Archive | Luttes ouvrières

31 août 2021 ~ 0 Commentaire

édito (démocratie révolutionnaire)

 

anticap

Une offensive pour les profits, « quoi qu’il en coûte »

Invité cette semaine à l’université d’été du Medef, Le Maire a déclaré : « Le “quoi qu’il en coûte”, nous en sommes déjà sortis, c’est fini », le gouvernement aidera au cas par cas, « mais pour le reste, que l’économie soit libre, qu’elle crée des emplois et de la richesse sans le soutien de l’Etat ».

Position défendue par De Bézieux, le patron du Medef, depuis des mois, car le « quoi qu’il en coûte » ne concerne pas les milliards déversés pour le grand patronat. Dès septembre, le gouvernement doit même remettre 30 milliards de plus dans un « plan d’investissement pour la France de 2030 » annoncé par Macron le 12 juillet.

Par contre, cette politique va directement impacter les salarié.e.s au chômage partiel, les artisans, les très petites entreprises, préparant le terrain à des fermetures et à une vague de licenciements. C’est à cette offensive que gouvernement et patronat se préparent, incluant les mesures contre l’assurance-chômage pour contraindre les salarié.e.s à prendre n’importe quel travail ou les attaques contre les retraites.

De Bézieux a ainsi déploré « un système d’assurance-chômage qui (…) décourage (…) la reprise du travail » et demandé que la réforme « soit mise en place le plus rapidement possible ». Sur les retraites, il a déclaré : « Le prochain président de la République devra reculer l’âge de départ à la retraite (…) dès septembre 2022 », après « l’avoir annoncé pendant la campagne ». « La richesse d’un pays est directement proportionnelle à la quantité de travail de ce pays. La France a besoin de travailler plus »… pour que les capitalistes s’enrichissent plus !

Reprise des profits et régression sociale

Cette politique se mène au niveau mondial, où partout les dividendes pleuvent. Entre avril et juin 2021, 471,7 milliards de dollars ont été distribués, soit une hausse de 26,3% par rapport à l’an dernier qui se rapproche du niveau de 2019.

En moyenne, les versements de dividendes mondiaux devraient croître cette année de 10,7 % par rapport à 2020 avec de fortes disparités selon les pays. Fait significatif, la France est championne pour soigner ses actionnaires, avec des dividendes totaux qui ont triplé par rapport à l’an dernier, sous l’impulsion du secteur bancaire !

C’est la ruée sur les dividendes, sur les milliards des différents plans de relance, le tout sur un océan de dettes.

Quant au « ruissellement » si souvent promis aux salarié.e.s, Le Maire y pense en cette période électorale, puisqu’il vient de « demander » au patronat « une meilleure rémunération pour ceux qui ont les revenus les plus faibles (…) La croissance doit profiter à tout le monde, même les plus faibles, même les moins qualifiés, tous ceux qui ont été aux avant-postes de la crise » !

Hypocrisie la plus totale de ce gouvernement qui s’attaque aux salaires dans la continuité de ses prédécesseurs. Même pas une augmentation significative du SMIC, ni du point d’indice de la fonction publique gelé depuis des années !

En fait, les profits rebondissent au détriment des salaires. En 2020, le revenu brut par ménage, a stagné et il a reculé de 0,6 % au premier trimestre 2021. Par contre, le taux de marge des entreprises a bondi au cours des trois premiers mois de 2021 à 36,1 %, un record absolu ! D’après l’Observatoire des inégalités, en 2020, les 10 % les plus riches touchent 7,1 fois plus que les 10 % les plus pauvres. Un chiffre qui n’a jamais été aussi élevé depuis vingt ans.

Pour une politique sanitaire et nos droits sociaux, s’attaquer au capitalisme

Cette semaine, Martinez a pris position en soutien des militants CGT qui défilent contre le pass sanitaire le samedi ou dans les différentes grèves et rassemblements. « Derrière cette colère, il y a en fait beaucoup d’autres colères qui s’expriment. Des problèmes sociaux ne sont pas encore réglés ».

Mais il n’y a toujours pas de plan de bataille face à l’offensive globale du gouvernement et du patronat. Devant la colère qui s’exprime plus largement, une intersyndicale est prévue le 30 août… pour préparer la journée du 5 octobre ! Par contre, toutes les directions des grandes confédérations se préparent à être reçues une par une, par Castex le 1er et 2 septembre, bien intégrées à la stratégie de communication et de « dialogue social » du gouvernement.

Cette même gauche syndicale et politique se retrouve dans le collectif « Plus jamais ça », regroupant des associations et des syndicats et qui vient de sortir un « plan de rupture », recensant 36 mesures pour faire face à la situation.

Le préambule est éclairant de la volonté politique des rédacteurs : « A la veille de nouvelles échéances électorales déterminantes, ces propositions ont vocation à alimenter les débats, nos mobilisations et à proposer des solutions réalistes qui répondent aux urgences tant sociales qu’environnementales (…). Il s’agit d’amener la population à convertir sa juste colère ou son légitime désarroi en un acte politique ».

Un plan pour un gouvernement « de gauche » qui romprait avec « cette idéologie dévastatrice »! Mais il ne s’agit pas d’idéologie, mais de classes dominantes bien concrètes qui ne connaissent qu’une politique, celle de l’offensive pour défendre leurs privilèges. Cette même classe capitaliste que la gauche et ses anciens ministres ont servie au pouvoir, en menant la guerre aux peuples en Afghanistan ou contre les travailleurs par la loi travail. Cette gauche institutionnelle prise dans ses calculs et rivalités pour le pouvoir entre la primaire de EELV, les candidatures de Mélenchon, Roussel, Hidalgo ou même de Montebourg.

La situation exige une tout autre politique que ces vieilles recettes de marchands d’illusions, dans lesquelles les travailleurs, les jeunes ne se reconnaissent plus. Face à la pandémie comme face aux licenciements et aux mauvais coups qui se préparent, il nous faut prendre le mal à la racine : s’en prendre aux capitalistes, aux intérêts privés de la finance, du CAC 40 ; contester le droit des capitalistes de soutirer leurs dividendes et de décider ce qui doit être produit et comment ; imposer le contrôle démocratique par ceux qui produisent tout dans cette société. (Extrait voir lien)

Laurent Delage 29 août 2021

http://www.npa-dr.org/

Lire la suite

26 août 2021 ~ 0 Commentaire

psa (lutte ouvrière)

psa-licenciement-humour-dessin-copie-2

Stellantis-PSA Rennes

La production de l’usine PSA de Rennes-La Janais a redémarré mardi 17 août, après trois semaines de congés.

Dès le premier jour, les travailleurs ont retrouvé le rythme infernal d’avant les vacances avec un sous-effectif encore plus grand. Plusieurs intérimaires ne sont pas revenus, tant les postes sont difficiles et la paie minable, avec les contrats courts d’une semaine. Mais, dès jeudi 19 août, la direction annonçait que la semaine du lundi 23 au vendredi 27 août ne serait pas travaillée, à cause de la pénurie de semi-conducteurs.

La paie amputée qui, en cas de chômage, n’est plus qu’à 72 % du net depuis début juillet, massacre le budget des ouvriers, d’autant que les salaires sont bas. Et pour les intérimaires c’est encore pire car, avec le système des missions à la semaine, ils perdent toute leur rémunération quand l’usine ne tourne pas.

Alors, beaucoup se disent que Stellantis-PSA, qui vient d’annoncer 6 milliards de profits pour les six premiers mois de l’année, devrait payer tous les salaires à 100 % !

Correspondant LO 25 Août 2021

Lire la suite

30 juin 2021 ~ 0 Commentaire

brest cgt (fr3)

unnamed

Barrage aux rond points de l’entrée de Brest, par le port, organisé par la CGT Métallurgie le mercredi 30 juin 2021

A Brest, la CGT métallurgie bloque le port

Des salariés de la réparation navale à Brest bloquent le port depuis 6 heures ce mercredi 30 juin. Ils réclament le maintien d’un droit à la retraite à partir de 50 ans pour cause d’exposition à l’amiante. Une nouvelle norme pour repérer l’amiante avant travaux sur navires, remet en cause ce droit.

Le port de Brest est bloqué par plusieurs syndicats, pour préserver le droit au départ à la retraite anticipé pour les salariés au contact de l’amiante. De premiers bouchons se sont formés ce mercredi matin.

Feu de palettes et de pneus, barrages aux ronds points, les militants de la CGT Métallurgie bloquent la circulation routière à l’une des portes d’entrée de la cité finistérienne. Le passage par le port de Brest est désormais impossible pour les automobilistes.

Les dockers du port et les salariés d’entreprises de réparation navale comme Damen, Navtis, Endel et Sobec,  réclament le maintien de l’allocation de cessation anticipée d’activité (Acaata), la « préretraite amiante ». A midi, ils seront rejoints par ceux de l’Arsenal,  devant l’étrave qui décore le rond point des Foulques.

« L’Arsenal sera aussi impacté »

Pour l’instant, les ouvriers de l’Arsenal, dont 600 ouvriers d’Etat et 1 500 salariés de droit privé comme ceux de Naval Group, ne sont pas concernés par le décret qui met fin à la retraite à 50 ans pour les salariés exposés à l’amiante. Mais selon la CGT, la suppression annoncée de la retraite anticipée chez les ouvriers de la réparation navale est le prélude à une suppression aussi chez les ouvriers de l’Arsenal.

« Si le décret amiante est remis en cause dans la métallurgie, l’Arsenal sera aussi impacté. Ca va arriver chez nous rapidement et on n’aura plus ce droit. » Roland Guilcher, CGT Arsenal de Brest

Nouveau système de détection de l’amiante

De son côté, le ministère du travail souhaite mettre fin à ce droit en juin 2022, suite à une nouvelle norme de repérage de l’amiante, avant de commencer les travaux, sur les navires sous pavillon français au 1er janvier 2022,. Cette norme vise à réduire les risques d’exposition.

L’attractivité de Brest pour la réparation navale

Mais les manifestants mobilisés ce mercredi 30 juin font remarquer que la majorité des navires arrivant au port de Brest battent pavillon étranger. Et si la nouvelle norme de repérage de l’amiante devait s’étendre aux bateaux étrangers, ils pourraient alors être immobilisés plus longtemps, ce qui dissuaderait les armateurs de choisir Brest pour faire réparer leurs navires.  Pour l’heure, la rapidité et la réactivité sont les arguments mis en avant par la filière à Brest auprès des acteurs du transport maritime.

Plus de 200 manifestants se sont installés sur les 3 ronds points à l’entrée du port de Brest, à partir de 6h ce mercredi 30 juin 2021

30/06/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le port de Brest était bloqué ce matin par la CGT Métallurgie et les syndicats du port qui revendiquent la préservation du droit au départ à la retraite anticipé pour les salariés au contact de l’amiante. Le passage par le port est impossible, la circulation routière à l’une des portes d’entrée étant paralysée depuis 6h du matin.
Les syndicats affirment que la direction générale du travail souhaite mettre fin à ce droit à une retraite anticipée en juin 2022, au prétexte d’une nouvelle norme de repérage de l’amiante sur les navires sous pavillon français au 1er janvier 2022.
Pour la CGT, la suppression annoncée de la retraite anticipée chez les ouvriers du port est le prélude à une suppression aussi chez les ouvriers de l’Arsenal. « Si le décret amiante est remis en cause dans la métallurgie, l’Arsenal sera aussi impacté. Ca va arriver chez nous rapidement et on n’aura plus ce droit. », a ainsi expliqué Roland Guilcher, CGT Arsenal de Brest, au micro de France 3. Jacques Chastaing

Lire la suite

29 juin 2021 ~ 0 Commentaire

cgt guingamp (l’écho)

CGT-Bretagne

Guingamp : les syndicalistes avaient bravé le confinement, leurs amendes annulées

Le 1er mai 2020, à Guingamp (Côtes-d’Armor), une quinzaine de syndicalistes avaient reçu une amende pour avoir manifesté et bravé le confinement. Leurs amendes ont été annulées.

Le 1er mai 2020, pendant le premier confinement, un certain nombre de membres de l’intersyn-dicale de Guingamp (Côtes-d’Armor) avaient pris l’initiative de soutenir les soignants de l’hôpital et les personnels de l’établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Kersalic. Portant des masques, ils avaient défilé en ville, une personne par voiture, en évitant tout contact entre eux ou avec des tiers.

« Suite à des dénonciations »

« Cette manifestation improvisée avait duré moins d’une heure et un certain nombre de manifestants respectaient la règle du rayon d’un kilomètre. D’autres avaient profité de cette sortie pour rendre une visite à des personnes vulnérables de leur entourage », précise aujourd’hui l’union locale CGT de Guingamp.

« Suite à des dénonciations », la gendarmerie avait procédé à des verbalisations, une quinzaine environ. Une situation entraînant la colère des syndicalistes.

Une dizaine de militants ont contesté ces amendes en s’appuyant sur des éléments juridiques issues de jurisprudence de la Cour de justice européenne. Elles ont été annulées.

« La voix de l’apaisement »

« Par courrier du 22 juin 2021, le ministère public a choisi la voix de l’apaisement « à titre exceptionnel » en procédant à un simple rappel à la loi conformément aux dispositions du 1er alinéa de l’art 41-1 du code de procédure pénale », indique la CGT.

Le syndicat poursuit : « Rappelons que dès la fin mai 2020, le Conseil d’Etat saisit par la CGT, avait déclaré illégale l’interdiction des manifestations pour tant qu’elles respectent une déclaration Covid ». La CGT de conclure : « Cette action symbolique et un tant soit peu courageuse a participé n’en doutons pas à rappeler que l’action précède souvent le droit (remedies precede rights) ».

Fanch Le Pivert 29 Juin 21

https://actu.fr/

Lire la suite

21 juin 2021 ~ 0 Commentaire

nomadland (npa)

Nomadland, de Chloé Zhao

En 2011, Fern perd son emploi après la disparition de l’usine américaine de gypse à Empire, Nevada, où elle travaillait depuis des années avec son mari, récemment décédé. Elle décide de vendre la plupart de ses biens et achète une camionnette pour vivre et parcourir le pays à la recherche d’un emploi. Elle accepte un travail saisonnier dans un entrepôt Amazon et occupera ensuite divers emplois précaires dans un parc national, une exploitation agricole…

Seniors devenus précaires

Elle rencontre d’autres nomades qui partagent d’une façon ou d’une autre le même destin : arrivéEs à un certain âge, le chômage, une retraite misérable, une rupture familiale… les ont amenés à faire la route.

Ce mode de vie est pour certainEs devenu un choix : la beauté des paysages, la chaleur des relations avec ceux et celles que l’on croise compensent la dureté d’une vie itinérante. Ce ne sont pas des marginaux qui échapperaient au capitalisme : des entreprises, même Amazon que certains présentent comme une incarnation de la modernité, recourent au travail de ces sexagénaires, voire plus âgés.

Frances McDormand incarne magnifiquement Fern, une femme qui n’arrive pas à surmonter son deuil et cherche sur la route une réponse à sa douleur. Une large part des autres personnages sont incarnés par de vrais nomades. Les paysages de l’Ouest américain sont magnifiques.

Nomadland est tiré d’un livre écrit par une journaliste qui a suivi plusieurs seniors devenus précaires (suite à la crise financière de 2008) et ont décidé de partir à la recherche de petits boulots, à bord de caravanes.

Pour se préparer à son rôle, Frances McDormand a réellement vécu dans une camionnette pendant quatre à cinq mois, s’est déplacée à travers sept États des États-Unis et a travaillé chez Amazon et dans une usine sucrière.

Certes, on pourrait peut-être reprocher au film une vision « rose » de la vie de ces nomades et des relations entre eux, mais il est rare que la vision de magnifiques paysages, des personnages attachants se combinent avec une évocation discrète de la dureté de la vie pour les exclus du « modèle américain ».

Henri Wilno (17/06/2021)

https://lanticapitaliste.org/

Lire la suite

19 juin 2021 ~ 0 Commentaire

morlaix (ouest france)

sans papier

Les travailleurs sans-papiers d’Aviland auront leur titre de séjour provisoire

​Ces hommes et ces femmes ont laissé éclater leur joie, samedi 19 juin 2021, lors d’un rassemblement festif à Morlaix (Finistère). Ils espéraient obtenir ce titre de séjour par le travail, mais c’est finalement leur plainte pour traite des êtres humains qui a joué. Tous étaient employés dans une entreprise de ramassage de volailles à Landivisiau sans être déclarés.

« Nous les migrants, nos familles, nos enfants, nous vous remercions tous du fond du cœur pour votre travail. » Samedi 19 juin 2021, l’heure était à la joie, place de la Résistance, à Morlaix (Finistère).

La manifestation devait servir à faire pression sur les services de l’État pour qu’ils accordent un titre de séjour provisoire aux 26 anciens salariés d’Aviland, à Landivisiau, en rapport avec leur plainte pour traite des êtres humains.

Finalement, le rassemblement a pris un tour festif. « 24 salariés pouvaient y prétendre. Ils sont 14 à avoir reçu leur récépissé, et pour les autres, ça sera le cas la semaine prochaine », annonce, visiblement heureux, Marc Corbel, de la CGT.

« Une première étape »

En lien avec des associations, le syndicaliste a suivi le dossier depuis la première heure. « C’est un homme extraordinaire, passionné par son travail », salue l’un des travailleurs sans-papiers. Marc Corbel met quant à lui l’accent sur « le courage de tous ces salariés qui ont su rester dans une dynamique positive malgré la tourmente ».

Employés dans une société de ramassage de volailles, ces travailleurs n’avaient jamais été déclarés et expliquent avoir subi « menaces et humiliations ». Après la visite de l’inspection du travail, l’entreprise a été fermée administrativement en avril, puis liquidée en mai. Cela fait donc plusieurs mois que ces personnes vivent, de par leur statut de sans-papiers, sans indemnisation et sans possibilité de travailler.

« Ce titre de séjour provisoire, ce n’était qu’une première étape, rappelle Marc Corbel. La suite se jouera avec des avocats, aux prud’hommes et au pénal. » Une procédure similaire est en cours concernant 17 anciens salariés de Prestavic, à Saint-Sauveur.

Delphine VAN HAUWAERT 19/06/2021

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

17 juin 2021 ~ 0 Commentaire

sbfm (fr3)

sbfm caudan

Fonderie de Bretagne : les grévistes rejettent les propositions de Renault

Les salariés grévistes de la Fonderie de Bretagne ont rejeté mercredi les propositions de Renault pour « mettre fin au conflit » contre la vente de l’usine de Caudan (Morbihan). Certains ont brûlé leur carte d’électeur pour manifester leur amertume. Les grévistes ne bloquent plus l’accès de la fonderie de Caudan, mais le mouvement de grève reste très suivi (67% du personnel)

« Les salariés sont révoltés de voir ce qu’on leur propose. Renault joue le pourrissement de la situation. Ils sont en train d’acter la fermeture de l’entreprise », a dénoncé auprès de l’AFP Maël Le Goff, secrétaire CGT du site.

Les délégués syndicaux ont rencontré mercredi la direction du site, à la chambre de commerce de Lorient, pour négocier un accord de fin du conflit, entamé le 27 avril.

Dans un communiqué diffusé en fin d’après-midi, le groupe Renault a indiqué s’être engagé « à augmenter le volume de production en 2021″ de l’usine, « en le portant de 19.000 à 21.000 tonnes en année pleine, soit une augmentation de 10% ». « Cette avancée de la part de Renault Group est assujettie à l’arrêt du conflit et à la reprise des activités au plus vite dans les conditions de sécurité requises », précise le constructeur automobile.

Maël Le Goff a regretté que Renault ne s’engage que pour l’année 2021 et pas pour les suivantes. « On a demandé une clause de revoyure pour préparer un plan de charge pour 2022 et 2023″, a-t-il indiqué. « Il nous faut quelque chose d’écrit noir sur blanc parce que les paroles de Renault, ça suffit! »

Désaccord profond sur l’avenir

Dans son communiqué, Renault dit aussi s’engager « à accompagner Fonderie de Bretagne  jusqu’à la reprise par un acquéreur en discutant des volumes, des investissements et de la diversification sur la base d’un projet industriel d’avenir ». « Il a été convenu que l’ensemble de ces sujets feront l’objet de nouveaux échanges avec les partenaires sociaux de la Fonderie de Bretagne », ajoute le groupe.

« On leur a dit: revenez demain avec d’autres solutions! Parce que ça, c’est pas possible », a commenté Maël Le Goff. Les salariés demandent à rester dans le groupe Renault et le retour à Caudan de volumes de production délocalisés à l’étranger. Renault a annoncé le 11 mars la mise en vente de l’usine. La Fonderie de Bretagne est implantée depuis 1965 à Caudan où elle emploie environ 350 salariés.

17/06/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

10 juin 2021 ~ 0 Commentaire

luttes bretonnes (lo)

lo

Interdigital Rennes : les travailleurs se préparent à se défendre

Société spécialisée dans le commerce des brevets, Interdigital a repris en 2018 et 2019 les départements Brevets et Recherche et Innovation de Technicolor, soit environ 200 travailleurs, essentiellement basés à Cesson-Sévigné, près de Rennes.

Futur CHU de Nantes : avant la construction, on pousse déjà les murs

L’actuel CHU de Nantes, situé en plein centre-ville, est trop petit et peine à faire face aux besoins de la population. Dans l’impossibilité de l’agrandir, il y avait deux possibilités : soit construire un établissement supplémentaire, soit déménager complètement et construire un établissement plus grand, avec plus de lits et plus de personnel.

Lire la suite

04 juin 2021 ~ 0 Commentaire

élections départementales 22 (npa)

Affiche_III_700px
.
CAMPAGNE ÉLECTORALE DES LISTES ANTICAPITALISTES SOUTENUES PAR LE NPA
 
Une réunion publique aura lieu le vendredi 11 juin à 20h00 Salle Jean Moulin à BEGARD. Les candidates et candidats  des deux listes du NPA sur les cantons de BEGARD et CALLAC vous invitent à les retrouver et à débattre autour de leur programme et plus largement autour des actions que mènent le NPA sur notre secteur et au niveau national.
 
Des salariés et salariées en lutte participeront au débat et présenteront les actions qu’ils ont menés, notamment une intermittent du SBAM CGT  sur l’occupation du Carré Magique de Lannion ou les « oubliés du Ségur de la santé » à la fondation Le Bon Sauveur.
 
Nous avons invité l’association « Les « AmiEs de la commune de Paris », dont notre comité est adhérent, à l’occasion des 150 ans de la première révolution prolétarienne.
 
Mesure sanitaire: La réunion se terminera vers  22h00 pour permettre aux participants d’être rentrés avant 23h00. Le port du masque sera obligatoire.
L’ouverture de la réunion se fera vers 19h00
 

Lire la suite

01 juin 2021 ~ 0 Commentaire

l’émission (npa)

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin