Archive | Justice & libertés

20 février 2018 ~ 0 Commentaire

floride lycéen(e)s (jdd)

Les élèves survivants de la tuerie de Floride appellent à un contrôle accru des armes à feu.
Les élèves survivants de la tuerie de Floride appellent à un contrôle accru des armes à feu. (Capture d’écran CNN)

Tuerie en Floride : les lycéens survivants lancent un mouvement pour un contrôle des armes à feu

Depuis la fusillade dans un lycée de Floride qui a provoqué la mort de 17 personnes, des élèves qui ont survécu se mobilisent pour essayer d’imposer un contrôle des armes.

Les enfants de Parkland vont-il faire céder Donald Trump et le Congrès républicain?

Depuis la fusillade dans cet établissement de Floride mercredi, les lycéens ont décidé de prendre les choses en main et de forcer les politiques de Washington à agir pour lutter pour le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Comme le montre notre infographie, un Américain a en effet 300 fois plus de risques d’être tué par balle qu’un Japonais. Pour porter le combat, les lycéens survivants de la fusillade se sont démultipliés dans les médias pour faire passer leur message et annoncer l’organisation d’une manifestation le 24 mars à Washington pour récla- mer un contrôle plus strict des armes à feu. Dimanche matin, les émissions politiques tradition- nelles avaient abandonné leurs invités politiques habituels pour accueillir ces lycéens venus plaider leur cause avec émotion et dignité.

Trump visé par les lycéens

Sur CNN, Cameron Kasky, un lycéen qui a survécu à la fusillade, a interpellé les élites politi- ques américaines : « Mon message pour les gens qui sont au pouvoir, c’est que vous êtes soit avec nous soit contre nous. Nous perdons nos vies alors que les adultes regardent ailleurs. »  « Ce n’est pas contre le parti républicain ou contre les démocrates. Il s’agit de mettre la honte à tout homme politique qui reçoit de l’argent de la NRA (National Rifle Association, principal lobby promouvant les armes aux Etats-Unis), et qui fait de nous des dommages collatéraux. »

Sur CBS, un autre élève, David Hogg, s’en est pris directement à Donald Trump :

« On a vu un shutdown du gouvernement, une réforme fiscale mais rien qui ne vienne sauver les vies de nos enfants. » Carly Novell, un lycéen qui s’est caché dans un placard pendant deux heures durant l’attaque, a lui répondu de manière énervée à Donald Trump après un tweet où celui-ci s’en prenait au FBI pour s’être concentré sur l’enquête russe plutôt que sur le tueur de Floride : « Vous savez ce qui n’est pas acceptable? S’en prendre à tout le monde sauf au tireur et au manque de contrôle des armes dans ce pays. Vous avez même les élèves. Nous l’avions pourtant signalé au FBI, nous avons essayé. Mais comment nous sommes supposés savoir ce qui allait arriver? Votre manque de sympathie prouve à quel point vous êtes une personne pitoyable. »

Donald Trump a regardé les apparitions des élèves à la télévision

La semaine avait aussi été marquée par l’émouvant discours d’une survivante de la fusillade samedi : « A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous », a crié Emma Gonzalez lors d’un rassemblement contre les armes à Fort Lauderdale. « Honte à vous », a repris en choeur la foule de plusieurs dizaines de personnes. « Si le président me dit en face que c’était une terrible tragédie (…) et qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais : 30 millions de dollars », a dit rageusement la jeune fille de 18 ans aux cheveux rasés.  »C’est ce que valent ces gens pour vous, M. Trump? », a-t-elle lancé en comparant cette somme au nombre de victimes des fusillades qui ont ensanglanté le pays depuis le début de l’année.

Selon le Washington Post, Donald Trump a regardé très attentivement les apparitions des élèves à la télévision. Comme son entourage lui avait déconseillé d’aller golfer, il a passé son week-end dans sa résidence de Floride à tweeter et à regarder la télévision, rapporte l’agence AP.

La pression risque de continuer à s’accentuer pour Donald Trump. Avec d’autres élèves du lycée Stoneman Douglas, Emma Gonzalez doit participer mercredi à un débat télévisé sur CNN, qui sera diffusé dans l’ensemble du pays. Le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, critiqué pour avoir accepté des millions de dollars de financement politique de la part de la NRA, a annoncé sur Twitter qu’il y participerait également. Donald Trump est également invité mais il y a peu de chance qu’il y aille. Lundi la Maison-Blanche, Donald Trump s’est dit favorable à un renforcement du contrôle des antécédents lors de l’achat d’une arme à feu : « Tandis que les discussions se poursuivent et que des modifications sont envisagées, le président soutient les efforts pour améliorer le système fédéral de contrôle des antécédents », a précisé la porte-parole de l’exécutif Sarah Sanders, dans un communiqué.

19 février 2018

http://www.lejdd.fr/

Lire la suite

18 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest marche

b2

b3

b5

b4

Marche depuis la Place de la Liberté jusqu’à la Maison des Mineurs, attaquée la semaine dernière

Lire la suite

06 février 2018 ~ 0 Commentaire

ldh (brest)

ldh a

ldh1

ldh 3

Facebook

Lire la suite

05 février 2018 ~ 0 Commentaire

rennes procès (bretagne info)

En soutien à Serge Bourgin

Rennes, un procés contre un syndicaliste qui a osé dénoncer les violences policières pendant le mouvement d’opposition à la loi travail

Le site de la Fédération des activités postales et des télécommunications de Solidaires informe sur la tenue d’un procès contre Serge Bourgin militant et secrétaire de ce syndicat en Ille-et-Vilaine. L’audience aura lieu le 13 février 2018 à 14h à Rennes.

Il est poursuivi suite à une plainte pour diffamation par ce que « le chef opérationnel de la section d’intervention de la police départementale a porté plainte en diffamation contre une intervention faite au mégaphone lors de la manifestation contre la loi travail le 16 novembre dernier. »

Et ses camarades de préciser : Le 16 novembre 2017, SUD-Solidaires, la CGT et FO organisaient une manifestation à Rennes contre les ordonnances Macron. Alors que le cortège suivait le parcours déposé et était arrêté à l’entrée du boulevard de la Liberté venant de la place de Bretagne, la section d’intervention (SIR) armée de boucliers, casques et matraques, a remonté la manifestation pour charger la tête du cortège.

Le secrétaire départemental adjoint de SUD-PTT a alors pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée déclarant que « la SIR et son chef opérationnel avaient tiré au LDB 40 sur la manifestation étudiante le 28 avril 2016 éborgnant un étudiant ». Dans la même inter- vention, au mégaphone, le responsable de syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention était coutumière de provocations lors des manifestations contre la loi travail.

Ils affirment que la diffamation ne tient pas et invitent à mobiliser pour ce procès qui s’annonce très politique.

Ces derniers mois les différents services de police et les magistrats Rennais sont sous le feu de l’actualité suite à leur pratiques ultra répressives pendant le mouvement contre la loi travail. Les voila embarqués dans une procédure contre un syndicaliste connu et repéré par les services de police et ce pour une prise de parole critique…

Ils sont sans doute un peu crispés car comme le rappelle SUD PTT :

Les propos tenus sont confirmés par ce que nous, syndicalistes et militants, avons constaté lors des manifestations de 2016 contre la loi travail et notamment lors des charges policières des 23 mars, 9 avril, 28 avril, 31 mai et 2 juin…

Le rapport d’Amnesty international publié et repris par l’ensemble de la presse le 31 mai 2017 dénonçait « les violations des droits humains lors du maintien de l’ordre de rassemblements public » notamment à Rennes, preuves et témoignages à l’appui.

Ce procès interviendra à moment où SUD-PTT mobilise dans les postes de Rennes contre la réorganisation des services et des tournées, les suppressions d’emplois et l’embauche en CDI des salariés en CDD mais aussi à un moment où la mobilisation dans les lycées et universités Rennaises contre les plans de sélection à l’université semble plutôt dans une phase assez dynamique.

http://www.bretagne-info.org/

Lire la suite

02 février 2018 ~ 0 Commentaire

nice écoles (médiapart)

vous vois

A Nice, des policiers dans les écoles : les nouveaux surveillants de Blanquer

Des policiers dans les écoles primaires : Le Pen en rêvait, Blanquer le fait. En acceptant la proposition du maire de Nice, le ministre s’engage dans une voie avec laquelle tous ses prédécesseurs (et pourtant…) avaient pris leurs distances. Et dévoile toujours plus ses intentions. Pour ceux qui ne les auraient pas encore comprises…

Des policiers dans les écoles primaires : Le Pen en rêvait (et encore uniquement pour les collèges et lycées), Blanquer le fait. En acceptant la proposition du maire de Nice, Estrosi, de faire surveiller à la rentrée prochaine, deux ou trois écoles de la ville par des policiers munici- paux, le ministre s’engage dans une voie avec laquelle tous ses prédécesseurs (et pourtant…) avaient pris leurs distances.

Avec la duplicité qui est sa marque de fabrique, Blanquer tient à préciser qu’il n’a pas donné son « feu vert » mais seulement « pris acte de l’expérimentation », ce qui revient au même, le maire ne pouvant la mettre en œuvre sans l’accord de l’EN.

Pour justifier la chose, Blanquer explique doctement que sur les questions sécuritaires, il y avait « une sensibilité particulière, à Nice, tout à fait compréhensible ». Traduction : la police, municipale et nationale (et les 1300 caméras de surveillance en service à Nice), qui avait surtout fait preuve de sa totale incapacité à empêcher l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, pourra toujours se rattraper avec les dangereux écoliers de la ville.

Après tout, c’est bien dans cette ville qu’en janvier 2015, quelques jours après les attentats parisiens, un écolier de 8 ans, soupçonné d’« apologie de terrorisme », avait été conduit au commissariat par de courageux policiers. En vertu du principe de précaution, ils seront dorénavant sur place. On n’est jamais trop prudent.

Il est vrai qu’à Nice, la surveillance des écoliers, est une affaire politique et commer- ciale qui tourne.

Outre les caméras de surveillance, les écoles sont équipées/encombrées de tout un attirail anti-intrusion, boutons d’alerte, d’alarme, badges d’accès etc. Même les crèches municipales n’y échappent pas, des fois que les couches culottes des bambins dissimuleraient en réalité des ceintures d’explosifs.

L’électeur niçois est donc rassuré : à Nice comme ailleurs, les écoles ne comptent ni surveil- lants, ni secrétaires, ni infirmières, les AVS font cruellement défaut, le remplacement des enseignants laisse à désirer mais dorénavant la police veillera.

A quoi veillera-t-elle, d’ailleurs ? Nul ne le sait. Sinon que cette opération publicitaire à grand spectacle ne vient pas de nulle part. Elle fait sens. De fait, cette décision ministérielle s’inscrit dans une logique sécuritaire largement entretenue depuis de nombreuses années, qui fait de l’école un lieu de menaces et d’un élève un délinquant potentiel.

Et ceci en dépit de nombreuses enquêtes, de travaux reconnus (on pense à Eric Debarbieux notamment), de notes d’information émanant des services de l’EN mais que Blanquer, qui passe le plus clair de son temps dans les studios des radios-télés n’a sans doute pas le temps de consulter.

N’en déplaise aux fantasmes et aux images complaisamment véhiculés par les médias et désormais relayés par le ministre, la violence est absente de la plupart des établissements scolaires, notamment des écoles primaires, localisée dans un petit nombre d’endroits (en collège spécialement) où l’exclusion sociale vient renforcer l’exclusion scolaire. Les dispositifs anti-intrusions, notamment, tournent à vide, les intrusions dans les établissements scolaires étant statistiquement voisines de zéro.

Faire de l’école un objet de surveillance maladive : la mesure prise à Nice a sans doute également à voir avec les mesures ubuesques de surveillance décidées par l’EN autour des écoles après les attentats. Il s’agit de surveiller plus que de protéger, d’entretenir un climat de peur qui profite toujours aux gouvernants (et aux fabricants de quincaillerie de surveillance).

L’alourdissement de la politique pénale observée depuis une quinzaine d’années (voir par exemple la question des prisons) trouve ici sa traduction scolaire : avec la surveillance des écoliers, la criminalisation des désordres enfantins et juvéniles, avec le soupçon généralisé sur toute une classe d’âge (pourtant statistiquement la moins délinquante, 10 % des délits, les moins graves le plus souvent, sont le fait des mineurs), la police se voit attribuer sur l’école une fonction éducative pour laquelle elle n’est pas qualifiée et sur la société un droit de regard qui n’est pas légitime.

Jusqu’à présent, à Nice notamment, la volonté de certains élus de faire entrer la police dans les écoles avait été contrée par la réaction des parents et enseignants.

Aujourd’hui, seule la CGT Educ’action a fait connaître son désaccord. Le syndicat majoritaire (SNUIpp-FSU) se tait. Un silence qui, s’il se confirmait, en dirait long sur la perte des repères… non pas des élèves mais de leurs maîtres.

B. Girard jeudi 1er février

Mise à jour (29/01, 17h40) : il paraît que le Snuipp a réagi ? Jusque là, on ne s’en était pas rendu compte… Voir un peu les commentaires sous cette note de blog.

Cet article est initialement paru sur le blog Mediapart de B. Girard

Lire la suite

01 février 2018 ~ 0 Commentaire

anne hidalgo (révolution permanente)

cleo

Après les deux notes de lecture à 100.000 euros de Pénélope Fillon…

Saleté à Paris : Hidalgo dépense 224.580 euros pour en avoir le cœur net !

Nouvelle révélation du Canard Enchainé ! Après la baronne Pénélope Fillon et ses notes de lecture à 200.000 euros, c’est chez la maire de Paris, Anne Hidalgo que le palmipède vient voler dans les plumes. Celle-ci aurait dépensé pour une expertise sur la propreté – ou plutôt la saleté- à Paris la modique somme de 225.000 euros… soit 14 pages de rapport qui attestent que Paris est sale. 

Pour rendre Paris plus propre, Anne Hidalgo n’y va pas avec le dos de la cuillère 

224.580 euros ont été déboursés uniquement pour s’en persuader et pour confier à Ifop, institut de sondage qu’on ne présente plus et l’agence de communication Planète publique, la lourde charge d’aller enquêter auprès des parisiens. Des 105 concitoyens interrogés est sorti un rapport de 14 pages (soit 16.000 euros la page) pour 3 jours de travail. L’objectif étant d’aller à la rencontre des citoyens pour qu’ils puissent offrir de « belles propositions ».

Ce n’est pas la première fois que les politiques ont la main lourde avec les sondages  et l’argent public.

On se rappelle du mandat de Nicolas Sarkozy qui avait déboursé près de 9.4 millions d’euros de sondage sur la période de son quinquennat. Ou du sondage à 53.000 euros commandé par Matignon en avril 2017, alors que Manuel Valls était encore aux commandes qui demandait aux sondés « à quel animal ressemble Manuel Valls ? ». Avec des pratiques qui ne sont parfois pas loin des conflits d’intérêts.

Pourtant, pour le cas d’Hidalgo, et pour améliorer la propreté à Paris, des solutions très simples tombent sous le bon sens :

instaurer des sacs en papier dans les marchés, faire baisser les loyers pour permettre aux vendeurs de rue de s’installer dans des établissements et dans des locaux, ouvrir des halles pour accueillir les marchés et donner des emplacements tout en légalisant les marchés de rue ; réintroduire des chats pour dératiser la ville et éviter l’usage de produits chimiques…

Et surtout, surtout, utiliser l’argent public pour améliorer les conditions de travail et les salaires des agents de nettoyage de la ville de Paris qui se sont mis en grève à plusieurs reprises ces dernières années, augmenter les effectifs et valoriser leur travail et leur métier à la hauteur de l’utilité publique qu’ils apportent.

mercredi 31 janvier

http://www.revolutionpermanente.fr/

Lire la suite

01 février 2018 ~ 0 Commentaire

solidarité gael (sud 92)

gael

Empêchons le licenciement de Gaël ! Regroupons-nous contre la répression à La Poste… et partout ailleurs !

Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 et militant du Front Social, subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en 14 ans, et presque un an de mises à pied cumulées.

La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’Inspection du Travail en 2010, par le Ministre du Travail en 2011, puis par le Tribunal Administratif en 2014.

En avril dernier la Cour d’Appel du Tribunal Administratif de Versailles a annulé les 3 précédentes décisions et a ainsi relancé toute la procédure !

L’Inspection du Travail a de nouveau refusé son licenciement mais c’est désormais Mme Penicaud, Ministre du Travail et ex-DRH de Danone qui va décider du sort de Gaël ! Notre mobilisation doit empêcher son licenciement !

La Poste a décidé de frapper fort contre les militantes et militants combatifs.

L’intervention du GIPN contre les grévistes du centre de tri de Bègles-Bordeaux en 2005 avait constitué le coup d’envoi de cette offensive. Depuis, les poursuites disciplinaires et pénales, les licenciements, les sanctions disciplinaires se sont multipliées contre les syndicalistes et plus largement contre toutes celles et ceux qui refusent de courber l’échine : 10 ans de mises à pied cumulées par les militantes et militants SUD et CGT en Ile-de-France depuis 2012 ont été recensées, 14 ans depuis 2010 !

4 militants syndicaux du 92 ont été mis en garde à vue en pleine grève en 2014. Olivier Rosay a subi à lui seul 69 mois de suspension de fonction ! Dans le 92 aussi, Yann Le Merrer a été révoqué, puis en attente de poste suite à l’obligation faite à son employeur de le réintégrer.

Cette logique répressive touche aujourd’hui l’ensemble du monde du travail :

plus de 4000 poursuites disciplinaires ou pénales ont été intentées contre des grévistes ou des manifestants depuis le mouvement de 2016 contre la Loi Travail. Mais cette répression est combattue, que ce soit concernant les peines de prison pour les ex-Goodyear, contre les violences policières dans les quartiers populaires, pour les inculpés du procès du Quai de Valmy, à PSA Poissy, pour Loïc de la Compagnie Jolie Môme par exemple.

Si la répression est là, c’est bien qu’il y a des résistances. Nous appelons à regrouper tous les cas de répression pour être en mesure de mettre un coup d’arrêt à l’offensive actuelle. Si nous regroupons nos forces, nous pouvons gagner !

Facebook

Lire la suite

01 février 2018 ~ 0 Commentaire

ouessant (le télégramme)

mouton-ouessant-1024x680-landscape

Ouessant. Le contrôle auto de trop ?

Jusqu’ici, sur l’île d’Ouessant, les véhicules échappaient au contrôle technique en vigueur sur le continent. Mais le préfet du Finistère veut annuler cette dérogation. Les îliens ont le senti- ment qu’on veut leur tondre la laine sur le dos.Dans les années 1970-1980, le parc automobile ouessantin, c’était un peu, en caricaturant à peine, un univers à la Mad Max. L’île était le royaume de la « strakell », comme on dit en breton. Comprenez qu’y circulaient beaucoup de véhicules n’ayant plus grand-chose à voir avec les modèles sortis d’usine. Atmosphère iodée oblige, les teintes d’origine étaient vite dominées par la couleur rouille. Mais ça roulait quand même.

Inutile de dire qu’en 1992, lorsque le contrôle technique des véhicules a été rendu obligatoire en France, à Ouessant, on a regardé ça de loin. D’autant qu’à Brest, le sous-préfet de l’époque, Paul Roncière, avait signé une dérogation exemptant l’île du respect de cette obligation nouvelle. L’histoire ne dit pas si c’est un certain Jean-Yves Cozan, le conseiller général d’Ouessant aujourd’hui disparu, qui avait expliqué au représentant de l’État qu’imposer le contrôle aux îliens revenait un peu à s’asseoir à la place du mort.

« Pour des raisons de sécurité »

Mais ça, c’était avant. Avant ce jour de 2016 où la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) a débarqué pour contrôler les taxis de l’île. Découvrant que presque aucun n’avait passé le contrôle technique, l’administration a saisi le sous-préfet de Brest, Ivan Bouchier, qui a ouvert la boite de Pandore.

« Pour des raisons de sécurité, on ne peut continuer à exonérer l’île de ce contrôle », expli- quait-il, en novembre dernier. Autrement dit, la fameuse dérogation est aujourd’hui remise en cause. Comme le dit sobrement l’ancien sous-préfet interrogé sur le sujet, « l’époque a chan- gé… ». Les Ouessantins, eux, ne voient pas ce qui a évolué sur leur île en matière de chaussée depuis 1992. « On n’a pas de grande route et l’île fait 15 km² ! », comme dit l’un d’eux.

Une première facture à 7.000 euros !

Du côté de la municipalité, on s’inquiète de devoir mettre la main à la poche (7.775 € de participation pour un investissement total de 46.650 €) pour permettre l’installation d’un centre de contrôle technique. Le projet tombe mal, la commune a d’autres projets en cours, plus prioritaires. Et le financement auquel on l’oblige pour un opérateur privé passe mal.

Le maire, Denis Palluel, souligne aussi « la faiblesse de l’activité » pour ce professionnel. L’actuel sous-préfet prône, lui, une « solution intelligente » : un contrôle technique allégé pour rester « conforme à l’esprit d’égalité face à la loi ». L’opérateur retenu a demandé un régime d’exception : « Il n’y aura pas de banc de freinage et, sur les 400 points à contrôler en 2018, moins de 124 le seraient sur l’île ». Et le sous-préfet d’ajouter : « On ne peut pas accepter qu’il y ait des voitures qui ont 20 ou 30 ans et qui n’ont jamais passé de contrôle ».

Dix ans sans un accident

L’opérateur privé a été trouvé par la sous-préfecture : il possède plusieurs centres de contrôle technique et aime l’île ! « Pas pour longtemps ! », ironisent les Ouessantins. Et ceux-ci de souligner qu’en dix ans, leurs pompiers n’ont jamais été appelés pour un accident. Même constat du capitaine Oswald, de la gendarmerie de Brest : « Depuis 2010, il n’y a pas eu de constat pour accident sur l’île ».

Quant à Dominique Kérébel, le garagiste de l’île, il pense qu’un contrôle des freins et des feux suffirait. Et il estime que, si la dérogation disparaît, au moins la moitié du parc automobile de l’île, plus de 200 véhicules, ira à la casse. Un coup dur pour une population aux revenus limités, Ouessant ayant le plus petit revenu fiscal du Finistère. D’où l’impression qu’ont plusieurs propriétaires de strakell d’être pris pour des moutons bons à tondre !

24 décembre 2017  Tangi Leprohon et Hélène Prigent

Strakell: Crécelle

Source: Parti Travailliste de Kanaky

Lire la suite

31 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

rennes triskalia (le télégramme)

pesticideis

Pesticides. La cour d’appel jugera en mars pour les ex-Triskalia

Les deux anciens salariés de Triskalia ont reçu, hier, devant la cour d’appel, le soutien du Collectif de l’ouest de soutien aux victimes des pesticides. Pascal Brigant et Claude Le Guyader, deux anciens salariés de l’usine de production d’aliments pour bétail Nutréa-Triskalia, à Plouisy (22), étaient, hier, devant la cour d’appel du tribunal des affaires sociales, à Rennes, pour demander la reconnaissance de leur intoxication aux pesticides comme maladie professionnelle par la MSA.
.
Après de multiples renvois et la demande d’un avis au Comité régional de reconnaissances des maladies professionnelles (CRRMP) de Normandie, la cour d’appel rendra sa décision le 14 mars prochain.
.

Maladie professionnelle pour l’un et pas pour l’autre ?

Les deux anciens chauffeurs travaillaient depuis 1986 dans l’usine Triskalia de Plouisy. Comme plusieurs autres salariés de la coopérative, ils estiment avoir été intoxiqués par des pesticides déversés en masse sur les céréales, en 2009 et 2010.

.
Ils ont développé une hypersensibilité aux produits chimiques multiples, ce « syndrome d’into- lérance aux odeurs » se traduisant par des troubles digestifs, oculaires, neurologiques mais aussi psychiques comme un état dépressif.
.
La cour d’appel, qui a déjà étudié le dossier à plusieurs reprises, avait demandé un nouvel avis auprès du CRRMP de Normandie, après l’avis défavorable prononcé à l’encontre des ex-salariés par le CRRMP de Bretagne.
.
Les experts normands ont rendu des conclusions différentes des experts bretons, estimant que la pathologie de M. Le Guyader pouvait être reconnue comme maladie professionnelle. En revanche, ils estiment toujours que le lien de causalité entre les symptômes de M. Brigant et son exposition professionnelle ne démontrent pas « un lien direct et essentiel avec le travail ».
.
Me Lafforgue, l’avocat des plaignants, s’indigne de « l’obstination de la MSA à empêcher cette reconnaissance ». Il redoute de nouvelles procédures de la part de l’organisme social qui repousseraient encore la décision de plusieurs années. Il a aussi précisé que l’Union européenne commence à s’inquiéter de l’exposition des populations bretonnes aux pesticides.
.
  31 janvier 2018
.

Lire la suite

17 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

urvoas jj (jdd)

Marquis 4

Affaire Urvoas : l’enquête à la Cour de justice de la République formellement ouverte. La saisine de la commission d’instruction de la Cour de cassation marque le début des investigations dans cette affaire de violation du secret professionnel.

La Cour de justice de la République a été officiellement saisie mercredi de l’enquête sur l’ancien garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas, soupçonné d’avoir transmis au député Thierry Solère des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant, a annoncé le parquet général de la Cour de cassation.

Dans un communiqué, le procureur général près la Cour de cassation a annoncé avoir « saisi aujourd’hui la commission d’instruction d’un réquisitoire introductif visant Jean-Jacques Urvoas en sa qualité à la date des faits de [...] ministre de la Justice, sous la qualification de violation du secret professionnel ». Cette étape marque formellement le lancement des investigations, mais elles s’annoncent longues.

Une note de la DACG.

Le haut magistrat était tenu de saisir cette commission après l’avis favorable émis mardi par la commission des requêtes de la CJR.  Cette affaire a rebondi en plein débat sur le lien hiérar- chique entre le garde des Sceaux et les procureurs, mais également au moment où le prési- dent Emmanuel Macron a réaffirmé lundi sa volonté de « supprimer » la CJR.

Selon les révélations du Canard enchaîné en décembre, Jean-Jacques Urvoas, alors au gouvernement, avait envoyé à Thierry Solère, député LR rallié depuis à LREM, une note de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) sur une enquête le concernant.

Cette synthèse, signée « Amitiés, Jean-Jacques Urvoas », aurait été demandée à ses services par le ministre, comme le lui permettait son statut de garde des Sceaux, puis trans- mise par messagerie cryptée au député entre les deux tours de la présidentielle, d’après l’hebdomadaire.

Une perquisition chez Thierry Solère. Depuis le 6 septembre 2016, Thierry Solère est en effet visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre pour « fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux ».  Dans le cadre de cette procédure, une perquisition au domicile du député, qui a dû renoncer fin 2017 à son poste de questeur de l’Assemblée nationale, avait été menée par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), qui avaient alors trouvé le message de Jean-Jacques Urvoas.

La procureure de Nanterre avait confirmé que des éléments « susceptibles d’engager la responsabilité pénale de Jean-Jacques Urvoas » avaient été saisis lors d’une perquisition, puis transmis le 5 décembre au procureur général près la Cour de cassation.

17 janvier 2018

http://www.europe1.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin