Archive | Luttes ouvrières

04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (lutte ouvrière)

greve-poste-privatisation

Rennes Plateforme du courrier : ce n’est qu’un début ?

À la plateforme du courrier de Rennes, plusieurs postiers de nuit avaient déjà interpellé leur direction sur le problème de la gestion des repos et des congés.

Alors que le logiciel censé tenir les comptes dysfonctionne de plus en plus, les postiers craignent de perdre des jours de repos, et jusqu’ici la direction semble peu s’en soucier.

Le 22 février au soir, plus d’une trentaine de postiers avaient donc décidé de se donner rendez-vous sur le parking une demi-heure avant l’embauche pour manifester. Deux jours après, les deux équipes du matin ont manifesté à leur tour avant l’embauche, pour dénoncer de leur côté l’arrêt de recrutement de titulaires et le manque d’effectifs

Plusieurs postiers ont profité de ces rassemblements pour dire tout ce qui n’allait pas, et des encadrants ont été invités à prendre des notes pour la direction.

La liste des griefs s’allonge. En matin comme en nuit, les travailleurs ont dénoncé une direction qui se permet maintenant de téléphoner, pour de soi-disant raisons administratives, au domicile de qui est en grève.

Dernièrement, lors des épisodes neigeux, alors que les routes étaient glissantes, des postiers d’après-midi ont dû poser des heures pour pouvoir rentrer chez eux un peu plus tôt, la direction ne voulant pas dépenser un centime.

Enfin la décision de supprimer pour la première fois la prime d’intéressement, de 300 à 400 euros annuels, alors que La Poste affiche un bénéfice de plus de 2 milliards, reste en travers de la gorge de beaucoup.

Les postiers ayant participé à ces actions étaient eux-mêmes surpris par leur nombre. Ils savent aussi que cela ne suffira pas pour obtenir gain de cause, et qu’il faudra envisager une suite.

Correspondant LO 03 Mars 2021

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28 février 2021 ~ 0 Commentaire

vitoria 3 de marzo de 1976 (nueva-tribuna musique-basque)

Le 3 mars 1976 – el 3 de marzo 1976

Ce 3 mars 2017, le groupe de métal Soziedad Alkoholika sortait son dernier album sistema antisocial, date qui ne doit rien au hasard puisqu’elle est l’anniversaire des événements qui se déroulèrent à Vitoria Gasteiz le 3 mars 1976. Le troisième titre de cet opus qui s’intitule no olvidamos, el tres de marzo est un hommage aux victimes de cette journée.
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Les événements du 3 mars 1976 à Vitoria Gasteiz.

Franco est mort depuis quelques semaines. La royauté est restaurée. Juan Carlos règne sur l’Espagne. Nous sommes en pleine transition démocratique espagnole. La société civile aspire à plus de libertés. Droits de grève et de réunion sont toujours interdits. Cependant, depuis le mois de janvier, grèves et manifestations se succèdent, à Vitoria-Gasteiz pour protester contre le plafonnement des salaires et obtenir de meilleures conditions de travail.

En ce 3 mars 1976, le mot d’ordre de grève générale est particulièrement suivi. Dès le matin et jusqu’en début d’après-midi, les affrontements avec la police sont violents. Aux environs de 17h00, la police encercle l’église Saint François d’Assises où siége une assemblée d’ouvrier.

Malgré la protection accordée par le Concordat et l’intervention du prêtre, les forces de l’ordre procèdent à l’expulsion de l’église. Des grenades lacrymogènes sont lancées dans la nef provoquant un mouvement de panique et une ruée vers les sorties.

Las ! A l’extérieur matraques et tirs à balle réelle accueillent les manifestants. Dès ce moment, les affrontements se font plus violents et la police perd pratiquement le contrôle de la ville jusque vers 21h00 et ne le retrouve que grâce à l’arrivée de renforts.

Au bilan, plusieurs centaines de blessés et cinq morts :

  • Pedro María Martínez, 27 ans, employé de Forjas Alavesas, mort sur le coup ;
  • Francisco Aznar Clemente 17 ans, étudiant et ouvrier boulanger, mort sur le coup ;
  • Romualdo Barroso Chaparro 19 ans, gravement blessé, mort de ses blessures peu de temps après ;
  • José Castillo, 32 ans, ouvrier de Basa, une société de Grupo Arregui, mort des suites de ses blessures ;
  • Bienvenido Pereda,30 ans, ouvrier, mort des suites de ses blessures.
  • François Lescoutte 5 mars 2017

http://www.musique-basque.fr/

Le 3 mars prochain, 45 ans se seront écoulés depuis l’une des tragédies qui ont marqué notre passé le plus récent. Il a fallu plus de quatre décennies pour qu’un ancien ministre franquiste se présente pour la première fois devant les tribunaux.

Réalisé uniquement à partir de documents d’archives, VITORIA, MARS 1976 est le témoignage choquant d’événements qui n’auraient jamais dû se produire.

Un crime impuni

La ville de Vitoria a été le protagoniste de l’un des moments les plus critiques de la transition. Le 3 mars 1976, après avoir assisté à une assemblée dans l’église de San Francisco, trois travailleurs ont été abattus par la police. Deux autres sont morts dans les jours suivants des suites de leurs blessures. Le 5 mars, un impressionnant cortège funèbre a défilé dans les rues de la capitale basque dans une atmosphère débordante.

Les événements ont teinté la ville de deuil, des balles jonchent les rues, des centaines de blessés. Deux jeunes hommes de Basauri et de Tarragone sont morts lors de manifestations de solidarité. La justice militaire a reconnu l’existence d’un crime d’homicide. Jugement provisoire en raison de l’absence des auteurs, finalement prescrit.

Ces événements ont précipité la chute du gouvernement d’Arias Navarro. Les événements de Vitoria sont parmi les plus dramatiques de ces années capitales.

Réalisé par Luis E. Herrero et produit par Hanoi Films et Aved Producciones, VITORIA, MARS 1976 est disponible en ligne sur FILMIN après son passage au festival. Avec la musique de Dimos Vryzas, Alfonso Arias Paputxi, Angelo Mancini et Pelo Mono.

Synopsis : Au début de 1976, l’Espagne est plongée dans une spirale de conflits. La situation politique délicate après la mort de Franco est aggravée par l’impact de la crise, mettant le gouvernement dans les cordes. À Vitoria, les assemblées des travailleurs ont appelé à la grève le 3 mars. Une tragédie se profilait qui allait marquer la transition vers la démocratie.

Franquisme et transition

Pour la première fois depuis la fin de la dictature, un ancien ministre franquiste a dû comparaître devant un tribunal. La déclaration de Rodolfo Martín Villa devant le juge Servini a marqué une étape importante en abordant certaines des pages les plus sombres de notre histoire la plus immédiate.

Des événements tels que ceux de Vitoria ou l’affaire Scala sont restés impunis et les principaux hommes politiques de l’époque, Fraga et Martín Villa, ont toujours fui leurs responsabilités.
Mais si un ministre de l’intérieur n’est pas responsable des forces de police sous son mandat, alors qui l’est ?

27 de febrero de 2021

https://www.nuevatribuna.es

Lire aussi:

Événements de Vitoria

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25 février 2021 ~ 0 Commentaire

lidl ploumagoar (lutte ouvrière)

lidl j

Lidl Ploumagoar : harcèlement au travail

Mardi 16 février, vingt-cinq gendarmes sont intervenus au siège de la direction régionale de Lidl à Ploumagoar près de Guingamp, dans les Côtes-d’Armor, pour y mener une perquisition.

Cela faisait suite à une procédure d’information judiciaire ouverte par le parquet de Saint-Brieuc pour harcèlement dans le cadre du travail, entraînant la garde à vue pendant plusieurs heures du directeur régional et de huit membres de l’équipe d’encadrement.

Contacté, le procureur de la République « souhaite ne pas s’exprimer davantage tant que l’instruction est en cours ». Libérés dans l’après-midi après perquisition de leurs bureaux, ces cadres restent sous le coup de l’enquête.

Depuis des mois, les syndicats CGT et CGC alertaient l’inspection et la médecine du travail sur les pressions, les menaces et les brimades subies par de nombreux salariés et imposées par la direction locale.

Non seulement les salariés de la plate-forme logistique étaient soumis à des objectifs de rendement toujours plus élevés, mais les pressions s’exerçaient également sur le personnel administratif : cadres, agents de maîtrise et employés, aucune catégorie n’était épargnée.

Plus de vingt plaintes de salariés ont été déposées, témoignant du climat qui régnait sur cette base logistique depuis plusieurs mois.

Ce n’est pas la première fois que les méthodes de management de Lidl sont dénoncées.

Les cadences infernales, le harcèlement moral ou les menaces entre deux portes sont des conditions que Lidl impose dans ses magasins et entrepôts. D’après les syndicats, le taux de turn-over de l’effectif est monté entre 20 et 25 % en 2020.

D’ailleurs, deux salariés de l’entrepôt de Ploumagoar, licenciés injustement, ont fait récemment condamner la direction locale par le conseil de prud’hommes de Guingamp.

Le personnel a débrayé également à plusieurs occasions. Face aux intimidations et pour se faire respecter, les salariés de Ploumagoar vont devoir continuer à faire front.

Correspondant LO 24 Février 2021

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23 février 2021 ~ 0 Commentaire

tallec bannalec (fr3)

greve e

Mouvement de grève aux salaisons Tallec de Bannalec (Finistère)

Le 19 février les salariés des salaisons Tallec entamaient leur 5ème jour de grève.

Débuté le 25 janvier, le mouvement de grève des salariés de l’entreprise agro-alimentaire qui réclament une augmentation de salaire, se poursuit. Les négociations avec la direction devraient reprendre le 24 février.

Ce vendredi 19 février était le 5ème jour de grève pour les salariés des salaisons Tallec de Bannalec. Depuis le 25 janvier, ils réclament une augmentation de salaire d’au moins 3%, et se mettent en grève les jours de négociations avec la direction.

On travaille pour la misère. Nadine Le Corre, déléguée du personnel FO

Payés au Smic ou à peine plus, ces ouvriers n’ont pas les moyens d’engager une grève illimitée, mais ne sont pas prêts à lâcher leurs revendications : « On nous propose 1% d’augmentation au 1er mars, et 0.3% au 1er septembre.

C’est même pas 10€ de plus par mois. Il est grand temps qu’ils ouvrent les yeux et qu’ils comprennent qu’il faut qu’on ait un salaire décent. On travaille pour la misère en fait. » explique Nadine Le Corre, déléguée du personnel (FO).

« Ce qui nous a été proposé jusqu’à aujourd’hui c’est ridicule quoi ! On a cinq ou six collègues qui ont démissionné, parce que pourquoi travailler pour si peu... » renchérit Laurent Lamare, ouvrier chez Tallec.

Un conflit symptomatique d’un problème latent dans l’agroalimentaire breton

Rachetée en novembre 2017 par le groupe Agrial, entreprise coopérative normande qui compte 12 500 adhérents et 22 000 salariés dans 11 pays et 6 milliards d’€ de chiffre d’affaire, la charcuterie Tallec spécialisée dans le jambon à l’ancienne emploie 200 salariés sur ses deux sites de Bannalec (Finistère).

Parmi ces salariés, une proportion toujours plus grande d’intérimaires, comme dans l’ensemble du secteur agro-alimentaire qui peine à recruter.

« Ils ont du mal à recruter, comme beaucoup de boites de Bretagne. Ici aujourd’hui ils ont un gros turn-over, ils travaillent beaucoup avec des intérimaires. A un moment donné si on voit qu’il y a de moins en moins de CDI, de moins en moins de CDD et de plus en plus d’intérimaires, il faut vraiment qu’ils se remettent en question » explique David Le Doussal de l’Union Locale FO du Pays de Quimperlé.

Pour les salariés de Tallec, la prochaine journée de négociation, et de grève, est prévue mercredi prochain 24 février.

Céline Serrano  20/02/2021

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

psa la janais (lutte ouvrière)

peugeot 68

PSA Rennes-La Janais: folie patronale

Depuis le début de l’année, tous les constructeurs automobiles mondiaux sont confrontés à une pénurie de composants électroniques.

Les stocks de puces électroniques pour l’automobile sont au plus bas dans l’attente des fournitures de l’entreprise taïwanaise TSMC, qui fabrique 70 % de la production mondiale.

Après Volkswagen, Ford, Toyota, Fiat-Chrysler, c’est au tour de PSA d’avoir des difficultés à s’approvisionner en calculateurs électroniques, essentiels au fonctionnement des voitures modernes.

Depuis début février, la direction de l’usine de Rennes-La Janais, qui gère au jour le jour ses approvisionnements en pièces électroniques, impose aux travailleurs de consulter un numéro vert chaque jour pour savoir s’ils doivent venir travailler.

Les stocks de pièces sont tellement faibles que PSA affrète quasiment quotidiennement des avions pour amener quelques palettes de calculateurs assemblés chez des fournisseurs installés principalement en Europe de l’Est.

Parfois, des voitures sont produites sans ces fameuses pièces. Des centaines, invendables, sont stockées sur des parcs en attendant d’être retouchées.

Pour autant, les cadences de production ne sont pas ralenties. Les chaînes tournent à fond. Il n’y a guère que les samedis prévus en heures supplémentaires qui ont été annulés.

Même mardi 9 février, alors que la région rennaise était couverte de neige, la direction a fait travailler le soir jusqu’à la fin de la journée à 21 h 02. Pire, elle a même imposé ce jour-là une demi-heure supplémentaire à un atelier.

Avec des conditions météo inhabituelles, certains ouvriers habitant les campagnes ont mis plusieurs heures à rentrer chez eux, avec le risque d’avoir un accident. Ceux utilisant les bus de la ville de Rennes ont dû se débrouiller pour rentrer car ils avaient été stoppés par précaution !

Les travailleurs de l’usine ont été choqués et en colère contre la direction qui leur a fait prendre des risques pour produire des voitures dans ces conditions.

Devant ce mépris des patrons, beaucoup n’ont fait aucun effort pour venir le lendemain et, ce jour-là, l’usine a dû tourner au ralenti, faute de personnel !

Correspondant LO 17 Février 2021

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

conseil 22 (lutte ouvrière)

penibilite-

Conseil des Côtes-d’Armor : les salariés se rebiffent

Pour la deuxième fois en quinze jours, les salariés du conseil départemental des Côtes-d’Armor se sont mobilisés pour protester contre la suppression de 25 postes, dont 22 du secteur des routes, prévue au budget 2021.

La première fois, ils avaient envahi l’hémicycle, ce qui avait valu l’annulation de la séance, provoquant les foudres du nouveau président du conseil qui avait considéré cette intrusion comme une action violente. Et risquer sa vie pour aller au travail sur des routes rendues dangereuses par manque de personnel, n’est-ce pas subir la violence ?

La nouvelle séance budgétaire prévue le 15 février 2021 a vu de nouveau une centaine de manifestants s’inviter aux débats avec de nouveaux arguments.

En effet l’épisode neigeux et le verglas qui ont bloqué la vie durant près d’une semaine ont révélé combien le personnel chargé de l’entretien des routes était nécessaire, démontrant par là même l’absurdité de la la suppression de postes dans ce service. C’est au contraire du renfort qui serait nécessaire, et donc des embauches.

Le président, ne l’entendant pas de cette oreille, a décidé de poursuivre sa réunion budgétaire en ­visioconférence et de voter son budget en force. Il n’entendait plus être sous la pression des grévistes, pour faire passer ses mauvais coups sans opposition. Pas de chance, ceux-ci, fort du succès de leurs deux premières actions, sont décidés à poursuivre la lutte.

Correspondant LO 17 Février 2021

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16 février 2021 ~ 0 Commentaire

lidl (ouest-france bfm 20mn)

lidl j

Harcèlement au travail. Une perquisition à la direction régionale de Lidl près de Guingamp

Le parquet de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a ouvert une information judiciaire pour harcèlement au travail au sein de l’enseigne Lidl. Le directeur régional est interrogé dans les locaux de la gendarmerie.

Une perquisition a eu lieu ce mardi 15 février dans les bureaux de la direction régionale de Lidl à Ploumagoar, près de Guingamp.

Ce mardi 16 février en début de matinée, une vingtaine de gendarmes ont effectué une perquisition dans les bureaux de la direction régionale 15 de Lidl France, à Ploumagoar près de Guingamp, qui regroupe les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan.

Selon nos informations, les gendarmes ont quitté les lieux en fin de matinée et ont interpellé le directeur régional, ainsi qu’une dizaine de ses collaborateurs pour être interrogés dans les locaux de la gendarmerie.

Climat social « délétère »

Cette perquisition se déroule dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Saint-Brieuc pour harcèlement au travail. Plusieurs plaintes déposées ces derniers mois ont alerté les instances judiciaires. Un juge d’instruction a été saisi.

Le climat social au sein de l’entreprise est décrit comme « délétère » par plusieurs sources syndicales. L’une d’entre elles va plus loin : « Il est temps que ça se termine, on ne peut plus travailler avec cette direction. »

« On commence à nous entendre »

Salariés en dépression, en burn-out, qui menacent de se suicider, des responsables de magasin en arrêt de travail depuis plus d’un an, des licenciements qualifiés d’« abusifs », des entraves à la représentation syndicale, etc. Autant de situations dénoncées par les représentants syndicaux.

La perquisition réalisée ce mardi 15 février est vécue comme un soulagement par de nombreux salariés. « On commence à nous entendre. C’est un combat de longue haleine. »

mardi 16 février 2021

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi

Perquisitions dans un entrepôt Lidl visé par une enquête pour discrimination syndicale

Côtes-d’Armor : Des perquisitions menées à la direction régionale de Lidl à Guingamp

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16 février 2021 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

anticap

Fiasco des vaccins : la responsabilité accablante des capitalistes.

Il est urgent d’en finir avec cette société !

Il est clair que la dernière semaine a marqué une nouvelle étape dans la pandémie qui frappe maintenant depuis un an les populations. En France, le variant britannique représenterait désormais plus d’un quart des cas positifs en France. Ce variant se transmettrait non seulement plus facilement, mais serait également probablement plus mortel. Les cas de variants sud-africains et brésiliens se multiplient également. Le premier cas de réinfection grave par le variant sud-africain inquiète également la communauté scientifique.

AstraZeneca, Pfizer, Moderna: la jungle capitaliste des grands laboratoires pharmaceutiques

La semaine a également été marquée par la découverte des l’intensité des effets secondaires provoqués par le vaccin AstraZeneca, à tel point qu’il a été décidé de ne plus administrer ce vaccin aux soignants.

Des doutes sont également émis par la communauté scientifique quant à l’efficacité de ce vaccin contre les variants, notamment sud-africain. Mais, pas d’inquiétude pour les grands patrons de l’industrie pharmaceutique : les contrats signés par la Commission européenne montrent que les Etats membres s’engagent à indemniser et dégager de toute responsabilité les laboratoires en cas de recours de tiers !

Dans le même temps, les praticiens ont découvert aux Etats-Unis que les flacons fournis par Pfizer et BioNtech contiennent de quoi faire six doses plutôt que les cinq officiellement livrées : de quoi procéder à 20% de vaccinations supplémentaires.

Une découverte importante dans la situation d’urgence où nous sommes, d’autant plus que les retards dans les livraisons se sont multipliés. Qu’à cela ne tienne ! Pfizer a décidé de faire payer cette sixième dose, alors même que l’extraction de cette sixième demande du matériel supplémentaire et plus de technicité.

Les ratés dans la campagne de vaccination ne sont qu’une nouvelle illustration du chaos provoqué par le capitalisme et la propriété privée des moyens de production.

Chaque laboratoire privé, chaque Etat national, s’est lancé depuis 2020 dans une course au vaccin. Des brevets sont déposés, pour garantir aux grands patrons la propriété de leurs vaccins, empêchant la mise en commun des connaissances scientifiques et des capacités de production. Pour accélérer les campagnes de vaccination, pour en finir avec le virus, il est urgent d’exproprier les grands groupes pharmaceutiques et de les socialiser sous contrôle des travailleurs.

Face à l’horreur capitaliste : notre classe doit riposter !

Les licenciements en cours à Sanofi sont sans doute l’illustration la plus criante de l’horreur de ce système. Alors que Sanofi a bénéficié de millions d’aides publiques depuis des années, qu’il va verser 4 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, et alors même qu’il vient d’annoncer qu’il ne sera pas en mesure de mettre au point de vaccin anti-covid avant 2022, le groupe annonce le licenciement de 1000 salariés, dont 400 dans le secteur Recherche & Développement !

Les travailleurs et travailleuses du groupe ont immédiatement réagi, en se mettant en grève reconductible. Car notre classe ne reste pas atone face à l’avalanche capitaliste.

Pendant 4 semaines, les raffineurs de Grandpuits ont fait grève contre la fermeture de leur site et les licenciements. A Monbonnot, dans l’Isère, les salariés sont entrés en grève illimitée vendredi 5 février contre le plan social qui prévoit 150 licenciements.

Les luttes se multiplient dans les différents secteurs. Pour faire reculer les capitalistes et le gouvernement à leur service, il est plus que jamais nécessaire de chercher à faire converger et unifier ces différentes luttes.

Le 23 janvier dernier, une première manifestation nationale contre les licenciements a eu lieu, rassemblant des salariés des entreprises en proie aux plans de licenciement.

Le 4 février, une première journée de grève interprofessionnelle a eu lieu, qui a permis de faire se retrouver équipes militantes de différentes boîtes et de différents secteurs. C’est à cette nécessaire convergence qu’il faut s’atteler.

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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09 février 2021 ~ 0 Commentaire

11 février (nueva tribuna)

ccoo

Mobilisation syndicale dans tout le pays le 11 février

CCOO et UGT appellent à plus de 50 rassemblements pour exiger du gouvernement l’augmentation du SMIC et l’abrogation des réformes du travail et des retraites.

UGT et CCOO appellent les militants à se mobiliser en plus de 50 concentrations qui auront lieu ce jeudi 11 février devant les Délégations du Gouvernement de toutes les provinces du pays, sous le slogan « Maintenant oui c’est le moment », « avec l’objectif que le Gouvernement rouvre toutes les négociations arrêtées et  résolvent les problèmes du peuple ».

Dans ces mobilisations sera revendiqué auprès de l’Exécutif la nécessité de réactiver le dialogue social arrêté à l’occasion du coronavirus, « indispensable pour sortir de la crise économique dans laquelle nous nous trouvons ».

Relever le SMIC et abroger la réforme du travail et des retraites

Les deux syndicats ont encouragé la mobilisation au cours de la semaine dernière dans les réseaux sociaux par le biais de vidéos, d’infographies et de messages sous le slogan « AhoraSíToca ».

Ils revendiquent la nécessité de relever le SMIC en 2021 afin de relancer l’économie et la consommation. « Il n’y a aucune raison de ne pas l’évoquer, d’autant plus que l’Europe a également eu un fort impact sur cette crise et que les différents pays l’augmentent », disent-ils.

CCOO et UGT demandent également l’abrogation immédiate des réformes du travail, « en remplaçant les aspects fondamentaux et donc négatifs de celles-ci par de nouveaux éléments pour surmonter les graves problèmes qui existent sur notre marché du travail dans le but de créer des emplois décents selon le droit ».

En outre, les deux organisations demandent l’abrogation de la réforme des retraites de 2013 et la nécessité de revenir à l’Accord social de 2011. Pour UGT et CCOO, « il est essentiel que les pensions soient réévaluées chaque année par la loi en fonction de l’inflation et que la viabilité et la durabilité de notre système public soient assurées ».

Il est temps.

Il est maintenant le temps de promouvoir les mesures nécessaires pour que personne ne soit laissé pour compte. Les syndicats ont travaillé pendant la pandémie pour soutenir les entreprises et les travailleurs dans ce pays.

Les gens ont rempli leur responsabilité de soutenir les secteurs productifs de notre économie. Maintenant, le gouvernement doit faire un pas en avant et commencer à mettre en œuvre les mesures promises à tous les niveaux de la société. Parce que maintenant, c’est le moment ».

9 de febrero de 2021

https://www.nuevatribuna.es/

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05 février 2021 ~ 0 Commentaire

solidarité grandpuits

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