Archive | Luttes paysannes et alimentation

20 février 2019 ~ 0 Commentaire

climat (a et r)

ecolos

Face au réchauffement climatique 

Pas d’avenir sans révolution !

Vendredi dernier, plus d’un millier de lycéens et étudiants se sont rassemblés devant le ministère de la Transition écologique. Depuis plusieurs semaines, en Suisse, Belgique, Canada, Australie, des dizaines de milliers de jeunes ont séché les cours pour exiger de leurs gouvernements le respect de l’accord de Paris, signé lors de la COP21 en 2015.

Leurs accords ne sont que de l’hypocrisie

Cet automne, la presse mondiale s’est félicitée de l’issue de la COP24. Les hauts-fonctionnaires du monde entier y échangeaient sur le dérèglement climatique avec les principaux actionnaires des multinationales de l’énergie, ennemies mortelles de la planète.
Bien évidemment, aucune décision conséquente n’a était prise.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle mascarade a lieu. Fin 2015, lors de la COP21, les mêmes se réjouissaient de l’accord de Paris, qui incitaient les gouvernements à limiter les gaz à effets de serre afin de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C d’ici 2100. A ce jour, cet engagement n’est pas tenu.
Prenons l’exemple de la France qui s’est engagée à réduire ces émissions de 40 % d’ici 2030 et qui les a vu augmenter de 1,7 % entre 2016 et 2017. D’après le dernier rapport du GIEC, si les émissions actuelles de l’économie mondiale ne venait à être réduite, on dépasserait les 1,5°C d’ici une douzaine d’années !
Ce même document établit qu’un réchauffement de 2°C menace 10 millions de personnes de plus par la montées des océans. Cela entraînerait également une augmentation des vagues de chaleur, cyclones, pluies torrentielles et la disparition de nombreuses espèces animales, parmi tant d’autres catastrophes.

Notre planète, nos vies, la vie, valent plus que leurs profits

Contrairement à ce que dise beaucoup de voix « bien-pensantes » de l’idéologie dominante cette catastrophe en route n’est pas la responsabilité de « l’humain » dans son entièreté. Elle est bel et bien la responsabilité des capitalistes et de leurs gouvernements, qui utilise le développe-ment technique non pas pour sauver l’humanité mais pour grossir leurs profits.

Ainsi, ils ont misés sur le développement extraordinaire du transport de marchandises afin de mieux vendre leurs produits dans le marché mondial ; sur l’exploitation des énergies fossiles puis du nucléaire pour rentabiliser la production énergétique ; sur la déforestation massive pour permettre l’exploitation agroalimentaire…

Les politiciens qui nous appellent à faire un petit geste individuel pour sauver la planète en économisant l’eau, l’électricité ou consommant de telle ou telle façon, savent que ça ne peut changer la donne.
Ils ne le font que pour dédouaner les vrais responsables de la crise climatique, qui accumulent les profits grâce à l’organisation économique actuelle. C’est en effet l’organisation même de la production et de sa distribution qui est cause, avec son gaspillage d’énergie et de ressource. La lutte permanente que se mènent les groupes capitalistes concurrents pour gagner des marchés, provoquent ainsi la multiplication absurde de déplacements – parfois intercontinentaux – de marchandises, seulement par des raisons commerciales.

Exproprions les pollueurs !

Ce système n’est absolument pas compatible avec les besoins de l’environnement et de la planète. Les profits des capitalistes, raison d’être de ce système, diminueraient si des mesures sérieuses étaient prises et c’est pour cela qu’ils n’en veulent guère.
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Pour cela, le renversement des classes dominantes est indispensable ; la révolution est la seule carte qu’on a sous la main pour sauver notre avenir.
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Nous devons chercher à exproprier les principaux secteurs de l’économie, à commencer par la finance, l’énergie, les transports et l’agriculture.
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Pour sauver la planète, les travailleurs et la population doivent reprendre le contrôle des moyens de production, arracher aux grandes fortunes le pouvoir de décision qu’elles ont sur l’industrie et le mettre sous notre contrôle et planification.
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Ainsi, le combat pour la justice écologique et la justice sociale doivent aller de pair. Pour mettre un coup d’arrêt à la catastrophe sociale et écologique que la bourgeoisie mène par le biais du gouvernement Macron, c’est dans la rue que ça se passe !
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Commentaire: A&R est un courant du NPA

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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

quimper (sdn)

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18 février 2019 ~ 0 Commentaire

10 objectifs (sepnb fne)

montagne

Grand débat : contribuez à impulser la transition écologique !

Bretagne Vivante invite toutes les personnes sensibles à la protection de l’environnement à faire entendre leur voix

Alors que les premiers « Grands débats » ont eu lieu et continuent dans toute la Bretagne, Bretagne Vivante invite ses adhérents mais aussi toute personne sensible aux questions environnementales à participer et à remplir les cahiers de doléances, pour éviter que la transition écologique ne passe au second plan et faire en sorte que la place des associations soit reconnue.

Pour cela, elle rappelle 10 objectifs à atteindre de toute urgence.

Pour Yves Le Bail, protecteur de l’environnement et membre de Bretagne Vivante ayant participé à l’un des premiers grands débats bretons, la transition écologique n’est pas traitée à la hauteur de l’enjeu qu’elle représente

« Nous sommes dans une voiture qui s’apprête à rentrer dans un mur, et au lieu de réagir pour l’arrêter, nous sommes en train de nous demander quel petit boulon il faudrait changer pour que ça aille un peu mieux… » 

Un sentiment partagé par de nombreux écologistes. 

« L’écologie n’est nullement l’affaire des plus riches, rappelle le militant, ce n’est pas un luxe, c’est au contraire l’affaire des plus pauvres. Quand on n’a pas d’argent, on est obligé de subir, de manger de la nourriture pleine de pesticides, et on n’a pas les moyens de se payer des billets de train, car le train n’est plus suffisamment soutenu par l’Etat, il est devenu beaucoup trop cher. Il faut arrêter de voir l’écologie comme une contrainte : il est au contraire vital qu’elle soit complètement démocratisée. »

En effet, de nombreux thèmes, autour du Grand débat, concernent la protection de l’environnement et des hommes, et Bretagne Vivante encourage tous ceux qui veulent porter ces messages à aller les faire connaître.

10 objectifs pour la transition écologique

Bretagne Vivante est fortement impliquée dans le cadre des réflexions initiées par la région Bretagne sur le projet de la Breizh COP ayant pour but de répondre au défi climatique. L’ensemble du collectif pour une transition écologique et solidaire de la Bretagne (Alternatiba, Bretagne Vivante, Coben, Cohérence, Eau et Rivières de Bretagne, Fédération Bretonne Nature Environnement) a établi une liste de propositions pour une Région qui soit en mesure de se donner les moyens de respecter l’objectif incontournable de division par 4 des émissions de gaz à effet de serres.

Devant l’urgence climatique, 10 objectifs de transition ont été identifiés :

1  Réduire les émissions de Gaz à effet de Serres énergétiques et diviser par 2,5 la consommation d’énergie à l’horizon 2040.

2: Une reconquête de la biodiversité et des paysages, par un plan régional ambitieux visant le doublement des surfaces d’espaces naturels protégés pour 2030.

3  Viser 100 % des eaux brutes et un littoral en bon état écologique.

4  Une Bretagne ZERO déchet et économe en ressource.

5  Développer l’agriculture biologique et les circuits courts.

6 Diminuer l’artificialisation des sols et viser le zéro artificialisation nette.

7 50 % des déplacements en mode doux ou collectif.

8 Équilibre et solidarité entre les métropoles et les territoires ruraux.

9 Aides publiques conditionnées à l’existence de projets de territoires intégrant en priorité les enjeux environnementaux et sociaux locaux.

10 Education et formation à la transition écologique et solidaire.

Nous appelons les habitants, associations, entreprises, collectivités à nous rejoindre dans cette démarche et à faire entendre leur voix.

 Nous soutenons les positions prises par France Nature Environnement, ici :

https://www.fne.asso.fr/

Et suivez nos réflexions et propositions d’actions sur notre page Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/

Lundi 18 février 2019

https://www.bretagne-vivante.org/

Lire aussi:

Grand Débat : sortir du cadre pour permettre la transition écologique et solidaire. Une participation malgré des doutes (FNE)

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

bassins (industrial union)

dechetes miniers

Raisons pour lesquelles vous devez connaître

Les bassins de stockage des résidus

La rupture du barrage de Samarco en novembre 2015, détenu par BHP et Vale, a coûté la vie à 19 personnes et est à l’origine du plus gros désastre environnemental survenu au Brésil

Personne n’entend jamais parler des bassins de stockage des résidus jusqu’à ce qu’ils connais-sent des défaillances. Néanmoins en se rompant, ils peuvent avoir des conséquences catastro-phiques. Devant leur nombre croissant, il est par conséquent utile de savoir ce que sont ces barrages et pourquoi il faut s’en préoccuper.

Qu’entend-on par résidus d’extraction minière?

Les résidus sont les déchets de l’extraction minière. Des procédés mécaniques et chimiques sont utilisés pour broyer les roches en sable fin afin d’extraire les minéraux ou les métaux précieux du minerai.

Tous les résidus irrécupérables et non rentables de ces procédés constituent des déchets. Ils sont formés de particules de roche finement broyées, de produits chimiques, de minéraux et d’eau. Selon le type d’extraction, les résidus peuvent être liquides, solides ou se présenter sous la forme de boues de particules fines. De nombreuses substances trouvées dans les résidus sont toxiques, voire radioactives; il n’est pas rare non plus qu’ils renferment de grandes quantités de cyanure, de mercure et d’arsenic.

Qu’entend-on par bassin de stockage des résidus?

Les bassins de stockage des résidus sont utilisés pour stocker l’eau et les déchets issus des sous-produits des procédés d’extraction. Au moins 3 500 bassins de ce type existeraient à travers le monde. Avec environ 30 000 mines industrielles, il est vraisemblable que ce nombre soit beaucoup plus élevé.

Les bassins de stockage des résidus peuvent atteindre une taille très importante, de l’ordre d’un lac, et s’élever jusqu’à 300 mètres. Les boues résiduaires sont acheminées dans les bassins où les matières solides se déposent au fond; l’eau est alors recyclée pour être réutilisée dans le procédé de séparation.

Les bassins de stockage des résidus utilisent la terre ou la roche plutôt que le béton armé comme barrage. Néanmoins, la majorité d’entre eux utilisent une méthode de construction en amont, moins chère mais plus dangereuse, en se servant des résidus comme barrière.  Le barrage est alors constamment rehaussé pour recevoir plus de déchets. Ces bassins sont plus instables et davantage enclins aux fuites.

Les bassins de stockage des résidus nécessitent un entretien constant et des contrôles réguliers pour s’assurer d’un drainage suffisant et de leur solidité pour contenir les résidus miniers.

Ce type de bassins constitue une menace pour la faune locale (oiseaux et animaux) qui se baigne et s’abreuve dans les eaux contaminées. La fuite de matières toxiques peut aussi causer des dégâts à l’environnement immédiat.

Quelles sont les conséquences d’une rupture d’un bassin de stockage des résidus?

Trente-et-une ruptures majeures de bassins de stockage des résidus ont été dénombrées en dix ans, entre 2008 et 2018, sans compter la rupture catastrophique du barrage de la compagnie minière Vale à Brumadinho, au Brésil, le 25 janvier 2019, qui aurait fait 300 morts.

Au Canada, la rupture du barrage de la mine de cuivre et d’or de Mount Polley en 2014 a provo-qué l’écoulement de 25 millions de mètres cubes d’eaux usées et de résidus dans les lacs et les systèmes hydrologiques adjacents; une quantité suffisante au remplissage de 20 000 piscines olympiques.

Un an avant la catastrophe, le propriétaire de la mine, Imperial Metals, avait signalé que le bassin contenait 84 831 kilogrammes d’arsenic, 38 218 kg de plomb, 562 kg de mercure ainsi que d’autres minéraux et déchets.

En 2015, la rupture du barrage de Samarco au Brésil est à l’origine du déversement de 33 millions de mètres cubes de boues de résidus de minerai fer dans l’environnement, causant la mort de 19 personnes, le déplacement de 600 familles et la contamination des voies navigables sur 620 km en aval, jusqu’à leur arrivée dans l’océan. On craint que des écosystèmes inesti-mables ainsi que la vie piscicole qui font vivre les communautés autochtones ne puissent jamais se rétablir.

De sérieuses inquiétudes existent en ce qui concerne la sécurité des bassins de stockage des résidus qui ne sont plus utilisés mais dont la planète a hérité, et qui représentent encore une menace considérable pour la vie et l’environnement s’ils venaient à se rompre.

Les bassins de stockage des résidus sont-ils nécessaires?

Les installations de stockage traditionnelles, telles que celles responsables des drames de Brumadinho et de Samarco, sont utilisées par l’industrie minière tout simplement parce qu’elles sont bon marché. De nouvelles technologies existent qui réduisent ou limitent considérablement les risques liés aux possibles ruptures des barrages, telles que les techniques de filtrage des résidus, qui réduisent la quantité d’eau pour minimiser le volume et améliorer la stabilité. L’élimination des résidus secs est une autre solution qui offre des avantages significatifs en termes de sauvegarde de l’environnement, mais aussi de sécurité des travailleurs et des communautés.

Comment la sécurité des bassins de stockage des résidus peut-elle être améliorée?

La rupture des bassins de stockage des résidus n’est pas fatale et peut être empêchée. Les compagnies minières doivent écouter les travailleurs et les syndicats, qui sont souvent les premiers à signaler les problèmes de sécurité, mais qui sont trop souvent ignorés.

IndustriALL Global Union travaille avec l’Initiative  (multipartite) for Responsible Mining Assurance standard (Norme IRMA pour une exploitation minière responsable) pour fixer les normes les plus élevées en matière de sécurité de ces bassins, et le Conseil international des mines et métaux (ICMM), qui a produit les lignes directrices sur la prévention de la défaillance catastrophique des bassins de stockage des résidus. L’industrie minière doit respecter de toute urgence ces normes pour éviter de nouvelles catastrophes.

13.02.2019

http://www.industriall-union.org/fr/

Lire aussi:

Un projet de bassin de stockage de déchets nucléaires à la centrale de Belleville-sur-Loire ?

En Alsace, la plus grande nappe phréatique d’Europe est menacée par les « déchets ultimes » de Stocamine

La rupture du bassin d’une mine provoque une grave pollution au Mexique

Le projet minier de la Montagne d’or inquiète l’ONU

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

insectes (le monde)

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La disparition accélérée des insectes

Est aussi inquiétante que celle des grands mammifères

Au rythme actuel, la plupart des insectes pourraient avoir disparu de la planète d’ici un siècle. Face à cette menace majeure sur la biodiversité, l’impuissance des autorités publiques est aussi évidente qu’accablante.

Evidemment, la menace de disparition des éléphants ou des rhinocéros des savanes africaines provoque davantage d’émotion que le déclin rapide des mouches, pucerons, fourmis ou coléop-tères sur la surface de la planète. Il n’empêche : la disparition accélérée, depuis quelques décennies, de toutes sortes d’insectes est largement aussi inquiétante – et plus problématique – que celle des grands mammifères.Tel est le cri d’alarme lancé, après bien d’autres, par des chercheurs australiens. Ils ont compilé et synthétisé quelque soixante-dix études à long terme, menées par des scientifiques du monde entier, sur l’évolution des populations d’insectes. Ce premier rapport mondial sur le sujet vient d’être publié. Ses conclusions sont impressionnantes : au total, de l’ordre de 40 % des espèces d’insectes sont en déclin continu depuis une trentaine d’années et leur taux d’extinction est beaucoup plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux ou des reptiles.

Au rythme actuel, estiment les chercheurs, la plupart des insectes pourraient avoir disparu de la planète d’ici un siècle, si l’on n’y prend garde. Le phénomène est général puisqu’on l’observe aussi bien en Australie qu’en Allemagne, à Porto Rico qu’en France – où tout automobiliste d’un certain âge peut constater que son pare-brise n’est presque plus moucheté, comme autrefois, d’insectes écrasés.

Des conséquences catastrophiques

La belle affaire ! diront les âmes sensibles ou aseptisées, débarrassées de ces petits animaux agaçants, urticants ou piquants. Réaction à très courte vue si l’on veut bien se rappeler que les insectes sont des acteurs essentiels de la biodiversité, car ils sont à la base de très nombreux écosystèmes naturels : leur disparition ne manquerait pas d’avoir des conséquences catastro-phiques à la fois sur les autres espèces qui s’en nourrissent (oiseaux, reptiles, amphibiens, etc.) et seraient menacées à leur tour, mais aussi sur nos productions et régimes alimentaires.

Les cultures pollinisées par les insectes assurent plus du tiers de l’alimentation à l’échelle mondiale. L’exemple des abeilles est bien connu, mais il est très loin d’être le seul. Pour la communauté scientifique, l’origine de ce problème planétaire ne fait guère de doute : l’urbanisation, la déforestation et la pollution sont dévastatrices pour les insectes.

Mais, plus encore, l’intensification de l’agriculture depuis un demi-siècle et l’utilisation généralisée de pesticides, en particulier les néonicotinoïdes massivement répandus depuis une vingtaine d’années.

La France ne fait pas exception

Le cercle vicieux est redoutable : plus l’agriculture moderne utilise de pesticides pour améliorer ses rendements et nourrir l’humanité, plus elle fait disparaître les puissants mécanismes naturels de pollinisation par les insectes – et favorise, en outre, le développement d’insectes ravageurs, résistants aux insecticides et qui s’attaquent aux cultures.

Face à cette menace majeure sur la biodiversité, l’impuissance des autorités publiques est aussi évidente qu’accablante. La France ne fait pas exception, loin de là. Le plan Ecophyto, adopté en 2008, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, prévoyait de diviser par deux, en dix ans – « si possible », était-il prudemment précisé –, l’usage de pesticides.

Le constat d’échec est patent : en 2018, loin de diminuer, leur utilisation a augmenté de 22 %. Les palinodies des gouvernements successifs sur la suppression du glyphosate confirment cette coupable cécité.

Le Monde 13 février 2019

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

Distribution frauduleuse de glyphosate : trois acteurs du marché des pesticides condamnés (Le Monde)

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14 février 2019 ~ 0 Commentaire

zéro phyto (landerneau)

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

le grand licenciement (l’humanité)

paris

Dans les campagnes

Le grand licenciement

Avec 65 500 exploitations disparues depuis dix ans, c’est l’équivalent d’une usine de 6 500 salariés qui ferme chaque année. Reportage auprès de producteurs laitiers, les plus touchés par la crise.

Dans la stabulation où subsiste encore un peu de paille, on n’entend plus le bruit métallique des cornadis qui claquent quand les chèvres y passent la tête pour attraper le fourrage que Thierry (1) leur donnait chaque jour. Depuis 2016, l’agriculteur a été contraint de vendre ses animaux, faute de pouvoir dégager un revenu suffisant de la vente du lait.

« Pourtant, le lait de chèvre est payé plus cher que le lait de vache. La coopérative m’en donnait 50 centimes d’euro le litre au lieu de 30. » Ça n’a pas suffi. Les coûts de production, qui montent en flèche, ont dépassé le produit de la vente. Après s’être installé en 1996 à la suite de ses parents, c’est à contrecœur que Thierry a dû vendre ses bêtes.

« J’aimais mon métier », lâche-t-il le cœur plus serré qu’il ne veut le laisser paraître. Sans forcé-ment s’en rendre compte, noyé dans le travail quotidien rythmé par la traite deux fois par jour, les choses vont vite. Un tracteur qui tombe en panne au mauvais moment oblige à prendre une entreprise de travaux agricoles pour travailler les champs. Puis il faut bien effectuer les réparations. À 70 euros de l’heure pour faire intervenir un mécanicien d’une concession de matériel agricole, les exploitants accusent souvent le coup.

Petit à petit, les factures s’accumulent sans que le prix payé après le passage du camion de la laiterie suffise. Pour beaucoup, c’est alors la spirale de l’endettement. « Les types au plus mal, comme moi, cumulent des crédits qui servent uniquement à rembourser leurs dettes », témoigne Christophe Le Monnier, dans son livre Le jour où on a vendu nos vaches (2), coécrit avec son épouse Ludivine Le Monnier. « Aujourd’hui, c’est un céréalier qui a repris les 76 hectares que j’exploitais ! » lance Thierry, qui va de ferme en chantier du bâtiment pour gagner sa vie. Son fils, qui suit des études d’agriculture, n’envisage pas de se lancer dans l’élevage.

Quelques kilomètres plus loin, dans le département voisin d’Indre-et-Loire, Jean-Paul Potier, en Gaec (groupement agricole d’exploitation en commun) avec son cousin, rentre de la stabulation. Une panne électronique a enrayé le bon fonctionnement de leur robot de traite et les vaches piétinent devant le portillon. « Le robot est fini de payer, mais il faudrait investir pour le renouveler », témoigne-t-il. Ce n’est pas ce qui arrivera.

Si le lait est payé 325 euros les 1 000 litres, le compte n’y est pas

Dans quelques mois, les deux associés se préparent à arrêter leur élevage de vaches. C’est en 2005 qu’ils avaient décidé d’installer un robot de traite. Une machine mise en place au cœur de la stabulation où déambulent et s’alimentent les vaches et qui évite d’avoir à traire les ruminants matin et soir.

« À cette époque, le lait était plus rentable et on avait davantage de visibilité sur l’avenir », se souvient l’agriculteur. Aujourd’hui, si le lait est payé 325 euros les 1 000 litres, le compte n’y est pas. Et ce n’est pas l’annonce du relèvement de 10 % du seuil de revente à perte qui est de nature à rassurer l’exploitant :

« Qui peut croire qu’augmenter les prix du Ricard et du Nutella va permettre aux paysans d’être mieux rémunérés de leur travail ? Ce sont toujours les grandes surfaces et l’industrie qui font leurs prix. »

Jean-Paul égrène les coûts de production qui ont tous augmenté. Le fioul pour faire tourner les tracteurs, les engrais, les produits phytosanitaires, « il faut y ajouter les primes de la PAC qui ont diminué de 25 % et le relèvement de certaines taxes », ajoute-t-il.

Et il ne faut pas compter sur les veaux mâles vendus à l’engraissement pour venir combler la trésorerie. « Une bête de 15 jours est à peine vendue 80 euros. Quand on paye une insémi-nation 50 euros, il y a un problème… » relève l’agriculteur, qui se souvient que les petits mâles noir et blanc étaient payés 120 euros, il n’y a encore pas si longtemps.

Jean-Paul Potier a pourtant étudié les scénarios possibles : « Si on renouvelle le robot, il faut réinvestir par ailleurs. Comme notre secteur est désormais en zone vulnérable, on devrait aménager une nouvelle fosse à lisier, ainsi qu’une fumière couverte. Mais les prix payés ne nous permettent pas de nous lancer dans de tels investissements. »

Et d’ajouter : « Pour les financer, il faudrait doubler la production de lait. Je suis déjà à 500 000 litres avec 50 vaches (basé sur les quotas disparus en 2015 – ndlr). Mais pour doubler la production, il faudrait deux robots, deux hangars, etc. À quelques années de la retraite, ce n’est pas sérieux de se lancer là-dedans. »

Pourtant, Jean-Paul fait partie de ceux qui se sont battus pour que le travail des éleveurs laitiers soit mieux rémunéré.

En 2010, avec l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli), il s’organise avec d’autres éleveurs de son territoire pour dénoncer l’immobilisme du syndicat majoritaire (FNSEA), dont il a claqué la porte à l’âge de 25 ans, face à la crise qui touche déjà la production laitière.

« On s’est battus pour réguler le marché et pour établir un office européen du lait », se souvient Jean-Paul, qui s’est donné sans compter dans cette bataille, arpentant les routes et écumant les réunions. Aujourd’hui, l’éleveur ne regrette pas son combat, même s’il n’a pas abouti, mais n’a sa carte dans aucun syndicat agricole.

À la veille de voir partir ses vaches, il compte les fermes qui en élèvent encore dans son entou-rage. « À Saint-Flovier, il ne restera que deux éleveurs laitiers une fois que j’aurai arrêté, alors qu’il y en avait au moins sept, il y a quinze ans. » Avant que les meuglements ne s’éloignent dans les dernières bétaillères qui emporteront son troupeau, Jean-Paul ne cache pas son ressentiment à l’égard de ce système qu’il n’a pas choisi et qui l’a contraint à prendre cette décision.

Pourtant, il est persuadé que les agriculteurs peuvent être autre chose que de simples fournisseurs de matières premières. « Du minerai », même. C’est ainsi que la filière laitière perçoit le lait que les éleveurs produisent, explique Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération Paysanne et lui-même producteur de comté dans le Jura. Il fait remarquer que, si de nombreux éleveurs disparaissent, la production totale ne diminue pas. « Elle se concentre entre les mains d’un nombre d’actifs de plus en plus petit, qui ont des exploitations de plus en plus grandes. »

« Il s’agit d’un hold-up sur la valeur ajoutée »

Sans connaître son confrère d’Indre-et-Loire, il fait ce même constat, en employant presque les mêmes mots : « Entre l’amont et l’aval, les agriculteurs font vivre beaucoup de monde autour d’eux, alors qu’eux et leur famille ont souvent du mal à se dégager un revenu. Il s’agit d’un hold-up sur la valeur ajoutée qu’ils créent. »

Comme Jean-Paul Potier, qui décrit des coopératives laitières dans lesquelles les éleveurs ont perdu la main, Nicolas Girod dénonce des structures géantes qui font pression sur les prix à la production « au lieu de faire du marketing ou de chercher des débouchés ».

Pour s’en sortir, il prône le modèle des fruitières de comté où il est coopérateur. Des structures à taille humaine, où le produit est valorisé sous appellation d’origine protégée (AOP) et où les volumes sont régulés : « Pour y parvenir, il faudra que la PAC soit orientée différemment. Plutôt que de faire des cahiers des charges au minimum, sous le prétexte de n’exclure personne, il faut que la PAC permette de changer les pratiques pour avoir un cahier des charges exigeant.

Les consommateurs s’y retrouveraient car ils auraient des produits de qualité, et les paysans seraient fiers de fournir un produit de qualité qui soit bien rémunéré. » Mais, pour y parvenir, prévient l’agriculteur, « il faudra que les politiques arrêtent de se faire guider par les pouvoirs économiques ». Dans les fermes, si les coups sont parfois durs, on se dit toujours que « demain, il fera jour ».

(1) Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressé. (2) Le jour où on a vendu nos vaches. Ludivine et Christophe Le Monnier. Éditions Flammarion, 300 pages, 19 euros.

Olivier Morin L’Humanité, 8 février 2019

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Lait : le circuit court comme salut ? (FR3)

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

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Mobilisation

Contre la centrale à gaz de Landivisiau

Le chantier de la centrale à gaz de Landivisau (Finistère) a débuté le 21 janvier 2019. Depuis, les opposants se rendent quotidiennement sur le site pour empêcher le projet.Ce mardi-là, le temps est exécrable. Mais la pluie et le froid ne semblent pas entamer le moral et la détermina-tion de la cinquantaine d’opposants à la centrale à cycle combiné gaz de Landivisiau (Finistère).

Les habitudes sont désormais prises. Ils se retrouvent à 9 h au rond-point du Drennec puis vont en cortège, sous le regard des gendarmes, sur le site de la centrale, un vaste champ situé à la périphérie de Landivisiau.

Un gazoduc de 111 km entre Pleyben et Plumergat (Morbihan)

Ces manifestations pacifiques ont débuté au lendemain de l’arrivée du premier tractopelle sur le site. Une entreprise du Maine-et-Loire est chargée de réaliser les travaux préparatoires, notamment de dépollution.

Le consortium Direct Énergie Siemens a été retenu par l’État pour construire et exploiter cette installation d’une puissance maximale de 446 MW. Cet équipement s’inscrit dans le cadre du Pacte électrique breton.

« La centrale de Landivisiau constitue ainsi un moyen d’ajustement et d’appoint du parc de production, qui doit être mobilisable à tout instant pour soutenir le réseau en période de tension. Elle concourt ainsi au bon fonctionnement du système électrique », peut-on lire sur le site de la Compagnie électrique de Bretagne, l’entreprise fondée par Direct Énergie et Siemens.

Pour acheminer le gaz naturel, un nouveau gazoduc sera enterré entre Landivisau et la canalisation existante à Saint-Urbain. Un autre gazoduc de 111 km devrait être construit entre Pleyben et Plumergat dans le Morbihan.

Recours en justice

Force 5 vient de déposer un recours en cassation devant le Conseil d’État contre ce grand gazoduc. L’association conteste aussi l’arrêté ministériel de Delphine Batho, du 10 janvier 2013, autorisant la société Direct Énergie à exploiter cette unité. Jean-Yves Quéméneur, président de Force 5, explique :

Nous avons aussi attaqué l’arrêté préfectoral autorisant la Compagnie Électrique de Bretagne à créer et exploiter une installation de production d’électricité par cycle combiné gaz à Landivisiau (ICPE). Nous devrions être auditionnés prochainement. Enfin, l’avocat de l’association a inter-pellé Direct énergie sur la présence des escargots de Quimper (protégés par la convention de Berne) sur le site.

40 millions d’euros de prime par an

Ces recours n’étant pas suspensifs, les opposants veulent occuper le terrain et ainsi empêcher les travaux. En première ligne, on trouve les membres de Landivisiau doit dire non à la centrale. Le collectif Gaspare, le Groupement d’agriculteurs bio 29, Eaux et rivières de Bretagne, la CLCV… viennent prêter main forte aux opposants.

Les riverains de la Base aéronavale de Landivisiau (Ban) sont également présents. Louis Elegoët, leur président, peste :  Il n’y a pas suffisamment de nuisances sonores et atmosphé-riques avec la Ban et la voie express ? La centrale va encore en rajouter ! En plus, ce projet est complètement inutile.

Monique veut, elle, surtout dénoncer la pollution de l’air générée par la centrale. « J’ai eu un cancer. Je suis donc sensible à cette question-là. Comment peut-on construire un tel équipe-ment polluant à côté de trois écoles, d’habitations, d’un terrain de sport ? C’est dingue », s’emporte la retraitée de Lampaul-Guimiliau.

Kadou milite, lui, contre la confiscation de terres agricoles. « Un jeune agriculteur aurait pu s’installer là, en périphérie et faire de la vente directe. Au lieu de ça, on risque d’avoir une centrale fonctionnant avec une énergie fossile ? » Tous les militants insistent aussi sur le coût de cette centrale. Une prime sera versée par l’État, au titre de la Contribution au service public de l’électricité, en compensation des surcoûts liés à la localisation de l’installation et au calendrier de mise en service.

Foire aux puces et collections

Elle s’élève à 40 millions d’euros par an. Pour financer leur lutte, les associations organisent, elles, leur sixième foire aux puces et collections

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Dimanche 10 Février 2019, de 9h à 18h, dans les deux salles de Kervanous, boulevard de la République à Landivisiau (entrée 1,50 euro). 

9 Février 2019

https://actu.fr/

 

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes climat (npa)

ecolos

Le mouvement des jeunes pour le climat

S’étend en Belgique 

Interview: Peux-tu nous expliquer d’où vient la mobilisation, et comment elle s’est développée en Belgique ? 

Il faut d’abord se souvenir qu’au début du mois de décembre, il y avait une mobilisation historique en Belgique sur la question du climat, avec une manifestation à Bruxelles réunissant plus de 70 000 personnes, soit la plus grosse manifestation jamais vue en Belgique sur cette question.

Cela a créé un important intérêt médiatique, cela a occupé l’actualité pendant une semaine, ce qui a donné d’autant plus d’écho à des initiatives prises dans d’autres pays, de l’appel de la jeune suédoise Greta Thunberg, au mouvement de grève en Australie « Strike for Climate » [« En grève pour le climat »].

La mobilisation qui s’est lancée début janvier en Belgique se réclame de ces deux mouvements. La mobilisation est née d’abord dans une petite ville de Flandre, avec le lancement d’une plate-forme « Youth for Climate » [« Les jeunes pour le climat »], à l’origine d’une vidéo qui appelait les jeunes de Flandre à se mettre en grève et à se rendre devant le Parlement flamand le 10 janvier.

À cette première manifestation, il y a eu 3 000 personnes, mais l’idée était de faire des manifes-tations hebdomadaires, et ce jusqu’aux élections fédérales qui se dérouleront en mai. La semai-ne suivante, il y avait 12 500 manifestantEs, et la semaine d’après a commencé une convergen-ce avec la partie francophone du pays, et on a donc eu 42 000 personnes.

Une semaine plus tard, le 31, on a compté moins de manifestantEs, mais il y avait beaucoup plus de manifestations, c’était plus diffus dans le pays avec, par exemple, en Wallonie, 15 000 personnes à Liège. Donc le mouvement des jeunes pour le climat s’étend en Belgique, dans les localités et pas seulement à Bruxelles.

Dans les manifestations, ce sont donc essentiellement des jeunes, lycéenEs et étudiantEs ? 

Oui, ce sont les jeunes du secondaire, collèges et lycées. Et comme on n’a pas vraiment de tradition de mobilisation lycéenne, ça fait plus de 20 ans qu’on n’a pas eu de mouvement lycéen, ils doivent se débrouiller avec les moyens du bord, trouver des arrangements avec les directions, et ça ne marche pas toujours.

La plupart du temps ce sont les 5e et les 6e années [première et terminale] qui ont l’autorisation de manifester, et même si d’autres vont sécher les cours, ce sont essentiellement les lycéens les plus âgés qui participent au mouvement. Et il n’y a pas vraiment d’appui explicite de la part des enseignants et de leurs syndicats, donc cela dépend des réalités locales, avec parfois un soutien, parfois des enseignants qui accompagnent leurs classes et soutiennent les groupes de mobilisation dans les écoles, mais aussi parfois des enseignants qui ne veulent pas que les jeunes se mobilisent… C’est très variable selon les endroits, à l’image du mouvement qui a des formes d’organisation très diverses.

Tu dis qu’il n’y a pas de tradition d’organisation chez ces jeunes, mais quelles relations les organisations, et notamment les organisations politiques de gauche, entretiennent-elles avec cette mobilisation ? Elles l’accompagnent, la soutiennent ?

Je ne sais pas quelle est exactement l’orientation idéologique des jeunes qui ont lancé la plateforme « Youth for Climate » et s’ils font partie de groupes politiques de jeunes, mais ce qui est sûr c’est qu’on retrouve, dans les manifestations, les Verts, qu’il s’agisse des Groen flamands ou d’Écolo chez les francophones, qui arrivent souvent à collaborer ensemble, ainsi que le Parti du Travail de Belgique (PTB, « ex-marxiste-léniniste »), qui est bilingue. Ces mouve-ments apparaissent dans les manifs, on voit leurs visuels, leurs drapeaux, ils vont tracter. Il y a aussi nous, Gauche Anticapitaliste (GA) et Jeunes Anticapitalistes (JAC) (ex- LCR Blog), même si nous sommes une force beaucoup plus petite.

La plateforme « Youth for Climate » a lancé un site sur lequel on peut venir proposer des mesu-res, des idées de lois, pour sauver le climat, mais pour l’instant dans les manifestations on ne voit pas beaucoup de revendications très concrètes, ce sont des choses assez générales, sur le fait qu’il faut sauver la planète, mais les quelques revendications sont plutôt portées par les forces politiques qui sont là, notamment le PTB.

Il y a quelque chose d’intéressant à noter à propos des organisations politiques, c’est que l’extrême droite très BCBG de chez nous a essayé de s’insérer dans les mobilisations, mais elle s’en est fait chasser, à coups de slogans souvent moqueurs. Et même maintenant qu’ils ne viennent plus, il y a des slogans contre eux.

Et comment réagit le champ politique, côté gouvernement ? 

Il y a eu une initiative qui a fait pas mal parler d’elle, c’est celle d’une coalition d’experts aca-démique qui a rédigé un texte, une sorte de proposition de « loi climat » clé en main à desti-nation du Parlement, qui a arrangé pas mal de monde dans la classe politique.

Les Verts (Écolo et Groen) l’ont porté comme proposition de loi, en modifiant des choses au passage, notamment en transformant l’objectif de réduire de 65 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, en l’abaissant à 50 %… Mais les Verts, qui soutiennent le mouvement, ont bien joué le coup, et la classe politique, qui est assez déstabilisée par la mobilisation et qui voit les élections arriver, a réagi, notamment du côté francophone, en affirmant qu’ils allaient soutenir le texte, avec même la ministre fédérale de l’Environnement qui va jusqu’à revendiquer la maternité du texte…

En réalité ce texte est très critiquable, comme l’a bien expliqué notre camarade Daniel Tanuro, entre autres car il ne va pas plus loin que dire qu’il faut que la Belgique s’insère au sein des objectifs européens, ce qu’elle ne fait pas jusqu’à présent.

Et dans le même temps, les autorités jouent la carte de la répression et de la dissuasion, avec des déclarations pour dire qu’il faut que les jeunes rentrent chez eux. La ministre de l’Environ-nement en Flandre a ainsi déclaré, devant des agriculteurs, que la Sûreté de l’État l’avait infor-mée que le mouvement était un complot fomenté par le lobby écologiste, ce qui a déclenché un tollé, avec demandes de démission, excuses, etc.

Il y a un espèce de mouvement de récupération/répression du côté de la classe politique, qui dit en substance que les jeunes ont raison de se mobiliser mais qu’il faut maintenant qu’ils retour-nent en cours. C’est pourquoi nous sommes en train de travailler, avec les JAC, à des initiatives contre les différentes formes de répression (interdictions d’aller manifester, sanctions contre les élèves, etc.) et pour les droits démocratiques de ce mouvement qui va continuer.

Entretien. Depuis le début du mois de janvier, des manifestations pour le climat, réunissant plusieurs dizaines de milliers de lycéenEs et d’étudiantEs, ont eu lieu en Belgique. Des mobilisa-tions qui s’inscrivent dans un mouvement mondial, sur lesquelles nous revenons ici avec Goto Van Kern, étudiant en Haute école bibliothécaire-documentaliste, militant aux Jeunes Anticapitalistes (JAC).

Propos recueillis par Julien Salingue Mercredi 6 février 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

En Belgique, collégiens et lycéens font la « grève » pour le climat (Reporterre)

Des milliers de jeunes marchent pour le climat pour la première fois aux Pays-Bas (Sciences & Avenir)

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04 février 2019 ~ 0 Commentaire

bar (le parisien fr3 obs of les echos)

espece pro

Pêche

Doucement sur le bar

Malgré les sévères restrictions de l’Union européenne, le niveau des stocks des bars a atteint un niveau inquiétant en France ; en outre ces carnassiers se reproduisent peu.

La chair blanche de cette espèce, qu’on appelle aussi le loup (en méditerranée: lubina en Espagne blog), est délicieuse mais les stocks sont dans une situation préoccupante en France.

Avec sa chair blanche délicate, le bar fait partie des poissons préférés des Français. Mais en ce moment, mieux vaut cuisiner d’autres mets iodés. L’Institut français de recherche pour l’exploita-tion de la mer (Ifremer) a révélé ce vendredi que le niveau des stocks de ces carnassiers des mers a atteint un niveau inquiétant dans les eaux de métropole. Avec des situations différentes de part et d’autre du 48e parallèle qui coupe le sud de la Bretagne.

Au nord de cette ligne (dans la Manche, la mer du Nord, la mer celtique), le nombre de bars est dangereusement bas. Cette espèce a été beaucoup trop pêchée pendant des années. Ce n’est plus le cas depuis que l’Union européenne a imposé de sévères restrictions. Les pêcheurs ama-teurs doivent désormais remettre leur prise à l’eau cinq mois par an. Le reste de l’année, ils doivent se contenter d’un bar par jour. Pour les professionnels, le chalut pélagique (filet remorqué) est interdit et la taille légale de capture est passée de 36 à 42 cm.

Il ne se reproduit pas avant l’âge de six ans

« Ces mesures ont été efficaces mais il y a une forte inertie et la reproduction n’a pas encore permis au stock de se reconstituer », explique Alain Biseau, le coordinateur expertises halieutiques à l’Ifremer. Et pour cause, ce grand poisson au corps fuselé ne se reproduit pas avant l’âge de six ans.

Au sud du 48e parallèle, on prélève également trop de bars. « Un peu trop, relativise Alain Biseau. Depuis des années, on frôle le niveau du rendement maximal durable. En clair, c’est un signal d’alerte, pas une catastrophe. » Le vrai problème ? Les adultes se reproduisent peu. Pourquoi ? Mystère.

Les chercheurs étudient la qualité de l’eau de l’embouchure des fleuves français. Comme les juvéniles grandissent à l’abri dans les estuaires, il suffit de sources de pollution ou même de fortes pluies qui dessalent le milieu pour que l’équilibre soit rompu.

« Laissez les tranquilles, ce n’est pas la saison ! tonne de son côté Christopher Coutanceau, chef rochelais deux étoiles. En ce moment, les bars se reproduisent sur les frayères. On est en train de vider les océans et même au goût, c’est une mauvaise idée : ils sont fatigués, fibreux, nerveux. »

Aux fans de bar qui voudraient se rabattre sur élevage, attention : « L’aquaculture favorise la surpêche parce qu’on nourrit ces espèces très prisées avec des poissons », pointe Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG spécialiste des ressources halieutiques: Bloom.

BAR

On mange quoi alors ?

On avait enregistré la menace sur le thon rouge et on apprend qu’il est aujourd’hui de retour dans l’Atlantique Nord. On avait fini par adopter le maquereau, qu’on disait disponible en grande quantité, mais on comprend qu’il est surpêché en Atlantique…

Pas facile de manger du poisson durable ? « Il suffit de surveiller la méthode de pêche, tranche Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG Bloom. A la ligne, au casier, au filet, c’est oui. Le chalut, c’est non. » Ces mentions sont obligatoires depuis 2014. On varie également les plaisirs pour ne pas engloutir toujours les mêmes espèces (saumon, cabillaud, thon) et faire ainsi pression sur les stocks. Merlan bleu, vieille, barbue peuvent par exemple se faire une place dans nos assiettes.

Pensez aussi aux « produits de saison », c’est-à-dire des poissons ou des coquilles pêchés à l’âge adulte, en dehors de leur période de reproduction. L’appli MrGoodfish permet de choisir quand manger et quoi. En ce moment, c’est chinchard, bonite, bulot… Petit bémol, cette application liste « des espèces profondes comme la lingue bleue, menacée d’extinction », regrette Frédéric Le Manach.

02 février 2019

http://www.leparisien.fr/

mer

LIRE AUSSI:

Etiquettes pas conformes et pêche non durable : l’enquête alarmante sur les poissons (Le Parisien)

Un poisson français sur trois est issu de la surpêche : voici les espèces à éviter (L’Obs)

Union européenne. Accord provisoire sur le plan de gestion de la pêche en Méditerranée (OF)

Pêche : menace sur le maquereau européen (Les Echos)

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