Archive | Luttes écolos en Bretagne

21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

glyphosate (fr3)

Glyphosate 

22 faucheurs volontaires déposent plainte en Bretagne

Dans le cadre d’une opération intitulée « la caravane de la plainte itinérante », 22 faucheurs volontaires ont déposé plainte ce mardi 20 novembre à Quimper, Lorient et Saint-Brieuc contre les fabricants de pesticides. Ils ont constaté la présence de glyphosate dans leurs urines.

Sur des tee-shirts, ces faucheurs volontaires venus déposer plainte, ont affiché le taux de glysophate relevés en septembre 2017 dans leurs urines. Les doses relevées ont affiché des taux importants, variant de 0,19 à 3,5 nanogrammes/ml. Par exemple, la norme euro-péenne fixe à 0,1ng/ml la dose admissible dans l’eau de boisson.

La mauvaise surprise était d’autant plus grande que ces faucheurs volontaires sont dans la grande majorité des consommateurs « qui mangent à 80% bio » comme le précise Claude Bonnin, l’un des plaignants.La source de ce glyphosate dans les urines est sans doute multiple, que ce soit dans l’eau que l’on consomme, de l’air que l’on respire ou des aliments consommés, même bios.

Plainte pour mise en danger de la vie d’autrui

22 faucheurs volontaires ont donc décidé de porter plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement ». Ils s’estiment contaminés par un produit reconnu cancérigène probable.

Me Jérôme Bouquet-Elkaïm, chargé de déposer les plaintes, affirme qu’ils sont en mesure de démontrer d’une part, « qu’il n’y a jamais d’analyses de réalisées sur les produits finis et que d’autre part on a trouvé des traces d’arsenic » .

Après six plaintes déposées à Quimper et deux autres à Lorient, d’autres ont été déposées à Saint-Brieuc ce mardi après-midi contre les fabricants de pesticides, les organismes français et européens qui délivrent les autorisations et contre les laboratoires.

Les mêmes faucheurs volontaires que ceux poursuivis en justice

Ces dépôts de plainte interviennent suite aux procès de Guingamp et Lorient. Au total, 24 faucheurs volontaires ont été poursuivis pour barbouillages de bidons de glysophate dans des jardineries. Ils avaient alors pratiqué des analyses d’urine devant huissier.

Cette démarche intervient alors que la cour de justice de l’union européenne examine aujourd’hui même la conformité du règlement sur l’homologation des pesticides. Un règlement qui date de 2009 et qui pourrait donc être revu s’il s’avérait qu’il ne tient pas suffisamment compte du principe de précaution.

T.P. avec Claire Louet 20/11/2018
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Lire aussi:

Lorient : quatre faucheurs volontaires d’OGM devant le tribunal (FR3)

Procès “anti-glyphosate” : le tribunal de Guingamp saisit la Cour de Justice de l’Union Européenne (FR3) 

Quimperlé : Action des « faucheurs volontaires d’OGM » contre les pesticides (FR3) 

Glomel : action des Faucheurs Volontaires chez Triskalia (FR3) 

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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

landivisiau (non à la centrale)

landi

7 ans ! Fêtons une lutte qui s’enracine

7 ANS DE LUTTE ENRACINÉE, 7 ARBRES PLANTÉS
pour que ce projet soit ENTERRÉ !

Plantons 7 arbres pour fêter les 7 années de lutte contre ce projet inutile et polluant et montrer qu’il y a mieux à faire qu’une centrale à gaz sur ce terrain ! Ce sera aussi l’occasion de se retrouver et de discuter autour d’un vin chaud (pensez à votre gobelet !) et de délicieux gâteaux proposés à prix libre.
Venez avec votre pelle pour enterrer ce projet et devenir planteur.se volontaire !

Vous souhaitez participer en nous offrant un arbre ?

Contactez-nous à

nonalacentrale.landivisiau@gmail.com

landi

Dimanche 25 Novembre à 14H au rond point du Drennec.

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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

saint brieuc (reporterre)

bici

Quand les gilets jaunes manifestent…

à vélo !

À Saint-Brieuc, en Bretagne, ce sont des gilets jaunes originaux qui ont manifesté samedi 17 novembre : à vélo, et pour demander la promotion de ce moyen de transport plutôt que la baisse des prix de l’essence !

« Essence trop chère ? Changez de pompe ! »

Le slogan, en noir sur jaune et accompagné d’un logo invitant à passer de la pompe à essence à la pompe à vélo, occupe tout un côté de la caisse du vélo cargo de Clément Janot, membre de l’association Vélo utile, à Saint-Brieuc. Il est 14 h 30 ce samedi 17 novembre. À l’heure où la voie express autour de la petite ville bretonne est bloquée par le mouvement des « gilets jaunes », plus de 200 cyclistes se sont rejoints sur le parvis sud de la gare, en réponse à l’appel de l’association.

Ils ne sont pas là pour réclamer plus de pouvoir d’achat, mais pour exiger le développement des alternatives.

« Nous manifestons aujourd’hui pour faire entendre une autre voix, annonce Clément. Nous souhaitons que les citoyens repensent leur façon de se déplacer, en privilégiant autant que possible l’usage du vélo, mais aussi que les élus prennent leur responsabilité en mettant en place les moyens nécessaires afin que ces changements opèrent. » Avec Priscilla, son épou-se, ils se font cet après-midi les porte-paroles de l’association.

« Dès qu’on a pris connaissance du mouvement des “gilets jaunes”, on s’est dit qu’il fallait bouger, faire quelque chose, dit la jeune femme. Le gilet jaune, c’est un accessoire principale-ment utile aux cyclistes, pour être visibles et se protéger des voitures ! »

Malgré le froid, intensifié par l’humidité de l’épais brouillard, les bénévoles de Vélo utile sont à l’œuvre. Casque sur la tête et gilet jaune sur le dos, ils distribuent leurs tracts aux cyclistes, ainsi qu’aux quelques rares passants.

Sur le papier, le message est clair :

« Le modèle actuel du tout automobile est une absurdité. En milieu urbain et péri-urbain, le vélo se présente comme une alternative crédible avec de très nombreux avantages : rapide sur de courtes distances, fiable, bon pour la santé, le moral et le cadre de vie, non polluant, écono-mique pour les individus et la collectivité. » L’association rappelle aussi que « 50 % des dépla-cements automobiles font moins de 5 kilomètres ». Mais il ne s’agit pas pour autant d’une contre-manifestation : « Nous ne sommes pas ici en opposition au mouvement des “gilets jaunes”, argumente Priscilla. Il s’agit d’inviter à penser différemment la question de la taxe. »

Sur son VTT gris, Régis arrive de la rocade, où il a fait part aux « gilets jaunes » de la manifes-tation cycliste. « Dans l’ensemble, les gens comprennent le message, mais ils sont pris dans leurs problèmes de court terme », rapporte ce membre de l’association Agir pour le climat 22, qui est partenaire de Vélo utile pour l’événement d’aujourd’hui.

« Nous demandons aux collectivités de mettre en place des aménagements pour les vélos mais également d’instaurer une prise en compte du bilan carbone pour tous les achats publics », réclame-t-il. Pour réduire ses déplacements, il a opté pour le télétravail. « Je suis ingénieur dans le domaine de l’énergie, j’habite en zone rurale et j’ai eu cette possibilité. Je pense que, pour ceux qui le peuvent, cela peut faire partie des solutions ».

De l’individu ou du collectif, à qui la responsabilité ?

À demi-assis chacun sur son vélo, au milieu de la foule, Thierry et Marc, deux quinquas, débattent. « C’est dommage qu’il faille en venir à taxer pour faire réagir », se désole Marc. « Après, il faut aussi pouvoir donner la possibilité aux gens de se déplacer plus proprement. Que ce soit des pistes cyclables mais aussi des transports en commun », avance Thierry. « Oui, concède son camarade, mais il faut avant tout un profond changement des comporte-ments. On n’est pas obligé de passer ses week-ends dans la voiture pour aller faire du shopping ! » L’un comme l’autre se rendent à vélo au travail. Un choix de vie : « Nous avons fait le choix d’habiter à proximité de notre lieu de travail pour cette raison. »

Après un discours de Clément vivement applaudi, le cortège démarre pour un petit circuit de 2,5 kilomètres, mené par Noël, trésorier de l’association, retraité féru de cyclotourisme : son compteur affiche 9.000 km à l’année.

Tous vêtus de leur gilet de sécurité, les cyclistes paraissent, de loin, ne plus former qu’une immense masse jaune unie, s’étirant plus ou moins en serpentant dans les rues. Pas de chant ni de slogan durant la traversée du centre-ville : c’est par le tintement des sonnettes que les cyclistes se font entendre. Si les jeunes parents et leurs enfants sont plus fortement représen-tés, des cyclistes de tous âges remplissent les rangs.

Clémence, élève de 5e, est venue soutenir la cause : « Je vais tous les jours à l’école à vélo depuis que je suis en CE2, dit-elle. Pour moi, c’est quelque chose de normal ». Pour cela, la jeune fille doit par endroits passer sur la route. La circulation y est parfois dangereuse, selon les manifestants. Delphine, usagère quotidienne de la petite-reine, dénonce : « On a besoin de meilleures infrastructures dédiées aux vélos. On doit jongler entre la piste cyclable, la route et les trottoirs. Pour les jeunes enfants c’est très dangereux. »

Pauline, une amie de Delphine, vit à la campagne, dans un petit village près de Vannes. Elle connaît bien la problématique du déplacement en milieu rural. « Taxer ne va pas résoudre le problème, pense-t-elle. Il faut vraiment une prise de conscience. Pour nous, à la campagne, avoir une voiture est nécessaire mais, dans beaucoup de cas, le vélo est suffisant. Il s’agit aussi de faire le choix de prendre le temps de vivre. »

Une philosophie partagée par Alexis, possesseur d’un vélo cargo : « Je suis venu pour montrer qu’il existe des alternatives. J’ai acheté ce vélo cargo en 2014, pour mes déplacements urbains, pour transporter les enfants et les courses, entre autres. Grâce à l’assistance électrique, les nombreuses côtes de Saint-Brieuc ne sont pas un problème. » Chez le couple Janot, le vélo cargo a remplacé la seconde voiture. « Cela fait faire beaucoup d’économies, note Clément. Pas d’assurance, pas d’essence et des frais d’entretien dérisoires ».

L’après-midi se termine vers 17 heures, sur une grande place du centre-ville, après une longue pause devant la mairie, ponctuée de quelques prises de paroles. L’ambiance est détendue, les manifestants bavardent entre eux mais le manque de passants a limité les échanges extérieurs.

« Des échanges, on en a beaucoup eu sur les réseaux sociaux en cette fin de semaine, souligne Clément. Après nous être pris un déluge d’insultes jeudi, au lendemain de notre appel, nous avons beaucoup dialogué, expliqué notre vision des choses . » Face aux accusations de « bobos ne comprenant rien aux problèmes des gens », Priscilla tient à rappeler que « Saint-Brieuc est la ville la plus pauvre de Bretagne ».

L’immense masse jaune embellit quelques minutes encore la place centrale. Puis, les cyclistes s’éparpillent et disparaissent dans le brouillard, réduisant peu à peu ce qui fut comme l’unique soleil de la journée. Les bénévoles de Vélo utile restent un peu échanger et se réjouir du succès de la manifestation. « Ça change des rassemblements habituels où nous ne sommes qu’une quinzaine, apprécie le jeune militant. Nous espérons maintenant que nos élus locaux ont entendu le message et qu’une vrai politique de transition sera mise en place. »

Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) reportage 19 novembre 2018 Benoît Vandestick (Reporterre)

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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

migrateurs (côté quimper)

 poisson funes

Finistère.

Menace sur les poissons migrateurs

La surpêche, le changement climatique, la dégradation de la qualité des eaux… ont causé l’effondrement des stocks de poissons migrateurs. C’est le cas des rivières en Bretagne. Depuis le début de l’année, 397 saumons atlantiques, 1 702 lamproies marines et 1 559 aloses ont remonté l’Aulne. Une station de vidéo-comptage installée au niveau de l’écluse de Châteaulin permet de suivre avec une grande précision la remontée des poissons migrateurs.

La Bretagne dispose de quatre stations de comptage. Sur les autres cours d’eau bretons, des pêches électriques permettent de suivre les effectifs, et notamment les juvéniles (les bébés poissons). Toutes ces données sont collectées par les quatre Fédérations de pêche et synthétisées par l’association Bretagne grands migrateurs.

Danger critique d’extinction

Le bilan est plutôt négatif. Ces cinquante dernières années, les effectifs de poissons migrateurs (saumon, alose, lamproie marine, anguille et truite de mer) se sont effondrés.

L’UICM (Union internationale pour la conservation de la nature) a classé l’anguille en danger critique d’extinction en Europe ; le saumon atlantique est considéré comme vulnérable en Europe et en France ; la grande alose est vulnérable en France. La lamproie marine est, quant à elle, classée en préoccupation mineure. Cet effondrement des stocks a une multitude d’explications.

Gaëlle Germis, directrice de Bretagne poissons migrateurs, explique : « Pour l’anguille, on peut citer la surpêche, le braconnage, un ver parasite, la qualité des eaux, les PCB… Nous n’avons aucune prise sur l’environnement marin et encore moins le changement climatique. Nous, on peut seulement agir sur nos rivières avec les gestionnaires locaux ».  L’anguille se reproduit en mer puis effectue une migration de 12 000 km pour croître dans les rivières, en Europe et en Méditerranée.

Du mieux pour les saumons

Concernant le saumon atlantique, l’association est nettement plus optimiste. Ce poisson revient chaque année dans les cours d’eau pour se reproduire. Les jeunes saumons nés au printemps dévalent les fleuves un an plus tard pour grossir en mer. « Depuis vingt ans, on observe le maintien des stocks sur nos rivières.

Les saumons fréquentent essentiellement une vingtaine de rivières situées à l’Ouest d’une ligne Saint-Brieuc-Vannes », informe Gaëlle Germis. 400 000 jeunes saumons naissent dans le Couesnon, l’Aulne, l’Aven, l’Ellé, l’Odet, le Goyen, l’Elorn, la Penzé…

Supprimer les obstacles

Nicolas Bourré, chargé de mission à la Fédération de pêche du Finistère, explique le maintien du stock par « une amélioration de la qualité de l’eau et un effort sur la continuité écologique. Quand c’est possible, on supprime les obstacles à la remontée des saumons et des autres migrateurs. L’objectif est de faciliter l’accès aux frayères (NDLR les zones de reproduction) et leur surface. »

Dans le Finistère, l’Aulne constitue un cas particulier. La continuité écologique est en effet entravée par 28 écluses. Autant d’obstacles souvent infranchissables pour le saumon malgré sa capacité à effectuer des sauts impressionnants. La remontée des saumons est d’autant plus compliquée qu’elle s’effectue désormais au printemps et à l’été. L’eau est plus basse rendant l’obstacle encore plus important.

Nicolas Bourré résume : « En plus les saumons sont de plus petite taille. Jusque dans les années 50-60, ce sont surtout les grands saumons d’hiver qui remontaient. La situation a beaucoup changé avec le changement climatique, l’évolution des périodes de migration ».

Depuis quelques années, les pertuis sont ouverts au printemps et à l’automne pour faciliter la migration. « On observe une corrélation entre l’ouverture des pertuis et l’augmentation du nombre de juvéniles. Mais on est loin des chiffres des autres rivières », constate le chargé de mission.

Sur l’Aulne comme les autres cours d’eau, le saumon est une espèce emblématique. Dans le Finistère, il est pêché par 800 à 1 000 amateurs (40 à 45 % des captures nationales) et attire des passionnés de la France entière.

19 Novembre 2018

https://actu.fr/

pont scorff

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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

énergie éolienne (alternative libertaire)

Grenelle

Faut-il se passer de l’énergie éolienne ?

Depuis les années 1970, le courant communiste libertaire défend une politique énergétique favorisant les économies ­d’énergie, le solaire et les autres énergies renouvelables, dont l’éolien. Pourtant Alternative libertaire a publié des articles dénonçant certains projets d’éoliennes. Pour quelle raison  ? Remettons cette question dans son contexte économique et écologique global.

Le capitalisme pourrait-il faire mieux avec moins?

Dans les années 1970, des gens comme l’anarchiste Murray Bookchin (1921-2006) et l’écolo-giste Barry Commoner (1917-2012) ont montré qu’il en était incapable par nature. Le capitalis-me repose sur un principe fondamental  : les capitaux doivent aller vers les activités les plus lucratives. Protéger la planète supposerait au contraire de faire primer les rythmes biologiques sur les taux de profit.

Or, comme le montre le journa­liste Grégoire Souchay, l’éolien «  reste marqué, comme les autres industries, par un univers capitaliste prédateur et par une logique d’appropriation économique d’un espace commun pour servir des intérêts privés  »  [1].

Des projets qui ne sont pas au service des populations

Rappelons que les prélèvements sur les ressources naturelles ne cessent de croître : + 65 % entre 1980 et 2007. Ce qui n’est pas principalement dû au développement des pays pauvres. Les États occidentaux ont délocalisé une part des pollutions et de la consommation de ressour-ces. Aussi, en 2002, la superficie dont la population planétaire a besoin, pour produire les ressources qu’elle consomme et pour assimiler les déchets qu’elle rejette, s’établissait à 138 % de la surface bioproductive totale. Depuis le début des années 2010, elle dépasse 150 %.

«  En dépit de la multiplication des éoliennes et des panneaux photovoltaïques ces quinze dernières années, relevait Le Monde diplomatique de 2016, le capitalisme n’est donc pas plus vert que par le passé. […] Les énergies renouvelables ne font que s’ajouter aux modes de production polluants, plutôt que de s’y substituer  »  [2]. Les projets éoliens portés par le capitalisme ne contribuent en rien à une diminution de ce que l’on appelle l’empreinte écologique de l’humanité.

Parfois destinés exclusivement à l’exportation, ces projets se traduisent pas la destruction de terres agricoles et suscitent des oppositions locales conséquentes [3]. Les méthodes mises en œuvre pour les imposer bafouent toute forme de démocratie locale et recourent à une violence policière importante.

Le développement actuel de l’éolien ne s’intéresse à un « gisement éolien » que pour maximiser les profits. Le marché de l’éolien se transforme, du fait « de nombreuses innovations techniques permettant d’accroître la taille des pales, la hauteur des mâts et la puissance des turbines  »  [4]. La production peut être quatre fois plus importante qu’avec les générations précédentes d’éoliennes.

Des choix techniques discutables

De nombreux groupes industriels choisissent d’équiper leurs turbines d’éoliennes d’aimants dopés avec des métaux rares. Ce sont aussi ces derniers qui sont aussi utilisés dans les batte-ries, les pots catalytiques, les ampoules basse consommation, les composants des appareils électroniques, les photopiles… Les choix techniques effectués par le capitalisme font aujour-d’hui dépendre l’ensemble des «  technologies vertes  » de ces mêmes métaux.

L’extraction et le raffinage en sont extrêmement polluants.

Leur recyclage représente actuellement un coût supérieur à leur valeur… Ce qui conduit à ne pas recycler. Le dumping social et environnemental pratiqué par la Chine a permis à l’Occident de délocaliser sa pollution. «  Dissimuler en Chine l’origine douteuse des métaux a permis de décerner aux technologies vertes et numériques un certificat de bonne réputation. C’est certai-nement la plus fantastique opération de greenwashing de l’histoire  », écrit Guillaume Pitron [5].

Le collectif « Toutes nos énergies Occitanie », qui agrège un grand nombre d’associations locales anti-éoliennes a élaboré un scénario de transition sans éoliennes nommé Reposta. Mais « il ne s’agit pas d’un scénario 100 % énergies renouvelables, car Reposta intègre dans son mix une part de nucléaire et d’énergies fossiles »  [6].

L’association NégaWatt  [7] n’a pas la même position.

Paul Neau, qui a participé au volet éolien du scénario négaWatt rappelle: «L’éolien est la technologie la plus rentable et la moins chère pour produire de l’électricité renouvelable.» Même avis pour Benoît Praderie, gérant de la coopérative Soleil du Midi gérant le parc solaire citoyen de Luc-sur-Aude. Cette technologie est «la meilleure solution technique, mathématique et économique », estime-t-il: « L’éolien n’est pas l’homme à abattre. »

Mais nous restons partisans de l’énergie éolienne.

Guillaume Pitron fait un point sur l’immense potentiel en terres rares des mines françaises en sommeil depuis les années 1980 et souligne également l’incohérence des ONG écologistes qui dénoncent les conséquences, minières notamment, de la transition qu’elles promeuvent. Il se fait lui-même l’avocat d’une «  mine responsable chez nous  » qui vaudra toujours mieux qu’une «  mine irresponsable ailleurs  ».

Il ne faut pas se tromper de débat.

Les nuisances et pollutions potentielles liées aux énergies renouvelables, qu’il faut combattre, ne doivent pas conduire à s’accommoder de technologies encore plus destructrices. Notre combat s’inscrit dans une lutte contre la division internationale du travail et contre la propriété privée des moyens de production. Car là est le creuset des choix économiques et technolo-giques qui permettent de faire durer la logique destructrice du capitalisme.

Il est raisonnable de combattre certains projets éoliens.

Mais il est nécessaire, pour s’engager dans une véritable transition énergétique, de soutenir les projets éoliens portés localement et au service de la population. Les choix technologiques peuvent évoluer, d’autres méthodes d’extractions et de raffinage des métaux sont possible. Et oui, dans une société écologique nous aurons besoin d’énergie et celle apportée par l’éolien sera irremplaçable.

Jacques Dubart (AL Nantes) 19 novembre 2018

http://alternativelibertaire.org/

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18 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

centrale (landivisiau)

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7 ans ! Fêtons une lutte qui s’enracine .

7 ANS DE LUTTE ENRACINÉE, 7 ARBRES PLANTÉS
pour que ce projet soit ENTERRÉ !

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landi

Dimanche 25 Novembre à 14H au rond point du Drennec.

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14 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

carburant et taxes (npa)

ecologie-conflits-energie

Éléments de la Commission Nationale Ecologie sur la mobilisation du 17 novembre

Son propos n’est pas de dire ce que doit, ou ne doit pas, faire le NPA, mais d’apporter quelques éléments qui lui semblent incontournables dans l’expression du NPA. En effet, cette mobilisation part du refus de l’augmentation des tarifs des carburants présentée comme écologique par le gouvernement, elle parle de fiscalité et d’automobile.

La CNE tient à rappeler que les taxes sur les carburants sont à la fois  inefficaces sur le plan écologique et injustes socialement.

Les taxes sur les carburants sont inefficaces pour l’écologie car ce qui contraint les travail-leurs.euses à utiliser leurs voitures individuelles est bien supérieur aux incitations fiscales à ne pas les utiliser :

C’est le coût du logement dans les villes qui oblige les plus pauvres à habiter loin de leurs lieux de travail.

L’augmentation des taxes va s’ajouter au prix des loyers ou du foncier sans réduire la consommation de carburant.

C’est la disparition des services publics en campagne qui contraint la population à par-courir des kilomètres pour trouver un bureau de poste, un médecin ou l’agence Pôle Emploi… voire une école. L’augmentation des taxes ne va pas les faire revenir, et ce n’est pas à la population de payer pour un aménagement du territoire absurde.

C’est la disparition volontaire des trains de proximité, la fermeture de km de « petites» lignes et de gares qui contraignent à utiliser une voiture individuelle. Taxer les carburants ne va pas les faire revenir.

Oui ! il faut en finir avec le « tout voiture ».

La part des émissions de CO2 imputable aux transports motorisés est de 30 % au niveau mon-dial et dans cette part, l’usage de la voiture entre pour moitié. Le parc automobile mondial a dépassé 1 milliard en 2017, les constructeurs comptent bien atteindre le 2ème milliard en 2030. Le parc auto français est de 32 millions.

Mais le « tout voiture », imposé par le capitalisme structure le temps et le territoire.

Ce n’est pas en taxant les carburants qu’on limitera leur consommation, leur pollution et le bouleversement climatique, c’est en permettant à la population de se déplacer autrement qu’en voiture individuelle. Cela suppose un tout autre aménagement du territoire, un autre rapport entre les villes et les campagnes…

Mais il est possible d’agir immédiatement et d’améliorer nos conditions de vie

  • En permettant aux salarié.e.s, aux chomeurs.euses, aux retraité.e.s, aux jeunes… de se déplacer massivement en bus, tramway/métro dans les villes, en car ou train dans les départements,
  • En augmentant massivement l’offre de transports collectifs, en les adaptant aux besoins (mode, maillage, fréquence…), et les rendant gratuits.

  • En favorisant l’usage du vélo : des trajets sûrs avec des réseaux de pistes cyclables suffi-santes, embarquement des vélos dans les transports collectifs, garages à vélo… , prêt de vélo public et gratuit…

Les gouvernants ont incité durant des années au diesel.

La campagne actuelle contre le diesel est aussi un moyen de masquer la pollution due à l’essence. Et nous avons désormais les preuves que les Volkwagen, Renault et PSA ont triché sur les émissions polluantes. Ce n’est pas aux usager.e.s de payer pour les choix des industriels du pétrole et de l’automobile.

La primes à la conversion pour encourager l’achat d’un véhicule électrique est une imposture

Elle ne résout pas les problème des plus pauvres et surtout parce que la voiture électrique  n’est pas la solution miracle qu’on nous dit. Tout au long de son cycle de vie, extraction des matières premières pour les batteries, production d’électricité, construction des voitures, circulation et traitements des déchets, la voiture électrique engendre autant d’émissions de CO2 que la voiture essence.

Les gouvernements ont incité et contraint à utiliser des voitures individuelles et voudraient maintenant pénaliser sur une population prisonnière de la voiture !

Ce n’est pas aux exploité.e.s et aux opprimé.e.es de payer pour une pollution: les particules fines,  et le changement climatique dont ils.elles sont les premières victimes et dont les seuls responsables sont les constructeurs automobiles, l’industrie pétrolière et leurs complices au gouvernement.

Celles et ceux qui doivent faire de longs trajets pour aller travailler ne doivent pas subir une double peine (en temps et en argent) c’est aux entreprises de payer le déplacement de leurs salarié.e.s.

Les taxes sont particulièrement injustes socialement :

  • Nous ne confondons pas l’impôt et les taxes. Nous défendons un impôt fortement pro- gressif sur le patrimoine, les revenus, les entreprises…, les taxes (ou impôts indirects) aggravent les inégalités.

  • Nous défendons la suppression de la TVA à commencer par les produits de première nécessité. Elle reviennent à faire payer massivement les moins riches d’entre nous, qui sont sont aussi les plus nombreux : pour un vieux tacot, un.e pauvre (salarié.e.s ou chômeur.euse) paie autant que ceux qui roulent en voiture de luxe !

  • Nous défendons que l’argent public (celui des impôts) soit effectivement utilisé pour développer les services publics écologiques partout sur le territoire et non pour des projets inutiles et destructeurs (comme des projets autoroutiers qui ne résoudront pas les problèmes d’embouteillages mais augmenteront encore le nombre des camions)

  • Nous défendons une politique de prix à la fois sociale et écologique : la gratuité pour les besoins de base (les premiers m3 d’eau, kw/h d’électricité…) et des prix très élevés, dissuasifs pour les mésusages gaspilleurs…

  • La qualité de l’air et le bouleversement climatique sont des prétextes pour ce gouverne-ment, qui n’a qu’une idée: remplir ses caisses au fur et à mesure qu’il les vide par des cadeaux fiscaux au patronat et aux plus riches.

https://npa2009.org

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13 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

planguenoual (rennes infos)

pesticiides

Les pesticides sont partout et il faut dire un grand NON !

L’objectif de notre réunion est simple : réfléchir aux conséquences de l’utilisation de pesticides l’environnement mais aussi sur notre santé.

Les pesticides sont partout dans notre alimentation et même dans les aliments ou on ne les attend pas. Les aliments bio, réputés sans risque par exemple ne sont pas épargnés ! C’est ainsi que le thé par exemple, pourtant symbole d’une alimentation saine, bonne pour le corps, se trouve être contaminé par 17 sortes de pesticides. Quoi penser ? Que faire ? Comment s’insurger ? Toutes ces questions méritent d’être posées et doivent générer des échanges.

Venez répondre à notre appel pour vous réunir avec nous Place de la Mairie à Planguenoual le vendredi 7 décembre 2018 (18h).

C’est dans une ambiance festive que 80 personnes s’étaient réunies le mois dernier pour échanger autour de boissons chaudes. Préparez vous donc à participer au prochain rassemblement et à débattre autour du sujet de l’utilisation des pesticides sur notre environnement.

illud-pe_rou2-2

Place de la Mairie à Planguenoual, 22400
Vendredi 7 décembre 2018

Contact : astrucq@gmail.com

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mardi 13 novembre 2018

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http://www.rennes-info.org/

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13 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

jeunes (via campesina)

La-Via-Campesina

La Déclaration pour les droits des paysans

Un instrument indispensable pour donner un avenir aux jeunes ruraux d’Afrique

Aujourd’hui le problème de la jeunesse en milieu rural est un problème extrêmement crucial et dangereux qui est en train de compromettre la stabilité même de notre région. De l’Afrique de l’Ouest jusqu’au Soudan , tous les pays sont en guerre ou dans une situation de conflit ouvert ou larvé.

On se rend compte que ce sont des enfants de paysans, ce sont des ruraux qui constituent la majeure partie des gens qui prennent les armes aujourd’hui parce que tout simplement, les politiques qui ont été mises en œuvre depuis les indépendances n’ont pas créé d’opportunités réelles pour que le secteur agricole se développe.

Toutes les ressources sont restées concentrées dans les villes ce qui fait que le secteur agri-cole reste dans une situation ou il n’y a pas d’infrastructures, il n’y a pas d’accompagnement dans la formation, il n’y a pas d’accompagnement dans la production, dans l’accès au marché et il n’y a pas de revenus décents pour le secteur agricole, ce qui fait que les jeunes ruraux ne croient plus en l’agriculture, parce que l’agriculture est le symbole même de la pauvreté, puis-qu’ils ont vu leurs parents dans les problèmes depuis qu’ils sont nés, et on leur demande de continuer ça , ils n’en veulent pas.

Aujourd’hui c’est que la donne a changé, ils commencent à être recrutés par des groupes extrémistes qui ont envahi l’Afrique un peu partout, et la situation devient incontrôlable et très dangereuse. Parce que personne, vous savez, n’aime être déconsidéré, tout le monde aime être valorisé, et quelqu’un qui a une arme, c’est mieux que quelqu’un qui s’assoie pour mourir de faim.

La déclaration des droits des paysans est un instrument qui rassemble , qui cristallise sur la question des droits tous les problèmes que vivent les ruraux.

On ne peut plus régler ces problèmes là qu’en les mettant sur l’angle des droits. Parce que les êtres humains ont des droits humains, il y a la déclaration universelle , plein de déclarations, de conventions mais qui sont éparpillées très mal connues et inutilisables par des paysans. Il faut un instrument qui soit accessible pour les paysans , et qui soit utilisable par les organisa-tions qui représentent les paysans pour négocier avec les gouvernement les bonnes politi-ques.

Donc cette déclaration est un instrument qui va permettre de créer une base de dialogue avec les gouvernements pour les convaincre que maintenant, le monde entier regarde que la solution à la paix a la stabilité du monde passe par des paysans qui vivent dignement , et qui ont des perspectives d’avenir du boulot du travail et qui veulent rester dans leur pays et contribuer à l’essor de leur propre pays.

Les gouvernements européens font une grave erreur en ne soutenant pas cette déclaration.

D’abord ils sont responsables en grande partie de ces politiques agricoles internationales qu’ils imposent aux pays du Sud, qui n’apportent rien et au contraire rendent dangereux le monde.
Ils ont une occasion unique avec la déclaration des droits des paysans de changer leur façon de voir.

En menant cette question sur l’angle des droits, ça peut accélérer la mise en œuvre de politi-ques favorables au secteur agricole et surtout pour les petits paysans et ces jeunes révoltés aujourd’hui, ces jeunes qui rejoignent les groupes armés soi-disant religieux qui déstabilisent, qui tuent et se font tuer tous les jours, ces jeunes qui partent et dont l’Europe ne veut pas , qui sont récoltés par l’Aquarius et d’autres bateaux dans la méditerranée, si on veut arrêter tout ça ,la seule solution c’est l’agriculture. Il n’y a pas un autre secteur qui peut créer du travail en Afrique .

L’Europe devrait comprendre qu’elle gagnerait mieux à laisser l’Afrique se nourrir

développer son auto-suffisance alimentaire, on ne parle pas d’autarcie , mais l’Afrique pourrait produire la majeure partie de ce qu’elle mange, et que la richesse circule en Afrique et ne soit pas envoyée systématiquement ailleurs pour payer la facture alimentaire. Un continent dont la richesse part toujours ne peut pas régler ses problèmes, et c’est ça qui se passe aujourd’hui parce que toutes les ressources partent de nos pays .

Ce n’est pas comme ça que les jeunes vont rester, il faut leur laisser des perspectives , alors que les productions qui sont importées et qui sont la plupart du temps subventionnées que ce soit de façon ouverte ou cachée viennent tuer la compétitivité.

Il y a le cas du lait en poudre ; tout le monde sait que c’est largement subventionné même s’il n’y a pas de subvention à l’export, mais aujourd’hui, on ne peut pas faire une filière laitière viable en Afrique en face de ça. Il y a eu le scandale des découpes de volaille qui venait d’Eu-rope, tout ça il faut arrêter. L’Afrique peut produire ses volailles de très bonne qualité, les poulets bicyclettes, il y a plein d’autres choses que l’Afrique peut faire .

Toutes les conditions sont là pour produire des fruits des légumes des céréales, de la viande de toute sorte, mais encore faudrait-il qu’il y ait des bonnes politiques et qu’il y ait des finan-cements pour ça, mais c’est ça qui n’existe pas. Il faudrait qu’on donne de la sécurité foncière aux exploitations familiales, qu’on fasse une reforme agraire, qu’on donne aux jeunes les moyens d’avoir de la terre pour s’installer , faire des activités qui leur rapporte des revenus et qu’on les accompagne par la formation, par les chaînes de valeurs, et l’accès au marché. Parce que les consommateurs sont là, ils attendent, ils ont besoin de ces produits là.

Les jeunes n’ont pas besoin de sommes importantes pour créer leur travail.

Nous avons fait des expériences pilotes, avec moins de 1 000 euros on installe un jeune avec un petit élevage de volaille ou du maraîchage avec une petite motopompe, le jeune arrive à faire des légumes qu’il vend sur le marché local et à avoir un revenu.

L’agroécologie est vraiment une des solutions les plus fonctionnelle

car c’est une agriculture qui met l’accent sur l’autonomie des paysans, sur sa capacité à gérer ses propres intrants, sa capacité à faire sa production avec les moyens dont il dispose , et aussi bien sûr à produire une alimentation qui est plus saine plus nutritive et diversifiée.

Les efforts sont faits par nous, mouvements paysans pour développer la transition agro-écologique des exploitations agricoles familiales , nous avons une position du Roppa là dessus, et nous travaillons avec les politiques au niveau régional, au niveau de la CDAO

Notamment pour qu’ils comprennent qu’il y a une urgence à faire la transition agroécologique, non seulement pour diminuer la facture des intrants qui est insupportable pour nos pays mais plus encore pour donner des produits sains qui vont permettre la santé des sols, la santé de l’eau la santé des humains dans nos régions, et ça c’est extrêmement important aujourd’hui pour avancer.

Entretien avec Ibrahima Coulibali, Président de la Coordination Nationale des Organisations paysannes du Mali, membre de LVC, et vice-président du ROPPA  (propos recueillis à Rome par Geneviève Savigny – Confédération paysanne, le 11 octobre 2018)

13 novembre 2018

https://viacampesina.org/

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10 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest (ouest france)

restig

Brest. 200 personnes à la Marche pour le climat

Ce samedi après-midi, à Brest, les cieux étaient avec les défenseurs de la planète.

Sous un beau soleil, une centaine de citoyens ont sillonné la Vallée du Restic, un des poumons verts de Brest. Un lieu symbolique, haut lieu d’un combat contre un projet de rocade devant la traverser, lutte remportée récemment… temporairement.

Suite à la Marche pour le climat du 13 septembre à Larch’Antel (500 participants), puis celle de la place de la Liberté du 13 octobre, cette troisième édition a réuni 200 personnes pour l’éco-randonnée à la vallée du Restic. « Soutenue par un nombre croissant de groupes, collectifs, associations, cette marche se veut citoyenne et rassembleuse », explique Miki Bonno, une des organisatrices.

Après les fortes pluies de vendredi, les chemins étaient parfois détrempés, mais largement praticables. Le parcours est une boucle de 3 km, alternant chemins et rues, prévue pour durer 2 h avec des arrêts pour des temps de parole.

Jacques Pérennes, président du collectif de sauvegarde de la Vallée du Restic, a salué la victoire acquise récemment : « La vallée est sauvée. La justice nous a donné raison » Il a rappelé « ce combat de dix ans contre Brest Métropole, avec le projet d’une voie de liaison passant par la vallée du Restic ».

Cependant Brest métropole a décidé de relancer une procédure pour obtenir une nouvelle déclaration d’utilité publique et continuer son projet de rocade. Depuis octobre, une nouvelle concertation est lancée.  » J’espère qu’on tiendra compte des propositions des citoyens « , a lancé Jacques Pérennes.

Pour s’exprimer : Brest.fr ; ou hôtel de Métropole, mairies de Lambézellec et Gouesnou

La lutte continue néanmoins. Le 2 décembre, le 10e pommier de la résistance sera planté.

10/11/2018

https://www.ouest-france.fr/

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