Archive | Luttes paysannes et alimentation

16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

semences (via campesina)

via camp

16 octobre: La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité »

Communiqué de presse

La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité », à l’occasion de la journée internationale d’actions pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales,

(Harare, le 16 octobre 2018) Les semences paysannes sont un patrimoine des peuples au service de l’humanité. Elles sont la base de la production alimentaire mondiale et permettent aux paysannes et paysans de produire et aux consommateurs et citoyens de trouver une alimentation saine et diversifiée. Elles nous permettent de résister, maintenir nos cultures ancestrales et défendre notre identité paysanne.

Or, ces graines de vie sont menacées par les politiques semencières des pays riches, les accords de libre-échange et l’agri-business.

Sous prétexte “d’améliorer” la productivité des semences, l’agri-business a créé un système semencier néolibéral qui a homogénéisé, appauvri et monopolisé les semences, provoquant la perte des trois quarts de la diversité semencière et annihilant une diversité que les peuples – grâce aux travail des paysannes et paysans – avaient mis 10 000 ans à générer.

Trois entreprises, Monsanto-Bayer, Syngenta-ChemChina et Dupont-Dow, contrôlent plus de 50% des semences commerciales dans le monde

De plus en plus souvent des semences génétiquement modifiées afin de résister aux herbici-des et produire des insecticides. Sous l’impulsion de l’OMC, de la banque mondiale et du FMI, et au travers des accords de libre-échange ainsi que des lois brevetant les semences et proté-geant les droits des obtenteurs, comme les normes UPOV, ce système semencier n’autorise que la circulation de ses propres semences, criminalisant la sauvegarde, l’échange, le don et la vente des semences paysannes locales.

La situation est telle que les paysans et les paysannes ont perdu beaucoup de leurs semences locales, sont mis en prison pour la défense et l’échange de leur patrimoine semencier, et risquent les rafles et la saisie de leurs graines.

La biodiversité est détruite par l’utilisation d’engrais chimiques, de semences hybrides et d’organismes génétiquement modifiés développés par les entreprises multinationales. Les citoyennes et citoyens ont difficilement accès à une alimentation saine, diversifiée et bonne pour leur santé.

La Via Campesina et ses alliés se battent pour changer la donne.

Partout dans le monde, La Via Campesina et ses organisations membres multiplient les efforts de formation, d’éducation, de soutien mutuel et d’échange des semences. Nous nous battons pour que les lois nationales et les traités internationaux garantissent les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger vendre et protéger leurs semences contre la biopiraterie et les contaminations génétiques, nous rédigeons des livres sur l’histoire des semences, réalisons des études et des cartographies.

Nous fondons aussi des écoles d’agroécologie et organisons des foires d’échange de semences paysannes.

Nous exerçons notre droit d’autodétermination pour sélectionner les variétés de semences que nous voulons planter et rejeter les variétés dangereuses économiquement, écologiquement et culturellement. Ce sont des droits affirmés par le Traité International sur les Ressources Phyto-génétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture et par la Déclaration des Nations unies sur les droits paysans qui vient d’être adoptée par le Conseil des Droits de l’Homme à Genève. C’est également le seul moyen de garantir une alimentation saine aux citoyens, la préservation de la biodiversité et l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé en 2001 à Rome la Campagne Internationale des Semences Paysannes, patrimoine des peuples au service de l’humanité, dans l’objectif de promouvoir la récupération des systèmes traditionnels de conservation, d’entretien et d’échan-ge des graines locales et les droits collectifs inaliénables des paysans sur leurs semences.

En ce 16 octobre 2018, à l’occasion de la journée mondiale d’Action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, nous relançons cette campagne et l’action « Adoptez une semence ».

Nous appelons chaque agriculteur, famille paysanne ou communauté à s’engager dans l’adoption d’une variété de semences végétale ou animale, à devenir le gardien de cette semence, en assurant sa propagation, sa reproduction et sa distribution et s’engager dans la défense collective de ses droits de les utiliser, les échanger, les vendre et les protéger. Nous créerons ainsi un grand réseau de semences paysannes permettant de sauver celles qui sont devenues rares et d’étendre la production vers la souveraineté alimentaire des peuples.

En adoptant une semence, les familles paysannes préservent leur identité et leur territoire et affirment leur mode de vie paysan. Elles revendiquent la mémoire historique et la culture ancestrale de la gestion des semences, en promouvant une agriculture écologique urbaine et rurale qui reproduit le miracle des semences et des aliments plus nombreux et de meilleure qualité, goût et valeur nutritionnelle.

Aucune mesure gouvernementale ne peut limiter les droits collectifs des paysans d’utiliser d’échanger et de vendre leurs des semences. Le consentement libre entre paysannes et paysans devrait être appliqué sans restriction.

Sans semences, il n’y a pas d’agriculture ; sans agriculture, il n’y a pas de nourriture ; et sans nourriture, il n’y a pas de peuples.

Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde !

16 octobre 2018 La Via Campesina

https://viacampesina.org/

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

tribune (eaux et rivières)

macron poulet

Un an après le discours de Rungis, les promesses du Président sont sans suite !

En ce 16 octobre, journée mondiale de l’alimentation, rappelons quelques chiffres :

821 millions de personnes souffrent de la faim, en majorité des paysan.ne.s, tandis que l’obésité ne cesse de croître à travers le monde, touchant plus de 700 millions d’adultes (1). Les questions agricoles et alimentaires sont plus que jamais au centre des enjeux mondiaux et des préoccupations des citoyens. Et alors que l’organisation, en France, des États généraux de l’alimentation avait suscité de l’espoir, force est de constater, quelques jours après l’adop-tion de la loi (2), que le résultat est loin d’assurer les conditions d’une transition réelle de nos systèmes agricoles et alimentaires.

A Rungis, il y a un an, face à l’ensemble de la profession agricole, du secteur agroalimentaire et des organisations de la société civile, Emmanuel Macron avait annoncé deux objectifs clairs : permettre aux agriculteurs de vivre du juste prix payé et permettre à chacun.e d’avoir accès à une alimentation saine, sûre et durable. Cela afin de « décider collectivement d’un changement profond de paradigme ».

Mais que ce soit dans la loi, dans les plans filières ou dans la multitude de plans thématiques lancés par le gouvernement, nous faisons le même constat:

Le compte n’y est pas. A force de vouloir ménager intérêts économiques des grands groupes et intérêts particuliers de certaines filières, le gouvernement a enterré toute possibilité de faire émerger, en ce début de quinquennat, les bases d’une réforme profonde de notre agriculture et de notre alimentation. Pis, les décideurs, au lieu d’adopter des politiques publiques qui s’appliqueraient à tous, misent avant tout sur les engagements volontaires des acteurs privés.

Heureusement, malgré cet aveuglement du gouvernement, des citoyens, des paysans et des collectivités territoriales sont déjà en action et portent la transition sur leur territoire.

Conversion vers une agriculture agro-écologique, et notamment biologique, développement des circuits courts et du commerce équitable, consommation de produits de meilleure qualité, plus équilibrés, moins carnés et moins transformés, etc. Ils sont de plus en plus nombreux à refuser une agriculture qui coûte à leur environnement, aux animaux, à leur santé, à leur territoire, et de plus en plus à souhaiter une alimentation saine, durable, et respectueuse des agriculteurs et agricultrices partout dans le monde. Les initiatives se multiplient et ne deman-dent qu’à être amplifiées. Alors qu’attend le Gouvernement pour les traduire en politiques publiques structurantes ?

Le rendez-vous des États généraux de l’alimentation a été manqué, actons-le. Pourtant, changer de cap est un impératif. La prochaines grandes échéances politiques est la réforme de la Politique agricole commune (PAC). Les négociations qui s’ouvrent au niveau européen doivent permettre d’enclencher enfin et de manière irréversible une transformation profonde de notre système alimentaire et agricole. Le gouvernement français doit se saisir de cette opportunité.

Soyons clairs : il ne s’agit pas ici de manque de volonté citoyenne, les français ne sont pas réfractaires à ce que l’on produise et consomme mieux, au contraire ! Il s’agit bien de volonté et de courage politique, de réfréner l’influence des lobbys d’intérêts privés et de renverser de vieilles logiques. Il en va du bien-être, de la santé, de la vie de nos territoires ruraux et de chacun.e et des futures générations.

16/10/18

https://www.eau-et-rivieres.org/

(1) Rapport sur l’état de la sécurité alimentaire dans le monde, FAO, octobre 2018

(2) Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, adoptée le 2 octobre à l’Assemblée nationale.

Un an après le discours d’Emmanuel Macron à Rungis, 34 organisations paysannes, environ-nementales, de bien-être animal, de solidarité, de consommateurs et de santé enragent face au bilan raté des États Généraux de l’Alimentation. Le manque d’ambition de la loi alimentation répond aux intérêts d’une minorité et déçoit le plus grand nombre, agriculteurs comme citoyens. Quel gouvernement aura le courage et les coudées franches pour mettre en place les politiques enclenchant une transformation réelle et profonde de notre modèle agricole et alimentaire ?

Signataires de la tribune :

Action Aid Peuples Solidaire, Agir Pour l’Environnement, Attac, Bio consom’acteurs, Bloom, CCFD-Terre Solidaire, CFSI, CIWF, Commerce Equitable France, Confédération Paysanne, Eau et Rivières de Bretagne, Fédération Artisans du Monde, Fédération Nationale de l’Agri-culture Biologique, Filière Paysanne, Fondation pour la Nature et l’Homme, Foodwatch, France Nature Environnement, Générations Futures, Greenpeace, Justice Pesticides, Les Amis de la Terre, Max Havelaar France, Miramap, Nature et Progrès, Reneta, Réseau Action Climat, Réseau CIVAM, Réseau Environnement Santé, Resolis, SOL – Alternatives Agroécologiques et solidaires, Terre&Humanisme, Terre de liens, UFC Que choisir, WECF

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculture (la conf’)

ruches

Aide apicole 

Le ministère de l’Agriculture à côté de la plaque

Après une forte mobilisation des apicultrices et apiculteurs sinistrés dès le début du printemps, après plusieurs manifestations organisées par la Confédération paysanne, l’UNAF et la FFAP, le Ministre de l’Agriculture avait enfin daigné se pencher sur le problème des mortalités hivernales apicoles massives et débloquer une enveloppe de 3 millions d’euros. Restait à définir les modalités de cette aide.

Celle annoncée est une aide à l’achat d’essaims, qui nécessite un investissement pour les apicultrices et apiculteurs pour le reste à payer. Une absurdité pour les plus touchés car leur trésorerie est au plus bas, voire négative. Les apicultrices et apiculteurs sinistrés n’ont pas attendu pour réagir : leur premier réflexe a souvent été de développer l’auto-renouvellement, coûteux en temps de travail mais plus économe.

Or, nous avions demandé que l’aide de crise soutienne l’auto-renouvellement des apicultrices et apiculteurs ayant eu des mortalités massives. Le Ministre de l’Agriculture a fait la sourde oreille, arguant du fait que les pièces justificatives pour l’auto-renouvellement ne pourraient être assez robustes.

Résultat : cette enveloppe de crise ne servira pas aux plus démunis.

Le comble c’est qu’elle risque de ne pas être entièrement consommée. Pire, les apicultrices et apiculteurs bretons, les plus mobilisés depuis la sortie de l’hivernage, n’auraient pas le droit de voir compléter leur dispositif régional par l’enveloppe nationale.

Doit-on comprendre qu’il n’y a pas de volonté politique à reconnaître la capacité des apicul-trices et apiculteurs à élever leurs propres reines, à développer leurs propres essaims, à faire leur propre sélection et donc à tenter de construire des systèmes résilients ? Les préfère-t-on dépendants des marchands d’essaims, de l’environnement agricole, des négociants ?

Alors que ces mortalités hivernales ont montré les limites des dispositifs de suivi et d’objec-tivation des causes de mortalité des abeilles, nous attendions également un geste fort pour que l’ensemble des causes soient recherchées. La prise en charge des analyses par l’État soutiendrait en effet les apicultrices et apiculteurs dans leur activité.

La construction de cette pseudo-aide d’urgence illustre le manque persistant de considération portée aux problématiques apicoles.

Même avec l’interdiction des néonicotinoïdes, la volonté politique est encore insuffisante pour trouver des solutions durables à la sous-production chronique de produits apicoles. Sans cela, il n’existe aucune garantie que ces pertes ne se reproduisent pas les hivers prochains.

15.10.2018

http://www.confederationpaysanne.fr/

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

viande (bfm.tv)

manu le foll

Pour sauver la planète, il faut réduire de 90% la consommation de viande 

La production agroalimentaire, consommatrice d’eau et source de défores-tation, est un facteur majeur de réchauffement climatique.

La consommation globale de viande devra être réduite drastiquement si le monde veut agir contre le réchauffement climatique. C’est le constat d’une étude parue dans la revue Nature et consacrée à l’impact environnemental de ce que nous mangeons.

La production agro-alimentaire – consommatrice d’eau et source de déforestation – est un facteur majeur de réchauffement climatique. Pour préserver l’environnement, les pays déve-loppés en particulier devraient réduire de 90% leur consommation de viande, ont calculé les chercheurs.

Nourrir une population en pleine expansion

L’élevage en particulier a un fort impact sur la santé de la planète, les animaux générant de fortes émissions de méthane qui contribuent largement au réchauffement. Par ailleurs, produi-re de la viande est aussi synonyme de consommation d’eau: pour produire 500 grammes de bœuf, il faut près de 7.000 litres d’eau.

« Aucune solution à elle seule ne suffira à nous garder dans ‘les limites planétaires’, souligne Marco Springmann, de l’université d’Oxford. Mais si toutes les solutions étaient mises en œuvre ensemble, il pourrait être possible de nourrir de façon durable une population en pleine croissance ».

Alors que l’ONU vient de publier un bilan scientifique alarmant sur l’accélération du réchauffe-ment climatique, le scientifique ajoute que « sans action concertée, les impacts environnemen-taux de notre alimentation pourraient croître de 50 à 90% d’ici 2050 du fait de la croissance de la population et de régimes toujours plus riches en graisses, sucre et viande ».

Nécessaires réformes politique et industrielle

Par ailleurs, les scientifiques précisent que réduire de moitié le gaspillage alimentaire dû à de simples problèmes de gestion, permettrait d’endiguer les répercussions environnementales de 16%. Pour Marco Springmann, « il faut une approche globale, en terme de politiques et d’indus-trie, pour permettre ces changements des modes d’alimentation, pour les rendre plus sains, plus axés sur les végétaux et le plus attrayants possible pour le plus grand nombre ».

A.L. 12/10/2018

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

grandes écoles (reporterre)

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Des étudiants des grandes écoles lancent un manifeste pour le climat

Dans la foulée de la publication du rapport du Giec, lundi 8 octobre, des élèves d’HEC Paris, d’AgroParisTech, de CentraleSupélec, de l’Ecole Polytechnique et de l’ENS (Ecole normale supérieure) Ulm ont publié un « manifeste étudiant pour un réveil écologique », signé à ce jour par plus de 8.000 personnes.

Nous, étudiants en 2018, faisons le constat suivant 

Malgré les multiples appels de la communauté scientifique, malgré les changements irréversibles d’ores et déjà observés à travers le monde, nos sociétés continuent leur trajectoire vers une catastrophe environnementale et humaine.

Face à ce constat, les étudiants se disent prêts « à questionner notre zone de confort pour que la société change profondément ». Notamment « en se tournant vers les employeurs que nous estimerons en accord avec nos revendications ».

Nous affirmons qu’il est possible de bien vivre sans sombrer ni dans l’ultra-consommation ni dans le dénuement total ; que l’économie doit être consciente de sa dépendance à son environnement pour être pérenne ; et que la réponse aux problèmes environnementaux est cruciale pour la réduction des inégalités et des risques de conflits.

La société que nous voulons n’est pas une société plus dure, plus triste, de privation subie ; c’est une société plus sereine, plus agréable, de ralentissement choisi (…) C’est pour toutes ces raisons que les entreprises doivent accepter de placer les logiques écologiques au cœur de leur organisation et de leurs activités.

Source : Manifeste étudiant pour un réveil écologique.

https://reporterre.net/

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

brest-rennes-st brieuc-vannes-st nazaire-nantes-st malo (samedi 13 octobre)

brest

Samedi 13 octobre, Place de la Liberté, Brest

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Rennes. Nouvel appel pour marcher pour le climat, samedi (Ouest France)

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

mamm douar (via campesina)

mamm

Ne touchez pas à Mère Nature!

110 organisations et mouvements civils demandent l’arrêt immédiat de la géo-ingénierie climatique.

Dans un Manifeste ayant reçu un grand appui et qui a été diffusé aujourd’hui, 23 organisations internationales, 6 récipiendaires du prix Nobel alternatif et 87 organisations nationales prove-nant de 5 continents ont appelé à un arrêt des tests et à la prise en compte des effets politi-ques de la géo-ingénierie climatique. Parmi les signataires figurent notamment des mouve-ments issus des peuples autochtones, des agriculteurs ainsi que des réseaux se consacrant à la justice climatique et à la protection de l’environnement.

Le Manifeste a été diffusé en même temps que la rencontre du Groupe d’experts inter-gouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en Corée du Sud, laquelle visait à débattre du nouveau rapport portant sur la manière de limiter le réchauffement climatique à 1.5 degrés Celsius.

Plusieurs prédisent que le rapport va promouvoir l’usage controversé et non-éprouvé de techniques de géo-ingénierie climatique.

La géo-ingénierie climatique fait référence à une série de solutions techniques et théoriques s’appliquant à grande échelle et visant à réduire les changements climatiques, ce qui pourrait avoir des effets dévastateurs sur l’environnement, les écosystèmes et les communautés du monde entier.

Les défenseurs de ces pratiques affirment que la géo-ingénierie atténuerait les symptômes du changement climatique en abaissant les températures de la Terre soit en bloquant une partie des rayons du soleil ou en réfléchissant la lumière du soleil dans l’espace, ou encore en capturant le dioxyde de carbone dans l’atmosphère pour le stocker indéfiniment sous terre ou dans les océans.

Le concept est largement promu par un petit groupe de gouvernements, de corporations et de scientifiques parmi les pays les plus puissants et les plus polluants. Lesquels ont mené la recherche dans le domaine de la géo-ingénierie ainsi que le lobbying afin de faire de la géo-ingénierie la réponse politique au changement climatique, menant plus récemment à des expériences à ciel ouvert pour tester ces technologies.

Les signataires du manifeste contestent les bénéfices proclamés issus de la géo-ingénierie et souhaitent mettre en évidence le grand risque posé par ces technologies, dont le fait que leur déploiement pourrait empirer les impacts des changements climatiques. (Résumé)

5 octobre 2018

https://viacampesina.org/

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09 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

bretagne climat (fr3)

De nouvelles marches pour le climat prévues samedi en Bretagne

Près d’une soixantaine de mobilisations citoyennes sont prévues samedi partout en France pour la défense du climat.

En Bretagne, au moins quatre rassemblements sont programmés. Le 8 septembre dernier, au moins 3 000 personnes ont défilé à Rennes.

Sous le slogan « Plus qu’une marche pour le climat », 55 évènements sont répertoriés, ce mardi, en France par les coordinateurs de ce mouvement. C’est plus que le 8 septembre, où « il y avait moins de quarante villes » mobilisées, indique Danièle Migneaux, qui fait partie des bénévoles chargés de coordonner les marches organisées par des volontaires.

A Vannes, Saint-Brieuc, Saint-Malo…

En Bretagne, des marches sont déjà prévues à partir de 14 heures le 13 octobre à Saint-Brieuc, Saint-Malo et Vannes. A Rennes, un autre rassemblement sera organisé le 10 novem-bre. Dans la capitale rennaise, un premier cortège avait mobilisé entre 3 000 et 4 000 person-nes, début septembre.

« L’objectif ‘d’Il est encore temps’ est de regrouper les forces, d’avoir un lobby citoyen« , explique Danièle Migneaux. Outre une page facebook dédiée, un site internet « ilestencoretemps.fr » présente les marches mais aussi des pétitions, des actions en cours ou des écogestes.

L’urgence

Lundi 8 octobre, des climatologues ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme. Selon le dernier rapport des experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), il est salutaire de limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C et non 2°. Le rapport préconise de prendre des mesures concrètes dans les deux années à venir au plus tard.

La prochaine COP sur le climat aura lieu en décembre 2018 en Pologne.

Hélène Pédech  09/10/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr

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08 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pont-l’abbé (ouest france)

pesticides

Les produits chimiques, ennemis de Marie-Noël

L’hypersensibilité chimique multiple (syndrome MCS) : cette maladie décou-verte par l’allergologue américain Theron G. Randolph affecterait de plus en plus d’individus.

« Il y a deux ans, les travaux de peinture que j’ai effectués dans mon immeuble ont été déclen-cheurs de la maladie. » Née en 1961, la Pont-l’Abbiste Marie-Noël Autret souffre depuis du syndrome MCS.Découverte dans les années 1950, cette maladie se caractérise par une sensi-bilité exacerbée aux produits chimiques. Elle est consécutive à l’exposition répétée à des produits courants tels que pesticides, insecticides, produits d’entretien, adhésifs, matériaux de construction, produits d’hygiène ou cosmétiques… Les symptômes ? Troubles respiratoires, cutanés, vomissements, malaises… Physiquement mais aussi socialement, cette pathologie handicape fortement la vie quotidienne.

Des effets crescendo

Dans le cas de Marie-Noël, les symptômes sont apparus progressivement : « Lorsque j’étais auxiliaire de vie, il y a une trentaine d’années, j’utilisais beaucoup de produits ménagers et je subissais des intolérances », se souvient Marie-Noël Autret.En lavant des vitres avec un produit spécifique, elle sera prise d’un malaise et de vomissements.

Son médecin généraliste ne trouve pas d’explication.

Nouvelle alerte, quelques années plus tard, quand elle nettoie des escaliers à l’aide de cire. «Au bout de deux marches, je ne pouvais plus respirer. » Dès lors, les effets des produits chimiques monteront crescendo. Marie-Noël Autret sent que son état se dégrade. «J’en faisais part à mon médecin. Pourtant, mon état général et mes analyses de sang semblaient bons.» Poursuivre son métier de projectionniste cinématographique devient alors impossible. « C’est la dernière activité que j’ai pu exercer. Depuis 2010, je vis d’une allocation liée à un handicap en raison d’un problème à une jambe. »

À chaque instant, Marie-Noël doit éviter toute proximité avec des substances chimiques :

Contact direct, alimentaire ou respiration. Parfum de lessives, de produits d’hygiène, cosméti-ques, ménagers sauf bio, gaz d’échappement, aliments industriels…« Je suis désormais un détecteur de produits chimiques », ironise la Pont-l’Abbiste. Un peu comme, pour les ondes, les personnes souffrant d’électro-hypersensibilité. Le syndrome MCS pourrit la vie des personnes affectées : « Pas de travail possible, problèmes relationnels…

Cette maladie provoque une profonde solitude », insiste aussi Marie-Noël Autret, regrettant la non-reconnaissance de ce syndrome par les autorités françaises.« Il est pourtant reconnu aux États-Unis et au Canada. À Halifax existe d’ailleurs une clinique qui accueille les malades atteints de MCS. »

Aucun traitement médical n’existe.

Seule solution donc : l’évitement des produits chimiques. « Il faudrait des lieux de vie adaptés : cabinets médicaux et dentaires, magasins… » Obligée de vivre dans une caravane, à l’abri de toute proximité chimique, de mettre un masque pour entrer dans sa voiture… Marie-Noël Autret entend alerter et sensibiliser sur les risques chimiques : « Moi, j’ai 57 ans, mais des jeunes de 20 ans souffrent désormais de cette maladie environnementale émergente. Dans l’agriculture notamment. »

Ludovic LE SIGNOR 05/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

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08 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

guéméné penfao (rescue)

porcs

Projet d’extension de porcherie à Guémené-Penfao

Des habitants concernés et inquiets par les conséquences pour la santé et l’environnement du projet d’extension de la porcherie de St Yves (Guémené Penfao) se mobilisent.

Depuis plusieurs mois, des usagers du SIAEP (Syndicat Intercommunal de distribution d’Eau Potable) de Guémené ont alerté les distributeurs d’eau, les élus et l’administration sur les problèmes de contamination des captages d’eau potable par certains pesticides.

Ce projet d’extension va aggraver une situation déjà critique, le GAEC de St Yves souhaitant passer de 4 500 à près de 7 000 AE (Animaux Équivalents) ce qui correspond à une produc-tion de 13 000 porcs par an.

Cette extension va se traduire par un accroissement des surfaces traitées chimiquement.

Les surfaces d’épandage du lisier se trouvent pour certaines à plus de 15 Km, générant une pollution accrue liée à l’épandage et au transport de ce lisier. Certaines de ces surfaces se trouvent dans la zone de captage même de Massérac, alors que les solutions ne sont pas trouvées pour rendre l’eau potable pour les 20 000 habitants concernés.

A l’heure où tout le monde s’accorde à dire que la qualité de l’environnement est une préoccupation majeure, et alors qu’il est maintenant avéré que la pollution chimique par les pesticides a des conséquences graves sur la santé de la population (cancers, malformations…) ce projet est une provocation !!!

porc

Les habitants concernés appellent à un rassemblement pour dire NON à ce projet :

SAMEDI 13 OCTOBRE

10H30,  Prairies du Don, Mail Jean Jaurès Guémené Penfao.

Rescue Bretagne

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