Archive | Luttes ouvrières

20 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (cgt + lutte ouvrière)

greve-interpro-9octobre2018-et-manif-lille

9 octobre : l’autre façon de traverser la rue

La CGT, FO, Solidaires, la FSU ainsi que les organisations étudiantes et lycéennes appellent à une journée de grève et de manifestation le 9 octobre prochain.

Pour les travailleurs, pour la jeunesse, ce sera l’occasion de faire entendre leur colère contre la politique menée par Macron en faveur du patronat, et de se préparer à répondre à ses prochaines attaques.

Dans tous les secteurs, de nouvelles mesures contre les travailleurs sont annoncées.

Après avoir donné aux patrons encore plus de facilités pour licencier, le gouvernement s’apprête à réduire les allocations de chômage. La réforme des retraites annoncée pour 2019 aura pour conséquence de créer de nouvelles couches de retraités misérables. Dans la fonction publique, les suppressions de postes continuent, 120 000 sont programmées d’ici 2022. La disparition des emplois aidés va mettre à la rue des travailleurs qui avaient réussi à trouver ainsi un emploi.

De leur côté, les patrons accentuent leur pression sur le monde du travail, appuyés par Macron.

La précarité explose dans les entreprises et les salaires sont quasiment bloqués, les maigres augmentations, quand il y en a, ne permettant pas de suivre l’augmentation des prix de l’essence, des produits alimentaires ou des loyers. Les familles ouvrières doivent se restreindre sur tout.

Il faudra certes beaucoup plus qu’une simple journée d’action pour mettre un coup d’arrêt à ces attaques et revenir sur tous les sacrifices imposés à la classe ouvrière par les gouver-nements successifs. Mais la première chose est d’affirmer dans la grève et dans la rue que les travailleurs refusent de subir cette politique. Le 9 octobre, il faudra faire grève et manifester.

Daniel MESCLA 19 Septembre 2018
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Lire aussi:
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Retraites. Une manifestation à Guingamp le 9 octobre (Le Télégramme)

Mobilisation des retraités le 9 octobre (Solidaires)

Neuf organisations de retraités appellent à une journée de mobilisation le 9 octobre 2018 (Silver éco)

(Dernière minute: Les actions décentralisées des retraités prévues le 9 octobre sont reportées au 18 octobre, avec manifestation francilienne à Paris et manifestations « retraité-e-s » dans tous les départements.)

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14 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

lieux de mémoire (iut lannion)

luttes

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14 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

joint français (iut lannion)

breton

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14 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

luttes ouvrières (iut lannion)

bretagne

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14 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

naval brest (ouest france)

brest naval

Brest. À Naval Group, la CGT s’interroge sur le futur

Après le démontage de l’emblématique portique de la base navale, des représentants syndicaux CGT de Naval Group s’inquiètent pour l’avenir de l’activité sur les chantiers brestois.

La poutre de 500 tonnes du portique ne fait plus partie du paysage de la base navale de Brest, depuis samedi dernier. « C’est tout un symbole, explique Roland Guilcher, délégué syndical CGT à Naval Group Brest. Parmi les salariés, c’est l’inquiétude et la lassitude qui dominent. À Brest, la réparation et les constructions neuves sont les deux poumons de l’activité. Pourtant, la dernière construction d’un bateau date de 2006 ou 2007. »

En cause, selon le syndicat, le déplacement de l’activité de construction sur d’autres chantiers français (Saint-Nazaire, Cherbourg, Lorient) ou étrangers (Naval Group s’est rapproché du géant italien Fincantieri). « Le seul projet de construction à venir consiste à aider l’antenne de Cherbourg sur des morceaux de sous-marins de type « Barracuda » indique Roland Guilcher.

« Il faudrait 100 millions d’euros »

La CGT, qui tient à réaffirmer que « la construction navale à Brest n’est pas morte », a deman-dé à la direction de Naval Group d’estimer le coût d’une relance. « Elle nous a répondu environ 100 millions d’euros. Et la création d’environ 400 emplois. Etant donné que l’État possède deux tiers des capitaux de Naval Group, une décision étatique pourrait faire bouger les choses. »

Pour l’instant, malgré un courrier du maire François Cuillandre à la Ministre des Armées Florence Parly en mars dernier, les revendications sont restées lettre morte.

Du côté de la direction, on insiste sur la stabilité de l’activité de maintenance : « Je comprends l’aspect sentimental lié à la baisse des constructions à Brest, mais nous regardons devant, estime Eric Balufin, directeur de Naval Group Brest. Aujourd’hui, nous avons une belle visibilité sur l’avenir, et une activité stable entre l’export et l’entretien des flottes. » La direction explique par ailleurs que « la politique du groupe consiste à spécialiser les activités en fonction des chantiers. » Elle enterre les espoirs de la CGT : « L’avenir de Brest ne se situe plus dans la construction. » Toutefois, aucune perte d’activité ne serait prévue dans les 10 prochaines années.

Quid de la diversification ?

Les inquiétudes de la CGT portent également sur la diversification annoncée des activités de Naval Group, au profit des « ERM », les énergies marines renouvelables. « L’hydrolien, l’éolien flottant et l’énergie thermique des mers étaient des perspectives nouvelles. En juillet dernier, Naval Group nous a annoncé l’abandon de l’hydrolien faute de perpectives commerciales », regrette Roland Guilcher.

Si les deux autres technologies sont bien en cours de développement par Naval Énergies, filiale de Naval Group, personne ne peut dire quand elles pourront être mises en place : « Au contraire des énergies renouvelables terrestres, le domaine marin est bien moins développé, et coûte très cher, indique-t-on du côté de la direction de Naval Group. Mais à moyen ou long terme, il est certain que les chantiers brestois seront mobilisés. »

Damien Le Délézir 12/09/2018

https://www.ouest-france.fr/

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13 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (lutte ouvrière + npa)

greve g

9 octobre : dans la rue contre la politique des patrons !

En représentant dévoué du patronat, le gouvernement Macron multiplie les attaques contre le monde du travail.

Les dizaines de milliers de suppressions de postes de fonctionnaires annoncées s’ajoutent à la suppression des contrats aidés. Elles pèsent sur la situation dans les quartiers populaires, où des services utiles sont contraints de réduire ou de cesser leur activité et où le poids du chômage pèse d’autant plus lourd.

Le blocage des augmentations des pensions fait encore reculer le niveau de vie des retraités. Celui des allocations familiales et des aides au logement diminue le budget des familles.

Et le gouvernement, en multipliant les propos sur les chômeurs qu’il « faut inciter à l’emploi », sur les arrêts maladie qui coûtent trop cher et les économies à faire sur les budgets de l’État, annonce les prochains coups.

Avec la réforme du Code du travail, le gouvernement Macron a augmenté les possibilités du patronat d’imposer encore plus facilement ses conditions aux travailleurs.

Parallèlement, en continuant de faire les poches des classes populaires, il récupère des milliards pour remplir celles des riches.

Le gouvernement mène la charge sur tous les fronts pour le compte de la classe riche. Face à cela les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de riposter à la hauteur de l’attaque, le plus nombreux possible, actifs ou chômeurs, jeunes ou retraités.

greve-interpro-9octobre2018-et-manif-lille

À l’appel d’organisations syndicales de salariés:

CGT, UD FO, SUD, les syndicats étudiants et lycéens UNEF et UNL, une journée interpro-fessionnelle de grève et de manifestations est organisée mardi 9 octobre.

Il faut qu’elle soit l’occasion d’exprimer le plus fort possible la colère du monde du travail.

Nadia CANTALE 12 Septembre 2018
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12 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

marins galiciens (pùblico)

gerda-taro-marineros-tocando-instrumentos-musicales-en-la-cubierta-del-barco-de-guerra-jaime-i-en-almeria-1937

Marins républicains galiciens, Almeria 1937

« La Norvège s’est comportée avec nous avec racisme et cupidité »

Environ 12 000 marins espagnols embarqués dans la flotte marchande  scandinave entre 1948 et 1994 demandent à Oslo de reconnaître le droit à une pension ou de restituer les impôts qu’ils ont payés.

Ils disent que la Norvège n’est pas le pays que la plupart des Européens pensent. Celui des prix Nobel, qui promeut la paix et la concorde, l’État providence,  l’égalité et la justice sociale. Ils disent qu’ils sont la preuve vivante que cette image que le monde a du pays nordique ne correspond pas du tout à la réalité.

Ils l’ont exprimé une centaine de fois:

à Madrid, à Oslo, à Bruxelles, à Santiago, Paris, Berlin, Londres, Dublin, Strasbourg, Copenha-gue… ont exposé leur cas au gouvernement régional de Galice, aux gouvernements espagnol et norvégien, à l’UE, aux Nations Unies, à l’Organisation internationale du travail. Et bien qu’ils n’aient pas encore atteint leur objectif, ils assurent qu’ils ne cesseront pas de lutter.

Ils sont environ 12 000 marins de la marine marchande, pour la plupart des galiciens, qui ont travaillé pendant des décennies dans la flotte norvégienne et à qui le pays nordique refuse maintenant de leur verser la pension qui leur correspond. Ce sont tous des vétérans qui se voient et voient leur famille, destinés à subsister sans aide quand ils en ont le plus besoin, maintenant qu’ils ont pris leur retraite après avoir passé toute leur vie en mer.

Alberto Paz: « Ils nous ont promis les mêmes droits que nos collègues norvégiens, mais ils nous ont trompés »

À la fin des années cinquante du siècle dernier, environ 200 marins galiciens sont recrutés dans la flotte marchande norvégienne, à la recherche d’une main-d’œuvre qualifiée et qui était venu cles chercher dans l’Espagne de Franco, dans laquelle la Galice était la régions la plus pauvres, saignée par le départ des exilés, les migrations forcées par la misère et les persécutions politiques d’après-guerre.

Ces Galiciens étaient des types durs, entraînés, sérieux et capables, les armateurs des pays nordiques se sont rendus compte qu’ils avaient trouvé l’idéal pour leur rôle dans le plein essor du commerce maritime international. Cinq ans plus tard, ils ont emmené 3 500 autres marins de toute l’Espagne. Et à partir de ce moment et jusqu’au milieu des années quatre-vingt-dix, ils ont continué.

« Ils nous ont promis les mêmes droits et obligations que les partenaires norvégiens. Mais ils nous ont trompés », explique Alberto Paz, porte-parole de Long Hope, l’association qu’ils ont créée il y a dix ans pour défendre leur droit à la retraite.

Il est originaire de Porto do Son, une petite ville portuaire située sur la côte sud de la Corogne, dans l’estuaire de Noia, où il y a peu de familles non liées à la mer. Alberto avait 17 ans quand il a émigré au Danemark en 1986 pour embarquer sur un navire de ce pays. Puis il a émigré en Norvège, où il a travaillé pendant plus de quinze ans. Ils ne les ont pas considérés comme des résidents, c’est pourquoi la sécurité sociale norvégienne a refusé de les couvrir.

A cette époque, en Espagne, on ne payait presque pas d’impôts.

Mais en Norvège, oui. Les premiers marins espagnols arrivés, le gouvernement d’Oslo a commencé par les priver de 15% de leur salaire en impôt sur le revenu. Mais depuis la réforme fiscale de 1970, le taux a augmenté, entre 20% et 30%. A payer comme tout autre citoyen du pays. En 1994, lorsqu’est créé l’espace économique européen qui associe les 28 membres de l’UE, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, ces migrants marins n’ont pas eu droit aux allocations chômage ou l’un des avantages sociaux dont ils auraient dû jouir dans ce pays.

Ils étaient sur mer et bien que les règlements internationaux considèrent que le pavillon d’un navire vaut comme le territoire de l’État qu’ils représentent, ils ne furent pas considé comme  résidents. Pour cette même raison, la sécurité sociale norvégienne a refusé leurs cotisations!

Le gouvernement d’Oslo s’accroche maintenant à cela pour leur refuser une  retraite.

Et cela semble être un argument juridiquement raisonnable, même s’il cache une pratique antisociale qui a légalisé une situation discriminatoire d’exploitation de ces travailleurs. En Norvège, la cotisation Sécurité sociale représente environ 24,6% de la masse salariale d’un travailleur. « Il contribue à 3,5%, l’Etat finance 14,1% et l’employeur, les 7% restants. Ainsi, entre 1948 et 1994, l’État norvégien a économisé environ 3 500 millions de couronnes, soit environ 520 millions d’euros aujourd’hui. Les armateurs, quant à eux, ont économisé environ 14 millions de couronnes, soit 1,5 million d’euros par an », explique Alberto Paz.

« C’est ainsi  qu’ils ont réussi à créer l’une des flottes les plus compétitives au monde. Ils avaient des coûts très bas et personne ne pouvait rivaliser avec leur fret », ajoute le porte-parole de Long Hope, qui rappelle que la Norvège a pendant des années financé une partie de ses retraites avec les budgets généraux de l’Etat. C’est à dire les impôts. Comme ceux qu’ils ont payés.

« Entre 1948 et 1994, l’État norvégien a sauvé environ 3 500 millions de couronnes avec nos contributions »

Après presque 10 ans passés à essayer de négocier avec Oslo pour reconnaître leur droit à une pension ou pour être remboursés ce qu’ils ont payé, Long Hope a intenté un procès. En avril de l’année dernière, un tribunal d’Oslo a rejeté sa demande, bien que le gouvernement ait dû admettre que les personnes touchées avaient été taxées sans bénéficier des avantages qu’un contribuable pouvait en retirer: pour les enfants,  droit à des bourses d’études, ou déductions fiscales pour la location d’une maison. Rien du tout », dit Paz.

L’affaire est maintenant devant la Cour suprême d’Oslo, qui jugera en février prochain. S’ils perdent, ils auront au moins épuisé la voie judiciaire en Norvège pour pouvoir s’adresser à la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, où ils espèrent gagner.

Les marins se plaignent du peu d’attention que leur accordent les institutions jusqu’à présent: « Les gouvernements de Rajoy n’ont rien fait pour nous. Et la Xunta, la vérité c’est qu’on n’en attend rien », déclare Paz, qui souligne que l’Espagne pourrait faire beaucoup plus pour faire pression sur Oslo par la voie diplomatique. C’est l’idée qu’il a transmise au ministre des affaires étrangères, Josep Borrell, peu après son arrivée.

Peu de temps après, le Premier ministre, Pedro Sánchez, s’est intéressé à la question devant le Premier ministre norvégien, Erna Solberg, avec qui il s’est réuni à Bruxelles en juillet et qui a simplement répondu que la décision était en instance de jugement dans son pays.

« Nous ne demandons pas l’aumône, nous demandons justice »

Quelques jours plus tard, le Parlement de Galice a approuvé à l’unanimité une proposition visant à demander au gouvernement espagnol de présenter une plainte interétatique contre la Norvège, alléguant que ses droits sociaux avaient été violés en les obligeant à se passer de Sécurité sociale. Le PP a voté pour, malgré le fait que, selon Paz, les gouvernements de Feijóo et de Rajoy n’ont jamais rien fait pour eux.

Quelque chose commence à bouger.

Il y a quelques jours, ils étaient à Copenhague. Et au début de l’année, à Oslo, devant le Palais Royal, le jour où les prix Nobel ont été décernés. « Ils nous ont mis dans un endroit sans abri, pensant que nous n’allions pas supporter. Nous sommes restés là, trois heures à quinze degrés en dessous de zéro », a déclaré le porte-parole de Long Hope.

Le lendemain le 21, ils manifesteront à Stockholm puis à Helsinki. « La Norvège s’est comportée avec nous avec racisme et cupidité. Nous ne demandons pas l’aumône. Nous ne voulons pas profiter d’eux parce qu’ils ressemblent à un pays riche ou parce qu’ils ont cette fausse image d’un État égalitaire et social. Ce que nous demandons, c’est la justice « , déclare Paz. Et il souligne que l’Espagne a également l’obligation de les défendre. Parce que la Constitution dit dans son article 42: « L’Etat veillera particulièrement à la sauvegarde des droits économiques et sociaux des travailleurs espagnols à l’étranger ».

JUAN OLIVER A CORUÑA 12/09/2018

https://www.publico.es/

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11 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

syndicalisme (alternative libertaire)

Syndicalisme international : Un panorama pour y voir clair

syndicalisme (alternative libertaire) dans Altermondialisme

Le syndicalisme international : voilà bien un objet mystérieux pour la plupart des syndiqué.es ! Des sigles méconnus, des structures lointaines, des Meccano linguistiques à l’action mal identi-fiée au-delà des slogans internationalistes traditionnels… Comment se structurent les différents mouvements syndicalistes au niveau mondial ? Que font-ils concrètement ? Ce mois-ci, un panorama complet pour mieux comprendre, avant de s’atteler, le mois prochain, à la question : « Que faire là-dedans ? »

 dans Histoire

Confédération syndicale internationale: Mastodonte réformiste

Fondée en 2006, la CSI est ­l’organisation qui rassemble le plus de syndiqué.es à ce jour:

331 organisations dans 163 pays, pour 207 millions de membres. Mais ceci couvre des réalités très différentes selon les pays ; en France par exemple, la CGT, la CFDT, FO et la CFTC sont membres de la CSI.

La CSI apporte un soutien aux organisations membres confrontées à la répression et à la négation des libertés syndicales. Elle appuie des campagnes « généralistes » sur des thèmes que les révolutionnaires peuvent partager: la justice climatique, l’élimination de l’esclavage… mais elle n’organise pas d’actions directes du type grèves, manifestations, etc. considérant que c’est de la responsabilité des struc­tures nationales membres d’une part, des fédérations secto-rielles internationales d’autre part. Ces dernières ne sont pas membres en tant que telles de la CSI, mais elles travaillent avec, notamment à travers le groupement Global Unions (Global-­unions.org).

La CSI est à la fois le lieu d’un syndicalisme convenu et hautement bureaucratisé, et un moyen de rencontrer des syndicats de toutes les régions du monde, certaines aux orientations et pratiques radicales. En vue du 4e congrès mondial de la CSI, qui se tiendra en décembre 2018 à Copenhague, la CGT française soutient la candidature au secrétariat général de l’actuelle responsable de la CGIL (Italie), Susana Camusso, dont l’élection serait présentée comme un « tournant à gauche »… Les communistes libertaires d’AL/FDCA (Italie) et bien d’au­tres syndicalistes de ce pays pourraient expliquer avec force exemples en quoi l’éventuel tournant serait bien modéré, avec cette digne bureaucrate, aussi conciliante avec le patronat qu’intraitable avec ses oppositions internes.

www.ituc-csi.org

 dans International

Confédération européenne des syndicats imbriquée dans la technocratie

La CES n’est pas organiquement liée à la CSI, qui possède son propre secteur régional pour l’Europe. Sa création en 1973, son existence et son fonctionnement sont en fait étroitement liés à l’Union européenne.

Sa politique consiste à accompagner le système capitaliste, à le réguler, sans nullement en remettre en cause l’existence. L’action revendicative n’est pas du tout une priorité. « Petit à petit, il existe une dérive de la CES vers une pratique syndicale qui est plus du lobbying et de la représentation que du concret et de l’action », a regretté Philippe Martinez devant la commission exécutive confédérale de la CGT, le 3 juillet. Le constat est juste… mais contrairement à ses propos, il n’y a là rien de nouveau !

La CES compte quelques organisations au sein desquelles des communistes libertaires interviennent, telles que la CGT en France ou la CGIL en Italie. No­tre courant, et plus globalement les syndicalistes révolutionnaires, ne pèsent pas dans les orientations nationales de ces confé­dérations syndicales, mais sont influents dans quelques syndicats ou structures interprofessionnelles qui les composent.

La CES affilie 85 organisations issues de 36 pays, et 10 fédérations professionnelles européennes sont constituées. Certaines sont à la fois la fédération sectorielle de la CES et la structure européenne d’une internationale professionnelle. Par exemple, ETF est la fédération des transports de la CES, mais aussi la structure européenne d’ITF, fédération internationale des transports qui est bien plus ancienne, et combative, que la CES.

www.etuc.org

PSNESLB

Plateforme des syndicats des nations sans état: anticolonialisme et lutte de classe

Ce réseau regroupe des syndicats de ­classe, indépendants des partis, luttant contre la globalisation capitaliste, et qui associent libération sociale et libération nationale. Autant de raison de s’y intéresser, pour des communistes libertaires, et de chercher à favoriser le dialogue entre ces organisations et les syndicats dans lesquels nous sommes investi.es.

Une douzaine d’affiliés, tous issus de régions dépendantes d’États européens, ont participé à sa dernière rencontre internationale, en 2015, en Italie. On y trouvait le LAB du Pays basque, mais aussi des syndicats majoritaires dans leur secteur géographique comme le STC en Corse, l’UTG en Guyane, l’UGTG en Guadeloupe, l’USTKE en Kanaky, ou d’autres comme l’Intersindical CSC (Catalogne) et la CUT (Galice) par ailleurs membres de la FSM, et encore quelques syndicats bien plus faiblement implantés.

 dans Luttes ouvrières

Le réseau des forums sociaux, le Global Labour Institute: héritage de l’altermondialisme

Si le processus des forums sociaux européens (FSE) est en panne depuis celui d’Istanbul en 2010, celui des forums sociaux mondiaux (FSM) se poursuit. Ces grands rassemblements n’ont véritablement d’intérêt pour les syndicats que s’ils s’inscrivent dans un travail international de longue haleine, régulier, tant professionnel qu’interprofessionnel.

En Europe, les principales forces syndicales investies dans les forums sociaux sont Solidaires (France), la FSU (France), la CSC (Belgique), ESK (Pays Basque), IAC (Catalogne), la Confe-deracion Intersindical (État espagnol). D’autres organisations y participent comme la CGT (France), la FGTB (Belgique) et plusieurs syndicats d’Europe de l’est en recherche de contacts internationaux. Sur le plan européen, des réseaux comme l’Altersummit ou Blockupy regroupent sensiblement les mêmes organisations.

Au croisement des structures syndicales internationales et de ces réseaux, on peut situer le Global Labour Institute (GLI), dont le lien avec l’éducation populaire est une autre carac-téristique. Le projet du GLI repose aussi sur la recherche d’une meilleure efficacité pour les fédérations sectorielles internationales. Solidaires et la CGT étaient parties prenantes de la rencontre francophone de 2017.

www.globallabour.info/fr

 dans Syndicalisme

Réseau syndical international de solidarité et de luttes au carrefour des combativités

Le RSISL existe en tant que tel depuis mars 2013. Sa création est le fruit d’un travail commun entre l’Union syndicale Solidaires, la Centrale syndicale et populaire Conlutas (Brésil, très liée à des courants trotskystes, notamment « morénistes ») et la CGT (État espagnol, anarcho-syndicaliste), 3e force syndicale dans la péninsule ibérique.

Le Réseau accueille aussi bien des confédérations que des unions interpro­fessionnelles, des fédérations professionnelles, des unions locales ou de simples syndicats, mais aussi des tendances syndicales. Cela permet de tenir compte des courants combatifs existant au sein de centrales syndicales quasi uniques dans certains pays.

La participation au Réseau se fait sur la base d’un appel dont le contenu anticapitaliste, écologiste, féministe, autogestionnaire, antiraciste, anticolonialiste, etc. est très clair. Il est signé par une soixantaine d’organisations parmi lesquelles la CUB et SI-Cobas (Italie), Batay Ouvriye (Haïti), UNT (Salvador), RMT (transports, Grande-­Bretagne), CGSP-FGTB (rail, Belgique), CGATA (Algérie), Sinaltrainal-CUT (agro-alimentaire, Colombie), CUPW-STTP (Poste, Canada), CGT (Burkina Faso), FGPTT-UGTT (Poste, Tunisie), PPSWU (Poste, Palestine), KPRI (Indonésie)… En France, outre Solidaires, la CNT-SO et la CNT-F, des tendances comme Émanci­pation et le CSR en sont membres.

L’adhésion au RSISL n’est pas exclusive. Ainsi, on trouve en son sein des organisations par ailleurs membres de la CSI, de la FSM, de la Coordination rouge et noire, voire sans aucune autre affiliation.

Le Réseau travaille sur trois axes :

  • La solidarité pour appuyer des luttes ou contre la répression ;
  • Le renforcement de réseaux sectoriels pour ancrer l’internationalisme dans le syndicalisme quotidien (Réseau rail sans frontière, centres d’appels, santé, Amazon, automobile, etc.) ;
  • La réflexion sur des sujets jugés prioritaires : l’autogestion, le contrôle ouvrier ; les droits des femmes ; les migrations ; la répression envers les mouvements sociaux ; le colonialisme.

www.laboursolidarity.org

Coordination syndicale rouge et noir : le référent anarcho-syndiclaiste

Cette coordination rassemble des organisations se revendiquant de l’anarcho-syndicalisme : CGT et Solidaridad Obrera (État espagnol), SAC (Suède), USI (Italie), CNT-F (France) et IP (Pologne). Toutes, hormis la SAC, sont également membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. On y trouve également l’ESE (Grèce) ou le BIROC-IWW (Grande-­Bretagne) qui, de facto, tiennent davantage du groupe affinitaire que de l’organisation syndica-le. La CGT espagnole porte l’essentiel de ­cette coordination.

La Coordination syndicale ­rouge et noir publie parfois du matériel commun en plusieurs langues, mais la faible implantation en entreprise de la plupart de ses organisations membres limite sa capacité à mener de vraies ­campagnes internationales ou à peser dans le mouvement social européen.

www.redblack.org

Fédération syndicale mondiale, curieux attelage syndicalo-étatiste

Fondée en 1945, la FSM fut jadis l’internationale syndicale inféodée à Moscou. Déjà affaiblie par les crises du bloc communiste (exclusion des syndicats yougoslaves en 1950, chinois en 1966, départ de la CGIL italienne en 1975), elle est fortement amoindrie dans les années 1990 par l’éclatement du bloc soviétique. Elle subit alors la défection des syndicats d’État qui, à l’Est, en formaient la colonne vertébrale, et de syndicats pro-communistes de l’Ouest qui, comme la CGT, se repositionnent alors.

Aujourd’hui, la FSM agglomère trois types d’organisations.

  • Premier type, le plus solide : les syndicats officiels d’États ­dictatoriaux (Iran, Syrie, Vietnam, Cuba, Corée du Nord…) qui n’ont de syndicat que le nom, et sont en fait des organismes d’encadrement de la classe ouvrière au service du pouvoir.
  • Second type : des organisations ­marquées par la nostalgie de l’URSS comme la tendance PAME (Grèce), la CTB (Brésil) et, en France, la fédération CGT de l’Agroalimentaire.
  • Troisième type : des organisations qui adhèrent à la FSM surtout par rejet de la Confédé-ration syndicale internationale (et de la CES pour l’Europe), comme le Cosatu (Afrique du Sud), le LAB (Pays basque), certaines fédé­rations de la CGTP (Portugal), l’USB (Italie) ou le RMT ­(Grande-Bretagne). En France, les fédérations CGT de la Chimie et du Commer-ce, les UD 13 et 94 par exemple, font partie des structures qui ont rejoint la FSM pour cette raison ou ont lancé le processus en vue de le faire.

La situation de la FSM est donc paradoxale puisqu’en son sein des syndicats authentiquement de lutte de classe se trouvent associés à des organismes de collaboration de classe soutenant des régimes d’exploitation qui nient les libertés syndicales.

Lors du prochain congrès confédéral de la CGT française, en mars 2019, le hochet du « retour à la FSM » pourrait être agité par les courants oppo­sitionnels staliniens, à défaut ­d’une véritable orientation alternative à la direction Martinez.

www.wftucentral.org

Association internationale des travailleurs: spirlae autodestructrice

L’AIT a été fondée en 1922 par de robustes organisations syndicalistes révolutionnaires (puis, par la suite, anarcho-syndicalistes) refusant la tutelle soviétique. Parmi elles : la CNT (État espagnol), la FAUD (Allemagne), l’USI (Italie), la SAC (Suède), la Fora (Argentine)… La plupart ont été brisées par le fascisme au cours des années 1930 et ont survécu dans l’exil.

Après-guerre, l’AIT a joué un rôle dans la reconstruction de l’anarcho-syndicalisme dans le monde mais, dans les années 1990, elle a connu une dérive dogmatique et sectaire, enchaînant les schismes et les excommunications. À tel point qu’elle n’existe plus aujourd’hui qu’autour de petits groupes anarchistes en Norvège, France, Italie, Pologne, Russie, Portugal et Grande-Bretagne. La seule organisation digne de ce nom en son sein est la FAU-IAA, active dans les mouvements sociaux en Allemagne, même si c’est à une échelle modeste. Même l’historique CNT (État espagnol) a été exclue de l’AIT pour une quelconque déviation doctrinale, et envisage aujour­d’hui la reconstruction ­d’une nouvelle AIT.

www.iwa-ait.org

Christian (AL Paris-Banlieue sud-est) 9 septembre 2018

http://alternativelibertaire.org/

Commentaire: Nous partageons l’analyse de la FSM, qui titille encore bien des syndicalistes combatifs!

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07 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

pauvres (odi)

privileges-des-pauvres

Un million de travailleurs pauvres en France

Un million de travailleurs vivent avec moins de 850 euros par mois.

Avoir un emploi ne protège pas de la pauvreté, notamment pour ceux qui travaillent à temps partiel ou alternent des périodes de travail précaire et de chômage. Un million de personnes exercent un emploi mais disposent d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, fixé à la moitié du revenu médian (846 euros par mois pour une personne seule en 2015). Si on fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian (1 015 euros en 2015), on en compte deux millions.

La pauvreté des travailleurs évolue peu en France.

Elle a légèrement diminué au début des années 2000, puis est remontée pour atteindre 1,1 million de personnes en 2011 au seuil à 50 % du niveau de vie médian. Après une nouvelle baisse au début des années 2010, elle a recommencé à augmenter dans les années récentes. De la même façon, le taux de travailleurs pauvres a oscillé entre 4 et 4,6 % entre 1998 et 2015.

Comment est-il possible qu’en France un million de personnes travaillent mais demeurent pauvres ?

Il existe pourtant un salaire minimum (Smic) situé à 1 150 euros net par mois et qui peut éven-tuellement être complété par des allocations ? Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Une partie non négligeable des travailleurs sont employés en temps partiel ou par intermittence (CDD, intérim, etc.) et sont loin d’atteindre le Smic sur l’ensemble de l’année. 57 % des salariés au Smic travaillent à temps partiel et 15 % sont en CDD ou en intérim [1]. Environ 5 % des salariés sont rémunérés à un salaire inférieur au Smic : les mineurs, apprentis, animateurs de centres de vacances, assistantes maternelles, etc. Enfin, une partie des indépendants ont des revenus mensuels moyens très faibles, largement inférieurs au Smic.

À la faiblesse du revenu du travail peut s’ajouter un facteur démographique, car pour mesurer les niveaux de vie, on tient compte des revenus de l’ensemble du ménage. Un(e) salarié(e) qui doit faire vivre une famille avec un seul Smic se situe largement en dessous du seuil de pauvreté. La pauvreté des travailleurs s’avère peu sensible à l’extension de la pauvreté qui marque la dernière décennie.

Celle-ci touche principalement les autres catégories de population : les jeunes

Qui peinent à s’insérer sur le marché du travail, les chômeurs ou inactifs et leurs enfants, et, dans une moindre mesure, les retraités. La précarisation d’une partie du marché du travail et la hausse du temps partiel subi sont en effet des phénomènes déjà anciens qui remontent à la période antérieure (années 1980 et 1990).

Ils se sont inscrits dans la durée en évoluant ces dernières années à un rythme plus lent [2], ou en dents de scie [3]. Toute la question est de savoir quel sera l’impact des mesures de flexibilisation du droit du travail prises depuis 2015. Vont-elles dynamiser l’emploi et permettre à des chômeurs de remettre le pied à l’étrier ou, ce qui est plus à craindre, précariser encore plus ceux qui sont les plus précaires ?

[1] Voir notre article « Smic : portrait d’une France populaire ».

revenu travail
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Qu’est-ce qu’un travailleur pauvre ?.

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Un travailleur pauvre est une personne qui travaille mais dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.

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Si elle vit seule, on compare son revenu après impôts et prestations sociales au seuil de pauvreté. Si elle vit dans un ménage de plusieurs personnes, on rapporte les revenus d’ensemble du ménage au nombre de personnes. Ce n’est pas la rémunéra-tion que le travailleur tire individuellement de son travail qui est prise en compte, mais le niveau de vie de sa famille.

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Une personne qui travaille pour un salaire très faible (un Smic en temps partiel par exemple) ne sera pas considérée comme « tra-vailleur pauvre » si son conjoint dispose d’un revenu qui permet au couple de sortir de la pauvreté. À l’inverse, une personne à plein temps au Smic pourra être comptée comme travailleur pauvre, si son salaire est la seule ressource pour sa famille.

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La définition des « travailleurs » diffère selon l’organisme statistique. Dans les données sur les revenus de l’Insee, on considère comme « en emploi » une personne qui travaille au moment de l’enquête. De son côté, l’organisme européen Eurostat comptabilise les personnes qui ont passé au moins la moitié de l’année en emploi.

 

 

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22 août 2018 ~ 0 Commentaire

italie (potere al popolo)

ital

662 morts au travail depuis janvier 2018.

La sécurité sur les lieux de travail est la véritable urgence.

Seulement hier, quatre personnes sont mortes au travail:

Un docker écrasé par un chariot élévateur à Marina de Carrare, un électricien électrocuté dans l’Aretino, un ouvrier tombé d’un toit dans le Frusinate et un ouvrier tué par l’éclatement d’un tuyau dans une usine de la province de Vibo Valentia .

Près de 3 morts par jour ce n’est pas un hasard.
Ce n’est pas de la malchance. Ce n’est pas une fatalité.
C’est une hécatombe, une guerre interne, une tuerie manifeste mais invisible, si ce n’est par quelques articles dans les journaux, annoncent une énième mort au travail.
C’est une urgence.
La sécurité sur les lieux de travail est une véritable urgence. Nous ne cesserons jamais de le dire.
Nous pouvons changer cette situation. Nous devons le faire.

Une accolade fraternelle à tous ceux qui ont perdu un proche, « seulement » parce qu’il allait travailler.

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Lire aussi:

Potere al Popolo (Wikipedia)

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