Archive | Luttes écolos en Bretagne

19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

mine d’or (la dépêche)

mines

Un état en faillite après la ruée vers l’or

L’État a-t-il failli dans la gestion de l’après-mine à Salsigne ? Des documents classifiés du BRGM indiquent que les stockages de minerai seraient à l’origine de la pollution à l’arsenic de l’Orbiel.

Du haut de ses 310 mètres, le Pech de Montredon surplombe au Sud, un joli massif boisé, plongeant à l’Est vers l’Orbiel et à l’Ouest sur le Rieu Sec. La carte postale s’arrête là. Au pied du Pech de Montredon, plus d’un million de mètres cubes de déchets miniers de l’extraction aurifères de Salsigne ont été amenés ici en dix ans, de 1993 à 2004 (1). Mais quand on évoque des résidus miniers de quoi parle-t-on ? En fait on est en face de roches concassées, malaxées, broyées mais surtout chargées d’arsenic et de cyanure, dans des quantités exceptionnelles.

Conçu pour être parfaitement étanche, le bassin de Montredon fuit aujourd’hui comme une vulgaire passoire.

En traversant, les déchets hautement toxiques, l’eau se charge avant de rejaillir au pied du stockage ou par ses flancs. Mieux, la montagne artificielle semble glisser vers le Rieu Sec, au point que le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) a entamé une série de travaux, consistant a planter des pieux de béton afin de limiter la dérobade de la poubelle à ciel ouvert.

Si les associations qui n’ont de cesse de dénoncer la gestion des l’après-mine par les pouvoirs publics depuis des lustres, c’est aujourd’hui, ironie du dossier, le BRGM qui conclut à une porosité certaine du site.

Et ces conclusions ne datent pas d’hier. En septembre 2014, un premier rapport – mais classé comme non communicable avant 2040 – met en évidence un panache de pollution alimentant le Béal du Sindilla qui lui-même se jette dans l’Orbiel.

Aujourd’hui, les riverains de Salasigne et autres crient au scandale. D’autant expli- quent-ils que lors de la dernière CLI (Commission locale d’information) en 2016, les dernières études du BRGM étaient connues des pouvoirs publics mais que la synthèse présentée en préfecture aurait été singulièrement édulcorée.

En découvrant la réalité, le sang du président de Gratte Papiers, François Espuche n’a fait qu’un tour. «Le stockage de Montredon fuit de partout, de dessous, de dessus. C’est une passoire et pourtant l’on nous a toujours dit qu’il n’y avait rien à craindre». Depuis les années quatre-vingt-dix, les discours officiels se suivent et se ressemblent. Les préfets se succèdent. Et les millions d’euros déjà investis semblent inexorablement se diluer dans l’Orbiel.

prefet

Une situation qui fait dire à François Espuche «qu’il y a eu des dysfonctionnements au niveau de l’Etat et du préfet». Et de rappeler que les représentants de l’Etat ont des missions régaliennes comme «assurer la sécurité, mais aussi la sécurité sanitaire des popu- lations». Et de surenchérir quitte à ce que ses propos ne déplaisent au locataire actuel de l’ancien siège épiscopal : «En 1997, le préfet devait imposer à l’exploitant la consignation d’une somme d’environ 10 millions de francs. Mais, dans un deuxième arrêté, la MOS en a été dispensée. On a donc donné un permis de polluer», assène François Espuche. «Bien sûr, ajoute l’opposant, le préfet n’est pas le pollueur, mais il a favorisé la pollution».

Donné comme étanche pour une durée de 150 ans selon les experts du BRGM, le site de Montredon aura fait illusion moins de vingt ans. La vallée de l’Orbiel n’en a pas fini avec les poisons.

(1) C’est à cette époque que l’activité minière a été définitivement arrêtée.

Le chiffre : 120

Tonnes  Extraites. C’est en gros la quantité d’or qui a été produite en un moins d’un siècle à Salsigne.

Au départ, c’était une mine d’arsenic

En 1992, un ingénieur général des mines, François Barthélémy produit un rapport adressé à la ministre de l’Environnement. Le document de 18 pages retrace les méthodes d’extraction d’or du minerai sorti de la terre ou des flancs de montagne. Et de rappeler au passage que Salsi- gne avant de devenir une mine d’or était destiné avant tout à produire de l’arsenic. On com- prend mieux que les déchets miniers en soient largement imbibés. La présence du cyanure, elle, est due au procédé industriel proprement dit permettant de séparer le «bon grain de l’ivraie». Pour une tonne de minerai, il y a entre 5 et 9 grammes d’or mais 35 kg d’arsenic. À cette époque-là se pose donc le problème de stockage des résidus.

La MOS (Mines d’or de Salsigne) avait déjà des vues sur Montredon à l’époque. Mais pour l’ingénieur l’opération est «jugée complexe». Il évoque également la question de l’eau, des failles géologiques, des fuites probables comme celles constatées sur l’Artus.

Le stockage de Montredon présenté comme un modèle du genre doit faire l’objet de nouveaux travaux. La couche supérieure qui devait être imperméable ne l’est pas. Le BRGM qui avait promis monts et merveilles va devoir remettre l’ouvrage sur le métier. L’ardoise devrait avoisiner les 3 millions d’euros de plus.

16/01/2018

https://www.ladepeche.fr/

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18 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

La lutte paie : la preuve par la victoire de Notre-Dame-des-Landes

C’est fait. Le gouvernement a annoncé le 17 janvier que l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne serait pas construit. Malgré les incertitudes quant à l’avenir de la Zad et les menaces d’intervention policière brandies par le gouvernement, qui imposent de rester vigilants et de poursuivre la mobilisation, l’abandon du projet d’aéroport est une victoire historique contre l’État et les multinationales : la preuve qu’une lutte déterminée peut l’emporter, y compris lorsque les puissants se coalisent pour tenter de la défaire.

Une lutte de longue haleine

Notre-Dame-des-Landes, c’est 50 ans de lutte, 10 ans d’occupation, des manifestions mémorables, des dizaines de milliers de personnes – paysanEs, urbainEs, occupantEs, jeunes et moins jeunes – mobilisées à de multiples reprises… Des rencontres, des jours et des nuits de discussions et de fête, des expériences et des cultures diverses qui nourrissent les luttes, des dizaines de comités locaux.

Notre-Dame-des-Landes, ce sont aussi des pressions, des menaces, des interventions policières, des violences, des blesséEs, des arrestations. Mais les opposantEs ont tenu bon, et la victoire n’en est que plus belle.

Et les déclarations pleines d’assurance, de Sarkozy (« Ils seront expulsés et l’aéroport se fera ») à Macron (« L’aéroport se fera ») en passant par Valls (« Ce projet, nous le soutenons, et il se fera ») et Hollande (« L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera construit ») n’y auront rien changé.

Le projet est désormais retiré, et la lutte va se poursuivre pour que ce territoire reste un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.

Le NPA appelle à répondre massivement à l’appel à converger le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la Zad. C’est le mouvement anti-aéroport qui doit déterminer l’usage des terres pour de nouvelles installations, agricoles ou non, officielles ou non, pour « un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion ».

Un exemple à suivre

Le combat victorieux contre le projet d’aéroport est une lutte exemplaire, au sens où elle est admirable et mérite d’être saluée, mais aussi dans la mesure où elle montre l’exemple. À l’heure où les attaques pleuvent contre les droits sociaux et démocratiques, et où le sentiment d’impuissance domine, Notre-Dame-des-Landes est une bouffée d’oxygène pour celles et ceux qui entendent résister à Macron. La preuve que lorsqu’on se mobilise autour d’objectifs communs dans un cadre unitaire qui respecte les points de vue de chacunE, on peut renverser des montagnes.

À l’heure du macronisme triomphant, la victoire de Notre-Dame-des-Landes ouvre une brèche dans laquelle il s’agit de s’engouffrer.

C’est évidemment, en premier lieu, un signal pour celles et ceux qui luttent, ici comme ailleurs, contre tous les projets destructeurs de l’environnement, contre le nucléaire et ses déchets à Bure, contre des projets d’autoroutes ou de centres commerciaux et de lignes à grandes vitesses…

Mais c’est aussi, à une échelle plus large, un grain de sable de taille dans les roua-ges de la machine macronienne, un point d’appui pour les luttes en cours, et à venir.

En dépit de son recul sur Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement entend en effet poursuivre l’offensive anti-sociale, anti-démocratique, anti-migrantEs, qui ne s’arrêtera que si nous l’arrêtons.

Telle est la leçon de Notre-Dame-des-Landes : unis, déterminés, conscients de nos forces, nous pouvons gagner !

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18 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

brest nddl (le télégramme)

ZAD

Notre-Dame-des-Landes. « Ce soir on fait la fête, mais ce n’est pas fini »

Une centaine de personnes se sont rassemblées, hier soir, devant la mairie, pour fêter l’abandon du projet d’aéroport et organiser le prochain rassemblement. « On avait prévu ce rassemblement quoi qu’il arrive », explique Christian Perrot, membre du comité de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
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Une centaine de personnes se sont donc retrouvées devant la mairie, hier soir, avec pour bonne nouvelle « la victoire de la lutte.
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Tout le monde est heureux, on est soulagés. Mais ce n’est pas fini ! » « Apaisement ». C’est le mot qui se lit sur toutes les lèvres face à l’annonce du Premier ministre : il n’y aura pas d’expulsion ce soir. Le covoiturage qui devait aller jusqu’à Nantes, demain matin, a été annulé. « On va pouvoir faire la grasse matinée ! », se réjouit Christian Perrot.
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La lutte est pourtant loin d’être finie : un car est déjà programmé pour le grand rassemblement du 10 février sur la Zad.
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« On n’acceptera pas qu’on fasse le tri entre les gens, assure le militant. Il faut continuer les projets sur place, et continuer de s’opposer aux expulsions. On espère qu’il y aura une entité juridique spécifique pour accompagner les choses sur le terrain. Ce qui est sûr, c’est que le gouvernement a dû revoir le processus démocratique pour les grands projets. »
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Par ailleurs, AE2D, Agir pour un environnement et un développement durables, se félicite de l’abandon du projet.
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« Depuis longtemps, l’association soutenait directement l’action de l’Acipa, la principale asso- ciation d’opposants, et s’était activement engagée, localement, dans la mobilisation. Une déci- sion sage vient d’être prise par le gouvernement », juge l’association brestoise. « Les grands élus régionaux et locaux, notables de gauche et de droite qui s’arc-boutaient pour la défense de ce vaste projet d’aménagement, flattant leur ego, semblent n’avoir toujours pas compris qu’il était d’un autre temps, d’un autre siècle, et terriblement gaspilleur d’argent public ».
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restig
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AE2D en profite pour rappeler qu’« ici, localement, il y a un autre projet de bétonnage, certes plus modeste, de terres naturelles : celui d’un axe routier traversant la vallée du Restic au nord-ouest de Brest.
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Ici aussi, des élus s’entêtent à vouloir y faire passer des milliers de voitures par jour, à grands coups de millions d’euros (…). Une décision d’abandon du projet routier dans la vallée du Restic serait une autre décision de bon sens. »
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18 janvier 2018

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http://www.letelegramme.fr/finistere/

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18 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

nddl (npa + essf)

zad

Notre-Dame-des-Landes : une victoire qui en appelle d’autres

50 ans de lutte. 10 ans d’occupation. Des manifestions mémorables. Des dizaines de milliers de personnes – paysanEs, urbainEs, occupantEs, jeunes et moins jeunes, mobilisés à tant de reprises sur le site et ailleurs.

Des rencontres, des jours et des nuits de fête. Des cultures diverses qui nourrissent les luttes. Des dizaines de comités locaux. Des menaces, des soutiens… Et finalement : la victoire ! Le gouvernement abandonne officiellement le projet d’aéroport.

Pour la première fois depuis longtemps, trop longtemps, une mobilisation a mis en échec le gouvernement, Vinci et les lobbys, en particulier du BTP.

Ce n’est pas simplement le succès de Notre-Dame-des-Landes. C’est un signal pour celles et ceux qui luttent, ici comme ailleurs, et en particulier contre tous les projets destructeurs : il est possible de gagner ! Ce ne sont pas toujours les multinationales et leurs flics qui l’emportent à la fin. Et rien que pour ça, l’abandon est une victoire historique contre l’aéroport et son monde, un encouragement pour toutes celles et ceux qui veulent que nos vies, la biodiversité, la terre, l’eau… passent avant les profits.

Le NPA soutient « les bases communes pour l’avenir de la ZAD établies par l’ensemble des usager.e.s actuel.le.s de ce territoire », pour que celles et ceux qui sont visés par une procédure d’expulsion ou d’expropriation puissent rester sur la zone et retrouver leurs droits, pour que celles et ceux qui sont venus habiter dans le bocage pour le défendre puissent continuer de cultiver librement les terres, d’expérimenter des formes différentes de travail, d’habitat, de vie et de lutte.

C’est le mouvement anti-aéroport qui doit déterminer l’usage des terres pour de nouvelles installations, agricoles ou non, officielles ou non, pour « un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion ».

La menace d’une expulsion partielle plane toujours sur la ZAD et on a assisté ces dernières heures à une incroyable surenchère policière. La lutte continue pour que ce territoire reste un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.

Le NPA appelle à répondre massivement à l’appel à converger le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la ZAD.

Montreuil, le 17 janvier 2018

https://npa2009.org/

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17 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

les sentinelles pontivy (le télégramme)

rex

Ciné-débat. Les scandales sanitaires avec les ex-salariés de Nutréa-Triskalia

Les deux ex-salariés du site de Nutréa-Triskalia de Plouisy, intoxiqués par une surdose de pesticides en 2009 et 2010, devenus inaptes puis licenciés, ont obtenu gain de cause, le 15 décembre dernier, au conseil des Prud’hommes de Lorient.
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Ce dernier a jugé leur licenciement « sans cause réelle et sérieuse ». Le tribunal des affaires sociales de Saint-Brieuc avait aussi précédemment rendu un jugement en leur faveur. Les deux salariés seront, le mercredi 24 janvier, au cinéma Rex de Pontivy, à l’occasion du ciné-débat organisé autour du film « Les sentinelles ».
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Cette soirée sur la santé et les scandales sanitaires s’inscrit dans la continuité de celles déjà proposées par l’association Attac, la CGT et la Confédération paysanne, avec les projections des films « Merci patron », l’an dernier, et « La Sociale », en novembre 2017.
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Projection du film « Les sentinelles »

Cette fois-ci, c’est le film « Les Sentinelles » qui servira d’introduction au débat. Un documen- taire de Pierre Pézerat, qui vient de sortir en salle au niveau national. Hommage aux lanceurs d’alerte sur les scandales sanitaires, il donne la parole à un couple victime de l’amiante et à un agriculteur intoxiqué par un pesticide de Monsanto. Le père du réalisateur, chercheur au CNRS, les a rencontrés et aidés à se battre pour que ces « empoisonnements ne restent pas impunis ».

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« Ce film donne la parole à des gens qui ne l’ont jamais et parfois obligés de se confronter à des collègues. C’est poignant d’entendre ces histoires », disent les organisateurs de la soirée, Ronan le Nézet, de l’Union locale CGT, Jean-Pol Guidevay et Patricia Laborie, de l’association Attac.
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Outre les deux ex-salariés de Plouisy, mercredi 24, sont invités au débat Serge Le Quéau, responsable du syndicat Solidaires, qui les a défendus, et René Louail, représentant du collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest.
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Pour Ronan Le Nézet, la thématique de la soirée est particulièrement d’actualité avec la disparition programmée des CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) dans les entreprises de moins de 300 salariés, CHSCT qui s’occupaient notamment des problèmes d’exposition aux risques.
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Ciné-débat, projection du film « Les sentinelles », mercredi 24 janvier, à 20 h 30, au cinéma Rex. Entrée : 5 €
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16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

nddl (ouest france)

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Notre-Dame-des-Landes. Forces de l’ordre : les grandes manœuvres débutent

Pour faire face à la décision sur la construction ou non de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la mobilisation des forces de police a commencé autour de Nantes et Rennes.

Selon une source policière parisienne, cinq compagnies de CRS au minimum (400 hommes environ) convergent ce mardi 16 janvier vers Nantes pour « une sécurisation urbaine » de la ville. Dans le même temps, d’autres policiers doivent aussi être déployés à Rennes pour protéger la ville en cas de manifestations. Des mouvements ont déjà commencé.

Selon une autre source, une vingtaine de compagnies de CRS seraient déjà mobilisées, prêtes à intervenir au moment où tombera la décision.

A Nantes et dans l’agglomération nantaise, des hôtels ont d’ores et déjà été réservés pour héberger les forces de police, entre la semaine prochaine et le 15 février. Au Brit Hôtel de Vigneux, on affiche complet, dès ce week-end et toute la semaine prochaine. « Désolé, j’affiche complet » rigole-t-on au standard. Quel succès ces 86 chambres, qui ne sont pas situées dans la ville la plus touristique du département…

16/01/2018

https://www.ouest-france.fr/

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Stratégie de la tension: NDDL « sera évacuée des éléments les plus radicaux », affirme Gérard Collomb (Révolution Permanente)

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16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

mines (fr3)

mines

Comité d’accueil anti-mines pour Le Drian

Le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique sont à Guerlédan ce lundi matin pour inaugurer le filet électrique  breton. Les opposants aux projets miniers se sont aussi invités dans le centre Bretagne pour l’occasion.

Environ deux cents personnes opposées aux projets miniers mais aussi au projet de centrale à gaz de Landivisiau se sont retrouvées ce lundi matin à Guerlédan.
C’est en effet ce jour que la plus longue ligne électrique souterraine est inaugurée par le Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian ainsi que par la Secrétaire d’état auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson.

Les opposants réunis dans les collectifs Vigil’Oust et Douar Didoull ne désarment pas. Ce lundi matin ils se sont encore mobilisés à Guerlédan pour dire leur opposition aux projets miniers de l’entreprise Variscan en Centre Bretagne. Sur leurs pancartes ils rappellent que les projets d’extraction ont été refusés par le conseil départemental ainsi que par la Région. Ils demandent donc purement et simplement l’annulation des titres miniers.

Depuis le 21 juin dernier date à laquelle ils ont été reçus par Emmanuel Macron les collectifs d’opposants attendent la réunion interministérielle alors promise.

Maylen Villaverde  15/01/2018

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15 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

douarnenez algues vertes (le télégramme)

submersion-ys

Algues vertes. L’Epab veut aller voir sous terre

Les puits, les lavoirs et les fontaines, comme à Sterch’laon, sont des portes d’entrée sur les nappes phréatiques, même profondes.
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L’Epab (Établissement public de gestion et d’aménagement de la baie de Douarnenez) lance un appel aux propriétaires de captages d’eau, puits ou forages, qui accepteraient de bénéficier d’analyses gratuites de leur eau, afin de participer aux travaux de lutte contre la prolifération des algues vertes. Explications.

Depuis une vingtaine d’années, le suivi de la qualité des eaux de surface de la baie de Douar- nenez s’est progressivement mis en place, notamment pour suivre l’évolution des teneurs et des flux en nitrates arrivant vers la baie. Un suivi indispensable, si l’on veut pouvoir mesurer l’impact des actions mises en oeuvre pour lutter contre la prolifération des algues vertes.

Le suivi se fait sur 21 cours d’eau des bassins versants de la baie.

Huit d’entre-eux, considérés comme les principaux contributeurs au flux d’azote, bénéficient d’un suivi resserré depuis 2009. L’objectif fixé pour l’instant dans le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la baie (Sage) est, rappelons-le, d’atteindre une concentration maxi- male de 15 mg/litre et par cours d’eau, dans le but de réduire de moitié le phénomène des marées vertes.

Un seul cours d’eau sous la barre des 15 mg/l

Dans le dernier bilan (2015-2016), on note une baisse moyenne de la concentration en nitra- tes de 16 % sur les 21 cours d’eau suivis, depuis les treize dernières années. Mais on est encore loin du compte.

Le Stalas est encore à 36 mg/l, le Lapic à 30, le Kergaoulédan à 29, le Ris à 28, le Kerharo et le Lestrevet à 22 et l’Aber à 16. Seul le Pénity est descendu à 14 mg/l, mais c’est le cours d’eau qui était le moins chargé de tous depuis le début du suivi.

Le suivi de la qualité de l’eau s’effectue également dans les eaux souterraines. Deux fois par an, des prélèvements sont faits en trente points du territoire, dans des nappes peu profondes (captages, sources…). « Nous avons besoin de savoir comment réagissent les nitrates dans tous les milieux, comment ils évoluent dans le territoire. Plus on a d’informations, mieux on peut travailler, explique Fiona Mc Laughlin, en charge de la qualité de l’eau au sein de l’Epab. Pour avoir une connaissance plus fine encore, avoir davantage de données, nous avons besoin d’accéder à des endroits qui nous sont normalement inaccessibles, s’agissant de terrains privés. Notre objectif cette année est d’accéder à des nappes phréatiques plus profondes ».

Faire parler les nappes phréatiques

Pour ce faire, l’Epab a lancé une campagne d’information en direction des propriétaires de captages d’eau, de puits ou de forages, à l’échelle de tout le pourtour de la baie, afin qu’ils acceptent que des prélèvements et des analyses y soient faits. « Nous allons commencer cette campagne au moment des hautes eaux, début avril. Le mieux, c’est d’intervenir après quelques jours sans pluie. J’ai déjà eu des appels, se réjouit Fiona Mc Laughlin.

Des particuliers pour l’instant, qui voient un intérêt dans la démarche, celle de connaître la qualité de l’eau de leurs puits. Outre l’analyse des nitrates, nous calculons le pH, la conductivité, c’est-à-dire la quantité de sels minéraux dans l’eau, son taux d’oxygène et sa température. C’est gratuit et ce sera un suivi régulier. Ces informations seront rendues publiques mais resteront anonymes ».

11 janvier 2018 Marie-Line Quéau

Contacts:

Mél: qualite.eau@epab.fr

tél: 02.29.40.41.27 ou 07.87.21.19.41.

http://www.letelegramme.fr

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14 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

kemperle taol kurun (ouest france)

taol ku

Taol Kurun : changer de regard sur le nucléaire

Pour sa 24e édition, le festival de culture bretonne du pays de Quimperlé invite l’association Roz-Glas et le réalisateur Larbi Benchiha pour évoquer mines d’uranium, bombe A et radioactivité.

La 24e édition du festival de culture bretonne Taol Kurun porte sur le thème « Changer de regard ». Pour changer le regard du public sur le nucléaire, l’association Roz-Glas organise une exposition et projette, en partenariat avec les cinéphiles de Chlorofilm, deux documentaires du réalisateur Larbi Benchiha.

Les sujets évoqués sont les anciennes mines d’uranium de Bretagne qu’Areva doit dépolluer, les essais nucléaires réalisés au Sahara et à Mururoa et leurs conséquences sur la santé des hommes et des femmes, militaires et civils, qui y ont participé. « Beaucoup de gens, quand ils allument la lumière, ne font plus le lien avec le nucléaire, assure Fanny Chauffin, membre de l’association Roz-Glas et cofondatrice du festival Taol Kurun, aujourd’hui chapeauté par Ti ar vro bro Kemperle. En venant voir l’exposition et le film, ils changeront de regard. »

Témoins invités

L’exposition est visible à la librairie Penn da Benn, à Quimperlé. Elle propose les images du tournage des documentaires de Larbi Benchiha, au Sahara et en Polynésie.

Elle répond à la soirée cinéma de mardi 16 janvier, à 20 h 30, au cinéma La Bobine de Quimperlé (4,50 €).

Le réalisateur sera présent pour discuter avec le public après la projection de son repérage La France radieuse et de son documentaire Bons baisers de Mururoa. « J’invite des témoins de ces époques à venir, indique le réalisateur Larbi Benchiha. Entre 1966 et 1976, 150 000 civils et militaires ont participé aux essais nucléaires, dont 50 000 Bretons. »

Depuis 2007, Larbi Benchiha, qui a fait toute sa carrière à France 3, mène un travail de fond sur ces sujets. Depuis sa retraite, il s’y consacre à plein-temps. « Un jour, on m’a dit : tu vas couvrir le procès d’une veuve d’un vétéran du Sahara contre l’État français. C’est là que tout a commencé. » Quand un lanceur d’alerte sur les conséquences des essais nucléaires français lui assure « c’est chez toi que ça a commencé », Larbi Benchiha commence ses recherches, dans son pays natal, l’Algérie. Il découvre vite « une cata. »

En discutant avec des membres de la Criirad, Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, il comprend qu’il doit « commencer par le début, les mines d’uranium. »

Son chemin croise celui de l’association Roz-Glas. Implantée à Arzano, elle fête ses dix ans cette année. Elle est née de la découverte à Guilligomarc’h d’une « radioactivité étonnante » liée à l’exploitation ancienne d’une mine d’uranium. L’association enquête depuis et poursuit son combat pour obtenir la dépollution des sites par Areva. En Bretagne, elle dénombre 25 anciennes mines dont celles qui se situaient sur le filon qui allait de Guilligomarc’h à Pontivy dans le Morbihan. « Nous assurons une veille citoyenne » appuie Fanny Chauffin.

12/01/2018 Béatrice Griesinger

https://www.ouest-france.fr

Festival Taol Kurun

Vous ne verrez plus jamais le pâté Henaff de la même manière avec la pièce « La petite boîte bleue, 100 ans de correspondances » d’Anthony Sérazin. Marc Pion, agriculteur de Trégunc présentera sa conférence gesticulée « Du tracteur à l’âne ». Drôle de titre et pourtant c’est l’histoire d’un paysan qui, à l’âge de 12 ans découvre et déteste le tracteur, et qui, aujourd’hui, travaille la terre avec des ânes.

Vous serez invités à créer et partager lors des différents stages et ateliers pour faire soi-même, faire différemment, récupérer, réutiliser, pour un nouveau mode de consommation ? Pour changer de regard sur les migrations dans le monde, sur l’électricité produite à 90% par l’industrie nucléaire avec les films et l’expo de Larbi Benchiha, pour changer de regard sur ce qui nous relie aux arbres avec le concours de haikus, sur les objets du quotidien revisités avec le concours photos…

Et les incontournables reviendrons : festoù-noz, stages de breton, de musiques, de danses, stages, ateliers, lectures, contes…

www.tiarvro-brokemperle.org

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14 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

pommes (france info)

pomme

Les pommes françaises sont bien empoisonnées aux pesticides, la justice donne raison à Greenpeace

L’association Nationale Pomme Poire (ANPP), qui défend de nombreux arboriculteurs nor- mands voulait interdire à Greenpeace d’utiliser le titre « pommes empoisonnées » aux pesticides dans son rapport sur la contamination des vergers français aux produits phyto-sanitaires.

L’association nationale Pomme Poire (ANPP), qui demandait à la justice de contraindre  Greenpeace de modifier le titre d’un rapport commençant par « Pommes empoisonnées », a vu sa demande rejetée mardi par le tribunal de grande instance de Paris. Publié en juin dernier, le rapport « Pommes empoisonnées  » Mettre fin à la contamination des vergers par les pesticides grâce à l’agriculture biologique« , expliquait que les producteurs de pommes continuent à utiliser des cocktails de pesticides dans de nombreux pays européens.Dans son ordonnance, la juge Catherine David, statuant en référé, a estimé que   »ce n’est pas la réputation de la pomme qui est mise en cause« , « mais celle des pesticides utilisés pour cultiver les pommes, ce qui n’est pas objectivement contestable« .

L’ordonnance fait valoir que « le consommateur est doué de raison et sait pertinemment que si les sols et l’eau sont contaminés, les produits agricoles qui poussent sur ces sols à l’aide de cette eau le sont également ».

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Si bien que « dire que les pommes sont empoisonnées lorsqu’elles poussent sur des sols remplis de pesticides ne constitue pas un propos dénigrant, dès lors qu’il s’appuie sur une base factuelle réelle, même si le rapport n’est pas construit avec une rigueur toute scien-tifique ». L’association de défense des arboriculteurs envisage de faire appel de la décision de justice.La France, première puissance agricole européenne, est également championne du taux de pesticide dans le sang de ses habitants. Selon une étude de l’institut de veille sanitaire, ils sont présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans ceux des Américains ou des Allemands.

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France 3 Normandie  10/11/2015
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Commentaire: Et tous ces pesticides différents (en « cocktails ») interagissent dans notre organisme!

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