Archive | Luttes écolos en Bretagne

08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

macron pro nucléaire (odn)

Nucleaire-et-Bougie

Relance du nucléaire: Macron se hâte lentement

Placé à l’Élysée par de puissants réseaux industriels et financiers, le dénommé Macron est en toute logique favorable à tout ce qui profite à ses «parrains» et donc à tout ce qui nuit à la population.

Il est donc très logiquement radicalement pronucléaire. C’est ainsi qu’il s’est rendu début décembre au Creusot, haut lieu de l’incompétence atomique française (pour mémoire, c’est là qu’ont été produites des milliers de pièces défectueuses dont la fameuse cuve de l’EPR de Flamanville).

Toute honte bue, les «élites» de l’atome hexagonal attendaient des annonces fracassantes, en particulier le lancement d’un programme de construction de 6 réacteurs EPR, voir même plus.

Mais elles ont été déçues: bien que farouchement atomiste, Macron n’est pas complètement idiot, et il ne peut que constater qu’EDF est depuis 13 ans incapable de construire l’EPR de Flamanville (il devait entrer en service en 2008 !): comment EDF pourrait-elle faire des tas d’EPR alors qu’elle n’arrive pas à en finir un seul?

Du coup, les industriels ont dû se contenter de belles paroles et de promesses, les décisions étant repoussées à 2023… après l’élection présidentielle.

En revanche, ce sont les atomistes militaires qui ont décroché le jackpot, avec l’annonce de la construction d’un porte-avion nucléaire pour succéder en 2038 au Charles-de-Gaulle. Il est vrai qu’au point où elle en est, la France peut encore gaspiller des milliards…

Notons aussi que le «vieux» Macron a décidé de faire de la propagande pronucléaire en direction des jeunes en s’adressant à eux par le biais de Brut ou de Snapchat. Mais, au Creusot, le locataire de l’Élysée a asséné que «Sans nucléaire civil, pas de nucléaire militaire, sans nucléaire militaire, pas de nucléaire civil».

Or, si les jeunes sont relativement opposés au nucléaire civil, ils sont en revanche radicalement contre le nucléaire militaire. En avouant que les deux sont clairement liés, Macron s’est probablement tiré une balle dans le pied. Tant mieux!

Le Monde, 4 décembre 2020: Le plaidoyer pronucléaire d’Emmanuel Macron

Le Figaro, 8 décembre 2020: Macron: «l’avenir énergétique et écologique de la France passe par le nucléaire»

Nucléaire: «Pour Emmanuel Macron, c’est la filière militaire qui prime»Le Monde, 21 décembre 2020

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08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

la prévalaye (rennes)

rennes

Week-end de défense de la Prévalaye

La Prévalaye est un espace de 450 hectares à la limite ouest de la ville de Rennes.

Un espace naturel de cette taille, partie intégrante de la fameuse « ceinture verte » de Rennes, attire les convoitises de plus en plus de projets « artificialisateurs ». Ces derniers préfigurent une urbanisation qui ne dit pas son nom, vu la métropolisation à marche forcée du territoire.

Depuis l’été 2020, plusieurs collectifs et associations écolos rennaises:

Extinction Rebellion – Youth For Climate – Alternatiba – ANV Cop 21 – Attac – Résistance Ecologiste Rennes – Brigade d’intervention champêtre – Réseau de Ravitaillement des Luttes en Pays Rennais et personnes non encartées -

se sont liguées avec le Collectif de sauvegarde de la Prévalaye pour contrer le projet destructeur et imposé d’extension des infrastructures du Stade Rennais Football Club à la Prévalaye.

Le projet est soutenu par la majorité « sociale-écologiste » rennaise (Ville et Métropole). Les terres de la Piverdière doivent rester allouées à la pratique d’activités de très faible empreinte écologique et voir (ré)installer des projets d’agriculture urbaine paysanne, résiliente et de proximité.

Cette année, la défense de la Prévalaye s’est accélérée : manif climat, rassemblement, plantation rébellion. Des centaines de personnes étaient présentes à chaque fois. Fort de ces moments, les collectifs en lutte proposent un week-end entier de manifestation et de plantations les 10 et 11 avril à Rennes et à la Prévalaye .

Rennes, La Prévalaye

Du 10 avril 2021 au 11 avril 2021

Résistance Écologiste Rennes

Source

 

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04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

fukushima (tv5 monde)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Dix ans après Fukushima, le nucléaire toujours moribond au Japon

Dix ans après la catastrophe de Fukushima, la filière nucléaire japonaise bat toujours de l’aile, avec une grande partie des réacteurs du pays à l’arrêt ou en voie de démantèlement.

Le gouvernement est cependant favorable à une relance de la filière, pour réduire l’importante dépendance énergétique du pays, et aussi ses émissions de CO2 en vue de son nouvel objectif de neutralité carbone d’ici 2050.

- Où en est le chantier à Fukushima?

Environ 5.000 personnes travaillent quotidiennement sur le site de la centrale de Fukushima Daiichi, dont les réacteurs 1 à 4 avaient été gravement endommagés après le tsunami du 11 mars 2011.

Des enchevêtrements de ferraille çà et là, comme au sommet du réacteur numéro 1 au toit toujours décapité, rappellent la violence de la catastrophe.

Et avec leurs signaux sonores stridents, les dosimètres mobiles disposés un peu partout ne rassurent guère.Depuis dix ans, les pourtours des réacteurs ont été déblayés, de nouvelles digues construites, des barres de combustible intactes retirées avec des grues géantes.

Mais le plus dur reste à faire: extraire près de 900 tonnes de combustible fondu avec d’autres débris devenus eux aussi hautement radioactifs.

Le développement au Royaume-Uni d’un bras robotique spécial ayant été retardé par la pandémie, le démarrage du retrait du combustible fondu a été repoussé d’un an, à 2022: presque une bagatelle pour un démantèlement devant encore durer 30 à 40 ans, au mieux.

Par chance, le puissant séisme qui a de nouveau secoué le nord-est du Japon le 13 février dernier n’a pas provoqué de tsunami ni causé de dégâts majeurs, y compris à Fukushima Daiichi.

Cela a toutefois accéléré l’écoulement de l’eau de refroidissement dans plusieurs réacteurs, a constaté l’opérateur Tepco. Mais la situation est sous contrôle, assure le groupe, comme cette eau est maintenue en circuit fermé et pompée.

L’eau souterraine des montagnes voisines, devenant radioactive en s’infiltrant dans le sous-sol des réacteurs, a longtemps été un gros problème, désormais atténué par un « mur de glace » de 30 mètres de profondeur et 1,5 kilomètre de longueur sous les réacteurs.

Mais à cause de la pluie également, environ 140 m3 d’eau radioactive par jour en moyenne ont été générées en 2020 sur le site.

Ces eaux contaminées, filtrées mais contenant toujours du tritium, s’accumulent actuellement dans un millier de citernes bleues, grises et blanches sur le site.

Les capacités de stockage sur place arrivant à saturation à l’été 2022, la solution d’un rejet progressif en mer s’est imposée, mais le gouvernement japonais n’a pas encore officialisé cette décision politiquement très sensible.

- Quel rôle joue encore le nucléaire?

Seuls neuf réacteurs nucléaires sont opérationnels actuellement au Japon, contre 54 avant mars 2011, et le démantèlement de 24 réacteurs est déjà acté. Tous les réacteurs japonais avaient été mis à l’arrêt après l’accident, pour renforcer drastiquement les normes nationales de sécurité nucléaire.

La part de l’atome dans la production d’électricité du pays représentait seulement 6,2% en 2019, contre 30% avant 2011, selon des données officielles. L’objectif actuel du gouvernement est de la porter à 20-22% d’ici 2030. Cet objectif, en cours de révision, paraît toutefois impossible à atteindre aux yeux de nombreux experts.

- Pourquoi la relance du secteur patine?

Une majorité de Japonais sont hostiles au nucléaire depuis le traumatisme de Fukushima. Et des dizaines de contentieux, initiés par des riverains de centrales pour s’opposer à leur réouverture, sont toujours en cours. Les nouvelles normes de sécurité nucléaire, les démantèle-ments et la maintenance des centrales entraînent par ailleurs des coûts astronomiques.

Début 2020, l’agence de presse japonaise Kyodo avait chiffré ces coûts à 13.460 milliards de yens (plus de 106 milliards d’euros). Cette estimation n’incluait pas les coûts du démantèlement de Fukushima Daiichi et des travaux de décontamination de la zone, probablement encore plus élevés.

« L’avenir du nucléaire est très sombre » au Japon, a estimé ce mois-ci Takeo Kikkawa, un expert universitaire conseillant le gouvernement en matière de programmation énergétique. Ce sera au mieux une énergie de transition car le renouvellement du parc nucléaire n’est pas prévu, a-t-il ajouté. Les acteurs nippons de la filière préfèrent ainsi davantage investir dans les énergies renouvelables, un secteur bien plus rentable et dans lequel le Japon veut désormais accélérer.

En juin dernier, Tepco a notamment annoncé son intention d’investir environ 2 000 milliards de yens (près de 16 milliards d’euros) sur dix ans pour se renforcer dans les énergies vertes. Toshiba et Hitachi ont quant à eux abandonné ces dernières années leurs projets de centrales nucléaires au Royaume-Uni.

Etienne BALMER 04.03.2021

https://information.tv5monde.com/

-Fukishima-CRIIRAD

You Tube

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03 mars 2021 ~ 0 Commentaire

arbres (reporterre)

arbres

Quatre espèces d’arbres sur dix sont menacées de disparition

L’effondrement du vivant est enfin reconnu comme une menace environnementale majeure, nous dit l’auteur de cette tribune, mais l’appauvrissement de la flore, et notamment des arbres, est un sujet qui demeure peu médiatisé. Pourtant, dans le monde, près de quatre espèces d’arbres sur dix sont menacées de disparition.

Au cours des deux dernières décennies, les forêts mondiales ont subi de multiples ravages, qui n’ont pas manqué d’attirer l’attention des médias et de sensibiliser le grand public à la vulnérabilité des écosystèmes forestiers.

Dans de nombreuses régions du monde (Portugal, Californie, Amazonie, Sibérie, Australie…), des incendies gigantesques – désormais désignés sous le terme de mégafeux – ont eu des conséquences colossales sur la biodiversité locale et, plus globalement, sur l’ensemble des composantes de l’environnement (du fait du relargage massif de gaz à effet de serre, de l’érosion des sols, de la dégradation de la qualité de l’eau…).

En Australie, de l’été à l’hiver 2019-2020, une surface équivalente à celle de la forêt française a été rayée de la carte. En Europe, et notamment dans l’Hexagone (dans le Morvan, en Champagne ou en Lorraine, par exemple), de nombreux peuplements forestiers ont subi des dépérissements au cours de ces trois dernières années, révélant ainsi la fragilité de nos forêts dites de climat tempéré face au changement climatique.

Cependant, si les médias ont souvent mis l’accent sur les milliers, voire les millions d’hectares dévastés, peu se sont intéressés au déclin, plus discret, des espèces arborescentes de la canopée mondiale.

Car, derrière ces forêts en souffrance, se cachent une multitude d’espèces d’arbres – près du quart de la biodiversité végétale. Selon le Botanic Gardens Conservation International (BGCI), en l’état actuel des connaissances, la planète en abriterait 65.065. La flore mondiale dans son ensemble, elle, comprendrait plus de 280.000 espèces.

Les agressions directes et indirectes liées aux activités humaines ne cessent d’accélérer le déclin de la diversité floristique

Alors que l’effondrement du vivant est (enfin !) reconnu comme une menace environnementale majeure et d’une gravité comparable à celle du changement climatique, force est de constater que l’appauvrissement de la flore, et notamment des arbres, est un sujet qui demeure peu médiatisé.

Pourtant, la diversité floristique s’amenuise considérablement. Et les agressions directes (déforestation, intensification de la sylviculture, urbanisation, commerce illégal…) et indirectes (changement climatique, développement de pathogènes, invasions biologiques…) liées aux activités humaines ne cessent d’accélérer son déclin.

Dans le cadre du Global Tree Assesment (GTA), plusieurs organisations internationales comme le Botanic Gardens Conservation International mènent actuellement un travail minutieux d’évaluation de l’ensemble des espèces d’arbres connues à travers le monde.

D’ici peu, cette synthèse devrait permettre de disposer d’une première « photographie » de leur état de conservation à l’échelle planétaire. Bien que demeurant partiel (70 % des espèces analysées à ce jour), le bilan provisoire s’avère déjà très préoccupant puisqu’il estime que près de 4 espèces d’arbres sur 10 sont menacées de disparition.

Tous les territoires sont concernés. En Europe, continent que l’on aurait pu imaginer davantage épargné, la récente liste rouge européenne (septembre 2019) a révélé que plus du tiers des essences étaient en forte régression.

La région des Balkans ainsi que plusieurs îles méditerranéennes et macaronésiennes (ensemble d’îles de l’océan Atlantique composé des archipels des Açores, de Madère, des Canaries et du Cap-Vert) font partie des territoires les plus exposés du fait de leur grande diversité botanique. Triste symbole de ce patrimoine végétal en déclin, le sapin de Sicile (Abies nebrodensis) n’est plus représenté à l’état naturel que par 25 arbres adultes dans le parc national des Madonies.

En Asie centrale, plus de la moitié des arbres ont rejoint la longue et funeste liste des espèces susceptibles de disparaître à court ou moyen terme 

En France métropolitaine, même si les pressions paraissent plus modérées, quelques espèces comme le pin de Salzmann font l’objet de toutes les attentions. Ce conifère méditerranéen, réparti sur seulement 5.000 hectares dans notre pays, demeure sous la menace constante des incendies et d’hybridations incontrôlées avec son proche cousin botanique, le pin noir d’Autriche.

Dans d’autres régions du monde, la situation est encore plus alarmante. En Asie centrale, par exemple, ce sont plus de la moitié des arbres qui ont rejoint la longue et funeste liste des espèces susceptibles de disparaître à court ou moyen terme.

Certaines de ces espèces gravement menacées à l’état sauvage ont toutefois trouvé refuge dans nos parcs et jardins. Cèdre de l’Atlas, marronnier commun, magnolia étoilé, cyprès de Lambert et de nombreux autres feuillus et conifères ont acquis le statut de végétaux d’ornement et sont communément plantés dans nos paysages du quotidien.

Si leur intérêt écologique est plus limité que celui de leurs congénères qui tentent de subsister dans leurs forêts originelles (ils ne contribuent pas, ou peu, à la préservation d’autres espèces — insectes, lichens, champignons, etc.), ce sont néanmoins des témoins de l’érosion massive et continue de la biodiversité planétaire.

Au même titre que les animaux emblématiques qu’abritent nos parcs zoologiques, souvenons-nous que de nombreux arbres, mais aussi arbustes, qui peuplent les espaces dits verts de nos villes sont aussi des « migrants végétaux » qui doivent nous interpeller sur l’état très préoccupant de la biosphère mondiale.

  • David Happe est technicien forestier et ingénieur écologue. Il s’investit dans l’étude de la biodiversité et la gestion des arbres depuis près de trente ans. Son premier livre, Arbres en péril, paraîtra le 18 mars aux éditions Le mot et le reste.

3 mars 2021 / David Happe

https://reporterre.net/

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

fermes usines (france insoumise)

carte

1 727 en Bretagne…
Plus de la moitié des fermes usines de France sont chez nous

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

pétroliers (basta!)

 mafoia

La vraie mafia c’est le capitalisme!

Cet obscur traité qui menace les objectifs climatiques européens et pourrait rapporter gros aux pétroliers

Un accord international méconnu, le Traité sur la charte de l’énergie, pourrait détruire les efforts des pays européens pour atteindre leurs objectifs climatiques. Face aux industries de l’énergie, ONG et parlementaires tentent d’alerter sur cette menace.

Quelque part entre l’eau turquoise, les cabanes de pêcheurs sur pilotis, les plages et la roche verdoyante des Abruzzes, se trouve un petit coin de paradis en Italie : la côte sauvage des Trabocchi.

En été, le soleil, les oiseaux, les vignobles et le vin attirent ici les milliers de touristes qui font vivre les villages alentours. Mais un beau matin de 2008, le paysage de carte postale a failli se brouiller.

« Nous avons vu une petite plate-forme apparaître au milieu de la mer, se rappelle encore ému Enrico Gagliano. C’était une abomination. » Sous la pression, les autorités finissent par dévoiler l’existence du projet Ombrina Mare lancé par l’entreprise britannique, Rockhopper : une plate-forme pétrolière à seulement 11 kilomètres de la côte de Trabocchi.

À mesure que l’infrastructure prend forme sur l’eau turquoise, le mouvement de contestation de ce mégaprojet, dont Enrico Gagliano est l’un des fondateurs, prend de l’ampleur. En 2015, les manifestations réunissent jusqu’à 60 000 personnes, une mobilisation impressionnante pour la région.

Le gouvernement finit par céder et suspend Ombrina Mare ainsi que tous les forages étrangers qui se trouvent à moins de 22 kilomètres (12 miles nautiques) des côtes italiennes. « Nous sommes parvenus à nous faire entendre ! » conclut fièrement Gagliano.

La victoire est grande pour les villageois des Abruzzes et les défenseurs de l’environnement, mais dans l’ombre, la société d’exploration prépare sa revanche.

Un an plus tard, elle poursuit l’Italie en justice en vertu d’un accord international presque inconnu de tous : le Traité sur la charte de l’énergie (TCE). Ce texte que l’Italie a ratifié à la fin des années 1990, comme une cinquantaine d’autres pays, permet aux entreprises de l’énergie de poursuivre les États pour la perte de leurs investissements et profits futurs.

Le gouvernement de l’époque tombe de haut, tous avaient oublié jusqu’à l’existence de cet accord rédigé après la guerre froide, pour sécuriser les investissements de l’Ouest dans les pays de l’ex-Union soviétique considérés instables. Ces poursuites judiciaires ne sont pourtant que les premières d’une longue série lancées par les investisseurs de l’énergie contre les pays européens.

Depuis une décennie, cet accord est même devenu le plus utilisé du monde en matière énergétique.

Le nombre d’affaires a été multiplié par cinq, soit 136 recensées par le secrétariat du TCE. Il y en a sans doute davantage car États comme investisseurs n’ont aucune obligation de tenir informé ce secrétariat des procédures ouvertes.

Les jugements du TCE sont rendus par des tribunaux d’arbitrage – basés à Washington, Stockholm ou La Haye –, dont les procédures, jusqu’aux audiences, sont confidentielles.

Pourtant, ce sont bien des fonds publics qui sont dans la balance de cette justice parallèle. C’est l’argent des contribuables des pays membres – dont la France – qui est en jeu dans ce système judiciaire que personne ne contrôle.

Leila Minano 23 février 2021

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

chlordécone 1 (l’humanité)

chlordecone

Guadeloupe. Harry Durimel : « Le chlordécone va nous empoisonner pendant 700 ans »

En tant qu’avocat, comment a débuté votre combat contre le chlordécone ?

Harry Durimel C’est d’abord en tant que citoyen écologiste que ce combat a débuté, puis c’est devenu une affaire en justice.

Dans un premier temps, j’ai été alerté par Gérard Borvon (militant écologiste, président de l’association S-Eau-S en Bretagne – NDLR), à qui je rends systématiquement hommage, car il a fait savoir aux Guadeloupéens qu’ils étaient empoisonnés.

En 2002, il nous a informés que des cargaisons de patates douces en provenance de ­Martinique étaient polluées au chlordécone.

J’ai alors commencé des recherches et pris connaissance du rapport ­Bonan-Prime (rapport de l’Igas remis en 2001 à Dominique Voynet, alors ministre de l’Éco­logie – NDLR). C’est un document incontournable, un véritable réquisitoire contre l’État. Il décrit par le menu l’historique du chlordécone et toutes les alertes qui ont été lancées.

Des pollutions ont été relevées dans les poissons dès les années 1979-1980, jusqu’à 200 fois la dose maximale ! Ce n’est qu’en 2005 que leur consommation a été interdite… Le chlordécone a été utilisé depuis le début des années 1970 et jusqu’en 1994. Les rapports sur sa dangerosité, connue dès 1979-1980, ont été tenus secrets ici…

Quand cette dangerosité devient-elle ­publique en Guadeloupe ?

Harry Durimel En 2002, c’est d’ailleurs la date retenue par le juge d’instruction comme première alerte publique et mé­diatique : cette histoire a été dissimulée aux Guadeloupéens. Tous les rapports publiés ici par des chercheurs, de l’Inserm notamment, datent d’après 2002…

Au début des années 1990, alors qu’en métropole on connaissait le problème, il a donc été encore utilisé ?

Harry Durimel Oui, car les distributeurs ont demandé des dérogations pour écouler leurs stocks. Et l’enquête a révélé qu’en 1992, ils les ont renouvelés.

La population de la ville est-elle sujette aux maladies liées au chlordécone ?

Harry Durimel Oui, comme ailleurs, il y a en Guadeloupe une véritable épidémie de cancers de la prostate. Chaque année, on compte entre 300 et 400 cas. Et ces chiffres sont sous-évalués, car cette maladie touche à l’intime, à la masculinité des hommes concernés. Les gens la cachent et ne sont pas prêts à porter plainte.

Plusieurs plaintes ont été ­déposées, dont la première en 2006 ; comment ont-elles été instruites ?

Harry Durimel La première plainte est déposée après quatre ans de travail. Entre 2006 et 2008, c’est une véritable guérilla judiciaire : le procureur fait tout pour leur barrer la route. Mais nous les avions déposées via quatre associations, et deux ont été déclarées recevables : celle de l’Union des producteurs de la Guadeloupe, affiliée à la Confédération paysanne, et l’autre de l’Union générale des consommateurs.

Puis, le dossier a été dépaysé à Paris, malgré notre opposition. Là, le procureur a tenté de déclarer la plainte nulle. De toute évidence, il était pour les empoisonneurs… Mais la cour d’appel l’a con­tredit. Depuis, nous avons connu trois tandems de juges d’instruction.

L’instruction a-t-elle permis de faire avancer le dossier ?

Harry Durimel Elle nous a permis de lever le voile sur tout ce qui serait resté caché si nous n’avions pas déposé plainte. On connaît aujourd’hui, grâce aux enquêteurs de la brigade de la lutte contre les atteintes à l’environnement, basée à Arcueil, tout l’historique du chlordécone. On a une armoire complète, sauf deux ou trois actes qui ont mystérieusement disparu.

Lesquels ?

Harry Durimel Des procédures menées par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes – NDLR) en Guadeloupe et en Martinique, et qui seraient de nature à interrompre la prescription. Comme par hasard.

Comment interprétez-vous aujourd’hui la volonté des juges de classer l’affaire pour prescription ?

Harry Durimel Je ne sais pas si cette volonté est avérée. Ce que je sais, c’est que depuis vingt ans, nous alertons, et que beaucoup d’élus guadeloupéens et martiniquais ne se réveillent que depuis deux ans, voire maintenant.

Ils arrivent après la guerre, mais elle n’est pas perdue. Nous avons de nouvelles informations qui nous permettent de contester cette prescription. En droit, elle ne court qu’à partir du moment où la partie civile a connaissance du préjudice, et non de 1994, date de la dernière utilisation du chlordécone, comme la justice veut le retenir.

Plusieurs élus et associations veulent ­aujourd’hui obtenir la qualification de crime contre l’humanité afin d’éviter toute prescription. Est-ce viable selon vous ?

Harry Durimel J’avais émis cette idée, qui a été récupérée. Je soupçonne certains élus de vouloir se faire un peu mousser. Mais, juridiquement, ça ne me paraît pas à même d’apporter une réponse au scandale. Je ne pense pas que cette voie soit pertinente.

Quel regard portez-vous sur le comportement de l’État dans ce dossier ?

Harry Durimel Certains indépendantistes parlent d’un empoisonnement volontaire, mais je ne suis pas d’accord, la question est systémique. C’était un choix politique et de société, un choix productiviste et économique, d’autoriser le chlordécone contre le charançon pour être compétitif face à la banane américaine.

Il fallait accroître la production vaille que vaille. C’est pour cela que nous demandons aujourd’hui à Emmanuel Macron, auquel j’ai écrit mi-février, que le principe du pollueur-payeur soit appliqué. On sait qui a pollué, qui s’est enrichi. Ce sont les producteurs, les békés surtout ! Ce sont les vestiges d’une période esclavagiste et coloniale. Ils ont une rente de situation, et cela amplifie le sentiment de souffrance, de domination et de mépris chez les Guadeloupéens.

Ce scandale a donc des répercussions plus larges que le plan environnemental ?

Harry Durimel Les conséquences de cette affaire dépassent les simples pertes économiques, ça réveille les stigmates, le sentiment anti-békés, mais ça occulte le fait qu’ici même des voix se sont élevées en faveur du chlordécone.

Il faut être objectif, de nombreux locaux sont responsables. Certains prennent des accents pseudo-révolutionnaires sur la « lutte anti-France », mais, encore une fois, le problème est systémique. Ils se servent du scandale à d’autres fins.

Quelles sont les prochaines étapes de ce combat ?

Harry Durimel D’abord, il s’agit de démontrer qu’il n’y a pas de prescription, d’autant que l’État n’a jamais réagi avant 2005. Et il continue à nier le problème : Emmanuel Macron a été jusqu’à dire que le lien entre le chlordécone et les cancers n’était pas établi.

Comment expliquez-vous une telle sortie du chef de l’État, à rebours des publications scientifiques ?

Harry Durimel Ses collaborateurs m’ont dit que c’était un « coup mal parti », que le président n’avait pas voulu dire ça. Les chercheurs avaient d’ailleurs vivement réagi. J’attends aujourd’hui qu’il dise que ses propos sont regrettables, qu’il reconnaisse le problème.

Quant à la justice, elle ne peut pas dire que le sujet est prescrit alors que le chlordécone va nous empoisonner pendant sept cents ans. On en boit et on en mange tous les jours. Tous les Guadeloupéens peuvent déposer plainte chaque matin.

Ces plaintes, c’est pour obtenir vérité et justice, que ce soit face à l’État ou aux patrons qui se sont enrichis. Chaque Guadeloupéen concerné doit pouvoir obtenir réparation.

Les graves conséquences sanitaires de ce pesticide ont longtemps été cachées aux habitants de la Guadeloupe. Avocat historique dans le dossier du chlordécone, le maire écologiste de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel, se bat pour éviter que les plaintes ne soient enterrées et interpelle le chef de l’État.

Le combat contre le chlordécone, un pesticide aux graves conséquences sanitaires, ­revient en force aux Antilles. La bataille est engagée de longue date, mais depuis que les juges d’instruc-tion  chargés du dossier ont évoqué, fin janvier, la possibilité d’une prescription, la mobilisation est plus que jamais d’actualité. Samedi, des rassemblements à l’appel de collectifs ­citoyens et de syndicats sont organisés en Martinique et en Guadeloupe. L’avocat Harry Durimel, désormais maire de Pointe-à-Pitre, est l’un des fers-de-lance de cette lutte.

Vendredi 26 Février 2021 Benjamin König

https://www.humanite.fr/

Lire aussi:

En Martinique, le scandale du chlordécone et la menace d’une prescription mobilisent

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28 février 2021 ~ 0 Commentaire

riches? (reporterre)

petit

L’écologie est-elle un luxe réservé aux riches ?

Le guide « L’écologie, un problème de riches ? », édité par Ritimo, vise à démonter les idées reçues et à montrer que l’imbrication des luttes contre toutes les formes d’oppression est essentielle face au désastre environnemental.

  • Présentation du livre par son éditeur :

L’ampleur du désastre écologique est désormais visible aux yeux de tou·tes. Alors que de plus en plus de personnes tentent de se saisir du problème, de nombreuses questions reviennent : l’écologie est-elle un luxe réservé aux riches ?

Est-ce que consommer, c’est polluer ? Riches et pauvres sont-ils·elles réellement à égalité vis-à-vis des problèmes environnementaux ? Le capitalisme vert et les innovations technologiques sont-elles des solutions valables pour l’écologie ?

Dans un climat inédit d’aggravation des injustices sociales et des destructions environnemen-tales, les appels aux comportements responsables et à une consommation éthique semblent prévaloir sur l’analyse des responsabilités d’acteurs puissants comme les multinationales ou certains États.

Démonter les raccourcis et les idées reçues courantes sur le sujet, telle est la volonté de ce guide en abordant les questions de justice sociale et environnementale, les pratiques écologiques souvent invisibilisées des plus modestes et celles survalorisées des populations aisées ainsi que les initiatives collectives menées tant au Nord qu’au Sud.

Et de montrer que face à des inégalités historiquement construites, l’imbrication des luttes contre toutes les formes d’oppression est essentielle pour amplifier les résistances et les alternatives dans le combat contre le désastre environnemental.

Autant de voies à explorer pour mieux comprendre les défis auxquels nous devons faire face !


  • L’écologie, un problème de riches ?, Ritimo, janvier 2021, 180 p., 10 euros (+ 5 euros de frais d’envoi). Pour le commander, merci d’envoyer un chèque à l’ordre de Ritimo au 21 ter, rue Voltaire – 75011 Paris.

12 février 2021 / Ritimo

https://reporterre.net/

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25 février 2021 ~ 0 Commentaire

ferme usine (saint gildas)

st gildas

Manifestation contre une ferme usine à Saint-Gildas-des-bois (44)  Samedi 27 février

Une exploitation agricole de la commune a déposé un dossier en Préfecture pour augmenter son troupeau de 1 500 porcins à 3 000.

UN COLLECTIF DE CITOYENS S’OPPOSE A CE PROJET dont les nuisances sont multiples.

– Maltraitance animale
– Hausse du trafic routier
– Epandage intensif de fumier (750 tonnes) et lisier (3 900m3) sur
400 ha
– Risque de pollution des cours d’eau
– Risque lié aux algues vertes
– Impact sur l’environnement et notre santé

COCHONS CONFINES = VIRUS LIBERES

A l’heure où l’on parle du monde de “demain” et d’un changement de société indispensable pour une agriculture plus saine et plus respectueuse, ce projet est une aberration.

REJOIGNEZ-NOUS NOMBREUX

SAMEDI 27 FEVRIER 14H MAIRIE DE Saint GILDAS DES BOIS

Nous souhaitons manifester notre désaccord de façon conviviale et festive.

https://zadducarnet.org/

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21 février 2021 ~ 0 Commentaire

fukushima (trawalc’h)

nantes

SAMEDI 13 MARS – À PARTIR DE 14H00 AU PARC DES CHANTIERS

BOULEVARD LÉON BUREAU (PRÈS DE L’ÉLÉPHANT)

TRAM LIGNE 1 – ARRÊT CHANTIERS NAVALS

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