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21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

berlin (les inrocks)

Les lesbiennes s’emparent de la rue

Le 21 juillet 2017, plusieurs milliers de lesbiennes défileront dans les rues de la capitale allemande sous la bannière de la “Dyke* March Berlin”. Née aux États-Unis dans les années 1990, cette manifestation internationale qui a généralement lieu la veille de la Marche des fiertés s’est donnée pour but de rendre les lesbiennes plus visibles.

De belles mécaniques chevauchées par des femmes aux postures hiératiques, du cuir, beau- coup de cuir, des nuques fièrement taillées au rasoir. Les “dykes on bikes” qui ouvrent chaque année le cortège de la Dyke* March Berlin sur leurs motos rutilantes ne font pas dans la dentelle, et c’est le but. “Il y a beaucoup de clichés sur les lesbiennes qui ont un fond de vérité. Les lesbiennes ont souvent un penchant pour les grosses machines, les bus, les camions, et aussi pour les motos” explique Manuela Kay, rédactrice en chef du magazine lesbien L-Mag (1) et instigatrice de la manifestation berlinoise: “Cette tradition des ‘dykes on bikes’ vient d’Amé- rique du Nord, où il y a beaucoup de clubs de moto féminins et lesbiens. Rouler en moto véhicule une image puissante et sexy.” Voilà pour le côté glamour de cette marche des lesbiennes, qui aura lieu le 21 juillet 2017 dans les rues de Berlin pour la cinquième année consécutive.

“Le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”

Si le mot d’ordre de la manifestation, “visibilité lesbienne et joie de vivre”, peut paraître léger à première vue, les organisatrices entendent bien faire passer un message politique en défilant la veille de la Pride berlinoise, lors de laquelle les luttes féministes et antisexistes peinent à exister au milieu des drapeaux arc-en-ciel. “Nous prenons possession de la rue et défilons pour nos droits car durant le CSD (2), et de manière générale au sein de la communauté LGBTIQ, le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”, déplore Manuela Kay, qui ajoute:

“Déjà qu’il n’a pas été facile autrefois pour les lesbiennes de se faire une place au côté des gays, dans un contexte sociétal patriarcal, maintenant que la communauté compte de plus en plus de groupes d’intérêts qui luttent évidemment eux aussi pour leur visibilité, les lesbiennes sont repassées à l’arrière-plan.”

Elle constate également ces dernières années “un certain repli sur la sphère privée” au sein de la communauté lesbienne allemande et une certaine forme de dépolitisation au fur et à mesure que les droits des lesbiennes se sont étendus – elles ont par exemple le droit de se marier depuis peu et ont accès à la PMA, même si les discriminations envers les couples lesbiens restent très répandues dans ce domaine de la part des médecins.

La Dyke* March Berlin se donne donc pour mission “de réinscrire les sujets qui concernent les lesbiennes à l’agenda politique”. L’étoile qui flanque le mot “dyke” se veut une invitation explicite à l’adresse des personnes trans à se joindre à la marche.

Fières d’être “gouines”

Née aux États-Unis, la Dyke March a eu lieu pour la toute première fois le 24 avril 1993 à Washington D.C. Ce jour-là, plus de 20 000 lesbiennes ont défilé dans les rues de la capitale américaine à l’appel du groupe d’action directe “The Lesbian Avengers”. Rassemblées devant la Maison blanche, elles se sont mises à scander “The fire will not consume us. We take it and make it our own”, avant de se mettre à “manger” du feu, comme on peut le voir sur ces images d’archives.

Les manifestantes voulaient attirer l’attention sur un crime raciste et homophobe survenu quelques semaines plus tôt: attaqués par une bande de néonazis qui avait mis le feu à leur domicile dans la ville de Salem (Oregon), Hattie Mae Cohens, une lesbienne noire et son colocataire gay Brian Mock avaient été brûlés vifs.

En reprenant à leur compte le mot “dyke“, qui signifie “gouine” en anglais et qui a gagné en visibilité aussi grâce à la géniale BD de la dessinatrice lesbienne américaine Alison Bechdel Dyke Out, traduite en français en 2016 aux Éditions Même pas mal sous le titre Gouines à suivre, les fondatrices des Dyke Marchs avaient à cœur dès le départ de rendre les lesbiennes plus visibles au sein de la société américaine. Un point que Facebook ne semble toujours pas avoir compris: ces dernières semaines, plusieurs utilisatrices se sont faites temporairement virer du réseau social parce que les modérateurs de l’entreprise américaine continuent de ne voir qu’une insulte dans le mot “dyke“, comme le rapportait récemment Slate.com.

Les marches organisées aujourd’hui dans les grandes villes d’Amérique du Nord rassemblent chaque année la veille de la Pride des milliers de participantes, à l’instar de celles de New York, San Francisco ou Toronto. Bien représenté en Allemagne – il y a également des manifestations à Cologne, Hambourg et Heidelberg – le mouvement peine à s’exporter en Europe. Londres s’y est mise depuis plusieurs années, ainsi que Vienne. À quand Paris?

(1) L’auteure de cet article écrit également pour le magazine queer berlinois Siegessaeule, qui appartient à la même maison d’édition que L-Mag
(2) Abréviation de “Christopher Street Day”, le nom donné à la Marche des fiertés en Allemagne, en référence aux émeutes de Stonewall  survenues en 1969 à New York, qui sont considérés comme le point de départ du militantisme LGBT

 Annabelle Georgen  20 juillet 2017
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Commentaire:  A bas la société patriarcale!

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18 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

vih (france bleu)

Bacri est un militant de AIDES. A Marseille cet été il a été de tous les combats : Dépistage, stand le matin et grande marche des fiertés l’après-midi ! Action de terrain et fun : les ingrédients du militantisme avec AIDES ! Et vous quand devenez-vous volontaire ?

VIH : situation « préoccupante » chez les jeunes homosexuels en France

Une étude publiée mardi 18 juillet alerte sur l’épidémie du VIH qui serait de plus en plus importante chez les jeunes hommes homosexuels. Sur 2.600 hommes homosexuels de moins de 30 ans, 14,3% étaient séropositifs selon une étude publiée ce mardi. Une « situation épidémiologique extrêmement préoccupante », selon les chercheurs.

La situation est plus que « préoccupante ». Une étude publiée ce mardi alerte sur l’épidémie de VIH qui serait de plus en plus importante chez les jeunes hommes homosexuels français. Réalisée par l’équipe de chercheurs de Santé publique France, de l’Inserm et de l’équipe nationale d’intervention en prévention et santé pour les entreprises (ENIPSE), elle a analysé la fréquence de la contamination et les pratiques de prévention dans plusieurs lieux fréquentés par les gays.

Contamination par VIH plus élevée à Nice, Montpellier et Paris

Sur 2.600 hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) qui ont participé à l’étude « Prevagay 2015″, 14,3% étaient séropositifs, conclut l’équipe de chercheurs. L’enquête, publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), a été élaborée à partir d’un « questionnaire comportemental » et d’un prélèvement de sang anonymes auprès de HSH fréquentant 60 bars, saunas et « backrooms » de cinq villes françaises (Lille, Lyon, Montpellier, Nice et Paris).

La fréquence de contamination par le VIH dans cette population est significativement plus élevée à Nice (17,1%), Montpellier (16,9%) et Paris (16%) qu’à Lyon (11,4%) et Lille (7,6%). Mais si les chiffres de ces trois premières villes sont comparables à d’autres villes européennes (17,6% à Brighton, au Royaume-Uni, 17,1% à Lisbonne), « la part des séropositifs parmi les HSH âgés de moins de 30 ans atteint 6%, soit un niveau plus élevé que dans les autres villes européennes« , avertissent les auteurs de l’étude.

« Ceci rend compte de la situation épidémiologique extrêmement préoccupante chez les jeunes HSH en France, pour lesquels a été observée, depuis 10 ans, une augmentation conséquente des nouveaux diagnostics pour le VIH« , ajoutent-ils.

Peu d’adhésion aux campagnes de prévention et conduites à risques

« Ceci témoigne d’un problème d’adhésion des plus jeunes à nos politiques de prévention« , s’inquiète François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), dans l’éditorial du BEH. L’étude montre aussi des conduites à risques « assez fréquentes« , avec près du tiers ayant eu au moins une relation non protégée (propor- tion qui grimpe à près des deux tiers chez les séropositifs) et une consommation fréquente d’une grande quantité d’alcool ou de substances psychoactives.

Chiffre « plus rassurant » en revanche, parmi les participants à l’étude porteurs du VIH, 91,9% avaient déjà été diagnostiqués auparavant, dont 94,9% suivaient un traitement, précise l’étude. Or une bonne prise en charge « est décisive pour un contrôle marqué et durable de l’épidémie dans cette population-clé« , souligne François Dabis.

Ces résultats « doivent être relativisés » car les personnes ayant accepté de répondre à l’enquête (environ la moitié des gens contactés) « sont celles qui portent un intérêt aux questions de prévention » et « sont probablement plus susceptibles (…) de connaître leur statut sérologique« , avertissent toutefois les auteurs.

Mooréa Lahalle, France Bleu mardi 18 juillet 2017

https://www.francebleu.fr/

AIDES BREST

AIDES QUIMPER

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31 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fiertés rennes

lbgti

Le CRRAQ, le Collectif FéminismeS de Rennes 2 ainsi que Solidaires Etudiant-e-s invitent à participer à la Marche des Fiertés de Rennes en prenant part à un cortège radical politisé.

Notre appel à créer un cortège radical :

Trans, pédés, bi·e·s, gouines, putes, queers, intersexes : le 3 juin, reprenons les rues de Rennes ! Le 3 juin 2017 aura lieu la Marche des Fiertés rennaise. Cette marche est l’occasion de rassembler nos énergies et nos voix dans un cortège de riposte radicale.

Face aux LGBTIphobies, face aux violences policières, face aux groupuscules d’extrême-droite, face au fascisme, face à la répression, contre les récupérations politiques et institutionnelles, contre le pink-washing et l’homonationalisme : riposte radicale !

Toujours en période d’état d’urgence, après nous être vu refuser l’accès au centre-ville historique rennais en juin 2016, dans un contexte plus hostile et sécuritaire que jamais, ne nous contentons plus des miettes : il est temps d’aller battre le pavé rennais pour clamer haut et fort notre existence, notre rage, notre détermination !

Unissons-nous pour crier notre rage face à ces violences issues du même système, raciste, patriarcal, validiste, sexiste, putophobe, homo-lesbo-bi·e-transphobe, sérophobe, classiste, policier et capitaliste !

Marchons, avec en mémoire les émeutes de Stonewall de 1969, qui n’étaient pas une soirée mousse mais bel et bien une révolte, menée principalement par des personnes trans, précai- res, racisées et travailleurs/travailleuses du sexe ! Nous marcherons avec en mémoire la tuerie d’Orlando, les personnes trans assassinées dans le monde et plus particulièrement les person- nes trans racisées, en solidarité avec Kara Wild, en solidarité avec les homosexuels persécutés et tués de Tchétchénie !

Nous exigeons :

-La fin des mutilations des personnes intersexes ;

-L’accès libre et gratuit au changement d’état civil sur simple déclaration de consentement éclairé devant un officier d’état civil ;

-Le respect du droit d’asile et des papiers pour les migrant·e·s victimes de persécutions et/ou malades ;

-L’ouverture du droit à la PMA pour tou·te·s ;

-L’établissement de la filiation par simple déclaration devant un officier d’état civil, en dehors du mariage ;

-La mise en place d’une véritable politique de santé publique pour les personnes LGBTI (VIH/Sida…) ainsi qu’une véritable politique de lutte notamment en matière d’éducation contre les LGBTIphobies et le sexisme ;

-La fin des politiques austéritaires et de précarisation ;

-L’arrêt des politiques discriminatoires stigmatisantes et répressives contre les personnes racisées, les migrant·e·s, les travailleuses et travailleurs du sexe et les classes populaires ;

-Un véritable mariage pour tou·te·s : 11 nationalités sont encore exclues de la loi Taubira et ne peuvent épouser leur partenaire.

Trans, pédés, bi·e·s, gouines, putes, queers, intersexes,
Fier·e·s, vener·e·s et solidaires :
Tou·te·s dans la rue !

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17 mai 2017 ~ 0 Commentaire

homophobies (rennes)

rennes

LGBT-PHOBIES EN FRANCE ET EN BRETAGNE SELON SOS HOMOPHOBIE

SOS homophobie sort son 21eme Rapport Annuel sur les LGBTphobies à l’occasion du 17 Mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie. Ce rapport offre une analyse des témoignages reçus par l’association (agressions physiques, LGBT phobies au travail, dans le cadre de la vie quotidienne, mal de vivre…). Il constitue une référence qui permet de présenter chaque année l’évolution des LGBTphobies en France.

Nous vous présenterons de manière ludique, interactive ce Rapport Annuel 2017, ainsi que les chiffres bretons, en présence des militant.e.s de la délégation Bretagne de SOS homophobie.

LE VENDREDI 19 MAI À 19H30 AU CGLBT DE RENNES

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17 mai 2017 ~ 0 Commentaire

17 mai (nantes)

nantes

Dans le cadre de la Journée Internationale de lutte Contre les Homophobies, la Transphobie et la Biphobie, TRANS INTER action co-organise avec AIDES, ALUN, Contact, Féministes Plurielles, NOSIG, et SOSHomophobie, un village associatif à Nantes.
Au programme, des stands présentant des documentations, et des activités de sensibilisation et d’information de rue !

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11 mai 2017 ~ 0 Commentaire

intersexes (amnesty)

drapeau_gay_breton

« D’abord, ne pas nuire » : il faut garantir les droits des enfants nés intersexués

« C’est une fille ou un garçon ? » C’est bien souvent la première question qui est posée aux parents au sujet de leur bébé.

Elle part de l’hypothèse que le monde est divisé en deux groupes de personnes, les hommes et les femmes, et que les caractéristiques biologiques et génétiques de chacun-e s’inscrivent parfaitement dans l’une des deux catégories.

Pourtant, ce n’est pas toujours le cas – et plus souvent qu’on ne le pense. On estime que dans le monde, 1,7 % des enfants naissent chaque année en présentant des variations de leurs caractéristiques sexuelles.

Ces variations sont diverses. Certains enfants ont un appareil génital qui ne correspond pas aux normes admises permettant d’établir si l’individu est un garçon ou une fille, d’autres ont des corps féminins tout en possédant des chromosomes XY (associés au sexe masculin) ou des corps masculins et des chromosomes XX (associés au sexe féminin).

Beaucoup subissent des interventions médicales dans le but de les « normaliser », alors que ces interventions sont invasives et irréversibles et, bien souvent, ne présentent pas de caractère d’urgence. Ces enfants sont trop jeunes pour donner leur accord au moment de l’intervention et leurs parents déplorent le peu d’informations et de soutien adapté qui leur sont donnés pour leur permettre de prendre une décision éclairée sur ce qui est le mieux pour leurs enfants. Ces pratiques peuvent constituer des violations flagrantes de leurs droits fondamentaux.

Le genre : système binaire ou spectre ?

Le terme « intersexué-e » est un terme générique qui couvre un vaste groupe de personnes dont les caractéristiques sexuelles ne correspondent pas aux « normes » classiques binaires masculines ou féminines. Certaines de ces personnes se décrivent elles-mêmes comme étant intersexuées, d’autres non.

Ces variations peuvent concerner des caractéristiques sexuelles primaires telles que les organes génitaux internes ou externes, les systèmes reproductifs, les niveaux d’hormones et les chromosomes sexuels ; ou des caractéristiques sexuelles secondaires qui apparaissent à la puberté.

L’intersexualité concerne les caractéristiques biologiques et pas l’identité de genre en tant que telle. Il ne s’agit pas non plus de l’orientation sexuelle : les personnes intersexuées ont des orientations sexuelles variées.

Pas de nécessité médicale

La plupart des personnes interrogées par Amnesty International ont déclaré que les interven- tions chirurgicales qu’elles ont subies lorsqu’elles étaient enfants ne relevaient pas de l’urgen- ce, mais ont été pratiquées pour les rendre conformes à la norme édictant ce à quoi une fille ou un garçon « devait » ressembler.

Toutefois, les conséquences de ces opérations ne doivent pas être prises à la légère. Beau- coup ont signalé des effets néfastes durables sur leur santé, leur vie sexuelle, leur bien-être psychologique et leur identité de genre.

Lorsqu’elles sont pratiquées sans consentement éclairé ni informations adaptées, ces opérations bafouent le droit à l’intégrité physique et peuvent avoir des conséquences durables sur le droit à la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, notamment parce qu’elles peuvent gravement compromettre la fertilité.

https://www.amnesty.org/fr

Lire aussi:

Des enfants danois et allemands nés intersexués subissent des interventions chirurgicales invasives de «normalisation»

Commentaire: D’où le « i » de LGBTI

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02 mai 2017 ~ 0 Commentaire

tchétchénie (le huff’)

gays

Rafle d’homosexuels le 1er Mai à Moscou

Persécutions des homosexuels en Tchétchénie: des manifestants contre la situation arrêtés en Russie. Le Kremlin estime que les informations selon lesquelles des tchétchènes gays sont détenus et torturés « ne se confirment pas » en l’état.

Près de 18 militants pour les droits de la communauté LGBT ont été arrêtés ce lundi 1er mai à Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie, alors qu’ils manifestaient contre la persécution d’homosexuels en Tchétchénie, selon un site d’informations local.

Allongés sur le sol, le visage maculé de faux sang et le corps recouvert d’un drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de la fierté homosexuelle, une vingtaine de personnes ont protesté sur l’avenue centrale de Saint-Pétersbourg contre les arrestations de citoyens gays en Tchétchénie, qui ont suscité une vague d’indignation à travers le monde.

Au moins 18 d’entre elles ont été interpellées par des policiers anti-émeutes, a affirmé le site d’informations Fontanka, tandis que l’organisation OVD-Info, spécialisée dans le monitoring des manifestations, a estimé que 17 personnes ont été arrêtées. « Plusieurs personnes ayant troublé l’ordre public lors du défilé (du 1er mai) ont été interpellées », a confirmé à l’AFP une source policière.

Tuer les homosexuels pour « laver l’honneur » des familles

Fin mars, une enquête du journal indépendant Novaïa Gazeta a révélé que les homosexuels sont devenus la cible des autorités en Tchétchénie, société conservatrice où l’homosexualité, considérée comme un tabou, est un crime passible de mort dans la majorité des familles.

Selon le journal, les autorités locales ont arrêté plus de 100 homosexuels et incité leurs familles à les tuer pour « laver leur honneur ». Toujours selon Novaïa Gazeta, au moins deux personnes ont été assassinées par leurs proches et une troisième est décédée des suites d’actes de tortures.

Des homosexuels tchétchènes ayant fui à Moscou ont affirmé à l’AFP avoir été battus et détenus « dans une prison non-officielle », et vivre aujourd’hui la peur au ventre d’être identifiés et traqués par leur famille. Officiellement, une enquête a été ouverte lundi par le Parquet général. Mais les enquêteurs disent n’avoir reçu « aucune plainte officielle » de victime et le Kremlin a estimé que ces informations « ne se confirment pas » en l’état.

02/05/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

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30 avril 2017 ~ 0 Commentaire

droits des lgbt (marianne)

conne

Marine Le Pen prépare discrètement la grande régression

Dans sa campagne présidentielle, Marine Le Pen évite soigneusement d’aborder la question des droits LGBT. Pourtant, le programme du FN en parle : il prévoit noir sur blanc un recul considérable pour les homosexuels et les lesbiennes.

Vous n’avez pas entendu Marine Le Pen s’exprimer sur le mariage pour tous durant la campagne ?

C’est tout à fait normal. Voulu, même. Toute à son désir de capter l’électorat le plus large possible, la candidate du Front national s’interdit consciencieusement de parler des problé-matiques liées aux droits des lesbiennes, gays, bi et transsexuels (LGBT). Pourtant, même si elle n’en parle jamais, Marine Le Pen prépare une véritable régression pour les personnes LGBT.

Le point 87 de son programme prévoit ainsi de « créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira ». Rien de moins que l’abrogation du mariage et de l’adoption pour tous. Comment revenir sur un droit ouvert, et que faire avec les couples homosexuels déjà mariés ? On ne le sait pas, même si Marine Le Pen promet que la fin de la loi Taubira n’aura « pas d’effet rétroactif ».

Une extension des droits des personnes LGBT n’est évidemment pas à prévoir. Le même point 87 promet de « maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) » et de « réserver la procréation médicalement assistée (PMA) comme réponse médicale aux problèmes de stérilité ». En face, Emmanuel Macron ne remet lui pas en cause le mariage pour tous et se dit favorable à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes. Enfin, le programme de Marine Le Pen ne parle qu’une seule fois de discriminations, mais sans mentionner l’homophobie ou la transphobie : le point 89 entend simplement « lutter contre toutes les discriminations liées aux handicaps et à la santé ».

LMPT fait la courte échelle au FN

Un tel recul en perspective rappelle que la ligne historique du FN, conservatrice et identitaire, est foncièrement hostile aux droits des personnes LGBT. La Manif pour tous ne s’y est pas trompée, en choisissant son camp pour le second tour : contre Emmanuel Macron. « Il prépare une politique anti-famille, juge la présidente du mouvement, Ludovine de la Rochère. Le 7 mai : Macron, c’est non ! » Un soutien net au FN, même s’il ne dit pas son nom.

Au sein du parti, Marion Maréchal-Le Pen est la nouvelle figure ce créneau traditionaliste. On l’a vue défiler avec Gilbert Collard dans les rangs de la Manif pour tous contre la loi Taubira. En mars 2016, la nièce de Marine Le Pen avait tenu des propos violents, jugeant que le mariage pour tous ouvrait la voie « à de nombreuses dérives », parmi lesquelles… « la polygamie ». La députée du Vaucluse a aussi attaqué « tous les délires et les fantasmes LGBT, du mariage homosexuel aux mères porteuses, en passant par la théorie du genre ». Il faut « défendre la famille traditionnelle et naturelle », plaide cette catholique revendiquée.

Jean-Marie Le Pen dérape encore

Marine Le Pen, elle, est toujours restée très discrète sur le sujet. Absente des défilés de LMPT en 2013, elle a même parfois tenu un discours tourné vers les personnes LGBT. En décembre 2010, candidate à la présidence du FN, elle ainsi avait déclaré à Lyon : « Dans certains quartiers, j’entends de plus en plus souvent qu’il il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc… ». Une manière de tendre la main à un électorat potentiel : 38% des hommes gays ayant voté aux élections régionales de 2015 ont soutenu le FN.

L’Inter-LGBT ne s’y est pas trompée : la fédération a appelé ce mercredi 26 avril à « se mobiliser massivement dès maintenant pour battre les idées du Front national ». Et si Marine Le Pen continue pour l’heure d’observer un silence poli sur le sujet, son père se charge régu- lièrement de rappeler la tradition du parti : dans son journal de bord vidéo cette semaine, Jean-Marie Le Pen s’est ainsi dit « très étonné par la dimension donnée » à la cérémonie d’hommage national à Xavier Jugelé, le policier tué lors de l’attentat sur les Champs-Elysées le 20 avril. « Il m’a semblé qu’on rendait plutôt hommage à l’homosexuel qu’au policier. La parti- cipation de son conjoint, le long discours qu’il a prononcé, institutionnalisaient le mariage homosexuel en l’exaltant de façon publique. Cela m’a un peu choqué. Je pense que cette particularité familiale doit être tenue à l’écart de ce genre de cérémonie ». On peut toujours compter sur « Le Vieux » pour clarifier les positions du FN…

 Hadrien Mathoux 28/04/2017
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Lire aussi:
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Ecologie : quand les problèmes environnementaux s’arrêtent aux frontières (Greenpeace)

Les 25 points du programme du Parti des Travailleurs Allemands, Deutsche Arbeiterpartei (Anti-k)

Programme en 25 points (Wikidedia)

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

lgbti (libération)

drapeau_gay_breton

Deux candidats pas vraiment en pointe sur les droits LGBTI

Marine Le Pen veut abroger le mariage pour tous et Emmanuel Macron n’a jamais affiché qu’un soutien très partiel aux droits des personnes LGBTI et à la lutte contre les discriminations.

Avec la défaite de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, ce sont les meilleurs défenseurs des droits des personnes gays, lesbiennes, bi.e.s, trans et intersexes qui sortent du ring présidentiel. Comparatif des positions des deux finalistes sur ces questions.

Marine Le Pen

Si François Fillon était soutenu par Sens commun, l’émanation politique de la Manif pour tous, c’est Marine Le Pen qui souhaite abroger la loi Taubira. Si elle est élue, les homosexuels ne pourront donc plus se marier en France. Pour autant, les personnes qui se sont déjà unies à la mairie ne seraient pas «dé-mariées». La candidate FN propose de remplacer le mariage par un «pacs amélioré».

Sans surprise, Marine Le Pen est contre l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes. Sur la gestation pour autrui (GPA), le programme officiel de la candidate précise qu’elle est pour le maintien de l’interdiction en France. Tout en précisant que cette position est une réponse à de mystérieuses «pressions d’autorités supranationales».

La candidate n’a pas pris position sur les autres thématiques LGBTI.

Emmanuel Macron

«Plutôt que de répondre au questionnaire, Emmanuel Macron nous a fait parvenir une réponse écrite, dans laquelle il ne répond que de manière très partielle à nos questions.» L’inter-LGBT, qui regroupe une soixantaine d’associations, avait envoyé une liste de revendications à chaque candidat, hormis Marine Le Pen. Les réponses ont été publiées la semaine dernière et le candidat En marche a été classé derrière Nicolas Dupont-Aignan sur l’échelle établie par l’inter-LGBT. Emmanuel Macron «montre par là son absence de programme sur les violences et discriminations qui touchent les lesbiennes, les gays, les bi.e.s et les trans», enfonce l’organisme.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait choqué les défenseurs de l’égalité en déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous».

Dans une lettre ouverte consacrée à ces sujets, le candidat corrige le tir en affirmant que «la lutte contre la discrimination sera l’un des grands chantiers de [son] quinquennat». Il propose une formation pour les agents de la fonction publique et des opérations de testing «dans les entreprises ou dans l’accès au logement».

Concrètement, Macron est pour le maintien de la loi Taubira et pour un élargissement de la possibilité d’adopter aux couples pacsés. Il se déclare pour l’ouverture de la PMA aux lesbiennes (qui fait partie des promesses non tenues de François Hollande)… Mais il ne l’a pas inscrit à son programme. Il dit attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la question. Saisi en 2013 sur ce point, le CCNE a promis de se prononcer (enfin) dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron est contre la gestation pour autrui, mais plaide pour la transcription à l’état civil français des enfants nés par GPA à l’étranger. Une disposition que la France refuse d’appliquer malgré cinq condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme.

A propos des droits des personnes trans, le candidat ne souhaite «ni modifier la loi sur le changement d’état civil, ni que la sécurité sociale prenne en charge les opérations faites à l’étranger, ni que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fasse une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour la prise en charge de l’hormonothérapie des personnes trans», détaille l’inter-LGBT. En rajoutant que selon sa réponse, Emmanuel Macron estime qu’il «convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées».

Enfin, sur la santé sexuelle, le candidat reste également relativement flou. Mais il se prononce tout de même pour une «intensification des campagnes de prévention et de dépis- tage du VIH et des autres IST en direction des jeunes gays, une prise en compte des problé-matiques spécifiques des lesbiennes et extension de la formation des personnels soignants aux problématiques de santé et à l’accueil des personnes LGBT».

Guillaume Lecaplain — 24 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

La PMA pour toutes, une trop longue gestation

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

olé quoi! (bbx)

prof

Un observatoire LGBTI pour l’école espagnole ? Mais olé quoi!

Il s’en passe des choses éminemment intéressantes chez nos voisins, côté péninsule ibérique, un pays qui a légalisé le mariage gay en 2005, qui a fait des violences conjugales une question de société majeure avec une loi en 2004, un pays où les crimes machistes font la une des journaux, papier, web et télé…

Ce n’est pas idéal là-bas mais l’envergure de la mobilisation pour les droits des femmes contre les violences et les droits des LGBTI nous laisse songeuses à un moment où ces questions sont quelque peu inexistantes dans les débats actuels, pourtant cruciaux.Alerte-inspiration pour notre hexagone exigu : trois professionnelles de l’éducation ont lancé un projet d’observatoire LGBTI virtuel en milieu éducatif.

Carmen Ruiz Repullo, Marian Moreno Llaneza et Kika Fumero sont les trois enseignantes passionnées à l’initiative du projet. Elles sont parties d’un constat affligeant. Un tiers des élèves de primaire est victime de harcèlement, entre 70 et 80% des élèves LGB entendent à l’école comment leur orientation est une insulte, 80% des élèves LGB cachent leur orientation sexuelle. Par ailleurs, selon l’Institut National des statistiques espagnol, entre 2011 et 2015, 2562 filles mineures ont porté plainte et bénéficient de mesures de protection, sans parler de la violence domestique, des viols collectifs, des bus qui exhibent la transphobie (ceux de l’association ultra-catholique Hazte Oír en l’occurrence).

Elles sont convaincues que tout ou presque se joue dans l’éducation. Si un monde meilleur est possible, c’est bien là que ça doit commencer, dans le lieu où les nouvelles géné- rations se rencontrent et se forment, un lieu qu’elles souhaitent plus sûr, plus sain, sans pré- jugés et sans violence qui entravent le développement des futur.e.s citoyen.ne.s. D’où un observatoire co-éducatif, qui envisage l’école comme le lieu premier du vivre ensemble, où filles et garçons ont les mêmes conditions et les mêmes opportunités.

Via un financement participatif, elles veulent créer une plateforme en ligne à échelle nationale en direction des élèves, des professeurs et des familles pour valoriser et promouvoir l’égalité et le respect de la diversité à l’école. L’observatoire proposera entre autres choses un service d’information d’urgence, un réseau social d’échanges, une bibliothèque d’outils pour tous les âges, une plateforme de formation et des jeux pour apprendre.

Les sociologues Johanna Dagorne et Arnaud Alessandrin rappellent que la lutte contre les discriminations, l’homophobie en particulier, n’est apparue que très récemment en France dans les agendas politiques et la recherche universitaire (« Etre une fille, un gay, une lesbienne ou un.e trans au collège et au lycée. Academic Leadership, AcademicLeadership.org, 2016, Le sujet dans la cité, 2 (6), pp.140-149.).

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire créé en 2004 regroupe neuf organisations et syndicats représentatifs des élèves, parents et personnels de l’Éducation nationale pour lutter contre les discriminations LGBTphobes en milieu scolaire.

Dans son blog, le collectif reprenait le rapport intitulé « Renforcer et généraliser aujourd’hui la formation à l’égalité filles-garçons des enseignant.e.s pour construire la société égalitaire de demain » du Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes de février dernier, qui constate en particulier que « la formation à l’égalité ne bénéficie qu’à une minorité des 900 000 personnels enseignants et non-enseignants qui travaillent dans les écoles, les collèges et les lycées ».

Le collectif conclue : « Et encore, parmi la minorité qui a reçu une formation sur l’égalité filles-garçons, combien de ces personnels ont eu droit à un éclairage sur les LGBTphobies ? De cela, le HCE ne dit rien »…

/ 20 avr 2017

http://www.barbieturix.com/

Lire aussi:

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies

Commentaire: Vocabulaire: Les enfants espagnols vont au « colegio » (école et collège chez nous) tandis que les lycéen(en)s vont à « l’instituto » , le « college » aux USA…

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