Archive | Luttes ouvrières

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampaul-Guimiliau,Gad, l’accord de fin de conflit signé in extremis, le blocus levé (of)

Lampaul-Guimiliau,Gad, l’accord de fin de conflit signé in extremis, le blocus levé (of) dans Landerneau, Landi, Lesneven manifestation-le-16-mars-2013-

L’accord de fin de conflit de l’abattoir de Gad à Lampaul-Guimiliau a été signé in extremis à 18 h 19. Les salariés ont annoncé la levée de leur blocus.

C’est la fin d’une longue journée d’attente où les nerfs ont été soumis à rudes épreuves. À 18 h 19, l’accord de fin conflit a finalement été accepté par les salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau, juste après avoir enfin obtenu la garantie de paiement des indemnités extralégales par la Cecab.

« L’accès au site est libéré » « C’est signé. Le conflit s’est terminé ce jeudi soir. L’accès au site est libéré », a déclaré à Olivier Le Bras, délégué central du syndicat FO, majoritaire sur le site finistérien de 850 salariés, qui était bloqué depuis le 11 octobre. Date de la validation d’un plan de continuation de la société d’abattage et de découpe de porcs, actant la fermeture du site finistérien. Le texte, signé à la préfecture du Finistère «garantit le paiement d’indemnités supralégales doublées, et le paiement de tous les jours de grève, comme cela avait été convenu», s’est félicité le syndicaliste.

« Cette prime extra légale, vous l’avez bien méritée ! » « Vous pouvez être fiers de vous, lance Olivier Le Bras. Cette prime extra légale, vous l’avez bien méritée ! ». Les syndicats étaient inquiets en début de journée : ils réclamaient que la Cecab garantisse le paiement des indemnités extra-légales. La Cecab a annoncé un peu plus tôt, par communiqué de presse, qu’elle s’engageait à payer les indemnités. Social jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Gad.-L-accord-de-fin-de-conflit-signe-in-extremis-le-blocus-leve_6346-2244661_actu.Htm

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Abattoirs Gad: la direction de la Cecab dresse les travailleurs les uns contre les autres (lo)

Abattoirs Gad: la direction de la Cecab dresse les travailleurs les uns contre les autres (lo)  dans Luttes ouvrières pinkerton_escorts_hocking_valley_leslies_2
Briseurs de grève de l’agence Pinkerton face aux femmes de grévistes, Usa, 1884.

Les médias ont présenté les heurts de mardi 22 octobre entre salariés des abattoirs du groupe Gad comme des « affrontements » déplorables.

En fait, il s’agissait d’une manoeuvre de la direction de la Cecab qui détient les deux abattoirs de Josselin dans le Morbihan et de Lampaul dans le Finistère.

Depuis le début, la direction s’est employée à dresser les travailleurs du site de Josselin qu’elle compte maintenir contre ceux du site de Lampaul dont elle a décidé la fermeture. Petite crasse au passage, la direction a commencé par faire main basse sur 15 millions d’euros de participation auxquels ont droit les salariés de Lampaul, et dont ils réclament à juste titre la restitution dans le cadre des indemnités de licenciement.

À l’abattoir de Josselin, au nom de la liberté du travail, les chefs ont fait sortir quatre cents travailleurs en rangs serrés et en blouses blanches pour s’opposer à la cinquantaine de grévistes venus de l’abattoir de Lampaul pour tenter de bloquer les camions. La confrontation s’est soldée par une bousculade assez vive et des échanges de coups. Après quoi les manifestants ont installé des camping- cars à l’écart de l’entrée de l’usine et poursuivi leur sit-in.

Au matin un accord était conclu entre les délégués syndicaux et les représentants de Cecab. Mais en attendant d’en juger, le site de Josselin est resté bloqué. C’est alors que les CRS sont intervenus et ont forcé le barrage des manifestants. Quelques travailleurs ont expliqué écoeurés : « On n’est pas armés, on n’est pas des casseurs, on ne fait que défendre nos emplois. »

Le blocage de l’abattoir de Lampaul s’est poursuivi jeudi 24 octobre. La direction avait accordé le doublement des primes de départ extra légales pour les licenciés, qui passeraient de 1 000 à 2 200 euros entre trois et quatre ans d’ancienneté et à 400 euros par année d’ancienneté supplé-mentaire, ainsi que le paiement des jours de grève. Mais, dans les éléments écrits reçus, le doublement de la prime n’était plus en net mais en brut, et certains jours de grève n’étaient plus payés. L’assemblée générale des grévistes a donc refusé de se prononcer et a maintenu le blocage.

Revenant sur les heurts du mardi, les travailleurs de Lampaul soulignaient qu’ils n’en voulaient pas à leurs collègues de Josselin mais « à ceux qui leur en ont donné l’ordre ». Quand ils ont repris le travail, la plupart de ceux de Josselin ne plastronnaient pas non plus. « Ça m’a fait mal qu’on se foute sur la gueule entre collègues », confiait un salarié à un journaliste. « Voir les collègues pleurer après la charge des CRS, ça m’a fait mal. » Tant mieux que de tels regrets aient été exprimés. Mais il aurait été plus positif que les travailleurs ne se rangent pas derrière un patron qui, le moment voulu, n’hésitera pas à se débarrasser d’eux.

La Cecab maintient non seulement sa volonté de fermer l’abattoir de Lampaul mais aussi d’empêcher qu’il soit repris afin de pas avoir de concurrence. En visite à Lampaul, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et ancienne maire de Morlaix, n’a rien eu d’autre à proposer que sa « sidération ». La Cecab fait ce qu’elle veut et les ministres obtempèrent. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2361&id=20

Commentaire: La Cecab refuserait de céder à un repreneur la station d’épuration, d’où le blocage.

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lanester, un poste supprimé à l’agence ThyssenKrupp (of)

Lanester, un poste supprimé à l’agence ThyssenKrupp (of)  dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

Selon nos informations, une suppression de poste interviendrait sur le site lanestérien de ThyssenKrupp (ascensoriste).

Les salariés ont débrayé hier mardi. Ils se rendent ce mercredi matin à Angers.

Plan de sauvegarde de l’emploi Dans le cadre d’un Plan de sauvegarde de l’emploi, 153 suppressions de postes sont prévues chez ThyssenKrupp au niveau national (289 selon la CGT). L’agence de Lanester, qui compte 27 salariés, serait touchée par une suppression de poste, deux modifications et cinq réaffectations. Les employés lanestériens ont fait grève hier, mardi.

En délégation à Angers Un nouveau comité central d’entreprise doit se tenir ce mercredi, à Angers, siège social de la société. Les salariés de Lanester ont prévu de se rendre dans le Maine-et-Loire. Social mercredi 30 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Ascenseurs.-Un-poste-supprime-a-l-agence-ThyssenKrupp-de-Lanester_40811-2244238——56121-aud_actu.Htm

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, réunion direction-syndicats d’Alcatel-Lucent demain, en saura-t-on davantage sur le plan social ? (of)

Lannion, réunion direction-syndicats d’Alcatel-Lucent demain, en saura-t-on davantage sur le plan social ? (of) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

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La direction et les représentants du personnel d’Alcatel-Lucent France se retrouvent demain mrcredi pour deux jours de réunion à Vélizy.

Connaîtra-t-on demain la déclinaison locale du plan Shift, qui prévoit la suppression de 900 emplois en France ? C’est ce qui était annoncé ces dernières semaines, mais un message audio de la direction adressé aux salariés vendredi a laissé entendre que cette annonce est repoussée à la fin du mois de novembre. Les deux journées de demain étant dans ce cas des réunions de présentation de la stratégie envisagée par le groupe dans chaque site. Pour l’instant, le groupe indique que « le détail de ce qui sera discuté demain n’est pas encore finalisé ».

À l’ordre du jour reçu par les syndicats La loi sur la Sécurisation de l’emploi est le premier point à l’ordre du jour de cette « conférence sociale », dans le document transmis aux syndicats. La présen-tation de la stratégie de la filiale suivra. Les perspectives des différents sites seront ensuite abordées les uns après les autres avec à 15 h : le site d’Eu ; à 16 h : celui d’Ormes et à 17 h : Toulouse. Jeudi, le cas du site de Rennes sera examiné en premier à 11 h. À 14 h : ce sera au tour d’Orvault ; à 15 h, celui de Lannion et à 16 h celui de Villarceaux.

Pour l’instant, aucune manifestation n’est prévue sur le site de Lannion. « Tous les postes hors Recherche et développement sont menacés. Si on ajoute la suppression des activités liées à la 2G et la 3G, près de 350 personnes, soit 60 % des postes pourraient être supprimés à Lannion », note une syndicaliste. Social mardi 29 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lannion.-Reunion-direction-syndicats-d-Alcatel-Lucent-demain.-En-saura-t-on-davantage-sur-le-plan-social-_40805-2244019——22113-aud_actu.Htm

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, nouveau rassemblement ce mercredi à Lampaul (lt)

Gad, nouveau rassemblement ce mercredi à Lampaul (lt) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

Après avoir, ce mardi, mené une opération escargot sur la RN12 et rencontré Guillaume Roué, président de Prestor, l’actionnaire minoritaire du groupe Gad, les salariés ont décidé de se réunir une nouvelle fois ce mercredi, à 14 h, sur le site de Lampaul-Guimiliau.empty dans Luttes sociales en Finistère

 Retour sur la journée de ce mardi
19H30. Fin de l’action, nouveau rassemblement ce mercredi à 14 h
Les salariés de Gad quittent le site de Prestor. Ils n’ont rien obtenu. La Cecab refuserait de revenir à la table des négociations. Un nouveau rassemblement est prévu ce mercredi, à 14 h, sur le site de Lampaul-Guimiliau.


16H30.  »On veut une nouvelle négociation »
Martin Jaeger prend la parole devant les salariés de Gad. Le secrétaire général de la préfecture du Finistère refait l’historique des négociations menées jusqu’ici avec la Cecab pour arriver un accord de fin de conflit.  Marc Hébert, délégué FO, le questionne sur l’absence de signature de la Cecab sur ce fameux document. « Je m’engage à le faire signer », lui répond Martin Jaeger. Mais ça ne semble pas suffire. Les salariés de Gad souhaitent toujours revaloriser les indemnités supra-légales. « Ce qu’on veut, c’est une nouvelle négociation avec la Cecab », affirment-ils.


15H35. Le sous-préfet de Morlaix arrive
Le sous-préfet de Morlaix, Philippe Loos, et le secrétaire général de la préfecture du Finistère, Martin Jaeger, doivent venir sur place à la rencontre des salariés.


15H15. Guillaume Roué : « On ne voulait pas ça »
Guillaume Roué sort à la rencontre des salariés de Gad. Ils sont 250, dehors, à attendre les explications du président de Prestor, société actionnaire de Gad SAS.  »On ne voulait pas ça, explique-t-il. Mais on ne pouvait pas faire autrement car Prestor est actionnaire minoritaire ».  Guillaume Roué propose  d’appeler la préfecture pour une médiation.

14H00. Fin de l’opération escargot
Les salariés de Gad sont décidés à rencontrer Guillaume Roué, président de Prestor et actionnaire à hauteur de 35 % du groupe agroalimentaire. Après avoir mené une opération escargot sur la RN12, ils sont arrivés à Kersaint (29) dans un concert de klaxons.

 Retour sur la matinée
Ils veulent une nouvelle réunion avec la direction de la Cecab pour négocier l’accord de fin de conflit : quelque 400 salariés de l’abattoir de Gad à Lampaul-Guimiliau (29), voué à la fermeture, étaient réunis ce mardi matin pour décider de la suite à donner au mouvement lancé depuis l’annonce du plan de continuation du groupe.

Après bien des discussions, ils se sont mis d’accord pour demander cette rencontre, afin d’obtenir,  notamment, la multiplication par trois des indemnités supra-légales et une garantie financière du verse- ment des indemnités : ils craignent une liquidation judiciaire du groupe.

S’ils n’ont pas de réponse pour cette nouvelle réunion d’ici 16 h ce mardi, ils iront de nouveau occuper le site de Josselin (56) dès lundi, ont-ils prévenu.

Rappelons que Gad possède un autre abattoir à Josselin, qui, lui, ne fermera pas, et sur lequel devrait être transférée une partie de l’activité dévolue jusqu’à présent au site finistérien.  En attendant la réponse de la Cecab, un cortège de voitures est parti en opération escargot sur la RN12 pour rejoindre Kersaint (29) pour y rencontrer Guillaume Roué, président de Prestor et actionnaire à hauteur de 35 % du groupe agroalimentaire.

Le Centre régional d’information et de coordination routières (Cricr) nous signale la présence de manifestants sur la chaussée dans le sens Rennes-Brest. Une déviation a été mise en place par la sortie du Vern. Sterenn Duigou, Béatrice Pellan et Nathalie André 30 octobre 2013 à 08h00

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/lampaul-guimiliau-gad-les-salaries-veulent-une-nouvelle-reunion-avec-la-cecab-29-10-2013-2285757.php

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29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Agroalimentaire en Bretagne : l’envers du décor n’est pas beau à voir non plus (le Huff’)

Agroalimentaire en Bretagne : l'envers du décor n'est pas beau à voir non plus (le Huff') dans Luttes ouvrières goutal-mercredi

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(…) À bien des égards, l’environnement breton a lui aussi souffert des modes de production agroalimentaire locaux. Et si l’opinion considère qu’il faut sauver la Bretagne et ses emplois (les ouvriers ne sont pas responsables des logiques industrielles adoptées ici), elle semble pourtant rejeter le modèle d’agriculture proposé par la région. Au mois de février, 7 Français sur 10 déclaraient prêter attention aux conditions d’élevages des animaux, ce qui ne devrait pas leur rendre la filière porcine partic lièrement sympathique. Un autre sondage nous apprend qu’ils seraient autant à être capables de payer plus cher pour manger un poulet élevé en plein air plutôt qu’un de ces animaux élevés en batterie qui sont légions… en Bretagne. (…)

Bretagne = agro-industrie La réponse du gouvernement? Débloquer un fonds de 15 millions d’euros pour les Bretons d’abord et probablement aménager l’écotaxe ce mardi. Stéphane Le Foll, Marilyse Lebranchu ou encore Guillaume Garot… le gouvernement est copain comme cochon avec des agricul- teurs armoricains.

Mais le modèle Breton est pourtant loin de faire l’unanimité. En témoigne ce tweet de José Bové qui a voulu mettre le doigt là où ça fait mal. Pour l’ancien faucheur d’OGM, les ouvriers bretons seraient manipulés par les tenants d’une « agro-industrie qui va droit dans le mur ». « Droit dans le mur », les faits ne donnent pas tort à l’eurodéputé. À l’image de l’ensemble de la filière viande, la crise du porc breton est structurelle. Baisse annuelle de la production, demande en chute, surcoût du cochon français par rapport à ses concurrents allemands, belges ou néerlandais, nécessité de s’adapter aux normes européennes, notamment en matière de bien-être des animaux de plus en plus cher aux consomma- teurs, depuis une décennie la France vit au rythme des cahots d’un système de production qui apparaît toujours davantage à bout de souffle.

Aujourd’hui le cochon, hier les œufs, le lait ou les bovins, entre la pression de la grande distri-bution, la fluctuation des matières premières et la concurrence européenne, les crises se suivent et se ressemblent. Mais de là à croire que chaque fermeture d’un abattoir ou d’un élevage présage l’ouverture d’une ferme bio, il n’y a qu’un pas: celui qui sépare le fantasme de la réalité. Le porc Français viendrait-il à manquer qu’il serait immédiatement remplacé par ses concurrents allemands, belges ou néerlandais, élevés dans des conditions similaires, si ce n’est pire. Quant au gouvernement, il entend bien sauver les meubles, et si possible bâtir sur ce qui existe déjà. En témoigne l’appel du ministre de l’agroalimentaire Guillaume Garot aux Bretons auxquels il recommande « d’innover, investir et exporter ». L’idée? Renfor- cer le secteur. Et à quoi ressemble l’agroalimentaire breton? Réponse: à des coopératives qui font toujours davantage figure de multinationales.

Gad d’école Les ouvriers des abattoirs Gad, grenouille qui a voulu devenir aussi grosse que le cochon, en savent quelque chose. Au lendemain de la guerre, pendant les Trente glorieuses, la France a faim et les affaires seront florissantes pour Louis Gad et sa charcuterie familiale. En 1983, l’entreprise dénom- bre déjà 280 salariés, rappelle France TV Info, et continue de se développer.

Rien n’arrête alors Gad, qui investit dans la fabrication de produits transformés à base de viande. Au début des années 2000, 900 employés travaillent pour Gad. Mais le charcutier a toujours faim, ouvre son capital à Prestor, un groupement de producteurs de porc, tout en investissant chez Morand, une autre entreprise spécialisée dans la découpe et la salaison. 274 millions d’euros de chiffre d’affaire, 27.500 porcs abattus chaque semaine et 1200 employés, l’insatiable Gad invite la coopérative morbihannaise Cecab à entrer dans son capital.

L’entreprise qui se présente sur son site Internet comme « l’un des tous premiers groupes agro- alimentaires français dont l’activité à l’international représente 30% du chiffre d’affaires » dispose d’un autre abattoir, à Josselin. Louis Gad disparaît et laisse la place à Gad SAS: 2500 salariés et 700 millions d’euros de chiffre d’affaire. La boucle est presque bouclée. Lorsque la Cecab rachète les parts de Loïc Gad en 2010, la coopérative peut désormais se féliciter de maîtriser la filière porcine de l’élevage hors sol jusque dans l’assiette. Les économistes appellent cela l’intégration verticale, l’opinion s’étonne que ses restaurateurs lui servent des plats préparés et le ciel s’apprête à tomber sur la tête de Gad.

Absence de vision à long terme En cause? Une mauvaise gestion de la part de la Cecab, alors même que sa filière porcine représenterait 31% de son activité. Si l’affaire témoigne des limites du système des grandes coopératives, derrière le malheur des salariés de l’abattoir, se cache la concurrence des coopératives agricoles bretonnes, empêtrées dans une forme de « chacun pour soi » et l’absence de vision à long terme de l’ensemble des acteurs, mais aussi du gouvernement.

Les émeutes bretonnes le rappellent avec fracas, toutes les filières sont ébranlées tantôt par la concurrence étrangère, tantôt par la fin d’aides européennes. Gad pour le porc aujourd’hui, Marine Harvest en juin (poisson), Doux et Tilly-Sabco (volaille) en juillet: si les plans sociaux se multiplient, les solutions envisagées par les observateurs passeraient par davantage d’intégration et de valeur ajoutée sur les produits. Autrement dit: des plats cuisinés, les Français vont encore en manger. Quant à la Bretagne, elle n’est pas sortie de l’auberge.

Le HuffPost  |  Par Stanislas Kraland Publication: 28/10/2013 19h57 CET  |  Mis à jour: 29/10/2013 12h03 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/28/agroalimentaire-bretagne-crise-envers-du-decor_n_4169327.html?utm_hp_ref=france

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29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Val-d’Aucy: la direction de cette filiale de la Cecab séquestrée hier soir (Fr3)

Val-d'Aucy: la direction de cette filiale de la Cecab séquestrée hier soir (Fr3) dans Luttes ouvrières 2152226_20130627-105622-jpg

La direction qui était retenue lundi soir à la conserverie Val-d’Aucy, à Ciel (Saône-et-Loire), a été relâchée dans la nuit.

La fermeture du site Val-d’Aucy, filiale de la Cecab, principal actionnaire de Gad, a été annoncée en octobre 2012. Elle pourrait intervenir dans quelques jours. « Ils sont sortis vers 23H30-minuit et en échange, on a réussi à obtenir une réunion ce (mardi) matin à 11H en sous-préfecture » de Chalon-sur-Saône, a déclaré la secrétaire-adjointe CGT du comité d’entreprise, Véronique Lartaut.

 Le directeur du site, le comptable et un huissier ont été retenus lundi soir durant plusieurs heures à l’intérieur du site, dont l’entrée était bloquée par « soixante à soixante-dix » salariés. Selon Mme Lartaut, les nouvelles discussions devraient notamment porter « sur le reclassement des salariés et sur le paiement des heures de grève ». La fermeture du site Val-d’Aucy, filiale de la Cecab, principal actionnaire de Gad qui compte 101 salariés, a été annoncée en octobre 2012. La fermeture pourrait intervenir dans quelques jours.

« Les propositions de la direction, c’est rien » Les discussions ont l’air très difficiles, comme chez Gad à Lampaul. Val d’Aucy et Gad appartiennent à la Cecab, en grande difficulté aujourd’hui. Vendredi, s’était déjà tenue à la sous-préfecture une réunion entre la direction, une délégation de salariés et des représentants de l’Etat.  »Les propositions de la direction, c’est rien. Ils nous proposent 0,2% en plus du minimum légal » pour les indemnités de licenciement, avait dénoncé le secrétaire CGT au comité d’entreprise, Stéphane Gaudillat. A l’issue de cette rencontre, Mme Lartaut avait annoncé « quelques avancées » notamment sur le congé de reclassement. « Mais au niveau de l’emploi, on n’a encore aucune sécurité », avait-elle regretté. Par Sylvaine Salliou Publié le 29/10/2013 | 09:55

http://bretagne.france3.fr/2013/10/29/val-d-aucy-la-direction-de-cette-filiale-de-la-cecab-sequestree-hier-soir-347647.html

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29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampaul-Guimiliau, Gad : nouvelle réunion ce mardi matin (lt+fr3)

Lampaul-Guimiliau, Gad : nouvelle réunion ce mardi matin (lt+fr3) dans Landerneau, Landi, Lesneven gad

La Cecab n’a pas transmis de nouveau document sur l’accord de fin de conflit.

C’est ce qu’ont expliqué les représentants syndicaux aux quelque 400 salariés de Gad qui se sont réunis ce lundi, à 14 h. Faute de nouveaux éléments, l’assemblée générale prévue pour décider de la suite du mouvement a donc été ajournée. Rendez-vous est fixé ce mardi, à 10 h, pour une réunion d’information.29 octobre 2013 à 07h47

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/landivisiau/lampaulguimi/lampaul-guimiliau-gad-l-assemblee-generale-ajournee-28-10-2013-2284550.php

Accord de fin de conflit à Gad SAS : nouvelle réunion (fr3)

Le vote des salariés de l’abattoir Gad SAS de Lampaul-Guimiliau (Finistère) sur l’accord de fin de conflit, initialement prévu lundi, a été reporté. Une nouvelle réunion d’information a lieu aujourd’hui, alors que les sites de Lampaul et Saint-Martin-des-Champs sont toujours bloqués.

  »La Cecab (actionnaire majoritaire de Gad SAS) joue avec nos nerfs« , a déclaré Jean-Marc Detivelle (FO) alors qu’environ 400 salariés s’étaient déplacés lundi. Jeudi, une assemblée générale avait reporté une première fois le vote sur le projet d’accord prévoyant le doublement des primes de licenciement et le payement de jours de grèves.  Le personnel avait décidé de poursuivre le blocage de l’abattoir de Lampaul et de l’entrepôt frigorifique de Saint-Martin des Champs, près de Morlaix.

Ils demandent le paiement de tous les jours de grève Selon le syndicat FO, majoritaire à Lampaul-Guimiliau, certains engagements pris la veille lors d’une réunion avec la direction à la Pré- fecture du Finistère n’avaient pas été retranscrits dans le texte envoyé par la direction. Ces enga- gements concernaient notamment le payement de l’ensemble des jours de grève, et non seulement ceux du mois d’octobre.  »Il est hautement souhaitable que des contacts permettent de signer sous une forme ou sous une autre l’accord négocié en préfecture », a indiqué Jean Luc Videlaine, préfet du Finistère. La préfecture « n’envisage pas de nouvelle négociation, mais est en contact avec les parties », a ajouté M. Videlaine, précisant que, si le texte n’était pas signé, « il est a craindre que les personnes dont tout porte a croire qu’elles vont recevoir leurs lettres de licenciement prochainement pourraient ne pas bénéficier des avantages substantiels négociés ».

La direction de Gad envoie un communiqué Concernant le paiement des jours de grève, le préfet a précisé que, lors des discussions, il n’y avait pas eu de mention « de restriction des jours de grève à certaines périodes ». Dans un communiqué publié lundi soir, la direction de Gad SAS a indiqué avoir  « communiqué dès jeudi à tous les représentants présents à la table des négociations, menées sous l’égide de la préfecture et de la direction du travail, le projet d’accord correspondant en tout point aux reven-dications faites par les représentants (des salariés, ndlr) lors de cette réunion, à savoir le doublement de l’aide au reclassement payé en net et le payement de tous les jours de grève ». Sylvaine Salliou (avec AFP) Publié le 29/10/2013 | 09:36, mis à jour le 29/10/2013 | 11:24

http://bretagne.france3.fr/2013/10/29/accord-de-fin-de-conflit-gad-sas-nouvelle-reunion-347629.html

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26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, Rennes, nouveaux débrayages chez Alcatel-Lucent (lt+of+fr3)

Lannion, Rennes, nouveaux débrayages chez Alcatel-Lucent (lt+of+fr3) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

Ce vendredi matin, à Lannion, environ 350 salariés d’Alcatel-Lucent ont de nouveau débrayé pour protester contre le plan Shift, synonyme de 900 suppressions d’emplois en France, 900 externalisations, contre 200 embauches. Répondant à l’appel de l’intersyndicale CFDT-CGT-CFE/CGC, le personnel, réuni rue de Broglie, a manifesté ses craintes pour l’emploi en Trégor. « On n’a aucun chiffre, mais environ 400 salariés (sur 720, ndlr) sont dans le périmètre d’emplois menacés », a rappelé Hervé Lassalle (CFDT), pour qui l’annonce du contrat signé avec Orange (30 postes d’ingénieurs supplémentaires seront affectés à Lannion), ne doit pas masquer les importantes diminutions d’effectifs envisagées dans les services commerciaux et supports. 25 octobre 2013 à 13h40

http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/lannion-nouveau-debrayage-chez-alcatel-lucent-25-10-2013-2281602.php

Altacel-Lucent : « 60 % des postes menacés à Lannion » selon les syndicats (of)

Aujourd’hui vendredi, les salariés d’Altacel-Lucent bloquent l’accès au site lannionnais, en réponse à la grève nationale. Le mouvement de solidarité est important : près de 400 employés étaient postés devant les grilles à l’entrée, ce matin, à 10 h 30. Aucun salarié ne s’est opposé au blocage. De retour du comité central d’entreprise qui a eu lieu à Paris hier et avant-hier, Hervé Lassalle, délégué syndical à la CFDT a assuré que « la situation était très tendue et houleuse. » Les représentants qui ont fait le voyage n’ont pas eu de chiffres précis concernant le nombre de postes supprimés.

Visioconférence avec le président-directeur général D’après Philippe Mulot et Cyrille Com- baudon, syndicalistes CGT à Alcatel-Lucent, « 60 % des postes sont potentiellement menacés à Lan- nion ». Si ce chiffre se confirme dans les jours à venir, Lannion descendra en dessus de la barre des 450 salariés, ce qui pourrait faire passer le site sous le seuil critique susceptible parfois d’entraîner une fermeture. En ce moment, le président-directeur général d’Alcatel-Lucent France est en visio- confé- rence avec l’ensemble des salariés de l’entreprise locale. À l’issue de la réunion, l’intersyndicale déci- dera de la suite à donner au mouvement. Économie vendredi 25 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Altacel-Lucent-60-des-postes-menaces-a-Lannion-selon-les-syndicats_40805-2242821——22113-aud_actu.Htm

Alcatel Lucent : l’inquiétude grandit chez les salariés de Rennes (Fr3)

Coup de massue pour les salariés d’Alcatel hier. Suite au CCE qui s’est déroulé à Paris, la fermeture du site de Rennes se précise. Pour l’instant, aucune annonce « officielle » n’a été faite mais le pessimisme gagne le personnel.

Des salariés d’Alcatel-Lucent se sont à nouveau mobilisés ce vendredi pour protester contre le plan de restructuration, annoncé la semaine dernière par l’équipementier
en télécommunications, et qui prévoit 900 suppressions de postes en France. Plusieurs sites ont été bloqués comme celui de Lannion. Alcatel voudrait fermer plusieurs sites dont celui de Rennes, pour transférer une partie des activités à Lannion ou à Villarceaux, en région parisienne. Le personnel rennais a débrayé cet après-midi. Par Emilie Colin Publié le 25/10/2013 | 17:20, mis à jour le 25/10/2013 | 17:21

http://bretagne.france3.fr/2013/10/25/alcatel-lucent-l-inquietude-grandit-chez-les-salaries-de-rennes-345863.html

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25 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Le dernier combat des salariés finistériens de Gad (LM+OF)

Le dernier combat des salariés finistériens de Gad (LM+OF) dans Landerneau, Landi, Lesneven manifestation-le-16-mars-2013-a-landivisiau-de-salaries-de-300x189

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Ils ont obtenu un doublement des primes de licenciement après le blocus du site morbihannais  Lampaul-Guimiliau (Finistère) et Josselin (Morbihan) Envoyée spéciale

La Cecab, voleur de taf. «  La pancarte gît sur l’herbe, près de l’abattoir Gad de Josselin dans le Morbihan. A quelques mètres, des CRS bloquent l’entrée du site. Face à eux, des salariés de l’autre abattoir breton de Gad, celui de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère qui doit fermer. Fatigués et amers.

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 » Nous avons perdu notre boulot, nous n’avons plus rien à perdre « , affirme Patricia. Comme d’autres collègues finistériens, elle a fait deux heures et demie de route, mercredi 23 octobre, pour participer au blocus de l’abattoir de Josselin. Tous le répètent : ils s’estiment lésés et veulent  » partir la tête haute « . Cela fait près de trois semaines, calculent-ils, qu’ils se mobilisent pour faire pression sur les dirigeants de la Cecab. Cette coopérative du Morbihan, connue du grand public pour ses légumes d’Aucy, a aussi investi dans une autre spécialité bretonne, le porc. Elle possède les deux abattoirs de Josselin et de Lampaul-Guimiliau, réunis au sein de la filiale Gad qui a été placée en redressement judiciaire en février. Dans le plan de continuation, Cecab a choisi de sacrifier Lampaul au profit de son site historique de Josselin.

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Depuis que le couperet est tombé, les 850 salariés ont arrêté toute activité à Lampaul. Palettes et pneus brûlent devant le site où les salariés de Gad se relaient. Ils ont toutefois laissé passer les camions emportant les dernières carcasses de porcs abattus et stockés dans les frigos. La direction les a envoyés à l’équarrissage. Reste le contenu des congélateurs. Les  » Gad  » ont aussi occupé l’aéroport de Brest (Finistère). Puis bloqué un pont à Rennes. Sans succès. Les dirigeants de la Cecab sont restés sourds à leur demande de négociation.

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Mardi, les salariés de Lampaul ont décidé d’aller bloquer l’abattoir de Josselin. Un face- à-face très symbolique, tant les deux abattoirs ont toujours été en rivalité. Cet antagonisme n’a fait que s’exacerber quand ils se sont trouvés tous deux sur la sellette. Il s’est traduit par de fortes tensions syndicales, FO accompagnant les salariés de Lampaul, face à la CFDT régnant en maître à Josselin et majoritaire au sein de la filiale. Des heurts ont éclaté, mardi 22, entre les salariés des deux sites. Ceux de Lampaul, venus bloquer les camions, ont vu sortir près de 200 des 650 salariés de Josselin, en blouse blanche et charlotte sur la tête.

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Il faut dire que ces derniers sont également sous pression alors que la pérennité du site n’est pas assurée et que la fermeture de Lampaul s’est traduite, pour eux, par une surcharge de travail même si de nombreux intérimaires ont été recrutés en urgence, dont une majorité de Roumains.

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Un bataillon de travailleurs lancé contre un groupe de salariés licenciés, la situation a marqué les esprits. Finalement, mardi soir, la direction annonçait son intention de négocier. Des discussions entamées mercredi après-midi, sous l’égide du Préfet du Finistère après l’évacuation par les CRS des manifestants qui bloquaient l’accès du site de Josselin aux camions. A 21 h 30, les discussions se sont achevées avec deux concessions aux salariés de Lampaul : un doublement des primes de licenciement, soit 400 euros par année d’ancienneté, et le paiement des jours de grève. Mais la Cecab est restée inflexible sur un point : elle ne souhaite pas qu’un concurrent reprenne le site de Lampaul.
Le président de la communauté de communes du pays de Landivisiau, Georges Tigreat, a évoqué une reprise, sans jamais en donner les détails, avec le soutien public.

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 La Cecab, elle, a tout fait pour empêcher que le site de Lampaul ne revienne à un de ses concurrents. Le bâtiment appartient à une société foncière, la Jarlot qui n’est pas dans le périmètre du redressement judiciaire. Cette foncière a été créée en 2010 lorsque Cecab a pris le pouvoir chez Gad, la famille fondatrice cédant ses dernières parts. Autre obstacle : le site de l’abattoir de Lampaul a été habilement découpé dans le plan de continuation. Tout n’est pas fermé. L’atelier de graisse animale qui fabrique saindoux et autres sous-produits mais aussi l’atelier qui fabrique des produits salés et fumés restent en activité. Soit une soixantaine d’emplois conservés.

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Surtout, la station d’épuration reste dans le périmètre conservé. Ce qui a fait bondir les élus.  » C’est comme si vous vendiez une voiture sans son moteur « , expliquent-ils.  » Tout a été fait pour éviter un repreneur concurrent mais aussi pour éviter de payer la dépollution du site « , estime Henri Billon, membre du conseil communautaire du Pays de Landivisiau.

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Les salariés de Lampaul, eux, ont longtemps cru à la reprise et ont continué à travailler. Au point que, comme le dit une commerçante de Landivisiau,  » pour nous, il n’y avait pas d’affaire Gad, jusqu’à l’annonce de la fermeture, notre véritable préoccupation, c’était le projet controversé de la centrale à gaz « . Passé l’effet de surprise, sur les devantures des commerces, les affichettes de solidarité à Gad sont maintenant omniprésentes. Pour tous, cette fermeture est vécue comme une  » catastrophe « .
Les salariés de Lampaul ne se font plus d’illusion mais ils continuent d’évoquer avec fierté l’héritage Gad, l’époque de la  » gestion rigoureuse «  où  » l’entreprise gagnait de l’argent « . Une success story familiale liée à l’essor de l’élevage industriel porcin en Bretagne à partir des années 1970. Mais, en 2001, la famille Gad s’est tournée vers Prestor, un groupement de producteurs de porcs. Associés à des banques et à Unigrains, ils réalisent un montage financier par endettement (LBO). En 2008, c’est le rapprochement avec Cecab, propriétaire de l’abattoir de Josselin en déficit chronique.

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Prix d’achat de l’entreprise trop élevé, mauvaise gestion, crise du porc vont se conjuguer pour préci- piter la chute de Gad.  » C’était devenu un bateau sans capitaine « , affirme un délégué syndical de Lampaul, qui évoque  » le dernier patron du site Arnaud Challan Belval embauché en… CDD « .

Laurence Girard Le Monde

Lampaul-Guimiliau Gad. Pas de signature d’accord, pour le moment (OF)

La situation ne s’éclaircit guère pour les salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau. Réunis en assemblée générale cet après-midi à 14 h, ils ont décidé de ne pas voter aujourd’hui sur le projet d’accord négocié hier à la préfecture du Finistère.

Plusieurs points posent problème. Les salariés exigent, depuis le début, que la direction de la Cecab vienne à Lampaul, à leur rencontre. Pour l’instant, ils n’ont pas été entendus. À défaut de l’équipe de direction, ils verront demain une ministre : Marylise Lebranchu viendra à 11 h sur le site.

Beaucoup de choses restent à préciser. « On nous a assuré que les indemnités extra-légales nous étaient accordées en net, a expliqué Olivier Le Bras, délégué FO. Or sur le texte que nous venons de recevoir, c’est du brut. » Gros blocage aussi sur la question de la cession du site. La Cecab accepte de céder les locaux à condition qu’ils ne restent pas un abattoir. « Si Josselin est le meilleur, pourquoi ont-ils autant peur de Lampaul ? » Anne KIESEL. Économie vendredi 25 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Gad.-Pas-de-signature-d-accord-pour-le-moment_39382-2242493_actu.Htm

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