Archive | Luttes ouvrières

03 août 2020 ~ 0 Commentaire

stratégie (npa)

Bigoudènes_en_grève_1926

Pour une stratégie de renversement du capitalisme

La crise actuelle du capitalisme revêt des dimensions tellement variées et profondes – crise écologique, sociale, économique, morale, politique… – qu’il ne fait plus de doute qu’il s’agit d’une crise systémique dont l’issue sera nécessairement une rupture – positive ou négative – avec les équilibres instables actuels.

Comment de rien devenir tout ? 

Parce qu’ils savent que seul un renversement révolutionnaire des rapports de forces permettra de vaincre la bourgeoisie, les communistes visent l’unité du prolétariat, et la voient non comme quelque chose de donné, mais comme une tâche à réaliser. Le « parti communiste » dont Marx et Engels écrivent le manifeste est justement la classe unifiée en lutte (le parti au sens « historique », non au sens d’une organisation particulière).

Les prolétaires, au sens large de l’ensemble des exploitéEs sous le capitalisme, ont, en raison de leur position dans les rapports sociaux, à la fois un intérêt fondamental à rompre avec le système capitaliste pour construire une société communiste (puisqu’ils et elles y sont dépossédéEs des moyens de production et du pouvoir politique)…

et la capacité de le faire (puisque d’une part ils sont le point faible de ce système qui repose sur leur travail et, d’autre part, leur place dans la société les pousse objectivement à s’opposer à la scission entre l’être humain et ce qu’il produit et organise, entre la théorie et la pratique, la pensée et l’action3).

Mais ils et elles sont profondément diviséEs, et le problème est donc de construire leur unité, tout en travaillant, ce qui est la source de nombreuses contradictions dans le cadre d’une société où l’aliénation est la règle, à s’approprier une perspective révolutionnaire.

Cette unité doit du reste aller au-delà de la lutte contre l’exploitation, et rassembler les forces qui se mobilisent contre cette conséquence nécessaire du capitalisme qu’est la destruction de l’environnement, ainsi que contre d’autres dimensions du système de domination établi, comme l’hétéro-patriarcat et le racisme systémique.

La fragmentation du prolétariat

La classe ouvrière est divisée en raison du fonctionnement intrinsèque du capitalisme (salariéEs relativement stables, précaires, chômeurEs, etc.), de différences de statuts (public, privé, intérim, auto-entrepreneurs relevant en réalité d’un salariat caché, ou encore le travail domestique), de divisions géographiques (grandes villes, banlieues, péri-urbain, campagnes, et le cas extrême des colonies), de l’âge et des générations, du patriarcat et du racisme systémique.

À ces divisions (facteur objectif), s’ajoutent de multiples différences entre les modalités de lutte, d’organisation et de conscience de classe (facteur subjectif). Ces deux facteurs, liés dialectiquement, permettent de comprendre que des mouvements très puissants et radicaux, aux prises avec le même adversaire (l’État bourgeois), puissent se succéder en à peine quelques mois presque sans aucune communication et continuité.

C’est ce qui s’est passé avec la révolte des banlieues d’octobre-novembre 2005 et le mouvement étudiant contre le CPE de février-avril 2006, même si la victoire partielle de ce dernier (dernier recul important d’un gouvernement en France) a été favorisée par l’affaiblissement du pouvoir et ses dissensions (représentées par la rivalité Villepin-Sarkozy) suite à la révolte de 2005.

C’est également un tel décalage et une telle désynchronisation qui a sévi entre le mouvement des Gilets jaunes et les manifestations et grèves contre les retraites de cet hiver, deux contestations massives et radicales mais aux méthodes de lutte très différentes et liées à des fractions hétérogènes de la classe ouvrière5.

Les différences sociologiques entre les membres des deux mouvements sont réelles mais ne sont pas les seules en cause : la ligne de la plupart des directions syndicales a consisté à rester à distance, voire à critiquer, les Gilets jaunes6, dont la suspicion initiale envers les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier n’a donc pas pu être assez surmontée.

Alors que les classes dominantes parviennent à jouer des divisions des exploitéEs et oppriméEs, et les renforcent par de continuelles offensives politiques et idéologiques (en particulier racistes), l’une des tâches stratégiques décisives des organisations de lutte de classes est à l’inverse de contrecarrer ces divisions, et de diffuser une conscience de classe unitaire.

Front unique et organisation

Une politique de front unique entre différentes organisations du mouvement ouvrier (révolutionnaires et réformistes) est nécessaire. L’une des étapes nécessaire est ainsi un travail d’implantation syndical volontariste dans des secteurs non ou peu organisés du salariat (privé, précaires, petites entreprises, jeunes, etc.8), dans l’objectif de reconstruire la conscience de classe dans ces secteurs.

Mais ces derniers, puisque l’organisation, l’indépendance et la conscience et y sont fragiles, sont en même temps ceux qui sont les plus sensibles aux problèmes politiques qui ne relèvent pas directement du rapport capital-travail.

On pourrait dire que, de nos jours, le front unique doit être encore plus large : il faut parvenir à établir des liens durables et à rendre possible une unité d’action avec des mouvements qui, comme les Gilets jaunes, organisent des classes sociales intermédiaires ou en gestation, au contours mouvants, peu organiséEs (ou en l’étant d’une manière très différente, par les réseaux sociaux notamment) mais dont les évolutions seront aussi le produit des batailles politiques et des alliances de classes qui sont noueront dans la lutte.

La grève de masse, hypothèse stratégique

La nécessaire construction de l’unité de la classe, le tissage de liens entre secteurs et luttes hétérogènes, la diffusion d’idées, d’imaginaires et de pratiques nouvelles, etc., suivent une temporalité longue, que Gramsci a pensé avec la métaphore de la « guerre de position ». Mais la « guerre de mouvement », d’une temporalité beaucoup plus dense, reste décisive, car c’est dans l’action, dans la mobilisation et la lutte de masse, que la conscience de classe progresse le plus rapidement.

Cette coagulation soudaine des luttes en une classe mobilisée et consciente est bien entendu historiquement très rare. Le plus souvent, et Luxemburg le précise d’ailleurs en d’autres endroits de son texte, elle fait suite à toute une période de luttes intenses. Et, dans tous les cas, la grève de masse doit être préparée, que ce soit techniquement ou idéologiquement, même si la préparation seule ne garantisse rien – Luxemburg soulignant à ce propos que la grève de masse n’est pas un outil que les syndicats ou partis pourraient décider d’utiliser à leur gré, comme un couteau que l’on pourrait ouvrir ou fermer à volonté.

La grève de masse, ou grève générale insurrectionnelle (insurrectionnelle dans la mesure où elle s’accompagne d’occupations de lieux de travail et de vie, de manifestations interdites, de pratiques d’auto-défense, etc. et défie donc la légalité), doit être, comme le dit Daniel Bensaïd notre « hypothèse stratégique » fondamentale.

Cela ne signifie pas qu’elle exclut d’autres formes d’actions (blocages, émeutes d’une part ; élections d’autre part) mais qu’elle doit être conçue comme la situation dont la probabilité est la plus grande où la classe ouvrière, massivement mobilisée, peut remettre en cause le plus efficacement le pouvoir bourgeois, entrainer des classes intermédiaires et ainsi faire basculer le rapport de forces.

En arrêtant la production elle sape les sources de ce pouvoir ; elle vise les sommets de l’État ; et en donnant naissance à des organes d’auto-organisation (éventuellement en relançant la production sous contrôle ouvrier), elle peut constituer le germe d’un double pouvoir, s’ils sont assez puissants et coordonnés, susceptible non seulement d’aboutir à un changement de pouvoir politique, mais à poser les bases d’un changement de société.

Dans une situation révolutionnaire, comme une grève générale, le(s) parti(s) révolutionnaire(s) peuvent prendre l’initiative décisive qui fera basculer le pouvoir du côté des organisations de lutte et des cadres d’auto-organisation des exploitéEs et oppriméEs (comme les soviets lors de la révolution d’octobre 1917), c’est-à-dire trancher la situation de double pouvoir en leur sens. Bref, dans une situation de « bifurcation » historique, il peut ouvrir la voie à une société communiste, libérée de l’exploitation et de l’oppression13. (Très résumé voir lien)

Yohann Emmanuel Antoine Larrache

https://npa2009.org/idees

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26 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

macron (gauche révolutionnaire)

macron

Après sa déroute aux élections municipales

Macron désespérément seul ?

Les élections municipales ont montré que Macron et son parti LREM sont plus isolés que jamais : seulement 10 000 élus municipaux, sur les 500 000 dans tout le pays, c’est à dire 2% !

Le gouvernement était déjà très affaibli par sa contre-réforme de casse des retraites qui rencontrait plus de 70% d’opinions défavorables et des millions de grévistes et de manifestants mobilisés pour son retrait.

Macron n’a jamais eu un grand soutien dans la population mais là, il a échoué sur son objectif principal : celui d’avoir un parti capable de dépasser le PS et ses alliés d’un côté, et la droite (UDI et LR) de l’autre.

Il tient en fait un équilibre très précaire dans un paysage politique dévasté par le discrédit de tous ces partis qui ont mené, chacun leur tour, les mêmes politiques de destruction des services publics et des droits et conditions de vie des travailleurs et de l’avenir de la jeunesse.

La période qui vient offre d’énormes possibilités pour que la colère présente dans la majorité de la population se transforme en véritable force politique qui, si elle se structure, peut dégager Macron et tout autant les politiques au service des ultra-riches et des capitalistes.

Tous perdants, et les macronistes bons derniers

L’abstention aux municipales a été très massive. Si le Covid-19 y est pour quelque chose, c’est loin d’être la seule explication. Le taux d’abstention moyen de 58,4% (soit 20 % de plus qu’en 2014) est encore plus marqué dans les villes ouvrières et/ou populaires et dans les quartiers les plus défavorisés, où il atteint et dépasse même souvent 70 voire 75% (Créteil, Mulhouse, Vénissieux, quartiers Nord de Marseille etc.).

Beaucoup de maires sont en fait élus avec 15% des inscrits ou moins comme à Amiens, Strasbourg ou Avignon et plus de 120 autres villes. Difficile donc de parler d’une vague de soutien, y compris là où les listes qui ont permis un changement de majorité. La déroute de LaRem et des macronistes est donc d’autant plus cinglante : tout le monde fait un mauvais score, mais eux ils font le pire ! (…)

Vaguelette verte

La demi-surprise est évidemment venue des nombreuses victoires dans les grandes villes par des listes emmenées par des collectifs militants, des figures locales écologistes de longue date, ou des combinaisons plus classiques d’alliance PS-PCF et EELV. Strasbourg, Bordeaux, Lyon : ce ne sont pas de petites défaites pour les notables souvent établis de longue date.

La droite perd son bastion historique (73 ans de règne) de Bordeaux, et perd Marseille après 25 ans de règne de Gaudin, qui a laissé la ville dans un état de délabrement social. Mais ces victoires l’ont été sans une immense adhésion des électeurs. L’aspect « se débarrasser » de l’équipe en place a été le principal facteur.

Les forces à gauche du PS et de ses alliés EELV/PCF ont rarement été capables d’offrir une véritable alternative. Le PCF va continuer à participer aux politiques anti-sociales du PS dans de grosses agglomérations comme Lille, Rouen, et bien sûr à la mairie de Paris. La France Insoumise avait au départ imaginé disparaître en tant que force affichée pour ces élections et proposer des « listes citoyennes », mais finalement tout le monde a fait pareil, même les macronistes.

Du coup, la FI s’est retrouvée selon les endroits sur des listes où elle pouvait même côtoyer des membres du PS comme dans Archipel citoyen à Toulouse. Tandis qu’à d’autres endroits, comme à Bordeaux, c’est une liste combative et anticapitaliste qui a été emmenée par Philippe Poutou du NPA, en alliance avec la FI.

Bien souvent, les réalités locales imposent des tactiques différentes, mais il est clair que la FI a difficilement anticipé les différents changements dans la situation depuis 3 ans et qu’elle a payé dans ces municipales son refus de se construire en tant que force solide et structurée, comme le véritable parti démocratique qu’elle pourrait devenir. Ce que beaucoup de travailleurs et de membres des couches populaires attendent d’elle.

Préparer des luttes de masse

Il est vraiment difficile de savoir comment les choses vont continuer. La crainte d’une vaste colère sociale fait que lors de son discours du 14 juillet, Macron a annoncé toute une série de mesures qui ressemblent aux annonces sans lendemain auxquelles nous avait habitué Hollande (dont Macron était ministre et inspirateur de la détestée loi « travail »).

Dans la réalité, il n’y a rien de fiable et on ne voit vraiment pas comment ce gouvernement peut espérer retrouver 500 milliards d’euros (le montant des annonces depuis le début du confine-ment, aux dires de Macron) alors que l’économie mondiale va rester en crise et qu’à aucun moment, la mise à contribution des plus riches et des multinationales n’est envisagée.

Les luttes locales, les manifestations de colère, l’hostilité à Macron qu’on rencontre lors de nos activités militantes laissent à penser qu’une certaine colère fermente et qu’elle peut à tout moment s’exprimer en révolte de masse.

Un programme pour les travailleurs et la population

La crise économique risque de faire exploser le plan de Macron qui espère une certaine passivi-té des directions syndicales, notamment de la CGT. Alors que les militant-e-s de la CGT sont impliqués dans beaucoup de grèves locales, que dans beaucoup d’hôpitaux la CGT et Solidaires ont refusé de signer les accords Ségur, la direction nationale est beaucoup plus silencieuse, et les autres syndicats n’ont guère montré d’opposition.

Néanmoins, la proposition de la CGT d’organiser une première journée de lutte et de grève le 17 septembre prochain peut servir de point de départ à une remise en cause de la politique catastrophique et criminelle du gouvernement.

Malgré toutes les attaques et les manœuvres du pouvoir contre la FI et Mélenchon, ce dernier est toujours troisième dans les sondages en cas de candidature à la présidentielle de 2022 – derrière le RN et Macron, mais devant la droite et le PS. Le potentiel pour construire un parti de masse est donc bien là.

C’est aussi en préparant les prochaines mobilisations, en soutenant les grèves en cours, avec un programme qui lie la lutte de défense des intérêts des travailleurs, des jeunes et des couches populaires à celle contre le capitalisme et pour le socialisme, que beaucoup peuvent jouer un rôle. (Résumé voir lien)

Alex Rouillard 25/07/2020

https://www.gaucherevolutionnaire.fr/

Commentaire:

Ce groupe (ex-NPA) se fait beaucoup d’illusions sur la future transformation de la France Insoumise en « parti révolutionnnaire ». Pour notre part nous construisons un (petit) parti révolutionnaire sans attendre.

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21 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (médiapart)

«Imagine demain on gagne», au cœur d’un collectif qui veut changer le monde

À Saint-Nazaire (Bretagne), des gens aux parcours hétéroclites ont endossé à l’hiver 2018 un gilet jaune fluo, étendard d’une révolte inattendue. Puis ils ont créé une Maison du peuple qui a accueilli en avril 2019 la deuxième assemblée des assemblées.

Durant cinq mois, Arthur Thouvenin et François Langlais ont suivi ce collectif. Loin des ronds-points, ils ont saisi l’éveil à la politique de certains, la volonté d’organisation d’autres et, surtout, la puissance de la fraternité. Ce film est soutenu par Tënk, plateforme du documentaire d’auteur, et Mediapart.

Killyan, 14 ans, est arrivé là par curiosité. Il sèche parfois le collège car il en apprend plus ici, avec « les anciens ». Esperenza est ouvrière, en arrêt pour maladie professionnelle. Syndicaliste, elle trouve dans les « gilets jaunes » le mouvement de masse qui lui manquait.

Et autour d’eux, dans cette Maison du peuple, se dessine un monde peuplé de beaucoup de femmes, de jeunes ouvriers sans héritage politique, d’adolescents un peu paumés et d’autres très déterminés, de chômeurs, de salariés, de routards du syndicalisme… Ensemble, ils s’organisent, inventent de nouvelles formes de lutte, et s’ils ne sont pas toujours d’accord, une véritable solidarité les réunit.

  • Voir ci-après l’entretien avec les deux réalisateurs, François Langlais et Arthur Thouvenin, et le partenariat Tënk/Mediapart en soutien aux films documentaires.
  • 27 juin 2020 Par Tënk & Mediapart

https://www.mediapart.fr/

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09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

saint malo dockers (fr3)

dockers

Saint-Malo : les dockers manifestent en soutien aux 32 licenciés

200 dockers ont manifesté jeudi sur le port de Saint-Malo (35) contre la perte de 32 emplois. Placée en liquidation judiciaire, leur entreprise leur aurait adressé une lettre de licenciement sans plus de précisions. Des dockers venus de Lorient et du Havre ont rejoint les rangs par solidarité.

La société Saint-Malo Manutention SMM a été placée en liquidation judiciaire sans reprise d’activité le 24 juin dernier par le tribunal de commerce de Saint-Brieuc. L’entreprise, qui emploie 34 personnes, était déjà dans une situation financière compliquée. La crise du Covid-19 n’a fait qu’accroître les difficultés.

Les dockers auraient reçu une lettre sans davantage d’explication. Une décision inconcevable pour la CGT. L’objectif est ni plus ni moins de maintenir tous les emplois.

Sauver les 32 emplois !

En soutien à leurs collègues malouins, tous les syndicats de la fédération des dockers appe-laient leurs adhérents à cesser le travail pendant 24 heures. Des ouvriers portuaires venus de Lorient et du Havre sont venus en solidarité défiler ce matin.

Des négociations doivent avoir lieu vendredi 10 juillet à 14h à la sous-préfecture de Saint-Malo.

09/07/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia (npa rp)

nok

Des milliers de salariés de Nokia manifestent à Paris contre le plan de licenciements

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08 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (fr3)

nokia

Les salariés de Nokia Lannion, à Paris pour exprimer leur colère

C’est en TGV que les salariés de Nokia sont arrivés ce matin à Paris pour s’opposer aux 400 suppressions d’emplois qui menace le site de Lannion.  

En rangs serrés et parfois accompagnés de leurs familles, ils sont plus de 400 à avoir fait le déplacement… Calmes et déterminés, tous ont l’intention de faire entendre leurs voix… Rejoints par leurs collègues du site de Nozay en Essonne, lui aussi sous la menace de 800 suppressions de postes, le cortège précédé par une cornemuse a mis le cap vers le quartier des Invalides. C’est là que vers midi, plusieurs prises de paroles sont attendues devant l’ambassade de Finlande.

Interpeller aussi les parlementaires

Cette mobilisation devrait aussi permettre aux salariés d’interpeller plusieurs parlementaires. L’Assemblée Nationale n’est pas loin et Eric Bothorel, député En Marche des Côtes d’Armor devrait sans doute venir au-devant des manifestants. Il se murmure également que le député de La France Insoumise, Eric Coquerel pourrait rencontrer les salariés de Nokia.

08/07/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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07 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Nouveau gouvernement pour une même politique

Nous refusons toujours de payer leurs crises !

La nomination de Jean Castex comme Premier ministre avait annoncé la couleur. Ce proche de Sarkozy est connu pour avoir mis en place la T2A, la tarification à l’activité dans les hôpitaux visant à faire fonctionner ceux-ci comme de véritables entreprises…

Anciens comme nouveaux, les ministres de ce gouvernement ne font que le confirmer : Macron veut creuser le sillon d’une politique toujours plus antisociale.

Associations de malfaiteurs

Ainsi le maintien d’un certain nombre de ministres – pourtant fort contestés – marque l’affirmation d’une continuité contre notre camp social. C’est le cas de Le Maire qui reste à l’Économie, le ministre des milliards distribués à fonds perdu à des entreprises qui suppriment des emplois, sans s’opposer aux fermetures d’usine.

C’est aussi Blanquer dans l’Éducation nationale : de la loi qui porte son nom à la prétendue « continuité pédagogique », avec son mépris des élèves et des personnels, l’autoritaire Blanquer aurait bien mérité de dégager pour l’ensemble de son œuvre…

Accusé de viol (avec une enquête en cours), l’arrivée du sarkozyste Darmanin au ministère de l’Intérieur est une provocation, mais c’est surtout un gage donné aux syndicats de police les plus réactionnaires.

L’arrivée surprise de Dupond-Moretti, avocat des prétendues causes perdues mais surtout de ceux qui se croient intouchables (Balkany, Cahuzac, Tron…), confirme la volonté de s’adresser à la droite populiste.

Enfin, la nomination de Barbara Pompili, chantre du capitalisme vert et de l’écologie de marché, n’est qu’une opération de com’ au lendemain de la Convention citoyenne sur le climat et de la poussée d’EÉLV dans les urnes. Cela sans parler des nominations d’Amélie de Montchalin, ex-cadre d’Axa, à la fonction publique ou de l’animatrice télé Roselyne Bachelot…

La régression sociale au programme

Pour tout ce petit monde, la feuille de route est claire. À lui seul, le retour au premier plan de la réforme des retraites annoncées par Macron lui-même (avec l’allongement possible de la durée de cotisation) est une profession de foi que l’on ne connaît que trop, après les semaines d’affrontement social et de grève reconductible dans les transports en décembre et janvier derniers.

Avec en plus la petite touche personnelle présidentielle, son mépris social toujours plus grand : il faudrait « mettre fin à cette maladie française qu’est la préférence au chômage »… Cela au moment même où les effets de la crise économique engendrent une succession de plans sociaux et d’annonces de licenciements ou de suppression de postes, en particulier dans l’industrie automobile ou aéronautique.

Nous ne nous laisserons pas faire !

Avec le choc économique qui vient, pour résister à une crise du capitalisme dont on a vu les multiples effets ces dernières années (crise sanitaire, environnementale, économique, démocratique…), celles et ceux d’en bas doivent prendre leurs affaires en main, d’abord en organisant les résistances.

Cela commence le mardi 14 juillet, où les salariéEs, en particulier les personnels hospitaliers, se retrouveront dans la rue pour porter leurs revendications et donner un premier avertissement à Macron et ses amis capitalistes.

Dans le contexte des mobilisations internationales de ces dernières semaines contre le racisme et les violences policières, la manifestation de Beaumont-sur-Oise (95) afin d’obtenir la vérité et la justice sur la mort d’Adama Traoré, est aussi un rendez-vous important.

Deux dates qui doivent être les premiers jalons d’un été que l’on espère chaud, et qui annoncent une rentrée où les luttes contre ce pouvoir et les capitalistes qu’il sert devront se conjuguer avec la construction d’une alternative à un système toujours plus mortifère.

Mardi 7 juillet 2020

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07 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (cccp anc rp)

cocos

Caricature: Marcel Cachin, les « cocos » sont des haricots… blancs

Nokia Lannion. La position des communistes du Tregor:

NOKIA : IL FAUT EN FINIR AVEC LA DICTATURE DES ACTIONNAIRES

Depuis que le géant finlandais des télécoms Nokia a racheté le français Alcatel en 2016, les licenciements et délocalisations s’enchaînent : 400 suppressions de postes en 2016, 450 en 2017, 408 en 2018 et 1 233 cette année – dont 402 à Lannion.

Cette fusion qui en fait était une absorption ne pouvait conduire à terme qu’à la liquidation des sites français.

Pour la multinationale, comme pour toutes les entreprises capitalistes ce qui compte c’est le profit et la croissance du montant des dividendes versés aux actionnaires. Toutes les déclara-tions justifiant de telles décisions et les promesses faites à l’Etat et aux salariés ne visent qu’à endormir les travailleurs avec la complicité de certains syndicats (CFDT en tête).

Nous dénonçons cette situation inacceptable. Bien sûr les travailleurs dans l’unité doivent se battre pour que soit annuler ce nouveau plan social que les patrons finlandais (comme leurs collègues français) osent baptiser « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » selon le vocabulaire utilisé depuis 40 ans.

Les politiciens qui font semblant de soutenir les salariés, de Le Bihan à Lejeune en passant par le culbuto Botherel et autres LR ont, non seulement accepté les politiques qui ont conduit à la liquidation de notre industrie nationale au nom de la mondialisation et de la libre concurrence, mais restent de chauds partisans de ce modèle dépassé d’économie.

La seule solution qui permettrait de pérenniser l’entreprise est la nationalisation avec un pouvoir décisionnel des salariés de tout le secteur des télécommunications : équipementiers comme opérateurs.

Le développement de la recherche, la réindustrialisation, la relocalisation, l’amélioration des conditions de travail et l’augmentation des salaires sont incompatibles avec l’accaparement des richesses créées par les seuls salariés, par les actionnaires et les dirigeants à leur service.

Si nous voulons que « le monde d’après » ne soit pas « le monde d’avant en pire », la question du socialisme doit être à l’ordre du jour ainsi que la reconstruction d’un parti révolutionnaire représentant le monde du travail et l’intérêt national.

26 juin 2020

Association Nationale des Communistes (ANC-Lannion)

Cercle des Citoyens Communistes et Patriotes (CCCP-Trégor)

nokia lannion (cccp anc rp) dans Histoire 170px-1959_CPA_2308

Lire aussi:

Nokia : mobilisation massive à Lannion, une nouvelle manifestation le 8 juillet à Paris

Commentaire:

A l’occasion de cette lutte ouvrière dans le Trégor revenons sur Marcel Cachin:

Mouvement breton

Natif de Bretagne, Marcel Cachin a joué un rôle dans le mouvement breton. Se liant d’amitié avec Yann Sohier, fondateur de l’organisation progressiste et laïque « Ar Falz », il crée avec d’autres militants communistes l’association des « Bretons émancipés de la région parisienne » au début des années 1930, et anime son journal officiel War Sao à partir de 1937. Cette asso-ciation se démarque du reste du mouvement breton en soutenant l’émancipation des travailleurs bretons de « toute forme d’oppression, celle du capitalisme et celle de l’Église ». Les « Bretons émancipés » participent à la lutte contre le fascisme, notamment en soutenant les républicains espagnols. En septembre 1938, pendant la conférence de Munich, ils dénoncent dans War Sao les dérives du courant nationaliste de l’Emsav qui voit dans l’Allemagne nazie la « protectrice des minorités en Europe ». Cela l’exposera aux critiques acerbes de la partie du mouvement breton qui lorgne vers le fascisme, tel Henri Caouissin qui déclare que les « Bretons émanci-pés » sont « sinon nuisibles, du moins inutiles à l’action bretonne ».

Après la Seconde Guerre mondiale, Marcel Cachin conserve ses positions et son discours revendicatif breton, même quand le Parti communiste s’éloigne de plus en plus de ses préoccu-pations régionalistes. Cachin dépose ainsi en 1947 une proposition de loi en faveur de la langue bretonne. Cette proposition, vidée de sa substance par ses collègues parlementaires, aboutit en 1951 à la loi Deixonne, qui autorise l’enseignement du breton à l’école.

Le 24 novembre 1951, Cachin participe à la refondation des « Bretons émancipés », qui deviennent l’« Union des sociétés bretonnes d’Île-de-France » (USBIF). Cette association au nom plus neutre se dote en 1958 d’un nouveau journal : Le pays breton. L’association est prési-dée par François Tanguy-Prigent, socialiste morlaisien et ancien ministre du général de Gaulle, puis par Marcel Hamon, député communiste des Côtes-du-Nord et Jean Le Lagadec, ancien journaliste à l’Humanité, journal dont Cachin fut longtemps directeur.

https://fr.wikipedia.org/

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06 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (la déviation)

Nokia mettra-t-il le Trégor KO ou debout ?

Un trait de plume à Helsinki peut provoquer une tempête à Lannion (Côtes-d’Armor).

Plus que jamais soumise aux aléas de l’économie mondialisée, la « capitale des télécoms » s’apprête à essuyer une énième vague de suppression d’emplois. Sauf que cette fois, c’est un tsunami qui risque d’emporter 402 postes sur 772 chez Nokia et probablement bien plus dans son sillage.

« Un ingénieur qui disparaît, ce sont jusqu’à cinq emplois perdus au total », estime Benoît Dumont. Le secrétaire de l’union locale CGT est lui-même salarié de Météo France, une des entreprises historiquement installées sur le « plateau », cette zone d’activité sortie de terre à partir de rien dans les années 1960.

A l’époque, l’Etat choisit cette région agricole bordée par la Manche et loin des grands centres de décision pour implanter le Centre national d’études des télécommunications (Cnet, futur Orange Labs).

Soixante ans plus tard, les élu·es ont perdu la main depuis longtemps face aux industriels et aux financiers. La fuite des compétences n’a jamais cessé depuis le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia, validé par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron contre des promesses d’embauche en 2015.

L’ambition de faire de Lannion un centre majeur dans la cybersécurité, répétée un an plus tard devant le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ne s’est jamais concrétisée. Pis, les cols blancs doivent eux-mêmes former leurs successeurs en Inde ou en Finlande et leur offrir les résultats de leur travail.

Après les fonctions dites support (vente, comptabilité…), c’est la R&D qui risque d’être amputée de moitié. Le cœur même de l’activité. Alors même que 200 personnes ont été recrutées ces dernières années.

« On court derrière des choses qu’on ne maîtrise pas et qui sont contradictoires », reconnaissait le maire PS Paul Le Bihan le 23 juin sur France 3 Bretagne, le lendemain de l’annonce du plan de réorganisation en Comité social et économique (CSE).

Le Trégor a toutefois conservé intacte sa capacité de mobilisation, avec 3.500 à 5.000 manifes-tants dans la rue ce samedi 4 juillet 2020. Près de 500 salarié·es partiront mercredi dans un TGV spécial direction Paris, pour une nouvelle démonstration de force entre Bercy et l’ambas-sade de Finlande.

Ils retrouveront leurs collègues de Nozay dans l’Essonne, où 831 postes sur 2.900 figurent sur la liste noire de la direction. Mais si les syndicats se refusent à employer un autre mode que le conditionnel pour évoquer ce plan, à qui peuvent-ils s’adresser ?

4 juillet 2020 Sylvain Ernault

https://ladeviation.com/

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05 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (le monde)

dragon rouge

Encore une fois: « Trégor Debout! » (le dragon en est l’emblème)

« C’est presque une ville qu’on assassine » : des milliers de manifestants à Lannion contre les suppressions d’emplois chez Nokia

L’entreprise a annoncé son projet de restructuration avec 1 233 suppressions de postes, dont 402 dans cette ville bretonne.

Entre 3 500, selon la police, et 5 000 personnes, selon la CFDT, ont manifesté samedi 4 juillet en fin de matinée à Lannion (Côtes-d’Armor) contre la suppression de 402 emplois sur le site de Nokia. Au total, le groupe prévoit de supprimer plus d’un millier d’emplois en France.

« Le Trégor debout contre les suppressions d’emploi », « En dix ans, c’est le 13e plan », « Jeunes embauchés, déjà virés » ou « keep Nokia jobs in Lannion », pouvait-on lire sur les banderoles ou pancartes brandies par les manifestants.

Il s’agit du quatrième plan social depuis le rachat, en 2016, d’Alcatel-Lucent par Nokia. Les trois précédents plans avaient touché les fonctions support alors que, dans ce cas, c’est la branche recherche et le développement (R&D) qui est concernée « à 95 % », ont rappelé les syndicalistes.

Richard Alexandre, 39 ans, est ingénieur à Nokia, où travaille également son épouse. « Avec ce plan, on est touchés tous les deux », constate-t-il auprès de l’Agence-France-Presse (AFP). Pour les centrales syndicales, le plan mènera inéluctablement à terme à la disparition du site de Lannion, mais aussi à la disparition de Nokia du paysage industriel français.

« C’est une trahison, envers les salariés, envers le territoire, envers les pouvoirs publics (…), le pouvoir politique doit agir », a lancé Bernard Trémulot, délégué central CFDT. Avec le départ de Nokia, « Lannion, bastion historique des télécommunications, perdrait une partie de son identité », a-t il fait valoir lors d’une prise de parole avant le début de la manifestation.

« Injustifiées, incompréhensibles, intolérables »

Pauline, 24 ans, s’est installée à Lannion il y a deux ans, pour travailler à Nokia. Comme elle, plus de 200 jeunes ingénieurs ont été recrutés sur ce site depuis son rachat par le groupe, en 2016. Avec le crédit impôts recherche (CIR) auquel le géant des télécoms a eu recours, « un ingénieur français ne coûte pas plus cher qu’un ingénieur chinois » à l’entreprise, a affirmé à l’AFP M. Trémulot, s’interrogeant ainsi sur les motivations d’un tel plan social.

« C’est presque une ville qu’on assassine quelque part, parce que c’est le troisième employeur de la ville qui est presque en passe de liquider son site », a déploré auprès de l’Agence France-Presse le maire de Lannion, Paul Le Bihan (Parti socialiste) : « C’est intolérable. Une ville de 20 000 habitants ne peut pas encaisser ce genre de plan. » Ces suppressions d’emplois sont « injustifiées, incompréhensibles, intolérables et insupportables », a résumé un syndicaliste.

« Tous les efforts sont demandés aux salariés »

Plusieurs élus arborant leurs écharpes tricolores étaient présents lors de la manifestation, qui s’est terminée vers 13 heures. Mais aussi des représentants du site de maintenance Hop ! de Morlaix (Finistère), à quelques dizaines de kilomètres, menacé de fermeture avec 276 suppressions d’emplois à la clé.

« C’est quarante-sept ans d’histoire qui sont balayés d’un revers de la main », a fait valoir Sébastien, en référence à Brit Air, la compagnie fondée à Morlaix en 1973, rachetée par Air France il y a une quinzaine d’années et dont Hop ! est une filiale. « Tous les efforts sont demandés aux salariés et rien à la finance », a-t-il regretté.

Le 22 juin, Nokia a annoncé son projet de restructuration en France avec 1 233 suppressions de postes, dont 402 dans cette ville bretonne de 20 000 habitants.

Le Monde avec AFP Publié 17h02 samedi 4

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