Archive | Luttes ouvrières

22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, 150 salariés d’Alcatel-Lucent en route vers la manifestation à Nantes (OF)

Lannion, 150 salariés d’Alcatel-Lucent en route vers la manifestation à Nantes (OF) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

Trois cars d’Alcatel-Lucent à la manifestation à Nantes

150 salariés d’Alcatel-Lucent répartis en trois autocars sont partis à 7 h 30 de leur site Lannion pour rejoindre Nantes où une manifestation est prévue ce mardi contre le nouveau plan de suppression de postes prévu dans leur groupe. Ce plan prévoit la suppression de 900 postes en France et l’externalisation de 900 autres ensuite. Si ce plan Shift apportera de l’activité transférée du site fermé à Rennes vers Lannion, il supprimera aussi des postes localement.

Cette semaine, de nouvelles réunions sont prévues entre syndicats et direction, sans qu’on sache si la déclinaison locale des 900 suppressions annoncées. Mercredi, à Villarceaux, un comité de groupe France traitera de l’avenir de toutes les filiales du groupe en France. Jeudi, ce sera un CCE (comité central d’entreprise) d’Alcatel-Lucent France. Connaîtra-t-on l’impact de ce plan Shift à Lannion d’ici la fin de la semaine ? Ou lors des « réunions d’organisation » entre syndicats et direction, prévues mercredi 30 et jeudi 31. Social mardi 22 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lannion.-150-salaries-d-Alcatel-Lucent-en-route-vers-la-manifestation-a-Nantes-video-_40805-2241647——22113-aud_actu.Htm

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19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Mons-en-Barœul VG Goossens, les salariés piègent leur imprimerie avec des bonbonnes de gaz (OF)

Mons-en-Barœul VG Goossens, les salariés piègent leur imprimerie avec des bonbonnes de gaz (OF) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

Les salariés de VG Goossens ont piégé leur imprimerie à Marcq-en-Baroeul (Nord) avec des bonbonnes de gaz pour demander un plan social décent. Face à cette situation tendue, le préfet du Nord a organisé une réunion avec toutes les parties du dossier.

VG Goossens est une imprimerie d’emballages alimentaires de grandes marques de 127 salariés, dont la liquidation judiciaire a été prononcée le 5 septembre. L’imprimerie du Nord appartient au groupe belge Van Genechten Packaging, à qui les salariés demandent d’assumer ses responsabilités en finançant le plan de sauvegarde de l’emploi, ce qu’il se refuse à faire jusqu’à présent. Exaspérés par le blocage de la situation, les salariés de l’imprimerie ont décidé de piéger l’entreprise avec une dizaine de bonbonnes de gaz. La détermination des VG Goossens est grande. « Les salariés sont déterminés. Je ne vous garantis pas que ces bonbonnes de gaz ne seront pas utilisées », confiait, jeudi, Olivier Debels, représentant syndical.

Deux grévistes de la faim

Depuis, le préfet du Nord est parvenu à organiser une réunion avec toutes les parties du dossier. Le directeur du cabinet du préfet du Nord a reçu, à leur demande, une délégation CFDT, CGT, FO de salariés pour leur faire part de la proposition du préfet de tenir « une réunion avec toutes les parties prenantes mardi à 16 h 30 pour faire le point sur la situation et préparer les échéances à venir. Les salariés ont accepté d’y participer », a ajouté la préfecture. Le préfet était par ailleurs « attentif à la situation des deux grévistes de la faim », Stéphane Schillers, manutentionnaire de 48 ans et père de dix enfants, et Bruno Vansteenkiste, 48 ans et père de deux enfants, en grève de la faim depuis une semaine. « Pour l’instant il n’y a pas d’avancées, cela fait deux mois qu’on a des réunions… », ajoute Olivier Debels. « On a une réunion lundi à la région » également, a-t-il ajouté. « On attend la suite ». Économie samedi 19 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-VG-Goossens.-Les-salaries-piegent-leur-imprimerie-avec-des-bonbonnes-de-gaz_55257-2240789_actu.Htm

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad SAS : après la gare de Landerneau, les salariés de Gad ont bloqué la RN12 (FR3)

Gad SAS : après la gare de Landerneau, les salariés de Gad ont bloqué la RN12 (FR3) dans Landerneau, Landi, Lesneven gad

Les salariés de Gad de Lampaul-Guimiliau ont envahi la gare de Landerneau vers midi jeudi.

Le trafic des trains a été perturbé pendant 3 h. Ils ont aussi occupé la RN12 à hauteur de Plouédern, dans la Finistère où ils ont organisé une opération escargot. D’après le service communication de la SNCF, les salariés de Gad de Lampaul-Guimiliau ont envahi la gare de Landerneau vers 12h30. Le trafica été perturbé pendant 3 heures. Par mesure de sécurité, les TGV en provenance de Rennes ont été arrêtés à Morlaix. Ceux de Brest ont été retenus en gare. Des services de car ont été mis à la disposition des voyageurs par la SNCF. Le sous-préfet de Brest, Béatrice Lagarde, s’est rendu sur place pour rencontrer les manifestants qui ont libéré, dans le calme, les voies vers 15H30 avec l’intention d’organiser une opération escargot sur la voie express N12 en direction de Morlaix. Ils ont aussi bloqué la RN12 à hauteur de Plouédern dans le sens Brest-Rennes.

23 000 cochons par semaine Les salariés demandent des indemnités extra-légales. Ils souhaitent aussi que la Cecab cède le site à un éventuel repreneur. D’autre part, les groupements de producteurs locaux se sont mis d’accord pour apporter 23 000 cochons par semaine, dès qu’un repreneur de l’abattoir Gad se fait connaître.

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Les salariés de Gad ne lâcheront pas Après une réunion interministérielle mercredi, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a principalement annoncé le déblocage de 15 millions d’euros pour venir en aide à la filière agroalimentaire bretonne et s’est engagé à favoriser la cession de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau à la communauté de communes de Landivisiau.  »C’est pas assez, nous ce qu’on veut c’est sauver l’emploi, 15 millions c’est bien, mais on ne sait pas où ils vont être utilisés, comment ils vont être répartis« , a estimé Olivier Le Bras. « On aimerait que le site soit cédé en totalité et après qu’on voie combien d’emplois pourront être sauvés s’il devait y avoir un repreneur », a-t-il dit, ajoutant que les salariés veulent que le site de Lampaul « garde sa fonction première qui est l’abattage« . Par Sylvaine Salliou. Publié le 17/10/2013 | 12:54, mis à jour le 17/10/2013 | 18:44

http://bretagne.france3.fr/2013/10/17/gad-sas-les-salaries-ont-envahi-la-gare-de-landerneau-340515.html

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel-Lucent : liquidateurs d’emplois

Alcatel-Lucent : liquidateurs d’emplois dans Luttes ouvrières alcael-lannion

Jusqu’à maintenant, les accords compétitivité avaient essentiellement frappé dans l’industrie automobile avec comme fond de justification, la crise profonde du secteur.

Avec Alcatel c’est l’industrie électronique qui vient sur le devant de la scène sociale et, au vu de l’ampleur des prétentions patronales, sur la scène politique. Dans le cadre du gigantesque Monopoly industriel mondial permanent, en 2006 le mariage du groupe français Alcatel et de l’américain Lucent donnait naissance au n°1 mondial des équipementiers de télécommunication.

Leur faillite Économie d’échelle, mise en commun de secteurs d’activité et de recherche devaient donner au groupe une rentabilité confortable. Avec, en conséquence, des centaines de suppressions de postes. Concurrence des pays émergents, erreurs dans les stratégies industrielles ont conduit le groupe à un endettement de 6 milliards d’euros.

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Pour les patrons du groupe, une seule solution : faire des économies sur le dos des salariéEs. Leur sixième plan de restructuration prévoit des mesures brutales : en France deux sites fermés rapidement, trois autres cédés dans le cadre d’externalisation, 10 000 suppressions d’emplois dans le monde dont 900 en France, auxquels il faut ajouter 900 « externalisations ». Leur politique a déjà conduit à 12 500 suppressions de postes en 2007, 4 000 en 2008, et le dernier plan de 1 420 n’est même pas terminé. Dans le même temps, les dirigeants se sont succédé abandonnant tour à tour le navire, dont Tchuruk avec son fameux parachute doré de 5, 7 millions d’euros.

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Pour le syndicaliste responsable de la CFE-CGC, François Schmets : « Ce n’est pas parce que l’on négocie qu’on parvient à un accord. Nous sommes tout à fait conscients de la gravité de la situation du groupe, mais nous voulons que les efforts soient répartis équitablement entre les pays. C’est le minimum. » D’autres critiquent la stratégie industrielle qui tend à déplacer le centre de gravité de la France vers les États-Unis : « L’objectif, c’est de faire baisser le nombre d’emplois supprimés en France et le nombre de fermetures de sites », selon le délégué central CFDT.

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Du côté du gouvernement, la ministre de l’Économie numérique, Fleur Pellerin, et celui du Redressement productif, Montebourg, appellent les opérateurs (SFR, Bouygues et Free) à « avoir un comportement vertueux et patriote… lors des grands appels d’offres liés à la 4G ». Le 9 octobre, après avoir rappelé qu’Alcatel touche environ 80 millions d’euros au titre du « crédit d’impôt recherche », Jean-Marc Ayrault déclarait : « S’il n’y a pas d’accord majoritaire, le plan social ne sera pas agréé, puisque maintenant, la loi donne à l’État la responsabilité de le faire »…

L’indispensable mobilisation Tout cela ne risque pas de faire revenir Alcatel sur ses projets. Au contraire, la loi sur la compétitivité issue de l’ANI va permettre au groupe mettre en œuvre son plan avec des délais raccourcis, des garanties moindres pour celles et ceux qui changeront de site ou qui seront licenciéEs. Comme à chaque fois, la mobilisation est difficile. Au fil des années, la stratégie patronale de suppression de postes, licenciements, départ anticipés, engendrent un fatalisme démobilisateur.

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Pourtant des ripostes ont déjà eu lieu dès l’annonce du plan, avec des débrayages parfois massifs, comme sur le site d’Orvault promis à la fermeture ou à la cession. Ce mardi 15 octobre, la manifestation devant le siège d’Alcatel à Paris a réuni plus d’un millier de salariéEs en colère venuEs de la plupart des sites concernés ou non. Pour se construire, la mobilisation de celles et ceux d’Alcatel doit trouver deux points d’appui. Tout d’abord une revendication claire de refus de toute suppression de poste, de tous les licenciements, de toutes les mutations, en posant la question de l’expropriation du groupe si la direction refuse de revenir sur son plan. En même temps, il faut rechercher et construire les convergences.

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En bloquant l’aéroport de Brest puis en rejoignant des groupes de Jeunes agriculteurs, de la FDSEA et d’aviculteurs, les salariéEs de l’agro-alimentaires de Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest et Gad, montrent la voie de convergences possibles. Pas sûr que les « politiques » rencontrés à Brest et Morlaix aient entendu leurs messages. En s’y mettant toutes et tous, la montée des mobilisations faisant reculer patrons et gouvernement pourrait se faire à l’Ouest…

Robert Pelletier Mercredi 16 octobre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

PSA, La Janais, débrayage important chez Peugeot Citroën Rennes (Fr3)

PSA, La Janais, débrayage important chez Peugeot Citroën Rennes (Fr3) dans Luttes ouvrières lion-222x300

Mille salariés ont débrayé ce mercredi midi à PSA La Janais près de Rennes.

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Les syndicats veulent faire pression sur la direction et s’inquiètent des rumeurs sur la montée au capital d’un groupe chinois et de l’Etat français. Les salariés de PSA La Janais font front. Ils sont de plus en plus nombreux à faire pression sur la direction. Ce mercredi matin, les syndicats eux-mêmes étaient unis. Une très large intersyndicale qui appelait au débrayage. A midi, mille salariés ont stoppé le travail et se sont réunis devant le site. La moitié du personnel en activité aujourd’hui était présente. Le plan de départ volontaire prévoit la suppression de 1400 postes d’ici le mois de décembre. 900 personnes ont adhéré au plan, 200 autres départs sont en cours de validation, il reste encore à trouver 300 autres volontaires disposé à partir.

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Il y a quelques jours une pétition avait recueilli 2876 signatures sur 3500 salariés. Du jamais vu. Les ouvriers de PSA réclament des investissements de la part du groupe sur la période 2014-2016 avec la production minimum de 150 000 véhicules par an. Conditions nécessaires minimum pour garantir l’avenir du site rennais. Les salariés demandent un plan de charge pour anticiper aussi la venue d’un nouveau véhicule en 2017. Ce mercredi 16 octobre, le comité paritaire stratégique de PSA se réunit à Paris. Avec la forte mobilisation d’aujourd’hui, les salariés de Peugeot Citroën ont envoyé un signal fort à la direction.  Les syndicats expriment leur inquiétude quant aux rumeurs de la montée au capital de PSA Peugeot Citroën du groupe chinois Dongfeng et de l’Etat français. Ils craignent que le groupe deviennent ingérable avec autant d’actionnaires venus de pays différents.  Nicolas Corbard, Gilles Le Morvan Publié le 16/10/2013 | 12:44, mis à jour le 16/10/2013 | 15:5

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http://bretagne.france3.fr/2013/10/16/debrayage-important-chez-peugeot-citroen-rennes-339769.htm

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La Bretagne en crise intéresse enfin. Trop tard ? (Rue 89)

La Bretagne en crise intéresse enfin. Trop tard ? (Rue 89) dans Luttes ouvrières berrien1

« L’Ouest souffre. Se désespère »

C’est une région solidement ancrée à gauche, une terre de résistance à l’extrême droite qui vit, pour un tiers de ses actifs, de l’agriculture ou de l’agroalimentaire.

Depuis plusieurs jours, frappée par une pluie de plans sociaux, la Bretagne hurle sa colère. Forcément, les médias s’y intéressent. Lundi soir, alors que l’actualité politique ne manque pas, entre Brignoles et le PS à Marseille, le « 20 Heures » de France 2 ouvre sur la colère des salariés de l’abattoir Gad, 889 emplois en voie d’être supprimés.  Filmées par BFM-TV, les images de Nadine Hourmant, déléguée FO folle de rage, ont fait le tour des médias. Face à Agnès Le Brun, maire UMP de Morlaix décontenancée, la salariée de Doux s’emporte : « On va faire comment pour rester vivre ici ? »Ce mardi matin, les journaux de France Inter et France Info parlaient d’abord des manifestations à Paris des employés d’Alcatel, ceux de Rennes et Lannion (Côtes-d’Armor) en tête, 900 suppressions de postes en France.

Routes bloquées, corps allongés Sur RTL, Christian Troadec, maire de Carhaix (Finistère), prononçait une phrase qu’on a l’impression d’avoir entendue cent fois ces derniers jours : « On est en train de vivre aujourd’hui une page catastrophique de l’histoire de la ‪Bretagne. »

  • dans le secteur de lagroalimentaire, on parle de 3 500 emplois qui pourraient être supprimés en deux ans : Doux déjà (1 000), Marine Harvest (450), Gad (889), Jean Caby (80), Tilly-Sabco qui doit réduire sa production de 40%, Cecab bientôt ;
  • PSA, autour de Rennes, prévoit 1 400 départs volontaires d’ici fin décembre ;
  • et Alcatel, donc, les 120 employés de Rennes, au moins.

Les causes de l’hécatombe sont bien connues, entre stratégies irresponsables de certaines entreprises, crise du secteur, concurrence des abattoirs allemands et de leur main d’œuvre bon marché et réduction des aides européennes. Au milieu des routes bloquées, des corps allongés sur le tarmac et des manifestations passées ou à venir, un symbole : la commune de Berrien (Finistère), une de celles qui ont voté le plus massivement pour François Hollande (78,21%), où le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a une maison de famille, qui sert désormais à une blague.

« L’Ouest souffre. Se désespère » Conscients de la colère qui monte, les éditorialistes de la presse locale, inspirés, alertent. Dans Ouest-France, Michel Urvoy écrit : « Monsieur le président de la République, vous connaissez l’Ouest. Vous aimez la Bretagne. De Lorient à Quimper, vous avez mûri votre socialisme au contact d’humanistes de gauche, les “ transcourants”. Vous y avez trouvé de bons conseillers (Bernard Poignant), des ministres clés (Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian, Stéphane Le Foll, Guillaume Garot, Marylise Lebranchu), et même – ça tombe bien – un Premier ministre (Jean-Marc Ayrault). L’Ouest souffre. Se désespère. Doux, PSA, Gad, Alcatel, Zeiss… Il n’est plus de semaine sans un énorme drame social. L’agroalimentaire, la téléphonie et l’automobile, les trois piliers qui l’ont porté, vacillent ensemble. » Lundi, le gouvernement a annoncé la tenue, mercredi, d’une réunion d’urgence à Matignon, en présence de plusieurs ministres, dont les Bretons du gouvernement. Dans un édito cinglant, Sophie Prévost, du Télégramme, laisse entendre que c’est trop tard : « D’un coup, l’urgence est là. Désordonnée. Malhabile ? “ Pathétique et dégueulasse ”, disent ceux qui, devant le site industriel, ont perdu la partie. “ Trop tard !”, hurle l’opinion publique. Chez Gad, il y a plus de huit mois que les cartes ont été distribuées. » Imanol Corcostegui | Rue89

http://www.rue89.com/2013/10/15/bretagne-crise-interesse-enfin-les-medias-gouvernement-trop-tard-246619

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel-Lucent : 200 salariés protestent à Paris, 150 à Lannion (OF)

Alcatel-Lucent : 200 salariés protestent à Paris, 150 à Lannion (OF) dans Luttes ouvrières alcael-lannion-300x157

Ce matin mardi, vers 4 h, un cortège de quatre bus de salariés d’Alcatel- Lucent a fait le déplacement jusqu’à Paris. Ces 200 salariés protestent en ce moment devant le siège de l’entreprise. Leurs collègues restés sur place sont également très mobilisés. Ils sont près de 150 à bloquer l’entrée du site pour protester contre le vaste plan de suppressions d’emploi annoncé le 8 octobre dernier par le président directeur général. Emploi mardi 15 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Alcatel-Lucent-200-salaries-protestent-a-Paris-150-a-Lannion_40805-2239268——22113-aud_actu.Htm

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Des patates pour les cochons, les épluchures pour les bretons (Npa)

 

Des patates pour les cochons, les épluchures pour les bretons (Npa) dans Luttes ouvrières becassine

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14 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

On entre clairement dans une nouvelle phase du mouvement ouvrier chinois (Essf)

On entre clairement dans une nouvelle phase du mouvement ouvrier chinois (Essf) dans Altermondialisme honda-china-strike
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Henri Wilno – Pourquoi ce film centré, comme son titre l’indique, autour du «  réveil ouvrier  » en Asie  ? Cela tranche avec les descriptions misérabilistes qui présentent les travailleurs d’Asie comme une masse exploitée sans grande perspective… Michaël Sztanke –L’idée était de faire un documentaire au plus près des ouvriers pour montrer le développement d’une conscience de leurs propres intérêts, notamment en Chine. Dans ce pays, il y a un changement de mentalité chez les ouvriers  : ils prennent conscience qu’ils ont des droits qui doivent être respectés. Malgré un régime répressif qui refuse toute perspective d’un mouvement ouvrier indépendant, il y a un début d’organisation des ouvriers de base surtout dans le sud de la Chine. Ils sont souvent aidés par des avocats, des ONG plus ou moins clandestines ou basées à Hong Kong.Les jeunes ouvriers, nés dans les années 90, n’ont pas le même rapport à l’entreprise et au travail que leurs parents. Ceux-ci étaient arrivés des campagnes et sont restés des déracinés, isolés en permanence, avec comme projet de retourner dans leurs campagnes. Les jeunes, eux, viennent en ville pour rester  : ils se considèrent comme des urbains, leur avenir est là et ils veulent améliorer leurs conditions de vie et de travail. Il faut noter aussi l’importance d’internet et des smartphones  : ces jeunes sont connectés et s’envoient des messages en permanence, ils échangent ainsi des informations sur ce qui se passe dans les différentes usines.

C’est un facteur d’optimisme  ; on entre clairement dans une nouvelle phase du mouvement ouvrier chinois après les réformes économiques et la forte croissance de la production  : celle de la construction de l’autonomie ouvrière et de la formation d’organisations qui représentent ces ouvriers. Cette étape s’accompagne d’interrogations sur les formes d’organisation à développer  : faut-il construire des syndicats indépendants ou bien réformer les syndicats officiels de l’intérieur  ? Certains pensent que cette deuxième option serait plus efficace et présenterait moins de risque de répression Ceci dit, la Fédération syndicale chinoise reste étroitement subordonnée au régime.

On peut être étonné que l’avocat «  aux pieds nus  » de Shenzhen présenté dans le film semble agir pratiquement au grand jour pour organiser des syndicalistes.

Dans le cadre du système répressif, il y a des «  zones grises  ». Des choses peuvent être tolérées pendant un temps mais la situation peut se retourner du jour au lendemain. Les autorités locales peuvent alors se durcir  : fermer les locaux utilisés, fermer des cabinets d’avocat, voire emprisonner ceux-ci. En fait, tant qu’il n’y a pas d’effet «  boule de neige  », il y a une certaine tolérance. La répression arrive quand les autorités jugent que ces initiatives ont trop d’écho, quand des grèves ou des émeutes éclatent.

En fait, le premier objectif poursuivi par ces initiatives est d’aider les ouvriers à obtenir de vraies négociations collectives sur leurs revendications. La grève vient ensuite s’il y a refus des patrons. Parfois, ceux-ci font alors des concessions  : des grèves sont, à des degrés divers, victorieuses. Parfois, avec l’assistance de la police, les patrons choisissent la répression en visant les leaders ouvriers, licenciés, voire emprisonnés. L’attitude des autorités n’est pas tout fait la même quand il s’agit d’entreprises étrangères ou chinoises (d’État ou privées). Dans les entreprises chinoises, la répression arrive plus vite. Il y a plus de marge (au départ des mouvements, tout au moins) dans les entreprises étrangères.

À propos des entreprises étrangères, on peut s’interroger sur l’impact sur la situation des ouvriers des initiatives prises dans le cadre de la «  responsabilité sociale des entreprises  » (RSE) et aussi des contrôles chez les sous-traitants. Disons que ça ne peut pas faire de mal, mais que l’efficacité réelle est limitée  : les inspecteurs annoncent souvent leur passage à l’avance, ils peuvent être corrompus, etc.

Le film porte aussi sur le Cambodge et le Bangladesh. Au Bangladesh, un dirigeant syndical dit que comme les syndicats ne peuvent agir dans les entreprises, il y a des mouvements ouvriers spontanés. C’est ce qui est en train de se passer en ce moment  ?

C’est exactement ça. Le secteur textile est le fer de lance des exportations du Bangladesh. Le gouvernement fait tout pour y attirer les investissements étrangers ou développer la sous-traitance en tirant profit de la hausse du coût du travail en Chine. Et ça marche  ! Dans ce cadre, les syndicats sont interdits d’entrée dans les usines textiles. Quand la situation devient insupportable, les ouvriers se révoltent et manifestent, comme c’est le cas ces dernières semaines.

La liberté syndicale a l’air plus grande au Cambodge, mais cela n’a pas l’air d’effrayer beaucoup les investisseurs étrangers…

Le Cambodge est encore un cas différent. Il y a pléthore de syndicats, ils sont divisés et pas assez représentatifs des ouvrières. Ces femmes viennent des campagnes, elles travaillent dur, envoient de l’argent chez elles et n’ont pas spontanément confiance dans les syndicats qui sont animés par des hommes. Les syndicats organisent des mobilisations, qui peuvent remporter quelques succès. Mais les investisseurs chinois (qui délocalisent au Cambodge pour payer des salaires plus faibles), sud-coréens, taïwanais, savent qu’ils sont en position de force, car des masses de gens sont prêts à prendre les places.

En 2006, vous avez publié avec Aurore Merle un livre sur les étudiants chinois. En 1989, ceux-ci ont joué un rôle important. Que peut-on dire sur les aspirations des étudiants chinois maintenant  ?

En-dehors des enfants des privilégiés, s’ils sont à l’université, c’est parce que leurs familles se sont saignées pour qu’ils y accèdent. Certes, certains sont critiques vis-à-vis du gouvernement, mais la plupart n’aspirent qu’à réussir individuellement. Les études commerciales, la gestion et l’informatique sont valorisées. Ils souhaitent souvent poursuivre leurs études à l’étranger pour éventuellement revenir en Chine en «  conquérants  ». On est effectivement loin de 1989, d’autant qu’ils savent que la répression a été dure. Certains commentateurs pensent que l’avenir de la Chine dépend des «  classes moyennes  ». En fait, le futur du pays dépend aussi beaucoup des ouvriers et du développement de leur organisation. Enfin, il faut noter la prégnance du nationalisme en Chine, pas seulement chez les étudiants, mais aussi chez les ouvriers  : on peut critiquer durement le gouvernement mais pas la Chine…

Propos recueillis par Henri Wilno SZTANK Michaël, WILNO Henri  10 octobre 2013

Entretien. Michaël Sztanke est grand reporter et réalisateur de films documentaires. Sa dernière production, Asie, le réveil ouvrier [1], porte sur trois pays d’Asie (la Chine, mais aussi le Cambodge et le Bangladesh) et montre des travailleurs en mouvement, qui prennent conscience de leurs propres intérêts et s’organisent. Michaël Sztanke publiera en janvier prochain un livre sur un militant syndical chinois Han Dongfang, mon combat pour les ouvriers chinois (éditions Michel Lafon) sur lequel nous reviendrons.

Notes:

[1] Les militantEs qui souhaitent l’utiliser peuvent se le procurer auprès de Baozi Prod  : www.baoziprod.com * Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013). http://www.npa2009.org/

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30034

 

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14 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne, vent de fronde, l’accès à l’aéroport de Brest bloqué (LT+OF+FR3)

Bretagne, vent de fronde, l'accès à l'aéroport de Brest bloqué (LT+OF+FR3) dans Brest et région y-en-a-marre

Le vent de fronde qui souffle sur la Bretagne ne fléchit pas. Face aux plans sociaux à répétition et au projet d’écotaxe, plusieurs mobilisations sont encore prévues cette semaine dont une autour de l’aéroport de Brest dès ce matin 7h qui provoque déjà de forts ralentissements sur la RN12 dans le sens Morlaix-Brest.

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09H30. Le trafic perturbé Le trafic de l’aéroport est perturbé : d’ores et déjà, le site internet de l’aéroport indique que le vol en provenance de Paris Orly qui devait atterrir à 10H05 est retardé, et le vol au départ de Brest vers Orly de 12H20 est annoncé annulé.

09H00. L’accès à l’aéroport est désormais bloqué par les manifestants Cinq élus locaux ont rejoint les manifestants.

08H42.  200 salariés de l’agroalimentaire s’installent au rond-point devant l’aéroport Des salariés de Gad, Tilly-Sabco, Doux et Marine Harvest se sont rejoints à Guipavas et opèrent un barrage filtrant au niveau du rond-point devant l’aéroport. Encore accessible…

08H15.De gros ralentissements vers Brest à la hauteur de Landerneau
Une opération escargot des salariés de Gad se déroule en ce moment-même sur la RN12 dans le sens Morlaix-Brest et entraine de forts ralentissements sur plusieurs kilomètres à la hauteur de Landerneau-Guipavas. 14 octobre 2013 à 09h34

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bretagne-nouvelle-semaine-de-mobilisations-13-10-2013-2266647.php

Landivisiau Gad. Le beau geste d’Yvan Le Bolloc’h

En concert à la salle du Vallon à Landivisiau (29), hier soir, le Brestois Yvan Le Bolloc’h a fait un joli geste en direction des 889 salariés licenciés de l’entreprise Gad, à Lampaul-Guimiliau, en leur offrant la recette des ventes de CD du jour. Très touché, le délégué Force Ouvrière Olivier Le Bras a même été invité à monter sur scène à la fin du concert. 13 octobre 2013 à 12h33

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/landivisiau/landivisiau/landivisiau-yvan-le-bolloc-h-offre-la-recette-de-ses-cd-aux-licencies-de-chez-gad-13-10-2013-2266607.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Agroalimentaire.-Manifestation-des-salaries-a-l-aeroport-de-Brest-%5Bdirect%5D_6346-2238588_actu.Html

http://bretagne.france3.fr/2013/10/14/brest-400-manifestants-bloquent-l-aeroport-337789.html

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