Archive | Luttes ouvrières

29 septembre 2023 ~ 0 Commentaire

accidents du travail (basta)

Combien y a-t-il vraiment d’accidents du travail en France ?

Le gouvernement a lancé le 25 septembre une campagne de prévention des accidents du travail graves. Pour Philippe Saunier, syndicaliste CGT, une première chose à faire serait déjà de vraiment comptabiliser la totalité des accidents, sans camouflage.

accidents du travail (basta) dans A gauche du PSC’est une bêtise de dire qu’il y a plus d’accidents du travail en France que dans les pays voisins. La comparaison avec les autres pays européens est ridicule, parce que dans les autres pays européens, ils en déclarent moins. En Pologne, par exemple, ils ne publient aucun chiffre.
Portrait de Phillippe Saunier

Philippe Saunier
Syndicaliste CGT, ex-opérateur à la raffinerie Total de Gonfreville, auteur du livre Santé au travail et lutte des classes (Syllepse, 2023).

Ajoutons qu’en France aussi, les chiffres officiels sont faussés. Les chiffres des accidents du travail qui font référence sont ceux, officiels, du régime général de la Sécurité sociale. Mais on n’a en fait que ces chiffres, qui ne concernent que les deux tiers environ de la population laborieuse, ceux du privé qui sont au régime général de la Sécu.

Pour les fonctionnaires, qu’il s’agisse de la fonction publique hospitalière, d’État ou des collectivités locales, il n’y a pas de données. On y estime le nombre d’accidents du travail en extrapolant les chiffres du régime général du privé.

Enfin, il y a des catégories pour lesquelles on n’a aucune comptabilisation des accidents, comme celle des travailleurs détachés. Il y a ensuite les travailleurs indépendants, d’Uber et autres, qui éventuellement se prennent une assurance privée, mais en général ne le font pas. Donc, pour eux non plus, il n’y a pas de comptabilisation des accidents du travail. Pour les travailleurs et exploitants agricoles qui dépendent de la Mutualité sociale agricole, on ne trouve pas les chiffres non plus.

En résumé, en France, la comptabilisation des accidents du travail n’existe pas. Les chiffres qu’on a ne correspondent pas à la réalité. Il y a des politiques de camouflage, qui concernent même quelquefois les accidents mortels.

Une combine des employeurs, c’est par exemple de faire passer les accidents du travail pour des accidents de trajet. Ils sont gérés à peu près de la même façon pour les indemnisations, mais ne sont alors pas comptés comme accidents du travail.

On connaît bien aussi le chantage pour les intérimaires. Ceux qui déclarent un accident du travail vont être « blacklistés ». Plus tu es précaire, plus tu vas avoir de pression pour ne pas déclarer un accident du travail, et en même temps, plus tu vas être exposé.

On n’a pas en France de vision honnête et exhaustive en matière d’accidents du travail ni de maladie professionnelle professionnelle d’ailleurs. Il existe simplement un registre national des mésothéliomes [une forme de tumeur] qui sont quasiment tous d’origine professionnelle [Le seul facteur de risque avéré du mésothéliome est l’exposition à l’amiante]. Ce registre renseigne aussi la profession des personnes touchées.

Couverture du livre Santé au travail et lutte des classes

Santé au travail et luttes des classes, Philippe Saunier, (Syllepse, 2023).

En matière de maladies professionnelles aussi, les comparaisons entre pays ont peu de sens. Car les pays ne déclarent pas les mêmes maladies comme professionnelles. Quand on met le projecteur sur quelque chose, on en trouve, et quand on ne le met pas, on n’en trouve pas.

Par exemple, le cancer du larynx lié à l’amiante n’a pendant longtemps pas été reconnu comme une maladie professionnelle en France. Donc il y avait forcément zéro cancer du larynx d’origine professionnelle comptabilisé. Alors que dans le même temps il était reconnu comme maladie professionnelle en Belgique, donc, là-bas, on avait un chiffre.

Aujourd’hui, les nouveaux effets d’annonce du gouvernement sur les accidents du travail sont le résultat d’une mobilisation engagée depuis longtemps, à la CGT et plus largement. Mais ces dernières années, on n’a pas vu la réglementation du travail s’améliorer. C’est plutôt le contraire qui a été fait, avec la disparition des CHSCT [Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail].

La première chose à faire pour mieux prévenir les accidents du travail, ce serait de rétablir les CHSCT. Il faudrait aussi que les employeurs qui camouflent les accidents du travail soient condamnés, et que l’inspection du travail ait des effectifs suffisants.

Philippe Saunier

https://basta.media/

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09 juillet 2023 ~ 0 Commentaire

enfants usa (2)

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Aux États-Unis, de moins en moins de restrictions au travail des mineurs

Un mouvement visant à affaiblir les protections en matière de travail des mineurs émerge depuis l’an passé aux États-Unis à l’échelle des États. En juin 2023, l’Arkansas, l’Iowa, le New Jersey et le New Hampshire ont déjà légiféré en ce sens. Au moins huit autres États avaient introduit des mesures similaires. Ces lois permettent généralement aux jeunes de 14 à 17 ans de travailler plus longtemps et plus tard, et dans des professions qui étaient auparavant interdites aux mineurs.

Lorsque Kim Reynolds, gouverneure de l’Iowa, a signé la nouvelle loi de son État sur le travail des enfants, plus permissive, le 26 mai 2023, la dirigeante, membre du Parti républicain a déclaré que la mesure « permettrait aux jeunes adultes de développer leurs compétences sur le marché du travail ».

Spécialistes du travail des enfants, nous remarquons que les arguments utilisés par M. Reynolds et d’autres leaders politiques pour justifier la suppression des protections du travail des enfants renvoient à des justifications plus anciennes, datant de plusieurs dizaines d’années.

Au cours de l’histoire, de nombreux chefs d’entreprise ont longtemps soutenu, sur la base d’une combinaison de motifs idéologiques et économiques, que les règles fédérales en matière de travail des enfants n’étaient pas nécessaires. Certains s’opposent même à ce que le gouvernement détermine qui ne peut pas travailler.

Des analyses de qualité et sans publicité, chaque jour dans vos mails.

Les plus conservateurs affirment que le travail a une valeur morale pour les jeunes et que c’est aux parents de prendre des décisions pour leurs enfants. De nombreux conservateurs affirment également que les adolescents, moins nombreux sur le marché du travail aujourd’hui qu’au cours des dernières décennies, pourraient aider à pourvoir les emplois vacants dans des secteurs en tension.

Un combat de longue haleine

Les protections du travail des enfants, telles que l’interdiction de nombreux types d’emploi pour les enfants de moins de 14 ans et la limitation du nombre d’heures de travail pour les adolescents de moins de 18 ans, sont garanties par la loi de 1938 sur les normes de travail équitables, le Fair Labor Standards Act.

Jusqu’alors, l’absence de lois entravait les progrès réalisés dans les États pour maintenir les enfants à l’école et les éloigner des mines, des usines et d’autres lieux de travail parfois dangereux. Trois ans après que le président Franklin D. Roosevelt a promulgué le texte, la Cour suprême l’a confirmé à l’unanimité dans l’arrêt U.S. v Darby Lumber, qui a marqué un renversement de jurisprudence.

Pendant les quatre décennies qui ont suivi, aucune contestation notable ne s’est fait entendre. C’est en 1982 que le président Ronald Reagan a commencé à chercher à assouplir les protections fédérales pour permettre aux jeunes de 14 et 15 ans de travailler plus longtemps dans les établissements de restauration rapide et de vente au détail, le tout rémunéré moins que le salaire minimum. Une coalition de démocrates, de syndicats, d’enseignants, de parents et de groupes de développement de l’enfant a bloqué les changements proposés.

À la fin des années 1980, les violations de la loi se sont malgré tout multipliées. Certains groupes industriels ont tenté d’assouplir les restrictions dans les années 1990, mais les changements juridiques ont été minimes. Au début des années 2000, une tentative plus ambitieuse de faire reculer les lois sur le travail des enfants, menée par un groupe militant pour la scolarisation à domicile, a finalement échoué, mais les conservateurs ont continué à réclamer des changements en la matière.

En 2012, Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, alors en lice pour devenir candidat républicain à la présidence, a fait la une des journaux en qualifiant les lois sur le travail des enfants de « vraiment stupides ». Il a par exemple suggéré que les enfants puissent travailler comme concierges dans les écoles.

Aujourd’hui, le Washington Post rapporte que la Foundation for Government Accountability, un groupe de réflexion basé en Floride, est en train de rédiger une législation d’État visant à supprimer les protections relatives au travail des enfants. Son organe de lobbying, l’Opportunity Solutions Project, a contribué à faire passer ces projets de loi dans les assemblées législatives des États, notamment dans l’Arkansas et le Missouri.

Machine arrière dans l’Iowa et l’Arkansas

À nos yeux, c’est l’Iowa qui a mis en place la loi la plus radicale pour faire reculer les protections du travail des enfants. Elle permet à des enfants de 14 ans de travailler dans des refroidisseurs de viande et des blanchisseries industrielles, et à des adolescents de 15 ans de travailler sur des chaînes de montage à proximité de machines dangereuses. Des adolescents de 16 ans peuvent désormais servir de l’alcool dans les restaurants de l’État, à condition que deux adultes soient présents.

Certes, les fonctionnaires du ministère américain du Travail affirment que plusieurs dispositions de ce nouveau texte sont contraires aux normes nationales. L’administration centrale n’a toutefois pas dévoilé de stratégie claire pour lutter contre ces violations.

Dans l’Arkansas, les permis de travail pour les jeunes de 14 et 15 ans ont été supprimés avec la signature au mois de mars par la gouverneure Sarah Huckabee Sanders du Youth Hiring Act. Auparavant, les employeurs devaient conserver dans leurs dossiers un certificat de travail exigeant une preuve de l’âge, une description du travail et des horaires, ainsi que le consentement écrit d’un parent ou d’un tuteur. Il peut ici sembler curieux que les partisans du projet de loi le présentent comme un renforcement des droits parentaux dans la mesure où la loi supprime tout rôle formel des parents dans l’équilibre entre l’éducation et l’emploi de leurs enfants.

Pourquoi dans ces cas la loi fédérale ne l’emporte-t-elle pas sur les lois des États ? Les lois fédérales fixent un plancher de réglementation en matière d’emploi des jeunes, qui couvre les heures maximales, l’âge minimum, les salaires et la protection contre les emplois dangereux. Si les États adoptent des lois plus strictes, comme beaucoup l’ont fait, les normes les plus strictes régissent les pratiques sur le lieu de travail. La loi fédérale, par exemple, n’exige pas que les mineurs obtiennent des permis de travail ou des certificats d’emploi, mais la plupart des États rendent ces documents obligatoires.

Faire fi des normes fédérales ?

Cela n’empêche pas certains États de vouloir adopter des lois qui entrent directement en conflit avec les normes fédérales. Les législateurs de l’Ohio veulent permettre aux jeunes de 14 et 15 ans de travailler jusqu’à 21 heures pendant l’année scolaire avec l’autorisation de leurs parents, alors que la réglementation fédérale interdit aux adolescents de cet âge de travailler au-delà de 19 heures. Un projet de loi présenté par le sénateur républicain de l’État du Minnesota, Rich Draheim, autoriserait les jeunes de 16 et 17 ans à travailler sur des chantiers de construction ou à proximité.

La forte opposition des politiciens, des groupes de défense des enfants, des associations éducatives, des syndicats et du public a fait échouer certains de ces projets. Les opposants soulignent que lorsque des enfants de moins de 18 ans travaillent de longues heures ou effectuent des tâches pénibles, cela peut perturber leur développement, mettre leur santé en péril, interférer avec leur scolarité et les priver du sommeil dont ils ont besoin.

Les républicains de Géorgie ont présenté un projet de loi qui aurait supprimé les permis de travail pour les mineurs, mais ils l’ont retiré sans vote. Les législateurs républicains du Dakota du Sud ont parrainé un projet de loi visant à étendre les heures de travail des enfants de 14 ans et moins de 19 heures à 21 heures. Ce projet a également été retiré.

Dans le Wisconsin, le gouverneur Tony Evers a opposé son veto en 2022 à un projet de loi qui aurait permis aux adolescents de travailler plus longtemps et plus tard. En 2023, certains législateurs du Wisconsin tentent à nouveau leur chance pour autoriser les jeunes de 14 ans à servir de l’alcool.

Des initiatives protectrices au Congrès

À l’exception du New Jersey, ces efforts visant à affaiblir les lois sur le travail des enfants sont menés par les républicains. Des gouverneurs démocrates tentent, eux, en parallèle, de renforcer les protections contre le travail des enfants. Dans le Colorado, Jared Polis a introduit une loi qui permettrait aux enfants blessés de poursuivre les employeurs pour violation de la législation sur le travail des enfants le 7 juin 2023.

Il existe également des initiatives nationales visant à affaiblir – ou à renforcer – les règles relatives au travail des enfants. Le représentant Dusty Johnson, un républicain du Dakota du Sud, pousse ainsi pour permettre aux jeunes de 14 et 15 ans de travailler jusqu’à 21 heures les soirs d’école et jusqu’à 24 heures par semaine pendant l’année scolaire. Il semble peu probable que son projet de loi soit adopté par un Congrès, aujourd’hui divisé.

À la Chambre des représentants et au Sénat, on retrouve également des pressions pour que les jeunes de 16 et 17 ans puissent travailler dans les exploitations forestières sous la surveillance de leurs parents.

Le Congrès semble néanmoins également favorable à l’augmentation des sanctions en cas de violation du droit du travail des enfants. L’adoption de lois sur le travail des enfants ne représente, en effet, qu’une moitié de la bataille. L’application de ces textes est une autre affaire.

Ces dernières années, de nombreuses infractions ont été commises, mettant en jeu des enfants qui ont immigré aux États-Unis sans leurs parents et qui se sont retrouvés à travailler de longues heures, parfois dans des emplois dangereux, alors qu’ils étaient encore très jeunes. Actuellement, l’amende maximale est de 15 138 dollars par enfant. Les projets de loi en cours de discussion porteraient la sanction à près de dix fois ce montant s’ils étaient adoptés.

Par ailleurs, plusieurs démocrates ont introduit des mesures visant à renforcer les restrictions fédérales en matière de travail des enfants, en particulier dans l’agriculture.

Une épreuve de force entre l’État fédéral et les États fédéraux légiférant en sens inverse sur la question de savoir si les jeunes Américains ont leur place sur le marché du travail paraît ainsi inévitable.

9 juillet 2023,
Betsy Wood Assistant Professor of American History, Bard College
John A. Fliter Associate Professor of Political Science, Kansas State University

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06 juin 2023 ~ 0 Commentaire

sncf (lo)

cheminots

Les responsabilités de la gauche de gouvernement

Dans le Journal du Dimanche du 28 mai, les principaux dirigeants de la gauche, Olivier Faure pour le PS, Mathilde Panot pour LFI, Fabien Roussel pour le PCF et Marine Tondelier pour EELV, ont signé, en commun avec les dirigeants syndicaux et diverses associations, une tribune appelant « l’État français à ne pas sacrifier Fret SNCF ».

Selon l’appel, il faut « sortir le fret ferroviaire du marché de la concurrence et créer un grand service public, unifié et cohérent, de transport ferroviaire et routier de marchandises ». L’appel serait moins hypocrite si les gouvernements de gauche n’avaient pas eux-mêmes largement mis en œuvre la privatisation du fret ferroviaire comme du transport de voyageurs et organisé son dépeçage.

En février 1997, la SNCF était coupée en deux :

RFF (Réseau Ferré de France) héritait de la propriété et de la gestion du réseau

tandis que la SNCF devenait un simple exploitant ferroviaire, susceptible d’être mis en concurrence.

La droite avait voté cette séparation, et Gayssot, ministre PCF des transports dans le gouvernement de Jospin, se chargea des décrets d’application. Ce gouvernement dit « de gauche plurielle » de 1997 à 2002, intégra aussi Mélenchon en son sein et eut d’ailleurs le triste record du nombre de privatisations de la Ve République.

Le fret ferroviaire fut le premier secteur à être soumis à la concurrence en 2006, sous Chirac. La convention collective du fret mise en place par le patronat ferroviaire fut très régressive. Au lieu du miracle promis de développement du fret, son trafic a au contraire été divisé de moitié depuis cette date et les effectifs de cheminots ont été laminés.

Revenant au pouvoir en 2012 avec Hollande, la gauche se garda bien de revenir sur cette catastrophe ou de créer ce « grand service public du transport ferroviaire » aujourd’hui réclamé.

Au contraire, malgré une grève des cheminots de deux semaines en juin 2014, elle transféra les 50 000 cheminots chargés de l’infrastructure dans une nouvelle structure baptisée SNCF Réseau.

Ensuite, le gouvernement socialiste organisa l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs. En vue du transfert des cheminots au privé au gré des appels d’offres, il publia, en 2016, un décret socle, calqué sur les dispositions régressives de la convention collective du fret pour les étendre à l’ensemble de la branche ferroviaire.

Macron, quant à lui, a fait supprimer le statut des cheminots en 2020 pour mieux les soumettre à cette convention collective.

Il y a donc eu dans le domaine de la privatisation du transport ferroviaire, une parfaite continuité entre la gauche et la droite. Les conséquences en sont catastrophiques, tant sur le plan social qu’environnemental : le fret ferroviaire ne représente plus que 9 % du trafic de marchandises contre 46 % encore en 1974. Le trafic routier a, de son côté, explosé.

Les signataires de l’appel écrivent que « le gouvernement français doit s’opposer à cette épée de Damoclès de l’Union européenne sur Fret SNCF. » Comme si le gouvernement, ainsi que ceux qui l’ont précédé, n’étaient pas complices et même principaux instigateurs de la privatisation des équipements publics.

Les travailleurs du rail comme de l’ensemble de la société ne doivent se fier qu’au rapport de force qu’ils pourront opposer à un capitalisme aussi irresponsable que parasitaire.

Christian BERNAC 31 Mai 2023

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12 mai 2023 ~ 0 Commentaire

guingamp

Sans titre 1
Le secrétaire de l’Union Locale CGT, Thierry Perennes, a fait l’objet de plusieurs convocations en gendarmerie pour des faits de manifestation.

L’intersyndicale FSU, SOLIDAIRES, FO, CGT de Guingamp apporte tout son soutien au camarade Thierry Perennes, victime de ce qui semble être une tentative d’intimidation, à l’heure où le gouvernement cherche à museler les travailleuses et travailleurs en colère et à discréditer l’action syndicale.

Face aux méthodes autoritaires de l’état, nous rappelons que le droit de manifester est une liberté fondamentale. Nous dénonçons fermement les pratiques inacceptables de ce gouvernement qui visent à casser le très fort mouvement de contestation et à criminaliser l’action syndicale.

Nous réaffirmons notre soutien indéfectible aux travailleuses et travailleurs qui s’organisent dans la lutte pour la défense de leurs droits.
.
Soyons nombreux et nombreuses
devant la gendarmerie de Guingamp
Lundi 15 Mai à 14h30
Pour réclamer l’arrêt immédiat des poursuites contre notre camarade !

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10 mai 2023 ~ 0 Commentaire

free thierry

CGT gendarmerie
Des messages de soutien à Thierry Pérennes, leader de la CGT Guingamp, étaient brandis par les manifestants

Guingamp. Une centaine de personnes devant la gendarmerie pour soutenir le leader local de la CGT

Thierry Pérennes, leader de la CGT à Guingamp, est entendu par les gendarmes, ce mardi 9 mai 2023. Un rassemblement était organisé devant la gendarmerie durant son audition.

Une centaine de personnes était rassemblée ce mardi 9 mai, à partir de 17h15, devant la gendarmerie de Guingamp. Un rassemblement en soutien à Thierry Pérennes, leader local de la CGT, entendu par les gendarmes.

Thierry Pérennes devait s’expliquer sur sa participation (et celle de son syndicat) à deux manifestations à Guingamp : l’une en soutien au peuple kurde, l’autre contre la réforme des retraites.

« Au lieu de nous intimider, cela nous motive encore plus »

Les membres de la CGT présents pour le défendre ce mardi, jugeaient sévèrement cette audition par les gendarmes : « Pour nous, il s’agit de méthodes d’intimidation, voulues par l’Etat pour intimider les syndicats. Mais les forces de l’ordre se trompent. Au lieu de nous intimider, cela nous motive encore plus ».

La CGT se félicitait de la présence, ce mardi, d’autres syndicats, comme FO ou la FSU : « C’est un beau témoignage de solidarité syndicale, nous sommes tous unis. Aujourd’hui, nous sommes tous Thierry ! »

Les plus de cent personnes réunies devant la gendarmerie de Guingamp prévoyaient de rester sur place jusqu’à la sortie de Thierry Pérennes.

Edouard Kerfriden 9 Mai 23 L’Echo de l’Argoat

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02 mai 2023 ~ 0 Commentaire

grèves (à l’encontre)

greve g

La dynamique des grèves et la faiblesse de l’infrastructure militante

(…)La stratégie de l’intersyndicale, qui n’a jamais appelé à la grève générale, a-t-elle empêché le durcissement du mouvement par l’extension de la grève?

Je ne partage pas la thèse de la «trahison des directions syndicales» car de fait elles n’ont pas été «poussées» par la montée des grèves et par des demandes pressantes des salarié·e·s de se lancer dans la grève.

Les AG de grévistes étaient relativement faibles. Et si l’idée de la grève et du blocage de l’économie était majoritaire dans l’opinion, on n’est pas sorti d’une logique de «grève par procuration». Dans ce contexte de faiblesse des équipes militantes dans les entreprises, on comprend que les syndicats plus combatifs (CGT, FSU, Solidaires, FO) aient joué la carte de l’unité syndicale et ont suivi la stratégie de Laurent Berger et de la CFDT de gagner la bataille de l’opinion. De fait, la CFDT n’aurait pas appelé à la grève générale reconductible.

Toutefois, il n’est pas inutile de questionner la stratégie de ces syndicats notamment lorsqu’il s’est agi d’enclencher une dynamique de grèves: tout le monde ayant bien compris que Macron ne céderait pas face aux manifestations massives. En dehors des quelques fédérations et syndicats qui ont l’habitude de construire la grève (cheminot·e·s, ouvriers des raffineries, etc.), on aurait pu imaginer une politique de la grève plus volontaire, parallèlement aux communiqués de l’intersyndicale.

La seule mise en avant des secteurs les plus coutumiers de la grève a, peut-être, été trop peu articulée à une pédagogie de la grève pour tous et toutes contre l’idée que la «grève par procuration».

C’est d’ailleurs l’ambiguïté de la médiatisation des caisses de grève: d’un côté, leur succès met en lumière le soutien populaire à la mobilisation, ces caisses donnent confiance et apportent une aide financière à ceux et celles engagés dans la grève, de l’autre côté, elles peuvent parfois légitimer la «délégation» de la grève à d’autres. J’ai été étonné, par exemple, que les leaders des syndicats plus combatifs n’aient pas rendu exemplaires, par leur présence sur les piquets, les grèves le 7 puis le 8 mars.

La belle idée de la «grève féministe» du 8 mars n’a ainsi pas trouvé de traduction visible, même de façon minoritaire, par la mise en avant de grèves ou d’assemblées de femmes grévistes. Au passage, ceci aurait été une bonne occasion de mettre en avant des responsables syndicales car on a surtout vu des responsables syndicaux dans ce mouvement, ce qui est en décalage avec la forte féminisation du prolétariat contemporain.

On peut également s’interroger sur la préparation du 7 mars et de ses suites dans le cadre des AG. On en revient là aux capacités d’action des équipes syndicales. Il semble qu’il y ait eu peu d’AG de salarié·e·s dans les entreprises et sur les lieux de travail et lorsqu’il y en a eu, elles se sont souvent résumées à quelques interventions des responsables syndicaux sans véritables débats et sans appropriation de la stratégie par les travailleurs/ses. Cette délégation de la lutte est un problème et constituera sûrement un point de questionnement à l’avenir.

De ce fait, le calendrier de la mobilisation a été dicté uniquement par l’intersyndicale, et en son sein par la CFDT, sans qu’un autre agenda, autour de la construction des grèves et de blocages, puisse se mettre en place à grande échelle, après le 7 mars ou au moment du 49.3 lorsque le mouvement pouvait basculer.

Enfin, des formes de substitution à la grève ont pu émerger ici ou là, comme le blocage de plateformes logistiques (Nice) ou des incinérateurs, en appui aux éboueurs grévistes de la région parisienne, mais sans appels à y participer au-delà des secteurs militants organisés. Or, on avait vu pendant les Gilets Jaunes que ces formes de blocage de l’économie permettaient à des salarié·e·s ne pouvant pas faire grève (aides à domicile, infirmières, ouvriers et ouvrières dans l’artisanat et dans les PME, chômeurs/ses, etc.) de participer concrètement à la lutte et de se relayer.

De même, il n’y a pas eu vraiment de tentatives d’élargir le front des revendications à la question des salaires et des prix alors même que c’est une urgence immédiate pour les classes populaires et qu’il y a eu des grèves locales ou d’entreprises (Intermarché, groupe Rexel, etc.).

Reste que même si ces pistes avaient été suivies, leur effet sur la dynamique demeure très incertain dans un contexte de faiblesse structurelle des équipes syndicales. La force du mouvement ouvre toutefois des perspectives positives: la relégitimation des syndicats, qui semble se traduire par de nouvelles adhésions, la reconnexion d’une grande partie du salariat avec des pratiques combatives et la politisation que la mobilisation suscite peuvent constituer une base de renouvellement de l’action syndicale et l’intérêt d’adopter des politiques de syndicalisation dans les franges du prolétariat qui en sont exclues.

La déclinaison néolibérale du capitalisme est en crise. Les cycles de mobilisations et de protestations sont sûrement devant nous. (Publié par la revue L’Anticapitaliste, avril 2023)

Etienne Pénissat est chercheur au CNRS et membres du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales de Lille.

[1] Tristan Haute, Etienne Pénissat, «Le 7 mars et après: la grève reste une arme centrale pour la classe travailleuse», Contretemps, 4 mars 2023. https://www.contretemps…

[2] Source enquête REPONSE, DARES.

[3] Source SRCV, INSEE,

[4] Enquête réalisée par le collectif Quantité critique. Lire https://qcritique.hypoth…

[5] https://www.contretemps…

https://alencontre.org/europe

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18 avril 2023 ~ 0 Commentaire

portugal (syndicats)

Y a-t-il un nouveau syndicalisme au Portugal ?

Y a-t-il un nouveau syndicalisme au Portugal ?

Dans les années post-troïka(1) et, en particulier pendant le gouvernement de la Geringonça(2), le pays a vu l’émergence de nouveaux syndicats, avec des pratiques inédites depuis les années 80 du 20è siècle.

Avec la défaite des ouvriers de la Lisnave(3), un modèle de concertation sociale s’était imposé, que l’on peut qualifier de « néo-corporatiste». Les intérêts des travailleurs et des patrons ne seraient pas antagonistes, la société serait donc un « corps », dans lequel l’État serait un arbitre, équidistant entre les parties.

En substance, dans les pays européens, ce « modèle » – qui, d’une certaine manière, était en vigueur en Allemagne depuis plusieurs décennies et a été imposé en Angleterre après la défaite des mineurs – a amené, avec l’assentiment de nombreuses directions syndicales, la délocalisation en Asie de secteurs de production, l’arrivée des nouveaux contingents de jeunes travailleurs sur le marché du travail,-une masse de précaires-, la fin du droit au travail (de plus en plus remplacé par des prestations sociales pour les programmes de chômage de longue durée et d’aides), la privatisation des services publics et le remplacement des services sociaux publics (« État-providence ») par des programmes d’assistance.

L’important contingent de précaires, cycliquement réduits au chômage, exerçait une pression à la baisse sur les salaires réels, les gelant pendant 30 ans. Dans les pays d’entrepreneurs/classes dirigeantes dépendants comme le Portugal, les profits ont de nouveau augmenté grâce à l’extraction violente de plus-value absolue, sous la forme d’augmentations systématiques du temps de travail et de l’utilisation d’heures supplémentaires bon marché. Les pathologies connues sous le nom d’épuisement ou de burnout sont devenues la norme.

La tactique consistant à « préserver les droits des plus âgés, et à maintenir précaires les plus jeunes » – évitant une révolte sociale immédiate contre les contre-réformes, a été menée avec la complicité passive de nombreux syndicats, qui comptaient 60 à 70% d’affiliation – et qui ont fini par perdre systématiquement de la force.

En réalité, contrairement à ce qui est souvent avancé, ce n’est pas la précarité en elle-même qui conduit à l’affaiblissement des syndicats. Ces derniers sont nés, après tout, au 19è siècle, étaient initialement illégaux et tous les travailleurs étaient précaires. Ce qui conduit à la baisse des effectifs, c’est l’absence de résultats obtenus lors de luttes victorieuses. La concertation sociale a servi à diviser et à apaiser les travailleurs et, elle a abouti en conséquence, sans surprise, à la dégradation des salaires (les droits ne sont pas accordés, ils sont conquis).

Mais comme il y a toujours des limites à ce que les travailleurs peuvent endurer, le vent tourne, sans surprise : c’est la contestation sociale que nous vivons.

Après 2008, lorsque les heures supplémentaires ont été baissées de moitié, la vie est devenue un fardeau. Et avec l’inflation actuelle, elle est impossible.

C’est dans ce contexte que, inspirés par les luttes des dockers, dont le syndicat a été le seul à n’avoir jamais « laissé tranquille » la troïka – et dont les membres ont été sommairement licenciés au 1er jour de l’état d’urgence de la pandémie imposé par le gouvernement de la Geringonça et le Président de la République – plusieurs syndicats sont nés au cours de cette décennie, principalement issus de ruptures avec l’UGT et la CGTP.

C’est le cas du SIAP (énergie)(4), du SNMMP (produits dangereux)(5), de transfuges de l’UGT (personnel navigant et cabine), de nouveaux syndicats d’infirmières, du STOP (en rupture, pour partie, avec Fenprof), du STASA (contre le travail obligatoire du dimanche dans AutoEuropa)(6), de centres d’appels, ainsi que de nouveaux syndicats dans le métro, fonctionnaires, pour ne citer qu’eux.

Tous sont nés avec un programme de droits sociaux et de travail. Ils réclament le droit au repos, des mesures contre le burnout, l’épuisement et le harcèlement psychologique, la rémunération des heures supplémentaires selon des critères antérieurs à la troïka, la titularisation des précaires. La plupart d’entre eux ont des dirigeants de gauche et, inspirés par les dockers, ils créent des caisses de grève, mènent des actions de solidarité, aussi timides soient-elles, recourent à plus de démocratie interne (recours fréquent aux plénières), à l’extension de la syndicalisation aux membres de différentes professions, comme maintenant STOP(7), ou avant SEAL(8). Ils ne sont pas apolitiques, mais ne sont pas « partisans » – en opposition à ce qu’ils considèrent comme un lien ombilical entre la CGTP et le PCP et entre l’UGT et le PS.

L’avenir, je crois, verra le « nouveau syndicalisme » gagner du terrain, en d’autres termes, le retour de syndicats de combat, qui s’associeront de plus en plus, au niveau national et international – soit par la création de nouveaux syndicats, soit par l’émergence de nouvelles directions dans les syndicats existants.

La contestation sociale n’existe pas à cause du « manque de communication » des gouvernements. Elle existe parce que la détérioration de la vie a atteint des seuils intolérables.


Raquel Varela est professeur des Universités UNL FCSH, historienne, présidente de l’Observatoire des Conditions de Vie et de Travail – association scientifique.

Initialement publié en portugais sur le site web sapo.pt le 21 mars 2023(9) et traduit en français pas L. Toscane. Raquel Varela | 11/04/2023 |

↑1 BCE, FMI, Commission européenne
↑2 « bidule », « truc » ou « machin », ou  les accords qui lient, depuis octobre 2015, le Parti socialiste (PS), le Parti communiste portugais, les Verts et le Bloc de gauche
↑3 Chantiers navals situés sur la rive sud du Tage à Lisbonne, la plus grande concentration ouvrière du pays.
↑4 Syndicat des Industries, Energies, Services et Eaux du Portugal
↑5 Syndicat des Conducteurs de produits dangereux
↑6 Syndicat des Travailleurs du Secteur Automobile
↑7 Syncdicat de Tous les Professionnels de l’éducation
↑8 Syndicat des dockers et de l’Activité Logistique
↑9 https://ionline.sapo.pt/artigo/795193/ha-um-novo-sindicalismo-em-portugal-?seccao=Opiniao_i

https://www.gaucheanticapitaliste.org/

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15 avril 2023 ~ 0 Commentaire

arakaki ruiz (lo, po)

ruiz

César Arakaki et Daniel Ruiz !

Argentine : deux militants ouvriers menacés de prison

Message en faveur de l’acquittement des militants argentins César Arakaki (PO) et Daniel Ruiz (PSTU), menacés d’emprisonnement pour leur participation à la lutte contre la réforme des retraites de Macri en décembre 2017.

Pour avoir défendu le droit à une retraite digne, deux militants ouvriers argentins risquent la prison. Entre le 30 mars et le 16 avril, un ultime recours judiciaire pourrait mettre fin aux poursuites.

En 2017, le gouvernement de droite de Mauricio Macri s’attaquait au montant des pensions de retraite, déjà très faibles. Le 18 décembre, des centaines de milliers de manifestants s’étaient retrouvés devant le siège du Parlement et, lors d’affrontements avec la police, un policier avait été blessé.

Les autorités avaient alors cherché des coupables et accusé deux militants, Cesar Arakaki, du Partido obrero (Parti ouvrier) et Daniel Ruiz du PSTU, deux organisations qui se réclament du trotskysme.

Quatre ans plus tard, en novembre 2021, les vidéos de la manifestation projetées lors d’une audience judiciaire ont surtout démontré l’innocence des deux militants incriminés, trop loin pour avoir pu blesser le policier. Ils ont pourtant été condamnés, l’un à trois ans et demi de prison et l’autre à trois ans.

Derrière cet arbitraire judiciaire, il y a la volonté politique des deux principaux partis de gouvernement, la droite de Macri et le parti péroniste actuellement aux affaires, de criminaliser toute protestation populaire qui échapperait à leur contrôle.

Plusieurs organisations argentines, dont les Mères de la place de Mai, ainsi que des personnalités, ont déjà exigé que les poursuites soient abandonnées. Les défenseurs des deux militants demandent que des protestations soient adressées à la Chambre fédérale de cassation pénale. Lutte ouvrière s’associe à cet appel.

Pour protester par écrit : Camara federal de casacion penal – Comodoro Py 2002, 1° piso – Ciudad autonomia de Buenos Aires-Argentina

Et par mail : cfcasacionpenal.secgeneral@pjn.gov.ar (avec une copie adressée à : absoluciondearakakiyruiz@gmail.com qui soutient cette protestation)

Jacques FONTENOY 29 Mars 2023
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14 avril 2023 ~ 0 Commentaire

amazon (npa)

briec

Amazon met ses chauffeurEs-livreurEs à la rue

« Autant dire qu’on nous a vendu du rêve pour être au final traités comme de la m… », s’insurge, Ma…, chauffeuse-livreuse. Depuis plusieurs jours avec ses collègues de lutte, comme elle salariéEs d’un prestataire d’Amazon (NGS express), elle bloque avec sa camionnette les portes de l’entrepôt d’Amazon Briec (Finistère).

Ne fonctionnant qu’avec des prestataires écran, Amazon rompt, selon son bon vouloir, le contrat commercial qui le lie à ses prestataires, sans se soucier de leurs salariéEs. Ainsi en est-il avec la société NGS Express, avec comme résultat la mise en arrêt de ces travailleuses et travailleurs (au nombre de 37) qui se retrouvent avec une interdiction d’accéder au site et, pire, sans salaire depuis un mois…

Avec un cynisme sans nom, Amazon rétorque aux salariéEs qu’elle n’a rien à voir avec leur situation alors même qu’elle est l’unique donneuse d’ordre et sous-traite même les fiches de paie en Tunisie, voire en Inde.

Avec un mépris total à l’égard des personnels, cette multinationale aux chiffres d’affaires colossaux (514 milliards de dollars en 2022) et aux profits vertigineux ferme la porte à toute solution, se défausse en proposant aux salariéEs (pas encore officiellement licenciéEs mais sans rémunération) d’aller voir d’autres prestataires alors même qu’une clause de non-concurrence le leur interdit…

Un monde sans loi ni droits

À tout cela se rajoutent les faux, l’écrasement du droit du travail, le non-respect des jours réellement travaillés, des véhicules avec de fausses plaques d’immatriculation et parfois sans contrôle technique, ni carte grise ni assurance…

La lutte de ces jeunes livreuses et livreurs très en colère auto-organiséEs et sans plus aucune ressource démontre que ce mastodonte de l’e-commerce, qui pratique la fraude fiscale et dont le PDG, Bezos, s’est vu décerner la Légion d’honneur par Macron, n’est qu’un groupe de voyous capitalistes.

Ces agissements confirment bien les alertes qu’avait émis le collectif Stop-Amazon face aux illusions de création d’emplois que QBO (la communauté de communes de Quimper) avait fait miroiter pour imposer l’installation de l’entrepôt à Briec.

Solidarité des unEs, silence radio côté éluEs

Alors même qu’Amazon a licencié 18 000 salariéEs au niveau mondial, ces pratiques quotidiennes en font une multinationale hors la loi qui selon les dernières nouvelles n’hésitera pas à faire donner la police et la gendarmerie de Macron et Darmanin contre les livreuses et livreurs qui ne réclament que leur dû.

Dans ce contexte nous avons été et sommes nombreux à apporter notre soutien aux salariéEs en lutte (syndicats, collectifs, partis dont le NPA), ce qui n’a pas été le cas des éluEs (de gôche) pourtant initiateurs de ce « magnifique rêve ».

CorrespondantEs Kemper Hebdo L’Anticapitaliste (13/04/2023)

https://lanticapitaliste.org/

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13 avril 2023 ~ 0 Commentaire

13 avril bzh (le tél) )

Mobilisation du 13 avril : près de 50 000 manifestants en Bretagne

Blocages, barrages filtrants, manifestations… Ce jeudi 13 avril, l’intersyndicale appelle à une 12e journée d’action, alors que le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision sur la réforme des retraites vendredi.

Après onze journées de manifestations (les 19 et 31 janvier, les 7, 11 et 16 février, les 7, 11, 15, 23 et 28 mars et le 6 avril), les syndicats ont programmé, ce jeudi 13 avril, le 12e acte de leur mobilisation contre la réforme des retraites. De Brest à Vitré et de Lannion à Belle-Ile, 26 manifestations sont organisées à travers la Bretagne.

  • À Belle-Île-en-Mer, les manifestants toujours présents contre la réforme des retraites

    Sur proposition de l’intersyndicale le rassemblement de Belle-Île-en-Mer, contre la réforme des retraites, ce jeudi 13 avril à 10 h, était organisé sur le rond-point de la Saline, à Palais.Une soixantaine de personnes étaient réunies entre deux averses pour écouter les prises de paroles … – Lire l’article

    • À Saint-Brieuc, l’intersyndicale annonce 5 500 manifestants contre la réforme des retraites

      18 h : la manifestation est terminéeA 18 h, il ne restait plus qu’une vingtaine de personnes devant la préfecture. Le cortège s’est dispersé dans le calme. Gavotte et pétards place général de Gaulle : ambiance bon enfant à Saint Brieuc  – Lire l’article

      • Réforme des retraites : entre 1 200 et 1 600 manifestants à Saint-Malo

        À Saint-Malo, si une légère baisse de la fréquentation pouvait être observée ce jeudi 13 avril, la mobilisation contre la réforme des retraites reste forte. Francine a fait toutes les manifestations, et elle change son panneau à chaque fois. ( Lire l’article)

        • À Lannion, plus de 2 000 manifestants se sont mobilisés contre la réforme des retraites

          13 h 15. À la fin de la manifestation, une trentaine de personnes – essentiellement des lycéens de Savina à Tréguier - ont organisé un cortège sauvage, du pont Sainte-Anne en direction de la place du Marchallac’h. Elles se sont arrêtées devant la permanence du député Éric Bothorel do… – Lire l’article

          • 1 600 manifestants à Quimperlé, une opération à vitesse réduite part vers Lorient

            Le cortège quimperlois s‘est élancé à 11 h depuis la gare. 1 600 personnes ont défilé dans les rues, direction la zone du Leclerc, sur le même parcours que la semaine précédente. Ce dernier ayant été autorisé ce jeudi 13 avril 2023. La précédente journée de manifestation, celle du… – Lire l’article

            • 6 000 manifestants selon l’intersyndicale, mobilisation en baisse à Lorient

              13 h : Fin de la manifestation et de notre directUne pluie violente a dispersé les derniers manifestants. La mobilisation est desormais terminée et la place Glotin s’est vidée.12 h 50 : Des lycéens ont pris la paroleDes lycéens de Dupuy-de-Lôme présents dans la manifestation ont également … – Lire l’article

              • À Guingamp, 1 000 manifestants étaient mobilisés contre la réforme des retraites

                Une onzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites (douzième à l’échelle nationale) s’est déroulée à Guingamp. Environ 1 000 personnes, selon les forces de l’ordre, étaient mobilisées dans les rues du centre-ville, un chiffre identique à la dernière manifestation … – Lire l’article

              • À Pontivy, plus de 1 000 manifestants contre la réforme des retraites

                Vent debout ce jeudi 13 avril, le cortège de la douzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites à Pontivy s’est élancé depuis la Plaine, à 10 h 50, après les discours de l’intersyndicale. Entre 1 000 personnes, selon la sous-préfecture, et 1 200, selon l’intersyndica… – Lire l’article

              •  

                À Carhaix, plus d’un millier d’opposants à la réforme des retraites veulent encore y croir

                La nouvelle manifestation intersyndicale, la douzième depuis le début du mouvement unitaire contre la réforme des retraites, a réuni plus d’un millier de personnes (1 350 selon la CGT ; 1 200 selon les gendarmes) ce jeudi 13 avril. Une manifestation qui revêt une saveur particulière en ce… – Lire l’article

              • À Vannes, des manifestants contre la réforme des retraites interpellés

                15 h – Les manifestants dispersésLes derniers manifestants ont été dispersés, sur la place de l’Hôtel de Ville. Fin de la mobilisation à Vannes.Les forces de l’ordre chargent pour disperser les deniers manifestants à #Vannes. # Lire l’article

              • Barrage surprise sur la RN12, banderole sur le viaduc… Revivez la mobilisation contre la réforme des retraites de ce jeudi à Morlaix

                13 h : c’est parti pour le pique-nique « festif »La manifestation s’achève dans les odeurs de grillades ! Le barbecue est lancé sur le rond-point Charles-de-Gaulle, autour duquel la circulation est bloquée. L’intersyndicale a déclaré qu’elle allait occuper les lieux jusqu’à 16 h.Un… – Lire l’article

              •  

                À Loudéac, un barrage filtrant au rond-point Triskell pour s’opposer à la réforme des retraites

                Ce jeudi 13 avril toute la matinée, un barrage filtrant a été mis en place au niveau du rond-point Triskell, route de Saint-Brieuc. Une vingtaine de personnes a arrêté les voitures et fait signer une pétition contre la réforme sur les retraites. C’est la première fois depuis le début de l… – Lire l’article

              • Retraites : des ronds-points bloqués tôt ce jeudi matin à Guingamp

                À Guingamp, la douzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, ce jeudi 13 avril, a commencé tôt ce matin. Environ 150 élèves bloquent, depuis 7 h, le rond-point devant le lycée Jules-Verne, route de Corlay, empêchant la circulation vers le centre-ville de Guingamp. Des … – Lire l’article

              • Réforme des retraites : un barrage sur la RN12 a créé de gros embouteillages à Morlaix ce jeudi matin

                Ce jeudi matin, à l’occasion de la douzième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, des manifestants sont descendus sur la RN12 dans le sens Rennes-Brest à Morlaix, au niveau de la sortie vers Roscoff. Ils laissaient passer les voitures au compte-gouttes, ce qui a g… – Lire l’article

              • À Quimper, entre 4 000 et 4 500 manifestants, une charge et deux interpellations

                À 14 h 15, la manifestation est terminéeLes manifestants ont quitté les lieux. La manifestation est terminée.À 14 h 05, les forces de l’ordre ont rouvert la circulation jusqu’à la rue Amiral-Ronarc’hLes forces de l’ordre ont repoussé les manifestants et ont pu faire rouvrir la rue du … – Lire l’article

              • Blocages à Brest : le rond-point de Pen-ar-C’hleuz rouvert, l’entrée du lycée Amiral-Ronarc’h barrée par des élèves

                Peu après 6 h 15 ce jeudi 13 avril 2023, quelques dizaines de manifestants ont bloqué l’entrée nord du rond-point de Pen-ar-C’hleuz, à Brest. Cette action a provoqué un embouteillage sur la RN12.À #Brest , le rond-point de Pen ar C’hleuz est bloqué côtés nord et est. Les manifestant… – Lire l’article

              • Des voitures brûlées, des violences et une mobilisation en baisse à Rennes

                Ce qu’il faut retenir de cette journée • La grève du 13 avril à Rennes s’est lancée avec le blocage du dépôt principal des bus STAR et quelques barrages filtrants sur la rocade.• La mobilisation reste forte, bien que légèrement en baisse à Rennes : entre 6 500 (Police) et 15 000 (Syndi… – Lire l’article

13 avril 2023

https://www.letelegramme.fr/

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