Archive | Luttes ouvrières

16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Des patates pour les cochons, les épluchures pour les bretons (Npa)

 

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14 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

On entre clairement dans une nouvelle phase du mouvement ouvrier chinois (Essf)

On entre clairement dans une nouvelle phase du mouvement ouvrier chinois (Essf) dans Altermondialisme honda-china-strike
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Henri Wilno – Pourquoi ce film centré, comme son titre l’indique, autour du «  réveil ouvrier  » en Asie  ? Cela tranche avec les descriptions misérabilistes qui présentent les travailleurs d’Asie comme une masse exploitée sans grande perspective… Michaël Sztanke –L’idée était de faire un documentaire au plus près des ouvriers pour montrer le développement d’une conscience de leurs propres intérêts, notamment en Chine. Dans ce pays, il y a un changement de mentalité chez les ouvriers  : ils prennent conscience qu’ils ont des droits qui doivent être respectés. Malgré un régime répressif qui refuse toute perspective d’un mouvement ouvrier indépendant, il y a un début d’organisation des ouvriers de base surtout dans le sud de la Chine. Ils sont souvent aidés par des avocats, des ONG plus ou moins clandestines ou basées à Hong Kong.Les jeunes ouvriers, nés dans les années 90, n’ont pas le même rapport à l’entreprise et au travail que leurs parents. Ceux-ci étaient arrivés des campagnes et sont restés des déracinés, isolés en permanence, avec comme projet de retourner dans leurs campagnes. Les jeunes, eux, viennent en ville pour rester  : ils se considèrent comme des urbains, leur avenir est là et ils veulent améliorer leurs conditions de vie et de travail. Il faut noter aussi l’importance d’internet et des smartphones  : ces jeunes sont connectés et s’envoient des messages en permanence, ils échangent ainsi des informations sur ce qui se passe dans les différentes usines.

C’est un facteur d’optimisme  ; on entre clairement dans une nouvelle phase du mouvement ouvrier chinois après les réformes économiques et la forte croissance de la production  : celle de la construction de l’autonomie ouvrière et de la formation d’organisations qui représentent ces ouvriers. Cette étape s’accompagne d’interrogations sur les formes d’organisation à développer  : faut-il construire des syndicats indépendants ou bien réformer les syndicats officiels de l’intérieur  ? Certains pensent que cette deuxième option serait plus efficace et présenterait moins de risque de répression Ceci dit, la Fédération syndicale chinoise reste étroitement subordonnée au régime.

On peut être étonné que l’avocat «  aux pieds nus  » de Shenzhen présenté dans le film semble agir pratiquement au grand jour pour organiser des syndicalistes.

Dans le cadre du système répressif, il y a des «  zones grises  ». Des choses peuvent être tolérées pendant un temps mais la situation peut se retourner du jour au lendemain. Les autorités locales peuvent alors se durcir  : fermer les locaux utilisés, fermer des cabinets d’avocat, voire emprisonner ceux-ci. En fait, tant qu’il n’y a pas d’effet «  boule de neige  », il y a une certaine tolérance. La répression arrive quand les autorités jugent que ces initiatives ont trop d’écho, quand des grèves ou des émeutes éclatent.

En fait, le premier objectif poursuivi par ces initiatives est d’aider les ouvriers à obtenir de vraies négociations collectives sur leurs revendications. La grève vient ensuite s’il y a refus des patrons. Parfois, ceux-ci font alors des concessions  : des grèves sont, à des degrés divers, victorieuses. Parfois, avec l’assistance de la police, les patrons choisissent la répression en visant les leaders ouvriers, licenciés, voire emprisonnés. L’attitude des autorités n’est pas tout fait la même quand il s’agit d’entreprises étrangères ou chinoises (d’État ou privées). Dans les entreprises chinoises, la répression arrive plus vite. Il y a plus de marge (au départ des mouvements, tout au moins) dans les entreprises étrangères.

À propos des entreprises étrangères, on peut s’interroger sur l’impact sur la situation des ouvriers des initiatives prises dans le cadre de la «  responsabilité sociale des entreprises  » (RSE) et aussi des contrôles chez les sous-traitants. Disons que ça ne peut pas faire de mal, mais que l’efficacité réelle est limitée  : les inspecteurs annoncent souvent leur passage à l’avance, ils peuvent être corrompus, etc.

Le film porte aussi sur le Cambodge et le Bangladesh. Au Bangladesh, un dirigeant syndical dit que comme les syndicats ne peuvent agir dans les entreprises, il y a des mouvements ouvriers spontanés. C’est ce qui est en train de se passer en ce moment  ?

C’est exactement ça. Le secteur textile est le fer de lance des exportations du Bangladesh. Le gouvernement fait tout pour y attirer les investissements étrangers ou développer la sous-traitance en tirant profit de la hausse du coût du travail en Chine. Et ça marche  ! Dans ce cadre, les syndicats sont interdits d’entrée dans les usines textiles. Quand la situation devient insupportable, les ouvriers se révoltent et manifestent, comme c’est le cas ces dernières semaines.

La liberté syndicale a l’air plus grande au Cambodge, mais cela n’a pas l’air d’effrayer beaucoup les investisseurs étrangers…

Le Cambodge est encore un cas différent. Il y a pléthore de syndicats, ils sont divisés et pas assez représentatifs des ouvrières. Ces femmes viennent des campagnes, elles travaillent dur, envoient de l’argent chez elles et n’ont pas spontanément confiance dans les syndicats qui sont animés par des hommes. Les syndicats organisent des mobilisations, qui peuvent remporter quelques succès. Mais les investisseurs chinois (qui délocalisent au Cambodge pour payer des salaires plus faibles), sud-coréens, taïwanais, savent qu’ils sont en position de force, car des masses de gens sont prêts à prendre les places.

En 2006, vous avez publié avec Aurore Merle un livre sur les étudiants chinois. En 1989, ceux-ci ont joué un rôle important. Que peut-on dire sur les aspirations des étudiants chinois maintenant  ?

En-dehors des enfants des privilégiés, s’ils sont à l’université, c’est parce que leurs familles se sont saignées pour qu’ils y accèdent. Certes, certains sont critiques vis-à-vis du gouvernement, mais la plupart n’aspirent qu’à réussir individuellement. Les études commerciales, la gestion et l’informatique sont valorisées. Ils souhaitent souvent poursuivre leurs études à l’étranger pour éventuellement revenir en Chine en «  conquérants  ». On est effectivement loin de 1989, d’autant qu’ils savent que la répression a été dure. Certains commentateurs pensent que l’avenir de la Chine dépend des «  classes moyennes  ». En fait, le futur du pays dépend aussi beaucoup des ouvriers et du développement de leur organisation. Enfin, il faut noter la prégnance du nationalisme en Chine, pas seulement chez les étudiants, mais aussi chez les ouvriers  : on peut critiquer durement le gouvernement mais pas la Chine…

Propos recueillis par Henri Wilno SZTANK Michaël, WILNO Henri  10 octobre 2013

Entretien. Michaël Sztanke est grand reporter et réalisateur de films documentaires. Sa dernière production, Asie, le réveil ouvrier [1], porte sur trois pays d’Asie (la Chine, mais aussi le Cambodge et le Bangladesh) et montre des travailleurs en mouvement, qui prennent conscience de leurs propres intérêts et s’organisent. Michaël Sztanke publiera en janvier prochain un livre sur un militant syndical chinois Han Dongfang, mon combat pour les ouvriers chinois (éditions Michel Lafon) sur lequel nous reviendrons.

Notes:

[1] Les militantEs qui souhaitent l’utiliser peuvent se le procurer auprès de Baozi Prod  : www.baoziprod.com * Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013). http://www.npa2009.org/

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30034

 

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14 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne, vent de fronde, l’accès à l’aéroport de Brest bloqué (LT+OF+FR3)

Bretagne, vent de fronde, l'accès à l'aéroport de Brest bloqué (LT+OF+FR3) dans Brest et région y-en-a-marre

Le vent de fronde qui souffle sur la Bretagne ne fléchit pas. Face aux plans sociaux à répétition et au projet d’écotaxe, plusieurs mobilisations sont encore prévues cette semaine dont une autour de l’aéroport de Brest dès ce matin 7h qui provoque déjà de forts ralentissements sur la RN12 dans le sens Morlaix-Brest.

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09H30. Le trafic perturbé Le trafic de l’aéroport est perturbé : d’ores et déjà, le site internet de l’aéroport indique que le vol en provenance de Paris Orly qui devait atterrir à 10H05 est retardé, et le vol au départ de Brest vers Orly de 12H20 est annoncé annulé.

09H00. L’accès à l’aéroport est désormais bloqué par les manifestants Cinq élus locaux ont rejoint les manifestants.

08H42.  200 salariés de l’agroalimentaire s’installent au rond-point devant l’aéroport Des salariés de Gad, Tilly-Sabco, Doux et Marine Harvest se sont rejoints à Guipavas et opèrent un barrage filtrant au niveau du rond-point devant l’aéroport. Encore accessible…

08H15.De gros ralentissements vers Brest à la hauteur de Landerneau
Une opération escargot des salariés de Gad se déroule en ce moment-même sur la RN12 dans le sens Morlaix-Brest et entraine de forts ralentissements sur plusieurs kilomètres à la hauteur de Landerneau-Guipavas. 14 octobre 2013 à 09h34

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bretagne-nouvelle-semaine-de-mobilisations-13-10-2013-2266647.php

Landivisiau Gad. Le beau geste d’Yvan Le Bolloc’h

En concert à la salle du Vallon à Landivisiau (29), hier soir, le Brestois Yvan Le Bolloc’h a fait un joli geste en direction des 889 salariés licenciés de l’entreprise Gad, à Lampaul-Guimiliau, en leur offrant la recette des ventes de CD du jour. Très touché, le délégué Force Ouvrière Olivier Le Bras a même été invité à monter sur scène à la fin du concert. 13 octobre 2013 à 12h33

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/landivisiau/landivisiau/landivisiau-yvan-le-bolloc-h-offre-la-recette-de-ses-cd-aux-licencies-de-chez-gad-13-10-2013-2266607.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Agroalimentaire.-Manifestation-des-salaries-a-l-aeroport-de-Brest-%5Bdirect%5D_6346-2238588_actu.Html

http://bretagne.france3.fr/2013/10/14/brest-400-manifestants-bloquent-l-aeroport-337789.html

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13 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Commerce : nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre

Commerce : nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre dans Luttes ouvrières dimanchejpg-f086-07b94

Sephora, le bricolage et maintenant Monoprix :

les médias dominants mettent sous le feu des projecteurs une armée de salariés volontaires pour travailler la nuit comme le dimanche. Cette « mobilisation », largement encouragée par les entreprises en question, doit cependant être ramenée à sa juste proportion.
SalariéEs contre syndicats ? Chez Sephora, qui bafouait depuis 1996 dans son magasin des Champs Elysées la loi interdisant le travail de nuit pour ce type d’activité, c’est une centaine de salariés sur 300 (4 000 sur toute l’enseigne) qui ont été jusqu’à assigner en justice les syndicats à l’origine de la décision judiciaire, alors même que selon les chiffres fournis par la société, moins d’une cinquantaine sont réellement concernés par le travail passé 21 h. À Castorama et Leroy-Merlin, condamnés eux à fermer une dizaine de magasins sous peine d’astreinte suite à la plainte d’un de leurs concurrents, c’est seulement 15 % du personnel qui est concerné par le travail dominical. À Monoprix enfin, c’est la CGT, majoritaire, qui a fait usage de son droit d’opposition suite à un accord qui repoussait la fermeture d’une centaine de magasins à 22 h.
Un tel volontariat s’explique d’abord par la faiblesse des salaires du secteur : un tiers du personnel de Sephora est à temps partiel (l’enseigne a pourtant doublé son chiffre d’affaires en 5 ans) et la majeure partie des salariéEs de ces enseignes de bricolage gagne moins de 1 300 euros net par mois. Pour beaucoup d’étudiants, il est indispensable de travailler le week-end, le plus souvent au détriment de leurs études. Pour autant, il ne s’agit pas d’opposer ces volontaires aux autres, mais il est clair que la masse des salariéEs du commerce est bien décidée à ne pas brader ses dimanches et ses nuits… au nom de la liberté du travail !

Contre ce marché de dupes, la riposte ! Ces employés ne vivent pas sur une île déserte : demain, en banalisant le travail dominical et de nuit, il deviendra un jour de travail comme les autres… et sans majoration ! C’est le cas, par exemple, pour ceux de l’hôtellerie-restauration où le dimanche est considéré comme un horaire ordinaire. Plus encore, le patron sera tenté de ne recruter à l’embauche que les seuls volontaires. Il en était ainsi au Virgin Mégastore des Champs-Elysées, ouvert 7 jours sur 7 et jusqu’à minuit, avec l’effet remarquable sur l’emploi qu’on connaît depuis… Enfin, les travailleurs d’autres secteurs seront entraînés à leur tour pour assurer l’ouverture non-stop des services (crèches, transports, banques, etc.).
Fort du succès de la fermeture de Sephora, l’intersyndicale CLIC-P a entamé une campagne (conférence de presse et affichage) pour répondre à ce bourrage de crânes, prépare de nouvelles assignations d’entreprises contrevenantes ainsi que des manifestations. Le départ de FO du comité, sur une ligne d’auto-affirmation à l’instar des retraites, ne devrait rien changer, tout comme l’affiliation du SECI, exclu de la CFTC car jugé trop combatif, à l’UNSA. La CFDT privilégie elle la voie contractuelle, pourtant désavouée à Monoprix. La CGT, avec sa fédération qui regroupe le plus grand nombre de syndiquéEs du commerce, est, elle, décidée à mettre le paquet sur le sujet, tout comme Solidaires, implanté dans plusieurs entreprises emblématiques (Apple, La Fnac, etc.). C’est en luttant ensemble que nous imposerons à l’ancien PDG de La Poste, le sinistre Bailly, chargé par Ayrault de mettre à plat ce dossier, nos revendications !

LD Vendredi 11 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013)

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12 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Fougères, débrayage chez Carl Zeiss Vision suite à l’annonce du plan de restructuration (OF)

Fougères, débrayage chez Carl Zeiss Vision suite à l’annonce du plan de restructuration (OF) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

À l’appel des syndicats CGT et CFDT, environ 150 salariés ont débrayé, ce midi, devant l’entreprise Carl Zeiss Vision, à Fougères (35).

Une centaine de salariés du fabricant de verres de lunettes Carl Zeiss ont débrayé à partir de 11 h ce vendredi, devant leur usine. Ils ont été relayés par une cinquantaine de collaborateurs de l’équipe de l’après-midi, à partir de midi. Les salariés protestent contre le projet de plan de restructuration présenté hier par la direction, qui prévoit la suppression de 150 postes -sur 440- à Fougères et la fermeture du deuxième site de Carl Zeiss Vision France, situé à Aubergenville (Yvelines). Jacques Thiébaut, délégué syndical CGT, regrette que les propositions de diversification présentées par le syndicat à la direction n’aient pas été prises en compte dans le projet de restructuration. Il dénonce une « stratégie aberrante ».

Assemblée générale À l’initiative de la CFDT, une assemblée générale de salariés se tiendra cet après-midi aux Urbanistes, à Fougères. Social vendredi 11 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Fougeres-Debrayage-chez-Carl-Zeiss-Vision-suite-a-l-annonce-du-plan-de-restructuration_40796-2237987_actu.Htm

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11 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampaul-Guimiliau, Gad: le siège se poursuit en attendant le verdict ce soir (LT+OF)

Lampaul-Guimiliau, Gad: le siège se poursuit en attendant le verdict ce soir (LT+OF) dans Luttes ouvrières manifestation-le-16-mars-2013-a-landivisiau-de-salaries-de-

Le tribunal de commerce de Rennes doit rendre son délibéré sur le plan de continuation du groupe Gad ce vendredi à 17h. Dans cette attente, dénuée de tout espoir, des centaines de salariés de Gad poursuivent le blocus du site de Lampaul-Guimiliau avec 1.800 porcs en « otages ».

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Nouvelle journée d’attente pour les salariés de Gad : ce vendredi à 17h, l’annonce du délibéré du tribunal de commerce de Rennes. Il doit se prononcer sur le plan de continuation proposé par la direction de la société d’abattage-découpe de porcs. Ce plan prévoit de fermer l’abattoir de Lampaul-Guimiliau (850 salariés) et de recentrer l’activité sur le second abattoir du groupe à Josselin dans le Morbihan où 343 emplois pourraient être créés, selon la direction. Le plan envisage aussi de fermer les sites de Saint-Nazaire (80 salariés) ainsi que le siège du groupe à Saint-Martin-des-Champs près de Morlaix (29).  Depuis jeudi  matin,  des centaines de salariés bloquent l’usine de Lampaul-Guimiliau, qui a fermé ses grilles.

11H10. 110 salariés de Jean Caby solidaires
Comme prévu, des salariés de l’entreprise voisine, Jean Caby, elle aussi sous la menace de dizaines de suppressions de postes, sont venus rejoindre ceux de Gad sur le site de Lampaul.
10H00. Le siège de Gad bloqué près de deux heures
De 7h45 à 9h30, une cinquantaine de salariés de Lampaul se sont rendus à Saint-Martin-des-Champs (29) au siège du groupe, dont ils ont interdit l’entrée, avant de lever le siège.
09H00. Une longue journée d’attente après une nuit de siège 11 octobre 2013 à 11h22

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/lampaul-guimiliau-plusieurs-centaines-de-salaries-bloquent-le-site-de-gad-10-10-2013-2263700.php

Gad. Verdict aujourd’hui pour des salariés écœurés (OF)

Les 1 700 salariés du groupe Gad, en particulier les 850 de Lampaul-Guimiliau, seront fixés sur leur sort ce vendredi à 17 h, heure à laquelle le tribunal de commerce de Rennes doit rendre sa décision sur l’avenir sombre de la société d’abattage de porcs. À Lampaul, où la fermeture du site est actée, l’écœurement est grand à l’égard d’une direction qui n’a jamais pris la peine de rencontrer les salariés.

« Nous n’irons pas à Rennes ce vendredi pour entendre ce qu’on sait déjà. On restera ici. Et à 17 heures, on fera quelque chose de symbolique », déclare Jean-Marc Puchois, le maire de Lampaul-Guimiliau, commune où tous les commerçants baisseront leur rideau en solidarité. Résignés, écœurés, les salariés de Gad de Lampaul attendent le verdict du tribunal de commerce sans véritable espoir : soit la validation du plan de continuation et la suppression de 900 postes, soit la liquidation judiciaire, un séisme qui touchera alors les 1 700 salariés du groupe.

Recentrage à Josselin Mercredi, la société Gad, en redressement depuis février, a présenté devant les juges son plan finalisé de continuation de l’activité qui prévoit la fermeture de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau, qui fait travailler 850 salariés dans le Nord-Finistère. Gad prévoit aussi de fermer Saint-Nazaire (environ 60 salariés) et le siège du groupe (50 salariés) près de Morlaix. Mais selon la direction son plan, constitue l’unique chance de sauver quelque 1 000 emplois puisque l’activité abattage/découpe de Lampaul serait en effet recentrée sur le second abattoir du groupe, à Josselin (plus de 600 salariés) où environ 340 emplois pourraient être créés.

Une direction aux abonnés absents Une direction qui n’a même pas pris la peine rencontrer, si ce n’est une fois, les salariés de Lampaul depuis le mois de février et l’annonce du redressement judiciaire de l’entreprise. Écœurés, humiliés, les salariés entendent toutefois se battre. Ils bloquent l’abattoir depuis le week-end dernier. 1 800 porcs y sont enfermés. Ils assurent aussi que si la direction ne prend pas ses responsabilités en venant annoncer elle-même la fermeture du site et le montant des primes de licenciement, « on ira les chercher à Theix », assure Olivier Le Bras, délégué FO. C’est à Theix (56) que se trouve le siège social de la coopérative Cecab, actionnaire majoritaire de Gad. Économie vendredi 11 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Gad.-Verdict-aujourd-hui-pour-des-salaries-ec%C5%93ures-%5BVideo%5D_55257-2237834_actu.Htm

Morlaix, Gad. Les grilles du siège social fermées par les manifestants (OF)

Cet après-midi, à 17 h, le tribunal de commerce de Rennes se prononcera sur le plan de continuation de la Cecab, qui prévoit la fermeture de l’abattoir Gad à Lampaul-Guimiliau (850 emplois), et celle du siège social à côté de Morlaix (50 emplois).

Ce matin à 8 h, les salariés du siège ont trouvé les grilles closes, bloquées par les manifestants de l’abattoir. Impossible pour eux de venir travailler. Hier, les employés du siège avaient, en quasi-totalité, rejoint ceux de Lampaul-Guimiliau qui occupaient depuis le matin le parking et l’entrée de l’usine. Ils ont l’intention d’y rester jour et nuit jusqu’à ce que la direction vienne leu annoncer en personne la fermeture de l’abattoir. Un feu de pneus a été allumé devant l’entrée du siège. Économie vendredi 11 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Gad.-Les-grilles-du-siege-social-a-Morlaix-fermees-par-les-manifestants_6346-2237843_actu.Htm

 

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10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, Lampaul-Guimiliau: les salariés contre le plan de licenciements (LO)

Gad, Lampaul-Guimiliau: les salariés contre le plan de licenciements (LO) dans Luttes ouvrières 2121112_gadgroupe

Lundi 7 octobre, 300 salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) sont venus manifester à Rennes, devant l’hôtel Mercure où se réunissait le comité central d’entreprise sur le plan dit de « continuation », qui prévoit la fermeture du site de Lampaul-Guimiliau (Finistère, 850 emplois) et de deux autres où travaillent 64 et 54 salariés.

Pendant ce temps-là, l’usine de Lampaul-Guimiliau était bloquée. Celle-ci tourne pourtant à plein. Pour la fermer, la direction propose de reclasser 300 salariés à Josselin, à 160 km de là, et 400 un peu partout dans le groupe. Ces reclassements ne sont que paroles de patron, que personne n’a de raisons de croire. Depuis que la Cecab a racheté Gad en 2008, la direction n’a eu de cesse de mettre en concurrence les salariés de ces deux sites, expliquant que la vie d’un des deux était en jeu. Depuis un an, la fermeture du site de Lampaul semblait décidée. En décembre dernier, une équipe de direction, spécialisée dans la fermeture d’entreprises et grassement payée, a été mise en place.

Les manifestants sont venus réclamer de meilleures primes de licenciement. Beaucoup ne croient pas aux possibilités de reclassement. Et puis, en cas de mutation, comme disent certains, « que faire de la maison que l’on a achetée il y a des années et qui ne vaudra sûrement plus rien après la fermeture du site ? » Car Gad laissera derrière lui une région sinistrée. La direction ose proposer de payer un expert immobilier pour estimer les maisons, pensant sans doute que cela pourrait suffire à convaincre de venir travailler à Josselin !

Les salariés ont donc passé la journée à faire le siège de l’hôtel, faisant résonner les slogans pour réclamer de ne pas être jetés dehors avec juste le minimum légal. L’un des DRH s’était vanté de n’avoir jamais dépassé le minimum légal lors des précédents plans de licenciements. Le soir du 7 octobre, la direction acceptait pourtant de tripler l’indemnité légale avec une prime, ce qui n’est certes pas suffisant, mais qui montre au moins que l’on gagne toujours à se défendre. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2358&id=33

 

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10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

PSA Rennes la Janais (LO)

PSA Rennes la Janais (LO) dans Luttes ouvrières lion-222x300

Jeudi 3 octobre, 600 travailleurs de l’usine PSA de Rennes ont débrayé au changement d’équipe et ont défilé dans les ateliers, bloquant la production.

Cette mobilisation, dans le cadre de la journée d’action qu’organisait la CGT PSA, était appelée cette fois-ci également par la CFDT et l’UNSA. Cinq fois plus de travailleurs ont exprimé leur mécontentement et leur inquiétude quant à l’avenir, par rapport à la précédente journée d’action, car plus grand monde ne croit aux promesses du PDG Varin. Il a annoncé, le 25 septembre, que l’usine de Rennes serait dotée d’un nouveau véhicule à fabriquer en 2017 mais qu’il y aurait d’autres plans de licenciements d’ici-là, alors qu’un plan est déjà en cours qui vise à supprimer un quart de l’effectif de l’usine. Cela a fini de convaincre plusieurs centaines de travailleurs qu’il ne faut plus se laisser faire sans rien dire. Et c’est avec fierté qu’ils ont participé au mouvement.

Tous les participants au débrayage savent qu’il en faudra plus pour faire reculer Varin. Mais l’anxiété qui règne dans l’usine commence à déboucher sur une réaction collective. Les syndicats comme le SIA, FO et la CGC essayaient jusqu’à présent de casser toute tentative de relever la tête. Mais, poussés par leur propre milieu, ils annoncent maintenant qu’ils appelleront à une journée d’action avec débrayage le 16 octobre avec la CGT, la CFDT et l’UNSA. Mais la seule revendication sera de demander l’attribution d’un nouveau véhicule en 2017 pour l’usine de Rennes. Cette revendication unique est un leurre car Varin a déjà annoncé qu’un véhicule est prévu à Rennes, du moins pour ce que vaut une promesse de patron…

Cependant l’appel unitaire ne pourra qu’encourager ceux qui hésitent, à débrayer et à affirmer qu’aucun licenciement, aucune baisse de rémunération ne sont tolérables. Le mouvement pourrait donc grandir et c’est ce que redoutent par-dessus tout les patrons de PSA. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2358&id=25

 

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10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampaul-Guimiliau, plusieurs centaines de salariés bloquent le site de Gad (LT)

Lampaul-Guimiliau, plusieurs centaines de salariés bloquent le site de Gad (LT) dans Luttes ouvrières gad

A la veille d’une journée-couperet, les salariés de Gad des sites de Lampaul (29) et de Saint-Nazaire ont perdu tout espoir. Ce matin, une nouvelle mobilisation a lieu à Lampaul.empty dans Luttes sociales en Finistère

09H10. Les salariés sont repoussés hors du site Le directeur de l’usine de Lampaul-Guimiliau, Arnaud Challan-Belval, repousse les salariés hors du site.  »C’est fini, c’est notre dernier jour de travail » estiment plusieurs salariés. La direction, de son côté, estimait à une quinzaine de jours la charge de travail restante.

09H00. 400 des 1.800 porcs sont été tués
400 porcs sur les 1.800 ont été tués. Et les frigos sont pleins.  »C’est notre monnaie d’échange »… témoigne un salarié.

08H30. 1.800 cochons pris en otage 1.800 cochons se trouvent dans les crèches de l’abattoir. Les salariés ont l’intention de les prendre en otage.

7H00. Le site de Gad bloqué Depuis 5H30 ce matin, plusieurs centaines de salariés du site Gad de Lampaul-Guimiliau bloquent l’accès à l’abattoir et occupent le parking où ils ont rallumé un feu. Ils ont décidé de maintenir ce blocus tant qu’il n’auront pas rencontré le directeur du groupe Christophe Peter et le DRH Marc Bijaoui. Ils réclament des primes de licenciement plus conséquentes.  Les salariés entendent rester « jusqu’au bout » et s’apprêtent à pénétrer sur le site et gagner les crèches où se trouvent des cochons.  10 octobre 2013 à 09h17  Ronan Tanguy/Claude Prigent

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/lampaul-guimiliau-plusieurs-centaines-de-salaries-bloquent-le-site-de-gad-10-10-2013-2263700.php

 

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09 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Caudan, selon la CGT, la Fonderie de Bretagne tourne au « tiers de son régime » (OF)

Caudan, selon la CGT, la Fonderie de Bretagne tourne au « tiers de son régime » (OF) dans Luttes ouvrières competitivite

Le syndicat CGT de la Fonderie de Bretagne à Caudan (Morbihan) monte au créneau alors que, depuis la rentrée, l’entreprise ne tournerait qu’au tiers de son régime opérationnel.

« Les salariés ne comprennent pas » Le syndicat CGT de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, se dit « plus en plus inquiet sur l’avenir » de l’entreprise. « Depuis le retour des congés du mois d’août », indique le syndicat dans un communiqué, « l’entreprise tourne à un tiers de son régime opérationnel. Les salariés ne comprennent pas les choix tant techniques que décisionnels ».

« Pertes abyssales » La CGT met en cause « le nouveau système de coulée, la 2e phase d’investissement de la future ligne de moulage, qui fonctionne très mal et met en danger les opérateurs ». Relevant « les pertes abyssales de l’entreprise » et dénigrant « l’accord de compétitivité qui n’amène aux salariés « que des suppressions de pauses, de RTT ainsi que le gel des salaires », le syndicat CGT se pose « des questions sur la capacité de (ses) dirigeants à mener à bien le redressement économique » de la Fonderie. Économie mardi 08 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-economie.-Selon-la-CGT-la-Fonderie-de-Bretagne-tourne-au-tiers-de-son-regime-_40811-2236756——56121-aud_actu.Htm

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