Archive | Luttes paysannes et alimentation

09 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

landunvez enfumage (appcl)

cochon

 Landunvez, non à l’usine à cochon! On nous enfume!!!

Nous sommes une petite asso locale, nous ne sommes ni la chambre d’agriculture ni le ministère de l’agriculture, ni de grands économistes mais nous sommes tout de même capables de comprendre qu’on nous enfume!

Les cours du porcs ne cessent de s’effondrer…nous l’avions prévu déjà l’an passé… Pas la peine d’être économiste reconnu pour deviner que nous ne serons jamais compétitifs sur le marché du porc industriel bas de gamme.

C’est un peu comme si un industriel français décidait de concurrencer la Chine en produisant des jouets en plastique bas de gamme… des souvenirs de Paris à 2€… ou toute autre « chinoiserie » de basse qualité. Aucune banque ne le suivrait.

Et pourtant la FNSEA et son lobbying effréné entraîne toute la profession agricole dans le mur.

Dans l’article ci-dessous paru le 04/11/2017 dans le Télégramme le Président d’Inaporc fait le constat que tout va mal, que la concurrence étouffe le marché… mais sa réponse est hallu- cinante!  Il faut industrialiser davantage…pour concurrencer la Chine, l’Espagne… la Russie.

Mais vous n’avez aucune chance d’y arriver! la main d’oeuvre de ces pays est bien moins chère. Si vous voulez vous en sortir, produisez ce que les consommateurs locaux vous demandent: de la qualité.

Nous n’en pouvons plus que des industriels polluent le pays pour exporter à perte du porc bas de gamme. Et vous verrez, on va bientôt nous demander de payer la facture avec un grand plan d’aide à une profession en danger….

Association pour la Protection et la Promotion de la Côte des Légendes

http://appcl.over-blog.com/

Des précisions pour le lecteur non producteur de porc:

Ne parlons pas en nombre de truies, cela est fait pour minimiser la taille de l’usine! Parlons plutôt en EA (équivalent animaux) soit le nombre de bêtes effectivement sur place. Le Préfet a autorisé l’agrandissement et le passage à 13 750 animaux équivalents! soit une production de 26 600 porcs charcutiers par an! soit une production de 60 tonnes de lisier par jour!

« Une lagune va être construite »… effectivement, il faut bien traiter 60 tonnes de lisier par jour. Elle est prévue à Kerincuff soit à 1,5km de l’usine. Pour la rejoindre, le lisier va être pompé et transporté grâce à un « lisioduc ». Ce pipeline à lisier va traverser la zone humide du bourg de Landunvez et le Foul, la rivière où les enfants se baignent (sur la plage de Penfoul).

« Une exploitation qui crée de la richesse »…pour qui? 

Le cours du porc dégringole et ne risque pas de se relever de si tôt vu que la Russie et la Chine s’entendent pour fournir le marché chinois, cet eldorado que les tenant du productivisme agricole nous vendent depuis quelques années! Et combien de petits producteurs vont mettre la clef sous la porte?.

Parce que si le nombre de porcs produit en France a tendance à stagner, et si ces usines grandissent et se multiplient, c’est qu’il y a des perdants quelque part… Ce ne sont pas les fameux « anti-viande » qui sont à la base de la détresse des petits paysans, ce sont les gros qui imposent leur modèle destructeur.

Nous, à APPCL, on n’est ni des anti-viande, ni de dangereux activistes, nous sommes juste soucieux de laisser à nos enfants un pays présentable…

Associations liées dans le collectif « Landunvez, non à l’usine à cochon »:

Bretagne Vivante, AE2D, CLCV, UFC Que choisir

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08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

vitré webhelp-sva (ouest france)

 sud centre d appelle

Pays de Vitré. Un syndicat appelle à une grève chez Webhelp vendredi

Le syndicat Sud Telecom 35 a lancé un appel « à faire grève à partir du vendredi 8 décembre 2017 pour les salariés du centre d’appels Webhelp », situé dans la zone du Piquet à Étrelles, près de Vitré.

Le syndicat Sud Telecom 35 a lancé un appel « à faire grève à partir de ce vendredi pour les salariés du centre d’appels Webhelp », situé dans la zone du Piquet à Étrelles, près de Vitré. Il veut ainsi faire entendre plusieurs revendications : « l’arrêt des mauvaises pratiques qui génèrent le travail dissimulé ; le paiement de toutes les heures supplémentaires ; le paiement à 100 % de la prime variable pour le mois de décembre ; le rétablissement du coefficient 190 », estime-t-il. De plus, « une assemblée du personnel se tiendra à 14 h devant la société. »

07/12/2017

https://www.ouest-france.fr/

privilegies

Vitré. Des syndicats tractent devant la SVA Jean-Rozé (Ouest France)

Ce jeudi midi, pendant un peu plus de deux heures, des représentants syndicaux ont distribué des tracts aux salariés qui entraient et sortaient de la SVA Jean-Rozé à Vitré. Cette démarche s’inscrit dans un mouvement « lancé par la CGT, la CFDT et FO pour tous les sites Agromous- quetaires en France », expliquent Brigitte Milo (CGT) et Aline Loret (CFDT).

Les syndicats voulaient ainsi « informer les salariés sur le projet A2P2020 »

d’Agromousquetaires. Ils se disent notamment inquiets de « fermetures de sites, transferts d’activités… » Autre inquiétude : « certains salariés, en changeant de société dans le groupe, changeront aussi de convention collective… », affirment-elles en citant l’exemple du transport. Pour rappel, depuis le printemps, le site de Vitré accueille les salariés du site de Liffré (qui va fermer en 2018). Cela représente « environ 200 salariés. Ceux de la 1re transformation arriveront en janvier », ajoutent-elles.

07/12/2017

https://www.ouest-france.fr/

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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

glyphosate (alternative libertaire + conf’)

pesticideis

Glyphosate, poison économique

Le désherbant le plus répandu vient de voir son autorisation de commercialisation renouvelée pour cinq ans par l’Union Européenne. Bien que son pouvoir cancérigène soit fortement suspecté, il permet le maintien de coûts bas dans l’agriculture industrielle. Cela explique le manque de volonté politique à en sortir.

Une révolution agricole reste à faire.

Le désherbage est une des questions de base des producteurs agricoles. Il prend du temps et ne produit rien. Dans ce domaine, le glyphosate, comme d’autres substances chimiques, a été une solution industrielle d’après-guerre pour gagner du temps de main-d’œuvre, donc réduire les coûts. Cette froide optimisation de la production de valeur a eu pour conséquence de détruire des écosystèmes, de polluer les sols et d’empoisonner les humains.

Tout cela a déjà été raconté [1] et malgré les reports d’interdiction successifs en Europe annoncée depuis longtemps, cette substance vient de se voir autoriser pour cinq ans de plus après un vote rocambolesque de l’Allemagne. A terme, nul doute que le glyphosate devrait être interdit. Mais pas la logique qui la tient.

Dans la logique industrielle, remplacer le glyphosate par une autre substance ne dérangerait pas grand monde, le but étant de garder des coûts bas (à condition que les États subvention- nent) pour rester compétitifs sur le marché mondial. Il est parfaitement admis qu’un herbicide puisse être d’origine végétale à condition que celui-ci permette la sauvegarde de la compé- titivité. Et donc que cette agriculture de demain soit «  bio  », tout en gardant comme règle la suppression de certaines espèces vivantes afin de favoriser la production de valeur et de biens de consommation.

L’inertie profite aux industriels

Les constants changements d’orientation des instances européennes est l’expression des intérêts divergents des différents pays sur ces questions. Les exploitants des grandes cultures de Pologne ou de Roumanie (sur des milliers d’hectares) veulent faire perdurer les désher- bants (dont le glyphosate), tandis que les pays dont la production est négligeable au niveau mondial veulent arrêter. Et la France, fer de lance de ces produits pendant des décennies, joue l’inertie, en sachant pertinemment qu’elle profite aux industriels.

On réautorise, puis on rediscute dans trois ans… Telle est la ligne de Nicolas Hulot. Mais de quoi discute-t-on? Du maintien d’une agriculture de destruction en version «responsable» ? D’un label bio qui accepte toujours plus de substances dans ses processus d’homologation  ? Ou d’une révolution  ?

Bien sûr, pour ces gens-là, il ne s’agit pas de révolution! Celle-ci se passe ailleurs, chez ceux et celles qui refusent de rentrer dans le système et qui souhaitent produire sainement et de manière accessible au plus grand nombre… De nombreuses questions sont posées parmi ces groupes pour porter une alternative, comme celle de la légitimité du bio comme label régi par l’État [2], du désherbage thermique, ou du rôle de «  consom’acteur  »…

Mais le glyphosate pose deux questions plus spécifiques

Celle de l’emprise des désherbants dans l’économie mondialisée, et celle du produit dont ils sont originaires: les gaz de combat. Un fil de réponse de tradition libertaire pour construire nos réflexions est celle de l’entraide qui est le phénomène de prolifération de la vie, et non la compétition.

Reinette noyée (AL Aveyron) 7 décembre 2017

http://alternativelibertaire.org/

Lire aussi:

Pesticides : « Commençons par interdire le glyphosate » (La Conf’)

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

permaculture (le rohan landerneau)

Au sud de la France, dans une vallée de l’arrière pays Audois, un couple d’éleveurs ovin, a développé en toute discrétion des techniques d’une agriculture pas comme les autres. Pensée à l’origine comme une agriculture soutenable, la permaculture, telle que la pratiquent Andy et Jessie Darlington, est un système d’ingénierie complexe inspiré des écosystèmes naturels. Cette science appliquée mêle des techniques d’agronomie et de paysagisme dans le but de développer des lieux de vie écologiques et équitables. Chaque technique employée par le couple de fermier rivalise toujours plus d’ingéniosité et de créativité. Cette inspiration, les Darlington ont décidé de la transmettre. C’est ainsi qu’ils ont contribué à la création d’un réseau de formation aujourd’hui en pleine expansion…

land 22

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03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

traon bihan (of + lt)

Interview de Simon Tonin, administrateur, groupement des agriculteurs bio 29

Brest : une ZAD sur la ferme de Traon-Bihan

Brest : début de l’occupation de la ferme de Traon-Bihan, transformée en ZAD. Le groupement des agriculteurs bio du Finistère reste mobilisé pour défendre la ferme de Traon-Bihan,  exploi- tation laitière bio située à Brest. Une partie des terres est menacée par un projet d’urba- nisation. Depuis ce samedi après-midi, ils occupent solidairement les parcelles concernées.

Première nuit d’occupation sur la ferme de Traon-Bihan.
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Les agriculteurs bio du Finistère, soutenus par d’autres organisations agricoles comme la Confédération Paysanne et des associations, Terre de Lien, Bretagne Vivante, Eau et Rivières de Bretagne ont décidé de mettre en place une ZAD, une Zone à Défendre ou plutôt une ZAC, zone agricole à conserver, sur l’exploitation laitière bio de Traon-Bihan à Brest, que la ville veut transformer en éco-quartier.
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stop-au-beton-dans-la-Crau
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Une exploitation laitière bio en péril

Les actions se multiplient depuis des mois, le couple de producteur laitier se bat pour sauver son exploitation, son outil de travail, non seulement pour leur famille, installée depuis plusieurs générations sur ces terres, mais aussi pour l’ensemble du territoire, dont il font partie et avec qui ils ont construit des liens. Ils fournissent en produits laitiers les écoles de Brest notamment. La ville a le projet d’amputer l’exploitation de 20 ha pour l’extension de l’éco-quartier de la Fontaine Margot voisin, ce qui représente un tiers de la surface de la ferme, propriété de la ville de Brest à 90%. Une amputation qui mettrait en péril l’avenir de l’exploitation et de ses 45 vaches laitières.

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Krystell Veillard 03/12/2017
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Lire aussi:
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28 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

junkfood (la libre belgique)

ravili

L’alimentation « low cost » coûte très cher ! 

Les prix « bas » de la grande industrie agroalimentaire ne comptent pas les conséquences environnementales et sanitaires : surpoids, diabète, maladies cardio-vasculaires, etc. Retrouvons la cuisine, la convivialité et le plaisir des saveurs.

Il est décidément plus facile d’annoncer des bonnes résolutions que de les mettre en œuvre. En dépit d’engagements répétés à réduire la pauvreté, près d’un quart de la population en Europe – 117 millions de personnes – se situe en risque de pauvreté en 2016. Or c’est d’abord sur les achats alimentaires, seul poste du budget du ménage relativement compressible, que les ménages les plus précaires tentent d’économiser. Et quand cela ne suffit plus, ils se tournent en dernier recours vers les organisations caritatives : en Belgique même, le recours à l’aide alimentaire a augmenté de 17,3 % entre 2013 et 2016 (1).

Familles à faible revenu

Un régime alimentaire sain reste hors de portée pour beaucoup de familles à faible revenu. Pourtant, paradoxalement en apparence, poursuivre dans la voie actuelle, en encourageant une baisse des prix des denrées alimentaires et un meilleur accès à l’aide alimentaire, conduit à l’impasse. Des prix bas et l’aide alimentaire sont, au mieux, des palliatifs. Ce ne sont pas des solutions durables.

Depuis cinquante ans, on a prétendu répondre aux attentes des familles les plus défavorisées en encourageant une production alimentaire de masse :

l’alimentation « low cost » a fonctionné comme le substitut de fait de politiques sociales plus robustes, qui auraient pu protéger les ménages les plus pauvres de la pauvreté alimentaire. Or cette approche s’avère être un échec patent. Les dimensions qualitatives de l’alimentation ont été négligées au nom de la réduction des coûts, et ce sont ces ménages qui paient aujourd’hui le prix exorbitant de ces choix.

L’alimentation « low cost » a en fait un coût exorbitant, aussi bien pour les consom-mateurs qui en dépendent que pour la collectivité.

Les perturbateurs endocriniens présents dans l’alimentation – en raison des pesticides utilisés dans l’agriculture conventionnelle, des emballages utilisés, des hormones de croissance dans l’élevage industriel, ou des préservateurs – coûtent 217 milliards d’euros par an aux pays de l’Union européenne, l’équivalent de 1,48 % du PIB européen, ou 428 euros par an et par personne.

La consommation de produits alimentaires fortement transformés par des processus industriels explique largement l’explosion des taux d’obésité (51,6 % de la population européenne est en surpoids ou obèse), et donc des maladies non-transmissibles – diabètes, maladies cardio-vasculaires, cancers gastro-intestinaux – qui y sont liés, dont le traitement représente 80 % des coûts en soins de santé dans l’UE.

Les prix « bas » de la grande industrie agroalimentaire ne le sont que parce que ce que les économistes appellent les « externalités négatives » ne sont pas répercutées sur le prix des produits sur les rayons des supermarchés – mais ce que le consommateur ne paie pas à la caisse, il le paiera en tant que contribuable, pour effacer les conséquences environnementales et sanitaires de ce modèle.

Pas que subsidier les fruits

Alors oui, il faut rendre plus abordables les produits issus de l’agriculture biologique, obliger les filières de production agroalimentaire industrielle à prendre en compte les coûts que leur manière de produire imposent à la collectivité, subsidier la production de fruits et légumes et en faciliter la distribution par des investissements dans la logistique.

Mais cela ne suffira pas. Car, si on laisse de côté la particularité des filières certifiées « bio », manger sainement, en cuisinant des produits frais, notamment des légumes, et en modérant sa consommation de fritures, de confiseries et de viande rouge, ne coûte pas nécessairement plus cher.

Cela demande, en revanche, du temps et de l’organisation, dont les personnes au statut le plus précaire, qui enchaînent parfois plusieurs petits boulots sur la journée et que de lon- gues navettes séparent parfois de leur lieu de travail, ne disposent pas toujours. Cela exige aussi un savoir-faire culinaire en voie de disparition rapide. Et cela suppose une motivation qu’il n’est pas toujours facile de trouver quand l’on vit seul, ou en famille monoparentale, surtout lorsque les membres de la famille ont des horaires différents et variables.

La pauvreté alimentaire, c’est une question de pouvoir d’achat, mais c’est aussi une question de mode de vie, d’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, et d’informa- tion. Et, autant que le pouvoir d’achat en tant que tel, la géographie de la distribution importe : bien que l’on ne puisse sans doute pas évoquer, en Europe continentale, ces « déserts alimen- taires » qui caractérisent certaines villes d’Amérique du Nord ou de Grande-Bretagne, il y a des quartiers moins bien desservis tels que certains quartiers du centre de villes de taille moyenne telles que Liège, ou de villages de campagne (2), où il est difficile de trouver des produits frais, variés et de qualité (3).

Une question de civilisation

L’accès de tous et de toutes à une alimentation adéquate suppose une meilleure protection sociale et des salaires décents, pour lesquels une politique de bas prix et l’aide alimentaire ne sauraient constituer des substituts.

Mais il faudra davantage encore. Pour sortir de la culture alimentaire que cinquante années de productivisme ont façonné, transformant nos goûts et jusqu’à nos manières de table, il faudra davantage qu’une réorientation des subsides, une utilisation intelligente de l’outil fiscal, et quelques campagnes d’information. Il faudra faire de l’alimentation une question de civili- sation. Réapprendre à cuisiner. Se rappeler que les repas sont un moment de convivialité. Retrouver le plaisir des saveurs. Renouer le lien social, à travers la cuisine et l’alimentation.

Bref, replacer l’alimentation comme élément de notre culture, et ne plus la voir seulement comme une nécessité physiologique.

Non pas la médicaliser, mais se la réapproprier et en faire une composante de nos modes de vie. C’est un effort de longue durée. Mais il est plus que temps que l’on aille au-delà de l’aide alimentaire et des solutions d’urgence pour les plus pauvres, pour permettre à chacun et chacune, quel que soit son niveau de revenus, son niveau d’études ou son statut professionnel, d’avoir accès à une alimentation adéquate.

Une opinion d’Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’alimentation (2008-2014) et co-président du Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food)

 jeudi 23 novembre 2017

http://www.lalibre.be/

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28 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (la conf’ + alter écon)

pesticides

L’Europe qui « protège » a encore frappé

Hier les Etats membres ont enfin trouvé un accord sur le glyphosate!

Renouvellement pour 5 ans, au moins. La Confédération paysanne condamne cette décision qui repousse encore la sortie de cet herbicide décrié de toutes parts pour ses conséquences environnementales et sanitaires avérées. Face à l’inertie euro- péenne, elle défendra des démarches unilatérales des États, à condition que celles-ci s’insèrent dans un réel projet de sortie des pesticides.

Le Président de la République annonce une sortie le plus vite possible, en fonction des alter- natives, et à 3 ans au plus tard. Nous réaffirmons que les alternatives techniques existent mais conditionner chaque annonce sur les pesticides à une approche exclusivement technique est insuffisante.

Si elles ne sont pas massivement utilisées par les paysan.ne.s aujourd’hui, c’est en grande partie pour des raisons économiques.

Pour sortir des pesticides, il faut avant tout oser affronter la logique de compétition sur les prix à laquelle les paysan.ne.s doivent faire face pour obtenir un revenu. Emmanuel Macron a an- noncé 5 milliards d’euros d’investissement pour la transition agricole. Nous attendons que ces 5 milliards d’euros servent à soutenir les paysan.ne.s afin qu’ils puissent mettre en œuvre ces alternatives, qui pour beaucoup demandent principalement du temps de travail supplémentaire.

Nous précisons que miser sur la robotique ruinerait la collectivité au profit d’une minorité de paysan.ne.s qui pourraient y accéder.

De même, il est temps de donner les moyens financiers au second pilier de la PAC* pour dé- ployer des aides qui permettent cette transition. Ces mesures de soutien économique doivent s’accompagner de mesures commerciales afin de ne pas mettre en compétition les paysans et leur imposer des revenus indécemment bas. Si une clause de sauvegarde a été une option nécessaire sur le diméthoate, qu’elle en soit une pour le glyphosate.

Nous demandons le retrait le plus rapidement possible du glyphosate, assorti des mesures économiques et commerciales qui permettront aux paysan.ne.s de travailler et d’avoir un revenu sans ce symbole de l’agro-industrie qui les empoisonne.

28.11.2017

http://www.confederationpaysanne.fr/

Lire aussi:

Siegfried Knasmüller : « Le glyphosate endommage l’ADN » (Alternatives économiques)

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27 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

extrême droite bretonne (les inrocks)

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

Qui est Boris Le Lay, le militant d’extrême droite breton expulsé de YouTube ?

La plateforme YouTube a suspendu la chaîne du militant d’extrême droite, suite à des requêtes judiciaires répétées. Depuis octobre, la plateforme affirme avoir durci sa politique de modé- ration à l’égard des vidéos contenant “des propos religieux controversés ou suprémacistes”.

“Une agonie”. C’est en ces termes que le Youtubeur Boris Le Lay décrivait l’état actuel de la France dans une vidéo mise en ligne fin octobre sur YouTube.

Jugée discriminatoire, elle a été supprimée lundi 20 novembre, en compagnie d’une centaine d’autres du même auteur. Cette suppression fait suite à plusieurs requêtes judiciaires contre le militant d’extrême droite, qui ont conduit la plateforme à suspendre son compte. Seules deux vidéos sont toujours en ligne sur la chaîne, qui en comptait auparavant 140 selon Le Monde.

Avec cette suspension, Boris Le Lay perd un second relais d’expression.

En avril 2017, c’est son blog “Breiz Atao” (que l’on peut traduire par “La Bretagne toujours”) qui s’est vu partiellement déréférencé par Google : le blog reste toujours accessible, mais ne s’affiche plus lors d’une recherche sur le moteur. Une mesure rare, celle d’ordonner la sup- pression totale du site et non des seuls articles incriminés, qui faisait suite à une décision de la justice française qui a personnellement condamné Boris Le Lay pour incitation à la haine et menaces de mort.

Attrape-moi si tu peux

A 36 ans, Boris Le Lay arbore un casier judiciaire des plus chargés. Pas moins de cinq con- damnations entre 2013 et 2016, pour des motifs comme “provocation à la haine et à la violence raciale”, “injures publiques et raciales” et “menaces de mort”.

Ces condamnations successives lui ont valu des peines d’emprisonnement, avec ou sans sursis, et de multiples amendes. Pour autant, le blogueur reste insaisissable et ne s’est jamais présenté à ses procès, pas plus qu’il n’a effectué ses peines. Selon différentes sources, il vivrait actuellement au Japon, pays d’origine de son épouse (la localisation de son profil Twitter affiche notamment “Tokyo”), mais des informations contraires le prétendent toujours en Bretagne.

Insaisissable, son idéologie l’est tout autant.

D’abord défenseur d’Israël, en qui il voyait un allié dans ses luttes nationalistes et antimu- sulmanes, il effectue en 2008 un revirement complet et adhère aux thèses antisémites, lançant notamment un blog : “Le projet juif”. Il affiche aujourd’hui une ligne idéologique rigoureusement hostile au judaïsme et à l’islam, teintée de complotisme, renvoyant dos-à-dos les grands médias et les hommes politiques de tous bords.

Sa spécificité réside dans l’affirmation de son identité bretonne, qui conditionne un antirépu- blicanisme patent et le conduit à aborder avec sympathie certains mouvements nationalistes indépendantistes, comme celui ayant secoué il y a peu la Catalogne.

“Un astre secondaire de la fachosphère”

Avec 10 000 abonnés sur son compte Twitter, 16 000 sur sa page Facebook, Boris Le Lay est une figure d’importance, quoique de second plan de l’extrême droite française. Un “astre secondaire de la fachosphère”, selon Dominique Albertini et David Doucet (rédacteur en chef des Inrockuptibles ndlr), qui dressaient en 2016 son portrait dans un livre consacré à l’extrême droite française (La Fachosphère Comment l’extrême droite remporte la bataille du net, Flammarion, 2016).

Fachosphère. On désigne par ce néologisme différentes mouvances d’extrêmes droites aux positionnements variés, réunies par leur opposition commune aux médias.

Boris Le Lay s’inscrit en plein dans cette définition. Ainsi, sur son profil Twitter, son nom est encadré de deux emojis : un cochon et une petite grenouille. D’apparence anodine, ils sont tous deux des signes identificatoires de l’extrême droite : le cochon symbole pour l’extrême droite “traditionnelle” d’une identité française “gauloise” ; la grenouille, devenue l’étendard de l’altrigt, l’extrême droite américaine, sous les traits de “Pepe the frog”.

Une mesure inefficace ?

Cette suspension est révélatrice de la nouvelle politique appliquée par YouTube concernant la lutte contre les “contenus violents et extrémistes”. Testée depuis cet été et rendue publique le mercredi 18 octobre, elle prévoit notamment la création d’un nouveau niveau de sanction pour les vidéos “qui ne sont pas illégales et ne violent pas les règles de YouTube mais qui contien- nent des propos religieux controversés ou suprématistes”. Ni supprimées ni totalement mainte- nues, elles resteraient présentes sur la plateforme, précédées d’un avertissement et sans pouvoir être aimées ou commentées par les utilisateurs.

Cette nouvelle politique de modération vise à “aider à trouver un équilibre entre la défense de la liberté d’expression, en préservant une archive de contenus dans l’intérêt public, tout en empêchant ces vidéos d’être largement diffusées ou recommandées”. Peut-elle être efficace ? Le temps seul le dira, mais le cas de Boris Le Lay permet déjà d’entrevoir deux écueils probables.

Le premier est le possible contournement de ces mesures de restriction, par le report sur d’autres plateformes de diffusions.

Sur son compte Twitter, Boris Le Lay a annoncé la migration de sa chaîne sur PewTube, une plateforme alternative à YouTube et Soundcloud. Ce site garantit à ses utilisateurs la “stabilité”, prévenant toute fermeture de leur chaîne telle qu’elle pourrait advenir sur des plateformes appliquant une politique de modération plus rigoureuse.

Et invite les autres Youtubeurs identitaires à faire de même. Il annonce aussi avoir créé une nouvelle chaîne YouTube, afin d’y référencer et d’y annoncer la sortie de ses futures vidéos, qui resteront hébergées par la plateforme alternative. Une façon de déjouer les processus de suppression, sans violer la politique de modération.

Le second est le réinvestissement de ces mesures de restrictions dans le discours même de ces Youtubeurs de niche.

Dans sa première vidéo postée sur PewTube, Boris Le Lay dénonce une “censure globale de YouTube, Twitter, Facebook” et “une clôture arbitraire” de son compte. Et reproche aux médias ayant relayé l’information (en particulier au journal Le Monde qui a consacré un article, au ton très neutre, à l’affaire) de se réjouir de la suspension de sa chaîne voire de “souhaiter son incarcération”. Une rhétorique complotiste, qui permet à Boris Le Lay de conforter son image de dissident. Avec toujours cet axiome : “Si on essaie de me faire taire, c’est que ce que je dis dérange”. Imparable.

Camille Tidjditi- 23/11/17

http://mobile.lesinrocks.com/

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18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

sauver les haies (france info)

Nature : il faut sauver les haies !

La France compte trois fois moins de haies qu’il y a un siècle. Arrachées par certains agriculteurs, elles sont pourtant essentielles pour notre écosystème.

Des champs entourés de haies, une mosaïque à perte de vue. Le bocage, élément clé de notre paysage, est essentiel à notre écosystème. Mais depuis des années, arbres et bosquets sont souvent arrachés, le patrimoine est menacé. En France, les haies sont pourtant proté- gées par de multiples textes.

Mais pour optimiser la surface agricole et gagner du temps, certains n’hésitent pas à arracher celles qui bordent leur parcelle.Dans les années 60, les très petites parcelles sont regroupées pour accroître le rendement : c’est le début de l’agriculture intensive, 750 000 kilomètres de haies sont supprimés. (On dit parfois la distance terre lune! Note du blog)

Un soutien financier

Les haies sont essentielles pour l’environnement, elles stabilisent et dépolluent les sols et servent d’abri aux animaux. Ces atouts justifient le soutien financier du département : une enveloppe de 5 000 euros, un pari sur l’avenir. Aujourd’hui, la France compte près de 700 000 kilomètres de haies, c’est trois fois moins qu’il y a un siècle.

16/11/2017

http://www.francetvinfo.fr/

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13 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

les pieds sur terre (kérity)

Les Pieds sur Terre

Projection/ciné-débat : soirée proposé par le Comité bigouden de soutien aux opposants à l’aéroport de NDDL dans le cadre du Forum social bigouden.

Au cœur de Notre-Dame-des-Landes, le Liminbout, hameau d’une dizaine d’habitants tient le haut du pavé. Agriculteur historique, paysans syndicalistes, locataires sur-endettés venus chercher une autre vie, squatteurs plus ou moins confirmés y apprennent à vivre et à lutter ensemble au quotidien.

Ici on ne fait pas de la politique : on la vit.

Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film est une immersion dans le huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte contre l’aéroport et son monde.

Les Pied Sur Terre est un long-métrage documentaire tourné entre décembre 2012 et mai 2015 au Liminbout, hameau situé sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Parmi la soixantaine de lieux de vie qui se trouvent sur la zone, Le Liminbout a un caractère unique.

Il est le seul où cohabitent habitants historiques et squatteurs venus de différents coins de France et d’Europe pour participer à la défense de ce territoire menacé par le projet d’aéroport.

Les Pieds Sur Terre n’est pas un documentaire militant ou informatif sur la lutte de Notre-Dame-des-Landes. En suivant le quotidien des habitants de ce hameau, le film saisit la vie qui se met en place lorsque les diverses composantes d’un territoire prennent ensemble le risque de défier l’État et le Marché. Si la lutte contre l’aéroport est au cœur des préoccupations de chacun, ce qui se joue entre ces habitants si différents relève d’une dimension bien plus universelle. [les-pieds-sur-terre.fr]

Cinéma Eckmühl, Kérity

Pieds-sur-terre-internet

https://tri-p.bzh/fr

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