Archive | LGBT

30 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (alternative libertaire)

pma

La PMA pour toutes : c’est reparti pour un tour ?

L’annonce par le gouvernement de l’ouverture en 2018 de la PMA aux couples de deux femmes et aux femmes seules a déjà entrainé l’accaparement de l’espace médiatique par les réacs de la Manif pour tous.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé le 12 septembre que le gouvernement ouvrirait en 2018 la PMA aux couples de deux femmes ainsi qu’aux femmes seules.

Etendre ce droit au-delà du couple hétérosexuel était une promesse de campagne de Macron.

On se souvient malheureusement qu’en 2012-2013, quand Hollande et son gouvernement avaient timidement ouvert le mariage à tous les couples, toutes les voix conservatrices et homophobes du pays s’étaient unies sous la bannière de la Manif pour tous, qui avait atteint une capacité certaine à peser dans le débat public.

Déjà, le gouvernement avait promis la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes, mais avait reculé face au lobbying agressif de la Manif pour tous.

Le débat avait ouvert une boîte de Pandore, et les homophobes s’étaient crus autorisés à déverser leur haine dans l’espace public. Comment aurait-il pu en être autrement ? Les débats avaient traîné en longueur, le gouvernement avait repoussé l’examen de la loi et multiplié les déclarations «  d’apaisement  » qui ne servaient en fait qu’à conforter les réactionnaires [1].

Ménager les conservateurs

Un scénario semblable se profile avec l’annonce de Schiappa. En effet, dès que l’information a commencé à tourner, la Manif pour tous et ses copains ont accaparé l’espace médiatique au son d’arguments tantôt homophobes, tantôt soi-disant protecteurs des femmes (en réalité paternalistes). La brèche est ouverte.

Macron considère que la manière dont ont été menés les débats sur le mariage pour tous est une des «erreurs fondamentales  » du quinquennat précédent, et souhaite «parler et partager les désaccords» afin de ne pas «humilier» les opposants.

Mais qui est humilié.e  ?

Qui est agressé-e verbalement et physiquement dans la rue  ? Qui est viré.e de chez lui ou elle à l’adolescence car ses parents ont découvert son homosexualité  ? Qui est discriminé.e à l’embauche à cause de son orientation sexuelle  ? Les personnes lesbiennes, gays, bi. Quand il s’agit de casser le Code du travail, Macron veut légiférer rapidement mais quand c’est pour l’égalité des droits, le temps est plutôt à la lenteur et à la liberté d’expression pour toutes les haines et intolérances.

Nul doute que Macron souhaite s’octroyer les grâces des personnes lesbiennes, gays, bi, trans (LGBT) tout en ménageant les conservateurs. La Manif pour tous dit le tenir en horreur, ayant milité pour Fillon pendant la campagne présidentielle, mais ils savent qu’ils ont de puissants relais au sein du gouvernement. Des ministres sont proches de la Manif pour tous (Darmanin et Lemoyne par exemple).

Entraver les avancées sociales

Schiappa a déjà rétropédalé, annonçant que 2018 ne serait que l’année où un calendrier serait fixé, tandis que Collomb estime le sujet «  non prioritaire  ». La communauté a donc dû subir un nouveau flot d’injures de la part de la Manif pour tous pour… rien  ! Macron ne donnera aucun droit gratuitement, et cet épisode n’est qu’un avant-goût du rapport de force qui attend les militantes et militants LGBT. Comme toujours, c’est dans la rue que se gagneront de nouveaux droits !

Adèle, (AL Montreuil) 29 octobre 2017

http://alternativelibertaire.org/

Lire la suite

13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (regards)

pma

La PMA à l’épreuve de l’écologie patriarcale

Repoussé à 2018 par le gouvernement, le débat sur la PMA pour les lesbiennes et femmes seules est le symbole d’une domination de la parole masculine médiatique et politique, mais également du renforcement d’une écologie conservatrice inquiétante.

Au sein de cette famille recomposée qu’est l’actuel gouvernement, les dissensions grondent lorsque surgit le sujet de la PMA. Sous l’œil jupitérien et paternaliste du président, les précau- tions et affectations d’évolution d’Édouard Philippe quant à l’autorisation de la PMA pour tout(e)s dans L’Émission politique, les récentes sorties absurdes de Gérard Collomb ou encore les tweets humanistes de Marlène Schiappa nourrissent le jeu médiatico-politique d’informa-tions, sinon contradictoires, en tous les cas indicatives des réticences du gouvernement à se saisir véritablement des enjeux de la PMA.

L’annonce, courant septembre, de la ministre des Droits des femmes sur la tenue d’états généraux de la loi de bioéthique fin 2018 a été autant une manifestation de la réticence prési- dentielle que de la poigne du père politique sur ses ministres. « Elle sera adoptée avant la fin du quinquennat, c’est un engagement du président », promettait Marlène Schiappa le 17 sep- tembre sur France TV. Une annonce cependant sans garantie au regard de l’enfouissement programmé de la mesure, qui était plutôt le signe des reculades et des oppositions au sein du gouvernement et de LREM.

Approximations et contrevérités médiatiques

Ces reculades sont révélatrices de la prégnance et du pouvoir de la parole masculine au sein du gouvernement Macron, en particulier lorsqu’il s’agit de s’attarder sur les droits des femmes et des minorités. Elles participent aussi d’une exclusion des premières concernées par le droit d’accès à la PMA pour toutes, à savoir les lesbiennes en couple et les femmes seules.

Confrontée aux couardises politiques du gouvernement, cette mesure de « justice sociale » (telle qu’aime à la présenter Marlène Schiappa), avait été diabolisée et vite enterrée lors des débats pour le Mariage pour tous 2012-2013. Des débats qui avaient permis l’enfantement en toute impunité de la Manif pour tous, et favorisé notamment l’explosion des violences LGBT phobes dans l’espace public et médiatique.

Comme en 2012-2013 donc, le terrain médiatico-politique cultive approximations et contre- vérités, reléguant dans les marges les porteuses d’expertise à même de défendre la mesure. L’Association des journalistes LGBT dénonçait ainsi la composition profondément biaisée des plateaux de télévision et de radio (allant de France 5, Europe 1 à Arte), opposant la Manif pour tous au gouvernement.

« Les grands médias ne pensent pas à inviter les lesbiennes, c’est souvent l’aide de féministes chroniqueuses en plateau qui nous permet d’être présentes », explique Alice Coffin, militante et co-présidente de l’AJL. La militante met aussi en avant la confusion volontairement entretenue entre PMA et GPA, faisant de cette dernière un levier d’attaque sur la première alors que celle-ci « n’a jamais été au programme du gouvernement et n’a rien à faire dans le débat ».

npa

Reprendre la main sur les débats

Cette confiscation de la parole n’est évidemment pas sans conséquence sur la teneur des échanges. La structure même du débat autour de la PMA réduit à peau de chagrin à la fois la question de l’égalité des droits LGBT, mais également la liberté des lesbiennes d’élargir le débat sur les questions de parentalité. « Avec la façon dont s’organise le débat sur la PMA, on subit à nouveau ce qui s’est joué sur le Mariage pour tous pendant le quinquennat précédent. Il devient alors compliqué de trouver une façon de la défendre, et nécessaire de ne pas se retrouver avec un agenda fixé sur cette seule revendication », explique la militante et blogueuse Gwen Fauchois.

À condition que leur soutien ne participe pas de l’invisibilisation des revendications des lesbiennes avec la réouverture d’une discussion sur la GPA…

La mobilisation des hommes gays cisgenre demeure quant à elle un grand point d’interro-gation. «Ce qui m’épate, ce sont ceux qui nous disaient qu’on ne devait pas parler de la PMA pendant le mariage pour tous, et qui veulent à présent parler de la GPA en avançant qu’il faut profiter de ce débat-là… », note Alice Coffin. « Ils étouffaient les revendications lesbiennes à l’époque, et voudraient à présent profiter de ces discussions pour en faire émerger une autre», ajoute-t-elle avant d’ironiser: «Si, à défaut de solidarité, on pouvait au moins ne pas arriver à avoir des bâtons dans les roues de la part de nos alliés, ce serait bien».

Ces difficultés disent non seulement l’urgence pour les femmes concernées de reprendre la main sur les débats, mais également la primauté de la parole masculine au sein des écosystèmes politiques comme militants.

autoc-pma

L’écologie des pro-papas

Or la question d’une écologie patriarcale est bien au centre des débats et de l’argumentaire fantasmagorique de beaucoup d’opposants à la PMA. La récente campagne #PMAsanspère et #EnfantsOGM de la Manif pour tous, apparue dans l’espace public il y a quelques jours, dessine les contours d’une pensée plus systémique. Épandus comme du Round-up sur des terres agraires, les slogans et petites phrases résonnent facilement dans l’imaginaire collectif. Des expressions comme « PMA sans père » sont reprises allègrement par politiques et journalis- tes sans que ce fantasme du père, ou de son absence, soit véritablement discuté ou (psych) analysé.

De même, « ils articulent un discours d’opposition aux droits des femmes ou des gays sur la base d’une articulation d’un retour vers la nature et vers l’authenticité », considère Gwen Fauchois. Cet argumentaire déjà utilisé en 2013 fait les beaux jours de la revue Limite et des analyses conservatrices et LGBTphobe de sa rédactrice en chef Eugénie Bastié, régulièrement sollicitée par les médias (Figaro en tête). Celle-ci n’est cependant pas la seule incarnation de cette écologie jonglant sur un lexique écolo-anticapitaliste en comparant des enfants à des OGM ou en assénant « la marchandisation des corps » comme point final de toute discussion.

Tout aussi symptomatiques sont les prises de positions de José Bové sur la chaîne catholique KTO, qui rejoignait ainsi les considérations du biologiste et membre d’Attac Jacques Testart, désormais invité favori de Limite. Les mouvements écologistes et anticapita- listes français, souvent empêtrés dans leurs difficultés à penser la révolution écologiste en l’articulant aux apports de problématiques LGBT ou décoloniales, devront sortir de cette ambiguïté et lutter contre cette récupération nauséabonde. À condition que les discussions s’engagent entre militant(e)s…

http://www.regards.fr/

Lire la suite

11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (tv5)

un papa une maman
.

OGM / bébés PMA, même combat : nouvelle campagne et nouvelle polémique pour la Manif pour tous

Des milliers de manifestants avaient défilé le dimanche 2 février 2014 à Paris et à Lyon à l’appel du mouvement La Manif pour tous, pour protester contre la légalisation du mariage gay en France.

En France, Marlène Schiappa a demandé le retrait de la campagne de la Manif pour tous, comparant les bébés nés d’une FIV à des légumes OGM. Cette campagne fait suite à l’annon- ce début septembre 2017 par la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les  hommes, de futures discussions pour ouvrir la PMA à toutes les femmes, célibataires ou en couple lesbien.

« Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?« , voilà donc le slogan lancé par le collectif de la Manif pour tous, début octobre 2017 sur son tout nouveau site internet pma- gpa.fr et compte Twitter. On y voit un bébé entouré de poireaux, tomates, aubergines ou oignons, accompagnés des hashtags #NoGPA et #NoPMAsansPère .

Colère de Marlène Schiappa qui a réclamé, ce week-end, le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». Samedi 7 octobre 2017, elle tweetait : « Comparer les bébés nés après FIV ou insémination, à des légumes OGM est profondément offensant pour les enfants et leurs familles. Retrait ». Dans une autre publication sur le réseau social, la membre du gouvernement déclare que « les familles monoparentales sont aussi stigmatisées par cette campagne. Nous sommes au XXIe siècle. Il n’y a pas un modèle unique de famille ».

En septembre dernier, Marlène Schiappa avait confirmé la volonté du gouvernement de débattre de l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes lors d’états généraux de la bioéthique qui pourraient se tenir à la fin de l’année 2018. La PMA regroupe les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et aider un couple infertile ou une femme à avoir un enfant. Elle est exclue pour l’heure aux femmes célibataires et homosexuelles.

La GPA, la gestation pour autrui, soit le fait d’avoir recours à une « mère porteuse » qui met au monde un enfant pour le compte d’un couple tiers et interdite en France, se retrouve quasi-systématiquement associée au débat sur la PMA. « La GPA n’est pas à l’ordre du jour » et ne sera « pas proposée par le gouvernement au cours de ce quinquennat », avait rappelé Marlène Schiappa, dénonçant les amalgames faits volontairement entre les deux termes par certains opposants à la PMA pour créer la confusion.

Au printemps dernier, dans le magasine Têtu, le président Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, s’était clairement opposé à la légalisation de la Gestation pour autrui en France, mais en se montrant favorable en revanche à une reconnaissance des enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

Un faux procès, selon la Manif pour tous

Le mouvement né de la lutte contre le mariage gay, pas désarmé par la polémique (au con- traire?) ne compte pas retirer l’affiche qui fait scandale. Il répond via un communiqué, posté sur les réseaux sociaux, à Marlène Schiappa, lui demandant même de la rencontrer directement. La Manif réclame l’ouverture d’« un dialogue réel pour clore une polémique virtuelle ». « La Manif pour tous dénonce le faux procès dont elle est victime. Jamais aucun enfant n’a été comparé à des légumes OGM », écrit le mouvement, ajoutant qu’elle « tend la main » à Marlène Schiappa pour « mettre un terme aux calomnies et caricatures »

En 2014, 25 208 enfants sont nés d’une PMA, selon l’Agence de biomédecine. Cela représente environ 3% des naissances en France. Environ 350 000 bébés sont conçus chaque année par FIV, ce qui représente 0,3 % des 130 millions d’enfants qui naissent dans le monde, selon les estimations de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie.

autoc-pma

Les Français en majorité favorables

Dans un sondage récent de l’Ifop, au moins 64% des Français se disent favorables à l’ouver- ture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens. L’évolution est marquante depuis 1990, quand à peine 24% de personnes interrogées se déclaraient en faveur de la PMA pour « les couples homosexuels féminins », la catégorie qui divise le plus, rappelle l’Ifop. Cette proportion était passée à 47% en janvier 2013, avant le vote de la loi Taubira sur le mariage pour tous, puis à 59% en août 2016.

Fin juin, le Comité consultatif national d’éthique s’était prononcé en faveur de cette mesure, qui sera proposée par le gouvernement dans le cadre d’états généraux de la bioéthique en 2018. Déjà dans un rapport publié en 2001, la majorité des membres du même comité jugaient qu’ «une femme isolée ou un couple de lesbiennes devaient avoir leur chance si toutefois l’équipe de médecins appréciait favorablement leur demande».

«La limitation, à certains groupes de personnes, de l’accès aux bénéfices de la PMA est discriminatoire et exprime un respect insuffisant pour d’autres formes de vie», pouvait-on lire alors. Ainsi, la France pourrait rejoindre la liste des pays européens qui autorisent déjà la PMA à toutes les femmes : la Finlande, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et la Croatie.

npa

PMA pour toutes, nouveau débat national ?

L’annonce de Marlène Schiappa en septembre a remis ce débat sur la table. Charlie Hebdo en faisait sa Une, en publiant en couverture un dessin signé Riss. On peut y voir une caricature d’Emmanuel Macron, enceint d’un enfant, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre « PMA/GPA, il va faire des horreurs ». Ce qui avait provoqué une levée de boucliers des associations et militants LGBT .

Selon ses opposants, l’ouverture de la PMA entraînerait forcément celle de la GPA. C’est d’ailleurs l’un des arguments repris par Gérard Biard, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo dans son édito au vitriol contre ces pratiques : «Comment imaginer un instant que les couples masculins ne diront pas : et nous ?». La France serait donc «obligée» de libéraliser la GPA «avec son cortège de ventres-pondeurs, de parents-consommateurs et d’enfants-produits», s’insurge-t-il.

« La procréation n’est pas un droit mais une fonction biologique, poursuit-il, on peut décider ou non de s’en servir on peut traiter médicalement ses dysfonctions éventuelles ou y pallier, mais l’exiger au nom de la « justice sociale » comme le revendique Marlène Schiappa est parfaite- ment absurde. Sauf à considérer qu’il y a bien un « droit à l’enfant » ou plutôt un droit à produire un enfant et que l’on veut absolument quel qu’en soit le prix promouvoir une société où un gosse, c’est comme une Rolex, si on n’en pas un à 40 ans, on a raté sa vie. »

Dans le Figaro, la sociologue Nathalie Heinich avait également alimenté le débat.
« En ce qui me concerne, j’ai toujours voté à gauche, ma seule religion est l’attachement à la laïcité, et je n’ai aucune passion pour l’institution familiale. Or c’est au nom de mes convictions, et non pas contre elles, que j’estime que ce qui est prioritaire aujourd’hui dans la défense des plus faibles en Occident, ce n’est pas tant la lutte contre les discriminations homophobes (qui a, heureusement, largement porté ses fruits, en tout cas sur le plan juridique), mais plutôt la défense des enfants nés ou à naître, et des femmes que la pauvreté pousse à faire de la gestation un service payant. C’est cela pour moi, le combat progressiste. »

Enfin, pour le philosophe Michel Onfray, cette proposition (d’ouvrir la PMA à toutes les femmes) repose sur une «fiction idéologique», sur l’idée fausse que «la nature n’existe pas et que tout est culture: qu’il n’y pas de sexe, pas d’homme, de femme, d’hormone femelle, d’hormane mâle, que les testicules et les ovaires n’existent pas non plus.». «Au nom de l’égalité, nous allons vers la prolétarisation des utérus des femmes les plus pauvres», conclut-il. (source Michel Onfray TV)

« Les fachos sont de retour »

Avec cette nouvelle campagne de la Manif pour tous, le dossier GPA pour toutes prend une nouvelle dimension, le mouvement cherche évidemment à choquer les esprits et à marquer des points du côté des milieux conservateurs voire ultra. Pour le député PS Luc Carvounas , interviewé par Europe1, «Les fachos sont de retour» . «Avec l’outrance que l’on connaît. Vous savez au moment du mariage pour tous, qu’est-ce que j’ai eu dans la tête, dans la tronche, par la fachosphère parce que je suis homosexuel. Donc là, recommencer à voir ce genre de choses… Ça suffit quoi!». «On donne caution à ces gens-là et ils alimentent la fachosphère. Ça suffit ! Pour le coup, (Marlène) Schiappa, elle a raison de demander le retrait de ce type d’affiches», a-t-il ajouté.

 «Pour des gens qui prétendent défendre l’intérêt des enfants, c’est assez cocasse cette manière comparer ceux qui sont nés par FIV à une ratatouille OGM », a pour sa part commen- té dans son coup de patte, la journaliste-chroniqueuse Nadia Daam, également sur Europe 1. «Ça vaut aussi pour les 2,5 millions de petits Français qui vivent dans une famille monopa-rentale. C’est le cas de ma fille qui a été ravie d’apprendre qu’elle était une carotte et qui a refusé de manger sa soupe hier soir en prétextant que ce serait du cannibalisme. »

10 oct 2017

http://information.tv5monde.com/

Lire la suite

09 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

familles (tv5 monde)

legende-garcons-naissent-choux-filles-roses-L-urSyzx

C’tait l’bon temps! Un papa, une maman et un chou!

Mamans ou papas solo, couples homo : les enfants des « nouvelles » familles se portent bien selon une étude anglaise

Un papa ou une maman, ou alors deux papas ou deux mamans etc etc… Le modèle dit de la famille nucléaire a explosé ces dernières années dans les pays occidentaux. Et les enfants dans tout ça ? Ils vont bien merci ! Comme le démontrent ces études menées par la professeure Susan Golombok à l’Université de Cambridge. De quoi tordre le cou à certains préjugés.

La liste est longue. Familles monoparentales par choix, couples de même sexe, maternité de substitution, parents transgenres ou encore procréation médicalement assistée. Ces exemples de nouvelles structures familiales qui se répandent en Occident depuis les années 1970 se distinguent de la famille nucléaire, définie par la présence d’un père, d’une mère et de leur(s) enfant(s).

Depuis plusieurs années, les recherches menées par la professeure Susan Golombok, direc- trice du Centre for Family Research de l’Université de Cambridge, sont pionnières en la matière et jouissent d’une reconnaissance internationale. «De nombreuses personnes pensent que plus un modèle familial dévie de la norme, plus l’impact sur l’enfant sera négatif, explique la psychologue. Cette opinion est basée sur des préjugés. Le besoin de résultats empiriques est crucial pour être au clair avec ces situations.»

Invitée par les organisateurs du 15e Congrès de la Société suisse de psychologie, Susan Golombok s’exprimait lundi 5 septembre sur le résultat de ses recherches dans le cadre d’une conférence publique à l’Université de Lausanne. «La qualité des relations interpersonnelles au sein d’une famille est plus importante pour le développement d’un enfant que la structure dans laquelle il grandit.» Une qualité notamment définie à la lumière de l’implication émotionnelle, d’une présence chaleureuse et d’une bonne communication.

La guerre aux idées reçues

Des études longitudinales menées sur plusieurs années ont permis de montrer que ces nou- veaux modèles familiaux n’étaient ni dysfonctionnels, ni sources de problèmes psychologiques chez l’enfant. Un constat qui tord le cou à plusieurs préjugés, à commencer par l’impact sur l’orientation sexuelle.

«Dans une de nos recherches, plus de 90% d’enfants de parents homosexuels s’identifiaient comme hétérosexuels à l’âge adulte, explique Susan Golombok. De plus, cet environnement n’exacerbe pas forcément la masculinité chez une fille ou à l’inverse la féminité chez un garçon.»

Non seulement les formes de familles contemporaines se portent bien, mais parfois mieux. «La forte volonté des parents à avoir des enfants peut expliquer la qualité élevée de leur rapport. L’enfant se sent désiré et valorisé, ce qui influence son développement de manière positive.»

Un constat qui gagne à être connu alors que la stigmatisation continue d’exister, bien que celle-ci soit moins courante qu’auparavant. «Les gens ont souvent peur de ce qu’ils ne con- naissent pas ou de ce qui n’entre pas dans la norme. Mais il suffit parfois qu’un individu soit concerné par le sujet pour qu’il change d’avis. Par ailleurs, plus la réalité de ces familles non traditionnelles sera portée à la connaissance du grand public, plus elle aura des chances d’être acceptée.»

Frontières brouillées

Le discours selon lequel la famille nucléaire disparaîtra n’a aucun fondement selon la cher- cheuse. «La famille dont les parents sont mariés ou non reste le modèle le plus courant.»

Dans le vaste imbroglio formé par de nouvelles configurations, quelle définition de la famille prévaut ? «Difficile d’en donner une, admet la psychologue. Quand on leur pose la question, certains enfants incluent dans leur réponse des personnes avec qui ils n’ont pas de lien génétique. C’est une notion variable et personnelle.»

Un discours globalement optimiste qu’elle n’hésite pas à teinter de prudence à l’heure où la cellule familiale a tendance à s’élargir. «A l’inverse du Royaume-Uni, les Etats-Unis ne limitent pas le nombre d’enfants conçus par donneur. Cela signifie qu’un enfant peut se retrouver avec des dizaines de demi-frères ou demi-sœurs. Dans ces cas de figure, il faut penser à eux: pour certains, la découverte du nombre peut constituer un choc. De plus, le père biologique ne voudra peut-être pas tous les rencontrer.»

Une généalogie transfigurée qui pourrait se révéler être un véritable casse-tête juridique et génétique. «Les nouvelles technologies permettent de petits miracles mais elles doivent être appliquées dans un cadre contrôlé pour éviter les dérives.»

Responsabiliser l’école et l’Etat

Le visage de la famille nucléaire n’occupe plus une place exclusive au sein des représenta- tions. Dans l’espace public ou à l’école, les familles non traditionnelles gagnent progressive- ment en visibilité. «L’école a pour rôle l’éducation et doit faire en sorte que tous les enfants se sentent égaux, notamment à travers des discussions ouvertes. Dans les lieux publics, j’ai le sentiment que les illustrations se diversifient de plus en plus», relève la chercheuse.

Ses études sont également un moyen de faire pression sur les lois. «Le sujet des familles porte un enjeu fondamentalement politique. Il est injuste de constater que des enfants ne sont pas protégés juridiquement. Les lois doivent s’adapter et correspondre à la réalité», estime Susan Golombok.

La famille suisse reste traditionnelle

Selon des chiffres de l’OFS parus en avril 2017, les couples avec des enfants sont mariés dans trois quarts des cas. Les couples homosexuels avec des enfants représentent moins de 3% du paysage familial. Des configurations qui dépendent de lois plus restrictives.

En termes de procréation médicalement assistée par exemple, la Suisse occupe une place moins libérale que le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord. Les mères porteuses, les dons d’ovocytes et d’embryons sont encore interdits, ce qui pousse certains couples à se rendre à l’étranger pour procréer, alimentant ainsi un tourisme médical controversé. Les dons de sperme sont quant à eux autorisés et réservés aux couples mariés, à condition qu’un donneur ne puisse pas être le père biologique de plus de huit enfants.

La pluralisation de la notion de famille s’accompagne de subjectivité et d’une certaine évanes- cence. Si les enfants se portent bien dans les modèles non traditionnels, est-ce que cela signifie qu’il n’y a pas de limites? «Ces questions restent ouvertes, conclut Susan Golombok. D’autres modèles émergeront et il sera intéressant de voir grandir les prochains enfants dont ils sont issus et de les analyser en tant que parents.»

En France le nombre de familles monoparentales a presque doublé depuis 1990
La composition des familles avec au moins un enfant mineur a évolué. En 2013, 6,2 millions sont constituées autour d’un couple ; elles étaient 6,3 millions dans ce cas en 1999 et 6,7  millions en 1990. Cette diminution est due essentiellement à la hausse des séparations. Le nombre de familles monoparentales avec enfants mineurs, lui, ne cesse de croître régulière- ment : 1,8 million en 2013, contre à peine 1,3 million en 1999 et un million en 1990 (soit + 87 % en 23 ans). La part des familles monoparentales est ainsi passée de 12 % en 1990 à 17 % en 1999 pour atteindre 22 % en 2013. (Source rapport Insee publié le 3 septembre 2017)

 Site du Temps

09 oct 2017 Alexia Nichele (Le Temps.ch)

Lire la suite

30 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (street press)

autoc-pma

PMA : et si les médias arrêtaient de faire le jeu de La Manif pour tous?

Comme le gouvernement promet d’ouvrir la PMA aux lesbiennes et aux célibataires, le sujet s’invite aux 20h. Mais pour Alice Coffin, les médias tronquent bien souvent le débat et font le jeu de La Manif pour tous.

C’est la deuxième fois en cinq ans que de nombreux médias choisissent de laisser la parole aux pourvoyeurs de fake news que sont les représentants de La Manif pour tous et leurs alliés. J’observe depuis 15 jours la façon dont de nombreuses émissions traitent de la PMA, et c’est une catastrophe journalistique. Si, à l’époque les journalistes pouvaient prétendre que ces questions leur tombaient dessus, cette fois ils, elles, devraient être au fait de ces sujets et des conséquences qu’il y a à mal les traiter. Or, les mêmes erreurs sont commises aujourd’hui à propos de la PMA, alors qu’on connaît les dégâts provoqués il y a 5 ans : hausse des agres- sions homophobes, des discriminations dans les entreprises, dans la sphère familiale, etc.

Il y a pourtant quelques points simples à respecter pour améliorer le traitement journalistique.

1 – Donner la parole aux concernées

C’est un problème général, qui ne concerne pas seulement le débat autour de la PMA. Beaucoup de minorités sont désarmées face à cet enjeu de représentation. Dans les médias, on parle de migrations sans migrants, on discute de racisme entre blancs, etc. Pourtant, les premiers concernés sont les plus à même d’en parler. Ils, elles, ne livrent pas seulement un vécu ou un témoignage, mais une expertise. Pour la PMA, nous lesbiennes connaissons les enjeux du débat et avons expérimenté les limites de la loi actuelle. Nous avons donc légitimité à en parler.

Aujourd’hui, sur les plateaux de télévision, les premiers invités sont La Manif pour tous avec, en face, le gouvernement. Comme si les membres du gouvernement étaient des représentants LGBT. C’est ce qu’a par exemple fait C’est l’Hebdo  (France 5), en invitant Ludovine de La Rochère (présidente de La Manif pour tous) et Christophe Castaner (porte-parole du gouvernement). Même constat pour les émission 28 minutes (Arte), Le Qui vive (Europe1) qui pour parler de PMA convie des opposant.e.s mais pas de lesbiennes pour les contrer.

Ne pas inviter de lesbiennes sur un plateau lorsqu’on discute de PMA c’est déjà manifester un choix politique. Et je ne parle pas forcément de représentantes associatives. Il faut aussi inviter des gens qui ont vécu la chose, pour porter un point de vue fort et étayé. Je l’ai expérimenté directement lorsque j’ai débattu face à Eugénie Bastié et Natacha Polony, sur le plateau de LCI, le 13 septembre dernier. Un vis-à-vis assez costaud donc. Le fait que je sois moi présente et que je leur dise, en face, “Je vous parle en tant que lesbienne” a changé la donne. Dans ces circonstances, le camp adverse ne peut pas se permettre de balancer autant de propos discri- minatoires, vexants ou même erronés. C’est aussi pour cela qu’il est si important que davan- tage de personnalités publiques parlent en tant que lesbiennes, fassent leur coming out, cela fait une différence, sur les plateaux, à l’Assemblée nationale, en comité d’entreprise, partout.

2 – Ne pas tomber dans la confusion PMA = GPA

La GPA (Gestation Pour Autrui) a été introduite dans le débat par La Manif pour tous. Tous leurs slogans sont là dessus. Elle n’a jamais été au programme du gouvernement, n’a rien à faire dans le débat. Et pourtant, la GPA resurgit inévitablement, hier, avec le mariage pour tous et aujourd’hui avec la PMA.

Bien sûr qu’il pourrait être tout à fait intéressant de discuter de la GPA, mais pas dans ce cadre là. Lorsqu’on parle de GPA actuellement dans les médias, c’est uniquement pour contrer la PMA. Introduire cette question dans une discussion en plateau lorsqu’on est journaliste, c’est donc là encore, prendre position. Alors quand Charlie Hebdo et d’autres reprennent ce PMA = GPA, c’est comme s’ils remettaient 10 balles dans le jukebox lesbophobe pour le faire chanter à nouveau.

Lorsque je suis sur les plateaux ou en interview, je refuse de répondre aux questions sur la GPA. Sur le plateau de LCI, le présentateur m’a posé deux fois la question au cours du débat. Poser la question, comme y répondre, c’est faire le jeu de La Manif pour tous. Passer du temps à recentrer le débat, c’est en perdre pour défendre la PMA, pour expliquer que la réserver aux seules femmes qui ont le projet d’avoir un enfant avec un homme est discriminant ; qu’elle pourrait changer la vie de milliers de femmes ; qu’il faut repenser la notion de famille ; qu’il faut parler de la situation d’autres pays sur cette question. Mais il est impossible d’introduire tous ces sujets, puisqu’on ne parle que de GPA.

3 – Ne pas reprendre tels quels des slogans et des communiqués de presse de La Manif pour tous

Je ne dis pas que ces journalistes ont un parti pris lesbophobe, je pointe juste la capacité de La Manif pour tous à les manipuler, là, où, sur d’autres sujets elles et ils seraient beaucoup plus vigilant.e.s. Les représentant.e.s de La Manif pour tous sont des spécialistes des fake news. Comment peut-on continuer à convier des personnes dont on sait pertinemment qu’elles vont proférer des contre-vérités à l’antenne? De nombreuses émissions les invitent ou les citent en titres de leurs articles, pour faire du clic, de l’audience. C’est irresponsable.

Quand certains articles au sujet de la PMA, comme ceux de RTL ou du Huffington Post sont repris tels quels sur le compte twitter de La Manif pour tous, cela devrait interroger. Trop sou- vent, on retrouve mot pour mot les slogans, le lexique, les expressions toutes faites qui ne veulent rien dire type “PMA sans père”, sous la plume des journalistes. Comme sur tout autre sujet, le boulot devrait être d’abord d’observer un sens critique envers les éléments de communication.

4 – En finir avec l’invisibilité des lesbiennes

Souvent, pour leur défense, les journalistes me disent “non mais je voudrais bien inviter des lesbiennes, mais je n’en connais pas”. Et bien, il faut davantage bosser alors. Parce qu’il suffit de se pencher deux minutes sur le sujet de la PMA pour récolter de nombreux textes signés par des militantes, des expertes, super aguerries et très à même de porter cette parole. Par ailleurs, cela me semble faire partie du boulot de journaliste de prendre le temps de chercher les sources pertinentes sur un sujet.

Au delà des personnes, le mot “lesbienne” lui-même est si peu utilisé dans les médias, comme dans la sphère publique d’ailleurs. Même à la sortie du film La vie d’Adèle, on parlait de “romance”, de “femmes”, mais pas de lesbiennes. Ce qui n’est pas dit n’existe pas. Exemple, avec le mot lesbophobie. Ne pas employer le terme lesbophobie implique que les moyens qui devraient être mis en place pour combattre cette oppression spécifique ne le sont pas. Il y a évidemment et heureusement des exceptions.

Alice Coffin, est co-présidente de l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bi-e-s, trans (AJL). Ce texte est le verbatim d’un entretien téléphonique réalisé le vendredi 22 septembre 2017. Propos recueillis par Inès Belgacem.

Relire

Informer sans discriminer, en finir avec l’invisibilité des lesbiennes

26 Septembre 2017

https://www.streetpress.com/

Lire la suite

19 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (npa)

flyer rose

PMA : Qu’attendre d’un gouvernement peuplé d’homophobes?

Mardi 12 septembre, Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes a annoncé que dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, le gouvernement permettrait l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Depuis le 12 septembre, les membres du gouvernement à commencer par Schiappa elle-même, n’ont cessé de relativiser, voire de démentir cette annonce.

Que pouvons-nous réellement attendre du gouvernement Macron ?

La procréation médicalement assistée ouverte à toutes, c’était une des promesses du mandat Hollande. La promesse de campagne qui faisait un package avec le mariage pour touTEs. La PMA est ouverte à toutes les femmes (c’est-à-dire les femmes en couple mais aussi les femmes célibataires) dans plusieurs pays qui entourent la France : Belgique, Espagne, Grande-Bretagne.

La longue attente 

C’est aussi pour les lesbiennes le moyen le plus efficace d’avoir un enfant puisque l’adoption est un parcours du combattant pour les couples homosexuels d’hommes comme de femmes. Mais c’est un moyen très coûteux : pour procéder à une PMA en Belgique pour un couple de femmes françaises, il faudra coûter au bas mot 10 000 euros.

Cette promesse a vite été jetée à la poubelle, ou plutôt reportée aux calendes grecques et à un avis du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Il faut noter que la PMA est déjà ouverte en France aux couples hétérosexuels avec des problèmes de fertilité. Le CCNE, après quatre ans d’attente, s’est prononcée le 15 juin en faveur de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Une des promesses d’Emmanuel Macron était donc l’ouverture de la PMA aux lesbiennes et femmes seules… mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

Encore une histoire de cousins

Dans la logique des choses, Marlène Schiappa a annoncé cette ouverture pour 2018, dans le cadre de la révision de la loi de la bioéthique piloté par le CCNE (toujours), mais depuis c’est le rétropédalage de la part du gouvernement.

Le vernis gayfriendly ne suffit pas quand on nomme des ministres homophobes, et la polémique n’a cessé d’enfler. Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a ainsi déclaré sur LCI dimanche 17 septembre qu’il craignait « que l’on se retrouve tous cousins ». Décidément cette histoire de cousins…

On rappelle à toute fin utile que le mariage entre cousins est une pratique courante de la noblesse, mais aussi de la bourgeoisie catholique (Christine Boutin en sait quelque chose). Et Collomb poursuit en déclarant que pour lui le problème c’est de « vaincre le chôma- ge », pas de s’attaquer à des problèmes « civilisationnels ». Il y a de quoi rire (jaune) quand on sait que le gouvernement est en train de tenter de détruire le Code du travail et de généraliser la précarité et la pauvreté. Depuis la ministre s’est rétractée : ce n’est pas la priorité du gouvernement. Peut-être en 2019…

Des enfants pour touTEs ou plus d’enfants du tout

À force, on commence à avoir l’habitude de se faire balader avec la PMA, mais aujourd’hui il nous faut constater que sur ce type d’agenda ce sont les réactionnaires qui réussissent à imposer le rapport de forces.

Il est temps que la peur change de camp, et donc de reprendre la rue massivement : demain dans la rue contre les ordonnances Macron, mais sans délaisser le combat pour la PMA et pour un vrai changement de société.

Mimosa Effe Mardi 19 septembre 2017

https://npa2009.org/

Lire la suite

18 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (europe1)

autoc-pma

.

PMA pour toutes : cette promesse que craint de tenir Emmanuel Macron

La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a annoncé la semaine dernière que la procréation médicale assistée allait rapidement être étendue à tous les couples de femmes. Mais Emmanuel Macron pourrait bien avoir à marcher sur des œufs.

« Emmanuel Macron est un traumatisé du Mariage pour tous », souffle-t-on à l’Elysée. Entendez, la façon dont François Hollande a mené le débat, ou plus exactement comment il a laissé celui-ci lui échapper. Ce n’est pas seulement une question d’étirement dans le temps – automne 2012/printemps 2013 -, mais aussi de méthode : Macron l’a dit pendant la campagne, il juge que les opposants au Mariage pour tous ont été « humiliés ».

Mettre en place « un débat apaisé ». Emmanuel Macron a donc l’intention de procéder autrement pour la procréation médicalement assistée PMA. Sur le papier, les choses sont claires : oui, la PMA sera élargie à tous les couples de femmes, et non plus réservée aux seuls couples infertiles, le président en a pris l’engagement. Mais « cela se fera dans le cadre d’un débat apaisé où toutes les sensibilités philosophiques et religieuses pourront s’exprimer », affirme-t-on à l’Elysée. « Le président pourrait même recevoir Sens Commun », s’avance l’un de ses conseillers.

Des oppositions multiples… Une manière d’éviter une nouvelle levée de bouclier et une série de manifestations ? Rien n’est moins sûr. L’idée était à peine lancée, que les opposants, comme Laurent Wauquiez ou La Manif pour tous, montaient illico au créneau, mélangeant allègrement PMA et GPA (la gestation pour autrui, ndlr) même si les deux débats n’ont rien à voir, et que le second n’est pas à l’ordre du jour. L’opposition donc, mais aussi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui, dimanche, a émis des doutes : « Il faut mettre des garde-fous, et surtout, est-ce vraiment l’urgence ? », a-t-il dit en substance.

… juqu’au sein du gouvernement. Une tiédeur à rouvrir la discussion qu’on devrait retrou- ver chez d’autres membres du gouvernement. Il ne faut pas oublier qu’Edouard Philippe, le Premier ministre, mais aussi Bruno Le Maire ou encore Gérald Darmanin, y sont farouchement opposés. Ils peuvent sans doute avaler leur chapeau au nom de la promesse du président, mais il ne faut pas compter sur eux pour qu’ils soient les ardents défenseurs de la PMA comme Christiane Taubira l’a été pour Le Mariage pour tous.

Le réveil des conservatismes. Et puis que retenir de ce Mariage pour tous ? Une loi qui a fait avancer les droits, mais aussi la résurgence d’un mouvement catholique conservateur fort, qui fut l’un des acteurs importants de la présidentielle en soutenant François Fillon. Aujourd’hui orphelin et aphone, est-ce vraiment judicieux de lui redonner du souffle ? Dimanche, Marlène Schiappa a fait marche arrière toute, en étirant à son tour le calendrier : « l’engagement sera tenu avant la fin du quinquennat ». Bref, pas sûr que la PMA pour toutes arrive aussi vite que cela.

Lire la suite

24 août 2017 ~ 0 Commentaire

intersexes (ouest france)

trans

Douarnenez. Les Intersexes comme chez eux au Festival de cinéma

Ce lundi, à 21 h,  a été projeté « Entre deux sexes », au cinéma Le K. La réalisatrice, Régine Abadia, a suivi Vincent Guillot pendant deux ans pour ce documentaire qui aborde une réalité méconnue. Rencontre.

Les Intersexes ont fait leur entrée au Festival du cinéma de Douarnenez en 2012.

Vincent Guillot, intersexué, avait envoyé un mail à l’organisation du festival encore dit « des minorités » en expliquant : « Que nous ne soyons pas invités est un gros problème, donc soit vous nous invitez, soit on viendra quand même. » Il reçoit un coup de fil d’Eric Prémel, alors directeur du Festival, dans les dix minutes. « Et le Festival de Douarnenez est devenu le lieu de la visibilité de notre situation au niveau mondial. »

Vincent Guillot est désormais un personnage incontournable du Festival. « Ni garçon, ni fille », Vincent déplace sa silhouette, un peu dégingandée, à l’aide de sa canne. Affaibli par ses luttes ? Jamais ! Porte-parole de l’Organisation internationale des intersexes depuis 2002, il use de son franc-parler comme d’une mitraillette.

« La médecine a tout fait pour que ce soit tabou »

En 2012, il arrive au Festival et anime des débats autour de la minorité, invisible et meurtrie, à laquelle il appartient. C’est ici qu’il fait la rencontre de Régine Abadia, venue présenter un documentaire. « Je ne connaissais pas du tout leur histoire. Il m’a ouvert les portes de ce monde-là. » Elle lui propose de travailler ensemble. « La condition de Vincent, c’était de faire un film qui donne la parole aux intersexes, et pas aux experts ou médecins. »

Les médecins, Vincent les voit uniquement comme ses « bourreaux ». Les intersexes subissent une quantité d’opérations chirurgicales et de traitements aux hormones au cours de leur vie, sans parfois même en connaître la raison. Dans une société qui ne reconnaît que deux sexes, toute « anomalie » doit être « réparée ». « La médecine a tout fait pour que ce soit tabou, s’énerve Vincent qui expose très sérieusement trois voies d’action pour la cause intersexe : la lutte armée, les procès contre les médecins, et le changement des lois. »

Un barbecue de huit jours entre copains

Habituée à ses propos provocants, Régine Abadia tempère : « En 2016, le comité de la torture de l’Organisation des Nations-unies (Onu) a condamné la France pour ses opérations. » Mais la bataille juridique est encore longue. Vincent passe deux ans à « rêver et organiser » une résidence intersexe et un forum. Le tout a lieu à Douarnenez, en 2015. Des personnes arrivent des cinq continents. « C’était comme un barbecue entre copains », s’amuse Vincent. Mais aussi une « nécessité impérieuse », de se retrouver pour parler de ce qu’ils vivent.

Le film suit Vincent, et Ins A Kromminga, aussi intersexe, avec la résidence comme point d’orgue. « Je pense que c’est un film qui va circuler, il est au début de sa carrière », sourit Régine Abadia. Vincent et Régine se regardent, complices. « En cinq ans, c’est une révolution. » Et c’est parti du Festival de Douarnenez.

21/08/2017 Sarah COZZOLINO

http://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

04 août 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes d’irlande (the guardian)

belfast

Marche des fiertés à Belfast: une majorité de jeunes protestants soutient le mariage gay.

Les partis unionistes irlandais du Nord s’aliènent les jeunes protestants

Une étude montre que les protestants unionistes (favorables à rester dans le Royaume-Uni  contrairement aux nationalistes favorables à l’Irlande) âgés de moins de 40 ans s’éloignent du DUP à cause de ses attitudes ultra-conservatrices sur les droits des homosexuels et l’avorte- ment. Les jeunes électeurs protestants d’ Irlande du Nord se détournent de plus en plus de leurs politiciens en raison du conservatisme social du DUP sur des questions telles que les droits des homosexuels et l’avortement, selon un sondage post-éléctoral.

Alors que l’adhésion des protestants âgés de moins de 40 ans au Royaume- Uni reste solide à 82%, la majorité d’entre eux ne votent plus aux élections pour l’assemblée dl’Irlande du Nord (Stormont) ou de Westminster.

Favorables à la libéralisant les lois anti-avortement strictes de la région, à la légalisation du mariage homosexuel et aux mariages religieux mixtes, les jeunes de moins de 40 ans sont beaucoup plus libéraux que le Parti Unioniste Démocratique (DUP) ultra-conservateur, influencé par les chrétiens fondamentalistes, selon l’Université de Liverpool. La recherche conclut qu’il y a un écart beaucoup plus grand entre les générations, et les couches les plus libérales de la société de l’Irlande du Nord ne votent plus aux élections locales.

L’Institut d’études irlandaises de l’université a interviewé 1 155 électeurs dans les 18 circons- criptions d’ Irlande du Nord.  L’étude sur les élections générales en Irlande du Nord a été effectuée directement après le vote en juin.

À la suite de la semaine des fiertés en Irlande du Nord et du rassemblement LGBT massif de samedi à Belfast, l’enquête a révélé qu’une grande majorité des jeunes protestants Unionistes sont en faveur du mariage homosexuel. L’Irlande du Nord est la seule partie du Royaume-Uni où les couples homosexuels ne peuvent se marier en raison du veto constant du DUP à l’assemblée de Stormont.

Parmi les électeurs de moins de 40 ans, 63% sont en faveur du mariage homosexuel. Pour les protestants de 18 à 40 ans qui ne votent pas, le niveau de soutien est de 72%. En ce qui concerne l’avortement, 52% des moins de 40 ans qui ne votent pas sont en faveur de la levée de l’interdiction quasi totale de l’avortement dans les hôpitaux irlandais du Nord.

Dans l’ensemble, 71% des protestants unionistes de 18 à 40 ans n’auraient aucun problème qu’ un proche parent se marie avec quelqu’un de la religion adverse.

L’un des auteurs du sondage, le Dr Peter Shirlow, a déclaré que les résultats ont montré un «fossé intergénérationnel massif» entre les attitudes sociales des jeunes protestants et celles des partis unionistes traditionnellement conservateurs en Irlande du Nord.

Shirlow a déclaré que les résultats devraient être un «réveil pour le DUP» en termes d’exclu- sion des jeunes qui sont «beaucoup plus libéraux et tolérants sur des questions comme les droits des homosexuels et l’avortement». Il a déclaré que l’un des principaux paradoxes de l’enquête était l’écart entre le soutien pour rester au Royaume-Uni et l’indifférence vis-à-vis des partis politiques unionistes dans l’assemblée.

Parmi les moins de 40ans  protestants qui ne votent pas aux élections, seulement 47% soutiennent l’assemblée de l’Irlande du Nord et l’exécutif de Stormont, mais le soutien au Royaume-Uni reste bien supérieur à 80% pour le même groupe.

Shirlow: « Vous avez le paradoxe ici de la présence de  jeunes prêts à participer à un référen- dum ou à un appel de vote frontalier pour voter et soutenir fermement l’Union. Cependant, une grande partie des 18 à 40 électeurs protestants apparaît au moins indifférents à la politique à Stormont, en particulier Unioniste. « Si vous ajoutez libéralisme de l’électorat sur des questions sociales comme l’avortement, le mariage homosexuel et le mariage mixte, nous concluons que le DUP renonce à ces électeurs ».

John O’Doherty, du Rainbow Project, l’un des principaux groupes de campagne LGBT de l’Irlande du Nord, a déclaré que les résultats du sondage indiquaient que le DUP était en danger de se trouver «du mauvais côté de l’histoire». Il a ajouté: «Beaucoup d’Unionistes, en particulier les plus jeunes qui sont au centre ou au centre gauche de la politique,  ne peuvent  trouver une maison politique parce que le conservatisme social du DUP les éloigne de leur politique».

Le rassemblement de Belfast Pride samedi publiera l’appel de la plate-forme  du mouvement Love Equality pour une nouvelle assemblée pour légaliser le mariage homosexuel. À la suite de la marche, les militants de LBGT auront un petit-déjeuner Pride où l’invité principal sera Leo Varadkar, le premier taoiseach homosexuel irlandais.(Opposé à l’avortement NdB)

Davy Rea:

En tant qu’homme gay, Davy Rea estime n’avoir aucun choix parmi les partis pro-unionistes. «Je suis Unioniste, je crois en l’égalité, pour qui puis-je voter? S’il y avait un référendum demain sur l’avenir de l’Irlande du Nord au sein Royaume-Uni, Davy Rea irait voter pour l’Union. L’homme de 33 ans, de Glengormley dans le nord de Belfast, mettra son X fermement sur le bulletin de vote pour rester avec la Grande-Bretagne plutôt qu’avec l’Irlande unie. Pourtant, au cours des dernières années dans une pléthore d’élections à l’assemblée de Stormont, aux conseils locaux et même à Westminster, Rae a été parfois réticent à visiter son bureau de vote local. Pourquoi? Parce qu’il est pro-union mais aussi gay.

Rea, qui travaille pour une entreprise de nouvelles technologies, affirme qu’il n’y a personne pour qui voter parmi les partis politiques unionistes traditionnels – en particulier ceux qui torpillent constamment des tentatives d’égalité de mariage en Irlande du Nord. « Je ne pense pas avoir de choix réel en matière de vote aux élections », dit-il. «Je suis Unioniste, je suis socialement libéral, je crois en égalité mais pour qui puis-je voter?

« En s’opposant à l’égalité, le DUP abandonne et ignore des personnes comme moi qui veulent rester au Royaume-Uni, dans une société multiculturelle et tolérante. Ma soeur a 17 ans et aura bientôt l’âge du vote. Elle me demande tout le temps pour qui elle peut voter si elle est Unioniste, mais veut traiter les gens de façon égale. Qu’est-ce que je lui dis?

Dans un appel direct à la chef du DUP, Arlene Foster, Rea a ajouté: « Je lui demanderais: » Que feriez-vous si un de vos proches est gay? Comment voudriez-vous qu’ils soient traités dans la société? » J’espère que peut-être elle changera la politique du DUP et cessera de faire échouer chaque tentative d’égalité du mariage. Pour un vote libre et laissez nous tous aller de l’avant.  »

Henry McDonald Ireland correspondent

Friday 4 August 2017

https://www.theguardian.com/

Commentaires:

C’est un pas vers le progrès, mais cela peut finalement ressembler à Israël: une jeunesse sioniste « libérée » face à une jeunesse palestinienne opprimée. (Côté catholique malgré la force (déclinante) de l’église ont est plus « laïque »).

Il y a deux autres partis unionistes:

Parti de l’Alliance d’Irlande du Nord

Parti unioniste d’Ulster 

 

Lire la suite

21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

berlin (les inrocks)

Les lesbiennes s’emparent de la rue

Le 21 juillet 2017, plusieurs milliers de lesbiennes défileront dans les rues de la capitale allemande sous la bannière de la “Dyke* March Berlin”. Née aux États-Unis dans les années 1990, cette manifestation internationale qui a généralement lieu la veille de la Marche des fiertés s’est donnée pour but de rendre les lesbiennes plus visibles.

De belles mécaniques chevauchées par des femmes aux postures hiératiques, du cuir, beau- coup de cuir, des nuques fièrement taillées au rasoir. Les “dykes on bikes” qui ouvrent chaque année le cortège de la Dyke* March Berlin sur leurs motos rutilantes ne font pas dans la dentelle, et c’est le but. “Il y a beaucoup de clichés sur les lesbiennes qui ont un fond de vérité. Les lesbiennes ont souvent un penchant pour les grosses machines, les bus, les camions, et aussi pour les motos” explique Manuela Kay, rédactrice en chef du magazine lesbien L-Mag (1) et instigatrice de la manifestation berlinoise: “Cette tradition des ‘dykes on bikes’ vient d’Amé- rique du Nord, où il y a beaucoup de clubs de moto féminins et lesbiens. Rouler en moto véhicule une image puissante et sexy.” Voilà pour le côté glamour de cette marche des lesbiennes, qui aura lieu le 21 juillet 2017 dans les rues de Berlin pour la cinquième année consécutive.

“Le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”

Si le mot d’ordre de la manifestation, “visibilité lesbienne et joie de vivre”, peut paraître léger à première vue, les organisatrices entendent bien faire passer un message politique en défilant la veille de la Pride berlinoise, lors de laquelle les luttes féministes et antisexistes peinent à exister au milieu des drapeaux arc-en-ciel. “Nous prenons possession de la rue et défilons pour nos droits car durant le CSD (2), et de manière générale au sein de la communauté LGBTIQ, le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”, déplore Manuela Kay, qui ajoute:

“Déjà qu’il n’a pas été facile autrefois pour les lesbiennes de se faire une place au côté des gays, dans un contexte sociétal patriarcal, maintenant que la communauté compte de plus en plus de groupes d’intérêts qui luttent évidemment eux aussi pour leur visibilité, les lesbiennes sont repassées à l’arrière-plan.”

Elle constate également ces dernières années “un certain repli sur la sphère privée” au sein de la communauté lesbienne allemande et une certaine forme de dépolitisation au fur et à mesure que les droits des lesbiennes se sont étendus – elles ont par exemple le droit de se marier depuis peu et ont accès à la PMA, même si les discriminations envers les couples lesbiens restent très répandues dans ce domaine de la part des médecins.

La Dyke* March Berlin se donne donc pour mission “de réinscrire les sujets qui concernent les lesbiennes à l’agenda politique”. L’étoile qui flanque le mot “dyke” se veut une invitation explicite à l’adresse des personnes trans à se joindre à la marche.

Fières d’être “gouines”

Née aux États-Unis, la Dyke March a eu lieu pour la toute première fois le 24 avril 1993 à Washington D.C. Ce jour-là, plus de 20 000 lesbiennes ont défilé dans les rues de la capitale américaine à l’appel du groupe d’action directe “The Lesbian Avengers”. Rassemblées devant la Maison blanche, elles se sont mises à scander “The fire will not consume us. We take it and make it our own”, avant de se mettre à “manger” du feu, comme on peut le voir sur ces images d’archives.

Les manifestantes voulaient attirer l’attention sur un crime raciste et homophobe survenu quelques semaines plus tôt: attaqués par une bande de néonazis qui avait mis le feu à leur domicile dans la ville de Salem (Oregon), Hattie Mae Cohens, une lesbienne noire et son colocataire gay Brian Mock avaient été brûlés vifs.

En reprenant à leur compte le mot “dyke“, qui signifie “gouine” en anglais et qui a gagné en visibilité aussi grâce à la géniale BD de la dessinatrice lesbienne américaine Alison Bechdel Dyke Out, traduite en français en 2016 aux Éditions Même pas mal sous le titre Gouines à suivre, les fondatrices des Dyke Marchs avaient à cœur dès le départ de rendre les lesbiennes plus visibles au sein de la société américaine. Un point que Facebook ne semble toujours pas avoir compris: ces dernières semaines, plusieurs utilisatrices se sont faites temporairement virer du réseau social parce que les modérateurs de l’entreprise américaine continuent de ne voir qu’une insulte dans le mot “dyke“, comme le rapportait récemment Slate.com.

Les marches organisées aujourd’hui dans les grandes villes d’Amérique du Nord rassemblent chaque année la veille de la Pride des milliers de participantes, à l’instar de celles de New York, San Francisco ou Toronto. Bien représenté en Allemagne – il y a également des manifestations à Cologne, Hambourg et Heidelberg – le mouvement peine à s’exporter en Europe. Londres s’y est mise depuis plusieurs années, ainsi que Vienne. À quand Paris?

(1) L’auteure de cet article écrit également pour le magazine queer berlinois Siegessaeule, qui appartient à la même maison d’édition que L-Mag
(2) Abréviation de “Christopher Street Day”, le nom donné à la Marche des fiertés en Allemagne, en référence aux émeutes de Stonewall  survenues en 1969 à New York, qui sont considérés comme le point de départ du militantisme LGBT

 Annabelle Georgen  20 juillet 2017
.
.
Commentaire:  A bas la société patriarcale!

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin