Archive | Luttes écolos en Bretagne

11 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

epr/sdn trégor (ouest france)

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« Sortir du nucléaire » en action symbolique à Lannion

Vous avez peut-être aperçu de drôles de combinaisons blanches et des gens au sol, vendredi soir, place du Marc’hallac’h, à Lannion (Côtes-d’Armor). Derrière cette action (toute symbo-lique) : les militants de Sortir du nucléaire. « Aujourd’hui, il s’agit d’exprimer notre indignation face au cynisme de l’industrie nucléaire. Car au moment où le public demande la fin de cette production d’énergie, on nous parle de 6 nouveaux EPR en France ! » Micro en main, Laurent Lintanf fait face à une soixantaine de militants, qu’il invite à s’allonger par terre, place du Marc’hallac’h, vendredi soir.

Une action « non-violente mais déterminée »

Cette action de mort virtuelle a valeur de symbole : « Quand la sirène retentira, ce die-in évoquera les victimes passées et potentielles du nucléaire, civil ou militaire », lance le respon-sable de Sortir du nucléaire Trégor. Cette action, « non-violente mais déterminée », donne l’occasion aux militants de lire la lettre ouverte qu’ils ont adressée au député Éric Bothorel (LREM), pour lui exprimer leur « extrême inquiétude suite à la toute récente annonce de la proposition de construction de ces EPR », au moment où celui en construction à Flamanville accumule les défauts et a vu son coût passer de 3 à 11 milliards d’€.

Dans ce contexte, « la question qui se pose au gouvernement est non pas de savoir combien de centrales il doit ouvrir mais combien il doit en fermer ! »

Ouest-France 0/09/2018

https://www.ouest-france.fr

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09 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

marche (fr3)

Environnement : marche pour la planète suite à la démission de Nicolas Hulot

En France, des manifestations écologistes ont rassemblé environ 100 000 personnes le samedi 8 septembre. Cette mobilisation est sans précédent.

Un mouvement citoyen exceptionnel. Elles étaient des milliers dans l’après-midi du 8 septembre à Paris, à défiler pour la planète. Des personnes pas forcément habituées aux rassemblements écologistes, mais qui ont répondu présentes à l’appel d’un jeune homme de 27 ans sur les réseaux sociaux, suite à la démission de Nicolas Hulot. Les manifestants sont déterminés et venus exprimer, chacun à leur manière, leurs inquiétudes face au dérèglement climatique. Cette mobilisation est sans précédent.

Une marche pour le climat à San Francisco

En France, pour la défense de l’environnement, elles étaient 20 000 dans la capitale, 3 500 à Rennes (Ille-et-Vilaine) et autant à Toulouse (Haute-Garonne). Au total, près de 100 000 personnes se sont mobilisées sur l’ensemble du territoire hexagonal. Des marches pour le climat ont été répétées partout dans le monde. La ville de San Francisco (États-Unis) était particulièrement concernée. Des milliers de manifestants venus de toute la Californie y ont en effet défilé dans une ambiance festive.

09/09/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Energie: les îles du Finistère avancent vers le 100% renouvelable (Fr3)

Retour sur une mobilisation inédite pour le climat à travers la France (Fr3)

Manifestation pour le climat: 3000 personnes défilent à Rennes (Fr3)

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08 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

climatologues (l’écho.be)

PaperBang

Les climatologues, en pleine étuve émotionnelle

Ils étudient chaque jour l’ampleur de la catastrophe climatique, ils font face constamment à son déni. La charge émotionnelle des climatologues est un non-dit pesant.

Mardi, le numéro 3 du gouvernement français était en larmes. Non, pas la larmichette du départ. Nicolas Hulot, maintenant ex-ministre de la Transition écologique et solidaire, était effondré, submergé par la tristesse, la voix étranglée par la déception. Il lui a fallu plusieurs secondes et un peu de chaleur humaine pour reprendre son discours de passation des pouvoirs. Des larmes, il en coule tous les jours sur les joues des environnementalistes: de rage, de frustration, de tristesse, de fatigue, face à l’inaction alors qu’on a le feu aux trousses.

Beaucoup des scientifiques de l’environnement sont pris dans cette tourmente-là.

Ils ne le montrent pas. Comme tous les travailleurs, ils se cachent pour pleurer; comme tous les chercheurs ils enfouissent leurs émotions sous la montagne de la rationalité. Pour les spécia-listes du climat, la charge émotionnelle est particulièrement lourde. Le titre de la carte blanche d’une chercheuse australienne résume bien leur situation: « Quand la catastrophe planétaire est votre boulot quotidien » (« The Monthly », juin 2018). Chaque jour, ils alignent les données sur la vitesse et les conséquences du changement climatique, chaque jour, le rythme des mauvai-ses nouvelles et des sombres découvertes augmente, chaque jour, ils alertent la société civile, mais las, autant remplir d’eau une passoire. Ils sont à peine entendus, encore moins écoutés, alors suivre leurs recommandations…

Noir tableau?

Rappelons qu’il y a 26 ans, 1.700 chercheurs dont 100 prix Nobel, adressaient une première « Mise en garde des scientifiques à l’humanité ». En 2017, pour le deuxième avertissement, ils étaient plus de 15.000. Le traitement médiatique a duré 24 heures, quand la non-sélection de Radja Nainggolan pour la Coupe du monde de football a fait du bruit pendant des jours. « Les signaux ne sont pas à l’orange, ils sont tous au rouge clignotant, souligne Jean-Pascal van Ypersele, sommité internationale de la climatologie. On écoute trop peu les scientifiques qui travaillent sur ces questions-là. Ce sont un peu les vigies en haut du mât qui avertissent de ce que les autres ne peuvent pas voir. On crie depuis 40 ans et le bateau va toujours dans la même direction. »

Abandonner la recherche fondamentale

Face à l’inertie, certains ont quitté la recherche pour tenter de faire bouger les choses plus rapidement et avoir un impact direct. En lançant une start-up ou en rejoignant une organisa-tion. Après sa thèse en biologie, Gauthier Chapelle ne voulait plus faire de recherche fonda-mentale, mais entrer dans l’action directe. Il travaille pour la Fondation polaire internationale où il met en place des outils éducatifs et explore les recherches sur le climat. À la fin de ses confé-rences, « il me fallait remonter le moral de tout le monde, le mien compris ». Alors il jette ses forces dans le biomimétisme (s’inspirer de la nature pour innover). Il crée une ASBL, écrit des livres, cofonde une entreprise. « Pendant quelques années, j’ai cru qu’avec une approche radi-cale, on pouvait changer les choses. Mais les changements ne sont pas faits à fond et le biomi-métisme a été récupéré par le marketing, le business. C’est du biomimétisme de surface. Je n’y crois plus. Je cesse de mettre de l’énergie dans quelque chose qui ne va pas servir. »

Depuis 2015, il se concentre à « préparer au mieux l’avenir, l’après pétrole » et porte cette réflexion dans des livres qu’il écrit ou coécrit, notamment avec Pablo Servigne. Cela paraît pessimiste. Lui se dit lucide. Et puis, il est ainsi sorti de sa « schizophrénie ». Quand il donnait des conférences pour alerter, « à un moment, j’ai senti que ça devenait toxique pour moi: en public, je jouais à ‘on va s’en tirer’ alors que je pensais que le monde, tel qu’il est, ne va pas s’en tirer. »

Réchauffement climatique: la détresse des scientifiques,40 ans à faire la vigie

Une pensée et un masque, assez répandus chez les scientifiques de l’environnement. Pour ne pas décourager ou démobiliser les autres, ils préfèrent taire leurs pensées profondes. Et, partant, les émotions qui vont avec. Jean-Pascal van Ypersele, qui a été vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), donne 100 conférences par an et quantité d’interviews. « Je suis d’un naturel plutôt optimiste, donc je continue à passer beaucoup de temps à alerter, à expliquer, à informer des possibilités d’agir. Je ne supporte pas la question ‘Est-il trop tard pour agir?’ Il n’est jamais trop tard! Même si on a perdu des décen-nies dans l’action climatique. Même si on la commence aujourd’hui ou demain matin, ça permettra au moins d’éviter le pire », assène-t-il.

Les plus fins observateurs remarqueront que son discours se fait plus incisif ces derniers temps

On devrait se sentir « en guerre, ou engagés dans une course pour la vie », il a publiquement critiqué l’idée d’élargir le Ring de Bruxelles, il conclut ou commence ses présentations par « il n’y a pas de planète B », etc. Si, dans notre long entretien, le climatologue belge gardait son calme habituel, sourdait toutefois par vagues une exaspération tangible.

« Depuis tout ce temps, on n’a rien fait de substantiel. C’est ça qui est extraordinairement frustrant. Oui, la prise de conscience du danger climatique a augmenté, et sans cela on serait peut-être dans une situation encore pire. Mais c’est une consolation bien maigre. On entend qu’il faut réduire les émissions de CO2. Mais il faut comprendre, vraiment comprendre, que le problème c’est l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère. Et qu’il ne s’agit pas de diviser les émissions par quatre, il s’agit de stopper totalement les émissions de CO2.

Évidemment, ce n’est pas facile et donc on peut comprendre que ça n’évolue pas rapidement. Mais on n’a pas fait grand-chose pour prendre le problème à bras-le-corps. Je suis de plus en plus convaincu que ce problème menace l’habitabilité de la seule planète du système solaire qui soit habitable. On est littéralement en train de scier la branche sur laquelle on est assis. Et on ne peut pas dire que ce soit au cœur des débats politiques, citoyens, des enjeux entrepreneuriaux. Que cela devienne, s’il vous plaît, un enjeu politique majeur. Pas le seul, mais un des enjeux principaux. Si ce débat reste cantonné au sein d’Ecolo et de Groen (EELV belge Note du blog), c’est une catastrophe », nous dit-il.

Prendre en compte la charge émotionnelle

La frustration, la colère, mais aussi la tristesse et par moments des sentiments de décourage-ment et d’impuissance sont les émotions dont nous ont fait part tous nos interlocuteurs. D’après eux, elles sont partagées par une bonne partie de la communauté des écologues. Si le sujet est tabou (les sciences bannissent les émotions), la question de leur charge émotionnelle commence à affleurer. Une littérature sur le sujet se développe depuis une dizaine d’années, plus récemment quelques scientifiques abordent le sujet publiquement (Lesley Hugues dans la revue « The Monthly »; Camille Parmesan, chercheuse et corédactrice des rapports du GIEC s’est dite en « dépression professionnelle »; David Griggs, ex-directeur de l’Institut du développe-ment durable en Australie a reconnu des périodes de déprime dans un documentaire télévisé; Naomi Oreskes, historienne des sciences, plaide pour que les scientifiques expriment franche-ment leurs inquiétudes, etc.).

Enfin, les études scientifiques elles-mêmes commencent à se pencher sur la charge émotionnelle portée par les spécialistes du climat et des écosystèmes (par exemple, Susan Clayton dans « Nature », 2018; Lesley Head et Theresa Harada, dans « Emotion, Space and Society », 2017).

Découragement et colère ne sont jamais loin

Cette charge émotionnelle n’est pas anodine. Brillante chercheuse du FNRS (en climatologie et océanographie), Célia Julia Sapart a songé, à un moment, à arrêter la recherche pour se consacrer à la communication scientifique. « Il y a un tel manque de reconnaissance de notre métier. On ne nous dit jamais rien de positif, on doit tout le temps se battre, se défendre. On manque tellement de financement. Parfois, je me suis sentie seule, comme abandonnée de tous. ça m’est arrivé d’en pleurer: après une mission de plusieurs mois en Antarctique, où les conditions sont très dures, où on a cumulé les problèmes techniques, où on est loin de ses proches, je suis rentrée et j’ai croisé quelqu’un qui m’a dit ‘Ah ces histoires de changements climatiques, ça me fatigue’. ça nous blesse, personnellement. C’est comme si tout notre investissement ne servait à rien », nous raconte-t-elle.

Elle a dû faire face, aussi, à un fléau (en perte de vitesse) qui touche particu-lièrement les climatologues: la violence des climatosceptiques.

« En 2012, j’ai publié dans la revue Nature un article expliquant que déjà à l’époque romaine, il y avait un impact humain sur l’atmosphère. Pendant des semaines, j’ai reçu des e-mails de mena-ces, d’insultes, qu’on devrait ‘me pendre sur un piquet en Sibérie’. ça m’a énormément touchée. Au point que c’est le webmaster de l’institut qui dépouillait mes e-mails avant moi. Aujourd’hui, je me suis fait une carapace et depuis cinq ans, je suis beaucoup plus solide face à l’agressivité et au manque de reconnaissance, je réponds de façon claire, sans le prendre pour moi », explique-t-elle.

Finalement, Célia Julia Sapart a jeté toutes ses forces dans la bataille: elle continue la recherche en laissant les émotions de côté et elle communique vers le grand public parce qu’elle est convaincue que les changements viendront par la base, plutôt que sous l’impulsion des dirigeants. « Il faut garder espoir, être positif, chacun a un rôle à jouer. Ce métier est très dur, mais si on ne se concentre pas sur le positif, on ne peut plus continuer », assure la climatologue.

Une attitude comparable à celle d’Edwin Zaccai, directeur du Centre d’étude du développement durable à l’ULB. « Mon mandat en tant qu’académique, c’est de délivrer une connaissance correcte pour montrer les enjeux. Et de former des étudiants en leur donnant une vision juste, en leur montrant les vrais déterminants. Partager du savoir, même si c’est une goutte d’eau, pour moi, ce n’est pas un problème. Reste que ça ne rend pas imperméable au décourage-ment: on voit bien que la moitié des espèces vont disparaître, que les forêts vont brûler, que la forêt tropicale va sans doute disparaître avec sa faune, que ce sont les plus pauvres qui vont être les plus vulnérables… Un jour, dans une conférence, je me suis arrêté. J’ai dit à mon auditoire que j’étais désolé de leur expliquer ça, que ce n’était pas mon choix mais que c’était ce que disait la science. Et j’ai conclu sur du positif car je suis contre le fait de culpabiliser, c’est une impasse. Mais ça déstabilise fort. »

Aujourd’hui que l’espoir de vraiment inverser les courbes est très faible, il voudrait trouver des façons de réfléchir à cet échec, à ces perspectives défavorables face à un auditoire. « On doit vivre avec ça et il faut trouver un nouveau narratif. Il y a un travail mental à faire d’une société qui se croyait invulnérable à une société qui se découvre vulnérable », éclaire-t-il.

Que faire de ces émotions?

Pour le psychologue et écothérapeute français Jean-Pierre Le Danff, les scientifiques de l’environnement ont un travail de deuil à faire. « C’est inéluctable. Ils vont faire le deuil d’une trajectoire différente. Et s’il est mené jusqu’au bout, c’est-à-dire en passant par toutes les étapes qui le composent, ce travail de deuil est apaisant. L’acceptation de ce qui est va les rendre plus sereins et mieux placés pour nous aider », explique-t-il.

Pour la psychiatre spécialiste de l’écopsychologie Marie Romanens, il est normal de se sentir en désarroi, en colère, impuissant quand on fait face, comme eux, à un déni du réel de la part des autres. « Il ne faut pas refouler ces émotions, mais se laisser traverser, les vivre. Ensuite, il faut les partager avec d’autres. Cela ne va pas changer le déni mais cela permet de ne pas se sentir seul et de créer du soutien avec les pairs qui ont les mêmes perceptions. Enfin, il faut les écouter: que me disent-elles de faire? », expose-t-elle. Et de rappeler que « l’émotion est motrice d’action. À partir du moment où l’on est pris d’un malaise, de sensations désagréables, cela nous pousse à changer les choses. »

La psychologue américaine Susan Clayton relève que pour faire face à ces émotions, les scientifiques ont l’avantage de la communauté: travailler ensemble pour un objectif commun est source de soutien et de validation.

Et puis ils s’accrochent à l’espoir de faire quand même une différence. « Ce n’est pas facile, mais on n’a pas le choix. On est sur une barque qui est en train de couler et j’ai l’impression d’être là avec ma petite cuiller pour écoper l’eau, alors qu’il faudrait une pompe rapide… », se désole Jean-Pascal van Ypersele. Avant de rebondir dans un sourire et une pirouette adressée au public: « L’énergie que j’utiliserais pour me tordre les mains et me lamenter serait de l’énergie gaspillée. Or, si on a besoin d’une chose, c’est d’efficacité énergétique. »

Cécile Berthaud 07 septembre 2018
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08 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

marche pour le climat (brest + rennes)

 

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À Rennes, la marche pour le climat réunit environ 4 000 participants (Ouest France)

Ce samedi 8 septembre, en famille ou entre amis, plusieurs milliers d’habitants sont venus dans le centre de Rennes pour défendre la planète. Ils ont défilé pendant 1 h 30 dans un esprit bon enfant.

Vélos, landaus, sacs à dos, venus de pays de Rennes, de Saint-Malo ou de Dinan, les participants de la marche pour le climat se sont retrouvés esplanade De Gaulle en début d’après-midi ce samedi. Associations, collectifs environnementaux, syndicats étaient disséminés dans le cortège, mais il y avait peu de banderoles officielles. Ce sont surtout des pancartes bricolées qui attiraient l’œil. « Place aux vélos, c’est plus rigolo ! », « La politique c’est pour cinq ans, le climat pour la vie », « Si on fait rien, ça va chauffer ».

Les jeunes très présents

Le cortège qui a défilé jusqu’à la Place de Bretagne avant de revenir à son point de départ, a duré une heure et demi. L’ambiance dans les rangs était bon enfant. Beaucoup sont venus en famille, beaucoup de petits mais aussi plein d’ados. Ralph, Rennais, est là avec sa fille Liza, 11 ans et Macéo, 16 ans. « Au collège ou au lycée, c’est rare qu’on nous parle de la sauve-garde de la planète », pointe le jeune homme. « Il faudrait sensibiliser les enfants dès le primaire, en faisant des cours et des animations pour comprendre ce qui se passe, et appren-dre les bons gestes. Comme ça, en grandissant, on ne pourrait pas dire qu’on savait pas ! »

Une mobilisation importante

Les forces de l’ordre comptaient environ 3 000 personnes, certains organisateurs avançaient plutôt le chiffre de 5 000 participants. « En tout cas, on était nombreux et ça fait du bien, c’est encourageant », se réjouit Ève, avec Hélène, 8 mois dans le porte-bébé, Alexis, 2 ans et Amaëlle, 4 ans. Devant elle, de nombreux adultes font la queue pour signer la pétition pour sauvegarder la planète.

08 09 2018

https://www.ouest-france.fr/

 

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08 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

marche climat (jdd)

climat

Marche pour le climat : ils nous racontent pourquoi ils y participent

clim

Camille, 18 ans, étudiante : « Nous avons besoin d’un sursaut citoyen »

« Je participe à cette marche car je voudrais d’abord que nos représentants politiques prennent conscience que l’écologie est une nécessité. Nous avons besoin d’un sursaut non seulement politique, mais également citoyen. En tant que ‘jeune’, je voudrais également montrer que les étudiants se préoccupent aussi de ces enjeux écologiques. Descendre dans la rue, c’est une première pour moi. La démission de Nicolas Hulot me semble être avant tout un aveu de faiblesse de notre démocratie face à la pression des lobbies et des grands groupes industriels. Mais cette démission pourrait également être l’événement déclencheur d’un sursaut collectif, en témoigne l’organisation spontanée de cette marche. De mon côté, au quotidien, je ne mange plus de viande, je ne prends pas de bain, je fais attention à ma consommation d’eau et d’électricité… » L’environnement doit devenir la préoccupation principale du gouvernement

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Maxime, 24 ans, maraîcher bio : « La situation est si grave »

« Je participe à cette marche car j’y vois une réelle occasion de faire entendre notre voix et de transmettre un message fort au gouvernement : la société attend des actions concrètes pour protéger l’environnement et ce sujet doit devenir sa préoccupation principale. Je ne descends pas souvent dans la rue, mais ce sujet me tient particulièrement à cœur. La situation est si grave, il faut agir avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Je pense que Nicolas Hulot a eu raison de démissionner et que ce geste a eu un vrai impact. Au quotidien, j’essaye de produire une nourriture saine et de qualité tout en respectant l’environnement et en favorisant la biodiversité sur mon terrain. Je limite mes déplacements, je favorise les produits bio et locaux, et j’essaie de sensibiliser mes proches au respect de l’environnement. »

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Océane, 26 ans, professeure des écoles : « Ce sujet ne devrait pas être mis au second plan »

« Je ne suis pas militante politique, mais je participe lorsque je peux à des petites actions. C’est la première fois que je participe à une manifestation de ce genre. Je veux montrer à nos diri-geants que c’est un sujet qui nous préoccupe et qui ne devrait pas être mis au second plan. Concernant Nicolas Hulot, j’étais très déçue de ce qui avait été mis en place depuis son arrivée au gouvernement. Sa démission était pour moi une bonne chose, car il s’était trop parjuré. Le message de sa démission est bien passé. Au quotidien, pour l’écologie, j’ai supprimé la viande et quasiment tous les produits laitiers. J’essaie aussi de réduire mes déchets et d’acheter au maximum local et bio. »

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Linda, 36 ans, en formation de naturopathie : « L’humanité est au bord du gouffre »

« Je milite sur Internet pour essayer de limiter les dégâts et initier des prises de conscience sur le fait que l’humanité est au bord du gouffre. Ayant deux enfants en bas âge, je ne sors plus vraiment dans la rue [pour manifester]. Les violences contre les manifestants sont aussi un sérieux frein. Nicolas Hulot, je suis surprise qu’il ait tenu aussi longtemps dans ce gouverne-ment… Au quotidien, je fais attention à ma consommation d’énergie. Je réduis au strict néces-saire les déplacements en voiture, j’achète des produits issus d’une agriculture bio et durable au maximum, je réduis mes déchets (achats en vrac), je bouture des arbres, plante des végétaux… Avec mon conjoint, nous avons le projet de créer une micro-ferme en permaculture. »

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Yaël, 45 ans, scénariste : « La démission de Hulot m’a désespérée encore un peu plus »

« Je descends dans la rue à chaque fois que la cause ne me laisse pas le choix. Je ne milite dans aucune association, mais j’accueille des réfugiés, je suis investie dans mon quartier à Montreuil, et j’essaie que ma vie soit cohérente avec mes opinions politiques. La démission de Nicolas Hulot m’a désespérée encore un peu plus… Au quotidien, je suis plutôt une consom-matrice raisonnable, je suis globalement végétarienne et j’élève mes filles dans la conscience très anxiogène des enjeux du monde. » Seuls les citoyens peuvent faire pression sur le monde politique et économique

clim

Maryline, 34 ans, dirige une start-up : « Je veux montrer mon mécontentement »

« Je participe à cette marche pour montrer mon engagement et mon mécontentement. Je fais partie des personnes qui ne sont pas d’accord avec ce que fait aujourd’hui le gouvernement et qui veulent faire entendre leur voix. J’ai déjà manifesté pour la cause des indépendants, mais je ne descends pas souvent dans la rue. J’ai trouvé que la démission de Nicolas Hulot était courageuse et humble. Il n’avait pas envie de rentrer dans tous ces masques de la politique. C’est très bien, c’est un bel exemple. J’essaie de consommer intelligent, je recycle, j’essaie de faire attention à ce que j’achète, surtout des produits locaux à des petits producteurs… Je monte une start-up dans le domaine du tourisme et je vais m’associer à un organisme pour le nettoyage des mers. Cela me tient à cœur. »

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Prissyla, 46 ans, médiatrice culturelle dans un musée : « L’écologie est intimement liée à une certaine économie »

« Je descends dans la rue afin de porter un message quant à une pétition que j’ai lancée suite à l’abattage des arbres qui a eu lieu à la basilique Saint-Sernin de Toulouse. La démission de Nicolas Hulot et particulièrement les raisons qui l’y ont poussé: l’isolement et son sentiment de désengagement des français à l’égard de l’écologie, m’ont beaucoup touchée. Je souhaite que ce geste fort initie un élan et une nouvelle prise de conscience. J’essaie au quotidien de réduire mon impact sur l’environnement en me déplaçant quotidiennement en vélo et pour les trajets plus longs en covoiturage ou en train, en consommant le plus possible bio, je trie mes déchets, j’ai souscris à un contrat d’électricité vert, je ne suis pas consumériste, je prends soin de mes affaires afin de les conserver longtemps… J’ai travaillé plusieurs années dans un magasin de vêtements et chaussures bio. Pour moi, l’écologie est intimement liée à une certaine économie. »

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Sidonie, 45 ans, « militante indépendante » : « La marche reste symbolique, il faut agir dans ses choix quotidiens »

« Je participe à la marche pour dire que nous sommes prêts à changer de mode de vie pour mettre l’écologie au centre d’un projet politique. La prise de conscience générale commence. Seuls les citoyens peuvent faire pression sur le monde politique et économique. La marche reste symbolique, il faut agir dans ses choix quotidiens. C’est la seule cause qui me fait des-cendre dans la rue. Nicolas Hulot a exprimé à un haut niveau le ras-le-bol généralisé de comp-ter sur les générations futures et surtout des velléités du pouvoir politique. Il faut transformer en profondeur nos sociétés comme l’ont fait d’autres pays. »

Huit personnes expliquent au JDD pourquoi elles ont décidé de participer samedi à la « marche pour le climat » organisée dans plusieurs villes de France. Si l’on en croit les réseaux sociaux, ils seront nombreux samedi dans les rues pour la « marche pour le climat ». Suite à la démission de Nicolas Hulot, Maxime Lelong, un jeune homme de 27 ans, lance l’initiative sur Facebook. Il a été interpellé par les propos du désormais ex-ministre : « Est-ce que j’ai une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité? [...] Est-ce que j’ai une union nationale sur un enjeu qui concerne l’avenir de l’humanité et de nos propres enfants? », s’était alors interrogé à haute voix Nicolas Hulot. Maxime Lelong a voulu prouver que oui. D’abord prévu pour le dimanche 2 septembre, l’événement a été décalé au 8 septembre pour coïncider avec la mobilisation « #Riseforclimate » organisée au niveau mondial. Des rassemblements auront lieu dans de nombreuses villes de France. A Paris, la marche partira à 14 heures de l’Hôtel de ville pour rejoindre la place de la République. Le JDD a contacté plusieurs personnes qui, sur Facebook, ont indiqué participer à ce rassemblement en faveur du climat. Elles nous expliquent la raison de leur présence samedi, la manière dont elles ont réagi à la décision de Nicolas Hulot de quitter le gouvernement, mais aussi ce qu’elles font au quotidien pour préserver l’environnement.

8 septembre 2018

https://www.lejdd.fr/

Commentaire: Nous ne pensons pas que la solution peut venir seulement des petits gestes quotidiens, bien qu’ils sont indispensables pour l’agitation, la propagande, la prise de conscience! Notre job, c’est de faire de tous ces anticapitalistes qui s’ignorent des militants d’une écologie globale, enracinée dans les associations de terrain, pour un mouvement altermondialiste planétaire!

Lire aussi:

Changement climatique : 700 scientifiques français demandent aux politiques de passer de « l’incantation aux actes » (JDD)

Ces animations montrent bien que le réchauffement climatique a commencé (Le Huff’)

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07 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (regards + reporterre)

Clémence Dubois : « On parle de crise de la dette mais c’est la dette climatique qui est à redouter »

A la veille des marches pour le climat organisées un peu partout en France et dans le monde, Clémence Dubois, responsable des campagnes pour l’ONG 350.org, était l’invitée de la Midinale.

Pablo Pillaud-Vivien  7 septembre 2018

http://www.regards.fr/

Plus d’infos sur les marches sur riseforclimate.org.

Lire aussi:

De la démission de Hulot à la « marche pour le climat » : l’histoire d’un élan spontané (Reporterre)

Le catastrophisme écologique a échoué, il faut s’organiser et lutter (Reporterre)

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07 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

marchons (npa)

quimper

Marchons pour changer le système, pas le climat !

Le 8 septembre, journée mondiale pour le climat, des marches se dérouleront partout dans le  monde. Le NPA appelle à y participer massivement.

La succession de catastrophes dues au dérèglement climatique: canicule, sécheresse, inon-dations, incendies de forêts, qui a marqué l’été provoque un choc salutaire. Les politiques qui se limitent à des effets d’annonce quand elles n’aggravent pas purement et simplement la situation deviennent insupportables, l’inaction devient criminelle.

Aujourd’hui l’appel à la mobilisation lancé par des dizaines d’associations rencontre un écho jusqu’alors inédit.

Comme le dit justement l’un des nombreux appels : « Hulot démissionne. Pas nous ! » Hulot ou De Rugy ? La solution ne viendra pas du casting pour occuper le fauteuil ministériel !

L’écologie n’est pas compatible avec les politiques libérales menées par des gouvernements aux ordres des puissants, des grands groupes industriels et bancaires, des lobbys capitalistes en tous genres. Le capitalisme dévaste la planète et ses ressources naturelles, ruine les vies de ses occupant.es.

Les marches du 8 septembre pour le climat sont une nouvelle étape  de la mobilisation.

Pour ne pas rester sans lendemain et sans efficacité, elles doivent déboucher sur la construc-tion d’un vaste mouvement pour la justice climatique pour imposer la sortie des énergies fossi-les et l’arrêt du nucléaire, le passage à une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits…  On ne peut plus tergiverser : ça urge !

Nous avons besoin d’une  politique écosocialiste qui « change tout » 

La production, la consommation, la circulation des biens et des services, qui organise une planification démocratique, autogérée, pour à la fois satisfaire les  besoins sociaux et limiter au maximum les effets sur l’environnement. C’est la seule politique capable de réduire les effets mortels du changement climatique et de favoriser la vie sur Terre.

Montreuil, le 6 septembre 2018  Commissions Ecolo du NPA

https://npa2009.org/

Facebook Brest

Facebook Quimper

Organisations mobilisées à Kemper :
ACTES en Cornouaille, Alternatiba, Attac, Climat social, CNT, Collectif Antifa, Collectif pour la survie des abeilles, EELV, Ensemble, France Insoumise Quimper, Fraternité, FSU, Génération.S, L’Onde Citoyenne, Nouvelle Donne, NPA, Solidaires, Sortir du Nucléaire, Sur un air de Terre, ZAD Nddl

 

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07 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

bali (via campesina)

via camp

Les paysan.ne.s luttent contre le néo-libéralisme pour créer un “monde échappant aux banques”

La réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale doit avoir lieu à Bali, en Indonésie, du 8 au 14 octobre 2018. La Via Campesina appelle ses membres et ses alliés à se mobiliser en grand nombre.

La Via Campesina demande à ses membres, aux mouvements sociaux alliés et aux organi-sations de la société civile dans le monde de se rassembler et d’agir pour élaborer conjointe-ment des actions contre les politiques du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Ces deux institutions organisent en effet leurs réunions annuelles à Bali en Indonésie du 8 au 14 octobre 2018.

Ces institutions ont été créées en 1944, avec pour objectif proclamé de réduire la pauvreté.

Toutefois, elles ont surtout servi les intérêts de leurs principaux contributeurs et ont imposé un programme néo-libéral incluant le fondamentalisme du marché, la privatisation et la dérégle-mentation partout dans le monde.

Les prêts qu’ils fournissent sont octroyés selon de strictes conditions visant à ouvrir les marchés et à démanteler toutes sortes de politiques nationales. Agissant ainsi, elles se sont comportées comme des colonisateurs économiques mondiaux. Au lieu d’atténuer la pauvreté, comme promis dans leurs programmes, elles marginalisent et expulsent les paysans et les paysannes de leurs terres agricoles.

En outre, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international sont des institutions non démocratiques et totalement discréditées, où les prises de décision « un dollar-un-vote » marginalisent les pays du Sud.

Le FMI et sa politique de sauvegarde s’appuient sur la libéralisation, la privatisation et la déréglementation qui entraînent l’altération de la souveraineté de l’État, de sorte que l’État ne peut plus jouer son rôle dans la mise en œuvre de la justice économique et du bien-être pour son peuple. Les services nécessaires pour assurer les besoins vitaux des populations sont laissés au secteur privé, afin que le mécanisme ou le calendrier des remboursements de la dette puisse fonctionner sans heurts.

En conséquence, les services sociaux pour les paysans et leurs familles sont négligés et ceci est une des principales causes de la pauvreté.

L’exemple de l’indonésie est parlant : suite à la signature de la lettre d’intention (LDI) entre le gouvernement indonésien et le FMI en 1997, la BULOG (National Public Stock Holding) a été considérablement affaiblie. Ceci a provoqué l’importation à grande échelle par l’Indonésie des denrées alimentaires et notamment du riz.

Cette politique est cohérente avec l’Accord sur l’agriculture de l’OMC, qui concerne la libérali-sation des marchés et la détention de stocks publics. Les lignes politiques du FMI, de l’OMC ainsi que des accords de libre-échange (ALE) font un tout pour promouvoir le néo-libéralisme.

Le FMI continue de promouvoir la libéralisation des marchés et la privatisation par le biais d’autres instances internationales en particulier dans les pays en développement. En realité, aucun pays aujourd’hui ne peut prétendre ne pas être affecté par le FMI. C’est pourquoi les gens se sont mobilisés en grand nombre contre le FMI lors de la réunion du G20 en Argentine en juillet 2018. Peu de temps après le gouvernement de l’Argentine a reçu du FMI une nouvelle dette.

La Grèce est également une victime du FMI, comme cela est bien connu.

La Banque mondiale (BM), en tant qu’institution de financement du développement mondial, met en œuvre divers modèles de méga projets d’infrastructure, prétendument réalisés pour accroître la croissance économique. Ceux-ci ont conduit à un accaparement effréné des terres, à la criminalisation des paysans et des paysannes qui résistent et à leur expulsion de leurs territoires partout dans le monde et notamment en Indonésie, en Inde, au Sri Lanka, au Bangladesh, en Thaïlande, aux Philippines ou au Brésil.

Au cours de la période de 2001 à 2010, en raison des investissements à grande échelle menés par la BM dans le secteur agricole, principalement dans les pays d’Afrique et d’Asie, environ 203 millions d’hectares de terres ont été saisis par la force.

En particulier, la BM s’infiltre dans les secteurs agraire et agricole en fournissant un modèle de réforme agraire considéré comme un soutien à l’économie du secteur agricole dans le cadre d’un projet dénommé Programme d’accélération de la réforme agraire (One Map Poject en anglais).

Ce n’est rien d’autre qu’une réforme agraire fondée sur le marché.

Elle ne met pas l’accent sur la redistribution des terres d’une manière équitable, et ne garantie pas le contrôle de la terre par les paysans ou la famille paysanne. Ce programme souligne principalement la question de la monétarisation des terres, ce qui ôte le contrôle des terres aux individus et facilite l’infiltration de capitaux.

Cela est évident dans la mise en œuvre d’un Projet One Map en Indonésie, et dans tous les pays en développement, depuis 2000 à nos jours, où le programme a uniquement porté sur la distribution de certificats fonciers sans résoudre les conflits agraires en cours et sans octroyer l’égalité lors des contrôles fonciers. Il s’agit seulement de créer un marché foncier ou une banque foncière pour les grandes plantations, les infrastructures, les usines, les barrages, l’irrigation, etc.

La Banque mondiale, tenant les pays du Sud par la dette, les a également poussé à privatiser leurs services publics, tels que la santé, l’éducation, la gestion de l’eau, leurs forêts et leurs plantations, ouvrant ainsi la voie aux entreprises privées et leur permettant de faire d’énormes profits.

Conjointement, le changement climatique a provoqué des événements climatiques extrêmes entraînant de terribles catastrophes naturelles, notamment de fortes inondations et une intense sécheresse, qui ont aggravé la crise alimentaire. Les expulsions forcées, la crimina-lisation des personnes qui résistent, les conflits agraires, la faim et la pauvreté sont provo-quées par la privatisation, tant directement qu’indirectement.

Ne s’arrêtant pas à cette oppression au moyen du développement des infrastructures, la Banque mondiale a élargi ses activités dans le domaine de l’atténuation des changements climatiques. Un exemple en est le Programme d’investissement forestier (FIP en anglais) en vertu de la REDD (Réduction des émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts).

Le programme est un ensemble de fonds de la Banque mondiale permettant de fournir des financements aux pays en développement qui possèdent des forêts.

Selon les chiffres enregistrés jusqu’en 2010, les fonds collectés s’élevaient à 577 millions d’USD. À première vue, le programme semble viser les bons objectifs mais, en réalité, il a un impact négatif sur la Communauté, en particulier sur les paysans, les paysannes et les peuples autochtones.

Le programme légalise l’accaparement forcé des terres paysannes sous le couvert de leur conservation et noue des partenariats juridiques avec des sociétés leur concédant ainsi la tâche de conservation des forêts. L’Indonésie a reçu en 2016 un financement du programme FIP d’un montant de 17,5 millions d’USD.

Cette oppression à multi-facettes de la Banque mondiale et du FMI doit être dénoncée.

Nous invitons tous les mouvements sociaux et organisations de la société civile à se mobiliser dans la rue pour résister à ce régime néolibéral et aider à bâtir un monde alternatif : Un monde échappant aux banques.

Faisons-nous entendre à Bali entre les 8-14 octobre 2018.

Avec cet appel, La Via Campesina espère nous voir tous et toutes progresser ensemble et aller de l’avant. Nous voulons démontrer le pouvoir des peuples organisés, défendre notre souveraineté alimentaire et promouvoir la justice sociale.

EN FINIR AVEC LA BANQUE MONDIALE !

EN FINIR AVEC LE FMI !

LA SOUVERAINETÉ ET LA JUSTICE SOCIALE MAINTENANT !

6 septembre 2018

https://viacampesina.org/

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06 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

marc’hallac’h (sdn trégor)

PLOGOFF

Six nouveaux EPR ?… Quel cynisme !… ACTION à Lannion

C’est dès aujourd’hui qu’il nous faut dénoncer l’indécente annonce de 6 nouveaux EPR pour la France. En grande difficulté, le lobby nucléaire français est prêt à tout ; ne le laissons pas faire.

Pour exprimer notre indignation et soutenir une transition écologique digne de ce nom, Sortir du Nucléaire Trégor vous invite à une action symbolique VENDREDI  7 SEPTEMBRE à 18H30 en haut de la Place du Marc’hallac’h à Lannion ; face à la permanence du Député.

Notre action prendra la forme d’un DIE-IN : les participants se coucheront au sol durant quelques minutes. Pour augmenter l’effet visuel de l’action, la traditionnelle combinaison blanche des travailleurs du nucléaire est souhaitable mais non obligatoire.

Communiqué « SIX NOUVEAUX EPR ?… QUEL CYNISME !… »

Début août, Nicolas Hulot déclarait : « Si je m’en vais, il va y avoir 3 EPR de plus… ». Finalement, ce ne sont pas 3… mais 6 nouveaux EPR qui nous sont annoncés !

Pour les antinucléaires qui ne cessent d’alerter sur la dérive folle de l’EPR de Flamanville, dont la cuve est ratée, dont les tuyauteries sont à refaire et dont le coût vient de passer de 3 à 11 milliards d’euros, cette annonce est tout simplement incroyable.

Comment en effet laisser entendre que l’on peut s’enfoncer encore plus profondément dans l’impasse du nucléaire, alors même que sa dangerosité inquiète de plus en plus, que son coût ne cesse d’augmenter et que personne n’a de véritable solution pour la gestion des déchets nucléaires ? «Le nucléaire, cette folie inutile, économiquement et techniquement, dans laquelle on s’entête»  : cette déclaration de Nicolas Hulot, à l’annonce de sa démission, s’avère hélas plus que jamais d’actualité…

Alors, pour Sortir du Nucléaire Trégor, face au cynisme de l’industrie nucléaire actuellement en grande difficulté, et prête à tout pour sa survie, il est impératif de réagir dès aujourd’hui pour dénoncer cette nouvelle fuite en avant.

Oui, dénoncer la folie nucléaire, et exiger que les milliards d’euros engloutis par le nucléaire, soient exclusivement investis dans une transition énergétique basée sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables.

C’est pourquoi SDN-TREGOR invite les trégorroises et trégorrois à une action symbolique qui aura lieu vendredi 7 septembre à 18H30 en haut de la place du Marc’hallac’h. La traditionnelle combinaison blanche des travailleurs du nucléaire sera bienvenue.

 03/09/2018  sdntregor

https://sdntregor.wordpress.com/

bo

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05 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

nicolas hulot (npa)

napoleon-hulot

Nicolas Hulot : ministre biodégradable

Nicolas Hulot a annoncé sa démission sur France Inter le mardi 28 août. Au moment de faire les bilans, il est peu dire qu’il n’aura pas servi à grand chose. Lui-même le reconnaît : « Est-ce que nous avons commencé à réduire les gaz à effet de serre, l’utilisations des pesticides, l’érosion de la bio-diversité, l’artificialisation des sols ? La réponse est non. »

Hulot n’a servi a rien

Sur tous les sujets, la stratégie de Hulot aura prouvé son incapacité à changer les choses. Aucune victoire, même la plus petite, n’est à mettre à son actif. Pire : il a autorisé l’usine des   6 500 porcs à Escoubès, facilité l’implantation des antennes relais, soutenu l’extension d’Euro Disney, relancé Europa City et approuvé la réforme de la SNCF qui réduit le fret ferroviaire à une peau de chagrin…

Les paysans lui doivent l’arrêt des aides au maintien en bio.

Il n’a pas interdit le glyphosate, comme au Danemark, en Suède, aux Pays-Bas et à Malte. Et il a même prévu des dérogations à sa loi, au-delà des trois ans. À cette liste non exhaustive, il faut ajouter qu’Hulot a reporté la fermeture de Fessenheim, accepté l’EPR, signé la baisse des budgets des agences de l’eau, validé les contournements autoroutiers de Strasbourg et de Rouen, sans parler du fait qu’il a soutenu les expulsions violentes de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et de Bure, légitimant ainsi la répression. Un symbole des renoncements et de reniements.

Des amitiés bien placées

Dans son interview sur France Inter, Hulot a timidement mis en cause le néolibéralisme, en expliquant qu’« on s’évertue à entretenir un modèle économique responsable de tous ces désordres ». Pourtant, tout de suite après, c’était pour mieux déclarer son amitié à Macron et aux membres du gouvernement, en souhaitant tout faire pour ne pas leur nuire. Il faut sans doute y voir la contradiction principale de la stratégie de Hulot : adopter parfois des positions antilibérales, tout en appartenant à des milieux capitalistes.

Deuxième ministre le plus riche du gouvernement après Pénicaud, il déclarait en 2017 plus de 7,2 millions de patrimoine. Le contrat passé en 1997 avec TF1 pour l’émission Ushuaïa lui a assuré plus de 30 000 euros par mois jusqu’en 2011 et il encaisse toujours, via sa société Eole Conseil, de l’argent sur chaque gel douche, déodorant ou shampooing vendu. C’est sans nul doute pour ne pas nuire à ses amis, ceux qui ont tant fait pour la bonne santé de son compte en banque, que Hulot reste si complaisant envers le gouvernement et les capitalistes, et qu’il se contente d’exprimer sa tristesse de ne pas avoir su convaincre…

L’écologie n’est pas Macron-compatible

Après l’affaire Benalla, le départ de Hulot signifie l’effondrement d’un autre pan de la commu-nication gouvernementale, révélant plus encore sa réalité antisociale, antidémocratique et productiviste.   Pourtant, dans un futur proche, cela ne va pas empêcher le gouvernement d’abroger la loi de transition énergétique, qui fixait pour 2025 l’objectif de 50 % de nucléaire dans le « mix énergétique ».

EDF a déjà dicté ses propres conditions pour en rester aux 75 % actuels, éloignant toute perspective de baisse du nucléaire :

Entre autres la construction de six EPR en plus de celui qui n’en finit pas à Flamanville, comme le préconise un rapport d’experts commandé par… Hulot. C’est pourquoi, avec ou sans Hulot, l’important sera la capacité collective à se rassembler face aux destructions sociales et écolo-giques. La victoire à Notre-Dame-des-Landes a montré que les populations en mouvement sont porteuses d’alternatives. Elles expriment la volonté de vivre dans un monde débarrassé du productivisme et des diktats de la croissance, et ouvrent des pistes pour sortir du capitalis-me.

climat

Le samedi 8 septembre aura lieu une marche pour le climat dans plusieurs villes de France.

Ce sera l’occasion d’y exprimer nos préoccupations écologiques, notre rejet de la logique capitaliste du profit à court terme et, à l’opposé des larmes de crocodiles versées par Hulot, notre volonté de nuire à ce gouvernement criminel.

Commission nationale écologie

Créé le Mercredi 5 septembre 2018

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