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25 août 2013 ~ 0 Commentaire

Supposée reconnaissance d’un troisième sexe par l’État allemand : des risques à considérer (+ Rue 89)

Supposée reconnaissance d’un troisième sexe par l’État allemand : des risques à considérer (+ Rue 89) dans LGBT uno_nella_25-01-09

Ces derniers jours plusieurs journaux européens publient des articles titrés : Allemagne, premier pays européen à reconnaître un troisième genre.

L’Organisation Internationale Intersexe Francophonie joint sa voix à celles de l’OII-Allemagne et de l’OII-Europe et tient à apporter d’importantes précisions au sujet de ces articles mal documentés et pour le moins erronés !

Cette nouvelle loi allemande ne consiste en aucun cas en la création d’un troisième genre ni en une reconnaissance quelconque des droits humains des personnes intersexes au respect de leur intégrité physique ainsi que de leur auto-détermination.

Cette loi indique plutôt que les enfants considérés par les médecins comme non proprement « garçons » ou « filles » ne peuvent être classés comme tels dans le registre des naissances. Il ne s’agit donc pas d’une création d’un troisième genre au sein du statut civil, mais bien d’une pratique instaurant une mise « hors sexes » de certaines personnes, et ce d’après le seul jugement des médecins qui conservent leur autorité en matière d’assignation des sexes.

Malgré le fait que des enfants aient des corps différents dont les traits sexués sont distincts de quelconque problème de santé, le milieu médical impliqué dans leur prise en charge persiste à les décrire comme des maladies, des anomalies, des désordres ou des troubles. L’angle négatif sous lequel les médecins annoncent l’intersexualité des enfants à leur parents, l’autorité dont ils jouissent en matière de désignation du sain et du malsain, ainsi que la possibilité dont ils disposent toujours de les assigner par la chirurgie et l’hormonothérapie exercent déjà conjointement une vive pression sur les parents pour qu’ils acceptent le bris de l’intégrité physique de leur enfant.

Dans un contexte où les droits humains des personnes intersexes ne sont pas reconnus, semblable loi ne mène qu’à une mise hors-statut pour une période de temps indéfinie, ce qui a pour effet d’accentuer la pression à la normalisation des corps des enfants intersexes.

Cette mesure de non inscription du sexe à l’état civil existe déjà dans de nombreux pays, pour des périodes de temps définies. Pour la France, il s’agit d’une période de deux ans à l’issue de laquelle une détermination doit être effectuée. De fait, cette absence de statut sexuel de l’enfant n’a pas mené à un abandon ou un relâchement des pratiques mutilantes, mais bien à leur poursuite. Les médecins ont souvent mobilisé l’argument de l’impossibilité de l’acceptation sociale et du développement positif des enfants intersexes auprès des parents pour qu’ils acceptent leur normalisation non-consensuelle.

Cependant il existe des alternatives comme celle choisie par la Suisse qui a fait le choix de ne plus mutiler les enfants intersexués et de reconnaître leur auto-détermination. Il n’est possible de procéder aux opérations que si et quand l’enfant le demande, et ce lorsqu’il est en age de le formuler. En attendant, l’enfant est déclaré dans le sexe le plus probable à l’état civil et des mesures sont prises pour qu’il puisse changer de sexe administratif facilement s’il le demande.dimanche 25 août 2013 – 08h21

Communiqué de presse de l’organisation internationale des intersexes, branche francophonie

http://oiifrancophonie.org/231/comm… 20 août 2013

« Nous, les intersexes, voulons qu’on laisse nos corps tranquilles » (Rue 89)

Vincent Guillot est à l’origine du mouvement Intersexe en francophonie et porte-parole de l’Organisation internationale des intersexes (OII). Il nous a écrit à la suite de l’article « Allemagne : ni féminin, ni masculin, le troisième genre bientôt reconnu » afin de nous prévenir qu’une interprétation rapide nous avait laissé penser qu’il s’agissait d’une victoire alors que pour lui et une partie du mouvement Intersexe, cette nouvelle loi est au contraire une défaite. Nous l’avons réinterrogé pour faire le point sur les revendications de ces personnes qui ne revendiquent pas l’appartenance à un « troisième genre », mais simplement le respect de leur intersexuation.

Rue89 : Pourquoi la création d’une troisième case dans les registres d’état civil allemands n’est pas une bonne nouvelle selon vous pour la reconnaissance des intersexes ?

Vincent Guillot : Le mouvement Intersexe est divisé sur le sujet de la déclaration du sexe administratif mais très majoritairement pour garder le binarisme homme/femme et faire comme cela se passe en Suisse : le droit à l’autodétermination et l’arrêt des opérations non consenties. Là bas, on vous dit : « Vous avez un enfant différent et on va vous accompagner. » En Allemagne, les parents préféreront déclarer leur enfant comme homme ou femme plutôt que de le mettre dans une classe à part et faire de lui un « paria », pour reprendre les mots du juriste Jean Carbonnier. Il reste insupportable que votre enfant n’ait pas de sexe administratif, car on entre dans l’humanité par la déclaration à l’état civil qui passe par le sexe, donc cette nouvelle possibilité va pousser à accélérer l’opération. Une autre partie importante du texte qui modifie l’état civil allemand est que pour certaines catégories d’intersexes (l’hyperplasie congénitale des surrénales : ces personnes ne sont pas considérées comme des intersexes mais comme des « filles ratées »), on inscrit dans le droit les mutilations. Ce qui veut dire que les parents ne pourront pas s’opposer aux opérations, ou plus rarement, et que ceux qui ont été mutilés ne pourront plus attaquer leurs médecins.

Les médias mettent à tort les revendications des intersexes dans le même bain que celles des personnes transsexuelles ?

Oui, et les intersexes dans leur grande majorité ne sont pas des militants « queer ». Ils dissocient leurs revendications de celles des tenants des études de genre. Les « trans » sont en demande d’opération ou de changement de perception sociale de leur genre. Il peut arriver néanmoins que les Intersexes qui ont été transformés en filles ne se vivent pas comme des femmes, ou inversement. Nous, on veut juste qu’on laisse nos corps tranquilles : on ne touche à rien tant que la personne n’est pas en capacité de s’autodéterminer. Mais la plupart du temps, leur corps leur convient. L’intersexuation n’est ni une maladie, ni un handicap, c’est juste être différent. Bien le vivre est donc pour moi une force, pas une faiblesse.

En France, comment cela se passe-t-il pour les naissances d’enfants de sexe indéterminé ?

Il est déjà possible de ne pas déclarer de sexe administratif à la naissance. La circulaire du 28 octobre 2011 le précise dans son article 55 [PDF] : « Il peut être admis qu’aucune mention sur le sexe de l’enfant ne soit initialement portée sur l’extrait de naissance.  Mais la situation doit être résolue dans un délai d’un ou deux ans. Dans la réalité, les parents se font extorquer l’opération par les médecins, donc c’est une mutilation en dehors de tout cadre légal.

Comment est-il décidé de donner le sexe féminin ou masculin ?

Selon les situations, soit les médecins savent fabriquer un pénis qui saura pénétrer un vagin et uriner debout, et ils feront un garçon, soit ils ne savent pas et trouvent plus simple de couper et de fabriquer un vagin pour faire une fille. C’est cela qui décide de l’opération, pas les chro- mosomes. La plupart du temps, on fabrique des filles car c’est plus simple de couper un clitoris trop grand. Cela s’appelle une excision, pratiquée par des médecins pour des raisons sociales et non religieuses, et pas encadrée par la loi !

A-t-on des chiffres sur les personnes concernées et les opérations ?

Non, il n’y a pas de chiffres officiels, mais la spécialiste Claire Nihoul-Fékété, professeure émérite de chirurgie infantile, a parlé sur France Culture de 8 000 naissances par an et de 2 000 enfants opérés. Mais attention, chaque nourrisson sera opéré plusieurs fois. J’ai rencontré une personne opérée 100 fois et de nombreuses avec plusieurs dizaines d’opérations. Moi, j’ai eu de la chance, je n’ai été opéré « que » dix fois.

Vous pouvez raconter votre histoire personnelle ?

L’obstétricien a dit à ma mère : « C’est bizarre, mais on le déclare garçon et on verra quand il aura l’appendicite », car à l’époque l’imagerie médicale n’existait pas encore. Quand ils ont ouvert parce que j’avais l’appendicite, ils n’ont rien noté dans mon dossier médical. J’avais une partie d’utérus, un vagin, j’avais les deux, peut-être pas d’ovaires. Ils ont retiré tout ce qui était fille et ont construit une verge et ajouté de la testostérone pour me viriliser. J’ai passé l’enfance à l’hôpital sans rien savoir. Pour mes parents, j’étais un garçon qu’il fallait réparer. Puis je suis devenu père par insémination artificielle avec donneur anonyme. Comme n’importe quel couple stérile ! La parentalité intersexe n’est pas plus problématique que pour un couple infertile.

Vous dites qu’on peut vivre très bien en restant intersexe, comment le savoir ?

Comment le savoir ? En nous le demandant ! Nous rencontrons depuis plus de dix ans que l’OII existe des milliers d’Intersexes à travers le monde, et nous sommes frappés de la différence de vécu entre les personnes mutilées et les non mutilées. En France, on est tous mutilés, dans les pays pauvres non. En Afrique du Sud par exemple, les Noirs ne l’étaient pas et les Blancs sont mal dans leur peau et marginalisés. Les enfants non mutilés deviennent des adultes épanouis bien intégrés socialement alors que dans les pays où l’on mutile, c’est l’inverse. Nous sommes nombreux a avoir des séquelles opératoires à vie, comme des infections urinaires récurrentes, des douleurs, et nombreux sont ceux qui ont perdu toute possibilité d’éprouver du plaisir ou, pire encore, souffrent lors des rapports sexuels. Lorsque nous ne sommes pas mutilés, nous avons toutes nos capacités érogènes et donc une sexualité épanouie. Une grande partie des intersexes seraient fertiles si on ne les stérilisait pas dans la petite enfance. De plus, comme les autres couples infertiles, nous avons accès aux Cecos(Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains). Sophie Caillat | Journaliste

http://www.rue89.com/rue69/2013/08/24/les-intersexes-voulons-quon-laisse-corps-tranquilles-245067

 

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20 août 2013 ~ 0 Commentaire

Vladimir, pas content!

Vladimir, pas content! dans LGBT bise-d

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15 août 2013 ~ 0 Commentaire

Russie, homosexualité, avortement, cléricalisme : la réaction à l’œuvre (LO)

Russie, homosexualité, avortement, cléricalisme : la réaction à l'œuvre (LO) dans International kiss

Après l’adoption fin juin par les députés russes, à l’initiative du président Poutine, d’une loi réprimant la prétendue « propagande de relations sexuelles non traditionnelles, entendre homosexuelles, à destination des mineurs », certains, en Europe de l’Ouest et en Amérique, ont évoqué la possibilité de protester en boycottant les prochains jeux Olympiques d’hiver à Sotchi, dans le sud de la Russie.

S’agissant de dirigeants occidentaux, leur position est d’autant plus hypocrite qu’ils ne trouvent rien à redire quand certains États amis jettent en prison les homosexuels, voire les condamnent à mort, telle l’Arabie saoudite, grande alliée des États-Unis au Moyen-Orient.

« Réactionnaires, bigots de tous les pays, unissez-vous » À cette occasion, on a aussi entendu d’autres voix étaler leurs préjugés réactionnaires. Ainsi, à la veille de la « Journée de la famille, de l’amour et de la fidélité », instaurée par l’État russe qui valorise désormais le mariage religieux, Béatrice Bourges, du Printemps français, une égérie des manifestations contre le mariage pour tous, a félicité « la Russie qui montre l’exemple » en interdisant la « propagande homosexuelle ». L’ancien colonel du KGB qui dirige la Russie a les soutiens qu’il mérite. En Russie, les rares manifestations défendant les droits des homosexuels ont été, comme d’habitude, sévèrement réprimées par la police et les supplétifs du régime, amicales parachutistes, milices d’extrême droite, le tout béni par l’Église orthodoxe.

Car là-bas, comme partout, les prêtres voudraient régenter les esprits et la vie privée de chacun. Depuis des années, en Russie, la hiérarchie orthodoxe s’efforce de restreindre toujours plus les droits des femmes, notamment en matière d’interruption de grossesse. Et le régime russe, qui ne peut pas plus se passer de sa police contre ceux qui le contestent dans la rue que d’une police cléricale des alcôves, donne toujours plus de gages à cette dernière. Ce n’est pas un hasard si, le jour même où la Douma, l’Assemblée nationale russe, votait cette loi homo- phobe voulue par l’Église et le Kremlin, elle créait un délit « d’offense à la religion ». En prévoyant des sanctions encore plus graves qu’en cas de « propagande homosexuelle », puisqu’en matière religieuse elles vont jusqu’à trois ans de prison et l’équivalent de 12 000 euros d’amende !

Tsarisme et stalinisme C’est en 1716, sous Pierre-le-Grand, le tsar qui prétendait moderniser la Russie à coups de knout, qu’on décréta la première loi frappant de châtiments corporels et d’exil les militaires soupçonnés d’homosexualité. Au siècle suivant, Nicolas 1er, appuyé par l’Église orthodoxe, aggrava ces sanctions et les étendit aux civils.

La révolution d’Octobre 1917, elle, légalisa l’avortement et dépénalisa l’homosexualité. L’État soviétique était un pionnier en ces domaines comme en bien d’autres. Mais le stalinisme fut la négation des avancées permises par le pouvoir bolchevique : en mars 1934, Staline décréta que les homosexuels étaient des criminels passibles de quatre à cinq ans de camp.

Cette législation répressive ne disparut qu’en 1993. Les enquêtes d’opinion d’alors indiquaient que la moitié au moins des sondés étaient favorables à des droits égaux, quelle que soit l’orientation sexuelle de chacun. Malgré le poids du passé tsariste, puis stalinien, la population était moins conservatrice que ses dirigeants. Mais après 2000, pour restaurer un État fort, Poutine s’appuya, comme Pierre 1er et Nicolas 1er avant lui, sur les préjugés les plus crasseux, chauvinisme, xénophobie, et les prêtres de l’ordre moral.

Aujourd’hui, le régime pèse d’autant plus en ce sens qu’en cherchant à imposer un conformisme obscurantiste, misogyne et homophobe, il espère gagner le soutien des secteurs les plus réactionnaires et arriérés de la société pour faire contrepoids à toute forme de contestation, alors que sa popularité s’effrite. Pierre LAFFITTE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2350&id=28

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29 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gourin, Festy Gay : la 6e fête des libertés est sur les rails (Of-Têtu)

Gourin, Festy Gay : la 6e fête des libertés est sur les rails (Of-Têtu) dans LGBT fest

L’association Les Folies gourinoises s’est réunie, jeudi soir, pour organiser la 6e édition de la Festy Gay.

L’association Les Folies gourinoises, présidée par Bernard Raynal, organisait une réunion, jeudi, au Starman, rue de la Gare, pour l’orga-nisation de la 6 e édition de la Festy Gay. Ella aura lieu, cette année, le samedi 3 août.

« Laisser ses complexes au vestiaire »

« Convivialité et tolérance sont les maîtres mots de ce rassemblement. Nous attendons des représentants d’établissements gays et lesbiens de toute la Bretagne et même au-delà. Il y aura aussi des chars, drag-queen, transformistes, gogos, artistes et une foule de participants en folies. Nous accueillerons aussi les soeurs de la perpétuelle indulgence du couvent de Paris, toujours plus nombreuses à se déplacer à Gourin », ex- plique Bernard Raynal, qui précise que le défilé est ouvert à tout le monde. « Il faut laisser ses complexes au vestiaire et venir faire la fête ! », invite-t-il.

Présence de l’association Aides Le joyeux convoi partira vers 17 h de la rue de la Gare pour rejoindre la place de la Liberté. « C’est tout un symbole, car la Festy Gay, c’est la marche des libertés », souligne Bernard Raynal. Le président des Folies gourinoises insiste sur la prévention qui sera au coeur de la fête. « Cette grande fête est aussi organisée dans un esprit de lutte contre l’homophobie et de prévention contre les comportements à risque. L’association Aides sera présente à Gourin ». « Deux points de dépistage seront proposés, un dans le village associatif qui sera situé près de la réplique de la statue de la Liberté, l’autre rue de la Gare », expliquaient, jeudi, Mickaël Peyrazat et Guéna Sémoff, de l’association Aides Lorient. Une nouveauté, cette année, l’association Les Folies gourinoises envisage d’organiser un bal populaire en plein centre-ville, près de la mairie. lundi 24 juin 2013

Renseignements sur : https ://www.facebook.com/festygayofficiel

Gay pride à Gourin : époustouflant! (Têtu) Publié par

Des voitures partout. La foule qui envahit les rues. Il est 18h, ce samedi d’août. Gourin, petite commune morbihannaise de 4600 âmes, perdue au centre de la Bretagne, va doubler sa population le temps d’une gay pride mémorable!

On pouvait s’attendre à un choc des cultures, avec une population locale très rurale, et assez âgée, et pourtant il n’en fut rien. Jean-Paul, commerçant à la retraite, est venu pour la fête: « ils savent s’amuser » explique-t-il, et « les gens comprennent aujourd’hui, qu’il faut vivre avec son temps ». D’ailleurs les gens, ils sont venus de toute la Bretagne pour participer à l’événement.

L’aventure a commencé il y a cinq ans lorsque Bernard, le patron du Starman, la plus ancienne discothèque gay de Bretagne, propose à la mairie d’organiser un festival gay. « Chiche, on prend le pari » a tout de suite réagit David Le Solliec, maire de Gourin, avant de poursuivre « la première fois, les gens venait pour regarder, aujourd’hui ils viennent pour faire la fête […] nous avons franchi une étape ».

Une autre étape a été franchie, celle du nombre de participants: près de 8000 ! Pour Bernard Raynal, patron du Starman « c’est fantastique ». Du coup, il y aura certainement une autre édition. « On est au fond de rien, mais au début de tout » ironise Bernard. Un patron ravi et ému, qui peine à trouver ses mots surtout quand David Le Solliec ajoute un compliment de poids : « les gens ont muri grâce au Starman, Gourin est en avance sur son temps grâce à cette boîte ». Un élu heureux qui aimerait qu’un jour on ne parle de « d’homos et d’hétéros, mais simplement de gens qui font la fête ensemble ».

http://tetu.yagg.com/2008/08/03/gay-pride-a-gourin-bretagne-epoustouflant/

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20 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Pma: les couples lesbiens sont-ils moraux ?

Pma: les couples lesbiens sont-ils moraux ? dans LGBT 6013301-gay-pride-cette-annee-il-fallait-absolument-etre-la

Telle est la question qui semble si difficile à trancher pour le Comité consultatif national d’éthique, qui préfère reporter son débat à 2014…
Nous avons vu les interminables tergiversations sur la possibilité ou non d’intégrer la PMA, en tant qu’amendement, dans le projet de loi pour l’égalité des droits. Nous avons vu cette possibilité finalement refusée par le PS. Nous avons entendu l’annonce, par le Premier ministre lui-même, que la PMA serait utilisée comme lest pour calmer les réactionnaires. Il est donc malheureusement évident que quand le gouvernement prétend attendre l’avis du CCNE, il s’agit d’une mesure dilatoire !

Des engagements… qu’il faudra imposer ! Le gouvernement n’a absolument aucune nécessité légale de passer par l’avis du CCNE. Le simple fait de supposer qu’il s’agit d’une étape obligatoire est insultant pour toutes les lesbiennes et pour toutes les femmes. Qu’y a-t-il de si peu éthique à permettre à un couple de femmes d’avoir accès à un donneur anonyme, quand les couples hétéros y ont droit ? Et même, pourquoi les femmes seules auraient-elles l’obligation d’être en couple pour y avoir accès, alors que 5 millions de mères élèvent seules leurs enfants en France, dans l’indifférence générale ? La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) semble favorable aux revendications des personnes transgenres, en préconisant le 27 juin la facilitation du changement d’état civil. Si cette annonce est positive, il ne faut pas oublier que l’ouverture de la PMA est elle aussi une revendication des trans, également concernéEs !
Le Parti socialiste s’était engagé, lors du passage de la loi sur le mariage pour touTEs, à permettre de combler l’absence de la PMA par un nouveau texte. La perspective de n’avoir aucun mouvement de masse pour le lui imposer semble avoir fortement réduit cette bonne volonté…
La conclusion s’impose d’elle-même : il nous faut reconstruire un rapport de forces suffisamment puissant pour contraindre le gouvernement à tenir ses promesses. Pour cela, les organisations et militantEs LGBTI qui se déclarent insatisfaitEs de la loi actuelle se sont, dès le lendemain de la Marche des Fiertés, réuniEs pour mettre en place un réseau de coordination et de mutualisation. Les lesbiennes ne lâcheront pas l’affaire !

Chloé Moindreau Samedi 20 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Marches des fiertés ensemble contre la haine et pour l’égalité des droits !

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Avec les manifestations contre le droit au mariage pour touTEs, l’homophobie sert de ciment à tous les réactionnaires et ennemis de l’égalité, encouragés par les reculs du gouvernement et son indulgence honteuse envers les violences de haine. L’extrême droite se croie tout permis et multiplie les violences : attaques de couples gays et lesbiens et de lieux de sociabilité LGBTI, attaques de camps de Roms, agressions racistes, agressions contre des militantEs du mouvement social… Jusqu’au pire : l’assassinat de Clément, militant syndical étudiant et antifasciste.

Plus que jamais : Les fiertés contre l’homophobie !  Chaque année, pendant le mois de juin dans toutes les grandes villes, les Marches des fiertés, indispensable antidote collectif à l’oppression, indispensable réponse aux discriminations et aux violences, sont l’occasion pour les lesbiennes, gays, transgenres, bisexuelLEs et intersexes (LGBTI) de dire « nous sommes toujours là, visibles, coloréEs, bruyantEs, et surtout déterminéEs ! » Cette année, ces marches seront plus que jamais une occasion de reprendre la rue aux homophobes et aux fascistes, de nous mobiliser dans l’unité pour changer le rapport de force.

Pour l’égalité réelle : la lutte continue! La loi sur le mariage représente une première avancée des droits. Mais les discriminations légales subsistent. Les couples de lesbiennes et les femmes célibataires sont exclus de l’accès à la PMA (procréation médicalement assistée) parce que le gouvernement a choisi d’abandonner sa promesse d’ouvrir la PMA à toutes. Les personnes trans sont les grandes oubliées de l’égalité des droits. Le combat continue pour le droit au changement d’étatcivil sur simple demande. L’égalité n’est pas seulement légale. Les seules mesures de ce gouvernement d’austérité sont celles qui ne coûtent rien. Il faut des moyens pour les associations qui sont le principal cadre d’accueil et d’écoute pour les LGBTI en détresse, des moyens pour l’éducation avec des personnels scolaires formés et en nombre suffisant, des moyens pour la prévention de l’homophobie, de la transphobie et des comportements à risques. Alors que le taux de suicide des jeunes LGBTI est de 7 à 13 fois supérieur à la moyenne le financement public des foyers d’accueil pour les LGBTI victimes de violences ou en rupture familiale est une nécessité vitale.

La lutte réelle, concrète, contre l’homophobie n’est pas compatible avec les politiques d’austérité, qui touchent prioritairement les populations déjà les plus exposées.

Ensemble, contre ce système d’exploitation et d’oppression ! La droite et l’extrême droite veulent profiter du désespoir provoqué par les politiques d’austérité pour se poser en opposants au gouvernement. Ils choisissent le terrain de l’homophobie pour passer à l’offensive, en totale cohérence avec les politiques qu’ils prônent, encore plus réactionnaires et inégalitaires. Leur but est de diviser celles et ceux qui sont oppriméEs et exploitéEs, en désignant des boucs émissaires, pourtant premières victimes des discriminations et des violences : les LGBTI, les étrangerEs les musulmanEs, les femmes… TouTEs celles et ceux, homos ou hétéros qui défendent l’égalité des droits pour touTEs, qui refusent l’exploitation et l’oppression, doivent se retrouver au coude à coude dans les Marches des Fiertés.

Mardi 25 juin 2013 http://www.npa2009.org/node/37854

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes. 2 500 personnes dans les rues pour la Marche des fiertés (LT)

Rennes. 2 500 personnes dans les rues pour la Marche des fiertés (LT) dans LGBT drapeau_gay_breton-300x198

C’est dans une ambiance festive et au rythme de la musique techno que la 20e Marche des fiertés s’est déroulée dans les rues de Rennes. Environ 2 500 personnes ont défilé derrière un immense drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel pour d’une part fêter l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe mais aussi pour continuer à porter leurs revendications. Certes la loi est « une étape importante » explique Erwan Le Hô président du centre LGBT d’Ille-et-Vilaine. « Maintenant l’égalité ce n’est pas que le mariage souligne-t-il. Il y a encore beaucoup de choses à faire comme l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, la création d’un véritable statut de coparent pour protéger toutes les familles et droit des personnes transsexuelles ». La Marche des fiertés avait cette année une nouvelle thématique centrale :  »le respect pour les personnes gays, lesbiennes, bi et transsexuelles ».

 

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30 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’incroyable diversité des formes de la famille

L’incroyable diversité des formes de la famille dans Féminisme mariage_gateau

Docteur en sciences économiques et enseignant à l’université Paris Diderot, Christophe Darmangeat est l’auteur de deux ouvrages importants d’anthropologie marxiste. A l’heure du mariage pour tous et des mobilisations réactionnaires de ses opposants, il était utile de solliciter son éclairage sur les formes que la famille, le mariage, la parenté ont pu prendre dans l’histoire.
Les opposants au mariage pour tou-te-s présentent la famille avec père, mère et enfants comme le seul modèle possible. Existe-t-il ou a-t-il existé des sociétés fonctionnant sur d’autres organisations de la famille ?

Toutes les sociétés ont eu tendance à légitimer leurs institutions en expliquant qu’elles étaient les seules conformes aux lois impératives de la Nature ou de Dieu. En réalité, quand on observe différents types de famille sur l’ensemble de la planète, on est surtout frappé par l’incroyable variété de formes que les êtres humains ont pu imaginer pour vivre ensemble et élever leurs enfants. La seule constante, jusqu’à l’avènement du capitalisme, est une profonde division sexuelle du travail. Les hommes et les femmes occupant des rôles économiques complémentaires — ce qui ne veut pas forcément dire équitables —, partout la forme courante de la famille incluait des gens des deux sexes. Mais à partir de là, l’imagination humaine a été d’une fertilité sans limites, tant en ce qui concerne les unions sexuelles que les liens de filiation. Par exemple, pour leurs premiers-nés, les Samo du Burkina dissociaient la paternité biologique de la paternité sociale. Le père social, mari de la mère, n’était pas le procréateur. Tout le monde connaissait celui-ci ; on évitait simplement de prononcer son nom en présence du mari, sauf pour l’offenser. Et toujours en Inde, chez les Toda, qui pratiquaient la polyandrie(1), le père officiel d’un enfant était le dernier à avoir accompli la cérémonie appropriée, et cela, même s’il était décédé depuis des années ! L’ethnologie fourmille ainsi d’exemples tous aussi étonnants les uns que les autres. Les anthropologues bien-pensants ont toujours cherché à nier cette diversité en expliquant que tout cela n’était que des variations autour de l’éternelle famille nucléaire. C’est une escroquerie. Comme tout ce qui est humain, la famille — de même que certains des sentiments qui lui sont souvent associés, comme la jalousie —, n’est pas « naturelle ». C’est une construction sociale, éminemment variable.

Le mariage est-il une institution commune à l’ensemble des sociétés ?

Le mariage est une institution presque universelle… mais pas tout à fait ! Un peuple de Chine, souvent présenté à tort comme un matriarcat, les Na, ignorait aussi bien le concept de mariage que celui de paternité. Les femmes avaient des amants « visiteurs », qui ne passaient avec elles que les nuits. Les enfants étaient élevés par leur mère et leurs oncles maternels. Ailleurs, le mariage a pu revêtir toutes les formes possibles. Familles monogames, polygynes, polyandres, resserrées, élargies(2), divorce facile ou interdit, adultère admis ou puni de mort, on trouve absolument tout ! Parfois, le mariage ne con- cernait que deux individus, parfois il était l’enjeu de stratégies complexes. Parfois il se faisait sans plus de formalités, parfois il était conditionné par de lourds paiements, soit de la femme à l’homme (la dot), soit de l’homme aux parents de sa future épouse (le « prix de la fiancée »). Bref, à l’échelle de l’humanité, il n’a clairement pas existé « une », mais de très nombreuses significations sociales du mariage. Dans notre propre société, ceux qui pratiquent l’union libre ont démontré depuis fort longtemps que pour vivre ensemble entre adultes consentants (quel qu’en soit le sexe), on pouvait se passer de monsieur le maire et de monsieur le curé sans que le ciel ne tombe sur la tête de quiconque…

Existe-t-il des sociétés où les parents socialement reconnus sont de même sexe ?

Absolument. Il me vient à l’esprit deux cas. Le premier est celui de nombreuses sociétés africaines, comme les Nuer, des pasteurs du Soudan. Sous réserve qu’elle en ait les moyens, une femme stérile avait le droit de prendre elle-même une ou plusieurs épouses. Elle payait alors, à l’instar des hommes, la somme voulue à leurs parents, et devenait à tous égards le « mari » de ces femmes. Elle devenait aussi le « père » des enfants que celles-ci ne manquaient pas d’avoir avec des hommes de passage. Ce mariage était homosexuel, mais n’impliquait a priori pas des rapports amoureux entre les conjoints. Le second cas, très différent, est celui de l’Amérique du Nord. Dans la plupart des tribus indiennes existaient des « berdaches », également appelés êtres aux « deux esprits », car ils étaient censés cumuler les «esprits » et les rôles sociaux des deux sexes. Ils et elles pouvaient entretenir des relations sexuelles ou se marier de manière hétérosexuelle comme homosexuelle. Dans ce cas, lorsque le conjoint avait eu des enfants d’une précédente union, ces enfants possédaient deux parents du même sexe.

Mercredi 29 mai 2013 Un entretien avec Christophe Darmangeat. Propos recueillis par Elsa Collonges.

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28 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Ethiopie : Union sacrée pour la peine de mort contre les homos (Ael)

Ethiopie : Union sacrée pour la peine de mort contre les homos (Ael) dans International afric-gay1

En juin 2012, une première conférence nationale sur « l’homosexualité et ses conséquences sociales désastreuses » avaient réuni les leaders religieux du pays, ainsi que des membres du Gouvernement.

Un groupe évangélique joue la carte de l’oecuménisme pour exiger un durcissement des lois antigay en Ethiopie. Dans un climat de « panique morale », beaucoup de gays fuiraient le pays. Tous les moyens sont bons pour décourager les « comportements » homosexuels, y compris les plus extrêmes. C’est le message qu’a convoyé United for Life Ethiopia (ULE) auprès des dirigeants éthiopiens, la semaine dernière. L’organisation évangélique tenait conférence en présence de membres du Gouvernement, de leaders religieux de différentes confessions et de représentants des organisations de charité et de santé na- tionale, rapporte Gay Star News. Objectif : combattre la reconnaissance de l’homosexualité comme un fait naturel ou comme une partie intégrante des Droits de l’homme. Le responsable du Conseil inter-religieux contre l’homosexualité a fait état de « progrès » pour convaincre le Gouvernement d’être plus strict dans la répression de l’homosexualité et d’introduire la peine de mort pour « de tels actes ». En Ethiopie, les actes homosexuels sont déjà illégaux et passibles de 15 ans de prison au maximum. En 2007, les principaux courants religieux avaient tenté d’inscrire l’interdiction de l’homosexualité dans la Constitution. Quelque 97% de la population (majoritairement chrétienne*) rejette l’homosexualité, selon un sondage mené cette année-là par le Projet Pew Global Attitude – le deuxième taux le plus élevé au monde.

Crimes de haine à la hausse

Une militante de Rainbow Ethiopia interviewée par le site britannique souligne que la manifestation a eu un grand retentissement dans le pays. « La ten- dance à l’homophobie et aux crimes de haine sont à la hausse en Ethiopie. Ces organisations créent une panique morale et alimentent le public en fausses informations et en allégations fantaisistes. Ils font peur en disant que les homosexuels violent les enfants et les ‘recrutent’. Ils présentent certains membres de la communauté LGBTI comme des mercenaires entraînés et financées par l’Occident. » Selon elle, les gays éthiopiens seraient de plus en plus nombreux à fuir le pays vers l’Europe ou vers Israël, via l’Egypte et la Libye, au péril de leur vie. Bien qu’elles fustigent l’Occident, les organisations à l’origine de cette campagne homophobe y bénéficieraient de puissants relais. ULE serait notamment basé au Royaume-Uni. Une autre organisation qui prend une part active à la diffusion de rumeurs sur les prétendus rapts d’enfants par des homosexuels, Bright Children Voluntary Association, bénéficie de l’appui de l’Onusida et de l’Ambassade des Etats-Unis à Addis Abeba. Pour mémoire, l’Ouganda voisin est aussi en proie à une violente agitation antigay, orchestrée là encore par des fondamentalistes basés aux USA.

* Le pays compte environ un tiers de musulmans. Sur les 60% de chrétiens, une large majorité est éthiopienne orthodoxe, dont le patriarcat prend une part active dans la dénonciation de l’homosexualité. Les évangéliques et pentecôtistes gagneraient du terrain. Ils représentent, pour l’instant, environ 10% des fidèles. par A.G. 27 mai 2013 Source : http://360.ch

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-est/ethiopie/article/ethiopie-union-sacree-pour-la

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

100.000 brésiliens contre le mariage gay (Europe1)

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Brésil: 200 millions d’habitants, çà fait peu!

Quelque 100.000 membres des églises protestantes brésiliennes ont défilé samedi à Rio de Janeiro pour défendre la notion de famille traditionnelle après que la justice brésilienne eut autorisé les mariages homosexuels. Les fidèles se sont rassemblés à l’occasion de la « Marche pour Jésus », une des principales fêtes des cultes évangéliques brésiliens depuis 20 ans.

Organisée par le Conseil des Ministres Evangéliques de Rio de Janeiro, la manifestation a réuni environ 100.000 personnes, a déclaré un porte-parole de la police militaire. Les fidèles ont parcouru les rues au milieu de chars allégoriques brandissant des pancartes et arborant des chemises et autres objets à motifs religieux. La fête s’est terminée par un rassemblement général à Cinelandia (centre de Rio), où ont notamment été organisés des concerts de gospel et des prêches de pasteurs.

Cette manifestation a servi à « marquer l’unité du peuple de Dieu (…) et l’affirmation de nos principes en faveur de la liberté d’expression, de la liberté religieuse, de la famille traditionnelle et de la vie », a déclaré le pasteur Silas Malafaia, de l’Eglise de l’Assemblée et organisateur de la marche. « Nous disons non au pêché, non à la corruption et non à l’homosexualité », a affirmé une participante.

Le Conseil national de justice a autorisé le 14 mai, de facto le mariage homosexuel, court-circuitant le Parlement qui traîne depuis des années à se prononcer sur le sujet. Cette décision peut en théorie être remise en question par la Cour suprême ou le Parlement. Auparavant, la justice d’une dizaine d’États, comme Sao Paulo, acceptait déjà systématiquement de transformer les unions stables entre personnes du même sexe en mariage.

Par Europe1.fr avec AFP Publié le 26 mai 2013 à 08h22 Mis à jour le 26 mai 2013 à 08h22

http://www.europe1.fr/International/100-000-bresiliens-contre-le-mariage-gay-1529527/

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