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04 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

journalistes lgbt (europe1)

Rodin_tele

Les journalistes LGBT dénoncent « un mois de sexisme, d’homophobie et de racisme » à la télévision

Lors d’une enquête, l’association des journalistes lesbiennes gay bi et trans a identifié « 17 séquences clairement LGBTphobes (…) dont six visant des personnes trans ».

L’étude cite également le chroniqueur d’ »On n’est pas couché », Yann Moix, lors de l’interview d’une femme trans.

L’Association des journalistes lesbiennes gay bi et trans (AJL) a relevé en novembre « plus de 50 séquences particulièrement discriminatoires ou problématiques » envers les minorités LGBT, les femmes et les musulmans, dans une étude dévoilée mercredi portant sur cinq talk-shows.

L’AJL a affirmé avoir visionné pendant un mois « 100 heures de programmes » parmi les émissions Quotidien (TMC), On n’est pas couché (France 2),Salut les Terriens – Les Terriens du dimanche (C8), L’Heure des pros (CNews) et C politique (France 5).  »Nous avons choisi ces programmes pour leur influence et leur popularité », a expliqué Clément Giuliano, co-président de l’AJL, lors d’une conférence de presse.

Lors de son enquête, l’association a identifié « 17 séquences clairement LGBTphobes (…) dont six visant des personnes trans », mais également 20 propos sexistes, neuf passages racistes et « huit cas de minimisation criante du harcèlement sexuel », dans une actualité marquée par l’affaire Weinstein.  »Même si nous sommes une association LGBT, on ne pouvait pas ne pas parler des propos racistes ou sexistes car cela participe du même mécanisme », a justifié Alice Coffin, membre de l’AJL.

« On rit beaucoup des minorités, mais pas beaucoup avec elles ». Dans ces talk-shows, « on rit beaucoup des minorités mais pas vraiment avec elles, on véhicule des clichés éculés ou on minimise la parole des femmes », a résumé Clémence Allezard, co-présidente de l’associa- tion. Dans L’Heure des pros, l’AJL pointe « la faible représentation des femmes » et relève notamment une séquence où l’animateur Pascal Praud remercie ses invitées par un « Mesdames » après avoir salué nommément chaque homme présent sur son plateau.

Yann Moix cité. L’étude cite également le chroniqueur d’On n’est pas couché, Yann Moix, interrogeant une femme trans : « Pourquoi la fréquentation des milieux homosexuels (…) si vous êtes une femme réellement à 100%? ». Cette question est « un sous-entendu » suggérant que « les personnes ‘normales’ n’auraient pas de raison de fréquenter des personnes ‘déviantes’ », estime l’AJL. Autre cas de transphobie relevé par l’enquête, l’animateur Thierry Ardisson dans Salut les Terriens demandant à l’animatrice brésilienne Cristina Cordula s’il doit l’appeler « monsieur ou madame », car selon lui c’est « la question que l’on se pose tous au sujet des Brésiliennes ».

« Un climat bienveillant » règne chez C Politique, note l’AJL, tandis que Quotidien ne constitue « pas un terrain hostile », selon Clémence Allezard, qui reproche cependant à l’émission animée par Yann Barthès de « rire des propos sexistes, homophobes et racistes sans jamais les nom-mer » ce qui « entretient une ambiguïté ». L’AJL a annoncé qu’elle allait solliciter les responsables des chaînes et des émissions et le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour « entamer une réflexion » sur le sujet.

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01 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

outre mer (seronet)

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Droits sexuels Outre-mer : la CNCDH alerte

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a publié le 21 novembre un avis sur les violences de genre et les droits sexuels et reproductifs dans les Outre-mer. Avec ce document officiel, la CNCDH entend « alerter les pouvoirs publics sur les obstacles à la jouissance effective des droits sexuels et reproductifs et les dangers que ces difficultés font peser sur les femmes, les fillettes et les personnes LGBT dans les territoires ultramarins ».

Dans son dernier avis sur la situation des droits de l’homme dans les Outre-mer, la CNCDH dresse un constat qui n’est pas positif, loin s’en faut. En effet, rappelle l’institution : « les femmes, les filles et les personnes LGBT rencontrent des difficultés à bénéficier effectivement de leurs droits sexuels et reproductifs ».

Dans un communiqué qui accompagne la publication de cet avis, Christine Lazerges, présidente de la CNCDH, explique : « Les institutions sanitaires ultramarines et les acteurs associatifs constatent un nombre élevé de grossesses précoces, et, en certains endroits, une forte prévalence des infections sexuellement transmissibles. La situation déplorable en matière de santé sexuelle et reproductive, reflète, plus généralement, des contextes marqués par des taux élevés de violences faites aux femmes et d’un recours à la contraception très insuffisant. Malheureusement, les dispositifs de prévention et des soins existants sont insuffisants. Il est impératif d’atteindre l’ensemble des populations les plus isolées et les plus vulnérables dans les territoires ultramarins ».

Des préjugés sexistes et homophobes préoccupants

Que ce soit en raison de préjugés et de stéréotypes de genre, les sociétés ultramarines sont marquées par les violences à l’encontre des femmes, des filles et des personnes LGBT, explique la CNCDH. Ajoutée à l’isolement géographique et au manque de moyens humains et matériels, la vulnérabilité des femmes, des filles et des personnes LGBT les éloigne des dispositifs existants de santé sexuelle et reproductive.

L’avis consacre un de ses chapitres (pages 19 à 26) aux discriminations dont sont victimes les femmes et les personnes LGBT.

« La situation des personnes gaies, lesbiennes, bi et trans est préoccupante dans certains territoires ultramarins. Les LGBTphobies ressortent du même phénomène de sexisme fondé sur des rôles sociaux dépeints comme immuables et où la virilité est constamment valorisée. La figure de l’homosexuel masculin comme de la femme transgenre est perçue comme particulièrement subversive et les violences les visant sont légitimées. L’enquête KAPB sur les DFA (1) montre ainsi que 51,8 % des hommes et 45,7% des femmes y habitant considèrent l’homosexualité comme une « sexualité contre nature ». Ils sont respectivement 17,6 % et 13,3 % à trouver que c’est le signe d’un « problème psychologique grave ».

Evidemment, ce contexte a des répercussions en matière de santé. « Ainsi, le poids social de l’homophobie peut empêcher les personnes de vivre leur sexualité au grand jour : l’homo- sexualité, pour être acceptée, doit rester discrète, cachée. Ce rejet se traduit par un tissu associatif très réduit, et l’absence de lieux communautaires de sociabilité où les personnes puissent échanger et s’informer », précise l’avis. « En conséquence, les personnes homo- sexuelles, tout comme, plus largement, les personnes ayant des relations sexuelles avec des personnes de même sexe, mais qui ne  se définissent pas comme homosexuelles constituent un public plus difficile à atteindre pour les actions de prévention ». « Les rencontres se passent lors de soirées privées, ou via des rendez-vous fixés par des échanges en ligne, anonymes et exposant les personnes à des violences éventuelles. Dans ces conditions, et compte tenu de l’opprobre pesant sur l’homosexualité et la transidentité, presque aucune plainte n’est déposée, les victimes n’osant pas dénoncer les discriminations ou les violences dont elles sont victimes », écrit la CNCDH.

Point important, dans son avis, la CNCDH dénonce l’attitude particulière de certain-e-s élu-e-s et leur responsabilité dans le climat LGBTphobe ainsi créé.

« La CNCDH s’inquiète de l’irresponsabilité avec laquelle certains élus ultramarins font état de leur hostilité à l’égard de l’homosexualité ; certains de ces propos  étant assimilables à des appels à la haine. Cet opprobre diffus qui vise l’homosexualité,  combinée à l’exiguïté de sociétés insulaires dans lesquelles « tout le monde se connaît », contraint les personnes ayant des relations homosexuelles à vivre leur sexualité « anba fèy » – sous la feuille –, c’est-à-dire dans l’anonymat. Concernant les personnes trans, les informations sont encore moins nombreuses, note la CNCDH. Cette dernière regrette d’ailleurs que les « enquêtes KABP n’aient pas pris en compte la transidentité, d’autant que cette population est particulièrement vulnérable et présente une très forte prévalence au VIH en métropole. Les personnes trans semblent cependant commencer à  être plus visibles, notamment à la Réunion, où l’association Rive a monté un groupe d’information avec des personnes concernées ».

D’autres facteurs sont avancés pour expliquer la persistance et l’importance des discriminations sexistes, homophobes ou transphobes.

« Plusieurs interlocuteurs de la CNCDH ont souligné le rôle à ne pas négliger de certaines communautés religieuses dans les freins à la contraception. En Guyane, des églises évan-géliques, ainsi que certains prêtres de l’Eglise catholique véhiculent un message de dissuasion concernant l’utilisation de la contraception », dénonce l’avis. « Le poids de la religion peut aussi expliquer en partie le rejet dont sont victimes les  personnes homosexuelles et trans. Cette même enquête [KAPB DFA, ndlr] montre en effet que les personnes pour qui la religion a beaucoup d’importance, sont 78,3 % (hommes) et 67,2 %  (femmes) à considérer l’homo-sexualité comme « contre nature » ou comme signe d’un problème psychologique grave, contre 54,3 % des hommes et 31,5 % des femmes qui accordent peu d’importance à la religion.

Renforcer la prévention et mieux accompagner les victimes de violences de genre

Avec plus d’une vingtaine de recommandations, la CNCDH alerte sur l’ampleur du phénomène. Renforcer la prévention et l’éducation à la sexualité est nécessaire, notamment en milieu scolaire, à condition que de telles actions soient adaptées aux spécificités locales, préconise l’institution. Il faut également améliorer l’accessibilité de l’offre de soins de proximité et en garantir la continuité pour les victimes de violences de genre. La situation étant rendue particulièrement critique par la faiblesse du tissu associatif, la CNCDH invite les pouvoirs publics à soutenir davantage les associations et les petites structures locales. Enfin, il faut permettre la détection systématique des violences, encourager les victimes à porter plainte et renforcer la réponse pénale.

(1) : Il s’agit d’une enquête sur les connaissances, attitudes, croyances et comportements (KABP en anglais : Knowledge, Attitudes, Practices and Behaviour) face au VIH/sida, menée une première fois aux Antilles et en Guyane en 2004, puis reconduite en 2011.

jfl-seronet  28 Décembre 2017

https://www.seronet.info/

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20 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

censure usa (tv5 )

trump

Aux Etats-Unis, Trump censure les mots et ne veut plus voir les « fœtus », les « transgenres » et autre « diversité »

 » Fœtus « ,  » transgenre « ,  » diversité « ,  » vulnérable »  font partie des  sept mots qu’il est désormais interdit d’utiliser dans les documents officiels de l’Agence de santé américaine.  La novlangue du Président américain semble se mettre en place. En particulier ceux qui ont trait aux genre féminin. Scientifiques et ONG crient au scandale. En toutes lettres.

Les journalistes, c’est bien connu, sont d’incorrigibles fouineurs. Ceux du Washington Post particulièrement. Ce sont eux qui ont révélé cette affaire. Elle prêterait à sourire tant elle semble grotesque s’il elle n’entrainait pas, de facto, des suites potentiellement dramatiques pour les personnes concernées.L’Agence de santé américaine vient en effet de recevoir une liste de mots ou expressions qu’il sera désormais interdit d’utiliser dans les documents officiels dans le cadre de l’élaboration du budget pour 2019. Quels mots ?  » Fœtus « ,  » transgenre « ,  » diversité « ,  » vulnérable « ,  » presta- tion sociale « ,  » fondé sur des données concrètes  » et  » fondé sur la science « .

Sept mots jugés « controversés »

Sept mots désormais bannis par l’administration Trump car jugés « controversés ». Ce sont les cadres de l’Agence de santé américaine qui regroupe les centres pour le contrôle et la préven- tion des maladies (CDC) basée  à Atlanta qui en ont été informées à l’issu d’un briefing de 90 minutes. Le porte-parole du ministère de la Santé, Matt Lloyd, a répondu au journal que les autorités sanitaires « continueront à utiliser les meilleures preuves scientifiques disponibles pour améliorer la santé des Américains ».  Mais sur Twitter, des scientifiques ont aussitôt répliqué.

Jess Phoenix, vulcanologue, écrit, acide  : « Devinez quoi : la science EST fondée sur des données concrètes et les CDC ne devraient pas émettre de recommandations basées sur des ‘souhaits.’ » Elle juge aussi ridicule d’« interdire les mots transgenre, fœtus, diversité, etc. » et explique que « bannir quelque chose ne suffit pas à réfuter son existence »

Une réorientation sémantique loin d’être innocente

Comment financer un programme de recherche, désormais sans nom, quand il s’avère impos- sible de contourner les mots interdits ? Et les choses ne trainent pas. Déjà, on constate le retrait  par le ministère de Santé de pages Web à propos d’informations sur les services LGBT ( Lesbiennes, gays, bisexuels et trans).  Ce qui a aussitôt fait réagir L’association de défense des droits de l’homme Human Rights Campaign.  Elle dénonce «  L’effort de l’administration Trump-Pence pour éliminer des communautés entières de son vocabulaire rappelle le moment où le gouvernement a essayé d’ignorer la réalité de la crise #HIV et #AIDS. »

Dans certains cas, les analystes ont reçu quelques phrases alternatives. Ainsi, au lieu de « fondée sur la science » ou « fondée sur des preuves », la phrase suggérée est  » Le CDC base ses recommandations sur la science en tenant compte des normes et des souhaits de la com- munauté« . Mais le plus inquiétant n’est pas là. Aucun mot de remplacement n’a été immédiate- ment proposé pour « foetus », « transgenre », « vulnérable » et « prestation sociale ». Une nouvelle offensive contre les LGBT, déja perçus  comme une menace pour la sécurité nationale.

La novlangue de Trump bientôt en place ?

En août dernier,  Le Guardian publiait une série de mails internes où il apparaissait que Donald Trump souhaitait censurer le terme « changement climatique ». Il demandait d’utiliser, à la place,  le terme « d’extrêmes météorologiques ». Il n’est pas défendu de penser à l’univers de Georges Orwel dans « 1984″ et son redoutable  « novlangue ».L’écrivain américain (Non britannique! Note du blog) expliquait le concept : « La novlangue était destiné, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but.  (…) la fonction spéciale de certains mots novlangue comme antipensée, n’’était pas tellement d’’exprimer des idées que d’’en détruire. On avait étendu le sens de ces mots, nécessairement peu nombreux, jusqu’à ce qu’’ils embrassent des séries entières de mots qui, leur sens étant suffisamment rendu par un seul terme compréhensible, pouvaient alors être effacés et oubliés. (…) D’’innombrables mots comme : honneur, justice, moralité, internationalisme, démocratie, science, religion, avaient simplement cessé d’exister. Quelques mots-couvertures les englobaient et, en les englobant, les supprimaient. » Enfin,  le compte Twitter de dictionary.com, un dictionnaire en ligne, a judicieusement publié la définition du mot « vulnérable » : « capable ou susceptible d’être blessé, par une arme par exemple. Egalement vulnérable : la langue ». A toute fin utile ? Parce qu’il reste à espérer que le président américain n’établisse pas une liste de livres à brûler…

Frantz Vaillant 19.12.2017

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30 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

rennes pma

rennes

Actuellement, en France, la PMA est seulement accessible aux femmes en couple et/ou mariées avec un homme, qui prouvent d’une vie commune de plus de 2 ans et de difficultés à avoir un•e enfant…

STOP À CETTE DISCRIMINATION !

NOUS EXIGEONS DONC SANS PLUS ATTENDRE L’OUVERTURE DE LA PMA (Procréation Médicalement Assistée) A TOU•TE•S (couple de femmes, femmes célibataires et personnes trans) SANS CONDITIONS !

Pour cela venez nombreux•ses au rassemblement

DIMANCHE 10 DÉCEMBRE À 14H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE à RENNES.

Un stand d’information sur la PMA se tiendra tout l’après-midi place de la République et des porteur.se.s de paroles animerons la place en faisant réagir les passant.e.s.

PLUS D’INFOS SUR LA PMA :

https://www.sos-homophobie.org/guide-pratique/assistance-medicale-la-procreation-amp-ou-pma

https://www.sos-homophobie.org/ouverture-de-la-procreation-medicalement-assistee-pma-toutes-les-femmes-questionsreponses

CONTACT :
delegues-bretagne@sos-homophobie.org

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30 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (alternative libertaire)

pma

La PMA pour toutes : c’est reparti pour un tour ?

L’annonce par le gouvernement de l’ouverture en 2018 de la PMA aux couples de deux femmes et aux femmes seules a déjà entrainé l’accaparement de l’espace médiatique par les réacs de la Manif pour tous.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé le 12 septembre que le gouvernement ouvrirait en 2018 la PMA aux couples de deux femmes ainsi qu’aux femmes seules.

Etendre ce droit au-delà du couple hétérosexuel était une promesse de campagne de Macron.

On se souvient malheureusement qu’en 2012-2013, quand Hollande et son gouvernement avaient timidement ouvert le mariage à tous les couples, toutes les voix conservatrices et homophobes du pays s’étaient unies sous la bannière de la Manif pour tous, qui avait atteint une capacité certaine à peser dans le débat public.

Déjà, le gouvernement avait promis la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes, mais avait reculé face au lobbying agressif de la Manif pour tous.

Le débat avait ouvert une boîte de Pandore, et les homophobes s’étaient crus autorisés à déverser leur haine dans l’espace public. Comment aurait-il pu en être autrement ? Les débats avaient traîné en longueur, le gouvernement avait repoussé l’examen de la loi et multiplié les déclarations «  d’apaisement  » qui ne servaient en fait qu’à conforter les réactionnaires [1].

Ménager les conservateurs

Un scénario semblable se profile avec l’annonce de Schiappa. En effet, dès que l’information a commencé à tourner, la Manif pour tous et ses copains ont accaparé l’espace médiatique au son d’arguments tantôt homophobes, tantôt soi-disant protecteurs des femmes (en réalité paternalistes). La brèche est ouverte.

Macron considère que la manière dont ont été menés les débats sur le mariage pour tous est une des «erreurs fondamentales  » du quinquennat précédent, et souhaite «parler et partager les désaccords» afin de ne pas «humilier» les opposants.

Mais qui est humilié.e  ?

Qui est agressé-e verbalement et physiquement dans la rue  ? Qui est viré.e de chez lui ou elle à l’adolescence car ses parents ont découvert son homosexualité  ? Qui est discriminé.e à l’embauche à cause de son orientation sexuelle  ? Les personnes lesbiennes, gays, bi. Quand il s’agit de casser le Code du travail, Macron veut légiférer rapidement mais quand c’est pour l’égalité des droits, le temps est plutôt à la lenteur et à la liberté d’expression pour toutes les haines et intolérances.

Nul doute que Macron souhaite s’octroyer les grâces des personnes lesbiennes, gays, bi, trans (LGBT) tout en ménageant les conservateurs. La Manif pour tous dit le tenir en horreur, ayant milité pour Fillon pendant la campagne présidentielle, mais ils savent qu’ils ont de puissants relais au sein du gouvernement. Des ministres sont proches de la Manif pour tous (Darmanin et Lemoyne par exemple).

Entraver les avancées sociales

Schiappa a déjà rétropédalé, annonçant que 2018 ne serait que l’année où un calendrier serait fixé, tandis que Collomb estime le sujet «  non prioritaire  ». La communauté a donc dû subir un nouveau flot d’injures de la part de la Manif pour tous pour… rien  ! Macron ne donnera aucun droit gratuitement, et cet épisode n’est qu’un avant-goût du rapport de force qui attend les militantes et militants LGBT. Comme toujours, c’est dans la rue que se gagneront de nouveaux droits !

Adèle, (AL Montreuil) 29 octobre 2017

http://alternativelibertaire.org/

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (regards)

pma

La PMA à l’épreuve de l’écologie patriarcale

Repoussé à 2018 par le gouvernement, le débat sur la PMA pour les lesbiennes et femmes seules est le symbole d’une domination de la parole masculine médiatique et politique, mais également du renforcement d’une écologie conservatrice inquiétante.

Au sein de cette famille recomposée qu’est l’actuel gouvernement, les dissensions grondent lorsque surgit le sujet de la PMA. Sous l’œil jupitérien et paternaliste du président, les précau- tions et affectations d’évolution d’Édouard Philippe quant à l’autorisation de la PMA pour tout(e)s dans L’Émission politique, les récentes sorties absurdes de Gérard Collomb ou encore les tweets humanistes de Marlène Schiappa nourrissent le jeu médiatico-politique d’informa-tions, sinon contradictoires, en tous les cas indicatives des réticences du gouvernement à se saisir véritablement des enjeux de la PMA.

L’annonce, courant septembre, de la ministre des Droits des femmes sur la tenue d’états généraux de la loi de bioéthique fin 2018 a été autant une manifestation de la réticence prési- dentielle que de la poigne du père politique sur ses ministres. « Elle sera adoptée avant la fin du quinquennat, c’est un engagement du président », promettait Marlène Schiappa le 17 sep- tembre sur France TV. Une annonce cependant sans garantie au regard de l’enfouissement programmé de la mesure, qui était plutôt le signe des reculades et des oppositions au sein du gouvernement et de LREM.

Approximations et contrevérités médiatiques

Ces reculades sont révélatrices de la prégnance et du pouvoir de la parole masculine au sein du gouvernement Macron, en particulier lorsqu’il s’agit de s’attarder sur les droits des femmes et des minorités. Elles participent aussi d’une exclusion des premières concernées par le droit d’accès à la PMA pour toutes, à savoir les lesbiennes en couple et les femmes seules.

Confrontée aux couardises politiques du gouvernement, cette mesure de « justice sociale » (telle qu’aime à la présenter Marlène Schiappa), avait été diabolisée et vite enterrée lors des débats pour le Mariage pour tous 2012-2013. Des débats qui avaient permis l’enfantement en toute impunité de la Manif pour tous, et favorisé notamment l’explosion des violences LGBT phobes dans l’espace public et médiatique.

Comme en 2012-2013 donc, le terrain médiatico-politique cultive approximations et contre- vérités, reléguant dans les marges les porteuses d’expertise à même de défendre la mesure. L’Association des journalistes LGBT dénonçait ainsi la composition profondément biaisée des plateaux de télévision et de radio (allant de France 5, Europe 1 à Arte), opposant la Manif pour tous au gouvernement.

« Les grands médias ne pensent pas à inviter les lesbiennes, c’est souvent l’aide de féministes chroniqueuses en plateau qui nous permet d’être présentes », explique Alice Coffin, militante et co-présidente de l’AJL. La militante met aussi en avant la confusion volontairement entretenue entre PMA et GPA, faisant de cette dernière un levier d’attaque sur la première alors que celle-ci « n’a jamais été au programme du gouvernement et n’a rien à faire dans le débat ».

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Reprendre la main sur les débats

Cette confiscation de la parole n’est évidemment pas sans conséquence sur la teneur des échanges. La structure même du débat autour de la PMA réduit à peau de chagrin à la fois la question de l’égalité des droits LGBT, mais également la liberté des lesbiennes d’élargir le débat sur les questions de parentalité. « Avec la façon dont s’organise le débat sur la PMA, on subit à nouveau ce qui s’est joué sur le Mariage pour tous pendant le quinquennat précédent. Il devient alors compliqué de trouver une façon de la défendre, et nécessaire de ne pas se retrouver avec un agenda fixé sur cette seule revendication », explique la militante et blogueuse Gwen Fauchois.

À condition que leur soutien ne participe pas de l’invisibilisation des revendications des lesbiennes avec la réouverture d’une discussion sur la GPA…

La mobilisation des hommes gays cisgenre demeure quant à elle un grand point d’interro-gation. «Ce qui m’épate, ce sont ceux qui nous disaient qu’on ne devait pas parler de la PMA pendant le mariage pour tous, et qui veulent à présent parler de la GPA en avançant qu’il faut profiter de ce débat-là… », note Alice Coffin. « Ils étouffaient les revendications lesbiennes à l’époque, et voudraient à présent profiter de ces discussions pour en faire émerger une autre», ajoute-t-elle avant d’ironiser: «Si, à défaut de solidarité, on pouvait au moins ne pas arriver à avoir des bâtons dans les roues de la part de nos alliés, ce serait bien».

Ces difficultés disent non seulement l’urgence pour les femmes concernées de reprendre la main sur les débats, mais également la primauté de la parole masculine au sein des écosystèmes politiques comme militants.

autoc-pma

L’écologie des pro-papas

Or la question d’une écologie patriarcale est bien au centre des débats et de l’argumentaire fantasmagorique de beaucoup d’opposants à la PMA. La récente campagne #PMAsanspère et #EnfantsOGM de la Manif pour tous, apparue dans l’espace public il y a quelques jours, dessine les contours d’une pensée plus systémique. Épandus comme du Round-up sur des terres agraires, les slogans et petites phrases résonnent facilement dans l’imaginaire collectif. Des expressions comme « PMA sans père » sont reprises allègrement par politiques et journalis- tes sans que ce fantasme du père, ou de son absence, soit véritablement discuté ou (psych) analysé.

De même, « ils articulent un discours d’opposition aux droits des femmes ou des gays sur la base d’une articulation d’un retour vers la nature et vers l’authenticité », considère Gwen Fauchois. Cet argumentaire déjà utilisé en 2013 fait les beaux jours de la revue Limite et des analyses conservatrices et LGBTphobe de sa rédactrice en chef Eugénie Bastié, régulièrement sollicitée par les médias (Figaro en tête). Celle-ci n’est cependant pas la seule incarnation de cette écologie jonglant sur un lexique écolo-anticapitaliste en comparant des enfants à des OGM ou en assénant « la marchandisation des corps » comme point final de toute discussion.

Tout aussi symptomatiques sont les prises de positions de José Bové sur la chaîne catholique KTO, qui rejoignait ainsi les considérations du biologiste et membre d’Attac Jacques Testart, désormais invité favori de Limite. Les mouvements écologistes et anticapita- listes français, souvent empêtrés dans leurs difficultés à penser la révolution écologiste en l’articulant aux apports de problématiques LGBT ou décoloniales, devront sortir de cette ambiguïté et lutter contre cette récupération nauséabonde. À condition que les discussions s’engagent entre militant(e)s…

http://www.regards.fr/

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11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (tv5)

un papa une maman
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OGM / bébés PMA, même combat : nouvelle campagne et nouvelle polémique pour la Manif pour tous

Des milliers de manifestants avaient défilé le dimanche 2 février 2014 à Paris et à Lyon à l’appel du mouvement La Manif pour tous, pour protester contre la légalisation du mariage gay en France.

En France, Marlène Schiappa a demandé le retrait de la campagne de la Manif pour tous, comparant les bébés nés d’une FIV à des légumes OGM. Cette campagne fait suite à l’annon- ce début septembre 2017 par la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les  hommes, de futures discussions pour ouvrir la PMA à toutes les femmes, célibataires ou en couple lesbien.

« Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?« , voilà donc le slogan lancé par le collectif de la Manif pour tous, début octobre 2017 sur son tout nouveau site internet pma- gpa.fr et compte Twitter. On y voit un bébé entouré de poireaux, tomates, aubergines ou oignons, accompagnés des hashtags #NoGPA et #NoPMAsansPère .

Colère de Marlène Schiappa qui a réclamé, ce week-end, le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». Samedi 7 octobre 2017, elle tweetait : « Comparer les bébés nés après FIV ou insémination, à des légumes OGM est profondément offensant pour les enfants et leurs familles. Retrait ». Dans une autre publication sur le réseau social, la membre du gouvernement déclare que « les familles monoparentales sont aussi stigmatisées par cette campagne. Nous sommes au XXIe siècle. Il n’y a pas un modèle unique de famille ».

En septembre dernier, Marlène Schiappa avait confirmé la volonté du gouvernement de débattre de l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes lors d’états généraux de la bioéthique qui pourraient se tenir à la fin de l’année 2018. La PMA regroupe les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et aider un couple infertile ou une femme à avoir un enfant. Elle est exclue pour l’heure aux femmes célibataires et homosexuelles.

La GPA, la gestation pour autrui, soit le fait d’avoir recours à une « mère porteuse » qui met au monde un enfant pour le compte d’un couple tiers et interdite en France, se retrouve quasi-systématiquement associée au débat sur la PMA. « La GPA n’est pas à l’ordre du jour » et ne sera « pas proposée par le gouvernement au cours de ce quinquennat », avait rappelé Marlène Schiappa, dénonçant les amalgames faits volontairement entre les deux termes par certains opposants à la PMA pour créer la confusion.

Au printemps dernier, dans le magasine Têtu, le président Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, s’était clairement opposé à la légalisation de la Gestation pour autrui en France, mais en se montrant favorable en revanche à une reconnaissance des enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

Un faux procès, selon la Manif pour tous

Le mouvement né de la lutte contre le mariage gay, pas désarmé par la polémique (au con- traire?) ne compte pas retirer l’affiche qui fait scandale. Il répond via un communiqué, posté sur les réseaux sociaux, à Marlène Schiappa, lui demandant même de la rencontrer directement. La Manif réclame l’ouverture d’« un dialogue réel pour clore une polémique virtuelle ». « La Manif pour tous dénonce le faux procès dont elle est victime. Jamais aucun enfant n’a été comparé à des légumes OGM », écrit le mouvement, ajoutant qu’elle « tend la main » à Marlène Schiappa pour « mettre un terme aux calomnies et caricatures »

En 2014, 25 208 enfants sont nés d’une PMA, selon l’Agence de biomédecine. Cela représente environ 3% des naissances en France. Environ 350 000 bébés sont conçus chaque année par FIV, ce qui représente 0,3 % des 130 millions d’enfants qui naissent dans le monde, selon les estimations de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie.

autoc-pma

Les Français en majorité favorables

Dans un sondage récent de l’Ifop, au moins 64% des Français se disent favorables à l’ouver- ture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens. L’évolution est marquante depuis 1990, quand à peine 24% de personnes interrogées se déclaraient en faveur de la PMA pour « les couples homosexuels féminins », la catégorie qui divise le plus, rappelle l’Ifop. Cette proportion était passée à 47% en janvier 2013, avant le vote de la loi Taubira sur le mariage pour tous, puis à 59% en août 2016.

Fin juin, le Comité consultatif national d’éthique s’était prononcé en faveur de cette mesure, qui sera proposée par le gouvernement dans le cadre d’états généraux de la bioéthique en 2018. Déjà dans un rapport publié en 2001, la majorité des membres du même comité jugaient qu’ «une femme isolée ou un couple de lesbiennes devaient avoir leur chance si toutefois l’équipe de médecins appréciait favorablement leur demande».

«La limitation, à certains groupes de personnes, de l’accès aux bénéfices de la PMA est discriminatoire et exprime un respect insuffisant pour d’autres formes de vie», pouvait-on lire alors. Ainsi, la France pourrait rejoindre la liste des pays européens qui autorisent déjà la PMA à toutes les femmes : la Finlande, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et la Croatie.

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PMA pour toutes, nouveau débat national ?

L’annonce de Marlène Schiappa en septembre a remis ce débat sur la table. Charlie Hebdo en faisait sa Une, en publiant en couverture un dessin signé Riss. On peut y voir une caricature d’Emmanuel Macron, enceint d’un enfant, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre « PMA/GPA, il va faire des horreurs ». Ce qui avait provoqué une levée de boucliers des associations et militants LGBT .

Selon ses opposants, l’ouverture de la PMA entraînerait forcément celle de la GPA. C’est d’ailleurs l’un des arguments repris par Gérard Biard, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo dans son édito au vitriol contre ces pratiques : «Comment imaginer un instant que les couples masculins ne diront pas : et nous ?». La France serait donc «obligée» de libéraliser la GPA «avec son cortège de ventres-pondeurs, de parents-consommateurs et d’enfants-produits», s’insurge-t-il.

« La procréation n’est pas un droit mais une fonction biologique, poursuit-il, on peut décider ou non de s’en servir on peut traiter médicalement ses dysfonctions éventuelles ou y pallier, mais l’exiger au nom de la « justice sociale » comme le revendique Marlène Schiappa est parfaite- ment absurde. Sauf à considérer qu’il y a bien un « droit à l’enfant » ou plutôt un droit à produire un enfant et que l’on veut absolument quel qu’en soit le prix promouvoir une société où un gosse, c’est comme une Rolex, si on n’en pas un à 40 ans, on a raté sa vie. »

Dans le Figaro, la sociologue Nathalie Heinich avait également alimenté le débat.
« En ce qui me concerne, j’ai toujours voté à gauche, ma seule religion est l’attachement à la laïcité, et je n’ai aucune passion pour l’institution familiale. Or c’est au nom de mes convictions, et non pas contre elles, que j’estime que ce qui est prioritaire aujourd’hui dans la défense des plus faibles en Occident, ce n’est pas tant la lutte contre les discriminations homophobes (qui a, heureusement, largement porté ses fruits, en tout cas sur le plan juridique), mais plutôt la défense des enfants nés ou à naître, et des femmes que la pauvreté pousse à faire de la gestation un service payant. C’est cela pour moi, le combat progressiste. »

Enfin, pour le philosophe Michel Onfray, cette proposition (d’ouvrir la PMA à toutes les femmes) repose sur une «fiction idéologique», sur l’idée fausse que «la nature n’existe pas et que tout est culture: qu’il n’y pas de sexe, pas d’homme, de femme, d’hormone femelle, d’hormane mâle, que les testicules et les ovaires n’existent pas non plus.». «Au nom de l’égalité, nous allons vers la prolétarisation des utérus des femmes les plus pauvres», conclut-il. (source Michel Onfray TV)

« Les fachos sont de retour »

Avec cette nouvelle campagne de la Manif pour tous, le dossier GPA pour toutes prend une nouvelle dimension, le mouvement cherche évidemment à choquer les esprits et à marquer des points du côté des milieux conservateurs voire ultra. Pour le député PS Luc Carvounas , interviewé par Europe1, «Les fachos sont de retour» . «Avec l’outrance que l’on connaît. Vous savez au moment du mariage pour tous, qu’est-ce que j’ai eu dans la tête, dans la tronche, par la fachosphère parce que je suis homosexuel. Donc là, recommencer à voir ce genre de choses… Ça suffit quoi!». «On donne caution à ces gens-là et ils alimentent la fachosphère. Ça suffit ! Pour le coup, (Marlène) Schiappa, elle a raison de demander le retrait de ce type d’affiches», a-t-il ajouté.

 «Pour des gens qui prétendent défendre l’intérêt des enfants, c’est assez cocasse cette manière comparer ceux qui sont nés par FIV à une ratatouille OGM », a pour sa part commen- té dans son coup de patte, la journaliste-chroniqueuse Nadia Daam, également sur Europe 1. «Ça vaut aussi pour les 2,5 millions de petits Français qui vivent dans une famille monopa-rentale. C’est le cas de ma fille qui a été ravie d’apprendre qu’elle était une carotte et qui a refusé de manger sa soupe hier soir en prétextant que ce serait du cannibalisme. »

10 oct 2017

http://information.tv5monde.com/

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09 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

familles (tv5 monde)

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C’tait l’bon temps! Un papa, une maman et un chou!

Mamans ou papas solo, couples homo : les enfants des « nouvelles » familles se portent bien selon une étude anglaise

Un papa ou une maman, ou alors deux papas ou deux mamans etc etc… Le modèle dit de la famille nucléaire a explosé ces dernières années dans les pays occidentaux. Et les enfants dans tout ça ? Ils vont bien merci ! Comme le démontrent ces études menées par la professeure Susan Golombok à l’Université de Cambridge. De quoi tordre le cou à certains préjugés.

La liste est longue. Familles monoparentales par choix, couples de même sexe, maternité de substitution, parents transgenres ou encore procréation médicalement assistée. Ces exemples de nouvelles structures familiales qui se répandent en Occident depuis les années 1970 se distinguent de la famille nucléaire, définie par la présence d’un père, d’une mère et de leur(s) enfant(s).

Depuis plusieurs années, les recherches menées par la professeure Susan Golombok, direc- trice du Centre for Family Research de l’Université de Cambridge, sont pionnières en la matière et jouissent d’une reconnaissance internationale. «De nombreuses personnes pensent que plus un modèle familial dévie de la norme, plus l’impact sur l’enfant sera négatif, explique la psychologue. Cette opinion est basée sur des préjugés. Le besoin de résultats empiriques est crucial pour être au clair avec ces situations.»

Invitée par les organisateurs du 15e Congrès de la Société suisse de psychologie, Susan Golombok s’exprimait lundi 5 septembre sur le résultat de ses recherches dans le cadre d’une conférence publique à l’Université de Lausanne. «La qualité des relations interpersonnelles au sein d’une famille est plus importante pour le développement d’un enfant que la structure dans laquelle il grandit.» Une qualité notamment définie à la lumière de l’implication émotionnelle, d’une présence chaleureuse et d’une bonne communication.

La guerre aux idées reçues

Des études longitudinales menées sur plusieurs années ont permis de montrer que ces nou- veaux modèles familiaux n’étaient ni dysfonctionnels, ni sources de problèmes psychologiques chez l’enfant. Un constat qui tord le cou à plusieurs préjugés, à commencer par l’impact sur l’orientation sexuelle.

«Dans une de nos recherches, plus de 90% d’enfants de parents homosexuels s’identifiaient comme hétérosexuels à l’âge adulte, explique Susan Golombok. De plus, cet environnement n’exacerbe pas forcément la masculinité chez une fille ou à l’inverse la féminité chez un garçon.»

Non seulement les formes de familles contemporaines se portent bien, mais parfois mieux. «La forte volonté des parents à avoir des enfants peut expliquer la qualité élevée de leur rapport. L’enfant se sent désiré et valorisé, ce qui influence son développement de manière positive.»

Un constat qui gagne à être connu alors que la stigmatisation continue d’exister, bien que celle-ci soit moins courante qu’auparavant. «Les gens ont souvent peur de ce qu’ils ne con- naissent pas ou de ce qui n’entre pas dans la norme. Mais il suffit parfois qu’un individu soit concerné par le sujet pour qu’il change d’avis. Par ailleurs, plus la réalité de ces familles non traditionnelles sera portée à la connaissance du grand public, plus elle aura des chances d’être acceptée.»

Frontières brouillées

Le discours selon lequel la famille nucléaire disparaîtra n’a aucun fondement selon la cher- cheuse. «La famille dont les parents sont mariés ou non reste le modèle le plus courant.»

Dans le vaste imbroglio formé par de nouvelles configurations, quelle définition de la famille prévaut ? «Difficile d’en donner une, admet la psychologue. Quand on leur pose la question, certains enfants incluent dans leur réponse des personnes avec qui ils n’ont pas de lien génétique. C’est une notion variable et personnelle.»

Un discours globalement optimiste qu’elle n’hésite pas à teinter de prudence à l’heure où la cellule familiale a tendance à s’élargir. «A l’inverse du Royaume-Uni, les Etats-Unis ne limitent pas le nombre d’enfants conçus par donneur. Cela signifie qu’un enfant peut se retrouver avec des dizaines de demi-frères ou demi-sœurs. Dans ces cas de figure, il faut penser à eux: pour certains, la découverte du nombre peut constituer un choc. De plus, le père biologique ne voudra peut-être pas tous les rencontrer.»

Une généalogie transfigurée qui pourrait se révéler être un véritable casse-tête juridique et génétique. «Les nouvelles technologies permettent de petits miracles mais elles doivent être appliquées dans un cadre contrôlé pour éviter les dérives.»

Responsabiliser l’école et l’Etat

Le visage de la famille nucléaire n’occupe plus une place exclusive au sein des représenta- tions. Dans l’espace public ou à l’école, les familles non traditionnelles gagnent progressive- ment en visibilité. «L’école a pour rôle l’éducation et doit faire en sorte que tous les enfants se sentent égaux, notamment à travers des discussions ouvertes. Dans les lieux publics, j’ai le sentiment que les illustrations se diversifient de plus en plus», relève la chercheuse.

Ses études sont également un moyen de faire pression sur les lois. «Le sujet des familles porte un enjeu fondamentalement politique. Il est injuste de constater que des enfants ne sont pas protégés juridiquement. Les lois doivent s’adapter et correspondre à la réalité», estime Susan Golombok.

La famille suisse reste traditionnelle

Selon des chiffres de l’OFS parus en avril 2017, les couples avec des enfants sont mariés dans trois quarts des cas. Les couples homosexuels avec des enfants représentent moins de 3% du paysage familial. Des configurations qui dépendent de lois plus restrictives.

En termes de procréation médicalement assistée par exemple, la Suisse occupe une place moins libérale que le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord. Les mères porteuses, les dons d’ovocytes et d’embryons sont encore interdits, ce qui pousse certains couples à se rendre à l’étranger pour procréer, alimentant ainsi un tourisme médical controversé. Les dons de sperme sont quant à eux autorisés et réservés aux couples mariés, à condition qu’un donneur ne puisse pas être le père biologique de plus de huit enfants.

La pluralisation de la notion de famille s’accompagne de subjectivité et d’une certaine évanes- cence. Si les enfants se portent bien dans les modèles non traditionnels, est-ce que cela signifie qu’il n’y a pas de limites? «Ces questions restent ouvertes, conclut Susan Golombok. D’autres modèles émergeront et il sera intéressant de voir grandir les prochains enfants dont ils sont issus et de les analyser en tant que parents.»

En France le nombre de familles monoparentales a presque doublé depuis 1990
La composition des familles avec au moins un enfant mineur a évolué. En 2013, 6,2 millions sont constituées autour d’un couple ; elles étaient 6,3 millions dans ce cas en 1999 et 6,7  millions en 1990. Cette diminution est due essentiellement à la hausse des séparations. Le nombre de familles monoparentales avec enfants mineurs, lui, ne cesse de croître régulière- ment : 1,8 million en 2013, contre à peine 1,3 million en 1999 et un million en 1990 (soit + 87 % en 23 ans). La part des familles monoparentales est ainsi passée de 12 % en 1990 à 17 % en 1999 pour atteindre 22 % en 2013. (Source rapport Insee publié le 3 septembre 2017)

 Site du Temps

09 oct 2017 Alexia Nichele (Le Temps.ch)

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30 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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PMA : et si les médias arrêtaient de faire le jeu de La Manif pour tous?

Comme le gouvernement promet d’ouvrir la PMA aux lesbiennes et aux célibataires, le sujet s’invite aux 20h. Mais pour Alice Coffin, les médias tronquent bien souvent le débat et font le jeu de La Manif pour tous.

C’est la deuxième fois en cinq ans que de nombreux médias choisissent de laisser la parole aux pourvoyeurs de fake news que sont les représentants de La Manif pour tous et leurs alliés. J’observe depuis 15 jours la façon dont de nombreuses émissions traitent de la PMA, et c’est une catastrophe journalistique. Si, à l’époque les journalistes pouvaient prétendre que ces questions leur tombaient dessus, cette fois ils, elles, devraient être au fait de ces sujets et des conséquences qu’il y a à mal les traiter. Or, les mêmes erreurs sont commises aujourd’hui à propos de la PMA, alors qu’on connaît les dégâts provoqués il y a 5 ans : hausse des agres- sions homophobes, des discriminations dans les entreprises, dans la sphère familiale, etc.

Il y a pourtant quelques points simples à respecter pour améliorer le traitement journalistique.

1 – Donner la parole aux concernées

C’est un problème général, qui ne concerne pas seulement le débat autour de la PMA. Beaucoup de minorités sont désarmées face à cet enjeu de représentation. Dans les médias, on parle de migrations sans migrants, on discute de racisme entre blancs, etc. Pourtant, les premiers concernés sont les plus à même d’en parler. Ils, elles, ne livrent pas seulement un vécu ou un témoignage, mais une expertise. Pour la PMA, nous lesbiennes connaissons les enjeux du débat et avons expérimenté les limites de la loi actuelle. Nous avons donc légitimité à en parler.

Aujourd’hui, sur les plateaux de télévision, les premiers invités sont La Manif pour tous avec, en face, le gouvernement. Comme si les membres du gouvernement étaient des représentants LGBT. C’est ce qu’a par exemple fait C’est l’Hebdo  (France 5), en invitant Ludovine de La Rochère (présidente de La Manif pour tous) et Christophe Castaner (porte-parole du gouvernement). Même constat pour les émission 28 minutes (Arte), Le Qui vive (Europe1) qui pour parler de PMA convie des opposant.e.s mais pas de lesbiennes pour les contrer.

Ne pas inviter de lesbiennes sur un plateau lorsqu’on discute de PMA c’est déjà manifester un choix politique. Et je ne parle pas forcément de représentantes associatives. Il faut aussi inviter des gens qui ont vécu la chose, pour porter un point de vue fort et étayé. Je l’ai expérimenté directement lorsque j’ai débattu face à Eugénie Bastié et Natacha Polony, sur le plateau de LCI, le 13 septembre dernier. Un vis-à-vis assez costaud donc. Le fait que je sois moi présente et que je leur dise, en face, “Je vous parle en tant que lesbienne” a changé la donne. Dans ces circonstances, le camp adverse ne peut pas se permettre de balancer autant de propos discri- minatoires, vexants ou même erronés. C’est aussi pour cela qu’il est si important que davan- tage de personnalités publiques parlent en tant que lesbiennes, fassent leur coming out, cela fait une différence, sur les plateaux, à l’Assemblée nationale, en comité d’entreprise, partout.

2 – Ne pas tomber dans la confusion PMA = GPA

La GPA (Gestation Pour Autrui) a été introduite dans le débat par La Manif pour tous. Tous leurs slogans sont là dessus. Elle n’a jamais été au programme du gouvernement, n’a rien à faire dans le débat. Et pourtant, la GPA resurgit inévitablement, hier, avec le mariage pour tous et aujourd’hui avec la PMA.

Bien sûr qu’il pourrait être tout à fait intéressant de discuter de la GPA, mais pas dans ce cadre là. Lorsqu’on parle de GPA actuellement dans les médias, c’est uniquement pour contrer la PMA. Introduire cette question dans une discussion en plateau lorsqu’on est journaliste, c’est donc là encore, prendre position. Alors quand Charlie Hebdo et d’autres reprennent ce PMA = GPA, c’est comme s’ils remettaient 10 balles dans le jukebox lesbophobe pour le faire chanter à nouveau.

Lorsque je suis sur les plateaux ou en interview, je refuse de répondre aux questions sur la GPA. Sur le plateau de LCI, le présentateur m’a posé deux fois la question au cours du débat. Poser la question, comme y répondre, c’est faire le jeu de La Manif pour tous. Passer du temps à recentrer le débat, c’est en perdre pour défendre la PMA, pour expliquer que la réserver aux seules femmes qui ont le projet d’avoir un enfant avec un homme est discriminant ; qu’elle pourrait changer la vie de milliers de femmes ; qu’il faut repenser la notion de famille ; qu’il faut parler de la situation d’autres pays sur cette question. Mais il est impossible d’introduire tous ces sujets, puisqu’on ne parle que de GPA.

3 – Ne pas reprendre tels quels des slogans et des communiqués de presse de La Manif pour tous

Je ne dis pas que ces journalistes ont un parti pris lesbophobe, je pointe juste la capacité de La Manif pour tous à les manipuler, là, où, sur d’autres sujets elles et ils seraient beaucoup plus vigilant.e.s. Les représentant.e.s de La Manif pour tous sont des spécialistes des fake news. Comment peut-on continuer à convier des personnes dont on sait pertinemment qu’elles vont proférer des contre-vérités à l’antenne? De nombreuses émissions les invitent ou les citent en titres de leurs articles, pour faire du clic, de l’audience. C’est irresponsable.

Quand certains articles au sujet de la PMA, comme ceux de RTL ou du Huffington Post sont repris tels quels sur le compte twitter de La Manif pour tous, cela devrait interroger. Trop sou- vent, on retrouve mot pour mot les slogans, le lexique, les expressions toutes faites qui ne veulent rien dire type “PMA sans père”, sous la plume des journalistes. Comme sur tout autre sujet, le boulot devrait être d’abord d’observer un sens critique envers les éléments de communication.

4 – En finir avec l’invisibilité des lesbiennes

Souvent, pour leur défense, les journalistes me disent “non mais je voudrais bien inviter des lesbiennes, mais je n’en connais pas”. Et bien, il faut davantage bosser alors. Parce qu’il suffit de se pencher deux minutes sur le sujet de la PMA pour récolter de nombreux textes signés par des militantes, des expertes, super aguerries et très à même de porter cette parole. Par ailleurs, cela me semble faire partie du boulot de journaliste de prendre le temps de chercher les sources pertinentes sur un sujet.

Au delà des personnes, le mot “lesbienne” lui-même est si peu utilisé dans les médias, comme dans la sphère publique d’ailleurs. Même à la sortie du film La vie d’Adèle, on parlait de “romance”, de “femmes”, mais pas de lesbiennes. Ce qui n’est pas dit n’existe pas. Exemple, avec le mot lesbophobie. Ne pas employer le terme lesbophobie implique que les moyens qui devraient être mis en place pour combattre cette oppression spécifique ne le sont pas. Il y a évidemment et heureusement des exceptions.

Alice Coffin, est co-présidente de l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bi-e-s, trans (AJL). Ce texte est le verbatim d’un entretien téléphonique réalisé le vendredi 22 septembre 2017. Propos recueillis par Inès Belgacem.

Relire

Informer sans discriminer, en finir avec l’invisibilité des lesbiennes

26 Septembre 2017

https://www.streetpress.com/

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19 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (npa)

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PMA : Qu’attendre d’un gouvernement peuplé d’homophobes?

Mardi 12 septembre, Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes a annoncé que dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, le gouvernement permettrait l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Depuis le 12 septembre, les membres du gouvernement à commencer par Schiappa elle-même, n’ont cessé de relativiser, voire de démentir cette annonce.

Que pouvons-nous réellement attendre du gouvernement Macron ?

La procréation médicalement assistée ouverte à toutes, c’était une des promesses du mandat Hollande. La promesse de campagne qui faisait un package avec le mariage pour touTEs. La PMA est ouverte à toutes les femmes (c’est-à-dire les femmes en couple mais aussi les femmes célibataires) dans plusieurs pays qui entourent la France : Belgique, Espagne, Grande-Bretagne.

La longue attente 

C’est aussi pour les lesbiennes le moyen le plus efficace d’avoir un enfant puisque l’adoption est un parcours du combattant pour les couples homosexuels d’hommes comme de femmes. Mais c’est un moyen très coûteux : pour procéder à une PMA en Belgique pour un couple de femmes françaises, il faudra coûter au bas mot 10 000 euros.

Cette promesse a vite été jetée à la poubelle, ou plutôt reportée aux calendes grecques et à un avis du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Il faut noter que la PMA est déjà ouverte en France aux couples hétérosexuels avec des problèmes de fertilité. Le CCNE, après quatre ans d’attente, s’est prononcée le 15 juin en faveur de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Une des promesses d’Emmanuel Macron était donc l’ouverture de la PMA aux lesbiennes et femmes seules… mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

Encore une histoire de cousins

Dans la logique des choses, Marlène Schiappa a annoncé cette ouverture pour 2018, dans le cadre de la révision de la loi de la bioéthique piloté par le CCNE (toujours), mais depuis c’est le rétropédalage de la part du gouvernement.

Le vernis gayfriendly ne suffit pas quand on nomme des ministres homophobes, et la polémique n’a cessé d’enfler. Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a ainsi déclaré sur LCI dimanche 17 septembre qu’il craignait « que l’on se retrouve tous cousins ». Décidément cette histoire de cousins…

On rappelle à toute fin utile que le mariage entre cousins est une pratique courante de la noblesse, mais aussi de la bourgeoisie catholique (Christine Boutin en sait quelque chose). Et Collomb poursuit en déclarant que pour lui le problème c’est de « vaincre le chôma- ge », pas de s’attaquer à des problèmes « civilisationnels ». Il y a de quoi rire (jaune) quand on sait que le gouvernement est en train de tenter de détruire le Code du travail et de généraliser la précarité et la pauvreté. Depuis la ministre s’est rétractée : ce n’est pas la priorité du gouvernement. Peut-être en 2019…

Des enfants pour touTEs ou plus d’enfants du tout

À force, on commence à avoir l’habitude de se faire balader avec la PMA, mais aujourd’hui il nous faut constater que sur ce type d’agenda ce sont les réactionnaires qui réussissent à imposer le rapport de forces.

Il est temps que la peur change de camp, et donc de reprendre la rue massivement : demain dans la rue contre les ordonnances Macron, mais sans délaisser le combat pour la PMA et pour un vrai changement de société.

Mimosa Effe Mardi 19 septembre 2017

https://npa2009.org/

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