Archive | Luttes écolos en Bretagne

10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

édito zad (npa)

npa 29 vertic

Non aux expulsions, la Zad vivra !

Macron a choisit la force à Notre-Dame-des-Landes : pas moins de 2500 gendarmes pour évacuer une partie de la Zad !

Une intervention violente, qui vise non seulement la destruction des lieux de vies mais aussi mais aussi celle des projets d’expérimentation agricole, soutenus par les paysans et la population locale.

Il n’y avait aucune urgence à intervenir sur ces terres, dont la situation juridique ne sera pas réglée avant un an ou deux. Des négociations sur les projets à long terme des zadistes étaient en cours avec les opposantEs : la preuve que la parole de l’État capitaliste n’est que bla-bla – il faudra s’en souvenir dans les autres « négociations » du mouvement social. Car il y avait une urgence de politique-spectacle : le tandem Macron-Colomb veut montrer sa volonté inflexible et sa capacité d’action.

La communication est donc au cœur de cette intervention policière.

Les journalistes sont maintenus à bonne distance, pour une communication sans faille. C’est la gendarmerie elle-même qui fournit les images aux médias, choisies à partir des 200 caméras portables dont sont équipées ses troupes! De source officielle, il n’y a eu, ce lundi 9 avril sur la Zad, aucun blessé ni aucune arrestation parmi les zadistes… Pas plus qu’en 2012, lors de la première évacuation, et ses 120 blessés sérieux.

Il y a bien une zone de non-droit : celle qui permet les violences policières en toute impunité.

Il faut dire que l’enjeu est de taille pour Macron et son gouvernement. Pas question pour lui de laisser la victoire contre le projet aéroport essaimer davantage. Non ! il lui faut tuer dans l’oeuf tout ce qui pourrait faire contagion sociale et transformer notre formidable victoire en défaite. Écraser pour dissuader cheminotEs, étudiantEs… toutes celles et ceux qui tentent de s’opposer, de résister. Et infliger des défaites à tous les mouvements sociaux, à tous les secteurs, à toutes les luttes.

La seule réponse est celle qui a permis de gagner contre le projet d’aéroport :

La convergence des mobilisations, la solidarité. La défense de la Zad est l’affaire de toutes celles et ceux qui refusent le monde selon Macron. Le gouvernement a choisit le bâton de la répression, nous reprenons celui de la résistance, celui du serment d’octobre 2016 :

« Le serment de revenir si nécessaire défendre la Zad. Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit, ni à celle du plus fort : nous sommes là, nous serons là ! »

Sandra Cormier Npa Nantes, 10 avril 2018

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10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

mines (le journal de pontivy + of)

mine-uranium

Visite d’une mine d’uranium

Projets miniers en Bretagne. Les opposants réclament des Commissions de suivi en 2018

Les trois collectifs bretons, opposés aux projets miniers de Variscan, deman- dent la tenue des commissions de suivi en 2018. Annuelles et obligatoires, il n’y en a pas eu en 2017…

Les associations Attention Mines (Morbihan), Vigil’Oust Merléac et Douar Didoull (Côtes-d’Armor) réclament l’organisation des Commissions d’infirmation et de suivi sur les projets miniers en Bretagne. Il n’y en pas eu en 2017, alors que ces commissions annuelles sont obligatoires dans les cadre des recherches minières menées par Variscan Mines. Elles permettent d’informer élus et habitants de l’avancée des recherches.

Des commissions pour informer élus locaux et habitants

« Les permis bretons ont été vendus à Variscan Mines Europe. L’État accorde ces permis exclusifs de recherches minières (Perm), et après il n’a plus la main dessus. Ça confirme nos craintes. Qui va acheter ces permis ensuite ? » Claire Mériaux se pose des questions.

Elle est la porte-parole de l’association Attention Mines, opposée aux projets miniers sur le Perm Silfiac (Permis exclusif de recherches minières dit de Silfiac), dans le Morbihan, près de Pontivy. Avec les deux autres collectifs situés dans les Côtes-d’Armor, Vigil’Oust (Perm Merléac, près de Loudéac) et Douar Didoull (Perm Loc-Envel, près de Guingamp), ils récla- ment ensemble la tenue des Commissions d’information et de suivi (CIS) en 2018.

« Ces commissions sont propres à chaque permis et sont sensées se réunirent une fois par an, expliquent Douar Didoull, Vigil’Oust et Attention Mines. Les services de l’État continuent à maintenir le secret sur l’actualité des différents permis. »

Prétextant que sur leurs différents périmètres, la société Variscan Mines n’a pas effectué de travaux en 2017, les services de l’État se refusent une nouvelle fois à informer les élus et la population sur l’actualité des permis et la société qui les détient. Ne sont-ils pas en droit d’être informés que les permis bretons de Silfiac, Merléac et Loc-Envel sont transférés vers une nouvelle société de droit britannique, Variscan Mines Europe Ltd ? Ne sont-ils pas en droit de réclamer des explications quant à la possibilité d’un tel transfert, permis par le droit français mais échappant à tout contrôle de l’État ?

Une réunion en urgence

Les trois collectifs anti-mines demandent la tenue de chaque CIS sur chaque permis, « pour une réunion exceptionnelle d’urgence, avec pour seul point à l’ordre du jour : abandon définitif de l’ensemble des permis en cours ! » La CIS pour le Perm Silfiac devait se tenir en juin 2017. Il n’y en a pas eu. « On a aucune nouvelle là-dessus. Alors que c’est de l’information, du suivi : on veut simplement que les maires soient tenus au courant », indique Claire Mériaux. Sur la zone de Silfiac, plus de 1000 particuliers refusent l’accès de leurs terres à Variscan Mines.

https://actu.fr/bretagne/

LIRE AUSSI :

Projets miniers en Bretagne. Variscan a perçu 682 000 € de Crédit d’impôt recherche, les opposants fulminent

Projet minier. L’action en justice s’organise (Le Télégramme)

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10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

zad (alternative libertaire)

flics

Violences et dégradations à la ZAD : le pouvoir a voulu cet affrontement que rien ne justifiait

Le mouvement contre l’aéroport a pourtant exprimé son intention de rechercher une solution de compromis pour l’avenir des terres du site de Notre-Dame-des-Landes. On peut lire dans cette attaque la volonté de vengeance du gouvernement et le choix de donner des gages aux réactionnaires de tous bords qui n’ont pas digéré cette victoire anticapitaliste.

Ce lundi 9 avril, 2.500 gendarmes ont déclenché leur offensive pour détruire les habitations des occupant.es de la ZAD.

Le pouvoir se venge aujourd’hui des acteurs et des actrices de la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL). Depuis 3 heures ce matin les gendarmes ont commencé leur agression contre les habitant.es du site du projet abandonné d’aéroport. Dans leurs bagages ils ont amené les engins nécessaires pour détruire les habitations, mais aussi des véhicules blindés.

Les occupant.es du site opposent une résistance déterminée face aux flics casseurs :

Barricades de « tracteurs vigilants », barricades plus classiques éventuellement enflammées pour gêner la progression des forces du désordre, chaînes humaines… La diversité des tactiques de résistance face à l’invasion fait partie des réalités de la ZAD.

Malgré la détermination des occupant.es, la disproportion des forces et surtout les équipe- ments militaires apportés et les gaz lacrymogène qui noient la ZAD sous un nuage de gaz toxiques permettent aux gendarmes de gagner du terrain.

Mais le pouvoir doit pourtant reconnaître que cela restera compliqué pour eux.

Gérard Collomb, le sinistre est obligé d’annoncer « nous maintiendrons, tant qu’il sera nécessaire, des forces de l’ordre pour qu’il n’y ait pas de nouvelle occupation ». Les journalistes sont bloqués par les flics qui ne veulent pas de témoins pour faire leur sale besogne. Dès 5h30 une arrestation et un blessé sont signalés. A partir de 10 h les flics commencent à détruire des habitations.

9 avril 2018

http://alternativelibertaire.org/

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

zad (npa)

zad

Notre-Dame-des-Landes : Le gouvernement a choisi l’affrontement sur tous les fronts

Alors que la grève des cheminot.e.s bat son plein, que dans les universités le mouvement contre la sélection s’élargit et se renforce… il décide l’évacuation par la force de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Défaire toute résistance est sa priorité.

Il lui faut infliger des défaites à tous les mouvements sociaux, à tous les secteurs, à toutes les luttes. Après avoir été contraint d’abandonner le projet d’aéroport, il veut sa revanche, il ne peut en aucun cas concéder une victoire aux opposant.e.s.

Alors que des discussions sont en cours entre le mouvement dans sa diversité et le gouvernement, alors que la situation des terres de la Zad ne sera pas réglée avant un ou deux ans car c’est un casse-tête juridico-politique, l’expulsion des zadistes ne répond qu’à une urgence politique, une urgence de communication.

Le tandem Macron-Colomb veut montrer sa volonté inflexible et sa capacité d’action.

Il tente à nouveau avec cette opération policière et militaire de diviser le mouvement qui a gagné grâce à sa détermination, à sa maturité politique, à sa diversité et à sa capacité d’action commune.

Ensemble, nous nous sommes mobilisés contre le projet d’aéroport et son monde, un monde capitaliste, productiviste, fait de concurrence et de sélection, de marchandisation et de béton. C’est ce monde qui avance à marche forcée avec la privatisation de la SNCF, la sélection universitaire, la destruction des services publics, de la protection sociale et du Code du travail.

La seule réponse est celle qui a permis de gagner contre l’aéroport : la convergence des mobilisations, la solidarité.

La défense de la ZAD est l’affaire de toutes celles et ceux qui refusent le monde selon Macron. Le NPA appelle a participer massivement aux rassemblements appelés ce soir à 18h dans toutes les villes et à toutes les initiatives qui seront prises dans les jours suivants.

Lundi 9 avril 2018

https://npa2009.org/

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

macron-etat-de-grace-j

Face à un gouvernement de casseurs, mobilisation générale

Lundi 9 avril à 4h du matin, 2500 gendarmes mobiles et des véhicules blindés ont attaqué la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ils ont interdit les journalistes, puis répandu un nuage de fumées lacrymogènes. Le gouvernement veut expulser une centaine de personnes, qui ont contribué à obtenir l’abandon de l’absurde aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Mais son but réel est bien plus large, comme le montrent les déclarations de Gérard Collomb : 

« Qu’une fois pour toutes, on en finisse avec cette opération qui a commencé il y a une quarantaine d’années. [...] Nous maintiendrons des forces de l’ordre pour qu’il n’y ait pas de nouvelle occupation. [...] L’autorité doit régner partout, et la loi doit être respectée partout. »

Contestons l’autorité de l’État

La privatisation de la SNCF et d’autres services publics, l’attaque contre le statut des chemi- notEs et de tous les fonctionnaires, la suppression de 120 000 postes dans la fonction publi- que, la sélection à l’université, le durcissement des politiques anti-immigréEs, avec notamment, la multiplication des emprisonnements dans des camps, tout cela ne suffit pas au gouverne- ment. Il ouvre un nouveau front avec la bataille militaire de Notre-Dame-des-Landes.

De notre côté, il faut faire face à cette violence antisociale, cet autoritarisme sans limite. Cha- cun a une bonne raison d’agir, bien sûr dans le secteur public, mais aussi dans le secteur privé où l’application de la « loi travail », des ordonnances, aggravent les conditions de travail, développent la précarité et facilitent les licenciements.

Un gouvernement plus illégitime que jamais

Rappelons que Macron a été élu… alors que seulEs 16 % des inscritEs ont voté pour lui au premier tour de la présidentielle ! Aujourd’hui, moins de 40 % des sondéEs disent faire confiance à Macron.

Il est temps de dire stop. Différentes échéances existent pour nous rassembler : le 9 avril avec les cheminotEs, le 10 avril avec la jeunesse, le 19 avril avec la nouvelle journée inter- professionnelle de grève, auxquelles s’ajoutent la proposition d’une grande journée de manifestation unitaire contre le gouvernement.

Pour faire céder le gouvernement, il faut de grandes manifestations, qui montrent notre force collective.

Mais il faut aussi un mouvement de grève massive qui bloque l’économie. Les cheminotEs ne doivent pas être seulEs à arrêter la machine de tourner : salariéEs des hôpitaux, du nettoiement, dans les bureaux, l’éducation, du privé, etc. nous sommes très nombreux/ses à pouvoir, à devoir, peser sur les rapport de forces.

Revendiquer et construire un autre monde

À Notre-Dame-des-Landes et dans les universités, on discute d’une autre société, comme en à l’hiver 1995, comme en Mai 68. La situation actuelle, dans les quartiers populaires, dans les services publics, dans les lieux de travail, n’est pas acceptable : il faut regagner du terrain, par exemple en imposant le partage du temps de travail sans perte de salaires pour en finir avec le chômage, la création d’un million de postes dans les services publics.

De l’argent, il y en a : 93,4 milliards de profits pour les entreprises du CAC40 en 2017, entre 60 et 80 milliards d’euros d’évasion fiscale en 2017. Le problème est de prendre cet argent, que ce soit la rue qui gouverne, les salariéEs mobiliséEs qui imposent aux capitalistes la satisfaction des besoins collectifs.

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

nddl (brest médias libre)

zad 2

ZAD NDDL Alerte expulsions en cours ! Le suivi en direct

Les expulsions ont débuté tôt ce matin sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, et sont toujours en cours. Pour suivre en direct ce qui s’y passe :

Le FlashInfo de zad.nadir
INfoTrafflic de Radio Klaxon
Autres sources fiables sur twitter

Des rassemblements sont prévus aujourd’hui :

  • A Brest : Rassemblement ce soir à 18h place de la Liberté, et mardi matin à 10h au parking de Kerfautras pour un départ en convoi
  • Morlaix : Rassemblement ce soir à 18h devant la mairie. Mardi départ en convoi : rdv à 10h devant le parking des Impots, le Pouliet.
  • Quimper et Pays bigouden : Rassemblement ce soir à 18h place Terre du Duc à Quimper.

9 avril 2018

https://brest.mediaslibres.org/

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08 avril 2018 ~ 0 Commentaire

morlaix (douar didoull)

morlaix

Petit festival de l’écologie politique le 14 avril à Morlaix (avec la participation de Douar Didoull).
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Ateliers, conférences, des présentations de livres engagés, des projections de films et documentaires.
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Intervenants :
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Habitants de la Zad de Notre-Dame-Des-Landes
Vincent Gay, co-auteur de « écologie et capitalisme »
Yves-Marie Le Lay, président de l’association pour la « Sauvegarde du Trégor » contre l’extraction de sable en baie de Lannion.
Thierry Brulavoine, chroniqueur pour le journal « La Décroissance »
Floréal Romero, expert international de Murray BookchinUn bouquiniste ambulant sera présent ainsi qu’un libraire (la Lettre Thé). Une batucada (Zirigidum) et une vendeuse de galettes (Sarah’zine) seront aussi là pour vous restaurer dans la bonne humeur ! De plus, Le collectif de Pont Menou dans les bois tiendra une table / info- kiosque sur les luttes de territoire et pour présenter son projet de lieu d’activités La Dérive à Locquirec.

Finalement, venez partager un bon moment pour enrichir vos réflexions et débattre le 14 avril aux jardins solidaires de Morlaix ! (à côté des chiffoniers de la joie)

Organisation : étudiants de BTS Gestion et Protection de la Nature du lycée de Suscinio à Ploujean et Comité des chômeurs et précaires de Morlaix.
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07 avril 2018 ~ 0 Commentaire

bas léon (kan an dour)

mikael m

Fontaines célèbres du Léon

Et si l’eau redevenait un atout pour notre territoire !

Jusqu’au milieu du siècle dernier, le Bas-Léon vénérait son eau (fontaines sacrées), s’alimentait dans ses multiples puits à l’eau propre et abondante. Les habitants utilisaient l’eau des ruisseaux pour leurs besoins domestiques (lavoirs, baignades, etc…) Les prairies humides étaient utilisées pour le pâturage. Depuis, tout ceci s’est perdu ; l’eau, les cours d’eau, les talus et les zones humides ont été négligés voire massacrés.

Conséquence de ces dégâts, de nombreux problèmes sont apparus depuis 50 ans : marées vertes, zones de baignade et zones conchylicoles fermées, puits pollués abandonnés, zones humides comblés et biodiversité en net retrait, pesticides, bactéries et nitrate dans les eaux obligeant à des traitements de plus en plus poussés,…

Les associations n’ont cessé d’être des lanceurs d’alerte sur la dégradation de la qualité de l’eau, devant la situation très dégradée du territoire des politiques publiques et un sursaut citoyen s’est lentement mis en place.

Depuis une quinzaine d’années le territoire se mobilise pour tenter de remonter la pente. Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des eaux (SAGE) du Bas-Léon a fait un état des lieux montrant les nombreux problèmes existants encore sur notre territoire. Si actuellement les taux de nitrate dans l’eau baisse régulièrement, ils sont encore beaucoup trop élevés. Les dernières études et analyses montrent que de nombreuses autres pollutions sont encore bien présentes sur notre territoire : marées vertes, pesticides, bactéries, norovirus, continuité écologique dégradée,…

Le coût économique de ces pollutions est très important : traitement et interconnexions des eaux potables et usées, mise aux normes des élevages, ramassage d’algues vertes, baignades et parcs à huîtres fermés, image de marque dégradée pour le tourisme et les produits du terroir,…

Comme des collectivités et certains agriculteurs, les associations locales mènent des actions concrètes pour remédier aux problèmes environnementaux du territoire. L’eau était autrefois un atout majeur pour notre territoire, elle doit le redevenir.

Et si l’eau redevenait un atout pour notre territoire?

(Plume Citoyenne)

Note: Les associations Kan an Dour de Lannilis, Abers Nature de Plabennec et Eau et Rivières de Bretagne ont organisé une réunion Vendredi et nous l’avons su après! Désolés!

Association Kan an Dour

Eau & Rivières de Bretagne

Eau & Rivières Facebook

Eau & Rivières Jeunes

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06 avril 2018 ~ 0 Commentaire

cours d’eau (lrlp)

eaux et rivieres

Pesticides : en France, 93 % de nos cours d’eau sont contaminés

Après une infiltration dans de nombreux milieux, les pesticides utilisés dans les cultures ont contaminé différents écosystèmes. Aujourd’hui, la contamination des cours d’eau est quasiment généralisée dans l’hexagone.

93 % des points d’eau touchés

Les pesticides, insecticides, fongicides, nématicitides ou toutes les autres substances desti- nées à lutter contre les organismes jugés « nuisibles » ont été utilisés pendant de nombreuses années chez les professionnels de l’agriculture comme chez les particuliers. Aujourd’hui, poin- tées du doigt par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et les associations de protection environnementale, ces substances se sont d’ores déjà infiltrées au sein des nappes phréa- tiques.

Ainsi, la contamination des cours d’eau est quasi généralisée en France, notamment par des herbicides en métropole et des insecticides en outre-mer.

Les secteurs aux taux de contamination les plus élevés correspondent aux zones de grandes cultures céréalières, maraichères ou encore viticoles : nord de la France, bassin parisien, sud-ouest, Rhône, Martinique. Seul 7% des points d’eau semblent exempts, situés principalement au quart sud-est ainsi qu’en Auvergne.

De manière globale, les cours d’eau sont plus contaminés que les eaux souterraines, qui présentent néanmoins une présence forte de pesticides.

En effet, les nappes touchées sont essentiellement localisées en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse les Alpes de Haute Provence ou encore la Martinique.

Un danger pour nos écosystèmes jusqu’à notre consommation

Ces résultats, provenant des réseaux de surveillance mis en œuvre par les agences de l’eau en France métropolitaine et les offices de l’eau dans les départements outre-mer, restent alarmants lorsque l’on sait que l’eau reste une condition indéniable de développement durable dans notre société. En 2000, le Parlement Européen et le Conseil adoptaient « la directive cadre sur l’eau ». Cette directive avait pour objectif la préservation et la restauration des eaux et des milieux aquatiques.

Alors qu’en 2015 l’objectif était « le bon état de toutes eaux », les résultats ne sont pas au rendez-vous.

En France, au seuil de 5 µg/ litre, l’eau est considérée comme « impropre à la fabrication d’eau potable » et au-delà du seuil de 0.5 µg/l, elle est considérée comme « impropre à la consom- mation humaine ». Selon les analyses, en 2011 dans les cours d’eau sur les 176 secteurs hydrographiques présents en France, 63 présentaient une concentration moyenne supérieure à 0.5 µg/l dont 4 dépassent 2 µg/l. Ceux-ci étaient situés principalement dans les zones de grandes cultures telles que le bassin parisien, le sud-ouest ou encore le nord de la France.

L’outre-mer de son côté n’est pas épargnée avec 7 secteurs sur 12 dépassant 0.5 µg/l en moyenne.

Les nappes semblent atteintes dans 29 % des cas sur le pays, par des concentrations attei- gnant 0.1 µg/l. 38 % montrent une contamination faible et 22 % seraient « sans pesticides détectés ». Cependant, lors de la mise en place de la directive, 12 % des nappes touchées n’ont pas fait l’objet de mesure

Concernant notre consommation, l’eau du robinet reste un produit du quotidien pour de nom- breux Français. Une enquête réalisée en janvier 2017 sur les 36 600 communes françaises, démontre que 2 271 communes, soit 5 % du réseau, présentent des pesticides. Ainsi, 95.6% des français ont accès à une eau de très bonne qualité mais 2.8 millions d’habitants reçoivent de l’eau non conforme. Du simple risque de trouble intestinal jusqu’au risque cancérigène, les pesticides présents dans l’eau représentent un danger certain.

5 avril 2018 / La Relève et La Peste

https://lareleveetlapeste.fr/

 

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06 avril 2018 ~ 0 Commentaire

plastique (lrlp)

plastique

Les micro-plastiques contaminent nos sols et notre nourriture

Nos océans ne sont pas les seuls à être impactés par la pollution due aux matières plastiques. En effet, notre sol, notre agriculture et donc notre alimentation seraient contaminés par les micro-plastiques.

Les micro-plastiques envahissent nos sols 

L’usage du plastique dans tous les domaines de notre vie entraîne une contamination progres- sive de la nature. Issus de nos déchets, les micro-plastiques envahissent notamment les océans et détruisent l’équilibre de la faune marine, impactant par là notre chaîne alimentaire.

Alarmés par la situation des océans, de plus en plus d’experts s’intéressent maintenant à la présence de micro-plastiques au sein des sols. De nombreuses études mettent en avant la quantité grandissante de ces particules dans l’ensemble de nos environnements.

Provenant de nos textiles, cosmétiques, déchets et emballages, mais aussi de nos médicaments et de notre industrie, ces micro particules se libèrent dans l’eau et  intègrent ainsi nos sols. En effet, même après les étapes de filtration humaines ou naturelles, ces particules restent présentes et se retrouvent dans l’eau potable, notamment utilisée pour irriguer les cultures.  Les sols sont ainsi contaminés en profondeur par le biais de l’eau, qui s’infiltre en emportant avec elle les polluants. Mais ce n’est pas tout : les méthodes de broyage ou d’incinération des déchets libèrent elles aussi des particules qui se diffusent dans l’air et finissent par retomber sur une surface bien plus vaste.

Certaines pratiques agricoles sont même pointées du doigt. Selon une étude publiée dans Frontiers In Plant Science, lorsque des serres plastiques sont utilisées en agriculture, leur délitement libère aussi des polluants, entraînant « une contamination progressive des sols aux micro-plastiques ».

Une contamination qui n’est pas sans danger sur la biodiversité 

La contamination ne se limite évidemment pas aux sols. Point central de l’agriculture mais également de l’alimentation de nombreuses espèces, ces organismes ingèrent les polluants qui se trouvent à la surface de la terre, puis remontent la chaîne alimentaire. Ainsi, le problème touche aussi les animaux présents dans notre alimentation. Les végétaux sont également touchés : la plupart des fruits et légumes cultivés contiendraient des traces de résidus chimiques issus du plastique.

L’omniprésence des micro-plastiques dans notre quotidien est ainsi de plus en plus mise en question. Bien que les études ne prouvent pas encore d’effets visibles sur notre santé, l’ingestion de ces polluants, même à dose limitée, suscite une inquiétude auprès des spécialistes de la santé.

6 avril 2018 La Relève et La Peste

https://lareleveetlapeste.fr/

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