Archive | Luttes ouvrières

05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest, un barrage filtrant en préparation sur l’axe Roscoff-Lorient (lt+of)

Marine Harvest, un barrage filtrant en préparation sur l'axe Roscoff-Lorient (lt+of) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-h

Le blocage de l’usine Marine Harvest de Poullaouen se poursuit et se poursuivra jusqu’à vendredi, date de la visite de Stéphane Le Foll en Bretagne.

Un ministre de l’agriculture dont les salariés de l’entreprise de saumon menacée de fermeture réclament la venue. Pour l’heure, ils ont passé la nuit devant le site pour bloquer tous les camions de marchandises.

09H46. Le soutien des élus aux salariés de Marine Harvest  Après le maire de Poullaouen, Didier Goubil, hier soir, les salariés ont reçu la visite ce matin de Christian Troadec et du maire de Plounévézel et vice-président de Poher communauté, Xavier Berthou. Yann Le Boulanger, attaché parlementaire de Richard Ferrand, est également sur place et a indiqué que le député devrait venir en fin de matinée

09H40. Barrage filtrant sur l’axe Lorient-Roscoff  Alors que le comité pour le maintien de l’emploi en Centre Bretagne essaie de contacter les médias norvégiens pour les alerter « du com- portement du groupe Marine Harvest Kristen », les salariés se préparent à mettre en place un barrage filtrant sur l’axe Lorient-Roscoff.

09H10. Réunion vendredi 18h00 à l’appel du Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne

09H08. L’intendance solidaire se met en place Un chapiteau monté avec l’aide des services municipaux, un petit-déjeuner livré par le Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne : les salariés se préparent à un siège. 5 novembre 2013 à 09h41

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaixregion/poullaouen/poullaouen-les-salaries-de-marine-harvest-debrayent-04-11-2013-2291871.php

http://www.ouest-france.fr/marine-harvest-les-rangs-des-grevistes-grossissent-poullaouen-1690535

http://www.ouest-france.fr/poullaouen-le-personnel-de-marine-harvest-en-greve-illimitee-1689714

http://www.ouest-france.fr/marine-harvest-les-salaries-de-poullaouen-continuent-leur-action-1689886

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05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Tilly-Sabco, assemblée générale ce mardi à 10 h (lt)

Tilly-Sabco, assemblée générale ce mardi à 10 h (lt) dans Luttes ouvrières tilly-300x154

Après la forte mobilisation de lundi, journée au cours de laquelle les salariés de Tilly-Sabco ont occupé la sous-préfecture de Morlaix pour exiger une rencontre avec Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, une assemblée générale est prévue ce mardi matin à 10 h sur le site de Guerlesquin. 

9H30. Assemblée générale sur le site de Guerlesquin Les salariés de Tilly-Sabco tiennent une assemblée générale ce mardi matin à 10 h sur le site de l’entreprise agroalimentaire, à Guerlesquin. Ils devraient décider des prochaines actions à mener. Pour le moment, ils ont obtenu une promesse de Stéphane Le Foll. Le ministre de l’agriculture doit tenter de leur obtenir un rendez-vous à Bruxelles.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/tilly-sabco-assemblee-generale-ce-mardi-a-10-h-05-11-2013-2292870.php

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La révolte des ouvrières et ouvriers Bretons

La révolte des ouvrières et ouvriers Bretons dans Luttes ouvrières joint-fr

Les salariés de Marine Harvest  viennent de se déclarer en grève illimitée et occupent leur usine.  

A Morlaix, les Tilly Sebco occupent la sous préfecture qu’ils ont enfoncée et demandent à rencontrer le ministre de l’agriculture Stéphane Le Fol.

L’immense révolte qui s’est exprimé dans les manifestations de samedi explose au grand jour.

Il faut que toute la population, les syndicats, les partis ouvriers progressistes se mobilisent dans l’unité pour être au côté des salariés en lutte et exiger l’arrêt des licenciements.

Stop au massacre social.

Tous ensemble dans la lutte.

Il faut purement et simplement interdire ces licenciements, maintenir les salaires de tous les employés et exiger l’ouverture des livres de compte.

Plus que jamais, ces luttes doivent converger en un mouvement d’ensemble, contre la casse sociale et humaine, contre l’austérité.

Au côté des salariés du Marine Harvest, des Tilly, des Doux et des autres le Npa 29, leur apporte son soutien indéfectible

NPA 29

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quintin, les salariés de Guyader gastronomie en grève (of)

Quintin, les salariés de Guyader gastronomie en grève (of) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

Depuis 7 h 30 ce matin une partie de la centaine de salariés de l’entreprise de salaison Guyader gastronomie de Quintin (Côtes-d’Armor) sont en grève.

Ils protestent contre la sanction dont un de leurs collègues fait l’objet. Selon Annie Calvary, déléguée départementale de la CGT qui les a rejoints, un mouvement de grève avait déjà eu lieu au printemps pour protester contre les conditions de travail difficiles dans cette entreprise de Quintin. Économie lundi 04 novembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Quintin.-Les-salaries-de-Guyader-gastronomie-en-greve_40771-2245669-pere-bre_filDMA.Htm

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampaul-Guimiliau,Gad, l’accord de fin de conflit signé in extremis, le blocus levé (of)

Lampaul-Guimiliau,Gad, l’accord de fin de conflit signé in extremis, le blocus levé (of) dans Landerneau, Landi, Lesneven manifestation-le-16-mars-2013-

L’accord de fin de conflit de l’abattoir de Gad à Lampaul-Guimiliau a été signé in extremis à 18 h 19. Les salariés ont annoncé la levée de leur blocus.

C’est la fin d’une longue journée d’attente où les nerfs ont été soumis à rudes épreuves. À 18 h 19, l’accord de fin conflit a finalement été accepté par les salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau, juste après avoir enfin obtenu la garantie de paiement des indemnités extralégales par la Cecab.

« L’accès au site est libéré » « C’est signé. Le conflit s’est terminé ce jeudi soir. L’accès au site est libéré », a déclaré à Olivier Le Bras, délégué central du syndicat FO, majoritaire sur le site finistérien de 850 salariés, qui était bloqué depuis le 11 octobre. Date de la validation d’un plan de continuation de la société d’abattage et de découpe de porcs, actant la fermeture du site finistérien. Le texte, signé à la préfecture du Finistère «garantit le paiement d’indemnités supralégales doublées, et le paiement de tous les jours de grève, comme cela avait été convenu», s’est félicité le syndicaliste.

« Cette prime extra légale, vous l’avez bien méritée ! » « Vous pouvez être fiers de vous, lance Olivier Le Bras. Cette prime extra légale, vous l’avez bien méritée ! ». Les syndicats étaient inquiets en début de journée : ils réclamaient que la Cecab garantisse le paiement des indemnités extra-légales. La Cecab a annoncé un peu plus tôt, par communiqué de presse, qu’elle s’engageait à payer les indemnités. Social jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Gad.-L-accord-de-fin-de-conflit-signe-in-extremis-le-blocus-leve_6346-2244661_actu.Htm

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Abattoirs Gad: la direction de la Cecab dresse les travailleurs les uns contre les autres (lo)

Abattoirs Gad: la direction de la Cecab dresse les travailleurs les uns contre les autres (lo)  dans Luttes ouvrières pinkerton_escorts_hocking_valley_leslies_2
Briseurs de grève de l’agence Pinkerton face aux femmes de grévistes, Usa, 1884.

Les médias ont présenté les heurts de mardi 22 octobre entre salariés des abattoirs du groupe Gad comme des « affrontements » déplorables.

En fait, il s’agissait d’une manoeuvre de la direction de la Cecab qui détient les deux abattoirs de Josselin dans le Morbihan et de Lampaul dans le Finistère.

Depuis le début, la direction s’est employée à dresser les travailleurs du site de Josselin qu’elle compte maintenir contre ceux du site de Lampaul dont elle a décidé la fermeture. Petite crasse au passage, la direction a commencé par faire main basse sur 15 millions d’euros de participation auxquels ont droit les salariés de Lampaul, et dont ils réclament à juste titre la restitution dans le cadre des indemnités de licenciement.

À l’abattoir de Josselin, au nom de la liberté du travail, les chefs ont fait sortir quatre cents travailleurs en rangs serrés et en blouses blanches pour s’opposer à la cinquantaine de grévistes venus de l’abattoir de Lampaul pour tenter de bloquer les camions. La confrontation s’est soldée par une bousculade assez vive et des échanges de coups. Après quoi les manifestants ont installé des camping- cars à l’écart de l’entrée de l’usine et poursuivi leur sit-in.

Au matin un accord était conclu entre les délégués syndicaux et les représentants de Cecab. Mais en attendant d’en juger, le site de Josselin est resté bloqué. C’est alors que les CRS sont intervenus et ont forcé le barrage des manifestants. Quelques travailleurs ont expliqué écoeurés : « On n’est pas armés, on n’est pas des casseurs, on ne fait que défendre nos emplois. »

Le blocage de l’abattoir de Lampaul s’est poursuivi jeudi 24 octobre. La direction avait accordé le doublement des primes de départ extra légales pour les licenciés, qui passeraient de 1 000 à 2 200 euros entre trois et quatre ans d’ancienneté et à 400 euros par année d’ancienneté supplé-mentaire, ainsi que le paiement des jours de grève. Mais, dans les éléments écrits reçus, le doublement de la prime n’était plus en net mais en brut, et certains jours de grève n’étaient plus payés. L’assemblée générale des grévistes a donc refusé de se prononcer et a maintenu le blocage.

Revenant sur les heurts du mardi, les travailleurs de Lampaul soulignaient qu’ils n’en voulaient pas à leurs collègues de Josselin mais « à ceux qui leur en ont donné l’ordre ». Quand ils ont repris le travail, la plupart de ceux de Josselin ne plastronnaient pas non plus. « Ça m’a fait mal qu’on se foute sur la gueule entre collègues », confiait un salarié à un journaliste. « Voir les collègues pleurer après la charge des CRS, ça m’a fait mal. » Tant mieux que de tels regrets aient été exprimés. Mais il aurait été plus positif que les travailleurs ne se rangent pas derrière un patron qui, le moment voulu, n’hésitera pas à se débarrasser d’eux.

La Cecab maintient non seulement sa volonté de fermer l’abattoir de Lampaul mais aussi d’empêcher qu’il soit repris afin de pas avoir de concurrence. En visite à Lampaul, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et ancienne maire de Morlaix, n’a rien eu d’autre à proposer que sa « sidération ». La Cecab fait ce qu’elle veut et les ministres obtempèrent. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2361&id=20

Commentaire: La Cecab refuserait de céder à un repreneur la station d’épuration, d’où le blocage.

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lanester, un poste supprimé à l’agence ThyssenKrupp (of)

Lanester, un poste supprimé à l’agence ThyssenKrupp (of)  dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

Selon nos informations, une suppression de poste interviendrait sur le site lanestérien de ThyssenKrupp (ascensoriste).

Les salariés ont débrayé hier mardi. Ils se rendent ce mercredi matin à Angers.

Plan de sauvegarde de l’emploi Dans le cadre d’un Plan de sauvegarde de l’emploi, 153 suppressions de postes sont prévues chez ThyssenKrupp au niveau national (289 selon la CGT). L’agence de Lanester, qui compte 27 salariés, serait touchée par une suppression de poste, deux modifications et cinq réaffectations. Les employés lanestériens ont fait grève hier, mardi.

En délégation à Angers Un nouveau comité central d’entreprise doit se tenir ce mercredi, à Angers, siège social de la société. Les salariés de Lanester ont prévu de se rendre dans le Maine-et-Loire. Social mercredi 30 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Ascenseurs.-Un-poste-supprime-a-l-agence-ThyssenKrupp-de-Lanester_40811-2244238——56121-aud_actu.Htm

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, réunion direction-syndicats d’Alcatel-Lucent demain, en saura-t-on davantage sur le plan social ? (of)

Lannion, réunion direction-syndicats d’Alcatel-Lucent demain, en saura-t-on davantage sur le plan social ? (of) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

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La direction et les représentants du personnel d’Alcatel-Lucent France se retrouvent demain mrcredi pour deux jours de réunion à Vélizy.

Connaîtra-t-on demain la déclinaison locale du plan Shift, qui prévoit la suppression de 900 emplois en France ? C’est ce qui était annoncé ces dernières semaines, mais un message audio de la direction adressé aux salariés vendredi a laissé entendre que cette annonce est repoussée à la fin du mois de novembre. Les deux journées de demain étant dans ce cas des réunions de présentation de la stratégie envisagée par le groupe dans chaque site. Pour l’instant, le groupe indique que « le détail de ce qui sera discuté demain n’est pas encore finalisé ».

À l’ordre du jour reçu par les syndicats La loi sur la Sécurisation de l’emploi est le premier point à l’ordre du jour de cette « conférence sociale », dans le document transmis aux syndicats. La présen-tation de la stratégie de la filiale suivra. Les perspectives des différents sites seront ensuite abordées les uns après les autres avec à 15 h : le site d’Eu ; à 16 h : celui d’Ormes et à 17 h : Toulouse. Jeudi, le cas du site de Rennes sera examiné en premier à 11 h. À 14 h : ce sera au tour d’Orvault ; à 15 h, celui de Lannion et à 16 h celui de Villarceaux.

Pour l’instant, aucune manifestation n’est prévue sur le site de Lannion. « Tous les postes hors Recherche et développement sont menacés. Si on ajoute la suppression des activités liées à la 2G et la 3G, près de 350 personnes, soit 60 % des postes pourraient être supprimés à Lannion », note une syndicaliste. Social mardi 29 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lannion.-Reunion-direction-syndicats-d-Alcatel-Lucent-demain.-En-saura-t-on-davantage-sur-le-plan-social-_40805-2244019——22113-aud_actu.Htm

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, nouveau rassemblement ce mercredi à Lampaul (lt)

Gad, nouveau rassemblement ce mercredi à Lampaul (lt) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

Après avoir, ce mardi, mené une opération escargot sur la RN12 et rencontré Guillaume Roué, président de Prestor, l’actionnaire minoritaire du groupe Gad, les salariés ont décidé de se réunir une nouvelle fois ce mercredi, à 14 h, sur le site de Lampaul-Guimiliau.empty dans Luttes sociales en Finistère

 Retour sur la journée de ce mardi
19H30. Fin de l’action, nouveau rassemblement ce mercredi à 14 h
Les salariés de Gad quittent le site de Prestor. Ils n’ont rien obtenu. La Cecab refuserait de revenir à la table des négociations. Un nouveau rassemblement est prévu ce mercredi, à 14 h, sur le site de Lampaul-Guimiliau.


16H30.  »On veut une nouvelle négociation »
Martin Jaeger prend la parole devant les salariés de Gad. Le secrétaire général de la préfecture du Finistère refait l’historique des négociations menées jusqu’ici avec la Cecab pour arriver un accord de fin de conflit.  Marc Hébert, délégué FO, le questionne sur l’absence de signature de la Cecab sur ce fameux document. « Je m’engage à le faire signer », lui répond Martin Jaeger. Mais ça ne semble pas suffire. Les salariés de Gad souhaitent toujours revaloriser les indemnités supra-légales. « Ce qu’on veut, c’est une nouvelle négociation avec la Cecab », affirment-ils.


15H35. Le sous-préfet de Morlaix arrive
Le sous-préfet de Morlaix, Philippe Loos, et le secrétaire général de la préfecture du Finistère, Martin Jaeger, doivent venir sur place à la rencontre des salariés.


15H15. Guillaume Roué : « On ne voulait pas ça »
Guillaume Roué sort à la rencontre des salariés de Gad. Ils sont 250, dehors, à attendre les explications du président de Prestor, société actionnaire de Gad SAS.  »On ne voulait pas ça, explique-t-il. Mais on ne pouvait pas faire autrement car Prestor est actionnaire minoritaire ».  Guillaume Roué propose  d’appeler la préfecture pour une médiation.

14H00. Fin de l’opération escargot
Les salariés de Gad sont décidés à rencontrer Guillaume Roué, président de Prestor et actionnaire à hauteur de 35 % du groupe agroalimentaire. Après avoir mené une opération escargot sur la RN12, ils sont arrivés à Kersaint (29) dans un concert de klaxons.

 Retour sur la matinée
Ils veulent une nouvelle réunion avec la direction de la Cecab pour négocier l’accord de fin de conflit : quelque 400 salariés de l’abattoir de Gad à Lampaul-Guimiliau (29), voué à la fermeture, étaient réunis ce mardi matin pour décider de la suite à donner au mouvement lancé depuis l’annonce du plan de continuation du groupe.

Après bien des discussions, ils se sont mis d’accord pour demander cette rencontre, afin d’obtenir,  notamment, la multiplication par trois des indemnités supra-légales et une garantie financière du verse- ment des indemnités : ils craignent une liquidation judiciaire du groupe.

S’ils n’ont pas de réponse pour cette nouvelle réunion d’ici 16 h ce mardi, ils iront de nouveau occuper le site de Josselin (56) dès lundi, ont-ils prévenu.

Rappelons que Gad possède un autre abattoir à Josselin, qui, lui, ne fermera pas, et sur lequel devrait être transférée une partie de l’activité dévolue jusqu’à présent au site finistérien.  En attendant la réponse de la Cecab, un cortège de voitures est parti en opération escargot sur la RN12 pour rejoindre Kersaint (29) pour y rencontrer Guillaume Roué, président de Prestor et actionnaire à hauteur de 35 % du groupe agroalimentaire.

Le Centre régional d’information et de coordination routières (Cricr) nous signale la présence de manifestants sur la chaussée dans le sens Rennes-Brest. Une déviation a été mise en place par la sortie du Vern. Sterenn Duigou, Béatrice Pellan et Nathalie André 30 octobre 2013 à 08h00

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/lampaul-guimiliau-gad-les-salaries-veulent-une-nouvelle-reunion-avec-la-cecab-29-10-2013-2285757.php

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29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Agroalimentaire en Bretagne : l’envers du décor n’est pas beau à voir non plus (le Huff’)

Agroalimentaire en Bretagne : l'envers du décor n'est pas beau à voir non plus (le Huff') dans Luttes ouvrières goutal-mercredi

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(…) À bien des égards, l’environnement breton a lui aussi souffert des modes de production agroalimentaire locaux. Et si l’opinion considère qu’il faut sauver la Bretagne et ses emplois (les ouvriers ne sont pas responsables des logiques industrielles adoptées ici), elle semble pourtant rejeter le modèle d’agriculture proposé par la région. Au mois de février, 7 Français sur 10 déclaraient prêter attention aux conditions d’élevages des animaux, ce qui ne devrait pas leur rendre la filière porcine partic lièrement sympathique. Un autre sondage nous apprend qu’ils seraient autant à être capables de payer plus cher pour manger un poulet élevé en plein air plutôt qu’un de ces animaux élevés en batterie qui sont légions… en Bretagne. (…)

Bretagne = agro-industrie La réponse du gouvernement? Débloquer un fonds de 15 millions d’euros pour les Bretons d’abord et probablement aménager l’écotaxe ce mardi. Stéphane Le Foll, Marilyse Lebranchu ou encore Guillaume Garot… le gouvernement est copain comme cochon avec des agricul- teurs armoricains.

Mais le modèle Breton est pourtant loin de faire l’unanimité. En témoigne ce tweet de José Bové qui a voulu mettre le doigt là où ça fait mal. Pour l’ancien faucheur d’OGM, les ouvriers bretons seraient manipulés par les tenants d’une « agro-industrie qui va droit dans le mur ». « Droit dans le mur », les faits ne donnent pas tort à l’eurodéputé. À l’image de l’ensemble de la filière viande, la crise du porc breton est structurelle. Baisse annuelle de la production, demande en chute, surcoût du cochon français par rapport à ses concurrents allemands, belges ou néerlandais, nécessité de s’adapter aux normes européennes, notamment en matière de bien-être des animaux de plus en plus cher aux consomma- teurs, depuis une décennie la France vit au rythme des cahots d’un système de production qui apparaît toujours davantage à bout de souffle.

Aujourd’hui le cochon, hier les œufs, le lait ou les bovins, entre la pression de la grande distri-bution, la fluctuation des matières premières et la concurrence européenne, les crises se suivent et se ressemblent. Mais de là à croire que chaque fermeture d’un abattoir ou d’un élevage présage l’ouverture d’une ferme bio, il n’y a qu’un pas: celui qui sépare le fantasme de la réalité. Le porc Français viendrait-il à manquer qu’il serait immédiatement remplacé par ses concurrents allemands, belges ou néerlandais, élevés dans des conditions similaires, si ce n’est pire. Quant au gouvernement, il entend bien sauver les meubles, et si possible bâtir sur ce qui existe déjà. En témoigne l’appel du ministre de l’agroalimentaire Guillaume Garot aux Bretons auxquels il recommande « d’innover, investir et exporter ». L’idée? Renfor- cer le secteur. Et à quoi ressemble l’agroalimentaire breton? Réponse: à des coopératives qui font toujours davantage figure de multinationales.

Gad d’école Les ouvriers des abattoirs Gad, grenouille qui a voulu devenir aussi grosse que le cochon, en savent quelque chose. Au lendemain de la guerre, pendant les Trente glorieuses, la France a faim et les affaires seront florissantes pour Louis Gad et sa charcuterie familiale. En 1983, l’entreprise dénom- bre déjà 280 salariés, rappelle France TV Info, et continue de se développer.

Rien n’arrête alors Gad, qui investit dans la fabrication de produits transformés à base de viande. Au début des années 2000, 900 employés travaillent pour Gad. Mais le charcutier a toujours faim, ouvre son capital à Prestor, un groupement de producteurs de porc, tout en investissant chez Morand, une autre entreprise spécialisée dans la découpe et la salaison. 274 millions d’euros de chiffre d’affaire, 27.500 porcs abattus chaque semaine et 1200 employés, l’insatiable Gad invite la coopérative morbihannaise Cecab à entrer dans son capital.

L’entreprise qui se présente sur son site Internet comme « l’un des tous premiers groupes agro- alimentaires français dont l’activité à l’international représente 30% du chiffre d’affaires » dispose d’un autre abattoir, à Josselin. Louis Gad disparaît et laisse la place à Gad SAS: 2500 salariés et 700 millions d’euros de chiffre d’affaire. La boucle est presque bouclée. Lorsque la Cecab rachète les parts de Loïc Gad en 2010, la coopérative peut désormais se féliciter de maîtriser la filière porcine de l’élevage hors sol jusque dans l’assiette. Les économistes appellent cela l’intégration verticale, l’opinion s’étonne que ses restaurateurs lui servent des plats préparés et le ciel s’apprête à tomber sur la tête de Gad.

Absence de vision à long terme En cause? Une mauvaise gestion de la part de la Cecab, alors même que sa filière porcine représenterait 31% de son activité. Si l’affaire témoigne des limites du système des grandes coopératives, derrière le malheur des salariés de l’abattoir, se cache la concurrence des coopératives agricoles bretonnes, empêtrées dans une forme de « chacun pour soi » et l’absence de vision à long terme de l’ensemble des acteurs, mais aussi du gouvernement.

Les émeutes bretonnes le rappellent avec fracas, toutes les filières sont ébranlées tantôt par la concurrence étrangère, tantôt par la fin d’aides européennes. Gad pour le porc aujourd’hui, Marine Harvest en juin (poisson), Doux et Tilly-Sabco (volaille) en juillet: si les plans sociaux se multiplient, les solutions envisagées par les observateurs passeraient par davantage d’intégration et de valeur ajoutée sur les produits. Autrement dit: des plats cuisinés, les Français vont encore en manger. Quant à la Bretagne, elle n’est pas sortie de l’auberge.

Le HuffPost  |  Par Stanislas Kraland Publication: 28/10/2013 19h57 CET  |  Mis à jour: 29/10/2013 12h03 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/28/agroalimentaire-bretagne-crise-envers-du-decor_n_4169327.html?utm_hp_ref=france

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