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17 mai 2017 ~ 0 Commentaire

homophobies (rennes)

rennes

LGBT-PHOBIES EN FRANCE ET EN BRETAGNE SELON SOS HOMOPHOBIE

SOS homophobie sort son 21eme Rapport Annuel sur les LGBTphobies à l’occasion du 17 Mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie. Ce rapport offre une analyse des témoignages reçus par l’association (agressions physiques, LGBT phobies au travail, dans le cadre de la vie quotidienne, mal de vivre…). Il constitue une référence qui permet de présenter chaque année l’évolution des LGBTphobies en France.

Nous vous présenterons de manière ludique, interactive ce Rapport Annuel 2017, ainsi que les chiffres bretons, en présence des militant.e.s de la délégation Bretagne de SOS homophobie.

LE VENDREDI 19 MAI À 19H30 AU CGLBT DE RENNES

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17 mai 2017 ~ 0 Commentaire

17 mai (nantes)

nantes

Dans le cadre de la Journée Internationale de lutte Contre les Homophobies, la Transphobie et la Biphobie, TRANS INTER action co-organise avec AIDES, ALUN, Contact, Féministes Plurielles, NOSIG, et SOSHomophobie, un village associatif à Nantes.
Au programme, des stands présentant des documentations, et des activités de sensibilisation et d’information de rue !

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11 mai 2017 ~ 0 Commentaire

intersexes (amnesty)

drapeau_gay_breton

« D’abord, ne pas nuire » : il faut garantir les droits des enfants nés intersexués

« C’est une fille ou un garçon ? » C’est bien souvent la première question qui est posée aux parents au sujet de leur bébé.

Elle part de l’hypothèse que le monde est divisé en deux groupes de personnes, les hommes et les femmes, et que les caractéristiques biologiques et génétiques de chacun-e s’inscrivent parfaitement dans l’une des deux catégories.

Pourtant, ce n’est pas toujours le cas – et plus souvent qu’on ne le pense. On estime que dans le monde, 1,7 % des enfants naissent chaque année en présentant des variations de leurs caractéristiques sexuelles.

Ces variations sont diverses. Certains enfants ont un appareil génital qui ne correspond pas aux normes admises permettant d’établir si l’individu est un garçon ou une fille, d’autres ont des corps féminins tout en possédant des chromosomes XY (associés au sexe masculin) ou des corps masculins et des chromosomes XX (associés au sexe féminin).

Beaucoup subissent des interventions médicales dans le but de les « normaliser », alors que ces interventions sont invasives et irréversibles et, bien souvent, ne présentent pas de caractère d’urgence. Ces enfants sont trop jeunes pour donner leur accord au moment de l’intervention et leurs parents déplorent le peu d’informations et de soutien adapté qui leur sont donnés pour leur permettre de prendre une décision éclairée sur ce qui est le mieux pour leurs enfants. Ces pratiques peuvent constituer des violations flagrantes de leurs droits fondamentaux.

Le genre : système binaire ou spectre ?

Le terme « intersexué-e » est un terme générique qui couvre un vaste groupe de personnes dont les caractéristiques sexuelles ne correspondent pas aux « normes » classiques binaires masculines ou féminines. Certaines de ces personnes se décrivent elles-mêmes comme étant intersexuées, d’autres non.

Ces variations peuvent concerner des caractéristiques sexuelles primaires telles que les organes génitaux internes ou externes, les systèmes reproductifs, les niveaux d’hormones et les chromosomes sexuels ; ou des caractéristiques sexuelles secondaires qui apparaissent à la puberté.

L’intersexualité concerne les caractéristiques biologiques et pas l’identité de genre en tant que telle. Il ne s’agit pas non plus de l’orientation sexuelle : les personnes intersexuées ont des orientations sexuelles variées.

Pas de nécessité médicale

La plupart des personnes interrogées par Amnesty International ont déclaré que les interven- tions chirurgicales qu’elles ont subies lorsqu’elles étaient enfants ne relevaient pas de l’urgen- ce, mais ont été pratiquées pour les rendre conformes à la norme édictant ce à quoi une fille ou un garçon « devait » ressembler.

Toutefois, les conséquences de ces opérations ne doivent pas être prises à la légère. Beau- coup ont signalé des effets néfastes durables sur leur santé, leur vie sexuelle, leur bien-être psychologique et leur identité de genre.

Lorsqu’elles sont pratiquées sans consentement éclairé ni informations adaptées, ces opérations bafouent le droit à l’intégrité physique et peuvent avoir des conséquences durables sur le droit à la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, notamment parce qu’elles peuvent gravement compromettre la fertilité.

https://www.amnesty.org/fr

Lire aussi:

Des enfants danois et allemands nés intersexués subissent des interventions chirurgicales invasives de «normalisation»

Commentaire: D’où le « i » de LGBTI

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02 mai 2017 ~ 0 Commentaire

tchétchénie (le huff’)

gays

Rafle d’homosexuels le 1er Mai à Moscou

Persécutions des homosexuels en Tchétchénie: des manifestants contre la situation arrêtés en Russie. Le Kremlin estime que les informations selon lesquelles des tchétchènes gays sont détenus et torturés « ne se confirment pas » en l’état.

Près de 18 militants pour les droits de la communauté LGBT ont été arrêtés ce lundi 1er mai à Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie, alors qu’ils manifestaient contre la persécution d’homosexuels en Tchétchénie, selon un site d’informations local.

Allongés sur le sol, le visage maculé de faux sang et le corps recouvert d’un drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de la fierté homosexuelle, une vingtaine de personnes ont protesté sur l’avenue centrale de Saint-Pétersbourg contre les arrestations de citoyens gays en Tchétchénie, qui ont suscité une vague d’indignation à travers le monde.

Au moins 18 d’entre elles ont été interpellées par des policiers anti-émeutes, a affirmé le site d’informations Fontanka, tandis que l’organisation OVD-Info, spécialisée dans le monitoring des manifestations, a estimé que 17 personnes ont été arrêtées. « Plusieurs personnes ayant troublé l’ordre public lors du défilé (du 1er mai) ont été interpellées », a confirmé à l’AFP une source policière.

Tuer les homosexuels pour « laver l’honneur » des familles

Fin mars, une enquête du journal indépendant Novaïa Gazeta a révélé que les homosexuels sont devenus la cible des autorités en Tchétchénie, société conservatrice où l’homosexualité, considérée comme un tabou, est un crime passible de mort dans la majorité des familles.

Selon le journal, les autorités locales ont arrêté plus de 100 homosexuels et incité leurs familles à les tuer pour « laver leur honneur ». Toujours selon Novaïa Gazeta, au moins deux personnes ont été assassinées par leurs proches et une troisième est décédée des suites d’actes de tortures.

Des homosexuels tchétchènes ayant fui à Moscou ont affirmé à l’AFP avoir été battus et détenus « dans une prison non-officielle », et vivre aujourd’hui la peur au ventre d’être identifiés et traqués par leur famille. Officiellement, une enquête a été ouverte lundi par le Parquet général. Mais les enquêteurs disent n’avoir reçu « aucune plainte officielle » de victime et le Kremlin a estimé que ces informations « ne se confirment pas » en l’état.

02/05/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

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30 avril 2017 ~ 0 Commentaire

droits des lgbt (marianne)

conne

Marine Le Pen prépare discrètement la grande régression

Dans sa campagne présidentielle, Marine Le Pen évite soigneusement d’aborder la question des droits LGBT. Pourtant, le programme du FN en parle : il prévoit noir sur blanc un recul considérable pour les homosexuels et les lesbiennes.

Vous n’avez pas entendu Marine Le Pen s’exprimer sur le mariage pour tous durant la campagne ?

C’est tout à fait normal. Voulu, même. Toute à son désir de capter l’électorat le plus large possible, la candidate du Front national s’interdit consciencieusement de parler des problé-matiques liées aux droits des lesbiennes, gays, bi et transsexuels (LGBT). Pourtant, même si elle n’en parle jamais, Marine Le Pen prépare une véritable régression pour les personnes LGBT.

Le point 87 de son programme prévoit ainsi de « créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira ». Rien de moins que l’abrogation du mariage et de l’adoption pour tous. Comment revenir sur un droit ouvert, et que faire avec les couples homosexuels déjà mariés ? On ne le sait pas, même si Marine Le Pen promet que la fin de la loi Taubira n’aura « pas d’effet rétroactif ».

Une extension des droits des personnes LGBT n’est évidemment pas à prévoir. Le même point 87 promet de « maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) » et de « réserver la procréation médicalement assistée (PMA) comme réponse médicale aux problèmes de stérilité ». En face, Emmanuel Macron ne remet lui pas en cause le mariage pour tous et se dit favorable à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes. Enfin, le programme de Marine Le Pen ne parle qu’une seule fois de discriminations, mais sans mentionner l’homophobie ou la transphobie : le point 89 entend simplement « lutter contre toutes les discriminations liées aux handicaps et à la santé ».

LMPT fait la courte échelle au FN

Un tel recul en perspective rappelle que la ligne historique du FN, conservatrice et identitaire, est foncièrement hostile aux droits des personnes LGBT. La Manif pour tous ne s’y est pas trompée, en choisissant son camp pour le second tour : contre Emmanuel Macron. « Il prépare une politique anti-famille, juge la présidente du mouvement, Ludovine de la Rochère. Le 7 mai : Macron, c’est non ! » Un soutien net au FN, même s’il ne dit pas son nom.

Au sein du parti, Marion Maréchal-Le Pen est la nouvelle figure ce créneau traditionaliste. On l’a vue défiler avec Gilbert Collard dans les rangs de la Manif pour tous contre la loi Taubira. En mars 2016, la nièce de Marine Le Pen avait tenu des propos violents, jugeant que le mariage pour tous ouvrait la voie « à de nombreuses dérives », parmi lesquelles… « la polygamie ». La députée du Vaucluse a aussi attaqué « tous les délires et les fantasmes LGBT, du mariage homosexuel aux mères porteuses, en passant par la théorie du genre ». Il faut « défendre la famille traditionnelle et naturelle », plaide cette catholique revendiquée.

Jean-Marie Le Pen dérape encore

Marine Le Pen, elle, est toujours restée très discrète sur le sujet. Absente des défilés de LMPT en 2013, elle a même parfois tenu un discours tourné vers les personnes LGBT. En décembre 2010, candidate à la présidence du FN, elle ainsi avait déclaré à Lyon : « Dans certains quartiers, j’entends de plus en plus souvent qu’il il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc… ». Une manière de tendre la main à un électorat potentiel : 38% des hommes gays ayant voté aux élections régionales de 2015 ont soutenu le FN.

L’Inter-LGBT ne s’y est pas trompée : la fédération a appelé ce mercredi 26 avril à « se mobiliser massivement dès maintenant pour battre les idées du Front national ». Et si Marine Le Pen continue pour l’heure d’observer un silence poli sur le sujet, son père se charge régu- lièrement de rappeler la tradition du parti : dans son journal de bord vidéo cette semaine, Jean-Marie Le Pen s’est ainsi dit « très étonné par la dimension donnée » à la cérémonie d’hommage national à Xavier Jugelé, le policier tué lors de l’attentat sur les Champs-Elysées le 20 avril. « Il m’a semblé qu’on rendait plutôt hommage à l’homosexuel qu’au policier. La parti- cipation de son conjoint, le long discours qu’il a prononcé, institutionnalisaient le mariage homosexuel en l’exaltant de façon publique. Cela m’a un peu choqué. Je pense que cette particularité familiale doit être tenue à l’écart de ce genre de cérémonie ». On peut toujours compter sur « Le Vieux » pour clarifier les positions du FN…

 Hadrien Mathoux 28/04/2017
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Lire aussi:
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Ecologie : quand les problèmes environnementaux s’arrêtent aux frontières (Greenpeace)

Les 25 points du programme du Parti des Travailleurs Allemands, Deutsche Arbeiterpartei (Anti-k)

Programme en 25 points (Wikidedia)

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

lgbti (libération)

drapeau_gay_breton

Deux candidats pas vraiment en pointe sur les droits LGBTI

Marine Le Pen veut abroger le mariage pour tous et Emmanuel Macron n’a jamais affiché qu’un soutien très partiel aux droits des personnes LGBTI et à la lutte contre les discriminations.

Avec la défaite de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, ce sont les meilleurs défenseurs des droits des personnes gays, lesbiennes, bi.e.s, trans et intersexes qui sortent du ring présidentiel. Comparatif des positions des deux finalistes sur ces questions.

Marine Le Pen

Si François Fillon était soutenu par Sens commun, l’émanation politique de la Manif pour tous, c’est Marine Le Pen qui souhaite abroger la loi Taubira. Si elle est élue, les homosexuels ne pourront donc plus se marier en France. Pour autant, les personnes qui se sont déjà unies à la mairie ne seraient pas «dé-mariées». La candidate FN propose de remplacer le mariage par un «pacs amélioré».

Sans surprise, Marine Le Pen est contre l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes. Sur la gestation pour autrui (GPA), le programme officiel de la candidate précise qu’elle est pour le maintien de l’interdiction en France. Tout en précisant que cette position est une réponse à de mystérieuses «pressions d’autorités supranationales».

La candidate n’a pas pris position sur les autres thématiques LGBTI.

Emmanuel Macron

«Plutôt que de répondre au questionnaire, Emmanuel Macron nous a fait parvenir une réponse écrite, dans laquelle il ne répond que de manière très partielle à nos questions.» L’inter-LGBT, qui regroupe une soixantaine d’associations, avait envoyé une liste de revendications à chaque candidat, hormis Marine Le Pen. Les réponses ont été publiées la semaine dernière et le candidat En marche a été classé derrière Nicolas Dupont-Aignan sur l’échelle établie par l’inter-LGBT. Emmanuel Macron «montre par là son absence de programme sur les violences et discriminations qui touchent les lesbiennes, les gays, les bi.e.s et les trans», enfonce l’organisme.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait choqué les défenseurs de l’égalité en déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous».

Dans une lettre ouverte consacrée à ces sujets, le candidat corrige le tir en affirmant que «la lutte contre la discrimination sera l’un des grands chantiers de [son] quinquennat». Il propose une formation pour les agents de la fonction publique et des opérations de testing «dans les entreprises ou dans l’accès au logement».

Concrètement, Macron est pour le maintien de la loi Taubira et pour un élargissement de la possibilité d’adopter aux couples pacsés. Il se déclare pour l’ouverture de la PMA aux lesbiennes (qui fait partie des promesses non tenues de François Hollande)… Mais il ne l’a pas inscrit à son programme. Il dit attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la question. Saisi en 2013 sur ce point, le CCNE a promis de se prononcer (enfin) dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron est contre la gestation pour autrui, mais plaide pour la transcription à l’état civil français des enfants nés par GPA à l’étranger. Une disposition que la France refuse d’appliquer malgré cinq condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme.

A propos des droits des personnes trans, le candidat ne souhaite «ni modifier la loi sur le changement d’état civil, ni que la sécurité sociale prenne en charge les opérations faites à l’étranger, ni que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fasse une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour la prise en charge de l’hormonothérapie des personnes trans», détaille l’inter-LGBT. En rajoutant que selon sa réponse, Emmanuel Macron estime qu’il «convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées».

Enfin, sur la santé sexuelle, le candidat reste également relativement flou. Mais il se prononce tout de même pour une «intensification des campagnes de prévention et de dépis- tage du VIH et des autres IST en direction des jeunes gays, une prise en compte des problé-matiques spécifiques des lesbiennes et extension de la formation des personnels soignants aux problématiques de santé et à l’accueil des personnes LGBT».

Guillaume Lecaplain — 24 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

La PMA pour toutes, une trop longue gestation

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

olé quoi! (bbx)

prof

Un observatoire LGBTI pour l’école espagnole ? Mais olé quoi!

Il s’en passe des choses éminemment intéressantes chez nos voisins, côté péninsule ibérique, un pays qui a légalisé le mariage gay en 2005, qui a fait des violences conjugales une question de société majeure avec une loi en 2004, un pays où les crimes machistes font la une des journaux, papier, web et télé…

Ce n’est pas idéal là-bas mais l’envergure de la mobilisation pour les droits des femmes contre les violences et les droits des LGBTI nous laisse songeuses à un moment où ces questions sont quelque peu inexistantes dans les débats actuels, pourtant cruciaux.Alerte-inspiration pour notre hexagone exigu : trois professionnelles de l’éducation ont lancé un projet d’observatoire LGBTI virtuel en milieu éducatif.

Carmen Ruiz Repullo, Marian Moreno Llaneza et Kika Fumero sont les trois enseignantes passionnées à l’initiative du projet. Elles sont parties d’un constat affligeant. Un tiers des élèves de primaire est victime de harcèlement, entre 70 et 80% des élèves LGB entendent à l’école comment leur orientation est une insulte, 80% des élèves LGB cachent leur orientation sexuelle. Par ailleurs, selon l’Institut National des statistiques espagnol, entre 2011 et 2015, 2562 filles mineures ont porté plainte et bénéficient de mesures de protection, sans parler de la violence domestique, des viols collectifs, des bus qui exhibent la transphobie (ceux de l’association ultra-catholique Hazte Oír en l’occurrence).

Elles sont convaincues que tout ou presque se joue dans l’éducation. Si un monde meilleur est possible, c’est bien là que ça doit commencer, dans le lieu où les nouvelles géné- rations se rencontrent et se forment, un lieu qu’elles souhaitent plus sûr, plus sain, sans pré- jugés et sans violence qui entravent le développement des futur.e.s citoyen.ne.s. D’où un observatoire co-éducatif, qui envisage l’école comme le lieu premier du vivre ensemble, où filles et garçons ont les mêmes conditions et les mêmes opportunités.

Via un financement participatif, elles veulent créer une plateforme en ligne à échelle nationale en direction des élèves, des professeurs et des familles pour valoriser et promouvoir l’égalité et le respect de la diversité à l’école. L’observatoire proposera entre autres choses un service d’information d’urgence, un réseau social d’échanges, une bibliothèque d’outils pour tous les âges, une plateforme de formation et des jeux pour apprendre.

Les sociologues Johanna Dagorne et Arnaud Alessandrin rappellent que la lutte contre les discriminations, l’homophobie en particulier, n’est apparue que très récemment en France dans les agendas politiques et la recherche universitaire (« Etre une fille, un gay, une lesbienne ou un.e trans au collège et au lycée. Academic Leadership, AcademicLeadership.org, 2016, Le sujet dans la cité, 2 (6), pp.140-149.).

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire créé en 2004 regroupe neuf organisations et syndicats représentatifs des élèves, parents et personnels de l’Éducation nationale pour lutter contre les discriminations LGBTphobes en milieu scolaire.

Dans son blog, le collectif reprenait le rapport intitulé « Renforcer et généraliser aujourd’hui la formation à l’égalité filles-garçons des enseignant.e.s pour construire la société égalitaire de demain » du Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes de février dernier, qui constate en particulier que « la formation à l’égalité ne bénéficie qu’à une minorité des 900 000 personnels enseignants et non-enseignants qui travaillent dans les écoles, les collèges et les lycées ».

Le collectif conclue : « Et encore, parmi la minorité qui a reçu une formation sur l’égalité filles-garçons, combien de ces personnels ont eu droit à un éclairage sur les LGBTphobies ? De cela, le HCE ne dit rien »…

/ 20 avr 2017

http://www.barbieturix.com/

Lire aussi:

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies

Commentaire: Vocabulaire: Les enfants espagnols vont au « colegio » (école et collège chez nous) tandis que les lycéen(en)s vont à « l’instituto » , le « college » aux USA…

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17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

le genre (tv5)

Touche pas parodie

Le genre, toute une encyclopédie pour un mot si détesté

Dans un ouvrage de plus de 700 pages, des chercheur-es ont planché sur le genre à travers plusieurs angles. La première « encyclopédie critique du genre » en France questionne le corps, la sexualité, les rapports sociaux. Entretien avec la chercheure Juliette Rennes qui a coordonné le projet. 

Consommation, handicap, virginité, danse, espace urbain, Internet, autant de sujets abordés dans cette encyclopédie par le prisme du genre.

Mais au fait, c’est quoi la notion de genre exactement ?

« Le genre c’est d’abord une question de recherche que l’on pose au monde social. (…) Il s’agit d’observer le monde social, par exemple, un univers professionnel en posant la question du rapport entre les sexes, comment le féminin et le masculin organisent l’espace, …. » explique, sur le plateau de TV5MONDE, Juliette Rennes, enseignante-chercheure à l’Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS – Paris). « Longtemps dans les sciences sociales, la question du genre ne s’est pas posée.«   Le genre, c’est d’abord un système qui organise le monde social à travers des catégories de féminin et de masculin

« Le genre » est au centre de cet ouvrage unique sur le fond et dans la forme car les auteurs ont tenu à respecter aussi des règles de l’écriture inclusive qui permet de faire apparaître le féminin et le masculin dans le texte (intellecutel.le ; auteurs-actrices ; mot épicènes non genrés comme « une personne »).

Il y a bien sûr la définition du dictionnaire.  »L’origine du terme en français ‘le genre’ est gram- matical, le genre féminin/masculin, explique Juliette Renne. Mais le genre, c’est d’abord un système qui organise le monde social à travers des catégories de féminin et de masculin, non pas seulement les personnes mais aussi les objets, l’espace, …. »

Cette encyclopédie s’intéresse plus particulièrement à trois thèmes :  le corps, la sexualité, les rapports sociaux de sexe. Ces thèmes incluent par exemple le sport où le genre a souvent été en question ces dernières années.

« Le sport est organisé par cette différence entre les sexes et quand des personnes ne sont pas tout à fait classables dans cette bi-catégorisation femme/homme, elles rencontrent des problèmes », souligne Juliette Rennes. Ce fut le cas en 2014 de l’athlète indienne Dutee Chand qui secrète de la testostérone naturellement. Cette hormone qui peut accroître la masse musculaire est réputée améliorer les performances sportives. Dutee Chand a refusé de participer à une compétition après avoir dû se soumettre à un test hormonal sensé prévenir le dopage.

La bicatégorisation de la société en deux sexes est aussi un impératif social

« Cette affaire nous dit que la bi-catégorisation de la société en deux sexes est aussi un impé- ratif social comme lorsque par exemple un enfant doit être déclaré à l’état civil garçon ou fille. On invoque la nature mais elle n’est pas si rigide. Selon que l’on prend des critères génétiques, hormonaux, anatomiques, il y a des personnes qui naissent avec des identités moins stricte- ment binaires que d’autres. » souligne encore Juliette Rennes. Les chercheur-es préfèrent dans ce cas parler de « personnes inter-sexe« .

Une alimentation genrée ?

La question du genre se retrouve aussi là où on n’y fait peut-être toujours attention, comme l’alimentation. « Dans notre société les garçons et les filles n’ont pas la même alimentation, confirme la chercheure. Il y a des normes d’alimentation assez genrées.«  Plus de gras ou d’aliments pourvoyeurs en protéine par exemple pour les hommes.

Les auteur-es de cet ouvrage ont aussi voulu mettre en avant les inégalités soulevées par l’étude des genres.

« La mondialisation a des effets sur les inégalités entre les sexes et entre femmes. Les femmes des pays riches profitent de la venue de femmes de pays pauvres à qui elles font faire le ménage, la garde d’enfants. Cela permet aux femmes occidentales d’accéder plus facilement à des métiers valorisés. »

La théorie du genre

Quid des détracteurs de la « théorie du genre » ? « Il ya beaucoup de confusion autour de la « théorie » du genre, employée de manière péjorative par ses adversaires qui veulent la restrein- dre à une « théorie », à des éléments spéculatifs détachées d’études empiriques. Il y a beaucoup de craintes autour des effets de ces travaux qui montrent que ce que l’on voudrait considérer comme naturel est le fait de l’éducation, de l’environnement… » Cela fait bien longtemps qu’outre Atlantique, dans les pays anglo-saxons, ou en Allemagne et d’autres pays européens, ces peurs et rancoeurs semblent déjà d’un autre âge…

TV5MONDE Léa Baron 17.04.2017
Editions La Découverte, Paris, 2017, 35 €

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15 avril 2017 ~ 0 Commentaire

homophobie (npa)

drapeau_gay_breton

Révolte et rage face à la barbarie homophobe en Tchétchénie

Les informations qui parviennent de Tchétchénie, timidement relayées par quelques journaux, sont effroyables.

Ramzan Kadyrov, le fidèle serviteur de Poutine dans la république « autonome » de Tché- tchénie, se veut plus royaliste que le roi du Kremlin. Alors que ce dernier assimile les homo- sexuels à des pédophiles, demande à ses flics de rester passifs face aux agissements des groupes fascistes et fait en revanche matraquer les tentatives de manifestations contre l’homophobie, Kadyrov les fait arrêter, enfermer et torturer, parfois jusqu’à la mort.

Bien que selon lui, l’homosexualité n’existe pas en Tchétchénie, des dizaines d’hommes homosexuels ou supposés l’être, sont persécutés, raflés – avec une rapidité rendue possible par les nouveaux réseaux de communication, facile à espionner – et enfermés dans ce qui ressemble à un camp. Il y a de quoi être écœuré quand le porte-parole de Kadyrov ose dire des homosexuels que « s’il y avait de telles personnes en Tchétchénie, les forces de l’ordre n’auraient aucun problème avec elles puisque leurs proches les auraient déjà envoyées dans des endroits d’où personne ne revient » !

Je tiens à exprimer ma colère et ma révolte contre cette barbarie homophobe.

L’heure est à la solidarité internationaliste, à l’unité de tous les exploités et opprimés contre les préjugés qui nous divisent, et contre les humiliations subies par des millions d’entre nous dans le monde entier. Car si c’est à grands coups de Coran que la Tchétchénie a été « remoralisée » par Kadyrov après avoir été labourée par les bombes russes, Trump et ses semblables rêvent aussi d’un ordre moral archaïque, basé sur la Bible, pendant que d’autres – y compris en France – se contentent de discours pseudo-savants sur la famille et un prétendu « ordre naturel ».

L’horreur des persécutions là-bas, c’est l’expression extrême d’une oppression qui frappe également ici – insultes, coups et discriminations persistantes – et qui sont renforcées par les attitudes conciliatrices vis-à-vis de la « Manif pour tous » et de la racaille réactionnaire.

La lutte contre l’homophobie et l’oppression des personnes homosexuelles, bisexuelles, transgenres et intersexes, c’est l’affaire de toutes et tous.

C’est l’affaire des jeunes, des travailleuses et des travailleurs, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.

Le NPA appelle à participer au rassemblement organisé à l’initiative de l’association Act Up, le 21 avril à Paris, à 18 heures.

Déclaration de Philippe Poutou. Montreuil, le 15 avril 2017

https://npa2009.org/

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

féminisme finistère (ouest france)

clit

Clito’Rik, le sexe au féminin, on en parle!

Du 7 au 15 avril à Trégunc, Douarnenez, Quimper, Châteaulin et Brest, le collectif Gast organise la deuxième édition du festival Clito’Rik Sexualités & plaisirs. L’objectif : ne pas choquer mais interpeller sur la question du sexe et notamment du plaisir au féminin.

Pourquoi avoir créé le festival « Clito’Rik » ?

« Tout le monde sait dessiner un sexe masculin, mais combien savent faire le sexe féminin ? », demande Cécile. Face au tabou et à l’ignorance, le collectif quimpérois Gast a décidé de créer ce festival. L’objectif numéro 1 : apprendre à se libérer et se faire plaisir. La première édition s’est tenue sur un week-end, en 2015. Cette année, il se déroulera sur dix jours. « On a eu un succès débordant alors, cette année, on a décidé d’être débordées », s’exclame Morgane Bramoullé. Les sujets seront plus larges : la sexualité des personnes âgées, des handicapés, des transgenres… Le festival est ouvert à tous.

Des animations très osées

Le festival se déroule sur dix sites. Il débutera par un concert, vendredi 7 avril, à Trégunc. Le samedi, de nombreuses animations se tiendront comme une course de sex-toys, un atelier « auto-gynéco », des discussions intimes autour de la place des hommes dans le féminisme…

Lundi, direction Douarnenez avec la performeuse et modèle Misungui Bordelle. Mardi, rendez- vous à Quimper pour une journée sexualité et handicap. Mercredi et jeudi, à Châteaulin, la question du consentement sera abordée, avec un atelier d’initiation à l’autodéfense, pour apprendre à riposter physiquement mais aussi verbalement. Viendra ensuite la question des personnes âgées avec des discussions et un concert des Mamies guitare au Run ar Puns. Le festival se terminera le vendredi 14 et le samedi 15 à Brest avec un concert au Vauban, des ateliers sur l’orgasme féminin, des expositions…

Une volonté de choquer ?

« On ne veut pas faire polémique mais on a envie de faire parler, admet Camille. C’est une clef féministe pour se réapproprier les pouvoirs. » Autre sujet qui interpelle : le spectacle Traumboy, l’histoire d’un homme qui a choisi le métier de prostitué (samedi 15, à Brest). « Encore une fois, on ne prend pas parti mais arrêtons de faire l’autruche », s’exclame Cécile.

En tout cas, le pari prend. À la suite de la première édition, l’association a reçu de nombreux retours positifs. Cette année, des gens viennent de toute la France et des ateliers sont déjà complets. « Oui, certaines personnes peuvent être un peu gênées. C’est pour ça que tout se fait sans obligation et dans la bienveillance. »

Féministe, un mot qui peut faire peur

Le collectif se décrit comme mixte, bilingue français-breton, ouvert à toutes les sexualités et… féministe. « Un mot qui peut faire peur, admet Cécile. Mais il existe de nombreuses branches. On ne s’oppose pas aux hommes. On veut juste une vraie égalité homme-femmes. Pendant le festival, on travaille avec une quinzaine d’associations. Ça va du planning familial à des collectifs plus radicaux. »

Le programme complet est à retrouver sur gast.bzh/clitorik et les inscriptions sont à faire sur strolladgast@gmail.com.

Tarifs : prix libre et jusqu’à 12 €.

21/03/2017

http://www.ouest-france.fr/

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