Archive | Luttes ouvrières

10 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

plouagat (l’echo + lt)

Manara-marre

Fusion entre Triskalia et Daucy : des chauffeurs inquiets manifestent devant l’usine de Plouagat

La fusion entre Triskalia et Daucy suscite des craintes pour les chauffeurs de Transkalia, qui manifestent ce vendredi devant l’usine Triskalia, à Plouagat.

Ce vendredi 6 juillet, une vingtaine de chauffeurs de Transkalia ont débrayé et se sont rassemblés devant l’usine d’aliment pour bétail de Nutréa-Triskalia, rue de la gare à Plouagat, au bord de la RN12 entre Guingamp et Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

Les manifestants exprimaient très clairement le motif de leur colère :

La coopérative agroalimentaire Triskalia est actuellement en discussion avec Daucy en vue de fusionner les deux groupes et en même temps, se prépare à se débarrasser brutalement et sans concertation avec ses salariés, de certaines de ses filiales jugées par elle, pas suffisam-ment rentables ». Selon eux, aujourd’hui, l’unité de transport Transkalia, filiale du groupe, «se trouve dangereusement dans le viseur de l’état major de Triskalia ».

Face à cette situation «inacceptable», les chauffeurs de Transkalia sont remontés. Ils ne souhaitent pas «laisser Triskalia les vendre au plus offrant» et refusent «de perdre dans cette opération, une grande partie des clauses des contrats de travail acquises au fils des années par la lutte».

Les chauffeurs en colère ont des revendications bien claires :

Le maintien de Transkalia dans le Groupe Triskalia et le maintien de leurs droits acquis en matière de rémunération et de conditions de travail ». Le mouvement est soutenu par l’Union syndicale Solidaires des Côtes-d’Armor.

  6 Juillet 2018

https://actu.fr/bretagne/

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08 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

vieux travailleurs (rfi)

retraite

Aux Etats-Unis, le nombre de travailleurs de plus de 85 ans atteint un record

James Daly travaillait encore à l’âge de 92 ans comme électricien au sein de l’armée de l’air américaine, en 2015.  Aux Etats-Unis, le nombre de personnes à travailler au-delà de 85 ans ne cesse d’augmenter. Elles sont désormais 255 000.

On les voit rendre la monnaie dans les petites cabines de péage d’autoroute, animer des stands dans les supermarchés, ou faire le ménage dans les bureaux. Ils ont pourtant dépassé depuis longtemps l’âge de la retraite. Le nombre de personnes de plus de 85 ans qui occupent un emploi n’a cessé d’augmenter depuis dix ans aux Etats-Unis. Ils sont désormais 4,4 % de cette classe d’âge à travailler, contre 2,6 % en 2006, rapporte un article du Washington Post.

Le phénomène qui touche de manière égale Blancs, Noirs et Latinos, et toutes les régions des Etats-Unis, a commencé juste après la crise majeure de 2008 qui a frappé de plein fouet les plans épargne retraite des Américains. C’est dans le secteur agricole que la proportion de travailleurs très âgés est la plus importante. Mais ils occupent aussi un nombre significatif d’emplois dans la vente, l’administration, et le secteur immobilier.

La plupart le font par nécessité : le coût des soins de santé a augmenté très rapidement ces dernières années et les petites retraites n’ont pas suivi. La majorité de ces travailleurs très âgés occupent des postes peu qualifiés, même s’il existe des exceptions : la doyenne de la Cour suprême a 85 ans et Rupert Murdoch, à la tête d’un empire médiatique, en a 87.

07-07-2018 Anne Corpet

http://www.rfi.fr/

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

uzel (le télégramme)

super cgt

Routes: le centre d’exploitation d’Uzel va fermer

Le Département a décidé de fermer trois centres d’exploitation des routes, ceux d’Uzel, Loudéac et La Chèze. Les équipes seront regroupées au sein d’un nouveau bâtiment qui verra le jour sur Trévé à l’horizon 2020.

Le Conseil départemental des Côtes-d’Armor a pour projet la fermeture du centre d’exploitation des routes d’Uzel. Une nouvelle qui ne rassure par les agents départementaux. Ils ont exprimé leur inquiétude lors d’une réunion organisée ce mardi 3 juillet à l’antenne uzelaise par la CGT-Routes.

Pour Olivier Even, secrétaire de la section CGT-Routes, l’heure est à la mutua-lisation des moyens dans les centres d’exploitation du Département.

« Six centres sont rattachés à l’agence technique départementale (ATD) de Loudéac. Ceux de Merdrignac, Collinée, Guerlédan, La Chèze, Uzel et celui de Loudéac », raconte-t-il. L’objectif est de regrouper ces trois derniers centres au sein d’une seule et même structure. « Un terrain a été acquis à Trévé par le Conseil départemental pour réaliser une construction neuve, si le budget est là ! ».

« Le service sera moins bien assuré »

Les agents affirment que le centre de La Chèze sera transféré en septembre à Loudéac tandis qu’Uzel fermera en octobre 2020. «C’est ce qu’on a pu lire», déclarent-ils. Des décisions prises lors de comités techniques «où il n’y a pas de consultations des personnes concernées», regrette Thomas Laurent, un agent.

Au-delà de la fermeture du centre, les salariés redoutent une baisse de la qualité du service rendu aux usagers. « On est un service public d’entretien des routes et d’exploitation, c’est-à-dire que l’on intervient lors des accidents, lors des événements météorologiques extrêmes type tempêtes, inondations. On assure le service hivernal. Le Département veut réduire les moyens, on interviendra donc moins sur le réseau et surtout là où il y a peu de trafic. Les habitants, les élus doivent comprendre que le service sera moins bien assuré ».

L’antenne d’Uzel rassemble actuellement trois agents et un chef d’équipe. Ils se chargent de l’entretien de 130 km de route dont la départementale 700. « Le centre d’Uzel est bien placé. Il est près de la côte de Berlouze, L’Hermitage-Lorge. On ne comprend pas cette politique qui nous demande de travailler moins bien à l’avenir », confient-ils.

Le faire savoir lors du Tour de France

Les agents ont décidé de faire entendre leur mécontentement et comptent déposer un préavis de grève ces jours-ci. Un mouvement de contestation qui pourrait s’exprimer au moment du passage du Tour de France. Interrogé, Éric Vantal, directeur adjoint des services au Conseil départemental, a confirmé la fermeture du centre d’exploitation d’Uzel et la création à Trévé  d’un nouveau centre qui regrouperait l’antenne d’Uzel plus La Chèze et Loudéac.(…)

 03 juillet 2018  Thierry Le Corre

https://www.letelegramme.fr/

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05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

Ben Hur, Photo 4

PSA Rennes : débrayages au Montage

Jeudi 28 juin, à l’usine PSA de Rennes, à l’appel de la CGT, 60 ouvriers, dont des intérimaires, de l’équipe d’après-midi du Montage débrayaient à partir de la pause de 17 h 30 jusqu’à la fin de poste. Ils étaient rejoints par une dizaine d’ouvriers du Ferrage, atelier situé à l’autre bout de l’usine. À 21 h, 40 ouvriers de l’équipe de nuit prenaient le relais en refusant de travailler jusqu’à la pause de 23 h.

Ils protestaient contre les très mauvaises conditions de travail et de sécurité et contre le travail à répétition du week-end depuis qu’ils sont dans le nouvel atelier de montage.

C’est depuis février que la direction a progressivement basculé la totalité du montage des voitures vers un nouvel atelier flambant neuf qu’elle n’hésite pas à qualifier de « plus moderne du groupe PSA » et qui offrirait « les meilleurs standards de l’industrie automobile mondiale ». Rien que ça !

Pour les ouvriers, dont plus de la moitié sont intérimaires, la réalité est tout autre. De nombreux postes ont été supprimés.

Il faut travailler les uns sur les autres dans un atelier beaucoup plus petit que l’ancien. Du fait du « compactage » de l’atelier poussé à l’extrême, les conditions de sécurité se sont fortement dégradées. Un accident très grave a déjà eu lieu en avril. Même en ce qui concerne les sani-taires, les aires de repos ou encore l’accès à l’eau, tout a été fait au minimum.

L’atelier, trop petit et très souvent en panne, produit moins de voitures que le précédent pour réaliser la production. La direction programme donc de très nombreux samedis, et dimanches pour l’équipe de nuit, en heures supplémentaires.

Certains chefs, poussés par une direction qui veut sortir la production coûte que coûte, se comportent comme de petits tyrans. Dernière provocation, lundi 25 juin, alors qu’il faisait une chaleur infernale, les responsables du Montage ont fait travailler sur les pauses pour rattraper les pannes du matin… C’est dans ces conditions, où la grogne montait de plus en plus dans l’atelier, que la CGT a appelé à débrayer le jeudi 28 juin.

La direction, redoutant le mouvement de colère dans l’atelier, avait multiplié les pressions sur les ouvriers pour les dissuader de débrayer. Elle était aidée en cela par les syndicats SIA, FO, CFTC et CGC qui répétaient qu’un débrayage remettrait en cause l’avenir de l’usine…

Malgré cela, dans les secteurs où la CGT est présente, quasiment tous les ouvriers en CDI et plusieurs intérimaires ont participé aux débrayages. Cela a suffi à bloquer le Montage. Et ce ne sont pas les dizaines de cadres, que la direction avait mis en poste pour remplacer les grévis-tes, qui ont permis de faire beaucoup de voitures !

Les grévistes ont défilé à plusieurs reprises dans l’atelier en scandant « Le week-end c’est à nous, c’est pas pour le patron. » et « Tavares, rends-nous le pognon, nous aussi on veut le million. » Ils ont été salués par de nombreux ouvriers qui n’avaient pas débrayé mais dont quelques-uns ont finalement rejoint le cortège.

Par ces débrayages, un certain nombre de travailleurs ont relevé la tête face à une direction de plus en plus féroce, en rencontrant de la sympathie.

Il pourrait bien y en avoir de plus en plus à l’avenir car la plupart des salariés de l’usine, au-delà même des ouvriers, ne supportent plus ces pressions de plus en plus fortes.

Correspondant LO 04 Juillet 2018
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04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (le huffington post)

Philippe Poutou réclame d’être invité à un 20 heures

Le porte-parole du NPA voudrait parler à une heure de grande écoute. Mais pas de politique.

Il veut son 20 heures. Philippe Poutou réclame une invitation dans un journal télévisé à une heure de grande écoute. L’ancien candidat à la présidentielle ne veut, pour une fois, pas parler de politique mais des déboires de l’entreprise dans laquelle il travaille.

L’usine Ford de Blanquefort est ainsi menacée de fermeture et un millier d’emplois sont sur la sellette.

Pour justifier sa demande, le porte-parole du NPA fait référence aux personnalités politiques qui sont invités dans les JT pour se défendre quand ils sont mis en cause par la presse ou la justice. « Il y a énormément d’emplois en jeu, il y a les nôtres et les emplois induits dans la région, autour de 3 000. Ca signifie que derrière, socialement, c’est grave une fermeture d’usine », a lancé Philippe Poutou lors d’une manifestation qui a réuni plusieurs centaines de personnes, il y a quelques jours à Bordeaux.

« C’est le début de quelque chose, d’une vraie bataille, pour imposer à l’Etat et aux pouvoirs publics qui sont quand même lamentablement à côté de la plaque. Ils ont un travail à faire, c’est-à-dire trouver un moyen d’imposer à Ford de financer au moins une activité qui continue derrière », a-t-il réclamé.

Fin février, Ford avait annoncé qu’il cessait tout investissement dans son usine girondine, et qu’il cherchait un repreneur pour ce site de fabrication de boîtes de vitesses. Entre 2011 et 2018, Ford Blanquefort a touché 26 millions d’Euros d’aides publiques. Mais pour les syndi-cats, Ford a reçu 50 millions d’euros depuis 2013 en échange de la garantie de maintenir un millier d’emplois sur le site pendant cinq ans.

Alexandre Boudet 3/07/2018

https://www.huffingtonpost.fr

philippe poutou

Contre la fermeture de l’usine Ford Blanquefort, contre les licenciements (communiqué unitaire)

Ce qui se passe à l’usine Ford de Blanquefort est un scandale, un scandale ordinaire certes, mais un scandale auquel il ne faut surtout pas s’habituer. C’est le scandale de ces multinatio-nales qui détruisent l’emploi et le social sans aucune justification  économique au nom de la course aux profits et aux dividendes et cela après avoir reçu de l’État, depuis 2013, 50 millions d’euros de subventions publiques.

Ford fait des milliards de dollars de profits, encaisse des millions de subventions de l’État et ferme, laissant ainsi sur le carreau 1000 travailleurs, sans oublier les milliers d’emplois induits.  Le cas de Ford n’est pas isolé. Les annonces de fermetures d’usines, de licenciements se multiplient ces dernières semaines dans l’indifférence générale alors que les profits explosent.

Nos organisations politiques soutiennent la lutte des travailleurs de Ford et de toutes celles et ceux qui se mobilisent contre les licenciements et les fermetures d’usines.

Organisations signataires :

Alternative libertaire, Ensemble, Gauche Démocratique et Sociale, Génération.s, Lutte ouvrière, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche

Vendredi 29 juin 2018

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27 juin 2018 ~ 0 Commentaire

précaires (bastamag)

étudiant

Derrière les paquebots de luxe construits à Saint-Nazaire, une « génération intérim » très précaire

« Il y a tellement de constructions en cours chez STX et les sous-traitants, je pourrais avoir du boulot pendant un an »

De nombreux travailleurs des chantiers navals de Saint-Nazaire, malgré des carnets de com-mande remplis pour les prochaines années, n’ont d’autre horizon que le travail temporaire. Une armée d’intérimaires se répartit au sein d’un réseau tentaculaire d’entreprises sous-traitantes, qui assurent une flexibilité maximale du travail, tout en diluant les responsabilités en cas d’acci-dent. Passage obligé pour beaucoup de jeunes ouvriers, le travail temporaire finit souvent par durer.

Benoît Collet 27 juin 2018

Lire l’enquête sur Bastamag

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26 juin 2018 ~ 0 Commentaire

sncf (à l’encontre.ch + rp)

Borne

SNCF: une succession de grèves «carrées» ne forme pas une grève reconductible!

Ne reculant devant rien, la direction de la SNCF avait décidé d’effectuer les retraits pour grève comme si les 18 grèves de 48 heures ventilées sur le deuxième trimestre étaient un seul mouvement. Le Tribunal de grande instance [1] a donné tort aux patrons (qui ont fait appel).

Mais le constat n’est pas que juridique, il est avant tout politique: une succes-sion de grèves «carrées», c’est-à-dire limitées d’emblée à 24 ou 48 heures par exemple, ne forme pas une grève reconductible!

Il n’est pas facile d’écrire de nouveau à propos de la grève SNCF en France. Selon le calen-drier décidé par les fédérations syndicales le 15 mars, les 18 grèves de 48 heures s’étalent entre le 3 avril et le 29 juin. Le mouvement est donc toujours d’actualité. Mais, sur l’essentiel, c’est-à-dire sur le calendrier de grèves annoncé plus de trois mois auparavant, sur la neutrali-sation ainsi effectuée de toute dynamique vers une grève reconductible, sur les assemblées générales dépossédées de leur rôle, sur la place ainsi offerte à l’UNSA et la CFDT au détri-ment d’une possible alliance CGT/SUD-Rail/FO refusée par la CGT, sur la politique gouverne-mentale… que dire de plus que ce qui est dans les articles du 24 avril et du 27 mai?

Car le paradoxe de ce mouvement est bien là: oui, il dure; mais dans quelles conditions et avec quelles perspectives?

Il est notable que nombre d’animateurs et d’animatrices de la grève ont le sentiment d’aller dans le mur: alors que le nombre de grévistes diminuait, les fédérations syndicales, mais aussi la plupart des syndicats locaux, n’ont jamais voulu remettre en cause «le calendrier», c’est-à-dire les grèves de 48 heures sans débat sur la reconduction du mouvement.

La grève reconductible n’a pas de vertu magique, et y appeler n’est nullement la garantie qu’elle existe.

Il faut la préparer, l’organiser, l’animer, la renforcer, etc. Et ça ne marche pas toujours! Mais les grèves «carrées», fussent-elles de 48 heures au lieu des plus habituelles de «24 heures», pré-sentent des différences essentielles avec les mouvements reconductibles: l’assemblée généra-le perd son sens puisque les grévistes n’ont pas à décider de leur grève. Ils et elles doivent suivre le calendrier des fédérations syndicales. Les grèves non reconductibles ne créent pas les conditions du débat permanent, et de la créativité individuelle et collective qui en sort, que favorisent au contraire l’AG quotidienne, les discussions tout au long de la journée sur le lieu de grève.

Bien évidemment, ce n’est pas après plus de 30 journées de grève non reconductibles qu’un mouvement reconductible peut s’envisager

Le slogan demeure juste, mais il reste à l’état de slogan car les grévistes sont épuisé·e·s. Epuisé·e·s financièrement, ce qui n’est pas rien, mais aussi moralement: «tout ça pour ça?»

Le gouvernement a fait voter sa loi.

Sans surprise, UNSA et CFDT organisent leur sortie du mouvement. CGT et SUD-Rail disent continuer durant l’été. Mais les conditions sont floues, l’absence d’unité (pourtant prétexte à l’alignement sur «le calendrier» durant trois mois) pèse, et bien des grévistes se demandent si le durcissement annoncé à travers des grèves lors des journées de départs en vacances ne vient pas trop tard… volontairement. D’autant qu’il s’accompagne aussitôt de déclarations parlant de «calendrier [de grèves] allégé».

Les grévistes méritent tout notre respect et ont besoin de tout notre soutien.

C’est ce que tentent d’apporter certaines forces syndicales interprofessionnelles, mais aussi associatives et politiques. Chacun et chacune comprend qu’il ne s’agit pas seulement d’une grève des cheminots et des cheminotes, ni même d’une grève pour le service public ferroviaire. C’est cela, et c’est déjà énorme, mais il y a un enjeu politique qui dépasse ces cadres. C’était une raison de plus pour ne pas s’enfermer dans le piège des grèves non reconductibles!

Au niveau interprofessionnel, une journée nationale est programmée pour le 28 juin.

Décidée par les confédérations CGT et FO, elle n’enthousiasme guère dans les syndicats locaux. Elle apparaît bien trop artificielle au regard de la situation réelle dans les entreprises et les services. Solidaires y appelle, sans avoir signé l’appel CGT/FO rempli de références au «dialogue social», aux «valeurs républicaines», etc. Plus que jamais, les priorités sont sans doute ailleurs: reconstruire un tissu militant au plus près du terrain, organiser le travail commun des militants et militantes défendant et pratiquant un syndicalisme où l’affrontement de classe est mis en avant, en s’appuyant sur une pratique démocratique de masse. (26 juin 2018)

Christian Mahieux est membre de Sud Rail et participe au comité de rédaction de la revue Les utopiques. Cahier de réflexions, de l’Union syndicales Solidaires

[1] Le 21 juin, le Tribunal de grande instance de Bobigny a condamné la SNCF à payer les jours de repos des grévistes dont elle avait retenu le paiement. (Réd. A l’Encontre)

Alencontre  26 juin 2018 Christian Mahieux

http://alencontre.org/

Lire aussi:

Marche forcée vers la privatisation.   La SNCF va annoncer la suppression de 3 000 emplois dans le fret (RP)

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26 juin 2018 ~ 0 Commentaire

doux (le télégramme)

doyx

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23 juin 2018 ~ 0 Commentaire

doux (le télégramme + of)

doux

Doux. 130 licenciements, peu de reclassements

La reprise de Doux par le consortium emmené par LDC s’annonce doulou-reuse : au total, entre le siège et l’usine, 130 personnes seront licenciées. Ce jeudi, ils se sont vu présenter le contrat de sécurisation professionnelle. Les syndicats dénoncent des propositions de reclassement quasi inexistantes.

« On comptait énormément sur les reclassements pour limiter le nombre de licenciés, expli-quent Patrick Moigne et Yannick Guéhenneux, de la CGT (Confédération générale du travail). Mais les profils des salariés de Doux ne correspondent pas aux postes ». Sur les 74 personnes concernées à l’usine de Châteaulin, « seules trois ont pu retrouver un poste au sein du groupe LDC », précisent les membres du syndicat. Soit, avec les 59 licenciements concernant le siège, un total de 130 personnes remerciées sur le bassin de vie de Châteaulin. Car il faut aussi compter avec les sites de Plouray (Morbihan) et ceux de Vendée.

Encore plus de précarité

« Derrière les nombres, il y a de l’humain. Ce n’est pas juste un matricule et puis point barre », s’offusque Nadine Hourmant, déléguée Force Ouvrière de Doux. « Ça a été très mal accepté : d’abord, il y a le licenciement, puis on affirme aux salariés qu’il existe des postes à pourvoir mais qu’ils ne pourront pas y accéder. C’est un second coup de massue qui arrive ! Pour nous, il y a de l’écœurement : on ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de licenciements ».

« Tout ce qui a pu être dit, c’est juste de la communication

Derrière, les actes ne suivent pas », dénoncent de leur côté Patrick Moigne et Yannick Gué-henneux. Avant d’ajouter : « On a fait croire aux gens qu’ils pouvaient avoir des reclassements, on s’est senti floué ». Les deux élus syndicaux s’étonnent également du taux de précarité qui risque d’exploser dans l’entreprise : « Parmi les 71 personnes licenciées, toutes sont en CDI. Certains travaillaient ici depuis trente, voire quarante ans. C’était leur vie et on leur dit « Vous ne venez plus travailler ». Ça nous choque : ils vont compenser ce manque par toujours plus de précarité : avec les CDD et les intérimaires. On est en sous-effectif de CDI, c’est une réalité ».

« Très difficile pour certains de retrouver un travail »

Les membres du personnel licenciés disposent maintenant de trois semaines pour faire savoir s’ils souhaitent adhérer au contrat de sécurisation professionnelle mis en place par Pôle emploi et dont l’accompagnement sera assuré par le cabinet Altedia. « Mais il va être très difficile pour certains de retrouver un travail et le plan de sauvegarde de l’emploi ne vaut évidemment pas un emploi, souligne Nadine Hourmant. On accompagnera chaque salarié dans ses démarches, on s’est engagé à le faire ». « On va continuer de se battre pour faire valoir la priorité de réembauchage des salariés licenciés », renchérissent les CGTistes.

Déterminés à suivre tous les salariés dans leurs démarches, les syndicaux ont du mal à envisa-ger la suite et la nouvelle usine de 2020. « Il faut rappeler que le site de Châteaulin n’est qu’en sursis », avance ainsi Nadine Hourmant, quand les représentants de la CGT font part de leurs doutes « sur la pérennité de l’outil ». « Quoi qu’il arrive, c’est une situation qui laissera forcé-ment des traces », conclut avec dépit la déléguée FO.

22 juin 2018

 https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Doux : 136 licenciements et les aides précisées (OF)

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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

macron à quimper (côté quimper)

manif

Emmanuel Macron à Quimper : 200 personnes manifestent devant la gare

Jeudi 21 juin 2018, environ 200 personnes se sont rassemblées devant la gare SNCF pour dénoncer la politique d’Emmanuel Macron, en visite à Quimper.

Emmanuel Macron ne les verra sans doute même lors de sa visite jeudi 21 juin à Quimper. A l’appel de la CGT cheminots, 200 personnes sont rassemblées depuis ce matin à 8 h pour dénoncer la réforme de la SNCF. Parmi les manifestants, il y a aussi des salariés d’Enedis (ex-ERDF), quelques blouses blanches, des opposants à la suppression de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (? Note du blog)  ou du compteur Linky.

Le centre-ville de Quimper verrouillé

Des membres des syndicats Sud et Force ouvrière ont également pris part à cette action devant la gare de Quimper. Les manifestants ont voulu adresser des messages au président de la République, en visite à Quimper.  Ils ont prévu d’essayer de rejoindre le centre-ville mais les quais et les alentours de la place Saint-Corentin, près de la cathédrale, sont inaccessibles depuis 6 h et jusqu’à 14 h cet après-midi.

La Ligue des droits de l’homme de Quimper a pour sa part été interdite d’organiser son petit-déjeuner solidaire, en réponse au petit-déjeuner solidaire en préfecture du Finistère où Emmanuel Macron avait rendez-vous avec des élus à 9 h.

Discours attendu à 11 h sur la place Saint-Corentin

Le président de la République doit prononcer un discours à 11 h sous chapiteau sur la place Saint-Corentin. Des élus locaux ont commencé à y prendre place.

21 Juin 2018

https://actu.fr/bretagne/

Commentaire: Frapper très fort sur le moindre mouvement et plus de manifs! Merci pour tes conseils, tonton Poutine!

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