Archive | LGBT

22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 5 (npa)

act

Santé : Du côté des associations

Entretien. Quelle peut être la place des patients et de leurs associations dans le système de santé et dans les luttes pour le défendre ? Nous avons demandé son avis à notre camarade Jacques Giron, médecin hospitalier, à partir de sa pratique avec les militantEs d’Act Up à Toulouse.

Comment as-tu été amené à rencontrer les militantEs d’Act Up à Toulouse ?

Nous nous sommes retrouvéEs dans les combats que nous avons menés ensemble au sein du comité de défense de l’hôpital public, et dans des actions avec la CGT santé et SUD pour la défense de l’IVG. Cela a nourri des discussions.

Comment définissent-ils le rôle de leur association ?

Une association comme Act Up a pour mot d’ordre « information = pouvoirs ». Elle défend la notion d’usagerEs experts de sa pathologie. En effet, l’histoire de la lutte contre le sida a montré la réappropriation du savoir par les malades afin de pouvoir agir tant sur ceux qui ont le pouvoir de voter les lois pour permettre l’accès aux soins et aux droits, que sur le monde médical et sur celui de la recherche pour obtenir par exemple l’accès ­précoces aux molécules.

Comment cela s’est-il traduit à Toulouse ?

Act Up a investi la défense de l’hôpital La Grave et rejoint le comité de défense de l’hôpital public, parce que cet hôpital accueillait le centre de dépistage, les consultations VIH et les PASS1. Du point de vue du patient, il était hors de question de laisser transférer ces services en dehors du centre ville, où ils auraient été beaucoup plus difficiles d’accès. Pour eux, la notion de service public et d’égalité d’accès sur le territoire de proximité des soins est essentielle.

Le comité de défense de l’hôpital public est important parce que c’est un lieu d’expertise, d’échange, qui permet d’acquérir du savoir sur le fonctionnement de l’hôpital, sur le décryptage des lois sur la santé, sur le fonctionnement de la sécurité sociale et de son financement. Pour Act Up, la lutte pour la défense du système de santé en général et de l’hôpital public en particulier doit se mener avec tous les acteurs : usagerEs et personnels soignants et non soignants. Ils refusent aussi de se limiter à la seule défense des services en charge du VIH (le suivi des personnes séropositives se fait à 90 % au sein de l’hôpital) sans tenir compte de la défense de l’hôpital. C’est la globalité de l’hôpital et de la Sécurité sociale qui doit être protégée.

Quels sont leurs modes d’action ?

Les militantEs d’Act Up visent à la fois par leurs actions les centres de décisions politiques nationaux et régionaux, ainsi que les institutions telles que l’Agence régionale de santé (ARS). Ils agissent également sur le terrain auprès des directeurs d’hôpitaux ou des médecins chefs de service. Leur interpellation se fait soit par des réunions avec les personnes concernées, par des communiqués de presse, mais aussi par des occupations, le tout relayé par les médias.

Propos recueillis par un correspondant

L’anticapitaliste Hebdo – 15 Février 2017

http://www.anti-k.org/

 

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17 février 2017 ~ 0 Commentaire

macron (libération)

lgbt

Emmanuel Macron, les humiliés ne sont pas sont pas ceux que vous désignez

En déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous», le candidat d’En marche nie les violences homophobes subies par les personnes LGBT et réécrit l’histoire.

Sacrifiant à la traditionnelle séquence «confidences littéraires», Emmanuel Macron a confié à l’Obs, entre deux hommages à Kant et à Ricoeur: «Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C’est ce qui s’est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-là.»

Ainsi, le gouvernement Hollande, dont il fit partie dès 2014, aurait «humilié» la France de la «Manif pour tous».

Humiliée, cette Manif pour tous, qui fut reçue à l’Elysée dès janvier 2013 ? Humiliée, cette Manif pour tous que François Hollande caressa dans le sens du poil en invoquant la «liberté de conscience» des maires de France, portant ainsi la première estafilade à cette loi: un argument d’ailleurs repris récemment par l’actuelle maire de Bollène pour refuser de marier deux femmes?

Humiliée, cette Manif pour tous qui distilla pendant des mois, à coup de pancartes, une puissante rhétorique antihomosexuelle et antiféministe, reprise avec entrain par nombre de politiques, et dont Christine Boutin est loin d’être la seule représentante ? Humiliée, cette France-là, dont les vociférations permirent, un peu plus tard, l’enterrement en catimini de la loi famille, de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes ou encore des ABCD de l’égalité, simple programme pédagogique visant à lutter contre les stéréotypes dès les bancs de l’école ?

Humilié, ce mouvement populiste chrétien qui s’inscrit dans la droite ligne des manifes-tations anti-pacs et anti-IVG des années 90, où l’on vit, par exemple le 31 janvier 1999, environ 100 000 personnes à Paris défiler sous les cris de «les pédés au bûcher»? Humilié, ce mou- vement anti-égalité des droits qui n’a jamais cessé d’exister ni de se déverser dans les médias? Faut-il par ailleurs rappeler à Emmanuel Macron qui, la semaine passée, badinait en démentant une rumeur sur sa relation homosexuelle cachée avec le directeur de Radio France, Mathieu Gallet, que les gays, les lesbiennes, les bisexuel(le)s et les trans ont particulièrement souffert pendant la période couvrant ces débats ?

A cette époque, face à la libération de la parole homophobe (le rapport 2013 de SOS homophobie évoquait une hausse de 78% des actes par rapport à 2012), les personnes LGBT ont été abandonnées par les pouvoirs publics (hormis le fameux discours de la garde des Sceaux Christiane Taubira dans l’hémicycle). Dans la rue, on niait leur légitimité à avoir les mêmes droits que les autres ; à l’Assemblée et au Sénat, on raillait leurs désirs de reconnais- sance d’une vie de famille digne et libre ; sur les réseaux sociaux et à la télé, on vomissait leurs identités, leurs sexualités et leurs amours.

Ce rejet, dans une France que s’est redécouverte sujette à une haine de la différence, n’a pas totalement disparu. Bien au contraire. Les discriminations à l’école, au travail, dans l’accès aux soins ou dans l’exercice de la parentalité, les violences subies en ligne ou dans la bouche des responsables politiques censurant des campagnes anti-VIH, résonnent avec des blessures qui ne se sont jamais complètement refermées depuis octobre 2012 pour bon nombre de LGBT.

En vérité, en dissertant dans l’Obs sur l’humiliation supposée de la Manif pour tous, Emmanuel Macron rejoint Mélenchon, puisque le candidat de la France insoumise a livré dernièrement une interview assez éclairante sur le sujet à l’hebdomadaire conservateur Famille chrétienne, sur l’air de «Je fais le pari positif du malentendu». Ces deux candidats, qui se définissent comme «hors système», semblent avoir une vision assez œcuménique de leur électorat, au point de tenter de séduire un mouvement réactionnaire traditionnellement associé à la droite.

Ceci étant, que dit la gauche, au sens large, sur ces questions ? Que répond-elle aux arguments des opposants à cette loi dont elle fut pourtant l’instigatrice ? Pas grand-chose. Rappelons que le PS et une grande partie de ses intellectuels ont depuis toujours construit leur réflexion sur une ligne conservatrice – en s’inspirant, par exemple, de Marcel Gauchet ou de Sylviane Agacinski. Et qu’ensuite, comme le souligne le juriste Daniel Borrillo dans un récent ouvrage (1), «tous les arguments mobilisés par la Manif pour tous en 2013 avaient été élaborés par les experts du gouvernement socialiste en 1999».

Avant de poursuivre : «Le gouvernement – à l’exception de Christiane Taubira, membre du Parti radical de gauche – non seulement n’offre aucun discours pédagogique sur la non-discri- mination et l’égalité, mais il se montre particulièrement attentif aux revendications de la Manif pour tous.» Une Manif pour tous qui est en premier lieu anti-mariage pour tous, mais aussi anti-GPA, anti-IVG et anti-PMA.

Si la question du mariage pour tous semble acquise au sein de la gauche, l’absence de réflexion sur ces sujets est devenue encore plus visible lors des débats à la primaire du PS et de ses alliés, où les seuls arguments sur la GPA des candidats Benoît Hamon et Manuel Valls pouvaient se résumer à un slogan de la Manif pour tous : «Non à l’asservissement de la femme ! Non à la GPA».

Que Manuel Valls y fut favorable en 2011 et défavorable en 2014 – il est vrai à la veille d’une Manif pour tous et dans un entretien à la Croix – n’est certainement pas un hasard. Avec un espace laissé vacant par une gauche pas très libérale sur ces questions et la puissance d’une «révolution conservatrice» (2), en marche depuis au moins les années pacs, il devient aisé d’en arriver à ce que vient de faire Emmanuel Macron : réécrire l’histoire.

(1) Les Défis de la République, sous la direction de Bruno Perreau et Joan W. Scott. Presses de Sciences Po. 24 euros. 

(2) L’expression s’inspire de D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française, de Didier Eribon. Ed. Léo Scheer, 2007.

Johanna Luyssen et Florian Bardou  16 février 2017

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18 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

act up (ouest france)

lgbt

La Manif pour tous perd son procès en diffamation contre Act Up

Nouvel épisode d’un combat judiciaire sur les mots entre des opposants et partisans du maria- ge homosexuel, la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, a perdu jeudi le procès en diffamation qu’elle a fait à l’ex-présidente d’Act Up Laure Pora.

Lors d’une action le 4 août 2013, des militants d’Act Up avaient notamment placardé des affichettes portant le logo de la Manif pour tous barré de la mention « homophobes » sur la façade de la fondation Jérôme-Lejeune (qui soutient la recherche sur la trisomie et la lutte contre l’avortement), dont la présidente de l’association anti-mariage gay Ludovine de la Rochère était salariée.

« C’est ces gens-là qui soutiennent l’homophobie, soutiennent les violences et nous on fait jamais que le dire », avait notamment déclaré Laure Pora le lendemain sur iTELE. Ludovine de la Rochère et la Fondation Jérôme-Lejeune avaient alors porté plainte pour diffamation. Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que le terme « homophobes », « sans autre spécification, demeure très imprécis et le soutien à l’homophobie ou aux violences est une imputation vague et générale ».

Propos cinglants mais peu précis

« Si cinglants soient-ils », ces propos « ne sont pas suffisamment précis » pour faire l’objet « d’un débat contradictoire sur la preuve de leur vérité et relèvent de l’expression d’une opinion subjective », et « ne sont donc pas diffamatoires », selon les juges. Il en va de même pour d’autre propos également poursuivis pas les plaignants.

La mention « homophobes » sur les affichettes placardées ce 4 août 2014 avait fait l’objet d’un autre procès, avec une autre issue, qui n’est pas encore définitive : Laure Pora a été condam- née le 2 novembre dernier par la cour d’appel de Paris pour injure (à une amende de 800 €) à l’encontre de la Manif pour tous, mais a formé un pourvoi en cassation. (…) 12/01/2017

http://www.ouest-france.fr/

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13 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

rennes genre (npa 35)

rennes

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04 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

antonin le mée (tedxrennes)

Puisant dans son expérience auprès d’associations LGBTI (Lesbiennes Gays Bisexuelles Transgenres Intersexes) ainsi que dans sa propre vie, Antonin Le Mée explique comment la société occidentale est structurée par des cases binaires liées au sexe et au genre.

Que ce soit dans les comportements attendus ou les systèmes administratifs, partout on classe en deux catégories étanches : mâle / femelle, homme / femme, monsieur / madame…

Pourtant, la réalité des personnes est bien plus riche que cette binarité. Il existe une diversité incroyable de corps, d’identités, de comportements.

Que se passe-t-il alors pour les gens qui ne rentrent pas dans les normes binaires ? Avoir une apparence androgyne, être intersexe ou transgenre sont par exemple encore trop souvent synonymes de difficultés inacceptables dans la société, allant de la remarque déplacée à la mutilation génitale. Alors pourquoi séparer, trier, étiqueter à tout prix ? Et si nous apprenions à compter au delà de 2 ?

Né à Saint Brieuc, c’est en grandissant entre trois cultures (française, bretonne et indo- chinoise) qu’Antonin a compris très jeune que la diversité était une richesse, mais qu’il était parfois bien difficile de faire respecter son individualité.

Heureusement, l’exemple de sa famille aux nombreux engagements sociaux et militants lui a montré que nous pouvions tou·te·s agir pour un monde plus juste et plus raisonné. Courant 2009, il a franchis la porte du Centre Gay Lesbien Bi et Trans de Rennes (CGLBT), y devient bénévole et, touche-à-tout, y prend des responsabilités au fil des années. En 2015, il quitte la présidence pour faciliter son engagement auprès de la Fédération LGBT Nationale dont il est actuellement porte-parole. Des actions de terrain en Bretagne au travail avec les élu·e·s, Antonin est confronté à des publics très variés dans des domaines tels que la lutte contre les discriminations, la promotion de la santé, l’accompagnement individuel ou l’éducation populaire.

Ajoutée le 4 août 2016

Source: nos camarades belges de la JAC
(Jeunes Anricapitalistes)

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02 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

intersexes (ciaintersexes)

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https://ciaintersexes.wordpress.com/

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27 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

niñ@s (pùblico.es + rp + al + le huff’)

Genres et Sexualités En Espagne, les écoles publiques de la région de Valence doivent désormais s’adapter aux élèves transgenres

Les écoles devront respecter les toilettes et les vestiaires choisis par ces enfants et adolescents, ainsi que les prénoms avec lesquels ils voudront être appelés.

Le Conseil de l’Éducation de la région de Valence en Espagne a décidé de faire un pas en avant pour que les élèves transgenres dans ses écoles soient mieux intégrés. Ces élèves pourront ainsi choisir le nom par lequel ils voudront être appelés, s’habiller et choisir quels toilettes et vestiaires ils voudront utiliser, conformément au genre auquel ils s’identifient.Cette mesure, inscrite au Journal Officiel de la Generalitat de Valence, est entrée en vigueur ce mardi 27 décembre. Elle concerne pour l’instant tous les établissements publics et a vocation à s’élargir à toutes les autres écoles qui le souhaitent. Lorsque la loi valencienne sur l’identité de Genre sera ratifiée, cette mesure concernera toutes les écoles financées par l’argent public, explique El Pais

Selon le communiqué officiel cité par El Mundo et nos confrères espagnols du HuffPost, cette mesure vise à « favoriser l’intégration éducative, à assurer l’égalité et la diversité en tant que valeurs capitales et indispensables, de sorte que toutes les personnes qui forment la communauté éducative respectent et fassent respecter les droits humains. »

Un coordinateur nommé dès que le cas se présentera

D’un point de vue administratif, le nom et le genre dans lesquels l’élève se reconnaît seront consignés et accompagnés d’une demande officielle de la famille ou du tuteur légal si l’élève est mineur. Cependant, les documents officiels du dossier de l’élève ne seront définitivement modifiés que lorsque que le changement de nom aura été enregistré auprès du registre civil

Un coordinateur au sein de l’école sera chargé de superviser et de veiller au respect de cette mesure. Il sera en lien avec l’équipe dirigeante et éducative ainsi que la famille de l’élève, en particulier pendant le processus de transition, s’il a lieu pendant la période scolaire.

Le communiqué officiel conclut: « Les centres éducatifs garantiront un climat de sécurité pour devenir des espaces sans harcèlement, agression ni discrimination pour quelque motif que ce soit. Tous les agents éducatifs réaliseront les changements nécessaires pour la prévention, la détection et l’éradication des attitudes et pratiques basées sur des préjugés sexistes ou des discriminations s’appuyant sur des préjugés négatifs sur l’identité de genre, les sexes biologiques non binaires ou l’orientation sexuelle. »

« Il s’agit d’un instrument légal qui reconnaît aux enfants transgenres les mêmes droits qu’aux autres. Le droit à l’intimité, à l’égalité, s’est félicitée Ana Navarro, la mère d’une mineure transgenre et porte-parole d’une fondation qui milite pour les droits de ces enfants et adolescents interrogée par El Pais. Maria [sa fille NDLR] sait qu’elle est une fille et qu’elle a le droit de vivre une enfance en bonne santé. On ne peut pas choisir son identité. J’ai vu des enfants de sept ans souffrir beaucoup et avoir peur d’aller à l’école à cause des railleries qu’ils pourraient subir », dénonce-t-elle encore.

La région de Valence n’est pas la première en Espagne à vouloir mieux intégrer les élèves transgenres. Le Pays Basque espagnol, la Navarre, l’Andalousie, la région de Madrid ou la Catalogne l’ont fait avant elle.

29/12/2016

http://www.huffingtonpost.fr/

Rien de tel qu’une femme pour faire le ménage! Pécresse part en croisade contre les études de genre.

Valérie Pécresse, Présidente de la région Île-de-France, a annoncé jeudi 15 décembre la suppression du financement des études sur le genre, les inégalités et les discriminations. Dans le cadre du DIM (Domaines d’Intérêt Majeur), 90 bourses de doctorats et posts-docs (repré- sentant 10 millions d’euros environ sur 10 ans) étaient distribuées pour certains domaines de recherches, comprenant les études sur le genre, mais surtout allouées aux « sciences dures ». Cela avait été mis en place en 2006 à l’initiative de Marc Lipinski (élu Les Vert).

« Rien de tel qu’une femme pour faire le ménage ! » avait dit Valérie Pécresse lors d’une journée organisée durant la campagne des régionales pour une « opération de nettoyage » d’un ancien emplacement d’un camp de roms qui avait été évacué. Cela laissait déjà présager certaines décisions politiques qu’elle pourrait prendre en tant que Présidente de région, et elle n’a pas manqué de le confirmer avec ses dernières déclarations.

Si cette coupe budgétaire semble être une aberration, on se souvient des propos qu’elle avait sortis à l’occasion d’une « manif pour tous », et qui nous laisse un arrière-goût amer :

« Je suis pour l’égalité homme-femme, c’est à la racine de mes convictions. L’égalité oui, mais pas l’indifférenciation des sexes [qui est] un projet politique, une idéologie. On ne subven- tionnera pas la théorie du genre ». Dire cela ce n’est rien comprendre au sujet (ou bien ne pas vouloir comprendre). Il ne s’agit pas d’une « théorie du genre » (comme s’il s’agissait d’un complot), mais d’étudier les processus et les conséquences de reproductions sociales qui aliènent les êtres humains, et qui déterminent leur comportement, leur place dans la société selon leur genre.

Être assigné à la naissance du genre féminin ou masculin détermine le type d’édu-cation que l’on va recevoir, que ce soit de la part de la famille, de la société, de l’État, ou des médias, etc., et détermine aussi le comportement que les individus auront envers nous. Supprimer ces subventions, c’est ignorer les discriminations, les oppressions, les violences subies par les femmes, mais aussi par les personnes LGBTI qui ne correspondraient pas aux normes sociétales imposées.

Une fois de plus, nous subissons les attaques réactionnaires de Pécresse, dans le sillage de Le Pen, Fillon et cie.

Ces recherches, qui se développent notamment grâce aux subventions régionales, sont un premier pas pour une meilleure compréhension des mécanismes de construction sociale et genrée et des moyens de s’en émanciper. Ce type de prises de décisions est synonyme de recul réactionnaire et cela risque d’aggraver les choses en invisibilisant encore plus (comme si cela ne l’était pas déjà assez) les conséquences liées au genre qui nous est attribué sur nos conditions de vie.

Apparemment, il n’est pas d’un « Intérêt Majeur » pour Valérie Pécresse de nous permettre d’avoir des rapports égalitaires, mais plus de participer à l’aggravation de ceux-ci.

23 décembre 2016 Solange Julien

http://www.revolutionpermanente.fr/

Source espagnole:

http://elasombrario.com/ninos-reivindican-su-visibilidad/

Lire aussi:

Livres jeunesse: Pour Noël, subvertissez les enfants! (Alternative Libertaire)

Los niños transexuales podrán elegir nombre, vestimenta y baño en los colegios valencianos (Pùblico)

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15 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

lgbti armelle pertus (npa)

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30 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

journée mondiale contre le sida (têtu + france info + regards))

gays 

La Marche du 1er décembre menacée

Pour la première fois depuis 25 ans, la manifestation du 1er décembre soutenant la lutte contre le sida pourrait ne pas avoir lieu. Dans une lettre ouverte, Act Up-Paris interpelle les pouvoirs publics.

« Pour la préfecture de police de Paris, les vies et la visibilité des séropos et des minorités ne valent pas deux bornes dans le Marais » s’insurge aujourd’hui Act Up-Paris. Une expression dure pour dénoncer une situation critique : l’amputation de la Marche du 1er décembre.

Cela fait pourtant vingt-cinq ans que les manifestants battent le pavé à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, afin d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics des enjeux de la prévention et de combattre la sérophobie. Une mise en lumière nécessaire à l’heure où les contaminations par le VIH ne diminuent pas et augmentent même chez les plus jeunes.

« Filtrages, fouilles, barrières partout »

L’année dernière déjà, la manifestation du 1er décembre se profilait dans un climat extrême- ment tendu. Moins d’un mois après les attentats du 13 novembre, celle-ci a tout de même eu lieu place Baudoyer à Paris. Immobilisée mais pas supprimée.

Cette année, quatre jours seulement avant la 29ème journée mondiale de lutte contre le sida, la préfecture de police a fait connaître aux organisateurs ses nouvelles exigences de sécurité : non plus un cortège mais un rassemblement statique dans le Marais composé de « filtrages, fouilles et barrières partout » nous rapporte Jacques Pisarik, secrétaire général d’Act Up-Paris. « Une mesure qui, symboliquement, pose problème et qui, dans la pratique, est irréaliste » ajoute-t-il aux vues de la géographie du quartier gay de la capitale.

Pour justifier ces mesures, la préfecture avance l’arrestation récente de terroristes qui proje- taient de passer à l’action le 1er décembre, mais exige aux membres d’Act Up-Paris qu’ils assurent eux-même le service de sécurité ; elle menace même de ne pas autoriser la manifestation si ces conditions ne sont pas remplies.

Des « conditions inacceptables » ou l’annulation

Des discussions que l’association décrit comme un « bras de fer inacceptable pour contraindre la mobilisation à se réduire à nouveau en entamant un chantage aux conditions inacceptables ou à l’annulation. » Un air de déjà-vu aussi quand on repense à la Marche des fiertés parisienne : Une nouvelle fois plane l’état d’urgence et son lot d’interdictions de manifestations des mouvements sociaux, ou leur rétrécissement, comme la Marche des Fiertés LGBT de Paris, amputée des deux tiers et reléguée sur les quais.

Force est de constater que c’est à nouveau une manifestation LGBT qui est restrein- te par mesures de sécurité, lorsque la Manif pour tous peut faire marcher ses troupes de la porte Dauphine au Trocadéro. Décision politique ? Le mot d’ordre porté cette année par Act Up-Paris l’est en tout cas sans conteste : « Séropos, on vote pour qui ? »

L’association décèle dans l’attitude des forces de l’ordre une atteinte à « la visibilité des plus vulnérables aux contaminations par le VIH et les plus touchés par l’épidémie, c’est-à-dire les minorité ». Une muselière d’autant plus étroite dans un contexte où la seule vision de deux hommes enlacés sur une affiche de santé publique provoque l’ire de certains maires LR.

L’aide des élus locaux et nationaux pour peser dans la négociation

Dans sa lettre ouverte publiée cet après-midi, Act Up-Paris demande le soutien d’Anne Hidalgo, des ministres Marisol Touraine et Emmanuelle Cosse, et d’autres élus afin d’obtenir un appui politique et ainsi obtenir « de nouveaux moyens de négociation avec la préfecture de police. » A l’heure actuelle, Act Up-Paris songe à réduire son parcours mais veut conserver la mobilité d’une manifestation sans barrières. L’association a déjà reçu les soutiens d’AIDES et de Jean-Luc Romero. Les négociations avec la préfecture de police reprendront ce soir.

Lire l’intégralité de la lettre ici.

http://tetu.com/

Lire aussi:

Act Up s’inquiète des conditions imposées par la préfecture de police de Paris pour sa marche contre le sida (France Infos)

Sida : ceux qui le préfèrent invisible (Regards)

 

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20 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

mst (france 24 + révolution permanente)

adoptionspa

Bonne pub, mauvaise pub!

MST entre hommes : une campagne de prévention qui « indigne » des associations catholiques

Des associations catholiques ont récemment communiqué leur indignation concernant une campagne de prévention sur les maladies sexuellement trans- missibles entre hommes. Et d’appeler au retrait d’affiches « de propagande idéologique ».

Samedi, les Associations familiales catholiques (AFC) ont publié un communiqué dans lequelle elles « s’indignent » d’une campagne de prévention lancée sur le thème sur les maladies sexuellement transmissibles (MST) entre hommes.

Plus spécifiquement en cause, des affiches montrant des couples d’hommes et qui, aux yeux de ces associations, traduisent une « propagande idéologique du gouvernement ». Comme le rapporte 20minutes.fr, les AFC considèrent que ces affiches « s’imposent sur le chemin de l’école, sans se soucier de l’appréciation par les parents, de la sensibilité des enfants », ajoutant qu’« on se voit contraint brusquement à aborder en famille le sujet des pratiques homosexuelles masculines ».

Les AFC dénoncent une campagne de prévention sur les MST

Ces associations, qui affirment représenter 30.000 familles, estiment d’ailleurs que cette campagne « ciblée dans l’espace public sera sans doute très inefficace puisqu’elle envoie un message dédié à une population restreinte et parfaitement identifiée, disposant de ses propres relais médiatiques ». Plus qu’une appréciation négative de la démarche, les AFC jugent que cette dernière « contrevient à l’article R 624-2 du Code pénal, prévoyant que « le fait de diffuser sur la voie publique ou dans des lieux publics des messages contraires à la décence est puni d’amende’ ».

Un appel aux maires à retirer les affiches

Rien d’étonnant donc à ce que ces associations catholiques requièrent le retrait des affiches, demandant ainsi « aux maires des communes de France de prendre leurs responsabilités en faisant retirer ces affiches qui troublent et indignent les familles tout en dévalorisant l’image des personnes homosexuelles ».

On notera que cette campagne semble avoir de même choqué La Manif Pour Tous, le collectif ayant ainsi interpellé, au sein du réseau social Twitter, la ministre de la Santé Marisol Touraine sur le sujet : « Pourquoi cette campagne anti-Sida inutilement provocante ? Que faites-vous du respect des enfants et de leur pudeur ? » . Peu avant, Mme Touraine avait au contraire appelé au partage de ces affiches, considérant que « le Sida n’est ni raciste ni homophobe, lui ».

Gael Brulin, 20 novembre 2016

http://www.24matins.fr

Lire aussi:

Provocation homophobe : deux maires LR souhaitent retirer des affiches contre le sida (Révolution Permanente)

« Atteintes aux bonnes moeurs »: aujourd’hui à Angers, demain dans toute la France ? (Révolution Permanente)

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