Archive | Justice & libertés

14 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

zehra dogan (morlaix)

expo

La peintre, journaliste, auteure Zehra Doğan sera exposée du 5 janvier 2018 au 22 janvier 2018 autour de l’exposition

« Les Yeux grands ouverts. Journal d’une condamnation ».

Zehra est actuellement en prison pour près de 3 ans pour avoir publié sur son compte twitter la lettre d’une jeune fille de 10 ans, Elif Akboga, appelant à la paix et à l’arrêt des massacres envers les kurdes de Turquie. 28 ans, prisonnière Zehra Doğan nous propose une œuvre majeure (voir sur le site de Kedistan la lettre du peintre chinois, dissident Weiwei).

Nous vous offrons une rencontre avec cette personnalité hors du commun, dans le cadre d’une tournée internationale (Londres, Paris, Bruxelles, Stockholm, Lyon, Marseille…), organisée par le magazine Kedistan, de cette exposition qui commencera par le Pays de Morlaix !

L’association La Minoterie / À Pleine Voix en partenariat avec le magazine Kedistan, les Amitiés Kurdes de Bretagne, le Festival du Cinéma de Douarnenez vous proposeront lors de cette quinzaine, au-delà de la découverte des œuvres originales de Zehra Doğan, sorties clandestinement de Turquie.

Des rencontres autour de la situation dans cette Turquie fascisante, avec des témoignages sur Le Rojava (Kurdistan du nord de la Syrie) et son modèle démocratique singulier (le commu-nalisme libertaire) qui nous interpelle à plus d’un titre, sur le féminisme et les luttes des femmes, sur la question de l’engagement, à travers des films, des débats, de la musique, peut-être des danses…Un événement majeur pour le Pays de Morlaix.

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Contact Laurent Baudry:  09 80 43 17 17

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http://www.kedistan.net/

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14 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

teodora salvador (jdd)

feminsite

Salvador : 30 ans de prison pour une fausse couche. Lors d’un premier procès en 2008, Teodora Vasquez, aujourd’hui âgée de 34 ans, avait écopé de la même peine.

Un tribunal du Salvador a confirmé mercredi la condamnation à 30 ans de prison de Teodora Vasquez, victime d’une fausse couche pour laquelle elle a été jugée coupable d’homicide. Dans ce pays, la législation anti-avortement est parmi les plus strictes au monde.

Peine confirmée. Lors d’un premier procès en 2008, Teodora Vasquez, aujourd’hui âgée de 34 ans, avait écopé de la même peine. « Le tribunal a estimé que la (première) condamnation devait être confirmée », a déclaré l’un des juges, qui avait déjà siégé en 2008. Avant le verdict, l’avocat de la défense, Victor Hugo Mata, avait demandé à la cour de « corriger son erreur en la libérant », plaidant que sa cliente n’a commis « aucune faute ». Le tribunal pouvait décider d’an- nuler sa condamnation, ordonner un nouveau procès ou confirmer sa peine de 30 ans de réclusion.

L »accusée avait « caché » sa grossesse. Teodora Vasquez s’est bornée mercredi à rappeler aux trois juges ce qui lui est arrivé le jour où elle a perdu sa fille. La représentante du parquet, qui a requis la confirmation de la peine, a estimé que l’accusée avait « caché » sa grossesse et « qu’elle ne voulait pas d’un bébé ». A l’issue du verdict, la présidente du Centre des droits en matière de procréation, Nancy Northup, a qualifié ce jugement de « gifle », estimant que « l’accusée n’a commis aucun crime ».

Teodora Vasquez était enceinte de près de neuf mois quand elle avait appelé les urgences le 14 juillet 2007, depuis les toilettes du collège de San Salvador où elle était employée. N’obte- nant pas de réponse des urgences, elle avait été victime d’une grave hémorragie et son bébé était mort-né. En découvrant le cadavre de ce dernier, un autre employé du collège avait prévenu la police et la jeune femme, encore inconsciente, avait été arrêtée.

Le code pénal prévoit une peine de deux à huit ans de prison pour les cas d’avortement, mais dans les faits, les juges salvadoriens considèrent l’avortement ou la perte du bébé comme un « homicide aggravé », un délit puni de 30 à 50 ans de réclusion.

Par Rédaction Europe1.fr 14 décembre 2017

http://www.europe1.fr/

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

salah hamouri (france inter)

salal

Qui se soucie de Salah Hamouri?

Christophe Ayad revient sur l’affaire Salah Hamouri. Agé de 32 ans, il a déjà passé plus de six ans en prison, entre 2005 et fin 2011. Il est à nouveau en prison depuis le mois d’août dernier. Interrogé par la police, il n’a été, à ce jour, ni déféré devant un juge, ni inculpé.

Un Hierosolymitain comme on dit en langage savant, bref un habitant de Jérusalem.

Il s’appelle Salah Hamouri. C’est un jeune Franco-Palestinien de 32 ans. Mère française, père palestinien. Il est étudiant en droit. Un peu âgé pour un étudiant, mais c’est parce qu’il a déjà passé plus de six ans en prison, entre 2005 et fin 2011. Ce qui a quelque peu retardé sa scolarité.

Il est à nouveau en prison depuis le mois d’août dernier.

Le 23 août précisément, les forces de sécurité israéliennes sont venues l’interpeller chez lui. Interrogé par la police, il n’a été, à ce jour, ni déféré devant un juge, ni inculpé. Il est détenu en vertu d’une loi qui remonte au mandat britannique et autorise la détention administrative. Israël s’en sert abondamment. Au 1er novembre, ils étaient 450 Palestiniens détenus en vertu de la détention administrative, dont un certain nombre sont même des mineurs. C’est un régime d’un autre âge et qui n’est pas digne d’une démocratie moderne.

La situation de Salah Hamouri est d’autant plus cruelle que son épouse française, Elsa Lefort, est interdite d’entrer en Israël depuis début 2016. Autre cruauté, trois jours avant son arres- tation, Salah Hamouri venait de passer le concours du barreau palestinien, pour devenir avocat, le métier dont il rêvait.

Qu’est-ce que les autorités israéliennes reprochent à Salah Hamouri ?

C’est bien le problème. Il ne sait pas, ses proches ne savent pas. On dispose, tout au plus d’une déclaration anonyme de la police qui le soupçonne de s’être engagé dans des activités politiques illégales. En fait, il est un membre actif d’Addameer, une ONG qui défend les droits des prisonniers palestiniens.

Salah Hamouri en connaît un rayon sur la question, puisqu’il a passé, comme je l’ai dit tout à l’heure, 6 ans dans une prison israélienne, dont trois en détention administrative. Accusé d’avoir projeté d’assassiner le rabbin séfarade ultra-orthodoxe Ovadia Yossef et d’appartenir au FPLP, un groupuscule palestinien de gauche, il a été condamné à 7 années de prison en 2008. Son procès s’était tenu devant un tribunal militaire. Le procureur n’avait pas pu produire de preuve matérielle. Mais le jeune homme avait accepté de plaider coupable pour obtenir une peine réduite de moitié, sept ans tout de même.

Finalement, il a été libéré fin 2011, six mois seulement avant la fin de sa peine. Israël l’avait inclus dans l’échange de prisonniers avec le Gilad Shalit, un jeune soldat franco-israélien otage du Hamas. Cette nouvelle arrestation ressemble donc à une forme d’acharnement.

Que fait la France pour Salah Hamouri ?

A l’époque de sa première incarcération, les autorités françaises avaient fini par se mobiliser pour obtenir sa libération. Emmanuel Macron, lui, a choisi la discrétion. Si le sort de Salah Hamouri a été évoqué durant le tête-à-tête qu’il a eu dimanche à l’Elysée avec Benyamin Nétanyahou, son nom n’a pas été prononcé lors de la conférence de presse qui a suivi.

https://www.franceinter.fr

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

une

Trump, Netanyahou : Jérusalem n’est pas à vous !

Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, et d’y déménager l’ambassade des États-Unis, jusqu’alors située à Tel Aviv. Une décision hautement symbolique, un encouragement adressé à Israël et à sa politique coloniale.

Rupture symbolique avec Clinton et Obama ?

Volonté de satisfaire la très sioniste droite chrétienne évangélique ? Contre-feu allumé suite à l’inculpation de Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale, dans « l’affaire russe » ? Il y a du vrai dans chacune de ces explications. Mais c’est aussi la vision du monde selon Trump : ­indépendamment des conséquences, il décide tout seul, y compris contre ses alliés et ses conseillers. Une vision mystique de la politique qui se double de son habitude de golden boy et de sa posture anti-establishment, d’un mépris pour le réalisme qui prédominait dans la diplomatie US, qu’il assimile à de l’indécision et donc à de la lâcheté.

Jérusalem occupée, Jérusalem colonisée 

La décision de Trump ne va pas bouleverser la situation sur le terrain. Jérusalem est en effet déjà occupée par Israël n’a jamais respecté le droit international. En 1968, soit un an après la conquête de la partie orientale de la ville, la résolution 252 de l’ONU exigeait d’Israël de «s’abs- tenir immédiatement de toutes nouvelles actions qui tendent à modifier le statut de Jérusalem». En 1980, suite à l’annexion « officielle » de Jérusalem-Est, la résolution 476, de cette même ONU, évoquait « une violation du droit international ».

Cela n’a pas empêché Israël de mettre en œuvre sa politique coloniale. Les colonies se sont développées à grande vitesse (plus de 200 000 colons aujourd’hui) tandis que les Palesti- nienEs recevaient les permis de construire au compte-gouttes. Plus de 80 000 d’entre eux (sur 300 000) vivent aujourd’hui dans des logements qu’Israël juge « illégaux » et sont sous la menace d’un ordre de démolition.

Un encouragement pour Israël

Les discours sur la « mort du processus de paix » sont hypocrites, car il n’y a jamais eu de processus de paix ! Mais la satisfaction cynique des responsables israéliens et de leurs sou- tiens montre qu’ils se sentent confortés dans leur impunité, à l’instar de ceux qui demandent à Macron de suivre Trump… comme le Crif, une organisation pro-Israël qui, s’est cru une fois de plus autorisée à parler « au nom des juifs de France ». Un Macron dont les pathétiques décla- rations, lorsqu’il a reçu Netanyahou le 10 décembre, « invitant » le Premier ministre israélien à faire « des gestes courageux envers les Palestiniens », ne risquent pas de changer quoi que ce soit.

Rompre l’isolement des PalestinienEs

Israël va accentuer encore un peu plus son emprise sur Jérusalem et les autres territoires palestiniens. Les PalestinienEs ont conscience de la dégradation du rapport de forces et qu’ils ne peuvent compter sur un soutien de la part des États arabes qui privilégient un rapprochement avec Israël et les États-Unis.

Les PalestinienEs sont isolés 

L’urgence est donc à la solidarité, à la construction de la campagne de boycott, désinves-tissement et sanctions (BDS) contre Israël. Il faut aussi revendiquer la libération de Salah Hamouri, militant franco-palestinien emprisonné pour ses activités politiques.

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nobel de la paix (le huff’)

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À la remise du prix Nobel de la Paix, les puissances nucléaires occidentales ont une raison de ne pas envoyer d’ambassadeurs Cette année, l’Académie suédoise a récompensé l’ICAN, qui lutte pour l’interdiction de l’arme atomique.

Le prix Nobel de la paix est remis ce dimanche 10 décembre à Oslo à la Campagne interna- tionale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) sur fond de « menace imminente » en Corée du Nord.

« Nous faisons face à un choix clair: la fin des armes nucléaires ou notre fin à nous », a prévenu la directrice d’ICAN, Beatrice Fihn, lors d’une conférence de presse samedi à la veille de la cérémonie. Coalition regroupant des centaines d’ONG à travers le monde, ICAN a œuvré en faveur d’un traité d’interdiction de l’arme atomique, adopté en juillet par 122 pays. Histo- rique, ce texte est affaibli par l’absence des neuf puissances nucléaires parmi les signataires.

Dans un signe de défiance apparent, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne -les trois puissances nucléaires occidentales- ont, contrairement à l’usage, décidé de ne pas envoyer leur ambassadeur mais des diplomates de second rang à la cérémonie Nobel. Seuls le Saint-Siège, le Guyana et la Thaïlande ont pour l’heure ratifié le traité, qui a besoin de 50 ratifications pour entrer en vigueur.

Des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki à la cérémonie

La cérémonie réunira à partir de 13h dans l’Hôtel de ville d’Oslo plusieurs survivants des bombardements nucléaires américains sur Hiroshima et Nagasaki qui avaient fait environ 220.000 morts il y a 72 ans.

Voyant « une menace imminente » dans les tensions entre les États-Unis de Donald Trump et la Corée du Nord de Kim Jong-Un, Beatrice Fihn s’est alarmée des risques de nouvelle catastro- phe nucléaire. « J’exhorterais fortement ces deux leaders à faire marche arrière (…), à arrêter de menacer d’employer des armes de destruction massive pour massacrer des centaines de milliers de civils, à s’engager dans des solutions diplomatiques et à œuvrer » pour l’élimination des armes nucléaires, a-t-elle dit.

« Ces armes ne nous mettent pas en sécurité, elles ne dissuadent pas, elles ne font qu’en- courager les autres États à chercher à obtenir leurs propres armes nucléaires », a-t-elle ajouté.

Les tensions sont très élevées sur la péninsule coréenne où Pyongyang a multiplié les tirs de missiles et les essais nucléaires, tout en échangeant des menaces belliqueuses avec le prési- dent américain, qui a ordonné des manœuvres militaires dans la région. Un influent sénateur américain, Lindsey Graham, a affirmé dimanche 3 décembre que le spectre d’une guerre préventive contre la Corée du Nord se rapproche à chaque fois que Pyongyang procède à un essai de missile ou teste une bombe nucléaire.

Plus jamais ça

Bien que la quantité d’ogives nucléaires sur la planète ait fondu depuis la fin de la Guerre froide, leur nombre reste estimé à 15.000 et de plus en plus de pays en détiennent.

« Le monde est en train de devenir un endroit de plus en plus dangereux », s’est aussi inquiétée samedi une rescapée d’Hiroshima, qui recevra le Nobel au nom d’ICAN aux côtés de sa direc- trice. Satsuko Thurlow avait 13 ans quand la bombe A a explosé sur sa ville le 6 août 1945. Se déplaçant en fauteuil roulant, cette femme aujourd’hui établie au Canada continue à 85 ans de militer contre ces armes de destruction massive. « C’est une souffrance humaine inacceptable », a-t-elle affirmé. « Aucun être humain ne devrait jamais revivre ce que nous avons vécu ».

Les autres prix Nobel (littérature, physique, chimie, médecine et économie) seront remis à 16h30 à Stockholm. Ils consistent en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 905.000 euros). Depuis deux ans, aucune de ces prestigieuses récompenses n’est allée à une femme.

10/12/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

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09 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

valls (jdd)

 Big_brother_manuel_valls

Manuel Valls : pourquoi son élection est validée, malgré 66 « irrégularités »

Le Conseil constitutionnel a statué vendredi sur 16 requêtes d’annulation d’élection, dont deux concernant Manuel Valls. Ce dernier a vu son élection être validée. Mais les Sages notent 66 voix « irrégulièrement exprimés » lors de ce scrutin. Explications.

L’élection de Manuel Valls comme député de la première circonscription de l’Essonne a été validée vendredi par le Conseil constitutionnel.  »Les requêtes de Mme Farida Amrani et M. Ulysse Rabaté (candidats de la France insoumise lors de ces législatives, NDLR) et de M. Gautier Albignac (candidat sous l’étiquette « divers », ndlr) sont rejetées », écrivent les Sages dans leur décision. Tout en expliquant dans ce texte que 66 votes doivent être considérés comme  »irrégulièrement exprimés » car ils correspondent « à des différences de signature significatives ». Pourquoi une telle décision? Explications.

Le rappel des faits : Manuel Valls gagne avec seulement 139 voix d’écart

Souvenons-nous : le 18 juin, la tension et les bousculades dominent l’élection de Manuel Valls dans la première circonscription de l’Essonne. L’ancien Premier ministre avait annoncé sa victoire par 139 voix d’écart depuis son fief d’Evry, un résultat immédiatement contesté par Farida Amrani, son adversaire, de la France Insoumise. Fin juin, elle avait déposé un recours devant le Conseil constitutionnel pour faire annuler le scrutin, et dénoncé « plusieurs irrégularités ».

Se basant sur des photos des cahiers d’émargements de bureaux de la commune d’Evry, elle avait notamment affirmé qu’ »une centaine de signatures » d’électeurs semblaient « différentes entre le premier et le second tour ». Son entourage avait expliqué voir dans ces signatures des imitations effectuées à la place d’électeurs absents.  »Ça mérite qu’il y ait des vérifications qui soient faites » au vu du résultat « extrêmement » serré, avait commenté Alexis Corbière

Que dénonçaient exactement ses adversaires?

Farida Amrani et ses avocats contestaient la validité de 141 suffrages (alors que l’écart était de 139 voix). Ils ont d’une part argué que pour 31 suffrages « la signature apposée sur la liste d’émargement au second tour à l’encre couvrirait une esquisse ou une première signature tracée au crayon ». Les requérants expliquaient aussi que Manuel Valls « aurait bénéficié de contributions en nature à sa campagne électorale de la part de collectivités publiques ». En outre, ils estiment que des messages en faveur du candidat ont été diffusés sur les réseaux sociaux le samedi précédant le second tour, ce qui est interdit. Les Sages ont étudié ces deux récriminations et les ont rejetées.

Le Conseil constitutionnel dit que 66 voix doivent être considérées comme « irrégulières »

Sur les 141 suffrages dénoncés, les membres du Conseil constitutionnel ont fait le tri. Après examen des 31 suffrages où  »la signature apposée sur la liste d’émargement au second tour à l’encre couvrirait une esquisse ou une première signature tracée au crayon », les Sages estiment que ce fait n’est établi que pour un seul des 31 électeurs qu’ils désignent précisément et ne révèle par lui-même aucune irrégularité ».

Les candidats de la France insoumise ont d’autre part « contesté l’authenticité de la signature de 110 électeurs (…) en raison des différences qu’elle présente avec leur signature au premier tour », mais n’en ont désigné précisément que 108. Sur ce point précis, le Conseil a validé 42 suffrages. Mais sur le reste, ils ont tranché : ces 66 votes correspondent « à des différences de signature significatives doivent être regardés comme irrégulièrement exprimés ». Ces 66 suffrages sont irréguliers.

Mais alors pourquoi ne pas annuler l’élection?

C’est la jurisprudence du Conseil constitutionnel en la matière : les Sages regardent si les irrégularités ont pu « fausser les résultats ». Ici, la marge est de 139 voix, alors que les irrégu- larités sont de 66.  »Ces suffrages irréguliers restant en nombre inférieur à l’écart de voix entre les deux candidats du second tour, cette irrégularité ne saurait conduire à l’annulation des opérations électorales », conclut le Conseil.

Manuel Valls est satisfait

Dans un communiqué, Manuel Valls, qui siège désormais au sein du groupe La République en marche (LREM), a pris « acte » de la décision du Conseil constitutionnel, soulignant que ce dernier « a ainsi pu mesurer en toute indépendance l’inanité totale des arguments invoqués ».  « Je n’en suis pas surpris, tant il était évident que les accusations grossières de fraude électorale contre le candidat que j’étais et ma suppléante Marie-Hélène Bacon, comme nombre de maires, notamment celui d’Évry, Francis Chouat, d’élus et d’assesseurs, ne reposaient sur rien », a-t-il ajouté.

Une plainte a aussi déposée pour « fraude électorale »

Ce n’en est pas fini pour Manuel Valls. La candidate de la France insoumise Farida Amrani a porté plainte le 4 octobre pour « fraude électorale » auprès du parquet d’Evry. Mais cette procédure n’empêche pas Manuel Valls de siéger à l’Assemblée.

8 décembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Brillamment réélu n’est-ce pas?

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08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix synutra (le télégramme)

paysans

Au moins les paysans les nourrissent!

Carhaix. Tensions après une action syndicale à Synutra 

Ambiance quelque peu tendue, ce jeudi, en fin après-midi, à Carhaix, entre des militants du syndicat CGT Mines-Energie et les forces de l’ordre. Un peu plus tôt dans la journée, une cinquantaine de militants, venus de tout le département, dans le cadre d’une journée d’action nationale pour revendiquer des hausses de salaires, s’était rendue devant le site de l’usine Synutra, à Kergorvo. « Pour mener une action ciblée », expliquent les cégétistes.

Enquête ouverte

Du côté des forces de l’ordre, on indiquait que la direction de l’usine de poudre de lait infantile a porté plainte « pour des coupures de gaz et d’électricité, ainsi que des dégradations ». Les gendarmes de Carhaix ont d’ailleurs ouvert une enquête.

Vers 16 h, les militaires sont arrivés à l’Union locale CGT, place du Champ-de foire, où étaient réunis les militants Mines-Energie.

« Ils nous ont demandé nos pièces d’identité. Comme nous refusions de les donner, ils nous ont demandé de rester à l’intérieur du local syndical », expliquaient les militants, bientôt rejoints par une vingtaine de leurs camarades de l’Union locale CGT venus les soutenir.

Le colonel de gendarmerie du Finistère, le sous-préfet de Châteaulin et le directeur de cabinet du préfet se sont également rendus sur les lieux. Et peu avant 18 h, le maire de Carhaix, a été appelé en médiateur. « J’ai été appelé à la fois par le directeur de l’usine Synutra, par les gendarmes et par un militant de l’Union locale CGT », expliquait Christian Troadec.

La situation ne s’est débloquée que vers 19 h 30 et les militants CGT ont quitté les lieux vers 20 h 30.

08 décembre 2017

http://www.letelegramme.fr/

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

bagoaz (le peuple breton + bretagne info)

prisons

Manifestation Paris Samedi 9 Décembre 12h Gare Montparnasse

Le collectif Bagoaz à Rennes pour le processus de paix au pays basque

L’histoire démarre en 2010, quand l’organisation clandestine ETA annonce qu’elle souhaite désarmer définitivement. Les États, tant français qu’espagnol, sont pris de court et ne réagis- sent pas, ne répondent pas à cette main tendue. La société civile basque, blessée par des décennies de conflit, s’empare alors de cette annonce et suivra sa propre feuille de route. Celle-ci se poursuit par une visite des prisons où sont toujours incarcérés les prisonniers et prisonnières basques en France.

Le Peuple breton a rencontré à Rennes le collectif Bagoaz ainsi que deux parents de prisonnières basques.

Le 17 octobre 2011, au palais d’Aiete à Saint Sébastien, une feuille de route devant établir à la paix au pays basque est signée par diverses personnalités allant de Gerry Adams à Kofi Annan, en passant par Gro Harlem Brundtland, Bertie Ahern, Pierre Joxe et Jonathan Powell. Depuis cette date, plusieurs étapes majeures ont été franchies, la plus importante étant le désarmement effectif d’ETA le 8 avril 2017. Un désarmement effectué par des acteurs de la société civile basque puisque ni l’État français, ni l’État espagnol n’ont cru important de répondre à la demande de l’organisation clandestine.

Pourtant, comme le rappelle Unai Arkauz, porte-parole de Bagoaz, collectif d’acteurs sociaux et politiques œuvrant à la défense des droits des prisonniers basques, « le désarmement n’est pas la paix ».

La paix sera effective quand toutes les étapes du processus auront été respectées par les deux parties : ETA d’un côté et les États de l’autre. Or, ces derniers ne font pas beaucoup d’efforts. D’où cette caravane, ce tour des prisons organisé du 16 novembre au 9 décembre pour sensibiliser à cette nouvelle étape indispensable du processus de paix : le sort des prisonniers. La tournée est effectuée par Bagoaz, épaulé par le collectif des familles et des proches des prisonniers, Etxerat. Les deux organisations sont partie prenante des « Artisans de la paix ». Durant 4 jours, ils sont passés à Rennes où 5 prisonnières sont détenues.

La revendication principale de la caravane, c’est le rapprochement des prisonniers.

Aujourd’hui, ceux-ci sont dispersés dans 21 prisons en France, à des centaines de kilomètres de chez eux. Unai Arkauz et ses camarades réclament aussi la suppression des statuts « DPS» qui rend difficile la vie en milieu carcéral : moins de parloir, liberté conditionnelle et rapproche- ment entravés, mais aussi impossibilité de purger leurs peines regroupés.

L’oncle de Maite Aranalde explique que celle-ci est incarcérée depuis un an à Rennes. Aupa- ravant, elle a été à Poitiers et à Fresnes. Entre temps, elle a été libérée. Mais du fait de l’ab- sence de confusion de peine à l’échelle européenne, elle a fuit Euskadi car elle était menacée de nombreuses années supplémentaires de prison en Espagne pour les mêmes faits. De fait, elle a été jugée pour clandestinité et réincarcérée pour récidive.

Mais les prisonniers ne sont pas les seules touchés par l’incarcération.

« On oublie généralement les familles qui supportent la double peine : sans être jugés, nous subissons la dispersion des prisonniers. Du fait de l’éloignement, c’est un coût hebdomadaire moyen de 400 € pour chaque famille, sans compter la nourriture », témoigne l’oncle de Maite Aranalde. Le père d’Alaitz Aramendi, lui, raconte que sa fille a connu 7 prisons en 10 ans, toutes éloignées. « 83 % des prisonniers incarcérés le sont à plus de 500 kilomètres de chez eux. C’est 8 fois le tour du monde par semaine ! À l’année, toutes familles confondues, cela correspond à 19,5 millions de kilomètres réalisées pour un coût de 4 millions d’euros », détaille-t-il.

Les collectifs Bagoaz et Etxerat réclament le rapprochement dans la prison de Mont-de-Marsan, la plus proche (adaptée) du Pays basque.

Ils réclament également la liberté conditionnelle pour les prisonniers malades : 21 le sont gravement, 16 l’ont rendu public, un prisonnier a même le VIH en phase terminale, mais à chaque fois, leur demande de mise en liberté est refusée.

En lieu et place d’une détente, l’État espagnol a durci la répression.

De là à croire qu’ETA était un alibi pratique pour maintenir la puissance de l’État, il n’y a qu’un pas ! Cette caravane qui doit se terminer par une grande manifestation à Paris le 9 décembre cherche à faire pression sur l’État français et à isoler l’Espagne dont l’attitude est honteuse. Bagoaz comme Etxerat militent pour les Droits humains. On sait que le sort dans les prisons importe peu l’opinion publique, mais quand il s’agit de justice, pour les prisonniers comme pour les familles, celle-ci serait bien inspirée de ne pas regarder ailleurs. La paix est un processus fragile et elle nécessite des conditions…

La société basque y est prête. Est-ce le cas des États ?

Ce matin, les militants sensibilisaient les Rennais sur le marché des Lices. Dimanche, ils reprendront la route pour Lille avant avant d’arriver à Paris pour la grande manifestation. Déjà deux TGV entiers en provenance du pays basque sont attendus !

Gael BRIAND 2 décembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

http://www.bagoaz.eus/

Lire aussi:

Tour des Prisons : escale à Rennes pour le collectif basque Bagoaz (Bretagne Info)

 

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27 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ministre du travail (npa)

pleins pouvoirs

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, piétine le droit syndical

Le 12 octobre 2017, les DRH des grands groupes français s’étaient donné rendez-vous pour un congrès au Pré Catelan, restaurant situé dans le Bois de Boulogne. Pour l’occasion, des militantEs de divers réseaux ont effectué le déplacement, appelant ironiquement à une « chas- se aux DRH ».

Une inspectrice du travail présente sur les lieux est aujourd’hui sous le coup de sanctions disciplinaires.

Lorsque l’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement devant un pince-fesse de DRH, auquel la présence de Muriel Pénicaud est prévue, un syndicat du ministère du Travail mandate quelques camarades pour y faire savoir qu’on cherchait partout la ministre. En effet, alors qu’elle était en poste depuis bientôt 5 mois, aucunE syndicaliste ne l’avait encore rencontrée.

Un dossier vide

Ils avaient pourtant des choses à lui dire : toutes ces suppressions de postes, cet acharnement à détruire leur outil, le code du travail. Les agents voulaient des explications.

Quand on sait que la ministre ne s’est même pas déplacée, tout cela n’aurait pu rester qu’un petit rassemblement fort sympathique entre camarades et amiEs, fait de soleil dans les bois et de chansons, se finissant en pique-nique près des lacs, si des journalistes n’avaient demandé une interview au petit regroupement d’agents du ministère, décidés à transmettre leur message syndical.

La copine désignée s’en tire très bien, fait tout dans les formes, en précisant son ministère et son appartenance syndicale. Et en plus c’est drôle ! Hélas, sa profession, inspectrice du travail, figure également au montage sur la vidéo, au côté de son syndicat.

Pour le ministère, c’en est trop : il faut faire un exemple. Un mois plus tard, la copine est suspendue, ce qui implique la faute grave, alors que le dossier est vide ! Qu’à cela ne tienne, on agite le tout nouveau décret de déontologie1 au mépris du droit d’expression syndicale, dans un rassemblement autorisé et déclaré, lequel s’est déroulé calmement.

L’émotion est déjà vive dans les services et au-delà, des actions de solidarité sont prévues jusqu’au 14 décembre, date à laquelle la camarade est convoquée en CAP disciplinaire au ministère, rue Duquesne. Soutenons l’inspection du travail en lutte pour ses droits, à commen- cer par celui de s’exprimer face à leur ministre ! Exigeons la levée immédiate de la suspension, et de toutes les sanctions contre les syndicalistes du ministère du Travail !

Comité Inspection du travail-Emploi IdF

Vendredi 24 novembre 2017

https://npa2009.org/

  • 1. Paru en avril 2017, ce décret à la légalité contestable et encore contestée, stipule que les agents du corps de l’inspection ne doivent jamais faire état de leur profession en public.

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17 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

pleins pouvoirs (npa)

pleins pouvoirs

État d’exception permanent: l’exécutif s’arroge les pleins pouvoirs

Les principales mesures administratives liberticides contenues dans l’état d’urgence, loi d’exception, sont aujourd’hui inscrites durablement dans la loi ordinaire, suite à la promulgation le 1er novembre de la « loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».

La quasi-totalité des associations de défense des droits dénoncent la législation la plus sécuritaire de la 5e République, et l’ONU estime que la France devient LE modèle du tout sécuritaire européen.

Atteintes à la libre circulation

Les « périmètres de protection » remplacent les zones de protection. Décidés par les préfets seuls, s’ils estiment qu’il y a risque d’actes terroristes, ils concernent des lieux, des événements ainsi que leurs abords et accès. Certaines personnes peuvent y être interdites d’entrée. Pour celles qui y sont autorisées, elles peuvent toutes subir fouilles et palpations. La nouveauté, c’est que ces périmètres de protection peuvent être décidés pour une durée d’un mois renouvelable. On imagine l’utilisation qui peut en être faite contre toute mobilisation sociale !

L’assignation à résidence devient « l’obligation de résider dans un périmètre déterminé non inférieur à la commune pour permettre à l’intéressé de poursuivre sa vie familiale et professionnelle », renouvelable tous les trois mois dans la limite d’un an.

L’obligation de pointer une fois par jour au commissariat ou à la gendarmerie est maintenue. Avec une alternative à cette contrainte : la pose du bracelet électronique. Cette option est souvent proposée car elle coûte peu cher et habitue pernicieusement les « suspects » à s’autocensurer. De plus, la surveillance des personnes sous bracelet électronique peut maintenant être déléguée à des entreprises privées.

La suspicion comme preuve

Les « visites domiciliaires et saisies » sont le nouveau nom des perquisitions de domicile, décidées de jour par les préfets seuls, de nuit avec l’accord d’un juge des libertés et de la détention (JLD). Pourront les subir toute personne, au titre de la prévention d’actes de terrorisme, sur laquelle pèse « un soupçon sérieux de commission d’acte terroriste ou de menace grave à l’ordre public ». La police pourra saisir au domicile tout ce qui lui semblera utile.

Enfin, « les lieux de culte pourront être fermés de la seule initiative des préfets sur la base de propos tenus, en raison d’idées, de théories ou d’activités provoquant à la violence, la haine, la discrimination, la commission d’actes terroristes ou qui en font l’apologie ». Sans aucune instruction judiciaire et donc sans aucun droit à la défense ni au recours…

Menaces sur le droit d’asile

Les douaniers gradés pourront, « pour la prévention et la recherche des infractions liées à la criminalité transfrontalière, vérifier le respect, par les personnes dont la nationalité étrangère peut être déduite d’éléments objectifs extérieurs à la personne même de l’intéressé, des obligations de détention, de port et de présentation des pièces ou documents prévue à l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».

Une mesure évidemment discriminatoire et raciste : quels sont les éléments « objectifs » qui permettraient de déduire une nationalité ?

Sur le fond, cela revient à demander aux douaniers de vérifier que les personnes migrantes peuvent entrer sur le territoire français. Pour les refouler ? Cet article légalise à la fois ce qui se pratique déjà dans des gares près de la frontière italienne… et annonce la prochaine loi sur l’immigration.

Jeudi 16 novembre 2017 Roseline Vachetta

https://npa2009.org/

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