Archive | Logement

19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour grenfell

tour

Ça, c’est la tour Grenfell.
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Elle a été bâtie dans les années soixante dix et se trouve dans un quartier de Londres qui est maintenant super riche. Elle est coincée entre Kensington (le quartier où vit William) et Notting Hill, quartier « bobo » et « artiste », plein de riches (stars, milliardaires russes et saoudiens, etc).
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La tour est une tour HLM.
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Le council (autorité locale) parle depuis des années de « résoudre le problème » que pose la tour, à savoir les pauvres qui habitent dedans. Des 400+ résidents, la plupart sont des familles, des mères célibataires et leurs enfants, des gens qui ne s’appellent pas John ou Imogene Smith.
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La tour a un blog. Sur ce blog, depuis des années, les résidents se plaignent des risques incendies. DIX NEUF FOIS, par le biais de leur député, ils ont demandé à ce que la commission incendie passe dans l’immeuble et l’inspecte. À chaque fois, ils se sont fait envoyer paître par le council qui était, jusqu’à la semaine dernière, un siège conservateur. Y avait des sous à économiser. C’était des ménagères, elles avaient un accent bizarre, elles pouvaient être ignorées.
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Les résidents autour, les riches, par contre, on les a écoutés. On les a écoutés se plaindre que la tour était immonde à regarder, qu’elle faisant tâche au milieu des belles maisons historiques, et que c’était vraiment un scandale.
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Alors on a débloqué des fonds pour rénover la tour. On a, entre autres, enveloppé le bâtiment d’une couche de plastique pour isoler, protéger de l’humidité, mais surtout, pour faire joli. Parce que les riches d’à côté, ils trouvaient le béton moche.
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Mais le risque incendie n’a pas été pris en compte. Il n’y a pas eu de discussion autour de l’absence de sortie de secours, de sprinklers (sortes de douches incendie NDB), d’alarme commune. La marche à suivre en cas d’incendie (fermez la porte, restez chez vous) n’a jamais été révisée malgré le changement important apporté à la structure du bâtiment.
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L’année dernière, les députés conservateurs ont voté contre une loi proposée par les travaillistes et visant à forcer les propriétaires à rendre les logements salubres. Les risques incendie en faisaient partie.
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Dans la nuit de mardi à mercredi, un incendie s’est déclaré. La couche de plastique qui entourait le bâtiment s’est enflammée comme un feu de paille. Et les pauvres, les étrangers, les mères célibataires se sont retrouvés coincés dans leur boite d’allumettes.
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À l’intersection du classisme, du sexisme et de l’avarice, il y a des dizaines de corps brûlés, des enfants jetés par la fenêtre par des parents désespérés et des politiciens avec des discours qui sonnent comme des mensonges. J’ai la rage.
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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (npa caen)

tour

Une tour brûle à Londres, combien d’autres en sursis ?
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« Les alarmes incendie ne fonctionnaient pas, je suis très en colère. Ici vit la classe ouvrière, des gens d’origines différentes, auxquels on ne prête pas attention ». Soran Karimi, 31 ans, habitant d’une tour voisine.
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Dans la nuit de mardi à mercredi 14 juin, un immeuble de 24 étages comprenant 120 logements sociaux est parti en fumée à Londres.
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Il avait pourtant était rénové récemment paraît-il. Rénovation cache-misère, selon des collectifs d’habitants, permettant de sauver la face pour le propiétaire qui n’est autre que la Municipalité Royal de Kensington et Chelsea et son gestionnaire : la Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation (organisme public qui administre le parc de logements sociaux pour la municipalité du quartier).
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De pseudo-rénovations effectuées pour rassurer la population, pour montrer que les habitants ne sont pas totalement abandonnés à leur sort malgré les nombreuses plaintes quant à l’absence d’alarme incendie, au revêtement inadapté, aux problèmes électriques… En somme : une tentative de mettre les habitants en confiance… alors qu’ils encouraient un danger de mort ! Il a fallu ce drame pour que les autorités et la municipalité soient obligés de reconnaître que d’autres tours à travers la ville sont aussi des brasiers en puissance. Mais ce n’est malheureusement que la partie émergée de l’iceberg.
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60 morts, des dizaines de disparus et de blessés, des centaines de personnes mises à la rue cette fois-ci ; et des caméras, des journalistes, des médias qui s’agitent pour couvrir la tragédie. Mais qu’en est-il du reste ? Combien de familles vivent dans des taudis, dans des logements insalubres ou dangereux ? Combien de personnes font les frais de la spéculation immobilière, de la propriété privée ?
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Combien n’ont même pas un toit alors que des millions de logements restent vides à travers l’Europe ? Ce sont ces questions que les médias bourgeois ne posent pas, et ce sont pourtant ces mêmes questions qui sont déterminantes pour des millions de personnes, pour la majorité de la population, pour la classe ouvrière.
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Les habitants de Londres s’en sont saisi – qui d’autre que les intéressés eux-mêmes pouvait mieux le faire ? – et ont manifesté vendredi. Certains dont des familles de victimes et des rescapés ont occupé la mairie de quartier aux cris de « Pas de justice, pas de paix ».
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« J’espère que cette tragédie va faire bouger les choses. Jamais une telle chose n’aurait pu se produire « chez les riches ». Nana Akuffo, 46 ans, habitant d’une tour voisine.
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Caen Anticapitaliste – NPA·dimanche 18 juin 2017
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Lire aussi:

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17 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (the guardian)

tour

Manif pour exiger la vérité sur l’incendie d’une tour (de pauvres) à Londres. Jeremy Corbyn avait voulu faire passer une loi contre la location de logement inhabitables, rejetée par les Conservateurs…

The Guardian article

The Guardian en direct

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29 mai 2017 ~ 0 Commentaire

gentry (the conversation)

kebad

La marche confirmée de la gauche vers sa gentrification

La gentrification est un terme habituellement utilisé pour désigner la métamorphose sociolo- gique de quartiers populaires en quartiers plus bourgeois, peuplés par de nouveaux arrivants tels que des professionnels de l’information, des arts et des spectacles, mais aussi des ingé- nieurs et des cadres du privé, et enfin des cadres et professions intellectuelles supérieures.

C’est ce que l’on peut constater dans certains quartiers de Paris qui est peu à peu devenue une « ville sans peuple ».

Cette métamorphose s’observe de façon tout aussi évidente dans la vie politique et notamment au sein de la gauche française socialiste ou plutôt sociale-démocrate. Cette gauche française qui aura fini sa mue en portant Emmanuel Macron au pouvoir, celui qui pose là le libéralisme économique, tout aussi bien qu’une forme certes timide mais réelle du libéralisme culturel.

Au bon endroit et au bon moment

Car en effet, c’est bien cette gauche-là qui porte majoritairement ce nouveau Président au pouvoir, parachevant sa gentrification. En tout premier lieu, 45 % des électeurs qui avaient voté pour François Hollande en 2012 ont soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour – pour des raisons diverses et variées : vote utile, stratégique, perplexité face à Benoît Hamon, campagne médiatique complexe…

En second lieu, certains groupes de réflexion de gauche, à l’instar de la Fondation Jean Jaurès, ont livré des notes démontrant combien Macron était la bonne person- ne, au bon endroit, au bon moment ; son Président comptait d’ailleurs parmi les invités d’Emmanuel Macron lors de sa prise de fonction, le 14 mai. De même, Terra Nova, traditionnel think-tank de la gauche, n’est pas pour rien non plus dans cette élection et certains ouvrages émanant de ces milieux ont pu influencer la matrice du Président actuel, ainsi que certaines réunions à Bercy-même avec les responsables de ces groupes de réflexion.

Enfin, au sommet de la pyramide, de nombreux ministres et autres figures de proue de cette gauche dite socialiste voire écologiste ont peu soutenu Benoît Hamon pour préférer se tourner vers Emmanuel Macron. Finalement, une grande partie de la base, les corps intermédiaires mais aussi le top du pouvoir socialiste ont largement migré pour aller marcher avec lui.

Changer de working class

Nous disons ici que ce mouvement correspond à une sorte de gentrification de cette gauche, à son embourgeoisement et à sa coupure visible, voire assumée avec les classes populaires. Depuis deux décennies on sait combien une partie de classes populaires s’est détournée de cette gauche-là pour aller vers le FN. Mais cette année marque un pas de plus : c’est comme si la présidence Macron avait cristallisé cette coupure, ce fait électoral et sociologique. Rappe- lons-nous du rapport de Terra Nova rédigé pour la précédente présidentielle « Gauche quelle majorité électorale pour 2012 ? ».

Que disait ce rapport pour rappel ?

Il préconisait pour la gauche de changer de soubassement électoral et, grosso modo, de chan- ger de working class. La principale recommandation de ce rapport était de se détourner de la classe ouvrière pour se tourner vers un électorat représentant «la France de demain»: «plus  jeune, plus diverse, plus féminisée, plus diplômée et plus progressiste sur le plan culturel. »

Le monde ouvrier ne paraissait plus être une cible pertinente pour plusieurs rai- sons : d’une part parce qu’il se rétrécissait démographiquement, d’autre part car il votait de moins à moins à gauche et enfin parce que, selon les auteurs, ses valeurs étaient par trop structurées autour des « réactions de repli », et qu’il n’était donc « plus en phase avec ses valeurs ». Dans ce rapport, les électorats des classes moyennes et populaires étaient uniquement considérés comme des « compléments stratégiques ».

Une mue libérale parachevée

L’élection de Macron pose la pierre finale à cette mue sociologique et politique. Elle laisse un Parti socialiste exsangue et franchit le dernier pas de cette métamorphose à savoir : ajouter à cette France que d’aucuns qualifieraient de « bobo »: féminine, urbanisée, diverse , la  France de la Ivy League: cadres du privé, ingénieurs et celle de la Silicon Valley,  start-upeurs. C’est exactement, trait pour trait le processus de gentrification que peut connaître Paris (« Paris sans le peuple », déjà cité) ou d’autres grandes villes, et qui se traduit ici du point de vue d’un mouvement politique, se cristallisant dans le mouvement « En Marche ! »

Un mouvement qui parle de libéralisme, d’empowerment, de liberté, de gouver- nement de soi-même, pour ne pas dire de « self-start-up ».

Aujourd’hui, cette mue libérale, cette migration électorale est achevée, voire dépassée : la France gentrifiée a laissé la gauche canal historique-socialiste exsangue, les classes populai- res ont été en partie récupérées par Jean‑Luc Mélenchon et sont encore largement fidèles à Marine Le Pen. Quant aux libéralismes, ils se sont réconciliés au cœur d’un bloc élitaire venant de la droite et de la gauche. On peut voir d’ailleurs combien ce qu’il est convenu d’appeler les populismes ne s’additionnent pas, contrairement à ces dits libéralismes.

C’est le parachèvement de cette mue que raconte l’élection d’Emmanuel Macron, c’est une sorte de remake du vote au référendum de 2005, c’est la France de la façade atlan- tique et des villes contre la France de la façade européenne, c’est la France des insiders contre celle des outsiders. Finalement, la nature et la politique, ayant horreur du vide, l’effa- cement du clivage gauche-droite s’est mué en clivage de classe. Une sorte de retour vers le futur.

22 mai 2017

http://theconversation.com/

Gentry Wikipedia

Gentrification Wikipedia

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21 mai 2017 ~ 0 Commentaire

logement (bastamag + dal)

dal

Le ministère du Logement disparaît, la crise du logement est toujours là

Pour son premier gouvernement, le nouveau président Emmanuel Macron a décidé de se passer de ministère du Logement. Il n’y a pas non plus de secrétariat d’Etat dédié à la question. C’est le ministère de la « Cohésion des territoires », sous l’égide de Richard Ferrand, qui prendra en charge la compétence.

L’absence du logement dans l’intitulé ministériel a été perçu comme un « signal négatif » par le Président de l’Union sociale pour l’habitat, Jean-Louis Dumont.

La crise du logement, elle, perdure. Selon le dernier rapport de la fondation Abbé-Pierre, 3,8 millions de personnes sont mal-logées en France en 2016. 140 000 personnes sont sans domicile et plus de 80 000 vivent dans un habitat de fortune (camping…). 3,5 millions de per- sonnes souffrent du froid en hiver en raison de la précarité énergétique (mauvaise isolation, facture de chauffage trop élevée…). Les voyants sont aussi au rouge en ce qui concerne les expulsions : celles de locataires par les forces de l’ordre ont augmenté de 41 % en 10 ans, et de 24 % rien que l’année dernière, signalait la fondation Abbé-Pierre au moment de la fin de la trêve hivernale, en mars.

Les locataires connaissant des difficultés pour payer leurs loyers sont de plus en plus nombreux.

Évidemment, la crise du logement pèse davantage sur les pauvres que sur les riches. En moyenne, près d’un tiers des revenus des ménages modestes sont engloutis dans leur loyer ou le remboursement de leur emprunt immobilier. Pour les plus aisés, cette part constitue 12% du budget familial [1]. Plus les salaires demeureront faibles, plus il sera difficile de se loger décemment. À moins de réduire la part des revenus accaparés par le logement, donc d’encadrer drastiquement les loyers. C’est ce qu’avait tenté Cécile Duflot, lorsqu’elle était ministre du Logement, en faisant voter la première loi française d’encadrement des loyers (comme cela existe en Allemagne).

Une vague d’expulsions après les législatives ?

La suppression du ministère du Logement dans ce premier gouvernement Macron n’annonce rien de bon. « Nous nous attendons à des expulsions en masse une fois les législatives pas- sées », s’inquiète Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (Dal). Avant l’élection présidentielle, le Dal avait analysé le programme du candidat d’En marche ! en la matière. Macron y appelait notamment à faciliter les expulsions locatives.

« Le programme de Macron était proche des demandes du secteur immobilier, en particulier des promoteurs », souligne le militant associatif.

Le texte d’En Marche ! mettait surtout l’accent sur la nécessité de construire plus, surtout dans les zones tendues. « Notre inquiétude, c’est que ce sera essentiellement du logement privé spéculatif. » Une surproduction risquerait, selon le Dal, de conduire à une crise immobilière. « Cela pénaliserait par ricochet principalement les classes populaires, comme cela est arrivé en Espagne et aux États-Unis, craint le porte-parole.

Selon nous, il faut avant tout encadrer les loyers ». Sur la question, Macron avait déclaré vouloir évaluer le dispositif avant. « Nous sommes également inquiets sur la question du loge- ment social. » Dans son programme, le nouveau président assurait vouloir maintenir le nombre de logement sociaux construits chaque année. 130 000 nouveaux logements sociaux ont été financés en 2016, dont plus d’un quart pour des familles très modestes, alors que les deman- des de logement social atteignent 1,8 millions. « Nous nous attendons à des coupes sur les aides aux logements », s’inquiète encore Jean-Baptiste Eyraud.

Le DAL appelle à une marche vers le ministère de la “Cohésion des territoires” le 24 mai, « contre les expulsions et la spéculation, pour la baisse des loyers et la réalisation massive de logements sociaux ».

Rachel Knaebel 20 mai 2017

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

paris (streetpress)

privileges-des-pauvres

A Paris, le PS construit beaucoup de logements sociaux… pour les riches

Oui, la mairie de Paris a construit beaucoup de logements depuis l’élection de Delanoë en 2001. Sauf qu’elle a largement favorisé le logement intermédiaire, destiné aux plus aisés! «Les chiffres du logement social à Paris » publiés par l’Atelier parisien d’urbanisme en 2016 permettent de dresser un bilan de la politique menée par le Parti Socialiste en la matière entre 2001 et 2015. Si l’effort est réel, il est résolument orienté en faveur des ménages favorisés de la capitale.
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Plus de 4.000 logements par an à Paris, c’est pas mal

Dans l’imaginaire collectif, le logement social n’existait pas à Paris avant l’arrivée des socia- listes, ou de façon marginale, pour loger des élus de la République et leurs amis. La réalité est toutefois un peu différente. En fait, à l’arrivée du PS en 2001, la ville comptait 135 533 logements sociaux.

14 ans plus tard, au 1er janvier 2015, 221.917 logements sociaux étaient comptabilisés sur le territoire de la commune au titre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU). La mairie atteignait ainsi 19,1 % de logements sociaux parmi le parc total de logements, et était donc très proche de l’objectif des 20 % que cette loi fixait jusqu’à 2013.

Cet effort correspond à un bond de 83.384 logements agréés entre 2001 et 2015. Comme seulement 60.748 de ces logements agréés étaient «livrés» fin 2015 (c’est-à-dire effectivement construits et disponibles à la location) cela représente 4.050 nouveaux logements par an.

Cependant, et malgré les opérations de communication sur le « logement social partout », l’offre reste excessivement déséquilibrée : trois arrondissements (13e, 19e et 20e) concentrent toujours plus de 44 % de l’offre.

« 44 pourcent du logement social a été construit dans 3 arrondissements : le 13e, le 19e et le 20e » Mais plus que le nombre total de logements «créés», dont l’ampleur peut difficilement être remise en question, le vrai point d’interrogation concerne le public auquel s’adressent ces nouveaux logements sociaux.

De nouveaux logements destinés à la classe moyenne

Rappelons tout d’abord que le logement social n’est pas un bloc monolithique. On distingue trois types de logement social, selon le prêt ayant servi à son financement : PLAI, PLUS, PLS.
Le logement PLUS est le logement social «de base», la référence à partir de laquelle les tarifs et conditions d’accès au PLAI et au PLS sont fixés. Les logements PLAI sont plus abordables que les logements PLUS, les logements PLS sont plus chers.

Si peu de Parisiens savent qu’ils peuvent prétendre à un logement social lorsque qu’ils ga- gnent plus de 2.000 € par mois encore plus rares sont ceux à avoir compris que c’était particulièrement pour eux que l’on en construisait.

« Rares sont les Parisiens qui savent qu’ils peuvent prétendre à un logement social lorsqu’ils gagnent plus de 2.000 euros par mois »

En effet, les logements financés entre 2001 et 2015 l’ont été à 44,6 % en PLUS, à 29,8 % en PLS et à 25,6 % en PLAI. Or, cette répartition n’a que peu à voir avec la réalité de la demande: si seulement 9,4 % des demandeurs inscrits fin 2015 sont éligibles aux critères du PLS il s’agit du mode de financement de près de 30 % des nouveaux logements sociaux. A contrario, moins de 26 % des logements sont financés en PLAI alors que plus de 70 % des demandeurs y sont éligibles.

Les pauvres ne sont plus les bienvenus

On savait déjà depuis un certain temps que les grandes opérations menées par le PS dans la capitale en matière d’habitat à loyer modéré se faisaient au détriment du logement social «de fait» : des appartements au loyer relativement bas occupés par des ménages aux revenus modestes étaient remplacés par des constructions neuves ou réhabilitées avec des surfaces plus importantes, entrainant une baisse du nombre d’appartements.

On sait désormais qu’en plus de réduire l’habitat disponible pour les ménages aux revenus les plus bas, la plupart des opérations ont purement et simplement visé à évacuer la capitale de ses pauvres.

Propos recueillis par Sarah Lefèvre 15 Mars 2017

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04 février 2017 ~ 0 Commentaire

save stag alar

stang
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Lettre Ouverte à M.François Cuillandre, Président de Brest Métropole

Ce vendredi 3 février, se déroulait le Conseil de Brest Métropole. Notre association Save StangAlar avait préparé une intervention en commun avec deux autres associations : Cap sur Mestriden et Costour Poumon Vert en Finistère, ainsi qu’avec des riverains du Vallon du Dour Braz.
Nous étions une large vingtaine de citoyens à soutenir notre porte-parole.
Suite à son intervention, le texte en a été distribué aux élus et à la presse, en tant que lettre ouverte. Vous le trouverez ci-dessous.
Après notre prise de parole, les élus de l’opposition sont tour à tour intervenus pour soutenir notre démarche, demandant à Brest Métropole de mieux prendre en compte les demandes des habitants, d’analyser plus finement les projets immobiliers en lisière ou sur les espaces boisés classés, ainsi que les problèmes de circulation induits par ces projets.

C’est l’article 11 du PLU qui autorise l’instructeur du permis d’aller au delà du simple respect formel du PLU par le promoteur privé sur un terrain privé : un projet dont l’ampleur risque de défigurer les lieux ou sites avoisinants, peut être refusé, ou être accordé par l’instructeur du permis sous réserve de prescriptions particulières, prescriptions auxquelles le PLU n’impose pas de limite.

Nous avons demandé pourquoi Brest Métropole n’a pas utilisé cet article pour interdire ou amoindrir le projet Iroise Promotion mais cette question n’a pas obtenu de réponse : aucune des interventions des Vice-Présidents n’a évoqué cet article 11.

Voici le texte de notre lettre ouverte:

3 février 2017
Lettre ouverte à M. le Président de Brest Métropole
Associations SaveStangAlar, Cap sur Mestriden, Costour Poumon Vert en Finistère
à Monsieur le Président de Brest Métropole, Monsieur François Cuillandre.

Monsieur le Président
Lors d’un précédent conseil, M. le Vice Président Fayret nous a répondu à propos d’un projet immobilier démesuré au Vallon du Stang Alar « c’est un projet privé sur une parcelle privée, instruite conformément au code de l’urbanisme et du PLU ». Plusieurs citoyens réunis à l’initiative de deux associations St Marcoises ne se satisfont pas d’une réponse aussi catégo- rique, car la Métropole avait tout moyen juridique de s’y opposer. Nous constatons la répétition dans le territoire métropolitain de projets immobiliers mettant en cause les espaces boisés classés, la tranquillité et la sécurité des usagers. Aussi avons nous cinq questions à vous poser.

Vallon du Dour Braz
Un permis pour un projet immobilier privé de 3 immeubles, 54 places de parking et une piscine, situé au milieu d’un espace boisé classé, juste à côté du parc naturel du DOUR BRAZ a été accordé. Une association de quartier et 9 riverains s’y sont opposés par 3 recours gracieux rejetés, et 2 recours contentieux sont en cours, menés par des riverains.
Notre question n°1:
Brest Métropole a organisé une réunion entre le promoteur et les riverains après la délivrance du permis, soit pendant les délais de recours. De ce fait Brest Métropole a pris le parti du promoteur contre les citoyens! Pourquoi Brest Métropole n’a pas respecté la neutralité qui lui incombe ?
Vallon du Dour Braz
Un projet immobilier privé est prévu au N°1 de la rue Gounod avec désaffectation, puis vente par la mairie de Brest, d’une parcelle du bois du Dour Braz, et autorisation de la circulation de voitures sur la venelle qui traverse ce petit bois fréquenté uniquement par les promeneurs et les randonneurs (GR 34…).
Notre question n°2:
Comment justifiez vous d’avoir désaffecté et vendu une partie de cet espace public boisé classé protégé à un investisseur privé ?

Vallon du Stang Alar
Juste au dessus du Parc public du Stang Alar, Brest Métropole a accordé un permis à Iroise Promotion pour un immeuble de cinq niveaux visibles, 71m. de long, dominant de 24m. le sentier piétonnier du vallon. Les quatre protections attachées réglementairement à la parcelle publique sous jacente sont menacées :

• La zone humide risque d’être dévastée par les pluies importantes comme celles qui ont récemment inondé Kerinou, car seule la gestion des pluies décennales a été imposée au promoteur. Au delà, tout partirait au ruisseau, d’où érosion des berges, turbidité et pollution de l’eau… Éviter cela est pourtant un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Il y a risque de dépérissement par pollution des boisements d’intérêt paysager. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Il y a un grand risque d’atteintes aux racines — et donc d’éboulement, des grands arbres accrochés en hauteur sur le talus public qui longe le sentier piétonnier. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Toutes les constructions voisines du projet sont pavillonnaires avec jardin. L’identité résiden- tielle de ces quartiers n’est pas préservée. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Les bâtiments prévus plongeraient directement dans les fenêtres et sur les terrasses des riverains, leur intimité ne serait pas respectée. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Les conditions de circulation seraient dangereuses puisque le projet induirait un flux de cinquante à cent véhicules/jour, en double sens et dans une voie très étroite, très en pente, sans issue, empruntée pour l’essentiel par les promeneurs du vallon.

Comme au Vallon du Dour Braz, Brest métropole a rejeté les recours gracieux contre ce projet. Aujourd’hui 7 riverains sont en recours contentieux. Une pétition contre ce projet non conforme au PLU a recueilli 2.902 signatures.

En effet ces vallons, avec leurs espaces boisés classés, sont les poumons verts de Brest, celui du Stang Alar accueille plus de 350.000 visiteurs par an, et fait la fierté de Brest et de ses citoyens.

Un article du code de l’urbanisme, repris à l’article 11 du PLU, indique : « Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions*, par leur situation, … leurs dimensions …, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains. »
Autrement dit la puissance publique avait tout à fait le moyen de s’opposer à ce projet privé sur un terrain privé, même s’il prétendait respecter le PLU.

Notre Question n°3 :
Pourquoi n’avez vous pas fait usage de cet article pour préserver le caractère de ces vallons ? Cela signifie-t-il que pour Brest Métropole les parcs publics du Stang Alar et du Dour Braz ne méritent pas la protection de la loi au regard des intérêts privés ? Biodiversité:
Par ailleurs des espèces protégées par la Convention de Berne sont observées très fréquemment sur le territoire : écureuils roux, mésanges, roitelets huppés, salamandres… Le grignotage des espaces boisés classés risque de fractionner leurs corridors biologiques.

Notre Question n°4:
Pourquoi Brest Métropole n’a-t-elle diligenté aucune étude d’impact sur la flore et la faune entre le Stang Alar et le Costour, alors que Brest s’enorgueillit à juste titre de son choix récent comme un des trois pôles nationaux de protection de la biodiversité ?
Circulation et Stationnement :
Avec ces projets démesurés, le GR 34 dans le vallon du Dour Braz, la rue Brigadier Le Cann, la rue de Mestriden et le chemin de Pen Helen, tant appréciés des promeneurs, des familles et des sportifs deviendraient des voies dangereuses pour ces usagers.
Les quartiers voisins seraient envahis de voitures en stationnement et circulant en double sens.
Question n°5 :
Quels moyens ont été prévus par Brest Métropole pour assurer la sécurité des usagers de ces voies ?
Les présidentes et présidents des associations signataires, au nom des riverains des vallons du Dour Braz et du Stang ALar
M. Vincent LANGLET Mme Claude Rameau M. Hubert Person
SaveStangAlar
Cap sur Mestriden Costour Poumon Vert en Finistère

Association SAVESTANGALAR 4 févr. 2017

stang

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03 février 2017 ~ 0 Commentaire

mal-logement (bastamag)

privileges-des-pauvres

En France : le nombre de locataires expulsés bat un triste record

Quatre millions de personnes souffrent de mal-logement en France ou d’absence de logement personnel. L’estimation est issue du dernier rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre [1]. Au total, près de 15 millions de personnes – soit près d’un quart de la population française – sont touchées par la crise du logement sous des formes diverses : précarité énergétique, risque d’expulsion locative, surpeuplement dans le logement…

Ce nouveau rapport atteste d’une nette dégradation de la situation depuis une décennie. Le nombre de personnes sans aucun domicile a augmenté de 50 % entre 2001 et 2012, pour atteindre 143 000. Celui des personnes « en hébergement contraint chez des tiers » – 643 000 – grimpe de 19 % entre 2002 et 2013. Les familles qui occupent un logement surpeuplé – c’est à dire qu’il leur manque une pièce au regard des normes d’occupation – approchent le million, alors que la tendance depuis des décennies était plutôt à la baisse [2].

Record d’expulsions locatives

493 000 ménages locataires – soit environ 4,5% des locataires, principalement dans le parc social [3] – étaient en situation d’impayés de loyers ou de charges au moment de l’enquête, s’exposant ainsi à une procédure d’expulsion locative.

En 2015, 168 775 procédures d’expulsion ont été lancées, dont les trois quarts ont abouti à une décision d’expulsion, un chiffre en augmentation constante depuis 10 ans. Le nombre d’expulsions locatives avec concours de la force publique a atteint son record en 2015, avec 14 363 expulsions (+ 24 % par rapport à 2014).

« Qu’elles parviennent ou non à leur terme, ces procédures, qui découlent de la paupérisation d’une partie de la population exposée à des loyers et charges trop chers et de la fragilisation des mécanismes d’aide, en particulier des aides au logement, entraînent de graves conséquences pour les ménages concernés », souligne le rapport.

Seul indicateur encourageant : le confort sanitaire de base s’améliore, puisque 99 % des logements disposent désormais d’eau courante, de WC intérieurs et de chauffage. Mais bien d’autres critères d’inconfort, plus répandus, peuvent se cumuler et avoir des conséquences dommageables pour la santé ou la sécurité des habitants, comme l’humidité, des problèmes d’isolation, des infiltrations d’eau ou une installation électrique dégradée. En 2013, 10 % des logements, soit près de 3 millions, cumulaient trois ou plus de ces défauts. Les Français sont 44 % de plus qu’en 2006 à se priver de chauffage à cause de son coût. Le noyau dur de la précarité énergétique, composé des ménages modestes ayant eu froid pour des raisons liées à la précarité s’élève à plus de 3,5 millions de personnes.

L’austérité budgétaire freine les mesures prises

Face à ces inquiétantes évolutions, quelle a été l’action gouvernementale au cours du quinquennat écoulé ? « Le quinquennat a été marqué par une activité législative assez dense en lien avec le logement », relève la Fondation Abbé Pierre, énonçant la loi relative à la mobilisation du foncier public, des ordonnances destinées à faciliter et accélérer les projets de construction, la loi pour la ville et la cohésion urbaine, la loi pour la transition énergétique… Mais la déception est là : « Bien des chantiers ont été ouverts, bien des actions ont été entreprises, mais ils se sont souvent heurtés à des renoncements politiques en chemin et à une austérité budgétaire qui empêche d’apporter une réponse à la hauteur de la gravité de la situation. »

La fondation avance plusieurs solutions pour sortir de la crise du logement.

En premier lieu, « une sécurité sociale du logement » qui implique pour les pouvoirs publics d’appliquer une politique du « logement d’abord ». Cela passe notamment par la construction de 150 000 logements « vraiment » sociaux par an, en respectant les règles d’attributions prioritaires. Les personnes les plus mal logées, privées de domicile personnel, obligées de recourir aux différentes solutions d’urgence ou insuffisamment prises en compte lors de l’attribution des logements sociaux doivent pouvoir en bénéficier.

Des propositions pour réguler les marchés de l’immobilier, à la location comme à l’achat, sont également avancées. Lors de la présentation des mesures, le 31 janvier, quatre candidats ont personnellement répondu à l’invitation de la fondation : Benoît Hamon, Yannick Jadot, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. François Fillon avait envoyé l’une de ses représentantes, Marine Le Pen, dont le programme rend les « immigrés » responsables de la crise du logement, n’était pas conviée.

Sophie Chapelle 3 février 2017

Consulter notre dossier sur le logement

 Lire à ce sujet : Précarité énergétique : quand votre maison vous rend malade

Ci-dessous, extraits du rapport annuel 2017 de la Fondation Abbé Pierre (cliquez ici pour agrandir l’image) :

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06 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

précarité énergétique (fr3)


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200 000 Bretons ont de plus en plus de mal à régler leurs factures énergétiques.

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La précarité énergétique touche 12 millions de personnes en France, 200 000 en Bretagne. Une situation qui devrait encore progresser s’inquiètent les associations avec l’augmentation du prix du pétrole et du gaz.  

En France, selon l’observatoire nationale de la précarité énergétique, près de 6 millions de ménages ont bien des difficultés à régler leurs factures énergétiques.

Près de 12 millions de personnes, soit 1 Français sur 5, seraient ainsi considérés en situation de précarité énergétique. « Un phénomène croissant, malgré les politiques publiques mises en place », informe Bruno Lechevin, président de l’ONPE.
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Sont considérés en situation de précarité énergétique, tous les foyers qui consacrent plus de 10% de leurs revenus à leurs dépenses d’énergie, celles consacrées au chauffage ou aux déplacements. Défaillance de certains équipements de chauffage, mauvaise isolation, faibles revenus, chômage en hausse, augmentation des loyers, du prix du gaz, de l’électricité et depuis peu la remontée des cours du pétrole, les raisons sont multiples.
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Toujours selon l’ONPE, « Un million de ménages cumuleraient une situation d’inconfort thermique (sensation de froid) et de vulnérabilité économique ».

Eric Nedjar 05/01/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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09 août 2016 ~ 0 Commentaire

cice (npa)

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Quand on aime les patrons, on ne compte pas

« Un scandale d’État ? » titre le quotidien économique en ligne la Tribune à propos du CICE. C’est dire qu’il y a matière à vraiment s’interroger sur une politique qui a fait pleuvoir les milliards sur les entreprises.

Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) a été mis en place en janvier 2013 après le rapport sur la compétitivité produit par Louis Gallois. Depuis, ça a été le silence radio du côté gouvernemental sur son impact. Pourtant les milliards pleuvent : de 11,3 milliards d’euros à près de 20 milliards d’euros en 2015. Le montant des sommes récupérables par les entreprises pour 2013, 2014 et 2015 s’élève à 48 milliards d’euros qui viennent s’ajouter aux dizaines de milliards d’aides déjà accordées aux entreprises : compensation aux 35 heures, crédit impôt recherche, allégements multiples…

Open bar pour les patrons

Le crédit d’impôt auquel a droit chaque entreprise est fondé sur la masse des salaires infé- rieurs à 2,5 SMIC. D’après la loi, les entreprises doivent utiliser le CICE pour investir, embau- cher ou conquérir de nouveaux marchés. Néanmoins, les instructions transmises du ministère de l’Économie à l’administration fiscale en juillet 2013 stipulent que l’utilisation du CICE ne sera pas contrôlée par l’administration fiscale. Les entreprises ont donc en fait les mains libres pour faire ce qu’elles veulent.

En mars 2016, l’émission Spécial Investigation sur Canal plus portait notamment sur le CICE et analyse l’exemple de Radiall, l’entreprise du patron du Medef, Pierre Gattaz. Celle-ci a empoché plusieurs millions d’euros du CICE mais sans créer aucun emploi. Sur le commerce extérieur, non plus, les effets ne sont pas probants, d’autant plus que le dispositif concerne en fait surtout des emplois non directement soumis à la concurrence étrangère : ainsi La Poste a largement bénéficié du CICE… ce qui ne l’empêche pas de supprimer des emplois.

Plusieurs années après la mise en œuvre de la mesure, il n’existe toujours aucune évaluation officielle en dehors de déclarations triomphalistes du gouvernement. Un rapport d’une commission du Sénat rédigé par Marie-France Beaufils, sénatrice communiste, et publié mardi 20 juillet, revient sur le dossier.

Un cadeau sans contrepartie

Il rappelle d’abord que le CICE, qui devait permettre de favoriser le redressement de la compé- titivité de l’industrie française a largement raté sa cible : le secteur manufacturier capte seule- ment 19,4 % du crédit en 2014 contre 19,2 % pour le commerce. Reprenant des estimations produites par un organisme d’étude, le rapport du Sénat estime que le crédit d’impôt a permis de maintenir 125 000 emplois. C’est cher de l’emploi maintenu : 160 000 euros par emploi pour 20 milliards par an. Un calcul simple montre que, pour un coût équivalent, des embauches directes auraient permis de créer environ 3 fois plus d’emplois.

Par ailleurs, d’après le rapport, le CICE a permis la survie d’entreprises ayant des difficultés de trésorerie, notamment de PME pressurées par leurs gros clients et ne pouvant obtenir de crédit des banques.

Au total, les dirigeants des entreprises ont fait ce qu’ils voulaient de cette rentrée financière supplémentaire. Quant aux dispositions selon lesquelles « L’entreprise a une obli- gation de transparence par rapport à l’utilisation du CICE, vis-à-vis des partenaires sociaux », inutile de dire que ça a été du vent. En un mot, le CICE a seulement contribué à la restauration des profits, dont en système capitaliste, patrons et actionnaires disposent librement…

Henri Wilno

https://npa2009.org/cice-quand-aime-les-patrons

http://www.anti-k.org/Quand-on-aime-les-patrons-on-ne-compte-pas

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