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17 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

lgbt (npa etc)

Pour une retraite radieuse des LGBTI (tribune unitaire

Publié sur Mediapart et Têtu

Nous, personnalités et organisations LGBTI, nous opposons à la réforme des retraites que vient de présenter le gouvernement pour reporter l’âge de départ à 64 ans et accélérer le passage à 43 annuités afin de bénéficier d’une retraite à taux plein.

Si cette réforme est appliquée, elle sera nuisible pour tou·te·s les futur·e·s retraité·e·s. Elle sera particulièrement néfaste pour les LGBTI, car nous sommes encore plus vulnérables que le reste de la population face à la vieillesse.

En effet, le grand âge est souvent synonyme d’isolement et nous sommes beaucoup à ne pas avoir de soutien à cette étape de nos vies, à cause du potentiel rejet des familles où nous sommes né·e·s mais aussi de la privation du droit de créer nos propres familles.

Or, la famille est une structure d’appui primordiale au moment de la retraite, en particulier en cas de perte d’autonomie. Ses membres, quand ils ont le temps et l’argent, peuvent assister les plus âgé·e·s en les aidant à leurs domiciles, en les accueillant dans leurs foyers ou en finançant l’hébergement en EHPAD. Mais la construction de nos familles a été prohibée pendant des générations avec l’inégalité de nos droits au mariage, à l’adoption et à la procréation et la stérilisation forcée des personnes trans pendant de nombreuses années. De nos jours, ces droits sont encore instables à cause des discriminations dans les procédures d’adoption ou des difficultés d’accès à la PMA, toujours interdite pour les personnes trans.

Avec la nouvelle réforme des retraites, nous allons devoir travailler plus longtemps, ce qui dégradera nos conditions de santé, ou partir avant d’avoir toutes nos annuités, ce qui réduira nos pensions. Face à ces régressions, nous n’avons pas les mêmes possibilités de s’appuyer sur la solidarité familiale, ce qui nous fragilise davantage quand nous arrivons à la retraite.

Le monde du travail a été et est toujours trop souvent un environnement hostile pour les LGBTI : les discriminations persistent et peuvent influer tout au long de la vie sur notre situation professionnelle. Des études démontrent que les inégalités salariales subsistent pour celles et ceux qui font leur coming-out en milieu professionnel et cela se répercute sur les montants de nos retraites.

De l’orientation professionnelle en milieu scolaire aux évolutions de carrière, en passant par les difficultés d’accès à l’embauche, le parcours de vie des LGBTI est jalonné par les violences subies, allant jusqu’à l’exclusion de l’emploi avec des périodes de chômage qui impactent nos durées de cotisation. Les personnes vivant avec le VIH, les personnes trans ou les personnes racisées sont encore plus exposées à ces refus d’embauche, ruptures de carrières et difficultés d’évolution professionnelle. Une retraite à taux plein devient alors presque impossible et nous condamne souvent à nous contenter d’une pension à taux réduit.

Les femmes sont fortement touchées, surtout si elles sont lesbiennes ou bisexuelles : en plus d’être moins bien payées, elles sont davantage concernées par les temps partiels et les pauses dans leurs carrières. Leur retraite, déjà largement inférieure à celle des hommes, s’en verrait encore réduite si la réforme venait à passer. En outre, quand elles en ont eu la possibilité, elles ont quelquefois arrêté de travailler pour s’occuper de leurs enfants.

Tous ses paramètres fragilisent nombre de parcours professionnels mais aussi l’espérance de vie « en bonne santé », entraînant de fortes inégalités sociales au moment d’accéder à la retraite. La nouvelle réforme, si elle venait à être appliquée, renforcerait les effets délétères de ces mécanismes et viendrait accentuer notre précarité.

La retraite est pourtant un stade indispensable de nos vies : temps de repos bien mérité après avoir tant travaillé, elle n’est pas nécessairement une période d’inactivité. Beaucoup d’entre nous n’ont malheureusement pas pu y arriver du fait de de la pandémie de VIH/Sida, ou à cause du taux de suicide qui reste très élevé chez les LGBTI. Il reste donc tant à inventer sur les formes que peuvent prendre la retraite dans nos communautés. Beaucoup de retraité·e·s décident d’avoir un engagement bénévole et nous pouvons par exemple penser cette étape en s’investissant dans une association d’auto-support ou de lutte contre les discriminations.

Par ailleurs, les représentations de personnes LGBTI âgées sont quasiment absentes dans notre société. En vieillissant, nous sommes petit à petit invisibilisé·e·s et nous devons également nous questionner sur nos propres mécanismes internes qui amènent à cette situation.

Il nous faut recréer du dialogue et de la solidarité entre les générations pour participer à la transmission de notre histoire commune, de nos récits de vies et de nos pratiques militantes. Tant d’actions sont à imaginer : pour les réaliser, nous avons besoin d’une retraite en bonne santé, avec suffisamment d’argent pour la vivre dignement et en profiter.

C’est pourquoi nous nous mobiliserons parmi tou·te·s les salarié·e·s, étudiant·e·s, retraité·e·s et sans emploi dans toutes les initiatives pour lutter contre cette nouvelle réforme des retraites en commençant par les manifestations des 19 et 21 janvier.

En combattant tou·te·s ensemble, nous avons la capacité de faire reculer le gouvernement. Nous pourrions même aller plus loin en regagnant la retraite à 60 ans, avec 37,5 annuités afin d’obtenir enfin une victoire et nous redonner espoir dans un avenir désirable.

Mardi 17 janvier 2023

https://nouveaupartianticapitaliste.org/

Signataires :

Organisations :

Act Up-Paris
arcENSiel
(Lyon)
Assemblée Féministe Montreuil
Association Fransgenre
Barbi(e)turix
bonjour madame, Bar féministe et queer
Centre LGBTQI+ de Paris-IdF
CIEL (Clermont-Ferrand)
Collectif archives LGBTQI+
Collectif Super Saphique
Commission LGBTI du Nouveau Parti Anticapitaliste (etc)

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02 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

algérie (courrier)

Un Algérien attend devant le tribunal administratif de Francfort le début de son audience sur sa demande d’asile. Il porte des baskets aux couleurs de l’arc-en-ciel et craint d’être persécuté en raison de son homosexualité s’il est contraint de retourner en Algérie, photo prise le 16 août 2022.
Un Algérien attend devant le tribunal administratif de Francfort le début de son audience sur sa demande d’asile. Il porte des baskets aux couleurs de l’arc-en-ciel et craint d’être persécuté en raison de son homosexualité s’il est contraint de retourner en Algérie.

L’Algérie se prépare à faire la guerre aux couleurs de l’arc-en-ciel

Le ministère du Commerce algérien mettra bientôt à l’index tous les produits jugés contraires aux traditions et aux préceptes de l’islam. En ligne de mire notamment, les objets aux couleurs de l’arc-en-ciel, ou qui font référence au drapeau de la communauté LGBTQI.

Le ministère du Commerce envisage de lancer une campagne de sensibilisation contre ce qu’il considère être des produits aux couleurs ou aux symboles “non conformes aux préceptes de l’islam”, rapporte le site d’information Algérie 360.

Algérie 360 fait clairement référence aux couleurs portées par les communautés LGBTQI, un sujet qui “reste un tabou pour les peuples musulmans”. Toujours selon le site d’information, “plusieurs produits comportant le drapeau arc-en-ciel sont commercialisés sur le marché algérien”.

Du 3 au 9 janvier 2023, le ministère du Commerce mènera ainsi une action de sensibilisation auprès des consommateurs algériens sur les dangers de certains produits qui “incitent à déroger aux règles de la charia”.

L’homosexualité constitue toujours un délit en Algérie, passible de trois ans de prison. Dans un article publié le 20 décembre 2022 et intitulé “Le déclin de la civilisation occidentale. De l’homosexualité à la pédophilie”, le journal arabophone Echorouk accuse l’Occident de tout faire pour “pervertir” les sociétés.

“Les sociétés occidentales, après avoir brisé la famille, s’être rebellées contre le mariage, avoir lutté contre la masculinité et promu les relations interdites, se sont passionnées pour les relations anormales et perverses, écrit notamment l’auteur de l’article. C’est une civilisation qui a prétendu avoir tué Dieu, mais en fait elle a tué l’être humain.

Elle a pensé qu’en se débarrassant des contraintes de la religion elle accèderait au bonheur désiré, mais elle n’a récolté que le malheur, qui pousse des millions d’Européens au suicide, à la dépendance et les expose aux traumatismes psychologiques.”

En juillet 2022, les autorités algériennes ont saisi 80 exemplaires du Coran aux couleurs de l’arc-en-ciel, rapporte pour sa part le quotidien algérien Le Provincial.

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04 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

mc carthy (jdd)

mac carthy

Qu’est-ce que le maccarthysme ?

Dans une interview au Monde, l’ex-secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts, Julien Bayou, accusé de violences psychologiques, a expliqué qu’il ne fallait « pas confondre féminisme et maccarthysme. » Mais qu’est-ce que le maccarthysme ?

Le maccarthysme fait référence au sénateur républicain Joseph McCarthy qui avait lancé dans les années 1950 une campagne aux États-Unis contre toute personne soupçonnée d’être communiste ou d’éprouver des sympathies pour le régime soviétique. Plusieurs millions d’Américains sont alors soumis à des enquêtes judiciaires et policières.

La répression culmine quand Joseph McCarthy est nommé en 1953 à la tête d’une sous-commission d’enquête permanente du Sénat, après la victoire du républicain Eisenhower à la présidentielle.

Parmi les principales personnalités concernées, on retrouvait de nombreux hauts fonctionnaires, journalistes, artistes d’Hollywood et intellectuels de la côte Est. Charlie Chaplin a notamment subi cette « chasse aux sorcières » et avait vu son retour aux États-Unis empêché, l’obligeant à passer le reste de sa vie en Suisse. 

Mais cette persécution politique ne s’est pas arrêtée à Hollywood. De nombreux homosexuels ont également été visés dans les administrations d’État. La Commission d’enquête présidée par McCarthy estime que les homosexuels sont faibles face au chantage communiste et donc susceptibles de transmettre des secrets d’État. Des milliers de personnes soupçonnées d’être homosexuelles perdent alors leur travail, poussant certaines au suicide.

Le mccarthysme fut dénoncé par une partie de la société américainenotamment le grand scientifique Albert Einstein qui estimait que le maccarthysme est « un danger incomparablement plus grand pour notre société que ces quelques communistes qui peuvent être dans notre pays », ajoutant que « ces investigations ont déjà largement miné le caractère démocratique de notre société ».

4 octobre 2022    Michaël Bloch

https://www.lejdd.fr/

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29 juillet 2022 ~ 0 Commentaire

lgbt (l’étincelle)

drapeau_gay_breton

lI y a 40 ans : la dépénalisation de l’homosexualité

Le 27 juillet 1982, sur une proposition de ministre de la Justice, Robert Badinter ; l’Assemblée Nationale votait la dépénalisation de l’homosexualité, mesure qui entrera en vigueur le 4 août de la même année.

Était ainsi abolie une disposition du code pénal héritée du régime de Vichy qui condamnait « les actes contre-nature ».

Cependant il faudra attendre encore 11 ans pour qu’en 1993 l’Organisation mondiale de la santé retire l’homosexualité de sa liste des maladies mentales.

Aujourd’hui des associations LGBT demandent réparation à l’État pour les brimades, emprisonnements et autres infamies infligés pendant des décennies aux homosexuels.

Une demande largement symbolique mais qui le mérite de faire connaître aux jeunes générations, à un moment où l’homophobie refait surface, le calvaire que les homosexuels endurèrent pendant trop longtemps.

29 juillet 2022

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

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28 juin 2022 ~ 0 Commentaire

npa (you tube)

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22 juin 2022 ~ 0 Commentaire

colombie (npa)

marielle

Francia Marquez, la vice-présidente (la Colombie est le 2è pays « noir » du continent) avec un foulard de notre camarade , élue assassinée LGBT de Rio de Janeiro

Colombie : une victoire éclatante mais fragile de la gauche

L’élection dimanche 19 juin du président Gustavo Petro, et de sa vice-présidente Francia Márquez est un choc pour l’oligarchie colombienne.

Une victoire serrée (50,69 %) mais très symbolique dans un pays qui n’a jamais connu un gouvernement de gauche depuis deux siècles et où, comme le signalait l’écrivain José Maria Vargas Vila il y a plus d’un siècle, « les dictateurs de ce pays trempent dans l’eau bénite leur poignard avant de tuer ».

Cette victoire électorale fait suite à l’explosion sociale d’avril 2021 qui avait vu des millions de ColombienEs des milieux populaires occuper 21 villes (avec une situation insurrectionnelle pendant des semaines à Cali). Elle s’inscrit, par ailleurs, dans un cycle électoral qui, à l’échelle du continent, a vu l’entrée en fonction de présidents de gauche en juillet 2021 au Pérou, en mars 2022 au Chili, et peut-être bientôt en octobre au Brésil.

Une campagne polarisée

La première surprise fut l’éviction dès le premier tour de la droite conservatrice incarnée par Federico Gutiérrez. À la tête d’une coalition derrière laquelle planait l’ombre d’Álvaro Uribe, l’ancien président lié au secteurs les plus conservateurs, les plus violents de la bourgeoisie colombienne mais aussi aux paramilitaires et aux narcotrafiquants, le candidat préféré des milieux d’affaires n’a pu se qualifier avec son modeste score de 18 %.

Ce fut un Trump tropical, Rodolfo Hernández Suárez, homme d’affaires populiste ayant fait sa fortune (estimée à 100 millions de dollars) dans l’immobilier, qui lui a ravi la place pour représenter la continuité du régime avec une posture anti-système bien servie par les réseaux sociaux.

De l’autre côté, la gauche était représentée par un ancien militant guévariste et adepte de la théologie de la libération du M 19 et une militante féministe afro-descendante, qui tranchaient ouvertement avec les partisans de la sale guerre contre l’opposition armée des FARC et les affairistes.

La coalition de gauche avait certes le soutien des partis de gauche, d’une majorité des associations sociales et de lutte, mais elle élargissait ses alliances très loin en intégrant l’ancien maire de droite de Medellín et le dirigeant chrétien conservateur Alfredo Saade. Il n’y a finalement rien d’étonnant : après tout, Gustavo Petro a été maire de la capitale Bogota de 2014 à 2015, tissant des liens déjà bien entretenus avec une longue carrière de député.

Une signification plus profonde

Mais réduire cette élection à une banale alternance est un peu court. Des secteurs significatifs des collectifs populaires, et parfois même les plus radicaux de la Primera Linea, ainsi qu’une part importante de la population, ont voulu tourner la page de la guerre civile permanente imposée par l’oligarchie et d’une crise sociale d’ampleur.

Dans un pays où les 10 % les plus riches possèdent 65 % des richesses, où 39 % de la population vit sous le seuil de pauvreté (un million de pauvres supplémentaires suite aux effets de la pandémie), avec une mortalité infantile élevée, une inflation galopante, les raisons ne manquent pas de tenter autre chose.

Pourtant le programme de Petro exclut les nationalisations ou des mesures qui rogneraient – même symboliquement – sur le pouvoir de la puissante oligarchie.

L’armée a menacé de « prendre ses responsabilités » en cas de victoire de Petro et Francia. Des milliers de militantEs de gauche ont été menacés directement à veille du second tour. L’oligarchie, craignant une autre explosion sociale, se prépare ouvertement à l’affrontement avec une gauche modérée qui, elle, ne se prépare pas au choc.

 Mercredi 22 juin 2022 Tristan Katz

https://lanticapitaliste.org/

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18 juin 2022 ~ 0 Commentaire

fiertés (npa)

fr}homob

Marches des fiertés :

Contre l’extrême droite et le gouvernement Macron, unifions nos luttes !

Cette année, le mois des fiertés se fait dans un contexte particulier : celui d’un second mandat pour Macron et avec une extrême droite qui n’a jamais été aussi forte. Alors que la crise du système a touché nos communautés à tous les niveaux, il est temps de reprendre la rue !

Le gouvernement de Macron : toujours pas notre allié !

Si le gouvernement Macron se targue d’être le rempart face à l’extrême droite, voire l’allié des LGBTI ou des femmes, cinq ans de sa politique nous ont bien fait comprendre sa véritable nature. La crise économique a précarisé de plus en plus nos communautés qui sont souvent parmi les travailleuses et travailleurs les plus précaires. La pandémie a elle aussi tout particulièrement touché nos communautés : isolement social, perte d’emploi, difficulté d’accès à la santé.

Dans le même temps, Macron avait déclaré les violences contre les femmes grande cause du quinquennat, et rien n’a été fait. Aucun budget n’a été mis dans une éducation non sexiste, les associations ont été laissées pour compte. À la place, on nomme des ministres accusés de viol, qui aiment bien La Manif pour tous, à l’image de Gérald Darmanin. On n’oublie pas que lors de la campagne présidentielle de 2017, Macron avait déclaré que LMPT avait été « humiliée ».

La PMA qui a été adoptée en toute fin de mandat est une PMA au rabais, qui exclut les personnes trans et qui instaure une filiation spécifique différente de celle des couples hétérosexuels. Dans le même temps, ont été instaurées des lois racistes, islamophobes et répressives et parce que ce gouvernement ne sera jamais de notre côté, nous devons le combattre dès aujourd’hui.

L’extrême droite, pire ennemie des LGBTI

L’extrême droite n’a jamais été aussi haute dans une élection avec plus de 40% des votes ; le danger que constitue le Rassemblement national n’a jamais été aussi présent. Nous aurions tort de penser que le danger est éloigné parce que Marine Le Pen n’a pas été élue ou parce que le RN ne sera pas majoritaire à l’Assemblée. Les fascistes avancent à grand pas et leurs discours LGBTIphobes, sexistes, et racistes sont de plus en plus présents dans le débat public et dans le quotidien. Ils sont assez en confiance pour commettre des agressions en pleine rue, et parfois même des meurtres. Nous n’oublions ni Clément Méric ni Federico Martín Aramburú. Nous ne le répéterons jamais assez : l’extrême droite est la pire ennemie des LGBTI.

Pinkwashing partout

Comme à chaque mois de juin, les entreprises capitalistes nous font croire qu’elles sont du côté des LGBTI. On voit alors fleurir des publicités et des produits capitalistes à coups d’arc-en-ciel. Après tout, les LGBTI sont des consommateurs et consommatrices comme tout le monde. Pourtant, il ne faut pas être dupes ! C’est le capitalisme qui est responsable de notre oppression. La grande majorité des LGBTI font partie de la classe ouvrière, c’est cette classe que le capitalisme exploite pour son propre profit. C’est parce qu’il a besoin du couple hétérosexuel et de la famille hétéro que la division de genre et l’hétérosexualité comme norme existent.

Il faut changer de système

Pour toute ces raisons, les LGBTI doivent reprendre la rue et se mobiliser en juin lors des marches des fiertés, mais un seul mois ne suffira pas. Nous avons besoin de reconstruire un mouvement LGBTI fort, qui puisse se lier au mouvement féministe, antiraciste, écologiste et au mouvement ouvrier. Nous avons besoin d’un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques, au rouleau compresseur néolibéral-autoritaire. Un mouvement qui soit assez fort pour arrêter l’extrême droite et dégager le gouvernement et qui pose les base d’une rupture avec le système capitaliste. Il y a urgence !

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03 mai 2022 ~ 0 Commentaire

lgbti (presse de gauche)

fr}homob

Marche Lesbienne : « Les lesbiennes détestent Marine Le Pen »

Le 23 avril, à la veille du second tour où une fois de plus (une fois de trop) l’extrême-droite était présente, nous étions près de 6000 personnes à défiler à Paris dans le cadre de la journée de la visibilité lesbienne.

Nous avons manifesté pour dénoncer les oppressions que nous subissons en tant que lesbiennes et LGBTI. Aux cris de « De Paris à Rio, de Le Pen à Bolsonaro, les fachos sont des fachos et ils détestent les homo·es » nous avons également réaffirmé notre antifascisme dans une marche revendicative et festive.

Contre les agressions homophobes et racistes, révolution sociale et féministe !

Car oui, l’extrême-droite est la pire ennemi des LGBTI. Elle a toujours combattu nos droits et nos communautés. Manifestation et vote de leurs déptué·e·s contre le mariage pour tou·te·s et contre la PMA en France, lois interdisant de parler d’homosexualité en Hongrie, zones anti-LGBTI en Pologne, assassinats de militant·e·s féministes et LGBTI au Brésil, nous ne le répéterons jamais assez : l’extrême droite est un danger mortel pour les LGBTI. Si l’extrême-droite arrivait au pouvoir en France, nos luttes prendraient une nouvelle tournure : un combat pour notre survie.

C’est pour cela que la commission LGBTI du NPA s’investit particulièrement dans la lutte antifasciste en tant que premier·ère·s concerné·e·s par les politiques réactionnaires aux côtés de nos camarades musulman·e·s, racisé·e·s, féministes, syndicalistes et tant d’autres qui seraient les premières cibles de l’extrême droite. Les politiques anti-sociales, racistes et islamophobes des dernières années, qui se sont accentuées sous le gouvernement libéral et autoritaire d’Emmanuel Macron, ne font que renforcer l’extrême-droite qui ne cesse de progresser. Il est donc également nécessaire de les dénoncer et de continuer de combattre Emmanuel Macron.

1ère, 2eme, 3ème génération, nous sommes toutes des lesbiennes sans papiers !

Nous n’oublions pas l’instrumentalisation de nos droits par le gouvernement, qui après nous avoir promis la PMA pendant des années, nous a finalement pondu une loi au rabais. Nous continuerons de lutter pour une PMA pour tou·te·s, gratuite, libre et accessible, pour le changement d’état civil sur simple demande, pour le remboursement intégrale des parcours de transition par la sécurité sociale, la fin des mutilations sur les personnes intersexes et des moyens financier contre les LGBTIphobies.

mardi 3 mai 2022 / Commission LGBTI L’Anticapitaliste

https://www.pressegauche.org/

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21 novembre 2021 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

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10 novembre 2021 ~ 0 Commentaire

sos homophobie (côté brest)

fr}homob

Pour une histoire de pop-corn : un jeune homme agressé à la sortie d’un cinéma à Brest

(Le Télégramme et Ouest France disent agression homophobe)

Un Brestois, âgé de 28 ans, a été victime d’une agression, mardi 26 octobre 2021, en sortant du cinéma Multiplexe Liberté. Recevant, en prime, des propos homophobes.

Vendredi 5 novembre 2021, Yann, un Brestois, chef d’entreprise âgé de 28 ans, a déposé,  dans le cadre du budget participatif de la Ville de Brest et via la plateforme dédiée, un projet visant à améliorer la sécurité dans la cité du Ponant (contactée, la Ville dit étudier la recevabilité de l’initiative).

Pourquoi ce projet ? Le jeune homme a été victime d’une agression, mardi 26 octobre 2021, en sortant du cinéma Multiplexe Liberté. « J’aimerais que la sécurité à Brest soit améliorée, j’ai donc proposé cette idée au budget participatif afin que les choses changent », explique-t-il sur sa page Facebook. L’affaire a été médiatisée hier, lundi 8 novembre, par France Bleu Breizh Izel.

Pop-corn

Yann raconte : « Le début de l’agression s’est passé devant les portes du cinéma où les trois filles, qui étaient devant nous à la projection du film nous attendaient afin de nous agresser. Elles tenaient des propos homophobes et nous ont jeté du pop-corn et du soda sur nos vêtements et au visage. » Le Brestois était accompagné de son compagnon et d’un ami et avait assisté à la projection d’Halloween kills, lors de la séance de 22h10, mardi 26 octobre.

Il poursuit : « À la fin du film, au moment de nous lever de nos fauteuils, trois jeunes filles, âgées de 17-18 ans environ, ont commencé à jeter du pop-corn au sol, qui en était jonché. J’ai trouvé cela irrespectueux, je leur ai fait une remarque en disant “Vous êtes sales”. Elles ont arrêté et ont quitté la salle, tout comme nous l’avons fait. »

Bousculé et griffé

Et c’est donc à la sortie que la situation a dégénéré : « Les trois filles nous avaient attendus et ont commencé à s’énerver parce qu’elles n’avaient pas apprécié faire l’objet d’une remarque. L’une d’elle s’est approchée de moi et a commencé par me bousculer. Elle est devenue complètement enragée et a déchiré mon polo, m’a griffé tout le torse. Mon copain est intervenu et l’a écartée. J’étais là, devant le cinéma, trempé par le soda, le torse en sang, mon polo tout déchiré ! J’ai appelé la police pour qu’elle intervienne mais personne n’est venu. »

Yann précise : « Les trois filles s’amusaient à chanter en cœur “Sales PD, tarlouzes”. Le vigile nous a demandé de partir, ainsi qu’aux filles. Nous nous sommes donc dirigés, sous le choc, vers notre voiture qui était stationnée devant le parking de l’UBO, rue Duquesne. »

« J’ai cru que j’allais mourir »

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là. « Alors que nous étions sur le point de partir, nous avons vu les trois filles venir en courant dans notre direction accompagnées de cinq gars. Nous avons tenté de nous réfugier dans la voiture pour nous mettre en sécurité, mais l’un des gars est parvenu à ouvrir la portière avant que je puisse appuyer sur le bouton de verrouillage. »

Le jeune brestois se trouvait au volant de sa voiture. « Le gars était fou de rage et n’arrêtait pas de me donner des coups. J’ai cru que j’allais mourir. Heureusement qu’il n’avait pas de couteau, car je pense qu’il m’aurait tué ! Heureusement, il n’a pas réussi à me sortir de la voiture. Je le repoussais avec mes pieds comme je pouvais. Je tenais mon iPhone fort dans mes mains en appuyant sur les deux boutons latéraux qui enclenchent l’appel des secours. J’ai réussi à avoir la police au bout du fil, cela a fait fuir mes agresseurs. Et la police est arrivée. »

Le Brestois a été transporté par les sapeurs-pompiers à l’hôpital d’instruction des armées Clermont-Tonnerre, à proximité, où lui ont été diagnostiqués une fracture du nez, un hématome à l’orbite de l’œil gauche et trois dermabrasions au niveau du torse, justifiant une interruption totale de travail (ITT) d’un jour. Et cinq jours d’arrêt de travail.

Le Brestois souffre d’une fracture du nez, d’un hématome à l’orbite de l’œil gauche et trois dermabrasions au niveau du torse, justifiant une interruption totale de travail (ITT) d’un jour. Et cinq jours d’arrêt de travail

Bombe lacrymogène

Yann a déposé plainte au commissariat de police, dans la nuit du 26 au 27 octobre. Il en a déposé une autre auprès de l’IGPN (inspection générale de la police nationale) « parce que les forces de l’ordre ne sont pas intervenues lors de mon premier appel ».

Joint au téléphone ce jour, mardi 9 novembre, il l’affirme : « Ça va mieux. Mais ça a été compliqué. Je n’ai pas osé sortir de chez moi pendant quelques jours, je pleurais dans mon lit. Je suis retourné au cinéma la semaine dernière, jeudi, mais je n’étais pas des plus sereins. » Ce n’est pas la première fois qu’il est confronté à des violences à son encontre. « Une femme m’avait menacé avec un couteau : “Dégage, où je te bute…”, m’avait-elle lancé derrière ses lunettes de soleil. Je tremblais, j’étais en panique. » Mais les menaces en étaient restées là.

Yann ajoute : « J’ai acheté une bombe lacrymogène pour être en mesure de me défendre, au cas où… »

Enquête en cours

Pour Frédéric Davy, directeur du cinéma Multiplexe Liberté, cette agression est « déplorable. Que vous sortiez du ciné, d’un bar ou d’un resto, c’est lamentable ! » Il ajoute : « Je suis à l’entière disposition des services de police pour aider à retrouver les auteurs. »

La police nous fait savoir que « l’enquête est en cours ». Et que les bandes vidéo du cinéma devraient être analysées.

Nov 21

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi:

« J’ai cru qu’il allait me tuer » : une plainte déposée après une agression et des propos homophobes à Brest

SOS Homophobie

À Brest, la police arrête six personnes suspectées d’organiser des traquenards pour voler et violenter des gays (Avril 2021)

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