Archive | Luttes ouvrières

20 mars 2018 ~ 0 Commentaire

22 mars

barrage

Déclaration unitaire :

Défendons tous les services publics ! Solidarité avec les cheminots et les cheminotes !

Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l’égalité et le social : sous-investissent dans le rail et investissement massif vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations préconisées par les « directives » euro- péennes. Aujourd’hui Macron pousse au bout la logique, de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer produisent la disparition de lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et des trains, la disparition du fret. C’est toute la population qui paie triplement l’addition : financièrement, par l’inégalité territoriale induite et par sa santé altérée par la pollution générée.

Après 20 ans d’une libéralisation amplifiée, l’empilement des directives européennes poussant dans ce sens, Macron propose d’achever le service public ferroviaire par ordonnances avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires. Pour y arriver, Il accable les cheminot•tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, ruineraient la France. La réalité est tout autre : ils et elles se battent pour sauver l’emploi des générations qui viennent.

Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un service public, un outil essentiel à la transition écologique et il est insupportable qu’il puisse s’arrêter aux portes des grandes métropoles. La bataille du service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, , les cheminots et les cheminotes ne sont comptables de rien. Pas plus que les étudiant.es qui perdent une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l’ensemble des fonctionnaires. Pas plus que les migrant.es qui subissent une politique indigne.

Macron et Philippe veulent en faire des bouc-émissaire  ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l’extrême droite partout en Europe.

Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s.

Alternative Libertaire (AL), EELV,  Ensemble, Gauche Démocratique et sociale (GDS), Géneration.s, Groupe Parlementaire FI, NPA , Nouvelle Donne, PCF, PCOF, Parti de Gauche (PG), République et socialisme.

Commentaire: les absents: Lutte Ouvrière et le Parti Socialiste!

npa 29 vertic

« Faisons dérailler ce gouvernement »

Des dizaines de milliers de retaitéEs dans la rue, les EHPAD en lutte , et ce 22 mars, journée de grève et de manifestations des cheminotEs et des travailleuses et travailleurs des services public et des fonctions publiques.

Partout la colère gronde.

Elle est immense face aux coups redoublés d’un gouvernement insensible qui poursuit sa casse sociale et sa politique d’enrichissement des plus riches. Conjointement avec le mouvement des cheminotEs qui se développe, ce 22 Mars doit rappeler au gouvernement que sans nous il n’est rien, que nous sommes le nombre et la détermination.

Nous en avons assez d’être traité comme une variable d’ajustement pour le plus grand profit des plus riches et des capitalistes.

Ce 22 Mars, le mouvement de grève et de manifestations doit déferler, s’étendre pour faire dérailler la politique de casse sociale et de destruction des services publics de ce gouver- nement de technocrates et de libéraux.

C’est l’unité, la détermination, la grève reconductible et les manifestations massives qui auront raison du cynisme et de la surdité «souriante» de Macron et compagnie.

Le NPA appelle à se joindre aux grévistes et manifestantEs de ce 22 Mars pour exprimer avec force notre volonté de lutter et de gagner.

Pour le NPA Quimper Gérard MAS

Lire aussi:

Cheminots : Olivier Besancenot en première ligne pour le « bras de fer » (L’Obs)

Construisons une grande mobilisation pour arrêter ce gouvernement (NPA)

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19 mars 2018 ~ 0 Commentaire

doux (fr3)

fox-hen-house

L’avenir du volailler Doux suspendu à un jugement à 60 millions d’euros

De 60 à 90 millions d’euros, c’est la somme que pourrait coûter à Doux un jugement très attendu du tribunal administratif de Rennes, qui risque de mettre en péril le volailler breton et ses 1 200 salariés. L’affaire arrive au pire des moments pour le groupe à la recherche d’un repreneur.

Au cœur du litige : les « restitutions à l’exportation », des subventions versées par l’Union européenne pour aider les producteurs de volailles à vendre leurs poulets congelés hors d’Europe. En 2010, Doux, groupe volailler de Chateaulin dans le Finistère, touchait ainsi 400 euros par tonne de poulets congelés exportés, une aubaine pour le premier exportateur européen, dont l’essentiel de la production part pour le Moyen-Orient.

Teneur en eau supérieure aux normes européennes

Mais au cours de contrôles menés en 2012 et 2013, la Commission européenne s’aperçoit que les poulets Doux ont une teneur en eau supérieure aux normes européennes, ce qui interdit, selon elle, l’accès aux subventions européennes. Les autorités françaises ne partagent pas cette interprétation du droit européen. Mais la Commission demande quand même à France AgriMer, établissement chargé de verser les subventions européennes, de suspendre ses paiements et d’exiger le remboursement des aides indues.

Des dizaines de millions d’euros en jeu

« Les organismes payeurs, comme FranceAgriMer n’ont pas le choix. Nous agissons comme délégataire de l’Union européenne », explique Christine Avelin, actuelle directrice générale de l’établissement. « La France peut être sanctionnée si elle ne demande pas de remboursement des aides », ajoute-t-elle. Au vu des sommes en jeu, qui s’élèvent à des dizaines de millions d’euros, Doux attaque devant la justice administrative la décision de FranceAgriMer.

Aide à l’exportation pour des produits  »de qualité saine, loyale et marchande »

Une bataille juridique, très technique, s’engage alors sur l’interprétation de la réglementation européenne. Celle-ci impose en effet que les produits bénéficiant d’aides à l’exportation soient « de qualité saine, loyale et marchande ». Est-ce le cas des poulets congelés dont la teneur en eau est trop élevée ? La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) est saisie. L’avocate générale, qui conseille la cour, donne d’abord raison à Doux et aux autorités françaises, dans ses conclusions.

Mauvaise image pour la production européenne

Mais la Cour ne suit pas cet avis et, dans un arrêt du 9 mars 2017, va dans le sens de la Commission européenne. « L’exportation de poulet congelé de mauvaise qualité nuit à l’image de la production agricole de l’Union et ne mérite donc pas d’être subventionnée », estimait cette dernière, selon les documents de la Cour.

« Catastrophique » pour les syndicats 

C’est désormais au tribunal administratif de Rennes de se prononcer. Son jugement, déjà repoussé à deux reprises, est désormais attendu mi-avril. Au vu de l’arrêt de la CJUE, il ne devrait pas être favorable à Doux. Et les aides à rembourser, assorties de sanctions, pour- raient s’élever entre 60 et 90 millions d’euros, selon FranceAgriMer, jusqu’à 80 millions, selon Doux.  »Ça serait catastrophique », déplore Patricia Le Bars, déléguée syndicale CFDT.
« Autant dire tout de suite aux salariés d’aller à Pôle Emploi », embraye Nadine Hourmant, de FO.

« Comptable du passé et responsable de l’avenir »

Chez Terrena, actionnaire majoritaire du volailler, on évoque « un dossier très technique dans lequel Doux a fait valoir un certain nombre d’arguments, que l’entreprise espère voir enten- dus ». La coopérative agricole regrette en outre d’être « à la fois comptable du passé et respon- sable de l’avenir, au moment où » elle fait « tout pour sauver l’entreprise ». Un groupe qui perd entre 35 et 36 millions d’euros par an et est à la recherche d’un repreneur.

Un groupe dépendant des aides européennes

Au-delà du cas d’espèce, ce litige jette aussi une lumière crue sur la fragilité du modèle écono- mique de Doux, fortement dépendant des subventions européennes, qui ont pris fin définiti- vement en juillet 2013.  »On savait que ça allait s’arrêter. Il y a eu un manque d’anticipation des dirigeants de l’époque », souligne Patricia Le Bars.  »Ils préféraient payer des boîtes pour faire du lobbying au Parlement européen en faveur des restitutions. Des erreurs de stratégie ont été faites et maintenant ce sont les salariés qui payent les pots cassés! », dénonce Nadine Hourmant. Le groupe a engagé en septembre un « plan de transformation » de ce modèle économique. Mais il cherche toujours les 100 millions d’euros nécessaires à son

financement.

19/03/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Groupe Doux : l’avenir des salariés se joue dans un nouveau CCE ce vendredi (FR3)

Commentaire: Les salariés n’ont pas à payer pour des malversations qui ne visaient qu’à augmenter la fortune de véritable escrocs. Une fois enrichis avec de l’argent public, ils osent faire du chantage à l’emploi!

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10 mars 2018 ~ 0 Commentaire

doux (fr3)

poulet goutal

Doux : l’avenir du groupe en question, les syndicats inquiets

Les syndicats du volailler Doux, qui emploie 1 200 salariés, ont fait part de leur inquiétude vendredi après que le principal actionnaire eut annoncé qu’il ne pourrait soutenir « éternelle- ment » le volailler en difficultés financières.

« La situation [...] est dramatique. Le groupe est à vendre et, si aucune solution n’est trouvée d’ici au 31 mars 2018, ce sera la liquidation judiciaire !« , écrit dans un communiqué le syndicat FO, affirmant craindre un « nouveau naufrage social dans le secteur avicole« . L’inquiétude des syndicats est grande après que Terrana, principal actionnaire, a indiqué qu’il ne pourrait soutenir « éternellement » le volailler en difficultés. « Il est temps que les pouvoirs publics réagissent. Ça fait des mois qu’on tire la sonnette d’alarme« , a ajouté Nadine Hourmant, déléguée syndicale centrale FO, deuxième syndicat de Doux.

Les pertes « ne sont pas soutenables »

Lundi, Terrena, deuxième groupe coopératif agricole français, a indiqué qu’il ne pourrait pas soutenir « éternellement » le volailler Doux. Le groupe est à la recherche de 100 millions d’euros pour changer de modèle économique. « Les pertes de Doux, 35 à 36 millions d’euros par an, ne sont pas soutenables« , a précisé la direction de Terrena à l’AFP. À la CFDT, premier syndicat chez Doux, « on est inquiet mais on ne veut pas être alarmiste« , a précisé  Patricia Le Bars, déléguée syndicale centrale.

« On espère avoir un engagement d’ici peu »​

« On sait que des discussions sont en cours avec un partenaire. On espère avoir un engage- ment d’ici peu« , a-t-elle ajouté. Le volailler breton a engagé un plan de transformation pour renouer avec les bénéfices. Il entend notamment sous-traiter sa production d’entrée de gamme dans un pays d’Europe de l’Est à bas coût, sans doute en Ukraine, et monter en gamme sur ses produits fabriqués en France.

La semaine dernière, le journal Le Monde écrivait que Terrena ne soutiendrait plus financiè-rement le volailler après le 31 mars. « Il y a toujours eu une échéance mais le calendrier n’est pas fixe. Ce n’est pas gravé dans le marbre« , a précisé Terrena à l’AFP. Doux, dont le siège est à Châteaulin (Finistère), emploie environ 1 200 personnes.

10/03/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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05 mars 2018 ~ 0 Commentaire

salariés gad (anti-k)

macron-illettrés-gad

Ex-salariés Gad. Pas fixés avant le 1er semestre 2019. Suivant le dossier Gad depuis le début, en 2013, les représentants de l’Union départementale Force Ouvrière ne « lâchent rien » avant le procès en appel.

Quatre ans et demi après leur licenciement, la majeure partie des ex-salariés de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau (29) se mobilisent toujours, en vue du procès en appel, prévu pour le 1er semestre 2019.

Le combat judiciaire continue pour les ex-salariés de l’entreprise Gad. Environ 150 d’entre eux se sont retrouvés, hier après-midi, à la salle municipale de Ploujean, à Morlaix. Objectif : faire un état des lieux de la procédure en appel. Décalée de six mois, l’affaire sera plaidée à la Cour d’appel de Rennes, au premier semestre 2019. Soit plus de cinq ans après la fermeture de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau.

« Ce point d’information permet de tenir au courant les anciens salariés et d’aider à constituer le dossier », indique Nadine Hourmand, secrétaire général de l’Union Départementale Force Ouvrière. La réunion a été organisée à l’initiative du syndicat, qui accompagne les anciens employés depuis le début, en présence de l’avocate en charge du dossier, Me Guillou-Rodriguez, du barreau de Quimper.

« On est confiant, on ne lâche rien »

Déboutés aux prud’hommes en juin 2016, 377 ex-Gad se sont pourvus en appel (sur 899 ayant perdu leur emploi). Ils contestent leur licenciement, qu’ils estiment abusif de la part de leur ancien employeur, le groupe morbihannais Cecab (désormais Daucy).

« C’est un dossier de longue haleine car toutes les procédures sont individuelles », explique Nadine Hourmand, de FO. La syndicaliste souligne également la difficulté de fédérer l’ensem- ble des plaignants. Environ 80 salariés manqueraient à l’appel. « Il y en a qui ont déménagé, d’autres veulent tourner la page, c’est normal. Mais on est toujours confiant, on ne lâche rien », martèle la syndicaliste.

03 mars 2018

http://www.anti-k.org/

Pour contacter l’Union départementale Force Ouvrière :

udfo@wanadoo.fr

tél. 02.98.44.15.67

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03 mars 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (fr2)

Les 4 Vérités – Olivier Besançenot : « Après les cheminots, c’est au tour des chômeurs »

Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, invité des 4 Vérités, a critiqué la réforme de l’assurance chômage présentée par Muriel Pénicaud.

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a présenté ce vendredi 2 mars la réforme de l’assurance chômage. Nicolas Besançenot, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), invité des 4 Vérités, estime que « ça va être un bon gros bordel, concrètement« .

L’ancien candidat à l’élection présidentielle regrette que les chômeurs soient la nouvelle cible du gouvernement. « On a un gouvernement qui, aujourd’hui, explique qu’après les cheminots, c’est au tour des chômeurs : ‘les cheminots sont des privilégiés, les chômeurs abusent’. Et le problème, c’est qu’il y a une partie de la population qui finit par le croire« , dénonce le porte-parole du NPA.

« Douche froide » pour les démissionnaires

« Des personnes qui veulent démissionner de leur travail, aujourd’hui, il y en a plein. Pour des bonnes ou des mauvaises raisons, je n’en sais rien. Mais ce sont des personnes qui souffrent, qui disent simplement ‘je m’en vais’ et qui vont probablement s’attendre à toucher quelque chose et qui risquent d’être franchement déconcertées de recevoir une douche froide« , s’alarme aussi Olivier Besançenot.

02/03/2018

Lire aussi:

Réforme de l’assurance chômage : Besancenot prédit « un bon gros bordel »

https://www.francetvinfo.fr/

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02 mars 2018 ~ 0 Commentaire

carrefour (fr3)

la-bretagne-rebelle

Carrefour : de nombreux Bretons parmi les 1 000 manifestants contre les suppressions d’emplois

Environ 1 000 salariés de Carrefour, dont de nombreux Bretons, ont manifesté jeudi devant le siège France de l’entreprise à Massy (Essonne) à l’appel de Force ouvrière pour « la défense de l’emploi » après l’annonce de milliers de suppressions de postes fin janvier.

Venus par cars de toute la France et même de Belgique – tous maintenus sauf un malgré la neige -, les manifestants constituaient « le plus grand rassemblement » depuis l’annonce du plan de départs, selon Michel Enguelz, représentant de FO, premier syndicat du géant de la distri- bution. L’objectif, a-t-il expliqué à l’AFP, est de « montrer à la direction qu’il y a une vraie mobi- lisation » contre la suppression de 2 400 postes dans les sièges du groupe, via un plan de départs volontaires, et la sortie du groupe de 273 ex-magasins Dia, qui affecte 2 100 salariés, avec un plan social à la clé.

Perte de 500 millions d’euros

Une délégation du syndicat était reçue à 12h30 par un responsable de la direction, pour qui entre 600 et 700 personnes étaient réunies jeudi à Massy. Publiés mercredi, les résultats de Carrefour France montrent une perte de 500 millions d’euros, ce qui justifie pour son patron Alexandre Bompard, de « mettre en oeuvre sans délai son plan de transformation » annoncé fin janvier.  »On est prêts à discuter », a assuré Michel Enguelz, tout en prévenant que « la prochai- ne étape, c’est la grève générale, avec le blocage des entrepôts et des magasins ».

« Rapport de force pour les négociations à venir »

Il a évoqué pour cette grève « une date symbolique ».  »On est venus pour établir un rapport de force avec la direction pour les négociations à venir », a assuré Mathieu Saeyvoet, 30 ans, qui travaille au Carrefour Contact de Harnes, près de Lens. Affichant « on lâche rien » sur son tee-shirt, Christelle Danhiez craint de son côté que l’hypermarché de Condé-sur-Escaut (Nord) dans lequel elle travaille « passe en location-gérance ». Une situation qui pourrait, selon cette salariée de 53 ans, amputer de 250 euros son salaire mensuel actuel de 1 300 euros.

Des négociations entamées depuis la semaine dernière

Les négociations sur le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de la branche Carrefour  Proximité ont débuté la semaine dernière, celles sur le plan de départs volontaires (PDV) de 2 400 salariés des sièges du groupe ont commencé lundi.

 01/03/2018
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Lire aussi:

Rennes : les salariés de Carrefour Alma débrayent contre le plan massif de suppressions de postes 

Restructuration de Carrefour : la colère des salariés

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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01 mars 2018 ~ 0 Commentaire

entreprises bretonnes (lutte ouvrière)

Itineraire ouvrier breton 1

Dans les entreprises bretonnes:

La Poste  Rennes : la grève continue

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28 février 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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TouTEs ensemble, faire dérailler le gouvernement !

Après avoir recouru aux ordonnances pour faire passer la loi travail, le gouvernement prétend utiliser la même méthode pour supprimer le statut des cheminotEs et franchir un grand pas vers la privatisation de la SNCF.

Une méthode particulièrement antidémocratique, dans laquelle le vote dit « d’habilitation » a lieu avant l’écriture de la loi.

Cela empêche les parlementaires de débattre… mais surtout cela cache aux salariéEs concer- nés l’ampleur des attaques. Édouard Philippe peut donc raconter ce qu’il veut, prétendre qu’ils ne fermeront pas les petites lignes ou qu’ils ne visent pas la privatisation de la SNCF : la vérité ne sera connue que plus tard.

Un fait est toutefois indéniable : il s’agit de casser le service public ferroviaire.

Le tout dans un contexte où CAP 22 prépare la remise en cause de la fonction publique dans sa globalité, avec des plans de départs volontaires pour contribuer à supprimer 120 000  postes, des privatisations et la remise en cause du statut de fonctionnaire. Un contexte également marqué par la mise en place de la sélection aux portes des universités et la réforme du bac, véritables machines à précariser.

Gérald Darmanin espère que les « syndicats y compris la CGT [seront] responsables », malgré les appels à la grève reconductible annoncés par la CGT et la CFDT, malgré la mobili- sation prévue le 22 mars et les mobilisations de la jeunesse. Comme les gouvernements précédents, l’exécutif mise sur une stratégie double : d’un côté, intégrer certains syndicats en proposant des temps de négociation entre mars et avril, en lâchant du lest sur des questions secondaires ; de l’autre, passer en force. Le matraquage idéologique dénonçant les « privilégiés » a été enclenché pour accompagner cette stratégie.

Notre politique s’oppose point par point à celle du gouvernement :

Les privilégiés, ce ne sont pas les fonctionnaires, qui ne jouissent que de protections, de plus en plus réduites, pour effectuer leur travail. Protections qui, comme celles des salariéEs des grandes entreprises, tirent touTEs les autres vers le haut.

Les privilégiés, ce sont les actionnaires, les grands patrons, les hauts fonctionnaires, les députés, les ministres…

Face à eux, nous avons besoin d’une mobilisation alliant le public et le privé, une grève de masse, unitaire et solide. Pour que les mois d’avril et de mai voient une défaite du gouverne- ment, le mois de mars doit être utilisé à plein pour discuter, s’organiser, se mobiliser, afin que le 22 mars représente un saut dans une confrontation que nous pouvons gagner.

Mardi 27 février Antoine Larrache

https://npa2009.org/

Lire aussi:

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28 février 2018 ~ 0 Commentaire

poutou blanquefort (jdd + npa + rp)

Philippe Poutou sur l’usine Ford de Blanquefort : « Le gouvernement a intérêt à ne pas la voir disparaître »

Déjà menacée de fermeture en 2009 et en 2013, l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, est à nouveau dans une situation difficile. Mardi midi, la branche Europe du constructeur automobile américain a décidé de ne plus investir dans ce site spécialisé dans la production de boîtes de vitesses. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a aussitôt réagi par un communiqué en pressant Ford de « garantir la pérennité » de son usine et « le maintien à long terme de l’emploi » en travaillant avec les syndicats, les collectivités locales et l’Etat. Le constructeur a répondu en assurant vouloir travailler « avec les pouvoirs publics ».

Mais les syndicats restent sceptiques, pointant la menace qui plane sur 910 emplois. A la pointe du combat, Philippe Poutou, qui a été par deux fois candidat du NPA à l’élection prési- dentielle, est aussi élu CGT du site de Blanquefort. Il fait part au JDD de ses inquiétudes et espère la mobilisation du gouvernement.

Philippe Poutou compte sur les pouvoirs publics

Vous attendiez-vous à la décision de Ford Europe de couper les investissements pour votre usine?

C’est malheureusement une mauvaise nouvelle, mais elle confirme toutes nos inquiétudes. Cela fait très longtemps que Ford ne donne aucun signe positif pour sauvegarder le site de Blanquefort. Pour nous, c’est le début d’une nouvelle période pour tenter de changer la donne. Ça va être compliqué, mais nous ne nous démoralisons pas. Nous devrions avoir l’appui du gouvernement et des pouvoirs publics locaux.

Dans un communiqué, Bruno Le Maire a en effet pressé Ford à « garantir la pérennité » de l’emploi sur le site. Lui faites-vous confiance pour convaincre le constructeur américain?

Ce n’est pas tellement une histoire de confiance. Le gouvernement a intérêt à ne pas voir cette usine disparaître. C’est un site emblématique pour plusieurs raisons : c’est la plus grosse usine d’Aquitaine, des milliers d’emplois en dépendent, si on compte l’emploi induit, les sous- traitants,  cela tourne autour des 4.000 emplois et sa fermeture serait un signal politique négatif pour les autorités. Ces dernières se sont déjà mobilisées par le passé et ça a marché. En 2009, la ministre de l’Economie Christine Lagarde avait participé à empêcher la fermeture du site. En 2013, sous François Hollande, un accord-cadre quinquennal nous avait ensuite permis de respirer un peu.

Cet accord-cadre quinquennal, accepté par Ford en échange de versement d’aides publiques, prend fin en mai prochain. Rien n’a-t-il été préparé en vue de cette échéance?

Ford n’a jamais eu de projet sur le long terme. Nous n’avons pas cessé de tirer la sonnette d’alarme, nous faisant nous-mêmes force de propositions. C’est nous, salariés, qui avons proposé l’automne dernier de produire une nouvelle boite de vitesses sur le site. Le 24 octo- bre, Ford a évoqué la possibilité d’une étude de faisabilité sur ce produit. Et ce mardi, ils ont donc annoncé que cela ne serait pas rentable pour eux. A nouveau, nous sommes dans la position de proposer à la direction des solutions. Ce devrait être l’inverse!

Où en est le dialogue entre les syndicats et la direction de Ford?

Il n’y en a pas et il y en a rarement eu. En 2009, quand la menace de fermeture a été officia- lisée la première fois, il a fallu qu’on bloque l’usine pour faire venir les dirigeants de Ford Europe. Ils décident toujours par en haut. En 2009, en 2013 et j’espère cette année, c’est bien l’intervention des pouvoirs publics qui a imposé à Ford un dialogue tripartite, entre nous, la direction et les autorités locales.

Qu’attendez-vous pour l’avenir de votre usine?

Ford a aujourd’hui le vent en poupe. Comme pour le reste de l’industrie automobile, le cons- tructeur a vu ses ventes et ses profits augmenter. Les nouveaux projets sont nombreux : Ford a près de 40 véhicules à lancer. Nous demandons juste qu’un bout de cette production plané- taire soit fait sur l’usine de Blanquefort. Et si Ford refuse un engagement de long-terme, il faut a minima un nouvel accord-cadre quinquennal.

Mais, la menace de fermeture resurgira alors dans cinq ans…

Quand nous avions signé l’accord en 2013, nous savions que la menace reviendrait en 2018. Nous n’avons malheureusement pas la possibilité d’imposer à Ford un engagement à durée indéterminée. C’est vrai qu’on est toujours dans l’urgence. Et sauver le site pour deux, trois, cinq ans, c’est une bataille qui est déjà compliquée.

Alors que Ford a annoncé mardi sa décision de ne plus investir dans son site de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, Philippe Poutou, salarié de cette usine et membre de la CGT, réagit pour le JDD.

Gaël Vaillant   27 février 2018

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Usine de Blanquefort : Ford quitte le navire et laisse 1000 travailleurs sur le carreau (Révolution Permanente)

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26 février 2018 ~ 0 Commentaire

grand froid (ouest france)

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Faire des pauses!

Grand froid. Que dit la loi pour les salariés qui travaillent en extérieur ?

Ce lundi est annoncé comme la journée la plus froide de l’hiver avec un thermomètre qui pourrait descendre jusqu’à – 10 °C dans l’est du pays. Ces températures ont un impact sur les salariés qui travaillent en extérieur. La loi prévoit un certain nombre de mesures pour les protéger. Depuis quelques jours, la France est à l’épreuve du grand froid. Ce lundi s’annonce comme la journée la plus froide de l’hiver avec des températures pouvant atteindre – 10 °C dans certaines parties du pays. Ce froid glacial, venu de Sibérie, va mettre les organismes à rude épreuve. Notamment ceux des salariés qui travaillent en extérieur. Comme lors d’épisodes caniculaires, la loi régit ces situations.

Salariés exposés au « grand froid »

Les employeurs doivent adapter les conditions de travail au  »changement des circonstances »  pour  »protéger la santé physique » de leurs salariés (article L 4121-1 et suivants du code du travail). Il leur faut notamment élaborer un plan d’actions à activer en cas de  »grand froid ». Mais la loi ne mentionne aucun seuil en dessous duquel il serait dangereux de travailler, ou à partir duquel il faut prendre des mesures.

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), « la vigilance s’impose » à partir du moment où  »la température ambiante (à l’abri du vent) est inférieure à 5 °C ». Le salarié travail- lant en extérieur doit avoir accès à un local chauffé pour se reposer, pouvoir disposer de boissons chaudes, sécher ses vêtements ou encore stocker ceux de rechange. En plus de fournir les vêtements et protections nécessaires, le patron doit prévoir  »un régime de pauses adapté et un temps de récupération supplémentaire après des expositions à des températures très basses », précise une note interministérielle.

Existe-t-il un droit de retrait ?

Oui, mais il n’est pas spécifique aux températures extrêmes. Un travailleur peut refuser de travailler s’il constate un « danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ». Il doit prouver que ses inquiétudes se fondent sur un « motif raisonnable ».

Cas de force majeure

Le salarié qui ne vient pas au travail ou accuse un retard en raison d’un cas de « force majeure » n’est pas considéré comme fautif et ne « peut pas être sanctionné par son employeur », explique le site de l’administration service-public. Sont cités comme exemples les cas d’ »intempérie (tempêtes, fortes chutes de neige…) ». Mais « la neige et/ou le verglas ne dispensent pas le salarié d’informer dans les plus brefs délais son employeur de son absence » et le salarié devra, en cas de contestation, pourvoir apporter la preuve (photos, articles de presse…) qu’il s’agissait bien d’un cas de force majeure, prévient Eric Rocheblave, avocat en droit du travail.

Des moyens d’éviter une retenue sur salaire

Toutefois, dans ces circonstances, « l’employeur n’est pas obligé de rémunérer le temps d’ab- sence du salarié », sauf dans le secteur du BTP, sous conditions, précise l’administration. En  cas de retenue sur salaire, le montant doit cependant être « strictement proportionnel à la durée de l’absence du salarié ».

Pour éviter une retenue, l’employé peut « décider de poser un jour de congé payé », explique Marine Sonnerat, juriste aux éditions Tissot. L’entreprise peut également lui proposer de récupérer ses heures d’absence. Enfin, le recours au télétravail est possible et, depuis la réforme du Code du travail, un simple accord formalisé « par tout moyen » entre salarié et employeur suffit lorsqu’il est pratiqué de façon « occasionnelle ».

26/02/2018

https://www.ouest-france.fr/

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