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23 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

pauvres et pollution (reporterre)

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Les pauvres sont les premières victimes de la pollution

L’inégalité sociale sévit aussi dans l’exposition aux nuisances : bruit, pollution, déchets, produits chimiques… affectent bien plus souvent les pauvres.

C’est un territoire cinglé d’énormes balafres. Des balafres grisâtres, toussoteuses, infranchissables.

L’autoroute A1, en Seine-Saint-Denis, reçoit 200.000 voitures par jour. Installée au niveau du stade de France, une station d’analyse de l’air y relève les taux de pollution les plus élevés de France, en moyenne : 192 jours de dépassement des normes européennes en 2012, 73 en 2016.

Et puis, au milieu de ce brouillard toxique, il y a l’hôpital Delafontaine. Bordée par l’A1 et une autre voie rapide, sa maternité est, elle aussi, une des premières de France : 4.600 naissances chaque année, soit plus de 12 par jour. Des associations de riverains (Collectif Lamaze, Union des associations de riverains du Stade de France et Comité porte de Paris) réclament que cette portion d’autoroute soit enterrée, afin de mettre fin au bruit, à la pollution, et à la fracture entre quartiers qu’elle entraîne.

Pour eux, il s’agit d’une « discrimination territoriale ». Est-elle due au hasard ? Pas vraiment. La commune de Saint-Denis, ville polluée, est aussi une des communes où le taux de pauvreté est le plus important, autour de 30 % de sa population (contre 14 % environ à l’échelle nationale, d’après l’Insee).

Mais Saint-Denis n’est pas isolée. Parce que les loyers y sont plus abordables, que la voix des habitants compte moins face à l’État et aux grandes entreprises, de nombreux quartiers populaires sont en première ligne face aux désastres environnementaux. Voici quelques exemples marquants d’inégalités environnementales.

Le dioxyde d’azote

À Lille et Marseille, les populations socialement défavorisées sont bien plus touchées que les autres par la pollution au dioxyde d’azote, selon l’équipe de recherche Equit’Area. Consé- quence pour ces personnes : « On constate une augmentation de 15 à 30 % des nouveaux cas d’asthme chez l’enfant et des pathologies chroniques respiratoires et cardiovasculaires fréquentes chez les adultes âgés de 65 ans et plus », explique l’économiste Éloi Laurent dans l’essai collectif les Inégalités environnementales. À Paris, les quartiers huppés sont aussi con- cernés, mais… « les publics qui y résident sont bien moins affectés que les groupes sociaux qui habitent les quartiers défavorisés eux aussi exposés », poursuit Éloi Laurent, citant une étude réalisée en 2015.

Le bruit

« Près de la moitié des zones urbaines sensibles sont concernées par un “point noir bruit” et pour la région Île-de-France, ce taux approche 70 % », selon un rapport du Conseil économi- que, social et environnemental (Cese) paru en 2015. Un « point noir bruit » correspond à une exposition en façade supérieure aux valeurs réglementaires. À Saint-Denis, 36.000 habitants (un tiers de la population) seraient exposés à des niveaux de bruit « supérieurs à 68 dB en moyenne jour/nuit », selon les associations de riverains.

Les grosses chaleurs

La canicule de 2003 a entraîné une surmortalité de 15.000 personnes en France. Parmi celles- ci, les catégories socioprofessionnelles des personnes âgées et des ouvriers étaient surre- présentées, selon l’Institut national de veille sanitaire. De manière générale, les quartiers populaires sont davantage touchés par les grosses chaleurs, en raison de la hauteur des immeubles, du bétonnage et du peu de végétation, à quoi s’ajoutent souvent une mauvaise isolation et une mobilité réduite.

Le risque industriel

Il existe en France près de 700 sites industriels classés « Seveso ». « Les deux tiers de la population exposée demeurent dans les zones urbaines sensibles », selon le rapport du Cese. Ce phénomène est aussi constaté à la campagne : la Meuse, territoire fortement rural et agricole, a été choisie pour accueillir le projet d’enfouissement des déchets radioactifs, à Bure. Et rappelons que la France a testé ses premières bombes nucléaires dans ses colonies (le désert algérien dans les années 1960, puis la Polynésie).

Les maladies professionnelles

Les exemples foisonnent, de l’amiante aux pesticides. Les ouvriers de l’entreprise Triskalia, dans les Côtes-d’Armor, ont ainsi été contaminés par un pesticide, le Nuvan Total, entraînant des cancers et la mort d’une partie d’entre eux. Dans d’autres secteurs (industrie, plasturgie, nettoyage…), ce sont les perturbateurs endocriniens qui touchent les salariés.

Les conséquences des politiques « écologiques »

En parallèle, les catégories populaires bénéficient assez peu des politiques publiques visant à améliorer l’environnement. Prime à la rénovation énergétique, à l’achat d’une voiture ou d’un vélo électriques ? Comme ces actions demandent un investissement de départ important, les personnes aux revenus modestes n’ont souvent pas les moyens d’en profiter.

À l’inverse, les chantiers de rénovation urbaine ou d’écoquartiers, nouvelle forme de gentrifi- cation, ont pour effet de chasser au loin les populations paupérisées. « Les inégalités environ- nementales se creusent sous le coup d’un vigoureux processus d’externalisation des nuisances environnementales hors des milieux de vie des classes dominantes et d’une recherche con- jointe et de plus en plus aiguisée de bien-être environnemental », écrit la géographe Cyria Emelianoff. Autrement dit, « pour la plupart des candidats à une vie plus écologique, et en vertu de redoutables effets rebond, l’écologisation des environnements résidentiels n’est qu’une énième forme de ségrégation et de captation de la valeur », analyse-t-elle.

LES CHERCHEURS MANQUENT D’INDICATEURS FIABLES SUR LES INÉGALITÉS ENVIRONNEMENTALES

Depuis plus de dix ans, des chercheurs essaient de mettre au point des indicateurs des inéga- lités environnementales, tenant compte de nombreux facteurs (pesticides, pollution de l’eau, de l’air, etc.). « Pour l’instant, on sait jute qu’on ne sait rien. La génétique n’explique que 5 à 10 % des maladies chroniques, et le reste vient de l’environnement. On parle d’“exposome”, en oppo- sition au génome. Mais les situations sont tellement contrastées et complexes qu’on ne peut pas avoir de certitude,ni donner de tendance globale », explique à Reporterre Julien Caude- ville, chercheur à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris).

22 novembre 2017 / Baptiste Giraud et Nno Man (Reporterre)

https://reporterre.net/

Lire aussi :

Mais pourquoi les riches devraient-ils faire plus d’efforts que les autres pour le climat?

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (anti-k)

macron changer

Les députés LREM votent une baisse de 9,8% du budget du logement

Le budget du Logement chute ainsi de 1,7 milliard d’euros. Il passe de 18,3 milliards d’euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018.

Le vote de la partie logement du budget, du ministère de la Cohésion des territoires est intervenu la nuit dernière.

Après avoir rejeté tous les amendements, une majorité de députés « godillots » de La répu- blique en marche (LREM) a voté une baisse de 9,8%  du budget du logement pour 2018 et promet de faire pire encore pour 2019 et 2020 en s’attaquant toujours à l’aide personnalisée au logement dont bénéficient près de 6 millions de locataires en France.

Les députés de La République en marche (LREM) ont adopté dans la nuit du 2 au 3 novembre, la première partie du budget du ministère de la Cohésion des territoires, qui intègre désormais la politique du logement.

On sait en effet que le président Macron n’a pas voulu d’un ministère du Logement de plein droit. Jacques Mézard, 69 ans, ancien sénateur radical-socialiste du Cantal est le ministre en charge de la Cohésion des territoires et donc du Logement. Il s’est vu attribuer ce poste après avoir été un éphémère ministre de l’Agriculture durant quatre semaines dans le premier gou- vernement dirigé par Edouard Philippe entre le second tour de l’élection présidentielle en mai et l’élection des députés en juin.

Loin d’être seul dans ce cas, Jacques Mézard doit sa carrière tardive de ministre au seul fait d’avoir soutenu Emmanuel Macron dès que ce dernier est parti en campa- gne pour l’élection présidentielle.

Son avenir politique étant pour l’essentiel derrière lui, il peut désormais se consacrer au sale boulot que le président de la République attend de lui. Le budget du Logement chute ainsi de 1,7 milliard d’euros. Il passe de 18,3 milliards d’euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018, soit une baisse de 9,8%.

Dans un premier temps, le gouvernement avait annoncé une baisse mensuelle de 5€ de l’Aide Personnalisée au Logement (APL) dont bénéficient plusieurs millions de locataires afin de pouvoir payer leur loyer.

Dans un second temps, le gouvernement a décidé de faire supporter cette charge par les bailleurs sociaux que sont les Offices HLM en les obligeant à baisser les loyers de 800 millions d’euros en 2018, de 1,2 milliard d’euros en 2019 et de 1,5 milliard d’euros en 2020. Ce qui ne manquera pas de leur poser des problèmes de trésorerie se traduisant parfois par un endette- ment accru en plus d’un manque de moyens pour l’entretien des bâtiments et pour construire de nouveaux logements.

« On va casser un modèle HLM que beaucoup nous envient », a dénoncé le député communiste de Seine-Saint-Denis Stéphane Peu, fustigeant une « politique mûrement réflé- chie, cohérente, visant à affaiblir le secteur HLM et à renforcer le secteur privé. Partout où cette politique a été menée en Europe, elle a été une catastrophe », a-t-il  dénoncé.

Les effets pervers de la défiscalisation offerte aux bailleurs privés

Ne semblant pas très informé de ce que fut l’histoire du ministère du Logement depuis près de 40 ans, Jacques Mézard a fait état de la volonté du gouvernement de « réinterroger l’efficacité de notre politique en matière d’aides personnelles au logement et de soutien à la construction, « nous avons face à un investissement d’environ 40 à 41 milliards d’euros, quatre millions de nos concitoyens qui sont mal logés », a-t-il déclaré devant le députés.

Au regard de son ancienneté en politique, l’ancien sénateur du Cantal devrait se souvenir que le peu d’efficacité qu’il attribue à l’APL, provient du fait que les revalorisations successives sont absorbées à hauteur de 94% par des hausses de loyers initiées par les bailleurs privés.

Cette politique remonte à la présidence de Valéry Giscard d’Estaing avec Raymond Barre comme Premier ministre  et Pierre Méhaignerie au ministère du Logement, peu avant l’élection de François Mitterrand à l’Elysée.

La droite décida, à cette époque, de réduire considérablement l’aide à la pierre dont bénéficiaient les bailleurs sociaux pour pouvoir construire des logements à loyer modéré, les HLM étant justement  des « Habitations à Loyer Modéré ».

La droite au pouvoir voulut faire croire au pays que la difficulté à payer un loyer tous les mois n’allait plus concerner qu’une petite frange de locataires dont les effectifs seraient en diminu- tion constante. Du coup, l’aide à la personne serait moins coûteuse au budget de l’Etat que l’aide à la pierre offrant des loyers modérés à la masse des locataires en HLM. Mais la mondia- lisation libérale de l’économie avec les délocalisations d’emplois industriels quittant la France pour des pays à bas coûts de main d’œuvre en ont décidé autrement, de la sidérurgie à l’auto- mobile en passant par l’industrie du textile et celle de l’électroménager. Au fil des ans, la Fran- ce a compté de plus en plus de chômeurs et de travailleurs pauvres et précaires et cette tendance continue de s’amplifier de nos jours.

Périssol, Besson, De Robien, Duflot, Pinel, tous on servi les bailleurs privés

Privés de moyens du fait de la baisse de l’aide à la pierre mais aussi des impayés de loyers par des  locataires de plus en plus pauvres, les offices HLM ont moins construit, certains maires de droite ne voulant pas de HLM dans leur commune. Comme on manquait de logements, les  gouvernements successifs dirigés par la droite et les socialistes ont fait appel aux bailleurs privés en leur offrant jusqu’à douze années de défiscalisation sur l’achat d’un bien destiné à la location.

De Périssol en Besson pour arriver à Pinel en passant par De Robien, Scellier, Benoît Apparu et même le Cécile Duflot, on ne compte plus les ministres du logement, voire les députés, dont le nom évoque une aide à l’enrichissement des bailleurs privés.

Car le budget de l’Etat a payé deux fois: une fois à travers la défiscalisation offerte aux investisseurs, une seconde via le paiement de l’APL sans laquelle les locataires ne pourraient pas payer es loyers de ces logements plus élevés que ceux des HLM.

Quand Jacques Mézard fait mine de s’interroger sur le manque d’efficacité de l’aide personnalisé au logement afin de la réduire, il omet de faire le bilan d’une politique qui depuis des décennies enrichit une catégorie de bailleurs privés et appauvrit les locataires. Comme ces projets immobiliers défiscalisés sont parfois construits dans des zones mal desservies, il arrive aussi que les logements restent vides.

Par ailleurs, la politique de métropolisation des activités économiques du pays accentuée par le récent regroupement des régions fait de sorte que l’offre est insuffisante pour répondre à la demande dans les zones de tension tandis le taux de vacance des logements ne cesse d’augmenter dans les villes moyennes et petites comme dans les cantons ruraux.

Le vote de la nuit dernière aggravera tous ces problèmes sans en résoudre un seul.

Gérard Le Puill  VENDREDI, 3 NOVEMBRE

http://www.anti-k.org/

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

vannes (ouest france)

jeunes

Vannes. Malgré un CDI, Sabrina dort dans sa voiture

À 38 ans, Sabrina, agent de restauration en lycée, se retrouve à la rue après une séparation. Depuis le 4 octobre 2017, elle attend de passer en commission pour habiter un logement social.

Témoignage

Tous les soirs, c’est la même rengaine. Sabrina Kedzierski se couche sur la banquette arrière de son Kadjar. À 38 ans, elle dort dans sa voiture. « Je suis ce qu’on appelle une sans domicile fixe. », lance-t-elle, gênée. Car il y a quelques années, Sabrina habitait encore dans une maison. Le 4 octobre dernier, suite à une séparation, la Vannetaise se retrouve à la rue. « J’ai fait une demande de HLM mais on me dit que je gagne trop. » Pourtant, Sabrina peut justifier d’un contrat à durée indéterminée dans la restauration.

La peur, c’est son quotidien. Peur de l’hiver qui approche, « franchement ça caille. » Peur de se faire agresser aussi. Comme cette nuit où un groupe de jeunes hommes tente de forcer la porte de sa voiture. « Depuis, je m’endors avec un couteau. » Peur enfin de la réaction des gens. « Je me cache pour dormir. »

« On ne dort jamais vraiment »

Ses six enfants, placés en foyer, Sabrina ne les voit que très peu. « Je les accueille où ?, soupire-t-elle. L’autre jour, mon gamin m’a demandé à quoi ça servait de travailler si c’est pour en arriver là où je suis… » Heureusement, Sabrina peut compter sur ses amies de Kercado, son ancien quartier. « Je me lave et me prépare chez elles, avoue-t-elle. Pour être présentable, quand même. »

Au Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), qui accueille les personnes sans abri ou mal logées, on a proposé à Sabrina de dormir dans un mobil-home. «Mais j’ai refusé, avoue-t-elle, j’ai ma dignité.» Chez les Copains d’abord, association qui vient en aide aux démunis, on explique qu’elle est suivie de très près et qu’il y a bon espoir pour qu’elle trouve un logement.

Quant à Bretagne Sud Habitat, Sabrina reste interloquée de leur réaction.

« Ils m’ont dit que je gagnais trop ». Mais ce qui la révolte, c’est de voir des logements vides à Kercado, le quartier où elle aimerait retourner vivre. « J’ai habité dix ans là-bas, j’aime ce quar- tier, soupire-t-elle. Je ne demande pas du luxe. » Pourtant, Sabrina attend avec crainte le soleil qui se couche. « Toutes les nuits, j’ai mal partout, j’ai des courbatures… » Ce soir, elle s’endormira dans sa voiture.

04/11/2017  Hugues GESBERT

https://www.ouest-france.fr/

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31 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

apl (politis)

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Réforme des APL : Mortifère article 52

En faisant porter le poids de la réduction des APL sur les bailleurs sociaux, le gouvernement menace la cohésion sociale.

Une personne sur deux vit ou a vécu en HLM. C’est une réalité. Et c’est pour ces locataires, actuels ou à venir, que la Fédération des offices publics de l’habitat (OPH) a décidé de combattre l’article 52 du projet de loi de finances 2018.

Si cet article est voté, les locataires de nos offices verront leurs APL baisser de 60 euros en moyenne.

Mais le gouvernement, faisant mine d’éviter de pénaliser ces habitants, a décrété que les bailleurs sociaux devront baisser d’autant leur loyer. Ainsi, a priori, l’opération serait indolore pour les locataires et permettrait aux pouvoirs publics de récupérer 1,7 milliard d’euros… en demandant aux bailleurs sociaux de réduire leurs recettes d’autant. Pour les offices, c’est une perte de plus de 820 millions chaque année [1] !Des compensations sont bien proposées… Elles permettraient de mieux financer les investissements en améliorant les conditions de prêts. Mais encore faut-il que les organismes puissent emprunter ! Pas moins de 204 d’entre eux ne le pourront plus dès 2018 [2]. En touchant aux recettes des organismes, on réduit les possibilités d’emprunts, donc d’investisse- ment… C’est un cercle vicieux qui s’installerait alors, entraînant rapidement de nombreux organismes à réduire la qualité du service rendu aux habitants.

En effet, pour un office HLM, 90 % de ses recettes proviennent des loyers qu’il per- çoit. Des recettes qui ne servent pas à grossir un capital. Non, ces fonds servent exclusive- ment à entretenir, à rénover et à construire des logements sociaux. Le gouvernement parle d’une cagnotte, de réserves accumulées. Quel intérêt aurait un organisme HLM à thésauriser alors que l’ensemble de ses moyens doit être reversé au logement social ? [3].

La stratégie logement du gouvernement ambitionne de « construire plus, mieux et moins cher ; de répondre aux besoins de chacun et protéger les plus fragiles et améliorer le cadre de vie ». Autant d’ambitions que les OPH partagent et poursuivent depuis longtemps.

Mais comment construire plus quand on rabote vos recettes et, donc, vos capacités de financement ?

Comment protéger les plus fragiles quand les offices qui logent les plus pauvres [4] seront encore plus impactés par la baisse des loyers, puisque plus on loge de personnes bénéficiant de l’APL plus on perd de recettes !

On dit aussi les organismes d’HLM trop nombreux : il y avait 290 OPH il y a dix ans, 253 aujourd’hui. La rationalisation du tissu est déjà en marche et doit tenir compte des besoins des territoires : les offices y sont ancrés. Leur conseil d’administration est constitué en majorité d’élus de leur collectivité de rattachement, leur garantissant une gouvernance démocratique.

Dans les territoires détendus, où la déprise démographique se conjugue à la déprise écono- mique, ils sont souvent les derniers grands opérateurs de services publics. Vu d’un bureau parisien, un OPH du centre de la France est inutile ? Qui va alors, quand il n’y aura plus d’outil local, prendre en compte les spécificités des territoires et œuvrer pour participer à la recon- quête des centres-villes, adapter les logements aux jeunes et permettre aux personnes âgées de rester à leur domicile ? Qui va construire les maisons de santé ?

En zone tendue, c’est la rénovation urbaine, vitale pour améliorer la vie et apaiser les tensions urbaines, qui va être fragilisée. Dans le premier programme de rénovation urbaine (PRU), les offices ont injecté 2 milliards de fonds propres pour réaliser près de 13 milliards de travaux ! Avec l’article 52, ils ne les auront plus ! C’est remettre en cause leur rôle d’acteur du pacte républicain qu’ils revendiquent. C’est leur capacité à accroître une offre nouvelle accessible aux plus modestes qui est également mise à mal.

Nous avions cru que la création d’un ministère de la Cohésion des territoires marquait la volonté de réduire les fractures territoriales. Funeste erreur ! En menaçant l’existence des offices, l’article 52 menace un des outils de la cohésion sociale et de l’aménagement du territoire.

Cet article est donc mortifère.

C’est une remise en cause brutale et profonde du logement social en France. Son modèle économique est sans doute imparfait et doit évoluer. La Fédération des OPH que je préside en est consciente et travaille, avec des directeurs généraux d’OPH, à de meilleures synergies entre offices pour améliorer leurs performances. Mais le projet de loi de finances tel qu’il est présenté aujourd’hui obère toute perspective d’avenir. C’est pourquoi il faut retirer l’article 52.

[1] Soit la quasi totalité de leur capacité d’autofinancement.

[2] Au moins 122 offices et 82 entreprises sociales pour l’habitat (ESH) auront une exploitation déficitaire dès 2018 (source : fédérations des OPH et des ESH).

[3] La trésorerie disponible est au total d’un milliard d’euros en 2015 (pour 2 500 000 logements). Elle permet, par effet de levier, de réaliser 8 milliards d’investissements (source DIS 2015).

[4] Sept locataires sur 10 logés par les OPH ont un niveau de revenu très proche ou inférieur au seuil de pauvreté (source : OPS 2016).

Alain Cacheux est président de la Fédération nationale des offices publics de l’habitat. 25 octobre 2017

https://www.politis.fr/

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31 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

apl clcv (ouest france)

poubelles

Brest. « Je touche une pension de 671,20 € par mois »

Un chèque à l’ordre de « Bercy, direction de l’aide aux assujettis à l’ISF ».

Lundi, contre la baisse des APL et la suppression de l’ISF, un chèque de 2 milliards d’euros devait être remis au député Jean-Charles Larsonneur, absent. Il a tout de même été déposé à sa permanence. « Je touche 671,20 € par mois, raconte d’une voix fluette Monique. Depuis le 1er octobre, cette retraitée brestoise a perdu 5 € d’aide personnalisée au logement (APL). Après avoir payé mon loyer et mes différentes assurances, et bien il ne me reste pas grand-chose. À tel point, que je dois aller au Secours populaire pour pouvoir m’alimenter correctement. »

La scène se déroule à la permanence du député de la République en Marche, Jean-Charles Larsonneur, boulevard Gambetta.

Lundi matin, en même temps que Monique, une quinzaine de locataires et de membres de l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) se sont déplacés pour lui remettre un chèque de 2 milliards d’euros. Un chèque symbolique et surtout emprunt d’ironie, de la part de tous les locataires HLM, « pour compenser la diminution de 3,5 milliards d’euros de l’ISF ».

Problème, le député est absent. Un faux bond de dernière minute pas du goût de Christian Bardinet : « Nous avons déjà dû reporter cette rencontre à sa demande la semaine dernière, et voilà qu’aujourd’hui M. Larsonneur nous refait le coup mais sans nous prévenir, s’agace le président de la CLCV de Brest. Le chèque à la main, il poursuit : « Nous ne sommes pas n’importe quel gugusse.» Avec 500 adhérents au niveau local et deux fois plus au niveau départemental, « la moindre des choses serait que le député nous accorde trente minutes de son temps ».

Chaque centime compte

Une colère froide, entendue par Denoual Le Roux, attaché parlementaire du député. Il est interpellé par un membre de la petite délégation. « Vous avez entendu cette dame, Monique. Elle a bien insisté sur les 20 centimes de sa pension. Pourquoi ? Parce que pour elle, comme pour une partie de la population, chaque centime compte. »

Seul face aux nombreuses injonctions et autres demandes, Denoual Le Roux prend le temps d’échanger avec eux sur le fond, même s’il « regrette la méthode » sur la forme. « Je vous assure qu’il n’y avait aucune volonté de sa part de se soustraire à ce rendez-vous. Jeudi, il présente un rapport important devant la commission de la défense et il est en train de le finaliser, d’où son absence. »

Si le chèque n’a finalement pas trouvé preneur, les revendications, elles, « seront bien transmises à M. Larsonneur », conclut son collaborateur.

31/10/2017

https://www.ouest-france.fr

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31 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

apl clcv (le télégramme)

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La CLCV interpelle la députée Annaïg Le Meur

« Nous voulions dénoncer la violence de cette mesure et ses conséquences sur les plus pauvres, auprès de la députée », lance Michelle Fappani, administratrice de la section quimpéroise de CLCV, à l’issue de son entrevue avec Annaïg Le Meur.
L’association de défense des consommateurs a échangé avec la parlementaire de la première circonscription du Finistère (Quimper-Briec-Fouesnant) pendant une heure, hier après-midi, à la permanence de cette dernière à Quimper.
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Le sujet évoqué ? La baisse de 5 € des APL, effective depuis le 1e r octobre pour l’ensemble des allocataires (6 millions de foyers en France).
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Les griefs concernaient aussi la diminution de 40 à 60 € des aides aux logements pour les locataires du parc HLM, prévue pour 2018, et censée contraindre les bailleurs sociaux à baisser d’autant les loyers. « Pour l’Opac de Quimper-Cornouaille, cela représentera une perte de 4 millions d’euros par an, qui pénalisera au bout du compte les locataires », estime Michelle Fappani.
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« Échange constructif »

La députée Annaïg Le Meur a défendu la mesure du gouvernement, en soulignant la sous- dotation de 100 millions d’euros sur les APL héritée de l’exécutif précédent. « Cela représentait un peu plus de 15 € par allocataire », soutient-elle. Sur la seconde baisse, qui vise les bailleurs sociaux, elle a invoqué « une remise à plat globale » du système. « Nous sommes toujours en discussions avec les bailleurs sociaux. L’objectif du gouvernement est d’harmoniser sur le territoire, de mutualiser les Opac pour diminuer les baisses de fonctionnement à terme ».

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La parlementaire LREM s’est aussi dite consciente de « la paupérisation énorme », et des enjeux concernant la population pauvre dans le pays de Quimper. Selon les deux parties, l’échange a été « constructif ». Ils ont prévu de se revoir bientôt pour échanger sur d’autres sujets. « Les députés ont besoin des associations, nous ne sommes pas là pour donner des leçons mais pour agir comme relais », souligne la députée.
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31 octobre 2017
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Commentaire: « Paupérisation énorme » ? Une seule solution: humilier les pauvres et diminuer les impôts des riches. What else?

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20 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

riches (le seuil)

assis tes

Ce que les riches pensent des pauvres

Les pauvres suscitent-ils aujourd’hui, chez les riches, une répulsion similaire à celle que le peuple inspirait aux bourgeois au 19è siècle ? Autrement dit, les démunis sont-ils encore considérés comme une classe dangereuse, immorale et répugnante ?

En interrogeant le refus de la mixité résidentielle manifesté par les catégories supérieures, telle est la question frontale que pose cet ouvrage, issu d’une grande enquête comparative sur les perceptions de la pauvreté et des inégalités dans les beaux quartiers de trois métropoles : Paris, São Paulo et Delhi.

À partir d’entretiens approfondis, il montre que la quête d’entre-soi des habitants des ghettos dorés n’est pas seulement motivée par une recherche de prestige et de qualité de vie, mais également par des représentations des pauvres qui les incitent à s’en protéger.

Comment parviennent-ils à justifier leurs stratégies d’évitement et de relégation des catégories défavorisées, ainsi qu’à légitimer l’ordre local qu’ils s’efforcent de perpétuer ?

Au-delà de la peur de la criminalité et de l’insalubrité apparaît la crainte des élites d’être en quelque sorte contaminées par des modes de vie jugés culturellement indésirables ou moralement nuisibles. À travers les mécanismes du séparatisme social, ce sont les conditions de possibilité de la solidarité que cet essai explore.

Serge Paugam, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS, Bruno Cousin, professeur assistant à Sciences Po, Camila Giorgetti, chercheure associée du Centre Maurice Halbwachs, et JulesNaudet, chargé de recherche au CNRS, sont sociologues.

http://www.seuil.com/

https://www.franceculture.fr/

http://www.amis.monde-diplomatique.fr

https://www.franceinter.fr/

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (brest)

pref

Logement pour toutes et tous ! Réquisition des logements vides 

Brest, le 16 Octobre 2017

Lettre Ouverte à :

Monsieur Pascal Lelarge, Préfet du Finistère

Monsieur François Cuillandre, Maire de Brest

Objet: hébergement de personnes à la rue

                                                            Messieurs,

Avec plus de 25% de réponses négatives par le 115 lors du premier semestre 2017, la situation de l’hébergement d’urgence à Brest est aujourd’hui totalement catastrophique. 1837 demandes n’ont pu aboutir durant la première moitié de l’année, nombre auquel il faut ajouter les nombreuses personnes qui, découragées par les refus systématiques, n’osent même plus contacter le numéro d’urgence.

Ce sont aujourd’hui plusieurs dizaines de personnes qui demeurent sans hébergement à Brest, dont certaines depuis plusieurs mois. Des personnes en situation de précarité, hommes et femmes, étudiant-e-s, au chômage, travaillant, en demande d’asile, de titre de séjour, citoyen-ne-s françai-se.s, européen-ne-s, mineurs non accompagnés, de nombreux enfants scolarisés dans les écoles de Brest et même des nourrissons !

Pourtant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, signée par tous les États, affirme le caractère inconditionnel du Droit au Logement en déclarant :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. » 1

La Convention de Genève, signée par la France le 28/07/1951, ainsi que le Code du Droit d’Asile font obligation à l’État de nourrir, de vêtir et de loger tout demandeur d’asile. On entend dire aujourd’hui au plus haut niveau que certaines nationalités y auraient moins droit que d’autres. Depuis quand la loi s’applique-t-elle de manière différenciée?

Par ailleurs le Code de l’Action Sociale et des Familles précise que “toute personne en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence”2 et : “Dans chaque Département est mis en place, sous l’autorité du représentant de l’ État, un dispositif de veille sociale chargé d’accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu’appelle leur état. Ce dispositif fonctionne sans interruption et peut-être saisi par toute personne, organisme, ou collectivité”3. Quand toutes ces personnes refusées par le 115 ont-elles eu la possibilité de rencontrer ce “dispositif”?

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant, signée par l’État Français en 1989, stipule que : “ Les Etats parties adoptent les mesures appropriées, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens, pour aider les parents et autres personnes ayant la charge de l’enfant à mettre en oeuvre ce droit et offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d’appui, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement et le logement.”4

Condamné à de multiples reprises par la Commission Européenne des Droits de l’Homme, rappelé régulièrement à l’ordre par le Défenseur des Droits, l’État français maintient et durcit sa position au mépris de toute réglementation et de toute éthique. Comme le rappelait le Défenseur des Droits : “Tout démontre que ce qui fait la migration c’est la nécessité vitale de fuir son pays, la situation politique, la guerre, les inondations, les sécheresses, la famine, la négation des droits des femmes et des homosexuels… Ce n’est pas du tout l’appel d’air qui joue”5. Le 21 juin dernier, il constatait “des atteintes aux droits fondamentaux… d’une exceptionnelle et inédite gravité” avec “des conditions de vie inhumaines”. En rendant la vie impossible aux personnes en exil, il est certain que nous n’arrêterons pas les migrations, par contre nous nous déshonorons chaque jour davantage.

Hormis le silence, les assignations devant le tribunal, les évacuations policières, la seule réponse de l’Etat français et des autorités locales est l’hôtel. Ainsi, entre 2015 et 2016, le 115 a augmenté de 121 % le recours aux hôtels et réservé plus de 18000 nuitées à l’année. Selon Hervé Perrain, directeur de l’AGEHB 6, le service tourne actuellement à 3000 nuitées d’hôtels accordées par mois.7 Outre le coût financier considérable de ce type de solution, c’est le coût humain qui est le plus important. En effet, tous les rapports montrent les conséquences dramatiques sur la santé des personnes de ce mode d’hébergement que la circulaire Pinel8, jamais appliquée, visait à réduire.

Il existe d’autres solutions moins coûteuses et plus adaptées aux besoins des personnes. Comme par exemple la réquisition et la mise à disposition de bâtiments vides (plus de 6500 à Brest, dont de nombreux appartenant à l’État ou aux collectivités locales).

En conséquence, nous exigeons que L’État et la Mairie prennent pleinement leurs responsabilités en donnant accès à un logement décent et pérenne à toutes les personnes à la rue. De plus la mise en place à très court terme d’un centre d’accueil et de mise à l’abri, ouvert 24h/24 toute l’année, est absolument indispensable pour éviter que de telles situations se reproduisent.

Nous entendons vous interpeller sur les possibilités existantes et vous renvoyons aux articles l 641-1 et l 641-2 du Code de Construction et de l’Habitation9:

Monsieur le Maire, vous avez le pouvoir de demander au Préfet de réquisitionner des locaux laissés vacants depuis plus de 6 mois et vous, Monsieur le Préfet, pouvez répondre favorablement à cette demande.

La crise n’est ni migratoire, ni économique, elle est humaine ! Il est temps d’en finir avec le calcul politique, place à la volonté !

Des personnes se sont installé-e-s au nº 56 de la rue Bruat à Brest dans un immeuble appartenant à Brest Métropole Habitat qui fut auparavant un foyer pour “filles-mères” puis, plus récemment, le siège social de l’association Émergence.

La solidarité n’est pas une charge mais un devoir ! Nous affirmons ici que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme prime sur toute autre loi. En ce sens, toute expulsion sans relogement immédiat serait contraire à son article 25 précédemment cité.

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez croire Messieurs en notre détermination à continuer d’exiger le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Vous pouvez compter également sur nous pour travailler à la recherche de solutions.

Les soutiens des habitant-e-s du nº56 rue Bruat à Brest :

Mouvement Zéro Personne à la Rue Brest, Front Social 29, CNT Brest, CLAJ,  FSU 29, Aidons les Réfugiés, NPA 29, Collectif Contre la Loi Travail,      Assemblée Citoyenne 29, Mrap 29.

https://www.change.org/

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

désarçonnés (le huff’ + yéti + ensemble + jjd)

libearion_melenchon

Clémentine Autain admet que les polémiques Garrido « désarçonnent » les militants Insoumis. La députée de Seine-Saint-Denis dénonce un « acharne- ment » tout en reconnaissant que cela « dessert » le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

« Je ne suis pas une amie proche de Raquel Garrido ». Si Clémentine Autain s’est montrée solidaire à l’égard de l’oratrice de la France insoumise en dénonçant « l’acharnement » dont elle ferait l’objet, la députée de Seine-Saint-Denis a également pris ses distances, en exprimant le malaise que cette affaire provoquait chez les militants.

Invitée sur BFMTV ce vendredi 13 octobre, Clémentine Autain, députée membre du groupe présidé par Jean-Luc Mélenchon, a souligné que la polémique n’aurait pas lieu d’être si l’avo- cate s’était montrée exemplaire. « Je vous le dis franchement, oui il faut payer ses impôts, oui il faut payer ses cotisations », a d’abord expliqué Clémentine Autain, précisant toutefois qu’elle ne connaissait pas les « détails » de l’histoire.

Relancée sur la façon dont étaient perçues ces affaires en internes, l’élue insoumise a concé- dé que le cas de Raquel Garrido posait problème. « Oui, la polémique et la place prise par ces question désarçonnent les militants », a affirmé Clémentine Autain, avant d’admettre: « oui, ça dessert le mouvement ».

Comme le révélait Le HuffPost, le cas de Raquel Garrido pose un cas de conscience aux militants insoumis, tiraillés entre la défense d’une camarade et le respect de l’intégrité doctri- nale du mouvement. En interne, les militants ont été nombreux à exprimer leur malaise, que ce soit après les révélations du Canard Enchaîné, les clashs avec des vedettes du petit écran ou encore ses règlements de compte sur le Snapchat de Jeremstar.

Ce vendredi, le député Alexis Corbière, époux de Raquel Garrido, s’est défendu face aux critiques qui lui reprochent d’occuper un logement social. « Depuis le mois de juin, j’ai dit que je partais, je me suis mis en situation pour partir », a-t-il affirmé.

Romain Herreros 13/10/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Affaires Garrido/Corbière : démontage d’une campagne de calomnies (Le Yéti)

Déclaration à l’issue de la consultation d’Ensemble sur ses rapports avec La France Insoumise (Ensemble)

Alexis Corbière et Raquel Garrido vont quitter leur HLM à Paris (Anti-k)

Simonnet (LFI) ne veut pas quitter son logement social pour « ne pas enrichir un propriétaire privé » (Europe1)

L’Insoumise Danielle Simonnet refuse de quitter son logement social (JDD)

Simonnet, Corbière, Garrido : pourquoi ils ont pu conserver leurs logements sociaux (JDD)

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13 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (l’obs)

macron changer

Logement : le gouvernement envisagerait de baisser les APL de 50 à 60 euros

Le gouvernement souhaiterait réaliser 2 milliards d’économies sur le logement, « principalement sur les APL ».

Le gouvernement s’était attiré de nombreuses critiques en juillet, en décidant de baisser de 5 euros par mois le montant des APL. Et ce n’est qu’un début, puisque Bercy pourrait baisser les aides personnelles au logement dont bénéficient les locataires du parc HLM d’un montant allant jusqu’à 60 euros mensuels, en contraignant les bailleurs sociaux à réduire d’autant leurs loyers : c’est en tout cas ce qu’indiquent plusieurs sources concordantes à l’AFP, confirmant une information du quotidien « l’Opinion ».

Prévu à l’origine cette semaine en conseil des ministres, le « plan logement » du gouvernement, qui pourrait entériner cette piste de travail, a été reporté à la semaine prochaine, ont par ailleurs précisé à l’AFP plusieurs sources, dont le ministère de la Cohésion des territoires.

Selon une source proche du dossier, le gouvernement contraindrait les organismes HLM à baisser leurs loyers d’une somme équivalente à la baisse des APL projetée, afin que leurs locataires ne soient pas pénalisés. Cette baisse « pourrait aller jusqu’à 60 euros », a précisé cette source.

« On ne fait pas marcher le secteur à la menace »

« L’Opinion », qui assure avoir eu accès à une version provisoire d’articles du projet de loi de finances 2018, évoque, lui, une baisse pouvant aller « jusqu’à 50 euros » dans le cadre d’une réduction de 5% des dépenses en matière de logement, soit « 2 milliards d’économies » qui « se concentreront principalement » sur les APL.

Baisser de 2 milliards d’euros, sur les 9 milliards versés par l’Etat aux bailleurs sociaux pour leurs locataires, équivaut à « une baisse de 20%, ce qui est inacceptable », a réagi auprès de l’AFP Frédéric Paul, directeur général de l’Union sociale de l’habitat (USH) qui réunit 723 bailleurs sociaux.

« Cela va accroître le taux d’effort des locataires des nouveaux logements et les bailleurs sociaux, qui réalisent 18 milliards d’euros d’investissements annuels pour produire 100.000 logements sociaux, en assurant 200.000 emplois directs dans le BTP, n’auront plus les moyens de construire. »

Dénonçant « une très grande improvisation dans toutes les annonces » du gouvernement concernant le logement social, Frédéric Paul se dit prêt à « se mettre autour de la table avec les collectivités locales, la caisse des dépôts et les administrations de l’Etat, pour travailler sérieusement ».

« On ne fait pas marcher tout un secteur de l’économie à la menace. Quand on veut faire un choc d’offre, on ne prend pas le risque de faire chuter la production de logements sociaux. »

Le livret A gelé ?

Interrogé sur les informations de « l’Opinion », Matignon n’a pas fait de commentaires. « Le gouvernement finalise son plan », a-t-on simplement indiqué dans l’entourage du Premier ministre.

Les organismes HLM pourraient, en contrepartie, être « invités à augmenter les surloyers payés par les ménages dont les revenus excèdent de plus de 20% les plafonds de ressources, soit 4% du parc HLM ». Ils pourraient aussi bénéficier de conditions de crédit privilégiées, par le biais du livret A, le placement le plus répandu en France, dont les fonds servent essentiellement à financer la construction de logements HLM.

« Le gouvernement prévoit de bloquer la rémunération du livret préféré des Français à son taux actuel, historiquement bas (0,75%), pendant deux ans », écrit le quotidien. Interrogée sur ce point, une source gouvernementale a évoqué une « simple piste de travail », ajoutant que rien n’était tranché.

T.V. avec AFP

L’Obs 12 septembre 2017

http://tempsreel.nouvelobs.com/

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