Archive | Justice & libertés

18 août 2016 ~ 0 Commentaire

pétition (change)

cgt

Non à la justice de classe, Vincent Martinez doit être réintégré par Air France !

Alors que l’inspection du travail avait refusé le licenciement de Vincent Martinez, délégué CGT d’Air France, dans l’affaire dite de « la chemise » ; la ministre du travail Myriam El Khomri vient de valider la procédure de licenciement.

Dans un communiqué laconique, le ministère du travail annonce avoir validé le licenciement de Vincent Martinez, délégué CGT d’Air France accusé d’avoir participé à l’épisode de la « chemise arrachée ». Pourtant, l’inspection du Travail avait pris une décision inverse en janvier. Comme dans l’affaire Goodyear, le gouvernement s’acharne sur les militants syndicaux. C’est pour nous totalement inacceptable.

Le communiqué du ministère précise « qu’à l’issue d’une analyse longue et minutieuse des faits survenus le 5 octobre 2015 en marge du comité central d’entreprise du groupe Air France, et sur la base des éléments portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié protégé ».

Là encore cette affirmation vient contredire les témoignages de plusieurs journalistes qui avaient enquêté et montré la fragilité des accusations de la DRH à l’ encontre de Vincent Martinez. Poussant dans le même sens, l’inspection du travail avait pour sa part estimé « qu’il était impossible de déterminer avec certitude » s’il  le DRH bouscule des salariés volontairement, ou s’il est lui-même chahuté ».

Cette décision, est en réalité purement politique.  Elle s’inscrit dans la lignée de la politi- que antisociale, et de répression syndicale, menée par F.Hollande, Manuel Valls et l’ensemble du gouvernement socialiste depuis le début du quinquennat. Mise en grosse difficulté sur la bataille de la loi travail, la ministre du travail Myriam El Khomri, tente ici de prendre une revanche sur les salariés qui refusent de voir le droit du travail complètement détruit afin de répondre aux injonctions d’un patronat toujours plus réactionnaire.

Dans la même semaine, SFR annonce la suppression de 5000 emplois dans la plus grande indifférence gouvernementale ; le gouvernement, lui, préférant s’acharner sur les syndicalistes plutôt que de demander des comptes au patronat sur l’utilisation du CICE.

Nous sommes ici face à une décision qui s’apparente ni plus ni moins à de la justice de classe.

La peur, ou les menaces, ne nous ferons pas reculer ! Jamais !

Mobilisons-nous massivement en signant cette pétition pour exiger la réintégration immédiate de Vincent Martinez, délégué CGT d’Air France.

Car aujourd’hui c’est lui, demain cela peut être n’importe qui d’entre nous !

Pourquoi avoir lancé cette pétition ?

Car en tant que syndicaliste je suis totalement scandalisé par l’acharnement dont sont victimes toutes celles et ceux qui se battent quotidiennement pour préserver le droit du travail, assurer des emplois stables et de qualité et protéger les salariés face au pouvoir démesuré des grandes entreprises.  On nous parle très souvent de violence, notamment dans le cas de l’épisode des chemises déchirées chez Air France. En l’occurrence nous sommes ici face un vrai cas de violence ; une violence sociale et humaine.

Cette situation de « chasse aux sorcières » est d’autant plus dramatique qu’elle est réalisée sous un gouvernement dit de gauche. Un gouvernement qui n’hésite pas à aller à l’encontre des jugements de l’inspection du travail pour satisfaire l‘intérêt du patronat.

Cette pétition doit aussi montrer que dans toutes les épreuves, nous sommes toujours aussi solidaires et unis. Nous sommes les plus nombreux et les menaces, où les sanctions injustifiées, ne nous ferons pas baisser la garde.

https://www.change.org/

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17 août 2016 ~ 0 Commentaire

manuel valls (ligue des froits de l’homme)

manuel

Comme à son habitude le Premier ministre ajoute de la tension au grotesque

Au grotesque d’un débat autour d’un vêtement de bain, le Premier ministre, fidèle à lui-même, ajoute aux tensions en faisant de comportements individuels la marque d’un projet politique. Le Premier ministre s’aligne ainsi sur le trait d’union que les maires de Cannes et de Villeneuve-Loubet font entre les actes de terrorisme et le port de ce vêtement.

En maniant cette rhétorique, le Premier ministre participe à la stigmatisation d’une catégorie de Français, devenue, en raison de leur foi, a priori des suspects.

Quel que soit le jugement que l’on porte sur le signifiant du port de ce vêtement, rien n’autorise à faire de l’espace public un espace réglementé selon certains codes et à ignorer la liberté de choix de chacun qui doit être respectée. Après le « burkini » quel autre attribut vestimentaire, quelle attitude, seront transformés en objet de réprobation au gré des préjugés de tel ou tel maire ?

Ces manifestations d’autoritarisme n’empêcheront rien, mais elles constituent un dévoiement de la laïcité. Et assurément, elles renforcent le sentiment d’exclusion et contribuent à légitimer ceux et celles qui regardent les Français musulmans comme un corps étranger à la nation.

La LDH continuera à engager les procédures nécessaires pour faire annuler des arrêtés provocateurs et appelle tous les acteurs de la vie publique à cesser d’ajouter de la tension au grotesque. Paris, le 17 août 2016

http://www.ldh-france.org/habitude-premier-ministre-ajoute-tension-au-grotesque/

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06 août 2016 ~ 0 Commentaire

pendant ce temps à londres (the guardian)

black lives

*

« Black lives matter UK » a manifesté vendredi 5 août dans 3 villes du Royaume Uni.
Les manifestants ont bloqué des routes menant à l’aéroport d’Heathrow  à Londres, ainsi qu’à Nottingham et Birmingham.

https://www.theguardian.com/black-lives-matter-uk-rally-in-three-cities-in-pictures

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05 août 2016 ~ 0 Commentaire

la prison à 12 ans! (afps)

limage-fait-le-tour-du-monde.jpg

La presse unanime, appelle cela une « altercation » entre le (méchant) enfant et le (gentil) militaire, et le gosse est plâtré! Et ses parents seraient des « militants » !(Pas de gauche, au moins?)

Israël autorise désormais la prison pour « terrorisme » à partir de 12 ans (AFPS)

Israël, modèle à suivre en matière de lutte contre le terrorisme ?

Le parlement de l’Etat juif rend possible, ce mercredi, l’emprisonnement de l’auteur d’un acte « terroriste » grave dès l’âge de 12 ans. Plusieurs attaques anti-israéliennes ont été perpétrées ces derniers temps par de jeunes Palestiniens.

Avant cette nouvelle loi, l’âge minimum était de 14 ans.

Le texte « permettra aux autorités d’emprisonner un mineur reconnu coupable d’un crime grave comme un meurtre, une tentative de meurtre ou un homicide, même si il ou elle a moins de 14 ans », annonce la Knesset (le Parlement israélien) sur son site internet.

Cela revient à abaisser à 12 ans l’âge minimal. Parce qu’un enfant de moins de 12 ans ne peut être jugé pour un acte criminel, a expliqué une porte-parole du ministère de la Justice.

La loi a été définitivement adoptée mardi soir en troisième lecture par le Parlement, dominé par la majorité de droite qui soutient le gouvernement de Benjamin Netanyahu. 32 députés ont voté pour, 16 contre, un seul s’est abstenu.

« Une approche plus agressive »

Le texte avait été présenté face à un regain d’attaques anti-israéliennes dont les auteurs sont souvent des adolescents palestiniens. Cette réalité « exige une approche plus agressive », affirme la Knesset.

« Peu importe à ceux qui sont assassinés d’un coup de couteau dans le coeur que l’enfant (auteur des faits) ait 12 ou 15 ans », renchérit Anat Berko, députée du parti de droite Likoud, citée par le Parlement. « Peut-être que cette loi permettra aussi d’empêcher ces enfants d’être utilisés pour tuer des gens. » Anat Berko parrainait le texte, bénéficiant du soutien de la ministre de la Justice Ayelet Shaked.

257 personnes tuées

Israël, les Territoires palestiniens et Jérusalem sont en proie depuis le 1er octobre 2015 à des violences qui ont coûté la vie à 219 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Érythréen et un Soudanais. La plupart des Palestiniens tués étaient des auteurs d’attaques anti- israélienes, ou auteurs présumés.

B’Tselem, une ONG israélienne qui documente les violations des droits de l’Homme dans les Territoires occupés, s’est émue de l’adoption de la loi. « Plutôt que de les envoyer en prison, Israël ferait mieux de les envoyer à l’école, où ils grandiraient dans la dignité et la liberté, et non pas sous le régime de l’occupation », a déclaré l’association. Dans les faits, la nouvelle loi s’applique là où est appliquée la loi civile israélienne. En Cisjordanie occupée, la loi militaire permet déjà à Israël d’emprisonner des mineurs âgés de 12 ans.

La Parisien  jeudi 4 août 2016

http://www.france-palestine.org/Israel-autorise-desormais-la-prison-a-partir-de-12-ans

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03 août 2016 ~ 0 Commentaire

amaël reste en prison (fr3)

hollande-coree

Affaire Bagelstein

Au printemps dernier, Amaël, 19 ans, participait à une manifestation contre la communication du restaurant Bagelstein, jugée sexiste et homophobe. Suite à une altercation avec le gérant, il a été condamné à 3 mois de prison. Sa demande de remise en liberté vient d’être rejetée.

C’était le 26 mai dernier. Une manifestation était organisée devant le restaurant Balgelstein, à Rennes (35). En cause, les blagues douteuses imprimées sur les sets de table et les affiches de cette chaîne de restaurant. Des slogans jugés sexistes et homophobes. Les choses s’enve- niment rapidement et une altercation oppose le gérant à plusieurs manifestants. Le gérant du restaurant est blessé à la lèvre.

Peines de prison ferme

Quatre manifestants sont interpellés et condamnés à des peines de prison ferme pour «violen- ces volontaires en réunion lors d’une manifestation sur la voie publique ». Trois d’entre eux écopent d’un à deux mois d’incacération. Amaël, 19 ans et sans antécédents judiciaires, est condamné à trois mois. La cour d’appel de Rennes examinait aujourd’hui, sa demande de remise en liberté. Elle vient d’être rejetée . Rédaction 2 août 2016

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne

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27 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

zehra doğan (le peuple breton)

zehra-dogan-

Une invitée du festival du cinéma de Douarnenez en prison !

Comme tous les ans devrait se tenir du 19 au 27 août à Douarnenez le festival du cinéma. Cette année, le thème devait être la diversité culturelle des Turquies « sans fossiliser les « cultures » et les « identités » » est-il précisé sur le site.

Problème : une de leurs invitées, Zehra Doğan, qui avait été mise en garde à vue en Turquie le 21 juillet, a été jetée en prison depuis pour avoir exercé son métier de journaliste. « Vous êtes journaliste, ou vous connaissez un(e) journaliste. Faites leur parvenir cet article via mail, ou rédigez un texte personnel. Demandez leur d’informer, de réagir… C’est leur métier. », a demandé le média Kedistan. Tout bénévole qu’il est, Le Peuple breton répond présent.

Le « coup d’État » en Turquie a d’ores et déjà des répercussions sur la Bretagne. La journaliste kurde Zehra Doğan a été arrêtée à Mardin en compagnie d’un député du HDP. Or, il se trouve que le festival de cinéma de Douarnenez l’avait invitée à intervenir sur la liberté d’expression, le droits des femmes et la situation actuelle dans les villes kurdes sous couvre- feux. Son compagnon, Onur Erdem, journaliste co-fondateur du mouvement des objecteurs de conscience en Turquie, serait lui aussi sous le coup d’une procédure pour « insulte à Erdoğan ».

Le site des Amitiés kurdes de Bretagne explique : « Comme l’état d’urgence est déclaré la garde de à vue peut être prolongée indéfiniment, il est à craindre qu’elle ne soit accusée de « propagande terroriste » ou encore d’être « membre d’une organisation terroriste », comme cela est déjà arrivé à plusieurs journalistes kurdes. »

Le site Kedistan rajoute : « les accusations élastiques de « liens terroristes », permises à la fois par la nouvelle loi et par la situation d’après coup d’état, sont graves. Le fait qu’une journa- liste puisse être accusée pour son activité, l’usage de moyens de communication qui sont les siens, montre bien où conduit ce régime qui a confisqué la justice et démis tous les juges qui n’étaient pas encore à la botte du Sultan ces derniers jours. Le journalisme en Turquie mène à la prison, et doublement lorsqu’on est Kurde. »

Le Peuple breton apporte tout son soutien à Zehra Doğan et plus généralement aux journalistes kurdes qui ne font que témoigner de la réalité en Turquie.  27 juillet 2016

http://lepeuplebreton.bzh/Une-invitee-du-festival-du-cinema-de-douarnenez-en-prison

Commentaire: Le NPA se joint et exige bien entendu, sa libération

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24 juillet 2016 ~ 1 Commentaire

lannion (radio debout)

revo 1789 lannion

Le carnaval continue… au sein de la fédération PS des Côtes-d’Armor !

Le carnaval du 14 juillet organisé par « Nuit Debout Lannion » n’a pas plu aux huiles du Parti socialiste. Vous pensez ! Balader des poupées de François Hollande, Manuel Valls, Myriam El Khomri, Pierre Gattaz et Corinne Erhel dans une charrette suivie par un dragon, des pirates et autres brigands ; voir l’Ankou et sa faux n’épargner que la députée locale au terme d’une mise en scène théâtrale, ça méritait bien un communiqué d’indignation.

« Incitation à la haine et à la violence », « démocratie », « débats contradictoires » : tout y passe, y compris la mention d’un échafaud imaginaire. Ignorant tout du mouvement, le PS n’est jamais venu discuter sur la permanence installée dans ce but, chaque soir, depuis le 22 avril, devant la mairie.

Les communiqués du parti contre les dégradations antisémites commises à la médiathèque de Lannion ou dénonçant des inscriptions xénophobes apparues ce week-end le long de l’axe Lannion-Guingamp ont, eux, dû se perdre dans les tuyaux.

Le PS 22 n’ignore certainement pas la tradition, purement politique et fort heureusement toujours autorisée dans ce pays, qui consiste à se moquer des puissants, quitte à brûler des rois et couper des têtes de pantins. Leurs camarades d’Évian semblaient moins gênés lorsque l’effigie du président fut brûlée pour clôturer un carnaval, en mars 2014. Si certaines sensibi- lités peuvent être légitimement froissées, cette mascarade ne peut être sortie de son contexte.

L’exploitation de l’émotion suscitée par les événements dramatiques qui se sont produits quelques heures après ce défilé, dans une ville par ailleurs habituée aux défilés grinçants, et qui ont poussé le mouvement à respecter un délais de décence est, on l’espère, à écarter.

Le préfet ne rigole pas Reste que si le PS s’en tient aux mots, le préfet des Côtes-d’Armor Pierre Lambert sort lui son bâton. Beau numéro de duettiste ! La presse nous apprend mercre- di matin qu’il a déposé plainte, après le jet de six œufs remplis de peinture (effaçable à l’eau), sur la sous-préf’, et envisage des poursuites pour « diffamation publique et outrage à l’encon- tre de personnes dépositaires de l’autorité publique » contre « Nuit Debout Lannion ». Un délit pouvant être puni de 7.500 € d’amende et six mois d’emprisonnement ferme.

« Toute manifestation nouvelle, susceptible de troubler l’ordre public, organisée à Lannion et à l’initiative des auteurs de ces actions, sera strictement interdite », lit-on encore.

Connaissant la tolérance des autorités et le discernement des policiers, cela correspond à une menace d’interdiction du mouvement pure et simple. La FDSEA, dont les traces des manifes- tations de l’hiver ornent toujours nos routes, peut se gausser.

La farce se poursuivra-t-elle devant un tribunal ?

Pas sûr non plus que les procédures du préfet aboutissent, car en septembre 2013, le procureur d’Angers avait classé sans suite la procédure engagée contre des carnavaleux, qui avaient placé la « grosse tête » de Nicolas Sarkozy dans une cage avec la mention « zoo de Doué ».

**Rappel : les publications de Radio Debout Lannion n’engagent aucunement le mouvement Nuit Debout Lannion, qui publie ses communiqués sur sa page.

Radio Debout Lannion  20 juillet

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21 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

et six mois de plus! (essf)

etat d'urge

Prorogation pour une quatrième fois de l’état d’urgence en France !

Une nouvelle fois, la France vient d’être confrontée à l’horreur des attentats. Face au nombre de victimes, aux circonstances et au mode opératoire choisis, nous ne pouvons que ressentir colère et douleur.

La réponse gouvernementale, formulée au soir même de cet acte odieux, consiste à proro- ger une quatrième fois l’état d’urgence pour une durée d’au moins six mois. Après s’être livrés à une lamentable surenchère sécuritaire et démagogique, les parlementaires ont avalisé à une très large majorité cette prorogation d’un état d’urgence sans fin, aggravé par des dispositions qui accroissent encore les possibilités d’arbitraire ou qui valident des mesures sans rapport avec l’objet du texte.

Ainsi, les perquisitions administratives vont reprendre et même les enfants devien- nent des suspects potentiels puisqu’ils pourront être retenus pendant quatre heures au cours d’une perquisition ! Ces dispositions viendront s’ajouter à celles prévues par la toute récente loi sur la réforme de la procédure pénale mais aussi par toutes les lois sécuritaires votées depuis une vingtaine d’années.

Alors que le dernier rapport parlementaire sur l’état d’urgence a montré la portée limitée d’un régime qui se voulait d’exception, la France va donc s’installer de façon durable dans une situation qui marginalise chaque jour davantage le rôle du juge judiciaire, garant des libertés individuelles, au profit du seul pouvoir exécutif.

Nous savons, aujourd’hui, que l’état d’urgence a été utilisé pour autre chose que la lutte contre les actes de terrorisme, notamment pour empêcher des manifestations et assigner à résidence des militants politiques sans que tout cela ait le moindre rapport avec la lutte contre les actes de terrorisme. Plus que jamais, il convient de rappeler qu’il n’y a pas à choisir entre sécurité et liberté, sauf à entrer dans un marché de dupes qui, à terme, ne garantit ni l’une ni l’autre.

Depuis le mois de novembre 2015, nous refusons de céder à la peur parce que celle ci génère amalgames, discriminations et fractures au sein même d’une société légitimement inquiète et traumatisée. Pour lutter efficacement contre le terrorisme, il convient d’abord de s’interroger sur ce qui, en amont, n’a pas marché.

Le pays n’a pas besoin de nouvelles dispositions législatives ou d’une pérennisation de l’état d’urgence. Il doit au contraire se retrouver autour d’une mobilisation citoyenne qui renforce la solidarité, les libertés et les valeurs portées par la démocratie.

Mercredi 20 juillet 2016 Collectif « Nous ne céderons pas »

www.nousnecederonspas.org

http://www.europe-solidaire.org

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19 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

bugaled breizh (france 3)

bugal

La procédure britannique reportée au mois de décembre

La procédure de la justice britannique sur le naufrage du Bugaled Breizh a été reportée lundi au mois de décembre, la magistrate chargée du dossier réclamant davantage d’éléments, a déclaré à l’AFP Dominique Launay, président de l’association SOS Bugaled Breizh. 

Une cinquième audience de pré-enquête (« pre-inquest ») se déroulera le 5 décembre au tribunal de Truro, dans les Cornouailles, au large desquelles le Bugaled Breizh, immatriculé au Guilvinec , avait sombré le 15 janvier 2004, causant la mort des cinq membres d’équipage, a indiqué Dominique Launay à l’issue de la quatrième audience.

Non lieu en France, l’affaire du Bugaled Breizh devant la justice britannique

Depuis qu’un non-lieu a été confirmé en France le mois dernier par la cour de cassation, suscitant la colère des familles des victimes, la justice britannique examine l’opportunité d’ouvrir une enquête judiciaire dans ce dossier. Les proches des victimes pensent que le chalutier breton a été envoyé par le fond par un sous-marin qui se serait pris dans ses filets.

Plusieurs audiences pour prendre le temps d’examiner le dossier

Trois audiences de pré-enquête se sont déroulées depuis un an à Truro. La quatrième, qui devait durer une semaine, s’est tenue lundi, en présence de la magistrate (« coroner ») chargée de déterminer la cause de la mort des marins.  »La coroner, qui est très pointue, veut avoir tous les éléments et prendre son temps, cela nous convient parfaitement », a déclaré à l’AFP Domi- nique Launay. « Il y aura donc une séance supplémentaire en décembre car elle veut que tous les documents importants dans cette affaire soient traduits. La matinée s’est passée à déterminer les éléments importants à faire traduire », a-t-il ajouté.

Des visio-conférences à l’automne avec les avocats des parties

Une ou plusieurs visioconférences se dérouleront à l’automne avec les avocats des parties, c’est-à-dire de l’armateur Michel Douce, de Thierry Le Métayer (dont le père Georges était le mécanicien du Bugaled, NDLR) et de la marine britannique, a-t-il indiqué. Le sous-marin britannique Turbulent a notamment été mis en cause dans ce dossier.

« Il est envisagé que « l’inquest » (enquête judiciaire, NDLR) ait lieu entre le 16 et 20 janvier, en fonction des résultats de la cinquième pré-enquête », a-t-il annoncé. Interrogé par l’AFP, l’avo- cat de Thierry Le Métayer s’est également montré satisfait.  »Le fait que le magistrat se donne plus de temps montre l’importance qu’il attache à ce dossier », a-t-il souligné.

Mardi dernier, un sous-marin portugais s’est pris dans le filet d’un chalutier français au large des côtes britanniques, sans faire de victimes, relançant la thèse de la collision du Bugaled Breizh avec un sous-marin. AFP 19 juillet 2016

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13 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

14 juillet (npa)

14 j

Pour un 14 juillet antiraciste et anti-répression

De Baltimore à Argenteuil, en passant par Ferguson, Tottenham ou Villiers-le-Bel, les violences policières à l’égard des Non-blanc·he·s sont endémiques et c’est un quadrillage quasi-militaire des quartiers populaires qui s’est imposé.

Si la presse française peut à l’occasion rendre compte des crimes racistes commis par la police aux États-Unis, elle demeure généralement muette quant aux agissements de la police française ; si bien que les noms, les vies et les visages d’Ali Ziri, de Lamine Dieng ou d’Amine Bentounsi, parmi tant d’autres tué·e·s ou blessé·e·s par la police, ne sont jamais parvenus aux oreilles de la majorité de la population. Ce sont pourtant des centaines de personnes qui sont concerné·e·s, comme l’a montré le collectif « Urgence notre police assassine» pour la période 2005-2015 1

En outre, les contrôles au faciès sont autant de rappels quotidiens à un ordre inéga- litaire et raciste, auquel participe la justice en garantissant une impunité presque totale aux forces de police. On se souvient ainsi du verdict récent2 qui a innocenté les policiers impliqués dans la mort de Zyed et Bouna.

Alors même qu’Hollande s’était fait élire en promettant d’y mettre fin, il a abandonné dès l’automne 2012 la proposition – pourtant minimale – d’un récépissé que les policiers auraient dû délivrer lors des contrôles d’identité. Valls et Cazeneuve n’ont pas cessé depuis de réaffirmer leur « confiance » dans l’action des forces de l’ordre, déclarations qui sonnent comme autant de promesses de rester aveugles et muets devant le racisme structurel qui caractérise l’intervention policière.

Le fait nouveau en France, depuis les attentats de novembre 2015, c’est l’extension au mouvement social de ce dispositif étatique de contrôle et de coercition. Appliquant ce que Naomi Klein a nommé la « stratégie du choc », le gouvernement a profité de la sidération généralisée, non seulement pour imposer l’état d’urgence, mais pour l’institutionnaliser.

Interdictions de manifestations au moment de la COP21, contrôle systématique et tatillon des manifestants, interventions violentes de la BAC (Brigade anti-criminalité) dans les cortè- ges, nasses à répétition, arrestations arbitraires, assignations à résidence : un tournant auto- ritaire est clairement à l’œuvre, qui vise à faire taire un mouvement généralisé de contestation, à effrayer la population (opposée au projet gouvernemental), et plus profondément à engen- drer une société prostrée et craintive.

Sur les cendres de conquêtes sociales progressivement détruites par les classes dirigeantes (la loi travail n’étant que le dernier avatar de cette entreprise de destruction), se développe donc partout un Etat autoritaire3, impliquant un renforcement des appareils répressifs, un recours croissant à l’enfermement carcéral, une militarisation de la police, et une multiplication des violences policières (dont les premières victimes restent les habitant·e·s des quartiers populaires, en partculier les descendant·e·s de colonisé·e·s).

Face à cette dérive autoritaire, nous devons parvenir à élever le niveau de solidarité anti-répression, permettant d’étendre l’hostilité à l’égard des forces de répression, de défendre les libertés fondamentales (d’expression, d’organisation et de manifestation) et de briser le quadrillage policier des quartiers populaires.

L’initiative du 14 juillet à Paris4, place de la République, est donc centrale dans la situation et le NPA la soutient pleinement. Qu’elle soit organisée conjointement par des collectifs contre les violences policières, des organisations antiracistes et Nuit Debout Paris, est une très bonne nouvelle, car c’est de ce type de convergences concrètes que nous avons besoin pour, à terme, faire reculer le gouvernement.

De même, on ne peut que se féliciter de la participation de membres de Black Lives Matter5. Né en 2013 aux Etats-Unis, le mouvement s’est développé à la suite des manifes- tations de Ferguson et de Baltimore et il est parvenu à généraliser, à unifier et à politiser l’op- position aux crimes racistes commis par la police et, plus largement, au racisme structurel qui y sévit. Nous avons donc énormément à apprendre de ces militant·e·s et de ce mouvement, et nul doute que les débats seront riches.

Ici comme là-bas, le racisme est à la fois un poison quotidien pour ceux et celles qui le subissent, et un pilier de l’ordre social. Ici comme là-bas, la police est une pièce centrale dans le dispositif de contrôle des classes populaires et des minorités. Il est donc urgent de s’orga- niser contre les violences policières, le 14 juillet Place de la République et après !

Léo Carvalho Mardi 12 juillet 2016

http://npa2009.org/Pour-un-14-juillet-antiraciste-et-anti-repression

http://paris.demosphere.eu/rv/49036

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