Archive | Luttes paysannes et alimentation

18 juin 2018 ~ 0 Commentaire

mur de bretagne (vigil’oust)

mur

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Appel au rassemblement GEANT face à la l’enfumage de Bercy

APPEL a la Mobilisation le dimanche 24 juin

L’État nous enfume et suspend l’avenir de notre territoire au bon vouloir d’une société boursière!

L’État peut, jusqu’au 28 juin, refuser de transférer le PERM de Merléac et les autres à la société Appolo Minerals. Le ministre de l’économie vient d’annoncer à la région Bretagne qu’il n’en sera rien. Pour faire passer la pilule, il nous offre une hypothétique  » abrogation d’ici quelques mois » et ce, à la condition qu’Apollo confirme ses intentions vis a vis de la Bretagne.

C’est de l’enfumage !

Si Apollo ne souhaite pas reprendre les permis bretons, alors pourquoi l’État ne saisit-il pas l’occasion de refuser les transferts des PERMS bretons ? L’État laisse l’avenir de notre terri-toire suspendu au bon vouloir d’une société boursière sans lui donner de conditions , il le fait soit par manque de courage, soit par volonté de laisser possible la vente des permis miniers bretons dans les mois / années qui viennent !

L’association Vigil’Oust est scandalisée par la manipulation orchestrée par Bercy, et par le manque de clairvoyance de certains élus .

La mobilisation citoyenne centre bretonne est clairement négligée et la démocratie doit repren-dre la main. Nous appelons à une très large mobilisation le dimanche 24 juin prochain afin de faire savoir à l’État que nous sommes très nombreux à exiger le refus de transfert des PERM avant la date fatidique du 28 juin.

Retrouvons nous nombreux à 14H en bas de la côte de Menez-Hiez à Mûr de Bretagne. Venez avec vos t-shirts jaune et vos vélos, pancartes et de quoi faire du bruit. Un goûter partagé et une conférence de presse auront lieu en haut de la butte vers 15h30 !

·Organisé par Projet Minier Merléac

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18 juin 2018 ~ 0 Commentaire

loi agriculture (liberation)

monsanto-mort

Loi agriculture : «Les sénateurs n’ont pas compris le rôle primordial de l’abeille»

Pendant que les abeilles disparaissent, les sénateurs éliminent du projet de loi agriculture les timides mesures cherchant à réduire l’utilisation de pesticides. Gilles Lanio, président de l’Union nationale de l’apiculture française, lance un énième cri de détresse.

Gilles Lanio préside l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Il se dit scandalisé par les coups de rabot portés cette semaine par les sénateurs en commission des Affaires économi-ques au projet de loi agriculture et alimentation, pourtant déjà très timide sur les questions environnementales. Les mesures cherchant à limiter l’usage des pesticides ont disparu du texte ou été considérablement allégées.

En quoi les sénateurs ont-ils encore affaibli le projet de loi agriculture ?

Ils ont détricoté toutes les avancées environnementales, alors qu’il n’y en avait déjà pas plé-thore. C’est un camouflet pour ceux qui se soucient de l’environnement et de la santé des cito-yens. Ils ont supprimé l’article qui élargissait la définition des néonicotinoïdes [ou pesticides «tueurs d’abeilles», ndlr] aux molécules ayant le même mode d’action, comme le sulfoxaflor, un «néonic» qui ne dit pas son nom.

C’est gravissime, scandaleux.

C’est comme si les abeilles se portaient trop bien et qu’on pouvait encore se payer le luxe de mettre ces produits dans la nature. Si on veut protéger les abeilles, retirons du marché ou n’y mettons pas ce qui est connu pour être nocif pour elles. C’est juste un peu de bon sens, mais visiblement nos sénateurs n’en ont plus.

Ils ont aussi supprimé l’interdiction des rabais et promotions sur la vente de pesticides, c’est fou, c’est minable.

Idem pour la pulvérisation de pesticides par drones sur les vignobles en pente, dont le champ a été étendu. Et ils ont très nettement affaibli la séparation de la vente de pesticides et du con-seil agronomique [jusqu’ici, la même personne peut faire les deux, ce qui pousse à la consom-mation, ndlr]. Autre chose : on pourrait remplacer les pesticides de synthèse par des prépara-tions naturelles peu préoccupantes comme le purin d’orties. Mais là aussi, l’article a été vidé de son sens et on revient en arrière. Les sénateurs s’occupent plus de l’intérêt financier de quel-ques-uns que de la santé des citoyens et de l’environnement. On avait fait un petit pas dans le bon sens, mais non, c’était encore trop…

Et l’étiquetage sur l’origine des miels ?

L’étiquetage sur le miel a, lui, été repoussé d’un an, à 2020. Là aussi, c’est scandaleux : 80% des gens qui pensent acheter du miel français se font tromper sur les origines du produit. L’étiquetage n’est pas une mesure qui coûte à l’Etat, il s’agit juste de préciser certaines choses, pour que les citoyens puissent savoir ce qu’ils achètent.

L’objectif d’un minimum de 20% de bio dans les cantines a aussi été mis à mal…

Oui, cela devait en déranger encore certains. Les parlementaires, excusez-moi, mais ils décon-nent. Ils sont complètement déconnectés du terrain. Je ne sais pas sur quelle planète ils sont. J’espère que l’Assemblée nationale réparera ça.

Quelques sénateurs ont essayé de se battre, comme l’écologiste Joël Labbé…

Oui, c’est un homme de convictions, il est droit dans ses bottes, il essaye de faire avancer les choses, notamment sur les abeilles, mais il est assez isolé. Je ne comprends pas le comporte-ment de ces parlementaires qui n’ont pas un minimum de sensibilité à l’environnement. C’est triste. Il faut que l’équilibre de la vie demeure autour de nous, parce que nous en faisons partie. Ils n’ont pas compris le rôle primordial de l’abeille. Pourtant, ils savent que l’avenir de l’humanité est lié à celui des pollinisateurs.

C’est pour ça aussi que nous en appelons maintenant au président de la République et que nous devons rencontrer l’une de ses conseillères à l’Elysée la semaine prochaine. Il a tenu à mettre en place un plan oléoprotéagineux : dès le mois d’août, on va encourager les agricul-teurs à semer plus de colza [surtout destiné à produire des agrocarburants, ndlr] et l’année prochaine plus de tournesol. On va utiliser les abeilles pour améliorer les rendements en colza, mais au bout du bout, on va les sacrifier et le plan aura toutes les chances de capoter. Car on risque fort de semer le colza après du blé ou de l’orge, dont près de 90% sont traités aux néonicotinoïdes…

Le déclin des abeilles s’amplifie-t-il cette année ?

Oui, il a passé un palier supérieur. Cela ne m’étonne guère : à force de charger la barque, elle finit par couler. La nature et les abeilles n’en peuvent plus. On perd plus de 30% des cheptels en moyenne chaque année, peu d’agriculteurs accepteraient cela. Et dans certains secteurs, on atteint parfois 90% de pertes. Trop c’est trop. Un certain nombre d’apiculteurs qui subissent ces pertes considérables sont dégoûtés et arrêtent le métier. Or si les apiculteurs cessent leur activité, l’abeille périclitera encore plus vite, car elle est aujourd’hui maintenue sous perfusion par le travail des apiculteurs.

Ils doivent aussi désormais faire face à des vols de ruches…

Oui, c’était marginal, mais cela arrive de plus en plus régulièrement et prend des proportions inquiétantes. Dans le Morbihan, 200 à 300 ruches ont été volées cette année, alors qu’il y a plus de cinq ans, quand un apiculteur s’en faisait voler trois, c’était beaucoup. C’est sans doute le fait d’apiculteurs peu scrupuleux, de la même façon que les ostréiculteurs se font voler leurs huîtres par d’autres ostréiculteurs. L’abeille devenant une denrée rare, son prix croît et la demande est forte, donc cela attire des gens malhonnêtes. Nous sommes en train de nous organiser pour remédier à cela et tracer les ruches. C’est une anxiété de plus. Quand on arrive sur les ruchers en fin d’hiver, on se demande dans quel était on va les trouver, si les abeilles seront en vie ou non. Maintenant, on jette aussi un coup d’œil général pour voir s’il ne manque pas de ruches. On n’avait pas besoin de ça en plus…

Nicolas Hulot vous a fait une visite surprise la semaine dernière, quand vous manifestiez à Paris. Vous défend-il assez ?

Oui. Il a l’air d’essayer de faire. Mais c’est le fonctionnement de nos ministères qui pose problè-me. On dirait qu’il y a des cloisons étanches entre ministères. Le ministère de l’Environnement n’a pas son mot à dire sur l’agriculture, or on sait que le monde agricole utilise des pesticides qui nuisent à l’environnement. Il est dommage que le fonctionnement demeure vertical et ne soit pas horizontal sur de tels sujets. Il devrait même y avoir une implication forte du ministère de la Santé. On sait très bien aujourd’hui que bon nombre de pesticides nuisent aussi à la santé humaine. Le monde agricole utilise encore 23% de pesticides CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques), et on n’est pas capable de les interdire. Je ne comprends pas pourquoi le ministère de la Santé ne monte pas au créneau. C’est scandaleux. Ce ne sont plus nos gouvernants qui gouvernent, mais les lobbys.

Coralie Schaub 15 juin 2018

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14 juin 2018 ~ 0 Commentaire

thierry morfoisse (le télégramme + sauvegarde du trégor + fr3 + le monde)

La justice reconnaît pour la première fois que les marées vertes tuent

Les marées vertes tuent aussi ! Ce n’est plus seulement le titre d’un livre écrit avec André Ollivro, c’est le jugement du TASS de Saint-Brieuc. 48 ans après le premier signalement de l’arrivée des marées vertes en Bretagne par le conseil municipal de Saint-Michel-en-Grève, pour la première fois une cour de justice reconnaît qu’un homme est mort en 2009 en transportant des algues vertes pourries qui dégagent de l’hydrogène sulfuré.

On se doute bien que s’il a fallu 48 ans pour que ce risque sanitaire soit reconnu par la justice, c’est bien parce que tout un appareil d’Etat relayé par une quirielle d’élus régionaux, départementaux et locaux a tout fait pour que rien ne se sache sur ces dangers mortels. On se souvient encore des déclarations péremptoires et injurieuses d’un procureur qualifiant Thierry Morfoisse de personne à l’hygiène de vie douteuse, sur le thème c’est la victime qui est responsable de son malheur et surtout pas les pollueurs empoisonneurs. Même chose pour les victimes des pesticides de Triskalia, accusées d’être responsables de leur empoisonnement ! Les causes sont les mêmes, la complicité sordide entre un groupe d’intérêts agro-industriels et les décideurs politiques.

Et comme la roue de l’histoire tourne brusquement, c’est le même jour qu’un autre tribunal condamne à Brest quatre membres de cette confrérie de l’agro-industrie qui se croyaient tout permis en brûlant l’Hôtel des Impôts à Morlaix en 2014. A eux de rembourser l’Etat à hauteur de 336 000 euros. Tout d’un coup, ils découvrent, eux habitués à tant d’impunité, que les casseurs doivent être les payeurs.

Que l’on ne s’y trompe pas. Tout cela n’est pas arrivé par hasard. Pour obtenir ce résultat, il a fallu d’abord la dignité et le courage des victimes et de leurs proches. Jamais Jeanne, Claude et Carolanne n’ont failli. Jamais ils ne se sont découragés, malgré toutes ces décisions de justice qui refusaient l’évidence de la mort de leur fils et de son père tué par l’hydrogène sulfuré des marées vertes. Toujours, ils se sont battus, comme se battent contre l’empoisonnement aux pesticides, Edith, Laurent, Stéphane et tous les autres.

Et ce qui a fait aussi la force de ces victimes, c’est la chaîne de solidarité qui s’est constituée autour d’elles. Des associations, un syndicat ont fédéré toutes ces indignations et ces énergies dispersées. Et au-delà, des citoyennes et des citoyens se sont battus pour que soient sanctionnée la casse des bâtiments publics par les mêmes qui cassent l’environnement et hypothèquent gravement la santé publique. A cela, il faut ajouter la haute compétence, le dévouement et l’engagement d’un avocat, François Lafforgue et de sa collaboratrice Hermine Baron.

Toutes et tous, victimes et leurs proches, bénévoles, simples citoyens, hommes de loi sont entrés en résistance contre les intérêts économiques et les forces politiques qui les soutiennent, contre tous les reniements, contre la résignation et l’indifférence.

La conclusion a été apportée par une institution judiciaire indépendante de toute pression avec des juges qui ont su juger en leur âme et conscience.

Voilà ce qui fait de ce 14 juin, un moment historique, un tournant décisif dans cette défense collective des victimes de l’agro-industrie et dans ce combat pour la reconquête d’un environnement de qualité. A toutes les Bretonnes et à tous les Bretons de saisir cette chance que nous avons su provoquer pour qu’enfin ils imaginent d’abord et choisissent ensuite un territoire enfin régi par l’intérêt commun et pour le bien-être de toutes et tous.

Halte Aux Marées Vertes et Sauvegarde du Trégor 06 12 74 34 56

algues

Algues vertes. Le décès de Thierry Morfoisse reconnu comme un accident du travail

Le décès du transporteur d’algues vertes Thierry Morfoisse en 2009 à Binic (22) a été reconnu, ce jeudi, comme un accident du travail.

Presque neuf ans après la mort du transporteur d’algues vertes Thierry Morfoisse, le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Saint-Brieuc a reconnu son décès comme un acci-dent du travail. Une première victoire après huit années de procédures judiciaires (d’abord au pénal, puis au civil) pour la fille et les parents du chauffeur, convaincus que les algues vertes en putréfaction que Thierry Morfoisse avait déchargées le jour de sa mort l’ont tué.

Le Tass de Saint-Brieuc a condamné la CPAM à verser 500 € aux consorts Morfoisse. La société Nicol, qui employait Thierry Morfoisse, a, elle, été mise hors de cause. Le 22 juillet 2009, à Binic, cet homme de 48 ans était mort au pied de son camion, après un infarctus, quelques minutes après avoir déversé trois bennes d’algues vertes au centre de traitement des déchets de Launay-Lantic.

Une décision « très satisfaisante »

« C’est la première fois que la justice reconnaît le lien entre l’exposition aux algues vertes et les déboires médicaux subis par une personne. Alors, forcément, cette décision est très satisfai-sante », a commenté François Lafforgue.

L’avocat de la famille doit désormais discuter avec ses clients de l’opportunité de lancer une nouvelle procédure devant le Tass, pour faire reconnaître la faute de l’employeur. « Ils n’ont pas mis en œuvre les moyens de protection, afin d’éviter que le drame arrive. Ils avaient pourtant conscience que les algues peuvent être dangereuses », considère le conseil des Morfoisse.

Soutien de la famille depuis des années, le militant anti-marées vertes André Ollivro s’est, lui, réjoui d’une « sacrée victoire. Cela fait neuf ans que ça dure. Nous espérons maintenant que cette décision va faire jurisprudence et redonner de la vigueur à tous ceux qui se battent contre les marées vertes ».

14 juin 2018

https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Algues vertes : le décès de Thierry Morfoisse reconnu comme accident du travail (FR3)

La mort d’un homme qui conduisait un camion d’algues vertes reconnue comme accident du travail (Le Monde)

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

huile de palme (osons causer)

Osons causer

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

galiza mine

Contre la réouverture de la mine de cuivre de Touro (Galice)

nossa terra

Le Sindicato Labrego Galego, leur « Confédération Paysanne »

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

béton (politis)

stop-au-beton-dans-la-Crau

Comment la bétonisation provoque des inondations

Les sols artificialisés aggravent les effets des orages en déviant les eaux de pluie sur les centres-villes.

Les épisodes météorologiques violents ne datent pas d’hier, même s’ils sont rendus plus fré-quents par le dérèglement climatique. Mais, de plus en plus souvent, les pluies se traduisent par de brutales inondations très localisées.

C’est vrai par exemple de la période orageuse modérée que la France achève de traverser

à Morlaix en Bretagne, à Bénécourt dans l’Eure, dans les Pyrénées où plusieurs routes ont été coupées, dans le Haut-Rhin, dans l’Oise. Ces zones ont déjà autrefois été touchées par des gros événements orageux ou pluvieux, mais sans que des centres-villes ou des villages soient brusquement recouverts par les eaux ou la boue. Pourquoi ? L’aménagement du territoire pourrait bien être en cause.

Ainsi, pour le climatologue Jean Jouzel, qui fut vice-président du Giec, qui n’écarte pas l’influ-ence des changements climatiques, « il ne faut pas oublier que l’artificialisation des sols et le manque de précautions prises par les municipalités accentuent les problèmes ». Il cite la bétonisation, la disparition des champs entourant les petites villes, l’éradication des haies et des bocages, et donc la capacité d’absorption des sols. Avec cette conclusion : « Ces désastres dits naturels sont aussi imputables à la main de l’homme. »

55 000 hectares de terres agricoles perdus chaque année

Dans un rapport remis au gouvernement en décembre 2017, l’Inra explique : Les sols artificialisés englobent toutes les terres non agricoles, non forestières, non naturelles. Ils recouvrent ainsi toutes les surfaces qui supportent l’activité humaine (sauf l’agriculture et la sylviculture) : les villes, les logements, les activités économiques et les réseaux de transports.

L’emprise des villes est croissante, elles ont tendance à s’étaler, une partie des activités urbaines se dispersant dans les campagnes environnantes formant ainsi des espaces périur-bains au sein desquels les sols artificialisés s’étendent. Près de la moitié des surfaces artificia-lisées entre 2006 et 2014 l’ont été pour de l’habitat, qui couvre en 2014 plus de 40 % des sols artificialisés. Le foncier économique (entreprises, entrepôts, commerces) couvre 30 % des sur-faces artificialisées et entraîne une augmentation des surfaces imperméabilisées plus rapide que celle des usages résidentiels. Il en est de même des surfaces artificialisées dédiées aux infrastructures de transport qui représentent également 30 % des surfaces artificialisées françaises.

D’après ce rapport, dans la plus grande indifférence, l’artificialisation des sols vient d’atteindre 9,3 % du territoire français.

Entre 2006 et 2014, la France a ainsi perdu 490 000 hectares de terres agricoles, surfaces qui absorbaient les eaux de pluies et ne peuvent alors plus le faire. Ce phénomène concerne prin-cipalement les abords des petites villes et des villages, et se poursuit à un rythme de 55 000 hectares artificialisés chaque année. Et dans l’examen du projet de loi Elan, le gouvernement et sa majorité viennent de refuser, ce jour, un amendement de la France insoumise qui impo-sait de limiter cette artificialisation à 10 % du territoire.

En cause : l’installation sur des terres agricoles de grandes surfaces, de zones commerciales ou de zones pavillonnaires couvertes de routes et de parkings imperméables, sur lesquels l’eau ruisselle avant d’aller gonfler brusquement de petites rivières qui traversent les villes, avant de disparaître en quelques heures après avoir fait de gros dégâts.

D’autant plus que l’artificialisation occasionne également, aux abords des agglomérations, des vases d’expansion naturels dans lesquels l’eau pouvait se stocker sans déferler. Ce qui s’est passé à Morlaix est un parfait exemple des conséquences de la bétonisation sans réflexion de cette ville d’une quinzaine de milliers d’habitants…

Claude-Marie Vadrot 8 juin 2018

https://www.politis.fr

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

brest traon bihan

traon

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

vigil’oust (ouest france)

acht

Centre-Bretagne. Projets miniers : Vigil’Oust ne baisse pas la garde

Vendredi soir, des militants de l’association Vigil’Oust venus de Plouguenast, Merléac, Saint-Connec ou encore Le Bodéo se sont rassemblés à Saint-Gelven.

L’association Vigil’Oust attend toujours l’abrogation officielle des projets miniers en Centre-Bretagne. Vendredi soir, ses membres se sont réunis à Saint-Gelven. Ils annoncent deux mobilisations dans un mois.

« Il est temps de retirer cette épée de Damoclès qui pèse sur nos territoires. »

Vendredi soir, les membres de Vigil’Oust, association opposée aux projets miniers bretons, étaient réunis à Saint-Gelven. L’occasion d’affirmer leurs positions. «Tant que l’abrogation n’a pas été décidée, ces projets représentent toujours une menace », assurent les membres de l’association.

Tirer la sonnette d’alarme

Ils contestent l’argument d’une rétribution que devrait l’État à Variscan mines, société austra-lienne en charge des projets miniers en cas d’abrogation : « Il n’en serait plus question puisque la société a déjà perçu 850 000 € de fonds publics au titre d’un crédit impôt recherche. » Par ailleurs, Vigil’Oust s’interroge sur la mise en vente de la société australienne. « Si les acteurs censés avoir une responsabilité importante vis-à-vis des risques du projet sont amenés à disparaître, à qui incomberait la responsabilité ? »

Et face « au manque de réactions politiques », les membres de l’association estiment que l’heure est venue « de tirer la sonnette d’alarme auprès du ministère de l’Économie ». Pour ce faire, ils demandent une action du département, de la région, et des collectivités s’étant déjà prononcés en faveur de la demande d’abrogation.

Deux mobilisations dans un mois

L’association ne baisse pas la garde et annonce ses prochaines actions de mobilisation. « Afin d’informer les gens sur les projets miniers, nous proposerons à la population une traversée des Perm (NDLR, permis d’exploration minière) à vélo le 11 juillet. Nous serons également présents le 12 juillet à Mûr-de-Bretagne pour l’arrivée du Tour de France. »

09/06/2018 Isabelle Sigoura

https://www.ouest-france.fr/

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

quimper ruches (ouest france)

Mobilisation des apiculteurs à Quimper. « On est comme nos abeilles, on se meurt »

Les apiculteurs de la pointe de la Bretagne se sont rassemblés, ce jeudi 7 juin, de- vant la préfecture du Finistère à Quimper. Un cri de désespoir face à la mortalité impressionnante de leurs ruches.

C’est un ras-le-bol général qui s’est emparé des apiculteurs bretons. « Même si on fait tout dans les règles de l’art, un tiers des cheptels a crevé dans l’hiver ! » s’écrie l’un d’entre eux. Ce jeudi 7 juin, ils étaient 200 rassemblés devant la préfecture du Finistère, à Quimper, pour exprimer leur colère et demander un soutien de l’État.

« Nous demandons de déclencher de toute urgence un plan de soutien exceptionnel aux apiculteurs sinistrés et restaurer un environnement viable pour les colonies d’abeilles et les pollinisateurs », demande Gilbert Morizur, président de l’Abeille Finistérienne, le syndicat départemental des apiculteurs.

Dans l’assemblée, certains ont perdu gros.

Comme Sébastien Barbier, apiculteur professionnel à Plounéour-Menez (Finistère). 200 de ses ruches ont péri : Olivier Blondin vient tout juste de s’installer comme apiculteur au Faouet (Morbihan). Il ne sait pas comment il va se remettre de ces pertes. Hier, mercredi 6 juin, la Région Bretagne a promis aux apiculteurs bretons une aide. « On ne sait pas ce que va être cette aide… Nous voulons des retombées directes pour les apiculteurs qui ont tout perdu », demande Gilbert Morizur.

Les apiculteurs perdent en moyenne 20 % de leurs colonies à la sortie de l’hiver. « C’est déjà beaucoup. Lorsque j’ai commencé, il y a quarante ans, ce taux était autour de 5 % », explique un apiculteur. Cette année, la Bretagne a enregistré des pertes records. « De 30 % à 80 % pour certains », confirme Tiphaine Daudin, du GIE Élevage de Bretagne, l’organisation interprofessionnelle des éleveurs.

Depuis quelques mois, les apiculteurs manifestent leur détresse, comme dans cette vidéo où Sven Niel, apiculteur du Pays Bigouden, laisse exploser sa colère ou François Le Dudal, apiculteur à Cohiniac (Côtes-d’Armor) qui a perdu 80 % de ses ruches.

Flora CHAUVEAU 07/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire: « En même temps » on refuse d’interdire les pesticides, fongicides et herbicides!

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

audit (fr3)

Pesticides : audit en Bretagne par un service de la Commission européenne

Une mission d’audit a été menée dans le Grand Est et en Bretagne par la Direction générale Santé et Sécurité alimentaire de la Commission européenne sur la question des pesticides, ont annoncé les membres de cette mission qui ont quitté Rennes mercredi.

Il s’agit d’évaluer les mesures prises par l’Etat afin de mettre en oeuvre la directive de la Commission « sur une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable (Directive 2009/128/CE du 21 octobre 2009) », selon un communiqué de la mission d’audit. « En France, la mission d’audit étudie particulièrement les mesures prises dans le cadre des plans Ecophyto », et a rencontré dans ce but « les autorités compétentes », nationales et régionales.

Croissance de la consommation de pesticides entre 2011 et 2016

« L’audit a pour objectif d’évaluer les systèmes de contrôle officiels en place et non d’inspecter les opérateurs individuels », précise l’équipe de fonctionnaires européens qui avait entamé sa mission mercredi dernier en se rendant à Strasbourg. Dans cette région, elle a visité des exploitations viticoles et en Bretagne deux exploitations de grande culture. Malgré ces plans Ecophyto visant à réduire la consommation des pesticides, la France, premier consommateur en Europe, a encore accru sa consommation entre 2011 et 2016, passant de 56.000 à 66.000 tonnes, selon Eurostat.

Des cas de maladies liés aux produits phytosanitaires en Bretagne

« C’est la première fois au niveau européen qu’une commission d’audit est missionnée, suite à une décision unanime de la commission des pétitions du Parlement européen« , a souligné René Louail, du comité de soutien aux victimes de pesticides. Une pétition, adressée à la commission ad-hoc du Parlement européen et lui demandant de mener une enquête sur les mesures prises par l’État français pour respecter les textes européens en la matière, avait recueilli près de 83.000 signatures fin 2016. Elle avait été lancée suite à la mise au jour en Bretagne, ces dernières années, de plusieurs cas de maladies liés aux produits phytosanitaires chez des salariés travaillant dans ce secteur.

Rapport rendu en fin d’année

L’équipe de la mission d’audit a rencontré à Rennes une délégation composée d’ex-salariés malades ainsi qu’une du collectif de soutien aux victimes de pesticides et du syndicat Sud Soli-daires qui les soutiennent. L’équipe de fonctionnaires européens a « été d’une grande écoute et a découvert de l’intérieur, à travers les témoignages de malades, la réalité de certaines entreprises de l’agroalimentaire », a estimé René Louail.  »Il faut que l’Etat se réapproprie les moyens de contrôle » concernant ces pratiques en matière de pesticides, a insisté Serge Le Quéau, du syndicat Sud. Le rapport de la mission sera rendu en fin d’année.

06/06/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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