Archive | Luttes écolos en Bretagne

16 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Roundup : ces consommateurs qui refusent d’être des cobayes (Bastamag)

Roundup : ces consommateurs qui refusent d’être des cobayes (Bastamag) dans Ecologie & climat death-roundup-41-680x510-640x480

Le Roundup, herbicide le plus vendu au monde et produit phare de la firme Monsanto, est commercialisé dans des enseignes comme Castorama, Leroy Merlin, Jardiland ou Gamm’Vert.

Les utilisateurs, qu’ils soient agriculteurs ou jardiniers amateurs, peuvent lire sur les bidons qu’ « utilisé selon le mode d’emploi, Roundup ne présente pas de risque pour l’homme, les animaux et leur environnement ». Pourtant, le Roundup a pour substance active le glyphosate, dont des études ont déjà montré la toxicité sanitaire et environnementale : l’exposition à cet herbicide systémique accentue le risque de fausses couches, de naissances prématurées, de malformations chez les nouveaux-nés ou de cancer. Le collectif « Roundup non merci » mène des actions dans les magasins depuis 2012, pour que cette vente cesse. Un courrier a notamment été envoyé à la direction du groupe de Castorama, demandant le remplacement de cet herbicide par d’autres produits « moins néfastes, par exemple le bicarbonate de soude ». Le collectif précise que les magasins contactés n’ayant pas répondu, il prend contact avec la direction du groupe, avant d’envisager d’autres actions non-violentes dans les magasins. « Nous sommes naturellement dans une logique de dialogue », conclut le collectif. Deux actions récentes, en mai puis en juillet, on tourné à la foire d’empoigne entre les militants et les vigiles (voir la vidéo ici et le reportage de la TéléLibre). Une pétition signée par près de 35 000 personnes demande à Castorama de stopper la commercialisation du Roundup.

Le Roundup est aussi dans la ligne de mire de l’association Bio Consom’acteurs qui vient de lancer une campagne nationale intitulée « Consommateurs pas cobayes ! » [1]. L’association rappelle que « les plantes tolérantes à l’herbicide Roundup (comme le soja) représentent 80% des OGM agricoles et sont faites pour être arrosées au Roundup, le premier pesticide du monde. » Suite à l’étude publiée fin 2012 par l’équipe du chercheur Gilles-Eric Séralini, Bio Consom’acteurs demande la mise en place d’un moratoire sur l’importation de tous les OGM, qui se retrouvent dans l’alimentation animale en grande quantité, et en particulier du maïs NK 603, ainsi que de l’herbicide Roundup. Par Sophie Chapelle (16 juillet 2013)

Notes

[1] En référence au dernier film du réalisateur Jean-Paul Jaud, Tous Cobayes ?

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http://www.bastamag.net/article3201.html

 

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16 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Notre-Dame-des-Landes, grosse affiche pour le week-end militant des 3-4 août (LT)

Notre-Dame-des-Landes, grosse affiche pour le week-end militant des 3-4 août (LT) dans Luttes écolos en Bretagne nddl-affiche-3-4-aout

Les organisateurs du week-end militant contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 3 et 4 août, ont commencé à finaliser leur affiche pour ce qui devrait être le sommet de leur mobilisation. Sous le thème « on ne lâche rien, ni ici, ni ailleurs », ils entendent « enterrer définitivement le projet ». Et pour cela, ils proposent forums, débats, expositions et projections, mais aussi une affiche musicale très grand public digne de bien des festivals : Tryo, Sanseverino, Parabellum, Gnawa Diffusion, les Ramoneurs de menhirs, Zoufris Maracas…15 juillet 2013 à 19h20

Libre participation, covoiture, hébergement militant… Renseignements sur leur site : notredamedeslandes2013.org

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/notre-dame-des-landes-grosse-affiche-pour-le-week-end-militant-des-3-4-aout-15-07-2013-2173052.php

 

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15 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Plans algues vertes: sont-ils efficaces ? le 13 août à Locquirec

Plans algues vertes: sont-ils efficaces ? le 13 août à Locquirec dans Luttes écolos en Bretagne stef474
Sauvegarde du Trégor organise le 13 août prochain une conférence à Locquirec, à la salle Bilzic de la mairie.
Le thème abordé sera celui de l’efficacité des Plans Algues Vertes que l’Etat a suscités et préparés en Bretagne depuis 2009, après la mort d’un cheval et l’intoxication suraiguë de son cavalier à Saint-Michel-en-Grève. Au moment où les marées vertes abondent sur les plages bretonnes, où leur toxicité a été enfin reconnue, où plus de 300 millions d’euros sont programmés jusqu’en 2015 en Bretagne pour ces plans, il parait important que les citoyennes et les citoyens soient bien informés de leur efficacité, puisqu’ils en sont les contributeurs exclusifs.
Yves-Marie Le Lay, Président de Sauvegarde du Trégor a adressé une invitation aux Préfets de Bretagne, du Finistère et des Côtes d’Armor, aux Président du syndicat mixte du Trégor, et du Comité des bassins versants de la Lieue de Grève.

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14 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Baie de Lannion. Table ronde sur l’extraction de sable le 27 août au ministère (LT)

Baie de Lannion. Table ronde sur l'extraction de sable le 27 août au ministère (LT) dans Ecologie & climat montebourg-300x194

13 juillet 2013 à 06h20

Promoteurs et opposants à l’extraction de sable auront rendez-vous le 27 août, au ministère du Redressement productif, autour d’Arnaud Montebourg. Le ministre veut se poser en « conciliateur » dans ce dossier, mais les élus et les associations opposés à ce projet ont fait savoir ce vendredi soir qu’elles n’avaient « rien à transiger ». Quelque 400 personnes étaient réunies à Trébeurden (22), à l’invitation du collectif du Peuple des Dunes en Trégor, pour une projection du documentaire « Sable : enquête sur une disparition », de Denis Delestrac, en présence du réalisateur.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/baie-de-lannion-table-ronde-sur-l-extraction-de-sable-le-27-aout-au-ministere-13-07-2013-2170196.php

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13 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Algues vertes : le crime était presque parfait (Rue89)

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Depuis plus de vingt ans, un médecin se bat pour prouver le lien entre des morts suspectes et la toxicité de la laitue de mer en putréfaction sur les plages bretonnes. Etrangement, l’Etat et la justice font la sourde oreille.

Plage de Saint-Michel-en-Grève, Côtes-d’Armor, 28 juin 1989. Le corps sans vie d’un joggeur de 26 ans est retrouvé dans un amas d’algues vertes. Même endroit, 5 juillet 1999, 16 heures. Maurice Brifault s’écroule sur le volant de son tracteur de ramassage d’ulves, des algues vertes aussi appelées « laitue de mer ». Le quinquagénaire, sans aucun antécédent médical, est intubé et ventilé. Il restera cinq jours dans un coma profond. Lantic, baie de Saint-Brieuc, toujours dans les Côtes-d’Armor, 22 juillet 2009. Thierry Morfoisse, 48 ans, meurt au pied de son camion de collecte d’algues vertes. Quelques minutes auparavant, il avait laissé un message téléphonique : « Putains d’algues, j’en ai marre ! » Saint-Michel-en-Grève, 28 juillet 2009. Vincent Petit, 28 ans, s’enfonce avec son cheval dans un mélange de sable et d’algues putréfiées. L’animal décède aussitôt. Le cavalier échappe de justesse à la mort, grâce à l’intervention d’un nettoyeur municipal de marées vertes.

La scène de crime est au bord de l’eau

Quatre accidents graves en vingt ans. Deux mortels. Les algues vertes ont transformé certaines plages paisibles de Bretagne en zones dan- gereuses. En pourrissant sur le sable, elles dégagent du sulfure d’hydrogène (H2S), un gaz plus lourd que l’air et aussi toxique que le cyanure. A concentration élevée, il entraîne en quelques secondes un œdème pulmonaire, le coma et un arrêt cardiaque. Qui pourrait ima- giner que la mort se cache au détour de ces espaces naturels bordés d’une mer tranquille ? La scène de crime n’est signalée que par quelques panneaux d’avertissement. Bien trop discrets pour alerter des touristes. A croire que l’Etat et les collectivités locales s’efforcent de minimiser le danger. Il faut dire que le dossier des algues vertes met beaucoup de monde dans l’embarras : agriculteurs, autorités sanitaires, offices de tourisme… Aussi, chaque tragédie est-elle immédiatement recouverte d’une chape de plomb.

Nitrates garantis toute l’année

A Saint-Michel-en-Grève, le ballet des tracteurs de ramassage de la laitue de mer a repris le 31 mai. Un début de campagne tardif. La météo maussade de ce printemps a retardé d’un bon mois le cocktail propice au développement des ulves : une mer claire à plus de 14°C dans une baie confinée, chargée de nitrates. Ces derniers, grâce à l’importante production de lisier des exploitations intensives bretonnes, sont garantis toute l’année. Les épandages excessifs entraînent une surcharge des sols en azote. Cet élément chimique se transforme en nitrates, qui se déversent dans les rivières, avant d’arriver en bord de mer à des concentrations inquiétantes. Alors que l’Organisation mondiale de la santé recommande de ne pas dépasser 25 mg par litre, les pics atteignent allègrement les 80 mg dans les bassins les plus dégradés du Finistère et des Côtes-d’Armor. Résultat : le 13 juin, la France a été condamnée par la Cour de justice européenne pour « manquements chroniques ». Cette décision est un prélude à une possible amende de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Les résultats de l’autopsie jamais connus

Après quelques pas sur le sable, Pierre Philippe désigne l’endroit où la première victime a été retrouvée, en 1989. Ce médecin urgentiste raconte : « J’étais de garde aux urgences de l’hôpital de Lannion quand le corps de ce joggeur nous a été adressé, trois jours après sa dispa- rition. Je devais, comme c’est la règle pour un décès sur l’espace public, effectuer une première analyse médico-légale. Mais lorsqu’on a ouvert la housse, c’était irrespirable : le cadavre était englué d’algues vertes en décomposition. Impossible de rester plusieurs minutes dans cette atmosphère. J’ai alors demandé une autopsie au service de référence de Saint-Brieuc : j’attends toujours les résultats… » Terra eco a consulté les courriers qu’il a envoyés aux différents niveaux hiérarchiques de l’institution judiciaire : les procureurs de la République de Guin- gamp et de Saint-Brieuc, puis celui de la Cour d’appel de Rennes. Unis dans le silence. « Cette autopsie a eu lieu puisque c’était ma demande, et ce rapport figure bien quelque part », écrit le praticien dans l’une de ses lettres.

Comme un « coup de plomb »

Dix ans plus tard, lorsque son service reçoit Maurice Brifault en état convulsif, retrouvé inconscient par des témoins au volant de sa char- geuse, Pierre Philippe fait aussitôt le lien avec le premier accident : « Cet homme de 53 ans n’avait aucun antécédent, aucun facteur de risque. Après son passage aux urgences de Lannion, il a été transféré à l’hôpital de Saint-Brieuc. Aucune recherche d’H2S n’a été effectuée, car elle ne figure pas dans le protocole. » Il évoque cette possible intoxication auprès de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) des Côtes-d’Armor, qui transmet sa requête au centre antipoison de Rennes. Ce dernier, après plusieurs relances de l’urgentiste, finit par répondre que la littérature scientifique sur le sujet ne permet pas de confirmer cette hypothèse. Le « coup de plomb » des égoutiers, fréquemment exposés au sulfure d’hydrogène, est pourtant connu depuis les années 1930. De nombreuses études scientifiques ont documenté cette « intoxication suraiguë » liée à de fortes concentrations pendant de courtes durées d’exposition. « L’exposition par inhalation à des concentrations élevées de H2S (supérieures ou égales à 695 mg par mètre cube) est mortelle », avance l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) dans sa fiche de données toxicologiques sur l’H2S. Oui mais voilà, « les 29 morts et 5 563 expositions attribuées au H2S de 1983 à 1992 » ont eu lieu « majoritairement en espace confiné », indique encore l’Ineris.

La preuve de l’identité du coupable

« Les médecins ne sont pas au courant de ce type de pathologie en milieu ouvert, car personne ne l’a décrit auparavant », précise Pierre Philippe. Il a obtenu, le 28 avril dernier, l’accord pour publier sur l’intoxication à l’H2S en milieu ouvert dans une revue scientifique, Les Annales françaises de médecine d’urgence. Un texte étayé par des exemples, comme celui du 28 juillet 2009. C’est ce jour-là que Vincent Petit a failli mourir, quelques minutes après son cheval. Hospitalisé dans le service du docteur Philippe, il accepte d’emblée la proposition du praticien de faire autopsier l’animal. « J’étais sûr, vu les éléments recueillis, que les algues étaient responsables de cette intoxication », explique l’urgentiste. Après des échanges « tendus » avec la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV) des Côtes-d’Armor, qui lui reproche « d’affoler inutilement le public », il parvient à obtenir la « preuve définitive » : l’H2S est bien la cause de la mort de l’animal. Il assure : « J’ai reçu de nombreuses pressions de mon administration, par l’intermédiaire de la Ddass et de la préfecture, qui voulait que je me taise. » Sa direction lui aurait même interdit de répondre à des interviews au sein de l’hôpital.

Les autorités ne veulent rien savoir

L’Agence régionale de santé (ARS), qui remplace la Ddass depuis 2010, réfute les propos de Pierre Philippe : « Ce qu’il décrit va à l’encontre des travaux menés par nos équipes depuis 2004 pour informer et limiter les impacts (de H2S, ndlr) sur la santé. » Même fin de non-recevoir du côté de la DDSV, qui refuse de payer les analyses des tissus du cheval, prétextant, assure Pierre Philippe, qu’il s’agit d’une « demande personnelle ». Vincent Petit confirme : « Je n’ai pas été aidé dans mes démarches. Bouger la carcasse de mon cheval, le faire autopsier, réaliser les analyses, j’ai tout organisé et tout payé. » Interrogée, la préfecture, dont dépend la DDSV, se refuse à tout commentaire sur « une affaire en attente de jugement ».

Le cavalier attend le procès

Vincent Petit attend toujours l’ouverture d’un procès pénal à la suite de sa plainte contre X, déposée en 2009, pour « violences involontaires » et « atteintes à la vie d’un animal ». L’instruction, confiée comme toutes les autres affaires « algues vertes » au pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, a connu trois magistrats. Le dossier s’est étoffé, avec plus de 1 000 constitutions de partie civile « pour mise en danger de la vie d’autrui » de riverains et d’associations environnementales. Benoît Denis, l’avocat de Vincent Petit, commente : « Nous pensons avoir de bonnes chances de voir les responsables de cet accident renvoyés en correctionnelle, mais probablement pas avant 2014. » Le cavalier poursuit également l’Etat en justice. Celui-ci n’aurait pas pris toutes les mesures de sécurité nécessaires pour éviter cet accident. Pourtant, il connaissait la situation des plages bretonnes. Dès 2007, un rapport de la Ddass des Côtes-d’Armor indiquait que « les niveaux de con- centration atteints pour H2S [sic] peuvent approcher (…) les valeurs de référence toxicologiques disponibles et dépasser les limites d’expo- sition professionnelle ». Elle recommandait une « information localisée et éventuellement l’interdiction d’accès » aux sites à risque. La préfecture avait aussi alerté les communes littorales la même année, leur suggérant « de réglementer l’accès aux zones où le ramassage est impossible ».

Les juges d’instruction « censurent »

En juin 2012, la demande de Vincent Petit a été rejetée par le tribunal administratif. Mais l’homme espère bien obtenir gain de cause en appel  « Notre argumentaire scientifique, montrant le lien de causalité entre la grande concentration d’H2S dans les poumons de mon cheval et les algues vertes, n’avait pas du tout été pris en compte en première instance. C’était pourtant aussi évident que de retrouver une balle dans le corps d’une personne. En général, c’est la balle qui a tué… » Des professionnels de santé, des toxicologues et plusieurs experts mandatés par des associations environnementales soutiennent le combat judiciaire des victimes. Le docteur Claude Lesné, spécialiste de l’effet des polluants aériens sur la santé à l’université de Rennes, a été auditionné au pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, qui instruit depuis 2009 le cas Vincent Petit. Il n’en revient toujours pas de l’attitude de la juge d’instruction d’alors : « J’ai passé quatre heures dans le bureau d’Anne- Marie Bellot, elle censurait mes réponses dès que je mettais en cause les autorités. Le procès verbal que j’ai signé ne reflète que ce qu’elle a bien voulu me laisser dire. » Contacté, le pôle santé n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Un secteur clé de l’économie bretonne

Claude Lesné a eu accès aux résultats de l’autopsie de Thierry Morfoisse, ce transporteur d’algues décédé le 22 juillet 2009. « L’inhalation d’H2S a, de manière quasi certaine, déclenché l’infarctus ayant entraîné le décès », écrit-il en 2010. Dans leur petite maison d’un lotissement de Guingamp (Côtes-d’Armor), les parents du défunt attendent l’ouverture du procès. « Nous voulons la vérité », dit son père. Sur un secré- taire, la photo de Thierry et cette question qui plane : pourquoi le procureur de Saint-Brieuc a-t-il évoqué une mort naturelle et écarté l’ouverture d’une enquête ? Yves-Marie Le Lay, qui a signé, avec André Ollivro, « Les Marées vertes tuent aussi » (Le Temps, 2011), accuse : « L’affaire Morfoisse est sensible. La reconnaissance juridique de l’accident du travail suite à cette intoxication aurait des implications mani- festes sur une profession agricole qui, par ses pratiques, en est responsable. Le rôle éminemment politique du procureur est de bloquer tout recours juridique qui ébranlerait ce secteur clé de l’économie bretonne. » Présidents de « Sauvegarde du Trégor » et de « Sauvegarde du Pen- thièvre », ils militent pour un procès des algues vertes. Car si les circonstances à l’origine de ces drames sont désormais connues, les suspects, eux, n’ont toujours pas été traduits en justice. L’Etat, les collectivités et les agriculteurs du modèle intensif pourront-ils longtemps y échap- per ? « Les responsabilités existent, ce n’est pas la faute à pas de chance », observe Vincent Petit. Sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, la ronde des chargeuses d’algues se poursuit. Désormais, les techniciens sont équipés de détecteurs d’H2S. Thierry Morfoisse, lui, n’en avait pas.

Au ministère, l’azote a la cote

L’équation est simple : plus d’azote dans la terre entraîne plus d’algues vertes sur les plages. Pourtant, un arrêté du 19 décembre 2011 des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie encourage les exploitations laitières intensives, à l’origine des plus fortes fuites d’azote. Ce texte modifie les normes d’épandage des effluents d’élevages. Il corrige à la hausse les émissions d’azote par vache. « Ce système intensif détient la majorité syndicale et est soutenu par le lobby agroalimentaire », affirme Patrick Thomas, président du Centre d’études pour un dévelop- pement agricole plus autonome, une association de producteurs privilégiant la prairie pour nourrir leurs animaux. Cet arrêté est, depuis l’arrivée de Stéphane Le Foll au ministère de l’Agriculture, toujours en vigueur. Raphaël Baldos

Raphaël Baldos Terra eco | http://www.rue89.com/2013/07/12/algues-vertes-crime-etait-presque-parfait-244191

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12 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Baie de Lannion, extraction de sable : Montebourg semble confirmer un accord (LT)

Baie de Lannion, extraction de sable : Montebourg semble confirmer un accord (LT) dans Ecologie & climat montebourg

Le « oui » du gouvernement à l’extraction de sable en baie de Lannion (22) semble se confirmer.

Interrogé mardi par Corinne Erhel, députée des Côtes-d’Armor, à l’occasion d’une audition sur la refonte du code minier, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a fait la réponse suivante : « nous sommes sensibilisés aux conséquences de la décision envisagée, qui n’est pas encore prise. J’ai bien l’intention, à la rentrée de réunir toutes les parties pour faire le travail qui n’a pas été fait dans la phase préalable et essayer de rediscuter des conditions de l’exploitation. » « Je ne pense pas que vous soyez opposée dans son principe à l’exploitation. Vous voudriez que soient respectés les usages de la côte bretonne, qui est magnifique, nous en convenons. Je serai l’agent réconciliateur, si je le peux, dans ce dossier, avec votre aide, je l’espère », a ajouté le ministre, s’adressant à la députée, très réservée sur le projet, et qui avait soulevé des insuffisances du code minier, en matière d’études sur les impacts économiques et les conflits d’usages, et sur l’indépendance des cabinets d’études.

Cette déclaration d’Arnaud Montebourg rejoint celle faite il y a deux semaines par Vincent Peillon, répondant au nom du gouvernement, à la même députée Corinne Erhel, qui avait posé une question orale à l’Assemblée Nationale. « L’instruction démontre que les critères pour l’attribution de la concession sont satisfaits », avait répondu le ministre, à propos du dossier défendu par la Compagnie Armoricaine de Navigation (CAN). Pas sûr que les élus locaux et associations l’entendent de cette oreille. Une table ronde est organisée demain, à partir de 17 h, à Trébeurden, en présence de Denis Delestrac, auteur d’un film documentaire qui fait beaucoup de bruit, intitulé : « le sable, enquête sur une disparition ».

Le Roux Jean-Luc 11 juillet 2013 à 19h00

http://www.letelegramme.fr/fil_region/fil_bretagne/baie-de-lannion-extraction-de-sable-montebourg-semble-confirmer-le-oui-du-gouvernement-11-07-2013-2168922.php

afficheseauv4-b5725 dans Luttes écolos en Bretagne

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11 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Algues. Arrivée massive en baie de Douarnenez (LT)

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Mardi, les touristes ont pu assister à une arrivée massive d’algues vertes dans la baie de Douarnenez, notamment de Morgat à Plonévez-Porzay.

Si le ramassage a été effectué dès mardi à Crozon, il doit avoir lieu aujourd’hui et demain sur la plage Sainte-Anne-la-Palud, à Plonévez-Porzay. La situation est plus délicate à Telgruc-sur-Mer. Le maire envisage de fermer une partie de la plage de Trez-Bellec en attendant qu’une entreprise puisse enlever les algues vertes. 11 juillet 2013 à 07h33

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/algues-arrivee-massive-en-baie-de-douarnenez-11-07-2013-2167855.php

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10 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Journée du patrimoine naturel et du vivant, dimanche 15 septembre (CV&B)

Journée du patrimoine naturel et du vivant, dimanche 15 septembre (CV&B) dans Ecologie & climat plagegranville

Dimanche 15 septembre 2013 en Baie de St-Brieuc

Plage de la Granville
de 10h à 18h00
Village Associatif
Randonnée nature/Rencontres & débats,
Musique/Théâtre imaginatif, …
Bar & petite restauration bio
Aec la participation de: Baie de Douarnenez Environnement, Sous le vent les pieds sur terre, AE2D, ASPF, Sauvegarde du Trégor, l’Eau et la Terre, L214, CANE, Ellé Vivante, CAP-BIO, NPCB, ACIPE, Alsace Nature, NOVISSEN, AIVES, SEVE…Organisation : Sauvegarde du Penthièvre, Coordination marées Vertes et algues Bleues, Eau et Rivières de Bretagne


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09 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Lignes THT : l’acharnement judiciaire se poursuit (Reporterre)

Lignes THT : l’acharnement judiciaire se poursuit (Reporterre) dans Ecologie & climat nucleaire-fiche-tht
Du nouveau, notre report du procès du 21 mars se déroulera le jeudi 11 juillet à 14h au tribunal de grande instance de Laval, 13 place saint Tugal.

Nous vous invitons dès 12h devant le tribunal pour un repas à prix libre N’oublions pas que ce sont désormais au moins neuf procès qui ont eu lieu et auront lieu pendant le premier semestre 2013. Nous en profitons donc pour relancer un appel à don auprès du fonds de sou- tien aux inculpé-es des luttes anti-THT et anti-nucléaire (voir en bas de page). On peut déjà estimer à quelques dizaines de milliers d’euros les frais à venir…

Presque vingt-six ans, jour pour jour après le désastre de Tchernobyl, une petite centaine de personnes est venue s’attaquer, le 25 avril 2012, à un tentacule du nucléaire dans la région, un pylône de la ligne à très haute tension Cotentin-Maine. Neuf mois après, cinq per- sonnes sont sommées de se présenter à la gendarmerie de leur domicile (Rennes, Plélan-le-Grand, Coutances, Paris, Le Mans). Mis-es en garde à vue pour vingt-quatre heures renouvelables, mais finalement relâché-es dans la journée, nous sommes poursuivi-es pour dégradations en réunion sur un bien d’utilité publique et refus de donner notre ADN.

Pour défendre une industrie qu’il ne voudrait voir souffrir d’aucune critique, l’État fait jouer son arsenal judiciaropolicier. Nous nous retrouvons sur le banc des accusé-e-s ainsi que d’autres, concerné-es tant par l’opposition à la THT que par les blocages de trains de déchets nucléaires (Valognes et Caen).

On aurait pourtant tendance à penser, deux ans après la catastrophe en cours de Fukushima, que c’est l’industrie nucléaire dans son ensemble qui est condamnable par son inconséquence – des dégâts incommensurables occasionnés par les mines d’ura- nium et par son enrichissement à ceux de la ligne THT, en passant par l’exploitation erratique des centrales, les tares du retraitement et la longue aventure du stockage des déchets… L’action menée ce jour-là paraît bien dérisoire et anodine, mais hautement symbolique, à côté de tous les maux qu’a entraînés, qu’entraîne et qu’entraînera l’industrie nucléaire et ses lignes à très haute tension.

Procès :

18 et 19 mars à Caen : deux appels suite à l’action contre le train de déchets nucléaires à Valognes 11/2011

22 mars à Laval : procès d’un anti-THT.

21 mai : rendu du jugement pour un déboulonnage public le 18/03/2012, le militant doit payer 2000 euros de dommages et intérêts à RTE pour quelques boulons dévissés et 400 euros d’amende.

31 mai à Caen : un appel suite à l’action de Valognes et un procès suite au camp de Montabot.

5 juin : rendu du jugement pour les 7 inculpé-es du GANVA qui avaient bloqué un train de déchets radioactifs en novembre 2010, ils-elles doivent payer 29 000 euros de dommages et intérêts à la SNCF, 1750 euros pour payer l’avocat de la SNCF, ils-elles prennent 3 mois de prison avec sursis et 5 des 7 ont une mention sur le casier B2.

Fonds de soutien : Chèque à l’ordre de l’APSAJ – Association pour la solidarité et l’aide juridique : APSAJ, 6, cours des alliés, 35000 Rennes

RIB : 42559 00055 41020014732 07 IBAN : FR76 4255 9000 5541 02001473 207/BIC : CCOPFRPPXXX

Source : Assemblée anti-THT mardi 9 juillet 2013

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09 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Vous avez dit assouplissement des normes ? (CV&B)

Vous avez dit assouplissement des normes ? (CV&B) dans Ecologie & climat logosauvegardedutregor

Assouplissement des normes ! On entend que cela dans la bouche des “acteurs” économiques, pour ne pas dire les chefs d’entreprise. A les écouter, le déclin de notre économie viendrait de là. A la pointe de ce combat, se signalent les éleveurs de porcs.
Au fait, c’est quoi une norme ? C’est une règle, un principe, un critère auquel on se réfère. Pas étonnant alors que dans toute société pacifiée et démocratique, la norme soit la règle. En effet, pour que le fonctionnement de la société ne se réduise pas à la liberté du renard dans le poulailler, les lois démocratiques sont là pour mettre en oeuvre l’égalité entre les citoyens.
Ainsi, si on assouplit le seuil d’autorisation légale de création d’une porcherie, en le faisant passer de 500 cochons à 1999, cela signifie que la nuisance de ces 1499 cochons supplémentaires ne fera l’objet d’aucune étude spécifique préalable. Ces animaux supplémentaires pollueront-ils davantage les ruisseaux? Incommoderont-ils les habitations proches? Aggraveront-ils la production de marées vertes et d’algues bleues toxiques ? On ne le saura qu’une fois que le mal sera fait. Et chacun d’espérer qu’aucun mal ne soit fait… C’est la liberté du porcher dans son voisinage proche ou plus lointain.
Mais, nous répondent ces “libres” éleveurs, c’est notre liberté d’entreprendre qui est en jeu ! Nos concurrents étrangers n’ont pas les mêmes normes que nous ! Ils ne sont pas étranglés par des règles contraignantes de protection de l’environnement. C’est une autre manière de nous dire qu’ailleurs, ils ont droit de polluer, et qu’eux voudraient bien en faire autant au nom du principe de l’égalité entre producteurs.
A vrai dire, cet aveu à demi-mots est une surprise, tant ces mêmes nous répètent chaque jour qu’ils font des efforts pour ne plus polluer. Pourtant, comment mieux garantir un effort quand on accepte la contrainte qui l’oblige ? Est-ce à dire qu’ils n’en feront plus parce qu’ils ne seront plus contraints par les normes à en faire ? Du coup, c’est leur bonne foi qui est en jeu. Voilà qui ébranle la confiance que le citoyen pouvait avoir dans leurs déclarations.
Et cette confiance est d’autant plus ébranlée que leurs concurrents les plus redoutables, les éleveurs allemands n’ont en rien assoupli leurs normes environnementales, pour une raison bien simple : c’est l’Europe qui les dicte. La preuve, la qualité de l’eau de leurs rivières est bien meilleure que celle de nos rivières bretonnes. Donc leur compétitivité ne vient pas de l’assouplissement des normes environnementales, mais d’ailleurs, et entre autres de l’assouplissement des normes sociales, qui permet une baisse des coûts de production et d’abattage.
Le problème économique est bien là pour les éleveurs bretons, celui de l’assouplissement des normes sociales. Donc, ce n’est pas l’assouplissement des normes qu’ils devraient exiger, mais leur durcissement. Pourquoi ne demandent-ils pas aux autorités de Bruxelles de légiférer pour que soit établi un smic européen ? Ainsi serait mis fin à la distorsion de concurrence qu’ils dénoncent.
Une fois encore les porchers industriels se trompent ce cible. Ils sont prêts à sacrifier la qualité de l’air, de l’eau, de la mer, de notre patrimoine naturel commun pour un profit qu’ils n’obtiendront jamais par ce biais. Ils n’auront rien gagné, et les citoyens auront encore perdu.
Alors on s’étonne que les pouvoirs publics, bien peu inspirés, répondent à cette demande. Les présidences passent, la pollution prospère. Il est vraiment temps que la justice européenne siffle la fin de cette récréation polluante en sanctionnant nos gouvernants par une amende suffisamment forte pour éveiller les consciences citoyennes sur cette désastreuse gestion des affaires publiques. 
Tribune, Yves-Marie Le Lay président de Sauvegarde du Trégor



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