Archive | Luttes écolos en Bretagne

13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

fermons les industries fossiles!

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

urgent (courrier inter)

climat

Climat : il est urgent de “laisser le pétrole, le gaz et le charbon dans le sol”

Une étude affirme que de vastes quantités de pétrole, de gaz naturel et de charbon devront demeurer inexploitées pour que le monde puisse avoir 50 % de chances de respecter l’accord de Paris sur le climat. Pour le Canada, quatrième producteur mondial d’or noir, la prescription est sévère.

“Pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris, le pic mondial de production de pétrole et de gaz naturel aurait dû se produire l’année dernière”, lance Axios. Le site américain fait référence à une étude réalisée par des scientifiques de l’University College de Londres, dont les conclusions frappantes ont été publiées dans la revue Nature.

Selon les chercheurs, pour que l’humanité se donne 50 % de chances de limiter le réchauffe-ment planétaire à 1,5 °C, il faudra que 58 % du pétrole de la planète, 59 % de son gaz et 89 % de son charbon, sur la base des réserves de 2018, [demeurent] non exploités en 2050”, rapporte The Hill.

Pour y parvenir, toutes les ressources pétrolières et gazières non exploitées de l’Arctique devraient être laissées intactes”, ajoute Axios. Cela implique, par exemple, que la production de pétrole aux États-Unis chute de façon constante jusqu’en 2050. L’étude met également en garde contre d’‘énormes risques de transition’ pour les pays dont les économies dépendent fortement de la production de pétrole et de gaz, comme Bahreïn, l’Arabie Saoudite et le Koweït.

Le Canada est invité à faire sa part, et elle est importante, signale le site : Au Canada, 83 % des réserves de pétrole ne seraient pas exploitables dans un scénario de 1,5 °C, incluant 84 % des 49 milliards de barils de réserves estimées dans la région des sables bitumineux”,

[...]

Martin Gauthier  10/09/2021

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10 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

c’est la fin (odn)

 sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon
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Démantèlement : n’être ni pressé… ni  pauvre !
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Arrêter définitivement un réacteur nucléaire est une (bonne) chose, le démanteler en est une autre. On rira donc bien en lisant le titre de la dépêche AFP, qui semble s’essayer à l’humour : « le démantèlement de la centrale de Fessenheim est en bonne voie ». Pour un peu, on croirait que l’opération touche à sa fin alors que,  officiellement, selon EDF, l’arrivée est prévue pour 2040 ! Mais 2040 est déjà la date prévue pour la fin du démantèlement du réacteur de Brennilis, arrêté depuis… 1985 ! Si le timing est respecté, ce qui n’est jamais le cas dans le nucléaire, il aura donc fallu 55 ans pour démanteler ce tout petit réacteur (70MW de puissance).

A titre de comparaison, la centrale de Fessenheim, arrêtéee seulement depuis un an, comprend deux réacteurs de 900 MW chacun, c’est à dire des mastodontes par rapport à Brennilis : il ne serait pas étonnant qu’il faille à nouveau 50 ans ou plus à EDF pour arriver au bout de ce chantier. Alors quand on lit que l’opération est « en bonne voie »… Et encore, il faut faut aussi évoquer la question financière : dans un rapport paru en 2005, la Cour des comptes faisait état d’un coût de 482 millions d’euros pour le démantèlement de Brennilis, c’est à dire 20 fois plus qu’estimé en 1985. Ce coût serait maintenant estimé à 850 millions d’euros, soit 35 fois ce qu’annonçait EDF au départ !

Alors il y a de quoi être terrifié par le coût à venir du démantèlement des deux réacteurs de Fessenheim… et des 56 autres réacteurs encore en service ! Et ceci sans oublier la dizaine de réacteurs de première génération arrêtés de longue date (à Chinon, Saint-Laurent, Bugey, etc) et qui attendent leur tour. Le nucléaire est une énergie de lâches qui se gavent de leur vivant en léguant leurs excréments radioactifs (et les factures associées) aux générations suivantes…

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Un an après l’arrêt, le démantèlement de Fessenheim en bonne voie
AFP, 25 juin 2021 : https://cutt.ly/MQZHiZV
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Le démantèlement de la centrale de Brennilis sera achevé en 2040
France bleu, 15 juillet 2021 : https://cutt.ly/nQZEosI
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Brennilis. Le coût du démantèlement de la centrale revu à la hausse
France3, 16 juillet 2021 : https://cutt.ly/gQZEvoC

nuk
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Nucléaire : le début de la fin…
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Si nous affirmons depuis des années que l’industrie nucléaire est en déclin rapide et irréversible, ce n’est pas par engagement antinucléaire mais juste parce que… c’est la stricte vérité. En 2001, l’atome permettait de produire 17 % de l’électricité mondiale, aujourd’hui c’est tout juste 10 % : ce n’est pas une baisse mais un véritable effondrement. Cette part s’est stabilisée depuis environ 5 ans mais la chute va désormais reprendre avec les fermetures de plus en plus nombreuses de centrales : en grande majorité, les réacteurs en service sur Terre ont plus de 30 ans, voire 40, et ils vont fermer en masse dans les années à venir. Tant et si bien que même l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) est amenée à réviser ses prévisions à la baisse. Elle envisage ainsi deux scénarios : un premier qui verrait la consommation mondiale d’énergie baisser et, dans le même temps, de nombreux réacteurs nucléaires être construits : même dans ce cas totalement improbable, la part du nucléaire stagnerait aux alentours de 10 à 11 %.

L’AIEA, dans un moment de lucidité, a aussi publié un scenario bien plus réaliste, avec peu de réacteurs mis en services, qui verrait la part de l’atome tomber à 8,2 % en 2030, à 6,4 % en 2040, et à 5,7 % en 2050. Nous estimons d’ailleurs que c’est bien avant 2050 que l’atome descendra à 5 %, et même en dessous. Avant de se diriger enfin vers le zéro absolu.

Quoi que l’on pense de ces énergies, l’éolien et le solaire (cumulés) ont pour la première fois produit plus que le nucléaire pendant un semestre (début 2021) dans le monde entier : 10,53 % contre 10,05 %. Avec l’hydroélectricité et les autres sources, les renouvelables produisent déjà près de 30 % de l’électricité mondiale (part en augmentation continue) contre 10 % de l’atome (part en déclin irréversible). Les jeux sont faits…

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L’AIEA abaisse son estimation de la part du nucléaire dans la production électrique mondiale
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Publication chiffres AIEA, 23 juillet 2021 : https://cutt.ly/2QZRqNG

Production électrique mondiale : pour la première fois, l’éolien et le solaire dépassent le nucléaire
La Tribune, 26 août 2021 : https://cutt.ly/9Wpy7C4

nukleyaire
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C’est le changement climatique qui s’attaque au nucléaire, non l’inverse 

Cela fait plus de 20 ans que les nucléocrates tentent d’instrumentaliser la crise climatique pour essayer de sauver leur sale industrie et certainement pas le climat dont ils n’ont en réalité que faire. En son temps, c’est à dire avant de s’échapper en nous laissent des milliards d’euros de dettes, Mme Lauvergeon (Areva) inondait déjà les médias de publicités mensongères sur les prétendues vertus climatiques de l’atome.

Aujourd’hui, les atomistes (comme le saltimbanque Janvovici) tentent encore de tromper l’opinion sur le même thème, mais en réalité, il apparaît désormais clairement que c’est le changement climatique qui s’attaque au nucléaire et non l’inverse ! Même l’AFP, habituel relais discipliné des positions gouvernementales (et donc pronucléaires) , ne peut éviter de traiter le sujet : « Sécheresse, canicules, raz-de-marée… : les centrales nucléaires sont sur la ligne de front du changement climatique ». Mais elle se rattrape aussitôt en assurant que les centrales « doivent s’adapter pour continuer à fonctionner en toute sûreté dans des conditions extrêmes. » Bla bla bla…On sera bien mieux informé sur cette question brûlante en lisant les dossiers publiés par The Ecologist (en anglais) et par le toujours excellent Reporterre.

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Les centrales nucléaires face aux risques liés au changement climatique
AFP, 5 juillet 2021 : https://cutt.ly/ZQGSz5u
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Quand le changement climatique s’attaque au nucléaire
TheEcologist, 14 juillet 2021 : https://cutt.ly/uQGA1Hx
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L’accès à l’eau, un enjeu crucial pour le nucléaire
Reporterre, 6 août 2021 : https://cutt.ly/LQZNRRE


Observatoire du nucléaire

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10 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

algues vertes (france info)

Sur cette plage bretonne, jusqu’à 600 tonnes d’algues vertes ramassées en une journée

https://www.francetvinfo.fr/

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10 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

iter (odn)

iter-robot
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Les projets nucléaires stupides (pléonasme)
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Engagée dans un déclin irréversible (voir plus bas), l’industrie nucléaire n’en perd pas pour autant ses bons vieux réflexes, à savoir faire des effets d’annonce tonitruants. Ce sont assurément des milliers de nouveaux réacteurs qui ont été annoncés depuis des années un peu partout sur Terre, pour finalement quelques pauvres unités réellement mises en construction. Ce mois-ci, c’est un obscur nucléocrate de Bagdad qui évoque pas moins de 8 réacteurs à venir en Irak, pays aux finances exsangues et dont la stabilité interne et externe est pour le moins chancelante. Ces réacteurs ne verront jamais le jour mais il faut croire que cela reste toujours valorisant de faire de telles annonces. L’annulation fera l’objet d’un infime communiqué en bas de page dans quelques mois ou années, avant probablement d’autres effets d’annonce aussi ridicules…

Après d’autres médias (cf revue de presse précédente), c’est Le Monde qui s’aventure à annoncer l’avènement des « petits réacteurs modulables » (SMR), après avoir longtemps assuré que l’avenir était aux mastodontes comme l’EPR. De même, Le Monde se laisse aller à annoncer « une « avancée historique » réalisée par un laboratoire américain » vers la maîtrise de la fusion nucléaire.

Nous ne résistons donc pas au plaisir de rappeler au quotidien du soir que, le 12 novembre 1991, il annonçait « Les Européens franchissent un pas décisif dans la fusion thermonucléaire » et le 12 décembre 1993 « Les Américains effectuent une percée dans la fusion thermonucléaire ». 30 ans plus tard, toujours les mêmes annonces aussi ridicules que tonitruantes.

Pour ce qui est de faire du vrai journalisme et non du blabla, on se tournera vers Reporterre qui publie un remarquable dossier en trois temps sur Iter et la fusion nucléaire. Pour mémoire, si jamais il est terminé et arrive à fonctionner, Iter n’est pas prévu pour produire de l’électricité mais au contraire en consommer d’immenses quantités, dans le seul but de maintenir un plasma de fusion pendant 400 secondes. Et dire que c’est avec ça que nos « élites » veulent lutter contre le changement climatique…

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L’Irak veut construire huit réacteurs nucléaires d’ici 2030
AFP, 15 juin 2021 : https://cutt.ly/rQZbFVl
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La course aux petits réacteurs nucléaires est lancée
Le Monde, 10 août 2021 : https://cutt.ly/xQZ6jT8
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Fusion nucléaire : une « avancée historique » aux USA
Le Monde, 18 août 2021 : https://cutt.ly/eWpaP60
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Avec Iter, la fusion nucléaire pour « bientôt »…
Trois articles de Reporterre, 16/17/18 juin 2021 : https://cutt.ly/0QZm2gd
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08 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

faucheurs (moelan)

gendarmerie

VENDREDI 10 Septembre 10H gendarmerie de Moëlan sur mer

Il nous est reproché notre intrusion au Conseil Régional à Rennes, le 10 juillet 2020, lors de la
séance où les Elu.e.s échangeaient sur le thème de la BIODIVERSITE en Bretagne.
Cette entrée inattendue, s’est déroulée sans violence comme s’y sont engagé-es les faucheur-euses en signant la Charte du Collectif.

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Nous, lanceur-euses d’alerte, n’ayant pas pu atteindre l’hémicycle, voulions une nouvelle fois
dénoncer la politique agricole bretonne mortifère et les discours mensongers largement assénés et diffusés.
Après avoir mené de nombreuses actions, tant au niveau national que régional, depuis 2003 :

1 – Destruction de soja OGM, provenant principalement d’Amérique du Sud, et destinées, en grande
partie aux élevages bretons et français, dans les ports de Lorient, Brest, Montoir de Bretagne(44)
2 – Interventions dans de nombreux magasins ou coopératives, vendant ou distribuant des aliments
(pour humains ou animaux) contenant des OGM ainsi que des pesticides (Triskalia, Limagrain)
3 – Fauchages en plein champ de cultures considérées comme OGM par la Cour Européenne de
Justice.
4- Blocages de multinationales de production ou de transformation d’aliments «poison» ou de
produits toxiques.(Bunge, Monsanto,…)

Depuis 2003, nous, faucheur-euses, avons tenté d’alerter, sans succès, ni aucune écoute, les
autorités et les Elu.e.s, sur l’agriculture business que le Conseil Régional encourage et subventionne avec nos impôts : subventions que le Conseil Régional accorde à l’agriculture industrielle et qui dépassent de très loin les aides à l’agriculture durable et biologique.

Une demande de RDV avec Mr O.Allain a eu lieu au port de Brest le 6 décembre 2019, lorsque
nous avons mis a l’arrêt l’outil de déchargement de l’entreprise BUNGE. Sans aucune réponse nous avons donc décidé de nous inviter à cette session du Conseil régional du 10 juillet 2020.

Nous voulons toujours montrer l’urgence : l’Amazonie brûle, les déforestations s’amplifient, leurs
habitants sont chassés, spoliés, leurs enfants malades ou anormaux ….Leurs défenseurs militants s’y font assassiner.( lien vers IUCN). mais les Elu.e.s breton-nes continuent à fermer les yeux sur les importations de soja/colza OGM à Brest, Lorient et Montoir.

Nous voulons toujours mettre en lumière les doubles discours et particulièrement, celui de Mr
Olivier Allain, alors Vice-Président chargé de l’agriculture, sur l’agroécologie, qui ne sont que des
voeux pieux alors que la Bretagne et en particulier le Morbihan, se distinguent par l’utilisation
massive des pesticides et dans la pollution de l’environnement.

Nous voulons toujours les interroger sur les subventions que la Région Bretagne alloue aux
méthaniseurs, ( aujourd’hui « shadoks » d’O. Allain-France3) aux poulaillers, porcheries-usines qui ne font qu’accélérer la ruine de l’agriculture paysanne, l’endettement des agriculteurs au profit des banques et grandes entreprises de l’agro-alimentaire, la diminution drastique de l’emploi agricole et l’atteinte à la santé des travailleurs et consommateurs.

Nous voulons aujourd’hui encore qu’ils se sentent bousculés dans leurs habitudes d’Elu-es
intouchables dont les jérémiades patrimoniales ne sont que le reflet de leur incurie.
Nous ne nous excusons nullement d’avoir fait une entorse à la bienséance en voulant ouvrir ces
portes qu’ils veulent laisser fermées à toute discussion .

Nous, Faucheuses et Faucheurs Volontaires affirmons et assumerons notre désobéissance civique. Faudra -t-il « couler » une cargaison OGM dans ces ports pour que cela s’arrête? …et qu’enfin s’ouvre devant les tribunaux ou dans les instances politiques habilitées le débat nécessaire sur le modèle industriel et agricole breton et français actuel.

N’oublions pas que les juges du tribunal de Perpignan, ont conclu que les Faucheur-euses
Volontaires agissaient en état de nécessité.

Notre présence ce vendredi matin 10 juillet 2020 était un nouveau cri d’alerte et une mise en
demeure, à nos Elu.e.s du Conseil Régional, pour la responsabilité des Conseils Régionaux en
Bretagne et ailleurs, de nous écouter et de nous rendre des comptes.Nous ne laisserons plus l’omerta perdurer sur le sujet de l’Agro-Business Breton.

VENDREDI 10 Septembre 10H gendarmerie de Moëlan sur mer(29)
vous êtes les bienvenu.e.s avec votre bonne humeur, vos chants, pour un rassemblement de soutien.

Contacts : 06 87 16 06 06

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08 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

café théodore (tredrez-locquemeau)

algues-vertes-2

PROJECTION PUBLIQUE AU CAFÉ THÉODORE À LOCQUÉMEAU JEUDI 9 SEPTEMBRE à 20 h 30

Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre vous invite à une projection publique en direct de l’émission d’Envoyé Spécial sur France 2 d’Elise Lucet des Hommes et des algues JEUDI 9 SEPTEMBRE à 20 H 30 au café Théodore à Tredrez-Locquémeau.
La projection sera suivie d’un débat autour du livre Algues vertes, un scandale d’Etat. Nitrates et gaz toxiques, 50 ans de déni d’Yves-Marie Le Lay aux éditions Libre et solidaire.

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01 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

giec (npa)

marmotte

Le pays où une marmotte peut prédire le climat, les scientifiques non!

Le 6e rapport du GIEC confirmé par les calamités de l’été

Les scientifiques du GIEC sont formels : « Le changement climatique se généralise, s’accélère et s’intensifie ». Les méga-feux en Russie, Turquie, Grèce, France, Algérie et aux États-Unis, les précipitations et inondations catastrophiques en Belgique, Allemagne, Chine et en Inde en attestent.

Le groupe 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a remis son rapport cet été (1 400 pages qui synthétisent 14 000 articles scientifiques). 234 auteurEs de 66 nationalités y ont travaillé.

Est également publié un « Résumé pour les décideurs », pour nous toutes et tous donc (1) ! Pour la première fois, le GIEC a examiné de près les événements extrêmes qui se multiplient. On sait maintenant qu’il y aura des « points de basculement », notamment une possible montée des eaux de 5 mètres. Le consensus est de plus en plus solide : « sans équivoque », ce sont les activités humaines qui ont réchauffé l’atmosphère, les terres et les océans depuis 1750, « chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 ».

Pluies diluviennes et incendies à travers la planète

Été après été, on pourrait s’habituer. Et pourtant on est surpris par l’ampleur des phénomènes : à Cologne, à la mi-juillet, il est tombé en quelques heures autant de pluie qu’en juillet-août en année normale, 200 personnes ont trouvé la mort dans cette région de l’Allemagne et le jeu politique lui-même a été très fortement bousculé. La dispute sur l’enjeu climatique fait rage.

Le feu a de nouveau embrasé la planète. En Grèce, les événements ont pris le tour d’une catastrophe nationale tant la canicule qui avait précédé les méga-feux, la casse sociale, la spéculation foncière et le dynamitage des services publics ont tout aggravé. Tout est imbriqué : on signale des centaines d’espèces animales mises en danger par les incendies comme le cerf élaphe en Grèce ou la tortue d’Hermann dans le Var.

Que faire ?

Le groupe (1) du GIEC avait pour mandat d’établir un constat sur des bases scientifiques fortes, la mission de préconiser revenant aux groupes 2 et 3 qui rendront leurs rapports en 2022. Ce 6e rapport ne se contente pas d’un seul scénario, examine plusieurs « futurs climatiques possibles » avec des réductions d’émissions de C02 différenciées.

Mais en n’osant pas envisager un changement de cap aussi radical que celui engagé au 18è siècle, cette entrée dans le dur du capitalisme industriel, en n’osant pas souligner la nécessité d’un changement de civilisation, les trajectoires de secours examinées sont toutes techniques, capitalo-compatibles : « technologies à émissions négatives, TEN » (captation et séquestration de gigantesques quantités de C02 sous terre) à l’état de prototypes à ce jour, avec des conséquences redoutablement dangereuses sur le plan social et écologique, ou « technologies bas carbone », le nucléaire pour parler clair (2).

Besoin de radicalité…

Certains rédacteurs comme le français Christophe Cassou expriment pourtant cette urgence absolue de mesures radicales : « Sans réduction des émissions de gaz à effet de serre immédiate, forte, soutenue et à grande échelle, on ne pourra pas limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C. Il faut y aller sans détour ni tergiversation. » (3) En sachant qu’il faudra remettre en cause le productivisme, le consumérisme, la propriété privée des grands groupes. Comme le dit Daniel Tanuro : « L’alternative est dramatiquement simple : soit l’humanité liquidera le capitalisme, soit le capitalisme liquidera des millions d’innocentEs pour continuer sa course barbare sur une planète mutilée et peut-être invivable. »

… et d’action large !

À 60 jours de la COP26 à Glasgow, signalons déjà la mobilisation mondiale du samedi 6 novembre. Que cette échéance soit l’occasion pour nous d’avancer nos propositions qui visent à prendre soin des personnes et des écosystèmes, à écologiser le social et à socialiser l’écologie. Se dessineront alors les contours d’une autre société, l’écosocialisme.

  • 1. 1 – « Rapport du GIEC, résumé pour les décideurs », traduction française simple et non officielle : https://resumegiec.wordpress.com/2021/08/11/rapport-du-giec-resume-pour-les-decideurs/
  • 2. 2 – Voir l’analyse du rapport par Daniel Tanuro, sur le site de la Gauche anticapitaliste (Belgique) : https://www.gaucheanticapitaliste.org/au-bord-du-gouffre-le-scenario-que-le-giec-ne-modelise-pas/
  • 3. 3 – Cité dans Mickaël Correia, « Rapport du Giec : le changement climatique s’aggrave », Mediapart, 9 août 2021.
Commission nationale écologie
  • 2/09/2021

https://lanticapitaliste.org/

Lire aussi:

En 1972, un modèle du MIT a prédit l’effondrement de notre civilisation pour 2040, et jusqu’ici il ne s’est (presque) pas trompé

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

méthanisation (fr3)

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La méthanisation : « Un système de Shadoks », selon Olivier Allain

Un an après l’accident du méthaniseur de Châteaulin, le Breton Olivier Allain nous livre sa vision sur cette énergie. Eleveur, il a coconstruit le programme agricole du candidat Macron en 2017. Elu, il a été en charge de l’agriculture à la Région et a exercé des responsabilités à la FDSEA.

Produire de l’énergie à partir de nos déchets et entre autres nos déchets agricoles, l’idée était séduisante. En tout cas, sur le papier. Les méthaniseurs ont donc fleuri en Bretagne, région d’agriculture intensive.
Ces équipements transforment les déchets (environ 75% sont des effluents d’élevage) en énergie verte sous forme de biogaz. Les résidus restants, le digestat, servent quant à eux de fertilisant sur les cultures.
Autre avantage, cette production d’énergie représentait une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs.

153 unités de méthanisation en Bretagne, dont 121 sur des exploitations agricoles

C’est ainsi qu’en janvier 2021, l’ADEME (agence gouvernementale pour la transition écologique) dénombrait 153 unités de méthanisation en Bretagne, dont 121 installées sur des exploitations agricoles. Les 32 autres étant des centrales dirigées par des groupements d’agriculteurs, des collectivités locales ou des entreprises.
Parmi elles, Engie. Et c’est justement l’accident de sa centrale biogaz de Kastellin à Châteaulin dans le Finistère, il y a un an, qui a jeté un pavé dans le mare.

Le 17 août 2020, 400 000 litres de digestat se déversent dans l’Aulne, 51 communes finistériennes, 180 000 habitants, sont privés d’eau potable pendant plusieurs jours. Et bien sûr les conséquences sont considérables sur la faune et la flore.

Méthaniseurs, Dr Jekyll ou Mister Hyde ?

Dès lors, les questions fusent. Les méthaniseurs tiennent-ils plutôt de Dr Jekyll ou de Mister Hyde ? Nous avons posé la question à Olivier Allain.

Eleveur allaitant dans les Côtes-d’Armor, à la tête d’un cheptel de 130 bêtes, l’homme est un incontournable quand il s’agit d’agriculture en Bretagne. Adhérent de Territoires de progrès, l’une des branches de LREM, il a murmuré à l’oreille du candidat Macron son programme agricole lors de la campagne présidentielle de 2017.

Membre de la FDSEA, il a été président de la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor avant d’embrasser une carrière politique. Proche de Loïg Chesnais-Girard, il a exercé les fonctions de vice-président de la région Bretagne en charge de l’agriculture avant de rejoindre la liste du candidat LREM, Thierry Burlot, aux dernières élections régionales.

Longtemps, il a cru en cette énergie verte. Il l’a défendue bec et ongles avant de changer d’opinion pour devenir l’un de ces plus virulents détracteurs. Olivier Allain nous en explique les raisons.

  • Pourquoi un tel revirement ?

Olivier Allain :  » D’abord pour des questions de coûts. Le prix de l’électricité produite grâce à des méthaniseurs atteint 22 centimes le kilowatt-heure (kWh) quand celle produite par de l’éolien terrestre est autour de 8 centimes.

De plus les prix sont garantis durant 15 ans, donc pour une unité de 300 kWh (unité moyenne), ça représente 5 à 6 millions d’euros de subvention.
C’est un coût phénoménal pour la CSPE (contribution au service public de l’électricité pour aider les énergies vertes) que chaque foyer paie, quelque soient ses revenus, via sa facture d’électricité.

Il faut ça pour que la méthanisation soit rentable car ça revient très cher. En plus de cette subvention à la production, il y a des aides à la construction. Une unité de méthanisation coûte entre 1 et 3 millions d’euros. Et là, l’Etat revient à la rescousse via l’ADEME à hauteur de 400 000 à 500 000 € (15 à 20%) ».

  • Mais s’il y a un vrai service rendu en termes de gestion de déchets, cette contribution se justifie?

Olivier Allain :  » Oui, s’il y avait un vrai service rendu, mais là aussi la question se pose. La méthanisation ce n’est pas simple à faire, c’est instable. On reproduit la panse d’une vache, donc il faut ajouter du maïs en plus du lisier et des autres déchets pour stabiliser l’installation.
Or quand on produit du maïs, il y a des aides de la PAC. Il faut de l’engrais azoté, utiliser une ensileuse, transporter le maïs et jamais on ne mesure le bilan carbone complet. On arrive dans certaines unités à des systèmes de Shadoks. Certains vont chercher du maïs à des centaines de kilomètres. Il faut que ça marche, vu l’investissement engagé. »

  • Il y a donc un impact sur le cours du maïs ?

Olivier Allain : « Je n’irai pas jusque-là. Mais c’est vrai qu’un agriculteur est prêt à payer n’importe quel prix pour alimenter son méthaniseur car c’est très rentable. Je vous donne un exemple : je vends le maïs que je produis environ 1200 €/ha à la coopérative. Si je le fais passer dans un rumen de vache laitière, je vais le valoriser à 2000-2500 €/ha. Si je le mets dans une unité de méthanisation, il est valorisé aux alentours des 4000 €. Le vendeur de maïs va donc vendre au plus offrant. »

  • Quelle conclusion en tirez-vous ?

Olivier Allain : « Je ne reproche pas aux agriculteurs de se lancer dans la méthanisation. En revanche, je reproche aux politiques de mettre des conditions économiques (NDLR : le prix élevé de rachat du kWh produit par la méthanisation) sans en mesurer l’impact financier, écologique… Il faut prendre le problème de manière systémique sinon on fait n’importe quoi. Je connais des éleveurs qui ont arrêté l’élevage pour ne se consacrer qu’à la méthanisation. Quand c’est bien fait, c’est très rentable. Mais à coup d’argent public ! »

L’avenir de la filière

Utiliser des terres agricoles pour produire de l’énergie pose évidemment la question de l’utilisation de la terre nourricière. A cela s’ajoutent les problèmes de pollution environnementale, comme celle de Châteaulin. Pourtant la promesse de transformer les déchets en énergie paraît alléchante. Les décideurs politiques vont donc devoir trancher cette question. Deux solutions s’offrent à eux : interdire cette technologie, ou revoir sa réglementation.

Une mission d’information sur « la méthanisation dans le mix énergétique : enjeux et impacts » se déroule actuellement au sénat. Son rapporteur, le député écologiste d’Ille-et-Vilaine, Daniel Salmon, remettra ses conclusions le 5 octobre prochain.

L’Europe aussi travaille sur la question. Ses décisions sont attendues en fin d’année 2021.
Aujourd’hui, la région Bretagne ne finance plus d’unité de méthanisation. Mais d’autres collectivités locales peuvent continuer à le faire.

28/08/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Finistère : la fuite d’une cuve de méthanisation à l’origine d’une pollution de l’Aulne

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

plogoff (fr3)

plog

Plogoff. Une marche contre le nucléaire et un passage de témoin aux nouvelles générations

A Plogoff, la marche annuelle en mémoire de la lutte contre le projet de centrale nucléaire avait un goût particulier ce dimanche 29 août. Il y a 40 ans, François Mitterrand, nouvellement élu, abandonnait l’idée d’implanter une centrale nucléaire dans cette commune du Finistère.

Ils sont partis du bourg de Plogoff et ont marché jusqu’à la pointe de Feunteun Aod, là même où une centrale nucléaire a failli voir le jour au début des années 80. Un projet, symbole de la lutte anti-nucléaire, qui a déclenché les foudres des militants à la fin des années 70. Jusqu’à ce que finalement, en 1981, le président Mitterrand, fraîchement élu, mette fin à cette idée de centrale.

Un symbole important

Depuis 8 ans, une marche est organisée pour commémorer ce bras de fer. Une marche festive et en musique.
Jeanne Mourge se souvient : « Ça a été quelque chose de fort pour Plogoff, pour toute la Bretagne et pour la lutte anti-nucléaire. Et même pour tous les projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, là aussi on y était. »

« C’est un soutien symbolique important qui donne espoir à d’autres luttes, abonde Jean Moalic, président de Plogoff Mémoire d’une Lutte. Il n’y a pas beaucoup de projets nucléaires qui ont été abandonnés, donc c’est un symbole important. »  La lutte et surtout la victoire obtenue à Plogoff représente un relais que les anciens souhaitent passer aux jeunes.

Un passage de relais à la jeunesse

« Il y a en Europe un mouvement auprès de la jeunesse depuis 2 ou 3 ans sur le climat, témoigne Fañch Le Henaff. C’est important de faire le lien avec l’actualité. Macron a encore le projet de six petits EPR en France. »

« Le nucléaire est une technologie du passé, poursuit Chantal Cuisnier de Sortir du Nucléaire. A Flamanville, on atteint une facture astronomique de 19 milliards pour un réacteur qui ne marchera sans doute jamais. »

Après un pique-nique sur le site magnifique de Feunteun Aod, la centaine de marcheurs a pris le chemin du retour, direction le bourg de Plogoff. Où à n’en pas douter, ils se retrouveront l’année prochaine.

29/08/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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