Archive | Luttes ouvrières

25 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

new jersey (à l’encontre.ch)

swp

Etats-Unis. New Jersey

Un salaire minimum de 15 dollars de l’heure… avec de multiples exceptions

Le gouverneur Phil Murphy: «Augmenter le salaire minimum est un élément crucial pour jeter les bases d’une économie robuste et équitable.»

Après les huit années de règne de terreur du gouverneur républicain Chris Christie (janvier 2010-janvier 2018), de nombreux habitants du New Jersey espéraient que leur nouveau gouverneur «fièrement progressiste», le démocrate Phil Murphy, allait rapidement mettre en pratique l’une de ses promesses: augmenter le salaire minimum dans l’Etat du New Jersey à 15 dollars de l’heure.

Etant donné que les démocrates contrôlent largement le Sénat et l’Assemblée de l’Etat du New Jersey, les salarié·e·s de cet Etat avaient toutes les raisons de s’attendre à cette augmentation du salaire minimum, d’autant plus dans un Etat qui a voté de manière déterminée contre le programme anti-salarié·e·s de Trump. Le salaire minimum actuel dans l’Etat est de 8,38 dollars l’heure.

Finalement, après une attente de près d’une année, les démocrates de l’Assemblée ont présenté leur version d’un projet de loi intitulé «Lutte pour 15 dollars». Cependant il n’a pas fallu longtemps avant que la déception ne gagne les militant·e·s, qui ont rapidement perçu à quel point ce projet de loi était en dessous de ce pour quoi les travailleurs et travailleuses de nombreuses industries de cet Etat s’étaient battus.

Au lieu d’augmenter les salaires de plus d’un million de salarié·e·s qui gagnent actuellement un salaire de misère dans le New Jersey en adoptant ce qui est souvent appelé «a clean $15»,  soit une augmentation généralisée du salaire minimum à 15 dollars de l’heure, le projet de loi proposé accorde aux entreprises un très large droit d’exception qui priverait jusqu’à 450 000 travailleurs et travailleuses de l’augmentation proposée. Le New Jersey compte 9 millions d’habitants, dont 4 millions ont un emploi salarié.

Les travailleurs concernés par le projet de loi ne verraient leur salaire atteindre 15 dollars de l’heure que d’ici à 2024, ce qui est bien trop lent dans un Etat où le loyer mensuel moyen est de 1366 dollars. En ce qui concerne les travailleurs touchés par «l’exclusion», ils n’attein-draient pas le «clean $15» avant 2029.

Selon Brandon McKoy, un expert en matière de législation relative au salaire minimum: «Quiconque parle d’une mise en œuvre progressive d’une durée de dix ans ne prend pas cela au sérieux.»

Les exclus du « clean $15 » seront les salarié·e·s des catégories suivantes: les adoles-cent·e·s, les travailleurs et travailleuses saisonniers, les travailleurs et travailleuses agricoles et ceux et celles des petites entreprises de moins de 10 employés. Les personnes de ces secteurs sociaux sont déjà parmi les plus exploitées et les plus marginalisées de la population active. En les contraignant à être placés dans une catégorie distincte qui ne bénéficiera que très lentement des augmentations salariales, les démocrates du New Jersey condamnent certains groupes les plus vulnérables à un statut permanent d’emplois sous-payés et donc à la pauvreté.

Alencontre  25 décembre  2018 Karl Schwartz

Source: Socialist Worker

http://alencontre.org/

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18 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

ric (anticapitalisme et révolution)

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Nos revendications : améliorer concrètement nos conditions de vie

Des dirigeants auto-proclamés des Gilets jaunes mettent en avant dans les médias la revendication du « référendum d’initiative citoyenne » (RIC).

Il est bien légitime de nous défier des dirigeants qui n’ont jamais connu nos conditions de travail et de vie. La grande majorité de la population est composée d’hommes et de femmes qui ne possèdent que leur force de travail, et qui la vendent en échange d’un salaire qui n’a rien à voir avec les richesses créées chaque jour. Les politiciens qui nous dirigent sont eux issus d’une toute autre classe sociale, celle de la bourgeoisie qui prospère sur l’exploitation des travailleurs et des travailleuses.

Face à ce système, il n’y a pas de solutions « institutionnelles ».

Le seul moyen de reprendre ce qu’on nous vole chaque jour, c’est de montrer que c’est nous qui faisons tourner l’économie. Et que si nous cessons le travail, nous pouvons alors la bloquer. Par la grève, nous montrons que ce sont les capitalistes qui ont besoin de nous, pas l’inverse.

La revendication du « RIC » nous renvoie aux urnes pour nous éloigner de la lutte dans la rue, dans nos quartiers, dans nos boites. Elle nous détourne de nos armes les plus efficaces face à la société capitaliste. Ne soyons pas dupes ! Comme les postiers et postières des Hauts-de-Seine, en grève depuis bientôt neuf mois contre la dégradation de leurs conditions de travail, nous devons garder le cap de la lutte des classes.

Il n’y aura pas de « trêve des confiseurs ». Le gouvernement ne sera pas moins capitaliste en 2019. Alors à nous de reprendre l’initiative en luttant toutes et tous ensemble !

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

Commentaire: La position de nos camarades d’A&R (Courant du NPA) sur le Référendum d’Initiative Citoyenne. La rapidité avec laquelle Edouard Philippe s’est emparé du thème suscite la méfiance: pour noyer le poisson?

Lire aussi:

Qu’est-ce que le RIC, revendication montante des gilets jaunes? (FR3)

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17 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

olivier

« Gilets jaunes »

« L’occasion ou jamais d’obtenir l’indexation des salaires sur les prix », selon Besancenot

L’acte V a réuni moins de monde que la semaine précédente, mais les revendications des « gilets jaunes » restent nombreuses malgré l’annonce de mesures sociales par Emmanuel Macron lundi.

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA réclame par exemple, au micro de RMC, l’indexation des salaires sur l’inflation.Peu d’interpellations, peu de heurts: l’acte V des « gilets jaunes » se déroulait samedi à Paris dans un relatif calme et avec une mobilisation en baisse, contrastant avec l’extrême tension des semaines précédentes pour réclamer plus de pouvoir d’achat.

L’ancien candidat à la présidentielle du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), Olivier Besan-cenot, était dans la manifestation parisienne ce samedi matin. Il estime que le climat social tendu est l’occasion idéale pour réclamer des mesures fortes au gouvernement, après celles annoncées par le président Macron lundi.

« Un mouvement inédit qui part à l’offensive pour la répartition des richesses et l’augmentation des salaires »

« Il y a pas mal de boîtes qui ont lâché 1.000 ou 1.500 euros à Total ou à Orange et il y a des préavis de grève qui vont tomber. Ce mouvement-là, c’est l’occasion ou jamais d’obtenir l’indexation des salaires sur les prix, ce qui n’est pas arrivé depuis 1980. « S’il se défend de toute récupération du mouvement, Olivier Besancenot trouve logiquement que ce mouvement « inédit » est en adéquation avec les idées qu’il défend depuis de nombreuses années.

« Les 100 euros d’augmentation du SMIC on a bien compris que c’était un cadeau qu’on allait devoir se payer nous-mêmes, ce sont les contribuables qui vont le payer. Il y a un mouvement inédit qui n’a pas existé depuis des décennies et qui part à l’offensive pour la répartition des richesses et l’augmentation des salaires. »

J.A. 15/12/2018 
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08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets brest quimper (actu)

tonnerre de brest 1

Une marée de gilets jaunes pour la deuxième marche citoyenne à Brest samedi 8 décembre

Ils étaient plus nombreux que le samedi précédent : ce 8 décembre 2018, de 2500 à plus de 3500 gilets jaunes selon les sources, ont défilé dans le calme et en musique à Brest.

2500 gilets jaunes selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de Brest (ici Siam) samedi 8 décembre 2018 lors de la deuxième marche citoyenne 22e jour de mobilisation pour les gilets jaunes à Brest. Avec, en ce samedi 8 décembre 2018, un appel à prendre part à la deuxième marche citoyenne, après celle qui avait rassemblé quelque 2000 personnes samedi 1er.

2500 à plus de 3500 participants

Cette fois-ci, ils étaient 2500 selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs.  Partis à 14h de la place de Strasbourg où le rendez-vous était donné à 13h30, le cortège a emprunté la rue Jean-Jaurès. Dans le calme, au rythme des «Macron démission», des diverses revendi-cations pour augmenter le pouvoir d’achat, des Marseillaise entonnées le long du parcours. Et en musique ! Une ambiance festive et bon enfant. Sous la pluie qui n’a, en rien, découragé les gilets jaunes, visiblement plus motivés que jamais. «Vous pouvez l’écrire, nous ne lâcherons rien !», martelaient les gilets jaunes dès le départ.

Les deux cortèges de gilets jaunes s’évitent

Vers 15h, en apercevant le deuxième rassemblement organisé à Brest par d’autres gilets jaunes en haut de la place de la Liberté, qui manifestaient en compagnie des syndicats, les gilets jaunes mobilisés depuis le 17 novembre au rond-point de Pen-ar-C’hleuz (barrage filtrant à l’entrée/sortie de la RN12 Brest-Rennes), ont décidé de faire bifurquer leur cortège à droite pour ne pas se mélanger.  Ils ont donc emprunté la rue Dupleix puis celle de Kérabécam pour revenir sur le boulevard Clemenceau et descendre la rue de Siam.

Une minute de silence sur le pont de Recouvrance

Pour passer le pont de Recouvrance où les ont rejoints des motards. Juste avant d’arriver rive droite, vers 15h50, le cortège a stoppé sur le pont pour respecter une minute de silence en hommage aux gilets jaunes décédés et aux blessés, mais également à ceux qui se sont donnés la mort dans l’exercice de leur profession.

La marche pour le climat applaudie

Les gilets jaunes ont ensuite fait demi-tour autour de la station de tram de Recouvrance, puis ont remonté la rue de Siam. En discutant avec les Brestoises et les Brestois qui faisaient leurs courses.  En haut, ils ont croisé le cortège de la marche pour le climat, Climate alarm, organisée à Brest et qui s’était rassemblée square Mathon. Les deux cortèges se sont applaudis.

Pas de tram

Puis les gilets jaunes ont remonté la rue Jean-Jaurès pour revenir place de Strasbourg où, après un petit discours des organisateurs, tout le monde s’est dispersé. Toujours dans le calme, peu après 17h.  Bien entendu, la circulation du tram a été suspendue l’après-midi. Bibus avait mis en place des bus de remplacement.

8 Décembre 2018

https://actu.fr/bretagne/brest

Lire aussi:

Finistère. Gilets jaunes : ce qu’il faut retenir de la manifestation du 8 décembre à Quimper (Actu)

Édouard Louis en tête d’un cortège de gilets jaunes à Saint-Lazare. La députée de la France insoumise Clémentine Autain était également présente. ( Le Huff’)

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29 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (lutte ouvrière)

Manara-marre

Chantiers de Saint-Nazaire

250 travailleurs disparaissent, silence patronal

Mercredi 14 novembre, en milieu de matinée, 250 travailleurs détachés de la société lituanienne Litana ont brusquement disparu du site des Chantiers de l’Atlantique, laissant là leur travail en cours et rangeant vite fait leur outillage.

Pour quelle raison ? Officiellement, c’est un mystère…

La direction des Chantiers comme celle de Litana, donc ceux qui savent, « ne souhaitent pas s’exprimer » ! Selon la presse locale, la disparition de cette importante entreprise sous-traitante de tôlerie et de tuyauterie serait liée à une investigation conduite par l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI), un service de la Gendarmerie nationale qui a notamment pour mission de lutter contre les fraudes aux cotisations et prestations sociales, et plus généralement contre le travail illégal.

Pourtant, deux jours après, les travailleurs sont réapparus (pas forcément les mêmes) avec l’ordre de se taire sous la menace habituelle de perdre leur emploi et d’être renvoyés dans leur pays. Litana est connue pour se dispenser de payer ce qui est légalement dû aux personnes qu’elle emploie. En 2009 déjà, des salariés bulgares de cette entreprise avaient dû faire grève pour obtenir les versements de salaires impayés.

Quant à la politique de la direction des Chantiers de l’Atlantique, elle consiste à organiser la sous-traitance en cascade de plus de 300 entreprises, employant selon les circonstances de 3 000 à 8 000 travailleurs sur le site. Il s’agit de mettre en concurrence des milliers de travailleurs aux statuts les plus variés, toujours plus précaires. Et quand les heures supplémentaires ne sont pas majorées ou même tout simplement pas payées, elle sait fermer les yeux.

Ainsi, dans ce pays qui se prétend très démocratique, l’omerta est la règle en ce qui concerne l’exploitation. Mais les travailleurs sont de plus en plus conscients que contre les salaires misé-rables et les journées à rallonge que veut imposer la direction des Chantiers, il faudra s’orga-niser et se battre tous ensemble pour la faire reculer.

Correspondant LO 28 Novembre 2018
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29 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

revendications (lutte ouvrière)

cgt r

1er décembre

Mettre les revendications des travailleurs à l’ordre du jour

Alors que les directions syndicales sont aux abonnés absents depuis le début du mouvement des gilets jaunes, la direction de la CGT s’est finalement décidée à proposer une action à l’ensemble des travailleurs.

Elle transforme la traditionnelle journée de manifestation annuelle contre le chômage du premier samedi de décembre en une journée de mobilisation sur les salaires, l’emploi et la justice sociale. Si cette décision de la CGT amène davantage de travailleurs à exprimer leur colère, qu’ils aient ou pas un gilet jaune, on ne pourra que s’en réjouir.

Il est en effet urgent que les travailleurs s’engouffrent pleinement dans la brèche que le mouvement des gilets jaunes a ouverte sur la question du pouvoir d’achat, en mettant en avant leurs propres revendications, à commencer par les salaires.

Si l’explosion des prix du gasoil a été le détonateur de la colère, ce sont tous les prix qui augmentent depuis des années, alors que les salaires, les pensions de retraite et les allocations chômage ont été gelés, quand ils n’ont pas baissé. Pour rattraper tout ce qui a été perdu, il faut donc une augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations. Et, pour éviter de nouvelles pertes de pouvoir d’achat, il faut imposer qu’ils suivent l’augmentation réelle des prix.

La direction de la CGT s’est contentée d’appeler à une journée de manifestation, sans lendemain et sans aucun plan d’action pour la suite. En fait, elle cherche ainsi à se donner un alibi face au mécontentement légitime d’une partie de ses propres militants suite à son attitude envers le mouvement des gilets jaunes, qu’elle a réduit à tort au départ à une mobilisation de l’extrême droite.

Mais, pour les militants ouvriers, c’est l’occasion de préparer les travailleurs à une lutte déterminée, en les incitant à en discuter dès maintenant sur leurs lieux de travail. Lutte ouvrière appelle tous ses militants et sympathisants à participer le plus nombreux possible aux manifestations et aux grèves qui auront lieu le 1er décembre.

Arnaud LOUVET 28 Novembre 2018
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22 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

chantiers de l’atlantique (lutte ouvrière)

code-du-travail

Chantiers de l’Atlantique

Une activité temporaire de 14 ans !

Un intérimaire du chantier naval de Saint-Nazaire vient d’obtenir la condamnation d’un important sous-traitant permanent du site, pour avoir dû cumuler 157 contrats de mission pour accroissement temporaire d’activité entre le 6 janvier 2003 et le 7 juillet… 2017 !

Ce travailleur a obtenu des indemnités et des dommages et intérêts au titre de la requalifica-tion de son contrat en CDI, pour son licenciement sans cause réelle et sérieuse, et pour le paiement de son préavis de licenciement.

Il a aussi obtenu des dommages et intérêts pour délit de marchandage, c’est-à-dire pour avoir été employé par cette entreprise durant toute cette période sans bénéficier des mêmes droits qu’un salarié permanent. Au total, c’est un peu plus de 30 000 euros que l’entreprise Maeser, spécialisée dans l’installation des cabines à bord des paquebots, va devoir lui verser pour l’avoir employé frauduleusement durant toutes ces années comme cariste, manutentionnaire, chef d’équipe et chef de chantier.

Cette condamnation, relayée par la presse, a été connue par les travailleurs du site.

Une condamnation rare mais qui illustre pourtant la réalité du type de contrats que doivent fréquemment cumuler bon nombre de travailleurs précaires du site pour réussir à travailler tous les jours. Des contrats illégaux et condamnables, mais que les patrons des chantiers et de la sous-traitance arrivent à imposer car ils ont la mainmise sur une bonne partie des emplois industriels de la région… et la rancune tenace.

Anticipant la casse officielle du Code du travail, le patronat des chantiers navals sape depuis des années tout ce qui se rapporte aux CDI, aux contrats permanents et aux accords de branche et d’entreprise, plus favorables que le minimum légal.

Résultat : aujourd’hui, alors que la production tourne à plein, aux 950 ouvriers en CDI des Chantiers de l’Atlantique s’ajoutent non seulement 460 intérimaires directs mais aussi près de 8 000 travailleurs dont la majorité sont employés avec toutes sortes de contrats précaires dont, pour une large part, des contrats de travailleurs détachés.

Correspondant LO 21 Novembre 2018
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08 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

 comme-des-lions

PSA Rennes : la méthode Tavares à l’œuvre

À l’usine PSA de La Janais près de Rennes, le « nouveau » Montage est régulièrement à l’arrêt à cause de pannes à répétition.

Elles permettent de souffler un peu, mais elles permettent aussi à la direction de justifier des heures et des journées de travail supplémentaires, sous prétexte de rattraper la production.

Les responsables de l’usine voudraient bien limiter les arrêts pour cause de panne, mais ils manquent d’ouvriers de maintenance pour y remédier. Alors, ils ont eu l’idée de supprimer les services techniques généraux, pour disposer d’une quinzaine d’ouvriers professionnels qui s’occupent jusqu’à présent de l’entretien des bâtiments. L’objectif est de les muter à la produc-tion ! Cela veut dire que leur vie devrait être complètement chamboulée, car ils passeraient d’un travail en normale aux horaires décalés, au travail de nuit ou en VSD.

Comme ce ne sont plus de jeunes ouvriers, ils redoutent non seulement les horaires qu’on pourrait leur proposer mais aussi d’avoir à supporter le stress lié à des dépannages de machi-nes qu’ils ne connaissent pas. Pour dire leur désaccord, ils ont écrit une lettre collective à la direction, par laquelle ils expriment leur écœurement et leur dégoût vis-à-vis de ce qu’on ose vouloir leur imposer.

À l’occasion d’une réunion du CSE de l’entreprise, tous les syndicats ont voté contre ce projet mais ce vote est seulement consultatif. Fin octobre, la direction avait mis en scène ses préten-tions à assurer le respect de la santé et sécurité au travail. En programmant la mutation qu’elle veut imposer à ces ouvriers, elle montre le mépris qu’elle a pour la vie des travailleurs.

Correspondant LO 07 Novembre 2018
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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

lannion (médiapart)

laanion

Rencontre à Lannion : Mobilisations citoyennes, quand le public enquête

Pour ses 10 ans, Mediapart vous invite à venir débattre autour de ses valeurs et ses engagements.
Le 8 novembre à Lannion, en partenariat avec l’IUT de Lannion, le Master en journalisme de Science Po Rennes et le Carré magique, venez assister à une rencontre sur le thème «Mobilisations citoyennes, quand le public enquête».

Au croisement du journalisme et de la société civile, les mobilisations citoyennes sont des terrains d’enquête centraux de la couverture éditoriale de Mediapart depuis ses débuts. Depuis une décennie, le journal collabore avec des associations, des lanceurs d’alertes et d’autres médias qui peuvent être tour à tour sources, enquêteurs ou passeurs de connaissances. Au service du droit de savoir, ces interactions permettent une information en résonance avec la société civile. Le choix de la Bretagne pour aborder ce sujet nous semblait évident : terre de luttes, la région, son actualité et son histoire, offrent de nombreux exemples de mobilisations citoyennes environnementales, politiques ou encore sociales.Ainsi, nous vous donnons rendez-vous à 20h, le jeudi 8 novembre 2018 au Carré Magique pour une soirée spéciale, en présence d’Edwy Plenel, de journalistes de la rédaction de Mediapart et de nombreux autres intervenants.

Programme de la soirée :

20h - Introduction d’Edwy Plenel

20h15 – L’étincelle
Qui et pourquoi on déclenche une lutte sociale, une mobilisation environnementale ou politique, sur le territoire breton en particulier ? Quel rôle y jouent les lanceurs d’alerte ? Pourquoi un mouvement décolle quand d’autres restent dans l’ombre ?

Avec :

  • Yvon Rochard, journaliste, auteur du livre « L’affaire Amoco »
  • Janig Salomon, membre du collectif Douar Di Doull
  • Nadine Hourmant, F.O Doux

21h - L’archipel militant. 
Comment un mouvement se structure et s’organise, de Plogoff aux Bonnets rouges, en passant par les mobilisations pour l’accueil des migrants ou contre l’extraction de sable sur les côtes bretonnes ? Quels sont les éléments reproduits d’un mouvement à l’autre, les stratégies d’agit-prop, les offensives juridiques ou judiciaires, y a t’il une méthodologie militante et la spécificité régionale joue t’elle un rôle dans les échecs ou les succès ?

Avec :

  • Alain Bidal, président du collectif Le Peuple des dunes
  • Laurent Guillou, de la coopérative bretonne Nutréa-Triskalia, et Serge Le Quéau, syndicaliste.
  • Stéphanie Stoll, membre du collectif Les gens heureux.
  • Jeanne Toutous, chercheuse en sciences politiques

21h45 - Les passeurs.
Quel est le rôle des journalistes locaux, dessinateurs, élus… et comment créer des caisses de résonances régionales, nationales ou internationales ainsi que des relais politiques ?

Avec :

  • Delphine Le Lay, scénariste de bande dessinée (« L’affaire Plogoff »)
  • Ines Leraud, journaliste et documentariste
  • Rachida El Azzouzi, journaliste à Mediapart

Mais aussi :

Dans le hall du Carré magique le 8 novembre, à l’occasion des 10 ans de Mediapart, sera également présentée une exposition réalisée par les étudiants de DUT journalisme de Lannion retraçant par des vidéos et des archives l’affaire Amoco, le combat contre l’extraction de sable ainsi que la lutte pour conserver la maternité à Guingamp.

Claire Denis

https://blogs.mediapart.fr/

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01 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (lutte ouvrière)

peynard

Chantiers de l’Atlantique : débrayage pour les salaires

Jeudi 25 octobre, plus de 500 salariés des Chantiers de l’Atlantique (ex-STX) à Saint-Nazaire se sont réunis face à la direction pour revendiquer des augmentations de salaire et des embauches. Plusieurs centaines de travailleurs en 2×8 ou en 3×8 ont aussi débrayé en fin de poste, de soir ou de nuit.

En effet, la direction avait annoncé jeudi 18 octobre son intention d’instaurer une prime de présentéisme, une mesure à destination des seuls ouvriers de l’entreprise, conçue pour les « mobiliser » face à une situation industrielle particulièrement tendue dans les prochains mois.

Les premiers résultats ne se sont pas fait attendre :

la rogne, l’écœurement et la contestation contre l’insuffisance criante des embauches et le bas niveau des salaires, déjà palpables parmi les ouvriers, se sont étendus dans tous les secteurs et parmi toutes les catégories, jusqu’aux cadres et ingénieurs.

Dans les principaux ateliers de tôlerie, des assemblées générales des équipes en 2×8 et en 3×8 ont réuni la quasi-totalité des ouvriers de ces secteurs, à l’appel de la CGT, pour discuter point par point les fondements et conditions du versement de cette prime.

En effet, pour la toucher, et à condition que les objectifs généraux de coûts et de délais fixés par la direction soient atteints, il faudrait encore qu’individuellement, sur une période de sept mois, les ouvriers n’aient aucune absence pour maladie, accident du travail, congés spéciaux pour événements familiaux, congés pris sur le compte épargne-temps ou jours de grève !

Moyennant l’ensemble de ces conditions, l’ouvrier pourrait toucher une prime de 700 euros brut, que la non-tenue des délais et des coûts annulerait. Chaque jour d’absence amputerait cette prime de 20 %, soit 140 euros et après cinq jours d’absence il n’y aurait donc plus de prime ! Les intérimaires ne pourraient en bénéficier qu’à condition que leur fin de contrat ne tombe pas avant l’échéance du 31 mai 2019. Enfin cette mesure pourrait être renouvelée dans les mêmes conditions pour une nouvelle période de sept mois, jusqu’à décembre 2019…

Les réactions à cette annonce qui suinte le mépris patronal n’ont pas tardé :

aucune de ces conditions n’est justifiable et encore moins acceptable. La forte charge de travail nécessite depuis des années une embauche massive, à commencer par celle des intérimaires, alors que la direction n’embauche qu’au compte-gouttes. Les taux horaires proches du smic font fuir une partie des candidats à l’embauche. Les salaires de tous s’érodent année après année. Les conditions et les cadences de travail fatiguent, usent et blessent à tour de bras et il faudrait encore renoncer à s’arrêter en accident du travail ou en maladie et se priver de congés !

Face au mécontentement général, l’ensemble des syndicats (CGT, CGC, CFDT et FO) a dénoncé ce cadeau empoisonné et appelé à débrayer pour revendiquer des augmentations de salaire.

Cet appel unanime des syndicats, rarissime et sans doute aussi motivé par la proximité des élections professionnelles, a encouragé les plus hésitants. Cette semaine d’agitation et ce débrayage interviennent juste avant l’ouverture des négociations annuelles sur les salaires et l’emploi. Si cela a touché principalement les salariés directs et intérimaires de la maison-mère Chantiers de l’Atlantique, cela a aussi suscité bien des discussions parmi les 5 000 à 6 000 travailleurs sous-traitants du site, qui connaissent les mêmes conditions de travail, quand elles ne sont pas pires.

Correspondant LO 31 Octobre 2018
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