Archive | Logement

19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

APL en moins pour les uns, allègement fiscal pour les autres (6)

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 La relavorisation des aides au logement suivant la hausse des loyers prévue à 0, 9 % au 1er janvier, devait être supprimée dans le budget 2014.

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Elle est finalement maintenue, mais les 6 millions de foyers modestes (81 % des bénéficiaires des aides au logement perçoivent moins d’un Smic) devront attendre jusqu’en octobre 2014. On voit donc qu’on peut « geler » l’APL mais pas les loyers, qui eux seront seulement « encadrés » et vont donc bien augmenter au 1er janvier.

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Ce décalage ferait économiser 56 millions d’euros. Duflot maintient qu’il faut « maîtriser la progression des aides au logement » qui, dit-elle, auraient augmenté de 170 millions d’euros sans revalorisation, du simple fait de la hausse du nombre de bénéficiaires.

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Une fois de plus piqué dans la poche des pauvres, cet argent sera bien employé : réforme de la taxation des plus-values immobilières et superbe allègement fiscal censé inciter les heureux possesseurs d’immeubles, commerces et autres bureaux à vendre rapidement. Un cadeau de 735 millions d’euros, puis de 75 millions par an, à partir de 2015. I.G.

http://npa2009.org/node/39611

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19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hébergement: l’urgence permanente (7)

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Fini la circulaire nationale « Grand froid », voici cette année le « Guide national de prévention et de gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid 2013-2014 ».

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Préparé par de nombreuses réunions de divers ministères avec entre autres le collectif des associations unies (33 organisations nationales de lutte contre l’exclusion), celui-ci n’y retrouve pas ses propositions. Pas de réponse sur la qualité et surtout la continuité de l’hébergement, alors que cela fait des années que sont mis en cause la lourdeur, le coût et l’inefficacité d’un accueil limité dans le temps.

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Selon le baromètre de la Fnars du mois de juillet 2013, les demandes d’hébergement enregistrées à l’été 2013 sont équivalentes à celles enregistrées au cours de l’hiver 2012-2013 et 76 % n’ont pas trouvé de réponse. Un « record ». Il note également l’augmentation du nombre de familles et de personnes étrangères. Le rapport annuel 2012 de l’Observatoire national du 115, publié le 14 octobre 2013, indique une progression de la demande de 30 % en un an, 64 % d’entre elles n’ayant pas donné lieu à un hébergement, majoritairement faute de places disponibles. I.G.

http://npa2009.org/node/39611

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

« À part quelques avancées mineures, on n’est pas satisfait de la loi Duflot »

« À part quelques avancées mineures, on n’est pas satisfait de la loi Duflot » dans Hollandie marche_des_requisitions_20121027-167

Jean-Baptiste Eyraud est le porte-parole de Droit au logement (DAL), association fondée en 1990. Avec lui, nous revenons en particulier sur la lutte autour du campement de la place de la République à Paris et sur le bilan de la politique du gouvernement en matière de logement, un an et demi après son arrivée au pouvoir.

Ces derniers jours ont été chauds pour le DAL. Est-ce que tu peux dire rapidement ce qui s’est passé ? Nous avions installé un campement lundi 14 octobre, place de la République, à la suite d’une table ronde pour le droit au relogement de 300 familles qui n’avait rien donné. Nous avons décidé de passer la nuit Place de la République pour la 4e fois. Nous l’avions déjà fait sans que cela ne pose de problème. Le lendemain vers midi, les CRS ont débarqué. Il ne reste alors sur le campement qu’une vingtaine de personnes, les autres sont au travail. Sans sommation, les CRS coupent les bâches, qui tombent sur la tête des mal logéEs et militantEs assis par terre qui se tiennent par les coudes, et em- barquent ceux-ci sans ménagement. Un CRS déchire l’oreille d’un père de famille qui sortira de l’hôpital avec 12 points de suture.

Le ton est donné. Le soir même, et le lendemain soir, et le jeudi soir, rassemblement sur la base de notre déclaration de manifestation statique d’une semaine. À chaque fois les policiers nous encerclent pour nous empêcher de manifester, et on entend des CRS se dire : « on va se les faire ». Il y a beaucoup de mères de familles et des enfants.

Le samedi 19, nous participons à la journée européenne pour le droit au logement et contre la spéculation immobilière organisée dans 12 pays européens. Le rassemblement se tient, mais beaucoup de policiers sont présents. Nous décidons de partir et commençons à descendre dans le métro. Surprise, la police nous bloque et nous bouscule. Nous nous asseyons par terre, et là les CRS nous frappent. Comme les autres personnes, je reçois des coups. Un CRS me tire par les cheveux et me mets trois coups de rangers dans les côtes. Ils m’enlèvent aussi mes chaussures. Ils tordent les membres des mères de familles, les têtes… Il y a pas mal de blessés.

En fait, ils veulent nous faire mal pour nous forcer à nous lever. Habituellement ils te portent à 3 ou 4, en douceur. C’est un choix de la hiérarchie, des ordres ont été donnés faire mal et faire peur. Puis ils nous traînent par terre et nous emmènent dans la cage humaine qu’ils ont constituée, nous séquestrant pendant 4 heures dans des conditions dégradantes, puisqu’il faut uriner sous les yeux des policiers.

Le commissaire refuse qu’un médecin fasse des soins. Au bout du compte, le Ministère du loge- ment intervient, inquiet des brutalités en cours, et se dit prêt à négocier. Rendez-vous est pris pour le lundi suivant. La police s’en va à notre demande, et nous partons tous ensemble.

Qui étaient les familles rassemblées Place de la République ?  Ce sont des familles qui ont fait des demandes de logement social, qui, pour la plupart, sont des prioritaires de la loi Dalo. Dans l’attente d’un relogement par l’État, elles sont hébergées dans des conditions éprouvantes, dans des hôtels à droite à gauche, elles connaissent des situations de grande précarité. Ce sont les mêmes qui ont occupé les gymnases de la ville de Paris depuis le début de l’année. Elles sont très déterminées à lutter, comme on l’a fait rue de la Banque, et elles en ont marre.

Comment expliques-tu l’attitude du pouvoir ? Les faucons ont le vent en poupe. On a vu aussi la répression contre des luttes du logement à Toulouse, Poitiers, Lille, Montpellier, Rennes et Bordeaux ces derniers temps, on le voit aussi avec les familles sans-papiers. Il y a une position dure du gouver- nement contre les mouvements sociaux, pour faire taire les revendications, avec des contradictions en son sein comme on le voit entre le ministère du logement et celui de l’Intérieur.

Vous avez porté plainte auprès de l’IGPN ? On est obligé de passer par l’IGPN pour porter plainte contre la police. C’est une réforme de Sarkozy. On a déposé les images, les documents. Plusieurs per- sonnes ont porté plainte. Moi aussi. Pour violence et séquestration. Il y a des images qui montrent la brutalité policière. À une autre époque, dans les années 90, une affaire comme celle là aurait fini en correctionnelle. On va voir quelles suites seront données par l’IGPN.

Que penses-tu de l’ensemble de la politique du gouvernement en matière de logement?   Cette politique n’est pas bonne. À part quelques avancées mineures, on n’est pas satisfait de la loi Duflot. Le renforcement de la loi de réquisition a été rejeté par le Sénat, une meilleure protection des mal-logés, des habitants de taudis contre les marchands de sommeil et les bailleurs indélicats,  n’est pas passée non plus, pour l’instant.
Les fonds pour produire du logement social, le 1 % logement, ont été raflés pour d’autres missions. Cela assèche les sources de financement de la construction de logements sociaux. Ils ont gelé les allocations logements, les APL, ce qui va peser sur les locataires les plus modestes.  Nous som- mes très critiques vis-à-vis de ce gouvernement qui fait des cadeaux fiscaux aux riches, pour investir dans le locatif, qui soutient la rente locative, qui ne produit que de la spéculation et de la pauvreté. L’en- cadrement des loyers de madame Duflot risque d’être un encadrement des loyers à la hausse. Nous es- pérons qu’il va apporter cependant un peu de répit aux locataires modestes, mais ce n’est pas du tout certain.

Il y a eu depuis quelques semaines, des mobilisations contre les expulsions et les ruptures d’hébergement, à Poitiers, Toulouse, Clermont-Ferrand, Grenoble, Caen, etc. Ne faudrait-il pas tenter de fédérer ces luttes pour leur donner plus de visibilité ? Ce qui est en cause, c’est le droit à l’hébergement. Toute personne sans logis, quelque soit sa situation administrative selon la loi, y a droit, jusqu’à une orientation vers un hébergement stable ou un relogement.

Et l’hiver risque d’être dramatique. On est prêt à contribuer à une mobilisation large mais coor- donner n’est pas si facile. Si les salariés de l’urgence ne se mobilisent pas, ce sera insuffisant. La mobi- lisation des associations gestionnaires serait aussi nécessaire. A Clermont-Ferrand, le mouvement a pris car tout le monde s’y est mis. C’est une idée à fouiller et évidemment on serait partant. Mais il faut sortir de l’hébergement hôtelier et lancer un vaste plan de mobilisation des logements et locaux vacants (ré- quisition, mise à disposition, intermédiation locative…). Ça passe également par la réquisition des lo- gements vacants. Il y a un enjeu important à constituer un front pour défendre ce droit. Dans le cas contraire, les idées d’extrême droite vont se développer, la xénophobie et le racisme, la stigmatisation et la répression des populations les plus précarisées.

Quelles sont vos perspectives de mobilisations pour les semaines à venir ? On a devant nous une période de négociations. On est mobilisé jeudi 31 octobre pour l’arrivée de la trêve hivernale, une sorte d’halloween avec les enfants, place de la République. Ensuite je pense qu’il y aura des mobili- sations concernant l’application de la loi de réquisitions, l’amélioration de  la loi Duflot. Nous étions dans l’idée d’une grande loi pour les mal-logés, les sans logis, les locataires, soutenue et encouragée par une mobilisation sociale, et la plate forme logement des mouvements sociaux. Le Ministère du logement et le gouvernement n’en ont pas tenu compte et ont choisi d’écouter les gestionnaires, et au final, les bailleurs et les milieux de l’immobilier. Propos recueillis par JMB Samedi 2 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

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22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Loi Duflot : mauvaise allure

Loi Duflot : mauvaise allure dans Hollandie holande

Trouver facilement un logement, ne pas le payer plus que 20 % de ses revenus, proche d’un lieu de travail ou d’études, de bonne qualité pour ne pas payer trop de chauffage… le projet de loi ALUR défendu par Cécile Duflot ne permettra rien de cela.
Un dispositif d’encadrement des loyers a donc été adopté par l’Assemblée nationale, malgré diverses analyses indiquant qu’il allait surtout faire baisser 10 % des loyers les plus chers, et qu’il pouvait au contraire provoquer une augmentation des loyers les plus bas et donc pénaliser les plus pauvres.

Obtenir une baisse ou refuser une augmentation, pour des raisons qui restent encore très floues : sectorisation, nature des travaux effectués, définition de « caractéristiques exceptionnelles »,  relèvera du parcours du combattant. Le PCF s’est abstenu, un communiqué du PG voit lui dans cette loi « un pur produit du social-libéralisme » et appelait donc à manifester avec la Plateforme des mouvements sociaux.
Pour les locataires… ou pour les propriétaires ? L’Assemblée nationale a aussi adopté la garantie universelle des loyers (GUL), qui doit protéger les propriétaires bailleurs des impayés de loyers. Gérée par un établissement public, elle permettra la prise en charge des loyers impayés et un accompagnement social des locataires défaillants. Financé à parts égales entre le bailleur et le locataire, le ministère annonce   1, 5 % à 2 % du loyer annuel, mais les estimations des assureurs portent sur au moins le double. On fait donc payer par tous les locataires du privé un problème qui ne concerne que 2 % des loyers et qui ne répondra de toute façon pas à la plus grande « crainte » du propriétaire : voir son logement dévasté par le locataire indélicat…
De plus, les députés ont osé prendre un amendement sur les pénalités de retard de paiement des loyers, ce qui va accentuer le déséquilibre des relations entre les locataires et les propriétaires et une fois de plus pénaliser les foyers les plus précaires. En effet, beaucoup de pensions, indemnités ou encore revenus complémentaires sont la plupart du temps versés bien après le 30 du mois, ce qui justifie certains décalages de paiement du loyer.
Des mesures qui ne satisferont personne, compliquées à mettre en œuvre, dans l’oubli total des plus fragiles : sans-domiciles, mal-logés, migrants, précaires… et les jeunes (« jeune », un mot une seule fois écrit dans les 170 pages du projet…).

Rien sur les réquisitions toujours au point mort. Rien sur le relogement des 40 000 prioritaires Dalo toujours en attente. Rien sur l’abrogation de la loi Boutin et des autres lois qui conduisent à la marchandisation du logement social, à la hausse des loyers HLM. Rien concernant le 1 % logement et le Livret A qui permettent de financer la construction des HLM, actuellement détournés pour d’autres usages (30 milliards du Livret A ont ainsi été offerts aux banques le 1er août) alors qu’ils devraient financer annuellement 1 million de mises aux normes thermiques et les 150 000 logements sociaux promis. Bref, rien de concret sur le fond du problème, le manque de logements !

Isabelle Guichard
Sur npalogement.blogspot.fr, diverses analyses, ainsi que les revendications du Collectif des associations unies contre le mal-logement.

Samedi 21 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

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20 août 2013 ~ 0 Commentaire

Logement: « les promesses se sont un peu envolées » (Jdd)

Vendredi matin, des membres du collectif Jeudi-Noir, des mal-logés, des journalistes et des élus étaient bouclés dans l'immeuble occupé de l'avenue Matignon

En cette rentrée politique, l’association Droit au Logement (DAL) s’est rendue à Matignon lundi matin pour déposer une demande de rendez-vous. « Nous avons eu un accord de principe », explique au JDD.fr son porte-parole Jean-Baptiste Eyraud, qui indique que la situation des mal-logés « se dégrade » en France.

Comment s’est passée cette rencontre?
Une délégation de mal-logés est allée déposer une demande de rendez-vous. Matignon n’y est pas opposé, mais aucune date n’a été fixée. Nous avons eu un accord de principe. Aujourd’hui, la situation du logement se dégrade. La loi Duflot (le projet de loi pour l’accès au loge- ment et un urbanisme rénové, Ndlr) n’ouvre aucune perspective pour les mal-logés et les sans-logis. Elle règle quelques problèmes par rapport aux syndics, sur le rapport avec les agences immobilières… Mais pour les locataires, surtout les plus modestes, elle ne change rien. Pour nous, il n’y a pas de perspectives d’amélioration de ce côté-là.

«La situation actuelle est dramatique» Que souhaitez-vous dire à Jean-Marc Ayrault?
La situation actuelle est dramatique. Cette année, la production de logement social sera considérablement limitée. On veut alerter le gouvernement sur cela et sur le fait qu’aucune mesure concrète n’ait été prise. Il y a eu des engagements sur la loi de réquisition, mais ils n’ont pas été tenus. Il y a eu des promesses, mais un an après, elles se sont un peu envolées. Nous sommes très déçus. On considère que les intérêts des mal-logés, et des locataires en général, ne sont pas défendus.

Qu’attendez-vous désormais du gouvernement?
Il faut que François Hollande respecte ses engagements, notamment celui de mettre en œuvre et de respecter la loi DALO (droit au logement opposable, Ndlr), mais aussi le droit à l’hébergement. Le seul point positif pour nous cette année est la circulaire qui demande aux préfets de suspendre les expulsions des prioritaires DALO. Mais encore, il faut être très vigilant. Les préfets ont tendance à passer outre. Il y a des lois, il faut les appliquer. C’est pour cette raison que nous avons campé pendant 100 heures sur la place de la République pour justement demander l’application des lois de la République.

Est-ce aussi une manière de tenter de remettre le logement sur le devant de la scène politique, alors que de nombreux autres sujets font la une de l’actualité?
Côté budgétaire, ce n’est pas brillant : 30 milliards d’euros ont été ponctionnés sur le Livret A pour les banques. Le logement apparaît com- me la seconde roue du carrosse. Une fois de plus, l’objectif de mettre en œuvre le droit au logement n’a pas l’air d’être à l’ordre du jour de ce gouvernement pour l’instant. Nous poussons donc pour faire remonter cette question, qui est un sujet très sensible. Elle touche un grand nombre de Français, car le logement est le plus gros budget des ménages.

Quelles sont les prochaines échéances pour le DAL?
Mercredi, nous avons un rendez-vous important avec la conseillère logement de François Hollande. D’autres initiatives sont prévues à la rentrée, notamment pendant l’examen de la loi Duflot au Parlement : une installation permanente à l’Assemblée nationale et une marche avec des syndicats et associations le 11 septembre. Anne-Charlotte Dusseaulx – leJDD.fr lundi 19 août 2013

 

 

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19 août 2013 ~ 0 Commentaire

Logement, des mal-logés interpellent Matignon (OF)

Logement, des mal-logés interpellent Matignon (OF) dans Logement 200803041200

Les militants de l’association Droit au Logement, réclament « l’application de la loi DALO, du droit à l’hébergement, de la loi de réquisition » ainsi que la baisse des loyers et la réalisation annuelle de 150 000 logements sociaux.

Installés depuis jeudi sous des bâches Place de la République à Paris, plusieurs dizaines de mal-logés et militants de l’association Droit au Logement (DAL) interpellaient dimanche le gouvernement, demandant « un plan d’urgence » pour procurer un toit aux familles à la rue. Une délégation compte se rendre lundi jusqu’à Matignon pour demander un rendez-vous au Premier ministre et « l’application de la loi DALO, du droit à l’hébergement, de la loi de réquisition » ainsi que « le respect des engagements pris », à savoir la baisse des loyers et, entre autres, la réalisation annuelle de 150 000 logements sociaux.

« Certains ne sont pas allés en vacances, et d’autres n’ont pas de logement ! » « Nous allons porter à Jean-Marc Ayrault un courrier et une photo des enfants » qui campent avec leurs mères depuis jeudi sur la place, où de grandes banderoles clament « 1 Toit 1 Droit » ou « Non aux expulsions », explique Micheline, militante du DAL. Le 12 août, le Premier ministre « se faisait prendre en photo » avec des enfants qui n’ont pas pu partir en vacances et étaient reçus pour une journée à Matignon. « Certains ne sont pas allés en vacances, et d’autres n’ont pas de logement ! », s’est indignée la militante.

« Il n’y a pas de volonté du gouvernement de prendre le problème à bras-le-corps » Parmi les familles installées sur des matelas et cartons, sous des bâches bleues tendues sur la place, une mère de famille de 30 ans se disait « à la rue » avec ses quatre enfants de 4 à 12 ans, comptant sur le DAL pour lui procurer un abri d’ici lundi. Elle n’a ni travail ni nouvelles de son mari depuis trois ans, dit-elle. Le campement de la place de la République sera levé lundi à 18 h 00, après 100 heures de présence. Une opération similaire avait été menée fin juillet pendant 48 heures, mais les revendications du DAL n’ont pas été entendues, déploraient les militants. Selon Micheline, « il n’y a pas de volonté du gouvernement de prendre le problème à bras-le-corps… ça ne bouge pas ». Faits de société lundi 19 août 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/societe_detail_-Logement.-Des-mal-loges-interpellent-Matignon_3636-2221087_actu.Htm

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