Archive | Justice & libertés

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

USA : « Bradley Manning, un héros »

USA : « Bradley Manning, un héros » dans International 1-8604

« Libérez Bradley », « Bradley Manning, un héros » clamaient les pancartes des quelques dizaines de manifestantEs qui avaient pu se rassembler sous la pluie devant la base militaire de Fort Meade, près de Washington où s’est ouvert, la semaine dernière, le procès du soldat américain.

Bradley Manning, âgé de 25 ans, est accusé devant une cour martiale de l’une des fuites les plus importantes de l’histoire de l’armée américaine.L’ancien soldat de première classe est accusé d’avoir téléchargé, puis livré à WikiLeaks 700 000 documents militaires et diplomatiques classés secret-défense, alors qu’il travaillait comme informaticien dans l’armée américaine à Bagdad de novembre 2009 jusqu’à son arrestation en mai 2010. Il est jugé en partie dans le cadre de la loi sur l’espionnage, un texte qui remonte à la Première Guerre mondiale. Sous le coup de 22 chefs d’inculpation, il plaide coupable pour dix d’entre eux. Il est surtout accusé de « collusion avec l’ennemi » ou de « publication sur internet de renseignements militaires en sachant qu’ils seront acces-sibles à l’ennemi », en l’occurrence Al-Qaïda. Il encourt pour cela la prison à perpétuité.
Le procès du mensonge des États
Il nie avoir voulu « nuire » aux États-Unis, disant vouloir « provoquer un débat public » sur les guerres en Irak et en Afghanistan. L’armée cherche à le disqualifier en invoquant son homosexualité assumée, le traitant de déséquilibré, antiaméricain, un fou utopiste dangereux. Manning a clairement répondu en expliquant, dès le début du procès, ses buts expressément politiques : « Je veux que les gens voient la vérité… peu importe qui ils sont… parce que sans information, le public ne peut pas prendre de décisions éclairées. » L’armée américaine n’accepte pas ce débat public. Elle a refusé de rendre publiques les retranscriptions du procès et de donner les accréditations presse à 170 des 350 organismes médiatiques qui en avaient demandé. Prévu pour durer jus- qu’au 23 août, le procès se tiendra en grande partie à huis clos. D’après Juan Méndez, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manning a été soumis, depuis son arrestation jusqu’au procès, à un traitement cruel, inhumain et dégradant. Pendant des mois, il a été tenu au secret. Dévêtu, privé d’intimité, il a été contraint de dormir sans obscurité. Le Pentagone veut sa vengeance.  Bradley Manning doit être libéré. Son procès est celui des mensonges et des secrets d’État au service de la domination des grandes puissances contre les peuples.
Yvan Lemaitre  Dimanche 16 juin 2013  Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

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16 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Défendre et juger sur le tarmac (Libération)

Défendre et juger sur le tarmac (Libération) dans Hollandie fcpe_avion-mini

Au mois de septembre sera inaugurée une annexe du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny au bord des pistes de l’aéroport de Roissy.

Pourquoi ce lieu incongru pour rendre la justice ? Parce que cet aéroport recèle le plus important lieu de détention d’étrangers (une «zone d’attente» dite Zapi) dans lequel sont enfermés, chaque année, des milliers de personnes (8 541 étrangers ont été placés en zone d’attente en 2011 dont près de 80 % à Roissy) empêchées d’entrer en France, parfois arbitrairement, par la Police aux frontières (PAF). La durée de cet enfermement est de quatre jours et peut être prolongée, à la seule demande de la PAF, par un juge judiciaire, le Juge des libertés et de la détention (JLD).

Faut-il s’en inquiéter pour la justice de notre pays ? Non, répondent, complices, les ministères de l’Intérieur et de la Justice. D’autant moins que cette «délocalisation» a été prévue de longue date par notre législateur et validée, sous réserves, par le Conseil constitutionnel. Non, puisque sera ainsi respectée, dit-on, la dignité du justiciable, que la PAF ne sera plus obligée de transférer en fourgon de sa «geôle» de Roissy au TGI de Bobigny. Non, argue-t-on, car il s’agit de bonne administration de la justice, alliée à des considérations d’efficacité puisque les effectifs de la PAF ne seront plus occupés qu’à la lutte contre les trafics de main-d’œuvre étrangère.

Ces justifications relèvent de la mystification. Car l’indignité du transfert de Roissy à Bobigny – que rien n’interdirait d’humaniser – trouve sa source dans le principe même d’un enfermement dans le quasi secret et l’indifférence générale. Car le transfert d’avocats, de greffiers et de magistrats pour défendre et juger dans des locaux dépendant du ministère de l’Intérieur, constitue une atteinte à l’indépendance de la justice. Ce n’est pas la première fois que la justice tente de se «délocaliser» pour de fausses bonnes raisons. Les salles d’audiences des centres de rétention des étrangers du Canet et de Cornebarrieu ont d’ailleurs été fermées à la suite de la censure de la Cour de cassation.

Mais alors, pourquoi revenir à la charge, avec cette salle d’audience aéroportuaire ? Depuis le milieu des années 90, les ministères de l’Intérieur successifs font pression pour que ces audiences soient organisées à Roissy. Un premier local avait été aménagé à l’intérieur même de la Zapi mais était resté à l’abandon, tous les acteurs du monde judiciaire s’étant élevés contre cette délocalisation. En octobre 2010, un appel d’offres était lancé pour l’extension des locaux préexistants avec une seconde salle d’audience et un accueil du public, pour 2,3 millions d’euros. De toute évidence, le cahier des charges de ce marché était empreint de l’étude attentive des décisions de la Cour de cassation et du Conseil constitutionnel.

A quelques mois de cette inauguration où en sommes-nous ? Le principe fondamental de la publicité des débats, condition absolue de l’indépendance et de l’impartialité de la justice, ne sera pas respecté compte tenu de l’éloignement de la salle d’audience et de son isolement dans la zone aéroportuaire sans, quasiment, aucun transport en commun. Les tribunaux doivent être accessibles aux proches du justiciable, mais aussi au citoyen qui veut voir la justice de son pays ou au collégien qui vient découvrir ses métiers. Les procès de Roissy ne verront ni citoyens ni collégiens. Par ailleurs, le juge des libertés et de la détention et l’avocat seront isolés, à l’écart de leurs collègues, et sous la pression constante de la police, chargée à la fois de gérer la Zapi et de saisir le juge.

Situé dans l’enceinte barbelée de la zone d’attente et au rez-de-chaussée même du bâtiment dans lequel sont enfermés les étrangers, rien ne sépare le futur «tribunal de Roissy» de cette «prison», si ce n’est une porte blindée. Comment avoir confiance en l’impartialité d’une justice implantée dans le lieu même où l’on enferme ? En réalité, cette annexe n’aura, de justice, que l’apparence puisqu’il ne sera rendu de décisions qu’à l’égard d’une seule catégorie de personnes – des étrangers – à la demande d’une seule et même partie – la Police aux frontières – poursuivant inlassablement l’unique objectif de leur enfermement. Ainsi, le rêveinachevé du précédent gouvernement d’intégrer le juge dans une gestion performative des lieux où la France enferme ceux qu’elle entend refouler ou expulser est-il en passe d’être réalisé par des ministres apparemment déterminés à inaugurer ces tribunaux d’exception. Est-il trop tard pour les en dissuader ?

5 juin 2013 à 19:06 Par des magistrats et des militants pour les droits de l’homme 

Signataires : Stéphane Maugendre Président du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), Françoise Martres Présidente du Syndicat de la magistrature, Flor Tercero Présidente de Avocats pour la défense des droits des étrangers (Adde), Pierre Tartakowsky Président de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Patrick Peugeot Président de la Cimade, Anne Baux Présidente de l’Union syndicale des magistrats administratifs (Usma), Jean-Jacques Gandini Président du Syndicat des avocats de France (SAF), Bernadette Hétier Coprésidente du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Didier Ménard Président du Syndicat de la médecine générale (SMG), Anne Perraut-Soliveres Directrice de la rédaction de la revue «Pratiques», François Picart Président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), Didier Fassin Président du Comité médical pour les exilés (Comede), Jean-Eric Malabre Coprésident de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Claude Peschanski Présidente de l’Observatoire citoyen du Centre de rétention administrative de Palaiseau.

http://www.liberation.fr/societe/2013/06/05/defendre-et-juger-sur-le-tarmac_908572

Pétition:  http://www.avaaz.org/fr/petition/Defendre_et_juger_sur_le_tarmac_stop_a_la_delocalisation_des_audiences/?tERNqeb

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12 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Mexique. 275 esclaves d’une société d’exportation de tomates (bio!) délivrés (OF)

Mexique. 275 esclaves d’une société d’exportation de tomates (bio!) délivrés (OF) dans International liste-de-courses-300x238

La police mexicaine a délivré mardi au moins 275 personnes, dont 39 adolescents, qui étaient retenues en quasi-esclavage par une société de production et d’exportation de tomates bio, dans l’ouest du pays.

L’entreprise mexicaine Bioparques de Occidente, qui se vante d’être une entreprise « socialement responsable », détenait des centaines de personnes originaires de communautés rurales de plusieurs Etats mexicains dans des conditions équivalant à un quasi-esclavage, a confirmé le procureur régional Salvador González. Les fugitifs étaient « ramenés et battus » La société passait des annonces à la radio pour recruter, offrant 100 pesos (5,20 €) par jour, nourri et logé pour trois mois. Mais une fois sur place, le salaire était ramené à 70 pesos, payés en bons d’achat valables uniquement dans les magasins de la société, où les prix étaient anormalement élevés. Si les employés avaient officiellement le droit de quitter l’entreprise, ceux qui tentaient de s’enfuir et étaient repris « étaient ramenés et battus, et pour certains, obligés de travailler un mois supplémentaire sans être payé ».

Dénoncée par un ancien employé Le coup de force de la police a fait suite à une dénonciation par un ancien employé qui avait réussi à s’enfuir et arriver à Guadalajara, la capitale de l’Etat. Droits de l’homme mercredi 12 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Mexique.-275-esclaves-d-une-societe-d-exportation-de-tomates-delivres_6346-2201707_actu.Htm

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

« Affaire Rosenberg » : rencontre de débat et de mémoire, le samedi 15 juin (Ldh)

« Affaire Rosenberg » : rencontre de débat et de mémoire, le samedi 15 juin (Ldh) dans Histoire

Le 5 avril 1951, deux citoyens américains, Julius et Ethel Rosenberg, étaient condamnés à la peine capitale au terme d’un procès à charge et inéquitable. Malgré une très large protestation mondiale, ils ont été exécutés par électrocution le 19 juin 1953.

2013 : soixante ans après l’exécution de Julius et d’Ethel Rosenberg…

Aux Etats-Unis, la peine de mort reste toujours pratiquée ou au moins légale. Dans les couloirs de la mort, des hommes, au terme de procès uniquement à charge, sont condamnés à cette inacceptable négation des droits, tels Mumia Abu Jamal, Hank Skinner… Pourtant, l’espoir existe puisque tout récemment, un dix-septième Etat américain, le Maryland, a décidé d’un processus législatif qui aboutira à l’abolition sur son territoire. La Ligue des droits de l’Homme rappelle son attachement à ce que toute justice soit rendue dans des circonstances où les droits des personnes, leur présomption d’innocence, la présen-tation publique de preuves et leur étude contradictoire soient respectées, et son refus de tout secret dû à un supposé « intérêt supérieur ». Or, dans le cas de l’ « affaire » Rosenberg − euphémisme qui atténue les responsabilités politiques du gouvernement américain de l’époque −, Ethel et Julius Rosenberg ont subi les méfaits d’une justice aux ordres et d’une conception archaïque de la punition. La Ligue des droits de l’Homme rappelle son opposition totale à tout traitement inhumain, et singulièrement à la peine de mort. C’est l’un de ses enga- gements majeurs, car aucune cause, aucune politique, aucune situation internationale ne justifient le recours à l’exécution capitale. En avril dernier, conformément aux décisions prises avec l’ex-Association pour le réexamen de l’affaire Rosenberg, nous annoncions l’initiative d’une rencontre de débat et de mémoire pour que l’on se souvienne du soixantième anniversaire de l’exécution des Rosenberg, pour une justice équitable, pour l’abolition universelle de la peine de mort. La LDH est heureuse, aujourd’hui, de vous annoncer la tenue de cette rencontre et vous invite à venir échanger avec elle :

le samedi 15 juin 2013 à 14h au siège de la Ligue des droits de l’Homme138 rue Marcadet, 75018 Paris Métro Lamarck-Caulaincourt (ligne 12) ou Marcadet-Poissonniers (ligne 4)

Programme de la rencontre

14h  : Accueil.

14h15 : Ouverture de la rencontre : « La LDH et l’Affaire Rosenberg », par Pierre Tartakowsky, président de la LDH.

15h  : Discussion autour de la justice et de la peine de mort aux Etats-Unis, animée par William Goldberg, coresponsable du groupe de travail « Abolition universelle de la torture et de la peine de mort » de la LDH.

15h45 : Pièce de théâtre Clameurs publiques, par la compagnie Par les mots et merveilles.

16h45 : Présentation « L’Affaire Rosenberg : tentative d’analyse historique », par Gilles Manceron et Emmanuel Naquet, coresponsables du groupe de travail « Mémoire, histoire, archives » de la LDH.

17h45 : Clôture sur l’actualité d’un combat pour les droits et la justice, par Dominique Guibert, vice-président de la LDH.

http://www.ldh-france.org/Affaire-Rosenberg-rencontre-de.html

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brésil : des Indiens tués pour la terre (OF)

Brésil : des Indiens tués pour la terre (OF) dans Altermondialisme guarani-kaiowa

Les conflits entre grands propriétaires terriens et tribusse multiplient. Avec parfois des assauts violents de la police.

Rio de Janeiro. De notre correspondante

Oziel Gabriel, un Indien de l’ethnie Terena, avait 35 ans. Il est mort la semaine dernière d’une balle dans l’estomac, tirée par la police fédérale. Au cours de l’assaut, vingt-huit autres de ses pairs ont été blessés. Les autorités tentaient d’expulser les Indiens qui avaient investi une partie de leur territoire ancestral occupé par un éleveur. Depuis, le Brésil a le regard tourné vers la petite ville de Sidrôlandia, dans l’Etat du Mato Grosso do Sul (proche du Paraguay), où se déroule le conflit. Ce n’est pourtant pas le seul. Les Indiens rappellent que 503 d’entre eux ont été assassinés entre 2003 et 2010, dont 273 appartiennent à la seule ethnie Guarani Kaiowa.

Parallèlement, 555 Indiens de la même tribu se sont suicidés, pendus pour la plupart.

Selon le Conseil Indigéniste Missionnaire (Cimi), lié à la Conférence Nationale des Évêques du Brésil, les conflits pour la terre conduisent à une « véritable extermination des Indiens ». En deux ans et demi de mandat, la présidente Dilma Rousseff n’a jamais reçu aucune délégation d’Indiens, dénonce le Cimi, « alors que durant le seul mois de mai, elle a rencontré cinq fois les représentants des grands propriétaires terriens ». Le gou- vernement s’oppose déjà aux Indiens sur la question des barrages hydroélectriques : celui de Belo Monte, en Amazonie, devrait entraîner le déplacement de 20 000 d’entre eux. Il envisage désormais de retirer à la Funai, lagence gouvernementale qui gère les questions liées aux peuples indigènes, la res- ponsabilité de la délimitation des réserves. Il voudrait la confier à l’Embrapa, un organisme agricole public pour que la productivité des terres soit aussi prise en compte.

Lamia OUALALOU.lundi 10 juin 2013

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Communiqué de presse de la Résistance de Taksim, 5 Juin 2013

Communiqué de presse de la Résistance de Taksim, 5 Juin 2013 dans Europe occupy-gezi-protests-erdogan-300x191

Au Gouvernement de la République de Turquie et à l’opinion publique. Les citoyens ont exprimé leur indignation démocratique sur la place Taksim à Istanbul et dans tout le pays contre l’insensibilité du gouvernement à l’égard de l’inquiétude du public concernant la destruction de facto du parc Gezi qui a eu lieu le 27 mai vers 10 heures.

Nous partageons la douleur des familles d’Abdullah Comert et de Mehmet Ayvalitas et nous tenons à exprimer nos souhaits de prompt rétablissement aux milliers de citoyens blessés. Malheureusement, le gouvernement persiste dans ses politiques violentes, répressives et d’interdiction face à la volonté de la population d’exprimer ses revendications fondées sur les droits démocratiques et humains. Nous aimerions que l’on sache que nous faisons un effort extrême pour assurer un climat social dans lequel personne n’est blessé, les tensions sont résolues et les revendications démocratiques peuvent être exprimées. Pour ces raisons, en tant que Résistance de Taksim, nous attendons que le gouvernement prenne des mesures concrètes allant vers la réalisation des exigences ci-dessous.

Nous exigeons que :

Le Parc Gezi doit rester un parc. Il ne doit y avoir aucune construction dans le parc, que ce soit sous le nom de TopcuKislasi ou sous un autre nom. Une déclaration officielle doit être faite pour annoncer l’annulation du projet. Les tentatives de démolition de l’Ataturk KulturMerkezi (Centre culturel Ataturk) doivent être arrêtées.

Tous les responsables – à commencer par les gouverneurs et les chefs de la police d’Istanbul, Ankara et Hatay – qui se sont opposés au droit d’expression des personnes dans la résistance à Taksim et en d’autres endroits, ceux qui ont ordonné l’usage de la violence et ceux qui ont supervisé et appliqué ces ordres doivent être démis de leurs fonctions. L’utilisation de bombes lacrymogènes et de dispositifs similaires doit être interdite.

Les citoyens qui ont été arrêtés dans tout le pays pour avoir soutenir la résistance doivent être libérés immédiatement. Une déclaration annonçant qu’aucune autre enquête ne sera menée contre ces personnes doit être faite.

L’interdiction et l’empêchement de facto des réunions, des protestations et des manifestations sur nos places et dans nos lieux publics doit finir, à commencer par les places Taksim et Kiziliay et les célébrations du 1er mai. Les obstacles à la liberté d’expression doivent être levés.

En outre, nous pensons que les autorités doivent comprendre le contenu, l’esprit, les espoirs et les exigences de la réaction qui est venue de la rue et d’un grand nombre de lieux publics depuis le 27 mai à 10 h. Essayer d’expliquer ce qui s’est passé en parlant de « marginaux » revient à ignorer ces événements. Nous pouvons voir que les citoyens interprètent l’intervention au Parc Gezi – qui symbolise la pensée générale du gouvernement – comme « une ingérence dans leurs croyances et modes de vie et un signe de condescendance », qui suscite un cri de « Nous sommes ici et nous avons des revendications » et une grande émotion publique de la part de toutes sortes de gens, femmes ou hommes, jeunes ou vieux.

Nous aimerions que les autorités se rendent compte que la réaction des citoyens porte également sur le projet de loi sur la Protection de la Nature et de la Biodiversité qui a abouti à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et sur les projets qui pillent nos richesses écologiques, à commencer par le troisième aéroport à Istanbul, le troisième pont sur le Bosphore, la construction d’AOC et les centrales hydro-électriques (HEPP).

Cette réaction est également l’expression de la « volonté de paix et de la résistance à la politique de guerre qui se déploie dans notre pays et dans la région ; de la sensibilité des citoyens alévis ; des revendications légitimes des victimes de projets de transformation urbaine ; des voix qui s’élèvent contre la politique masculine conservatrice visant au contrôle du corps des femmes ; de la résistance à la coercition imposée aux universités, au pouvoir judiciaire et aux artistes ; des revendications de tous les travailleurs, à commencer par les employés de la Turkish Airlines, contre le non-respect de leurs droits ; de la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ; et de l’aspiration à ouvrir la voie au droit d’accès à l’éducation et à la santé pour tous les citoyens « .

La Résistance de Taksim, 5 juin 2013 Occupy Taksim

Source : socialistproject.ca
Traduction française pour Avanti4.be : Jean Peltier http://www.avanti4.be/actualite/article/communique-de-presse-de-la-resistance-de-taksim

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Italie : peine alourdie en appel contre le patron d’Eternit (LO)

Italie : peine alourdie en appel contre le patron d'Eternit (LO) dans Europe dalton.fr_-300x212

La cour d’appel de Turin a condamné en appel à dix-huit ans de prison, contre seize ans en première instance, le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny, propriétaire d’Eternit Suisse, pour avoir causé la mort de trois mille personnes, ouvriers ou riverains victimes de l’amiante produit dans l’une des quatre usines italiennes du groupe, celle de Casale Monferrato.

Il a aussi été condamné à verser plusieurs dizaines de millions d’euros de dédommagement aux nombreuses parties civiles. Du fait de son décès l’an dernier, les poursuites contre le baron belge Louis de Cartier de Marchienne, co-administrateur du groupe Eternit, ont été abandonnées. Les avocats de Schmidheiny ont aussitôt dénoncé un verdict « absurde » et « injuste » et annoncé que l’industriel allait se pourvoir en cassation. En tant qu’individu, il s’indignerait sans doute de voir une crapule assassiner une personne pour s’enrichir en lui volant ses économies. Mais, en tant qu’industriel, il n’est pas choqué que sa société ait empoisonné toute une région pendant près de quatre-vingts ans, entre 1907 et 1986, et d’avoir caché la vérité alors que les dangers de l’amiante étaient connus depuis 1906 ; il estime « injuste » qu’on lui reproche d’avoir tué au moins trois mille personnes pour lui permettre de devenir milliardaire, et il ne veut pas en payer les conséquences.

Le procès intenté en Italie contre les deux anciens propriétaires et administrateurs d’Eternit pour « catastrophe sanitaire et environnementale », et qui a abouti à leur condamnation en février 2012, était une première, due à l’acharnement d’un procureur ainsi qu’à la mobilisation des victimes de l’amiante et des collectivités locales touchées. Que la peine ait été non seulement confirmée mais alourdie en cour d’appel est une victoire pour tous, même si l’accusé, réfugié en Suisse, reste hors d’atteinte de la justice italienne. En France, la justice n’a encore jamais osé s’en prendre au puissant lobby de l’amiante. Les plaintes déposées contre ces criminels se sont terminées par un non-lieu et la seule juge qui tentait de les incriminer, la juge Bertella-Geffroy, a été dessaisie de ses dossiers sous un prétexte bureaucratique. Les industriels et leurs complices, responsables de la mort de milliers de personnes, s’en sont toujours sortis les mains blanches, aussi blanches que les fibres mortelles qu’ils produisaient.

Marianne LAMIRAL http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=37

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05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Amiante : un milliardaire écope de 18 ans de prison (Pas de çà ici!) Bastamag

Amiante : un milliardaire écope de 18 ans de prison (Pas de çà ici!) Bastamag dans Justice & libertés dalton.fr_-300x212

18 ans de prison : c’est la peine à laquelle le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny vient d’être condamné par les juges de la cour d’appel de Turin, dans le cadre du procès Eternit, géant européen de l’amiante.

Accusé de « catastrophe sanitaire et environnementale » et infraction aux règles de la sécurité au travail dans les usines de produits à base d’amiante-ciment, Stephan Schmidheiny avait écopé de seize ans de prison en première instance, en février 2012. Son co-accusé, le baron belge Louis de Cartier, qui avait siégé au conseil d’administration d’Eternit France, avait lui aussi été condamné à 16 ans de prison. Il est décédé le 21 mai dernier. La cour d’appel de Turin a donc décidé d’abandonner les poursuites. Le travail de la Justice italienne tranche avec l’actualité française. De ce côté-ci des Alpes, aucun procès pénal ne s’est encore tenu pour définir et juger les responsables de la diffusion d’un produit, l’amiante, qui continue de tuer plus de 3 000 personnes chaque année. Le 17 mai dernier, la cour d’appel de Paris a annulé huit mises en examen dans le dossier des salariés de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados), dont celle de la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, pour homicides et blessures involontaires dans le cadre de ses fonctions de Directrice des relations du travail, entre 1984 et 1987.

La cour d’appel a ainsi réhabilité le Comité permanent amiante (CPA), une structure créée en 1982 par les industriels de l’amiante, dans laquelle siégeaient la plupart des mis en examen (mais pas Martine Aubry). Les magistrats ont estimé que les « actions de recherche, d’informations [du CPA] à destination des entreprises démontrent une volonté d’accompagner la prévention ». Or le CPA est considéré par un rapport parlementaire de 2005 comme « un modèle de lobbying, de communication et de manipulation a su exploiter, en l’absence de l’Etat, de pseudo-incertitudes scientifiques ». Une influence qui aurait permis de retarder l’interdiction de la fibre mortelle en France jusqu’en 1997. « Les motivations de l’arrêt avancées pour rendre une telle décision apparaissent totalement extravagantes et fausses au regard des pièces du dossier », précise l’association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva), qui s’est pourvue en cassation sur le dossier.Par Nolwenn Weiler (5 juin 2013)

http://www.bastamag.net/article3106.html

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29 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Bruxelles, l’antiterrorisme cible les libertaires (AL)

Bruxelles, l’antiterrorisme cible les libertaires (AL) dans A gauche du PS cqfd68-195x300

Solidarité avec les camarades victimes de la répression en Belgique et ailleurs.

A Bruxelles, le 22 mai 2013, des dizaines de policiers de la section antiterroriste de la police fédérale judiciaire investissent et perquisitionnent 3 domiciles où habitent notamment des compagnons anarchistes et anti-autoritaires ainsi que la bibliothèque anarchiste Acrata. Toutes les personnes présentes (11) sont arrêtées et emmenées aux bureaux de la police fédérale. Les accusations sont : appartenance à une organisation terroriste, association de malfaiteurs et incendie(s) volontaire(s). Vers 13h, tout le monde est relâché sans avoir eu à comparaître devant la juge d’instruction.

Cette nouvelle attaque contre le mouvement libertaire n’est que la suite d’une longue série répressive. Avant hier en Grèce, hier en Espagne aujourd’hui en Belgique, face à la montée des colères populaires l’Etat ne connait plus qu’une réponse : la matraque et le mitard. Plus ce système s’enfonce dans la crise plus le tournant autoritaire se fait sentir. Les lois dites antiterroristes élaborées depuis le 11 septembre sont utilisées pour réduire nos libertés et nous enfermer au nom de la sécurité intérieure. Pour sauver ce système pourrissant, l’Etat n’a d’autre choix que de recourir à une violence grandissante. Cela ne fait que révéler son caractère de classe et son rôle de garant de l’ordre du capital. Partout en Europe, les Etats capitalistes préfèrent appuyer directement ou indirectement les franges les plus réactionnaires de la bourgeoisie face à ceux qui veulent résister.

Ces attaques ciblent particulièrement les modes de mobilisation (réquisitions de logements, fauchages d’OGM, occupations d’usines) qui sortent des carcans établis par les règles du jeu étatiques. Dans toute l’Europe, le pouvoir frappe d’abord celles et ceux qui n’attendent pas les élections pour contester, celles et ceux qui refusent d’assimiler lutte politicienne et lutte politique. Nous ne plierons pas face à la répression étatique. Alternative libertaire déclare toute sa solidarité à nos camarades persécuté-es par la machine répressive qu’ils soient de Belgique ou d’ailleurs !

Si l’oppression ne connaît ni limite ni frontière, notre solidarité non plus !

Alternative libertaire, le 27 mai 2013  http://alternativelibertaire.org/spip.php?article5358

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27 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Brieuc. Elle fumait un joint sous l’oeil de la caméra ! (OF)

Saint-Brieuc. Elle fumait un joint sous l'oeil de la caméra ! (OF) dans Jeunes smoke

En jetant un oeil sur les écrans de contrôle de la vidéosurveillance, les policiers de Saint-Brieuc ont aperçu samedi soir un groupe de trois jeunes filles, place de la Madeleine, en plein centre-ville. L’une d’entre elles, 17 ans, fumait ostensiblement un joint. Ils n’ont eu qu’à la cueillir, peu avant minuit. Elle sera convoquée devant le délégué du procureur.Faits divers lundi 27 mai 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Saint-Brieuc.-Elle-fumait-un-joint-sous-l-oeil-de-la-camera-_40771-2196333-pere-bre_filDMA.Htm

Commentaire: Les caméras sont inutiles contre les terroristes, mais pas contre les vrais délinquants! Aux galères!

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