Archive | Justice & libertés

02 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

igpn (npa)

etat poloicier

Rapport de l’IGPN : Désarmer la police c’est urgent !

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) vient pour la première fois d’annoncer les résultats d’une enquête, jugée « parcellaire » par la patronne de l’IGPN elle-même, relative à l’usage de leurs armes par les policiers et au nombre de leurs victimes, tuées ou blessées. Les données recueillies révèlent un usage des armes en nette progression en 2017. Ainsi le nom-bre de tirs au taser est en augmentation de 20%,  avec des lanceurs de balles de 46% et au pistolet semi-automatique de 54%.

Des armes non létales qui mutilent et qui tuent

L’IGPN se félicite que le taser soit «une arme très dissuasive qui évite les corps à corps musclés ». Certes, pour terrasser une personne c’est une arme très efficace : l’impulsion électrique déclenchée crée une rupture électro musculaire provoquant une décharge  électrique violente dans tout le corps, pouvant entraîner de graves blessures et la mort. Le taser c’est de la haute technologie en matière de douleur. Le projet du ministère est d’en équiper d’abord 3 000 policiers et de mettre un taser dans chaque véhicule de police. Pour un coût total de 14 millions d’euros.

Les lanceurs de balles en caoutchouc LBD 40, dites à létalité réduite (!) sont des flash-balls « améliorés » grâce à leur précision, même à une distance de tir importante. Mais leur létalité n’est plus réduite du tout quand les balles sont tirées trop près de leurs victimes !

La militarisation de la police est de plus en plus réelle.

Ainsi les CRS, qui sont souvent les premiers à expérimenter les nouveaux équipements de la police, peuvent être armés de PGL-65, des fusils mitrailleurs qui propulsent en rafales ces balles de caoutchouc… Quant aux pistolets semi-automatiques, les Sig Sauer SP 2022, armant la police, la gendarmerie, les douanes, ils sont classés comme arme de guerre.

Aujourd’hui, la létalité des armes « non létales » est mise en chiffres par la police des polices.

L’IGPN annonce, pour la période de juillet 2017 à janvier 2018 que les interventions des forces de police se seraient soldées par 14 morts et 100 blesséEs ayant entre 10 et 30 jours d’ITT. Soit, officiellement, 2 morts par mois !

Le désarmement de la police, un combat juste

La patronne de l’IGPN se réjouit de faire œuvre démocratique en publiant ces chiffres pour la première fois. Mais une réelle démocratie n’aurait pas accordé aux policiers la présomption de légitime défense à chacun de leur tir, les dédouanant de fait, compliquant ainsi le combat des familles de leurs victimes. Ni de bénéficier des mêmes règles, plus souples, de tir que les militaires, ce qui a eu comme premier effet d’augmenter fortement leur usage des armes.

Il n’y a pas de bonnes armes quand elles servent à faire taire les opposantEs aux grands chantiers inutiles et destructeurs, à faire taire ceux et celles qui se battent contre la régression sociale en cours sur tous les terrains, à faire taire la jeunesse dans les facs et les quartiers populaires, à faire taire ceux et celles qui se battent pour l’égalité des droits dont celui de vivre dignement dans ce pays.

Les armes servent à asseoir les profits des marchands d’armes, à conduire la lutte de classe contre nos luttes légitimes. Plus ils auront d’armes, plus nous aurons de blesséEs et de mortEs. Oui, il faut désarmer la police !

Roseline Vachetta Lundi 2 juillet

https://npa2009.org/

Lire la suite

02 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

macronie médias (acrimed)

tonnerre de brest 1

La macronie en marche pour mettre les médias au pas

Aux yeux de nombre d’éditocrates, Emmanuel Macron doit paraître bien ingrat !

Alors que sa campagne présidentielle a obnubilé et enchanté la plupart des grands médias, alors que ses réformes déclenchent des vagues d’enthousiasme dans les rédactions, alors que sa présidence est régulièrement qualifiée de « jupitérienne », alors que sa personne même, sous toutes ses facettes, suscite des appréciations louangeuses venues des quatre coins du monde médiatique…

Emmanuel Macron fait la fine bouche 

« J’ai fait beaucoup de couvertures parce que je fais vendre. Comme une lessive, rien de plus. Les médias me traitent la plupart du temps assez mal. Ma grande chance, c’est que les gens ne lisent que très peu les médias. Ils regardent les titres et les couvertures, c’est tout. » Et pour être sûr que les médias qui ne le traitent pas assez bien à son goût marchent au pas, depuis un an, Emmanuel Macron, mais aussi les membres du gouvernement et de La République en march,  multiplient les déclarations, les décisions et les initiatives législatives portant atteinte à l’indépendance des médias ainsi qu’à la liberté d’informer. En voici une recension plus ou moins exhaustive.

- mai 2017 : à peine élu, le nouveau président choisit nominativement, au sein des rédac-tions, et contre tous les usages, les journalistes qui l’accompagneront dans un déplacement au Mali. Une vingtaine de sociétés de journalistes publient une lettre ouverte de protestation dans Le Monde. Ce qui n’empêchera pas le service de presse de l’Élysée de recourir à cette prati-que lors de déplacements ultérieurs (voir ci-dessous).

- mai 2017 : En Marche ! dépose plainte contre La lettre A (une publication confidentielle consacrée à l’actualité politique, économique et médiatique en France) pour « recel d’atteinte à un système automatisé de données ». Exploitant les « MacronLeaks », des documents internes au mouvement En Marche ! piratés et dévoilés sur Internet avant l’élection présidentielle, La lettre A avait publié les noms de grands donateurs du parti présidentiel.

richard fer

- mai 2017 : alors que Richard Ferrand, ex secrétaire général d’En Marche ! et ministre de la Cohésion des territoires est mis en cause pour des conflits d’intérêts lorsqu’il dirigeait les Mutu-elles de Bretagne, Emmanuel Macron déclare : « Les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge  », ajoutant que « dans une société démocratique, chacun doit être à sa place  ».

- juin 2017 : François Bayrou, alors ministre de la Justice, appelle en personne le directeur de la cellule d’investigation de Radio France pour se plaindre de ses « méthodes inquisitrices » et le menace de poursuites pour « harcèlement ».

- juin 2017 : le ministère du Travail porte plainte contre X pour « vol et recel » après que Libération a publié le projet de réforme du code du travail. Si la plainte pour recel qui visait directement Libération et les médias ayant publié les documents a été retirée, celle pour vol est maintenue, ciblant ainsi les sources des journalistes de Libération, soit les fonctionnaires leur ayant transmis les documents.

- juin 2017 : tensions lors de la photo officielle du gouvernement, initialement réservée à trois photographes appartenant à une agence de presse, un magazine et un quotidien. Face aux protestations, les autres photographes sont autorisés à prendre la photo mais le moindre cliché des à-côtés leur est interdit.

- juin 2017 : publication d’une tribune dans Le Monde, intitulée « Liberté de la presse : 23 sociétés de journalistes inquiètes de l’attitude du gouvernement », qui alerte sur « des signaux extrêmement préoccupants au regard de l’indépendance des médias et de la protection des sources » envoyés par le gouvernement.

- août 2017 : Bruno Roger-Petit, journaliste multimédias et chroniqueur macroniste officiel à L’Obs durant la campagne présidentielle, est nommé porte-parole de l’Élysée.

- octobre 2017 : seul un petit groupe de journalistes désignés par l’Élysée peut suivre Emma-nuel Macron dans l’usine Whirlpool-Amiens qu’il visite après s’y être engagé pendant la campa-gne présidentielle. Les autres attendent sur le parking.

- novembre 2017 : la ministre de la Culture menace de porter plainte contre X après une nou-velle fuite de documents de travail portant sur la réforme de l’audiovisuel public qui sont pu-bliés dans Le Monde. Finalement, la ministre renonce mais on imagine que l’effet d’intimidation sur les sources des journalistes dans l’administration a dû jouer à plein.

- décembre 2017 : Emmanuel Macron déclare en public que l’audiovisuel public est « une honte pour nos concitoyens ».

- décembre 2017 : Laurent Delahousse, le présentateur vedette de France 2, est invité à déambuler dans le palais de l’Élysée aux côtés du président, sous l’œil des caméras du service public. Une alternance de compliments, de flagorneries et de flatteries pour une interview prési-dentielle d’anthologie.

- février 2018 : une journaliste de France 3 Hauts-de-France n’appartenant pas au « pool » de journalistes choisis par Matignon proteste publiquement après avoir été empêchée d’assis-ter à la visite d’une usine L’Oréal par le Premier ministre et le ministre de l’Économie. Elle devra se contenter du dossier de presse, qu’elle présente comme un « joli livret sur papier glacé, avec plein de photos de rouges à lèvres et de shampoings à l’intérieur »…

- février 2018 : la présidence décide unilatéralement de déménager la salle de presse hors des murs du palais de l’Élysée. L’association de la presse présidentielle, soutenue par les sociétés de journalistes de plusieurs médias, déplore la méthode et une décision qui constitue «  une entrave à leur travail  ».

- mars 2018 : Bertrand Delais, journaliste-militant auteur de deux documentaires apologé-tiques sur Emmanuel Macron, est nommé président de La Chaîne parlementaire (LCP).

- avril 2018 : Sybile Veil, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, est nommée présidente de Radio France.

- avril 2018 : alors qu’ils tentent de couvrir l’évacuation de la ZAD Notre-Dame des Landes, plusieurs journalistes sont empêchés de travailler par… les forces de l’ordre (journalistes « écartés », « bloqués » ou « reconduits sous escorte policière jusqu’à leur point de départ », cartes de presse photographiées, etc.).

Des entraves que vient confirmer un communiqué du ministère de l’Intérieur lui-même : « Pour la sécurité de tous, le Ministère de l’Intérieur appelle les équipes de reporters présentes sur place à la responsabilité, en veillant à ne pas se mettre en danger inutilement et à ne pas gêner les manœuvres opérées par la Gendarmerie nationale. Les journalistes sont invités à se rapprocher de la Préfecture de Loire-Atlantique, qui met à leur disposition un espace presse. La Gendarmerie nationale mettra à disposition des rédactions, des photos et vidéos de l’opération libres de droits. » Le même procédé (images et vidéos de la gendarmerie) avait été utilisé lors de l’évacuation de Bure deux mois plus tôt.

- avril 2018 : Emmanuel Macron décide de s’exprimer au cours du JT de 13h de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1, dans une école de l’Orne, sélectionnant ainsi son interviewer, et le cadre de l’interview. Trois jours plus tard, il récidive en choisissant cette fois-ci Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin. La première « interview », est mise en ligne sur le site de l’Élysée, comme n’importe quel support de communication de la présidence…

- avril-juin 2018 : lors des mouvements sociaux, des journalistes ont été brutalisés et blessés dans l’exercice de leur travail par les forces de l’ordre. Des violences qui ont suscité l’indignation d’un certain nombre de leurs confrères et des syndicats de journalistes. On peut citer, par exemple, le cas de deux photographes grièvement blessés lors des opérations de Notre-Dame des Landes, celui d’un photojournaliste matraqué et blessé à la tête pendant une manifestation à Paris, ou encore l’arrestation et la poursuite d’un journaliste et d’une documentariste indépendants lors de l’occupation du lycée Arago à Paris.

- mai 2018 : adoption d’une proposition de loi sur le secret des affaires malgré la mobilisation de nombreux journalistes, société de journalistes, collectifs et associations, tous auteurs d’une pétition ayant rassemblé près de 600 000 signatures. Cette loi constitue une menace pour la liberté d’informer en offrant une arme juridique supplémentaire à ceux qui lancent des « poursuites bâillons », ces procédures judiciaires destinées à empêcher les journalistes d’enquêter ou de rendre publiques des informations gênantes.

- juin 2018 : discussion d’une proposition de loi visant à lutter contre la diffusion de « fake news » au cours des périodes électorales ; annoncée de longue date, cette loi potentiellement liberticide a suscité une levée de boucliers de nombreux responsables politiques et de la quasi-totalité des médias.

- juin 2018 : suite à la publication par la cellule investigation de Radio France d’une enquête sur les sous-facturations supposées dont aurait bénéficié la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, un communiqué de La République en marche s’en prend à toute la profession : « Journalistes, que vous considériez que c’est votre travail de consacrer vos ressources et votre temps à enquêter sur des procédures qui sont closes et qui ont été légalement validées de manière indépendante, c’est votre droit le plus strict. Il vous appartient. Que vous considériez que c’est votre travail de monter en épingle des pseudo-révélations pour jeter le doute sur l’ensemble d’une campagne, c’est votre droit le plus strict, là encore. Mais dans ce cas, faites le travail jusqu’au bout. Car votre crédibilité s’effondre en même temps que vos accusations. »

Rien de bien « nouveau », que l’« ancien » monde politique n’ait déjà amplement expérimenté par le passé

Pour faire pression sur les journalistes récalcitrants, encadrer ou entraver leur travail, parmi ces initiatives, ces interventions et ces commentaires des responsables de la majorité depuis un an. Ce qui semble relativement inédit en revanche, c’est leur accumulation et leur caractère systématique qui dénotent non seulement un mépris souverain pour le journalisme et son indé-pendance, mais aussi une tolérance à la critique inversement proportionnelle à une volonté obsessionnelle de contrôle de l’image du président. Sur le front des médias aussi les quatre prochaines années risquent de paraître bien longues…

Basile Mathieu, lundi 18 juin 2018

https://www.acrimed.org/

Lire la suite

30 juin 2018 ~ 0 Commentaire

petit déj solidaire (le télégramme)

mad manu

LDH. Le petit-déjeuner solidaire a eu lieu samedi à La Glacière

Le petit-déjeuner solidaire de la Ligue des Droits de l’Homme avait été reporté sous la menace d’interdiction de la préfecture. Il s’est tenu samedi matin

« Voilà, nous avons la preuve que le petit-déjeuner solidaire que nous avions prévu d’organiser ici à La Glacière, le 21 juin, à quelques centaines de mètres du discours du Président de la République, ne nécessitait pas la mobilisation de forces de police, ne cons-tituait pas un risque de trouble à l’ordre public », a redit le président de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme, samedi matin, en bordure de Steïr.

Autour de Dominique Brunel, des militants et bénévoles de la LDH, ATD-Quart Monde, Emmaüs, Horizons nouveaux, du Secours catholique, de Fraternité Quimper et Douarnenez (etc.) venus soutenir l’idée que « les valeurs de solidarité et de partage sont bien vivantes, qu’il faut continuer à se mobiliser collectivement pour que les plus précaires et démunis aient accès à des droits élémentaires à la santé, au logement, à l’éducation ».

Une volonté de co-construire des solutions pour ceux qui ont besoin

« Nous n’abandonnerons pas le terrain du droit et de la défense des libertés fondamentales. Il ne s’agit pas pour nous d’être contre les institutions ou les collectivités mais, bien au contraire, de co-construire avec elles des solutions concrètes pour ceux qui ont besoin. C’est le sens de la conférence des solidarités que nous portons avec une dizaine d’associations locales », insis-te Dominique Brunel. Le Télégramme décrira, dans son édition de lundi, les ambitions de cette conférence des solidarités. Samedi, à La Glacière, les militants ont servi des petits-déjeuners grâce aux soutiens d’au moins cinq boulangeries cornouaillaises et d’anonymes venus apporter des aliments à partager.

30 juin 2018

 https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

29 juin 2018 ~ 0 Commentaire

carnaval des droits (francas)

brest

Le Carnaval des Droits Vivants

Les Francas du Finistère organisent le Carnaval des Droits Vivants. Ce moment festif sera l’occasion pour les enfants des centres de loisirs de Brest, ainsi qu’aux enfants venus avec leurs parents, de crier leurs droits haut et fort !

Ce sera aussi l’occasion de : 

Découvrir, ou redécouvrir, et faire vivre les droits de l’enfant

Rassembler une grande partie des centres de loisirs en vivant un temps commun

Utiliser un lieu nouveau de la ville

Rencontrer des enfants et des animateurs dès le début de l’été

A leur arrivée, les enfants pourront aller faire un tour dans un village d’associations et ainsi découvrir les activités menées sur leur ville, mais aussi s’informer sur leurs droits.

Ils défilerons tout autour du plateau des capucins au son des tambours à mass Guadeloupéens du groupe Twopikal Breizh.

En Guadeloupe, le carnaval est un moment d’une grande importance.  Il a été introduit par les colons au 17è siècle. Progressivement, les esclaves furent autorisés à y participer, ils pou-vaient ainsi se moquer de leur maître, sans conséquences. Une inversion des rôles, pour une lutte pour les droits.

Ce carnaval aura lieux le Vendredi 13 Juillet de 14h à 18h sur la place de la Fraternité, à Brest sur le plateau des Capucins. 

Le Festival des Droits Vivants ! 

Il réunira pour sa première éditions les Accueils de Loisirs des Centres sociaux Kaneveden-Arc en Ciel (Bellevue) et Horizons (Pontanezen) du Patronage Laïque du Bergot (Bellevue), des MPT de St Pierre et de Bellevue, ainsi que de l’AGHEB. Concernés et préoccupés par la condition enfan-tine, le bien-être et de l’épanouissement de chacun, dans une visée bienveillante et émanci-patrice, les Francas, depuis 70 ans, ont posé une attention générale à l’enfant, aux enfants, à l’enfance. Essaimer, diffuser et permettre aux enfants de s’approprier et de comprendre le sens de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant sont les objectifs que nous visons au travers de partenariats que nous menons avec le Festival des Droits Vivants.

La troisième édition du Festival

Cette année, 8 centres de loisirs participent : les centres sociaux de Kaneveden-Arc en Ciel (Bellevue), Horizons (Pontanezen) et les Amarres (Keredern), Les Maisons de Quartiers de Bellevue et Kerinou, les Patronages Laïques du Bergot et de Guerin et le Foyer Laïque de St Marc.

Après l’ouverture du Festival par le Carnaval des Droits Vivants, chacune de ces structures, avec les conseils d’un professionnel de la vidéo, réalisera un film court qui sera diffusé le 9 novembre 2018 au Quartz pendant le Festival Européen du Film Court de 19 heures à 21 heures. Chaque centre pourra présenter son film, mais il ne s’agit en aucun cas d’une compé-tition, l’objectif est de mettre en valeur le travail mené par les enfants.

https://kengo.bzh/

Lire la suite

27 juin 2018 ~ 0 Commentaire

persécution (politis)

camping

Médecins du monde : « La persécution des exilés est effarante »

La Journée mondiale des réfugiés est célébrée sous de bien étranges auspices.

Les violences que vous pointez sont d’abord celles éprouvées par les exilés dans leurs pays d’origine et sur la route de l’Europe.

Delphine Fanget : Les personnes que nous rencontrons arrivent avec des syndromes psychotraumatiques, causés par tout ce qu’elles ont dû affronter. Elles ont été persécutées, torturées, témoins de morts et de massacres, réduites à l’état d’esclaves sexuelles. Ces événe-ments ont lieu à la fois dans des pays comme la Syrie ou la Libye, en Méditerranée mais aussi parfois en Europe centrale. Nous constatons qu’en général, ce sont des pays qui s’effondrent économiquement, politiquement. Cela produit des effets de déstructuration sociale, éthique, familiale.

Et votre rapport montre que le calvaire continue en France…

Les situations sont différentes selon les villes : nous n’observons pas les mêmes schémas à Bordeaux, à Calais ou à Paris. Néanmoins, la première violence constatée est celle du non-accueil, lorsque les exilés se rendent compte qu’ils sont rejetés. Il est ensuite effarant de voir des choses qui sont de l’ordre du harcèlement et de la persécution policière, par exemple la destruction de matériel comme des tentes.

À Paris, Porte de la Chapelle, les personnes qui arrivent à notre point de distribution nous demandent simplement de pouvoir dormir à côté de nous. Car la nuit, elles sont sans cesse réveillées par des policiers qui leur demandent d’aller ailleurs. On a l’impression que c’est uniquement dans l’objectif d’empêcher tout campement de se reconstituer. C’est une politique d’invisibilisation et d’épuisement.

Ce qui provoque, selon vos propres termes, un « choc de désillusion » ?

C’est ça. Il y a une désillusion entre ce à quoi les exilés s’attendaient en arrivant ici et les vio-lences auxquelles ils sont confrontés. Nous parlons de rejet, de persécution policière mais aussi de violence administrative, institutionnelle. Perdus, ils ne comprennent pas les procé-dures d’intégration, où faut-il déposer les demandes d’asile, comment se faire expliquer les choses, pourquoi ils ne sont pas accueillis. Même ceux qui réussissent une procédure de demande d’asile vivent dans des conditions extrêmement dures, notamment économiquement parce qu’ils n’ont pas le droit de travailler.

Quelles sont les conséquences sur leur santé ?

Les exilés connaissent des souffrances psychiques, des troubles psychotraumatiques. Le pre-mier de leurs maux est l’extrême fatigue, l’épuisement total. Beaucoup de personnes nous de-mandent des somnifères parce qu’elles ne peuvent pas dormir. Ce que l’on appelle le syndrô-me de reviviscence, leur rappelle les événements qui ont été vécus, et des flashs reviennent dès qu’elles s’endorment. Il faut garder à l’esprit que leur principale préoccupation, c’est la survie. Ces violences peuvent aussi provoquer un repli sur soi ou mener à l’alcoolisme, ce qui est constaté chez des personnes qui n’en souffraient pas auparavant

Jusqu’où cela peut-il aller ?

Jusqu’au suicide. Les idées suicidaires, et parfois même les tentatives, sont récurrentes. Il y a peu de temps, dans notre salle de soins, une personne qui nous parlait de suicide a «explosé» et a été assez difficile à contenir. D’autres nous disent qu’elles sont tellement épuisées, en manque de ressources vitales et traumatisées par un tel déni d’existence qu’elles finissent par baisser les bras.

Est-ce que cette souffrance des exilés se répercute sur les « aidants » ?

Nos médecins parlent d’un « effet radioactif » des troubles psychotraumatiques. Nous ne sommes pas dans une société close, beaucoup de gens se mobilisent pour aider les exilés. Or, ce n’est pas rien d’écouter des gens en pleurs raconter les violences extrêmes, inhumaines, dont ils ont été victimes. On ne peut pas être insensible et il est même possible, par ricochet, d’être impacté. C’est difficile, pour les professionnels et encore plus pour les bénévoles. Certains ont, à leur tour, des problèmes de sommeil, nous disent souffrir de leur impuissance.

Votre rapport montre aussi que la situation empire. Pourquoi ?

D’abord parce que nous sommes face à une politique qui se durcit, avec un gouvernement qui a des pratiques de plus en plus intrusives. Nous dénonçons la mainmise du ministère de l’Inté-rieur sur tout ce qui concerne la santé des étrangers. Nous demandons l’indépendance, de plus en plus mise à mal, du ministère de la Santé sur ces questions. Cette politique qui vise à accueillir durement pour dissuader ne fonctionne pas. La loi Asile et immigration ne va pas régler les choses ; au contraire, on s’achemine vers une aggravation de la situation. Il faut aussi remédier au recul des services publics, y compris dans le domaine de la santé.

C’est l’une de vos préconisations. Quelles sont les autres ?

Il y a peu de professionnels qui sont théoriquement armés pour travailler avec des personnes qui subissent de tels traumatismes. Il faut que les pouvoirs publics favorisent les financements de formations, soutiennent les structures de prises en charge, les équipes mobiles « psychia-trie  et précarité ». Il faut aussi travailler avec l’interprétariat, peu visible mais sans lequel nous ne pourrions pas faire grand-chose. Pour les exilés, sont nécessaires de bonnes conditions matérielles d’accueil, mais aussi une procédure de demande d’asile facilement identifiable, qui ne met pas la suspicion au cœur du processus.

Ils ont déjà des difficultés à raconter leur histoire, et sont sommés de le faire devant un tribunal en donnant tout un tas de détails ! Nous devons tenir compte des spécificités psychotrauma-tiques dans les procédures de demande d’asile, qui mettent en difficulté les personnes. Sans faire une échelle de priorités, le respect de l’accueil des arrivants et des droits fondamentaux nous paraissent déterminants.

Dans leur dernier rapport, Médecins du monde et le centre Primo-Levi alertent sur la souffran-ce psychique des exilés qui arrivent en France. Le controversé projet de loi Asile et immigration vient d’entrer au Sénat, dix jours après que le gouvernement a refusé de tendre la main aux 629 rescapés de l’Aquarius, Dans le même temps, le centre de soins Primo-Levi et l’organisa-tion Médecins du monde publient un rapport relatif à la santé psychique des exilés, en lien avec les violences subies à la fois lors de leur migration et en France.

Le constat, émanant d’expériences de terrain de différents niveaux (assistants, psychologues, psychiatres, cliniciens, coordinateurs…), est accablant. Aux horreurs déjà subies dans les pays fuis et traversés (esclavage, viols, tortures) s’ajoutent des violences policières et institution-nelles. Delphine Fanget, chargée de plaidoyer de l’organisation Médecins du monde et membre du comité de rédaction du rapport, rend compte d’une « urgence de santé publique ».

(1) Extraits du rapport sur la souffrance psychique des exilés

Daryl Ramadier 20 juin 2018
.
.
Lire aussi 
.

Lire la suite

26 juin 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

tract

tract2

Lire la suite

25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

tirailleurs sénégalais (les arènes + médiapart + france culture)

Morts par la France: Thiaroye 1944 est une Bd reportage réussie, un album coup de poing captivant et questionnant.

C‘est un objet dessiné qui contribue de belle manière à remettre un massacre occulté en pleine lumière pour qu’enfin les choses évoluent et que justice soit faite. Ecrite par Pat Perna, illustrée par Nicolas Otéro, colorisée par 1ver2anes, elle rend hommage à l’opiniâtreté d’une chercheu-se  qui tente depuis près de 20 ans de réhabiliter des tirailleurs sénégalais injustement exécu-tés au sortir de la seconde guerre mondiale par les soldats d’un pays auxquels ils étaient venus porter main forte.

Editée par Les Arènes bd, elle porte à la connaissance de tous un scandale d’état et un long combat pour que la vérité triomphe et que la France reconnaisse ses erreurs, ferme une plaie béante connue de tous au Sénégal et mette fin à jamais à une vision condescendante et raciste.

C‘est en lisant une Bd de Tardi, que l’ancien journaliste décide de s’intéresser aux tirailleurs sénagalais.

Il se rend rapidement compte qu’il existe bien peu de choses sur le sujet. Peu de temps avant le festival Malouin, il rencontre Armelle Mabon qui lui remet son ouvrage et lui explique sa confrontation avec l’ administration et le ministère des armées pour qu’un procès en révision se tienne un jour et réhabilite des soldats, reconnaisse la tuerie et indique l’endroit exact ou des centaines d’hommes musulmans exécutés sont inhumés afin de les rendre à leurs familles.

Après avoir fait la connaissance de Nicolas Otéro que son ami Chabouté lui avait recommandé, les deux hommes sont partis en reportage en quête d’informations à Dakar à la rencontre des témoins, d‘anciens militaires et même d’un fils de tirailleur tué à Thiaroye.

L’histoire est chapitrée afin de marquer des pauses mais aussi de ne pas trop s’éparpiller . La démarche de Pat Perna est singulière, il cherche, recoupe les sources, écrit un article sur le sujet dans la revue 21 qui est assez éclairant. Il est repris avec pertinence à la fin de l’opus apportant du crédit à cette savoureuse enquête teintée de références littéraires splendides et de clins d’œil musicaux sympathiques.

Nicolas Otéro s’est immergé pleinement dans cette histoire. Il a tout de suite accepté le projet qui avait une résonnance particulière pour lui. Il a effectué de nombreux repérages et photo-graphies qui lui ont servi dans son travail. Ces quelques jours en Afrique l’ont bousculé. Pour s’imprégner, il a d’abord puisé dans la documentation avant de créer physiquement des personnages habités et convaincants. Son découpage apporte beaucoup de rythme, il nous embarque efficacement.

Son traitement graphique est plein d’humanité et complètement au service des émotions. Son dessin est plus synthétique, sa ligne juste, il parvient à dédramatiser beaucoup de choses et à rendre accessible ce récit bouleversant au grand public. Les couleurs réalisées à l’informatique sont tout autant séduisantes, elles apportent une harmonie globale intéressante et beaucup de sensibilité. Quant à la couverture de l’album inspirée des affiches coloniales de l’époque, avec sa typologie caractéristique, elle est à l’image de l’album : sublime.

Article

Site

morts

Lire aussi:

5 questions à… Armelle Mabon (En Eñvor)

Sénégal: affaire Thiaroye 44 Armelle Mabon (Médiapart)

Tirailleurs africains : un scandale historique (France Culture)

Massacre de Thiaroye en 1944 : « C’est un crime de masse prémédité » (Le Monde)

Lire la suite

24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

quimper ldh (le télégramme)

scotland yard

Sécurité. Le collectif citoyen est né

À l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, un collectif citoyen, observatoire des libertés publiques, a vu le jour ce samedi. Il est présenté comme une réponse à la politique municipale.

Baptisé « Stop ! Quimper sous surveillance », le collectif citoyen a vu le jour, ce samedi, à l’occasion d’une réunion initiée par la Ligue des droits de l’Homme. La suite logique, pour Dominique Brunel, le président de la section locale de l’association, de l’absence de réponse aux courriers adressés à la municipalité, après la mise en place du dispositif « Voisins solidai-res » et le déploiement des premières caméras de vidéoprotection dans les rues du centre-ville. Deux des actions de la politique de « tranquillité publique » de la Ville critiquées par l’association.

« La Ville a raison de s’emparer de la question de l’insécurité. C’est son rôle. Nous aussi », défend une nouvelle fois Dominique Brunel qui appelle à la prise en compte de la démocratie participative. « Il y a un déni sur ce point de la part des élus », poursuit-il, étonné de l’absence de réponse aux courriers adressés par l’association.

Observatoire des libertés publiques

Dans ces conditions, le collectif créé ce samedi aura vocation d’observatoire réunissant « des gens de tous horizons ». Un observatoire des libertés publiques dont les travaux pourraient débuter dès l’automne prochain. Ses sources d’information ? « Des chiffres existent recueillis par l’État et évoqués dans le cadre du conseil local de sécurité et de prévention de la délin-quance.

Les comités de quartiers sont aussi des lieux où se débattent ces questions ».

Comme la LDH le fait déjà en matière de logement, de santé ou d’immigration, l’objectif affiché par ce nouveau collectif citoyen est de relever d’éventuelles irrégularités. Pour Dominique Brunel, « s’il faut traduire des atteintes aux libertés publiques, des recours seront engagés ». Un collectif dont la mise en œuvre dépend désormais de la nomination d’un coordinateur. Un rôle que la LDH n’a pas souhaité prendre, pour garantir l’esprit « citoyen » du collectif.

Les voisins solidaires toujours dans le viseur

Outre les caméras que l’association estime inutiles et dispendieuses, le dispositif « voisins solidaires » est la principale mesure figurant dans leur viseur. « On ne connaît pas le nom des voisins solidaires », dénonce l’un des dix militants réunis ce samedi à la MPT de Penhars. Des référents nommés avec l’aval de la police. « Le contre-pouvoir, c’est la police, pas la justice dans ce dispositif. C’est insidieux. Il faut lutter contre ces dérives aussi petites soient-elles », insiste le président de la LDH. Et de reprendre les conclusions des états généraux initiés par la municipalité : « Il n’y est nullement question de sécurité. Ludovic Jolivet en avait conclu que les Quimpérois étaient optimistes et que c’était les élus qui devaient surmonter leurs peurs ».

23 juin 2018

https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

en prison! (courrier inter)

irlande

Faut pas croire aux légendes celtiques!

Irlande. Dix ans après la crise, l’ex-patron d’une banque envoyé en prison

David Drumm, ancien directeur général de l’Anglo Irish Bank, a été reconnu coupable d’avoir maquillé les comptes de l’établissement, en gonflant artificiellement de 7,2 milliards d’euros ses dépôts réels.

Il a été condamné à six ans de prison.

La mort du “Tigre celtique”, avec la crise financière de 2007-2008, continue de secouer l’Irlan-de. Après la condamnation de deux dirigeants de l’Anglo Irish Bank à purger une peine de prison en 2016, c’était au tour de l’ex-directeur général de l’établissement de rendre des comp-tes à la justice irlandaise. Au terme d’un procès de quatre-vingt-sept jours, le verdict est tombé mercredi 21 juin : six ans de prison, assorti d’un mandat de dépôt.

David Drumm vient donc de passer sa première nuit derrière les barreaux, à Dublin.

“Pour bien des gens, Drumm est l’homme du krach économique irlandais, et il semblait donc logique que sa peine soit la plus lourde jamais infligée pour une malversation financière en Irlande”, commente jeudi matin l’Irish Independent. Plus jeune directeur de banque du pays au moment de sa prise de fonctions en 2004, il avait 37 ans, David Drumm, 51 ans aujourd’hui, était poursuivi pour fraude et faux en écriture. “C’est Drumm qui était à la manœuvre derrière les transactions qui ont permis de gonfler artificiellement les comptes d’Anglo à hauteur de  7,2 milliards d’euros en 2008, alors que la banque était au bord du gouffre”, détaille le quoti-dien dublinois. Particulièrement exposé à la bulle immobilière, l’établissement bancaire avait ensuite dû appeler l’État à l’aide avant de fusionner avec l’Irish Nationwide Building Society en 2011.

Des fêtes en pleine crise

Pourtant, à l’automne 2008, la panique générale sur les marchés ne semblait pas inquiéter David Drumm. L’Irish Independent raconte comment, le 5 septembre, le directeur général “a décidé, une fois de plus, de dépenser sans compter pour remonter le moral des troupes” en organisant une fête pour ses salariés. L’invitation était formulée ainsi : ‘Chers collègues, la Bourse est en baisse. L’économie est apparemment en récession. Il a plu tout l’‘été’. Les vacances sont finies.’ Avec cette chute incroyable : ‘Mais nous sommes chez Anglo, alors il n’y a qu’une chose à faire : la fête !’”

Au total, la banque a dépensé 24 000 euros en boissons pour organiser cette soirée.

Une somme proche, remarque le journal, de celle déboursée par chaque contribuable pour renflouer les caisses de l’Anglo Irish à hauteur de 32 milliards d’euros. “C’est plus ou moins la somme qui a été amputée de notre économie entre 2008 et 2014, quand la folie des grandeurs d’Anglo et sa générosité excessive ont été suivies d’une période longue et douloureuse  d’austérité.”

21/06/2018

https://www.courrierinternational.com/

 

 

Lire la suite

22 juin 2018 ~ 0 Commentaire

à bas l’état policier!

la-bretagne-rebelle

Une ville en état de siège

Comme la veille à Saint Brieuc, la visite d’Emmanuel Macron à Quimper se sera déroulée dans une ville en quasi état de siège, avec une interdiction de circulation dans tout le centre ville.

Depuis la gare jusqu’aux allées de Locmaria, le blocage de la manifestation contre la politique du gouvernement à hauteur du parking de la gare, l’interdiction faite à certains riverains de rejoindre leur logement dans le périmètre verrouillé par les forces de police.

La cerise sur le gâteau, aura été l’injonction faite aux syndicalistes réunis devant la gare de couper leur sono sous la menace d’une confiscation du matériel, la confiscation effective du mégaphone d’un militant présent, la prétention des autorités de l’Etat (transmise par la police) à imposer aux manifestants de faire silence au moment du discours du président et enfin la recherche des cheminots qui avaient eu l’aplomb de faire retentir les sirènes de leur train pendant l’intervention présidentielle.

Du jamais vu à Quimper!

Ces pratiques en disent long sur la dérive autoritaire d’un pouvoir qui ne supporte aucune contestation et veut imposer sa politique de casse sociale par tous les moyens.

Pour les organisations:

Attac Quimper, CGT, Sud Solidaires, CNT, FSU 29, Collectif antifasciste, Coordination nationale des hôpitaux et maternités, Comités de soutien à la ZAD de NDDL, NPA,  Climat Social, EELV, Ensemble!,  Fraternité Douarnenez et Quimper, France Insoumise, GénérationS Quimper, Nouvelle Donne Finistère, PCF, UDB…

Aujourd’hui, nos libertés publiques, en premier lieu la liberté de manifester, sont gravement en danger. Malgré ces menaces inquiétantes, nos organisations sont déterminées à poursuivre et à manifester leur opposition à cette politique en faisant entendre partout la volonté populaire d’une société plus juste et plus solidaire.

Quimper 21 juin 2018 Communiqué unitaire

Lire aussi:

Quimper. Cheminots, apiculteurs, avocats… Ils se sont fait entendre lors de la venue de Macron (Ouest France)

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin