Archive | Luttes écolos en Bretagne

15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

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15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

4 propositions pour le climat (psl)

sud

4 propositions pour le climat et pour un changement de système

1/ Des transports publics gratuits, de qualité et en suffisance

La gratuité et la qualité des transports publics est une revendication très populaire qui répond directement aux tentatives d’opposer action climatique et pouvoir d’achat.

Avec le processus de libéralisation et de privatisation du secteur, les transports publics sont devenus de plus en plus chers pour les usagers. Le transport international de passagers a été libéralisé, ce qui a entraîné une hausse des tarifs.

Nos parents et grands-parents prenaient encore régulièrement le train pour voyager à l’étranger, c’est aujourd’hui quasiment inabordable. Un trajet Anvers-Amsterdam coûte 70 euros ! Le transport ferroviaire de marchandises a été libéralisé, de sorte que la part du rail est passée de 10% à 7% entre 2000 et 2015. Résultat : davantage de camions sur les routes ! La politique actuelle aggrave les problèmes de mobilité et nuit à notre environnement. Au lieu des amendes individuelles aux resquilleurs, il nous faut des alternatives collectives : la gratuité et la qualité des transports publics représentent un élément essentiel. Luttons pour davantage de moyens publics et pour une planification rationnelle de la mobilité !

2/ L’énergie aux mains du public

Les 100 entreprises responsables de 71% des émissions mondiales depuis 1988 sont presque exclusivement des compagnies actives dans le secteur du gaz, du charbon et du pétrole ! Les scientifiques sont donc unanimes : un changement radical s’impose dans notre paysage énergétique. La façon dont nous produisons de l’énergie aujourd’hui, y compris en brûlant des combustibles fossiles, produit trop d’émissions de gaz à effet de serre.

Nous ne pourrons pas convaincre les géants de l’énergie avec de bons arguments. L’an dernier, toutes les sociétés pétrolières et gazières cotées en bourse n’ont fourni que 1,3% de leur budget total aux investissements dans l’énergie verte.

Des mesures provisoires telles qu’une réduction de la TVA ou un contrôle des prix peuvent faire baisser les prix. Mais pour compenser la perte de revenu pour le gouvernement, il faut aller chercher l’argent là où il se trouve.

Un impôt progressif sur le capital peut y contribuer. Les multinationales s’opposeront bec et ongles à ce genre de mesure. Il suffit de penser aux campagnes du lobby nucléaire ou à la résistance d’une entreprise comme Amazon lorsqu’une taxe limitée sur l’entreprise a été proposée à Seattle.

A Barcelone, l’appel d’offres public pour la fourniture d’électricité a reçu une clause sociale…. et aucune entreprise n’a fait d’offre ! Une procédure en justice a également été engagée dès que la ville a créé sa propre société d’énergie ! Quiconque touche aux sacro-saints profits est combattu de toutes les manières possibles.

3/ Augmentation du financement public pour une recherche scientifique démocratique et indépendante

L’argument favori des politiciens de droite et d’autres cyniques contre les jeunes activistes du climat est qu’ils devraient aller à l’école pour acquérir suffisamment de connaissances pour s’attaquer au problème climatique. Les connaissances techniques et scientifiques ne manquent pas. Mais qui contrôle la recherche ? Comment est-elle financée ?

La recherche ne se fait généralement qu’en fonction du profit. De plus, les découvertes qui peuvent apporter une contribution positive à la lutte contre le changement climatique sont souvent achetées par des entreprises qui veulent empêcher leur application.

Des brevets pour des batteries durables et un stockage efficace de l’énergie sont disponibles dans les coffres d’entreprises telles qu’Exxon Mobil. Il est dans leur intérêt que chaque goutte de pétrole soit forée avant que les alternatives ne soient mises sur le marché.

Pire encore, ces dernières années, les multinationales ont investi des milliards dans la ‘‘recherche’’ pour nier ou minimiser le changement climatique. Les compagnies pétrolières connaissent le lien entre combustibles fossiles et empoisonnement de notre atmosphère depuis la fin des années ‘70. L’information n’a pas été divulguée et, lorsqu’elle a été connue, les grands groupes pétroliers ont investi dans toutes sortes de groupes de réflexion qui l’ont contestée.

De plus, des investissements ont été faits dans le travail de lobbying pour préserver ou faciliter les pratiques polluantes. Sous le capitalisme, des milliards sont gaspillés pour la destruction de notre environnement, les marxistes veulent utiliser ces milliards pour le développement d’alternatives écologiques.

Pour l’instant, nous ne disposons pas d’un tableau complet des mesures nécessaires et possibles pour sauver notre cadre de vie. Souvent, ce n’est pas non plus une priorité pour la recherche. Même dans les universités, elle dépend de plus en plus de mécènes privés.

Bien sûr, les grandes entreprises sont particulièrement intéressées par les projets qui peuvent leur apporter des bénéfices supplémentaires. C’est pourquoi, à travers la privatisation de l’enseignement supérieur, elles s’efforcent de mieux contrôler les universités.

Bien sûr, des recherches intéressantes proviennent des universités et de leurs laboratoires, même si cela s’effectue souvent sans réelle coordination et que les découvertes sont achetées par les entreprises pour éviter qu’elles ne soient appliquées. Beaucoup de connaissances existent déjà. Mais pour avoir une vision plus complète de la situation, les leviers de notre économie et de notre savoir doivent être aux mains de la collectivité.

Il faut que la recherche scientifique soit débarrassée de toute ingérence de l’industrie et du secteurs privé. Nous exigeons que la recherche scientifique soit indépendante et non soumise à la recherche du profit. Une abolition des brevets et des investissements massifs dans la recherche sur les technologies durables est nécessaire pour mettre toutes les connaissances au service de l’homme et de la planète. Cela signifierait que toute la technologie et les connaissances disponibles pourraient être utilisées dans la lutte contre le réchauffement climatique !

4/ Pour une économie planifiée écologique et démocratique

Les grandes multinationales responsables de la plus grande partie des émissions sont aux mains d’un petit groupe d’ultra-riches. Les 26 personnes les plus riches possèdent autant que les 3,8 milliards les plus pauvres. Imposer des règles ne suffit pas : ces grandes entreprises trouvent des milliers d’échappatoires et ont suffisamment de lobbyistes et d’autres politiciens établis dans leurs poches pour tricher comme bon leur semble.

Nous ne pouvons pas contrôler ce que nous ne possédons pas. C’est ce qui pousse à la réaction, compréhensible, de se concentrer non pas sur la production, mais sur la consommation. Les médias font tout pour renforcer cela : presque chaque entretien avec un jeune activiste du climat commence par une question sur ses efforts personnels.

Parfois, cela va jusqu’à la défense de mesures antisociales comme les écotaxes. Ces taxes n’ont pas accru la production respectueuse de l’environnement, elles ont par contre affecté le pouvoir d’achat des travailleurs ordinaires et des jeunes en évitant de toucher à l’essentiel : la production. Il n’est donc pas surprenant qu’une entreprise comme ExxonMobil soit en faveur d’une taxe sur le CO2 !

L’absence de planification démocratique entraîne un énorme gaspillage. Un quart à un tiers de la production alimentaire est gaspillée : au moins 1,3 milliard de tonnes par an ! Sans parler du gaspillage résultant des investissements dans la publicité, du lobbying et de l’arrêt de la production de biens plus durables et à plus longue durée de vie.

Une réorientation majeure de la production est nécessaire. Pour y parvenir, il faut investir massivement dans les énergies renouvelables. Le GIEC estime qu’il faut y consacrer 2.400 milliards de dollars par an.

Ce budget est à notre portée : pourquoi ne pas utiliser les 1.700 milliards de dollars dépensés annuellement dans l’armement? Et si l’on y ajoute les sommes englouties par la fraude fiscale et la spéculation, on pourrait largement couvrir les besoins pour la transition écologique et en même temps améliorer significativement le bien-être de l’humanité.

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 24 millions d’emplois devront être créés dans le monde afin d’adapter nos modes de production. Bref, relever le défi climatique ne signifie pas entrer dans une ère de privations et de régression, c’est même plutôt le contraire… sauf pour les capitalistes et leurs profits ! Mais si tous les secteurs stratégiques de l’économie ne sont pas sous propriété publique démocratique, nous ne pourrons pas maîtriser correctement le changement de cap radical qui s’impose.

C’est pourquoi nous défendons la nationalisation des secteurs clés de l’économie sous contrôle démocratique de la communauté. Cela doit poser les bases d’une planification rationnelle, en adaptant les ressources disponibles aux besoins et aux exigences de l’humanité et de la planète.

Le capitalisme exploite tout à la fois le travail humain et la nature, les deux sources de toute richesse. Une économie planifiée rationnellement et démocratiquement permet d’arrêter le gaspillage, d’utiliser les connaissances disponibles et de commencer une transition verte. C’est ce que nous appelons le socialisme. (Résumé)

15 mars 2019

https://fr.socialisme.be/

Commentaire: Commentaire: Et puis surtout, réunissez-vous, organisez-vous, coordonnez-vous, structurez-vous, en toute indépendance des organisations « adultes »!

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15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes (pùblico)

 climat

Climat 15M

Sept jeunes qui donnent voix à la nouvelle lutte environnementale

Certains des étudiants qui descendront dans les rues ce vendredi à l’occasion de la grève internationale pour le climat expliquent à «Público» quelles sont les revendications de ce mouvement vert qui inonde l’Europe.

Le changement climatique est devenu la principale préoccupation du mouvement étudiant européen. Les jeunes, conscients que l’avenir de la planète est dans une sorte d’abîme, s’organisent. Ils le font en tenant compte de l’urgence du moment et avec l’autorité d’être la génération qui vivra les conséquences dévastatrices de la crise climatique.

Sur la scène centrale de cette marée verte se trouve Greta Thunberg, une adolescente suédoise âgée de 16 ans, qui, lors du sommet des Nations Unies à Katowice en 2018, a attiré l’attention des dirigeants du monde: « Vous dites que vous aimez vos enfants , mais vous leur volez leur avenir devant leurs yeux.  »

Le discours de Thunberg est devenu une colonne vertébrale qui a amené les jeunes du monde entier à se mobiliser tous les vendredis. Ce sont d’abord les Belges, puis les Suisses, les Néerlandais et les Allemands. Enfin, le mouvement – baptisé Fridays For Future (FFF) – est arrivé en Espagne. A tel point que ces dernières semaines, les concentrations se sont multipliées dans tout le pays: de Madrid à Tenerife, en passant par Valence, Logroño ou Badajoz. La clameur en faveur de la justice climatique est devenue forte et ce vendredi, les étudiants espagnols manifesteront dans plus de quarante villes de l’État.

Les porte-parole présents dans les médias soulignent rapidement les caractéristiques transversales de Fridays For Future.

Ils n’admettent pas qu’une organisation instrumentalise leur lutte, car cette cause a à voir avec l’avenir de la planète et non avec des intérêts superficiels. Bien que dans l’organisation il n’y ait pas de voix qui s’élèvent au-dessus des autres, des personnalités en vue commencent à émerger. Certains des jeunes qui descendront dans les rues ce vendredi expliquerent à Pùblico les fondements de la grève climatique.

« Les étudiants sont les moteurs de grands changements »

Marina García, 18 ans, est diplômée en anthropologie sociale et culturelle de l’Université de La Laguna de Tenerife. Elle a été l’une des plus actives dans la formation de vendredi pour l’avenir sur les îles Canaries.  Par esprit environnementaliste, elle a rejoint le mouvement pour le climat, principalement à cause de la « colère et du désespoir » qui la pousse à voir l’inaction des classes politiques.

« Tout au long de l’histoire, les étudiants ont été les moteurs de grands changements dans la société », explique-t-il, soulignant qu’à ce moment-là, c’est sa génération qui doit franchir le pas « de la prise de conscience à l’action ».

« Le capitalisme » durable « , comme j’aime l’appeler, a extrait sa propre interprétation du courant écologique et a utilisé le marketing pour en tirer le meilleur parti, interprétation qui n’est pas et ne peut jamais être durable avec l’environnement », ajoute le jeune activiste.

« La plus grande menace à laquelle nous sommes confrontés »

Paula Cristobal, 18 ans et étudiante en 2e année de lycée à Vitoria-Gasteiz, est l’un des précurseurs des manifestations étudiantes dans sa ville. Il a rejoint ce mouvement par « nécessité ». Parce que, comme il l’explique, « Nous sommes confrontés à la plus grande menace à laquelle l’homme ait jamais été confronté ».

En rêvant de pouvoir étudier un diplôme en génie agronomique, la jeune femme énumère certaines des causes pour lesquelles la société doit rejoindre ce mouvement: la disparition d’espèces, les étapes de plus en plus courantes de la sécheresse et, finalement,  » la crise climatique « .

« Pour que la grève étudiante du 15 mars soit approuvée, nous devions compter sur le vote positif de la majorité des étudiants et nous avons obtenu 98% des votes des 400 étudiants qui ont voté », a-t-il déclaré, montrant que dans leur environnement on prend de plus en plus conscience du sérieux que cache cette crise.

Une crise qui, à son avis, ne peut être inversée que si la mentalité capitaliste est changée. « La priorité est donnée à l’accumulation d’avantages économiques, sans prendre en compte les impacts environnementaux causés par les entreprises, ce qui doit finalement changer », a-t-il déclaré.

« Les jeunes doivent réagir à ce problème »

Claudia Gumiel Cárcamo (16 ans), élève en 1er année de baccalauréat. Les manifestations de Jeunesse pour le climat ont franchi les frontières des grandes villes. Logroño en est un bon exemple. Des centaines d’étudiants ont participé à la grève internationale pour un climat de 15 millions de personnes.

Claudia Gumiel, âgée de seulement 16 ans, comme Greta Thunberg, met l’accent sur le manque d’actions politiques vertes dans sa région. « Le gouvernement de La Rioja, comme tout le monde, devrait prendre le problème plus au sérieux et promouvoir l’utilisation des voitures électriques, la réduction du plastique et sensibiliser les jeunes à l’importance de garder la nature propre », a-t-il déclaré.

« L’excès de plastique provoque la mort de nombreux animaux marins, les pôles fondent, le niveau de la mer augmente et menace d’immerger certaines zones sous l’eau », prévient la jeune femme, qui pense que ce mouvement de jeunesse réussit à donner visibilité à un problème dont la société n’est guère consciente. « Les jeunes et les étudiants sont ceux qui doivent réagir à ce problème », dit-elle ».C’est notre avenir qui est en jeu »

Irene Rubiera (19 ans), étudiante en droit

« Les motifs de manifestation sont innombrables, mais nous en avons besoin en résumé. Nous avons besoin de la classe politique nous écoute, car c’est notre avenir qui est en jeu », explique Irene Rubiera, l’une des responsables de la promotion d’un mouvement étudiant vert à Madrid. Elle était l’une des voix qui, il y a plusieurs semaines, s’était concentrée devant le Congrès des députés pour exiger des actions énergiques qui inversent la situation d’urgence climatique.

En tout état de cause, Rubiera, une étudiante en droit de 19 ans, ne croit pas que le mouvement concerne exclusivement les étudiants. « L’important est de régler ce problème le plus rapidement possible ».

« Je pense que le rythme auquel nous menons la planète est insoutenable et que nous devrons procéder à une série de changements radicaux dans la manière de concevoir la croissance économique », dit-elle, ajoutant que « dans onze ans, ce qui ne fait que quelques degrés de plus aujourd’hui, sera une crise climatique de grande ampleur qui vous affectera très sérieusement, où que vous viviez.  »

« Le changement climatique est là et il ne va pas disparaître »

Lucas Barrero (22 ans), étudiant en biologie. Gérone est sans aucun doute le lieu où tout a commencé. Les premières manifestations étudiantes en Espagne ont eu lieu dans la ville catalane, avec de petites concentrations devant le siège de la Generalitat. « C’était une explosion », explique Lucas Barrero, un étudiant en biologie de 22 ans qui a décidé de se joindre à cet éveil écologique.

Barrero, qui a pu se rendre cette semaine à Strasbourg avec d’autres jeunes Européens, est peut-être l’une des voix les plus discutées au sein du journal espagnol Fridays For Future. Pour lui, les manifestations grandissantes sont un signe que les jeunes veulent un avenir digne.

« Cela peut être vu comme une lubie, mais le changement climatique est là et il ne va pas disparaître », a-t-il déclaré. Par conséquent, le militant voit dans le nouveau 15M une occasion unique d’élargir les fondements du mouvement environnemental européen. À tel point que les manifestations sont considérées comme des activités qui vont au-delà de la manifestation et permettent de sensibiliser et d’éduquer les participants aux conséquences sociales et économiques de cette crise climatique.

« Si nous n’agissons pas, nous serons la première génération sans avenir »

Alba Calonge (19 ans), étudiante en biochimie et sciences biomédicales. « Le changement climatique ne peut plus être évité, mais nous savons que plus nous agissons et prenons des mesures, plus nous avons de répercussions négatives pour cette génération et pour les générations à venir », déclare Alba Calonge, étudiante valencienne en biochimie et sciences biomédicales. en València, qui se manifeste depuis plusieurs semaines avec d’autres collègues.

Cette étudiante de 19 ans souligne l’urgence du moment: « Si les choses continuent comme elles sont, notre génération sera considérée comme la première génération sans avenir. » Un avenir qui, pour elle, est marqué par les actions des générations précédentes, mais aussi par les activités des grandes entreprises qui « gagnent des millions aux dépens de la contamination ». En vertu de cela, Calonge, l’une des voix principales valenciennes, estime qu’il est « essentiel de sensibiliser les plus jeunes enfants », raison pour laquelle elle demande que des cours d’éducation à l’environnement soient dispensés dans les écoles.

« Personne ne parle de réchauffement climatique, c’est un sujet tabou »

Marina García Abri (26 ans), qui se forme à Alicante comme professeur de physique et de chimie, met l’accent sur le manque de prise de conscience qui existe dans la société. Un manque de connaissances aggravé, comme il le fait remarquer, par le manque de couverture médiatique.

« En Espagne, personne ne parle de réchauffement climatique, c’est un sujet tabou ». Cependant, ses espoirs sont devenus grands après avoir constaté comment, ces derniers mois, des jeunes sont descendus dans la rue pour exiger des changements qui garantissent un meilleur avenir.

Cette militante de 26 ans, comme le reste de ses camarades de classe, met l’accent sur «l’héritage de la planète» qu’ils recevront. L’avenir, pour ces jeunes, se voit dans un horizon inquiétant. Par conséquent, explique-t-il, il est nécessaire de modifier le système capitaliste.

« Les conséquences économiques de cette situation peuvent être catastrophiques pour le capitalisme, mais nous tenons davantage à sauver la planète que le système »,  ajoute-t-elle.
García réclame non seulement des changements dans les politiques et pratiques commerciales « radicales », mais considère également qu’une transformation des coutumes quotidiennes est nécessaire. La question est de pouvoir « vivre selon nos principes de préservation de la terre ».

15/03/2019 ALEJANDRO TENA

https://www.publico.es/

Commentaire: Le thème de la « voiture électrique » apparaît. Rappelons que sa production n’est pas « écolo » (métaux rares) . Qu’elle fonctionne avec des bornes qui sont payées par le contribuable, alimentées à l’électricité nucléaire, donnent lieu à des cadeaux aux plus riches (primes) et que leur recyclage (batteries impossibles?) n’est jamais évoqué!

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

brest climat

brest

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

marée noire (fne)

Grande America : combien faut-il de naufrages à l’Etat pour agir ?

Le naufrage du Grande America au large des côtes de françaises est une sombre répétition du passé. Pour France Nature Environnement, ce tragique évènement sonne une nouvelle alerte pour l’État français.

Il est capital que la France ait plus d’audace environnementale dans ses ambitions de politique maritime. Elle rédige justement actuellement cette politique au travers de ses documents stratégiques de façades – et ceux-ci se montrent bien trop timorés. France Nature Environnement porte plainte pour faire la lumière sur les responsabilités

Un drame qui se répète, encore et encore. Il y a cinq mois seulement, les pollutions venaient de la collision de deux navires aux abords de la Corse. Mardi 12 mars, c’est le navire Italien Grande America a sombré à 333 km à l’ouest de la Rochelle. Une nappe de fioul lourd d’une dizaine de kilomètres pollue l’océan. Ce fioul devrait très bientôt venir souiller les côtes françaises, notamment en Charente-Maritime et en Gironde.

À cette pollution s’ajoute de fortes incertitudes sur les 365 conteneurs que transportaient le navire et notamment les 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses. Les 2 200 tonnes de fioul dans les soutes du navire se révèlent elles aussi particulièrement menaçantes pour l’écosystème marin.

Face à ce terrible évènement, France Nature Environnement et ses associations membres envisagent de porter plainte pour que la lumière soit faite sur les responsabilités mais surtout, nous réitérons notre appel à l’État : il doit se montrer plus audacieux dans sa politique environnementale.

Une politique maritime… en forme de naufrage.

Concernant sa politique maritime, la France rédige actuellement  « ses documents stratégiques de façade ». Ces documents exigés par l’Europe doivent permettre d’établir les objectifs de préservation des mers  de l’hexagone sur ses quatre façades maritimes. Comment la France protège-t-elle nos littoraux des échouages et catastrophes maritimes de navires et porte-conteneurs et de leurs pollutions  associées ? Telle est l’une des questions auxquelles doit répondre l’Etat dans ces documents qui seront opposables devant les tribunaux.

« 90 % des échanges mondiaux se font par la mer et les naufrages  souillent nos littoraux régulièrement. Pourtant, dans la politique maritime que la France rédige actuellement, l’État se montre bien peu ambitieux pour protéger nos littoraux de tels drames. Il se montre complaisant avec ce type de pollution puisqu’il promeut le développement du transport maritime tandis que les moyens de protection et de surveillance de son espace maritime sont continuellement à la baisse » souligne Elodie Martinie-Cousty, responsable des questions maritimes de France Environnement.

La France ne voit-elle pas les catastrophes écologiques qu’un tel manque d’ambition autorise ? Le naufrage du grande America comme celui du TK Bremen fin 2011 sont des signaux d’alarme. Nous devons mieux nous protéger de telles pollutions.

Les associations du mouvement France Nature Environnement sur le littoral sont sur le qui vive

Sur le terrain, les associations du mouvement France Nature Environnement : Bretagne Nature Environnement, France Nature Environnement Pays de la Loire ou encore Nature Environnement 17 deviennent malheureusement habituées à ces naufrages. Ensemble, nous étudions les possibilités de déposer plainte et de faire la lumière sur les responsabilités. Nous restons également en alerte sur les types de pollutions issues des 45 containers de produits dangereux et la capacité des services de l’action de l’ Etat en mer de les récupérer.

jeudi 14 mars 2019

https://www.fne.asso.fr/

Lire aussi:

Pollution probable du littoral après le naufrage du « Grande-America » (Le Monde)

Naufrage du Grande America. Une troisième nappe de pétrole repérée, deux conteneurs à la dérive (OF)

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

capitalisme (gauche révolutionnaire)

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Le capitalisme fait chauffer le climat!

Engager une transformation pour changer de système est urgent : le capitalisme basé sur l’accaparement des moyens de production et sur leur propriété privée implique une logique de court terme : le profit via l’exploitation des Hommes et des ressources naturelles !

Or, selon le discours politique actuel, nos problèmes seront résolus grâce au développement de nouvelles productions : énergies vertes, voitures électriques, objets recyclés…

– Les énergies vertes ?

Depuis 2001, la loi Y. Cochet oblige EDF à racheter 2 fois plus cher l’énergie verte pour financer de « pauvres » investisseurs privés, Ikea, Total, des fonds de pension… Ce cadeau ? Une ligne sur notre facture : la CSPE ! Depuis 2010, ce marché spéculatif est soutenu par la loi obligeant EDF à céder à prix coûtant ¼ des mégawatts nucléaires à ses concurrents !

– Les voitures électriques ?

Leur production énergivore nécessite eau et produits chimiques pour l’extraction et le raffinage de métaux particuliers ! La pollution est alors déplacée vers des pays pauvres. La pollution n’ayant pas de frontière, la solution n’est donc pas en des subventions publiques à l’électrique ni en des taxes sur le diesel. N’en déplaise à Macron qui défend les marchés et les profits des lobbies sous prétexte de nouveaux emplois et développement !

– Trier et recycler ?

Au contraire de la nature, l’Homme produit des déchets qui pour être recyclés nécessitent transports, eau, énergie: «beaucoup de sale pour faire du propre»! Veolia spécule sur ce marché dans plus de 30 pays, un marché juteux surtout si chacun trie et paie pour sa poubelle! Alors arrêtons de croire que l’on peut sauver le monde seulement par notre rôle de consomma-teurs, en triant ou en mangeant bio : c’est mieux, mais l’impact est limité car on ne pourra jamais faire de l’écologie avec des multinationales capitalistes!

Le capitalisme tue notre planète!

Rejoignons les luttes et les manifestations qui s’amplifient partout dans le monde. On ne peut changer les comportements si on reste dans le capitalisme où on ne décide de rien et où le seul et unique objectif est le profit !

Changer la production, la planifier, supprimer les produits nocifs… en nationalisant les multinationales et principaux moyens de production et en les passant sous contrôle démocratique des travailleurs et de la population.

Seules des prises de décisions collectives peuvent nous préserver d’intérêts et d’accapare-ments privés destructeurs ! Rejoignons et amplifions tous les mouvements de lutte pour le climat.

Partout dans le monde, le peuple se révolte uni déjà par une grève mondiale le 15 mars. Faisons en sorte que ce ne soit qu’un début !

Par Christine 14/03/2019

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

climat (bastamag)

basta

Grève de la jeunesse pour le climat

« Si on perd cette bataille, on aura tout perdu »

C’est une nouvelle vague qui monte, pour que leur futur ne soit pas hypothéqué : dans toute l’Europe, des écoliers, des collégiens, des lycéens et des étudiants s’engagent pour le climat.

Né en Suède, à l’initiative de Greta Thunberg, âgée de 16 ans, le mouvement des grèves du vendredi a pris de l’ampleur en Allemagne et en Belgique.

Et arrive en France où des lycéens et des étudiants commencent à se mobiliser et à descendre dans la rue pour l’avenir de la planète et en finir avec « l’inertie folle » des dirigeants.

Reportage à Lyon et à Berlin, où se prépare activement la grande journée de mobilisation mondiale des jeunes pour le climat prévue le 15 mars.

Eros Sana, Rachel Knaebel, Sophie Chapelle 14 mars 2019

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

rapport (pùblico france-info)

 macron ecolo

Rapport sur l’environnement dans le monde des Nations Unies

La résistance aux antibiotiques sera la première cause de mortalité dans le monde et quatre autres clés du rapport des Nations Unies

Les travaux publiés mercredi par les Nations Unies appellent à des mesures pour lutter contre la crise climatique actuelle. La sixième édition du Rapport mondial sur l’environnement de l’ONU a été présentée mercredi à Nairobi dans le cadre de la quatrième Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (ANUE-4), qui se tient cette semaine dans la capitale kényane.

Les cinq principales clés du rapport, connues en anglais sous le nom de General Environment Outlook et réalisées par 250 experts de plus de 70 pays, sont les suivantes:

1. La pollution de l’air continuera de causer des décès prématurés entre 4,5 et 7 millions de personnes chaque année jusqu’en 2050. Ce phénomène, qui cause actuellement 6 à 7 millions de décès prématurés, en particulier en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient , continuera à tuer pour les prochaines décennies. Les personnes très âgées ou très jeunes, atteintes de maladies cardiorespiratoires ou de faible niveau économique, sont plus vulnérables à la pollution atmosphérique.

2. La résistance aux antibiotiques sera la première cause de mortalité dans le monde en 2050. La capacité des micro-organismes, tels que les bactéries, les virus et certains parasites, à prévenir l’effet des antimicrobiens (antibiotiques, antiviraux ou antipaludéens) facilitera les infections. augmenter dans la population.

Certaines causes sont des polluants rejetés dans l’eau, tels que les excréments animaux et humains. Une solution est l’usine de traitement des eaux usées, qui peut éliminer les bactéries résistantes aux antibiotiques de l’eau, mais à peine les antibiotiques eux-mêmes.

3. Les « perturbateurs endocriniens » modifieront la fertilité des hommes et des femmes et le développement neurologique des mineurs. Ces « perturbateurs » sont des substances externes au corps qui altèrent, inhibent ou stimulent les fonctions du système hormonal, et sont présentes dans de nombreux produits chimiques.

Ils provoquent des processus physiologiques anormaux, tels qu’une menstruation prématurée ou le développement d’un cancer du sein ou de la prostate. Les « perturbateurs endocriniens » sont également transmis par les eaux usées et se retrouvent dans les produits de consomma-tion courante, tels que le lait de transformation ou les pesticides appliqués aux cultures.

4. Une diminution de la consommation de viande et du gaspillage alimentaire réduirait de 50% la nécessité de produire des aliments. Ce besoin moindre de produire de la nourriture affecte-rait plus de 9 milliards d’habitants estimés dans le monde d’ici 2050. Une alimentation saine avec moins de viande, associée à des systèmes efficaces de collecte des déchets peut aug-menter la productivité du travail et réduire les besoins des terres pour l’agriculture destinées à l’alimentation du bétail. 33% de la nourriture est gaspillée dans les pays développés.

5. Un accord mondial est nécessaire de toute urgence pour réduire les 8 millions de tonnes de plastique jetées chaque année dans les océans. Bien que les données sur les océans compor-tent de nombreuses lacunes en raison du manque de bases de données mondiales, des micro-plastiques ont été détectés dans tous les océans du monde et même dans les glaces arcti-ques. Les débris marins, dont les plastiques représentent 75%, représentent une menace majeure pour la biodiversité.

Madrid 13/03/2019

https://www.publico.es/

Lire aussi:

Pollution de l’air, eau potable, gestion des déchets… Six chiffres alarmants à retenir du rapport de l’ONU sur l’environnement (France Info)

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

npa (communiqué)

npa 29 vertic

CLIMAT, UNE MOBILISATION QUI GRANDIT.

Face à l’inaction des gouvernements, subordonnés aux intérêts des groupes industriels et financiers, c’est une insurrection de la jeunesse et des citoyens du monde entier qui se dessine.

La grève mondiale des jeunes le vendredi 15 mars et les marches pour un printemps climatique et social le samedi 16 mars marqueront un nouveau palier dans cette mobilisation.

Loin de s’opposer, les luttes sociales et les luttes pour le climat ont un même adversaire, le capitalisme qui, pour réaliser toujours plus de profits, engendre la régression sociale et le saccage de l’environnement.

Les premières victimes du réchauffement de la planète sont les populations les plus pauvres, et en France, celles que Macron voulait taxer, prétendument pour financer la transition énergétique.

Sentant le vent tourner, le gouvernement revoit à la marge sa copie pour la loi Energie, mais sans oser s’attaquer aux logiques productivistes. Et pour faire contre-feu à la grève des jeunes, Blanquer annonce des débats dans les lycées vendredi.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste soutient les mobilisations de cette fin de semaine et appelle à participer aux manifestations, avec les jeunes vendredi et à la marche pour un printemps climatique et social samedi à partir de 14 h 30, place St Corentin.

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13 mars 2019 ~ 0 Commentaire

15 mars (npa)

3 petis peruvienss

Climat

« Nous serons moins activistes quand vous serez moins merdiques

Au Canada, en Irlande, en Australie, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Italie, au Royaume-Uni, au Luxembourg, en Suède… des dizaines de milliers de jeunes étudiantEs, lycéenEs, collégienEs quittent leurs salles de classe pour souligner l’urgence climatique.

Des mobilisations variables ont eu lieu, qui ont pu rassembler des dizaines de milliers de jeunes à Bruxelles en janvier, des centaines de lycéenEs dans des dizaines de villes d’Allemagne en février et, dès la fin novembre, 15 000 personnes en Australie autour d’une opposition au gouvernement fédéral.

« La marche du siècle » ?

L’appel international à la grève pour le climat lancé par la lycéenne suédoise Greta Thunberg pour le 15 mars, semble, dans ce contexte, avoir un large écho puisque des actions sont prévues dans plus de 150 villes et 40 pays à travers le monde.

En France, l’initiative se double d’une marche pour le climat et de l’Acte 18 des gilets jaunes, prévus le jour suivant dans de nombreuses villes. Le but reste pour le moment de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils légifèrent enfin sérieusement en faveur du climat.

Ces derniers jouent la carte de la bienveillance, en revoyant à la hausse leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre (comme s’ils suffisaient de les inscrire dans la loi pour qu’ils aient un effet), en faisant voter des motions de soutien, ou en déployant le tapis rouge pour les figures du mouvement. Greta Thunberg, qui s’exprimait fin janvier à Davos, est invitée cette semaine au Parlement européen par les groupes parlementaires de gauche…

« Il n’y a pas de planète B »

Le 15 février, lors du premier rassemblement lycéen à Paris, la porte du ministère de l’Écologie restait ouverte et une secrétaire d’État tentait un discours électoral, heureusement refusé par les manifestantEs :

« Derrière les portes de ce ministère vous n’avez que des alliés, pas des adversaires. »Le gouvernement et d’autres tentent aussi d’opposer la mobilisation pour le climat « responsable et raisonnable », à celle des Gilets jaunes. L’ancien ministre Hulot, la CFDT et 17 autres organisa-tions lançaient le 5 mars un « appel pour un pacte social et écologique »énumérant 66 propositions « pour donner à chacun le pouvoir de vivre ».

Il y a dix jours Merkel, suivant l’opinion publique allemande, disait soutenir les lycéens.

Mais le slogan « Il n’y a pas de planète B », le plus repris en Allemagne, montre l’urgence et la centralité du problème écologique. Le problème est mondial, et cela semble bien compris par les milliers de jeunes qui manifestent, quitte à être parfois peu nombreux, notamment à Paris pour cause de vacances scolaires.

Pas sûr que des déclarations d’intention suffiront à résoudre un problème qui implique de contester le pouvoir des grandes firmes capitalistes à l’échelle internationale.

Marc Emard Mardi 12 mars 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Mobilisation. Les lycéens ne goûtent pas le débat à la sauce Blanquer (Anti-k)

Changement climatique : une organisation sociale à combattre (Lutte Ouvrière)

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