Archive | Luttes écolos en Bretagne

20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

caravane des luttes

Caravane 1

Caravane des luttes

De Pont de Buis à Plouescat, du 27 Août au 1er Septembre

Nous vous invitons à rejoindre la caravane des luttes qui partira de Pont- de-Buis le 27 août 2018 et se terminera,à Plouescat le 1er septembre.

Cette idée est née de la rencontre de différents collectifs en lutte (Douar Didoull, Collectif Monts d’arrée, collectif brestois contre l’aéroport de NDDL)

Depuis des années nous organisons des moments de convergence entre nos
luttes, avec l’idée de lutter contre le capitalisme qui nous mène droit dans le mur.

Face à un gouvernement très offensif, il nous semble important de prendre ce temps pour nous retrouver et sortir nos luttes de l’urgence et de l’isolement. Ce convoi hétéroclite de vélos et de caravanes nous permettra aussi d’échapper à la vitesse de nos quotidiens, et de nous imposer sur l’espace public.

Emissions de radios, cantines, lectures publiques, films, musiques, viendront ponctuer ce voyage, en abordant des thématiques de lutte liées aux différents territoires traversés.
Venez-nous rejoindre pour partager un repas ou une étape, la semaine, vos colères et coups de gueule, vos réflexions et votre bonne humeur, ou ce que vous souhaitez. Arrêtons de pédaler dans la semoule. Vive la roue libre.

Pratique : pour que l’on puisse s’organiser, notamment pour des questions de nourriture, n’hésitez pas à nous dire quand vous imaginez participer à la caravane. Si vous souhaitez avoir des affiches ou des flyers, n’hésitez pas non plus. Des ateliers de réparation de vélos auront lieu le 24 juillet ainsi que les 24-25-26 août au hangar

LUNDI 27

PONT-DE-BUIS : écoute d’une émission de radio sur l’armement.
à la gare, 12h

LOPÉREC
Soirée sur la question de l’exploitation minière en amérique latine, avec
intervention de Claude Le Gouill.

MARDI 28

ST-RIVOAL
Lecture ou émission de radio proposée par la caravane bibliothèque féministe.
Devant l’école, 11h

BOTMEUR
Soirée sur la thématique du nucléaire.
Au bourg, dès 18h

MERCREDI 29

SIZUN
Lecture de textes que chacun pourrait amener autour de la
vidéosurveillance (installation prévue de caméras à Sizun).
Au marché, dès 11h

LAMPAUL-GUIMILIAU
Des anciens de chez gad (licenciés en 2013) sur la question des
licenciements, la défense des emplois, mais quels emplois ?

JEUDI 30

PLEYBER-CHRIST Retour ligne automatique
émission de radio sur les réquisitions de logements vides. Au bourg, 11h

CLOÎTRE ST-THÉGONNEC
Film sur les industries extractives et les migrations, soirée avec les
collectifs de soutien aux migrants.
Au bourg, dès 19h

VENDREDI 31

MORLAIX
Action contre le contrôle social et la chasse aux pauvres.
Parking du cinéma la salamandre, 10h30
Présentation du livre « Quand des chômeurs se mobilisent », en présence de
l’auteur Xavier Dunnezat et des membres de différents collectifs de
chômeurs. A préciser, dès 18h

SAMEDI 1er

PLOUÉNAN
Emission de radio sur l’agriculture
Au bourg, 12h

PLOUESCAT
c’est la fête ! programmation à venir.
Suivre les fléchages P4 pour trouver le lieu du concert, dès la fin
d’après-midi

Caravane_Affiche30Juin

Pour nous contacter: orgalouest@riseup.net

Site

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19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

gaz (reporterre)

 Vache

Les grandes firmes productrices de viande émettent énormément de gaz à effet de serre

L’IATP (Institute for Agricultural and Trade Policy) et l’ONG Grain ont publié mercredi 18 juillet un nouveau rapport qui évalue les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur de la viande et des produits laitiers à l’horizon 2050, et analyse la façon dont les entreprises du secteur communiquent sur leur empreinte GES.

Les émissions de GES dont sont responsables les cinq premières entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers sont déjà supérieures à celles d’Exxon, BP ou Shell.

Ces firmes sont : JBS (Brésil), Dairy Farmers of America, Tyson et Cargill (États-Unis) et Fonterra ( Nouvelle-Zélande) – Si la croissance du secteur de la viande et des produits laitiers se poursuit au rythme actuellement prévu, le secteur pourrait absorber, en 2050, plus de 80 % du « budget » annuel d’émissions de gaz à effet de serre compatible avec la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C (soit 13 Gt d’équivalent CO2).

À l’exception de quatre entreprises qui fournissent des estimations complètes de leurs émissions de GES, les 35 plus grosses entreprises du secteur ne sont pas transparentes sur leurs émissions et notamment sur celles de leur chaîne d’approvisionnement.

Les opérations des 35 plus grosses entreprises du secteur sont fortement concentrées dans certains pays : les États-Unis, les pays de l’UE, le Canada, le Brésil, l’Argentine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Chine sont responsables de plus de 60 % des émissions de GES du secteur, avec un niveau moyen de consommation par tête deux fois supérieur au reste du monde.

Pour les auteurs, « Les plus grosses entreprises de viande et de produits laitiers visent des taux de croissance qui sont totalement incompatibles avec l’accord de Paris [sur le climat] ».

18 juillet 2018

https://reporterre.net/

Source : Rapport de l’IATP (Institute for Agricultural and Trade Policy) et l’ONG Grain

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18 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

caro bio (paris match)

glyph 2

Glyphosate : du bon sens paysan pour sortir de la chimie

Atteint d’un cancer, cet éleveur breton a renoncé à la substance active du Roundup. Passé au bio, il revit.

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, dans sa famille, on a toujours été agriculteur. Une longue lignée commencée ici, à Caro, en Bretagne, à quelques encablures du golfe du Morbihan. Des paysans en agriculture «conventionnelle», à la main lourde sur les pesticides, dont le glyphosate. Jusqu’à ce 23 décembre 2014 : «Mon médecin m’a dit : “Vous devez changer de métier ou de manière de travailler.”» Noël Rozé a 47 ans, il est atteint d’un cancer.

«A l’époque, reconnaît-il, il ne me serait pas venu à l’idée de me passer de la chimie de synthèse.»

Difficile pourtant pour ce père de deux petites filles de ne pas faire le lien avec son propre père, emporté par un cancer à l’âge de 41 ans. Alors, va pour le bio. Noël est «dans le lait» : 170 hectares de prairies mais aussi de céréales qu’il vend pour acheter du soja OGM pour ses vaches. En pleine crise laitière, il a fallu s’équiper, accepter de travailler plus pour un rende-ment moindre, avec peu d’aides de l’Etat, sans aucun accompagnement des banques et sous le regard moqueur de ses voisins agriculteurs.

Il n’a plus de problème de fertilité

«Avec la pulvérisation de glyphosate, j’étais à près de 30 hectares de l’heure, dit-il. Aujour-d’hui, avec la charrue, quand on en fait 2 ou 3 à l’heure, on est content !» Première règle donc:  labourer, biner, retourner son champ encore et encore… Ensuite, multiplier les rotations de cultures en les diversifiant. Un an de maïs ou d’une autre céréale, puis trois à cinq ans de prairie: mélange de luzerne, de fléole, de fétuque, de ray-grass anglais ou hybride, de diffé-rents trèfles…

Il a redécouvert des astuces ancestrales 

Par exemple, la luzerne élimine le chardon. Enfin, semer tardivement. «Je m’y mets fin novem-bre ou début décembre, un mois après mes voisins. La luminosité est moindre, et si les mau-vaises herbes arrivent quand même à se développer, le climat aura raison d’elles. J’utilise des variétés qui, en s’ouvrant au printemps, privent de lumière les autres, les empêchant d’exister.»

Désormais, son lait est bio.

Fini le soja OGM, il produit de quoi nourrir ses vaches et c’est sa grande fierté. Si son chiffre d’affaire a baissé, son résultat net a doublé. Il est en «rémission parfaite», ses nausées et maux de tête ont disparu. Et «c’est une remarque de paysan», prévient-il, il n’a plus de problè-me de fertilité : «Avant, avec 100 vaches, on avait 80 veaux par an ; désormais, on est à près de 110.» Lundi 9 juillet s’est ouvert aux Etats-Unis le premier procès autour des possibles effets cancérigènes du Roundup. Comme un nouveau monde qui commence.

12/07/2018 Caroline Fontaine

https://www.parismatch.com/

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Avec Noël, pour sa reconnaissance en maladie professionnelle.
Audience au TASS de VANNES le 10 septembre 2018, défendu par Me LAFFORGUE.

glyphi

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

touristes (slate)

sauvages

Le bilan carbone du tourisme est bien plus mauvais qu’on ne l’imaginait

Il devient urgent de développer le tourisme durable, notamment dans les destinations insulaires, qui possèdent les empreintes les plus élevées.

Selon une étude publiée en mai 2018 dans la revue scientifique Nature Climate Change, et conduite pour la première fois à l’échelle mondiale, l’empreinte carbone du secteur touristique s’avère environ quatre fois plus importante que ce que l’on pensait. Des chercheurs et cher- cheuses des Universités de Sydney, du Queensland et de Cheng Kung à Taïwan dont nous faisons partie, ont travaillé ensemble pour évaluer l’intégralité de la chaîne de production de ce secteur, qui inclut le transport, l’hébergement, la nourriture et les boissons, les objets souve-nirs, les vêtements, les cosmétiques et bien d’autres produits. Tous ces éléments pris en compte, le tourisme mondial est responsable d’environ 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dépassant de beaucoup les précédentes estimations.

Tout compte fait

Le secteur du tourisme pèse plus d’un billion de dollars et croît plus vite que le commerce international. Pour évaluer concrètement les émissions produites par le tourisme, nous avons analysé plus d’un milliard de filières d’approvisionnement, portant sur les multiples produits consommés par les voyageurs et voyageuses. En combinant une base de données détaillée sur le commerce international à des comptes permettant de savoir quels biens et services les touristes avaient achetés, nous avons identifié les flux de carbone entre 160 pays pour la période 2009-2013.

Nos résultats montrent que ces émissions ont augmenté d’environ 15% au cours de cette période, passant de 3,9 gigatonnes d’équivalent dioxyde de carbone (CO2e) à 4,5 gigatonnes. Cette hausse provient principalement des dépenses touristiques liées au transport, aux achats et à la nourriture. Si rien ne change, notre appétit croissant pour les voyages devrait porter ces émissions à environ 6,5 Gt d’ici 2025. Cet engouement s’explique principalement par une hausse des revenus, dont le tourisme dépend fortement.

À qui la faute?

Dans cette étude, nous avons comparé deux analyses d’attribution de la responsabilité pour ces émissions: une comptabilité se basant sur la résidence, une autre sur la destination. La première impute les émissions au pays de résidence des touristes, la seconde au pays hôte. Traduisons cela en termes simples: les émissions de CO2 du tourisme sont-elles la respon-sabilité des voyageurs ou celle des destinations touristiques?

Si la responsabilité incombe aux voyageurs, il nous faudrait dès lors identifier les pays envoyant le plus de touristes dans le monde et identifier les moyens de réduire l’empreinte carbone de leurs déplacements. D’un autre côté, une comptabilité prenant en compte la destination peut donner une idée des lieux touristiques, on pense notamment aux îles, qui bénéficieraient le plus d’améliorations technologiques et de réglementations visant à réduire l’empreinte carbone du tourisme.

En outre, le suivi sur une période donnée des émissions en fonction de la destination pourrait aider les chercheurs et chercheuses et les responsables politiques à évaluer le succès de programmes d’incitation et de réglementations, ainsi que la vitesse de décarbonisation des activités touristiques.

Comment les pays se classent-ils en fonction des deux analyses possibles, touristes ou pays hôte?

Les États-Unis arrivent en tête quelle que soit la perspective adoptée, un grand nombre de personnes voyagent à la fois depuis et vers les États-Unis. Viennent ensuite la Chine, l’Alle-magne et l’Inde. Quels sont les résultats si l’on regarde au niveau des pays, mais des habi-tantes et habitants? La situation diffère: les destinations insulaires possèdent les empreintes les plus élevées pour ce qui est des destinations. Les Maldives arrivent en tête, avec 95% des émissions liées au tourisme imputables aux visiteurs et visiteuses internationales.

Les touristes sont responsables de 30% à 80% des émissions nationales des économies insulaires. Ces résultats posent la question de l’impact du tourisme sur les petits États insulaires.

Les îles, point chaud du tourisme

Si les petites îles dépendent des revenus générés par le tourisme, cette activité menace la biodiversité insulaire. Mais ces États n’ont généralement pas la capacité de répondre à cette menace, en raison de leurs faibles économies d’échelle et de leur relatif isolement. Apporter un soutien financier et technique à ces îles pourrait potentiellement les aider à décarboniser leurs infrastructures. Ce soutien traduirait la part de la responsabilité que prennent les touristes, et tout particulièrement celles et ceux des pays développés.

Les Maldives, l’île Maurice et d’autres petites îles explorent très activement les moyens de développer leur capacité d’énergie renouvelable pour réduire l’intensité carbone de leurs hôtels, transports et espaces de loisirs. Espérons que notre étude fournira un point de départ pour des échanges entre le public, les entreprises et les responsables politiques à propos du tourisme durable.

Les changements concrets émergeront de la mise en œuvre de réglementations et d’incitations communes pour encourager des voyages plus sobres en carbone. Au niveau personnel, il vaut vraiment la peine d’examiner le coût en carbone de ses vols, en choisissant, pourquoi pas, de compenser ses émissions et en soutenant les entreprises œuvrant pour un tourisme «durable».

Arunima Malik et Ya-Yen Sun  16 juillet 2018

http://www.slate.fr/

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

civelles (le télégramme)

de funes

Civelles. Le nouveau « trafic de stups »

De plus en plus de peines de prison ferme sont prononcées dans des procès de trafic de civelles (alevins de l’anguille). La justice n’hésite plus à faire la comparaison entre le trafic de stupéfiants et celui, croissant et juteux, de cette espèce menacée.

Une « structure de bande organisée » : depuis les pêcheurs jusqu’au convoyeur, au mareyeur intermédiaire pour les écouler à l’export, des convois avec voitures « ouvreuses » pour éviter les contrôles, comme les « go fast » dans les affaires de stupéfiants… C’est le tableau dressé par l’accusation au Palais de Justice de Bordeaux, en juin dernier.

Deux ans ferme ont été prononcés contre un homme de 44 ans présenté comme une « tête de réseau » au casier judiciaire fourni, notamment pour trafic de drogue, mais «rangé des voitu-res» depuis une dizaine d’années selon son avocat. À l’audience, il a assuré n’être qu’un modeste « petit pêcheur à pied », qui certes attrapait illégalement, sans licence, des civelles, et les revendait, mais à toute petite échelle.

65 000 euros en liquide

C’est un contrôle des Douanes, interceptant en février 2016 à Virsac (Gironde) un fourgon en route vers l’Espagne avec 163 kg de civelles à bord, conduit par deux des six prévenus, qui est à l’origine de l’enquête, laquelle s’est appuyée sur des écoutes et des localisations téléphoni-ques. Et a identifié au moins trois autres « convois », dont un remontant avec 65 000 euros en liquide. Les deux « convoyeurs » ont été condamnés respectivement à 18 mois et un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve de deux ans. Deux pêcheurs de civelles de Charente-Maritime, un père et son fils pêcheurs professionnels, avec licence mais soupçonnés d’alimen-ter le trafic, ont pour leur part été relaxés.

Les civelles sont une denrée qui « triple de valeur à chaque étape d’intermédiaire ». Si elles sont vendues 250-300 euros le kilo par le pêcheur des estuaires de la façade Atlantique où elles séjournent, en bout de chaîne en Asie, où elles sont extrêmement prisées, elles peuvent atteindre 5 000 euros le kg.

Espèce protégée

L’espèce est en déclin notoire depuis 30-40 ans, protégée depuis 2009 au titre de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages mena-cées d’extinction). Sa pêche est très strictement réglementée, avec un système de licences et quotas, destinés pour partie à la consommation, et pour partie au repeuplement des rivières.

En parallèle, le trafic de civelles «depuis quelques années commence à prendre de l’ampleur», voire dans certains cas « prend le pas sur le trafic des stupéfiants où le risque est plus impor-tant, alors que « le trafic de civelle rapporte autant », a souligné pour le ministère public Natha-lie Quéran. Et la justice, qui a relevé en 2013 la peine maximale encourue (sept ans) pour la circonstance aggravante de bande organisée, « commence à mettre le nez dedans ». Résultat, les peines de prison ferme se multiplient comme à Nantes en septembre 2017, Lorient en mars dernier ou Bobigny début mai.

16 juillet 2018

 https://www.letelegramme.fr/

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

oxygène (le télégramme)

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Mer d’Arabie. Une inquiétante « zone morte » ne cesse de s’étendre

Dans les eaux de la mer d’Arabie, une « zone morte » sans oxygène de la taille de l’Écosse ne cesse de s’étendre et suscite l’inquiétude des scientifiques, qui estiment qu’elle pourrait être liée au changement climatique.

À Abou Dhabi, Zouhair Lachkar travaille dans son laboratoire sur un modèle informatisé du golfe d’Oman, une zone de la mer d’Arabie qui borde le sultanat du même nom et l’Iran. Des images colorées en mouvement montrent les changements de température, le niveau de la mer et, surtout, les concentrations d’oxygène. Ces modèles et de nouvelles recherches dévoilées cette année montrent une tendance inquiétante.

La zone morte de la mer d’Arabie est la plus large au monde, assure Zouhair Lachkar, chercheur principal à l’université NYU Abu Dhabi.

« Elle commence à environ 100 mètres (de profondeur) et descend jusqu’à 1 500 mètres, de sorte que presque toute la colonne d’eau est complètement dépourvue d’oxygène », explique-t-il à l’AFP. Zouhair Lachkar et d’autres chercheurs pensent que le réchauffement climatique entraîne l’expansion de la zone, ce qui soulève des préoccupations pour les écosystèmes et les industries locales, comme la pêche ou le tourisme.

La zone sans oxygène s’étend

Les « zones mortes » sont des phénomènes naturels, mais celle-ci, dont les limites s’étendent du détroit d’Ormuz au Golfe d’Aden et à l’est jusqu’à la côte indienne, semble s’être agrandie depuis un dernier relevé datant des années 1990. Ce résultat a été obtenu grâce à l’utilisation de robots plongeurs déployés là où les chercheurs ne peuvent pas aller. L’opération a été menée par l’Université britannique d’East Anglia en collaboration avec l’Université Sultan Qabous d’Oman.

Les mesures des taux d’oxygène effectuées en 1996 avaient montré de très faibles concentrations.

Mais la dernière étude effectuée en 2015 et 2016 a révélé que les niveaux avaient encore chuté. Et contrairement aux années 1990, lorsque les niveaux les plus bas se limitaient au coeur même de la « zone morte », à mi-chemin entre le Yémen et l’Inde, ils s’étendent maintenant bien au-delà. Le niveau d’oxygène « est partout au minimum », affirme à l’AFP Bastien Queste, qui dirige les recherches engagées par les Universités britannique et omanaise.

« Très effrayant pour le climat »

À NYU Abu Dhabi, Zouhair Lachkar explique que la « zone morte » de la mer d’Arabie semble être prise dans un cycle où le réchauffement de la mer réduit l’oxygène, ce qui à son tour ren-force le réchauffement. Ceci « peut être très effrayant pour le climat », affirme-t-il. De Bombay, dans l’ouest indien, à Mascate, sur les rives du golfe d’Oman, plusieurs ports donnent sur la mer d’Arabie. Ces zones côtières et leurs populations seront affectées par l’expansion de la « zone morte ». Les poissons, importants moyens de subsistance pour les habitants de la région, peuvent voir leur habitat réduit.

« Quand la concentration d’oxygène tombe en dessous de certains niveaux, les poissons ne peuvent pas survivre », souligne Zouhair Lachkar. Pour mener à bien ses recherches, ce chercheur s’appuie sur un vaste et puissant centre de calcul qui a coûté plusieurs millions de dollars.

C’est une question importante, non seulement pour des raisons scientifiques mais aussi économiques

En 2016, les Émirats arabes unis ont rebaptisé leur ministère de l’Environnement et de l’Eau en ministère du Changement climatique et de l’Environnement, manifestant leur volonté de relever les défis dans ce domaine. « C’est une question importante, non seulement pour des raisons scientifiques mais aussi économiques », dit le chercheur. « La pêche est une source impor-tante de revenus et elle est directement touchée » par ce phénomène. Les récifs coralliens et, par extension, le tourisme pourraient également être affectés, selon lui.

Juste à côté de son laboratoire se trouve un autre centre de recherches où des scientifiques comme Diana Francis étudient l’impact du changement climatique à l’échelle mondiale. En 2015, l’accord de Paris sur le climat a vu le monde s’engager pour réduire les émissions de CO2 dans le but d’atténuer le réchauffement de la planète. Mais le président américain Donald Trump en a retiré son pays l’an dernier. Cette décision est « décevante » juge Diana Francis. Et de glisser : « la politique change avec le temps (…), pas la science ».

17 juillet 2018 Alison Tahmizian

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poisson

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15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

arrêter le nucléaire (npa)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Une raison de plus d’arrêter le nucléaire et de ne pas démanteler.

La France a déjà un stock de 1,5 million de mètres cubes de déchets radioactifs

L’inventaire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs montre que, dans tous les scénarios sur l’avenir du nucléaire, de nouveaux sites de stockage seront nécessaires Chaque année, un Français produit, en volume de déchets radioactifs, l’équivalent d’une demi-brique de lait. Sur cette quantité, une cuillerée à café est composée de produits de haute activité ou à vie longue. C’est la métaphore alimentaire qu’a filée l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) en présentant, jeudi 12 juillet, son nouvel inventaire hexagonal, établi tous les trois ans. Une façon, peut-être, d’édulcorer la réalité.

Car les chiffres bruts ont peu à voir avec la préparation d’un café au lait.

Fin 2016, la France était à la tête d’un stock de 1,54 million de mètres cubes de déchets radio-actifs, soit 85 000 m3 de plus que fin 2015. Ils proviennent en majorité (près de 60 %) du parc nucléaire, mais aussi des activités de recherche (27 %) et de la défense nationale (9 %), le reste étant issu d’autres industries (comme l’électronique utilisatrice de terres rares), ainsi que du secteur médical.

Ces déchets n’ont toutefois pas tous le même niveau de dangerosité.

A 90 %, il s’agit de produits de faible ou moyenne activité à vie courte, voire de très faible activité. Seuls 3 % sont de haute activité ou à vie longue (des dizaines ou des centaines de milliers d’années), cette fraction concentrant 99,8 % de la radioactivité totale.

L’Andra ne s’est pas contentée de dresser un état des lieux. Elle a aussi envisagé, pour l’avenir, plusieurs scénarios. Dans l’un d’entre eux, les 58 réacteurs actuellement en exploita-tion sont arrêtés au bout de quarante ans de fonctionnement (et l’EPR de Flamanville, dans la Manche, qui doit entrer en service en 2019, au bout de soixante), sans renouvellement du parc nucléaire. Dans les autres scénarios, les réacteurs sont poussés jusqu’à cinquante ou soixante ans, comme le souhaite EDF, puis remplacés par des EPR ou des réacteurs à neutrons rapides, une filière pour l’instant à l’étude.

Dans tous les cas, le volume des déchets radioactifs va continuer de croître très fortement.

Au terme du fonctionnement et du démantèlement du parc actuel, il aura été multiplié par trois ou par quatre, selon les scénarios, par rapport au stock déjà accumulé. Cela, sans même prendre en compte les « rebuts » des activités de recherche et de défense. Cette augmen-tation s’explique notamment par l’afflux attendu des déchets de très faible activité qui seront générés par la déconstruction des centrales : béton, gravats, ferraille…

Mais un autre facteur intervient.

Fermer les réacteurs après quarante ans d’activité, et non cinquante ou soixante, mettrait fin plus rapidement à la réutilisation, qui est aujourd’hui pratiquée dans une partie du parc, de combustibles usés transformés, après retraitement, en combustibles MOx (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium). Ce sont ainsi 57 000 assemblages de combustibles usés qui, non recyclés, s’ajouteraient aux autres déchets.

Saturation

En toute hypothèse, de nouveaux sites de stockage seront nécessaires à court ou moyen terme. Les déchets de haute activité et à vie longue (résidus du retraitement, coques des assemblages de combustibles, effluents…) sont destinés au futur Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) qui doit être creusé dans le sous-sol de la commune de Bure, dans la Meuse. Une installation dont l’Andra prévoit de demander l’autorisation de création en 2019, pour une mise en service vers 2026, mais qui fait l’objet d’une vive contestation.

Les produits de faible ou moyenne activité à vie courte (vêtements, outils, filtres…), eux, rejoignent le site de Soulaines-Dhuys (Aube). D’une capacité de 1 million de mètres cubes, il a pris, depuis 1992, le relais du centre de la Manche, où ont été déposés par le passé un peu plus de 500 000 m3 de déchets, et qui est en cours de fermeture.

Les matières de très faible activité, pour leur part, sont centralisées depuis 2003 à Morvilliers (Aube). D’une capacité de 650 000 m3, cette installation sera saturée d’ici à 2025 ou à 2030, et, après une possible extension, l’Andra devra trouver un second site d’entreposage.

Restent les déchets de faible activité, mais à vie longue (plus de trois cents ans), qui seront notamment générés par le démantèlement des six anciens réacteurs à graphite-gaz de la première génération du parc français (Bugey 1, dans l’Ain, Chinon A1, A2 et A3, dans l’Indre-et-Loire, Saint-Laurent A1 et A2, dans le Loir-et-Cher). Il n’existe pas encore de stockage pour ces résidus, que l’Andra prévoit de regrouper un jour à Soulaines-Dhuys.

Ce nouvel inventaire va nourrir le débat public qui sera organisé, de septembre à décembre, sur le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs. Il pourrait également contribuer à éclairer les discussions en cours sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. En rappelant, par exemple, que relancer un parc atomique en France serait aussi relancer la production de déchets nucléaires.

Pierre Le Hir

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14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

pesticides (reporterre)

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Ce soir à la télé: lever le tabou des pesticides dans les campagnes

Aude Rouaux, dans « Pesticides, le poison de la terre », enquête sur les conséquences sanitaires de l’usage des pesticides dans les campagnes françaises en donnant la parole aux victimes.

Diffusion ce samedi 14 juillet, 23 h 30,  Public Sénat.

En Gironde ou en Charente, à proximité des vignes ou travaillant dans le milieu agricole, des ruraux auraient été touchés par l’usage des pesticides dans leur environnement immédiat. Pourquoi les riverains de Birac, petite commune charentaise, développent-ils un nombre surprenant de cancers des ganglions ? Comment expliquer que les enfants du village de Preignac, en Gironde, sont-ils plus touchés par les leucémies ? Les produits phytosanitaires sont pointés du doigt.

Aujourd’hui, les familles dénoncent le silence des autorités.

La réalisatrice Aude Rouaux leur donne la parole afin de mener l’enquête sur un sujet qui demeure encore comme un tabou, dans le monde agricole.

14 juillet 2018  Aude Rouaux

https://reporterre.net/

Lire aussi:

http://www.ecolomag.fr/

Pesticides, le poison de la terre, réalisé par Aude Rouaux, GAD Production, 55’, 2016. Samedi 14 juillet 2018 à 23 h 30 sur Public Sénat

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14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

brennilis (ouest france)

brennilis

Brennilis 2016

Brennilis. Des associations dénoncent le manque de transparence autour du démantèlement.

Plusieurs associations ont tenu à réagir après l’approbation du bilan 2017 de commission locale d’information (CLI) des Monts d’Arrée en raison du refus d’EDF de communiquer sur les coûts financiers du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis.

Les représentants de  » Bretagne Vivante « ,  » AE2D « ,  » CLCV 29 « ,  » Vivre dans les Monts d’Arrée « ,  » Groupe Mammalogique Breton « , et   » Eau et Rivières de Bretagne  » ont par ailleurs  » demandé que la CLI étudie la possibilité que soit engagé un recours auprès du Conseil d’Etat contre la décision d’autorisation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).  » Cette décision du 25 avril 2018 autorise EDF à procéder aux opérations d’assainissement partiel du sous-sols sur 50 centimètres en dessous de la Station de Traitement des Effluents (STE) de la centrale nucléaire.

Faiblesse et irresponsabilité ?

Dans leur communiqué, les association s’étonnent que l’ASN ne demande pas une déconta-mination « plus poussée «  et pointent une  » faiblesse  » et une  » irresponsabilité  » de leur part. Les représentants ont notamment insisté sur les faits que  » la centrale nucléaire est située sur une tête de bassin versant majeure, dont le réseau hydrologique est indispensable à l’alimen-tation en eau potable de la ville de Quimper et du sud Finistère  » et qu’il est «  reconnu que la diffusion de la radioactivité résiduelle du sous-sol de la STE migrera vers l’Elez, puis  l’Aulne « .

13/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Communiqué:

Les représentants.es des associations se sont exprimés.es contre l’approbation du bilan 2017 de la CLI des Monts d’Arrée en raison du refus de l’exploitant (EDF) de communiquer sur les coûts financiers du démantèlement de la centrale nucléaire EL4 dites de Brennilis et cela malgré les demandes constantes d’élus, des associations relayées par la présidente et même exprimée par le sous-préfet de Châteaulin,

Par ailleurs les association ont demandé que la CLI étudie la possibilité que soit engagé un recours auprès du Conseil d’Etat contre la décision d’autorisation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Cette décision du 25 avril 2018 autorise EDF à procéder aux opérations d’assainissement partiel du sou- sols sur 50 centimètres en dessous de la Station de Traitement des Effluents (STE) de la centrale nucléaire. La STE a une emprise au sol de 750m2, le texte prévoit la possibilité pour les tiers d’un recours dans un délai de quatre ans.

L’autorisation de l’ASN de ne pas réclamer une décontamination plus poussée apparaît entachée de faiblesses et irresponsable pour les raison suivantes :

1) Ce chantier est un précédent qui risque de déterminer les niveaux de décontamination partielle lors du démantèlement du bâtiment réacteur et au moment de l’abandon du site par EDF. En effet les fondations du bâtiment réacteur descendent à plus de 12m de profondeur.

2) La centrale nucléaire est situé sur une tête de bassin versant majeure, dont le réseau hydrologique est indispensable à l’alimentation en eau potable de la ville de Quimper et du sud Finistère.

3) Il est reconnu que la diffusion de la radioactivité résiduelle du sous-sol de la STE migrera vers l’Elez, puis l’Aulne (des spots diffus de radioéléments sont attestés par EDF).

4) L’exploitant a refusé des analyses en situation réelle après enlèvement du béton du radier, les analyses présentées datant de 2008. Nous avons appris en cours de réunion que c’est l’ASN qui sera chargée des analyses bilan après les travaux,

5) l’ASN admet l’argument d’EDF suivant lequel « l’assainissement complet n’est pas raisonnablement possible » sans que l’exploitant n’apporte d’éléments probants notamment économiques et financiers.

6) L’ASN affirme que l’arrêt du rabattement de la nappe phréatique aurait des « conséquences acceptables » alors que la demande d’arrêt du pompage (rabattement) de la nappe phréatique ne sera examinée qu’ultérieurement. L’ASN a reconnu publiquement que les demandes de décontamination du sous-sol et du rabattement auraient dues être examinées en même temps.

Communiqué des associations représentées à la CLI des Monts d’Arrée après la réunion du 5 juillet 2018:  Bretagne Vivante – AE2D – CLCV 29 – Vivre dans les Monts d’Arrée – Groupe Mammalogique Breton – Eau et Rivières de Bretagne,

Bretagne Vivante

AE2D

CLCV

Vivre dans les Monts d’Arrée

Groupe Mammalogique Breton 

Eau et Rivières de Bretagne

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13 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

hillion (ouest france)

algues

Hillion. Dix ans après, les militants n’oublient pas les algues vertes

Ce jeudi marquait les dix ans de la mort de deux chiens sur la plage de Grandville, à Hillion (Côtes-d’Armor).

L’association Halte aux Marées Vertes, qui lutte contre la prolifération des algues vertes, a commémoré la mémoire des victimes des algues vertes sur la plage de Grandville. L’associa-tion Halte aux Marées Vertes (HAMV), qui lutte contre la prolifération des algues vertes, commémorait ce jeudi les dix ans de la mort de deux chiens sur la plage de Grandville, à Hillion. « Ça a été un moment de révélation sur les dangers des algues vertes », se rappelle André Ollivro, Vice-Président d’HAMV. Des analyses avaient certifié que les deux chiens étaient morts d’un œdème du poumon.

En 2009, c’est Thierry Morfoisse, alors employé de Nicol Environnement, qui était mort intoxi-qué en ramassant des algues vertes sur une plage de Binic. En 2016, un joggeur est décédé à Hillion. Malgré les suspicions liées à la présence d’algues vertes dans la vasière ou il courrait, le procureur a décidé de classer l’enquête sans suite.

Fermeture symbolique de la plage

Au mois de juin, des algues vertes se sont à nouveau déposées sur la plage de Grandville, à Hillion. Halte aux Marées Vertes a procédé jeudi soir à une fermeture symbolique de la plage. À part celle de Lermot, six des sept plages d’Hillion sont aujourd’hui interdites à la baignade.

Matthieu Le Meur. 12/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

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