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28 février 2016 ~ 0 Commentaire

#on vaut mieux que ça (anti-k)

En réaction au projet de loi de El Connerie Khomri, des vidéastes du web ont décidé de réagir et on lancé une initiative baptisée « On vaut mieux que ça« .

Ils proposent aux gens de relayer les abus dont ils ont été victimes en tant que salariés, mais aussi d’informer autour de soi du projet du gouvernement en utilisant le hashtag #OnVautMieuxQueCa.

L’idée pour le gouvernement, c’est de tirer sur une corde déjà usée afin de transformer les salariés du privé en salariés précaires. Et ça soulève beaucoup de questions…

Comment faites-vous quand vous avez un prêt sur 25 ans pour une baraque et que d’un coup, l’entreprise baisse votre salaire ? Et ces astreintes qui vous obligent à rester à la maison, à côté du téléphone et qui seront décomptées de votre temps de repos ? Et quand vous vous ferez virer en mode plan social alors que l’entreprise se porte bien ? Et quand vous serez obligé de bosser 46h par semaine, sans être payé plus alors que vous devrez quand même assumer la rallonge financière pour faire garder vos gamins après l’école ?

Naitre, bosser et mourir. Déprimant comme programme non ?

Ça et tout le reste, c’est expliqué sur le site loitravail.lol qui est tout sauf « lol » et c’est accom- pagné de la pétition que je vous invite à signer. Ce qui est intéressant là dedans, c’est de voir que le gouvernement patauge dans la semoule pour contrer ces protestations sur le net.

Déjà, pour montrer l’exemple ils ont mis leur meilleure stagiaire (oui oui pour de vrai) aux commandes du compte Twitter @LoiTravail et La Ministre du « Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social » s’est même amusée à répondre en mode « noyons le poisson » sur la pétition. *

Comment voulez-vous croire quelqu’un qui n’initie aucune discussion, lève le drapeau du 49.3 et après vient bullshiter sur les réseaux sociaux ? Moi j’appelle pas ça faire du dialogue social mais plutôt « sortir les rames en mode galère ».

Je sais qu’en l’état, cette initiative « On vaut mieux que ça » n’a pas l’air très violente en terme de protestation, et qu’une révolution avec décapitations à la clé est beaucoup plus sexy pour les plus motivés d’entre-vous, mais sans aller jusque là, ça permettra au moins d’informer un max de monde sur cette loi et ça engendrera de nouvelles initiatives individuelles ou collec- tives. En tout cas, je trouve ça bien de voir que ces Youtubeurs font leur part et agissent à leur niveau.

Tous les gens avec qui je parle, de tous horizons et de toutes conditions en ont jusqu’à la nausée des politiques et les discours anti-gouvernement et anti-politiques se tendent beaucoup plus qu’avant. C’est le désespoir qui gagne du terrain, car chacun commence à prendre conscience que la solution ne sera pas et n’a jamais été dans les prochaines élections. 28 février

Voici la liste des manifestations du 9 mars à travers la France

Quimperlé: https://www.facebook.com/events/1017250381670144/

Lannion: https://www.facebook.com/events/171410343239812/

Lorient: https://www.facebook.com/events/1571953319794588/ 

Rennes: https://www.facebook.com/events/1573992576255818/

Nantes: https://www.facebook.com/events/1702811239962727/

http://www.anti-k.org/2016/02/28/on-vaut-mieux-que-ca/

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28 février 2016 ~ 0 Commentaire

10 ans après le cpe (npa jeunes)

npa j

Loi El Khomri: reprenons la rue !

Nous refusons d’être de la chair à patron !

Le projet de loi El Khomri sonne, avant même son passage devant le conseil des ministres, comme la plus grosse attaque faite aux travailleurs et aux jeunes de la part du gouvernement PS durant son quinquennat.

Remise en cause « non officielle » mais bien réelle des 35 heures (jusqu’à 60 heures par semaine !), remise en cause du temps de repos (possibilité de fractionner les 11 heures de repos obligatoires), remise en cause de la durée légale de congé en cas de décès d’un pro- che, plafonnement des indemnités prud’homales, mise en place d’un « droit au licenciement abusif », primauté donnée aux accords d’entreprises par rapport aux accords de branches possibilité de référendums au sein des entreprises en cas de « blocage » des syndicats… tout y passe !

Dans cette attaque tous azimuts contre nos conditions de travail, la jeunesse travail- leuse, scolarisée ou non, est particulièrement visée, car c’est déjà bien souvent elle qui occupe les postes les plus précaires. Cerise sur le gâteau pour les plus jeunes, le temps de travail des apprentis de moins de 18 ans pourra désormais être, et sur simple exigence de l’employeur, de 10 heures par jour et de 40h par semaine ! Entre sur-exploitation et fragilisation de nos droits, le gouvernement n’a pas fini de nous transformer en chair à patrons.

En grande difficulté dans les sondages, l’actuel président de la République tente par tous les moyens de convaincre jusqu’au bout le patronat qu’il est le soldat le plus à même de mener l’offensive contre les travailleurs. Pour autant, cela fait déjà un bout de temps que le gouver- nement Valls III nous a prouvé qu’il défendait les intérêts du MEDEF : l’ANI, le Pacte de Res- ponsabilité et les lois Macron et Rebsamen ont préparé le terrain de cette immense offensive contre le monde du travail.

Et côté mise en œuvre pratique, la prologation de l’état d’urgence, la violence de la répression anti-syndicale ces derniers mois notamment à l’encontre des salariés d’Air France ou de Goodyear, et le désormais routinier 49.3 seront autant de matraques pour chercher à nous faire avaler la pilule.

Mais dans ce contexte d’attaque généralisée contre le monde du travail, la jeunesse à un immense rôle à jouer. Nous devons porter nos revendications dans un mouvement de convergence à même de renvoyer le gouvernement dans les cordes : la requalification des jeunes travailleurs précaires en CDI, des stages payés comme de vrais emplois, le partage du temps de travail entre toutes et tous et sans diminution de salaire et l’interdiction des licenciements.

Plus de 20 ans après la lutte contre le contrat d’insertion professionnelle (CIP) et 10 ans après le contrat première embauche (CPE), la jeunesse doit à nouveau mettre en échec les projets du gouvernement et du patronat !

Aujourd’hui, la solution ne viendra pas d’un quelconque dialogue mais bien de la mobi- lisation des jeunes et des salariés en descendant dans la rue, par la lutte et en faisant grève tous ensemble.

Pour cela, il est nécessaire de s’organiser dans nos lieux d’études ou de travail. Nous appelons par ailleurs l’ensemble des organisations de jeunesse et du mouvement ouvrier à nous rejoindre pour construire cette mobilisation. Une mobilisation d’autant plus que néces- saire que le gouvernement Hollande cherche à faire taire notre droit à la révolte.

Imposons le retrait du projet de loi El Khomri et des mesures liberticides !

http://jeunes.npa2009.org/spip.php?article1552

Notre tract:

http://jeunes.npa2009.org/IMG/pdf/a4.2016.02.22.pdf

Contact Syndical:
UNL: Union Nationale Lycéenne: http://www.unl-fr.org/
FIDL: Fédé Indépendante Démocratique Lycéen(ne)s http://www.fidl.org/
UNEF: Union Nationale des Etudiants de France http://unef.fr/
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Contact Politique:

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28 février 2016 ~ 0 Commentaire

réforme el khomri (bfm)

 surprise-romantique2

Les syndicats étudiants préparent la mobilisation

Le projet de réforme du travail pourrait bien se heurter à la mobilisation de la jeunesse française. Les syndicats lycéens et étudiants organisent la mobilisation pour la rentrée.

Période de vacances oblige, la mobilisation étudiante et lycéenne contre le projet de réforme du travail n’est pas encore bien définie. Mais dans les locaux des syndicats, on réfléchit déjà aux slogans. Dès la rentrée, les jeunes pourraient être nombreux à défiler contre le projet de loi dit « El Khomri », du nom de la ministre du Travail. « Les assemblées générales sont en train de s’organiser petit à petit, cela prend du temps », détaille Zoïa Guschlbauer au micro de BFMTV. La présidente du syndicat étudiant FIDL explique que le « travail de fond » permettra « que tout le monde se mobilise d’un coup contre cette réforme ».

Vers « un rapport de force social » Les étudiants pourraient grossir les rangs d’un mouve- ment partagé avec les syndicats de salariés courant mars. « Pour faire évoluer ce projet de loi ou obtenir son retrait, il y a besoin d’une mobilisation, d’un rapport de force social », explique William Martinet, président de l’UNEF. Le syndicat étudiant redoute la promesse dune « précarité à vie », pour les jeunes. Et le spectre de la mobilisation contre le CPE en 2006 plane déjà.

« Cette réforme n’a rien à envier à celle proposée par Villepin en 2006, avec le contrat première embauche », avait expliqué cette semaine le représentant de l’UNEF sur RMC, en référence à la victoire des étudiants, il y a dix ans, qui avaient contraint le gouvernement à faire machine arrière après une mobilisation monstre. UNEF et FIDL font partie des neuf syndi- cats qui se sont mis d’accord pour demander le retrait du plafonnement des indemnités pru- d’homales prévu dans le texte défendu par la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Une nouvelle réunion intersyndicale est prévue le 3 mars prochain.

Une journée d’action nationale Au delà des cercles universitaires, des représentants d’une dizaine d’organisations de jeunesse se sont réunis jeudi soir à Paris afin de préparer une jour- née d’action nationale le 9 mars prochain, date à laquelle le projet de loi doit être présenté à l’Assemblée nationale. Jean-Baptiste, membre des jeunes du NPA, explique à BFMTV que « l’idée c’est de faire descendre les jeunes dans la rue, mais aussi de discuter de grèves ».

Et mieux vaut ne pas minimiser la menace, car comme l’explique un conseiller ministériel dans Le Parisien, « les gamins dans la rue, ce serait vraiment em… » pour le gouvernement. Deux points cristallisent l’opposition à ce texte: le plafonnement des dommages et intérêts prud’homaux en cas de licenciement abusif, qui vont passer à 15 mois de salaire maximum soit moitié moins qu’aujourd’hui, et la clarification des licenciements économiques. Ces deux arti- cles sont vus par les détracteurs comme un risque d’augmentation des licenciements abusifs.

Par A. D. avec A.S Warmont et A. Pollez 26/02/2016
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Syndical:
UNL: Union Nationale Lycéenne: http://www.unl-fr.org/
FIDL: Fédé Indépendante Démocratique Lycéen(ne)s http://www.fidl.org/
UNEF: Union Nationale des Etudiants de France http://unef.fr/
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Politique:

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28 février 2016 ~ 0 Commentaire

you tubers contre la loi travail (asi)

Youtubeurs contre loi travail :

« On n’a pas à dire aux jeunes ce qu’ils doivent faire »

Usul, Osons Causer et l’impact du numérique sur la vie politique française

On vaut mieux que ça ! C’est le mot d’ordre lancé sur les réseaux sociaux sous forme de hashtag par un groupe de Youtubeurs opposés à l’avant-projet de loi du travail, dite loi El Khomri. Cette première mobilisation politique de Youtubeurs français n’est pas le seul mode d’irruption du numérique dans le débat politique. Simultanément, plusieurs responsables politiques français ont lancé des plateformes, parfois participatives, censées permettre de mobiliser leurs partisans. Comment passer de la mobilisation en ligne à la mobilisation dans la vraie vie ? Pour en discuter : Usul et Osons Causer, deux des Youtubeurs à l’origine de la campagne #OnVautMieuxQueÇa, Eve Zuckerman, responsable de la stratégie numérique d’Alain Juppé pour les primaires de la droite et du centre en 2016 et Bastien Lachaud, chargé de la stratégie numérique de Jean-Luc Mélenchon en vue de l’élection présidentielle de 2017.

http://www.arretsurimages.net/Youtubeurs-contre-loi-travail

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27 février 2016 ~ 0 Commentaire

c’est acté! (rp)

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Réunion unitaire des organisations de jeunesse!

Le 9 mars la jeunesse sera dans la rue contre la loi El Khomri

Ce jeudi soir s’est tenue dans le local parisien du NPA, à l’appel de son secteur jeune, une réunion unitaire des organisations de jeunesse pour discuter de la riposte à construire contre la loi El Khomri. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle a été réussie : avec une grosse ving- taine de structures présentes, syndicats étudiants et lycéens, associations et courants politi- ques, cela faisait depuis des années qu’une telle dynamique ne s’était pas enclenchée. Un point sur la séquence qui s’ouvre, et les tâches qui incombent à toutes celles et ceux qui sont déterminés à construire une mobilisation d’ampleur contre ce projet de loi.

Quand le climat se réchauffe L’affluence et l’ambiance de la réunion de ce soir ne tombaient pas du ciel. Voilà quelques jours que les médias (jusqu’au Figaro !) bruissent de la grande peur qui s’est emparée des classes dominantes, hantées par le souvenir du CPE ou celui plus lointain du CIP en 1994. Et si, face aux tergiversations de l’intersyndicale qui s’est quittée mardi sans poser aucune perspective sérieuse, la jeunesse ouvrait la danse et amorçait la radicalisation de la situation ?

Et si, sortant dans la rue, étudiants, lycéens et jeunes précaires forçaient les grandes directions réformistes à écouter l’aspiration grandissante de centaines de milliers de salariés qui veulent en découdre un bon coup avec les socialistes patronaux au pouvoir ? Les militants qui sont au quotidien sur les lieux où cette jeunesse travaille et étudie ont bien senti cette semaine que le climat avait changé, sur les réseaux sociaux mais aussi dans les discussions sur le terrain. C’est ce qui a fait la réussite du premier cadre de coordination qui s’est mis en place aujourd’hui, et c’est ce qui doit servir de carburant à l’amorce d’une mobilisation massive.

Lycéen-ne-s, apprentis, étudiant-e-s, précaires, chômeur-se-s et jeunes travailleur-se-s : toutes et tous attaqués, toutes et tous mobilisés !

La jeunesse, dans sa diversité, est particulièrement concernée par cette attaque historique. Apprentis, on veut nous faire travailler jusqu’à dix heures par jour et quarante heures par se- maine, alors que d’ores et déjà les salaires sont inférieurs au SMIC, et que ces années de travail ne sont pas prises en compte dans le calcul des annuités pour la retraite. Scolarisé et salarié, ou jeune travailleur, on paiera au prix fort les facilitations du licenciement dit « écono- mique », de même que la fléxibilisation du temps de travail, jusqu’à soixante heure par semaine.

Dans tous les cas, c’est l’impossibilité de vivre dignement, d’étudier à côté d’un boulot, ou tout simplement de trouver un emploi, puisque les salariés déjà en poste seront surexploités pour que les patrons n’aient plus à embaucher. Et cela, alors que le chômage touche 25 % des jeunes et jusqu’à 70 % dans les quartiers populaires. Des chiffres qui en plus cachent la pré- carité et le sous-emploi. Le gouvernement a tenté cet après-midi de se donner un visage cool avec le #LoiTravail, mais il n’y a rien de drôle à ce saccage de notre avenir et ceux qui en sont responsables ne doivent pas pouvoir rire encore longtemps.

Un premier calendrier de mobilisation à faire respecter, en entraînant les organisations réticentes

En quelques jours, des dizaines de milliers de personnes ont pris conscience de l’agression sociale en cours et ont exprimé leur aspiration à résister. Dans la jeunesse, cette première réunion unitaire aura donc permis de dégager un premier calendrier de mobilisation, en commençant par se rallier à la journée du mercredi 9 mars, jour de présentation du projet de loi au Conseil des Ministres, qui a émergé sur les réseaux sociaux et dont plusieurs structures syndicales locales ou fédérales sont en train de s’emparer.

Les organisations qui se sont réunies ce soir appellent donc à multiplier dès la rentrée (ce lundi pour une part de la province, et le 7 pour la région parisienne) les diffusions de tracts, les actions et les assemblées générales pour mobiliser largement, avant la date nationale du 9, en jonction avec les cheminots pour qui il s’agit aussi d’une journée nationale.

Le secteur jeune du NPA bataillera pour sa part pour qu’une véritable manifestation étudiante et lycéenne ait lieu ce jour-là à Paris, en plus d’échéances de rue dans le plus grand nombre de villes possibles, afin de dépasser l’isolement établissement par établissement. Dans l’immédiat, les organisations qui se sont réunies tiendront une conférence de presse ce mardi 1er mars, pour informer de ce plan d’action, qui ne pourra d’ailleurs pas s’arrêter là : il a d’ores et déjà été discuté de prévoir une nouvelle date de mobilisation en amont du 31 mars, journée appelée par la CGT.

Construire la mobilisation sur le terrain : informer, regrouper, massifier, pour faire plier le gouvernement

Ce qui s’est décidé ce soir est un véritable point d’appui. Mais pas plus que l’embrasement des réseaux sociaux ces derniers jours, cela ne suffit en temps que tel à déclencher une mobili- sation de masse. Celles et ceux qui se sentent concernés par la lutte qui commence ont donc désormais la tâche de donner corps à ce premier plan de bataille.

Pour cela, la meilleure méthode est de se tourner largement vers l’extérieur, en constituant des cadres unitaires sur les universités, en les dotant de matériel qui décline l’appel qui sortira nationalement, pour le diffuser massivement. Sans oublier les lycéens, qui se sont relativement plus mobilisés que les étudiants ces dernières années, et qui pourraient embraser l’atmosphère s’ils et elles décident de se mettre en mouvement à la rentrée.

Partout, il faut organiser des réunions publiques, et dès que cela est possible des assemblées générales, qui serviront à préparer la journée du 9 ou à la poursuivre. L’objectif doit être de permettre à tous les jeunes qui souhaitent se mobiliser de participer à la construction du mouvement et à son organisation : c’est une condition pour le massifier, et pour que le 9 ne soit qu’un début.

25 février 2016 Guillaume Loïc

http://www.revolutionpermanente.fr/c’est-acte-le-9-mars-la-jeunesse-sera-dans-la-rue

Lire aussi:

« On ne peut pas attendre le 31 mars pour manifester ! »

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21 février 2016 ~ 0 Commentaire

katrin nenasheva (les inrocks)

vlad

La femme qui tient tête à Poutine

Se raser la tête, déchirer un uniforme de prisonnière, coudre un drapeau russe, voici quel- ques-uns des actes symboliques effectués par Katrin Nenasheva afin de protester contre le gouvernement de Poutine.

Ex-étudiante en journalisme prolongeant aujourd’hui ses études à l’Institut de Littérature de Moscou, Katrin Nenasheva, 21 ans, fait ses débuts dans un journal pro-Poutine et en ressort aussi vite, désillusionnée par l’état des médias russes. Katrin commence alors à travailler pour “La rivière de l’enfance”, une organisation caritative aidant les mères emprisonnées à garder contact avec leurs enfants. Rencontrant une femme n’ayant pas été autorisée à envoyer une seule photo d’elle à sa famille depuis ses cinq ans d’incarcération, Katrin tente alors d’orga- niser des sessions photos. L’initiative est évidemment étouffée dans l’œuf par l’administration pénitentiaire, mais Katrin n’a pas dit son dernier mot. Ces événements signeront le coup d’envoi de son action artistique.

Faire voir l’invisible Le 25 mai 2015, Katrin inaugure une série de performances visant à dénoncer la condition des détenus et la violation des droits de l’homme dans les prisons rus- ses. Durant un mois, la jeune russe va porter un uniforme de prisonnier dans les rues de Mos- cou. Son objectif ? Donner à voir l’invisible en introduisant des symboles de captivité dans des zones supposées être libres. En signe de soutien à ces prisonnières, elle se prend en photo au cours de ses pérégrinations, mais l’administration pénitentiaire ne permettra pas que ces clichés soient remis à leurs destinataires derrière les barreaux

Le Jour de la Russie Une dizaine de jours plus tard, toujours affublée de son uniforme, Katrin se lance dans une deuxième performance à laquelle se joint Nadia Tolokonnikova, membre bien connue des Pussy Riot. Pour “Le Jour de la Russie”, fête nationale commémorant la créa- tion de la Fédération de Russie en 1992, Katrin et Nadia se rendent sur la Place Bolotnaya. Là, elles se mettent à coudre un drapeau russe en référence aux prisonniers qui pour beaucoup travaillent dans des ateliers de couture. Sur cette place qui a été le lieu de manifestations anti- gouvernement après les élections de 2011 et 2012, les forces de l’ordre ne tardent pas à se montrer. Première détention pour Katrin. Nadia, elle, est habituée. Dans la station de police où les deux amies feront trois heures de garde à vue, elles finissent de coudre leur drapeau avant de l’accrocher au mur.

Dans une tribune sur Vice, Nadia explique que cette “action consistant à coudre le dra- peau national lors de ‘la Journée de la Russie’ visait à montrer que la Russie n’est pas seule- ment Poutine et ses amis oligarques. La Russie, ce sont également les 600 000 âmes qui peu- plent nos prisons, comme ces militants qui ont participé à la manifestation qui s’était tenue le 6 mai 2012 place Bolotnaya afin de protester contre l’élection de Poutine. Aujourd’hui, certains de ces militants sont encore en train de coudre des uniformes de police dans des camps de prisonniers “. 

“Don’t be afraid” Deux semaines plus tard, le 25 juin, Katrin réalise “Don’t be afraid”, sa per- formance la plus connue à ce jour. Et pour cause, l’artiste activiste se fait alors raser le crâne sur la Place Rouge et déchire son uniforme de prison. Cette action lui vaudra cette fois-ci d’être détenue trois jours en prison. Katrin raconte avec ironie : “en Russie, les policiers sont presque des partenaires artistiques ! En venant me chercher juste après avoir déchiré mon costume de prisonnière, ils m’ont aidé à terminer ma performance, créant une sorte de dialo- gue entre les artistes et les représentants de l’ordre”. Considérant qu’aucun véritable travail de réinsertion n’est fait, suite à l’incarcération des femmes, stigmatisées à vie pour avoir été em- prisonnées, mais aussi qu’en Russie les frontières entre la liberté et servitude sont brouillées, toute personne y vivant comme une sorte de prisonnier, Katrin laisse pendant un temps son numéro de matricule sur ses vêtements.

“A wake instead of a Christmas party” C’est un buffet funéraire que Katrin Nenasheva a installé place Oktyabrskaya, en décembre 2015, devant le Ministère de la Justice et des Affai- res Intérieures où se trouve aussi le siège du service pénitentiaire fédéral. Cette fois-ci Katrin mange et boit de la vodka, conformément aux rites funéraires russes… tout en lisant à haute voix les noms des personnes mortes ou tuées à travers le pays par les différents services de police au cours de l’année 2015.

Galerie à ciel ouvert – “Not Peace” Par ailleurs, afin de toucher la plus grande audience possible, Katrin a dernièrement lancé une série d’expositions artistiques anti-guerre en pleine rue. Faute d’avoir reçu une autorisation officielle, la première de ces expositions s’est transfor- mée le 27 décembre dernier en marche dans les rues de Saint-Pétersbourg, où les artistes ont du circuler avec leurs œuvres à la main. Tandis que la prochaine exposition est d’ores et déjà programmée pour le 21 février prochain à Riga, Katrin espère pouvoir en organiser une autre fin février à Moscou.

Juliette Ihler & Sasha Raspopina 21/02/2016

http://www.lesinrocks.com/katrin-nenasheva-lex-pussy-riot-qui-tient-tête-à-poutine

Commentaire: Quand c’était les « rouges » qui opprimaient, ce n’était pas bien du tout, mais maintenant c’est du dernier chic pour les réacs… et quelques soi-disant « rouges ».

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16 février 2016 ~ 0 Commentaire

inde (ci)

JNU teachers & students protest

Un soulèvement étudiant enflamme les universités

La droite fondamentaliste hindoue applaudit à l’arrestation d’un leader étudiant de Delhi. En réaction, les manifestations se multiplient un peu partout dans le pays, tandis que la presse est unanime dans sa critique du gouvernement. Le gouvernement indien dirigé par Narendra Modi ne s’attendait sans doute pas à une telle levée de boucliers.

En saluant l’arrestation pour “sédition” du leader étudiant Kanhaiya Kumar, figure de la Jawaharlal Nehru University (JNU), une institution de Delhi connue pour être de gauche, l’exé- cutif nationaliste hindou a mis le feu aux campus dans tout le pays. Les manifestations se multiplient et de violentes échauffourées ont opposé étudiants, responsables politiques, avocats et journalistes dans la capitale, lundi 15 février.

“Encore une attaque contre la liberté d’expression” Il est reproché à Kanhaiya Kumar d’avoir participé, le 9 février, à une réunion organisée en mémoire d’un militant séparatiste du Cachemire, pendu il y a trois ans en raison de sa participation à un attentat contre le Parle- ment indien en 2001. “Encore une attaque déplorable contre la liberté d’expression”, s’insurge Suhrith Parthasarathy, avocat du Barreau de Madras, dans les colonnes de The Hindu, “le gouvernement s’efforce très clairement d’étouffer toute forme de dissidence”.

Les fondamentalistes hindous, avec le soutien des journaux télévisés, sont “à la ma- nœuvre pour nourrir la colère contre l’université”, relève le site d’information Scroll, “ils mani- pulent les foules” pour faire croire à un soulèvement populaire contre les prétendus “terro- ristes” qu’abriterait la JNU. Leur objectif est de “prendre le contrôle du système éducatif”,  estime son concurrent The Wire, ainsi que l’ont montré des incidents récents dans d’autres universités à mettre à l’actif du Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad, la branche étudiante du mouvement nationaliste hindou.

“Fascisme dans l’air” Selon Alok Rai, un ancien professeur d’anglais de Delhi qui signe une longue tribune dans The Indian Express, il y a “du fascisme” dans l’air : le ministre de l’Intérieur, Rajnath Singh, a commis l’erreur de prétendre que les événements de la JNU étaient encou- ragés par un terroriste pakistanais, sur la foi d’un tweet qui se révélera être un faux. “Après avoir imposé le silence aux ONG, il est logique que le gouvernement s’en prenne maintenant à la société civile, dénonce le site DailyO, c’est du jamais-vu depuis l’état d’urgence” décrété en 1975 par Indira Gandhi, alors Premier ministre. “Le gouvernement s’est tiré une balle dans le pied alors qu’il a des dossiers autrement plus importants à traiter”, affirme pour sa part le quotidien DNA. (…) Guillaume Delacroix Courrier international 16/02/2016

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La position de nos camarades Indiens:
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10 février 2016 ~ 0 Commentaire

la fishball revolution a commencé ? (rp)

Violents affrontements contre la police à Hong Kong en réaction à la chasse aux vendeurs de rue.

Depuis 2014, il n’y avait plus d’émeutes à Hong-Kong, dont l’histoire explique la position très particulière en République Populaire de Chine. Dans la nuit du 8 au 9 février, alors que le nouvel an chinois vient de commencer, ce qui a permis de stopper la baisse continue des bourses chinoises qui ferment pour jours fériés, des émeutes ont éclaté.

Vers 22 heures, des employés du département d’hygiène sont intervenus pour chasser les vendeurs à la sauvette. Devant la protestation des passants, ils ont fait appel à la police. L’arrestation d’un vendeur de rue le soir du nouvel an chinois a provoqué une violente manifestation clairement antigouvernementale.

La situation a dégénéré lorsque des policiers, après avoir usé de bâtons et de spray au poivre pour disperser les protestataires, ont tiré deux coups de semonce en l’air. Sur une image, on pouvait voir également un policier braquer son arme vers un photographe. Des protestataires ont descellé des pavés de la rue, d’autres ont arraché des panneaux de signa- lisation et fabriqué des boucliers de fortune. La police apparaît sur les vidéos complètement dépassée pendant un assez long moment face à une population jeune, populaire et qui semble ne pas connaître d’autocensure face à la police et à ses armes, y compris face à des tirs de sommation.

En face, la détermination était immense. Des seaux emplis de briques, de l’essence et des feux de rue et de poubelles étaient utilisés, du bon côté de la barricade. Toute la nuit de lundi à mardi, les images venues du quartier de Mong Kok, à Hong Kong, ont rappelé la « révolution des parapluies », de l’automne 2014, qui avait été causée par les attaques envers les libertés démocratiques.

Les troubles ont duré toute la nuit, certains observateurs commençant à parler de « révo- lution des boulettes de poisson » (#fishballrevolution), faisant le parallèle avec l’arrestation d’un vendeur de rue qui avait enclenché la révolution en Tunisie. Ces boulettes de poisson sont particulièrement populaires. Au matin, les derniers manifestants ont été dispersés. Le nettoyage de la rue a commencé sous une très forte escorte policière.

Lors d’une conférence de presse donnée mardi matin, le chef de la police de Hong Kong a affirmé que 90 policiers et quelques journalistes avaient été blessés, et a annoncé l’arres-tation d’au moins 54 personnes, âgées de 15 à 70 ans. On peut voir des images de policiers au sol battus par la foule et même sauvés par des journalistes. Le chef de la police a déclaré le maintien des festivités du nouvel an : quatre tonnes et demie de feux d’artifice doivent être tirées dans le port de Victoria mardi soir.

Le compte Facebook du mouvement radical de Hong Kong Indigenous, qui s’oppose à l’influence de Pékin, annonce qu’un de ses responsables a été arrêté. Le gouvernement cen- tral de Pékin a jusqu’ici encouragé sa branche locale de Hong Kong à mener une répression très violente. Au fur et à mesure que la situation sociale, économique et écologique se dété- riore, va-t-il continuer à mener cette politique qui crée des explosions sociales depuis des années maintenant ?

Jusqu’à présent, le gouvernement, face à ces colères populaires, n’a fait qu’opérer des reculs tactiques en essayant d’arrêter et d’isoler les « meneurs ». Dans certaines provinces ouvrières, les organisations de la base protègent d’ailleurs leurs chefs de la police. Tout ceci montre à quel point la stabilité chinoise est bien plus fragile qu’on ne le pense.  9 février 2016 Léo Serge

http://www.revolutionpermanente.fr/Violents-affrontements-contre-la-police-Hong-Kong

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04 février 2016 ~ 0 Commentaire

chômage et pôle emploi (lo)

jeunes

Le parcours du combattant

Au chômage depuis deux ans, j’ai eu la surprise de recevoir un courrier de Pôle emploi le 5 janvier, de décision de cessation d’inscription, sans aucune explication et sans motif. Il est vrai que ce n’est que la troisième fois que cela arrive. Ayant un temps partiel avec plusieurs contrats, depuis quelques mois, j’ai droit à un complément d’allocations. Difficile de comprendre cette décision… que les employés n’ont pas comprise non plus !

Par téléphone, on m’a demandé de me réinscrire et de refaire une demande d’allocations, alors que je transmets tous les documents sur ma situation chaque mois. On m’a dit d’aller directement voir sur place à mon Pôle emploi et de me réinscrire sur leur site Internet. Sur place, une employée et sa supérieure ont fini par résoudre ma situation, ce qui m’a permis de retrouver mes droits. Mais il faudra encore attendre pour mon complément d’allocations, car dorénavant les fiches de paie que les chômeurs transmettent tous les mois sont traitées par un prestataire de services à Rennes, alors que je réside à Clermont-Ferrand !

J’ai également demandé si je pouvais quitter un CDD de 50 % qui se termine en mai, au profit d’un autre CDD de 50 % mais plus proche de chez moi et qui se prolonge jusqu’en novembre, ayant également un CDD de 10 %. La responsable m’a expliqué que j’en avais le droit, mais qu’alors mon inscription cessera automatiquement !

Ensuite, il faudra faire un recours, qui passera devant une commission paritaire, afin de décider si je pourrais de nouveau recevoir mon complément d’allocations. Et, d’après cette employée, ce n’est jamais le cas : un chômeur qui quitte un CDD perd de fait tous ses droits, même si la loi est tout autre.

Être chômeur, c’est non seulement chercher du travail, mais c’est aussi et surtout se battre pour conserver ses droits.

Une lectrice (Clermont-Ferrand) 03 Février 2016

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02 février 2016 ~ 0 Commentaire

bernie sanders (les inrocks)

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Internet en a fait son champion: Bernie Sanders peut-il battre Hillary Clinton?

Au coude-à-coude avec Hillary Clinton dans l’Iowa, l’outsider Bernie Sanders a conquis 84% des électeurs âgés de 17 à 29 ans lors de ce premier vote pour les primaires démocrates. Le résultat d’une campagne populaire sur le web très efficace, qui a lui a permis de rassembler une large communauté de jeunes militants.

Si Hillary Clinton a annoncé, le 2 février 2016 à 10h, sa victoire aux primaires démocrates dans l’Iowa, l’ancienne secrétaire d’Etat des Etats-Unis était au coude-à-coude toute la soirée avec son adversaire Bernie Sanders. Clinton l’aurait emporté avec 49,8% des voix contre 49,6% pour Sanders. Mais le pourcentage le plus surprenant se trouve du côté des jeunes électeurs qui, d’après CNN, auraient voté à 84% pour Sanders, socialiste de 74 ans.

En octobre 2015, nous revenions sur la manière dont les militants pour Bernie Sanders parviennent à toucher ce jeune public sur le web.

Une campagne populaire en ligne Le logo de Reddit a été customisé pour l’occasion. Le petit alien s’est vu affubler d’un costume gris, de lunettes et de petites touffes de cheveux des deux côtés du crâne qui évoquent la calvitie bien installée de Bernie Sanders. Le sénateur du Vermont septuagénaire est candidat à l’investiture démocrate, en vue de l’élection présiden-tielle de 2016, contre Hillary Clinton qui est donnée favorite.

Sur Reddit, son petit avatar est posé sur la banderole “Sanders for president” qui orne la sous- rubrique entièrement dédiée à sa campagne politique. Le 14 octobre 2015, ce “subreddit” comptait plus de 119 000 abonnés. A la même date, celui intitulé “Hillary 2016” n’en avait qu’ une centaine. Bernie Sanders a beau être quasi inconnu en France, il bénéficie de près de 25 % d’intention de vote auprès des électeurs démocrates (contre 45 % pour Hillary Clinton). Et ce grâce à une campagne populaire, qui a pris une ampleur gigantesque en ligne.

La plus petite des contributions compte La rubrique “Sanders fo president” de Reddit, créée par un Américain de 23 ans, compte parmi les plus organisées du forum américain fréquenté par 200 millions de visiteurs uniques par mois. On y trouve à la fois le calendrier de toutes ses conférences à venir, une carte qui répertorie 50 sous-forums de soutien, un pour chaque Etat, mais aussi des liens vers le site officiel de celui que l’on appelle “Bernie”, où les internautes peuvent s’investir dans sa campagne, humainement et financièrement. Et ça fonctionne.

Si Hillary Clinton dispose d’un budget de 28 millions de dollars pour sa campagne, obtenus principalement grâce à des galas de bienfaisance dans lesquels de riches Américains financent des personnalités politiques, Bernie Sanders a réussi à rassembler, d’après le New York Times, 26 millions de dollars en trois mois, en se focalisant majoritairement sur les petites contributions. “Nous n’avons pas un espace réservé [pendant les rassemblements, ndlr] pour les gens qui ont contribué 1 million, a-t-il rassuré ses militants, beaucoup d’entre vous ont donné 50 balles et beaucoup d’entre vous n’ont pas d’argent. C’est un geste qui me touche.” D’après le Daily Dot, le subreddit “Sanders for president” aurait, à lui seul, permis de récolter plus de 200 000 dollars pour la campagne de l’homme politique.

Pourquoi un tel engouement des internautes ? Ces valeurs de démocratie horizontale (“même une petite contribution a de l’importance“), mises en avant par Bernie Sanders, empor- tent un grand succès auprès des internautes. Il faut dire que le sénateur de 74 ans véhicule des idées qui plaisent aux jeunes internautes démocrates: il est en faveur du mariage pour tous, contre la privatisation des prisons, persuadé que le réchauffement climatique est un des enjeux du 21è siècle, et dédie une grande partie de ses discours au combat contre la concentration du pouvoir dans les mains des plus riches.

Alors qu’avait lieu, mardi 13 octobre le premier débat entre cinq des candidats à l’investiture démocrate (Clinton, Sanders, Jim Webb, Lincoln Chafee et Martin O’Malley), les soutiens de Bernie, eux, ont débattu toute la soirée sur un sujet créé pour l’occasion sur Reddit. Plus de 22 500 commentaires y ont été postés en une seule soirée.

De Reddit à Twitter en passant par Tumblr Au fil de la même soirée sur Twitter, le sénateur du Vermont a été mentionné 794 155 fois, coiffant Hillary Clinton au poteau (667 825 mentions) d’après le site américain Vocativ. Loin derrière eux, le troisième candidat dont le nom a été le plus utilisé sur le réseau social est Jim Webb, avec moins de 315 000 mentions. Parmi les “twittos” fans de Sanders les plus actifs, on trouve notamment l’acteur Mark Rufalo, qui a live-tweeté la soirée avec passion. En affirmant que “les Américains en ont assez d’entendre parler de l’affaire des emails” pendant le débat démocrate, Bernie Sanders serait même devenu le sujet le plus discuté sur Facebook, d’après un journaliste de CNN.

Le pouvoir des mèmes Au lendemain du débat, c’est sur Tumblr que les soutiens de “Bernie” ont pris le relais. On retrouve notamment sur le réseau social des montages qui émanent de Reddit, comme ces captures d’écran de sondages mis en ligne par des journaux comme le Time ou Slate.com, où l’on remarque que les internautes ont massivement plébiscité Sanders, alors que les éditorialistes des grands médias ont préféré désigner Hillary Clinton victorieuse.

Format favori de Tumblr, le GIF est également utilisé pour partager les idées de celui qui se présente comme un “socialiste” à l’européenne. Ainsi, on y trouve aussi bien des morceaux choisis de ses discours, très sérieux, que des détournements sous forme de mèmes colorés ayant pour vocation de le rendre sympathique et rajeunir son image de sénateur grisonnant.

Il y a quatre ans, alors qu’elle était déjà candidate à l’investiture démocrate, Hillary Clinton était elle aussi devenue la star de quelques mèmes devenus extrêmement populaires, comme le fameux “Texts from Hillary”, où l’on voyait la secrétaire d’Etat à bord d’un avion militaire, regarder très sérieusement son téléphone portable, les lunettes de soleil jonchées sur le nez. Un Tumblr dédié à ces photomontages l’avait rendue tellement sympathique que la candidate avait rencontré ses deux créateurs pour les en remercier. Le pouvoir du web consacré. Marie Turcan15 octobre 2015 Mis à jour 2 février 2016

*
Commentaire: Sanders a ranimé l’éternel débat à gauche: faut-il voter pour un démocrate comme moindre mal, ou voter pour un « vrai gauchiste » contre les démocrates pourris?. Sanders semble incarner les deux, ce qui fait que des groupes d’extrême gauche le soutiennent et d’autres le rejettent.

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