Archive | Justice & libertés

30 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

tibidy (ouest-france france-bleu)

tib 33

L’Amicale des plaisanciers de Saint Guénolé appelle à un Rassemblement
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Sur terre et sur mer à Tibidy le samedi 6 octobre prochain à 14H
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Elle invite toutes les personnes attachées au site naturel et culturel de Tibidy de se retrouver pour :
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- Protester dans la bonne humeur et le respect des lieux contre la fermeture brutale il y a un an de l’accès au petit port de saint Guénolé ;
- Demander expressément le retrait sans délai du grillage et terrassement, réalisés au détriment de la  sécurité des usagers et au mépris d’un droit de passage public existant depuis des temps immémoriaux.
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an osp ital

Amicale des Plaisanciers de Saint Guénolé

Association loi 1901, 22 rue du Nerhu, 29460 L’Hopital-Camfrout
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Contact / inscription préalable nécessaire pour le rassemblement nautique :
amicalesaintguenole@gmail.com 06 75 55 14 86
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Lire aussi:
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Dans la Rade de Brest, l’île de Tibidy n’est plus accessible (F Bleu)

À L’Hôpital-Camfrout, l’île de Tibidy devient « un bunker » (OF)

Dernière minute:

L’Amicale des plaisanciers de Saint Guénolé a décidé d’afficher publiquement samedi son soutien à l’Aquarius et sa solidarité avec SOS Méditerrannée.

A ce titre, elle informe le public que les recettes qui lui reviendront seront intégralement versées à SOS Méditerrannée. Nous considérons en effet qu’il est inacceptable que la mer, espace de loisir pour nous,  puisse être aussi un cimetière, avec un reniement de la règle maritime universelle d’assistance au naufragé. Il ne s’agit pas d’un message politique que les statuts de notre association n’autorisent pas, mais bien d’un impératif humanitaire. Merci de diffuser ce message autour de vous,
Bien cordialement
L’APSG

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30 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

mélenchon (jdd humanité lo regards)

Migrants Ital

Immigration: Mélenchon s’estime piégé par la gauche

Hamon, Jadot et d’autres ont décidé de signer le « manifeste pour l’accueil des migrants » initié par la gauche intellectuelle. La France insoumise y voit un traquenard.

A gauche, l’immigration est un sujet inflammable. Jean-Luc Mélenchon et les siens sont persuadés que l’ex-socialiste Benoit Hamon, l’écologiste Yannick Jadot, le communiste Ian Brossat et les autres dirigeants de gauche cherchent à l’envoyer au bûcher en le d­épeignant comme le leader d’une gauche anti-migrants. Ce qui a mis le feu aux poudres : le Manifeste pour l’accueil des migrants paru mercredi 26 septembre sur les sites de Mediapart, Politis et Regards et initialement paraphé par 150 intellectuels, artistes et associatifs de gauche. (…)

Ce qui est intéressant, c’est les critiques en creux contre ­Mélenchon proférées par les signa-taires que le JDD a sollicités. « Défendre les pauvres parmi les pauvres, c’est ­forcément au sommet des ­engagements de la gauche. L’indignation originelle de la gauche commence par là, nous assure Hamon. Il était temps que ceux qui pensent que la France doit être fraternelle se retrouvent dans un appel qui réunit la gauche profonde ».

29 septembre 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Jean-Luc Mélenchon veut « pourrir » le retour de François Hollande (JDD)

Etre de gauche face à l’immigration (L’Humanité)

Accueil des migrants : les ambiguïtés de Mélenchon (Lutte Ouvrière)

Immigration : Clémentine Autain, au ban des Insoumis (Anti-k)

Migrations, le débat, pas la guerre : réponse à Jean-Luc Mélenchon (Regards)

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30 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

salah libéré! (courrier-international libération)

hammouri

Israël libère un avocat franco-palestinien après plus d’un an de détention

Salah Hamouri, un avocat franco-palestinien, libéré par Israël après plus d’un an de détention, rejoint sa mère Denise au domicile familial à Jérusalem-Est, le 30 septembre 2018 . Un avocat franco-palestinien a été libéré de prison dimanche après plus d’un an de détention administra-tive en Israël et a rejoint le domicile familial à Jérusalem-Est, a indiqué son avocat à l’AFP.

Salah Hamouri, 33 ans, avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Il a passé la quasi-totalité de sa détention dans une prison du Néguev dans le sud d’Israël. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles comme c’est généralement le cas pour les détentions administratives. Le régime de détention administrative, très critiqué par les défenseurs des droits de l’Homme, permet à Israël de priver de liberté des personnes pendant plusieurs mois renouvelables indéfiniment sans leur en notifier les raisons.

Salah Hamouri ne doit participer à « aucune célébration (notamment de sa libération) pendant 30 jours », a précisé à l’AFP son avocat, Me Mahmoud Hassan. Il lui est également interdit de prendre part à des activités militantes pendant cette période, a ajouté Me Hassan en précisant que son client avait payé une caution de 3.000 shekels (709 euros). Contacté par l’AFP, le service de sécurité intérieure, le Shin Beth, n’a pas encore réagi aux raisons de sa détention.

Le président français Emmanuel Macron avait évoqué à plusieurs reprises le cas de Salah Hamouri avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon le Quai d’Orsay, demandant que ses droits soient respectés et qu’il puisse voir son fils et son épouse, cette dernière ayant été empêchée d’entrer en Israël.

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri, a déjà été emprison-né à plusieurs reprises, dont une longue incarcération entre 2005 et 2011 après avoir été reconnu coupable par un tribunal israélien de projet d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, le dirigeant spirituel et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass, décédé en 2013. Il avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers et avait toujours clamé son innocence.

Selon l’ONG palestinienne Addameer, plus de 5.500 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont environ 450 en détention administrative.

30.09.2018

https://www.courrierinternational.com/

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Lire aussi:

Israël libère l’avocat franco-palestinien, Salah Hamouri, après plus d’un an de détention (Libération)

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

manifeste (politis + npa + regards)

Manifeste pour l’accueil des migrants

Politis, avec Mediapart et Regards, publient cet appel de 150 personnalités pour l’accueil des migrants.

Partout en Europe, l’extrême droite progresse. La passion de l’égalité est supplantée par l’obsession de l’identité. La peur de ne plus être chez soi l’emporte sur la possibilité de vivre ensemble. L’ordre et l’autorité écrasent la responsabilité et le partage. Le chacun pour soi prime sur l’esprit public.

Le temps des boucs émissaires est de retour. Oubliées au point d’être invisibles, la frénésie de la financiarisation, la ronde incessante des marchandises, la spirale des inégalités, des discri-minations et de la précarité. En dépit des chiffres réels, la cause de nos malheurs serait, nous affirme-t-on, dans la « pression migratoire ». De là à dire que, pour éradiquer le mal-être, il suffit de tarir les flux migratoires, le chemin n’est pas long et beaucoup trop s’y engagent.

Nous ne l’acceptons pas. Les racines des maux contemporains ne sont pas dans le déplace-ment des êtres humains, mais dans le règne illimité de la concurrence et de la gouvernance, dans le primat de la finance et dans la surdité des technocraties. Ce n’est pas la main-d’œuvre immigrée qui pèse sur la masse salariale, mais la règle de plus en plus universelle de la compétitivité, de la rentabilité, de la précarité.

Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migra-toires. À vouloir le faire, on finit toujours par être contraint au pire. La régulation devient contrôle policier accru, la frontière se fait mur. Or la clôture produit, inéluctablement, de la violence… et l’inflation de clandestins démunis et corvéables à merci. Dans la mondialisation telle qu’elle se fait, les capitaux et les marchandises se déplacent sans contrôle et sans contraintes ; les êtres humains ne le peuvent pas. Le libre mouvement des hommes n’est pas le credo du capital, ancien comme moderne.

Dans les décennies qui viennent, les migrations s’étendront, volontaires ou contraintes. Elles toucheront nos rivages, et notre propre pays, comme aujourd’hui, aura ses expatriés. Les réfugiés poussés par les guerres et les catastrophes climatiques seront plus nombreux. Que va-t-on faire ? Continuer de fermer les frontières et laisser les plus pauvres accueillir les très pauvres ? C’est indigne moralement et stupide rationnellement. Politique de l’autruche… Après nous le déluge ? Mais le déluge sera bien pour nous tous !

Il ne faut faire aucune concession à ces idées, que l’extrême droite a imposées, que la droite a trop souvent ralliées et qui tentent même une partie de la gauche. Nous, intellectuels, créa-teurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne cour-berons pas la tête. Nous ne composerons pas avec le fonds de commerce de l’extrême droite. La migration n’est un mal que dans les sociétés qui tournent le dos au partage. La liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil sont des droits fondamentaux de l’humanité.

Nous ne ferons pas à l’extrême droite le cadeau de laisser croire qu’elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions, en même temps que ses réponses.

Vous pouvez aussi signer et faire signer la pétition

manifeste

Les 150 signataires

Christophe Aguiton, sociologue – Christophe Alévêque, humoriste et auteur – Pouria Amirshahi, directeur de Politis – Ariane Ascaride, comédienne – Jean-Christophe Attias, universitaire – Geneviève Azam, économiste – Bertrand Badie, politiste – Sébastien Bailleul,DG du CRID- Josiane Balasko, comédienne- Étienne Balibar, philosophe – Ludivine Bantigny, historienne – Pierre-Emmanuel Barré, auteur, humoriste – Lauren Bastide, journaliste, féministe – Christian Baudelot, sociologue – Edmond Baudoin, auteur, dessinateur de BD – Alex Beaupain, auteur, compositeur, interprète – François Bégaudeau, écrivain – Yassine Belattar, humoriste – Hourya Bentouhami, philosophe – Alain Bertho, anthropologue – Pascal Blanchard, historien – Romane Bohringer, comédienne – Benoît Borritz, chercheur militant – Alima Boumediene-Thiery, avocate – Rony Brauman, médecin, cofondateur de MSF – Michel Broué, mathématicien – Valérie Cabanes, juriste internationale – Hélène Cabioc’h, présidente de l’Ipam – Julia Cagé, économiste – Robin Campillo, réalisateur – Aymeric Caron, écrivain, journaliste – François Chaignaud, chorégraphe – Patrick Chamoiseau, écrivain – Paul Chemetov, architecte – Monique Chemillier-Gendreau, juriste – Mouhieddine Cherbib, Respect des libertés – Jean-Louis Cohen, historien – Cristel Cornil, enseignante-chercheuse – Marie Cosnay, écrivaine – Annick Coupé, syndicaliste – Alexis Cukier, philosophe – Jocelyne Dakhlia, historienne – Jean-Michel Daquin,architecte – Françoise Davisse, réalisatrice – Philippe de Botton, président de Médecins du monde – Laurence De Cock, historienne, Fondation Copernic – Catherine de Wenden, politologue – Christine Delphy, féministe – Christophe Deltombe, président de la Cimade – Rokhaya Diallo, journaliste, écrivaine – Georges Didi-Huberman, philosophe – Bernard Dréano, président du Cedetim – Michel Dru, anesthésiste réanimateur – Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH – Annie Ernaux, écrivaine – Éric Fassin, sociologue, anthropologue – Corentin Fila, comédien – Geneviève Fraisse, philosophe – Bernard Friot, économiste, philosophe – Isabelle Garo, philosophe – Amandine Gay, réalisatrice – Raphaël Glucksmann, essayiste – Robert Guédiguian, réalisateur – Nacira Guénif, sociologue, anthropologue – Janette Habel, politologue – Jean-Marie Harribey, économiste – Serge Hefez, psychanalyste – Cédric Herrou, militant associatif – Christophe Honoré, réalisateur – Eva Husson, réalisatrice – Thierry Illouz, auteur, avocat pénaliste – Pierre Jacquemain, rédacteur en chef de Regards – Geneviève Jacques, militante associative – Chantal Jaquet, philosophe – Juliette, chanteuse, parolière, compositrice – Gaël Kamilindi, pensionnaire de la Comédie-Française – Pierre Khalfa, syndicaliste, coprésident de la Fondation Copernic – Cloé Korman, écrivaine – Bernard Lahire, professeur de sociologie à l’ENS de Lyon – Nicole Lapierre, anthropologue et sociologue – Mathilde Larrère, historienne – Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH – Raphaël Liogier, sociologue, philosophe – Isabelle Lorand, chirurgienne – Germain Louvet, danseur étoile de l’Opéra de Paris – Gilles Manceron, historien, LDH – Philippe Mangeot, enseignant – Patrice Maniglier, philosophe – Philippe Marlière, politologue – Roger Martelli, historien, directeur de la publication de Regards – Christiane Marty, ingénieure-chercheuse, Fondation Copernic – Corinne Masiero, comédienne – Gustave Massiah, altermondialiste – Nicolas Maury, comédien – Marion Mazauric, éditrice – Caroline Mecary, avocate – Philippe Meirieu, pédagogue – Phia Ménard, jongleuse, performeuse, metteur en scène – Céline Meresse, présidente du CICP – Guillaume Meurice, auteur, humoriste – Pierre Micheletti, médecin, écrivain – Jean-François Mignard, secrétaire général de la LDH – Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue – Stanislas Nordey, directeur du Théâtre national de Strasbourg – Ludmila Pagliero, danseuse étoile à l’Opéra de Paris – Willy Pelletier, sociologue, Fondation Copernic – Nora Philippe, auteure, réalisatrice – Thomas Piketty, économiste – Edwy Plenel, journaliste, président et cofondateur de Mediapart – Emmanuel Poilane, président du CRID – Thomas Porcher, économiste – Didier Porte, humoriste – Mathieu Potte-Bonneville, philosophe – Olivier Py, auteur, metteur en scène et directeur du Festival d’Avignon – Bernard Ravenel, historien – Éric Reinhardt, écrivain – Prudence Riff, co-présidente du FASTI – Michèle Riot-Sarcey, historienne – Vanina Rochiccioli, présidente du Gisti – Paul Rodin, directeur délégué du festival d’Avignon – Marguerite Rollinde, politologue spécialiste du Maghreb – Alexandre Romanès, cirque Romanès – Délia Romanès, cirque Romanès – Paul Rondin, directeur délégué du Festival d’Avignon – Alain Ruscio, historien – Malik Salemkour, président de la LDH – Sarah Salesse, avocate – Christian Salmon, écrivain – Odile Schwertz-Favrat, ex-présidente de la Fasti – Denis Sieffert, président de la SAS Politis – Catherine Sinet, directrice de la rédaction de Siné Mensuel – Romain Slitine, enseignant à Sciences Po – Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH – Lilian Thuram, fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme – Sylvie Tissot, sociologue – Michel Toesca, acteur, réalisateur – Marie Toussaint, militante associative, présidente de Notre affaire à tous – Assa Traoré, comité Adama – Enzo Traverso, historien – Catherine Tricot, architecte – Aurélie Trouvé, altermondialiste, agronome – Fabien Truong, sociologue – Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH – Dominique Vidal-Sephiha, journaliste – Jean Vigreux, historien – Thierry Vila, écrivain – Arnaud Viviant, écrivain, critique littéraire – Sophie Wahnich, historienne – Jacques Weber, comédien – Serge Wolikow, historien

Organisations de soutien

Assemblée citoyenne des Originaires de Turquie, Auberge des migrants, Baam, CCFD-Terre solidaire 93, Cedetim, CICP, la Cimade, Coalition internationale des sans-papiers et migrants, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, Coordination 75 des sans-papiers, Coordination 92 des sans-papiers, Coordination 93 des sans-papiers, Droits ici et là-bas (DIEL), Fasti, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, Gisti, Initiatives pour un autre monde, Ligue des droits de l’homme, Roya citoyenne, Syndicat des avocats de France, Union juive française pour la paix (UJFP), Utopia 56

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

L’Aquarius face à la barbarie des autorités européennes et françaises (NPA)

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24 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

cora pacé (fr3)

Ille-et-Vilaine : les salariés d’un supermarché se mobilisent contre l’ouverture le dimanche

Les employés du supermarché Cora dénoncent un passage en force de la direction, sans base de volontariat.

Dans le centre commercial de Pacé, en Ille-et-Vilaine, les salariés du supermarché Cora sont en colère, car leur direction va les obliger à travailler le dimanche matin. « Ce ne sera pas sur la base du volontariat, on ne sera pas du tout volontaire pour venir, il faut bien le préciser. On va avoir juste une petite majoration de salaire pour ces dimanches travaillés. Et ça va représenter huit à dix euros par mois« , selon Cyrille Lechevestrier, délégué CFTC.

Le tribunal a cassé un arrêté préfectoral

La loi permet aux commerces alimentaires de détail d’ouvrir jusqu’à 13h le dimanche. Une auto-risation suspendue jusqu’alors par arrêté préfectoral, qui vient d’être cassé par le tribunal administratif, au grand désarroi du maire de Pacé. « Les centre-bourgs sont des lieux de vie importants, et on ne souhaite pas du tout que ça puisse être déstabilisé de manière trop importante« , regrette Paul Kerdraon, maire de Pacé.

23/09/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Commentaire: Comme c’est bien présenté! Voilà que les pauvres rechignent à bosser le dimanche, pour sauver « notre » économie alors qu’on leur octroie royalement 10 euros par mois!

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20 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

députés bretons (eaux et rivières)

deputes

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

loi bichet (npa)

tonnerre de brest 1

Réforme de la loi Bichet : un enjeu démocratique pour la presse en France

Il n’y avait pas de quotidiens nationaux dans les kiosques jeudi 13 septembre. En cause : la « réforme » programmée de la loi Bichet de 1947 sur la distribution de la presse en France qui devrait se faire sur la base du rapport Schwartz, remis fin juillet à la  ministre de la Culture Françoise Nyssen et à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. 

Marc Schwartz est un haut fonctionnaire, ancien directeur de cabinet de Françoise Nyssen au ministère de la Culture.

Il est celui qui a conclu un accord entre Google et la presse française avec le succès que l’on connait. Avec un rapport supposé faire des propositions pour moderniser la diffusion, on s’achemine vers un plan de libéralisation du secteur de la distribution, fragilisant un peu plus encore la presse en France, de nombreux titres se retrouvant sous la menace de ne plus pouvoir faire face aux coûts de distribution.

Liberté, solidarité, égalité

La loi Bichet (loi issue du programme du Conseil de la résistance) était fondée sur trois grands principes : la liberté (quiconque peut en France créer un journal), la solidarité (le système coopératif permet de mutualiser les coûts de distribution), l’égalité de traitement (la presse est diffusée de façon équitable sur l’ensemble du territoire).

Avec la réforme annoncée, il n’y aurait plus d’obligation pour les titres de passer par une coopérative existante (il en existe deux aujourd’hui : Presstalis et les Messageries lyonnaises de presse), mais d’organiser de nouvelles messageries afin de réaliser des groupages. Cela ressemble à l’ancien système pensez-vous ? Eh bien pas vraiment, dans la mesure où les règles qui avaient cours jusque-là seraient changées, puisque ce serait les éditeurs qui fixeraient seuls leurs barèmes et non plus la coopérative où un éditeur, quel que soit son poids économique, vaut, démocratiquement, une voix.

Là où la loi Bichet était protectrice pour les titres les moins riches, ils se retrouveraient alors à la merci des plus gros : clap de fin du système de mutualisation.

On peut légitimement penser que les titres ne seraient plus traités de façon égalitaire mais que chacun verrait son existence sur le territoire tributaire de ce qu’il serait prêt à débourser. Une pierre de plus dans le traitement inégalitaire des territoires : certains journaux ne pourraient plus exister dans de petites zones rurales où le coût de transport est plus important.

Si le système de distribution est déjà bien imparfait, les mouvements en cours ne feront que l’aggraver, faisant du journal un objet pour les zones urbaines denses et s’adressant à une population au pouvoir d’achat conséquent.

Vers l’uberisation ? 

Pourtant, la presse papier, même si beaucoup l’enterrent déjà, reste un outil indispensable dans la diffusion de l’information palpable et des idées (ce sont plus d’un million d’exemplaires qui sont distribués chaque jour pour les titres les plus importants (le Monde, Aujourd’hui en France, la Croix, le Figaro, Libération, l’Humanité) ; demain un titre comme l’Anticapitaliste sera peut-être juste relayé au centre des plus grandes villes, pour les kiosques qui survivent encore à ce jour.

Et bien entendu ces nouvelles organisations entraineront dans leur sillon la remise à plat des statuts des salariéEs opérant dans la filière…

Tout cela semble laisser entrevoir une « uberisation » de la presse française et pose une question de fond démocratique sur la liberté d’information, la presse devenant une marchan-dise comme une autre. Sera-t-elle demain distribuée par Chronopost ou livrée par Amazon ?

Les ouvriers du Livre ont donc fait grève jeudi 13 septembre à l’appel du SGLCE-CGT 1, et se sont rendus à près de 300 devant le Conseil d’État (avec le SNJ-CGT 2 et le SIPC-CGT 3), où une délégation à été reçue. Le gouvernement, qui n’entend rien négocier ni sur ce sujet ni sur les autres, devra malgré tout entendre la colère de la profession qui est plus que jamais mobilisée contre un projet de régression d’ampleur.

Correspondant

1 – Syndicat général du livre et de la communication écrite, regroupant le pré-presse, la maintenance, l’expédition, la distribution et les entreprises de Labeur.

2 – Syndicat national des journalistes.

3 – Syndicat des imprimeries de presse et de la communication.

Mercredi 19 septembre 2018

https://npa2009.org/

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17 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

ahed tamimi (france 24)

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17 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

protectionnisme (libération)

protect

La gauche peut-elle être protectionniste ?

Un pan de la gauche n’hésite plus à plaider pour cette doctrine économique. Une forme d’opposition au libre-échange qui fait sens, mais aussi une décision qui remet en cause, selon certains, des fondamentaux.

Des «salutations internationalistes», adressées comme un reproche. Fin août, un tweet de Jean-Luc Mélenchon, critiquant «ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux», a fait tiquer Olivier Besancenot.

Mise au point de ce dernier : «Ce ne sont pas les immigrés qui font pression sur les salaires, mais le profit que les capitalistes extirpent du travail des salariés, français ou immigrés, en France comme dans le monde entier. Salutations internationalistes». Simple «trollage gauchis-te», pour un militant insoumis débarqué dans la joute, l’échange est pourtant révélateur d’un débat qui agite la gauche: peut-elle, doit-elle être protectionniste ?

Doctrine économique visant à protéger l’économie nationale de la concurrence étrangère par le biais de barrières douanières, le protectionnisme – sans qu’il ne soit encore théorisé comme tel – a longtemps été la norme en France. Alors que le Royaume-Uni renonce à la protection douanière et délègue la régulation de ses échanges aux forces divines du marché dès le début du 19è siècle, la France reste adepte du mercantilisme: ouvrir les vannes pour l’exportation, les fermer pour l’importation.

Le discours de l’adversaire

Le débat sur les droits de douane émerge finalement avec l’essor du libéralisme, dans la deuxième partie du 19è siècle. En 1892, il se concentre autour de la loi Méline (du nom du député des Républicains progressistes Jules Méline, futur président du Conseil), qui renforce la protection douanière sur les importations agricoles.

Dès lors, la gauche est gênée.

D’un côté, le libre-échangisme est associé aux industriels, de l’autre, le protectionnisme «c’est le discours de l’adversaire, la droite tradi», rappelle l’historien Alain Garrigou. «La gauche est gênée aux entournures, d’autant qu’elle se réclame de valeurs universalistes.» Marx a indiqué la consigne en 1848, dans son Manifeste du parti communiste : «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous.» Le protectionnisme, à l’inverse, ne propose aucune modification des rapports de production et d’exploitation. Le peuple «est conçu comme un tout cohérent et non comme une entité traversée de conflits», explique le sociologue Dominique Baillet. Plus de tensions à l’intérieur de la nation donc, seulement une menace venant de l’extérieur. Plus d’ouvriers et de patrons, seulement des Français et des étrangers.

«On parle surtout de la concurrence étrangère et on néglige les autres causes du mal, même celles sur lesquelles on pourrait agir; c’est que la question la plus facile à résoudre semble la question douanière. Et aussi c’est que, pour résoudre les autres problèmes, une meilleure distribution de l’impôt, une meilleure répartition de la propriété foncière, il faudrait demander des sacrifices à ceux qui possèdent, et qu’on aime mieux, en se bornant à des tarifs de doua-ne, en demander à ceux qui ne possèdent pas», explique ainsi Jean Jaurès lors des débats sur la loi Méline.

Et de poursuivre, sans choisir

«Le socialisme […] exclut, à la fois, et la protection qui ne peut guère profiter aujourd’hui qu’à la minorité des grands possédants, et le libre-échange, qui est la forme internationale de l’anarchie économique.» «On n’arrive pas vraiment à comprendre sa position sur le sujet. Au sein même de la gauche, il y a des nuances, des désaccords sur le sujet», explique Alain Garrigou.

Pour ajouter à la gêne, le protectionnisme est très vite associé au nationalis-me et à la xénophobie.

Bien avant la crise des années 30 qui, alliant repli économique et identitaire, mènera cette association à son paroxysme. L’historien David Todd rappelle ainsi qu’en 1846, le principal lobby protectionniste fait imprimer des affiches sur lesquelles on peut lire : «N’est-il pas vrai que c’est en travaillant qu’on gagne de quoi vivre, et que faire travailler l’Anglais pour habiller le Français, c’est donner le pain du Français à l’Anglais?»   

Impasse

Un discours toujours actuel, pour une partie de la droite, allant de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen, qui revendique un droit de préemption sur l’alliage protectionnisme-souverainisme-patriotisme. Mais l’impasse de plus en plus évidente dans laquelle mène le système actuel – urgence écologique, inégalités croissantes, délocalisations – a changé la donne.

Première étape du chantier intellectuel

Faire le constat de l’association entre protectionnisme et nationalisme; et la déconstruire. François Ruffin, journaliste-essayiste et désormais député de la France insoumise, écrit ainsi dans Leur Grande Trouille, journal intime de mes pulsions protectionnistes : «Année après année, à force de répétition, une idée semble s’être imposée: s’opposer à la libre circulation des produits équivaut à s’opposer au métissage et à l’amitié entre les peuples.»

«Le problème du débat politique, c’est la polarité, juge Alain Garrigou. On écoute plus ceux qui veulent parler simplement que ceux qui veulent entrer dans des subtilités. Mais si on est protectionniste, on n’est pas forcément nationaliste. On peut de façon pragmatique se dire qu’on ne peut pas s’interdire des leviers politiques au nom de loi divine du marché à laquelle seuls quelques illuminés croient encore».

Et on pourrait même le faire en étant internationaliste. «Nous avons tellement intériorisé le cadre de la concurrence internationale que nous n’osons plus imaginer de véritables mécanismes coopératifs, au niveau commercial, mais aussi dans la sphère non marchande», assure ainsi l’essayiste de gauche Aurélien Bernier.

«Protectionnisme solidaire»

Ce travail de clarification permet aujourd’hui à Jean-Luc Mélenchon de plaider pour un «protectionnisme solidaire». «C’est un sujet qui, paraît-il, est délicat pour nous. Il ne l’est nullement», a-t-il ainsi averti à Marseille début septembre. «C’est indispensable pour avoir une réponse cohérente vis-à-vis de l’impératif environnemental, explique Manuel Bompard, directeur des campagnes de la France insoumise. Il faut conditionner l’entrée de produits à des condi-tions sociales et écologiques, c’est une harmonisation par le haut.»

Pour un pan de la gauche, il est donc désormais clair que le socle de la souveraineté populaire ne peut être – en tout cas pour l’instant – que la nation. «N’en déplaise à l’internationalisme abstrait, la souveraineté suppose la circonscription d’un territoire», écrit ainsi le chercheur Frédéric Lordon. Certains, à l’image du chef de file des insoumis, n’hésitent donc plus à opposer souverainistes et «mondialistes», bien que le mot soit associé aux Le Pen.

Mais le sujet est encore délicat, notamment car il implique celui des flux humains. Quand Jean-Luc Mélenchon n’hésite plus à dénoncer le libre-échange comme un moyen de faire baisser les salaires par le biais de l’immigration, Benoît Hamon critique la «tentation d’attribuer la précarité du travail aux migrants». Début septembre, en déplacement dans la vallée de la Roya, il a «tiré la sonnette d’alarme» face au risque de l’émergence d’une «gauche nationaliste». «Le nationa-lisme de gauche, je vous le dis, ça n’existe pas, ça finit en nationalisme tout court.»

«Un train en cache souvent un autre»

Interrogé par Libération, Olivier Besancenot abonde: «On nous dit qu’il ne s’agit que des flux commerciaux; et finalement, on en arrive à la question de l’immigration. J’entends qu’il faille un terrain national plus concret pour nos projets d’émancipation mais je dis attention, un train en cache souvent un autre. La question c’est: comment on se protège? Est-ce que les frontières sont la réponse?

Aujourd’hui, on supprime des emplois dans des secteurs non délocalisables comme la fonction publique. Ceux qui exploitent le font ici et ailleurs. J’ai plus de points communs avec un retraité grec ou un chômeur espagnol qu’avec un quelconque capitaliste français. L’illusion, c’est de penser que protectionnisme et libre-échange sont des alternatives alors que ce sont deux facettes d’un même système.» Le porte-parole du NPA appelle donc à «une discussion publi-que de la gauche radicale sur le sujet, plutôt qu’un changement de position qui s’opère à bas bruit».

«Le gros problème du débat public, c’est qu’on considère qu’il y a une contradiction entre la mondialisation et la souveraineté nationale, juge le sociologue Jean-François Bayart. La gauche est piégée par le néolibéralisme.» Selon le chercheur, un système, qu’il nomme le national-libéralisme, domine l’histoire depuis la fin du 18èsiècle. Il reposerait sur trois logiques: l’intégration du système international via le commerce, la technologie ou encore la religion, l’universalisation de l’Etat-nation et le particularisme identitaire.

«On dit que l’Etat perd ses prérogatives mais l’Etat-nation est un enfant de la mondialisation.

Il ne s’agit pas d’un recul, mais d’une délégation au privé», explique-t-il. De la même façon «l’identitarisme» n’est pas selon lui une résistance à l’immigration mais son produit. Incarnation de ce cocktail national-libéral selon lui, Macron : «Néolibéral par excellence, il va en même temps faire ses dévotions à Jeanne d’Arc.» «Mélenchon est intéressant, car on le voit se débattre dans cette contradiction. Si elle n’arrive pas à penser cette triangulation, la gauche n’aura aucune réponse à apporter. C’est la condition du renouvellement de la pensée de la gauche.»

Charlotte Belaich 14 septembre 2018

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16 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

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venezuela (global voices) dans Altermondialisme Wonder-Woman-1-800x450

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Au Venezuela, les femmes font les frais de la crise

“Et voici Patricia, ma sœur, la vraie Wonder Woman.

Mère célibataire de deux enfants, à la tête d’une entreprise malgré une cheville cassée pen-dant neuf mois. Malgré les manifestations et le chaos, le décès de notre père et son incapacité à travailler [à cause de sa blessure], elle est plus géniale que n’importe qui de ma connais-sance. J’ai un respect fou pour elle. Comparé à elle, je suis un dégonflé.” Illustration et légende de l’artiste et dessinateur vénézuélien Leonardo Gonzalez, reproduit avec autorisation.

L’un des visages de la crise économique du Venezuela passe souvent inaper-çu : l’impact de cette crise sur les femmes et les jeunes filles.

Les femmes dirigent quarante-quatre pour cent des foyers du pays, et ce sont généralement elles qui attendent dans les queues interminables au supermarché, qui endurent le système de santé défaillant quand leurs proches tombent malades, et qui pleurent les décès de leurs enfants aux mains de la police, tout en survivant aux statistiques sinistres qui les affligent.

Bien que le gouvernement vénézuélien, qui s’est souvent auto-proclamé “féministe”, ait mis en place des politiques aspirant à réduire la pauvreté féminine, bien d’autres aspects de l’autonomie des femmes ont été négligés. Des programmes de transfert de revenus comme Madres del Barrio (“Mères des quartiers”) en 2006, et Hijas e Hijos de Venezuela (Filles et fils du Venezuela) en 2011, ont créé un filet de sécurité crucial pour les familles en situation d’extrême pauvreté. Combinés, ils ont attribué entre 130 et 300 euros par famille, selon le nombre d’enfants.

D’une autre côté, la Constitution bolivarienne du Venezuela a rendu l’avortement illégal

prolongeant un statut hérité d’un régime politique que les Bolivariens ont pourtant renversé. Ni Chávez ni Maduro, présidents successifs pendant vingt ans, n’ont fait d’efforts pour modifier cet état des lieux. L’avortement ne reste autorisé qu’en cas de danger pour la vie de la mère. Aglaia Berlutti, féministe de premier plan sur Internet et contributrice à Global Voices, souligne les contradictions de la rhétorique chaviste sur l’égalité des sexes :

Au Venezuela le terme “féminisme” a été usé et abusé et surtout, déformé par le pouvoir.

[…] Pendant qu’il parle de représentation politique, le président Nicolás Maduro utilise des termes sexistes pour insulter les minorités […] Pendant qu’il insiste que le nombre de femmes dans l’exécutif est supérieur à celui de n’importe quel autre pays du continent, [les femmes continuent] d’endurer des situations dans lesquelles leur identité continue d’être écrasée par une interprétation historique qui les dévalue. Non seulement les problèmes existants n’ont pas été abordés, mais ils ont aussi été dangereusement aggravés par la violente crise économique.

Selon trois organisations locales de suivi des droits, le Venezuela fait maintenant partie des quinze pays où le taux de féminicides est le plus élevé.

De nombreux cas d’abus sexuels perpétrés par les autorités ont été signalés pendant les manifestations de 2017. En 2016, d’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC, qui publie chaque année des statistiques sur les homicides dans le monde), les meurtres au Venezuela ont atteint un taux de 56 pour 100 000 personnes, le plus important en Amérique du Sud. L’Observatoire de la violence du Venezuela (OVV) est arrivé à un taux de 89 pour 100 000 personnes en 2017 avec une méthodologie différente : le pays serait dans ce cas le plus meurtrier au monde.

Également selon l’OCC, 40 % des crimes survenus dans le grand Caracas en juillet 2018 ont été commis par des policiers.

Avec l’intensification de la criminalité et de la violence policière ces dernières années, de nombreuses femmes pleurent la disparition de leurs enfants. Dans un entretien avec La vida de nos [“Notre vie à nous”, NdT], un projet numérique rassemblant les comptes-rendus person-nels de la crise, Elibeth Pulido se souvient du meurtre de deux de ses enfants, dont l’un par un policier : Une demi-heure plus tard ils m’ont appelée pour me dire de venir chercher les enfants. J’ai eu l’impression que mon cœur allait éclater quand je les ai vus et qu’ils m’ont vue. Les regards que nous avons échangés étaient incroyables. Nous ne nous étions jamais regar-dés ainsi ! Ils étaient pieds nus et torses nus [… Et puis] ils m’ont donné la pire nouvelle de ma vie. C’était arrivé à nouveau : ils m’avaient pris un autre enfant.

En outre, la combinaison de l’absence d’éducation sexuelle à l’école et d’un accès insuffisant aux contraceptifs, causé par la pénurie de médicaments [en] dans tout le pays, se traduit par un nombre élevé de grossesses imprévues. La chercheuse et fondatrice du Women Studies Center [“Centre des études sur les femmes”, NdT] de la Central University of Venezuela, expli-que : Des mères préadolescentes, il y en a. Un petit nombre, mais il y en a. […] C’est un cercle vicieux. La plupart de ces jeunes filles n’utilisent pas de moyen contraceptif, elles ont des avor-tements [risqués]. Elles meurent huit mois plus tard à l’hopital d’une infection, et celles qui survivent rentrent chez elles dans des bidonvilles pour prendre soin d’un enfant sans soutien parental.

Enfin, les femmes qui quittent le pays traversent elles aussi des épreuves

Le nombre de Vénézuéliennes victimes de trafiquants en Amérique du Sud et en Europe a quadruplé entre 2014 et 2018. Dans la Colombie voisine, un pays qui a accueilli plus d’un million de Vénézuéliens en 2017, les femmes sont sujettes aux préjugés et aux abus. Pendant que beaucoup accusent les Vénézuéliens de “voler” les emplois locaux et de s’adonner au crime, les femmes sont souvent considérées comme des prostituées. Pour mettre à mal ces idées fausses, la chaîne YouTube féministe “Las igualadas” [“Les égales”, NdT] a réalisé un épisode spécial sur les Vénézuéliens dans la ville frontière de Cúcuta, en Colombie.

Laura Vidal traduction Gwenaëlle Lefeuvre
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Commentaire: Nul doute que le « bolivarisme » a pris un coup de vieux! Pas de changement dans la répartition des richesses, corruption généralisée, quelques allocations et à la fin l’austérité et la répression. Encore une douloureuse expérence « de gauche » !

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