Archive | Justice & libertés

05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Amiante : un milliardaire écope de 18 ans de prison (Pas de çà ici!) Bastamag

Amiante : un milliardaire écope de 18 ans de prison (Pas de çà ici!) Bastamag dans Justice & libertés dalton.fr_-300x212

18 ans de prison : c’est la peine à laquelle le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny vient d’être condamné par les juges de la cour d’appel de Turin, dans le cadre du procès Eternit, géant européen de l’amiante.

Accusé de « catastrophe sanitaire et environnementale » et infraction aux règles de la sécurité au travail dans les usines de produits à base d’amiante-ciment, Stephan Schmidheiny avait écopé de seize ans de prison en première instance, en février 2012. Son co-accusé, le baron belge Louis de Cartier, qui avait siégé au conseil d’administration d’Eternit France, avait lui aussi été condamné à 16 ans de prison. Il est décédé le 21 mai dernier. La cour d’appel de Turin a donc décidé d’abandonner les poursuites. Le travail de la Justice italienne tranche avec l’actualité française. De ce côté-ci des Alpes, aucun procès pénal ne s’est encore tenu pour définir et juger les responsables de la diffusion d’un produit, l’amiante, qui continue de tuer plus de 3 000 personnes chaque année. Le 17 mai dernier, la cour d’appel de Paris a annulé huit mises en examen dans le dossier des salariés de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados), dont celle de la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, pour homicides et blessures involontaires dans le cadre de ses fonctions de Directrice des relations du travail, entre 1984 et 1987.

La cour d’appel a ainsi réhabilité le Comité permanent amiante (CPA), une structure créée en 1982 par les industriels de l’amiante, dans laquelle siégeaient la plupart des mis en examen (mais pas Martine Aubry). Les magistrats ont estimé que les « actions de recherche, d’informations [du CPA] à destination des entreprises démontrent une volonté d’accompagner la prévention ». Or le CPA est considéré par un rapport parlementaire de 2005 comme « un modèle de lobbying, de communication et de manipulation a su exploiter, en l’absence de l’Etat, de pseudo-incertitudes scientifiques ». Une influence qui aurait permis de retarder l’interdiction de la fibre mortelle en France jusqu’en 1997. « Les motivations de l’arrêt avancées pour rendre une telle décision apparaissent totalement extravagantes et fausses au regard des pièces du dossier », précise l’association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva), qui s’est pourvue en cassation sur le dossier.Par Nolwenn Weiler (5 juin 2013)

http://www.bastamag.net/article3106.html

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29 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Bruxelles, l’antiterrorisme cible les libertaires (AL)

Bruxelles, l’antiterrorisme cible les libertaires (AL) dans A gauche du PS cqfd68-195x300

Solidarité avec les camarades victimes de la répression en Belgique et ailleurs.

A Bruxelles, le 22 mai 2013, des dizaines de policiers de la section antiterroriste de la police fédérale judiciaire investissent et perquisitionnent 3 domiciles où habitent notamment des compagnons anarchistes et anti-autoritaires ainsi que la bibliothèque anarchiste Acrata. Toutes les personnes présentes (11) sont arrêtées et emmenées aux bureaux de la police fédérale. Les accusations sont : appartenance à une organisation terroriste, association de malfaiteurs et incendie(s) volontaire(s). Vers 13h, tout le monde est relâché sans avoir eu à comparaître devant la juge d’instruction.

Cette nouvelle attaque contre le mouvement libertaire n’est que la suite d’une longue série répressive. Avant hier en Grèce, hier en Espagne aujourd’hui en Belgique, face à la montée des colères populaires l’Etat ne connait plus qu’une réponse : la matraque et le mitard. Plus ce système s’enfonce dans la crise plus le tournant autoritaire se fait sentir. Les lois dites antiterroristes élaborées depuis le 11 septembre sont utilisées pour réduire nos libertés et nous enfermer au nom de la sécurité intérieure. Pour sauver ce système pourrissant, l’Etat n’a d’autre choix que de recourir à une violence grandissante. Cela ne fait que révéler son caractère de classe et son rôle de garant de l’ordre du capital. Partout en Europe, les Etats capitalistes préfèrent appuyer directement ou indirectement les franges les plus réactionnaires de la bourgeoisie face à ceux qui veulent résister.

Ces attaques ciblent particulièrement les modes de mobilisation (réquisitions de logements, fauchages d’OGM, occupations d’usines) qui sortent des carcans établis par les règles du jeu étatiques. Dans toute l’Europe, le pouvoir frappe d’abord celles et ceux qui n’attendent pas les élections pour contester, celles et ceux qui refusent d’assimiler lutte politicienne et lutte politique. Nous ne plierons pas face à la répression étatique. Alternative libertaire déclare toute sa solidarité à nos camarades persécuté-es par la machine répressive qu’ils soient de Belgique ou d’ailleurs !

Si l’oppression ne connaît ni limite ni frontière, notre solidarité non plus !

Alternative libertaire, le 27 mai 2013  http://alternativelibertaire.org/spip.php?article5358

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27 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Brieuc. Elle fumait un joint sous l’oeil de la caméra ! (OF)

Saint-Brieuc. Elle fumait un joint sous l'oeil de la caméra ! (OF) dans Jeunes smoke

En jetant un oeil sur les écrans de contrôle de la vidéosurveillance, les policiers de Saint-Brieuc ont aperçu samedi soir un groupe de trois jeunes filles, place de la Madeleine, en plein centre-ville. L’une d’entre elles, 17 ans, fumait ostensiblement un joint. Ils n’ont eu qu’à la cueillir, peu avant minuit. Elle sera convoquée devant le délégué du procureur.Faits divers lundi 27 mai 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Saint-Brieuc.-Elle-fumait-un-joint-sous-l-oeil-de-la-camera-_40771-2196333-pere-bre_filDMA.Htm

Commentaire: Les caméras sont inutiles contre les terroristes, mais pas contre les vrais délinquants! Aux galères!

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Amnistie des syndicalistes!

Amnistie des syndicalistes! dans Justice & libertés roanne

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24 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Loi d’amnistie : à la poubelle

Loi d’amnistie : à la poubelle dans Justice & libertés le-marginal-magnifique-poeme-on-est-tous-sans-le-meme-bateau-galeres-ben-hur-gatsby-le-magnifique-sur-un-yatch-inegalites-des-chances

Jeudi 16 mai, la motion de renvoi en commission de la proposition de loi sur l’amnistie sociale à été adoptée par 95 voix pour et 15 voix contre, avec un refus de prendre part au scrutin des députés de l’UMP.
Ainsi une majorité des députés du PS et autres radicaux de gauche s’est alignée sur la position de François Hollande déclarant, lors de sa dernière conférence de presse, que « Il y a nécessité de regarder plus précisément cette question et de ne pas rentrer dans la logique de l’amnistie, il faut donc qu’il y ait des cas exceptionnels, un certain nombre peuvent l’être d’ailleurs ». Il a répété qu’il y avait « des actes qui ne sont pas tolérables et n’ont pas à être amnistiés. Quand on détruit un bien, c’est un très mauvais exemple ». Ce renvoi en commission signifie en fait l’enterrement pur et simple d’une loi sur l’amnistie avec au mieux un renvoi du débat à l’automne et de nouvelles limitations du champ couvert par la loi. Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a pour sa part une nouvelle fois rappelé son refus de l’amnistie : « En l’état, le gouvernement n’est pas favorable au principe de la loi car il considère que dans la situation que la France vit aujourd’hui, il doit y avoir une seule réponse, qui est au cœur de la République, c’est le respect de la loi républicaine. »

Justice nulle part !
Pour les salariéEs en lutte, le combat est trop inégal : à la violence sociale imposée par les patrons, le gouvernement ou la police, ils ne peuvent répondre qu’en respectant les règles du dialogue social. D’autant plus scandaleux que, dans le même temps, la Cour d’appel de Paris abandonnait les poursuites contre le lobby des industriels de l’amiante et les mises en examen pour « homicides et blessures involontaires » de neuf personnes, dont Martine Aubry.
Nouvelle illustration d’une justice à deux faces : répressive contre celles et ceux qui défendent emplois et conditions de travail, permissive pour celles et ceux qui violent en permanence le code du travail, détruisent emplois, santé et vie.  Alors, plutôt qu’attendre une loi nouvelle chichement accordée par un gouvernement à la solde du Medef, nous devrons plutôt marcher dans les pas des salariéEs de PSA, dont Jean-Pierre Mercier, responsable CGT de l’usine d’Aulnay, affirmait qu’avec leur quatre mois de grève, ils avaient gagné, par leur lutte, leur amnistie.

Robert Pelletier Vendredi 24 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)

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24 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Gard, appel : Être syndicaliste n’est pas un délit (AL)

Gard, appel : Être syndicaliste n’est pas un délit (AL) dans Justice & libertés 55110622-300x272

Si le contexte social actuel, gardois et plus généralement national, est marqué par le sceau d’une certaine morosité avec de nombreuses entreprises qui ferment et des chiffres du chômage pour le moins inquiétants, l’avenir s’annonce lourd de conséquences…

Il est, en effet, à prévoir une aggravation de ce contexte social dans les mois prochains avec de nouvelles attaques pour les droits des chômeur-euses mais aussi nos retraites. Le récent accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l’emploi, enfin, porte à cet égard bien mal son nom puisqu‘il accentuera encore plus de flexibilité et d’insécurité quant aux droits des salarié-es. Dans ce contexte d’attaques répétées contre nos droits, une autre réalité domine : celle de la répression à l’égard de ceux et celles qui organisé-es dans des syndicats défendent les droits de leurs collègues.

Cette criminalisation n’est pas neutre :

il s’agit d’intimider ceux et celles qui n’entendent pas se laisser faire, ceux et celles qui entendent entrer en résistance contre la régression sociale. Et les exemples, hélas, ne manquent pas. Cet hiver, plusieurs militant-es de la CGT-PSA ont été condamné-es pour des actions menées contre la fermeture du site Peugeot d’Aulnay. Cet hiver encore, le tribunal de Nanterre confirmait de lourdes amendes à l’encontre de 16 militant-es de SUD-PTT accusé-es de violences contre des cadres de La Poste lors de l’occupation d’un centre de tri des Hauts de Seine en mai 2011. Le 23 Mars 2013, un militant de la CNT était condamné à 40 000 € de dommage et intérêt pour avoir bloqué la gare de Metz avec 800 autres personnes, dont des militant-e-s socialistes aujourd’hui élu-es, durant le mouvement anti-CPE de 2006 !

Dans notre département, les deux cas les plus significatifs de répression syndicale ont pour noms : Jean Christophe Jolbert de la CGT Haribo et Sébastien Migliore de la CGT Alès.

C’est autour de leurs cas et pour accentuer la solidarité que nous avons, à l’occasion d’une réunion le mardi 7 mai, créé un Collectif unitaire contre la répression antisyndicale. Lors de cette réunion, l’idée a été émise d’étendre le travail du Collectif de soutien à toutes les victimes de la répression syndicale dans le Gard. Nous poserions ainsi les bases d’un espace de solidarité permanente et unitaire qui serait réactif, aujourd’hui comme demain, aux divers cas de répression à l’encontre de militant-es dans le cadre de leurs activités syndicales. Pour l’heure les organisations signataires ci-dessous sont partie prenante de ce Collectif. Nous ne doutons pas que dans les semaines à venir d’autres organisations se joindront à nous tant il est vrai que la solidarité de classe est indispensable face à l’arbitraire patronal et gouvernemental. D’ores et déjà, nous répondrons présent-es à l’invitation de Sébastien Migliore et de la CGT Alès et participerons à leur initiative, le samedi 25 mai à Cendras, qui sera placée sous le signe de la répression syndicale.

Non à la criminalisation du mouvement social ! Unité contre la répression syndicale !

Premiers signataires de l’Appel unitaire gardois « Être syndicaliste n’est pas un délit » :

Solidaires-SUD, CNT, UL CGT Alès, FSU, NPA, Les Alternatifs, Fédération Anarchiste, Alternative libertaire (AL), Gauche Anticapitaliste (GA), Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) et le Comité Chômeurs de la CGT Alès, ATTAC.

Blog AL du Gard : http://alternativelibertaire30.blogspot.fr/

http://alternativelibertaire.org/spip.php?article5357

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22 mai 2013 ~ 0 Commentaire

La jutice intraitable avec les vrais délinquants!

La jutice intraitable avec les vrais délinquants! dans Justice & libertés intraitalbr

Pendant ce temps là les « syndicalistes » paysans peuvent casser le mobilier urbain, des gares, sans JAMAIS être inquiétés!

C’est pas beau la justice?

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15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Lyon : Non, les expulsions ne sont pas une solution (Mrap)

Lyon : Non, les expulsions ne sont pas une solution (Mrap) dans Justice & libertés valls-2

Après le drame de Lyon qui a coûté la vie à trois personnes, le Ministre de l’Intérieur appelle à « poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements ».

Ce matin même, une trentaine de personnes ont été chassées de leurs habitations à Saint-Priest, également dans la Préfecture du Rhône. Mais quelles solutions pour les personnes concernées ? Poursuivre les expulsions sans solutions pour les personnes concernées, ce n’est que déplacer le problème. Celles qui occupaient les bureaux de l’usine désaffectée qui ont pris feu dimanche 12 mai avaient déjà été chassées d’autres lieux à la fin de l’été 2012. Les destructions de bidonvilles, à Lyon comme ailleurs, aboutissent à des concentrations, de plus en plus grandes, de personnes vivant dans des conditions de plus en plus précaires et dangereuses pour leur sécurité. Depuis l’été 2012, une circulaire interministérielle prévoit une anticipation des évacuations, un diagnostic social individualisé pour rechercher des solutions permettant de ne pas perpétuer des conditions de vie indignes et de favoriser une insertion des personnes concernées. Mais, comme l’a souligné le comité du MRAP de Villeurbanne, rien n’a été entrepris par la Préfecture du Rhône, et très peu ailleurs.

Poursuivre les expulsions sans solutions, c’est encourager la stigmatisation des personnes victimes de ce que le Ministre de l’Intérieur prétend combattre. Les habitants de bidonvilles ne cessent de réclamer l’accès à la scolarité pour leurs enfants, des mesures d’hygiène comme l’accès à l’eau, à des toilettes, à des bennes à ordure. Pour 20 000 personnes sur l’ensemble du territoire français, la question du coût ne peut se poser car quel est le coût de la politique d’expulsions ? Quel est le coût des frais de justice, puisque celles-ci sont très souvent déclarées illégales par les tribunaux ? Comment justifier que l’on maintienne les limitations de l’accès à l’emploi pour les Roumains et les Bulgares, y compris dans le cas de familles engagées dans des parcours d’ »insertion » ? Au lieu de cela, le Ministre de l’Intérieur prétend que ces familles ne veulent pas s’intégrer, faisant le lit de l’extrême droite, qui diffuse de fausses informations selon lesquelles les Rroms bénéficieraient d’indemnités journalières et propage une image diffamatoire de délinquance. Le MRAP appelle l’Etat à aborder la question des bidonvilles et des squatts par la recherche de solutions dignes et pérennes pour les personnes qui y vivent, et parfois en meurent, en concertation avec ces personnes, les associations et collectifs qui les soutiennent, les collectivités territoriales.

Paris, le 14 mai 2013

http://www.mrap.fr/contre-le-racisme-sous-toutes-ses-formes/rroms/lyon-non-les-expulsions-ne-sont-pas-une-solution

La politique anti-Roms tue !

Mercredi 15 mai 2013

Dans la nuit du 12 au 13 mai, l’incendie d’une usine désaffectée dans le 8° arrondissement de Lyon a fait trois morts parmi les 200 à 300 Roms qui vivaient là depuis le mois d’octobre. Ce drame est le résultat de la politique raciste que mènent, conjointement, Manuel Valls, le Ministre de l’intérieur, et Gérard Collomb, le maire de Lyon. Ils ont fait, dans la continuité de Sarkozy et Guéant, de la stigmatisation et de la chasse aux Roms un axe revendiqué de leur politique. La circulaire d’août 2012 qui obligeait à la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles n’est pas appliquée. Les Roms sont ainsi condamnéEs à être logéEs, expulséEs, relogéEs, et pour cela pourchasséEs par la police, sans qu’aucune situation stable et vivable ne leur soit proposée.

Une précarité extrême qui mène à des drames comme celui-ci.
Le NPA dénonce les stratégies récurrentes de stigmatisation des Roms par le PS et ses alliés. Valls et Collomb sont responsables du climat d’impunité xénophobe qui se répand dangereusement et ils sont coupables de maintenir les Roms dans des conditions de vie inacceptables. Nous exigeons l’égalité des droits pour tous et toutes dans l’accès au logement, à l’emploi, à l’éducation et à la santé.

NPA 69

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15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’arrestation des enfants de sans-papiers dans les écoles est-elle légitime selon le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ? (Ldh)

En Tchétchénie, des femmes ont exprimé leur peine,... (Photo AP)

Femmes de Tchétchénie
La question mérite en tout cas d’être posée suite aux événements survenus la semaine dernière dans une école de Nîmes.

Le 6 mai, Khava Plieva, réfugiée tchétchène déboutée de sa demande d’asile était arrêtée et placée en rétention pour être expulsée vers la Pologne en application des accords dits Dublin 2. Ses deux enfants étaient en classe, à l’école Gustave Courbet à Nîmes, l’un en maternelle, l’autre en primaire. La police téléphonait aux directeurs pour leur demander de retenir les enfants afin qu’ils soient arrêtés après la sortie des élèves, sans doute pour ne pas procéder à leur interpellation sous les yeux des autres enfants et des parents. Mais, un voisin, dûment autorisé par la mère des enfants, s’est présenté et les a emmenés. Il faut se réjouir que l’intérêt supérieur des enfants soit passé avant les considérations policières et qu’ils n’aient pas attendu pour être emprisonnés avec leur mère. Arrivés avec deux voitures et un fourgon les policiers ont dû constater leur absence. La préfecture du Gard a finalement reculé : Khava Plieva a été libérée après 48 heures de rétention, le 8 mai vers 21 h, une mesure prise « dans l’intérêt supérieur des enfants » assure le préfet. Une préoccupation étonnante de la part d’un haut fonctionnaire qui venait d’emprisonner une mère et de tenter de faire arrêter ses enfants à la porte de l’école pour les enfermer avec elle avant de les expulser. Mère qui aujourd’hui craint de ramener ses enfants à l’école par peur d’une interpellation.

S’il s’agit d’une initiative malheureuse d’un préfet, il faut que le ministre la condamne et annonce les mesures propres à empêcher qu’elle se reproduise. Ne pas le faire reviendrait à autoriser que l’on arrête des enfants de sans-papiers dans les écoles, une pratique qui évoque de bien mauvais souvenirs. Rappelons que, quand il était Ministre de l’Intérieur M. Sarkozy avait tenté de systématiser le procédé. L’indignation des enseignants, des parents d’élèves l’avait contraint à pratiquement y renoncer tout comme ses successeurs Hortefeux et Besson. Les dernières opérations de police connues aux abords d’une école, des faits isolés en réalité, datent du 1er décembre 2008, à Grenoble, puis du 7 janvier 2011 à Langeac (43). La pratique de l’arrestation des enfants dans ou à la porte des écoles est inacceptable. La société civile ne l’a pas tolérée sous Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas plus acceptable aujourd’hui.

Communiqué commun LDH, FCPE, FSU, CGT Educ’action, Snuipp-FSU, Sud-Education, Cimade, Gisti, Mrap et RESF.

Le 14 mai http://www.ldh-france.org/L-arrestation-des-enfants-de-sans.html

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15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Conséquence de la guerre au Mali, Amnesty dénonce: Une nouvelle vague d’arrestations et de harcèlement de l’opposition du Tchad

Conséquence de la guerre au Mali, Amnesty dénonce: Une nouvelle vague d'arrestations et de harcèlement de l'opposition du Tchad dans International deby-napoleon-290x300

Amnesty International a écrit au président tchadien Idriss Deby Itno de l’arrestation de dizaines de militants.

Détentenir tous ceux qui parlent contre le gouvernement n’est pas la meilleure façon de prévenir les troubles politiques au Tchad. Les autorités doivent veiller que les détenus soient ou formellement inculpé ou libérés:  s’exprimer n’est pas puni dans le pays. Christian Mukosa,  Tchad chercheur à Amnesty International.
Des dizaines de parlementaires, de journalistes, officiers de l’armée et des civils ont été arrêtés depuis le début du mois par les autorités tchadiennes, doivent soit être inculpés de crimes ou  immédiatement libérés, a déclaré aujourd’hui Amnesty International. Depuis une tentative présumée de coup d’État le 1er mai au cours de laquelle huit personnes auraient été tuées dans des circonstances obscures, des militants et des journalistes ont été la cible d’une vague d’arrestations, de détentions, de harcèlement et d’intimidation à travers la capitale N’Djamena. La plupart des personnes arrêtées se sont vues  refuser des visites de membres de leurs familles, des avocats ou des médecins. Certaines sont soupçonnées d’être détenues au secret. « La vague croissante d’arrestations et de détentions à N’Djamena est extrêmement inquiétante, surtout étant donné que nous ne connaissons ni  l’identité et ni la localisation de toutes les personnes détenues», a déclaré Christian Mukosa, Tchad,  chercheur à Amnesty International.

le journaliste Eric Topona, Secrétaire général de l’Union des journalistes tchadiens ( UJT), a été arrêté le 6 mai, après être allé à la Cour de N’Djamena  en réponse à une citation à comparaître délivrée par un juge d’instruction. Il a été inculpé de «mise en danger l’ordre constitutionnel», arrêté et transféré au centre de détention Am Sinene dans la banlieue de la ville. Selon son avocat, Topona a été convoqué pour témoigner dans une affaire de diffamation contre l’auteur et militant Jean Laoukolé. Dans une autre affaire, le 7 mai,  Moussaye Avenir De La Tchiré, rédacteur en chef d’un journal  et trésorier de l’UJT a été arrêté par un groupe d’hommes en civil alors qu’il se trouvait dans sa voiture dans la banlieue Dembé de N’Djamena. Les hommes l’ont forcé à monter dans leur véhicule et conduit vers une destination inconnue. Il a été retrouvé le 8 mai dans un ancien camp militaire à N’Djamena appelé «Camp OCAM » dans la banlieue Moursal. Il n’a pas encore été inculpé.

En outre, le 7 mai, la police de la capitale sénégalaise a arrêté blogueur Makaila Nguebla, qui avait fui son pays,  il ya quelques années,  et vivait maintenant au Sénégal. Il a été arrêté quand il est allé à un poste de police à Dakar en réponse à une citation à comparaître dans un commissairiat. Il a été accusé par l’officier de police sénégalais qui l’interrogeait de communiquer par courriel avec des militants, dont Eric Topona,  et de « sensibilisation de la population contre le gouvernement tchadien en utilisant les médias sociaux». Le 1er mai, un certain nombre de membres de l’opposition du parlement ont également été arrêtés et certains de leurs domiciles ont été fouillés. Deux autres députés ont été arrêtés dans la soirée du 8 mai.

http://www.amnesty.org/en/news/new-wave-arrests-and-harassment-chad-s-opposition-2013-05-09

Lire aussi:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28657

Commentaire:  Ce qu’il y a de bien avec les médias et le journalistes, c’est qu’il sont si prévisibles! On peut être sûr d’avance qu’à Deby on n’ira pas chercher des histoires avec des « dissidents » ou des « bulletins de vote »! Il est « immunisé » par la social-françafrique!

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