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12 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

la crise des universités françaises 2 (npa)

allocation-autonomie

Particulièrement emblématique est le «crédit impôt recherche», dont l’élargissement a permis au patronat de bénéficier d’une niche fiscale de un milliard en 2006, de six milliards aujourd’hui et sans doute de neuf milliards demain, alors même que l’investissement en recherche des entreprises n’a cessé dans la même période de reculer! Il en va de même pour les fondations, qui participent pour moins de 1 % au financement des universités et dont les fonds sont en réalité constitués à plus de 80 % par de l’argent public.

Au-delà des effets des politiques d’austérité, ces réformes libérales ont amené toutes les universités dans des situations financières désastreuses, la situation étant particuliè- rement intenable dans les établissements les plus petits qui sont les grands perdants de la course aux contrats. Une université sur quatre est en déficit et se trouve de fait placée sous la tutelle de l’Etat, ce qui en dit long sur la réalité de «l’autonomie» des universités tant vantée par les gouvernements. La crise est d’autant plus profonde que les difficultés sont structu- relles, puisque la loi LRU a placé les universités devant des défis financiers qu’elles ne peu- vent relever. Les universités ont ainsi reçu avec la loi LRU la dévolution de leur patrimoine et se trouvent d’autant plus incapables d’assurer l’entretien de bâtiments souvent en état de délabrement avancé.

Ces difficultés se traduisent par une dégradation bien réelle des conditions de travail des personnels, avec en particulier un développement important de la précarisation des jeunes chercheurs, mais aussi par une dégradation de l’accueil des étudiants. Les effectifs des TD se sont partout accrus, des filières entières ont été fermées et de plus en plus d’uni- versités, qui constatent qu’elles n’ont pas les moyens d’accueillir tous les néo-bacheliers, mettent en place des numerus clausus pour brider la croissance de leurs premières années. Les universités françaises n’ont en fait pas les moyens de faire face aux 50 000 étudiants supplémentaires qui accèdent chaque année en France à l’enseignement supérieur, ce qui se traduit par le développement de l’enseignement supérieur privé dont les effectifs ont augmenté de 31 % entre 2005 et 2013.

Vers la hausse des frais d’inscription? La crise du système est aujourd’hui telle que la majorité issue des élections de 2017 sera très certainement amenée à remettre en chantier une nouvelle réforme. Bien que les difficultés actuelles des universités soient le fruit des réformes libérales, la bourgeoisie n’a d’autre solution à proposer que d’aller encore un peu plus loin sur ce chemin, en augmentant sans doute cette fois-ci les droits d’inscription. Le gouvernement a en tout cas commencé à préparer le terrain en publiant en juin dernier un rapport de l’inspection des finances qui recommande de fixer le montant des droits d’inscrip- tion à 1000 euros par an, contre 184 euros aujourd’hui pour une inscription en licence.

L’affaire est toutefois délicate, car nul n’a oublié la gifle que la jeunesse française avait infligée en 1986 au gouvernement Chirac lorsqu’il avait voulu déplafonner les droits d’inscrip- tion par la loi Devaquet. Pour autant, le contexte a changé et les défaites répétées de ces dernières années ne peuvent qu’encourager les libéraux à aller plus loin.

L’échec du mouve-ment contre les décrets de la loi LRU en 2009 a profondément dé- moralisé les personnels et la situation du mouvement étudiant s’est aussi fortement dégra- dée. En s’employant à éviter toute confrontation avec le gouvernement, la direction de l’UNEF a non seulement contribué à enliser le mouvement étudiant dans une spirale d’affai- blissement, mais a aussi sapé ses propres bases comme en témoigne son affaiblissement électoral. Dans ce contexte de recul, le déclin de l’UNEF ne profite évidemment pas aux syndicats de lutte, mais à la corporatiste FAGE qui devrait sans doute bientôt devenir la première organisation syndicale étudiante.

Si les difficultés sont bien réelles, la jeunesse n’en reste pas moins sur la victoire du CPE en 2006 et l’issue d’une attaque libérale sur les droits d’inscription est des plus incer- taines. Les militants anticapitalistes ont tout intérêt à se préparer dès aujourd’hui à un affrontement à moyen terme sur la question1.

Il y a en particulier beaucoup à apprendre des mouvements étudiants qui, du Canada au Chili en passant par l’Angleterre et l’Australie, ont vu récemment la jeunesse se mobiliser contre l’augmentation des droits d’inscription qui constitue partout la réponse de la bourgeoi- sie à la crise des universités. Du point de vue de la lutte des classes, la question des droits d’inscription est en effet centrale, non seulement parce qu’elle conditionne l’accès des clas- ses populaires à l’enseignement supérieur, mais aussi en raison de son importance symbo- lique dans l’histoire du mouvement étudiant. Tout recul sur ce terrain constituerait pour la jeunesse une défaite majeure, qui permettrait à la bourgeoisie de s’autoriser de nouvelles et rapides avancées.

Pour un projet d’émancipation universitaire L’état de crise des universités impose aux militants anticapitalistes de prioriser les luttes antilibérales pour la défense du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. La question centrale est bien évidemment de sortir le patronat des universités, ce qui passe par la mise en place d’un financement 100 % public pour la recherche et l’enseignement supérieur, avec la suppression des niches fiscales constituées autour de la recherche pour en affecter le produit au budget de l’enseignement supérieur.

Il s’agit aussi d’enlever au patronat son pouvoir sur la formation, ce qui implique la disparition des stages, puisqu’il n’y a aucune raison que l’entrée d’un jeune travailleur dans l’entreprise se fasse en dehors du cadre d’un véritable contrat de travail. Pour autant, la nécessaire lutte contre les politiques libérales ne saurait être suffisante, dans la mesure où l’Université est trop largement imprégnée par le corporatisme et le conservatisme, mais aussi par sa fonction de reproduction et de légitimation des inégalités, pour être réellement réformable. Il ne saurait y avoir de transformation révolutionnaire de la société sans repenser entièrement le système de recherche et de transmission des connaissances, ce qui pose évidement la question de la sélection et invite à remettre radicalement en cause la pyramide de diplômes et de concours qui constitue l’un des principaux fondements actuels de la distinction sociale.

Dans l’Université comme ailleurs, la question démocratique est évidemment centrale. Héritières du corporatisme féodal, les universités fonctionnent selon un modèle mandarinal, où le pouvoir est accaparé par une poignée de vieux hommes blancs. Au-delà de mesures basiques de démocratisation, qui poseraient la question d’un pouvoir étudiant mais aussi de l’abolition du mandarinat par la création d’un corps unique d’enseignants et le principe du «une personne, un vote», l’enjeu est surtout d’ouvrir l’Université et de la mettre au service de la société. Parce que l’enseignement supérieur et la recherche jouent un rôle essentiel dans l’économie, ils ne peuvent s’organiser dans une société socialiste comme un corps autono- me, mais doivent trouver leur place dans le cadre global d’une planification démocratique.

Enfin, la question de l’Université pose celle du statut de la jeunesse qui mérite une attention particulière puisque les conditions objectives d’existence des jeunes se sont consi- dérablement dégradées. La réponse traditionnelle du mouvement étudiant est la création d’une allocation d’autonomie. Plus riche peut-être d’un point de vue transitoire serait la créa- tion d’un véritable salaire étudiant qui prendrait sa place dans un projet de «salaire à vie pour tous» comme le proposent les adeptes des théories de Bernard Friot. Dans une perspective émancipatrice, l’essentiel est sans doute en effet de ne plus séparer travail et formation pour les considérer comme différentes facettes d’un emploi au service de la société, mais aussi de son propre épanouissement personnel. Laurent Ripart

http://npa2009.org/liberalisme-et-politiques-dausterite-la-crise-des-universites-francaises

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10 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

royaume-uni: contrats «zéro heure»(al’e.ch)

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Ils flambent!

Selon l’Office national des statistiques (ONS) britannique, l’augmentation du nombre de contrats «zéro heure» au Royaume-Uni entre avril-juin 2014 et avril-juin 2015, a été de 19%. Dans son Rapport publié le 2 septembre 2015, l’ONS dénombre officiellement 744 000 contrats de ce type, soit 2,4% de la population active.

Les contrats «zéro heure» sont très précaires dans la mesure où ils ne garantissent ni volume horaire ni salaire minimum. Le salarié est susceptible d’être appelé la veille au soir pour travailler et son activité peut s’arrêter tout aussi brutalement. Une clause d’exclusivité peut aussi être imposée au titulaire d’un tel contrat, même si le rapport note que les entrepri- ses interrogées n’ont pas eu recours à cette pratique. Ces contrats, dont la flexibilité est poussée à l’extrême, sont un frein pour trouver un logement, voire pour accéder à un crédit.

Et ils se concentrent sur les mêmes catégories de travailleurs [1]. 54% de ces con- trats sont occupés par des femmes, contre 47% pour ce qui concerne tous les autres con- trats (CDI, CDD…). L’ONS estime aussi à 20% la part des étudiant·e·s dans les contrats «zéro heure». Enfin, 64% de ces contrats concernent une activité à temps partiel.

On note une surreprésentation des jeunes dans les contrats «zéro heure», ainsi que des plus de 65 ans. 34% des personnes en contrat «zéro heure» sont âgés de 16 à 24 ans et 6% ont plus de 65 ans, contre respectivement 12% et 4% pour les personnes employées sous d’autres formes de contrats.

La précarité des contrats «zéro heure» se ressent aussi sur la durée de ces contrats. Sur les 744 000 personnes recensées par l’ONS, près de 300 000 ont passé moins d’un an chez le même employeur. Ce chiffre passe à 146 000 pour une durée d’un à deux ans et à 158 000 pour deux à trois ans «au service» du même patron. [Dans un document datant de mars 2015, le syndicat UNISON recensait – à partir du Labour Force Survey – la hausse du nombre de contrats n’assurant pas un minimum d’heures de travail: ils sont passés de 1,4 million en janvier 2013 à 1,8 million en août 2014.]

Certes, si l’on considère le stock de contrats zéro heure (2,4% de la population active), «il ne faut pas conclure à un raz-de-marée», nuançait, juste avant les élections britanniques de juin 2015, un économiste à l’OFCE et spécialiste du Royaume-Uni. Outre-Manche, l’em- ploi précaire est surtout alimenté par les self-employed (indépendants, auto-entrepreneur), qui représentent 15% de l’emploi total. Mais tout comme ces cohortes de non-salariés qui n’ont pas accès aux droits élémentaires des salariés: épargne retraite, assurance-chômaget qui ont vu leur revenu diminuer en moyenne de 20 à 25% depuis la crise économique de 2008, les salarié·e·s en contrats zéro heure ne bénéficient ni de congés payés, ni d’indemnité maladie.

L’évolution à la hausse de ces contrats zéro heure soulève des interrogations dans un contexte où les clignotants de l’économie britannique sont passés au vert. Alors que sur la même période (avril 2014/avril 2015), le Royaume-Uni enregistrait une croissance de 3% de son PIB et voyait son taux de chômage chuter de 6,4% à 5,6%, ce type d’emploi précaire ne s’est pas résorbé, ni transformé en emploi durable. Bien au contraire. Une mauvaise nouvelle pour les droits sociaux des salariés […]. Publié dans Alteréco du 9 septembre

Publié par Alencontre le 9 – septembre – 2015 Par Jérémy Hebras
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04 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

guéret le procès (al)

guéret le procès (al) dans A gauche du PS daumier

Cadenas contre défense nationale,

La grotesque affaire du cadenas sur la gendarmerie d’Eymoutiers a été jugée le 3 septembre à Guéret.

Le procureur s’est trouvé bien en peine de prouver qu’il y avait là matière à «nuire à la défen- se nationale»! Deux cent personnes étaient venues exprimer leur solidarité à l’unique inculpé d’avoir voulu « nuire à la défense nationale ».

Après quelques recherches, les militants de l’Assemblée populaire de la montagne limou- sine ont retrouvé dans les archives un autre cas de recours à ce chef d’inculpation qui s’était déroulé en mai 1956 dans un autre village du Plateau, à la Villedieu. Il s’agissait de jeunes militaires appelés en Algérie et qui refusaient de prendre l’uniforme colonial : trois militants avaient alors été condamnés, dont le maire communiste du village.

Guéret 2015, le procureur, visiblement pas très à l’aise de n’avoir qu’un simple cadenas comme argument, n’a pas osé requérir au-delà d’une amende de 1000 euros, et encore, avec un sursis! Rendu du jugement le 8 octobre. «Nuire à la défense nationale» est donc à la portée de toutes les bourses!

On pourrait penser qu’on s’enfonce un peu plus dans le grotesque mais ce dossier n’est en rien une farce. C’est un pare-feu politique conçu, comme la récente loi «rensei- gnement», pour contenir préventivement les explosions sociales que la politique gouverne-mentale va finir par produire. Harceler juridiquement les militants pour cadenasser la révolte : voilà la méthode Hollande. Jean-Yves (AL 93) 4 septembre 2015

http://alternativelibertaire.org/?Gueret-Cadenas-contre-defense

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02 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

le gouvernement craint un mouvement étudiant avant les régionales (anti-k)

etudiants

Rythmes scolaires, abandon des programmes facultatifs: l’exécutif est globalement serein pour la reprise.

Mais il y a une rentrée qui inquiète davantage: celle, dans un mois, des étudiants. Ce week-end, lors de l’université d’été du PS à La Rochelle, on pouvait déjà sentir la peur du mouvement social et étudiant avant les régionales.

Primaire, secondaire, « la rentrée va bien se passer, tout est apaisé », a confié sur le port de La Rochelle la ministre de l’Education Najat Vallaud Belkacem. Mais son collègue de l’ensei- gnement supérieur, Thierry Mandon, est beaucoup plus angoissé. Il l’a fait savoir à François Hollande: « Attention, priorité à la jeunesse, n’oublie pas ta promesse de campagne! » .

Depuis 2012, le budget de l’enseignement supérieur, 22 milliards d’euros par an, le troisième de l’Etat, ne bouge pas d’un centime, alors que le nombre d’étudiants progresse à vitesse grand V: 30.000 à 50.000 de plus par an. Un choc démographique que les universités ont du mal à amortir. Ce qui fait que, par étudiant, l’Etat dépense, en 2015, 250 euros de moins qu’en 2012.

«Ne pas oublier les jeunes» Les syndicats étudiants connaissent parfaitement les don- nées du problème. Et au Parti socialiste, on redoute l’étincelle et l’effet boomerang dans les urnes aux Régionales du mois de décembre. «On ne peut pas donner 600 millions d’euros à nos soldats, 400 millions aux agriculteurs, et oublier les jeunes, s’inquiète un proche du secrétaire d’Etat.Si on ne fait pas un geste, on va les perdre!»

Un intense lobbying a déjà commencé auprès du Premier ministre et du président. Car l’heure des arbitrages a sonné pour le budget 2016. Le Président n’a rien décidé, mais il a déjà prévu, après le primaire demain, de faire, en région, une rentrée universitaire.

Yaël Goosz dimanche 30 août 2015 19:45

Source: Le gouvernement craint un mouvement étudiant avant les régionales | France info

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27 août 2015 ~ 0 Commentaire

les jolies colonies de vacances: un luxe? (lo)

colonie

En région parisienne et ailleurs, un certain nombre de communes se séparent des centres de vacances pour enfants, de plus en plus coûteux à entretenir et à gérer à l’année, notamment avec l’inévitable remise aux normes.

Plusieurs municipalités, dirigées par l’ex-UMP, ont ainsi fermé leurs colonies de vacan- ces. Argenteuil, dont le dernier centre à Saint-Hilaire-de-Riez coûterait 100 000 euros par an à gérer, Savigny-sur-Orge, et Chelles qui a vendu pour 4,5 millions d’euros son centre d’Hos- segor dans les Landes. D’autres équipes municipales, qui hésitent à faire le même choix, réduisent la durée des séjours ou tentent de diversifier l’occupation des locaux de vacances destinés aux enfants de la commune.

En effet, les municipalités qui proposaient aux enfants de familles ouvrières des séjours au grand air, avec activités et apprentissage de la vie collective, subventionnent de moins en moins ces périodes de vacances, souvent au profit des centres de loisirs de pro- ximité et de séjour à la journée. Restent les comités d’entreprises des grosses sociétés qui permettent encore aux enfants de familles mieux loties de découvrir les joies des «colos».

Or trois millions de jeunes de 5 à 19 ans ne partent pas en vacances, le tiers des enfants d’ouvriers et d’employés. Les statistiques montrent que la raison principale en est le coût, impossible à assumer pour de nombreuses familles pauvres, les aides s’avérant insuffisantes. Dans le même temps, seuls 6 % de la même tranche d’âge étaient privés de vacances dans les familles au revenu supérieur à 4 000 euros mensuels…

C’est là qu’intervient le choix des municipalités, de plus en plus confrontées aux bais- ses de subventions de la part de l’État. Et c’est là aussi qu’on mesure les choix sociaux du gouvernement qui maintient et accélère les aides, dégrèvements et subventions aux entreprises, aux dépens des collectivités locales et de la population, et forcément des enfants dont les parents ne partent pas. Viviane LAFONT 26 Août 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/les-jolies-colonies-de-vacances-un-luxe

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24 août 2015 ~ 0 Commentaire

liban: contre le régime sectaire et capitaliste (lcr.be)

Que le 22 août soit la première étincelle de notre soulèvement

Au cours de l’hiver 2011, la participation du peuple libanais dans le soulèvement arabe s’est exprimée par des manifestations pour renverser le régime sectaire, et l’instauration d’une société et un Etat laïcs fondés sur la justice sociale et l’égalité, comme un  pas important vers un changement révolutionnaire à tous les niveaux, social, politique et économique. Mais la contre-révolution a rapidement réagi pour saboter ce processus et le pouvoir a réussi à travers ses partis à saper et à détourner ce mouvement.Aujourd’hui, l’effervescence revient à la rue sous l’impact de la crise des déchets, qui a montré de nouveau le vrai visage du régime, éclaboussé d’ailleurs par d’innombrables scandales et débâcles, dont le pillage des richesses nationales, le détournement des biens publics et le saccage de tous les aspects de la démocratie. Sans parler de la privation des citoyens de leurs droits sociaux et économiques (comme le montre la façon de gérer les promotions et les salaires), et la mise en œuvre d’une loi dont l’application va engendrer la marginalisation et l’extrême paupérisation d’une large frange de la population, et par ailleurs permettre aux banques de piller la majeure partie du revenu national, et renforcer leur mainmise sur l’ensemble de la société.

Après tout cela intervient le dernier grand scandale que le pays croule sous les ordures, qui envahissent les forêts, les rivières, les plages et les montagnes, jusqu’aux lieux jusque-là épargnés par leurs saletés et leurs immondices. Mais ce n’est encore là qu’un préalable pour conclure d’autres marchés de pillage au profit de sociétés liées à tel ou tel  zaïm (dignitaire) sectaire bourgeois, avec des conséquences désastreuses sur la santé des Libanais et du reste des habitants du pays, et sur leur sort.

Le pire c’est que le pouvoir essaye maintenant de faire taire par la répression brutale la jeunesse de ce pays et toutes les masses populaires qui sont descendues dans les rues ces derniers jours. Comme c’est arrivé ce samedi 22 août lorsque les forces de sécurité ont démontré qu’elles ne sont pas concernées par la protection des personnes, et qu’elles sont là juste pour préserver les intérêts de ceux au pouvoir, même s’il faut recourir aux balles en caoutchouc et réelles et aux grenades lacrymogènes. Tout cela n’est qu’une preuve de la crainte du pouvoir de l’expansion d’un mouvement populaire hostile au régime et rebelle contre le joug du sectarisme.

Il est donc nécessaire d’organiser nos rangs et de reconquérir la rue pour parachever ce que nous avons commencé lors de la manifestation du 22 août, et ce, jusqu’à la satisfaction des revendications immédiates suivantes:

  1. La libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus et l’arrêt des arrestations arbitraires ;
  1. Demander des comptes aux officiers et aux éléments des forces sécuritaires et militaires responsables des tirs de cartouches et de grenades lacrymogènes contre les manifestant.e.s jusqu’à demander des comptes au du ministre de l’Intérieur Nohad El Machnouk et son licenciement ;
  1. Demander des comptes au ministre de l’Environnement Mohammed El Machnouk et son licenciement, et retirer le dossier des déchets des prérogatives du Conseil du développement et de la reconstruction et en transférer la compétence aux municipalités surtout que les prérogatives dudit Conseil ont été fixées par des décrets illégitimes ;
  1. La levée du secret bancaire sur les responsables de la catastrophe des déchets et leur condamnation.

Il faut poursuivre la mobilisation populaire et s’organiser partout dans des comités populaires en perspective de :

  • faire chuter tout le régime sectaire et l’instauration d’une société et d’un Etat laïques ;
  • dissoudre le Parlement et l’élection d’une assemblée constituante sur la base de la représentation proportionnelle non-sectaire, et le Liban comme arrondissement unique ;
  • soumettre tous les hommes du pouvoir, du sommeil de l’Etat jusqu’à sa base, qui ont pillé de l’argent public à des procès rigoureux, et recouvrer les fonds pillés ;
  • l’annulation de la dette publique, et la suppression du pouvoir des banques par leur nationalisation,
  • assurer les conditions nécessaires pour une justice sociale effective ;

Ce sont les revendications qui ont été scandées par les masses populaires lors des différents soulèvements arabes résumées dans le slogan «Renverser le régime!».

Toute le pouvoir et toute la richesse au peuple! A bas le régime !

Le Forum Socialiste Beyrouth, le 23 août 2015 Traduction de l’arabe par Rafik Khalfaoui

http://www.lcr-lagauche.org/liban-que-le-22-aout-soit-la-premiere-etincelle-de-notre-soulevement-contre-le-regime-sectaire-et-capitaliste/

Voir aussi:

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=14429

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07 août 2015 ~ 0 Commentaire

99% pour le climat: notre planète, pas votre business! (lcr.be)

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Six ans après l’échec des négociations de Copenhague contre les changements climatiques, les puissances économiques et politiques mondiales se réuniront les deux premières semaines du mois de décembre 2015 à Paris pour la COP21.

Les plus grandes multinationales comme Nestlé et VINCI y défendront leurs intérêts, en opposition totale avec l’impératif de justice climatique. La question climatique a échappé aux classes populaires. Il s’agit durant cette mobilisation de se la réapproprier en mettant la démocratie et la justice sociale au cœur de notre intervention, a contrario des fausses solutions et des nouveaux profits des  capitalistes.

Le capitalisme vert est une imposture!

Nous, les 99 %, devons être conscients que nous serons les premières victimes des consé- quences de l’impasse climatique: migrations forcées et massives, montée des eaux, déser- tification, infertilité des sols, pollution de l’air, etc. Ces menaces toucheront les classes populaires sur tous les continents et en premier lieu les populations des Sud.

A mille lieues des salons où se retrouvent les puissances capitalistes, les peuples s’organisent déjà pour défendre leurs droits et besoins. Ainsi, la Via Campesina lutte pour la souveraineté alimentaire et contre l’accaparement des terres. En Asie du Sud-Est, ce sont des femmes paysannes qui construisent collectivement des alternatives au mode de pro- duction capitaliste. A travers le monde, les luttes contre les grands projets inutiles mobilisent paysans et citadins. La zone à défendre de l’aéroport de NDDL ou les actions contre le TAV (TGV Lyon-Turin) en Italie sont des luttes exemplaires que nous soutenons.

Nous appelons nos délégations à s’engager via le réseau 99% stand for the Climate dans les mobilisations larges qui auront lieu partout dans le monde. Ce réseau nous permet- tra de mener à bien une campagne internationale (diffusion d’affiches, de tracts, utilisation des réseaux sociaux, etc.) à la hauteur des enjeux climatiques. Nous appelons toutes les organisations de la Quatrième Internationale à participer à la  mobilisation internationale de la jeunesse du 14 octobre et au week-end d’actions et de manifestations décentralisées qui aura lieu les 28 et 29 novembre.

Nous terminerons notre cycle de mobilisation par notre propre COP radicale et popu- laire: the Conference of Peoples. Du 11 au 13 décembre, cet espace permettra d’organiser les écosocialistes de manière autogérée. Nous contribuerons alors  à coordonner au som- met de la mobilisation la suite des luttes pour la Justice sociale et climatique. Enfin, seule une participation la plus massive possible à la grande manifestation internationale du 12 décembre permettra de mettre en avant notre alternative écosocialiste !

5 août 2015  Rencontres internationales des jeunes de la Quatrième Internationale

http://www.lcr-lagauche.org/99-stand-for-climate-our-planet-not-your-business/

Lire aussi sur le camp:

http://www.lcr-lagauche.org/eclatant-succes-des-32e-rencontres-internationales-des-jeunes-en-belgique/

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05 août 2015 ~ 0 Commentaire

répression de la gauche en turquie (lcr.be)

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Solidarité avec les militant.e.s kurdes et turcs.

Depuis le 05 juin 2015, et l’attentat qui a frappé les sympathisant.e.s du HDP assemblés à Diyarbakir, la gauche turque et le mouvement kurde subissent une série d’attaques meurtrières.

L’assassinat de 32 militant.e.s et sympathisant.e.s du  SGDF (Fédération des associa- tions de jeunes socialistes) a montré la détermination des forces les plus réactionnaires de la région a noyer le mouvement révolutionnaire turc et kurde dans le sang. Les jeunes de la quatrième internationale dénoncent le massacre de Suruç, la responsabilité de l’Etat turc, son instrumentalisation de l’Etat islamique.

Par la répression des manifestations, la rafle de centaines de militant.e.s, et les bombar- dements visant le PKK depuis le 24 juillet, Erdogan renoue avec les pires traditions dicta- toriales de l’Etat turc. De Gezi à Soma, de Kobané à Bursa, nous réaffirmons notre solidarité avec la lutte de classes populaires turques et kurdes et demandons :

  • La libération des prisonniers politiques
  • L’arrêt des bombardements visant le PKK
  • La levée de l’inscription du PKK à la liste des organisations terroristes
  • L’arrêt des rafles et des poursuites judiciaires contre les militant.e.s de gauche

Direnis devam ediyor (La  lutte continue)

5 août 2015 par Déclaration des Rencontres internationales des jeunes de la Quatrième Internationale

http://www.lcr-lagauche.org/repression-de-la-gauche-en-turquie-solidarite-avec-les-militant-e-s-kurdes-et-turcs/

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30 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

le cadtm est au festival esperanzah! (cadtm)

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La période estivale – synonyme de vacances, de soleil et de détente, est aussi l’occasion de participer à des événements culturels et de prendre le temps de s’intéresser aux sujets que l’on relègue au second plan le reste de l’année. Pour ce faire, l’équipe du CADTM est conviée à participer et animer le « Village des Possibles » au sein du Festival Esperanzah qui se déroulera à Floreffe du vendredi 31 juillet au 2 août.

Le « Village des Possibles », quésaco ??

C’est un espace où se réunissent de nombreuses ONG pour proposer leurs axes de réflexions et leurs alternatives afin de mettre en place une transition sociale et écologique.

Au sein du village, le CADTM disposera donc d’un stand et sera au plus proche de vous fidèles lecteurs, vous fidèles acteurs des alternatives à mettre en place dans notre société. Nous serons à votre disposition pour répondre à vos questions, vos réflexions ainsi que pour vous communiquer quelques-unes de nos publications les plus récentes et bien d’autres choses encore ! Ce sera aussi l’occasion pour l’équipe du CADTM, en plus du stand, de se rapprocher de vous et de tous les festivaliers par l’intermédiaire de deux animations que nous avons spécialement élaborées et adaptées à votre intention !

Les animations du CADTM La première animation sur le thème de l’Aide publique au Développement, intitulée «Une petite pièce pour le Sud sera pour nous l’opportunité d’entrer en contact avec les festivaliers et de les sensibiliser sur les mécanismes de l’APD, tout en les informant sur la réalité des transferts financiers Nord-Sud – Sud-Nord.

La seconde animation, intitulée « Pèse-ô-drome » sera sur le thème toujours plus d’ac- tualité de la dette publique grecque. Derrière l’étendue du dossier grec rendu particuliè- rement complexe par les bobards médiatiques récurrents, nous allons traiter de manière simple, ludique et interactive l’évolution de la dette publique grecque entre 2009-2010 (date d’entrée en vigueur des Memorandum of Understanding) et 2015. A travers notamment le rapport préliminaire de la Commission pour la vérité sur la dette grecque, nous vous invitons, vous et les festivaliers à choisir des mesures d’austérité pour voir quel(s) impact(s) cela a-t-il sur la dette publique grecque.

Le CADTM et son équipe sont impatients de pouvoir vous rencontrer lors de cette très belle initiative !

Lien : Village des Possibles

Floreffe / Namur – Belgique 29 juillet par CADTM Belgique

http://cadtm.org/Francais

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23 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

quand cazeneuve se fout royalement des dégâts du flashball (gdc)

flash

Est-il encore de gauche? 

Le défenseur des droits, Monsieur Toubon, qui ne fait après tout que son travail,  a demandé hier l’interdiction de cette arme dite «non létale» qu’est le flashball.  Non létale entre guille- mets, car un mort, à Marseille, en 2006,  est pourtant à déplorer.

Rien qu’entre 2004, date de son introduction en France par un certain Claude Guéant, qui en porte la lourde responsabilité, et 2013, on recensait déjà 26 personnes grièvement blessées, pour la plupart au visage. Certains y ont même perdu un œil.

Les dits « incidents » sont récurrents, comme en témoigne ce conséquent dossier de Mediapart sur le sujet. Dernièrement, ce qui a fait réagir le défenseur des droits, c’est le cas de ce jeune de 14 ans blessé par un tir de flashball au niveau des testicules par la police, dans la nuit du 13 au 14 juillet, à Argenteuil (Val-ad’Oise).

L’IGPN a d’ailleurs aussitôt été saisie par le parquet compétent, celui de Pontoise. Même cette dernière, usuellement qualifiée de police des polices, s’est déclarée défavorable à l’utilisation du flashball lors de la présentation de  son rapport d’activité pour l’année 2014, le jeudi 21 mai.

Pourtant, contre toute attente démocratique, et malgré des faits têtus, celui qui n’a jamais su prendre ses responsabilités dans le meurtre de Rémi Fraysse s’obstine à consi- dérer que le flashball est un mal nécessaire, alors que ce dernier, au tir particulièrement imprécis, à déjà causé tant de séquelles irréversibles, touché tant de victimes innocentes, qui n’avaient pour seul tort que de participer à une manifestation pourtant autorisée…

Monsieur Cazeneuve à juste consenti à répondre par le biais d’un obscur porte-parole du ministère de l’intérieur, Pierre-Henry Brandet, en un sabir assez significatif de ces gens là, qu’un moratoire sur l’utilisation du flashball serait contre-productif…

Voilà voilà…Et l’on voudrait que je sois confiant en l’esprit de responsabilité de nos dirigeants alors qu’ils ne voient aucun inconvénient à ce que nos enfants soient mutilés par leurs bons soins ? C’est quoi, ce monde dit civilisé qu’on nous sert ici? De gauche, vraiment ?

22 juillet 2015

http://gauchedecombat.net/2015/07/22/quand-cazeneuve-se-fout-royalement-des-degats-du-flashball-est-il-encore-de-gauche/

Lire aussi:

http://npa29.unblog.fr/2015/03/20/passe-darmes-matinale-a-lassemblee-entre-deputes-et-blesses-du-flashball-rue-89/

http://www.npa2009.org/actualite/flashball-protegeons-nous-desarmons-la-police

http://www.revolutionpermanente.fr/Moratoire-et-interdiction-du-Flash-ball-Mais-qu-en-pensent-les-socialistes

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