Archive | Luttes ouvrières

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bangladesh : émeutes des ouvriers du textile (Jdd)

Bangladesh : émeutes des ouvriers du textile (Jdd) dans International bengla

Des dizaines de milliers d’ouvriers du textile au Bangladesh ont bloqué des rues, mis le feu à des usines et se sont heurtés à la police lundi, exigeant un salaire mensuel minimum équivalent à 100 dollars.

Jusqu’à 200.000 ouvriers ont manifesté lundi pour le troisième jour consécutif, selon Abdul Baten, chef de la police du district de Gazipur, près de la capitale Dacca, où plusieurs centaines d’usines textiles sont implantées. Quelque 300 usines ont été fermées pour prévenir toute attaque d’usines de la part de manifestants, a précisé son adjoint, Mustafizur Rahman.

« La situation est très volatile. La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les ouvriers incontrôlables », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs dizaines d’ouvriers et quelques policiers avaient été blessés. Les manifestations contre les faibles salaires et les mauvaises conditions de travail ont secoué le secteur de l’habillement du Bangladesh depuis l’effondrement en avril du Rana Plaza, qui a tué plus de 1.100 personnes. Dans le faubourg de Savar, où l’immeuble s’est effondré, des ouvriers en colère ont mis le feu à au moins deux usines, a déclaré Reaz-Bin-Mahmood, vice-president de l’association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur de vêtements au monde, fournissant notamment des grands noms tels que l’américain Walmart, le français Carrefour ou encore le suédois H&M. Pilier de l’économie, le secteur avec ses 4.500 usines représente 80% des exportations annuelles s’élevant à 27 milliards de dollars.   23/09/2013 – 09:27

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Bangladesh-emeutes-des-ouvriers-du-textile-630440

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22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

«Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre» (Al’e)

«Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre» (Al'e) dans Luttes ouvrières penibilite1

A 47 ans, cette «hôtesse de caisse» dans un hypermarché près de Nantes espère voir la pénibilité de son métier reconnue dans le cadre de la réforme des retraites.

Sylvie Gaillard a passé la moitié de sa vie derrière une caisse de supermarché. Des années à répéter les mêmes gestes, à soulever, pousser et mettre en sachet toutes sortes de produits. «Aujourd’hui, je suis cassée de partout», confie cette femme de 47 ans. «Je ne sais plus comment calmer mes douleurs.» Opérée à deux reprises des épaules, cette mère de deux enfants de 18 et 24 ans est en arrêt pour maladie profession- nelle depuis plus d’un an.  «Après mon opération, en 2012, j’ai fait de l’algodystrophie, explique-t-elle. J’ai mal au niveau des bras, des mains et des épaules et je vais peut-être devoir me faire opérer du canal carpien.» Difficile, dans ces conditions, d’envisager l’avenir avec sérénité. A ses yeux, son métier cumule deux principaux facteurs de pénibilité: les horaires de travail et la manutention.

Horaires et charges à porter «Le plus dur à vivre, ce sont les horaires, qui ne sont jamais les mêmes d’une semaine à l’autre, explique cette déléguée syndicale CFTC. On peut très bien travailler trois heures une journée, dix le lendemain, commencer dès 7h50 le matin ou finir vers 22h15 le soir.» De quoi compliquer la vie quotidienne et familiale. «Allez trouver une nourrice prête à garder votre enfant jusqu’à 22h30, poursuit-elle. Et quand vous travaillez le samedi, pas question d’aller voir votre fils jouer au football.»

Seconde difficulté du métier: porter des charges tout au long de la journée. «A la fin, cela se compte en tonnes», lance Sylvie, qui reconnaît quelques avancées ces dernières années, comme la fin de l’ensachage des denrées, les caisses équipées de roulettes pour faire glisser les produits et le fait que les gros volumes puissent rester au fond du caddie. «Physiquement, ça use, poursuit-elle. Combien de fois me suis-je levée le matin sans parvenir à serrer les poings… Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre.»

Départ anticipé à la retraite Si elle devait bénéficier de la mise en place du compte de pénibilité, Sylvie sait déjà quelle modalité elle choisirait entre un départ anticipé, un passage à temps partiel ou une reconversion. «Je ne travaille que trente heures par semaine. Alors je ne me vois pas réduire davantage mes horaires, tranche-t-elle. Quant à la reconversion, j’ai déjà donné. J’étais auparavant coiffeuse et j’avais dû changer de métier à cause des allergies.»

Sylvie opterait donc sans doute pour un départ anticipé à la retraite. «Mais avec quel niveau de pension?» s’inquiète-t-elle. Pour l’heure, elle espère retrouver des forces et reprendre le chemin de son hypermarché à un poste adapté. «La solidarité entre collègues est très forte et j’adore le contact avec les clients, même si on les sent de plus en plus pressés, confie-t-elle. Récemment, je suis venue faire des courses sur mon lieu de travail. Un vieux monsieur m’a reconnue et en avait les larmes aux yeux. Il croyait que l’on m’avait licenciée…»

Qui fait un travail pénible?

Contraintes physiques: en 2010, 39,1% des salariés du privé subissaient au moins une contrainte physique intense, notamment dans l’agriculture (54,3% des salariés), la construction (51,8 %), les commerces et transports (44,8%) et l’industrie (41,2%). 10,6 % des salariés du privé portent des charges plus de dix heures par semaine, 20,8 % supportent des contraintes posturales plus de deux heures, 9,1% pratiquent des gestes répétitifs plus de vingt heures.
Environnement physique agressif: 5,6% des salariés du privé supportent des bruits supérieurs à 85 dB vingt heures ou plus par semaine, dans l’industrie (16,8%), la construction (10,7%) et l’agriculture (10,2%). 14% des salariés sont exposés à au moins trois produits chimiques, notamment dans la construction (29,2%), l’industrie (21%), et l’agriculture (19,8%).
Rythmes de travail: 13,9% des salariés du privé travaillent de nuit, notamment dans l’industrie (19,9%), l’agriculture (15,7%) et le commerce et les transports (15,5%).
Source: Les risques professionnels en 2010, Dares, février 2013.

Publié par Alencontre le 22 – septembre – 2013 Par Florence Pagneux Article publié dans le quotidien français La Croix, en date du 18 septembre 2013

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20 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pontivy: abattoir Gallais, inquiétudes sur une fermeture (LT)

Pontivy: abattoir Gallais, inquiétudes sur une fermeture (LT) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

Fermera, fermera pas ? La rumeur, latente, n’en est plus vraiment une. Selon le syndicat CGT, l’abattoir Gallais cessera son activité au premier trimestre 2014. Quel avenir pour les 84 salariés ?

Dans un courrier adressé aux salariés de l’entreprise Gallais Viandes, en date du 17 septembre, Hervé Gabaud, le directeur général des ressources humaines du groupe Bigard, se veut rassurant: «Aucune décision ne sera prise en 2013 concernant l’établissement de Pontivy». Les représentants de la CGT y voient là un simple effet d’annonce, depuis que le directeur du site, Henri Gallais, leur a annoncé une fermeture au premier trimestre 2014, en mars ou avril. « Certains disent blanc, d’autres noir. Il y a donc forcément un menteur, s’insurgent-ils. Car une telle décision ne peut pas s’improviser, elle ne peut pas être prise du jour au lendemain ». Selon eux, les dés étaient pipés dès le départ, en 2000, lorsque le groupe Bigard a racheté l’abattoir situé dans la zone d’activités du Sourn.

« Pas le moindre investissement » « En treize ans, il n’y a jamais eu le moindre investissement. Alors aujourd’hui, on nous dit qu’il n’est plus adapté à cause de la vétusté et de la mise aux normes obligatoire du gaz fréon, mais c’est une démarche volontaire de la direction ». Ils avouent « être dans l’incertitude » et « ne pas avoir les informations ». Pour autant, les représentants syndicaux envisagent l’avenir avec pessimisme. Ce sont aujourd’hui 84 emplois qui sont menacés (l’abattoir en comptait 108 il y a deux ans). Dans le même courrier du 17 septembre, le DRH du groupe Bigard évoque l’idée que « dans l’hypothèse d’un transfert définitif des activités vers Montauban et Quimperlé, nous proposerons des transferts d’emplois dans le cadre d’un traitement individuel avec des mesures d’accompagnement adaptées à chaque situation ».

« On va se mobiliser » Cinquante Pontivyens iraient travailler en Ille-et-Vilaine et les autres dans le sud Finistère. « Cela représente deux heures de trajet tous les jours, 400 € par mois, mais les salaires ne seront pas augmentés. Ça ne durera qu’un temps car ils démissionneront. La direction n’aura même pas besoin de faire de licenciements ». Pour les syndicats, l’annonce prévisible de fermeture est dramatique sur le plan social. « Un projet pour détruire des familles : ce sont des gens qui ont construit leur maison, avec des crédits de 30 ans sur le dos. Certains cherchent déjà du travail ailleurs ». Hervé Gabaud a annoncé sa venue à Pontivy en décembre, pour « expliquer clairement les positions de la direction du groupe au sujet des activités de l’établissement (Gallais Viandes) ». Les syndicats ne comptent pas attendre le verdict les bras ballants. « On va contacter les élus, le préfet, les instances départementales et régionales, on va appeler la population de Pontivy et du Sourn à se mobiliser, pour empêcher la fermeture ». Emmanuel Nen 20 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/pontivy/ville/abattoir-gallais-inquietudes-sur-une-fermeture-20-09-2013-2240713.php

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Vive la lutte des femmes de chambre (LO)

Vive la lutte des femmes de chambre (LO) dans Luttes ouvrières novo-03-300x214

Les femmes de chambre de l’hôtel de luxe Park Hyatt de la place Vendôme à Paris sont en grève.

Sur les 300 salariées de l’hôtel, 65 sont embauchées en sous-traitance, payées à la tâche, chacune devant faire trois chambres par heure. Elles réclament leur embauche immédiate dans le groupe, le paiement d’un 13ème mois et de toutes les heures supplémentaires. Les patrons des grandes chaînes de l’hôtellerie, avec la complicité des sociétés prestataires de service, imposent des conditions de travail de pire en pire. Mais ils se heurtent aujourd’hui à la résistance des femmes de chambre : celles du Park Hyatt ont été encouragées par la victoire des salariées de deux hôtels parisiens du groupe Louvre-hôtels, qui ont imposé la fin de la sous-traitance et des augmentations de salaires. Vive leur lutte ! 18 septembre 2013

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#2


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18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF)

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

La direction du groupe charcutier Gad présente son plan de continuation ce mercredi matin devant le tribunal de commerce de Rennes. 200 salariés de l’abattoir de Lampaul Guimiliau, dans le Nord Finistère, ont fait de déplacement, accompagné par une délégation d’élus. Il y a aussi 57 salariés du site de Saint-Nazaire Les abattoirs de Lampaul Guimiliau et l’unité de Saint-Nazaire doivent être fermés dans le cadre du plan de continuation. Une cinquantaine de salariés de Josselin est également venue. Ils ont été sifflés par les salariés des autres sites, parce qu’il est prévu que le seul site conservé soit l’abattoir de Josselin.Économie mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Gad.-300-salaries-de-Gad-devant-le-tribunal-a-Rennes_6346-2229833-fils-tous_filDMA.Htm

Lampaul-Guimiliau. Pour les salariés de Gad, la mobilisation de la dernière chance (OF)

C’est ce matin que le tribunal de commerce de Rennes doit recevoir les plans de continuation ou de reprise de Gad. Concernant le sort de l’entreprise, il rendra sa décision le 16 octobre. Le plan de la Cecab, actionnaire majoritaire, prévoit la fermeture du site de Lampaul-Guimi- liau. 850 emplois sont menacés. En attendant, les salariés restent mobilisés. Dès 5 h, ils étaient là. « Ce que nous voulons surtout, c’est des réponses claires. Et positives aussi. » Même si la plupart n’y croit plus. « Les carottes sont cuites. Mais on veut quand même montrer qu’on est là. » À 7 h, quatre cars, soit 200 personnes, ont pris la direction de Rennes pour se rendre au tribunal de commerce. Social mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Lampaul-Guimiliau.-Pour-les-salaries-de-Gad-la-mobilisation-de-la-derniere-chance_40814-2229817_actu.Htm

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Île Maurice : manifestation d’ouvriers bangladais (LO)

Île Maurice : manifestation d'ouvriers bangladais (LO) dans International bengla

Au tout début du mois de septembre, quatre cents ouvriers venant du Bangladesh et travaillant pour l’entreprise textile mauricienne Real Garments se sont mis en grève après que leur salaire d’août a été divisé par deux. De 250 euros par mois, il était passé à 125 euros.

Ces ouvriers, quand ils travaillent dans leur pays, ne touchent qu’un salaire mensuel de 30 euros. Voilà pourquoi ils acceptent de s’expatrier à des milliers de kilomètres, à Maurice, où ils espèrent multiplier leurs gains par sept ou huit, mais en enchaînant des semaines de 55 heures et en subissant des conditions de vie et de travail épuisantes, voire humiliantes. Leurs déplorables conditions de logement en dortoirs étaient également une des raisons de la grève.

Ce trafic de main-d’oeuvre est organisé au profit des capitalistes de la zone franche par le gouvernement mauricien lui-même, en accord avec les gouvernements des pays d’où sont issus les travailleurs : Bangladesh, mais aussi Madagascar et Chine. Avec les salaires pratiqués, les capitalistes du textile mauricien tels que Real Garments ou Ciel sont ultra-gagnants, tout comme les sociétés d’habillement occidentales pour lesquelles ils travaillent.

Alors que, mardi 3 septembre, ils s’étaient rassemblés devant le siège de l’entreprise, les travailleurs bangladais ont subi les violences de la police antiémeutes. Le ministre du Travail, prenant fait et cause pour les patrons de Real Garments, a accusé les ouvriers grévistes de « prendre le pays en otage et de menacer la paix industrielle du pays », ajoutant que « si d’ici ce soir, ils ne reprennent pas le travail, leur contrat sera résilié. Et je ferai résilier leur permis de travail avec effet immédiat », ce qui amènerait leur expulsion du pays. La menace ayant été mise à exécution, 92 d’entre eux ont été expulsés le mercredi 4 septembre, dont les leaders du mouvement.

Plusieurs dirigeants de l’opposition politique et des syndicats se sont élevés contre le traitement inhumain réservé aux ouvriers bangladais et ont demandé que les salaires retrouvent leur niveau antérieur. Ils ont également dénoncé les expulsions. Faizal Ally Beegun, un syndicaliste militant en faveur des travailleurs étrangers, a déclaré qu’il s’agit là d’une « déportation pure et simple » de ces Bangladais. « Je suis ici, a-t-il poursuivi, pour dénoncer les injustices. Il est inconcevable que des étrangers, venus gagner leur vie à Maurice, soient forcés de prendre l’avion en catastrophe, avec leurs vêtements empilés dans des draps comme de vulgaires criminels. »

Si le droit au travail dépend du bon vouloir des patrons et de leurs soutiens gouvernementaux, l’exploitation, elle, ne connaît pas de frontières. Émile GRONDIN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=41

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

France Télécom-Equant – Rennes, un recul de la direction (LO)

France Télécom-Equant – Rennes, un recul de la direction (LO) dans Luttes ouvrières france-telegraib1

Avant l’été, la direction de la branche entreprise d’Orange avait annoncé sa décision de réorganiser ses activités de manière à en transférer une part croissante vers les filiales du groupe aux conditions les plus défavorables : convention Syntec la plus défavorable du secteur des télécoms, rémunérations minimales, clauses de mobilité imposées, etc.

1 200 salariés étaient directement concernés, dans un premier temps, pour être transférés de la filiale Equant et de SCE vers les filiales Syntec. Cette attaque avait provoqué la colère, et plusieurs assemblées du personnel et débrayages avaient eu lieu en juin et en juillet. Les salariés s’étaient quittés en juillet en s’engageant à se retrouver le 5 septembre afin d’entamer un mouvement de grève si la direction persistait dans ses projets. Et, dès la fin août, la mobilisation qui s’annonçait était dans beaucoup de discussions.

Mais, la veille du jour où le mouvement devait se décider, les salariés ont vu débarquer à Rennes une petite armada de directeurs, qui ont entrepris de les convaincre qu’ils avaient mal compris leurs plans : réunions avec des groupes de salariés, réunion avec les chefs, avec, le soir, une réunion avec les organisations syndicales qui est venue clore leur entreprise de communication (à défaut de séduction !). Voilà que leurs hypothèses avaient changé depuis juillet et que les réductions d’effectifs allaient être revues à la baisse ! Même si cela ne remet pas en cause l’objectif global de réduction de la masse salariale, il s’agissait bien d’un premier recul.

Le lendemain matin, 300 salariés de Rennes se sont réunis comme ils avaient prévu. Les revirements de la direction ont été interprétés comme la conséquence de la mobilisation qui se précisait. Reste que les belles paroles patronales n’ont pas encore donné lieu à des écrits annoncés pour les prochains comités d’entreprise de la branche. Le débrayage s’est donc terminé par la décision de se retrouver après le prochain comité d’entreprise afin de vérifier que la direction confirme ses dires. Et elle peut être certaine que, si elle ne tient pas ses engagements, les salariés, eux, respecteront les leurs. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=31

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09 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lutte dans les fast-foods aux USA

Lutte dans les fast-foods aux USA dans International feature_570

Le 29 août dernier, des milliers de travailleurs des fast-foods ont arrêté le travail dans 58 villes américaines.

Un millier de restaurants ont été touchés. Quelques piquets de grève se sont transformés en occupations temporaires, et plusieurs restaurants ont dû fermer. Dans ceux qui n’avaient pas fermé, les managers ont du se débrouiller pour combler les vides. Les salariés ont manifesté dans plusieurs villes.

À Memphis, dans le Tennessee, une travailleuse de McDonald’s a résumé les objectifs du mouvement : « ça fait près d’un an que je travaille ici. 7, 25 $, ça ne permet pas de vivre ». 7, 25 $ (5, 7 €), c’est le salaire minimum fédéral, inchangé depuis 2009… Les luttes dans les fast-foods ont démarré depuis plusieurs mois mais une telle extension géographique simultanée est quelque chose de nouveau. Ainsi en mai-juin dernier, elles n’avaient touché que 8 villes. Le 29 août représente donc un pas en avant. Au début, les dirigeants syndicaux ont fait profil bas mais ces dernières semaines, devant l’écho national du mouvement, leur attitude a changé.
La structure de l’activité rend plus difficile le mouvement. Ainsi, McDonald’s explique ne pas être concerné car la majorité de ses restaurants sont des franchisés (qui lui payent des redevances)… mais, dans les 20 % de restaurants gérés directement par la société, les conditions ne sont guère meilleures. Le discours patronal assure aussi qu’il s’agit de boulots d’appoint occupés par des jeunes, mais c’est de moins en moins vrai.
Les grévistes réclament d’abord un salaire horaire de 15 $. Des revendications portent aussi sur le droit syndical et les conditions de travail. En mars 2013, Obama avait proposé de porter progressivement le salaire minimum fédéral à 9 $ (6, 9 €). Mais cela suppose le vote d’une loi, ce qui est très hypothétique. C’est donc sur leur organisation et leur détermination que les salariés doivent compter pour gagner.

Dimanche 8 septembre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 207 (05/09/2013)

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06 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Herblain, ils vont former leurs successeurs polonais… avant d’être licenciés (LT+OF)

Saint-Herblain, ils vont former leurs successeurs polonais... avant d'être licenciés (LT+OF) dans Luttes ouvrières zoom-287624-jeu-plan-social-jeu-de-cartes-prefere-des-grands-patrons

A Saint-Herblain (44), les salariés du groupe américain Newell Rubbermaid (stylos Waterman, Reynolds, Parker…) se disent « choqués » par une mesure qui va obliger plusieurs d’entre eux, comme plusieurs de leurs collègues de Valence (Drôme), à former leurs successeurs polonais… avant d’être licenciés.empty dans Luttes sociales en Bretagne

« C’est choquant pour tout le monde. Licencier des gens et leur demander de former les salariés étrangers, c’est vraiment n’avoir aucun scrupule », a déclaré, à la sortie de l’usine, Jacqueline Morisson, déléguée CGT. Derrière elle, plusieurs dizaines de salariés étaient en débrayage ce jeudi matin, devant leur usine de Saint-Herblain (44), afin de demander de meilleures conditions de départ pour le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui va toucher une centaine de personnes du groupe Newell Rubbermaid en France.

« Ils sont exploités au même titre que nous » Les personnes qui devront former leurs successeurs polonais avant d’être licenciées sont près d’une dizaine dans la Drôme et 13 à Saint-Herblain, toutes au sein du service clients. « Le personnel n’a rien contre les salariés étrangers, ils sont exploités au même titre que nous, mais le côté humain n’a pas été pris en compte du tout. La direction a juste dit : « Si les salariés acceptent, on leur octroie une prime de 1.000 €’ », a indiqué Jacqueline Morisson. « Ça fait quatre plans de licenciement depuis 2007, c’est bien pour nourrir les actionnaires, ils pompent sur le site le plus possible jusqu’à l’épuisement. Ils feraient bien mieux de mettre de l’argent pour innover, pour développer les ventes ».


Des salariés angoissés Plusieurs salariés du service clients concernés par cette mesure de formation n’ont pas souhaité répondre à la presse, angoissés par les difficultés à venir pour retrouver un emploi. « Il y a deux ans, quand le groupe a fermé l’usine Parker à New Heaven (Royaume-Uni), ce sont des Français qui sont allés là-bas pour être formés et revenir avec les machines, et l’usine est fermée là-bas », a rappelé sur place Thierry Cormerais, délégué central CFDT. Et d’ajouter : « C’est pas une logique française, mais c’est un groupe américain et, eux, ils fonctionnent comme ça ». * Il est spécialisé dans le matériel de bureau et d’écriture. Il possède de très nombreuses marques, dont Parker, Reynolds, Waterman, mais aussi des marques d’outillage ou de matériel de puériculture comme Graco. AFP 5 septembre 2013 à 14h26

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/saint-herblain-ils-vont-former-leurs-successeurs-polonais-avant-d-etre-licencies-05-09-2013-2223679.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Waterman.-Des-salaries-polonais-formes-par-leurs-collegues-nantais_40815-2225884_actu.Htm

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30 août 2013 ~ 0 Commentaire

Le lock-out de Dublin en 1913 (CQFD)

Le lock-out de Dublin en 1913 (CQFD) dans Europe nli-exhibition2

Août 1913, Dublin. Toutes les discussions politiques tournent autour de la question de l’indépendance, de la défense de la culture et de la religion catholique.

Mais, soudain, et seulement pour quelques mois, la question sociale supplante avec violence la question nationale, redistribuant les cartes politiques sur des bases jamais vues dans le pays et qu’on ne reverra plus.

 Tout commence avec l’arrivée à Dublin de James « Big Jim » Larkin. « God sent Larkin in 1913, a labor man with a union tongue / He raised the workers and gave them courage ; he was their hero, the worker’s son » [1], chanteront les Irlandais en sa mémoire. Il crée un syndicat de masse pour les ouvriers, l’Irish Transport and General Workers Union (ITGWU). Face à lui, William Murphy, le très catholique et indépendantiste dirigeant du patronat dublinois, réagit radicalement : renvoi des ouvriers arborant le badge de l’ITGWU et obligation pour tous les travailleurs de signer un document par lequel ils s’engagent à ne jamais adhérer au syndicat. La grève éclate, d’abord dans les tramways dirigés par Murphy, puis sur les docks et gagne, par solidarité, rapidement les filatures… toute la ville. Jusqu’à la fin de l’année, Dublin est complètement paralysée.

Tous les grévistes ne partagent pas les idéaux révolutionnaires de Larkin!  C’est la défense des ouvriers licenciés et le refus de se soumettre au diktat de Murphy qui animent les premières revendications. Un meeting était interdit ? Les grévistes occupaient la rue et l’organisaient quand même, défiant le pouvoir, le patronat et les charges policières qui laissent derrières elles de nombreuses victimes. C’est toute la société irlandaise qui se retrouve coupée en deux selon une ligne de fracture toute nouvelle : d’un côté pour les ouvriers en grève, de l’autre pour l’ordre et William Murphy. Indépendantistes ou unionistes, catholiques ou anglicans, irlandais ou anglo-irlandais, se retrouvent dans les deux camps, entre ceux prêts à mourir pour leur cause et ceux prêts à les affamer.

D’ailleurs, le pain devient très vite le nerf de la guerre. Des comités d’aide aux grévistes, souvent animés par les femmes issues des mouvements nationalistes et féministes, comme l’actrice Maud Gonne ou Constance, « la Comtesse Rouge »,  Markievicz, organisent des soupes populaires « rouges » ou de « charité ». Des chargements de nourriture sont envoyés par les syndicats anglais. Et c’est là que l’Église catholique réveille son vieux démon : cette charité internationaliste ressemble trop à un complot pour convertir ses ouailles aux diaboliques athéisme et pire, protestantisme. Avec le projet des syndicalistes d’envoyer en Angleterre les enfants affamés de Dublin pour les sauver, la coupe est pleine ! Walsh, l’évêque de Dublin, dira : « Elles ne méritent plus le nom de mères catholiques si elles oublient leur devoir au point d’envoyer leurs enfants dans un pays étranger… » L’Église reçoit le soutien de quelques grands noms de la cause nationaliste comme Arthur Griffith, fondateur du Sinn Féin.

De l’autre côté, les artistes de l’avant-garde irlando-anglaise s’engagent généralement derrière les ouvriers, par convictions (Bernard Shaw), par intérêt et solidarité (W. B. Yeats dont le théâtre dublinois souffre de la grève), par mysticisme irlandais (George Russell qui pensait naïve- ment que dans un pays libre, le patronat aurait soutenu les ouvriers). Le dramaturge A. E. présentera avec ironie ses excuses pour les prêtres irlandais préférant des enfants affamés à Dublin plutôt que des enfants bien nourris en Angleterre. Il est vrai que ces artistes partageaient avec les grévistes le même ennemi : l’Église et son conservatisme.

Finalement, c’est l’hiver 1913-1914 et ses rigueurs qui auront raison du mouvement. Vaincus par la faim, le découragement et la violence de la campagne anti-gréviste menée par les catholiques, les travailleurs retournent à leurs postes tandis que Larkin part pour les U.S.A. La relève sera assurée par son camarade James Connolly qui allie dans un même mouvement socialisme révolutionnaire et nationa- lisme irlandais, autour de l’Irish Citizen Army (ICA), créée et armée à l’origine pour défendre les grévistes de 1913. Aux côtés des nationalistes conservateurs, Connolly dirigera l’insurrection de Pâques 1916 à l’issue sanglante. La question sociale continuellement remise à plus tard, l’église catholique, sa censure, son sexisme et son conservatisme vont régner d’une main de fer bien au-delà de l’indépendance du pays conquise en 1921. Mais peut être qu’à l’occasion du centenaire du Lock-out de 1913… ?

Notes

[1Ballad of Jim Larkin, chanson de Donagh MacDonagh, chantée par Christy Moore en 1969 puis par les Dubliners. Dans cet extrait, c’est Dieu qui envoie Jim Larkin aux travailleurs. paru dans CQFD n°112 (Juin 2013),   mis en ligne le 02/08/2013

http://cqfd-journal.org/La-grande-greve-dublinoise-de-1913

 

 

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