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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

rennes effrontées (bzh femmes)

Comment et pourquoi devient-on féministes aujourd’hui quand on est une jeune femme de moins de trente ans ?

Marianne – Je n’avais pas du tout conscience de la portée collective et politique du féminisme. Mais en faisant des études dans le travail social, j’ai dû faire un dossier sur les dispositifs publics mis en place contre les violences faites aux femmes. Pendant mes recherches, j’ai été interpellée par la manière dont c’était toujours systémique, avec les mêmes procédés, la même manière de faire.

Puis c’est en militant politiquement que j’ai commencé à avoir des échanges et des formations sur le féminisme et que je me suis rendu compte que c’était un vrai sujet politique. Pourtant, ce n’est pas si consensuel qu’on le pense même dans les milieux militants ; c’est ça qui m’a donné envie de m’engager !

Elsa - Quand j’étais au collège j’ai eu une très mauvaise image du féminisme. J’avais une prof qui se revendiquait féministe qui nous avait interpellées en cours en nous demandant si nous voulions avoir des enfants plus tard. Les filles des deux premiers rangs, qui étaient toutes de bonnes élèves, avaient levé la main pour dire qu’elles voulaient des enfants et même en avoir trois, quatre, cinq ! Et moi, notamment, je voulais avoir trois ou quatre enfants !

Et la prof nous avait grondées, nous disant que ce n’était pas normal, qu’on étaient des jeunes femmes du 21ème siècle et qu’il fallait penser à nous d’abord pas à avoir des enfants. Rétros-pectivement, je me rends compte que son propos était contre productif parce qu’elle parlait à des enfants qui se disaient que c’est chouette d’avoir une famille mais j’avais gardé cette image très négative.

Et c’est au moment des débats autour de la loi pour le mariage pour tous, que j’ai commencé à me poser des questions sur la sexualité, le genre, etc. J’avais 18/19 ans à ce moment-là et je suis allée voir des ami-e-s militant-e-s et au fur et à mesure de mes échanges avec ces gens-là je me suis rendu compte que j’avais une approche un peu essentialiste des différences hommes femmes, j’ai commencé à déconstruire tout ça et à voir comment ça impactait ma vie, ma vie de couple, mes rapports aux institutions, mes rapports avec mes profs, le monde du travail, etc. et c’est comme ça que je suis devenue féministe !

Pourquoi militez-vous au sein des Effronté-es ?

Marianne - Il n’existe que deux antennes locales des Effronté-es en France : Rennes et Strasbourg. J’ai lancé la dynamique à Rennes il y a à peu près un an et demi et j’ai été vite rejointe par d’autres filles.

J’étais en accord évidemment avec le fond ; il me semblait intéressant de porter une vision politique du féminisme qui soit intersectionnelle c’est-à-dire qu’on considère qu’il y a plusieurs oppressions qui agissent en même temps et donc qu’il faut agir de front pour lutter contre toutes ces oppressions sans faire de hiérarchie dans les luttes que sont le racisme, l’homo-phobie, l’handiphobie sans oublier les oppressions économiques ; les politiques libérales d’austérité nuisent énormément aux droits des femmes.

Quand il y a eu les manifestations contre la loi travail on y a pris part parce que la plupart des précaires sont des femmes.

Il y avait plusieurs lieux de féminisme à Rennes, par exemple à Rennes 2 ou à Sciences Po avec l’association George Sand, ou dans des sections syndicales, etc. mais il n’y avait pas d’association de la gauche féministe ouverte à tout le monde qu’on travaille ou qu’on soit étudiant-e et on trouvait que ça manquait ! Après, c’est bien aussi qu’il y ait cette « offre diversifiée » pour que chacun-e trouve sa propre clef d’entrée dans le féminisme.

Sur des choses concrètes comme le rassemblement de défense de l’IVG le 28 septembre ou des événements en lien avec le 25 novembre ou le 8 mars, on est capables de s’organiser collectivement avec les autres comme le Planning Familial, Osez le Féminisme, les associations trans ou LGBT, les collectifs de défense des sans-papiers, etc. Il y a une complémentarité dans nos associations qui est intéressante. L’idée c’est vraiment de ne pas se laisser diviser par nos divergences, et en même temps de les assumer, de pouvoir les exprimer.

Elsa – Je suis arrivée à Rennes l’an dernier. J’étais déjà militante des Effronté-es à Stras-bourg d’où je viens. Donc, c’est tout naturellement que j’ai rejoint le groupe. Bien qu’on soit peu nombreux-ses ici on arrive à faire plein de choses ; pour nous l’inter-oganisation est à la fois une force et une solution. C’est une force politique dans le sens où on a des façons diffé-rentes de militer, des compétences différentes, et pour les grandes causes on rejoint les autres comme par exemple le collectif breton pour la PMA dont nous faisons partie. C’est une asso-ciation mixte ; les hommes y sont les bienvenus ; ils viennent principalement avec leurs questions et ça nous fait un travail de pédagogie…

Marianne – Le féminisme, c’est vraiment une question de société qui ne concerne pas que les femmes. L’émancipation féministe n’est pas due à des comportements individuels et l’éman-cipation des femmes ne peut pas passer que par une émancipation individuelle ; ça doit être une émancipation collective donc il faut déconstruire un système de société : le patriarcat ! Je pense qu’il y a deux choses importantes : à la fois conquérir des droits, conquérir notre éman-cipation, ce qui suppose d’être dans une attitude de lutte ; et en même temps pour nourrir cette dimension, il faut aussi construire une solidarité féministe qui va nous donner notre force pour agir ; c’est ce qu’on vit dans nos temps d’échanges, dans notre soutien aussi les unes aux autres.

Quelles sont les actions des Effronté-es ?

Marianne et Elsa – Nous proposons régulièrement des temps de formation et de débat un peu informels autour d’un sujet, ouverts aux adhérent-e-s mais aussi à celles et ceux que ça intéresse. L’an dernier une de nos membres avait fait un exposé sur les femmes en milieu carcéral, une autre sur le féminisme en Allemagne. Nous avions aussi reçu le collectif l’Utéruse.

Cette année, nous aimerions faire une soirée par mois ; quelques idées ont déjà été lancées notamment la prostitution, les femmes kurdes, les personnes intersexes… Pour le 25 novem-bre, journée pour l’élimination des violences faites aux femmes, nous envisageons de faire quelque chose sur les violences gynécologiques et obstétricales.

Et comme c’est parfois pesant de militer sur ces questions et de se rendre compte que notre condition n’est vraiment pas cool, nous aimerions parler de sujets plus positifs comme le matrimoine ou encore le plaisir féminin. Sans doute à l’occasion de la journée de l’orgasme [le 21 décembre - ndlr] ; ça donnerait une image plus attrayante du féminisme !

L’association les Effronté-es est née à Paris en 2012 d’une volonté d’ancrage à gauche. Ses fondatrices estimaient que les associations existantes et notamment Osez le Féminisme étaient trop proches du pouvoir et pas assez critiques de la politique de François Hollande. Pour Marianne et Elsa, membres de l’antenne des Effronté-es créée l’an dernier à Rennes, c’est bien ce positionnement à gauche toute qui a été déterminant au moment de choisir leur lieu de militance. Plus qu’une association féministe parmi tant d’autres, les Effronté-es veulent être présentes dans toutes les luttes sociales en particulier celles concernant les politiques libérales qui impactent principalement les femmes. Au moment d’entrer en action, elles rejoignent le monde associatif mais aussi les syndicats ou autres organisations politiques.

Propos recueillis par Geneviève ROY   6 octobre 2018

http://www.breizhfemmes.fr/

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

madjid messaoudene (regards)

Madjid Messaoudene: «Il n’y a pas plus d’homophobes à Saint-Denis qu’ailleurs»

A l’occasion du débat sur la convergence des luttes LGBT+ et antiracistes organisé en mairie de Saint-Denis samedi 13 octobre à 18h, Madjid Messaoudene, conseiller municipal Front de Gauche délégué à l’égalité des droits à Saint-Denis, était l’invité de la Midinale.

http://www.regards.fr/

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03 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

pape (regards + npa)

pape

Le pape François est-il homophobe ?

La question peut prêter à sourire, et pourtant c’est celle que se sont posé très sérieusement de nombreux journalistes suite aux déclarations du pape le 26 août. 

À un journaliste qui lui demandait ce qu’il fallait dire aux parents qui découvrent que leur enfant est homosexuel, le pape a ainsi répondu : « Je leur dirais premièrement de prier, ne pas con-damner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille. Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité ».

Étonnant, vraiment ?

Le Parisien a même titré « Les propos étonnants du Pape François ». Étonnants pour qui au juste ? Certainement pas pour les centaines de milliers de personnes LGBTI qui subissent dans le monde des thérapies de conversion. Aux États-Unis, ce sont presque 700 000 person-nes qui ont subi des thérapies de ce type, dont la moitié alors qu’ils et elles étaient mineurEs1. Dans les deux tiers des diocèses étatsuniens est implantée l’association Courage, qui promeut des moyens pour contenir l’homosexualité, avec la bienveillance de la hiérarchie catholique2.

Les personnes LGBTI n’oublient pas non plus la « Manif pour tous » et n’oublient certainement pas la position officielle de l’Église catholique qui n’a pas changé depuis 1990, et ce malgré la prétendue ouverture du pape sur le sujet : « Les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés » (article 2 357 du Catéchisme de l’Église catholique) et « les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté » (article 2 359).

Une « tendance »… à corriger

L’utilisation du terme « psychiatrie » fait écho aux heures sombres des traitements des personnes aux « tendances homosexuelles ». Ce terme a rappelé qu’il y a moins de 50 ans on soignait par électrochocs celles et ceux que l’on considérait comme invertiEs. On en oublierait presque que la psychiatrie est toujours une réalité pour de nombreuses et nombreux mineurEs que les parents veulent « soigner ».

Pour ne pas se donner cette image, dans le compte-rendu du Vatican, le terme « psychiatrie » a disparu pour ne pas dénaturer la pensée du pape. Nous avions mal compris : il voulait en fait parler de « psychologie ». La réalité, c’est que ça ne change strictement rien. Derrière l’idée d’envoyer un enfant voir un psy parce qu’il est homo se cache l’idée bien répandue que l’ordre naturel serait d’être hétérosexuel et qu’être autre chose serait une déviation, qu’on pourrait certes comprendre ou admettre, mais une déviation quand même. C’est aussi ce qu’il faut comprendre avec les termes « tendances homosexuelles » : ce n’est pas une orientation à part entière, mais une « tendance » qui, en s’y prenant tôt, pourrait être corrigée. C’est pour cela aussi que le pape fait la différence entre un adulte et un enfant homosexuel.

Qu’importe donc si François voulait dire psychiatrie ou psychologie, l’homophobie du pape et de l’Église catholique est criminelle, tout comme la position qu’elle a eue en Argentine sur la légalisation de l’avortement. La réaction, l’ordre moral et le patriarcat nous tuent tous les jours partout dans le monde, et nous n’oublions pas que l’Église catholique en est largement responsable.

Correspondante Jeudi 6 septembre 2018,

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24 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

france culte (le huffington post)

curé

France Culture rappelle à l’ordre l’Église après une homélie anti-mariage pour tous et anti-avortement diffusée en direct

Les représentants de l’Église doivent « respecter les valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination ».

La Conférence des évêques de France s’est vue rappeler à l’ordre après la diffusion, sur le service public, d’une homélie qui avait eu du mal à passer auprès de certains auditeurs, révèle Franceinfo ce lundi 23 juillet. Alors que le monseigneur Jean-Pierre Cattenoz s’en était pris à la communauté LGBT, au mariage pour tous et à l’avortement à plusieurs reprises pendant sa messe d’une heure le 15 juillet sur France Culture, la radio a exigé des représentants de l’Égli-se catholique qu’ils « respectent les valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination ».

Dans un courrier envoyé dès le 16 juillet, la radio de service public demande un rendez-vous avec le président de la Conférence des évêques de France monseigneur Georges Pontier pour évoquer l’ecclésiastique qui a cru bon d’estimer que « le mariage pour tous peut bien exister » mais que « ce ne sera jamais qu’une amitié » ou avouer avoir « pleuré il y a quelques semaines en voyant conduire au panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l’avortement ».

Après ses propos sur Simone Veil, le religieux, choisi Conférence des évêques de France pour célébrer cette messe en direct,  avait poursuivi avec des citations dont une de Jean-Paul II: « l’avortement est le crime le plus abominable qui soit car la victime n’a même pas la possibilité de crier sa propre souffrance ».

D’après le délégué aux programmes de France Culture Vincent Lemerre, interrogé par France-info, l’esprit du courrier de la radio est de « s’associer aux réactions des auditeurs qui ont pu être choqués par les propos de monseigneur Cattenoz ». Et servir de rappel aux intervenants que ces messes « sont diffusées sur une antenne du service public » et que « chacun doit être conscient de cela ».

Le but sera aussi de remettre à plat le cadre de cet exercice, assure-t-on au HuffPost tout en précisant que ce genre de dérapage n’est jamais arrivé depuis la mise en place du programme il y a 50 ans. L’occasion pourrait aussi être saisie entamer une discussion plus large entre Radio France et le bureau des cultes sur le traitement de la religion.

Cette homélie s’était déroulée pendant le 72e Festival d’Avignon dont le thème autour du masculin et du féminin avait déjà fait grincer les dents monseigneur Jean-Pierre Cattenoz, l’archevêque de la ville. Il avait réclamé quelques jours plus tôt que le festival ne soit « plus centré sur l’homosexualité et le transgenre ».

24/07/2018 Rédaction du HuffPost

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire: Avec les compliment de Macron qui a dit à la conférence des évêques que « la manif pour tous avait beaucoup souffert » et que  » qu’il faut rétablir les liens entre république et église » (donc revenir sur la loi de 1905! ). Partant de là, pourquoi se gêner!

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23 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

sida (france info)

sida

Sida : crainte d’un rebond de l’épidémie faute d’argent

La 22e conférence internationale sur le sida s’est ouverte lundi 23 juillet à Amsterdam, aux Pays-Bas. Cette édition 2018 s’ouvre dans un enthousiasme mitigé : la baisse des coupes budgétaires fait craindre un rebond de l’épidémie.

Le prince Harry, l’actrice Charlize Theron, le chanteur Elton John  - ainsi que 15.000 experts et militants –  sont attendus cette semaine à la 22e conférence internationale sur le sida qui s’ou-vre aujourd’hui à Amsterdam, aux Pays-Bas. Des scientifiques, des militants, des associations, des responsables politiques vont partager les résultats des dernières recherches et faire le point sur la lutte contre l’épidémie.

Le nombre d’infections en baisse

Le nombre d’infections baisse et pour la première fois depuis le début du siècle, le total de morts annuel est passé sous un million en 2016 (990.000) puis 2017 (940.000). Mais para-doxalement, ces progrès entraînent un relâchement dans la prévention qui, conjugué à une baisse des financements internationaux, fait craindre un rebond de l’épidémie. « La dernière fois que je me suis exprimé ici, en 1992, je n’aurais jamais pensé que j’y reviendrais 26 ans plus tard, vivant et en bonne santé », a lancé hier David Barr, un militant américain séropositif. Ce succès est « incroyablement fragile », a-t-il prévenu, en craignant qu’on revienne à « l’horreur de 1992″, avec une flambée des infections et des décès.

Inquiétude sur le financement de la lutte anti-sida

Au premier rang des préoccupations: la question du financement. « Nous allons avoir des problèmes si nous n’avons pas davantage d’argent », a assuré le chercheur américain Mark Dybul, ancien dirigeant du Fonds mondial de lutte contre le sida. Le pire scénario selon lui : que le manque de financement s’ajoute à une explosion des nouvelles infections à cause de la démographie galopante dans certains pays durement touchés, particulièrement en Afrique. « Mélangez ces deux éléments et vous aboutirez à une crise majeure », a-t-il mis en garde, en craignant que « le monde ne perde le contrôle de l’épidémie ».

Un désengagement des Etats-Unis ?

L’an dernier, 20,6 milliards d’euros étaient consacrés à des programmes de lutte contre le sida dans les pays à faible et moyen revenu, qui en financent eux-mêmes 56%, selon l’Onusida. Mais l’instance de lutte contre le sida de l’ONU estime qu’il manque 7 milliards de dollars par an pour que cette maladie ne soit plus une menace pour la santé publique mondiale en 2030. La communauté des chercheurs et des associations craint surtout une baisse des dotations amé-ricaines. Depuis l’élection de Donald Trump, les Etats-Unis, le premier contributeur historique de la lutte contre le sida, ont prévu des coupes budgétaires, qui n’ont pour l’heure pas été concrétisées.

Plus de prévention et moins de répression ?

Sur le front de l’épidémie, si la situation s’améliore globalement dans le monde, cela cache de fortes disparités. Les infections sont en hausse dans une cinquantaine de pays, faute de prévention ou à cause de législations répressives contre des populations à risque (homo-sexuels, toxicomanes). C’est pourquoi les associations pressent les responsables politiques internationaux de cesser de réprimer la toxicomanie et de privilégier les programmes de réduction des risques (mise à disposition de seringues stériles, salles de consommation…).

« Dites non à la guerre contre les drogues », plaide Coalition PLUS, un regroupement d’asso-ciations, dans une campagne qui détourne un célèbre slogan antidrogue américain des années 80.  Elle s’intitule « Just say no to the war on drugs », en référence au « Just say no » (« Dites non » à la drogue) de l’administration Reagan. La guerre contre les drogues est « la meilleure alliée des épidémies de VIH et d’hépatites virales » et « a conduit à une véritable catastrophe sanitaire », accuse Coalition PLUS.

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22 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

lgbt (ouest france + odi)

lgbt

Les inspecteurs du travail bientôt formés contre les discriminations LGBT

Un module sur la discrimination liée à l’orientation sexuelle sera intégré à la formation initiale des inspecteurs du travail. Selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, l’homophobie ordi-naire est encore tabou dans le monde de l’entreprise. Les inspecteurs du travail bénéficieront, au cours de leur formation initiale, d’un module spécifique sur les discriminations liées à l’orientation sexuelle, a annoncé jeudi Muriel Pénicaud.

« Dans la formation initiale des inspecteurs du travail, il y a déjà un module sur la discrimi-nation. Nous allons faire un module spécialisé sur la discrimination liée à l’orientation sexuelle », a annoncé la ministre du Travail, avant de signer la « charte d’engagement LGBT + » de L’Autre Cercle, une association LGBT tournée vers le monde du travail.

« Beaucoup de discriminations cachées »

Selon la ministre, « un certain nombre d’inspecteurs du travail ne savent pas très bien com-ment intervenir, n’osent pas forcément donc c’est important qu’ils connaissent bien le sujet pour qu’ils sachent comment intervenir ».

« C’est un sujet sur lequel, aujourd’hui, il y a beaucoup de discriminations et beaucoup de discriminations cachées », a-t-elle estimé. Elle a toutefois indiqué qu’elle ne disposait pas de données chiffrées et que l’inspection du travail ne recevait « pas énormément » de plaintes. « C’est encore un sujet tabou », a-t-elle expliqué.

L’homophobie ordinaire « très présente » au travail

Au-delà des « politiques RH discriminatoires », Muriel Pénicaud a pointé « l’homophobie ordi-naire, très présente » au sein des entreprises. Ce fléau « crée de la perte de confiance en soi, de la perte de lien social » et, à terme, « abîme aussi le collectif de travail », selon elle. Les auteurs de discriminations s’exposent, selon la gravité des faits, à des sanctions disciplinaires ou pénales. Ces dernières peuvent aller jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende.

19/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

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19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

répression lgbt (libération)

lgbt

Les condamnés pour homosexualité, une réalité exhumée

Une étude menée par deux sociologues révèle pour la première fois l’ampleur de la répression subie par les homosexuels en France : de l’après-guerre à 1982, près de 10 000 peines ont été prononcées, presque toutes à l’encontre d’hommes.

C’est une vue de l’esprit tenace. Parce que la France a dépénalisé les relations entre person-nes de même sexe dès 1791, elle serait depuis cette date à l’avant-garde mondiale en matière de tolérance de l’homosexualité. Pour preuve : seuls deux alinéas aux articles 330 et 331 du code pénal, respectivement inscrits en 1942 puis en 1960, permettaient de poursuivre en principe les actes homosexuels réalisés entre des personnes majeures et des mineurs de moins de 21 ans – contre 15 ans pour les relations hétéros – et de faire de l’homosexualité une circonstance aggravante. Loin des lois répressives longtemps en vigueur au Royaume-Uni, où 65 000 hommes ont été condamnés pour des actes homosexuels entre 1861 et 1967, et en Allemagne, où 50 000 gays et bisexuels ont fait de la prison après 1945 – sans compter les 42 000 homos condamnés à des travaux forcés ou déportés dans les camps sous le IIIe Reich.

«Ambiguïté»

Poursuivis pour d’autres motifs et notamment «outrage public à la pudeur» lorsqu’ils étaient coincés par la police dans les lieux de drague depuis la fin du 19è siècle, les homosexuels français auraient donc été assez peu inquiétés par la justice – s’ils ne faisaient pas de vagues – jusqu’à l’abrogation de ces délits spécifiques entre 1978 et 1982. «L’ambiguïté vient du fait qu’il n’y avait plus d’infraction ou de délit d’homosexualité en France depuis la Révolution, pointe Jérémie Gauthier, sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il existait néanmoins dans la loi une discrimination entre hétéros et homos depuis Vichy sur l’âge de la majorité sexuelle qui, d’un côté, servait à condamner des homosexuels et, de l’autre, à officiellement « protéger » la jeunesse de la propagation du « vice ».»

Autre biais, cette fois identifié par l’historienne Florence Tamagne : en France, depuis que les universitaires se sont progressivement emparés de l’étude des homosexualités à partir des années 90, très peu d’entre eux, et encore moins les historiens, se sont intéressés à la répres-sion de l’homosexualité, qu’elle soit pénale, administrative ou policière. Conséquence : jusqu’à ce jour, aucun travail historique ou sociologique ne l’a quantifiée en France préalable à une politique de réparation comme il en existe aujourd’hui au Canada, en Allemagne ou en Nou-velle-Zélande. «Jusqu’ici, la littérature sur la répression pénale de l’homosexualité portait sur les textes de loi et les mouvements homosexuels pour leur abrogation (1), mais pas sur les chiffres capables d’évaluer son ampleur, résume Jérémie Gauthier. C’est là qu’on pense apporter quelque chose de nouveau.»

Avec son collègue de l’école du boulevard Raspail, le sociologue Régis Schlagdenhauffen, auteur du très renseigné Homosexuel·le·s en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale (2), ce jeune chercheur spécialiste de l’institution policière (3) s’est donc penché depuis le mois de janvier sur les archives de la justice pénale, en particulier le Compte général de l’adminis-tration de la justice civile et commerciale et de la justice criminelle. En épluchant ce registre, qui recense les condamnations et les peines prononcées dans les tribunaux français année par année, les deux chercheurs sont tombés sur une ligne «homosexualité», intercalée entre les délits pour «outrage public à la pudeur» et «proxénétisme». «Cette entrée est assez fascinante car il a toujours été dit que les statistiques prenant en compte l’orientation sexuelle n’existaient pas en France et qu’il n’y avait jamais eu aucune condamnation pour homosexualité», souligne Régis Schlagdenhauffen.

«Croisade morale»

Leur deuxième découverte porte sur le nombre de condamnations pour ce motif : entre 1945 et 1982, près de 10 000 peines, dont une grande majorité en métropole, ont été prononcées en France pour «homosexualité» (pour «outrage public à la pudeur sur personnes du même sexe» à compter de 1976), des données préliminaires qui ne prennent pas en compte les affaires entre deux jeunes de moins de 18 ans, réservées à la justice des mineurs. «Dans les années 60, il y a un pic de condamnations, qui déclinent après 1968, expliquent à Libération les deux sociologues, rencontrés dans leur étroit bureau de l’Institut de recherche interdis-ciplinaire sur les enjeux sociaux. C’était une période de croisade morale liée à la peur généralisée d’une contamination homosexuelle.»

Durant ces années de plomb, les peines sont par ailleurs «lourdes». Jusqu’en 1978, 93 % des condamnations pour «homosexualité» prononcées en métropole se soldent par des peines de prison. Plus de la moitié d’entre elles sont supérieures à trois mois ferme et un cinquième à plus d’un an d’emprisonnement. Sans compter les fortes amendes de plusieurs milliers de francs. «Mais on ne sait pas encore si ce sont des condamnations pour des chefs d’inculpation multiples», précise Régis Schlagdenhauffen. Les archives de Libération donnent néanmoins un aperçu de cette fermeté. Une chronique judiciaire bien connue à l’époque relate par exemple la condamnation, le 2 juillet 1978 par la 23e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, de deux hommes à de la prison pour «outrage public à la pudeur» après des galipettes dans les fourrés d’un bois parisien.

Dans la chronique «Flagrants délits», on lit ceci : «L’outrage public à la pudeur est en hausse : « Vous avez été surpris l’un sodomisant l’autre », lança le président. Comme à chaque fois dans ce genre d’affaires, c’était évidemment la pudeur de la police qui était outragée, les prévenus s’étant fait interpeller de nuit dans un bosquet du bois de Vincennes. Chacun se verra infliger trois mois de prison avec sursis et 2 000 francs d’amende (la semaine dernière avec le procu-reur Versini, cela valait tout simplement 1 000 francs d’amende, pourquoi cette hausse des cours ?)»

Ce n’est pas tout : malgré des informations lapidaires faute d’avoir accès aux PV de police, les archives de la justice criminelle ont permis aux deux chercheurs de dresser le profil des milliers de condamnés pour «homosexualité» de l’après-guerre. Il s’agit pour la quasi-totalité d’hom-mes, bien qu’une centaine de femmes aient fait l’objet de cette répression. «Les articles 330 et 331 du code pénal s’appliquaient autant aux femmes qu’aux hommes, même si, dans les faits, très peu de femmes ont été condamnées», souligne Régis Schlagdenhauffen. Par ailleurs, environ 70 % des condamnations concernent soit des célibataires de 20 à 30 ans, ouvriers ou salariés agricoles, soit des jeunes hommes issus des classes populaires.

«On émet l’hypothèse que les homos des classes supérieures avaient la capacité de passer entre les mailles du filet», avancent les deux chercheurs, ajoutant qu’un tiers des condamna-tions pour «homosexualité» touchent des hommes mariés ou veufs, 25 % avec des enfants. Enfin, un quart des jugements a été rendu en Ile-de-France, 8 % dans le Nord-Pas-de-Calais, Seine-Maritime et Rhône (entre 3 % à 5 % des condamnations), des «territoires ouvriers et populaires». Ce qui fait dire à Jérémie Gauthier que «des parquets ont pu être mobilisés à certains moments dans certains départements pour réprimer l’homosexualité».

«Jugement d’apaisement»

La machinerie de la répression s’enraye cependant à partir des années 70, sous l’effet de la libéralisation des mœurs comme de la mobilisation de militants homosexuels, des Groupes de libération homosexuelle au Comité d’urgence antirépression homosexuelle contre la répression pénale de l’homosexualité.

En octobre 1978, le procès de l’affaire du Manhattan, relayé par la presse, dont le Monde et Libération, s’achève par exemple par un «jugement d’apaisement» (des amendes) après la mobilisation d’intellectuels (Marguerite Duras, Michel Foucault, Patrice Chéreau ou Guy Hocquenghem) et d’élus (le sénateur radical de gauche Henri Caillavet) en faveur des onze prévenus inculpés pour «outrage public à la pudeur sur personne du même sexe» après une descente de police dans un bar du Ve arrondissement parisien, le Manhattan. «La répression de l’homosexualité va progressivement laisser la place à la répression de l’homophobie, les homos passant d’une catégorie à réprimer à une catégorie à protéger», analyse encore Jérémie Gauthier. A quand une loi de réhabilitation ?

Florian Bardou 17 juillet 2018

http://www.liberation.fr/

(1) Lire par exemple les Alinéas au placard : l’abrogation du délit d’homosexualité (1977-1982) d’Antoine Idier éd. Cartouche, 2013.

(2) Ed. Nouveau Monde, juin 2017.

(3) Auteur de Police : questions sensibles, codirigé avec Fabien Jobard, éd. PUF.

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16 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

féminisme (paris luttes + basta + npa)

cahiers du fem

Petite histoire du féminisme

Prémisses de féminismes :

Peut-être pourrait-on faire débuter les premières réflexions sur le féminin et le masculin par Sappho. Sappho était une poétesse grecque qui vivait sur l’île de Lesbos, -625 -580 BC. Ses poèmes amoureux connaissent depuis l’antiquité un grand succès. Avec un monde sans hom-me sur une île autonome, elle annonce déjà des revendications face à la place des femmes dans la Grèce archaïque. De là viennent les adjectifs lesbienne, saphique.

Dès le 15è siècle, après Christine de Pizan (1364-1430), poétesse et philosophe, quelques femmes et hommes écrivent pour « défendre » le sexe féminin et imaginer l’égalité des sexes. Christine de Pizan est considérée comme la première femme de lettres française ayant vécu de ses écrits. (J’aurais mis après les femmes pirates comme Mary Reid (vers 1690 – 1721) et Anne Bonny. Note du Blog)

De la Révolution française à la République.

Les femmes çà et là expriment une volonté collective où la prise de conscience de leurs problè-mes spécifiques va de pair avec leur désir d’appartenir, comme les hommes, à une nouvelle société politique. On voit apparaître les cahiers de doléances, des pétitions, des clubs politi-ques et la déclaration des droits de la femme d’Olympe de Gouges.

Olympe de Gouges (1748-1793), aristocrate française, est la première à poser dans la décla-ration des droits de la femme l’égalité des hommes et des femmes. (…) Elle est guillotinée en 1793 pour s’être opposée à la montée en puissance des Montagnards. Thérésa Cabarus (1773-1835), militante girondine, sera aussi connue pour ses pensées « féministes ». En l’église Notre-Dame de Bordeaux, transformée alors en temple de la raison, elle fait lire en 1793 ses essais sur l’éducation des femmes.

C’est à partir de 1830 que les femmes vont se constituer comme un groupe de sujets politiques avec l’émergence des mouvements utopistes (saint-simoniens et fouriéristes).

Elles dénoncent leur asservissement séculaire, réclamant un affranchissement et une éman-cipation. En 1848 pendant la brève révolution apparaît « La Voix des Femmes », premier quoti-dien féministe. Louise Michel (1830-1905), militante anarchiste et institutrice française est une figure primordiale de cette période. Outre son militantisme « socialiste » (elle arbore le drapeau noir et écrit dans « Le Cri du Peuple), elle est secrétaire de la « Société démocratique de moralisation », dont le but est d’aider les femmes à vivre par le travail. En 1870, elle est élue présidente du Comité de vigilance des Citoyennes du 18è arrondissement. Elle adhère au groupe « Le Droit des Femmes ».

Flora Tristan (1803-1844), aimait se désigner comme une « aristocrate déchue, femme socialiste et ouvrière féministe ».

Son ouvrage L’émancipation de la Femme ou le Testament de la Paria est publié de manière posthume. « L’affranchissement des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes. L’homme le plus opprimé peut opprimer un être qui est sa femme. Elle est le prolétaire du prolétaire même ».  Les révolutions de 1789, 1830, 1848 permettent l’expression de l’exigence féministe, mais y opposent le refus de ses conséquences réelles. A chaque fois on ferme les clubs de femmes, on discrédite leurs actions politiques, les inégalités sexistes sont affirmées.

L’histoire du féminisme ne s’arrête pas entre les périodes, on peut cependant noter des pics d’avancées féministes. Ainsi on parle communément de trois vagues féministes.

Première vague :

Le mouvement le plus connu de la première vague est celui des suffragettes, qui recherchent les mêmes droits civiques que les hommes sur le principe du suffrage universel. Néanmoins, il est simpliste de réduire la première vague féministe aux suffragettes : le féminisme de l’entre-deux-guerres est multiple. Le mouvement des suffragettes constitue déjà un féminisme violent, dont les militantes vont jusqu’à molester certains parlementaires.

En 1908 une répression s’organise contre elles. En 1913, Emily Davidson, militante féministe britannique, est brutalement tuée, ce qui fait changer l’opinion anglaise en faveur des féminis-tes. En 1918 les femmes anglaises obtiennent le droit de vote. Pour la première fois, les problématiques du féminisme investissent le débat public.

Mis à part les suffragettes tournons-nous vers deux personnalités marquantes du féminisme de cette époque.

Celle d’Emma Goldman (1869-1940), anarchiste d’origine russe émigrée au États-Unis, qui milite pour l’égalité des sexes, la libre disposition de son corps, le contrôle des naissances, l’homosexualité, l’antimilitarisme, les luttes ouvrières et syndicales, la défense des chômeurs, et ce sans hiérarchie entre les luttes. Elle considère le droit de vote comme réformiste et critique les suffragettes. Elle insiste déjà sur l’importance de la mère dans la reproduction des rôles sociaux de la société patriarcale.

La personnalité de Madeleine Pelletier (1874-1939) est particulièrement intéressante. Activiste anarchiste dès 1906, c’est une féministe radicale, première femme médecin diplômée en psy-chiatrie en France. Elle est proche du mouvement néo-malthusien (qui prône un contrôle radi-cal des naissances) et considère que « C’est à la femme seulement de décider si et quand elle veut être mère ». Elle milite en faveur de l’avortement et de la contraception. Elle est mise à l’écart du mouvement féministe car ses choix paraissent trop violents. Elle considère que l’hété-rosexualité est liée au système d’oppression des femmes et s’habille en homme. Elle pratiquera des avortements pendant toute sa vie.

La deuxième vague : la France des années 70

Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir (1908-1986), littératrice française, change les esprits dès sa parution en 1949 ; c’est une rupture, on dissocie alors la femme de la mère. Elle lance le « Manifeste des 343 » réclamant l’avortement libre et gratuit, elle cofonde le mouve- ment « Choisir » (Proche du PS avec Gisèle Halimi, blog), cofonde et préside la revue « Nouvel-les Questions Féministes ». Elle écrit dans « Le deuxième sexe » la célèbre phrase « On ne naît pas femme, on le devient ». C’est une figure connue du féminisme matérialiste.  Le deuxième sexe et la création du Planning Familial (association qui promeut le droit des femmes – avorte-ment et contraception – à ne pas confondre avec les centres de planning familial, institution étatique) en 1956 ne sont que la face visible d’une évolution sociale qui s’est faite en dehors du militantisme féministe, mais pas sans lui.

« Le privé est politique » est la citation la plus connue de cette « deuxième vague ». Son auteure, Ulrike Meinhof (1934-1976), est militante et terroriste allemande de la Fraction Armée Rouge. On connaît surtout cette seconde vague pour ses luttes pour la maîtrise du corps avec les actions du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) (et le MLAC « Mouvement pour la Liberté de l’Avortement de de la Contraception »! Blog) mais c’est aussi la période qui voit la naissance des études universitaires féministes.

Le féminisme des années 70 est une continuité autant qu’une rupture.

La lutte des classes se transpose sur la lutte des sexes, les idées marxistes influencent les idées féministes. Juste après mai 1968, dans l’extrême-gauche maoiste, anar et trotskyste, des femmes s’organisent. Les partis et les syndicats sont traversés par la « question des femmes». (On voit alors apparaître des « groupes femmes » autonomes sur les lieux de travail et d’étude et des « réunions non-mixtes » à l’intérieur de certains partis et syndicats. Tous ces groupes auto-nomes, de partis de syndicats, forment de fait un « Mouvement Autonome des Femmes » infor-mel, que le MLF prétendait chapeauter. Blog )

A l’extérieur de ces groupes de femmes, apparaît une volonté de travailler « en direction des femmes », de manière à intégrer en le contrôlant l’essor du féminisme. A noter que depuis 1946  les femmes ont le droit de vote ce qui pousse les partis politiques à racoler les voix féministes.

On parle d’oppression et de patriarcat, termes qui découlent du vocabulaire marxiste qu’intègre dès lors le féminisme. Le patriarcat est le système social qui organise la domination des hommes sur les femmes.(Un peu résumé, voir le lien pour l’intégrale)

« Une petite histoire du féminisme » est un texte d’abord écrit pour mettre à niveau en théories féministes une assemblée de personnes souhaitant étudier l’art avec un point de vue féministe dans la lignée des « Gender Studies ».  Par ailleurs plusieurs personnes ont exprimé la néces-sité de faire connaître les courants et l’histoire du féminisme pour tous les néophytes. Qu’on ne s’y trompe pas, ça ne rend pas l’auteure spécialiste de la question, c’est un travail collectif de recherches et de discussions qui a permis d’élaborer ce texte. Ce n’est pas non plus un travail qui se veut exhaustif ou objectif, il comporte un point de vue même si l’on a cherché à s’en éloigner. Il ne faut pas oublier le contexte de la rédactrice, qui est blanche, française, bourgeoise, et avec des influences féministes matérialistes radicales.

14 juillet 2018

https://paris-luttes.info/

feminsite

Symbole du courant « lutte de classe »

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