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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

étudiant(e)s (solidaires)

jeunes

Diminution des aides au logement : se loger ou manger, nous n’avons pas à choisir !

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse des allocations logement (APL, ALF, ALS) de 5€ par mois à partir d’octobre 2017, soit 60€ par an et par personne. C’est absolument scandaleux ! Tous les ans, les gouvernements successifs réduisent le montant et le périmètre des aides au logement. Cette année, ce sont donc 6,5 millions de foyers, soit 12.500.000 de personnes qui vont perdre 5€ par mois !

La réaction des étudiant·e·s, nombreux·ses à être concerné·e·s par les Aides Personna- lisées au Logement (800.000 étudiant·e·s sur les 2.500.000 que comptait le pays en 2015 en bénéficient), ne se fait pas attendre : nous ne comptons plus les témoignages d’étudiant·e·s dont la perte annoncée de ces 5€ par mois signifie manger moins souvent, faire l’impasse sur des soins, ou abandonner leurs études, faute de pouvoir survivre.

Non content de réduire le budget de l’Enseignement Supérieur et la Recherche, Macron s’attaque au budget des étudiant·e·s, dont plus de la moitié est consacré au logement. La loi travail 2 qui s’annonce va aggraver la situation : plus de 90% des étudiant·e·s occupent un emploi chaque année, dont la moitié toute l’année.

Macron massacre à coup de rabot, tranche par tranche, euro par euro les droits des étudiant·e·s. Il va aggraver notre précarité, nous obligeant à voler notre nourriture faute de pouvoir l’acheter, dormir dans le froid faute de pouvoir se chauffer ou se loger, renoncer à des soins médicaux et pour finir renoncer à nos études pour tenter de survivre. Nous ne nous laisserons pas faire !

Les étudiant·e·s ne sont pas les seul·e·s à avoir recours aux aides logement, loin s’en faut. C’est aux 30% les plus pauvres de la population que Macron veut faire payer les cadeaux aux plus riches et au patronat, tels que la réforme annoncée de l’ISF !

Des aides vitales, faute de mieux

Notre fédération défend la possibilité pour chaque étudiant·e d’être indépendant·e. Cette indépendance est particulièrement importante en cas de rupture familiale, et/ou quand il s’agit de personnes qui subissent une oppression spécifique. Par exemple, pour un·e étudiant·e trans ou homosexuel·le, le foyer familial peut·être un lieu de discriminations permanentes : le quitter est alors non seulement une condition pour la réussite de ses études mais aussi souvent une question de survie.

Ce qui rend ces aides si précieuses, c’est qu’elles sont universelles et qu’elles tombent à jour fixe : on peut “compter dessus”. C’est un élément important quand on sait que les dates de versement des bourses sont aléatoires, et que celles-ci sont nettement insuffisantes. En Île-de-France, bien souvent, même une bourse à échelon maximum ne suffit pas à couvrir l’ensemble du loyer ! Diminuer les aides au logement, c’est aggraver la précarité étudiante.

Elles nous sont donc vitales. Elles sont le peu que nous avons pour pouvoir étudier dans des conditions tolérables. Elles restent des solutions faute de mieux, des solutions de survie. Même cumulées avec les bourses, elles ne suffisent pas à l’émancipation totale des étu- diant·e·s. De plus, il s’agit bien d’argent public qui finance des propriétaires privés. On l’oublie trop souvent : ce sont eux qui s’enrichissent non seulement sur le dos de notre précarité, mais aussi sur le budget de l’État… donc de toute la société.

C’est pourquoi, faute de mieux, nous défendons ces aides pour l’instant et nous opposons catégoriquement à leur baisse. Nous revendiquons un véritable engagement de l’État dans le logement social et particulièrement le logement étudiant.

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, revendique des mesures à effet immédiat :

  • L’instauration d’un véritable statut de locataire (avec un vrai droit au logement) pour les occupant·e·s de chambres CROUS ;
  • La fin des avantages et privilèges, notamment fiscaux, accordés aux investisseurs privés qui profitent de la misère étudiante ;
  • Le plafonnement des loyers dans le parc privé ;
  • Le gel puis la baisse des loyers dans les CROUS ;
  • La réquisition des logements vides ;
  • La pénalisation de la demande de caution parentale pour la location de tout logement ;
  • La fin des critères discriminatoires lors de l’attribution de chambres CROUS (couples homosexuels notamment) ;
  • La nationalisation des résidences “sous contrat” avec le CROUS.

Pour que ces mesures soient viables sur le long terme nous revendiquons en outre :

  • La réhabilitation de tous les logements insalubres sans augmentation de loyer, en partie financée sur la suppression des avantages fiscaux sus-mentionnés ;
  • La construction massive de logements dignes, de qualité et respectueux de l’environnement.

24 juillet 2017

http://www.solidaires-etudiant.org/

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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

apl (anti-k)

APL

Pas touche aux APL !

MARCHE: Jeudi 31 AOÛT 17h Métro OLYMPIADES

Départ marche  18h, vers le ministère des finances à Bercy

Le gouvernement annonce, parmi ses toutes premières mesures, une baisse des allocations (APL, ALF, ALS) de 5€ pour toutes et tous à partir d’octobre, puis une réforme générale des APL et des aides sociales, afin de réduire ses dépenses,  appauvrissant  les locataires et réduisant l’accès à un logement autonome. Certains prétendent que la baisse des APL entrainera par magie une baisse des loyers : c’est un mensonge, le contraire a été démontré dans d’autres pays …

Pour beaucoup de locataires, 5 euros, ce n’est pas rien et cela représente de nouveaux sacrifices à la fin du mois sur l’alimentation, l’énergie, les soins, l’éducation, les loisirs …

Cette décision est d’autant plus brutale et injuste qu’elle épargne les rentiers du logement et les plus riches, qui ont reçu la promesse d’importantes baisses d’impôts.

Un tel choix annonce des dizaines de milliers de mises à la rue supplémentaires alors que le nombre d’expulsions et les loyers n’ont jamais été aussi élevés, ainsi qu’une aggravation de la précarité et des conditions de logement.

C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation générale des locataires et de tout ceux et celles qui sont en désaccord avec ces orientations afin que, dans le respect du droit à un logement décent pour toutes et tous, le gouvernement :

– Revalorise les APL et les minimas sociaux au lieu de les baisser,
– Applique et renforce l’encadrement des loyers.

9 août 2017  Federation DAL

1er signataires :

AC !, AFVS, APEIS, ATMF, Bagagerue, CNAFAL, CNL, COPAF, CSP 75, DAL, DIEL, Émancipation, FAPIL, Femmes égalité, INDECOSA-CGT, Fédé. Acteurs de la Solidarité (ex FNARS), Fondation Copernic, MNCP, Rencontres sociales, Syndicat de la Magistrature, UNEF, Union syndicale Solidaires, Union Syndicale de la Psychiatrie

https://www.droitaulogement.org/

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24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

austérité (basta)

macron

Augmentation des loyers et des expulsions, baisse des aides au logement

Le gouvernement a décidé de diminuer l’Aide personnalisée au logement (APL) de manière uniforme pour les 2,7 millions de ménages qui en bénéficient. Cette baisse de 5 euros par mois, soit 60 euros par an, peut paraître anodine pour les personnes disposant de revenus corrects. Mais elles frappent prioritairement les ménages les plus pauvres et les étudiants en situation précaire, dans un contexte où les loyers poursuivent leur augmentation. 90 % des ménages qui perçoivent l’APL sont locataires.

Cette aide publique, qui s’élève à environ 230 euros en moyenne par mois, représente un coup de pouce précieux pour acquitter son loyer. Elle est accordée sous condition de ressources – l’épargne et un éventuel patrimoine sont pris en compte – ainsi qu’en fonction du montant du loyer. « Une personne seule par exemple ne touche plus les APL si elle gagne plus de 1,1 Smic par mois », rappelle la Fondation Abbé Pierre. Soit 1265 euros nets par mois.

Pour un étudiant non boursier vivant seul, les aides au logement, dont l’APL, constituent plus de 10 % de son budget moyen, estimé à 714 euros par l’Observatoire de la vie étudiante [1]. « Les ressources qu’offrent les APL sont donc essentielles pour ces étudiants puisqu’elles constituent la seule aide financière étatique », commentait la Fédération des associations générale étudiantes (Fage). « Alors que plus de 60 000 bacheliers sont en détresse, faute d’affectation, la poursuite d’études se voit aujourd’hui doublement remise en cause », critique le syndicat étudiant suite à l’annonce gouvernementale. Pour l’Union nationale des étudiants de France (Unef), qui demande au contraire une revalorisation de l’APL, 800 000 étudiants sont concernés.

Des familles « pour lesquels chaque euro pèse »

La moitié des allocations logement sont versées aux ménages les plus pauvres, « pour lesquels chaque euro pèse », souligne également Droit au logement (DAL). La mesure « épargne ceux qui profitent des loyers chers et se sont enrichis depuis 15 ans ». « Ce n’est ni aux ménages modestes, ni aux étudiants, ni aux locataires HLM de payer le logement cher ! » déplore l’association.

Même l’ancien grand patron Louis Gallois, désormais président de la Fédération des acteurs de la solidarité (qui rassemble toutes les grandes organisations caritatives ou humanitaires françaises), dénonce une mesure « aveugle » qui « frappe en premier lieu les plus pauvres ». « Non seulement elle met à mal la solvabilité des locataires, mais aussi le pouvoir d’achat, car pour une personne qui touche le revenu de solidarité active (RSA), 5 euros en moins par mois, c’est significatif. Je ne peux pas ne pas faire le rapprochement avec d’autres mesures annoncées, comme celle de réduire l’impôt sur la fortune, qui va coûter plusieurs milliards d’euros », détaille Louis Gallois dans une interview au Monde.

Pour la logique comptable du gouvernement, 5 euros de moins pour 2,7 millions d’allocataires, cela représente une économie globale de 135 millions d’euros par an. La mesure devrait entrer en vigueur en octobre. Comparée à la fraude fiscale, estimée au minimum à 60 milliards, l’économie attendue est dérisoire.

Record des expulsions locatives

Cette baisse des APL intervient alors que les loyers continuent leur progression. Au premier trimestre 2017, les loyers ont augmenté en moyenne de 0,51 % en France, la plus forte hausse enregistrée depuis trois ans selon l’Insee. Un studio de 10 à 15 m² se loue, à Paris, principale ville universitaire, entre 400 et 1000 euros par mois ! Parallèlement, les expulsions de logement pour impayés n’ont jamais été aussi élevées. En 2016, 15 222 familles ont été expulsées de leur logement avec le concours de la force publique. « Triste record, qui confirme la tendance de long terme, avec une augmentation de 140 % en 15 ans ! Sans oublier que deux à trois fois plus de ménages quittent leur domicile avant l’arrivée des forces de l’ordre, sous la pression de la procédure », a réagi la Fondation Abbé Pierre début juillet.

Le 11 juillet, à Angers, une centaine de personnes, dont une trentaine d’enfants, ont été expulsées de bâtiments publics qu’elles occupaient, sur ordre de la préfecture. « Ni enquête sociale ni hébergement n’ont été proposés ou mis en place. Leurs appels au 115 (le Samu social) n’ont pas abouti depuis », proteste le DAL. C’est probablement une autre manière de réaliser des économies : une famille qui vit dans un bidonville ou un camp de fortune ne peut demander l’APL.

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour grenfell

tour

Ça, c’est la tour Grenfell.
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Elle a été bâtie dans les années soixante dix et se trouve dans un quartier de Londres qui est maintenant super riche. Elle est coincée entre Kensington (le quartier où vit William) et Notting Hill, quartier « bobo » et « artiste », plein de riches (stars, milliardaires russes et saoudiens, etc).
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La tour est une tour HLM.
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Le council (autorité locale) parle depuis des années de « résoudre le problème » que pose la tour, à savoir les pauvres qui habitent dedans. Des 400+ résidents, la plupart sont des familles, des mères célibataires et leurs enfants, des gens qui ne s’appellent pas John ou Imogene Smith.
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La tour a un blog. Sur ce blog, depuis des années, les résidents se plaignent des risques incendies. DIX NEUF FOIS, par le biais de leur député, ils ont demandé à ce que la commission incendie passe dans l’immeuble et l’inspecte. À chaque fois, ils se sont fait envoyer paître par le council qui était, jusqu’à la semaine dernière, un siège conservateur. Y avait des sous à économiser. C’était des ménagères, elles avaient un accent bizarre, elles pouvaient être ignorées.
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Les résidents autour, les riches, par contre, on les a écoutés. On les a écoutés se plaindre que la tour était immonde à regarder, qu’elle faisant tâche au milieu des belles maisons historiques, et que c’était vraiment un scandale.
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Alors on a débloqué des fonds pour rénover la tour. On a, entre autres, enveloppé le bâtiment d’une couche de plastique pour isoler, protéger de l’humidité, mais surtout, pour faire joli. Parce que les riches d’à côté, ils trouvaient le béton moche.
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Mais le risque incendie n’a pas été pris en compte. Il n’y a pas eu de discussion autour de l’absence de sortie de secours, de sprinklers (sortes de douches incendie NDB), d’alarme commune. La marche à suivre en cas d’incendie (fermez la porte, restez chez vous) n’a jamais été révisée malgré le changement important apporté à la structure du bâtiment.
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L’année dernière, les députés conservateurs ont voté contre une loi proposée par les travaillistes et visant à forcer les propriétaires à rendre les logements salubres. Les risques incendie en faisaient partie.
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Dans la nuit de mardi à mercredi, un incendie s’est déclaré. La couche de plastique qui entourait le bâtiment s’est enflammée comme un feu de paille. Et les pauvres, les étrangers, les mères célibataires se sont retrouvés coincés dans leur boite d’allumettes.
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À l’intersection du classisme, du sexisme et de l’avarice, il y a des dizaines de corps brûlés, des enfants jetés par la fenêtre par des parents désespérés et des politiciens avec des discours qui sonnent comme des mensonges. J’ai la rage.
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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (npa caen)

tour

Une tour brûle à Londres, combien d’autres en sursis ?
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« Les alarmes incendie ne fonctionnaient pas, je suis très en colère. Ici vit la classe ouvrière, des gens d’origines différentes, auxquels on ne prête pas attention ». Soran Karimi, 31 ans, habitant d’une tour voisine.
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Dans la nuit de mardi à mercredi 14 juin, un immeuble de 24 étages comprenant 120 logements sociaux est parti en fumée à Londres.
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Il avait pourtant était rénové récemment paraît-il. Rénovation cache-misère, selon des collectifs d’habitants, permettant de sauver la face pour le propiétaire qui n’est autre que la Municipalité Royal de Kensington et Chelsea et son gestionnaire : la Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation (organisme public qui administre le parc de logements sociaux pour la municipalité du quartier).
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De pseudo-rénovations effectuées pour rassurer la population, pour montrer que les habitants ne sont pas totalement abandonnés à leur sort malgré les nombreuses plaintes quant à l’absence d’alarme incendie, au revêtement inadapté, aux problèmes électriques… En somme : une tentative de mettre les habitants en confiance… alors qu’ils encouraient un danger de mort ! Il a fallu ce drame pour que les autorités et la municipalité soient obligés de reconnaître que d’autres tours à travers la ville sont aussi des brasiers en puissance. Mais ce n’est malheureusement que la partie émergée de l’iceberg.
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60 morts, des dizaines de disparus et de blessés, des centaines de personnes mises à la rue cette fois-ci ; et des caméras, des journalistes, des médias qui s’agitent pour couvrir la tragédie. Mais qu’en est-il du reste ? Combien de familles vivent dans des taudis, dans des logements insalubres ou dangereux ? Combien de personnes font les frais de la spéculation immobilière, de la propriété privée ?
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Combien n’ont même pas un toit alors que des millions de logements restent vides à travers l’Europe ? Ce sont ces questions que les médias bourgeois ne posent pas, et ce sont pourtant ces mêmes questions qui sont déterminantes pour des millions de personnes, pour la majorité de la population, pour la classe ouvrière.
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Les habitants de Londres s’en sont saisi – qui d’autre que les intéressés eux-mêmes pouvait mieux le faire ? – et ont manifesté vendredi. Certains dont des familles de victimes et des rescapés ont occupé la mairie de quartier aux cris de « Pas de justice, pas de paix ».
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« J’espère que cette tragédie va faire bouger les choses. Jamais une telle chose n’aurait pu se produire « chez les riches ». Nana Akuffo, 46 ans, habitant d’une tour voisine.
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Caen Anticapitaliste – NPA·dimanche 18 juin 2017
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17 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (the guardian)

tour

Manif pour exiger la vérité sur l’incendie d’une tour (de pauvres) à Londres. Jeremy Corbyn avait voulu faire passer une loi contre la location de logement inhabitables, rejetée par les Conservateurs…

The Guardian article

The Guardian en direct

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29 mai 2017 ~ 0 Commentaire

gentry (the conversation)

kebad

La marche confirmée de la gauche vers sa gentrification

La gentrification est un terme habituellement utilisé pour désigner la métamorphose sociolo- gique de quartiers populaires en quartiers plus bourgeois, peuplés par de nouveaux arrivants tels que des professionnels de l’information, des arts et des spectacles, mais aussi des ingé- nieurs et des cadres du privé, et enfin des cadres et professions intellectuelles supérieures.

C’est ce que l’on peut constater dans certains quartiers de Paris qui est peu à peu devenue une « ville sans peuple ».

Cette métamorphose s’observe de façon tout aussi évidente dans la vie politique et notamment au sein de la gauche française socialiste ou plutôt sociale-démocrate. Cette gauche française qui aura fini sa mue en portant Emmanuel Macron au pouvoir, celui qui pose là le libéralisme économique, tout aussi bien qu’une forme certes timide mais réelle du libéralisme culturel.

Au bon endroit et au bon moment

Car en effet, c’est bien cette gauche-là qui porte majoritairement ce nouveau Président au pouvoir, parachevant sa gentrification. En tout premier lieu, 45 % des électeurs qui avaient voté pour François Hollande en 2012 ont soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour – pour des raisons diverses et variées : vote utile, stratégique, perplexité face à Benoît Hamon, campagne médiatique complexe…

En second lieu, certains groupes de réflexion de gauche, à l’instar de la Fondation Jean Jaurès, ont livré des notes démontrant combien Macron était la bonne person- ne, au bon endroit, au bon moment ; son Président comptait d’ailleurs parmi les invités d’Emmanuel Macron lors de sa prise de fonction, le 14 mai. De même, Terra Nova, traditionnel think-tank de la gauche, n’est pas pour rien non plus dans cette élection et certains ouvrages émanant de ces milieux ont pu influencer la matrice du Président actuel, ainsi que certaines réunions à Bercy-même avec les responsables de ces groupes de réflexion.

Enfin, au sommet de la pyramide, de nombreux ministres et autres figures de proue de cette gauche dite socialiste voire écologiste ont peu soutenu Benoît Hamon pour préférer se tourner vers Emmanuel Macron. Finalement, une grande partie de la base, les corps intermédiaires mais aussi le top du pouvoir socialiste ont largement migré pour aller marcher avec lui.

Changer de working class

Nous disons ici que ce mouvement correspond à une sorte de gentrification de cette gauche, à son embourgeoisement et à sa coupure visible, voire assumée avec les classes populaires. Depuis deux décennies on sait combien une partie de classes populaires s’est détournée de cette gauche-là pour aller vers le FN. Mais cette année marque un pas de plus : c’est comme si la présidence Macron avait cristallisé cette coupure, ce fait électoral et sociologique. Rappe- lons-nous du rapport de Terra Nova rédigé pour la précédente présidentielle « Gauche quelle majorité électorale pour 2012 ? ».

Que disait ce rapport pour rappel ?

Il préconisait pour la gauche de changer de soubassement électoral et, grosso modo, de chan- ger de working class. La principale recommandation de ce rapport était de se détourner de la classe ouvrière pour se tourner vers un électorat représentant «la France de demain»: «plus  jeune, plus diverse, plus féminisée, plus diplômée et plus progressiste sur le plan culturel. »

Le monde ouvrier ne paraissait plus être une cible pertinente pour plusieurs rai- sons : d’une part parce qu’il se rétrécissait démographiquement, d’autre part car il votait de moins à moins à gauche et enfin parce que, selon les auteurs, ses valeurs étaient par trop structurées autour des « réactions de repli », et qu’il n’était donc « plus en phase avec ses valeurs ». Dans ce rapport, les électorats des classes moyennes et populaires étaient uniquement considérés comme des « compléments stratégiques ».

Une mue libérale parachevée

L’élection de Macron pose la pierre finale à cette mue sociologique et politique. Elle laisse un Parti socialiste exsangue et franchit le dernier pas de cette métamorphose à savoir : ajouter à cette France que d’aucuns qualifieraient de « bobo »: féminine, urbanisée, diverse , la  France de la Ivy League: cadres du privé, ingénieurs et celle de la Silicon Valley,  start-upeurs. C’est exactement, trait pour trait le processus de gentrification que peut connaître Paris (« Paris sans le peuple », déjà cité) ou d’autres grandes villes, et qui se traduit ici du point de vue d’un mouvement politique, se cristallisant dans le mouvement « En Marche ! »

Un mouvement qui parle de libéralisme, d’empowerment, de liberté, de gouver- nement de soi-même, pour ne pas dire de « self-start-up ».

Aujourd’hui, cette mue libérale, cette migration électorale est achevée, voire dépassée : la France gentrifiée a laissé la gauche canal historique-socialiste exsangue, les classes populai- res ont été en partie récupérées par Jean‑Luc Mélenchon et sont encore largement fidèles à Marine Le Pen. Quant aux libéralismes, ils se sont réconciliés au cœur d’un bloc élitaire venant de la droite et de la gauche. On peut voir d’ailleurs combien ce qu’il est convenu d’appeler les populismes ne s’additionnent pas, contrairement à ces dits libéralismes.

C’est le parachèvement de cette mue que raconte l’élection d’Emmanuel Macron, c’est une sorte de remake du vote au référendum de 2005, c’est la France de la façade atlan- tique et des villes contre la France de la façade européenne, c’est la France des insiders contre celle des outsiders. Finalement, la nature et la politique, ayant horreur du vide, l’effa- cement du clivage gauche-droite s’est mué en clivage de classe. Une sorte de retour vers le futur.

22 mai 2017

http://theconversation.com/

Gentry Wikipedia

Gentrification Wikipedia

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21 mai 2017 ~ 0 Commentaire

logement (bastamag + dal)

dal

Le ministère du Logement disparaît, la crise du logement est toujours là

Pour son premier gouvernement, le nouveau président Emmanuel Macron a décidé de se passer de ministère du Logement. Il n’y a pas non plus de secrétariat d’Etat dédié à la question. C’est le ministère de la « Cohésion des territoires », sous l’égide de Richard Ferrand, qui prendra en charge la compétence.

L’absence du logement dans l’intitulé ministériel a été perçu comme un « signal négatif » par le Président de l’Union sociale pour l’habitat, Jean-Louis Dumont.

La crise du logement, elle, perdure. Selon le dernier rapport de la fondation Abbé-Pierre, 3,8 millions de personnes sont mal-logées en France en 2016. 140 000 personnes sont sans domicile et plus de 80 000 vivent dans un habitat de fortune (camping…). 3,5 millions de per- sonnes souffrent du froid en hiver en raison de la précarité énergétique (mauvaise isolation, facture de chauffage trop élevée…). Les voyants sont aussi au rouge en ce qui concerne les expulsions : celles de locataires par les forces de l’ordre ont augmenté de 41 % en 10 ans, et de 24 % rien que l’année dernière, signalait la fondation Abbé-Pierre au moment de la fin de la trêve hivernale, en mars.

Les locataires connaissant des difficultés pour payer leurs loyers sont de plus en plus nombreux.

Évidemment, la crise du logement pèse davantage sur les pauvres que sur les riches. En moyenne, près d’un tiers des revenus des ménages modestes sont engloutis dans leur loyer ou le remboursement de leur emprunt immobilier. Pour les plus aisés, cette part constitue 12% du budget familial [1]. Plus les salaires demeureront faibles, plus il sera difficile de se loger décemment. À moins de réduire la part des revenus accaparés par le logement, donc d’encadrer drastiquement les loyers. C’est ce qu’avait tenté Cécile Duflot, lorsqu’elle était ministre du Logement, en faisant voter la première loi française d’encadrement des loyers (comme cela existe en Allemagne).

Une vague d’expulsions après les législatives ?

La suppression du ministère du Logement dans ce premier gouvernement Macron n’annonce rien de bon. « Nous nous attendons à des expulsions en masse une fois les législatives pas- sées », s’inquiète Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (Dal). Avant l’élection présidentielle, le Dal avait analysé le programme du candidat d’En marche ! en la matière. Macron y appelait notamment à faciliter les expulsions locatives.

« Le programme de Macron était proche des demandes du secteur immobilier, en particulier des promoteurs », souligne le militant associatif.

Le texte d’En Marche ! mettait surtout l’accent sur la nécessité de construire plus, surtout dans les zones tendues. « Notre inquiétude, c’est que ce sera essentiellement du logement privé spéculatif. » Une surproduction risquerait, selon le Dal, de conduire à une crise immobilière. « Cela pénaliserait par ricochet principalement les classes populaires, comme cela est arrivé en Espagne et aux États-Unis, craint le porte-parole.

Selon nous, il faut avant tout encadrer les loyers ». Sur la question, Macron avait déclaré vouloir évaluer le dispositif avant. « Nous sommes également inquiets sur la question du loge- ment social. » Dans son programme, le nouveau président assurait vouloir maintenir le nombre de logement sociaux construits chaque année. 130 000 nouveaux logements sociaux ont été financés en 2016, dont plus d’un quart pour des familles très modestes, alors que les deman- des de logement social atteignent 1,8 millions. « Nous nous attendons à des coupes sur les aides aux logements », s’inquiète encore Jean-Baptiste Eyraud.

Le DAL appelle à une marche vers le ministère de la “Cohésion des territoires” le 24 mai, « contre les expulsions et la spéculation, pour la baisse des loyers et la réalisation massive de logements sociaux ».

Rachel Knaebel 20 mai 2017

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

paris (streetpress)

privileges-des-pauvres

A Paris, le PS construit beaucoup de logements sociaux… pour les riches

Oui, la mairie de Paris a construit beaucoup de logements depuis l’élection de Delanoë en 2001. Sauf qu’elle a largement favorisé le logement intermédiaire, destiné aux plus aisés! «Les chiffres du logement social à Paris » publiés par l’Atelier parisien d’urbanisme en 2016 permettent de dresser un bilan de la politique menée par le Parti Socialiste en la matière entre 2001 et 2015. Si l’effort est réel, il est résolument orienté en faveur des ménages favorisés de la capitale.
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Plus de 4.000 logements par an à Paris, c’est pas mal

Dans l’imaginaire collectif, le logement social n’existait pas à Paris avant l’arrivée des socia- listes, ou de façon marginale, pour loger des élus de la République et leurs amis. La réalité est toutefois un peu différente. En fait, à l’arrivée du PS en 2001, la ville comptait 135 533 logements sociaux.

14 ans plus tard, au 1er janvier 2015, 221.917 logements sociaux étaient comptabilisés sur le territoire de la commune au titre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU). La mairie atteignait ainsi 19,1 % de logements sociaux parmi le parc total de logements, et était donc très proche de l’objectif des 20 % que cette loi fixait jusqu’à 2013.

Cet effort correspond à un bond de 83.384 logements agréés entre 2001 et 2015. Comme seulement 60.748 de ces logements agréés étaient «livrés» fin 2015 (c’est-à-dire effectivement construits et disponibles à la location) cela représente 4.050 nouveaux logements par an.

Cependant, et malgré les opérations de communication sur le « logement social partout », l’offre reste excessivement déséquilibrée : trois arrondissements (13e, 19e et 20e) concentrent toujours plus de 44 % de l’offre.

« 44 pourcent du logement social a été construit dans 3 arrondissements : le 13e, le 19e et le 20e » Mais plus que le nombre total de logements «créés», dont l’ampleur peut difficilement être remise en question, le vrai point d’interrogation concerne le public auquel s’adressent ces nouveaux logements sociaux.

De nouveaux logements destinés à la classe moyenne

Rappelons tout d’abord que le logement social n’est pas un bloc monolithique. On distingue trois types de logement social, selon le prêt ayant servi à son financement : PLAI, PLUS, PLS.
Le logement PLUS est le logement social «de base», la référence à partir de laquelle les tarifs et conditions d’accès au PLAI et au PLS sont fixés. Les logements PLAI sont plus abordables que les logements PLUS, les logements PLS sont plus chers.

Si peu de Parisiens savent qu’ils peuvent prétendre à un logement social lorsque qu’ils ga- gnent plus de 2.000 € par mois encore plus rares sont ceux à avoir compris que c’était particulièrement pour eux que l’on en construisait.

« Rares sont les Parisiens qui savent qu’ils peuvent prétendre à un logement social lorsqu’ils gagnent plus de 2.000 euros par mois »

En effet, les logements financés entre 2001 et 2015 l’ont été à 44,6 % en PLUS, à 29,8 % en PLS et à 25,6 % en PLAI. Or, cette répartition n’a que peu à voir avec la réalité de la demande: si seulement 9,4 % des demandeurs inscrits fin 2015 sont éligibles aux critères du PLS il s’agit du mode de financement de près de 30 % des nouveaux logements sociaux. A contrario, moins de 26 % des logements sont financés en PLAI alors que plus de 70 % des demandeurs y sont éligibles.

Les pauvres ne sont plus les bienvenus

On savait déjà depuis un certain temps que les grandes opérations menées par le PS dans la capitale en matière d’habitat à loyer modéré se faisaient au détriment du logement social «de fait» : des appartements au loyer relativement bas occupés par des ménages aux revenus modestes étaient remplacés par des constructions neuves ou réhabilitées avec des surfaces plus importantes, entrainant une baisse du nombre d’appartements.

On sait désormais qu’en plus de réduire l’habitat disponible pour les ménages aux revenus les plus bas, la plupart des opérations ont purement et simplement visé à évacuer la capitale de ses pauvres.

Propos recueillis par Sarah Lefèvre 15 Mars 2017

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04 février 2017 ~ 0 Commentaire

save stag alar

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Lettre Ouverte à M.François Cuillandre, Président de Brest Métropole

Ce vendredi 3 février, se déroulait le Conseil de Brest Métropole. Notre association Save StangAlar avait préparé une intervention en commun avec deux autres associations : Cap sur Mestriden et Costour Poumon Vert en Finistère, ainsi qu’avec des riverains du Vallon du Dour Braz.
Nous étions une large vingtaine de citoyens à soutenir notre porte-parole.
Suite à son intervention, le texte en a été distribué aux élus et à la presse, en tant que lettre ouverte. Vous le trouverez ci-dessous.
Après notre prise de parole, les élus de l’opposition sont tour à tour intervenus pour soutenir notre démarche, demandant à Brest Métropole de mieux prendre en compte les demandes des habitants, d’analyser plus finement les projets immobiliers en lisière ou sur les espaces boisés classés, ainsi que les problèmes de circulation induits par ces projets.

C’est l’article 11 du PLU qui autorise l’instructeur du permis d’aller au delà du simple respect formel du PLU par le promoteur privé sur un terrain privé : un projet dont l’ampleur risque de défigurer les lieux ou sites avoisinants, peut être refusé, ou être accordé par l’instructeur du permis sous réserve de prescriptions particulières, prescriptions auxquelles le PLU n’impose pas de limite.

Nous avons demandé pourquoi Brest Métropole n’a pas utilisé cet article pour interdire ou amoindrir le projet Iroise Promotion mais cette question n’a pas obtenu de réponse : aucune des interventions des Vice-Présidents n’a évoqué cet article 11.

Voici le texte de notre lettre ouverte:

3 février 2017
Lettre ouverte à M. le Président de Brest Métropole
Associations SaveStangAlar, Cap sur Mestriden, Costour Poumon Vert en Finistère
à Monsieur le Président de Brest Métropole, Monsieur François Cuillandre.

Monsieur le Président
Lors d’un précédent conseil, M. le Vice Président Fayret nous a répondu à propos d’un projet immobilier démesuré au Vallon du Stang Alar « c’est un projet privé sur une parcelle privée, instruite conformément au code de l’urbanisme et du PLU ». Plusieurs citoyens réunis à l’initiative de deux associations St Marcoises ne se satisfont pas d’une réponse aussi catégo- rique, car la Métropole avait tout moyen juridique de s’y opposer. Nous constatons la répétition dans le territoire métropolitain de projets immobiliers mettant en cause les espaces boisés classés, la tranquillité et la sécurité des usagers. Aussi avons nous cinq questions à vous poser.

Vallon du Dour Braz
Un permis pour un projet immobilier privé de 3 immeubles, 54 places de parking et une piscine, situé au milieu d’un espace boisé classé, juste à côté du parc naturel du DOUR BRAZ a été accordé. Une association de quartier et 9 riverains s’y sont opposés par 3 recours gracieux rejetés, et 2 recours contentieux sont en cours, menés par des riverains.
Notre question n°1:
Brest Métropole a organisé une réunion entre le promoteur et les riverains après la délivrance du permis, soit pendant les délais de recours. De ce fait Brest Métropole a pris le parti du promoteur contre les citoyens! Pourquoi Brest Métropole n’a pas respecté la neutralité qui lui incombe ?
Vallon du Dour Braz
Un projet immobilier privé est prévu au N°1 de la rue Gounod avec désaffectation, puis vente par la mairie de Brest, d’une parcelle du bois du Dour Braz, et autorisation de la circulation de voitures sur la venelle qui traverse ce petit bois fréquenté uniquement par les promeneurs et les randonneurs (GR 34…).
Notre question n°2:
Comment justifiez vous d’avoir désaffecté et vendu une partie de cet espace public boisé classé protégé à un investisseur privé ?

Vallon du Stang Alar
Juste au dessus du Parc public du Stang Alar, Brest Métropole a accordé un permis à Iroise Promotion pour un immeuble de cinq niveaux visibles, 71m. de long, dominant de 24m. le sentier piétonnier du vallon. Les quatre protections attachées réglementairement à la parcelle publique sous jacente sont menacées :

• La zone humide risque d’être dévastée par les pluies importantes comme celles qui ont récemment inondé Kerinou, car seule la gestion des pluies décennales a été imposée au promoteur. Au delà, tout partirait au ruisseau, d’où érosion des berges, turbidité et pollution de l’eau… Éviter cela est pourtant un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Il y a risque de dépérissement par pollution des boisements d’intérêt paysager. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Il y a un grand risque d’atteintes aux racines — et donc d’éboulement, des grands arbres accrochés en hauteur sur le talus public qui longe le sentier piétonnier. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Toutes les constructions voisines du projet sont pavillonnaires avec jardin. L’identité résiden- tielle de ces quartiers n’est pas préservée. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Les bâtiments prévus plongeraient directement dans les fenêtres et sur les terrasses des riverains, leur intimité ne serait pas respectée. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Les conditions de circulation seraient dangereuses puisque le projet induirait un flux de cinquante à cent véhicules/jour, en double sens et dans une voie très étroite, très en pente, sans issue, empruntée pour l’essentiel par les promeneurs du vallon.

Comme au Vallon du Dour Braz, Brest métropole a rejeté les recours gracieux contre ce projet. Aujourd’hui 7 riverains sont en recours contentieux. Une pétition contre ce projet non conforme au PLU a recueilli 2.902 signatures.

En effet ces vallons, avec leurs espaces boisés classés, sont les poumons verts de Brest, celui du Stang Alar accueille plus de 350.000 visiteurs par an, et fait la fierté de Brest et de ses citoyens.

Un article du code de l’urbanisme, repris à l’article 11 du PLU, indique : « Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions*, par leur situation, … leurs dimensions …, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains. »
Autrement dit la puissance publique avait tout à fait le moyen de s’opposer à ce projet privé sur un terrain privé, même s’il prétendait respecter le PLU.

Notre Question n°3 :
Pourquoi n’avez vous pas fait usage de cet article pour préserver le caractère de ces vallons ? Cela signifie-t-il que pour Brest Métropole les parcs publics du Stang Alar et du Dour Braz ne méritent pas la protection de la loi au regard des intérêts privés ? Biodiversité:
Par ailleurs des espèces protégées par la Convention de Berne sont observées très fréquemment sur le territoire : écureuils roux, mésanges, roitelets huppés, salamandres… Le grignotage des espaces boisés classés risque de fractionner leurs corridors biologiques.

Notre Question n°4:
Pourquoi Brest Métropole n’a-t-elle diligenté aucune étude d’impact sur la flore et la faune entre le Stang Alar et le Costour, alors que Brest s’enorgueillit à juste titre de son choix récent comme un des trois pôles nationaux de protection de la biodiversité ?
Circulation et Stationnement :
Avec ces projets démesurés, le GR 34 dans le vallon du Dour Braz, la rue Brigadier Le Cann, la rue de Mestriden et le chemin de Pen Helen, tant appréciés des promeneurs, des familles et des sportifs deviendraient des voies dangereuses pour ces usagers.
Les quartiers voisins seraient envahis de voitures en stationnement et circulant en double sens.
Question n°5 :
Quels moyens ont été prévus par Brest Métropole pour assurer la sécurité des usagers de ces voies ?
Les présidentes et présidents des associations signataires, au nom des riverains des vallons du Dour Braz et du Stang ALar
M. Vincent LANGLET Mme Claude Rameau M. Hubert Person
SaveStangAlar
Cap sur Mestriden Costour Poumon Vert en Finistère

Association SAVESTANGALAR 4 févr. 2017

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