Archive | Luttes ouvrières

15 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

marche noire (asturies 2012)

Le 12 juillet 2012, manif des mineurs de charbon espagnols, les asturiens en tête

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04 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

front social

loroeint

front

Facebook

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27 juin 2017 ~ 0 Commentaire

guadeloupe (cgtg)

ba nane

Stop à l’esclavage des ouvriers agricoles en Guadeloupe !

Plus de 200 employés d’un groupement d’employeurs du secteur de la banane en Guadeloupe se battent et sont en grève reconductible depuis le 18 mai pour demander l’application des lois françaises, l’égalité des droits des salarié.es du secteur et contre les dispositions de la loi travail !

LES REVENDICATIONS
Soutenons leur lutte et exigeons des patrons et l’Etat Français le respect de la législation et la satisfaction de leurs revendications. Jugez vous-mêmes :

• L’application de la loi de mensualisation (normalement applicable depuis 1989…)
• Attribution de vêtements de travail (pantalons, vestes, tricots, gants, de coutelas, de tiers-pointe, d’imperméables et de bottes
• L’application du Smic
• Le rappel des salaires liés au maintien du salaire en cas de maladie
• Le rappel des salaires liés aux heures « d’absence » du fait le l’employeur
• Le respect de la période de prise de congé et de l’ordre de départ en congé
• L’attribution du 13e mois
• Le paiement des jours fériés légaux
• Le paiement de l’intégralité des heures supplémentaires et le repos compensateur
• Le paiement intégral de la prime de fin d’année
• L’attribution de la prime d’ancienneté
• L’attribution de la prime de transport
• La fin du travail à la tâche imposé
• La mise en place de la retraite complémentaire
• Le maintient de tous les emplois
• La tenue des réunions mensuelles des IRP
• L’augmentation uniforme des salaries de 100 euros pour tous

TÉMOIGNAGE DE FABRICE, OUVRIER AGRICOLE EN GRÈVE:
Facebook

LES ENTREPRISES PRATIQUANT CET ESCLAVAGE :
• SCEA Les hauts de Cambrefort
• SCEA Les hauts de Féfé
• EARL Franck AVRIL
• SCA Blondinière-Butel
• SCA Fonds-Cacao
• SCEA Saint-Denis
• SCEA Nara Bruno
• SCEA Nara Jean Louis
• MORAND Jean-Claude
• SCA La Digue
• Philippe Myrre

SOLIDARITÉ FINANCIÈRE

La Caisse de solidarité d’Info’Com-CGT initiée lors du mouvement social contre la loi Travail a remis un don de 15 000 euros lors d’une délégation du #FrontSocial en Guadeloupe fin mai. Vous aussi, aidez-les et apportons notre solidarité financière en envoyant votre don à (ordre : CGTG Banane) :

CGT Guadeloupe
Mouvement des ouvriers de la banane
4 cité artisanale de Bergevin
97 110 Pointe-à-Pitre

MERCI DE PARTAGER, DIFFUSER ET D’APPORTER VOTRE SOLIDARITÉ.

AVEC LE #FRONTSOCIAL S’UNIR POUR NE PLUS SUBIR !

22 juin 2017 Jean-marc B

Facebook Info’Com-CGT 

Facebook CGTG

https://blogs.mediapart.fr/

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

civils (npa)

Marx-mode-d-emploi

La fumisterie de la “société civile”

Les « macroniens » n’ont que l’expression « société civile »à la bouche : la France se diviserait désormais entre la « société civile » et… on ne sait trop qui. Les ouvriers (est-ce que ça existe encore d’ailleurs ?), les travailleurs sont supposés danser une joyeuse farandole avec patrons et traders…

L’Insee vient de publier des données sur l’année 2016 dans une nomenclature dont on peut contester les frontières mais qui n’empêche pas ces chiffres d’être fort intéressants.

Les ouvriers représentent 20,3 % des salariéEs et les employéEs 27,4 %. Au total, ces caté- gories professionnelles clairement à la fois exploitées et subordonnées dans leur travail regroupent donc 47,4 % des actifs. Mais ce n’est pas tout : ce que l’Insee qualifie de « profes- sions intermédiaires » représentent 25,8 % des actifs. L’Insee y classe des travailleurs exerçant des métiers comme les infirmières, les techniciens, les enseignants du premier degré, etc. On arrive ainsi à trois quarts des actifs qui n’ont clairement que la vente de leur force de travail pour vivre. Et il en est de même pour une partie des « cadres et professions intellectuelles supérieures » (17,8 % des actifs), même si les choses deviennent plus compliquées à ce niveau.

Il ne s’agit pas d’un simple exercice abstrait de classement fait par une bande de gauchistes camouflés en statisticiens.

Ces catégories socio-professionnelles (pour reprendre la terminologie Insee) se reflètent dans les inégalités de revenus (le salaire net moyen des ouvrierEs et employéEs à temps plein ne dépasse pas 1 700 euros par mois), d’espérance de vie (l’espérance vie en bonne santé d’un ouvrier homme est de 59 ans… contre 69 ans pour un cadre), de risques pour la santé au travail, d’accès des enfants à l’enseignement supérieur, etc.

Et derrière tous les baratins sur le « renouvellement », une chose demeure :

« Le prolétariat, la classe des ouvriers modernes qui ne vivent qu’à la condition de trouver du travail et qui n’en trouvent que si leur travail accroît le capital », comme l’a écrit Marx, reste écarté de la représentation politique : il y a zéro ouvrier à l’Assemblée nationale, et moins de 9 % qui se déclarent employéEs. Alors qu’il y a près de la moitié d’ouvrierEs et d’employéEs dans la société !

Mardi 20 juin 2017

https://npa2009.org/

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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

loi travail bis (basta)

arton6233

La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ?

Lire l’article sur « Bastamag »

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13 juin 2017 ~ 0 Commentaire

permis de tuer (bastamag)

http://data.photofunky.net/output/image/3/9/8/5/39859e/photofunky.gif

Annie Thébaud-Mony : « Il ne doit plus y avoir de permis de tuer dans le monde du travail »

Au moins 2,6 millions de travailleurs sont exposés à un ou plusieurs cancérogènes, selon la dernière étude de l’agence sanitaire Santé publique France.

Pour Annie Thébaud-Mony, sociologue spécialiste des questions de santé publique, la préven- tion des risques professionnels doit devenir l’une des priorités de la gauche qui se reconstruira après les législatives et bataillera face au démantèlement annoncé des protections sociales. D’autant que le coût financier pour soigner les milliers de cancers professionnels est supporté par l’Assurance maladie. « Ce coût, qui devrait être payé par les industriels qui s’enrichissent en mettant la vie des travailleurs en danger, est indûment payé par la collectivité. »

De mon point de vue de chercheure en santé publique, la priorité de la gauche doit être la justice, et la prévention des risques professionnels.

Nous devons faire en sorte que certaines formes d’impunité soient brisées, notamment l’impunité de ceux qui commettent des crimes industriels. Prenons le dossier de l’amiante : on a maintenant une idée précise de ce qui s’est passé.

Amiante : les industriels savaient

Les industriels savaient dès les années 1930 que l’amiante présentait un danger mortel. Ils ont décidé non seulement de continuer à l’utiliser, mais d’organiser la désinformation pour empê- cher le plus longtemps possible qu’une réglementation vienne protéger les ouvriers et citoyens des dangers de ce matériau. C’est une mise en danger délibérée de la vie d’autrui, qui doit être sanctionnée. Il n’est pas acceptable, ni humainement, ni politiquement, ni même écono-miquement, que les industriels continuent à tuer en toute impunité simplement parce qu’ils feraient tourner l’économie.

Il ne doit plus y avoir de permis de tuer dans le monde du travail.

La règle doit être la même que dans le reste de la Cité : l’interdit. L’Europe a montré depuis qu’elle pouvait très bien se passer d’amiante. Tout cela était donc évitable.

Non reconnaissance des cancers professionnels

Dans le secteur de la santé au travail, les dernières lois passées n’ont fait que détériorer la possibilité pour les salariés de prévenir les dangers et de protéger leur santé. L’accès aux expertises commandées par les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) s’est durci, les attestations d’exposition professionnelle aux risques cancérogènes n’existent plus… Le scandale permanent de la non reconnaissance des cancers professionnels se poursuit.

Les tableaux de maladies professionnelles qui désignent les cancers dus au travail ne concernent que 22 substances.

Or, le Centre international de recherche sur le cancer en reconnaît plusieurs centaines, la plupart se trouvant en milieu de travail. Et il n’y a aucune reconnaissance des cancers provoqués par la poly-exposition professionnelle à plusieurs substances.

Des médecins ignorants les réalités du travail

Les dossiers déposés par les travailleurs sont étudiés par des experts médicaux qui ne connaissent souvent rien au milieu de travail. La double expertise indispensable à la recon- naissance des cancers professionnels est totalement niée : celle des travailleurs sur leur propre activité de travail, et celle des spécialistes des conditions de travail et d’exposition aux risques toxiques. Au cours des cinq dernières années, sur ces dossiers fondamentaux, nous n’avons obtenu que de trop rares reconnaissances, en allant devant des tribunaux. Ce sont les juges, et non les médecins, qui commencent à reconnaître la réalité des cancers professionnels.

« On continue à fabriquer les cancers du futur »

Il y a également une inertie totale de la sécurité sociale, de même qu’au sein des différentes instances du ministère de la Santé. Résultat : sans parler du coût humain des cancers professionnels, terrible pour les victimes et leurs proches, le coût financier en est supporté à plus de 99% par l’assurance-maladie, et donc par nous tous, les citoyens.

Ce coût, qui devrait être payé par les industriels qui s’enrichissent en mettant la vie des travailleurs en danger, est indûment payé par la collectivité. En l’absence de prévention efficace reposant en premier lieu sur l’expertise des travailleurs lorsqu’ils sont informés des dangers subis, on continue à fabriquer les cancers du futur. C’est intolérable.

Propos recueillis par Nolwenn Weiler 13 juin 2017

https://www.bastamag.net

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09 juin 2017 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (lutte ouvrière)

st naz

Saint-Nazaire : Macron, mensonges et propagande patronale

Mercredi 31 mai, Macron est venu inaugurer le dernier né des paquebots construits au chantier naval STX de Saint-Nazaire. Cela a été l’occasion de discours mensongers sur l’intérêt commun qui prétendument unirait le patronat aux salariés.

Pensez donc ! Selon Macron, et la presse qui relaie sans sourciller ses mensonges, c’est parce qu’un accord de compétitivité aurait été signé entre les syndicats et la direction que ce paque- bot aurait vu le jour. Cet accord de compétitivité s’est traduit par une augmentation du temps de travail, la suppression de primes et de jours de congé. Il devait officiellement permettre une diminution de 1,5 % du coût des navires, diminution entièrement supportée par les salariés.

Ce n’est pas cette diminution des coûts qui explique que le carnet de commandes du chantier soit plein pour les neuf ou dix ans à venir. C’est tout simplement la bonne santé du marché de la croisière qui fait que tous les chantiers capables de construire de tels paquebots ont aujourd’hui des carnets de commandes archi-pleins.

De plus, contrairement à ce que dit Macron, ce ne sont pas « les » syndicats qui ont signé cet accord de compétitivité, mais des syndicats minoritaires.

Cet accord avait entraîné une grève de plusieurs semaines des ouvriers d’un des principaux ateliers, renforcée par des débrayages dans l’ensemble des autres secteurs. Ce mouvement avait reçu le soutien de la CGT, le premier syndicat de l’entreprise. Cela avait obligé la direction à reporter l’application de cet accord de compétitivité, qui n’avait pu voir le jour que plusieurs mois après.

Alors, expliquer que la bonne santé de l’entreprise est forcément favorable à tous, aux salariés comme au patronat et aux actionnaires, c’est un mensonge.

La situation de l’entreprise est bonne du point de vue du patronat : du point de vue de l’entre- prise qui renoue avec les bénéfices ; du point de vue des banques auquelles elle paye des intérêts ; du point de vue des fournisseurs ; du point de vue des propriétaires d’entreprises sous-traitantes et d’intérim. Mais ce n’est pas la même chose pour les travailleurs qui la font tourner.

Le salaire d’embauche de l’entreprise est en dessous du smic. Ce n’est que grâce aux primes qu’il atteint le smic mensuel. L’embauche y est réduite au minimum, et la CGT réclame donc l’embauche des 250 intérimaires qui y travaillent tous les mois. Et c’est régulièrement que des travailleurs détachés contactent ce syndicat pour réclamer les salaires qui leur sont dus et qui ne leur sont pas payés.

Macron s’est engagé à revoir le futur pacte d’actionnaires, qui réservait la majorité des actions à des capitaux italiens. Cela a pu satisfaire tous les démagogues qui veulent faire croire qu’un propriétaire français serait forcément plus favorable aux salariés.

Mais, ces quinze dernières années, l’actionnariat a changé quatre fois de main et de nationalité. Et c’est la même direction bien française qui est restée aux commandes de l’entreprise et qui a mené imperturbablement la même politique contre les salariés.

Quel que soit le propriétaire, les intérêts des travailleurs ne seront pris en compte que s’ils réussissent à s’en faire craindre par leurs luttes.

Correspondant LO 07 Juin 2017

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09 juin 2017 ~ 0 Commentaire

front social (europe 1)

Lu-Vu-FrontSocial-Logo

Réforme du travail : des rassemblements le 19 juin à l’initiative du collectif Front social

Le Front social, composé de sections CGT, Sud ou Unef et d’associations, appelle à des rassemblements contre la réforme du Code du travai

Des rassemblements sont organisés au lendemain des élections législatives à Paris, devant l’Assemblée nationale, à Bordeaux, Saint-Nazaire, Lille, Grenoble ou encore Marseille.

Le collectif syndical et associatif « Front social » organise le 19 juin des rassemblements dans plusieurs villes « contre Macron et ses ordonnances » réformant le marché du travail, a-t-il annoncé.

Une « parodie » de négociation. « Face aux attaques gouvernementales contre le Code du travail et la protection sociale qui se précisent et à la parodie de négociation à laquelle les dirigeants syndicaux se prêtent, nous répondons par la mobilisation, dans toute la France, dès le 19 juin », indique dans un communiqué diffusé jeudi le collectif composé de sections CGT, Sud ou Unef et d’associations.

Des rassemblements dans plusieurs grandes villes. À Paris, un rassemblement est prévu à 18 heures devant l’Assemblée nationale, « une cible toute symbolique puisque ce sera le lendemain du second tour des élections législatives », précise Laurent Degousée de Sud-Commerce. Des rassemblements sont également organisés à Bordeaux, Saint-Nazaire, Lille, Grenoble ou encore Marseille, est-il indiqué sur la page Facebook du Front social, qui se réunit samedi à la Bourse du travail à Paris.

« On répond à un manque, on fait le travail qui devrait être fait par les confédérations », qui n’ont pour l’heure pas annoncé de mouvement national, a ajouté Laurent Degousée. La CGT a évoqué « une journée d’action », mais sans date précise. Elle organisera au préalable pendant toute la semaine du 19 juin des réunions, rassemblements et autres initiatives pour informer les salariés.

Une réforme par ordonnances. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la réforme du code du travail se fera par ordonnances, avec un projet de loi d’habilitation en conseil des ministres le 28 juin. Une concertation est prévue avec les partenaires sociaux cet été, la publication des ordonnances étant prévue avant le 21 septembre.

09 juin 2017

http://www.europe1.fr/

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25 mai 2017 ~ 0 Commentaire

état espagnol (alternative libertaire)

 Cartel 27-Mayo-animacion

Tod@s à la calle, tous et toutes dans la rue !

Malgré l’effet délétère de Podemos sur le mouvement social ibérique, le Bloc syndical combatif (CGT, Intersindical Aragon, CO.BAS, Solidaridad Obrera …) montre la voie avec des Marches de la dignité le samedi 27 mai, qui convergeront sur Madrid).

De premières Marches de la dignité, décentralisées, s’étaient tenues le dimanche 25 février, dans plusieurs villes de la Péninsule. Le mouvement social ibérique, en retrait depuis deux ans, reprend l’initiative et le chemin de la résistance.

Un réveil qui constitue une vraie bonne nouvelle, tant « l’effet » Podemos a fait du mal, au point de faire oublier que la lutte des classes se situait dans la rue et dans les entreprises, et non dans les urnes. Ce poison du « débouché politique » a, hélas, pénétré de nombreux cercles militants sincères (y compris dans les rangs du mouvement libertaire). Ce poison a eu des conséquences évidentes sur le niveau de combativité, alors que le mouvement social outre-Pyrénées a toujours été caractérisé par sa créativité, son caractère de masse (entre autres le mouvement des Indignad@s) et sa radicalité.

Un recul confirmé et résumé par Irène de La Cuerda, du secrétariat à l’action sociale de la centrale anarcho-syndicaliste espagnole CGT : « L’irruption de Podemos et ses prises de position ont largement contribué à la démobilisation en faisant croire que l’on pouvait changer les choses de l’intérieur du système. Que pénétrer les rouages des institutions pouvait changer la donne. » Cette journée des Marches de la dignité du 25 février entrouvre une nouvelle ère de mobilisations. C’est qu’elle a été couronnée de succès, avec plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue, et ce dans plusieurs villes.

Taux de chômage largement supérieur aux 20%

Comme pour les marches antérieures, celles-ci ont des revendications propres au contexte du moment. Assuré d’une majorité parlementaire, le président du gouvernement Mariano Rajoy (Parti populaire, droite) entend approfondir la contre-réforme des retraites initiée par les socialistes du PSOE en 2011. Une telle attaque contre les droits sociaux aura des conséquences gravissimes pour la population tout entière.

Dans un pays où le taux de chômage est largement supérieur aux 20% et atteint les 40 % chez les moins de 30 ans, dans bien des ménages la pension des retraité.es est la seule ressource fixe des familles.

De premières marches, décentralisées, ont eu lieu le 25 février.

D’autres revendications étaient mises en avant dans les cortèges des manifestations : la fin de l’impunité des politiques et de la corruption, l’abrogation de la loi Mordaza (loi Bâillon) [1] qui entend criminaliser le mouvement social ou encore l’exigence de l’amnistie des militantes et militants emprisonnés ou poursuivis par la justice. « De nouvelles marches sont prévues pour le 27 mai, avec l’idée qu’elles convergent toutes vers Madrid », conclut Irène de la Cuerda. Le mouvement social ibérique n’a donc pas dit son dernier mot…

Jérémie Berthuin (AL Gard) 25 mai 2017

http://alternativelibertaire.org/

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25 mai 2017 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

peugeot 68

La colère s’exprime

Avec le lancement de la fabrication de la nouvelle Peugeot 5008 à l’usine PSA de Rennes, la production a augmenté et la direction de l’usine a remis les ateliers en deux équipes, alors que depuis un an et demi ceux-ci fonctionnaient en une seule équipe de jour.

Avec ce changement de rythme de travail et la volonté de produire beaucoup plus, les conditions de travail se sont durcies. La production est poussée au maximum, à la limite du faisable, et la flexibilité des horaires est utilisée en permanence pour rattraper les retards dus aux pannes et autres aléas d’approvisionnement. Cela a pour conséquence des journées à rallonge et des samedis travaillés parfois décidés deux jours avant. Des samedis travaillés ont été aussi décidés pour rattraper les jours fériés du mois de mai.

Ces méthodes brutales pour réaliser coûte que coûte la production sont très mal vécues. Le mécontentement est unanime et le malaise touche aussi l’encadrement intermédiaire, qui ne sait plus où donner de la tête pour répondre aux exigences de la direction, d’autant que, du fait des conditions de travail, une énorme proportion des voitures produites doivent être reprises en bout d’usine à cause de défauts de fabrication.

C’est dans ce contexte que l’idée d’un arrêt de travail à l’occasion d’un samedi travaillé a circulé dans l’usine, proposition soutenue par la CGT, qui a appelé tous les salariés présents le samedi 13 mai à un débrayage.

Immédiatement, les syndicats comme le SIA et FO ont fait de la propagande contre le débrayage, disant que tout arrêt de travail provoquerait immanquablement plus d’heures supplémentaires.

Par contre, le samedi matin, la CFDT s’est associée à l’appel de la CGT. À 11 h 30, après la dernière pause, une centaine d’ouvriers, dont une vingtaine d’intérimaires, sont venus au point de rassemblement prévu, sur un effectif de 300 à 350 au Montage. La production a quasiment été arrêtée.

Ce débrayage a été considéré comme une réussite par tous ses participants, mais n’a pas suffi à faire comprendre à la direction qu’elle devait revoir ses façons de faire. Elle s’est même crue capable d’annoncer que le jeudi de l’Ascension et le lundi de Pentecôte seraient travaillés. Cela a fait monter un peu plus la colère dans les ateliers et un nouveau débrayage a été organisé le vendredi 19 mai Et, cette fois, les deux équipes ont pu se retrouver pour dire non aux abus de la direction.

Histoire de faire peur, quelques cadres se sont permis de menacer des ouvriers en expliquant que, si la production ne se fait pas de façon satisfaisante, la nouvelle voiture pourrait être fabriquée en Espagne. Voilà le dialogue social dans cette usine : les dirigeants peuvent décider du jour au lendemain d’annuler deux week-ends de repos bien mérités mais, si les travailleurs protestent, ils sont menacés de fermeture de l’usine. Il n’est pas sûr que cela suffise à étouffer la colère.

Correspondant LO 23 Mai 2017

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