Archive | Luttes ouvrières

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les débrayages chez Peugeot (Mulhouse, Vesoul…) et leur signification (Essf)

Les débrayages chez Peugeot (Mulhouse, Vesoul...) et leur signification (Essf) dans Luttes ouvrières lion-222x300

Gros débrayage contre l’ANI, Accord national interprofessionnel, le  11 septembre 2013,  de 900 salariés de Peugeot Mulhouse.

Le plus important débrayage depuis 1989 – suivi par celui du site de Peugeot Vesoul (chef-lieu du département de la Haute-Saône, région de la Franche-Comté) – où cela n’était jamais arrivé – et d’autres de la grande majorité des usines du groupe, à des degrés divers d’importance, a rendu perceptible un triple phénomène plus ou moins occulté jusque-là.

Ce débrayage, bien qu’important par la participation, n’apparaîtra probablement pas dans les statistiques de grève car ces dernières ne mesurent que les conflits de plus d’un jour!  Et pourtant tant par l’usine où il s’est développé,  l’impulsion qu’il a provoquée dans le groupe PSA, l’attention des autres salariés et des médias et sa signification pour la période, ils est important!

Ce gros débrayage rend ainsi plus visible, à sa manière, des conflits du travail courts de ce type qui échappent à la statistique et à la visibilité par la faible taille des entreprises, mais qui sont déjà nombreux.  Ils  s’ajoutent aux conflits plus longs autour des fermetures et licenciements, qui ne sauraient qu’augmenter avec la multiplication et la dissémination des accords ANI – entre autres – à travers la France. Ce qui témoigne non pas d’une absence, mais d’un type de conflictualité différent.

Cette nouvelle conflictualité prépare peu à peu le terrain psychologique, social, politique et militant à une autre, d’un niveau qualitatif bien supérieur, qui peut éclater rapidement et de manière surprenante à partir de faits considérés comme divers à d’autres époques (arbres turcs, suicide tunisien, bébés bosniaques, foot et transports brésiliens…).

• Le caractère bref de ces conflits sur les salaires, les horaires et les conditions de travail s’explique par la pression conjuguée du chômage, des faibles salaires mais aussi par la perception diffuse qu’ont leurs auteurs de ne pas avoir à se battre simplement contre leur seul patron, mais à devoir affronter le patronat, le gouvernement et même plus généralement une « crise » capitaliste à dimension internationale.

Or, constatant qu’aucune des grandes organisations ouvrières, politiques et syndicales, ne se situe à ce niveau, ils ne peuvent que protester et pas encore s’engager dans une véritable grève, sans avoir constaté auparavant qu’ils ont le nombre et l’état-major pour cela. Mais c’est cette exploration qui est en cours actuellement. Et c’est dans ce cadre que nous devons situer notre action.

Ainsi on a pu mesurer à Peugeot Mulhouse que bien des salariés qui ont débrayé n’avaient pas une connaissance exacte des mesures avancées par le patron, mais débrayaient sur ce « bruit de fond » parce qu’ils voulaient protester contre la dégradation générale de leurs conditions de vie et travail.  Mais ils protestaient aussi contre la hausse des impôts, contre les différentes mesures récentes et plus généralement contre le gouvernement et sa politique d’austérité. Ainsi les travailleurs de Peugeot Sochaux, en particulier les jeunes, qui étaient assez nombreux à la manifestation du 10 septembre sur les retraites, scandaient-ils un slogan politique : « Hollande à la chaîne ! »

Ainsi a-t-on pu mesurer par l’importance des cortèges d’ouvriers de Peugeot le 10 septembre, à Sochaux, à Valenciennes et comme cela devait se passer à Mulhouse si le mouvement n’avait pas été déplacé au 11 septembre, que beaucoup de salariés utilisaient la journée d’action des retraites pour faire entendre leur ras-le-bol général.

On avait déjà constaté cette tendance en 2010. Elle ne peut que s’être amplifiée aujourd’hui. La mobilisation sur les retraites peut prendre ainsi un caractère tout à la fois unificateur d’un grand nombre de brefs mouvements actuels sur des sujets divers et notamment l’ANI, mais aussi celui politique de dénonciation de la politique gouvernementale. Nous devons comprendre que la situation peut alors rapidement permettre aux travailleurs les plus avancés de se situer au niveau d’une conscience nationale et internationale des conflits actuels, de leurs causes et leurs trajectoires.

• A Peugeot Vesoul, le conflit qui a été le plus important, relativement, au niveau du groupe (deux débrayages de 4 à 500 salariés pour une usine de 3000), aucun syndicat n’a appelé au mouvement. C’est un tract seul n’ayant pas d’autre objectif qu’informer, avisant les salariés du petit recul du patron après le débrayage de Mulhouse, qui a mis le feu aux poudres.

Le débrayage prévu par la CGT au 25 septembre sur le groupe a été ramené au 18 septembre sous la pression des salariés. A Peugeot-Mulhouse, alors que la CFDT et la CFTC avaient appelé au premier débrayage mais pas au second – et qu’ils s’apprêtent à signer l’accord – le slogan le plus repris lors du second débrayage, certes par un milieu restreint et proche de la CGT (120 salariés lors du second débrayage le 18 septembre), a été « les syndicats pourris, on n’en veut pas ».

Cela témoigne que même dans le désir d’unité syndicale, les ouvriers ne suivent pas tant les syndicats qu’ils les utilisent, ce qui caractérise tout particulièrement la période jusqu’au niveau politique, même si cette tendance existait déjà auparavant. Les ouvriers de Peugeot Mulhouse ont saisi l’occasion qui leur était donnée par le fait – rarissime dans cette usine – que la CFDT et la CFTC, aient appelé à débrayer, sous la pression de leurs syndiqués et de quelques ouvrières qui s’étaient mises en grève spontanément .

Ils ne se font pour autant guère d’illusions sur ces syndicats de « services ». Ainsi, ils font moins attention qu’auparavant aux revendications et aux objectifs avancés par les organisations syndicales (et politiques) dans leurs appels à la mobilisation, à propos de l’ANI comme des retraites. Ils y mettent leur propre contenu et leurs propres objectifs, ceux que leur semble nécessiter une réponse à la situation générale. Et demain, si le mouvement prend un caractère plus large, leur propre organisation, assemblée générale, coordination, etc.

Le gros débrayage de Peugeot montre une conflictualité réelle, mais invisible, un besoin non satisfait de coordination et politisation de cette conflictualité et la possibilité rapide du dépassement du cadre proposé par les dirigeants du mouvement social actuel.

Il existe un courant, un mouvement politique et social qui trace son chemin dans les esprits et se lit dans une multitude de petites luttes diverses, comme dans les phénomènes politiques généraux, certes encore souterrain, peu visible, y compris à ses propres participants, mais bien réel et destiné à s’amplifier. C’est ce mouvement que nous devons nous attacher à rendre visible et conscient pour le plus grand nombre.

CHASTAING Jacques 21 septembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29836

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23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Peugeot : avertissement général

Peugeot : avertissement général dans Luttes ouvrières lion

Avec la mise en œuvre de l’ANI – la compétitivité –, PSA organise un recul social considérable. Mais le ras-le-bol et la colère accumulés ne sont pas loin…
Déjà bloqués en 2013, les salaires le seront en 2014 et probablement 2015 et 2016. Le patron supprime la prime d’ancienneté pour ceux qui ont plus de 20 ans d’entreprise, la prime de rentrée et la subrogation des indemnités de la Sécurité sociale, qui évite les trous sur la paie en cas de maladie. Il ne paie les samedis travaillés qu’en fin d’année avec une majoration de 25 % au lieu de 45 %, et seulement ceux non compensés par des jours non travaillés. Il réduit la majoration de nuit. Le chômage partiel n’est indemnisé qu’à 70 % au lieu de 75 %. Au total, une perte de 1 000 à 1 200 euros par an.
En cas de réorganisation ou de manque de travail, Mulhouse-Sochaux-Vesoul, comme d’autres zones, est considéré comme un seul établissement. Les mutations régionales sont donc la règle, comme les prêts de personnel sur toute la France. La direction annonce tous les samedis travaillés sur une des deux chaînes de Mulhouse… et des périodes de chômage sur l’autre. Et il reste encore à « discuter » la flexibilité, « l’overtime » qui permet de prolonger les horaires de 1/2h ou de 1h en fin de poste, prévenus le jour même ou la veille, la perte de jours de RTT, etc.
Premiers reculs La CFDT et la CFTC veulent signer l’accord… Mais la direction ne donne rien leur permettant de le justifier. Le mécon- tentement des salariés et de leurs syndiqués a amené ces syndicats, ce qui est exceptionnel, à appeler à débrayer une heure à Mulhouse le mercredi 11 septembre. La CGT, qui lutte depuis des mois sur le sujet, a rejoint cet appel après avoir déjà appelé à utiliser la journée du 10 sur les retraites pour dénoncer l’accord : 900 travailleurs – le plus gros débrayage depuis la grève de 1989 – s’en sont saisis pour refuser l’accord.
Mais bien des grévistes ont exprimé leur colère sans avoir étudié plus que cela les mesures de PSA, manifestant ainsi leur ras-le-bol de la hausse des impôts, des prix et de la politique de Hollande. Cet état d’esprit a été entendu dans le groupe puisque le débrayage à Mulhouse a été suivi à Sochaux où le directeur avait déjà été été hué par des milliers de salariés, qu’un appel est lancé à Tremery, et que sous cette pression, la journée d’action CGT sur le groupe PSA du 25 septembre est avancée au 18.
Surprise et inquiète, la direction a aussitôt annoncé quelques reculs. Ainsi, le patron maintient la prime de rentrée, renonce à la baisse de celle de nuit et revient partiellement sur l’ancienneté. Insuffisant, puisque, à cette annonce, l’emboutissage de nuit à Mulhouse a à nouveau débrayé, et que l’usine de Vesoul est bloquée, ce qui n’est jamais arrivé. Pour les salariés, très contents des débrayages, c’est loin de faire le compte.

Surtout du fait que c’est de tout qu’ils en ont marre : horaires, salaires, travail, retraites, austérité, gouvernement… Des débrayages qui ont donc changé l’ambiance et annoncent peut-être pour demain, dans ce contexte de multiplication des plans de compétitivité, un changement plus général et une suite bien plus large.

Correspondant Peugeot-Mulhouse Vendredi 20 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

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23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bangladesh : émeutes des ouvriers du textile (Jdd)

Bangladesh : émeutes des ouvriers du textile (Jdd) dans International bengla

Des dizaines de milliers d’ouvriers du textile au Bangladesh ont bloqué des rues, mis le feu à des usines et se sont heurtés à la police lundi, exigeant un salaire mensuel minimum équivalent à 100 dollars.

Jusqu’à 200.000 ouvriers ont manifesté lundi pour le troisième jour consécutif, selon Abdul Baten, chef de la police du district de Gazipur, près de la capitale Dacca, où plusieurs centaines d’usines textiles sont implantées. Quelque 300 usines ont été fermées pour prévenir toute attaque d’usines de la part de manifestants, a précisé son adjoint, Mustafizur Rahman.

« La situation est très volatile. La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les ouvriers incontrôlables », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs dizaines d’ouvriers et quelques policiers avaient été blessés. Les manifestations contre les faibles salaires et les mauvaises conditions de travail ont secoué le secteur de l’habillement du Bangladesh depuis l’effondrement en avril du Rana Plaza, qui a tué plus de 1.100 personnes. Dans le faubourg de Savar, où l’immeuble s’est effondré, des ouvriers en colère ont mis le feu à au moins deux usines, a déclaré Reaz-Bin-Mahmood, vice-president de l’association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur de vêtements au monde, fournissant notamment des grands noms tels que l’américain Walmart, le français Carrefour ou encore le suédois H&M. Pilier de l’économie, le secteur avec ses 4.500 usines représente 80% des exportations annuelles s’élevant à 27 milliards de dollars.   23/09/2013 – 09:27

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Bangladesh-emeutes-des-ouvriers-du-textile-630440

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22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

«Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre» (Al’e)

«Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre» (Al'e) dans Luttes ouvrières penibilite1

A 47 ans, cette «hôtesse de caisse» dans un hypermarché près de Nantes espère voir la pénibilité de son métier reconnue dans le cadre de la réforme des retraites.

Sylvie Gaillard a passé la moitié de sa vie derrière une caisse de supermarché. Des années à répéter les mêmes gestes, à soulever, pousser et mettre en sachet toutes sortes de produits. «Aujourd’hui, je suis cassée de partout», confie cette femme de 47 ans. «Je ne sais plus comment calmer mes douleurs.» Opérée à deux reprises des épaules, cette mère de deux enfants de 18 et 24 ans est en arrêt pour maladie profession- nelle depuis plus d’un an.  «Après mon opération, en 2012, j’ai fait de l’algodystrophie, explique-t-elle. J’ai mal au niveau des bras, des mains et des épaules et je vais peut-être devoir me faire opérer du canal carpien.» Difficile, dans ces conditions, d’envisager l’avenir avec sérénité. A ses yeux, son métier cumule deux principaux facteurs de pénibilité: les horaires de travail et la manutention.

Horaires et charges à porter «Le plus dur à vivre, ce sont les horaires, qui ne sont jamais les mêmes d’une semaine à l’autre, explique cette déléguée syndicale CFTC. On peut très bien travailler trois heures une journée, dix le lendemain, commencer dès 7h50 le matin ou finir vers 22h15 le soir.» De quoi compliquer la vie quotidienne et familiale. «Allez trouver une nourrice prête à garder votre enfant jusqu’à 22h30, poursuit-elle. Et quand vous travaillez le samedi, pas question d’aller voir votre fils jouer au football.»

Seconde difficulté du métier: porter des charges tout au long de la journée. «A la fin, cela se compte en tonnes», lance Sylvie, qui reconnaît quelques avancées ces dernières années, comme la fin de l’ensachage des denrées, les caisses équipées de roulettes pour faire glisser les produits et le fait que les gros volumes puissent rester au fond du caddie. «Physiquement, ça use, poursuit-elle. Combien de fois me suis-je levée le matin sans parvenir à serrer les poings… Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre.»

Départ anticipé à la retraite Si elle devait bénéficier de la mise en place du compte de pénibilité, Sylvie sait déjà quelle modalité elle choisirait entre un départ anticipé, un passage à temps partiel ou une reconversion. «Je ne travaille que trente heures par semaine. Alors je ne me vois pas réduire davantage mes horaires, tranche-t-elle. Quant à la reconversion, j’ai déjà donné. J’étais auparavant coiffeuse et j’avais dû changer de métier à cause des allergies.»

Sylvie opterait donc sans doute pour un départ anticipé à la retraite. «Mais avec quel niveau de pension?» s’inquiète-t-elle. Pour l’heure, elle espère retrouver des forces et reprendre le chemin de son hypermarché à un poste adapté. «La solidarité entre collègues est très forte et j’adore le contact avec les clients, même si on les sent de plus en plus pressés, confie-t-elle. Récemment, je suis venue faire des courses sur mon lieu de travail. Un vieux monsieur m’a reconnue et en avait les larmes aux yeux. Il croyait que l’on m’avait licenciée…»

Qui fait un travail pénible?

Contraintes physiques: en 2010, 39,1% des salariés du privé subissaient au moins une contrainte physique intense, notamment dans l’agriculture (54,3% des salariés), la construction (51,8 %), les commerces et transports (44,8%) et l’industrie (41,2%). 10,6 % des salariés du privé portent des charges plus de dix heures par semaine, 20,8 % supportent des contraintes posturales plus de deux heures, 9,1% pratiquent des gestes répétitifs plus de vingt heures.
Environnement physique agressif: 5,6% des salariés du privé supportent des bruits supérieurs à 85 dB vingt heures ou plus par semaine, dans l’industrie (16,8%), la construction (10,7%) et l’agriculture (10,2%). 14% des salariés sont exposés à au moins trois produits chimiques, notamment dans la construction (29,2%), l’industrie (21%), et l’agriculture (19,8%).
Rythmes de travail: 13,9% des salariés du privé travaillent de nuit, notamment dans l’industrie (19,9%), l’agriculture (15,7%) et le commerce et les transports (15,5%).
Source: Les risques professionnels en 2010, Dares, février 2013.

Publié par Alencontre le 22 – septembre – 2013 Par Florence Pagneux Article publié dans le quotidien français La Croix, en date du 18 septembre 2013

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20 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pontivy: abattoir Gallais, inquiétudes sur une fermeture (LT)

Pontivy: abattoir Gallais, inquiétudes sur une fermeture (LT) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

Fermera, fermera pas ? La rumeur, latente, n’en est plus vraiment une. Selon le syndicat CGT, l’abattoir Gallais cessera son activité au premier trimestre 2014. Quel avenir pour les 84 salariés ?

Dans un courrier adressé aux salariés de l’entreprise Gallais Viandes, en date du 17 septembre, Hervé Gabaud, le directeur général des ressources humaines du groupe Bigard, se veut rassurant: «Aucune décision ne sera prise en 2013 concernant l’établissement de Pontivy». Les représentants de la CGT y voient là un simple effet d’annonce, depuis que le directeur du site, Henri Gallais, leur a annoncé une fermeture au premier trimestre 2014, en mars ou avril. « Certains disent blanc, d’autres noir. Il y a donc forcément un menteur, s’insurgent-ils. Car une telle décision ne peut pas s’improviser, elle ne peut pas être prise du jour au lendemain ». Selon eux, les dés étaient pipés dès le départ, en 2000, lorsque le groupe Bigard a racheté l’abattoir situé dans la zone d’activités du Sourn.

« Pas le moindre investissement » « En treize ans, il n’y a jamais eu le moindre investissement. Alors aujourd’hui, on nous dit qu’il n’est plus adapté à cause de la vétusté et de la mise aux normes obligatoire du gaz fréon, mais c’est une démarche volontaire de la direction ». Ils avouent « être dans l’incertitude » et « ne pas avoir les informations ». Pour autant, les représentants syndicaux envisagent l’avenir avec pessimisme. Ce sont aujourd’hui 84 emplois qui sont menacés (l’abattoir en comptait 108 il y a deux ans). Dans le même courrier du 17 septembre, le DRH du groupe Bigard évoque l’idée que « dans l’hypothèse d’un transfert définitif des activités vers Montauban et Quimperlé, nous proposerons des transferts d’emplois dans le cadre d’un traitement individuel avec des mesures d’accompagnement adaptées à chaque situation ».

« On va se mobiliser » Cinquante Pontivyens iraient travailler en Ille-et-Vilaine et les autres dans le sud Finistère. « Cela représente deux heures de trajet tous les jours, 400 € par mois, mais les salaires ne seront pas augmentés. Ça ne durera qu’un temps car ils démissionneront. La direction n’aura même pas besoin de faire de licenciements ». Pour les syndicats, l’annonce prévisible de fermeture est dramatique sur le plan social. « Un projet pour détruire des familles : ce sont des gens qui ont construit leur maison, avec des crédits de 30 ans sur le dos. Certains cherchent déjà du travail ailleurs ». Hervé Gabaud a annoncé sa venue à Pontivy en décembre, pour « expliquer clairement les positions de la direction du groupe au sujet des activités de l’établissement (Gallais Viandes) ». Les syndicats ne comptent pas attendre le verdict les bras ballants. « On va contacter les élus, le préfet, les instances départementales et régionales, on va appeler la population de Pontivy et du Sourn à se mobiliser, pour empêcher la fermeture ». Emmanuel Nen 20 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/pontivy/ville/abattoir-gallais-inquietudes-sur-une-fermeture-20-09-2013-2240713.php

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Vive la lutte des femmes de chambre (LO)

Vive la lutte des femmes de chambre (LO) dans Luttes ouvrières novo-03-300x214

Les femmes de chambre de l’hôtel de luxe Park Hyatt de la place Vendôme à Paris sont en grève.

Sur les 300 salariées de l’hôtel, 65 sont embauchées en sous-traitance, payées à la tâche, chacune devant faire trois chambres par heure. Elles réclament leur embauche immédiate dans le groupe, le paiement d’un 13ème mois et de toutes les heures supplémentaires. Les patrons des grandes chaînes de l’hôtellerie, avec la complicité des sociétés prestataires de service, imposent des conditions de travail de pire en pire. Mais ils se heurtent aujourd’hui à la résistance des femmes de chambre : celles du Park Hyatt ont été encouragées par la victoire des salariées de deux hôtels parisiens du groupe Louvre-hôtels, qui ont imposé la fin de la sous-traitance et des augmentations de salaires. Vive leur lutte ! 18 septembre 2013

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#2


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18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF)

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

La direction du groupe charcutier Gad présente son plan de continuation ce mercredi matin devant le tribunal de commerce de Rennes. 200 salariés de l’abattoir de Lampaul Guimiliau, dans le Nord Finistère, ont fait de déplacement, accompagné par une délégation d’élus. Il y a aussi 57 salariés du site de Saint-Nazaire Les abattoirs de Lampaul Guimiliau et l’unité de Saint-Nazaire doivent être fermés dans le cadre du plan de continuation. Une cinquantaine de salariés de Josselin est également venue. Ils ont été sifflés par les salariés des autres sites, parce qu’il est prévu que le seul site conservé soit l’abattoir de Josselin.Économie mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Gad.-300-salaries-de-Gad-devant-le-tribunal-a-Rennes_6346-2229833-fils-tous_filDMA.Htm

Lampaul-Guimiliau. Pour les salariés de Gad, la mobilisation de la dernière chance (OF)

C’est ce matin que le tribunal de commerce de Rennes doit recevoir les plans de continuation ou de reprise de Gad. Concernant le sort de l’entreprise, il rendra sa décision le 16 octobre. Le plan de la Cecab, actionnaire majoritaire, prévoit la fermeture du site de Lampaul-Guimi- liau. 850 emplois sont menacés. En attendant, les salariés restent mobilisés. Dès 5 h, ils étaient là. « Ce que nous voulons surtout, c’est des réponses claires. Et positives aussi. » Même si la plupart n’y croit plus. « Les carottes sont cuites. Mais on veut quand même montrer qu’on est là. » À 7 h, quatre cars, soit 200 personnes, ont pris la direction de Rennes pour se rendre au tribunal de commerce. Social mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Lampaul-Guimiliau.-Pour-les-salaries-de-Gad-la-mobilisation-de-la-derniere-chance_40814-2229817_actu.Htm

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Île Maurice : manifestation d’ouvriers bangladais (LO)

Île Maurice : manifestation d'ouvriers bangladais (LO) dans International bengla

Au tout début du mois de septembre, quatre cents ouvriers venant du Bangladesh et travaillant pour l’entreprise textile mauricienne Real Garments se sont mis en grève après que leur salaire d’août a été divisé par deux. De 250 euros par mois, il était passé à 125 euros.

Ces ouvriers, quand ils travaillent dans leur pays, ne touchent qu’un salaire mensuel de 30 euros. Voilà pourquoi ils acceptent de s’expatrier à des milliers de kilomètres, à Maurice, où ils espèrent multiplier leurs gains par sept ou huit, mais en enchaînant des semaines de 55 heures et en subissant des conditions de vie et de travail épuisantes, voire humiliantes. Leurs déplorables conditions de logement en dortoirs étaient également une des raisons de la grève.

Ce trafic de main-d’oeuvre est organisé au profit des capitalistes de la zone franche par le gouvernement mauricien lui-même, en accord avec les gouvernements des pays d’où sont issus les travailleurs : Bangladesh, mais aussi Madagascar et Chine. Avec les salaires pratiqués, les capitalistes du textile mauricien tels que Real Garments ou Ciel sont ultra-gagnants, tout comme les sociétés d’habillement occidentales pour lesquelles ils travaillent.

Alors que, mardi 3 septembre, ils s’étaient rassemblés devant le siège de l’entreprise, les travailleurs bangladais ont subi les violences de la police antiémeutes. Le ministre du Travail, prenant fait et cause pour les patrons de Real Garments, a accusé les ouvriers grévistes de « prendre le pays en otage et de menacer la paix industrielle du pays », ajoutant que « si d’ici ce soir, ils ne reprennent pas le travail, leur contrat sera résilié. Et je ferai résilier leur permis de travail avec effet immédiat », ce qui amènerait leur expulsion du pays. La menace ayant été mise à exécution, 92 d’entre eux ont été expulsés le mercredi 4 septembre, dont les leaders du mouvement.

Plusieurs dirigeants de l’opposition politique et des syndicats se sont élevés contre le traitement inhumain réservé aux ouvriers bangladais et ont demandé que les salaires retrouvent leur niveau antérieur. Ils ont également dénoncé les expulsions. Faizal Ally Beegun, un syndicaliste militant en faveur des travailleurs étrangers, a déclaré qu’il s’agit là d’une « déportation pure et simple » de ces Bangladais. « Je suis ici, a-t-il poursuivi, pour dénoncer les injustices. Il est inconcevable que des étrangers, venus gagner leur vie à Maurice, soient forcés de prendre l’avion en catastrophe, avec leurs vêtements empilés dans des draps comme de vulgaires criminels. »

Si le droit au travail dépend du bon vouloir des patrons et de leurs soutiens gouvernementaux, l’exploitation, elle, ne connaît pas de frontières. Émile GRONDIN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=41

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

France Télécom-Equant – Rennes, un recul de la direction (LO)

France Télécom-Equant – Rennes, un recul de la direction (LO) dans Luttes ouvrières france-telegraib1

Avant l’été, la direction de la branche entreprise d’Orange avait annoncé sa décision de réorganiser ses activités de manière à en transférer une part croissante vers les filiales du groupe aux conditions les plus défavorables : convention Syntec la plus défavorable du secteur des télécoms, rémunérations minimales, clauses de mobilité imposées, etc.

1 200 salariés étaient directement concernés, dans un premier temps, pour être transférés de la filiale Equant et de SCE vers les filiales Syntec. Cette attaque avait provoqué la colère, et plusieurs assemblées du personnel et débrayages avaient eu lieu en juin et en juillet. Les salariés s’étaient quittés en juillet en s’engageant à se retrouver le 5 septembre afin d’entamer un mouvement de grève si la direction persistait dans ses projets. Et, dès la fin août, la mobilisation qui s’annonçait était dans beaucoup de discussions.

Mais, la veille du jour où le mouvement devait se décider, les salariés ont vu débarquer à Rennes une petite armada de directeurs, qui ont entrepris de les convaincre qu’ils avaient mal compris leurs plans : réunions avec des groupes de salariés, réunion avec les chefs, avec, le soir, une réunion avec les organisations syndicales qui est venue clore leur entreprise de communication (à défaut de séduction !). Voilà que leurs hypothèses avaient changé depuis juillet et que les réductions d’effectifs allaient être revues à la baisse ! Même si cela ne remet pas en cause l’objectif global de réduction de la masse salariale, il s’agissait bien d’un premier recul.

Le lendemain matin, 300 salariés de Rennes se sont réunis comme ils avaient prévu. Les revirements de la direction ont été interprétés comme la conséquence de la mobilisation qui se précisait. Reste que les belles paroles patronales n’ont pas encore donné lieu à des écrits annoncés pour les prochains comités d’entreprise de la branche. Le débrayage s’est donc terminé par la décision de se retrouver après le prochain comité d’entreprise afin de vérifier que la direction confirme ses dires. Et elle peut être certaine que, si elle ne tient pas ses engagements, les salariés, eux, respecteront les leurs. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=31

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09 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lutte dans les fast-foods aux USA

Lutte dans les fast-foods aux USA dans International feature_570

Le 29 août dernier, des milliers de travailleurs des fast-foods ont arrêté le travail dans 58 villes américaines.

Un millier de restaurants ont été touchés. Quelques piquets de grève se sont transformés en occupations temporaires, et plusieurs restaurants ont dû fermer. Dans ceux qui n’avaient pas fermé, les managers ont du se débrouiller pour combler les vides. Les salariés ont manifesté dans plusieurs villes.

À Memphis, dans le Tennessee, une travailleuse de McDonald’s a résumé les objectifs du mouvement : « ça fait près d’un an que je travaille ici. 7, 25 $, ça ne permet pas de vivre ». 7, 25 $ (5, 7 €), c’est le salaire minimum fédéral, inchangé depuis 2009… Les luttes dans les fast-foods ont démarré depuis plusieurs mois mais une telle extension géographique simultanée est quelque chose de nouveau. Ainsi en mai-juin dernier, elles n’avaient touché que 8 villes. Le 29 août représente donc un pas en avant. Au début, les dirigeants syndicaux ont fait profil bas mais ces dernières semaines, devant l’écho national du mouvement, leur attitude a changé.
La structure de l’activité rend plus difficile le mouvement. Ainsi, McDonald’s explique ne pas être concerné car la majorité de ses restaurants sont des franchisés (qui lui payent des redevances)… mais, dans les 20 % de restaurants gérés directement par la société, les conditions ne sont guère meilleures. Le discours patronal assure aussi qu’il s’agit de boulots d’appoint occupés par des jeunes, mais c’est de moins en moins vrai.
Les grévistes réclament d’abord un salaire horaire de 15 $. Des revendications portent aussi sur le droit syndical et les conditions de travail. En mars 2013, Obama avait proposé de porter progressivement le salaire minimum fédéral à 9 $ (6, 9 €). Mais cela suppose le vote d’une loi, ce qui est très hypothétique. C’est donc sur leur organisation et leur détermination que les salariés doivent compter pour gagner.

Dimanche 8 septembre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 207 (05/09/2013)

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