Archive | Luttes ouvrières

20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel, manifestation à Orléans (lt+fr3)

alcael lannion

Ce mercredi, l’intersyndicale d’Alcatel organise une manifestation à Orléans contre le « plan Shift » de la direction qui prévoit la suppression de 900 emplois en France et la fermeture de deux sites, Rennes et Toulouse. De précédents rassemblements de salariés se sont déroulés à Nantes et à Paris, depuis la mi-octobre. 20 novembre 2013 à 07h33

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/economie/alcatel-manifestation-a-orleans-aujourd-hui-20-11-2013-2308727.php

http://centre.france3.fr/2013/11/19/orleans-mobilisation-des-salaries-d-alcatel-lucent-360657.html

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18 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Fagor: la coopérative devenue multinationale s’effondre

FRANCE-UNEMPLOYMENT-FAGOR-BANKRUPTCY

Mondragón, premier groupe industriel et financier du Pays basque espagnol, emploie 83 000 personnes dans 110 coopératives.

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Le dépôt de bilan annoncé de Fagor Electrodomésticos, première entreprise du groupe, créée en 1956, marque la fin d’un « modèle », vanté y compris dans les milieux alternatifs.

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Ceux qui n’ont pas d’autre horizon que le capitalisme accusent le groupe Mondragón de n’avoir pas restructuré assez vite ses usines : un plan prévoyait en effet de n’en garder qu’une sur cinq au Pays basque, une sur quatre en France, celle du Maroc étant vouée à la fermeture. L’essentiel de la production doit être délocalisé en Pologne, où une usine (achetée par Fagor) fabrique des appareils vendus en Europe de l’Ouest. Dernièrement, le fabricant chinois Haier s’était allié à Fagor pour construire une deuxième usine polonaise…

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Les travailleurs peuvent parfaitement autogérer leur entreprise, si leurs assemblées ne servent pas qu’à entériner les décisions ! En interdisant les syndicats, Fagor a empêché tout contre-pouvoir et l’élaboration d’alternatives. Seule Ahots kooperatibista, association de réflexion à laquelle participent des syndicalistes nationalistes basques, a pu critiquer la stratégie et les dérives bureaucratiques et antisociales.

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Ce manque de démocratie découle du choix de Mondragón de chercher à tirer parti de la concurrence capitaliste, en s’agrandissant toujours plus et en allant exploiter des salariéEs en Pologne ou en Chine. C’est ainsi que les coopérativistes ont pu « décider » une baisse de 20 % de leur salaire en quelques années, et les délocalisations… jusqu’à supprimer leur propre emploi. Le groupe poursuit sa fuite en avant dans une mondialisation libérale qui étrangle pourtant Fagor. Il ne reclasserait que la moitié des coopérativistes (abandonnant ainsi son système, qui garantissait l’emploi à vie).

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Premières manifestations Largement soutenus par la population, des milliers de coopérativistes sont descendus dans la rue pour réclamer le maintien de l’activité, et la lutte continue avec l’occupation d’une des usines à Basauri. En France, faute d’approvisionnement, la production est arrêtée depuis mi-octobre. Plus de 3 000 emplois sont menacés, si on compte ceux des sous-traitants, dont ceux de l’usine de Lyon, qui fabriquait toujours des lave-linge pour Fagor Brandt, les nouveaux produits issus de la ré-industrialisation promise se vendant très peu.

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La plupart des salariéEs vendéens et de l’orléanais ont été renvoyés chez eux, en chômage partiel complété intégralement : une façon de les endormir et de les séparer de celles et ceux toujours présents sur les usines ou les autres sites (recherche à Lyon, après-vente à Cergy et commerce à Rueil). La mobilisation pour réclamer le redémarrage de l’activité a pourtant commencé, avec des manifestations à Vendôme, Orléans, La-Roche-sur-Yon et Lyon.

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L’administration judiciaire peut relancer les usines, en attendant le dépeçage par un repreneur : une fois les marques et les brevets récupérés, celui-ci ira fabriquer les appareils ailleurs, pour réaliser un maximum de profits.

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À quoi sert alors le gouvernement, qui se contente de parler de « sauver le maximum de sites et préserver le plus possible d’emplois » ? Pourquoi ne pas continuer la fabrication, en remettant en place un pôle public de l’électroménager, comme cela s’était fait avec la nationalisation de Thomson en 1982 ? Une perspective qui permettrait aussi de maintenir l’emploi dans les autres usines françaises du gros électroménager (Electrolux à Revin et Whirlpool à Amiens)…

Lundi 18 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

Correspondante
1. npa2009.org/content/le-travail-c’est-notre-affaire

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18 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La Redoute: « zéro licenciement, dix ans de garantie »

La Redoute: « zéro licenciement, dix ans de garantie » dans Luttes ouvrières la-redoute-pays-reuters

Une « inacceptable brutalité »…

C’est ainsi que Martine Aubry a réagi à l’annonce par François Pinault de sa volonté de se débarrasser de La Redoute avant la fin de l’année. À quelques mois des élections municipales, elle en appelle à la « res- ponsabilité morale » de l’actionnaire principal du groupe Kering (ex Pinault-Printemps-La Redoute), dont la fortune personnelle est estimée à 11 milliards d’euros.

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Cela fait pourtant plusieurs mois que les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Une première manifestation avait rassemblé 700 salariés le 22 octobre. Le 7 novembre, ils étaient près de  1 500 à manifester à Lille à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD aux cris de « zéro licenciement, dix ans de garantie ».

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Aubry s’agite Le directeur général du groupe Kering avait confirmé le projet d’externalisation de la logistique et des plate-formes téléphoniques (1 400 et 250 salariés) et de cession de la branche distri- bution de La Redoute, précisant que « le projet de reprise ne pourra se faire qu’avec des conséquences significatives sur l’emploi, supérieures ou égales à celles du premier plan de 2008 » (la Voix du Nord du 6 novembre). Autrement dit : au moins 672 nouveaux licenciements !

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Martine Aubry s’agite dans la presse pour dénoncer la « précipitation » de François Pinault et exiger d’être reçue. Peu de chances cependant qu’elle entende le délégué CGT qui lui de- mande de plaider pour une loi contre les licenciements dans les sociétés qui font des bénéfices : 1, 2 milliard en 2012 pour le groupe Kering et ses activités recentrées sur l’industrie du luxe (Gucci, Saint-Laurent, etc.).

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Les salariés de La Redoute ne pourront compter que sur leur détermination, l’extension de leur lutte et la coordination avec les nombreux autres salariés victimes ou menacés par des plans sociaux dans le Nord-Pas de Calais. Ils devront imposer le blocage des licenciements et les 10 ans de salaire qu’ils exigent dans leurs manifestations et que Pinault et le groupe Kering ont largement les moyens de financer.

Correspondant Lundi 18 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

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18 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le combat contre le dumping social… (rue 89)

Le combat contre le dumping social... (rue 89) dans Europe polonaispenduparis_2

N’est pas un combat du salarié français contre le salarié polonais

Le mois dernier, Le Parisien rapportait un « afflux inédit de travailleurs détachés roumains dans les abattoirs Gad ». Cette société d’abattage et de découpe de porc breton a été placée en redressement judiciaire en février 2013, et a été « sauvée » par le Tribunal de commerce de Rennes au prix du licen-ciement de près de 900 employés. Contrairement à ce que certains politiciens peu scrupuleux ont avancé, la directive Bolkestein n’a rien à voir là-dedans, puisque qu’elle a été enterrée en 2006, et à raison.

Mais alors comment diable des salariés historiques se retrouvent-ils licenciés au profit de salariés « low cost » ? Ce paradoxe apparent est en fait l’illustration de la forte progression du « travail détaché » en Europe et en France.

Qu’est-ce que le travail détaché ? Le travail détaché repose sur une directive européenne de 1996, qui visait à garantir le respect de normes sociales minimales pour tous les salariés européens exerçant dans un autre pays de l’UE. Dans le cadre du détachement, le salarié est temporairement affecté à une tâche dans un autre pays de l’Union européenne. Il reste couvert par la sécurité sociale de son pays d’origine mais a le droit au salaire minimum local.  Le principe du détachement en lui-même n’est pas mauvais, s’il permet, par exemple, aux entreprises de détacher un salarié aux compétences pointues pour accomplir une tâche complexe dans un pays étranger, sur une durée limitée.

Le problème est que de nombreux employeurs ont profité des failles d’une législation aujourd’hui largement désuète pour augmenter leurs marges sur le dos des travailleurs détachés. Pire, les moins scrupuleux d’entre eux ne déclarent pas les détachements, plongeant de facto les travailleurs dans le travail illégal et la plus grande précarité.

Sur le terrain, il est en effet extrêmement difficile pour les Inspecteurs du Travail de contrôler la régularité du détachement, par exemple, s’assurer que le salarié est bien couvert par la Sécurité sociale de son pays d’origine. Ainsi, le Ministère du Travail estime les travailleurs détachés à 145 000 en France, auxquels il faut rajouter 300 000 détachements non déclarés  !  Le chantier de l’EPR de Flamanville est à cet égard un exemple flagrant, les employeurs du chantier ayant exploité des centaines de travailleurs étrangers dans des conditions de travail illégales et indignes. Trois ouvriers y sont morts.

Concurrence déloyale Mais les difficultés ne sont pas réservées aux travailleurs étrangers exploités. Car l’autre versant du détachement, c’est bien la concurrence déloyale qu’elle impose entre les salariés européens. Dans plusieurs secteurs, notamment celui du bâtiment particulièrement sinistré par les effets du dumping social, la pression à l’emploi est considérable. En effet, pour les salariés de Gad par exemple, les entreprises allemandes payent leurs salariés détachés moins chers, puisqu’il n’y a pas de salaire minimum dans la filière de l’abattage de viande. Ils gagnent donc inexorablement des parts de marchés et poussent les employeurs français, soit à licencier, soit à contourner les règles pour sauver l’activité et les emplois. (…)

Mais poussons l’analyse plus loin. Imaginons que tous les travailleurs détachés voient leur situation régularisée, leurs droits élémentaires respectés. En l’absence d’harmonisation européenne sur le salaire minimum, sur la protection sociale, sur le temps de travail, les salariés européens conti- nueront d’être mis en concurrence, non sur la base de leurs compétences ou de leur motivation, mais bien sur la base du nivellement par le bas de leurs droits sociaux et de leurs conditions de travail.

Disons-le alors clairement : le combat contre le dumping social n’est pas un combat du salarié français contre le salarié polonais. C’est un combat idéologique, entre les tenants de l’Europe sociale et les tenants du tout-marché, entre l’Europe qui protège et celle qui détruit. (..)

En parallèle, nous avons besoin d’un salaire minimum européen, d’un revenu minimum européen, de la fin des abus sur le temps de travail, et d’un cadre européen pour la santé et la sécurité au travail (…).  Karima Delli Publié le 15/11/2013 à 17h36

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Caudan, amiante: 400 ex-salariés de la SBFM réclament un préjudice d’anxiété (lt)

Caudan, amiante: 400 ex-salariés de la SBFM réclament un préjudice d'anxiété (lt) dans Luttes ouvrières masque-amiante-300x160

Le tribunal des Prud’hommes avait réquisitionné ce mercredi une salle des fêtes à Caudan (56) pour accueillir les quelque 400 plaignants de ce dossier de départage. D’anciens salariés de la SBFM, aujourd’hui Fonderie de Bretagne, qui réclament que soit reconnu leur préjudice d’anxiété.

Il y a un an, 45 de leurs anciens collègues avaient eu gain de cause et obtenu 7.500 € chacun. Cette fois-ci, l’avocat des plaignants, maître Laurent Jeffroy, réclame près de 10.000 € pour chacun. Soit une somme totale de plus de 4 M€ à verser par le fonds de garantie des salaires si le tribunal allait dans leur sens. Selon Me Jeffroy, 200 autres dossiers, concernant toujours d’anciens salariés de la SBFM, sont en cours d’examen. Le tribunal des Prud’hommes rendra son délibéré le 26 février prochain. 13 novembre 2013 à 19h50

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/couronne/caudan/caudan-amiante-400-ex-salaries-de-la-sbfm-reclament-un-prejudice-d-anxiete-13-11-2013-2301925.php

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pacte d’avenir pour la Bretagne: pour satisfaire les patrons (lo)

Pacte d'avenir pour la Bretagne: pour satisfaire les patrons (lo) dans Luttes ouvrières joint-fr-300x210

Après la manifestation du 2 novembre à Quimper, le gouvernement s’est empressé de réunir à Rennes les « acteurs politiques, économiques et sociaux ».

Il s’agissait de désamorcer le mouvement de colère en discutant d’un Pacte d’avenir pour la Bretagne. Pendant un mois, on va se concerter pour, nous dit-on, endiguer « l’avalanche des plans sociaux ». Autour de ce tapis vert, les représentants du patronat sont en bonne place, attentifs à obtenir de nouvelles aides. Les politiciens locaux s’y affairent aussi, pour que de nouvelles enveloppes soient distribuées.

Les capitalistes n’ont qu’à tendre la main. Ils n’ont d’ailleurs pas eu trop à attendre. Dès le vendredi 7 novembre, en rencontrant les uns et les autres, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a promis un « rebond », tablant sur un nouveau modèle « agroécologique » qui viendrait compenser la fin des aides à l’exportation. Et alors que 15 millions d’euros étaient déjà débloqués en urgence pour les entreprises agroalimentaires, Le Foll a annoncé que, dans le cadre de la future Politique agricole commune (PAC), il y aurait un doublement de l’enveloppe consacrée à la Bretagne, qui passerait de 175 à 368 millions d’euros. Et, pour l’ensemble de l’économie bretonne, plus d’un milliard d’euros serait débloqué.

Du côté des syndicats, la CGT s’est empressée de prendre part à la discussion de ce pacte. Elle qui, avec la FSU, Solidaires et le Front de gauche, avait organisé le 2 novembre la manifestation de Carhaix pour se démarquer de celle de Quimper et dénoncer la main du patronat et les manoeuvres de la droite, a abandonné ses réserves. Tout comme la CFDT, elle affirme vouloir être partie prenante des réunions prévues. L’écotaxe mise à part, le Pacte d’avenir pour la Bretagne est pourtant de la même eau que ce que préconisent les porte-parole des « bonnets rouges », du maire régionaliste de Carhaix, Christian Troadec, aux représentants de la FDSEA et des petites entreprises.

Il n’y a eu que FO pour claquer la porte en disant : « Aujourd’hui, on veut des réponses et pas des réunions qui ne tiennent pas debout. » Pour les travailleurs menacés de licenciements, rien ne sortira de bon de ce Pacte d’avenir pour la Bretagne.

Le grand patronat empochera tout ce qu’il peut et pourra continuer à agir comme bon lui semble envers les salariés. Le sort des travailleurs ne dépend nullement de ces marchandages. Ils doivent continuer à ne compter que sur leurs luttes. Les syndicats devraient appeler, dans les semaines à venir, à des manifestations départementales en Bretagne pour la « sécurisation de l’emploi ». Il faut que les travailleurs s’y fassent entendre, en exigeant l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=13

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Tilly-Sabco, Guerlesquin: les licencieurs ne peuvent pas être les sauveurs (lo)

Tilly-Sabco, Guerlesquin: les licencieurs ne peuvent pas être les sauveurs (lo) dans Luttes ouvrières tilly-300x154

À Guerlesquin, commune où est implantée l’usine Tilly-Sabco, une grande banderole a été apposée au fronton de la mairie pour la sauvegarde des emplois.

Le maire a pris l’initiative de mettre en place un comité pour « défendre les salariés ». Il l’a fait d’emblée en collaboration avec les responsables de l’entreprise, c’est-à-dire avec ceux-là mêmes qui menacent d’arrêter la production en janvier si, d’ici là, le gouvernement n’obtient pas le rétablissement des restitutions à l’exportation. Ensemble, ils en appellent au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

C’était l’objectif qu’ils avaient fixé au blocage de la sous-préfecture de Morlaix. Lors de cette action, les salariés ont montré leur détermination. Ils ont cependant exprimé une méfiance, plus que légitime, qu’encore une fois on les mène en bateau. Le directeur de l’usine, le maire, le président de Morlaix communauté, le sénateur-maire de Lanmeur, tous veulent convaincre le ministre de l’Agri- culture de soutenir la filière avicole. Morlaix communauté a décidé d’apporter un soutien financier à l’entreprise. Et les salariés sont invités à s’en remettre à ceux qui prétendent les défendre. Bref, on leur propose l’union sacrée derrière le patron.

Du côté de la gauche, même celle qui se veut critique envers le gouvernement, c’est la complicité. Vendredi, après que les travailleurs ont suspendu leur grève, une réunion s’est tenue avec le maire, en présence de représentants du PC. C’est à « l’ensemble des partenaires de Tilly-Sabco » que Patrick Le Hyaric, député européen du PC, et Gérard Lahellec, vice-président PC du conseil régional, en charge des transports, ont tenu à apporter leur soutien. Avec de tels discours, il est possible que les patrons de tout ordre soient servis, mais sûrement pas les travailleurs. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=31

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La Barre Thomas, Rennes: un camouflet pour la direction (lo)

La Barre Thomas, Rennes: un camouflet pour la direction (lo) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

La Barre Thomas, située à Rennes, est une usine de mille salariés qui produit des pièces caoutchouc et plastique pour l’automobile, essentiellement pour PSA.

Ancienne propriété de Citroën, puis de PSA, elle a été cédée à partir des années 2000 à différents groupes. Le dernier en date, Cooper Standard France, possède aussi une usine à Vitré, près de Rennes, une à Lillebonne en Normandie et une autre en Pologne. Sous prétexte de difficultés financières, Cooper a décidé de fermer en 2015 son usine de Vitré (700 salariés) et de vendre le terrain de la Barre Thomas. Il deviendrait alors locataire d’une nouvelle usine à Domagné, près de Vitré, où seraient regroupés les salariés actuels de Vitré et une partie de ceux de Rennes. L’autre partie resterait sur le site de Rennes, dans des bâtiments aussi en location.

Au passage, Cooper toucherait 3 millions d’euros de l’État et 3,2 millions de subventions européennes. Dans cette opération, le groupe va supprimer au moins cent emplois et voudrait mettre en place un plan de compétitivité, synonyme de dégradation des conditions de travail des salariés.

Des syndicats de la Barre Thomas, avec l’accord de la direction, ont alors décidé d’organiser un réfé- rendum le 22 octobre dernier pour demander l’avis des salariés sur ce projet concernant l’avenir de l’usine. Les jours précédant le vote, la direction et ses soutiens ont circulé dans les bureaux et les ate- liers pour dire qu’il fallait voter pour, sinon cela serait la fermeture pure et simple et la délocalisation en Pologne. Mauvais calcul car, malgré les pressions et les incitations à bien voter, c’est le contre qui l’a emporté avec 53 %. Chez les ouvriers, le contre est même monté à 66 % !

C’est donc un désaveu pour la direction, qui espérait à travers ce référendum être confortée dans ses décisions. Depuis, elle fait comme si le vote n’avait jamais eu lieu et confirme ses projets pour 2015. Elle déclare la main sur le coeur, relayée à l’unisson par le maire socialiste de Rennes et le maire de droite de Vitré, qu’elle « sauve » l’emploi en Bretagne en… évitant la délocalisation en Pologne !

Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=30

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest, Poullaouen: les travailleurs continuent la lutte (lo)

Marine Harvest, Poullaouen: les travailleurs continuent la lutte (lo) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-harvest-300x217

Qu’ils aient manifesté à Quimper ou à Carhaix, la détermination des salariés de Marine Harvest, entreprise de conditionnement de saumon, ne faiblit pas.

Ils ont maintenu toute la semaine le blocus du site de Poullaouen, entamé lundi 4 novembre. Une assemblée générale est prévue, tous les jours à midi, pour décider de la suite à donner au mouvement. L’idée de bloquer les usines de Landivisiau et Plouénan a été évoquée. Un blocage des trois sites permettrait d’augmenter la pression sur la direction de Marine Harvest alors qu’une nouvelle réunion de négociations devrait avoir lieu le 12 novembre.

Dans un premier temps, la CGT avait expliqué que son objectif était d’obtenir de meilleures indemnités de licenciement pour les CDI et de meilleurs primes pour les soixante transferts vers Landivisiau. Ensuite, elle a tenu à préciser qu’elle continuait à exiger le maintien du site. Et cela bien que la fermeture prévue de Poullaouen ait été repoussée au 31 décembre 2015 et que les transferts proposés aient été portés à 80, que 17 postes aient été maintenus à Landivisiau et que les indemnités proposées soient supérieures à celles prévues par la convention. Mais les travailleurs n’entendaient pas se contenter de ces reculs. La suppression des 48 postes était certes reportée d’un an, mais cela laissait une centaine d’intérimaires sur le carreau. Ces intérimaires ne sont pas les derniers dans la lutte et tout le monde entend bien que leur devenir soit pris en compte lors des prochaines discussions.

Depuis le début du blocus, la solidarité avec les salariés en grève s’exprime à travers le comité de soutien, constitué autour de Christian Troadec, le maire de Carhaix. Des commerçants apportent tous les jours de la nourriture. Beaucoup veulent croire à la poursuite de l’activité à Poullaouen. 250 personnes se sont rassemblées mercredi 5 novembre devant Marine Harvest, pour dire « non » à la « mort programmée » de l’usine. Le soir, le directeur a été pris à partie par des représentants du comité qui l’ont accusé de briser des vies en s’en mettant plein les poches. nVendredi 7 novembre, les grévistes ont eu la visite des salariés des autres sites de Marine Harvest, Landivisiau, Châteaulin et Plouénan, et ils ont discuté de la suite de leur mouvement.

Les grévistes sont déterminés à ne pas céder, et les rapports sont chaleureux avec tous ceux du comité de soutien qui se déplacent pour les aider. « Ils veulent jouer la montre, nous décourager, mais on ne se laissera pas faire », affirment les grévistes en parlant des patrons et du gouvernement.

Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=29

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13 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Poullaouen, Marine Harvest: assemblée générale à 14h30 (lt)

Poullaouen, Marine Harvest: assemblée générale à 14h30 (lt) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-harvest-300x217

Le mouvement de grève se poursuit chez Marine Harvest.

Hier, les négociations entre la direction et les représentants du personnel ont duré plus de 6 h à Poul- laouen (29). Une assemblée générale aura lieu aujourd’hui, à 14h30, pour informer les salariés de l’avancée des discussions.  De son côté, la direction du numéro 1 mondial du saumon évoque un « dialogue constructif ». Hier, en bloquant le site d’expédition de Plouénan en plus de celui de Poullaouen, les salariés grévistes ont mis un peu plus la pression. Ils ont en effet contraint l’entreprise a stoppé temporairement la production à l’usine de Landivisiau.  La direction indique ce mercredi matin que l’activité est repartie à Landivisiau.  Dominique Morvan 13 novembre 2013 à 08h53

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/poullaouen-marine-harvest-assemblee-generale-a-14h30-13-11-2013-2301805.php

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