Archive | Luttes écolos en Bretagne

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

droit de passage (le télégramme)

droit

Tibidy, le respect de la loi demande

La fermeture du sentier côtier de Tibidy permettant d’accéder au petit port de Saint-Guénolé continue d’alimenter les débats. La décision de murer l’unique ouverture avait été prise par le propriétaire de l’île éponyme à la suite de la décision rendue par le tribunal administratif de Rennes, annulant le projet de Servitude de passage le long du littoral (SPLL) alors envisagé par l’État. Le tracé devait, en effet, contourner l’île et empiéter sur le domaine privé. Une décision fondée sur un vice de forme lors de l’enquête publique. Il manquait, en partie, l’étude d’incidences relative à Natura 2000.

« Le temps n’est plus aux palabres »

Aujourd’hui, les plaisanciers propriétaires de concessions sur le site sont vent debout. Ils récla- ment un respect de la loi. « Depuis le 2 octobre et la fermeture de l’accès, sept mois se sont écoulés et malgré les différentes démarches de la municipalité, rien ne bouge. Sinon que le propriétaire poursuit sa non-volonté de trouver une solution.

Plantations, déplacement et renforcement de clôture, bétonnage, pose de caméras ont été, depuis, réalisés. Et toujours de nuit ! », dénonce la toute récente Association des plaisanciers de Saint-Guénolé. Lundi soir, sur le site, ils ont interpellé les représentants de l’État. « Nous considérons que le temps n’est plus aux palabres. Le silence et l’inaction de l’État sont inadmissibles. M. le préfet, qu’attendez-vous pour faire respecter l’État de droit ? ».

Appuyée par l’association des Amis du chemin de ronde, l’association rappelle l’obligation pour les propriétaires de laisser aux piétons le droit de passage lorsqu’une servitude existe et surtout de n’entreprendre aucun travaux sans autorisation.
.
Un rassemblement sur la cale de Tibidy autour d’un pique-nique est prévu le dimanche 27 mai, à partir de 12 h.
.
« Il s’adresse aux plaisanciers, randonneurs, simples habitants qui veulent conserver un libre accès au littoral. Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons nous faire entendre », concluent les plaisanciers.
.
16 mai 2018
.
 amicalesaintguenole@gmail.com

Lire la suite

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp

guing

ma-mater

Maternité de Guingamp, la République En Marche contre les bébés…

Depuis des semaines la rumeur enflait sur la fermeture de la maternité de l’hôpital de Guin- gamp.

Le Comité de Défense de la Santé avait vu juste en dénonçant le minage du terrain par le super préfet de l’ARS Bretagne, ses complices des directions des hôpitaux du GHT 7 et le député Kerlogod, champion du monde des tourneurs de vestes. Pour une surprise ce n’en est pas une tant les politiques de santé publique sont inféodés aux diminutions drastiques des budgets de l’Etat et de la Sécurité Sociale.

Toutes les richesses disponibles doivent aller directement dans les poches des capitalistes, ils ne font même plus mine des les partager. Déjà 25 milliards d’euro au titre de l’impôt sur les grandes fortunes supprimés, la Flat Tax , des défiscalisations diverses etc.

Laissant ainsi sur le bord de la route, nus comme des vers, les tenants de la social démocratie, du réformisme, les partis opportunistes de gouvernement, les PS, PCF et Verts. Pacte de responsabilité, CICE, coupes budgétaires encore plus de 900 millions cette année pour la seule santé, Macron et ses complices du patronat foncent dans le tas. Alors pour eux quelle importance un petit hôpital, une petite maternité chez les « illettrés » de Bretagne ?

Sauf que pour nous, les salariés, les retraités, la jeunesse, les populations éparpillées sur les territoires, c’est notre vie qui est en jeu !

En renforçant la métropolisation, par exemple ici en Bretagne, Rennes, Nantes et Brest, l’Etat du capital concentre les ultimes ressources publiques sur ces trois grandes villes. Il suffit de vérifier la démographie médicale pour s’en assurer, les médecins les plus jeunes, les plus formés se concentrent dans ces secteurs. Attractifs financièrement  évidemment.

Contre la fermeture de la maternité de Guingamp

Les trente suppressions de lits à la Fondation Bon Sauveur de Bégard

Les conditions honteuses de vie dans les EHPAD

La privatisation rampante des services d’aide et de soins à domicile, il nous faut organiser la résistance des personnels et des usagers.

Nous ne ferons pas l’économie d’une gréve, tous ensemble, contre la destructions des emplois, des statuts comme à la SNCF, à La Poste, dans  l’énergie, l’Education Nationale. Comme en mai 68!

Contre Macron est son monde nos vies valent plus que leurs profits. N’attendons pas de comptabiliser les dégâts humains agissons tout de suite. Samedi 26 mai le NPA sera au coté des manifestants de Guingamp, devant la Mairie à 11H00 pour défendre et garder la maternité, les emplois, le droit à la santé pour tous.

La décision de l’ARS à la poubelle !

Le comité NPA Lannion Guingamp Bégard.

npabear@gmai.com

http://npabear.blogspot.fr/

Lire la suite

22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lorient monsanto (ouest france)

monsanto-mort

Lorient. 700 opposants dans la rue contre les pesticides Monsanto

Près de 700 personnes défilent en centre-ville de Lorient ce samedi matin. C’est « la marche contre Bayer-Monsanto » pour sensibiliser les citoyens contre l’emploi de pesticides dans l’agriculture. Près de 700 personnes défilent dans le centre-ville de Lorient ce samedi matin. Elles répondent à l’appel du collectif citoyen contre Bayer-Monsanto. Le collectif regroupe une vingtaine d’associations opposées à l’emploi de pesticides dans l’agriculture.

« Danger pour la santé »

« Cette marche, explique René Kermagoret, porte-parole du collectif, veut sensibiliser le plus grand nombre pour une prise de conscience des dangers mortels des pesticides pour la santé. » Cette marche est organisée dans le cadre de la journée mondiale contre Monsanto.

Les élus interpellés

René Kermagoret en appelle aussi aux élus politiques. Il s’interroge : « Sont-ils incompétents ? Sont-ils laxistes ? Ou bien sont-ils complices de l’agrochimie ? » Par ces questions, René Kermagoret et ses amis dénoncent la pression exercée par les lobbys, « puissants », des grands groupes chimiques.

Pique-nique et prises de parole

Le cortège revient en ce moment vers la place de la mairie de Lorient. Un pique-nique bio y est organisé au milieu du village et des stands qui y sont installés. Des prises de paroles auront lieu au cours de l’après-midi.

19/05/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

19 mai 2018 ~ 0 Commentaire

traon bihan

traon

Facebook

Lire la suite

18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

nddl (basta!)

2012-11-30notre-dame-des-landes

Notre-dame-des-Landes: gaz lacrymogènes et bulldozers de retour dans le bocage

Près de 2000 gendarmes et policiers se sont à nouveau déployés dans la Zad de Notre-dame-des-Landes depuis le 17 mai, pour ce que l’on appelle désormais la seconde phase d’expulsion. La première a duré quinze jours début avril. Les personnes visées par ces nou- velles expulsions sont celles qui n’ont pas souhaité intégrer le processus de reconnaissance institutionnelle des lieux et projets alternatifs menés sur la Zad.

Une dizaine de lieux ont été évacués ou détruits.

La Chat-teigne, lieu de vie situé à l’ouest de la Zad de Notre-dame-des-Landes, est « tombée » ce jeudi 17 mai. L’annonce de la destruction de ce hameau de cabanes, qui prive de logement celles et ceux qui y vivaient, est vécue douloureusement parmi les mouvements de soutien à la lutte contre l’aéroport et son monde. Ce lieu était sorti de terre en novembre 2012, lors de la grande manifestation de ré-occupation organisée suite à la première tentative d’expulsion de la Zad. Des milliers de personnes avaient alors convergé vers la Chat-teigne chargées de poutres, de marteaux et de clous.

« La construction de la chat-teigne a marqué la montée en puissance d’un mouvement populaire qui allait finir des années plus tard par arracher l’abandon du projet d’aéroport, remarquent les habitants de la Zad (…). En s’attaquant aujourd’hui à la Chat-teigne, l’Etat cherche à raser un symbole de l’histoire de la lutte. » D’autres lieux ont été détruits le 17 mai. Les forces de police sont intervenues au petit matin pour raser de nouvelles cabanes. Les habitants de maisons en dur, occupées parfois depuis des années, ont par ailleurs été expulsés.

Réprimer les « sans-fiches »

Les lieux visés par cette seconde phase d’expulsion sont habités par des personnes qui ont refusé de se plier à l’injonction préfectorale des fameuses fiches. Celles-ci exigeaient le dépôt de projets individuels et nominatifs. Pour une partie des ces « sans-fiches », la négociation avec l’État n’a jamais été une option. D’autres, plutôt optimistes au départ, ont progressivement perdu toute confiance ces dernières semaines. « Ce nouveau lâchage de lest a été présenté de telle sorte qu’il fallait que le « consentement », que le consensus des signatures indivi- duelles soit total. Si un lieu refusait cela bloquait tout. Nous avons rejeté et cet ultimatum et ce paradoxe de consentement forcé », ont expliqué les « sans-fiches ».

Malgré ces dissensions autour de la stratégie à adopter, « les gens se soutiennent », disent des habitants ayant participé au mouvement collectif de dépôts de projets individuels. « Il faut bien peu de cœur pour imaginer que quiconque laisse ses voisin.e.s se faire raser leurs maisons sans réagir », signalent les habitants de la Zad.

Chacun, participant ou non à la reconnaissance institutionnelle des projets alternatifs, pâtit de la présence policière. Certains agriculteurs déplorent ainsi la destruction de pâtures de prin- temps, où les vaches s’apprêtaient à venir brouter. « Ils sont partout, ils bloquent les routes et les chemins, ils nous empêchent de travailler », remarque un agriculteur en cours d’installation sur la Zad. Pour ceux qui ont déposé des projets individuels, la tâche est loin d’être terminée. Certaines terres défendues et cultivées par le mouvement de lutte contre l’aéroport sont aujourd’hui réclamées par les paysans qui les ont vendues…

Intervention, « déconstruction », tas d’ordures

L’intervention policière suscite par ailleurs la colère des naturalistes en lutte, collectif qui étu- die, cartographie et défend la biodiversité de la Zad. Des ornières très profondes (mesurant parfois plus d’un mètre) ont été creusées, des haies et talus ont été détruits, des arbres arra- chés, s’indignent les naturalistes. Ils déplorent que des cabanes à faible impact écologique aient été transformées en tas d’ordures par la « déconstruction » à coup de pelleteuse lourde et de bulldozer.

« Ces destructions en pleine période de nidification des oiseaux et de reproduction pour la plupart des espèces sauvages du site s’accompagnent bien entendu d’un nuage de gaz lacry- mogène et d’un grand nombre de grenades explosives. Nous connaissons les conséquences de ces batailles lourdement équipées en terme de pollution chimique et sonore, fatale à un certain nombre d’animaux et gâchant le travail agricole pour longtemps. »

Des inquiétudes pointent aussi du côté des soignants, qui prennent en charge les blessés lors des affrontements avec les forces de l’ordre.

Un collectif de infirmiers, médecins, aides-soignants, kinés et psychologues, qui soutient l’équipe « médic » de la Zad, rappelle qu’il y a eu plus de 300 blessés depuis le 9 avril, princi- palement à cause des flashballs, des grenades assourdissantes et de dés-encerclement. Certains blessés ont subi des lésions graves qui ont nécessité des évacuations et des inter- ventions chirurgicales. Les soignants craignent que les forces de l’ordre finissent par commettre l’irréparable.

Nolwenn Weiler 18 mai 2018

https://www.bastamag.net/

Lire la suite

18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

nature (anti-k)

"See! All we have to do is wait!"

Un an après l’élection du président Macron, les lobbies progressent et la nature régresse

La France vient de s’opposer à la proposition de la Commission Européenne d’un moratoire visant à suspendre la chasse à la tourterelle des bois. Cette espèce est pourtant vulnérable au niveau mondial (liste rouge UICN). Cette information accable la LPO, qui constate une fois de plus le peu de cas fait aux enjeux de biodiversité dès lors qu’il s’agit de satisfaire aux lobbies cynégétiques.

Un bilan pour l’instant nettement insuffisant

Plus globalement, un an après l’élection du Président Emmanuel Macron, le bilan favorable à la nature et la biodiversité est quasi nul :

Toutes les dynamiques et stratégies passées en faveur des espèces et des espaces naturels sont en panne, faute de moyens financiers et humains. Seul le projet de réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées Béarnaises constitue une avancée, tandis qu’on a jamais autant tué de loups en France.

Malgré des déclarations d’intentions récentes, le gouvernement témoigne d’une préoccupation quasi exclusive envers la transition énergétique en oubliant les enjeux écologiques.

Dans le même temps, jamais autant de concessions  ont été faites aux  intérêts cynégétiques les plus rétrogrades.

Certes un établissement public dédié, l’Agence française pour la biodiversité, a été créé. Mais l’AFB n’est pas une finalité, elle est un moyen. Jamais la biodiversité n’a été aussi malmenée tandis que le changement de paradigme tant attendu n’a pas eu lieu. Au contraire, la  biodiversité continue de s’estomper sous les coups de boutoirs de certains lobbies.

Suite à un recours de la LPO devant le Conseil d’Etat, le Premier Ministre vient d’être mis en demeure de  dresser la liste des habitats naturels devant faire l’objet de mesures de protection dans un délai de six mois sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Cette liste aurait pourtant dû être crée depuis 2010.

La semaine dernière, un comble, la France s’est opposée à la proposition de la Commission européenne de moratoire de la chasse à la tourterelle des bois, espèce en danger au niveau mondial (liste rouge UICN) ! La tourterelle des bois a disparu de nombreux pays comme le Royaume Uni et ses populations ont chuté de 80 % en 30 ans. 100.000 d’entre elles sont pourtant tuées chaque année dans l’hexagone !

Les français s’expriment pourtant largement en faveur de la nature.

Dans un sondage Ifop pour la LPO en date de mars 2018, 85% des français pensent que l’Etat et les élus n’ont pas pris conscience de la gravité de la situation en matière de biodiversité et ne font pas ce qu’il faudrait. Ils ont raison ! Car il aura fallu moins de un an au Président de la République pour renier les engagements de campagne en faveur de la biodiversité faites par… le candidat Emmanuel Macron lui-même.

En réponse à la confirmation de l’effondrement des populations d’oiseaux de 30% en 15 ans (études CNRS et MNHN), alors que 80% des insectes ont déjà disparu en Europe y compris dans les espaces naturels, et alors que les chercheurs de l’IPBES (Plate-forme intergouver- nementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) ont confirmé le déclin dramatique du vivant (on parle de sixième extinction) etc. ; le Président de la République  annonce pèle mêle :

La prolongation de la chasse des oies en février alors que toutes les études ont conclu à un début de migration fin janvier, que le Conseil d’Etat a donné raison 11 fois aux associations, et que la France s’est officiellement engagée auprès de la Commission européenne a respecter les dates de clôture de la chasse au 31 janvier pour éviter les poursuites ;

La restauration des chasses dites présidentielles, alors que dans un sondage Ifop pour la LPO en date de mars 2018, 80% des français se disent opposés à la restauration des chasses présidentielles ;

La réduction du prix du permis de 400 à 200 € pour les chasseurs les plus fortunés puisque détenteurs d’un permis inter-départemental ;

Le projet d’ouverture de la chasse d’espèces aujourd’hui protégées comme le Cygne tuberculé (Cf. les déclarations du Président de la FNC) sous prétexte que leurs populations sont en bon état de conservation.

Toutes ces mesures ont été prises sans aucune concertation avec les asso- ciations de protection de la nature.

Certes la chasse n’est pas la première et seule responsable de la disparition de notre patri- moine naturel. Mais elle peut y contribuer. Il revient à chaque État membre d’identifier les espèces chassables sur son territoire, d’après une liste pré établie de 80 taxons classés en Annexe II de la Directive européenne.

La France en chasse 64, soit plus de 80%, ainsi que des sous-espèces classées en Annexe I. Le deuxième pays ayant inscrit le plus d’espèces chassables, le Danemark, arrive loin derrière avec 32 espèces chassables, soit 40%. Même en comptant notre pays, la moyen- ne de l’ensemble des pays de l’Union Européenne est de 14 espèces chassables, soit 5 fois moins qu’en France ! Ainsi, en 2015, sur la base des connaissances scientifiques, force est de constater que 20 espèces menacées ou quasi menacées dans l’UE sont encore et contre toute attente chassées en France, malgré leur mauvais état de conservation. Et la liste s’allonge, avec, par exemple, les galliformes de montagne…

Parmi les espèces en danger, la Tourterelle des bois et le Fuligule milouin sont vulnérables au niveau mondial. Suivent 18 espèces menacées au niveau de l’Union Euro- péenne comme la Barge à queue noire, la Sarcelle d’été, le Combattant varié, le Courlis cen- dré, le Fuligule milouinan, la Grive mauvis, l’Huitrier pie, le Lagopède alpin, la Perdrix bartavelle ou le Vanneau huppé.

Et encore, n’apparaissent pas dans ces listes les espèces dont le mauvais état de conser- vation est reconnu en France tels la Bécassine des marais (en danger), la Gélinotte des bois et le Grand Tétras (vulnérables) ou encore la Sarcelle d’hiver également vulnérable. Des espèces qui s’effondrent, comme l’alouette des champs, ne font pas encore partie de cette liste noire. Et la France continue d’autoriser leur piégeage sous prétexte de « tradition ».

Pourtant, pendant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de mettre en œuvre, dans le seul domaine de la chasse, différentes mesures :

Étendre l’interdiction des munitions qui contiennent du plomb à l’ensemble du territoire et pas seulement dans les zones humides (actuellement, 8 000 tonnes de plomb inondent chaque année le territoire).

Demander au Ministre en charge de l’environnement d’étudier la signature d’un arrêté modifiant la liste des espèces gibiers en y retirant toutes les espèces en mauvais état de conservation (voir ci-dessus). Le sondage Ifop pour la LPO fait apparaître que, 88% des français souhaitent l’arrêt de la chasse des espèces en mauvais état de conservation.

Renforcer les contrôles des modes de chasse non sélectifs généralement interdits par la Directive oiseaux. 65% des français interrogés veulent l’arrêt du piégeage notamment à la glu.

Demander aux Préfets concernés par la chasse de nuit pour le gibier d’eau d’organiser des bilans contradictoires sur l’impact de cette pratique de chasse sur les espèces, et après concertation, associant toutes les parties prenantes, d’examiner, sur la base d’éléments objectifs, si ce type de chasse peut être maintenu.

Demander à l’ONCFS, en coordination avec les responsables de zones Natura 2000 et les associations naturalistes et de protection de la nature, d’effectuer une expertise sur les incidences de la chasse dans les espaces naturels protégés au titre de Natura 2000.

Et bien d’autres mesures en faveur de la biodiversité notamment concernant le changement de modèle agricole qui se font toujours attendre.

Face à une biodiversité en déclin rapide, la LPO attend du président qu’il tienne ses promesses de campagne

La France a une responsabilité internationale vis-à-vis des enjeux dans le domaine de la biodiversité. Parce qu’elle a des territoires outre-mer qui abritent les zones les plus riches du monde et par son influence potentielle au niveau européen.

L’annonce d’un nouveau plan général en faveur de la biodiversité n’est pas une réponse suffisante à la crise dramatique qui touche le patrimoine naturel. La LPO attend une déclaration précise avec notamment :

Un engagement ambitieux (au même titre que le climat) de la part de l’état.

Des moyens financiers permettant une véritable transition

Le respect élémentaire du droit et des connaissances scientifiques dans l’action à conduire.

Le courage et la détermination doivent désormais guider la France dans sa volonté d’offrir une résilience à la biodiversité. Dès l’année dernière, la LPO et autres associations naturalistes proposaient 130 mesures capables d’inverser la tendance. Elles poursuivront leur combat car, comme le disait Victor Hugo « n’être pas écouté n’est pas une raison pour se taire ».

Ligue de protection des oiseaux, 17 mai 2018

https://www.anti-k.org/

Lire la suite

16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lorient monsanto

lorient

Collectif citoyen contre Bayer-Monsanto :

Deux marches étaient organisées à Lorient ce samedi 19 mai 2018. Malgré l’antériorité de notre appel, nous avons décidé de modifier l’heure et le lieu de la marche contre Bayer-Monsanto à Lorient pour ne pas disperser la lutte contre la multinationale.

Nous appelons donc toutes et tous les manifestant•e•s à venir nous rejoindre à la marche place de la mairie à Lorient, derrière notre propre sono, à 11h (repérable au drapeau antinucléaire).

Nous tenons à apporter quelques précisions sur notre propre marche (et marquer notre notre différence par rapport au collectif de « 11h »).

1- Nous sommes toutes et tous légitimes à lutter contre l’entreprise mortifère Bayer-Monsanto 

  Il n’existe pas de « propriété intellectuelle » de la lutte. La marche contre Bayer-Monsanto est une marche citoyenne qui appartient à toutes celles et ceux qui veulent y pren- dre part, jeunes et vieilles, vieux et moins jeunes. Nous avons créé nous-mêmes cette page Facebook  et des outils pour les militant•e•s : ces outils et cette page ne sont pas une vitrine de soutien ni à un homme politique, ni à une femme politique, ni à un parti politique. Nous réaffirmons notre indépendance vis-à-vis des partis.

2-  Nous réaffirmons notre opposition à Nicolas Hulot.

Nous l’avions déjà affirmé en mai 2017, nous l’avons répété lors du rassemblement contre le glyphosate en octobre 2018  à Lorient. Nous le répétons encore aujourd’hui. Nicolas Hulot a trahi les militant•e•s antinucléaires, que ce soit sa position sur Flamanville ou sur celle des enfouissements à Bure. Une pensée à nos ami•e•s antinucléaires de Belleville-sur-Loire (Cher) la commune qui doit accueillir la prochaine piscine nucléaire (8 000 tonnes de déchets à venir) là où se trouvent deux AOC bien connues (Sancerre et Pouilly Fumé).

Il a trahi les militant•e•s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en justifiant les violences policières et les expulsions. M. Hulot n’est que le jouet d’un gouvernement dont la politique néo-libérale est tout sauf écologique. Rappelons que Nicolas Hulot soutient la réforme ferroviaire voulue par le  gouvernement. Il est une véritable imposture.

3 – Nous luttons contre les multinationales qui confisquent nos vies.

Aussi nous nous opposons à l’association Optim’ism (Riantec 56) membre du collectif qui coorganise la marche de 11h. Celle-ci fonctionne comme une entreprise d’insertion (et est donc subventionnée). Elle établit des partenariats privés avec la fondation RTE (qui a parmi ses partenaires une certaine Fondation « Vinci pour la cité »..de VINCI),  l’entreprise EDF (pro-nucléaire), la multinationale La SAUR, la fondation NORAUTO , l’entreprise INTERMARCHE  (le Nutella à -70 %…) et enfin VEOLIA. Pour cette raison et en solidarité avec les ami•e•s de la Vélorution Lorient, nous ne relaierons pas l’évènement Facebook organisé par cette association. Nous en créerons un autre.

4 – Entendre le nom de « Bayer-Monsanto » fait frissonner tous les humanistes.

Mais nous n’avons pas peur, nous nous battons. Nous nous battons en marchant comme d’autres l’ont fait avant nous. Nous marcherons contre toutes les autres multinationales qui empoisonnent la terre et les eaux de notre planète. Parmi elles,  citons Dow Chemical, Syn- genta, BASF, Dupont, Limagrain. C’est la même logique qui anime d’autres multinationales, celles-là mêmes qui agissent contre la vie.

Nous retrouvons cette logique de profits aussi ailleurs. C’est celle qui détruit les services publics : les hôpitaux, la Poste, les écoles, le train. C’est celle qui laisse des pauvres gens mourir dans des couloirs d’un hôpital ; seuls et sans soins. C’est elle qui empoisonne la terre et tue les enfants. C’est celle qui réduit nos vies en esclavage. C’est celle qui laisse sur le bord du quai, des passagers sans trains et sans avenir. C’est celle qui pollue les eaux, nos sols et notre air. C’est celle qui abandonne l’écolier sur le bord du chemin. L’idée est donc de conver- ger les luttes. Pour se soutenir et tenir face aux puissances de l’argent. La logique mortifère qui empoisonne nos vies, c’est celle du profit. Nous marchons pour mettre en lumière des pratiques agricoles scandaleuses pour ne plus les laisser hypothéquer nos vies pour leurs profits. Cette logique de profits est une logique de mort.

5 -  Le soutien aux cheminot•e•s est fondamental. Pourquoi ?

Parce que nous vivons dans un monde où règne la précarisation des emplois, donc des exis- tences. La situation dans laquelle nous vivons a créé une précarité telle, que nous avons peur de perdre notre emploi si nous en avons un. Nous cherchons un travail parce que nous n’en avons pas, et si nous en trouvons un, il est le plus souvent temporaire.

Faire grève ou nous mobiliser risque de nous faire perdre ce travail. Et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ce maigre salaire par une journée de grève. L’ordre social auquel veut nous soumettre le pouvoir des multinationales est remis en cause par celles et ceux qui peuvent faire grève parce qu’ils et elles ont encore un statut et des droits qui leur permettent de le faire. Nous appelons évidemment celles et ceux du public et du privé, qui luttent POUR les services publics, les EHPAD, les postiers et postières, les aide-soignant•e•s, infirmières et infirmiers, enseignant•e•s… à venir rejoindre la marche contre Bayer-Monsanto, multinationale devenue le symbole de la lutte écologique et sociale.

Facebook

Lire la suite

16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

plouzélambre (le télégramme)

plouz

Lire la suite

11 mai 2018 ~ 0 Commentaire

eva joly à brest (solidaires)

evej

Depuis plus de 30 ans, toutes les crises sanitaires ont été de la responsabilité de l’agroalimentaire.

La Bretagne, 3ème région agricole européenne, se voit une nouvelle fois confrontée avec les accidents à répétition dans le domaine des pesticides : affaire Triskalia avec des salariés contaminés, des paysans et riverains malades, un cargo de 25 600 tonnes, en provenance de Constanza (Roumanie), chargé de maïs traité à la phosphine, autorisé par les autorités françaises, en toute opacité, à entrer dans la chaine alimentaire….

Suite aux démarches que nous avons menées auprès de la commission des pétitions à Bruxelles, V. ANDRIUKAITIS, commissaire européen chargé de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission Européenne, nous a informés  « d’un audit en France du 29 mai au 8 juin 2018 en vue d’examiner l’application de la directive 2009/128/CE sur l’utilisation durable des pesticides. Il permettra de passer en revue toute une série d’aspects liés à l’utilisation durable des pesticides, dont le respect des dispositions relatives à la sécurité de la manipulation des pesticides  d’une part, et aux cas d’empoisonnement chronique et aigu par des pesticides, d’autre part. Dans le contexte de cet audit, l’équipe d’auditeurs envisage de se rendre en Bretagne et elle prendra en considération les questions soulevées par le pétitionnaire qui entrent dans le champ de l’audit».

Cette délégation a la possibilité de faire la transparence sur ces dossiers  et d’établir la responsabilité de l’Etat français dans la mauvaise déclinaison des directives européennes.

Pour que la transparence devienne la règle et ainsi mettre fin à la dangerosité de certaines pratiques, Eva JOLY, ex-juge d’instruction et actuelle députée européenne, présentera les questions que nous souhaitons être prises en considération par cette délégation.

Lire la suite

07 mai 2018 ~ 0 Commentaire

abeilles (eau et rivières)

ruches

20 000 colonies d’abeilles décimées en Bretagne… A quoi jouons-nous?

Déjà mal en point, les ruchers bretons sont, ce printemps, victimes d’une hécatombe chez les abeilles. Partis à vélo du Faouët (56), des apiculteurs accompagnent un convoi mortuaire de ruches qui est arrivé ce vendredi matin 4 mai à Rennes, sous le soleil et en présence d’une centaine de personnes venues les soutenir à la Chambre d’agriculture régionale.

Victimes des dégradations de l’environnement et de la perte des milieux naturels, les abeilles, domestiques et sauvages, disparaissent. L’usage massif des intrants chimiques et pesticides en agriculture conventionnelle y contribue largement. Or la disparition des abeilles, c’est un risque alimentaire à venir. Cela fait des années que les associations de protection de la nature alertent en vain. A défaut de prendre conscience de la gravité du problème pour l’environnement, les humains vont-ils enfin finir par comprendre les risques pour eux-mêmes ?

La Fédération Bretagne Nature Environnement, Bretagne Vivante, Eau et Rivières de Bretagne et l’UMIVEM-patrimoine et paysage

s’associent au désarroi des apiculteurs, en leur apportant leur soutien pour appuyer leur demande que toutes les causes possibles de cette surmortalité particulièrement hors-norme soient explorées, et que soient dénoncés les pesticides. Mais la principale raison de la mauvaise santé des populations d’ abeilles est la disparition de leurs plantes nourricières et des habitats naturels et semi-naturels.

Les abeilles se rabattent donc sur des cultures de mauvaise qualité alimentaire, voire empoi- sonnées par les néo-nicotinoïdes. Même si l’on supprime tous les néo-nicotinoïdes, les abeilles continueront de disparaître. C’est donc une remise en cause du modèle agricole industriel actuel dans sa globalité qu’il va falloir mettre en oeuvre. Les abeilles domestiques et sauvages ne sont hélas pas les seules à pâtir des mauvais traitement infligés par l’agro-chimie. De nombreuses espèces végétales et animales en font les frais, ainsi que la santé humaine.

Le problème est bien plus qu’inquiétant : il est très grave. Il est urgent que les apiculteurs et les associations de protections de la nature soient entendues.

Lien pour consulter le communiqué de presse complet

https://www.eau-et-rivieres.org/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin