Archive | Luttes paysannes et alimentation

22 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

npa agricol

Libérer l’agriculture de l’étau du capital

Aujourd’hui des hommes et des femmes s’épuisent au travail et n’en tirent même pas le Smic, leur protection sociale est insuffisante et leur retraite dérisoire.

Quel jeune voudrait s’installer dans de telles conditions ? Nous proposons un revenu garanti pour chaque actif agricole, indépendamment des aléas de la production et des marchés. L’importance de l’agriculture dans l’alimentation, la santé publique, la protection de l’environnement et l’aménagement du territoire justifie cette rémunération.

Les normes sanitaires et environnementales ne doivent plus être vécues comme des contraintes mais comme des nécessités générant certes du travail, mais du travail payé. Contre le surendettement, nous proposons la réduction et même l’effacement des dettes quand les banquiers se sont bien gavés.

Cela passe par un plafonnement et un redéploiement des aides publiques, ainsi que des subventions qui ne doivent plus aller aux méga-projets mais aux initiatives de terrain favorisant la transition écologique.

Il faut desserrer l’étau du capital. Nous n’y parviendrons vraiment qu’en socialisant les groupes de l’agroalimentaire et de la grande distribution ainsi que les banques, mais on peut résister en imposant des prix plancher à la production, en interdisant vraiment les OGM et le brevetage du vivant, en rendant leurs places aux semences paysannes, en bloquant les projets agro-capitalistes telle la ferme des mille vaches.

https://poutou2017

Lire aussi:

Candidat ouvrier et anticapitaliste contre candidats du fric et des affaires

(NPA)

Arguments de campagne : Un toit c’est un droit ! (NPA)

 

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14 février 2017 ~ 0 Commentaire

farine (anti-k)

Pêche minotière

Un rapport dénonce la transformation de poissons en farine

Des poissons situés au bas de la chaîne alimentaire, comme les sardines ou les anchois, servent trop souvent à alimenter des poissons d’élevage, des porcs ou des poulets, menaçant la sécurité alimentaire de populations qui s’en nourrissent, dénonce un rapport mardi.

« Entre 1950 et 2013, 25% des captures de poissons dans le monde (…) ont été réduites en farine et en huile », selon ce rapport de l’ONG française Bloom et de deux universitaires canadiens, Megan Bailey (Dalhousie University) et Tim Cashion (University of British Columbia).

« 90% des poissons réduits en farine et en huile sont parfaitement comestibles », souligne-t-il. Or, « au lieu de contribuer à la sécurité alimentaire, en particulier dans les pays en voie de développement », ils sont utilisés notamment « pour élever des saumons destinés aux pays développés », les populations de saumons sauvages s’étant effondrées, déplore le rapport intitulé « Le côté obscur de l’aquaculture ».

Les navires de pêche entrent « en concurrence directe avec les pêcheries vivrières locales », notamment en Afrique de l’Ouest, posant « une grave menace » sur la sécurité alimentaire des populations locales. Cette pêche minotière peut aussi avoir « des conséquences dramatiques sur le fonctionnement des écosystèmes », relève le rapport.

Les petits poissons capturés (anchois, sardines, harengs, sprats…) sont en effet des « poissons fourrage » dont se nourrissent de nombreux prédateurs, comme les marlins, thons, cabillauds, des oiseaux de mer et des mammifères marins.

Selon Bloom, « environ 57% de la production mondiale de farine de poisson approvisionnent le secteur de l’aquaculture pour l’élevage de poissons, 22% le secteur porcin et 14% le secteur avicole », le reste étant notamment utilisé pour l’alimentation d’animaux domestiques ou de visons élevés pour leur fourrure.

« Tout le cycle de la pêche minotière (…) est contraire au Code de conduite pour une pêche responsable établi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture » (FAO), affirme l’ONG.

Ce code stipule que « la pêche doit contribuer à la sécurité alimentaire et que la transformation en farine et huile de petits poissons pélagiques de qualité alimentaire doit être limitée aux espèces non consommables comme les lançons » (anguilles des sables), souligne-t-elle.

L’ONG recommande notamment d’interdire la certification « pêche durable » pour la pêche minotière et de fabriquer des farines protéinées à partir d’insectes plutôt que de poissons.

Boursorama AFP  14/02/2017

http://www.anti-k.org/

Lire aussi

On pensait que manger des poissons d’élevage protégeait les poissons sauvages. Et c’est faux, d’après l’association Bloom.(France Inter)

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14 février 2017 ~ 0 Commentaire

cours des comptes (ifrap.org)

cours des comptes

Rapport de la Cour des comptes 2017, le milliard des Chambres d’agriculture

2015-2016 : crises dans les secteurs du lait, de l’élevage bovin, du porc et de la volaille, très mauvaise récolte de céréales et montée en puissance d’une concurrence de pays de l’ex-URSS, faillite et disparition de 10.000 exploitations agricoles.

La Cour des comptes a bien fait de s’intéresser à nouveau aux Chambres d’agriculture, une structure de 8.000 salariés, financée par les agriculteurs et censée les aider, voire les guider. Le recul de l’agriculture française face à celle des pays voisins conduit naturellement à s’interroger sur l’efficacité de ces Chambres. Mais il est regrettable que la Cour n’ait pas traité en même temps de l’ensemble des organismes de « soutien » aux producteurs, notamment du ministère de l’Agriculture et des SAFER. Le constat est sévère : moins il y a d’agriculteurs, plus il y a de conseilleurs à leur charge.

Le réseau des Chambres d’agriculture est investi de 3 missions :

  • Contribuer à l’amélioration de la performance économique, sociale et environnementale des exploitations agricoles et de leurs filières ;
  • Accompagner dans les territoires la démarche entrepreneuriale et responsable des agriculteurs ainsi que la création d’entreprises, et le développement de l’emploi ;
  • Assurer une fonction de représentation auprès des pouvoirs publics et des collectivités territoriales.

Le diagramme construit par la Cour résume le dysfonctionnement du système. En vingt ans, le nombre d’exploitations et d’actifs agricoles a baissé de 50 à 60%, pendant que le nombre de salariés des Chambres d’agriculture augmentait de 30%. Une évolution qui dure en réalité depuis 50 ans.

Au niveau de la gestion, la Cour dénonce aussi la multiplication des instances (sessions, bureaux, comités, commissions) « redondantes et inutiles » et coûteuses, ainsi que le nombre d’élus (4.200).

Les Chambres d’agriculture sont financées par une taxe additionnelle à la taxe sur les propri- étés non bâties, par des subventions publiques (Etat, collectivités locales, Europe) et par des revenus rémunérant des services payants rendus aux agriculteurs et aux collectivités locales (à différencier des CVO (cotisations volontaires obligatoires) propres au financement des organismes interprofessionnels de filière).

Leur conseil d’administration étant élu par les agriculteurs, ces organismes sont très étroitement liés aux syndicats agricoles.

La FNSEA contrôle la quasi-totalité des chambres départementales (95 sur 100). Le gouver- nement, déjà conscient du coût élevé de ces organismes (910 millions d’euros par an) et de la charge qu’ils représentent, avait décidé de plafonner la ressource fiscale[1] sur la période 2013-2018.

Le rapport de la Cour est globalement sévère pour ces Chambres, relevant des défauts qu’elle a fréquemment relevés dans la gestion d’organismes paritaires (ex. caisses primaires d’assurance-maladie, 1% logement, HLM).

Exemples :

Manque de rigueur de la gestion[2] : « augmentation non maitrisée des effectifs, mais aussi de la masse salariale, en raison d’avantages salariaux individuels et collectifs exorbitants : reva- lorisation automatique annuelle de 1,7% de la masse indiciaire de base, liée à l’attribution des points au choix, primes exceptionnelles, régime indemnitaire peu incitatif au rendement (13ème mois), réductions du temps de travail (RTT) mal encadrées. »

Mises à disposition de personnels non documentées et parfois gratuitement au profit de structures externes, investissement dans des salles de spectacles, télévisions ou journaux locaux, gestion coûteuse du parc immobilier et automobile, saupoudrage de subventions, absence de comptabilité analytique, absence d’évaluation des politiques menées…  La Cour constate que la structuration du réseau et la régionalisation des Chambres sont entreprises avec beaucoup de retard.

Ministère de l’agriculture

En 2009, le rapport de la Cour des comptes consacré à l’évolution des effectifs des ministères entre 1986 et 2007 s’était déjà étonné de la situation au ministère de l’Agriculture :

  1986 2007 2017
Effectif ministère 34.200 33.800 32.200
Nombre actifs agriculture: 2 millions  1 million 0,9 million

De leur côté, les établissements publics administratifs du ministère de l’Agriculture (Epa) comptent 13.500 autres agents. Des chiffres effrayants, d’autant plus qu’un ministère-bis de l’Agriculture (plus de 1.000 personnes) s’est développé à Bruxelles à la Commission européenne.

SAFER

« Les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural permettent à tout porteur de projet viable – qu’il soit agricole, artisanal, de service, résidentiel ou environnemental – de s’installer en milieu rural. Les projets doivent être en cohérence avec les politiques locales et répondre à l’intérêt général. » Une prétention peu crédible au vu des résultats.

  1986 2017
Effectifs SAFER 800-900   1100-1200
Nombre d’exploitations  1 million    0,4 million

Conclusion

En 2017, les agriculteurs, de moins en moins nombreux, de mieux en mieux formés, de plus en plus compétents et spécialisés, ont moins besoin d’être encadrés par des administrations que de voir diminuer leurs charges et les règlementations inutiles.

Comme tous les entrepreneurs, ils savent se faire conseiller soit par leurs propres organisa- tions professionnelles (vin, céréales, sucre, oléagineux, lait, bovins, bio…) soit par des cabi- nets privés spécialisés rémunérés en fonction des résultats. Il est étrange de voir qu’une des justifications des Chambres d’agriculture est l’aide qu’elles apportent aux agriculteurs pour affronter la complexité des règlements mis en place par les administrations à Paris et Bruxelles. La bonne solution serait de simplifier, plutôt que de mettre en place une strate d’intermédiaires capables de les traduire.

Concrètement, il est urgent de faire évoluer le nombre de ces « aidants » parallèle- ment au nombre d’exploitations.  Et pour rattraper le retard pris en 40 ans, de diviser très rapidement par deux le personnel du ministère de l’Agriculture (hors enseignement agricole), des Chambres d’agriculture et des SAFER. La logique voudrait même que ce nombre d’employés diminue aussi en fonction des progrès de productivité (1 à 3% par an), faisables et nécessaires dans ce secteur : sans progrès de productivité, les augmentations de revenus dont ont bénéficié les employés de ces organismes ont été réalisés aux dépens des autres Français, et d’abord des agriculteurs.

 11 février 2017 • Philippe François

[1] Une mesure similaire a été prise pour les Chambres de commerce et d’industrie.

[2] Il est étrange que les agriculteurs, financeurs et en principe dirigeants de ces salariés, ne soient pas choqués par cette situation, eux qui, en moyenne, travaillent beaucoup plus, gagnent beaucoup moins tout en prenant beaucoup plus de risques.

http://www.ifrap.org/

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13 février 2017 ~ 0 Commentaire

agriculture (npa)

npa agricol

Exception agricole ou rupture avec le système ?

Face aux chutes de revenus et aux faillites, quelles réponses ?

Alors que les entraves à la « concurrence libre et non faussée » dans le domaine agricole tombent sous les coups de boutoir du libéralisme, qu’il s’agisse des droits de douanes ou des normes qualitatives et environnementales, le monde paysan s’alarme des risques de chute des revenus et de faillites. Les différents accords intercontinentaux n’inquiètent pas seulement en France. Ainsi les producteurs espagnols d’agrumes redoutent l’ouverture des marchés euro- péens aux oranges d’Afrique du Sud. Mais l’agriculture française s’estime particulièrement vulnérable.

Fuite en avant ou « protectionnisme intelligent » ?

Deux types de réponses émergent. La première est difficilement avouable car elle va à rebours des attentes sociales comme de l’intérêt de la grande majorité des paysans : s’adapter à la mondialisation capitaliste et rester un acteur de premier plan sur les marchés en gagnant en compétitivité, quitte à sacrifier les moins performants.

Pour lutter à armes égales, il faut rabaisser les normes sociales et environnemen- tales, accepter la banalisation des produits, ne plus limiter les intrants, ni s’interdire les OGM ou les hormones de croissance. Ce discours n’est tenu par personne dans sa globalité, mais si on met bout à bout les propos de certains dirigeants de la FNSEA…

Face à ce cynisme, d’autres défendent le maintien de régulations au sein d’un espace protégé afin de préserver l’emploi et l’environnement.

La plupart souhaitent un retour à la PAC des origines, celle du Marché commun et de la «préférence communautaire» dans les échanges, avec des protections aux frontières de l’Union, d’où l’exigence d’une « exception agricole » calquée sur l’exception culturelle, préservant les produits de la terre des vicissitudes du libre-échange.

Les motivations de ceux qui veulent tempérer le libéralisme sont plus sympathiques que le productivisme dévastateur, raison pour laquelle nombre de dirigeants politiques et syndicaux affectent de défendre l’inverse de ce qu’ils mettent en application. Les ministres de l’Agriculture sont experts en double langage. Mais les partisans du «protectionnisme intel- ligent» présentent l’agriculture française comme un modèle fragile et menacé à préserver des méchants étrangers, en oubliant qu’elle fait à l’inverse partie des prédateurs. Nous parlons bien du système, pas de la majorité des paysans…

La France aussi exporte des poulets

La France est un des principaux exportateurs de céréales. Autres postes excédentaires : les vins et alcools, ainsi que les produits laitiers. La situation est plus contrastée pour les viandes. Le commerce extérieur des fruits et légumes est déficitaire. Cependant, l’agriculture reste le « pétrole vert » longtemps vanté.

Il faut ajouter que les crises successives de l’élevage ont montré que la concurrence la plus vive était entre pays européens, alors que dans les «domaines d’excellence», il ne s’agit pas tant de « manger et boire français » que de se disputer la clientèle des pays émer- gents. Pour le volet écologique et sanitaire, on ne lave certes pas les poulets à l’eau de javel, mais quelles sont les conditions d’élevages des poulets exportés congelés vers l’Arabie saoudite ?

Le « protectionnisme intelligent » est inconséquent dès lors qu’il ne remet pas clairement en cause la « vocation exportatrice » de l’agriculture française et le produc- tivisme. Seul un autre modèle agricole, non subordonné aux intérêts du Capital, préservera agriculteurs et consommateurs en relocalisant une partie des productions et en respectant le développement de tous les peuples.

Dimanche 12 février 2017, Gérard Florenson

https://npa2009.org/

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12 février 2017 ~ 0 Commentaire

paysans (midi blogs)

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Une agriculture à l’agonie par Léon Maillé

Je reproduis ici la chronique de Léon Maillé -le sage du Larzac- (paru ce jour dans Centre Presse) à propos des récentes manifestations d’agriculteurs orchestrées par la FNSEA; Je ne doute pas, qu’en plus de cela, le passage sur le Lévézou d’un ancien président de la République, les agriculteurs aveyronnais auront trouvé la voie de la sagesse, la vrai : L’agriculture biologique!

« Barrages de routes et dégradations : les agriculteurs manifestent.Veaux, vaches, cochons, lait, rien ne se vend à prix correct.

Du coup, une agriculture, la productiviste, est à l’agonie. Finis les quotas, vive le libéralisme… Et le marché se noie sous les excédents. Les pontes du syndicat majoritaire (ndr : La FNSEA) font rêver à l’exportation ; mais une frontière ça peut se fermer, exemple celle de la Russie. Alors les prix à la production s’écroulent, mais pas dans les magasins. La dure loi du business…

Pendant ce temps, il ne se passe pas de jour sans que les médias nous présentent d’autres paysans, fiers d’une agriculture qui leur assure un revenu correct.

Pas de la bidoche, mais du cochon de qualité, parfois élevé en plein air ; pas de vaches à l’auge et à l’ensilage, mais au pré ; pas de lait de vaches cloîtrées à l’étable, payé à 25 centimes le litre, mais du lait bio (la France doit en importer) payé au producteur à 50 centimes.

Les lobbies qui vivent sur le dos du paysan lui font toujours croire que sans labour profond, engrais et pesticides, on crèvera de faim en Europe.

Or 70% de ce qui est mangé dans le monde est produit par de petits paysans, dont 1,5 milliard, l’écrasante majorité, n’a pas de tracteur. Au cours de l’émission «Le 13h 15 » du 31 janvier sur France 2, on nous a présenté des paysans montrant au ministre Le Foll une tranche de «terre vivante », expliquant que si leur sol s’est régénéré, c’est grâce à des méthodes nouvelles d’agro-écologie. Résultat : de très bons rendements (sans labour ni chimie). Époustouflant.

Mais pourquoi tous les paysans ne font-ils pas pareil ?

Parce qu’on les manipule toujours (y compris dans les écoles d’agriculture), prétextant que sans la chimie, ils n’y arriveront pas. Qu’ils regardent alors le film génial «Demain ». Ils y constateront entre autres comment un jardin de 1000 m2, au bout de quatre ans d’application de la permaculture (une plante nourrit et protège l’autre), a produit 39 000 € de légumes! Pendant que des paysans, effectivement malheureux, crient leur désespoir, des espoirs sont tout à fait possibles en s’émancipant des lobbies et de l’agro-business »

Léon Maillé 10/02/2016

Source:

http://paroles.midiblogs.com/

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12 février 2017 ~ 0 Commentaire

initiative (la conf’ + eaux et rivières)

glyphosate n

Initiative citoyenne européenne pour l’interdiction des glyphosates

La Confédération paysanne est partenaire d’une initiative citoyenne européenne (ICE) demandant l’interdiction du glyphosate et visant à améliorer l’évaluation des risques des pesticides par l’UE et réduire l’utilisation de pesticides toxiques dans l’UE.

Après avoir été classé cancérigène probable pour l’homme par le CIRC,  le glyphosate (principe actif du round up) est revenue dans le processus de ré-autorisation de l’UE en 2016. Alors que les promoteurs du glyphosat escomptaient une ré-autorisation facile pour 15 ans, ils n’ont obtenu de l’UE qu’une autorisation de cette substance pour 18 mois dans l’attente de nouvelles études menées par l’ECHA. Cette année est donc cruciale pour l’avenir de cette molécule dangereuse.

Ainsi le 8 février 2017 la coalition d’organisations partenaire a lancée une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) afin d’espérer accélérer le processus de retrait du marché du glyphosat.

Quels sont les objectifs de cette ICE ? Les organisations partenaires demandent à la Commission européenne :

  • De proposer aux États membres une interdiction du glyphosate : Le glyphosate est l’un des pesticides les plus répandus en Europe, et ses répercussions négatives sur l’environnement et la biodiversité sont clairement documentées. De plus, des preuves scientifiques toujours plus nombreuses montrent que le glyphosate représente une menace sérieuse pour la santé des êtres humains.
  • De réformer la procédure d’approbation des pesticides : Les études qui sous-tendent l’agrément européen des pesticides doivent être commandées par les pouvoirs publics, et non pas par l’industrie chimique. Toutes les études utilisées pour l’agrément des pesticides doivent être publiées. Enfin, l’industrie chimique ne doit pas pouvoir décider quel État membre de l’UE pourra diriger l’évaluation scientifique de ses produits.
  • Et de fixer à l’échelle de l’UE des objectifs obligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides. Un corpus de preuves en pleine expansion montre également comment l’usage des pesticides a des effets délétères sur la santé des agriculteurs, de leurs familles et de la population. Nous sommes exposés à un cocktail de pesticides par les aliments que nous consommons chaque jour, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons dans les zones agricoles. Les alternatives non chimiques à la lutte contre les nuisibles et les herbes indésirables sont disponibles, mais ont besoin d’un soutien politique et financier pour être généralisées.

Bruxelles a donné son accord début janvier pour cette ICE.

Mais pour que cette Initiative aboutisse il faut qu’un million de citoyens de l’UE la signe d’ici le 31 janvier 2018 (il faudra que la France recueille elle 55 500 signatures). Si nous obtenons ces signatures, la Commission européenne sera obligée d’examiner nos demandes.

Pour participer à cette ICE #StopGlyphosate, vous êtes invités à la signer ICI

Qu’est-ce qu’une ICE ?

Une initiative citoyenne européenne est une invitation faite à la Commission européenne de présenter une proposition législative dans un domaine dans lequel l’UE est habilitée à légiférer. L’initiative doit être soutenue par au moins un million de citoyens européens issus d’au moins 7 pays sur les 28 que compte l’Union. Un nombre minimum de signataires est requis dans chacun des États membres.

Que se passe-t-il lorsqu’une initiative obtient 1 million de signatures?

Dans les 3 mois après avoir reçu l’initiative:
- des représentants de la Commission rencontreront les organisateurs, qui pourront leur exposer en détail le contenu de leur initiative;
- les organisateurs auront la possibilité de présenter leur initiative lors d’une audition publique organisée au Parlement européen;
- la Commission adoptera une réponse officielle dans laquelle elle présentera éventuellement l’action qu’elle propose en réponse à l’initiative, ainsi que les raisons motivant l’adoption ou non d’une action.

La réponse, qui prendra la forme d’une communication, sera formellement adoptée par le collège des commissaires et publiée dans toutes les langues officielles de l’UE.

http://www.confederationpaysanne.fr/

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/

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10 février 2017 ~ 0 Commentaire

brest traon bihan (ouest france)

stop-au-beton-dans-la-Crau

À Brest, la ferme bio de Traon-Bihan fait de la résistance !

Valérie et Philippe élèvent quarante-cinq vaches laitières, en bio et en pleine ville. Leurs terres devraient être grignotées par un nouvel écoquartier. Une menace pour le couple.

« Nous sommes des paysans brestois et fiers de l’être ! » C’est le cri de guerre de Valérie Lazennec et de Philippe Nicol. En ville, ils élèvent 45 vaches laitières, en bio. Leur « ferme de Traon-Bihan » est dans la famille « depuis cinq générations ».

La majorité des 67 ha appartient désormais à la collectivité, qui devrait en récupérer « 23 », selon le couple, « entre 15 et 17 », selon Thierry Fayret, vice-président de Brest métropole en charge de l’urbanisme. Les terres accueilleront une partie des 1 500 logements « écolos » construits dans le quartier de la Fontaine-Margot, d’ici quinze ans. « Les exploitations alentour ont été acquises à l’amiable, décrit l’élu. Certaines font l’objet d’expropriations, sur demande des propriétaires. »

Un écoquartier qui grignote une ferme bio ? Cela agace Valérie Lazennec. « D’autant plus que la ville regorge de dents creuses. » Le projet date déjà d’une trentaine d’années. « Il est nécessaire pour que les jeunes ménages ne s’éloignent pas de la ville », justifie Thierry Fayret.

Moins de terre, moins de lait

Pour s’adapter au rétrécissement des terres, le couple a investi, en 2010, dans un labo de transformation où Valérie fabrique des yaourts pour 7 000 écoliers, chaque mois. « Mais si ça continue, nous ne pourrons plus produire beaucoup », constate Philippe Nicol. Moins d’espace, c’est moins de nourriture pour les bêtes, donc moins de lait.

La solution proposée par Brest métropole, « exploiter d’autres terrains appartenant à la collec-tivité », ne satisfait pas du tout les deux « résistants » : « Ils sont éloignés, pas exploitables en bio immédiatement. Et puis, on se bat aussi pour que les Brestois gardent ce bout de campagne ! », s’emporte la « deuxième fille de Brest ».

Depuis décembre, « quand on nous a mis un coup de pied dans le derrière pour partir », chaque mois, la ferme accueille des « ateliers » rassemblant sympathisants, élus, profes- sionnels afin de trouver des alternatives.

« La seule qui convienne serait que la collectivité nous laisse entre 15 et 20 ha », résument les agriculteurs. Du côté de Brest métropole, « nous voulons bien discuter, mais si les propriétaires restent campés sur leurs positions, cela va être compliqué », prévoit Thierry Fayret.

La pétition « pour sauver la ferme de Traon-Bihan » réunit plus de 4 000 soutiens. Parmi elles, Benoît Hamon, bientôt ? Valérie Lazennec est allée elle-même porter une lettre au QG du can- didat à l’élection présidentielle, à Paris. « Une simple invitation et une demande de soutien. »

Suivre l’actualité de la ferme sur le site lafermedetraonbihan.fr et sur la page Facebook « La ferme de Traon Bihan ». 09/02/2017

http://www.ouest-france.fr/

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08 février 2017 ~ 0 Commentaire

pêcheurs bretons ( france culture)

dessin-surpeche

Sur la route… des pêcheurs, en Bretagne

A très court terme, ils vont plutôt mieux. Tonnages en hausses, prix en hausse, un nombre de bateaux qui se stabilise, des rapports avec Bruxelles apaisés… Mais à plus long terme, la pêche française semble subir le même sort que son agriculture : les petits poissons se font manger par les gros…

A très court terme, ils vont plutôt mieux. Tonnages en hausses, prix en hausse, un nombre de bateaux qui se stabilise, des rapports avec Bruxelles apaisés… Mais à plus long terme, la pêche française semble subir le même sort que son agriculture: les petits poissons se font manger par les gros.

En reportage :

Portrait d’un pêcheur nouvellement installé : Vincent Cadren, ancien directeur des finances de la ville de Morlaix qui a renoué avec le métier de son père, la pêche, il y a deux ans ; ou d’un reconverti comme Gilles Kerdoncuff qui, en 2014 suite à une interdiction de pêcher décrétée dans sa zone pour cause de toxines amnésiantes, vend son bateau de pêche et se tourne vers les balades en mer, à bord d’Iroise Découvertes. Avec aussi Scarlette Le Corre, une des premières femmes marin-pêcheurs de France, elle travaille aussi elle-même à la transformation du produit de sa pêche et s’est spécialisée dans l’algue, au sein d’Alguerie.

Emission enregistrée le vendredi 3 février dans les studios de France bleu Breizh Izel à Quimper

Intervenants:

  • Olivier Le Nezet : Président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Bretagne et président de BlueFish
  • 04.02.2017 Julie Gacon

Ecoutez l’émission sur France Culture

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08 février 2017 ~ 0 Commentaire

agriculture (via campesina)

Agriculture industrielle : produire à mort

Cette agriculture industrielle, soit-disante nourricière qui tue la terre et ceux qui la cultivent, étrange paradoxe.

Depuis des millénaires, c’est elle qui nous nourrit.

Elle a même longtemps rythmé les vies d’une grande partie de nos aïeux. Et voilà que depuis une soixantaine d’années, l’agriculture prend un nouveau visage : celui d’une machine indus- trielle de toujours plus tournée vers l’efficacité immédiate, la production de masse et les rendements sur le court terme.

Au passage, elle s’est délestée d’une partie pourtant essentielle de son activité : la préservation de la terre. Saurons-nous réinventer une agriculture pour les siècles à venir ?

https://tv.viacampesina.org/

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08 février 2017 ~ 0 Commentaire

triskalia (solidaires + libération + reporterre + la croix)

Début 2009, la coopérative Nutréa-Triskalia décide de traiter avec un insecticide interdit et surdosé les stocks de céréales du site Eolys de Plouisy (Côtes d’Armor).

Les salariés gravement intoxiqués souffrent d’hyper-sensibilité chimique multiple (HCM), une maladie très handicapante et à vie.

Cette vidéo met en évidence les conséquences dramatiques pour la santé des salariés de ces intoxications aux pesticides et la bataille victorieuse menée par Solidaires avec eux pour les faire reconnaitre et faire condamner la coopérative Nutréa-Triskalia.

Le site de Solidaires sur la santé et les conditions de travail, http://la-petite-boite-a-outils.org, reprend dans un web documentaire complet la chronologie qui rend compte du témoignage édifiant et de la bataille des salariés et de leur syndicat

https://www.solidaires.org/

Lire aussi:

25 000 tonnes de maïs empoisonné en rade au port de Brest (Libération)

Scandale Triskalia : portraits de destins bouleversés (Reporterre)

Les ex-salariés de Triskalia intoxiqués aux pesticides (La Croix)

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