Archive | Luttes ouvrières

26 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

lorient (cgt)

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26 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

classe ouvrière (dossier npa)

ouvrier

Où en est la classe ouvrière ?

Il est de bon ton pour les politologues habitués des principaux médias d’enregistrer une prétendue disparition de la classe ouvrière, noyée dans les classes moyennes, intermédiaires tandis que, pourtant, elle connaît un développement inédit à l’échelle internationale.

En Chine, en Inde et dans nombre de pays du « sud », la classe ouvrière se renforce numériquement et, malgré les difficultés et la répression, les travailleurEs chinois, usine par usine, ont pu imposer des augmentations de salaire et quelques améliorations (limitées) des conditions de travail.

Invisibilisation ou disparition ?

Dans les pays capitalistes « avancés », dès le milieu des années 1960, la disparition de la classe ouvrière, du prolétariat, ou à tout le moins son rétrécissement, sont envisagés par des sociologues grisés par le développement de l’automatisation supposée mettre fin au taylorisme, au profit de couches techniciennes libérées de la division du travail.

Des idées reprises dans les concepts d’enrichissement des tâches et que l’on retrouve aujourd’hui à l’ère de la numérisation, de l’informatisation des activités économiques. De la même façon, le succès des Adieux au prolétariat (Gorz 1980) ou de la Fin du travail (Rifkin 1995) vont participer de ces tentatives d’invisibilisation de ce qui reste le plus important groupe social.

Mais plus redoutable sera l’offensive entamée au milieu des années 1970 de déstabilisation, de fracturation de la classe ouvrière, visant à la rendre incapable de riposter aux attaques dont elle est la cible sur fond de développement du chômage de masse.

La mutation accélérée de l’appareil de production (externalisations, délocalisations, réduction de la taille des établissements) et des processus de production, avec notamment le développement de l’informatisation, vont conduire à une déstructuration du « cœur » de la classe ouvrière.

Enfin la disparition des pays du prétendu « socialisme réellement existant » va valider le « no alternative ». C’est l’heure où un Sarkozy peut fanfaronner : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ». L’invisibilisation s’aggrave, les représentations syndica-les, politiques, culturelles s’affaiblissent voire disparaissent : 4,6 % des députéEs sont employés, aucun n’est ouvrier…

Un rôle essentiel dans les confrontations

Avec la succession des crises économiques et depuis bientôt une année de gestion capitaliste de la pandémie Covid-19, les difficultés se multiplient : isolement des salariéEs en particulier lié au développement du télétravail, aggravation des conditions de travail, crainte augmentée du chômage, sans parler des dégâts psychologiques engendrés par la situation, politique répressive d’un pouvoir totalement décrédibilisé.

Un climat qui favorise les tentatives de récupération et de dévoiement de la colère des travailleurEs comme en témoignent aussi bien Trump aux USA que le RN en France. Dans ces conditions, il n’est pas sûr que les salariéEs de Bridgestone reprennent le flambeau des « Lip » dont la lutte reste exemplaire près de 50 ans plus tard…

Le constat est néanmoins sans appel : c’est une large majorité de la population active qui relève du prolétariat.

Et qui donc joue, est appelée à jouer, un rôle essentiel dans les confrontations partielles ou plus générales contre le patronat, la bourgeoisie et l’appareil d’État à leur service.

Et la lumière ne viendra ni de Mélenchon ni plus généralement de l’arène électorale mais du redéploiement, de l’amplification de mobilisations dans lesquelles la classe ouvrière devra prendre toute sa place. Autant de raisons qui justifient le modeste inventaire présenté dans ce dossier. Pour analyser, comprendre, préparer, organiser les ripostes.

Note :

On pourra utilement compléter de ce dossier en (re)visionnant le documentaire : Le temps des ouvriers ARTE

Mercredi 25 novembre 2020 Robert Pelletier

https://lanticapitaliste.org/

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26 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

st nazaire nantes (lutte ouvrière)

FrontPopulaire

Airbus Saint-Nazaire et Nantes : grève et débrayages contre les accords Covid

Lundi 23 novembre, sur les sites Airbus de Saint-Nazaire et Nantes, les travailleurs ont manifesté leur opposition aux accords Covid mis en place par la direction et signés par les syndicats majoritaires de l’Entente, FO, CGC, CFTC.

À Saint-Nazaire, un millier de travailleurs en production représentant les deux équipes se rassemblaient devant les bureaux de la direction, continuant le mouvement le lendemain à 300 pour l’équipe du matin. Des débrayages quotidiens devaient continuer jusqu’au vendredi pour maintenir la pression. Oralement, la direction s’engageait à revenir sur les horaires du vendredi et sur l’accès à la cantine pour l’équipe d’après-midi, ce qui était ressenti comme une première victoire.

Sur le site de Nantes, un débrayage avait lieu le lundi après-midi avec possibilité de rester en grève jusqu’au soir, réunissant une cinquantaine d’ouvriers des ateliers du 320. C’est un secteur où la production ne s’est pratiquement jamais arrêtée car les commandes, nombreuses pour cet avion, sont maintenues par les compagnies.

Ces mouvements, partis en dehors des syndicats, ont eu le soutien de la CGT. Dans ces accords Covid, dont les grévistes demandent la suppression, il y a surtout l’obligation de récupérer les heures et les jours non travaillés pendant le premier confinement et qui ont été payés par Airbus avant la mise en place du chômage partiel.

Pour certains travailleurs, cela peut représenter jusqu’à 12 jours à récupérer en heures supplémentaires ou à sacrifier sur les congés. Cette récupération est effective dès maintenant et jusqu’à fin juin 2021. Alors que les stocks s’accumulent et que personne ne sait de quoi l’avenir sera fait, demander de faire des heures supplémentaires ou de sacrifier des congés est ressenti comme une aberration.

Ce qui alimente aussi la colère, ce sont les nouveaux horaires dans le cadre d’un accord APLD (Activité Partielle Longue Durée), qui doit entrer en application dès janvier. Le vendredi par exemple deviendrait un jour de travail comme les autres et il faudrait finir, pour les équipes du soir, à 22 h33 au lieu de 21 heures actuellement avec les horaires Covid.

À toutes ces attaques s’ajoute un mécontentement plus général contre les pressions de la hiérarchie, les cadences dans certains secteurs qui reprennent, l’impossibilité pour les travailleurs en équipe d’avoir accès à un vrai repas et surtout la certitude qu’Airbus profite largement du Covid pour remettre en cause certains avantages acquis.

Les dirigeants de ce grand groupe mondial, riche à milliards, veulent produire plus avec moins de salariés, pour qu’une fois la crise terminée, les profits soient de retour à des niveaux encore supérieurs. Ils se sont déjà débarrassés de milliers d’intérimaires, de sous-traitants, et veulent maintenant mettre au pas ceux qui restent encore au travail.

Il n’est pas dit qu’ils y arrivent si facilement et la réaction salutaire des travailleurs de Saint-Nazaire et de Nantes est là pour montrer qu’ils ne peuvent peut-être pas tout se permettre ! Cela peut être un exemple encourageant pour tous les salariés qui ne se résignent pas à subir cette crise et ses effets catastrophiques, dont ils ne sont en rien responsables.

Correspondant LO 25 Novembre 2020

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21 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

man st nazaire (ouest france)

cgt 2

Saint-Nazaire. Ça tousse chez le motoriste diesel Man Energy Solutions

Près de 150 salariés ont débrayé vendredi en début d’après-midi pour dénoncer le plan social annoncé le 21 juillet.

Près de 150 salariés de Man ont débrayé ce vendredi 20 novembre. Le personnel s’oppose au plan social programmant la suppression de 76 postes sur les sites de Saint-Nazaire et Puteaux du groupe allemand, propriété de Wolkswagen.

Même s’il n’a pas encore pris officiellement (1er décembre) ses fonctions de président de MAN Energy Solutions France, Arnauld Filancia doit déjà affronter la colère du personnel qu’il côtoie depuis novembre 2017, date de son arrivée à Saint-Nazaire chez le constructeur de moteurs diesel dans les secteurs civil et militaire.

Le plan social dont ont été informés le 21 juillet les trois organisations syndicales (CGT, CFE-CGC et CFDT) ne passe pas.

D’autant moins que le site de Penhoët (550 salariés) est prospère : il a dégagé 41 millions de résultat opérationnel (avant impôts) en 2019 et, déjà, 20 M€ au 3e trimestre 2020, indique Stéphane Baranger, délégué CGT, le syndicat majoritaire. Il est inconcevable qu’une société qui réalise autant de bénéfices puisse supprimer des emplois, surtout après avoir touché de l’argent public.

Si le site nazairien gagne autant d’argent c’est parce qu’il gère la marque Pielstick, des moteurs équipant plusieurs marines nationales et centrales nucléaires (groupes électrogènes d’ultime secours). Ces deux marchés stratégiques pour les États étant moins impactés par la crise que traverse le diesel, l’entreprise française reste très profitable. Pas le groupe MAN Energy Solutions qui a enregistré l’an dernier 150 M€ de pertes.

30 moteurs attendent sur le quai

Trente moteurs Man diesel sont stationnés sur le port, l’équivalent d’une année de production, désormais stoppée. Seules les pièces de rechange pour les clients sortent de l’atelier d’usinage qui tourne à 100 %, souligne le représentant syndical.

Les 160 salariés affectés à l’assemblage des moteurs se retrouvent, eux, sur le carreau. L’une des revendications de l’intersyndicale réunie avec la direction ce vendredi après-midi porte sur une compensation de la baisse des revenus due au chômage partiel instauré. En attendant, une dizaine de salariés de Man sont « prêtés » aux Chantiers de l’Atlantique et Arquus, constructeur de véhicules militaires.

L’autre gros souci du personnel de Man concerne l’absence de commandes de moteurs diesel neufs aujourd’hui. Celles qui seront prises vont être prélevées sur le stock. La fabrication ne va donc pas reprendre toute de suite, redoute la CGT.

Et, au cas où le carnet de commandes se remplirait à nouveau, les 76 postes appelés à être supprimés seront un handicap pour développer l’activité vers des solutions nouvelles autour des centrales hybrides et les moteurs à injection hydrogène.

La conséquence du « Dieselgate »

Fort endetté après le « Dieselgate », Wolkswagen souhaite vendre au meilleur prix quelques-unes de ses filiales, dont Man Energy Solutions (15 000 emplois). Et la mariée doit être la plus belle possible : le projet de restructuration prévoit ainsi 2 600 suppressions d’emplois, dont 1 650 en Allemagne et donc, 76 en France.

Le sentiment qui domine à Penhoët est l’injustice. Malgré les bénéfices engrangés ces dernières années et les sacrifices consentis avec de précédentes suppressions d’emplois, on se demande vraiment ce qu’il faut faire pour conserver son travail….

La CGT a obtenu l’amélioration des revenus impactés par le chômage dès le 1er décembre». Une nouvelle rencontre est prévue mardi 24 novembre.

Franck LABARRE 20/11/2020

https://www.ouest-france.fr/

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15 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

nokia (ecap)

nok

NOKIA LANNION : TOUT EST A NOUS, RIEN N’EST A EUX !

Notre collectif Lannion-ECAP soutient, depuis le début, les salariéEs de Nokia
dans leur lutte contre les licenciements, tant à Lannion qu’à Nozay.

Les annonces, sans engagement formel, de la direction de Nokia de réduire le nombre de licenciéEs de 250 est un scandale alors qu’une nouvelle fois l’Etat va accorder des subventions dans le cadre du plan de relance.Sans aucune
contrepartie.

Le projet de centre de cybersécurité n’est qu’une promesse de Nokia. Il est simplement la reprise du projet annoncé lors de la vente d’Alcatel et jamais concrétisé. Bizarrement les éluEs et collectivités locales deviennent silencieuses espérant limiter la casse … Quelle illusion !…

Hélas la fin du processus de négociation interne, les 25 et 26 novembre, dansle cadre du PSE va nous rappeler à la réalité.

Lannion-ECAP milite depuis juin pour la « socialisation » de Nokia : une nationalisation puis une gestion collective par toutes les parties prenantes (État, salariés, élus locaux, clients, fournisseurs) intégrée au service public de l’électronique et de la téléphonie autour d’Orange-Lannion, et

l’ INTERDICTION DES LICENCIEMENTS.

Socialisation/Nationalisation évidemment sans indemnité, l’argent public reçu par Nokia depuis quatre ans valant largement le prix à payer.

Conscient des difficultés de mobiliser dans le cadre du confinement actuel, nous soutenons l’initiative lancée par l’intersyndicale de Nokia à travers une pétition en ligne, mais nous devons aussi manifester publiquement dans la rue, notre opposition à la liquidation de Nokia Lannion.

Lien vers la pétition de l’intersyndicale de Nokia :

https://www.change.org/

Lannion-ECAP  l’ANC-Lannion, CCCP-Trégor, Ensemble-Trégor et le NPA

LANNION ECAP  (écologiste, communiste, anticapitaliste et populaire) est un collectif composé de:
Association Nationale des Communistes (ANC-Lannion)
Cercle des Citoyens Communistes et Patriotes (CCCP-Trégor)
Ensemble-Trégor
Nouveau Parti Anticapitaliste – Comité Nathalie Le Mel

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15 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

bridgestone (npa)

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Bridgestone Béthune : patrons licencieurs, gouvernement complice

Les deux mois de palabres qui ont suivi l’annonce par Bridgestone de la fermeture de son usine de pneumatiques de Béthune n’ont servi à rien.

Le gouvernement vient d’annoncer qu’il se couchait devant les ordres de cette entreprise multinationale et qu’il laissait fermer l’usine avec la suppression de 863 emplois. Bravo le sinistre dialogue social qui laisse toute latitude au gouvernement et au patronat pour licencier ! 

Contrairement aux piteuses déclarations gouvernementales, il serait encore temps d’arrêter ce massacre prévisible, car il existe des solutions qui permettraient de sauver les emplois à la condition d’oser s’en prendre à la toute-puissance des groupes capitalistes

L’expropriation de tous les biens et machines appartenant à Bridgestone est encore possible afin de garantir emplois et activités industrielles, et de permettre les reconversions nécessaires sous le contrôle des salariéEs.

La suppression acceptée par le gouvernement de ces 863 emplois s’ajoute aux centaines de milliers d’emplois supprimés depuis le début de la pandémie. C’est bien une riposte d’ensemble qu’il est indispensable de construire pour espérer gagner !

Pour que l’usine de Bridgstone vive et que les emplois soient sauvés, expropriation et reconversion de l’usine !

COMMUNIQUÉ 12 novembre 2020

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14 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (psl)

douarnenez

Il était une fois dans l’histoire de la lutte de classes

La grève des sardinières de Douarnenez

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Bretagne est une région peu industrialisée, pauvre et catholique. L’agriculture reste traditionnelle et nourrit avant tout les familles paysannes qui comptent beaucoup d’enfants. Au domicile, la langue usuelle est le breton. Les enfants n’apprennent le français qu’en entrant à l’école primaire.

A Douarnenez, un port du Finistère, on pêche essentiellement la sardine : 21 usines de conserves produisent annuellement 40 millions de boîtes de sardines.

Les matelots partent pêcher le soir à bord de chaloupes et rentrent le matin. Les femmes sont sardinières : elles nettoient et préparent les sardines avant leur mise en conserve. Elles attendent longtemps le retour des chaloupes en espérant pouvoir traiter les tonnes de sardines achetées par les usiniers.

Leur travail est précaire car il dépend des résultats de la pêche. Si celle-ci est abondante, elle est vendue à bas prix aux usiniers. Les sardinières font alors de longues heures supplémen-taires pour tout mettre en boîte : jusque 70 heures de travail d’affilée et sans primes !

Mais si la pêche est maigre, les patrons pêcheurs vendent leur pêche aux grossistes qui l’écoulent dans le commerce. Dans ce cas, les sardinières sont sans travail. Leurs heures d’attente ne sont pas payées. Les matelots touchent une part de la vente de la pêche. On voit donc qu’une grève des sardinières risque vite de dresser les matelots contre la grève.

Deux militants communistes hors du commun

Deux militants communistes exceptionnels vont jouer un rôle important dans la grève qui s’annonce : Charles Tillon(1), responsable local de la CGTU, et Daniel Le Flanchec, un communiste libertaire qui vient d’être élu maire de la ville en octobre 1924.

Le mouvement de grève commence à l’usine Carnaud où les soudeurs et les manœuvres arrêtent le travail. Le maire court à l’usine soutenir les grévistes. Mais les ouvriers de Carnaud estiment qu’ils ne pourront pas gagner seuls et ils décident d’aller discuter avec les sardinières de toutes les usines pour les inciter à la grève.

La grève s’étend comme une traînée de poudre : des milliers de sardinières se mettent en grève pendant plusieurs semaines. Le comité de grève reçoit le soutien de la municipalité. La grève est terrible car elle est unanime. Elle devient un enjeu national et de nombreux responsables (ministres, députés communistes, viennent sur place).

L’attentat

Les patrons conserveurs engagent alors des tueurs pour abattre ceux qu’ils considèrent comme « meneurs ». Le jour de l’An, Le Flanchec est abattu en public. Transporté d’urgence à l’hôpital, le maire en réchappe. Mais la colère des grévistes est à son comble. Les renforts de police envoyés sur place ont fort à faire pour protéger les demeures des patrons.

Victoire !

L’affaire prend tellement de l’ampleur que les patrons usiniers sont contraints de céder. Le salaire des sardinières passe de 8 francs par jour (pour 10 heures) à 12 francs (pour 8 heures) soit une augmentation de 30 %. Dorénavant les heures d’attente seront payées et les heures supplémentaires seront majorées de 50 %.

De ceci, retenons l’essentiel. Cette lutte menée par des femmes, des ouvrières dans un petit port du bout de la Bretagne, c’est aussi, au-delà de la hausse de salaire, la conquête d’une dignité.

Et s’il vous arrive de temps à autre d’ouvrir une boîte de sardines, ayez une pensée pour les sardinières de Douarnenez !

1) En 1921, alors qu’il était mécanicien sur un navire de guerre français en mer Noire, Charles Tillon avait animé une révolte de l’équipage pour s’opposer aux manœuvres de la flotte française qui soutenait les Blancs lors de la guerre civile en Russie. Condamné à 5 ans de bagne militaire, puis libéré à la suite d’une campagne de solidarité, il était devenu un animateur de la CGTU (La branche communiste du syndicat de 1921 à1936).

samedi 14/11/20 Guy Van Sinoy,

https://fr.socialisme.be

Commentaire:

Le PSL est un parti anticapitaliste belge

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14 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

licenciements (npa)

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Réunion de représentantEs de structures syndicales contre les licenciements et les suppressions de postes 

Vers des initiatives militantes

Au début du mois d’octobre, les salariéEs du voyagiste TUI (groupe Nouvelles Frontières, Marmara, Look voyages), confrontéEs à un plan de licenciements massif qui touchera 600 d’entre eux-elles (sur 900 !) ont lancé un appel à un « regrouper les forces et frapper ensemble » contre les licenciements et les suppressions d’emplois.

Une première réunion a pu se tenir le 8 novembre, en visio du fait du reconfinement.

Elle a rassemblé une cinquantaine de personnes aux côtés des TUI, essentiellement des représentantEs syndicaux (CGT ou Solidaires) de différentes entreprises ou secteurs concernéEs par les plans de licenciements qui s’accumulent ces derniers mois (TUI, Cargill, Airbus, Ford, hôtellerie…) ou les suppressions d’emplois du secteur public (La Poste, SNCF, inspection du travail, Pôle emploi…).

Notre camarade Philippe Poutou était présent et son soutien a chaleureusement été salué.

Du fait d’un format raccourci, la discussion a surtout permis de faire un tour d’horizon de la réalité des différents secteurs et de commencer à réfléchir aux initiatives et mots d’ordre qui pourraient émerger de ce regroupement qui a vocation à l’élargir.

Comme le souligne l’appel des TUI, il s’agit de partir des boîtes et secteurs concernés, de « s’unir pour ne plus subir » pour sortir de l’isolement et obliger l’État et le patronat à rendre des comptes et à payer a crise du capitalisme, dans l’unité.

Une initiative salutaire dans un contexte où les difficultés à mobiliser sont bien réelles, mais où l’atonie est entretenue par les directions confédérales qui ne proposent aucune initiative centrale contre les licenciements et contre les effets de la crise que les travailleur-euses prennent de plein fouet : l’idée est de ne pas attendre pour faire quelque chose vu l’urgence pour des milliers de salarié-es.

Il a donc été décidé de travailler sur une expression publique commune, qui sera discutée lors d’une prochaine réunion le 29 novembre, et de commencer à chercher à préparer une manifestation centrale contre les licenciements si possible en janvier, éventuellement précédées d’initiatives locales.

Quant aux revendications, c’est bien l’interdiction des licenciements et le remboursement des aides publiques qui ont été au cœur des interventions, tant est grand le dégoût face au patronat qui utilise la crise pour restructurer et maintenir ses profits avec la béquille financière de l’État via les crédits d’impôt ou le chômage partiel.

Les premiers pas pour regrouper sont donc encourageants, l’enjeu étant maintenant qu’elle se fasse connaître, qu’elle ne se limite pas aux équipes les plus combatives mais qu’elle fasse bouger les lignes à une échelle de masse et parvienne à susciter une dynamique permettant de donner envie d’entrer en lutte aux travailleur-euses avec ou sans emploi.

Jeudi 12 novembre 2020 Correspondant(e)s

https://lanticapitaliste.org/

 

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10 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

usa (socialist worker)

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Pourquoi les États-Unis n’ont pas de parti ouvrier de masse

Contrairement à de nombreux autres pays, un parti social-démocrate n’existe pas aux États-Unis. Ce n’est pas par manque de lutte.

En Grande-Bretagne, le Parti Travailliste (Labour) est un parti réformiste lié à la classe ouvrière par son lien syndical. Mais pourquoi n’existe-t-il pas de projet comparable aux États-Unis ?

Il y a eu des vagues d’actions très militantes de la classe ouvrière. Et il y a eu des tentatives répétées d’organisation socialiste.

Dans ses écrits des années 1880, le socialiste Frederick Engels a avancé deux raisons principales pour expliquer l’absence d’un tel parti.

Selon lui, les immenses superficies de terre disponibles pour les nouveaux colons après le déplacement brutal des premiers habitants ont freiné la croissance d’une classe ouvrière sédentaire.

L’industrie a connu un grand essor après la fin de la guerre civile en 1865. Mais Engels a soutenu que la classe ouvrière changeait constamment – certains travailleurs ont quitté le pays et leur place a été prise par les nouveaux immigrants.

Quelle que soit la véracité de cette analyse, elle ne s’applique plus dans les années 1920, lorsqu’une classe ouvrière sédentaire apparaît dans les grandes villes.

Mais alors que le militantisme des travailleurs se développait massivement à cette époque, un Parti Travailliste n’est toujours pas apparu.

C’est dû en partie à l’idée répandue que la gauche doit s’organiser au sein du Parti Démocrate.

Avant les années 1930, les démocrates étaient considérés comme le parti qui avait soutenu l’esclavage, puis les lois racistes de Jim Crow.

Mais alors que le démocrate Franklin D Roosevelt était président dans les années 1930, la perception du parti a considérablement changé.

Les années 1930 ont vu une vague de militantisme et de mobilisation de millions de travailleurs en réponse aux difficultés et aux souffrances de la Grande Dépression.

En conséquence, Roosevelt a été forcé de mettre en place un programme connu sous le nom de « New Deal » afin de soutenir le capitalisme américain.

À cette époque, il était question que les syndicats créent un parti indépendant qui leur donnerait une voix au gouvernement.

Mais les dirigeants de l’influent Congrès des syndicats industriels n’étaient pas intéressés. Ils ont plutôt choisi de s’aligner sur Roosevelt et les démocrates.

L’occasion de former un nouveau parti avec un soutien important des travailleurs a donc été gâchée.

À partir de ce moment, l’idée que la gauche et les syndicats devaient s’organiser au sein du parti démocrate et non pas former leurs propres organisations s’est imposée.

Il y a eu plusieurs tentatives de faire basculer les démocrates vers la gauche, notamment le réalignement des années 1960 qui visait à chasser du parti les Dixiecrates réactionnaires du « Dixie Land », le sud raciste.

Mais les démocrates ne pouvaient pas et ne peuvent pas changer ce qu’est le Parti démocrate: un parti capitaliste soutenu par la classe dirigeante.

A plusieurs reprises, des sections de la gauche ont consacré des décennies de travail aux Démocrates alors qu’ils auraient pu former un parti indépendant.

Les dernières années ont montré que la politique progressiste de personnalités comme Bernie Sanders peut trouver un large public aux États-Unis.

Il serait extrêmement important que Sanders, ou un autre dirigeant de gauche, forme un parti qui reprendrait certaines revendications du mouvement syndical.

Mais un nouveau Parti Social-démocrate – absent aux États-Unis mais populaire dans le monde entier – ne se chargera pas des multiples crises de notre époque.

Il vaudrait bien mieux former un parti révolutionnaire qui se concentrait sur la lutte et ferait avancer les intérêts de la classe ouvrière, plutôt que de s’appuyer sur les seules campagnes électorales pour le changement.

Sophie Squire

https://socialistworker.co.uk/

Commentaire:

Il n’y a pas eu de partis avec la puissance du Labour, du SPD ou du PS! Mais des partis ouvriers oui! D’abord (IWW) Industrial Workers of the world, syndicat. Le PS d’Eugene Debs aussi (années 1930) et le PCA.  D’abord victime de la guerre froide, il a eu un certain succès grâce à Angela Davis et les Black Panters dans les années 1960. Le camp socialiste semblait être derrière. Enfin, signalons nos camarades du SWP qui a eu un grand rôle dans le rejet de la guerre du Vietnam.

Lire aussi:

Industrial Workers of the World

Eugene Victor Debs

Parti Socialiste d’Amérique

Parti Socialiste des Travailleurs (États-Unis)

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09 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

guingamp (communiqué unitaire)

macronie

Le virus le plus mortel n’est pas le covid mais le
capitalisme !…

Nos organisations, syndicats, collectif et parti, ne se reconnaissent pas dans le
courrier au président Macron du 31 octobre dernier signé de six éluEs de Guingamp-Paimpol Agglomération (GPA) dont les maires des quatre plus grosses communes de la communauté d’agglomération.

En affirmant que ses éluEs ne toléreront « aucun relâchement dans les territoires dont nous avons la responsabilité et que des sanctions seront prises envers les irresponsables », la GPA accompagne la dérive autoritaire du gouvernement en place en jouant les supplétifs des fossoyeurs des libertés publiques sous couvert de la crise sanitaire.

Un comble pour des éluEs qui se prétendent de « gauche »… Mais le meilleur restant à venir, nous lisons avec consternation que les éluEs de GPA apporte leur soutien et saluent :

« L’effort exceptionnel entrepris par le gouvernement, qu’il sache notre totale disponibilité pour mettre en œuvre les mesures de solidarité ». Les petits commerçants et artisans sacrifiés aux appétits des grands groupes de la distribution apprécieront…
Nous voudrions savoir quelles « mesures de solidarité» entrevoit la GPA ?

*Les 100 milliards distribués au patronat,dont seulement 800 millions affectés
aux politiques sociales ?

*Le pillage de 1 milliard du 1% logement social, organisme entièrement abondé
par la richesse créée par les salariéEs?

*La mise en coupe réglée de la sécurité sociale dont les caisses se vident du fait
des exonérations de cotisations sociales aux employeurs, au point que la question de la
continuité du versement des pensions va se poser ?

*La gestion catastrophique de la pandémie du COVID et la fragilisation
continue de l’hôpital public tant général que psychiatrique, et des diverses structures
de santé dont l’aide à domicile et les EHPAD?

Nous avons noté l’absence totale lors des deux dernières mobilisations à l’hôpital
des éluEs de GPA. Sans doute trop absorbés par leurs activités liées à leurs multiples
casquettes?

Ce n’est pas en restreignant les libertés publiques en imposant un confinement qui
n’en est même pas un, le travail continuant partout car il faut que les profits demeurent…

Les enfants et les jeunes eux même envoyés à l’école sans précaution véritable hormis le
masque et sans aucun moyen supplémentaire pour assurer leur sécurité (distanciation etc…)
alors qu’ils sont aussi un vecteur parmi d’autres de circulation de la pandémie.

C’est en investissant massivement dans le secteur de la santé et de l’hôpital public que réside la solution.

Or le gouvernement n’en prend pas la voie. Le besoin est aujourd’hui de 100 000 lits supplémen-taires, il faut dès maintenant organiser le recrutement de 100 000 personnels dans les hôpitaux.

Quand aux EPHAD, 200 000 personnels supplémentaires sont nécessaires. Sinon nous courons droit à la catastrophe, y compris par l’arrêt de la prise en charge des malades de toutes les autres pathologies.

Nous ne pouvons plus accepter qu’on restreigne nos libertés, notre vie sociale, alors qu’en parallèle rien n’est fait pour l’hôpital public.

Nous ne pouvons plus accepter qu’on tente de nous faire croire que nos comportements individuels sont responsables de la majorité des contaminations en balayant d’un revers de main qu’elles ont lieu dans les transports et milieux professionnels.

Nous dénonçons les politiques hypocrites des préfectures concernant les plus précaires et les sans abris, ainsi que la diminution des moyens du secteur médico social engagée depuis des années. Comment un sans abri peut il respecter un couvre feu sans toit ?

Les premières victimes sont encore une fois les précaires, avec un million de personnes supplémentaires passées sous le seuil de pauvreté depuis le débit de la crise. Ce sont également les femmes, pour qui le confinement peut entraîner de graves conséquences.

Pour tout cela, nous ne pouvons accepter les dernières mesures annoncées par le
gouvernement sur la PLFSS ( Projet de loi de la sécurité sociale), il s’agit d’une économie
de 4 milliards d’euros.

Et nous ne pouvons pas non plus accepter qu’en parallèle une fois encore, on fasse payer par les plus pauvres un forfait de 18€ aux urgences pour des patients qui ne se feront pas hospitaliser.

Nous affirmons que la dégradation constante du vivant, les dérèglements environnementaux et climatiques restent des défis qui puisqu’ils ne sont pas relevés, nous préparent des nouvelles catastrophes sanitaires et sociales.

C’est debout que nous devons résister, pas en nous couchant devant Macron,
son gouvernement et les intérêts capitalistiques.

Signataires :

UL CGT Guingamp
UL SOLIDAIRES Trégor Argoat
CGT SNPTRI Côtes d’Armor
Guingamp en commun/Kumun Gwengamp
Comité Nathalie Le Mel du NPA

Communiqué de presse du 6 novembre 2020

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