Archive | LGBT

17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rennes fiertés (le télégramme)

drapeau_gay_breton
.

Rennes. 4 000 personnes à la Marche des Fiertés
.
Samedi, la 25e édition de la Gay Pride a réuni environ 4 000 personnes dans les rues du centre-ville de Rennes.

Initiée par le centre gay, lesbien, bi et trans (CLGBT), cette nouvelle Marche des fiertés était cette année organisée sur le thème : « Une famille pour toutes et tous ! ». « On veut mettre en avant la famille dans tous ses formats. Ce qui compte c’est l’amour inconditionnel que l’on se porte. Dans ce cadre nous réclamons toujours la PMA et nous espérons que les promesses faites vont enfin se concrétiser par des actes », explique la présidente du CLGBT de Rennes Selène Tonon.

Satisfaite de cette nouvelle mobilisation, la présidente a également salué le travail de commu-nication fait notamment par Kéolis, la société en charge des transports en commun, après son refus, dans un premier temps, de faire de la publicité pour la Marche des fiertés au nom de sa « neutralité ». Un « malentendu » effacé donc : « nous avons eu un visuel dans tous les bus, les stations de métro pendant toute la semaine ».

Parti de l’esplanade Charles De Gaulle, où un village associatif était implanté à cette occasion, le cortège festif et coloré a rejoint la place de la mairie avant de revenir à son point de départ au rythme de la musique de différents DJ.

16 juin 2018

.
 https://www.letelegramme.fr/

lgbt

Lire la suite

12 juin 2018 ~ 0 Commentaire

transphobie (cnrs)

transphobie

Comment lutter contre la transphobie à l’école?

L’expérience transidentitaire, le sentiment de ne pas être du genre assigné à la naissance, peut apparaître à tous les âges, même à l’école. Le monde scolaire n’est pas encore prêt. C’est ce que nous explique le sociologue Arnaud Alessandrin, qui livre les premiers résultats d’une étude en cours sur la santé des mineurs LGBTI scolarisés.

Isolement, craintes ressenties au moment d’accéder aux espaces genrés dans l’enceinte de l’école (toilettes, vestiaires), absentéisme…

Les conséquences de la transphobie à l’école sont nombreuses et marquent profondément la vie des individus concernés. Bien que nous ayons spontanément tendance à associer les transidentités à l’âge adulte, les enquêtes étrangères comme celles d’Annie Pullen Sansfaçon 1 ont su mettre en avant l’existence et les spécificités des enfants « gender variants » ou « gender creativ », c’est-à-dire qui s’éloignent légèrement ou bien complètement, durablement ou bien momentanément, des normes de genre en vigueur. L’expérience transidentitaire, le sentiment de ne pas être du genre assigné à la naissance, peut donc apparaître à tous les âges2.

Depuis 2014, ces questions sont progressivement abordées en France.

Les témoignages, notamment sur Internet, se font de plus en plus nombreux. Toutefois, même si l’on compte quelques travaux associatifs, la recherche sur l’expérience des mineurs trans ou gender variant reste peu développée en France et se concentre surtout autour d’enquêtes et de recueil de données qualitatives3. Il faut attendre 2017, lorsqu’une équipe de recherche4 – à laquelle je participe – s’est penchée plus spécifiquement sur la santé scolaire des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuel.le.s, trans et intersexes), pour voir se dessiner des tendan-ces statistiques sur la question des mineurs trans.

Le collège, particulièrement anxiogène

Les chiffres de cette enquête sont sans appel. Sur 1 059 répondant.e.s au total, nous avons pu créer une strate de 217 jeunes personnes trans scolarisé.e.s. Ces résultats laissent premiè- rement apparaître des éléments relatifs à la solitude de ces jeunes : si  seulement» 46 % des gays et des lesbiennes rapportent ne pas être parvenu.e.s à parler de leur homosexualité durant leur scolarité, ce pourcentage monte à 76 % pour les jeunes s’étant autodéfinis comme trans ou non binaires.

Deuxièmement, les témoignages des jeunes donnent à voir un haut niveau d’appréhension face à l’école (qu’il s’agisse des pairs ou de l’institution) 

L’expérience scolaire est perçue comme « mauvaise » ou « très mauvaise » pour 72 % des jeunes trans. Et si l’on considère aussi les jeunes intersexes, cette mauvaise expérience sco- laire est présente chez 78 % d’entre eux. Enfin, le collège est pointé comme la temporalité la plus anxiogène pour ces jeunes. Le verbatim de l’enquête permet de distinguer différents fac- teurs explicatifs.

L’importance que revêtent les catégories genrées entre pairs au collège

Les transformations corporelles qui imposent des modifications physiques non désirées (règles, poils, mue…), une absence relative de « mots pour se dire » (ce qui semble moins vrai à la fin du collège et au lycée grâce l’accès à l’Internet et aux associations) ainsi qu’une non-prise en compte, ou une mauvaise prise en charge, des problématiques de ces élèves par l’institution. Notons pour finir le rôle non négligeable des programmes scolaires qui, en abor- dant les questions trans et intersexes, véhiculent aussi les représentations pathologisantes et prioritairement médicales de ces identités.

Accompagner et sensibiliser

Si la France est très en retard en ce domaine, d’autres pays comme le Canada proposent des guides et des solutions pratiques pour accueillir et accompagner les demandes de ces jeunes, sans les nier ni les psychiatriser5. Faciliter le changement de prénom sur les dossiers adminis-tratifs, accompagner les demandes médicales sans psychiatriser d’emblée les parcours, former les encadrant.e.s et sensibiliser les autres élèves : autant de petites mesures qui augmentent grandement la participation scolaire des jeunes trans.

Si ces bonnes pratiques sont en direction des établissements, d’autres institutions peuvent être interpellées.

La famille tout d’abord, qui joue un rôle prépondérant dans le bien-être des enfants trans. C’est ce que note par exemple Diane Ehrensaft dans une typologie6 qui différencie des famil- les qu’elle nomme « transphobic », « transformers » ou « transporting ». Dans le premier cas, la chercheuse souligne des figures familiales qui rejettent violemment l’idée d’une transition et d’une non-conformité de genre d’un.e enfant. Le second cas de figure regroupe des familles ou des membres « aidants » qui accompagnent pleinement la transformation de l’enfant. Le troisième groupe développe des stratégies de bricolage entre « aide » et « déni », notamment en déplaçant les prises de décision et les accompagnements à des aidants extérieurs.

Une autre thérapeutique, dite « acceptante »7, suggère que les identités de genre trans ne sont pas des pathologies (dans le cas des enfants comme dans celui des adultes, d’ailleurs).

Dans cette perspective, des propositions de suivis hormonaux sont notamment conseillées et de nettes améliorations sur le plan du bien-être psychologique ou de la participation scolaire se font alors sentir. C’est pourquoi il convient de convoquer pareillement les institutions de santé qui, aujourd’hui en France, sont encore très réticentes à accompagner les mineurs vers la prise de bloquants hormonaux afin de ne pas les confronter aux effets secondaires de la sexuation et de les protéger des discriminations.

Cette opposition des mondes scolaires et médicaux à une meilleure prise en compte des demandes transidentitaires montre à nouveau les difficultés qu’il y a à dessaisir la question trans des cadres de la maladie mentale.

07.06.2018 Arnaud Alessandrin
.

Les points de vue, les opinions et les analyses publiés dans cette rubrique n’engagent que leur auteur. Ils ne sauraient constituer une quelconque position du CNRS.

transph

À lire : Sociologie des transidentités, Arnaud Alessandrin, Le Cavalier bleu, mars 2018, 144 p., 20 € « La transphobie en France : insuffisance du droit et expériences de discrimination », A. Alessandrin, Cahiers du Genre, 2016 , vol. 60 (1): 193-212.

Lire aussi:

Combien y a-t-il de sexes ?

Lire la suite

11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rennes lgbti (ifa )

lgbt

Mardi 12 juin 18h30 La militance LGBT aux Etats-Unis 

Conférence

La reconnaissance politique des revendications homosexuelles s’est traduite par une profes-sionnalisation du mouvement et non par une mobilisation plus forte de la base. L’institution-nalisation de la militance LGBT a donc coïncidé avec la disparition de la revendication sexuelle. Guillaume Marche démontre que la place plus ou moins importante de la sexualité dans les objectifs et les formes d’action joue un rôle déterminant dans l’implication des acteurs sociaux.

Guillaume Marche est Professeur de Civilisation américaine à l’Université Paris-Est  Créteil. Il est l’auteur de La militance LGBT aux États-Unis. Sexualité et subjectivité.

https://ifa-rennes.org/

Lire la suite

29 mai 2018 ~ 0 Commentaire

mélenchon en russie (essf)

urss

Militants de gauche, syndicalistes, partisans des droits humains et de la solidarité internationale, nous ne sommes naturellement pas représentés par E. Macron. Quelques semaines avant son voyage en Russie, J.L. Mélenchon s’est lui aussi rendu en Russie, avec par contre quelques prétentions à représenter, sinon « la gauche », du moins « le peuple », voire même « l’unité populaire ». Dans ce texte nous abordons les graves problèmes politiques posés par ce voyage et ce qu’il révèle en creux : l’urgence d’un véritable internationalisme.

Les vrais opposants de Poutine

La visite de J.L. Mélenchon en Russie n’a pas comporté de réception officielle par les dirigeants de l’État mais elle faisait suite à la réélection de Vladimir Poutine aux élections présidentielles du 18 mars dernier. Rappelons que dans ces « élections » sur mesure, toute candidature réellement oppositionnelle avait été écartée, en particulier celle du libéral « anti-corruption » Alexeï Navalny.

Seule la candidature de Ksenia Sobtchak, fille de l’oligarque qui fut le mentor de V. Poutine, passait pour franchement « oppositionnelle » ; elle avait surtout pour particularité d’être la première candidature féminine à ce poste et a officiellement obtenu 1,6% des suffrages exprimés. Pendant la campagne électorale, c’est-à-dire la campagne d’État pour Poutine, une « affaire » a été lancée par le FSB et médiatisée, celle du « Réseau » ou « communauté terroriste » censé avoir été défait dans la ville de Penza. Il s’agit d’un groupe de jeunes se définissant politiquement comme «antifas» (antifascistes), ce qui en Russie signifie combattant à la fois l’extrême-droite et la soi-disant gauche nationaliste à symboles staliniens et fascistes souvent mêlés.

Ils s’appellent Dmitry Pchelintsev, Andrey Chernov, Vasiliy Kuksov, Arman Sagynbaev, Ilya Shaburskiy, Viktor Filinkov, Yuliy Bolarchinov, Igor Shishkin, Egor Zorin. Ils ont moins de 25 ans et ont été torturés longuement, de façon à inventer un complot contre la sûreté de l’État, qui serait d’inspiration anarchiste.

Le complot est fictif, la question politique est réelle : des milliers de jeunes en Russie ne peuvent que détester l’État, qui, dans l’histoire, sous forme tsariste, «soviétique» et maintenant poutinienne, a toujours représenté répression et forfaiture. Ce qu’ils disent et ressentent rejoint le sentiment de millions qui n’ont pas voté aux présidentielles. Dans la tradition de l’Okhrana et du KGB, le pouvoir invente des complots de peur d’avoir affaire un jour non à un complot, mais à une protestation démocratique massive pour la liberté.

Électrodes, coups, suspension, gaz dans la bouche, menaces de « destruction de ton rectum » en prison, ces récits attestés et sordides ont aussi pour signification la propagation, dans les structures policières, de méthodes qui existaient déjà, mais plus localisées : dans certains camps pour droits communs, certaines casernes, et, massivement, dans la satrapie concédée à l’islamisto-poutinien collabo, et âme damnée de V. Poutine, Kadyrov, en Tchétchénie, connu pour la chasse aux homosexuels. On ne peut pas ne pas évoquer ici l’encadrement de l’armée décomposée de Bachar el Assad en Syrie par l’armée russe, la Syrie où la torture et le viol sont au fondement de la domination de l’État. L’emploi significatif de ces méthodes contre un groupe de jeunes en fait inoffensifs, dans une ville provinciale russe, est un développement qui, avant même le scrutin présidentiel, marque le franchissement d’un seuil. Elle produit aussi de fortes protestations et mobilisations démocratiques et juridiques en Russie.

Ces méthodes ont aussi marqué les suites de l’annexion de la Crimée, en 2014. C’est alors qu’étaient kidnappés vers la Russie le célèbre réalisateur de cinéma Oleg Sentsov et le militant anarchiste populaire dans la région, Alexandre Koltchenko, pour un complot nationaliste ukrainien fabriqué de toutes pièces. Le premier a été condamné à 20 ans de camp à régime sévère, le second à 10 ans. 64 arrestations arbitraires connues d’ukrainiens, dont près de 50 Tatars de Crimée, ont eu lieu depuis. Oleg Sentsov, depuis le 14 mai 2018, a engagé une grève de la faim. Un autre prisonnier politique ukrainien, Volodomyr Baloukh, est en grève de la faim depuis le 19 mars déjà. Tous deux sont en danger de mort, Sentsov, malade, est en colonie à régime sévère sur le cercle polaire.

La revendication lancée par Sentsov est : libération des 64 prisonniers politiques ukrainiens  détenus en Russie.

Voila les opposants en Russie : jeunesse combattant pour la liberté, antifas, anarchistes, ukrainiens et défenseurs de l’indépendance ukrainienne (comme il a existé en Grande-Bretagne des défenseurs de l’indépendance irlandaise, ou en France des défenseurs de l’indépendance algérienne), sans oublier la force importante des syndicats indépendants, à ne pas confondre avec les syndicats officiels qui s’intitulent « indépendants ».

J.L. Mélenchon et S. Oudaltsov

Revenons maintenant à J.L. Mélenchon. En compagnie de son spécialiste des « questions géopolitiques » et officier de réserve de l’armée française, Djorge Kuzmanovic, il dit s’être aussi rendu en Russie pour rencontrer « l’opposition ». Il a rencontré Serguéï Oudaltsov, dirigeant du « Front de Gauche » russe. Issu des courants « national-bolchevik », ce qu’il convient de traduire en français par « rouges-bruns », S. Oudaltsov a pris part aux manifestations de 2011 suivant la réélection de Poutine, aux côtés du libéral « anti-corruption » A. Navalny, et a été emprisonné. Pour les présidentielles de 2018 il a soutenu le candidat du KPRF, la principale organisation continuatrice de l’ancien PCUS et « opposition  » préférée de V. Poutine, qui lui a concédé cette fois-ci 11% des suffrages exprimés. Avec le KPRF, nous sommes dans un univers qui n’a rien à voir avec le mouvement ouvrier et donc rien à voir avec le quotidien de milliers de militants de culture communiste en France que les mots en commun ne doivent pas tromper. Rien de syndical, pas de grèves, pas de lutte contre les patrons et l’État, mais un réseau clientéliste, des potentats locaux, des liens policiers, des patrons de kolkhozes privatisés, la xénophobie, le machisme, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie.

Oudaltsov s’est réellement opposé à Poutine en 2011-2012, mais son évolution politique, en cohérence avec ses origines politiques, l’a conduit à soutenir vigoureusement sa politique étrangère en Ukraine et en Syrie. C’est là une pierre de touche. L’ »opposition » que veut Poutine et dont il a besoin dans certaines limites, est une « opposition » solidaire avec lui sur les intérêts fondamentaux de l’État, et particulièrement du cœur militaro-policier de l’État.

Alors, J.L. Mélenchon peut dire « Ils ne pourront pas dire que je suis pro-Poutine, je suis venu voir mon ami [qu’il n’avait en fait jamais vu] opposant au président russe. » Opposant de sa majesté, qui (tant mieux pour lui) peut s’exprimer pendant que les jeunes de Penza sont torturés, sur ces derniers, pas un mot. J.L. Mélenchon n’avait aucun intérêt politique à quémander une réception de Poutine, et réciproquement. Le pouvoir russe a le plus grand sens du protocole officieux. Il fait recevoir Marine Le Pen par le président de la Douma, il autorise J.L. Mélenchon (escorté de D. Kuzmanovic arborant une croix de Saint-George, vieille décoration tsariste bannie en 1917, rétablie en 1943 et symbolisant aujourd’hui l’occupation du Donbass) à défiler quelques centaines de mètres derrière lui-même (et derrière B. Netanyahou !) dans le cadre du « défilé patriotique ».

L’union sacrée, ou les quatre rendez-vous moscovites de J.L. Mélenchon

J.L. Mélenchon explique avoir fait plusieurs rencontres significatives lors de ce voyage. Comme on ne fera croire à personne que, même s’il fut convenu de ne pas faire de réception officielle, celui-ci n’a pas été coorganisé avec les « organes », elles donnent donc le contenu politique du séjour.

Premièrement, rencontre avec le « peuple russe ». Celle-ci a consisté dans la marche des Immortels, initiative venue d’en-bas mais dont l’État s’est rapidement emparé, en hommage aux morts de la guerre avec l’Allemagne hitlérienne. J.L. Mélenchon a déclaré que ce « patriotisme positif » pourrait inspirer des manifestations en France, ce qui fait penser à l’imposition de drapeaux tricolores aux manifestations «insoumises». (…)

Deuxièmement, ce fut la rencontre avec « l’opposition », c’est-à-dire avec S. Oudaltsov, dont nous avons déjà parlé.

Troisièmement, ce fut, juste après, une rencontre officielle avec une organisation politique française ayant une structure officielle parmi les Français de Moscou. France insoumise ? PCF ? Que nenni, il s’agit de LR, le parti de Laurent Wauquiez. Et il s’agit d’une section de LR très pro-Wauquiez, engagée dans une campagne anti-immigration combinée à une campagne « géopolitique » sur ce que l’on pourrait appeler, avec et sans ironie, la « ligne Kuzmanovic » : France éternelle, ayant une «politique arabe» non alignée sur Washington, puissante en Afrique, présente sur tous les océans. De même qu’Oudaltsov soutient la politique extérieure de Poutine, cette orientation «géopolitique» et diplomatique fournit la matière de l’union sacrée Mélenchon-LR … à Moscou.

Quatrièmement, la rencontre finale avec … le patronat, avec la Chambre de commerce franco-russe. C’est là que J.L. Mélenchon a délivré le discours final, résumé de l’orientation de son voyage : alliance franco-russe contre l’ « atlantisme », retour sur la non-vente des Mistral (négociée en 2008 par Sarkozy en contrepartie du soutien à l’occupation de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie puis annulée par Hollande en raison de la crise ukrainienne).

L’union sacrée avec LR et les patrons montre qu’il ne s’agit pas là d’une orientation «anti-impérialiste», mais du soutien à une ligne diplomatique que l’impérialisme français a toujours gardée comme option, qui passe un peu facilement pour «gaullienne» et qui est toujours en œuvre en Afrique sud-saharienne : celle de l’affirmation autonome de l’impérialisme français. (…)

Refonder l’internationalisme

Les adhérents de la France insoumise, nous les côtoyons tous les jours dans les luttes sociales et les manifestations. La plupart d’entre eux ne sont pas au courant et ne soutiennent pas, lorsqu’ils le sont, les faits exposés ici. Mais notre préoccupation n’est nullement l’édification de M.M. Mélenchon, Kuzmanovic et Kotarac. Notre préoccupation est la reconstitution, le plus rapidement possible, d’une représentation politique du monde du travail. Or, ceci est impossible sans une compréhension des réalités internationales. Plus : c’est impossible sans internationalisme réel.

Et l’internationalisme réel a aujourd’hui un ennemi mortel, le soi-disant « anti-impérialisme » campiste, responsable du plus grand déshonneur historique de la gauche : le refus de facto de toute mobilisation sérieuse en faveur du peuple syrien contre Bachar el Assad. Des questions similaires se posent avec les oppositionnels russes, avec l’Ukraine, ou encore avec le Venezuela. Comme si nous héritions du 20è siècle son partage du monde entre Staline et Washington, avec interdiction de défendre tout combat pour la liberté dans la zone de Staline, ceci ayant pris la forme du soi-disant « anti-impérialisme ». (…)

L’impérialisme russe est faible économiquement au niveau mondial, mais pas dans la région, et pour des raisons historiques qui tiennent principalement aux ravages causés partout par la peste stalinienne, il est fort politiquement et idéologiquement, et militairement. Son influence délétère est décelable sur tout le spectre politique contemporain. Il a besoin d’interventions militaires : ce furent la Tchétchénie, puis la Géorgie, puis l’Ukraine, et maintenant la Syrie où son intervention a une ampleur comparable à celle de l’impérialisme nord-américain en Irak en 2003, avec un recours aux bombardements des populations sans précédent depuis le Vietnam. Cette intervention, stratégiquement liée pour Poutine à la maîtrise de la Crimée et de la mer Noire, a été faite au compte de toutes les forces mondiales de conservation sociale, contre la révolution syrienne et les aspirations kurdes, et en même temps elle a conduit à accroître les rivalités entre impérialismes.

Aujourd’hui la « gauche » est aveugle. Quand Trump, Macron et May procèdent à des frappes réellement chirurgicales pour ne pas brusquer Poutine ni même Bachar tout en tentant de reprendre la main, elle s’imagine que « l’Occident bombarde la Syrie » depuis quelques semaines seulement. Quand Poutine bombarde massivement la Syrie, depuis des années, elle ne dit rien. La gauche « anti-impérialiste » et les « populistes » type Mélenchon sautent sur leurs chaises comme des cabris à propos des « sanctions » anti-russes, tout en se taisant sur les affrontements réels entre forces US et russes à Deir-es-Zor en Syrie (janvier 2018). Ignorance et hallucinations sévissent. Elles ont commencé avec l’Ukraine avec les fantasmes sur les « nazis ukrainiens » venant martyriser les « mineurs du Donbass », total délire étayé par un effroyable mixage de provocations, de crimes réels et de fakes, comme en Syrie.

Une rupture s’impose. On ne sortira pas de l’état de stupidité actuel sans coups de pieds. La tache internationaliste la plus urgente, c’est la solidarité avec les prisonniers politiques en Russie. (Résumé)

SOUTIEN À LA GRÈVE DE LA FAIM D’OLEG SENTSOV !

DÉFENSE DE LA JEUNESSE « ANAR » OU « ANTIFA » !

NI TRUMP, NI POUTINE (NI MACRON) : AUTO-ÉMANCIPATION

https://aplutsoc.wordpress.com/

http://www.europe-solidaire.org

Lire aussi:

Koltchenko et Semstov agonisent en prison : liberté pour les antifascistes

 

Lire la suite

28 mai 2018 ~ 0 Commentaire

pantin! (révolution permanente)

macron couronne

Hé, c’est mon palais à moi!

Le roi veut pas: les jeunes de Pantin ne sont pas les bienvenus à l’Élysée

Alors que chaque année, les jeunes élus du conseil municipal de Pantin en Seine-Saint-Denis sont invités à visiter l’Élysée, cette année, le roi Macron a décidé qu’il ne l’accepterait plus pour ne pas gêner ses allées et venues dans son palais.

Avoir le droit de visiter le Palais de l’Élysée une après-midi : voilà la demande, rédigée à la main, des jeunes élus de Pantin, âgés de 9 à 11 ans. Réponse tranchante de la part de M. le Président : cela gênerait ses déplacements, lui qui a déjà un agenda très chargé. En effet, entre la répression de la ZAD, des lycées et des universités, la casse de la SNCF et l’asphyxie de tous les services publics, l’agenda du monarque est bien rempli !

De fait, les enfants sont de fait déçus puisqu’il s’agissait d’une pratique courante pour eux. Des enfants du quartier de Seine-Saint-Denis refusés à l’Élysée, tout un symbole de ce gouver- nement des riches. Pour le grand bourgeois qu’est Macron, ces enfants de quartiers popu- laires représentent manifestement un trop grand dérangement.

L’Élysée avait ainsi précisé au HuffPost : « Si du monde se balade, peu importe où, cela empêche le Président de la République et la Première dame de circuler librement dans le Palais ». Il ne faudrait pas surtout pas déranger son altesse dans son palais…

Iris Serant vendredi 25 mai

http://www.revolutionpermanente.fr/

Lire la suite

28 mai 2018 ~ 0 Commentaire

kérity (eckmühl ciné)

keiiy

ker2

kérity (eckmühl ciné) dans LGBT

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu » En Guerre : la lutte des classes au cinéma

Stéphane Brizé revient avec un film social dans la continuité de ‘La loi du marché’, son précé-dent long métrage. ‘En guerre’ raconte la lutte des salariés de Perrin industrie, usine de sous-traitance dans l’automobile à Agen, pour sauver leurs emplois de la délocalisation. Une fiction qui sonne aussi vraie qu’un documentaire, tout en étant une fiction. Vincent Lindon y incarne un syndicaliste combattif qui va tout mettre en œuvre pour faire gagner cette grève qui n’est pas sans rappeler celle des Conti, des Goodyear ou des PSA Aulnay. 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ». C’est par cette citation de Brecht que Stéphane Brizé commence son film. Dès le départ, c’est la lutte qui est au centre de l’intrigue. Les salariés de l’entreprise Perrin, sous-traitant dans l’automobile à Agen, réclament des comptes à leur patron qui ferme l’usine, deux ans après l’accord de sauvegarde de l’emploi signé par les salariés. Alors qu’ils ont refusé toutes les primes et qu’ils ont consenti à travailler 40h payé 35h, la direction n’a pas tenu sa promesse. Un bras de fer s’engage.

Le film raconte les hauts et les bas de cette lutte de tous les instants des salariés pour garder leur emploi et échapper au chômage dans une région sinistrée. Grève, manifestations, occupation de l’usine, le mouvement qui regroupe tous les syndicats mais aussi les 1100 employés en lutte se durcit. Face à la sourde oreille de la direction et à l’ampleur des actions que les salariés de Perrin déploient, l’État intervient mais ne propose pas de réelles perspectives.

Les concertations et tables rondes s’enchaînent mais rien n’aboutit. Le directeur de Perrin France n’a comme perspectives à offrir que de conseiller aux salariés de déménager pour retrouver de l’emploi. L’occupation des locaux du Medef ne fait pas plus bouger les lignes. Les CRS expulsent manu militari les grévistes. C’est alors que le « tous ensemble » se divise. Entre ceux qui veulent continuer jusqu’au bout et ceux qui veulent lutter pour une indemnité conséquente, le débat fait rage dans le local syndical. L’ultime blocage de l’usine montre la détermination d’une partie des employés et encore une fois l’intervention des forces de répression.

Le film raconte la violence du capital mais aussi la force des solidarités entre travailleurs. Filmé caméra à l’épaule, le cinéaste nous immerge dans ce combat comme si nous y étions. Il reproduit aussi très bien la façon dont les médias présentent les luttes et prennent parti toujours pour les possédants, montrant les grévistes comme des énervés et les patrons comme des gens intègres, responsable et faisant leur maximum. L’apport de Xavier Mathier, crédité au générique, figure de la lutte des Conti, est indéniable pour transcrire l’authenticité des personnages comme des réactions médiatiques.

En guerre de Stéphane Brizé parle des travailleurs en lutte contre les intérêts des actionnaires toujours plus voraces ou, tout simplement, contre le capital. Il porte à l’écran tous les combats, des Conti aux Goodyear en passant par PSA Aulnay et Air France, qui ont vu les travailleurs mener le combat jusqu’au bout pour leur dignité.

Boris Lefebvre vendredi 1er juin

http://www.revolutionpermanente.fr/

ker3

https://tri-p.bzh/fr

Lire la suite

20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

brest fiertés (fr3 + of + lt)

drapeau_gay_breton

À Brest avec la gay pride, on s’amuse en croisière

Ailleurs, c’est la marche des fiertés. À Brest, ce sera une croisière où l’on s’amuse follement, en clôture du festival « Fais pas genre ». Une gay pride version maritime qui ne passe pas inaperçue en rade de Brest.

La quatrième édition du festival « Fais pas genre » se termine, après quatre jours de confé-rences et débats autour de l’identité sexuelle et d’égalité homme/femme. Pour clôturer l’événement, c’est une croisière des fiertés qui a pavoisé dans la rade de Brest. Quinze équipages qui ne sont pas passés inaperçus. Et c’était l’effet recherché.

On n’a pas besoin de se cacher, on n’a pas besoin de mentir, on a le droit d’être nous-mêmes

« Sur l’eau, on est très visibles, et puis c’est l’âme de Brest » témoigne Birgit. « Je n’ai jamais vécu une pride comme ça » surenchérit Ricardo, « j’ai été à Mexico, j’ai été à Madrid, le scénario ici, c’est magnifique, avec une ambiance géniale« . Durant quatre jours, le festival « Fais pas genre » a permis la rencontre et les débats sur les questions d’identité sexuelle et d’égalité homme/ femme, dans une ambiance décontractée et festive, qui se poursuit ce samedi soir sur la terre ferme.

Stéphane Grammont 19/05/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

La Croisière des fiertés sur une vague d’émotions en rade de Brest (Ouest France)

Brest. Une centaine de personnes à la gaypride maritime (Le Télégramme)

npa

Lire la suite

06 mai 2018 ~ 0 Commentaire

gay pride (côté brest)

pride

Facebook

Lire la suite

30 avril 2018 ~ 0 Commentaire

lgbtiphobies (qdc)

lgbt

Lutter contre les LGBTIphobies en milieu scolaire, une nécessité !

17 mai, journée internationale contre les LGBTphobies Marches des fiertés en juin

Les LGBTIphobies sont bien présentes dans les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premières victimes d’après les rapports annuels de SOS Homophobie, cette question concerne aussi les personnels : soit parce qu’ils et elles peuvent être les auteur-e-s de ces actes LGBTIphobes (dans 20 à 25 % des cas), soit parce qu’ils et elles en sont les victimes (dans 15 à 20% des cas).

SUD éducation est au côté des personnels LGBTI de l’Education Nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTIphobe et hétérosexiste, et appelle à se mobiliser à l’occasion du 17 mai et des marches des fiertés, contre la haine, pour les droits LGBTI et l’épanouissement de tou-te-s.

La question de la visibilité

Deux lesbiennes sur trois et un gay sur 2 disent être « invisibles » au travail, selon des enquêtes de l’Autre cercle. L’invisibilité c’est le fait que toutes les personnes sont spontané- ment perçues comme hétérosexuelles. La question de dire ou non que l’on est LGBTI se pose en permanence. Même si la situation est connue, l’ambiance de travail et le degré d’accepta- tion peut changer avec l’arrivée d’un-e nouveau-elle collègue, supérieur-e hiérarchique… Le choix de cacher sa vie personnelle pour ne pas risquer des discriminations peut avoir pour conséquence d’être moins bien intégré dans l’établissement, d’être mis-e en retrait. L’invisibilité peut peser sur la sociabilité avec les collègues (la vie conjugale est souvent un sujet de conversation) et le cadre professionnel est souvent perçu comme anxiogène et peu sécurisant.

Les manifestations de LGBTIphobies directes

Elles peuvent prendre de multiples formes : moqueries et blagues déplacées, ostracisation, harcèlement, insultes, outing, emploi délibéré du prénom et du genre d’état civil assigné à la naissance pour les personnes trans ayant commencé leur transition sociale. Régulièrement la hiérarchie minimise les actes LGBTIphobes voire les couvre en n’entreprenant aucune démar- che à l’encontre de l’agresseur-e. Trop souvent collègues ne témoignent pas ou ne réagissent pas verbalement s’ils et elles sont témoins de LGBTIphobie.

Face aux LGBTIphobies, réagissons !

intervenir dans la conversation, reprendre les blagues déplacées : il est essentiel de ne pas laisser une ambiance sexiste/LGBTIphobe s’installer sur le lieu de travail. S’identifier comme allié-e ou personne concernée est une marque de soutien psychologique importante pour un-e collègue LGBTI victime de discrimination.
Prendre contact avec la section syndicale de votre établissement ou la permanence départementale.
Inscrire les faits au Registre Santé Sécurité au Travail : il a valeur juridique, l’employeur a obligation de répondre aux faits qui y sont consignés.
Rappeler le devoir de protection de la part du ministère à l’égard de ses salarié-e-s.
Rappeler la loi, qui sanctionne les actes de discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

28 avril 2018

https://www.questionsdeclasses.org/

Lire la suite

20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

magdalene indonésie (global voices)

Le magazine Magdalene offre une plateforme en ligne dédiée aux femmes et aux autres communautés marginalisées d’Indonésie

“Je suis Magdalene. Je représente une multitude de personnes.” Depuis 2013, Magdalene publie des articles qui s’adressent aux adolescentes et aux femmes, aux membres de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) et aux minorités religieuses d’Indonésie.

Ce magazine en ligne a été lancé pour offrir un espace dédié aux auteurs qui souhaitaient s’attaquer aux sujets tabous dans un pays où les radicaux islamistes poussent avec acharne- ment les autorités à  imposer leurs croyances religieuses à la société.

L’Indonésie est le plus grand pays majoritairement musulman au monde. Les principes fondamentaux qui régissent la nation incluent la promotion du pluralisme et de la modération, ainsi qu’un concept d’harmonie entre religions, connu sous le nom de Pancasila.

Magdalene est le fruit de notre vision d’une publication en ligne qui offre des perspectives nouvelles transcendant les limites classiques relatives au genre et à la culture. Nous faisons entendre les voix des féministes, des pluralistes et des progressistes ou tout simplement de ceux qui n’ont pas peur d’être différents, peu importe leurs genres, couleurs ou préférences sexuelles. Notre objectif est d’impliquer et pas de marginaliser.

Les fondatrices de Magdalene sont d’anciennes journalistes : Devi Asmarani, Hera Diani et Karima Anjani. Elles ont indiqué dans une récente interview que leur objectif de départ était de créer un magazine en ligne qui servirait de plateforme de lecture alternative pour les femmes. Asmarani explique plus en détails : Nous souhaitons aborder des questions importantes… des questions progressistes qui bénéficient d’une faible couverture médiatique grand public entre autres parce que les sujets sont tabous.

Cinq ans après sa création, Magdalene continue à publier des histoires dont on parle rarement dans les médias grands publics. Les sujets délicats abordés incluent les LGBT, le pluralisme, la violence sexuelle et le “body shaming” (harcèlement lié à l’apparence physique). Le magazine a acquis une équipe d’auteurs dévoués ainsi qu’une base de lectorat en constante augmentation qui soutient le manifeste du site internet.

Voici ci-dessous quelques commentaires élogieux de la part des lectrices de Magdalene :

L’un des journaux quotidiens en ligne que j’ai toujours lu, en tant que musulmane je trouve le contenu varié très inspirant.

Un article si important !  C’est bon de savoir que je ne suis pas seule dans cette situation. Je suis une féministe et j’ai du mal avec le concept de religion. “Nous remettons en question notre cercle social. Nous ne nous sentons pas à l’aise quant à la façon dont les membres de notre famille, nos proches et nos amis voient le monde.”

Dans une interview, l’auteure Hera Diani a mentionné que depuis peu 30 à 40 pour cent des lecteurs sont des hommes. Elle a ajouté que de nombreux hommes lisant Magdalene ont exprimé leur gratitude pour les articles instructifs publiés par le magazine. Les lecteurs de la communauté LGBT ont également commenté la façon dont les articles de Magdalene ont ouvert leurs esprits sur les comportements paternalistes, misogynes et hétéro-normatifs qui existent encore dans la communauté.

17 Avril 2018

https://fr.globalvoices.org/

Lire aussi:

Le Doing Cafe à Séoul : lieu privilégié pour parler féminisme, un sujet toujours tabou en Corée du Sud (GV)

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin