Archive | Luttes ouvrières

25 juin 2019 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (bfm)

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14 juin 2019 ~ 0 Commentaire

brésil (france-info al)

CSP Conlutas est proche de Solidaires

Le Brésil se prépare à la grève générale contre Jaïr Bolsonaro

Le Brésil pourrait être en grande partie paralysé, vendredi, en raison d’un appel à la grève générale contre la réforme des retraites initiée par le président d’extrême droite Jaïr Bolsonaro.

Jaïr Bolsonaro dans la tourmente.

L’économie du plus grand pays d’Amérique du Sud (210 millions d’habitants) pourrait bien être à l’arrêt, vendredi 14 juin. La grève s’annonce particulièrement suivie dans les transports et la quasi-totalité des syndicats appellent à cesser le travail. Il faut donc s’attendre à de fortes perturbations dans plusieurs centaines de villes et d’agglomérations. Par exemple, à Sao Paulo, la capitale économique, il pourrait n’y avoir quasiment aucun bus, aucun métro et aucun train de banlieue.

Les chauffeurs routiers, qui sont également mobilisés et qui pourraient bloquer des routes, représentent un lobby très important au Brésil : 700 000 chauffeurs ! Leur fédération syndicale a voté la grève. Il faut aussi s’attendre à des perturbations dans les aéroports et dans les ports, en particulier celui de Santos qui est le plus grand du continent. En résumé, tout semble annoncer une démonstration de force des syndicats.

La réforme des retraites pour tout le monde sauf les militaires

La réforme des retraites est le sujet au centre de toutes les préoccupations. Sur le papier, rien de très original : comme de nombreux autres pays, le Brésil est confronté à un déficit très important et il est au bord de l’asphyxie financière. La priorité est donc de faire rentrer de l’argent dans les caisses, près de 300 milliards d’euros sur 10 ans. Le gouvernement entend donc repousser l’âge de départ à la retraite : 65 ans pour les hommes, 62 ans pour les femmes. De plus, l’État brésilien veut imposer une durée minimale de cotisations de 40 ans et supprimer certaines niches fiscales, par exemple celle des députés, dont la retraite est confortable.

Le débat parlementaire a débuté en février et le vote final est prévu début juillet. Il faut une majorité des 3/5e pour que le texte soit adopté. Les syndicats, quant à eux, estiment que ce sont les plus pauvres qui vont payer les pots cassés de la réforme. De son côté, le président brésilien, Jaïr Bolsonaro, est embarrassé par la situation politique, car il a bâti son succès électoral, en partie, sur le vote des retraités. Il a donc déjà désavoué, en partie, son ministre de l’économie, artisan de la réforme et il en a aussi profité pour exclure tous les militaires du champ d’application du texte. Pour rappel, Jaïr Bolsonaro est très lié à l’armée. Par exemple, son vice-président est un militaire de carrière.

Les attaques répétées contre l’Université et la recherche

Tout cela crée de la confusion, à l’image de ces six premiers mois de présidence d’extrême droite. Le mouvement de demain pourrait d’ailleurs agréger d’autres colères et d’autres protestations : chez les enseignants et des étudiants, par exemple.

C’est la première cible de Jaïr Bolsonaro et il n’y a va pas de main morte : coupes budgétaires pour les universités (jusqu’à 30% pour certains d’entre elles), limitation drastique des bourses d’étude, volonté de suppression des filières de sociologie et de philosophie, qui sont, selon lui, des « fabriques marxistes« .

Il y a un mois déjà, un million et demi de personnes ont manifesté pour s’opposer contre ces attaques en règle contre l’université et la recherche. De nombreux campus restent bloqués aujourd’hui encore et enfin il y a aussi la colère des populations indiennes qui voient leurs droits remis en cause .Tout cela fait du Brésil de Bolsonaro un baril de poudre.

13/06/2019

https://www.francetvinfo.fr/

topo-site-novo-teste-dia-14

Lire aussi:

Grève générale face à l’offensive de Bolsonaro ! (AL)

Greve Geral 14J, un pas en avant dans la guerre contre Bolsonaro (Esquerda)

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

cgt routes 22 (npa)

servive public

CONSEIL DEPARTEMENTAL DES COTES D’ARMOR

La CGT en action contre le projet de la « Modernisation Politique Routière ».

Quand le terme de modernisation cache la liquidation du service public!

Depuis un an, nous connaissons la trame du dossier visant à démanteler la politique
routière du département. Celui ci est composé de six chapitres:

Usage du domaine routier,
Viabilité du réseau,
Nntretien des chaussées ,
Entretien des dépendances bleues et vertes,
Entretien des ouvrages d’art et entretien
Gestion des équipements la route.

Au préalable les divers budgets de la collectivité ont réduit les crédits d’entretien et de
travaux neufs de manière drastique.

Ce qui ne poserait à la limite pas de probléme pour les travaux neufs, si une politique alternative au tout voiture était mise en œuvre.Mais la majorité de droite au CD n’a évidemment pas cette ambition environnementale. Le « dialogue social » dont nous abreuve patronat et élus divers a été mis en œuvre. Voyons comment

En instaurant des groupes de travail thématiques où les organisations syndicales n’ont pas
été intégrées, pour éviter qu’elles ne perturbent les cénacles de bons penseurs. Sur un an, l’administration a convoqué trois fois les organisations syndicales en groupe de travail paritaire pour présenter les points d’étape et écouter nos remarques, sans en tenir compte. Il ne faut quand même pas éxagérer, si ceux qui font le boulot donnent leur avis.

Le 6 juin , le CHSCT et 2 Comités Techniques devaient se tenir sur une partie du dossier.
A l’appel de La CGT, une centaine d’agents principalement des routes,ont empêché le
déroulement des séances en bloquant l’hémicycle du Conseil Départemental. Depuis un an, la CGT n’a cessé d’alerter et de faire pression pour changer le cours des discussions retenant essentiellement que les missions de l’exploitation, voire ceux de la viabilité toute l’année, sont calées sur des moyens restreints en effectifs. Avec des organisations de travail atypiques et incohérentes misent en œuvre au regard des besoins en service public.

Quid de l’entretien des routes?  Va t on vers une externalisation future, une privatisation ,
un transfert aux communautés d’agglos ? Les propositions de la collectivité vont du  travail programmé dans l’astreinte viabilité hivernale, rémunéré en Indemnité de Sujétion Horaire et heures de nuit majorées, la conduite à un par saleuse : je conduis, je téléphone, je sale, je rabote, je suis un surper man sur chaussée glisante…

La séparation l’hiver des interventions viabilité hivernale pure (salage,déneigement..) et des
accidents, incidents, pour former le Service d’Intervention Routier annuel, la mise en place de la main courante embarquée.

Et un sérieux doute plane sur la mise à disposition des véhicules de liaison en astreinte
hivernale. Mais prenez donc votre voiture personnelle pour rejoindre votre lieu de travail
alors que vous êtes à la disposition de l’employeur du fait de votre sujétion en astreinte…

La CGT a déposé un préavis de grève et le personnel a répondu présent avec une très
bonne participation d’agents de maîtrise et techniciens.

Le Comité Technique a été reconvoqué le lendemain et tous les syndicats ont voté contre
le projet, y compris le groupe politique de l’opposition de « gauche ». Suite au vote défavorable, un nouveau Comité Technique est convoqué le 20 juin et un nouveau préavis va être déposé pour couvrir les séances plénières du CD du 24/25 juin.

Lors de celle ci les délibérations doivent être prises.L’action est loin d’être finie, mais d’ores et déjà un pas dans la mobilisation est franchi pour les agents accompagnés par la
CGT, dans l’unité avec FO, SOLIDAIRES, la CFDT….

Prochaine action le 20 juin

Inutile de rappeller que la défense du service public départemental concerne tous les
salariés et la population du département. Nous apprécions la convergenec grace à l’action
syndicale avec nos camarades agents des routes de l’Etat au sein de la DIRO qui sont aussi
engagés dans des actions pour défendre le service public sur les routes nationales.

Des militants du NPA au sein du SNPTRI CGT COTES D’ARMOR

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30 mai 2019 ~ 0 Commentaire

carrefour nantes (lutte ouvrière)

Manara-marre

Carrefour Beaulieu Nantes : contre la répression patronale

Mardi 21 mai, des salariés de l’hypermarché Carrefour Beaulieu, à Nantes, ont débrayé contre la répression antisyndicale qui s’abat dans le magasin contre les militants de la CGT.

En effet la direction a décidé, à l’approche des élections professionnelles, de s’en prendre à ceux qui s’opposent à la volonté du groupe de supprimer 3 000 emplois dans les hypermarchés. Ainsi, à quelques mois d’intervalle, deux syndiqués ont été licenciés pour des motifs futiles, parce qu’ils refusaient de se plier aux injonctions de la direction. Une autre militante a été mise à pied trois jours pour un prétendu non-respect d’une procédure.

Dans ce contexte, la CGT du magasin a appelé les salariés à se mobiliser contre le climat de peur qu’instaure la direction. Une pétition contre la répression patronale a récolté 123 signatures sur environ 200 employés. S’appuyant sur ce succès, le syndicat a appelé les salariés à débrayer pour montrer leur refus de venir travailler la peur au ventre.

Avec l’appui de militants CGT d’autres hypermarchés Carrefour et de l’UL CGT de Nantes, des salariés se sont réunis devant la surface de vente à l’ouverture du magasin. Ils ont distribué des tracts à la clientèle, dénonçant la situation ainsi que le plan social en cours, qui va aggraver les conditions de travail au profit de quelques gros actionnaires.

Ensuite, aux cris de « Non aux licenciements abusifs » et « Non à la répression syndicale », les grévistes ont défilé dans le magasin, recevant des marques de soutien de nombreux clients.

L’action s’est terminée avec le sentiment de s’être fait entendre et la conviction qu’il faudra continuer à le faire.

Correspondant LO 28 Mai 2019
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22 mai 2019 ~ 0 Commentaire

afl-cio (médiapart)

L’AFL-CIO lance un appel pour « saisir les moyens de production »!

Que se passe t-il du côté de la puissance confédération syndicale AFL-CIO ? Cette ancienne porteuse de valise de la CIA (pour financer les syndicats anticommunistes) vient de provoquer la colère de la droite et des conservateurs étasuniens après avoir posté une vidéo appelant  » à saisir les moyens de production »…

Fox News et de très nombreux médias conservateurs dénoncent « l’appel marxiste pour saisir les moyens de production » lancé par l’AFL-CIO (American Federation of Labour – Congress of Industrial Organisations) dans une vidéo postée sur Tweeter.

Dans cette vidéo intitulée « Nous avons tou.te.s besoin de saisir les moyens de production », l’ALF-CIO brise de nombreux tabous aux Etats-Unis.

La vidéo présente Dan Whelan, un « couvreur marxiste » qui affirme que la société est divisée entre ceux qui détiennent le capital (capitalistes) et ceux qui vendent leurs forces de travail.

La vidéo tweetée par l’AFL-CIO va encore plus loin, car elle brise un autre tabou en rejetant le concept de «classe moyenne», considéré comme une «fiction» visant à dissimuler le fait que c’est la «classe ouvrière» qui existe. Dan Whelan expliquant clairement que «la plupart des gens, comme 90% d’entre nous, appartenons à la classe ouvrière et nous ne possédons pas les moyens de production. Bon sang! »

Il se passe quelque chose aux Etats-Unis, l’ancienne porteuse de valises de la CIA s’émancipe du dogme capitaliste.

22 mai 2019 JM B / 21 mai 2019 Nicolas Maury
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16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

congrès cgt (lo npa al rp )

cgt

Congrès CGT : proposer ou lutter ?

Ouvert lundi 13 mai, le 52e congrès de la CGT devait se tenir toute la semaine, réunissant près d’un millier de délégués.

La presse a beaucoup glosé sur l’affaiblissement de la CGT, qui aurait perdu 40 000 adhérents en trois ans et serait passée derrière la CFDT lors des élections professionnelles.

Mais, alors que le capitalisme en crise généralise la misère et la précarité, les militants ouvriers ne peuvent baser leur perspective sur des succès électoraux et des calculs d’appareil. Ils doivent viser à renverser le rapport de force avec le patronat et le gouvernement. Et, malgré son recul, la CGT reste, et de très loin, le principal syndicat en termes d’influence et de nombre de militants capables de jouer un rôle décisif lors de luttes ouvrières.

C’est pourtant cette nécessité que Philippe Martinez, son secrétaire général, a esquivée, mêlant tout au long de son discours des références aussi bien à la lutte qu’à la négociation. « La contestation ne peut se conjuguer qu’avec propositions », a-t-il répété dans son discours d’ouverture du congrès.

Le vocabulaire a un sens.

Alors, à qui sont destinées ces propositions ? Pas aux travailleurs, car on parle alors de revendications, mais évidemment à ceux qui ont le pouvoir : aux patrons et aux gouvernants. Mais la bourgeoisie se moque bien des propositions et autres plans industriels des syndicalistes.

Dans le même registre, dans une interview au Monde précédant l’ouverture du congrès, Martinez affirmait : « Aujourd’hui, comme hier, le rôle d’un syndicat est de négocier à tous les niveaux où cela est possible. Et quand la négociation bloque, il faut créer un rapport de force, dans les entreprises ou dans la rue. Cela a toujours été comme ça.

Ce qui change aujourd’hui, c’est que le gouvernement considère que la négociation interprofessionnelle ne sert plus à rien, et renvoie tout dans les entreprises. Il n’y a aucune raison de changer de ligne. “On ne lâche rien !” sera mon mot d’ordre à ce congrès. »

On le voit, même en en étant privé au niveau national, Martinez veut encore maintenir la fiction de la négociation comme moyen de défense des travailleurs.

Mais la parenthèse d’après-guerre est largement révolue, où le patronat pouvait concéder aux syndicats le fameux grain à moudre, les profits issus de la production étant alors en expansion. Le marasme de l’économie a rendu les profits de la classe capitaliste incompatibles avec l’amé-lioration ou même le simple maintien du niveau de vie des travailleurs. La devise des capitalistes est maintenant : On ne lâche rien et on reprend tout ce qu’on peut.

Face à cette guerre sociale, menée avec la complicité des gouvernements de droite et de gauche depuis quarante ans, la lutte n’est pas une option. Il faut au contraire être persuadé que seule une mobilisation déterminée de l’ensemble du monde du travail peut changer le rapport de force et offrir une issue.

Martinez a pu objecter lors de son discours : « On peut crier haut et fort “grève générale”, mais posons-nous d’abord et surtout la question de l’absence, dans les actions professionnelles ou interprofessionnelles, d’une partie importante de nos syndiqués. »

Évidemment, un tel mouvement ne peut se déclencher sur un claquement de doigts. Les défaites successives pèsent lourd dans la conscience des travailleurs, comme pèsent aussi les trahisons des directions politiques et syndicales du mouvement ouvrier.

Mais le rôle des militants est d’affirmer la nécessité de la lutte de classe et de s’y préparer. Car la brutalité des attaques des capitalistes ne laissera pas d’autre choix et provoquera tôt ou tard la radicalisation des masses populaires. Le mouvement des gilets jaunes en donne un avant-goût.

La classe ouvrière devra se placer à la tête de ces révoltes, leur donner le contenu d’une contestation de la domination du capital sur la société. C’était la perspective des militants qui ont fondé et animé la CGT avant 1914. Elle est d’autant plus valable aujourd’hui.

Christian BERNAC 15 Mai 2019
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Lire aussi:

52e congrès de la CGT : un bilan et une orientation largement contestés (NPA)

Benjamin Amar, le prof du 9-4 qui monte à la CGT (JDD)

Revers pour Philippe Martinez, au troisième jour du congrès de la CGT (Le Monde)

En direct du congrès CGT : l’ombre des gilets jaunes plane sur les débats (AL)

En direct du congrès CGT : Philippe Martinez ne veut froisser personne( AL)

Un Congrès de la CGT qui s’ouvre en pleine crise des Gilets Jaune (RP)

Intervention de Marie (SFA) au 52e congrès de la CGT (TC)

Commentaire du lien ci-dessus:

On comprend que la présence de Berger (CFDT) à la tête de la CES à laquelle la CGT est affiliée ainsi qu’à la CSI dérange. Mais de là aller à la FSM que Le Monde qualifie « d’internationale communiste » sans guillemets? Elle regroupe certains « syndicats officiels » , des nostalgiques des pays « socialistes » et des syndicats du « tiers monde ».

CES

CSI

FSM

Syndicalisme international : Un panorama pour y voir clair (AL)

 

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13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

cgt (anti-k)

cgt fsm

À la CGT, comme un air révolutionnaire

Le syndicat, doublé par la CFDT en termes de résultats aux dernières élections professionnelles, est tiraillé entre la ligne dure et la réformiste, au moment où s’ouvre son 52e congrès, à Dijon lundi.

«La CGT a été dans l’incapacité d’opposer un rapport de forces à la déferlante de lois et mesures antitravail, de la loi El Khomri aux ordonnances Macron.» 

Désormais deuxième centrale syndicale de France, après s’être fait doubler par la CFDT, elle «accuse une baisse sensible du nombre de […] syndiqués». Cerise sur le gâteau, elle est «étrangère au mouvement social le plus marquant de ces dix dernières années», celui des gilets jaunes.

Alors que s’ouvrira, ce lundi à Dijon, le 52e Congrès de la CGT, le bilan est sévère.

D’autant qu’il est dressé de l’intérieur, par sa Fédération nationale des industries chimiques, en amont de ce rendez-vous syndical au cours duquel le secrétaire général de la centrale doit être élu. En apparence, avec un seul volontaire déclaré, Philippe Martinez, candidat à sa succession, ces cinq jours s’annoncent sans suspense.

Pourtant, la centrale aux 653 194 adhérents déclarés (en 2017) pourrait connaître des turbu-lences. Pas moins de 1 000 délégués, issus des différentes fédérations, des unions départemen-tales ou locales, vont se réunir pour faire le bilan des trois dernières années et définir une nouvelle feuille de route. Or dans les rangs, ils sont plusieurs à pointer la stratégie de la direction et à réclamer un durcissement de la ligne, durcissement qu’ils comptent bien faire inscrire dans le texte qui sera voté.

Dialogue social ou lutte de classes ?

La querelle n’est pas nouvelle. Mais en décembre, elle est montée d’un cran. Dénonçant la «tentation d’un virage réformiste» de la CGT qui «prône le dialogue social comme une fin en soi», une vingtaine de syndicats cégétistes ont pris la plume pour rédiger un document de résolutions «alternatif» en vue du congrès.

Une initiative à contre-courant des traditions maison.

Objectif des signataires, dont la branche Info com : «Sauver la CGT en perte de repères» en réaffirmant son caractère «révolutionnaire», et son attachement à «la lutte des classes» et à la dénonciation du capitalisme. Quatre mois plus tard, en avril, un second coup a été porté par d’autres militants, issus de la fédération des industries chimiques et de celle du commerce et des services. En plein mouvement des gilets jaunes, ils ont lancé un large appel en faveur d’un «Front populaire et citoyen» avec un objectif clair : la convergence. Mais «rien à voir avec le congrès», assure un des initiateurs.

Reste que toutes ces critiques trouvent un écho chez les syndicalistes de la base croisés dans les cortèges.

Certains jugeant que la centrale «perd trop de temps à négocier» avec le patronat ou lors de «concertations» avec le gouvernement. D’autres plaident pour un «syndicalisme plus offensif» passant par la «grève générale». «A la CGT, il y en a qui me trouvent trop dur, il y en a qui me trouvent trop mou», reconnaissait, en avril, Philippe Martinez.

Pragmatique, le secrétaire général explique aussi que la grève générale «ne se décrète pas» et mise plutôt sur une «généralisation des grèves». Tout en cherchant à remettre au goût du jour le discours d’une ancienne figure de la CGT, Henri Krasucki, en promouvant un syndicalisme du quotidien, celui «de la feuille de paie et du carreau cassé». Pas sûr que cela suffise.

Syndicalisme solo ou rassemblé ?

Les atermoiements de la centrale, fin 2018, en disent long sur les tensions à ce sujet. Le  6  décembre, en sortant d’une intersyndicale, avec notamment la CFDT, la CGT signe une déclaration commune, dans laquelle les centrales s’engagent à participer au dialogue social avec le gouvernement, et ce de manière collective, «chaque fois que cela sera possible». 

En plein mouvement des gilets jaunes, le texte dénonce aussi «toutes formes de violence dans l’expression des revendications». Quelques minutes plus tard, changement total de ton. Une autre missive, rédigée par la seule CGT, pointe, cette fois, la «répression inadmissible». 

Dans la foulée, la centrale annonce qu’elle ne participera pas au grand débat lancé par Macron. Entre les deux textes, nul doute que les branches les plus contestataires de la centrale ont mis la pression. Les mêmes qui dénoncent régulièrement tout rapprochement avec la CFDT et veulent rompre avec le concept du «syndicalisme rassemblé» visant à favoriser l’unité d’action syndicale.

«Martinez, il ne met plus les pieds chez nous, sinon il ne peut plus rentrer à Montreuil», où se trouve le siège de la CGT, assure, un brin amusé, un responsable de la CFDT. «Qu’il y ait des gens de tous horizons chez nos militants, c’est normal, c’est comme dans le reste de la société», répond un responsable de fédération, agacé par le mythe d’une CGT divisée ou noyautée par l’extrême gauche.

La CGT au-delà des frontières : CES ou FSM ?

Dans la même veine, la question des alliances internationales de la CGT «devrait faire de l’animation» lors du congrès, prédit un responsable confédéral.

D’un côté, certains pensent que la centrale doit rester dans la Confédération européenne des syndicats (CES) à laquelle elle a adhéré, comme la plupart des syndicats français, dans les années 90. C’est le cas de Bernard Thibaud, ex-numéro 1 de la centrale, qui s’est récemment inquiété que la CGT «décide de faire cavalier seul en Europe en quittant la CES». 

En face, d’autres envisagent sérieusement ce scénario. Comme le secrétaire général de la CGT du Val-de-Marne qui décrivait, en 2017, la CES comme une organisation «engluée dans l’accompagnement du capitalisme mondialisé, dans le lobbying, dans le syndicalisme professionnel et institutionnel, dans la compromission et l’impuissance». 

En parallèle, se pose aussi la question d’une nouvelle adhésion à la bien plus contestataire et historiquement proche du PCF: la Fédération syndicale mondiale (FSM) que la CGT avait quitté au moment de rejoindre la CES. Un pas qu’ont déjà franchi des fédérations comme celle du commerce et des services ou encore celles de l’agroalimentaire et des industries chimiques.

«On a été confronté à des reculs sur le plan social ces derniers temps, ça entraîne plus de repli que d’ouverture de la part de certains militants», regrette un responsable de la CGT. Un autre se veut confiant et espère des «débats sereins», soulignant combien «tout le monde a conscience que, face à ce gouvernement, la CGT doit sortir de ce 52Congrès en ordre de bataille». 

Amandine Cailhol Libération, 10 mai 2019

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Syndicalisme international: Un panorama pour y voir clair (Alternative Libertaire)

CGT: l’opposition à Philippe Martinez présente une alternative (Le Monde)

Fédération Syndicale Mondiale (Wikipedia)

Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales (Bastamag)

En congrès, la CGT face à ses difficultés structurelles (Anti-K)

En direct du congrès CGT : Philippe Martinez ne veut froisser personne (AL)

52ème Congrès CGT : Martinez sur la défensive (NPA)

CGT. Des syndicats « révolutionnaires » critiquent la ligne de Philippe Martinez (OF)

Congrès CGT : proposer ou lutter ? (LO)

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14 avril 2019 ~ 0 Commentaire

« classes moyennes » (courrier international)

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Inégalités. L’OCDE s’inquiète pour les classes moyennes

La classe moyenne est sous pression dans les pays développés, où elle est confrontée à la stagnation des revenus, à la précarité et à la hausse du coût de la vie, alerte l’OCDE. Une situation qui crée de l’instabilité politique et affecte la croissance.

“Aujourd’hui, la classe moyenne ressemble de plus en plus à un bateau qui naviguerait en eau trouble”, s’est inquiété le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développe-ment économiques (OCDE), Ángel Gurría, lors de la présentation le 10 avril à New York d’un rapport intitulé “Sous pression : les classes moyennes en perte de vitesse”. “Les gens sont en colère. Ils estiment ne pas recevoir ce qui leur revient”, a-t-il insisté.

“L’idée que la classe moyenne est sous pression n’est pas complètement nouvelle, relève le Wall Street Journal, et elle est devenue de plus en plus saillante depuis la crise financière. Mais le rapport de l’OCDE vient apporter des preuves. (..) Payant

11/04/2019

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire:

La bourgeoisie est la seule classe ayant conscience d’elle-même et qui défend collectivement ses intérêts (Voir les Pinçont-Charlot). Les salariés, les chômeurs, les précaires, les retraités n’ont plus conscience d’appartenir à une une classe sociale, une classe exploitée qui est la seule force de la société capable de remettre en question de fond en comble le système capital­iste. La classe ouvrière, pourtant est en pleine extension sur la planète! L’exode rural « prolétarise » des millions de paysans. Les salariés (sans rôle répressifs), les précaires, les petits boulots, les chômeurs, retraités, sont 70 ou 80% de la population! Il faut dissimuler ce fait et diviser les « col blancs » (des bureaux) et les « col bleus »(des usines). Ces derniers ne seraient plus que 40% . Or les ouvriers aussi font des études et Bac +2, +3 voire plus, font partie de la classe ouvrière, bien qu’on leur fasse croire qu’ils font partie des « classes moyennes »!

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12 avril 2019 ~ 1 Commentaire

scandale (npa)

isf

Le scandale de la hausse du prix de l’électricité

Le gouvernement s’apprête à augmenter le prix du tarif réglementé d’EDF de 6 % en juin prochain. Il avait renoncé à l’augmenter en février dernier, sous la pression du mouvement des Gilets jaunes.

Alors que les prix de l’électricité avaient stagné entre 1986 et 2007 (+ 2,6 %), ils ont explosé depuis 2007 (+ 50 % !), date de l’ouverture à la concurrence complète du marché de l’électricité.

La hausse du prix de l’électricité est due en grande partie à la hausse des taxes, qui pèsent plus du tiers du prix total.

Ces taxes (taxes locales, contribution tarifaire d’acheminement, contribution au service public d’électricité, TVA) ont augmenté de 40 % entre 2012 et 2016, contre une hausse du coût de production de 2 % ! Comble du comble : le taux maximal de TVA (20 %) s’applique à la consommation d’électricité, qui inclut les autres taxes.

Une taxe sur les taxes donc ! Cette surtaxation de l’électricité est d’autant plus scandaleuse qu’elle touche un bien de première nécessité qui frappe plus fortement les plus pauvres (en proportion de leur revenu).

Scandale à tous les échelons

Le scandale redouble quand la commission de régulation de l’énergie (derrière laquelle s’abrite le gouvernement) recommande la hausse du tarif réglementé « pour éviter la faillite des fournisseurs alternatifs ».

Autrement dit, EDF doit augmenter son prix pour permettre à ses concurrents de réaliser un profit suffisant ! Au nom donc de la « concurrence », l’Union européenne a créé de façon totalement artificielle un « marché » pour permettre à des capitalistes d’empocher des profits sur le dos des consommateurEs.

En effet, des fournisseurs d’électricité qui ne produisent rien s’alimentent en électricité auprès d’EDF pour revendre plus cher aux usagerEs. Et EDF est prié de vendre le plus cher possible aux consommateurEs et le moins cher possible à ses concurrents pour leur permettre de maximiser leurs marges et lui piquer des parts de marché !

Il faut mettre fin à ce scandale 

Toutes les taxes sur l’électricité doivent être supprimées. Il faut supprimer le marché d’électricité et revenir au monopole d’EDF (qui doit retrouver son statut d’établissement public) sur la distribution de l’électricité, ce qui devra passer, entre autres, par la rupture avec l’Union européenne qui organise, avec ses directives, la casse de tous nos services publics.

Gaston Lefranc  Vendredi 12 avril

https://npa2009.org/

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11 avril 2019 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

peugeot 68

PSA La Janais : la coupe déborde

Mardi 2 avril, à l’usine PSA de Rennes-La Janais, la direction a annoncé 20 minutes supplé-mentaires tous les matins pendant deux semaines à l’atelier Montage. Cela pour rattraper les pannes du week-end précédent.

Il faudrait donc commencer à 5 heures au lieu de 5 h 20 alors que tout le monde est déjà épuisé par un rythme de travail intense, le sous-effectif permanent, les très nombreux samedis supplémentaires qui reviennent deux fois par mois et les jours fériés travaillés.

Le lendemain de l’annonce de ces minutes supplémentaires, une vingtaine d’ouvriers d’un secteur de l’atelier ont décidé de protester. Pendant 40 minutes après la première pause, ils n’ont pas repris le travail. Tout l’atelier a été bloqué, provoquant un vent de panique à la direction. Plus une voiture ne sortait des lignes.

Pendant le débrayage, les discussions allaient bon train pour dénoncer les suppressions de postes, les conditions de travail qui se dégradent de mois en mois et les salaires qui restent bloqués depuis des années alors que le PDG Tavares s’augmente de 3 000 euros par jour !

C’est le deuxième débrayage de secteur en un mois dans cette usine réputée pour son « climat social apaisé ». À force d’en exiger toujours plus, la direction provoque des réactions collectives. L’envie de ne plus se laisser faire se propage dans l’usine.

Correspondant LO 10 Avril 2019
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