Archive | Justice & libertés

22 février 2018 ~ 0 Commentaire

cédric herrou (rtl)

herrou

Loi asile et immigration : « L’extrême droite est au pouvoir », assure Cédric Herrou

 Alors que Gérard Collomb présente la loi asile et immigration ce mercredi en Conseil des ministres, l’agriculteur Cédric Herrou assure que le Front national n’aurait « pas mieux fait »

Gérard Collomb présente ce mercredi 21 février en Conseil des ministres son projet de loi sur l’asile et l’immigration, un texte très critiqué par les associations et qui fait des vagues jusque dans la majorité pour sa logique de fermeté. Défendu par le ministre de l’Intérieur comme un texte « équilibré », le projet de loi vise à réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.

Si Édouard Philippe a évoqué les principes « d’humanité » et de « d’efficacité » vis à vis de ce texte, Cédric Herrou se montre beaucoup plus ferme. L’agriculteur, condamné à plusieurs reprises pour avoir aidé des migrants à la frontière italienne, dénonce un projet de loi complètement « fou ».

« C’est la criminalisation de personnes qui ont souffert, qui ont été victimes de torture, de guerre, de dictature. Ces personnes, on a le devoir de les protéger et la seule réponse de l’État, c’est de les mettre en prison, déplore-t-il. C’est inhumain et dangereux ».

L’extrême droite n’appartient pas au Front national et à la famille Cédric Herrou, agriculteur

Selon lui, le Front national n’aurait « pas mieux fait » : « L’extrême droite est au pouvoir, l’extrême droite n’appartient pas au Front national et à la famille Le Pen. Des lois comme celles-ci sont des lois d’extrême droite ». Et de poursuivre : « Dégager un demandeur d’asile, une personne qui aurait dû être protégée par l’État français et qui risque la vie, fait que la France va être complice de meurtres ».

Le pire de chaque pays européen ?

Dès lors, il attaque très sévèrement l’action de l’État. « Avec cette nouvelle loi, le gouvernement s’est inspiré des autres pays européens en prenant le pire. On prend le pire de l’Allemagne, le pire de l’Italie… Mais l’Allemagne a accueilli un million de personnes, rappelle-t-il. La France, avec 100.000 personnes, est complètement débordée. C’est une crise migratoire alors qu’on est la cinquième puissance mondiale ».

Face à la montée de l’extrême-droite dans certains pays, Cédric Herrou assure que les gens sont « mal informés ». « On mélange immigration et asile. Les demandeurs d’asile n’ont pas décidé de venir en France. Ces gens souffrent. Et ce n’est pas avec du racisme, avec du mépris, avec de la prison qu’on construit une nation. C’est avec de l’amour, de la compréhension et de la construction », conclut l’agriculteur.

21/02/2018 Yves Calvi et Claire Gaveau

http://www.rtl.fr/

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22 février 2018 ~ 0 Commentaire

bure (odn + rp + al + basta)

bure

Bure : une absurde opération militaire au service d’une industrie nucléaire finissante et déconsidérée

 Le pouvoir macronien invente une « ZAD » pour tenter de justifier une intervention militaire liberticide

Cette gesticulation ne masque pas l’échec avéré du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs)


Le pouvoir macronien confirme que, contrairement à ce qu’il prétend, c’est bien de la « politique à l’ancienne » qu’il met en oeuvre de façon générale et, en l’occurrence, concernant le nucléaire.

Ainsi, au lieu de prendre acte de l’échec d’ores et déjà inévitable du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse), le gouvernement actuel se comporte comme ses prédécesseurs : il se met au service de l’industrie nucléaire en lançant une ridicule opération militaire (500 gendarmes) d’évacuation d’une ZAD… qui n’existe pas.

En effet, en lieu et place d’une prétendue ZAD, on trouve autour de Bure des citoyens jeunes et moins jeunes qui se mobilisent légitimement pour tenter de sauver l’avenir de cette région, plombé par le projet Cigéo.

Non seulement ce dernier obère l’avenir (qui voudrait investir ou venir habiter près d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs ?) mais son échec technologique et son infaisabilité sont d’ores et déjà avérés, malgré l’entêtement mensonger de l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs).

Après d’être déshonoré avec sa circulaire sur le recensement des migrants, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb récidive avec cette ridicule opération militaire à Bure. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il n’est que l’exécutant des décisions prises de façon arbitraires par le président de la République Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché son engagement aux côtés de l’industrie nucléaire.

Pourtant, de la faillite avérée d’Areva à celle à venir d’EDF, du désastre des chantiers EPR (Finlande et Flamanville) au scandale des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines du Creusot, l’industrie nucléaire n’en finit plus de se déconsidérer et de plomber les finances de la France.

Il est grand temps qu’une opération soit organisée pour évacuer la « ZAD du lobby nucléaire » afin de décontaminer la République et ses institutions et laisser place à un avenir respectueux de l’environnement et des citoyens.

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Lire aussi:

A Bure comme ailleurs, dire non au péril nucléaire (Alternative Libertaire)

A Bure, le gouvernement engage la « concertation » avec gendarmes, bulldozers et arrestations (Basta)

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest mineurs (fr3)

Brest: rencontre avec des jeunes mineurs étrangers isolés. A l’intérieur de la maison squattée, dix jeunes mineurs étrangers

Depuis le 14 novembre 2017, dix jeunes mineurs isolés étrangers occupent une maison abandonnée à Brest. Ils viennent de Guinée, du Togo, du Mali ou encore de la Côte d’Ivoire. Le collectif « Zéro personne à la rue » les accompagne.

On les appelle les  «mineurs étrangers isolés», ou «mineurs non accompagnés» (MNA). Selon le collectif « Zéro personne à la rue » à Brest, une soixantaine de jeunes à la rue sont dans cette situation. Depuis la mi- novembre, le collectif réquisitionne une ancienne maison de cheminot, abandonnée depuis plusieurs années dans le quartier Saint Marc. Dix adolescents occupent désormais le lieu baptisé «la Maison des Mineurs ».

Un statut de mineur non reconnu

A l’intérieur, les bénévoles se relaient pour les accompagner. On discute sport, musique. On prépare les repas souvent sommaires. Les jeunes ont entre 15 et 17 ans. Beaucoup n’ont plus de papiers d’identité ou possèdent des actes de naissance non reconnus par l’administration.
Sans la reconnaissance du statut de mineur, les jeunes ne peuvent pas bénéficier du dispositif de l’aide sociale à l’enfance. Impossible donc d’être scolarisé. Une situation que Mustapha ne comprend pas. Il a été débouté de son statut de mineur, pour l’administration, il n’a pas 16 ans.

Des tests sans aucune valeur scientifique

En attendant que les choses se débloquent, des bénévoles donnent des cours de français. Le collectif accompagne les jeunes dans leur démarche juridique et dénonce les procédures : « A Brest, le Procureur réclame des tests osseux qui ne sont pas reconnus par l’ordre des mé- decins. Ces tests n’ont pas de valeur scientifique ».  Début février, un homme alcoolisé a menacé et insulté des jeunes mineurs isolés. Il a tenté de pénétrer dans la maison. Deux personnes ont été blessées en étant traîné par sa voiture. Dimanche à Brest, une centaine de personnes ont manifesté leur soutien à la Maison des Mineurs.

A.Castier 19/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

floride lycéen(e)s (jdd)

Les élèves survivants de la tuerie de Floride appellent à un contrôle accru des armes à feu.
Les élèves survivants de la tuerie de Floride appellent à un contrôle accru des armes à feu. (Capture d’écran CNN)

Tuerie en Floride : les lycéens survivants lancent un mouvement pour un contrôle des armes à feu

Depuis la fusillade dans un lycée de Floride qui a provoqué la mort de 17 personnes, des élèves qui ont survécu se mobilisent pour essayer d’imposer un contrôle des armes.

Les enfants de Parkland vont-il faire céder Donald Trump et le Congrès républicain?

Depuis la fusillade dans cet établissement de Floride mercredi, les lycéens ont décidé de prendre les choses en main et de forcer les politiques de Washington à agir pour lutter pour le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Comme le montre notre infographie, un Américain a en effet 300 fois plus de risques d’être tué par balle qu’un Japonais. Pour porter le combat, les lycéens survivants de la fusillade se sont démultipliés dans les médias pour faire passer leur message et annoncer l’organisation d’une manifestation le 24 mars à Washington pour récla- mer un contrôle plus strict des armes à feu. Dimanche matin, les émissions politiques tradition- nelles avaient abandonné leurs invités politiques habituels pour accueillir ces lycéens venus plaider leur cause avec émotion et dignité.

Trump visé par les lycéens

Sur CNN, Cameron Kasky, un lycéen qui a survécu à la fusillade, a interpellé les élites politi- ques américaines : « Mon message pour les gens qui sont au pouvoir, c’est que vous êtes soit avec nous soit contre nous. Nous perdons nos vies alors que les adultes regardent ailleurs. »  « Ce n’est pas contre le parti républicain ou contre les démocrates. Il s’agit de mettre la honte à tout homme politique qui reçoit de l’argent de la NRA (National Rifle Association, principal lobby promouvant les armes aux Etats-Unis), et qui fait de nous des dommages collatéraux. »

Sur CBS, un autre élève, David Hogg, s’en est pris directement à Donald Trump :

« On a vu un shutdown du gouvernement, une réforme fiscale mais rien qui ne vienne sauver les vies de nos enfants. » Carly Novell, un lycéen qui s’est caché dans un placard pendant deux heures durant l’attaque, a lui répondu de manière énervée à Donald Trump après un tweet où celui-ci s’en prenait au FBI pour s’être concentré sur l’enquête russe plutôt que sur le tueur de Floride : « Vous savez ce qui n’est pas acceptable? S’en prendre à tout le monde sauf au tireur et au manque de contrôle des armes dans ce pays. Vous avez même les élèves. Nous l’avions pourtant signalé au FBI, nous avons essayé. Mais comment nous sommes supposés savoir ce qui allait arriver? Votre manque de sympathie prouve à quel point vous êtes une personne pitoyable. »

Donald Trump a regardé les apparitions des élèves à la télévision

La semaine avait aussi été marquée par l’émouvant discours d’une survivante de la fusillade samedi : « A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous », a crié Emma Gonzalez lors d’un rassemblement contre les armes à Fort Lauderdale. « Honte à vous », a repris en choeur la foule de plusieurs dizaines de personnes. « Si le président me dit en face que c’était une terrible tragédie (…) et qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais : 30 millions de dollars », a dit rageusement la jeune fille de 18 ans aux cheveux rasés.  »C’est ce que valent ces gens pour vous, M. Trump? », a-t-elle lancé en comparant cette somme au nombre de victimes des fusillades qui ont ensanglanté le pays depuis le début de l’année.

Selon le Washington Post, Donald Trump a regardé très attentivement les apparitions des élèves à la télévision. Comme son entourage lui avait déconseillé d’aller golfer, il a passé son week-end dans sa résidence de Floride à tweeter et à regarder la télévision, rapporte l’agence AP.

La pression risque de continuer à s’accentuer pour Donald Trump. Avec d’autres élèves du lycée Stoneman Douglas, Emma Gonzalez doit participer mercredi à un débat télévisé sur CNN, qui sera diffusé dans l’ensemble du pays. Le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, critiqué pour avoir accepté des millions de dollars de financement politique de la part de la NRA, a annoncé sur Twitter qu’il y participerait également. Donald Trump est également invité mais il y a peu de chance qu’il y aille. Lundi la Maison-Blanche, Donald Trump s’est dit favorable à un renforcement du contrôle des antécédents lors de l’achat d’une arme à feu : « Tandis que les discussions se poursuivent et que des modifications sont envisagées, le président soutient les efforts pour améliorer le système fédéral de contrôle des antécédents », a précisé la porte-parole de l’exécutif Sarah Sanders, dans un communiqué.

19 février 2018

http://www.lejdd.fr/

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18 février 2018 ~ 0 Commentaire

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Marche depuis la Place de la Liberté jusqu’à la Maison des Mineurs, attaquée la semaine dernière

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06 février 2018 ~ 0 Commentaire

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05 février 2018 ~ 0 Commentaire

rennes procès (bretagne info)

En soutien à Serge Bourgin

Rennes, un procés contre un syndicaliste qui a osé dénoncer les violences policières pendant le mouvement d’opposition à la loi travail

Le site de la Fédération des activités postales et des télécommunications de Solidaires informe sur la tenue d’un procès contre Serge Bourgin militant et secrétaire de ce syndicat en Ille-et-Vilaine. L’audience aura lieu le 13 février 2018 à 14h à Rennes.

Il est poursuivi suite à une plainte pour diffamation par ce que « le chef opérationnel de la section d’intervention de la police départementale a porté plainte en diffamation contre une intervention faite au mégaphone lors de la manifestation contre la loi travail le 16 novembre dernier. »

Et ses camarades de préciser : Le 16 novembre 2017, SUD-Solidaires, la CGT et FO organisaient une manifestation à Rennes contre les ordonnances Macron. Alors que le cortège suivait le parcours déposé et était arrêté à l’entrée du boulevard de la Liberté venant de la place de Bretagne, la section d’intervention (SIR) armée de boucliers, casques et matraques, a remonté la manifestation pour charger la tête du cortège.

Le secrétaire départemental adjoint de SUD-PTT a alors pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée déclarant que « la SIR et son chef opérationnel avaient tiré au LDB 40 sur la manifestation étudiante le 28 avril 2016 éborgnant un étudiant ». Dans la même inter- vention, au mégaphone, le responsable de syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention était coutumière de provocations lors des manifestations contre la loi travail.

Ils affirment que la diffamation ne tient pas et invitent à mobiliser pour ce procès qui s’annonce très politique.

Ces derniers mois les différents services de police et les magistrats Rennais sont sous le feu de l’actualité suite à leur pratiques ultra répressives pendant le mouvement contre la loi travail. Les voila embarqués dans une procédure contre un syndicaliste connu et repéré par les services de police et ce pour une prise de parole critique…

Ils sont sans doute un peu crispés car comme le rappelle SUD PTT :

Les propos tenus sont confirmés par ce que nous, syndicalistes et militants, avons constaté lors des manifestations de 2016 contre la loi travail et notamment lors des charges policières des 23 mars, 9 avril, 28 avril, 31 mai et 2 juin…

Le rapport d’Amnesty international publié et repris par l’ensemble de la presse le 31 mai 2017 dénonçait « les violations des droits humains lors du maintien de l’ordre de rassemblements public » notamment à Rennes, preuves et témoignages à l’appui.

Ce procès interviendra à moment où SUD-PTT mobilise dans les postes de Rennes contre la réorganisation des services et des tournées, les suppressions d’emplois et l’embauche en CDI des salariés en CDD mais aussi à un moment où la mobilisation dans les lycées et universités Rennaises contre les plans de sélection à l’université semble plutôt dans une phase assez dynamique.

http://www.bretagne-info.org/

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02 février 2018 ~ 0 Commentaire

nice écoles (médiapart)

vous vois

A Nice, des policiers dans les écoles : les nouveaux surveillants de Blanquer

Des policiers dans les écoles primaires : Le Pen en rêvait, Blanquer le fait. En acceptant la proposition du maire de Nice, le ministre s’engage dans une voie avec laquelle tous ses prédécesseurs (et pourtant…) avaient pris leurs distances. Et dévoile toujours plus ses intentions. Pour ceux qui ne les auraient pas encore comprises…

Des policiers dans les écoles primaires : Le Pen en rêvait (et encore uniquement pour les collèges et lycées), Blanquer le fait. En acceptant la proposition du maire de Nice, Estrosi, de faire surveiller à la rentrée prochaine, deux ou trois écoles de la ville par des policiers munici- paux, le ministre s’engage dans une voie avec laquelle tous ses prédécesseurs (et pourtant…) avaient pris leurs distances.

Avec la duplicité qui est sa marque de fabrique, Blanquer tient à préciser qu’il n’a pas donné son « feu vert » mais seulement « pris acte de l’expérimentation », ce qui revient au même, le maire ne pouvant la mettre en œuvre sans l’accord de l’EN.

Pour justifier la chose, Blanquer explique doctement que sur les questions sécuritaires, il y avait « une sensibilité particulière, à Nice, tout à fait compréhensible ». Traduction : la police, municipale et nationale (et les 1300 caméras de surveillance en service à Nice), qui avait surtout fait preuve de sa totale incapacité à empêcher l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, pourra toujours se rattraper avec les dangereux écoliers de la ville.

Après tout, c’est bien dans cette ville qu’en janvier 2015, quelques jours après les attentats parisiens, un écolier de 8 ans, soupçonné d’« apologie de terrorisme », avait été conduit au commissariat par de courageux policiers. En vertu du principe de précaution, ils seront dorénavant sur place. On n’est jamais trop prudent.

Il est vrai qu’à Nice, la surveillance des écoliers, est une affaire politique et commer- ciale qui tourne.

Outre les caméras de surveillance, les écoles sont équipées/encombrées de tout un attirail anti-intrusion, boutons d’alerte, d’alarme, badges d’accès etc. Même les crèches municipales n’y échappent pas, des fois que les couches culottes des bambins dissimuleraient en réalité des ceintures d’explosifs.

L’électeur niçois est donc rassuré : à Nice comme ailleurs, les écoles ne comptent ni surveil- lants, ni secrétaires, ni infirmières, les AVS font cruellement défaut, le remplacement des enseignants laisse à désirer mais dorénavant la police veillera.

A quoi veillera-t-elle, d’ailleurs ? Nul ne le sait. Sinon que cette opération publicitaire à grand spectacle ne vient pas de nulle part. Elle fait sens. De fait, cette décision ministérielle s’inscrit dans une logique sécuritaire largement entretenue depuis de nombreuses années, qui fait de l’école un lieu de menaces et d’un élève un délinquant potentiel.

Et ceci en dépit de nombreuses enquêtes, de travaux reconnus (on pense à Eric Debarbieux notamment), de notes d’information émanant des services de l’EN mais que Blanquer, qui passe le plus clair de son temps dans les studios des radios-télés n’a sans doute pas le temps de consulter.

N’en déplaise aux fantasmes et aux images complaisamment véhiculés par les médias et désormais relayés par le ministre, la violence est absente de la plupart des établissements scolaires, notamment des écoles primaires, localisée dans un petit nombre d’endroits (en collège spécialement) où l’exclusion sociale vient renforcer l’exclusion scolaire. Les dispositifs anti-intrusions, notamment, tournent à vide, les intrusions dans les établissements scolaires étant statistiquement voisines de zéro.

Faire de l’école un objet de surveillance maladive : la mesure prise à Nice a sans doute également à voir avec les mesures ubuesques de surveillance décidées par l’EN autour des écoles après les attentats. Il s’agit de surveiller plus que de protéger, d’entretenir un climat de peur qui profite toujours aux gouvernants (et aux fabricants de quincaillerie de surveillance).

L’alourdissement de la politique pénale observée depuis une quinzaine d’années (voir par exemple la question des prisons) trouve ici sa traduction scolaire : avec la surveillance des écoliers, la criminalisation des désordres enfantins et juvéniles, avec le soupçon généralisé sur toute une classe d’âge (pourtant statistiquement la moins délinquante, 10 % des délits, les moins graves le plus souvent, sont le fait des mineurs), la police se voit attribuer sur l’école une fonction éducative pour laquelle elle n’est pas qualifiée et sur la société un droit de regard qui n’est pas légitime.

Jusqu’à présent, à Nice notamment, la volonté de certains élus de faire entrer la police dans les écoles avait été contrée par la réaction des parents et enseignants.

Aujourd’hui, seule la CGT Educ’action a fait connaître son désaccord. Le syndicat majoritaire (SNUIpp-FSU) se tait. Un silence qui, s’il se confirmait, en dirait long sur la perte des repères… non pas des élèves mais de leurs maîtres.

B. Girard jeudi 1er février

Mise à jour (29/01, 17h40) : il paraît que le Snuipp a réagi ? Jusque là, on ne s’en était pas rendu compte… Voir un peu les commentaires sous cette note de blog.

Cet article est initialement paru sur le blog Mediapart de B. Girard

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01 février 2018 ~ 0 Commentaire

anne hidalgo (révolution permanente)

cleo

Après les deux notes de lecture à 100.000 euros de Pénélope Fillon…

Saleté à Paris : Hidalgo dépense 224.580 euros pour en avoir le cœur net !

Nouvelle révélation du Canard Enchainé ! Après la baronne Pénélope Fillon et ses notes de lecture à 200.000 euros, c’est chez la maire de Paris, Anne Hidalgo que le palmipède vient voler dans les plumes. Celle-ci aurait dépensé pour une expertise sur la propreté – ou plutôt la saleté- à Paris la modique somme de 225.000 euros… soit 14 pages de rapport qui attestent que Paris est sale. 

Pour rendre Paris plus propre, Anne Hidalgo n’y va pas avec le dos de la cuillère 

224.580 euros ont été déboursés uniquement pour s’en persuader et pour confier à Ifop, institut de sondage qu’on ne présente plus et l’agence de communication Planète publique, la lourde charge d’aller enquêter auprès des parisiens. Des 105 concitoyens interrogés est sorti un rapport de 14 pages (soit 16.000 euros la page) pour 3 jours de travail. L’objectif étant d’aller à la rencontre des citoyens pour qu’ils puissent offrir de « belles propositions ».

Ce n’est pas la première fois que les politiques ont la main lourde avec les sondages  et l’argent public.

On se rappelle du mandat de Nicolas Sarkozy qui avait déboursé près de 9.4 millions d’euros de sondage sur la période de son quinquennat. Ou du sondage à 53.000 euros commandé par Matignon en avril 2017, alors que Manuel Valls était encore aux commandes qui demandait aux sondés « à quel animal ressemble Manuel Valls ? ». Avec des pratiques qui ne sont parfois pas loin des conflits d’intérêts.

Pourtant, pour le cas d’Hidalgo, et pour améliorer la propreté à Paris, des solutions très simples tombent sous le bon sens :

instaurer des sacs en papier dans les marchés, faire baisser les loyers pour permettre aux vendeurs de rue de s’installer dans des établissements et dans des locaux, ouvrir des halles pour accueillir les marchés et donner des emplacements tout en légalisant les marchés de rue ; réintroduire des chats pour dératiser la ville et éviter l’usage de produits chimiques…

Et surtout, surtout, utiliser l’argent public pour améliorer les conditions de travail et les salaires des agents de nettoyage de la ville de Paris qui se sont mis en grève à plusieurs reprises ces dernières années, augmenter les effectifs et valoriser leur travail et leur métier à la hauteur de l’utilité publique qu’ils apportent.

mercredi 31 janvier

http://www.revolutionpermanente.fr/

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01 février 2018 ~ 0 Commentaire

solidarité gael (sud 92)

gael

Empêchons le licenciement de Gaël ! Regroupons-nous contre la répression à La Poste… et partout ailleurs !

Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 et militant du Front Social, subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en 14 ans, et presque un an de mises à pied cumulées.

La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’Inspection du Travail en 2010, par le Ministre du Travail en 2011, puis par le Tribunal Administratif en 2014.

En avril dernier la Cour d’Appel du Tribunal Administratif de Versailles a annulé les 3 précédentes décisions et a ainsi relancé toute la procédure !

L’Inspection du Travail a de nouveau refusé son licenciement mais c’est désormais Mme Penicaud, Ministre du Travail et ex-DRH de Danone qui va décider du sort de Gaël ! Notre mobilisation doit empêcher son licenciement !

La Poste a décidé de frapper fort contre les militantes et militants combatifs.

L’intervention du GIPN contre les grévistes du centre de tri de Bègles-Bordeaux en 2005 avait constitué le coup d’envoi de cette offensive. Depuis, les poursuites disciplinaires et pénales, les licenciements, les sanctions disciplinaires se sont multipliées contre les syndicalistes et plus largement contre toutes celles et ceux qui refusent de courber l’échine : 10 ans de mises à pied cumulées par les militantes et militants SUD et CGT en Ile-de-France depuis 2012 ont été recensées, 14 ans depuis 2010 !

4 militants syndicaux du 92 ont été mis en garde à vue en pleine grève en 2014. Olivier Rosay a subi à lui seul 69 mois de suspension de fonction ! Dans le 92 aussi, Yann Le Merrer a été révoqué, puis en attente de poste suite à l’obligation faite à son employeur de le réintégrer.

Cette logique répressive touche aujourd’hui l’ensemble du monde du travail :

plus de 4000 poursuites disciplinaires ou pénales ont été intentées contre des grévistes ou des manifestants depuis le mouvement de 2016 contre la Loi Travail. Mais cette répression est combattue, que ce soit concernant les peines de prison pour les ex-Goodyear, contre les violences policières dans les quartiers populaires, pour les inculpés du procès du Quai de Valmy, à PSA Poissy, pour Loïc de la Compagnie Jolie Môme par exemple.

Si la répression est là, c’est bien qu’il y a des résistances. Nous appelons à regrouper tous les cas de répression pour être en mesure de mettre un coup d’arrêt à l’offensive actuelle. Si nous regroupons nos forces, nous pouvons gagner !

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