Archive | Luttes écolos en Bretagne

21 mars 2019 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (brèche numérique)

poutou

« La conscience écolo progresse dans les milieux prolétaires »

Entretien avec Philippe Poutou

L’écologie est souvent perçue comme une préoccupation de bobos. Est-ce compliqué de porter un discours antiproductiviste et écolo auprès d’ouvriers et d’employés ?

Le NPA a toujours porté ces mesures. La Commission Ecologie existe depuis le début du parti et notre journal a une rubrique écologie quasiment toutes les semaines. Il y a cinq ans, notre programme disait la même chose.

Mais aujourd’hui, la question écologique prend de l’ampleur dans l’opinion publique ; du coup, quand nous en parlons, nous sommes davantage entendus. Et encore, je ne peux jamais en parler dans les médias : les interviews portent sur les licenciements, l’emploi… jamais sur l’écologie.

La prise de conscience progresse y compris dans les milieux prolos. On peut difficilement ignorer que la pollution est devenue catastrophique, provoquant maladies et surmortalité. L’actualité des derniers mois a été marquée par des pics de pollution à Paris, Grenoble, Bordeaux et même dans des endroits reculés. Les paysans souffrent de maladies profes-sionnelles. Près de Bordeaux, des viticulteurs sont morts à cause des pesticides, d’autres sont en procès contre les fabricants. Le milieu paysan, qui a longtemps ignoré ces problèmes, commence à résister. Même au boulot, on discute un peu de ces questions d’environnement et de santé.

Mais quand on bosse dans des secteurs industriels, la question du maintien de l’emploi est là. Concernant la fermeture de Fessenheim, la CGT énergie n’a pas bougé d’un iota. Pour elle, défense du nucléaire et défense des emplois vont de pair. C’est complètement dingue, parce qu’on peut discuter de sortie du nucléaire tout en parlant reconversion. Un démantèlement de centrale nucléaire dure des décennies. Ce n’est pas comme si l’on éteignait la lumière et qu’on se barrait !

La catastrophe de Fukushima avait entraîné une prise de conscience du risque nucléaire. Mais les années passent et la peur du nucléaire diminue à nouveau, malgré tous les problèmes — les pièces défectueuses dans les réacteurs, l’ASN qui alerte et tout le monde qui continue comme s’il n’y avait pas de problème. Difficile de faire face à cette propagande idéologique.

« La sortie du nucléaire, ce n’est pas éteindre la lumière et se barrer ! »

Dans le secteur automobile, ce n’est pas facile non plus. La CGT métallurgie défend la voiture et l’industrie. Beaucoup considèrent toujours que dénoncer le tout-voiture revient à se priver de son boulot. Mais nous, à la CGT Ford, nous nous sommes aperçus que quand nous évoquions les scandales liés au diesel dans nos tracts, nos collègues étaient plutôt sensibilisés et ouverts à la discussion.

Car en réalité, on s’en fout de fabriquer des bagnoles ; le problème, c’est d’avoir un boulot. Un mécanicien automobile pourrait très bien travailler non pas sur des voitures électriques — qui dépendent de l’énergie nucléaire et sont une fausse solution —, mais sur des bus. Ou, mieux, sur des trains.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas faire confiance à l’État ou aux patrons pour les recon-versions. Si demain, on décide de fermer une usine d’armement, cela entraînera forcément des licenciements. D’où la question de rendre l’économie plus collective, de ne pas la laisser entre les mains des capitalistes. Nous voulons que les salariés et la population puissent assurer eux-mêmes les reconversions s’ils décident d’abandonner un secteur pour des raisons environnementales et de cohérence économique.

Comment se passeraient les reconversions dans une économie où les salariés contrôleraient les outils de production ?

On peut imaginer des structures nationales et locales où la population pourrait discuter de ses besoins et faire des choix politiques. Par exemple, pour le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il faudrait qu’une population vraiment politisée impose ses choix — plutôt que des collectivités territoriales qui votent ce qu’elles ont envie de faire en lien avec les intérêts des multinationales. (…)  Car il y a déjà ce problème-là à régler : comment donner envie aux gens de discuter de ce qui les concerne collectivement, pour que les militants et les zadistes ne soient plus les seuls à s’en occuper ?

Sur le plan économique, les salariés devraient pouvoir prendre en main l’organisation du travail et même les choix stratégiques. L’exemple de Fralib est très intéressant. Alors qu’Unilever voulait fermer l’usine, des salariés l’ont reprise en Scop. Elle est militante d’un point de vue social : il n’y a quasiment pas d’écarts de salaires, tout est décidé collectivement — la répartition des postes, les heures supplémentaires, etc.

Elle a également une dimension écolo, puisqu’elle utilise du thé bio, cherche à s’approvisionner localement… C’est à toute petite échelle certes — ils sont une quarantaine —, mais c’est hyper bien. Autre exemple, l’usine Pilpa à Carcassonne, reprise en Scop par des salariés qui y produisent les glaces La Belle Aude : ils privilégient le bio, les produits locaux… Évidemment, les produits sont vendus un peu plus cher, mais cela montre qu’il est possible de produire en respectant les salariés, l’environnement et la santé de la population.

« L’histoire des luttes sociales nous donne des modèles de moments démocratiques. »

Le véritable objectif, c’est construire une démocratie qui deviendrait le problème de millions de gens. L’histoire des luttes sociales nous donne des modèles de batailles et de moments démo-cratiques. La Commune de Paris, il y a près de 150 ans, ébauche d’organisation collective à l’échelle d’une ville ; les expériences de démocratie participative à Porto Alegre, au Brésil, avec un mandat tournant et des réunions de quartier…

Mais il reste un impératif incontournable : il faut que la population s’en mêle. Un délégué qui parle à la place des autres, ce n’est pas bon ! Les gens doivent parler eux-mêmes pour eux-mêmes. Sinon, ces outils ne resteront que des coquilles vides.

Sur ce plan-là, les Zads sont des expériences intéressantes. Près de Bordeaux, une petite forêt a été rasée à cause d’un projet de golf, malgré la résistance de jeunes gens. Mais il y a eu des assemblées générales, des réunions à proximité de cet endroit, avec des militants et des agriculteurs écolos qui travaillaient dans le coin.

On a discuté culture maraîchère, coût des terres agricoles, pollution des sols, lien entre ruraux et urbains… On n’était pas nombreux, une cinquantaine! Ce sont de petites ébauches. Comment le NPA peut-il aider à les développer et à les renforcer, c’est la question !

Quel regard portez-vous sur les formes émergentes de mobilisation sociale — Nuit debout et têtes de cortège ?

Le NPA a la particularité d’être à la fois une organisation traditionnelle, ouvrière et liée au syndicalisme, et très impliquée dans des collectifs comme les Zads et les Nuits debout. Ce qui est intéressant dans ces occupations de sites ou de places, c’est la manière dont les gens organisent une sorte d’autogestion. Et le fait qu’elles ne sont pas limitées à une lutte, mais qu’on y discute de tout : de solidarité avec les migrants de Calais, de questions démocratiques, antiracistes, féministes… Elles rassemblent aussi des gens assez divers, en âge et en milieux sociaux.

Dans l’activité militante au quotidien, on est très peu à militer, donc très peu à faire le boulot. Ce sont les mêmes qui parlent, qui prennent les initiatives, font les tracts, etc. Pour nous, Nuit debout a été énorme. Le rapport était inversé : tout le monde militait, prenait la parole… C’est hyper reposant, car on n’est plus celui dont l’absence pose problème — si l’on n’est pas là, il y en a plein d’autres !

Les Zads, c’est un peu pareil. Tout n’est pas rose, on y trouve parfois des réflexes sectaires, anti-politiques, anti-organisations, du coup les rapports ne sont pas toujours simples… Mais tout cela va dans le bon sens. (Résumé)

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20 mars 2019 ~ 0 Commentaire

lannion (la déviation)

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20 mars 2019 ~ 0 Commentaire

mouvement climat (psl lo)

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Le mouvement pour le climat

Explosif, massif et international !

Il faut remonter à l’année 2003 pour retrouver un événement qui a vu la jeunesse quitter ses cours en masse pour manifester dans plusieurs pays en même temps. À l’époque, c’était contre l’invasion et la guerre en Irak.

Le 15 février 2003, des millions de personnes ont manifesté à travers le monde tandis que le ‘‘Jour X’’, au déclenchement de la guerre (le 20 mars), des centaines de milliers de jeunes sont descendus dans la rue. En Belgique aussi, il y avait des milliers de manifestants. Les actions pour le climat d’aujourd’hui constituent le premier grand mouvement de la jeunesse depuis longtemps dans notre pays. C’est l’heure d’en tirer un bilan intermédiaire.

Des mobilisations de masse

La première annonce d’une grève scolaire pour le climat en janvier annonçait un événement modeste. A l’instar de Greta Thunberg, qui manifeste tous les vendredis devant le Parlement suédois, quelques étudiants du secondaire allaient se rendre au Parlement, à Bruxelles.

Mais après la marche historique pour le climat du 2 décembre 2018, qui a réuni environ 100 000 personnes dans la rue, de nombreux jeunes voulaient passer à l’action. Le 10 janvier, la première grève écolière pour le climat a connu un succès immédiat : 3.000 jeunes se sont rassemblés à la gare de Bruxelles central ! Le rassemblement s’est transformé en manifestation spontanée et dynamique à travers la ville.

Le ton était donné. Dès le départ, c’est par le nombre que les jeunes se sont fait entendre.

Et c’est leur nombre qui les a protégés de la répression, des sanctions et des tentatives de récupération. Que pouvaient faire les autorités ? Les porte-paroles de la manifestation ont été reçus par les gouvernements, les dirigeants politiques mais aussi par les organisations patronales.

Certaines tentatives de récupération étaient sournoises et n’ont pas été perçues comme telles par une partie du mouvement. Ce fut par exemple le cas lorsque les multinationales se sont invitées à la table avec leur appel ‘‘Sign for my future’’. Students4Climate a refusé de signer l’appel, mais Youth4Climate a hélas accepté. Toutes les tentatives d’entretenir des illusions sur la bonne volonté des entreprises ou d’affaiblir le mouvement en le limitant à quelques reven-dications qui ne changent fondamentalement rien mais peuvent diviser la population (comme les taxes) n’ont pas eu beaucoup d’effet.

Aucun mouvement de masse ne se développe de façon linéaire.

Se mobiliser ensemble, cela signifie de préparer ensemble les actions et de construire ensemble la stratégie en prévoyant des mobilisations intermédiaires et des rassemblements plus importants. Il est évident que les jeunes s’impliquent à fond dans les actions elles-mêmes, ce que les médias ont illustré en accordant beaucoup d’attention aux pancartes et banderoles faites à la main.

Les médias ont bien entendu choisi de donner la priorité aux ‘‘plus originales’’, surtout si elles se trouvaient être les moins politiques… Cette créativité témoigne d’un fort engagement. C’est ce point qu’il faut alimenter, d’où nos propositions concernant les comités d’action.

Ce que nous exigeons, c’est ce qui est nécessaire, pas ce qu’ils estiment réaliste !

Les politiciens essaient d’apaiser les jeunes avec des demi-promesses et de vagues géné-ralités. Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission européenne, n’a pas dépassé le stade de l’incohérence absurde en guise de ‘‘réponse’’ à un discours de Greta Thunberg. Mais ce ne sont pas les belles paroles et les formalités de l’establishment qui dictent quoi faire à la jeunesse.

Les jeunes activistes du climat ne limitent pas leurs réflexions à ce qui est possible dans le cadre étroit du système actuel, leur point de départ est ce qui est nécessaire pour l’humanité et la planète.

Cet élément est de première importance

Le monde politique traditionnel se limite aux possibilités permises par un système où l’avidité de l’élite capitaliste ne peut être remise en question. Ce que disent les jeunes est repoussé car ‘‘impossible’’ ou ‘‘irréaliste’’. Dans un système où les 26 personnes les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, des mesures climatiques sérieu-ses sont effectivement impossibles.

‘‘Changeons le système, pas le climat !’’

C’est ce que Greta Thunberg a résumé ainsi lors de sa visite à Bruxelles : ‘‘Le monde politique que vous avez créé est basé sur la compétition, la tricherie parce que tout ce qui importe, c’est de gagner, d’avoir du pouvoir. Ça doit cesser !

Nous avons besoin de coopérer et de partager les ressources de la planète de manière équita-ble. Il faut protéger la biosphère, l’air, les océans, les sols, les forêts. Ce que je dis peut sembler très naïf, mais si vous avez bien fait vos devoirs, vous saurez que nous n’avons pas d’autre solution.’’

Nous n’avons pas besoin d’être nombreux pour défendre le changement avec audace.

Mais c’est avec la mobilisation des masses que nous pouvons effectivement mettre le changement de système à l’ordre du jour et entamer la lutte pour l’imposer.

Comment répartir équitablement les ressources de la planète ? En d’autres termes : comment collectivement les contrôler et ensuite rationnellement et démocratiquement gérer leur utilisa-tion ? Pour nous, ces questions sont essentielles : nous défendons une rupture avec le capita-lisme et l’instauration d’un système différent, capable d’enclencher la transition écologique au travers d’une planification démocratique de la production. Ceci ne pourra être réalisé que sur base d’une société dans laquelle les outils de production seront gérés par les travailleurs et les consommateurs : une société socialiste.

Qu’ils ne jouent pas avec nos pieds !

Tout le monde n’applaudit pas la mobilisation pour le climat de la même manière… Et il y en a qui tentent de distraire la discussion en ne parlant que du comportement individuel. ‘‘Qu’est-ce que tu fais, toi, pour le climat ?’’, semble être la question standard posée par les journalistes à chaque manifestant.

Cela évite d’aborder le problème du système de production dans lequel nous sommes piégés. C’est évidemment une bonne chose que les gens adoptent d’autres comportements, mais c’est ce qui se fait depuis des décennies et c’est insuffisant.

C’est tout le système qu’il faut changer !

Parfois, les mobilisations sont tout simplement considérées comme une conspiration. Même l’ancienne ministre flamande de l’environnement Joke Schauvliege soutenait cette thèse complotiste… D’une manière tellement grossière qu’elle a dû démissionner ! Comme le disait Greta Thunberg : ‘‘Ils inventent des conspirations et nous qualifient de marionnettes. Ils essaient de changer de sujet. Ils ne veulent pas en parler parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas gagner cette bataille.’’ Des dizaines de milliers de jeunes et jusqu’à 100 000 personnes à deux reprises le week-end (le 2 décembre et le 27 janvier) démontrent que le sentiment d’urgence est largement partagé.

Résistance internationale

La protestation se répand comme un feu de paille. La mobilisation de la jeunesse est contagieuse et se déplace d’école en école et de pays en pays. Le caractère international est important : nous n’arrêterons pas le changement climatique aux portes d’une ville ou d’un pays, il nous faut une résistance internationale !

C’est pourquoi, dès la première grève scolaire le 10 janvier, nous nous sommes concentrés sur l’appel à une grève scolaire internationale le 15 mars. Dans le tract des Etudiants de Gauche Actifs (EGA), nous écrivions : ‘‘Le 15 mars, il y a un appel pour une Journée internationale d’action pour le climat. Et si nous faisions tous l’école buissonnière ensemble pour le climat et manifestions en masse ? Une telle grève scolaire montrerait que nous prenons notre avenir en main !’’

‘‘Nous avons commencé par nettoyer vos ordures. Et nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas terminé’’, a déclaré Greta Thunberg. Nous devons continuer, la bataille ne fait que commencer.

Organisez-vous, mettez sur pied des comités d’action, discutez avec nous du changement de système nécessaire et de la façon de l’obtenir, n’hésitez pas à nous rejoindre : il est urgent de nous battre pour notre avenir !

18 mars 2019

https://fr.socialisme.be/

Lire aussi:

Climat : la jeunesse manifeste (LO)

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20 mars 2019 ~ 0 Commentaire

séisme (observatoire du nucléaire)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Séisme près de la centrale nucléaire du Blayais : dernier rappel ?

Ce mercredi 20 mars 2019, un séisme d’une magnitude non négligeable (4,9) s’est produit à proximité de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde). Il est légitime de se demander si cet évènement n’est pas le dernier rappel avant que le pire ne se produise.

En effet, même s’il se termine sans dommages importants, cet épisode vient rappeler que l’ensemble de la population française, et même européenne, vit sous la menace d’une catastrophe nucléaire dont la cause peut être purement industrielle mais qui peut aussi survenir à la suite d’un évènement naturel.

Il se trouve que, lors de la fameuse tempête du 27 décembre 1999, la centrale nucléaire du Blayais a déjà montré sa grave vulnérabilité face au risque inondation, avec un scénario proche de celui qui allait se produire 12 ans plus tard à Fukushima.

L’évènement de ce jour est l’occasion de rappeler que, bien que le risque sismique soit modéré en France, le danger est bien réel car, par souci d’économies, EDF a construit ses centrales nucléaires en fonction du risque théorique : elles sont donc peu résistantes.

Il est par ailleurs notable que, 8 ans après le début de la catastrophe de Fukushima (qui se poursuit et va continuer encore pendant des décennies), les mesures de « sûreté » dites post-Fukushima ne sont toujours pas en place.
 
Il faut aussi rappeler que, même quand ces mesures seront enfin de mise, la catastrophe pourra toujours se produire car l’expérience montre qu’il est impossible de prévoir tous les scenarios.

Et ce d’autant que toute construction humaine est faillible et que l’accident peut être causé par des erreurs de conception, de construction, d’exploitation, de maintenance… le tout étant démultiplié par le vieillissement des installations.

Non contente d’être très vulnérable face au risque d’inondation et celui des séismes, la centrale du Blayais est aussi une des plus anciennes de France, étant en service depuis 38 ans.

Loin de la désinformation orchestrée par EDF mais aussi par la prétendue « Autorité » de prétendue « sûreté » nucléaire (ASN), la seule façon d’être sûr d’éviter la catastrophe nucléaire est de fermer aux plus vite la centrale nucléaire du Blayais… et les autres centrales.

mercredi 20 mars 2019

 http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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19 mars 2019 ~ 0 Commentaire

glyphosate (le monde)

 

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18 mars 2019 ~ 0 Commentaire

climat (npa)

sud

Climat: La planète

Vous la voulez bleue ou bien cuite ? 

Les marches pour le climat des 15 et 16 mars ont rassemblé des centaines de milliers de personnes dans plus de 2 000 villes du monde. Sur tous les continents, un même cri a fusé : « Il n’y a pas de planète B, il faut changer le système ! ».

L’ampleur et la force des mobilisations sont à l’image de l’inaction des gouvernants : actifs dans la mise en scène des grandes déclarations pompeuses, à l’arrêt dès qu’il faut agir, car au service du capitalisme destructeur. Or, plus question de reporter les décisions qui s’imposent pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C !

14 mars : plainte déposée contre l’État

Suite aux 2 millions de signatures de la pétition « l’Affaire du siècle » contre l’inaction de l’État français, quatre associations ont déposé plainte au tribunal administratif de Paris (Oxfam et Greenpeace France, Fondation Hulot, Notre Affaire à tous) pour que la justice oblige l’État à agir pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C.

Action symbolique qui n’aura pas l’effet escompté, bien sûr, mais qui a l’intérêt de réunir les gens pour construire des mobilisations, et aussi pour réfléchir, discuter et élaborer d’autres projets de société.

15 mars : quand je serai grande je veux être vivante ! 

Plus d’un million de jeunes scolarisés ont fait la « grève mondiale de l’école pour le climat », soutenus par leurs enseignantEs et leurs parents pour, dans le bruit et la gaieté des slogans, demander des comptes aux gouvernants et exiger des actes.

Ces manifestations sont remarquables par la motivation et l’urgence qui animent les participantEs parfois extrêmement jeunes. Initié par Greta Thunberg en Suède, le mouvement s’amplifie. Au point que des politiques qui n’ont jamais rien fait ou des industriels qui tuent la planète se sont ridiculisés par leurs déclarations.

La palme à Blanquer et de Rugy. L’un a trouvé « sympathique » la mobilisation des jeunes, même s’il aurait préféré qu’ils restent enfermés entre 4 murs, piégés dans les débats organisés dans leurs lycées, plutôt que d’aller défiler. L’autre, s’est fendu d’un tweet appelant tout le monde à entendre le message !

De Rugy a une bonne audition, et pourtant ne fait rien, relégué sur un strapontin ministériel. Les milliardaires, patrons de grandes firmes comme Pinault, milliardaire du luxe, Branson, patron de Virgin, ont brillé aussi par leurs remerciements soudains. Au bal des hypocrites, beaucoup n’ont pas fait banquette !

16 mars : les rues du monde ont résonné des mêmes cris

5e marche mondiale, et de plus en plus de manifestantEs battent le pavé, dans un large mouvement rassembleur.

En France, 350 000 personnes ont défilé dans 220 villes. Partout le même cri : « Changer le système, pas le climat ». Même si la sortie du capitalisme n’est pas revendiquée par l’ensemble du mouvement, loin de là, sa mise en cause s’élargit et ses effets destructeurs sont de plus en plus dénoncés.

N’en déplaise à la campagne médiatique qui oppose « la belle marche climat pacifique » aux « Gilets jaunes casseurs criminels »,  de nombreux Gilets jaunes ont rejoint les cortèges « climat », comprenant que les revendications sociales et écologiques doivent être portées ensemble.

« Fin du monde, fin du mois, même combat ».

D’autres rendez-vous sont prévus. Le 19 avril, Alternatiba, Greenpeace… appellent ainsi à une journée de désobéissance civile pour « bloquer la République des pollueurs ». Puis, le 24 mai, une nouvelle initiative est programmée, comme des actions pendant le G7 de l’environnement à Metz.

Le NPA appelle à participer massivement aux marches pour le climat et y défend un programme de mesures d’urgence

C’est par la combinaison des luttes pour la justice sociale et des luttes pour la sauvegarde de notre environnement que nous pourrons avancer, toutes et tous, ensemble, vers une société humaine débarrassée du capitalisme. Mobilisons-nous !

Commission nationale écologie

https://npa2009.org/

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18 mars 2019 ~ 0 Commentaire

lannion 15 mars

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18 mars 2019 ~ 0 Commentaire

landivisiau (fr3)

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Finistère : La marche pour le climat a mobilisé la foule à Landivisiau (Côté Brest)

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17 mars 2019 ~ 0 Commentaire

planète (gauche révolutionnaire)

antic

Sauvons notre planète du capitalisme

Le climat, l’environnement, la pollution, c’est notre vie et notre avenir et ce n’est pas Macron et sa politique au service des ultra-riches qui va arranger les choses.

La grève internationale étudiante et lycéenne du 15 mars, les mouvements « vendredi pour le futur » lancés par Greta Thunberg, touchent deux points clés pour changer les choses : c’est la grève de masse et la lutte doit être mondiale.

Toutes et tous ensemble, jeunes, travailleurs, gilets jaunes, retraités, chômeurs… nous devons lutter contre ce système où le profit l’emporte sur notre survie.

Quels que soient les secteurs, c’est partout la logique du moindre coût qui règne. Résultat, on produit des choses parfois inutiles, souvent de mauvaise qualité et bien souvent de manière polluante, dans des conditions terribles pour les travailleurs et pour des salaires de misère.

Comme disent les gilets jaunes: fin du mois et fin du monde, même combat !

Le réchauffement climatique est un désastre écologique qui nous concerne tous et toutes. Même s’ils savent que notre avenir est compromis, nos dirigeants sont incapables de faire respecter les accords qu’ils ont signés à la COP21.

Rien d’anormal ici ; leur rôle est de défendre et de préserver l’intérêt de ceux qu’ils servent, les riches et les grands patrons.

Evidemment trier les déchets, et autres pratiques individuelles, c’est mieux, mais l’impact est limité. Certains cherchent même à nous culpabiliser alors que ce sont les multinationales qui multiplient les emballages plastiques. Leur objectif premier est de faire de l’argent en nous exploitant et en pillant les ressources naturelles !

Pour faire vraiment de l’écologie, le sauvetage ne peut se faire sans une planification économique à l’échelle mondiale.

Quand un territoire est pollué il en impacte directement un autre, parfois situé à des centaines de kilomètres. Il faut donc revoir tout le mode de production, en nationalisant les multinationa-les sous le contrôle démocratique des travailleurs et de la population, pour planifier l’économie en fonction des besoins et des ressources. Pour créer ainsi un monde écologiquement viable, juste, égalitaire et fraternel : le socialisme.

Pollueurs et profiteurs, les capitalistes coupables !

Nous sommes les seuls à pouvoir sauver la planète. Il ne faut surtout pas compter sur les capitalistes et les gouvernements à leur service. Macron donne les aéroports, les barrages hydro-électriques au secteur privé, il autorise une nouvelle mine d’or en Guyane.

Pour les mêmes raisons, il s’attaque aux travailleurs, à l’Education, la Santé : permettre aux plus riches de faire toujours plus de milliards sur notre dos.

La lutte contre la politique de Macron et la lutte pour l’environnement sont liées !

Ne les laissons plus nous empoisonner pour leurs profits !

16/03/2019

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

Commentaire: Et puis surtout, réunissez-vous, organisez-vous, coordonnez-vous, structurez-vous, en toute indépendance des organisations « adultes »!

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17 mars 2019 ~ 0 Commentaire

manif lannion (npa)

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npa 22
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Manifestations Climat
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L’urgence n’est pas devant nous, l’urgence n’est pas pour demain.
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L’urgence est déjà là, et ça ne date pas d’hier : nous sommes en pleine urgence mondiale pour sauver la vie de la planète, de sa faune et de sa flore, des milieux naturels, aquatiques et marins, de l’humanité.
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Un des aspects particuliers de cette situation, ce sont les déplacements de population
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Ce ne sont pas  des « migrants » mais des « victimes climatiques », par conséquent  des déplacés, des réfugiés climatiques. Ces termes de « réfugiés climatiques » souligne le fait que le changement climatique est une forme de persécution infligée aux plus vulnérables. Et c’est une persécution de grande ampleur qui est engagée.
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Ainsi un rapport de la Banque Mondiale chiffre à 143 millions d’ici 2050 le nombre de ces réfugiés climatiques. L’ONU évalue même ces futurs réfugiés à 1 milliard de personnes sur la même période.
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Ces populations seront de plus en plus contraintes de quitter leur région en raison des conséquences directes des bouleversements climatiques (sécheresse, perturbation des productions agricoles, manque de nourriture, montée des eaux, cyclones, etc.), mais aussi des conflits armés qui en découleront.
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C’est donc une réponse internationaliste que nous prônons au niveau mondial.
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Une réponse de solidarité internationale sera impérative pour garantir les droits fondamentaux de ces populations:
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-En confrontation et en opposition aux politiques de rejet, aux nationalismes et à la xénophobie
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-En confrontation aussi avec les principaux responsables de ces dégâts planétaires qui devront assumer et en payer la note.
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-Avec les plus fragiles, les plus défavorisés, les plus pauvres seront particulièrement exposés et touchés : victimes climatiques et sociales à la fois.

La lutte pour la justice climatique et lutte pour la justice sociale sont un même combat.

Ce qui est en jeu dans le cadre de ce combat, c’est un changement global de société, un changement radical de système, un système socio-économique qui a mis en coupe réglée la planète et sa population pour gaver toujours plus une minorité de profiteurs, d’accapareurs, d’affairistes et d’exploiteurs.
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De nombreux politiciens se présentent comme défenseurs de l’écologie alors que rien ne change sérieusement tout en signant des conventions ou encore en organisant des sommets, grands moments d’hypocrisie.
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Au final, la seule chose qui importe aux gouvernants et aux capitalistes, c’est leurs affaires et leurs finances…Tant que cette minorité de très riches décidera pour nous, elle fera passer ses profits avant la vie de la planète et avant nos vies.
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Pour nous NPA, la capitalisme est incompatible avec l’écologie :
il n’y a pas de capitalisme vert et propre.
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La pollution mondiale c’est le capital !
La vie planétaire, nos vies : c’est sans profits !
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Déclaration NPA Comité Lannion Guingamp Bégard Paimpol

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