Archive | Luttes ouvrières

02 juin 2020 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

hopitaux-16-juin-2020
Embrasement aux Etats-Unis, manifestations en France malgré les interdictions…
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La lutte des classes achève son déconfinement !
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La mise à mort par asphyxie de George Floyd, un Noir américain de 46 ans, par une patrouille de policiers blancs, a mis le feu à Minneapolis puis dans tous les États-Unis.
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« Je ne peux pas respirer » : la dernière phrase prononcée par Floyd est devenue la devise des dizaines des milliers de manifestants qui défilent dans toutes les grandes villes du pays pour dénoncer l’impunité des crimes racistes commis par les polices et milices depuis des décennies, et qui rend l’atmosphère du pays irrespirable.
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Un siècle et demi après l’abolition de l’esclavage, la communauté noire reste de loin la plus pauvre et la plus stigmatisée de l’ensemble de la population américaine. Les chiffres de mortalité du Covid le prouvent encore une fois : les victimes de l’épidémie sont 2,5 à 3 fois supérieures parmi la population noire. Le racisme est intrinsèque à la société capitaliste, il faut combattre les deux pour être sûr de pouvoir l’éradiquer, c’est vrai aux Etats-Unis mais c’est vrai partout, et en France aussi, où les violences et les crimes racistes commis par la police ne sont pas si rares.
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La peur peut changer de camp
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Les images du commissariat de Minneapolis en flammes, la fuite des policiers juste avant l’incendie, les manifestations déterminées rassemblant toutes les catégories de la population indépendamment de leur couleur de peau, les appels au calme des démocrates ou du mouvement noir institué qui n’ont aucun effet, Trump lui-même qui se réfugie quelques heures avec femme et enfant dans le bunker de la Maison Blanche sont autant d’indices que nous entrons dans une période de guerres sociales particulièrement intenses.
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Partout dans le monde, des grèves pour empêcher des licenciements, des mobilisations contre les violences policières, contre la misère, contre la corruption des oligarchies en place, vont éclater. Toujours plus fortes et nombreuses.
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Samedi 30 mai à Paris, malgré l’interdiction de la préfecture de police qui voulait confiner la colère à coups de gaz lacrymogène et de matraques, des milliers de sans-papiers ont réussi à défiler dans la capitale. Leur détermination à obtenir les mêmes droits que les autres travailleurs n’en a été que plus forte face à la répression. Une démonstration qui en appelle d’autres, pour faire tomber les frontières qui divisent les exploités.
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La lutte reprend ses droits
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Les Fonderies de Bretagne, du groupe Renault, se sont mises en grève lundi dernier, face à la menace de fermeture qui avait fuité dans la presse. Cette réaction immédiate a poussé la direction locale à annoncer que l’usine ne fermerait pas.
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Samedi, à Maubeuge, une manifestation de plus de 8 000 personnes s’est tenue pour réagir à la menace de fermeture de l’usine MCA par Renault, qui annoncé 15 000 suppressions de postes dans l’ensemble du groupe, dont 4 600 en France… alors même qu’elle vient de bénéficier d’un prêt de 5 milliards d’euros garantis par l’Etat !
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Une lutte déterminée de tous les secteurs touchés par les licenciements peut être une force capable de faire reculer les patrons et le gouvernement. Dans de nombreuses villes, la colère des personnels soignants et des travailleurs et travailleuses en général commence à gronder.
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Des centaines de personnes se rassemblent devant les hôpitaux ! Si les soignants ont été face au COVID-19 ces derniers mois, c’est bien l’ensemble de nos conquis sociaux qui sont remis en cause et de nombreux secteurs qui sont touchés par les restructurations et plans de licencie-ment, et c’est donc tous ensemble que nous devons nous défendre.
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Il y a urgence d’élargir les revendications de créations de postes et d’augmentation des salaires à tous les salariés, étudiants et privés d’emploi.
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Continuons de nous rassembler devant les hôpitaux publics et préparons ainsi dans tous les secteurs la riposte pour frapper fort et ensemble.

Le 16 juin peut être une première occasion pour que cette journée de mobilisation appelée dans la santé dépasse le secteur hospitalier et constitue un tremplin pour une mobilisation large de notre camp social face à ce gouvernement et à ce système.

http://npabear.blogspot.com/

Note:

A&R Anticapitalisme & Révolution est un courant du NPA

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30 mai 2020 ~ 0 Commentaire

caudan (auto critique npa fr3)

bretagne

Fonderies de Bretagne : la lutte a payé

Le plan automobile annoncé par Macron en début de semaine a trouvé une première application chez Renault : la suppression de 15 000 emplois dans le monde dont 5 000 en France, la restructuration-fermeture de plusieurs usines, des suppressions d’activités dans les secteurs de l’ingénierie.

Depuis plusieurs jours, une des usines menacées, celle de la Fonderie de Bretagne à Caudan dans le Morbihan, s’était mise en grève avec occupation bloquant toute la production.

La grève a imposé un premier recul de Renault qui a retiré sa décision de fermeture immédia-te. La grève, le blocage de l’usine et donc de la livraison de pièces produites ont exercé une grande pression sur Renault.

Cependant, la vigilance reste de mise : on ne sait pas encore quel sera le sort des personnels intérimaires, il n’y a pas encore de garantie sur la possibilité de faire remonter la production à 30 000 tonnes annuelles et l’ensemble des salariéEs du groupe Renault sont menacés.

Une certitude : la lutte a payé, et c’est un signe pour l’ensemble des salariéEs du groupe et de tous les secteurs sous la menace de licenciements.

L’entrée en grève totale aujourd’hui de l’usine de Maubeuge, à l’appel d’une intersyndicale de tous les syndicats, témoigne de la possibilité et de la nécessité du « tous ensemble » indispen-sable. Cela montre la voie que nous devons suivre pour empêcher, un encouragement à la résistance de toutes les usines menacées et à une vraie mobilisation d’ensemble contre tous les licenciements et suppressions de postes.

Ces attaques et ces ripostes préfigurent les affrontements à venir.

Assez d’enrichir les actionnaires à coup de subventions publiques !

Assez de fermetures d’usines et de licenciements !

Les outils de production doivent être mis au service des besoins de la population. Pour y parvenir et garantir l’emploi il n’y a pas d’autre chemin que celui de la confrontation d’ensemble avec le capital et ses exigences prédatrices.

Vendredi 29 mai 2020 Blog NPA auto-critique

Le blog NPA auto-critique est animé par les militantEs du NPA de la branche automobile.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Fonderie de Bretagne : “Jeudi dernier, nous étions fermés, aujourd’hui, nous sommes en vie” tient à rappeler la CGT

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28 mai 2020 ~ 0 Commentaire

cadeau (lutte ouvrière)

pognon

Chômage partiel : un cadeau surtout au patronat

Depuis le début du confinement, l’État rembourse 100 % des rémunérations des 10,6 millions de salariés placés en chômage partiel. Le gouvernement a décidé de passer ce taux à 85 %, laissant à la charge des patrons les 15 % restants.

La mesure devrait entrer en vigueur le 1er juin sauf pour les entreprises fermées pour des raisons sanitaires, telles que les cafés ou parcs d’attractions. Cette mesure, qui concernait les travailleurs gagnant moins de 4,5 fois le salaire minimum, a permis à des milliers d’entreprises, dont les plus grosses, de ne rien payer pour maintenir les effectifs alors que la pandémie imposait la fermeture de l’entreprise. Si le salarié ne recevait que 84 % de son salaire net, le patron en revanche ne dépensait rien en fait de salaires.

Ce cadeau aux entreprises, qui devrait coûter pour le seul mois d’avril 24 milliards si tous les dossiers déposés sont acceptés, se poursuivra donc pour le moment sans date limite, en coûtant désormais quelques sous aux patrons.

Malgré l’ampleur du cadeau, ceux-ci ne sont pas satisfaits : le Medef s’inquiète que des secteurs en difficulté soient oubliés. Selon le président de l’Union des entreprises de proximité (artisans, professions libérales…),

« On fera avec, mais tout dépendra des autres mesures de soutien, comme celle portant sur le fonds de solidarité ou les exonérations de charges ». Celui des petites et moyennes entreprises considère que « cest plus rude que ce que nous attendions, mais de toute façon le signal était donné depuis plusieurs jours ».

Et de conclure : « Les entreprises qui nont pas lactivité suffisante et de visibilité quant au retour à lemploi de leurs salariés actuellement au chômage partiel nauront dautres choix que denclencher les licenciements économiques. »

Ces représentants patronaux sont beaucoup plus discrets sur le cas des entreprises qui fraudent en déclarant leurs salariés en chômage partiel tout en les faisant travailler. Le cabinet Technologia estime que cette escroquerie est le fait d’un quart des entreprises.

Le chantage sous-jacent de ces patrons et en particulier des plus gros est significatif. Puisque la société paye, ils tiennent à profiter de l’aubaine le plus longtemps possible.

Inès Rabah 27 Mai 2020

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27 mai 2020 ~ 0 Commentaire

caudan (fr3 rp)

sbfm caudan

Fonderie de Bretagne à Caudan :

Un comité social et économique à Lorient et aucune réponse sur l’avenir de l’usine

Les salariés de la Fonderie de Bretagne à Caudan et leurs syndicats avaient rendez-vous ce 27 mai pour un comité social et économique à Lorient. Les discussions ont porté sur l’avenir de l’usine, menacée de fermeture par le groupe Renault.

Un comité social et économique (CSE) a rassemblé les syndicats de la Fonderie de Bretagne de Caudan, ce 27 mai à Lorient. A la sous-préfecture, salariés et soutiens étaient également présents.

Depuis la fin de la semaine dernière, les 385 salariés s’inquiètent de l’avenir de leur usine alors que Renault envisagerait la fermeture de quatre sites en France, dont celui de Caudan. Ils évoquent « un coup de massue », alors que rien ne laissait présager, selon eux, une telle issue.

Lundi dernier, une mobilisation a eu lieu, avec la mise à l’arrêt de la fonderie. Ce matin devant les grilles de la sous-préfecture, Pascal, un salarié de la Fonderie était complétement désabusé : « A quoi ça sert de faire un CSE ordinaire pour savoir si untel va partir à la retraite, nous, ce qu’on veut savoir, c’est si on vit encore demain! »

Plus loin un autre salarié s’étonne: « A les entendre, tous les voyants étaient au vert, ils avaient même refait un chaine à neuf, et maintenant? que des beaux discours, tout ça ».

A la sortie du CSE, l’incertitude reste de mise, le directeur du site de Caudan, Laurent Galmard est venu s’exprimer mais dit ne rien savoir et attendre une décision qui sera prise jeudi soir et annoncée vendredi 29 mai aux salariés.

Cette annonce a fait fulminer Maël le Goff, secrétaire CGT de la fonderie de Bretagne : « Ca sert à quoi de ne rien nous dire maintenant, de laisser les salariés dans l’incertitude deux jours de plus! » Le groupe Renault doit en effet dévoiler les contours d’un vaste plan d’économie de 2 milliards d’euros annoncé en février.

Vers 9 h 45, salariés et syndicats se sont ensuite dirigés vers la mairie. Une délégation a été reçu par le toujours maire Norbert Métairie. Les syndicats ont par ailleurs demandés une table ronde avec les élus du Morbihan, députés et sénateurs, et ce sont dit inquiets par la nomination d’un nouveau DRH au sein de l’entreprise de Caudan .

Aprés la rencontre avec l’édile lorientais, les salariés de la Fonderie de Bretagne sont repartis sur le site de l’usine à Caudan pour décider des nouvelles actions à venir.

Emilie Colin Stéphane Izad 27/05/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Fermetures d’usines Renault : les salariés de la fonderie de Bretagne montrent la voie à suivre (RP)

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27 mai 2020 ~ 0 Commentaire

pierre le ménahès (npa)

Message de Pierre Le Menahès, ancien secrétaire du syndicat de la SBFM (aujourd’hui Fonderies de Bretagne), contre la fermeture de l’usine : « C’est une histoire de mains d’or et de poings levés, qui vit et fait vivre le pays de Lorient depuis plus de 50 ans. La fermeture est innacceptable. Nous avons à chaque fois réussi à défendre nos emplois. Ce printemps doit être celui de la satisfaction de nos revendications pour le maintien de l’usine et de nos emplois! »

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25 mai 2020 ~ 0 Commentaire

caudan (rapports de force)

sbfm caudan

Renault : débrayage à la Fonderie de Bretagne, un des quatre sites menacé

Une semaine agitée pour le constructeur automobile. Dès 8 h ce lundi 25 mai, 200 personnes se sont rassemblées devant l’usine de la Fonderie de Bretagne en préalable du démarrage d’un conseil social et économique (CSE) prévu initialement à 9 h.

Reporté à 11 h à la préfecture de Lorient, il a finalement été décalé à mercredi. Très remonté par l’absence d’informations données aux syndicats sur l’avenir du site, Maël Le Goff le secrétaire du syndicat CGT de l’usine a annoncé l’arrêt de la production, décidée un peu plus tôt par une assemblée générale de salariés. Selon Le Télégramme, 250 salariés ont débrayé ce matin.

L’inquiétude des salariés n’a pas été contredite par les propos du ministre de l’Économie. « Bien sûr que nous serons attentifs à chaque emploi, mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d’adapter son outil de production », a déclaré Bruno Le Maire ce matin sur RMC.

Des propos contradictoires de ceux du Premier ministre qui affirmait la semaine dernière qu’il serait intransigeant sur la préservation des sites du constructeur sur le territoire français, alors qu’un prêt de 5 milliards d’euros de l’État est en négociation. Selon l’édition de mercredi du Canard enchaîné, Renault envisage de fermer quatre sites, dont celui du Morbihan.

Le constructeur dévoilera en fin de semaine son plan d’économie estimé à deux milliards d’euros, et annoncera si des sites fermeront, ou non. En attendant, la lutte contre les licenciements a commencé en Bretagne.

25 mai 2020 Stéphane Ortega

https://rapportsdeforce.fr/

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25 mai 2020 ~ 0 Commentaire

caudan (npa rdf)

Alerte!

Contre la fermeture de la fonderie de Caudan (Morbihan) et les licenciements

C’est par la presse que les ouvriers de la fonderie de Caudan (ex-SBFM), filiale de Renault depuis 2009, ont appris le sort qui était réservé à leur usine et à leur emploi.

Jusqu’à cette fin de semaine dernière, la direction locale de l’entreprise affirmait n’être au courant de rien !

L’Assommoir

Renault a investi dans une nouvelle ligne de production (30 millions d’euros) après l’incendie qui a affecté l’usine en 2019 et mis en chômage technique le personnel. Alors même que depuis, la production a été délocalisée « en attendant » en Espagne et en Turquie, mais qu’à la veille du Covid19 le travail reprenait sur site, cette annonce de fermeture inclue dans le grand plan de réduction des effectifs chez Renault et ses filiales a sonné comme un coup de massue…

Aucun délai

La décision de fermeture, brutale, devrait tomber le 29 Mai. Outre le devenir des 380 CDI, de la centaine d’intérimaires c’est aussi les millions d’euros publics investis dans la boîte qui sombreront dans un trou sans fond…

Le prétexte de la crise sanitaire ne trompe personne ici. C’est d’abord le redressement des profits qui est à l’ordre du jour pour Renault et ses actionnaires sur le dos une fois de plus des travailleurs, de la condition ouvrière.

Délocalisation à bas coûts et impact écologique

Si la production délocalisée ne revient pas sur le site, cela impliquera de mettre 30 000 tonnes de marchandises sur les routes et signera la fin de la fonderie sans qu’il soit envisagé son maintien et sa possible adaptation et reconversion grâce au savoir-faire de ses ouvriers et techniciens et de sa nouvelle ligne de production performante. Les capitalistes n’en ont rien à faire du désastre social qu’ils produisent continuellement.

Luttes à venir

Sauf que les ouvriers et la CGT de l’ex- SBFM n’entendent pas baisser les bras. L’histoire et la tradition des luttes jusqu’au bout ont fortement impacté la mémoire de l’usine mais aussi de toute la Bretagne.

Lundi se tiendra le premier rassemblement où il sera demandé des comptes à la direction, au préfet, au gouvernement. La lutte se prépare pour le maintien du site et de tous les emplois et d’ores et déjà les slogans de 2009 refleurissent. Jusqu’à la victoire, toujours !!!

Dimanche 24 mai 2020 Correspondant.e.s Bretagne

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Renault : débrayage à la Fonderie de Bretagne, un des quatre sites menacé (Rapports de Force)

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21 mai 2020 ~ 0 Commentaire

caudan (fr3 npa lpb)

sbfm caudan

Renault envisage la fermeture de la Fonderie de Bretagne à Caudan 

“Un coup de massue total” pour les salariés

Le site de la Fonderie de Bretagne à Caudan compte 385 salariés. Selon le Canard Enchaîné, Renault envisage un vaste plan d’économie. Quatre usines verraient leur fermeture en France, dont La Fonderie de Bretagne à Caudan.

Selon le Canard Enchaîné, le constructeur français Renault s’apprête à vouloir fermer quatre usines sur le territoire français. Parmi elles, Choisy-le-Roi, Dieppe, la Fonderie de Bretagne à Caudan, puis celle de Flins dans les Yvelines. Le groupe doit, le 29 mai prochain, dévoiler les contours d’un vaste plan d’économie de 2 milliards d’euros annoncé en février.

« Un coup de massue total »

La fonderie de Bretagne produit des pièces en fonte pour moteurs, châssis et boîtes de vitesse. Elle emploie 385 salariés. Pour David Taillefer, sécrétaire du CSE, ces annonces représentent « un coup de massue total ». Il explique : « On s’attendait plus à un business plan, une restructu-ration, parce que la direction locale l’avait annoncé avant le confinement. Mais pas à une fermeture. » 

« On gardait confiance à la suite de l’incendie (en mai 2019). Des travaux ont été faits et rien ne laissait présager une telle nouvelle. La ligne est opérationnelle », ajoute-t-il.

Utiliser de l’argent public pour licencier, c’est inadmissible

David Taillefer lance : « Ce qui m’écoeure, c’est que le groupe profite de la crise du coronavirus pour supprimer des emplois alors qu’ils demandent 5 milliards d’euros d’aide à l’Etat. Et il n’y a pas que nous. Nos sous-traitants, nos fournisseurs subiront aussi les conséquences de cette fermeture. » 

« On va alerter les députés et sénateurs de la région, leur faire remonter l’incompréhension, les angoisses des salariés », dit Maël Le Goff, secrétaire général de la CGT Fonderie. « Les gens sont prêts à se mobiliser pour garder leur outil de travail, un outil neuf. Monsieur Le Drian, en 2009, a signé la reprise de la Fonderie de Bretagne par Renault. Maintenant qu’il fait partie du gouvernement, il est temps qu’il agisse. »

Les salariés ont demandé la tenu d’un CSE extraordinaire. Leur direction locale a refusé. Elle a répondu que la situation doit être abordée, lors du prochain CE mensuel prévu lundi 25 mai à 9 h.

Silence du côté de la direction du groupe et du ministère de l’économie

À Flins, il ne s’agit pas d’une fermeture mais de l’arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. Une deuxième source a confirmé que la fermeture pure et simple de l’usine n’était pas d’actualité, sans exclure qu’elle ait été envisagée.

Interrogée, la direction de Renault n’a pas souhaité faire de commentaire. Même silence au ministère de l’Economie. 

En difficulté avant même la crise du coronavirus qui a provoqué un effondrement du marché automobile, Renault avait enregistré l’an dernier ses premières pertes en dix ans. L’arrêt de l’activité provoqué par la pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. Le constructeur a vu, début avril, sa notation financière abaissée au rang d’investissement spéculatif par l’agence Standard and Poor’s.

L’Etat français, premier actionnaire de Renault avec 15% du capital, a accepté de voler au secours de l’entreprise en garantissant un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros. Ce prêt garanti par l’Etat, et approuvé par l’Union européenne, était tout proche d’être signé mardi soir, selon une source.

La directrice générale par intérim, Clotilde Delbos, avait indiqué fin avril que ce prêt ne remettait pas en cause le plan d’économies de Renault, ni d’éventuelles suppressions d’emplois, la seule condition fixée par le gouvernement étant le renoncement aux dividendes versés aux actionnaires cette année.

Dès février, la direction avait évoqué la possibilité de fermer des sites en France et à l’étranger lors de la présentation des résultats annuels. « Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien », avait déclaré Mme Delbos.

Emilie Colin  20/05/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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Alerte : Contre la fermeture de la fonderie de Caudan (Morbihan) et les licenciements !

C’est par la presse que les ouvriers de la fonderie de Caudan (ex-SBFM), filiale de Renault depuis 2009, ont appris le sort qui était réservé à leur usine et à leur emploi. Jusqu’à cette fin de semaine dernière, la direction locale de l’entreprise affirmait n’être au courant de rien!

Renault a investi dans une nouvelle ligne de production (30 millions d’€) après l’incendie qui a affecté l’usine en 2019 et mis en chômage technique le personnel. Alors même que depuis, la production a été délocalisée «en attendant» en Espagne et en Turquie, mais qu’à la veille du Covid19 le travail reprenait sur site, cette annonce de fermeture inclue dans le grand plan de réduction des effectifs chez Renault et ses filiales a sonné comme un coup de massue…

Aucun délai

La décision de fermeture, brutale, devrait tomber le 29 Mai. Outre le de venir des 380 CDI, de la centaine d’intérimaires c’est aussi les les millions d’€ publics investis dans la boîte qui sombreront dans un trou sans fond…

Le prétexte de la crise sanitaire ne trompe personne ici. C’est d’abord le redressement des profits qui est à l’ordre du jour pour Renault et ses actionnaires sur le dos une fois de plus des travailleurs, de la condition ouvrière.

Délocalisation à bas coûts et impact écologique

Si la production délocalisée ne revient pas sur le site, cela impliquera de mettre 30 000 tonnes de marchandises sur les routes et signera la fin de la fonderie sans qu’il soit envisagé son maintien et sa possible adaptation et reconversion grâce au savoir faire de ses ouvriers et techniciens et de sa nouvelle ligne de production performante. Les capitalistes n’en ont rien à faire du désastre social qu’ils produisent continuellement.

Luttes à venir

Sauf que les ouvriers et la CGT de l’ex- SBFM n’entendent pas baisser les bras. L’histoire et la tradition des luttes jusqu’au bout ont fortement impacté la mémoire de l’usine mais aussi de toute la Bretagne.

Lundi se tiendra le premier rassemblement où il sera demandé des comptes à la direction, au préfet, au gouvernement.

La lutte se prépare pour le maintien du site et de tous les emplois et d’ors et déjà les slogans de 2009 refleurissent. Jusqu’à la Victoire, toujours !!!

Correspondant NPA Bretagne

Lire aussi:

À Caudan, Fonderie de Bretagne à nouveau en sursis… (Le Peuple Breton)

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21 mai 2020 ~ 0 Commentaire

viande 3 (sud ouest)

stop virus

Pourquoi les cas positifs au coronavirus se multiplient dans les abattoirs du monde entier ?

La question de distance entre les postes de travail est le point central selon le professeur Benjamin Cowie, spécialiste des maladies infectieuses et co-responsable de la santé publique au Doherty Institute de Melbourne pour éviter les contamination au Covid-19.

Australie, USA, Allemagne, France… Dans le monde entier, les cas d’employés testés positifs au Covid-19 se multiplient dans les abattoirs. Quatre contrôleurs américains chargés de faire respecter les règles sanitaires sont morts

De nombreux cas de travailleurs positifs au Covid-19 ont été détectés dans des chaînes d’abattage ces dernières semaines, alors que beaucoup de questions demeurent sur ce virus et sa propagation.

En France, 69 cas positifs dans un abattoir des Côtes-d’Armor, 34 cas positifs déclarés au Covid-19 dans un abattoir près d’Orléans, et une vingtaine de personnes dans une entreprise agroalimentaire d’abattage de volailles en Vendée.

En Allemagne, des centaines de cas positifs au coronavirus ont été détectés ces dernières semaines, conduisant le média Die Tageszeitung à titrer : “Le virus est dans le système, c’est une boucherie”. Courrier international le relève et complète : « des centaines de cas avérés de contamination au Covid-19 sont déclarés en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans le Bade-Wurtemberg ou bien encore, tout au nord du pays, dans le Schleswig-Holstein. Leur point commun : tous ces malades travaillent dans des abattoirs surdimensionnés et des usines géantes de transformation de la viande. »

En Australie, à Melbourne, 98 cas ont été détectés dans un abattoir du groupe Cedar Meats, note ABC News.

Aux Etat-Unis, quatre contrôleurs chargés de faire respecter les règles sanitaires dans les abattoirs américains sont morts. Ils étaient basés dans les Etats de New York, de l’Illinois, du Kansas et du Mississippi où des foyers de contagion du Covid-19 ont été détectés. Selon une étude américaine du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) , près de 4 % des salariés de cette industrie auraient été contaminés par le Covid-19 dans le pays depuis le début de l’épidémie.

Pourquoi les employés dans les abattoirs sont-ils plus exposés au coronavirus? 

La source de contamination est avant tout une question de process et de distance entre les postes de travail selon le professeur Benjamin Cowie, spécialiste des maladies infectieuses et co-responsable de la santé publique au Doherty Institute de Melbourne.

Il l’a dit au Guardian. « Ce risque élevé de contamination dans les abattoirs proviendrait en grande partie de la difficulté à réaliser la distanciation physique » (au moins d’un mètre ou d’un mètre cinquante selon les préconisations sanitaires, ndlr).

L’épidémie s’est déclaré au début du mois de mai en Australie, indique le Guardian qui détaille en interrogeant un syndicaliste.

Matthew Journeaux explique :  »C’est très difficile d’espacer les travailleurs… Vous avez des postes de travail et beaucoup d’entre eux ont des machines spécifiques… Beaucoup de stations de travail sont à moins d’un mètre les unes des autres. Il y a très peu (en Australie, ndlr)  d’automatisation dans le traitement de la viande, chaque étape est très exigeante en main-d’œuvre, ce qui signifie que vous vous retrouvez avec beaucoup de personnes concentrées dans un même lieu de production ».

17/05/2020

https://www.sudouest.fr/

Lire aussi:

meatrix

Pourquoi y a-t-il tant d’infections à coronavirus dans les usines de transformation de la viande ? (The Irish Times)

La proximité prolongée et étroite des travailleurs augmente le risque de propagation du virus
Les employés des usines de transformation de la viande travaillent à proximité prolongée d’autres travailleurs, ce qui augmente le risque de transmission du virus.
 
Quelle est l’ampleur de l’infection dans les usines de transformation de la viande ?

Il y a 16 groupes de coronavirus – chacun défini comme deux cas ou plus – dans les usines de transformation de la viande impliquant 828 travailleurs infectés, à la date de samedi dernier. Il s’agit d’une augmentation par rapport aux 500 cas recensés une semaine plus tôt, où l’on comptait 12 groupes de coronavirus. Quelque 16 travailleurs d’usines de viande ont été hospitalisés pendant la pandémie. Le Dr Colm Henry, responsable clinique de l’ESB, a estimé le nombre de travailleurs infectés à 860 mercredi.

Pourquoi les usines de viande sont-elles sensibles aux épidémies ?

Les employés des usines de viande travaillent à proximité prolongée d’autres travailleurs, ce qui augmente le risque de transmission du virus. La rigidité des chaînes de production, impliquant souvent par exemple un tapis roulant de carcasses de porcs sur des crochets passant le long de la « ligne d’abattage » d’une usine, signifie que la nature du travail se fait à proximité immédiate, impliquant une activité répétée de centaines d’employés se tenant côte à côte. En tant qu’indus-trie essentielle produisant des aliments, les usines de viande n’ont pas été fermées pendant la pandémie.

Quelle peut être l’activité d’une usine de viande ?

La boucherie, lorsqu’elle n’est pas automatisée, est un processus rapide et à forte intensité de main-d’œuvre. Par exemple, le traitement de pas moins de 450 porcs par heure – ou sept porcs traités sur la chaîne chaque minute – signifie que chaque travailleur n’a souvent que quelques secondes pour effectuer sa tâche de découpe sur chaque animal.

Ce processus peut-il contribuer à la propagation du virus ?

C’est possible. La nature et le rythme exténuants de la transformation de la viande, qui consiste à découper tant d’animaux en si peu de temps, font que l’abattage peut impliquer un effort physi-que intense et une respiration lourde pour les employés. La salle de désossage d’une usine peut également impliquer un grand nombre de travailleurs réunis autour d’une table commune dans une autre partie du processus physiquement exigeante.

Quelles autres conditions peuvent conduire à la propagation du virus ?

Les conditions dans les usines peuvent être très chaudes, les travailleurs massacrant des carcasses chaudes avec des couteaux qui doivent être stérilisés à plusieurs reprises à des températures élevées. Cela peut créer une atmosphère vaporeuse. Certaines usines peuvent être mal ventilées, ce qui contribue à la propagation du virus, alors que l’éloignement physique n’a pas été observé dans les zones communes des travailleurs, comme les éviers ou les cantines et les vestiaires.

D’autres facteurs pourraient-ils contribuer à la propagation dans les usines de transformation de la viande ?

Oui. De nombreux établissements emploient des travailleurs étrangers moins bien payés qui partagent un logement en dehors du lieu de travail, où ils pourraient avoir contracté le virus et le propager davantage. Les responsables de la santé publique ont proposé des logements de remplacement aux travailleurs qui risquaient de transmettre le virus.

Quelles précautions les établissements ont-ils prises pour éviter la propagation du virus?

Les usines ont réduit leur production en traitant moins d’animaux, en échelonnant les équipes de travail et les départs et arrivées de personnel, et en reconfigurant les lignes de production, notamment en installant des cloisons, lorsque cela était possible, pour garantir que les travailleurs conservent une distance physique de deux mètres.

Simon Carswell 21 mai 2020

Why are there so many coronavirus infections at meat plants? (Irish Times)

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20 mai 2020 ~ 0 Commentaire

viande 2 (el diario)

virus

Les usines de transformation de la viande aux États-Unis, points chauds pour le virus

Le virus est incubé et se propage rapidement parmi les travailleurs des usines de transformation de viande, où les mesures de sécurité recommandées ne sont pas appliquées.

Au moins la moitié des foyers de VIDOC-19 aux États-Unis sont associés aux usines de transformation de la volaille, des porcs et des bovins, tant dans les abattoirs que dans les emballages. Cela a entraîné une augmentation du virus dans de nombreuses petites villes et a suscité des appels à des réformes urgentes dans un secteur en proie à des problèmes de santé et de sécurité.

Le Guardian a constaté qu’au moins la moitié des 25 sites d’infection à coronavirus les plus élevés aux États-Unis – les comtés ayant les taux d’infection par habitant les plus élevés – sont associés à des usines de transformation de la viande où les travailleurs, dont beaucoup sont des migrants, travaillent dans des conditions de surpeuplement.

Au Nebraska, cinq comtés ont des foyers liés à des usines de transformation de la viande. Dans un comté, le Dakota, près d’un habitant sur 14 a été testé positif au coronavirus. Il s’agit du deuxième taux d’infection par habitant le plus élevé des États-Unis. Jeudi dernier, les comtés de Dakota, Hall, Dawson, Saline et Colfax représentaient près de la moitié des 9 075 cas positifs recensés dans l’État, selon le New York Times.

Il semble que les usines de transformation de la viande soient devenues des lieux d’incubation du virus et de propagation à grande vitesse parmi les travailleurs qui ne peuvent pas appliquer les mesures de distance physique recommandées.

Jusqu’à présent, au moins 30 employés d’entreprises du secteur de la viande sont morts de complications liées au Covid-19. Plus de 10 000 personnes ont été infectées ou exposées au virus selon l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation et du commerce (UITC).

Le virus se propage entre des personnes qui ont des contacts étroits pendant une longue période. Elle se transmet principalement par des gouttelettes qui sortent du nez et de la bouche des personnes infectées lorsqu’elles toussent, éternuent ou parlent, de sorte qu’il est facile pour les travailleurs de ces entreprises de se contaminer si la distance de sécurité n’est pas respectée.

Mercredi, le quatrième inspecteur de la sécurité alimentaire du ministère américain de l’agriculture est décédé à Dodge City, au Kansas. La ville est située dans le comté de Ford, où une personne sur 28 a été infectée, ce qui en fait le 11ème taux d’infection le plus élevé des États-Unis. Au Kansas, les épidémies dans quatre des comtés les plus touchés sont liées à la transformation de la viande.

Selon les propres données du ministère américain de l’agriculture, près de 300 de ces inspecteurs, un groupe qui s’est battu pour obtenir des équipements de protection individuelle adéquats, sont soit en congé pour coronavirus, soit ont décidé d’être mis en quarantaine pour exposition à l’IDOC-19. Le service pour lequel ils travaillent supervise et réglemente 6 500 usines, dont 300 comptent plus de 500 employés.

Une industrie qui ne respecte pas les mesures de sécurité

Depuis deux décennies, l’industrie des abattoirs et de la transformation de la viande s’est engagée dans un processus de simplification réglementaire qui a permis d’augmenter la production et les bénéfices des entreprises au détriment, selon certaines organisations, de la santé et de la sécurité.

Même avant la pandémie, selon l’agence américaine qui réglemente la sécurité sur le lieu de travail, l’industrie de la viande était stigmatisée comme causant « de sérieux risques pour la santé et la sécurité … y compris ceux liés aux matériaux utilisés, aux maladies des os et des muscles, et aux produits chimiques nocifs ».

Tony Corbo, qui travaille à la défense des intérêts de Food & Water Watch, un organisme de surveillance de l’industrie alimentaire à but non lucratif, estime que « la pandémie a braqué les projecteurs sur l’industrie de la viande, qui exploite depuis des années ses travailleurs dans des usines où ils sont pénalisés, entre autres, pour ne pas se présenter lorsqu’ils sont malades. Même aujourd’hui, des usines ont dû être fermées pour permettre aux entreprises de fournir des équipements de protection à leurs employés.

Au moins 30 usines ont suspendu leurs activités au cours des deux derniers mois et beaucoup d’autres ont dû réduire leur production au milieu de protestations qui se sont multipliées à mesure que les conditions de travail des travailleurs, principalement migrants, étaient connues.

Beaucoup commencent déjà à s’ouvrir à nouveau. Cette décision, qui est soutenue par le président Donald Trump, vise à éviter d’éventuelles ruptures dans la chaîne logistique qui entraîneraient des pénuries dans les supermarchés. Les usines où la viande est transformée ont été déclarées le mois dernier comme des infrastructures vitales pour le système.

Dans le comté de Noble au Minnesota, près de 500 employés d’un grand producteur de porc brésilien, JBS, ont été testés positifs. L’épidémie s’est rapidement propagée dans tout le comté et, mercredi, on comptait 1 291 cas positifs, bien plus que la poignée de cas identifiés à la mi-avril. Près d’un habitant sur 17 du comté est positif, bien que l’infection commence à ralentir sa propagation.

L’usine Nobles a repris sa production la semaine dernière après deux fermetures. Il est censé avoir introduit une série de mesures de sécurité, notamment des écrans faciaux pour ceux qui doivent travailler sans respecter les distances requises.

Ce vendredi, le Congrès votera sur un nouveau plan de sauvetage lié à COVID-19, qui comprend des mesures de santé et de sécurité pour tous les employés des industries d’importance majeure pour le fonctionnement de l’économie, comme la transformation de la viande et les soins à domicile. Traduit par Alberto Arce

Nina Lakhani 19/05/2020

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