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11 février 2020 ~ 0 Commentaire

marielle (insurgente)

mariellefranco

Brésil, la police tue l’un des suspects du meurtre de Marielle

Les Bolsonaros font la fête

La police brésilienne a tué Magalhaes da Nobrega, dans l’État de Bahia. Il fait partie des personnes soupçonnées d’être liées au meurtre de Marielle Franco, conseillère municipale de Rio du Socialism and Freedom Party (PSOL ). « Qui gagne avec la mort d’Adriano da Nobrega? », S’est interrogée l’architecte Monica Benicio, qui a dénoncé dans les organisations internationales le crime de sa compagne Marielle Franco.

« Je regrette qu’un personnage clé pour la clarification de divers crimes survenus à Rio ait été tué lors d’une opération de police, probablement il avait des informations fondamentales pour clarifier le système de corruption lié à la famille Bolsonaro », a déclaré l’ex-partenaire de Marielle

Magalhaes de Nobrega était liée à un fils du président Jair Bolsonaro, l’actuel sénateur Flavio Bolsonaro. Lorsqu’il était député de l’État de Rio de Janeiro, Flavio Bolsonaro a engagé la mère et la femme d’Adriano Magalhaes da Nóbrega pour travailler dans son bureau.

Comme si cela ne suffisait pas, Flavio Bolsonaro a lui-même décoré Adriano Magalhaes da Nobrega, alors qu’il avait été expulsé de la police de Rio de Janeiro après avoir été reconnu coupable de meurtre.

02/11/2020

https://insurgente.org/

Commentaire:

Marielle Franco, militante LGBT, était membre de notre parti frère, le Parti du Socialisme et de la Liberté (PSOL).

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10 février 2020 ~ 0 Commentaire

suisse lgbt (tv5 monde)

lgbt
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Les Suisses approuvent par référendum une loi anti-homophobie

Les Suisses ont largement approuvé dimanche par référendum une loi interdisant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, combattue par des formations conservatrices.

Les résultats nationaux donnent le « oui » à 63%, avec des scores dépassant 70% dans des villes comme Genève ou Bâle. Seuls trois petits cantons germanophones du centre et de l’est ont accordé une courte majorité au « non ».

Mathias Reynard, le parlementaire socialiste à l’origine de cette réforme du code pénal helvétique, a salué sur la chaîne RTS-1 « un jour historique » et « un signal magnifique pour toutes les personnes concernées ».

La nouvelle loi anti-homophobie élargit une législation déjà existante en matière lutte contre les discriminations et appels à la haine raciale ou religieuse, en l’étendant à l’orientation sexuelle.

Cette réforme du code pénal, adoptée en 2018, s’est heurtée à l’opposition de milieux conservateurs et populistes, qui ont lancé ce référendum dans l’espoir de faire barrage à une forme de « censure » et d’atteinte à « la liberté d’expression, de conscience et de commerce ».

Les autres partis ont estimé que la protection contre la discrimination en raison de l’orientation sexuelle était insuffisante en Suisse, et appelé à voter « oui » à la réforme.

- Amendes et peines de prison -

Les partisans du texte se sont aussi appuyés sur le fait que la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle était déjà sanctionnée dans d’autres pays européens, et que le Conseil de l’Europe comme l’ONU avaient demandé à la Suisse de renforcer son arsenal contre l’homophobie.

Le nouveau dispositif « renforce la protection contre la discrimination sans violer la liberté d’expression », font valoir les partisans du texte dans leur argumentaire.

La nouvelle loi punit le dénigrement public et la discrimination de toute personne en raison de son orientation sexuelle, ou toute attitude visant à attiser la haine à son égard, par l’écrit, la parole, des images ou des gestes.

Elle ne réprime pas en revanche des propos tenus dans le cercle familial ou entre amis, par exemple à la table d’un café.

Les restaurants, hôtels, entreprises de transports, cinémas ou piscines ne pourront pas refuser l’accès de quelqu’un en raison de son orientation sexuelle. Le texte prévoit des amendes ou des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.

Au sein des milieux LGBT, certains craignent toutefois qu’une protection spéciale ne les stigmatise davantage.

« Je me bats pour l’acceptation et la normalisation de ma sexualité. Mais pour moi, la normalisation signifie aussi ne pas exiger de droits spéciaux », a fait valoir avant le vote Michael Frauchiger, co-président du comité « Droits spéciaux NON! ».

 Christophe DE ROQUEFEUIL 09.02.2020

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31 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

2019 8 (anred)

puerto

8. Porto Rico: une star est née

Quand on dit que « Porto Rico est une étoile de plus au drapeau américain », ce n’est qu’une métaphore pour nous.

Porto Rico a été annexé aux États-Unis et depuis des années,  des secteurs luttent pour l’indépendance. En période d’austérité dans un pays en proie à l’endettement extérieur, des allégations de corruption ont éclaboussé le gouvernement.

Un commentaire homophobe du gouverneur a ét » la goutte qui fait déborder le verre. Les manifestations avaient un protagoniste inattendu: Ricky Martin a été l’une des principales références dans les médias, et çà a aidé à faire connaître le problème. Avec d’autres artistes bien connus dans le monde (tels que René Perez, ancien Calle 13, ou Luis Fonsi), la manifestation a atteint une énorme diffusion et a probablement été un précédent pour que d’autres célébrités rejoignent par la suite d’autres manifestations dans le monde.

En plus de la chute d’un gouvernement et du soulèvement populaire pour des raisons économiques, la réaction de Ricky Martin contre les expressions homophobes du gouverneur et sa chute ont été un message direct au monde sur la reconnaissance des LGBT.

https://www.anred.org/

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27 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

lgbti (ctxt)

lgbt

« S’ils s’en prennent aux transsexuels, après ce seront les féministes »

Au-delà de l’émergence de partis d’extrême droite comme Vox, nous assistons à des positions, au sein du féminisme, qui s’opposent aux droits des transsexuels, pourquoi cela se produit-il?

Ni l’homophobie ni la transphobie ne sont modernes, elles sont très anciennes et il y a toujours eu une forme d’homophobie intellectuelle, qui tente de rationaliser le rejet ressenti par certaines personnes. Il est très curieux de voir comment ils construisent une sorte de revêtement intellec-tuel pour ne pas assumer ce rejet de front. Ce discours théorique est assez facile à démonter et à réfuter, mais il n’y a pas non plus de réel dialogue, car ce n’est pas un débat intellectuel,  c’est devenu une discussion de trolls dans laquelle il semble que c’est le plus grossier qui gagne. Celui qui crie le plus.

Il y a toujours eu dans de nombreux partis des gens qui disent qu’ils ne sont pas homophobes mais qui ont ce sentiment de rejet. Il y a maintenant une étrange confluence: celle du fondamen-talisme religieux, de l’extrême droite nationaliste avec des gens qui, théoriquement, sont progressistes ou féministes.

C’est un couple très rare mais il n’est pas inconnu non plus. Aux États-Unis, cela donne d’énor-mes résultats parce que ces féministes fournissent, d’une certaine manière, les vêtements intellectuels pour justifier les lois de discrimination légale: celles de l’objection de conscience religieuse – pour lesquelles on peut vous exclure des services publics parce qu’ils considèrent que vous n’êtes pas une exemple de vie selon leurs sentiments religieux; ou ceux qui servent à vous exclure des espaces communs – lits, vestiaires – en utilisant l’argument selon lequel étant vraiment « un homme », vous êtes un agresseur potentiel des femmes.

Ces arguments légitiment l’exclusion et la discrimination des lois, qui finissent par se produire grâce à cette très rare convergence de personnes, prétendument féministes, avec des personnes d’extrême droite les plus anti-féministes qui puissent exister.

Il est étrange qu’ils se concentrent sur l’attaque de 0,01 de la population alors que, à ma connaissance, la société patriarcale est là partout. Nous avons identifié le vrai problème, qui était la conceptualisation du patriarcat, la définition de la structure machiste de la société. Cela me semble une distraction, comme la question de la prostitution: diviser pour mieux régner. Divisez entre les bonnes et les mauvaises femmes ou celles qui ne se reconnaissent même pas comme des femmes. Il me semble que c’est une tentative de ségrégation et de création de controverses vénéneuses qui ne peuvent pas être accidentelles. Cela est dû à une stratégie bien pensée et défendue avec des moyens.

Concernant la reconnaissance du droit à l’identité que ces discours attaquent, pouvez-vous expliquer quelles implications cela a pour une personne trans-sexuelle de changer de nom et de sexe sur ses papiers?

J’ai passé plusieurs années de ma vie avec une pièce d’identité qui avait un nom et mon aspect  le niait totalement. Et je peux vous assurer que chaque fois que vous allez faire une démarchet, payer avec une carte ou faire n’importe quelle gestion, vous finissez par devoir donner des explications, éveiller des soupçons des doutes et attirer l’attention. On ne s’en rend pas vraiment compte, mais notre pays est très policier. Combien de fois par semaine devez-vous présenter votre pièce d’identité ? Combien de fois vous est-il demandé de justifier qui vous êtes? Vivre avec une documentation qui ne correspond pas à votre identité est un obstacle quotidien pour les personnes transgenres.

Comment changer l’identité d’une personne trans et quelles sont les exigences?

Aujourd’hui, pour changer d’identité, vous devez avoir un certificat psychiatrique qui indique que vous souffrez de dysphorie de genre et avez eu deux ans de traitement hormonal. Il s’agit d’une situation particulière, car il vous est demandé un diagnostic comportant deux échecs. Première-ment, çà n’a aucune base scientifique. Le diagnostic d’une maladie présumée a déjà été aban-donné, à la fois par les éditeurs du manuel DMS – diagnostic des troubles mentaux – et par l’Organisation Mondiale de la Santé. Deuxièmement, parce qu’un diagnostic est utilisé comme une échelle des droits civils. Depuis quand votre condition médicale ou clinique a à voir avec l’exercice de vos droits en tant que personne, en tant que femme dans ce cas?

Pour changer cette situation, il y a eu plusieurs tentatives de réforme. Lors de la dernière législature, trois propositions ont été présentées. Le PSOE, essayant de modifier la loi de 2007 pour la dépathologiser. C’est-à-dire que les certificats médicaux n’étaient plus nécessaires pour changer votre nom et votre sexe sur les papiers. Ensuite, il y avait deux projets de Podemos qui avaient un contenu similaire: une loi générale LGBTI contre la discrimination, qui réglementait  l’identité de genre, et une autre qui était plus spécifiquement une loi sur l’identité de genre.

Fondamentalement, ils avaient le même objet avec des conceptions différentes. Cependant, aucune n’était destinée à réussir  car, pour commencer, il y a plus de deux législatures qu’il n’y a pas de majorité claire pour ces lois qui nécessitent une majorité de loi organique et personne ne fait d’efforts pour y parvenir. .

Bien sûr, Podemos, lors de la dernière législature,  a été prise en photo avec des groupes mais n’a démontré aucun sérieux dans la gestion. Le PSOE a également essayé de paraître avec des militantes et, en outre, a présenté des amendements de dernière minute sur le non-binarisme [les personnes qui déclarent ne pas entrer dans les catégories hommes ou femmes] mais n’ont pas non plus fait  d’efforts pour leur propre projet de loi. En fin de compte, les partis veulent bien prendre une photo – jusqu’au PP qui nous disent que nous ne pouvons pas leur donner de leçons sur les droits de l’homme – mais qui font preuve d’une volonté plutôt nulle dans la mise en œuvre de ces principes.

Quels sont les points saillants de ces lois qui sont en discussion au Congrès?

Comme je l’ai dit, la dépathologisation en est une: le fait que je n’ai pas besoin d’aller chez un médecin pour justifier ma féminité car je sais déjà qui je suis. La seule chose qui pourrait avoir un sens, c’est de montrer que je n’ai pas de pathologie, que je ne suis pas schizophrène ou délirante.

La seconde serait que nous apportions enfin une solution aux problèmes des enfants qui ont été exclus de la loi de 2007. Les enfants ont aussi leur identité. Nous parlons également de mineurs en situation de besoin de protection et de tutelle. La question des étrangers est également importante. Nous sommes un pays dans laquelle de nombreuses personnes viennent qui ne peuvent avoir aucun changement dans leur pays et fuient pour sauver leur vie car elles sont persécutées comme trans. Nous devons les accueillir et aussi traiter leur identité. Autre chose nécessaire pour travailler: la non-discrimination. Nous parlons d’un groupe qui a un niveau de discrimination brutale au travail. Tout comme des interventions culturelles et éducatives sont nécessaires.

Dans quels autres pays existe-t-il des lois sur l’identité non pathologique?

Plusieurs ont déjà adopté des lois à cet égard, comme l’Argentine, la Suède, Malte ou l’Irlande. Et il y en a plusieurs qui sont en train de le faire, nous ne serions pas les premiers. À son époque, la loi de 2007 était nouvelle car elle supprimait les tribunaux médicaux et l’exigence de l’opération génitale pour pouvoir changer le sexe du registre, mais nous avons pris beaucoup de retard sur cette question – le diagnostic et l’hormonalisation sont toujours nécessaires.

Bien sûr, il y a encore de nombreux pays dans lesquels ces questions ne sont même pas discu-tables, et des endroits où nous sommes toujours criminalisées ou mises en prison voir même la peine de mort est appliquée. Nous ne vivons pas dans un monde précisément confortable pour les manifestations de la diversité sexuelle.

Suffit-il de pouvoir passer d’un sexe à l’autre? Que reste-t-il à faire, par exemple pour ceux qui disent ne rentrer dans aucune des deux cases?

De nos jours, une loi ne devrait plus se limiter à faciliter le changement de sexe, elle doit aller au-delà du fait qu’il y a des gens qui ne rentrent pas vraiment dans les deux catégories – homme-femme. Cela peut être pour des raisons biologiques: il y a le monde de l’intersexualité [une personne née avec une combinaison de caractéristiques biologiques mâles et femelles en même temps] nous découvrons des choses, pour commencer que c’est plus commun que nous ne le pensions.

D’un autre côté, il y a le problème des personnes qui, en raison de leur psychologie, ne rentrent dans aucune des deux catégories. En Allemagne, ils l’ont résolu en reconnaissant le non-binaris-me, mais seulement le biologique – non auto-perçu -, qui est aussi une forme d’étiquetage, car il pointe une personne qui a une constitution sexuelle ou génétique différente.

Ailleurs, des efforts sont faits pour élever la reconnaissance de ces identités non binaires. Quel est le sens de cette classification stricte, pourquoi c’est si douloureux ou dangereux qu’il y a des gens qui décident de ne pas jouer ce système de classification. Nous parlons de respecter le droit à la personnalité qui est inscrit dans la Constitution espagnole.

L’un des arguments utilisés pour attiser la panique morale est celui de «l’enfance menacée» par les lois sur l’identité de genre. On dit que les enfants seront opérés chirurgicalement.

Personne n’a demandé que des mineurs soient opérés, ce qui est en fait interdit par une loi organique, celle de la protection des enfants et des adolescents. Nous parlons de veiller à l’identité des mineurs et de retarder l’intervention hormonale jusqu’à ce que leur d’identité soit parfaitement claire. Bien sûr, personne n’a prévu de réaliser des opérations chirurgicales sur des mineurs, aucune loi ne le propose, c’est une panique infondée.

Cependant, nous avons constaté que des mineurs ont des problèmes de scolarité, d’intégration et même d’automutilation. Ils sont plus enclins au suicide et, malheureusement, nous en avons plusieurs exemples. Ceux qui sont autorisés à socialiser en fonction de leur sexe auto-perçu ont une socialisation parfaitement normale – s’ils ne sont pas attaqués ou victimes d’intimidations. Je me rappelle d’une jeune fille récemment décédée qui subi sept ans de thérapie de conversion pour arrêter d’être lesbienne. Ces sept années de thérapie de conversion ont entraîné sa mort.

Bref, ne pas les assister est un moyen de conduire de nombreux enfants au désastre. Ceux qui sont prêts pour leur morale à discriminer les mineurs, à encourager à les agresser dans les écoles, à quitter définitivement le système scolaire et à se retrouver dans une vie de marginalité comme cela s’est produit historiquement devraient y penser.

Un autre des arguments que nous entendons dans ces attaques est que les transsexuels peuvent être une menace pour les femmes dans les salles de bain ou les vestiaires.

Selon une statistique, les femmes transsexuelles dans les prisons pour hommes, sont jusqu’à 76% soumises à des abus sexuels. Je ne connais qu’un cas de transsexuelle qui a agressé en prison. Une femme psychotique a été emprisonnée pour avoir tué trois ou quatre personnes en Grande-Bretagne. On parle d’un cas. Où est la présomption d’innocence? Au contraire, il y a eu de nombreux cas de femmes qui ont agressé des transsexuelles dans les toilettes parce qu’elles estimaient qu’elles n’avaient pas à être là.

Quels sont les autres arguments utilisés pour ce discours qui vise à restreindre les droits?

Il y a plusieurs niveaux. L’un est la désinformation: par exemple la déclaration [du Parti Féministe] parlant d’opérations chirurgicales pour les mineurs, de lois qui légalisent la GPA ou qui attaquent l’identité féminine… Mais il s’avère que dans les projets de loi auxquels ils se réfèrent ou ceux qui ont été approuvés – et il semble qu’ils ne le savent pas – il n’y a rien de tel. D’autre part, il y a beaucoup de désinformation et des canulars qui proviennent de l’extrême droite, puis se reproduisent.

Ces discours contre les personnes transgenres et leurs droits – qu’ils soient issus de l’extrême droite ou du féminisme – peuvent accroître un climat social de haine et donc d’agressions?

Nous constatons une aggravation de jour en jour. Nous vérifions comment les incidents, insultes et agressions augmentent, les gens sont excités. De l’essence est jetée sur le feu de manière insensée par certains dirigeants et certains médias, ce qui fait que certaines femmes se sentent menacées, ou en colère et légitimées à attaquer les trans, ce que normalement ils n’auraient pas fait. Le ton social monte, nous sommes une couche très fragile et nous le remarquons. Bien sûr.

Il y a eu des incidents tels que l’expulsion de transsexuelles des espaces féministes, bien qu’il y ait également eu des cas de parfaite solidarité. Il y a des groupes qui se forment en tant que groupes haineux. Nous voyons des plates-formes qui libèrent des explosions, des blagues, qui sont vraiment terrifiantes, comme celles qu’elles dites à l’école féministe Rosario de Acuña à Gijón cette année. C’est un vrai discours de troll.

Et il y a des gens qui trouvent immédiatement une justification à la violence. C’est comme quand les chefs religieux vous désignent comme le pécheur, le méchant. En effet, ils n’ont pas dit de vous frapper ou de vous tuer, mais bien sûr, ils ont un impact sur la communauté qu’ils visent. Il y a un principe de responsabilité sociale dans le discours. Voici des gens qui disent: « Je fais juste un discours théorique. » Eh bien, les implications sociales de votre discours théorique sont appelées discrimination, elles sont appelées exclusion, elles sont appelées plus d’agressions. Vous devez assumer la responsabilité de ce que vous dites et de ses conséquences, vous ne pouvez pas rester coincé dans votre tour d’ivoire.

Y a-t-il un danger de division dans le mouvement LGTBI à cause de ce nouveau climat social?

Il y a toujours eu un danger de division dans le mouvement. C’est un mouvement qui a eu des tendances centrifuges. Mais je pense que nous sommes tous conscients que nous sommes confrontés à un mouvement de retour du pendule vers le conservatisme. Nous avons obtenu une série de droits et maintenant la réaction arrive.

Nous sommes conscients que nous jouons beaucoup dans ce match revanche car il y a une tentative de constituer une nouvelle légalité qui peut nous discriminer, ou recréer une pression sociale afin que nous ne puissions pas nous manifester ouvertement et publiquement. D’une manière ou d’une autre, nous devons être en première ligne, en particulier les femmes transsexuelles. Si ils/elles nous balayent, alors ils iront contre les féministes, l’avortement etc. et ils continueront jusqu’à ce que nous revenions à ce modèle social traditionnel que certains nostalgiques de Franco aiment tant.

Marina Echebarría Sáenz est docteur en droit, professeur à l’Université de Valladolid et militante du mouvement LGTBI. Elle a participé à la fois à l’élaboration de la loi sur le changement de sexe de 2007 et à l’élaboration de diverses lois régionales. Echevarría a été vice-présidente de la Fondation Triangle.

Nuria Alabao 26 décembre 2019

https://ctxt.es/

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19 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

russie lgbt (amnesty)

russie lgbt

Russie. Une militante féministe condamnée

A une amende pour «propagande gay» et visée par des poursuites pénales pour «pornographie»

En réaction à la condamnation le 11 décembre 2019 de la militante féministe et défenseure des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou intersexuées (LGBTI) Ioulia Tsvetkova à une lourde amende en vertu de la loi homophobe sur la « propagande gay », au motif qu’elle gère sur les réseaux sociaux des groupes axés sur les thèmes LGBTI, Natalia Zviagina, directrice d’Amnesty International Russie, a déclaré :

« Une nouvelle fois, une militante des droits humains paie le prix fort, dans tous les sens du terme, simplement pour avoir diffusé les idéaux de non-exclusion, de tolérance et d’autonomisation des femmes.

« Ioulia Tsvetkova est la dernière cible d’une campagne discriminatoire aux forts relents d’homophobie, menée depuis longtemps déjà. Elle subit une kyrielle d’atteintes : elle a été détenue de manière arbitraire, interrogée et intimidée à de multiples reprises. Ses initiatives théâtrales et créatives sont muselées par les responsables de l’application des lois et ses dessins sont désormais jugés à caractère pornographique.

Ioulia Tsvetkova est la dernière cible d’une campagne discriminatoire aux forts relents d’homophobie, menée depuis longtemps déjà. Elle subit une kyrielle d’atteintes : elle a été détenue de manière arbitraire, interrogée et intimidée à de multiples reprises.
Natalia Zviagina, directrice d’Amnesty International Russie

« Actuellement placée en résidence surveillée, elle fait l’objet de poursuites pénales pour «  pornographie  », une infraction passible d’une peine allant jusqu’à six ans de prison. Les autorités doivent abandonner toutes les charges retenues contre elle et annuler l’amende et l’assignation à résidence dont elle fait l’objet. Elle n’a rien fait d’autre que de se mobiliser en faveur des droits humains. »

Complément d’information

Ioulia Tsvetkova, originaire de Komsomolsk-sur-l’Amour, dans l’Extrême-Orient russe, a été déclarée coupable de « propagande en faveur de relations sexuelles non traditionnelles auprès des mineurs », une infraction administrative, et condamnée à une amende de 50 000 roubles (environ 710 euros) parce qu’elle gère deux communautés en ligne sur les thèmes LGBTI.

Ces deux communautés sont signalées « + de 18 ans », comme l’exige le droit russe, et l’amende qui lui a été infligée au titre de la loi russe contre la propagande homosexuelle n’a donc aucun fondement.

La militante fait toujours l’objet d’inculpations pénales pour « pornographie ». Elle a été placée en résidence surveillée le 23 novembre après avoir été inculpée de « production et diffusion de matériaux pornographiques », en raison de dessins de vagins qu’elle a publiés sur les réseaux sociaux.

En mars, Ioulia Tsvetkova a dû abandonner son travail au sein de la compagnie de théâtre ama-teur Merak, la police ayant ouvert une enquête pour « propagande homosexuelle » liée à sa pièce Bleu et rose, qui dénonce le harcèlement et la discrimination. La compagnie a été contrainte de cesser ses activités.

11 décembre 2019

https://www.amnesty.org/fr/

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30 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

genre (cnrs)

papas

Qui a peur du «genre» ?

Aux quatre coins du monde, de Donald Trump à Jair Bolsonaro, des intégristes religieux aux partisans proclamés du « bon sens », le « genre » est devenu un épouvantail permettant de fédérer des tendances politiques par ailleurs opposées. 
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Ces mouvements trouvent appui au plus haut sommet de l’État, obtenant le retrait de campa-gnes pédagogiques, de projets de loi, des restrictions gouvernementales à l’encontre de la recherche scientifique.

« Certes le nombre de publications scientifiques et de coopérations internationales et interdisci-plinaires a régulièrement augmenté ces dernières années, constate la sociologue Sylvie Cromer (1).  Et de plus en plus de disciplines tiennent compte du prisme de genre dans leurs études, comme la musicologie et les sciences de gestion dont nous avons pour la première fois accueilli une intervention au congrès », s’enthousiasme-t-elle. Mais on constate aussi que l’opposition aux études de genre s’est renforcée et organisée.

En France, des mouvements tels que La Manif’ pour tous et Sens Commun battent régulière-ment le pavé pour dénoncer une « idéologie du genre », dont témoigneraient l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe ou, plus récemment, l’extension de la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes.

Aux États-Unis, au Brésil ou encore en Hongrie, de tels « mouvements anti-genre » trouvent appui au plus haut sommet de l’État, obtenant le retrait de campagnes pédagogiques, de projets de loi, voire des restrictions gouvernementales à l’encontre de la recherche scientifique.

Vatican et débordements

Le sociologue David Paternotte (2) a notamment codirigé une grande enquête sur les Campa-gnes anti-genre en Europe, et s’intéresse désormais à leur essor dans le reste du monde. « À l’origine, ces idées et stratégies ont circulé à travers les réseaux catholiques dans les années  1990, que ce soit à travers les canaux officiels de l’Église, des laboratoires intellectuels comme certaines universités catholiques, ou encore des groupes tels que l’Opus Dei », explique le chercheur. Défendant une anthropologie fondée sur la différence et la complémentarité des sexes, l’Église fut ainsi la première à dénoncer une « idéologie du genre » remettant en cause sa vision essentialiste.

Ce discours a notamment été mobilisé contre certaines formes de liberté procréative, de transformation des modèles familiaux, d’égalité de considération entre des personnes de genre et d’orientation sexuelle variés, etc.

« Au fil des vingt-cinq dernières années, des forums et associations ont été créés pour promou-voir ces campagnes, les diffuser à travers le monde et organiser des rencontres – je pense au World Congress of Families ou à l’ONG CitizenGo par exemple », commente le sociologue. De façon surprenante, cette expansion a largement débordé hors de la sphère d’influence du catholicisme, en Angleterre, Bulgarie, Roumanie, dans les pays scandinaves ou aux États-Unis…

Les expressions « idéologie du genre » ou « théorie du genre » ont ainsi aggloméré des projets divergents, voire opposés – fédérant des hommes d’État comme Donald Trump, Vladimir Poutine, Jair Bolsonaro ou encore Victor Orbán… « La force de ces campagnes tient à la grande plasticité et à l’adaptabilité de ce qu’elles désignent comme le “genre”, précise David Paternotte. Ce discours peut facilement s’accommoder de nouveaux éléments, varier selon les contextes et s’inscrire dans des stratégies différentes. »

C’est ce qui lui a permis de voyager très facilement d’un pays à l’autre. « De manière générale, poursuit le sociologue, ces campagnes ont largement rassemblé dans les sphères du populisme et de l’extrême droite. Pour ces mouvements en effet, la liberté de remettre en question l’identité sexuelle peut être interprétée comme l’avatar d’un libéralisme sauvage, d’un progressisme deve-nu fou, ou encore d’une décadence de la culture occidentale – un discours à même de séduire des citoyens pauvres, déclassés, nostalgiques, conservateurs, souhaitant plus de stabilité… »

Sans filtre

« Ce type de stratégie idéologique fonctionne, surtout en période de crise et de paupérisation », complète l’historienne Florence Rochefort (3). À certains égards, cela reprend des codes de campagnes plus anciennes contre l’égalité entre les « races » – jadis essentialisées elles aussi, l’émancipation des femmes ou la dépénalisation de l’homosexualité. Des fake news sont large-ment diffusées, par exemple un dispositif pédagogique comme les ABCD de l’égalité y devient « une promotion de la masturbation dans les écoles » ; l’homosexualité est dépeinte comme une sorte de virus, dont l’épidémie porterait atteinte à la vitalité démographique du pays…

« C’est un levier politique, résume Florence Rocherfort. Les mouvements anti-genre jouent sur le registre de la peur et du spectaculaire pour encourager un réflexe d’opposition. » Au Brésil par exemple, la chercheuse en psychologie sociale Anna Uziel (4) a observé ce type de discours prendre son essor.

« Dans les années 1990, se souvient-elle, une loi a établi que la sexualité devait être évoquée à l’école, pour les enfants entre 7 et 11 ans. Ça été bien accepté, mais il y a aussi eu des réac-tions très hostiles. Par la suite, un dispositif pédagogique à destination des lycées, sous le gouvernement de Dilma Rousseff, a été abusivement dénoncé par des conservateurs comme un “kit gay”, supposé encourager l’homosexualité et abroger toute différence entre garçons et filles. »

Parallèlement, la reconnaissance progressive de situations de concubinage ou d’adoption pour des couples homosexuels, et la réforme consécutive du mariage en 2011, a encore suscité une forte opposition – dénonçant pêle-mêle des attaques contre la petite enfance, la famille, les valeurs traditionnelles…

Cette lame de fond ne semble pas tant due aux études de genre elles-mêmes qu’à une évolution plus globale de la société.

« Après l’élection de Jair Bolsonaro, qui défend une conception extrêmement conservatrice et machiste de la famille, ces mouvements n’ont plus eu de filtre et sont devenus particulièrement vindicatifs. L’École et l’Université subissent beaucoup de menaces ou d’attaques depuis », poursuit Anna Uziel. Les budgets attribués par le Conseil national de développement scientifique et technologique, finançant notamment les bourses de master et de doctorat, ont ainsi diminué de 22 % par rapport à l’année dernière et continuent de baisser chaque mois depuis cet été.

« De nouvelles coupures budgétaires ont été annoncées ou sont envisagées, poursuit la chercheuse, notamment pour les recherches en philosophie et en sociologie », et ce au profit de filières jugées « plus rentables », a déclaré Jair Bolsonaro en avril. Dans la foulée, le ministre de l’Éducation a estimé vouloir contrer l’influence supposée d’un « marxisme culturel ».

Pas d’effet boomerang

Le paradoxe est que, d’un côté, des ministres brésiliens plaident pour le retour du rose pour les filles et du bleu pour les garçons ; et d’un autre côté, des conquêtes politiques à rebours de cet essentialisme sont déjà profondément implantées dans les mœurs.

« Les mentalités ont changé, assure Anna Uziel. Les droits des personnes homosexuelles sont de mieux en mieux reconnus. Les générations qui n’ont pas connu “le placard” n’accepteront aucun retour à cette situation. Et la place des femmes, même si c’est un sujet toujours compliqué au Brésil, connaît aussi de réelles avancées.

Les femmes qui ont accédé à des responsabilités ne supporteront pas d’être à nouveau déclassées. » Cette lame de fond ne semble pas tant due aux études de genre elles-mêmes qu’à une évolution plus globale de la société. Pour cette raison notamment, Anna Uziel comme la plupart des universitaires ne croient pas à un « effet boomerang », soit l’idée que les mouve-ments anti-genre seraient nés en réaction à ce qu’ils perçoivent comme une traduction politique de ces travaux de recherche.

Il serait donc plus juste de dire que les politiques d’égalité sont nées parce que des systèmes d’oppression étaient devenus insupportables.

« D’une part, rétablit l’historienne Florence Rocherfort, les victimes ne sont pas responsables des attaques qu’elles subissent. D’autre part, la répression précède l’émancipation ». Histori-quement, les discriminations sont de fait bien antérieures à l’essor des études de genre. « Par exemple l’incapacité civile des femmes mariées inscrite dans le Code Civil de 1804 les soumet au mari pour toutes sortes de démarches concernant le droit d’exercer une profession, de toucher soi-même son salaire, de gérer ses biens. L’impossibilité d’ouvrir un compte en banque sans autorisation du mari perdure jusque dans les années 1960. »

Tandis que les lois interdisant la contraception et l’avortement des années 1920 ne cesseront de se renforcer dans les décennies suivantes, jusqu’à la loi Neuwirth autorisant la contraception en 1967 et la loi Veil autorisant l’Interruption volontaire de grossesse en 1975.

« Il serait donc plus juste de dire que les politiques d’égalité sont nées parce que des systèmes d’oppression étaient devenus insupportables. » L’idée d’un « effet boomerang » n’est en outre pas neutre sur un plan rhétorique : elle laisse supposer une radicalité toujours jugée excessive qui serait du côté des politiques d’émancipation, tandis que l’opposition aux droits des femmes ou des personnes homosexuelles se réduirait à un doux conservatisme, presque une légitime défense…

Dominants et dominés

« Ce renversement du stigmate est typique des campagnes d’opposition aux minorités », estime la sociologue Sara Garbagnoli (5). Qu’il s’agisse hier de l’antiracisme et du féminisme, « ou aujourd’hui des mouvements LGBTQI (6) – partisans d’une dénaturalisation de l’ordre sexuel, des normes qui le traversent et le définissent, les théories élaborées par les personnes oppri-mées dévoilent toujours des formes de domination : blanches, masculines, hétérosexuelles… Et cela ne peut que déranger celles et ceux qui bénéficiaient de l’ordre social en vigueur. ».

De larges pans de la population majoritaire sont dès lors à même de lancer de violentes campa-gnes de délégitimation, voire de se présenter comme un groupe devenu minoritaire et menacé. « On a vu ainsi apparaître des “hetero pride” ou des “family day”, comme en 2007 à Rome, donne en exemple Sara Garbagnoli. L’usage du mot « hétéro-pride » est en grande partie l’affaire de groupes néofascistes, en particulier de Forza Nuova. » L’idée fait des émules : fin août 2019 à Boston, aux États-Unis, une marche pour exprimer la « fierté hétérosexuelle » a également suscité l’indignation.

Des militants et militantes des campagnes « anti-genre » vont aussi dénoncer une « hétéro-phobie » ambiante, ou encore critiquer la supposée « violence de genre » consistant à nier la féminité ou la masculinité « naturelle » d’une personne. Aux États-Unis notamment, des mouve-ments masculinistes tendent ainsi à fustiger le féminisme comme une violence imposée aux penchants supposés « innés » des hommes. Et des « incels » (« célibataires involontaires ») mettent ainsi sur le compte de l’émancipation féminine et de la libéralisation sexuelle leur incapacité à nouer des relations amoureuses ou sexuelles.

« Il s’agit d’une stratégie de renversement victimaire, qui nie la nature asymétrique et donc non réversible des systèmes de domination, et qui fait passer les oppresseurs pour les opprimés et inversement. »

Cette stratégie explique en partie la globalisation des campagnes anti-genre, les formes de domination étant relativement similaires à travers le monde… « À cela s’ajoute la force du sens commun : quoi de plus “évident” que la différence des sexes ou leur caractère naturel ?

Les études de genre sont à juste titre vécues comme un bouleversement majeur, ébranlant notre façon de voir le monde », conclut la sociologue. Quel que soit le pays, elles se heurtent fatale-ment à du déni, de l’agacement et du rejet, a fortiori chez les personnes qui ne sont pas familia-risées avec les sciences humaines et sociales. Pour le sociologue Éric Fassin (7), l’anti-intellectualisme au cœur des campagnes anti-genre permet de mieux comprendre leur internationalisation : « l’invocation du « sens commun » contre la « théorie » résonne avec la rhétorique populiste ».

Nouvelle alliance ?

Cela tient au fait que, pour le sociologue Éric Fassin, le populisme aujourd’hui n’est pas dirigé contre le néolibéralisme, il en est une forme même. Au lieu de s’en prendre aux élites écono-miques, il s’attaque donc aux « bobos », accusés d’être loin de la réalité et du peuple en raison de leur élitisme culturel.

« Dans le monde néolibéral, le capital culturel (la Culture avec un « C » majuscule) a donc perdu de la valeur ; en revanche, le capital identitaire (la culture avec un « c » minuscule) devient un enjeu politique », analyse le sociologue.

Les populistes, poursuit-il, s’en prennent aux femmes et aux minorités sexuelles et raciales en valorisant le capital identitaire de la majorité – l’homme blanc hétérosexuel, d’autant plus précieux quand il est menacé de déclassement faute de capital économique.

« Je fais donc l’hypothèse que cette convergence entre néolibéralisme et populisme explique en partie les campagnes anti-genre. C’est ainsi qu’on peut comprendre le succès de Donald Trump ou de Jair Bolsonaro : ce sont de vrais défenseurs du néolibéralisme, en même temps que de farouches opposants à « l’idéologie du genre », aux minorités sexuelles et raciales, et plus largement à toute forme de libéralisme culturel. »

Cette convergence n’est pas forcément consciente, d’ailleurs beaucoup d’opposants à « l’idéologie du genre » assimilent celle-ci à une forme de libéralisme culturel. Elle permet toutefois d’expliquer un phénomène relativement nouveau et « que nous n’avions pas vu venir », concède Éric Fassin : soit l’articulation nouvelle entre les logiques économiques et identitaires.

« Nos cadres de pensée sont bousculés par les changements du monde, il faut donc nous renouveler, s’enthousiasme Éric Fassin. C’est tout l’intérêt de travailler sur des sujets d’actualité ! » 

28.11.2019 Fabien Trécourt

https://lejournal.cnrs.fr/

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15 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

pacs (le télégramme)

lgbt

20 ans du Pacs. La cote en Bretagne

Le Pacs (pacte civil de solidarité), qui fête ses 20 ans ce vendredi, semble séduire davantage les couples bretons que ceux du reste de l’Hexagone.

Plus de deux millions de pacsés.

En France, le Pacs s’est traduit par 2,1 millions d’unions depuis la publication de la loi au journal officiel, le 15 novembre 1999. Et c’est trois jours plus tard, le 18 novembre 1999, à Lille, que le premier Pacs a été conclu entre deux hommes âgés de 65 et 73 ans.

L’un des objectifs du Pacs était en effet de permettre des unions entre deux personnes, indépen-damment de leur sexe. Ce partenariat était également considéré comme une alternative ou un premier pas vers le mariage. Jusqu’en 2017, les Pacs devaient s’enregistrer auprès des tribunaux d’instance. C’est depuis lors en mairie que les futurs pacsés doivent effectuer leurs demandes.

Le Grand Ouest, 2e région.

La première année de mise en place du Pacs, celui-ci avait séduit 1 687 couples dans le Grand Ouest (23 071 sur l’ensemble de la France). À Paris, 70 % des pacsés étaient des homosexuels alors qu’en province, on comptait 65 % d’hétérosexuels. Au classement du nombre de pacsés, en cette première année, le Grand Ouest se hissait à la deuxième place, juste derrière la région parisienne.

En Bretagne, on se pacsait davantage en ville qu’à la campagne. Avec 335 Pacs, la première année, Rennes arrivait ainsi en tête des cités bretonnes, devant Brest (157), Quimper (91), Saint-Brieuc (79), Vannes (66), Lorient (61), Morlaix (57), Guingamp (34), Vitré et Redon (une petite dizaine), puis… Loudéac (5) qui fermait la marche.

Plus d’union hommes-femmes en Bretagne.

Entre 2007 et 2016, 89 590 couples se sont pacsés en Bretagne. Au cours de cette même pério-de, les Pacs entre une femme et un homme étaient très largement majoritaires (96,7 %) sur l’ensemble des quatre départements bretons, devant ceux entre deux hommes (1,7 %) et ceux entre deux femmes (1,6 %). En Bretagne, la meilleure année en termes de nombre de Pacs fut 2010, avec 11 296 contrats signés. Quant à la « pire année », ce fut 2011, avec 530 Pacs conclus dans la région.

La Bretagne, championne du Pacs. 

« La Bretagne, championne du Pacs », pouvait-on lire dans la presse commentant l’étude Insee de Bretagne, au mois de janvier 2018, une analyse réalisée notamment à partir des données de 2016. Cette année-là, 8 % des couples bretons s’étaient ainsi pacsés, alors que la moyenne nationale s’élevait à 7 %.

Dans ce classement des unions pacsées, la Bretagne devenait ainsi la première région de France, devant les Pays-de-la-Loire et l’Occitanie. Toujours en 2016, le mariage restait cependant la forme d’union la plus choisie par les Bretons (73 %), bien devant l’union libre (19 %) et donc le Pacs (8 %). À noter qu’en 2010, le nombre de Pacs bretons (11 296) avait détrôné celui des mariages (10 659) célébrés dans notre région.

Pourquoi le Pacs connaît-il un tel succès en Bretagne ?

« Il conviendrait de faire une étude statistique, sociologique et juridique poussée pour tenter de trouver la réponse à cette question qui m’échappe, répond Véronique Bourgninaud, maître de conférences, qui organise un colloque sur les 20 ans du Pacs, ce vendredi, à Nantes.

Il faudrait notamment mettre en perspective le nombre de dissolutions des Pacs ainsi contractés, par mariage entre partenaires, ce qui permettrait de démontrer (ou de démentir) que le Pacs est une période prénuptiale à l’instar des fiançailles autrefois ». Et malgré le fait que le mariage soit désormais ouvert aux couples de personnes de même sexe, le Pacs a, selon Véronique Bourgninaud « encore sa place dans notre société comme alternative au mariage ».

15 novembre 2019 Jacques Chanteau

https://www.letelegramme.fr/

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09 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

marielle franco (courrier international)

mariellefranco

Marielle Franco : la militante des droits de l’homme assassinée

Le 14 mars 2018, Marielle Franco, de son vrai nom Marielle Francisco da Silva, est tuée par balles en plein centre de Rio de Janeiro, la ville dans laquelle elle a grandi, au cœur des favelas, ces bidonvilles du Brésil.

Sa disparition suscite un émoi important dans le pays tant son parcours de militante des droits de l’homme, son combat pour le féminisme, contre le racisme et les discriminations contre les membres de la communauté LGBT force l’admiration.

Un parcours qui l’a portée au conseil municipal de Rio de Janeiro en 2017 sous la bannière du Parti Socialisme et Liberté (PSOL). L’enquête sur son assassinat fait apparaître le nom du président d’extrême droite élu en octobre 2018, Jair Bolsonaro.

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26 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

marielle franco (pùblico.pt)

mariellefranco

La procureure générale du Brésil accuse un politicien d’avoir commandité le meurtre de Marielle Franco

C’est la première fois qu’un responsable se prononce sur le commanditaire présumé du crime après un an et demi d’enquêtes. Le document a été signé par l’ancien procureur général brésilien avant de quitter ses fonctions en septembre.

Le bureau du procureur général de la République du Brésil a désigné Domingos Brazão, homme d’affaires et ancien député, comme commanditaire des homicides de la conseillère municipale de Rio et militante du PSOL Marielle Franco et de son chauffeur, rapporte vendredi le portail d’informations UOL.

Selon les documents du ministère public, les procureurs ont transmis le nom de Brazão à la Cour supérieure de justice (STJ), la deuxième cour hiérarchique du pays.

Selon un document cité par UOL, Brazão, qui était jusqu’à présent témoin, était « l’architecte » du crime commis sur la conseillère municipale et, « cherchant à rester impuni, prévoyait de répandre de fausses informations sur les responsables du meurtre ». .

Le document a été signé par la procureure générale brésilienne de l’époque, Raquel Dodge, avant de quitter ses fonctions en septembre. C’était la première fois qu’un fonctionnaire désignait le commanditaire présumé du crime après un an et demi d’enquêtes.

Selon Dodge, Brazão et quatre autres personnes ont demandé à des témoins de fournir de fausses informations afin d’ « entraver » et de « détourner » des enquêtes de la police de Rio de Janeiro qui pourraient identifier l’homme d’affaires et son adjoint « en tant que commanditaire du crime ».

Le 3 octobre, quatre nouveaux suspects dans l’assassinat de la conseillère et de son chauffeur ont été arrêtés par les autorités, dont la femme et le beau-frère du policier, accusé d’avoir tiré sur la militante.

En mars, un an après le meurtre, les anciens policiers Ronnie Lessa et Elcio Vieira de Queiroz ont été arrêtés et officiellement accusés d’être les auteurs du crime. Lessa, un officier de la police militaire à la retraite, a été accusé d’avoir tiré sur la conseillère et le chauffeur Viera de Queiroz. La femme de Lessa, Elaine Lessa, et son beau-frère, Bruno Figueredo, ainsi que Márcio Montalvo et Josinaldo Freitas, ont été arrêtés début octobre, soupçonnés de complicité dans la disparition de diverses armes utilisées par le groupe, dont celle utilisée pour assassiner la militante.

Le 18 septembre, lors de son dernier jour à la tête du ministère public, la procureure générale de l’époque de la République brésilienne avait signalé des irrégularités dans la conduite de l’affaire du meurtre de Marielle Franco et du conducteur Anderson Gomes.

Raquel Dodge, qui a terminé son mandat de deux ans à la tête du Service fédéral des poursuites pénales, a également annoncé à la presse brésilienne qu’elle accusait Domingos Brazão, ancien conseiller à la Cour des comptes de Rio de Janeiro, d’empêcher le développement de l’enquête. .

Marielle Franco, conseillère du Parti Socialiste et de la Liberté (PSOL) de Rio de Janeiro et défenseuse des droits humains, ainsi que son chauffeur Anderson Gomes, ont été assassinés dans la nuit du 14 mars 2018 alors qu’ils passaient en voiture dans le centre-ville de Rio de Janeiro. , après que la militante ait participé à une réunion politique avec des femmes noires.

26 octobre 2019

https://www.publico.pt/

Commentaire:

Nulle part n’est mentionné le fait qu’elle soit militante LGBT or c’est la raison de ce meurtre homophobe

 

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04 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

pma (regards)

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