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09 février 2018 ~ 0 Commentaire

pma (ouest france)

autoc-pma

PMA. La CEDH juge la plainte d’un couple de femmes irrecevable

Les juges européens ont rejeté la plainte du couple, estimant qu’elles n’avaient pas épuisé tous les recours du droit français.

La Cour européenne des droits de l’homme a rejeté une plainte pour discrimination d’un couple homosexuel. Les deux femmes mariées s’étaient vues refuser l’accès à la PMA par un hôpital de Toulouse en 2014. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rejeté la plainte pour discrimination déposée par deux femmes mariées. En 2014, l’hôpital de Toulouse leur avait refusé l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA).

Saisir les juridictions françaises

Le couple cherchait donc à faire annuler la décision du centre hospitalier. Les juges européens ont rejeté leur plainte, estimant qu’elles n’avaient pas épuisé tous les recours du droit français. Selon la CEDH, les deux femmes auraient d’abord dû saisir les juridictions administratives « d’un recours en annulation pour excès de pouvoir de la décision du CHU de Toulouse ». « Il n’y avait aucune chance que cela aboutisse », a répliqué l’avocate du couple Caroline Mecary. « La Cour a botté en touche ».

« S’exiler pour fonder notre famille »

Le couple de trentenaires, marié depuis quatre ans, souhaite voir ce refus de l’hôpital reconnu comme une violation du droit au respect de la vie privée et familiale et au principe d’interdiction de la discrimination par les juges européens. « Nous n’avons pas d’autre choix que de nous exiler pour fonder notre famille alors même qu’après l’accouchement, la loi française nous autorise à adopter notre propre enfant », a déclaré l’une des plaignantes. « Il est temps que la France sorte de cette hypocrisie ».

Changer la loi Bioéthique

Le couple avait saisi la CEDH en 2015 pour « une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ». L’hôpital n’avait pas répondu à leur demande d’information concernant une PMA avec insémination artificielle, justifiant que « la loi Bioéthique actuellement en vigueur en France n’autorise pas la prise en charge des couples homosexuels ». Une loi qui devrait être revue par le Parlement à l’automne 2018. Sur Twitter, l’avocate des jeunes femmes Caroline Mecary a interpellé le président de la République. « Emmanuel Macron doit maintenant faire ce qu’il a promis : ouvrir la PMA à toutes les femmes », a-t-elle déclaré.

09/02/2018

https://www.ouest-france.fr/

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31 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

rangoon (libération)

fr}homob

Birmanie Un premier défilé LGBT public à Rangoon

Des drapeaux arc-en-ciel au milieu des paillettes sur les pelouses d’un parc de Rangoun : la première édition publique du festival LGBT & Proud, qui a commencé samedi, a réuni quelque 6 000 personnes, venues assister dès le premier jour aux différents concerts de chorales, courses sur talons aiguilles ou lancers de sacs à main.

Après ce succès, la prochaine étape sera politique pour les militants locaux de l’égalité des droits : faire disparaître les lois discriminatoires contre les homosexuels, héritées de l’époque coloniale britannique.

29 janvier 2018

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28 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

manif pour tous à brest (divers genres)

kerinou

La présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, donnera une conférence publique à Brest (invitée par les Conférences du Ponant) jeudi 1er février à 20h30 à l’espace Saint Luc (rue Charles Moults).

La Manif pour tous ne peut s’arroger le droit de définir un « modèle familial universel ». Elle n’a pas le monopole de l’amour !

Rejoignez-nous donc au rassemblement pour la tolérance, à 19h30 au marché de Kerinou. Venez avec vos drapeaux, couleurs, pancartes… et votre bonne humeur! Nos amours sont plus forts que leur haine !

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04 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

journalistes lgbt (europe1)

Rodin_tele

Les journalistes LGBT dénoncent « un mois de sexisme, d’homophobie et de racisme » à la télévision

Lors d’une enquête, l’association des journalistes lesbiennes gay bi et trans a identifié « 17 séquences clairement LGBTphobes (…) dont six visant des personnes trans ».

L’étude cite également le chroniqueur d’ »On n’est pas couché », Yann Moix, lors de l’interview d’une femme trans.

L’Association des journalistes lesbiennes gay bi et trans (AJL) a relevé en novembre « plus de 50 séquences particulièrement discriminatoires ou problématiques » envers les minorités LGBT, les femmes et les musulmans, dans une étude dévoilée mercredi portant sur cinq talk-shows.

L’AJL a affirmé avoir visionné pendant un mois « 100 heures de programmes » parmi les émissions Quotidien (TMC), On n’est pas couché (France 2),Salut les Terriens – Les Terriens du dimanche (C8), L’Heure des pros (CNews) et C politique (France 5).  »Nous avons choisi ces programmes pour leur influence et leur popularité », a expliqué Clément Giuliano, co-président de l’AJL, lors d’une conférence de presse.

Lors de son enquête, l’association a identifié « 17 séquences clairement LGBTphobes (…) dont six visant des personnes trans », mais également 20 propos sexistes, neuf passages racistes et « huit cas de minimisation criante du harcèlement sexuel », dans une actualité marquée par l’affaire Weinstein.  »Même si nous sommes une association LGBT, on ne pouvait pas ne pas parler des propos racistes ou sexistes car cela participe du même mécanisme », a justifié Alice Coffin, membre de l’AJL.

« On rit beaucoup des minorités, mais pas beaucoup avec elles ». Dans ces talk-shows, « on rit beaucoup des minorités mais pas vraiment avec elles, on véhicule des clichés éculés ou on minimise la parole des femmes », a résumé Clémence Allezard, co-présidente de l’associa- tion. Dans L’Heure des pros, l’AJL pointe « la faible représentation des femmes » et relève notamment une séquence où l’animateur Pascal Praud remercie ses invitées par un « Mesdames » après avoir salué nommément chaque homme présent sur son plateau.

Yann Moix cité. L’étude cite également le chroniqueur d’On n’est pas couché, Yann Moix, interrogeant une femme trans : « Pourquoi la fréquentation des milieux homosexuels (…) si vous êtes une femme réellement à 100%? ». Cette question est « un sous-entendu » suggérant que « les personnes ‘normales’ n’auraient pas de raison de fréquenter des personnes ‘déviantes’ », estime l’AJL. Autre cas de transphobie relevé par l’enquête, l’animateur Thierry Ardisson dans Salut les Terriens demandant à l’animatrice brésilienne Cristina Cordula s’il doit l’appeler « monsieur ou madame », car selon lui c’est « la question que l’on se pose tous au sujet des Brésiliennes ».

« Un climat bienveillant » règne chez C Politique, note l’AJL, tandis que Quotidien ne constitue « pas un terrain hostile », selon Clémence Allezard, qui reproche cependant à l’émission animée par Yann Barthès de « rire des propos sexistes, homophobes et racistes sans jamais les nom-mer » ce qui « entretient une ambiguïté ». L’AJL a annoncé qu’elle allait solliciter les responsables des chaînes et des émissions et le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour « entamer une réflexion » sur le sujet.

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01 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

outre mer (seronet)

fr}homob

Droits sexuels Outre-mer : la CNCDH alerte

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a publié le 21 novembre un avis sur les violences de genre et les droits sexuels et reproductifs dans les Outre-mer. Avec ce document officiel, la CNCDH entend « alerter les pouvoirs publics sur les obstacles à la jouissance effective des droits sexuels et reproductifs et les dangers que ces difficultés font peser sur les femmes, les fillettes et les personnes LGBT dans les territoires ultramarins ».

Dans son dernier avis sur la situation des droits de l’homme dans les Outre-mer, la CNCDH dresse un constat qui n’est pas positif, loin s’en faut. En effet, rappelle l’institution : « les femmes, les filles et les personnes LGBT rencontrent des difficultés à bénéficier effectivement de leurs droits sexuels et reproductifs ».

Dans un communiqué qui accompagne la publication de cet avis, Christine Lazerges, présidente de la CNCDH, explique : « Les institutions sanitaires ultramarines et les acteurs associatifs constatent un nombre élevé de grossesses précoces, et, en certains endroits, une forte prévalence des infections sexuellement transmissibles. La situation déplorable en matière de santé sexuelle et reproductive, reflète, plus généralement, des contextes marqués par des taux élevés de violences faites aux femmes et d’un recours à la contraception très insuffisant. Malheureusement, les dispositifs de prévention et des soins existants sont insuffisants. Il est impératif d’atteindre l’ensemble des populations les plus isolées et les plus vulnérables dans les territoires ultramarins ».

Des préjugés sexistes et homophobes préoccupants

Que ce soit en raison de préjugés et de stéréotypes de genre, les sociétés ultramarines sont marquées par les violences à l’encontre des femmes, des filles et des personnes LGBT, explique la CNCDH. Ajoutée à l’isolement géographique et au manque de moyens humains et matériels, la vulnérabilité des femmes, des filles et des personnes LGBT les éloigne des dispositifs existants de santé sexuelle et reproductive.

L’avis consacre un de ses chapitres (pages 19 à 26) aux discriminations dont sont victimes les femmes et les personnes LGBT.

« La situation des personnes gaies, lesbiennes, bi et trans est préoccupante dans certains territoires ultramarins. Les LGBTphobies ressortent du même phénomène de sexisme fondé sur des rôles sociaux dépeints comme immuables et où la virilité est constamment valorisée. La figure de l’homosexuel masculin comme de la femme transgenre est perçue comme particulièrement subversive et les violences les visant sont légitimées. L’enquête KAPB sur les DFA (1) montre ainsi que 51,8 % des hommes et 45,7% des femmes y habitant considèrent l’homosexualité comme une « sexualité contre nature ». Ils sont respectivement 17,6 % et 13,3 % à trouver que c’est le signe d’un « problème psychologique grave ».

Evidemment, ce contexte a des répercussions en matière de santé. « Ainsi, le poids social de l’homophobie peut empêcher les personnes de vivre leur sexualité au grand jour : l’homo- sexualité, pour être acceptée, doit rester discrète, cachée. Ce rejet se traduit par un tissu associatif très réduit, et l’absence de lieux communautaires de sociabilité où les personnes puissent échanger et s’informer », précise l’avis. « En conséquence, les personnes homo- sexuelles, tout comme, plus largement, les personnes ayant des relations sexuelles avec des personnes de même sexe, mais qui ne  se définissent pas comme homosexuelles constituent un public plus difficile à atteindre pour les actions de prévention ». « Les rencontres se passent lors de soirées privées, ou via des rendez-vous fixés par des échanges en ligne, anonymes et exposant les personnes à des violences éventuelles. Dans ces conditions, et compte tenu de l’opprobre pesant sur l’homosexualité et la transidentité, presque aucune plainte n’est déposée, les victimes n’osant pas dénoncer les discriminations ou les violences dont elles sont victimes », écrit la CNCDH.

Point important, dans son avis, la CNCDH dénonce l’attitude particulière de certain-e-s élu-e-s et leur responsabilité dans le climat LGBTphobe ainsi créé.

« La CNCDH s’inquiète de l’irresponsabilité avec laquelle certains élus ultramarins font état de leur hostilité à l’égard de l’homosexualité ; certains de ces propos  étant assimilables à des appels à la haine. Cet opprobre diffus qui vise l’homosexualité,  combinée à l’exiguïté de sociétés insulaires dans lesquelles « tout le monde se connaît », contraint les personnes ayant des relations homosexuelles à vivre leur sexualité « anba fèy » – sous la feuille –, c’est-à-dire dans l’anonymat. Concernant les personnes trans, les informations sont encore moins nombreuses, note la CNCDH. Cette dernière regrette d’ailleurs que les « enquêtes KABP n’aient pas pris en compte la transidentité, d’autant que cette population est particulièrement vulnérable et présente une très forte prévalence au VIH en métropole. Les personnes trans semblent cependant commencer à  être plus visibles, notamment à la Réunion, où l’association Rive a monté un groupe d’information avec des personnes concernées ».

D’autres facteurs sont avancés pour expliquer la persistance et l’importance des discriminations sexistes, homophobes ou transphobes.

« Plusieurs interlocuteurs de la CNCDH ont souligné le rôle à ne pas négliger de certaines communautés religieuses dans les freins à la contraception. En Guyane, des églises évan-géliques, ainsi que certains prêtres de l’Eglise catholique véhiculent un message de dissuasion concernant l’utilisation de la contraception », dénonce l’avis. « Le poids de la religion peut aussi expliquer en partie le rejet dont sont victimes les  personnes homosexuelles et trans. Cette même enquête [KAPB DFA, ndlr] montre en effet que les personnes pour qui la religion a beaucoup d’importance, sont 78,3 % (hommes) et 67,2 %  (femmes) à considérer l’homo-sexualité comme « contre nature » ou comme signe d’un problème psychologique grave, contre 54,3 % des hommes et 31,5 % des femmes qui accordent peu d’importance à la religion.

Renforcer la prévention et mieux accompagner les victimes de violences de genre

Avec plus d’une vingtaine de recommandations, la CNCDH alerte sur l’ampleur du phénomène. Renforcer la prévention et l’éducation à la sexualité est nécessaire, notamment en milieu scolaire, à condition que de telles actions soient adaptées aux spécificités locales, préconise l’institution. Il faut également améliorer l’accessibilité de l’offre de soins de proximité et en garantir la continuité pour les victimes de violences de genre. La situation étant rendue particulièrement critique par la faiblesse du tissu associatif, la CNCDH invite les pouvoirs publics à soutenir davantage les associations et les petites structures locales. Enfin, il faut permettre la détection systématique des violences, encourager les victimes à porter plainte et renforcer la réponse pénale.

(1) : Il s’agit d’une enquête sur les connaissances, attitudes, croyances et comportements (KABP en anglais : Knowledge, Attitudes, Practices and Behaviour) face au VIH/sida, menée une première fois aux Antilles et en Guyane en 2004, puis reconduite en 2011.

jfl-seronet  28 Décembre 2017

https://www.seronet.info/

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20 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

censure usa (tv5 )

trump

Aux Etats-Unis, Trump censure les mots et ne veut plus voir les « fœtus », les « transgenres » et autre « diversité »

 » Fœtus « ,  » transgenre « ,  » diversité « ,  » vulnérable »  font partie des  sept mots qu’il est désormais interdit d’utiliser dans les documents officiels de l’Agence de santé américaine.  La novlangue du Président américain semble se mettre en place. En particulier ceux qui ont trait aux genre féminin. Scientifiques et ONG crient au scandale. En toutes lettres.

Les journalistes, c’est bien connu, sont d’incorrigibles fouineurs. Ceux du Washington Post particulièrement. Ce sont eux qui ont révélé cette affaire. Elle prêterait à sourire tant elle semble grotesque s’il elle n’entrainait pas, de facto, des suites potentiellement dramatiques pour les personnes concernées.L’Agence de santé américaine vient en effet de recevoir une liste de mots ou expressions qu’il sera désormais interdit d’utiliser dans les documents officiels dans le cadre de l’élaboration du budget pour 2019. Quels mots ?  » Fœtus « ,  » transgenre « ,  » diversité « ,  » vulnérable « ,  » presta- tion sociale « ,  » fondé sur des données concrètes  » et  » fondé sur la science « .

Sept mots jugés « controversés »

Sept mots désormais bannis par l’administration Trump car jugés « controversés ». Ce sont les cadres de l’Agence de santé américaine qui regroupe les centres pour le contrôle et la préven- tion des maladies (CDC) basée  à Atlanta qui en ont été informées à l’issu d’un briefing de 90 minutes. Le porte-parole du ministère de la Santé, Matt Lloyd, a répondu au journal que les autorités sanitaires « continueront à utiliser les meilleures preuves scientifiques disponibles pour améliorer la santé des Américains ».  Mais sur Twitter, des scientifiques ont aussitôt répliqué.

Jess Phoenix, vulcanologue, écrit, acide  : « Devinez quoi : la science EST fondée sur des données concrètes et les CDC ne devraient pas émettre de recommandations basées sur des ‘souhaits.’ » Elle juge aussi ridicule d’« interdire les mots transgenre, fœtus, diversité, etc. » et explique que « bannir quelque chose ne suffit pas à réfuter son existence »

Une réorientation sémantique loin d’être innocente

Comment financer un programme de recherche, désormais sans nom, quand il s’avère impos- sible de contourner les mots interdits ? Et les choses ne trainent pas. Déjà, on constate le retrait  par le ministère de Santé de pages Web à propos d’informations sur les services LGBT ( Lesbiennes, gays, bisexuels et trans).  Ce qui a aussitôt fait réagir L’association de défense des droits de l’homme Human Rights Campaign.  Elle dénonce «  L’effort de l’administration Trump-Pence pour éliminer des communautés entières de son vocabulaire rappelle le moment où le gouvernement a essayé d’ignorer la réalité de la crise #HIV et #AIDS. »

Dans certains cas, les analystes ont reçu quelques phrases alternatives. Ainsi, au lieu de « fondée sur la science » ou « fondée sur des preuves », la phrase suggérée est  » Le CDC base ses recommandations sur la science en tenant compte des normes et des souhaits de la com- munauté« . Mais le plus inquiétant n’est pas là. Aucun mot de remplacement n’a été immédiate- ment proposé pour « foetus », « transgenre », « vulnérable » et « prestation sociale ». Une nouvelle offensive contre les LGBT, déja perçus  comme une menace pour la sécurité nationale.

La novlangue de Trump bientôt en place ?

En août dernier,  Le Guardian publiait une série de mails internes où il apparaissait que Donald Trump souhaitait censurer le terme « changement climatique ». Il demandait d’utiliser, à la place,  le terme « d’extrêmes météorologiques ». Il n’est pas défendu de penser à l’univers de Georges Orwel dans « 1984″ et son redoutable  « novlangue ».L’écrivain américain (Non britannique! Note du blog) expliquait le concept : « La novlangue était destiné, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but.  (…) la fonction spéciale de certains mots novlangue comme antipensée, n’’était pas tellement d’’exprimer des idées que d’’en détruire. On avait étendu le sens de ces mots, nécessairement peu nombreux, jusqu’à ce qu’’ils embrassent des séries entières de mots qui, leur sens étant suffisamment rendu par un seul terme compréhensible, pouvaient alors être effacés et oubliés. (…) D’’innombrables mots comme : honneur, justice, moralité, internationalisme, démocratie, science, religion, avaient simplement cessé d’exister. Quelques mots-couvertures les englobaient et, en les englobant, les supprimaient. » Enfin,  le compte Twitter de dictionary.com, un dictionnaire en ligne, a judicieusement publié la définition du mot « vulnérable » : « capable ou susceptible d’être blessé, par une arme par exemple. Egalement vulnérable : la langue ». A toute fin utile ? Parce qu’il reste à espérer que le président américain n’établisse pas une liste de livres à brûler…

Frantz Vaillant 19.12.2017

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30 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

rennes pma

rennes

Actuellement, en France, la PMA est seulement accessible aux femmes en couple et/ou mariées avec un homme, qui prouvent d’une vie commune de plus de 2 ans et de difficultés à avoir un•e enfant…

STOP À CETTE DISCRIMINATION !

NOUS EXIGEONS DONC SANS PLUS ATTENDRE L’OUVERTURE DE LA PMA (Procréation Médicalement Assistée) A TOU•TE•S (couple de femmes, femmes célibataires et personnes trans) SANS CONDITIONS !

Pour cela venez nombreux•ses au rassemblement

DIMANCHE 10 DÉCEMBRE À 14H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE à RENNES.

Un stand d’information sur la PMA se tiendra tout l’après-midi place de la République et des porteur.se.s de paroles animerons la place en faisant réagir les passant.e.s.

PLUS D’INFOS SUR LA PMA :

https://www.sos-homophobie.org/guide-pratique/assistance-medicale-la-procreation-amp-ou-pma

https://www.sos-homophobie.org/ouverture-de-la-procreation-medicalement-assistee-pma-toutes-les-femmes-questionsreponses

CONTACT :
delegues-bretagne@sos-homophobie.org

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30 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (alternative libertaire)

pma

La PMA pour toutes : c’est reparti pour un tour ?

L’annonce par le gouvernement de l’ouverture en 2018 de la PMA aux couples de deux femmes et aux femmes seules a déjà entrainé l’accaparement de l’espace médiatique par les réacs de la Manif pour tous.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé le 12 septembre que le gouvernement ouvrirait en 2018 la PMA aux couples de deux femmes ainsi qu’aux femmes seules.

Etendre ce droit au-delà du couple hétérosexuel était une promesse de campagne de Macron.

On se souvient malheureusement qu’en 2012-2013, quand Hollande et son gouvernement avaient timidement ouvert le mariage à tous les couples, toutes les voix conservatrices et homophobes du pays s’étaient unies sous la bannière de la Manif pour tous, qui avait atteint une capacité certaine à peser dans le débat public.

Déjà, le gouvernement avait promis la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes, mais avait reculé face au lobbying agressif de la Manif pour tous.

Le débat avait ouvert une boîte de Pandore, et les homophobes s’étaient crus autorisés à déverser leur haine dans l’espace public. Comment aurait-il pu en être autrement ? Les débats avaient traîné en longueur, le gouvernement avait repoussé l’examen de la loi et multiplié les déclarations «  d’apaisement  » qui ne servaient en fait qu’à conforter les réactionnaires [1].

Ménager les conservateurs

Un scénario semblable se profile avec l’annonce de Schiappa. En effet, dès que l’information a commencé à tourner, la Manif pour tous et ses copains ont accaparé l’espace médiatique au son d’arguments tantôt homophobes, tantôt soi-disant protecteurs des femmes (en réalité paternalistes). La brèche est ouverte.

Macron considère que la manière dont ont été menés les débats sur le mariage pour tous est une des «erreurs fondamentales  » du quinquennat précédent, et souhaite «parler et partager les désaccords» afin de ne pas «humilier» les opposants.

Mais qui est humilié.e  ?

Qui est agressé-e verbalement et physiquement dans la rue  ? Qui est viré.e de chez lui ou elle à l’adolescence car ses parents ont découvert son homosexualité  ? Qui est discriminé.e à l’embauche à cause de son orientation sexuelle  ? Les personnes lesbiennes, gays, bi. Quand il s’agit de casser le Code du travail, Macron veut légiférer rapidement mais quand c’est pour l’égalité des droits, le temps est plutôt à la lenteur et à la liberté d’expression pour toutes les haines et intolérances.

Nul doute que Macron souhaite s’octroyer les grâces des personnes lesbiennes, gays, bi, trans (LGBT) tout en ménageant les conservateurs. La Manif pour tous dit le tenir en horreur, ayant milité pour Fillon pendant la campagne présidentielle, mais ils savent qu’ils ont de puissants relais au sein du gouvernement. Des ministres sont proches de la Manif pour tous (Darmanin et Lemoyne par exemple).

Entraver les avancées sociales

Schiappa a déjà rétropédalé, annonçant que 2018 ne serait que l’année où un calendrier serait fixé, tandis que Collomb estime le sujet «  non prioritaire  ». La communauté a donc dû subir un nouveau flot d’injures de la part de la Manif pour tous pour… rien  ! Macron ne donnera aucun droit gratuitement, et cet épisode n’est qu’un avant-goût du rapport de force qui attend les militantes et militants LGBT. Comme toujours, c’est dans la rue que se gagneront de nouveaux droits !

Adèle, (AL Montreuil) 29 octobre 2017

http://alternativelibertaire.org/

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (regards)

pma

La PMA à l’épreuve de l’écologie patriarcale

Repoussé à 2018 par le gouvernement, le débat sur la PMA pour les lesbiennes et femmes seules est le symbole d’une domination de la parole masculine médiatique et politique, mais également du renforcement d’une écologie conservatrice inquiétante.

Au sein de cette famille recomposée qu’est l’actuel gouvernement, les dissensions grondent lorsque surgit le sujet de la PMA. Sous l’œil jupitérien et paternaliste du président, les précau- tions et affectations d’évolution d’Édouard Philippe quant à l’autorisation de la PMA pour tout(e)s dans L’Émission politique, les récentes sorties absurdes de Gérard Collomb ou encore les tweets humanistes de Marlène Schiappa nourrissent le jeu médiatico-politique d’informa-tions, sinon contradictoires, en tous les cas indicatives des réticences du gouvernement à se saisir véritablement des enjeux de la PMA.

L’annonce, courant septembre, de la ministre des Droits des femmes sur la tenue d’états généraux de la loi de bioéthique fin 2018 a été autant une manifestation de la réticence prési- dentielle que de la poigne du père politique sur ses ministres. « Elle sera adoptée avant la fin du quinquennat, c’est un engagement du président », promettait Marlène Schiappa le 17 sep- tembre sur France TV. Une annonce cependant sans garantie au regard de l’enfouissement programmé de la mesure, qui était plutôt le signe des reculades et des oppositions au sein du gouvernement et de LREM.

Approximations et contrevérités médiatiques

Ces reculades sont révélatrices de la prégnance et du pouvoir de la parole masculine au sein du gouvernement Macron, en particulier lorsqu’il s’agit de s’attarder sur les droits des femmes et des minorités. Elles participent aussi d’une exclusion des premières concernées par le droit d’accès à la PMA pour toutes, à savoir les lesbiennes en couple et les femmes seules.

Confrontée aux couardises politiques du gouvernement, cette mesure de « justice sociale » (telle qu’aime à la présenter Marlène Schiappa), avait été diabolisée et vite enterrée lors des débats pour le Mariage pour tous 2012-2013. Des débats qui avaient permis l’enfantement en toute impunité de la Manif pour tous, et favorisé notamment l’explosion des violences LGBT phobes dans l’espace public et médiatique.

Comme en 2012-2013 donc, le terrain médiatico-politique cultive approximations et contre- vérités, reléguant dans les marges les porteuses d’expertise à même de défendre la mesure. L’Association des journalistes LGBT dénonçait ainsi la composition profondément biaisée des plateaux de télévision et de radio (allant de France 5, Europe 1 à Arte), opposant la Manif pour tous au gouvernement.

« Les grands médias ne pensent pas à inviter les lesbiennes, c’est souvent l’aide de féministes chroniqueuses en plateau qui nous permet d’être présentes », explique Alice Coffin, militante et co-présidente de l’AJL. La militante met aussi en avant la confusion volontairement entretenue entre PMA et GPA, faisant de cette dernière un levier d’attaque sur la première alors que celle-ci « n’a jamais été au programme du gouvernement et n’a rien à faire dans le débat ».

npa

Reprendre la main sur les débats

Cette confiscation de la parole n’est évidemment pas sans conséquence sur la teneur des échanges. La structure même du débat autour de la PMA réduit à peau de chagrin à la fois la question de l’égalité des droits LGBT, mais également la liberté des lesbiennes d’élargir le débat sur les questions de parentalité. « Avec la façon dont s’organise le débat sur la PMA, on subit à nouveau ce qui s’est joué sur le Mariage pour tous pendant le quinquennat précédent. Il devient alors compliqué de trouver une façon de la défendre, et nécessaire de ne pas se retrouver avec un agenda fixé sur cette seule revendication », explique la militante et blogueuse Gwen Fauchois.

À condition que leur soutien ne participe pas de l’invisibilisation des revendications des lesbiennes avec la réouverture d’une discussion sur la GPA…

La mobilisation des hommes gays cisgenre demeure quant à elle un grand point d’interro-gation. «Ce qui m’épate, ce sont ceux qui nous disaient qu’on ne devait pas parler de la PMA pendant le mariage pour tous, et qui veulent à présent parler de la GPA en avançant qu’il faut profiter de ce débat-là… », note Alice Coffin. « Ils étouffaient les revendications lesbiennes à l’époque, et voudraient à présent profiter de ces discussions pour en faire émerger une autre», ajoute-t-elle avant d’ironiser: «Si, à défaut de solidarité, on pouvait au moins ne pas arriver à avoir des bâtons dans les roues de la part de nos alliés, ce serait bien».

Ces difficultés disent non seulement l’urgence pour les femmes concernées de reprendre la main sur les débats, mais également la primauté de la parole masculine au sein des écosystèmes politiques comme militants.

autoc-pma

L’écologie des pro-papas

Or la question d’une écologie patriarcale est bien au centre des débats et de l’argumentaire fantasmagorique de beaucoup d’opposants à la PMA. La récente campagne #PMAsanspère et #EnfantsOGM de la Manif pour tous, apparue dans l’espace public il y a quelques jours, dessine les contours d’une pensée plus systémique. Épandus comme du Round-up sur des terres agraires, les slogans et petites phrases résonnent facilement dans l’imaginaire collectif. Des expressions comme « PMA sans père » sont reprises allègrement par politiques et journalis- tes sans que ce fantasme du père, ou de son absence, soit véritablement discuté ou (psych) analysé.

De même, « ils articulent un discours d’opposition aux droits des femmes ou des gays sur la base d’une articulation d’un retour vers la nature et vers l’authenticité », considère Gwen Fauchois. Cet argumentaire déjà utilisé en 2013 fait les beaux jours de la revue Limite et des analyses conservatrices et LGBTphobe de sa rédactrice en chef Eugénie Bastié, régulièrement sollicitée par les médias (Figaro en tête). Celle-ci n’est cependant pas la seule incarnation de cette écologie jonglant sur un lexique écolo-anticapitaliste en comparant des enfants à des OGM ou en assénant « la marchandisation des corps » comme point final de toute discussion.

Tout aussi symptomatiques sont les prises de positions de José Bové sur la chaîne catholique KTO, qui rejoignait ainsi les considérations du biologiste et membre d’Attac Jacques Testart, désormais invité favori de Limite. Les mouvements écologistes et anticapita- listes français, souvent empêtrés dans leurs difficultés à penser la révolution écologiste en l’articulant aux apports de problématiques LGBT ou décoloniales, devront sortir de cette ambiguïté et lutter contre cette récupération nauséabonde. À condition que les discussions s’engagent entre militant(e)s…

http://www.regards.fr/

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11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (tv5)

un papa une maman
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OGM / bébés PMA, même combat : nouvelle campagne et nouvelle polémique pour la Manif pour tous

Des milliers de manifestants avaient défilé le dimanche 2 février 2014 à Paris et à Lyon à l’appel du mouvement La Manif pour tous, pour protester contre la légalisation du mariage gay en France.

En France, Marlène Schiappa a demandé le retrait de la campagne de la Manif pour tous, comparant les bébés nés d’une FIV à des légumes OGM. Cette campagne fait suite à l’annon- ce début septembre 2017 par la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les  hommes, de futures discussions pour ouvrir la PMA à toutes les femmes, célibataires ou en couple lesbien.

« Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?« , voilà donc le slogan lancé par le collectif de la Manif pour tous, début octobre 2017 sur son tout nouveau site internet pma- gpa.fr et compte Twitter. On y voit un bébé entouré de poireaux, tomates, aubergines ou oignons, accompagnés des hashtags #NoGPA et #NoPMAsansPère .

Colère de Marlène Schiappa qui a réclamé, ce week-end, le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». Samedi 7 octobre 2017, elle tweetait : « Comparer les bébés nés après FIV ou insémination, à des légumes OGM est profondément offensant pour les enfants et leurs familles. Retrait ». Dans une autre publication sur le réseau social, la membre du gouvernement déclare que « les familles monoparentales sont aussi stigmatisées par cette campagne. Nous sommes au XXIe siècle. Il n’y a pas un modèle unique de famille ».

En septembre dernier, Marlène Schiappa avait confirmé la volonté du gouvernement de débattre de l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes lors d’états généraux de la bioéthique qui pourraient se tenir à la fin de l’année 2018. La PMA regroupe les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et aider un couple infertile ou une femme à avoir un enfant. Elle est exclue pour l’heure aux femmes célibataires et homosexuelles.

La GPA, la gestation pour autrui, soit le fait d’avoir recours à une « mère porteuse » qui met au monde un enfant pour le compte d’un couple tiers et interdite en France, se retrouve quasi-systématiquement associée au débat sur la PMA. « La GPA n’est pas à l’ordre du jour » et ne sera « pas proposée par le gouvernement au cours de ce quinquennat », avait rappelé Marlène Schiappa, dénonçant les amalgames faits volontairement entre les deux termes par certains opposants à la PMA pour créer la confusion.

Au printemps dernier, dans le magasine Têtu, le président Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, s’était clairement opposé à la légalisation de la Gestation pour autrui en France, mais en se montrant favorable en revanche à une reconnaissance des enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

Un faux procès, selon la Manif pour tous

Le mouvement né de la lutte contre le mariage gay, pas désarmé par la polémique (au con- traire?) ne compte pas retirer l’affiche qui fait scandale. Il répond via un communiqué, posté sur les réseaux sociaux, à Marlène Schiappa, lui demandant même de la rencontrer directement. La Manif réclame l’ouverture d’« un dialogue réel pour clore une polémique virtuelle ». « La Manif pour tous dénonce le faux procès dont elle est victime. Jamais aucun enfant n’a été comparé à des légumes OGM », écrit le mouvement, ajoutant qu’elle « tend la main » à Marlène Schiappa pour « mettre un terme aux calomnies et caricatures »

En 2014, 25 208 enfants sont nés d’une PMA, selon l’Agence de biomédecine. Cela représente environ 3% des naissances en France. Environ 350 000 bébés sont conçus chaque année par FIV, ce qui représente 0,3 % des 130 millions d’enfants qui naissent dans le monde, selon les estimations de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie.

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Les Français en majorité favorables

Dans un sondage récent de l’Ifop, au moins 64% des Français se disent favorables à l’ouver- ture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens. L’évolution est marquante depuis 1990, quand à peine 24% de personnes interrogées se déclaraient en faveur de la PMA pour « les couples homosexuels féminins », la catégorie qui divise le plus, rappelle l’Ifop. Cette proportion était passée à 47% en janvier 2013, avant le vote de la loi Taubira sur le mariage pour tous, puis à 59% en août 2016.

Fin juin, le Comité consultatif national d’éthique s’était prononcé en faveur de cette mesure, qui sera proposée par le gouvernement dans le cadre d’états généraux de la bioéthique en 2018. Déjà dans un rapport publié en 2001, la majorité des membres du même comité jugaient qu’ «une femme isolée ou un couple de lesbiennes devaient avoir leur chance si toutefois l’équipe de médecins appréciait favorablement leur demande».

«La limitation, à certains groupes de personnes, de l’accès aux bénéfices de la PMA est discriminatoire et exprime un respect insuffisant pour d’autres formes de vie», pouvait-on lire alors. Ainsi, la France pourrait rejoindre la liste des pays européens qui autorisent déjà la PMA à toutes les femmes : la Finlande, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et la Croatie.

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PMA pour toutes, nouveau débat national ?

L’annonce de Marlène Schiappa en septembre a remis ce débat sur la table. Charlie Hebdo en faisait sa Une, en publiant en couverture un dessin signé Riss. On peut y voir une caricature d’Emmanuel Macron, enceint d’un enfant, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre « PMA/GPA, il va faire des horreurs ». Ce qui avait provoqué une levée de boucliers des associations et militants LGBT .

Selon ses opposants, l’ouverture de la PMA entraînerait forcément celle de la GPA. C’est d’ailleurs l’un des arguments repris par Gérard Biard, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo dans son édito au vitriol contre ces pratiques : «Comment imaginer un instant que les couples masculins ne diront pas : et nous ?». La France serait donc «obligée» de libéraliser la GPA «avec son cortège de ventres-pondeurs, de parents-consommateurs et d’enfants-produits», s’insurge-t-il.

« La procréation n’est pas un droit mais une fonction biologique, poursuit-il, on peut décider ou non de s’en servir on peut traiter médicalement ses dysfonctions éventuelles ou y pallier, mais l’exiger au nom de la « justice sociale » comme le revendique Marlène Schiappa est parfaite- ment absurde. Sauf à considérer qu’il y a bien un « droit à l’enfant » ou plutôt un droit à produire un enfant et que l’on veut absolument quel qu’en soit le prix promouvoir une société où un gosse, c’est comme une Rolex, si on n’en pas un à 40 ans, on a raté sa vie. »

Dans le Figaro, la sociologue Nathalie Heinich avait également alimenté le débat.
« En ce qui me concerne, j’ai toujours voté à gauche, ma seule religion est l’attachement à la laïcité, et je n’ai aucune passion pour l’institution familiale. Or c’est au nom de mes convictions, et non pas contre elles, que j’estime que ce qui est prioritaire aujourd’hui dans la défense des plus faibles en Occident, ce n’est pas tant la lutte contre les discriminations homophobes (qui a, heureusement, largement porté ses fruits, en tout cas sur le plan juridique), mais plutôt la défense des enfants nés ou à naître, et des femmes que la pauvreté pousse à faire de la gestation un service payant. C’est cela pour moi, le combat progressiste. »

Enfin, pour le philosophe Michel Onfray, cette proposition (d’ouvrir la PMA à toutes les femmes) repose sur une «fiction idéologique», sur l’idée fausse que «la nature n’existe pas et que tout est culture: qu’il n’y pas de sexe, pas d’homme, de femme, d’hormone femelle, d’hormane mâle, que les testicules et les ovaires n’existent pas non plus.». «Au nom de l’égalité, nous allons vers la prolétarisation des utérus des femmes les plus pauvres», conclut-il. (source Michel Onfray TV)

« Les fachos sont de retour »

Avec cette nouvelle campagne de la Manif pour tous, le dossier GPA pour toutes prend une nouvelle dimension, le mouvement cherche évidemment à choquer les esprits et à marquer des points du côté des milieux conservateurs voire ultra. Pour le député PS Luc Carvounas , interviewé par Europe1, «Les fachos sont de retour» . «Avec l’outrance que l’on connaît. Vous savez au moment du mariage pour tous, qu’est-ce que j’ai eu dans la tête, dans la tronche, par la fachosphère parce que je suis homosexuel. Donc là, recommencer à voir ce genre de choses… Ça suffit quoi!». «On donne caution à ces gens-là et ils alimentent la fachosphère. Ça suffit ! Pour le coup, (Marlène) Schiappa, elle a raison de demander le retrait de ce type d’affiches», a-t-il ajouté.

 «Pour des gens qui prétendent défendre l’intérêt des enfants, c’est assez cocasse cette manière comparer ceux qui sont nés par FIV à une ratatouille OGM », a pour sa part commen- té dans son coup de patte, la journaliste-chroniqueuse Nadia Daam, également sur Europe 1. «Ça vaut aussi pour les 2,5 millions de petits Français qui vivent dans une famille monopa-rentale. C’est le cas de ma fille qui a été ravie d’apprendre qu’elle était une carotte et qui a refusé de manger sa soupe hier soir en prétextant que ce serait du cannibalisme. »

10 oct 2017

http://information.tv5monde.com/

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