Archive | Justice & libertés

22 mai 2013 ~ 0 Commentaire

La jutice intraitable avec les vrais délinquants!

La jutice intraitable avec les vrais délinquants! dans Justice & libertés intraitalbr

Pendant ce temps là les « syndicalistes » paysans peuvent casser le mobilier urbain, des gares, sans JAMAIS être inquiétés!

C’est pas beau la justice?

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15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Lyon : Non, les expulsions ne sont pas une solution (Mrap)

Lyon : Non, les expulsions ne sont pas une solution (Mrap) dans Justice & libertés valls-2

Après le drame de Lyon qui a coûté la vie à trois personnes, le Ministre de l’Intérieur appelle à « poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements ».

Ce matin même, une trentaine de personnes ont été chassées de leurs habitations à Saint-Priest, également dans la Préfecture du Rhône. Mais quelles solutions pour les personnes concernées ? Poursuivre les expulsions sans solutions pour les personnes concernées, ce n’est que déplacer le problème. Celles qui occupaient les bureaux de l’usine désaffectée qui ont pris feu dimanche 12 mai avaient déjà été chassées d’autres lieux à la fin de l’été 2012. Les destructions de bidonvilles, à Lyon comme ailleurs, aboutissent à des concentrations, de plus en plus grandes, de personnes vivant dans des conditions de plus en plus précaires et dangereuses pour leur sécurité. Depuis l’été 2012, une circulaire interministérielle prévoit une anticipation des évacuations, un diagnostic social individualisé pour rechercher des solutions permettant de ne pas perpétuer des conditions de vie indignes et de favoriser une insertion des personnes concernées. Mais, comme l’a souligné le comité du MRAP de Villeurbanne, rien n’a été entrepris par la Préfecture du Rhône, et très peu ailleurs.

Poursuivre les expulsions sans solutions, c’est encourager la stigmatisation des personnes victimes de ce que le Ministre de l’Intérieur prétend combattre. Les habitants de bidonvilles ne cessent de réclamer l’accès à la scolarité pour leurs enfants, des mesures d’hygiène comme l’accès à l’eau, à des toilettes, à des bennes à ordure. Pour 20 000 personnes sur l’ensemble du territoire français, la question du coût ne peut se poser car quel est le coût de la politique d’expulsions ? Quel est le coût des frais de justice, puisque celles-ci sont très souvent déclarées illégales par les tribunaux ? Comment justifier que l’on maintienne les limitations de l’accès à l’emploi pour les Roumains et les Bulgares, y compris dans le cas de familles engagées dans des parcours d’ »insertion » ? Au lieu de cela, le Ministre de l’Intérieur prétend que ces familles ne veulent pas s’intégrer, faisant le lit de l’extrême droite, qui diffuse de fausses informations selon lesquelles les Rroms bénéficieraient d’indemnités journalières et propage une image diffamatoire de délinquance. Le MRAP appelle l’Etat à aborder la question des bidonvilles et des squatts par la recherche de solutions dignes et pérennes pour les personnes qui y vivent, et parfois en meurent, en concertation avec ces personnes, les associations et collectifs qui les soutiennent, les collectivités territoriales.

Paris, le 14 mai 2013

http://www.mrap.fr/contre-le-racisme-sous-toutes-ses-formes/rroms/lyon-non-les-expulsions-ne-sont-pas-une-solution

La politique anti-Roms tue !

Mercredi 15 mai 2013

Dans la nuit du 12 au 13 mai, l’incendie d’une usine désaffectée dans le 8° arrondissement de Lyon a fait trois morts parmi les 200 à 300 Roms qui vivaient là depuis le mois d’octobre. Ce drame est le résultat de la politique raciste que mènent, conjointement, Manuel Valls, le Ministre de l’intérieur, et Gérard Collomb, le maire de Lyon. Ils ont fait, dans la continuité de Sarkozy et Guéant, de la stigmatisation et de la chasse aux Roms un axe revendiqué de leur politique. La circulaire d’août 2012 qui obligeait à la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles n’est pas appliquée. Les Roms sont ainsi condamnéEs à être logéEs, expulséEs, relogéEs, et pour cela pourchasséEs par la police, sans qu’aucune situation stable et vivable ne leur soit proposée.

Une précarité extrême qui mène à des drames comme celui-ci.
Le NPA dénonce les stratégies récurrentes de stigmatisation des Roms par le PS et ses alliés. Valls et Collomb sont responsables du climat d’impunité xénophobe qui se répand dangereusement et ils sont coupables de maintenir les Roms dans des conditions de vie inacceptables. Nous exigeons l’égalité des droits pour tous et toutes dans l’accès au logement, à l’emploi, à l’éducation et à la santé.

NPA 69

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15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’arrestation des enfants de sans-papiers dans les écoles est-elle légitime selon le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ? (Ldh)

En Tchétchénie, des femmes ont exprimé leur peine,... (Photo AP)

Femmes de Tchétchénie
La question mérite en tout cas d’être posée suite aux événements survenus la semaine dernière dans une école de Nîmes.

Le 6 mai, Khava Plieva, réfugiée tchétchène déboutée de sa demande d’asile était arrêtée et placée en rétention pour être expulsée vers la Pologne en application des accords dits Dublin 2. Ses deux enfants étaient en classe, à l’école Gustave Courbet à Nîmes, l’un en maternelle, l’autre en primaire. La police téléphonait aux directeurs pour leur demander de retenir les enfants afin qu’ils soient arrêtés après la sortie des élèves, sans doute pour ne pas procéder à leur interpellation sous les yeux des autres enfants et des parents. Mais, un voisin, dûment autorisé par la mère des enfants, s’est présenté et les a emmenés. Il faut se réjouir que l’intérêt supérieur des enfants soit passé avant les considérations policières et qu’ils n’aient pas attendu pour être emprisonnés avec leur mère. Arrivés avec deux voitures et un fourgon les policiers ont dû constater leur absence. La préfecture du Gard a finalement reculé : Khava Plieva a été libérée après 48 heures de rétention, le 8 mai vers 21 h, une mesure prise « dans l’intérêt supérieur des enfants » assure le préfet. Une préoccupation étonnante de la part d’un haut fonctionnaire qui venait d’emprisonner une mère et de tenter de faire arrêter ses enfants à la porte de l’école pour les enfermer avec elle avant de les expulser. Mère qui aujourd’hui craint de ramener ses enfants à l’école par peur d’une interpellation.

S’il s’agit d’une initiative malheureuse d’un préfet, il faut que le ministre la condamne et annonce les mesures propres à empêcher qu’elle se reproduise. Ne pas le faire reviendrait à autoriser que l’on arrête des enfants de sans-papiers dans les écoles, une pratique qui évoque de bien mauvais souvenirs. Rappelons que, quand il était Ministre de l’Intérieur M. Sarkozy avait tenté de systématiser le procédé. L’indignation des enseignants, des parents d’élèves l’avait contraint à pratiquement y renoncer tout comme ses successeurs Hortefeux et Besson. Les dernières opérations de police connues aux abords d’une école, des faits isolés en réalité, datent du 1er décembre 2008, à Grenoble, puis du 7 janvier 2011 à Langeac (43). La pratique de l’arrestation des enfants dans ou à la porte des écoles est inacceptable. La société civile ne l’a pas tolérée sous Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas plus acceptable aujourd’hui.

Communiqué commun LDH, FCPE, FSU, CGT Educ’action, Snuipp-FSU, Sud-Education, Cimade, Gisti, Mrap et RESF.

Le 14 mai http://www.ldh-france.org/L-arrestation-des-enfants-de-sans.html

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15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Conséquence de la guerre au Mali, Amnesty dénonce: Une nouvelle vague d’arrestations et de harcèlement de l’opposition du Tchad

Conséquence de la guerre au Mali, Amnesty dénonce: Une nouvelle vague d'arrestations et de harcèlement de l'opposition du Tchad dans International deby-napoleon-290x300

Amnesty International a écrit au président tchadien Idriss Deby Itno de l’arrestation de dizaines de militants.

Détentenir tous ceux qui parlent contre le gouvernement n’est pas la meilleure façon de prévenir les troubles politiques au Tchad. Les autorités doivent veiller que les détenus soient ou formellement inculpé ou libérés:  s’exprimer n’est pas puni dans le pays. Christian Mukosa,  Tchad chercheur à Amnesty International.
Des dizaines de parlementaires, de journalistes, officiers de l’armée et des civils ont été arrêtés depuis le début du mois par les autorités tchadiennes, doivent soit être inculpés de crimes ou  immédiatement libérés, a déclaré aujourd’hui Amnesty International. Depuis une tentative présumée de coup d’État le 1er mai au cours de laquelle huit personnes auraient été tuées dans des circonstances obscures, des militants et des journalistes ont été la cible d’une vague d’arrestations, de détentions, de harcèlement et d’intimidation à travers la capitale N’Djamena. La plupart des personnes arrêtées se sont vues  refuser des visites de membres de leurs familles, des avocats ou des médecins. Certaines sont soupçonnées d’être détenues au secret. « La vague croissante d’arrestations et de détentions à N’Djamena est extrêmement inquiétante, surtout étant donné que nous ne connaissons ni  l’identité et ni la localisation de toutes les personnes détenues», a déclaré Christian Mukosa, Tchad,  chercheur à Amnesty International.

le journaliste Eric Topona, Secrétaire général de l’Union des journalistes tchadiens ( UJT), a été arrêté le 6 mai, après être allé à la Cour de N’Djamena  en réponse à une citation à comparaître délivrée par un juge d’instruction. Il a été inculpé de «mise en danger l’ordre constitutionnel», arrêté et transféré au centre de détention Am Sinene dans la banlieue de la ville. Selon son avocat, Topona a été convoqué pour témoigner dans une affaire de diffamation contre l’auteur et militant Jean Laoukolé. Dans une autre affaire, le 7 mai,  Moussaye Avenir De La Tchiré, rédacteur en chef d’un journal  et trésorier de l’UJT a été arrêté par un groupe d’hommes en civil alors qu’il se trouvait dans sa voiture dans la banlieue Dembé de N’Djamena. Les hommes l’ont forcé à monter dans leur véhicule et conduit vers une destination inconnue. Il a été retrouvé le 8 mai dans un ancien camp militaire à N’Djamena appelé «Camp OCAM » dans la banlieue Moursal. Il n’a pas encore été inculpé.

En outre, le 7 mai, la police de la capitale sénégalaise a arrêté blogueur Makaila Nguebla, qui avait fui son pays,  il ya quelques années,  et vivait maintenant au Sénégal. Il a été arrêté quand il est allé à un poste de police à Dakar en réponse à une citation à comparaître dans un commissairiat. Il a été accusé par l’officier de police sénégalais qui l’interrogeait de communiquer par courriel avec des militants, dont Eric Topona,  et de « sensibilisation de la population contre le gouvernement tchadien en utilisant les médias sociaux». Le 1er mai, un certain nombre de membres de l’opposition du parlement ont également été arrêtés et certains de leurs domiciles ont été fouillés. Deux autres députés ont été arrêtés dans la soirée du 8 mai.

http://www.amnesty.org/en/news/new-wave-arrests-and-harassment-chad-s-opposition-2013-05-09

Lire aussi:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28657

Commentaire:  Ce qu’il y a de bien avec les médias et le journalistes, c’est qu’il sont si prévisibles! On peut être sûr d’avance qu’à Deby on n’ira pas chercher des histoires avec des « dissidents » ou des « bulletins de vote »! Il est « immunisé » par la social-françafrique!

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11 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Le mouvement démocratique et la gauche anticapitaliste en Russie (Essf)

Le mouvement démocratique et la gauche anticapitaliste en Russie (Essf) dans International putin

Le 7 mai dernier, solidaritéS et le Parti socialiste genevois avaient invité Aleksander Lekhtman, membre du Mouvement socialiste russe (MSR), à présenter la situation politique et sociale de son pays, où la gauche fait face à une campagne de répression sans précédent, dans le sillage de la grande manifestation démocratique anti-Poutine du 6 mai 2012. Nous en avons profité pour l’interviewer.

Jean Batou – En quoi consiste la répression actuelle envers la gauche russe ? Est-elle de nature à entraver le mouvement contre le régime de plus en plus autoritaire de Poutine ? Aleksander Lekhtman – Après la grande manifestation de l’opposition du 6 mai 2012, les autorités ont arrêté le leader du Front de gauche,  Sergueï Oudaltsov, mais ils ne se sont pas contentés de cela : ils s’en sont pris aussi à des militant-e-s de base, dont une trentaine font actuellement l’objet de graves inculpations. Cette offensive vise à affaiblir la gauche et à intimider ses membres, parce qu’ils jouent un rôle important dans la bataille démocratique en cours et peuvent faciliter sa jonction avec le mécontentement social croissant. Il faut dire que le mouvement démocratique a accusé le coup au cours de l’automne 2012. Pourtant, à l’approche du 6 mai 2013, date choisie pour une nouvelle démonstration de force à Moscou, il a redressé la tête, et nous avons été 25 000 à 30 000 à occuper la rue ce jour-là. Il est difficile de prévoir comment les choses vont tourner dans les mois à venir, mais il est essentiel de développer une large solidarité internationale avec les accusé-e-s des « Procès de Moscou » en préparation, qui ont été interpellés après le 6 mars 2012 pour « atteintes massives à l’ordre public ».

Peux-tu en dire plus sur les origines du mouvement démocratique qui conteste le régime autoritaire de Poutine ? Quels liens entretient-il avec le mouvement social ?

Ce mouvement démocratique est né de la convergence de protestations locales, de nature sociale (sur des objectifs précis) et politique (contre la corruption). Celles-ci ont alimenté une mobilisation d’ensemble, au niveau de la Fédération, à laquelle divers acteurs régionaux ont pris part à titre individuel. Il faut noter cependant que ce mouvement démocratique, compte tenu de son orientation politique majoritaire, libérale et nationaliste, a jusqu’ici bloqué la prise en compte de revendications sociales, par exemple en défense des services publics, suscitant une certaine méfiance des milieux populaires. La gauche doit donc tenir compte de cette contradiction en participant sans conditions aux mobilisations politiques démocratiques, tout en s’efforçant de consolider le mouvement social en leur sein. Dans cette perspective, nous œuvrons à renforcer, parfois même à mettre sur pied, des organisations syndicales dans l’industrie, mais aussi dans les services, notamment dans l’enseignement, la santé, les universités, etc.

Comment est organisée l’opposition démocratique ? Peux-tu présenter ses principales composantes ? Quel rôle joue la gauche en son sein ?

Depuis la fin de l’année 2011, les luttes démocratiques étaient portées par un ensemble de forces rassemblées spontanément, sans structure formelle. C’est dans de telles conditions que la première grande manifestation du 6 mai 2012, contre l’inauguration du nouveau mandat de Vladimir Poutine, a été organisée. Par la suite, en octobre-novembre 2012, l’idée s’est concrétisée de constituer une direction élue du mouvement d’opposition. Ce sont ainsi près de 100 000 personnes qui ont participé, dans les grandes villes, à l’élection d’un Conseil de coordination de l’opposition russe, composé de 60 personnes. Parmi elles, la fraction majoritaire est celle des nationalistes libéraux d’Alexeï Navalny. De son côté, la gauche compte 5 à 10 représentant-e-s, selon les critères utilisés. Depuis sa mise en place, ce Conseil n’a pas bien fonctionné, probablement en raison de sa profonde hétérogénéité politique. Ainsi, l’appel à la manifestation du 6 mai 2013 a été porté de façon très hésitante et désordonnée, que ce soit pour le choix de la date (un lundi, jour de travail) ou pour la préparation concrète de la mobilisation. En même temps, les foyers de protestation sociale se sont multipliés, de janvier à avril, mais nous ne savions pas s’ils trouveraient à s’exprimer dans la mobilisation démocratique du 6 mai dernier à Moscou. Le succès de cette manifestation semble indiquer que cette convergence à tout de même été possible.

Peux-tu présenter les principales organisations de la gauche russe et indiquer leurs priorités ?

J’appartiens au Mouvement socialiste russe (MSR), qui s’est formé au début de l’année 2011, à partir de différents courants et militant-e-s d’origine majoritairement trotskyste, issus notamment de la section de la Quatrième Internationale (Vperiod) et d’un groupe issu du Comité pour une internationale ouvrière. Son activité vise prioritairement le développement d’une gauche sociale, notamment dans le monde syndical. Nous sommes en lien avec le Front de gauche, qui regroupe différents courants de la gauche radicale, rassemblés d’abord autour des Forums sociaux, mais aussi autour d’une organisation qui se nomme l’Avant-garde de la jeunesse rouge et se revendique du marxisme-léninisme. La gauche russe compte une troisième composante d’obédience anarchiste, dont l’un des animateurs, Alexeï Gaskarov, vient d’être arrêté. Elle a joué un rôle significatif dans l’animation des luttes environnementales et antifascistes – le pouvoir russe ayant développé des liens forts avec l’extrême droite nationaliste depuis les années 90. Ce sont ces organisations qui subissent aujourd’hui la plus forte répression, dans la foulée de la manifestation du 6 mai 2012 à Moscou.

Interview réalisé par Jean Batou. La version finale n’a pas pu être relue par Aleksander Lekhtman.

LEKHTMAN Aleksander 7 avril 2013 * Cette interview va paraître en Suisse dans solidaritéS.

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08 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Cérémonie du 8 mai 1945

Cérémonie du 8 mai 1945 dans Brest et région img_2199

8-mai-2013 dans Justice & libertés

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06 mai 2013 ~ 0 Commentaire

En campagne Égalité pour tous : et le droit de vote ?

En campagne Égalité pour tous : et le droit de vote ? dans Justice & libertés droit-de-vote1-290x290-300x298

Un pas en avant avec l’égalité dans le droit au mariage et à l’adoption.

Deux pas en arrière avec l’abandon du droit de vote pour tous les résidents… Le candidat avait peu de promesses, on avait cru à très peu… mais pour celle concernant le droit de vote, on est nombreux à avoir pensé « c’est sûr, il ne pourra pas nous la rejouer comme Mitterrand il y a 30 ans ». Eh bien, si, ils ont osé. Et pourtant, au moment de l’engagement, le PS avait les mêmes données que maintenant : il savait que ce serait difficile d’obtenir la majorité du congrès (Assemblée nationale + Sénat) et qu’il y aurait des parlementaires à convaincre. Au lieu de ça, en renonçant, en repoussant à après 2014,  il a « ouvert le débat »… sans même le mener ! On a seulement eu ­l’annonce du projet de loi de révision constitutionnelle, sans le droit de vote et sans commentaire du gouvernement, et dans un silence assourdissant. Un silence heureusement rompu par une tribune dans le Monde signée entre autres par Jeanne Moreau et François Durpaire, membre du collectif Droit de vote 2014, mais qui fut peu relayée ou commentée, et surtout pas côté gouvernement !

On vit ici, on vote ici

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La campagne de pétitions Droit de vote 2014, soutenue par 161 organisations, plafonne à 50 000 signatures, malgré le succès dans les villes où elle a été menée, y compris dans les quartiers populaires où il se disait que le sujet n’intéressait pas. Et pourquoi les brillants analystes de l’abstention ne voient-ils jamais comme cause l’exclusion du terrain électoral d’une partie de la population des quartiers ? Un site d’extrême droite propose une comparaison entre la « nation » et une famille qui emploie une domestique : on la traite (éventuellement) bien, mais on ne la fait pas participer aux choix financiers ou d’éducation des enfants. Ignoble équation entre résident étranger et domestique, qui illustre la pensée de ceux qui séparent nationalité et citoyenneté. La nationalité, c’est l’indication de l’endroit où l’on est né ; quitter ce pays, changer ou pas de nationalité, avoir envie de garder des liens avec cette origine n’a aucun rapport avec le droit de participer à la vie du pays d’installation au même titre que ceux qui y sont nés – par hasard.  À rapprocher d’un des principaux « motifs » de refus d’une carte de séjour : le sans-papier a encore de la famille dans son pays…

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Les dégâts du racisme d’État

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Depuis 2005, où un sondage indiquait que 56 % contre 39 % des sondés étaient favorables au droit de vote pour tous les résidents étrangers, le racisme d’État joint à la crise a fait des ravages. Et une fois de plus, de trop, le signal est donné par le gouvernement, de gauche, que « l’immigration est un problème ». Chasse aux Roms, expulsions de sans-papiers, maintien de quotas d’immigration (induisant l’idée fausse que celle-ci augmente), poursuite des politiques d’austérité qui aggravent la vie des plus pauvres – et donc des étrangers non communautaires qui sont en majorité dans cette part de la population la plus exploitée –, la liste serait longue de tout ce qui alimente le racisme dans ce pays.
Et si l’on emploie ici cette expression d’étrangers « non communautaires », c’est que la différence marquée par l’accès au droit de vote entre deux catégories d’étrangers n’est pas anodine : ceux à qui on refuse ce droit sont en grande partie les victimes de l’islamophobie. Et même si le racisme ne se résout pas par des mesures administratives, quelques décisions devraient être prises rapidement concernant les menus dans les cantines scolaires, les interdictions faites aux mamans voilées d’accompagner les sorties. Parce que « les prolétaires n’ont pas de patrie », parce que solidarité internationale et liberté de circulation et d’installation sont des bases importantes du changement que nous voulons, nous combattons toutes les discriminations racistes. Et la discrimination dans l’accès aux urnes pourrait être supprimée par une loi. Même si la limitation aux élections locales accrédite l’idée que ce droit n’est pas une évidence. À nous de nous battre pour l’imposer, comme les révolutionnaires de 1793, comme ceux de la Commune.

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Isabelle Guichard

Dimanche 5 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 193 (01/05/13)

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes. Samedi, une manif pour demander la légalisation du cannabis (OF)

Rennes. Samedi, une manif pour demander la légalisation du cannabis (OF) dans Jeunes cannabis-300x204

Un rassemblement en faveur de la légalisation du cannabis aura lieu samedi, à 14 h, place de la mairie, à Rennes.

Il s’inscrit plus largement dans la « Marche mondiale du cannabis » avec plus de 800 manifestations prévues dans le monde, dont huit en France. La manifestation rennaise demande « une autre politique. En matière de cannabis, La France possède une des législations les plus répressives au monde. Pourtant notre pays compte plus de 4 millions de consommateurs réguliers. Force est de constater que les politiques de prohibition ne fonctionnent pas », estiment Europe Écologie Les Verts (EELV) et les Jeunes Ecologistes de Rennes.

Faits de société jeudi 02 mai 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Rennes.-Samedi-une-manif-pour-demander-la-legalisation-du-cannabis_40823-2188975_actu.Htm

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29 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Les mesurettes de Valls pour réconcilier les Français et la police (Rue 89 + LT)

Les mesurettes de Valls pour réconcilier les Français et la police (Rue 89 + LT) dans Justice & libertés amnestyinternationalfashion-tbwa-france1-300x244

Camille Polloni | Journaliste

Dans le numéro de « Zone interdite » diffusé ce dimanche soir, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls annoncera une réforme dans le fonctionnement de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), surnommée « police des polices ». A partir du 1er septembre, les citoyens qui s’estiment victimes d’abus policiers pourront saisir l’IGPN directement. Il y aura même un site internet pour ça. Peut-être sera-t-il mieux fait que la plate-forme des « préplaintes » en ligne, qui, en obligeant les policiers à recopier et clarifier les déclarations des citoyens avant de les recevoir, multiplie leur boulot par deux. Mais ce n’est pas le sujet.

Tout le territoire à la même enseigne

La réforme était dans les cartons depuis le mois de décembre au moins, mais à l’époque Manuel Valls « ne souhaitant pas communiquer ». Le ministre était encore englué dans le débat sur le contrôle au faciès. Par cette mesure, le ministre de l’Intérieur veut aligner le statut de l’IGPN sur celui de l’IGS, « police des polices » chargée de la région parisienne. A Paris et dans la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), les citoyens peuvent déjà saisir l’IGS directement. L’IGPN, compétente sur le reste du territoire, ne peut enquêter que sur demande d’un magistrat ou de la direction générale de la police. Tout le territoire devrait donc bientôt être logé à la même enseigne. Cette annonce augure-t-elle un changement radical dans le rapport de la police aux citoyens ? Pas vraiment.

Pas d’indépendance

Même si l’Intérieur se satisfait régulièrement que la police soit « la profession la plus contrôlée de France », contrôleurs et contrôlés obéissent à la même administration. Le député Jean-Jacques Urvoas soulignait cette limite après la remise du rapport de l’IGPN sur l’affaire Merah, en octobre :

« La dépendance de l’Inspection générale de la police nationale à l’égard de la Direction générale de la police nationale (administration de tutelle de la DCRI) ne constitue pas une garantie d’indépendance et de détachement nécessaires à la mise en lumière d’éventuels dysfonctionnements. »

Que les citoyens saisissent une autorité directement ou par l’intermédiaire d’un magistrat ne change pas grand-chose à cet état de fait. La question de l’indépendance des organes de contrôle du travail policier n’est pas à l’ordre du jour. Par ailleurs, depuis plusieurs années, l’IGPN – également surnommée « cimetière des éléphants » pour le nombre de quasi-retraités qui y sont affectés – ne publie plus aucun bilan annuel. L’institution devrait toutefois s’y remettre à l’occasion de la réforme, écrit Le Monde.

Le matricule se fait attendre

Depuis quelques mois, Manuel Valls a annoncé plusieurs mesurettes pour réconcilier les Français et leur police. En enterrant l’idée d’un récépissé délivré à chaque contrôle d’identité, repoussée par les syndicats de police, le ministre commence par remettre au goût du jour le matricule sur les uniformes. Chaque policier serait ainsi identifiable, y compris en cas de problème. Mais les fameux numéros ne sont toujours pas apparus sur les uniformes. Le Parisien explique pourquoi :

« La raison tardive de l’apparition d’un numéro d’identification personnel sur la poitrine des forces de l’ordre tient… aux commandes textiles qui doivent faire l’objet d’un marché. 150 000 matricules doivent être commandés, fabriqués, fournis puis apposés en nombre suffisant et ceci pour les uniformes d’été et d’hiver. Selon le ministère, les délais nécessaires aboutiront à une mise en service fin 2013. »

Le code de déontologie aussi

Dans le même esprit de communion nationale, le ministre a promis de réformer le code de déontologie de la police nationale. Quand ? « Prochainement », a-t-il assuré en mars au Défenseur des droits. Pour mémoire, le code existe depuis 1986, et prévoit déjà un certain nombre de règles encadrant les rapports de la police avec les administrés. Il ne devrait pas être trop compliqué de le toiletter (ni de l’enfreindre).

Les caméras embarquées, un gadget

Un accessoire a, quant à lui, connu meilleure fortune : les « caméras-piétons » à 1 000 euros l’unité, transformant le policier en vidéosurveillant mobile. Déjà expérimenté en 2009, le procédé a fait son come-back. Depuis peu, les policiers de certaines zones de sécurité prioritaires (ZSP) portent donc à la boutonnière des petites caméras pour filmer les contrôles. Vendue comme un moyen de retrouver des images en cas de contrôle qui dérape, la caméra-piéton plaît aussi aux fonctionnaires qui l’expérimentent :

« Ces caméras ont une vertu pédagogique car elles modifient le ton et apaisent le comportement des personnes contrôlées et agressives. Pour éviter d’exacerber des attitudes hostiles, elles ne sont déclenchées qu’à bon escient et avec discernement. »

Pour saisir directement l’IGPN, les personnes contrôlées devront, comme les autres, attendre septembre.

http://www.rue89.com/2013/04/28/les-mesurettes-valls-reconcilier-les-francais-police-241879

Abus policiers. Chaque citoyen pourra bientôt les signaler en clic (LT)

29 avril 2013 à 09h44

Manuel Valls veut permettre à tous les citoyens de saisir la police des polices pour signaler des dérapages policiers dont ils s’estimeraient victime. Le ministre de l’Intérieur l’a confirmé aux journalistes de « Zone Interdite ». Dans l’émission diffusée dimanche soir sur M6, il précise qu’une plateforme internet sera mise en place.

« Chaque citoyen pourra saisir l’inspection générale de la police (IGPN) pour faire en sorte que la déontologie et les valeurs qui sont celles de la police s’appliquent, afin d’attendre des policiers un comportement exemplaire », assure le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

Sur Internet
Cette mesure, promise dans l’émission Zone interdite, diffusée dimanche soir sur M6, devrait s’appliquer au 1er septembre. Sous quelle forme ? Manuel Valls annonce la mise en place d’une plateforme Internet. Les citoyens de Paris et de sa petite couronne pouvaient déjà saisir l’inspection générale des services pour ce type de questions, rappelle l’AFP. Ce pouvoir va donc être étendu sur tout le territoire national.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/abus-policiers-chaque-citoyen-pourra-bientot-les-signaler-en-clic-29-04-2013-2087236.php

Commentaire:  Comme disait Coluche: « Pour porter plainte (contre les flics) faut aller au commissariat… «   et oui!

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28 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Georges Abdallah : une décision scandaleuse

Georges Abdallah : une décision scandaleuse dans Justice & libertés abdallah_6-300x150

Quand Georges Abdallah verra t-il la fin du long tunnel carcéral ?

Aux ordres d’un parquet dirigé par la Garde des sceaux Christiane Taubira, la Cour de cassation a rendu sa décision le 4 avril. La demande de libération est jugée irrecevable et Georges Abdallah devra rester en prison.
L’argument juridique, on ne peut plus clair, s’appuie sur la non-­présentation d’un arrêté d’expulsion du ministre de l’Intérieur Manuel Valls que rien ne semble ébranler : ni la campagne internationale ni les prises de position qui se multiplient en faveur de la libération du plus ancien prisonnier de France.
Annulant toutes les étapes précédentes de la procédure, la décision de la Cour de cassation renvoie aux calendes grecques toute libération, et met le gouvernement français devant ses responsabilités. Les collectifs de soutien à Georges Abdallah ont pris la décision de se rencontrer très rapidement afin de dynamiser et d’élargir la campagne internationale. L’heure n’est pas à la résignation.
La solidarité criminalisée
Au lendemain même du rendu de la décision de la Cour de cassation, un membre du comité pour la libération de Georges Abdallah (CLGIA) était convoqué devant le tribunal de grande instance pour « avoir organisé un rassemblement public n’ayant pas fait l’objet d’une demande en préfecture ». À l’issue d’un réquisitoire particulièrement creux, le ministère public demandait une peine exorbitante de 2 mois d’emprisonnement avec sursis. Après un long délibéré, la cour prononcera finalement un verdict de 1 500 euros d’amende avec sursis. Cette décision parfaitement hypocrite n’a pour objet que de tenter de neutraliser les actions du collectif en le menaçant d’asphyxie financière. Elle bafoue le droit constitutionnel à manifester, la déclaration en préfecture n’ayant aucun caractère d’obligation. Le collectif a décidé de faire appel de cette décision, et de faire de cette prochaine échéance un temps fort de la mobilisation : pour la libération de Georges Abdallah et pour la défense du droit à manifester.
Correspondant

Samedi 27 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 192 (25/04/13)

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