Archive | Luttes ouvrières

20 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

l’usine rouge (douarnenez)

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16 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

cfdt (libération)

cfdt

La base de la CFDT a du mal à suivre son Berger

Si son leader s’est dit «déçu» par certains aspects de la nouvelle loi travail, la confédération réformiste ne manifestera pas ce mardi. Mais de nombreux militants ne comprennent pas l’attitude de leur syndicat, et ont décidé de descendre malgré tout dans la rue.

Alors que les militants de Force ouvrière sont attendus en nombre, ce mardi, malgré l’ordre contraire donné par leur responsable, Jean-Claude Mailly, la CFDT, première confédération dans le secteur privé, devrait briller par son absence dans les manifestations contre la réforme du droit du travail. A la publication des ordonnances, jeudi 31 août, son secrétaire général, Laurent Berger, avait brisé un suspense tout relatif : «La CFDT ne sera pas dans la rue le 12 septembre.»

Certes, le leader syndical s’est dit «déçu» par la copie de l’exécutif. La centrale réfor- miste regrette la possibilité pour les petites boîtes de négocier sans syndicat, les reculs sur la présence de salariés dans les conseils d’administration et le flou sur les moyens alloués à la nouvelle instance de représentation du personnel. Mais pas au point d’appeler à défiler, a fortiori avec la CGT. «Je ne vois pas comment manifester ferait reculer le gouvernement, par exemple sur le barème aux prud’hommes», tranche la numéro 2 de la CFDT.

Pour faire évoluer le texte, Véronique Descacq parie sur «un travail de proximité auprès des salariés» et les avis négatifs rendus par les syndicats dans les instances consultées sur les ordonnances. «Le Premier ministre a dit que les curseurs pouvaient encore bouger», rappelle-t-elle. Selon la direction de la CFDT, cette ligne tempérée est bien tolérée par la «base» des militants et des adhérents. «J’ai vécu des épisodes de mécontentement, notamment contre la loi El Khomri. Je peux vous dire que l’on n’est pas sur cette tonalité aujourd’hui», promet Marc Besnault, membre du bureau national et secrétaire général pour l’Aquitaine. Les tenants d’une stratégie plus offensive «ne sont pas zéro, mais ils ne sont pas nombreux», résume Descacq. A y regarder de plus près pourtant, il y a bien une colère qui couve. En ordre dispersé, certes, mais dans de multiples métiers, partout en France.

«Imperméables»

Ce mardi, des syndicalistes CFDT en chasuble orange, venus de secteurs aussi divers que l’automobile, la santé, le textile, la grande distribution ou l’enseignement supérieur et la recherche devraient rejoindre les cortèges à Paris, Lyon, Besançon, Brest ou Châteauroux. Secrétaire général de la CFDT métallurgie du Rhône, Khaled Boughanmi «assume totalement» de descendre dans la rue.

«J’ai été élu pour refuser les reculs sociaux, explique-t-il. On connaît le contenu des ordonnances et il n’y a rien de gagnant dedans. En matière de dialogue social, elles ne font qu’affaiblir les sections syndicales.» La colère d’une partie des cédétistes est dirigée contre la réforme, mais n’épargne pas la tête de la centrale. «Les militants que je croise trouvent inadmissible que la confédération n’appelle pas à manifester», assure Khaled Boughanmi.

«Les ouvriers sur le terrain ne sont plus du tout d’accord avec la ligne attentiste de la CFDT», prévient le délégué syndical d’un groupe de l’industrie chimique.

Militant «depuis vingt-sept ans», il «attendait des mots forts» de Berger qui ne sont jamais venus. Un coup de gueule publié sur Facebook lui a valu, dit-il, «des centaines de messages de soutien». «Se dire « déçu » dans un contexte aussi grave, ça semblait léger, abonde un délégué syndical du secteur informatique. Ça n’a pas été compris.» «On est assez furieux, tonne le secrétaire d’une section d’Ile-de-France. Nos adhérents ont découvert à la rentrée que ce qui devait être un texte d’équilibre est bien pire qu’annoncé. Pour beaucoup, la communication de la confédération n’a pas été à la hauteur.»

«Des félicitations»

Ces derniers jours, il relaie sur Facebook les divers appels à manifester. «On essaie de s’organiser par la base, sur les réseaux, commente-t-il. Sinon on est mort, on va perdre des salariés.»

A la CFDT Santé Sociaux du Finistère, les coups de fil affluent. «Les adhérents nous demandent d’exprimer un désaccord plus ferme envers les ordonnances», constate Denis Théréné, son secrétaire général adjoint. Comme plusieurs de ses homologues, il dit avoir écrit à Berger pour le mettre en garde : la base réclame de l’action.

Son syndicat menait «un travail de proximité pour développer le mandatement dans les petites entreprises». Efforts anéantis par la possibilité offerte aux patrons de négocier sans syndicat. «Si on ne se montre pas plus virulent maintenant, qu’est-ce qui nous attend pour les prochaines réformes, comme l’assurance chômage ?» s’inquiète Théréné. Son syndicat a déposé un préavis de grève pour le 12 septembre et appelle au rassemblement. Le mot d’ordre : «La CFDT participe aux négociations. Elle sait aussi dire non quand les salariés y perdent trop !»

Même initiative à Radio France. «Nos adhérents nous ont beaucoup sollicités. Ils atten- daient que l’on fasse quelque chose», témoigne Renaud Dalmar, délégué syndical central  CFDT de la Maison ronde. Dans un communiqué, il s’inquiète de la disparition du CHSCT et de «la liberté d’abuser du recours au CDD», alors que la précarité est déjà endémique dans l’audiovisuel public.

Depuis le dépôt du préavis de grève, Renaud Dalmar dit «recevoir des félicitations». Pour autant, le syndicaliste ne veut pas avoir l’air de défier le sommet de la CFDT, Berger en tête. «On reste proches de son message, insiste Renaud Dalmar. C’est juste à nous de le pousser un peu. D’ailleurs, les instances ne sont pas imperméables à ce que l’on fait remon- ter.» Il ne veut pas non plus donner l’impression de marcher dans les pas de la CGT : la CFDT Radio France a déposé un préavis de grève distinct et n’appelle pas à manifester mardi. «Libre à chacun de faire ce qu’il veut ce jour-là, mais ce n’est pas la CGT qui fixe le calendrier», grince-t-il.

Signe de l’inimitié tenace entre les deux centrales, plusieurs syndicats bretons de la CFDT ont récemment débattu de la suite à donner au mouvement, notamment le 12 septembre.

«Mais le fait de s’associer à la CGT gênait beaucoup de monde», relève Denis Théréné. Il faut dire que la direction de la CFDT n’a eu de cesse de mettre ses syndiqués en garde : mani- fester mardi reviendrait à répondre à la «convocation» de la CGT, geste jugé «inopportun». «L’état de nos relations empêche d’aller sur une action commune», assène Marc Besnault.

Un message reçu cinq sur cinq en Meurthe-et-Moselle. Autour des hauts fourneaux de Florange, les adhérents de la CFDT métallurgie, qui partagent de «grosses inquiétudes sur les ordonnances», «ont besoin d’action», admet Vianney Louis, secrétaire général du syndicat et membre du bureau départemental. Selon lui, «il faut agir vite pour montrer aux politiques et au patronat que l’on est en mesure de mobiliser contre la réforme». En revanche, «les militants ne sont pas pour y aller le 12, car la CGT a politisé le débat et refusé de travailler en inter- syndicale». Son syndicat planche sur d’autres dispositifs à déployer dans les prochaines semaines, actions «coup-de-poing» dans les chambres patronales, blocages ou tractages. «Nous n’avons aucune contre-indication de la part de la confédération du moment que l’on n’y va pas mardi», affirme Vianney Louis.

En milieu de semaine dernière, la direction de la CFDT a diffusé un document qui liste ses propositions de «suites» à donner aux ordonnances. Signe que la colère est remon- tée jusqu’aux hautes sphères, elle y prend acte de la «nécessité d’organiser l’expression du mécontentement des militants vis-à-vis de la réforme». Une série de dates sont prévues pour «mobiliser dans les entreprises».

Rendez-vous est aussi pris pour le 3 octobre. Initialement, un raout intitulé «Le progrès en tête !» devait célébrer devant 10 000 cédétistes réunis à Paris la place de premier syndicat de France dans le privé, ravie en mars à la CGT. Et galvaniser les troupes, pour tenter de rafler la même médaille dans le public lors des élections professionnelles de décembre 2018. Mais des militants ont prévenu : ils n’auront pas le cœur à la fête et envisagent plutôt d’inter- peller leurs leaders sur le contexte actuel. Finalement, la journée sera en partie consacrée à des «mini-agoras» d’échanges sur les ordonnances. Suffisant pour apaiser les frustrations ? A voir.

Alexia Eychenne 11 septembre 2017

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15 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

manifs (le peuple breton)

joint fr

Manifestation contre la loi Travail 2 : les Bretons plus mobilisés qu’ailleurs !

Plus de 400 à Guingamp, 800 à Morlaix, 10000 à Rennes, 10 à 15000 à Nantes, 200 à Chateaubriant, 3000 à Brest ou à Lorient…

Les Bretonnes et les Bretons étaient vent debout, un peu partout hier, contre la poursuite de la déréglementation du travail.

Tristan An Nedeleg a calculé que les Bretons étaient même parmi les plus mobilisés de France.

Ce mardi 12 septembre, 14,21 %* des manifestants étaient bretons, alors que la population bretonne ne représente que 6,89 % de la population de l’hexagone.

Au petit jeu de l’analyse des chiffres, il apparaît donc clairement qu’en Bretagne, la population est plus hostile aux mesures du gouvernement de Macron qu’ailleurs. L’importance d’un tissu associatif très fort et structuré comparé aux autres régions de France, et la suppression de 7 000 à 10 000 emplois dans ce secteur dans les 12 prochains mois ont sûrement aidé à mobiliser les Bretons dans la rue.

Alors que Macron avait été élu plus facilement en Bretagne qu’ailleurs, il semble que l’hostilité au gouvernement prend racine plus vite ici qu’ailleurs.

Le focus sur les CAE-CUI à travers la belle mobilisation autour des écoles associatives en langue bretonne Diwan a mis en lumière des mesures d’austérité incompréhensibles pour la population Bretonne, très habituée à s’impliquer dans l’associatif. Il est fort à parier que la récente annonce de recentraliser l’audiovisuel public sur Rennes et Paris va également abîmer l’image d’Emmanuel Macron et de son gouvernement a tendance de plus en plus jacobine, ce qui ne plaît pas du tout aux bretons.

* Données compilées à partir des chiffres du ministère de l’intérieur : La France compte 66,9 millions d’habitants et la Bretagne 4 616 000, ce qui représente 6,89 % de la population française. La police a compté 31 700 manifestants en Bretagne, pour 223 000 au total en France, soit 14,21 % des manifestants.

Tristan An Nedeleg 13 septembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

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14 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

lannion paimpol st brieuc (lutte ouvrière)

lannion

À Lannion : menace sur 91 emplois

L’inauguration des locaux flambant neufs de l’entreprise Nokia, à Lannion dans les Côtes-d’Armor, devait avoir lieu en septembre. Or 91 emplois vont être supprimés dans les mois à venir, sur les 767 que compte l’entreprise.

Cela intervient dix-huit mois après le rachat d’Alcatel-Lucent, rachat qui s’était déjà traduit par 400 suppressions de postes.

Un certain Macron, alors ministre de l’Économie, était venu à Lannion vanter un accord prévoyant la préservation des emplois. En décembre 2016, c’est Le Drian, alors ministre de la Défense et président de la région Bretagne, qui accompagnait un responsable de Nokia promettant l’embauche de 100 ingénieurs.

Après la surprise, c’est la colère qui gagne les salariés de l’entreprise, car cette nouvelle saignée ne passe pas.

« C’est le huitième plan social en dix ans », a rappelé l’intersyndicale. Une première assemblée générale a réuni 300 salariés jeudi 7 septembre, et il n’est pas dit que les consultations avec les représentants du personnel prévues le 18 septembre se passent dans le calme.

Quant à l’inauguration des locaux, elle est, paraît-il, remise à plus tard.

Correspondant LO 13 Septembre 2017

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07 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

lannion (nuit debout)

lannion-n

Quatre-vingt-onze emplois (91 !) supprimés chez Nokia à Lannion, ou la démonstration du désastre économique de la politique du gouvernement.

La direction de Nokia a confirmé hier les rumeurs qui circulaient autour de nouvelles destruc- tions d’emplois en France. Elles seront près de 600, en plus des 400 actées lors du rachat d’Alcatel-Lucent en 2015. Un pur licenciement boursier car Nokia vient de distribuer 4,4 milliards d’euros à ses actionnaires et qu’elle prévoit de nouvelles délocalisations en Europe et peut-être en Afrique et en Inde.

L’affaire devient politique quand on se souvient que le PDG Rajeev Suri s’était engagé, auprès du gouvernement précédent, à maintenir les effectifs français à hauteur de 4.200 pendant deux ans. Depuis, l’entreprise a engrangé 67 millions au titre du CICE, selon la CGT. Pourtant, les promesses d’embauches d’ingénieurs n’ont pas été respectées.

Emmanuel Macron s’était rendu à Lannion le 8 juin 2015 avec le costume de ministre de l’Economie, affirmant que ces engagements étaient « la condition pour la réalisation » de la vente d’Alcatel-Lucent à Nokia. Aujourd’hui, nous savons que Nokia a menti. Quelle découverte ! Les politiques feront pourtant les surpris.

Pendant ce temps, les ordonnances Macron s’apprêtent à être votées, facilitant encore les licenciements dans les grands groupes.

L’appréciation de la cause par le juge sera limitée au territoire national. Les entreprises comme Nokia pourront d’autant plus facilement plonger artificiellement des sites dans le rouge pour précipiter leur fermeture.

Bref, on va dans le mur et on accélère. Les actionnaires plongeront dans des piscines dorée quand des territoires comme le Trégor seront définitivement sinistrés.

Dans ces conditions, le 12 septembre est une date particulièrement cruciale à Lannion.

Rendez-vous avec le Front Social et les syndicats à 11 h 30 sur le parking d’Aiguillon pour construire l’affrontement. 

 Radio Debout Lannion

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07 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

projets miracles (le canard)

meeting

Trente ans de projets miracles et un emploi toujours en plan

Enfin une lueur de lucidité! Edouard Philippe et Muriel Pénicaud ont répété durant tout le week-end que leurs ordonnances ne constituaient surtout pas «un remède miracle» contre le chômage. C’était bien la peine d’avoir entretenu, pendant l’été, un haletant suspense sur le contenu de la nouvelle potion magique.

Il est vrai que, depuis plusieurs décennies, les plans providentiels se sont empilés sans produire de résultats mirobolants, sinon des coups de rabot dans des droits sociaux, ce qui n’a pas désespéré employeurs et actionnaires. Petit voyage dans le temps.

• 1986: un Gattaz déjà flexible. Inventeur du terme «flexibilité», le président du CNPF (père du Medef), Yvon Gattaz (père de Pierre), lance en 1984 la revendication des Enca (emplois nouveaux à contraintes allégées). En échange de la suppression de l’accord obligatoire de l’Inspection du travail à tout licenciement économique et de quelques autres broutilles, comme la révision des seuils sociaux. Il s’engage à embaucher «471’000 chômeurs, dont 400’000 la première année». Le Canard dévoile la supercherie, mais, deux ans plus tard, Philippe Séguin, ministre des Affaires sociales de Chirac, s’exécute en partie en mettant l’Inspection du travail au placard. Ce dispositif se double du recrutement massif de jeunes (800’000), mais pour des petits boulots.

Taux de chômage au sens du BIT au moment de la réforme: 8,6% de la population active ; un an plus tard: 8,8%.
Les indigestes Enca n’ont guère nourri l’emploi.

• 2004: Fillon s’accroche aux branches. Après une longue pause keynésienne sous Balladur et Juppé (l’un et l’autre soucieux de ne pas en découdre avec les syndicats), puis Jospin, le chômage, sans «plan miracle», tombe au plus bas (moins de 8%) puis remonte après 2001. Trois ans plus tard, François Fillon, ministre des Affaires sociales du gouvernement Raffarin II, accorde un joli présent au Medef: les accords conclus dans les entreprises ou les branches professionnelles pourront être moins favorables aux salariés que les conventions interprofessionnelles. Cette fois, c’est sûr, l’emploi va repartir

Taux de chômage: 8,4% ; un an plus tard: 8,7%.
Les boulots promis par Fillon étaient-ils fictifs?

• 2005: un Borloo de consolation. Jean-Louis Borloo hérite du bébé au sein du gouvernement Raffarin III. Son «nouveau pacte pour l’emploi», adopté en juillet, prévoit notamment de limiter des «délais de contentieux», douze ans avant les ordonnances Macron, et annonce l’«assouplissement des 35 heures». Il promet aussi de «clarifier les règles régissant le travail le dimanche. Un précurseur.

Taux de chômage: 8,4% ; un an plus tard: 8,5%.
Mais les dégâts statistiques sont limités par un vaste dispositif d’emplois aidés. Dommage que Borloo n’ait pas appelé son copain Tapie à l’aide.

• 2007: Sarko entre Fouquet’s et Medef. Sitôt installé à l’Elysée, Sarko renvoie l’ascenseur à la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui avait appelé à voter pour lui: une baisse du seuil de déclenchement du bouclier fiscal et quelques exonérations de l’ISF (soit 650 millions). Les entreprises, elles, bénéficient d’une défiscalisation des heures supplémentaires et un allègement des cotisations sociales sur ces heures sup. Mais cette première cure d’amincissement n’a strictement aucune influence sur les créations d’emplois.

Taux de chômage: 7,1% ; un an plus tard: 7,4%.
Pas vraiment un coup de karcher.

• 2008: le banco de Sarko. Après les zakouski qui ont suivi son arrivée, Sarko entre dans le dur avec sa loi «portant modernisation du marché du travail». Celle-ci rappelle furieusement les revendications du Medef: doublement de la période d’essai, invention de la rupture conventionnelle, permettant – entre autres – de dégraisser sans licenciement, création d’un CDD «à objet défini», qui annonce le CDI de chantier prévu dans les actuels projets d’ordonnance, impossibilité de contester le reçu pour solde de tout compte devant les prud’hommes au-delà d’un délai de six mois.

Taux de chômage: 7% ; un an plus tard: 8,8%.
La crise financière a bien nourri la hausse. Mais le «modèle social français», honni des libéraux, a aussi limité la flambée.

2015: Rebsamen pour l’apéro. C’est le temps de l’amour. En août 2014, Manuel Valls lance un vibrant «j’aime l’entreprise» à la tribune de l’université d’été du Medef. François Rebsamen, son ministre du Travail, est chargé de donner un contenu à cet élan du cœur. Certains des mesures ont de l’avenir: réduction des instances représentatives du personnel, allègement de la loi sur la pénibilité, assouplissement des obligations patronales en cas d’inaptitude au travail, doublement de la durée maximale des CDD, etc. Bref, le Dijonnais s’inspire des proportions de la recette du Kir: deux tiers de Gattaz et un tiers de Berger.

Taux de chômage: 10,1% ; un an plus tard: 9,7%.
Une baisse due surtout aux milliards claqués pour «inverser la courbe du chômage».

• 2016: El Khomri presque en marche. Avant même que la loi Rebsamen s’applique, un nouveau projet de loi est publié, en janvier, pour éradiquer une fois pour toutes le chômage. Toujours plus social: négociation du temps de travail dans les entreprises (et non plus dans les branches professionnelles) et menace de licenciement pour tout salarié qui refuserait l’accord, définition des causes économiques d’un dégraissage à la discrétion de l’employeur, etc.

Malgré manifs et grèves à répétition, le gouvernement fait passer le texte en usant de l’article 49.3 de la Constitution. La légère accalmie statistique sur le front du chômage est, comme pour la loi Rebsamen, imputable au recours massif à la formation, ainsi qu’à un début de reprise.

Taux de chômage: 9,7% ; un an plus tard: 9,2%.
La prochaine loi permettra-t-elle enfin aux chefs d’entreprise de faire leur métier sans être gênés par leurs salariés?

(Par A.G. dans Le Canard enchaîné du 6 septembre 2017)

Alencontre  7 septembre  2017

http://alencontre.org/

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28 août 2017 ~ 0 Commentaire

rennes (front social)

rennes

Facebook

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22 août 2017 ~ 0 Commentaire

accidents du travail (pùblico.es)

gattaz

Un total de 300 travailleurs ont perdu la vie lors d’accidents du travail au premier semestre 2017

Selon le syndicat UGT  ce lundi, les principales causes de décès sont les infarctus et les AVC
Pour le syndicat les accidents ont augmenté de 2,87%, un total de 657 169 accidents, 17.765 accidents plus qu’en 2016.

La mortalité elle-même a été de 245 travailleurs décédés, 8% plus, alors qu’ont baissé de  27% les morts en accidents de la route au travail (55 victimes mortelles).

Les principales causes de décès: les infarctus et les AVC, avec 113 morts (même s’ils ont été 2,6% de moins qu’en 2016), suivis des accidents de trafic (39 morts) être attrapé, écrasé ou amputé (33 morts).

La mortalité a augmenté de 48% dans la construction

Les morts par secteurs d’activité jusqu’au mois de juin: 123 morts dans le secteur des services, 45 dans  l’industrie, 43 dans la construction et 34 dans le secteur agraire. Le syndicat signale  une hausse de 48% de la mortalité dans la construction, avec 14 morts de plus qu’en 2016.

L’ industrie extractive a été le secteur d’activité qui a eu le principal taux d’incidents (755,5 accidents pour 100 000 travailleurs), suivi de la construction (611,4).  La silviculture et de la pêche (9,4% de plus qu’en 2016), la construction (6,6%) et l’industrie manufacturière (3,2% ).
ont aussi vu les accidents augmenter.

Sur un total de 657.169 accidents, 291.267 ont causé un arrêt de travail,  5,5% de plus que l’an passé (15.198 accidentes de plus), y 365.902 non, une hausse de 0,7% (2.567 accidents).

En référence au genre, 177.014 accidents  ( 70%) ont touché les hommes et 74.953 (30%) les femmes.

Analysant les causes, l’UGT pointe les efforts physique démesurés du système musculo-squelettique: 96.195 cas. En second lieu, les chocs ou coups contre des objet immobiles, les chutes, 62.408 accidents, et chocs contre des objets en mouvement. Ces trois types d’accidents font 67% du total des cas, et seraient facilement évitables

 59% de accidentés entre entre 35 et 54 ans

70.040 accidents concernent les moins de 35 ans ( 28%) et 22 ont été mortels.

« La sécurité est incompatible avec la précarité »

« Il est en train de se créer un emploi de mauvaise qualité, avec des conditions de travail chaque fois plus d’insécurité, « la prévention reste le meilleur outil pour réduire ou éviter les atteintes à la santé des travailleurs « .

21/08/2017

http://www.publico.es/

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08 août 2017 ~ 0 Commentaire

tallec bannalec (le télégramme)

Manara-marre

Salaisons Tallec à Bannalec. Débrayage payant

Parce qu’ils estimaient leurs révendications légitimes, 50 salariés des salaisons Tallec, à Bannalec, ont cessé le travail, hier, deux heures durant. Bien leur en a pris ; la direction les a entendus.

Demander à des collègues de travail de débrayer au coeur de l’été, faut oser. C’est pourtant ce que le syndicat FO des salaisons Tallec, à Bannalec, a fait, hier matin. Deux heures durant, une cinquantaine d’ouvriers, sur les 200 que compte l’entreprise, ont arrêté le travail pour réclamer une augmentation de salaire. « On savait que l’on prenait un risque. Mais à un moment, il faut savoir taper du poing sur la table. Pendant de nombreuses années, nous avons fait des sacrifices afin de permettre à l’entreprise de relever la tête. Il n’y a pas encore si longtemps, les salaires étaient versés en quatre fois et personne ne disait rien », rappelle Stéphane Rigous, délégué syndical FO. « Maintenant, cette période est derrière nous. La production augmente. Le chiffre d’affaires et les bénéfices aussi. Il est temps de penser à nous. Au bas mot, nous voulons 1,5 % de salaire en plus ».

Un écho favorable de la part de la direction

Visiblement, le message a été entendu. À l’issue d’une réunion programmée, à 12 h, dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, la direction a en effet mis sur la table des propositions qui vont dans le bon sens. « Nous progressons. Mais, il reste encore du chemin à faire », tempère Stéphane Rigous, qui compte sur une nouvelle réunion, prévue lundi, pour confirmer l’embellie sociale entre-perçue, hier midi.

  05 août 2017 Yann Le Scornet

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28 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

corée: kia en grève (ap)

Le gouvernement emploie des méthodes très musclées contre le syndicat KCTU « contestataire » allant jusqu’à attaquer les locaux

Wikipedia Corée syndicats

Wikipedia KCTU

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