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17 mars 2016 ~ 0 Commentaire

brest, mardi, assemblement lycéen (ouest france)

nantes
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Les lycéens de Brest se sont rassemblés ce mardi, place de la Liberté. Ils demandent l’abrogation de la loi Travail.

Le lycée de l’Iroise, ce mardi matin, compte 150 grévistes. Ils ont été rejoints, dans la matinée, par des élèves de Kérichen et d’autres lycées. Un bref rassemblement a eu lieu prévu, en fin de matinée, place de la Liberté.Les lycéens entendent dénoncer la loi Travail, dont ils demandant l’abrogation totale. Brest 15/03/2016

http://www.ouest-france.fr/brest-rassemblement-lyceen-place-de-la-liberte

 

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16 mars 2016 ~ 0 Commentaire

loi travail (npa)

mouvement_des_indignes_puerta_del_sol_antisarko

Opération enfumage

Devant l’ampleur de la mobilisation, une forme de panique a saisi le gouvernement. Les réunions se sont succédé, et Hollande est entré directement dans le jeu se posant en homme de dialogue. Tout cela a abouti à l’opération enfumage du 14 mars.

Pour Valls-Hollande, l’enjeu est clair : amener une partie des organisations syndicales à se déclarer satisfaites de prétendus reculs qu’elles auraient arrachés au gouvernement. Ils s’agi- tent car, signe de la profondeur du mécontentement, leur principal pion syndical, la CFDT, a été partiellement déstabilisée.

Les rassemblements avec l’UNSA, la CFTC et la CGC, organisés le samedi 12 mars, ont été un bide : en fait, ils ont regroupé bien moins de manifestants CFDT que les manifestations du 9 mars, comme celle de Paris où avait défilé un cortège de la CFDT métallurgie opposé à la loi El Khomri.

Dès le 10, les annonces ont commencé à être distillées comme celle de la majoration des cotisations sur les CDD qui en fait relève de la négociation sur le régime d’assurance chôma- ge, négociation loin d’être conclue… Comme l’a fait remarquer le président de l’Unef, William Martinet, « aucune de nos propositions n’a été discutée sérieusement, mais à chaque fois reportée à un autre débat, une autre négociation, un autre projet de loi »

En trompe-l’œil Toute cette agitation a débouché sur le nouveau texte présenté par Valls lundi 14 mars. On peut constater que les reculs y sont des plus limités. Ainsi, sur les indem- nités prud’homales en cas de licenciement abusif, le barème qui devait les plafonner de façon impérative sera seulement « indicatif ». Selon Valls, ce barème « sera une aide pour les juges prud’homaux, mais pas un carcan ».

De qui se moque-t-on ? Cela fait des décennies que les prud’hommes jugent ce genre d’affaires : il s’agit en fait de renforcer la position de la partie patronale. Et pourtant la CFDT se félicite et présente cela comme un recul majeur.

En matière de licenciements économiques, même entourloupe. Les critères de baisse du chiffre d’affaires justifiant un licenciement économique sont maintenus mais, dans la nou- velle mouture du texte, le juge pourra vérifier que les multinationales n’organisent pas artificiel- lement leurs difficultés économiques sur le territoire français pour licencier. S’il est établi que les difficultés financières ont été organisées artificiellement, les licenciements seront requalifiés en licenciements sans cause réelle et sérieuse.

Mais comment vérifier ? Les juges débordés ont-ils les moyens de vérifier les multiples techniques qui permettent de peser sur les résultats d’une filiale ? Déjà les inspecteurs des impôts ont le plus grand mal à le faire. Et à supposer qu’ils le fassent, pendant ce temps, les salariés resteront sur le carreau !

Encore des promesses, toujours des reculs La garantie jeunes, ce dispositif d’accom- pagnement des « décrocheurs » du système scolaire vers l’emploi, va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation. « Je souhaite que ce dispositif soit généralisé en 2017 », a déclaré Valls. En 2017, après les présidentielles… Des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient.

Pour ce qui est des forfaits-jours et astreintes dans les PME, ils devront être encadrés par la négociation. C’est bien la moindre des choses pour quelque chose qui a une consé- quence majeure sur la vie et la santé des salariéEs : comme le rappelle un médecin du travail, la survenue d’accidents vasculaires cérébraux, et dans une moindre mesure d’infarctus, est en effet fortement corrélée au temps de travail hebdomadaire.

Par ailleurs, le texte contient des dispositions encadrant l’activité des médecins du travail négatives pour la santé des salariéEs et leur maintien dans l’emploi en cas de problème de santé : l’employeur pourrait être délié de l’obligation de reclassement qui existait jusqu’ici (au moins sur le papier) et pourrait licencier le salarié pour « motif personnel ».

Valls est content : il aime toujours l’entreprise… Au total, Valls n’a pas lâché grand-chose. Avec ses 52 articles et ses 131 pages, le projet de loi reste pour l’essentiel aussi nocif. Le Premier ministre ne dissimule pas son plaisir et déclare dans sa conférence de presse après la rencontre avec les prétendus partenaires sociaux du 14 mars : « Nous souhaitons donner plus de liberté, plus de visibilité, aux entreprises… Qui pensait il y a trois mois qu’on pourrait réécrire 125 pages de notre code du travail ? »

Le Medef a beau se déclarer « déçu » des nouvelles annonces gouvernementales, pour lui l’essentiel a été maintenu. Et comme prévu, la direction de la CFDT et la Fage étudiante sont satisfaites… La mobilisation s’impose plus que jamais. Henri Wilno Mercredi 16 mars 2016

https://npa2009.org/loi-travail-operation-enfumage

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16 mars 2016 ~ 0 Commentaire

étudiant(e)s, lycéen(ne)s (npa jeunes)

antik328-couleurs-une

Malgré le bluff du gouvernement, la grève s’organise !

Après la réussite du 9 mars et des assemblées générales sur les facs et les lycées qui l’avaient préparé, la mobilisation se poursuit…

Au côté des syndicats dits « réformistes » comme la CFDT, le gouvernement tente de nous faire croire que le projet est en train d’être modifié. Sous la pression de la rue, ils ont dû reculer sur la mesure concernant les apprentis et « aménager » la question du plafonnement des indemnités (qui ne sera plus qu’indicatif… jusqu’à ce que la jurisprudence fasse force de loi…). En réalité, la logique du projet de loi reste la même, et 90 % des mesures se maintien- nent. Et de cela, les étudiants et lycéens ne sont pas dupes !

Une colère qui vient de loin

Sur de nombreuses universités, des comités de mobilisations issus des AG ont commencé à émerger, rassemblant parfois jusqu’à une centaine de personnes devenues désormais des militantEs de la mobilisation. Dans certaines universités, des occupations de salles sont orga- nisées, comme à Tours, à Dijon, à Paris 8. Sur cette dernière université, qui s’installe comme l’université la plus mobilisée et la plus structurée dans la mobilisation, des départements sont en grève, les cours sont annulés ou transformés en « cours alternatifs ».

Sur les lycées parisiens, les lycéens font revivre les meilleures traditions d’auto-organisation. Malgré les difficultés liées à la pression des proviseurs ou des parents, des AG sont organisées, comme à Hélène Boucher (Paris 20e) où les lycéens ont réussi à imposer à la direction de leur accorder la plus grande salle du lycée pour une AG qui a réuni plus de 150 lycéens et a débouché sur un appel aux autres lycées à se mobiliser ce jeudi 17 mars « pour que la peur change de camp »

Si la mobilisation prend, c’est qu’une colère, trop longtemps muette, est en train de se libérer. Une colère contre la politique du gouvernement depuis 2012, et contre les espoirs et désormais les désillusions suscitées par l’élection d’un président « de gauche ». C’est ainsi qu’on peut expliquer notamment le fait que la revendication centrale de la mobilisation est le retrait pur et simple du projet de loi, et que même les manœuvres et les négociations à Matignon n’ont que peu de prise sur les étudiants et lycéens mobilisés.

Une colère aussi, plus profonde encore, contre la souffrance au travail, contre les emplois précaires, contre les salaires de misères. Une colère enfin, spécifique à la jeunesse, contre le mépris des discours gouvernementaux qui expliquent que les jeunes n’auraient pas « compris » le projet de loi, contre les négociations qui se font sur leur dos pour n’obtenir que de sois- disant « aménagements » qui ne change rien au contenu de la loi, et contre l’avenir qui leur est proposé, entre chômage et surexploitation. En ce sens, ce n’est pas un hasard qu’un des slogans du cortège des facs lors de la manifestation du 9 mars ait été « Hollande, Valls et Macron, on sera jamais de la chair à patron ! »

Ne rien céder aux manœuvres gouvernementales, construire la grève

Cette colère va devoir s’exprimer dans la prochaine journée de manifestation ce jeudi 17 mars. Mais elle ne doit pas s’arrêter là. Déjà, des universités discutent des suites : le 22 avec la fonc- tion publique, le 24 à l’occasion de la présentation du projet de loi, le 31 avec l’ensemble des travailleurs appelés à se mobiliser par les grandes centrales syndicales.

Ces journées sont centrales pour pouvoir rassembler étudiants, lycéens et travailleurs, autour d’un même rendez-vous : même jour, même lieu, même heure. Le jeudi 31 mars doit devenir une journée de grève générale, de tous les secteurs, contre la politique antisociale du gouvernement.

Pour gagner, et c’est possible, travailleurs, étudiants et lycéens doivent marcher d’un seul pas. Les délégations étudiantes, organisées dans certaines facs mobilisées pour aller à la rencontre des travailleurs du quartier ou de la ville, sont un bon signe pour aller vers la victoire.

Pour construire sur la durée, il va falloir construire la grève dès maintenant dans nos facs et nos lycées. Malgré les pressions universitaires ou parentales, il va falloir cesser les cours. C’est le seul moyen pour libérer du temps pour aller convaincre nos camarades de classe de rentrer dans la mobilisation, pour aller convaincre les professeurs et les personnels, pour se lier avec les autres universités ou les autres secteurs mobilisés. Pour ne pas rester isolés, pour tenir sur la durée, pour aller convaincre les derniers hésitants, il va falloir construire la grève, et la faire s’exprimer activement jour après jour.

Pour se coordonner et trouver ensemble nos méthodes de lutte, toutes les facs mobilisées sont appelées à une coordination nationale ce samedi 19 mars, à l’université  Paris 8, où se retrouveront des mandatés de chaque assemblée générale. En avant !

CorrespondantEs du NPA Jeunes  Mercredi 16 mars 2016

https://npa2009.org/malgre-le-bluff-du-gouvernement-la-greve-s’organise

Lire aussi:

Ils nous prennent pour des idiots : Extension de la « garantie jeunes »

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16 mars 2016 ~ 0 Commentaire

pourquoi il faut continuer (alternative libertaire)

faujour

Contre le projet de loi Travail 

Sentant monter une vague de colère, Valls a lâché quelques miettes. Mais les deux logiques centrales du projet de loi « travail » n’ont pas varié. La lutte et la mobilisation continuent. Un seul moyen de faire plier le gouvernement : la grève et le blocage de l’économie.

Le 14 mars, Manuel Valls a annoncé des aménagements dans la loi «travail» pour essayer de calmer la colère des salarié-es, des étudiant-es et des lycéen-nes. Cette petite manoeuvre politicienne du gouvernement a deux autres buts :

  • Faire croire qu’il est prêt à écouter et à modifier son projet ;
  • Donner des raisons aux syndicats les plus dociles d’applaudir le projet de loi. Mais, malgré quelques concessions, les deux logiques centrales du projet de loi « travail » n’ont pas varié. C’est pourquoi la lutte pour le retrait total reste à l’ordre du jour.

1. Une législation différente dans chaque entreprise

Le coeur du projet de loi, c’est d’inverser la hiérarchie des normes légales. Qu’est-ce que ça veut dire ? Aujourd’hui, il ne peut y avoir d’accord d’entreprise qui garantisse moins de droits que la convention collective de branche. Et une convention collective de branche ne peut être en deçà de ce que garantit le Code du travail. Demain, avec la loi El Khomri, tout cela volerait en éclats. Des accords d’entreprises pourraient s’appliquer même s’ils sont inférieurs à la convention collective ou au Code du travail. Manuel Valls conserve cette régression fondamentale dans le projet El Khomri.

2. Allonger le temps de travail = créer du chômage

Grâce à la loi El Khomri, plutôt que d’embaucher, le patronat pourrait faire trimer davantage celles et ceux qui ont déjà un boulot, en payant les heures sup’ beaucoup moins cher. Allonger le temps de travail ne peut donc qu’aggraver le chômage. Alors que la France comptait, en janvier 2016, près de 5,8 millions de chômeurs et précaires, c’est tout simplement criminel.

De plus, par simple accord d’entreprise, il sera possible d’augmenter le temps de travail temporairement, sans même payer d’heures sup’, pour répondre à une demande ponctuelle  ! Ne pas pouvoir prévoir son temps de travail est un gros problème pour toutes et tous les salariés… qui ont une vie en dehors du travail  : familiale, associative, politique, de loisirs…

Grèves et blocages

Le 17 mars, les facs et les lycées, rejoints par une partie des organisations syndicales, appel- lent à se mobiliser. À partir de là, il va falloir rythmer la mobilisation avec, en ligne de mire, la journée de grève interprofessionnelle du 31 mars. Jusqu’au 31 mars, plusieurs dates sont d’ores prévues pour faire monter la mobilisation. Le but, ensuite, c’est de travailler à la généralisation et à la reconduction de la grève.

Car ce qui fait peur à l’Etat, c’est un gros mouvement comme en 2006 contre le CPE, avec la jeunesse et les salarié.es dans la rue.

Le gouvernement compte sur l’état d’urgence pour nous faire taire. La condamnation des syndicalistes de l’usine Goodyear d’Amiens à neuf mois de prison ferme est dans cette logique. Pour obtenir le retrait du projet El Khomri et même regagner les acquis perdus ces dernières années, il faut parler le seul langage que le gouvernement comprend  : celui du rapport de forces. Montrons que nous sommes capables de bloquer l’économie par la grève. Pour le partage des richesses et pour la baisse du temps de travail, tout passe par la lutte !

16 mars 2016

http://alternativelibertaire.org/?Contre-le-projet-de-loi-Travail

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16 mars 2016 ~ 0 Commentaire

17 mars, rappel: appel des jeunes

appel jeunes

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14 mars 2016 ~ 0 Commentaire

dubioza kolektiv (revolution permanente)

Le groupe qui chante la réalité de la Bosnie et des Balkans post-socialistes

Nous avons interviewé les membres du groupe de musique bosniaque Dubioza Kolektiv qui à leur façon décrivent la société bosnienne après la dislocation de l’ex Yougoslavie, faite de corrup- tion, chômage, privatisations criminelles, émigration. Le tout avec beaucoup d’énergie et de bonne humeur, ce qui leur a permis de devenir populaires dans tous les pays issus de la Yougoslavie, et notamment parmi les jeunes.

Comment définissez-vous Dubioza Kolektiv, votre style musical ?

Nous n’avons jamais vraiment essayé de définir notre style musical ou l’adapter à un genre spécifique. Pour nous, les choses importantes ce sont les messages et les idées que nous essayons de promouvoir et nous essayons de trouver le meilleur support musical pour nos paroles, messages et idées que nous voulons faire passer.

Le seul élément constant dans notre musique c’est que nous essayons de garder un son balkanique authentique pour que les gens sachent tout de suite d’où on vient quand ils enten- dent notre musique. C’est pour cela que notre musique semble si éclectique en fin de compte et qu’il est aussi difficile de définir notre style avec des mots.

Quand on voit vos vidéos, on peut vous voir jouer dans de grandes salles de con- cert, pleines de gens, mais aussi jouant dans la rue, avec quelques personnes autour de vous, chantant avec vous, comme des artistes de rue « inconnus ». C’est important pour vous de garder cette simplicité ?

Jouer dans la rue c’est le plus grand défi pour nous. Dans les festivals ou les spectacles dans les salles de concert, les gens viennent avec certains a priori sur le groupe, mais dans la rue tu es totalement anonyme. Tu dois essayer d’attirer l’attention des passants et tu as très peu de temps pour ça. C’est une façon de sortir de ta « zone de confort » et d’exposer ta musique au test le plus difficile. Et nous essayons de le faire partout où on peut.

C’est triste de voir que de plus en plus de villes sont en train d’interdire de jouer de la musique dans les rues. On impose des permis spéciaux et menace les musiciens avec des amendes et des pénalisations. Il devrait y avoir plus de respect pour les gens qui sont en train de diffuser de la bonne énergie dans les rues.

Dans vos paroles vous parlez souvent de politique et de problèmes sociaux comme la corruption ou le chômage. Pourquoi avez-vous décidé de parler de cela dans votre musique ?

Nous chantons sur notre société, les problèmes et les histoires que nous trouvons intéres-santes. Notre objectif est d’apporter un autre discours sur certaines de ces histoires et d’enta- mer un dialogue avec les gens sur ces questions.

Nous ne nous faisons pas d’illusions sur le fait que la musique puisse changer le monde à elle toute seule et qu’un groupe de musique puisse commencer une révolution et résoudre tous les problèmes dans le monde avec quelques chansons. Mais nous pensons que la musique peut inspirer les gens et les faire réfléchir sur des problèmes qui autrement pourraient être ignorés. Nous pensons que le rôle des artistes c’est d’essayer d’influencer la société pour qu’elle embrasse des valeurs positives.

l y a deux ans, des mobilisations massives ont eu lieu en Bosnie contre la classe politique, les privatisations, le chômage, les fermetures d’usines, etc. Vous pensez que quelque chose a changé depuis ? Je veux dire, d’un point de vue politique mais aussi de la conscience des gens ?

Ce qui est arrivé il y a deux ans fait partie du processus qui a lieu dans notre pays depuis vingt ans. Nous sommes une société en transition et tous les camps de cette lutte sociale sont en train de tester les limites de cette nouvelle réalité. Les politiciens et les oligarques sont en train de tester jusqu’où les citoyens vont-ils tolérer la corruption et les privatisations criminelles des entreprises d’Etat. De l’autre côté, les citoyens et la société civile sont en train de mener différentes actions pour répondre à ce processus.

Vingt ans, c’est relativement court pour changer l’ensemble de la situation vers une démocratie qui marche avec des politiciens responsables et une société civile forte. Ce qui est arrivé n’était qu’un épisode dans cette lutte. Parfois le changement se produit lentement, d’autres fois les bâtiments gouvernementaux sont en feu.

La lutte des travailleurs de l’usine Dita, à Tuzla (nord-est du pays), est devenue un symbole de la résistance ouvrière en Bosnie. Ils ont été au cœur de l’explosion so- ciale en février 2014. Il y a quelques mois ils ont relancé la production sous contrôle ouvrier et vous avez fait une vidéo pour les soutenir. Pourquoi c’est important pour vous de soutenir la lutte de la classe ouvrière ?

Cela a été un très bon exemple de comment les choses peuvent changer dans une direction différente et plus positive. Dita, qui jadis était une grande et importante compagnie d’Etat, a été détruite à travers un processus de privatisation criminel et a été mise en faillite. Les travailleurs ne s’y attendaient pas et pendant des années ont demandé une solution à cette situation. Or, ils ont été ignorés par les politiciens qui ont fait de leur mieux pour mettre Dita dans la situation désastreuse dans laquelle elle était.

Alors les travailleurs ont décidé de prendre les choses en main et de relancer la production eux-mêmes. Plein d’artistes et des figures publiques ont soutenu Dita et ont aidé à faire con- naitre leur histoire. Les gens ont décidé de commencer à acheter les produits de Dita et au final l’entreprise connait de bons résultats et est loin de la situation désespérée dans laquelle elle était il y a peu de temps. Cette histoire c’est le meilleur exemple d’autogestion ouvrière et c’est un bon exemple de comment les choses peuvent changer pour le mieux.

Vous étiez jeunes quand la « transition » et la guerre en Bosnie ont commencé. Cela a quand même une influence sur votre musique ?

L’histoire récente a une grande influence dans la façon dont nous nous organisons en tant que groupe. Cela nous a appris à ne pas attendre de miracle mais de compter sur nos propres forces, travail et connaissances. C’est pour cela que nous faisons tout nous-mêmes : on produit et enregistre notre musique dans notre propre salle d’enregistrement à la maison, nous créons les matériaux pour le groupe, nous nous occupons nous-mêmes du site internet et des réseaux sociaux…

Vous êtes en train de préparer un nouvel album, des tournées internationales, etc.?

Notre nouvel album « Happy Machine » vient de sortir en février et quelques invités jouent des chansons avec nous comme Manu Chao, Benji Webbe (Skindred), La Pegatina et Cambo Agushev. Il y a des chansons en anglais, en espagnol, en italien et en punjabi. L’album peut être téléchargé gratuitement sur notre site.

En avril nous allons présenter notre CD en France et y ferons plusieurs concerts pour le promouvoir. La semaine prochaine nous entamons notre première tournée aux Etats-Unis et au Canada et allons continuer à faire des concerts et des festivals jusqu’à la fin de cette année. Vous pouvez trouver toutes les informations sur nos concerts sur www.dubioza.org.

Propos recueillis par Philippe Alcoy

http://www.revolutionpermanente.fr/Ubioza-Kolektiv-le-groupe-qui-chante-la-Bosnie

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14 mars 2016 ~ 0 Commentaire

une brèche s’est ouverte (anti-k)

valeurs-actuelles

Il est possible d’imposer le retrait de la loi El Khomri

L’appel à la mobilisation de la jeunesse et des organisations syndicales locales pour le 9 mars a bousculé l’agenda de passivité que voulaient imposer les bureaucraties syndicales face au projet de loi El Khomri.

La pétition signée massivement par plus de 1 million de personnes et qui peut encore très largement augmenter,  L’appel à la mobilisation du 9 mars issus des réseaux sociaux puis relayé par les organisations de jeunesse a ouvert une brèche dans la situation politique. Le succès des mobilisations de la journée, massives dans tout le pays (450 000 manifestants), notamment dans la jeunesse scolarisée, mais aussi dans une frange significative des salariés, bien au-delà des équipes militantes, ouvre la possibilité d’un mouvement d’ensemble, 10 ans après le CPE (Contrat de première embauche).

L’irruption de la jeunesse sur la scène politique et la multiplication des oppositions ouvrières et populaires a mis le projet de loi au centre des discussions dans tout le pays : avec ce début de mobilisation, c’est la possibilité d’imposer le retrait de la loi Travail de mettre un coup d’arrêt à l’offensive gouvernementale  qui se profile.

Les enjeux du mot d’ordre de retrait du projet de loi Pourquoi le retrait? Même si l’oppo- sition à la loi grandit de jour en jour, il reste tout un travail d’information et d’explication à effec- tuer. Face à la contestation, le gouvernement et une partie des bureaucraties syndicale veu- lent orienter la discussion sur des amendements au projet de loi, attirant l’attention sur certains aspects secondaires.

Mais nous devons expliquer que le cœur de la loi, c’est la possibilité de déroger au Code du Travail et aux conventions de branche dans un sens défavorable par le biais d’accords d’entreprises. C’est tout simplement vider le Code du Travail de sa substance en sapant le cadre d’égalité entre salariés sur le plan national.

Dénoncer l’ensemble de la politique du gouvernement Cette mobilisation cristallise le rejet de la politique du gouvernement Valls (premier ministre) et Macron (économie), de toute la politique réactionnaire menée par le gouvernement depuis 2012: loi Macron, blocage de l’accueil des réfugiés, COP21, NDDL (Notre-Dame-des-Landes), état d’urgence….

La loi El Khomri devient le catalyseur de tout le rejet qu’entraîne la politique d’austérité, liberticide de Hollande. Dans les discussions sur le projet de loi, on sent que dans une partie de la jeunesse et du monde du travail, c’est toute une politique anti-ouvrière, pro-patronale, liberticide etc. qui est rejetée. Un état d’esprit de remise en cause plus globale de la politique du gouvernement et même de la société actuelle qui était présent de manière souterraine dans toute une série de luttes.

Notre rôle, est d’aider le mouvement à s’organiser autour de l’exigence de rejet de la loi, se développer, bloquer les manœuvres de division. Il nous faut aussi accompagner la politi-sation de la jeunesse mais aussi les évolutions qui s’opèrent dans les milieux militants et parmi bien des salariEs, donner une expression à ce rejet plus général, en part de l’expérience vécue des mille petites et grandes vexations et atteinte à notre dignité.

Derrière la dénonciation de cette loi, c’est toute la société capitaliste en crise avec son cortège d’horreurs que nous pouvons dénoncer, c’est l’aspiration à une autre société fondée qu’il faut exprimer. En clair : combiner dénonciation de la loi et dénonciation du gouvernement et de cette société capitaliste.

Combiner mots d’ordre du retrait et revendications propres Pour mettre en mouvement les différents secteurs de notre classe sociale, mettre en avant le mot d’ordre de retrait, même agrémenté d’une dénonciation d’ensemble, ne sera pas suffisant : les mots d’ordre propres à chaque secteur seront déterminants. En 2010, les secteurs en grève reconductible majoritaires étaient ceux qui se battaient aussi sur leurs propres objectifs.

C’est l’idée que c’est le moment de régler nos comptes, qu’il faut profiter de l’occasion pour faire reculer les patrons, pour s’attaquer à leur toute-puissance. Le succès de la grève du 9 mars chez les cheminots contre la remise en cause du RH 077 (leur «code du travail»: Règle- ment SNCF du travail), avec des chiffres de grévistes très importants (plus qu’en 2014) et la perspective d’une grève reconductible à partir du 31 mars qui commence à être popularisée par les équipes militantes est un des éléments importants de la situation. Dans cet objectif la question des caisses de grèves est une question qu’il faut commencer à poser dans les syndicats et cadres unitaires.

Pour une politique indépendante des bureaucraties syndicales Nous faisons face à deux politiques différentes des bureaucraties. L’une (derrière la CFDT, l’UNSA etc.) consiste à défendre ouvertement une politique d’amendement de la loi. Et l’autre aile de la bureaucratie, qui a été obligée à donner cours au mot d’ordre de retrait du projet et d’une journée de grèves et des mobilisations pour le 31 mars, mais qui essaie d’empêcher une mobilisation décisive contre le gouvernement, dont la tactique consiste à chercher à empêcher toute dynamique de grève de masse.  La tactique d’empêcher de manifester toutes et tous au même endroit à la même heure.

C’est la tentative qu’a faite la CGT (avec d’autres) le 9 à Paris, même si elle n’y est pas arrivée forcément sur tout le territoire (pas mal de villes où manifs communes étudiants-sala- riés).

La meilleure manière de mettre en échec ces stratégies de démobilisation à cette étape, c’est d’accélérer la mobilisation des secteurs les plus avancés, en particulier dans la jeunesse, de continuer de se prononcer au niveau syndical, de se coordonner et de persévérer pour défendre une nouvelle journée d’ensemble de grève et de manifestations dès la semaine prochaine,  jeudi 17, la date qui est d’ores et déjà annoncée par l’UNEF et les AG des facs. (…)

http://www.anti-k.org/il-est-possible-dimposer-le-retrait-de-la-loi-el-khomri

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13 mars 2016 ~ 0 Commentaire

17 mars (anti-k)

jeunes

Appel des organisations de jeunesse 

Plus de 500 000 personnes se sont mobilisées partout en France le 9 mars dernier pour demander le retrait du projet de loi « Travail ».

Parmi les manifestant.e.s, ce sont près de 100 000 jeunes, étudiant.e.s, lycéen.ne.s et jeunes travailleu.se.rs, privé.e.s d’emploi qui sont descendu.e.s dans la rue avec une déter- mination qui ne cessera de s’accroitre pour obtenir de meilleures perspectives pour la jeunes- se: un emploi choisi, stable et de qualité ainsi que le maintien des garanties collectives.

Dans la lignée de cette forte mobilisation, nous appelons tous les jeunes à une nouvelle journée d’action le 17 mars prochain pour exiger le retrait sans conditions de ce projet de loi régressif, et porter haut et fort nos contre-propositions pour lutter contre le chômage et garantir à tou.te.s un droit à un avenir stable :

  • Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres sala- rié.e.s comprenant une protection sociale. La fin de la discrimination par l’âge dans le calcul de la rémunération des apprenti.e.s. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.
  • La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité. Mettre en place une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.
  • En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chô- mage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela, en s’organisant au sein des lycées, universités, quartiers et entreprises, nous appelons tou.t.es les jeunes à amplifier le mouvement et à se mobiliser massivement le 17 mars prochain, ainsi que lors des futures échéances, notamment lors de la journée de mobilisation générale appelée par l’intersyndicale au niveau national le 31 mars.

Le 12 mars 2016

Alternative libertaire, CGT jeunes, DIDF, Ensemble, FIDL, Génération précaire, JC, Jeunes écologistes, JOC, Maison des potes, MJS, MRJC, Nouvelle Donne campus, NPA, Osez le féminisme !, PG, Solidaires étudiant-e-s, SOS racisme, Syndicat général des lycéens, UEC, UNEF…

http://www.anti-k.org/appel-des-organisations-de-jeunesse-pour-le-17-mars

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12 mars 2016 ~ 0 Commentaire

débat sur médiapart

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12 mars 2016 ~ 0 Commentaire

loi travail (jdd)

on lache rien

Lycéens et étudiants veulent poursuivre la mobilisation

Le Premier ministre, Manuel Valls, a rencontré vendredi les organisations lycéennes (Fidl, UNL et SGL) et étudiantes (Unef et Fage), pour discuter du projet de loi Travail. Manuel Valls a promis « un compromis dynamique et ambitieux ». Mais ce n’est pas assez pour les jeunes qui appellent à de nouveaux rassemblements

Après les organisations syndicales et patronales, Manuel Valls a reçu, vendredi matin, les jeunes pour discuter de la réforme du Code du travail. Cet échange avait été annoncé après les manifestations de mercredi contre le projet de loi qui ont mobilisé entre 224.000 et 500.000 personnes.

L’Unef, la Fage ainsi que trois organisations lycéennes étaient présentes. A la sortie de la rencontre, le Premier ministre, Manuel Valls, a promis de « corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être, lever les ambiguïtés et répondre aux interrogations qui se sont fait jour, non seule- ment de la part des organisations patronales, syndicales et de la jeunesse, mais d’une manière générale dans la société ». C’est la première fois, depuis le mouvement lycéen de 1990, qu’un gouvernement de gauche lance une concertation avec les organisations de jeunesse.

« Le désaccord de fond reste entier » A la sortie de Matignon, Les organisations étudiantes estiment qu’elles n’ont pas été entendues. « Le désaccord de fond reste entier. Ce que nous explique le Premier ministre, c’est qu’on peut discuter de tout, mais pas de la loi Travail », criti- que William Martinet, président du syndicat étudiant l’Unef. Il a confirmé maintenir la « journée d’action » du jeudi 17 mars et l’appel à la manifestation avec FO et la CGT, le 31 mars.

Les trois organisations lycéennes (Fidl, UNL et SGL) ont, elles aussi, annoncé qu’elles seraient « dans la rue la semaine prochaine ». Seule la Fage attend les annonces du gouver- nement lundi avant de lancer une nouvelle mobilisation.

De nouvelles rencontres avec les syndicats Lundi, après cette première phase d’écoute, Manuel Valls rencontrera à nouveau et ensemble syndicats et patronats. Le gouvernement pourrait dans la nouvelle mouture de la loi Travail proposer une nouvelle surtaxe sur les CDD. Le texte doit être présenté le 24 mars en Conseil des ministres. vendredi 11 mars 2016

Geoffrey Priol (avec l’AFP) – leJDD.fr

http://www.lejdd.fr/les-lyceens-et-les-etudiants-veulent-poursuivre-la-mobilisation

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