Archive | Luttes paysannes et alimentation

31 mars 2015 ~ 0 Commentaire

la fin des quotas laitiers (reporterre + lo + via campesina)

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Un maelström pour les petits paysans

Le 1er avril verra la fin des quotas laitiers. Une mesure technique de politique agricole, mais qui va bouleverser l’activité de milliers de paysans producteurs de lait. Elle pousse à l’agrandissement des exploitations et pourrait entraîner la disparition de nombre d’entre elles. Explications. Rennes, correspondance

Garantir les prix, éviter la surproduction, ce sont les raisons qui ont poussé en 1984 la Politique agricole commune (Pac) à mettre en place les quotas laitiers. Le but en était de réguler l’offre et la demande pour éviter une envolée, ou à l’inverse un effondrement, des prix du lait. Chaque exploitation se voyait attribuer un quota de production, par exemple 200 000 litres par an. Si elle produisait plus, elle subissait des pénalités financières. Il n’y avait donc pas d’intérêt à augmenter la production de lait.

En 2003, la fin des quotas fut annoncée à l’horizon du 1er avril 2015. Pour- quoi changer de système ? Parce qu’il était jugé trop coûteux et contraire à la concurrence pure et parfaite, puisqu’il garantissait les prix d’achat aux produc- teurs. Les agriculteurs ont alors eu douze années pour se préparer. Pour les accompagner, les quotas ont augmenté chaque année de 1%. Et l’on est mainte- nant arrivé au terme de ce ce processus: mercredi 1er avril, le lait entre sur le marché mondial, avec des prix déterminés par le jeu de l’offre et de la demande, et sujets aux bulles et crashs déjà connus sur les marchés des matières premières.

S’agrandir ou mourir On peut sentir la difficulté de ce que vont subir les produc- teurs de lait en parcourant l’Ille-et-Vilaine, un département voué au lait, où les deux tiers des fermes sont de taille moyenne: elles comptent une cinquantaine de vaches et produisent en moyenne 300 000 litres de lait par an.

Depuis dix ans, l’évolution est à l’accroissement des effectifs: entre 2000 et 2010, 30 % d’exploitations en moins, portant des troupeaux dont l’effectif a crû de 30 %. Cette tendance à la concentration et à la ferme intensive devrait se pour- suivre. Plusieurs scénarios sont envisagés pour 2025, tous s’accordent sur une hausse de la production, des troupeaux, et une baisse des exploitations.

La « ferme-usine » des 1 000 vaches est l’archétype de cette tendance. Une des agricultrices impliquées dans le projet résume le choix auquel semblent con- frontés les producteurs: «Je me suis intéressée à ce projet pour ne pas arrêter la production laitière.» «S’agrandir ou mourir», semble être le mot d’ordre. Mais pour produire plus, il faut de l’argent et une avance de trésorerie suffisamment importante pour encaisser les aléas des prix du lait.

Élisabeth Chambry est la directrice de l’association Solidarité paysans Bre- tagne, qui s’occupe des questions d’endettement et de suicide chez les agricul- teurs. «Produire plus signifie plus d’investissements, de charges, de travail. En- tre endettement et dégradation des conditions de travail, nous sommes très in- quiets. Les agriculteurs représentent la catégorie professionnelle la plus expo- sée au burn-out et au suicide.» On considère qu’entre 400 et 800 paysans se suicident chaque année en France.

Côté chiffres, rien n’a changé: toujours 50 vaches pour 285 000 litres de lait par an, mais «à l’époque, sur l’exploitation, il y avait mes parents, nous, les quatre enfants, et un salarié. Aujourd’hui, je suis tout seul. Le prix lui, n’a pas bougé. Aujourd’hui, on vend 300 € les mille litres, ça fait 2 000 francs. Mes parents vendaient leur lait à ce prix-là, ou même 2,5 francs.»

D’autant plus que le prix du lait baisse depuis deux ans. Au premier trimestre 2013, le lait de base se vendait 400 € les 1 000 litres, 363 € en 2014, et cette année 312 €. Qu’en sera-t-il sans les quotas ? Une des pistes sur la fixation des prix vient d’Euronext en côtant en bourse les produits laitiers.

 31 mars 2015 / Julie Lallouët-Geffroy

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Lire aussi:

http://viacampesina.org/

Et encore:

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/04/01/fin-des-quotas-laitiers-du-petit-lait-pour-les-speculateurs_36741.html

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31 mars 2015 ~ 0 Commentaire

abeilles et pesticides: l’étude scientifique avait été mal interprétée (ci)

abeilles et pesticides: l’étude scientifique avait été mal interprétée (ci) dans Ecologie & climat CHAPPATTE-bees_0

Un nouveau scandale autour des pesticides?

Selon le New Scientist, les résultats d’une étude menée il y a deux ans n’ont pas été correctement exploités. Ils auraient dû mener à l’interdiction des néonico-tinoïdes, pas à leur maintien.

Les néonicotinoïdes déciment-ils les butineurs ? Le gouvernement britannique avait répondu non à cette question il y a deux ans, en se fondant sur une étude scientifique menée sur des bourdons (population semblable aux abeilles, mais plus facile à étudier). Mais, sciemment ou non, les données ont été mal interprétées, révèle aujourd’hui le New Scientist.

Selon l’hebdomadaire scientifique britannique, c’est “un nouveau scandale scientifique” qui pointe à l’horizon. Il concerne une étude citée il y a deux ans par le gouvernement britannique pour contrer l’interdiction temporaire de l’Union européenne sur trois pesticides accusés de nuire aux insectes butineurs en perturbant leur système nerveux.

“Erreur” d’interprétation L’étude, menée par Helen Thompon, de l’Agence de recherche pour l’alimentation et l’environnement (Fera), n’avait trouvé “aucune corrélation claire” entre la présence résiduelle de pesticides et la santé des abeil- les, et notamment le nombre de nouvelles reines. Vraiment?

Ce n’est pas la conclusion qu’en tire Dave Coulson, de l’université du Sussex, à Brighton, qui vient de réexaminer les données et de publier un article dans la revue PeerJ. Pour lui, l’étude révèle que les bourdons sauvages présents sur les terres agricoles souffrent effectivement de l’exposition aux néonicotinoïdes: leur système nerveux est perturbé, ils sont plus sensibles aux autres facteurs de stress et sont désorientés dans leur recherche de pollen.

Malversation ou erreur de bonne foi? Cela reste difficile à dire. “De telles erreurs d’interprétation arrivent dans les publications scientifiques. C’est rare, mais il y a eu des précédents”, commente dans le New Scientist James Cresswell, spécialiste des abeilles à l’université d’Exeter.

Un facteur parmi d’autres Selon un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) publié le 19 mars, près de 10 % des espèces d’abeilles sauvages sont en voie d’extinction en Europe. En France, le projet de loi relatif à la biodiversité adopté le 24 mars intègre un amendement parlementaire sur l’interdiction de quatre substances, dont les néonicotinoïdes.

Reste que les effets des pesticides ne sont pas si faciles à démontrer. La surmortalité des abeilles dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels les pertur- bations du climat, les virus, parasites et autres vecteurs d’épidémies, la disparition des ressources naturelles, et bien sûr, les pesticides, rappelle le magazine américain Wired. Publié le 30/03/2015 – 17:48

http://www.courrierinternational.com/article/environnement-abeilles-et-pesticides-letude-scientifique-avait-ete-mal-interpretee

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30 mars 2015 ~ 0 Commentaire

pesticide et santé: l’équation sans solution (arte)

Au milieu des années 1990, des milliers de bovins meurent dans les étables. Malformations des veaux, fausses couches des vaches et problèmes de stérilité déciment les troupeaux. Les agriculteurs eux-mêmes ne sont pas épargnés et rencontrent divers graves problèmes de santé. Un éleveur de porcs danois a comparé sur plusieurs années les taux de pesticide dans l’alimentation de ses animaux et ceux de malformation des porcelets. Des chercheurs français, eux, ont mené une étude méthodique sur le problème. Les très longues et laborieuses analyses entreprises finissent par aboutir : les bêtes malades présentent dans leur organisme un taux très élevé de glyphosate – le désherbant le plus vendu au monde. Or, l’immense majorité des rations servies aux bêtes dans le nord de l’Europe proviennent de céréales OGM importées d’Amérique, dont les graines contiennent de grandes quantités de cet herbicide, pour l’instant défendu bec et ongles par le puissant lobby agro-alimentaire européen.

mardi 31 mars à 21h50 (45 min)

Rediffusion mercredi 01.04 à 10h00
Rediffusion vendredi 10.04 à 10h00

http://www.arte.tv/guide/fr/050772-000/pesticide-et-sante-l-equation-sans-solution

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27 mars 2015 ~ 0 Commentaire

25 mars à bruxelles contre les accaparements de terre soutenus par la banque mondiale (cadtm)

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Ce mercredi 25 mars 2015 s’est tenue devant la Tour des Finances de Bruxelles une action pour dénoncer l’implication de la Banque mondiale dans le phénomène toujours plus important des accaparements de terre – et plus largement du type de politiques foncières qu’elle promeut.

En marge de sa conférence annuelle «Land and Poverty» (terre et pauvreté) qui se déroule du 23 au 27 mars 2015 à Washington, dont l’objet est de discuter des nouvelles politiques foncières à mettre en œuvre dans les pays du Sud. En soutien au FSM (Forum social mondial) qui se tient à Tunis du 24 au 28 mars 2015 pour proposer des alternatives aux modèles néo-libérale et capitaliste actuels. L’occa- sion était parfaite pour tenir cette action publique et ainsi converger avec la campagne internationale « Our Land Our Business » soutenue par plus de 200 organisations internationales.

Manuel Eggen, représentant de FIAN Belgique nous informe sur la nécessité de cette action publique: « Nous sommes ici devant la Tour des Finances qui représente le Ministère des Finances, qui est l’organe qui représente la Belgique au sein de la Banque mondiale. Nous avons mené une action aujourd’hui pour dénoncer les accaparements de terre et les implications de la Banque mondiale [dans ce processus]. Chaque année on a des nouveaux cas d’accaparements de terre où on découvre une implication de la Banque dans ces acquisitions à large échelle aux dépends des petit.e.s paysan.ne.s ».

Une représentante de la délégation hondurienne de FIAN, Ana Maria Pineda, victime de ces politiques et présente pour cette action d’envergure: « Notre message est que nous ne voulons plus de double discours, avec tant de vic- times, ces demi-vérités… Il s’agit d’une institution financière internationale qui prétend vouloir éradiquer la pauvreté et soutenir les petit.e.s producteurs et productrices au Honduras. C’est loin d’être le cas ».

Organisée par plusieurs ONG belges telles que le CNCD (Centre National de Coopération au Développement), le FIAN (FoodFirst Information and Action Net- work), l’AEFJN (Africa Europe Faith Justice Network), Quinoa, le CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde) et soutenue par Oxfam, l’action pu- blique de ce 25 mars 2015 avait pour but principal de dénoncer les projets finan- cés et soutenus par la Banque mondiale qui favorisent accaparements de terre et déplacements de populations paysannes dans les Pays du Sud, mais aussi le modèle agro-industriel en général qui tue également nos paysan.ne.s du Nord. C’est ainsi que plus d’une quarantaine de personne se sont réunies afin de réaliser une saynète reflétant la dure réalité du business mené sur les terres arables et facilité par la Banque mondiale, ce que Stéphane Desgain du CNCD définit comme une « violence qui consiste à financer les entreprises qui accaparent les terres ».

Le but était d’interpeller la société civile sur la nécessité d’agir rapidement et efficacement en faveur de la protection des droits des paysan.ne.s et de lutter contre ces politiques foncières en faveur d’un modèle agro-industriel qui détruit l’espace vital de millions de paysan.ne.s à travers le monde, tout autant qu’il détruit le modèle agricole familial pourtant bien plus durable, vecteur d’emplois, et productif.

C’est face à cette cruelle réalité, que des paysan.ne.s se sont révolté.e.s devant les bureaux improvisés pour l’occasion de la Banque mondiale. On pouvait ainsi les entendre clamer leurs revendications légitimes: «What do we want? Food Sovereignty! When do we want it? Now!», «STOP aux accaparements de terre», «Tout est à nous, rien n’est à eux, tout ce qu’ils ont ils l’ont volé», ou encore «Ma terre, c’est ma vie!».

Dès lors, face à une telle mobilisation, ces bureaucrates de l’institution financière internationale n’ont eu d’autres choix que de capituler. Assaillis par les pay- san.ne.s, ils n’ont pu que constater impuissants à la réappropriation de leurs bureaux par ces derniers. En déversant de grandes quantités de terres dans ces bureaux et en semant des pommes de terre, les paysan.ne.s sont passé.e.s des paroles aux actes: «You make business on our agriculture, we make agriculture on your business!».

L’urgence est en effet palpable. Est-il nécessaire de rappeler que dans les plus de 800 millions de personnes qui souffrent actuellement de la faim sur notre planète, la majorité d’entre eux sont, paradoxalement, des agriculteurs ?

Nous espérons que le succès de cette action publique, relayée par les médias, permettra de participer à l’interpellation des populations afin de renverser ensemble les politiques foncières actuelles en faveur d’une promulgation d’une agriculture durable, écologique, à taille humaine, respectant à la fois la Terre, les producteurs et les consommateurs.

Nous en profitons pour remercier une nouvelle fois tou.te.s les participant.e.s à l’action publique de ce mercredi 25 mars 2015, et nous vous invitons à poursuivre la mobilisation pour promouvoir et implémenter des alternatives profitables à l’ensemble de l’humanité. 26 mars par Remi Vilain

http://cadtm.org/Retour-sur-l-action-du-25-Mars-a

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26 mars 2015 ~ 0 Commentaire

Semaine pour les alternatives aux pesticides (la conf’)

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« Je suis maraîcher en Côtes d’Armor et installé depuis 2012, sur 2,5 ha de maraîchage et 2500 m² de serres froides. Je produits une grande diversité de légumes (124 variétés en 2015) et vend ma production uniquement sur les marchés locaux.

Je suis certifié en agriculture biologique, comme beaucoup de jeunes qui se sont installés en maraîchage ces dernières années. Je n’utilise pas de pesticides. Pour tout problème technique en maraîchage qui pourrait nécessiter un recours aux pesticides, j’ai une solution mécanique ou autre que le chimique. A la place du désherbage chimique systématique, j’utilise le désherbage manuel systématique, soit, à la main ou à la bineuse. C’est une méthode très chronophage et donc coûteuse, mais c’est possible si les coûts de production sont bien maîtrisés. Par exemple, pour ma ferme, l’achat d’une bineuse à 3425 euros qui va me durer jusqu’à ma retraite m’a permis d’économiser 80 à 100 heures de désherbage à la main.

Cependant, la mise en place de ces pratiques est possible grâce à des mar- chés locaux, où mes produits sont valorisés correctement. Malheureusement, la demande en circuits courts n’est pas extensible et beaucoup de jeunes s’installent dans des conditions bien moins aisées que ce n’était le cas il y a une dizaine d’années. On ne peut pas compter sur la seule dynamique de l’offre et de la demande pour espérer une transition écologique en agriculture. Des soutiens publics durables aux paysan-ne-s sont nécessaires pour favoriser la transition et il faut permettre la généralisation de la consommation de ces produits à l’ensemble de la société. Accéder à une alimentation de qualité est un droit. ».

Le témoignage de Jonathan

Dans le cadre de la « Semaine pour les alternatives aux pesticides », retrouvez chaque jour le témoignage de paysans et paysannes en lien avec la problématique des pesticides.

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=3448

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20 mars 2015 ~ 0 Commentaire

plantes rendues tolérantes aux herbicides par mutation génétique artificielle: ogm cachés!

plantes rendues tolérantes aux herbicides par mutation génétique artificielle: ogm cachés! dans Ecologie & climat
9 organisations engagent un recours juridique devant le Conseil d’Etat  pour absence d’évaluation des Variétés rendues Tolérantes aux herbicides (VrTH)  et réclament un moratoire sur la vente et la mise en culture des colzas issus de ces variétés.

Considérant les Plantes rendues tolérantes aux herbicides par mutation génétique artificielle comme des OGM cachés, des organisations de la société civile n’ont cessé d’interpeller, depuis 2010, les ministres de l’Environnement et de l’Agri-culture afin qu’ils appliquent la réglementation en matière d’évaluation, de suivi et d’information qui concerne les OGM.

Faudra-t-il attendre que toutes les plantes cultivées et sauvages de la famille des choux soient définitivement tolérantes aux herbicides, avec les risques d’aug- mentation des quantités d’herbicides utilisés, les risques sanitaires et environ-nementaux qui vont avec, pour que le gouvernement prennent les mesures qui s’imposent ? Faudra-t-il attendre un 2ème bilan négatif du 2ème plan Eco-Phyto pour reconnaître que la culture de ces variétés est une hérésie ?

Face à la prolifération de ces cultures et en l’absence de réponse du Premier ministre à leur demande de moratoire sur la vente et la culture des colzas TH en 2015, neuf organisations lancent un recours juridique.

Cette démarche est soutenue par de nombreux scientifiques et responsables politiques.

Communiqué de presse du 19 mars 2015
Contact:
Claude Cellier, Confédération paysanne : 06 83 18 51 54

 

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18 mars 2015 ~ 0 Commentaire

200 agriculteurs bio manifestent à rennes pour obtenir des aides (fr3)

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Plus de 200 agriculteurs bio ont manifesté mardi à Rennes comme dans plu- sieurs villes de France pour protester contre la réduction de 25% de certaines de leurs aides. En réponse à ces inquiétudes, le ministère de l’agriculture annon- çait dès lundi soir une enveloppe complémentaire.

Ils étaient plus de 200 à répondre à l’appel de mobilisation lancé par la Fédé- ration nationale de l’agriculture biologique (Fnab). Les agriculteurs bio présents ce mardi midi devant la préfecture de région à Rennes venaient des quatre départements bretons, déterminés à faire savoir que le compte n’y est pas.

Le 7 mars dernier, le gouvernement annonçaient une réduction de 25 % concernant les aides allouées aux producteurs déjà convertis au bio et pour la récolte 2014. Les principaux concernés dénonçaient cette décision, selon eux totalement contradictoire avec le plan ambition bio lancé par le ministre de l’agri- culture Stéphane Le Foll et censé donner un nouvel élan à la filière. Ce plan prévoit notamment de doubler les surfaces d’ici 2017. Pour certaines exploitations, la perte peut s’élever jusqu’à 5000 €.

Une aide complémentaire du ministère Lundi soir tard, revirement du ministère qui dans un communiqué annonce qu’il compensera ce manque de 25% en allouant « une aide complémentaire à l’agriculture biologique pour faire face à l’augmentation des surfaces en 2014″. Et d’ajouter : « En cohérence avec son objectif de soutenir le développement de l’agriculture biologique, le Ministre annonce donc le déblocage de moyens complémentaires permettant d’aider chaque agriculteur bio au niveau prévu initialement pour 2014. Cette aide sera versée dans le courant de l’été ». Le ministère affirme également que « le Gouvernement fait du développement de l’agriculture biologique une priorité » et que le montant des aides consacré à l’agriculture bio sera « progressivement doublé » d’ici à 2020, pour atteindre 180 millions d’euros par an, contre 90 millions en 2012

« Bonne nouvelle » pour les agriculteurs bio Les agriculteurs bio présents à Rennes se sont dit satisfaits de cette annonce mais veulent une constance du côté du ministère car leurs entreprises ont besoin de se sentir dans un climat de confiance pour leur activité économique. Ils alertent déjà sur le fait que les aides annoncées pour les conversions ne seront certainement pas suffisantes par rapport aux ambitions du gouvernement.

Par Thierry Peigné Publié le 17/03 16:59, mis à jour le 17/0317:21

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/03/17/200-agriculteurs-bio-manifestent-rennes-pour-des-aides-677031.html

Commentaire: La situation est grave! Normalement la gauche doit subventionner la FNSEA qui vote à droite, pas les paysans qui votent à gauche! Allo quoi?

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16 mars 2015 ~ 1 Commentaire

le gouvernement n’aime pas le bio! (npa)

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Les primes aux agriculteurs bio ou en conversion bio auraient dû être ver- sées à l’automne 2014, pour la campagne 2014, elles n’ont toujours pas été ver- sées. Et maintenant le ministre de l’agriculture, Le Foll, annonce que les aides sont réduites de 25 %.

La raison invoquée est simple : le montant réservé pour l’agriculture bio était plafonné, il manquerait donc 14 millions pour  les maintenir au niveau prévu pour tous les agriculteurs/trices concernéEs. Il y a trop d’agriculteurs en conversion bio, donc il faut partager le maigre gâteau!

Contrairement à son affichage écolo, surtout à l’approche du sommet climat, le gouvernement n’encourage absolument pas le bio. Il met quelques millions pour faire semblant, beaucoup moins que pour l’agriculture productiviste. Mais s’il y a trop de volontaires, le masque tombe.

Dans le même temps il se tient du côté des tenants de l’agro-industrie comme la culture intensive du maïs et ses barrages comme celui de Sivens ou les élevages industriels…

Le NPA apporte son soutien à celles et ceux, agriculteurs/trices bio ou en conversion qui se battent comme nous contre les multinationales comme Mon- santo, contre les OGM, les pesticides, les engrais chimiques.

Montreuil, le 16 marc 2015

http://npa2009.org/communique/le-gouvernement-naime-pas-le-bio

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13 mars 2015 ~ 0 Commentaire

« cartel du yaourt »: fortes amendes pour les laiteries bretonnes laïta et laiterie de saint-malo (fr3)

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Onze fabricants de produits laitiers frais ont été condamnés à des amendes d’un montant total de 192,7 millions d’euros pour une entente sur les prix et les appels d’offres.

Deux entreprises bretonnes sont concernées: la coopérative Laïta et la Laiterie de Saint-Malo. L’Autorité de la concurrence a rendu publique ce jeudi une décision par laquelle elle condamne pour entente illicite les producteurs Yoplait, Senagral (Senoble), Lactalis, Novandie (groupe Andros), Les Maîtres Laitiers du Cotentin, Laïta, Alsace Lait, Laiterie de Saint-Malo, Yeo Frais (groupe 3A) et Laiteries H. Triballat (Rians). Les pratiques sanctionnées se sont échelonnées entre 2006 à 2012 avec une durée variable selon les entreprises.

Les amendes des fabricants bretons

Les deux groupes bretons condamnés par l’Autorité de la concurrence sont :

  • Laïta, dont le siège social est à Brest, et qui est la première entreprise coopérative laitière du Grand Ouest avec le regroupement de Even, Terrena et Triskalia. Elle écope d’une amende de 8,1 millions d’euros.
  • Laiterie de Saint-Malo, qui prend une sanction pécuniaire limitée à 300.000 euros solidairement avec la SILL (Société Industrielle Laitière du Léon) de Plouvien (29) qui détient LSM à 100% depuis 2008. A noter que Laiterie de Saint-Malo est le seul fabricant poursuivi à avoir contesté les faits.

L’Autorité de la concurrence a précisé que « les sanctions ont été proportion- nées à la gravité des faits, à l’importance du dommage causé à l’économie puis ont été adaptées en fonction d’éléments propres à la situation individuelle des entreprises ».  Ainsi, la Laiterie de Saint-Malo s’est vue infliger une amende limitée car elle n’est concernée que pour une année de participation au titre d’un seul des deux griefs reprochés aux fabricants incriminés. Ce grief est celui qui consistait à « mettre en œuvre sur le territoire national, des pratiques concertées consistant en des échanges d’informations sensibles, portant sur les prix actuels et à venir des produits laitiers, portant sur les taux de hausses futures des tarifs de ces mêmes produits et portant sur la stratégie commerciale respective des sociétés en cause ».

Dans un communiqué transmis jeudi soir, Laiterie de Saint-Malo tient à souligner que l’Autorité de la concurrence « sollicite une amende de 300K, soit la plus faible (et de très loin) des 11 sociétés concernées, pour avoir participé à 1 réunion sur les 22 mentionnées dans le rapport ». « En sanctionnant symboliquement la Laiterie Malo par rapport aux principaux protagonistes de  cette  entente,  l’Autorité de la concurrence reconnaît un rôle à la marge de la Laiterie Malo dans ce dossier ». L’entreprise précise aussi qu’elle va faire appel de cette sanction.

Contactée, la direction de Laïta n’a pas trouvé d’interlocuteur pour nous répondre.

(…) Lire la suite

Par Thierry Peigné Publié le 12/03/2015 mis à jour le 13/03/2015 | 09:37

Retrouvez le rapport complet de l’Autorité de la concurrence : 

Commentaire: Quand les patrons font des conneries, ce n’est pas aux salariés de trinquer! Qu’ils paient de leur poche!

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12 mars 2015 ~ 0 Commentaire

« cartel du yaourt »: onze fabricants de produits laitiers condamnés à 192,7 millions d’euros d’amende (france tv + le huff’)

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Le groupe Lactalis (La Laitière, Sveltesse, Flamby…) a reçu la plus forte amende infligée dans cette affaire, avec 56,1 millions d’euros

Ce groupe d’industriels se mettait d’accord, en toute illégalité, sur les prix des produits et sur les appels d’offres sur les marques distributeurs.

Onze fabricants de produits laitiers frais, dont Senagral (Senoble), Novandis (Andros) et Lactalis, ont été condamnés à des amendes d’un montant total de 192,7 millions d’euros pour une entente sur les prix et les appels d’offres sur les marques distributeurs, a annoncé l’Autorité de la concurrence, jeudi 12 mars.

Fin février, Le Figaro avait révélé des éléments de l’enquête menée par l’Auto- rité de la concurrence. Réunions dans des hôtels ordinaires partout en France, carnet secret, abonnement téléphonique souscrit au nom de la compagne d’un des participants: plusieurs indices laissaient soupçonner la constitution d’un « cartel du yaourt ».

Lactalis va faire appel de la décision Selon l’organisme, « des échanges d’infor- mations sensibles » ont permis aux grands producteurs, ainsi qu’à des PME, « une concertation destinée à coordonner leurs politiques tarifaires et commerciales ». Ils sont notamment accusés « d’avoir défini en commun des hausses de prix, de s’être coordonnés sur la chronologie d’application de ces hausses », indiquait Le Figaro.

L’amende la plus importante a été attribuée à Lactalis Nestlé avec 56,1  millions d’euros. L’entreprise a annoncé dans la foulée son intention de faire appel de la décision de l’Autorité de la concurrence. Cette sanction « d’une extrême sévérité » montre que l’Autorité « a surévalué de façon manifeste la gravité des faits et leur impact sur l’économie », estime le groupe dans un communiqué.  Yoplait a, lui, été exempté d’amende pour avoir le premier dénoncé cette entente dans le cadre de la procédure de clémence. Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 12/03/2015 | 11:03 , publié le 12/03/2015 | 10:27

http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/cartel-du-yaourt-

http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/12/produits-laitiers-concurrence-entente-prix

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