Archive | LGBT

23 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

violences (alternative libertaire)

feminsite

Contre les violences faites aux femmes par les hommes

La peur va changer de camp!

À l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, associations, syndicats, mouvements divers dont en particulier « Nous toutes » appellent à un grand rassemblement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Après une certaine libération de la parole des femmes, c’est dans la rue que nous devons montrer notre détermination ! Les violences des hommes envers les femmes prennent plusieurs formes. Qu’elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques, toutes sont à combattre !

LES AGRESSEURS ET LEURS STRATÉGIES

Marre d’être frappées ! En 2016, 3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir été frappées de façon répétée. La même année, 123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire intime. Marre d’être agressées sexuellement ! Chaque jour, 243 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Marre d’être insultées ! 3⁄4 des auteurs d’insultes à l’égard des femmes dans l’espace public sont des hommes. Les insultes renvoient souvent à des stéréotypes sexistes : « salope », « conne », « sale pute », « vieille ».

Les violences faites aux femmes sont partout : dans la rue, dans les transports, à l’école, au travail mais surtout dans la sphère privée. Celles faites par des hommes masqués dans une ruelle sombre sont minimes.

Dans 91 % des cas, les violences sont commises par des personnes connues de la victime (père, frère, ami, médecin, camarade, militant, collègue). Dans 45 % des cas, l’agresseur est le conjoint ou l’ex- conjoint. Le privé est politique, ne baissons jamais la garde. Les violences des hommes contre les femmes font partie du système patriarcal. Ne le laissons pas nous enfermer dans la peur et nous empêcher de nous révolter. Avec la déferlante de témoignages, la peur est en train de changer de camp.

LUTTES MULTIPLES : HOMOPHOBIE, RACISME, VALIDISME, CLASSISME

Le patriarcat atteint toutes les femmes, particulièrement les femmes racisées, faisant partie de la communauté LGBTI, porteuses de handicap, issues de milieu populaire qui subissent des oppressions simultanées affectant leur vie. Elles sont de ce fait plus susceptibles de subir des violences.

PRÉPARONS LA MOBILISATION, POUR UNE GRÈVE GÉNÉRALE DES FEMMES

Aucune solution judiciaire n’est adaptée. La justice non seulement ne fait pas son travail mais perpétue la culture du viol et donc les violences à l’encontre des femmes. Refus de prendre les plaintes des victimes dans les commissariats, discours culpabilisateurs, remise en question de la parole des femmes, relaxes des agresseurs. Ce sont encore aux femmes agressées de prouver leur non-consentement et non aux agresseurs d’apporter la preuve de l’assurance du consentement de l’agressée. Ni soutenues, ni écoutées, ni rassurées par la justice, peu de femmes victimes portent plainte.

Le samedi 24 novembre, notre colère et notre solidarité féminine vont se transformer en grand mouvement collectif ! Nous ne sommes pas seules ! Patrons, collègues, conjoints, la peur va changer de camp ! Comme en Espagne où 6 millions de femmes ont participé aux grèves et manifestations féministes du 8 mars dernier, créons un rapport de force pour que ça bouge.

Après le 24 novembre, rendez-vous le 8 mars 2019 pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes !

Nous, les femmes, exigeons l’égalité économique, sociale et politique avec les hommes ! Les travailleuses gagnent environ 23,7% de moins que les hommes. Elles sont davantage touchées par la précarité.Nous, les femmes, voulons être libres ! Libres de marcher n’importe où, à n’importe quel moment de la journée, dans n’importe quel état, dans n’importe quelle tenue. Libres de notre orientation sexuelle et affective. Libres de procréer ou non et avec qui on veut. Libres d’accéder à des contraceptions gratuites et à l’IVG et à des consultations gynécologiques sans maltraitances.

23 novembre 2018

http://alternativelibertaire.org

Lire la suite

23 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

pma (jdd)

autoc-pma

PMA: en pleine réunion avec Macron, des associations LGBT claquent la porte

Deux associations de lesbiennes ont quitté la réunion avec Emmanuel Macron avant son terme, jeudi, exprimant « leur colère et leur désespoir face aux renoncements des gouvernements successifs sur la PMA ». Emmanuel Macron a assuré aux associations LGBT une promulgation de la PMA en 2019, sans toutes les rassurer.

Emmanuel Macron a reçu jeudi matin les associations de défense des droits de personnes LGBT en présence de la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa. Objectif, évoquer les récentes agressions homophobes en France et l’extension de la PMA au couples de femmes. C’est précisément au moment d’évoquer ce sujet que la tension est montée entre le chef de l’Etat et deux associations de lesbiennes, qui ont quitté la réunion. La Conférence lesbienne européenne et Les Dégommeuses ont rapidement annoncé sur Twitter avoir « quitté la table de discussion ».

Les Dégommeuses ont réagi sur Twitter, déplorant que l’Elysée confirme le report du projet de loi sur la bioéthique, dans lequel figure l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. « Qu’on commence donc à dire la vérité sur ce gouvernement qui n’est pas du tout LGBT friendly puisqu’il ne fait que continuer à piétiner les vies des lesbiennes : nos vies », a écrit l’association sur Twitter.

Une colère aussi reprise par Alice Coffin, porte-parole de la Conférence lesbienne européenne : « Les organisations lesbiennes ont quitté la réunion des associations LGBT avec Emmanuel Macron après des échanges très vifs. Aucune garantie, un nouveau report, impossible de continuer à discuter avec un Etat qui ne respecte pas ses engagements depuis 6 ans », a-t-elle tweeté.

Macron assure une promulgation pour 2019

Au cours de cette réunion, Emmanuel Macron a assuré que l’extension de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes serait promulguée en 2019, selon plusieurs parti-cipants interrogés par l’AFP. Le chef de l’Etat a par ailleurs confirmé aux associations la créa-tion prochaine d’une commission interparlementaire de sénateurs et de députés de tous bords politiques, en amont du dépôt du projet de loi en conseil des ministres.

« Il nous a dit plusieurs fois qu’il ne voulait pas passer à la hussarde. Il pense qu’il faut élargir le débat, qu’il y a encore des personnes à fédérer », a rapporté Alexandre Urwicz, président de l’Association des familles homoparentales. « Il a assuré qu’il n’y avait pas d’ambiguïté sur le sujet, ni d’interrogations métaphysiques », a-t-il ajouté, alors que plusieurs associations LGBT se sont inquiétées des reports successifs de l’examen du texte.

Initialement, le gouvernement avait annoncé qu’il présenterait le projet de loi sur la bioéthique avant la fin de l’année en vue d’un débat au Parlement au premier trimestre 2019. « Le président a réfuté tout report et expliqué qu’il n’avait jamais annoncé de calendrier », a indiqué Catherine Michaud, de l’association GayLib.

(avec AFP)   22 novembre 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire la suite

10 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

écosse (france info)

gay-scotland-x750_1

L’Ecosse va devenir « le premier pays au monde » à enseigner les droits des LGBT à l’école

La lutte contre l’homophobie et la transphobie, ainsi que l’histoire des droits des personnes LGBT+, ont été intégrées aux programmes scolaires.  Le ministre de l’Education écossais a annoncé une réforme des programmes.

« Il est vital que les programmes soient aussi divers que les jeunes gens dans nos écoles. »

Le ministre écossais de l’Education a annoncé que son pays allait « devenir le premier au monde à intégrer dans ses programmes une éducation inclusive LGBTI », indique The Guardian,  vendredi 9 novembre. La lutte contre l’homophobie et la transphobie, ainsi que l’histoire des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes seront désormais enseignées dans les écoles publiques.

Cette réforme des programmes fait suite à des recommandations émises par un groupe de travail pour les droits LGBT+, le Time for Inclusive Education (TIE). L’un des cofondateurs, Jordan Daly, s’est félicité de la fin de « l’héritage destructeur » de l’article 28. Cette loi, introduite en 1988, interdisait aux autorités locales britanniques de « promouvoir » l’homosexualité. Elle a été abrogée en Ecosse en 2001 et dans le reste du Royaume-Uni en 2003.

« C’est une victoire monumentale pour notre campagne et un moment historique pour notre pays, a réagi Jordan Daly. En cette période d’incertitude mondiale, cela envoie un message fort et clair aux jeunes LGBTI, selon lequel ils sont considérés ici en Ecosse. »

10/11/2018

https://www.francetvinfo.fr

Lire aussi:

« Il faut sensibiliser dès le plus jeune âge », explique Aline Cottineau SOS Homophobie (France Info)

 

 

Lire la suite

20 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

autodéfense féministe (‘n em zifenn)

bzg

Facebook Gast

Difenn

Lire la suite

20 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pma (npa)

fr}homob

PMA : la parole aux réactionnaires

Après l’avoir, comme d’autres, incluse dans ses promesses de campagne, le gouvernement Macron a promis une loi bioéthique pour janvier 2019, dans laquelle serait intégrée la procré-ation médicalement assisté (PMA), peu de temps après l’avis favorable du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE), rendu en septembre 2018 (et attendu depuis plus de quatre ans).

Cette loi n’est pour l’instant pas sur la table. Elle doit être présentée d’ici à la fin de l’année pour commencer les débats parlementaires en janvier 2019. Autrement dit, il peut se passer encore bien des choses d’ici là…

Ménager les homophobes ?

Si le gouvernement semble plutôt décidé, pour l’instant, à faire adopter la loi, il semble aussi décidé à ce qu’elle se passe dans la douleur… pour les lesbiennes. On se souvient encore des mots de Macron sur les gens de la Manif pour tous, selon lui « humiliés » en 2013.

Il s’agit ici pour le gouvernement surtout de caresser les homophobes dans le sens du poil, c’est dans ce sens qu’il faut comprendre les propos de la ministre de la Santé Agnès Buzyn déclarant, il y a peu, qu’il ne fallait surtout pas présenter la loi comme une victoire d’un camp sur un autre. C’est certain que de victoire, il n’y en aura guère, tant ces dernières années ont été marquées par un retour à l’ordre moral pour les femmes et les LGBTI.

D’ailleurs, les lesbiennes sont presque inexistantes dans le débat, invisibilisées comme dans l’ensemble de la société.

Ainsi les opposants à la PMA sont invités en grande pompe dans tous les médias, c’est sur la Manif pour tous que l’on fait ses titres, comme l’a montré la « Une » de Libération le 9 octobre dernier. L’affaire n’est pas nouvelle, et on se souvient encore de la séquence du débat sur le mariage pour touTEs, où les médias avaient largement contribué à libérer la parole homophobe en invitant les tenants de la Manif pour tous.

Lesbiennes invisibilisées

Mais les lesbiennes ont aussi été invisibilisées dans le mouvement LGBTI, y compris ces dernières années, et nous nous sommes retrouvées bien seules dans le combat. Dans le débat médiatique, comme lors du débat parlementaire en 2013, il faudra inviter les médecins, les spécialistes, psychologues, anthropologues et autres, afin de prouver encore une fois que nous sommes bien adaptables à la République, au modèle hétéro-normatif et patriarcal de la famille.

Il faudra voir si les lesbiennes sont bien intégrables au système capitaliste et à son modèle de famille, et on pourra entendre encore les réactionnaires disserter sur le corps des femmes, sur leur qualité de mère, etc.

Non seulement les lesbiennes qui font le choix de construire des familles ne seront pas entendues, mais presque personne ne fera ouvertement remarquer que le problème n’est pas de savoir si deux mères peuvent construire une famille, mais bien que le modèle familial aujourd’hui n’est pas un cadre de bien-être, qu’il est principalement un cadre d’oppression et un cadre de violences : pour les femmes, pour les enfants, pour les personnes LGBTI.

Or il faut l’affirmer : nous devons en finir avec ce modèle de famille. Et à ce titre, nous n’aurons rien à attendre de l’État et du gouvernement, puisque nous l’avons vu, même lors d’un cas de stérilité, une lesbienne n’a toujours pas le droit à une PMA, comme l’a récemment tranché le Conseil d’État : exclure les lesbiennes ne serait pas discriminatoire. Là encore, nous ne pourrons compter que sur nos propres forces.

Mim Effe Vendredi 19 octobre 2018

https://npa2009.org/

Lire la suite

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

rennes effrontées (bzh femmes)

Comment et pourquoi devient-on féministes aujourd’hui quand on est une jeune femme de moins de trente ans ?

Marianne – Je n’avais pas du tout conscience de la portée collective et politique du féminisme. Mais en faisant des études dans le travail social, j’ai dû faire un dossier sur les dispositifs publics mis en place contre les violences faites aux femmes. Pendant mes recherches, j’ai été interpellée par la manière dont c’était toujours systémique, avec les mêmes procédés, la même manière de faire.

Puis c’est en militant politiquement que j’ai commencé à avoir des échanges et des formations sur le féminisme et que je me suis rendu compte que c’était un vrai sujet politique. Pourtant, ce n’est pas si consensuel qu’on le pense même dans les milieux militants ; c’est ça qui m’a donné envie de m’engager !

Elsa - Quand j’étais au collège j’ai eu une très mauvaise image du féminisme. J’avais une prof qui se revendiquait féministe qui nous avait interpellées en cours en nous demandant si nous voulions avoir des enfants plus tard. Les filles des deux premiers rangs, qui étaient toutes de bonnes élèves, avaient levé la main pour dire qu’elles voulaient des enfants et même en avoir trois, quatre, cinq ! Et moi, notamment, je voulais avoir trois ou quatre enfants !

Et la prof nous avait grondées, nous disant que ce n’était pas normal, qu’on étaient des jeunes femmes du 21ème siècle et qu’il fallait penser à nous d’abord pas à avoir des enfants. Rétros-pectivement, je me rends compte que son propos était contre productif parce qu’elle parlait à des enfants qui se disaient que c’est chouette d’avoir une famille mais j’avais gardé cette image très négative.

Et c’est au moment des débats autour de la loi pour le mariage pour tous, que j’ai commencé à me poser des questions sur la sexualité, le genre, etc. J’avais 18/19 ans à ce moment-là et je suis allée voir des ami-e-s militant-e-s et au fur et à mesure de mes échanges avec ces gens-là je me suis rendu compte que j’avais une approche un peu essentialiste des différences hommes femmes, j’ai commencé à déconstruire tout ça et à voir comment ça impactait ma vie, ma vie de couple, mes rapports aux institutions, mes rapports avec mes profs, le monde du travail, etc. et c’est comme ça que je suis devenue féministe !

Pourquoi militez-vous au sein des Effronté-es ?

Marianne - Il n’existe que deux antennes locales des Effronté-es en France : Rennes et Strasbourg. J’ai lancé la dynamique à Rennes il y a à peu près un an et demi et j’ai été vite rejointe par d’autres filles.

J’étais en accord évidemment avec le fond ; il me semblait intéressant de porter une vision politique du féminisme qui soit intersectionnelle c’est-à-dire qu’on considère qu’il y a plusieurs oppressions qui agissent en même temps et donc qu’il faut agir de front pour lutter contre toutes ces oppressions sans faire de hiérarchie dans les luttes que sont le racisme, l’homo-phobie, l’handiphobie sans oublier les oppressions économiques ; les politiques libérales d’austérité nuisent énormément aux droits des femmes.

Quand il y a eu les manifestations contre la loi travail on y a pris part parce que la plupart des précaires sont des femmes.

Il y avait plusieurs lieux de féminisme à Rennes, par exemple à Rennes 2 ou à Sciences Po avec l’association George Sand, ou dans des sections syndicales, etc. mais il n’y avait pas d’association de la gauche féministe ouverte à tout le monde qu’on travaille ou qu’on soit étudiant-e et on trouvait que ça manquait ! Après, c’est bien aussi qu’il y ait cette « offre diversifiée » pour que chacun-e trouve sa propre clef d’entrée dans le féminisme.

Sur des choses concrètes comme le rassemblement de défense de l’IVG le 28 septembre ou des événements en lien avec le 25 novembre ou le 8 mars, on est capables de s’organiser collectivement avec les autres comme le Planning Familial, Osez le Féminisme, les associations trans ou LGBT, les collectifs de défense des sans-papiers, etc. Il y a une complémentarité dans nos associations qui est intéressante. L’idée c’est vraiment de ne pas se laisser diviser par nos divergences, et en même temps de les assumer, de pouvoir les exprimer.

Elsa – Je suis arrivée à Rennes l’an dernier. J’étais déjà militante des Effronté-es à Stras-bourg d’où je viens. Donc, c’est tout naturellement que j’ai rejoint le groupe. Bien qu’on soit peu nombreux-ses ici on arrive à faire plein de choses ; pour nous l’inter-oganisation est à la fois une force et une solution. C’est une force politique dans le sens où on a des façons diffé-rentes de militer, des compétences différentes, et pour les grandes causes on rejoint les autres comme par exemple le collectif breton pour la PMA dont nous faisons partie. C’est une asso-ciation mixte ; les hommes y sont les bienvenus ; ils viennent principalement avec leurs questions et ça nous fait un travail de pédagogie…

Marianne – Le féminisme, c’est vraiment une question de société qui ne concerne pas que les femmes. L’émancipation féministe n’est pas due à des comportements individuels et l’éman-cipation des femmes ne peut pas passer que par une émancipation individuelle ; ça doit être une émancipation collective donc il faut déconstruire un système de société : le patriarcat ! Je pense qu’il y a deux choses importantes : à la fois conquérir des droits, conquérir notre éman-cipation, ce qui suppose d’être dans une attitude de lutte ; et en même temps pour nourrir cette dimension, il faut aussi construire une solidarité féministe qui va nous donner notre force pour agir ; c’est ce qu’on vit dans nos temps d’échanges, dans notre soutien aussi les unes aux autres.

Quelles sont les actions des Effronté-es ?

Marianne et Elsa – Nous proposons régulièrement des temps de formation et de débat un peu informels autour d’un sujet, ouverts aux adhérent-e-s mais aussi à celles et ceux que ça intéresse. L’an dernier une de nos membres avait fait un exposé sur les femmes en milieu carcéral, une autre sur le féminisme en Allemagne. Nous avions aussi reçu le collectif l’Utéruse.

Cette année, nous aimerions faire une soirée par mois ; quelques idées ont déjà été lancées notamment la prostitution, les femmes kurdes, les personnes intersexes… Pour le 25 novem-bre, journée pour l’élimination des violences faites aux femmes, nous envisageons de faire quelque chose sur les violences gynécologiques et obstétricales.

Et comme c’est parfois pesant de militer sur ces questions et de se rendre compte que notre condition n’est vraiment pas cool, nous aimerions parler de sujets plus positifs comme le matrimoine ou encore le plaisir féminin. Sans doute à l’occasion de la journée de l’orgasme [le 21 décembre - ndlr] ; ça donnerait une image plus attrayante du féminisme !

L’association les Effronté-es est née à Paris en 2012 d’une volonté d’ancrage à gauche. Ses fondatrices estimaient que les associations existantes et notamment Osez le Féminisme étaient trop proches du pouvoir et pas assez critiques de la politique de François Hollande. Pour Marianne et Elsa, membres de l’antenne des Effronté-es créée l’an dernier à Rennes, c’est bien ce positionnement à gauche toute qui a été déterminant au moment de choisir leur lieu de militance. Plus qu’une association féministe parmi tant d’autres, les Effronté-es veulent être présentes dans toutes les luttes sociales en particulier celles concernant les politiques libérales qui impactent principalement les femmes. Au moment d’entrer en action, elles rejoignent le monde associatif mais aussi les syndicats ou autres organisations politiques.

Propos recueillis par Geneviève ROY   6 octobre 2018

http://www.breizhfemmes.fr/

Lire la suite

12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

madjid messaoudene (regards)

Madjid Messaoudene: «Il n’y a pas plus d’homophobes à Saint-Denis qu’ailleurs»

A l’occasion du débat sur la convergence des luttes LGBT+ et antiracistes organisé en mairie de Saint-Denis samedi 13 octobre à 18h, Madjid Messaoudene, conseiller municipal Front de Gauche délégué à l’égalité des droits à Saint-Denis, était l’invité de la Midinale.

http://www.regards.fr/

Lire la suite

03 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

pape (regards + npa)

pape

Le pape François est-il homophobe ?

La question peut prêter à sourire, et pourtant c’est celle que se sont posé très sérieusement de nombreux journalistes suite aux déclarations du pape le 26 août. 

À un journaliste qui lui demandait ce qu’il fallait dire aux parents qui découvrent que leur enfant est homosexuel, le pape a ainsi répondu : « Je leur dirais premièrement de prier, ne pas con-damner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille. Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité ».

Étonnant, vraiment ?

Le Parisien a même titré « Les propos étonnants du Pape François ». Étonnants pour qui au juste ? Certainement pas pour les centaines de milliers de personnes LGBTI qui subissent dans le monde des thérapies de conversion. Aux États-Unis, ce sont presque 700 000 person-nes qui ont subi des thérapies de ce type, dont la moitié alors qu’ils et elles étaient mineurEs1. Dans les deux tiers des diocèses étatsuniens est implantée l’association Courage, qui promeut des moyens pour contenir l’homosexualité, avec la bienveillance de la hiérarchie catholique2.

Les personnes LGBTI n’oublient pas non plus la « Manif pour tous » et n’oublient certainement pas la position officielle de l’Église catholique qui n’a pas changé depuis 1990, et ce malgré la prétendue ouverture du pape sur le sujet : « Les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés » (article 2 357 du Catéchisme de l’Église catholique) et « les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté » (article 2 359).

Une « tendance »… à corriger

L’utilisation du terme « psychiatrie » fait écho aux heures sombres des traitements des personnes aux « tendances homosexuelles ». Ce terme a rappelé qu’il y a moins de 50 ans on soignait par électrochocs celles et ceux que l’on considérait comme invertiEs. On en oublierait presque que la psychiatrie est toujours une réalité pour de nombreuses et nombreux mineurEs que les parents veulent « soigner ».

Pour ne pas se donner cette image, dans le compte-rendu du Vatican, le terme « psychiatrie » a disparu pour ne pas dénaturer la pensée du pape. Nous avions mal compris : il voulait en fait parler de « psychologie ». La réalité, c’est que ça ne change strictement rien. Derrière l’idée d’envoyer un enfant voir un psy parce qu’il est homo se cache l’idée bien répandue que l’ordre naturel serait d’être hétérosexuel et qu’être autre chose serait une déviation, qu’on pourrait certes comprendre ou admettre, mais une déviation quand même. C’est aussi ce qu’il faut comprendre avec les termes « tendances homosexuelles » : ce n’est pas une orientation à part entière, mais une « tendance » qui, en s’y prenant tôt, pourrait être corrigée. C’est pour cela aussi que le pape fait la différence entre un adulte et un enfant homosexuel.

Qu’importe donc si François voulait dire psychiatrie ou psychologie, l’homophobie du pape et de l’Église catholique est criminelle, tout comme la position qu’elle a eue en Argentine sur la légalisation de l’avortement. La réaction, l’ordre moral et le patriarcat nous tuent tous les jours partout dans le monde, et nous n’oublions pas que l’Église catholique en est largement responsable.

Correspondante Jeudi 6 septembre 2018,

Lire la suite

24 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

france culte (le huffington post)

curé

France Culture rappelle à l’ordre l’Église après une homélie anti-mariage pour tous et anti-avortement diffusée en direct

Les représentants de l’Église doivent « respecter les valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination ».

La Conférence des évêques de France s’est vue rappeler à l’ordre après la diffusion, sur le service public, d’une homélie qui avait eu du mal à passer auprès de certains auditeurs, révèle Franceinfo ce lundi 23 juillet. Alors que le monseigneur Jean-Pierre Cattenoz s’en était pris à la communauté LGBT, au mariage pour tous et à l’avortement à plusieurs reprises pendant sa messe d’une heure le 15 juillet sur France Culture, la radio a exigé des représentants de l’Égli-se catholique qu’ils « respectent les valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination ».

Dans un courrier envoyé dès le 16 juillet, la radio de service public demande un rendez-vous avec le président de la Conférence des évêques de France monseigneur Georges Pontier pour évoquer l’ecclésiastique qui a cru bon d’estimer que « le mariage pour tous peut bien exister » mais que « ce ne sera jamais qu’une amitié » ou avouer avoir « pleuré il y a quelques semaines en voyant conduire au panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l’avortement ».

Après ses propos sur Simone Veil, le religieux, choisi Conférence des évêques de France pour célébrer cette messe en direct,  avait poursuivi avec des citations dont une de Jean-Paul II: « l’avortement est le crime le plus abominable qui soit car la victime n’a même pas la possibilité de crier sa propre souffrance ».

D’après le délégué aux programmes de France Culture Vincent Lemerre, interrogé par France-info, l’esprit du courrier de la radio est de « s’associer aux réactions des auditeurs qui ont pu être choqués par les propos de monseigneur Cattenoz ». Et servir de rappel aux intervenants que ces messes « sont diffusées sur une antenne du service public » et que « chacun doit être conscient de cela ».

Le but sera aussi de remettre à plat le cadre de cet exercice, assure-t-on au HuffPost tout en précisant que ce genre de dérapage n’est jamais arrivé depuis la mise en place du programme il y a 50 ans. L’occasion pourrait aussi être saisie entamer une discussion plus large entre Radio France et le bureau des cultes sur le traitement de la religion.

Cette homélie s’était déroulée pendant le 72e Festival d’Avignon dont le thème autour du masculin et du féminin avait déjà fait grincer les dents monseigneur Jean-Pierre Cattenoz, l’archevêque de la ville. Il avait réclamé quelques jours plus tôt que le festival ne soit « plus centré sur l’homosexualité et le transgenre ».

24/07/2018 Rédaction du HuffPost

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire: Avec les compliment de Macron qui a dit à la conférence des évêques que « la manif pour tous avait beaucoup souffert » et que  » qu’il faut rétablir les liens entre république et église » (donc revenir sur la loi de 1905! ). Partant de là, pourquoi se gêner!

Lire la suite

23 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

sida (france info)

sida

Sida : crainte d’un rebond de l’épidémie faute d’argent

La 22e conférence internationale sur le sida s’est ouverte lundi 23 juillet à Amsterdam, aux Pays-Bas. Cette édition 2018 s’ouvre dans un enthousiasme mitigé : la baisse des coupes budgétaires fait craindre un rebond de l’épidémie.

Le prince Harry, l’actrice Charlize Theron, le chanteur Elton John  - ainsi que 15.000 experts et militants –  sont attendus cette semaine à la 22e conférence internationale sur le sida qui s’ou-vre aujourd’hui à Amsterdam, aux Pays-Bas. Des scientifiques, des militants, des associations, des responsables politiques vont partager les résultats des dernières recherches et faire le point sur la lutte contre l’épidémie.

Le nombre d’infections en baisse

Le nombre d’infections baisse et pour la première fois depuis le début du siècle, le total de morts annuel est passé sous un million en 2016 (990.000) puis 2017 (940.000). Mais para-doxalement, ces progrès entraînent un relâchement dans la prévention qui, conjugué à une baisse des financements internationaux, fait craindre un rebond de l’épidémie. « La dernière fois que je me suis exprimé ici, en 1992, je n’aurais jamais pensé que j’y reviendrais 26 ans plus tard, vivant et en bonne santé », a lancé hier David Barr, un militant américain séropositif. Ce succès est « incroyablement fragile », a-t-il prévenu, en craignant qu’on revienne à « l’horreur de 1992″, avec une flambée des infections et des décès.

Inquiétude sur le financement de la lutte anti-sida

Au premier rang des préoccupations: la question du financement. « Nous allons avoir des problèmes si nous n’avons pas davantage d’argent », a assuré le chercheur américain Mark Dybul, ancien dirigeant du Fonds mondial de lutte contre le sida. Le pire scénario selon lui : que le manque de financement s’ajoute à une explosion des nouvelles infections à cause de la démographie galopante dans certains pays durement touchés, particulièrement en Afrique. « Mélangez ces deux éléments et vous aboutirez à une crise majeure », a-t-il mis en garde, en craignant que « le monde ne perde le contrôle de l’épidémie ».

Un désengagement des Etats-Unis ?

L’an dernier, 20,6 milliards d’euros étaient consacrés à des programmes de lutte contre le sida dans les pays à faible et moyen revenu, qui en financent eux-mêmes 56%, selon l’Onusida. Mais l’instance de lutte contre le sida de l’ONU estime qu’il manque 7 milliards de dollars par an pour que cette maladie ne soit plus une menace pour la santé publique mondiale en 2030. La communauté des chercheurs et des associations craint surtout une baisse des dotations amé-ricaines. Depuis l’élection de Donald Trump, les Etats-Unis, le premier contributeur historique de la lutte contre le sida, ont prévu des coupes budgétaires, qui n’ont pour l’heure pas été concrétisées.

Plus de prévention et moins de répression ?

Sur le front de l’épidémie, si la situation s’améliore globalement dans le monde, cela cache de fortes disparités. Les infections sont en hausse dans une cinquantaine de pays, faute de prévention ou à cause de législations répressives contre des populations à risque (homo-sexuels, toxicomanes). C’est pourquoi les associations pressent les responsables politiques internationaux de cesser de réprimer la toxicomanie et de privilégier les programmes de réduction des risques (mise à disposition de seringues stériles, salles de consommation…).

« Dites non à la guerre contre les drogues », plaide Coalition PLUS, un regroupement d’asso-ciations, dans une campagne qui détourne un célèbre slogan antidrogue américain des années 80.  Elle s’intitule « Just say no to the war on drugs », en référence au « Just say no » (« Dites non » à la drogue) de l’administration Reagan. La guerre contre les drogues est « la meilleure alliée des épidémies de VIH et d’hépatites virales » et « a conduit à une véritable catastrophe sanitaire », accuse Coalition PLUS.

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin