Archive | Luttes ouvrières

24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

on n’en veut pas (cgt)

pas

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

afrique du sud (rfi)

numsa

La Saftu, un syndicat opposé à l’ANC, voir le jour en Afrique du Sud

Cette nouvelle fédération syndicale a été lancée le 21 avril. Elle est farouchement opposée à l’ANC, le parti au pouvoir et à son allié historique, la confédération syndicale Cosatu.

L’Afrique du Sud voit le début d’une nouvelle ère syndicale. Baptisée Saftu pour « South African Federation of Trade Unions » ( Fédération de syndicats sud-africains ), une nouvelle fédération lancée le 21 avril rassemble une vingtaine de syndicats et démarre avec près de 700 000 membres. Ce lancement représente une véritable claque pour sa rivale, la Cosatu. Cette confédération syndicale historique a joué un rôle majeur dans la lutte contre l’apartheid mais qui est aujourd’hui jugée trop proche du pouvoir.

Ferme opposition à Jacob Zuma

Les deux plus gros syndicats de cette nouvelle fédération ont d’ailleurs quitté la Cosatu, dont celui de la métallurgie, Numsa, expulsé pour avoir critiqué le chef de l’Etat Jacob Zuma et son gouvernement.

Pour Irvin Jim, du syndicat de la métallurgie, il faut recréer un syndicat au service des travailleurs. « Pour nous, les travailleurs de la métallurgie, cela a été un long voyage que nous avons été forcés de prendre, raconte-t-il. Je dois vous dire qu’aujourd’hui, nous sommes très heureux qu’une nouvelle fédération soit créée. C’est le début d’un travail difficile pour reconstruire des syndicats qui seront indépendants et qui ne répondront qu’aux travailleurs. »

Parmi les grandes figures de Saftu, on compte d’importants leaders syndicaux et d’autres activistes anti-apartheid autrefois proches de l’ANC, le Congrès national africain.

Cette nouvelle fédération promet d’être un adversaire coriace pour le gouvernement, en train d’être lâché par ses alliés traditionnels que sont le Parti communiste et la Cosatu.

RFI  22-04-2017

http://www.rfi.fr/

Lire aussi :

Le bateau Zuma prend l’eau (Sur le SACP/ PC d’Afrique du Sud)

La puissante confédération syndicale Cosatu lâche Zuma

Le syndicat Numsa crée son propre parti politique

National Union of Metalworkers of South Africa (Wikipedia)

Amandla (Revue de gauche)

Amandla Facebook

Commentaire: Le gouvernement du parti de Mandela (ANC) s’est largement servi dans les caisses du pays le plus riche d’Afrique,  laissant une minorté des blancs s’enrichir, sans que l’immense majorité noire (et quelques blancs et métis) en aient des miettes. Ses alliés du COSATU (syndicat) et du PC (SACP) commencent à le lâcher mais tard, très tard. Parallèlement des militants reconstruisent un syndicat et un parti ouvrier.

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

nantes éboueurs (lutte ouvrière)

Manara-marre

Nantes : éboueurs en grève

Depuis un mois déjà, la contestation du projet de Nantes métropole appelé « réorganisation de la collecte » prend différentes formes auprès des 220 éboueurs qui collectent les déchets de la métropole.

Ce projet prévoit de supprimer 24 postes, dont huit de conducteurs, ce qui reviendrait à trans- férer la charge de travail de huit tournées de ramassage d’ordures sur le reste des équipes. La direction des déchets veut aussi mettre en place des systèmes de géolocalisation sur tous les camions, pour suivre tous les faits et gestes des équipes. En résumé, ce projet porté par Johanna Rolland, maire PS de Nantes et qui soutient le candidat Hamon, a pour but d’augmen- ter le temps de travail de chacun, alors que son poulain à l’élection présidentielle prétend vouloir le diminuer s’il était élu.

Pour organiser leur mouvement, les éboueurs se sont réunis mardi 11 avril à la Maison des syndicats.

Après une assemblée générale de plus de deux heures, pratiquement la totalité des présents a décidé de durcir le mouvement, qui jusqu’alors se limitait à des débrayages et à des ralentis-sements du ramassage des poubelles. Les nombreuses interventions des présents et de certains représentants syndicaux ont permis de déterminer quelle forme devait prendre le mouvement. Ainsi, des journées de grève seront décidées. Et, même si la totalité des éboueurs n’étaient pas présents, l’objectif est bien de mettre tout le monde en grève.

La direction des déchets vient d’ailleurs d’essuyer un premier camouflet vendredi 7 avril. Elle avait décidé d’organiser une consultation sur les nouveaux horaires d’embauche, qu’elle veut avancer de trois quarts d’heure, à 5 h 45, avec la mise en place de la réorgani-sation au 1er octobre 2017. Résultat, seulement sept agents ont participé au vote, sur plus de 220 agents des trois sites de Nantes.

Pourtant, malgré cette « impressionnante » participation, la direction ose dire que le projet des nouveaux horaires est validé, ce qui fait bien sourire tout le monde tellement c’est ridicule. C’est le 49-3 à la mode nantaise ! Les éboueurs ont décidé d’entrer en grève dès le vendredi 14 avril, bloquant les trois sites de collecte dès 5 heures du matin dans une ambiance frater- nelle. Le midi, sur un dépôt, ils ont eu la visite de cheminots venus les soutenir.

Les grévistes savent que l’épreuve de force continue contre leur employeur, Nantes métropole qui, depuis le début, ne fait que les menacer s’ils ne rentrent pas dans le rang. Le fait d’être maintenant totalement en grève leur donne une arme de plus pour faire plier leur direction car, bien sûr, la force des travailleurs, c’est la grève.

Correspondant LO

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17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

tous ensemble! (j chastaing)

courroux

TOUS ENSEMBLE! TOUS ENSEMBLE ! C’EST LE MOMENT !

GREVE NATIONALE DES EBOUEURS A PARTIR DU 18 AVRIL ( préavis du 18 au 30 avril)

GREVE NATIONALE DES TRANSPORTS LE 18 AVRIL (routiers, bus, ambulanciers, transports de fonds, etc…)

PREAVIS DE GREVE NATIONALE A LA POSTE DU 18 AU 22 AVRIL

GREVE NATIONALE DES AUTO-ECOLE LE 18 AVRIL

GREVE NATIONALE ILLIMITEE DES INTERNES EN MEDECINE

4eme SEMAINE DE GREVE GENERALE EN GUYANE

UNE MOYENNE DE 400 GREVES PAR JOUR DEPUIS LE 21 MARS

A PARTIR DU 18 AVRIL ON FAIT ENTRER LA LUTTE, LA RUE ET LES REVENDICATIONS SOCIALES DANS LA CAMPAGNE ELECTORALE  =ET TOUS ENSEMBLE LE 22 AVRIL POUR LE PREMIER TOUR SOCIAL

14 H PLACE DE LA REPUBLIQUE PARIS

Source

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17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

nddl 1er mai

nddl1

nddl3

syndicnon@riseup.net

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15 avril 2017 ~ 0 Commentaire

cocos (fr3 + cgt)

coco

Le SMIC horaire pour plumer les Cocos de Paimpol

C’est une vraie révolution dans le Trégor. Les saisonniers embauchés ( souvent étrangers et souvent logés et nourris de manière déplorable note du blog ) pour la récolte des célèbres Cocos de Paimpol, les plumeurs, seront désormais rémunérés au SMIC horaire et non plus à la tâche comme auparavant, c’était 0,54 € au kilo récolté, la saison dernière.

Ça ressemble à une révolution.

Les plumeurs de Cocos de Paimpol, c’est comme ça qu’on appelle les saisonniers qui récoltent les fameux haricots blancs, qui font la fierté du Trégor, seront désormais payés au SMIC horaire. Après de longues négociations entre représentants des producteurs, syndicats et instances de l’Etat, un nouveau système de rémunération des saisonniers a été acté. Depuis 25 ans, ces travailleurs saisonniers étaient payés à la tâche, 0,54kg le kilo, la saison dernière, et il fallait ramasser au moins 130 kg pour obtenir un SMIC.

Le nouveau système, mis en place à l’initiative de l’Inspection du travail, serait beaucoup plus respectueux du travail des intérimaires selon les syndicats.

Krystell Veillard 14/04/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr

coco

VOICI L’ACCORD HISTORIQUE SUR LE COCO DE PAIMPOL

DESORMAIS LA REMUNERATION NE POURRA ETRE INFERIEURE AU SMIC HORAIRE. LA CGT EST EXCEPTIONNELLEMENT SIGNATAIRE PAR LA MAIN DE SON RESPONSABLE REGIONAL DE L’AGRO. IL VA FALLOIR DESORMAIS FAIRE VIVRE CET ENGAGEMENT QUI SERA DOUBLE D’UN AVENANT A LA CONVENTION COLLECTIVE DEPARTEMENTALE POLYCULTURE ELEVAGE.

RAPPELONS QU’IL A FALLU QUATRE SEANCES DE NEGOCIATION, l ‘INTER- VENTION DES DEUX MINISTERES AGRI ET TRAVAIL, l’ENGAGEMENT DE LA DIRECCTE 22 POUR OBLIGER LES PRODUCTEURS DE COCOS A  PASSER DU 19é AU 21è SIECLE…..

ENFIN IL EST A NOTER QUE LA CFDT ET LA CGC ONT SUIVI LA LIGNE DEFINIE PAR LA CGT DANS CE DOSSIER: AUCUN COMPROMIS SUR LE DOS DU PROLETERIAT AGRICOLE

LA DELEGATION CGT

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12 avril 2017 ~ 0 Commentaire

stx st nazaire (l’écho + of + lo)

Manara-marre

Saint-Nazaire La CGT appelle à la grève demain aux Chantiers

Alors que l’accord entre Fincantieri et l’Etat doit être signé ce mercredi ,150 salariés des Chantiers ont débrayé ce matin à l’appel de la CGT. Ce mouvement fait suite au comité d’entreprise de jeudi durant lequel les salariés ont appris qu’ils ne toucheront pas cette année de prime d’intéressement. « Cette annonce, c’est un crachat de la part de la direction, lance Sébastien Benoit, secrétaire général de la CGT navale.
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Il fallait 1,2 million d’euros pour déclencher la prime sur le bilan comptable 2016, mais il manque quelques dizaines de milliers d’euros, le prix d’un chariot élévateur ou de la voiture du patron. »
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La CGT appelle à la grève de l’ensemble des salariés, demain, à partir de 7 h 30 sur le site.Le syndicat réclame une augmentation de 2 € net de l’heure pour l’ensemble des salariés, une prime de 2000 euros et que la direction cesse de recruter certains ouvriers en dessous du Smic. «C’est un scandale que l’on dénonce depuis deux ans. Certains salariés sont embauchés avec des taux horaires de 9,17 € et 9,32 € et la direction complète avec des primes pour atteindre le taux horaire légal de 9,76 € »,

12/04/2017 coralie durand

44600 Saint-Nazaire
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http://www.lechodelapresquile.fr/
 .
Lire aussi:
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11 avril 2017 ~ 0 Commentaire

interdiction des licenciements (tc)

licencions

Licencions les licencieurs!

L’interdiction des licenciements est une mesure qui est avancée de façon assez centrale par notre candidat Philippe Poutou, et qui est une des mesures phare du NPA. Revenons sur l’intérêt d’un tel mot d’ordre.

Faire écho à l’atrocité de perdre son emploi

Beaucoup de politiques nous parlent de croissance, d’emplois, de consommation, mais pres- que jamais de la souffrance engendrée par la perte et la recherche de l’emploi du point de vue des travailleur/ses. Pour eux d’ailleurs, l’histoire se construit par le dirigeants et entrepreneurs du pays. C’est alors bien normal, de leur point de vue, qu’ils/elles ne parlent pas de ce que vivent des millions d’exploité-e-s.

Avec le chômage de plus en plus massif, la précarité d’une large partie de la population est de plus en plus importante. Cette extrême précarité, pour celles et ceux qui arrivent à avoir de temps à autres un emploi, est elle aussi d’une violence extrême : elle force à accepter n’impor- te quel emploi qui passe, avec des salaires de plus en plus bas, etc.

Vu la quantité des profits que réalisent les grand groupes capitalistes, et les divers mécanismes de filiales et autres externalisations, ces licenciements sont révoltants pour qui est du côté des licencié-e-s.

Les licenciements : survie pour les capitalistes

Si les capitalistes licencient, ce n’est pas parce qu’ils sont «méchants» même si cela ne les dérange pas qu’il existe une classe d’exploité-e-s. C’est avant tout une question de survie pour elles et eux. En effet, pour permettre aux capitalistes d’être compétitifs et ainsi augmenter leur profits, et plus exactement leur taux de profit, ces derniers ont plusieurs options : augmenter la productivité, augmenter le temps de travail, et remplacer les humains par des machines. Les licenciements sont donc un outil qui peut découler des ces trois leviers que les capitalistes ont.

C’est donc bien du système économique que découle le besoin de licenciement. Les licen- ciements, le chômage massif sont bien le pendant d’une répartition des richesses faite dans le seul intérêt des capitalistes.

Le droit à l’emploi

Le droit au travail, réaffirmé dans le préambule de la Constitution de 1946 : « Chacun a le devoir de travailler et le droit à obtenir un emploi ». Si le devoir de travailler est bien réel et pèse de tout son poids sur les travailleur/ses, le droit à obtenir un emploi reste malheureu-sement virtuel dans une société fondée sur l’exploitation. La liberté d’entreprendre, qui est dans notre société bien plus forte, donne le pouvoir aux patrons d’embaucher… ou de laisser des millions de chômeur/ses sans emploi.

En revanche, si l’on regarde qui peut employer massivement des personnes, on s’aperçoit très rapidement que ces personnes n’ont pas besoin de protection, ces personnes sont riches, et souvent même intouchables.

Il est injuste de pouvoir se voir licencier, avec à la clé des tragédies pour bien des personnes (perte de logement, vie de famille très difficile, stigmatisation de toute la société sur les chô- meur/ses) alors que nous n’avons pas choisi d’être exploité-e-s ! Nous ne naissons ni libres ni égaux…

Le droit aux travail est donc un droit qui reste à conquérir pour les exploité-e-s. Ce droit au travail doit être naturellement articulé avec la diminution du temps de travail pour qu’il y ait assez de travail pour toutes et tous. Les travailleur/ses qui sont en emploi doivent travailler à la solidarité avec celles et ceux qui ne le sont pas.

Comment mettre en place l’interdiction des licenciements ?

Si notre candidat à la présidentielle de 2017, Philippe Poutou, propose cette mesure, ce n’est en aucune façon une mesure applicable par une loi voté par le haut dans un monde capitaliste. Cette mesure qui tombe sous le sens dès lors qu’on est du camps des exploité-e-s ne pourra être mise en place qu’en articulant cela avec la réquisition des moyens de production. En effet, sans patron, sans profit à assurer pour être plus compétitif que les voisin-e-s, plus de raison de licencier, et la réduction du temps de travail devient alors possible.

Cette mesure, ou mot d’ordre, du candidat doit ouvrir cette perspective.

Et pour cela, il n’est pas question de délaisser notre pouvoir à un bon tribun nous promettant de belles choses, il s’agit de s’organiser, et de construire la lutte : la lutte syndicale, la lutte dans les quartiers, la lutte féministe et internationaliste, pour que la classe des travailleur/ses et des exploité-e-s bloque le pays, par des grèves massives.

Dans la grève, la prise de conscience de la centralité des travailleur/ses se fait rapidement, et cela ouvre des perspectives insoupçonnées. C’est une impasse que de laisser penser qu’on peut réformer le système capitaliste pour le bien de toutes et tous, tant qu’il y aura des possé- dants des moyens de production, il y aura de l’exploitation. C’est cela qu’il faut abolir, non pas en votant, mais en s’organisant, en militant, et en luttant.

Bien sûr il faut construire ce rapport de force, mais c’est possible. Dans les années 1970, les victimes d’un licenciement économique touchaient 90 % de leur salaire pendant un an, depuis il y a eu recul sur recul, avec en apothéose la loi travail du printemps 2016. Dans les 30 dernières années, c’est le patronat qui a mené l’offensive, soutenu par les gouver- nements du PS et de l’UMP. Maintenant, il reste à mener l’offensive contre le patronat.

À la suite des élections présidentielles de 2017, dans tous les cas envisageables, et quand bien même Mélenchon sortirait vainqueur, il faudra continuer à lutter, lutter pour l’émancipation des travailleur/ses, des femmes, des LGBTIs, des racisé-e-s, lutter pour construire un monde sans classe, sans exploitation, pour un monde communiste.

Lucas Battin (10 avril 2017)

http://tendanceclaire.org/

 Commentaire: La « Tendance Claire » est un courant du NPA

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10 avril 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix présidentielle (ouest france)

evelyne

Évelyne Le Guern lutte pour Philippe Poutou

ILS MILITENT. Premier volet de notre série sur l’engagement militant. À l’approche de l’éché- ance présidentielle, Évelyne Le Guern, salariée de Synutra, a clairement choisi son camp : son vote ira au NPA. Au premier abord, elle peut paraître menue. Pourtant Évelyne Le Guern a une sacrée énergie et une belle gouaille.

À l’approche des élections, ne lui parlez pas d’Emmanuel Macron. Les propos de l’ancien ministre sur les « illettrées » de l’agroalimentaire, Évelyne Le Guern ne les a « toujours pas digérés. Ce n’est pas correct. On ne peut pas parler comme ça », assène-t-elle.

Licenciement et formation

Et l’agroalimentaire, elle en connaît un rayon. Avant d’intégrer l’usine de lait en poudre Synu- tra, à Carhaix, dès sa phase de travaux, elle a passé 400 heures à se former, « à galérer sur les bancs, comme à l’école. Ce n’est pas pour entendre ça. » Non, le cœur politique d’Évelyne Le Guern bat pour le NPA, le Nouveau Parti Anticapitaliste. « J’ai toujours voté de ce côté-là », assure-t-elle.

Marine-Harvest

Sa première carte au parti et son saut dans le militantisme sont intervenus en 2013. La date coïncide avec le mouvement social de Marine-Harvest Kritsen, l’usine de saumon de Poulla- ouen, où elle était ouvrière. « Les militants du NPA ont été là, avec nous, à lutter jour et nuit. Ils ne nous ont pas laissés tomber », se rappelle la militante, qui a dû retrouver un emploi à la cinquantaine. « À ce moment-là, ce n’était pas pour les primes que nous nous battions, c’était pour l’emploi. »

La lutte

La lutte, c’est peut-être ainsi qu’elle résume le mieux le NPA. Pour autant, elle ne souhaite pas voir le mouvement comme agressif ou violent. « Oui des fois il y a de quoi arracher une chemise. Mais pour certains, désormais, la lutte est aussi le seul moyen de se faire entendre ! »

« Un ouvrier, comme moi »

Alors tout naturellement, pour l’élection présidentielle, elle soutiendra et votera pour «Poutou». Elle l’explique facilement : « C’est un ouvrier, comme moi. Il comprend nos situations, il sait de quoi il parle. » Preuve à l’appui, la militante cite une proposition du candidat NPA : « La retraite à 55 ans pour les boulots pénibles. Parce que ceux-là, ils partent à la retraite comme les autres, mais ils ont moins le temps d’en profiter. Ils sont cassés. »

Et les autres…

Si elle estime que Jean-Luc Mélenchon n’est « pas mauvais », et qu’elle reste polie face au PS de Benoît Hamon, pas question d’entendre parler de François Fillon, mis en examen pour «détournement de fonds public». Ni de Marine Le Pen, «Jamais. C’est notre opposé. Je n’aime pas du tout l’idée de la fermeture des frontières », argue l’ouvrière.

Sur le marché

Pour convaincre les autres, avec ses « camarades » de la section carhaisiennes, elle distribue régulièrement des tracts sur le marché. « On est bien accueilli généralement. Les gens sont plutôt sympas. Je pense même que beaucoup ont de la sympathie pour Philippe Poutou. Le problème est qu’ils ne votent pas…» Évelyne Le Guern se rend aussi à diverse réunion du groupe NPA. Ce dernier a réussi à acquérir une certaine visibilité à Carhaix, grâce à la présen- ce d’un conseiller municipal : Matthieu Guillemot. L’un des quatre élus français du parti.

Libérateur

Son engagement militant est pour elle « libérateur. Ça me plaît vraiment. Il y a une véritable solidarité avec le reste des camarades. On sait que si l’un de nous a un coup dur, les autres seront là. » Camarade, c’est d’ailleurs un mot qu’elle emploie presque sans se rendre compte. « Mais ça veut dire quelque chose. Vraiment. Il y a de sacrés liens. »

Anaëlle BERRE  10/04/2017

http://www.ouest-france.fr/

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09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (le parisien)

revanche

Poutou : «Avec moi, les gens ont pris une revanche!»

Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 10 mars. « A quoi ça rime de s’en prendre aux immigrés ? » s’indigne Philippe Poutou à propos du FN.

Le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste pour la présidentielle, Philippe Poutou, qui milite entre autres pour l’interdiction des licenciements, espère capitaliser après son coup d’éclat lors du dernier débat télévisé. À deux semaines du premier tour de la présidentielle, le candidat ouvrier espère capitaliser après son coup d’éclat lors du dernier débat télévisé.

Vous avez fait sensation lors du débat avec votre formule sur l’«immunité ouvrière» visant Marine Le Pen et François Fillon sur les affaires…

Philippe Poutou. Beaucoup de gens viennent me voir, me reconnaissent, me demandent une photo et surtout me remercient d’avoir osé dire les choses franchement. C’est touchant. Les gens sont fiers. Mais je reste surpris de l’impact de cette séquence. Ça montre le niveau de colère qui existe sur ces sujets. Avec ce moment de télé, les gens ont pris une revanche.

Cette réplique était-elle préparée ?

Nous avions l’intention de parler de la corruption des politiciens. Mais la manière dont c’est sorti était spontanée. Il y avait une grosse pression pour ne pas le faire. On nous a demandé de rester fair-play et de nous concentrer sur les programmes. Il ne fallait pas que ça dérape. Et puis voilà, c’est sorti.

Il y a eu aussi des critiques sur votre tenue. Marion Maréchal-Le Pen a dit que vous étiez « en pyjama et pas rasé »…

C’est marrant. On sent qu’ils ont la haine. Ça relève du mépris social.

Vous avez refusé de serrer la main à Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron. Pourquoi ?

J’ai toujours refusé de serrer la main de la droite et de l’extrême droite. On n’a rien à faire ensemble. On n’a rien à voir. Ça n’est pas ma famille. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai refusé de faire la photo.

En 2012, vous n’aviez atteint que 1,15 % des voix, quel est votre objectif cette fois ?

Faire entendre la révolte sociale, dénoncer ce système capitaliste, ses richesses indécentes. Il faut arrêter de subir. On nous parle de vote utile. Mais être utile, c’est arrêter de baisser la tête.

Quelle est la mesure phare de votre programme ?

L’interdiction des licenciements, la retraite à 60 ans et la réduction du temps de travail. C’est la suppression du chômage, en fait.

Vous défendez les ouvriers mais c’est vers Marine Le Pen qu’ils se tournent aujourd’hui…

Dans l’usine où je travaille, il y a des collègues un peu paumés qui vont voter pour elle. C’est lié au climat social, au désarroi. Les gens se replient sur eux-mêmes. Le Pen profite de ça. Comme elle a des idées de m…, elle profite bien des situations merdiques. A quoi ça rime de s’en prendre aux immigrés ? C’est malsain et violent. Les exploités ont intérêt à se battre ensemble et à se serrer les coudes.

En dix ans, les scores de l’extrême gauche se sont réduits comme peau de chagrin. Jean-Luc Mélenchon a-t-il siphonné votre électorat ?

Jean-Luc Mélenchon est en train d’absorber le PS. Il devient l’incarnation de la gauche institutionnelle. Nous, on pense que la solution est du côté de la révolte.

Regrettez-vous l’annulation du débat sur France 2 le 20 avril ?

Oui. Le soir du premier débat, on a compris qu’il n’y en aurait pas de deuxième. Les petits candidats ont emmerdé les gros. Ils n’allaient pas prendre le risque que cela se reproduise.

Myriam Encaoua |08 avril 2017

http://www.leparisien.fr/

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