Archive | LGBT

04 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

pma (regards)

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22 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

pma (france bleu npa)

pma

Extension de la PMA

L’Académie nationale de médecine émet des réserves

L’Académie nationale de médecine a rendu public ce samedi un rapport, dans lequel elle soulève « un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales » relatives à l’extension de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux femmes seules ou en couple avec une autre femme.

Dans ce texte de sept pages, l’Académie nationale de médecine estime que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure, qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant. » « La figure du père reste fondatrice pour la personnalité de l’enfant », peut-on également lire. D’un autre côté, l’ANM « reconnait la légitimité du désir de maternité chez toutes les femmes quelle que soit sa situation ». 

Des études « à partir d’enfants privés de père » 

L’ANM souhaite donc que soient menées des « études en milieu pédopsychiatrique à partir d’enfants privés de père, parmi lesquels ceux issus de l’AMP (ndlr : Assistance Médicale à la Procréation) pour des femmes seules ou en couples ».

« Nos familles, elles existent déjà ! »

Anne-Sophie Duperray, la co-présidente de Mam’en solo, qui réagissait sur franceinfo ce dimanche, considère que Jean-François Mattéi fait fausse route : « Le conseil national de l’ordre des médecins et le conseil national des gynécologues de France y sont tout à fait favorable (NDLR : à l’extension de la PMA). Donc oui, je pense qu’il fait fausse route. »

Cette maman célibataire, qui a eu sa fille grâce à une procréation médicalement assistée au Danemark reprend: « Il dit «L’homme et la femme, le père et la mère, n’ont pas le même rôle, dans l’éducation de l’enfant.» Il me semble que cette conception sexuée relève d’un autre temps! D’ailleurs même dans les couples hétérosexuels, on ne dit plus ça aujourd’hui. Ce qui est clair, c’est qu’il y a besoin d’un autre. Mais c’est pas forcément un père, ça peut être une autre mère, un grand-parent, un instituteur… « 

Anne-Sophie Duperray conclut : « Quand on parle d’un principe de précaution, ça veut dire qu’on sait pas ce qui va se passer. Mais nos familles, elles existent déjà ! Et certains de ces enfants issus de « familles non traditionnelles » sont devenus des adultes aujourd’hui. Et eux le disent, qu’ils vont bien ! »

https://www.francebleu.fr/

Commentaire:

Privés de pères? Les « familles monoparentales » ce sont des femmes surtout et les pères refusent souvent de payer les pensions alimentaires. Ceux là sont « privés de père »!

autoc-pma

PMA : la parole aux réactionnaires

Après l’avoir, comme d’autres, incluse dans ses promesses de campagne, le gouvernement Macron a promis une loi bioéthique pour janvier 2019, dans laquelle serait intégrée la procréa-tion médicalement assisté (PMA), peu de temps après l’avis favorable du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE), rendu en septembre 2018 (et attendu depuis plus de quatre ans).

Cette loi n’est pour l’instant pas sur la table. Elle doit être présentée d’ici à la fin de l’année pour commencer les débats parlementaires en janvier 2019. Autrement dit, il peut se passer encore bien des choses d’ici là…

Ménager les homophobes ?

Si le gouvernement semble plutôt décidé, pour l’instant, à faire adopter la loi, il semble aussi décidé à ce qu’elle se passe dans la douleur… pour les lesbiennes. On se souvient encore des mots de Macron sur les gens de la Manif pour tous, selon lui « humiliés » en 2013. Il s’agit ici pour le gouvernement surtout de caresser les homophobes dans le sens du poil, c’est dans ce sens qu’il faut comprendre les propos de la ministre de la Santé Agnès Buzyn déclarant, il y a peu, qu’il ne fallait surtout pas présenter la loi comme une victoire d’un camp sur un autre. C’est certain que de victoire, il n’y en aura guère, tant ces dernières années ont été marquées par un retour à l’ordre moral pour les femmes et les LGBTI.

D’ailleurs, les lesbiennes sont presque inexistantes dans le débat, invisibilisées comme dans l’ensemble de la société. Ainsi les opposants à la PMA sont invités en grande pompe dans tous les médias, c’est sur la Manif pour tous que l’on fait ses titres, comme l’a montré la « Une » de Libération le 9 octobre dernier. L’affaire n’est pas nouvelle, et on se souvient encore de la séquence du débat sur le mariage pour touTEs, où les médias avaient largement contribué à libérer la parole homophobe en invitant les tenants de la Manif pour tous.

Lesbiennes invisibilisées

Mais les lesbiennes ont aussi été invisibilisées dans le mouvement LGBTI, y compris ces dernières années, et nous nous sommes retrouvées bien seules dans le combat. Dans le débat médiatique, comme lors du débat parlementaire en 2013, il faudra inviter les médecins, les spécialistes, psychologues, anthropologues et autres, afin de prouver encore une fois que nous sommes bien adaptables à la République, au modèle hétéronormatif et patriarcal de la famille. Il faudra voir si les lesbiennes sont bien intégrables au système capitaliste et à son modèle de famille, et on pourra entendre encore les réactionnaires disserter sur le corps des femmes, sur leur qualité de mère, etc.

Non seulement les lesbiennes qui font le choix de construire des familles ne seront pas enten-dues, mais presque personne ne fera ouvertement remarquer que le problème n’est pas de savoir si deux mères peuvent construire une famille, mais bien que le modèle familial aujourd’hui n’est pas un cadre de bien-être, qu’il est principalement un cadre d’oppression et un cadre de violences : pour les femmes, pour les enfants, pour les personnes LGBTI.

Or il faut l’affirmer : nous devons en finir avec ce modèle de famille. Et à ce titre, nous n’aurons rien à attendre de l’État et du gouvernement, puisque nous l’avons vu, même lors d’un cas de stérilité, une lesbienne n’a toujours pas le droit à une PMA, comme l’a récemment tranché le Conseil d’État : exclure les lesbiennes ne serait pas discriminatoire. Là encore, nous ne pourrons compter que sur nos propres forces.

Mim Effe  Vendredi 19 octobre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

IVG, PMA : toujours pas d’avancées pour les droits des femmes

Rennes La course contre la PMA n’aura pas eu lieu !

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15 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

lgbti pologne (france inter)

pologne

La communauté LGBTI

Une cible à un mois des législatives en Pologne

Le pays est agité par un vaste débat sur les droits des personnes LGBTI, que beaucoup de formations politiques remettent en question. C’est dans ce contexte tendu que la ville de Szczecin accueillait samedi la deuxième Pride (marche des fiertés) de son histoire.

C’est l’un des thèmes les plus présents dans la campagne : les droits des personnes LGBTI. Mais pas nécessairement parce que les différents candidats se bousculent pour répondre à leur aspiration d’égalité : au contraire, les partis politiques qui font le plus de bruit sur le sujet sont les forces les plus à droite, influencées par l’Église catholique, comme par exemple les conservateurs du PiS, le parti Droit et Justice (au pouvoir depuis 2015).

À quatre semaines du scrutin, il domine très largement dans les sondages (à 48%, 22 points devant la principale coalition d’opposition) les libéraux de la Coalition civique (KO).

Ce samedi à Szczecin, ville portuaire toute proche de la frontière allemande, au nord-ouest du pays, plusieurs milliers de personnes (environ 5 000) ont pris part à ce qui était un petit évène-ment pour la communauté LGBTI locale : la deuxième Pride, la deuxième marche des fiertés de leur histoire.

Un conseiller municipal dit vouloir « libérer les rues des parasites »

La communauté LGBTI polonaise vit très mal cette année électorale. Avec les élections européennes de mai dernier et les législatives dans un mois, c’est depuis le début de l’année qu’elle se sent, plus encore qu’auparavant, stigmatisée.

Voici ce que disent, par exemple et de façon quasi-quotidienne dans cette campagne, les leaders du PiS, le parti conservateur dans cette campagne : « Les personnes LGBT sont dangereuses, elles violent les enfants, elles enseignent la sexualité à nos enfants dès le plus jeune âge, ce sont des monstres et des pervers ! » Des paroles graves qui se concluent souvent par : « Votez pour nous ! On vous protégera, vous et vos enfants, de ces monstres ! » 

Un discours de haine (qui n’est pas sanctionnée par la loi polonaise contrairement à d’autres pays européens) repris sur ces banderoles brandies par une poignée de personnes au passage de la marche cette année.

On peut y lire (de gauche à droite) : « Stop pédophilie », « Que veut enseigner le lobby LGBT aux enfants ? 4 ans : la masturbation ; 6 ans : consentir à des rapports sexuels ; 9 ans : les premières expériences sexuelles et l’orgasme » ou encore « Szczecin sans déviants ».

Il y a quelques jours, un conseiller municipal de Szczecin a officiellement appelé les habitants à se rassembler dans le centre-ville, avec des balais et des sprays désinfectants, pour « libérer les rues des parasites, de la saleté et de nos ennemis ». Si personne n’a répondu à cet appel haineux, il était frappant en revanche de constater combien cette menace occupait les esprits et les discussions au sein de la communauté LGBTI dans le défilé qui redoutait un face-à-face.

Tout s’est déroulé dans le calme, de façon presque surprenante eu égard au climat de la campagne électorale. Les forces de l’ordre étaient aussi très nombreuses, certains policiers cagoulés, d’autres armés de fusil, à cheval ou avec des chiens.

Lors de la première édition de la Pride de Szczecin en septembre 2018, la police était interve-nue. Une centaine de contre-manifestants violents avaient par exemple jeté des bouteilles en verre sur les participants.

« Arrêtez de faire de nous des cibles », clament les manifestants

Monika Pacyfka Tichy est l’organisatrice de cette marche des fiertés. Elle préside l’association Lambda qui défend les droits des personnes LGBTI à Szczecin. Elle raconte : « Ces discours de campagne se transforment en violences physiques quand on se fait frapper dans le tramway ou dans le bus, ou dans nos quartiers par nos voisins, avec lesquels tout se passait bien, des voisins que l’on connaît parfois depuis des années ! »

Plus connue uniquement sous le prénom de « Monika », elle est LE visage de la communauté LGBTI de cette ville polonaise. « Tout ce qui se passe, surtout depuis le mois de mars 2019, n’a pour moi qu’un objectif : mobiliser au maximum en Pologne derrière le parti conservateur au pouvoir qui vise un deuxième mandat consécutif.

On crée une menace totalement artificielle pour effrayer la population et leur permettre, d’une certaine façon, de nous ‘détruire’. Pour moi, c’est une propagande du même ordre que celle utilisée par Hitler dans les années 1930 en Allemagne avec les personnes juives. Les personnes LGBTI en Pologne sont vraiment dans une situation très difficile en ce moment. »

Elle s’inquiète vraiment de voir le nombre d’agressions physiques et verbales en hausse. Elle le constate au travers de toutes les histoires qu’on lui raconte, des victimes qui viennent la voir dans les locaux de l’association et qui nécessitent un soutien psychologique.

L’association Lambda n’a pas de chiffres à fournir pour l’année en cours. Pas plus que les auto-rités polonaises. Elles comptabilisent bien pourtant ce qu’on appelle juridiquement un « crime de haine » quand la victime est une cible en raison de son appartenance, réelle ou supposée, à un groupe social, le plus souvent défini par la race, la religion ou l’orientation sexuelle. Mais pas les personnes homosexuelles au regard de la loi en Pologne.

La très influente Église polonaise n’est pas en reste. Son numéro deux a dénoncé à plusieurs reprises ce qu’il appelle une « peste arc-en-ciel » en référence aux couleurs du drapeau LGBTI.

« Mon Christ ne m’a jamais dit d’insulter ou de blesser quelqu’un »

Dans la foule de ce samedi, il y a Lelita Petit. Il compte parmi les rares Drag Queen à se pro-duire régulièrement en Pologne. Il fait part de sa foi personnelle, de son éducation catholique : « Comment peuvent-ils utiliser les mots de la Bible comme une arme contre nous ? Mes parents, mon Église, mon Christ ne m’ont jamais dit d’insulter ou de blesser quelqu’un. »

« Je me sens parfois avec d’autres personnes LGBTI polonaises comme un ballon avec lequel joueraient les hommes politiques hétérosexuels aux commandes du pays. Ils s’amusent de nos difficultés, ignorent nos doutes, ils ne prennent pas au sérieux les questions dont nous débattons au sein de la communauté LGBTI, et ce comportement autorise et légitime la violence dont nous sommes victimes. »

Face à autant de discriminations, d’agressions, de paroles haineuses, cette Pride qui, cette année, tombe à quatre semaines des élections législatives, est sans doute selon Marek, un jeune manifestant, l’unique moment pour la communauté LGBTI polonaise de descendre dans la rue et de dénoncer publiquement le climat homophobe de cette campagne.

« Depuis que les choses ne font qu’empirer, les personnes LGBTI deviennent furieuses, ils veu-lent agir, manifester, bien sûr dire leur fierté avec cette Pride mais pas uniquement comme une fête mais aussi et surtout comme un moyen d’obtenir les mêmes droits et de se battre pour ça ! »

Marek explique que le nombre de Prides en Pologne augmente très vite et essaime à travers le pays : 32 cette année, contre 60 par exemple chez le voisin allemand où il vient de passer quelques mois grâce au programme Erasmus.

Il se dit d’ailleurs « extrêmement touché » par l’initiative de membres de la communauté LGBTI de Berlin, à deux heures seulement en voiture ou en train de Szczecin. Les organisateurs de deux soirées très connues dans la capitale allemande, Gegen et Golosa, ont réuni derrière leur char et sur fond de musique techno et house plusieurs centaines de Berlinois venues grossir les rangs et, selon les mots de l’appel lancé sur Facebook, « soutenir nos frères et nos sœurs de Pologne » estimant « que parce qu’il est facile d’être queer à Berlin, on en oublie souvent les luttes qui se déroulent ailleurs ».

Beaucoup de Polonais dans le cortège aspirent aux mêmes droits que leurs voisins européens et allemands. Aux mêmes droits que tous les citoyens polonais tout en avouant n’espérer aucun changement si le parti conservateur est réélu dans un mois. « Le minimum », sont-ils venus clamer, « serait de pouvoir vivre sereinement et cesser d’être instrumentalisés à des fins électoralistes. »

Mais la surenchère est bien là : à titre d’exemple, depuis le début de l’année en Pologne plus de trente collectivités locales, des villes ou des communautés de communes, essentiellement situées dans le sud-est du pays et dirigées par des conservateurs, se sont déclarés comme des « zones libres, sans idéologie LGBT ».

Ludovic Piedtenu  15 septembre  2019

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02 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

féminicides (jdd ucl rp)

feminisme

100 féminicides depuis le début de l’année

Mais que signifie ce mot?

100 femmes auraient été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon depuis le début de l’année en France. Un fléau qualifié par les spécialistes de « féminicide ». Jusque-là réservé aux cercles universitaires et militants, le terme commence à intégrer le vocabulaire courant.

Depuis le 1er janvier 2019, 100 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, selon le décompte provisoire tenu par le collectif « Féminicides par compagnon ou ex ». La dernière aurait été tuée le 31 août à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), à quelques jours de l’ouverture du Grenelle contre les violences conjugales, voulue par la Secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

Plusieurs hommages ont été rendus à ces femmes la semaine passée. Mercredi, ce sont les actrices Eva Darlan, Aure Atika et Catherine Marchal qui ont énuméré sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris les noms de ces victimes de féminicide.

« Féminicide »? Il ne s’agit pas simplement du meurtre d’une femme, mais du « meurtre d’une femme parce qu’elle est une femme ». La nuance, de taille, a été introduite par la sociologue américaine Diana Russel dans son livre Feminicide The Politics of woman killing, publié en 1992.

Depuis, ce néologisme ou sa variante « fémicide » ont été repris par des organisations interna-tionales comme les Nations Unies ou l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Plusieurs pays, d’Amérique latine notamment, l’ont inscrit dans leur droit, comme l’Argentine ou le Mexique. En France, seul le Robert fait figurer ce mot dans le dictionnaire, depuis 2015. La définition retenue est similaire : « le meurtre d’une femme, d’une fille, en raison de son sexe ».

Violences conjugales, crimes d’honneur ou tuerie misogyne sont des féminicides

Le massacre d’étudiantes de l’Ecole polytechnique de Montréal, en 1989, par un tueur misogyne? C’est un féminicide. Les avortements sélectifs de fœtus féminins, en Chine notamment? Des féminicides, aussi. Pour affiner cette définition très large, l’OMS distingue quatre catégories :

  • Le féminicide intime, « commis par un époux ou par un petit ami » 
  • Le féminicide « lié à l’honneur », impliquant « une fille ou une femme qui est assassinée par un membre masculin ou féminin de sa famille parce qu’elle a ou est censée avoir commis une transgression sexuelle ou comportementale »
  • Le féminicide « lié à la dot », dans le sous-continent indien en particulier
  • Le féminicide non intime, « commis par une personne qui n’est pas en relation intime avec la victime ».

Autrement dit, les féminicides ne sont pas toujours revendiqués comme tels. Au contraire, le mécanisme est souvent inconscient. Mais tous ont un point commun : l’auteur du crime est imprégné de culture sexiste.

Un point commun : le sexisme

Pour les spécialistes de violences conjugales, les femmes mortes sous les coups de leur conjoint sont des féminicides. Pour Françoise Brié, porte-parole de Solidarité femmes (le numéro d’urgence 3919), « lorsque des femmes sont tuées dans le cadre de violences conjugales, elles le sont parce qu’elles sont des femmes, car ces violences s’inscrivent dans un système de domi-nation et d’inégalités à l’encontre des femmes. C’est pour cela que l’écrasante majorité des victimes de violences conjugales sont des femmes ».

Les auteurs ont souvent des idées extrêmement préconçues sur la femme et le couple

La femme, dans ces représentations sexistes, est un objet, que l’on peut donc posséder et détruire. C’est ce qui explique que ces meurtres ont souvent lieu au moment de la séparation, lorsque la compagne essaie de se libérer de l’emprise d’un homme violent. « Les auteurs ont souvent des idées extrêmement préconçues sur la femme et le couple », ajoute Françoise Brié. Ils sont aussi « favorisés par une société qui banalise la violence sexiste », complète Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme.

Sortir les violences conjugales de la sphère privée

Pour ces militantes, utiliser le mot « féminicide », c’est montrer que les inégalités, les discrimina-tions, les stéréotypes genrés, forment un continuum et nourrissent les violences contre les fem-mes. « Ce terme met en lumière que tous ces meurtres ont pour point commun la haine des femmes », estime Raphaëlle Rémy-Leleu. Et de citer la féministe Benoîte Groult : « Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours. »

Il ne s’agit pas de problèmes de famille ou de couple, ni de ‘crime passionnel’, mais bien de sexisme

Pour Françoise Brié, il s’agit aussi de « sortir les violences conjugales de la sphère privée ». Plusieurs fois, elle répète : « Il ne s’agit pas de problèmes de famille ou de couple, ni de ‘crime passionnel’, mais bien de sexisme. » Mettre un mot sur ce fait social, c’est donc pouvoir mieux l’identifier, l’étudier, et en prendre conscience.

Le féminicide reconnu dans le Code pénal?

C’est pourquoi des collectifs militants comme Osez le féminisme réclament la reconnaissance du terme « féminicide » dans le droit français. « Cela impliquerait plus de reconnaissance, de moyens, et une meilleure prise en charge », argumente Raphaëlle Rémy-Leleu.

La loi Egalité et citoyenneté, en effet, a introduit comme circonstance aggravante le fait de s’en prendre à quelqu’un « en raison de son sexe, son orientation sexuelle ou identité de genre vraie ou supposée » en 2017. Et le meurtre comme « par le conjoint ou le concubin de la victime » est également une circonstance aggravante. « Mais le sexisme est, dans les faits, rarement reconnu », déplore Raphaëlle Rémy-Leleu.

1er septembre 2019 Aude Le Gentil

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Grenelle des violences conjugales : nouvel enfumage gouvernemental (UCL)

Hypocrisie La mairie de Paris fait la chasse aux panneaux anti-féminicides (Révolution Permanente)

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28 août 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes portugal 1 (pùblico.pt)

 igualdade

Cravate pour femme et collant pour homme

Il est parfaitement normal de voir des femmes avec une cravate ou une casquette et des hommes avec des collants, notamment parce que les rôles de genre ne sont que des constructions imposées à la société. Mais mes réponses à l’exercice de test d’anglais étaient fausses.

Je suis un homme et je porte des collants. Ma cousine est une femme et porte une casquette. Ma tante aime porter une cravate, mais mes réponses au test d’anglais étaient fausses après tout.

Il est intéressant de voir comment un test peut générer un débat structurel sur les préjugés dans notre société. Mon test comportait un exercice vestimentaire consistant à associer des accessoires à un sexe (homme ou femme) ou aux deux.

La liste contenait: sac à main, cravate, bonnet, collants, collier, écharpe et ceinture. Je vis en 2019 et j’ai mis le mot «both/ les deux» sur tous les accessoires. Le résultat a été mal noté sur les accessoires suivants: bonnet, cravate et collant. Après avoir tenté d’exprimer poliment mon point de vue, j’ai été menacé d’une faute disciplinaire, uniquement parce que l’enseignant n’était pas d’accord avec mon opinion sur la validité du test.

Il est parfaitement normal de voir des femmes en cravate et casquette ou des hommes en collants, notamment parce que les rôles de genre ne sont que des constructions imposées à la société. Nous voyons des joueuses de football porter des collants et mettre des cravates tous les jours. Après tout, l’industrie du chapeau vend toujours aux deux sexes, n’est-ce pas?

Une femme est enceinte, la famille s’interroge sur le sexe de l’enfant, pour acheter un bavoir rose ou un bleu. Une attente du développement de l’enfant est créée par le genre. Elle va jouer avec des poupées, il sera footballeur, mais s’il aime Hello Kitty?

Le problème n’est pas seulement familial, c’est aussi pour l’école. Dans une autre discipline, l’informatique, un de mes professeurs, avec des opinions politiques d’extrême droite, a déclaré que la place des femmes était dans la cuisine après qu’un élève ait posé une question sur le travail que nous voulons faire.

Est-il si difficile de comprendre que les femmes sont aussi ou plus capables que n’importe quel homme en informatique? Ce n’est pas le genre qui nous rend aptes à exercer n’importe quelle profession. La compétence n’a pas de sexe.

Quand j’étais plus jeune, j’ai constaté que ma mère gagnait moins que mon père pour remplir exactement la même fonction. Je n’ai jamais pu comprendre ce qui sous-tend une discrimination aussi grave.

Mais cela a eu le don de m’ouvrir les yeux. En plus de la discrimination sociale en ce qui concerne les vêtements, cette discrimination est une réalité sur le lieu de travail. Les femmes d’aujourd’hui, pour recevoir la même chose que les hommes, devraient travailler en moyenne trois mois de plus par an.

Nous devrions tous pouvoir nous habiller et nous exprimer à notre guise, et l’école doit cesser d’appliquer des règles inutiles, telles que demander aux élèves de penser qu’un objet (un vêtement) doit avoir un genre prédéfini.

Bien que cette affaire se soit produite à cause de la différence d’âge abyssale entre moi et l’enseignant, je pense qu’il y a beaucoup de chemin à parcourir et beaucoup de difficultés dans mon groupe d’âge.

Je rêve d’une société où les étudiants seront libres d’exprimer leur opinion, où chacun peut porter ce qu’il veut, être qui elle-il veut au fond de lui-elle-même. Une société juste basée sur l’égalité, la fraternité et la liberté. Libre de toute forme d’oppression, même de choix de vêtements. J’espère que ce rêve se réalisera bientôt. Après tout, je n’avais jamais pensé qu’en 2019 on débattrait du fait que ma tante portait une cravate.

Eduardo Couto 16 ans Élève de 11e année à Santa Maria da Feira et membre du Bloc de Gauche 8 février 2019

https://www.publico.pt/

Commentaire:

Le NPA est proche du Bloc de Gauche

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16 août 2019 ~ 0 Commentaire

algérie lgbt (le monde diplomatique)

lgbt

Sexe, jeunes et politique en Algérie

Homosexualité, ou la « mort sociale »

A première vue, comme le dit Latifa, une lesbienne rencontrée à Oran, « la vie des homosexuel(le)s est beaucoup plus simple et joyeuse en Algérie. »

En effet, dans cette société où chacun vit cloisonné entre personnes du même sexe depuis le plus jeune âge, les possibilités de rencontres et de plaisirs homosexuels sont beaucoup plus nombreux.

A 15 ans ou 25 ans, un garçon peut faire venir son amoureux à la maison, s’enfermer avec lui dans sa chambre, et même lui proposer de passer la nuit, sans que ses parents n’y voient malice. Pareil pour les filles. A 30 ans, 40 ans, deux hommes ou deux femmes peuvent partir en week-end, louer une chambre double à l’hôtel, personne ne dira rien.

Zoheir Djazeiri est un activiste important parmi les homosexuels algériens. Militant à l’asso-ciation Abu Nawas (1), son action est strictement clandestine, et Zoheir Djazeiri (Zoheir L’Algérien) est un pseudonyme.

« Tout cela est vrai, admet-il, mais attention, le pendant négatif est très lourd ! Nous vivons dans une société machiste. Etre homosexuel, pour un mec, c’est se dégrader au niveau inférieur de la femme. »

Sans parler de la loi, qui réprime très durement ces pratiques à la fois « contre nature » et interdites par la religion d’Etat, l’islam (article 2 de la Constitution) (2). « Se faire arrêter pour homosexualité signifie la mort sociale, poursuit Zoheir. Tu es obligé de tout quitter : ta ville, ta famille, ton travail, tout ! » Détail important : En Algérie, aucun avocat n’est prêt à défendre publiquement les homosexuels. « Sa carrière serait ruinée. »

Malgré cela, non seulement il est possible d’avoir une vie homosexuelle, avec ses lieux de rendez-vous, ses bars et ses cabarets à Alger, Oran et Bejaia, mais beaucoup d’hétérosexuels algériens ont des pratiques homosexuelles : à l’école, lors du service militaire, à la cité U, etc.

« La femme étant un produit rare, on se rabat sur les hommes. », rigole Mourad, 25 ans, rencontré à Alger, qui ne sait pas « si [il] préfère les hommes ou les femmes ». Un universitaire français travaillant sur l’homosexualité masculine à Alger raconte : « Les copains homos que j’ai rencontrés il y a huit ans sont tous en train de se marier. Avec le mariage, ils cessent plus ou moins leur vie homosexuelle. »

Tout engagement social ou politique représente un immense danger. L’association Abu Nawas, qui revendique via le Net 1 500 adhérents, est considérée par l’Etat comme une organisation faisant l’apologie d’un crime.

« Nous sommes un noyau d’une vingtaine de militants, tous passibles de 10 ans de prison », explique Zoheir L’Algérien. Lors des mouvements contre un 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika (finalement réélu sur un fauteuil roulant le 17 avril 2014), Zoheir a dû s’enfuir pendant deux mois à l’étranger.

Une chaine de télévision avait diffusé un reportage intitulé « Le complot », montrant sa photo entourée d’un cercle. A-t-il eu peur de se faire agresser, voire tuer ? « Non, ce n’est pas ça. Mais comme ma mère et les gens du quartier regardent ces chaines, j’avais trop peur qu’elle apprenne la vérité. »

Pierre Daum  Pierre Daum

https://www.monde-diplomatique.fr

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05 août 2019 ~ 0 Commentaire

préjugés (anti-k)

lgbt

Quelle est la source des préjugés anti-LGBTIQ de la droite nationaliste?

Pourquoi l’extrême droite attaque-t-elle les personnes LGBTIQ?

L’une des principales raisons est sa profonde hostilité envers les femmes, sa misogynie, qui est liée à sa relation contradictoire avec le néolibéralisme. La combinaison de la misogynie et du populisme économique aide l’extrême droite à séduire les hétérosexuels en colère. La désindus-trialisation et les salaires stagnants dans de nombreuses économies, plus récemment après la profonde récession qui a éclaté en 2008, ont miné le sentiment de masculinité de beaucoup d’hommes. Beaucoup d’hommes hétérosexuels cisgenres attribuent cela aux femmes et aux personnes LGBTIQ.

Des historiens comme George Mosse, ont montré à quel point le nationalisme agressif est lié à une conception étroite de la masculinité.

Ce concept naturalise la famille patriarcale, considère les femmes comme des productrices d’enfants et les compagnes des hommes, et considère les personnes LGBTIQ comme un facteur d’affaiblissement de la fibre morale de la nation.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les nazis en Allemagne étaient farouchement hostiles à l’homosexualité, du moins parmi les Allemands: ils pensaient que cela affaiblissait la « race aryenne ». L’extrême droite autour du monde a encore aujourd’hui un concept similaire de masculinité. Dans les pays catholiques en particulier, elle a repris l’attaque du pape contre «l’idéologie du genre» et sa défense des rôles traditionnels masculins et féminins.

Cette extrême droite misogyne et sexuellement réactionnaire est en augmentation dans de nombreux pays où les mouvements LGBTIQ ont remporté des victoires.

Ces mouvements LGBTIQ ont émergé et se sont renforcés, en particulier après 1968, année où ils avaient des directions de gauche radicale qui se considéraient comme faisant partie d’une gauche plus large.

Leurs visions et tactiques militantes ont permis de remporter les premières victoires dans les années 1970 et 1980 contre la discrimination et la violence. Plus tard, à mesure que les mouve-ments LGBTIQ grandissaient et que la gauche radicale s’affaiblissait, les groupes LGBTI traditionnels sont devenus plus modérés.

Ils mettent moins l’accent sur la solidarité contre le sexisme, le racisme et l’oppression de classe et se concentrent plus étroitement sur des questions telles que l’égalité dans le mariage. Mais cela n’a pas suffi pour que l’extrême droite les aime. Dans la plupart des pays, l’extrême droite s’oppose toujours au même mariage, souvent avec acharnement.

Les groupes LGBTI traditionnels ont tissé des liens avec le centre-gauche social-libéral et même le centre-droit néolibéral.

Certaines des positions d’extrême droite les plus anti-LGBTIQ doivent être comprises, du moins en partie, comme des réactions au soutien officiel aux droits des personnes LGBTI, qui prédo-minent actuellement dans le centre politique de l’Europe occidentale et dans certains autres pays impérialistes.

Ce n’est pas pareil partout. Les attaques de Trump contre les personnes LGBTIQ ne sont pas particulièrement inspirées par l’hostilité envers l’Europe, bien qu’il soit souvent anti-européen, et les attaques anti-LGBTIQ au Brésil ne reflètent pas non plus particulièrement un discours anti-européen. Mais de nombreux régimes néolibéraux et autoritaires africains et arabes prétendent, malgré de nombreux témoignages historiques, défendre «leurs propres» cultures contre l’influence des LGBTIQ européens.

En Europe occidentale, les réformes telles que la décriminalisation, les lois anti-discrimination et l’égalité des mariages sont des réformes enracinées dans la politique nationale. Certaines réfor-mes de l’Europe de l’Est ont également une dynamique nationale.

L’Allemagne de l’Est, par exemple, a décriminalisé l’homosexualité un an avant l’Allemagne de l’Ouest. Mais les réformes les plus récentes de l’Europe de l’Est résultent principalement des politiques de l’Union européenne. Les Européens LGBTI de l’Est ont ainsi bénéficié d’avantages juridiques. Mais de nombreux Européens de l’Est considèrent désormais que les protections accordées aux personnes LGBTI sont imposées de l’extérieur.

Parallèlement à la promotion des droits des personnes LGBTI par l’UE, celle-ci est l’instrument du néolibéralisme en Europe de l’Est. Cela s’est traduit par une présence croissante des capitaux d’Europe occidentale, des réductions des protections sociales et une augmentation des inégalités.

Les politiques néolibérales ont été justifiées par une idéologie libérale de liberté, incluant les droits des LGBTI. Cela a contribué à faire des personnes LGBTI des cibles du ressentiment anti-européen et du nationalisme renaissant. Dans une réponse réflexe à l’instrumentalisation des droits des personnes LGBTI par le néolibéralisme, l’hétéro-nationalisme a contribué à instrumen-taliser les attitudes anti-LGBTI.

Dans des pays comme la Pologne et la Hongrie, la droite au pouvoir joue sur le ressentiment contre l’idéologie néolibérale, tout en conservant de nombreuses caractéristiques essentielles de l’économie néolibérale.

Dans ce climat, la violence contre les manifestations de fierté gaie et lesbienne d’Europe de l’Est est en partie l’œuvre de groupes néo-fascistes qui croient que l’UE est « dirigée par des » tapettes » . Golden Dawn, du parti fasciste grec, a une dynamique similaire, considérant que les droits des personnes LGBTI font partie du même agenda de l’UE qui a appauvri le peuple grec… (Extrait voir lien)

Peter Drucker

Source link

https://www.anti-k.org/

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29 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

puerto rico (global-voices rs21)

puerto

Après deux semaines de manifestations, les Portoricains font démissionner le gouverneur

Porto Rico en fête, mais face à un futur incertain

Le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rosselló, a démissionné après deux semaines de manifestations massives et de troubles civils intergénérationnels. En l’absence d’un secrétaire d’État, la secrétaire de la justice Wanda Vázquez deviendra gouverneur. La démission de R. Rosselló entrera en vigueur le 2 août à 17h.

Ce mouvement national auto-organisé et en pleine croissance a éclaté à la suite d’une affaire de corruption complexe ainsi que de la fuite d’une conversation sur Telegram contenant à la fois un langage sexiste, misogyne, homophobe et humiliant, et une discussion sur la politique publique entre membres et non membres du cabinet de R. Rosselló.

Cette fuite a été précédée par des arrestations de membres éminents du gouvernement de R. Rosselló, dont l’ancienne secrétaire à l’éducation, Julia Keleher, accusée notamment de blanchiment d’argent et de fraude électronique.

Les quatorze jours consécutifs de manifestations ont inclus des manifestations quotidiennes au palais du gouverneur. Les manifestations se sont rapidement propagées à de nombreuses autres municipalités de Porto Rico. La plus grande a eu lieu le 22 juillet et aurait attiré jusqu’à 600 000 personnes rien que dans la capitale San Juan.

Fait amusant de cette marche à Porto Rico. Elle n’était programmée par aucune organisation. Tout s’est passé spontanément dans les réseaux sociaux des Portoricains qui voulaient protester contre Rosselló, exigeant sa démission.

Mais l’activité ne s’est pas limitée à Porto Rico. Plusieurs manifestations ont eu lieu dans d’autres pays où réside une importante communauté portoricaine, notamment en Espagne, en Argentine, en Slovénie, en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis.

Les manifestations comprenaient également des interventions artistiques et culturelles. La journaliste Victoria Leandra a créé une discussion sur Twitter qui met en lumière certaines façons créatives que les Portoricains ont utilisées pour protester .

La police a été accusée d’avoir recours à une force abusive, violant ainsi les réformes de la police ordonnées par les tribunaux fédéraux. Il faut souligner que les manifestations à Porto Rico ont été exceptionnellement pacifiques, comme l’a signalé l’anthropologue culturelle et essayiste Rima Brusi sur Twitter :

500 000 manifestants et seulement cinq arrestations à la toute fin ? Je dirais que les manifestants n’étaient pas seulement pacifiques, ils étaient remarquablement disciplinés, créatifs et retenus.

Les manifestants sont revenus le jour suivant pour nettoyer les endroits où ils avaient manifesté :Ce qu’on ne vous montrera pas dans les médias parce qu’ils veulent que vous pensiez au pire :
1- Des personnes qui nettoient les dégâts de la nuit précédente
2- un peuple uni qui se serre les coudes

Mais quelques jours avant l’annonce de la démission de R. Rosselló, la chroniqueuse Xiomara Torres Rivera, rédactrice pour le projet de journalisme Todos, a rappelé aux lecteurs que le véritable travail commencerait une fois que le gouverneur aurait quitté ses fonctions:

Aujourd’hui, nous sommes au centre de l’attention parce que nous avons osé parler, transformer nos aversions en mobilité. Exiger la démission n’est que le début. Nous avons beaucoup de chemin à parcourir pour prendre d’autres décisions sans regarder en arrière. Oser exiger le pays que nous méritons.

Un audit citoyen, une annulation de la dette, une éducation prenant en compte l’égalité des sexes, un système de santé et un système de retraite décents et un gouvernement avec des personnes qui accordent la priorité aux besoins de la population.

Global Voices continuera de couvrir ce sujet.

29 Juillet 2019

https://fr.globalvoices.org/

Lire aussi:

Popular uprising and the fight for independence in Puerto Rico (RS21)

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25 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

puerto rico (huffington-post essf)

Manifestation géante à Porto Rico pour exiger le départ d’un gouverneur accusé de corruption, après le traumatisme de l’ouragan Maria… (Essf)

International Declaration of Solidarity with the People of Puerto Rico (Essf)

 

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23 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

puerto rico (rp)

Porto Rico, cette colonie étatsunienne en ébullition sociale depuis dix jours (Révolution Permanente)

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