Archive | Luttes ouvrières

02 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Bengladesh: rien n’a changé pour les ouvrières de la confection

Bengladesh: rien n’a changé pour les ouvrières de la confection  dans International bengla

Au Bengladesh, les conditions de travail dans les usines textiles ne sont pas acceptables.

Les conditions de sécurité non plus. L’effondrement du Rana Plaza en avril dernier n’était pas le premier accident industriel, puisque déjà plusieurs incendies avaient causé des morts et des blessés. Suite à un accord international, les compagnies occidentales devaient contribuer à payer pour des améliorations de la sécurité dans les usines du Bengladesh. Un rapport du comité d’inspection sur la sécurité suggérait aussi d’intégrer 10% du profit annuel des usines pour établir des droits du travail.

Lors des manifestations massives de septembre pour des augmentations de salaires, le gouvernement a envoyé les troupes paramilitaires, la police a réprimé par des gaz et des tirs de balles en caoutchouc. C’était déjà le cas en 2010 lorsque les ouvriers du textile avaient manifesté pour de meilleurs salaires, la police anti-émeute était violemment intervenue.

A l’époque, les salaires n’arrivaient plus à couvrir les besoins vitaux des familles, en raison de la hausse des prix des biens de consommation. Là aussi rien n’a changé. C’est toujours le cas aujourd’hui, puisque l’augmentation du coût de la vie a rapidement mangé les augmentations lâchées cet été par les patrons du textile. Les travailleurs réclament 100 dollars par mois au minimum.

Le ministre du travail bangladais vient de demander aux patrons de payer tous les salaires et les primes en suspens, reste à voir si cela sera fait. En effet, suite à une modification du Code du Travail, les patrons ont la possibilité de renvoyer les travailleurs impliqués dans « des violences », sans leur verser d’indemnité. Quant au gouvernement, il continue de stigmatiser « les gens qui veulent déstabiliser le pays et l’ordre social ». Les salaires sont tellement bas et ne représentent qu’un faible pourcentage du prix d’un tee-shirt que des augmentations de salaires se répercuteraient de façon encore plus minime.

La « loi du marché » impose cependant toujours sa loi. Le textile représente 80% des exportations du Bengladesh. Les industriels locaux mettent en avant la concurrence entre les pays d’Asie et les multinationales distributeurs du textile ne veulent pas revenir sur la composition du prix et leurs gains. SCHNEIDER Christine 30 septembre 2013

* Article écrit pour l’hebdomadaire « L’Anticapitaliste ». http://www.npa2009.org

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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lip : « On faisait de l’autogestion sans le savoir »

Lip : « On faisait de l’autogestion sans le savoir » dans Histoire lip-h

À l’époque syndicaliste dans l’usine Lip de Besançon, Charles Piaget a été un des principaux animateurs de la grande lutte de 1973. Toujours actif, il est aujourd’hui militant dans une association de lutte contre le chômage. Quarante ans après la grande manifestation des Lip, nous revenons avec lui sur ce conflit important de l’après-68 qui garde toute son actualité.

Quel fut le point de départ de la lutte des Lip ?
Il y a eu un travail de 15 ans avant 68 pour construire et faire vivre un collectif au sein de l’entreprise. Pendant cette période, le fonctionne- ment syndical habituel a été remis en question. La démocratie s’est développée, les délégués ne décidant pas seuls. Les décisions se prenaient en AG, après du travail en commissions. Les tâches tant pratiques qu’intellectuelles étaient partagées entre tous. De plus, il existait de longue date un travail unitaire entre la CGT  et la CFDT au sein de l’usine.
Donc en 68, on était prêts… et assez forts pour occuper l’usine ! Cela a été un banc d’essai et un déclencheur pour les luttes des an- nées suivantes. Le patron, Fred Lip, qui jusqu’alors n’avait pas vu monter la force syndicale, décida de casser ce contre-pouvoir. Il n’y réussira pas et sera viré.  Avant 73, il y a eu des conflits importants, fin 69 et fin 70, pour les salaires et contre les licenciements. En 69, au départ, seuls 200 ouvrierEs sur les 1 000 que comptait l’usine débrayèrent, et c’est après un travail de persuasion dans les ateliers, quand l’idée de la grève est devenu majoritaire, qu’elle a été lancée. 70 % des ouvriers furent grévistes, l’usine occupée. Tout cela a préparé la mobilisation de 73.

Pourrais-tu nous parler de l’organisation de la lutte et nous dire pourquoi elle a été, à ton avis, si populaire ?
Il y avait un fort respect de la démocratie, le rejet des directives syndicales venues d’en haut. Ce sont les salariés eux-mêmes qui ont organisé leur lutte et les moyens pour la mener. Un Comité d’action a été créé. Il y avaient des valeurs « de base » : le refus du racisme, du sexisme, de la violence. Il y avait une vraie solidarité.
Tout était débattu, élaboré collectivement. L’usine était ouverte, les journalistes circulaient librement (certains passeront plusieurs jours dans l’usine), ils interrogeaient qui ils voulaient.
Un travail de réflexion entre tous a posé le problème : Comment gagner ? Comment tenir ? Les patrons misaient sur l’usure du conflit à cause des pertes de salaires dues à la grève. Pour éviter ce piège, nous avons décidé de relancer la production : « On fabrique, on vend, on se paye ». On se prenait en charge. On faisait de l’autogestion sans le savoir. C’était un outil pour ne pas couper les salaires.
La forme de la lutte doit préfigurer la nouvelle société. 80 à 100 Lip sillonnaient la France, la Suisse, l’Allemagne pour populariser le conflit et vendre les montres. Les délégués restaient dans l’usine et participaient à toutes les tâches.
La lutte a été populaire, car l’unité au sein de l’usine existait, ça n’était pas si fréquent. La riposte au coup par coup, les initia-tives, l’imagination, la vie démocratique, le fait que l’usine était ouverte à tous, correspondait à une attente de la population. Le coté « Robin des Bois », avec la reprise de la production à notre compte, la lutte du « pot de terre contre le pot de fer », des ouvriers face à une multi-nationale… Tout cela a compté. Des travailleurs ordinaires ont montré qu’ils pouvaient faire des choses extraordinaires en choisissant un autre mode d’organisation.

Quelles difficultés avez-vous rencontré ?
Nous avons eu des problèmes avec les directions syndicales. Le syndicat doit apporter ses connaissances, son expérience, mais la lutte appartient à ceux qui la font, chacun a les mêmes droits, et il ne doit pas y avoir de prérogatives des cadres syndicaux.  Il était difficile de lutter contre la hiérarchisation, elle était intériorisée chez les individus. C’est le problème de la soumission. On cherche des sauveurs, alors qu’il faudrait se rassembler sur la base de l’égalité des droits et lutter ensemble.

Chaque fois qu’il y a un leader, il y a déficit démocratique. Même s’il y avait une conscience des discriminations que subissaient les femmes, cela n’était pas assez pris en compte. Heureusement les femmes se sont organisées et ont pris toute leur place dans le mouvement.
Plus tard, en 78, il y a eu la créations de coopératives issues de Lip, on savait que c’était un pis-aller. Il fallait respecter les règles du marché (rembourser les prêts au détriment des salaires…). Le statut de coopérateurs ne vient pas tout seul, car le salariat était ancré dans la tête des gens…

Tu as été mis en avant lors du combat des Lip. Comment as-tu réussi à ne pas céder aux sirènes du pouvoir ?
La pression des médias et la fatigue due à la lutte a fait qu’il y a eu une spécialisation de certaines tâches, mais les porte-parole étaient contrô- lés. Par exemple j’ai été suspendu trois semaines du porte-parolat pour avoir dépassé mon mandat lors d’une interview… En reprenant les no- tes prises au cours du conflit, je me suis rendu compte que je n’étais à l’origine d’aucune des idées importantes développées pendant la lutte:   ça rend modeste !

Comment vois-tu la situation actuelle ?
Bien des occasions ont été manquées de changer la société. Le capitalisme avale les crises, et on n’est pas assez nombreux aujourd’hui pour inverser le rapport de forces. Il y a le problème de la soumission,  et les médias jouent un rôle important de formatage.
Le discours actuel de la social- démocratie, en particulier sur la fiscalité montre la faiblesse des idées de gauche. Il y a plus d’ouverture à gauche avec le déclin du PC, mais en même temps son leadership était malgré tout une force.
Il y a le problème du pouvoir, de la corruption à tous les niveaux. La citoyenneté est basse, on cherche des sauveurs, le populisme avance. Il est difficile de faire passer le message que la misère, le chômage, sont la conséquence des inégalités sociales. Il faut se rassembler sur la base de l’égalité des droits et lutter.
C’est long de créer des solidarités. Chez Lip, on a mis quinze ans à faire vivre un collectif. Il y a des éléments positifs, le développement de l’écologie par exemple. Les idées circulent assez vite grâce au développement des nouveaux moyens de communication, ça aide dans certains mouvements.
Il existe des luttes partout dans le monde : en Chine, en Afrique… Il y a une aspiration sous-jacente de démocratie, d’égalité, à mieux vivre… Ça bouge, ça invente, nos valeurs renaissent à travers de nombreuses formes de lutte sociales, écologistes…

Propos recueillis par Rachel Choix Vendredi 27 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 210 (26/09/2013)

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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pontivy, abattoir Gallais, des salariés sans moral (LT)

Pontivy, abattoir Gallais, des salariés sans moral (LT) dans Luttes ouvrières themeatrix

Le moral est au plus bas. Ce sont les salariés de Gallais Viandes qui le disent, depuis qu’ils savent que le transfert de l’abat- toir situé au Sourn, est inéluctable. Un départ qui devrait être effectif en début d’année prochaine.

Mardi en début d’après-midi. Le soleil est au beau fixe, pas le moral des salariés de l’abattoir Gallais qui viennent d’en terminer avec leur journée de travail, débutée pour les premiers à 4 h 30 du matin.

Les traits du visage sont tirés. « On est dégoûtés », confie l’un d’eux, dépité. « On en a marre de la situation », poursuit un autre. L’annonce du directeur du site, Henri Gallais, que l’activité (transformation de viandes bovines) serait transférée sur le site de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) en mars ou avril 2014, a fait, pour les 84 salariés, l’effet d’un coup de couteau planté dans le dos. Et ce, alors même que le groupe Bigard, qui a racheté l’entreprise pontivyenne en 2000, laisse planer le doute pour le moment.

Un débrayage vendredi dernier  Mais, pour les ouvriers, le doute n’existe plus. Vendredi dernier, ils ont décidé de débrayer de 8 h 30 à 11 h 30, pour forcer le directeur du site à leur apporter des précisions sur la situation. « Il nous a confirmé qu’il y aurait bien transfert de l’acti- vité. Il nous parle de mise aux normes obligatoire en 2014, mais il n’y a jamais eu d’investissement ici. Pourtant, c’est une boîte qui faisait des bénéfices. On aurait pu avoir une dérogation. Et puis, sinon, il a suffisamment de terrains aux alentours, pas chers ». La motivation devant la chaîne de travail s’est estompée. « On le fait parce qu’il le faut, sinon on nous ferait prendre la porte. Mais on n’a plus aucune motivation ». La situation, disent-ils, s’est dégradée au fil du temps. « On doit juste suivre les décisions et fermer notre gueule. Pourtant, on nous en a deman- dés, des efforts. Avant, on occupait un poste et maintenant, c’est presque trois. De 26 sur la chaîne, on est maintenant 18. On a été gentils, on a mis du coeur à l’ouvrage ». Heureusement, soulignent-ils, la solidarité existe entre collègues. On se serre les coudes quand c’est difficile. Même si « ce n’est plus l’ambiance qu’il y avait avant ».

« La moitié ne partira pas »  Comment envisagent-ils l’avenir, si le transfert de l’activité se confirme ? « La moitié ne partira pas là-bas, que ce soit à Montauban ou Quimperlé, et restera à Pontivy. Moi, j’ai ma maison ici, ma femme travaille ici. Je ne veux pas déménager. Et faire la route tous les jours représente 500 € sur un Smic, ça ne vaut pas le coup. J’irais pointer au chômage », dit l’un d’eux, onze ans d’ancienneté à Gallais Viandes. Les aides à la mobilité, visiblement, ne suffiront pas. « Celui qui déménage va recevoir 45 € par jour pendant neuf mois, ce qui fait 12.000 €. Oui, mais celui qui ne bouge pas ? Il aura des indemnités kilomètriques de 20 €, c’est rien ». L’avenir, ils l’envisagent avec pessimisme. La situation économique du bassin pontivyen se dégradant. « Il va rester quoi ici ? Lactalis, France Gras… Et après ? ». Emmanuel Nen 27 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/pontivy/ville/abattoir-gallais-des-salaries-sans-moral-27-09-2013-2248724.php

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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, contre les licenciements, Alcatel-Lucent manifeste jusqu’au Pôle Emploi (LT+FR3)

Lannion, contre les licenciements, Alcatel-Lucent manifeste jusqu'au Pôle Emploi (LT+FR3) dans Luttes ouvrières alcael-lannionempty dans Luttes sociales en Bretagne

Près de 450 salariés d’Alcatel-Lucent ont manifesté, ce matin, à Lannion, contre la mise en oeuvre de licenciements coercitifs, dans le cadre du plan social en cours, dans l’entreprise.
A ce jour, il reste 28 postes à supprimer à Lannion, et environ 280 à l’échelle de la France, pour lesquels aucune solution n’a été trouvée par départ volontaire ou reclassement interne.  Les personnes concernées par un éventuel licenciement pourraient être convoquées dès la semaine prochaine. Les organisations syndicales CFDT, CGT et CFE-CGC demandent à la direction de jouer sur les leviers des reclassements, des changements de métiers, de la sous-traitance, pour éviter tout licenciement « sec ».

Symboliquement, le cortège s’est dirigé vers la maison de l’emploi et de la formation professionnelle, dans le quartier de Ker Uhel, où se trouve le Pôle Emploi. Ces suppressions de postes interviennent dans le cadre du plan appelé « Performance » et lancé au mois de novembre 2012, qui aboutira à la suppression de 120 emplois sur le site de Lannion, dont l’effectif sera ramené autour de 120 personnes. Mais avant même la fin de ce plan, les salariés craignent l’annonce de nouvelles réductions d’effectifs à  l’appui du plan « Shift », présenté par le nouveau directeur général Michel Combes. Des informations plus précises sont attendues le 8 octobre, à l’occasion d’une réunion du comité de groupe européen. 26 septembre 2013 à 16h35

http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/lannion-contre-les-licenciements-alcatel-lucent-manifeste-jusqu-au-pole-emploi-26-09-2013-2247772.php

http://bretagne.france3.fr/2013/09/26/lannion-le-site-d-alcatel-lucent-bloque-par-les-salaries-325937.html

Lire aussi, le 27: http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/alcatel-lucent-c-est-par-ou-l-emploi-27-09-2013-2248157.php

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26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Nazaire, entreprise Gad : « Des avancées peu convaincantes » (OF)

 Saint-Nazaire, entreprise Gad : « Des avancées peu convaincantes » (OF) dans Luttes ouvrières gad

Une réunion sur le plan de sauvegarde de l’entreprise, en présence de délégués syndicaux et de représentants de ressources humaines, se tenait mercredi matin. « Les avancées sont peu convaincantes, prévient Pierre-Luc Lamy, délégué FO. Nous avons obtenu pour chaque salarié licencié le maintien de la mutuelle durant six mois au lieu de trois initialement. » Concernant la somme extralégale de 80 000 € d’indemnités réclamée, les salariés n’ont obtenu aucune réponse. « On souhaite une unité de traitement pour tous les salariés du groupe, quel que soit le site. » L’entreprise Gad prévoit de fermer les sites de Lampaul-Guimiliau, Saint-Martin-des-Champs (29), Saint-Nazaire et de maintenir l’abattoir de Josselin (56). Social mercredi 25 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Entreprise-Gad-Des-avancees-peu-convaincantes-_40829-2232392_actu.Htm

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26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, Alcatel Lucent, journée d’action (LT)

Lannion, Alcatel Lucent, journée d'action (LT) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

« Accélérez les reclassements pour éviter les licenciements coercitifs ! » C’est l’appel lancé à la direction d’Alcatel-Lucent France par les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC et CGT.

« Lors de la réunion de suivi du plan Performance du 5 septembre, la direction nous a indiqué qu’il restait 319 postes à supprimer concernant environ 40 catégories professionnelles. Pour les organisations syndicales, il semble évident que le nombre de volontaires qui permettrait d’éviter le plan coercitif ne sera pas atteint d’ici fin septembre. Le licenciement coercitif est une mesure inacceptable qui est en contradiction avec la « responsabilité sociale » dont se targue le groupe Alcatel-Lucent. Pour les salariés et leurs syndicats, la direction ne fait rien pour accélérer et faciliter les reclassements. »

Mobilisation jeudi « Ce mois de septembre est crucial : la situation de l’emploi est critique. Il faut donc tout mettre en oeuvre pour que les départs se fassent uniquement sur la base du volontariat et donc pour qu’un maximum de reclassements soient réalisés », poursuivent les syndicats. « Nous demandons à la direction de renoncer aux licenciements coercitifs et nous appelons les salariés à la mobilisation sur les sites, jeudi, pour soutenir cette revendication. »Des actions – manifestation, blocage et arrêt du travail – sont prévues à Lannion, comme dans les autres sites de l’entreprise. 26 septembre 2013 à 06h47

http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/alcatel-lucent-journee-d-actionspour-accelerer-les-reclassements-24-09-2013-2244371.php

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26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

PSA Rennes-la-Janais (LO)

PSA Rennes-la-Janais (LO) dans Luttes ouvrières lion-222x300

À l’usine de Rennes, à l’accord de compétitivité s’ajoute le plan de licenciements de 1 400 travailleurs, soit un quart de l’effectif.

Ce plan de licenciements, qui se déroule en deux phases (départs volontaires jusqu’à la fin de l’année et licenciements « contraints » début 2014), a déjà vidé l’usine de quelque 600 travailleurs. Ce sont pour la moitié des anciens de plus de 57 ans, qui partent dans le cadre du plan senior. Les autres, les plus jeunes, qui ne supportent plus les cadences infernales, partent avec un CDD quelque part ou une formation. Mais beaucoup pensent qu’on a atteint la limite du volontariat et redoutent d’être désignés et licenciés début 2014.

Malgré cette situation et malgré le travail de sape du SIA, de FO et de la CFDT, qui militaient contre le débrayage, 120 ouvriers ont débrayé le mercredi 18 septembre et circulé en cortège dans l’atelier du montage. Les travailleurs les plus combatifs étaient satisfaits. Ils ont pour objectif de se retrouver début octobre, après une semaine et demie de chômage, pour aller discuter et tenter de convaincre que tous ont les mêmes intérêts : non aux licenciements et non aux baisses de salaire ! Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2356&id=33

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26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’avenir des travailleurs, Montebourg s’en moque ! (LO)

L’avenir des travailleurs, Montebourg s’en moque ! (LO) dans Hollandie peit-montebourg

Interrogé sur la position du gouvernement à propos de l’entreprise Heuliez, menacée d’être déclarée en faillite par un tribunal, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a déclaré : « Ça fait trois fois qu’on a aidé ». Concluant : « Nous ne sommes pas là pour mettre des ressources rares dans des entreprises qui n’ont pas d’avenir ».

Montebourg et son gouvernement savent verser de l’argent aux patrons. Pour ça, les ressources ne sont pas « rares » ! Et les patrons peuvent empocher et continuer de supprimer des emplois. Ce qui a été le cas des propriétaires d’ Heuliez pendant des années. Ceux-ci peuvent partir sans avoir à restituer les sommes qu’on leur a données. Quant aux travailleurs et à leur avenir, c’est le dernier souci de Montebourg et de ses semblables. 24 septembre 2013

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/


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25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grève des femmes de chambre du Hyatt Paris Vendôme (Ccr)

Grève des femmes de chambre du Hyatt Paris Vendôme (Ccr) dans Luttes ouvrières img_9201-557fa

Quand les travailleuses surexploitées et opprimées se font entendre !

« Les bas salaires, il y en a marre ; le mal au dos, il y en a marre » et « Nous voulons le respect ; nous voulons la dignité ! » c’était quelques unes des consignes que l’on pouvait entendre ces derniers jours au 5 Rue de la Paix à Paris, devant le luxueux hôtel Hyatt. En effet, le 20 septembre, 65 employées d’un sous-traitant de cet hôtel, dont certaines chambres peuvent coûter 16 000 euros la nuit (plus que le salaire annuel d’une femme de chambre), entamaient une grève illimitée.

Leurs principales revendications étaient le paiement du 13e mois, la fin de la sous-traitance et l’embauche directe par l’hôtel, la fin des contrats à temps partiel, la fin des heures supplémentaires non payées et l’installation d’une pointeuse électronique. Les passants et encore plus les clients de l’hôtel restaient étonnés de voir ce groupe de salariées, dans une écrasante majorité des femmes immi- grées, manifester devant le Hyatt, dans une rue où en général règne « la paix sociale de la consommation de luxe ». Car il s’agit de salariées qui en général sont « invisibilisées » et méprisées. Et quand la misère sur laquelle le luxe se fonde est exposée au grand jour, la « sensibilité bourgeoise » est heurtée.

Cela d’autant plus que cette grève s’est déroulée pendant la « fashion week », ce qui faisait perdre beaucoup d’argent au Hyatt. Les salariées, avec le soutien de la CGT et de la CNT, ont organisé un « défilé de mode » des grévistes, une sorte de « contre-défilé », pour démontrer que « la mode n’est pas que celle des riches ».

Finalement, les grévistes ont obtenu satisfaction de certaines de ces revendications, notamment le paiement du 13e mois et des augmentations de salaires. Malheureusement, elles n’ont pas été intégrées comme des salariées du Hyatt mais simplement ré-embauchées chez un nouveau sous-traitant, comme cela se fait régulièrement dans ce cas pour enlever toute responsabilité à l’employeur réel, le Hyatt en l’occurrence. Ce n’est pas pour rien que les salariées chantaient : « La Française [des Services –le sous-traitant] voleur, Hyatt complice ! ».

Cependant, au-delà du résultat de cette lutte, il faut saluer le courage de ces travailleuses qui sont pratiquement toutes immigrées, embauchées dans des conditions très dures, à temps partiel, souvent amenées à faire des heures supplémentaires non payées comme telles ou pas payées du tout, soumises à un mépris constant de la part de la hiérarchie et des clients de cet hôtel luxueux. C’est un très bel exemple de lutte au cœur du Paris bourgeois, du Paris où l’impérialisme français vante sa richesse, mais aussi du Paris où le grand capital montre très clairement son caractère surexploiteur, machiste et raciste. La lutte des femmes de chambre du Hyatt pourrait sans doute encourager d’autres salariés à suivre leur exemple ! Bravo ! Philippe Alcoy 25/9/2013.

http://www.ccr4.org/Quand-les-travailleuses-surexploitees-et-opprimees-se-font-entendre

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25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rosporden, Boutet-Nicolas : l’avocat des salariés dénonce le « diktat » de la direction (LT+OF)

Rosporden, Boutet-Nicolas : l'avocat des salariés dénonce le

Les salariés des sites de Boutet-Nicolas menacés de fermeture par la Cecab, à Rosporden (29), étaient appelés à débrayer pour participer à une assemblée générale, ce mardi matin.

Les avocats du comité d’entreprise, Mes Brun et Le Guillou-Rodriguez, ont expliqué les raisons du blocage actuel des discussions avec la direction. Selon eux, la Cecab refuse d’intégrer dans le Plan de sauvegarde de l’emploi,  la question des saisonniers et celle de l’indemnité de sauvegarde de l’emploi pour favoriser les reclassements. Elle rejette aussi la confidentialité des échanges, « ce qui lui permettrait d’instru- mentaliser plus tard les différents propos », signale Philippe Brun, avocat rémois spécialisé dans ce type de combats. Il parle de « politique de la canonnière » et d’un « diktat » imposés par la Cecab et donne une chance sur deux à un maintien de l’activité à Rosporden.

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/concregion/rosporden/rosporden-boutet-nicolas-l-avocat-des-salaries-denonce-le-diktat-de-la-direction-24-09-2013-2245200.php

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Rosporden.-Les-negociations-chez-Boutet-Nicolas-au-point-mort_40788-2231938_actu.Htm

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