Archive | Luttes écolos en Bretagne

02 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

déclin (odn)

3 singes nucléaire

Le déclin irréversible du nucléaire sur Terre

Pendant que les « élites » françaises croient encore pouvoir perpétuer la politique atomique lancée il y a 70 ans par De Gaulle, le nucléaire s’effondre partout où il est présent sur Terre : annulation de la quasi-totalité des projets de construction, fermetures de plus en plus nombreuses des réacteurs
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Les fidèles lecteurs de cette revue de presse pourront en témoigner : cela fait des années que nous signalons que, malgré les innombrables effets d’annonce des industriels de l’atome, l’énergie nucléaire n’a plus aucun avenir (hormis par ses contaminations et ses déchets !)
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Eh bien aujourd’hui, c’est sous la plume de l’AIEA (Agence internationale pour l’énergie atomique) que l’on peut lire : « L’énergie nucléaire fait face à une baisse de compétitivité qui pourrait se traduire par une chute de plus de 10% du parc mondial de réacteurs d’ici à 2030 ».
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Alors certes, l’organe principale du lobby de l’atome tente encore de donner le change en utilisant le conditionnel et en limitant la chute à environ 10 % (ce sera en réalité bien plus). Mais, il y a encore peu, ces gens s’amusaient à publier des prévisions sidérantes de développement du nucléaire un peu partout sur Terre.

Mais désormais, même avec la pire des mauvaises foi, il n’est plus possible de cacher la vérité, elle même martelée année après année par le World Nuclear Industry Status Report dirigé par l’excellent Mycle Schneider, ou par l’Observatoire du nucléaire par exemple dans une nouvelle tribune publiée par Le Monde.

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Lire aussi:
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« Le nucléaire est en voie de disparition »
Rapport World Nuclear Industry Status Report 2018  : https://bit.ly/2OYVzTI
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L’énergie nucléaire jugée de moins en moins compétitive… par l’AIEA !
AFP, 10 septembre 2018 : https://bit.ly/2P1750O
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L’industrie nucléaire est moribonde (par l’Observatoire du nucléaire)
Le Monde, 23 novembre 2018 : https://lemde.fr/2QxQV3G
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30 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

amazon (nddl)

nddl

nnnl2

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30 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

apocalypse (courrier international)

extinction

L’apocalypse est proche…

Pour les insectes

“L’apocalypse des insectes arrive”, titre le New York Times Magazine en une de son édition datée du 2 décembre. “Que signifie ce déclin pour le reste de la vie sur Terre ?” interroge encore l’hebdomadaire. Dans un long article mis en ligne le 27 novembre, le journal fait ce constat terrifiant : partout dans le monde des espèces disparaissent et parmi celles qui survivent, le nombre d’individus dégringole.

Il y a un an déjà, une étude montrait qu’en vingt-sept ans seulement, les trois quarts des insectes volants présents dans les réserves naturelles allemandes avaient disparu. “Aux États-Unis, des scientifiques ont récemment découvert que la population de papillons monarques avait chuté de 90 % au cours des vingt dernières années, soit une perte de 900 millions d’individus, note l’hebdomadaire, la population de bourdons à taches rousses, qui vivait dans 28 États, a chuté de 87 % au cours de la même période.”

Cette perte de biodiversité s’inscrit dans ce qui est connu comme la sixième extinction de masse :

“C’est la sixième fois dans l’histoire du monde qu’un grand nombre d’espèces disparaissent dans une succession inhabituellement rapide, causée cette fois-ci non par des astéroïdes ou des périodes glaciaires, mais par les êtres humains”, note l’auteur.

Les insectes jouent un rôle inestimable pour la pollinisation, la décomposition des sols, la croissance des plantes. En d’autres termes, ils participent activement à l’équilibre des éco-systèmes de notre planète, et leur absence pourrait déclencher des réactions en chaîne pour les autres espèces animales comme végétales. Le New York Times Magazine martèle : La nature est résiliente, mais nous l’exploitons au point de provoquer un effondrement du système.”

The New York Times Magazine – New York  30/11/2018

https://www.courrierinternational.com/

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27 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

landunvez (greenpeace)

lexploitation-avel-vor-va-passer-pres-de-15-000-porcs

A Landunvez, 26 000 porcs et des eaux polluées

Agriculture A Landunvez, une ferme-usine de cochons qui pollue la plage et les cours d’eau

Dans le Finistère Nord, une ferme-usine qui produit 26 000 porcs par an mobilise les riverains et les associations locales de protection de l’environnement. En plus des odeurs et des bruits, ce qui inquiète le plus ici c’est la proximité de la ferme avec des cours d’eau et le littoral.

En avril 2018, 100 000 litres de lisier s’étaient déversées par accident dans le Jet, la rivière du coin, entraînant une mortalité très importante de poissons dans la pisciculture du Jet et polluant le ruisseau sur une distance de 12 km.

Landunvez c’est une belle commune, avec une magnifique côte sauvage et plusieurs plages. Dommage que l’on ne puisse plus en profiter : les plages sont fermées administrativement à cause de l’excès d’E. Coli (bactéries fécales) et on a des qualités d’eau lamentables.

Je ne dis pas que la porcherie d’Avel Vor est la seule responsable. Mais avec autant d’animaux, ils y contribuent forcément. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la dernière demande d’extension.

Aujourd’hui ils produisent plus de 26 000 porcs par an ce qui correspond à 60 tonnes de lisier par jour. Et qui dit lisier, dit épandage. D’après mes calculs, et malgré leur station d’épuration, ils produiraient autant d’E. Coli qu’une ville de 29 000 habitants.

Or il n’y a que 1 400 habitants sur la commune. Difficile donc de ne pas faire le lien entre les pollutions et la porcherie. Et sachant qu’ils font des demandes d’extension tous les deux ans, on se demande quand ça va s’arrêter.

Signez la pétition

https://www.greenpeace.fr/

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27 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

failles (bastamag)

nuklear

Après Fukushima, centrales nucléaires

Les failles du dispositif d’urgence prévu par EDF en cas de scénario catastrophe

Dans les centrales nucléaires françaises, un dispositif de sécurité baptisé « équipe en situation extrême » se met en place. Il est la conséquence de la catastrophe de Fukushima de 2011 et est censé répondre aux pires des scénarios et à leur lot d’imprévus.

Le système est cependant loin de faire l’unanimité 

Des agents travaillant au sein des centrales dénoncent des failles et des incohérences. Des risques majeurs, comme les incendies ou les fuites radioactives, sont en particulier, fortement sous-estimés. L’autorité de sûreté nucléaire réclame, elle-aussi, des modifications. Enquête.

Nolwenn Weiler 27 novembre 2018

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26 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

fermes usines (le-huff’ fr3)

carte green

Greenpeace épingle les « fermes-usines » dans une carte de France

Les départements bretons des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère sont ceux où la concentration d’exploitations est la plus forte.

Greenpeace tire la sonnette d’alarme. L’ONG publie une carte de France des fermes-usines en France, ce lundi 26 novembre. Désignées comme « le symbole de l’élevage industriel », elles représentent 4413 exploitations, réparties dans 2340 communes. « Peu de régions sont épar-gnées », souligne l’association. « Elles sont présentes dans 90% des départements français ». Un moteur de recherche est ainsi mis à disposition des curieux sur le site, permettant de déterminer l’emplacement d’une ferme industrielle à proximité de chez soi.

Mais qu’entend l’ONG par le terme de « ferme-usine »?

Pour établir cette carte, Greenpeace s’est fondée sur les données du ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle a ensuite retenu les exploitations qui dépassent un certain nombre d’emplacements par animal élevé.

« Plus concrètement, cela correspond aux fermes-usines qui dépassent les seuils suivants: plus de 750 emplacements pour les truies; plus de 2000 empla-cement pour les porcs de production (de plus de 30 kg); plus de 40.000 emplacements pour les volailles; plus de 400 vaches laitières; plus de 800 animaux pour les élevages de veaux de boucherie et/ou bovins à l’engraissement », détaille l’association, qui précise que cette liste n’est donc « pas nécessairement exhaustive ».

Les départements bretons des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère apparaissent comme ceux où la concentration d’exploitations est la plus forte. « On trouve 1720 usines! », dénombre Greenpeace. « Cette concentration est loin d’être sans conséquence puisque c’est aussi la région la plus confrontée au problème de la pollution de l’eau par les nitrates ». Par opposition, plusieurs départements n’en comptent aucune, comme l’Ariège et le Var.

Les pratiques dans les élevages de poissons dénoncées

L’ONG affirme que ce type d’élevage « importe d’importantes quantités de soja qui contribue à la déforestation au Brésil et en Argentine » et participe à la « sur-utilisation d’antibiotiques ». Elle dénonce aussi le fait que ces élevages ont touché 48 millions d’euros d’aides européennes, mais n’a pas fait le même travail de cartographie pour les autres pays européens.

L’ONG n’a pas non plus répertorié les « fermes-usines » à l’est de l’Europe, aux États-Unis, au Canada ou au Brésil, où les concentrations d’animaux sont beaucoup plus importantes qu’en France, et dont les produits à plus bas coûts concurrencent les produits d’élevage français.

La publication de cette carte intervient alors que CIWF (Compassion in World Farming) s’est intéressée pour la première fois au sort des poissons en aquaculture en publiant lundi matin également le résultat d’une enquête. L’ONG pointe notamment du doigt des techniques utili-sées pour la mise à mort des truites et daurades que sont le « refroidissement avec de la glace » ou la simple « exposition à l’air libre pour que [les poissons] s’asphyxient ».

26/11/2018

bzh

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Greenpeace dénonce l’impact des fermes-usines avec la Bretagne en ligne de mire (FR3)

Commentaire: Et oui, la déontologie implique de dire autant de mal de Greenpeace que des pollueurs. Méchant Greenpeace qui attaque l’agriculture française!

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26 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

textile (anti-k)

retoir macron

Elle n’est pas belle ma nouvelle ligne de haute-couture?

Déchets.

Les dessous toxiques du textile

L’industrie de la mode est l’une des plus polluantes : non seulement elle use et abuse de produits chimiques, mais elle émet plus de 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre.

Si l’habit ne fait pas le moine, il contribue néanmoins fortement à polluer la planète. En quinze ans, la consommation occidentale de vêtements a quasiment doublé. En 2015, celle-ci s’élevait à 6,4 millions de tonnes dans l’Union européenne.

Et rien qu’en France, 2,6 milliards de TLC (textiles, linges de maison et chaussures) sont mis sur le marché chaque année, soit 9,5 kg par an et par habitant. Pour autant, la moitié de cette manne est jetée en moins d’un an. Ce qui donne, au final, un bilan carbone désastreux, alerte France nature environnement (FNE) à l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets.

La fabrication d’un simple tee-shirt nécessite 2 700 litres d’eau

Entre l’utilisation de substances chimiques et/ou nocives pour la production et la fabrication des fibres, le gaspillage des ressources provoqué par la surconsommation de vêtements et la pollution générée par les kilomètres parcourus par un vêtement avant d’arriver en boutique, la mode est clairement l’une des industries les plus polluantes au monde .

A titre d’exemple, la fabrication d’un simple tee-shirt nécessite 2 700 litres d’eau, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Et c’est sans compter les pesticides utilisés pour produire le coton, ou encore le pétrole pour fabriquer des fibres de polyester, dont l’usage devrait d’ailleurs doubler d’ici à 2030, selon Greenpeace.

Pour Éléonore Kubik, chargée de mission gestion et prévention des déchets à FNE, « le constat est de plus en plus clair : l’industrie de la mode telle qu’on la connaît n’est pas tenable. Toutes étapes confondues, l’industrie textile émet 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par an, soit plus que les trafics aérien et maritime mondiaux réunis ! Et c’est sans parler des substances toxiques déversées dans les sols et les eaux, ni du plastique qui finit dans les océans… ».

Si des marques commencent à éliminer certaines substances chimiques et à s’engager pour améliorer les conditions de travail des ouvriers dans les pays en développement, où sont fabriqués ces vêtements à des prix toujours plus bas, le fossé est encore grand. « Nous restons préoccupés : 85 % de l’industrie textile ne montre pas d’efforts suffisants pour éliminer les produits chimiques dangereux et améliorer les conditions de travail dans les usines », concluait cet été Greenpeace.

Le système actuel favorise une mode jetable

En France, seul un tiers des vêtements vendus chaque année connaît une seconde vie… Les autres finissent directement en décharge ou en incinérateur. Il faut dire que le système actuel favorise une mode jetable. « Mais les consommateurs ont le pouvoir de faire évoluer les prati-ques de l’industrie en changeant leurs habitudes, à commencer par acheter moins et mieux », prône Éléonore Kubik à l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets, qui se déroule actuellement. Comme réparer ses vêtements plutôt que les jeter, acheter de l’occasion plutôt que du neuf, recycler ce qui ne peut plus se porter…

La réglementation évolue aussi en ce sens. Le paquet européen sur l’économie circulaire, adopté en mai dernier, oblige ainsi les États membres à mettre en place une collecte séparée pour les textiles d’ici à 2025. Et en France, la feuille de route pour l’économie circulaire prévoit la mise en place d’ici 2019 d’un plan d’action de lutte contre le gaspillage vestimentaire des invendus, sur le modèle du gaspillage alimentaire.

Alexandra Chaignon L’Humanité, 20 novembre 2018
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26 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

restic (ae2d)

restig
Après le rejet du pourvoi en cassation de Brest métropole devant le Conseil d’Etat.
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En effet c’était le 19 octobre 2018, concernant l’annulation de la DUP du projet de voie de liaison RD112/RD205.
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C’est avec plaisir que nous vous convions à venir planter le dixième pommier, marquant la fin de cette joute juridique et aussi à 10 années de résistance au projet de liaison par la vallée du Restic.
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Vous pourrez aussi vous procurer des auto-collants pour la défense de la vallée. Et pour un petit goûter après la plantation, chacun peut apporter un bricole de son choix. Boissons offertes par le Collectif.
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po-res-medium
 
Rendez-vous Dimanche 2 Décembre 2018 à 14H30 au niveau du 110 rue du Restic à Brest
 
Prévoir chaussures adaptées.

Le Collectif   » Pour la sauvegarde de la vallée du Restic »

ae2d.eco@gmail.com

http://ae2d.infini.fr/

https://www.facebook.com/AE2D29/

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26 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

solidarite (sauvegarde du trégor )

algues
Le Ministère de l’Environnement en guerre contre Sauvegarde du Trégor 
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N’a-t-il pas mieux à faire ?
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« Pas d’ancrage territorial », voilà le motif du refus d’agrément environnemental pour Sauvegarde du Trégor, prononcé par le Conseil d’Etat. La presse le rappelle, c’est le retour à la case départ, puisque ce refus avait déjà été signifié par le préfet des Côtes d’Armor. Curieux retour aux sources des décisions politiciennes…
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Combat incessant contre les marées vertes en Trégor et aux côtés de toutes les autres associations bretonnes:
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Initiation du combat contre l’extraction de sable en baie de Lannion tant côté Côtes d’Armor que Finistère,
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Défense de la loi littoral à travers des requêtes en justice,
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Défense des paysages et des patrimoines naturels et architecturaux,
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Dénonciation de l’impunité des exactions commises sur les biens publics partout en Bretagne à l’initiative du syndicat agricole majoritaire,
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Participation à la lutte nationale contre les pesticides en Trégor et ailleurs en Bretagne en collaboration avec des associations bretonnes et nationales,
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Manifestation pour le climat,
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Campagne d’information sur le compteur Linky.
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Mais aussi conférences, prises de paroles publiques, interpellations des autorités préfectorales et des procureurs, propositions diverses pour que l’environnement se porte mieux… Et cette liste n’est pas exhaustive.
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A chacun de juger, en son âme et conscience, à condition d’en avoir une, si tout cela témoigne d’une absence d’ancrage territorial… D’ailleurs, mêmes les médias ne s’y sont pas trompés. S’ils ont communiqué sur cet agrément, n’est-ce pas parce qu’ils ont souvent couvert les faits et gestes de Sauvegarde du Trégor et ont fait la lumière sur cet ancrage territorial ? Ils n’ont pas été les seuls, puisque leurs confrères nationaux les ont souvent devancés. Comme le dit le dicton, on ne prête qu’aux riches…
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Mais que s’est-il passé en ces six ans ? L’institution judiciaire n’a pas chômé.
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En toute raison, elle a annulé la décision de refus d’agrément à l’association par le préfet des Côtes d’Armor, et l’a accordée elle-même. Tribunal Administratif, Cour d’Appel jusqu’au rapporteur public du Conseil d’Etat, tous confirmaient l’agrément de Sauvegarde du Trégor en reconnaissant son ancrage territorial indéniable. Et contre toute attente, le président de cette plus haute instance ne suit pas les conclusions de son rapporteur, et renvoie l’affaire à la Cour d’Appel de Nantes.
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Et là, par enchantement, l’acharnement du Ministère de l’Environnement contre Sauvegarde du Trégor, en lieu et place du Préfet des Côtes d’Armor, paye enfin. La même cour, le même rapporteur public, les mêmes juges, avec les mêmes lois, sur le même dossier, refusent l’agrément qu’ils ont confirmé moins de deux ans plus tôt, sans même reconnaître qu’ils s’étaient trompés.
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Ne restait plus alors qu’au même rapporteur public au Conseil d’Etat de se dédire lui aussi, de ne plus voir cet ancrage territorial qu’il avait un an plus tôt défendu. Fort de tous ces revirements, la plus haute cour de justice de la République pouvait enfin répondre favorablement au Ministère de l’Environnement et refusait l’agrément à Sauvegarde du Trégor. Là encore, chacun pourra juger en son âme et conscience, cette bien curieuse déontologie que s’applique l’institution judiciaire…
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Quelle conséquence aura cette décision ?
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Sauvegarde du Trégor ne pourra pas porter ce grand procès des marées vertes contre ses auteurs institutionnels. Il lui faudra trouver des partenaires de substitution. Elle les a déjà sollicités. Mais la justice administrative lui sera toujours accessible. Elle ne sera pas reconnue par l’administration et n’aura aucune place dans les commissions ouvertes aux associations agrées. Mais perd-elle quelque chose tant elles sont isolées et pèsent tellement peu sur la décision finale ?
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Conclusion, l’indépendance a un prix.
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Sauvegarde du Trégor l’assume, comme elle assume son manque de moyens financiers parce qu’elle refuse toute subvention publique et privée. Sa parole libre lui commande de dénoncer tous les faux-semblants des politiques environnementales qui au mieux avancent à petits pas, comme le déplorait Nicolas Hulot, au pire font le jeu des intérêts des lobbies.
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Bref, les adhérentes et adhérents de Sauvegarde du Trégor peuvent être fiers de leur association. Elle ne cultive pas comme d’autres, revirements et reniements. C’est plutôt une bonne nouvelle pour eux de savoir que tous ensemble associés pèsent tant qu’il faille pour la caste des hauts fonctionnaires parisiens et leurs relais bretons tout faire pour les faire taire. Peine perdue. Quel échec pour ces Messieurs du Ministère, indifféremment sarkozistes, hollandais et macroniens !
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Car leur triomphe judiciaire retentit comme l’hommage du vice à la vertu. Et prenons le comme un formidable encouragement à poursuivre ensemble nos combats quotidiens pour l’environnement, pour l’air, pour l’eau, pour la vie, pour l’avenir. Et pourquoi pas le porter jusqu’à la Haute Cour de Justice européenne ?
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Pour Sauvegarde du Trégor le 23 novembre 2018, son président Yves-Marie Le Lay
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Contact: 06 12 74 34 56
 .
lavarenn@yahoo.fr

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24 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

haies (bretagne-vivante lt)

ecolo

Les haies continuent de disparaître en Bretagne 

Pourquoi il faut les préserver et replanter

Depuis le siècle dernier, le bocage breton, véritable patrimoine régional, continue de dispa-raître. Aujourd’hui, malgré des programmes d’aides pour planter des haies comme Breizh bocage, le linéaire de haies régresse toujours sous l’effet des arrachages et du fait de leur vieillissement.

En effet, n’étant plus intégrées dans le modèle agricole dominant, les haies ne sont plus pourvues des jeunes arbres qui permettront d’assurer leur renouvellement. Non seulement cela génère une mutation profonde des paysages bretons, mais cela affecte aussi la biodiversité, le cycle de l’eau et finalement nuit à l’agriculture elle-même.

Les haies étaient autrefois courantes dans le paysage breton, utiles pour l’agriculture et riches de biodiversité. Mais du fait des nouvelles pratiques de l’agriculture industrielle, des centaines de milliers de mètres linéaires de haies ont été coupées, rien qu’en Bretagne (et beaucoup plus dans toute la France).

En 2008, il restait moins de 182 500 km de talus et haies bocagères en Bretagne, 60 % du linéaire de bocage a disparu de Bretagne entre 1960 et 1980 puis a continué à décroître de 12 % entre 1996 et 2008 (Source : enquête régionale de la Draaf Bretagne). Si les haies dispa-raissent, c’est que les agriculteurs, de moins en moins nombreux, manquent de temps pour les entretenir et vont au plus vite en créant de grandes parcelles.

Au moment où le Conseil Régional et l’Etat font le bilan de Breizh bocage, Bretagne Vivante appelle à une véritable prise de conscience et une mobilisation de tous sur l’importance du bocage breton. Dans un contexte de réchauffement climatique, d’érosion des sols, de pollu-tions des eaux, de perte d’habitats pour la biodiversité, la disparition du bocage est un enjeu fondamental pour la Bretagne.

Force est de constater que les politiques régionales, pourtant dotées de fonds importants, ne suffisent pas à enrayer cette disparition.

Pourquoi les haies sont-elles très importantes, pour les agriculteurs comme pour les territoires ?

  • Elles absorbent du carbone et participent activement à la lutte contre le changement climatique : planter 1 km de haie stocke 550 à 900 T équivalent Carbone sur 100 ans.
  • Elles ont un effet brise-vent bien utile dans une région comme la nôtre : une haie protège une culture sur 15-20 fois sa hauteur.
  • Elles servent d’abri aux animaux d’élevage : le rendement (lait, viande) peut augmenter de 20% si les animaux sont bien protégés.
  • Bien gérées, elles peuvent fournir un bois renouvelable, y compris du bois d’œuvre.
  • Elles limitent l’érosion des sols et les crues : un terrain nu et pentu peut perdre entre 11 et 86 T de terres/ha/an.
  • Elles purifient l’eau en filtrant les eaux de ruissellement : certaines haies consomment des nitrates (fonctionnent comme un filtre épurateur).
  • Elles servent de refuge à une grande diversité d’animaux (oiseaux, petits mammifères, papillons, reptiles, etc.) et constituent une continuité écologique entre les milieux naturels.
  • Elles peuvent servir d’appoint de nourriture au bétail mais aussi aux êtres humains.

Chacun peut intervenir pour préserver les haies

  • Ne pas les arracher. Même un talus peu arboré a une valeur qui peut être améliorée.
  • Ne jamais les entretenir avec des produits chimiques, toujours préférer les coupes mécaniques. Ne pas faire de coupes au printemps / début été, pour ne pas perturber la période de nidification des oiseaux.
  • Conserver une bande herbacée fleurie et sauvage en pied de haie. Ne pas araser les talus.
  • Planter des haies, quand on a le terrain pour le faire, avec des essences locales, qui pousseront mieux et attireront plus de biodiversité.
  • On peut aussi alerter les mairies afin qu’elles classent certaines haies faisant partie du patrimoine de leur commune sur le plan local d’urbanisme. Même si une telle protection est au bon vouloir des municipalités, lors de l’élaboration des plans locaux d’urbanisme, cela reste une des meilleures solutions existantes pour pouvoir protéger certaines haies.

Outre l’action individuelle, Bretagne Vivante demande aux acteurs publics, et en particulier aux collectivités territoriales, de développer de vrais programmes d’action sur le bocage, avec les agriculteurs, les habitants et les associations environnementales, au bénéfice de tous.

Quand planter les arbres et arbustes ?

Fin novembre est le meilleur moment pour planter des haies, en dehors de période de gel ou de sécheresse. De nombreux sites donnent des conseils de jardinage ! Pour le choix des arbustes, il sera fonction de la nature de votre terrain mais aussi de la hauteur que vous souhaitez voir votre haie atteindre. Préférez des mélanges d’arbustes aux haies composées d’une seule essence, et privilégiez les variétés locales, qui seront bien adaptées à votre terrain. Puis les haies, selon les essences que vous choisirez, c’est aussi une source de nourriture : vous pourrez faire de délicieuses tartes ou confitures avec les mûres ou avec les baies de sureau !

Particuliers, agriculteurs, collectivités, conservez le bocage et plantez des haies avec des essences locales adaptées à notre région !

Gwénola Kervingant, Présidente de Bretagne Vivante

21 novembre 2018

https://www.notre-planete.info/

Lire aussi:
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