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20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

brest fiertés (fr3 + of + lt)

drapeau_gay_breton

À Brest avec la gay pride, on s’amuse en croisière

Ailleurs, c’est la marche des fiertés. À Brest, ce sera une croisière où l’on s’amuse follement, en clôture du festival « Fais pas genre ». Une gay pride version maritime qui ne passe pas inaperçue en rade de Brest.

La quatrième édition du festival « Fais pas genre » se termine, après quatre jours de confé-rences et débats autour de l’identité sexuelle et d’égalité homme/femme. Pour clôturer l’événement, c’est une croisière des fiertés qui a pavoisé dans la rade de Brest. Quinze équipages qui ne sont pas passés inaperçus. Et c’était l’effet recherché.

On n’a pas besoin de se cacher, on n’a pas besoin de mentir, on a le droit d’être nous-mêmes

« Sur l’eau, on est très visibles, et puis c’est l’âme de Brest » témoigne Birgit. « Je n’ai jamais vécu une pride comme ça » surenchérit Ricardo, « j’ai été à Mexico, j’ai été à Madrid, le scénario ici, c’est magnifique, avec une ambiance géniale« . Durant quatre jours, le festival « Fais pas genre » a permis la rencontre et les débats sur les questions d’identité sexuelle et d’égalité homme/ femme, dans une ambiance décontractée et festive, qui se poursuit ce samedi soir sur la terre ferme.

Stéphane Grammont 19/05/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

La Croisière des fiertés sur une vague d’émotions en rade de Brest (Ouest France)

Brest. Une centaine de personnes à la gaypride maritime (Le Télégramme)

npa

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06 mai 2018 ~ 0 Commentaire

gay pride (côté brest)

pride

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30 avril 2018 ~ 0 Commentaire

lgbtiphobies (qdc)

lgbt

Lutter contre les LGBTIphobies en milieu scolaire, une nécessité !

17 mai, journée internationale contre les LGBTphobies Marches des fiertés en juin

Les LGBTIphobies sont bien présentes dans les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premières victimes d’après les rapports annuels de SOS Homophobie, cette question concerne aussi les personnels : soit parce qu’ils et elles peuvent être les auteur-e-s de ces actes LGBTIphobes (dans 20 à 25 % des cas), soit parce qu’ils et elles en sont les victimes (dans 15 à 20% des cas).

SUD éducation est au côté des personnels LGBTI de l’Education Nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTIphobe et hétérosexiste, et appelle à se mobiliser à l’occasion du 17 mai et des marches des fiertés, contre la haine, pour les droits LGBTI et l’épanouissement de tou-te-s.

La question de la visibilité

Deux lesbiennes sur trois et un gay sur 2 disent être « invisibles » au travail, selon des enquêtes de l’Autre cercle. L’invisibilité c’est le fait que toutes les personnes sont spontané- ment perçues comme hétérosexuelles. La question de dire ou non que l’on est LGBTI se pose en permanence. Même si la situation est connue, l’ambiance de travail et le degré d’accepta- tion peut changer avec l’arrivée d’un-e nouveau-elle collègue, supérieur-e hiérarchique… Le choix de cacher sa vie personnelle pour ne pas risquer des discriminations peut avoir pour conséquence d’être moins bien intégré dans l’établissement, d’être mis-e en retrait. L’invisibilité peut peser sur la sociabilité avec les collègues (la vie conjugale est souvent un sujet de conversation) et le cadre professionnel est souvent perçu comme anxiogène et peu sécurisant.

Les manifestations de LGBTIphobies directes

Elles peuvent prendre de multiples formes : moqueries et blagues déplacées, ostracisation, harcèlement, insultes, outing, emploi délibéré du prénom et du genre d’état civil assigné à la naissance pour les personnes trans ayant commencé leur transition sociale. Régulièrement la hiérarchie minimise les actes LGBTIphobes voire les couvre en n’entreprenant aucune démar- che à l’encontre de l’agresseur-e. Trop souvent collègues ne témoignent pas ou ne réagissent pas verbalement s’ils et elles sont témoins de LGBTIphobie.

Face aux LGBTIphobies, réagissons !

intervenir dans la conversation, reprendre les blagues déplacées : il est essentiel de ne pas laisser une ambiance sexiste/LGBTIphobe s’installer sur le lieu de travail. S’identifier comme allié-e ou personne concernée est une marque de soutien psychologique importante pour un-e collègue LGBTI victime de discrimination.
Prendre contact avec la section syndicale de votre établissement ou la permanence départementale.
Inscrire les faits au Registre Santé Sécurité au Travail : il a valeur juridique, l’employeur a obligation de répondre aux faits qui y sont consignés.
Rappeler le devoir de protection de la part du ministère à l’égard de ses salarié-e-s.
Rappeler la loi, qui sanctionne les actes de discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

28 avril 2018

https://www.questionsdeclasses.org/

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20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

magdalene indonésie (global voices)

Le magazine Magdalene offre une plateforme en ligne dédiée aux femmes et aux autres communautés marginalisées d’Indonésie

“Je suis Magdalene. Je représente une multitude de personnes.” Depuis 2013, Magdalene publie des articles qui s’adressent aux adolescentes et aux femmes, aux membres de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) et aux minorités religieuses d’Indonésie.

Ce magazine en ligne a été lancé pour offrir un espace dédié aux auteurs qui souhaitaient s’attaquer aux sujets tabous dans un pays où les radicaux islamistes poussent avec acharne- ment les autorités à  imposer leurs croyances religieuses à la société.

L’Indonésie est le plus grand pays majoritairement musulman au monde. Les principes fondamentaux qui régissent la nation incluent la promotion du pluralisme et de la modération, ainsi qu’un concept d’harmonie entre religions, connu sous le nom de Pancasila.

Magdalene est le fruit de notre vision d’une publication en ligne qui offre des perspectives nouvelles transcendant les limites classiques relatives au genre et à la culture. Nous faisons entendre les voix des féministes, des pluralistes et des progressistes ou tout simplement de ceux qui n’ont pas peur d’être différents, peu importe leurs genres, couleurs ou préférences sexuelles. Notre objectif est d’impliquer et pas de marginaliser.

Les fondatrices de Magdalene sont d’anciennes journalistes : Devi Asmarani, Hera Diani et Karima Anjani. Elles ont indiqué dans une récente interview que leur objectif de départ était de créer un magazine en ligne qui servirait de plateforme de lecture alternative pour les femmes. Asmarani explique plus en détails : Nous souhaitons aborder des questions importantes… des questions progressistes qui bénéficient d’une faible couverture médiatique grand public entre autres parce que les sujets sont tabous.

Cinq ans après sa création, Magdalene continue à publier des histoires dont on parle rarement dans les médias grands publics. Les sujets délicats abordés incluent les LGBT, le pluralisme, la violence sexuelle et le “body shaming” (harcèlement lié à l’apparence physique). Le magazine a acquis une équipe d’auteurs dévoués ainsi qu’une base de lectorat en constante augmentation qui soutient le manifeste du site internet.

Voici ci-dessous quelques commentaires élogieux de la part des lectrices de Magdalene :

L’un des journaux quotidiens en ligne que j’ai toujours lu, en tant que musulmane je trouve le contenu varié très inspirant.

Un article si important !  C’est bon de savoir que je ne suis pas seule dans cette situation. Je suis une féministe et j’ai du mal avec le concept de religion. “Nous remettons en question notre cercle social. Nous ne nous sentons pas à l’aise quant à la façon dont les membres de notre famille, nos proches et nos amis voient le monde.”

Dans une interview, l’auteure Hera Diani a mentionné que depuis peu 30 à 40 pour cent des lecteurs sont des hommes. Elle a ajouté que de nombreux hommes lisant Magdalene ont exprimé leur gratitude pour les articles instructifs publiés par le magazine. Les lecteurs de la communauté LGBT ont également commenté la façon dont les articles de Magdalene ont ouvert leurs esprits sur les comportements paternalistes, misogynes et hétéro-normatifs qui existent encore dans la communauté.

17 Avril 2018

https://fr.globalvoices.org/

Lire aussi:

Le Doing Cafe à Séoul : lieu privilégié pour parler féminisme, un sujet toujours tabou en Corée du Sud (GV)

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18 avril 2018 ~ 0 Commentaire

mfpf (émancipation)

mlac

Le Planning Familial aujourd’hui

Dans ce dossier sur le Planning Familial, Émancipation a voulu recueillir la parole de Véronique Séhier, l’une des deux co-présidentes du Planning Familial, pour connaître les orientations et les problématiques actuelles du mouvement.

Émancipation : Le dernier congrès du MFPF s’est tenu à Grenoble en 2016 (congrès des 60 ans), peux-tu l’évoquer brièvement, et nous parler des orientations qui y ont été prises ?

Véronique Séhier : Nous avons réaffirmé notre positionnement sur deux points essentiels pour nous. D’abord réaffirmer que nous sommes un mouvement politique de transformation sociale, pour l’égalité des sexes et des sexualités, la liberté, le droit de choisir ; nous voulons déconstruire les rapports sociaux de genre, et lutter contre toutes les formes de discriminations et de violences liées au genre et à l’orientation sexuelle, en impliquant filles et garçons dès le plus jeune âge.

Nous avons également réaffirmé notre volonté d’agir pour défendre les droits des femmes migrantes, des personnes en situation de prostitution et des personnes en situation de handicap.

D’autre part, réaffirmer, à travers le slogan essentiel “mon corps m’appartient”, l’approche globale et l’approche par les droits que défend le Planning, dans le respect total des choix des personnes, notamment en matière d’avortement et de contraception. Il est nécessaire aussi de casser les tabous sur les contraceptions masculines, sur les contraceptions définitives… Rap- pelons que le dispositif Essure® est à ce jour supprimé du marché en France ; or c’est une méthode approuvée par de nombreuses femmes et avec moins d’effets secondaires que ce que la presse en a dit ; une récente étude dément un surcroît de complications médicales (allergies, dépression, maladies auto-immunes, etc.) liées à cette méthode. C’est en réalité une suppression pour raisons commerciales… Le Planning soutient que la meilleure contraception, c’est toujours celle que l’on choisit librement et en toute connaissance de cause ! Ce qui nécessite une véritable information, objective et sans jugement ni sanitaire, ni moral… Tout cela bien sûr en faisant vivre les valeurs de l’éducation populaire, une des clés du développement et de l’autonomie des personnes : faire“avec”, et non pas “à la place”.

É : Depuis 2016, le MFPF a une nouvelle organisation interne ; qu’elle est-elle et dans quel but a-t-elle été mise en place ?

V.S. : L’objectif est de construire un réseau fort et un mouvement plus inclusif, mieux adapté aux nouvelles formes d’engagement, et qui facilite un pilotage collectif. Le Planning est, depuis le dernier congrès, organisé en deux pôles. L’un travaille davantage sur la gouvernance et la vie associative, car il est très important de renforcer l’organisation en réseau (associations départementales, fédérations régionales et Confédération nationale), l’autre travaille sur les questions liées aux droits et aux sexualités. Le tout est complété par des chantiers auxquels peuvent davantage participer des membres du réseau. Le but est de renforcer la transversalité au sein du mouvement.

É : La fin de l’année 2017, a vu “les violences faites aux femmes” occuper la scène médiatique, pour le Planning c’est un axe d’intervention très important, peux-tu nous éclairer sur ses modalités d’actions vis à vis de la lutte contre ces violences ?

V.S. : Pour le Planning deux points sont essentiels. La prévention contre les violences sexistes, sexuelles, homophobes, lesbophobes, transphobes… passe prioritairement par une éducation à la sexualité dès le plus jeune âge pour construire une société égalitaire et sans violences. L’autre pilier est l’accompagnement des personnes victimes de violences avec les moyens mis pour cela : cela va du renforcement de la formation des professionnel.les (santé, police, gen- darmerie, services sociaux…) pour un réel accompagnement, à l’augmentation du nombre de places d’hébergement.

É: Le Planning est un mouvement féministe, les inégalités (au sens large) qui persistent en 2018 entre les femmes et les hommes ne peuvent le laisser indifférent ; que penser des mesures annoncées par le gouvernement en ce mois de mars pour les réduire ?

V.S. : Le Planning fait partie du Collectif “8 mars 15h40” pour défendre les droits des femmes et exiger des mesures contre les inégalités, contre les violences sexistes et sexuelles. Des mesures sont annoncées mais quels moyens seront mis pour les faire appliquer ? Il est nécessaire d’abord de se fixer des objectifs et de tout faire pour les atteindre, ce que nous avons constaté jusqu’à présent va rarement dans ce sens. Nous attendons une politique interministérielle ambitieuse en termes d’organisation, de financement et d’évaluation. Par ailleurs cette semaine, le gouvernement veut proposer de légiférer sur l’âge du consentement sexuel.

Il est dangereux à notre avis de fixer un seuil d’âge, et de stigmatiser la sexualité des jeunes, sans renforcer vraiment leur protection : toute personne victime de violences doit être proté- gée, à 14, 15, 16 ans ou plus.C’est pourquoi nous proposons d’inverser la charge de la preuve. Sous couvert de protection des jeunes, on va rendre plus difficile donc plus risquée leur vie sexuelle. Même si l’âge moyen du premier rapport chez les jeunes reste stable (autour de 17 ans), nous accueillons au Planning quelques très jeunes, moins de 15 ans, qui ont une vie sexuelle librement consentie et viennent par exemple chercher une contraception, comme la loi le leur permet. Le risque, c’est qu’ils ne viendront plus demander des contraceptifs ni de l’information !

Notre priorité ? C’est une éducation à la sexualité des jeunes pour travailler sur l’égalité, le consentement, et leur permettre de faire leur propre choix. Toute personne qui intervient en collège sur ce sujet sait bien que, pour ce qui est de la “la maturité”, la disparité est très grande. Un.e jeune de 14 ans 6 mois pourrait être considéré.e comme victime de viol, un.e autre de 15 ans 6 mois serait consentant.e..

É: Un projet du gouvernement concerne la future formation des médecins avec un “service sanitaire” obligatoire : les étudiant.es mèneraient des actions de prévention dans les collèges et lycées sur entre autres la santé sexuelle et affective. Qu’en pense le Planning, qui intervient là depuis longtemps ?

V.S. : En effet, dès la rentrée 2018, il a été annoncé que les étudiant.es en médecine effec- tueront un “service sanitaire” obligatoire pendant 60 demi-journées, qui vont comprendre formation, actions de prévention et restitution. Certain.es pourront donc intervenir devant des élèves sur les questions de sexualités.

Sur le principe l’intention est louable, à condition que les personnes soient volontaires, formées et accompagnées. Depuis plus de 20 ans, le Planning Familial – qui intervient milieu scolaire et hors scolaire – et l’Éducation nationale exigent une formation “éducation à la vie” de 160h et des stages pratiques pour garantir la qualité des interventions en éducation à la sexualité. Ces interventions sont des espaces de questionnement et d’échanges qui permettent aux jeunes de se construire par rapport à la dimension relationnelle de la sexualité, le rapport à l’autre, les questions d’égalité et de discrimination, les rôles sociaux, et qui leur permettent d’appréhender les risques et les prises de risque. Elles se font de préférence sur du temps long, en lien avec les acteurs de terrain et les lieux ressources. Nous avons des inquiétudes et serons donc très vigilant.es. Dans certaines associations départementales du Planning, des étudiant.es en médecine interviennent déjà, mais d’une manière volontaire ; de plus elles et ils sont formé.es et accompagné.es dans leurs interventions.

É : Depuis janvier 2017, le CCNE (comité consultatif national d’éthique) a mis en place les États généraux de la bioéthique ; quelle part le MFPF peut-il prendre à ces débats ? Sur la question de la PMA, y-a-t-il une position qui fait consensus au Planning ? Et sur la GPA ?

V.S. : Pour le Planning, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, quelle que soit leur situation (célibataire, en couple hétéro, en couple lesbien) est une question d’égalité et de justice. Ce n’est pas une question d’éthique. Elle s’inscrit dans un continuum de droits sexuels fonda- mentaux, qui permet aux femmes de décider librement si, quand, comment et avec qui avoir un enfant. C’est pourquoi le Planning encourage vivement ses adhérent.es à contribuer aux échanges lors des différents débats proposés dans les régions.

En présentant l’accès à la PMA pour les couples lesbiens et les femmes célibataires « à débattre », alors que ce droit est déjà acquis pour les couples hétérosexuels, l’Etat perpétue une fois de plus le contrôle exercé sur le corps des femmes et singulièrement sur les femmes qui échappent à la norme hétérosexiste (les femmes lesbiennes et toutes celles qui décident d’avoir un enfant seules). De plus on redonne ainsi la parole aux mouvements anti-choix qui sont très mobilisés sur ce sujet.

En tant que mouvement féministe mais aussi en tant que mouvement d’éducation populaire, le Planning réclame l’ouverture de la PMA entièrement remboursée à toutes les femmes dans l’immédiat et réaffirme avec force qu’il luttera tant qu’il le faudra pour que chaque personne puisse disposer librement de son corps. C’est le slogan que nous avons porté ce 8 mars dernier.

Quant à la GPA, nous sommes en période de réflexionet de débat au sein du mouvement ; il y a dix ans le Planning s’était positionné contre la GPA. Mais lors du congrès il nous est apparu nécessaire de ré-ouvrir le débat. Déjà pour les enfants nés de GPA, nous avons soutenu la circulaire Taubira : ce n’est pas aux enfants de subir les conséquences de leur mode de naissance. Ce sujet est complexe et ne peut se trancher par un pour ou contre la GPA. Nous avons une approche pragmatique de ces situations

É: On sait que partout dans le monde, les femmes subissent de plein fouet toutes sortes de discriminations, d’inégalités, en ce qui concerne l’accès à l’éducation, à la santé, à la contraception. Peux-tu nous parler de la dimension internationale des actions du mouvement ?

V.S. : Le Planning est membre de l’IPPF (International Planned Parenthood Federation) depuis 1960, ONG international qui lutte pour les droits sexuels et reproductifs de toutes les person- nes et pour l’égalité entre les sexes et les sexualités. Notre rôle à l’international est double. Nous faisons à la fois du plaidoyer pour défendre ces droits ici et dans le monde, et intervenons sur des projets à l’international.

Nous intervenons à travers un programme “Santé sexuelle, droits et genre”, avec des associations d’autres pays : nous sommes intervenus par exemple à Madagascar, dans un programme qui visait à améliorer la santé des femmes et des enfants, avec d’autres ONG et associations internationales. Nous sommes aussi partenaires avec des associations du Cameroun, du Burkina Faso, et intervenons au Tchad dans le cadre d’actions de formation auprès d’acteurs de prévention et de soins… Le second volet est de promouvoir les droits des femmes et les droits sexuels dans la politique internationale de la France, et lors de conférences internationales.

J’ai justement participé à New York, au nom du Planning, la semaine dernière à la 62e CSW, commission sur le statut de la femme, à l’ONU, issue de la conférence de Pékin. La situation est actuellement difficile depuis que le gouvernement de Trump a interdit, à travers la “Global Gag rule”, ou règle du bâillon, le financement d’ONG internationales qui soutiennent l’avortement. Cela a conduit à la fermeture de services de santé sexuelle, qui permettaient notamment l’accès à la contraception dans des pays où l’avortement est interdit, d’où des conséquences dramatiques pour les femmes.

En réponse, des pays comme la Suède, le Danemark, la Belgique… se sont mobilisés finan- cièrement par la campagne “she decides” pour le soutien mondial à l’IVG. Pour la France, M. Schiappa à la CSW de l’ONU a annoncé un don de 10 millions d’euros supplémentaires du budget de l’État, un geste positif, mais timide.

Le droit à l’avortement est actuellement fortement menacé aux États-Unis ; dans plusieurs pays d’Amérique Latine, dont certains sont pourtant en avance sur le mariage des homosexuel.les, l’avortement est pénalisé et sous la puissante influence de l’Église Catholique, les législations répressives sont difficiles à faire progresser.

Fortes inquiétudes aussi plus près de nous en Europe, où les anti-avortement sont à l’œuvre en Pologne, en Hongrie, en Irlande, à Malte… La plus grave menace est aujourd’hui en Pologne : cette semaine, le Parlement polonais débat d’un nouveau projet de loi intitulé “Stop à l’avortement”. Ce nouveau projet veut, suite à une demande des évêques, interdire l’avortement en cas de malformation foetale, ce qui représente 96 % des motifs aujourd’hui, et alors qu’il est déjà d’accès très limité, et considère que la vie de “l’enfant à naître” prévaut sur le choix et la santé des femmes. Un espoir du côté de l’Irlande où un referendum aura lieu fin mai, pour proposer de supprimer l’article de la constitution interdisant l’avortement.

La France a une parole forte à porter en Europe sur l’avortement, les droits des LGBT et l’éducation à la sexualité mais le rapport de forces est compliqué. Nous sommes très inquiet.es au Planning mais nous restons très mobilisé.es ! On luttera tant qu’il le faudra ! Le Planning continuera à s’opposer à toute forme de régression qui entrave la liberté des personnes, et à exiger de véritables politiques éducatives, préalables à l’exercice d’une citoyenneté sexuelle.

Rosine Charlut Joëlle Lavoute

mardi 17 avril 2018

http://www.emancipation.fr/

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16 avril 2018 ~ 1 Commentaire

brest festival (divers genres)

lgbt

TOMM EO AN HEOL!

Le Festival « FAIS PAS GENRE! » revient de nouveau pour cette année 2018.

Au programme: des conférences, projections, des débats, lectures, sensibilisations, une gay-pride nautique … et surtout beaucoup de beaux et bons moments en prévision !

Ces animations auront lieu du 12 AU 19 MAI et traiteront des questions de genres, d’identités sexuelles, d’égalité femmes-hommes… et de tolérance de manière générale.
ET CA SE PASSE A BREST-MÊME QUE C’EST !

Plusieurs lieux de la ville seront investis, sur terre, mais sur mer aussi pardi. Une nouvelle fois le guinche est mené par l’association Divers Genres (association brestoise LGBTI+ ) chaleureusement accompagnée de ‘Tacle (association dédiée au spectacle vivant) entourées sommes toutes de fringants partenaires !

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11 avril 2018 ~ 0 Commentaire

rennes pma

renes

L’accès à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) à toutes les femmes faisait partie des promesses d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle il y a tout juste un an.

Nous n’avons aucune garantie à ce jour de la part du gouvernement et sa majorité sur la mise en place effective de cette réforme !

L’État donne « à débattre » l’accès à la PMA pour les couples lesbiens et les femmes céliba- taires dans le cadre des états généraux de la bioéthique alors que ce droit est déjà acquis pour les couples hétérosexuels. Ce faisant, il perpétue une fois de plus le contrôle exercé sur le corps des femmes et singulièrement sur les femmes qui échappent à la norme hétérosexiste (les femmes lesbiennes et toutes celles qui décident d’avoir un enfant seules).

Loin d’être une question éthique, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, quelle que soit leur situation (célibataire, en couple hétérosexuel, en couple lesbien) est plutôt une question d’égalité et de justice. Elle s’inscrit dans un continuum de droits fondamentaux, qui permet aux personnes de décider librement si, quand, comment et avec qui, avoir un enfant.

Nous revendiquons :

- L’accès à la PMA avec donneur à toutes les personnes en âge de procréer
Toutes les personnes en âge de procréer doivent pouvoir avoir accès à la PMA avec donneur, sans distinction de leur situation conjugale, orientation sexuelle ou identité de genre.

- La filiation automatique pour tous les couples
Les deux mères doivent pouvoir signer avant la PMA avec donneur un consentement mutuel de non contestation de la filiation, devant un juge ou un notaire, comme pour les couples hétérosexuels.

- Le remboursement sans discrimination
Les lesbiennes et les célibataires sont des citoyennes comme les autres et payent leurs cotisations. Les actes médicaux liés à la PMA doivent leur être remboursés à 100 %, comme pour les couples hétérosexuels.

Nous exigeons qu’une loi soit votée dans les plus brefs délais pour mettre fin aux discriminations à l’encontre des couples de femmes, des femmes célibataires et des personnes transgenres en leur garantissant l’accès à la PMA.

Le collectif breton pour la procréation médicalement assistée

Nous appelons à manifester à Rennes:

Samedi 21 avril 2018, Place de la République à 14 heures

Signataires : AGLAE, Centre Gay, Lesbien, Bi et Trans de Rennes, Commune Vision, Contact Ille et Vilaine, les Effronté·e·s Rennes, les Enfants d’Arc en Ciel l’asso !, Ouest Trans, le Planning Familial Rennes – Saint Malo, Rainbow BREST, SOS homophobie – délégation Bretagne

Contact: sos-bretagne@sos-homophobie.org

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10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

pma (osez le féminisme!)

npa

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Etats Généraux de la bioéthique : PMA pour toutes, maintenant !

Dans le cadre des Etats généraux de la Bioéthique, Osez le Féminisme a demandé à être auditionnée en tant qu’association féministe impliquée dans la lutte contre les discriminations contre les lesbiennes. Voici notre contribution :

Nous pensons qu’il est crucial de reconnaître l’existence et les droits des famille monoparen- tales et homoparentales. C’est pourquoi nous demandons l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, comme c’est le cas ailleurs en Europe.

Il ne s’agit pas, comme le voudrait un certain nombre de détracteurs, d’une demande de “confort”, qui sortirait la PMA de son cadre médical. Les couples de femmes ainsi que les femmes célibataires ne peuvent procréer sans soutien médical, et leur infertilité de fait (quel que soit l’état de fonctionnement de leurs appareils reproductifs propres), est donc comparable à celle des couples hétérosexuels auxquels la PMA est aujourd’hui proposée. Surtout, comme l’a rappelé Jacques Toubon, Défenseur des droits, la législation actuelle institue une discrimination injustifiable, basée sur l’orientation sexuelle et/ou la situation conjugale, dans l’accès à des techniques médicales. Ces discriminations portent un préjudice grave aux droits des femmes lesbiennes et célibataires à tenter de fonder une famille. Elles portent également préjudices aux enfants dont les mères ont eu recours à de telles techniques à l’étranger (non-reconnaissance de la filiation), et nient l’existence pourtant bien réelles de telles familles sur le territoire français.

L’interdiction d’accès à la PMA pour les femmes non-hétérosexuelles est aujourd’hui l’outil de l’Etat pour favoriser certains schémas familiaux. Il s’agit donc de fait d’une ingérence de la puissance publique dans la vie privée des familles, ce qui va à l’encontre de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Garantir la possibilité du recours à la PMA pour toutes est un élément fondamental de la lutte pour l’égalité des droits.

Par ailleurs, autoriser la PMA permet de réduire le recours à des pratiques dangereuses pour les femmes et leurs enfants : rapports sexuels non désirés avec un homme, achat de sperme en dehors des circuits légaux, insémination artisanale… Le tout sans accompagnement ni suivi médical et psychologique. Le suivi médical des femmes qui ont eu recours à la PMA de manière illégale et/ou dans des pays voisins est également plus difficile. En Europe et de par le monde, les pays ayant modifié leur législation en ce sens sont de plus en plus nombreux : ces mesures sont donc viables, tant pour le système médical que pour les familles concernées.

En outre, l’inscription de ce droit n’aura pas de réalité s’il n’est pas accompagné de mesures d’application concrètes. Ainsi, la prise en charge par la sécurité sociale des dépenses inhérentes à ces actes médicaux devra évoluer en conséquence, au même niveau que les droits déjà ouverts aux couples hétérosexuels.

Par ailleurs, nous sommes convaincu.e.s que l’ouverture de la PMA pour toutes doit s’accompagner d’une évolution des liens de filiations. Une réflexion globale sur le droit de la famille doit nécessairement avoir lieu.

Osez le Féminisme ! 29 mars 2018

http://osezlefeminisme.fr/

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07 avril 2018 ~ 0 Commentaire

migrants (jdd)

gargamel

Migrants : le sujet de la rétention des familles secoue la majorité

Plusieurs articles du projet de loi asile et immigration ont crispé la majorité lors de l’examen du texte, et de ses nombreux amendements, en commission de Lois. Parmi eux : la présence de familles avec mineurs en centre de rétention administrative (CRA).

C’était l’un des points du projet de loi asile et immigration sur lesquels les débats étaient attendus. Et ça n’a pas manqué. Jeudi en commission, des députés – de l’opposition, mais aussi de la majorité – ont tenté en vain de faire voter des amendements interdisant la présence de familles avec enfants en centre de rétention (275 mineurs l’ont été en 2017, sans compter l’outre-mer et Mayotte). La France a pourtant été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’Homme pour « traitements inhumains et dégradants ».

« La rétention des enfants nous questionne tous », a plaidé Stella Dupont (LREM), alors qu’Erwann Balanant (Modem) prônait un « système d’hébergement » à l’hôtel pour les familles devant être éloignées. Martine Wonner (LREM) a proposé de « sursoir » au placement de familles tant que les « travaux » n’ont pas été effectués et appelé à « réfléchir ensemble à une solution » d’ici le débat dans l’hémicycle à partir du 16 avril. « Il faut supprimer toute présence de mineurs en rétention », a également déclaré Sonia Krimi (LREM).

La présidente de la commission des Lois et avocate, Yaël Braun-Pivet, s’était aussi dite « fortement interpellée par la présence d’un bébé depuis plus d’une semaine » lors de sa visite du centre de Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) en février.

Avis défavorable de Gérard Collomb

Mais tout en reconnaissant que la situation est « insupportable », la rapporteure Elise Fajgeles (LREM) a donné un avis défavorable à ces amendements, estimant qu’il faut « évaluer » les conséquences d’une telle disposition, notamment pour Mayotte. Elle pointe aussi le risque que « les enfants deviennent un enjeu aux mains des passeurs et des filières ».   »Il y a quasi-una- nimité pour dire que ce n’est pas acceptable. Le débat est ouvert [sur cette question], mais nous ne sommes pas prêts. La discussion aura lieu dans l’hémicycle », expliquait Elise Fajgeles au JDD en début de semaine.

Réponse « incompréhensible » pour Danièle Obono (LFI), Elsa Faucillon (PCF) ou Marietta Karamanli (PS), pour qui « il ne suffit pas de dire que c’est insupportable, il faut agir ».

Présent en commission, Gérard Collomb, qui porte ce projet de loi, a redit son opposition à cette interdiction, avec un avis défavorable aux amendements, qui « généraliserait le fait que, dès qu’il y a un enfant dans une famille, celle-ci ne puisse plus jamais être éloignée ». Le ministre de l’Intérieur a toutefois pris un engagement : « faire en sorte que nous améliorions les conditions de rétention » dans les centres accueillant ces familles.

« Nous allons entreprendre des travaux spéciaux pour que les conditions de rétention de ces familles avec enfants soient des conditions qui soient dignes », a déclaré Gérard Collomb, évoquant un investissement de 1,5 million d’euros en 2018.

Les autres mesures qui ont fait débat

Le délai de rétention porté à 90 jours

Les députés ont adopté en commission jeudi l’une des mesures les plus controversées du projet de loi asile et immigration, l’allongement de la durée maximale possible de rétention des étrangers en attente de leur expulsion, mais en y posant des conditions. Comme le voulait Gérard Collomb, cette durée maximale va passer de 45 à 90 jours, mais les députés ont supprimé la possibilité d’aller au-delà, jusqu’à 135 jours, en cas d’obstruction à la reconduite. Les députés ont en outre adopté un amendement du groupe LREM qui « séquence » cette durée de 90 jours, chaque prolongation étant soumise à l’autorisation du juge des libertés et de la détention.

Les deux premières phases, de 2 et 28 jours, demeurent inchangées par rapport à aujourd’hui. La troisième phase, de 15 jours aujourd’hui, sera portée à 30 jours. Un « rebond » de deux fois 15 jours, sera possible afin de prévenir « d’éventuelles manoeuvres dilatoires » (refus d’em- barquement) ou d’attendre que parviennent les documents consulaires « lorsqu’il est établi que ceux-ci seront délivrés dans un très bref délai ».

Le délai de recours devant la CNDA réduit à 15 jours

Les échanges ont là encore été vifs au sujet de la baisse à 15 jours, contre un mois actuelle- ment, du délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) pour les déboutés. « Inacceptable » pour la députée LREM Delphine Bagarry. L’amendement signé par 26 députés de la majorité visant à supprimer cette disposition et maintenir le délai à un mois a été rejeté jeudi. Tout comme celui de la rapporteur et du responsable LREM du texte, Florent Boudié, proposant de permettre le dépôt d’un « recours sommaire » pouvant être complété avant l’audience d’appel. Le projet de loi comporte aussi une réduction à 90 jours (au lieu de 120) du délai pour déposer une demande d’asile.

Homosexualité : la notion de pays sûrs redéfinie

Sur ce point, pas de débat, mais une satisfaction pour beaucoup de députés. Un amendement porté par la rapporteure Elise Fajgeles, et également déposé par d’autres élus, exclut de la liste des pays définis comme sûrs ceux où l’homosexualité « peut encore faire l’objet de mauvais traitements ou de sanctions pénales ».

6 avril 2018

http://www.lejdd.fr/

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17 mars 2018 ~ 0 Commentaire

marielle franco (essf)

mar1

L’assassinat à Rio de Marielle Franco, élue locale et militante contre les violences policières, émeut le Brésil

Agée de 38 ans, enfant noire des favelas cariocas, a été tuée, mercredi, pour un motif encore inexpliqué.

Le cercueil de Marielle Franco avait à peine franchi les portes du cimetière de Caju, à Rio de Janeiro, jeudi 15 mars, qu’une foule, sonnée et révoltée, scandait, dans plus d’une dizaine de capitales régionales du Brésil, le nom de la militante de gauche assassinée. « Ce tir était adressé au peuple », « Pour que le deuil se transforme en lutte. Marielle Franco, présente ! », « La vie des Noirs et des LGBT comptent. Marielle Franco, présente ! », pouvait-on lire sur les banderoles à Sao Paulo, Rio de Janeiro ou Belo Horizonte.

Conseillère municipale de Rio pour le Parti socialisme et liberté (PSOL), Marielle Franco, 38 ans, enfant des favelas cariocas, militante des droits humains, des femmes et de la cause noire, a été tuée vers 21 h 30, mercredi, par quatre balles de 9 millimètres dans la tête alors qu’elle était assise à l’arrière de son véhicule. Son chauffeur, Anderson Pedro Gomes, a lui aussi succombé à une rafale de tirs. La police émet l’hypothèse d’un assassinat : les criminels ont pris la fuite sans dérober quoi que ce soit.

 Vengeance policière

Dans une ville en plein chaos, minée par la corruption, ruinée et tourmentée par la guerre des gangs, Marielle Franco était une critique virulente de l’action des forces de l’ordre. Dénonçant les dérives policières, elle s’attaquait notamment à l’action des Unités de police pacificatrice (UPP), mises en place à partir de 2008 pour apaiser – en vain – les favelas de Rio.

Effrontée, considérée comme une enquiquineuse par certains bataillons de policiers militaires, qu’elle qualifiait de « bataillons de la mort », elle fut aussi prompte à fustiger l’intervention militaire fédérale décrétée en février pour prendre en charge la sécurité de l’Etat de Rio.

« MARIELLE N’A PAS ÉTÉ PRISE PAR HASARD. LES POSITIONS QU’ELLES PRENAIENT ONT À VOIR AVEC SON EXÉCUTION », AFFIRME JEAN WYLLYS, DÉPUTÉ DU PSOL

Le motif du crime reste obscur. Mais une partie des Brésiliens y voit une vengeance de la part des policiers. Appuyant cette thèse, la télévision locale de Rio, RJTV, révélait vendredi que les douilles retrouvées près des victimes proviendraient de lots de cartouches vendues à la police fédérale de Brasilia en 2006. « Marielle avait été nommée rapporteuse de la commission parlementaire des conseillers municipaux sur l’intervention fédérale. (…) Elle venait de rédiger son master : “UPP : la favela au-delà de trois lettres”, rapporte un porte-parole de l’ONG Amnesty International. Il faut une enquête immédiate et rigoureuse. Il ne peut y avoir de doutes sur le contexte, les motivations et l’auteur de l’assassinat. »

 Un pays où les forces de l’ordre ont perdu tout crédit

« Marielle n’a pas été prise par hasard. Les positions qu’elles prenaient ont à voir avec son exécution. C’était une femme, noire, lesbienne, de la favela, de gauche et du PSOL », ajoute Jean Wyllys, député du PSOL, qui espère faire de la mort de sa consœur l’« emblème de la lutte de ce qu’il reste de démocratie au Brésil. » Avec plus de 60 000 homicides par an, dont une infime proportion est élucidée, le Brésil offre, avec cet assassinat, l’image d’une nation où les forces de l’ordre ont perdu tout crédit. Conscient de l’émoi, le président, Michel Temer, a promis, jeudi, que les auteurs de ce crime « d’une extrême lâcheté » seraient punis au plus vite.

Claire Gatinois Le Monde 16.03.2018

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Marielle Franco: Why my friend was a repository of hope and a voice for Brazil’s voiceless, before her devastating assassination (The Independant)

Marielle Franco Pour nos mortes, pas une minute de silence, mais une vie de lutte! (Marche Mondiale des femmes)

Rio de Janeiro (Brésil) : indignation face à l’assassinat de Marielle Franco! (France Amérique latine)

Brésil. L’assassinat odieux de la conseillère municipale de Rio de Janeiro: Marielle Franco (Al’encontre.ch)

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