Archive | LGBT

19 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (npa)

flyer rose

PMA : Qu’attendre d’un gouvernement peuplé d’homophobes?

Mardi 12 septembre, Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes a annoncé que dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, le gouvernement permettrait l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Depuis le 12 septembre, les membres du gouvernement à commencer par Schiappa elle-même, n’ont cessé de relativiser, voire de démentir cette annonce.

Que pouvons-nous réellement attendre du gouvernement Macron ?

La procréation médicalement assistée ouverte à toutes, c’était une des promesses du mandat Hollande. La promesse de campagne qui faisait un package avec le mariage pour touTEs. La PMA est ouverte à toutes les femmes (c’est-à-dire les femmes en couple mais aussi les femmes célibataires) dans plusieurs pays qui entourent la France : Belgique, Espagne, Grande-Bretagne.

La longue attente 

C’est aussi pour les lesbiennes le moyen le plus efficace d’avoir un enfant puisque l’adoption est un parcours du combattant pour les couples homosexuels d’hommes comme de femmes. Mais c’est un moyen très coûteux : pour procéder à une PMA en Belgique pour un couple de femmes françaises, il faudra coûter au bas mot 10 000 euros.

Cette promesse a vite été jetée à la poubelle, ou plutôt reportée aux calendes grecques et à un avis du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Il faut noter que la PMA est déjà ouverte en France aux couples hétérosexuels avec des problèmes de fertilité. Le CCNE, après quatre ans d’attente, s’est prononcée le 15 juin en faveur de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Une des promesses d’Emmanuel Macron était donc l’ouverture de la PMA aux lesbiennes et femmes seules… mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

Encore une histoire de cousins

Dans la logique des choses, Marlène Schiappa a annoncé cette ouverture pour 2018, dans le cadre de la révision de la loi de la bioéthique piloté par le CCNE (toujours), mais depuis c’est le rétropédalage de la part du gouvernement.

Le vernis gayfriendly ne suffit pas quand on nomme des ministres homophobes, et la polémique n’a cessé d’enfler. Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a ainsi déclaré sur LCI dimanche 17 septembre qu’il craignait « que l’on se retrouve tous cousins ». Décidément cette histoire de cousins…

On rappelle à toute fin utile que le mariage entre cousins est une pratique courante de la noblesse, mais aussi de la bourgeoisie catholique (Christine Boutin en sait quelque chose). Et Collomb poursuit en déclarant que pour lui le problème c’est de « vaincre le chôma- ge », pas de s’attaquer à des problèmes « civilisationnels ». Il y a de quoi rire (jaune) quand on sait que le gouvernement est en train de tenter de détruire le Code du travail et de généraliser la précarité et la pauvreté. Depuis la ministre s’est rétractée : ce n’est pas la priorité du gouvernement. Peut-être en 2019…

Des enfants pour touTEs ou plus d’enfants du tout

À force, on commence à avoir l’habitude de se faire balader avec la PMA, mais aujourd’hui il nous faut constater que sur ce type d’agenda ce sont les réactionnaires qui réussissent à imposer le rapport de forces.

Il est temps que la peur change de camp, et donc de reprendre la rue massivement : demain dans la rue contre les ordonnances Macron, mais sans délaisser le combat pour la PMA et pour un vrai changement de société.

Mimosa Effe Mardi 19 septembre 2017

https://npa2009.org/

Lire la suite

18 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (europe1)

autoc-pma

.

PMA pour toutes : cette promesse que craint de tenir Emmanuel Macron

La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a annoncé la semaine dernière que la procréation médicale assistée allait rapidement être étendue à tous les couples de femmes. Mais Emmanuel Macron pourrait bien avoir à marcher sur des œufs.

« Emmanuel Macron est un traumatisé du Mariage pour tous », souffle-t-on à l’Elysée. Entendez, la façon dont François Hollande a mené le débat, ou plus exactement comment il a laissé celui-ci lui échapper. Ce n’est pas seulement une question d’étirement dans le temps – automne 2012/printemps 2013 -, mais aussi de méthode : Macron l’a dit pendant la campagne, il juge que les opposants au Mariage pour tous ont été « humiliés ».

Mettre en place « un débat apaisé ». Emmanuel Macron a donc l’intention de procéder autrement pour la procréation médicalement assistée PMA. Sur le papier, les choses sont claires : oui, la PMA sera élargie à tous les couples de femmes, et non plus réservée aux seuls couples infertiles, le président en a pris l’engagement. Mais « cela se fera dans le cadre d’un débat apaisé où toutes les sensibilités philosophiques et religieuses pourront s’exprimer », affirme-t-on à l’Elysée. « Le président pourrait même recevoir Sens Commun », s’avance l’un de ses conseillers.

Des oppositions multiples… Une manière d’éviter une nouvelle levée de bouclier et une série de manifestations ? Rien n’est moins sûr. L’idée était à peine lancée, que les opposants, comme Laurent Wauquiez ou La Manif pour tous, montaient illico au créneau, mélangeant allègrement PMA et GPA (la gestation pour autrui, ndlr) même si les deux débats n’ont rien à voir, et que le second n’est pas à l’ordre du jour. L’opposition donc, mais aussi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui, dimanche, a émis des doutes : « Il faut mettre des garde-fous, et surtout, est-ce vraiment l’urgence ? », a-t-il dit en substance.

… juqu’au sein du gouvernement. Une tiédeur à rouvrir la discussion qu’on devrait retrou- ver chez d’autres membres du gouvernement. Il ne faut pas oublier qu’Edouard Philippe, le Premier ministre, mais aussi Bruno Le Maire ou encore Gérald Darmanin, y sont farouchement opposés. Ils peuvent sans doute avaler leur chapeau au nom de la promesse du président, mais il ne faut pas compter sur eux pour qu’ils soient les ardents défenseurs de la PMA comme Christiane Taubira l’a été pour Le Mariage pour tous.

Le réveil des conservatismes. Et puis que retenir de ce Mariage pour tous ? Une loi qui a fait avancer les droits, mais aussi la résurgence d’un mouvement catholique conservateur fort, qui fut l’un des acteurs importants de la présidentielle en soutenant François Fillon. Aujourd’hui orphelin et aphone, est-ce vraiment judicieux de lui redonner du souffle ? Dimanche, Marlène Schiappa a fait marche arrière toute, en étirant à son tour le calendrier : « l’engagement sera tenu avant la fin du quinquennat ». Bref, pas sûr que la PMA pour toutes arrive aussi vite que cela.

Lire la suite

24 août 2017 ~ 0 Commentaire

intersexes (ouest france)

trans

Douarnenez. Les Intersexes comme chez eux au Festival de cinéma

Ce lundi, à 21 h,  a été projeté « Entre deux sexes », au cinéma Le K. La réalisatrice, Régine Abadia, a suivi Vincent Guillot pendant deux ans pour ce documentaire qui aborde une réalité méconnue. Rencontre.

Les Intersexes ont fait leur entrée au Festival du cinéma de Douarnenez en 2012.

Vincent Guillot, intersexué, avait envoyé un mail à l’organisation du festival encore dit « des minorités » en expliquant : « Que nous ne soyons pas invités est un gros problème, donc soit vous nous invitez, soit on viendra quand même. » Il reçoit un coup de fil d’Eric Prémel, alors directeur du Festival, dans les dix minutes. « Et le Festival de Douarnenez est devenu le lieu de la visibilité de notre situation au niveau mondial. »

Vincent Guillot est désormais un personnage incontournable du Festival. « Ni garçon, ni fille », Vincent déplace sa silhouette, un peu dégingandée, à l’aide de sa canne. Affaibli par ses luttes ? Jamais ! Porte-parole de l’Organisation internationale des intersexes depuis 2002, il use de son franc-parler comme d’une mitraillette.

« La médecine a tout fait pour que ce soit tabou »

En 2012, il arrive au Festival et anime des débats autour de la minorité, invisible et meurtrie, à laquelle il appartient. C’est ici qu’il fait la rencontre de Régine Abadia, venue présenter un documentaire. « Je ne connaissais pas du tout leur histoire. Il m’a ouvert les portes de ce monde-là. » Elle lui propose de travailler ensemble. « La condition de Vincent, c’était de faire un film qui donne la parole aux intersexes, et pas aux experts ou médecins. »

Les médecins, Vincent les voit uniquement comme ses « bourreaux ». Les intersexes subissent une quantité d’opérations chirurgicales et de traitements aux hormones au cours de leur vie, sans parfois même en connaître la raison. Dans une société qui ne reconnaît que deux sexes, toute « anomalie » doit être « réparée ». « La médecine a tout fait pour que ce soit tabou, s’énerve Vincent qui expose très sérieusement trois voies d’action pour la cause intersexe : la lutte armée, les procès contre les médecins, et le changement des lois. »

Un barbecue de huit jours entre copains

Habituée à ses propos provocants, Régine Abadia tempère : « En 2016, le comité de la torture de l’Organisation des Nations-unies (Onu) a condamné la France pour ses opérations. » Mais la bataille juridique est encore longue. Vincent passe deux ans à « rêver et organiser » une résidence intersexe et un forum. Le tout a lieu à Douarnenez, en 2015. Des personnes arrivent des cinq continents. « C’était comme un barbecue entre copains », s’amuse Vincent. Mais aussi une « nécessité impérieuse », de se retrouver pour parler de ce qu’ils vivent.

Le film suit Vincent, et Ins A Kromminga, aussi intersexe, avec la résidence comme point d’orgue. « Je pense que c’est un film qui va circuler, il est au début de sa carrière », sourit Régine Abadia. Vincent et Régine se regardent, complices. « En cinq ans, c’est une révolution. » Et c’est parti du Festival de Douarnenez.

21/08/2017 Sarah COZZOLINO

http://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

04 août 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes d’irlande (the guardian)

belfast

Marche des fiertés à Belfast: une majorité de jeunes protestants soutient le mariage gay.

Les partis unionistes irlandais du Nord s’aliènent les jeunes protestants

Une étude montre que les protestants unionistes (favorables à rester dans le Royaume-Uni  contrairement aux nationalistes favorables à l’Irlande) âgés de moins de 40 ans s’éloignent du DUP à cause de ses attitudes ultra-conservatrices sur les droits des homosexuels et l’avorte- ment. Les jeunes électeurs protestants d’ Irlande du Nord se détournent de plus en plus de leurs politiciens en raison du conservatisme social du DUP sur des questions telles que les droits des homosexuels et l’avortement, selon un sondage post-éléctoral.

Alors que l’adhésion des protestants âgés de moins de 40 ans au Royaume- Uni reste solide à 82%, la majorité d’entre eux ne votent plus aux élections pour l’assemblée dl’Irlande du Nord (Stormont) ou de Westminster.

Favorables à la libéralisant les lois anti-avortement strictes de la région, à la légalisation du mariage homosexuel et aux mariages religieux mixtes, les jeunes de moins de 40 ans sont beaucoup plus libéraux que le Parti Unioniste Démocratique (DUP) ultra-conservateur, influencé par les chrétiens fondamentalistes, selon l’Université de Liverpool. La recherche conclut qu’il y a un écart beaucoup plus grand entre les générations, et les couches les plus libérales de la société de l’Irlande du Nord ne votent plus aux élections locales.

L’Institut d’études irlandaises de l’université a interviewé 1 155 électeurs dans les 18 circons- criptions d’ Irlande du Nord.  L’étude sur les élections générales en Irlande du Nord a été effectuée directement après le vote en juin.

À la suite de la semaine des fiertés en Irlande du Nord et du rassemblement LGBT massif de samedi à Belfast, l’enquête a révélé qu’une grande majorité des jeunes protestants Unionistes sont en faveur du mariage homosexuel. L’Irlande du Nord est la seule partie du Royaume-Uni où les couples homosexuels ne peuvent se marier en raison du veto constant du DUP à l’assemblée de Stormont.

Parmi les électeurs de moins de 40 ans, 63% sont en faveur du mariage homosexuel. Pour les protestants de 18 à 40 ans qui ne votent pas, le niveau de soutien est de 72%. En ce qui concerne l’avortement, 52% des moins de 40 ans qui ne votent pas sont en faveur de la levée de l’interdiction quasi totale de l’avortement dans les hôpitaux irlandais du Nord.

Dans l’ensemble, 71% des protestants unionistes de 18 à 40 ans n’auraient aucun problème qu’ un proche parent se marie avec quelqu’un de la religion adverse.

L’un des auteurs du sondage, le Dr Peter Shirlow, a déclaré que les résultats ont montré un «fossé intergénérationnel massif» entre les attitudes sociales des jeunes protestants et celles des partis unionistes traditionnellement conservateurs en Irlande du Nord.

Shirlow a déclaré que les résultats devraient être un «réveil pour le DUP» en termes d’exclu- sion des jeunes qui sont «beaucoup plus libéraux et tolérants sur des questions comme les droits des homosexuels et l’avortement». Il a déclaré que l’un des principaux paradoxes de l’enquête était l’écart entre le soutien pour rester au Royaume-Uni et l’indifférence vis-à-vis des partis politiques unionistes dans l’assemblée.

Parmi les moins de 40ans  protestants qui ne votent pas aux élections, seulement 47% soutiennent l’assemblée de l’Irlande du Nord et l’exécutif de Stormont, mais le soutien au Royaume-Uni reste bien supérieur à 80% pour le même groupe.

Shirlow: « Vous avez le paradoxe ici de la présence de  jeunes prêts à participer à un référen- dum ou à un appel de vote frontalier pour voter et soutenir fermement l’Union. Cependant, une grande partie des 18 à 40 électeurs protestants apparaît au moins indifférents à la politique à Stormont, en particulier Unioniste. « Si vous ajoutez libéralisme de l’électorat sur des questions sociales comme l’avortement, le mariage homosexuel et le mariage mixte, nous concluons que le DUP renonce à ces électeurs ».

John O’Doherty, du Rainbow Project, l’un des principaux groupes de campagne LGBT de l’Irlande du Nord, a déclaré que les résultats du sondage indiquaient que le DUP était en danger de se trouver «du mauvais côté de l’histoire». Il a ajouté: «Beaucoup d’Unionistes, en particulier les plus jeunes qui sont au centre ou au centre gauche de la politique,  ne peuvent  trouver une maison politique parce que le conservatisme social du DUP les éloigne de leur politique».

Le rassemblement de Belfast Pride samedi publiera l’appel de la plate-forme  du mouvement Love Equality pour une nouvelle assemblée pour légaliser le mariage homosexuel. À la suite de la marche, les militants de LBGT auront un petit-déjeuner Pride où l’invité principal sera Leo Varadkar, le premier taoiseach homosexuel irlandais.(Opposé à l’avortement NdB)

Davy Rea:

En tant qu’homme gay, Davy Rea estime n’avoir aucun choix parmi les partis pro-unionistes. «Je suis Unioniste, je crois en l’égalité, pour qui puis-je voter? S’il y avait un référendum demain sur l’avenir de l’Irlande du Nord au sein Royaume-Uni, Davy Rea irait voter pour l’Union. L’homme de 33 ans, de Glengormley dans le nord de Belfast, mettra son X fermement sur le bulletin de vote pour rester avec la Grande-Bretagne plutôt qu’avec l’Irlande unie. Pourtant, au cours des dernières années dans une pléthore d’élections à l’assemblée de Stormont, aux conseils locaux et même à Westminster, Rae a été parfois réticent à visiter son bureau de vote local. Pourquoi? Parce qu’il est pro-union mais aussi gay.

Rea, qui travaille pour une entreprise de nouvelles technologies, affirme qu’il n’y a personne pour qui voter parmi les partis politiques unionistes traditionnels – en particulier ceux qui torpillent constamment des tentatives d’égalité de mariage en Irlande du Nord. « Je ne pense pas avoir de choix réel en matière de vote aux élections », dit-il. «Je suis Unioniste, je suis socialement libéral, je crois en égalité mais pour qui puis-je voter?

« En s’opposant à l’égalité, le DUP abandonne et ignore des personnes comme moi qui veulent rester au Royaume-Uni, dans une société multiculturelle et tolérante. Ma soeur a 17 ans et aura bientôt l’âge du vote. Elle me demande tout le temps pour qui elle peut voter si elle est Unioniste, mais veut traiter les gens de façon égale. Qu’est-ce que je lui dis?

Dans un appel direct à la chef du DUP, Arlene Foster, Rea a ajouté: « Je lui demanderais: » Que feriez-vous si un de vos proches est gay? Comment voudriez-vous qu’ils soient traités dans la société? » J’espère que peut-être elle changera la politique du DUP et cessera de faire échouer chaque tentative d’égalité du mariage. Pour un vote libre et laissez nous tous aller de l’avant.  »

Henry McDonald Ireland correspondent

Friday 4 August 2017

https://www.theguardian.com/

Commentaires:

C’est un pas vers le progrès, mais cela peut finalement ressembler à Israël: une jeunesse sioniste « libérée » face à une jeunesse palestinienne opprimée. (Côté catholique malgré la force (déclinante) de l’église ont est plus « laïque »).

Il y a deux autres partis unionistes:

Parti de l’Alliance d’Irlande du Nord

Parti unioniste d’Ulster 

 

Lire la suite

21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

berlin (les inrocks)

Les lesbiennes s’emparent de la rue

Le 21 juillet 2017, plusieurs milliers de lesbiennes défileront dans les rues de la capitale allemande sous la bannière de la “Dyke* March Berlin”. Née aux États-Unis dans les années 1990, cette manifestation internationale qui a généralement lieu la veille de la Marche des fiertés s’est donnée pour but de rendre les lesbiennes plus visibles.

De belles mécaniques chevauchées par des femmes aux postures hiératiques, du cuir, beau- coup de cuir, des nuques fièrement taillées au rasoir. Les “dykes on bikes” qui ouvrent chaque année le cortège de la Dyke* March Berlin sur leurs motos rutilantes ne font pas dans la dentelle, et c’est le but. “Il y a beaucoup de clichés sur les lesbiennes qui ont un fond de vérité. Les lesbiennes ont souvent un penchant pour les grosses machines, les bus, les camions, et aussi pour les motos” explique Manuela Kay, rédactrice en chef du magazine lesbien L-Mag (1) et instigatrice de la manifestation berlinoise: “Cette tradition des ‘dykes on bikes’ vient d’Amé- rique du Nord, où il y a beaucoup de clubs de moto féminins et lesbiens. Rouler en moto véhicule une image puissante et sexy.” Voilà pour le côté glamour de cette marche des lesbiennes, qui aura lieu le 21 juillet 2017 dans les rues de Berlin pour la cinquième année consécutive.

“Le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”

Si le mot d’ordre de la manifestation, “visibilité lesbienne et joie de vivre”, peut paraître léger à première vue, les organisatrices entendent bien faire passer un message politique en défilant la veille de la Pride berlinoise, lors de laquelle les luttes féministes et antisexistes peinent à exister au milieu des drapeaux arc-en-ciel. “Nous prenons possession de la rue et défilons pour nos droits car durant le CSD (2), et de manière générale au sein de la communauté LGBTIQ, le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”, déplore Manuela Kay, qui ajoute:

“Déjà qu’il n’a pas été facile autrefois pour les lesbiennes de se faire une place au côté des gays, dans un contexte sociétal patriarcal, maintenant que la communauté compte de plus en plus de groupes d’intérêts qui luttent évidemment eux aussi pour leur visibilité, les lesbiennes sont repassées à l’arrière-plan.”

Elle constate également ces dernières années “un certain repli sur la sphère privée” au sein de la communauté lesbienne allemande et une certaine forme de dépolitisation au fur et à mesure que les droits des lesbiennes se sont étendus – elles ont par exemple le droit de se marier depuis peu et ont accès à la PMA, même si les discriminations envers les couples lesbiens restent très répandues dans ce domaine de la part des médecins.

La Dyke* March Berlin se donne donc pour mission “de réinscrire les sujets qui concernent les lesbiennes à l’agenda politique”. L’étoile qui flanque le mot “dyke” se veut une invitation explicite à l’adresse des personnes trans à se joindre à la marche.

Fières d’être “gouines”

Née aux États-Unis, la Dyke March a eu lieu pour la toute première fois le 24 avril 1993 à Washington D.C. Ce jour-là, plus de 20 000 lesbiennes ont défilé dans les rues de la capitale américaine à l’appel du groupe d’action directe “The Lesbian Avengers”. Rassemblées devant la Maison blanche, elles se sont mises à scander “The fire will not consume us. We take it and make it our own”, avant de se mettre à “manger” du feu, comme on peut le voir sur ces images d’archives.

Les manifestantes voulaient attirer l’attention sur un crime raciste et homophobe survenu quelques semaines plus tôt: attaqués par une bande de néonazis qui avait mis le feu à leur domicile dans la ville de Salem (Oregon), Hattie Mae Cohens, une lesbienne noire et son colocataire gay Brian Mock avaient été brûlés vifs.

En reprenant à leur compte le mot “dyke“, qui signifie “gouine” en anglais et qui a gagné en visibilité aussi grâce à la géniale BD de la dessinatrice lesbienne américaine Alison Bechdel Dyke Out, traduite en français en 2016 aux Éditions Même pas mal sous le titre Gouines à suivre, les fondatrices des Dyke Marchs avaient à cœur dès le départ de rendre les lesbiennes plus visibles au sein de la société américaine. Un point que Facebook ne semble toujours pas avoir compris: ces dernières semaines, plusieurs utilisatrices se sont faites temporairement virer du réseau social parce que les modérateurs de l’entreprise américaine continuent de ne voir qu’une insulte dans le mot “dyke“, comme le rapportait récemment Slate.com.

Les marches organisées aujourd’hui dans les grandes villes d’Amérique du Nord rassemblent chaque année la veille de la Pride des milliers de participantes, à l’instar de celles de New York, San Francisco ou Toronto. Bien représenté en Allemagne – il y a également des manifestations à Cologne, Hambourg et Heidelberg – le mouvement peine à s’exporter en Europe. Londres s’y est mise depuis plusieurs années, ainsi que Vienne. À quand Paris?

(1) L’auteure de cet article écrit également pour le magazine queer berlinois Siegessaeule, qui appartient à la même maison d’édition que L-Mag
(2) Abréviation de “Christopher Street Day”, le nom donné à la Marche des fiertés en Allemagne, en référence aux émeutes de Stonewall  survenues en 1969 à New York, qui sont considérés comme le point de départ du militantisme LGBT

 Annabelle Georgen  20 juillet 2017
.
.
Commentaire:  A bas la société patriarcale!

Lire la suite

18 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

vih (france bleu)

Bacri est un militant de AIDES. A Marseille cet été il a été de tous les combats : Dépistage, stand le matin et grande marche des fiertés l’après-midi ! Action de terrain et fun : les ingrédients du militantisme avec AIDES ! Et vous quand devenez-vous volontaire ?

VIH : situation « préoccupante » chez les jeunes homosexuels en France

Une étude publiée mardi 18 juillet alerte sur l’épidémie du VIH qui serait de plus en plus importante chez les jeunes hommes homosexuels. Sur 2.600 hommes homosexuels de moins de 30 ans, 14,3% étaient séropositifs selon une étude publiée ce mardi. Une « situation épidémiologique extrêmement préoccupante », selon les chercheurs.

La situation est plus que « préoccupante ». Une étude publiée ce mardi alerte sur l’épidémie de VIH qui serait de plus en plus importante chez les jeunes hommes homosexuels français. Réalisée par l’équipe de chercheurs de Santé publique France, de l’Inserm et de l’équipe nationale d’intervention en prévention et santé pour les entreprises (ENIPSE), elle a analysé la fréquence de la contamination et les pratiques de prévention dans plusieurs lieux fréquentés par les gays.

Contamination par VIH plus élevée à Nice, Montpellier et Paris

Sur 2.600 hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) qui ont participé à l’étude « Prevagay 2015″, 14,3% étaient séropositifs, conclut l’équipe de chercheurs. L’enquête, publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), a été élaborée à partir d’un « questionnaire comportemental » et d’un prélèvement de sang anonymes auprès de HSH fréquentant 60 bars, saunas et « backrooms » de cinq villes françaises (Lille, Lyon, Montpellier, Nice et Paris).

La fréquence de contamination par le VIH dans cette population est significativement plus élevée à Nice (17,1%), Montpellier (16,9%) et Paris (16%) qu’à Lyon (11,4%) et Lille (7,6%). Mais si les chiffres de ces trois premières villes sont comparables à d’autres villes européennes (17,6% à Brighton, au Royaume-Uni, 17,1% à Lisbonne), « la part des séropositifs parmi les HSH âgés de moins de 30 ans atteint 6%, soit un niveau plus élevé que dans les autres villes européennes« , avertissent les auteurs de l’étude.

« Ceci rend compte de la situation épidémiologique extrêmement préoccupante chez les jeunes HSH en France, pour lesquels a été observée, depuis 10 ans, une augmentation conséquente des nouveaux diagnostics pour le VIH« , ajoutent-ils.

Peu d’adhésion aux campagnes de prévention et conduites à risques

« Ceci témoigne d’un problème d’adhésion des plus jeunes à nos politiques de prévention« , s’inquiète François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), dans l’éditorial du BEH. L’étude montre aussi des conduites à risques « assez fréquentes« , avec près du tiers ayant eu au moins une relation non protégée (propor- tion qui grimpe à près des deux tiers chez les séropositifs) et une consommation fréquente d’une grande quantité d’alcool ou de substances psychoactives.

Chiffre « plus rassurant » en revanche, parmi les participants à l’étude porteurs du VIH, 91,9% avaient déjà été diagnostiqués auparavant, dont 94,9% suivaient un traitement, précise l’étude. Or une bonne prise en charge « est décisive pour un contrôle marqué et durable de l’épidémie dans cette population-clé« , souligne François Dabis.

Ces résultats « doivent être relativisés » car les personnes ayant accepté de répondre à l’enquête (environ la moitié des gens contactés) « sont celles qui portent un intérêt aux questions de prévention » et « sont probablement plus susceptibles (…) de connaître leur statut sérologique« , avertissent toutefois les auteurs.

Mooréa Lahalle, France Bleu mardi 18 juillet 2017

https://www.francebleu.fr/

AIDES BREST

AIDES QUIMPER

Lire la suite

31 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fiertés rennes

lbgti

Le CRRAQ, le Collectif FéminismeS de Rennes 2 ainsi que Solidaires Etudiant-e-s invitent à participer à la Marche des Fiertés de Rennes en prenant part à un cortège radical politisé.

Notre appel à créer un cortège radical :

Trans, pédés, bi·e·s, gouines, putes, queers, intersexes : le 3 juin, reprenons les rues de Rennes ! Le 3 juin 2017 aura lieu la Marche des Fiertés rennaise. Cette marche est l’occasion de rassembler nos énergies et nos voix dans un cortège de riposte radicale.

Face aux LGBTIphobies, face aux violences policières, face aux groupuscules d’extrême-droite, face au fascisme, face à la répression, contre les récupérations politiques et institutionnelles, contre le pink-washing et l’homonationalisme : riposte radicale !

Toujours en période d’état d’urgence, après nous être vu refuser l’accès au centre-ville historique rennais en juin 2016, dans un contexte plus hostile et sécuritaire que jamais, ne nous contentons plus des miettes : il est temps d’aller battre le pavé rennais pour clamer haut et fort notre existence, notre rage, notre détermination !

Unissons-nous pour crier notre rage face à ces violences issues du même système, raciste, patriarcal, validiste, sexiste, putophobe, homo-lesbo-bi·e-transphobe, sérophobe, classiste, policier et capitaliste !

Marchons, avec en mémoire les émeutes de Stonewall de 1969, qui n’étaient pas une soirée mousse mais bel et bien une révolte, menée principalement par des personnes trans, précai- res, racisées et travailleurs/travailleuses du sexe ! Nous marcherons avec en mémoire la tuerie d’Orlando, les personnes trans assassinées dans le monde et plus particulièrement les person- nes trans racisées, en solidarité avec Kara Wild, en solidarité avec les homosexuels persécutés et tués de Tchétchénie !

Nous exigeons :

-La fin des mutilations des personnes intersexes ;

-L’accès libre et gratuit au changement d’état civil sur simple déclaration de consentement éclairé devant un officier d’état civil ;

-Le respect du droit d’asile et des papiers pour les migrant·e·s victimes de persécutions et/ou malades ;

-L’ouverture du droit à la PMA pour tou·te·s ;

-L’établissement de la filiation par simple déclaration devant un officier d’état civil, en dehors du mariage ;

-La mise en place d’une véritable politique de santé publique pour les personnes LGBTI (VIH/Sida…) ainsi qu’une véritable politique de lutte notamment en matière d’éducation contre les LGBTIphobies et le sexisme ;

-La fin des politiques austéritaires et de précarisation ;

-L’arrêt des politiques discriminatoires stigmatisantes et répressives contre les personnes racisées, les migrant·e·s, les travailleuses et travailleurs du sexe et les classes populaires ;

-Un véritable mariage pour tou·te·s : 11 nationalités sont encore exclues de la loi Taubira et ne peuvent épouser leur partenaire.

Trans, pédés, bi·e·s, gouines, putes, queers, intersexes,
Fier·e·s, vener·e·s et solidaires :
Tou·te·s dans la rue !

Facebook

Lire la suite

17 mai 2017 ~ 0 Commentaire

homophobies (rennes)

rennes

LGBT-PHOBIES EN FRANCE ET EN BRETAGNE SELON SOS HOMOPHOBIE

SOS homophobie sort son 21eme Rapport Annuel sur les LGBTphobies à l’occasion du 17 Mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie. Ce rapport offre une analyse des témoignages reçus par l’association (agressions physiques, LGBT phobies au travail, dans le cadre de la vie quotidienne, mal de vivre…). Il constitue une référence qui permet de présenter chaque année l’évolution des LGBTphobies en France.

Nous vous présenterons de manière ludique, interactive ce Rapport Annuel 2017, ainsi que les chiffres bretons, en présence des militant.e.s de la délégation Bretagne de SOS homophobie.

LE VENDREDI 19 MAI À 19H30 AU CGLBT DE RENNES

Facebook

Lire la suite

17 mai 2017 ~ 0 Commentaire

17 mai (nantes)

nantes

Dans le cadre de la Journée Internationale de lutte Contre les Homophobies, la Transphobie et la Biphobie, TRANS INTER action co-organise avec AIDES, ALUN, Contact, Féministes Plurielles, NOSIG, et SOSHomophobie, un village associatif à Nantes.
Au programme, des stands présentant des documentations, et des activités de sensibilisation et d’information de rue !

Facebook

Lire la suite

11 mai 2017 ~ 0 Commentaire

intersexes (amnesty)

drapeau_gay_breton

« D’abord, ne pas nuire » : il faut garantir les droits des enfants nés intersexués

« C’est une fille ou un garçon ? » C’est bien souvent la première question qui est posée aux parents au sujet de leur bébé.

Elle part de l’hypothèse que le monde est divisé en deux groupes de personnes, les hommes et les femmes, et que les caractéristiques biologiques et génétiques de chacun-e s’inscrivent parfaitement dans l’une des deux catégories.

Pourtant, ce n’est pas toujours le cas – et plus souvent qu’on ne le pense. On estime que dans le monde, 1,7 % des enfants naissent chaque année en présentant des variations de leurs caractéristiques sexuelles.

Ces variations sont diverses. Certains enfants ont un appareil génital qui ne correspond pas aux normes admises permettant d’établir si l’individu est un garçon ou une fille, d’autres ont des corps féminins tout en possédant des chromosomes XY (associés au sexe masculin) ou des corps masculins et des chromosomes XX (associés au sexe féminin).

Beaucoup subissent des interventions médicales dans le but de les « normaliser », alors que ces interventions sont invasives et irréversibles et, bien souvent, ne présentent pas de caractère d’urgence. Ces enfants sont trop jeunes pour donner leur accord au moment de l’intervention et leurs parents déplorent le peu d’informations et de soutien adapté qui leur sont donnés pour leur permettre de prendre une décision éclairée sur ce qui est le mieux pour leurs enfants. Ces pratiques peuvent constituer des violations flagrantes de leurs droits fondamentaux.

Le genre : système binaire ou spectre ?

Le terme « intersexué-e » est un terme générique qui couvre un vaste groupe de personnes dont les caractéristiques sexuelles ne correspondent pas aux « normes » classiques binaires masculines ou féminines. Certaines de ces personnes se décrivent elles-mêmes comme étant intersexuées, d’autres non.

Ces variations peuvent concerner des caractéristiques sexuelles primaires telles que les organes génitaux internes ou externes, les systèmes reproductifs, les niveaux d’hormones et les chromosomes sexuels ; ou des caractéristiques sexuelles secondaires qui apparaissent à la puberté.

L’intersexualité concerne les caractéristiques biologiques et pas l’identité de genre en tant que telle. Il ne s’agit pas non plus de l’orientation sexuelle : les personnes intersexuées ont des orientations sexuelles variées.

Pas de nécessité médicale

La plupart des personnes interrogées par Amnesty International ont déclaré que les interven- tions chirurgicales qu’elles ont subies lorsqu’elles étaient enfants ne relevaient pas de l’urgen- ce, mais ont été pratiquées pour les rendre conformes à la norme édictant ce à quoi une fille ou un garçon « devait » ressembler.

Toutefois, les conséquences de ces opérations ne doivent pas être prises à la légère. Beau- coup ont signalé des effets néfastes durables sur leur santé, leur vie sexuelle, leur bien-être psychologique et leur identité de genre.

Lorsqu’elles sont pratiquées sans consentement éclairé ni informations adaptées, ces opérations bafouent le droit à l’intégrité physique et peuvent avoir des conséquences durables sur le droit à la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, notamment parce qu’elles peuvent gravement compromettre la fertilité.

https://www.amnesty.org/fr

Lire aussi:

Des enfants danois et allemands nés intersexués subissent des interventions chirurgicales invasives de «normalisation»

Commentaire: D’où le « i » de LGBTI

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin