Archive | Logement

04 février 2017 ~ 0 Commentaire

save stag alar

stang
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Lettre Ouverte à M.François Cuillandre, Président de Brest Métropole

Ce vendredi 3 février, se déroulait le Conseil de Brest Métropole. Notre association Save StangAlar avait préparé une intervention en commun avec deux autres associations : Cap sur Mestriden et Costour Poumon Vert en Finistère, ainsi qu’avec des riverains du Vallon du Dour Braz.
Nous étions une large vingtaine de citoyens à soutenir notre porte-parole.
Suite à son intervention, le texte en a été distribué aux élus et à la presse, en tant que lettre ouverte. Vous le trouverez ci-dessous.
Après notre prise de parole, les élus de l’opposition sont tour à tour intervenus pour soutenir notre démarche, demandant à Brest Métropole de mieux prendre en compte les demandes des habitants, d’analyser plus finement les projets immobiliers en lisière ou sur les espaces boisés classés, ainsi que les problèmes de circulation induits par ces projets.

C’est l’article 11 du PLU qui autorise l’instructeur du permis d’aller au delà du simple respect formel du PLU par le promoteur privé sur un terrain privé : un projet dont l’ampleur risque de défigurer les lieux ou sites avoisinants, peut être refusé, ou être accordé par l’instructeur du permis sous réserve de prescriptions particulières, prescriptions auxquelles le PLU n’impose pas de limite.

Nous avons demandé pourquoi Brest Métropole n’a pas utilisé cet article pour interdire ou amoindrir le projet Iroise Promotion mais cette question n’a pas obtenu de réponse : aucune des interventions des Vice-Présidents n’a évoqué cet article 11.

Voici le texte de notre lettre ouverte:

3 février 2017
Lettre ouverte à M. le Président de Brest Métropole
Associations SaveStangAlar, Cap sur Mestriden, Costour Poumon Vert en Finistère
à Monsieur le Président de Brest Métropole, Monsieur François Cuillandre.

Monsieur le Président
Lors d’un précédent conseil, M. le Vice Président Fayret nous a répondu à propos d’un projet immobilier démesuré au Vallon du Stang Alar « c’est un projet privé sur une parcelle privée, instruite conformément au code de l’urbanisme et du PLU ». Plusieurs citoyens réunis à l’initiative de deux associations St Marcoises ne se satisfont pas d’une réponse aussi catégo- rique, car la Métropole avait tout moyen juridique de s’y opposer. Nous constatons la répétition dans le territoire métropolitain de projets immobiliers mettant en cause les espaces boisés classés, la tranquillité et la sécurité des usagers. Aussi avons nous cinq questions à vous poser.

Vallon du Dour Braz
Un permis pour un projet immobilier privé de 3 immeubles, 54 places de parking et une piscine, situé au milieu d’un espace boisé classé, juste à côté du parc naturel du DOUR BRAZ a été accordé. Une association de quartier et 9 riverains s’y sont opposés par 3 recours gracieux rejetés, et 2 recours contentieux sont en cours, menés par des riverains.
Notre question n°1:
Brest Métropole a organisé une réunion entre le promoteur et les riverains après la délivrance du permis, soit pendant les délais de recours. De ce fait Brest Métropole a pris le parti du promoteur contre les citoyens! Pourquoi Brest Métropole n’a pas respecté la neutralité qui lui incombe ?
Vallon du Dour Braz
Un projet immobilier privé est prévu au N°1 de la rue Gounod avec désaffectation, puis vente par la mairie de Brest, d’une parcelle du bois du Dour Braz, et autorisation de la circulation de voitures sur la venelle qui traverse ce petit bois fréquenté uniquement par les promeneurs et les randonneurs (GR 34…).
Notre question n°2:
Comment justifiez vous d’avoir désaffecté et vendu une partie de cet espace public boisé classé protégé à un investisseur privé ?

Vallon du Stang Alar
Juste au dessus du Parc public du Stang Alar, Brest Métropole a accordé un permis à Iroise Promotion pour un immeuble de cinq niveaux visibles, 71m. de long, dominant de 24m. le sentier piétonnier du vallon. Les quatre protections attachées réglementairement à la parcelle publique sous jacente sont menacées :

• La zone humide risque d’être dévastée par les pluies importantes comme celles qui ont récemment inondé Kerinou, car seule la gestion des pluies décennales a été imposée au promoteur. Au delà, tout partirait au ruisseau, d’où érosion des berges, turbidité et pollution de l’eau… Éviter cela est pourtant un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Il y a risque de dépérissement par pollution des boisements d’intérêt paysager. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Il y a un grand risque d’atteintes aux racines — et donc d’éboulement, des grands arbres accrochés en hauteur sur le talus public qui longe le sentier piétonnier. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Toutes les constructions voisines du projet sont pavillonnaires avec jardin. L’identité résiden- tielle de ces quartiers n’est pas préservée. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Les bâtiments prévus plongeraient directement dans les fenêtres et sur les terrasses des riverains, leur intimité ne serait pas respectée. Ceci contredit un des impératifs énoncés dans le PLU.
• Les conditions de circulation seraient dangereuses puisque le projet induirait un flux de cinquante à cent véhicules/jour, en double sens et dans une voie très étroite, très en pente, sans issue, empruntée pour l’essentiel par les promeneurs du vallon.

Comme au Vallon du Dour Braz, Brest métropole a rejeté les recours gracieux contre ce projet. Aujourd’hui 7 riverains sont en recours contentieux. Une pétition contre ce projet non conforme au PLU a recueilli 2.902 signatures.

En effet ces vallons, avec leurs espaces boisés classés, sont les poumons verts de Brest, celui du Stang Alar accueille plus de 350.000 visiteurs par an, et fait la fierté de Brest et de ses citoyens.

Un article du code de l’urbanisme, repris à l’article 11 du PLU, indique : « Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions*, par leur situation, … leurs dimensions …, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains. »
Autrement dit la puissance publique avait tout à fait le moyen de s’opposer à ce projet privé sur un terrain privé, même s’il prétendait respecter le PLU.

Notre Question n°3 :
Pourquoi n’avez vous pas fait usage de cet article pour préserver le caractère de ces vallons ? Cela signifie-t-il que pour Brest Métropole les parcs publics du Stang Alar et du Dour Braz ne méritent pas la protection de la loi au regard des intérêts privés ? Biodiversité:
Par ailleurs des espèces protégées par la Convention de Berne sont observées très fréquemment sur le territoire : écureuils roux, mésanges, roitelets huppés, salamandres… Le grignotage des espaces boisés classés risque de fractionner leurs corridors biologiques.

Notre Question n°4:
Pourquoi Brest Métropole n’a-t-elle diligenté aucune étude d’impact sur la flore et la faune entre le Stang Alar et le Costour, alors que Brest s’enorgueillit à juste titre de son choix récent comme un des trois pôles nationaux de protection de la biodiversité ?
Circulation et Stationnement :
Avec ces projets démesurés, le GR 34 dans le vallon du Dour Braz, la rue Brigadier Le Cann, la rue de Mestriden et le chemin de Pen Helen, tant appréciés des promeneurs, des familles et des sportifs deviendraient des voies dangereuses pour ces usagers.
Les quartiers voisins seraient envahis de voitures en stationnement et circulant en double sens.
Question n°5 :
Quels moyens ont été prévus par Brest Métropole pour assurer la sécurité des usagers de ces voies ?
Les présidentes et présidents des associations signataires, au nom des riverains des vallons du Dour Braz et du Stang ALar
M. Vincent LANGLET Mme Claude Rameau M. Hubert Person
SaveStangAlar
Cap sur Mestriden Costour Poumon Vert en Finistère

Association SAVESTANGALAR 4 févr. 2017

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03 février 2017 ~ 0 Commentaire

mal-logement (bastamag)

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En France : le nombre de locataires expulsés bat un triste record

Quatre millions de personnes souffrent de mal-logement en France ou d’absence de logement personnel. L’estimation est issue du dernier rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre [1]. Au total, près de 15 millions de personnes – soit près d’un quart de la population française – sont touchées par la crise du logement sous des formes diverses : précarité énergétique, risque d’expulsion locative, surpeuplement dans le logement…

Ce nouveau rapport atteste d’une nette dégradation de la situation depuis une décennie. Le nombre de personnes sans aucun domicile a augmenté de 50 % entre 2001 et 2012, pour atteindre 143 000. Celui des personnes « en hébergement contraint chez des tiers » – 643 000 – grimpe de 19 % entre 2002 et 2013. Les familles qui occupent un logement surpeuplé – c’est à dire qu’il leur manque une pièce au regard des normes d’occupation – approchent le million, alors que la tendance depuis des décennies était plutôt à la baisse [2].

Record d’expulsions locatives

493 000 ménages locataires – soit environ 4,5% des locataires, principalement dans le parc social [3] – étaient en situation d’impayés de loyers ou de charges au moment de l’enquête, s’exposant ainsi à une procédure d’expulsion locative.

En 2015, 168 775 procédures d’expulsion ont été lancées, dont les trois quarts ont abouti à une décision d’expulsion, un chiffre en augmentation constante depuis 10 ans. Le nombre d’expulsions locatives avec concours de la force publique a atteint son record en 2015, avec 14 363 expulsions (+ 24 % par rapport à 2014).

« Qu’elles parviennent ou non à leur terme, ces procédures, qui découlent de la paupérisation d’une partie de la population exposée à des loyers et charges trop chers et de la fragilisation des mécanismes d’aide, en particulier des aides au logement, entraînent de graves conséquences pour les ménages concernés », souligne le rapport.

Seul indicateur encourageant : le confort sanitaire de base s’améliore, puisque 99 % des logements disposent désormais d’eau courante, de WC intérieurs et de chauffage. Mais bien d’autres critères d’inconfort, plus répandus, peuvent se cumuler et avoir des conséquences dommageables pour la santé ou la sécurité des habitants, comme l’humidité, des problèmes d’isolation, des infiltrations d’eau ou une installation électrique dégradée. En 2013, 10 % des logements, soit près de 3 millions, cumulaient trois ou plus de ces défauts. Les Français sont 44 % de plus qu’en 2006 à se priver de chauffage à cause de son coût. Le noyau dur de la précarité énergétique, composé des ménages modestes ayant eu froid pour des raisons liées à la précarité s’élève à plus de 3,5 millions de personnes.

L’austérité budgétaire freine les mesures prises

Face à ces inquiétantes évolutions, quelle a été l’action gouvernementale au cours du quinquennat écoulé ? « Le quinquennat a été marqué par une activité législative assez dense en lien avec le logement », relève la Fondation Abbé Pierre, énonçant la loi relative à la mobilisation du foncier public, des ordonnances destinées à faciliter et accélérer les projets de construction, la loi pour la ville et la cohésion urbaine, la loi pour la transition énergétique… Mais la déception est là : « Bien des chantiers ont été ouverts, bien des actions ont été entreprises, mais ils se sont souvent heurtés à des renoncements politiques en chemin et à une austérité budgétaire qui empêche d’apporter une réponse à la hauteur de la gravité de la situation. »

La fondation avance plusieurs solutions pour sortir de la crise du logement.

En premier lieu, « une sécurité sociale du logement » qui implique pour les pouvoirs publics d’appliquer une politique du « logement d’abord ». Cela passe notamment par la construction de 150 000 logements « vraiment » sociaux par an, en respectant les règles d’attributions prioritaires. Les personnes les plus mal logées, privées de domicile personnel, obligées de recourir aux différentes solutions d’urgence ou insuffisamment prises en compte lors de l’attribution des logements sociaux doivent pouvoir en bénéficier.

Des propositions pour réguler les marchés de l’immobilier, à la location comme à l’achat, sont également avancées. Lors de la présentation des mesures, le 31 janvier, quatre candidats ont personnellement répondu à l’invitation de la fondation : Benoît Hamon, Yannick Jadot, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. François Fillon avait envoyé l’une de ses représentantes, Marine Le Pen, dont le programme rend les « immigrés » responsables de la crise du logement, n’était pas conviée.

Sophie Chapelle 3 février 2017

Consulter notre dossier sur le logement

 Lire à ce sujet : Précarité énergétique : quand votre maison vous rend malade

Ci-dessous, extraits du rapport annuel 2017 de la Fondation Abbé Pierre (cliquez ici pour agrandir l’image) :

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06 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

précarité énergétique (fr3)


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200 000 Bretons ont de plus en plus de mal à régler leurs factures énergétiques.

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La précarité énergétique touche 12 millions de personnes en France, 200 000 en Bretagne. Une situation qui devrait encore progresser s’inquiètent les associations avec l’augmentation du prix du pétrole et du gaz.  

En France, selon l’observatoire nationale de la précarité énergétique, près de 6 millions de ménages ont bien des difficultés à régler leurs factures énergétiques.

Près de 12 millions de personnes, soit 1 Français sur 5, seraient ainsi considérés en situation de précarité énergétique. « Un phénomène croissant, malgré les politiques publiques mises en place », informe Bruno Lechevin, président de l’ONPE.
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Sont considérés en situation de précarité énergétique, tous les foyers qui consacrent plus de 10% de leurs revenus à leurs dépenses d’énergie, celles consacrées au chauffage ou aux déplacements. Défaillance de certains équipements de chauffage, mauvaise isolation, faibles revenus, chômage en hausse, augmentation des loyers, du prix du gaz, de l’électricité et depuis peu la remontée des cours du pétrole, les raisons sont multiples.
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Toujours selon l’ONPE, « Un million de ménages cumuleraient une situation d’inconfort thermique (sensation de froid) et de vulnérabilité économique ».

Eric Nedjar 05/01/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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09 août 2016 ~ 0 Commentaire

cice (npa)

scrooge0

Quand on aime les patrons, on ne compte pas

« Un scandale d’État ? » titre le quotidien économique en ligne la Tribune à propos du CICE. C’est dire qu’il y a matière à vraiment s’interroger sur une politique qui a fait pleuvoir les milliards sur les entreprises.

Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) a été mis en place en janvier 2013 après le rapport sur la compétitivité produit par Louis Gallois. Depuis, ça a été le silence radio du côté gouvernemental sur son impact. Pourtant les milliards pleuvent : de 11,3 milliards d’euros à près de 20 milliards d’euros en 2015. Le montant des sommes récupérables par les entreprises pour 2013, 2014 et 2015 s’élève à 48 milliards d’euros qui viennent s’ajouter aux dizaines de milliards d’aides déjà accordées aux entreprises : compensation aux 35 heures, crédit impôt recherche, allégements multiples…

Open bar pour les patrons

Le crédit d’impôt auquel a droit chaque entreprise est fondé sur la masse des salaires infé- rieurs à 2,5 SMIC. D’après la loi, les entreprises doivent utiliser le CICE pour investir, embau- cher ou conquérir de nouveaux marchés. Néanmoins, les instructions transmises du ministère de l’Économie à l’administration fiscale en juillet 2013 stipulent que l’utilisation du CICE ne sera pas contrôlée par l’administration fiscale. Les entreprises ont donc en fait les mains libres pour faire ce qu’elles veulent.

En mars 2016, l’émission Spécial Investigation sur Canal plus portait notamment sur le CICE et analyse l’exemple de Radiall, l’entreprise du patron du Medef, Pierre Gattaz. Celle-ci a empoché plusieurs millions d’euros du CICE mais sans créer aucun emploi. Sur le commerce extérieur, non plus, les effets ne sont pas probants, d’autant plus que le dispositif concerne en fait surtout des emplois non directement soumis à la concurrence étrangère : ainsi La Poste a largement bénéficié du CICE… ce qui ne l’empêche pas de supprimer des emplois.

Plusieurs années après la mise en œuvre de la mesure, il n’existe toujours aucune évaluation officielle en dehors de déclarations triomphalistes du gouvernement. Un rapport d’une commission du Sénat rédigé par Marie-France Beaufils, sénatrice communiste, et publié mardi 20 juillet, revient sur le dossier.

Un cadeau sans contrepartie

Il rappelle d’abord que le CICE, qui devait permettre de favoriser le redressement de la compé- titivité de l’industrie française a largement raté sa cible : le secteur manufacturier capte seule- ment 19,4 % du crédit en 2014 contre 19,2 % pour le commerce. Reprenant des estimations produites par un organisme d’étude, le rapport du Sénat estime que le crédit d’impôt a permis de maintenir 125 000 emplois. C’est cher de l’emploi maintenu : 160 000 euros par emploi pour 20 milliards par an. Un calcul simple montre que, pour un coût équivalent, des embauches directes auraient permis de créer environ 3 fois plus d’emplois.

Par ailleurs, d’après le rapport, le CICE a permis la survie d’entreprises ayant des difficultés de trésorerie, notamment de PME pressurées par leurs gros clients et ne pouvant obtenir de crédit des banques.

Au total, les dirigeants des entreprises ont fait ce qu’ils voulaient de cette rentrée financière supplémentaire. Quant aux dispositions selon lesquelles « L’entreprise a une obli- gation de transparence par rapport à l’utilisation du CICE, vis-à-vis des partenaires sociaux », inutile de dire que ça a été du vent. En un mot, le CICE a seulement contribué à la restauration des profits, dont en système capitaliste, patrons et actionnaires disposent librement…

Henri Wilno

https://npa2009.org/cice-quand-aime-les-patrons

http://www.anti-k.org/Quand-on-aime-les-patrons-on-ne-compte-pas

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09 juin 2016 ~ 0 Commentaire

la coupe est pleine! (al)

la coupe est pleine! (al) dans A gauche du PS i0-wp-comwww-cga-rp-orgwp-contentuploads201604Euro2016-b621da0b78f23d8039c89fd5f4917ec3d3c9ae3d-b0e30

Euro 2016 à Saint-Denis

Le 10 Juin, l’Euro 2016 va démarrer à Saint-Denis …

  • Si l’Euro 2016, c’est 1,7 milliard d’euros de dépense net, soit ce que représente la construction de dizaine de milliers de logements, qui permettraient de loger les milliers de demandeurs-euses de logements sociaux, de rénover les batiments scolaires insalubres , de construire des équipement scolaires pour enfants, voire tout simplement d’embaucher des enseignant-es et d’améliorer les services publiques dans nos quartiers
  • Si l’Euro 2016, des milliers d’expulsés sans relogement dans le secteur de Saint-Denis, parce que les les hôtels sont réservés pour le public de la Coupe d’Europe…
  • Si l’Euro 2016, ce sont des élèves privés d’installation sportives comme les élèves de la classe foot du collège de Geyter
  • Si l’Euro 2016, ce n’est pas une « fête populaire », mais la construction d’un « mur » pour séparer physiquement les supporters de la population dionysienne ou encore un parc de la Légion d’honneur dénaturé et confisqué aux habitant-e-s pendant la durée de l’événement…
  • Si l’Euro 2016, c’est l’exclusion des plus pauvres des logements du centre-ville avec la rénovation et la gentrification des quartier gare et porte de Paris…
  • Si l’Euro 2016, c’est une trentaine de caméras de vidéosurveillance installées dans le centre, qui n’assureront pas la sécurité mais bien la surveillance des habitant-e-s… Si c’est l’arrivée de milliers de policiers et de police privée dans la ville avec les conséquences que l’on connait : contrôle au faciès, arrestations arbitraires, tensions, limitation des déplacements…
  • Si l’Euro 2016, c’est le risque pour les femmes de se faire harceler dans la rue, dans les transports, agresser et violenter comme ça à toujours été le cas dans ces grands événements (Coupes du monde de football, fête de Bayonne, festival Rock de Stockolm…). Si c’est la concentration de milliers d’hommes dans la fan zone du parc de la légion d’honneur et toute la pression que cela représente pour les femmes autour…
  • Si l’Euro 2016, c’est des profits pour les sponsors (Coca-Cola, McDdo, Turkish Airlines, Adidas, Kronembourg) et presque aucune embauche d’habitant-e-s de la ville …

…. alors pour nous c’est NON !

L’Euro pas sur notre dos !

En plein mouvement social contre la loi « travail » et son monde : Résistons, rassemblons-nous !

Vendredi 10 juin à 18h, Place de la Résistance à Saint Denis (Métro Porte de Paris).

À l’appel de :

UL Sud – Solidaires Saint-Denis, Droit Au Logement (DAL), Centre social attiéké Réseau Solidarité Logement, Ministère des bonnets d’âne, Collectif pas d’enfants à la Rue, MRAP, Alternative Libertaire (AL), Coordination des Groupes Anarchistes (CGA), NPA

http://alternativelibertaire.org/?EURO-2016-A-Saint-Denis-la-coupe

 

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24 avril 2016 ~ 0 Commentaire

loi égalité et citoyenneté (npa)

poker

La poudre de perlimpinpin…

Le 13 avril à Vaulx-en-Velin pour la loi « égalité et citoyenneté », et le lendemain au Val-Fourré pour le plan « pauvreté », Valls semble parti en mission électorale dans les quartiers populaires… qui l’ont assez mal pris !

«Depuis 2012, le taux de pauvreté qui avait fortement augmenté entre 2008 et 2011 s’est stabi- lisé autour de 14 %. Aujourd’hui, les choses s’inversent .» Donc, selon Valls, la pauvreté dimi- nue ? On ne dirait pas mieux que Nouria citée par RFI : la situation a empiré depuis 2012… « Le problème, c’est l’emploi. Il faut que les gens travaillent. François Hollande ou le gouvernement précédent, c’est la même chose.»

Mesurettes et déclarations d’intention On ne pouvait pas attendre beaucoup d’une loi pour « l’égalité et la citoyenneté » née des propos racistes et discriminants de Valls après les attentats de janvier 2015, liant un « apartheid territorial, social et ethnique » au terrorisme qui aurait donc ses racines dans les quartiers populaires, sommant les musulmans de « se déso- lidariser » des terroristes… Et on n’est pas déçus !

Aucune des mesures simples, efficaces, indispensables à cette égalité citoyenne, par exemple le droit de vote de tous les résidents étrangers ou l’interdiction des contrôles au faciès,  n’est à l’ordre du jour. À la place, on a un fourre-tout de mesurettes et de déclarations d’intention, ou comme le dit Valls lui-même avec ses mots « un maillage très dense de mesures ciblées qui visent à retisser l’égalité »

Durcissement des sanctions des actes racistes (la police n’est pas concernée), élargis- sement de la réserve citoyenne (Valls rêve d’une garde nationale), possibilité pour les Conseils citoyens de saisir les préfets en cas de difficulté dans la mise en œuvre sur les quartiers de la politique de la ville, parrainage des jeunes diplômés issus des quartiers, 10 000 contrats d’apprentissage ouverts dans la fonction publique, etc. et plein d’autres propositions qui dans leur ensemble ne changent pas la donne mais ressemblent fort à de la communication pré-électorale.

Répartir la pauvreté ou la combattre ? La loi comprend un versant concernant la politique du logement qui propose de modifier quelques règles d’attribution des logements sociaux, dont la principale est la possibilité pour les bailleurs de fixer le montant des loyers indépendamment de leur mode de financement. Histoire de faire croire qu’ainsi les bailleurs pourront jouer de la « mixité sociale » en attirant ou en repoussant des catégories d’habitants désirées.

Quand il y a 1,7 million de personnes inscrites sur les listes d’attente pour un logement social et plus de 3,8 millions de mal-logés, alors que dans le même temps à peine 100 000 nouveaux logements ont été engagés en 2015, bien loin des objectifs que le gouvernement s’était lui-même fixés, on voit bien que cette loi n’est pas là pour réduire les inégalités, la pénurie de logements, les discriminations.

Elle vient donner au mieux un coup de pouce à la politique de peuplement chère à Valls, et mise en œuvre par le Nouveau Programme de renouvellement urbain (NPRU) : « Casser les logiques de ségrégation », c’est-à-dire éclater les concentrations urbaines populaires, tenter de répartir la pauvreté plutôt que de la combattre…

Cette loi ne changera rien à l’accroissement des écarts entre les plus pauvres, de plus en plus nombreux, et les plus riches, de plus en plus riches, écarts encore aggravés par les lois Macron et peut-être El Khomri. Elle est à l’opposé de ce que serait un plan d’urgence pour le logement : construire là où il y en a besoin et pour ceux qui ont besoin de logements de qualité mais à bas loyer, développer les services publics au lieu de les détruire.

Bref une tout autre politique qu’il reste à imposer par la mobilisation.

JMB et Isabelle Guichard

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21 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

ensemble contre la barbarie, l’intolérance et le fanatisme

 Manif-pour-le-logement

Des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants continuent de fuir la guerre ou la misère.Nous en appelons à l’intelligence humaine pour que le légitime besoin de protection des citoyens ne soit pas un prétexte pour refouler ces exilés forcés. Nous ne voulons pas d’une forteresse européenne tenue par une minorité prête à dresser des murs pour défendre ses richesses.

Nous pensons qu’on ne lutte pas contre le fanatisme et l’obscurantisme par le contrôle généralisé des citoyens et le déni des conventions internationales signées après la seconde guerre mondiale pour protéger les hommes contre la barbarie.

La situation est telle dans certaines régions du monde, que rien n’empêchera des réfugiés de venir chercher asile en Europe. De nombreux citoyens l’ont compris et se sont manifestés pour affirmer une volonté de solidarité avec les êtres humains fuyant Daesh ou d’autres périls. Ils sont indignés que des réfugiés soient refoulés, expulsés ou laissés à la rue quand 2,4 millions de logements sont vacants en France.

Nous demandons aux gouvernements des pays européens de relancer un mouvement pour l’accueil de ces populations en danger. Le plus urgent est de leur procurer un abri décent. En France, une augmentation considérable des moyens alloués à l’hébergement et à l’accompagnement des personnes démunies et sans logis est indispensable. C’est un préalable pour ne pas exacerber le sentiment d’abandon ressenti par les nationaux précaires ne pouvant plus se loger. C’est nécessaire pour l’intégration des nombreux migrants qui, non pris en charge, doivent se débrouiller pour survivre ou se replient sur leur communauté. Il n’y aura pas de vivre ensemble serein, s’il n’y a que des miettes à partager.

Nous demandons que les élus de nos villes s’engagent dans l’élan de solidarité que nécessite cette situation exceptionnelle et ne laissent pas seuls les citoyens solidaires.

Nous dénonçons les actes infâmes, les discours ignobles qui se multiplient à l’encontre des personnes d’origine étrangère ou de ceux qui défendent les droits fondamentaux de tout être humain. Leurs auteurs surfent sur les peurs, les préjugés, le besoin de trouver des responsables aux crises actuelles. En désignant un bouc émissaire, ils attisent dangereusement la haine sans jamais évoquer les causes premières. L’immigration est source de richesses culturelles, économiques et  d’équilibre démographique. Ensemble, nous affirmons qu’elle est aussi une chance pour les hommes et les femmes d’un territoire qui sait s’ouvrir à la diversité.

C’est pourquoi, nous invitons les citoyens qui souhaitent s’impliquer dans l’accueil des réfugiés et la défense des droits de tous à vivre en paix, sous un toit, à rejoindre l’une des organisations qui travaillent en concertation et complémentarité au sein du collectif lorientais

« Urgence ! un Toit pour Tous » .

Association France Palestine Solidarté, Comité Catholique Français pour le Développement, Cercle de silence, Cimade, Crisla, Droit au Logement, Hunda, Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme pour l’Amitié entre les Peuples, Réseau Education Sans Frontière, CGT, Solidaires, Europe écologie les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste, PCF….

http://untoitpourtous.net/   

Ouest France n’ayant pas diffusé la lettre ouverte déjà signée par une quinzaine d’organi-sations du département du Morbihan merci de bien vouloir nous soutenir dans la diffusion d’une vision à contre courant de l’actualité et de la société solidaire que nous voulons contribuer à construire. Merci de transmettre en particulier aux personnes qui hésitent à s’engager et aux élus.

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03 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

trêve hivernale (ccr)

gustave dore

Une mesure sociale ?

Ce dimanche 1er novembre, comme chaque année, entre en vigueur la «trêve hiver- nale». Jusqu’au 1er avril 2016, les locataires ne peuvent plus être exclus de leur logement et ne peuvent se voir couper l’eau et l’électricité. Une mesure sociale ? Pas tant que ça à bien y regarder.

Un court répit pour les locataires, lorsque l’expulsion n’est pas accélérée !

Depuis dimanche, ce sont donc des milliers de locataires menacés d’expulsion qui vont pouvoir souffler. Mais le répit ne sera que de courte durée car la grande majorité d’entre eux se fera effectivement expulser le 1er avril… quand ils ne sont pas d’ores et déjà à la rue.

Car, chaque année, avant la trêve hivernale, les pouvoirs publics accélèrent le rythme des expulsions. Et ce pour une raison simple, c’est que l’État doit payer aux bailleurs les loyers impayés par le locataire durant cette période de cinq mois. En effet, si le préfet n’ex- pulse pas les familles sous un délai de deux mois après la mise en demeure du locataire, le propriétaire peut lancer un recours contre l’État pour lui demander de payer le loyer.

Ainsi le gouvernement dédommage les expulseurs, lorsque sa justice et ses forces de répressions n’ont pas été suffisamment réactives. Cependant l’austérité touche aussi les subventions aux expulseurs ! Pour preuve, les expulsions avant la date fatidique de la trêve hivernale ont bondi encore plus fortement, avec 15% d’augmentation, et ont atteint 11.604 ménages en 2014. Car le gouvernement, dans la droite ligne de la politique de rigueur, pres- se les préfets à multiplier les expulsions pour limiter ses subventions aux grands proprié- taires, du tout bénef encore pour ces derniers ! On aura compris dans quel camp se situent le gouvernement et sa justice de classe.

Et pourtant, des logements, il y en a ! Selon l’INSEE, même si les chiffres sont très sûrement sous évalués, le nombre de logements vacants en France est de 2 640 600, un chiffre exorbitant en augmentation de 73% en 10 ans ! Rien qu’à Paris, on compte 136 000 logements vides, soit 10,3% du parc, un chiffre qui augmente dans les arron- dissements les plus chics. Dans le 8ème arrondissement, ce sont 29,09% qui sont inoccupés !

Ces chiffres recouvrent bien évidemment des réalités très diverses, mais lorsqu’on sait que dans le quartier populaire du 20ème arrondissement, ce sont «seulement» 8,24% des logements qui sont vides, on comprend bien que les 29,09% du 8ème arrondissement ne sont pas tous des logements provisoirement vacants entre deux locations successives. Alors d’où viennent donc ces logements vides ?

 Il y a d’abord les bâtiments qui appartiennent à l’État, grand propriétaire foncier, et dont certains restent inoccupés durant des décennies. Il y aussi les résidences secondaires. Enfin, il y a les propriétaires qui ne souhaitent pas louer leur bien, notamment pour des rai- sons spéculatives. Certaines entreprises immobilières attendent par exemple de pouvoir racheter tous les appartements d’un immeuble pour le rénover et réaliser une plus-value à la revente, ou tout simplement attendre que les prix montent.

Une situation largement encouragée par la loi Malandain-Mermez de 1989 promue par François Mitterrand qui ont déréglementé les loyers pour les mettre à l’heure néolibérale, accentuant la hausse des prix et la spéculation.

Face à la crise du mal-logement en France, qui concernerait en 2015, près de 3,5 millions de personnes dont 700 000 sont privées de domicile personnel, s’impose de plus en plus une mesure d’urgence : Un toit pour tous ! Réquisition des logements vides ! Publié le 2 novembre 2015 Renan Granger

http://www.revolutionpermanente.fr/Treve-hivernale-Une-mesure-sociale

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01 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

congrès hlm (lo)

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La construction sociale livrée aux banques

Lors du récent congrès des HLM à Montpellier, Hollande a confirmé une baisse du financement, déjà dérisoire, des logements sociaux par l’État.

Cela n’a pas gâché la fête pour Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui fédère les organismes HLM. Ce député PS, successeur en 2012 d’un sénateur PS devenu ministre, a reçu la ministre du Logement Sylvia Pinel «en amie» et a fait applaudir Hollande par un parterre composé en partie de promoteurs qui font leurs affaires avec le logement social.

Quant à la vice-présidente de l’USH, Marie-Noëlle Lienemann, aujourd’hui critique de Hollande, elle a été deux fois ministre PS du Logement dans des gouvernements qui n’ont pas résorbé la file d’attente, forte aujourd’hui de 1,7 million de demandes de logement. En 2012, Hollande avait promis la construction chaque année de 150 000 logements sociaux seulement, mais même cela n’a pas été tenu. Il n’y en a eu que 113 000 l’année dernière et, une fois déduites les démolitions et les ventes de logements anciens, le bilan dépasse à peine 60 000, majoritairement dans la fourchette haute des loyers, et donc inaccessibles au plus grand nombre.

La situation ne risque pas de s’arranger avec l’annonce, faite par Hollande, qu’à partir de 2016 l’État versera 250 millions d’euros d’aides à la construction de logements sociaux, soit moins que les 400 millions ( le cadeau de Sarko à Tapie NdB) inscrits dans le budget pour 2015. En réalité, les prévisions de versements pour 2015 ont été ramenées à moins de 200 millions et les organismes HLM craignent de nouveaux gels ainsi qu’une ponction de l’État dans le fonds où ils placent une partie de leur argent.

Ces restrictions sont autant de signaux donnés aux banques : le financement de la construction et de la rénovation de logements sociaux, 16 à 20 milliards d’euros par an, leur appartient sans échappatoire possible pour les organismes HLM. Selon le directeur du grou- pe 3F, l’aide de l’État est de 6 500 euros pour un logement qui en coûte 18 000, ce qui oblige à puiser dans les fonds propres, autrement dit l’argent des loyers, et à recourir à des em- prunts. Les organismes HLM les remboursent ensuite d’année en année, avec les intérêts, en surchargeant encore davantage les loyers.

Les taux d’intérêt, il est vrai, sont actuellement à la baisse mais, dans le cas d’un finan- cement par le livret A qui ne rapporte plus que 0,75 % depuis juillet dernier, c’est au détriment de ceux qui, dans les milieux populaires, ont encore un peu d’argent à épargner. Les ban- quiers n’ont évidemment pas le même souci, d’autant que, depuis qu’ils se partagent avec les caisses d’épargne la collecte de l’argent du livret A, ils prélèvent une forte commission sous prétexte de frais de gestion.

Cependant, sous les applaudissements de la salle, Hollande a annoncé une diminution des prélèvements des banques. Mais, même si cette promesse est tenue, elles ponction- neront encore 750 millions d’euros, soit trois fois le montant des subventions pour le loge- ment social promises par Hollande l’année prochaine. Jean SANDAY 30 Septembre 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org-hlm-la-construction-sociale-livree-aux-banques

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15 juin 2015 ~ 0 Commentaire

comment londres se débarasse des pauvres… et des classes moyennes (basta)

margaret

Epuration sociale …

Son ascension vertigineuse enchante autant les investisseurs immobiliers qu’elle suffoque les moins fortunés. Depuis la crise de 2009, l’immobilier londonien a vu sa valeur augmenter de 55%. Tandis que millionnaires et spéculateurs financiers sont accueillis à bras ouverts dans la capitale britannique, un nombre croissant de ses habitants sont progressivement évincés de leurs quartiers, toujours plus loin en périphérie ou en province. Les conservateurs ont beau invoquer les «forces irrésistibles» du marché pour se délester de leurs respon- sabilités, le «nettoyage social» de la capitale n’aurait pas lieu sans une once de volonté politique. (…)

5 millions de Britanniques languissent sur des listes d’attente (…). Sous les termes du « Right to Buy », «le droit d’acheter» son logement, mesure phare de sa révolte néolibérale, environ deux millions de logements sociaux étaient bradés au secteur privé à partir de 1980. Trente ans plus tard, les Britanniques en paient encore le prix : 5 millions d’entre eux lan- guissent sur des listes d’attente pour décrocher un HLM [1]. Ça n’a pas empêché le Premier ministre récemment réélu, M. David Cameron, d’y aller de son allégeance au passé en promettant la vente de plus d’un million de « council houses » supplémentaires.

Organiser l’exode des pauvres… (…)« Les autorités de Newham expulsent des familles entières de Londres, s’écrie-t-elle. Elles sont envoyées de force à Birmingham, à Man- chester. Arrêtons le nettoyage social de Stratford. Repeuplons le Carpenters Estate. » (…)

… Pour offrir «un nouveau niveau de sophistication et de luxe» Sous prétexte de «régénérer» des quartiers, les autorités locales de Londres, prises à la gorge par la fièvre austéritaire des conservateurs depuis 2010, vendent des blocs entiers de logements sociaux à des développeurs immobiliers privés. Tandis que les premières déplacent des centaines d’occupants loin du centre-ville ou en province, les seconds construisent de coquets appar- tements là ou le prix du mètre carré n’est pas encore trop exorbitant. Dans le quartier popu- laire de Elephant and Castle, par exemple, 3 000 logements sociaux ont été détruits.

Le développeur immobilier LendLease, propriété du millionnaire australien Steve McCann, les a remplacés par 2 535 appartements «offrant un nouveau niveau de sophistication et de luxe informel». Au dernières nouvelles, les trois tours HLM du Carpenters Estate devraient être achetées par la prestigieuse University College London, et tant pis si la «commu- nauté autrefois vibrante» qui y résidait n’est même plus l’ombre d’elle-même.

Déménagement forcé des mères célibataires «Les familles les plus touchées sont des mères célibataires lourdement dépendantes des allocations sociales, explique Hannah Caller. Les municipalités les forcent à déménager en province ou en périphérie au prétexte qu’il n’y a pas assez de place ici. Si elles refusent, les autorités considèrent qu’elles n’ont plus la responsabilité de les loger [en vertu d’une loi votée en 2011, ndlr] et sont libres de les expulser.» (…)

David Cameron, chef de chantier de la démolition sociale Si la perspective d’un enca- drement des loyers est enterrée depuis une trentaine d’années, le maire de Londres, Boris Johnson, a tout de même lancé en 2008 un projet de construction de 50 000 logements dits abordables – fixés à 80% des prix du marché, contre environ 50% pour les logements so- ciaux. Seulement, l’aspect « abordable » a vite été indexé sur les standards astronomiques de la capitale, d’autant que le budget de subvention a été amputé de moitié en 2011. Même la municipalité conservatrice de Westminster, l’une des plus riches de la capitale, a signalé que ses résidents de classe moyenne « ne pourront plus se permettre d’y vivre, ou seront perpétuellement dépendants d’aides au logement. » (…)

Résumé: Voir ici

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Commentaire: Pour nos ami(e)s pas encore né(e)s en 1980, la coupe de cheveux est celle de Margaret Thatcher, que Manuel Valls aime beaucoup aussi!

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