Archive | Luttes écolos en Bretagne

13 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

mines (ouest france)

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Permis miniers bretons. Ils demandent l’abrogation à Jean-Yves Le Drian

L’association centre bretonne Vigil’Oust, contre les projets miniers de Merléac, Silfiac et Loc Envel, profite de la venue, ce lundi 15 janvier, de Jean-Yves Le Drian sur le territoire du permis de Merléac, à Mûr-de-Bretagne, pour lui demander l’abrogation.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sera ce lundi 15 janvier 2018 à Mûr-de-Bretagne. Il y inaugurera, en présence de Brune Poirson, Secrétaire d’État auprès du Ministre d’État de la Transition Écologique et Solidaire et Loïg Chesnais-Girard, Président du Conseil Régional de Bretagne, le Filet sécurité Bretagne. Un projet mené par RTE (Réseau de Transport d’Électricité) qui vise notamment à mettre fin à la fragilité électrique de la Bretagne.

L’association Vigil’Oust, qui milite depuis quelques années contre les permis miniers accordés par l’État en Bretagne profite de cette occasion pour réclamer au ministre l’abrogation de ces permis.

L’association a demandé, en début de cette semaine, une rencontre avec Jean-Yves Le Drian. Cependant, aucune suite n’a été donnée par le ministre. « Nous savons aujourd’hui que deux personnes peuvent décider l’abrogation politique des permis miniers bretons : Le Président et le Premier ministre. Ainsi, tout ministre, représentant du gouvernement tel que Jean-Yves Le Drian, peut s’engager à obtenir l’abrogation auprès du pouvoir exécutif », explique Vigil’Oust.

L’association avait, en juin dernier, été reçue par le cabinet de l’Élysée. « Une réunion interministérielle nous avait été promise. Elle n’a jamais eu lieu et depuis, le gouvernement a annoncé que l’abrogation de droit n’était pas possible. L’État a même accordé 700 000 € de crédit d’impôt à Variscan », lance Vigil’Oust qui considère désormais que parmi les personnes présentes ce lundi, seul Jean-Yves Le Drian « a l’influence nécessaire pour obtenir l’abrogation auprès du Président qui avait octroyé le permis de recherche minière ».

le drian

Vigil’Oust organise un rassemblement à Mûr-de-Bretagne ce lundi 15 janvier, à 9 h 15, place Sainte-Suzanne.

12/01/2018

https://www.ouest-france.fr/

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13 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

nddl finistère (ouest france)

calim-ro-

Notre-Dame-des-Landes. La présidente du Finistère écrit à Edouard Philippe

La présidente du département du Finistère aimerait être entendue sur le projet de Notre-Dame-des-Landes, au regard notamment du trafic aéroportuaire à Brest et Quimper. Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental du Finistère, regrette que les élus de son département n’aient pas été consultés au sujet du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Elle avait pourtant son mot à dire. Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départe-mental du Finistère, interpelle le Premier ministre, Edouard Philippe, au sujet de la concertation des élus sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. « Cette démarche de concertation est à saluer », dit-elle, « mais je m’étonne que celle-ci s’arrête aux départements limitrophes à la Loire-Atlantique. » Pourtant, selon elle, les conséquences de la décision se feront ressentir jusque dans le département du bout de la Bretagne, « qu’elle en acte la réalisation ou l’arrêt ».

La présidente du Département interroge le devenir des structures de transport du Finistère. « Qu’en est-il de la réalisation de la liaison nouvelle Ouest Bretagne-Pays de la Loire ? Le barreau ferroviaire Est entre Rennes et Nantes sera-t-il conforté au détriment de la pointe bretonne ou du barreau Brest-Quimper ? »

« Quel avenir pour les deux plateformes aéroportuaires finistériennes que sont Brest et Quimper ? »

Le premier a accueilli, l’an passé, plus d’un million de passagers, soit une multiplication par deux de la fréquentation en 10 ans. Le second tourne plus difficilement avec moins de 100 000 passagers en 2017. « Lors de sa venue à Brest le 5 janvier, Elisabeth Borne, ministre des Transports, a fait part de sa volonté d’intégrer le Finistère dans le plan de désenclavement des territoires. C’est une première étape mais il me paraît important d’évoquer le contexte et la situation particulière de notre département. » Nathalie Sarrabezolles demande donc une audition au Premier ministre, « au même titre que les autres élu.e.s du grand Ouest. »

12/01/2018

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire: Grande nouvelle! NDDL va fermer les autres aéroports bretons! Serait temps de lire les journaux!

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12 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

irrintzina (landivisiau)

lander

L’association Landivisiau doit dire non à la centrale vous propose une soirée ciné/débat autour du film IRRINTZINA, en présence du réalisateur, Pascal Hennequin.
Irrintzina, c’est un cri d’alarme sur l’effondrement de notre monde mais c’est aussi un cri de joie poussé par des centaines de militants déterminés qui ont réalisé que si, ensemble, ils ne faisaient rien, personne ne le ferait à leur place.

A la suite de la projection, nous échangerons sur le mouvement Alternatiba, le prochain Tour Alternatiba et les perspectives d’événements, d’actions, de mobilisations, notamment autour de la lutte contre le projet de la centrale à gaz de LANDI.

A l’occasion de la cop21, le Tour Alternatiba (« changeons le système, pas le climat ») a porté ses nombreuses propositions d’alternatives écologiques jusqu’à Paris. Il est passé par Landivisiau en août 2015 pour inclure la centrale dans les projets que le mouvement dénonce.
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Rendez-vous Mardi 30/01/17

Cinéma les Studios Landivisiau  20h30. PRIX : 5 €.
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Liens utiles :

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=256856.html
http://www.irrintzina-le-film.com/
https://alternatiba.eu/

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12 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

sel (challenges)

sel

Etats-Unis: Les rivières de plus en plus salées, menaces sur l’eau potable

Les rivières et les ruisseaux américains sont devenus plus salés et plus alcalins au cours des 50 dernières années, une évolution qui fait peser des menaces sur l’eau potable en raison des dommages occasionnés aux canalisations et autres infrastructures, selon une étude publiée lundi. Cette dernière, élaborée à partir de données recueillies sur 232 sites surveillés par l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (« United States Geological Survey (USGS) »), précise que le phénomène est notamment le fait de l’utilisation d’engrais dans l’agriculture et du recours au sel pour dégeler les routes.

La hausse de la quantité de sel dans les eaux peut également être provoquée par la saumure utilisée dans les opérations de fracturation hydraulique sur les sites de gaz et de pétrole de schiste. La salinité rend l’eau plus alcaline, ce qui correspond à un ph plus élevé, en raison de la décomposition de la roche et du béton dans les rivières et de celle de minéraux dans le sol et l’eau.

Le rejet des contaminants peut à son tour entraîner une corrosion des canalisations et favoriser le passage du plomb dans l’eau potable, tandis que du zinc et de cuivre sont sus- ceptibles de s’infiltrer dans des ruisseaux à partir de la roche et du sol. Selon l’étude, une combinaison de différents sels peut faire davantage de dégâts qu’un seul sel

Une augmentation de niveau de salinité des voies navigables avait été un facteur clef dans la crise de l’empoisonnement au plomb à Detroit de 2016, quand il avait été constaté que des enfants présentaient des taux élevés de plomb, un métal qui peut endommager le système nerveux et retarder le développement du cerveau chez les jeunes.

Sur les 50 dernières années, quelque 66% des rivières et ruisseaux des Etats-Unis sont devenus plus alcalins.

Les centres de traitement des eaux ne peuvent filtrer les sels mais ils peuvent avoir recours à des produits chimiques pour en éliminer une partie.

Timothy Gardner, Benoit Van Overstraeten

Reuters 09.01.2018

https://www.challenges.fr/

Commentaire: Chez nous pas de nitrates dans le sol et de salages l’hiver! Question subsidiare: que devient le sel quand on dessale? On le jette un peu plus loin?

 

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10 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

éolien (rtbf)

nukehugger

Grande-Bretagne: l’éolien produit deux fois plus d’électricité que le charbon (et est moins cher que le nucléaire)

Il y a 40 ans, l’approvisionnement électrique de la Grande-Bretagne reposait pour 40% sur le charbon. Aujourd’hui sa part est tombée à 7%. Le déclin du charbon a été constant et rapide entre 2012 et 2016. Sur cette période, c’est le gaz naturel qui l’a remplacé. Mais 2017 a par contre été l’année de la croissance de l’électricité éolienne longtemps limitée à 5 à 10%. Aujourd’hui le vent apporte 15% de l’énergie électrique britannique, explique le site The Conversation. Ce bond en avant est dû pour partie à l’arrivée de nouveaux parcs à éoliennes, notamment offshore, mais aussi à une année plus venteuse.

Record: un quart d’électricité verte en octobre

En octobre 2017, le mix éolien, solaire et hydro-électrique a ainsi généré un quart de l’électri- cité britannique, un record en partie du à l’ex-ouragan Ophelia et à la tempête Brian.Au total, l’augmentation de la part de l’éolien britannique entre 2016 et 2017 permet d’alimenter en électricité 4,5 millions de ménages, plus que ce peuvent fournir les deux nouveaux réacteurs nucléaires bâtis à Hinkley Point C.

De plus, cette électricité éolienne est en train de devenir meilleure marché, la rendant nette- ment plus compétitive que le nucléaire, note The Conversation : 57,50 £ le MWh contre 92,50£. L’Irlande du Nord n’entre pas en ligne de compte ici, car elle partage son système d’approvisionnement électrique avec la république d’Irlande.

La Belgique encore loin derrière

A titre de comparaison, les éoliennes installées en mer du Nord belge ont produit en 2017 un total de 2.867 gigawatt heures d’électricité, ce qui correspond à la consommation d’électricité moyenne de près de 800.000 familles, selon la Belgian Offshore Platform. Si les neuf parcs éoliens prévus d’ici 2020 tournent comme prévu, ils devraient permettre de couvrir 10% de la demande belge d’électricité. Une part qui pourrait même être portée à 20%, selon la Belgian Offshore Platform, si de nouvelles zones étaient libérées dans le futur en mer du Nord.

Jean-François Herbecq  lundi 08 janvier

https://www.rtbf.be/

Commentaire: En petite Bretagne comme on n’a ni vent, ni mer (à la rigueur pour refroidir une centrale), ni soleil, on doit donc faire venir l’électricité nucléaire d’ailleurs. D’ailleurs on va creuser pour trouver de l’uranium, non?  C’est comme çà sous Hulot!

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09 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

inspiration interdite (les échos)

respire

Des pesticides, dont certains interdits, respirés dans les Hauts-de-France

Fongicides, insecticides, herbicides… Ils sont émis dans la plupart des terres agricoles de la région mais nous les respirons partout en ville. Les derniers résultats sur ces perturbateurs endocriniens que révèle ATMO, association chargée par l’État de la surveillance de l’air dans les Hauts-de-France, ne sont pas rassurants. La situation ne s’est pas améliorée ces dix dernières années.

Parce qu’une grande partie de la population régionale est exposée aux pesticides présents dans l’air, l’association ATMO de surveillance de la pollution atmosphérique avait décidé d’installer en 2013 un capteur de ces molécules dans le quartier lillois de Fives. À ce jour, les pesticides dans l’air ne sont pas réglementés : les valeurs réglementaires n’existent pas et les connaissances restent très insuffisantes sur leur comportement au-dessus de nos têtes (comment réagissent-ils avec les autres polluants par « effet cocktail » ?).

En pleine ville

C’est donc tout l’intérêt de l’étude ATMO réalisée en pleine ville du 6 avril au 29 septembre 2016, avec des prélèvements hebdomadaires répartis sur vingt-cinq semaines. Soixante-quatre molécules étaient recherchées, elles sont caractéristiques des cultures agricoles les plus répandues dans le Nord et le Pas-de-Calais, à savoir les céréales, les betteraves et les pommes de terre.

Sur ces 64 molécules recherchées, 17 substances ont été détectées en ville. Et parmi elles, trois sont sans autorisations de mise sur le marché. Elles sont interdites car certifiées dangereuses pour la santé mais nous pouvons les respirer. L’utilisation du lindane* est prohi- bée en France depuis 1998 en tant que produit phytosanitaire et depuis 2006 en tant que biocide. «  On le mesure encore aujourd’hui, explique Hélène Devillers, directrice d’ATMO. Ce produit était utilisé dans les champs mais aussi dans le traitement des charpentes des maisons anciennes, notamment celles des agriculteurs.» Le lindane n’avait pas été détecté en 2008 et 2009 mais « depuis septembre 2010, indique l’étude, il est de retour dans l’air de l’agglo- mération lilloise et cette année, il est détecté sur la quasi-totalité de la période de mesure  ».

Autre molécule interdite (mais encore diffusée en Europe et en Belgique), la terbuthylazine* n’a plus cours depuis quinze ans mais on la respire encore. Non mesurée dans l’air de 2003 à 2008 (sauf en 2005), elle fait également son « come-back » dans cette dernière campagne, relevée comme les autres fois entre mai (le mois où les épandages sont les plus importants) et septembre.

Bientôt un deuxième capteur ?

La troisième molécule interdite mais relevée est la trifluraline*, révolue depuis dix ans en France. Retrouvée dans le fond de l’air en 2003 et 2004, elle a disparu des mesures mais revient en 2016. La chambre régionale d’agriculture tente une hypothèse : très persistante dans les sols, elle pourrait avoir été relarguée après travail d’un sol traité les années précédant son interdiction.

Globalement, la situation ne s’est donc pas améliorée. «Nous constatons une légère hausse de la présence des pesticides dans l’air, avec une prédominance pour les herbicides  », estime Céline Derosiaux au sein d’ATMO dont le travail autorise un recul sur quinze ans, les premières évaluations ayant été réalisées avec l’Institut Pasteur de Lille en 2003. Ce travail depuis le capteur de Fives inspire l’idée d’un élargissement au plan national et fait espérer le gain d’un deuxième capteur dès l’an prochain dans notre région, cette fois-ci en zone rurale.

Lexique:
* Le lindane est classé cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé. Il figure comme l’amiante dans le groupe 1, celui du premier échelon de dangerosité. La trifluraline et la terbuthylazine sont des herbicides moins dangereux, moins volatiles. La terbuthylazine est utilisée surtout dans les cultures du maïs, elle est irritante pour les yeux et les voies respiratoires, principalement au moment de sa manipulation par les agriculteurs.

Les pesticides, parfois dénommés sous le terme plus restrictif de produits phyto-sanitaires, sont des substances chimiques minérales ou organiques, de synthèse ou natu- relles, entre autres destinées à « protéger » les végétaux consommables contre les organis- mes nuisibles à leurs cultures (insectes, « mauvaises herbes », champignons…). Les pestici- des sont épandus par pulvérisation, par application sur les sols ou par traitement des semen- ces et sont employés aussi bien pour le traitement des zones agricoles que pour celui des zones non agricoles : désherbage des axes routiers et des voies ferrées, des communes, des parcs publics et des propriétés privées (jardins, potagers, toitures, terrains de sport…).

Les biocides sont des pesticides qui détruisent, repoussent ou rendent inoffensifs les organismes nuisibles. On les trouve dans des désinfectants, produits d’hygiène ou de protection contre les microbes du bois, du plastique, du textile ou du cuir.

Yannick Boucher 30/12/2017

http://www.lavoixdunord.fr

Commentaire: En Bretagne, ce ne sont pas les mêmes cultures! Ouf! Et on ne traite pas! Heu!

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08 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

oiseaux mazoutés (fr3)

mazouté

Tempêtes : afflux d’oiseaux mazoutés

Dans un contexte de coups de vents et de grosse mer, certains cargos peu scrupuleux en profitent pour dégazer. Et les premières victimes sont les oiseaux.

Ces derniers jours, de forts vents se sont abattus sur toute la France, notamment en Bretagne. Alors ni vus, ni connus, certains cargos peu scrupuleux en profitent pour dégazer. Il s’agit d’une opération courante sur les navires, pourtant interdite par la loi : se débarrasser des gaz potentiellement explosifs contenus dans les citernes. Mais les gaz sont bien souvent accompagnés de pétrole, laissant des traces.

Oiseaux pris au piège

Et les oiseaux se font piéger, comme les fous de Bassan : « Un ban de maquereaux, ça luit. Quand vous avez du fuel, ça scintille. Donc les fous de Bassan plongent. À partir de là, il ne peut plus décoller« , analyse Didier Masci, responsable capacitaire du centre « Volée de Piafs ».  Flumard, goélands, guillemots… au total, une trentaine d’oiseaux sont arrivés au centre.

Certains volatiles sont même à bout de souffle : « Tous les oiseaux marins, leur plumage est une combinaison de survie. Quand il y a un petit trou, l’eau rentre, s’infiltre partout. Les oiseaux sont en hypothermie.«  Alors les membres du centre soignent, réchauffent et nourrissent les oiseaux.

Quelle solution ?

Après le naufrage de l’Erika, en 1999, les défenseurs des animaux alertaient sur les marées noires. Pourtant, encore aujourd’hui, les dégazages équivaudraient à sept pétroliers qui se fracassent sur les côtes. Didier Masci, du centre de soins « Volée de Piafs », souhaite que soit mis en place un système de contrôle, une « obligation d’avoir une feuille de nettoyage de cuve. Si le bateau part avec cette feuille attestant que ses cuves sont propres, il n’ira pas dégazer en mer. Dans le cas contraire, il ne part pas. »

Pour Didier, la situation est urgente. « Qu’est-ce qu’on va léguer à nos petits enfants ? Il faut arrêter ! Et on n’a pas le droit de faire ça aux animaux« .

Baptiste Galmiche 07/01/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Volée de piafs

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08 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

mines (fr3)

mines

Recherches minières dans l’Ouest, un nouvel eldorado contesté ?

Or, cuivre, zinc, germanium, antimoine, les sous-sols bretons et ligériens regorgeraient de métaux rares et stratégiques pour les nouvelles technologies. Mais si les futures explorations minières suscitent beaucoup de convoitises, elles soulèvent aussi la contestation des populations concernées.

C’est en octobre 2012, que le ministre du redressement productif Arnaud Monte- bourg plaidait pour un renouveau minier de la France.
Un an plus tard, c’est l’entreprise australienne Variscan qui décroche le premier permis exclusif de recherches minières depuis 30 ans, dans le Maine et Loire. Depuis, plusieurs autres sésames de ce type ont été délivrés dans l’Ouest. Au total, six ont été accordés à Variscan en Bretagne et en Pays de la Loire, un feu vert a aussi été donné à l’entreprise SGZ France. Reste trois autres projets en attente d’autorisation.S’il est un permis qui n’a pas suscité de contestation ni d’hostilité, c’est bien celui de Saint-Pierre Montlimart dans le massif des Mauges. Variscan a d’ailleurs démarré les forages dans le bourg début 2017. Les analyses du sol ont ainsi révélé un potentiel prometteur sur ce site où les romains déjà extrayait de l’or et où durant la première partie du 20ème siècle dix tonnes d’or et une tonne d’argent sont sorties de ces galeries. Au plus fort de l’activité de la mine qui avait ouvert en 1905, 750 ouvriers traquaient l’or. Un passé prospère, révolu depuis 1952 mais que les élus locaux aimeraient bien voir renaître…Ce fut jadis la deuxième mine de France.

Même nostalgie en Vendée du côté de Vendrennes où de 1908 à 1926, on extrayait de l’antimoine, un minerai toxique utilisé comme retardateur de feu. Le filon pourrait être reexploité puisqu’un permis a été accordé à la société SGZ. Pour le maire de Rochetrejoux, ce serait l’opportunité de recréer des emplois.

Aucune nostalgie, ni enthousiasme en revanche du côté de la Sarthe à Tennie. Dès l’obtention du permis d’exploration il y a cinq ans, la population s’est mobilisée avec essentielle-ment un objectif en tête, ne pas reproduire les erreurs du passé. Ici la dernière mine d’or aban-donnée par Total (ancien Elf Aquitaine) en 1992 est de sinistre mémoire… Sur le site classé comme dangereux, sont stockés sous une bâche 250 000 m3 de terre cyanurée. « La poubelle de Rouez » c’est ainsi que les habitants des environs ont pris l’habitude de désigner le site, c’est peu flatteur mais vu le niveau de pollution, « c’est justifié » affirme Laurent Desprez, administrateur de Sarthe Nature Environnement.

Même résistance en Bretagne.

Depuis les premiers permis accordés à Mérléac en novembre 2014, puis en sept 2015 à Sulfiac et Loc Envel, la contestation n’a cessé de croitre, de s’organiser…Trois associations se battent pour faire renoncer au projet : Douar Didoull, Attention Mines et Vigil Oust.De manifestation en chaîne humaine, la population locale a exprimé à plusieurs reprises son opposition à ses projets de recherches, craignant un désastre environnemental avec notamment des risques pour les ressources en eau ou tout simplement pour l’image de la région.

La fronde a même gagné les rangs des élus. Dénonçant le manque de transparence de Variscan, le département des Cotes d’Armor mais également la région Bretagne ont pris offi-ciellement des positions pour l’abandon de ces projets d’exploration et l’abrogation pure et simple des permis. Une réunion interministérielle avait été promise aux élus reçus par un des conseillers du Président de la République. Mais à ce jour, aucun rendez-vous n’a été pris et la situation est totalement bloquée. Selon Marc Le Fur, conseiller régional LR, le fait que le minis-tre de l’économie qui a signé les permis de recherche soit aujourd’hui président de la Répu-blique ne facilite pas l’affaire… Pour le directeur général de Variscan Mines Ltd, ce manque de clarté de l’État pèse sur leurs projets, difficile alors sans lisibilité de poursuivre les investissements en France et notamment en Bretagne.Aujourd’hui, le dossier est entre les mains des ministres de l’économie et de l’écologie. Celui des Affaires étrangères a peut-être son mot à dire. Bref, avant qu’une mine ne rouvre dans l’Ouest, il risque de se passer encore de nombreuses années.

 Nathalie Rossignol  07/01/2018
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07 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

submertions (la croix)

quillivic

La ville d’Ys par Quillivic

Littoral, les côtes françaises davantage exposées aux submersions maritimes

Une étude inédite fait le point sur les grandes submersions qui ont frappé les côtes européennes depuis le 17è siècle. En France, l’urbanisation croissante des littoraux depuis 1945 n’a pas respecté le « principe de précaution ».

En février 2010, la tempête Xynthia avait fait 47 victimes à La Faute-sur-Mer (Vendée), pour la plupart piégées et noyées dans leur maison construite sur un terrain autrefois non construc-tible. Une forte houle conjuguée à une grande marée avait provoqué ce drame que beaucoup considérèrent alors comme inédit. « Cette réaction ne révèle-t-elle pas une perte de mémoire collective ? » interroge Emmanuel Garnier (1), historien de l’environnement (CNRS-Université de Franche-Comté). Car dans le passé, les précédents ne manquent pas.

1 800 morts aux Pays-Bas en 1953

En 1953, en Zélande (Pays-Bas), ainsi qu’en Grande-Bretagne et en Belgique, eut lieu une grande submersion au cours de laquelle l’eau monta jusqu’à 4,50 m au-dessus de la normale, qui fit 1 800 morts. Plus loin encore, dans les années 1920 et 1930, eurent lieu, sur la côte atlantique française, les épisodes tempétueux les plus fréquents et violents, alors que la période postérieure à la seconde guerre mondiale (1945) se caractérise par leur quasi-absence. Mais en dépit de ce lourd bilan humain, le souvenir de cette catastrophe s’estompa.

« Un relevé géo-historique révèle que 63 submersions ont frappé les régions littorales européennes depuis 1600, avec une tendance à la hausse au cours des 19è et 20è siècles mais avec de fortes disparités selon les pays considérés et les périodes » analyse Emmanuel Garnier, coordinateur, avec les universités de Cambridge, Ferrara (Italie) et Faro (Portugal) du projet de recherche européen Resilience-increasing Strategies for Coasts – Toolkit. Cette recherche interdisciplinaire a rassemblé historiens, géographes, géologues, ingénieurs du génie maritime et statisticiens afin de constituer une base de données et de permettre d’analyser les stratégies d’adaptation (2) de l’homme.

Les chercheurs ont épluché minutieusement les archives municipales et nationales, les écrits privés, la presse ou encore les anciens plans des différents pays, permettant ainsi de consti-tuer des séries longues de données (consultables en ligne à compter de février 2018).

Pour une révision de la gestion de nos côtes

Cette étude montre tout d’abord « le processus d’abandon du principe de précaution après 1945, à la faveur de l’urbanisation croissante des côtes, et son corollaire, la vulnérabilité des sociétés littorales en raison de la destruction de paysages plus durables », souligne Emmanuel Garnier.

Alors que les plans et les cartes anciens prouvent l’existence de paysages adaptés au risque, avec leurs zones tampons (marais, dunes, prairies), leur dense réseau bocager constitué de haies et des habitats implantés sur des sites élevés et en retrait du trait de côte, la rupture intervient ultérieurement avec la destruction massive des zones humides et des cordons dunaires au profit des villas et complexes touristiques situés au plus près de l’eau.

Les chercheurs envisagent un certain nombre de mesures pour les décideurs politiques et ingénieurs des côtes et des territoires littoraux. « Nous préconisons de revoir la gestion de nos côtes les plus vulnérables (zones basses, dunes, falaises crayeuses élevées d’Artois, de Picar-die et de Normandie), de se baser sur la mémoire du risque, résume Emmanuel Garnier. En clair, à l’instar de ce qu’ont fait les Britanniques depuis 1953 de procéder à un « retrait durable » des paysages et à la reconstitution de territoires plus résilients inspirés du passé. » Autant de pistes à même de renforcer les stratégies d’adaptation face à la recrudescence des catastrophes annoncée par les climatologues.

Denis Sergent , le 01/01/2018

https://www.la-croix.com

Commentaire: On a pourtant déjà eu la submersion de la ville d’Ys!

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05 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

maires écolos (france info)

climato-scepticisme

Chaque matin, demande-toi plutôt ce que tu peux faire pour le Medef!

Transition écologique : l’inquiétude des maires face à la baisse des subventions

Il y a deux ans, Ségolène Royal promettait 400 millions d’euros d’aides aux municipalités qui s’engageraient pleinement dans la transition écologique.

Mais Nicolas Hulot a décidé de raboter ces crédits et certains maires sont inquiets.

C’est une manne dont cette commune de Normandie va bientôt devoir se passer. Terminées les subventions accordées par l’État pour des projets de transition énergétique. Ici, le maire regrette la fin de cette mesure. Lui a bénéficié de deux millions d’euros. Panneaux solaires sur l’école et sur le toit de l’église, achats de voitures municipales au gaz ou à l’électricité et surtout la rénovation de cette piscine construite dans les années 70. Près d’un quart de ces projets est financé par ce crédit écologique.

Un autre dispositif sera mis en place par l’État

Un coup de pouce économique jugé indispensable par le maire. Au total, 500 communes ont bénéficié de ces crédits : 475 millions d’euros déboursés par l’État. Mais le gouvernement assure qu’un autre dispositif sera mis en place et cette fois-ci les entreprises seront mises à contribution. Malgré la fin de la mesure, toutes les communes qui ont déjà entamé des travaux ou des projets de transition écologique toucheront bien les crédits promis par l’État.

03/01/2018

https://www.francetvinfo.fr/

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