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24 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

après la projection de “tomboy”, des élèves m’ont dit: “l’homosexualité, c’est péché” (lm)

Inquisition

Projeter Tomboy dans un collège ayant une forte population immigrée, de confession musulmane ou chrétienne, c’est l’occasion rare d’aborder la question du genre et de l’homosexualité, tant ces sujets peuvent être tabous dans les familles, ou même entre amis.

Cette jeune enseignante d’un collège réputé difficile de l’Oise (60 % de réussite au brevet des collèges) préfère garder l’anonymat, mais elle tenait à témoigner sur la discussion qu’elle a eue avec sa classe de sixième, à l’issue de la projection du film de Céline Sciamma, au mois de novembre.  Pour mémoire, Tomboy, qui signifie « garçon manqué » en anglais, raconte l’histoire d’une petite fille de 10 ans qui se fait passer pour un garçon auprès de ses nouveaux voisins.

Une relation se noue avec une fillette du quartier. Les parents l’apprennent et l’ange blond aux cheveux courts finit par dévoiler son véritable prénom à sa jeune amoureuse : Laure, et non Mickaël. Ce film est actuellement dans la ligne de mire d’une frange de la droite ultraconservatrice qui demande dans une pétition l’interdiction de le projeter dans le cadre de l’école – depuis septembre 2012, Tomboy est intégré dans les programmes « Ecole et cinéma », et aussi « Collège au cinéma », deux dispositifs soutenus par le ministère de l’éducation nationale et par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

« ON AURAIT DÛ ÊTRE PRÉVENUS »

Après la séance, l’enseignante du collège de l’Oise a découvert les réactions de ses élèves de sixième : « Certains m’ont dit : “L’homosexualité, c’est péché.” » D’autres ont réagi sur le thème « si j’aurais su j’aurais pas venu », en lui expliquant la chose suivante : « On n’aurait pas dû voir ce film. Ou alors on aurait dû être prévenus. Alors, on n’aurait pas assisté à la projection. » Enfin, un troisième groupe a balayé le sujet d’un revers de la main : « C’est dégueulasse, mais ils font ce qu’ils veulent. » Elle a pu, tout de même, échanger avec eux sur la construction du genre, sur les stéréotypes des jeux chez les enfants. Comment devient-on un homme, une femme ?, etc.

Une élève issue d’une famille ivoirienne, et chrétienne, est venue la voir à l’issue du cours. « Pendant le débat, elle avait trouvé dégoûtant le baiser entre les deux filles. A la fin, elle m’a quand même dit : “Je vais réfléchir à ce qui a été dit.” Comme si la question de l’homosexualité lui semblait dédiabolisée », raconte l’enseignante. Mais la mère de cette élève d’origine africaine n’a guère apprécié. La semaine suivante, elle est venue voir l’enseignante à la fin de journée de cours : « Elle était furieuse, estimait que le film avait vocation à légitimer l’homosexualité et à faire basculer sa fille vers le côté obscur. Elle demandait à voir le principal du collège, que j’ai aussitôt informé… Elle a aussi contacté d’autres parents. Mais je ne crois pas qu’elle ait donné suite. »

L’enseignante a profité de cette expérience pour distribuer à ses élèves la charte de la laïcité, en leur disant, en substance : la religion, c’est à la maison, et pas à l’école. « Grâce à ce débat sur Tomboy, dit-elle, j’ai ressenti que l’on peut encore sortir du processus de fanatisation. Le cinéma peut ouvrir les consciences, et l’école est là pour enlever les carcans moraux. »

Clarisse Fabre  Journaliste au Monde Mis à jour le 24.12.2013 à 11h07

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/12/24/apres-la-projection-de-tomboy-des-eleves-m-ont-dit-l-homosexualite-c-est-peche_4339340_3246.html#xtor=AL-32280530

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24 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

le mathématicien britannique alan turing grâcié 60 ans après sa condamnation pour homosexualité (le huff’)

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Le mathématicien britannique Alan Turing, qui a joué un rôle décisif pour briser les codes nazis, s’est vu accorder la grâce royale mardi 24 décembre à titre posthume, plus de 60 ans après sa condamnation pour homosexualité.

Considéré comme « l’Einstein des mathématiques », ce pionnier de l’informatique est mort en 1954 à l’âge de 41 ans, empoisonné au cyanure, sans que la thèse généralement retenue du suicide n’ait jamais été formellement prouvée. Il avait été condamné deux ans plus tôt pour « outrage aux bonnes mœurs » et contraint à la castration chimique en raison de son homosexualité, illégale au Royaume-Uni jusqu’en 1967.

Le père de l’informatique moderne

Durant sa courte existence, Alan Turing sera parvenu à poser les fondations de l’informatique moderne et à définir les critères de l’intelligence artificielle encore en vigueur aujourd’hui: le fameux « test de Turing » qui se fonde sur la faculté d’une machine à tenir une conversation. Pour le grand public, son plus haut fait d’armes est d’avoir réussi à « casser » les codes de la machine Enigma utilisés par les sous-marins allemands croisant dans l’Atlantique Nord pendant la Seconde Guerre mondiale. Certains historiens estiment que ce coup de génie a précipité la chute d’Hitler, qui autrement aurait pu tenir un ou deux ans de plus.

Condamnation « injuste et discriminatoire » Alan Turing a été gracié mardi, 59 ans après sa mort, par la reine Elizabeth II sur proposition du ministre de la Justice Chris Grayling qui avait évoqué un « homme exceptionnel avec un esprit brillant ». « Son génie a été mis en oeuvre à Bletchley Park (principal site de décryptage britannique) pendant la Seconde Guerre mondiale où son apport a été décisif pour briser le code Enigma, contribuer à mettre fin à la guerre et sauver des milliers des vies », a commenté le ministre.

« Sa vie a plus tard été assombrie par sa condamnation pour homosexualité, con- damnation que nous considérerions aujourd’hui comme injuste et discriminatoire, et qui est désormais annulée », a-t-il ajouté. Les campagnes s’étaient intensifiées ces dernières années au Royaume-Uni pour réhabiliter Alan Turing, un excentrique timide qui portait un masque à gaz pour éviter le rhume des foins lorsqu’il faisait du vélo. En 2009, le Premier ministre de l’époque, Gordon Brown, lui avait présenté des excuses posthumes, reconnaissant qu’il avait été traité « horriblement ».

En 2012, l’année du centenaire de la naissance de Turing à Londres, onze scientifiques britanniques, dont Stephen Hawking, avaient demandé l’annulation de la condamnation de celui qu’ils qualifiaient de « mathématicien le plus brillant de l’époque moderne ».

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 24/12/2013 08h26 CET  |  Mis à jour: 24/12/2013 08h26 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/12/24/mathematicien-alan-turing-grace-royale-homosexualite_n_4496466.html?utm_hp_ref=france

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16 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

théorie du genre: judith butler répond à ses détracteurs (obs)

princess

Négation des sexes et des corps, arrière-pensée politique, obsession de la domination: la pionnière du « gender » revient sur les inquiétudes que son courant de pensée suscite en France.

Née en 1956, professeur à Berkeley, la philosophe Judith Butler a publié «Trouble dans le genre» en 1990. Paru en octobre, son dernier ouvrage traduit en français porte sur la question israélienne: «Vers la cohabitation. Judéité et critique du sionisme» (Fayard).

Le Nouvel Observateur En 1990, vous aviez publié «Trouble dans le genre», qui devait marquer l’irruption dans le débat intellectuel de la «théorie du genre». De quoi s’agit-il ?

Judith Butler Je tiens tout de suite à préciser que je n’ai pas inventé les «études de genre» (gender studies). La notion de «genre» est utilisée depuis les années 1960 aux Etats-Unis en sociologie et en anthropologie. En France, notamment sous l’influence de Lévi-Strauss, on a longtemps préféré parler de différences sexuelles. Dans les années 1980 et 1990, le croisement de la tradition anthropologique américaine et du structuralisme français a donné naissance à la théorie du genre.

Cette théorie est parfois reçue comme une façon de dire que les différences sexuelles n’existent pas…

On croit que la définition du sexe biologique est une évidence. En réalité, elle a toujours été l’objet de controverses entre scientifiques. On me demande souvent si j’admets l’existence du sexe biologique. Implicitement, on me dit: «Vraiment, il faudrait être fou pour dire que cela n’existe pas.» Et, c’est vrai, le sexe biologique existe. Il n’est ni une fiction, ni un mensonge, ni une illusion. Simplement, sa définition nécessite un langage et un cadre de pensée – autant de choses qui par principe peuvent être contestées et qui le sont. Nous n’avons jamais une relation simple, transparente, indéniable au sexe biologique. Nous devons passer par un cadre discursif, et c’est ce processus qui intéresse la théorie du genre.

Les genres, ce sont aussi des normes, que vous critiquez.

Les études de genre ne décrivent pas la réalité de ce que nous vivons, mais les normes hétéro-sexuelles qui pèsent sur nous. Nous les avons reçues par les médias, par les films ou par nos parents, nous les perpétuons à travers nos fantasmes et nos choix de vie. Elles nous disent ce qu’il faut faire pour être un homme ou une femme. Nous devons sans cesse négocier avec elles. Certains d’entre nous les adorent et les incarnent avec passion. D’autres les rejettent. Certains les détestent mais s’y conforment. D’autres jouent de l’ambivalence… Je m’intéresse à l’écart entre ces normes et les différentes façons d’y répondre.

Il n’y a donc pas de «nature masculine» ou de «nature féminine»? Jamais on ne peut dire «moi, en tant qu’homme» ou «moi, en tant que femme»?

Il se peut qu’existe une nature féminine, mais comment le savoir ? Et comment la définir? A l’instant même où nous commençons à en parler, nous nous devons d’argumenter, de défendre notre point de vue: le genre est toujours l’objet d’une discussion publique, ce n’est jamais une évidence donnée par la nature. Certes, je peux parler en tant que femme. Par exemple, je peux dire qu’en tant que femme je combats les discriminations qui pèsent sur les femmes. Une telle formulation a un effet politique incontestable. Mais décrit-elle ce que je suis? Suis-je tout entière contenue dans ce mot «femme»? Et est-ce que toutes les femmes sont représentées par ce terme lorsque je l’utilise pour moi?

Vos travaux s’inscrivent dans une tendance de la pensée américaine qui s’intéresse aux victimes de la domination: les femmes et les homosexuels pour les «gender studies», les minorités raciales pour les «postcolonial studies», les personnes vulnérables pour la «théorie du care». En face, il y a un adversaire commun: le «mâle blanc hétéro riche». Votre réflexion s’adresse-t-elle aussi à lui?

Comme tout le monde, le «mâle blanc hétéro riche» est l’objet de demandes variées auxquelles il doit se conformer. Vivre son hétérosexualité, sa «blanchitude», ses privilèges économiques, cela signifie se mouler dans les idéaux dominants, mais aussi refouler les autres aspects de sa personnalité: sa part homosexuelle, sa part féminine, sa part noire… Comme tout le monde, le mâle blanc hétéro négocie en permanence. Il peut prendre certains risques. Mais parfois, lorsqu’il se regarde dans le miroir, il voit… une femme ! Et tout ce à quoi il croyait tombe en morceaux !

La théorie du genre a-t-elle une visée politique ?

Je pense aux personnes dont le genre ou la sexualité a été rejetée et je voudrais aider à l’avènement d’un monde où elles puissent respirer plus facilement. Prenez le cas de la bisexualité: la notion d’orientation sexuelle rend très difficile d’aimer tantôt un homme, tantôt une femme – on vous dira qu’il faut choisir. Voyez encore la situation des «intersexes», les gens sexuellement ambigus ou indéterminés: certains demandent que leur ambiguïté soit acceptée comme telle et qu’ils n’aient pas à devenir homme ou femme. Comment faire pour les aider ? L’Allemagne vient de créer un troisième genre dans les catégories de l’administration. Voilà une façon de rendre le monde plus vivable pour tout le monde.

Peut-on se libérer du genre ? Certains plaident pour un monde où le sexe ne serait plus qu’une variable secondaire, comme la couleur des cheveux ou la taille…

Je n’ai jamais pensé qu’il fallait un monde sans genre, un monde post-genre, de même que je ne crois pas à un monde post-racial. En France, des élus de gauche ont demandé qu’on supprime le mot «race» de la Constitution. C’est absurde ! Cela revient à vouloir construire un monde sans histoire, sans formation culturelle, sans psyché… Nous ne pouvons pas faire comme si la colonisation n’avait pas eu lieu et comme s’il n’existait pas des représentations raciales. De même, à propos du genre, nous ne pouvons pas ignorer la sédimentation des normes sexuelles. Nous avons besoin de normes pour que le monde fonctionne, mais nous pouvons chercher des normes qui nous conviennent mieux.

Dans les pays occidentaux, la droite et même l’extrême droite utilisent le thème de l’homosexualité pour dénoncer l’islam et l’accuser d’homophobie. En 2010, lors de la Gay Pride de Berlin, vous aviez refusé un prix en dénonçant la dérive xénophobe du mouvement homosexuel. Cette inquiétude est-elle toujours d’actualité ?

Il existe une façon nationaliste, de droite, de défendre les homosexuels. Mais à l’opposé on trouve des gays et lesbiennes qui combattent à la fois l’homophobie et le nationalisme extrême. Porteurs d’un projet de justice social, ils ne se contentent pas de réclamer des droits seulement pour eux- mêmes, mais aussi pour les autres minorités et notamment pour les migrants.

Ce qui m’avait gênée à Berlin, c’est que le seul groupe dont les associations allemandes dénonçaient l’homophobie, c’était les immigrés musulmans. Comme s’il était facile d’être un adolescent gay dans le système éducatif allemand ! Comme si les Eglises avaient soutenu le combat des homosexuels ! Réduire l’homophobie en Europe à l’islamisme, cela permet de dire: nous, Européens, nous sommes civilisés, nous ne sommes pas homophobes comme les musulmans. C’est faire de l’islam un bouc émissaire. Or l’affaire est beaucoup plus complexe. Par exemple, quiconque a été au Caire ou à Ramallah sait qu’il existe là-bas des communautés gays très vivantes.

Vous avez critiqué les lois françaises interdisant le port du voile islamique à l’école et celui de la burqa. Pourtant, c’est un exemple manifeste de discrimination liée au genre…

Je ne comprends pas la fixation française sur ce sujet. Le voile peut certes être un signe de sou- mission, mais c’est aussi un signe d’appartenance à une famille, à une religion, à un pays d’origine, à une communauté. Contraindre une femme à ôter le voile, c’est l’obliger à se couper de ses attaches, à se déraciner. Certes, on peut juger que s’arracher à son milieu d’origine est une bonne chose, mais ce n’est pas à l’Etat d’en faire une norme obligatoire. Enlever le voile, pour une musulmane, ce doit être un choix, comme le mariage pour un couple gay: personne ne vous oblige à vous marier, mais on vous en donne la possibilité. C’est une norme, mais ce n’est pas obligatoire.

Publié le 15-12-2013 à 19h19 – Mis à jour à 19h30 Propos recueillis par Eric Aeschimann

http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20131213.OBS9493/theorie-du-genre-judith-butler-repond-a-ses-detracteurs.html

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25 août 2013 ~ 0 Commentaire

Supposée reconnaissance d’un troisième sexe par l’État allemand : des risques à considérer (+ Rue 89)

Supposée reconnaissance d’un troisième sexe par l’État allemand : des risques à considérer (+ Rue 89) dans LGBT uno_nella_25-01-09

Ces derniers jours plusieurs journaux européens publient des articles titrés : Allemagne, premier pays européen à reconnaître un troisième genre.

L’Organisation Internationale Intersexe Francophonie joint sa voix à celles de l’OII-Allemagne et de l’OII-Europe et tient à apporter d’importantes précisions au sujet de ces articles mal documentés et pour le moins erronés !

Cette nouvelle loi allemande ne consiste en aucun cas en la création d’un troisième genre ni en une reconnaissance quelconque des droits humains des personnes intersexes au respect de leur intégrité physique ainsi que de leur auto-détermination.

Cette loi indique plutôt que les enfants considérés par les médecins comme non proprement « garçons » ou « filles » ne peuvent être classés comme tels dans le registre des naissances. Il ne s’agit donc pas d’une création d’un troisième genre au sein du statut civil, mais bien d’une pratique instaurant une mise « hors sexes » de certaines personnes, et ce d’après le seul jugement des médecins qui conservent leur autorité en matière d’assignation des sexes.

Malgré le fait que des enfants aient des corps différents dont les traits sexués sont distincts de quelconque problème de santé, le milieu médical impliqué dans leur prise en charge persiste à les décrire comme des maladies, des anomalies, des désordres ou des troubles. L’angle négatif sous lequel les médecins annoncent l’intersexualité des enfants à leur parents, l’autorité dont ils jouissent en matière de désignation du sain et du malsain, ainsi que la possibilité dont ils disposent toujours de les assigner par la chirurgie et l’hormonothérapie exercent déjà conjointement une vive pression sur les parents pour qu’ils acceptent le bris de l’intégrité physique de leur enfant.

Dans un contexte où les droits humains des personnes intersexes ne sont pas reconnus, semblable loi ne mène qu’à une mise hors-statut pour une période de temps indéfinie, ce qui a pour effet d’accentuer la pression à la normalisation des corps des enfants intersexes.

Cette mesure de non inscription du sexe à l’état civil existe déjà dans de nombreux pays, pour des périodes de temps définies. Pour la France, il s’agit d’une période de deux ans à l’issue de laquelle une détermination doit être effectuée. De fait, cette absence de statut sexuel de l’enfant n’a pas mené à un abandon ou un relâchement des pratiques mutilantes, mais bien à leur poursuite. Les médecins ont souvent mobilisé l’argument de l’impossibilité de l’acceptation sociale et du développement positif des enfants intersexes auprès des parents pour qu’ils acceptent leur normalisation non-consensuelle.

Cependant il existe des alternatives comme celle choisie par la Suisse qui a fait le choix de ne plus mutiler les enfants intersexués et de reconnaître leur auto-détermination. Il n’est possible de procéder aux opérations que si et quand l’enfant le demande, et ce lorsqu’il est en age de le formuler. En attendant, l’enfant est déclaré dans le sexe le plus probable à l’état civil et des mesures sont prises pour qu’il puisse changer de sexe administratif facilement s’il le demande.dimanche 25 août 2013 – 08h21

Communiqué de presse de l’organisation internationale des intersexes, branche francophonie

http://oiifrancophonie.org/231/comm… 20 août 2013

« Nous, les intersexes, voulons qu’on laisse nos corps tranquilles » (Rue 89)

Vincent Guillot est à l’origine du mouvement Intersexe en francophonie et porte-parole de l’Organisation internationale des intersexes (OII). Il nous a écrit à la suite de l’article « Allemagne : ni féminin, ni masculin, le troisième genre bientôt reconnu » afin de nous prévenir qu’une interprétation rapide nous avait laissé penser qu’il s’agissait d’une victoire alors que pour lui et une partie du mouvement Intersexe, cette nouvelle loi est au contraire une défaite. Nous l’avons réinterrogé pour faire le point sur les revendications de ces personnes qui ne revendiquent pas l’appartenance à un « troisième genre », mais simplement le respect de leur intersexuation.

Rue89 : Pourquoi la création d’une troisième case dans les registres d’état civil allemands n’est pas une bonne nouvelle selon vous pour la reconnaissance des intersexes ?

Vincent Guillot : Le mouvement Intersexe est divisé sur le sujet de la déclaration du sexe administratif mais très majoritairement pour garder le binarisme homme/femme et faire comme cela se passe en Suisse : le droit à l’autodétermination et l’arrêt des opérations non consenties. Là bas, on vous dit : « Vous avez un enfant différent et on va vous accompagner. » En Allemagne, les parents préféreront déclarer leur enfant comme homme ou femme plutôt que de le mettre dans une classe à part et faire de lui un « paria », pour reprendre les mots du juriste Jean Carbonnier. Il reste insupportable que votre enfant n’ait pas de sexe administratif, car on entre dans l’humanité par la déclaration à l’état civil qui passe par le sexe, donc cette nouvelle possibilité va pousser à accélérer l’opération. Une autre partie importante du texte qui modifie l’état civil allemand est que pour certaines catégories d’intersexes (l’hyperplasie congénitale des surrénales : ces personnes ne sont pas considérées comme des intersexes mais comme des « filles ratées »), on inscrit dans le droit les mutilations. Ce qui veut dire que les parents ne pourront pas s’opposer aux opérations, ou plus rarement, et que ceux qui ont été mutilés ne pourront plus attaquer leurs médecins.

Les médias mettent à tort les revendications des intersexes dans le même bain que celles des personnes transsexuelles ?

Oui, et les intersexes dans leur grande majorité ne sont pas des militants « queer ». Ils dissocient leurs revendications de celles des tenants des études de genre. Les « trans » sont en demande d’opération ou de changement de perception sociale de leur genre. Il peut arriver néanmoins que les Intersexes qui ont été transformés en filles ne se vivent pas comme des femmes, ou inversement. Nous, on veut juste qu’on laisse nos corps tranquilles : on ne touche à rien tant que la personne n’est pas en capacité de s’autodéterminer. Mais la plupart du temps, leur corps leur convient. L’intersexuation n’est ni une maladie, ni un handicap, c’est juste être différent. Bien le vivre est donc pour moi une force, pas une faiblesse.

En France, comment cela se passe-t-il pour les naissances d’enfants de sexe indéterminé ?

Il est déjà possible de ne pas déclarer de sexe administratif à la naissance. La circulaire du 28 octobre 2011 le précise dans son article 55 [PDF] : « Il peut être admis qu’aucune mention sur le sexe de l’enfant ne soit initialement portée sur l’extrait de naissance.  Mais la situation doit être résolue dans un délai d’un ou deux ans. Dans la réalité, les parents se font extorquer l’opération par les médecins, donc c’est une mutilation en dehors de tout cadre légal.

Comment est-il décidé de donner le sexe féminin ou masculin ?

Selon les situations, soit les médecins savent fabriquer un pénis qui saura pénétrer un vagin et uriner debout, et ils feront un garçon, soit ils ne savent pas et trouvent plus simple de couper et de fabriquer un vagin pour faire une fille. C’est cela qui décide de l’opération, pas les chro- mosomes. La plupart du temps, on fabrique des filles car c’est plus simple de couper un clitoris trop grand. Cela s’appelle une excision, pratiquée par des médecins pour des raisons sociales et non religieuses, et pas encadrée par la loi !

A-t-on des chiffres sur les personnes concernées et les opérations ?

Non, il n’y a pas de chiffres officiels, mais la spécialiste Claire Nihoul-Fékété, professeure émérite de chirurgie infantile, a parlé sur France Culture de 8 000 naissances par an et de 2 000 enfants opérés. Mais attention, chaque nourrisson sera opéré plusieurs fois. J’ai rencontré une personne opérée 100 fois et de nombreuses avec plusieurs dizaines d’opérations. Moi, j’ai eu de la chance, je n’ai été opéré « que » dix fois.

Vous pouvez raconter votre histoire personnelle ?

L’obstétricien a dit à ma mère : « C’est bizarre, mais on le déclare garçon et on verra quand il aura l’appendicite », car à l’époque l’imagerie médicale n’existait pas encore. Quand ils ont ouvert parce que j’avais l’appendicite, ils n’ont rien noté dans mon dossier médical. J’avais une partie d’utérus, un vagin, j’avais les deux, peut-être pas d’ovaires. Ils ont retiré tout ce qui était fille et ont construit une verge et ajouté de la testostérone pour me viriliser. J’ai passé l’enfance à l’hôpital sans rien savoir. Pour mes parents, j’étais un garçon qu’il fallait réparer. Puis je suis devenu père par insémination artificielle avec donneur anonyme. Comme n’importe quel couple stérile ! La parentalité intersexe n’est pas plus problématique que pour un couple infertile.

Vous dites qu’on peut vivre très bien en restant intersexe, comment le savoir ?

Comment le savoir ? En nous le demandant ! Nous rencontrons depuis plus de dix ans que l’OII existe des milliers d’Intersexes à travers le monde, et nous sommes frappés de la différence de vécu entre les personnes mutilées et les non mutilées. En France, on est tous mutilés, dans les pays pauvres non. En Afrique du Sud par exemple, les Noirs ne l’étaient pas et les Blancs sont mal dans leur peau et marginalisés. Les enfants non mutilés deviennent des adultes épanouis bien intégrés socialement alors que dans les pays où l’on mutile, c’est l’inverse. Nous sommes nombreux a avoir des séquelles opératoires à vie, comme des infections urinaires récurrentes, des douleurs, et nombreux sont ceux qui ont perdu toute possibilité d’éprouver du plaisir ou, pire encore, souffrent lors des rapports sexuels. Lorsque nous ne sommes pas mutilés, nous avons toutes nos capacités érogènes et donc une sexualité épanouie. Une grande partie des intersexes seraient fertiles si on ne les stérilisait pas dans la petite enfance. De plus, comme les autres couples infertiles, nous avons accès aux Cecos(Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains). Sophie Caillat | Journaliste

http://www.rue89.com/rue69/2013/08/24/les-intersexes-voulons-quon-laisse-corps-tranquilles-245067

 

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20 août 2013 ~ 0 Commentaire

Vladimir, pas content!

Vladimir, pas content! dans LGBT bise-d

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15 août 2013 ~ 0 Commentaire

Russie, homosexualité, avortement, cléricalisme : la réaction à l’œuvre (LO)

Russie, homosexualité, avortement, cléricalisme : la réaction à l'œuvre (LO) dans International kiss

Après l’adoption fin juin par les députés russes, à l’initiative du président Poutine, d’une loi réprimant la prétendue « propagande de relations sexuelles non traditionnelles, entendre homosexuelles, à destination des mineurs », certains, en Europe de l’Ouest et en Amérique, ont évoqué la possibilité de protester en boycottant les prochains jeux Olympiques d’hiver à Sotchi, dans le sud de la Russie.

S’agissant de dirigeants occidentaux, leur position est d’autant plus hypocrite qu’ils ne trouvent rien à redire quand certains États amis jettent en prison les homosexuels, voire les condamnent à mort, telle l’Arabie saoudite, grande alliée des États-Unis au Moyen-Orient.

« Réactionnaires, bigots de tous les pays, unissez-vous » À cette occasion, on a aussi entendu d’autres voix étaler leurs préjugés réactionnaires. Ainsi, à la veille de la « Journée de la famille, de l’amour et de la fidélité », instaurée par l’État russe qui valorise désormais le mariage religieux, Béatrice Bourges, du Printemps français, une égérie des manifestations contre le mariage pour tous, a félicité « la Russie qui montre l’exemple » en interdisant la « propagande homosexuelle ». L’ancien colonel du KGB qui dirige la Russie a les soutiens qu’il mérite. En Russie, les rares manifestations défendant les droits des homosexuels ont été, comme d’habitude, sévèrement réprimées par la police et les supplétifs du régime, amicales parachutistes, milices d’extrême droite, le tout béni par l’Église orthodoxe.

Car là-bas, comme partout, les prêtres voudraient régenter les esprits et la vie privée de chacun. Depuis des années, en Russie, la hiérarchie orthodoxe s’efforce de restreindre toujours plus les droits des femmes, notamment en matière d’interruption de grossesse. Et le régime russe, qui ne peut pas plus se passer de sa police contre ceux qui le contestent dans la rue que d’une police cléricale des alcôves, donne toujours plus de gages à cette dernière. Ce n’est pas un hasard si, le jour même où la Douma, l’Assemblée nationale russe, votait cette loi homo- phobe voulue par l’Église et le Kremlin, elle créait un délit « d’offense à la religion ». En prévoyant des sanctions encore plus graves qu’en cas de « propagande homosexuelle », puisqu’en matière religieuse elles vont jusqu’à trois ans de prison et l’équivalent de 12 000 euros d’amende !

Tsarisme et stalinisme C’est en 1716, sous Pierre-le-Grand, le tsar qui prétendait moderniser la Russie à coups de knout, qu’on décréta la première loi frappant de châtiments corporels et d’exil les militaires soupçonnés d’homosexualité. Au siècle suivant, Nicolas 1er, appuyé par l’Église orthodoxe, aggrava ces sanctions et les étendit aux civils.

La révolution d’Octobre 1917, elle, légalisa l’avortement et dépénalisa l’homosexualité. L’État soviétique était un pionnier en ces domaines comme en bien d’autres. Mais le stalinisme fut la négation des avancées permises par le pouvoir bolchevique : en mars 1934, Staline décréta que les homosexuels étaient des criminels passibles de quatre à cinq ans de camp.

Cette législation répressive ne disparut qu’en 1993. Les enquêtes d’opinion d’alors indiquaient que la moitié au moins des sondés étaient favorables à des droits égaux, quelle que soit l’orientation sexuelle de chacun. Malgré le poids du passé tsariste, puis stalinien, la population était moins conservatrice que ses dirigeants. Mais après 2000, pour restaurer un État fort, Poutine s’appuya, comme Pierre 1er et Nicolas 1er avant lui, sur les préjugés les plus crasseux, chauvinisme, xénophobie, et les prêtres de l’ordre moral.

Aujourd’hui, le régime pèse d’autant plus en ce sens qu’en cherchant à imposer un conformisme obscurantiste, misogyne et homophobe, il espère gagner le soutien des secteurs les plus réactionnaires et arriérés de la société pour faire contrepoids à toute forme de contestation, alors que sa popularité s’effrite. Pierre LAFFITTE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2350&id=28

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29 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gourin, Festy Gay : la 6e fête des libertés est sur les rails (Of-Têtu)

Gourin, Festy Gay : la 6e fête des libertés est sur les rails (Of-Têtu) dans LGBT fest

L’association Les Folies gourinoises s’est réunie, jeudi soir, pour organiser la 6e édition de la Festy Gay.

L’association Les Folies gourinoises, présidée par Bernard Raynal, organisait une réunion, jeudi, au Starman, rue de la Gare, pour l’orga-nisation de la 6 e édition de la Festy Gay. Ella aura lieu, cette année, le samedi 3 août.

« Laisser ses complexes au vestiaire »

« Convivialité et tolérance sont les maîtres mots de ce rassemblement. Nous attendons des représentants d’établissements gays et lesbiens de toute la Bretagne et même au-delà. Il y aura aussi des chars, drag-queen, transformistes, gogos, artistes et une foule de participants en folies. Nous accueillerons aussi les soeurs de la perpétuelle indulgence du couvent de Paris, toujours plus nombreuses à se déplacer à Gourin », ex- plique Bernard Raynal, qui précise que le défilé est ouvert à tout le monde. « Il faut laisser ses complexes au vestiaire et venir faire la fête ! », invite-t-il.

Présence de l’association Aides Le joyeux convoi partira vers 17 h de la rue de la Gare pour rejoindre la place de la Liberté. « C’est tout un symbole, car la Festy Gay, c’est la marche des libertés », souligne Bernard Raynal. Le président des Folies gourinoises insiste sur la prévention qui sera au coeur de la fête. « Cette grande fête est aussi organisée dans un esprit de lutte contre l’homophobie et de prévention contre les comportements à risque. L’association Aides sera présente à Gourin ». « Deux points de dépistage seront proposés, un dans le village associatif qui sera situé près de la réplique de la statue de la Liberté, l’autre rue de la Gare », expliquaient, jeudi, Mickaël Peyrazat et Guéna Sémoff, de l’association Aides Lorient. Une nouveauté, cette année, l’association Les Folies gourinoises envisage d’organiser un bal populaire en plein centre-ville, près de la mairie. lundi 24 juin 2013

Renseignements sur : https ://www.facebook.com/festygayofficiel

Gay pride à Gourin : époustouflant! (Têtu) Publié par

Des voitures partout. La foule qui envahit les rues. Il est 18h, ce samedi d’août. Gourin, petite commune morbihannaise de 4600 âmes, perdue au centre de la Bretagne, va doubler sa population le temps d’une gay pride mémorable!

On pouvait s’attendre à un choc des cultures, avec une population locale très rurale, et assez âgée, et pourtant il n’en fut rien. Jean-Paul, commerçant à la retraite, est venu pour la fête: « ils savent s’amuser » explique-t-il, et « les gens comprennent aujourd’hui, qu’il faut vivre avec son temps ». D’ailleurs les gens, ils sont venus de toute la Bretagne pour participer à l’événement.

L’aventure a commencé il y a cinq ans lorsque Bernard, le patron du Starman, la plus ancienne discothèque gay de Bretagne, propose à la mairie d’organiser un festival gay. « Chiche, on prend le pari » a tout de suite réagit David Le Solliec, maire de Gourin, avant de poursuivre « la première fois, les gens venait pour regarder, aujourd’hui ils viennent pour faire la fête […] nous avons franchi une étape ».

Une autre étape a été franchie, celle du nombre de participants: près de 8000 ! Pour Bernard Raynal, patron du Starman « c’est fantastique ». Du coup, il y aura certainement une autre édition. « On est au fond de rien, mais au début de tout » ironise Bernard. Un patron ravi et ému, qui peine à trouver ses mots surtout quand David Le Solliec ajoute un compliment de poids : « les gens ont muri grâce au Starman, Gourin est en avance sur son temps grâce à cette boîte ». Un élu heureux qui aimerait qu’un jour on ne parle de « d’homos et d’hétéros, mais simplement de gens qui font la fête ensemble ».

http://tetu.yagg.com/2008/08/03/gay-pride-a-gourin-bretagne-epoustouflant/

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20 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Pma: les couples lesbiens sont-ils moraux ?

Pma: les couples lesbiens sont-ils moraux ? dans LGBT 6013301-gay-pride-cette-annee-il-fallait-absolument-etre-la

Telle est la question qui semble si difficile à trancher pour le Comité consultatif national d’éthique, qui préfère reporter son débat à 2014…
Nous avons vu les interminables tergiversations sur la possibilité ou non d’intégrer la PMA, en tant qu’amendement, dans le projet de loi pour l’égalité des droits. Nous avons vu cette possibilité finalement refusée par le PS. Nous avons entendu l’annonce, par le Premier ministre lui-même, que la PMA serait utilisée comme lest pour calmer les réactionnaires. Il est donc malheureusement évident que quand le gouvernement prétend attendre l’avis du CCNE, il s’agit d’une mesure dilatoire !

Des engagements… qu’il faudra imposer ! Le gouvernement n’a absolument aucune nécessité légale de passer par l’avis du CCNE. Le simple fait de supposer qu’il s’agit d’une étape obligatoire est insultant pour toutes les lesbiennes et pour toutes les femmes. Qu’y a-t-il de si peu éthique à permettre à un couple de femmes d’avoir accès à un donneur anonyme, quand les couples hétéros y ont droit ? Et même, pourquoi les femmes seules auraient-elles l’obligation d’être en couple pour y avoir accès, alors que 5 millions de mères élèvent seules leurs enfants en France, dans l’indifférence générale ? La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) semble favorable aux revendications des personnes transgenres, en préconisant le 27 juin la facilitation du changement d’état civil. Si cette annonce est positive, il ne faut pas oublier que l’ouverture de la PMA est elle aussi une revendication des trans, également concernéEs !
Le Parti socialiste s’était engagé, lors du passage de la loi sur le mariage pour touTEs, à permettre de combler l’absence de la PMA par un nouveau texte. La perspective de n’avoir aucun mouvement de masse pour le lui imposer semble avoir fortement réduit cette bonne volonté…
La conclusion s’impose d’elle-même : il nous faut reconstruire un rapport de forces suffisamment puissant pour contraindre le gouvernement à tenir ses promesses. Pour cela, les organisations et militantEs LGBTI qui se déclarent insatisfaitEs de la loi actuelle se sont, dès le lendemain de la Marche des Fiertés, réuniEs pour mettre en place un réseau de coordination et de mutualisation. Les lesbiennes ne lâcheront pas l’affaire !

Chloé Moindreau Samedi 20 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Marches des fiertés ensemble contre la haine et pour l’égalité des droits !

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Avec les manifestations contre le droit au mariage pour touTEs, l’homophobie sert de ciment à tous les réactionnaires et ennemis de l’égalité, encouragés par les reculs du gouvernement et son indulgence honteuse envers les violences de haine. L’extrême droite se croie tout permis et multiplie les violences : attaques de couples gays et lesbiens et de lieux de sociabilité LGBTI, attaques de camps de Roms, agressions racistes, agressions contre des militantEs du mouvement social… Jusqu’au pire : l’assassinat de Clément, militant syndical étudiant et antifasciste.

Plus que jamais : Les fiertés contre l’homophobie !  Chaque année, pendant le mois de juin dans toutes les grandes villes, les Marches des fiertés, indispensable antidote collectif à l’oppression, indispensable réponse aux discriminations et aux violences, sont l’occasion pour les lesbiennes, gays, transgenres, bisexuelLEs et intersexes (LGBTI) de dire « nous sommes toujours là, visibles, coloréEs, bruyantEs, et surtout déterminéEs ! » Cette année, ces marches seront plus que jamais une occasion de reprendre la rue aux homophobes et aux fascistes, de nous mobiliser dans l’unité pour changer le rapport de force.

Pour l’égalité réelle : la lutte continue! La loi sur le mariage représente une première avancée des droits. Mais les discriminations légales subsistent. Les couples de lesbiennes et les femmes célibataires sont exclus de l’accès à la PMA (procréation médicalement assistée) parce que le gouvernement a choisi d’abandonner sa promesse d’ouvrir la PMA à toutes. Les personnes trans sont les grandes oubliées de l’égalité des droits. Le combat continue pour le droit au changement d’étatcivil sur simple demande. L’égalité n’est pas seulement légale. Les seules mesures de ce gouvernement d’austérité sont celles qui ne coûtent rien. Il faut des moyens pour les associations qui sont le principal cadre d’accueil et d’écoute pour les LGBTI en détresse, des moyens pour l’éducation avec des personnels scolaires formés et en nombre suffisant, des moyens pour la prévention de l’homophobie, de la transphobie et des comportements à risques. Alors que le taux de suicide des jeunes LGBTI est de 7 à 13 fois supérieur à la moyenne le financement public des foyers d’accueil pour les LGBTI victimes de violences ou en rupture familiale est une nécessité vitale.

La lutte réelle, concrète, contre l’homophobie n’est pas compatible avec les politiques d’austérité, qui touchent prioritairement les populations déjà les plus exposées.

Ensemble, contre ce système d’exploitation et d’oppression ! La droite et l’extrême droite veulent profiter du désespoir provoqué par les politiques d’austérité pour se poser en opposants au gouvernement. Ils choisissent le terrain de l’homophobie pour passer à l’offensive, en totale cohérence avec les politiques qu’ils prônent, encore plus réactionnaires et inégalitaires. Leur but est de diviser celles et ceux qui sont oppriméEs et exploitéEs, en désignant des boucs émissaires, pourtant premières victimes des discriminations et des violences : les LGBTI, les étrangerEs les musulmanEs, les femmes… TouTEs celles et ceux, homos ou hétéros qui défendent l’égalité des droits pour touTEs, qui refusent l’exploitation et l’oppression, doivent se retrouver au coude à coude dans les Marches des Fiertés.

Mardi 25 juin 2013 http://www.npa2009.org/node/37854

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes. 2 500 personnes dans les rues pour la Marche des fiertés (LT)

Rennes. 2 500 personnes dans les rues pour la Marche des fiertés (LT) dans LGBT drapeau_gay_breton-300x198

C’est dans une ambiance festive et au rythme de la musique techno que la 20e Marche des fiertés s’est déroulée dans les rues de Rennes. Environ 2 500 personnes ont défilé derrière un immense drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel pour d’une part fêter l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe mais aussi pour continuer à porter leurs revendications. Certes la loi est « une étape importante » explique Erwan Le Hô président du centre LGBT d’Ille-et-Vilaine. « Maintenant l’égalité ce n’est pas que le mariage souligne-t-il. Il y a encore beaucoup de choses à faire comme l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, la création d’un véritable statut de coparent pour protéger toutes les familles et droit des personnes transsexuelles ». La Marche des fiertés avait cette année une nouvelle thématique centrale :  »le respect pour les personnes gays, lesbiennes, bi et transsexuelles ».

 

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