Archive | Luttes ouvrières

15 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

martinez lactalis (europe 1)

zpata

Lactalis : pour Philippe Martinez (CGT), « il faut libérer la parole » des salariés Pour le numéro un de la CGT, il faut « libérer la parole de ceux qui travaillent » car ils ont « certainement, eux, des explications à donner ».

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a appelé lundi à « libérer la parole » des salariés de Lactalis dans l’affaire du lait infantile contaminé à la salmonelle, plaidant pour de « nouveaux droits » face à « la loi du profit ».

« Libérer la parole de ceux qui travaillent ». 

« Il faut enquêter évidemment, voir où sont les dysfonctionnements et surtout libérer la parole de ceux qui travaillent », a estimé sur France Inter le numéro un de la CGT, interrogé sur le scandale touchant le géant français du lait. Les salariés « ont certainement, eux, des explica- tions à donner. C’est pour cela que nous demandons de nouveaux droits pour les travailleurs et les travailleuses » a poursuivi le syndicaliste. Il faudrait « les laisser parler de leur travail, expliquer pourquoi, par un certain nombre de consignes qu’on leur donne, eh bien ils ne font pas bien leur travail et cela peut avoir ce genre de conséquences », a-t-il expliqué.

La « loi du profit » qui prime sur « le respect du travail ».

« Pas convaincu du tout » par l’intervention ce week-end du PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, Philippe Martinez a plus généralement dénoncé la « loi du profit » qui, « dans de nombreuses entreprises », « prime sur (…) le respect du travail » et sur « le principe de précaution ». « Quand on ne permet pas aux travailleurs salariés de bien faire leur travail, d’appliquer un certain nombre de règles fondamentales (…) il arrive ce qu’il arrive », a-t-il développé. « J’ai entendu d’anciens salariés [de Lactalis] dire à peu près la même chose », a-t-il ajouté plus tard.

Une méthode controversée.

Vendredi déjà, la Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) CGT avait estimé que le scandale du lait infantile était de « l’entière responsabilité de la stratégie » du groupe Lactalis, dénonçant notamment un « objectif de profits à court terme ». Elle avait notamment évoqué « l’introduction de la méthode Lean qui impose aux salariés le lavage des machines en fin de poste alors que celles-ci devraient l’être par des équipes spécifiques et formées ».

Des salariés « pas responsables » du scandale.

Interrogé sur le sort des salariés de l’usine en cause à Craon (Mayenne), à l’arrêt, Philippe Martinez a réclamé « tous les moyens en matière d’emploi » pour ces travailleurs, « pas responsables » du scandale selon lui.

15 janvier 2018

http://www.europe1.fr/

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11 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

cgt pontivy (le télégramme)

cgt super h

CGT. L’Union locale aussi active sur les réseaux sociaux que le terrain

Avec les réseaux sociaux, le syndicalisme aussi a changé. Pour la CGT, dont l’Union locale Pontivy/Loudéac distribuait des tracts devant Brocéliande, hier, les contacts directs sur le terrain ne sont pas passés de mode.

Au printemps dernier, les deux Unions locales (UL) CGT de Pontivy et Loudéac ont officielle- ment fusionné. Une première en France que cette fusion entre deux sections de départements différents.

«Nous voulions privilégier la logique d’un territoire où l’agroalimentaire prédomine », rappelait le Pontivyen Ronan Le Nézet, secrétaire général, hier midi. Devant l’entrée de l’usine de Brocéliande, une opération de tractage était organisée pour rencontrer les salariés au moment de l’embauche ou de la sortie du travail. Des tracts, il y en avait à distribuer puisque le site loudéacien ne compte pas moins de 700 employés avec Loudéac Viandes. Le renfort des membres du collectif agroalimentaire du Centre-Bretagne, qui s’étend de Ploërmel (56) à Carhaix (29), était le bienvenu. D’autant plus que, depuis bien des années, la CGT n’y est plus implantée, pas comme à la Cooperl de Lamballe. Même si les dates des prochaines élections du Comité social et économique (CSE), nom de l’ancien comité d’entreprise, ne sont pas encore fixées, l’UL ne désespère pas d’y faire son retour.
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« Le support papier reste indispensable »

« Aujourd’hui, le militantisme syndical a évolué, remarque Ronan Le Nézet. Pour toucher les plus jeunes, nous sommes présents sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) où certains n’hésitent pas à nous faire part de leurs conditions de travail. Mais le support papier et le contact avec le terrain restent indispensables pour réactiver la fibre de la solidarité. » Avant Loudéac, le collectif CGT avait organisé la même opération chez Josselin Porc Abattage, en juin, et une réunion à Ploërmel (56).

Bien-être au travail

« Dans le bassin Pontivy/Loudéac, conscientes que les métiers de l’agroalimentaire n’attirent pas, certaines entreprises ont réalisé des investissements matériels et humains pour améliorer le bien-être au travail (Mix Buffet à Guer ou Alot à Saint-Gérand) », reconnaît Yann Ollitrault, responsable cégétiste loudéacien. « À Brocéliande, racheté par Cooperl Arc Atlantique fin 2009, nous nous demandons quelle est la place des salariés ? Ou si les engagements, comme la valorisation du travail de chacun, pris par la Cooperl, un des leaders français de l’agro- alimentaire, sont respectés. Notre objectif : que les gens n’aillent plus à reculons au boulot », ajoute son collègue pontivyen.

10 janvier 2018
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Contact :
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cgt.pontivy@wanadoo.fr
06.38.55.29.65.
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09 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Rupture conventionnelle collective : le cadeau de Noël du gouvernement au patronat

L’encre des ordonnances et de leur décrets d’application est à peine sèche que les emplo- yeurs se précipitent pour en faire usage contre les salariéEs. La première attaque est la rupture conventionnelle collective (RCC). Cette nouvelle arme va permettre aux patrons de supprimer des milliers d’emplois sans avoir à justifier d’une raison économique, à élaborer un plan social, ni à proposer des reclassements.

Ce dispositif fait suite au « succès » de la rupture conventionnelle individuelle, qui a précipité dans le chômage, depuis sa création en 2008, près de trois millions de salariéEs.

Huit fois sur dix, c’est l’employeur qui en est à l’origine alternant arguments financiers et chan- tages divers. Le MEDEF en rêvait, le gouvernement Macron l’a fait. En confiant à l’administra- tion du travail le soin d’homologuer les futures ruptures collectives, celles-ci seront juridique- ment sans risque pour les patrons, contrairement aux plans de départs volontaires, et il ne sera en outre plus nécessaire d’attendre un an pour pouvoir réembaucher derrière.

Les plus grosses boîtes en profitent

C’est tout d’abord la chaîne de magasins d’habillement Pimkie qui a annoncé la mise en œuvre d’une procédure de rupture conventionnelle collective. Pimkie, c’est plus de 700 magasins dans le monde, une centaine France et qui fait partie du groupe Mulliez, une des plus grosses fortunes de France, autour de 40 milliards d’euros.

Dans la foulée c’est PSA qui annonce son intention de faire de même.

PSA qui a réalisé un nouveau record de bénéfice en 2016 de 2,15 milliards d’euros. Depuis des année les plans de départs « volontaires » ont déjà permis de supprimer en moyenne, 3000 postes par an. Son objectif est de diminuer au maximum le nombre de travailleurs en CDI et de les remplacer par des intérimaires, qui représentent sur certaines chaînes de production 90 % des effectifs.

Que Pimkie ou PSA ait été parmi les toutes premières entreprises à utiliser le nouveau dispositif en dit long sur le fait que les ordonnances travail ont été vendues par le gouvernement comme devant faciliter la vie des patrons de très petites entreprises, pour leur permettre d’embaucher, de créer des emplois. En fait ce sont d’abord les grandes entreprises du CAC qui vont en faire leurs choux gras.

Reconstruire une mobilisation contre ce gouvernement

Les résistances des salariéEs n’ont pas été effacées par l’échec des mobilisations contre la loi travail. Le rouleau compresseur des ordonnances et la passivité des confédérations syndicales n’ont pas eu raison de la colère sociale. Dans de nombreux secteurs, souvent moins organisés que les grands secteurs traditionnels, la combativité des salariéEs a permis de faire reculer les employeurs. C’est le cas dans le nettoyage, la restauration, l’hôtellerie, et même dans des activités uberisées comme Deliveroo.

C’est aussi le cas dans les hôpitaux comme à Bordeaux, Toulouse ou en région parsienne.

Les attaques engagées ou programmées contre les chômeurs/euses et les migrantEs, la baisse du pouvoir d’achat ne doivent pas rester sans riposte. C’est à nous, salariéEs, chômeurEs, de construire la résistance, et les organisations syndicales, politiques, associatives doivent se rencontrer pour organiser une mobilisation unitaire.

NPA

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03 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

voeux 2018 (npa)

voeux r

Bloavezh Mat a zo mad ivez!

Faisons de 2018 une année de luttes !

2017 fut incontestablement l’année Macron, comme représentant d’un pouvoir bourgeois renouvelé et déterminé. Mais les luttes nous montrent cependant une partie de la voie à suivre pour renverser la vapeur.

Le personnage est parfois à la limite du ridicule.

Sa copie, lors de ses vœux 2018, du « demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » de Kennedy est d’une prétention pathétique. Cependant, l’arrogance de Macron est le symbole d’un renouvellement réussi (momentanément, espérons-le) du personnel politique de la bourgeoisie. Macron et LREM ont permis le retour au pouvoir, au détriment de tous les concurrents politiques, d’une droite radicale, « décomplexée », déterminée à faire marcher au pas le pays.

Il s’agit, on ne le répétera jamais assez, de bouleverser la France, de lui faire rattra-per son retard sur les autres pays européens sur le plan des attaques libérales et liberticides.

Le pari est pour l’instant tenu : les lois travail, sur l’immigration et sur la « sécurité » sont de l’avis de tous les observateurs internationaux des réformes sans comparaison avec tout ce qui a été fait depuis la Seconde Guerre mondiale.

Une nouvelle phase des rapports sociaux et politiques

Ce chambardement a bien entendu été préparé, par Sarkozy, par Hollande, par les défaites et les trahisons, mais l’évolution est très nette. La comparaison entre les mouvements de soutien aux migrantEs, si valeureux et nécessaires soient-ils, de Menton et de Calais, et ceux de Saint-Bernard et Saint-Ambroise dans les années 1990 est éloquente. Celle entre les mouvements de 1995, 2006 et 2010 et les mobilisations contre les lois travail également.

L’intégration des syndicats au dialogue social, bien entamée par la CFDT et FO, va être considérablement renforcée par la loi travail XXL.

Ceux qui voient une solution politique par en haut à cette situation se trompent. Les partisanEs de Mélenchon, qui ont cru qu’un « débouché politique », malgré ses défauts, débloquerait les choses, en sont pour leurs frais… Mais l’illusion selon laquelle il suffirait de proposer une direc- tion alternative à celle des directions syndicales et politiques bureaucratisées en ignorant ces dernières, ou de présenter bien haut le drapeau rouge pour que les masses se tournent vers la révolution, exprime quant à elle le refus de voir les rapports de forces tels qu’ils sont.

Patience…

L’ampleur des attaques du gouvernement produiront inévitablement de nouveaux conflits. Hier sur la loi travail, demain sur ses conséquences, sur le flicage des chômeurEs, la sélection dans les universités ou la loi sur l’immigration. L’histoire nous a appris que les mobilisations féminis- tes comme celles de cette année sont un signe optimiste pour la suite.

Il faudra être patients. Nous devrons maintenir une orientation qui combine une bataille publique pour l’unité de notre classe, qui seule permet les victoires contre le camp d’en face, et la défense d’une orientation radicale, pour la grève générale et pour renverser le capitalisme, dans un contexte où tout tire à l’inverse.

L’absence de combativité des syndicats donne l’illusion qu’on peut se passer d’eux ; le décalage croissant entre des militantEs très radicaux et les masses peuvent faire croire qu’il faut avancer sans attendre les wagons les plus lents ; les difficultés des révolutionnaires, sanctionnées par nos petits scores à la présidentielle, donnent à d’autres l’impression qu’il faut attendre que le vent tourne.

Reconstruire par en bas

Dans tous les pays d’Europe qui ont connu des attaques extrêmement violentes contre la classe ouvrière, les remises en cause de l’ordre bourgeois sont venues de l’extérieur de la lutte économique quotidienne : mouvement altermondialiste, Indignés en Espagne et en Grèce, question nationale, etc.

Nous devons donc être particulièrement attentifs à ce type de luttes, tout en gardant à l’esprit que, dans l’immense majorité des cas, l’issue des batailles se règle sur le terrain le plus traditionnel, celui des grèves, des occupations des lieux de travail, des manifestations.

Conserver, renouveler, coordonner des équipes syndicales militantes, sur les lieux de travail, dans les grandes entreprises comme dans les petites unités de production, est donc également un enjeu décisif pour être en capacité de faire bouger les lignes et saisir les prochaines occasions. D’autant que le potentiel est indéniable, pour peu que les militantEs se lient aux équipes émergentes à Deliveroo, Holiday Inn, Onet, dans les hôpitaux, etc.

Avec la campagne présidentielle, nous avons conservé un écho pour mener des batailles politiques d’ampleur nationale.

Pour l’unité de notre camp social, pour les migrantEs et contre le racisme, contre l’extrême droite et le nationalisme chauvin, pour rompre avec un capitalisme de plus en plus pourrissant, notre voix reste audible et peut donner un espoir à des milliers aujourd’hui et, qui sait, à des millions demain !

Mardi 2 janvier 2018 Antoine Larrache

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Pour que 2018 soit l’année de la riposte ouvrière ! (Lutte Ouvrière)

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02 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

mercier psa (les inrocks)

 cgt super h

Jean-Pierre Mercier (CGT PSA) : “Au lieu de contrôler et de sanctionner les chômeurs, il faudrait contrôler les patrons

Le groupe PSA a convoqué les syndicats de l’entreprise le 9 janvier en vue de négocier une rupture conventionnelle collective. Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central de la CGT du groupe PSA, dénonce des suppressions de postes injustifiées.

La direction de PSA vous a convoqué, avec les autres syndicats, pour négocier des “ruptures conventionnelles collectives”. En quoi consiste ce nouvel outil du Code du Travail ?

Jean-Pierre Mercier  Cela consiste à simplifier les suppressions d’emplois pour l’employeur, et à lui faire gagner des avantages financiers. C’est tout le contraire de la lutte contre le chô-mage de masse. Les employeurs peuvent supprimer des postes sans avoir recours à un motif de licenciement économique. C’est tout bénef’ pour eux. C’est une loi faite sur mesure pour les employeurs, qu’ils fassent des bénéfices ou pas. Depuis des années PSA accumule des milliards de bénéfices, et pourtant ils vont activer un nouveau plan pour l’année 2018. On ne sait pas encore combien de personnes sont concernées.

Cette mesure a fait l’objet d’un décret d’application paru le 22 décembre au Journal officiel. Il y a donc un lien direct avec ce nouveau plan ?

Tout à fait. Ils ont attendu la publication du décret d’application sur les ruptures convention-nelles collectives, pour nous annoncer ce plan et nous convoquer le 9 janvier pour la négo-ciation [il faut l’accord majoritaire des syndicats pour que le plan soit mis en œuvre, ndlr]. Quand il y a une possibilité de gagner de l’argent, Peugeot est toujours premier. Il se jette dessus. C’est bien la preuve que dans cette mesure de Macron, rien n’est fait pour les salariés.

Quel est le motif invoqué par la direction, alors que l’entreprise est bénéficiaire ?

Depuis des années elle justifie ces suppressions de postes avec des éléments de com. Il n’y a pas de justification précise, mais les objectifs annuels de suppressions d’emplois, eux, ont toujours été précis. Depuis 2012 la direction a supprimé près de 25 000 emplois en CDI en France, dans ses usines et ses bureaux, alors que la production nationale de voiture est passée de 860 000 à 1 million de véhicules.

Tout cela s’est fait à coups de plans de départs volontaires et de plans de pré-retraite non remplacés. Les derniers plans de licenciements secs remontent à PSA Aulnay et PSA Rennes. Depuis, c’est du volontariat de moins en moins volontaire, car les ingénieurs et techniciens sont mis au placard, on leur dit qu’ils n’ont aucun avenir dans l’entreprise. Dans d’autres cas ce sont des ouvriers victimes d’accidents du travail à qui on donne le choix entre un licencie-ment pour inaptitudes physiques ou prendre le plan de départ volontaire. Tout cela pouvait continuer. Maintenant Peugeot veut mettre le plan de RCC en place pour le 1er février 2018. C’est que derrière, il doit y avoir des avantages financiers qu’on n’a pas encore quantifiés.

Quelles conséquences ces suppressions de postes ont-elles pour le fonctionnement des usines ?

C’est bien joli de pousser dehors des CDI mais il faut des bras pour faire tourner les chaînes de production et les bureaux d’études. La politique de la direction a été de prendre de plus en plus d’intérimaires, mais en nombre inférieur à celui de CDI éjectés des usines. Par conséquent,  il y a une surcharge de travail pour les salariés en CDI et en parallèle une explo- sion de la précarité. Sur certaines chaînes de production il y a parfois 90% d’intérimaires. On a le sentiment que Peugeot ne veut plus de CDI dans ses usines. PSA veut travailler avec des précaires. Ça lui coûte moins cher, et les salariés ont moins de droits.

PSA, comme l’entreprise de prêt-à-porter Pimkie, envisagent d’avoir recours à cette mesure. Alors que la réforme de l’assurance-chômage va viser à contrôler davantage les chômeurs à la rentrée, le contexte social en France pourrait-il devenir plus tendu?

Je l’espère. On milite tous les jours pour cela. Les chômeurs vont être contrôlés comme des délinquants. Et en parallèle on nous sert un baratin selon lequel la priorité nationale serait la lutte contre le chômage massif ! Au lieu de contrôler et de sanctionner les chômeurs, il faudrait contrôler les patrons et les sanctionner quand ils suppriment des emplois alors qu’ils font des bénéfices. Le 9 janvier nous demanderons un plan massif d’embauches en CDI. Il faudrait embaucher tous les intérimaires qui travaillent depuis des années sur les chaînes de produc- tion. C’est comme ça que la société pourrait aller mieux. Mais pour cela, il faudrait des mobili- sations. On y travaille. Ce serait un joli anniversaire qu’on pourrait faire pour Mai 68 !

30/12/17 09h53 Mathieu Dejean 
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macron
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25 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

carrefour rennes (ouest france)

cgt super h

Rennes : des salariés de Carrefour filtrent l’entrée de l’hypermarché

Des salariés Carrefour manifestent ce samedi matin 23 décembre, à l’appel de la CGT, au Centre commercial Alma. Ils fitrent l’entrée de l’hypermarché, en signe de protestation contre la « détérioration des conditions de travail » et la suppression redoutée de « milliers d’emplois ».

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Une quarantaine de salariés des Carrefour de Rennes, Betton, Langueux, et Quimper se sont rassemblés ce matin à Rennes au centre commercial Alma, à l’entrée de l’hypermarché. Depuis 9h, ils filtrent l’entrée en distribuant des tracts aux clients et en leur proposant de signer une pétition. La police est sur place. L’opération engendre quelques ralentissements….

Pour la CGT, qui avait déjà manifesté devant le siège du groupe à Massy (Essonne) le 7 décembre, il s’agit de « dénoncer le manque d’effectifs actuel et la détérioration des conditions de travail dans toutes les enseignes du groupe Carrefour, les passages en franchise ou en location gérance, les restructurations et les suppressions de milliers d’emplois du Plan Bom- pard ». Le PDG du groupe, Alexandre Bompard, doit présenter le 23 janvier un « plan de transformation », annoncé initialement avant la fin de l’année, pour redresser des résultats moroses.
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 S.Salliou  23/12/2017
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19 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

crédin (la gazette)

Manara-marre

Les salariés de RVE (Crédin) en grève illimitée !

Mécontents de l’avancement des négociations concernant leur reclassement, les salariés de RVE à Crédin qui fermera ses portes en mars prochain, ont décidé de se mettre en grève.

L’usine Rohan Viandes Elaboration de Crédin fermera ses portes en mars prochain. Mais le groupe LDC auquel les 115 salariés appartiennent va faire des propositions de reclassement en interne, dans d’autres entités de groupe, présentes à Noyal-Pontivy (les Ateliers du Goût) , St-Jean-Brévelay (Celvia), St-Thuriau (Robichon) ou encore Mûr-de-Bretagne (Volailles Boscher).

Tous les employés devraient pouvoir retrouver un travail. Même si certains envisagent de poursuivre leur carrière ailleurs. Mais encore faut-il pour cela que les deux parties s’entendent sur les conditions de ces reclassements.

Postes, salaires, indemnités… les négociations concernant le Plan de sauvegarde de l’emploi ont débuté le 16 novembre. « Mais elles n’avancent vraiment pas, lâche Nadine Le Boëdec, déléguée syndicale CFDT. Nous sommes très loin du compte entre ce que nous demandons et ce que l’on nous propose. Nous avons le sentiment d’être menés en bateau sur certains points.

Voilà pourquoi le rapport de force se matérialise aujourd’hui par un mouvement de grève. Débuté ce matin à 6 heures. Une action qui peut d’ailleurs se prolonger dès demain, vendredi 15 décembre.  « C’est notre avenir qui est en jeu. Nous ne lâcherons rien », lance un salarié.

14 Déc 2017

https://actu.fr/

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14 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

kergaradec la poste (ouest france)

la poste

La situation empire au centre de tri de La Poste de Kergaradec

C’est officiel, le mouvement de grève initié mercredi 6 par les agents de la plate- forme industrielle de courrier (Pic) de Kergaradec est parti pour durer. Les diffé- rentes réunions avec leur direction n’ont en effet rien donné. Au contraire, le dialogue semble plus que jamais dans l’impasse.

La situation reste bloquée au centre de tri postal de Kergaradec. Depuis mercredi soir, les agents sont en grève. Ils dénoncent, entre autres, la suppression programmée des équipes de nuit, un dialogue social inexistant et des conditions de travail qui se dégradent.

Vendredi 8 en fin de journée, les grévistes ont été reçus par la direction locale, suite à une réunion avec la direction de Vannes. Mais rien n’a avancé, « au contraire », déplore Philippe Poupon, représentant CGT à la Plate-forme Industrielle de Courrier (Pic) de Kergaradec. « Après deux heures de discussion, la situation était encore pire. Les cadres et les salariés étaient en pleurs. »

Des salariés en pleurs

La direction a confirmé son intention de réduire les effectifs. Pour les grévistes, qui réclament à l’inverse plus de personnel, c’est de la provocation. Ils estiment d’autant plus que La Poste est en bonne santé financière, car elle aurait perçu un milliard d’euros de la part de l’État, grâce au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Le dialogue est donc au point mort. Hier matin, une trentaine d’agents étaient réunis pour une assemblée générale. Ils ont demandé à l’unanimité la reconduction de la grève.

Ouest-France Dimanche 10 décembre 2017

https://brest.maville.com/

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14 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

arsenal lorient (lutte ouvrière)

Manara-marre

50 travailleurs interdits d’entrée

Une cinquantaine de salariés travaillant à l’arsenal (entreprise d’armement Naval Group, ex-DCNS) ont été sans ménagement interdits d’entrée sur le site de Lorient.

C’est en badgeant que ces salariés ont constaté que l’entrée leur était interdite. La quasi-totalité d’entre eux viennent d’entreprises sous-traitantes ou intérimaires. D’après Naval Group, il s’agirait d’une décision de la DGA (Direction générale de l’armement) qui dépend du ministère de la Défense, décision que Naval Group s’est empressé d’appliquer.

Ce sont ainsi 50 personnes qui se retrouvent sans travail, sans salaire et qui vont connaître des moments difficiles.

La direction de Naval group dit n’avoir aucune responsabilité dans l’affaire. Pourtant, c’est elle qui a désactivé les badges d’entrée, c’est elle également qui n’a pas prévenu ces salariés ou leurs directions de cette interdiction, c’est elle qui les a menacés d’une amende de 150 euros s’ils ne rendaient pas leur badge illico presto. Et c’est également elle qui a demandé à ceux qui avaient pu rentrer de quitter le site.

Qu’elle émane ou non du ministère de la Défense, la décision d’interdire du jour au lendemain à un salarié de travailler, le laissant sans salaire, sans donner d’explication ni prévenir, est de toute façon révoltante.

Correspondant LO 13 Décembre 2017

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14 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

smic (lutte ouvrière)

smic

Le patronat veut pouvoir baisser les salaires

Le gouvernement prête une oreille complaisante au rapport qu’il a lui-même commandé à de prétendus économistes indépendants qui préconisent de s’attaquer au smic.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, estime que ce rapport apporte une contri- bution utile et affirme que les propositions qu’il recèle vont s’intégrer dans les réflexions en cours. Il est vrai qu’une des propositions du rapport s’applique déjà, celle qui consiste à renon- cer à tout coup de pouce, même minime, au smic.

Le dernier date de 2012, lorsque Hollande avait royalement accordé 0,6 % en plus de l’indexation du smic sur les prix et les salaires, soit au total une augmentation de 2 %. Depuis, les coups de pouce ont disparu et les revalorisations annuelles, par exemple celle de 0,9 % en janvier dernier, ne compensent pas les hausses de loyers, de l’électricité, etc., que subissent les travailleurs.

Cela n’empêche pas les « experts » de proposer une révision à la baisse de cette indexation.

Le premier d’entre eux, Gilbert Cette, soutien de Macron dans sa campagne électorale après avoir soutenu Hollande cinq ans plus tôt, prétend que « l’augmentation du smic pousse les salaires à la hausse et cette dernière conduit à l’augmentation du smic ». Autrement dit, pour ce monsieur, le smic sera toujours trop élevé, comme d’ailleurs l’ensemble des salaires !

Lors de l’émission sur LCI intitulée Macron osera-t-il toucher au smic ?, programmée dans la foulée de ce rapport, des représentants patronaux sont allés plus loin, parlant de smic jeunes et de régionalisation du smic.

En 1994 déjà, un rapport qui voyait dans le smic « une barrière à l’emploi des travailleurs peu qualifiés » avait servi de justificatif au gouvernement Balladur pour autoriser le patronat à payer les moins de 26 ans à 80 % du smic, et même moins sous prétexte de formation. Heu- reusement la jeunesse était descendue dans la rue et avait obtenu l’annulation de cette mesure. Ce fut une nouvelle fois le cas en 2006 avec le contrat première embauche que le Premier ministre, Dominique de Villepin, avait voulu instaurer et qu’il avait dû remballer devant les mobilisations.

Quant à la régionalisation du smic, ce serait un retour à… 1950

Le salaire minimum, appelé smig, ne s’appliquait qu’à une partie de la région parisienne. Ailleurs, les travailleurs subissaient des abattements définis par zones, pouvant aller jusqu’à 18 %. Il avait fallu attendre la grève générale de mai 1968 pour mettre fin aux abattements de zone et à l’existence d’un salaire minimum agricole inférieur au smig. Celui-ci fut revalorisé de 35 %.

Et en 2017, alors que les bénéfices du CAC 40 ont augmenté de 28 % au premier semestre, dépassant les 51 milliards d’euros, un smic à 1 151,50 euros par mois et moins encore à temps partiel pour les jeunes et les moins jeunes, en région parisienne ou ailleurs, n’est un salaire suffisant pour personne.

Jean SANDAY 13 Décembre 2017
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