Archive | Jeunes

19 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

le cobalt des smartphones (basta)

moins-de-16-ans-

Et des voitures électriques extrait par des enfants

Composant essentiel des batteries de nos smartphones, tablettes et voitures électriques, le cobalt provient en grande partie des mines situées au sud de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon les estimations, le quart du cobalt exporté provient de mines artisanales, dans lesquelles les mineurs utilisent des outils très rudimentaires pour creuser et extraire le précieux métal. Ils travaillent sans aucune protection, exposant leurs peau et leurs poumons aux pous- sières très irritantes du cobalt.

Creusés à mains nues, sans matériel adéquat et sans précautions, les puits et galeries s’écroulent régulièrement, ensevelissant les travailleurs. Des dizaines de morts sont signalées chaque année. « Les mineurs ont tellement peur que nombre d’entre eux s’alcoolisent pour se donner du courage », souligne un rapport sur la filière cobalt publié ce 19 janvier par Amnesty international et l’Observatoire africain des ressources naturelles (Afrewatch).

Nolwenn Weiler 19 janvier 2016

Lire sur Basta

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12 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

pendant de ce temps en grande-bretagne

Doctors

Les deux tiers de la population soutiendrait la grève des internes et des élèves infirmières

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11 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

fouesnant (lpb)

fouen

Oui à lʼaccueil des réfugiés

Le mardi 5 janvier, sur décision du Préfet du Finistère, 27 migrants partis la veille de la «jun- gle de Calais» sont arrivés à Fouesnant afin dʼy être logés a priori pour 3 mois.

La préfecture a pour cela réquisitionné un centre de vacances de la commune du sud-Finistère. Ces migrants sont des Kurdes Irakiens.

Le jour même, quelques militants identitaires bretons dʼADSAV manifestaient devant la mairie pour protester «contre l’arrivée à Fouesnant de dizaines d’immigrés clandestins afro- musulmans» (sic). Pour ne pas leur faire une publicité inutile, la presse locale en a très peu parlé.

Ce qui nʼa pas été le cas le jeudi, quand a débarqué à Fouesnant une délégation du FN conduite par certains de ses conseillers régionaux pour protester eux aussi contre lʼarrivée des migrants. Eux ont eu le droit à des articles dans la presse et à un passage avec inter- view sur France 3. Cʼest ce qui a amené la réaction par communiqué de la Fédération UDB Finistère/Penn ar Bed :

« Cette semaine, 27 migrants dont 3 familles ont été accueillis à Fouesnant. Jeudi, le FN, conduit par Gilles Pennelle, président du groupe FN au Conseil régional de Bretagne, qui avait fait le déplacement depuis Fougères, est venu manifester contre leur arrivée. Ce même Gilles Pennelle qui avait pendant la campagne électorale demandé à la population de dénon- cer les maires et les municipalités qui accueillent des réfugiés.

Ce comportement est affligeant. Où est la solidarité avec les victimes de la guerre au Proche-Orient ? Il faut quand même rappeler que les migrants de Fouesnant appartiennent au peuple kurde qui est déchiré principalement entre la Turquie, lʼIran, lʼIrak et la Syrie. Les kurdes sont parmi les 1ères victimes de Daesh, et quand ils passent par exemple en Tur- quie, ils sont victimes du régime dʼErdogan ! LʼUnion Démocratique Bretonne sʼélève vive- ment contre lʼaction du FN qui voudrait peut-être quʼon remette les migrants dans un bateau en face de la point du Raz ? » ( Résumé)

Christian Pierre 11 janvier 2016

Lire en entier:

http://lepeuplebreton.bzh/oui-a-accueil-des-refugies-a-fouesnant/

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10 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

gb: grève des internes mardi

greve

Carte des préavis de grève en Grande-Bretagne (Pays de Galles et Ecosse ont un autre status) contre la casse du NHS, la sécu britannique. Pour eux c’est la fin des bourses. Les pompiers annoncent qu’ils iront avec eux…

nurses

Pour leur part les infirmières ont manifesté à Londres

 

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03 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

stop transphobie (rp)

barca

Nous sommes tous et toutes Alan

Alan, un jeune trans de 17 ans, s’est suicidé vendredi dernier ( à Barcelone, NdB) suite à l’agression transphobe qu’il avait vécu à l’école. Dimanche 27 décembre, des milliers de personnes se sont rassemblées dans les principales villes de l’État espagnol, contre les discriminations faites aux personnes LGBTI.

Je ne connaissais pas Alan. Et pourtant, sans lui donner ni nom ni visage, j’ai été remplie de joie lorsque j’ai lu dans de nombreux journaux que les jeunes trans mineurs, enfin, avaient acquis le droit de changer leur nom sur leur carte d’identité. Un chemin tortueux semé d’exi- gences, d’explications, de questionnements et de bureaucratie pour que soit reconnu un nom qui exprime notre identité, bien trop souvent ignorée.

Cela aura été son premier Noël. Le premier Noël d’Alan. Pas le premier en tant qu’hom- me, ni le premier en tant que personne trans, probablement pas le premier où il se faisait appeler par ce nom par ses proches. Mais le premier où le monde devait l’accepter ainsi.

Car après tant de luttes et de résistances, et puisque sa parole ne suffisait pas, un juge a reconnu son droit à être celui qu’il disait être, à être celui qu’il avait décidé d’être. Et à l’être publiquement : à être Alan quand il s’enregistre auprès de l’administration de l’école, à l’être quand il décide de payer ses courses avec sa carte bancaire, à être Alan quand il veut entrer en discothèque, à l’être lors de la Marche des Fiertés, quand un contrôle aléatoire de la police, sans aucun motif, lui demande sa carte d’identité.

A être Alan quand il voyage et que l’hôtesse de l’air lui demande son passeport, quand il aura à chercher un travail, quand il aura à envoyer des CV, quand il devra aller chez le médecin … En définitive, à être lui-même, vivant sa propre vie. Mais lui, comme de nom- breux autres jeunes trans, n’a pas été reconnu, accepté et respecté par ses camarades de classe à l’école, ce qui l’a conduit à une grave dépression menant à son hospitalisation, puis à son suicide, quelques jours avant sa sortie.

Alan n’a pas eu l’acceptation qu’il méritait car nous vivons dans une société qui, encore aujourd’hui, est emplie de machisme, d’homophobie et de transphobie, qui fait peser sur les épaules de milliers de jeunes LGBTI la lourde charge d’une morale puritaine et d’une sexua- lité opprimée qui, dans les cas les plus extrêmes, les conduit à la mort.

Dans l’État espagnol, 43% des jeunes LGBTI ont des pensées suicidaires, du fait des agressions et de la discrimination qu’ils subissent dans une société qui ne les accepte pas. Alan n’est pas sorti vivant de cette violente bataille qu’il menait. Son nom est notre fierté et malgré l’absence de sa voix, le rassemblement du 27 décembre l’a fait résonner avec plus de force que jamais. Nous serons des dizaines, des centaines, et j’espère, des milliers de poumons pour que son nom et sa lutte perforent jusqu’au dernier tympan transphobe de la ville. Pour exiger qu’il n’y ait plus de mort injuste comme la sienne.

Les plans d’éducation contre l’homophobie à l’école sont fondamentaux. Et plus que tout, l’organisation de tous et toutes les personnes LGBTI, les organisations politiques et les collectifs de gauche le sont pour affronter les attaques qui, alimentées par le soutien de l’Église et l’indifférence de l’État, se succèdent tous les jours. Marta Clar, traduction par Sarah Carah 30 décembre 2015

http://www.revolutionpermanente.fr/Stop-a-la-transphobie-Nous-sommes-Alan

Lire aussi:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36864

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27 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

pendant ce temps-là en chine…(anti-k)

Noël dans le Guangdong…

Dans l’Est du Guangdong, la région la plus industrielle du monde (100 millions d’habitants), dans la  ville de Puning et ses environs, la construction d’un incinérateur de capacité et polluant suscite depuis plusieurs jours une colère importante de la population.

Des manifestations pacifiques d’étudiants, de travailleurs, de paysans se sont tenues et ont été attaquées par la police anti-émeutes. Il y aurait plusieurs centaines de blessés.

Les affrontements ont montré une détermination exceptionnelle des manifestants qui ont chassé plusieurs fois une police au service du capitalisme maffieux et pollueur chinois.

«L’ordre» est revenu à Puning avec l’envoi de concentrations de policiers impressionnantes.

http://www.anti-k.org/2015/12/26/bons-baisers-de-puning/

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11 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

rouen, les lycéens prennent la rue (ccr)

A Brest aussi!

Blocus et manifestation lycéenne contre le FN

Des lycéens ont bloqué leur lycée et ont manifesté, ce jeudi 10 décembre 2015, à Rouen, contre le Front National qui sera présent au second tour des élections régionales en Nor- mandie dimanche 13 décembre. Ils étaient plusieurs centaines à battre le pavé pour marquer leur opposition au parti d’extrême droite.

A voir tous ces lycéens descendre dans la rue pour « faire entendre qu’ils ne sont pas d’accord, même s’ils ne peuvent se rendre aux urnes » comme nous explique Léon, un ly- céen de Rouen, cela en dit long sur le droit d’expression démocratique des jeunes mineurs. En effet, alors qu’on a le droit d’être exploité en dessous du SMIC horaire à partir de 16 ans, celui d’exprimer son opinion dans le cadre de la démocratie républicaine, qui plus est à des élections qui déterminent sur beaucoup de points la vie des lycées, est proscrit.

Nous revendiquons le droit de vote dès 16 ans, et ces jeunes qui descendent dans la rue témoignent d’une maturité politique à contre courant de la logique agiste qui gangrène la société. Empêcher cet avis de s’exprimer électoralement, c’est museler une partie de la population.

Néanmoins les lycéensRouennais ont bien compris une chose : majeurs ou mineurs, ayant le droit de vote ou pas, c’est en dernière instance dans la rue que se trouve notre réelle expression politique, et que la lutte contre l’extrême droite se déroule bien loin des bureaux de vote.

Prendre la rue: les lycéens montrent la voie à suivre! 

La lutte de la jeunesse pour se faire entendre et pour combattre la montée de l’extrême droite ne peut se faire sans lutter contre les dérives du sécuritaire PS… qui reprend mot pour mot le programme sécuritaire du FN, comme l’illustre les derniers projets délirants du gouvernement ! Manuel Valls et ses sbires auront beau le marteler sur tous les toits, le PS n’est en aucun cas un rempart contre le FN.

Car c’est bel et bien le gouvernement socialiste qui orchestre le racisme d’Etat, adopte des politiques réactionnaires vis-à-vis des migrants et des mesures antisociales pro patronales qui, en dernière instance, font le lit du parti de Marine Le Pen. En prenant la rue pour s’opposer au FN, les lycéens rouennais l’ont bien compris.

C’est bel et bien en battant le pavé, malgré la chape de plomb sur les classes populaires labellisé état d’urgence, que l’on pourra faire barrage au FN et à ses politiques réactionnaires et xénophobes. Un exemple à suivre pour les mouvements de la jeunesse et les organi- sations de la classe ouvrière pour mener le combat social, contre leurs guerres et contre le racisme et l’islamophobie. Nathan Bolet et Karel Venuvitch 10 décembre 2015

http://www.revolutionpermanente.fr/Rouen-manifestation-lyceenne-contre-le-FN

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26 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

¡no a la guerra imperialista! (sde)

28N: ACUDE A LAS MANIFESTACIONES:

BARCELONA   17:00 Plaça Universitat                    SEVILLA 12:00 Plaza Nueva
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ZARAGOZA 12:00 Plaza España                            VALÈNCIA 12:00 Plaza de la Virgen
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MADRID 12:00 Plaza Reina Sofía                       CÁDIZ 12:00 San Juan de Dios
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MÉRIDA 12:00  Plaza de España                GIJÓN 12:00 Plaza del Parchís
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CORUÑA 12:00 Praza María Pita                 VALLADOLID 12:00 Fuente Dorada
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ZAMORA 12:00 Plaza Constitución            LEÓN 12:00  Botines

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BURGOS 19:30 Plaza del Cid

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En catalan et galicien

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21 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

syrie (jeunes du npa)

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Derrière les bombes françaises, les profits de Total et de Dassault

Hollande n’aura pas attendu longtemps après le 13 novembre pour annoncer le renforce- ment des interventions militaires de la France en Syrie. Il justifie l’intensification des frappes aériennes au nom de la lutte contre le terrorisme et l’État islamique. Mais ces interventions n’ont en réalité qu’un seul but : défendre les intérêts économiques des grandes entreprises françaises dans la région. La guerre, c’est un sacré business pour les capitalistes !

Contrôler l’or noir Les hydrocarbures (gaz et pétrole) représentent le premier secteur d’in- vestissement étranger en Syrie. Total est fortement implanté dans le pays depuis 1988, mais a dû cesser son activité en 2011, à cause de l’instabilité causée par la révolte du peuple syrien face au régime d’Al-Assad. En plus des réserves gigantesques dans le sous-sol syrien (2,5 milliards de barils), les industriels du pétrole ambitionnent de faire de la Syrie une plaque tournante du commerce de gaz et de pétrole au Moyen-Orient.

C’est pour garantir les intérêts de son géant pétrolier dans la région que l’État français intervient en Syrie depuis septembre 2015. Hollande n’a rien à faire du peuple syrien. Alors que ce dernier lutte depuis février 2011 contre le régime de Bachar al-Assad, Hollande a finalement décidé de faire de ce tyran son nouvel allié dans la région. C’est qu’entre 2011 et 2014, les pertes dans le secteur des hydrocarbures de Syrie se sont élevées à près de 16 milliards d’euros, et que pour Total cela n’a que trop duré.

Pour rétablir la pompe à profits dans la région, les capitalistes et les États à leur service sont prêts à tisser des alliances avec des régimes plus pourris les uns que les autres. Com- me c’est le cas depuis des décennies avec l’Arabie saoudite, qui impose à sa population des lois équivalentes à ce que tente d’imposer l’État islamique en Irak et en Syrie.

Tuer plus pour gagner plus Le chaos et la misère au Moyen-Orient, ça rapporte gros ! En 2015, les industriels français de l’armement terrestre, aérien et maritime ont multiplié les contrats au Moyen-Orient, notamment avec l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar : pas moins de 17 milliards d’euros de contrats (deux fois plus qu’en 2014). Dassault est actuel- lement en négociations avec les Émirats arabes unis pour un nouveau contrat d’une soix- antaine d’appareils, pour quelques 12 milliards d’euros…

Les industriels français n’ont jamais autant vendu d’armes que durant l’année 2015, et la France est même devenue le deuxième exportateur mondial après les États-Unis.
Airbus, Dassault, DCNS (marine), MBDA (missiles), Thalès, Total : les grands patrons français se font leur beurre sur le dos des populations du Moyen-Orient qu’ils réduisent à la misère. Et l’État français répond toujours présent pour les servir. Leurs guerres ne sont aucunement la solution à l’horreur que constitue l’État islamique, elles en sont même une cause profonde. Face à cela, exigeons l’arrêt immédiat des opérations militaires en Syrie, et l’ouverture des frontières pour accueillir les populations victimes de Daesh !

20 novembre 2015 Secrétariat jeune NPA

http://www.anti-k.org/syrie-derriere-les-bombes-les-profits-de-total-et-de-dassault

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20 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

allemagne, 4000 jeunes en grève (ccr)

streik

Contre le racisme et l’État

Jeudi 19 novembre, plus de 4000 jeunes ont parcouru les rues de Berlin en solidarité avec les réfugiés. Ils ont manifesté contre les mobilisations racistes comme Pegida et les restrictions du droit d’asile. D’autres manifestations et actions ont eu lieu à Brême, Francfort et Munich. Dans le climat réactionnaire actuel, l’extension du mouvement antiraciste est plus nécessaire que jamais.

« Refugees welcome ! » criaient les plus de 4000 lycéens et étudiants, qui ont mani- festé de la Potsdamer Platz jusqu’au campement provisoire situé sur le site de l’ancien aéro- port de Tempelhof. Ils ont suivi l’appel du collectif « Refugee Schul-und Unistreik » (Grève lycéenne et étudiante en solidarité avec les réfugiés) pour cette deuxième grève depuis le début de l’année qui est une démonstration importante contre l’actuelle politique d’asile. La manifestation n’était pas seulement dirigée contre la politique gouvernementale, mais aussi contre les mouvements et partis comme Pegida (les Européens patriotes contre l’islami- sation de l’occident) et le parti souverainiste « Alternative pour l’Allemagne » (AfD), avec le slogan « Qu’il soit de Pegida ou de l’État, à bas, à bas le racisme ! ».

Les préparations de la manifestation ont commencé tôt le matin, et à 10h, toujours plus de jeunes remplissaient la place. Plusieurs petites manifestations ont convergé des diffé- rents quartiers en passant de lycée en lycée. Plusieurs centaines d’autres sont aussi venus avec des amis et des camarades de classe qui voulaient manifester contre le racisme. Le slogan « Kein Mensch ist illegal » (aucun humain n’est illégal) a été beaucoup repris sur les pancartes. (…) Les élèves en grève des centres de formation secondaire pour la sécurité sociale (enseignement secondaire professionnalisant), Jane Addams et Anna Freud, ont expliqué ce que le mot « social » signifiait pour eux : « Montrer sa solidarité avec les réfugiés et combattre le racisme ». Ils ont aussi lié le combat contre les mouvements et partis racistes au combat contre le racisme dans le système éducatif et pour l’ouverture des écoles aux réfugiés.

Une jeunesse combative dans la rue Lorsque le cortège s’est mis en mouvement, plus de 4000 lycéen-ne-s et étudiant-e-s étaient arrivés. Le fait qu’au cours de la manif, tant de jeunes aient exprimé de façon très combative leur rejet de la politique gouvernementale devant le ministère de la Défense et le siège de la CDU était impressionnant. À une autre étape du parcours, devant le centre social de gauche « Drugstore » à Schöneberg, des slogans de soutien avec les lieux autogérés menacés d’expulsions ont été aussi lancés.

Il est significatif que la banderole de tête ait été portée à la fois par des lycéens et par des réfugiés. Parmi eux, de nombreux réfugiés afghans ayant dépassé leur période d’autorisation à résider sur le territoire et menacés d’expulsion vers le très « sûr » Afgha-nistan. Tandis que la Bundeswehr augmente ses troupes sur place et retarde son retrait définitif, le gouvernement souhaite y expulser toujours plus de réfugiés. Dans leur interven- tion, les réfugiés afghans n’ont pas eu peur de nommer les responsables de la misère dans leur pays: «C’est l’OTAN qui a détruit notre pays et nous empêche de le reconstruire. C’est pourquoi nous exigeons le retrait de l’OTAN de l’Afghanistan!»

Alors que ces dernières années, des centaines de réfugiés se sont battus dans tout le pays pour leurs droits, ils ont été très touchés cette année par les campagnes racistes et les agressions. Depuis janvier on a recensé plus de 500 attaques contre les centres d’héberge- ment des réfugiés. La police laisse ces criminels d’extrême droite impunis, tandis qu’elle s’attaque aux manifestant-e-s antifascistes et pourchasse activement les réfugiés.

Il était clair pour tous les manifestant-e-s que les réfugiés sont partie prenante, en tant que sujets, de la lutte contre la violence raciste et pour l’extension des droits civiques. Tandis que les réfugiés afghans exigeaient sur leur banderole le droit pour eux de rester en Allema- gne, la manifestation a résonné pendant tout le parcours du slogan « Bleiberecht überall ! » (Droit de rester partout, pour tous !). (…)

19 novembre 2015 Alexej Geworkian, Berlin

http://www.revolutionpermanente.fr/4000-jeunes-en-greve-contre-le-racisme-et-l-Etat

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