Archive | Luttes ouvrières

22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

afrique du sud (rfi)

numsa

La Saftu, un syndicat opposé à l’ANC, voir le jour en Afrique du Sud

Cette nouvelle fédération syndicale a été lancée le 21 avril. Elle est farouchement opposée à l’ANC, le parti au pouvoir et à son allié historique, la confédération syndicale Cosatu.

L’Afrique du Sud voit le début d’une nouvelle ère syndicale. Baptisée Saftu pour « South African Federation of Trade Unions » ( Fédération de syndicats sud-africains ), une nouvelle fédération lancée le 21 avril rassemble une vingtaine de syndicats et démarre avec près de 700 000 membres. Ce lancement représente une véritable claque pour sa rivale, la Cosatu. Cette confédération syndicale historique a joué un rôle majeur dans la lutte contre l’apartheid mais qui est aujourd’hui jugée trop proche du pouvoir.

Ferme opposition à Jacob Zuma

Les deux plus gros syndicats de cette nouvelle fédération ont d’ailleurs quitté la Cosatu, dont celui de la métallurgie, Numsa, expulsé pour avoir critiqué le chef de l’Etat Jacob Zuma et son gouvernement.

Pour Irvin Jim, du syndicat de la métallurgie, il faut recréer un syndicat au service des travailleurs. « Pour nous, les travailleurs de la métallurgie, cela a été un long voyage que nous avons été forcés de prendre, raconte-t-il. Je dois vous dire qu’aujourd’hui, nous sommes très heureux qu’une nouvelle fédération soit créée. C’est le début d’un travail difficile pour reconstruire des syndicats qui seront indépendants et qui ne répondront qu’aux travailleurs. »

Parmi les grandes figures de Saftu, on compte d’importants leaders syndicaux et d’autres activistes anti-apartheid autrefois proches de l’ANC, le Congrès national africain.

Cette nouvelle fédération promet d’être un adversaire coriace pour le gouvernement, en train d’être lâché par ses alliés traditionnels que sont le Parti communiste et la Cosatu.

RFI  22-04-2017

http://www.rfi.fr/

Lire aussi :

Le bateau Zuma prend l’eau (Sur le SACP/ PC d’Afrique du Sud)

La puissante confédération syndicale Cosatu lâche Zuma

Le syndicat Numsa crée son propre parti politique

National Union of Metalworkers of South Africa (Wikipedia)

Amandla (Revue de gauche)

Amandla Facebook

Commentaire: Le gouvernement du parti de Mandela (ANC) s’est largement servi dans les caisses du pays le plus riche d’Afrique,  laissant une minorté des blancs s’enrichir, sans que l’immense majorité noire (et quelques blancs et métis) en aient des miettes. Ses alliés du COSATU (syndicat) et du PC (SACP) commencent à le lâcher mais tard, très tard. Parallèlement des militants reconstruisent un syndicat et un parti ouvrier.

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

nantes éboueurs (lutte ouvrière)

Manara-marre

Nantes : éboueurs en grève

Depuis un mois déjà, la contestation du projet de Nantes métropole appelé « réorganisation de la collecte » prend différentes formes auprès des 220 éboueurs qui collectent les déchets de la métropole.

Ce projet prévoit de supprimer 24 postes, dont huit de conducteurs, ce qui reviendrait à trans- férer la charge de travail de huit tournées de ramassage d’ordures sur le reste des équipes. La direction des déchets veut aussi mettre en place des systèmes de géolocalisation sur tous les camions, pour suivre tous les faits et gestes des équipes. En résumé, ce projet porté par Johanna Rolland, maire PS de Nantes et qui soutient le candidat Hamon, a pour but d’augmen- ter le temps de travail de chacun, alors que son poulain à l’élection présidentielle prétend vouloir le diminuer s’il était élu.

Pour organiser leur mouvement, les éboueurs se sont réunis mardi 11 avril à la Maison des syndicats.

Après une assemblée générale de plus de deux heures, pratiquement la totalité des présents a décidé de durcir le mouvement, qui jusqu’alors se limitait à des débrayages et à des ralentis-sements du ramassage des poubelles. Les nombreuses interventions des présents et de certains représentants syndicaux ont permis de déterminer quelle forme devait prendre le mouvement. Ainsi, des journées de grève seront décidées. Et, même si la totalité des éboueurs n’étaient pas présents, l’objectif est bien de mettre tout le monde en grève.

La direction des déchets vient d’ailleurs d’essuyer un premier camouflet vendredi 7 avril. Elle avait décidé d’organiser une consultation sur les nouveaux horaires d’embauche, qu’elle veut avancer de trois quarts d’heure, à 5 h 45, avec la mise en place de la réorgani-sation au 1er octobre 2017. Résultat, seulement sept agents ont participé au vote, sur plus de 220 agents des trois sites de Nantes.

Pourtant, malgré cette « impressionnante » participation, la direction ose dire que le projet des nouveaux horaires est validé, ce qui fait bien sourire tout le monde tellement c’est ridicule. C’est le 49-3 à la mode nantaise ! Les éboueurs ont décidé d’entrer en grève dès le vendredi 14 avril, bloquant les trois sites de collecte dès 5 heures du matin dans une ambiance frater- nelle. Le midi, sur un dépôt, ils ont eu la visite de cheminots venus les soutenir.

Les grévistes savent que l’épreuve de force continue contre leur employeur, Nantes métropole qui, depuis le début, ne fait que les menacer s’ils ne rentrent pas dans le rang. Le fait d’être maintenant totalement en grève leur donne une arme de plus pour faire plier leur direction car, bien sûr, la force des travailleurs, c’est la grève.

Correspondant LO

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17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

tous ensemble! (j chastaing)

courroux

TOUS ENSEMBLE! TOUS ENSEMBLE ! C’EST LE MOMENT !

GREVE NATIONALE DES EBOUEURS A PARTIR DU 18 AVRIL ( préavis du 18 au 30 avril)

GREVE NATIONALE DES TRANSPORTS LE 18 AVRIL (routiers, bus, ambulanciers, transports de fonds, etc…)

PREAVIS DE GREVE NATIONALE A LA POSTE DU 18 AU 22 AVRIL

GREVE NATIONALE DES AUTO-ECOLE LE 18 AVRIL

GREVE NATIONALE ILLIMITEE DES INTERNES EN MEDECINE

4eme SEMAINE DE GREVE GENERALE EN GUYANE

UNE MOYENNE DE 400 GREVES PAR JOUR DEPUIS LE 21 MARS

A PARTIR DU 18 AVRIL ON FAIT ENTRER LA LUTTE, LA RUE ET LES REVENDICATIONS SOCIALES DANS LA CAMPAGNE ELECTORALE  =ET TOUS ENSEMBLE LE 22 AVRIL POUR LE PREMIER TOUR SOCIAL

14 H PLACE DE LA REPUBLIQUE PARIS

Source

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17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

nddl 1er mai

nddl1

nddl3

syndicnon@riseup.net

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15 avril 2017 ~ 0 Commentaire

cocos (fr3 + cgt)

coco

Le SMIC horaire pour plumer les Cocos de Paimpol

C’est une vraie révolution dans le Trégor. Les saisonniers embauchés ( souvent étrangers et souvent logés et nourris de manière déplorable note du blog ) pour la récolte des célèbres Cocos de Paimpol, les plumeurs, seront désormais rémunérés au SMIC horaire et non plus à la tâche comme auparavant, c’était 0,54 € au kilo récolté, la saison dernière.

Ça ressemble à une révolution.

Les plumeurs de Cocos de Paimpol, c’est comme ça qu’on appelle les saisonniers qui récoltent les fameux haricots blancs, qui font la fierté du Trégor, seront désormais payés au SMIC horaire. Après de longues négociations entre représentants des producteurs, syndicats et instances de l’Etat, un nouveau système de rémunération des saisonniers a été acté. Depuis 25 ans, ces travailleurs saisonniers étaient payés à la tâche, 0,54kg le kilo, la saison dernière, et il fallait ramasser au moins 130 kg pour obtenir un SMIC.

Le nouveau système, mis en place à l’initiative de l’Inspection du travail, serait beaucoup plus respectueux du travail des intérimaires selon les syndicats.

Krystell Veillard 14/04/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr

coco

VOICI L’ACCORD HISTORIQUE SUR LE COCO DE PAIMPOL

DESORMAIS LA REMUNERATION NE POURRA ETRE INFERIEURE AU SMIC HORAIRE. LA CGT EST EXCEPTIONNELLEMENT SIGNATAIRE PAR LA MAIN DE SON RESPONSABLE REGIONAL DE L’AGRO. IL VA FALLOIR DESORMAIS FAIRE VIVRE CET ENGAGEMENT QUI SERA DOUBLE D’UN AVENANT A LA CONVENTION COLLECTIVE DEPARTEMENTALE POLYCULTURE ELEVAGE.

RAPPELONS QU’IL A FALLU QUATRE SEANCES DE NEGOCIATION, l ‘INTER- VENTION DES DEUX MINISTERES AGRI ET TRAVAIL, l’ENGAGEMENT DE LA DIRECCTE 22 POUR OBLIGER LES PRODUCTEURS DE COCOS A  PASSER DU 19é AU 21è SIECLE…..

ENFIN IL EST A NOTER QUE LA CFDT ET LA CGC ONT SUIVI LA LIGNE DEFINIE PAR LA CGT DANS CE DOSSIER: AUCUN COMPROMIS SUR LE DOS DU PROLETERIAT AGRICOLE

LA DELEGATION CGT

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12 avril 2017 ~ 0 Commentaire

stx st nazaire (l’écho + of + lo)

Manara-marre

Saint-Nazaire La CGT appelle à la grève demain aux Chantiers

Alors que l’accord entre Fincantieri et l’Etat doit être signé ce mercredi ,150 salariés des Chantiers ont débrayé ce matin à l’appel de la CGT. Ce mouvement fait suite au comité d’entreprise de jeudi durant lequel les salariés ont appris qu’ils ne toucheront pas cette année de prime d’intéressement. « Cette annonce, c’est un crachat de la part de la direction, lance Sébastien Benoit, secrétaire général de la CGT navale.
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Il fallait 1,2 million d’euros pour déclencher la prime sur le bilan comptable 2016, mais il manque quelques dizaines de milliers d’euros, le prix d’un chariot élévateur ou de la voiture du patron. »
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La CGT appelle à la grève de l’ensemble des salariés, demain, à partir de 7 h 30 sur le site.Le syndicat réclame une augmentation de 2 € net de l’heure pour l’ensemble des salariés, une prime de 2000 euros et que la direction cesse de recruter certains ouvriers en dessous du Smic. «C’est un scandale que l’on dénonce depuis deux ans. Certains salariés sont embauchés avec des taux horaires de 9,17 € et 9,32 € et la direction complète avec des primes pour atteindre le taux horaire légal de 9,76 € »,

12/04/2017 coralie durand

44600 Saint-Nazaire
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http://www.lechodelapresquile.fr/
 .
Lire aussi:
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11 avril 2017 ~ 0 Commentaire

interdiction des licenciements (tc)

licencions

Licencions les licencieurs!

L’interdiction des licenciements est une mesure qui est avancée de façon assez centrale par notre candidat Philippe Poutou, et qui est une des mesures phare du NPA. Revenons sur l’intérêt d’un tel mot d’ordre.

Faire écho à l’atrocité de perdre son emploi

Beaucoup de politiques nous parlent de croissance, d’emplois, de consommation, mais pres- que jamais de la souffrance engendrée par la perte et la recherche de l’emploi du point de vue des travailleur/ses. Pour eux d’ailleurs, l’histoire se construit par le dirigeants et entrepreneurs du pays. C’est alors bien normal, de leur point de vue, qu’ils/elles ne parlent pas de ce que vivent des millions d’exploité-e-s.

Avec le chômage de plus en plus massif, la précarité d’une large partie de la population est de plus en plus importante. Cette extrême précarité, pour celles et ceux qui arrivent à avoir de temps à autres un emploi, est elle aussi d’une violence extrême : elle force à accepter n’impor- te quel emploi qui passe, avec des salaires de plus en plus bas, etc.

Vu la quantité des profits que réalisent les grand groupes capitalistes, et les divers mécanismes de filiales et autres externalisations, ces licenciements sont révoltants pour qui est du côté des licencié-e-s.

Les licenciements : survie pour les capitalistes

Si les capitalistes licencient, ce n’est pas parce qu’ils sont «méchants» même si cela ne les dérange pas qu’il existe une classe d’exploité-e-s. C’est avant tout une question de survie pour elles et eux. En effet, pour permettre aux capitalistes d’être compétitifs et ainsi augmenter leur profits, et plus exactement leur taux de profit, ces derniers ont plusieurs options : augmenter la productivité, augmenter le temps de travail, et remplacer les humains par des machines. Les licenciements sont donc un outil qui peut découler des ces trois leviers que les capitalistes ont.

C’est donc bien du système économique que découle le besoin de licenciement. Les licen- ciements, le chômage massif sont bien le pendant d’une répartition des richesses faite dans le seul intérêt des capitalistes.

Le droit à l’emploi

Le droit au travail, réaffirmé dans le préambule de la Constitution de 1946 : « Chacun a le devoir de travailler et le droit à obtenir un emploi ». Si le devoir de travailler est bien réel et pèse de tout son poids sur les travailleur/ses, le droit à obtenir un emploi reste malheureu-sement virtuel dans une société fondée sur l’exploitation. La liberté d’entreprendre, qui est dans notre société bien plus forte, donne le pouvoir aux patrons d’embaucher… ou de laisser des millions de chômeur/ses sans emploi.

En revanche, si l’on regarde qui peut employer massivement des personnes, on s’aperçoit très rapidement que ces personnes n’ont pas besoin de protection, ces personnes sont riches, et souvent même intouchables.

Il est injuste de pouvoir se voir licencier, avec à la clé des tragédies pour bien des personnes (perte de logement, vie de famille très difficile, stigmatisation de toute la société sur les chô- meur/ses) alors que nous n’avons pas choisi d’être exploité-e-s ! Nous ne naissons ni libres ni égaux…

Le droit aux travail est donc un droit qui reste à conquérir pour les exploité-e-s. Ce droit au travail doit être naturellement articulé avec la diminution du temps de travail pour qu’il y ait assez de travail pour toutes et tous. Les travailleur/ses qui sont en emploi doivent travailler à la solidarité avec celles et ceux qui ne le sont pas.

Comment mettre en place l’interdiction des licenciements ?

Si notre candidat à la présidentielle de 2017, Philippe Poutou, propose cette mesure, ce n’est en aucune façon une mesure applicable par une loi voté par le haut dans un monde capitaliste. Cette mesure qui tombe sous le sens dès lors qu’on est du camps des exploité-e-s ne pourra être mise en place qu’en articulant cela avec la réquisition des moyens de production. En effet, sans patron, sans profit à assurer pour être plus compétitif que les voisin-e-s, plus de raison de licencier, et la réduction du temps de travail devient alors possible.

Cette mesure, ou mot d’ordre, du candidat doit ouvrir cette perspective.

Et pour cela, il n’est pas question de délaisser notre pouvoir à un bon tribun nous promettant de belles choses, il s’agit de s’organiser, et de construire la lutte : la lutte syndicale, la lutte dans les quartiers, la lutte féministe et internationaliste, pour que la classe des travailleur/ses et des exploité-e-s bloque le pays, par des grèves massives.

Dans la grève, la prise de conscience de la centralité des travailleur/ses se fait rapidement, et cela ouvre des perspectives insoupçonnées. C’est une impasse que de laisser penser qu’on peut réformer le système capitaliste pour le bien de toutes et tous, tant qu’il y aura des possé- dants des moyens de production, il y aura de l’exploitation. C’est cela qu’il faut abolir, non pas en votant, mais en s’organisant, en militant, et en luttant.

Bien sûr il faut construire ce rapport de force, mais c’est possible. Dans les années 1970, les victimes d’un licenciement économique touchaient 90 % de leur salaire pendant un an, depuis il y a eu recul sur recul, avec en apothéose la loi travail du printemps 2016. Dans les 30 dernières années, c’est le patronat qui a mené l’offensive, soutenu par les gouver- nements du PS et de l’UMP. Maintenant, il reste à mener l’offensive contre le patronat.

À la suite des élections présidentielles de 2017, dans tous les cas envisageables, et quand bien même Mélenchon sortirait vainqueur, il faudra continuer à lutter, lutter pour l’émancipation des travailleur/ses, des femmes, des LGBTIs, des racisé-e-s, lutter pour construire un monde sans classe, sans exploitation, pour un monde communiste.

Lucas Battin (10 avril 2017)

http://tendanceclaire.org/

 Commentaire: La « Tendance Claire » est un courant du NPA

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10 avril 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix présidentielle (ouest france)

evelyne

Évelyne Le Guern lutte pour Philippe Poutou

ILS MILITENT. Premier volet de notre série sur l’engagement militant. À l’approche de l’éché- ance présidentielle, Évelyne Le Guern, salariée de Synutra, a clairement choisi son camp : son vote ira au NPA. Au premier abord, elle peut paraître menue. Pourtant Évelyne Le Guern a une sacrée énergie et une belle gouaille.

À l’approche des élections, ne lui parlez pas d’Emmanuel Macron. Les propos de l’ancien ministre sur les « illettrées » de l’agroalimentaire, Évelyne Le Guern ne les a « toujours pas digérés. Ce n’est pas correct. On ne peut pas parler comme ça », assène-t-elle.

Licenciement et formation

Et l’agroalimentaire, elle en connaît un rayon. Avant d’intégrer l’usine de lait en poudre Synu- tra, à Carhaix, dès sa phase de travaux, elle a passé 400 heures à se former, « à galérer sur les bancs, comme à l’école. Ce n’est pas pour entendre ça. » Non, le cœur politique d’Évelyne Le Guern bat pour le NPA, le Nouveau Parti Anticapitaliste. « J’ai toujours voté de ce côté-là », assure-t-elle.

Marine-Harvest

Sa première carte au parti et son saut dans le militantisme sont intervenus en 2013. La date coïncide avec le mouvement social de Marine-Harvest Kritsen, l’usine de saumon de Poulla- ouen, où elle était ouvrière. « Les militants du NPA ont été là, avec nous, à lutter jour et nuit. Ils ne nous ont pas laissés tomber », se rappelle la militante, qui a dû retrouver un emploi à la cinquantaine. « À ce moment-là, ce n’était pas pour les primes que nous nous battions, c’était pour l’emploi. »

La lutte

La lutte, c’est peut-être ainsi qu’elle résume le mieux le NPA. Pour autant, elle ne souhaite pas voir le mouvement comme agressif ou violent. « Oui des fois il y a de quoi arracher une chemise. Mais pour certains, désormais, la lutte est aussi le seul moyen de se faire entendre ! »

« Un ouvrier, comme moi »

Alors tout naturellement, pour l’élection présidentielle, elle soutiendra et votera pour «Poutou». Elle l’explique facilement : « C’est un ouvrier, comme moi. Il comprend nos situations, il sait de quoi il parle. » Preuve à l’appui, la militante cite une proposition du candidat NPA : « La retraite à 55 ans pour les boulots pénibles. Parce que ceux-là, ils partent à la retraite comme les autres, mais ils ont moins le temps d’en profiter. Ils sont cassés. »

Et les autres…

Si elle estime que Jean-Luc Mélenchon n’est « pas mauvais », et qu’elle reste polie face au PS de Benoît Hamon, pas question d’entendre parler de François Fillon, mis en examen pour «détournement de fonds public». Ni de Marine Le Pen, «Jamais. C’est notre opposé. Je n’aime pas du tout l’idée de la fermeture des frontières », argue l’ouvrière.

Sur le marché

Pour convaincre les autres, avec ses « camarades » de la section carhaisiennes, elle distribue régulièrement des tracts sur le marché. « On est bien accueilli généralement. Les gens sont plutôt sympas. Je pense même que beaucoup ont de la sympathie pour Philippe Poutou. Le problème est qu’ils ne votent pas…» Évelyne Le Guern se rend aussi à diverse réunion du groupe NPA. Ce dernier a réussi à acquérir une certaine visibilité à Carhaix, grâce à la présen- ce d’un conseiller municipal : Matthieu Guillemot. L’un des quatre élus français du parti.

Libérateur

Son engagement militant est pour elle « libérateur. Ça me plaît vraiment. Il y a une véritable solidarité avec le reste des camarades. On sait que si l’un de nous a un coup dur, les autres seront là. » Camarade, c’est d’ailleurs un mot qu’elle emploie presque sans se rendre compte. « Mais ça veut dire quelque chose. Vraiment. Il y a de sacrés liens. »

Anaëlle BERRE  10/04/2017

http://www.ouest-france.fr/

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09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (le parisien)

revanche

Poutou : «Avec moi, les gens ont pris une revanche!»

Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 10 mars. « A quoi ça rime de s’en prendre aux immigrés ? » s’indigne Philippe Poutou à propos du FN.

Le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste pour la présidentielle, Philippe Poutou, qui milite entre autres pour l’interdiction des licenciements, espère capitaliser après son coup d’éclat lors du dernier débat télévisé. À deux semaines du premier tour de la présidentielle, le candidat ouvrier espère capitaliser après son coup d’éclat lors du dernier débat télévisé.

Vous avez fait sensation lors du débat avec votre formule sur l’«immunité ouvrière» visant Marine Le Pen et François Fillon sur les affaires…

Philippe Poutou. Beaucoup de gens viennent me voir, me reconnaissent, me demandent une photo et surtout me remercient d’avoir osé dire les choses franchement. C’est touchant. Les gens sont fiers. Mais je reste surpris de l’impact de cette séquence. Ça montre le niveau de colère qui existe sur ces sujets. Avec ce moment de télé, les gens ont pris une revanche.

Cette réplique était-elle préparée ?

Nous avions l’intention de parler de la corruption des politiciens. Mais la manière dont c’est sorti était spontanée. Il y avait une grosse pression pour ne pas le faire. On nous a demandé de rester fair-play et de nous concentrer sur les programmes. Il ne fallait pas que ça dérape. Et puis voilà, c’est sorti.

Il y a eu aussi des critiques sur votre tenue. Marion Maréchal-Le Pen a dit que vous étiez « en pyjama et pas rasé »…

C’est marrant. On sent qu’ils ont la haine. Ça relève du mépris social.

Vous avez refusé de serrer la main à Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron. Pourquoi ?

J’ai toujours refusé de serrer la main de la droite et de l’extrême droite. On n’a rien à faire ensemble. On n’a rien à voir. Ça n’est pas ma famille. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai refusé de faire la photo.

En 2012, vous n’aviez atteint que 1,15 % des voix, quel est votre objectif cette fois ?

Faire entendre la révolte sociale, dénoncer ce système capitaliste, ses richesses indécentes. Il faut arrêter de subir. On nous parle de vote utile. Mais être utile, c’est arrêter de baisser la tête.

Quelle est la mesure phare de votre programme ?

L’interdiction des licenciements, la retraite à 60 ans et la réduction du temps de travail. C’est la suppression du chômage, en fait.

Vous défendez les ouvriers mais c’est vers Marine Le Pen qu’ils se tournent aujourd’hui…

Dans l’usine où je travaille, il y a des collègues un peu paumés qui vont voter pour elle. C’est lié au climat social, au désarroi. Les gens se replient sur eux-mêmes. Le Pen profite de ça. Comme elle a des idées de m…, elle profite bien des situations merdiques. A quoi ça rime de s’en prendre aux immigrés ? C’est malsain et violent. Les exploités ont intérêt à se battre ensemble et à se serrer les coudes.

En dix ans, les scores de l’extrême gauche se sont réduits comme peau de chagrin. Jean-Luc Mélenchon a-t-il siphonné votre électorat ?

Jean-Luc Mélenchon est en train d’absorber le PS. Il devient l’incarnation de la gauche institutionnelle. Nous, on pense que la solution est du côté de la révolte.

Regrettez-vous l’annulation du débat sur France 2 le 20 avril ?

Oui. Le soir du premier débat, on a compris qu’il n’y en aurait pas de deuxième. Les petits candidats ont emmerdé les gros. Ils n’allaient pas prendre le risque que cela se reproduise.

Myriam Encaoua |08 avril 2017

http://www.leparisien.fr/

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31 mars 2017 ~ 0 Commentaire

poll tax (psl)

poll tax

Londres le 30 mars 1990

Comment Thatcher a-t-elle pu être renversée? Retour sur la lutte contre la Poll Tax.

La lutte contre la Poll Tax s’est soldée par une splendide victoire qui a humilié et vaincu Thatcher et l’a même balayée dans les poubelles de l’Histoire. Ironiquement, c’est par l’absence de direction, voir même le sabotage, de la part du Labour Party (Parti Travailliste)  et des directions syndicales, que cette lutte a été victorieuse.

La bataille de la Poll Tax fut préparée par toute la période précédente, pendant laquelle cha- que camp a testé ses forces dans la lutte, et plus particulièrement durant la campagne de Liverpool entre 1983 et 1987. Cette victoire n’aurait pas été possible sans les événements survenus à Liverpool, grande répétition du conflit autour de la Poll Tax. Le conseil municipal de Liverpool, a d’abord humilié et finalement défait Thatcher, la forçant à battre en retraite en 1984. L’héroïque combat de la ville de Liverpool s’est logé dans la conscience des couches les plus avancées de la classe ouvrière.

« La grande majorité [des Britanniques] sont opposés à la Poll Tax, mais les dirigeants du Labour ont fait comprendre que cette lutte serait limitée au parlement. Mais ce gouvernement n’écoute pas les discours parlementaires. C’est seulement en mobilisant une lutte de masse, comme à Liverpool, que le mouvement ouvrier pourra forcer « la dame de fer » à reculer. Les conseils écossais ont le même choix qu’à Liverpool : ou bien ils peuvent se déshonorer en implantant la Poll Tax, ou bien, comme à Liverpool, ils peuvent dire « non », refuser de la collecter et appeler à une grève générale d’un jour. Autrement, ils peuvent aussi bien démissionner. Il y a une situation explosive qui se développe dans les quartiers. Le gouvernement a commis une grosse erreur. «   [Militant, 12 février 1988]

La grosse erreur de Thatcher

Nous avons compris dès le début que Thatcher avait fait une erreur fondamentale. Elle avait abandonné sa « tactique de saucissonnage » : s’en prendre à une partie de la classe ouvrière tout en tentant d’amadouer les autres, comme le gouvernement conservateur avait agi contre les mineurs et, bien sûr, contre Liverpool. Cette fois-ci, elle avait décidé de s’attaquer à la grande majorité du peuple britannique en même temps.

Après la victoire des conservateurs aux législatives de 1987, Militant titrait le 7 juillet : « Poll Tax le pillage des conservateurs ». Une des conséquences des élections de 1987 fut de réduire la représentation des conservateurs Ecossais à Westminster au point que tous leurs parlemen-taires puissent entrer dans deux taxis (Actuellement il n’y en a plus Note du Blog) ! Thatcher avait planifié sa vengeance en introduisant la Poll Tax d’abord en Écosse.

A ce stade, Thatcher vantait la Poll Tax comme « le vaisseau amiral » de son gouvernement. Nous écrivions dans le Militant [29 juillet 1988] : « le Titanic était le « vaisseau amiral » de la marine marchande britannique et était considéré comme étant insubmersible avant qu’il ne rencontre un iceberg ! Aujourd’hui, les Tories vont entrer en collision avec un obstacle bien plus formidable : la classe ouvrière écossaise en colère et mobilisée, et juste après, leurs homologues Anglais et Gallois ! Avec une direction claire, le mouvement ouvrier peut couler le vaisseau amiral conservateur sans qu’il ne laisse ensuite de trace. Quand le vaisseau amiral coule, l’Amiral coule avec lui ou est viré. »

Ces mots furent véritablement prophétiques, et ce fut le cas 4 ans plus tard. Avec la Poll Tax, Thatcher a réussi à faire ce dont les Travaillistes et les directions syndicales avaient été incapables pendant les 9 années précédentes : unir et généraliser les luttes de la classe ouvrière contre le gouvernement. Auparavant, elle avait fait très attention à ne pas s’en prendre à l’ensemble de la classe ouvrière ou à ne pas mener l’offensive sur deux fronts en même temps. Mais la Poll Tax a affecté les jeunes comme les vieux, les travailleurs comme les chômeurs, les malades et les handicapés, les locataires et les propriétaires, aussi bien que les Noirs et les Asiatiques. Tous, sauf les riches et la classe moyenne supérieures, étaient frappés par la Poll Tax.

L’autre erreur fatale commise par Thatcher et ses ministres fut de considérer que la position de passivité adoptée par les dirigeants travaillistes était un fidèle reflet de la réaction de la base des travailleurs. A ce stade, nous en étions encore dans l’idée que le mouvement travailliste officiel pouvait être convaincu d’entrer en action contre la Poll Tax ; malgré la chasse aux sorcières vicieuse contre les dirigeants de Militant et les persécutions des membres de Militant à Liverpool depuis 1985. Nous n’avions pas non plus abandonné l’espoir que les luttes de la classe ouvrière transformeraient le Labour Party en une direction de gauche pour la lutte. Le Labour était, en réalité, déjà irrécupérable à ce stade. Le New Labour a par la suite tellement tourné à droite que des dirigeants de droite de l’époque se sont retrouvés « à la gauche » du parti tout simplement sans changer de position !

On ne peut pas payer, on ne payera pas

« L’émeute de Trafalgar Square » a été décisive dans la défaite de la Poll Tax. Aussi importante qu’ait pu être cette « émeute », elle était plutôt symptomatique du sentiment anti-Poll Tax qui existait. C’est le non-paiement massif, qui constitua la réelle raison derrière la retraite de Thatcher et ses successeurs. La lutte contre la Poll Tax a objectivement été déterminée par le caractère général de l’attaque de Thatcher, contre la vaste majorité de la classe ouvrière.

L’Ecosse prend la tête du mouvement

Tout le monde paraissait opposé à la Poll Tax. Beaucoup ont même d’abord repris la revendi- cation «on ne peut pas payer, on ne paiera pas», y compris une partie du mouvement «offi- ciel» les syndicats, les parlementaires travaillistes, etc. Mais une fois qu’il était question de passer des paroles aux actes, alors ces forces se sont détachées du mouvement une à une.

La décision d’appliquer la taxe un an plus tôt en Ecosse a été perçue par le peuple écossais comme une sanction «coloniale» pour avoir osé défier Thatcher.

Le secrétaire d’Etat conservateur en Ecosse, Malcolm Rifkind aurait dit : « Quoiqu’il arrive, nous avons la mitrailleuse Maxim et eux non». Rifkind a démenti avoir dit cela, mais le peuple Ecossais n’en a pas été convaincu, ce qui a renforcé sa détermination.  Le sentiment révolutionnaire était plus fort en Ecosse qu’il ne l’était en Angleterre.

Thatcher, cependant, a attaqué sans considérations.

Militant a résumé la situation dans un article central le 29 juillet 1988 : « Le mastodonte Thatcher est aux portes de Glasgow et d’Edinbourg. Elle a l’intention d’écraser le mouvement ouvrier Ecossais et de piétiner ensuite la classe ouvrière Anglaise et Galloise. ». En raison de l’impopularité de la mesure, il y avait cependant de grands espoirs de persuader le mouve- ment, les syndicats et le Labour Party de se ranger derrière la lutte. Un mois auparavant, un parlementaire à la conférence du Labour Party en Ecosse avait déclaré : « il y a une armée qui attend d’être dirigée sur la route du non-paiement ».

Le jour où cette conférence a été ouverte, un sondage montrait que 42% des Ecossais étaient en faveur d’une campagne illégale de non-paiement de la Poll Tax.

Parmi les électeurs du Labour, le chiffre grimpait à 57%. La conférence a voté à deux contre un une résolution contre l’illégalité. C’était en divergence totale avec le sentiment de la grande majorité des délégués. Cependant, les dirigeants syndicaux ont voté en faveur de la direction écossaise du parti. Des meetings de masse dans les quartiers écossais ont démontré que les travailleurs attendaient du Labour qu’il prenne les devants. La fronde n’était pas uniquement issue d’Ecosse, mais aussi d’autres endroits de Grande Bretagne.

Toute la Grande Bretagne entre en lutte

En 1989, un million d’Ecossais ne payaient pas la Poll Tax. Même la presse capitaliste comme « Scotland on Sunday » estimait que 800.000 Ecossais ne payeraient pas, sur 3,9 millions de personnes concernées. C’était une très bonne démonstration de masse de « la propagande par l’action » ! Mais pas un murmure sur cette campagne n’apparaissait dans la presse en dehors de l’Ecosse. La campagne, même avant d’avoir atteint le reste de la Grande Bretagne, avait démontré le pouvoir de l’action des masses. Le reste de la Grande Bretagne est venu en aide aux combattants de la Poll Tax en Ecosse, laissant les directions officielles des syndicats et du Labour suspendus dans le vide. 20.000 personnes sont descendues dans les rues de Glasgow contre la taxe injuste de Thatcher.

Cela fut suivi d’une manifestation de masse à Manchester, formellement organisé par le TUC, mais dans les faits reprise en main par les manifestants anti-Poll Tax. Le million de per- sonnes qui refusait de payer la Poll Tax en Ecosse préparait une campagne colossale en An- gleterre et au Pays de Galles. La première manifestation à Londres n’a réuni que 200 per- sonnes, et fut organisée à Waltham Forest, avec dans ses rangs un cortège de fans du Foot- ball Club de Leyton Orient. Dave Nellist déclarait en juillet 1989: «Des millions de personnes en Angleterre et au Pays de Galles ne seront pas capables de payer la Poll Tax et que des millions de plus ne le veulent pas… »

Mais la direction du Labour résistait encore à l’action concrète, concentrant tous ses « espoirs »  mais pas ceux de la classe ouvrière, dans les élections générales où ils comptaient évincer les Tories.

Une déferlante d’actions

Au début de l’année 1990, Militant titrait « détruisons la Poll Tax », avec un appel à la All-Britain Anti-Poll Tax Federation à « une manifestation de masse le 31 mars ». 35 millions de person-b nes allaient recevoir leurs notes pour payer la Poll Tax en Angleterre et au Pays de Galles le 1er avril. Les premiers mois de l’année ont vu une déferlante de manifestations de masse balayer les villes et villages auparavant endormis du Sud de l’Angleterre. Pratiquement tout le Sud était affecté d’une façon ou d’une autre par des manifestations contre la Poll Tax en février et en mars, Bristol, Norwich, Maidenhead, Weston-Super-Mare, Exeter, Gillingham et Birmingham connaissaient également des manifestations.

La manifestation du 31 mars et la démission de Thatcher

Cela plante le décor de la manifestation de masse du 31 mars 1990. La manifestation en Ecosse s’est déroulée pacifiquement, ce qui n’a pas été le cas à Londres. La responsabilité en incombe strictement au gouvernement et à la police. La manifestation est devenue le para- tonnerre de tous les éléments de la société mécontents et assoiffés de revanche contre Thatcher : Les SDF, les jeunes chômeurs, les opprimés et les indigents, les mineurs comme les imprimeurs, et tous ceux qui avaient senti Thatcher leur marcher sur les pieds.

Cependant, le défilé était complétement pacifique, comme un début de carnaval. Au moment où la tête du cortège est arrivée à Trafalgar Square, il y avait eu une seule arrestation. Le Square fut bientôt rempli au maximum et la queue du cortège n’avait pas encore quitté Kennington Park !

« L’émeute » de la manif du 31 mars était l’un des évènements les plus importants de l’Histoire du mouvement ouvrier au 20ème siècle.

En elle-même, elle n’en a pas fini avec la Poll Tax de Thatcher. L’honneur de cet accomplisse- ment appartient à l’armée de 18 millions de personnes qui ont refusé de payer et qui ont fusionné en une force imbattable. Mais ces manifestations puissantes du 31 mars étaient l’expression visible et spectaculaire, pour la classe dirigeante britannique et pour le monde, de l’échelle de l’opposition à la Poll Tax et de la haine bouillonnante contre Thatcher et son gouvernement. Cela a marqué le début de la fin pour Thatcher elle-même.

Un jeune de 19 ans qui manifestait pour la première fois refléte l’état d’esprit : «J’espère que dans 20 ans, je pourrais regarder derrière moi et être fier d’avoir été l’enfant d’une révolution mondiale et dire à mes enfants : « j’étais là, j’ai vu ce qu’il s’est passé, j’ai vu Thatcher tomber ! » Il aura encore fallu attendre pour que la première partie de sa prédiction se réalise mais Thatcher est effectivement tombée et ce n’était pas grâce au TUC ni à la direction officielle du Labour. Mais la manifestation du 31 mars seule n’aurait pas suffi à faire plier le gouvernement ni à faire reculer Thatcher.

Il a fallu pour cela une très longue campagne de non-paiement, où 18 millions de personnes ont refusé de payer.

Elle s’est accompagnée de grèves, des travailleurs du public de Glasgow notamment. Les tribunaux de la Poll Tax ont frappé pour la première fois en Angleterre sur l’Ile de Wight. La Cour a prononcé 1800 sentences pour non-paiement !  La « guérilla » sociale se déployait, et c’était pour durer. Menacée par la campagne du non-paiement, Thatcher a été forcée de quitter son poste et ses héritiers au gouvernement de John Major ont dû supprimer la Poll Tax.

Mais ce n’est pas sans que des méthodes brutales aient été utilisées avec l’emprisonnement des dirigeants du mouvement. Bien qu’officiellement morte, la Poll Tax n’était toutefois pas encore enterrée. En effet, 8 mois plus tard, des non-payeurs étaient encore poursuivis pour les arriérés. 117 personnes ont été emprisonnées avant novembre 1991 par 40 conseils, dont 26 contrôlés par le Labour. Au moins 10 retraités ont reçu des sentences d’un total cumulé de 366 jours et 10 femmes ont été emprisonnées.

La fin officielle de la Poll Tax avait en fait mené plus de personnes à refuser de payer. Sans cette lutte, elle existerait probablement encore. C’était le soulèvement de masse qui a conduit à cette défaite de Thatcher. Nous devons en tirer les leçons pour aujourd’hui, afin de nous préparer pour les batailles tumultueuses à venir.

27 juillet 2014

http://www.socialisme.be/

Commentaire: Article du PSL belge, membre du CIO comme le Militant (qui s’appelle actuellement Socialist Party).Article résumé, pour l’article entier suivre le lien. La branche écossaise de ce parti a donné notre parti frère le Scottish Socialist Party

Socialist Party Wikipedia

Comité pour une Internationale ouvrière

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