Archive | LGBT

22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

féminisme finistère (ouest france)

clit

Clito’Rik, le sexe au féminin, on en parle!

Du 7 au 15 avril à Trégunc, Douarnenez, Quimper, Châteaulin et Brest, le collectif Gast organise la deuxième édition du festival Clito’Rik Sexualités & plaisirs. L’objectif : ne pas choquer mais interpeller sur la question du sexe et notamment du plaisir au féminin.

Pourquoi avoir créé le festival « Clito’Rik » ?

« Tout le monde sait dessiner un sexe masculin, mais combien savent faire le sexe féminin ? », demande Cécile. Face au tabou et à l’ignorance, le collectif quimpérois Gast a décidé de créer ce festival. L’objectif numéro 1 : apprendre à se libérer et se faire plaisir. La première édition s’est tenue sur un week-end, en 2015. Cette année, il se déroulera sur dix jours. « On a eu un succès débordant alors, cette année, on a décidé d’être débordées », s’exclame Morgane Bramoullé. Les sujets seront plus larges : la sexualité des personnes âgées, des handicapés, des transgenres… Le festival est ouvert à tous.

Des animations très osées

Le festival se déroule sur dix sites. Il débutera par un concert, vendredi 7 avril, à Trégunc. Le samedi, de nombreuses animations se tiendront comme une course de sex-toys, un atelier « auto-gynéco », des discussions intimes autour de la place des hommes dans le féminisme…

Lundi, direction Douarnenez avec la performeuse et modèle Misungui Bordelle. Mardi, rendez- vous à Quimper pour une journée sexualité et handicap. Mercredi et jeudi, à Châteaulin, la question du consentement sera abordée, avec un atelier d’initiation à l’autodéfense, pour apprendre à riposter physiquement mais aussi verbalement. Viendra ensuite la question des personnes âgées avec des discussions et un concert des Mamies guitare au Run ar Puns. Le festival se terminera le vendredi 14 et le samedi 15 à Brest avec un concert au Vauban, des ateliers sur l’orgasme féminin, des expositions…

Une volonté de choquer ?

« On ne veut pas faire polémique mais on a envie de faire parler, admet Camille. C’est une clef féministe pour se réapproprier les pouvoirs. » Autre sujet qui interpelle : le spectacle Traumboy, l’histoire d’un homme qui a choisi le métier de prostitué (samedi 15, à Brest). « Encore une fois, on ne prend pas parti mais arrêtons de faire l’autruche », s’exclame Cécile.

En tout cas, le pari prend. À la suite de la première édition, l’association a reçu de nombreux retours positifs. Cette année, des gens viennent de toute la France et des ateliers sont déjà complets. « Oui, certaines personnes peuvent être un peu gênées. C’est pour ça que tout se fait sans obligation et dans la bienveillance. »

Féministe, un mot qui peut faire peur

Le collectif se décrit comme mixte, bilingue français-breton, ouvert à toutes les sexualités et… féministe. « Un mot qui peut faire peur, admet Cécile. Mais il existe de nombreuses branches. On ne s’oppose pas aux hommes. On veut juste une vraie égalité homme-femmes. Pendant le festival, on travaille avec une quinzaine d’associations. Ça va du planning familial à des collectifs plus radicaux. »

Le programme complet est à retrouver sur gast.bzh/clitorik et les inscriptions sont à faire sur strolladgast@gmail.com.

Tarifs : prix libre et jusqu’à 12 €.

21/03/2017

http://www.ouest-france.fr/

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03 mars 2017 ~ 0 Commentaire

le genre existe (alternative libertaire)

 Batman

Les cathos réacs le prouvent

Depuis les manifestations contre l’ouverture du mariage aux couples d’homosexuel.les, un mouvement de fierté masculine se développe parmi les catholiques. Être réactionnaires ne leur suffit pas, il faut en plus qu’ils travaillent leur virilité.

Depuis quelques années, des mouvements destinés aux hommes à la recherche de leur masculinité de croyants et de leur place virile dans le catholicisme se sont développés à partir des rencontres faites autour de la Manif pour tous. Il s’agit de camps, de retraites, de forma- tions entre hommes.

L’idée de base est qu’« être un homme, ça s’apprend et se construit » [1]. Oncroirait du Simone de Beauvoir.

De plus, les différences entre garçons et filles sont construites puisque « si l’on veut démontrer que les garçons et les filles ont des différences, il faut avoir des propositions d’éducation différenciées… ». Les féministes utilisent plutôt l’idée qu’il faut une éducation égale pour ne plus avoir de différences mais la base est la même : l’éducation construit la différence. Pour être honnête, cette mouvance accorde une importance plus grande à une base prétendument naturelle de la personnalité que les féministes radicales. Elle est essentialiste.

Les bases de cette éducation différenciées sont évidemment inégalitaires :

« La fille n’a pas l’acquisition du genre à faire. Alors que le garçon doit faire un travail initia- tique. » Les femmes, qui portent naturellement des serre-têtes et sont tout aussi naturellement enclines à fabriquer des enfants et assurer la catéchèse, n’ont donc pas besoin de se retrou- ver entre femmes pour construire leur féminité. On sait ce qui peut se passer dans des groupes de paroles féminins non mixtes, les réacs ont tout intérêt à éviter qu’ils existent.

Les rencontres entre hommes ont pour objectif de « leur faire prendre conscience des désirs profonds de leur cœur d’homme, spécifiquement masculins, qui sont l’aventure à vivre, le combat à mener et la belle à conquérir ».

Pérennité des clichés les plus éculés

Il s’agit donc d’assurer la pérennité de clichés les plus éculés et de stéréotypes les plus réactionnaires : hommes et femmes sont égaux mais tout à fait différents ; les hommes ont une force et une agressivité qui les tournent vers l’extérieur et la conquête, ils doivent juste la canaliser vers la grandeur (ce qui sous-entend que les femmes sont tournées vers l’intérieur et probablement la petitesse) ; ce sont les pères qui font les filles et les garçons puisque « c’est le regard du père qui conforte la fille ou le garçon dans sa féminité ou sa masculinité ». Les initiateurs et les participants regrettent le manque de rites initiatiques dans nos sociétés.

L’Église serait devenue un peu molle et maternelle, et surtout, peut-être, « l’islam se développe sur ce manque de virilité ». On sait que l’excitation entre supporters après les matchs a tendance à faire monter les violences conjugales. Qu’en est-il de réactionnaires qui rentrent à la maison après avoir passé quelques jours en non mixité à se booster la virilité ?

Christine (AL Orne-Sarthe) 28 février 2017

[1] Les citations sont extraites de l’article « Des catholiques veulent rendre à l’Église sa virilité », Le Monde, 28 décembre 2016.

http://alternativelibertaire.org/

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 5 (npa)

act

Santé : Du côté des associations

Entretien. Quelle peut être la place des patients et de leurs associations dans le système de santé et dans les luttes pour le défendre ? Nous avons demandé son avis à notre camarade Jacques Giron, médecin hospitalier, à partir de sa pratique avec les militantEs d’Act Up à Toulouse.

Comment as-tu été amené à rencontrer les militantEs d’Act Up à Toulouse ?

Nous nous sommes retrouvéEs dans les combats que nous avons menés ensemble au sein du comité de défense de l’hôpital public, et dans des actions avec la CGT santé et SUD pour la défense de l’IVG. Cela a nourri des discussions.

Comment définissent-ils le rôle de leur association ?

Une association comme Act Up a pour mot d’ordre « information = pouvoirs ». Elle défend la notion d’usagerEs experts de sa pathologie. En effet, l’histoire de la lutte contre le sida a montré la réappropriation du savoir par les malades afin de pouvoir agir tant sur ceux qui ont le pouvoir de voter les lois pour permettre l’accès aux soins et aux droits, que sur le monde médical et sur celui de la recherche pour obtenir par exemple l’accès ­précoces aux molécules.

Comment cela s’est-il traduit à Toulouse ?

Act Up a investi la défense de l’hôpital La Grave et rejoint le comité de défense de l’hôpital public, parce que cet hôpital accueillait le centre de dépistage, les consultations VIH et les PASS1. Du point de vue du patient, il était hors de question de laisser transférer ces services en dehors du centre ville, où ils auraient été beaucoup plus difficiles d’accès. Pour eux, la notion de service public et d’égalité d’accès sur le territoire de proximité des soins est essentielle.

Le comité de défense de l’hôpital public est important parce que c’est un lieu d’expertise, d’échange, qui permet d’acquérir du savoir sur le fonctionnement de l’hôpital, sur le décryptage des lois sur la santé, sur le fonctionnement de la sécurité sociale et de son financement. Pour Act Up, la lutte pour la défense du système de santé en général et de l’hôpital public en particulier doit se mener avec tous les acteurs : usagerEs et personnels soignants et non soignants. Ils refusent aussi de se limiter à la seule défense des services en charge du VIH (le suivi des personnes séropositives se fait à 90 % au sein de l’hôpital) sans tenir compte de la défense de l’hôpital. C’est la globalité de l’hôpital et de la Sécurité sociale qui doit être protégée.

Quels sont leurs modes d’action ?

Les militantEs d’Act Up visent à la fois par leurs actions les centres de décisions politiques nationaux et régionaux, ainsi que les institutions telles que l’Agence régionale de santé (ARS). Ils agissent également sur le terrain auprès des directeurs d’hôpitaux ou des médecins chefs de service. Leur interpellation se fait soit par des réunions avec les personnes concernées, par des communiqués de presse, mais aussi par des occupations, le tout relayé par les médias.

Propos recueillis par un correspondant

L’anticapitaliste Hebdo – 15 Février 2017

http://www.anti-k.org/

 

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17 février 2017 ~ 0 Commentaire

macron (libération)

lgbt

Emmanuel Macron, les humiliés ne sont pas sont pas ceux que vous désignez

En déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous», le candidat d’En marche nie les violences homophobes subies par les personnes LGBT et réécrit l’histoire.

Sacrifiant à la traditionnelle séquence «confidences littéraires», Emmanuel Macron a confié à l’Obs, entre deux hommages à Kant et à Ricoeur: «Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C’est ce qui s’est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-là.»

Ainsi, le gouvernement Hollande, dont il fit partie dès 2014, aurait «humilié» la France de la «Manif pour tous».

Humiliée, cette Manif pour tous, qui fut reçue à l’Elysée dès janvier 2013 ? Humiliée, cette Manif pour tous que François Hollande caressa dans le sens du poil en invoquant la «liberté de conscience» des maires de France, portant ainsi la première estafilade à cette loi: un argument d’ailleurs repris récemment par l’actuelle maire de Bollène pour refuser de marier deux femmes?

Humiliée, cette Manif pour tous qui distilla pendant des mois, à coup de pancartes, une puissante rhétorique antihomosexuelle et antiféministe, reprise avec entrain par nombre de politiques, et dont Christine Boutin est loin d’être la seule représentante ? Humiliée, cette France-là, dont les vociférations permirent, un peu plus tard, l’enterrement en catimini de la loi famille, de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes ou encore des ABCD de l’égalité, simple programme pédagogique visant à lutter contre les stéréotypes dès les bancs de l’école ?

Humilié, ce mouvement populiste chrétien qui s’inscrit dans la droite ligne des manifes-tations anti-pacs et anti-IVG des années 90, où l’on vit, par exemple le 31 janvier 1999, environ 100 000 personnes à Paris défiler sous les cris de «les pédés au bûcher»? Humilié, ce mou- vement anti-égalité des droits qui n’a jamais cessé d’exister ni de se déverser dans les médias? Faut-il par ailleurs rappeler à Emmanuel Macron qui, la semaine passée, badinait en démentant une rumeur sur sa relation homosexuelle cachée avec le directeur de Radio France, Mathieu Gallet, que les gays, les lesbiennes, les bisexuel(le)s et les trans ont particulièrement souffert pendant la période couvrant ces débats ?

A cette époque, face à la libération de la parole homophobe (le rapport 2013 de SOS homophobie évoquait une hausse de 78% des actes par rapport à 2012), les personnes LGBT ont été abandonnées par les pouvoirs publics (hormis le fameux discours de la garde des Sceaux Christiane Taubira dans l’hémicycle). Dans la rue, on niait leur légitimité à avoir les mêmes droits que les autres ; à l’Assemblée et au Sénat, on raillait leurs désirs de reconnais- sance d’une vie de famille digne et libre ; sur les réseaux sociaux et à la télé, on vomissait leurs identités, leurs sexualités et leurs amours.

Ce rejet, dans une France que s’est redécouverte sujette à une haine de la différence, n’a pas totalement disparu. Bien au contraire. Les discriminations à l’école, au travail, dans l’accès aux soins ou dans l’exercice de la parentalité, les violences subies en ligne ou dans la bouche des responsables politiques censurant des campagnes anti-VIH, résonnent avec des blessures qui ne se sont jamais complètement refermées depuis octobre 2012 pour bon nombre de LGBT.

En vérité, en dissertant dans l’Obs sur l’humiliation supposée de la Manif pour tous, Emmanuel Macron rejoint Mélenchon, puisque le candidat de la France insoumise a livré dernièrement une interview assez éclairante sur le sujet à l’hebdomadaire conservateur Famille chrétienne, sur l’air de «Je fais le pari positif du malentendu». Ces deux candidats, qui se définissent comme «hors système», semblent avoir une vision assez œcuménique de leur électorat, au point de tenter de séduire un mouvement réactionnaire traditionnellement associé à la droite.

Ceci étant, que dit la gauche, au sens large, sur ces questions ? Que répond-elle aux arguments des opposants à cette loi dont elle fut pourtant l’instigatrice ? Pas grand-chose. Rappelons que le PS et une grande partie de ses intellectuels ont depuis toujours construit leur réflexion sur une ligne conservatrice – en s’inspirant, par exemple, de Marcel Gauchet ou de Sylviane Agacinski. Et qu’ensuite, comme le souligne le juriste Daniel Borrillo dans un récent ouvrage (1), «tous les arguments mobilisés par la Manif pour tous en 2013 avaient été élaborés par les experts du gouvernement socialiste en 1999».

Avant de poursuivre : «Le gouvernement – à l’exception de Christiane Taubira, membre du Parti radical de gauche – non seulement n’offre aucun discours pédagogique sur la non-discri- mination et l’égalité, mais il se montre particulièrement attentif aux revendications de la Manif pour tous.» Une Manif pour tous qui est en premier lieu anti-mariage pour tous, mais aussi anti-GPA, anti-IVG et anti-PMA.

Si la question du mariage pour tous semble acquise au sein de la gauche, l’absence de réflexion sur ces sujets est devenue encore plus visible lors des débats à la primaire du PS et de ses alliés, où les seuls arguments sur la GPA des candidats Benoît Hamon et Manuel Valls pouvaient se résumer à un slogan de la Manif pour tous : «Non à l’asservissement de la femme ! Non à la GPA».

Que Manuel Valls y fut favorable en 2011 et défavorable en 2014 – il est vrai à la veille d’une Manif pour tous et dans un entretien à la Croix – n’est certainement pas un hasard. Avec un espace laissé vacant par une gauche pas très libérale sur ces questions et la puissance d’une «révolution conservatrice» (2), en marche depuis au moins les années pacs, il devient aisé d’en arriver à ce que vient de faire Emmanuel Macron : réécrire l’histoire.

(1) Les Défis de la République, sous la direction de Bruno Perreau et Joan W. Scott. Presses de Sciences Po. 24 euros. 

(2) L’expression s’inspire de D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française, de Didier Eribon. Ed. Léo Scheer, 2007.

Johanna Luyssen et Florian Bardou  16 février 2017

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18 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

act up (ouest france)

lgbt

La Manif pour tous perd son procès en diffamation contre Act Up

Nouvel épisode d’un combat judiciaire sur les mots entre des opposants et partisans du maria- ge homosexuel, la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, a perdu jeudi le procès en diffamation qu’elle a fait à l’ex-présidente d’Act Up Laure Pora.

Lors d’une action le 4 août 2013, des militants d’Act Up avaient notamment placardé des affichettes portant le logo de la Manif pour tous barré de la mention « homophobes » sur la façade de la fondation Jérôme-Lejeune (qui soutient la recherche sur la trisomie et la lutte contre l’avortement), dont la présidente de l’association anti-mariage gay Ludovine de la Rochère était salariée.

« C’est ces gens-là qui soutiennent l’homophobie, soutiennent les violences et nous on fait jamais que le dire », avait notamment déclaré Laure Pora le lendemain sur iTELE. Ludovine de la Rochère et la Fondation Jérôme-Lejeune avaient alors porté plainte pour diffamation. Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que le terme « homophobes », « sans autre spécification, demeure très imprécis et le soutien à l’homophobie ou aux violences est une imputation vague et générale ».

Propos cinglants mais peu précis

« Si cinglants soient-ils », ces propos « ne sont pas suffisamment précis » pour faire l’objet « d’un débat contradictoire sur la preuve de leur vérité et relèvent de l’expression d’une opinion subjective », et « ne sont donc pas diffamatoires », selon les juges. Il en va de même pour d’autre propos également poursuivis pas les plaignants.

La mention « homophobes » sur les affichettes placardées ce 4 août 2014 avait fait l’objet d’un autre procès, avec une autre issue, qui n’est pas encore définitive : Laure Pora a été condam- née le 2 novembre dernier par la cour d’appel de Paris pour injure (à une amende de 800 €) à l’encontre de la Manif pour tous, mais a formé un pourvoi en cassation. (…) 12/01/2017

http://www.ouest-france.fr/

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13 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

rennes genre (npa 35)

rennes

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04 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

antonin le mée (tedxrennes)

Puisant dans son expérience auprès d’associations LGBTI (Lesbiennes Gays Bisexuelles Transgenres Intersexes) ainsi que dans sa propre vie, Antonin Le Mée explique comment la société occidentale est structurée par des cases binaires liées au sexe et au genre.

Que ce soit dans les comportements attendus ou les systèmes administratifs, partout on classe en deux catégories étanches : mâle / femelle, homme / femme, monsieur / madame…

Pourtant, la réalité des personnes est bien plus riche que cette binarité. Il existe une diversité incroyable de corps, d’identités, de comportements.

Que se passe-t-il alors pour les gens qui ne rentrent pas dans les normes binaires ? Avoir une apparence androgyne, être intersexe ou transgenre sont par exemple encore trop souvent synonymes de difficultés inacceptables dans la société, allant de la remarque déplacée à la mutilation génitale. Alors pourquoi séparer, trier, étiqueter à tout prix ? Et si nous apprenions à compter au delà de 2 ?

Né à Saint Brieuc, c’est en grandissant entre trois cultures (française, bretonne et indo- chinoise) qu’Antonin a compris très jeune que la diversité était une richesse, mais qu’il était parfois bien difficile de faire respecter son individualité.

Heureusement, l’exemple de sa famille aux nombreux engagements sociaux et militants lui a montré que nous pouvions tou·te·s agir pour un monde plus juste et plus raisonné. Courant 2009, il a franchis la porte du Centre Gay Lesbien Bi et Trans de Rennes (CGLBT), y devient bénévole et, touche-à-tout, y prend des responsabilités au fil des années. En 2015, il quitte la présidence pour faciliter son engagement auprès de la Fédération LGBT Nationale dont il est actuellement porte-parole. Des actions de terrain en Bretagne au travail avec les élu·e·s, Antonin est confronté à des publics très variés dans des domaines tels que la lutte contre les discriminations, la promotion de la santé, l’accompagnement individuel ou l’éducation populaire.

Ajoutée le 4 août 2016

Source: nos camarades belges de la JAC
(Jeunes Anricapitalistes)

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02 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

intersexes (ciaintersexes)

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https://ciaintersexes.wordpress.com/

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27 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

niñ@s (pùblico.es + rp + al + le huff’)

Genres et Sexualités En Espagne, les écoles publiques de la région de Valence doivent désormais s’adapter aux élèves transgenres

Les écoles devront respecter les toilettes et les vestiaires choisis par ces enfants et adolescents, ainsi que les prénoms avec lesquels ils voudront être appelés.

Le Conseil de l’Éducation de la région de Valence en Espagne a décidé de faire un pas en avant pour que les élèves transgenres dans ses écoles soient mieux intégrés. Ces élèves pourront ainsi choisir le nom par lequel ils voudront être appelés, s’habiller et choisir quels toilettes et vestiaires ils voudront utiliser, conformément au genre auquel ils s’identifient.Cette mesure, inscrite au Journal Officiel de la Generalitat de Valence, est entrée en vigueur ce mardi 27 décembre. Elle concerne pour l’instant tous les établissements publics et a vocation à s’élargir à toutes les autres écoles qui le souhaitent. Lorsque la loi valencienne sur l’identité de Genre sera ratifiée, cette mesure concernera toutes les écoles financées par l’argent public, explique El Pais

Selon le communiqué officiel cité par El Mundo et nos confrères espagnols du HuffPost, cette mesure vise à « favoriser l’intégration éducative, à assurer l’égalité et la diversité en tant que valeurs capitales et indispensables, de sorte que toutes les personnes qui forment la communauté éducative respectent et fassent respecter les droits humains. »

Un coordinateur nommé dès que le cas se présentera

D’un point de vue administratif, le nom et le genre dans lesquels l’élève se reconnaît seront consignés et accompagnés d’une demande officielle de la famille ou du tuteur légal si l’élève est mineur. Cependant, les documents officiels du dossier de l’élève ne seront définitivement modifiés que lorsque que le changement de nom aura été enregistré auprès du registre civil

Un coordinateur au sein de l’école sera chargé de superviser et de veiller au respect de cette mesure. Il sera en lien avec l’équipe dirigeante et éducative ainsi que la famille de l’élève, en particulier pendant le processus de transition, s’il a lieu pendant la période scolaire.

Le communiqué officiel conclut: « Les centres éducatifs garantiront un climat de sécurité pour devenir des espaces sans harcèlement, agression ni discrimination pour quelque motif que ce soit. Tous les agents éducatifs réaliseront les changements nécessaires pour la prévention, la détection et l’éradication des attitudes et pratiques basées sur des préjugés sexistes ou des discriminations s’appuyant sur des préjugés négatifs sur l’identité de genre, les sexes biologiques non binaires ou l’orientation sexuelle. »

« Il s’agit d’un instrument légal qui reconnaît aux enfants transgenres les mêmes droits qu’aux autres. Le droit à l’intimité, à l’égalité, s’est félicitée Ana Navarro, la mère d’une mineure transgenre et porte-parole d’une fondation qui milite pour les droits de ces enfants et adolescents interrogée par El Pais. Maria [sa fille NDLR] sait qu’elle est une fille et qu’elle a le droit de vivre une enfance en bonne santé. On ne peut pas choisir son identité. J’ai vu des enfants de sept ans souffrir beaucoup et avoir peur d’aller à l’école à cause des railleries qu’ils pourraient subir », dénonce-t-elle encore.

La région de Valence n’est pas la première en Espagne à vouloir mieux intégrer les élèves transgenres. Le Pays Basque espagnol, la Navarre, l’Andalousie, la région de Madrid ou la Catalogne l’ont fait avant elle.

29/12/2016

http://www.huffingtonpost.fr/

Rien de tel qu’une femme pour faire le ménage! Pécresse part en croisade contre les études de genre.

Valérie Pécresse, Présidente de la région Île-de-France, a annoncé jeudi 15 décembre la suppression du financement des études sur le genre, les inégalités et les discriminations. Dans le cadre du DIM (Domaines d’Intérêt Majeur), 90 bourses de doctorats et posts-docs (repré- sentant 10 millions d’euros environ sur 10 ans) étaient distribuées pour certains domaines de recherches, comprenant les études sur le genre, mais surtout allouées aux « sciences dures ». Cela avait été mis en place en 2006 à l’initiative de Marc Lipinski (élu Les Vert).

« Rien de tel qu’une femme pour faire le ménage ! » avait dit Valérie Pécresse lors d’une journée organisée durant la campagne des régionales pour une « opération de nettoyage » d’un ancien emplacement d’un camp de roms qui avait été évacué. Cela laissait déjà présager certaines décisions politiques qu’elle pourrait prendre en tant que Présidente de région, et elle n’a pas manqué de le confirmer avec ses dernières déclarations.

Si cette coupe budgétaire semble être une aberration, on se souvient des propos qu’elle avait sortis à l’occasion d’une « manif pour tous », et qui nous laisse un arrière-goût amer :

« Je suis pour l’égalité homme-femme, c’est à la racine de mes convictions. L’égalité oui, mais pas l’indifférenciation des sexes [qui est] un projet politique, une idéologie. On ne subven- tionnera pas la théorie du genre ». Dire cela ce n’est rien comprendre au sujet (ou bien ne pas vouloir comprendre). Il ne s’agit pas d’une « théorie du genre » (comme s’il s’agissait d’un complot), mais d’étudier les processus et les conséquences de reproductions sociales qui aliènent les êtres humains, et qui déterminent leur comportement, leur place dans la société selon leur genre.

Être assigné à la naissance du genre féminin ou masculin détermine le type d’édu-cation que l’on va recevoir, que ce soit de la part de la famille, de la société, de l’État, ou des médias, etc., et détermine aussi le comportement que les individus auront envers nous. Supprimer ces subventions, c’est ignorer les discriminations, les oppressions, les violences subies par les femmes, mais aussi par les personnes LGBTI qui ne correspondraient pas aux normes sociétales imposées.

Une fois de plus, nous subissons les attaques réactionnaires de Pécresse, dans le sillage de Le Pen, Fillon et cie.

Ces recherches, qui se développent notamment grâce aux subventions régionales, sont un premier pas pour une meilleure compréhension des mécanismes de construction sociale et genrée et des moyens de s’en émanciper. Ce type de prises de décisions est synonyme de recul réactionnaire et cela risque d’aggraver les choses en invisibilisant encore plus (comme si cela ne l’était pas déjà assez) les conséquences liées au genre qui nous est attribué sur nos conditions de vie.

Apparemment, il n’est pas d’un « Intérêt Majeur » pour Valérie Pécresse de nous permettre d’avoir des rapports égalitaires, mais plus de participer à l’aggravation de ceux-ci.

23 décembre 2016 Solange Julien

http://www.revolutionpermanente.fr/

Source espagnole:

http://elasombrario.com/ninos-reivindican-su-visibilidad/

Lire aussi:

Livres jeunesse: Pour Noël, subvertissez les enfants! (Alternative Libertaire)

Los niños transexuales podrán elegir nombre, vestimenta y baño en los colegios valencianos (Pùblico)

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15 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

lgbti armelle pertus (npa)

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