Archive | Justice & libertés

23 avril 2017 ~ 0 Commentaire

police (le figaro)

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Ces pays où la police ne tue pas

La police norvégienne n’a tiré que deux balles en 2014. Bien loin des pratiques américaines, il existe quelques autres pays où les forces de l’ordre ne font pas quasiment pas usage de leur arme.

Les agités de la gâchette outre-Atlantique ne font pas franchement d’émules en Scandinavie.

Et pour cause, en 2014, le corps des 11.000 agents de police norvégienne n’a dégainé qu’à 42 reprises, soit moins d’une fois par semaine. Les chiffres du rapport récemment publié sont éloquents, deux balles tirées en 2014, sans faire de blessé. D’autres pays du nord de l’Europe avancent des résultats similaires, parmi lesquels la Finlande et le Danemark voisins, mais aussi l’Islande, les Pays-Bas ou la Grande Bretagne.

La police norvégienne ne coûte pas cher en cartouches.

Ses agents font feu en moyenne trois fois par an et n’ont abattu qu’une personne depuis 12 ans. En 2011, année du tragique carnage d’Utoya, les policiers norvégiens n’ont tiré qu’une fois, sur Anders Breivik, blessant le responsable de la tuerie -77 morts. Dans ce pays au taux de criminalité très faible, les forces de l’ordre sont rarement armées. Alors même que les particuliers propriétaires d’une arme sont nombreux, héritage chasseur oblige. Avec 31,1 armes à feu pour 100 habitants, le pays se classe 13e au niveau mondial.

Les pays de cette taille (cinq millions d’habitants) affichant un usage aussi faible de leur arme par les dépositaires de la force public se comptent sur les doigts de la main, et, hormis la Nouvelle-Zélande, sont concentrés en Europe du nord. A quelques centaines de miles nauti- ques d’Oslo, l’Islande fait partie de ces pays qui ne connaissent pas le crime. La police s’y est servie de son arme pour la première fois… en 2013! «Que les forces de l’ordre aient dû se servir de leurs armes est sans précédent», avait alors déclaré le directeur national de la police.

La police britannique tue autant en 24 ans que les Etats-Unis en 24 jours

D’autres pays ont banni l’usage des armes à feu de l’exercice de maintien de l’ordre. Ainsi la police danoise avait déchargé seulement 11 fois en 2006, alors qu’en 2014 les agents finlan- dais ont utilisé six cartouches. Pour illustrer ces données, rappelle que la police britannique (Angleterre et Pays de Galles) a tué autant de civils en 24 ans que celle des Etats-Unis dans les 24 premiers jours de 2015. Notons tout de même que ces chiffres ne prennent pas en compte les émeutes ayant secoué (le Nord de) l’Irlande

S’il faut reconnaître que ces états se sont permis le luxe de désarmer leur police à la faveur d’un taux de criminalité faible, voire inexistant, il est notoire que ce dernier n’a pas été impacté par ce tournant. N’en déplaise à Robert Ménard et autres chantres des politiques sécuritaires.

A titre de comparaison, et même si la violence y est sans commune mesure, la police brésilien- ne surarmée a tué 2 212 personnes en 2013. Aux Etats-Unis, le seuil des 400 victimes a été franchi au premier semestre 2015. En France, ces chiffres ne sont pas publics mais des asso- ciations tiennent des décomptes, contestés, de personnes tombées sous les balles policières.

On sait néanmoins que de plus en plus de brigades, notamment municipales sont armées. Le ministère de l’Intérieur affirme pour sa part que l’arme de nombreux agents reste au chaud dans leur fourreau toute leur carrière durant. Pas d’autres choix que de croire sur parole les pouvoirs publics donc, et de les inciter à rendre ces données publiques.

Antoine Sillières 10/07/2015

http://www.lefigaro.fr/

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18 avril 2017 ~ 0 Commentaire

police (dossier) npa

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Police partout, justice nulle part… Que faire ?

S’il est un domaine où Hollande et son gouvernement ont été particulièrement actifs, ce n’est vraiment pas la lutte contre le chômage… mais la mise œuvre d’une politique autoritaire. Essai de bilan non exhaustif d’un quinquennat qui a diminué le poids de la justice en faveur de la police, faisant ainsi éclater l’équilibre – déjà bien relatif – des pouvoirs.

La police, on en fait quoi ?

Dans les mouvements sociaux qui se sont succédé, de Sivens à la COP21 en passant par la lutte de Notre-Dame-des-Landes, dans toutes les manifestations contre la loi travail, mais aussi dans les quartiers populaires ou la chasse aux migrantEs, la police a été particulièrement mobilisée…

Désarmer la police, maintenant !

Les statistiques de police de différents États montrent sans surprise un niveau de violence nettement plus faible dans ceux où les policiers ne portent pas d’arme.

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14 avril 2017 ~ 0 Commentaire

simon bolivar (libération)

memel

Qu’est-ce que l’Alliance bolivarienne que souhaite rejoindre Mélenchon ?

Dans son programme, le leader de La France insoumise prévoit d’adhérer à l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, une organisation politique et économique anti-atlantiste créée en 2004 par Hugo Chávez et Fidel Castro.

La France est-elle un pays d’Amérique latine ? Oui, selon Mélenchon. Un échange tendu entre son porte-parole, Alexis Corbière et Patrick Cohen sur le plateau de C à vous, mardi soir, a mis en lumière ce point du programme de La France insoumise, passé plutôt inaperçu jusque- là. «Vous sortez des traités européens, vous sortez de l’Otan, vous sortez de l’OMC, mais la France ne reste pas seule puisque chapitre 62, nous adhérons à l’Alliance bolivarienne, dont les principaux pays membres sont Cuba et le Venezuela et les pays observateurs, la Russie et l’Iran. Cuba et le Venezuela ne sont pas des démocraties, et la Russie et l’Iran non plus», relève le journaliste.

Ce projet figure à deux reprises dans le livre-programme de Jean-Luc Mélenchon. Dans le chapitre 62, «Construire des coopérations altermondialistes et internationalistes», où il est stipulé qu’il faut «instaurer une politique de codéveloppement avec l’Amérique latine et les Caraïbes en adhérant à l’Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique)». Mais aussi dans le chapitre 15, consacré à l’outre-mer, où il est prévu de «rejoindre les coopé-rations régionales dans une démarche de codéveloppement écologique, social et de progrès humain : par exemple l’Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) pour les Antilles et la Guyane française, l’Afrique australe pour Mayotte et la Réunion, etc.». Dans son livret thématique consacré à outre-mer, il est précisé que ce sont la Guyane et les Antilles françaises qui rejoindront l’Alba, tout comme la Communauté d’États latino-américains et caraïbes (Celac).

Monnaie commune virtuelle

Créée en 2004 par le président vénézuelien Hugo Chávez et le dirigeant cubain Fidel Castro, l’Alliance bolivarienne est avant tout une alliance politique et économique, qui se présente au départ comme une alternative à la Zone de libre-échange des Amériques, projet porté par les Etats-Unis. Elle a pour objectif «de réduire la pauvreté et les inégalités sociales résultant de l’application indiscriminée de politiques néolibérales» en se basant avant tout sur la «solidarité, la justice, la complémentarité et la coopération». Ses fondateurs se réclament de la doctrine de l’icône du Venezuela, Simon Bolivar, «d’unité et de souveraineté des pays qui ont pris leur indépendance sur le pouvoir colonial».

D’un point de vue économique, une note du Trésor de mai 2016 explique que l’alliance s’ap- puie sur deux instruments financiers. D’abord, une monnaie commune virtuelle réservée aux banques centrales des pays membres : le Sucre (Système unitaire de compensation régional). Celle-ci vise à renforcer les échanges et les investissements entre les pays de l’Alba, sans avoir à recourir au dollar.

L’Alba a aussi créé en 2008 sa propre banque, qui dispose d’un milliard de dollars pour «consolider la souveraineté et l’indépendance financière des pays membres de [l’Alliance] en finançant des projets de développement social». En six ans, 46 projets (pour un montant de 334 millions de dollars, soit plus de 313 millions d’euros) auraient été mis en œuvre selon le Trésor. Des Jeux de l’Alba, des prix culturels, et un programme d’alphabétisation complètent cette alliance, avant tout anti-atlantiste.

L’Iran et la Syrie observateurs

Elle compte aujourd’hui douze membres : le Venezuela, Cuba, la Bolivie, l’Equateur, le Nicara- gua, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Dominique, Antigua-et-Barbuda, Grenade et Saint-Christophe-et-Niévès. L’organisation compte aussi trois pays observateurs : Haïti, l’Iran et la Syrie. Pas franchement démocratiques… En 2009, la Russie avait aussi été invitée au sommet de l’Alba au titre d’observateur.

En rejoignant l’alliance bolivarienne, il met ainsi en avant son anti-atlantisme. L’année dernière déjà, il affirmait vouloir sortir des traités européens pour entrer «dans les coalitions des pays des Caraïbes et d’Amérique latine». «La plus longue frontière commune de la France est avec le Brésil et non avec l’Allemagne», justifie souvent Mélenchon en faisant référence à la Guyane.

Même Clémentine Autain, soutien de Mélenchon, ignorait visiblement ce point du programme de son candidat.

Pauline Moullot — 13 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

Quatre questions sur l’Alliance bolivarienne, que Jean-Luc Mélenchon veut rejoindre (France Info)

Mélenchon : un drôle de partisan de la paix (Lutte Ouvrière)

PCF : vote utile à gauche et nouvelles illusions (Lutte Ouvrière)

L’Affaire Bolivar ou Les Insoumis face aux éditorialistes (Anti-k)

Nous sommes suffisamment critiques à l’égard de Mélenchon – http://www.anti-k.org/2016/08/26/connaitre-son-melenchon-sur-le-bout-des-doigts/– et du Chavisme – http://www.anti-k.org/2017/04/12/debat-venezuela-lutte-quartier-entre-gauche-pouvoir/– pour dénoncer avec JLM2017 une cabale de la médiacratie sur ce point précis de l’alliance bolivarienne. 

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12 avril 2017 ~ 0 Commentaire

répression et état d’urgence (npa)

DSK_Segolene_Royal_Martine_Aubry_francois_Hollande_sblesnip

Bilan du quinquennat Hollande : à droite toute !

Dans la continuité de Sarkozy, Hollande a fait beaucoup contre les libertés et les droits, en particulier ceux des étrangerEs, des femmes, des jeunes et des militantEs par le renforcement de l’exécutif et de la justice de classe, grâce à l’adoption de lois sécuritaires et à l’instauration d’un état d’urgence permanent depuis novembre 2015. Retour sur ce quinquennat noir.

Une politique d’enfermement des classes dangereuses

Encore une promesse de Hollande non tenue : celle de réduire la surpopulation carcérale ! Pire, celle-ci a augmenté. En mars 2017, 69 430 personnes sont détenues, une augmentation de 2,7 % depuis un an. Le taux d’occupation moyenne des prisons de la misère est de 117 %, 210 % dans quelques-unes !

L’embastillement d’une partie de la population résulte d’un cumul de phénomènes simultanés et volontaires :

L’allongement de la durée et l’augmentation du nombre de personnes présumées innocentes en détention provisoire (29,20 % du nombre de détenuEs, soit une augmentation de 7,3 % en un an),

La création de nouveaux délits passibles d’emprisonnement (l’embuscade sans commission d’actes par exemple),

L’allongement de la durée des peines de prison prononcées contre les auteurs de petits délits (outrage à agents, rébellion…).

Le risque d’attentat a notamment été utilisé pour se débarrasser de l’obligation de fournir la preuve pour condamner et enfermer.

À celle-ci sont substituées les notions floues de «soupçon raisonnable» (c’est quoi «raison- nable »?) ou de « comportement de nature à provoquer une menace pour l’ordre public ». Soit une possibilité de condamner une quantité de ­personnes quasi illimitée.

Par ailleurs, toutes les autres privations de liberté ont augmenté : les gardes à vue prolongées – 96 heures si est décelée une « intention » d’acte terroriste –, les assignations à résidence de migrantEs, de personnes islamistes radicalisées ou supposées telles, de militantEs avant et pendant des manifestations ou accusés de délit de solidarité avec les migrantEs.

La France championne des législations répressives dans l’UE

Quatorze pays européens ont mis en œuvre des législations antiterroristes suite à la résolution 2 178 de l’ONU : «Les États doivent adopter des lois visant à s’attaquer à la menace de com- battants terroristes étrangers ». Amnesty estime que partout ces lois ont été votées à la hâte et sans débat, que toutes dérogent aux règles démocratiques et aux droits humains, consolident gravement les pouvoirs de l’exécutif tout en restant floues sur la définition du terrorisme et « prennent arbitrairement pour cible les réfugiés migrants, les défenseurs des droits humains, les opposants syndicaux et politiques et les minorités »

Mais le gouvernement français a fait plus et s’est fait rappeler à l’ordre sur les perquisitions de nuit particulièrement traumatisantes et les longues assignations à résidence. Non seulement il a fait adopter la loi renseignement, modèle mondial de la remise en cause du droit à la vie privée, ainsi que quatre lois anti­terroristes, dont celle de juin 2016 qui intègre toutes les mesures prônées par la droite depuis des mois, sauf la rétention de sûreté pour les fichés S. Et il reste le seul État européen à imposer l’état d’urgence.

L’état d’urgence permanent ?

On sait que les multiples possibilités d’intervention contre le terrorisme sont déjà contenues dans la kyrielle de lois en vigueur, il faut donc chercher d’autres explications à cette décision inique. Le passé colonial et le présent néocolonial français pèsent évidemment dans ce choix, d’autant plus facilement qu’il existe un réel profilage ethnique de la part des forces de répres- sion, soit un réel racisme par une majeure partie des forces de police à l’égard des étrangerEs et des jeunes issus de l’immigration.

Petit à petit, le champ d’application de l’état d’urgence s’étend et révèle sa véritable utilité : maintenir l’ordre, leur ordre, à n’importe quel prix… et pour cela légaliser tous les abus. Avec une répression féroce contre certainEs et une privation des droits et libertés pour touTEs. Ce qui facilite la montée d’un ordre réactionnaire…

La question qui se pose aujourd’hui pour une partie des candidats à la présidentielle « de gauche » est comment et/ou à quel moment opportun sortir de l’état d’urgence ?

Pendant que d’autres, à droite et à l’extrême droite, se demandent comment ne pas en sortir ! Hollande et Valls leur ont soufflé en partie la réponse : en changeant la Constitution pour y constitutionnaliser cet État d’exception. Eux n’ont pas réussi, mais nul doute que cet essai pourra être transformé par le ou la future locataire de l’Élysée. Pour nous, c’est clair : la fin de l’état d’urgence, ce serait tout de suite !

Quel « État de droit » ?

Tenter de faire un bilan à la fin du quinquennat d’institutions telles que la justice et la police, c’est observer où en est « l’État de droit ». Trahissant toutes ses promesses, Hollande a délibérément choisi de répondre aux exigences patronales de faire baisser fortement et durablement le prix de la force du travail et de détruire en partie les droits des salariéEs de s’organiser et de se défendre. Ceci de manière encore plus aboutie, notamment dans la loi travail, que ce qu’avaient pu réaliser les gouvernements précédents.

Pour imposer cela, et c’est la marque constante de ce mandat, la priorité est donnée à l’exécutif sur le législatif, avec l’utilisation du 49.3 à répétition et l’adoption de lois importantes en une seule lecture et sans débat. Des lois qui se traduiront sur tout le territoire national par la suprématie de l’administratif sur le judiciaire, le tout dans un climat de racisme et de répression ciblée intense, orchestrés au plus haut niveau de l’État. Ainsi, on se rappelle du long et scandaleux épisode sur la déchéance de nationalité.

Le bilan de ce quinquennat confirme qu’à l’offensive néo­libérale amplement soutenue par un gouvernement correspond une forte offensive autoritaire de ce même gouvernement. Au risque de faire chanceler leur « État de droit » qui se veut démocratique et repose en partie sur l’équilibre des pouvoirs.

Vendredi 7 avril 2017

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05 avril 2017 ~ 0 Commentaire

refugiés (amnesty)

amnesty

https://www.amnesty.fr/

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31 mars 2017 ~ 0 Commentaire

liu shaoyo (npa)

affiches poutou

Une nouvelle victime de la police Il faut en finir avec le permis de tuer

Le 27 mars, à Paris, M. Liu Shaoyo, a été tué par un policier en civil de la BAC, après que la police ait enfoncé la porte de l’appartement à coup de boutoir.

La police justifie d’avoir abattu cet homme de 56 ans parce qu’il [aurait été] en train de poignarder au thorax l’un des policiers de la BAC. Pourtant, d’après une source judiciaire « le policier de la BAC n’a pas été blessé parce qu’il portait un gilet pare-balles ». Lundi pour protester contre ce meurtre, un rassemblement a eu lieu devant le commissariat de police du 19e arrondissement de Paris, avec beaucoup de membres de la communauté asiatique choquée par ce meurtre. Trente-cinq personnes ont été interpellées.

Les filles de l’homme abattu contestent formellement que quoi que ce soit dans leur appartement ait pu justifier que la police enfonce la porte et tire sur leur père sans la moindre sommation. Le policier qui aurait été attaqué par l’homme qui a été tué a eu trois jours d’ITT….

Quoi qu’il en soit du déroulement précis des faits, une chose est sûre : la police a enfoncé la porte de l’appartement sans le moindre caractère d’urgence et a abattu un homme sans sommation – un homme qui n’avait comme « arme » qu’une paire de ciseaux. Enfin, aucun policier n’a été réellement blessé.

Le NPA dénonce ce meurtre et la violence dont la police est coutumière dans les quartiers populaires. Après Adama Traoré, Théo, c’est à une violence institutionnelle et impunie que l’on a affaire.

La police, avec la dernière loi de février 2017, dispose du droit étendu d’utiliser des armes à feu sans avoir la justification de la légitime défense.

Nous exigeons la dissolution de la BAC et l’abrogation de cette loi qui est un véritable droit de tuer, une réelle menace quotidienne pour la population.

Nous exigeons aussi le désarmement de la police. En France, depuis 2000, 140 personnes ont été tuées par la police. Amnesty International, l’ACAT dénoncent régulièrement ces meurtres et les violences policières.

Philippe Poutou, Bordeaux le 30/03/2017

http://www.europe-solidaire.org/

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25 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pour gael (sud poste)

gael 2

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

poutou fouillé (le huff’)

poutou

À la marche contre les violences policières, Philippe Poutou fouillé puis « blo- qué » par la police. Le candidat du NPA s’est plaint sur Twitter du traitement que lui ont réservé les forces de l’ordre:

« Qui imagine Fillon, Le Pen, Hamon ou Macron fouillé ainsi ? »

« Sans doute de dangereux terroristes! ». Philippe Poutou, candidat du NPA à l’élection prési- dentielle participait ce dimanche 19 mars à la marche contre les « violences policières » à l’appel du collectif « Urgence notre police assassine ».

Arrivé à République, l’intéressé s’est retrouvé bloqué par les policiers avec d’autres membres de sa formation politique. « Le NPA actuellement bloqué par la police à la place de la Répu- blique. Sans doute de dangereux terroristes! », a-t-il tweeté, vidéo à l’appui. Message également relayé par Olivier Besancenot.

Peu avant la publication de ce tweet, le journaliste Hugo Gausserand avait publié une photo montrant le candidat du NPA fouillé par des policiers. Comme l’a indiqué une journaliste du Monde qui couvrait la manifestation, les contrôles pour accéder au cortège étaient nombreux. Dans le cortège flottaient des drapeaux du NPA, du DAL (Droit au logement), d’Attac, de la CGT ou de la CNT.

19/03/2017 Romain Herreros Journaliste politique

http://www.huffingtonpost.fr/

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15 mars 2017 ~ 0 Commentaire

gaël quirante (a et r + rp)

gaël quirante (a et r + rp) dans A gauche du PS

Gaël Quirante de nouveau menacé de licenciement : rassemblement mardi 28 mars contre la répression anti-syndicale !

Après deux reports en décembre et janvier dernier, Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Poste 92, sera finalement convoqué le 28 mars devant la Cour administrative d’appel de Versailles.
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On se souvient qu’en mai 2010, lors de la grève des facteurs de Châtillon, Asnières et Clamart, les collègues s’étaient rendus en délégation à leur direction départementale pour obtenir des négociations et faire avancer leurs revendications. 16 d’entre eux avaient été accusés par des cadres de la DOTC de les avoir séquestrés. Trois camarades dont Gaël étaient alors condamnés à des peines mineures mais le délit de « séquestration » était retenu par les juges.
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Nous rappelons que c’est lors d’un simple rassemblement de grévistes qui cher- chaient à négocier avec leur direction que ceux-ci s’étaient faits accusés de « séquestration » ! En même temps, l’inspection du travail refusait le licenciement de Gaël, décision attaquée sans succès par La Poste auprès du Ministère du travail puis du tribunal administratif.
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La Poste avait alors fait appel du jugement du tribunal administratif pour obtenir le licen- ciement de Gaël. Comme elle n’est pas sûre de son coup, elle a très récemment lancé une nouvelle procédure de licenciement contre Gaël en l’accusant d’avoir un comportement «anxio- gène» vis-à-vis de «l’ensemble de la ligne managériale». À l’heure où la violence patronale mène de plus en plus de salariés à aller jusqu’au suicide, accuser ceux qui se battent contre l’exploitation de harcèlement, est particulièrement révoltant.
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Nous devons donc être toutes et tous présents mardi 28 mars, devant la cour administrative d’appel de Versailles pour soutenir Gaël et notre droit à revendiquer et à faire grève ! 
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Rassemblement à partir de 9h00, palais de justice de Versailles, 
2 esplanade du Grand Siècle à Versailles 
(arrêt gare SNCF : gare de Montreuil)
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gael

Gaël Quirante : « Nous avons bataillé contre la précarité et la suppression d’emplois et La Poste veut me licencier »

Ce 24 janvier, Gaël Quirante, représentant départemental de Sud Poste 92, était initialement convoqué devant la Cour administrative d’appel de Versailles. La Poste, qui est connue pour son acharnement anti-syndical et la répression qu’elle met en place, a fait appel suite à la décision du tribunal administratif, qui refusait son licenciement. La répression n’est pas une nouveauté à La Poste, où le cas de Yann, le premier postier révoqué pour motif syndical depuis 1951, avait déjà suscité la colère et la mobilisation des postiers. Révolution permanente a interviewé Gaël, qui nous explique sa situation. Le ministère du Travail étant entretemps intervenu dans le cadre du procès, en se positionnant contre le licenciement de Gaël, le rassemblement qui était à l’origine prévu ce mardi devant la Cour administrative d’appel de Versailles est reporté. Un nouveau rassemblement sera organisé dès que la nouvelle date du procès sera connue. Propos recueillis par Laura Varlet

lundi 23 janvier 

Révolution permanente : Tu [étais] convoqué devant la Cour administrative d’appel de Versailles ce 24 janvier, tu peux nous expliquer quelle est la situation aujourd’hui ?

Gaël : Je me retrouve au tribunal à la suite d’un véritable acharnement de la part de La Poste. Les faits dont on parle datent de mai 2010 : les factrices et facteurs d’Asnières, Châtillon et Clamart étaient en grève contre des suppressions d’emplois, une grève qui allait durer 66 jours. Dans les premiers jours de la grève, pour que La Poste accepte ne serait-ce que de recevoir les grévistes, il avait fallu occuper la direction départementale. La Poste a fait passer après coup cette occupation pour une « séquestration ». Elle m’a donc traîné à la hâte en commission disciplinaire pour prononcer mon licenciement. Étant salarié « protégé », ils ont été obligés de demander l’autorisation de me licencier à l’Inspection du Travail. Ce qu’elle a refusé. La Poste a donc fait appel de cette décision auprès du ministre du Travail (c’était Xavier Bertrand à l’époque), qui a lui aussi refusé le licenciement ! La Poste n’a pas pour autant lâché l’affaire et a donc attaqué la décision du ministre du Travail au Tribunal administratif… et cela a encore échoué.

On aurait pu croire que La Poste allait en rester là, mais non : elle a fait appel 7 ans après les faits auprès de la Cour d’appel du tribunal administratif de Versailles ! Les patrons n’en sont pas restés là : depuis 13 ans que je suis à La Poste, j’ai cumulé 1 an et demi de mise à pied (et donc autant d’annuités en plus à effectuer)… et, cerise sur le gâteau : j’ai reçu le 26 décembre une nouvelle convocation en vue d’un licenciement pour « comportement préoccupant, alarmant et anxiogène vis-à-vis de la ligne managériale ». C’est quand même le monde à l’envers : alors que La Poste s’est fait connaître pour les multiples suicides liés aux conditions de travail et à la pression patronale, on accuse les militants qui se battent contre cette politique d’écrasement des salariés d’être irrespectueux des cadres !

RP : Pourquoi La Poste cherche à te licencier ? Quels sont les vrais motifs ?

Gaël : La vraie raison, c’est que notre organisation syndicale a mené une politique d’opposition sans concession aux suppressions d’emplois, en menant des grèves qui cherchaient systématiquement à regrouper plusieurs centres postaux. Nous avons mené des grèves en 2009, 2010, 2011, 2012 avec plusieurs centres de distribution. En 2014, nous avons mené une bataille contre la précarité qui associait, à une petite échelle, des chômeurs et précaires qui s’étaient fait virer de La Poste, et qui a aussi mis à certains moments côte-à-côte des postières et postiers de métiers différents (distribution, guichet, colis). Et en 2016, plusieurs bureaux étaient à nouveau en grève, et nous avons tissé des liens de solidarité avec d’autres secteurs en lutte en participant activement à la mobilisation contre la loi Travail. C’est cette politique qui est visée. Notre syndicat est à la fois radical, et majoritaire dans son secteur, et la Poste ne le supporte pas.

RP : Sud Poste 92 appelle à un rassemblement devant la Cour administrative d’appel de Versailles, [au moment du procès qui est reporté à une date encore inconnue, car le ministère du Travail s’est positionné contre le licenciement ce lundi] . Qu’est-ce que vous attendez de ce rassemblement ?

Gaël : Nous espérons qu’un maximum de monde sera présent, et que cela poussera la juge à confirmer la décision de ne pas autoriser mon licenciement ! Et nous espérons aussi que ce rassemblement sera une étape de regroupement des équipes militantes frappées par la répression mais qui veulent aussi arrêter de se battre de manière fragmentée, et au contraire préparer une mobilisation d’ensemble contre ce système capitaliste !

http://www.revolutionpermanente.fr/

Commentaire: Révolution permanente et A&R sont des courants du NPA

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11 mars 2017 ~ 0 Commentaire

déclaration (npa)

vaches

Le policier meurtrier d’Amine Bentounsi condamné:

une victoire pour la famille !

Le 10 mars, la cour d’assises de Paris a condamné Damien Saboundjian à cinq ans de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction de port d’armes. Ce policier, qui avait été acquitté en première instance, a donc été reconnu coupable du meurtre, en 2012, d’Amine Bentounsi, abattu d’une balle dans le dos.

Cette condamnation est une victoire pour la famille Bentounsi qui, au terme d’un véritable marathon judiciaire, peut enfin commencer à faire son deuil. Je leur témoigne de toute mon sympathie, et je salue Amal Bentounsi, soeur d’Amine, qui n’a rien lâché et ne lâche rien dans son combat contre les violences policières.

On ne peut s’empêcher de noter que cette condamnation à une peine avec sursis est bien légère comparée aux peines de prison ferme prononcées contre des manifestant-e-s ou des gens qui, dans l’extrême pauvreté, se servent en produits de première nécessité sans les payer.

Mais cette condamnation est une victoire et un encouragement aux autres familles de victimes, et une étape importante dans la lutte contre les violences policières et l’impunité dont jouissent leurs auteurs. Justice pour Adama ! Justice pour Théo ! Justice pour tous les autres !

Et rendez-vous le 19 mars à Paris pour la Marche pour la justice et la dignité.

Déclaration de Philippe Poutou

Bordeaux, Samedi 11 mars 2017

https://npa2009.org/

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