Archive | Justice & libertés

17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rennes st jacques (npa 35)

rennes st j

NON AUX CHARTERS EN BRETAGNE ET AILLEURS !

NON AUX EXPULSIONS DES SANS-PAPIERS !

RÉGULARISATION DE TOUTES LES PERSONNES SANS-PAPIERS !

PRÉFÈTE DÉMISSION !

Vendredi 4 octobre, une rafle de sans-papiers a été organisée en Bretagne par la préfète . Un boeing géorgien a décollé de Rennes avec plus de 30 personnes géorgiennes à son bord, encadrées par des policiers français et géorgiens. Elles ont été expulsées du territoire. Deux personnes ont résisté en s’ouvrant les veines. Les chaises de plusieurs lieux scolaires (école, collège, lycée) sont aujourd’hui vides.

Depuis, des manifestations ont eu lieu dans toute la Bretagne pour dénoncer cette expulsion collective. À Redon, à Vannes, à Bégard, à Rennes… L’école Contour Saint-Aubin a organisé une grande chaîne humaine. Le collège du Landry organise une opération chaise vide toute cette semaine à midi.

Samedi 12 octobre, à Rennes, une assemblée générale de rue a réuni plus de 200 personnes à l’appel du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers.

  • Quatre décisions ont été prises : créer un système de communication rapide pour essayer d’empêcher que se remplisse un nouveau charter ;
  • Organiser une manifestation régionale à l’aéroport de Rennes Saint-Jacques ;
  • Profiter de cette manifestation pour faire une nouvelle assemblée générale de rue à Saint-Jacques ;
  • Créer un « comité anti-expulsions » en Bretagne. Trois autres charters sont annoncés dans les semaines à venir. Nous devons empêcher l’État d’organiser ces expulsions collectives qui sont inhumaines, violentes et illégales.

MANIFESTATION À L’AÉROPORT Rennes Saint-Jacques
Samedi 19 octobre 15h

Le Comité anti-expulsions de Bretagne appelle à une grande : MANIFESTATION À L’AÉROPORT Rennes – Saint-Jacques Samedi 19 octobre, à 15h RV devant l’Aire libre (bus n°57, arrêt Aire libre)

La manifestation partira de Saint-Jacques et se dirigera à l’aéroport. Elle n’empêchera pas les voyageurs de prendre leur avion. Elle se terminera par une grande assemblée générale devant l’aéroport.

L’assemblée générale commencera par donner des informations sur ce qui s’est passé à Rennes depuis plusieurs semaines. Puis la discussion s’engagera pour inventer des actions permettant de décourager l’État français d’organiser de nouveaux charters et d’expulser les sans-papiers.

Le Comité Anti-Expulsions de Bretagne

Source NPA 35 

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15 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

catalogne (npa)

fugue cata

Les capitaux oui, les catalans non!

Liberté pour les prisonniers politiques catalans !

Hier, de lourdes condamnations ont été prononcées à l’encontre des leaders indépendantistes catalans : des accusés condamnés à 100 ans de prison et 90 ans d’inéligibilité cumulés !

Un verdict honteux digne du franquisme…

Leur « crime » ? Prôner et organiser la sédition avec l’État espagnol. Pourtant, la revendication en faveur de l’autodétermination d’un peuple et la désobéissance civile pacifique face à des injustices font partie des droits démocratiques élémentaires.

Le NPA condamne cette prétendue « justice », et dénonce également le soutien complice que l’Union Européenne – tout particulièrement le gouvernement français – apporte depuis le début au gouvernement de Madrid.

Nous avons toujours défendu les droits du peuple catalan bafoués par le régime héritier du franquisme, et voulons à nouveau exprimer notre totale solidarité. Nous exigeons la libération des prisonniers politiques catalans et l’amnistie des condamnés.

De puissantes mobilisations sont en cours en Catalogne Sud pour réclamer la « liberté pour les prisonniers politiques », avec une grève générale annoncée pour vendredi.

Cette lutte du peuple catalan, contre la répression et les dérives autoritaires, est la nôtre !

Montreuil et Perpignan le mardi 15 octobre 2019

https://npa2009.org/

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15 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

solidarités (temps partagé)

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Cette année encore, nous vous proposons quelques animations dans le cadre du Festival des Solidarités autour du thème « Les migrations, déconstruisons nos préjugés ».

L’occasion de rencontrer quelques associations oeuvrant sur Quimper auprès des migrants, de toutes origines et de tout âge : « Le temps partagé », « 100 pour un toit Cornouaille », « collectif droit d’asile » et « La Cimade »

VENDREDI 22 NOVEMBRE : Apéro discussion
Diffusion du film « le soleil se lève à Brest » en présence du réalisateur Gilles Blaize. Film produit par Tébéo et Bleu Iroise.
Échanges et débats avec le public animés par Rémi de la « Liberté de l’esprit »

SAMEDI 23 NOVEMBRE : Soirée festive autour d’un repas partagé
Le principe est simple, si vous le pouvez, vous apportez avec vous un plat salé ou sucré qui régalera les autres convives tout autant que vous. Les murs n’étant pas extensibles et pour être sûrs que chacun ait à manger, nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire au 02 98 55 33 13 ou contact@centredesabeilles.fr et de nous dire ce que vous pourrez apporter.

Pour rythmer cette soirée, quelques animations vous seront proposées par le CICODES : Des jeux du monde, un Quizz, un jeu « défis », un parcours… Nous clôturerons en textes et en musique avec 2 artistes quimpérois : le che29 et Abdulaye Sané

OPEN MIC : Vous slamez, rappez, chantez ? La scène vous attend !

Centre des Abeilles

4 rue Sergent Le Flao, 29000 Quimper

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11 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

haïti (bastamag cetri le-tél cadtm)

haiti

Haïti : « C’en est assez ! Il faut une rupture avec cette classe dominante qui est dans le mépris total »

Quel est le profil de celles et ceux qui participent aujourd’hui aux mobili-sations contre le président et le pouvoir, le mouvement des « Petrochallengers » ?

C’est un mouvement porté par des jeunes et de nombreuses femmes. Pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils se mobilisent. Mais ce n’est pas un mouvement seulement urbain car il est présent partout, y compris dans les zones rurales et même dans d’autres pays, ceux où se trouve la diaspora : au Canada, aux États-Unis, en France.

Il n’y a pas une ligne politique. Le mouvement est né sur les réseaux sociaux, suite à la photo de l’écrivain Gilbert Mirambeau Junior (Cinéaste et écrivain haïtien qui, en août 2018, publie sur twitter sa photo les yeux bandés, brandissant une pancarte en carton sur laquelle est écrit : « Kot Kòb Petwo Karibe ? » (« Où est l’argent de PetroCaribe ? », ndlr), avec le hashtag « petrochallenge ».

Toutes les personnes qui reprennent ce hashtag s’impliquent dans le combat, descendent dans la rue, se nomment eux-mêmes « Petrochallengers », font partie du mouvement. Par contre, être Petrochallenger, c’est respecter un certain nombre de principes éthiques : ne pas être corrompu, croire en la justice sociale, avoir une vision du monde et du vivre ensemble qui respecte les droits des personnes, les biens et les vies.

Quels sont les modes d’organisation ?

Les personnes se sont mobilisées de manière spontanée et indépendante. Petrochallenge n’est pas né de quelques leaders. Les gens peuvent se sentir appartenir au mouvement, le porter, défendre son histoire à partir de leur propre voix.

C’est ce qui fait la diversité, la richesse et la grande force du mouvement. La première mobili-sation s’est faite sur les réseaux sociaux avec un appel pour sortir dans la rue. Chaque groupe s’organisait de manière autonome, dans sa communauté et son quartier, avec ses propres pancartes, mots d’ordre, etc. Il n’y avait pas une organisation structurée de ces mobilisations.

À partir de décembre 2018, cela a commencé à changer car on s’est rendu compte qu’il fallait se mettre ensemble, réfléchir, pour tenir la pression et l’intensité des mobilisations et de la répres-sion. De là est née la décision d’organiser un campement et de passer deux jours et deux nuits devant la Cour des comptes.

On a vu l’ambiance et la cohésion des personnes sur place, et le groupe est né en reprenant le nom de l’activité : Nou pap dòmi. Dans le même temps, les groupes ont commencé à se consti-tuer par proximité, par appartenance à des associations proches, en se retrouvant autour d’une vision commune, toujours de manière autonome mais en communiquant entre eux, et en réussissant à créer des mécanismes de coordination minimum.

Tous ces groupes se retrouvent autour d’un but commun, qui est la lutte contre la corruption, et la tenue d’un procès. Ce qui les cimente, c’est le refus d’un système basé sur la corruption et l’impunité, qui a entraîné la dilapidation des fonds Petrocaribe. La lutte doit s’inscrire dans un combat plus large contre les mécanismes qui pérennisent et reconduisent ce système, à l’encontre de l’intérêt de la majorité de la population. (Résumé)

Haïti est au bord de l’insurrection. Depuis plus d’un an, le pays est secoué par une vague de contestation contre un pouvoir corrompu, et les mobilisations ont pris de l’ampleur ces dernières semaines. Entretien avec Pascale Solages, activiste haïtienne féministe, au cœur du mouvement.

Frédéric Thomas 11 octobre 2019

https://www.bastamag.net/Haiti

Lire aussi:

Haïti La fronde sociale continue (Cetri)

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10 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

karachi (lutte ouvrière)

karachi

Affaire Karachi : sous-marins, attentat et argent sale

Trois des responsables de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur de 1995, flanqués de deux intermédiaires financiers, sont jugés depuis le 7 octobre. C’est la dernière mais non l’ultime péripétie de l’affaire des sous-marins de Karachi.

La DCN, arsenal militaire français, avait conclu en 1994, sous l’égide du Premier ministre Balladur, de son ministre des Armées Léotard et avec l’accord du président Mitterrand, un contrat d’armement pour quatre milliards d’euros.

Il s’agissait de sous-marins pour le Pakistan et de frégates pour l’Arabie saoudite. Comme de coutume, les marchands de canons et leurs valets de pied ministériels avaient su graisser les pattes qu’il fallait, utilisant des intermédiaires qui se retrouvent aujourd’hui accusés.

Comme de coutume également, une partie des dessous-de-table versés aux généraux ache-teurs devait revenir aux politiciens français qui avaient facilité la transaction. En l’occurrence, ce fut l’équipe Balladur, au pouvoir mais en quête de fonds pour la présidentielle de 1995, qui toucha le pactole, soit dix millions de francs tombés du ciel dans sa caisse de campagne. Cette petite affaire de commissions et rétrocommissions fut interrompue lorsque Balladur, vaincu à l’élection, fut écarté des affaires.

Sept ans après, le 8 mai 2002, une bombe éclata dans le bus conduisant au travail les employés à la maintenance des sous-marins de la DCN à Karachi. Quatorze de ces travailleurs, dont onze Français, y laissèrent la vie.

Après bien des péripéties et bien des difficultés, un juge a commencé à faire le rapport entre la vente des sous-marins, la trésorerie de campagne de Balladur, l’interruption des versements et la vengeance des généraux lésés, par voie d’attentat à la bombe.

Pourtant l’État, du moins le Conseil constitutionnel, savait depuis toujours que les comptes de Balladur étaient véreux.

Mais il a fallu attendre quinze ans pour que son président d’alors, le socialiste Dumas, finisse par lâcher la vérité. Et d’expliquer qu’il avait ainsi sauvé la république, puisque invalider les comptes de Balladur aurait été invalider l’élection et donc ouvrir une crise de régime.

La DCN, depuis privatisée, s’est toujours réfugiée derrière le secret défense pour ne rien dire, y compris évidemment aux familles des victimes qui se battent pour obtenir la vérité. Le premier juge nommé a refusé de considérer l’aspect politique de la chose. Retraité, il a poursuivi sa carrière comme député du parti de Balladur-Chirac-­Sarkozy.

Ce dernier, ministre du Budget de Balladur en 1995, avait eu à connaître des tripatouillages financiers liés au contrat. Il s’est évidemment efforcé de bloquer l’enquête tant qu’il a été président. Il aura donc fallu vingt-quatre ans pour que des magouilles connues puissent être débattues devant un tribunal et dix-sept ans concernant l’attentat.

Et encore, pour l’instant seuls les seconds couteaux comparaissent. Balladur et Léotard seront jugés plus tard, par la juridiction propre aux ministres, même lorsqu’ils sont retirés de la vie politique depuis deux décennies. Sarkozy est à ce jour passé entre les mailles de ce filet-là. Quant aux dirigeants de DCN, il n’a jamais été question de les juger.

Mais il y en a d’autres dont les noms et les raisons sociales ne sont même jamais évoqués. DCN, entreprise publique, servait de tête de pont à des intérêts privés. Un sous-marin se vend avec son système de mesures, son armement, et les contrats de renouvellement et de maintenance afférents.

Tout ce matériel, le plus coûteux, était fabriqué par des entreprises privées, les ancêtres de Thales et MDBA pour les plus importantes, dont les dirigeants et actionnaires peuvent profiter de la vie en toute quiétude. Quand on s’enrichit en vendant des armes, ce n’est pas la mort de quatorze travailleurs et encore moins les manœuvres de politiciens véreux qui risquent de vous empêcher de dormir.

Paul GALOIS  09 Octobre 2019
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08 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

libertés (quimper)

quimper

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07 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

sondage espagne (el mundo)

sond

Dans un sondage ce matin

Le PSOE se tasse tandis que le PP (droite franquiste) se reconstruit sur le dos de CIUDADANOS (macroniste).

Podemos perdrait 10 députés au profit de la scission « Mas Pais »/ « Populiste de gauche ».

L’extrême droite de Vox plafonnerait elle aussi.

La question catalane continuera de gêner Sanchez. Les 7 députés de ses potentiels alliés basques du PNV suffiront tout juste pour avoir la majorité.

Les catalans seront 22: les 7 intransigeants de Puigdemont et les 15 d’ERC dont il faut l’abstention au PSOE.

Et dans ces entrefaites va tomber le jugement des prisonniers d’opinion catalans, certains députés d’ERC.

https://www.elmundo.es/

 

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06 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

chine (libération)

3500

A force de se raidir, le système chinois pourrait casser

Les inégalités sociales restent énormes en Chine et une crise économique ou écologique pourrait ébranler la popularité du régime.

Le Parti Communiste Chinois (PCC) règne désormais sur un géant de 1,4 milliard d’habitants, et le pays ne cache plus sa volonté de devenir la première puissance mondiale. Mais les progrès économiques et la stabilité politique ont été obtenus au prix de dizaines de millions de morts et d’une dictature impitoyable.

 Un idéal socialiste dévoyé

Dès la fondation de la république populaire de Chine par Mao Zedong, le 1er octobre 1949, après des années de dictature et de guerre civile, l’idéal socialiste et les promesses démocratiques sont enterrés. A peine arrivé au pouvoir, le Parti Communiste supprime toute organisation sociale qui lui ferait concurrence, désignée comme « contre-révolutionnaire ».

En 1966, pour écarter toute velléité de rébellion, le Grand Timonier lance la Révolution culturelle. Des milices lycéennes, les « Gardes rouges », sont envoyées pour terroriser les intellectuels. Les rivaux politiques sont éliminés. Les morts se comptent par centaines de milliers.

A la disparition de Mao, en 1976, son successeur, Deng Xiaoping, desserre l’étau. « Au début, on a pu croire que la Chine allait trouver une forme de socialisme démocratique ». Deux ans plus tard, les Pékinois affichent leur envie de changement sur un « mur de la démocratie ». Le Parti Communiste choisit la répression. « Deng Xiaoping a eu peur d’une évolution démocratique trop forte qui aurait mis en danger le Parti ».

Lorsqu’au printemps 1989, les étudiants, soutenus par la population, occupent la place Tian-an-men pour réclamer des réformes, Deng écrase le mouvement dans le sang. Désormais, toute rébellion sera tuée dans l’œuf, les dissidents emprisonnés.

Traumatisés par le massacre de Tiananmen les Chinois ont mis sous le boisseau leurs espérances démocratiques. Tout mouvement (féministe, religieux, associatif, culturel, syndical, LGBT…) qui pourrait fédérer des citoyens et faire naître une force sociale est surveillé ou interdit.

 La réussite économique…

Les premières initiatives du Parti Communiste en matière d’économie ont été un désastre. En 1958, pour rattraper le retard industriel de la Chine, Mao met en place le « Grand Bond en avant ». La famine fera 35 millions de victimes en quatre ans.

Quand Deng Xiaoping arrive au pouvoir (1976), le niveau de vie des Chinois est équivalent à celui de 1949. Il abandonne l’économie socialiste et passe au capitalisme. Commencent alors trente ans de croissance spectaculaire. Sous le Parti-Etat, les résistances sont écrasées. Mais l’argent rentre.

Selon les chiffres officiels, le nombre d’habitants dans les campagnes vivant en dessous du seuil de pauvreté est passé de 770 millions en 1978 (97,5 %) à 30,46 millions à la fin 2017 (3,1 %).
Une classe moyenne (bourgeoisie! blog) émerge, elle compte désormais plus de 400 millions de personnes, et profite des hausses de salaire, de l’éducation, de la santé.

 …avant l’essoufflement

Lorsque Xi Jinping est désigné secrétaire général du Parti Communiste en 2012, puis président en 2013, la croissance marque le pas pour la première fois depuis vingt-cinq ans. Il a l’idée de construire des infrastructures ferroviaires vers l’Europe pour écouler les marchandises. Les autorités ont conscience que la croissance de la demande intérieure n’est pas éternelle, et les « Nouvelles Routes de la soie » dépassent ce cadre.

Xi Jinping se fait alors le chantre du libéralisme. Les salaires augmentant, la Chine délocalise une partie de sa production dans le reste de l’Asie, s’achète des alliés à coups de prêts faramineux, capte les marchés et les ressources de pays en développement, construit des ports à travers le monde.

Mais la croissance continue de ralentir. Officiellement à 6 %, elle pourrait en réalité être bien plus basse. « Le risque de crise économique grandit. Il y a de plus en plus de dettes ». Et surtout, les conséquences de la guerre commerciale avec les Etats-Unis commencent à toucher le pays. Les exportations baissent, tout comme les importations de produits intermédiaires pour les exportations futures.

« Le conflit commercial a mis au jour les vulnérabilités dans les industries numériques. Huawei, par exemple, n’est rien sans les composants des Etats-Unis, du Japon, de Taiwan, de la Corée. Il y a des mouvements de sortie des capitaux, surtout dans le tourisme. Pour autant, il y a toujours un surplus dans la balance des comptes et on ne voit pas de crise imminente s’approcher. »

 Un système politique anachronique

Les célébrations des 70 ans montrent qu’une partie de la population, nourrie de propagande et de censure développées à un niveau inouï, partage l’exaltation patriotique et soutient le régime. « Le nationalisme est la seule chose qui reste avec la légitimité matérielle ». « Si le développe-ment économique ralentit ou s’arrête, le roi sera nu. Tout est basé sur le mensonge. »

Pour conserver le pouvoir à tout prix, Xi Jinping a opéré un virage totalitaire et sécuritaire, aidé par les technologies de pointe. Mais confessions publiques, torture ou lavage de cerveau, ont toujours cours. Depuis deux ans, au Xinjiang, région à majorité musulmane de l’ouest, plus d’un million de personnes sont détenues dans des « camps de rééducation » pour leur faire renier leur culture et leur religion.

Une alternance impossible

« La réussite de la Chine cache une très grande fragilité. Les inégalités sociales sont majeures, et on ne mesure pas encore l’ampleur du coût environnemental. Or à part le renforcement de la puissance de la nation, le régime n’a pas de projet politique à proposer. Il est à la merci d’une crise économique ou écologique à moyen terme ».

Chaque année, des dizaines de milliers de révoltes, de grèves, de manifestations ont lieu dans le pays, aussitôt étouffées. La lutte anticorruption, qui a envoyé en prison 1,5 million de cadres du Parti, a permis à Xi d’éliminer tous ses rivaux.

Sous son joug, aucune force sociale ou alternance politique ne peut se dessiner. « Certes, les crises périphériques, Hongkong, Taiwan et le Xinjiang, pourraient créer dans le futur une crise à grande échelle. Car à force de se raidir, le système pourrait finir par casser. Mais pour l’instant, tout est sous contrôle ». « Et quoi qu’on en dise, ces célébrations sont une démonstration de force. » (Résumé)

lundi 30 septembre 2019 DEFRANOUX Laurence

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03 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

diaz questembert (iris)

diaz

https://www.iris-cinema-questembert.com/

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03 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

trégunc (mjc)

treg

https://www.mjctregunc.fr/

 

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