Archive | Justice & libertés

08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

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07 mars 2021 ~ 0 Commentaire

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarkozy (npa)

 sarko 2

Sarkozy condamné, le procès de tout un système reste à faire !

Reconnu coupable de « corruption et trafic d’influence », ce n’est donc pas Paul Bismuth, son pseudonyme dans cette affaire, mais bel et bien Nicolas Sarkozy qui a été condamné aujourd’hui à trois ans de prison, dont un an ferme.

À ses côtés, ses deux amis, Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert, ont aussi été condamnés. Ils sont donc liés dans un « pacte de corruption »…

En 2014, Sarkozy et son avocat Herzog avait tenté d’obtenir d’Azibert et de ses relations des informations confidentielles concernant l’ex-président (cela après avoir obtenu un non-lieu dans l’affaire Bettencourt). Renvoi d’ascenseur : Sarkozy aurait en échange promis d’intervenir pour qu’Azibert obtienne un poste de prestige à Monaco…

Les « écoutes », le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Bygmalion… Autour de Sarkozy, les affaires s’accumulent, et enfin tombe une condamnation ! Mais le compte n’y est pas. D’abord parce que l’on voit bien que l’ex-président n’est pas encore prêt de purger une quelconque peine, démonstration supplémentaire de l’existence d’une justice à deux vitesses, mais surtout parce qu’au-delà de l’affaire dite des « écoutes » pour laquelle Sarkozy vient donc d’être condamné, c’est tout le procès d’un système qui reste à faire !

Cette condamnation n’est que la partie émergée de l’iceberg, le fonctionnement quasi ordinaire d’un système politique, où l’argent, les petits arrangements entre amis du même monde, voire la corruption, permettent donc que les corrompus — ainsi que bien évidemment les corrupteurs — continuent leur petite vie bien réglée. Tout cela pour assurer la pérennité d’un ordre fondé sur les inégalités, les oppressions, la recherche du profit à tout prix et la protection des puissants que cela sert.

Sans surprise, la condamnation de Sarkozy et ses deux complices a très vite suscité les réactions outrées de ses amis, en particulier au sein de la droite, solidaires de ceux d’en haut même lorsqu’ils sont pris la main dans le sac.

Souhaitons donc que cette condamnation aille jusqu’au bout, et qu’elle annonce d’autres néfastes mésaventures pour l’ex-président, en particulier dans le cadre du procès Bygmalion qui s’ouvre dans deux semaines.

Au-delà, il faudra bien qu’un raz-de-marée radical et démocratique mette à bas ce système d’inégalités, d’exploitation et d’oppression.

Lundi 1er mars 2021

https://lanticapitaliste.org/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (jdd ci)

SarkoTrump

La condamnation de Nicolas Sarkozy provoque un séisme politique à droite

Au lendemain de la condamnation historique de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite « des écoutes », les réactions politiques. L’ancien chef de l’Etat a été condamné lundi à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence et a fait appel. Sa famille politique, la droite, « fait bloc derrière l’ancien président », note Le Figaro. Plusieurs ténors de la droite ont fait part de leur « soutien » à Nicolas Sarkozy et ont critiqué un jugement « injuste » et « disproportionné ».

Une « bombe politique »

C’est le cas pour le président du parti Les Républicains, Christian Jacob, pour qui « la sévérité de la peine retenue est disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée ». « Le travail de la justice n’est pas terminé », a affirmé de son côté Renaud Muselier, président LR de la région Sud, sur Twitter.

Mais derrière ces marques d’affection publiques, Le Figaro relate aussi les inquiétudes en coulisses.

« Alors qu’une partie de la droite, toujours en recherche de son ‘candidat naturel’ espérait une relaxe de l’ancien président, comme préalable à un retour avant la prochaine présidentielle, le jugement, lundi, a fait l’effet d’une bombe politique », observe le journal. Un élu LR détaille ses craintes : « Même si Nicolas Sarkozy n’a jamais dit publiquement qu’il voulait revenir, il laissait la porte ouverte, raconte-t-il. Avec une condamnation, même en première instance, ça devient plus compliqué de se présenter devant les Français. »

A droite, l’espoir d’un retour s’amenuise

Il faut dire que l’ancien président apparaissait combatif au cours de son procès, observe Le Parisien. De quoi susciter l’espoir d’un retour chez certains. « Si un ancien conseiller estimait que les procès avaient ‘réveillé l’animal politique’ en lui, la condamnation d’hier permet difficilement d’envisager une embellie concernant son éventuel avenir politique », écrit le journal.

Le quotidien francilien rappelle qu’un autre rendez-vous judiciaire attend Nicolas Sarkozy. Il sera de retour le 17 mars au tribunal, cette fois-ci dans le dossier Bygmalion. « Ce que change cette décision, c’est l’ambiance dans laquelle va débuter le procès Bygmalion, pronostique un sarkozyste. Il l’aurait abordé avec plus de force si son honnêteté avait été reconnue dès maintenant. »

« Tourner la page » ou « remobiliser »

Et maintenant? Comment va réagir la droite? Le Monde décrit des visions divergentes au sein de LR. Il faut « tourner la page Sarkozy », estime un élu. Le quotidien du soir rappelle l’enjeu pour le parti de droite : « A un an de la présidentielle, LR doit se trouver une incarnation pour ses idées. Et un candidat capable de lui faire passer la barre du premier tour, au risque, dans le cas contraire, de tout simplement signer sa fin ».

Mais d’autres à droite pensent au contraire que ce verdict pourrait « remobiliser » cette famille politique autour de Nicolas Sarkozy. Dans Le Monde toujours, le sénateur LR de Paris Pierre Charon assure que l’ancien président est le seul recours pour « mener la droite à la victoire ». « Je reçois des messages de sympathie de tout le monde, tous partis confondus », explique-t-il.

La presse étrangère est plus sceptique quant à l’avenir politique de l’ancien chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy « a comblé le vide et est apparu comme une autorité morale et une option possible pour 2022, analyse le politiste Pascal Perrineau dans le New York Times. Sa condamnation, si elle est confirmée, le prive de cette stature. » En Espagne, El Mundo titre sur « la fin de la carrière politique de Nicolas Sarkozy ».

2 mars 2021 Redaction JDD

https://www.lejdd.fr/

sarko

La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France “monarchique” et élitiste

Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”.

Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République.”

 

02/03/2021

 

https://www.courrierinternational.com/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (révolution permanente)

sarko maf

Prison ferme pour Sarkozy : sa peine pourrait être réalisée à domicile

Ce lundi, au terme de trois mois de délibérations, Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d’influence.

Une peine inédite dans l’histoire de la justice française, dans le cadre de l’affaire « Bismuth » qui a révélé les pratiques de corruption de la classe politique française. Évidemment, Nicolas Sarkozy bénéficiera d’un traitement de faveur, qui permettrait d’effectuer sa peine à domicile. Une preuve que le système judiciaire reste au service des classes dominantes.

Ce lundi, après trois mois de délibérations, la justice a rendu son verdict :

Nicolas Sarkozy est condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire « Paul Bismuth ». Le Parquet National Financier avait au départ requis une peine de quatre ans de prison dont deux fermes. L’avocat de l’ex-président, Thierry Herzog, ainsi que le magistrat Gilbert Azibert, eux aussi impliqués dans l’affaire des écoutes, ont également été condamnés à trois ans de prison dont un ferme.

L’ancien chef de l’État a donc été reconnu coupable d’avoir utilisé son avocat et Gilbert Azibert pour obtenir des informations illégales sur des enquêtes judiciaires en échange d’un poste de prestige à Monaco.

Une pratique pas isolée, lorsqu’on sait que Nicolas Sarkozy a été impliqué dans pas moins de 10 affaires de 1995 à 2012, allant de « l’affaire Karachi » aux « hélicoptères du Kazakhstan » en passant par les financements illégaux de ses campagnes de 2007 et de 2012.

Par ailleurs, le népotisme semblait être monnaie courante sous l’ère Sarkozy, et de nombreux amis de l’ex-président avaient alors été nommés à des postes clés dans la justice, la police ou encore la haute administration.

Nicolas Sarkozy est donc le deuxième ancien président, après Jacques Chirac, à être condamné par la justice. Ce dernier avait été condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, rappelant que la corruption est bien une affaire structurelle à la 5è République.

Mais, si la peine est inédite, l’impunité demeure.

Ainsi, celui qui est coupable de corruption et trafic d’influence devra réaliser sa peine… à domicile. En effet, la présidente du tribunal a affirmé que cette peine pouvait « nécessiter un aménagement à domicile, sous forme de bracelet électronique ».

Une promenade de santé pour l’ex-Président qui pourra donc effectuer sa peine dans une de ses nombreuses résidences secondaires. Une preuve une fois de plus de l’hypocrisie des condamnations pour les dirigeants de ce monde, qui bénéficient sans cesse de traitements de faveur. Une justice à deux vitesses, qui laisse croupir les plus précaires pendant que Sarkozy et ses semblables effectuent leurs peines dans des conditions luxueuses.

Irena Mathilde lundi 1er mars

https://www.revolutionpermanente.fr/

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

pétroliers (basta!)

 mafoia

La vraie mafia c’est le capitalisme!

Cet obscur traité qui menace les objectifs climatiques européens et pourrait rapporter gros aux pétroliers

Un accord international méconnu, le Traité sur la charte de l’énergie, pourrait détruire les efforts des pays européens pour atteindre leurs objectifs climatiques. Face aux industries de l’énergie, ONG et parlementaires tentent d’alerter sur cette menace.

Quelque part entre l’eau turquoise, les cabanes de pêcheurs sur pilotis, les plages et la roche verdoyante des Abruzzes, se trouve un petit coin de paradis en Italie : la côte sauvage des Trabocchi.

En été, le soleil, les oiseaux, les vignobles et le vin attirent ici les milliers de touristes qui font vivre les villages alentours. Mais un beau matin de 2008, le paysage de carte postale a failli se brouiller.

« Nous avons vu une petite plate-forme apparaître au milieu de la mer, se rappelle encore ému Enrico Gagliano. C’était une abomination. » Sous la pression, les autorités finissent par dévoiler l’existence du projet Ombrina Mare lancé par l’entreprise britannique, Rockhopper : une plate-forme pétrolière à seulement 11 kilomètres de la côte de Trabocchi.

À mesure que l’infrastructure prend forme sur l’eau turquoise, le mouvement de contestation de ce mégaprojet, dont Enrico Gagliano est l’un des fondateurs, prend de l’ampleur. En 2015, les manifestations réunissent jusqu’à 60 000 personnes, une mobilisation impressionnante pour la région.

Le gouvernement finit par céder et suspend Ombrina Mare ainsi que tous les forages étrangers qui se trouvent à moins de 22 kilomètres (12 miles nautiques) des côtes italiennes. « Nous sommes parvenus à nous faire entendre ! » conclut fièrement Gagliano.

La victoire est grande pour les villageois des Abruzzes et les défenseurs de l’environnement, mais dans l’ombre, la société d’exploration prépare sa revanche.

Un an plus tard, elle poursuit l’Italie en justice en vertu d’un accord international presque inconnu de tous : le Traité sur la charte de l’énergie (TCE). Ce texte que l’Italie a ratifié à la fin des années 1990, comme une cinquantaine d’autres pays, permet aux entreprises de l’énergie de poursuivre les États pour la perte de leurs investissements et profits futurs.

Le gouvernement de l’époque tombe de haut, tous avaient oublié jusqu’à l’existence de cet accord rédigé après la guerre froide, pour sécuriser les investissements de l’Ouest dans les pays de l’ex-Union soviétique considérés instables. Ces poursuites judiciaires ne sont pourtant que les premières d’une longue série lancées par les investisseurs de l’énergie contre les pays européens.

Depuis une décennie, cet accord est même devenu le plus utilisé du monde en matière énergétique.

Le nombre d’affaires a été multiplié par cinq, soit 136 recensées par le secrétariat du TCE. Il y en a sans doute davantage car États comme investisseurs n’ont aucune obligation de tenir informé ce secrétariat des procédures ouvertes.

Les jugements du TCE sont rendus par des tribunaux d’arbitrage – basés à Washington, Stockholm ou La Haye –, dont les procédures, jusqu’aux audiences, sont confidentielles.

Pourtant, ce sont bien des fonds publics qui sont dans la balance de cette justice parallèle. C’est l’argent des contribuables des pays membres – dont la France – qui est en jeu dans ce système judiciaire que personne ne contrôle.

Leila Minano 23 février 2021

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

chlordécone 2 (anti-k)

clordecone

Chlordécone aux Antilles : plusieurs milliers de personnes manifestent contre «l’impunité»

Des milliers de personnes contre la chlordecone à Fort-de-France, Martinique, ce samedi.

Des associations et syndicats appelaient la population à se mobiliser en Guadeloupe et en Martinique, mais aussi à Paris, ce samedi pour témoigner de l’exaspération face au «désastre sanitaire et environnemental» engendré par le recours massif à cet insecticide ultratoxique. Ils redoutent la prescription dans ce dossier porté devant la justice.

Des drapeaux rouge, vert et noir, symboles des indépendantistes martiniquais, quelques étendards syndicaux de Force ouvrière ou de la CTGM et un slogan, scandé en créole :

«Pa pou ni preskripsyon ! Jijé yo ! Kondané yo! (Il ne doit pas y avoir prescription ! Jugez les ! Condamnez les !) ».

Ce samedi matin, heure locale, à Fort-de-France (Martinique) mais aussi à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe) et en métropole, à Paris, plusieurs milliers de personnes ont manifesté pacifiquement, à l’appel de collectifs citoyens, d’associations et de syndicats antillais, pour refuser «l’impunité» dans le «scandale» sanitaire et environnemental du chlordécone.

A l’origine de la colère et de l’indignation des Antillais ?

La crainte d’un non-lieu dans ce dossier porté devant la justice après le dépôt, en 2006, d’une plainte pour empoisonnement à cet insecticide largement utilisé dans les bananeraies. C’est en tout cas ce qu’ont laissé entendre les juges d’instruction, en raison de la prescription des faits et de la disparition d’éléments de preuves, lors d’une audition des parties civiles fin janvier.

De quoi exaspérer une partie de la population martiniquaise et guadeloupéenne dans l’attente d’un procès et de réparations. «Nous avons de nouvelles informations qui nous permettent de contester cette prescription, a, lui, fait valoir l’avocat et maire écologiste de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel, dans une interview accordée vendredi à l’Humanité. 

En droit, elle ne court qu’à partir du moment où la partie civile a connaissance du préjudice, et non de 1994, date de la dernière utilisation du chlordécone, comme la justice veut le retenir.»

Un quatrième plan de lutte jugé insuffisant

Autre motif d’insatisfaction : l’insuffisance des mesures et des moyens déployés dans le quatrième plan du gouvernement pour lutter contre les conséquences de la pollution par le chlordécone, utilisé massivement jusqu’à son interdiction en 1993.

Présenté mercredi par le préfet, il prévoit d’allouer 92 millions d’euros sur six ans «pour réduire l’exposition des populations», mieux sensibiliser dès l’école aux risques liés à ce pesticide,  «renforcer les connaissances» scientifiques ou «accompagner les professionnels affectés». Ce qui n’est pas jugé à la «hauteur du drame» du chlordécone, selon des élus antillais à l’instar du député martiniquais Serge Letchimy.

Massivement utilisé dans les Antilles pour lutter contre le charançon du bananier, le pesticide organochloré, dont les autorités connaissaient la dangerosité depuis la fin des années 60, s’est disséminé dans les rivières, les sols et même dans le milieu marin des deux départements ultramarins.

Et trente ans après son interdiction, la molécule ultratoxique et ultra-persistante dans l’environnement – sur des siècles estime-t-on – a contaminé la chaîne alimentaire et plus de 90% de la population adulte antillaise, selon Santé publique France.

Comme elle est un perturbateur endocrinien et un cancérigène potentiel pour l’homme, elle aurait augmenté les risques de prématurité et de troubles du développement cognitif, mais aussi de cancers de la prostate dans les Antilles.

Un «désastre sanitaire et environnemental», pour lequel un rapport d’information parlementaire  a pointé la responsabilité de l’Etat français en novembre 2019.

Florian Bardou Libération, 27 février 2021

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

En Martinique, le scandale du chlordécone et la menace d’une prescription mobilisent

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

birmanie (npa 4è internationale)

BIRMANIE

Solidarité avec le peuple birman

Le 1er février 2021, l’armée birmane a renoué avec sa tradition putschiste en déposant le gouvernement et arrêtant de nombreux militants politiques, associatifs et artistes.

La clique de militaires menée par Min Aung Hlaing, le chef de l’armée, n’a pas supporté la défaite cinglante de son parti, l’USDP, aux élections parlementaires de novembre dernier.

La LND, parti d’Aung San Suu Kyi avait en effet obtenu le score de 83 %, ne laissant que 33 sièges à l’USDP en plus des 25 % attribués d’office à l’armée. Cette large majorité et la dynamique populaire qu’il exprime de manière certes déformée, pouvait faire craindre à l’armée des réformes démocratiques dont le putsch démontre s’il le fallait l’urgence.

Les putschistes et Min Aung Hlaing en premier lieu sont tristement célèbres pour le génocide contre les Rohyingas après l’avoir été pour la répression contre les moines en 2007 lors de la « révolution de safran », et pour la répression de la minorité Karen.

Après avoir passé des décennies à amasser une fortune considérable grâce à ses participations dans les conglomérats les plus profitables du pays, il ne semblait pas disposé à raccrocher les galons en juin dernier et s’exposer aux procédures en cours devant les juridictions internationales qui le visent.

Des centaines de milliers de jeunes, de travailleurs, de paysans mais aussi d’infirmiers, de moines, de juges se sont levés contre les putschistes.

Ils étaient des milliers dans les rues du pays dès le 6 février. Les putschistes ont fait pleuvoir contre eux la répression aux multiples visages. Cette dernière a pu prendre la forme de l’intervention des forces anti-émeutes, des arrestations, de la censure d’Internet, jusqu’aux nombreux morts dans les manifestations, en particulier ce dernier week-end. Mais la junte a aussi acheté des pauvres - dont la pandémie actuelle a encore empiré la situation - et libéré des prisonniers pour les jeter contre les manifestants…

Mais cette répression insupportable, ces manœuvres, n’ont pour le moment pas entaché la détermination du peuple birman qui s’est à nouveau soulevé ces derniers week-ends dans la plus grande révolte de l’histoire moderne du pays.

Le peuple birman peut également s’appuyer sur les expériences de mobilisations de ces derniers mois à Hong Kong et en Thaïlande dont elle a d’ailleurs adapté le signe de ralliement : les trois doigts levés.

Le NPA adresse au peuple birman toute sa solidarité militante dans son combat pour la liberté, la démocratie et pour des élections libres. Nous exigeons avec lui la reconnaissance des élections de novembre et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.

Lundi 1er mars 2021

https://nouveaupartianticapitaliste.org/

Lire aussi:

Contre l’ordre militaire, solidarité avec le peuple birman !

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27 février 2021 ~ 0 Commentaire

quimper (place st corentin)

kemper1

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21 février 2021 ~ 0 Commentaire

lidl (libération)

lidl j
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Management low-cost
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Chez Lidl Bretagne, toute une direction soupçonnée de harcèlement

Une partie de l’équipe encadrante de l’entrepôt logistique de Lidl à Ploumagoar, près de Guingamp (Côtes-d’Armor), a été placée en garde à vue mardi.

Le directeur régional de l’enseigne de hard-discount et plusieurs cadres ont été placés en garde à vue mardi, après des plaintes pour harcèlement et discrimination syndicale, dans un dossier d’une ampleur inédite.
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Une opération hors norme. Mardi matin, 25 gendarmes ont débarqué à l’entrepôt logistique de Lidl à Ploumagoar, près de Guingamp (Côtes-d’Armor). Sur commission rogatoire d’un juge d’instruction, des perquisitions, notamment informatiques, ont été menées dans les locaux, qui abritent aussi la direction régionale de l’enseigne, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte l’été dernier pour «harcèlement dans le cadre du travail».Des documents et du matériel informatique ont été saisis.
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Le directeur régional et huit autres membres de l’équipe d’encadrement ont été emmenés par les gendarmes et placés en garde à vue. Celles-ci ont été levées dans la soirée, mais l’enquête se poursuit.
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«On est encore au début des investigations. L’étude des documents saisis va prendre du temps, il y aura sans doute d’autres auditions par la suite», informe le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc.Tout est parti de «signalements syndicaux et de plaintes de salariés», poursuit-il.
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En juillet 2020, la CGT adresse un courrier au parquet de Saint-Brieuc, après de multiples alertes auprès de la direction nationale de Lidl, de la médecine et de l’inspection du travail, restées sans effet.Le syndicat, majoritaire localement, est en conflit depuis de longs mois avec la direction, accusée de s’en prendre aux représentants du personnel.
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«Je n’ai jamais vu autant d’élus attaqués, licenciés, mis sous pression», relate à Libération un délégué CGT, qui souligne toutefois que l’affaire «va bien au-delà».Comme tous les syndicalistes de l’entreprise contactés, il souhaite garder l’anonymat, prudent en attendant que le dossier ne s’éclaircisse. Selon la CGT, rejointe par la CFE-CGC qui représente les cadres, le climat s’est globalement détérioré depuis l’arrivée du nouveau directeur en octobre 2017 à la tête de la «DR15», qui regroupe une soixantaine de magasins dans le Finistère, les Côtes-d’Armor et le Morbihan.

«Pour lui, seuls les chiffres comptent», dépeint un élu CGT. Le turnover, qui était de 10 % en 2017, est passé à près de 30 % en 2018 et encore au-delà de 20 % en 2019, selon les syndicats.

Brimades et rétrogradations subites

«Sa dérive est basée sur un management toxique à la base, jamais remis en cause malgré nos nombreux courriers», pointe la CGT. Les problèmes concerneraient tous les secteurs et tous les niveaux hiérarchiques : cadres, agents de maîtrise et ouvriers, dans les magasins, les services administratifs, la plateforme logistique… Ils prennent la forme de brimades, de pressions constantes sur les objectifs, de sanctions, de mises à pied, de menaces de licenciement, voire de licenciements purs et simples.

Les représentants du personnel racontent aussi les notes attribuées à chacun, «brutalement rétrogradées de 4 sur 5 à 1 sur 5 quand on veut se débarrasser des gens». Plusieurs employés ont eu de «gros problèmes psychologiques», se sont retrouvés en burn-out, voire «au bord du suicide», selon les représentants syndicaux.

Par ailleurs, une dizaine de procédures sont en cours aux prud’hommes, pour contester des sanctions et des licenciements jugés abusifs. Fin janvier, le conseil des prud’hommes de Guingamp a donné raison à deux anciennes salariées, congédiées pour inaptitude suite à des maladies professionnelles. La CGT et la CFE-CGC ont aussi obtenu gain de cause auprès du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc, au sujet de dysfonctionnements du Comité social et économique (CSE).

La procédure pénale a, elle, pris de l’ampleur au fur et à mesure. «A tel point qu’on ne la mesure pas nous-mêmes», souligne la CGT. Face au nombre de salariés concernés, le parquet a décidé d’ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction.

Selon les estimations syndicales, plusieurs dizaines de personnes ont témoigné et 25 à 35 plaintes ont été déposées. «On ne pensait pas qu’il y en aurait autant. C’est parti de deux ou trois dossiers et ça a fait boule de neige, relate la CFE-CGC.

On s’est aperçus que bon nombre de cadres et d’agents de maîtrise, encore en poste ou partis suite à un burn-out, étaient concernés. Beaucoup se sont présentés aux enquêteurs, parce qu’ils avaient subi une grande souffrance.» L’opération de mardi est «l’aboutissement de quelque chose», estiment les syndicats, qui considèrent que la procédure n’en est encore qu’à ses prémices. «Il faut pouvoir prouver le harcèlement moral, c’est difficile.»

De son côté, Lidl France a réagi, dans un bref communiqué : «Les faits évoqués sont graves et ne correspondent absolument pas à la politique de l’entreprise. Les 9 salariés Lidl entendus ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés et ont pleinement coopéré avec les enquêteurs.» En janvier 2020, Lidl a été condamné en appel pour «faute inexcusable», après le suicide d’un salarié dans l’entrepôt logistique de Rousset (Bouches-du-Rhône) en 2015.

Elodie Auffray  17 février 2021

https://www.liberation.fr/

Lire aussi
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Cash investigation : à Lidl, l’émission a «ouvert la brèche»

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