Archive | LGBT

07 février 2021 ~ 0 Commentaire

dico lgbt (nueva tribuna)

lbbt

Dictionnaire des principaux termes  LGTBI

L’autodétermination des genres, la dépathologisation de la transsexualité, la violence intragenre ou l’intersexualité sont quelques-uns de ces termes.

Voici un dictionnaire des concepts clés des textes conçus par le ministère espagnol pour la future loi pour l’égalité des personnes trans et la loi pour l’égalité des personnes lesbiennes, gays, trans, bisexuelles et intersexuelles et pour la non-discrimination sur la base de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre, de l’expression de genre ou des caractéristiques sexuelles.

- LGTBI : acronyme qui désigne le groupe des personnes lesbiennes, gays, trans, bisexuelles, bisexuelles et intersexuelles.

- Trans : personne dont l’identité de genre ne correspond pas à l’identité basée sur le sexe qui lui a été attribué à la naissance.

- Trans personne non binaire : personne qui ne s’identifie pas comme homme ou femme, son identité de genre va au-delà de ces catégories.

- Identité de genre : perception, expérience interne du genre tel que chaque personne le ressent, qui peut ou non correspondre à l’identité basée sur le sexe attribué à la naissance.

- Expression du genre : manifestation extérieure de l’identité sexuelle de chaque personne.

- Sexe : catégorie attribuée aux personnes à la naissance par la simple observation de leurs organes génitaux.

- Genre : ensemble des caractéristiques d’origine culturelle relatives aux modes de comportement et à l’identité sur la base desquelles la distinction entre les hommes et les femmes est socialement établie.

- Dépathologisation de la transsexualité : cesser de considérer les personnes trans comme des malades et mettre fin à l’obligation d’un rapport médical ou psychologique pour demander un changement d’enregistrement du sexe.

- Autodétermination du genre : reconnaissance de l’identité de genre librement manifestée, sans nécessité de preuves médicales ou psychologiques ou de protection judiciaire.

- Intersexualité : Présence chez un même individu de caractéristiques organiques des deux sexes, masculin et féminin.

- Orientation sexuelle : attirance physique, sexuelle ou affective envers une personne. Elle peut être hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle.

- Violence intragenre : violence domestique qui se produit dans le cadre de relations affectives et sexuelles entre personnes du même sexe.

4 février 2021

https://www.nuevatribuna.es/

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02 février 2021 ~ 0 Commentaire

pma brest (ouest france)

Brest. 350 contre-manifestants défendent le projet de loi sur la bioéthique

Parti de la fac Segalen, près de 350 contre-manifestants ont sillonné le centre-ville de Brest dimanche 31 janvier 2021 pour défendre le projet de loi sur la bioéthique avant de s’affronter verbalement à l’autre manifestation. Quatre hommes ont été interpellés, l’un d’eux écope d’un rappel à la loi.

Le Parti socialiste représenté par Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental du Finistère et Yohann Nédélec, élu brestois et secrétaire fédéral avaient appelé à la contre-manifestation.

Ils étaient en compagnie de toutes les tendances de la gauche brestoise, des syndicats CGT et Solidaires, des organisations LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres).

De la fac Segalen au cours Dajot

Le cortège s’est formé sur les marches de faculté Segalen à partir de 14 h, avant de descendre la rue de Siam fort d’environ 350 manifestants.

« Nous avons invité les autres associations à nous rejoindre et c’est un vrai succès, se réjouit Tony Bergot, le président de West-up, l’association étudiante LGBT de Brest. Nous n’irons pas à l’affrontement, mais nous défendons nos idées. »

Chaque camp s’est fait face un peu plus tard, dans le bas du cours Dajot, séparés par un escadron de gardes mobiles et une quarantaine de policiers.

Trois interpellations côté contre-manifestants

Un affrontement verbal d’une bonne heure émaillé de quatre interpellations côté contre-manifestants : deux hommes dans une voiture interpellés « avec des tracts compromettants contre l’Etat », un homme qui s’était infiltré pour s’en prendre aux pavillons des anti-loi sur la bioéthique et un quatrième homme muni de projectiles et d’un poing américain. Ce dernier écope d’un rappel à la loi.

Le cortège s’est ensuite dispersé vers 17 h devant le commissariat de police où les contre-manifestants étaient venus soutenir les leurs.

Sabine NICLOT-BARON 31/01/2021

https://www.ouest-france.fr/

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31 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

riposte! (brest)

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Loi bioéthique : nouveau face-à-face en vue entre pro et anti dimanche à Brest

Brest Nous ne laisserons pas les réactionnaires tenir le haut du pavé

Pro et anti PMA opposés dans les rues de Vannes

Vannes. 250 personnes manifestent contre le projet de loi bioéthique

Triple manifestation dans les rues de Saint-Brieuc ce samedi

Loi bioéthique. Des provocations mais pas d’incidents à Saint-Brieuc

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30 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

pma brest (npa)

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La PMA, tout de suite ! La manif pour tous hors de nos vies !

À partir du 2 février l’extension de la PMA, la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules passera en deuxième lecture au Sénat. La PMA fait partie des promesses de campagne d’Hollande puis de Macron et des années plus tard, nous attendons toujours.

Une loi inégalitaire !

Si cette loi passe, elle ouvrira effectivement la possibilité aux couples lesbiens et aux femmes seules d’avoir accès à la PMA mais ça se fera dans le cadre d’une loi qui est foncièrement inégalitaire par rapport aux couples hétéros.

Cette loi est inégalitaire à plusieurs niveaux. Elle exclut les personnes trans montrant une nouvelle fois le visage de la transphobie d’Etat. Au niveau de la filiation, il y aura une amélioration puisque nous n’aurons plus besoin de passer par l’adoption, mais on nous demandera de faire une déclaration conjointe devant le notaire, contrairement aux couples hétéros qui n’ont besoin que d’aller en mairie… Non seulement cette procédure est discriminante mais elle sera en plus coûteuse !

Enfin ce que propose le Sénat comme loi, comme en première lecture c’est tout simplement le non-remboursement de nos PMA. Nous ne serions pas infertiles donc nous ne mériterions pas ce remboursement là où les hétéros y auraient droit .

Pourtant la PMA n’a jamais eu pour vocation de soigner l’infertilité. Elle permet d’avoir des enfants pour ces couples qui ne peuvent pas en avoir : que cette infertilité soit pathologique ou non. Il y a donc pour les sénateurs une volonté de montrer que tout couple hétérosexuel a un droit à l’enfant inaliénable alors qu’une femme seule ou un couple de femmes c’est une lubie qu’elles doivent payer elles-même.

Cet amendement du Sénat est très grave, car il suppose qu’il faudra avoir des revenus importants pour avoir accès à la PMA. En plus du caractère homophobe, l’état met en place des discriminations flagrantes de classe.

PMA = mise en danger de la famille ?

Si la PMA a bien des difficultés à passer, c’est parce que dans cette période de montée de la réaction, les différents gouvernements Hollande et Macron ont cédé maintes fois aux réactionnaires et à l’extrême-droite.

Si de nombreuses associations LGBTI jouent le cadre de la respectabilité en expliquant que les familles homoparentales seraient aussi acceptables que des familles hétéro, nous n’avons pas peur de revendiquer notre droit à ne pas être des hétéros.

Nous n’oublions pas que la famille hétérosexuelle dans cette société capitaliste est une institution qui opprime largement les femmes, et les LGBTI. Ce type de famille-là, nous n’en voulons pas. Nous voulons construire d’autres types de familles qui permettent l’épanouissement de toutes et tous.

La Manif pour tous appelle à manifester le 30 janvier contre l’extension de la PMA. Cette organisation doit sortir de nos vies une bonne fois pour toutes. Pour cela nous avons besoin d’un mouvement fort qui fasse la jonction entre le mouvement ouvrier et le mouvement LGBTI afin de mettre un coup d’arrêt aux réacs, et à la politique du gouvernement Macron.

La commission LGBTI du NPA réclame tout de suite et sans conditions :

• la PMA pour toutes, y compris pour les personnes trans
• Que celle-ci se fasse à égalité dans tous les aspects que ce soit sur la filiation ou sur le remboursement par la sécurité sociale.

Tract en PDF

https://nouveaupartianticapitaliste.org/

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28 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

pma (brest)

lgbbt

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24 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

manif pour tous (brest)

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Dimanche 31 janvier à 15h, les franges les plus réactionnaires de la société française s’apprêtent à re-sortir dans la rue. Comme le 10 octobre, leur étendard du moment : la lutte contre la PMA & la GPA . Qu’on ne soit pas dupe des intentions des organisateurs de « Marchons enfants », peu leur importe les enfants, ils sont là pour la défense de leur credo : l’ordre moral et le couple hétéro-patriarcal.

Organisation: VISA (CNT, CGT Educ’action, FSU et Solidaires) et West UP

Avec le soutient de:  Collectif des femmes, Alternative UBO, La FI, le Planning Familial, le NPA, le PCF et l’UCL.

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Manif pour tous, appel à contre-manif le dimanche 31/01 !

La manif pour tous manifeste à nouveau contre le projet de loi Bioéthique. Elle se retrouve le 31/01 à 15h au Cours d’Ajot.

Retrouvons-nous pour un cortège radical à 14h sur le Parvis de la fac Segalen, contre l’extrême-droite, les LGBTI-phobies et les idées réactionnaires !

https://bourrasque-info.org/

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15 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

amérique latine (global voices)

bolivia

2020 : une année de luttes féministes et d’oppositions politiques en Amérique Latine

Pas de quarantaine pour la lutte politique et l’activisme

En Amérique Latine et aux Caraïbes, l’année 2020 a été marquée par des mouvements féministes et sociaux qui ont amorcé de grands changements politiques, bien que l’attention ait été accaparée par la pandémie de COVID-19, devenue une priorité mondiale.

Au Mexique, en Argentine et aux Caraïbes, les multiples protestations féministes ont teinté l’année 2020 de violet et de vert. Au Mexique, par exemple, même si les controverses sur l’avion présidentiel et la légalisation de la marijuana ont alimenté les débats, c’est le féminisme, ou plutôt l’anti-féminisme, du gouvernement mexicain qui a monopolisé l’attention.

En mars une grande manifestation a eu lieu contre les 10,5 féminicides enregistrés tous les jours au Mexique. D’autres protestations ont suivi, pour exiger que justice soit fait dans des cas spécifiques, comme ceux de Ingrid, Fátima et Jessica.

Malgré la répression policière durant les manifestations de Cancun, la lutte a porté ses fruits, avec notamment la Loi Olympique contre le harcèlement digital, la Loi Ingrid contre la diffusion d’images sensibles, le registre public des délinquants sexuels dans la capitale mexicaine, et l’amnistie pour l’avortement.

En Argentine, les dénonciations de violences sexistes et de pornographie pédophile se sont multipliées durant la quarantaine. Le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, que le Gouvernement avait promis de présenter en mars 2020, est resté en suspens pendant plusieurs mois.

Devant ces retards, les réseaux sociaux ont été un élément clé pour renforcer les réseaux d’aide aux femmes pendant le confinement. C’est ainsi que des protestations se sont organisées contre l’augmentation alarmante des féminicides durant la pandémie.

Les tweets de l’organisation citoyenne Ni Una Menos ont permis de mobiliser de nombreuses activistes, et des milliers d’entre elles ont participé à l’évènement du “foulard virtuel” pour exiger du Gouvernement argentin l’examen urgent de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. La loi qui autorise l’avortement a finalement été présentée au Congrès en novembre, pour être examinée en décembre. [Le projet a finalement été adopté fin décembre, ndlt.]

Pour leur part, les féministes vénézuéliennes ont utilisé WhatsApp pour continuer de soutenir les femmes et discuter virtuellement du féminisme ; au Nicaragua, les organisations féministes dénonçaient l’absence de justice pour les victimes et leurs familles.

En janvier, avant que le coronavirus n’arrive à Trinité-et-Tobago, on célébrait une cérémonie de commémoration pour les victimes de féminicides, durant laquelle les citoyens et citoyennes ont exigé de l’État la mise en place de mesures efficaces pour protéger les femmes et les enfants.

En mars, à la suite d’un nouveau féminicide, le débat en ligne s’est intéressé aux liens entre violences de genre et abus sexuels sur mineur·es, surtout dans un contexte où les restrictions dues au COVID-19 s’accompagnaient d’une augmentation des violences domestiques.

En décembre, lorsque les gros titres nous informaient des féminicides d’une jeune mère et d’une adolescente, les réseaux sociaux ont manifesté une exaspération face aux discours disant aux femmes de “faire attention”, et de “rester vigilantes”. Ces réactions font valoir que la responsabilité devrait se porter sur l’agresseur, plutôt que de se focaliser sur les femmes.

Des mouvements politiques en Uruguay, en Bolivie, au Pérou et au ChiliOn pourrait débattre du fait que le changement majeur en Uruguay s’est fait sur le plan politique, avec la défaite du Front Large (parti politique de gauche) et le retour au pouvoir de la droite, sous l’égide du Parti national, qui après trente ans, est aujourd’hui à la tête de la “coalition multi-couleur”.

Le Front Large ainsi que d’autres partis politiques critiquent le gouvernement à cause de la loi “d’urgente considération”, qui est perçue comme un retour en arrière en matière de liberté d’expression. Cependant, le succès rencontré par le gouvernement pour contrôler la première vague de COVID-19, qui n’a fait qu’une dizaine de morts, a permis de positionner le pays en leader de la gestion de la crise.

En Bolivie, après une année de divisions, exacerbées par le racisme, les attaques visant les journalistes, les violences et les assassinats, la population s’est finalement rendue pacifiquement aux urnes en octobre. 55% des votants ont élu Luis Arce et David Choquehuana, du parti du Mouvement vers le socialisme (MAS). Mais les tensions continuent, dans une moindre mesure, se concentrant désormais sur les élections sub-nationales, prévues pour le 7 mars 2021.

L’élection de Luis Arce a été célébrée dans de nombreuses villes du monde. La conciliation d’un pays profondément divisé et aux prises avec son histoire repose à présent entre ses mains.

La presse internationale sous-estime l’importance des protestions de la génération du bicente-naire au Pérou, qui ont eu lieu pour le 200e anniversaire de l’indépendance péruvienne. Ces manifestions sont survenues dans un contexte conflictuel, le pays étant affecté par le poste laissé vacant par le président Martín Vizcarra, la démission du gouvernement illégitime de Manuel Merino et la nomination de Francisco Sagasti comme président intérimaire.

Merino et Sagasti ont tous deux utilisé des forces policières excessives pour réprimer les jeunes manifestants, faisant au moins deux morts parmi eux. À ce contexte chaotique se sont ajoutées la crise sanitaire du COVID-19 et la mise en œuvre de politiques extractivistes en faveur des grandes entreprises sur les territoires indigènes.

D’un autre côté, la pandémie n’a pas empêché le Chili de mener à bien son référendum historique le 25 octobre, où une écrasante majorité a approuvé le changement de la Constitution promulguée par l’ancien dictateur Augusto Pinochet en 1980 et considérée comme “la mère des inégalités du Chili“. Ce référendum était la revendication principale du soulèvement social d’octobre 2019, auquel le gouvernement avait réagi par la répression, en procédant à des arrestations et en commettant de nombreuses atteintes aux droits humains.

Du nord au sud : violence, autoritarisme, désinformation et manifestations

En Colombie, en plus des préoccupations suscitées par les plus de 40 000 décès dus au COVID-19, on note une baisse de satisfaction de la population envers le Gouvernement.

Les Colombiens sont mécontents face à l’absence de solutions efficaces pour lutter contre les violences qui accablent le pays. Le président Duque continue néanmoins à nier la gravité des taux d’homicides en Colombie, qui comprennent quatre-vingt massacres.

Le plus inquiétant était l’augmentation des assassinats des leaders sociaux et des défenseurs des droits humains. Il a aussi été révélé que la police était impliquée dans l’assassinat de l’avocat Javier Ordóñez. Cette nouvelle a engendré des manifestations qui ont été réprimées par la police, entraînant la mort d’au moins dix personnes et faisant de nombreux blessés.

Les menaces de mort [fr], les assassinats, les agressions, les abus et la censure portés à l’encontre des journalistes et activistes ont été constants, mais ils ont aussi permis l’essor de médias numériques alternatifs, non censurés.

Au Venezuela, après une année de relative normalisation économique, malgré l’hyperinflation et l’intensification de la crise humanitaire, la pandémie s’est traduite par une recrudescence des mesures autoritaires du Gouvernement.

En effet, la militarisation, le contrôle des institutions étatiques et la persécution politique des journalistes, des activistes humanitaires et des dissidents ont défini les politiques publiques depuis le début de la pandémie. Sans parler du gouvernement de Nicolás Maduro qui a supplanté la représentation de l’opposition politique grâce à des élections parlementaires discutables.

La crise migratoire vénézuélienne, qui était déjà la plus grave de la région avec 5,4 millions de Vénézuéliens vivant en dehors du pays, s’est aggravée pendant la pandémie. La crise sanitaire affecte directement les membres de cette communauté vulnérable, souvent incapable de répondre à ses besoins primaires dans les pays d’accueil.

En Jamaïque, le chaos et la peur ont accablé les citoyens. Alors que la pandémie de COVID-19 était la principale cause des préoccupations, une enquête informelle sur Twitter a révélé qu’elle était suivie de près par la peur d’une possible augmentation de la criminalité. La police jamaïcaine a cependant communiqué une légère diminution des délits avec violence par rapport à 2019.

D’un autre côté, les couvre-feux pendant la pandémie n’ont pas empêché des centaines de fêtes illégales et d’activités sociales d’avoir lieu, dont certaines (organisées par des personnes ayant un casier judiciaire) ont causé des actes de violence.

Au Nicaragua, la population a souffert d’un mélange d’émotions négatives provoquées par la crise sanitaire, par l’impact des ouragans IOTA et ETA, et par les perspectives offertes par les élections de 2021, dans un pays en proie à de constantes violations des droits humains, et où règnent la répression policière ainsi que l’absence totale de liberté de la presse et d’expression.

Depuis la vague de protestation de 2018, environ 100 000 personnes ont fui le pays. Cependant, nombre de ces Nicaraguayens en exil continuent d’être impliqués dans l’activisme politique. Pendant ce temps, le gouvernement de Daniel Ortega promeut une série de lois destinées à renforcer ses moyens de contrôle sur la population et éviter toute tentative d’opposition.

Ainsi, le Nicaragua termine l’année avec une escalade de violence, une perte de confiance envers le gouvernement, notamment en ce qui concerne la véracité des chiffres publiés sur le COVID-19 [fr], un État qui utilise la manière forte contre les protestations, et surtout dans l’incertitude quant à l’année à venir.

Plus au nord, au Salvador, 2020 a été une année pleine de conflits politiques. Le président Bukele s’est constamment opposé aux autres organes de l’État (l’Assemblé législative et la Chambre constitutionelle), et il présente les députés et les magistrats comme “corrompus, criminels et voleurs”.

Pour beaucoup, son style agressif de gouvernance révèle un programme politique de contrôle du pays. Alors que des accusations de corruption, de négociation avec des gangs et d’attaques contre des membres de la presse pèsent contre lui, il conserve malgré tout un taux d’approbation supérieur à 75%.

Quand Bukele s’est exprimé sur Twitter à propos de l’impact de la pandémie en Équateur, le gouvernement équatorien a immédiatement démenti ses propos. Mais rapidement, le contenu qui circulait sur les réseaux sociaux fait les gros titres partout dans le monde : les corps que personne ne collectait, les familles qui recherchaient le corps d’un proche, et les incinérations présumées de cadavres dans les rues.

La désinformation n’a pas suffi à expliquer ce qu’il se passait dans la ville de Guayaquil. Face à une réalité accablante, un groupe d’intervention (la “Fuerza de Tarea Conjunta“) s’est créé pour enterrer les cadavres. La mairie de Guayaquil a même dû fournir des cercueils en carton aux familles endeuillées. Devant cette situation, les peuples indigènes de la région se sont organisés pour se protéger du coronavirus.

Pour résumer, la pandémie a surpris une région qui était déjà confrontée à de nombreux problèmes, et a mis à l’épreuve la ténacité des mouvements sociaux, qui n’ont jamais cessé de lutter pour leurs droits.

Finalement, quelques bonnes nouvelles sur les questions de genre se sont distinguées dans la région: l’Équateur a eu sa première marche trans, le Gouvernement argentin a approuvé le quota de personnes trans et travesti dans le secteur public, la Bolivie a reconnu le mariage entre personnes de même sexe, tout comme l’État de Puebla au Mexique.

12 Janvier 2021

https://fr.globalvoices.org/

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19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

transphobie (révolution permanente)

transph

#JusticePourFouad

Une lycéenne de 17 ans se suicide après des humiliations transphobes

Mardi 15 décembre, Fouad, jeune femme trans de 17 ans, a mis fin à ses jours. Quelques semaines plus tôt, elle avait été convoquée et humiliée par la direction de son lycée, qui voulait lui interdire de porter une jupe. 

Fouad avait 17 ans, elle étudiait dans un lycée lillois. Jeune femme trans, elle vivait en foyer. Début décembre, elle vient au lycée avec une jupe, ce qui lui vaut d’être convoquée par la CPE ; s’ensuit alors un échange lunaire où la CPE hausse le ton, humilie Fouad, et lui intime de rentrer chez elle à cause de sa tenue, pendant que la jeune étudiante, manifestement très affectée, tente de se défendre.

On peut entendre des extraits de cet entretien dans une vidéo publiée par un élève du même lycée sur snapchat, où il s’indigne du traitement qui lui est fait. Même si cet élève parle de Fouad au masculin, et donc la mégenre, il fait preuve de plus de compréhension et de soutien envers elle que la responsable qu’on entend dans la vidéo.

La CPE la renvoie chez elle et prétend vouloir lui interdire le port de la jupe pour ne pas heurter les autres élèves, qui, selon les informations dont nous disposons jusqu’à présent, ne se sont pourtant pas plaints de la tenue de Fouad auprès de la direction. « Mais alors c’est eux qu’il faut éduquer, c’est pas moi ! » répond-elle à juste titre.

Le lendemain de son renvoi, les lycéens se mobilisent et collent des affiches dans l’établisse-ment pour dénoncer cette exclusion transphobe, sur lesquelles on peut lire « Nos tenues ne sont pas indécentes, vos regards le sont », ou encore « La transphobie tue ». Quelques jours plus tard, nouvelle journée d’action en soutien à Fouad, où ses camarades décident de venir en jupe au lycée en signe de solidarité. La direction finit par céder et l’autorise enfin à s’habiller comme elle le souhaite.

Les tensions avec la direction s’apaisent, et la jeune fille semble aller mieux, mais fait une première tentative de suicide une dizaine de jours après, puis une deuxième qui entraînera sa mort. Dans le communiqué du lycée adressé aux parents d’élèves pour les informer de ce drame, Fouad est genrée au masculin.

Jeudi 17 décembre, le hashtag #JusticePourFouad est lancé sur twitter, atteignant la deuxième tendance de France, avec plus de 10 000 tweets.

Il est évidemment impossible de dire que la mort de Fouad est une conséquence directe de l’humiliation qu’elle a subie de la part de la CPE, ni de dire que la transphobie était l’unique cause de son mal-être.

Ce n’est pas seulement l’école qui est en cause, mais tout un système. Ce que l’on peut dire, c’est que la transphobie, sous toutes ses formes, même verbales, tue et abîme. Les personnes transgenres sont particulièrement surreprésentées dans les statistiques sur le mal-être.

Selon une étude du Comité Idaho et du Think Tank République et Diversité publiée en 2014, 60% des personnes transgenres sont déjà tombées dans une dépression, et 20% d’entre elles ont déjà fait une tentative de suicide. Cette oppression des personnes trans est reproduite et alimentée depuis le sommet de l’État, comme l’illustre la non-autorisation de la PMA aux hommes trans les nombreuses difficultés qui jalonnent le parcours de transition.

Fouad est malheureusement l’une des trop nombreuses victimes de cette société incapable d’accompagner les individus avant, pendant et après leur transition, et de leur garantir une égalité de droit et une existence hors de toute oppression ou stigmatisation. Et l’école est un relais institutionnel de ces oppressions, quand elle refuse d’utiliser les prénoms d’usage de ses élèves par exemple, ou quand elle impose des codes vestimentaires transphobes.

Nombreuses sont les jeunes personnes trans précarisées, isolées ou rejetées par leurs familles en raison de leur transidentité, et humiliées et discriminées par les institutions. Ces situations ne sont d’ailleurs pas exclusives aux personnes trans, mais communes à un grand nombre de jeunes personnes LGBT. Pour ces jeunes, il est impératif, voire vital, que l’État mette des logements d’urgence décents à leur disposition, et investisse massivement dans les associations et structures aptes à les aider.

La transphobie tue. Justice pour Fouad, et pour toutes les autres victimes.

Inès Rossi jeudi 17 décembre

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07 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

pologne (4è internationale)

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Révolte de masse après une nouvelle attaque contre les femmes

Dès la soirée du 22 octobre la mobilisation, d’une ampleur inconnue depuis 1989, a commencée.

Les femmes et la jeune génération – les lycéen.es et les étudiant.es entre 14 et 25 ans – ont occupé les rues, scandé des mots d’ordre au cours des messes du dimanche le 25 octobre, et bloqué la circulation durant deux semaines.

Des manifestations de masse se sont poursuivies dans plus de 410 villes et villages au cours des semaines suivantes.  Le 28 octobre il y a eu une grève des femmes, le 30 octobre plus d’un million de manifestant.es, malgré une montée exponentielle des hospitalisations et des morts du fait de Covid-19. Le tout avec une revendication centrale, adressée aux élites politiciennes, ecclésiastiques et intellectuelles qui refusent que les femmes bénéficient des droits humains : « allez vous faire foutre ailleurs ».

Selon tous les sondages, ce mouvement de masse a le soutien de deux-tiers à trois-quarts de la population.

Le gouvernement de la Droite unie n’a pas osé publier le verdict de son Tribunal constitutionnel dans le Journal officiel, ce qui le rend légalement inapplicable. Il espère que le durcissement du confinement et la répression des manifestant.es réduiront l’ampleur du mouvement. Mais même si les actuelles mobilisations se calment, les femmes de Pologne ne vont pas oublier cette révolte. En majorité elles ont pris conscience qu’elles doivent lutter elles mêmes pour leur dignité, pour un autre monde, leur monde. C’est une révolution culturelle qui a commencé.

Trois décennies de soumission des femmes pour reconstruire le capitalisme.

Depuis 1993 existe un « compromis », réalisé entre le gouvernement et l’Église catholique sur cette question, visant à obtenir le soutien de cette puissante institution face aux mobilisations contre les effets sociaux de la restauration capitaliste en cours et pour l’adhésion à l’Union européenne.

L’Église catholique a toujours considéré que la femme n’est pas un être humain de plein droit. Par le verdict du Tribunal constitutionnel du 22 octobre l’État polonais l’a confirmé : la femme doit être limitée à une sorte d’incubateur, avec des options supplémentaires lui imposant de nettoyer, faire la cuisine et s’occuper des enfants. La torture des femmes portant des fœtus morts ou irréversiblement déficients a été légalisée.

« Dans ce pays je me sens esclave », « Mon corps est mon affaire », « Je ne serais pas un cercueil », « Mon utérus n’est pas une chapelle », « Tu ne veut pas d’avortement, tu n’as qu’à pas avorter », « Prions pour le droit à l’avortement », « L’avortement n’est pas un péché », « La révolution est une femme ».

C’est avec de telles pancartes (et bien d’autres) que les centaines de milliers de femmes ont manifesté dans les rues et dans les églises en Pologne contre ce système patriarcal qui les opprime, les prive de liberté et qui nie leur dignité. « C’est la guerre ! » proclament elles en luttant pour que plus jamais personne n’ose décider pour elles, pour être enfin reconnues comme des être humains à part entière, pour repousser les limites de ce qui est socialement acceptable, pour une vie meilleure dans leur monde.

Soulèvement de la jeune génération

Ce sont surtout des jeunes – garçons et filles – qui ont manifesté, pour la première fois depuis des années en très grand nombre. Ce sont eux qui s’en sont pris à ces « dziaders » – les mâles ayant une vision archaïque du rôle des femmes, ne leur permettant pas de prendre la parole, persuadés de leur propre supériorité et de leur infaillibilité absolue, en général âgés, exerçant des fonctions dirigeantes autrement dit les politiciens, les experts, les hiérarques ecclésiastiques – leur suggérant « d’aller se faire foutre ailleurs ».

La jeunesse a criée en des termes très crûs ce que Greta Thunberg a dit aux Nations Unies en 2019 : « comment osez-vous ! ». Cette jeunesse à laquelle le régime a imposé les cours de religion à l’école a rejeté l’hégémonie culturelle de l’Église catholique.

Elle a dit non à une société qui lui impose la peur, le changement climatique, le chômage, l’absence d’avenir prometteur, les mensonges gouvernementaux à répétition, le panthéon des autorités, des valeurs et des symboles national-catholiques.

Elle refuse la « peur de baiser » – un des slogans présents dans un grand nombre de manifestations. Elle ne tolère plus les réformes de la scolarité qu’on lui impose. Elle ne veut pas négocier de « compromis », choisit un langage que ceux qui dominent son pays ne comprennent pas, veut décider de son sort et non se le voir imposer par ceux qui prétendent « savoir mieux ».

Face au ministre de l’éducation et de la science, qui exigeait que les enseignants « apprennent » à leurs élèves à ne pas manifester, elles et ils ont d’une seule voix répondus « va te faire… ». Leur révolte n’a pas concerné seulement la lutte pour le droit à l’avortement mais beaucoup plus : le droit de chaque individu de décider de son corps, de son identité, de l’avenir de la société, leur droit d’être solidaires, dignes, libres.

Aujourd’hui les femmes et les jeunes ont transformée les modestes mais combatives et spontanées grèves climatiques et manifestations en défense des LGBT+ des années précédentes en centaines de milliers de manifestant.es.

Crise politique et crise de l’hégémonie ecclésiastique, crise de la 3è République

Face au développement de la pandémie Covid-19, le gouvernement du PiS a privilégié sa victoire électorale présidentielle (d’abord tentée au cours du confinement le 10 mai, puis reportée au 28 juin 2020) et non la protection de la santé de la population. Au lieu d’adapter le système scolaire à la pandémie, il s’est concentré sur l’enseignement de l’homophobie. Il a accusé le personnel de santé de travailler insuffisamment tout en commandant à un marchand d’armes des respirateurs… qui ne fonctionnent pas. Enfin, il a choisit d’agresser les femmes. Cette dernière initiative a fait déborder le vase et a ouvert une crise politique majeure.

La crise a même atteint le cœur des institutions. Le parti au pouvoir et le premier ministre ont perdu du soutien.  Des divergences ont émergés au sein du gouvernement sur la manière de sortir de la crise, le président Duda voulant apparaître comme « ayant compris » les revendications, alors que le chef du PiS souhaitait la répression.

Cependant le commandant de la police a demandé à ses troupes d’agir « de manière équilibrée et prudente ». De plus, fait sans précédent, plus de 200 généraux et amiraux retraités ont craint « une situation dans laquelle une nouvelle fois dans les rues des villes polonaises l’usage de la force pourrait conduire à d’inutiles victimes » en demandant de « respecter la volonté de la majorité de la société et de modifier des solutions inacceptables ».

Le compromis systémique entre tous les partis politiques du pouvoir et l’Eglise qui a été le fondement de la 3è République polonaise a été mis en cause. Cette dernière devait être le bastion du christianisme dans une Europe laïcisée. Mais il n’y a plus de status quo, l’Église, son impunité, son hégémonie culturelle ne sont plus tabou. ( Extrait voir lien)

19 octobre 2020

https://www.gaucheanticapitaliste.org/

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07 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

turquie (courrier inter)

lbbt
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En Turquie, le combat des militants LGBT continue

Alors que la Marche des fiertés est de plus en plus réprimée en Turquie, des étudiants comparaîtront le 10 décembre devant la justice pour avoir organisé un rassemblement pour la défense des droits des personnes LGBT.

Le 10 mars 2019, sur le campus de la prestigieuse université technique du Moyen-Orient (Odtü), à Ankara, se tenait comme les années précédentes une Marche des fiertés LGBT. Un événement régulièrement dénoncé avec violence par les médias proches du pouvoir, comme le quotidien islamiste Yeni Akit qui vitupère alors :

Les pervers homosexuels ont organisé leur marche immorale dans ce nid de terroristes et ce lieu de scandales qu’est l’Odtü. […] Ils tentent de normaliser l’immoralité en Turquie et piétinent les valeurs morales des Turcs musulmans.”

Cette année-là, la direction de l’université, réputée proche du gouvernement de l’AKP, est aux prises avec plusieurs mobilisations étudiantes sur des thèmes tels que l’écologie ou les droits des minorités. Le recteur, en particulier, fait la sourde oreille face à des étudiants qu’il qualifie “de groupes de LGBT »

Le groupe Solidarité LGBT + de l’Odtü défendu par Amnesty International

Qui sont-ils ?

Melike Balkan et Özgür Gür animent le groupe Solidarité LGBTI + à l’université technique du Moyen-Orient (Odtü), à Ankara, et multiplient les événements : projections de films, groupes de parole, rassemblements, campagnes de sensibilisation…

Ils risquent trois ans de prison pour avoir organisé un sit-in en mai 2019 à la place de la Marche des fiertés, interdite par le président de l’université. Face à une “LGBTIphobie” décomplexée, les étudiants doivent souvent jouer au chat et à la souris avec l’administration de l’université, qui leur coupe parfois l’électricité ou déclenche le système d’arrosage des pelouses pour les en chasser.

Que demande Amnesty International ?

L’acquittement du groupe d’activistes et une enquête impartiale sur l’usage disproportionné de la force par la police ayant dispersé le sit-in.

Amnesty

07/12/2020

https://www.courrierinternational.com/

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