Archive | Luttes écolos en Bretagne

02 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Nddl, cet aéroport dont on n’a pas besoin (les echos)

Ayraulthon

Le devoir de réserve est particulièrement bien respecté dans notre beau pays.

C’est une des choses qui y rendent la vie douce et agréable. Mais c’est aussi pour cela que politiques et administration peuvent impunément faire passer un peu n’importe quoi. Parfois cela produit de grandes choses : Concorde était une aventure, mais quel bel oiseau et quel prestige pour les partenaires franco-britanniques ! L’aéroport de CDG dote Paris d’une capacité de trafic aérien unique en Europe.

J’ai eu la chance de participer à ces deux réalisations, mais je n’ai pas pu résister à sortir de la réserve d’usage s’agissant de ce projet absurde et ridicule de Notre-Dame-des-Landes. Une idée dépassée de hub provincial. Un aéroport grand comme Heathrow à Londres, le premier d’Europe, qui traite 70 millions de passagers sur 1.300 hectares. Cela dans l’espoir de traiter, peut-être, 7 millions de passagers vers 2030, alors que Nantes dispose d’un excellent aéroport, sacré en 2012 meilleur aéroport régional d’Europe.

Une commission du dialogue a été instaurée et a rendu, en avril 2013, un rapport très raisonnable demandant que l’on étudie la possibilité de développer l’aéroport existant. L’administration s’est acharnée à démontrer que cela coûterait plus cher que de construire l’aéroport neuf. On peut toujours trouver les hypothèses qui vont bien.

Par exemple, on ne tient pas compte du fait que les avions sont de plus en plus silen- cieux. On sous-estime aussi l’augmentation de capacité des avions, alors qu’il y a un net décalage entre croissance du nombre de passagers et stagnation du nombre de décollages.

Or seul ce paramètre joue sur la saturation de la piste. On veut ignorer que bien des aéro- ports vivent avec une seule piste et en tirent quatre à cinq fois le trafic espéré à Nantes dans vingt ans : San Diego, Gatwick, Lisbonne, Genève.

On prétend que le bruit augmentera à Nantes, mais on ne fait surtout rien pour dimi- nuer la (faible) gêne actuelle, alors même que tous les constats objectifs faits à Londres, Paris ou ailleurs pointent la diminution du bruit d’une année à l’autre. On veut construire une aérogare de standing, là où Marseille et Bordeaux ont construit des extensions parfaitement adaptées aux low cost, pour une bouchée de pain. En France, Vatry, Metz-Nancy ont été des échecs patents.

Un aéroport voulu par les politiques alors qu’il n’y a pas de marché, qui va remplacer 1.300 hectares de zones humides par du ciment sans aucun besoin, est une absurdité. Ainsi Lyon, avec sa belle plate-forme et ses deux pistes magnifiques, végète, à 100 kilomètres de Genève, qui prospère avec sa piste unique et tous les obstacles alentour.

L’étude de l’administration a duré six mois. Les opposants ont eu quinze jours pour réagir. Une réunion à la préfecture de Loire-Atlantique a bien eu lieu. Les études hâtives des opposants ont été qualifiées - très aimablement -, par l’administration, d’honnêtes et constructives. Sur quoi le préfet a indiqué que le temps du dialogue était terminé et, dans la foulée, a sorti précipitamment une série de décrets permettant d’envisager le début des travaux. Pas vraiment dans l’esprit d’une commission du dialogue, dont le ministre s’était engagé à respecter les conclusions.

Bien entendu, à Nantes et en Bretagne, il y a des défenseurs du projet. Mais très peu d’arguments sérieux. Il y a l’immobilier qui revient constamment ! Mais Nantes n’est ni Monaco ni Gibraltar : il y a toute la place. Il y a le chauvinisme local : pourquoi le Grand Ouest n’aurait-il pas son aéroport ? Il y a ce que les Américains appellent le « Not in my backyard » : allez faire du bruit ailleurs. C’est vrai qu’il y a forcément des nuisances, mêmes si elles s’atténuent. Il n’y a pas de désert en France et le bocage, autour de Notre-Dame-des-Landes, se peuplera comme chaque fois qu’il y a un nouvel aéroport. Devoir de réserve ou pas, nos politiques pourraient avoir l’élégance de privilégier le bon sens à l’entêtement. Jacques Bankir Par Les Echos | 01/04 | 06:00 |

Jacques Bankir est ancien directeur des aéroports à Air France

http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0203401035778-notre-dame-des-landes-cet-aeroport-dont-on-n-a-pas-besoin-661187.php

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31 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Beg an dorchenn: une marche contre les pesticides (bigouden tv)

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A l’appel de plusieurs associations:

Alerte à l’Ouest, Baie de Douarnenez environnement, Eau et Rivières de Bretagne, Bretagne vivante, Cedapa, Cyberacteurs, Demel, Gama, Groupement des agriculteurs biologiques du Finistère, Ouest-Cornouaille Environnement, Sauval, Sur un air de terre

près de 400 personnes se sont rassemblées ce dimanche 30 mars, en début d’après-midi à la Torche, dans la commune de Plomeur, afin de manifester contre l’utilisation des pesticides. Cette marche bon enfant, qui a conduit les participants du parking de la Torche à sa pointe, aux sons des tambours et autres percussions, s’inscrivait plus largement dans le cadre de la semaine inter- nationale pour les alternatives aux pesticides qui se déroule traditionnellement au début du printemps.

Les organisateurs de cette marche dénonçaient en effet la nocivité de ces produits phyto- sanitaires tant sur le plan environnemental que humain :  la pollution des rivières, l’hécatombe dans le monde animal, mais aussi la prolifération, chez l’homme, de certains cancers.

Les agriculteurs seraient ainsi les premiers concernés par ces maladies graves, comme l’expliquait Henri Peuziat, lui-même ancien agriculteur : « Chez les arboriculteurs, les cancers sont en augmentation (…) Même si on utilise aujourd’hui une moindre quantité de pesticides, leur nocivité reste toujours la même ! »

Et le manifestant de poursuivre : en 2020 et 2022, les particuliers et les collectivités n’auront plus le droit d’utiliser ces produits, mais les agriculteurs pourront continuer ! Alors que ce sont eux, les principaux utilisateurs. Et d’autres responsables des associations présentes d’ajouter : la France est aujourd’hui le premier utilisateur mondial de pesticides. Et pourtant, leur nocivité est connue…

Du haut de la pointe de la Torche, et alors que se déployaient les pancartes  » Pour une agriculture sans pesticides » les yeux des manifestants se tournaient naturellement vers l’intérieur des terres, là même où se déploient actuellement les fleurs traitées des bulbiculteurs. Bien évidemment, le site n’était donc pas choisi au hasard, mais contrairement aux années passées, les organisateurs de la marche ne voulaient pas passer près des champs de tulipes et autres jacinthes, afin de ne pas jouer la carte de la provocation.

Une marche pacifique donc, pour inciter les agriculteurs à changer de pratique, afin de préserver le monde du vivant. La manifestation a donc connu un joli succès, mais aurait pu se déployer bien davantage : le seul reproche que l’on entendait dans les rangs des marcheurs était une communication trop confidentielle et un peu brouillonne de l’annonce de l’événement…

http://www.bigouden.tv/Actualites-2858-E.html?fb_action_ids=605474646203578&fb_action_types=og.likes

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28 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Nddl: le prix des fermes rachetées aux agriculteurs est-il trop élevé? (fr3)

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La Cour d’appel de Rennes se penche sur le prix de rachat des fermes situées à Notre Dame des Landes, à l’endroit où devrait être construit l’aéroport. C’est AGO/Vinci qui avait fait appel d’une première décision rendue par le tribunal de Nantes. AGO/Vinci estime que le prix des fermes situées dans le périmètre du futur aéroport est trop élevé.

Il indique que ces bâtiments sont dans un état de vétusté avancé. Les biens des agriculteurs ont été évalués par la chambre d’agriculture et des notaires notamment. C’est la Cour d’appel de Rennes qui tranchera. Un premier agriculteur est passé devant la Cour d’appel ce matin, la décision sera mise en délibéré le 23 mai. Une quarantaine de personnes manifeste ce matin devant la cour d’appel de Rennes. Elles sont venues soutenir les exploitants agricoles concernés.

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24 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Pesticides: une semaine pour en sortir !

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Pendant les 10 premiers jours du printemps, c’est la période de reprise des épandages de pesticides.

C’est l’occasion de cerner les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides pendant la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Si c’est la pollution atmosphérique qui fait parler d’elle cette semaine, les pesticides utilisés en grandes quantités depuis les années 50 par l’agriculture intensive ne sont pas non plus à négliger (cancer, malformations congénitales, problèmes d’infer- tilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli), comme le montrent les dernières études de l’INSERM.

L’OMS a aussi estimé qu’il y a chaque année dans le monde 1 million de graves empoisonnements par les pesticides, avec quelque 220 000 décès. En France, la Mutualité sociale agricole (MSA) qui a en charge la médecine du travail et la prévention des risques professionnels des salariés agricoles, a trouvé des effets indésirables chez près d’un manipulateur sur 6, lors d’enquêtes portant sur une année d’utilisation professionnelle de pesticides. La MSA recense pas moins de 45 cas de personnes ayant obtenu la reconnaissance en maladie professionnelle du fait d’une exposition (aiguë ou chronique) aux pesticides (14 exploitants et 31 salariés agricoles).

Catastrophe sanitaire Ces données sous-estiment très probablement la réalité de l’ampleur de la catastrophe sanitaire qui touche le monde paysan. La MSA semblant peu aider les salariés et pro- tégerait même « le productivisme et les grandes firmes », selon Laurent Guillou, l’un des deux anciens salariés intoxiqués au sein de Nutréa-Triskalia.

En témoigne aussi la toute jeune association Phyto-victimes qui a vu le jour en mars 2011 sous l’impulsion des salariés et paysans eux-mêmes. Une lente prise de conscience du côté des agriculteurs qui sont de plus en plus nombreux à remettre en question le tout-chimique, qu’ils aient touché les limites économiques de cette pratique qui finit par appauvrir leurs sols ou qu’ils aient compris les dangers pour eux, leurs proches, l’environnement et le consommateur, de l’agriculture intensive.

La France figure toujours parmi les premiers utilisateurs de produits phytosanitaires en Europe… Le NPA revendique une agro-écologie paysanne par la sortie des intrants chimiques (engrais et pesticides) en moins de 10 ans et par une réforme de la PAC. Il soutient les travailleurs et paysans victimes des produits phytosanitaires comme ceux qui disent non aux pesticides. C’est ce que vient de faire Emmanuel Giboulot, viticulteur bio qui a reçu une amende de 1 000 euros pour avoir refusé de traiter ses vignes.

CorrespondantEs de la commission nationale écologie

http://npa2009.org/content/pesticides-une-semaine-pour-en-sortir

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24 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Quand l’escalade russo-européenne s’immisce dans le projet de centrale gaz de landivisiau (fr3)

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Le contexte géopolitique actuel, la crise Ukrainienne et l’escalade russo-européenne, qui en découle, suscite quelques inquiétudes pour le projet de centrale gaz de Landivisiau dans le Finistère.

Un équipement dépendant des importations de gaz, dont la Russie est un des principaux producteurs. Quand on sait que 98 % du gaz consommé en France est acheté, que l’Europe est dépendante du gaz russe pour un tiers de son approvisionnement, les gesticulations actuelles entre la Russie et l’Europe, à propos de l’Ukraine, ont de quoi inquiéter. L’Union européenne a beau affirmer sa détermination à réduire sa dépendance énergétique envers la Russie, les alternatives au gaz russe sont limitées et coûteuses. Les gazoducs européens par exemple, sont alimentés par un seul et unique fournisseur : le Russe Gazprom.

Une Centrale, mais avec quel gaz ? A Landivisiau dans le Finistère, où le projet de Centrale au gaz n’en finit plus de faire des vagues, les opposants rappellent le paradoxe de vouloir renforcer l’autonomie énergétique de la Bretagne, par la construction d’une centrale dépendante de la trans- formation d’une énergie fossile importée. Les promoteurs du projet se veulent eux, rassurants, en mettant en avant la nécessité pour la Russie d’exporter son gaz et la possibilité aussi d’aller en chercher vers d’autres pays producteurs.

Par Krystell Veillard Publié le 22/03/2014 | 10:56

http://bretagne.france3.fr/2014/03/22/quand-l-escalade-russo-europeenne-s-immisce-dans-le-projet-de-centrale-gaz-de-landivisiau-438393.html

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21 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Tou(te)s au faou le 20 avril !

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17 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Mercredi 26 mars aux studios brest

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17 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Marche pour une agriculture sans pesticides

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Dans le cadre de la semaine sans pesticides 2014

Rendez-vous au parking de la Pointe de LA TORCHE

Plomeur  Dimanche 30 MARS à 14H

Co-organisée par les associations :

Alerte à l’Ouest, Baie de Douarnenez environnement, Eau et Rivières de Bretagne, Bretagne vivante, Cedapa, Cyberacteurs, Demel, Gama, Groupement des agriculteurs biologiques du Finistère, Ouest-Cornouaille Environnement, Sauval, Sur un air de terre…

http://baiedouarnenezenvironnement.over-blog.com/

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14 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Aéroports de nantes: jean-marc ayrault sature (libération)

Menteur-Hollande-Taubira-Valls-Ayrault-ecoutes-sarkozy

Le Premier ministre surestime la fréquentation de l’actuel site

L’aéroport Notre-Dame-des-Landes est nécessaire car l’actuel, Nantes Atlantique, va saturer. Pour appuyer cet argumentaire rodé, le Premier ministre s’est enflammé, le 6 mars sur RMC, sur l’augmentation du trafic aérien.

Selon lui, Nantes Atlantique est l’aéroport qui «connaît, en France, la plus forte croissance». L’ancien maire de Nantes reprend mot à mot un communiqué de Vinci. Selon le maître d’ouvrage du futur projet, avec 8,2% de voyageurs supplémentaires entre 2012 et 2013, la croissance de Nantes Atlantique dépasse celle de tous les grands aéroports français.

Le chiffre est exact mais pas le classement. En 2013, le trafic de Bâle Mulhouse a augmenté plus fortement, de 9,8%. Dans les petits aéroports, la progression est encore plus marquée, de  21,2% pour Saint-Etienne-Bouthéon et 15,2% pour Bergerac-Dordogne-Périgord. Idem si on regarde depuis 1986, le trafic nantais est devancé par Bâle-Mulhouse et Beauvais. Placer Nantes Atlantique en tête de liste nécessite de choisir la période de référence et d’admettre une petite exception. «L’affirmation est vraie si on prend la période 1997-2012 et que l’on enlève Beauvais», explique le président de l’Union des aéroports français (UAF).

Amélie MOUGEY 10 mars 2014 à 19:46

http://www.liberation.fr/politiques/2014/03/10/aeroports-de-nantes-jean-marc-ayrault-sature_986008

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04 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Algues vertes: un non-lieu redouté dans l’affaire morfoisse (fr3)

marcassins

Le 22 juillet 2009, Thierry Morfoisse décédait en vidant une benne d’algues vertes à Binic dans les Côtes d’Armor.

Depuis, ses proches et les associations se battent pour faire reconnaître le lien entre la mort et l’inhalation d’hydrogène sulfuré dégagé par les algues vertes. Après le décès de Thierry Morfoisse, mort en vidant une benne d’algues vertes en juillet 2009 à Binic, ses parents avaient porté plainte contre X pour homicide involontaire, devant le tribunal de Saint-Brieuc. Mais depuis, le dossier a été transmis au Pôle Santé du palais de justice de Paris.

Et trois experts toxicologues, nommés par le juge d’instruction en charge du dossier, avaient conclu que Thierry Morfoisse était mort de façon naturelle. L’analyse de sang, après le décès, révélait un taux élevé d’hydrogène sulfuré, mais le rapport d’autopsie concluait à une récidive d’infarctus du myocarde.

Non-lieu redouté dans l’affaire MorfoisseLes associations et les proches redoutent aujourd’hui que l’affaire soient classée et se conclue par un non-lieu avant cet été. Ils ont donc décidé de se mobiliser. Une conférence sera organisée le 10 avril prochain. Ils souhaiteraient que de nouvelles expertises soient réalisées, avec la reconstitution des conditions du décès (benne d’algues vertes, de l’eau de mer, une forte chaleur) et la mesure dans ces conditions du taux d’hydrogène sulfuré.
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Par Krystell Veillard Publié le 04/03/2014 | 12:10, mis à jour le 04/03/2014 | 12:26
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