Archive | Luttes paysannes et alimentation

22 juin 2017 ~ 0 Commentaire

brest traon bihan

traon3

tron 5

toooan

Brest, 12H30, visite au chantier dans les prairies de la ferme de Traon Bihan

Facebook

Lire la suite

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

famine afrique (npa)

Francafrique

La famine comme politique contre les peuples

Une politique agricole désastreuse

(…) Traditionnellement, les spécialistes considèrent qu’il y a trois phases concernant les pénuries de nourriture et d’eau potable. La crise alimentaire, l’urgence alimentaire et la famine, qui elle-même correspond à des critères adoptés par la FAO (l’organisation des Nations-Unis pour l’alimentation et l’agriculture) :

« Un certain nombre de facteurs doivent être réunis : notamment, plus de 30 % des enfants doivent être atteints de malnutrition aiguë, deux décès doivent être recensés chaque jour pour 10 000 habitants, une maladie  pandémique doit s’être déclarée ; chaque jour, les habitants doivent avoir accès à moins de quatre litres d’eau et leur nourriture doit leur apporter moins de 2 100 calories ; des déplacements de population à grande échelle doivent également être observés, ainsi que des conflits civils, et la perte totale des biens des habitants et de leurs sources de revenus. »

Selon la FAO, vingt-huit pays africains nécessitent aujourd’hui une assistance alimentaire. Au-delà des conflits, cette situation reflète l’absence d’une réelle politique de soutien réelle à l’agriculture, la pêche et l’élevage qui emploient en moyenne près de 60 % de la population active.

Sous l’impulsion des institutions financières de Bretton-Woods, les gouvernements africains enchaînés par la dette ont dû obtempérer aux dictats  économiques.

En matière agricole, il s’agissait de se réorienter massivement vers une culture d’exportation, certes capable de ramener des devises fortes nécessaires au paiement des intérêts de la dette, mais incapable de nourrir les populations. Dans le même temps les caisses d’équilibrage des productions agricoles ont été supprimées. Si ces caisses ont souvent été un moyen d’en- richissement des élites, elles avaient le mérite d’apporter une certaine stabilité des prix, néces- saire pour les petits agriculteurs.

On ne compte donc plus aujourd’hui les faillites provoquées par la volatilité des prix sur les denrées alimentaires, liée aux spéculations financières qui se jouent notamment à la bourse de Chicago. Les programmes d’ajustement structurels ont anéanti tous les moyens de stockage que possédaient les pays africains, les laissant sans aucune défense devant les exigences des grands groupes de l’agroalimentaire. Même les petites unités de stockage nécessaires aux périodes de soudure pour les petits paysans ont été démantelées.

Or plus la situation agricole est précaire, plus le risque de famine est important. Comme en témoigne la situation en Ethiopie : « depuis plusieurs années les paysans du Tigray (est et centre), du Wollo, du Wag Hamara et du l’Harargué connaissent des déficits alimen-taires réguliers qui les contraignent progressivement à liquider leur maigre capital. Engagés dans une spirale de paupérisation, ils deviennent structurellement dépendants d’une assistance alimentaire extérieure. »

Aujourd’hui en Afrique, ce sont avant tout les petits paysans qui sont les plus pauvres, et les aides des gouvernements locaux en soutien à leur paysannerie est déses- pérément faible en dépit des Accords de Maputo de 2003, qui prévoyaient de consacrer au moins 10 % des dépenses publiques en faveur du secteur primaire. Cette agriculture familiale a besoin d’aide, non seulement sur un plan financier mais aussi au niveau des infrastructures, des unités de stockage et de transformation des produits agricoles. Elle a aussi besoin de routes et de chemins de fer pour la distribution des denrées sur le territoire national ou au niveau régional. Il est « essentiel que les donateurs apportent un soutien accru aux program- mes de gestion des risques de catastrophes comme les systèmes d’alerte précoce, à la constitution de stocks de denrées alimentaires, de médicaments et autres réserves positionnées de manière stratégique, et aux programmes d’irrigation. »2 Actuellement, la résilience après une crise alimentaire est quasiment nulle, et l’exode des paysans de leurs terres en Afrique est souvent définitif.

La plupart des gouvernements africains tournent le dos à une politique d’aide à l’agriculture familiale, préférant, sous les conseils des structures financières internationales, vendre les terres à de grands groupes industriels de l’agroalimentaire pour promouvoir une agriculture d’exportation. Ainsi ce sont des milliers de paysans qui se trouvent du jour au lendemain expulsés de leurs terres et victimes d’une insécurité foncière qui est volontaire de la part des autorités locales. Comme l’indique le rapport de l’association Oakland Institute, qui a travaillé au Mali sur quatre investissements de terres arables : « la Banque Mondiale a orga- nisé l’environnement économique, fiscal, et juridique du Mali de manière à favoriser l’acquisition de vastes étendues de terres fertiles par une poignée d’intérêts privés au lieu d’apporter des solutions à la pauvreté et à la faim généralisées dans le pays ».3

Certes, après chaque grande famine on entend, de la part des dirigeants des pays riches, le rituel « plus jamais ça » accompagné de déclarations de soutien à l’agri- culture. C’est ainsi qu’un an après la famine de 2011 en Somalie, les pays du G8 se sont réunis à Camp David aux Etats-Unis pour lancer la « politique d’une nouvelle initiative de sécurité alimentaire et de la nutrition ». Au-delà des  mots, cette politique a permis d’ouvrir en grand les portes des marchés africains aux trusts de l’agroalimentaire, comme le souligne un rapport conjoint d’OXFAM, Action contre la faim et du CCFD-Terre Solidaire:

« Notre étude de la Nouvelle Alliance nous a montré que  le véritable objectif du G8 n’était pas de mettre fin à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire en Afrique, mais de faire profiter leurs entreprises de perspectives de croissance et de profit.

Nous avons par exemple constaté que de nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissance et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. » Nous commençons à entendre le même discours, en parallèle de l’appel à la mobilisation contre la famine actuelle, de la part des groupes industriels de l’agroalimentaire, qui s’efforcent de dénigrer l’agriculture familiale parce qu’elle représente pour eux une jachère financière.

Il est indéniable que les conséquences du réchauffement climatique en Afrique fragilisent l’agriculture et l’élevage, notamment dans les zones sahéliennes, et concourent à produire des conflits notamment sur la question du foncier et de l’accès au point d’eau. La lutte contre le changement climatique doit impliquer la solidarité avec la paysannerie africaine, une des premières touchées. Ce travail de solidarité est d’autant plus possible que depuis deux décennies des organisations émergent et se sont coordonnées. Leur lutte pour la défen- se des terres et de l’agriculture familiale respectueuse de l’environnement a parfois rencontré des succès. Elle représente la solution contre l’insécurité alimentaire, qui passe aussi par la lutte contre les dictatures en Afrique.

Jeudi 29 juin 2017 Paul Martial

https://npa2009.org/

 

 

Lire la suite

19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

traon bihan (brest)

stop-au-beton-dans-la-Crau

Nouvelle mobilisation contre les travaux de démantèlement des terres bio de la ferme de Traon Bihan le 22 juin!
.
Pour installer quelques maisons et une zone artisanale, Brest Métropole a lancé le démantèlement de 7 ha de terres agricoles bio exploitées par la ferme de Traon Bihan, mettant ainsi en cause son existence..
.
Ce sont en tout 20 ha qui seront retirés à la ferme dans les prochaines années. Les travaux ont démarré le 6 juin.
.
Le Collectif s’est mobilisé rapidement et a bloqué pacifiquement les travaux le 6 juin après-midi.
La prairie primée au Salon de l’Agriculture est à présent elle-même  attaquée, nous avons donc décidé de nous mobiliser nombreux le jeudi 22 juin.
Nous vous donnons rendez-vous
.
Jeudi 22 Juin 12h30, ZA du Vern,
à proximité du Centre funéraire.
.
Au cours de ce rassemblement pacifique, nous réaffirmerons notre volonté d’arrêter la destruc- tion de ces 7 ha de terres et notre demande d’une vraie négociation pour préserver la viabilité de la ferme de Traon Bihan.
.
Soyons nombreux le 22!
.
Le Collectif Citoyens pour le maintien de la ferme de Traon Bihan

Lire la suite

07 juin 2017 ~ 0 Commentaire

nutréa triskalia (fr3)


Nutréa-Triskalia : deux ex-salariés devant le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Rennes


.

Nutréa-Triskalia : deux ex-salariés devant le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Rennes

Deux salariés exposés aux pesticides par l’entreprise agroalimentaire de Plouisy avaient rendez-vous ce mardi 6 juin à la cour d’appel du tribunal des affaires de Sécurité sociale, pour faire reconnaître leur maladie comme professionnelle. La décision sera rendue le 6 septembre.

Deux salariés exposés aux pesticides par l’entreprise agroalimentaire de Plouisy avaient rendez-vous ce mardi 6 juin à la cour d’appel du tribunal des affaires de Sécurité sociale, pour faire reconnaître leur maladie comme professionnelle. La décision sera rendue le 6 septembre.

Être reconnu, c’est tout ce que demande les ex-salariés de Nutréa-Triskalia.

Claude Le Guyader est l’un d’eux. Ce mardi, il avait rendez-vous à la cour d’appel des affaires de Sécurité sociale de Rennes, avec Pascal Brigant. Cela fait des années qu’ensemble ils se battent pour que leur maladie soit reconnue comme professionnelle. La décision devrait être rendue le 6 septembre 2017.  Les deux hommes travaillaient sur le site de Plouisy et ont été exposés à de nombreuses reprises, à des pesticides.

Depuis 2009, ils ont entamé un long combat judiciaire, difficile, car c’est à eux de prouver le lien de causalité entre leur hypersensibilité chimique et l’exposition à des produits toxiques. À l’époque, on ne leur fait par exemple pas de prises de sang, lesquelles auraient pu servir de preuves. Pour Claude Le Guyader et malgré les années, il n’est pas question de lâcher.

Emilie Colin 06/06/2017

Intervenants : Michel Besnard, Président Collectif Soutien aux Victimes des Pesticides de l’Ouest – François Lafforgue, Avocat des salariés de Triskalia – Serge Le Queau, Porte-parole Solidaires – Pascal Brigant

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

07 juin 2017 ~ 0 Commentaire

thorigne fouillard pesticides (svpo)

pest

CINE DEBAT 

THORIGNE FOUILLARD (35)

13 juin 20H

Organisé par les habitants de plusieurs quartiers de THORIGNE. Elle a pour thème « LES PESTICIDES A NOTRE PORTE ». Elle est soutenue par le COLLECTIF DE SOUTIEN AUX VICTIMES DES PESTICIDES DE L’OUEST.

Il a pour objectif d’avancer vers des solutions concertées pour qu’en bordure de champs ou vergers traités, la santé des familles soit respectée et que les agriculteurs puissent travailler en bonne harmonie avec leurs voisins.

- Projection d’un film réalisé dans le Pays de Fougères par l’association REEPF et Ludovic JUIGNET : PESTICIDES ALTERNATIVE’S
- Témoignages d’un paysan en agriculture biologique et d’un pomiculteur en bio.
- Témoignages d’un paysan et d’un salarié malades des pesticides (lymphome et parkinson)
- Débat avec la salle.

Facebook

Lire la suite

07 juin 2017 ~ 0 Commentaire

lannion sable (ouest france)

lannion

Extraction de sable en baie de Lannion : les pêcheurs écrivent à Macron

Le comité départemental des pêches réaffirme son opposition à l’extraction de sable coquillier en baie de Lannion. Ils ont envoyé un courrier en ce sens au Président Emmanuel Macron. Ce dernier connaît bien le dossier : c’est lui qui avait signé le décret donnant le feu vert à cette extraction.

Les pêcheurs ne désarment pas contre l’extraction de sable coquillier en baie de Lannion. Ce vendredi 2 juin, Alain Coudray, président du comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins des Côtes-d’Armor (CDPMEM 22) a écrit au président de la République. Il y réaffirme l’opposition « ferme et intacte » de la profession à cette extraction, actuellement suspendue.

« Ce ne sont pas moins de 48 navires qui exercent tout ou partie de leur activité professionnelle dans cette baie, faisant vivre directement 90 personnes, embar- quées ou à terre, souligne Alain Coudray.

Ces navires, de petite taille, pratiquent une pêche côtière artisanale et structurante pour les territoires littoraux de la baie de Lannion. La superposition des contraintes réglementaires, de la disponibilité des ressources halieutiques, du partage de l’espace et des ressources avec d’autres activités économiques ne permet pas à ces navires de reporter leur activité sur d’autres secteurs. »

Pour lui, il subsiste trop de défiance et d’incertitudes pour envisager toute reprise d’extraction. Et de rappeler à Emmanuel Macron que « les pêcheurs pros ont toujours coopé- ré en fournissant les informations relatives à leur activité, en participant à l’acquisition de don- nées sur les ressources halieutiques, en défendant leurs arguments à toutes les réunions de concertation. La Can [filiale de Roullier] n’a jamais su nous apporter les garanties nécessaires et les éléments probants pour reconquérir notre confiance, présentée comme un prérequis à la reprise de toute activité ».

Une copie de ce courrier a été adressée à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, qui s’était opposé à l’extraction en 2013 ; ainsi qu’à Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, en charge de la pêche.

03/06/2017

http://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

06 juin 2017 ~ 0 Commentaire

thon rouge (rfi)

Tuna funerals.

De retour en mer Méditerranée, le thon rouge n’a plus de sushi à se faire

Le thon rouge peut peser jusqu’à 650 kilos, mesurer plus de 4 mètres de long et pondre des centaines de millions d’oeufs, pourtant, cette force de la nature a failli périr de la surpêche.

Le thon rouge de Méditerranée repeuple les pâturages marins. L’espèce, très appréciée pour la fabrication des sushis, était menacée de disparition au début des années 2000 à cause d’une pêche trop intensive. Les nombreuses mesures mises en place se sont révélées très efficaces.

La pêche du thon rouge est très encadrée depuis dix ans en mer Méditerranée.

Le nombre de bateaux a été limité, des quotas sont instaurés chaque année, la traçabilité et les contrôles ont été renforcés. D’après les derniers relevés scientifiques, cette série de mesu- res est efficace. Entre 2008 et 2013, le nombre de thons rouges de Méditerranée a presque quadruplé. Le stock de reproducteurs est passé de 150 000 tonnes à 585 000 tonnes.

Après ces résultats encourageants, un nouveau recensement va avoir lieu cet été. La Commis- sion internationale pour la conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) décidera alors de l’avenir du plan de sauvetage des thons rouges, mis en place en 2007. Si les chiffres confir- ment la tendance, les mesures mises en place ces dernières années pourraient être en partie levées. La France, l’Italie et l’Espagne sont particulièrement concernées par cette décision. Ce sont les trois pays qui pèchent le plus de thon rouge en Méditerranée.

La fin des quotas inquiète

Si le plan de sauvegarde est levé, la pêche intensive risquerait de faire son retour. Le thon rouge de Méditerranée est très prisé dans le monde entier et la demande n’a pas faibli au cours des dernières années. Le poisson s’exporte particulièrement au Japon où il est utilisé pour faire des sushis.

Les pécheurs sont également opposés à la fin des quotas. « Nous avons extrêmement peur que le dispositif s’assouplisse trop et qu’on retombe dans les excès rencontrés il y a quelques années », affirme Bertrand Wendling, directeur général de Sa.Tho.An, coopérative du port de Sète, dans le sud de la France. Autre crainte des professionnels de la pêche : l’effondrement des cours avec la suppression des quotas. Aujourd’hui, un kilo de thon rouge coûte environ 10 euros, contre un à deux euros il y a quelques années.

Guillaume Farriol, Publié le 25-05-2017

http://www.rfi.fr/

Commentaire: « Les mesures pourraient être en partie levées! » Ouf ! On y a cru un instant!

Lire la suite

31 mai 2017 ~ 0 Commentaire

glyphosate (ouest france)

glyphosate

Kidney: rein, mais çà marche aussi avec plein d’autres organes!

Une étude contrecarre le feu vert de la Commission

Le Dr Portier, ancien haut responsable de la santé publique aux Etats-Unis, demande à la Commission européenne de revoir sa copie à propos du glyphosate, le principe actif du désherbant Roundup. La Commission souhaite en effet que cet herbicide controversé soit à nouveau autorisé pour dix ans au sein de l’Union européenne.

Les opposants au glyphosate, substance herbicide controversée dont l’utilisation est en discussion dans l’Union européenne, viennent de recevoir un appui de poids. En effet dans une lettre ouverte au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, diffusée par deux eurodéputés socialistes, et datée de dimanche, c’est le Dr Christopher Portier qui renouvelle ses inquiétudes sur le caractère cancérogène du glyphosate.

Un premier signal d’alarme début 2016

Le Dr Portier, aujourd’hui résident en Suisse, a notamment été le directeur de deux organismes américains de santé publique (National Center for Environnmental Health et US Agency for Toxic Substances and Disease Registry). Il était déjà à la tête d’un collectif d’une centaine de scientifiques qui avaient tiré un premier signal d’alarme début 2016.

Le scientifique conteste la conclusion controversée des deux agences européennes l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Celles-ci ont été chargées de dire si le glyphosate présente ou non un risque pour la santé. « L’analyse de Portier remet en question les explications de l’Efsa qui a répété dans une déclaration la semaine passée qu’elle avait vérifié toutes les données elle-même, et qu’elle ne s’appuyait pas sur les résumés d’études faits par l’industrie », a estimé Greenpeace dans un communiqué.

Christopher Portier a eu accès, après une longue bataille administrative menée par des parle- mentaires européens pour les rendre publiques, à une partie des données scientifiques sur lesquelles l’Echa et l’Efsa se sont basées pour conclure au caractère non cancérogène du glyphosate. Ces données sont fournies par l’industrie phytosanitaire, qui fabrique les pesticides.

Évaluations « scientifiquement fausses »

« L’Efsa comme l’Echa n’ont pas réussi à identifier tous les cas statistiquement significatifs sur le cancer dans les études menées sur les rats », écrit le scientifique. Le Dr Portier indique notamment : « J’ai trouvé huit cas de hausses significatives de la fréquence de tumeurs qui n’apparaissent dans aucune des publications ou des évaluations officielles présentées par l’EFSA et l’ECHA ». Il en conclut que les évaluations qui ont été tirées par les agences euro- péennes sont « scientifiquement fausses » et que toute décision qui en serait inspirée « échou- era à protéger la santé publique ». Il demande au passage que soient rendues publiques toutes les études sur lesquelles se sont appuyées les agences européennes.

Le Dr Portier remet également en cause les conclusions, elles aussi favorables, réalisées par l’institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR). Rappelons que Monsanto, groupe américain qui commercialise le Roundup et les semences OGM qui lui sont associées, est en cours de rachat par le géant chimique allemand Bayer.

La longue lettre du Dr Portier rappelle que dans une évaluation antérieure, l’agence spécia- lisée CIRC au sein de l’Organisation mondiale de la santé, a classé le glyphosate comme probablement cancérigène, sur la foi de données qui n’ont pas été pas été prises en compte par l’Efsa, l’Echa et le BfR.

« Nous avons bien reçu la lettre, et nous allons demander aux deux agences, l’Agence euro- péenne de sécurité des aliments (Efsa) et l’Agence européenne des produits chimiques (Echa), d’y répondre, car ce sont les organes scientifiques chargés du dossier », a réagi la Commission via une porte-parole, Anca Paduraru.

« Les citoyens ne sont pas des cobayes ! »

À la suite du feu vert des deux agences, la Commission européenne a relancé la procédure pour renouveler, pour dix ans, l’autorisation du glyphosate, de plus en plus controversée dans l’UE. La Commission n’avait pas réussi à convaincre les Etats membres de renouveler la licence qui arrivait à expiration à l’été 2016. Bruxelles avait alors décidé de la prolonger de 18 mois, dans l’attente d’un rapport de l’Echa, publié à la mi-mars.

La décision sur la licence du glyphosate se prend au sein d’un comité technique regroupant des représentants des Etats membres. Il est nécessaire qu’une majorité qualifiée s’y dessine pour ou contre afin d’entériner la décision qui, sinon, revient à la Commission européenne. « Les discussions vont recommencer avec les Etats membres », a confirmé Mme Paduraru mardi.

Deux eurodéputés socialistes, en pointe sur ce sujet, renouvellent donc leur demande d’une commission d’enquête parlementaire. « Cela nous conforte dans l’idée qu’il faille prôner le principe de précaution : tant que nous ne sommes pas sûrs que le produit soit inoffensif, on ne peut donner l’autorisation de l’utiliser : les citoyens ne sont pas des cobayes ! » tempête le Belge Marc Tarabella, en charge de la Protection des consommateurs et de l’agriculture au Parlement européen.

« Ce nouveau témoignage mettant en lumière les dangers du glyphosate vient télescoper l’annonce la semaine passée de la Commission européenne elle-même expliquant, à la surprise générale que, selon elle le dossier était clos » rajoute le Français Eric Andrieu.

30/05/2017

Note: Le glyphosate peut être combiné à des semences génétiquement modifiées pour lui résister

http://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Perturbateurs endocriniens : d’étonnants pics de pubertés précoces à Lyon et Toulouse (Le Figaro)

Lire la suite

31 mai 2017 ~ 0 Commentaire

béton (le télégramme)

stop-au-beton-dans-la-Crau

L’urbanisation des terres repart en hausse, crainte pour l’agriculture

La vente de terrains destinés à l’urbanisation repart à la hausse depuis deux ans, menaçant la surface agricole en France, s’est alarmée mardi la Fédération nationale des Safer, les sociétés d’aménagement de l’espace rural.

« En 2016, le nombre de ventes de biens en vue de l’extension des villes, des bourgs et des infrastructures, a bondi de 22%, et les surfaces correspondantes de 24% », indique dans un rapport publié mardi la la Fédération nationale des Safer, les sociétés d’aménagement de l’espace rural sans but lucratif, qui ont pour but de faciliter la mise en culture des terres et l’établissement des agriculteurs.

« Sous l’effet des difficultés des ménages, puis de l’éclatement de la crise financière fin 2008, le marché de l’urbanisation a été divisé par 2 en surface entre 2007 et 2013, passant de 49.000 à 24.000 hectares » par an, indique la FNSafer, avant d’ajouter que « depuis 2015, il repart pour atteindre 30.000 hectares en 2016″.

« Il est probable que le rythme actuel de l’artificialisation (la bétonisation, ou la bitumisation des terres, NDLR) soit de 50.000 à 60.000 hectares par an, comme au début des années 2000″, alerte ce rapport, qui craint la destruction de l’équivalent de la surface agricole d’un département tous les 5 à 6 ans.

« Il y a des biens artificialisés par les propriétaires, ça ne passe pas par le marché d’où la cour- be d’artificialisation plus importante que la courbe de surface du marché », explique à l’AFP Robert Levesque, directeur du bureau d’étude auteur du rapport. « On a déjà perdu 2,5 millions d’hectares par l’urbanisation entre 1960 et 2010 et on pourrait en perdre autant d’ici 2060, c’est à dire qu’on va réduire de 8 à 9% la surface agricole française », s’alarme Robert Levesque.

« Détruire ce qui nous fait vivre »

Il souligne qu’en périphérie des villes, les zones urbanisées « sont souvent les terres les meilleures » : « les villes, souvent, se sont installées en régions fertiles et, donc, on urbanise les régions fertiles », poursuit-il. « Depuis 1999, 2005, et depuis 2009, on a mis en place un certain nombre de mesures qui voulaient freiner l’extension urbaine », explique Robert Levesque, pour qui les outils mis en place ne sont pas efficients : « c’est bien l’explosion de la bulle financière fin 2008 qui a conduit à une contraction de l’extension urbaine » et depuis 2014, sur une conjoncture économique, on repart un peu à la hausse ».

« En région parisienne, on a installé Disney, Roissy, le Bourget et on veut étendre aussi le Grand Paris sur les terres les plus fertiles, sur des limons qui font 4 à 5 mètres de profondeur, ce sont les meilleures terres agricoles d’Europe », déplore-t-il. Le rapport souli- gne qu’au niveau européen, « la réduction des surfaces agricoles aggrave le déficit agricole en termes de surfaces », alors qu’aujourd’hui, l’Europe est déjà dépendante de terres agricoles américaines, africaines et asiatiques et qu’elle importe « l’équivalent de la production agricole de 35 millions d’hectares, soit le cinquième de la surface agricole de l’Union européenne ».

Le problème est d’autant plus criant, conclue Robert Levesque, que dans les années à venir, « le réchauffement climatique va diminuer les rendements. On est en train de détruire ce qui nous fait vivre ».

30 mai 2017

http://www.letelegramme.fr/

Commentaire: Soutien à Traon Bihan!

Lire la suite

28 mai 2017 ~ 0 Commentaire

pêche minotière (bloom)

peche

De la confiture aux cochons : l’envers du décor de l’aquaculture

Comment la pêche industrielle réduit des poissons parfaitement comestibles en farines pour les élevages de poissons, de porcs et de volailles.

pêche minotière (bloom) dans Altermondialisme Capture-d%E2%80%99e%CC%81cran-2017-02-13-a%CC%80-17.23.43-236x300

BLOOM a plongé dans le monde opaque de la « pêche minotière » qui capture les poissons situés en bas de la chaîne alimentaire — comme les sardines et les anchois — afin de les réduire en farines et en huile pour alimenter les poissons d’élevage, les porcs et les volailles, bien que 90% des poissons ciblés soient parfaitement comestibles par les humains.

Par le biais de ce rapport et d’une étude scientifique conduite simultanément, BLOOM met en lumière que la pêche minotière, résultant de la surexploitation globale des stocks de poissons traditionnels, contribue désormais, au niveau mondial, à surexploiter de façon séquentielle les premiers échelons de la chaîne alimentaire, pourtant indispensables aux équilibres océaniques.

Dans leur insatiable quête de ressources à capturer, les navires-usines gigantesques ont étendu leurs activités aux eaux lointaines des pays en développement, où ils sont entrés en concurrence directe avec les pêcheries vivrières locales en capturant ces petits poissons dits « de fourrage », ce qui constitue une grave menace pour la sécurité alimentaire.

Une pêche non conforme au Code de conduite de la FAO

Capture-d%E2%80%99e%CC%81cran-2017-02-13-a%CC%80-17.05.10 dans Ecologie & climat

Notre étude montre également que les farines alimentent une aquaculture non durable de poissons carnivores (saumons, daurades etc.) et servent d’aliments à des espèces telles que les porcs, les volailles ou les visons (élevés pour leur fourrure) qui ne mangent pas naturelle- ment de poisson et pour lesquels les protéines marines sont totalement superflues.Tout le cycle de la pêche minotière, depuis le ciblage initial des poissons consommables jusqu’à l’utilisation finale de la farine de poisson dans les élevages aquacoles, porcins et avicoles, est contraire au Code de conduite pour une pêche responsable établi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui stipule expressément que la pêche doit contribuer à la sécurité alimentaire et que la transformation en farine et huile de petits poissons pélagiques de qualité alimentaire doit être limitée aux espèces non consommables (comme les poissons sangliers).

La logique business des labels

Pour finir, le rapport de BLOOM dénonce la logique commerciale des labels qui au lieu de contribuer à régler le problème de la surpêche finissent par encourager les mauvaises prati- ques et précipiter une logique d’exploitation jusqu’aux premiers échelons de la chaîne alimen- taire. En effet, le très controversé label de « pêche durable » MSC (Marine Stewardship Council) labélise déjà 7% de la pêche minotière mondiale alors que celle-ci est extrêmement controversée et non éthique. Les farines ayant ainsi obtenu le blanc-seing d’un label (même si celui-ci est fortement critiqué) permettent d’alimenter avec fausse bonne conscience l’aqua- culture non durable de poissons carnivores, pourtant labélisée « durable » par le label jumeau du MSC, l’ASC (Aquaculture Stewardship Council). En d’autres termes, des labels qui ont redéfini la durabilité se confortent l’un l’autre en références croisées dans leurs mauvais standards et leurs certifications controversées… La logique « business » des labels

Les recommandations de BLOOM

  • Diminuer notre demande en poissons carnivores d’élevage (saumon, bar, cabillaud etc.),
    en porcs et en volailles ;
  • Utiliser les poissons sauvages consommables (anchois, sardines etc.) pour la consom­mation directe et non pour la transformation en farine et en huile ;
  • Interdire la certification « pêche durable » pour la pêche minotière ;
  • Encourager les solutions circulaires telle que la culture d’insectes pour nourrir les animaux d’élevage. Cela permet, en outre, une meilleure gestion des déchets agricoles ou urbains ;
  • L’UE doit devenir un modèle en refusant de réduire du poisson sauvage pour nourrir des animaux d’élevage. Une loi interdisant l’utilisation de farine de poissons dans l’alimentation animale devrait être promulguée.

Pour en savoir plus sur la pêche minotière

Lire le dossier d’alerte en français.

Consulter le rapport complet (en anglais), ainsi qu’une publication scientifique l’accompagnant, dont Frédéric Le Manach, directeur scientifique de BLOOM, est co-auteur.

Les médias en parlent : visitez notre page

http://www.bloomassociation.org/

Site

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin