Archive | Luttes paysannes et alimentation

04 avril 2017 ~ 0 Commentaire

hillion (ouest france)

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01 avril 2017 ~ 0 Commentaire

parkinson (inserm)

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Une augmentation du risque associé aux activités agricoles, même en population générale

Les personnes qui ne sont pas exposées aux pesticides dans leur cadre professionnel pour- raient, comme les agriculteurs, encourir un risque accru de maladie de Parkinson lorsque l’activité agricole est dense autour de leur lieu d’habitation.

De nombreuses études ont décrit la relation entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la survenue de cette maladie neurodégénérative chez les agriculteurs et les travailleurs agri- coles. En collaboration avec Santé publique France, une équipe de l’Inserm s’est intéressée à l’impact d’une exposition non professionnelle à ces composés. Ils ont étudié le nombre de nouveaux cas diagnostiqués en fonction de l’importance de l’activité agricole dans chaque canton français, utilisée comme indicateur de l’utilisation de pesticides.

Leur conclusion : l’incidence de la maladie de Parkinson serait d’autant plus élevée que les activités agricoles sont développées localement. Le risque serait maximal dans les territoires où la viticulture est fortement présente. La maladie de Parkinson est une maladie neuro- dégénérative dans laquelle une population spécifique de neurones est progressivement détruite, conduisant à un tableau de symptômes spécifiques (tremblement, lenteur et troubles de la coordination des mouvements…).

Des travaux conduits sur des cellules et des modèles animaux ont en partie permis de décryp- ter les mécanismes par le biais desquels les pesticides favorisent la neurodégénérescence. Les données toxicologiques et épidémiologiques sont d’ailleurs suffisamment solides pour que la maladie de Parkinson soit inscrite au tableau des maladies professionnelles chez les agriculteurs en France. La place importante des pesticides dans l’agriculture traditionnelle autorise légitimement à poser la question de son impact sur la population générale.

Les zones viticoles sont les plus à risque

« C’est un travail délicat à conduire car la maladie est relativement rare et parce que nous ne disposons pas de moyens simples pour recenser les cas diagnostiqués » explique Alexis Elbaz*, qui a dirigé l’étude. Les auteurs se sont donc fondés sur le nombre de personnes nouvel-lement traitées par des médicaments anti-parkinsoniens dans chaque canton français, entre 2010 et 2012 (données issues des bases de l’assurance maladie).

Ils ont ensuite utilisé le recensement agricole national conduit par le ministère de l’Agriculture, en 1988 puis en 2000, pour caractériser l’activité agricole sur chacun de ces territoires. Ainsi, les auteurs ont pu décrire l’association existant entre le nombre de cas de maladie de Par- kinson et l’importance et la nature de l’activité agricole pour chaque canton. Différentes varia- bles pouvant influencer la survenue de la maladie ou la fréquence du diagnostic (tabagisme, ensoleillement, niveau socio-économique…) ont été prises en compte.

Résultat : le nombre de nouveaux cas annuel dans chaque canton est associé à la proportion de surface des cantons allouée à l’agriculture : « Plus cette dernière est élevée, plus le nombre local de cas est important. Et avec certaines cultures, comme la viti- culture, l’association semble plus prononcée » précise Alexis Elbaz. La corrélation la plus forte est en effet celle liée à la présence la plus élevée de vignobles. Elle augmentait l’incidence locale de la maladie d’environ 10%. Cette association est retrouvée dans différentes régions viticoles. Les données vont dans le même sens lorsque les agriculteurs et les travailleurs agricoles sont exclus de l’analyse.

« La relation entre l’activité viticole et la maladie de Parkinson est plus marquée chez les plus de 75 ans, en comparaison les sujets plus jeunes, quelle que soit la population analysée, explique le chercheur. Peut-être les personnes les plus âgées ont-elles été exposées plus longtemps que les autres, notamment à des pesticides toxiques qui sont aujourd’hui interdits, comme les organochlorés. Par ailleurs, il est possible que le poids des facteurs environne-mentaux soit plus important après 75 ans, tandis que la susceptibilité génétique pourrait jouer un rôle plus important pour les cas survenant chez les plus jeunes« .

Un sur-risque possible mais modéré

Une activité agricole importante dans les régions rurales serait donc associée à une augmen-tation de l’incidence de la maladie de Parkinson, même chez les non-agriculteurs.  »Il faut rester prudent sur l’interprétation de ces données, met cependant en garde le chercheur. Un sur- risque modéré pourrait exister, mais il faudrait pouvoir le confirmer par des études conduites à partir de données individuelles et non pas, comme ici, de données groupées par canton« .

Des études pourraient aussi être conduites pour évaluer les pesticides les plus à risque : « Les modes d’épandage, les produits utilisés et leur quantité dépendent des types d’activité agricole. On dispose souvent de données sur la toxicité aigüe des produits chimiques, mais celles concernant leur neurotoxicité font souvent défaut« . Un travail en ce sens permettrait d’écarter les composés les plus à risque pour la population d’agriculteurs, comme la population générale… 24 mars 2017

Note

* CESP (unité 1018 Inserm/Université Paris-Sud/Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), Hôpital Paul brousse, Villejuif ; Santé publique France, Direction Santé travail, Saint-Maurice

Source

S Kab et coll. Agricultural activities and the incidence of Parkinson’s disease in the general French population. Eur J Epidemiol, édition en ligne du 9 février 2017. DOI 10.1007/s10654-017-0229-z

Lire aussi:

Pesticides : Effets sur la santé – Une expertise collective de l’Inserm

http://www.inserm.fr/

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28 mars 2017 ~ 0 Commentaire

sable lannion (npa)

pirate

L’extraction des sables, « Nann trugarez » « Non merci » !

Entretien. Nous avons rencontré Patrice Desclaud de l’association « Eau et rivières », opposant et expert militant.

Peux-tu nous dire quel est le problème ?

Il s’agit de l’extraction de sable coquillier d’une dune sous-marine dans la baie de Lannion par la CAN (Compagnie armoricaine de navigation), filiale du groupe Roullier, groupe multinational basé à Saint-Malo, avec des filiales dans l’agroalimentaire, doté d’un solide carnet d’adresse et d’utiles amitiés politiques, comme Le Drian…

Avec nos associations environnementales, les élus et les pêcheurs, nous combattons ce projet soutenu par des agriculteurs qui disent en avoir besoin. Selon nous, l’étude environnementale a été bâclée. Aucune recherche sérieuse sur le lançon, dont plusieurs variétés abondent sur le site, nous l’avons prouvé.

Et puis des doutes subsistent sur la destination du sable extrait : on nous annonce un usage local pour l’agriculture qui est avéré, mais que des pratiques agricoles différentes pourraient diminuer nettement, et quand nous avons « pisté » le sable extrait par la CAN (via le suivi en ligne des navires), nous en avons trouvé la trace à Rotterdam, en partance pour l’Allemagne… Il est clair que la logique industrielle de court terme, qui vise pour le groupe Roullier à retirer le maximum de profit de cette extraction, prend le pas sur une logique environnementale de long terme que nous peinons à imposer.

Qui a pris la responsabilité politique de permettre l’extraction ?

La demande de la CAN date de la fin 2009. Depuis, il y a eu plusieurs ministres de l’Environ- nement et de l’Industrie, mais c’est Emmanuel Macron qui a donné son accord en 2015. Cer- tes, la quantité accordée est moins importante que celle demandée (250 000 tonnes par an sur 15 ans au lieu de 400 000 tonnes par an sur 20 ans). Certes une période d’interruption annu- elle a été décidée pour la période estivale (alors que les études environnementales montrent qu’il faudrait suspendre en hiver pour préserver la faune !). Mais le décret est paru en septem- bre de la même année, suivi de 3 arrêtés préfectoraux que nous avons contestés. Et malgré les déclarations de Ségolène Royal, malgré les recours, l’exploitation a débuté en septembre dernier.

Quelles perspectives pour votre mobilisation ?

Les opposants sont organisés dans plusieurs associations, notamment «Le Peuple des dunes» et « Eau et rivières » dont je fais partie. Plusieurs manifestations ont regroupé des milliers d’opposants. Tous les élus ont pris position contre le projet, parmi lesquels Corinne Erhel, députée socialiste de Lannion… maintenant engagée auprès de Macron ! Des parts de dune ont été vendues symboliquement, clin d’œil aux GFA du Larzac et de Plogoff.

peuple

La prochaine manifestation prévue est un Fest-noz le 15 avril à Plestin-les-Grèves. Dans le même temps, les recours juridiques se poursuivent, et nous cherchons à faire annuler le décret autorisant l’extraction. Cette question se pose à tous les candidats à la présidentielle, et ­Philippe Poutou a déjà confirmé son opposition à ce décret.

Propos recueillis par Vincent Gibelin Lundi 27 mars 2017

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28 mars 2017 ~ 0 Commentaire

fnsea (reporterre)

fnsea

La FNSEA a un discours schizophrène 

Le congrès de la FNSEA s’ouvre ce mardi à Brest. Le premier syndicat agricole doit y déter- miner ses orientations après la disparition de Xavier Beulin. Mais il ne veut pas abandonner le productivisme, tout en constatant ses dégâts, analyse le spécialiste Gilles Luneau. Entretien.

Le 71e congrès de la Fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA) s’ouvre ce mardi 28 mars à Brest (Finistère). Pendant deux jours, les syndicalistes discuteront des grandes orientations stratégiques de l’organisation, au lendemain de la mort brutale de Xavier Beulin et à quelques semaines de l’élection présidentielle. Seront également élus les 69 membres du conseil d’administration du syndicat agricole.

Pour comprendre les enjeux de ce congrès, nous avons interrogé le journaliste Gilles Luneau, l’auteur du livre-enquête qui fait référence sur la FNSEA, La Forteresse agricole.

Gilles Luneau.

Reporterre Le rapport d’orientation publié par la FNSEA en vue du congrès national s’intitule « Mieux d’Europe ». Il débute par une citation de Xavier Beulin : « Nous réclamons une Europe qui nous soutienne, nous guide, et protège l’acte de production. (…) Il nous faut reconstruire la confiance, redonner du sens et de la visibilité au projet européen. » Est-ce un tournant ?

Gilles Luneau Il y a dans le texte un appel à un sursaut européen. C’est la première fois que la FNSEA réclame aussi clairement plus d’Europe : une augmentation du budget de la Politique agricole commune (PAC), de nouveaux outils de régulation… Il s’agit, pour moi, d’une prise de conscience que la crispation souverainiste nuit et va nuire à l’agriculture. On sent une peur du Brexit et de ses impacts sur l’agriculture du continent… et à raison !

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne nous met dans un bazar pas possible : lors de leur adhésion, les Anglais avaient négocié de nombreux avantages pour les pays du Commonwealth (Nouvelle-Zélande, Inde, Australie…), des traités bilatéraux ont été signés. Tout va devoir être rediscuté. Le Brexit, ce sera au moins 8 ans de travail et 3.000 fonctionnaires pour tout remettre en ordre.

Dans ce contexte européen difficile, la PAC doit être renégociée d’ici à 2020 (les discussions ont commencé en février). Jusqu’ici, le discours prédominant demandait une renationalisation des politiques agricoles. Grosso modo, tous les sujets qui fâchent, les phytosanitaires, les OGM, ont été refilés aux États. On assiste à un détricotage dangereux de l’idée européenne. Cette inflexion de la FNSEA en faveur de l’UE est donc une bonne surprise.

Il y a donc une évolution du discours de la FNSEA…

Seulement sur l’Europe ! Pour le reste, elle renoue avec son discours schizophrène. Le rapport révèle notamment une véritable fixette du syndicat sur les phytosanitaires. D’un côté, il dit entendre les attentes de la société vis-à-vis des pesticides, de l’autre, il réclame plus de liber- tés pour gérer les phytos, moins de normes environnementales… et qu’on leur fasse confiance. Il n’y a rien dans ce texte d’orientation qui soutiendrait une baisse de l’utilisation de ces pro- duits. Le syndicat conspue l’écologie punitive (entendez : les normes), et le terme agroécologie est complètement absent des 60 pages du rapport. Le dérèglement climatique, qui devrait être un préambule à toute politique agricole, n’est vu que comme un défi de plus à relever, sans remise en cause du modèle agroéconomique.

Le congrès de Brest sera l’occasion d’interpeller les candidats à la présidentielle sur la crise agricole. Que demande la FNSEA à ce sujet ?

Là encore, il n’y a rien de nouveau. La réponse du syndicat à la crise continue d’être : plus de technique. Ils croient dur comme fer que l’agriculture 3.0, ou la smart agriculture, avec ses drones, ses capteurs et ses robots, va sauver le modèle. Le rapport réclame d’ailleurs que la smart agriculture soit traitée comme la bio, avec des subventions et des aides spécifiques. Pour moi, ces crises multifactorielles (aviaire, laitière, bovine, porcine) appellent à un change- ment de modèle agronomique et économique. Comment remettre de la diversité génétique dans nos élevages et dans nos champs ? Comment prendre en compte le dérèglement climatique ?

Autre solution de la FNSEA : renforcer les filières. Erreur ! L’organisation de notre agriculture en filières très spécialisées (avec une segmentation des étapes de production, transformation, distribution), qui est une application de processus industriels à l’agriculture, nous mène dans le mur ! Il faut repenser notre modèle d’un point de vue du territoire.

Dernier point, la FNSEA propose une augmentation des indemnités de départ pour les agricu- lteurs en difficulté. Autrement dit, si vous êtes en crise, arrêtez d’être paysan ! À nouveau, on retrouve la schizophrénie. Ils se disent pour « des zones rurales dynamiques et solidaires », mais ils veulent des aides pour accélérer la fin des paysans. Ce discours véhicule l’idée, dangereuse quand on sait qu’un paysan se suicide tous les deux jours, qu’une faillite est due à un échec personnel. Alors que c’est un échec du modèle.

Les nouveaux membres du conseil d’administration se réuniront le 13 avril pour élire un ou une nouvelle présidente. À la suite du décès de M. Beulin, seule Christiane Lambert, éleveuse de porcs dans le Maine-et-Loire, s’est pour l’instant portée candidate. Ce changement de direction signifie-t-il la fin de la mainmise des céréa- liers sur l’organisation ?

Je ne crois pas. Depuis la fin des années 1950, les céréaliers commandent le syndicat, en coulisse, via la commission économique, qui est le vrai comité central. L’arrivée de Xavier Beulin, un céréalier, à la présidence n’a été qu’une mise en visibilité d’un contrôle qui s’exerçait avant de manière plus discrète. Par contre, le retour d’une éleveuse, une femme, qui plus est pour diriger le syndicat, c’est un symbole fort, à destination de la base. Xavier Beulin a été conspué à plusieurs reprises par les éleveurs. Or la FNSEA a besoin de resserrer les rangs, de faire bloc. La présidence de Christiane Lambert pourrait donc permettre de calmer la grogne interne.

Ce congrès se déroule à quelques semaines de l’élection présidentielle. D’après un sondage du Cevipof, plus de la moitié des agriculteurs interrogés seraient prêts à s’abstenir. Comment interpréter ce résultat ?

Déjà, rappelons que les agriculteurs ne votent pas massivement pour l’extrême droite. Les paysans votent traditionnellement pour le centre droit ou le centre gauche. Au vu des politi- ques agricoles menées par les derniers gouvernements, les agriculteurs sont déçus et déso- rientés. Il y a un clair désaveu des élites et de leurs représentants habituels.

Surtout, l’agriculture n’a pour le moment été que très peu abordée par les candidats à la présidentielle. Ce sujet est quasiment absent, alors qu’il est une des missions essentielles d’un gouvernement : comment nourrir sa population. C’est lamentable et irresponsable. Espérons que les candidats profiteront du congrès pour détailler un peu plus leurs mesures et leur vision.

Propos recueillis par Lorène Lavocat 28 mars 2017  Entretien avec Gilles Luneau

https://reporterre.net/

fnsea (reporterre) dans Altermondialisme pdf
Le rapport d’orientation de la FNSEA.

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23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

les paysans malades des pesticides (france culture)

parap

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée. Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

Cela se passe à Dôle, dans le Jura, au sein d’une réunion de l’association « Phytovictimes » qui regroupe des paysans utilisateurs de pesticides. L’enjeu à travers leurs témoignages est de dessiner les contours du système tentaculaire pour lequel ils travaillent et de saisir si et comment il serait possible, à leur échelle, de sortir de la chimie pour se tourner vers le bio. « Pour ça j’ai besoin de lui, * dit Denis Camuset en parlant de son fils qui va reprendre l’exploitation, j’ai mené bien des combats, mais le passage en bio est certainement le plus dur ! Ce qui rend difficile le changement du système, c’est tout l’aspect psychologique, on a tellement été bercé dans une autre mentalité. Réduire les pesticides c’est reprendre une formation, c’est changer tout un système, c’est aussi la peur financière je crois, car on ne sait pas où on va. »

Cliquer ici

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21 mars 2017 ~ 0 Commentaire

rome 25 mars (via campesina)

poster-25march-2-FRsc

Le mouvement paysan à Rome ce 25 mars 

Appel à la mobilisation de la Coordination Européenne Via Campesina

Dans le cadre de l’assemblée générale de la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC) à Rome du 22 au 25, qui coincidera avec le 60ème anniversaire du traité fondateur de l’Union Européenne, une importante délégation paysanne pan-européenne d’ECVC, rejointe par son membre et hôte ARI (Associazione Rurale Italiana), mènera une série d’action à Rome le 25 Mars pour se battre pour une politique agricole, alimentaire et de développement rural centrée sur les besoins du peuple et non assujettie aux politiques commerciales et aux intérêts des multinationales.

ECVC et ses alliés demandent une alimentation saine et de qualité, un travail décent, une politique agraire juste et durable au sein d’une Europe des Peuples et de la solidarité.

Dans ce but, à 9h30 le 25 mars, ECVC prévoit une action paysanne pour une autre Politique Agricole Commune (PAC) à la PIAZZA VITTORIO, en présence des paysans et paysannes de notre délégation et de mouvements populaires d’Italie.

Après ceci, nous rejoindrons la Grande Mobilisation pour « Notre Europe » de la Piazza Vittorio au Colisée.

Vous pourrez trouver ici les biographies de plusieurs membres de notre délégation.

Vous pouvez trouver ici nos publications clés sur la politique agricole européenne

Suivez nous sur la voie d’une nouvelle PAC via Facebook et Twitter

lundi 20 mars 2017

https://viacampesina.org/

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pouldreuzic (ae2d)

porcs

Conditions d’élevage dans une porcherie de Pouldreuzic : la réaction de la Coordination verte et bleue

Les associations de la Coordination Verte et Bleue font part de leurs remarques sur les réactions suscitées par la publication d’une vidéo sur les conditions d’élevage dans une porcherie de Pouldreuzic, par l’association L214, qui milite pour le bien-être animal.

La Coordination Verte et Bleue regroupe :

AE2D
Association pour la défense du pays Fouesnantais
Baie de Douarnenez Environnement
L’eau et la terre Quimper
Sauvegarde du Penthièvre
Sauvegarde du Trégor
Sous le vent les pieds sur terre Trebrivan

Nous sommes choqués d’entendre le Président des Jeunes Agriculteurs du Finistère qualifier cette action d’« écoterrorisme ». Pour les associations environnementales de la Coordination Verte et Bleue, un tel qualificatif relève de la diffamation, et de l’incitation à la violence. Nous sommes également choqués de la menace contenue dans l’avertissement « cela va mal finir » donné au Préfet par le Président de la chambre d’agriculture du Finistère.

Nous rappelons que les exactions commises par quelques agriculteurs encouragés par leurs responsables syndicaux restent la plupart du temps impunies, ainsi l’incendie de l’hôtel des impôts de Morlaix il y a trois ans, pour lequel nos associations sonnent tous les mois le « tocsin » à Morlaix, dénonçant l’immobilisme dont font preuve les pouvoirs publics pour établir les responsabilités.

Nous nous interrogeons quand nous entendons le groupement de l’éleveur se désolidariser publiquement de son coopérateur, se désolant qu’il n’ait pu assurer « l’entretien général de ses porcheries » du fait de sa « surcharge de travail ». Le rôle du groupement n’était-il pas d’accom- pagner ce jeune éleveur qu’il savait seul et surchargé ?

Un exploitant qui contribue à la prospérité du groupement est ainsi abandonné à son sort, quand il devrait être soutenu ? Le groupement coopératif agricole en cause est Triskalia, condamné en 2016 à indemniser ses salariés, intoxiqués par des pesticides. Nous posons la question de la responsabilité du groupement Triskalia sur les manquements de l’éleveur de Pouldreuzic en matière de contrôles et de suivi vétérinaire.

Enfin, certes les services de la Préfecture ont constaté des « non conformités sérieuses », à savoir l’absence de tenue de la pharmacie. Mais les animaux morts « font partie du quotidien », ainsi que le reconnaît la Présidente du Comité de développement. Les autres révélations de la vidéo de L214, les porcelets à la queue coupée, les truies contraintes dans les cages, sont la normalité des élevages hors sol, sans compter l’ammoniac omniprésent dans l’air que ne peut montrer une vidéo.

Les associations de la Coordination Verte et Bleue ne sont, bien sûr, pas opposées à l’élevage puisqu’elles soutiennent les petites exploitations familiales ; par contre elles partagent le constat que dans ce type d’élevage intensif, les conditions ne sont pas réunies, pour le meilleur bien-être animal.

Coordination Verte et Bleue
coordinationverteetbleue@gmail.com

Lundi 20 mars 2017

http://www.ae2d.infini.fr/

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

rennes pesticides

rennes

Facebook

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

syndicalisme (bastamag)

ouvriers

« Le syndicalisme est un des rares espaces où les ouvriers peuvent encore lutter contre leur domination »

Paradoxe : alors que la réforme du droit du travail sera discutée à l’Assemblée Nationale dans les prochaines semaines (2016 NDB), celle-ci ne compte aucun ouvrier parmi les élus « du peuple ». Avec les employés, ils constituent pourtant la moitié de la population active française. Le syndicalisme demeure l’un des rares espaces qui leur offre une expression et une action collective. Le sociologue Julian Mischi a suivi des militants CGT d’un atelier de la SNCF dans une localité rurale en Bourgogne. Son ouvrage Le bourg et l’atelier bat en brèche plusieurs idées reçues : celle d’un syndicalisme agonisant ou corporatiste, et celle d’un monde rural qui n’aurait d’autres choix que de se replier sur lui-même. Entretien.

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Rachel Knaebel 17 mars 2016

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (libération)

pesticides

Non, les pesticides ne sont pas nécessaires pour nourrir la planète

Un rapport rédigé par des experts de l’ONU alarme sur les conséquences de l’usage des pesticides. Ces chercheurs souhaitent l’élaboration d’un traité mondial contraignant et promeuvent «l’agroécologie».

C’est un marché qui pèse 50 milliards de dollars par an (47 milliards d’euros) que l’industrie ne veut surtout pas lâcher, au point de véhiculer un «mythe» : les pesticides sont essentiels à la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui devrait passer de 7 milliards aujourd’hui à 9 milliards en 2050.

C’est totalement faux, démonte un rapport présenté le 8 mars au conseil des droits de l’homme des Nations unies qui accuse les multinationales (Syngenta, Monsanto, Bayer…) de nier les risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage de ces produits toxiques. Pour vendre toujours plus de pesticides, ces grands groupes se battent contre toutes restrictions ou limitations d’usage via des campagnes de lobbying auprès des gouvernements nationaux et des «stratégies marketings agressives et contraires à l’éthique».

Pour les auteurs du rapport, Hilal Elver, rapporteuse spéciale pour le droit à l’alimentation, et Baskut Tuncak, rapporteur spécial sur les substances toxiques, «l’utilisation de plus en plus de pesticides n’a rien à voir avec la réduction de la faim [dans le monde]. Selon la FAO (Orga-nisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), nous pourrions nourrir 9 milliards de personnes aujourd’hui. La production augmente, mais le problème demeure la pauvreté, les inégalités et la distribution».

D’autant, souligne le rapport, que «les entreprises ne travaillent pas pour la réduction de la faim, elles travaillent pour une croissance de l’activité agricole à grande échelle». Une grande quantité de pesticides est ainsi utilisée pour des cultures comme l’huile de palme et le soja. Une pratique qui ne sert pas à nourrir directement les populations vulnérables et qui conduit à des déforestations.

200 000 décès par an

S’ajoute à ce mythe industriel le constat cinglant de conséquences «catastrophiques sur l’environnement, la santé humaine et la société». Les experts de l’ONU évaluent à 200 000 le nombre de décès provoqués par les pesticides chaque année. Hilal Elver et Baskut Tuncak expliquent qu’il existe «un lien entre une exposition régulière aux pesticides et la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les troubles endocriniens, les troubles du développement et la stérilité. Les pesticides peuvent aussi avoir de nombreuses répercussions sur le plan neurologique, comme des pertes de mémoire, un manque de coordination ainsi qu’une acuité visuelle et des habiletés motrices réduites. L’asthme, les allergies et l’hypersensibilité en sont d’autres effets possibles».

Les auteurs s’inquiètent également des empoisonnements directement à l’ingestion de ces produits toxiques. Deux épisodes dramatiques parmi d’autres : en Inde en 2013, 23 enfants de 4 à 12 ans sont morts après avoir consommé un repas contaminé par un pesticide, le monocrotophos ; l’année suivante en Chine, l’histoire s’est répétée pour 39 enfants qui avaient ingéré de la nourriture contenant des résidus de tetrahydrophthalimide. D’autres drames similaires ont également eu lieu au Pérou ou au Bangladesh, rappellent les chercheurs qui affirment que dans certains pays en développement, le nombre de décès dus à ces empoisonnements directs est «supérieur à celui dus aux maladies infectieuses».

Des conséquences désastreuses sur l’environnement

Et sans surprise, l’environnement n’est pas épargné : «L’usage excessif et abusif de pesticides entraîne une contamination des sols et des ressources en eau dans l’espace environnant, ce qui entraîne une réduction de la biodiversité, la destruction de populations d’insectes bénéfi- ques qui sont les ennemis naturels des ravageurs et une baisse de la valeur nutritionnelle des aliments.» En Chine par exemple, 26 millions d’hectares de terres agricoles, soit trois fois la superficie du Portugal, sont contaminés par des pesticides, si bien qu’environ 20% des terres arables ne peuvent être cultivées.

Et c’est toute la biodiversité qui est concernée. Interdits à la vente en France à partir de septembre 2018, les néonicotinoïdes, insecticides les plus utilisés au monde, sont responsa- bles du «syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles dans le monde entier. Ainsi, le déclin de 50% des populations d’abeilles mellifères domestiques enregistré en vingt-cinq ans aussi bien aux Etats-Unis qu’au Royaume-Uni est imputé à l’utilisation massive de ces insecticides.» Ces abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation des cultures. Une situation d’au- tant plus préoccupante qu’un tiers de l’alimentation mondiale résulte de cette pollinisation. L’Union européenne a d’ailleurs restreint l’utilisation de trois molécules de néonicotinoïdes sur sept en 2013, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays du monde.

Des législations trop laxistes

Les premiers à subir les conséquences sanitaires et environnementales sont toujours les mêmes, déplore les auteurs: «99% [des décès] surviennent dans les pays en développement où les réglementations dans le domaine de la santé, de la sécurité et de l’environnement sont plus souples et appliquées moins rigoureusement.» Ils constatent également qu’environ 25% de ces Etats ne disposent pas de «législation efficace pour encadrer la distribution et l’utili- sation de ces produits, et 80% n’ont pas suffisamment de ressources pour appliquer les lois existantes». Souvent même, des pesticides dont l’utilisation est interdite dans certains pays, sont exportés vers les pays en développement.

D’après ce rapport, un traité mondial sur la réglementation des pesticides dangereux pourrait éviter ce genre de situation grotesque qui demeure «une grave lacune dans le cadre de la protection des droits de l’homme». L’élaboration d’un tel traité constitue d’ailleurs la première recommandation formulée par Hilal Elver et Baskut Tuncak qui suggèrent que celui-ci soit évidemment «contraignant».

«Promouvoir l’agroécologie»

Pour obtenir un tel accord, c’est une véritable prise de conscience de l’opinion publique que souhaitent les chercheurs face à une industrie chimique qui minimise les dangers. L’objectif serait donc de mieux informer les populations pour qu’elles puissent soutenir une législation plus stricte dans tous les pays. «La société civile devrait informer le grand public des effets néfastes des pesticides […] et organiser des programmes de formation sur l’agroécologie», écrivent-ils.

Justement, les auteurs interpellent la communauté internationale pour «promouvoir l’agroécologie» et à terme, renoncer à l’agriculture industrielle et l’usage de pesticides en accordant «la priorité aux solutions qui ne reposent pas sur l’utilisation de produits chimiques». Ils réclament également «des mesures incitatives telles que des subventions et la fourniture d’une assistance financière et technique» pour favoriser «les aliments issus de l’agriculture biologique». Il s’agit également de taper au portefeuille les multinationales en cessant de subventionner les pesticides et en mettant «en place des taxes, des droits d’importation et des redevances sur ces produits».

En clair, conclut le rapport, «il est nécessaire de remettre en cause les politiques agricoles, les systèmes commerciaux et l’influence exercée par les entreprises sur les politiques publiques si nous voulons renoncer aux systèmes alimentaires industriels qui reposent sur les pesticides».

Tom Rossi 10 mars 2017

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