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07 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

référendum en grèce: les 18-24 ans ont dit non à 80% (le huff’)

Symbole d’une jeunesse européenne qui se cherche

Ils sont ceux qui ont le plus dit « non ». Les jeunes Grecs se sont levés en masse pour rejeter les propositions faites par les créanciers d’Athènes, à l’occasion du référendum organisé dimanche 6 juillet. Selon les estimations, plus de 8 jeunes sur 10 (85%) ont coché la case « oxi » sur leur bulletin de vote. C’est 20 points de plus que le score définitif et c’est 40 points de plus que les seniors.
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Plus que n’importe quelle autre partie de la population grecque, ils ont donc affirmé qu’ils ne voulaient pas que soit prolongée l’austérité qui touche leur pays. La conséquence la plus flagrante pour eux est le chômage qui les touche en masse. Fin 2014, 52,4% des jeunes étaient sans emploi en Grèce, un score seulement dépassé par l’Espagne (53,2%). En janvier dernier, Myrto, 28 ans, expliquait au HuffPost qu’elle avait dû revenir vivre chez ses parents pour faire face à la perte de son emploi. (…)
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Vu de France, et comparé aux votes des jeunes français, le résultat du référendum en Grèce n’est pas des plus étonnants. Mais en est-il de même ailleurs en Europe? Nous avons interrogé nos confrères des autres éditions européennes. Leurs réponses pourraient vous surprendre.

Dans l’Hexagone, les 18-24 ans ont l’habitude de montrer leur défiance vis-à-vis de la construction européenne. Dernière illustration, l’abstention au cours des élections européennes du printemps 2014. Alors que le taux de participation a atteint 42% pour toute la population, il n’a pas excédé 26% pour les 18-24 ans, selon une étude de l’Ifop. Ils étaient 47% des plus de 35 ans à s’être déplacés aux urnes. « Leur regard n’est pas plus noir, il est plus lucide. C’est pour cela qu’aux élections européennes, ils sont globalement 70% à ne pas aller voter. Ils se disent que leur vote ne changera pas grand chose, tellement on a confié de prérogatives à des institutions qu’ils jugent illégitimes. C’est la même chose en politique intérieure », note Laura Slimani.

Pour Jean-Paul Hagon, chercheur à l’Iris et auteur d’une note sur le désenchantement européen, l’euroscepticisme de la jeunesse a énormément progressé en 10 ans. « En France 61% des Français considéraient que l’Europe était source d’espoir en 2003 contre 31% dix ans plus tard. Les jeunes sont deux fois plus eurosceptiques que les plus de 65 ans », écrivait-il à quelques semaines du dernier scrutin européen.

Les jeunes espagnols moins eurosceptiques que leurs aînés Le sentiment est partagé de l’autre côté des Alpes. « Les jeunes gens en Italie font preuve d’un scepticisme grandis- sant vis à vis des institutions européennes, une défiance qui s’accroît aussi vis à vis de l’euro mais aussi des autres pays de l’Union », note l’Institut Toniolo. 58% des jeunes interro- gés au cours d’une grande enquête affirment que l’Union européenne est fondamentalement un échec et seulement 32% ont une bonne image de la monnaie unique.

En Espagne, c’est l’exact inverse qui se produit. « La crise a bien sûr causé un déclin de l’intérêt et de la confiance des jeunes envers les institutions européennes mais ils restent les plus optimistes et les plus convaincus par les avantages provoqués par l’Union européenne », note le sociologue José Pablo Ferrandis de l’institut de sondages Metroscopia. Réalisé le mois dernier, à l’occasion du 30ème anniversaire de l’adhésion de l’Espagne à l’UE, un sondage Metroscopia a montré que 73% des 18-30 estiment que l’adhésion de leur pays a été bénéfique. Les 35-54 ans étaient 70% et les plus de 55 ans, seulement 68%. Il n’en reste pas moins que si l’on demande globalement aux jeunes européens si « les choses vont dans la bonne direction », moins d’un tiers répond « oui ». (…)

Le HuffPost  |  Par Alexandre Boudet

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23 juin 2015 ~ 0 Commentaire

«salle de shoot»: besoin sanitaire, offensive réactionnaire (npa)

«salle de shoot»: besoin sanitaire, offensive réactionnaire (npa) dans Jeunes szlpmx-L

Une « salle de consommation à moindre risque » (SCMR), communément appelée « salle de shoot », surtout par les opposants, est un lieu destiné aux plus marginalisés des consommateurs de stupéfiants…

Elle a pour vocation de réduire les risques liés aux injections sans hygiène: VIH, hépatite C, de renouer avec les consommateurs un lien social souvent anéanti, et de diminuer les nuisances dans l’espace public.

Il existe plus de 90 salles de ce type dans le monde. La première créée en 1986 à Berne est l’un des piliers essentiels de la politique de la Suisse en matière de drogue, où il existe actuellement une quinzaine de salles. Ce dispositif fonctionne avec des résultats positifs en Espagne, en Allemagne, au Luxembourg, au Danemark, en Norvège, aux Pays-Bas, au Canada et en Australie.

En France, le dispositif fait débat et encore une fois, ce gouvernement cherche à ne pas brusquer la droite réactionnaire adepte du «pas de ça chez moi» et de la stigmatisation perpétuelle des plus faibles. La France essaie depuis 2013 d’ouvrir une SCMR à Paris, dans le quartier de la gare du Nord, haut lieu de la consommation et du trafic de drogues. Cette salle serait gérée par l’association Gaia, association qui fournit déjà aux toxicomanes du matériel stérile, avec des fonds publics. Dans ce quartier, jardin, toilettes publiques et cages d’escalier sont occupés par les toxicomanes, et la cohabitation avec les riverains est problématique.

Ouverture en 2016? Un premier projet, boulevard de la Chapelle, a soulevé l’ire des rive- rains dont la plainte a été jugée recevable par le Conseil d’État le 6 juillet 2013, pour non- conformité à la loi de 1970 sur les stupéfiants. Néanmoins, soutenu par la mairie PS du 10e arrondissement, le gouvernement a relancé le projet, et l’article 9 de la loi de modernisation du système de santé prévoit une expérimentation de 6 ans dans un local situé à l’intérieur de l’hôpital Lariboisière, avec deux infirmières rattachées. Cette salle coûterait 800 000 euros par an, sur un budget total de 388 millions d’euros consacrés à la prévention et à la lutte contre les addictions.

La loi doit passer au Sénat pour une adoption à l’automne et une ouverture de salle en 2016. Prudence quand même : au ministère de la Santé, on cherche des garanties… Les autorités annoncent dans le même temps une lutte accrue contre les dealers pour éviter l’effet d’attraction que pourrait générer la concentration de consommateurs.

La droite, UMP-Républicains en tête, est vent debout contre ce projet, et prédit l’arrivée de « paradis artificiels officiels », de « première marche vers la dépénalisation », de « zones de non-droit ». Elle s’obstine à défendre l’utilisation d’un bus spécialisé touchant pourtant un très petit nombre de toxicomanes, et prône sevrage et abstinence : des mots vains dans un monde où les drogués sont à ce stade des victimes…

Rappelons enfin que le chiffre d’affaire annuel de la drogue représente plus de 300 milliards d’euros dans le monde : le deuxième marché au monde après les armes, 2 mil- liards rien qu’en France. La drogue n’est pas née avec le capitalisme ni avec la mondia- lisation, mais le développement de son marché en est à l’évidence un avatar…

Catherine Segala

Mardi 23 Juin 2015, mise à jour Mardi 23 Juin 2015, 08:04

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22 juin 2015 ~ 0 Commentaire

bac philo 2015: le bon plan (non officiel) de la copie réussie (ccr)

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De la théorie à la pratique

Le bac représente l’aboutissement de milliers d’heures d’une scolarité à travers laquelle on fait apprendre et retenir tout un tas de procédés, de méthodes, d’informations, qu’il faut ressortir intactes le jour J.

Interrogeons-nous ici un tout petit peu sur les sacro-saints «programmes» qui les organisent discipline par discipline… et voyons comment il aurait fallu que les candidats du bac scientifique traitent le sujet de philosophie qui leur a été donné mercredi dernier pour s’assurer la bonne note. Ou pas…

Le cas le plus flagrant est sûrement l’histoire. Cette discipline, qui a pour vocation de donner une certaine vision du passé et des événements qui l’ont marqué, est l’occasion idéale pour ne pas parler de ce qui fâche, et arranger la vérité quand il le faut. Au programme des collèges on apprendra aux enfants ce qu’est la décolonisation, sans jamais avoir parlé de la colonisation! En première, on comparera la dictature de Staline au régime nazi de Hitler, sans rien expliquer sur le fait que ces deux régimes n’ont rien à voir, ni dans leur histoire, ni dans leur nature, et que la seule comparaison possible concerne est celle des formes d’expression d’un pouvoir aux bases sociales radicalement distinctes.

«Les idées dominantes sont les idées de la classe dominante» disait Marx, parce que ceux qui possèdent les moyens de production matériels possèdent aussi, que ce soit directement ou indirectement, le contrôle sur les moyens de la production intellectuelle, et en l’occurrence, sur les canaux de la reproduction de leur propre idéologie, dont l’éducation est le principal. Quoi d’étonnant en ce sens que ces programmes d’histoire célèbrent ce qui arrange la «République», ou que les programmes d’économie ne soient une ode permanente à l’économie de marché?

La politique échappe-t-elle à toute exigence de vérité? Voilà une question bien actuelle, sujet de dissertation donné hier aux élèves des terminales scientifiques pour l’épreuve de philosophie. Au moins ce sujet semble donner prise à une certaine liberté de penser. Mais jusqu’où? Aucune illusion à avoir…

Une bonne copie standard aura su expliquer dans une première étape que la philosophie grecque, qui a consacré la suprématie de la «raison» sur l’opinion, faisait de la politique une science tournée vers le Vrai et le Bien, raison pour laquelle Platon défendait l’idée du «roi-philosophe». Puis, prenant le contre-pied, l’élève maîtrisant les codes de la «bonne copie» aura proposé la vision alternative, appuyée sur une version simpliste de la formule «la fin justifie des moyens» de Machiavel, selon laquelle la politique est simplement une affaire de pragmatisme, de realpolitik, la «vérité» étant laissée aux théoriciens de salon au profit d’un relativisme total sur ce qui est bien, juste ou ne l’est pas…

Enfin, l’art de la «troisième» partie aura consisté à nuancer les deux et à conclure sur la pertinence d’une démocratie intégratrice, défendant les droits de l’homme et du citoyen tout en faisant sa place aux particularités des lieux et des temps, par exemple en mobilisant un Tocqueville ou une Arendt, ou encore un Alain (pour ceux qui s’en souviennent) mais compatible avec la rayonnante Raison de la République. Quitte à citer Marx, qui est au programme, mais en ayant surtout soin de ne pas en faire trop, en disant que «c’était intéressant au 19è siècle mais évidemment dépassé aujourd’hui», pour éviter de se faire éventuellement sanctionner pour délit d’opinion subversive ou antirépublicaine, sans que cela ne soit jamais dit ou assumé nulle part, puisque tout le système éducatif a préalablement fait en sorte que chacun, côté lycéen comme côté prof, ait parfaitement intériorisé cette mécanique.

11è me thèse Aura-t-on ce faisant réellement réfléchi à l’actualité brûlante de la question et à la façon la plus juste d’y répondre? Une véritable réponse consisterait bien à dire que la politique, faire de la politique, ne saurait effectivement échapper à toute exigence de vérité, bien au contraire: parce que, comme disait Lénine, seule la vérité est révolutionnaire. Une vérité qu’on ne trouve pas dans le ciel des Idées, mais qui est celle de de l’exploitation, de l’oppression, de la domination de classes en lutte, des guerres de conquête, depuis le début de l’histoire, qui aujourd’hui se poursuivent, de plus, dans un monde potentiellement tourné vers son autodestruction en raison de la dynamique propre du profit qui est absolument incapable d’autre chose que du «toujours plus».

La vérité est que seule une société délivrée des classes et de leurs machines d’Etat serait conforme aux potentialités de l’espèce humaine. Voilà pourquoi la véritable réponse à la question posée, c’est-à-dire la conformation à l’exigence de vérité, ne sera évidemment pas une dissertation: ce sera une réponse pratique, instruite certes de l’histoire et des idées, mais tout autant des expériences passées de notre classe. Et quitte à en faire une copie, et bien rarement une conclusion avec la 11è thèse de Feuerbach de Marx aurait-elle eu autant de justesse: «Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’est de le transformer.»

Publié le 19 juin 2015 Emmanuel Barot et Nathan Bolet

http://www.revolutionpermanente.fr/Bac-philo-2015-Le-bon-plan-non-officiel-de-la-copie-reussie

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

alfon, 24 ans, condamné à 4 ans de prison pour faits de grève (ccr)

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Etat espagnol, à la suite de la grève générale de 2012

Alfon a été condamné à quatre ans de prison pour avoir participé à la grève générale du 14 novembre 2012 à Madrid. Il s’agit d’un cas exemplaire de la criminalisation de la protestation et de la répression que subit la jeunesse dans l’État espagnol. Arrêté après la grève, il a été incarcéré sous régime de haute sécurité (FIES) jusqu’en janvier 2013, accusé d’avoir transporté un explosif dont les juges n’ont jamais réussi à prouver l’existence. Après avoir condamné par l’Audience Provinciale en novembre 2014, le Tribunal Suprême a finalement ratifié le 17 juin la peine de 4 ans de prison.

Mercredi, la tension était palpable dans le quartier ouvrier de Vallecas, où des centaines de manifestants ont réalisé une haie pour accompagner Alfon au moment de son arrestation. Alfonso Fernández Ortega, connu sous le surnom d’Alfon, est de ces jeunes ouvriers madrilènes, militant contre la répression et la précarité. Suffisant, pour la justice bourgeoise, pour vouloir faire un de lui exemple. Le procès, en tant que tel, a été émaillé d’irrégularités, et le manque de preuves était tellement flagrant que les juges, au cours de l’instruction, en sont arrivés à ordonner la saisie de matériels des Bukaneros, les ultras du club de foot madrilène Rayo Vallecano, dont Alfon est membre.

De nombreux rassemblements de protestation ont été appelés dans tout l’Etat espagnol en soutien à Alfon pour dénoncer son arrestation, son incarcération et toute cette affaire qui n’est qu’un montage politico-judiciaire. C’est également l’expression d’une justice de classe. Il suffit de penser à l’affaire du «Pequeño Nicolás», littéralement, «le Petit Nicolas», un jeune bourgeois accusé d’avoir escroqué 90.000€, parrainé par les cercles de la bourgeoisie conservatrice et dont la presse et la justice parlaient comme d’un jeune homme bien élevé «un peu espiègle». Pour les médias, en revanche, Alfon a été décrit comme un jeune violent qu’il fallait emprisonner.

Tout en étant très symbolique, le cas d’Alfon n’est pas un cas isolé. Il suffit de penser aux ratonnades et aux expulsions opérées par la Garde Civile, responsable, par ailleurs, du meurtre de quinze migrants, le 6 février dernier, à Ceuta, à la répression contre la gauche abertxale basque au cours de «l’Opération Mate», qui a conduit, en janvier, à l’arrestation de seize avocats et militants proches des milieux indépendantistes basques, à la répression contre la chaîne humaine défendant des militants basques de la police régionale à Gasteiz, le 18 mai dernier, à «l’Opération pandora» qui a visé les milieux anarchistes dans plusieurs villes du pays, en décembre 2015, ou encore à la répression qu’ont vécue les grévistes de Panrico de Barcelone, Coca Cola de Fuenlabrada ou encore de Movistar. Le site de Clase contra Clase couvrira les manifestations et rassemblements prévus en soutien à Alfon le samedi 20 juin dans les principales villes de l’Etat espagnol

 Publié le 19 juin 2015 Roberto Jara

http://www.revolutionpermanente.fr/Etat-espagnol-Alfon-24-ans-condamne-a-4-ans-de-prison-pour-faits-de-greve

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08 juin 2015 ~ 0 Commentaire

payer pour travailler (les inrocks)

jeune travail

Le business des marchands de stage continue

Avec un marché de l’emploi atrophié en ces temps de crise, de jeunes diplômés n’ont d’au- tre choix que de recourir à des stages. Certains l’ont bien compris et proposent de fournir des conventions dans des délais records, contre 500 €. Malgré une nouvelle loi entrée en vigueur en novembre 2014, les abus persistent.

La loi d’encadrement des stages aurait-elle du mal à être appliquée? Entrée en vigueur en novembre dernier, son but est de conjurer les abus que se permettent certaines entre- prises. En France, le chômage des jeunes culmine à 25 %, alors certains sont prêts à faire des concessions pour trouver un travail.

De plus en plus de diplômés se font embaucher sous le statut… de stagiaire. Une solution légalement interdite, car les stages sont réservés aux étudiants depuis un décret d’août 2010. Des instituts d’enseignement privé ont trouvé le moyen de contourner la légis- lation. Ces “marchands de stage”, selon la formule de Laurent Wauquiez, alors ministre de l’Enseignement supérieur, délivrent en un temps record des conventions contre 500 €. “Vous avez trouvé un stage en entreprise de 1 à 6 mois ? CBLE vous délivre votre convention de stage dans votre secteur d’activité en 48 heures”, peut-on lire en caractères gras sur le site du Central business language education (CBLE). Cet établissement d’enseignement supé- rieur privé libre délivre des conventions de stage pour 580 €. “J’ai cliqué sur ‘inscription express’, et en effet ça a été très rapide”, raconte Lionel*, 24 ans.

En novembre dernier, il obtient son master en management des administrations loca- les. Après plusieurs mois de recherche d’emploi infructueuse, il tombe sur une offre de stage publiée par un ministère. “J’ai demandé à mon école s’ils pouvaient me faire une con- vention, mais ils ont refusé parce que je n’y suivais plus de cursus”, précise-t-il. En effet, la loi interdit aux établissements de délivrer des conventions de stage, si l’élève n’est pas inscrit dans un cursus comptant au moins 200 heures de formation.

Des cours en ligne pour contourner la loi Cette contrainte, les marchands de stage ont trouvé le moyen de la contourner. En plus d’une convention de stage, l’inscription donne accès à des cours. “Lorsqu’on remplit la fiche d’inscription, il y a tout un tas de formations proposées, et il faut sélectionner celle qui correspond à notre domaine de stage”, décrit Sarah, 24 ans, également passée par CLBE.

En théorie, l’établissement semble respecter la législation, mais en pratique la présen- ce n’est absolument pas obligatoire. Sarah comme Lionel n’ont assisté à aucun cours. “Avant de m’inscrire je me méfiais un peu. J’avais lu un article sur Rue89 et je savais très bien que je n’aurais jamais besoin d’aller en cours”, confie Sarah. Lionel le confirme : “Cer- tains sont allés en cours je crois, c’était libre. Personnellement, je n’ai assisté à aucun et je n’ai jamais eu de problème.”

D’autres établissements proposent des cours par correspondance. Be Student Again offre la possibilité, comme son nom l’indique, de redevenir étudiant. Comment ? Le site ins- crit l’élève dans une université étrangère, pour seulement 480 €. Il peut désormais demander une convention de stage et reçoit même une carte d’étudiant internationale. “J’étais inscrit dans une université chilienne”, raconte Hugo. “On m’a donné l’adresse du site internet et des identifiants pour accéder aux cours en ligne, mais je n’y suis jamais allé”. Cela ne l’a pas empêché de réaliser un stage de six mois dans un grand groupe français de l’énergie.(…)

Il faut dire qu’embaucher des stagiaires est très avantageux, d’autant plus s’ils sont diplômés d’un master 2. Ces derniers “représentent 90 % de nos inscrits”, détaille Fac for pro. Si le stage dépasse les deux mois, l’organisme d’accueil est obligé de verser, non pas un salaire, mais une gratification. Le montant minimum s’élève à 508 € depuis le 1er janvier dernier. Bien moins élevée qu’un SMIC, la gratification a aussi l’avantage d’être exonérée de cotisations sociales et patronales, sauf si l’employeur propose une meilleure rémunération au stagiaire. Dans ce cas, seule la part supérieure au montant minimum sera soumise au paiement de cotisations.

“On habitue les entreprises à payer les salariés moins cher” Sarah, Hugo et Lionel reconnaissent l’effet néfaste de ces marchands de stage. Pourtant, aucun ne regrette d’y avoir eu recours. “Ils m’ont sauvé, sinon j’étais mal, il me la fallait tout de suite cette conven- tion”, souligne Sarah. Au vu de la situation du marché de l’emploi, Lionel considère que faire appel à ces instituts est “un mal nécessaire”. (…) “On est quand même dans une situation où des jeunes sont prêts à payer pour travailler, souligne Julien Bayou. (…)

“Au final, on habitue les gens à la précarité”. *Le prénom a été modifié

par Jean-Christophe Catalon
le 07 juin 2015 à 14h29

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08 juin 2015 ~ 0 Commentaire

algérie, les enfants migrants clandestins malgré eux (ci)

http://www.atlasinfo.fr/photo/art/default/7213324-11071701.jpg?v=1417045282

De plus en plus de mineurs prennent la route de la migration seuls ou avec leur famille et vivent dans la précarité, privés de leurs droits les plus élémentaires. Le reportage du quotidien algérien El-Watan.

Immobile sur le seuil de la porte de chez lui, Nacer, 5 ans, tend l’oreille. “Mes amis sont dehors, je vais jouer !” s’exclame-t-il à l’adresse de sa mère, Thérèse, assise à l’intérieur. Indécis, le garçon aux grands yeux bruns et au sourire désarmant de malice ne bouge pas, scrutant les alentours de sa “maison”, le squat de Bouchbouk, à Dély Ibrahim [banlieue ouest d'Alger]. Thérèse, dont le garçon a hérité le sourire, ne le quitte pas du regard, tout en rangeant son intérieur. Une table basse, quelques chaises, une télévision et un réfrigérateur.

L’on devine la présence d’une salle d’eau de l’autre côté. La pièce, dont les panneaux de séparation sont peints en bleu électrique, est certes exiguë, mais propre. L’enfant y déboule comme une tornade et en ressort aussitôt en courant. “Ne cours pas dans les escaliers Nacer, fais attention !” crie, affolée, sa mère. Et à raison. Les marches, nues, sont en colimaçon et donnent directement sur le vide. “Il y a souvent des accidents, des chutes. Mon fils est d’ailleurs tombé plusieurs fois, mais heureusement ça n’a jamais été trop grave”, relate-t-elle. Des rires d’enfants qui jouent se font entendre. Le quartier résidentiel, où les villas imposantes côtoient les chantiers, est calme.

Dans ce squat, une carcasse de villa inachevée, ils sont ainsi, entre allées et venues, quelque 400 à s’entasser et à se croiser dans les petits espaces des trois étages. Parmi eux, des dizaines d’enfants grandissent sans se départir de leur insouciance. A l’échelle nationale, ils sont des milliers de mineurs, victimes impuissantes de la folie et de la haine des “grands”, ou involontairement otages des aspirations de leurs parents à une “vie meilleure”. Noyés dans la masse que l’on nomme “les migrants”, il n’est pas aisé de savoir combien vivent dans la clandestinité sur le sol algérien, privés de leurs droits les plus élémentaires.

Dans les locaux du service social intercontinental Rencontre et développement, l’on reçoit une moyenne de 15 à 20 migrants par jour. En 2013 par exemple, ce réseau a dû prendre en charge quelque 870 migrants subsahariens, issus de 25 nationalités différentes. Parmi eux, plus de 200 étaient mineurs à leur arrivée en Algérie, dont une quarantaine, en général des demandeurs d’asile, étaient des enfants seuls. Contrairement aux réfugiés, le statut de ces enfants ne leur ouvre le droit à aucune aide ou prise en charge formelle. Pourtant, dès leur plus jeune âge, ils sont confrontés à toutes sortes de violences.

Le cycle des injustices ne fait que commencer La première étant la migration et la traversée en elle-même. “L’on sous-estime les épreuves que ces personnes, et a fortiori les plus jeunes, ont dû traverser avant d’arriver ici”, rappelle Imène, de Médecins du monde. Les récits font d’ailleurs froid dans le dos. Lorsqu’ils arrivent, enfin, à Alger, c’est dans un état de fatigue et de désespoir extrême, et au prix de mille traumatismes et profonds stigmates.

“De nombreux cas d’abus ont été signalés, même s’ils sont souvent tus. Il n’est pas rare que l’un d’eux ne préfère pas raconter dans le détail ce qui lui est arrivé”, affirme Hamid, de Rencontre et développement. “Il y a par exemple ce cas d’une migrante et de ses quatre enfants. Un gendarme lui a demandé 10 000 DA pour passer, sans quoi elle devait lui laisser son aînée, une fille de 13 ans”, s’indigne-t-il, écœuré. “Il a fallu l’intervention d’un autre Algérien, dégoûté, qui lui a donné la somme demandée”, poursuit-il. Mais il y a plus grave. “Même si elle ne le raconte pas, l’on sait qu’une fillette qui avait à peine 11 ans à l’époque a été enlevée, puis forcée à la prostitution, puis vendue et rachetée, avant d’être ‘libérée’ par l’une de ses compatriotes”, confie un travailleur dans l’humanitaire. Et le cycle des injustices ne fait que commencer pour ces enfants, et ce même lorsqu’ils naissent sur le sol algérien.

“Ici, c’est le restaurant ! Bienvenue en Côte d’Ivoire !” lance-t-on à la cantonade. En fait de restaurant, il s’agit d’une petite pièce aux murs à la peinture défraîchie. L’odeur de nourriture et d’épices sature l’air confiné. L’espace, pourtant très réduit, sert de chambre à coucher, de salle de séjour et de cuisine-restaurant, comme en attestent les réchauds et les grosses marmites autour desquels s’affaire une dame en tablier. Des piles d’affaires s’entassent ça et là, tandis que plusieurs matelas et paillasses sont empilés tout autour de la pièce sombre. Assis en face d’une télévision, des enfants semblent hypnotisés par les aventures de l’universelle Dora l’exploratrice. Ils répètent à l’unisson ce que leur héroïne martèle. “Chut ! Doucement, vous allez le réveiller !” ordonne Dominique, en désignant la petite tête brune qui dépasse d’une couverture. “J’ai quatre enfants. L’aîné a 12 ans tandis que le dernier, celui qui dort là, a 1 an”, dit l’Ivoirienne, qui vit en Algérie depuis plus de deux ans.

En dépit des conditions de vie précaires qui sont les leurs, les femmes sont nom- breuses à fonder une famille, malgré tout. “En 2014, pour les seules villes d’Alger et d’Oran, nos équipes ont enregistré 114 naissances dans les communautés migrantes”, avance Imène, de Médecins du monde. “Cela peut paraître incompréhensible au vu de leur situation. Mais c’est justement leur précarité qui rend précieuse une naissance. De même, les femmes considèrent qu’enfanter est une protection”, explique-t-elle. “Elles vivent dans des milieux de violence, et que cela soit dans leur communauté, dans la rue face aux passants, ou encore vis-à-vis des forces de l’ordre, elles sont rassurées d’avoir des enfants”, tente-t-elle d’analyser. Même si cette idée reçue est constamment contredite, certaines pensent qu’un enfant né sur le sol algérien pourra leur faciliter, un tant soit peu, une régularisation de leur situation. Si les familles s’agrandissent, la gestion de ces grossesses et de ces naissances n’est pas une sinécure.

Accès aux hôpitaux ou centres de soins interdit Médecins du monde aspire ainsi, à travers un programme dédié à cet effet, à permettre à ces femmes de porter leurs enfants et de les mettre au monde dans les meilleures conditions possibles. N’était la sensibilisation, et parfois même le forcing des bénévoles de l’ONG, rares seraient les structures hospitalières à les accueillir. “Il y a encore quelque temps, il arrivait souvent que l’accès aux hôpitaux ou centres de soins leur soit interdit. Il est même arrivé que le personnel soignant, craignant d’avoir des problèmes avec les autorités, appelle les services de sécurité”, rappelle Imène, qui se réjouit que soient dispensés les suivis de grossesse, carnets de vaccination et autres soins pré- et postnatals.

L’autre casse-tête que provoquent ces naissances est la reconnaissance des enfants et leur identification. “Avant, elles ne recevaient qu’une attestation d’accouchement. Les enfants n’avaient donc aucun document établissant leur identité. Aujourd’hui, et après moult explications et orientations, un extrait de naissance leur est délivré à la mairie”, explique-t-elle. Seulement, cela n’épargne pas à certains petits des imbroglios, comme ceux dont les parents sont entrés en Algérie sous une fausse identité. “De même, les couples ne sont généralement pas mariés et n’ont, de ce fait, pas de livret de famille. Ils sont donc affiliés à la maman et non au papa”, ajoute-t-elle.

Au-delà des conditions de vie et de l’insécurité du présent, l’avenir est le spectre commun. La plus grande inquiétude des parents est la scolarisation de leurs bambins. “Non, je ne vais plus à l’école. Avant de venir ici, j’étais en 2e année. Et ça me manque. Mes copines aussi me manquent.” Cynthia, au milieu de l’agitation des adultes du squat de Bouchbouk, est silencieuse. Assise devant des dessins animés, elle est indifférente au brouhaha alentour. Malgré sa jolie robe, la fillette ne sortira pas de la journée. “Je ne fais rien de particulier de mes journées. Je regarde la télévision, je joue parfois”, dit-elle doucement, en ajoutant qu’elle s’ennuie souvent. Les enfants de ce squat ne vont pas à l’école ou à la maternelle. Pourtant, le ministère de la Solidarité nationale avait annoncé, il y a quelques mois, que tous les mineurs sur le sol algérien devaient être scolarisés. “Après avoir pris connaissance de cette sortie médiatique, j’ai entamé les démarches, et ce en demandant une autorisation spéciale auprès du ministère de l’Education nationale”, indique Mireille, mère de deux fillettes, dont l’aînée a 6 ans.

“On m’a dit que c’était trop tard, et que je devais réessayer avant la rentrée pro- chaine”, poursuit-elle. Toutefois, l’un des écueils de taille que rencontrent les enfants subsahariens dans ce volet est le problème de la langue. “Ils sont majoritairement francophones, voire anglophones ou lusophones. Faire des études en arabe leur semble inconcevable ou trop difficile”, estime Imène, de Médecins du monde. Reste alors l’établissement de Descartes ou encore les écoles privées, hors de prix. “Rien que pour la scolarisation de 10 enfants, dont 4 en crèche, et en comptant les formations professionnelles, nous avons déboursé 3 millions de dinars [27 000 euros]”, expliquent Sihem et Hamid, du service social intercontinental Rencontre et développement.

Ce qui est peu au vu du nombre d’enfants en âge d’aller à l’école. “Le nombre d’inscrits dépend des budgets dont nous disposons. En 2013 par exemple, ils étaient 54 migrants à bénéficier de cette prise en charge, dont 23 enfants scolarisés”, ajoutent-ils. Ce qui n’est, malgré tous les efforts de la société civile, qu’une goutte d’eau dans le désert. Alors, quel avenir pour ces enfants ? “Il est clair que nos conditions de vie sont difficiles. Mais il faut aussi comprendre que si nous arrivons à faire avec, c’est tout simplement parce que ‘chez nous’ c’était pire…”, souffle, le regard vague, Fabrice, père de deux enfants. “Nous faisons de notre mieux pour leur prodiguer amour et protection. Mais je n’ai pas de réponse à cette question. La solution est entre les mains des décideurs et des autorités”, conclut-il, amer. En attendant, le petit Nacer, la petite Cynthia et tant d’autres tentent de vivre leur enfance, privés de tout. Et une question prend à la gorge. Lancinante, têtue : et si ces enfants avaient été algériens sur un sol étranger ?

Auteur Ghania Lassal Publié le 08/06/2015 – 07:47

http://www.courrierinternational.com/article/algerie-les-enfants-migrants-clandestins-malgre-eux

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18 mai 2015 ~ 0 Commentaire

lycées: la nouvelle politique éducative du gouvernement (npa)

lycées: la nouvelle politique éducative du gouvernement (npa) dans Educ'action
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À Paris, à Rennes, au Mans et dans d’autres villes, les lycéenEs ont été le secteur de la jeunesse le plus actif depuis l’élection de Hollande. Les mobilisations contre les expulsions des lycéens sans-papiers Leonarda et Khatchik, ainsi que contre les violences policières après l’assassinat de Rémi Fraisse, ont traduit la révolte que suscite la politique raciste et répressive du gouvernement auprès de la plus jeune génération.
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À force de coupes budgétaires, nos établissements sont asphyxiés, et ça va continuer à la rentrée prochaine avec les suppressions de postes dans les lycées, qui nous condamnent aux classes surchargées, au non-remplacement des profs absents, au manque de matériel… Il y a chaque année des dizaines de milliers de jeunes qui se retrouvent sans lycée, et tous les prétextes sont bons désormais pour refuser ou exclure un élève.
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Délation organisée  Et vu qu’«école publique» rime avec «République», et que depuis janvier c’est «Sois Charlie et tais-toi!» sur les lycées, on a désormais le droit aux cours de morale citoyenne, sur un fond bleu-blanc-rouge, avec en arrière goût les débats récents sur l’uniforme obligatoire et le grand retour du service militaire.
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Dernièrement, le ministère a fait circuler un livret qui préconise aux profs la délation des jeunes «radicalisés» contre «le consumérisme» et «l’autorité», tout cela au nom de la lutte contre le terrorisme. Cette fièvre ne vise qu’à nous inti- mider et nous réprimer, et à faire monter la sauce islamophobe qui a déjà conduit à la stigmatisation d’élèves qui ne se reconnaissaient pas dans le 11 janvier, et à la mise à pied d’un prof de philo de Poitiers qui avait mis en avant les liens entre les attentats et l’impérialisme français! La presse a récemment indiqué que plus de 500 lycéens avaient déjà été dénoncés par le biais de ce livret. Une véritable entreprise de délation massive!
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Des traces des mobilisations, une conscience politique Il n’est pas nouveau que les classes dominantes se servent de l’«éducation nationale» comme un outil pour enrégimenter toute une génération, à coups de programmes scolaires bien ficelés: l’histoire du colonialisme français n’est plus au programme au lycée, mais aussi d’horaires stricts et rigides, de discipline arbitraire. Bref, tout pour nous apprendre à nous taire une fois arrivéEs dans le monde du travail.
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Mais les mobilisations de ces derniers mois ont laissé des traces, et des milliers de lycéenEs ont développé une conscience politique, quoi qu’en dise l’idéologie patriarcale qui voudrait que l’on ne puisse pas penser de façon indé- pendante parce que l’on a moins de 18 ans.
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Avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, nous voulons lutter contre cet encadrement de la jeunesse. Nous voulons des lycées publics, financés à la hauteur des besoins, où l’on ait notre mot à dire, des cours qui nous permettent de comprendre le monde… pour mieux le transformer !*
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Nathan (commission lycéenne Paris)

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07 avril 2015 ~ 0 Commentaire

pour avoir la frite, les rencontres de jeunes (lcr.be)

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02 avril 2015 ~ 0 Commentaire

scandaleuse condamnation d’un de nos jeunes militants à de la prison ferme (npa)

scandaleuse condamnation d’un de nos jeunes militants à de la prison ferme (npa)  dans Jeunes PAR80905_Comp

On veut faire taire les mouvements sociaux, mais on ne se laissera pas faire!

Aujourd’hui a été rendu le verdict du jugement en appel de notre camarade Gaé- tan, militant du NPA jeunes à Toulouse, condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1100 euros en décembre dernier pour avoir participé à une manifestation suite à l’assassinat de Rémi Fraisse.

Si ce premier jugement était déjà abusif et illégitime, le verdict du procès en appel est tout simplement scandaleux, puisque Gaétan se voit infliger une peine encore plus lourde, de deux mois de prison ferme, plus quatre mois de sursis et l’amende de 1100 euros.

Ceci s’explique en partie par le maintien d’un chef d’accusation qui avait été refusé lors du premier jugement, celui de violences volontaires contre un agent de police, qui est un coup monté de toutes pièces. D’autres manifestants ont eu la confirmation des peines de prison ferme qui avaient été prononcées en décembre.

Tout cela a lieu dans le contexte d’une escalade répressive et d’une crimi- nalisation croissante des mouvements sociaux, marquée par l’évacuation de la ZAD de Sivens, le déploiement dorénavant habituel d’un arsenal policier hallu- cinant lors de manifestations toulousaines, l’expulsion de la CGT de la Bourse du Travail, l’interdiction d’une réunion de la campagne BDS, le tout, bien entendu, dans le cadre du fameux «esprit du 11 janvier».

Le message que veut faire passer le gouvernement est que quiconque oserait défier ses mesures d’exception doit le payer très cher. Le NPA condamne ferme- ment ce jugement et appelle toutes les organisations politiques, syndicales, asso- ciatives et des droits de l’Homme à faire de même, à réactiver les cadres de lutte contre la répression pour faire face à cette escalade, et à défendre nos droits démocratiques de manifester et de lutter.

Montreuil, le 1 avril 2015

http://npa2009.org/communique/scandaleuse-condamnation-dun-militant-jeune-du-npa-de-la-prison-ferme

Lire aussi: http://www.ccr4.org/On-veut-faire-taire-les-mouvements

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02 avril 2015 ~ 0 Commentaire

lycées, facultés, dans la rue le 9 avril! (al)

valls h2

Contre les politiques d’austérités, la loi Macron et le blocage des salaires, les syndicats CGT, FO, Solidaires et FSU appellent à une journée de grève et de manifestations le 9 avril. Précarité, exploitation, chômage, répression… c’est notre avenir qu’il s’agit de défendre dans la rue !

Le gouvernement du PS est au service des patrons.

Il casse le droit du travail au profit des employeurs par ses politiques libérales, comme avec la loi Macron. Banalisation du travail du dimanche et de nuit, donc baisse des salaires pour la plupart des salarié-e-s concerné-e-s, destruction des moyens de défense des salariés, délinquance patronale facilitée, nouvelles priva- tisations, impossibilité pour les salariés de récupérer des indemnités si un plan de licenciement est jugé illégal par la justice…

Le gouvernement est déterminé à faire passer cette loi pour l’été. Il n’a pas hésité à dégainer l’article 49.3 pour contourner le vote à l’Assemblée nationale. À nous d’accélérer la mobilisation pour le retrait de cette loi: n’oublions pas l’exemple du CPE, où la loi a été votée mais jamais mise en œuvre suite à la mobilisation de la jeunesse et des salariés.

Rejoignons les travailleuses et les travailleurs en grève !

Nous sommes 40% d’étudiants à occuper un emploi, sans compter ceux et celles qui sont en alternance. La plupart du temps, nous disposons alors de contrats pré- caires, où nous sommes corvéables à merci et sans défense vis à vis des patrons. Nous sommes les premières victimes des attaques libérales comme celle de Macron alors le 9 avril nous devons être au rendez vous!

Plus largement, les politiques d’austérité visent à nous faire payer la crise provoquée par les capitalistes. L’ex-ministre PS des Finances, Moscovici, aujourd’hui commissaire européen, exige 50 milliards d’euros de coupes budgé-  taires en plus sur les trois ans à venir. Cette somme équivaut au budget annuel de l’Éducation nationale! Cela signifie une nouvelle offensive contre les services publics, notamment contre les universités où l’État se désinvestit financièrement afin de privatiser l’enseignement supérieur. Résultat: nos conditions d’études ne cessent de se détériorer!

Seule la lutte paie ! L’enjeu de ce 9 avril est considérable pour affirmer la néces- sité d’une lutte contre les politiques libérales et capitalistes du gouvernement. Nous appelons donc l’ensemble des étudiants et lycéens à rejoindre la mobilisation des travailleurs et des travailleuses.

Le 9 avril doit être un point de départ pour tenir la lutte contre l’austérité dans la durée. Mais aussi un moyen de poser les revendications au plus près des enjeux immédiats.

Le 9 avril doit permettre de changer le rapport des force à tous les niveaux.

Dans nos lycées et dans nos facs préparons le 9 avril : Assemblées générales, débats, débrayages ou blocages, organisons-nous pour être nombreux-ses dans la rue!

http://alternativelibertaire.org/?Lycees-facultes-dans-la-rue-le-9

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