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26 février 2026 ~ 0 Commentaire

Brésil, Marielle (OF)

marielle

Deux hommes politiques condamnés à 76 ans de prison

Pour avoir commandité le meurtre d’une militante LGBT

Militante de la cause noire et des droits LGBT + au Brésil, Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro (Pour le parti PSOL, ami du NPA Blog), a été tuée par balles en 2018. Deux hommes politiques ont été reconnus coupables ce mercredi 25 février d’avoir commandité son assassinat et ont été condamnés à 76 ans de prison.

La Cour suprême du Brésil a condamné mercredi deux hommes politiques à 76 ans de prison pour avoir commandité l’assassinat en 2018 de la conseillère municipale de Rio, Marielle Franco, défenseure de la cause noire et LGBT +, mettant en lumière les liens entre des responsables politiques et les milices de cette ville.

L’ex-député Chiquinho Brazao, 62 ans, et son frère Domingos, 60 ans, ancien élu de l’État de Rio de Janeiro, ont ordonné l’assassinat de Marielle Franco, 38 ans, en représailles à ses efforts pour contrer les milices de Rio qui contrôlent des zones entières de quartiers populaires de la ville, selon la cour suprême.

Un meurtre qui avait profondément choqué au Brésil et au-delà.

Elle était une icône de la cause noire et LGBT au Brésil. Le 14 mars 2018, Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro, âgée de 38 ans, avait été criblée de balles dans sa voiture en plein centre-ville, tuée sur le coup aux côtés de son chauffeur. Le tireur et son complice ont déjà été condamnés à de lourdes peines de prison en 2024 (78 et 59 ans de réclusion). Mais la justice cherchait depuis mardi (date de l’ouverture du procès), à déterminer si l’ancien député fédéral Chiquinho Brazao et son frère Domingos, ex-député régional de Rio, étaient les commanditaires de ce crime qui avait profondément choqué au Brésil et au-delà.

« Un risque pour les intérêts des frères Brazao »

Ce procès se déroule devant la plus haute instance judiciaire du Brésil en raison du statut de parlementaire de Chiquinho Brazao au moment où les poursuites ont été engagées. Selon l’accusation, Marielle Franco s’opposait, au sein du conseil municipal de Rio de Janeiro (6,5 millions d’habitants), à des propositions défendues par les deux frères facilitant l’accaparement de terres par des milices qui sèment la terreur à Rio.

Ces organisations ont été créées il y a une quarantaine d’années par d’anciens policiers et se présentaient initialement comme des groupes d’autodéfense contre le trafic de drogue. Mais elles sont rapidement devenues de redoutables gangs pratiquant l’extorsion et faisant main basse sur des terrains publics pour y construire illégalement des logements ou des bâtiments commerciaux, tout en bénéficiant du soutien de responsables politiques haut placés

« Marielle représentait un risque pour les intérêts des frères Brazao », a affirmé le vice-procureur Hindenburgo Chateaubriand lors du procès. Selon les juges de la Cour suprême, Marielle Franco a été assassinée pour « adresser un message » à la classe politique de Rio. Ils ont dénoncé le « racisme » et la « misogynie » des accusés.

Marielle Franco était « une femme pauvre, une femme noire qui a osé s’opposer aux intérêts de miliciens, d’hommes et de blancs », a estimé M. Moraes. Elle-même issue d’une favela, l’élue de gauche défendait ardemment les droits des habitants des quartiers pauvres, notamment les jeunes noirs, les femmes et les membres de la communauté LGBT +.

«Ce procès m’a fait énormément de mal spirituellement, énormément de mal psycho-logiquement », a déclaré pour sa part la magistrate Carmen Lucia, seule femme à la Cour suprême. « Combien de Marielle le Brésil permettra-t-il qu’on assassine ? », a-t-elle dit.

Confessions du tireur

Selon la Cour suprême, les frères Brazao « ne s’attendaient pas à une telle répercussion » après l’assassinat de l’élue. Ils ont été reconnus coupables de double homicide qualifié, d’appartenance à une organisation criminelle armée et de tentative d’homicide sur une assistante de Mme Franco qui a survécu à l’attaque.

En octobre 2024, un jury populaire avait condamné à 78 ans de prison Ronnie Lessa, qui a avoué avoir tué Marielle Franco en tirant depuis un véhicule conduit par son complice Elcio Queiroz. Ce dernier s’est, quant à lui, vu infliger 59 ans de réclusion. L’accusation reposait sur la collaboration nouée par le tireur avec la justice pour passer aux aveux. Ronnie Lessa avait déclaré être « devenu fou » devant la somme de plusieurs millions de dollars offerte pour commettre le crime.

Les frères Brazao ont toujours nié leur responsabilité, remettant en cause la validité la confession de M. Lessa, une « histoire bâtie de toutes pièces », a soutenu Me Marcio Palma, l’avocat de Domingos Brazao. La défense a clamé l’innocence des deux frères, tout en reconnaissant ouvertement les liens entre les autorités locales et le crime organisé.

« Que celui qui fait de la politique à Rio et n’a jamais demandé de voix aux trafiquants de drogue ou aux miliciens jette la première pierre », a déclaré Me Cleber Lopes, l’avocat de Chiquinho Brazao. Trois autres personnes ont également été condamnées pour leur implication.

L’ancien commissaire Rivaldo Barbosa a été condamné à 18 ans de prison pour avoir tenté de protéger les frères Brazao. L’ex-policier et membre de la milice, Ronald Paulo de Alves, a été condamné à 56 ans de prison pour avoir coordonné l’assassinat et communiqué la localisation de Mme Franco aux tueurs.

Un ancien conseiller de Domingos Brazo, Robson Calixto Fonseca, a écopé d’une peine de neuf ans pour avoir servi d’intermédiaire.

25/02/2026

https://www.ouest-france.fr

Voir aussi:

Granville, un square en hommage à l’élue brésilienne Marielle Franco

 

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24 février 2026 ~ 0 Commentaire

RISPOSTE FÉMINISTE CONTRE L’EXTRÊME DROITE

8m
8m anti
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Manifestation samedi 8 mars à Brest, pour la journée internationale des droits des femmes, des filles et des minorités de genre !
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Grève féministe pour battre l’extrême droite 
Rendez-vous à 15 h, Place Strasbourg
Le cortège partira de la place Strasbourg, descendra Jaurès, et ira jusqu’à la place Wilson.
À l’arrivée : des stands des différentes associations organisatrices seront place Wilson pour continuer la journée.

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17 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

Homophobie (UCL)

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Éduquer et prévenir dans la jeunesse

Deux jeunes lesbiennes agressées dans l’espace public : les faits ne sont malheureusement pas isolés, mais dénotent tant par l’âge des auteurs et autrices que par leur violence : des adolescent·es qui en tabassent d’autres parce qu’elles se tiennent la main.

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Trois jours d’incapacité totale de travail requis pour l’une des victimes, sans parler des traumatismes psychologiques que causent les actes homophobes et LGBTIphobes sur le développement des mineur·es LGBTI. Trois des agresseurs et agresseuses sont passé·es devant le tribunal pour enfants ce 18 décembre pour violence aggravée commise en réunion et pour agression à caractère homophobe.

Le 19 novembre 2025, deux mineures ont subi une agression homophobe dans un supermarché de Clermont-Ferrand, perpétrée par quatre autres jeunes. Cet évènement, loin d’être anecdotique, alerte face à une violence toujours plus présente contre les personnes LGBTI, particulièrement chez les jeunes. Comment penser l’augmentation des violences homophobes chez la jeunesse, et comment la combattre ?

Si la justice s’est saisie de l’affaire, cela ne peut en aucun cas être une réponse suffisante pour nos idéaux libertaires. En effet, la droite réactionnaire est toujours en embuscade pour alourdir la justice des mineur·es et l’aligner sur celle des majeur·es. Depuis 1945, la loi fixe la primauté de l’éducatif sur le répressif en ce qui concerne les enfants. Mais, début 2025, Gabriel Attal a réussi à faire passer une loi permettant les comparutions immédiates pour les mineur·es, mais également en levant l’« excuse de minorité » [1] dans certaines situations. Que dire d’une société qui n’a que la répression en réponse à la violence de sa jeunesse ?

Recrudescence des violences homophobes

Un rassemblement de soutien aux victimes, et dénonçant les discriminations et violences anti-LGBTI, s’est tenu le 30 novembre 2025 à l’appel de QUEER Auvergne et K6tem (collectif féministe). Leur appel résonne tristement avec une actualité locale de multiplication des violences homophobes : « […] Nous nous soulevons pour les survivant·es, pour nos communautés, pour celles et ceux qu’on ne protège jamais. Nous n’oublions pas Caroline Grandjean, morte par suicide en septembre, victime indirecte d’un système qui laisse prospérer la haine. Sa mémoire nous force à agir. »

Dans une région déjà marquée par la mort de Caroline Grandjean cet automne [2] et par les discriminations transphobes commises quelques jours plus tôt [3], le rassemblement en soutien aux deux victimes et initialement prévu en déambulation depuis une autre place de la ville, a pourtant été empêché et déplacé par la préfecture. Une nouvelle fois, l’invisibilisation est l’arme de l’État face aux luttes pour les droits des communautés LGBTI.

Loi EVARS, quand la prévention n’est pas appliquée

Les associations de terrain n’ont pourtant de cesse d’alerter sur l’amplification des actes de violences à l’encontre des personnes LGBTI. Le rapport 2025 de SOS Homophobie [4] indique par exemple que 35% des manifestations des LGBTIphobies représentent des insultes et 11% des agressions physiques. 10% de ces dernières ont lieu sur des personnes mineures et 3% conduisent à la mort des victimes. Le taux d’agressions physiques monte quant à lui à 14% lorsqu’on s’attarde spécifiquement sur les violences lesbophobes et le nombre de victimes mineures y augmente également. On apprend dans ce même rapport que les hommes sont très majoritairement auteurs des violences LGBTIphobes commises dans l’espace public.

Alors comment prévenir cette violence ? La réponse se trouve en partie dans l’éducation et la prévention. Il ne s’agit pas de choisir un système punitif dans lequel nous enfermons des mineur·es. Il s’agit davantage de défendre une éducation dans laquelle chacun·e est représenté·e, afin de prévenir la haine et le rejet à l’œuvre derrière les discours LGBTIphobes.

En décembre 2025, la France a été condamnée par la Cour européenne pour non application de la loi éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (EVARS). Depuis sa promulgation en 2001, la loi EVARS a été attaquée frontalement par la droite réactionnaire et toutes les ramifications de la Manif pour tous : campagne de désinformation, harcèlement des enseignements, attaques numériques coordonnées, rien n’a été laissé au hasard. Face à l’homophobie, l’État n’a jamais eu le courage de faire appliquer sa propre loi et seulement 15% des élèves ont ainsi eu accès à ces enseignements [5].

La condamnation de l’État suite à la plainte de SOS homophobie, du Planning familial et de Sidaction constitue donc une première victoire pour les associations de prévention qui soutiennent l’application de la loi au sein de l’Éducation nationale. Le programme EVARS prévoit, dans un langage adapté, d’inculquer les notions de consentement, de respect et de droit ; il permet de lutter contre les discriminations, sensibiliser aux stéréotypes, notamment de genre, et prévenir les violences sexuelles et le harcèlement. Pour les plus âgé·es, il s’agit également de transmettre des connaissances en santé sexuelle autour de la contraception et de la prévention des IST.

Son application prévoyant trois séances par an tout au long de la scolarité, est cependant une nouvelle fois attaquée en 2025 : des avancées majeures du nouveau programme étaient attendues et ont finalement été repoussées sous les pressions réactionnaires. Ainsi le consentement, devant être abordé dès la maternelle dans la première proposition de texte, ne le sera qu’au CE2. L’homoparentalité est retirée du programme, la diversité des schémas relationnels et amoureux est retirée des écoles primaires, de même que celle liée aux identités de genre. Tandis que 40% des violences sexuelles sur mineur·es ont lieu avant 11 ans, leur prévention est également repoussée en classe de 4e.

Ce manque de volonté est d’autant plus alarmant que les structures spécialisées sont de plus en plus écarté·es des interventions scolaires. Basta ! révèle ainsi, au moment où nous écrivons cet article, l’éviction du Planning familial de Grenoble des écoles de la ville [6].

Comment, dans un contexte où les violences s’accroissent et où les mineur·es y sont de plus en plus exposé·es, se satisfaire de politiques de demi-mesure privilégiant des alliances d’intérêt avec les mouvements réactionnaires plutôt que le droit et le respect de toutes et tous ? Face à un État démissionnaire et à une violence décuplée, il revient une nouvelle fois à nos communautés LGBTI de prendre soin des plus jeunes d’entre nous et de former le reste de la société. Nous sommes fort·es, oui, mais toujours seul·es dans ce combat.

Ness (UCL Marseille) 12 janvier 2026

https://unioncommunistelibertaire.org/

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21 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Plouégat-Guérand (Street Press)

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En Bretagne, les drags des champs

Créée dans les Monts d’Arrée, en Bretagne, la troupe des Joyaux de l’Arrée propose un « drag rural et local » à un public de non-initiés, tranchant avec les codes esthétiques de l’émission « Drag Race ».

Plouégat-Guérand (29), Finistère, 8 novembre — Une cagoule surmontée de branches feuillues, un crop top destructuré et une jupe qui tombe jusqu’aux chevilles. Myosotis, perchée sur des plateformes d’une vingtaine de centimètres, se déhanche sur le remix d’un son IA, popularisé sur Internet. La drag queen adepte du tricot captive le public venu assister à la dernière date de la tournée 2025 des Joyaux de l’Arrée.Arièle Bonte , Maud Veith

https://www.streetpress.com/

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20 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Trans (AL)

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TDoR : commémorer est politique !

Le Jour du souvenir trans a lieu chaque année le 20 novembre. Aussi connu sous le nom de TDoR (Trans Day of Remembrance), ce jour commémore les personnes trans tuées par la transphobie, assassinées, suicidées ou victimes de la précarité financière et médicale, et rappelle l’importance des luttes trans. Plus que jamais, dans un contexte de montée du fascisme, il est nécessaire de défendre les droits des personnes trans !

D’octobre 2024 à septembre 2025, ce sont 281 personnes trans qui ont été assassinées, d’après le rapport officiel Trans Murder Minotoring. Nous savons qu’il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg, ce suivi est rendu extrêmement compliqué par la précarité et l’isolement que subissent les personnes trans et qui les invisibilisent. Parmi les victimes, 88% d’entre elles sont racisées, 90% sont des femmes, 34% sont des travailleuses du sexe, 14% sont des activistes pour les droits des personnes trans. Dans un contexte social et politique de plus en plus dur et transphobe, les personnes trans risquent également huit fois plus que les personne cis de faire une tentative de suicide dans leur vie.

Entre précarité, racisme et transmysonigie, les voix des personnes trans et leurs combats sont silenciés. Il s’agit d’une conséquence directe des volontés politiques réactionnaires croissantes qui tentent de nier l’existence des personnes trans en leur retirant leurs droits et en les déshumanisant.

Les offensives transphobe se poursuivent partout. Depuis les Etats-Unis, les politiques fascistes de Trump ciblent systématiquement les personnes trans : exclusion des clubs de sport, refus de l’autodétermination, limites dans l’accès aux soins et aux traitements hormonaux, fin des campagnes de prévention au suicide dans la communauté LGBTI… la liste est encore longue.

Au Royaume-Uni, la Cour Suprême a tranché pour une vision binaire du genre, donnant raison aux associations conservatrices. En France, si la Haute Autorité de Santé a affirmé, dans ses recommandations, l’autodétermination des personnes trans et la nécessité de la dépsychiatrisation des parcours de soin, elle s’est courbée face aux pressions des lobbys conservateurs en refusant d’appliquer ces recommandations aux mineur·es trans. Il faut aussi rappeler que les subventions aux associations féministes et LGBTI telles que les Plannings familiaux sont coupées, les centres de ressources ferment les uns après les autres, restreignant les accès effectifs aux soins nécessaires des personnes trans.

Les milliardaires s’unissent pour financer ces campagnes haineuses et s’épanouissent dans le capitalisme autoritaire qui s’impose notamment en Occident. En France comme ailleurs, les gouvernements coupent dans les budgets et les services publics de la santé et de l’éducation. Cette tendance à l’austérité est propice au retour du conservatisme qui sont autant de moyens de marginaliser encore plus des personnes déjà précaires. A cela s’ajoute les paniques morales telles que celle autour des participations des personnes trans aux compétitions sportives officielles.

Ce contexte actuel rappelle qu’il est crucial de soutenir les luttes trans, de rappeler que les politiques bourgeoises et réactionnaires doivent être combattues par l’ensemble du mouvement social. Nos luttes trans soutiennent les associations, les organisations et les syndicats qui luttent avec et pour les droits des personnes trans ! Nos luttes trans sont antifascistes, anticapitalistes, antiracistes et féministes !

Nos pensées vont à toutes les personnes trans tuées par la transphobie. Chaque victime est une victime de trop !

Luttons pour un féminisme trans !

Union Communiste Libertaire 19 novembre 2025 

https://unioncommunistelibertaire.org/

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18 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Trans (CI)

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De plus en plus de personnes trans prennent le chemin de l’exil

Sous la présidence Trump, les droits des personnes trans reculent à grande vitesse. Comme le rapporte le magazine “Time”, de nombreuses familles américaines s’expatrient, redoutant un climat politique de plus en plus hostile.

Longtemps perçus comme un refuge pour les minorités sexuelles, les États-Unis voient aujourd’hui un nombre croissant de leurs citoyens fuir un pays devenu hostile envers les personnes trans, rapporte le magazine Time. Depuis la réélection de Donald Trump, les départs se multiplient, selon l’ONG canadienne Rainbow Railroad : “Les États-Unis demeurent le premier pays d’où proviennent les demandes d’aide”, indiquait sa responsable Latoya Nugent début octobre. “Environ deux tiers des requêtes reçues concernent des personnes trans.” À l’origine de cet exil inédit, une série de mesures prises dès le retour de Trump à la Maison-Blanche. L’hebdomadaire résume la situation :

“Dès son premier jour de retour à la Maison-Blanche, le président a signé un décret – actuellement suspendu mais toujours en cours d’examen par les tribunaux – reconnaissant seulement ‘deux genres, masculin et féminin’, et cherchant à interdire aux personnes trans de modifier leur mention de genre sur les documents fédéraux.”

En parallèle, le ministère de la Santé a décrédibilisé les soins dits “d’affirmation de genre”, soutenus pourtant par toutes les associations médicales américaines, tandis que la justice fédérale enquête sur les médecins les pratiquant auprès de mineurs. Les conséquences sont visibles : plus d’une vingtaine d’hôpitaux ont suspendu ces soins, et les États conservateurs multiplient les interdictions. Selon l’ACLU (l’Union américaine pour les libertés civiles), plus de 600 textes anti-LGBTQI + ont été déposés en 2025. En Arizona, la famille Trujillo a quitté Tucson pour protéger Daniel, 15 ans, leur fils trans. Comme elle, de nombreux foyers cherchent à s’expatrier vers des pays jugés plus sûrs. L’exil ne touche plus seulement les militants. Monica Helms, vétérane et créatrice du drapeau trans, s’est installée au Costa Rica avec son épouse : “Nous ne sommes pas aimées par cette administration et elle profère chaque jour des menaces à notre encontre.” Cette fuite inverse un mouvement historique : “Jusqu’à présent, le message était : ‘Venez aux États-Unis, c’est un pays sûr et accueillant’”, observe Steve Roth, de l’Organisation pour le refuge, l’asile et la migration (Oram). “Mais tout cela s’est complètement inversé.” L’Amérique, jadis terre d’asile, devient pour une partie de ses propres citoyens un territoire à quitter, coûte que coûte.

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07 septembre 2025 ~ 0 Commentaire

PY Cadalen Solidarité!

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Militants LFI agressés à Brest. L’une des victimes est le compagnon du député Pierre-Yves Cadalen, « ça s’est passé en moins d’une minute »

Après l’agression de quatre militants LFI en pleine rue à Brest samedi 30 août, le député Pierre-Yves Cadalen révèle que l’une des victimes est son compagnon. Dans une lettre ouverte, il dénonce une agression politique et homophobe.

Édouard Edy n’a pu remarcher que ce samedi 6 septembre. En arrêt de travail depuis une semaine, le jeune homme s’était vu prescrire cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT) après la violente agression dont il a été victime la semaine dernière avec trois autres militants LFI.

« J’ai reçu plusieurs coups, au moins cinq à la tête, sous la pommette, sous l’œil, d’autres à la jambe, j’ai toujours des douleurs sur le côté gauche. »

Une plainte a été déposée pour violence aggravée.

Ce militant est aussi le compagnon du député du Finistère Pierre-Yves Cadalen (LFI). C’est ce qu’a révélé ce dernier ce vendredi 5 septembre dans une lettre ouverte, publiée sur ses réseaux sociaux une semaine après les faits.

« Édouard Edy, l’un des quatre militants agressés samedi dernier à Brest est mon compagnon« , commence le député LFI.

« Je l’écris aujourd’hui pour que ces minables sachent qu’il n’y a là aucun secret, que leur violence ne s’abat pas sur un mur de silence, qui bien trop souvent entoure et a massivement enserré les vies homosexuelles« , écrit le député qui dénonce aussi une agression « politique et homophobe » et qualifie les agresseurs de « misérables petits fascistes« .

Agressés après une collecte de fournitures scolaires

Samedi 30 août, avec trois autres militants, Edouard Edy termine la collecte mensuelle organisée par la France insoumise près du supermarché Leclerc dans le centre-ville de Brest, une collecte de fourniture scolaire annoncée dans la presse.

« On commence à ramasser tous les dons que nous avons reçus, le barnum, une banderole, relate Edouard. Lorsqu’on regagne la voiture et qu’on ouvre le coffre, deux individus avec des capuches et des sortes de tours de cou surgissent. Tout a duré moins d’une minute. Ils tapent d’abord sur une personne accroupie près des affaires qui reçoit plusieurs coups de poing ».

« Brest est natio »

Ils en assènent d’autres à une jeune femme puis à un troisième militant et finissent par se retourner vers Edouard Edy en lançant « Brest est natio » avant de le rouer de coups.

Un militant déjà menacé et agressé

Ce n’est pas la première fois que ce militant LFI entend ce slogan. Au printemps 2023, il avait déjà été pris à partie par d’autres individus cagoulés scandant la même chose, se réfugiant dans une agence immobilière pour éviter les coups.

Depuis, il a essuyé plusieurs menaces de mort et insultes homophobes inscrites sur les murs de la faculté de Brest, où il étudie aux Beaux-Arts ainsi que sur le local du Parti communiste où il militait également. Des menaces parfois agrémentées de croix celtiques.

En juin dernier cette fois, il découvre des croix gammées taguées sur la porte du logement qu’il partage avec le député Pierre-Yves Cadalen.

Un militant particulièrement ciblé à Brest

À chaque fois, des plaintes sont déposées. L’étudiant estime que ce sont ses engagements dans les dernières luttes sociales mais également en faveur des droits des personnes LGBT qui ont fait de lui une cible :

« Lors de la réforme sur les retraites, je faisais partie de l’intersyndicale en tant que représentant de syndicat étudiant. J’ai pris la parole à plusieurs reprises lors de manifestation. J’avais souvent mon drapeau LGBT pour élargir les luttes. »

Le militant LFI en est certain, ces menaces et agressions à répétition sont l’œuvre d’un groupuscule d’extrême-droite. « Ils sont une quinzaine dans le pays de Brest, assure-t-il. Ils sont identifiés. Je ne comprends pas qu’ils n’aient toujours pas été convoqués par la police. »

Pas découragé, le militant assure que « tout cela renforce [sa] détermination à combattre l’extrême-droite et l’homophobie.

https://france3-regions.franceinfo.fr/

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07 septembre 2025 ~ 0 Commentaire

Brest LFI

« Misérables petits fascistes » : le député LFI Pierre-Yves Cadalen dénonce l’agression de son compagnon dans une lettre ouverte

« Édouard Ely, l’un des quatre militants agressé samedi dernier à Brest, est mon compagnon. » C’est ainsi que Pierre-Yves Cadalen, député LFI de Brest, commence sa lettre ouverte, publiée sur ses réseaux vendredi 5 septembre. Il ajoute : « Les misérables petits fascistes qui s’en sont pris à eux se sont particulièrement acharnés sur sa personne. »

Le député, élu en 2024, fait référence à l’agression par deux hommes cagoulés dont ont été victimes quatre militants insoumis le 30 août dernier. Les faits se sont déroulés en plein centre-ville de Brest, lors d’une collecte de fournitures scolaires organisée par la section locale de LFI.

Au cours de leur attaque, ils auraient scandé « Brest est natio », rapporte Édouard Ely sur son compte Instagram.

En évoquant son homosexualité, le député LFI souhaite « que ces minables sachent qu’il n’y a là aucun secret, et que leur violence ne s’abat pas sur un mur de silence, qui bien trop souvent entoure et a massivement enserré les vies homosexuelles ».

Dans sa longue lettre, on apprend également que lui et son compagnon ont déjà été la cible d’actes haineux : agression, tags sur les murs de la faculté de lettres et de sciences humaines de Brest et sur le local du parlementaire.

Pierre-Yves Cadalen dénonce ainsi une agression « politique et homophobe », et indique dans la presse locale que ces éléments ont été versés à la plainte déposée par LFI.

Cette agression s’inscrit plus largement dans un contexte de multiplication des actes haineux commis pas des militants d’extrême droite en Bretagne.

https://www.blast-info.fr/

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02 novembre 2024 ~ 0 Commentaire

Marielle

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Brésil : les deux assassins de Marielle Franco, élue et militante noire et LGBT, condamnés

Le crime, survenu en 2018, avait eu un très grand retentissement, au Brésil et au-delà, et jeté une lumière crue sur la puissance du crime organisé à Rio.

Les assassins en 2018 de Marielle Franco, une élue brésilienne et militante noire et LGBT, ont été condamnés, jeudi 31 octobre à Rio de Janeiro, à respectivement soixante-dix-huit et cinquante-neuf ans de prison. Le 14 mars 2018, la charismatique conseillère municipale de Rio, devenue après sa mort une icône de la gauche et de la cause noire dans son pays, avait été criblée de balles dans sa voiture en centre-ville. Elle avait 38 ans. Son chauffeur, Anderson Gomes, avait également été tué sur le coup.

« La justice est parfois lente, aveugle (…) mais elle arrive », a lancé la juge Lucia Glioche en lisant les peines décidées pour ce double homicide par un jury populaire, à l’issue de deux jours d’audience. A cette annonce, parents et proches des victimes présents au tribunal se sont embrassés et ont fondu en larmes, notamment la sœur de Marielle Franco, Anielle Franco, ministre de l’égalité raciale dans le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

« Nous poursuivrons la lutte (…) pour en finir avec ce qui a assassiné Marielle et Anderson, qui est cette violence politique », a réagi devant la presse Monica Benicio, qui fut la compagne de l’élue locale. « Parce qu’elle était une femme noire, issue d’une favela, ses assassins ont pensé que son corps était jetable », a-t-elle dit.

Ronnie Lessa avait avoué avoir tiré sur la voiture de Marielle Franco avec une mitraillette depuis un véhicule conduit par Elcio Queiroz, qui est également passé aux aveux. Le premier a été condamné à soixante-dix-huit ans et neuf mois et son complice à cinquante-neuf ans et huit mois. Tous deux jugés pour homicides et participant par visioconférence depuis leur prison, ces anciens membres de la police militaire de Rio avaient passé un accord de plaider-coupable durant l’instruction.

Leur peine effective sera réduite, du fait de cette collaboration avec la justice dont les clauses sont confidentielles, ont expliqué à l’Agence France-Presse des sources judiciaires. Selon le site d’information G1, Ronnie Lessa devra purger treize ans et son acolyte sept ans, qui s’ajouteront aux années de prison effectuées depuis 2019. Le parquet avait requis pour chacun la peine maximale, soit quatre-vingt-quatre ans de réclusion.

Une affaire au retentissement international

Le crime avait eu un très grand retentissement, au Brésil et au-delà, et avait jeté une lumière crue sur la puissance du crime organisé et des milices à Rio. Ces groupes parapoliciers sèment la terreur et accaparent des terrains pour se bâtir illégalement une fortune immobilière. Marielle Franco se dressait contre l’action des milices et militait contre la violence policière.

Ronnie Lessa a assuré mercredi avoir été « aveuglé » et « rendu fou » par la somme de plusieurs millions de dollars offerte pour commettre le crime. « Je veux saisir cette occasion et, avec une sincérité et un regret absolus, demander pardon aux familles d’Anderson et de Marielle et (…) à l’ensemble de la société pour les actes funestes qui nous ont conduits ici », a-t-il déclaré. Les procureurs ont mis en doute la sincérité de son repentir. « Ils ont décidé de tuer par appât du gain », a estimé jeudi le procureur Fabio Vieira, qui a taxé les assassins de « sociopathes » sans regret.

Selon le ministère public, le tireur et le chauffeur avaient nié les faits face aux enquêteurs avant d’être confondus par les preuves de leur implication et ont alors cherché une sortie en collaborant avec la justice.

Un député et son frère fonctionnaire incriminés

« Ce n’est pas encore la fin car il reste les commanditaires », a cependant souligné Antonio Silva, père de Marielle Franco. Arrêtés en mars dernier après avoir été incriminés par Ronnie Lessa, le député Chiquinho Brazao et son frère Domingos Brazao, conseiller de la cour des comptes de Rio, ont été entendus la semaine dernière par la Cour suprême, tout comme l’ancien chef de la police civile de la ville Rivaldo Barbosa.

Les deux frères, liés aux milices selon le tueur, ont nié toute implication, de même que le policier, accusé d’avoir fait obstruction à l’enquête. L’instruction continue. « Qui a donné l’ordre [de l’assassinat] l’a donné pour une raison financière car il avait intérêt à faire taire la voix de Marielle », a affirmé jeudi le procureur Vieira.

https://www.lemonde.fr/

Note: Marielle était membre de notre organisation soeur, le PSOL

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04 juillet 2024 ~ 0 Commentaire

LGBT ( NPA)

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