Archive | Luttes ouvrières

27 mars 2020 ~ 0 Commentaire

plaintel (à l’encontre)

sante macron

Priorité aux personnels de santé!

La fermeture d’Honeywell de Plaintel, fabrique de masques

Un scandale d’Etat!

Fin 2018, le groupe multinational américain Honeywell fermait son site de production industriel de Plaintel, Côtes-d’Armor, pour le délocaliser en Tunisie, licenciant en même temps 38 salarié·e·s.

Cette entreprise, créée il y a une cinquantaine d’années – qui compta jusqu’à 300 salarié·e·s avant son rachat en 2010 par Honeywell au groupe Sperian – fabriquait en quantité considérable des masques respiratoires jetables et des vêtements de protection sanitaires.

Sa production était de 200 millions de masques par an, soit près de 20 millions par mois, fabriqués sur des machines ultra-modernes pouvant produire chacune 4 000 masques à l’heure.

Non contente de faire appel aux aides de l’Etat pour financer les huit plans sociaux que la multinationale Honeywell a mis en œuvre pour se débarrasser de ses salarié·e·s, Honeywell a pris la décision irresponsable, en novembre 2018, de détruire ses huit machines en les faisant concasser par la déchetterie située sur la zone industrielle des Châtelet à Ploufragan [près de Saint-Brieuc].

Les sections syndicales CGT et CFDT de l’usine de Plaintel avaient, à l’époque, lancé un cri d’alarme pour empêcher la fermeture du site et la destruction de leur outil de production.

Elles avaient multiplié les actions et les démarches pour éviter le pire. Elles s’étaient même adressées au Président de la République Emmanuel Macron et au Ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Mais ces derniers se sont contentés d’accuser réception de leurs courriers mais se sont bien gardés d’intervenir. Ils pensaient sans doute, en bons libéraux, qu’une intervention de l’Etat ne servirait à rien, puisque dans un monde mondialisé et heureux, la main invisible du marché finirait par montrer son efficience pour préserver l’intérêt général.

Aujourd’hui, le retour au réel est brutal. C’est avec stupeur que le pays tout entier découvre avec la catastrophe sanitaire du coronavirus qu’il ne possède pratiquement pas de stocks de masques, pourtant indispensables pour protéger les personnels soignants, l’entourage des malades et tous les salarié·e·s obligés de travailler pour éviter que le pays tout entier ne s’écroule.

Pour l’Union syndicale Solidaires des Côtes d’Armor, la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel et la destruction de ses outils de production, comme l’inaction des autorités publiques représentent un scandale qui doit être dénoncé.

La chaîne des responsabilités dans cette affaire doit aussi être mise en lumière. Les dirigeants d’Honeywell et les autorités de l’Etat doivent aujourd’hui rendre des comptes au pays.

D’ores et déjà Solidaires a demandé à plusieurs Parlementaires de la Région d’interpeller le gouvernement sur ce scandale. Solidaires propose également que le site industriel de fabrication de masques de protection sanitaires de Plaintel soit recréé en urgence.

Soit sous un statut d’Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC-structure liée à ce qui peut être considéré comme un service public) ou sous la forme d’une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOOP).

Le personnel compétent et disponible existe et ne demande que cela. De l’argent il y en a. La Banque Centrale Européenne vient de débloquer 750 milliards de liquidités.

Que cet argent soit mis en priorité au service de l’urgence sanitaire et de l’intérêt général, plutôt que de laisser aux seules banques privées le privilège de le prêter ou pas.

(Saint Brieuc, le 26 mars 2020)

27 -mars  2020 Union syndicale Solidaires (Côtes d’Armor)

https://alencontre.org/

Lire aussi:

Le Bureau Départemental de Solidaires des Côtes d’Armor: Que se cache-t-il derrière la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel ? Un scandale d’Etat !

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26 mars 2020 ~ 0 Commentaire

lutte des classes (gauche anticapitaliste)

lutte de classe

La lutte des classes au temps du coronavirus

Et si, malgré le grand enfumage des appels à l’union sacrée, la pandémie de Covid-19 était en train d’agir comme un révélateur de la lutte des classes ?

Elle met en tout cas la classe dominante dans une posture délicate : ni complètement dépassée (tirant vaille que vaille et trop tard les leçons de l’épidémie chinoise et atterrée à l’idée de voir se reproduire la catastrophe italienne), ni totalement maître de la situation (atermoiements face aux diktats de l’économie de marché).

Elle se doit de prendre des mesures radicales pour contrôler l’expansion du virus, mais en les prenant, elle démontre que toutes les politiques menées jusqu’ici au nom d’un soit disant réalisme économique – les « il faut se serrer la ceinture », les « There Is No Alternative » (1) – n’étaient que balivernes destinées à sauver la croissance.

Voici ce que l’on découvre face à l’urgence sanitaire : diminuer drastiquement le transport aérien pour répondre aux impératifs climatiques ? C’était possible ! Suspendre les règles austéritaires de « discipline budgétaire » européenne ? C’est fait ! Débloquer un milliard d’euros pour soutenir les hôpitaux ? Ça peut se faire… enfin, uniquement sous forme d’avance sur leurs budgets futurs (2).

Arrêter les productions inutiles et nuisibles et se concentrer sur les secteurs strictement indispensables ? Ça commence à se faire en partie, trop peu, trop tard, et parfois parce que la voix des travailleurs/euses qui refusent de jouer la chair à patron de l’économie capitaliste parvient à se faire entendre.

Et les réquisitions (de cliniques privées, de stocks de matériel médical), ces atteintes intolérables à la sacro-sainte propriété privée ? Voici qu’elles aussi pointent le bout de leur nez à certains endroits. Et pourquoi si tard, pourquoi avec tant de réticences, pourquoi en jurant ses grands Dieux que c’est exceptionnel ? Parce que justement ça touche au cœur du système de reproduction du capital.

Contenir la pandémie sans toucher aux profits

En Belgique les premières mesurettes visant à limiter les interactions sociales ont été annon-cées le 12 mars, elles concernaient le domaine des services (fermeture des cafés, bars, restaurants), de la culture (théâtres, cinémas, salles de concert) et partiellement le commerce (fermeture des magasins le weekend).

Dès les premiers jours, leur inconsistance était manifeste. Pourquoi fermer les magasins le weekend et pas la semaine ? Pourquoi fermer les restaurants tout en continuant d’obliger les gens à aller travailler en prenant les transports en commun ?

Des mesures irrationnelles d’un point de vue sanitaire… mais tout à fait rationnelles d’un point de vue économique capitaliste. Objectif : réussir le grand écart, essayer de contenir la pandémie sans toucher aux profits des entreprises !

La version la plus cyniquement assumée de cette rationalité économique est celle dite de « l’immunité collective », version moderne de la sélection naturelle défendue au pays de Darwin, le Royaume-Uni, par Boris Johnson et aux Pays-Bas par le Premier ministre Mark Rutte. Elle assume de sacrifier un grand nombre de victimes (parmi les populations les plus vulnérables) pour minimiser les impacts sur l’économie.

Dans un deuxième temps, le 17 mars, le gouvernement Wilmès annonce de nouvelles mesures, plus strictes (fermeture des commerces et magasins sauf les magasins d’alimentation, les pharmacies, les librairies, les stations-services… et les coiffeurs). Le télétravail devient obligatoire pour les postes qui le permettent.

Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde, loin de là ! En France, le ministère du travail estime que seuls un peu plus de quatre emplois sur dix peuvent être exercés à distance (3). Pour les fonctions qui ne se prêtent pas au télétravail, « le travailleur doit se rendre au travail comme d’habitude » moyennant le respect des règles de distanciation sociale par l’employeur(4).

Des mesures plus fortes donc, mais qui rechignent toujours à toucher au cœur de la production capitaliste. En Flandre cependant, la tension est récemment montée d’un cran entre travailleurs/euses et directions chez Hoegaarden/InBev et chez Tupperware.

La FGTB (CGT belge blog) a rappelé clairement la nécessité de fermer immédiatement tout ce qui n’est pas essentiel (par exemple dans le secteur de la chimie où l’on mettait sur le même pied la production de médicaments et la fabrication du plastique et de tous les dérivés du pétrole !), rachetant quelque peu les déclarations ambigües de Robert Vertenueil appelant au début de l’épidémie les travailleurs/euses à la solidarité pour sauver l’économie du pays !

D’où qu’elles viennent, il faut tordre le cou à toutes les déclarations patriotardes et à ces appels à l’union sacrée de la population, patronat et travailleurs/euses, toutes classes confondues face à l’ennemi commun Covid-19. La réalité toute crue c’est que sans travail humain, qu’il soit physique ou intellectuel, pas de bénéfices !

De quoi rendre limpide la mécanique de base du système capitaliste : c’est l’exploitation de la force de travail qui permet la plus-value. D’où la nécessité de maintenir un maximum de monde au travail, quitte à exposer les travailleurs/euses au Covid-19. « Personne n’est ici par choix, nous sommes forcés de travailler.

Les ouvriers se sentent traités comme s’ils n’avaient pas de valeur », témoigne un agent de sécurité employé sur un grand chantier du canton de Vaud, en Suisse (5). En Italie, c’est à peine le weekend dernier que le Premier ministre Giuseppe Conte a annoncé la fermeture de toute activité de production non indispensable, en reconnaissant : « On n’a pas d’alternatives » (6). Il aura fallu près de 5000 victimes pour que cette décision soit enfin prise ! Et encore, le lobbying de la fédération patronale Confindustria semble avoir réussi à atténuer la mesure (7).

Différentes formes d’oppression mises à nus

Mais le révélateur ne s’arrête pas là. Premièrement, la crise du coronavirus permet de distinguer clairement la différence entre les sphères de la production et de la reproduction(8). La première concerne les productions diverses et variées, qui permettent la réalisation de la plus-value ; la seconde concerne les activités de soin (dans et hors de la famille) qui permettent d’assurer la reproduction de la force de travail : santé, éducation, soins aux personnes, alimentation, etc. (même si les privatisations de la santé, de l’éducation, des soins aux personnes, la grande distribution et l’agro-business permettent elles-mêmes de réaliser de plantureux bénéfices).

Avec la pandémie, il faut limiter au maximum les interactions sociales et donc se concentrer sur les secteurs vitaux, ce qu’on pourrait en fait appeler les secteurs du travail reproductif. Cela met en avant l’importance du travail des femmes et des personnes racisé.es dans ces secteurs : caissières de supermarché, infirmières, soignantes à domicile, nettoyeuses… une main-d’œuvre majoritairement féminine et/ou racisée, sous-payée, flexibilisée et précarisée à outrance, en première ligne dans la lutte contre le virus et dans le fonctionnement de ces secteurs vitaux. De même, le confinement à domicile fait reposer une bonne partie de la charge liée au ménage et à la garde des enfants sur les femmes.

Mais cela démontre « en creux » l’importance de ces secteurs, le besoin de les refinancer, et la place centrale qu’ils devraient occuper dans une société écosocialiste tentant d’en finir avec toute forme d’oppression.

Deuxièmement, le traitement des personnes sans-papiers et des personnes migrantes aux frontières de l’Europe met lui aussi en avant l’inhumanité des politiques mises en place. Les conditions de détention, déjà inhumaines en temps normal, le sont encore plus au temps du Covid-19. À Lesbos, 22.000 personnes sont confinées collectivement dans un camp de réfugié.e.s qui dispose d’une capacité d’accueil de 3000 places, dans des conditions de vie et d’hygiène insalubre(9). Comment se laver les mains régulièrement dans ces conditions ? On n’ose imaginer l’hécatombe si le virus se propage dans les camps…

Chez nous, les personnes sans-papiers détenues en centre fermé le sont elles aussi dans des conditions déplorables. Un collectif de 77 avocats signale d’ailleurs que, dans les conditions actuelles, leur détention est devenue illégale(10). Plusieurs personnes détenues à Vottem ont entamé une grève de la faim afin de demander leur libération. La réponse de l’Office des étrangers a été de libérer 300 personnes…relâchés dans la nature avec un ordre de quitter le territoire dans les 30 jours.

La possibilité d’une réponse autoritaire et de régression sociale

La pandémie de Covid-19 implique de prendre des mesures radicales, rapides et de grande ampleur. Ce que la classe dominante a jusqu’ici refusé de faire face à crise climatique, le virus l’y contraint étant donné sa propagation rapide.

Mais ne nous y trompons pas, les mesures prises ne visent pas à transformer la société, à mettre fin aux politiques néolibérales ni même à garantir un minimum de justice sociale ; elles ont pour objectif principal de sauvegarder le système face à la pandémie et face à la crise économique naissante. Faire intervenir l’État pour sauver les entreprises, les actionnaires, et toute la dynamique d’accumulation du capital. En résumé, sauver la peau de la bourgeoisie.

Si, comme nous le disions en introduction, la classe dominante se trouve dans une drôle de posture (en partie discréditée par son inaction criminelle… et en partie réhabilitée par les mesures prises sur le tard), ses représentant.e.s commencent cependant à saisir l’opportunité que la période pourrait leur offrir : la justification d’un néolibéralisme autoritaire et de régression sociale.

On commence d’ailleurs à en voir les premières manifestations : Suspension du droit de grève au Portugal (11), remise en cause du droit du travail au nom de l’urgence sanitaire en France (12), utilisation des données GSM (sans aucun contrôle démocratique par en bas) pour tracer les déplacement dans le cadre de lutte contre le virus en Belgique (13)… On voit très bien où tout cela peut nous mener.

Cela change tout !

On entend dire : « Il y aura un avant et un après coronavirus ». Mais est-ce bien sûr ? Au plus fort de la crise de 2008, qui fut aussi une formidable opportunité de remettre en cause le capitalisme financier, on disait la même chose…

Qu’en reste-t-il aujourd’hui à la veille d’une nouvelle crise majeure annoncée et dont le Covid 19 n’aura été que l’étincelle ? Déjà les voix des dominant.e.s pronostiquent et s’enquièrent d’un retour à la « normale », leur normale, celle du productivisme effréné et de la mise en coupe réglée de notre planète, leur « Business as usual ». Mais nous continuerons à crier haut et fort que, non, ils ne nous feront jamais accepter que l’anormal – l’exploitation de l’être humain et la destruction systématique de la planète – soit appelé normal !

D’abord, il est fort probable qu’il n’y aura pas de « retour à leur normale » à court terme. Premièrement parce que d’un point de vue sanitaire « une longue cohabitation avec le Covid-19 doit être envisagée », comme l’indique Marius Gilbert, chercheur en épidémiologie à l’ULB (14). Deuxièmement, parce que d’un point de vue tant politique qu’économique, cette crise risque de laisser des traces, à la fois sur la légitimité de la classe dominante à diriger la société, sur l’impact économique sur les classes populaire et les travailleurs/euses ; et sur les formes et moyens de mobilisations.

« Maintenant nous soignons, après nous réglerons nos comptes », écrivait récemment le collectif La santé en lutte (15). C’est l’angle d’attaque de combat par lequel nous devons préparer le dénouement de cette crise : aujourd’hui nous sommes confiné.e.s, dès que possible nous sortirons massivement dans la rue pour faire payer cette crise à qui de droit !

La bourgeoisie essaiera, et essaie déjà, de faire payer aux travailleurs/euses la crise économique qui découlera de la crise sanitaire. Et le peu de mesures prises pour « protéger » les travailleurs/euses sont prises aux dépends de la Sécurité sociale, de plus en plus attaquée.

Nous devons nous saisir de ce moment de basculement pour imposer non pas un retour à leur normale – celle dans laquelle une personne sur trois dans le monde n’a même pas accès à de l’eau salubre pour se laver les mains (16) – mais pour faire un pas en avant vers une autre société, dans laquelle la vie et la santé des citoyen.ne.s ne passera plus au second plan (après la croissance et les bénéfices des entreprises et des actionnaires), mais sera au contraire la pierre angulaire d’un monde respectant à la fois les besoins de tou.te.s pour une vie digne et les limites de la planète.

Aujourd’hui plus que jamais, nos vies valent plus que leurs profits !

26/03/2020

https://www.gaucheanticapitaliste.org/

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25 mars 2020 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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Contre le coronavirus et le capitalisme, organisons la solidarité!

Le Parlement a adopté, dans la nuit de samedi à dimanche, le projet de loi d’urgence sanitaire. Cette loi indigente quant aux mesures élémentaires de santé publique n’est en réalité qu’un prétexte pour continuer le démantèlement du code du travail et exposer des milliers de travailleurEs à un danger mortel pour garantir les profits.

Un crime sanitaire prémédité

Le gouvernement voudrait nous faire croire que nous serions entrés en guerre contre un            « ennemi invisible ». Mais les causes qui ont permis la propagation du CoVid-19 sont, elles, bien identifiables. Le gouvernement Macron, tout comme ses prédécesseurs depuis des décennies, a multiplié les politiques d’austérité, faisant des services publics des variables d’ajustement économique, en sacrifiant moyens matériels et humains sur l’autel des réductions budgétaires.

Les raisons du confinement sont donc davantage à chercher dans la vacuité du système de santé public, devenu incapable d’absorber le nombre croissant de malades, de les soigner dignement. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, assume dans cette logique que le tri des patientEs est une option qu’il ne faut pas exclure.

Une crise sanitaire sur fond de guerre de classe

Contrairement aux déclarations hypocrites d’Emmanuel Macron sur l’éloge de l’État providence, la remise en cause du libéralisme ou encore les nationalisations préconisées par le Medef, la crise du coronavirus a considérablement intensifié la guerre de classe contre les milieux populaires.

Édouard Philippe a d’ailleurs précisé qu’il était hors de question d’interdire les licenciements, et la loi d’urgence sanitaire va laisser les mains libres au patronat pour organiser à sa guise le temps de travail. L’article 7 autorise le gouvernement à légiférer par ordonnances pendant trois mois « en matière de droit du travail, de droit de la sécurité sociale et de droit de la fonction publique ».

Les activités économiques et industrielles non essentielles sont maintenues et les intérimaires sont aujourd’hui en première ligne. L’avidité des capitalistes vaut plus que la vie d’un travailleur de Renault-Cléon, assassiné par les patrons de l’automobile. Il faut exiger l’arrêt immédiat des productions non essentielles avec maintien intégral du salaire !

Outre l’instauration des contrôles policiers, de la fermeture des frontières, l’État instrumentalise la crise sanitaire pour renforcer sa politique sécuritaire et autoritaire dans les lieux de privations de liberté comme les prisons, les hôpitaux psychiatriques, les centres de rétention administrative où les personnes sont contraintes de prolonger leur détention.

Des mesures liberticides qui tombent à pic au regard des fortes mobilisations de ces dernières années et qui pourraient servir de laboratoire pour les séquences à venir et être pérennisées.

Résistance et organisation

L’urgence du moment, c’est aussi de continuer à faire de la politique, car plus grave que le coronavirus, il y a le capitalisme. Le 12 mars, Macron affirmait qu’il fallait « dépenser sans compter » pour sortir de la crise. Nous refusons de payer cette crise ! C’est aux grandes entreprises, aux plus riches de financer les mesures d’urgences sanitaires et sociales en prenant sur les profits :

• Production de masse de masques, des tests, de respirateurs…

• Arrêt de toutes les productions non indispensables, droit de retrait sans condition, sans perte d’emploi et de salaire ;

• Augmentation immédiate des budgets hospitaliers ;

• Réquisition des entreprises de la santé et des cliniques privées.

À nous de prendre nos affaires en main, d’organiser un confinement solidaire basé sur l’entraide. À nous de réinventer et de développer de nouveaux modes d’actions, de communication et de solidarités, de penser l’auto-organisation qui serait la base d’une société socialiste.

Mardi 24 mars 2020

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Vote de la loi d’urgence sanitaire : des attaques contre le droit du travail au nom de l’urgence sanitaire (NPA)

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25 mars 2020 ~ 0 Commentaire

coordination

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Facebook

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24 mars 2020 ~ 0 Commentaire

exception (gauche révolutionnaire)

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Macron et sa loi d’exception d’urgence sanitaire

Encore une attaque sur les droits des travailleurs !

Dans la nuit du 21 au 22 mars, le projet d’état d’urgence sanitaire a été adopté par l’assemblée. Seuls les députés du PCF et de la FI ont voté contre avec raison.

Le principe d’état d’urgence sanitaire est valable pour 2 mois. La loi autorise aussi le gouverne-ment à prendre des ordonnances dans de multiples domaines (sanitaire, économique, droit du travail, social…). C’est un véritable coup d’état social car Macron peut gouverner comme il l’entend.  Lors de son discours ce lundi, Macron prônait « la responsabilité et la solidarité » mais les seuls avec qui il est solidaire, ce sont les patrons et les riches !

Encore des cadeaux pour les patrons !

La principale mesure est encore de diminuer les cotisations sociales des patrons de 35 milliards d’euros, alors qu’elles ont été déjà très diminuées avec le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi).

Cela servira encore de prétexte pour dire que les caisses de la sécurité sociale sont vides et qu’il faut privatiser les retraites comme a commencé à le faire le gouvernement avec son projet de loi. Le gouvernement s’était aussi engagé à se porter garant pour 300 milliards de prêts pour rassurer les banques.

On ne connaît pas les détails, mais il est sûr que ce sont les travailleurs-ses qui devront payer l’addition, comme après la crise de 2008, en rognant encore sur les services publics et aides sociales.

Les TPE pourront reporter ou étaler le paiement des loyers ou certaines factures mais là encore, peu de détails sur la mise en œuvre. C’est certain que les grosses entreprises auront encore la plus belle part.

Pour les travailleurs, l’état d’urgence c’est crever au boulot, de l’argent et des droits en moins

Il avait été question au départ de refuser les licenciements ou rupture de période d’essai mais il n’y a aucune précision là-dessus dans le texte. Il en va de même pour le chômage partiel et son indemnisation à 100 %, nous attendons de voir ce qu’il en sera vraiment. En attendant, l’intéressement au bénéfice pourra être reporté, alors que c’est une partie de notre salaire.

Dans certains secteurs, les entreprises pourront déroger au code du travail pour nous faire travailler jusqu’à 48h par semaine et donner les repos comme il leur convient. Évidemment la formulation est suffisamment floue pour que cela concerne potentiellement tout les secteurs.

De plus, les patrons pourront utiliser nos RTT et nos comptes épargne temps pendant le confinement. Ce serait aussi possible pour les congés payés, dans la limite de 6 jours si il y a un accord d’entreprise. Mais dans plein d’entreprises, il n’y a pas de syndicat ou ceux-ci sont du côté du patron.

Le gouvernement profite clairement du virus pour casser nos droits. Pendant ce temps il dit aux gens de rester chez eux sous peine d’amende.

Elles ont d’ailleurs encore augmenté : 135 euros d’amende la première fois, de 1500 euros en cas de récidive dans les 15 jours, et jusqu’à 3750 euros et 6 mois de prison en cas de multirécidive (quatre fois).

Beaucoup de travailleurs sont obligés d’aller travailler dans des entreprises non vitales et risquent leur vie. Des débrayages ont lieu comme à Amazon ou à Safran et dans beaucoup d’entreprises, c’est la guerre entre le patronat qui veut continuer l’activité et les travailleurs qui luttent pour le droit de retrait. Ils considèrent bien que nos vies passent après leurs profits !

Comme à chaque crise (sanitaire, économique ou autre) les capitaliste et les gouvernements à leur service, profitent de la situation pour faire avancer leurs intérêts. Macron dit qu’on est en guerre, mais ce sont les classes dominantes qui sont en guerre.

Une guerre sociale contre la classe des travailleurs. Que ce soit les patrons ou le gouvernement, nous n’avons aucune confiance dans leur gestion de la crise car ils ont prouvé, et prouvent chaque jour, que la santé des travailleurs leur importe peu.

Ce qui compte pour eux, c’est la santé de leur économie c’est à dire qu’ils veulent s’assurer qu’ils pourront continuer d’exploiter les travailleurs et travailleuses « quoi qu’il en coûte ».

Arrêtons le travail dans toutes les entreprises non-essentielles pour exiger de rester chez nous avec 100 % du salaire net.

Et dans les entreprises qui doivent tourner, exigeons des mesures de protection avec un dépistage systématique et une prise en charge des salarié·es contaminé·es en accident de travail.

Commençons à nous organiser et discuter avec les moyens disponibles pour qu’après le passage du virus, nous redémarrions la lutte de masse pour dégager Macron et son gouvernement de meurtriers au service du capital !

Louis Matthias 24/03/2020

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

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23 mars 2020 ~ 0 Commentaire

virus (npa essf)

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Déclaration commune de syndicats du transport aérien de plusieurs pays : par-delà le Covid 19, le vrai virus est le capitalisme ! (ESSF)

Lignes de front : les pharmacies à l’ère du Covid-19 (NPA)

Covid 19 : Fermeture de tous les centres d’appels non-essentiels ! (ESSF)

Epidémie : Derrière l’absence de dépistage massif au Covid-19, la réalité d’une pénurie (ESSF)

Coronavirus et RATP: « il faut arrêter les transports en commun » (ARC)

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22 mars 2020 ~ 0 Commentaire

après confinement (combat ouvrier)

GRS guad
Préparons les luttes de l’après confinement !

Depuis le 17 mars, toute la population est confinée à domicile sous peine d’amende.

Et ces décisions face à la pandémie sont justes et compréhensibles. Ce qui l’est moins c’est l’état des hôpitaux et le manque de matériel, alors que depuis des années, et encore plus ces derniers mois, les personnels des hôpitaux manifestent contre une telle situation.

Macron a déclaré : « la santé n’a pas de prix ». Tout à fait d’accord avec lui. Mais où est le plan massif d’urgence immédiate qui devrait être annoncé sans compter en cette période de pandé-mie, et prolongé après ? Nos camarades des hôpitaux n’ont que faire des flatteries hypocrites de Macron sur les « héros en blouse blanche ».

Dans la société capitaliste il y a une seule loi, c’est la loi du profit.

Qu’importent les risques pour la santé des travailleurs qui doivent travailler encore dans les secteurs dits non vitaux. Heureusement, dans certains secteurs, des travailleurs ont fait jouer leur droit de retrait.

Les usines automobiles ferment sous la pression des travailleurs. Sur certaines plantations de banane aux Antilles les travailleurs protestent avec raison. Et cela doit s’élargir. Il n’y a aucune raison que le confinement joue pour les cadres et non pour les ouvriers.

En ce qui concerne l’indemnisation du chômage partiel, dans ce cas, les travailleurs non smicards ne perçoivent que 84 % de leur salaire. Il y aura donc bel et bien une perte de salaire alors que les patrons eux seront totalement aidés par l’État. Ce dernier s’engage aussi à leur payer les impôts, les charges sociales, et même les factures d’eau et d’électricité… et encore plus !

Pour les salariés, les primes aussi risquent d’être supprimées. Mais l’État s’apprête à déverser 300 milliards d’euros pour l’instant dans les caisses des entreprises.

La banque centrale européenne vient de lancer un plan de 750 milliards pour les banques et les entreprises. Elle vient d’annoncer qu’il n’y aura aucune limite. Comme en 2008 les États absorbent l’hémorragie. Ils volent au secours de la finance et du grand capital. Mais les travailleurs et les couches populaires devront payer cette crise de mille et une manières alors même qu’ils continuent de payer les précédentes au quotidien. Notamment la crise financière de 2008 !

En Guadeloupe le manque d’eau pour des milliers d’usagers, en pleine crise sanitaire, montre bien que la crise nous la payons encore plus durement au moment où le geste de sauvegarde principal c’est de se laver les mains.

Macron a expliqué qu’il ne peut pas interdire les licenciements. Cela c’est le rappel de la guerre sociale menée par la bourgeoisie contre les travailleurs. Rappel lancé par un ennemi, bien visible celui-là, alors même que Macron explique à la population que « nous sommes en guerre » contre le virus.

Dans les grandes entreprises, malgré toutes les aides de l’État, des licenciements massifs sont annoncés : par exemple, 2 000 dans le groupe Air France – KLM. Au besoin l’État rachètera les entreprises par des nationalisations pour les remettre au grand capital quand elles marcheront mieux. En tout cas l’État les rassure au maximum.

Dans toute crise, c’est le grand capital qui sort toujours gagnant.

Celle du coronavirus ne fera pas exception.

Alors, camarades, préparons déjà l’après confinement en réfléchissant à nos luttes collectives à venir : contre les licenciements, pour des augmentations de salaire substantielles, pour l’abandon de la réforme du chômage et celle des retraites.

Profitons de cette période pour discuter entre nous, même par téléphone et réseaux sociaux, et envisager la riposte. Nous ne nous laisserons pas écraser au profit du grand capital !

http://www.combat-ouvrier.net/

Commentaire:

Combat Ouvrier c’est « Lutte Ouvrière » aux Antilles

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22 mars 2020 ~ 0 Commentaire

santé (essf arc rp)

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« On appelle le gouvernement à décider d’un confinement total de la population », explique l’interSyndicale nationale des Internes (France Info)

Monde du travail : Défendons-nous contre le coronavirus, mais pas seulement… (ESSF)

Pour nos vies, un confinement total est nécessaire ! (ARC)

Pourquoi une campagne de test massive est toujours nécessaire (RP)

Un réseau de solidarité pour relier les groupes d’entraide locaux et s’auto-organiser face à la pandémie

Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité !

 

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22 mars 2020 ~ 0 Commentaire

classe ouvrière (essf)

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Chine. «Les femmes travailleuses en première ligne dans la lutte contre le coronavirus» ESSF

Militer sur son lieu de travail face au virus. Entretien avec E., employé polyvalent en supermarché (ARC)

France. «Urgences, responsabilités et droits» (ESSF)

France. «Les bonnes affaires patronales de la crise financière»

Pour nos vies, un confinement total est nécessaire ! (ARC)

Italie : Les métallos en grève pour ne pas mourir ! (ARC)

Crise du Covid-19 : donner la priorité à la reproduction sur la production (ARC)

Oxygène médical : les ouvriers de l’usine Luxfer appellent à une réouverture d’urgence ! (ARS)

Clermont-Ferrand, la CGT réclame la nationalisation de Luxfer, spécialiste de l’oxygène médical (FR3)

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21 mars 2020 ~ 0 Commentaire

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L’austérité néolibérale a affaibli les hôpitaux français face au Covid-19

Le président Emmanuel Macron, a assuré dans un discours adressé à la nation que la pandémie mondiale du virus COVID-19 révèle « qu’il existe des biens et services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ». Dans son message télévisé du 12 mars, le chef de l’Etat a affirmé que « la santé n’a pas de prix » et que le gouvernement « mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour apporter assistance, soigner les malades et sauver des vies à tout prix ».

Il peut être rassurant qu’un haut dirigeant s’exprime de cette façon à un moment où la santé de tous les citoyens dépend du cordon de sécurité que le système de santé publique peut offrir pour traiter un certain nombre de patients qui vont sûrement augmenter de façon exponentielle dans les prochains jours.

Cependant, la solidité des hôpitaux français est remise en cause après plus de trois décennies de démantèlement lent, harcelé par des mesures néolibérales, à un moment très délicat pour la santé publique en France, où la situation épidémique n’est pas encore décrétée, mais les mesures adoptées le montrent en pratique.

Macron n’est pas le seul responsable de cette situation, mais au cours de la première moitié de son mandat, les demandes des médecins et du personnel de santé ont été nombreuses à travers des actions de protestation, des grèves et des manifestations, dont l’objectif était de fournir des ressources humaines et matérielles aux hôpitaux publics.

Le porte-parole de l’Association des Médecins d’Urgence de France (AMUF), Christophe Prudhomme, a souligné fin octobre que « le seul moyen de surmonter la crise dans laquelle se trouvent les hôpitaux est d’augmenter le budget », dans une interview à Presse latine.

Depuis 2017, le gouvernement français a retiré 12 milliards d’euros du budget de la santé, imposant une politique d’austérité sévère en limitant l’allocation financière aux hôpitaux, ce que les professionnels ont demandé de renverser «afin de vraiment sortir de la logique des plans économiques imposés depuis plusieurs années et qui sont à l’origine de la crise actuelle ».

A cette époque, le gouvernement s’est limité à « nier que le problème était le manque de moyens, arguant que les solutions étaient dans une réorganisation du système », et a offert en échange « une prime de 100 euros au personnel d’urgence », a expliqué Prudhomme, sans remédier au manque de personnel ou de lits dans les hôpitaux.

Maintenant, avec l’urgence imposée par COVID-19, les hôpitaux déjà occupés à lutter contre la fin de la grippe saisonnière sont confrontés à cette nouvelle pandémie détectée en France le 24 janvier.

Depuis lors, les cas de contagion ont progressé progressivement, et bien que son taux de mortalité reste faible pour le moment, les personnes déclarées gravement malades nécessitent des soins intensifs pendant une à deux semaines.

Le résultat est que de plus en plus de lits sont occupés en permanence, alors que de nouveaux patients continuent d’arriver et que le personnel des soins intensifs de divers hôpitaux commence à être dépassé par l’arrivée de personnes dans un état grave.

Les médecins Justin Breysse et Hugo Huon, ont déjà alerté le 28 février de « la situation catastrophique dans laquelle se trouvent plusieurs services hospitaliers », et qu’en cas d’épidémie « ce seront les soignants, totalement dévoués à leur tâche, qui une fois plus compenseront les défaillances du système de protection de la population contre cette nouvelle menace. »

Bien entendu, cette dégradation progressive n’est pas apparue du jour au lendemain, dès 1983, au cours du premier mandat de François Miterrand, un système de collecte de données a été mis en place avec l’objectif affiché de quantifier et de normaliser l’activité et les ressources des établissements. de la santé.

Officiellement, il s’agit de réduire les inégalités entre les hôpitaux et en fait de mieux maîtriser les dépenses, en pratique fixer une limite budgétaire à ne pas dépasser quels que soient les besoins du système.

Quelques années plus tard, le Premier ministre Alain Juppé, a fixé par décret le montant de cette baisse sans passer par le Parlement et avec l’objectif clairement affiché de « réduire de 100 000 lits les hôpitaux français, près d’un tiers de leur capacité ».

Cette réglementation a provoqué entre 2003 et 2016 la fermeture de plus de 60 000 lits d’hôpitaux à temps plein, la plupart dans des villes de taille moyenne ou petite, en même temps que la population du pays augmentait, ainsi que la proportion de personnes âgées, les plus vulnérables et l’utilisation des services d’urgence.

Mais la logique néolibérale a encore resserré son attaque contre le système de santé, en 2007 le ministre de la Santé Jean-François Mattei a présenté un plan de « modernisation de la gestion et d’encouragement à l’investissement » des hôpitaux, qui a également été approuvé sans débat à l’Assemblée Nationale, et qui a établi des frais de service pour les médicaments, l’obstétrique et la chirurgie dans les hôpitaux publics.

Selon ce mode de financement, les établissements recevraient un budget en fonction du nombre d’interventions réalisées, soumettant les médecins à une plus grande pression et à la logique de rentabilité en marchandisant leur temps de travail, en quantifiant monétairement les résultats.

De plus, à partir de ce moment, la rénovation, l’agrandissement ou la construction de nouveaux bâtiments seraient financés par des prêts accordés par les établissements de crédit aux prix du marché, qui devraient être remboursés par les hôpitaux eux-mêmes, ce qui a provoqué l’arrivée de la crise financière. mondiale que la dette de ces centres a triplé.

Une autre torsion est venue en 2009 de la main de la ministre Roselyne Bachelot, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, subordonnant la direction médicale de chaque centre à un responsable, dont les connaissances n’entrent pas dans le domaine de la santé mais de la gestion financière.

Enfin, en 2016, en tant que président François Hollande, une nouvelle loi a été approuvée avec des mesures telles que la création de « groupements hospitaliers régionaux », ce qui implique de fusionner les hôpitaux pour réduire le nombre d’établissements et continuer d’éliminer les lits.

Après ce long voyage, les hôpitaux français sont épuisés, malgré le fait que Macron assure que «ce que cette pandémie révèle déjà, c’est que des soins de santé gratuits, sans conditions de revenus, de carrière ou de profession, notre État providence n’est pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des actifs essentiels lorsque le destin frappe. »

Même les défenseurs allemands du budget à déficit zéro, dont la chancelière Angela Merkel, estiment être une « règle d’or » n’est plus valable dans la situation actuelle.

Il faudra vérifier si ces déclarations correspondent à des faits, et les mesures drastiques sont définitivement abandonnée.

Antonio Cuesta. Est correspondant de « Presse latine » en France.

Antonio Cuesta  21/03/2020

https://rebelion.org/

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