Archive | Luttes ouvrières

21 mars 2019 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (brèche numérique)

poutou

« La conscience écolo progresse dans les milieux prolétaires »

Entretien avec Philippe Poutou

L’écologie est souvent perçue comme une préoccupation de bobos. Est-ce compliqué de porter un discours antiproductiviste et écolo auprès d’ouvriers et d’employés ?

Le NPA a toujours porté ces mesures. La Commission Ecologie existe depuis le début du parti et notre journal a une rubrique écologie quasiment toutes les semaines. Il y a cinq ans, notre programme disait la même chose.

Mais aujourd’hui, la question écologique prend de l’ampleur dans l’opinion publique ; du coup, quand nous en parlons, nous sommes davantage entendus. Et encore, je ne peux jamais en parler dans les médias : les interviews portent sur les licenciements, l’emploi… jamais sur l’écologie.

La prise de conscience progresse y compris dans les milieux prolos. On peut difficilement ignorer que la pollution est devenue catastrophique, provoquant maladies et surmortalité. L’actualité des derniers mois a été marquée par des pics de pollution à Paris, Grenoble, Bordeaux et même dans des endroits reculés. Les paysans souffrent de maladies profes-sionnelles. Près de Bordeaux, des viticulteurs sont morts à cause des pesticides, d’autres sont en procès contre les fabricants. Le milieu paysan, qui a longtemps ignoré ces problèmes, commence à résister. Même au boulot, on discute un peu de ces questions d’environnement et de santé.

Mais quand on bosse dans des secteurs industriels, la question du maintien de l’emploi est là. Concernant la fermeture de Fessenheim, la CGT énergie n’a pas bougé d’un iota. Pour elle, défense du nucléaire et défense des emplois vont de pair. C’est complètement dingue, parce qu’on peut discuter de sortie du nucléaire tout en parlant reconversion. Un démantèlement de centrale nucléaire dure des décennies. Ce n’est pas comme si l’on éteignait la lumière et qu’on se barrait !

La catastrophe de Fukushima avait entraîné une prise de conscience du risque nucléaire. Mais les années passent et la peur du nucléaire diminue à nouveau, malgré tous les problèmes — les pièces défectueuses dans les réacteurs, l’ASN qui alerte et tout le monde qui continue comme s’il n’y avait pas de problème. Difficile de faire face à cette propagande idéologique.

« La sortie du nucléaire, ce n’est pas éteindre la lumière et se barrer ! »

Dans le secteur automobile, ce n’est pas facile non plus. La CGT métallurgie défend la voiture et l’industrie. Beaucoup considèrent toujours que dénoncer le tout-voiture revient à se priver de son boulot. Mais nous, à la CGT Ford, nous nous sommes aperçus que quand nous évoquions les scandales liés au diesel dans nos tracts, nos collègues étaient plutôt sensibilisés et ouverts à la discussion.

Car en réalité, on s’en fout de fabriquer des bagnoles ; le problème, c’est d’avoir un boulot. Un mécanicien automobile pourrait très bien travailler non pas sur des voitures électriques — qui dépendent de l’énergie nucléaire et sont une fausse solution —, mais sur des bus. Ou, mieux, sur des trains.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas faire confiance à l’État ou aux patrons pour les recon-versions. Si demain, on décide de fermer une usine d’armement, cela entraînera forcément des licenciements. D’où la question de rendre l’économie plus collective, de ne pas la laisser entre les mains des capitalistes. Nous voulons que les salariés et la population puissent assurer eux-mêmes les reconversions s’ils décident d’abandonner un secteur pour des raisons environnementales et de cohérence économique.

Comment se passeraient les reconversions dans une économie où les salariés contrôleraient les outils de production ?

On peut imaginer des structures nationales et locales où la population pourrait discuter de ses besoins et faire des choix politiques. Par exemple, pour le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il faudrait qu’une population vraiment politisée impose ses choix — plutôt que des collectivités territoriales qui votent ce qu’elles ont envie de faire en lien avec les intérêts des multinationales. (…)  Car il y a déjà ce problème-là à régler : comment donner envie aux gens de discuter de ce qui les concerne collectivement, pour que les militants et les zadistes ne soient plus les seuls à s’en occuper ?

Sur le plan économique, les salariés devraient pouvoir prendre en main l’organisation du travail et même les choix stratégiques. L’exemple de Fralib est très intéressant. Alors qu’Unilever voulait fermer l’usine, des salariés l’ont reprise en Scop. Elle est militante d’un point de vue social : il n’y a quasiment pas d’écarts de salaires, tout est décidé collectivement — la répartition des postes, les heures supplémentaires, etc.

Elle a également une dimension écolo, puisqu’elle utilise du thé bio, cherche à s’approvisionner localement… C’est à toute petite échelle certes — ils sont une quarantaine —, mais c’est hyper bien. Autre exemple, l’usine Pilpa à Carcassonne, reprise en Scop par des salariés qui y produisent les glaces La Belle Aude : ils privilégient le bio, les produits locaux… Évidemment, les produits sont vendus un peu plus cher, mais cela montre qu’il est possible de produire en respectant les salariés, l’environnement et la santé de la population.

« L’histoire des luttes sociales nous donne des modèles de moments démocratiques. »

Le véritable objectif, c’est construire une démocratie qui deviendrait le problème de millions de gens. L’histoire des luttes sociales nous donne des modèles de batailles et de moments démo-cratiques. La Commune de Paris, il y a près de 150 ans, ébauche d’organisation collective à l’échelle d’une ville ; les expériences de démocratie participative à Porto Alegre, au Brésil, avec un mandat tournant et des réunions de quartier…

Mais il reste un impératif incontournable : il faut que la population s’en mêle. Un délégué qui parle à la place des autres, ce n’est pas bon ! Les gens doivent parler eux-mêmes pour eux-mêmes. Sinon, ces outils ne resteront que des coquilles vides.

Sur ce plan-là, les Zads sont des expériences intéressantes. Près de Bordeaux, une petite forêt a été rasée à cause d’un projet de golf, malgré la résistance de jeunes gens. Mais il y a eu des assemblées générales, des réunions à proximité de cet endroit, avec des militants et des agriculteurs écolos qui travaillaient dans le coin.

On a discuté culture maraîchère, coût des terres agricoles, pollution des sols, lien entre ruraux et urbains… On n’était pas nombreux, une cinquantaine! Ce sont de petites ébauches. Comment le NPA peut-il aider à les développer et à les renforcer, c’est la question !

Quel regard portez-vous sur les formes émergentes de mobilisation sociale — Nuit debout et têtes de cortège ?

Le NPA a la particularité d’être à la fois une organisation traditionnelle, ouvrière et liée au syndicalisme, et très impliquée dans des collectifs comme les Zads et les Nuits debout. Ce qui est intéressant dans ces occupations de sites ou de places, c’est la manière dont les gens organisent une sorte d’autogestion. Et le fait qu’elles ne sont pas limitées à une lutte, mais qu’on y discute de tout : de solidarité avec les migrants de Calais, de questions démocratiques, antiracistes, féministes… Elles rassemblent aussi des gens assez divers, en âge et en milieux sociaux.

Dans l’activité militante au quotidien, on est très peu à militer, donc très peu à faire le boulot. Ce sont les mêmes qui parlent, qui prennent les initiatives, font les tracts, etc. Pour nous, Nuit debout a été énorme. Le rapport était inversé : tout le monde militait, prenait la parole… C’est hyper reposant, car on n’est plus celui dont l’absence pose problème — si l’on n’est pas là, il y en a plein d’autres !

Les Zads, c’est un peu pareil. Tout n’est pas rose, on y trouve parfois des réflexes sectaires, anti-politiques, anti-organisations, du coup les rapports ne sont pas toujours simples… Mais tout cela va dans le bon sens. (Résumé)

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20 mars 2019 ~ 0 Commentaire

guingamp (la déviation)

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

penn sardin (rennes 2)

rennes

Quand les Penn-Sardin chantaient la Bretagne

Les premières conserveries de poisson ouvrent sur les côtes bretonnes en 1860 ; les premières fermetures interviendront en 1960. Durant cent ans, ces usines vont être le lieu de travail de milliers de femmes qui vont y connaître des conditions pénibles mais aussi une certaine liberté et donc le début d’une émancipation.

C’est une tradition lointaine en Bretagne de conserver le poisson. Mais avec la découverte de l’appertisation au 18ème siècle puis l’essor de la fabrication des boites en fer blanc dans la deuxième moitié du 19ème siècle, le paysage prend de nouvelles couleurs. Dans les ports sardiniers implantés là où les sardines migrent d’avril à octobre, c’est-à-dire dans la baie de Douarnenez et celle d’Audierne, les conserveries se multiplient.

Plus de sous, plus de dentelles

A la fin du 19è siècle, Douarnenez compte 24 conserveries pour une population d’environ 8 000 habitant-e-s et Saint-Guénolé pour 3 à 4 000 habitant-e-s en compte 14. La sardine est un poisson fragile qu’il faut emboîter rapidement, une aubaine pour les industriels, mais aussi pour les familles pauvres que la terre ne suffit plus à nourrir. Malgré des conditions difficiles, l’usine est vécue comme un progrès pour celles qu’on appelle « les penn-sardin ».

De l’arrière-pays bigouden, les femmes et parfois les petites filles arrivent en nombre pour travailler à l’usine, tandis que les garçons s’embarquent sur les bateaux de pêche. « Ma grande-tante qui est née le 11 novembre 1918 – raconte Klervi Rivière – disait qu’à onze ans, elle était déjà à l’usine et comme ce n’était pas autorisé, elle devait se cacher lors des contrôles ! »

Elles disent qu’en principe, Klervi chante et Marie-Aline, sa mère, explique. En réalité, elles se répondent et se complètent, tout au long de la conférence chantée, parfois avec humour. Car si les conditions de travail des sardinières étaient terribles comme le rappellent les différentes grèves du début du 20ème siècle, les chansons qu’elles ont laissées n’ont rien de tragique.

On y parle plutôt des rivalités entre usines, entre quartiers, des amourettes et des coquetteries de ces femmes, souvent jeunes, qui découvrent tout à la fois la vie en ville, le travail en groupe et la joie d’avoir un salaire. « Elles avaient un peu de sous alors il fallait le montrer » plaisan-tent encore les conférencières qui ajoutent qu’elles « font évoluer les modes ». Notamment la célèbre coiffe bigoudène qui commence à monter jusqu’à bientôt atteindre les 33 centimètres de dentelle !

Chanter pour tenir et se soutenir

C’est au prix de bien des efforts que les sardinières gagnent leur salaire et leur indépendance. « Il faut emboîter le poisson dès sa sortie de l’eau – rappelle Marie-Aline Lagadic – donc les usines sont construites à proximité de l’accostage des bateaux et quand les pêches sont bonnes, c’est parfois jusqu’à 72 heures d’affilée qu’il faut travailler. »

Aussi pour qu’elles gardent du cœur à l’ouvrage et ne tombent pas d’épuisement, les patrons et les contre-maîtresses encouragent-ils les ouvrières à chanter. « Les gens de passage étaient stupéfiés – dit encore Marie-Aline Lagadic – d’entendre les chants de ces femmes quand ils passaient près des usines. » Chanter, ça empêche de s’endormir, ça crée aussi des solidarités. « Quand on sentait une voisine qui faiblissait, précise Klervi Rivière, on lui disait : allez, viens, on va chanter une chanson ! »

Et au début, ces femmes chantent ce qu’elles connaissent : le grand répertoire patrimonial de Bretagne. « J’avais appris ces chansons avec ma grand-mère, ma mère et mes tantes – se souvient Marie-Aline Lagadic – et quand j’ai voulu publier ce répertoire, tout le monde pensait qu’il s’était éteint. » Jusqu’à l’ouverture au public des collectes du musée des Arts et Traditions Populaires au début des années 2000 qui vient confirmer ses souvenirs. Non sans fierté, elle revendique aujourd’hui cet héritage : « Les ouvriers chez nous, c’étaient des ouvrières et notre répertoire a été sauvé par les usines ! »

Si travailler à l’usine permet aux femmes de la campagne de commencer à s’émanciper, les grèves des années 20 feront le reste. Dès 1905, les sardinières revendiquent d’être payées à l’heure et non plus au mille et obtiennent satisfaction ; elles seront désormais rétribuées 80 centimes de l’heure. Mais à l’aube des années 20, cette somme n’est plus suffisante et les ouvrières demandent une augmentation. Quand le kilo de beurre coûte 15 francs et que le kilo de café est facturé 17 francs, il ne semble pas excessif de rêver d’un salaire horaire de 1 franc 25.

La première grève de femmes en France

A Douarnenez, fin 1924, débute une grève spectaculaire, le « premier conflit de femmes ». Tellement étonnant qu’il sera médiatisé dans toute la France et que quelques grands syndica-listes se déplaceront pour soutenir les grévistes, parmi lesquels le Rennais Charles Tillon. Il reviendra quelques années plus tard (1926/1927) du côté de Lesconil et du Guilvinec pour apporter son soutien à d’autres femmes en grève.

C’est aussi à ce moment-là qu’il peindra sa célèbre toile, exposée aujourd’hui au Musée de Bretagne, et près de laquelle Klervi Rivière et Marie-Aline Lagadic tiennent conférence en 2019. Comme pour rappeler qu’avec l’intervention de ces syndicalistes venu-e-s de loin, c’est toute la vie des Bretonnes qui a été changée.

Elles entendent notamment que si elles doivent travailler aussi dur pour nourrir leur famille, c’est peut-être parce qu’elles ont trop de bouches à nourrir. Et dans cette Basse Bretagne où elles sont en prise chaque dimanche avec le curé, elles découvrent la méthode Ogino pour contrôler les naissances ! Ces femmes font un « bond dans la modernité » et Marie-Aline Lagadic y voit un lien direct avec leur fort engagement dans la résistance quelques années plus tard.

A l’issue des grandes grèves des années 20, les patrons du pays bigouden semblent céder et accordent aux ouvrières leur augmentation. Pourtant, lorsqu’il faut reprendre le travail, la déception est grande : toutes les usines ne rouvrent pas et les deux tiers des femmes se retrouvent sans travail, obligées de quitter le pays pour gagner leur vie ailleurs.

Marie-Aline Lagadic rappelle que seules deux régions de France ont gardé dans leurs traditions une chanson anarchiste, sans doute apportée par Charles Tillon ; « Saluez riches heureux ces pauvres en haillons, saluez se sont eux qui gagnent vos millions » chante-t-on dans les sardineries de Bretagne comme dans les mines de Carmaux. « On est toujours un peu émues – disent la mère et la fille – quand on chante cette chanson à la mémoire de toutes ces femmes qui se sont battues. » Un beau message de transmission entre générations de femmes.

Pour aller plus loin :

Conférence « Des sardines et des femmes, histoire des luttes des ouvrières de la mer » par Fanny Bugnon à Rennes 2 dans le cadre des mardis de l’égalité le 2 avril prochain. La confé-rence sera suivie de l’inauguration de l’amphithéâtre Joséphine Pencalet. Sardinière de Douar-nenez gréviste en 1924, elle se présenta aux élections municipales de 1925 sur la liste commu-niste et fut la première femme élue de France avant l’invalidation de son élection puisque les femmes n’ayant pas encore le droit de vote, elles n’avaient pas non plus le droit d’être élues !

Geneviève ROY 13 mars 2019

Lire aussi:

Quand les Penn-Sardin chantaient la Bretagne (Breizh Femmes)

Source

Commentaire: « Penn Sardin » n’est pas une moquerie, c’est le nom de la coiffe traditionnelle de la région « Douarnenez Audierne » par opposition aux voisines: le Cap, pays Bigouden, Porzay et Glazic de Quimper.

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

16 mars

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12 mars 2019 ~ 0 Commentaire

ugta (le soir d’alger)

Diidents-du-Maghreb

UGTA

L’autorité de Sidi Saïd à rude épreuve

Des Unions de wilaya (Unions départementales) de l’UGTA, des syndicats d’entreprises et de zones industrielles, en fait de partout où l’on recense des entreprises qui pèsent dans le tissu économique national, ont décidé de s’affranchir de la tutelle de Abdelmadjid Sidi Saïd, un des relais les plus en vue du camp des pro-5e mandat.
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Des déclarations tombent, depuis le week-end dernier, les unes derrière les autres et toutes ont en commun un point
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La dénonciation du soutien de l’UGTA à Bouteflika pour un 5e mandat. Des déclarations parfois d’un ton qui défrise tant l’inénarrable secrétaire général de l’UGTA essuie des tirs nourris de toutes parts tel qu’on n’en a jamais vu.
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Sous forme de propos forts, d’une violence à la mesure de l’importance prise par Sidi Saïd dans cette espèce d’organigramme à travers lequel il lui a été confié un des rôles de porte-voix majeurs pour louer les vertus d’un 5e mandat pour le Président sortant.
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Le rôle de harangueur de foules qu’il s’est accordé lui-même mais, apparemment, qui n’a sans doute jamais imaginé qu’un jour il pourrait se retrouver dans une position aussi délicate, de voir son autorité défiée de manière aussi frontale.
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En fait, l’union sacrée au sein de l’UGTA, si tant est qu’elle ait un jour existé, est en train de voler en éclats.
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Comme l’illustrent les décisions de rejoindre le mouvement populaire et le suivi du mot d’ordre de grève générale, entre autres, par les travailleurs de la filiale de Sonatrach, GTP (Grands travaux pétroliers) de Hassi Messaoud, pour s’impliquer dans le mouvement populaire dénonçant le 5e mandat.
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Entité économique de haute importance s’il en est qui emboîtait le pas à cette autre mastodonte de l’économie nationale qu’est Sider El-Hadjar dont le communiqué daté du 10 mars ne prête à aucune équivoque quant à son refus de cautionner l’option défendue par Sidi Saïd.
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«Nous déclarons notre rejet d’un 5e mandat et prenons fait et cause pour le mouvement pacifi-que du peuple algérien», ont écrit et paraphé 5 responsables de l’UGTA du syndicat d’entreprise Sider El-Hadjar.
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Des exemples parmi tant d’autres dont un des plus parlants est sans aucun doute celui émanant de Tizi-Ouzou, l’Union de wilaya que connaît particulièrement bien Abdelmadjid Sidi Saïd pour avoir été un de ses responsables avant de succéder au regretté Abdelhak Benhamouda à la centrale.
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Une vingtaine de syndicats d’entreprises et de secteurs d’activité parmi lesquels ceux de la zone industrielle Aïssat-Idir de Oued-Aïssi, dans la banlieue est de Tizi-Ouzou, auxquels se sont joints les membres de la Commission exécutive de wilaya du syndicat UGTA, ont rendu publique une déclaration au vitriol contre Abdelmadjid Sidi Saïd.
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Ils stipulent que «les travailleurs se reconnaissent naturellement et pleinement dans cette révolte que mène le peuple algérien contre le système (…) convaincus du rôle important que peut jouer notre organisation dans pareille situation, dénoncent haut et fort la fuite en avant du SG qui agit en solo et par concertations simulées (en s’alliant avec un patronat hostile aux principes du syndicalisme pour soutenir un 5e mandat de Bouteflika».
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Puis aux auteurs de cette déclaration de clamer leur décision de «retrait de confiance au SG de la centrale Sidi Saïd du conseil de wilaya de Tizi-Ouzou et demandent son départ immédiat et sans condition de la centrale UGTA».
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Une sortie tonitruante de la part des syndicalistes UGTA de Tizi-Ouzou, il faut le souligner, venue après que de partout sont parvenus des échos sur le soulèvement de travailleurs.
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Après que le syndicat d’entreprise de la Direction des œuvres universitaires de Tizi Ouzou-Centre, affilié à la Fédération nationale des travailleurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ait donné le ton.
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Il s’est prononcé, dès la semaine dernière, contre ce qu’il a appelé «l’engagement unilatéral» annoncé par le secrétaire général de la centrale syndicale pour le 5e mandat que brigue Bouteflika.
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Azedine Maktour 12.03.2019
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Lire aussi:
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07 mars 2019 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

rennes

PSA Rennes La Janais

La tension monte

L’usine PSA de Rennes tourne quasiment 24 heures sur 24, y compris le week-end. La direction exige une production de voitures toujours plus importante sans y mettre les moyens néces-saires. Les effectifs sont largement insuffisants et les installations sont fréquemment en panne.

Dans l’atelier du Montage, où il y a la plus forte concentration de travailleurs, plus de 60 % des postes sont tenus par des intérimaires, sans arrêt renouvelés au gré des fins de contrat ou des démissions.

Dans ce contexte d’effectifs insuffisants, certains chefs, poussés par une direction qui en demande toujours plus, se comportent comme de petits tyrans.

Vendredi 1er mars, mal en a pris à un responsable de groupe (RG) du Montage.

Il a cru pouvoir reprocher vertement aux ouvriers de la ligne d’habillage des portes tous les défauts et arrêts de ligne du secteur. Dix d’entre eux, soit la moitié de l’effectif, ont décidé d’arrêter le travail pour exiger des excuses.

Le RG, d’habitude si hâbleur et sûr de lui, a dû venir s’expliquer et s’excuser. Pour que la ligne puisse repartir au bout de 40 minutes, le responsable du personnel de l’atelier a même dû s’engager à renforcer l’effectif dès le lendemain.

Ce coup de colère, rarissime dans l’usine, a vite été connu et discuté partout. Il pourrait bien donner des idées à d’autres travailleurs, car partout il manque du personnel.

Correspondant LO 06 Mars 2019
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03 mars 2019 ~ 0 Commentaire

priscillia (reporterre le-huffington)

afrik

Priscillia Ludosky:

Avec les Gilets jaunes, « la fraternité s’est réveillée »

Reporterre Le mouvement des Gilets jaunes s’essouffle-t-il ?
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Priscillia Ludosky Je parlerais d’une évolution plutôt que d’un essoufflement. En fin d’année dernière, on était dans de la forme, pure et dure, à travers des manifestations et des blocages. Aujourd’hui, j’observe une vraie montée en puissance au niveau du fond : des groupes organi-sent des réunions d’information, des débats, des initiatives, tandis qu’émergent des collectifs et des associations.Le mouvement a permis d’éveiller des consciences et des vocations, de tisser des liens de solidarité entre des personnes qui ne se connaissaient pas, qui n’ont pas le même profil, pas le même niveau de revenus. La fraternité, qui était peut-être en sommeil, s’est réveillée. Même pour des personnes vraiment marginalisées, comme les sans-abris. Ils sont sur les ronds-points, ils sont hébergés et sont moins isolés.
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Quel est le dénominateur commun des Gilets jaunes ?
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Un ras-le-bol général face aux inégalités, à la baisse du pouvoir d’achat et aux dysfonctionne-ments évidents que l’on vît dans ce système. Même en ayant des revenus considérés comme « corrects », on n’arrive plus à s’en sortir. Un pouvoir d’achat faible, ça touche à l’estomac, ça touche aux finances, ça touche à la famille, ça touche au patrimoine : ça nous met dans une fragilité et une détresse.
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Une colère s’installe et c’est dangereux. Et on est tous d’accord pour dire qu’il y a de profondes inégalités en matière de fiscalité. Ce n’est plus à démontrer et c’est injuste, donc ça ne peut que rassembler. On voit très bien comment les très petites entreprises sont taxées, à comparer aux Gafam [Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft]. On se rend compte que même des personnes qui ne se sentent pas Gilets jaunes, notamment à cause des images médiatiques, dénoncent ces choses-là.
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Quand vous évoquez des « images médiatiques », vous pensez notamment aux attaques antisémites vécues par Alain Finkielkraut ?
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Pas seulement. Chaque semaine, quelque chose se passe ! On nous dit souvent « vous, Gilets jaunes ». Mais on devrait dire « vous, les citoyens ». Parce qu’en fait, c’est tout un panel, un bel échantillon de la population française qui dénonce des choses et sort dans la rue avec un gilet jaune. Et dans la masse, vous aurez toujours des personnes qui iront « tout péter » ou diront des choses incorrectes et extrêmes. Il faut regarder la réalité en face : ces personnes font partie de notre société. Au sein du mouvement ou plus généralement, il faut dénoncer ces agissements et les punir. Mais je trouve dommage qu’on les utilise pour décrédibiliser le mouvement dans son ensemble.
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Le mouvement des Gilets jaunes est-il apolitique ?
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Je ne suis pas d’accord avec ça. On est en plein dans de la politique, il faut l’assumer, au sens où l’on parle de ce qui touche le peuple, les citoyens. De ce mouvement émane un genre de recensement de tout ce qui ne va pas dans l’organisation de notre société. C’est une main tendue vers le gouvernement, pour s’en saisir et avancer. On leur propose juste de faire leur travail : défendre les intérêts des Français, faire en sorte que les citoyens vivent bien et dans un milieu sain. C’est leur mission. Ils n’avaient pas besoin de nous pour savoir tout cela mais ils n’ont rien fait, alors on leur rappelle.
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Comment vous situez-vous par rapport aux partis ? Vous avez été sollicitée par la France insoumise.
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J’ai toujours refusé de les rencontrer. Ça fait des années qu’on leur demande de porter certaines choses et aucun parti n’en a été capable. Je n’ai donc rien à leur dire de spécial. Je ne suis pas contre les gens qui font de la politique, mais contre leur tendance à la manipulation, à mettre toujours en avant leurs étiquettes. Aux élections européennes, je ne suis pas sûre d’aller voter. J’ai souvent voté blanc, parce que je ne crois pas en ce qui est proposé par les partis en général. Mais si demain un parti vient porter ce que l’on dit aujourd’hui, prendre vraiment la mesure de la situation et propose quelque chose qui tient la route, peut-être que j’y croirais.
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Vous sentez-vous « figure » ou représentante du mouvement ?
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Non. Je me considère simplement comme une citoyenne qui lance des alertes. Je dénonce des choses que je trouve anormales. Et j’ai l’impression que c’est le cas de tous les Gilets jaunes : des lanceurs d’alerte citoyens qui disent « Stop, on en a ras-le-bol »

Vous avez pris vos distances avec Éric Drouet…

Je ne reviendrais pas là-dessus. Mais, quand quelque chose me gonfle, je le dis. On peut être d’accord sur le fond, mais quand on se rend compte qu’on ne pourra pas avancer avec telle ou telle personne, c’est fatigant parce qu’on piétine. C’est presque du moonwalk. Les guerres d’égo, ça n’aide pas. Il n’y a pas besoin des Gilets jaunes pour voir ça : regardez simplement les collègues en entreprise, les familles ou les associations.

Aujourd’hui, vous dédiez le plus clair de votre temps au mouvement. Que faisiez-vous avant ?

Après un BTS en commerce international, j’ai travaillé pendant onze ans au sein d’une banque. Ce n’est pas un métier que j’ai choisi par passion et j’ai eu envie de passer à autre chose. Alors, en décembre 2017, j’ai lancé une boutique en ligne de produits cosmétiques bio. N’ayant pas d’enfant, je pouvais me permettre de me consacrer à une reconversion professionnelle.

En mai 2018, vous avez lancé une pétition « pour une baisse des prix du carburant à la pompe ». Qu’est-ce qui vous avait poussé à le faire ?

En 2017, l’année où j’ai enchaîné les formations pour ma reconversion professionnelle, j’avais grandement besoin de mon véhicule. Il y avait énormément de problèmes avec le RER D et j’avais des sessions un peu partout, y compris en province. Un moment donné, je me suis demandé pourquoi le prix des carburants augmentait autant. Et je voulais savoir si j’étais seule à me poser la question. Je précise que je ne suis pas pour ou contre la voiture, mais on ne peut pas taxer les véhicules sans développer des alternatives, sans aider les citoyens à se déplacer autrement.

1,2 million de personnes ont signé votre pétition. Emmanuel Macron vous a même répondu, sept mois plus tard.

Je trouve ça un peu choquant, c’est arrivé très tard. Le président n’est pas stupide, il est capable de répondre à des questions posées dans une pétition. Mais il n’en avait pas envie. Et quand il a répondu à la pétition, sans répondre à nos questions, c’était encore plus méprisant.

Comment est-on passé d’une pétition en ligne à un mouvement social d’envergure ?

Dès le départ, j’ai reçu énormément de messages de gens qui ont trouvé dans cette pétition un espace pour faire des tas de propositions. Ça faisait écho à ce qu’ils vivaient et ça voulait surtout dire qu’il y avait un certain climat, que les gens étaient prêts à bouger. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que l’on vive ensuite un tel mouvement, si rapide, si important, regroupant autant de sujets. Je m’imaginais plutôt organiser un rassemblement statique place de la République, à Paris, et porter l’idée d’une transition écologique plus juste.

Les Gilets jaunes sont-ils anti-écolos ?

Dès le départ du mouvement et mes premiers plateaux télé, on m’a dit : « Vous êtes anti-écologie ». Les députés auxquels j’ai été confrontée ont essayé me faire passer pour une personne qui ne veut pas vivre dans un environnement sain. C’est très hypocrite. Les taxes sur le carburant n’ont pas servi à financer la transition écologique. Moi, je leur ai répondu que la fiscalité verte n’était pas un problème… tant qu’elle finançait réellement la transition écologique. C’est ça, la nuance.

Les personnes que vous rencontrez, au sein du mouvement, ont-elles conscience de l’urgence environnementale et climatique ?

En partie, mais c’est vrai que l’écologie peut paraître abstraite aux gens qui ne peuvent pas remplir leurs frigos. Ils sont asphyxiés. C’est peut-être plus difficile pour les militants écolos de faire entendre leur message quand toute une partie de la population n’a pas conscience de l’urgence de la situation.

Mais c’est aussi la faute du gouvernement, qui cloisonne les questions sociales, économiques, climatiques, environnementales, comme si c’étaient des sujets à part. Tout est directement lié : si on faisait en sorte que les navires circulent moins en Méditerranée, qu’ils aient des fiouls plus propres, les Méditerranéens seraient moins malades et le budget santé serait moins affecté. C’est ce qu’on essaie de mettre en avant.

L’article 35 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1793 dit que : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispen-sable des devoirs ». Vous faites partie d’un collectif nommé « Article 35 », en référence à ce texte. Vous vous opposez, notamment, aux violences policières…

Nous réunissons des vidéos, des photos ou tout autre témoignage à propos des violences subies par les manifestants. Nous allons saisir la Cour pénale internationale (CPI). Ce qu’il se passe n’est pas normal. Je n’ai jamais vu, de mes yeux, quelqu’un se prendre un projectile de LBD, et j’espère ne jamais assister à ça.

J’imagine que ce ne sont pas des images qu’on oublie facilement. Christophe Castaner [le ministre de l’Intérieur] a quand même une liberté incroyable. Je ne sais pas comment il peut être encore en poste. J’en veux aux personnes qui donnent des ordres, et quand même un peu aux personnes qui les exécutent. Je suis choquée que les forces de l’ordre ne mettent pas, elles-mêmes, fin à ces choses.

Elles pourraient au moins décider de ne pas utiliser le LBD. On a quand même un peu de libre arbitre, à un moment donné ! On peut dire « merde », y compris au travail. Quand un policier tire, ce n’est pas le ministre qui en pâtit psychologiquement. C’est celui qui tire, et celui qui reçoit la balle.

Alors que se déroule ce samedi l’Acte XVI des Gilets jaunes, Reporterre s’est entretenu avec Priscillia Ludosky, l’une des figures du mouvement, au sujet de l’évolution de la mobilisation. Priscillia Ludosky est l’une des figures des Gilets jaunes. Sa pétition « pour une baisse des prix du carburant à la pompe », publiée en mai 2018, est l’une des sources du mouvement. Au mois de mars, elle appelle les citoyens à multiplier les blocages symboliques et a imaginé un sit-in géant, au cœur de Paris, à partir du vendredi 8 mars.

2 mars 2019 / Entretien avec Priscillia Ludosky

https://reporterre.net/

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23 février 2019 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (mouvement)

philippe poutou

La résistance c’est toujours un peu contagieux

ça aide à éveiller les consciences 

« Résister à l’air du temps »

L’association PAC 34 (Penser Agir Comprendre 34) accueillait à la salle Guillaume de Nogaret Béatrice Walylo, et Philippe Poutou pour une soirée débat dans la série : « Résister à l’air du temps ». Une programmation de longue date, pour recevoir à Montpellier les deux coordinateurs du livre : « Ford Blanquefort même pas mort ! » Un recueil de textes, de fictions et d’illustrations, une contribution riche sur cette lutte ouvrière.

Romain Larive, porte-parole du NPA dans l’Hérault lance la soirée sur une thématique élargie à l’actualité sociale : “Des Ford” aux Gilets Jaunes, des lieux de travail aux ronds-points, des places aux rues… Où vont les mobilisations?

« Ford a gagné »

Philippe Poutou : « Ford a gagné et à priori l’usine va fermer […] Et on devrait être tous virés d’ici septembre. » Le plan de reprise ne fonctionne pas. Et l’État devrait valider le plan de fermeture de l’usine, ou dans un langage plus “doux”, l’État devrait valider le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de Ford pour la fermeture de son site en Gironde, qui emploie 850 personnes.

Une longue bataille perdue, face à une entreprise qui fait près de sept milliards de profits, et qui a reçu quelque cinquante millions de subventions publiques. Ambiance triste dans la salle, devant l’annonce de cet « échec », mais un Philippe Poutou convaincu que cela doit servir d’expérience, et permettre aux autres de construire d’autres formes de lutte.

Faire prendre conscience, « qu’il faut agir tous ensemble en permanence […] bousculer les pouvoirs publics, pour qu’ils trouvent des solutions industrielles. Ils n’ont pas de stratégie […] Qu’ils arrêtent de donner de l’argent aux entreprises, d’accompagner les plans de licenciement, et de trouver de l’argent pour des formations bidon à Pôle Emploi […] Les pouvoirs publics doivent servir à autre chose que d’accompagner les politiques ultralibérales. »

Violence sociale

Le porte-parole national du NPA en lutte pour sauver son usine a usé début février de cette image pour faire comprendre la violence sociale, il est : « pour une loi d’urgence anti-casseurs d’emplois. » À sa façon, il dénonce l’autre violence qui considère la ressource humaine comme quantité négligeable, simple ressource renouvelable ou jetable. Un choix de fonctionnement qui supprime des milliers d’emplois et qui détruit des vies entières : une violence sociale. Pour Philippe Poutou, il est important de marquer les esprits, les vrais casseurs sont ceux qui se sont attaqués au Code du travail. Ceux qui ont renforcé la précarité.

#GiletsJaunes, « du mépris à la haine de classe. »

« Ce mouvement, qu’est-ce qu’il fait du bien… » tient à souligner Philippe Poutou en parlant des #GiletsJaunes. Et il rappelle avec humour qu’au départ beaucoup se paraient d’un gilet jaune de Vauquiez à Dupont-Aignant, qu’en revanche la gauche était restée un temps dubitative. Mais de la taxe sur le carburant, à la question de la répartition des richesses, le mouvement prend une dimension politique. Pour l’ex-candidat aux élections présidentielles : « Le mépris de classe, il est permanent. Mais là, on passe du mépris de classe à la haine de classe. » Il explique : « plus, il y a de colères et de conflits, plus le mépris se voit. Et plus le mouvement dérange, plus on passe du mépris à la haine de classe. »

La force du mouvement des #GiletsJaunes

Grâce aux Gilets Jaunes pour Philippe Poutou : « les problèmes sont là. Ils sont posés. C’est d’ailleurs une force énorme du mouvement social actuel, du mouvement des Gilets Jaunes, c’est d’avoir réussi au moins à poser les problèmes : gravité d’un système qui broie et qui écrase la majorité de la population, ce que nous les syndicalistes, on n’avait jamais réussi à faire aussi clairement. La force du mouvement a été aussi de poser les problèmes de démocratie […] et de montrer, comme un gouvernement, quand il n’a pas de réponse politique, il ne lui reste que la violence pour imposer son pouvoir, sa légitimité. Et ce mouvement-là, il a fait cette démonstration-là. »

Jean-Philippe Vallespir 22 février 2019

https://lemouvement.info/

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

 

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17 février 2019 ~ 0 Commentaire

gilets jaunes (le huffington post)

Les gilets jaunes ont à nouveau manifesté samedi 16 février, pour leur acte XIV. Selon le ministère de l’Intérieur, un total de 41.500 personnes se sont mobilisées en France, dont 5.000 à Paris. Ils défilent aussi dans la capitale ce dimanche pour les trois mois du mouvement.

Pour certains gilets jaunes, qui manifestent depuis le début, ces trois mois ont changé leur quotidien et parfois leur façon de voir la vie. Quelle que soit l’issue du mouvement, il y aura toujours pour eux un avant et un après. Interrogés par le HuffPost, certains d’entre eux racontent ce qui a évolué au fond d’eux-mêmes.

Le mouvement a parfois éveillé des consciences politiques, autorisé certains à s’exprimer et assumer un point de vue, a créé des leaders et marqué le retour d’une fraternité qu’ils estimaient un peu perdue. La mobilisation, qui s’installe dans la durée, aura des conséquences dans les esprits et restera un marqueur de la vie sociale et militante pour beaucoup d’entre eux.

https://www.huffingtonpost.fr/

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