et politi-ques.

Rien de tout cela pour dénoncer les mensonges et les horreurs du nucléaire civil et militaire, cette tâche incombe aux groupes spécifiquement antinucléaires, et il ne leur est pas facile d’accéder aux grands médias et de toucher un large public au-delà des cercles militants.

Il y aurait-il manipulation ? Pendant que l’opinion se focalise sur le climat, l’État peut consacrer au sauvetage du nucléaire, les sommes considérables qui seraient si utiles pour lancer des programmes d’isolation des logements, de sobriété énergé-tique, de développement des renouvelables. Ainsi 8 milliards d’euros ont été enga-gés pour sauver Areva (devenue Orano) et EDF de la faillite, et ce en plus des bud-gets consacrés annuellement au nucléaire (force de frappe pour laquelle un plan pluriannuel vient de prévoir 35 milliards pour la rajeunir, gestion des déchets, recher-che…), assurant ainsi notre grandeur et justifiant notre siège au Conseil de Sécurité.

La catastrophe nucléaire qui toucherait des dizaines de millions de personnes ne relèguerait-elle pas le risque climatique au 2nd rang ?

Sait-on que le scénario de la catastrophe est déjà écrit dans la loi française, que c’est l’armée qui gérera les flux de population pour prévenir la fuite des centaines de milliers de personnes affolées, qu’il est prévu de tolérer pour tous une radioactivité 20 fois plus élevée que la norme actuelle pourtant déjà excessive, les maladies de vieillesse toucheront toutes les générations, qu’il naîtra des bébés monstrueux ?

Au nom du « rayonnement de la France ».

Seule la France s’obstine, alors que les pays voisins se désengagent du nucléaire au bénéfice des renouvelables. Même la Chine, pourtant fer de lance du nucléaire, développe beaucoup plus le solaire et l’éolien que le nucléaire. Le déclin mondial de cette technologie obsolète est largement amorcé**.

Face à la barbarie du nucléaire comment sensibiliser le public et l’amener à exiger l’arrêt du nucléaire ? Le nucléaire n’est-il pas la plus mauvaise et la plus dangereuse façon de faire bouillir de l’eau pour produire de l’électricité ? Et pour quelques dizai-nes d’années de confort électrique est-il raisonnable de contaminer la planète pour des centaines de milliers d’années alors que le nucléaire n’assure finalement que quelque 2 % de l’énergie consommée dans le monde…

Pierre Péguin, , février 2019

Observatoire du nucléaire

GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

CERI, Comité Européen sur le Risque de l’Irradiation, recommandations 2003

ETB, Enfants Tchernobyl Belarus, créé par Solange et Michel Fernex après Tchernobyl

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

 

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02 février 2019 ~ 0 Commentaire

déchets nucléaires (reporterre)

Aucun pays au monde

Ne sait quoi faire de ses déchets radioactifs, constate Greenpeace

L’industrie électronucléaire génère des milliards de tonnes de déchets plus ou moins radioactifs, s’alarme l’ONG dans un rapport. Les pays nucléarisés misent sur l’enfouissement des déchets les plus dangereux. Mais aucun projet n’a encore abouti.

« Il n’y a pas un pays où la gestion des déchets radioactifs fonctionne.

Chacun s’interroge sur comment les traiter. Avec, en France, le cas particulier du retraitement des combustibles nucléaires usés. » Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace France, résume ainsi le rapport « La crise mondiale des déchets radioactifs », publié mercredi 30 janvier par l’organisation.

En une centaine de pages, six experts indépendants sur le nucléaire — Robert Alvarez (États-Unis), Hideyuki Ban (Tokyo), Miles Goldstick (Suède), Pete Roche (Écosse), Bernard Laponche et Bertrand Thuillier (France) — dressent l’inventaire mondial des déchets radioactifs et passent en revue les stratégies de gestion de sept pays : la Belgique, la France, le Japon, la Suède, la Finlande, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Des déchets radioactifs qui s’accumulent de la mine au réacteur

L’industrie électronucléaire produit des déchets à chaque étape du processus, insistent les auteurs du rapport.

La première, l’extraction de l’uranium, laisse derrière elle des terrils de déchets qui « menacent les populations locales en raison du dégagement de gaz radon et des eaux d’infiltration qui contiennent des déchets radioactifs et toxiques ».

La seconde, le traitement de l’uranium, avait engendré en 2011 2,3 milliards de tonnes de boues radioactives très fines. Enfin, son enrichissement a laissé sur les bras des producteurs 1,7 million de tonnes d’uranium appauvri.

Mais le rapport s’intéresse particulièrement aux 250.000 tonnes de combustible nucléaire usé, hautement radioactif, réparties dans quatorze pays. Chaque année, 12.000 tonnes de combus-tibles usés supplémentaires, issues des réacteurs en fonctionnement, s’ajoutent à ce stock. Enfin, dans les prochaines décennies, le démantèlement des quelque 450 réacteurs nucléaires actuellement en fonctionnement dans le monde engendrera des millions de mètres cubes de déchets de moyenne, faible ou même très faible activité radioactive.

Pas de solution satisfaisante de gestion à long terme

«L’utilisation de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité au cours des soixante dernières années a créé une situation de crise pour les déchets nucléaires, pour lesquels il n’existe aucune solution à l’horizon, mais qui nécessiteront une gestion et un entreposage sûrs, puis un stockage définitif pendant des centaines de milliers d’années », lit-on dans le rapport.

Dans les pays étudiés, la piste du « stockage géologique » — comprenez l’enfouissement définitif à grande profondeur — est privilégiée pour les déchets les plus radioactifs, donc les plus dangereux.

C’est le cas en France, où l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a ouvert un laboratoire à Bure (Meuse), à l’emplacement où elle souhaite construire le centre d’enfouissement Cigéo. Un projet vertement critiqué dans le rapport, en raison de risques d’explosion, d’incendie, d’infiltrations d’eau et d’irréversibilité du stockage.

Las, « nulle part dans le monde, un stockage souterrain viable, sûr et durable à long terme n’a été mis en place », soulignent les auteurs.

  • La Belgique envisage un enfouissement dans la région de Mol, dans le nord-est du pays. Mais le rapport signale des « risques inhérents et multiples » au projet : profondeur trop faible, ventilation à côté de zones habitées, etc.
  • Au Japon, un centre de recherche sur le stockage des déchets radioactifs a été installé à Horonobe, sur l’île d’Hokkaido. Mais la zone est hautement instable et regorge de fissures souterraines. « Aucun site approprié sans risque sismique n’a été identifié » et « 21 gouver-neurs de préfecture sur 46 » ont déjà refusé d’accueillir des recherches sur l’enfouissement, lit-on dans le rapport.
  • En Suède et en Finlande, les projets sont un peu plus avancés, sans avoir encore abouti. En 2018, l’Autorité suédoise de sûreté radiologique a approuvé le projet d’enfouissement en couche granitique prévu à Forsmark, sur la côte nord de la Baltique, à condition de trouver une solution au risque de corrosion du cuivre des conteneurs. En Finlande, l’installation en construction à Onkalo n’est pas non plus achevée.
  • Concernant le Royaume-Uni, le rapport évoque la « sixième tentative du gouvernement britannique en quarante-deux ans pour trouver une collectivité disposée à accueillir un site d’enfouissement des déchets radioactifs ». Le comté qui abrite le complexe nucléaire de Sellafield a dénoncé un projet « fondamentalement vicié ». Sans solution, le Royaume-Uni s’est tout de même lancé dans la construction de nouveaux réacteurs EPR à Hinkley Point.
  • Enfin, les États-Unis, qui abritent 30 % du stock mondial de combustibles nucléaires usés, ont dû renoncer à leur projet d’installation souterraine à Yucca Mountain, « annulée par l’administration Obama en 2010 en raison du problème de l’acceptation scientifique et publique du projet ».

Avant même leur mise en service, ces projets s’annoncent extrêmement coûteux.

En France, fin 2013, la Cour des comptes estimait le coût de la gestion à long terme des déchets radioactifs à 32 milliards d’euros, auxquels s’ajoutaient les 16 milliards d’euros annoncés par EDF pour la gestion des combustibles nucléaires usés. Le coût de Cigéo, lui, a été fixé par décret à 25 milliards d’euros alors qu’il avait été évalué à 35 milliards d’euros par l’Andra. Dans les autres pays, les évaluations des coûts de gestion s’échelonnent de 8 à 10 milliards d’euros pour la Belgique à 100 milliards d’euros pour les États-Unis, selon les chiffres avancés dans le rapport.

Le stockage en subsurface, la solution ?

L’ONG dénonce ces projets d’enfouissement comme périlleux et coûteux, et plaide pour le stockage à sec en subsurface. « Par exemple, dans des hangars creusés dans des collines, développe Bernard Laponche.

Évidemment, ces lieux devraient être surveillés, mais c’est aussi le cas des centres de stockage déjà existants : celui de Soulaines, qui devra encore être surveillé 300 ans, et celui de La Manche, qu’il faudrait surveiller encore 800 ans pour pallier le risque de contamination. En outre, cette surveillance devra être couplée à des travaux de recherche sur la réduction de la nocivité et sur la durée de vie des déchets radioactifs. »

Ce choix à faire devrait être au menu du débat public sur la gestion des déchets radioactifs, qui devrait débuter en avril 2019, après plusieurs reports. Avec ce rapport, Greenpeace témoigne de sa volonté d’apporter son point de vue sur la question.

EN FRANCE, L’IMPASSE DU RETRAITEMENT

« La France est le seul pays qui pratique encore le retraitement des combustibles nucléaires usés », rappelle Bernard Laponche. Ce processus, dénoncé comme polluant, inutile et coûteux par l’ONG, est mis en œuvre à l’usine Orano de La Hague.

Du combustible nucléaire usé, entreposé en piscines, sont extraites deux matières radioactives : de l’uranium issu du retraitement (URT) et du plutonium. L’URT n’est pas réutilisé et est entre-posé à Pierrelatte ; le plutonium est mélangé à de l’uranium appauvri pour produire un nouveau combustible, appelé Mox. La majorité des autres pays nucléarisés, eux, classifient les combustibles usés comme déchets et les entreposent tels quels.

Problème, le retraitement produit une ribambelle de déchets différents. Les plus connus sont les produits de fission, les actinides mineurs et les déchets métalliques, entreposés à La Hague dans des colis. Mais ils ne sont pas les seuls.

« Pour une tonne de combustible nucléaire usé, ce sont 65 tonnes de déchets radioactifs qui sont créées explique Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. Les filtres, les huiles, l’acide qui sert à la dissolution… Au lieu de maintenir toutes les substances radioactives dans le combustible usé, on les cisaille. »

La filière de retraitement a pourtant de beaux jours devant elle : dans sa dernière mouture, le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) annonçait son maintien jusqu’en 2040, ainsi que des travaux pour rendre possible l’utilisation de combustible Mox dans certains réacteurs nucléaires récents.

1er février 2019 / Émilie Massemin (Reporterre)

https://reporterre.net/

 

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01 février 2019 ~ 0 Commentaire

plage du ris (côté quimper)

31-Temps-mort-au-Ris-Google-Chrome

Images chocs de surfeurs contre la pollution d’une plage à Douarnenez

Les surfeurs feront venir l’Ankou sur la plage du Ris dimanche 3 février.Sur décision des services de l’Etat, la plage du Ris à Douarnenez (Finistère) est fermée toute l’année 2019. La baignade et le ramassage des coquillages sont interdits. En revanche, les activités nautiques sont autorisées.

Cette fermeture s’explique par le niveau de pollutions observées (notamment des bactéries fécales) ces cinq dernières années.

En réaction, les surfeurs du secteur appellent à un rassemblement dimanche 3 février à 16 h, sur cette fameuse plage à l’entrée de Douarnenez. Ils dénoncent une dégradation continue depuis trente ans.

Après les algues vertes, nous voilà confrontés à une nouvelle problématique et pas des moindres. Le point de non retour est-il franchi ? Nous, surfeurs espérons que non et comptons accentuer la pression sur les différentes institutions en diffusant le plus largement possible des images « choc ».

L’Ankou à la plage

Ce dimanche, l’Ankou sera présente sur la plage douarneniste. A son signal, les surfeurs se laisseront flotter sur leur planche ou dans l’eau en signe d’intoxication et de mort.

Des drones filmeront la scène. Des associations environnementales (comme Baie de Douarnenez environnement) et des sympathisants devraient aussi se joindre à la manifestation.  Yann Le Quéau, surfeur de 38 ans, assure que l’objectif n’est pas de polémiquer ou de pointer du doigt les agriculteurs :

On veut simplement surfer tranquillement au Ris avec nos enfants. Or actuellement, on sait bien qu’on risque d’attraper une gastro quand on va au Ris. Quand il a plu, la mer est marron !

Les surfeurs du territoire considèrent la plage du Ris comme un sport de repli quand la mer est trop forte ailleurs. Ses petites vagues en font aussi une plage idéale pour les enfants et les surfeurs débutants.

31 Jan 2019

https://actu.fr/bretagne/

plage du ris

Les surfeurs appellent à un Rassemblement:

Dimanche 3 Février, Plage du Ris à Douarnenez.                                                     Allongés sur leur planche, ils simuleront une mort par intoxication.

Lire aussi : 

Qualité des eaux : peut-on se baigner sans souci sur les plages du Finistère ?

Baignade au Ris, les bovins en cause, à quand une étude à la parcelle? (BDZE)

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31 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

climat (lo)

climat

Climat 

“Changeons de système, pas de planète”

Dimanche 27 janvier, des milliers de personnes ont manifesté dans toute la France contre l’inaction des gouvernements et des États face aux menaces que le réchauffement climatique fait peser sur les populations, sur l’avenir des sociétés et de la planète.

Des banderoles, des pancartes proclamaient « Quand c’est fondu, c’est foutu ! », « On veut respirer », « On n’a pas de planète B » et aussi, pratiquement dans tous les rassemblements, « Changeons de système, pas de planète ! »

Reste à déterminer ce qu’on entend par système.

Depuis maintenant des décennies, chaque année, une grand-messe internationale regroupe tous les chefs d’État dans une Conférence des parties sur le climat, les fameuses COP. Ils savent tout, ces chefs d’État, ils connaissent tous les risques. Le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, leur fournit toutes les informations, toutes les connaissances scientifiques en matière d’incidence des changements climatiques sur l’environnement et la vie.

Ils savent quels seront les effets d’une augmentation de la température de la planète sur la hausse du niveau des mers, l’intensité des vagues de chaleur, les cultures, la pêche, les espè-ces animales et végétales, et bien sûr sur les populations humaines, avec les ouragans, les pluies torrentielles, les famines, la pauvreté et la misère.

Que font-ils de ces connaissances ?

Leur action se limite tout juste à organiser des campagnes pour lutter contre le gaspillage, à réduire la place du plastique et de la voiture dans nos sociétés, ainsi qu’à multiplier les labels verts et à vendre des produits prétendus bios.

Tous les gouvernements savent, et depuis des années, que pour limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète en dessous de 1,5°C, ce que préconise le GIEC, il faudrait réduire drastiquement les rejets de gaz à effet de serre, et notamment de gaz carbonique. Pour ce faire, les experts affirment qu’il faudrait réduire les émissions de gaz carbonique de 45 % d’ici 2030.

Mais pour atteindre un tel objectif, il faudrait contraindre les industriels du pétrole, du charbon, de l’automobile, de l’alimentation, des transports et tous les autres à adopter une autre logique que celle du profit.

Or dans le système capitaliste, par définition, les capitaux ne viennent s’investir dans une activité que s’il y a l’espoir de réaliser un profit, le plus grand possible. C’est pour cette raison que cette organisation économique ne tient pas compte des besoins des hommes, des femmes et de toute la planète.

Alors oui, changeons de système, pas de planète.

Renversons le système capitaliste, afin d’offrir encore à la planète et à la vie qu’elle porte un long avenir.

Sophie GARGAN 30 Janvier 2019
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30 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

agriculture 44 (reporterre)

les paysans dans la lutte des classes

En Loire-Atlantique

Deux conceptions de l’agriculture s’affrontent aux élections

Une cinquantaine de manifestants le 14 janvier dernier devant le siège nantais de la chambre d’agriculture protégé par un cordon de CRS, un mois après une action similaire devant une antenne de la chambre dans le sud du département.

Terres communes, un collectif d’agriculteurs et de citoyens, proteste contre la reprise de 340 hectares d’un seul tenant par un gros paysan normand « au détriment de petits paysans locaux porteurs de projets ».

En Loire-Atlantique, ce type d’action s’inscrit dans la ligne des luttes contre les accapareurs, menées dans les années 1970 par les Paysans travailleurs, l’ancêtre de la Confédération paysanne (la « Conf’ »). L’appel à la manif s’illustre d’une ferme usine derrière des barbelés, devant un parterre de souches d’arbres ratiboisées.

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), majoritaire à la chambre, crie au scandale dans les colonnes de son hebdo Loire-Atlantique agricole renommé Agri44. Mickaël Trichet, président de la FDSEA et gérant de la société Inf’agri 44, qui édite cet hebdo, s’y dit « écœuré, pour ne pas dire plus », et associe ses opposants à l’action en question et, au passage, à la liste de fermes-usines publiée en novembre par Greenpeace dont l’inventaire a été âprement contesté par la FNSEA.

« Un respect de la démocratie et du fait majoritaire accordé par le vote » 

Mickaël Trichet met du même coup en cause la Confédération paysanne, le groupement des agriculteurs biologiques, et le dessin — aux « références nauséabondes » — d’appel à la manif : « Greenpeace fait de la délation, et la Confédération paysanne et l’association [le GAB 44, Groupement des agriculteurs biologiques] nous comparent à travers les dessins de leurs sites au nazisme », en ajoutant :

« Nous avons décidé de contester toutes les structures qui feront de l’“agribashing” et qui nous trainerons dans la boue. C’est un point essentiel de notre programme aux élections à la chambre […] Nous nous retrouvons, nous, agriculteurs qui défendons toutes les agricultures devant d’autres soi-disant agriculteurs et associations qui prônent le retour à la préhistoire, les travaux à la main dans les champs, le refus de la modernité, le tout arrêt de pesticides sans période de transition. Les agriculteurs s’en souviendront dans les urnes. »

Au sens propre, au figuré, voire au sens moins propre, la campagne bat son plein.

« J’étais président des JA [Jeunes Agriculteurs], quand on a conquis la chambre en 2007, poursuit Mickaël Trichet. On a voulu lui donner le goût de l’indépendance, alors que les accom-pagnements techniques, cultures, suivi d’élevages laitiers et bovins, installations, avaient été abandonnés par la chambre.

C’est vrai, ces services ne sont pas gratuits et il y a un bonus, une ristourne d’une heure gratuite de service, si les gens adhèrent [à la FNSEA]. Pour les demandes d’appui juridique, comme il y a besoin de plusieurs juristes pour confronter leurs options, et que ça coûte, on a mutualisé [entre la chambre et la FDSEA]. Mais non, il n’y a pas de distorsion de traitement : on n’a jamais refusé d’accompagner quelqu’un… Sur les problématiques de pollution à la dioxine, des éolien-nes ou des sangliers, on s’est occupé de tous les agriculteurs, pas que ceux qui ont notre carte syndicale. »

Il n’y aurait donc pas de favoritisme, selon lui, « juste un respect de la démocratie et du fait majoritaire accordé par le vote. On n’a pas la même vision, pas la même bible politique que la Conf’. À la FNSEA, on accompagne l’agriculture bio mais on n’affiche pas forcément la sortie des phytos, on demande du temps pour une évolution, des alternatives… On n’est pas dans l’extrême ni pour l’arrêt de la protection des plantes que revendique le zéro phyto ».

Quand la Conf’ parle de « sortir des pesticides », la FDSEA préfère dire qu’il faut « mieux appréhender les produits phytosanitaires » et édite des fiches « guide phyto pour y voir clair ».

La chambre d’agriculture de Loire-Atlantique est menée par une majorité FNSEA depuis 2007, son score de 44,27 % des voix faisant alors basculer ce fief de la Confédération paysanne, syndicat né dans la continuité de Bernard Lambert et des Paysans travailleurs.

« Il n’y a aucun pluralisme syndical »

Le scrutin de 2013 a confirmé cette avance au score avec 45,63 % à la liste FNSEA, 34,79 % à la Confédération paysanne et 19,58 % à la Coordination rurale. Ce qui a accordé 16 sièges à la FNSEA, trois à la Confédération, deux à la Coordination.

Élue Coordination rurale lors du dernier mandat, Catherine Laillé, éleveuse de porcs Label Rouge à Fégréac, centre ses critiques sur une gestion servant essentiellement les intérêts du syndicat majoritaire.

Agri 44, le journal de la chambre lancé en août 2007 est payant [abonnement 174,50 € par an] et ne publie que les positions de la FNSEA : « C’est la pensée unique. On n’a jamais eu droit de parole dans ces colonnes. Nous sommes nous pour un journal gratuit, ouvert, où chaque expression syndicale aura sa place. »

Même critique sur le conseil juridique aux agriculteurs 

« Quand on sollicite la chambre pour un avis juridique, on tombe sur le conseil de la FNSEA. Ce n’est pas normal. Il n’y a aucun pluralisme syndical. » Quant à la transparence, l’élue d’oppo-sition remarque que, dans les deux dernières années, les réunions intermédiaires entre les sessions plénières ont pratiquement disparu.

« En session , on n’a que des chiffres globaux, les grandes lignes, alors qu’avant, on pouvait étudier des tableaux bien plus précis. Autre problème la subvention de 75 000 € par an votée par la chambre à la FNSEA-JA. Alors que nous, Coordination rurale, pour un congrès de producteurs laitiers, on nous a royalement octroyé 500 €… Soit il n’y a pas de subventions du tout, soit on les repartit au prorata des scores électoraux. »

Elle ajoute que « les techniciens de la chambre ne reçoivent que dans leurs bureaux. Pas normal non plus : il faudrait organiser des réunions sur le terrain, par secteur, par canton ».

Catherine Laillé estime que la chambre doit défendre les agriculteurs contre les « insupportables attaques des véganes et des “écolobobos”, et refaire du lien avec les consommateurs, par l’acte d’achat mais aussi par l’explication, et renouer avec les ONG, les néoruraux, organiser des réunions avec des films, des débats, des visites d’exploitations. La transparence sur les produits, on la doit au consommateur. C’est le rôle de la chambre de montrer le travail fourni par les différentes productions ».

Vis-à-vis des revirements de choix alimentaires dans les collectivités, Mickaël Trichet ne cache pas son agacement : « J’étais la semaine dernière avec une collectivité qui introduit un repas sans viande dans son projet d’alimentation territorial. Je suis très mécontent. On nous force la main, on va provoquer un affaiblissement de la filière. C’est le rôle de la chambre de défendre les agriculteurs, de faire de la pédagogie auprès de gens qui ne connaissent rien, ni les vertus économiques et sociales ni les impacts environnementaux… »

« Pour les gens de la FNSEA, ça semble insupportable qu’on puisse penser différemment d’eux » 

Pour Dominique Deniaud, éleveur de vaches laitières bio à Vertou, et président de la Confédé-ration paysanne 44, « le problème de la FNSEA est d’avoir depuis 2007 tout voulu gérer seule. Mais pour faire ça, il faut avoir des forces vives. S’il y a des électeurs, ça n’en fait pas des animateurs.

Et sur certains domaines, comme les changements de pratiques au regard des enjeux environ-nementaux et climatiques, la chambre n’est pas toujours la mieux placée. Nous, on souhaite s’appuyer sur les structures déjà présentes, le GAB [Groupement des agriculteurs biologiques], les Civam [Centres d’initiative pour valoriser l’agriculture en milieu rural], pour la formation, mais aller plus loin, intégrer les Cuma [Coopératives d’utilisation de matériel agricole] dans les discussions, ou les services de remplacement des agriculteurs en cas d’accident… »

Quant au « point accueil installation », guichet unique de passage de tous les porteurs de projet en agriculture, il faudrait pour la Confédération paysanne qu’il « intègre le pluralisme syndical, et non pas en faire un point d’entrée dans le moule des FNSEA-JA…

Ce n’est pas normal qu’on perde deux tiers, voire trois quarts des candidats qui devraient tous trouver un écho correspondant à leur type de projet ». La FNSEA, de son côté, reproche l’exis-tence d’une structure bis d’accompagnement de projets agricoles, CAP44, mise en place par la Confédération paysanne, et qui lui rafle des marchés « grâce à des complaisances politiques dans les collectivités, faisant concurrence aux services de la chambre, et donc contraire à l’intérêt collectif », plaide Mickaël Trichet.

Pour Dominique Deniaud, l’accès à l’information semble contrarié par la gouvernance de la FNSEA qui « ne partage pas les travaux réalisés, observations, mesures, financées en partie sur des fonds publics ». Il a le même avis que la Coordination rurale sur l’hebdo Agri 44 : « C’est une information très partiale.

Deux exemples : pas un mot, pas une annonce, pas de compte rendu sur la Fête de la vache nantaise, le plus gros événement agricole du département, qui rassemble quand même 50 à 60.000 personnes début septembre…

Et quand on s’est retrouvé à cinq du département audités par la commission du Sénat sur les compensations agricoles, Agri 44 a réussi à ne montrer en photo que le représentant de la chambre et celui de la FDSEA, passant sous silence les autres, le responsable du Civam et nous, qui étions deux de la Conf’. Pour les gens de la FNSEA, ça semble insupportable qu’on puisse penser différemment d’eux. »

Le candidat de la Confédération paysanne ne serait pas hostile à une entrée des consomma-teurs au sein des conseils d’administration : « Qu’ils puissent entendre ce qu’on fait, ce qui obligerait aussi les agriculteurs à soigner un peu plus leur discours. »

Les élections de renouvellement des chambres d’agriculture se terminent le 31 janvier. En Loire-Atlantique, les trois syndicats agricoles ont confié à Reporterre l’étendue de leurs divergences en matière de pratiques et de gestion.

30 janvier 2019 / Nicolas de la Casinière (Reporterre)  Nantes (Loire-Atlantique), correspondance.

https://reporterre.net/

Commentaire: FDSEA et Coordination Rurale sont de « droite », celle-ci avec des positions contestataires, tandis que la Conf’ est de gauche. Il y a aussi dans certains départements, le Modef proche du PCF.

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29 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

eaux 29 (côté brest)

eaux et rivieres

Qualité des eaux

Peut-on se baigner sans souci sur les plages du Finistère ?

Le préfet du Finistère a fermé une plage à Douarnenez, d’autres l’ont déjà été. L’association Eau et rivières de Bretagne estime que la qualité des eaux de baignade se dégrade.Il y a quelques jours, le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, a signifié la fermeture administrative, pour l’année 2019, de la plage du Ris à Douarnenez pour cause de pollution chronique d’origine bactérienne.
D’autres plages de la côte nord-finistérienne ont déjà fait l’objet d’une telle sanction administrative.

Que vous inspire la fermeture de l’emblématique plage du Ris à Douarnenez ?

Tout un symbole ! Cela fait des années que cette plage subit la pollution constante du cours d’eau qui s’y jette et que la qualité des eaux de baignade est dégradée.

Mais ce n’ est pas un cas isolé. La baie de Douarnenez et la côte nord-finistérienne demeurent des points noirs en Bretagne. Deux plages de Guissény avaient déjà subi le même sort l’année dernière. De plus, certains maires ferment préventivement leurs plages polluées pour éviter des contrôles sanitaires négatifs synonymes de fermeture administrative ! Notamment à Ploudal-mézeau, Porspoder et Kerlouan.

Se baigner ou faire de la planche à Tréompan, par exemple, comporte des risques pour la santé : troubles gastriques, yeux qui piquent, plaques sur la peau… Et qui dit bactérie, dit aussi virus…

Quelle est l’origine de ces contrôles sanitaires négatifs ?

Prenons le cas de la plage du Ris. Le rapport du Labocea, laboratoire public d’analyses, énonce clairement que «l’origine bovine est prédominante» dans cette pollution. Et ce pour la cinquième année consécutive.

Plus globalement, les 18 analyses réalisées pour l’Agence régionale de santé (ARS Bretagne) montrent que les causes de la pollution des ruisseaux côtiers sont d’origine humaine à 25 %, et d’origine humaine et animale à 75 %.

Des progrès sont réalisés, notamment en matière d’assainissement des particuliers. Mais ces ruisseaux sont très exposés à la pression des élevages bovins et porcins au plus près du littoral.
En agriculture aussi il y a des progrès mais pour reprendre l’exemple du ruisseau Quillimadec, qui prend sa source à Plounéventer et se jette à Guissény, des moutons noirs pénalisent tout le monde !

Que préconisez-vous pour reconquérir ces plages interdites à la baignade ?

Eau & Rivières de Bretagne va maintenir la pression sur les maires des communes concernées. Pour beaucoup d’élus locaux, mettre la responsabilité de certaines pollutions bactériennes littorales sur des épandages de lisiers de porc ou de bovins est toujours un sujet tabou, alors qu’ils ont la responsabilité de la santé publique des habitants et des touristes.

Un exemple ? En amont de la plage de Penfoul, à Landunvez, se trouve une ferme-usine de    13 750 porcs qui doit traiter 60 tonnes de lisier chaque jour. Nous avons alerté la communauté de communes du Pays d’Iroise sur la dégradation continue des eaux de baignade. Son vice-président en charge de l’environnement nous a répondu:  « on ne peut rien faire» !

Le sujet serait donc tabou pour les maires et les élus. Mais ont-ils le pouvoir de stopper ces sources de pollution ?

Ils ne peuvent pas tout, certes, mais ils doivent influencer ! S’ils ne prennent pas la mesure de ces pollutions et de leurs origines, l’administration ne fera pas non plus le nécessaire indispen-sable pour limiter les risques sanitaires qu’engendrent certains élevages. S’ils ne  prennent pas le dossier à bras le corps, ils mettent aussi en péril tout en pan de l’économie du département.

Eau & Rivières de Bretagne regrette aussi un flou dans la réglementation gérée par l’Agence régionale de santé s’agissant des fermetures préventives des plages par les maires. Nous  souhaitons plus de rigueur et de fermeté de la part de l’ARS pour que notre littoral puisse enregistrer une amélioration de la qualité des eaux de baignade… à l’instar des autres départements bretons.

La qualité des eaux de baignade se dégrade, prévient l’association Eau & Rivières de Bretagne, qui tire la sonnette d’alarme et interpelle les élus.  Entretien avec Jean-Yves Piriou, vice-président.

Propos recueillis par Yvon Jézéquel 28 Janvier 2019

https://actu.fr/bretagne/

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Eau & Rivières de Bretagne

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28 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

belgique climat (courrier international)

jeunes

Belgique

Mobilisation record pour le climat

Plus de 70 000 personnes ont participé dimanche à Bruxelles à la marche européenne pour le climat, une mobilisation sans précédent, soulignée par la presse belge.

“Toujours plus nombreux”, titre Le Soir au lendemain de la manifestation organisée dans la capitale belge à l’appel de l’association Rise for Climate. Plus de 70 000 personnes ont convergé sous la pluie jusqu’au Parlement européen.

“Syndicalistes et anars, défenseurs des oiseaux et rebelles, féministes et cyclistes, militants et quidam, il y avait de tout”, note le quotidien francophone, car les participants ont voulu exprimer “une véritable inquiétude. Pas seulement sur l’état de l’environnement, mais sur le fonctionne-ment du système social et économique dans son intégralité.”

“Deux jours après une marche qui a réuni 35 000 étudiants pour le troisième jeudi consécutif, on ne peut plus parler d’heureuse coïncidence, souligne Le Soir. La population réclame des déci-deurs politiques des mesures ambitieuses et rapides pour la défense du climat. Et elle semble déterminée à se mobiliser jusqu’à ce que son message soit entendu.”

Contexte belge complexe

Aux yeux deLa Libre Belgique, les manifestants ont “envoyé un message fort qu’il sera difficile de ne pas entendre”, mais “le contexte n’est déjà pas favorable. La période d’affaires courantes, qui paralyse le gouvernement fédéral, constitue sans doute l’un des plus mauvais moments pour lui réclamer l’adoption d’un train de mesures claires, rapides et tangibles.”

“Ces nouveaux militants, particulièrement les plus jeunes d’entre eux, doivent prendre la mesure de leur engagement. Plus que toute autre, la lutte contre le réchauffement réclame du souffle et de l’endurance”, met en garde l’éditorialiste du quotidien.

28/01/2019

https://www.courrierinternational.com/

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27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

chambre d’agriculture (reporterre)

npa agricol

Chambres d’agriculture

Des élections cruciales pour la transition agricole

Du 14 au 31 janvier, le monde agricole élit ses représentants dans les chambres d’agriculture. D’apparence technique et corporatiste, ce scrutin est pourtant décisif car il dessine les contours de l’agriculture de demain.

Voici cinq questions et nos réponses pour comprendre les enjeux de ce vote.

Depuis quelques semaines, le monde agricole retient son souffle. Peu médiatisées mais d’une importance cruciale, les élections professionnelles pour les chambres d’agriculture se tiennent jusqu’au 31 janvier. 2,5 millions d’exploitants, de salariés et de professionnels du monde agricole sont appelés à élire leurs représentants.

Lors du dernier round électoral, en 2013, la participation avait atteint 54,3 %. Un chiffre en net recul par rapport aux 65,5 % de 2007. Et nul ne sait combien iront voter ce mois-ci. Dans un contexte de crise sociale et de détresse du monde paysan, beaucoup craignent un regain de l’abstention, préestimée par un sondage réalisé sur le site terre-net.fr à 57,3 %.

« On le voit avec le mouvement des Gilets jaunes, le syndicalisme n’attire plus, constate Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Les jeunes et les nouveaux installés notamment se détournent de ce scrutin, parce que les Chambres d’agriculture ne répondent pas à leurs attentes ».

Pour les syndicats agricoles, l’enjeu est pourtant de taille : de ces élections dépendent leur poids politique et parfois leur survie économique. Pour les paysans, il s’agirait ni plus ni moins « de choisir quel modèle d’agriculture on veut pour son département et plus généralement pour le pays », affirme Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération Paysanne. Tant que ça ? Reporterre vous explique en cinq points à quoi servent ces fameuses instances, souvent dénoncées comme des antichambres de l’industrialisation de l’agriculture.

1. Que font les chambres d’agriculture ?

Chaque chambre est donc dirigée par des représentants syndicaux désignés lors des élections professionnelles. Hors outre-mer, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et ses élus contrôlent aujourd’hui la quasi-totalité des 89 structures existantes, sauf celles du Calvados, du Lot-et-Garonne et de la Charente (gérées par la Coordination rurale), ainsi que celle du Puy-de-Dôme (alliance Coordination rurale et Confédération paysanne).

Leur mission : « Accompagner les agriculteurs et les territoires face aux enjeux que connaît le monde rural », résume Daniel Prieur, secrétaire général adjoint de la FNSEA, et président de la chambre interdépartementale du Doubs et du Territoire de Belfort. Accompagner l’installation d’abord, « en tenant un répertoire des exploitations à céder, en accueillant et en aiguillant les jeunes qui veulent devenir agriculteur, en proposant des formations et des contrats d’appren-tissage », détaille l’élu, par ailleurs éleveur de vaches et de poules.

Accompagner également « l’évolution de l’agriculture face aux attentes sociétales, explique-t-il. On aide ceux qui veulent passer au bio, diversifier leur production, créer un nouvel atelier ou une nouvelle activité ». La chambre interdépartementale a ainsi appuyé le maintien et le développement d’un abattoir de proximité et d’un atelier de découpe de la viande à Besançon.

Ces choix structurants pour les territoires sont décidés par les assemblées plénières des chambres, qui regroupent les 33 membres élus des dix différents collèges (outre le collège principal réunissant les chefs d’exploitation, il existe un collège des propriétaires fonciers, un des salariés agricoles, un des anciens exploitants…).

« On vote les orientations et les budgets, on donne aussi notre avis sur des projets d’urbanisme, sur la gestion du foncier ou les politiques agricoles au niveau national », précise Sébastien Gardette, président de la chambre du Puy-de-Dôme, syndiqué à la Confédération paysanne. Après six ans à la tête de l’institution, l’éleveur le confirme : « La chambre d’agriculture est un outil majeur, qui permet de porter une vision et un projet d’agriculture pour son territoire. »

Autrement dit, un département dont la chambre est gérée par la Confédération paysanne n’aura pas les mêmes dynamiques agricoles qu’un département FNSEA. « Nous avons beaucoup poussé le développement de l’agriculture biologique, des méthodes alternatives, la recherche d’autonomie pour les paysans, dit M. Gardette. Même si cela prend du temps et qu’on n’est pas tout-puissants, on a fait avancer les choses ».

2. Quels sont leurs moyens ?

Pour mettre en œuvre leur politique agricole, les chambres disposent d’un budget, environ 7 millions d’euros annuels pour celle du Puy-de-Dôme, 702 millions pour l’ensemble des structures.

Abondé principalement par la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti, payée par les propriétaires terriens. Problème, les taux d’imposition sont gelés depuis plusieurs années. Pour compléter leur trésorerie, les chambres touchent également des subventions et vendent des prestations (conseil, appui technique).

Ce petit pactole permet de payer des conseillers et des techniciens; agronomes, comptables qui interviennent directement auprès des agriculteurs. Le Doubs et le territoire de Belfort comptent ainsi 50 équivalents temps plein. Cependant, comme le racontait Reporterre, les restrictions budgétaires, le contexte de crise agricole et les réorganisations internes impulsées dans plusieurs départements ont engendré une souffrance au travail prégnante chez de nombreux salariés des chambres. Syndromes d’épuisement professionnel et démissions s’y multiplient

3. Pourquoi ces élections sont-elles importantes pour les syndicats ?

« On monte sur la balance tous les six ans pour voir combien on pèse », dit Daniel Prieur. Lors des dernières élections, en 2013, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont réuni 53,39 % des voix, devant la Coordination rurale (20,49 %), la Confédération paysanne (18,54 %) ou le Modef (1,47 %).

Des pourcentages qui n’ont rien d’anecdotique. Si un syndicat passe la barre des 10 %, il obtient un droit à siéger dans des instances essentielles : la commission départementale d’orientation de l’agriculture (CDOA), qui valide les projets d’installation et d’agrandissement, le comité technique Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement rural) pour la vente des terres agricoles, le tribunal des baux ruraux, qui tranche en cas de problèmes de fermage.

Surtout, le résultat de ces élections fixe la répartition des financements publics pour chacun des syndicats, et pour les six années à venir. Au total, le montant des fonds publics alloué est proche de 11 millions d’euros par an, distribués entre les différentes organisations suivant leur poids électoral.

D’après Le Monde, la Coordination rurale touche annuellement 2,5 millions d’euros, la Confédé-ration paysanne, 2,3 millions d’euros, la FNSEA, associée aux JA, 6,1 millions d’euros. Des sommes qui permettent ensuite une force de frappe politique, de communication et de lobbying plus ou moins importante.

Jean-François Périgné, trésorier de la Confédération paysanne, a sorti sa calculette dans le dernier numéro de Campagnes solidaires : « Chaque voix [pour notre syndicat] représente en moyenne 50 € par an pendant six ans. Une progression de 1 % de notre score national pourrait représenter 100.000 euros de plus par an sur six ans ». Vue sous cet angle, la question de l’abstention n’a rien d’accessoire.

L’enjeu est donc financier, mais aussi politique : « À la FNSEA, nous voulons rester de loin le premier syndicat, explique ainsi Daniel Prieur. Le fait de représenter plus de la moitié des agriculteurs permet de peser lors des discussions avec le gouvernement ou lors des négociations sur les prix avec les interprofessions. »

4. Quels sont les enjeux principaux soulevés lors de ces élections ?

Il y a d’abord les préoccupations des paysans : « Le revenu, le fait de pouvoir vivre de notre production, mais aussi comment faire face aux évolutions en cours, comme le changement climatique et les nouvelles attentes de la société, sur l’écologie et le bien-être animal notam-ment », témoigne Temanuata Girard, secrétaire nationale de la Confédération paysanne. La question de l’installation, donc de l’accès au foncier, et de la transmission des fermes sont aussi au cœur des débats : près de la moitié (45 %) des agriculteurs aujourd’hui en activité atteindront l’âge de la retraite d’ici dix ans.

Côté instance syndicale, on retrouve des discours politiques bien rodés : la FNSEA entend combattre le « matraquage fiscal » et l’« agribashing » (autrement dit, la critique de l’agriculture conventionnelle) avec, en ligne de mire, des mesures prises par le gouvernement pour tenter d’accompagner l’agriculture vers une transition écologique. Comme la hausse de la redevance pour pollutions diffuses, qui doit abonder les fonds pour l’agriculture bio à hauteur de 50 millions d’euros, ou la séparation de la vente et du conseil dans l’usage des produits pesticides.

Enfin, le contexte politique — les négociations de la future politique agricole commune (PAC) et l’application de la nouvelle loi Alimentation — crée de nouvelles missions pour les futurs élus.

5. Qui vote aux élections des chambres d’agriculture ?

Dans le collège des chefs d’exploitation, qui réunit plus de la moitié des élus, peuvent voter les paysans exploitants, qu’ils soient propriétaires, fermiers ou métayers, seuls ou associés. Ils ont jusqu’au 31 janvier pour voter, en ligne ou par courrier. Les résultats définitifs devraient être connus autour du 8 février.

La Confédération Paysanne pousse depuis plusieurs années pour que les cotisants solidaires, des paysans qui, faute d’une superficie exploitée ou d’un nombre d’heures de travail suffisant, ne peuvent pas être affiliés à la Mutuelle sociale agricole comme chef d’exploitation, puissent voter. « Mais le gouvernement, sous pression de la FNSEA, l’a toujours refusé », dit Nicolas Girod.

Le syndicat minoritaire aimerait aussi que des associations environnementales ou de consom-mateurs participent aux travaux des chambres d’agriculture : « Nous avions appuyé un amen-dement en ce sens lors des débats sur la loi Alimentation, en vain », regrette M. Girod.

C’est pourtant, d’après lui, le sens de l’histoire : « L’agriculture ne peut pas être définie juste par les paysans et paysannes, affirme-t-il. On fait partie d’un territoire où il y a d’autres activités éco-nomiques, où il y a des citoyens qui habitent et consomment, et qui ont eux aussi ont leur mot à dire sur l’agriculture et l’alimentation qu’ils veulent. »

25 janvier 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

https://reporterre.net

Lire aussi:

Coordination Rurale (Wikipédia)

Modef (Wikipedia)

Histoire agricole du Finistère.

François Tanguy-Prigent (Wikipedia) 

François Tanguy-Prigent (Envor)

Site de la Confédération Paysanne

Commentaire: Le NPA appelle a voter « Confédération Paysannne »

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26 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

samouni road (studios brest)

samouni_road

Samouni Road  D

de Stefano Savona

Documentaire – Samedi 2 février à 20h30 / En présence de Stefano Savona

Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprête à célébrer un mariage. C’est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers. Le quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants : reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’événement qui a changé leur vie à jamais.

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Stefano Savona a reçu “L’œil d’or 2018” de la Scam pour ce documentaire.

http://longueur-ondes.fr/

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Le film projeté avec la LDH sera « Tel Aviv on Fire », le mercredi 26 février à 20h aux studios.

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23 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

pêche industrielle (reporterre)

espece pro

Pêche industrielle

Bloom attaque l’Etat en justice

Depuis juin 2015, l’ONG Bloom, qui œuvre pour la conservation marine, a engagé un bras de fer avec l’administration française afin d’obtenir la liste complète des bénéficiaires des subventions versées par le Fond européen pour la pêche (FEP). Après des années de bataille infructueuse, sans aucune réponse à ses requêtes, l’ONG a introduit mardi 22 janvier un recours au tribunal administratif de Paris contre l’État.

Renommé Fonds européen pour les instances maritimes de la pêche (FEAMP), ce fonds est l’instrument financier de la politique européenne de la pêche (PCP). De longue date, la réparti-tion des subventions allouées par le FEAMP est au cœur des préoccupations des associations anti pêche électrique. L’influence des lobbies industriel, démontré par Bloom en novembre dernier, reste à ce jour bien dissimulée.

Même si elle est pratiquée par 80 % des pêcheurs en France, la pêche artisanale ne capte qu’une infime partie des ressources marines, 20 % environ…

La plupart des ressources halieutiques sont happées par la pêche industrielle, qui laisse derrière elle des écosystèmes marins ravagés. Entre 2007 et 2016, la France a bénéficié d’une envelop-pe totale de 484 millions d’euros alloués au secteur de la pêche par le FEP.

Mais le montant des subventions allouées à la pêche industrielle est inconnu. « Pour rééquilibrer les rapports de forces, un accès aux données publiques est nécessaire », dit Claire Nouvian, présidente et fondatrice de Bloom, qui considère l’inégalité des aides aux types de pêche comme un facteur des dégâts écologiques marins.

A partir de juin 2015, Bloom a multiplié les requêtes auprès du ministère en charge de la pêche (intégrée au ministère de l’Ecologie jusqu’en 2017, puis passé aux mains du ministère de l’Agriculture) pour obtenir la liste des bénéficiaires de ces subventions européennes. Malgré les sollicitations réitérées et la saisie de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) à deux reprises, l’Etat a maintenu le silence. Il ne reste plus maintenant que l’issue juridique, choisie par Bloom.

  • Source : Samuel Reffé pour Reporterre 23 janvier 2019

https://reporterre.net/

BAR

Lire aussi:

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