Archive | Luttes ouvrières

19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Vive la lutte des femmes de chambre (LO)

Vive la lutte des femmes de chambre (LO) dans Luttes ouvrières novo-03-300x214

Les femmes de chambre de l’hôtel de luxe Park Hyatt de la place Vendôme à Paris sont en grève.

Sur les 300 salariées de l’hôtel, 65 sont embauchées en sous-traitance, payées à la tâche, chacune devant faire trois chambres par heure. Elles réclament leur embauche immédiate dans le groupe, le paiement d’un 13ème mois et de toutes les heures supplémentaires. Les patrons des grandes chaînes de l’hôtellerie, avec la complicité des sociétés prestataires de service, imposent des conditions de travail de pire en pire. Mais ils se heurtent aujourd’hui à la résistance des femmes de chambre : celles du Park Hyatt ont été encouragées par la victoire des salariées de deux hôtels parisiens du groupe Louvre-hôtels, qui ont imposé la fin de la sous-traitance et des augmentations de salaires. Vive leur lutte ! 18 septembre 2013

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#2


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18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF)

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

La direction du groupe charcutier Gad présente son plan de continuation ce mercredi matin devant le tribunal de commerce de Rennes. 200 salariés de l’abattoir de Lampaul Guimiliau, dans le Nord Finistère, ont fait de déplacement, accompagné par une délégation d’élus. Il y a aussi 57 salariés du site de Saint-Nazaire Les abattoirs de Lampaul Guimiliau et l’unité de Saint-Nazaire doivent être fermés dans le cadre du plan de continuation. Une cinquantaine de salariés de Josselin est également venue. Ils ont été sifflés par les salariés des autres sites, parce qu’il est prévu que le seul site conservé soit l’abattoir de Josselin.Économie mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Gad.-300-salaries-de-Gad-devant-le-tribunal-a-Rennes_6346-2229833-fils-tous_filDMA.Htm

Lampaul-Guimiliau. Pour les salariés de Gad, la mobilisation de la dernière chance (OF)

C’est ce matin que le tribunal de commerce de Rennes doit recevoir les plans de continuation ou de reprise de Gad. Concernant le sort de l’entreprise, il rendra sa décision le 16 octobre. Le plan de la Cecab, actionnaire majoritaire, prévoit la fermeture du site de Lampaul-Guimi- liau. 850 emplois sont menacés. En attendant, les salariés restent mobilisés. Dès 5 h, ils étaient là. « Ce que nous voulons surtout, c’est des réponses claires. Et positives aussi. » Même si la plupart n’y croit plus. « Les carottes sont cuites. Mais on veut quand même montrer qu’on est là. » À 7 h, quatre cars, soit 200 personnes, ont pris la direction de Rennes pour se rendre au tribunal de commerce. Social mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Lampaul-Guimiliau.-Pour-les-salaries-de-Gad-la-mobilisation-de-la-derniere-chance_40814-2229817_actu.Htm

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Île Maurice : manifestation d’ouvriers bangladais (LO)

Île Maurice : manifestation d'ouvriers bangladais (LO) dans International bengla

Au tout début du mois de septembre, quatre cents ouvriers venant du Bangladesh et travaillant pour l’entreprise textile mauricienne Real Garments se sont mis en grève après que leur salaire d’août a été divisé par deux. De 250 euros par mois, il était passé à 125 euros.

Ces ouvriers, quand ils travaillent dans leur pays, ne touchent qu’un salaire mensuel de 30 euros. Voilà pourquoi ils acceptent de s’expatrier à des milliers de kilomètres, à Maurice, où ils espèrent multiplier leurs gains par sept ou huit, mais en enchaînant des semaines de 55 heures et en subissant des conditions de vie et de travail épuisantes, voire humiliantes. Leurs déplorables conditions de logement en dortoirs étaient également une des raisons de la grève.

Ce trafic de main-d’oeuvre est organisé au profit des capitalistes de la zone franche par le gouvernement mauricien lui-même, en accord avec les gouvernements des pays d’où sont issus les travailleurs : Bangladesh, mais aussi Madagascar et Chine. Avec les salaires pratiqués, les capitalistes du textile mauricien tels que Real Garments ou Ciel sont ultra-gagnants, tout comme les sociétés d’habillement occidentales pour lesquelles ils travaillent.

Alors que, mardi 3 septembre, ils s’étaient rassemblés devant le siège de l’entreprise, les travailleurs bangladais ont subi les violences de la police antiémeutes. Le ministre du Travail, prenant fait et cause pour les patrons de Real Garments, a accusé les ouvriers grévistes de « prendre le pays en otage et de menacer la paix industrielle du pays », ajoutant que « si d’ici ce soir, ils ne reprennent pas le travail, leur contrat sera résilié. Et je ferai résilier leur permis de travail avec effet immédiat », ce qui amènerait leur expulsion du pays. La menace ayant été mise à exécution, 92 d’entre eux ont été expulsés le mercredi 4 septembre, dont les leaders du mouvement.

Plusieurs dirigeants de l’opposition politique et des syndicats se sont élevés contre le traitement inhumain réservé aux ouvriers bangladais et ont demandé que les salaires retrouvent leur niveau antérieur. Ils ont également dénoncé les expulsions. Faizal Ally Beegun, un syndicaliste militant en faveur des travailleurs étrangers, a déclaré qu’il s’agit là d’une « déportation pure et simple » de ces Bangladais. « Je suis ici, a-t-il poursuivi, pour dénoncer les injustices. Il est inconcevable que des étrangers, venus gagner leur vie à Maurice, soient forcés de prendre l’avion en catastrophe, avec leurs vêtements empilés dans des draps comme de vulgaires criminels. »

Si le droit au travail dépend du bon vouloir des patrons et de leurs soutiens gouvernementaux, l’exploitation, elle, ne connaît pas de frontières. Émile GRONDIN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=41

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

France Télécom-Equant – Rennes, un recul de la direction (LO)

France Télécom-Equant – Rennes, un recul de la direction (LO) dans Luttes ouvrières france-telegraib1

Avant l’été, la direction de la branche entreprise d’Orange avait annoncé sa décision de réorganiser ses activités de manière à en transférer une part croissante vers les filiales du groupe aux conditions les plus défavorables : convention Syntec la plus défavorable du secteur des télécoms, rémunérations minimales, clauses de mobilité imposées, etc.

1 200 salariés étaient directement concernés, dans un premier temps, pour être transférés de la filiale Equant et de SCE vers les filiales Syntec. Cette attaque avait provoqué la colère, et plusieurs assemblées du personnel et débrayages avaient eu lieu en juin et en juillet. Les salariés s’étaient quittés en juillet en s’engageant à se retrouver le 5 septembre afin d’entamer un mouvement de grève si la direction persistait dans ses projets. Et, dès la fin août, la mobilisation qui s’annonçait était dans beaucoup de discussions.

Mais, la veille du jour où le mouvement devait se décider, les salariés ont vu débarquer à Rennes une petite armada de directeurs, qui ont entrepris de les convaincre qu’ils avaient mal compris leurs plans : réunions avec des groupes de salariés, réunion avec les chefs, avec, le soir, une réunion avec les organisations syndicales qui est venue clore leur entreprise de communication (à défaut de séduction !). Voilà que leurs hypothèses avaient changé depuis juillet et que les réductions d’effectifs allaient être revues à la baisse ! Même si cela ne remet pas en cause l’objectif global de réduction de la masse salariale, il s’agissait bien d’un premier recul.

Le lendemain matin, 300 salariés de Rennes se sont réunis comme ils avaient prévu. Les revirements de la direction ont été interprétés comme la conséquence de la mobilisation qui se précisait. Reste que les belles paroles patronales n’ont pas encore donné lieu à des écrits annoncés pour les prochains comités d’entreprise de la branche. Le débrayage s’est donc terminé par la décision de se retrouver après le prochain comité d’entreprise afin de vérifier que la direction confirme ses dires. Et elle peut être certaine que, si elle ne tient pas ses engagements, les salariés, eux, respecteront les leurs. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=31

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09 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lutte dans les fast-foods aux USA

Lutte dans les fast-foods aux USA dans International feature_570

Le 29 août dernier, des milliers de travailleurs des fast-foods ont arrêté le travail dans 58 villes américaines.

Un millier de restaurants ont été touchés. Quelques piquets de grève se sont transformés en occupations temporaires, et plusieurs restaurants ont dû fermer. Dans ceux qui n’avaient pas fermé, les managers ont du se débrouiller pour combler les vides. Les salariés ont manifesté dans plusieurs villes.

À Memphis, dans le Tennessee, une travailleuse de McDonald’s a résumé les objectifs du mouvement : « ça fait près d’un an que je travaille ici. 7, 25 $, ça ne permet pas de vivre ». 7, 25 $ (5, 7 €), c’est le salaire minimum fédéral, inchangé depuis 2009… Les luttes dans les fast-foods ont démarré depuis plusieurs mois mais une telle extension géographique simultanée est quelque chose de nouveau. Ainsi en mai-juin dernier, elles n’avaient touché que 8 villes. Le 29 août représente donc un pas en avant. Au début, les dirigeants syndicaux ont fait profil bas mais ces dernières semaines, devant l’écho national du mouvement, leur attitude a changé.
La structure de l’activité rend plus difficile le mouvement. Ainsi, McDonald’s explique ne pas être concerné car la majorité de ses restaurants sont des franchisés (qui lui payent des redevances)… mais, dans les 20 % de restaurants gérés directement par la société, les conditions ne sont guère meilleures. Le discours patronal assure aussi qu’il s’agit de boulots d’appoint occupés par des jeunes, mais c’est de moins en moins vrai.
Les grévistes réclament d’abord un salaire horaire de 15 $. Des revendications portent aussi sur le droit syndical et les conditions de travail. En mars 2013, Obama avait proposé de porter progressivement le salaire minimum fédéral à 9 $ (6, 9 €). Mais cela suppose le vote d’une loi, ce qui est très hypothétique. C’est donc sur leur organisation et leur détermination que les salariés doivent compter pour gagner.

Dimanche 8 septembre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 207 (05/09/2013)

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06 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Herblain, ils vont former leurs successeurs polonais… avant d’être licenciés (LT+OF)

Saint-Herblain, ils vont former leurs successeurs polonais... avant d'être licenciés (LT+OF) dans Hollandie zoom-287624-jeu-plan-social-jeu-de-cartes-prefere-des-grands-patrons

A Saint-Herblain (44), les salariés du groupe américain Newell Rubbermaid (stylos Waterman, Reynolds, Parker…) se disent « choqués » par une mesure qui va obliger plusieurs d’entre eux, comme plusieurs de leurs collègues de Valence (Drôme), à former leurs successeurs polonais… avant d’être licenciés.empty dans Luttes ouvrières

« C’est choquant pour tout le monde. Licencier des gens et leur demander de former les salariés étrangers, c’est vraiment n’avoir aucun scrupule », a déclaré, à la sortie de l’usine, Jacqueline Morisson, déléguée CGT. Derrière elle, plusieurs dizaines de salariés étaient en débrayage ce jeudi matin, devant leur usine de Saint-Herblain (44), afin de demander de meilleures conditions de départ pour le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui va toucher une centaine de personnes du groupe Newell Rubbermaid en France.

« Ils sont exploités au même titre que nous » Les personnes qui devront former leurs successeurs polonais avant d’être licenciées sont près d’une dizaine dans la Drôme et 13 à Saint-Herblain, toutes au sein du service clients. « Le personnel n’a rien contre les salariés étrangers, ils sont exploités au même titre que nous, mais le côté humain n’a pas été pris en compte du tout. La direction a juste dit : « Si les salariés acceptent, on leur octroie une prime de 1.000 €’ », a indiqué Jacqueline Morisson. « Ça fait quatre plans de licenciement depuis 2007, c’est bien pour nourrir les actionnaires, ils pompent sur le site le plus possible jusqu’à l’épuisement. Ils feraient bien mieux de mettre de l’argent pour innover, pour développer les ventes ».


Des salariés angoissés Plusieurs salariés du service clients concernés par cette mesure de formation n’ont pas souhaité répondre à la presse, angoissés par les difficultés à venir pour retrouver un emploi. « Il y a deux ans, quand le groupe a fermé l’usine Parker à New Heaven (Royaume-Uni), ce sont des Français qui sont allés là-bas pour être formés et revenir avec les machines, et l’usine est fermée là-bas », a rappelé sur place Thierry Cormerais, délégué central CFDT. Et d’ajouter : « C’est pas une logique française, mais c’est un groupe américain et, eux, ils fonctionnent comme ça ». * Il est spécialisé dans le matériel de bureau et d’écriture. Il possède de très nombreuses marques, dont Parker, Reynolds, Waterman, mais aussi des marques d’outillage ou de matériel de puériculture comme Graco. AFP 5 septembre 2013 à 14h26

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/saint-herblain-ils-vont-former-leurs-successeurs-polonais-avant-d-etre-licencies-05-09-2013-2223679.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Waterman.-Des-salaries-polonais-formes-par-leurs-collegues-nantais_40815-2225884_actu.Htm

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30 août 2013 ~ 0 Commentaire

Le lock-out de Dublin en 1913 (CQFD)

Le lock-out de Dublin en 1913 (CQFD) dans Europe nli-exhibition2

Août 1913, Dublin. Toutes les discussions politiques tournent autour de la question de l’indépendance, de la défense de la culture et de la religion catholique.

Mais, soudain, et seulement pour quelques mois, la question sociale supplante avec violence la question nationale, redistribuant les cartes politiques sur des bases jamais vues dans le pays et qu’on ne reverra plus.

 Tout commence avec l’arrivée à Dublin de James « Big Jim » Larkin. « God sent Larkin in 1913, a labor man with a union tongue / He raised the workers and gave them courage ; he was their hero, the worker’s son » [1], chanteront les Irlandais en sa mémoire. Il crée un syndicat de masse pour les ouvriers, l’Irish Transport and General Workers Union (ITGWU). Face à lui, William Murphy, le très catholique et indépendantiste dirigeant du patronat dublinois, réagit radicalement : renvoi des ouvriers arborant le badge de l’ITGWU et obligation pour tous les travailleurs de signer un document par lequel ils s’engagent à ne jamais adhérer au syndicat. La grève éclate, d’abord dans les tramways dirigés par Murphy, puis sur les docks et gagne, par solidarité, rapidement les filatures… toute la ville. Jusqu’à la fin de l’année, Dublin est complètement paralysée.

Tous les grévistes ne partagent pas les idéaux révolutionnaires de Larkin!  C’est la défense des ouvriers licenciés et le refus de se soumettre au diktat de Murphy qui animent les premières revendications. Un meeting était interdit ? Les grévistes occupaient la rue et l’organisaient quand même, défiant le pouvoir, le patronat et les charges policières qui laissent derrières elles de nombreuses victimes. C’est toute la société irlandaise qui se retrouve coupée en deux selon une ligne de fracture toute nouvelle : d’un côté pour les ouvriers en grève, de l’autre pour l’ordre et William Murphy. Indépendantistes ou unionistes, catholiques ou anglicans, irlandais ou anglo-irlandais, se retrouvent dans les deux camps, entre ceux prêts à mourir pour leur cause et ceux prêts à les affamer.

D’ailleurs, le pain devient très vite le nerf de la guerre. Des comités d’aide aux grévistes, souvent animés par les femmes issues des mouvements nationalistes et féministes, comme l’actrice Maud Gonne ou Constance, « la Comtesse Rouge »,  Markievicz, organisent des soupes populaires « rouges » ou de « charité ». Des chargements de nourriture sont envoyés par les syndicats anglais. Et c’est là que l’Église catholique réveille son vieux démon : cette charité internationaliste ressemble trop à un complot pour convertir ses ouailles aux diaboliques athéisme et pire, protestantisme. Avec le projet des syndicalistes d’envoyer en Angleterre les enfants affamés de Dublin pour les sauver, la coupe est pleine ! Walsh, l’évêque de Dublin, dira : « Elles ne méritent plus le nom de mères catholiques si elles oublient leur devoir au point d’envoyer leurs enfants dans un pays étranger… » L’Église reçoit le soutien de quelques grands noms de la cause nationaliste comme Arthur Griffith, fondateur du Sinn Féin.

De l’autre côté, les artistes de l’avant-garde irlando-anglaise s’engagent généralement derrière les ouvriers, par convictions (Bernard Shaw), par intérêt et solidarité (W. B. Yeats dont le théâtre dublinois souffre de la grève), par mysticisme irlandais (George Russell qui pensait naïve- ment que dans un pays libre, le patronat aurait soutenu les ouvriers). Le dramaturge A. E. présentera avec ironie ses excuses pour les prêtres irlandais préférant des enfants affamés à Dublin plutôt que des enfants bien nourris en Angleterre. Il est vrai que ces artistes partageaient avec les grévistes le même ennemi : l’Église et son conservatisme.

Finalement, c’est l’hiver 1913-1914 et ses rigueurs qui auront raison du mouvement. Vaincus par la faim, le découragement et la violence de la campagne anti-gréviste menée par les catholiques, les travailleurs retournent à leurs postes tandis que Larkin part pour les U.S.A. La relève sera assurée par son camarade James Connolly qui allie dans un même mouvement socialisme révolutionnaire et nationa- lisme irlandais, autour de l’Irish Citizen Army (ICA), créée et armée à l’origine pour défendre les grévistes de 1913. Aux côtés des nationalistes conservateurs, Connolly dirigera l’insurrection de Pâques 1916 à l’issue sanglante. La question sociale continuellement remise à plus tard, l’église catholique, sa censure, son sexisme et son conservatisme vont régner d’une main de fer bien au-delà de l’indépendance du pays conquise en 1921. Mais peut être qu’à l’occasion du centenaire du Lock-out de 1913… ?

Notes

[1Ballad of Jim Larkin, chanson de Donagh MacDonagh, chantée par Christy Moore en 1969 puis par les Dubliners. Dans cet extrait, c’est Dieu qui envoie Jim Larkin aux travailleurs. paru dans CQFD n°112 (Juin 2013),   mis en ligne le 02/08/2013

http://cqfd-journal.org/La-grande-greve-dublinoise-de-1913

 

 

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30 août 2013 ~ 0 Commentaire

USA: une croissance low cost (CI)

Largest fast food strike ever today: 58 cities will be affected

Outre-Atlantique, la reprise dure depuis quatre ans et pourrait bientôt s’accélérer. Mais les travailleurs ne s’y retrouvent pas : si le chômage a nettement baissé, la qualité des nouveaux emplois laisse à désirer.

La timide reprise du marché du travail américain a encore ralenti en juillet – et les emplois créés se situent en grande partie dans les secteurs à bas salaires. Plus de la moitié concernent en effet la restauration et le commerce de détail, où les salaires horaires sont largement au-dessous de 20 dollars. “Ces emplois figurent dans les statistiques, mais on prête peu attention à leur nature”, déclare Arne Kalleberg, professeur de sociologie à l’université de Caroline du Nord et auteur de Good Jobs, Bad Jobs [Bons emplois, mauvais emplois]. “Ce sont souvent des emplois peu rémunérés, dans le commerce de détail ou les services à la personne, et beaucoup sont à temps partiel.” Néanmoins, le taux de chômage a chuté à 7,4 %, son plus bas niveau depuis décembre 2008.

La diminution du nombre de chômeurs reflète dans une certaine mesure un rythme d’embauche qui, bien que lent, est resté stable depuis un an et plus que suffisant pour absorber la hausse de la population. Mais elle est aussi due au fait que le marché du travail demeure trop peu dynamique pour attirer les travailleurs qui sont sortis des rangs de la population active [par découragement] : 6,6 millions d’Américains disent vouloir travailler mais ne sont pas comptés comme chômeurs parce qu’ils ne sont pas activement en recherche d’emploi. La part des actifs dans la population est à son plus bas niveau depuis trente ans [depuis octobre 2008, le taux d’activité a chuté de 66 % à 63,4 %].

“Dans une économie avec une croissance inférieure à 2 %, nous n’avons pas un grand besoin d’embauche parce que notre productivité croît plus vite”, explique Alexander Cutler, PDG d’Eaton Corp., fabricant de matériel électrique et hydraulique. Le nombre total de salariés de l’entreprise, compte tenu de ses acquisitions, est approximativement le même qu’il y a un an.

Les entreprises qui embauchent appartiennent plutôt aux secteurs qui ne peuvent pas facilement augmenter les ventes sans embaucher. En général, ces secteurs versent des salaires plus bas qu’ailleurs. Depuis un an, le commerce de détail, la restauration, l’hôtellerie et les agences de travail temporaire ont alimenté plus de 40 % de la croissance de l’emploi. Beaucoup de ces contrats sont à temps partiel. Le nombre d’Américains ne travaillant pas à temps plein, qui a connu un pic pendant la récession, ne s’est pas beaucoup amélioré et a eu tendance à augmenter pendant une grande partie de cette année [8 millions d’Américains travaillent contre leur gré à temps partiel]. Le président Barack Obama a insisté sur la nécessité de créer de bons emplois, notamment lors d’une récente visite dans des locaux d’Amazon, à Chattanooga (Tennessee), où il a appelé de ses vœux “une meilleure donne pour les classes moyennes”.

Le salaire horaire moyen a augmenté de moins de 2 % La veille, le géant du commerce en ligne annonçait 5 000 nouveaux emplois à temps plein dans ses centres de distribution à travers le pays. Beaucoup de ces emplois ne sont rémunérés que 11 dollars l’heure, voire moins, même si l’entreprise a souligné que les salariés pourraient bénéficier de l’assurance-maladie et d’autres avantages. “Pour nous, ce sont de très bons emplois”, a déclaré la porte-parole d’Amazon. La multiplication des emplois sous-payés induit une croissance anémique du niveau de vie. Le salaire horaire moyen a augmenté de moins de 2 % depuis l’année dernière, perpétuant la faible croissance des salaires dans la reprise. Selon une mesure plus générale publiée par le ministère du Commerce, le revenu corrigé de l’inflation a en fait légèrement baissé en juin.

Certains signes montrent que les Américains sont de plus en plus frustrés par la situation de l’emploi et des salaires. Ces derniers jours, plusieurs centaines d’employés du secteur de la restauration rapide ont fait grève dans tout le pays pour protester contre les salaires de misère. Morris Cornley faisait partie des grévistes. Ce grand-père de 57 ans qui vit au Kansas a perdu son emploi de chauffeur de camion en 2011. Il y a environ un an, il a décroché un boulot de livreur pour la chaîne de sandwichs Jimmy John’s, où travaille également sa petite-fille de 21 ans. Bien qu’il apprécie son travail, il dit avoir du mal à joindre les deux bouts avec sa paie de 7,35 dollars l’heure. “Personne ne peut s’en sortir avec ça”, déclare-t-il. Ancien soldat, il touche également une petite pension militaire d’invalidité. “Ce n’est pas que je ne cherche pas un autre travail. C’est simplement qu’il n’y en a pas d’autre pour moi aujourd’hui.” The Wall Street Journal Ben Casselman 29 août 2013

http://www.courrierinternational.com/article/2013/08/30/une-croissance-low-cost

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24 août 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix, Marine Harvest, un appel au gouvernement (LT)

Carhaix, Marine Harvest, un appel au gouvernement (LT) dans Carhaix Kreiz Breiz caraix

Marine Harvest réalise des bénéfices record, deux mois après avoir annoncé la fermeture de son usine de Poullaouen : la pilule est amère pour les salariés et les élus. Selon le président de Poher communauté, le gouvernement doit intervenir et s’opposer à cette fermeture.

Le 4 juin, Marine Harvest, numéro un mondial du saumon fumé, annonçait la fermeture en 2014 de ses usines de Poullaouen et de Château-giron, près de Rennes, entraînant la suppression de plus de 400 emplois. En Centre-Bretagne, c’est un coup de massue : le site poullaouenais, qui emploie 287 salariés, parmi lesquels une centaine de travailleurs intérimaires, est l’un des principaux employeurs de la région. Le 22 juin, 2.000 personnes descendent dans les rues de Carhaix, en soutien aux salariés. C’est dans ce contexte que Marine Harvest a annoncé, mer- credi, avoir multiplié son bénéfice opérationnel par quatre au deuxième trimestre, en précisant que sa trésorerie abondante lui permettrait, à la fois, d’augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions.

« Écoeurant pour la CGT » Le géant norvégien, dont le chiffre d’affaires frisait les deux milliards d’euros en 2012, a en effet dégagé, entre avril et juin, un bénéfice opérationnel de 111 millions d’euros. Un résultat qui s’explique par une flambée des prix et une stagnation de la pro- duction mondiale. L’annonce n’est pas passée inaperçue, dans le Poher, où elle provoque écoeurement et colère. Vendredi, dans nos colonnes, Jérôme Joffroy, élu du personnel, parlait d’« indécente ». Michel Crespin, délégué CGT de Marine Harvest Kritsen, n’est pas plus tendre avec le numéro un mondial du saumon fumé. Dans un communiqué, il juge « écoeurant de voir le groupe annoncer fièrement ses résultats et de re- mercier les actionnaires, tout en bottant les fesses des salariés sur ses sites de Poullaouen et de Châteaugiron ». « Avec une telle somme d’ar- gent, le groupe a les moyens de maintenir ses sites en activité, car l’emploi est prioritaire. Ou alors, il a aussi les moyens de financer le plan de sauvegarde de l’emploi, en donnant aux salariés des conditions de départ qui soient particulièrement fortes », ajoute le délégué CGT. Un avis que partage Jérôme Joffroy, pour qui Marine Harvest ne pourra pas se cacher derrière des difficultés financières lors des futures négociations.

« Arnaud Montebourg doit intervenir »  L’annonce de Marine Harvest provoque également la colère de Christian Troadec. « Le groupe multiplie ses bénéfices par quatre, sa trésorerie est abondante et va lui permettre d’augmenter ses dividendes et de financer des acquisitions. Durant le même temps, l’usine de Poullaouen va fermer ses portes dans moins de huit mois, laissant sur le carreau près de 287 salariés ou les contraignant à se déplacer jusqu’à Landivisiau*, fragilisant ainsi encore un peu plus l’économie du Centre-Bretagne ! C’est tout simplement scandaleux ». Pour le maire de Carhaix et président de Poher communauté, le gouvernement, et tout particulièrement Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, doit s’opposer à la fermeture de l’usine de Poullaouen. « Il en va de la responsabilité de l’État et de sa crédibilité dans sa bataille pour l’emploi, estime Christian Troadec. Il est inconcevable que, d’un côté, une multinationale annonce d’excellents résultats financiers, avec des perspectives de croissance exceptionnelles pour la fin de l’année dans le secteur du saumon fumé, et que, de l’autre, on lui laisse établir un plan social et fermer, non seulement le site de Poullaouen, mais aussi celui de Châteaugiron. Il faut dire stop ! Seul le gouvernement est en mesure, aujourd’hui, de dire non et de contraindre l’industriel à revenir sur sa décision. Il s’agirait, sinon, ni plus ni moins, d’une capitulation ».

Mobilisation à venir « Au nom de la dignité des salariés et du maintien de l’économie dans notre région, nous ne laisserons pas faire, prévient le maire de Carhaix. De son côté, la CGT attend la réponse de Guillaume Garot. Cet été, le syndicat avait demandé au Ministre, délégué à l’agroalimentaire, de convoquer, dès le début septembre, une réunion avec la direction, les élus locaux, les représentants du personnel et les pouvoirs publics. « Nous attendons la réponse. À partir du mois de septembre, des mobilisations auront lieu en ce sens », annonce Michel Crespin. *24 août 2013  Une soixantaine de reclassements pourraient être proposés à Landivisiau, siège de Marine Harvest Kritsen. Nathalie Com

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/marine-harvest-un-appel-au-gouvernement-24-08-2013-2211380.php

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14 août 2013 ~ 0 Commentaire

quimper, un débrayage de solidarité à l’hypermarché Carrefour (OF)

y-en-a-marre

Une partie du personnel de l’hypermarché Carrefour de Quimper (Finistère) a cessé le travail ce matin.

Les responsables syndicaux dénoncent le licenciement d’un cadre du magasin.

« Un collègue avant d’être un cadre » Ils étaient plusieurs dizaines, ce matin, dans la galerie du centre commercial puis rassemblés sur le parking à l’appel de la CGT et la CFDT. Les deux organisations réagissent au licenciement d’un chef de rayon, non syndiqué, intervenu le 19 juillet. « Avant d’être un cadre, c’était un collègue apprécié et respecté. On lui a reproché un soi-disant manque de professionnalisme alors qu’il était salarié à Quimper depuis 1987. On se demande si cette mesure radicale n’annonce pas un nouveau durcissement du management », déclarent les représentants du personnel. Économie mardi 13 août 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper-Un-debrayage-de-solidarite-a-l-hypermarche-Carrefour_40820-2219789——29232-aud_actu.Htm

 

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