Archive | Luttes paysannes et alimentation

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

rivières (sciences et avenir)

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Le changement climatique modifie les crues des rivières en Europe

Le réchauffement climatique altère les crues des fleuves et des rivières à travers l’Europe, menaçant les activités agricoles et les infrastructures sur l’ensemble du continent.

PRÉCOCES. C’est une étude de grande ampleur qui a été publiée jeudi 10 août 2017 dans le magazine Science. Cette étude qui porte sur une cinquantaine d’années, montre que les crues se produisent désormais avec plusieurs semaines d’avance dans l’ouest et le nord-est du Vieux continent. En Suède, en Finlande et dans les pays Baltes, les crues interviennent souvent, un mois plus tôt que dans les années 1960 et 1970. Ceci s’explique par la fonte plus précoce des neiges en raison du réchauffement climatique.

L’équipe menée par Günter Blöschl, directeur de l’Institut d’ingénierie hydraulique et de gestion des ressources en eau de l’Université de Technologie de Vienne, en Autriche, a analysé les données recueillies dans plus de 4.200 stations hydrométriques dans 38 pays européens entre 1960 et 2010. Ils ont aussi comparé les précipitations, l’humidité des sols et les relevés de températures pour détecter les déclencheurs potentiels de ces changements dans les périodes de crues.

« Nous n’avons pas examiné l’amplitude des inondations pendant ces cinquante ans mais la période durant laquelle elles se produisent généralement dans l’année (…) et dans quelle mesure cela a changé entre 1960 et 2010« , a précisé le professeur Blöshl lors d’une conférence de presse téléphonique.  »Nos résultats mettent en évidence l’existence d’une signature claire du changement climatique dans les observations des crues à l’échelle européenne (…) Mais l’impact diffère selon les parties du continent« , a-t-il conclu. (…)

Les changements les plus importants se sont produits en Europe de l’ouest, le long de la côte atlantique entre le Portugal et l’Angleterre, où la moitié des stations hydro-métriques ont enregistré des crues avec au moins quinze jours d’avance. Cela s’expliquerait par une plus grande humidité du sol, alors que dans le nord-est de l’Europe, c’est la fonte des neiges qui se produit désormais au tout début du printemps.

  »Cette nouvelle étude suggère que la crue des rivières est sensible au climat à une large échelle dans le nord-ouest de l’Europe et procure de nouvelles informations sur ce changement dans la dynamique des inondations« , a pointé Jamie Hannaford, un scientifique du Centre for Ecology and Hydrology en Grande Bretagne, un des principaux co-auteurs de l’étude.  »Nous devons continuer à surveiller les périodes des crues et les pics ainsi que leur fréquence« , a-t-il poursuivi.

De tels changements dans la saisonnalité des crues peuvent profondément affecter les rendements agricoles, la sécurité des infrastructures et la production hydroélectrique ainsi que l’alimentation en eau, soulignent Louise Slater et Robert Wilby, respectivement géographe et professeur d’hydroclimatique à l’Université de Loughborough au Royaume-Uni, dans un éditorial dans Science.

 Les inondations de rivières en crue affectent un nombre plus important de person- nes dans le monde que tout autre désastre naturel, avec des pertes annuelles moyennes estimées à 104 milliards de dollars. Les coûts devraient continuer à augmenter à mesure que le changement climatique intensifie le cycle hydrologique et que la population augmente dans les plaines inondables. Le risque de crues dévastatrices pourrait être multiplié par vingt d’ici la fin du 21e siècle, rendant indispensable « une amélioration des données et des estimations du changement saisonnier des inondations« , préviennent ces deux scientifiques.

Sciences et Avenir  14.08.2017

https://www.sciencesetavenir.fr/

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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

algues vertes (st)

nitrates

Les algues ont besoin de 5 milligrammes…

Yves-Marie Le Lay (Sauvegarde du Trégor) : « Il faut changer radicalement de modèle agricole »

La Bretagne subit cette année d’importantes proliférations d’algues vertes sur ses côtes. Yves- Marie Le Lay, fondateur et président de l’association Sauvegarde du Trégor nous explique les causes de cet épisode et les solutions qu’il défend pour lutter contre ce phénomène. A 67 ans, cet ancien professeur de philosophie fait des marées vertes sa lutte quotidienne aux côtés des partisans de son association Haltes aux marées vertes.

Tout d’abord, rappelez nous, comment se forment les algues vertes ?

Pour qu’il y ait des marées vertes, il faut deux facteurs conjoints : de la lumière et du nitrate. Mais ce nitrate ne tombe pas du ciel. Il vient directement des excédents d’azote de l’agriculture intensive et des élevages de notre territoire. Dans les eaux calmes, protégées par les contours rocheux du littoral, le nitrate est répandu dans les baies sans être dispersé dans les eaux profondes. Une fois que l’on a compris ce système quasi mécanique, il suffit de reporter ces deux éléments clés au contexte météorologique de l’année. On part toujours d’un stock hivernal d’algues qui s’accumulent à côté du rivage, dans une cuvette. Dès que la lumière du printemps apparaît, les algues se développent.

Pourquoi y en a-t-il autant cette année ?

Si la mer est agitée en hiver, comme ce fut le cas en 2014, il n’y a pas d’algues au printemps. Et ce, même s’il y a du nitrate et de la lumière. Les algues, dispersées par les mouvements de la mer, vont donc mettre beaucoup de temps pour reconstituer leur stock. Or, cette année, on est parti d’un stock automnal de 2016 important qui n’a pas été perturbé par les tempêtes et a connu une abondance de lumière. Cela explique l’explosion que l’on voit aujourd’hui. Et le réchauffement climatique ne fait qu’accélérer le phénomène. Si on continue comme ça, il y en aura de plus en plus. Le discours officiel accuse la météo. Dans ce cas, je conseille vivement de faire des danses de la pluie ou d’aller brûler des cierges pour que la météo soit plus clémente ! On ne peut pas intervenir sur la construction naturelle des côtes ni sur la météo. Agissons donc sur ce robinet à nitrate issu de l’agriculture productiviste.

Pourtant, des « plans algues vertes » sont engagés par l’État … Cela n’est pas suffisant selon vous ?

J’éclate de rire quand j’entends ça. C’est aberrant parce que les faits sont là. Il y a eu cinq ans de « plans algues vertes » et rien n’a changé. Il n’y en a même jamais eu autant ! Cela prouve bien que ce qui a été engagé ne fonctionne pas. Et cela veut dire qu’il y a encore trop de nitrate sur notre territoire. Ces 70 millions d’euros d’investissement pour leurs plans « algues vertes », c’est 70 millions d’euros jetés à l’eau pour rien du tout. On pourrait quand même faire autre chose avec une telle somme. Ces « plans algues vertes » ne sont pas efficaces du tout. Cela ne sert à rien de continuer sur le même modèle, ça ne marchera pas plus.

Dans ce cas, que conseillez-vous d’instaurer pour remédier au problème ?

Vous avez raison de poser cette question car l’art de la critique ne vaut rien sans propositions. Il faut savoir que, selon la commission européenne, le seuil de potabilité de l’eau ne doit pas dépasser 49 milligrammes de nitrate. En revanche, les algues se développent dès 5 milligram- mes. Tant qu’on aura des terrains d’exploitation ou d’élevages bovins à échelle industrielle, on aura des marées vertes. Il faut changer radicalement de culture ! Cette surface agricole « fabriquant des marées vertes » représente 7% de la totalité de la surface agricole en Bretagne. Est-ce si difficile de modifier ces 7% ? Il faudrait leur imposer le passage à une agriculture biologique pour que les bons élèves ne voient pas leur travail gâché par les mauvais. En produisant moins mais mieux, personne ne serait lésé puisque cela apporte une haute valeur ajoutée aux productions agricoles.

17/07/2017 Laurie Abadie

Plus d’infos :

http://www.alguesvertes.fr/

MARÉES VERTES, NON ! LA BRETAGNE NE SE SOIGNE PAS…

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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

climat (jdd)

allegre

Réchauffement climatique : l’agriculture en alerte rouge

Les cultivateurs et éleveurs comptent toujours sur les bonnes années pour compenser les mauvaises. Ce modèle ne résistera pas au changement climatique à l’horizon 2050. L’intro-duction du sarrasin, le développement de la biomasse et la culture de soja peuvent offrir des solutions aux exploitants.

L’espace de quelques semaines, ­oublier la campagne catastrophique de 2016 avait semblé possible. La saison avait débuté dès la mi-mai, avec des abricots de Provence en avance sur le calendrier. Mais l’abricot espagnol est, lui, arrivé en retard et les deux produc- tions se sont télescopées. L’été se terminera par une nouvelle année noire pour une grande partie des vergers français. La suite s’annonce sombre. L’augmentation programmée des températures, des précipitations plus importantes en hiver (pas vue pour le moment NDB!) et la raréfaction de l’eau en été font redouter de prochaines récoltes difficiles.

Pour Christian Huyghe, directeur scientifique à l’Inra, les 450.000 agriculteurs ne peuvent plus continuer à subir le dérèglement climatique. Sans un changement de cap, la production française, déjà fragile, file vers la catastrophe. « Il faut changer de modèle et de politique publique, tranche-t-il. La Commission européenne fonctionne sur un schéma annuel. Ce n’est déjà plus le cas de l’administration américaine, qui prend en compte des cycles de production sur plusieurs années dans sa politique d’aides. » Dans toutes les filières, la mutation doit désormais s’organiser.

Les arbres fruitiers : quantité ou qualité

Face aux changements climatiques, les producteurs de fruits à noyau se veulent optimistes. L’arbre fruitier est une plante pérenne, capable de s’adapter. Elle respire et produit même de la vapeur d’eau par grosses chaleurs. « Ses feuilles peuvent rejeter l’équivalent de 10 à 30 mm d’eau par jour », se réjouit le porte-­parole de la Fédération nationale des producteurs de fruits.

Les dernières récoltes ont malgré tout soulevé quelques problèmes. La quantité et la qualité sont de moins en moins souvent au rendez-vous la même année, comme le rappelle la collecte de mirabelles qui vient de débuter en Lorraine. Les épisodes de forte pluie et le manque d’eau qui se généralisent exposent aussi les vergers à une multiplication des maladies et des parasites que les agriculteurs auront du mal à traiter si, dans le même temps, l’utilisation des pesticides est limitée, voire prohibée.

Comme pour l’ensemble des cultures, l’offre de pêches, de cerises ou d’abricots devrait se resserrer sur quelques variétés particulièrement résistantes. Les agri- culteurs doivent également se convertir à des techniques d’arrosage de haute technologie. Israël a ouvert la voie. Piloter un système de goutte à goutte à partir des ­besoins exacts de la plante est déjà possible. Des capteurs peuvent le définir en mesurant les ­microvariations de la taille des tiges. La plante va pouvoir déclencher elle-même son arrosage. La révolution technologique est en marche.

Les céréales : diversification en vue

Les producteurs de céréales ont déjà l’habitude d’être montrés du doigt quand l’eau se fait rare. La surface agricole qui a [[aujourd'hui]] besoin d’irrigation n’a pourtant rien de compa- rable avec celle qui nous est promise à l’horizon 2050. Plus de 2 millions d’hectares auront alors besoin d’un apport en eau. Une situation qui va accentuer les disparités régionales. Cette semaine, des agriculteurs de Côte-d’Or ont fait entendre leur voix. Ils se trouvent sur l’arc « maudit » de l’agriculture française, qui va des Deux-Sèvres à la Lorraine.

La culture de céréales y est compliquée, peu rentable, même si c’est dans le Sud qu’elle a baissé le plus fortement. « La récolte de blé sera bonne au niveau national, même si la remon- tée de l’euro tombe mal pour nous et a fait baisser les cours. Mais toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne », regrette Eric Thirouin, vice-­président de la FNSEA. Le responsable des questions environnementales au sein du puissant syndicat sait que pour les céréales aussi le choix des variétés résistantes aux aléas va être déterminant. Mais cela ne suffira pas à remplir les greniers.

Pour Christian Huyghe, de l’Inra, un nouveau modèle de production est possible. « La culture de blé occupe la terre huit mois par an. Si vous commencez à réfléchir sur une période de deux ans et non plus sur douze mois, vous voyez que vous pouvez positionner plusieurs cultures les unes après les autres », commence le chercheur en agronomie. Selon ses calculs, moissonner avec un mois d’avance permettrait de réaliser une deuxième culture, de sarrasin par exemple, après le blé. Une autre piste doit aussi être explorée par les céréaliers : la demande de biomasse est amenée à exploser. Cette matière organique d’origine végétale remplacera les ressources fossiles dans certaines industries comme la pétrochimie et le plastique. Le roseau de Chine ou la betterave sucrière pourraient receler un potentiel encore inexploité…

L’élevage : première victime de la chaleur

Les animaux n’aiment pas quand les températures grimpent. Pour les éleveurs, la perspective d’un réchauffement global est donc un scénario catastrophe. Les vaches laitières sont moins productives, les cochons en perte de poids, la chaleur diminue l’appétit d’une grande partie du cheptel, au point d’en ralentir la croissance. A ce manque à gagner s’additionnent des coûts supplémentaires en achat d’aliments ou en stockage de fourrage. Là encore, la recherche génétique tente de déterminer les races plus résistantes.

Des chercheurs ont déjà modélisé l’effet d’une augmentation de la température moyenne et de la fréquence des vagues de chaleur sur les performances du cheptel français. Leur préconisation est simple : il faudra refroidir les bâtiments qui abritent les élevages. Les Espagnols, champions du cochon, le font déjà. Les Tunisiens aussi pour leurs poulets. « Il faut aussi penser à augmenter la surface laissée aux animaux », rappelle Arnold Puech d’Alissac. Cet éleveur normand se félicite du développement des surfaces consacrées en France au soja, un aliment riche pour les bêtes en période de manque d’eau. « L’agriculture française a su se développer pour assurer l’autosuffisance alimentaire à notre pays. Mais rien n’est acquis, nous devons continuer à progresser », assure-t-il.

15 août 2017

Commentaire:

Pour l’étendue du problème OK, pour les solutions on verra quand on y sera….

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15 août 2017 ~ 0 Commentaire

oeufs (jdd)

Oeufs contaminés : « Il faut repenser notre modèle d’élevage »

Pour Antoine Andremont, le chef du laboratoire de bactériologie de l’hôpital Bichat à Paris, l’affaire du friponil responsable des œufs contaminés met en avant les dérives de l’agroalimentaire.

C’est un homme inquiet. Le professeur Antoine Andremont, chef du laboratoire de bactério- logie de l’hôpital Bichat à Paris, tire la sonnette d’alarme sur les dérives de l’agroalimentaire. Auteur d’un ouvrage sur la question de l’antibiorésistance*, il estime que l’affaire du fipronil amène à repenser un système qui bombarde les animaux d’antibiotiques et favorise ainsi l’apparition de bactéries de plus en plus dangereuses. Le spécialiste souligne d’ailleurs que ces bactéries pourraient être « dramatiques » pour l’homme. « Nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques », alarme-t-il notamment.

Que pensez-vous de la sécurité sanitaire de notre système agroalimentaire?

Ce système est fragile. Si ce scandale avait concerné une bactérie plus pathogène, avec nos modes de distribution à grande échelle, nous aurions pu nous retrouver face à un scénario beaucoup plus grave. Nous devons nous interroger sur les méthodes des grands groupes agroalimentaires. Même si le risque zéro n’existe pas, il n’est pas normal qu’un acte malveillant, comme c’est apparemment le cas dans l’affaire du fipronil, ébranle à lui seul le système. Il faut un débat national sur l’élevage intensif.

Sur la transparence et les moyens de contrôle sanitaire?

Pas seulement! Car cette affaire est symptomatique de l’état de l’agroalimentaire pour une autre raison, qui mérite qu’on élargisse la focale. Le fipronil, qui est un insecticide, a été utilisé pour lutter contre le pou rouge dans les poulaillers de poules pondeuses. La présence de ce parasite, courante dans les élevages où la densité élevée d’animaux favorise sa propagation, est un vecteur de maladie et de virus, comme la peste aviaire. Pour lutter contre ces infections, les gros producteurs ont également recours aux antibiotiques de manière quasi systématique. Aujourd’hui, dans certains élevages, on injecte même des doses d’antibiotiques in ovo, c’est-à-dire dès l’œuf, en prévention de maladies qui se développent dans ces batteries. Mais, du coup, ces animaux développent des bactéries de plus en plus résistantes pour lesquelles nous n’avons plus d’antibiotiques efficaces.

« Les conséquences peuvent être dramatiques » pour l’homme

Avec quel impact pour l’homme?

Les conséquences peuvent être ­dramatiques. Ces « superbactéries » se propagent dans la chaîne alimentaire et finissent par nous atteindre. Aujourd’hui, chez les personnes très vulnérables, des patients sous chimiothérapie ou en attente de greffe d’organe, par exemple, nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques. A terme, c’est toute la médecine moderne qui risque d’être touchée.

Vous semblez nous parler du prochain scandale sanitaire à venir…

En réalité, il est déjà là, même si l’opinion publique n’en a pas conscience. Une étude, publiée en 2013 par quatre laboratoires**, montre que 1.500 décès par infection bactérienne pour- raient être imputés à la surconsommation d’antibiotiques dans la filière aviaire européenne. Si, à court terme, les industriels sont capables de garantir une sécurité alimentaire excellente, à long terme, les risques sont catastrophiques si rien ne change. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui, je cite, « l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale ».

« Le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage »

Une meilleure sécurité alimentaire passe-t-elle par la fin du modèle d’élevage intensif?

Pas nécessairement. Les circuits courts permettent de garantir une meilleure qualité gustative aux consommateurs, mais les enjeux sanitaires n’y sont pas différents de ceux dans l’industrie. Paradoxalement, les Pays-Bas, d’où est parti le scandale du fipronil, comptent parmi les meil- leurs élèves européens en matière de réduction des antibiotiques et de traçabilité des pro- duits! Ce n’est pas pour rien que cet insecticide, présenté frauduleusement comme un traite- ment naturel, implique initialement une entreprise néerlandaise : la demande d’alternatives biologiques y est plus élevée que dans le reste de l’Europe. Avec comme conséquence certaines dérives… Mais, jusqu’à ce scandale, les Pays-Bas avaient diminué de plus de moitié leur part d’antibiotiques, tout en préservant un modèle industriel satisfaisant sur le plan économique. Simplement, ils ont augmenté les normes hygiéniques dans les élevages, mis fin aux injections systématiques, verbalisé les producteurs ­récalcitrants…

La France est-elle à la traîne?

Elle s’est lancée dans la réduction de la consommation d’antibiotiques, mais ne fait pas aussi bien. Globalement, elle fait mieux que ses voisins du Sud, mais reste loin derrière ceux du Nord. Le scandale du fipronil ne doit pas nous aveugler : le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage. C’est une course contre la montre face aux bactéries. Nous sommes déjà à un seuil limite.

15 août 2017

http://www.lejdd.fr/

* Antibiotiques, le naufrage, notre santé en danger, Bayard.
** Emerging Infectious Diseases : Threats to Human Health and Global Stability.

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11 août 2017 ~ 0 Commentaire

sécheresse (franceinfo + figaro)

bassines

Sécheresse et stockage d’eau : « Si on ne détermine pas ce qui peut être pré- levé, on va aboutir à des niveaux d’eau plus bas » Jean-Claude Bévillard, administrateur de France Nature Environnement, a émis des réserves, mercredi sur franceinfo, quant aux actions annoncées par le gouvernement pour lutter contre la sécheresse en France.

Cet été, 80 départements français ont pris des arrêtés de restrictions d’eau. Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travers, ont annoncé mercredi 9 août des actions pour lutter contre cette sécheresse. Parmi les mesures envisagées : le stockage d’eau pendant l’hiver. Mais pour Jean-Claude Bévillard, adminis- trateur de France Nature Environnement en charge des questions agricoles, ces retenues d’eau devront être « limitées à ce qu’il est possible de faire sans porter atteinte au milieu ».

franceinfo : Les mesures de restrictions sont-elles efficaces ?

Jean-Claude Bévillard : Aujourd’hui, sur le terrain, nous constatons des centaines de kilomètres de cours d’eaux asséchés et des niveaux très bas dans les rivières et les nappes souterraines. La situation n’est pas maîtrisée. Avec l’évolution climatique, on peut s’attendre à des tensions. Il faudrait établir une véritable connaissance de l’état de la ressource par bassin afin de savoir exactement quelle est la ressource disponible. Nous pourrions, à partir de là, déterminer quels sont les prélèvements possibles.

Pourquoi est-ce une mauvaise solution de construire des retenues d’eau pour les agriculteurs afin qu’ils stockent pendant l’hiver ce dont ils auront besoin plus tard ?

Ce n’est pas une mauvaise mesure dans l’absolu. Il faut que les retenues d’eau soient limitées à ce qu’il est possible de faire sans porter atteinte au milieu. Nous avons constaté cette année que les recharges des nappes ont été très faibles. Les cours d’eaux ont donc des débits faibles. Les zones humides, qui sont des réservoirs, des éponges et qui restituent l’eau normalement en période de sécheresse, ne sont pas non plus assez alimentées.

Quel impact cette solution aura-t-elle  sur les nappes souterraines ?

Si du fait des conditions climatiques, la recharge est faible et que l’on prélève justement au moment où la nature peut se recharger en eau, on va aboutir à des niveaux d’eau plus bas. Il faut que l’on détermine ce qui est possible de prélever. Nous avons besoin d’une politique générale et d’une action tout à fait précise à l’intérieur de chaque bassin. Seulement 6% de la surface agricole est irriguée. C’est peu et les zones de tensions sont limitées. Il faut agir dans les zones où l’on a une situation de crise. « Les zones humides, qui restituent l’eau normalement en période de sécheresse, ne sont pas non plus assez alimentées », Jean-Claude Bévillard

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09/08/2017

http://www.francetvinfo.fr/

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07 août 2017 ~ 0 Commentaire

le paysan impossible

Le-paysan-impoible

Comment sortir de la confusion politique qui frappe le monde agricole ?

Comment en révéler les antagonismes et y assumer le conflit de classes ? Yannick Ogor, ancien animateur de la Confédération paysanne, éleveur et maraîcher en Bretagne, retrace la contestation agricole en France depuis soixante ans, ses tentatives et ses impasses.

Mêlant récit autobiographique et Histoire, il revient aux racines de la question agricole, éclaire les lieux de pouvoir et les faux-semblants qui structurent l’alimentation des masses. Pour qu’on puisse enfin se départir de l’immuable et mensongère figure du « paysan » qui ne sert qu’à justifier l’asservissement de l’agriculteur à la logique industrielle.

lepaysanimpossible@yahoo.fr

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07 août 2017 ~ 0 Commentaire

sant riwall (sivam29)

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A gauche le camarade des « paysans-travailleurs »

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Hier à Sant-Riwall/Saint-Rivoal, conférence-débat très intéressante avec le Sivam 29

Agir ensemble pour un développement durable et solidaire de nos campagnes

http://www.civam29.org/

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03 août 2017 ~ 0 Commentaire

en travers (fr3)

Aides au bio: les agriculteurs l’ont en travers de la gorge

Les agriculteurs bio sont en colère. Le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a annoncé qu’il n’augmenterait pas les aides à l’agriculture bio. Les besoins, les demandes des consom- mateurs ne cessent de croître, mais faute d’aides, les conversions risquent d’être difficiles.

« A tort et à Travers« , « en Travers de la gorge« … Patrick Guillerme affûte ses slogans contre le tout nouveau ministre de l’agriculture. La première annonce de Stéphane Travert ne passe pas. « Quand on parle de moralisation de la vie politique, ce n’est pas seulement les emplois familiaux, c’est aussi être élu sur un programme, sur des ambitions » argumente-t-il, « il y a eu des ambitions affichées sur l’évolution de notre système agricole et alimentaire. Là le compte n’y est pas« .

La politique agricole commune est divisée en deux piliers. Dans le premier, des aides aux revenus, qui concernent tous les producteurs. Dans le second, des mesures spécifiques pour l’agriculture biologique ou les zones de montagne. Les gouvernements peuvent transférer jusqu’à 15% du premier pilier vers le second. La France a choisi de se limiter à 4%.

Très insuffisants pour les producteurs bios, qui ont besoin d’aide pour la reconversion. « La reconversion, cela implique de changer de système, l’arrêt des engrais, des phyto-sanitaires, donc il y a forcément une baisse de production de 20 à 30%, parfois plus » explique Patrick Guillerme,  » tout en étant payé au prix du conventionnel, donc c’est impossible de tenir sans aides« .

Séverine Breton, Nicolas Dalaudier Stéphane Grammont 30/07/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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01 août 2017 ~ 0 Commentaire

crise? (apli 29)

Mise en page 1

CRISE AGRICOLE ? NON, NON, MUTATION !

Il est des jours où la phrase « les gens ont les représentants qu’ils méritent, après tout, ils ont voté pour eux » résonne de façon cruelle dans notre esprit à tous …par exemple, ce samedi 22 juillet en lisant son journal Ouest France avant d’aller traire ses vaches dans ce contexte si démotivant et exaspérant de prix déconnectés de nos réalités de terrain depuis un temps qui finit par devenir une éternité.

Oui, on ouvre son journal, on y trouve un article nous concernant et tout à coup, l’envie irrésistible d’aller donner à celui qui s’exprime, ce qui, visiblement, lui a manqué dans sa plus tendre enfance : des paires de claques !!!!

Selon le président de la Chambre d’Agriculture du Finistère, nous ne serions pas en crise, mais en mutation !

Que lui et ses acolytes useurs de fonds de pantalons dans de multiples réunions et autres
Mais ce n’est pas tout ….. Demander un prix de 450 € les mille litres, soit 45 centimes le litre, c’est « un discours populiste qui mène dans le mur ». Ah bon ? Parce que « dans le mur » on n’y est pas déjà avec colloques à longueur d’années, à écouter des « experts » leur expliquer ce qu’ils doivent penser pour ensuite venir vers leur base le déblatérer en faisant croire que cela est le fruit de leur réflexion , le tout en émargeant à droite, à gauche , afin de s’assurer de belles indemnités mensuelles , oui , que ces gens-là ne ressentent pas la crise , on s’en doute quand même un peu figurez-vous ! Mais de là à nier celle que traverse depuis tant de mois toute une profession qui n’a que le fruit de son travail sur sa ferme pour vivre, alors là c’est pousser le bouchon un peu loin !

Vos politiques de gribouille, incapables de voir plus loin que le bout de votre nez quand on vous expliquait TOUT ce qui allait arriver, (et cela dès 2009) incapables d’anticiper une crise et ses conséquences dramatiques ? (15 jours avant la fin officielle des Quotas Laitiers – avril 2015 -, vous étiez TOUS à vous extasier d’un enthousiasme démesuré dans un numéro d’anthologie de votre magazine préféré TERRA) …

Ah !« Les producteurs en avaient sous le pied » et le « monde avait soif de lait » ou encore le fameux « des risques, oui, mais avant tout et surtout, de formidables opportunités qu’il faudra à tout prix saisir » et bien sûr nous y arriverions grâce à la « contractualisation », sujet que vous travaillez (paraît-il) depuis 2004, et grâce à la « flexi-sécurité » , ce super mot qui claque , qui ne veut rien dire mais que vos experts vous ont vendu (cher) pour évangéliser les incroyants et les sceptiques …. AMEN, la messe était dite, la « compétitivité » était en marche (!) et enfin, vous alliez pouvoir « libérer les énergies » !!

Donc, 45 centimes le litre (soit 2 francs 95 centimes) vous trouvez cela démagogique, populiste, extrémiste aussi peut être ?

Finalement vos analyses sont toujours aussi stupides que lorsqu’en 2009 (il y a plus de 8
ans déjà) l’APLI –EMB se mobilisait pour 400 € les mille. À l’aube du démarrage des « états généraux de l’alimentation » qui sont censés poser les bases pour améliorer enfin , la rémunération des paysans avez-vous conscience que votre rôle est justement de revendiquer cette nette amélioration ? Et non de défendre, comme à votre habitude, le point de vue des transformateurs et des exportateurs qui cherchent à se procurer leur « minerai » le moins cher possible ?

Sauf à admettre que votre poste n’est qu’un leurre pour amadouer les paysans, votre rôle n’est pas de quémander tel des mendiants, que seuls nos coûts de productions soient couverts ….. Figurez-vous qu’en plus de payer nos factures, nous aussi, comme vous  dans vos fonctions lucratives, nous voulons gagner notre vie ! Si cela c’est être « populistes » alors
oui, nous l’assumons, mais en vous conseillant quand même d’acheter un dictionnaire !

Si l’on admet que le lait conventionnel était déjà payé autour de 2 francs en 1988, (305 €, il ya 30 ans) de quel prix devrait-il s’approcher selon vous en 2017 en tenant compte simplement de la hausse du coût de la vie ? Nous allons vous aider, voici, ci-dessous la fameuse courbe de la hausse du coût de la vie depuis cette date à nos jours, tenant compte de l’inflation, établie par l’INSEE :

Vous constatez donc qu’il y a une différence de  61 % entre Aout 1988 et Juillet 2017 ….. Si c’est de la démagogie et du populisme de demander ce qui est réclamé plus haut, comment qualifier vos revendications à vous ? Les éleveurs laitiers ne sont pas des rats de laboratoires à qui l’on administre des souffrances jours après jours pour tester leur résistance à la bêtise industrielle agro-alimentaire …et pourtant tel est l’objectif actuel ! On est en droit de
s’interroger à la lecture de votre interview, on ne sent pas votre prise de conscience de ce qui se passe sur le terrain. Vous êtes vraiment hors sol dans toutes vos responsabilités agricoles.

Une dernière chose, nous n’avons pas encore ici évoqué les prix A, B et même C, mis en place ces dernières années par vos amis des Coopératives pour « saisir les opportunités de marché qui devaient se présenter ». Avez-vous commencé à analyser votre responsabilité collective à ne pas avoir dénoncé et combattu fermement ces options aggravantes de la crise ou bien votre position hors sol vous conduit-elle à regarder cela de très loin et de très haut ?

Lorsque l’on décrira à l’avenir toutes ces atteintes au monde paysan qu’auront représenté ce manque de vision et ce laisser-faire, il y aura certainement des vérités qui ne feront pas plaisir à entendre …. L’histoire scandaleuse est en marche ….

Nous nous interrogeons vraiment sur le fond de la pensée du président de la Chambre d’Agriculture du Finistère, en concluant qu’il conviendrait, sans doute à l’avenir, de débaptiser cette institution pour la nommer Chambre de l’Agro-Alimentaire puisque tel est le projet défendu par Mr Sergent

Bureau de l’Association des Producteurs de lait indépendants 29, mercredi 26 juillet 2017

Lettre de l’APLI 29

sergent

Commentaire: Ce que nous vivons est un « plan de licenciement » dans les campagnes, avec concentration dans le moins d’exploitation possible et donc plus grosses. Il est évident que tous les responsables sont à la curée!

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26 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

la conf’ (ouest france)

conf

OF du 26 juillet 2017

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