Archive | Jeunes

28 février 2016 ~ 0 Commentaire

you tubers contre la loi travail (asi)

Youtubeurs contre loi travail :

« On n’a pas à dire aux jeunes ce qu’ils doivent faire »

Usul, Osons Causer et l’impact du numérique sur la vie politique française

On vaut mieux que ça ! C’est le mot d’ordre lancé sur les réseaux sociaux sous forme de hashtag par un groupe de Youtubeurs opposés à l’avant-projet de loi du travail, dite loi El Khomri. Cette première mobilisation politique de Youtubeurs français n’est pas le seul mode d’irruption du numérique dans le débat politique. Simultanément, plusieurs responsables politiques français ont lancé des plateformes, parfois participatives, censées permettre de mobiliser leurs partisans. Comment passer de la mobilisation en ligne à la mobilisation dans la vraie vie ? Pour en discuter : Usul et Osons Causer, deux des Youtubeurs à l’origine de la campagne #OnVautMieuxQueÇa, Eve Zuckerman, responsable de la stratégie numérique d’Alain Juppé pour les primaires de la droite et du centre en 2016 et Bastien Lachaud, chargé de la stratégie numérique de Jean-Luc Mélenchon en vue de l’élection présidentielle de 2017.

http://www.arretsurimages.net/Youtubeurs-contre-loi-travail

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27 février 2016 ~ 0 Commentaire

c’est acté! (rp)

supergirl

Réunion unitaire des organisations de jeunesse!

Le 9 mars la jeunesse sera dans la rue contre la loi El Khomri

Ce jeudi soir s’est tenue dans le local parisien du NPA, à l’appel de son secteur jeune, une réunion unitaire des organisations de jeunesse pour discuter de la riposte à construire contre la loi El Khomri. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle a été réussie : avec une grosse ving- taine de structures présentes, syndicats étudiants et lycéens, associations et courants politi- ques, cela faisait depuis des années qu’une telle dynamique ne s’était pas enclenchée. Un point sur la séquence qui s’ouvre, et les tâches qui incombent à toutes celles et ceux qui sont déterminés à construire une mobilisation d’ampleur contre ce projet de loi.

Quand le climat se réchauffe L’affluence et l’ambiance de la réunion de ce soir ne tombaient pas du ciel. Voilà quelques jours que les médias (jusqu’au Figaro !) bruissent de la grande peur qui s’est emparée des classes dominantes, hantées par le souvenir du CPE ou celui plus lointain du CIP en 1994. Et si, face aux tergiversations de l’intersyndicale qui s’est quittée mardi sans poser aucune perspective sérieuse, la jeunesse ouvrait la danse et amorçait la radicalisation de la situation ?

Et si, sortant dans la rue, étudiants, lycéens et jeunes précaires forçaient les grandes directions réformistes à écouter l’aspiration grandissante de centaines de milliers de salariés qui veulent en découdre un bon coup avec les socialistes patronaux au pouvoir ? Les militants qui sont au quotidien sur les lieux où cette jeunesse travaille et étudie ont bien senti cette semaine que le climat avait changé, sur les réseaux sociaux mais aussi dans les discussions sur le terrain. C’est ce qui a fait la réussite du premier cadre de coordination qui s’est mis en place aujourd’hui, et c’est ce qui doit servir de carburant à l’amorce d’une mobilisation massive.

Lycéen-ne-s, apprentis, étudiant-e-s, précaires, chômeur-se-s et jeunes travailleur-se-s : toutes et tous attaqués, toutes et tous mobilisés !

La jeunesse, dans sa diversité, est particulièrement concernée par cette attaque historique. Apprentis, on veut nous faire travailler jusqu’à dix heures par jour et quarante heures par se- maine, alors que d’ores et déjà les salaires sont inférieurs au SMIC, et que ces années de travail ne sont pas prises en compte dans le calcul des annuités pour la retraite. Scolarisé et salarié, ou jeune travailleur, on paiera au prix fort les facilitations du licenciement dit « écono- mique », de même que la fléxibilisation du temps de travail, jusqu’à soixante heure par semaine.

Dans tous les cas, c’est l’impossibilité de vivre dignement, d’étudier à côté d’un boulot, ou tout simplement de trouver un emploi, puisque les salariés déjà en poste seront surexploités pour que les patrons n’aient plus à embaucher. Et cela, alors que le chômage touche 25 % des jeunes et jusqu’à 70 % dans les quartiers populaires. Des chiffres qui en plus cachent la pré- carité et le sous-emploi. Le gouvernement a tenté cet après-midi de se donner un visage cool avec le #LoiTravail, mais il n’y a rien de drôle à ce saccage de notre avenir et ceux qui en sont responsables ne doivent pas pouvoir rire encore longtemps.

Un premier calendrier de mobilisation à faire respecter, en entraînant les organisations réticentes

En quelques jours, des dizaines de milliers de personnes ont pris conscience de l’agression sociale en cours et ont exprimé leur aspiration à résister. Dans la jeunesse, cette première réunion unitaire aura donc permis de dégager un premier calendrier de mobilisation, en commençant par se rallier à la journée du mercredi 9 mars, jour de présentation du projet de loi au Conseil des Ministres, qui a émergé sur les réseaux sociaux et dont plusieurs structures syndicales locales ou fédérales sont en train de s’emparer.

Les organisations qui se sont réunies ce soir appellent donc à multiplier dès la rentrée (ce lundi pour une part de la province, et le 7 pour la région parisienne) les diffusions de tracts, les actions et les assemblées générales pour mobiliser largement, avant la date nationale du 9, en jonction avec les cheminots pour qui il s’agit aussi d’une journée nationale.

Le secteur jeune du NPA bataillera pour sa part pour qu’une véritable manifestation étudiante et lycéenne ait lieu ce jour-là à Paris, en plus d’échéances de rue dans le plus grand nombre de villes possibles, afin de dépasser l’isolement établissement par établissement. Dans l’immédiat, les organisations qui se sont réunies tiendront une conférence de presse ce mardi 1er mars, pour informer de ce plan d’action, qui ne pourra d’ailleurs pas s’arrêter là : il a d’ores et déjà été discuté de prévoir une nouvelle date de mobilisation en amont du 31 mars, journée appelée par la CGT.

Construire la mobilisation sur le terrain : informer, regrouper, massifier, pour faire plier le gouvernement

Ce qui s’est décidé ce soir est un véritable point d’appui. Mais pas plus que l’embrasement des réseaux sociaux ces derniers jours, cela ne suffit en temps que tel à déclencher une mobili- sation de masse. Celles et ceux qui se sentent concernés par la lutte qui commence ont donc désormais la tâche de donner corps à ce premier plan de bataille.

Pour cela, la meilleure méthode est de se tourner largement vers l’extérieur, en constituant des cadres unitaires sur les universités, en les dotant de matériel qui décline l’appel qui sortira nationalement, pour le diffuser massivement. Sans oublier les lycéens, qui se sont relativement plus mobilisés que les étudiants ces dernières années, et qui pourraient embraser l’atmosphère s’ils et elles décident de se mettre en mouvement à la rentrée.

Partout, il faut organiser des réunions publiques, et dès que cela est possible des assemblées générales, qui serviront à préparer la journée du 9 ou à la poursuivre. L’objectif doit être de permettre à tous les jeunes qui souhaitent se mobiliser de participer à la construction du mouvement et à son organisation : c’est une condition pour le massifier, et pour que le 9 ne soit qu’un début.

25 février 2016 Guillaume Loïc

http://www.revolutionpermanente.fr/c’est-acte-le-9-mars-la-jeunesse-sera-dans-la-rue

Lire aussi:

« On ne peut pas attendre le 31 mars pour manifester ! »

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21 février 2016 ~ 0 Commentaire

katrin nenasheva (les inrocks)

vlad

La femme qui tient tête à Poutine

Se raser la tête, déchirer un uniforme de prisonnière, coudre un drapeau russe, voici quel- ques-uns des actes symboliques effectués par Katrin Nenasheva afin de protester contre le gouvernement de Poutine.

Ex-étudiante en journalisme prolongeant aujourd’hui ses études à l’Institut de Littérature de Moscou, Katrin Nenasheva, 21 ans, fait ses débuts dans un journal pro-Poutine et en ressort aussi vite, désillusionnée par l’état des médias russes. Katrin commence alors à travailler pour “La rivière de l’enfance”, une organisation caritative aidant les mères emprisonnées à garder contact avec leurs enfants. Rencontrant une femme n’ayant pas été autorisée à envoyer une seule photo d’elle à sa famille depuis ses cinq ans d’incarcération, Katrin tente alors d’orga- niser des sessions photos. L’initiative est évidemment étouffée dans l’œuf par l’administration pénitentiaire, mais Katrin n’a pas dit son dernier mot. Ces événements signeront le coup d’envoi de son action artistique.

Faire voir l’invisible Le 25 mai 2015, Katrin inaugure une série de performances visant à dénoncer la condition des détenus et la violation des droits de l’homme dans les prisons rus- ses. Durant un mois, la jeune russe va porter un uniforme de prisonnier dans les rues de Mos- cou. Son objectif ? Donner à voir l’invisible en introduisant des symboles de captivité dans des zones supposées être libres. En signe de soutien à ces prisonnières, elle se prend en photo au cours de ses pérégrinations, mais l’administration pénitentiaire ne permettra pas que ces clichés soient remis à leurs destinataires derrière les barreaux

Le Jour de la Russie Une dizaine de jours plus tard, toujours affublée de son uniforme, Katrin se lance dans une deuxième performance à laquelle se joint Nadia Tolokonnikova, membre bien connue des Pussy Riot. Pour “Le Jour de la Russie”, fête nationale commémorant la créa- tion de la Fédération de Russie en 1992, Katrin et Nadia se rendent sur la Place Bolotnaya. Là, elles se mettent à coudre un drapeau russe en référence aux prisonniers qui pour beaucoup travaillent dans des ateliers de couture. Sur cette place qui a été le lieu de manifestations anti- gouvernement après les élections de 2011 et 2012, les forces de l’ordre ne tardent pas à se montrer. Première détention pour Katrin. Nadia, elle, est habituée. Dans la station de police où les deux amies feront trois heures de garde à vue, elles finissent de coudre leur drapeau avant de l’accrocher au mur.

Dans une tribune sur Vice, Nadia explique que cette “action consistant à coudre le dra- peau national lors de ‘la Journée de la Russie’ visait à montrer que la Russie n’est pas seule- ment Poutine et ses amis oligarques. La Russie, ce sont également les 600 000 âmes qui peu- plent nos prisons, comme ces militants qui ont participé à la manifestation qui s’était tenue le 6 mai 2012 place Bolotnaya afin de protester contre l’élection de Poutine. Aujourd’hui, certains de ces militants sont encore en train de coudre des uniformes de police dans des camps de prisonniers “. 

“Don’t be afraid” Deux semaines plus tard, le 25 juin, Katrin réalise “Don’t be afraid”, sa per- formance la plus connue à ce jour. Et pour cause, l’artiste activiste se fait alors raser le crâne sur la Place Rouge et déchire son uniforme de prison. Cette action lui vaudra cette fois-ci d’être détenue trois jours en prison. Katrin raconte avec ironie : “en Russie, les policiers sont presque des partenaires artistiques ! En venant me chercher juste après avoir déchiré mon costume de prisonnière, ils m’ont aidé à terminer ma performance, créant une sorte de dialo- gue entre les artistes et les représentants de l’ordre”. Considérant qu’aucun véritable travail de réinsertion n’est fait, suite à l’incarcération des femmes, stigmatisées à vie pour avoir été em- prisonnées, mais aussi qu’en Russie les frontières entre la liberté et servitude sont brouillées, toute personne y vivant comme une sorte de prisonnier, Katrin laisse pendant un temps son numéro de matricule sur ses vêtements.

“A wake instead of a Christmas party” C’est un buffet funéraire que Katrin Nenasheva a installé place Oktyabrskaya, en décembre 2015, devant le Ministère de la Justice et des Affai- res Intérieures où se trouve aussi le siège du service pénitentiaire fédéral. Cette fois-ci Katrin mange et boit de la vodka, conformément aux rites funéraires russes… tout en lisant à haute voix les noms des personnes mortes ou tuées à travers le pays par les différents services de police au cours de l’année 2015.

Galerie à ciel ouvert – “Not Peace” Par ailleurs, afin de toucher la plus grande audience possible, Katrin a dernièrement lancé une série d’expositions artistiques anti-guerre en pleine rue. Faute d’avoir reçu une autorisation officielle, la première de ces expositions s’est transfor- mée le 27 décembre dernier en marche dans les rues de Saint-Pétersbourg, où les artistes ont du circuler avec leurs œuvres à la main. Tandis que la prochaine exposition est d’ores et déjà programmée pour le 21 février prochain à Riga, Katrin espère pouvoir en organiser une autre fin février à Moscou.

Juliette Ihler & Sasha Raspopina 21/02/2016

http://www.lesinrocks.com/katrin-nenasheva-lex-pussy-riot-qui-tient-tête-à-poutine

Commentaire: Quand c’était les « rouges » qui opprimaient, ce n’était pas bien du tout, mais maintenant c’est du dernier chic pour les réacs… et quelques soi-disant « rouges ».

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16 février 2016 ~ 0 Commentaire

inde (ci)

JNU teachers & students protest

Un soulèvement étudiant enflamme les universités

La droite fondamentaliste hindoue applaudit à l’arrestation d’un leader étudiant de Delhi. En réaction, les manifestations se multiplient un peu partout dans le pays, tandis que la presse est unanime dans sa critique du gouvernement. Le gouvernement indien dirigé par Narendra Modi ne s’attendait sans doute pas à une telle levée de boucliers.

En saluant l’arrestation pour “sédition” du leader étudiant Kanhaiya Kumar, figure de la Jawaharlal Nehru University (JNU), une institution de Delhi connue pour être de gauche, l’exé- cutif nationaliste hindou a mis le feu aux campus dans tout le pays. Les manifestations se multiplient et de violentes échauffourées ont opposé étudiants, responsables politiques, avocats et journalistes dans la capitale, lundi 15 février.

“Encore une attaque contre la liberté d’expression” Il est reproché à Kanhaiya Kumar d’avoir participé, le 9 février, à une réunion organisée en mémoire d’un militant séparatiste du Cachemire, pendu il y a trois ans en raison de sa participation à un attentat contre le Parle- ment indien en 2001. “Encore une attaque déplorable contre la liberté d’expression”, s’insurge Suhrith Parthasarathy, avocat du Barreau de Madras, dans les colonnes de The Hindu, “le gouvernement s’efforce très clairement d’étouffer toute forme de dissidence”.

Les fondamentalistes hindous, avec le soutien des journaux télévisés, sont “à la ma- nœuvre pour nourrir la colère contre l’université”, relève le site d’information Scroll, “ils mani- pulent les foules” pour faire croire à un soulèvement populaire contre les prétendus “terro- ristes” qu’abriterait la JNU. Leur objectif est de “prendre le contrôle du système éducatif”,  estime son concurrent The Wire, ainsi que l’ont montré des incidents récents dans d’autres universités à mettre à l’actif du Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad, la branche étudiante du mouvement nationaliste hindou.

“Fascisme dans l’air” Selon Alok Rai, un ancien professeur d’anglais de Delhi qui signe une longue tribune dans The Indian Express, il y a “du fascisme” dans l’air : le ministre de l’Intérieur, Rajnath Singh, a commis l’erreur de prétendre que les événements de la JNU étaient encou- ragés par un terroriste pakistanais, sur la foi d’un tweet qui se révélera être un faux. “Après avoir imposé le silence aux ONG, il est logique que le gouvernement s’en prenne maintenant à la société civile, dénonce le site DailyO, c’est du jamais-vu depuis l’état d’urgence” décrété en 1975 par Indira Gandhi, alors Premier ministre. “Le gouvernement s’est tiré une balle dans le pied alors qu’il a des dossiers autrement plus importants à traiter”, affirme pour sa part le quotidien DNA. (…) Guillaume Delacroix Courrier international 16/02/2016

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La position de nos camarades Indiens:
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10 février 2016 ~ 0 Commentaire

la fishball revolution a commencé ? (rp)

Violents affrontements contre la police à Hong Kong en réaction à la chasse aux vendeurs de rue.

Depuis 2014, il n’y avait plus d’émeutes à Hong-Kong, dont l’histoire explique la position très particulière en République Populaire de Chine. Dans la nuit du 8 au 9 février, alors que le nouvel an chinois vient de commencer, ce qui a permis de stopper la baisse continue des bourses chinoises qui ferment pour jours fériés, des émeutes ont éclaté.

Vers 22 heures, des employés du département d’hygiène sont intervenus pour chasser les vendeurs à la sauvette. Devant la protestation des passants, ils ont fait appel à la police. L’arrestation d’un vendeur de rue le soir du nouvel an chinois a provoqué une violente manifestation clairement antigouvernementale.

La situation a dégénéré lorsque des policiers, après avoir usé de bâtons et de spray au poivre pour disperser les protestataires, ont tiré deux coups de semonce en l’air. Sur une image, on pouvait voir également un policier braquer son arme vers un photographe. Des protestataires ont descellé des pavés de la rue, d’autres ont arraché des panneaux de signa- lisation et fabriqué des boucliers de fortune. La police apparaît sur les vidéos complètement dépassée pendant un assez long moment face à une population jeune, populaire et qui semble ne pas connaître d’autocensure face à la police et à ses armes, y compris face à des tirs de sommation.

En face, la détermination était immense. Des seaux emplis de briques, de l’essence et des feux de rue et de poubelles étaient utilisés, du bon côté de la barricade. Toute la nuit de lundi à mardi, les images venues du quartier de Mong Kok, à Hong Kong, ont rappelé la « révolution des parapluies », de l’automne 2014, qui avait été causée par les attaques envers les libertés démocratiques.

Les troubles ont duré toute la nuit, certains observateurs commençant à parler de « révo- lution des boulettes de poisson » (#fishballrevolution), faisant le parallèle avec l’arrestation d’un vendeur de rue qui avait enclenché la révolution en Tunisie. Ces boulettes de poisson sont particulièrement populaires. Au matin, les derniers manifestants ont été dispersés. Le nettoyage de la rue a commencé sous une très forte escorte policière.

Lors d’une conférence de presse donnée mardi matin, le chef de la police de Hong Kong a affirmé que 90 policiers et quelques journalistes avaient été blessés, et a annoncé l’arres-tation d’au moins 54 personnes, âgées de 15 à 70 ans. On peut voir des images de policiers au sol battus par la foule et même sauvés par des journalistes. Le chef de la police a déclaré le maintien des festivités du nouvel an : quatre tonnes et demie de feux d’artifice doivent être tirées dans le port de Victoria mardi soir.

Le compte Facebook du mouvement radical de Hong Kong Indigenous, qui s’oppose à l’influence de Pékin, annonce qu’un de ses responsables a été arrêté. Le gouvernement cen- tral de Pékin a jusqu’ici encouragé sa branche locale de Hong Kong à mener une répression très violente. Au fur et à mesure que la situation sociale, économique et écologique se dété- riore, va-t-il continuer à mener cette politique qui crée des explosions sociales depuis des années maintenant ?

Jusqu’à présent, le gouvernement, face à ces colères populaires, n’a fait qu’opérer des reculs tactiques en essayant d’arrêter et d’isoler les « meneurs ». Dans certaines provinces ouvrières, les organisations de la base protègent d’ailleurs leurs chefs de la police. Tout ceci montre à quel point la stabilité chinoise est bien plus fragile qu’on ne le pense.  9 février 2016 Léo Serge

http://www.revolutionpermanente.fr/Violents-affrontements-contre-la-police-Hong-Kong

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04 février 2016 ~ 0 Commentaire

chômage et pôle emploi (lo)

jeunes

Le parcours du combattant

Au chômage depuis deux ans, j’ai eu la surprise de recevoir un courrier de Pôle emploi le 5 janvier, de décision de cessation d’inscription, sans aucune explication et sans motif. Il est vrai que ce n’est que la troisième fois que cela arrive. Ayant un temps partiel avec plusieurs contrats, depuis quelques mois, j’ai droit à un complément d’allocations. Difficile de comprendre cette décision… que les employés n’ont pas comprise non plus !

Par téléphone, on m’a demandé de me réinscrire et de refaire une demande d’allocations, alors que je transmets tous les documents sur ma situation chaque mois. On m’a dit d’aller directement voir sur place à mon Pôle emploi et de me réinscrire sur leur site Internet. Sur place, une employée et sa supérieure ont fini par résoudre ma situation, ce qui m’a permis de retrouver mes droits. Mais il faudra encore attendre pour mon complément d’allocations, car dorénavant les fiches de paie que les chômeurs transmettent tous les mois sont traitées par un prestataire de services à Rennes, alors que je réside à Clermont-Ferrand !

J’ai également demandé si je pouvais quitter un CDD de 50 % qui se termine en mai, au profit d’un autre CDD de 50 % mais plus proche de chez moi et qui se prolonge jusqu’en novembre, ayant également un CDD de 10 %. La responsable m’a expliqué que j’en avais le droit, mais qu’alors mon inscription cessera automatiquement !

Ensuite, il faudra faire un recours, qui passera devant une commission paritaire, afin de décider si je pourrais de nouveau recevoir mon complément d’allocations. Et, d’après cette employée, ce n’est jamais le cas : un chômeur qui quitte un CDD perd de fait tous ses droits, même si la loi est tout autre.

Être chômeur, c’est non seulement chercher du travail, mais c’est aussi et surtout se battre pour conserver ses droits.

Une lectrice (Clermont-Ferrand) 03 Février 2016

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02 février 2016 ~ 0 Commentaire

bernie sanders (les inrocks)

1bernie

Internet en a fait son champion: Bernie Sanders peut-il battre Hillary Clinton?

Au coude-à-coude avec Hillary Clinton dans l’Iowa, l’outsider Bernie Sanders a conquis 84% des électeurs âgés de 17 à 29 ans lors de ce premier vote pour les primaires démocrates. Le résultat d’une campagne populaire sur le web très efficace, qui a lui a permis de rassembler une large communauté de jeunes militants.

Si Hillary Clinton a annoncé, le 2 février 2016 à 10h, sa victoire aux primaires démocrates dans l’Iowa, l’ancienne secrétaire d’Etat des Etats-Unis était au coude-à-coude toute la soirée avec son adversaire Bernie Sanders. Clinton l’aurait emporté avec 49,8% des voix contre 49,6% pour Sanders. Mais le pourcentage le plus surprenant se trouve du côté des jeunes électeurs qui, d’après CNN, auraient voté à 84% pour Sanders, socialiste de 74 ans.

En octobre 2015, nous revenions sur la manière dont les militants pour Bernie Sanders parviennent à toucher ce jeune public sur le web.

Une campagne populaire en ligne Le logo de Reddit a été customisé pour l’occasion. Le petit alien s’est vu affubler d’un costume gris, de lunettes et de petites touffes de cheveux des deux côtés du crâne qui évoquent la calvitie bien installée de Bernie Sanders. Le sénateur du Vermont septuagénaire est candidat à l’investiture démocrate, en vue de l’élection présiden-tielle de 2016, contre Hillary Clinton qui est donnée favorite.

Sur Reddit, son petit avatar est posé sur la banderole “Sanders for president” qui orne la sous- rubrique entièrement dédiée à sa campagne politique. Le 14 octobre 2015, ce “subreddit” comptait plus de 119 000 abonnés. A la même date, celui intitulé “Hillary 2016” n’en avait qu’ une centaine. Bernie Sanders a beau être quasi inconnu en France, il bénéficie de près de 25 % d’intention de vote auprès des électeurs démocrates (contre 45 % pour Hillary Clinton). Et ce grâce à une campagne populaire, qui a pris une ampleur gigantesque en ligne.

La plus petite des contributions compte La rubrique “Sanders fo president” de Reddit, créée par un Américain de 23 ans, compte parmi les plus organisées du forum américain fréquenté par 200 millions de visiteurs uniques par mois. On y trouve à la fois le calendrier de toutes ses conférences à venir, une carte qui répertorie 50 sous-forums de soutien, un pour chaque Etat, mais aussi des liens vers le site officiel de celui que l’on appelle “Bernie”, où les internautes peuvent s’investir dans sa campagne, humainement et financièrement. Et ça fonctionne.

Si Hillary Clinton dispose d’un budget de 28 millions de dollars pour sa campagne, obtenus principalement grâce à des galas de bienfaisance dans lesquels de riches Américains financent des personnalités politiques, Bernie Sanders a réussi à rassembler, d’après le New York Times, 26 millions de dollars en trois mois, en se focalisant majoritairement sur les petites contributions. “Nous n’avons pas un espace réservé [pendant les rassemblements, ndlr] pour les gens qui ont contribué 1 million, a-t-il rassuré ses militants, beaucoup d’entre vous ont donné 50 balles et beaucoup d’entre vous n’ont pas d’argent. C’est un geste qui me touche.” D’après le Daily Dot, le subreddit “Sanders for president” aurait, à lui seul, permis de récolter plus de 200 000 dollars pour la campagne de l’homme politique.

Pourquoi un tel engouement des internautes ? Ces valeurs de démocratie horizontale (“même une petite contribution a de l’importance“), mises en avant par Bernie Sanders, empor- tent un grand succès auprès des internautes. Il faut dire que le sénateur de 74 ans véhicule des idées qui plaisent aux jeunes internautes démocrates: il est en faveur du mariage pour tous, contre la privatisation des prisons, persuadé que le réchauffement climatique est un des enjeux du 21è siècle, et dédie une grande partie de ses discours au combat contre la concentration du pouvoir dans les mains des plus riches.

Alors qu’avait lieu, mardi 13 octobre le premier débat entre cinq des candidats à l’investiture démocrate (Clinton, Sanders, Jim Webb, Lincoln Chafee et Martin O’Malley), les soutiens de Bernie, eux, ont débattu toute la soirée sur un sujet créé pour l’occasion sur Reddit. Plus de 22 500 commentaires y ont été postés en une seule soirée.

De Reddit à Twitter en passant par Tumblr Au fil de la même soirée sur Twitter, le sénateur du Vermont a été mentionné 794 155 fois, coiffant Hillary Clinton au poteau (667 825 mentions) d’après le site américain Vocativ. Loin derrière eux, le troisième candidat dont le nom a été le plus utilisé sur le réseau social est Jim Webb, avec moins de 315 000 mentions. Parmi les “twittos” fans de Sanders les plus actifs, on trouve notamment l’acteur Mark Rufalo, qui a live-tweeté la soirée avec passion. En affirmant que “les Américains en ont assez d’entendre parler de l’affaire des emails” pendant le débat démocrate, Bernie Sanders serait même devenu le sujet le plus discuté sur Facebook, d’après un journaliste de CNN.

Le pouvoir des mèmes Au lendemain du débat, c’est sur Tumblr que les soutiens de “Bernie” ont pris le relais. On retrouve notamment sur le réseau social des montages qui émanent de Reddit, comme ces captures d’écran de sondages mis en ligne par des journaux comme le Time ou Slate.com, où l’on remarque que les internautes ont massivement plébiscité Sanders, alors que les éditorialistes des grands médias ont préféré désigner Hillary Clinton victorieuse.

Format favori de Tumblr, le GIF est également utilisé pour partager les idées de celui qui se présente comme un “socialiste” à l’européenne. Ainsi, on y trouve aussi bien des morceaux choisis de ses discours, très sérieux, que des détournements sous forme de mèmes colorés ayant pour vocation de le rendre sympathique et rajeunir son image de sénateur grisonnant.

Il y a quatre ans, alors qu’elle était déjà candidate à l’investiture démocrate, Hillary Clinton était elle aussi devenue la star de quelques mèmes devenus extrêmement populaires, comme le fameux “Texts from Hillary”, où l’on voyait la secrétaire d’Etat à bord d’un avion militaire, regarder très sérieusement son téléphone portable, les lunettes de soleil jonchées sur le nez. Un Tumblr dédié à ces photomontages l’avait rendue tellement sympathique que la candidate avait rencontré ses deux créateurs pour les en remercier. Le pouvoir du web consacré. Marie Turcan15 octobre 2015 Mis à jour 2 février 2016

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Commentaire: Sanders a ranimé l’éternel débat à gauche: faut-il voter pour un démocrate comme moindre mal, ou voter pour un « vrai gauchiste » contre les démocrates pourris?. Sanders semble incarner les deux, ce qui fait que des groupes d’extrême gauche le soutiennent et d’autres le rejettent.

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29 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

états-unis (ci)

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Bernie Sanders, improbable idole des jeunes

Agé de 74 ans, le candidat “socialiste” à la primaire démocrate ne cesse de grimper dans les sondages face à sa rivale Hillary Clinton, en grande partie grâce au soutien des plus jeunes.

De Hanover (New Hampshire) — Gage De La Cruz, 19 ans, était venu de bonne heure pour voir Bernie Sanders sur le campus du Dartmouth College [Université privée membre de l’Ivy League, le club des plus prestigieuses universités américaines]. Mais quand il est arrivé, des centaines d’étudiants cramponnés à leurs ordinateurs portables, leurs sacs à dos et leurs bols de burritos faisaient déjà la queue. Une queue qui serpentait devant la salle du courrier et la cafétéria du campus, jusqu’à l’extérieur du bâtiment, dans le froid glacial. “C’est sûr, lance De La Cruz, les gamins veulent voir Bernie.” Qu’un vieux sénateur bourru du Vermont, âgé de 74 ans, prompt [...] Michael Levenson
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Ces rockeurs et rappeurs qui roulent pour Bernie

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Le 5 février prochain un grand concert de soutien au candidat “socialiste-démocrate” Bernie Sanders aura lieu à Los Angeles. La tête d’affiche de ce concert, dont les bénéfices seront reversés au candidat, n’est autre que le célèbre groupe de rock Red Hot Chili Peppers. Pour les membres du groupe, dont le nom du leader, Flea, figure déjà au bas d’une lettre de soutien des artistes au sénateur du Vermont visible sur le site internet du candidat, Bernie Sanders est le seul candidat “crédible” à la présidence américaine. Dans un tout autre registre musical, Bernier Sanders s’est également concilié les bonnes grâces du rappeur d’Atlanta Killer Mike, du duo Run the Jewels, qui en novembre dernier avait annoncé qu’il soutenait Bernie Sanders en diffusant sur YouTube un long entretien, en six volets, filmé avec le candidat et qui continue encore aujourd’hui de faire campagne pour lui.

http://www.courrierinternational.com/bernie-sanders-improbable-idole-des-jeunes

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Commentaire: Certains groupes d’extrême gauche ont fait le choix de soutenir Sanders comme: http://www.socialistalternative.org/, d’autres comme nos camarades de « Solidarity » non: https://solidarity-us.org/site/

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26 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

brésil (amnesty)

ambnst

 Une manifestation pacifique est violemment dispersée à São Paulo

À São Paulo, la police militaire à a une nouvelle fois réprimé avec violence une manifestation pacifique qui s’est déroulée dans la ville le 21 janvier, dans le cadre de ce qui constitue une menace pour les garanties constitutionnelles relatives à la liberté d’expression à l’approche des Jeux olympiques prévus cet été, a déclaré Amnesty International.

Les policiers militaires ont dispersé les manifestants avec violence, tirant de nombreuses salves de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, et faisant un nombre inconnu de blessés. Selon les organisateurs de la manifestation, au moins trois personnes ont été grièvement blessées. Selon certaines informations, quatre manifestants ont été arrêtés.

« La police militaire a encerclé le rassemblement et attaqué les manifestants, comme on peut le voir sur des images vidéos prises par les médias et les organisateurs. Cette répression violente et la dispersion des manifestations pacifiques bafouent la Constitution du Brésil, a déclaré Atila Roque, directeur d’Amnesty International Brésil.

La police militaire a encerclé le rassemblement et attaqué les manifestants, comme on peut le voir sur des images vidéos prises par les médias et les organisateurs. Cette répression violente et la dispersion des manifestations pacifiques bafouent la Constitution du Brésil.
Atila Roque, directeur d’Amnesty International Brésil.

« Hélas, au lieu de promouvoir un débat politique sur la question des transports publics en réponse aux manifestations, l’État a lancé une offensive violente contre le droit de manifester pacifiquement. »

Organisé par Movimento Passe Livre (mouvement pour la gratuité des transports en commun) et des mouvements de jeunes de São Paulo, ce rassemblement était le cinquième d’une série de protestations organisées en janvier contre la hausse des prix des transports dans la ville.

Les manifestants, rassemblés devant la gare routière centrale de la ville, ont tenté de marcher jusqu’à l’Assemblée législative, mais une forte présence policière les en a empêchés, en violation flagrante de la liberté de réunion.

Lorsqu’ils ont levé les mains en l’air et tenté d’avancer en scandant « Pas de violence », la police a réagi en tirant des dizaines de cartouches de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, ainsi que des balles en caoutchouc. Les policiers ont également utilisé leurs boucliers et leurs matraques pour frapper les manifestants.

Sur une vidéo prise à la Praça da República, où se trouvait la plus forte présence policière, on peut voir les policiers tirer 30 grenades assourdissantes en 15 secondes pour disperser les manifestants.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/01/brazil-police-repression-mars-peaceful-protest-in-sao-paulo/

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25 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

le capitalisme et la jeunesse (révolution)

Dans sa plus grande majorité, la jeunesse actuelle n’a connu que la crise, « la guerre contre le terrorisme », la précarité de la vie et la destruction de nombreuses conquêtes sociales du mouvement ouvrier.

Elle n’a pas connu la guerre froide et la chute du stalinisme. Elle constate tous les jours que les belles promesses du système – la paix, la prospérité et le progrès social garantis par une croissance infinie du marché – n’étaient que des mensonges, tout au moins des illusions. Elle est témoin de la faillite d’un système incapable de lui offrir autre chose que l’inquiétude du lendemain, la précarité et le racisme institutionnalisé. Ce n’est certes pas le cas pour tous les jeunes. Pour une petite minorité de jeunes bourgeois, « le système fonctionne bien ». Mais pour l’immense majorité des jeunes, l’avenir est sombre et angoissant.

Etudes et précarité Depuis de nombreuses années, le nombre d’inscriptions dans l’ensei- gnement supérieur ne cesse d’augmenter. Cette année, 65 000 étudiants supplémentaires se sont inscrits à l’université. Malgré tout, il existe toujours une forte ségrégation sociale touchant les enfants des classes les plus pauvres, auxquels les portes de l’université demeurent en grande partie fermées.

Pour ceux qui les franchissent, toutes sortes d’obstacles – dont la faiblesse des bourses et des aides diverses – débouchent sur des taux d’échecs importants : près de 50 % dès la première année. Si une grande partie de la jeunesse a effectué un passage dans l’enseignement supérieur (université, IUT, BTS, etc.) ou dispose au moins d’un diplôme de niveau BAC, moins de 50 % des jeunes de 20 ans sont encore scolarisés.

N’en déplaise aux partisans du « c’était mieux avant », le niveau de connaissances géné- rales a augmenté et intègre de plus en plus de compétences spécifiques: langues, informati- que.  Alors pourquoi ce sentiment, justifié, que les diplômes valent de moins en moins sur le marché du travail ? Ce n’est pas parce qu’ils sont « bradés » et moins sélectifs, comme on nous le répète à longueur de journée ; c’est parce que le système capitaliste, qui jusqu’à récemment avait besoin d’une main-d’œuvre toujours plus qualifiée, n’en a plus besoin d’autant. Le système recule aussi dans ce domaine.

Confrontée à la plus grave crise du capitalisme depuis les années 30, si ce n’est de son histoire, la bourgeoisie doit licencier massivement pour maintenir ses taux de profits. Le patro- nat organise donc la concurrence entre formations, entre futurs salariés. De ce fait, le niveau de diplôme n’est plus une protection efficace contre le chômage, qui explose chez les moins de 30 ans.

Ceci explique en partie les hausses d’inscription dans l’enseignement supérieur (majoritairement des nouveaux bacheliers), mais ce n’est pas le seul facteur. En effet, avec l’explosion du chômage de masse, l’immense majorité des jeunes ayant fini le cycle secondaire (à 16 ou 18 ans) n’ont que peu de choix : parvenir à trouver un emploi au terme d’une forma- tion ; tenter leur chance à l’université où ils pourront éventuellement bénéficier d’aides sociales (bourses) et du statut étudiant ; enfin la galère des petits boulots et de la précarité permanente.

Pour la plupart, ce choix n’en est même pas un ; beaucoup d’étudiants sont contraints de se débrouiller entre les petits boulots, le chômage et les bourses. Près d’un étudiant sur deux est ainsi contraint de travailler pour financer ses études, se loger et se nourrir pour, au final, n’être même pas sûr de trouver un emploi stable et correspondant à son niveau de qualifi- cation. La frontière entre études et salariat est donc de plus en plus mince – et avec elle la frontière entre salariat et précarité.

Une révolte qui couve L’ambiance morose et l’idéologie cynique et résignée que diffuse ce système pourrissant ont un effet sur la jeunesse comme sur l’ensemble de la société. Il leur semble souvent qu’il n’y a pas d’alternative. La chute de l’URSS n’a-t-elle pas montré qu’il était impossible de sortir du capitalisme, de changer la société en profondeur ?

Pourtant la révolte gronde parmi les jeunes. Dans une enquête publiée par Le Monde en 2014, la question était posée à des milliers de jeunes : « Est-ce que vous participeriez à un mouvement de révolte type Mai 68 demain ou dans les prochains mois ? ». 61 % d’entre eux répondaient par l’affirmative. Chez les intérimaires, ce chiffre passait à 66 %, à 60 % chez les étudiants et à 54 % chez les salariés en CDI.

De même, les explosions de colère sociale dans les quartiers, les mobilisations de solidarité contre la violence policière ou le racisme d’Etat, montrent que la résignation n’est que « de façade ». Sous la surface, la remise en cause du système est de plus en plus fréquente et explique aussi l’abstention massive parmi les jeunes. Ainsi, au premier tour des dernières élections régionales de décembre dernier, 76 % des 18-24 ans et 65 % des 25-34 ans ne se sont pas déplacés pour voter. (D’après une enquête Ifop et Fiducial). Cela n’exprime pas un désintérêt des jeunes pour la politique en général, mais plutôt un rejet du système politique actuel, de ses représentants – ou du moins une méfiance à leur égard.

En France, pour le moment, la colère de la jeunesse couve ; elle ne s’exprime pas dans des mobilisations de masse. Mais cela peut changer du jour au lendemain. Ce qui manque, c’est l’occasion de se rallier à une cause juste et un mouvement qui semble déterminé à balayer le vieux monde, comme Podemos en Espagne ou le mouvement autour de Corbyn en Grande-Bretagne.

Une telle force peut naître de mobilisations de masses sur le terrain électoral ou dans les rues. Tous les combats isolés doivent être réunis, liés dans une lutte commune, menés aux côtés de toutes les victimes du capitalisme, à commencer par les travailleurs. C’est à cette condition que la jeunesse pourra trouver sa place, aux premiers rangs de la lutte contre un système agonisant.   25 janvier 2016

http://www.marxiste.org/jeunesse/1948-le-capitalisme-et-la-jeunesse

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