Archive | Luttes écolos en Bretagne

21 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

restic brest

restig
Déclaration d’utilité publique
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Ce jour, la Cour Administrative d’Appel de Nantes à confirmé le jugement du Tribunal Administratif de Rennes du 25 mars 2016, annulant l’arrêté préfectoral du 13 décembre 2012 de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) du projet de voie de liaison entre la RD112 et la RD205 passant  par la vallée du Restic.
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Le résultat de ce recours porté par l’association Agir pour un Environnement et un Développement Durables (AE2D) partenaire du Collectif et des riverains marque un sérieux coup d’arrêt porté à ce projet.
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Sans cacher notre joie d’avoir réussi à préserver la Vallée jusqu’à ce jour, ne mésestimons pas le porteur du projet qui tentera par tous les moyens d’obtenir une nouvelle DUP.
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Comptant toujours sur votre soutien et votre mobilisation.
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sauvegarde.vallee.restic@listes.infini.fr

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19 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ros glas (pontivy journal)

uranuium

Anciennes mines d’uranium en Bretagne : l’association Roz Glas conteste la dépollution made in Areva

Areva vient de débuter la dépollution de dix sites radioactifs à l’ouest de Pontivy. L’association Roz Glas émet de sérieux doutes sur le premier chantier de décontamination…

Patrick Boulé, président de Roz Glas : « Ici, à Ty-Gallen, on arrive à 2,5 fois le bruit de fond. »

Des cailloux en veux-tu en voilà. Pendant des décennies, du remblai provenant des mines d’uranium situées à l’ouest de Pontivy (Morbihan) a été distribué à qui voulait. Idéal pour reprofiler une cour de ferme ou pour remblayer un chemin de terre. Seulement, ces stériles miniers présentent une dose de radioactivité à faire pâlir de jalousie un ver luisant la nuit… Patrick Boulé, président de l’association Roz Glas :

Par endroits, on arrive à plus de 4500 chocs par seconde alors que le niveau normal est se situe entre 100 et 200 chocs par seconde.

Depuis sa création en 2010, cette association recense, informe et alerte la population et les pouvoirs publics sur les dangers que représentent les anciennes mines d’uranium et les stériles miniers radioactifs disséminés ici et là.

« Ils ont fait la moitié du boulot ! »

Poussé par les associations et l’État, Areva, qui a en charge la gestion des anciennes mines d’uranium, s’est vu contraint de décontaminer les sites les plus contaminés. En 2010, Areva a effectué des survols en hélicoptères pour recenser les zones contaminées. Entre 2011 et  2013, c’est au sol que des mesures ont été effectuées. « Si on est au-dessus de 0,6 milli sievert (mSv) par an, ils décontaminent d’office » (à titre d’exemple, une radiographie pulmonaire est d’environ 0,1 mSv).

Les sols sont alors décapés sur environ un mètre de profondeur.

L’objectif étant d’atteindre le seuil du bruit de fond, autrement dit le niveau normal. Dix sites à l’ouest de Pontivy, répartis sur quatre communes, sont concernés. Les sols contaminés seront ensuite envoyés à Persquen (Morbihan), dans l’ancienne mine de Prat-Mérien, où ils seront stockés. Le site de Prat-Mérien devrait ainsi accueillir 10 000 m3 de stériles contaminés, selon les estimations d’Areva. Areva a débuté ses chantiers de décontamination fin octobre 2017. Début décembre, tout devrait être terminé.

« On ne peut pas appeler ça une décontamination »

Premier site décontaminé : le chemin d’accès à l’ancienne mine de Ty-Gallen, sur la commune de Bubry. Sur une vingtaine de mètres, au plus près de l’ancienne mine, le chemin a été dé- caissé et remis en état. « Ici, on avait mesuré jusqu’à 1 000 chocs par seconde », raconte Patrick Boulé, qui allume son scintillomètre DG5, histoire de vérifier si la décontamination a été faite correctement.

Le bruit de fond, mesuré dans le champ à proximité, s’élève à 100-120 chocs/seconde. Au fur et à mesure que l’on progresse sur le chemin, sur une partie non décontaminée, le scintillo- mètre émet des bips de plus en plus rapprochés. Sur l’écran : 250, 320, 380, 420… 520 chocs/seconde.

« On est à 2,5 fois le bruit de fond. » Sur la partie décontaminée, les mesures reviennent à des niveaux normaux. Mais, sur les bas-côtés du chemin, le scintillomètre s’affole à nouveau : 600, 680 chocs/seconde. Patrick Boulé s’insurge :  On ne peut pas appeler ça une décontami- nation. La moitié du boulot a été fait. Areva a sous évalué la radioactivité des sites contaminés pour en réduire le nombre à nettoyer.

L’association Roz Glas conteste aussi le mode de calcul : « Areva mesure à un mètre du sol et ne mesure pas tout : les rayons alpha et bêta ne sont pas pris en compte. Areva ne prend en compte que des moyennes alors qu’il peut y avoir un point chaud, un endroit très radioactif, sur la zone. Nous, on voudrait qu’on décontamine les zones jusqu’à 0,3 mSv. Ce que préconise d’ailleurs l’Autorité de sûreté nucléaire… »

17 Nov 17

https://actu.fr/

Lire aussi

Roz Glas lance une souscription pour un détecteur gamma DG5

Contact:

Roz Glas, 2 rue de la Gare, à Kernascléden.

Tél. 02 98 71 74 94. Courriel : rozglas@laposte.net.

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18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

sauver les haies (france info)

Nature : il faut sauver les haies !

La France compte trois fois moins de haies qu’il y a un siècle. Arrachées par certains agriculteurs, elles sont pourtant essentielles pour notre écosystème.

Des champs entourés de haies, une mosaïque à perte de vue. Le bocage, élément clé de notre paysage, est essentiel à notre écosystème. Mais depuis des années, arbres et bosquets sont souvent arrachés, le patrimoine est menacé. En France, les haies sont pourtant proté- gées par de multiples textes.

Mais pour optimiser la surface agricole et gagner du temps, certains n’hésitent pas à arracher celles qui bordent leur parcelle.Dans les années 60, les très petites parcelles sont regroupées pour accroître le rendement : c’est le début de l’agriculture intensive, 750 000 kilomètres de haies sont supprimés. (On dit parfois la distance terre lune! Note du blog)

Un soutien financier

Les haies sont essentielles pour l’environnement, elles stabilisent et dépolluent les sols et servent d’abri aux animaux. Ces atouts justifient le soutien financier du département : une enveloppe de 5 000 euros, un pari sur l’avenir. Aujourd’hui, la France compte près de 700 000 kilomètres de haies, c’est trois fois moins qu’il y a un siècle.

16/11/2017

http://www.francetvinfo.fr/

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16 novembre 2017 ~ 1 Commentaire

guingamp (douar didoull)

gp

Guingamp : Rassemblement festif contre les projets miniers.

Le collectif Douar Didoull, « Pour la préservation de notre terre et contre les projets miniers », appelle à un

Rassemblement Festif

Contre les projets miniers Samedi 18 Novembre 2017

Sous-Préfecture Guingamp 14h30.

Sur le périmètre du permis dit de « Loc Envel », il n’y a eu, pour le moment, aucun travaux de forage d’entrepris. Cela est du d’une part, au travail d’explication et de mobilisation du collectif Douar Didoull (dont notamment 2  « Festivals des luttes » en 2016 et 2017 à Plougonver) et d’autre part au refus de plus de 600 propriétaires de laisser pénétrer Variscan Mines sur leurs parcelles.

La principale raison de s’opposer à ce projet néfaste est son incidence sur la qualité et la quantité de l’eau potable.

Les arrêtés sécheresse pris par la préfecture des Côtes d’Armor durant une grande partie de l’année 2017 montre bien la vulnérabilité de la ressource en eau, surtout avec les changements climatiques futurs annoncés par les scientifiques.

Le permis de « Loc Envel » a la particularité d’être situé dans une zone que l’on peut nommer le  « château d’eau de la Bretagne ».

En effet, les rivières et cours d’eau comme le Léguer, l’Aulne, le Blavet, Le Trieux prennent leur source dans cet endroit : c’est donc une zone bien plus large que la surface du permis qui sera impactée ! Rappelons que l’ agence de l’eau préconise de sanctuariser les têtes de bassin versant justement pour protéger la ressource en eau !

Notre combat contre le projet exclusif de recherches minières dit de « Loc Envel » rejoint la lutte contre d’autres grands projets inutiles et imposés (Notre Dame des Landes, Extraction de sable, Centrale à gaz de Landivisiau et ses gazoducs…) et aussi les projets miniers accordés ou en cours d’instruction en Guyane (4 nouveaux permis viennent d’être délivrés), en Bretagne (Merléac, Silfiac, Beaulieu, Lopérec, Penlan) et dans l’hexagone (Couflens, Saint Pierre, Cambo…)

Des rassemblements ont lieu ce même jour devant d’autres préfectures et sous-préfectures pour protester contre tous les grands projets inutiles et imposés

Douar Didoull 08/11/2017

http://alternatives-projetsminiers.org/

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15 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

énergies (jdd)

climat

France, les énergies vertes sont toujours à la traîne

Faute d’une réelle volonté de développer la production de renouvelable, le nucléaire va rester prédominant en France au-delà de 2025. L’éolien et le solaire ne représentent qu’à peine plus de 6 % de l’électricité en France.

Beaucoup moins qu’au Brésil.

De passage à Bonn, cette semaine, pour la COP23, Nicolas Hulot va assurer les pays signa- taires des accords de Paris que la France est toujours « la gardienne de la lutte contre le réchauffement climatique ».

En matière de transition énergétique, le ministre va bien devoir admettre que la France est loin de tenir ses objectifs.

­Nicolas Hulot a reconnu mardi le retard pris dans le développement de l’éolien et du solaire face au ­nucléaire. L’économie consommée en France ne provient qu’à 1,9 % du photo- voltaïque, à 4,2 % seulement de l’énergie du vent, très loin du mix affiché par la majorité des pays européens et même émergents, comme le Brésil. On voit mal comment les énergies renouvelables pourraient représenter 23 % en 2020 et 32 % en 2030 comme le prévoyait la loi dite de transition écologique votée par le Parlement en 2015.

La trajectoire fixée par Ségolène Royal aura donc tenu moins de deux ans. « Encore une fois, l’État va faire traîner le désengagement dans le nucléaire », soupire Anne Bringault, coordina- trice sur la transition énergétique pour le réseau Action Climat et le Cler.

Du financement participatif à des projets éoliens ou solaires

« Les 50 % restent notre objectif, se défend Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, mais tel qu’il était présenté, le nouveau mix énergétique n’était ni tenable ni sincère. » Le ministère de la transition écologique et solidaire assure vouloir encourager solaire et éolien. Un plan pour libérer les énergies renouvelables est même dans les tuyaux.

Les freins ont depuis longtemps été identifiés par tous les acteurs de la ­filière. Multiplication des recours ­notamment d’associations de riverains, casse-tête des autorisations ­administratives, coût des travaux de raccordement au réseau, prix de rachat par EDF trop faibles et protections de trop nombreuses zones pour cause de radars militaires ou de bâtiments classés…

« Tous ces sujets vont être abordés dans le cadre de la conférence nationale des territoires réunie », promet Sébastien Lecornu. Pour son lancement, en juillet, associations d’élus mais aussi représentants des ministères des Armées et de la Culture ont été « sensibilisés », au sujet des énergies renouvelables afin de la convaincre de lever le pied sur les contentieux.

En ­octobre, un groupe de travail comprenant aussi des porteurs de projet a été installé. « Même Ségolène Royal ne l’avait pas fait », souffle-t‑on au ministère de ­Nicolas Hulot. Une nouvelle réunion se tiendra en décembre. À l’ordre du jour, une meilleure répartition de la fiscalité en faveur des communes pour que les intercommunalités ne soient pas les seules à bénéficier des recettes du renouvelable.

Les professionnels réclament aussi une évolution des normes et des procédures, qui impli- quent par exemple des études d’impact de plusieurs mois à chaque intervention sur les équi- pements. « Nous avons besoin d’une cartographie à partager qui permette de définir où l’éolien peut être acceptable », continue ­Sébastien Lecornu.

Enfin, le jeune secrétaire d’État envisage d’étendre le financement participatif à des projets éoliens ou solaires. Permettre à des riverains d’investir de l’argent dans des initiatives locales et d’être associé à la vente d’énergie est peut-être le meilleur moyen d’en favoriser l’acceptabilité.

15 novembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Désavantage: éolien, solaire, mer, leur énergie est gratuite et n’a donc pas de lobbyistes qui font la queue pour paralyser les autres, comme les énergies fossiles et le nucléaire! Tout euro dans les alternatives est volé au lobby du nucléaire et du pétrole. C’est çà la « concurrence libre et non faussée » et « la main invisible du marché »!

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13 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

les pieds sur terre (kérity)

Les Pieds sur Terre

Projection/ciné-débat : soirée proposé par le Comité bigouden de soutien aux opposants à l’aéroport de NDDL dans le cadre du Forum social bigouden.

Au cœur de Notre-Dame-des-Landes, le Liminbout, hameau d’une dizaine d’habitants tient le haut du pavé. Agriculteur historique, paysans syndicalistes, locataires sur-endettés venus chercher une autre vie, squatteurs plus ou moins confirmés y apprennent à vivre et à lutter ensemble au quotidien.

Ici on ne fait pas de la politique : on la vit.

Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film est une immersion dans le huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte contre l’aéroport et son monde.

Les Pied Sur Terre est un long-métrage documentaire tourné entre décembre 2012 et mai 2015 au Liminbout, hameau situé sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Parmi la soixantaine de lieux de vie qui se trouvent sur la zone, Le Liminbout a un caractère unique.

Il est le seul où cohabitent habitants historiques et squatteurs venus de différents coins de France et d’Europe pour participer à la défense de ce territoire menacé par le projet d’aéroport.

Les Pieds Sur Terre n’est pas un documentaire militant ou informatif sur la lutte de Notre-Dame-des-Landes. En suivant le quotidien des habitants de ce hameau, le film saisit la vie qui se met en place lorsque les diverses composantes d’un territoire prennent ensemble le risque de défier l’État et le Marché. Si la lutte contre l’aéroport est au cœur des préoccupations de chacun, ce qui se joue entre ces habitants si différents relève d’une dimension bien plus universelle. [les-pieds-sur-terre.fr]

Cinéma Eckmühl, Kérity

Pieds-sur-terre-internet

https://tri-p.bzh/fr

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13 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

nddl (pont l’abbé)

big

https://tri-p.bzh/fr/

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11 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

agriculture (libération)

glyphosate-

Glyphosate : les champs des possibles

Alors que les effets néfastes de l’herbicide sont de plus en plus établis et que les Etats membres de l’UE doivent trancher sur son avenir, des alternatives existent. Mais elles nécessitent un changement de paradigme.

«There is no alternative», clamait Margaret Thatcher pour défendre sa politique néolibérale. Trente ans plus tard, les pro-glyphosate jouent la même partition. «Il n’y a pas d’alternative», répètent-ils en boucle, alors que les experts des Etats membres de l’Union européenne doivent voter mercredi, après plusieurs reports, pour ou contre le renouvellement pour une période de «cinq à sept ans» de l’autorisation du pesticide le plus utilisé au monde (il entre dans la composition de plusieurs centaines de produits, dont l’herbicide Roundup de Monsanto).

Les industriels, réunis au sein du Groupe de travail européen sur le glyphosate (Glyphosate Task Force ou GTF, un consortium dont le but affiché est de «conjuguer leurs ressources et leurs efforts» afin d’obtenir ce renouvellement), continuent de prétendre que «le glyphosate ne pose pas de risque pour la santé humaine».

Alors qu’il a été classé «cancérogène probable» par l’Organisation mondiale de la santé. Mais l’argument tient de moins en moins. L’ONG Global 2000 a révélé en septembre qu’une grande partie du rapport de l’institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BFR), sur lequel se sont fondées les deux agences européennes d’évaluation des pesticides (l’Autorité euro- péenne de sécurité des aliments et l’Agence européenne des produits chimiques) pour déclarer le glyphosate non cancérogène était en fait un copié-collé d’une étude publiée par Monsanto en 2012.

«Outil indispensable»

Alors reste l’argument qu’il n’y a pas de plan B.«A cette date, il n’existe pas d’alternative satis- faisante au glyphosate», «un outil indispensable pour la ferme France», écrit le GTF sur son site web. L’herbicide, dont environ 8 000 tonnes sont vendues chaque année en France, serait «le moyen le plus efficace pour désherber. [Il] réduit les coûts de production et le temps requis pour préparer les sols avant l’implantation des cultures [et] garantit des rendements agricoles élevés», arguent les industriels.

Et de dégainer un sondage commandé à Ipsos et réalisé en mars auprès de «904  agriculteurs et une dizaine d’experts agricoles, industriels et institutionnels», selon le- quel deux tiers des agriculteurs français utilisent du glyphosate et «plus de 80 % des utilisateurs agricoles estiment que la molécule est importante pour leur exploitation».

Une molécule «surtout employée en grandes cultures, surtout de céréales (85 % des profes- sionnels) et en viticulture (84 %)». Son retrait aurait «des conséquences économiques lour- des». Il «engendrerait une hausse des coûts de production (jusqu’à 18 % pour les viticulteurs), une baisse des rendements (13 % en viticulture) et, in fine, une baisse de rentabilité». Avec, à la clé, un «recul des exportations à hauteur de près de 2 milliards d’euros pour les seules filières céréalières et viticoles».

Interdire le glyphosate serait même dangereux pour l’environnement !

Les industriels ne dénoncent pas ici le fait que le seul produit équivalent sur le marché, le glufosinate-ammonium, est tout aussi nocif. Leur argumentaire est tout autre : en permettant de se passer de labours, le glyphosate serait bon pour les sols et le climat. Pour le GTF, asperger les sols de ce produit permettrait de réduire les travaux mécaniques «au maximum, [donc] la consommation de carburant est diminuée de moitié. Les quantités de dioxyde de carbone émises par le retournement du sol et le passage des outils sont également divisées par deux. En outre, […] un sol travaillé mécaniquement subit une érosion six fois supérieure à un sol non travaillé».

Bref, le glyphosate serait «vital pour les exploitations pratiquant l’agriculture de con- servation [un ensemble de techniques dont l’un des piliers est la réduction, voire la suppres- sion du travail du sol, ndlr] et contribue au déploiement du projet 4 pour 1 000». Lancée par la France lors de la COP 21, cette «initiative» promeut l’abandon du labour pour séquestrer du carbone dans les sols.

La FNSEA ne dit pas autre chose. «Il n’y a pas, à ce jour, d’alternative possible pour les agriculteurs», martèle Christiane Lambert, la présidente du principal syndicat agricole français.

Ce dernier, dont les positions et éléments de langage sont proches de ceux des industriels, considère aussi qu’il serait incohérent d’interdire le glyphosate «alors que la France fait partie des pays moteurs dans le 4 pour 1 000, [cette initiative ayant] besoin de la molécule pour se passer du labour et stocker davantage de carbone dans les sols».

Bilan carbone

Alors, hors du glyphosate, point de salut ? Faudra-t-il vraiment choisir entre cette molécule et une autre, tout aussi nocive ? Choisir entre elle ou les labours ? Non, répondent de plus en plus d’agriculteurs et d’agronomes. Des solutions existent déjà, qui sortent de ces schémas binaires. Simplement, elles supposent de repenser le modèle agricole.

«Les tenants du statu quo instrumentalisent la pratique du « sans labour » pour justifier l’usage de glyphosate, lequel pour une grande partie des agriculteurs est uniquement un confort : on passe un coup de Roundup pour désherber avant de semer», estime l’agronome Jacques Caplat, auteur de Changeons d’agriculture (Actes Sud, 2014).

Pour lui, le «sans labour» ne devrait pas être un but en soi mais un moyen permettant de conserver la vie du sol.

Or, de ce point de vue, dit-il, le glyphosate «fait plus de dégâts que le labour, car il tue une partie des bactéries du sol alors que le labour chamboule les milieux de vie du sol : ce n’est pas bon, mais pas non plus dramatique». De plus, selon lui, les partisans du glyphosate «laissent toujours de côté le fait que cette molécule se retrouve partout dans l’environnement, jusque dans nos corps, alors que le labour n’a aucune incidence sur la qualité de l’air, de l’eau, sur la biodiversité ou sur notre santé».

Autre «oubli» des industriels décriant le bilan carbone des labours : pour produire des pesticides de synthèse, il faut… du pétrole. Par ailleurs, remarque Jacques Caplat, «de plus en plus d’agriculteurs bio tendent vers le « sans labour », même si l’idéal du « sans labour et sans chimie » n’est pas faisable partout : certains estiment qu’un labour superficiel reste parfois utile, par exemple quand les sols sont très humides au printemps».

Car il y a labour et labour.

Nul besoin de retourner la terre à 40 centimètres de profondeur. Un outil baptisé «herse étrille» permet par exemple d’arracher les mauvaises herbes, même au milieu des cultures déjà en place, à seulement 2 centimètres de profondeur. Une autre technique est le «semis direct sous couvert», qui consiste à implanter une culture directement dans un couvert végétal (qui étouffe les herbes indésirables, assouplit la terre et peut être détruit juste avant le semis par le gel ou par un rouleau écraseur, ce qui évite l’emploi d’herbicides).

Elle permet d’utiliser des tracteurs moins puissants, de réduire le nombre de passages dans les champs, ce qui diminue la consommation de fuel, et d’utiliser moins d’engrais, expliquent les agronomes Lydia et Claude Bourguignon dans leur Manifeste pour une agriculture durable (Actes Sud, 2017).

Et d’ajouter : «Cultiver devient alors complexe mais passionnant : complexe car il faut oublier tout ce que l’on enseigne dans les lycées agricoles, mais passionnant car il faut repenser et créer une autre approche de l’agriculture.» L’idée est d’observer la nature et de travailler avec elle plutôt que contre elle. Plutôt que de considérer le sol comme un support inerte inondable à l’envi d’engrais et de désherbants pétrochimiques, il faut utiliser sa «valeur agronomique», ses insectes, ses bactéries, ses vers de terre. Eviter la monoculture, favoriser les rotations.

«Repenser le modèle»

Ce qui demande technicité, connaissances, réflexion, patience et précision. L’arsenal des techniques qui permettent de se passer du glyphosate en particulier et des pesticides en général est détaillé dans une étude commandée par le groupe écologiste au Parlement euro- péen à l’ONG Pesticide Action Network (PAN) parue mi-octobre.

Tout commence par la prévention – il existe moult façons d’éviter la pousse des mau- vaises herbes. Pour éviter que celles qui germent quand même n’envahissent les cultures, il faut savoir observer, anticiper pour intervenir au bon moment. Ensuite seulement viennent les techniques mécaniques voire thermiques (usage des flammes, de vapeur, d’eau chaude…) ou même innovantes (radiations infrarouges, lasers, robots intelligents…) pour les éradiquer. Autre solution : utiliser la lutte biologique (insectes, nématodes, bactéries). Et en tout dernier recours arrivent les herbicides naturels (acide citrique, huile de girofle). Tout sauf un retour à l’agriculture de grand-papa.

«On nous accuse d’être passéistes, mais c’est tout l’inverse : se passer des pesticides demande des compétences très pointues, les céréaliers bio sont des paysans-chercheurs qui ont un côté Géo Trouvetou, alors qu’utiliser le glyphosate demande peu de travail et de savoir», explique l’agriculteur Xavier Mathias, auteur de Au cœur de la permaculture (Larousse, 2017).

«Il s’agit de sortir de la logique réductionniste, de l’idée que l’agriculture peut être mise en équations simples, segmentée, pensée en silos, pour repenser tout le modèle et passer à une logique systémique, avoir une approche d’ensemble qui optimise les relations entre les humains, l’agrosystème (plantes cultivées et animaux d’élevage) et l’écosystème, résume Jacques Caplat. Mais sortir de ce système formaté, du glyphosate et des pesticides en général suppose de former les agriculteurs, que cela peut parfois paniquer. Il faut les accompagner. Ce serait faisable en deux ans, avec un plan de transition ambitieux. Mais vu l’inertie du système agricole français, cela prendra hélas plutôt de trois à cinq ans…»

Célèbre pour avoir osé attaquer Monsanto en justice après avoir été intoxiqué en 2004 avec son herbicide Lasso, désormais interdit (1), le céréalier charentais Paul François déconseille aussi une interdiction brutale du glyphosate : «Cela pousserait à le substituer par d’autres molécules autant, voire plus dangereuses. Je n’en utilise plus, cela se passe très bien et j’en suis très heureux, mais je ne l’ai pas fait du jour au lendemain parce que je n’ai pas voulu le remplacer par d’autres produits, je l’ai anticipé. Décider aujourd’hui que, dans trois ans, il sera retiré une bonne fois pour toutes me paraît raisonnable.» Voilà qui rejoint la position du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui a proposé lundi de limiter à «trois ans» le renouvellement du glyphosate au niveau européen.

(1) Un paysan contre Monsanto, paru ce 25 octobre chez Fayard.

Coralie Schaub  24 octobre 2017

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11 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ogm (côté quimper)

assez

La faucheuse Marie Nicolas convoquée au commissariat de Quimper Lundi 6

novembre 2017, 80 personnes sont venues soutenir celle qui avait participé  à une  action anti-OGM dans les Côtes d’Armor en novembre 2016..

Marie Nicolas n’en est pas à sa première convocation au commissariat de Quimper. Lundi 6 novembre 2017, elle était convoquée suite à sa participation à une action anti-OGM dans les Côtes-d’Armor en novembre 2016. Ce jour-là, 45 faucheurs volontaires (dont une vingtaine de Bretons) avaient mené diverses actions  pour «alerter la société sur l’importation massive de soja transgénique en Bretagne pour nourrir les animaux et l’utilisation massive de glyphosate», résume Marie Nicolas.

Les 45 faucheurs avaient bloqué les entrées et sorties de la coopérative Triskalia Nutréa de Plouagat, près de Guigamp.

Ils s’étaient ensuite rendus dans un magasin Triskalia et avaient peint les flacons de glypho- sate (round up) pour les rendre impropres à la vente. Enfin, ils avaient étiqueté de la char- cuterie dans des grandes surfaces locales avec la mention « nourris aux OGM et aux pestici- des ».

Environ 80 personnes sont venues soutenir Marie Nicolas, ce lundi. La militante quimpéroise ne craignait pas cette convocation. Au contraire:  Les faucheurs volontaires réalisent leurs actions à visage découvert. Notre but est d’alerter l’opinion publique. Les procès nous permettent de nous exprimer.

Du glyphosate dans les urines

Marie Nicolas et deux autres faucheurs volontaires arboraient un tee-shirt avec des chiffres énigmatiques. Explications d’Yves Le Devic: Des recherches de glyphosate ont été réalisées dans les urines de 50 militants. Toutes sans exception en contenaient. Moi, j’en ai 2,09 ng/ml alors que je suis végétarien depuis 42 ans, je bois de l’eau en bouteille. j’ai sans doute le malheur d’habiter à la campagne.

Pour information, la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau est de 0.1 ng/ml. Les faucheurs volontaires bretons se rendront le  21 décembre prochain à Lorient au procès de quatre militants qui ont dégradé les bidons contenant du glyphosate.

6 Nov 2017

https://actu.fr/

niococla

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10 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cours public (ubo)

plog

« Luttes environnementales » : un cours public à l’UBO

L’UBO propose, mardi 21 novembre à 18h un cours public intitulé « Luttes environnementales. »Cette conférence se déroulera en salle Yves Moraud (B001 – faculté V. Segalen- Brest) et s’inscrit dans le cycle « Entre passé et avenir, la ville d’aujourd’hui ».Cette séance prendra à nouveau la forme d’une table-ronde animée par Natalia Leclerc et Jérôme Sawtschuk de l’UBO, sur l’histoire des luttes environnementales pour éclairer leurs rôles dans l’aménagement des territoires et des villes.

Tudi Kernalegenn, docteur en science politique de l’IEP de Rennes, et chercheur postdoctoral Marie Curie à l’Université Catholique de Louvain introduira la table ronde par une présentation sur la thématique « Bretagne et écologie : les territoires des luttes environnementales en Bretagne »  : L’idée sera de souligner que les luttes environnementales et l’écologie politique ce n’est pas seulement « penser global, agir local ». La dimension régionale (a fortiori en Bretagne) est essentielle, et c’est à ce niveau qu’on peut comprendre les dynamiques collectives.

Martin Siloret doctorant en Histoire moderne et contemporaine à l’université de Rennes proposera une réflexion sur le militantisme écologique. La création par la SEPNB (Société pour l’étude et la protection de la nature en Bretagne) d’un mensuel militant Oxygène, en 1979, témoigne du développement d’un environnementalisme très politisé en Bretagne au tournant des années 1980. Sa disparition six ans plus tard reflète les contradictions auxquelles ce mouvement est alors confronté.

Denez L’Hostis, Président d’honneur de l’association France Nature Environnement, interviendra comme grand témoin lors de cette table ronde pour nous présenter son retour d’expérience sur plusieurs conflits environnementaux liés à des projets d’aménagements et sur l’évolution qui s’est opérée lors des dernière décennies dans les stratégies de défense de l’environnement.

Ce cycle de conférences se tient tous les 3ème mardis de chaque mois, de 18 à 20h à la Faculté des Lettres et Sciences humaines Victor Segalen, Salle Yves Moraud (B001), 20 rue Duquesne, à Brest

Toutes les informations et le programme complet des différents cycles de conférences et cours publics organisés à l’UBO sont lisibles sur la page :

http://www.univ-brest.fr/

AE2D
Agir pour un Environnement et un Développement Durables

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