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05 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

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Centrale à gaz de Landivisiau.

Le procès des opposants renvoyé

Environ 250 personnes se sont rassemblées en soutien à la vingtaine de prévenus, cités à comparaître ce jeudi 4 juillet, dans le cadre des manifestations contre la centrale à gaz de Landivisiau. Le procès a finalement été renvoyé.

« Non à la centrale, non à la centrale ! ».

C’est sous les cris d’encouragement et les applaudissements des militants opposés à la construction d’une centrale à gaz à Landivisiau (Finistère), que la vingtaine de prévenus a monté les marches du tribunal de grande instance de Brest, ce jeudi 4 juillet en début d’après-midi.

Les prévenus, des opposants à la construction de la centrale à gaz, âgés de 19 à 75 ans, comparaissaient dans deux dossiers.

Dans le premier, il leur est reproché les infractions de destruction du bien d’autrui, refus de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte génétique, dissimulation volontaire du visage et violence aggravée, lors de la manifestation du 23 février dernier sur le site de la centrale.

Le second dossier concerne quant à lui la manifestation du 28 mars, toujours à Landivisiau, pour laquelle il est reproché aux prévenus les faits d’entrave à la circulation et de refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques au commissariat quelques semaines plus tard.

« C’est un peu nous tous qui étions au tribunal »

Le procès, attendu par les prévenus, « pour pouvoir avoir la tête à la lutte à nouveau », n’a finalement duré que quelques minutes. Suite au renvoi du premier dossier, à cause de l’absence de l’avocat des victimes, l’avocate de la majorité des prévenus, maître Le Her, a demandé le renvoi du second dossier.

« Les deux affaires gravitent autour du Non à la centrale et doivent donc être jugées ensemble même si les infractions sont différentes », explique-t-elle.

Les militants se sont donnés rendez-vous le 28 novembre 2019 à 13 h 30, date du renvoi.

« Avec ce procès, ils essaient de casser la lutte », estime une manifestante venue en soutien depuis les Côtes-d’Armor. « On ne peut plus approcher le site, il y a des vigiles jour et nuit », signale Jacqueline, membre de Force 5.

« Il y a la centrale mais aussi une série de constructions au-delà, notamment le gazoduc, développe Clothilde, militante chez les Jeunes pour le climat. Ces constructions vont traverser le Parc naturel régional d’Armorique. Comment c’est possible de continuer à détruire la nature ? Alors qu’un câble électrique devrait va connecter la Bretagne à l’Irlande en cas de pic de consommation. Comment se fait-il qu’il y ait deux projets pour répondre aux mêmes besoins ? », questionne-t-elle.

« Aujourd’hui une vingtaine de personnes comparaissaient, mais c’est un peu nous tous qui étions au tribunal », ajoute Angélique Mevel, militante depuis 2011 au sein de Landivisiau doit dire non à la centrale.

Metig JAKEZ-VARGAS.  04/07/2019

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Centrale à gaz de Landivisiau. Les deux dossiers renvoyés au 28 novembre (Le Télégramme)

 

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

gazotour (gaspare)

gaz

  • Dirinon : lundi 8/07 à la TAC (Turbine A Combustion) à 11h00  : Repas et discussion -      Départ 14h00 pour Tréflévenez (salle polyvalente ) : 17h00 Ecoute d’emission de radio ; 19h00 Reunion publique
  • Tréflévenez : mardi 9/07 départ à 10h00 pour La Martyre ( chez un paysan, indications depuis le bourg) : 14h00 discussion sur la communication sans internet ; 16h00 Lecture par la caravane bibliothèque féministe ; 19h00 Réunion publique
  • La Martyre : mercredi 10/07 départ à 10h00 pour Landivisiau (salle des Capucins) : 16h00 discussion santé et ligne THT ; 19h00 concert

Landivisiau Doit dire non à la Centrale

nonalacentrale.landivisiau@gmail.com

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27 juin 2019 ~ 0 Commentaire

gazotour (non à la centrale)

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GAZOTOUR : du 8 au 10 juillet, tour à vélo contre la construction du gazoduc, de la THT et de la centrale à gaz de Landivisiau

Sur le site de construction de la centrale à gaz, ca bosse. Des engins de constructions sur place, ça ratisse large, et le site lui, est toujours sous haute surveillance. Pour alimenter la centrale en gaz naturel, un nouveau gazoduc enterré sur 20 km environ, relierait le site de Landivisiau à la canalisation existante dans le secteur de la commune de Saint-Urbain.

L’électricité produite par la CCCG serait ensuite transportée vers le poste de raccordement au réseau, situé à La Martyre, grâce à une ligne à très haute tension (THT) de 225 000 volts longue d’environ 18 km, qui serait également enfouie.

Les travaux du gazoduc devrait commencer en septembre. Il est encore temps de se rassembler et de faire masse contre la construction de ce projet : centrale, gazoduc, THT..

Une cantine pour remplir vos ventres, des montées et des descentes, des bicyclettes… Venez nous rejoindre à pied ou à vélo, du 8 au 10 juilllet 2019 !

Pour plus d’infos sur l’actualité de la lutte contre la centrale : nonalacentrale-landivisiau.fr

Autre Rendez-vous :

le 4 juillet à Brest journée de solidarité avec les inculpé-es de la lutte.
RDV à 12h devant le tribunal d’instance, 13h30 : procès des 20+1 inculpé-es, 19h : soirée concert à l’Avenir (Bakounine, La Companikta, Mp6)

https://bourrasque-info.org/

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23 juin 2019 ~ 0 Commentaire

4 juillet à brest

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Le 4 Juillet, tous et toutes à Brest en soutien aux inculpées et inculpés de la lutte contre la centrale de Landivisiau.

Le 4 juillet prochain à 13h30, nous serons vingt et une personnes à comparaître devant le tribunal correctionnel de Brest. 8 d’entre-nous sont poursuivis pour plusieurs motifs : violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations en réunion, et refus de fichage ADN ; pour des faits qui seraient survenus lors de la manifestation du 23 février dernier. 14 personnes sont elles poursuivies pour un délit d’entrave à la circulation sur une route qui longe le site de l’hypothétique future centrale.

Peu importe ce qui nous est reproché, cette journée de procès constitue
une nouvelle offensive de l’état contre le mouvement d’opposition à la
centrale.

Elle vient tenter de mettre un terme à l’opposition déterminée que nous construisons contre le début des travaux qui a commencé en janvier 2019. Depuis cette date, des blocages des machines se succédaient quasi quotidiennement. Pour servir sur un plateau cette centrale au groupe Total (qui bénéficiera pour la centrale de 50 millions d’euros de subvention annuelle sur vingt ans), des barrières ont été installées autour du site, gardé également jour et nuit par des vigiles.

Dans le même temps, une pression de plus en plus grande est exercée sur les opposants
et opposantes par les forces de gendarmerie. Le 23 février, plusieurs des barrières seront renversées par une partie des mille manifestants présents ce jour-là.

Ceci-conduira dans les jours qui suivront à une offensive répressive qui conduira à la convocation de nombreux militants et militantes.

8 des personnes convoquées recevront ensuite leur convocation pour le 4 juillet. Les mesures d’intimidation ne s’arrêteront pas là. Devant l’impossibilité de manifester sur le site, nous cherchons des moyens de continuer la lutte. Les autorités prétexteront une entrave à la circulation à côté du site, pour entraîner quelqu’un en garde-à-vue pendant sept heures. Par
solidarité les personnes présentes forcent les gendarmes à les conduire au poste. Ces personnes sont les quatorze concernées par la deuxième affaire du  procès du 4 juillet.

Dans un contexte de criminalisation des mouvements sociaux, (comme nous pouvons l’observer dans le même temps dans la répression des gilets jaunes),  nous sommes persuadés qu’il ne s’agit que de manœuvres pour nous décourager de nous opposer à ce projet juteux pour les actionnaires de Total (plus de un milliard de subventions publiques en 20 ans), polluant
(1,5 million de tonnes de CO2 relargués chaque année dans l’atmosphère), nocif pour la santé des habitants et habitantes.

Ce procès se place dans la même dynamique que l’ordonnance menaçant une vingtaine d’opposants et opposantes  de 5 000 euros d’amende s’ils tentent de s’opposer aux travaux.
Tout comme les mesures d’interdiction de manifestation sur une zone autour du site qui ont été prises par la préfecture le 4 mai dernier.

La peur, voilà bien ce qu’ils entendent générer.

Les travaux avancent alors que des recours contre le projet n’ont toujours pas été jugés, et que, nous devons bien l’avouer, la lutte a bien pris un coup derrière la tête. Devant la justice qui individualise, nous vous appelons à venir marquer votre solidarité avec nous, devant et à l’intérieur du tribunal. Si nous ne sommes que quelques personnes poursuivies, c’est plus largement l’ensemble d’une lutte populaire qui est attaquée.

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Les inculpés et inculpées du 4 juillet, toujours en lutte contre la centrale, et son monde.

Rdv vers midi devant le TGI de Brest. Une soirée de soutien aura également
lieu à l’avenir en début de soirée (à partir de 19h )

On retrouvera des détails sur celle-ci dans le texte Et pour quelques barrières à terre, disponible à cette adresse : https://bourrasque-info.org/

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12 juin 2019 ~ 0 Commentaire

élorn (eaux et rivières)

eaux et rivieres

Jean-Yves Kermarrec raconte cinquante ans de lutte sur l’Elorn

Jean-Yves Kermarrec est une des figures emblématiques d’Eau et Rivières de Bretagne. Il fut le premier salarié de l’association. Il est un ferveur défenseur du saumon et est toujours militant actif et président de l’AAPPMA de l’Elorn.

Lors de la cinquantième assemblée générale d’Eau et Rivières de Bretagne, Jean-Yves a retracé cinquante ans d’actions sur sa rivière fétiche. C’est sur l’Elorn qu’a commencé l’aventure de l’APPSB. « Une des aventures de l’APPSB (Asso pour la protection du saumon en Bretagne) car il y en a eu bien d’autres, menées par d’autres militants aux quatre coins de la Région, sur les rives du Scorff, du Trieux, du Léguer, du Ster goz, la liste est longue », explique l’infatigable militant en préambule de sa présentation.

50 ans d’actions sur l’Elorn :  pour quels résultats ?

Vaste programme, vaste question ! A l’heure du bilan, la question est d’importance car pour savoir où l’on va, il est important, essentiel même de  savoir d’où l’on vient, afin d’assurer un bon passage de relais, au moment où tant de lourdes menaces nous assaillent : le changement climatique, la chute de la biodiversité….

Vivre au bord d’une rivière depuis sa plus tendre enfance est un grand privilège. Surtout lorsque cette rivière est fréquentée par des poissons aussi emblématiques que la truite fario et plus encore le saumon Atlantique.

Ce grand poisson d’argent, ce grand migrateur qui après des milliers de kilomètres dans l’océan Atlantique revient dans sa rivière d’origine, dans son berceau, fidèle à ses racines. Un poisson mythique, indicateur de la qualité  de  l’environnement à une très vaste échelle :  de l’immensité de l’Atlantique Nord, au cœur de nos petites rivières d’Armorique. Un poisson célébré par de multiples civilisations : amérindiennes, celtiques, scandinaves.

Un poisson fil rouge de notre combat demi-centenaire qui continue à nous unir et à nous  fédérer autour de la défense de la qualité des eaux et des rivières et plus généralement de l’environnement.

En effet, dès les années 70, le miroir a commencé à se brouiller. Le ruisseau du Forestic, mon beau ruisseau, le ruisseau de mon enfance, brutalement est devenu un cloaque, asphyxié par les résidus d’une laiterie.  Un été, les truites périrent par centaines, jusqu’à la confluence de l’Elorn.

Dans le même temps, au nom du progrès, mot magique à l’époque, était lançée une opération de remembrement sur la commune de Plouedern, puis une route communale éventra la vallée du Forestic dans toute sa longueur.

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23 mai 2019 ~ 0 Commentaire

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Plonévez-du-Faou : ces apiculteurs s’opposent au gazoduc de la centrale à gaz de Landivisiau

Un apicuteur organise une réunion samedi 25 mai 2019 contre le projet de gazoduc entre Plumergat et Pleyben. Ce conduit doit alimenter la future centrale à gaz de Landivisiau.

Le combat contre la centrale à cycle combiné au gaz s’est déporté à plusieurs dizaines de kilomètres de Landivisiau (Finistère). En pleine campagne.

Un équipement déclaré d’utilité publique

À Plonévez-du-Faou, un jeune apiculteur s’oppose au projet de gazoduc qui alimenterait cette centrale. Matéo Millécamps organise une réunion d’information samedi 25 mai 2019 à l’intention de tous les agriculteurs concernés par le tracé. Le premier objectif est de les informer. Car beaucoup ne savent même pas de quoi il s’agit. On est loin de Landi, ici. Et l’enquête publique remonte à plusieurs années.

À l’époque, beaucoup pensaient que ce gazoduc n’aboutirait pas. Pourtant, les préfets du Finistère et du Morbihan l’avaient déclaré d’utilité publique en 2015.

Depuis le mois de janvier, tout s’est brusquement accéléré. À Landivisiau, les travaux ont débuté sur le site de la future centrale à cycle combiné au gaz naturel. D’une puissance maximale de 446 MW, cette centrale sera exploitée par la Compagnie électrique de Bretagne, fondée par Direct énergie et Siemens.

Incompréhension

Pour alimenter cette installation en gaz naturel, il est donc prévu de construire un gazoduc de 111 km entre Plumergat (Morbihan) et Pleyben, puis un second de 20 km entre Saint-Urbain et Landivisiau. Par ailleurs, une ligne à très haute tension (225 000 volts) devrait être construite entre la centrale et le poste de raccordement au réseau, à La Martyre.

Depuis des mois, le collectif Landivisiau doit dire non à la centrale manifeste. Il se mobilise aussi sur le plan judiciaire. Matéo Millécamps s’est rendu à plusieurs reprises à Landivisiau. Ses motivations sont multiples. Écologiques d’abord : À l’heure actuelle, je ne comprends pas qu’on puisse créer un tel outil fonctionnant aux énergies fossiles. Il faudrait mieux convertir la vieille centrale à charbon de Cordemais plutôt que de construire de toutes pièces une unité à Landivisiau !

L’apiculteur ne conçoit pas qu’un gazoduc puisse traverser les terres familiales, à Ligouffen. « Ça fait plus de 100 ans que ma famille exploite ces parcelles. Trois sont concernées par le tracé dont une zone humide ! »

Selon Matéo Millécamps, la conduite de 40 cm de large serait enfouie à 1 m de profondeur. « Avec ce gazoduc, il sera impossible de planter une haie. Et puis, est-ce qu’un tel conduit peut avoir un impact sur les animaux qui pâturent au-dessus ? » Les 40 ha de terres familiales devraient en effet être reprises par un berger.

Décisions de justice

« On a aucune idée du calendrier. Les travaux vont commencer dans un mois, un an, trois ans ? », interroge Matéo Millécamps. Ces dernières semaines, il s’est rendu sur 80 exploitations concernées par le tracé : à Plonévez-du-Faou, Châteauneuf, Lennon, Pleyben, Spézet… Beaucoup sont opposés mais ils ont baissé les bras. Comme la chambre d’agriculture du Finistère est favorable, ils craignent de s’y opposer. Il espère malgré tout que quelques agriculteurs participeront à la réunion du 25 mai.

Quelques membres du collectif Non à la centrale devraient être présents. Dont le président de Force 5 Jean-Yves Quéméneur. Fin avril 2019, son association a saisi le Conseil d’État concer-nant ce gazoduc. « L’objectif est de démontrer que ce gazoduc n’est pas d’utilité publique. Notre avocat va aussi faire valoir que l’étude d’impact est insuffisante. Le Conseil d’État l’avait déjà signalé. »

Dans les jours à venir, la cour administrative d’appel de Nantes devrait aussi rendre sa décision sur l’arrêté d’Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Une décision cruciale pour l’avenir de la centrale.

Infos pratiques. Réunion samedi 25 mai à 15 h au lieu-dit Ligouffen, à Plonévez-du-Faou.

23 Mai 19

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi :

Finistère. Mobilisation contre la centrale à gaz de Landivisiau

Centrale à gaz de Landivisiau : treize personnes entendues à la gendarmerie

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05 mai 2019 ~ 0 Commentaire

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Landivisiau: quelques centaines d’opposants à la centrale à gaz se couchent par terre

Alors que la préfecture avait interdit la manifestation, en raison d’un parcours passant trop près du site, quelque centaines d’opposants à la centrale à gaz de Landivisiau se sont retrouvés dans la ville et se sont couchés à même le sol.

Elles étaient quelque 250 personnes selon la préfecture, 400 selon les organisateurs, ce samedi après-midi à manifester une nouvelle fois leur opposition à la centrale à gaz de Landivisiau, et défendre le droit de manifester, à l’appel du Collectif  « Landivisiau doit dire non à la centrale ».

Les manifestants se sont rassemblés dans le centre ville devant la mairie et ont défilé une heure avant de se coucher à même le sol. Pour eux il s’agissait de « montrer (leur) indignation face aux mesures liberticides et à l’inaction du gouvernement en matière de protection de l’environne-ment » et de rappeler qu« Il est urgent d’arrêter tous les grands projets inutiles et polluants qui mettent en danger notre environnement et notre santé. » Une partie des manifestants, « environ 150, sont venus à un point d’entrée interdit dans le périmètre« , mais il n’y a pas eu d’incident, a indiqué la préfecture.

Manifestation interdite

La manifestation initialement prévue, avait été interdite par la préfecture ce vendredi en raison d’un parcours passant trop près du site de la centrale à gaz de Landivisiau et « des troubles graves à l’ordre public lors de la précédente manifestation, le 23 février 2019″ expliquait le communiqué de la préfecture.

Pour un débat contradictoire

« On est depuis le mois de février dans une très grosse répression et intimidation à Landivisiau », a affirmé Florent Laot, l’un des membres du collectif Landivisiau dit non à la centrale, à l’AFP évoquant « un contexte national d’interdiction de manifester » avec « plusieurs gardes à vue de manifestants »« On nous empêche de développer nos arguments. Cela fait des années qu’on demande à Mme le maire (Laurence Claisse, DVD, NDLR) un débat contradictoire » sur le projet, a ajouté le militant.

Chantier démarré au mois de janvier

Les opposants à la centrale demandent l’abandon du projet de centrale au gaz et manifestent régulièrement depuis fin janvier et l’arrivée des premiers engins de chantier sur le site. A plu-sieurs reprises, ils ont empêché les ouvriers sur place de travailler. La cour administrative de Nantes doit se prononcer en juin sur un recours de l’association écologiste « Force cinq » contre l’autorisation ministérielle au projet, selon le collectif.

Projet phare du Pacte électrique breton

Dépourvue de centrale nucléaire, la Bretagne ne produit qu’environ 10% à 15% du courant qui y est consommé et importe l’essentiel des régions voisines. Pour remédier à cette situation, un Pacte électrique breton conclu en 2010 prévoyait de nouvelles sources de production d’électrici-té, dont la future centrale de Landivisiau, de 400 mégawatts, portée par Direct Énergie. Le projet a cependant pris beaucoup de retard: initialement la centrale devait être mise en service à l’hiver 2016-2017.

Krystell Veillard 04/05/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Landivisiau (Médiapart)

Landivisiau : un pique-nique militant contre la centrale est prévu, le préfet instaure un périmètre d’interdiction (CB)

Landivisiau : un pique-nique militant contre la centrale est prévu, le préfet instaure un périmètre d’interdiction (Côté Brest)

Commentaire:

Pour ne pas développer les énergies alternatives ou se brancher sur l’Irlande, on va brûler du gaz (et de schiste même, il paraît!) et verser un pactole d’argent public…

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04 mai 2019 ~ 0 Commentaire

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Manif à Landivisiau

Elle n’a as eu lieu! Le préfet avait interdit toute approche du site. Il ne restait que le centre ville. Les associations ont donc préféré éviter à de nouveaux camarades d’être convoqués et touchés au porte-monnaie. Et on a fait un « die-in » devant la mairie et l’hélicoptère qui nous a tou(te)s pris en photo.

Lire aussi:

Centrale à gaz de Landivisiau : le préfet interdit un périmètre, la manifestation maintenue samedi 4 mai 2019 (Côté Brest)

Communiqué de l’association Landivisiau doit dire non à la centrale suite à l’interdiction de manifester aux abords du chantier de la centrale ce 4 mai  (Chiffon Rouge)

À Landivisiau, des manifestants contre la centrale à gaz bravent l’interdiction du préfet (OF)

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Landivisiau : un pique-nique militant contre la centrale est prévu, le préfet instaure un périmètre d’interdiction (CB)

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04 mai 2019 ~ 0 Commentaire

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A Landivisiau, un projet de centrale électrique sous haute tension

Le chantier d’une future centrale à gaz a commencé fin janvier dans le Finistère. Les opposants s’activent pour retarder les travaux. Mais la répression est féroce : militants gardés à vue, amen-des, convocations… et une manifestation prévue samedi qui risque d’être interdite. Sur le front juridique, une audience décisive a lieu vendredi à Nantes.

Landivisiau (Finistère), de notre envoyé spécial.

C’est un face-à-face récurrent depuis quelques semaines : côté route, sur le bas-côté, une dizaine de militants sortent les sardines en boîte et les sandwichs, le café et le jus de pomme pour un pique-nique improvisé ; de l’autre côté du fossé, un maître-chien marche de long en large. Entre les deux : une barrière de deux mètres de haut qui encercle le terrain d’une future centrale électrique fonctionnant au gaz. Depuis la fin janvier, les premiers coups de pelleteuse ont résonné sur le vaste terrain retenu pour le projet. Et depuis ce jour, les opposants n’ont de cesse de montrer leur détermination.

Lundi 29 avril, les militants découvrent éberlués qu’une deuxième rangée de barrière est en cours d’installation. « On dirait les douves d’un château », grince l’un d’eux. « On avait déjà les vigiles, les maîtres-chiens, la vidéosurveillance, et voilà donc qu’ils en rajoutent une couche », ajoute un autre. Un film plastique noir est ensuite tendu sur la seconde barrière – sans qu’on sache si cela sert à masquer aux yeux extérieurs ce qui se passe à l’intérieur ou, au contraire, à cacher à la vue, de l’autre côté, tout rassemblement extérieur. Plus glaçant encore, un panneau fixé à la barrière extérieure annonce : « Chantier interdit au public – Site placé sous vidéoprotection – Traçage ADN – Intervention sur site ».Alors que la France, son président en tête, se veut « championne du climat », les chantiers récents, dénoncés comme non climato-compatibles ou polluants, poussent à l’abri des barrières. Comme à Bure et son futur site d’enfouissement de déchets nucléaires – il s’agit-là d’un mur ; comme en banlieue de Strasbourg – le chantier de l’autoroute du « grand contournement ouest » ; comme à Romainville en banlieue parisienne – une forêt sauvage remplacée par une base de loisir. Il faudrait rajouter l’adjectif « enclos » à l’expression « grands projets inutiles et imposés ».

À Landivisiau, les barrières « protègent » pour l’instant une friche.

Ici devrait voir le jour une centrale à cycle combiné gaz d’une puissance de 446 MW (mégawatts). L’appel d’offres a été remporté en 2012 par Direct Energie, allié pour la circons-tance à l’industriel Siemens. La Compagnie d’électricité de Bretagne (CEB) a été créée pour l’occasion. Le coût estimé de l’opération est d’environ 490 millions d’euros. Mais il faut ajouter à cela un gazoduc de 20 km pour l’alimenter, un autre de 111 km pour renforcer le réseau, et une ligne très haute tension pour acheminer l’électricité produite vers le poste de La Martyre, à 18 km. Direct Energie a depuis été rachetée par Total.

Le début du chantier le 21 janvier, après beaucoup de retard, a réveillé les opposants.

Par petits groupes, ils tentent depuis de ralentir les travaux, en empêchant les camions et autres tracteurs de rentrer ou de sortir. Une manifestation, le 23 février, a rassemblé mille personnes (Landivisiau compte 9 000 habitants). Une partie de la barrière est tombée ce jour-là. Et trois jours plus tard, des militants ont tenté de s’opposer à ce qu’elle soit remise en place.

Jean-Yves Quéméneur est un grand gaillard avec un large ciré rouge. Il est président de Force 5. L’association – environ 160 membres à jour de cotisation – a obtenu depuis peu, devant la justice, la reconnaissance de son droit à agir, qui lui était contesté. Son président se retrouve depuis lors particulièrement visé par la riposte des autorités. Le 20 mars, avec d’autres cama-rades, il a tenté de bloquer la circulation à proximité du chantier. Quelques palettes, une quinzaine de personnes. Les gendarmes ont foncé, à quatre pour l’extraire. Sept heures de garde à vue plus tard – dont deux heures en « chambre de sécurité », dit-il – le voici convoqué au tribunal le 17.

Loïc Le Polles, de l’association « Landi doit dire non à la centrale » (LDDNC, environ 400 adhérents mais une centaine d’actifs et un noyau dur d’une trentaine) : « Le sénateur Jean-Luc Fichet [Finistère, socialiste – ndlr] a appelé le préfet, qui lui a confirmé que Jean-Yves était particulièrement dans le collimateur. »

De fait, il n’est pas le seul dans le collimateur.

Jeudi 2 mai, une réunion à la préfecture en vue d’une manifestation prévue samedi 4 mai ne s’est pas bien déroulée. Arguant que la sécurité du cortège n’était pas bien assurée, la préfec-ture a en effet décidé d’interdire un périmètre autour de la centrale. À 48 heures de l’événement, déjà annoncé, c’est un coup dur pour les opposants. Mais ce n’est pas le seul de ces dernières semaines. Après l’action en mars, outre Jean-Yves Quéméneur, une dizaine de personnes ont été convoquées par les gendarmes. Les convocations tombent parfois un peu au hasard : « Certains, qui étaient là, ne reçoivent rien, d’autres, qui n’étaient pas là, en reçoivent parce que leur plaque a été relevée », s’agace un opposant.

À une demi-heure de Landivisiau, le petit village de Saint-Rivoal dans les monts d’Arrée.

Ici, un autre foyer d’opposants attire particulièrement l’attention gendarmesque. Olivier, 66 ans, les cheveux en bataille et les mains pleines de cambouis, lève la tête du moteur de sa voiture. Il a fait 8 heures de garde à vue pour la manifestation où les barrières sont tombées. Arrêté à Sizun, emmené toutes sirènes hurlantes et à 140 km/h à Plourin-lès-Morlaix, il est accusé de dégradation de matériel et même de violences sur agents.

« Un gendarme dit que je l’ai attrapé par le gilet pare-balles, moi je dis que ce sont eux qui ont chargé. » Pour l’instant aucune suite, pas de convocation au tribunal. Pendant sa garde à vue, une trentaine de personnes se regroupent devant la gendarmerie, donnant lieu à une nouvelle arrestation. « Ensuite le lendemain, ils ont débarqué ici, dans cette maison de Saint-Rivoal. »

C’est G, jeune saisonnier agricole qui habite là, qui poursuit : « Ils ont débarqué le matin à une quinzaine. Comme ils étaient dans le cadre d’une enquête de flagrance, ils sont entrés et ont jeté un œil dans chaque pièce de la maison. Ils ont distribué des convocations à tous les gars qui se trouvaient là, au fur et à mesure que ceux-ci se réveillaient. On nous reproche une dégradation avec la circonstance aggravante d’avoir eu le visage dissimulé. » Depuis, la maison de Saint-Rivoal voit régulièrement passer les gendarmes.

Aujourd’hui la situation est difficile »

Quand il ne s’agit pas de répression judiciaire, les autorités frappent aussi au portefeuille. Une ordonnance a été prise par le tribunal, autorisant un huissier à distribuer des amendes de 5 000 euros pour les personnes tentant de s’opposer au bon déroulement du chantier.

Le 5 avril, un groupe essaie de barrer la sortie à un tracteur. L’huissier est là. Il demande leur identité aux militants qui refusent de la donner. Un contrôle de gendarmerie plus tard, ils sont une dizaine à recevoir le fameux papier et risquent tous d’avoir à payer 5 000 euros d’amende. Sur la liste des personnes visées, des choses étonnent, comme la mention « figure au FPR [fichier des personnes recherchées – ndlr] – ne pas attirer l’attention », à côté du nom d’un militant, ou bien à côté d’une autre, le fait qu’elle est la compagne d’Untel.

Même les rassemblements devant la gendarmerie donnent lieu à un festival d’amendes 

Qui pour un stop glissé, qui pour un clignotant défectueux, qui pour un pneu lisse. « C’est bien pour ça qu’on répare nos bagnoles », se marre Olivier. Une autre militante s’est vu verbaliser pour distribution d’imprimés sur la voie publique. « On découvre des trucs juridiques tous les jours », philosophe G. Une autre encore a pris une amende parce qu’elle n’avait pas ses papiers, elle habitait pourtant à 100 mètres et se proposait d’aller les chercher. Sans succès.

« Ça étonne tout le monde, le poids du judiciaire et du policier dans ce dossier »

affirme C., militante EELV de la région, présente au pique-nique. « L’opérateur veut nous intimider, il a l’État derrière lui », ajoute É.. L., qui gère avec sa femme une production de plantes aromatiques à quelques kilomètres de Landivisiau, insiste quant à lui sur l’unité des opposants après des années de lutte malgré leur diversité .

« Ici, il y a des jeunes avec des vieux, des gens qui viennent là par la santé, d’autres par le climat, d’autres par le gaspillage d’argent public, un communiste pur jus qui fraternise avec un catho convaincu, jusqu’à devenir son meilleur ami. On tient la dragée haute à Total alors qu’on n’est qu’une cinquantaine, on tient quelque chose de fort, là. » « Ça a créé une fraternité, complète Jean-Yves Quéméneur, on est une cinquantaine, d’horizon et de profils divers, face à la gendarmerie, face aux vigiles. »

Lundi soir, une quinzaine d’opposants se retrouvent chez Loïc, autour d’une soupe et d’un verre de bière. Dans la grange en face de la maison, une longue table est installée. Tout le monde prend place. Il y a là Christiane, trésorière de l’association LDDLC – « je suis Picsou ! » – , qui s’est engagée d’abord pour la santé. Tout comme M., qui vient de Lampaul-Guimiliau, « au village, on me prend pour une toquée ».

Il y a A., jeune femme qui « donne un coup de main » depuis janvier parce que sa sœur, Mélanie, habite à Landivisiau. M., elle, a mis un peu de temps à s’impliquer mais est très active depuis quelques mois.  On retrouve A., aperçue au pique-nique et qui « lutte depuis le tout début », d’abord au sein du conseil municipal, où elle était élue d’opposition, puis à partir de 2014 au sein de l’association LDDNLC.

À côté d’elle, Josée, qui était contre ce « projet d’arrière-garde » alors même qu’on ne savait pas encore où il devait se faire et qui est « encore plus d’arrière-garde après toutes ces années ». J., ancien d’EDF, passé par la centrale au charbon de Cordemais, puis par le siège parisien, s’oppose au projet depuis qu’il est sorti « éberlué » d’une séance de présentation au conseil municipal de Landivisiau, choqué que le seul choix offert aux citoyens, soit celui « des arbres et des fleurs qui entoureront la centrale ». Il est depuis peu porte-parole de l’association Bretagne Vivante. Pour lui, c’est clair : « C’est un projet polluant, coûteux et inutile. »

I., a vécu ce projet de centrale « comme une agression ». « Ce que je ne comprends pas, c’est que malgré le fait que ce projet soit en complète contradiction avec ce qu’il faudrait faire aujourd’hui, les décideurs soient capables de continuer », dit-elle. Et d’ajouter : « Aujourd’hui la situation est difficile parce qu’on n’arrive pas à se faire entendre, on passe pour des terroristes. »

Plus jeunes, E. et sa compagne, sont éberlués de voir les politiques tellement décon-nectés. Sa compagne vient de Landerneau, elle parle à qui veut l’entendre de cette centrale, un projet  « vraiment mal connu ». À leur côté se trouvent A., qui habite à 21 km de Landivisiau : lui s’intéresse aux moyens alternatifs de produire de l’énergie, elle, ne comprend pas qu’alors même que la Bretagne est confrontée à des pics de pollution, il se trouve encore des politiques pour défendre le projet.

Présent pour la première fois, B. Fait intéressant, celui-ci vient de monter une branche d’Extinction Rebellion – ce nouveau mouvement pour le climat venu d’Angleterre qui prône la désobéissance civile – à Morlaix. Il est venu pour bâtir des passerelles, réfléchir au mouvement climat et à l’articulation entre « les demandes générales mondiales et les luttes locales ». Une formation à l’action non violente a déjà eu lieu dans le coin il y a quelques jours, l’idée est à présent de savoir quoi en faire.

La lutte se veut aussi politique. En 2014, une liste d’opposants s’est présentée à la mairie de Landivisiau, elle n’a échoué qu’à une centaine de voix. Les opposants rencontrent également les députées, en l’occurrence, Graziella Melchior et Sandrine Le Feur. Toutes deux ont été élues avec l’étiquette LREM, dans la foulée de l’élection d’Emmanuel Macron. Et toutes deux défen-dent la centrale. Une rencontre récente avec Graziella Melchior a d’ailleurs laissé un goût amer, les arguments en faveur du projet paraissant plus que légers.

Manne financière pour Total

Le principal d’entre eux consiste à agiter le spectre du « black-out » en Bretagne : le risque d’une coupure généralisée de courant dans un moment de grande tension. « Le risque du black-out, c’est un mensonge », grince Émile. L’ancien d’EDF sort ses documents : « RTE indique clairement que le réseau n’est pas en danger et qu’il n’y a pas non plus de risque de black-out. » Il a raison.

Dans une note de 2018, Réseau de transport d’électricité écrit : « La mise en service en 2017 du Filet de sécurité Bretagne, une ligne électrique souterraine de forte puissance, contribue forte-ment à l’équilibre des flux dans la zone. Ainsi, malgré la fermeture récente de centrales de pro-duction au fioul sur le site de Cordemais (Pays de la Loire), la consommation électrique ayant cessé de croître, la situation électrique de la Bretagne peut aujourd’hui être considérée comme stabilisée. » C. rappelle également que la France est exportatrice nette d’électricité.

Pourquoi maintenir la centrale de Landivisiau dans ce cas ?

Tout simplement parce qu’elle était prévue. En 2010, l’État, la région Bretagne, RTE, l’Ademe (l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et l’ANH (agence nationale de l’habitat) ont signé un « pacte électrique breton ». Celui-ci reposait sur plusieurs leviers : maîtrise de la consommation, développement des sites de production (énergies renouvelables et centrale de Landivisiau) et renforcement du réseau électrique. En 2019, ce pacte s’avère beaucoup moins utile. Le réseau a été renforcé, la consommation d’électricité en Bretagne est stable. Pour Me Alexandre Farro, avocat de l’association Force 5, c’est aujourd’hui « une tarte à la crème ».

L’avocat devait le rappeler vendredi 3 mai devant la cour administrative d’appel de Nantes.

Car la bataille se joue aussi sur le terrain juridique. Après plusieurs péripéties, l’association Force 5 s’est vu reconnaître son intérêt à agir. Vendredi matin, rendez-vous était donné à 10 h 30 aux opposants à Nantes, pour soutenir Me Farro. Celui-ci conteste au nom de Force 5 l’arrêté du 6 mai 2015 pris par le préfet autorisant la CEB à créer et exploiter l’installation de production d’électricité à Landivisiau. En première instance, le 27 octobre 2017, Force 5 a vu sa requête rejetée.

Le recours porte sur l’ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement).

« Sous ce nom barbare se cache la plus importante autorisation à obtenir pour un projet indus-triel. C’est l’autorisation d’exploitation que l’on attaque », explique Me Farro. « Le tribunal va regarder notamment comment s’est déroulée l’enquête publique, l’étude d’impact – sur l’environnement, sur le milieu, le paysage », ajoute l’avocat.

Les opposants ne manquent pas d’arguments.

Ils estiment tout d’abord que le préfet n’a pas pu prendre une décision éclairée puisque, alors que c’est obligatoire, la CEB n’a pas présenté de solution de substitution au projet lors de l’étude d’impact. Or, des solutions existent, et notamment le projet de liaison électrique Finistère-Irlande, dénommé CELTIC Interconnector, qui consiste à créer une liaison souterraine et sous-marine de 700 mégawatts (MW) entre le poste électrique de La Martyre et le poste électrique de Knockraha.

Ce projet avait d’ailleurs donné lieu à une drôle de lettre du préfet de région Bretagne, Patrick Strzoda (oui, le même que dans l’affaire Benalla), en avril 2014, adressée à RTE. Alors que ce dernier voulait lancer des études sur cette interconnexion, Strzoda lui a gentiment demandé de reporter son projet, de peur d’envoyer un « mauvais signal pour l’avenir de la centrale de Landivisiau » (lire notre article de l’époque).

Par ailleurs, les opposants dénoncent le fait que l’enquête publique n’a pas pris en compte un nombre important de courriers parce qu’ils émanaient d’opposants déclarés au projet. D’un point de vue environnemental, ils accusent la CEB d’avoir biaisé ses mesures de pollution en choisis-sant sciemment des périodes de faible pollution.

La ville est en effet sous le coup de plusieurs sources de pollution 

La pollution d’origine agricole, la présence de la base aéronavale, et surtout, la RN12 qui longe la ville. « Landivisiau, bien que commune de petite taille, compte un niveau de pollution équiva-lent à celui d’une métropole comme Brest », rappelle Force 5. Or la CEB n’a pas effectué ses mesures à proximité de la 4 voies, alors que le site de la centrale y sera.

Dans son étude d’impact, l’opérateur estime qu’en fonctionnant 8 000 heures par an, la quantité annuelle de CO2 émise atteindrait quasiment les 1,5 million de tonnes, et près de 1 100 tonnes pour les oxydes d’azote. De quoi inquiéter les familles de Landivisiau, dont les enfants vont faire du sport sur un terrain situé à quelques centaines de mètres à peine de la centrale. Ces niveaux de pollution pourraient par ailleurs avoir une autre conséquence : les paysans bio basés à proximité pourraient se voir retirer leur label.

Les opposants reprochent également à la CEB de n’avoir rien fait pour protéger l’espèce protégée de l’escargot de Quimper. Lors de l’étude d’impact, la société chargée d’évaluer la présence de cet escargot sur le site se serait rendue coupable d’un faux, puisque, en ayant trouvé, elle a sciemment affirmé le contraire, selon le témoignage d’un ancien salarié produit par Me Farro.

Pour l’avocat, joint par Mediapart quelques jours avant l’audience, « si l’on a affaire à un juge qui applique les règles du droit, je suis confiant. Après, je ne connais pas la longueur du bras de Total ». Il ajoute : « Ce que je remarque, c’est que l’on a échangé, avec Direct Energie, quatre mémoires en appel, et que le ministère de l’écologie ne répond plus ! Les juges peuvent inter-préter ça comme un signal : le ministre ne défend plus le dossier. » En cas d’annulation de l’ICPE, tout serait à refaire pour Direct Energie : « On se met au minimum 8 ans dans les gencives. ».

En face, Total Direct Energie n’est cependant pas près de lâcher l’affaire.

Et pour cause : la centrale de Landivisiau, c’est l’assurance de recevoir une manne de l’État pendant au moins 20 ans. L’accord prévoit que la CEB touche 40 millions par an. Pour l’oppo-sante Morgane, « c’est un cadeau à Total point barre, sauf qu’on n’a plus le temps de faire des cadeaux à Total ».

Une autre question reste posée : d’où viendra le gaz brûlé dans la centrale ?

Récemment, l’Observatoire des multinationales a révélé coup sur coup que du gaz de schiste américain était importé en France, puis que Total venait d’annoncer un investissement de 700 millions dans un nouveau projet de gazoducs et de terminal d’exportation de gaz de schiste en Louisiane. Les autorités françaises auront bon dos de vanter le caractère « propre » de la centrale à gaz au vu de ces informations.

Reste une derrière barrière à faire tomber pour les opposants. Mentale celle-ci. Dans une zone de Bretagne sinistrée du point de vue industriel (la fermeture de l’abattoir Gad à Lampaul-Guimi-liau est encore dans toutes les têtes), la question de l’emploi que pourrait créer la centrale – soit directement, soit par appel d’air, selon ses promoteurs – continue de peser dans le débat. Pourtant, rappelle Loïc Le Polles, la centrale elle-même, une fois en fonctionnement, ne nécessiterait que 40 emplois, dont une grosse partie de spécialistes de ce genre de centrale, « ça m’étonnerait qu’ils les trouvent dans le coin ».

« Certes, explique G., il y a dans le coin une situation sociale qu’on ne peut négliger. Mais nous, on a fait des argumentaires sur les retombées en termes d’emploi sur isolation des mai-sons et tout, et ça ne prend pas. Les politiques, ils se disent investis pour développer l’emploi, et pourtant on les a pas beaucoup vus lors de la fermeture de Gad. » O. secoue la tête et lance, un sourire en coin : « Avec tous les vigiles qu’ils ont dû embaucher à cause de nous, on a déjà créé de l’emploi en fait. »

3 mai 2019 Christophe Gueugneau

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29 avril 2019 ~ 0 Commentaire

centrale landi (côté brest)

landi

Centrale à gaz de Landivisiau : treize personnes entendues à la gendarmerie

Les opposants à la construction d’une centrale à gaz à Landivisiau ne désarment pas,

Des membres de l’association Landivisiau doit dire non à la centrale sont allés devant la gendarmerie locale, vendredi 26 avril 2019, pour soutenir les personnes entendues par les forces de l’ordre pour entrave à la circulation.

Dans un communiqué adressé aux rédactions des médias, l’association Landivisiau doit dire non à la centrale (LDDNLC) a indiqué que cinq personnes avaient été convoquées à la gendarmerie vendredi 26 avril 2019. Au total, treize personnes ont ainsi été entendues dans la semaine pour entrave à la circulation. Pendant ce temps, Total continue de compromettre notre avenir en participant au dérèglement climatique.

«Bloquer la République des Pollueurs»

Et l’association de rappeler que vendredi 19 avril, 2 000 personnes, dont des opposants à la centrale, étaient réunies à Paris «pour bloquer la République des Pollueurs». La centrale à gaz de Landivisiau est le parfait exemple de la collusion entre l’État et les grandes entreprises pollueuses car chaque année pendant 20 ans, 50 millions d’euros de subventions publiques seraient versées à Total pour ce projet inutile et climaticide.

Manifestation le 4 mai

LDDNLC organise une nouvelle manifestation samedi 4 mai. Contre la centrale à gaz et contre les grands projets inutiles. Retrouvons nous sur la place du champ-de-foire à Landivisiau à 14h en fanfare… pour continuer à affirmer notre opposition à ce projet de fou qui coûterait “un pognon de dingue”… pris dans la poche des contribuables !

Un die-in

Au programme : marche vers le site de la centrale, die-in puis goûter devant le site.
Un die-in ? C’est une forme de protestation pendant laquelle les participants s’allongent par terre pour simuler leur mort. Nous souhaitons, à travers cette action, interpeller sur les risques et les dangers que représente le projet de centrale à gaz pour tous les êtres vivants.» Et les organisateurs de conseiller à ceux qui désirent participer «de penser à prendre des vêtements qui ne craignent rien !

«C’est toujours non !»

Leur argumentaire contre la construction de la centrale à gaz ? Donner 50 millions d’euros par an pendant 20 ans à Total, c’est toujours non. Laisser bétonner des terres agricoles, c’est toujours non ! Rejeter chaque année un million de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, c’est toujours non ! Laisser mettre notre santé et nos vies en danger, c’est toujours non ! Laisser détruire des espèces protégées et une zone humide, c’est toujours non !

29 Avril 2019

https://actu.fr/bretagne/landivisiau

Une pétition pour l’abandon du projet de centrale à gaz en Bretagne est en ligne sur change.org/

À ce jour, elle a réuni 49150 signatures.

Infos pratiques :

Manifestation samedi 4 mai 2019 à 14h  place du champ-de-foire à Landivisiau.
Site internet : www.nonalacentrale-landivisiau.fr
Page Facebook : @LDDNLC

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