Archive | Logement

20 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

riches (le seuil)

assis tes

Ce que les riches pensent des pauvres

Les pauvres suscitent-ils aujourd’hui, chez les riches, une répulsion similaire à celle que le peuple inspirait aux bourgeois au 19è siècle ? Autrement dit, les démunis sont-ils encore considérés comme une classe dangereuse, immorale et répugnante ?

En interrogeant le refus de la mixité résidentielle manifesté par les catégories supérieures, telle est la question frontale que pose cet ouvrage, issu d’une grande enquête comparative sur les perceptions de la pauvreté et des inégalités dans les beaux quartiers de trois métropoles : Paris, São Paulo et Delhi.

À partir d’entretiens approfondis, il montre que la quête d’entre-soi des habitants des ghettos dorés n’est pas seulement motivée par une recherche de prestige et de qualité de vie, mais également par des représentations des pauvres qui les incitent à s’en protéger.

Comment parviennent-ils à justifier leurs stratégies d’évitement et de relégation des catégories défavorisées, ainsi qu’à légitimer l’ordre local qu’ils s’efforcent de perpétuer ?

Au-delà de la peur de la criminalité et de l’insalubrité apparaît la crainte des élites d’être en quelque sorte contaminées par des modes de vie jugés culturellement indésirables ou moralement nuisibles. À travers les mécanismes du séparatisme social, ce sont les conditions de possibilité de la solidarité que cet essai explore.

Serge Paugam, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS, Bruno Cousin, professeur assistant à Sciences Po, Camila Giorgetti, chercheure associée du Centre Maurice Halbwachs, et JulesNaudet, chargé de recherche au CNRS, sont sociologues.

http://www.seuil.com/

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http://www.amis.monde-diplomatique.fr

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (brest)

pref

Logement pour toutes et tous ! Réquisition des logements vides 

Brest, le 16 Octobre 2017

Lettre Ouverte à :

Monsieur Pascal Lelarge, Préfet du Finistère

Monsieur François Cuillandre, Maire de Brest

Objet: hébergement de personnes à la rue

                                                            Messieurs,

Avec plus de 25% de réponses négatives par le 115 lors du premier semestre 2017, la situation de l’hébergement d’urgence à Brest est aujourd’hui totalement catastrophique. 1837 demandes n’ont pu aboutir durant la première moitié de l’année, nombre auquel il faut ajouter les nombreuses personnes qui, découragées par les refus systématiques, n’osent même plus contacter le numéro d’urgence.

Ce sont aujourd’hui plusieurs dizaines de personnes qui demeurent sans hébergement à Brest, dont certaines depuis plusieurs mois. Des personnes en situation de précarité, hommes et femmes, étudiant-e-s, au chômage, travaillant, en demande d’asile, de titre de séjour, citoyen-ne-s françai-se.s, européen-ne-s, mineurs non accompagnés, de nombreux enfants scolarisés dans les écoles de Brest et même des nourrissons !

Pourtant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, signée par tous les États, affirme le caractère inconditionnel du Droit au Logement en déclarant :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. » 1

La Convention de Genève, signée par la France le 28/07/1951, ainsi que le Code du Droit d’Asile font obligation à l’État de nourrir, de vêtir et de loger tout demandeur d’asile. On entend dire aujourd’hui au plus haut niveau que certaines nationalités y auraient moins droit que d’autres. Depuis quand la loi s’applique-t-elle de manière différenciée?

Par ailleurs le Code de l’Action Sociale et des Familles précise que “toute personne en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence”2 et : “Dans chaque Département est mis en place, sous l’autorité du représentant de l’ État, un dispositif de veille sociale chargé d’accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu’appelle leur état. Ce dispositif fonctionne sans interruption et peut-être saisi par toute personne, organisme, ou collectivité”3. Quand toutes ces personnes refusées par le 115 ont-elles eu la possibilité de rencontrer ce “dispositif”?

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant, signée par l’État Français en 1989, stipule que : “ Les Etats parties adoptent les mesures appropriées, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens, pour aider les parents et autres personnes ayant la charge de l’enfant à mettre en oeuvre ce droit et offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d’appui, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement et le logement.”4

Condamné à de multiples reprises par la Commission Européenne des Droits de l’Homme, rappelé régulièrement à l’ordre par le Défenseur des Droits, l’État français maintient et durcit sa position au mépris de toute réglementation et de toute éthique. Comme le rappelait le Défenseur des Droits : “Tout démontre que ce qui fait la migration c’est la nécessité vitale de fuir son pays, la situation politique, la guerre, les inondations, les sécheresses, la famine, la négation des droits des femmes et des homosexuels… Ce n’est pas du tout l’appel d’air qui joue”5. Le 21 juin dernier, il constatait “des atteintes aux droits fondamentaux… d’une exceptionnelle et inédite gravité” avec “des conditions de vie inhumaines”. En rendant la vie impossible aux personnes en exil, il est certain que nous n’arrêterons pas les migrations, par contre nous nous déshonorons chaque jour davantage.

Hormis le silence, les assignations devant le tribunal, les évacuations policières, la seule réponse de l’Etat français et des autorités locales est l’hôtel. Ainsi, entre 2015 et 2016, le 115 a augmenté de 121 % le recours aux hôtels et réservé plus de 18000 nuitées à l’année. Selon Hervé Perrain, directeur de l’AGEHB 6, le service tourne actuellement à 3000 nuitées d’hôtels accordées par mois.7 Outre le coût financier considérable de ce type de solution, c’est le coût humain qui est le plus important. En effet, tous les rapports montrent les conséquences dramatiques sur la santé des personnes de ce mode d’hébergement que la circulaire Pinel8, jamais appliquée, visait à réduire.

Il existe d’autres solutions moins coûteuses et plus adaptées aux besoins des personnes. Comme par exemple la réquisition et la mise à disposition de bâtiments vides (plus de 6500 à Brest, dont de nombreux appartenant à l’État ou aux collectivités locales).

En conséquence, nous exigeons que L’État et la Mairie prennent pleinement leurs responsabilités en donnant accès à un logement décent et pérenne à toutes les personnes à la rue. De plus la mise en place à très court terme d’un centre d’accueil et de mise à l’abri, ouvert 24h/24 toute l’année, est absolument indispensable pour éviter que de telles situations se reproduisent.

Nous entendons vous interpeller sur les possibilités existantes et vous renvoyons aux articles l 641-1 et l 641-2 du Code de Construction et de l’Habitation9:

Monsieur le Maire, vous avez le pouvoir de demander au Préfet de réquisitionner des locaux laissés vacants depuis plus de 6 mois et vous, Monsieur le Préfet, pouvez répondre favorablement à cette demande.

La crise n’est ni migratoire, ni économique, elle est humaine ! Il est temps d’en finir avec le calcul politique, place à la volonté !

Des personnes se sont installé-e-s au nº 56 de la rue Bruat à Brest dans un immeuble appartenant à Brest Métropole Habitat qui fut auparavant un foyer pour “filles-mères” puis, plus récemment, le siège social de l’association Émergence.

La solidarité n’est pas une charge mais un devoir ! Nous affirmons ici que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme prime sur toute autre loi. En ce sens, toute expulsion sans relogement immédiat serait contraire à son article 25 précédemment cité.

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez croire Messieurs en notre détermination à continuer d’exiger le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Vous pouvez compter également sur nous pour travailler à la recherche de solutions.

Les soutiens des habitant-e-s du nº56 rue Bruat à Brest :

Mouvement Zéro Personne à la Rue Brest, Front Social 29, CNT Brest, CLAJ,  FSU 29, Aidons les Réfugiés, NPA 29, Collectif Contre la Loi Travail,      Assemblée Citoyenne 29, Mrap 29.

https://www.change.org/

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13 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (l’obs)

macron changer

Logement : le gouvernement envisagerait de baisser les APL de 50 à 60 euros

Le gouvernement souhaiterait réaliser 2 milliards d’économies sur le logement, « principalement sur les APL ».

Le gouvernement s’était attiré de nombreuses critiques en juillet, en décidant de baisser de 5 euros par mois le montant des APL. Et ce n’est qu’un début, puisque Bercy pourrait baisser les aides personnelles au logement dont bénéficient les locataires du parc HLM d’un montant allant jusqu’à 60 euros mensuels, en contraignant les bailleurs sociaux à réduire d’autant leurs loyers : c’est en tout cas ce qu’indiquent plusieurs sources concordantes à l’AFP, confirmant une information du quotidien « l’Opinion ».

Prévu à l’origine cette semaine en conseil des ministres, le « plan logement » du gouvernement, qui pourrait entériner cette piste de travail, a été reporté à la semaine prochaine, ont par ailleurs précisé à l’AFP plusieurs sources, dont le ministère de la Cohésion des territoires.

Selon une source proche du dossier, le gouvernement contraindrait les organismes HLM à baisser leurs loyers d’une somme équivalente à la baisse des APL projetée, afin que leurs locataires ne soient pas pénalisés. Cette baisse « pourrait aller jusqu’à 60 euros », a précisé cette source.

« On ne fait pas marcher le secteur à la menace »

« L’Opinion », qui assure avoir eu accès à une version provisoire d’articles du projet de loi de finances 2018, évoque, lui, une baisse pouvant aller « jusqu’à 50 euros » dans le cadre d’une réduction de 5% des dépenses en matière de logement, soit « 2 milliards d’économies » qui « se concentreront principalement » sur les APL.

Baisser de 2 milliards d’euros, sur les 9 milliards versés par l’Etat aux bailleurs sociaux pour leurs locataires, équivaut à « une baisse de 20%, ce qui est inacceptable », a réagi auprès de l’AFP Frédéric Paul, directeur général de l’Union sociale de l’habitat (USH) qui réunit 723 bailleurs sociaux.

« Cela va accroître le taux d’effort des locataires des nouveaux logements et les bailleurs sociaux, qui réalisent 18 milliards d’euros d’investissements annuels pour produire 100.000 logements sociaux, en assurant 200.000 emplois directs dans le BTP, n’auront plus les moyens de construire. »

Dénonçant « une très grande improvisation dans toutes les annonces » du gouvernement concernant le logement social, Frédéric Paul se dit prêt à « se mettre autour de la table avec les collectivités locales, la caisse des dépôts et les administrations de l’Etat, pour travailler sérieusement ».

« On ne fait pas marcher tout un secteur de l’économie à la menace. Quand on veut faire un choc d’offre, on ne prend pas le risque de faire chuter la production de logements sociaux. »

Le livret A gelé ?

Interrogé sur les informations de « l’Opinion », Matignon n’a pas fait de commentaires. « Le gouvernement finalise son plan », a-t-on simplement indiqué dans l’entourage du Premier ministre.

Les organismes HLM pourraient, en contrepartie, être « invités à augmenter les surloyers payés par les ménages dont les revenus excèdent de plus de 20% les plafonds de ressources, soit 4% du parc HLM ». Ils pourraient aussi bénéficier de conditions de crédit privilégiées, par le biais du livret A, le placement le plus répandu en France, dont les fonds servent essentiellement à financer la construction de logements HLM.

« Le gouvernement prévoit de bloquer la rémunération du livret préféré des Français à son taux actuel, historiquement bas (0,75%), pendant deux ans », écrit le quotidien. Interrogée sur ce point, une source gouvernementale a évoqué une « simple piste de travail », ajoutant que rien n’était tranché.

T.V. avec AFP

L’Obs 12 septembre 2017

http://tempsreel.nouvelobs.com/

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29 août 2017 ~ 0 Commentaire

rennes (un toit c’est un droit)

rennes

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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

étudiant(e)s (solidaires)

jeunes

Diminution des aides au logement : se loger ou manger, nous n’avons pas à choisir !

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse des allocations logement (APL, ALF, ALS) de 5€ par mois à partir d’octobre 2017, soit 60€ par an et par personne. C’est absolument scandaleux ! Tous les ans, les gouvernements successifs réduisent le montant et le périmètre des aides au logement. Cette année, ce sont donc 6,5 millions de foyers, soit 12.500.000 de personnes qui vont perdre 5€ par mois !

La réaction des étudiant·e·s, nombreux·ses à être concerné·e·s par les Aides Personna- lisées au Logement (800.000 étudiant·e·s sur les 2.500.000 que comptait le pays en 2015 en bénéficient), ne se fait pas attendre : nous ne comptons plus les témoignages d’étudiant·e·s dont la perte annoncée de ces 5€ par mois signifie manger moins souvent, faire l’impasse sur des soins, ou abandonner leurs études, faute de pouvoir survivre.

Non content de réduire le budget de l’Enseignement Supérieur et la Recherche, Macron s’attaque au budget des étudiant·e·s, dont plus de la moitié est consacré au logement. La loi travail 2 qui s’annonce va aggraver la situation : plus de 90% des étudiant·e·s occupent un emploi chaque année, dont la moitié toute l’année.

Macron massacre à coup de rabot, tranche par tranche, euro par euro les droits des étudiant·e·s. Il va aggraver notre précarité, nous obligeant à voler notre nourriture faute de pouvoir l’acheter, dormir dans le froid faute de pouvoir se chauffer ou se loger, renoncer à des soins médicaux et pour finir renoncer à nos études pour tenter de survivre. Nous ne nous laisserons pas faire !

Les étudiant·e·s ne sont pas les seul·e·s à avoir recours aux aides logement, loin s’en faut. C’est aux 30% les plus pauvres de la population que Macron veut faire payer les cadeaux aux plus riches et au patronat, tels que la réforme annoncée de l’ISF !

Des aides vitales, faute de mieux

Notre fédération défend la possibilité pour chaque étudiant·e d’être indépendant·e. Cette indépendance est particulièrement importante en cas de rupture familiale, et/ou quand il s’agit de personnes qui subissent une oppression spécifique. Par exemple, pour un·e étudiant·e trans ou homosexuel·le, le foyer familial peut·être un lieu de discriminations permanentes : le quitter est alors non seulement une condition pour la réussite de ses études mais aussi souvent une question de survie.

Ce qui rend ces aides si précieuses, c’est qu’elles sont universelles et qu’elles tombent à jour fixe : on peut “compter dessus”. C’est un élément important quand on sait que les dates de versement des bourses sont aléatoires, et que celles-ci sont nettement insuffisantes. En Île-de-France, bien souvent, même une bourse à échelon maximum ne suffit pas à couvrir l’ensemble du loyer ! Diminuer les aides au logement, c’est aggraver la précarité étudiante.

Elles nous sont donc vitales. Elles sont le peu que nous avons pour pouvoir étudier dans des conditions tolérables. Elles restent des solutions faute de mieux, des solutions de survie. Même cumulées avec les bourses, elles ne suffisent pas à l’émancipation totale des étu- diant·e·s. De plus, il s’agit bien d’argent public qui finance des propriétaires privés. On l’oublie trop souvent : ce sont eux qui s’enrichissent non seulement sur le dos de notre précarité, mais aussi sur le budget de l’État… donc de toute la société.

C’est pourquoi, faute de mieux, nous défendons ces aides pour l’instant et nous opposons catégoriquement à leur baisse. Nous revendiquons un véritable engagement de l’État dans le logement social et particulièrement le logement étudiant.

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, revendique des mesures à effet immédiat :

  • L’instauration d’un véritable statut de locataire (avec un vrai droit au logement) pour les occupant·e·s de chambres CROUS ;
  • La fin des avantages et privilèges, notamment fiscaux, accordés aux investisseurs privés qui profitent de la misère étudiante ;
  • Le plafonnement des loyers dans le parc privé ;
  • Le gel puis la baisse des loyers dans les CROUS ;
  • La réquisition des logements vides ;
  • La pénalisation de la demande de caution parentale pour la location de tout logement ;
  • La fin des critères discriminatoires lors de l’attribution de chambres CROUS (couples homosexuels notamment) ;
  • La nationalisation des résidences “sous contrat” avec le CROUS.

Pour que ces mesures soient viables sur le long terme nous revendiquons en outre :

  • La réhabilitation de tous les logements insalubres sans augmentation de loyer, en partie financée sur la suppression des avantages fiscaux sus-mentionnés ;
  • La construction massive de logements dignes, de qualité et respectueux de l’environnement.

24 juillet 2017

http://www.solidaires-etudiant.org/

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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

apl (anti-k)

APL

Pas touche aux APL !

MARCHE: Jeudi 31 AOÛT 17h Métro OLYMPIADES

Départ marche  18h, vers le ministère des finances à Bercy

Le gouvernement annonce, parmi ses toutes premières mesures, une baisse des allocations (APL, ALF, ALS) de 5€ pour toutes et tous à partir d’octobre, puis une réforme générale des APL et des aides sociales, afin de réduire ses dépenses,  appauvrissant  les locataires et réduisant l’accès à un logement autonome. Certains prétendent que la baisse des APL entrainera par magie une baisse des loyers : c’est un mensonge, le contraire a été démontré dans d’autres pays …

Pour beaucoup de locataires, 5 euros, ce n’est pas rien et cela représente de nouveaux sacrifices à la fin du mois sur l’alimentation, l’énergie, les soins, l’éducation, les loisirs …

Cette décision est d’autant plus brutale et injuste qu’elle épargne les rentiers du logement et les plus riches, qui ont reçu la promesse d’importantes baisses d’impôts.

Un tel choix annonce des dizaines de milliers de mises à la rue supplémentaires alors que le nombre d’expulsions et les loyers n’ont jamais été aussi élevés, ainsi qu’une aggravation de la précarité et des conditions de logement.

C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation générale des locataires et de tout ceux et celles qui sont en désaccord avec ces orientations afin que, dans le respect du droit à un logement décent pour toutes et tous, le gouvernement :

– Revalorise les APL et les minimas sociaux au lieu de les baisser,
– Applique et renforce l’encadrement des loyers.

9 août 2017  Federation DAL

1er signataires :

AC !, AFVS, APEIS, ATMF, Bagagerue, CNAFAL, CNL, COPAF, CSP 75, DAL, DIEL, Émancipation, FAPIL, Femmes égalité, INDECOSA-CGT, Fédé. Acteurs de la Solidarité (ex FNARS), Fondation Copernic, MNCP, Rencontres sociales, Syndicat de la Magistrature, UNEF, Union syndicale Solidaires, Union Syndicale de la Psychiatrie

https://www.droitaulogement.org/

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24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

austérité (basta)

macron

Augmentation des loyers et des expulsions, baisse des aides au logement

Le gouvernement a décidé de diminuer l’Aide personnalisée au logement (APL) de manière uniforme pour les 2,7 millions de ménages qui en bénéficient. Cette baisse de 5 euros par mois, soit 60 euros par an, peut paraître anodine pour les personnes disposant de revenus corrects. Mais elles frappent prioritairement les ménages les plus pauvres et les étudiants en situation précaire, dans un contexte où les loyers poursuivent leur augmentation. 90 % des ménages qui perçoivent l’APL sont locataires.

Cette aide publique, qui s’élève à environ 230 euros en moyenne par mois, représente un coup de pouce précieux pour acquitter son loyer. Elle est accordée sous condition de ressources – l’épargne et un éventuel patrimoine sont pris en compte – ainsi qu’en fonction du montant du loyer. « Une personne seule par exemple ne touche plus les APL si elle gagne plus de 1,1 Smic par mois », rappelle la Fondation Abbé Pierre. Soit 1265 euros nets par mois.

Pour un étudiant non boursier vivant seul, les aides au logement, dont l’APL, constituent plus de 10 % de son budget moyen, estimé à 714 euros par l’Observatoire de la vie étudiante [1]. « Les ressources qu’offrent les APL sont donc essentielles pour ces étudiants puisqu’elles constituent la seule aide financière étatique », commentait la Fédération des associations générale étudiantes (Fage). « Alors que plus de 60 000 bacheliers sont en détresse, faute d’affectation, la poursuite d’études se voit aujourd’hui doublement remise en cause », critique le syndicat étudiant suite à l’annonce gouvernementale. Pour l’Union nationale des étudiants de France (Unef), qui demande au contraire une revalorisation de l’APL, 800 000 étudiants sont concernés.

Des familles « pour lesquels chaque euro pèse »

La moitié des allocations logement sont versées aux ménages les plus pauvres, « pour lesquels chaque euro pèse », souligne également Droit au logement (DAL). La mesure « épargne ceux qui profitent des loyers chers et se sont enrichis depuis 15 ans ». « Ce n’est ni aux ménages modestes, ni aux étudiants, ni aux locataires HLM de payer le logement cher ! » déplore l’association.

Même l’ancien grand patron Louis Gallois, désormais président de la Fédération des acteurs de la solidarité (qui rassemble toutes les grandes organisations caritatives ou humanitaires françaises), dénonce une mesure « aveugle » qui « frappe en premier lieu les plus pauvres ». « Non seulement elle met à mal la solvabilité des locataires, mais aussi le pouvoir d’achat, car pour une personne qui touche le revenu de solidarité active (RSA), 5 euros en moins par mois, c’est significatif. Je ne peux pas ne pas faire le rapprochement avec d’autres mesures annoncées, comme celle de réduire l’impôt sur la fortune, qui va coûter plusieurs milliards d’euros », détaille Louis Gallois dans une interview au Monde.

Pour la logique comptable du gouvernement, 5 euros de moins pour 2,7 millions d’allocataires, cela représente une économie globale de 135 millions d’euros par an. La mesure devrait entrer en vigueur en octobre. Comparée à la fraude fiscale, estimée au minimum à 60 milliards, l’économie attendue est dérisoire.

Record des expulsions locatives

Cette baisse des APL intervient alors que les loyers continuent leur progression. Au premier trimestre 2017, les loyers ont augmenté en moyenne de 0,51 % en France, la plus forte hausse enregistrée depuis trois ans selon l’Insee. Un studio de 10 à 15 m² se loue, à Paris, principale ville universitaire, entre 400 et 1000 euros par mois ! Parallèlement, les expulsions de logement pour impayés n’ont jamais été aussi élevées. En 2016, 15 222 familles ont été expulsées de leur logement avec le concours de la force publique. « Triste record, qui confirme la tendance de long terme, avec une augmentation de 140 % en 15 ans ! Sans oublier que deux à trois fois plus de ménages quittent leur domicile avant l’arrivée des forces de l’ordre, sous la pression de la procédure », a réagi la Fondation Abbé Pierre début juillet.

Le 11 juillet, à Angers, une centaine de personnes, dont une trentaine d’enfants, ont été expulsées de bâtiments publics qu’elles occupaient, sur ordre de la préfecture. « Ni enquête sociale ni hébergement n’ont été proposés ou mis en place. Leurs appels au 115 (le Samu social) n’ont pas abouti depuis », proteste le DAL. C’est probablement une autre manière de réaliser des économies : une famille qui vit dans un bidonville ou un camp de fortune ne peut demander l’APL.

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour grenfell

tour

Ça, c’est la tour Grenfell.
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Elle a été bâtie dans les années soixante dix et se trouve dans un quartier de Londres qui est maintenant super riche. Elle est coincée entre Kensington (le quartier où vit William) et Notting Hill, quartier « bobo » et « artiste », plein de riches (stars, milliardaires russes et saoudiens, etc).
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La tour est une tour HLM.
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Le council (autorité locale) parle depuis des années de « résoudre le problème » que pose la tour, à savoir les pauvres qui habitent dedans. Des 400+ résidents, la plupart sont des familles, des mères célibataires et leurs enfants, des gens qui ne s’appellent pas John ou Imogene Smith.
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La tour a un blog. Sur ce blog, depuis des années, les résidents se plaignent des risques incendies. DIX NEUF FOIS, par le biais de leur député, ils ont demandé à ce que la commission incendie passe dans l’immeuble et l’inspecte. À chaque fois, ils se sont fait envoyer paître par le council qui était, jusqu’à la semaine dernière, un siège conservateur. Y avait des sous à économiser. C’était des ménagères, elles avaient un accent bizarre, elles pouvaient être ignorées.
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Les résidents autour, les riches, par contre, on les a écoutés. On les a écoutés se plaindre que la tour était immonde à regarder, qu’elle faisant tâche au milieu des belles maisons historiques, et que c’était vraiment un scandale.
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Alors on a débloqué des fonds pour rénover la tour. On a, entre autres, enveloppé le bâtiment d’une couche de plastique pour isoler, protéger de l’humidité, mais surtout, pour faire joli. Parce que les riches d’à côté, ils trouvaient le béton moche.
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Mais le risque incendie n’a pas été pris en compte. Il n’y a pas eu de discussion autour de l’absence de sortie de secours, de sprinklers (sortes de douches incendie NDB), d’alarme commune. La marche à suivre en cas d’incendie (fermez la porte, restez chez vous) n’a jamais été révisée malgré le changement important apporté à la structure du bâtiment.
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L’année dernière, les députés conservateurs ont voté contre une loi proposée par les travaillistes et visant à forcer les propriétaires à rendre les logements salubres. Les risques incendie en faisaient partie.
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Dans la nuit de mardi à mercredi, un incendie s’est déclaré. La couche de plastique qui entourait le bâtiment s’est enflammée comme un feu de paille. Et les pauvres, les étrangers, les mères célibataires se sont retrouvés coincés dans leur boite d’allumettes.
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À l’intersection du classisme, du sexisme et de l’avarice, il y a des dizaines de corps brûlés, des enfants jetés par la fenêtre par des parents désespérés et des politiciens avec des discours qui sonnent comme des mensonges. J’ai la rage.
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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (npa caen)

tour

Une tour brûle à Londres, combien d’autres en sursis ?
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« Les alarmes incendie ne fonctionnaient pas, je suis très en colère. Ici vit la classe ouvrière, des gens d’origines différentes, auxquels on ne prête pas attention ». Soran Karimi, 31 ans, habitant d’une tour voisine.
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Dans la nuit de mardi à mercredi 14 juin, un immeuble de 24 étages comprenant 120 logements sociaux est parti en fumée à Londres.
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Il avait pourtant était rénové récemment paraît-il. Rénovation cache-misère, selon des collectifs d’habitants, permettant de sauver la face pour le propiétaire qui n’est autre que la Municipalité Royal de Kensington et Chelsea et son gestionnaire : la Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation (organisme public qui administre le parc de logements sociaux pour la municipalité du quartier).
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De pseudo-rénovations effectuées pour rassurer la population, pour montrer que les habitants ne sont pas totalement abandonnés à leur sort malgré les nombreuses plaintes quant à l’absence d’alarme incendie, au revêtement inadapté, aux problèmes électriques… En somme : une tentative de mettre les habitants en confiance… alors qu’ils encouraient un danger de mort ! Il a fallu ce drame pour que les autorités et la municipalité soient obligés de reconnaître que d’autres tours à travers la ville sont aussi des brasiers en puissance. Mais ce n’est malheureusement que la partie émergée de l’iceberg.
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60 morts, des dizaines de disparus et de blessés, des centaines de personnes mises à la rue cette fois-ci ; et des caméras, des journalistes, des médias qui s’agitent pour couvrir la tragédie. Mais qu’en est-il du reste ? Combien de familles vivent dans des taudis, dans des logements insalubres ou dangereux ? Combien de personnes font les frais de la spéculation immobilière, de la propriété privée ?
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Combien n’ont même pas un toit alors que des millions de logements restent vides à travers l’Europe ? Ce sont ces questions que les médias bourgeois ne posent pas, et ce sont pourtant ces mêmes questions qui sont déterminantes pour des millions de personnes, pour la majorité de la population, pour la classe ouvrière.
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Les habitants de Londres s’en sont saisi – qui d’autre que les intéressés eux-mêmes pouvait mieux le faire ? – et ont manifesté vendredi. Certains dont des familles de victimes et des rescapés ont occupé la mairie de quartier aux cris de « Pas de justice, pas de paix ».
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« J’espère que cette tragédie va faire bouger les choses. Jamais une telle chose n’aurait pu se produire « chez les riches ». Nana Akuffo, 46 ans, habitant d’une tour voisine.
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Caen Anticapitaliste – NPA·dimanche 18 juin 2017
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Lire aussi:

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17 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (the guardian)

tour

Manif pour exiger la vérité sur l’incendie d’une tour (de pauvres) à Londres. Jeremy Corbyn avait voulu faire passer une loi contre la location de logement inhabitables, rejetée par les Conservateurs…

The Guardian article

The Guardian en direct

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