Archive | Luttes ouvrières

06 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

morbihan (actu bzh)

Morbihan. Le personnel médico-social en colère

De Bréhan à Pontivy, en passant par Crédin et Caudan, le personnel de plusieurs structures médico-sociales ont débrayé dans le cadre du Ségur de la Santé.

Le jeudi 5 novembre 2020, suite à l’appel des syndicats CGT et FO, le personnel de l’association Kervihan (Bréhan), de l’Institut Médico-Educatif (IME) Kervihan (Bréhan), du Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) Gwen Ran (Bréhan), du FAM Kersioul (Bréhan), de l’IME Kerdreineg (Crédin), de l’IME Kergadaud (Caudan) et du Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD) Bleu Cerise de Pontivy ont débrayé.

Un mouvement très suivi répondant à une demande de prise en compte du milieu médico-social dans les négociations du Ségur de la santé.

Plus de reconnaissance

Ces personnels, en plein crise pandémique, estiment être absents de toute reconnaissance alors qu’ils poursuivent leur mission en prenant des risques tous les jours.

Parmi leurs revendications, ils demandent une revalorisation générale des salaires de 300 euros/net (non des primes) ; une reconnaissance des qualifications des professionnel.le.s en lien avec les annonces gouvernementales ; une exonération de la taxe sur les salaires permettant de gagner 6% sur les dépenses de personnel et de (re)créer des emplois ; mais aussi le respect du temps de travail et l’amélioration des conditions de travail des salarié(e)s.

« Nous demandons aussi des revalorisations salariales portant le salaire minimum à 1700 € net, source de croissance et qui permettrait par les cotisations sociales d’abonder les caisses de sécurité, de retraites et de protections sociales ».

Catherine Le Pottier  Déléguée syndicale CGT, Kervihan

Ils en appellent aussi à « des effectifs en personnels à la hauteur des besoins des usagers pour prodiguer des soins et un accompagnement adapté auprès des populations fragilisées ». Tout en condamnant « les stratégies de santé et les réformes qui se basent sur des enveloppes budgétaires plutôt que sur les besoins de la population ».

Gilles Queffélec  6 Nov 20

https://actu.fr/bretagne/

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05 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

30 glorieuses (reporterre)

30 glorieusues

Les Trentes Glorieuses étaient désastreuses‏

Reporterre – Pourquoi avez-vous décidé d’écrire ce livre ?

Christophe Bonneuil – Avec Céline Pessis et Sezin Topçu, nous avons longuement travaillé sur les « Trente Glorieuses » à travers nos études sur les technocraties coloniales, le nucléaire et la modernisation agricole.

Et nous avons constaté que les récits des historiens étaient souvent imprégnés de l’idéologie des protagonistes de la modernisation d’après-guerre. Le métabolisme environnemental de la période, par exemple, est très peu étudié. En rédigeant ce livre collectif, notre idée était de lancer un pavé dans la mare pour décoloniser le regard historien du mythe des « Trente Glorieuses ».

En quoi les « Trente Glorieuses » sont-elles un mythe ?

Il y a premièrement le mythe de la rupture avec Vichy. Les « Trente Glorieuses » s’inscriraient en rupture avec le retour à la terre et à la tradition prôné par le régime pétainiste. Or, c’est dans les années 1930, en réponse à la Grande Dépression, qu’un dirigisme modernisateur étatique émerge. Plusieurs historiens en ont montré les continuités à travers les régimes politiques de 1936 jusqu’aux années 1960.

Au-delà des affichages traditionnalistes, le régime de Vichy était en fait déjà dominé par des technocrates modernisateurs qui ont pensé le premier Plan, par exemple. Le mythe des Trente glorieuses a eu pour fonction, en réalité, de disqualifier toute critique du modèle de dévelop-pement d’après-guerre en assimilant ces critiques au vichysme, au passé, à la réaction.

Un deuxième mythe est celui d’une France métropolitaine qui accède à la modernité seule, grâce à la perte du « boulet » des colonies, comme ont pu l’écrire certains historiens… Or, la croissance des décennies d’après-guerre est inséparable d’un échange inégal avec le Tiers-Monde et du pillage des ressources naturelles limitées de la planète.

Enfin, un troisième mythe est celui d’un consensus social autour du « progrès ». Dans la nostal-gie collective, tout le monde aurait communié après-guerre dans une même société consuméris-te, avec un même rapport à la technique, au « progrès », à la croissance. Les historiens ont énormément étudié les clivages idéologiques Est-Ouest qui traversaient la France à cette époque, mais ils ont négligé d’étudier les oppositions au machinisme et à l’emprise de la technique, ou les centaines de conflits socio-environnementaux qui se sont produits.

Cela a eu pour effet de gommer les alertes scientifiques et les résistances sociales du passé, ce qui dépolitise la problématique environnementale, comme si elle n’était qu’une simple facette, alors invisible, d’un nécessaire redressement du pays.

D’où vient l’expression « Trente Glorieuses » et comment expliquez-vous qu’elle ait rencontré un tel succès politique et médiatique ?

Elle a été proposée en 1979 par l’économiste Jean Fourastié dans son livre Les Trente Glorieu-ses, ou la révolution invisible de 1946 à 1975. Il fait une analogie avec les Trois Glorieuses, ces trois jours de révolution de juillet 1830 qui ont installé une monarchie bourgeoise et industrialiste. Par un jeu de contraste, il affirme aussi que les « Trente Glorieuses » ont été une « révolution » menée de façon consensuelle par des technocrates.

Cette expression est une manière de caractériser une période de croissance économique, d’expansion capitaliste dirigée, qu’a connu l’Occident jusqu’au milieu des années 1970.

Il n’y a plus eu ensuite d’années de croissance à 5 %, mais une croissance beaucoup plus faible et un chômage de masse. Fourastié a proposé une lecture dépolitisée des années d’après-guerre où les tensions et les limites sous-jacentes n’apparaissent pas. D’où l’impression dominante qu’il suffirait de restaurer la croissance d’antan pour que tout aille mieux.

Quelles étaient ces tensions ? Autrement dit, quels étaient les terrains de lutte à l’époque ?

Ils étaient multiformes. Il y avait, par exemple, un syndicalisme minoritaire qui critiquait l’organisation scientifique du travail. Il y avait des résistances passives autour du travail à la chaîne dans l’industrie automobile. Des agriculteurs refusaient la modernité agricole en se lançant dans l’agriculture biologique ou en cultivant des variétés anciennes de semences.

Il y avait aussi des scientifiques critiques, comme les savants du Museum Roger Heim et Théodore Monod. La Communauté de l’Arche de Lanza Del Vasto – la version française et catholique du gandhisme – était également très active dans l’anticolonialisme et l’opposition au nucléaire, avant de jouer un rôle-clé dans la lutte du Larzac.

Dans le champ intellectuel et culturel, on trouve des critiques du modèle d’après-guerre à travers les critiques des « mythologies » chez Roland Barthes et de la « vie quotidienne » chez Henri Lefebvre, mais aussi chez Jacques Tati, Boris Vian, Georges Brassens, René Barjavel, et dans un tout autre registre, dans le mouvement naturiste.

Des intellectuels que l’on redécouvre aujourd’hui, comme Jacques Ellul et Bernard Charbonneau, s’en prenaient à l’emprise de la technique prolétarisant et déresponsabilisant les femmes et les hommes. Mais tous ces contestataires ont été activement marginalisés.

Comment ?

C’est un véritable chantier pour les historiens que de montrer les différentes tactiques par lesquelles la critique a été gérée, gouvernée par les nouvelles élites politiques, religieuses, scientifiques et techniques. La montée des technocrates – comme les X-Mines, par exemple, qui dirigeaient tout le secteur de l’énergie et du nucléaire – et la « guerre culturelle » qu’ils menaient contre les secteurs « traditionnels » de la société en sont un élément.

Certains politistes ont même pu parler de la Cinquième République comme la « République des technocrates » enfin « libérés » du parlementarisme et autres archaïsmes pour conduire plus vite la France vers le « progrès ».

Avec l’expertise sanitaire et environnementale, on assiste aussi à une sorte de digestion, voire une disqualification, de la critique par son institutionnalisation et sa « technicisation ». Enfin, le consumérisme et la publicité jouent également un rôle très important.

Vous proposez de renommer les « Trente Glorieuses » les « Trente Ravageuses ». Pourquoi ?

Il faut mettre en lumière le bilan environnemental, énergétique et sanitaire des décennies de haute croissance. Du point de vue sanitaire, il y a eu, par exemple, plus de 75 000 morts de silicose entre 1946 et 1987. Des millions de mètres carrés de bâtiments ont été recouverts d’amiante, le produit-phare de la modernité d’après-guerre. D’ici 2025, l’amiante aura fait plus de 100 000 morts.

L’indicateur de progrès véritable (ou Genuine Progress Indicator) montre que le bien-être réel dans les pays industrialisés décline à partir de 1978, alors que le PIB augmente, ce qui veut dire que les choix techniques et économiques qui fondent le modèle de développement d’après-guerre n’ont mis qu’une génération pour montrer leur contre-productivité.

Du point de vue environnemental, pour chaque point de croissance économique, il y avait deux points de croissance de la consommation d’énergies fossiles.

La ville, la production industrielle, l’agriculture et le modèle d’habitat et de consommation des « Trente Glorieuses » représentent un recul en termes d’efficacité énergétique et d’efficacité matière. En fait, nous nous sommes engagés à l’époque dans une voie néfaste pour les générations futures.

Notre mémoire associe toujours cette période à une « croissance », un essor. Mais tout dépend de ce que l’on compte : la production augmente, mais le rendement énergétique se dégrade. Le réseau routier et autoroutier s’étoffe, mais le réseau ferroviaire est amputé. Entre 1948 et 1974, le nombre de voyageurs en train – hors Paris-banlieue – chute de plus de 25 %.

Donc parler de « Trente Ravageuses » ou de « Trente Pollueuses » est un pied de nez provoca-teur à l’histoire officielle qui ne compte que les « progrès », alors qu’une histoire de ce qui décline, de ce qui se dégrade est toute aussi éclairante pour comprendre la période et l’héritage qu’elle nous laisse.

L’augmentation du nombre d’« affaires médiatico-scientifiques » depuis de nombreuses années, comme le dossier de l’amiante, par exemple, est-elle une conséquence de la modernisation d’après-guerre ?

Il y a effectivement un certain nombre de problèmes sanitaires qui se sont révélés à retarde-ment. Mais des scientifiques et des apiculteurs dénonçaient déjà les dégâts des pesticides à la fin des années 1940, par exemple.

Souvent, ces alertes et ces contestations ont été doublement étouffées : elles ont d’abord été marginalisées par les modernisateurs ; puis elles ont connu une deuxième mort dans notre mémoire collective du fait que les historiens ne s’y sont pas intéressés jusque récemment.

Notre livre entend sonner la fin de cette amnésie et contribuer ainsi à la reconstitution de la mémoire longue des questions et des luttes socio-environnementales.

Vous qualifiez la période d’après 1945 comme la « grande accélération de l’Anthropocène ». Qu’entendez-vous par là ?

Des scientifiques ont proposé de baptiser les 200-250 dernières années du nom d’« Anthropocène », succédant ainsi à la période de l’Holocène. Ils signifient par là que l’humanité est devenue une force géologique majeure.

A la fin du 21è siècle, la température à la surface de la Terre risque fort d’avoir augmenté de 4°C, ce qui serait inédit depuis 15 millions d’années… Cette nouvelle période géologique qu’est l’« Anthropocène » est le moment où l’histoire humaine a rendez-vous avec celle de la Terre.

La nature n’est plus le cadre impassible à l’action humaine. Les études scientifiques qui font débuter l’Anthropocène avec la révolution thermo-industrielle notent aussi une « grande accélération » après 1945.

Les 24 indicateurs des perturbations humaines du système-Terre retenus par ces scientifiques (émissions de gaz à effet de serre, biodiversité, cycles du phosphate, de l’azote, de l’eau, etc.) virent au rouge. Toutefois, ces mêmes scientifiques espèrent que s’ouvre désormais une troisième phase de l’Anthropocène, qui sera celle de la prise de conscience et de l’action…

Les « Trente glorieuses », qui ont marqué la France de 1945 à 1975, sont célébrées comme une période idéale. Mais la prospérité de l’époque s’est fait à un lourd prix environnemental. Sous plusieurs aspects, ces décennies ont en fait marqué une régression. Dans un nouvel ouvrage, des chercheurs français et américains proposent Une autre histoire des « Trente Glorieuses » (Ed. La Découverte). Renouvelant notre regard sur les décennies d’après-guerre, les différents textes réunis s’inscrivent dans une histoire environnementale globale. Rencontre avec Christophe Bonneuil, historien des sciences, qui a co-dirigé ce livre collectif.

- Propos recueillis par Anthony Laurent.

26 décembre 2013 / Entretien avec Christophe Bonneuil

https://reporterre.net

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04 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

petit navire douarnenez (of le-tel)

douarne

Douarnenez. Les salariés de Petit navire en grève, vendredi 6 novembre

L’entreprise Petit Navire, à Douarnenez (Finistère), sera en grève vendredi 6 novembre. Les salariés protestent contre la délocalisation en Inde du service comptabilité de l’entreprise, qui va provoquer le licenciement de sept personnes.

Les salariés de Petit Navire, à Douarnenez, seront en grève, vendredi 6 novembre, dès 8 h.

Un préavis a été déposé. Une phase de négociation a eu lieu mardi 3 novembre 2020 durant la matinée entre le CSE (Comité social et économique) et la direction.

« Nous n’avons pas trouvé d’accord », explique David Gueguen, secrétaire du CSE. L’entreprise a décidé de délocaliser une partie du service comptabilité de l’entreprise en Inde, ce qui va entraîner le licenciement de sept personnes. « Nous sommes dans l’attente d’une proposition décente quant aux indemnités de licenciement », poursuit le secrétaire.

03/11/2020

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi

Grève contre les licenciements chez Petit Navire vendredi à Douarnenez (Le Tel)

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03 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

gga

Plus que jamais, nos vies ne peuvent plus passer après les profits !

Nous sommes donc rentrés de plein pied dans ce faux « reconfinement » au moment où la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 commence à révéler toute sa gravité.

On va continuer à partir le matin au travail, envoyer les enfants à l’école, et le soir tout le monde va rentrer à la maison et se contaminer au sein de la famille…

Boulot, métro, dodo… et contaminations !

La ministre du Travail, Élisabeth Borne, ose affirmer: « Il n’y a pas de contaminations au travail.» Alors que les services de réanimation commencent à être débordés partout, les profits des grands patrons ne doivent pas en pâtir ! Alors on ne touche à rien en production, là où le télé travail est impossible.

Et l’on envoie les gosses à l’école où le « renforcement » du protocole sanitaire est bidon vu que personne n’a été recruté dans les établissements scolaires et qu’on ne peut pas repousser les murs : avec 35 élèves par classe des heures durant, comment oser encore parler de gestes barrière ? Mais le gouvernement s’en moque, pour lui, l’école sert de garderie du Medef !

Forte colère dans l’éducation depuis ce lundi

Dans des centaines d’établissements scolaires un peu partout dans le pays, la rentrée prévue par Blanquer a été fortement perturbée. Entre l’annulation des temps prévus pour discuter entre
collègues de la manière dont ils voulaient rendre le plus dignement possible hommage à Samuel
Paty et l’inquiétude de plus en plus flagrante face aux contaminations dans le milieu scolaire, la
grève s’est invitée en force, votée par des assemblées générales.

C’est un mouvement de grève de toute l’éducation de la maternelle à l’université qui doit désormais se discuter, afin d’obtenir tous les moyens permettant aux écoles de rester ouvertes sans qu’elles ne soient des vecteurs de propagation renforcée de l’épidémie.

Pour contrecarrer l’épidémie, il faut des investissements massifs dans la santé !

Malgré les fanfaronnades de Macron sur la création hypothétique de «10 000 lits de réanimation», la réalité est qu’aujourd’hui le pays ne dispose que de 5 432 lits pour une population de 60 millions d’habitants.

De plus, épuisés, et dégoûtés par les annonces ridicules ressorties du «Ségur de la santé », de nombreux personnels ont quitté l’hôpital public, aggravant la charge de travail pour ceux qui restaient. Il est urgent, aujourd’hui, d’investir massivement dans la santé.

Il est urgent d’ouvrir des lits, de former des personnels, d’augmenter leur rémunération. Et pour cela, il faut de l’argent, qu’il faut aller chercher là où il est : dans les poches des patrons ! De plus, ce virus ne pourra être définitivement vaincu que par la découverte d’un vaccin.

Au lieu de les laisser se livrer une concurrence malsaine, il faut mutualiser les moyens des laboratoires, c’est-à-dire nationaliser l’industrie pharmaceutique et la mettre entièrement sous contrôle de la population.

Notre santé n’est pas une marchandise !

Face à cette politique désastreuse : prenons notre sort en main ! Ce sont aux travailleurs et travailleuses, à celles et ceux qui font tourner cette économie, de décider de ce qui doit continuer à fonctionner, comment, avec quel protocole sanitaire.

C’est bien par nos mobilisations, en cessant le travail, en nous mettant en grève, en nous réunissant en assemblées générales, que nous pourrons faire stopper cette politique mortifère.

Et c’est de plus en plus incompréhensible qu’aucune proposition de lutte, de grève, de manifestation ne soit faite au niveau national par les organisations du mouvement ouvrier. Cela ne peut que renforcer notre détermination à réussir toutes les initiatives de mobilisations qui peuvent permettre à des franges de notre classe de se compter, de regrouper leurs forces et de montrer que c’est « dans la rue » et dans l’affrontement avec les capitalistes et ceux qui les servent que « ça doit se passer ».

Rassemblement jeudi 5 novembre à Cergy-Pontoise lors du procès pour la réintégration de notre camarade postier Gaël Quirante

Manifestation le 7 novembre à Toulouse appelée par de nombreuses organisations syndicales et politiques contre les mesures liberticides et pour des
moyens pour la santé 

Réunion appelée par les salariéEs de TUI le 8 novembre pour regrouper toutes les boîtes frappées par les licenciements.

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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28 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

face à la crise (solidaires)

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27 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

anticap

Construisons l’unité contre le patronat et ses licenciements

Depuis le début de la crise du coronavirus, le chômage a augmenté en France de 700 000 personnes et la pauvreté est passée de 8,8 millions à 9,3 millions de personnes.

Tout occupé à criminaliser des associations musulmanes qui n’ont aucun rapport avec l’ignoble crime de Conflans-Sainte-Honorine et à reprendre la rhétorique de l’extrême droite contre les « islamo-gauchistes », le gouvernement annonce un pseudo « plan anti-pauvreté » pour un total de 1,8 milliard d’euros… Contre 470 milliards d’aides aux entreprises depuis le début de la crise !

Faux plans, vraie catastrophe

Au programme, 100 000 places supplémentaires dans le « service civique », une manière de masquer le chômage des jeunes… sans créer d’emplois stables ou de places dans l’enseignement supérieur. Et pour les travailleurs et travailleuses privés d’emploi, un renforcement des « parcours emploi compétences »… Mais quelle utilité ont les formations si les entreprises n’embauchent pas ?

Car au contraire, les patrons prennent prétexte de la crise pour licencier à la chaîne. Près de 400 mal-nommés « plans de sauvegarde de l’emploi » (PSE, anciennement « plans sociaux ») sont actuellement annoncés, sans que la direction du Travail (« Direccte ») n’ait le pouvoir de vérifier la validité de leurs motifs économiques. Surtout que depuis la loi, elle aussi très mal-nommée, de « Sécurisation de l’emploi », la justice ne peut plus examiner ce motif… avant que la Direccte n’ait validé le plan ! Le capitalisme n’aime décidément pas la transparence.

Licenciements en chaîne

Il y a pourtant des faits connus : 850 suppressions d’emplois chez Bridgestone, malgré 2,4 milliards d’euros de profits en 2019 ; 1 500 chez Auchan, qui comme toute la grande distribution a vu son chiffre d’affaires augmenter avec le confinement ; 180 chez Cargill, géant mondial de l’agroalimentaire, secteur qui n’est pas plus affecté par la baisse d’activité ; 1 200 chez Nokia, dont les bénéfices grimpent ; 350 chez NextRadioTV (BFMTV et RMC), là encore sans lien évident avec la situation… La crise a bon dos !

Et quand bien même, certes, il existe des secteurs en difficulté, cela rend-il acceptable de mettre sur le carreau des milliers d’hommes et de femmes ? Renault supprime 15 000 emplois dans le monde, donc 5 000 en France.

Air France en menace entre 8 000 et 10 000, soit près de 20 % de ses effectifs, dont 40 % des emplois de sa filiale Hop !. Dans la société de voyage et tourisme Tui, ce sont deux tiers des emplois, soit 600 sur 900, qui doivent disparaître. Et chaque charrette de licenciement en entraîne d’autre, dans les activités induites et chez les sous-traitants… C’est une catastrophe sociale inacceptable.

Reprenons notre dû

Les salariés doivent exiger et imposer le droit de contrôler les comptes de leurs sociétés, mais aussi ceux des filiales, des autres entreprises de leur secteur…

Et c’est l’ensemble des bénéfices des entreprises capitalistes, quelles que soient leurs branches, qui devraient être pris pour sauver les emplois. Que leurs dirigeants choisissent de licencier malgré leurs profits, ou qu’ils soient incapables d’assurer la pérennité de leur activité, toutes les entreprises qui suppriment des emplois devraient être réquisitionnées et mises sous contrôle de la majorité de la population, à commencer par ceux et celles qui les font tourner au quotidien.

Évidemment, de telles mesures n’arriveront pas toutes seules ou par la magie des prochaines élections !

Il faudra les imposer par une lutte sans précédent, non pas boite par boite, mais de toute notre classe, celle des travailleurs et des travailleuses, quelles que soient nos origines, couleurs de peau ou convictions religieuses, contre la minorité capitaliste qui nous exploite.

Dimanche 8 novembre, à l’appel des Tui, aura lieu à Paris une rencontre nationale des boites en lutte contre les licenciements. Cette initiative est un premier pas très important vers cette unification et dans la construction de la contre-attaque, pour en finir avec la misère et le système qui l’engendre !

Commentaire:

Anticapitalisme & Révolution est un courant du NPA

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21 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (révolution permanente)

 nokia

Les salariés en grève contre 402 suppressions de postes

Alors que de nombreux plans de licenciements ont été annoncés ces derniers mois dans la « Silicone Valley » Bretonne (Brittany Ferries, Hop !, Nokia), les salariés de Nokia Lanion s’étaient donnés rendez-vous ce mardi pour manifester contre la suppression de 402 postes sur le site.

Une action symbolique de nettoyage était prévue mais c’était sans compter sur la direction qui a fait fermer le site … Dépossédés de leur outil de travail, les salariés ne comptent pas pour autant laisser ce massacre à l’emploi se poursuivre ! 

A l’appel des organisation syndicales, les salariés du site Nokia de Lannion avaient prévu une action symbolique de nettoyage du site qu’ils estiment laissé à l’abandon par leur employeur. En effet une très grande majorité des employés sont actuellement en télétravail et le site de Lanion est aujourd’hui le symbole de l’abandon de l’emploi (1200 postes supprimés en France) par le constructeur Finlandais sur les sites Français qu’il préfère déplacer vers des pays ou la main d’œuvre est moins chère.

Après plusieurs réunions stériles avec le gouvernement et les représentants de l’entreprise les salariés restent déterminés et continuent à s’opposer à ces suppressions d’emplois qui frappent particulièrement la région.

Au-delà des pertes d’emplois directes, c’est toute l’économie de la région qui est affectée par ces délocalisations, ainsi que les futurs candidats au travail, suivant actuellement une formation, dans le secteur des télécoms. Un plan de licenciements qui, comme le redoutent les élus et habitants de la région, pourrait également donner des idées à son concurrent Orange, deuxième employeur de la ville devant Nokia.

Arrivés au point de rendez-vous pour la manifestation, les employés du géant Finlandais ont trouvé les grilles du sites fermées, la direction utilisant le prétexte des conditions sanitaires pour empêcher l’action de ses salariés.

Un plan de secours est alors trouvé et les 402 travailleurs et leurs soutiens partent alors en direction du pôle emploi pour y déposer 402 CV, action symbolique visant à dénoncer la catastrophe à venir.

Comme l’explique Loïg Chesnais-Girard (président de la région Bretagne) à Franceinfo : « Le départ de Nokia est un scandale dans la période. L’entreprise Nokia s’est installée en reprenant Alcatel, puis cinq ans après, après tous les moyens qui ont été mis sur la table de la part de l’Europe, de l’État, de la région, cette entreprise s’en va pour des pays low-cost. »

Cette attaque de Nokia envers ses employés, et celle, plus largement, de l’ensemble du patronat qui cherche à sauver ses profits sur le dos des salariés, démontre l’urgence d’un plan de bataille pour l’ensemble des travailleurs dont la santé et l’emploi sont menacés par la crise sanitaire et économique.

Si les actions symboliques sont un premier pas dans la contestation de ces plans de licencie-ments en cascade, cette tactique est loin d’être suffisante pour empêcher de détruire les vies de plusieurs centaines de travailleurs et de leurs familles.

Face à l’illusion des négociations, les travailleurs de Nokia doivent, ensemble, exiger un plan de bataille concret de la part de leurs directions syndicales. Une lutte coordonnée donc à l’ensem-ble des sites concernés et même du secteur plus généralement, avec un plan de bataille qui pose comme revendication centrale, non-négociable et sans conditions : zéro licenciement.

Jaque Mate mardi 20 octobre

https://www.revolutionpermanente.fr/

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19 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

sans papiers (fr3)

sans papier

Paris : des milliers de personnes à la manifestation pour les sans-papiers

Ce samedi 17 octobre, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Paris avec les sans-papiers pour demander au gouvernement une vague de régularisations. La manifestation du 17 octobre était le troisième acte, après celles du 30 mai et du 20 juin.

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé samedi à Paris aux côtés des sans-papiers, pour réclamer une vague de régularisation et un geste du gouvernement pour les travailleurs étrangers, en première ligne pendant la crise sanitaire.

« J’ai 42 ans, je ne mange pas tous les jours à ma faim parce que je ne peux pas travailler. Il faut que ça change, il faut que le gouvernement nous écoute », a plaidé dans le cortège Samba (prénom modifié), un Sénégalais.

La marche, soutenue par la Fédération des associations de solidarité avec tous les immigrés (Fasti), est partie vers 14 heures de la place de la République en direction de l’Eglise de la Sainte-Trinité dans le 9è arrondissement, a constaté un journaliste de l’AFP. Elle devait initialement se terminer devant l’Elysée, mais la Préfecture de police a interdit cet itinéraire lundi.

« Cet acte 3 a changé beaucoup de choses, car il a été très suivi. Si aujourd’hui une délégation n’est pas reçue par Macron, ça va continuer », estime Denis Godard, militant de Solidaires, annonçant un prochain « Acte 4″. Les deux premières mobilisations avaient rassemblé plusieurs milliers de personnes à Paris, le 30 mai et le 20 juin.

La fin de la « marche des solidarités »

Les organisateurs exigent, outre la régularisation des sans-papiers, la fermeture des centres de rétention administrative et un « logement pour tous ». La manifestation de samedi est aussi le point d’arrivée de la « Marche des solidarités », un parcours de centaines de sans-papiers, qui ont pris le départ le 19 septembre de nombreuses villes de France comme Marseille, Montpellier ou Rennes.

« Sur la route, ça s’est bien passé, on a été bien accueillis, sauf dans un village où on n’a pas pu dormir et on a dû passer la nuit dans la forêt », a témoigné Souleymane, Malien de 34 ans, parti le 2 octobre de Strasbourg.

« Moi je travaille de temps en temps dans les restaurants, le bâtiment, le nettoyage, sous alias (avec les papiers de quelqu’un d’autre). Mais on est vraiment fatigués, parce que même pendant le confinement, qui a travaillé ? C’est nous. Et en plus, on est mal payés », a-t-il expliqué.

Le gouvernement a donné instruction aux préfets, mi-septembre, d’accélérer et faciliter la naturalisation des ressortissants étrangers qui se sont mobilisés « en première ligne » durant l’épidémie. On estime entre 300.000 et 600.000 le nombre d’immigrés en situation irrégulière en France.

17/10/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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18 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

anasse kazib (révolution permanente)

.

« Le Covid tombe à pic pour les entreprises».

Anasse Kazib, cheminot, irrite un plateau entier sur LCI

Anasse Kazib était invité à l’émission Brunet Direct ce vendredi pour débattre

de la crise économique face à des interlocuteurs unanimes dans la défense

des intérêts du patronat. Les propos du cheminot délégué SUD Rail, dénonçant

comment les grandes entreprises profitaient de la crise sanitaire pour grossir

leurs marges en licenciant à tour de bras, ont tôt fait d’irriter la vice-présidente

du MEDEF Dominique Carlac’h, l’ancien secrétaire d’Etat PS Jean-Marie Le Guen,

ou encore la lobbyiste Agnès Verdier-Molinié.

https://alt-rev.com

 

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06 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

brest (cgt)

cgt

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