Archive | Justice & libertés

22 août 2019 ~ 0 Commentaire

boycott (le monde)

silence

Des ONG environnementales boycottent le G7

Pour dénoncer une atteinte à la liberté d’expression de la société civile

Le Réseau action climat fédère des associations aussi importantes que Alternatiba, France Nature Environnement, Greenpeace, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Oxfam France, le Secours Catholique ou encore le WWF

D’ordinaire, les organisations non gouvernementales (ONG) disposent d’une centaine d’accrédi-tations pour participer au sommet du G7. Mais cette année, alors que la réunion des plus grandes puissances mondiales: Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royau-me-Uni,  doit s’ouvrir ce week-end à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), les ONG n’ont reçu que vingt-cinq précieux sésames.

En réaction, le Réseau action climat (RAC) a annoncé, jeudi 22 août, que les trente-deux associations qu’il fédère boycotteront le sommet, dénonçant la décision de l’Elysée de « les garder à l’écart du sommet ».

« Un précédent dangereux »

« Non seulement, l’Elysée a maintenu à un niveau historiquement bas les accréditations pour la société civile mais les ONG n’auront accès ni au sommet, ni au centre de presse alors que c’est la pratique depuis plus de dix ans », a expliqué Lucile Dufour, responsable du RAC lors d’une conférence de presse à Paris.

« Cette décision crée un précédent dangereux que nous refusons d’accepter. (…) Elle est une atteinte à la liberté d’expression de la société civile que nous refusons pour ce sommet et pour les suivants. »

Le réseau fédère des associations aussi importantes que Alternatiba, France Nature Environne-ment, Greenpeace, la Ligue pour la protection des oiseaux, Oxfam France, le Secours Catholi-que, ou encore le World Wildlife Fund (WWF)… A divers niveaux, toutes sont impliquées dans la préparation du sommet depuis un an.

Le G7, qui se tiendra du 24 au 26 août, affiche comme ambition de « lutter contre les inégali-tés ». Dès vendredi, Emmanuel Macron recevra des représentants de la société civile, notam-ment d’ONG et d’entreprises, pour « recueillir leurs recommandations » à la veille de l’ouverture du sommet, malgré ce boycott de dernière minute.

Un contre-sommet a par ailleurs débuté mercredi à Irun (Espagne) et Hendaye (France) pour dénoncer un G7 que des ONG jugent « bunkerisé ». Les autorités françaises ont mobilisé plus de 13 000 membres des forces de l’ordre, appuyés par l’armée, et Madrid près de 3 000  policiers et gardes civils, pour assurer la sécurité du sommet, et de ses environs.

Le Monde

https://www.lemonde.fr/

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

contre g7 (libération rdf)

contre g7

Au contre-G7, «des unions pour faire avancer nos idées»

Si la présence de représentants politiques au Pays basque a agacé certains militants, d’autres ont prôné la convergence.

Au milieu des militants associatifs et des responsables d’ONG rassemblés à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) et Irún, quelques élus de gauche ont pointé une tête à l’ouverture du contre-sommet du G7 mercredi.

Parmi eux, David Cormand, eurodéputé et secrétaire national d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), et Eric Coquerel, député insoumis (LFI), sont venus se faire secouer en participant à une conférence organisée par Attac, autour des «voies de l’émancipation, de l’échelon municipal à l’international».

Un thème vite dépassé au moment des échanges avec le public, quand les interventions se sont concentrées sur le rôle des responsables politiques dans la transition vers cet «autre monde» que le contre-sommet appelle de ses vœux. «Il faut réussir à s’accorder entre forces de gauche. Mais le leadership des partis et leur système pyramidal, c’est terminé !» tonne une participante. «Vous vous en êtes pris plein la tête», résume un autre, avant de suggérer aux élus sur scène de démissionner pour laisser place à un système de tirage au sort.

«Prêcheurs de vérité»

Olivier Besancenot, toujours porte-parole du NPA et invité de dernière minute à la conférence, se dévoue pour répondre :

«Je ne suis plus candidat à rien, sinon à la révolution, mais je suis venu plaider de l’intérêt de la politique pour avancer sur les grands enjeux auxquels on est confrontés aujourd’hui. Et dans ce lieu, on a l’occasion de discuter vraiment, en s’extrayant de l’agenda minuté de la République.»

A la sortie de la salle de conférence, quelques militants fulminent. «Ils ont été secoués, et c’est tant mieux. Qu’est-ce que c’est que cette idée d’organiser leur université d’été [du 22 au 25 août pour LFI, et du 22 au 24 pour EE-LV] en même temps que le contre-G7, puis d’y venir pour prôner l’unité ?» s’agace Marie.

Bernard, venu d’Aix-en-Provence, ne trouve à l’inverse «aucun inconvénient» à leur présence. «Je pense qu’en tant que militant d’Attac depuis vingt ans, je fais de la politique. Et pour faire avancer nos idées, il faut des unions. Les événements de ce type sont des bonnes occasions de discuter ensemble.»

Plus loin, Pierre, la soixantaine, approuve la venue de quelques élus. Mais «à la condition qu’ils sachent apprendre des autres mouvements sociaux sans rester dans leur posture de prêcheurs de vérité, précise-t-il. Ils viennent de nous faire un exercice vertueux d’union mais je doute de sa pérennité».

Descendu de l’estrade, Eric Coquerel tient lui aussi à parler d’unité pour repousser des critiques qui ont visé LFI en premier lieu. «Même si la situation est un peu houleuse, c’est un début de convergence nécessaire, dit le député de Seine-Saint-Denis.

On est d’accord pour condamner le G7, mais regardez septembre : des journées de mobilisation sont prévues presque tous les jours. Ce n’est pas possible de continuer lutte par lutte, il faut plus d’union.» Cormand temporise et retient le positif. «Il y a quelques années, cela aurait été beau-coup plus raide. Je retiens surtout que les militants étaient là pour nous interpeller et non pour dire que nous n’avions pas notre place ici.»

Discuter et travailler avec des responsables politiques n’a pas toujours été une évidence pour le mouvement altermondialiste, qui a toujours œuvré à faire émerger des initiatives locales fonc-tionnant sur une autre logique que celle du libéralisme.

Mais «aujourd’hui ceux qui ne veulent pas entendre parler des élus sont bien plus minoritaires, souligne Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac et modératrice du débat. Les initiatives locales et concrètes, c’est formidable et indispensable.

Mais comment on les transforme en modèle dominant ? Sans pouvoir politique, je ne vois pas. Certaines urgences, notamment climatiques ou de réglementation de la finance, ne peuvent pas être réglées uniquement par le bas.»

«Voie claire et crédible»

Un point de vue partagé par Txetx Etcheverry, cofondateur de l’association Alternatiba qui s’échine pourtant à faire émerger des schémas locaux de réponse à la crise sociale et écologique.

«Aujourd’hui, les plus ardents promoteurs du libéralisme arrivent à se poser en alternative à leur propre système, en reprenant des éléments du discours des associations, analyse le Basque. Ce n’est donc vraiment pas le moment de tomber dans le sectarisme. Chacun doit remplir sa fonction, politiques compris, si nous voulons proposer une autre voie claire et crédible.»

Le contre-G7, avec ses 200 intervenants et 80 associations réunis jusqu’à dimanche soir, fait figure de bon point de départ pour en discuter. Mais tous n’en font pas le même usage. Des trois invités politiques du matin, seul Olivier Besancenot est resté dans l’après-midi pour écouter d’autres orateurs et d’autres débats.

Nelly Didelot, Envoyée spéciale à Irún et Hendaye 21 août 2019

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21 août 2019 ~ 0 Commentaire

algérie langues (le télégramme)

algerie

L’Algérie, une tour de Babel linguistique

L’Algérie, un millefeuille linguistique ? Mourad Yelles, professeur en littératures maghrébines à l’Inalco (Paris) le confirme.

Comment cohabitent l’arabe et le berbère dans l’espace linguistique algérien ?

Le berbère (compris par environ 40 % de la population algérienne), qui est le fondement linguis-tique du Maghreb, cohabite en effet avec l’arabe algérien majoritairement parlé dans la vie quotidienne.

L’arabe algérien ne doit pas être confondu avec l’arabe littéral (littéraire) ou classique qui est la langue de l’administration, des médias, et qui est enseigné à l’école l’arabe standard moderne. D’où cet énorme paradoxe : l’arabe littéral, officiel, n’est pas pratiqué au quotidien !

Comment situer le français, introduit plus tardivement dans le pays ?

Le français, qu’on le veuille ou non, est très présent en Algérie, y compris dans le primaire. Certes, les jeunes générations ont été arabisées après l’indépendance mais entre 35 % et 40 % de la population du pays est capable de comprendre et converser dans la langue de Molière.

Récemment, le ministère de l’enseignement supérieur a proposé de substituer l’anglais au français dans le cursus universitaire, une initiative jugée farfelue et qui a suscité une vive polémique dans l’opinion publique comme dans les médias. Kateb Yacine, écrivain algérien, disait que le français est un butin de guerre. En outre, la littérature algérienne d’expression française est très dynamique.

Peut-on, de fait, considérer l’Algérie comme un espace polyphonique ?

Oui, d’ailleurs pendant le mouvement de contestation auquel nous assistons depuis plusieurs mois, les slogans figurant sur les banderoles étaient inscrits en arabe classique, arabe algérien, berbère, français. Les jeunes générations s’ouvrent aussi à l’anglais. D’autres, pour des raisons professionnelles, se tournent même vers le chinois…

Quelles autres langues peut-on dénombrer ?

Le judéo-maghrébin, une variété qui dérive de l’arabe algérien par la prononciation et quelques mots empruntés à l’hébreu : il ne subsiste difficilement en réalité que parmi les rapatriés, en banlieue parisienne. Évoquons, en outre, la place du tagnawit, un mélange d’arabe, de berbère et de bambara  (le bambara est une langue courante au Mali) qui est encore parlée par certains descendants des esclaves noirs.

L’usage d’une langue n’est pas neutre et relève consciemment ou non d’un acte politique, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe en Algérie ne relève pas de l’exception. La question de la langue est centrale dans l’imaginaire collectif et politique du pays. Par exemple, si tous les berbérophones ou presque maîtrisent l’arabe, l’inverse n’est pas vrai.

Mourad Yelles, professeur des universités en littératures maghrébines et comparées à l’Inalco (Paris), comparatiste et anthropologue, invité du festival de cinéma de Douarnenez.

19 août 2019 Gilles Carrière

https://www.letelegramme.fr/

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21 août 2019 ~ 0 Commentaire

féministe algérienne (le-tél ouest-france)

alger

Douarnenez. Une féministe dans le mouvement algérien

L’Algérienne Amel Hadjadj s’affirme féministe. Mais aussi une militante qui œuvre pour la construction d’une démocratie dans son pays. Un itinéraire qu’elle raconte en tant qu’invitée du festival de Douarnenez, intitulé cette année « Algériennes, Algériens ».

Il faut croire que les têtes pensantes ont eu du flair en baptisant l’édition 2019 du festival de Douarnenez « Algériennes, Algériens ». Car le mouvement pacifique, qui secoue depuis six mois, l’Algérie est structuré aussi bien par des hommes que des femmes. Parmi elles figure, Amel Hadjadj, la trentaine pugnace. La jeune femme est originaire de Constantine, mais voilà quatre ans qu’elle réside à Alger où elle poursuit des études en médecine.

Amel Hadjadi c’est un œil vif et une faconde, une parole à la fois franche et déterminée. En résumé, une femme de son temps, résolue à activer une société civile étouffée par de longues décennies de gabegie FLN. « L’Algérie est un pays peuplé majoritairement de jeunes », rappelle Amel. Y cohabitent des forces vives qui comptent inscrire leur pays dans le mouvement de la modernité.

« Nos droits c’est tout le temps et partout »

À ce titre, Amel Hadjadj a activement contribué à la création du « Premier carré féministe », un groupe de manifestantes fondu dans la masse des contestataires qui battent le pavé. C’était le 8 mars 2019.

« Le 16 du même mois, on a mis sur pied la première coordination féministe à Alger ». En son sein on discute, on débat, on rêve d’une autre Algérie. Pas question pour Amel de dresser les femmes comme les hommes. Elle veut plutôt partager un idéal commun qui s’enrichit de contri-butions sur la page Facebook « Le Journal Féministe Algérien », autrement baptisé le JFA. « Nos droits c’est tout le temps et partout », peut-on lire notamment sur les banderoles d’Amel et ses amies.

L’Algérie et les femmes, c’est une longue série d’actes manqués. « À l’indépendance en 1962, on a dit aux femmes : retournez à vos fourneaux. Lors des évènements d’octobre 1988, on leur a assené : ce n’est pas le moment d’évoquer vos problèmes », rappelle Amel.

Mais il y a une date que la Méditerranéenne peine à digérer plus encore : 1984 et son code de la famille, entérinant sous la forme d’une loi l’inégalité de fait entre les hommes et les femmes.

Dans l’Algérie de 2019, « la majorité des diplômés du supérieur sont des femmes », assène dans la foulée Amel. Elle et ses « sœurs » en sont convaincues : il faut en finir avec « le génocide intellectuel, culturel et politique de l’ère Bouteflika ».

Se débarrasser d’un pouvoir honni est une chose, « contextualiser » son combat en est une autre. « Il faut donner du contenu au dégagisme. Le dégagisme en soi n’est pas un projet de société. C’est dans la réflexion que la mobilisation va perdurer », affirme Amel Hadjadj. « À la rentrée, en septembre, le combat va reprendre »

19 août 2019 Gilles Carrière

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21 août 2019 ~ 0 Commentaire

vicenzo (morlaix)

vicenzo
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A l’attention des associations des droits humains, partis, syndicats et réseaux de solidarité du Pays de Morlaix
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Comme vous devez le savoir un militant altermondialiste italien, Vincenzo Vecchi qui vit en France est menacé d’extradition suite à une demande de Matéo Salvini, ministre de l’intérieur d’extrême droite du gouvernement italien.
Son arrestation a eu lieu le 8 août et depuis, il est incarcéré à la prison de Rennes.
 
Condamné à 12 ans et six mois de prison en Italie en 2012 pour « dévastation et saccage » contre des biens lors du sommet du G8 à Gênes en 2001, et pour avoir participé à une manifestation anti-fasciste émaillée de violences et non autorisée à Milan en 2006, l’homme de 46 ans devenu peintre en bâtiment a été arrêté (18 ans plus tard !) en vertu de deux mandats d’arrêt européens. Il a été incarcéré dans l’attente de sa comparution mercredi devant la justice à Rennes en vue de son extradition. 
 
Cette condamnation par la justice italienne complètement disproportionnée par rapport aux faits qui lui sont reprochés l’a conduit à quitter son pays et, depuis 8 ans, il est installé et très bien intégré sur la commune de Rochefort-en-Terre où il compte beaucoup d’ami-es. 
Ce sont ces ami-es qui organisé-es en comité de soutien appellent à élargir un mouvement de solidarité partout en France et particulièrement en Bretagne pour empêcher l’extradition de Vincenzo vers l’Italie où il serait immédiatement emprisonné.
 
Sur Morlaix, suite à un premier rendez-vous par les réseaux sociaux, nous nous sommes retrouvés hier soir à une vingtaine de personnes à vouloir partager cette mobilisation le plus largement possible.
Nous avons passé un premier message dans la presse locale et décidé d’adresser un courrier aux élu-es pour qu’ils interviennent auprès du gouvernement dans ce sens. Nous avons choisi de nous adresser aux associations des droits humains, partis, syndicats et réseaux de solidarité pour vous inviter à nous rejoindre dans la création d’un comité de soutien à Vincenzo en Pays de Morlaix.
 
Nous proposons l’organisation d’un rassemblement le jeudi 22 août à 18h place des Otages.
 
C’est en effet, jeudi matin que doit être examinée la demande de mise en liberté conditionnelle de Vincenzo avant que le procureur ne se prononce sur la deman-de d’extradition du gouvernement italien le lendemain.
C’est la raison pour laquelle nous devons agir vite et que nous vous demandons votre soutien en commençant par la diffusion de ce message à vos adhérent-es, ami-es et connaissances.
Pour toute réponse vous pouvez utiliser l’adresse suivante:  soutienvincenzomorlaix@laposte.net
 
 
 
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19 août 2019 ~ 0 Commentaire

russie (msr)

russe

Les événements du mois dernier à Moscou ont entraîné une crise politique à l’échelle nationale.

Son trait distinctif est l’incapacité des autorités à «gouverner à l’ancienne», combinant méthodes politiques et répression. Le mécanisme qui préserve la légitimité du pouvoir par le biais d’élections contrôlées avec une participation faible et une victoire prévisible de Russie unie ne fonctionne plus.

La première sonnette d’alarme du Kremlin a été donnée aux élections régionales de l’année dernière, au cours desquelles les candidats au poste de gouverneur progouvernemental ont échoué lamentablement à Vladimir, à Khakassia et à Vladivostok.

Le vote de protestation qui s’y déroulait était associé non seulement à l’agenda régional, mais surtout au mécontentement général face à la pauvreté croissante et aux réformes antisociales – principalement l’augmentation de l’âge de la retraite. Les prochaines élections à Moscou et dans d’autres régions renforcent et radicalisent cette tendance.

Un refus flagrant de permettre aux candidats indépendants (y compris aux militants de gauche et aux organisations sociales telles que Sergei Tsukasov) de voter est une conséquence directe de leurs chances réelles de gagner.

Une campagne déjà active de collecte de signatures dans un certain nombre de districts a montré une augmentation du nombre d’électeurs dissdents, dont l’arrivée dans les bureaux de vote le 8 septembre pourrait faire tomber le scénario des autorités de la ville.

Les premières actions de rue ont également montré un haut niveau de mobilisation. Après le rassemblement de masse du 20 juillet, les autorités ne comptent que sur la force, ce qui les conduit dans une impasse.

Les manifestations en cours ne sont pas des bourgeois libéraux, comme disent certains soi-disant « Gauche-patriotes », mais démocratique, unissant différents groupes sociaux et politiques.

Non seulement les Moscovites ordinaires, les pétersbourgeois, les habitants d’autres villes sont en mesure d’influencer la prise de décision dans leurs villes, mais également l’équilibre du pouvoir entre les travailleurs et l’élite oligarchique à travers le pays.

Aujourd’hui, nous luttons non seulement pour des élections équitables, mais également pour la participation des masses à la vie politique: par le biais d’élections, de grèves, de rassemble-ments et de toutes les formes d’auto-organisation. Mais même une démocratie limitée effraie l’oligarchie dirigeante, provoquant les fantômes de la lutte de classe et de la révolution sociale.

Le Kremlin utilise déjà le modèle du «cas du marais», désignant les manifestations pacifiques comme des émeutes organisées de l’étranger. Comme en 2012, les principales victimes de la répression sont des participants ordinaires choisis au hasard dans les rassemblements. Le message principal est que quiconque se présente peut se retrouver en prison. Il y a sept ans, cela fonctionnait partiellement, mais ce n’est plus le cas.

La croissance de la pauvreté et du mécontentement social concerne de plus en plus non seulement la classe moyenne inférieure mais également les travailleurs, les jeunes et les habitants des régions. Beaucoup d’entre eux n’ont rien à perdre.

Les principales leçons tirées des «manifestations de marécages» de 2011-2012 – la nécessité d’une coalition politique large, l’inclusion des régions, l’importance des exigences sociales – doivent être apprises.

Le devoir de la gauche est non seulement d’appuyer inconditionnellement le mouvement populaire, mais également d’introduire dans les manifestations les exigences de la justice sociale, l’élimination complète des grandes entreprises du pouvoir.

Le MSR appelle toutes les forces démocratiques, les syndicats libres et les mouvements de défense de l’environnement à coordonner leurs actions, à élargir la géographie des manifestations et à créer une solidarité mutuelle.

Déclaration de RSD sur la crise à Moscou14/08/2019

Mouvement socialiste russe

http://anticapitalist.ru/

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16 août 2019 ~ 0 Commentaire

soudan yémen (brest)

soudan

GRANDE SOIRÉE D’ÉCHANGES et DE SOUTIEN AUX PEUPLES SOUDANAIS ET YÉMÉNITES.

Le CLAJ, Aidons les réfugiés-Brest, Zéro personne à la rue-Brest, Association Tadamoon- Le Mans proposent une rencontre : des prises de paroles, des concerts, des contes, de l’artisanat et un repas soudanais afin d’exprimer la situation et l’actualité au Soudan et au Yémen.

Des ami-e-s de la communauté brestoise prépareront des plats afin d’échanger sur la cuisine du pays.

La soirée débutera à 18h30, les musiciens et conteurs feront passer les chapeaux en solidarité.
Les repas seront à prix libre à partir de 5€ .

Vous pourrez également découvrir différents artisanats africains (broderie d’art, bogolans…).

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16 août 2019 ~ 0 Commentaire

algérie lgbt (le monde diplomatique)

lgbt

Sexe, jeunes et politique en Algérie

Homosexualité, ou la « mort sociale »

A première vue, comme le dit Latifa, une lesbienne rencontrée à Oran, « la vie des homosexuel(le)s est beaucoup plus simple et joyeuse en Algérie. »

En effet, dans cette société où chacun vit cloisonné entre personnes du même sexe depuis le plus jeune âge, les possibilités de rencontres et de plaisirs homosexuels sont beaucoup plus nombreux.

A 15 ans ou 25 ans, un garçon peut faire venir son amoureux à la maison, s’enfermer avec lui dans sa chambre, et même lui proposer de passer la nuit, sans que ses parents n’y voient malice. Pareil pour les filles. A 30 ans, 40 ans, deux hommes ou deux femmes peuvent partir en week-end, louer une chambre double à l’hôtel, personne ne dira rien.

Zoheir Djazeiri est un activiste important parmi les homosexuels algériens. Militant à l’asso-ciation Abu Nawas (1), son action est strictement clandestine, et Zoheir Djazeiri (Zoheir L’Algérien) est un pseudonyme.

« Tout cela est vrai, admet-il, mais attention, le pendant négatif est très lourd ! Nous vivons dans une société machiste. Etre homosexuel, pour un mec, c’est se dégrader au niveau inférieur de la femme. »

Sans parler de la loi, qui réprime très durement ces pratiques à la fois « contre nature » et interdites par la religion d’Etat, l’islam (article 2 de la Constitution) (2). « Se faire arrêter pour homosexualité signifie la mort sociale, poursuit Zoheir. Tu es obligé de tout quitter : ta ville, ta famille, ton travail, tout ! » Détail important : En Algérie, aucun avocat n’est prêt à défendre publiquement les homosexuels. « Sa carrière serait ruinée. »

Malgré cela, non seulement il est possible d’avoir une vie homosexuelle, avec ses lieux de rendez-vous, ses bars et ses cabarets à Alger, Oran et Bejaia, mais beaucoup d’hétérosexuels algériens ont des pratiques homosexuelles : à l’école, lors du service militaire, à la cité U, etc.

« La femme étant un produit rare, on se rabat sur les hommes. », rigole Mourad, 25 ans, rencontré à Alger, qui ne sait pas « si [il] préfère les hommes ou les femmes ». Un universitaire français travaillant sur l’homosexualité masculine à Alger raconte : « Les copains homos que j’ai rencontrés il y a huit ans sont tous en train de se marier. Avec le mariage, ils cessent plus ou moins leur vie homosexuelle. »

Tout engagement social ou politique représente un immense danger. L’association Abu Nawas, qui revendique via le Net 1 500 adhérents, est considérée par l’Etat comme une organisation faisant l’apologie d’un crime.

« Nous sommes un noyau d’une vingtaine de militants, tous passibles de 10 ans de prison », explique Zoheir L’Algérien. Lors des mouvements contre un 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika (finalement réélu sur un fauteuil roulant le 17 avril 2014), Zoheir a dû s’enfuir pendant deux mois à l’étranger.

Une chaine de télévision avait diffusé un reportage intitulé « Le complot », montrant sa photo entourée d’un cercle. A-t-il eu peur de se faire agresser, voire tuer ? « Non, ce n’est pas ça. Mais comme ma mère et les gens du quartier regardent ces chaines, j’avais trop peur qu’elle apprenne la vérité. »

Pierre Daum  Pierre Daum

https://www.monde-diplomatique.fr

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15 août 2019 ~ 0 Commentaire

difenn (douarnenez)

Photo de Festival de cinéma de Douarnenez.
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Ateliers d’auto-défense féministe

Difenn, association féministe bilingue, ouverte à toutes et tous, vous concocte 4 ateliers d’autodéfense féministe spécial festival, histoire de pouvoir se balader, danser, chanter, dormir, librement dans tous les festivals (et ailleurs) de France et de Navarre !

Marre de te faire emmerder sans rien dire ?

Marre des relous ? Viens à l’atelier d’autodéfense féministe ! Techniques physiques simples et immédiatement efficaces.

Techniques verbales pour apprendre à dire non, à stopper des situations désagréables ou dangereuses, face à des personnes connues ou inconnues, en festival ou ailleurs… Viens découvrir ton potentiel dans un cadre bienveillant, confidentiel et ludique.

Pas besoin d‘être sportive pour se faire respecter. Accessible à toutes les femmes, meufs, trans, intersexes. Dès 16 ans, viens comme tu es, pas de tenue particulière requise.

RDV dans la salle du réfectoire de Sainte Elisabeth, rue d’Estienne d’Orves, 29100 Douarnenez, France

Pour s’inscrire: A l’accueil du public sur la place du festival, ouvert toute la journée, durant toute la durée du festival. Confirmez votre réservation de place par le paiement du stage
(chèque ou espèce) et en indiquant votre nom, et un numéro de téléphone.

C’est quand?

Lundi 19 août : 14h 17h
Mardi 20 août: 14h 17h
Mercredi 21 août: 14h 17h
Jeudi 22 août : 14h 17h

Le prix?

10e (tarif réduit),
15e (tarif moyen)
20e (tarif plein)
20 et + en fonction des possibles

L’argent ne devant pas être un frein à la participation au stage, nous réservons systémati-quement des places solidaires. Si vous souhaitez en bénéficier, précisez-le lors de l’inscription.

Si vous souhaitez soutenir la tenue des stages, n’hésitez pas à faire un don : toute somme donnée sera placée dans la caisse de solidarité permettant à des personnes n’ayant pas les moyens financiers de participer aux stages..

INSCRIPTIONS ET INFOS À L’ACCUEIL, PLACE DU FESTIVAL. (OUVERT DE 10H À 22H).

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13 août 2019 ~ 0 Commentaire

vicenzo (fr3)

Morbihan: un comité de soutien pour empêcher le renvoi de le militant italien

Depuis l’arrestation de Vincenzo Vecchi un groupe de quatre-vingts habitants du pays de Rochefort-en-terre se réunit pour discuter et échanger sur les actions possibles pour empêcher le renvoi du militant qui habitait dans ce coin de Bretagne depuis 8 ans.

Ils se retrouvent tous les jours en petits groupes ou en session plénière pour discuter et réfléchir aux actions à mener. « Ils » se sont des amis, des voisins ou de simples connaissances de Vincenzo qui le fréquentent pour certains depuis 8 ans, depuis qu’il avait posé ses valises dans ce coin du Morbihan. Ils ont donc décidé de créer un collectif de soutien pour empêcher le renvoi vers l’Italie de l’activiste.

Colère et détermination des soutiens de Vincenzo

« Après l’étonnement de découvrir le passé de Vincenzo nous sommes aujourd’hui dans la colère et la détermination » explique Jean-Pierre, un membre du collectif  « Soutien à Vincenzo ». Pour ce dernier il n’est pas question que Vincenzo soit renvoyer en Italie. « Le chef d’inculpation nous parait injuste et disproportionné ! Il a pris 13 ans pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, cela nous révolte » s’indigne Jean-Pierre.  

Condamné grâce à une loi mise en place par Mussolini et réactivée par Berlusconi

Selon le collectif, Vincenzo Vecchi a été condamné en Italie pour « dévastation et saccage » au G8 de Gênes. « Cette condamnation a été rendue possible sur la base d’une loi adoptée en 1930  sous Mussolini et réactivée par Silvio Berlusconi » à l’occasion du sommet économique de 2001.

La justice italienne lui reproche aussi sa participation à une manifestation antifasciste, non autorisée, à Milan en mars 2006.

Pour le collectif morbihannais « il est impensable que la France renvoie cet homme vers l’Italie », pays qui a pour ministre de l’intérieur Salvini, un élu d’extrême droite. « Il va vouloir en faire un exemple » redoutent ses amis.

Ils rappellent aussi que « le G8 de Gênes a valu une lourde condamnation de l’Italie par la Cour européenne des droits de l’homme du fait des violences policières commises contre les manifestants, certaines ayant été assimilées à des « actes de torture », restait « une blessure ouverte en Italie ».

vicenzo

Appel au soutien devant le tribunal de Rennes Mercredi

Mercredi Vincenzo Vecchi doit passer devant la Chambre d’Instruction de Rennes. Les membres du collectif ont prévu de venir manifester leur soutien pacifiquement et espèrent que d’autres personnes se joindront à eux. Ils ne souhaitent cependant pas qu’il y ait le moindre débordement car cela pourrait pénaliser leur ami. Le collectif a fait appel à deux avocats afin d’avoir plus d’information sur le dossier et d’envisager une démarche en justice.

Maylen Villaverde 12/08/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Répression. En Italie, la vengeance d’État se mange froide (L’Humanité)

 

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