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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

L’indignation, patrimoine de l’humanité. Maintenant, le Brésil. (Esther Vivas)

 

L’indignation, patrimoine de l’humanité. Maintenant, le Brésil. (Esther Vivas) dans Altermondialisme 130621065939-06-brazil-0621-horizontal-gallery

Inattendue, intempestive et non planifiée, ainsi se présente l’indignation. On l’a vu en Tunisie, en Egypte, en Islande, dans l’Etat espagnol et plus récemment en Turquie. Et aujourd’hui au Brésil. La vague de l’indignation atteint ainsi deux pays géopolitiquement clés. Si, il y a quelques semaines, le Printemps turc surprenait les Turcs eux-mêmes et à l’étranger, aujourd’hui l’histoire se répète avec l’explosion sociale brésilienne.

Le cycle de protestations inauguré par les révoltes dans le monde arabe est toujours ouvert. Et en dépit du fait que tous ces processus de changement, de mécontentement de ceux d’en bas, partagent des éléments communs, ils ne sont pas strictement le décalque des uns et des autres. Chacun d’entre eux répond à ses propres particularités, contextes, expériences et écrivent ainsi leur propre histoire. Cependant, la dynamique de contamination mutuelle est indubitable, d’autant plus dans un monde globalisé, fortement connecté et avec le rôle clé et amplificateur des réseaux sociaux et des médias.

L’indignation qui s’exprime ces jours ci au Brésil signifie son entrée dans le continent latino-américain, qui constituait récemment la référence à l’échelle mondiale en termes de luttes sociales contre le néolibéralisme et l’impérialisme. Les protestations massives des étudiants au Chili en 2011 signalaient déjà le ras-le-bol de la jeunesse vis-à-vis d’une caste politique soumise aux intérêts des marchés. La protestation brésilienne actuelle, avec toutes ses particularités, reproduit et à réinvente à la fois des discours, des instruments 2.0, des acteurs du cycle de protestation indigné global.

Les jeunes des grandes villes, oubliés des politiques des hautes sphères, sont une fois de plus ceux qui impulsent la lutte. Majoritairement non organisés, la plupart d’entre eux expriment pour la première fois leur mécontentement dans la rue, en occupant l’espace public et en faisant entendre leurs voix. Ce qui a commencé comme une protestation contre l’augmentation abusive des tarifs du transport public, dans l’un des pays où ils sont déjà élevés en comparaison au pouvoir d’achat des couches populaires, s’est développé en une mobilisation citoyenne sans précédent, la plus importante dans l’histoire récente du pays.

La corruption, l’inégalité, la mauvaise qualité des services publics, les grands événements « tape à l’œil » et les infrastructures pharaoniques qui vident les caisses de l’Etat constituent seulement une partie des causes. Car c’est aussi le dégoût vis-à-vis d’une caste politique qui renforce ses pratiques de corruption et qui fait la sourde oreille aux revendications sociales, qui s’allie à des banquiers et des technocrates accros à l’usure et au vol et aux conservateurs religieux qui veulent dicter des lois pour « soigner les homosexuels », dans une croisade contre les libertés sexuelles et reproductives. C’est aussi le dégoût des latifundistes assassins des peuples indigènes et des écologistes. Un mécontentement latent contre tout cela qui, finalement, explose. Face à une telle mobilisation sociale, les autorités de dizaines de villes, parmi elles Río de Janeiro et São Paulo, ont annulé l’augmentation des tarifs. Mais cette réaction officielle arrive trop tard. Comme avant à Sidi Bouzid (Tunisie) ou à Taksim (Turquie), la mèche a déjà pris feu. Ce qui a commencé comme une expression de rage face à une injustice s’est entrelacé à un malaise beaucoup plus profond. Et la peur a commencé à changer de camp. La démonstration est faite que l’indignation est un patrimoine de l’humanité. Aujourd’hui, c’est au tour du Brésil. A qui le tour ?

Esther Vivas Mercredi 26 juin 2013 http://npa2009.org/node/37891

*Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://esthervivas.com/portugues/

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le business du gaz lacrymogène : une arme chimique (Avanti.be)

Le business du gaz lacrymogène : une arme chimique (Avanti.be) dans Altermondialisme 818958_protesters-run-from-tear-gas-fired-by-riot-police-in-a-side-street-near-tahrir-square-in-cairo

L’attaque du Parc Gezi à Istanbul et la répression à Rio de Janeiro ont une chose en commun avec la plupart des manifestations de cette année 2013 – bien que leurs causes soient très distinctes ; du viol d’une femme dans le cas de l’Inde aux revendications étudiantes au Chili, en passant par les luttes sociales au Mexique ou contre l’austérité en Europe. Cette chose, c’est le gaz lacrymogène.

Dans le budget de l’Etat espagnol, l’une des rares exceptions aux coupes a été l’achat de matériel antiémeute. Tandis que les dépenses en santé, éducation et sécurité sociale sont réduites, celles en matériel antiémeute ont explosé, passant de 173.000 à 3 millions d’euros en 2013. Au Moyen Orient, le « printemps arabe » est une manne d’or pour l’industrie de sécurité : l’année dernière, le marché de la sécurité dans ces pays à représenté 6 milliards d’euros, soit une augmentation de 18%. Ce marché de la sécurité est caractérisé par les paradoxes et les doubles discours. Au moment où les Etats-Unis approuvent la livraison d’armes aux rebelles en Syrie parce que le régime a utilisé des armes chimiques, personne ne rappelle que le gaz lacrymogène est considéré comme une arme chimique par l’ONU et que ce sont les entreprises étatsuniennes qui dominent ce marché, avec une concurrence croissantes de firmes chinoises et brésiliennes – comme Condor Non-Lethal Technologies. Le Département d’Etat défend ouvertement son utilisation en disant qu’il s’agit d’une arme « non létale » qui « sauve les vies et protège la propriété ». Nous avons interviewé sur cette question Anna Feigenbaum, qui mène des recherches sur l’histoire politique du gaz lacrymogène à l’Université de Bournemouth, au Royaume-Uni.

L’histoire du gaz lacrymogène semble avoir été réécrite ces dernières années. Est-ce une arme chimique ou pas ? Une arme létale ou non-létale ?

Anna Feigenbaum : Dans les protocoles de guerre de l’ONU, il est considéré comme une arme chimique. A la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs pays, et tout particulièrement les Etats-Unis, ont tout fait pour maintenir leur production d’armes chimiques en temps de paix. Les Etats-Unis ont lancé une stratégie de marketing spécifique avec la police et la Garde Nationale, allant jusqu’à organiser des exhibitions spéciales à la Maison Blanche pour démontrer l’utilité du gaz lacrymogène. On a ainsi créé une demande pour le produit. Du côté de l’offre, c’est-à-dire de la production, l’industrie du gaz lacrymogène a modernisé le complexe militaro-industriel qui s’était développé au début du XXe siècle, en huilant la coopération entre les chimistes universitaires, les militaires, la bureaucratie d’Etat et les firmes privées.

Mais aujourd’hui, le produit n’est plus présenté de la même façon ; on ne parle plus « d’arme chimique », comme lors de la Première Guerre mondiale, on parle d’une arme « non létale ».

Ce glissement de sens s’est produit depuis le début. D’une part, on présentait le gaz lacrymogène comme une arme multi-usages, pour attaquer et se défendre, bien que sa principale application fut de briser des grèves. En même temps, on soulignait qu’il n’était pas toxique et qu’il ne produisait aucun dommage durable. Ce fut le fruit d’une grande opération de relations publiques qui fut mise à nu par une enquête en 1939.

A quel moment l’utilisation du gaz lacrymogène s’est-il généralisé pour ce qu’on appelle le « contrôle des foules » ?

C’est dans les années 1930 qu’on commence à l’exporter vers les colonies et les pays de la périphérie. Les Etats-Unis l’ont utilisé aux Philippines et à Panama et le gouvernement britannique en Inde. Ce fut le cas également au Moyen Orient à cette époque, bien que sur ce point les historiens ne sont pas d’accord entre eux.

Dans les années 1960, le gaz lacrymogène faisait partie du paysage habituel des manifestations en Amérique latine…

C’est l’une des choses les plus dangereuses qui se soient produites, parce qu’on a « naturalisé » l’utilisation du gaz lacrymogène alors qu’en réalité il s’agit d’un poison qui, d’un point de vue médial, occasionne une série de dommages bien établis et bien plus sérieux qu’on ne l’admet au niveau officiel, tout particulièrement pour les gens qui ont des problèmes respiratoires ou qui souffrent d’épilepsie, ou pour les personnes âgées. Et il est également très dangereux au niveau politique parce qu’on naturalise un type de réponse répressive à l’encontre du droit à la libre expression et réunion.

L’argument de l’industrie et des gouvernements est qu’il est préférable aux armes à feu pour le contrôle des manifestations et des troubles. Il est classé dans les moyens « non létaux » et le Département d’Etat US affirme qu’il « sauve des vies »…

En Turquie, en Egypte, au Bahreïn ou ailleurs, le gaz lacrymogène est en train d’être utilisé comme une arme, c’est-à-dire qu’on l’utilise dans des lieux fermés et parfois comme munition à tir tendu. L’idée qu’il serait meilleur qu’un autre type d’armes, comme les armes à feu, pose deux problèmes élémentaires. Premièrement, du point de vue des droits civils, on pose comme seule alternative les armes à feu ou le gaz lacrymogène au lieu de se centrer sur la possibilité de la médiation, du dialogue et de la résolution des problèmes qui motivent les protestations. L’option devient alors : ou bien on mitraille les gens, ou bien on les empoisonne avec du gaz lacrymogène. Le second problème est que le gaz lacrymogène s’utilise normalement ensemble avec d’autres formes de contrôle des masses, comme les canons à eau ou les balles en caoutchouc. Cela démontre bien son origine militaire. Lors de la Première Guerre mondiale, le gaz lacrymogène fut conçu dans le cadre d’une tactique d’attaque car il obligeait les soldats à sortir de leurs tranchées et à s’exposer aux autres armes plus létales. La même chose se reproduit dans les manifestations. L’utilisation du gaz lacrymogène créé un chaos, empêche les gens de se mettre à l’abri et les expose à d’autres formes d’attaque.

Vous avez une carte de l’utilisation mondiale du gaz lacrymogène en 2013. Il est notable que dans l’Europe de l’austérité il y a plusieurs pays qui l’ont utilisé, de l’Allemagne à la Belgique, en passant par l’Espagne et la Grèce.

Il y a eu une augmentation des protestations depuis l’éclatement de la crise financière de 2008, et plus encore depuis le début des mesures d’austérité. Parallèlement à cela, nous avons vu que la réponse des autorités à ces protestations est sans cesse plus violente, avec une utilisation accrue du gaz lacrymogène, de balles de caoutchouc et du reste de l’arsenal antiémeute. Nous assistons également à un nouveau glissement sémantique, avec l’importance croissante prise par l’industrie antiterroriste depuis 2001. Il y a eu ces dernières années une convergence entre l’industrie antiterroriste et les méthodes pour mâter les protestations. Récemment, un spécialiste israélien en politiques de maintien de l’ordre m’a commenté qu’on utilisait contre les manifestants israéliens la technologie et le type d’entraînement des forces qui sont utilisées pour des cas de terrorisme. C’est l’utilisation de tactiques militaires pour l’entraînement de la police. Et cela fait également partie de la naturalisation des méthodes de répression. Anna Feigenbaum, Marcelo Justo

Source :
http://brecha.com.uy/index.php/mundo/2024-el-negocio-del-gas-lacrimogeno
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://www.avanti4.be/analyses/article/le-business-du-gaz-lacrymogene-une-arme

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20 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brésil. Le 17 juin 2013 est déjà entré dans l’histoire (Al’e)

Brésil. Le 17 juin 2013 est déjà entré dans l’histoire (Al'e) dans International 3432418_3_7a85_manifestation-de-soutiens-aux-bresiliens-a50fd6e79f77ee59ed100c72a56f6faed

Déclaration du PSTU (Parti socialiste des travailleurs unifié)

100 mille personnes à Rio de Janeiro, 66 mille à São Paulo, 50 mille à Belo Horizonte [Etat de Minas Gerais], 20 mille à Porto Alegre [Rio Grande do Sul], 15 mille à Belém [Pará], 10 mille à Curitiba [Paraná], 10 mille à Brasilia et plusieurs autres dizaines de milliers dans le pays et à l’étranger. En tout, douze capitales d’Etats de la Fédération ont participé à des manifestations et beaucoup d’autres villes ont fait de même. La population de certaines d’entre elles a marché jusqu’aux palais des gouvernements [des Etats] et du Congrès national, essayant ainsi de «s’emparer des bastilles» du pouvoir corrompu de la bourgeoisie brésilienne [Parti des travailleurs, y compris]

Le 17 juin 2013 est déjà entré dans l’histoire. On n’avait pas vu au Brésil de manifestation de cette dimension depuis 21 ans, c’est-à-dire depuis les grandes manifestations pour chasser Collor de Melo du pouvoir [impeachment de Fernando Collor de Mello en décembre 1992, déchu de ses droits civiques pour 8 ans ; il sera néanmoins à nouveau élu gouverneur de l’Etat d’Alagoas avec le Parti rénovateur travailliste brésilien]. Mais pourquoi le Brésil est-il descendu dans les rues ce lundi 17? Sans aucun doute, l’augmentation du prix des billets des transports publics à São Paulo, introduite par Fernando Haddad [du PT maire de São Paulo] et par Geraldo Alckmin [du PSDB – Parti de la social-démocratie brésilienne, gouverneur de l’Etat de São Paulo], en plus de la brutale répression du 13 juin, a été l’étincelle qui a mis le feu aux manifestations. Cependant, les manifestations expriment un mécontentement plus profond, qui va des premiers signes de la décélération de l’économie – avec la reprise de l’inflation qui est sans doute l’élément le plus fortement ressenti – jusqu’à la révolte de la population contre l’abandon et la passivité des services publics face au vol de sommes astronomiques que constituent les travaux gigantesques autour de la Coupe du Monde. Sur toutes ces questions, la faute va au gouvernement Dilma Rousseff, du PT.

La décélération de l’économie, qui se manifeste entre autres par l’inflation, a miné la sensation de «bien-être» provoquée par la stabilité économique et l’augmentation de la consommation à travers le crédit. L’inflation érode le pouvoir d’achat des salaires déjà très bas. En plus de cela, les salaires se voient de plus en plus rabotés par les dettes croissantes qu’ont accumulées les familles. De son côté, le gouvernement Dilma répond en jetant à la poubelle son supposé «développementisme» (qui en vérité n’a jamais été rien d’autre que le vieux néolibéralisme, associé à des politiques sociales compensatoires) pour appliquer les bonnes vieilles recettes social-démocrates qui exaltent les vertus du superavit primaire [solde budgétaire positif avant le paiement des intérêts de la dette], les taux d’intérêt élevés et les taux de changes fluctuants. En d’autres termes, cela signifie plus de coupes dans les budgets de la santé et de l’éducation. Cela signifie plus de baisses salariales et d’endettement. Ce sont là des éléments d’instabilité, mais cela ne signifie pas pour autant que le pays soit au bord d’une récession. Cela signifie qu’il existe des points de vue différents sur l’économie. Il n’y a plus l’«océan de roses» auquel le gouvernement voulait nous faire croire. L’une des expressions de ce processus, c’est la chute de la cote de popularité de Dilma qui est tombée de 8% durant l’ouverture de la Coupe des Confédérations à Brasilia [une Coupe qui s’organise une année avant le Mondial de foot].

Il y a de l’argent pour la Coupe, mais il n’y en a pas pour la santé, l’éducation… Les gouvernements de droite ont privatisé la santé et ont abandonné les hôpitaux publics. Les gouvernements «pétistes» [du PT] on fait la même chose. La majorité de la population (70%) souffre pour obtenir des consultations et passer des examens à cause du SUS [Système unique de santé]. L’autre partie de la population est l’otage des ordres et des contre-ordres de plans de santé privés. L’éducation du pays se trouve en lambeaux. La bourgeoisie condamne des millions d’enfants et de jeunes à ne pas avoir accès à l’éducation. Dans les classements internationaux, le Brésil est au 88e rang sur 126, derrière le Honduras, l’Equateur et la Bolivie. Le salaire des professeurs est une honte, et quand ceux-ci se mobilisent, c’est par la répression que les gouvernements leur répondent. Toute cette situation contraste avec les milliards accordés aux entreprises dans le cadre des négociations que les stades ont entreprises avec eux pour la Coupe. Pour les douze stades, les dépenses dépassent aujourd’hui les 10 milliards de réais. Le pire de tout, c’est que le gouvernement Dilma va faire avec les stades ce qu’il a déjà fait avec le pétrole: il va privatiser le tout pour des clopinettes, comme il l’a d’ailleurs déjà fait avec le Maracanã [stade de football de Rio l’un des plus grands du monde].

C’est une coupe corrompue qui a aussi été marquée par les lâches expulsions d’habitants pauvres en fonction de travaux d’infra- structure. Selon le Comité populaire de la Coupe du monde 2014, ce n’est pas moins de 250’000 personnes qui vont être chassées de leurs maisons. Une Coupe qui a mis la souveraineté du pays dans les mains de la FIFA [Fédération Internationale de Football Association, dirigé par Sepp Blatter. De Viège dans le Haut-Valais suisse; un charmeur de journalistes, un retors qui manie les demi-vérités en syntonie parfaite avec l’ambiance nauséabonde du siège «clean» de la FIFA à Zurich] et entreprises qui la sponsorisent. L’absurde a été poussé jusqu’à l’approbation d’une loi – la Loi générale de la Coupe – qui supprime la législation du pays et impose même la censure. C’est cette que la Troupe de choc a invoquée pour réprimer la manifestation de Belo Horizonte qui indiquait au mineiros:«Ici on n’entre qu’avec l’autorisation de la FIFA», selon la formule d’un colonel de la Police militaire. Qui ne se souvient de la fameuse phrase de Jerôme Valcke, de la FIFA [manager français, secrétaire général de la FIFA à Zurich-Suisse], qui en est venu à dire qu’il faudrait «donner un coup de pied au cul» du Brésil pour rendre plus efficace ladite loi ? Les manifestations du 17 juin ont été la réponse. C’est le coup de pied que le peuple brésilien a donné dans le cul de la FIFA.

Tarif zéro, tout de suite ! Le PT et le PSDB sont totalement otages de la mafia des compagnies de bus. Leurs campagnes électorales sont financées par ces entreprises. Selon des chiffres de la préfecture elle-même, publiés sur la page internet de la revue Exame, la ville de São Paulo, devra dépenser en 2013 près de 1,25 milliards de reais pour subventionner des entreprises de bus privées [l’ex-patron de la FIFA de 1974 à 1988, sous la dictature militaire, le Brésilien Joao Avelange, était propriétaire d’une gigantesque compagnie de bus]. L’augmentation du billet de 3,20 reais a été une rétribution pour cette mafia. Le PSTU défend la suppression de cette augmentation, tout de suite! Nous défendons aussi le Tarif zéro, tout de suite. Ce n’est pas une utopie, comme la bourgeoisie voudrait nous le faire croire. Dans les temps anciens du PT, à l’époque de l’administration à Sao Paulo de Luiza Erundina (maire de cette ville 1989-1992), un projet de Tarif zéro avait été discuté, projet qui aurait été financé par l’augmentation progressive des impôts des plus riches.

La répression augmente dans tout le pays Il existe une offensive visible de la part de la bourgeoisie et des gouvernements contre le droit de manifester et deprotester. Le gouvernement Dilma et les gouvernements fédéraux répriment des grèves de travailleurs (comme celle des ouvriers de Belo Monte), des manifestations indigènes (les Indiens de l’ethnie terena par exemple, dans le Mato Grosso du sud) et maintenant tout type de manifestation contre les coûts de la Coupe et contre l’augmentation du prix des transports. Comme cela a été fait en Afrique du sud, où a eu lieu la Coupe précédente, le gouvernement Dilma tente d’imposer un recul des droits fondamentaux de la population.

Dilma, ça n’ira pas comme ça! Le peuple va continuer à descendre dans la rue! Le peuple va continuer à être dans la rue. De nouvelles manifestations sont déjà fixées dans tout le pays. Le PSTU participera à chacune d’entre elles avec les revendications suivantes:

• Annulation des augmentations du coût des transports publics.
• A bas la répression! Défense du droit à la mobilisation! Sanctions contre ceux qui ordonnent la répression !
• Unifier les luttes en une journée nationale contre l’augmentation du prix des transports et contre la répression!
• Pour des transports publics gratuits! Etatisation des transports!
• Pour la démilitarisation de la Police militaire! En finir avec la troupe de choc!
• Dilma, gèle les prix des aliments et des transports!
• Dilma, reviens sur les privatisations des stades tels que le Maracanã !
• Pour la suspension du bradage du pétrole! La Petrobrás, une entreprise d’Etat à 100%!
• 10% du PIB pour l’éducation!
• 2% du PIB pour les transports !

(18 juin 2013) Traduction A l’Encontre Publié par Alencontre le 19 – juin – 2013

http://alencontre.org/ameriques/amelat/bresil/bresil-le-17-juin-2013-est-deja-entre-dans-lhistoire.html

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20 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brésil, des manifestations pour « pouvoir vivre en ville » (CI)

Brésil, des manifestations pour

Les manifestations contre la hausse du prix des transports et le gaspillage de l’argent public dans les événements sportifs se sont multipliées dans tout le pays.
En cause : la transformation des villes imposée par les autorités. L’histoire se répète. En avril dernier, à Porto Alegre, les protestations contre la hausse du prix du billet de bus avaient été immédiatement disqualifiées par la presse dite de référence, qui gonflait les épisodes de vandalisme en ignorant les raisons des manifestants [37 millions de Brésiliens ne prennent pas les transports faute de moyens].  Sauf que les rassemblements attiraient toujours plus de mon- de, malgré le durcissement de la répression. Puis cette presse a dû se résoudre à tenter de comprendre pourquoi les jeunes manifestaient.

A São Paulo, le jeudi 13 juin, nous étions encore dans la phase où la presse dite de référence montre qu’elle est incapable de voir ce qui est sous son nez. La police militaire provoque le chaos, arrête des gens pour port de vinaigre, agresse des journalistes et tire des balles de caoutchouc. Ils urinent sur les gens, et la presse nous dit que c’est de la pluie.  A Porto Alegre, la justice a fini par décider la suspension de la hausse et la mairie s’y est pliée. A São Paulo, la même chose peut se produire, mais cela n’a plus guère d’importance. Le coût élevé [selon l’Insee brésilien, le transport est le troisième poste de dépense des familles] et la mauvaise qualité des transports publics dans les grandes villes sont devenus un simple détail.

Les manifestations, qui ont débuté sur cette question spécifique, ont comme toile de fond un processus qui transforme les villes en un lieu toujours plus hostile aux personnes. Gentryfication, élitisation, hygiénisation, peu importe le nom qu’on lui donne : les villes sont en train de devenir un endroit où circulent des véhicules, où les affaires immobilières prospèrent, dont les pauvres sont chassés et où tout le reste est interdit. Les gens suffoquent et réagissent en allant de plus en plus dans la rue – la plus grande tribune du Brésil. Et tout cela est lié à la Coupe du monde 2014 et à la Coupe des confédérations [disputée du 15 au 30 juin et déjà perturbée par plusieurs manifestations].

L’organisation brésilienne de ces méga-événements sportifs n’est rien de moins qu’un catalyseur de ce processus d’exclusion violente des grandes villes. Cela sert de prétexte au nettoyage social et à la mise en place de diverses mesures autoritaires. La tentative d’interdire l’acarajé [beignets de crevettes typiques de la région de Bahia] et les festas juninas [les fêtes de la Saint-Jean, sous la pression de la Fifa] était une broutille. Il y a des choses beaucoup plus graves qui avancent à grands pas dans les sphères du pouvoir.  D’ici le mois d’août, un projet de loi doit être voté qui peut qualifier de terroristes des actions entreprises par des mouvements sociaux. Un autre texte actuellement au Sénat prévoit de répertorier de nouveaux délits pendant la durée du Mondial 2014, avec notamment des “limitations à l’exercice du droit de grève”. La justice de l’Etat du Minas Gerais a déjà interdit à deux syndicats de manifester durant la Coupe des confédérations. Tout cela pour que le pays soit prêt à recevoir la “Coupe de tout le monde”.

Ceux qui continuent à penser que les manifestants des grandes villes brésiliennes sont des vandales ou qu’ils protestent seulement contre l’augmentation du prix des transports ont vraiment des œillères. Ils protestent contre tout ce qui est en train de se passer – contre l’augmentation, contre les expulsions, contre l’abattage des arbres. Les gens manifestent, fondamentalement, pour le droit de vivre en ville.  Toute ressemblance avec ce qui se passe dans d’autres parties du monde n’est pas pure coïncidence. L’indignation, surtout celle de la jeunesse, augmente avec la faillite de la politique traditionnelle, devenue un auxiliaire des intérêts privés et incapable de répondre aux problèmes de la population. Un air de printemps souffle au Brésil. Et, soyez-en sûrs, d’ici à la Coupe du monde, il soufflera encore plus fort.

Daniel Cassol Publié le 14 juin Brasil de fato |

http://www.courrierinternational.com/article/2013/06/19/des-manifestations-pour-pouvoir-vivre-en-ville

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19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brésil : La révolte populaire est légitime ! ( PSOL)

Brésil : La révolte populaire est légitime ! ( PSOL) dans International manifestacao-preco-passagens-sp-20130607-31-size-598

Depuis une semaine, le Brésil est secoué par un mouvement social d’« indignés » qui ne cesse de s’élargir contre la hausse des tarifs des transports publics décidée dans plus d’une vingtaine de villes du pays. Mais, comme avec le Parc Gezi en Turquie, ce n’est que la pointe de l’iceberg et le détonateur d’un malaise et d’un mécontentement social beaucoup plus profond. Et comme en Turquie ou ailleurs, la répression policière brutale n’a fait que stimuler le mouvement au lieu de l’intimider. Initiées par un mouvement appelé « Movimiento Pase Libre » (une organisation étudiante qui revendique la gratuité du transport public), les manifestations jouissent d’un large soutien dans l’opinion et le mouvement prend de plus en plus un caractère de masse, avec des manifestations d’une ampleur jamais vue au Brésil depuis 15 ans. Ainsi, ce lundi, 100.000 personnes ont manifesté à Río de Janeiro, 65.000 à Sao Paulo, et plusieurs dizaines de milliers d’autres à Brasilia, Belo Horizonte, Porto Alegre, Salvador, Belén, Vitoria et Curitiba, entre autres grandes capitales régionales. A Brasilia, les protestations se concentrent surtout contre les dépenses pharaoniques de prestige engagées par les autorités pour organiser des événements sportifs internationaux. Le gouvernement dépense des milliards en stades de football alors que les secteurs publics des transports, de l’éducation et de la santé sont en difficulté. Les « indignés » brésiliens exigent donc principalement pour le moment l’amé-lioration des services publics et de plus grands investissement dans ces secteurs, ainsi que la lutte contre la corruption et le gaspillage des ressources publiques. Nous reproduisons ci-dessous une déclaration du PSOL, organisation anticapitaliste brésilienne issue d’une scission du PT (Parti des Travailleurs, au pouvoir). (Avanti4.be)

Le PSOL (Parti du Socialisme et de la Liberté) exprime son soutien le plus total aux mobilisations qui ont lieu dans tout le Brésil contre l’augmentation des prix des transports publics et dénonce avec force la violence policière qui tente de réprimer le droit légitime d’organisation et d’expression.

L’augmentation de l’intensité des protestations – qui touchent les villes de Porto Alegre, Natal, Maceió, Goiania, Río de Janeiro et São Paulo – a brisé le black-out médiatique des grands médias et elles sont devenues un thème central de l’actualité. Les autorités qui « frappent et emprisonnent » ne comprennent pas que la révolte est provoquée par le ras-le-bol de passer six heures par jour dans des transports publics de mauvaise qualité et qui engloutissent un tiers du salaire ; là est la raison principale du soutien populaire aux manifestations. La contestation, qui a été initiée par les jeunes, n’est que la pointe de l’iceberg d’une grande insatisfaction collective. Répondre avec intransigeance, violence et brutalité policière c’est jeter de l’huile sur le feu. Alckmin (gouverneur du PSDB – social-démocrate – dans l’Etat de São Paulo), Haddad (maire du Parti des Travailleurs de la ville de São Paulo), Paes (maire du PMDB – centre-droit – dans la ville de Rio de Janeiro) et Cabral (gouverneur dans l’Etat de Rio de Janeiro) doivent assumer leurs responsabilités dans cette répression répugnante et absurde ainsi que leur inaction. En outre, il ne revient pas au ministre de la justice, Cardozo, de contribuer à stimuler l’agressivité de la Police Fédérale dans la répression des mouvements.

L’augmentation de la violence provoquée par la Police Militaire, surtout lors des récentes protestations dans l’Etat de São Paulo, démontrent que la politique totalitaire des gouvernements locaux et de l’Etat fédéral ne supporte pas la critique et la contestation. Cela les pousse à criminaliser les mouvements sociaux, ce qui est inacceptable dans une société qui se dit démocratique. Nous exigeons la libération immédiate de toutes les personnes emprisonnées. En outre, condamner les activistes à payer des amendes élevées et avec des plaintes pour « conspiration » est inadmissible.

En accusant la totalité de ce mouvement large et légitime de vandalisme, les gouvernements sans scrupules et l’élite brésilienne tentent de manipuler l’opinion publique. Mais leur tentative est vouée à l’échec comme le montre clairement les résultats des sondages qui démontrent un énorme soutien populaire envers les manifestations et le rejet de la coercition et de la violence policière. Il convient de signaler que, récemment, les coûts des transports ont été exemptés d’impôts. Il est absurde de constater que les patrons des entreprises publiques annulent cet avantage fiscal en réajustant les prix à la hausse, avec le consentement des maires et des gouverneurs. Cette collusion entre les entreprises et les gouvernants n’est pas étonnante puisque ces entreprises ont subventionné les campagnes électorales de ceux qui, aujourd’hui, leur « renvoient l’ascenseur » de cette manière.

Dans les villes gouvernées par le PSOL – Macapá et Itaocara –, il n’y a pas eu d’augmentation des tarifs des autobus, par décision politique des maires. Notre logique de gouvernement est d’être au service des travailleurs et de la jeunesse et non des patrons qui transforment le droit au transport public en un vulgaire business. Nous pensons qu’il est possible, avec un budget équilibré et la volonté politique nécessaire, d’avancer des mesures telles que la gratuité pour les étudiants et même la gratuité pour tous. La défense de ces propositions n’a donc rien d’irréaliste ou d’absurde car elle garantit le droit constitutionnel des citoyens à la mobilité. Le PSOL défend le droit à la protestation, le droit au transport public de qualité et dénonce la violence policière. Les mouvements à Goiânia et Porto Alegre ont obtenu des victoires avec la réduction des prix du transport. Il faut poursuivre dans cette voie et arracher d’autres victoires. Et ce n’est qu’en luttant que nous pourrons vaincre.

Brasilia/ Brésil, 14 juin 2013. Source :
http://psol50.org.br/site/noticias/2060/psol-emite-nota-em-apoio-as-manifestacoes-contra-o-aumento-de-passagens-e-repudia-repressao-da-policia Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

 

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11 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pour Clément : La rage au cœur, ne jamais oublier, ne jamais pardonner (Sud-ScPo)

Pour Clément : La rage au cœur, ne jamais oublier, ne jamais pardonner (Sud-ScPo) dans Antifascisme bete-gevaudan-090912

Mercredi 5 juin. Peu de jours ont passé et pourtant ils nous semblent une éternité :

depuis la mort de Clément, nous sommes pris-es dans une effervescence qu’il est dur de maîtriser. Rien, sans doute, peut-être pas même les années et l’expérience que nous n’avons pas, ne peut préparer quiconque à enterrer un ami et camarade. Si le temps de recueillement et de deuil dont nous avons besoin ne nous est pas accordé, c’est que le meurtre de Clément est un meurtre politique. En tant que tel, il appelle une réponse politique. Ce monde ne s’arrête pas par égard pour nos larmes ; par respect pour Clément, pour ses luttes, nous ne pouvons pas baisser les bras, aujourd’hui moins que jamais. Il nous faut relever la tête, transformer notre douleur en colère, et notre rage, en force. Ce sont tout à la fois cette irrépressible douleur, cette irrépressible colère, rage, et force, qui habitent ces lignes par lesquelles nous voulons restituer à la mort de Clément le sens qu’il aurait voulu qu’on lui donne : un sens politique.

Dimanche 2 juin, trois jours avant l’assassinat de Clément, la Ligue de défense juive (LDJ), milice ultra-nationaliste pro-Israël, considérée comme une organisation terroriste et interdite sur les sols étasunien et israélien mais tolérée en France, a revendiqué l’attaque d’un jeune homme prénommé Mounir et de l’avoir plongé dans le coma. Mardi 4 juin, un couple de femmes est violemment agressé après un rassemblement de « veilleurs » anti-mariage : l’une d’elles, transportée en urgence à l’hôpital, reçoit 90 jours d’ITT. Jeudi 6 juin, Rabia, jeune femme portant le foulard, est violemment agressée par « deux individus au crâne rasé », portant des bombers et appartenant très vraisemblablement à l’extrême-droite. Alors qu’elle cherche à porter plainte, la police lui conseille de rentrer chez elle et de ne pas « ébruiter  l’affaire ». Le même jour, alors que nous occupons les rues de Paris et d’ailleurs en hommage à Clément et à son combat antifasciste et que M. Valls gesticule dans tous les sens en parlant de dissoudre les JNR, une des plus grosse rafles de sans-papier-e-s des dernières années a lieu à Paris. Le 7 juin, nous apprenons la relaxe requise par le parquet pour le policier responsable de la mort de Moushin et Lakhamy à Villiers-le-Bel en 2007.

La liste est encore longue.

Clément n’a pas été assassiné seulement par une bande de fascistes. Il n’a pas été assassiné seulement par l’extrême-droite reconnue comme telle. Clément est plus largement la victime de la montée à grande vitesse des idées les plus nauséabondes et de leur banalisation, en France et ailleurs en Europe. Clément a aussi été tué par le racisme – et en particulier l’islamophobie –, la xénophobie, l’homophobie d’Etat. Nous avons vu l’homophobie défiler dans nos rues sans complexe pendant des mois. Cela fait des années que l’islamophobie occupe l’espace politique et médiatique, accompagnée de son lot de menaces, de vexations, d’agressions – de plus en plus violentes. La « bête immonde » ne naît pas seule. La confiance dont fait preuve l’extrême-droite est permise par et se nourrit des discours et des pratiques racistes, xénophobes, homophobes, provenant des institutions de pouvoir.

Clément était un homme, hétérosexuel, cisgenre, blanc, étudiant à Sciences Po. Il a été tué parce qu’il était militant antifasciste, libertaire. Il a été tué comme pourraient l’être les lesbiennes, bi-e-s, gays, trans’, qui auraient le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Il a été tué comme pourraient l’être les non-blanc-he-s, les immigré-e-s, indigènes, musulman-e-s, qui sont l’objet du racisme le plus décomplexé. Sa mort émeut l’opinion comme rarement la mort des victimes non-blanc-he-s des crimes policiers, des ratonnades et autres assassinats racistes ont ému l’opinion. Malgré le poids de la douleur, nous ne pouvons pas l’ignorer. Cela n’enlève rien à notre peine, et, si c’est encore possible, cela accroît notre rage et notre détermination à lutter. Clément était antifasciste : il se battait pour la défense d’une égalité radicale des droits, et aux côtés de tou-te-s celles et ceux que l’extrême-droite considère comme des ennemi-e-s à abattre – les minorités sexuelles et les trans’, les immigré-e-s, indigènes, musulmans, les militant-e-s politiques. Clément dénonçait sans relâche la banalisation voire l’institu-tionnalisation des idées et pratiques des droites extrêmes. Tant que, jusque parmi nous, jusque dans la gauche radicale voire révolutionnaire, nous ne purgerons pas notre discours des moindres vestiges de nationalisme, tant que nous ne combattrons pas constamment et durablement le racisme, l’islamophobie, les chasses aux Roms et aux sans-papier-e-s, l’homophobie, le sexisme, nous creuserons, nous aussi, le lit de la « bête immonde » que l’on voit grossir. C’est ce combat-là que nous devons continuer. Contre le fascisme, par tous les moyens nécessaires.

Solidaires IEP Paris

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Côtes-d’Armor, précaires, action syndicale à Dinan et Lamballe (LT)

Côtes-d'Armor, précaires, action syndicale à Dinan et Lamballe (LT) dans Chômage & précarité 13341.preview

L’Union syndicale CGT a décidé de mener une action spécifique en direction des personnels précaires du département, c’est-à-dire les intérimaires et les CDD.

« Ce sont les premières victimes de la crise dans un département où le nombre de chômeurs est passé de 26.000 en 2008 à 41.300 en avril 2013 », explique Jean-Edmond Coatrieux, secrétaire départemental de la CGT. « Or, ces salariés sont encore plus fragiles que les autres », estime le responsable syndical qui parle de « salariés jetables » exclus des dispositifs liés aux licenciements économiques. « Aujourd’hui, on adapte le personnel au carnet de commandes », s’insurge encore le responsable syndical. Et « cela ne concerne plus uniquement l’agroalimentaire mais tous les secteurs d’activités ».

Gérard Filoche à Dinan le 12 juin
La première action sera menée aujourd’hui dans le secteur de Dinan où les représentants syndicaux prévoient une distribution de tracts et une information devant les entreprises Cordon Electronics et Gavottes. La même opération sera engagée demain, sur plusieurs gros industriels lamballais. Enfin, cette série d’actions s’achèvera mercredi devant l’entreprise Delmotte de Broons. La journée se clôturera par un débat public qui reviendra sur ces trois journées d’action. L’homme politique et syndicaliste Gérard Filoche participera à ce débat qui se tiendra à partir de 20 h à la salle de la Source, à Dinan.10 juin 2013

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/precaires-action-syndicale-a-dinan-et-lamballe-10-06-2013-2130980.php

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27 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Brieuc. Elle fumait un joint sous l’oeil de la caméra ! (OF)

Saint-Brieuc. Elle fumait un joint sous l'oeil de la caméra ! (OF) dans Jeunes smoke

En jetant un oeil sur les écrans de contrôle de la vidéosurveillance, les policiers de Saint-Brieuc ont aperçu samedi soir un groupe de trois jeunes filles, place de la Madeleine, en plein centre-ville. L’une d’entre elles, 17 ans, fumait ostensiblement un joint. Ils n’ont eu qu’à la cueillir, peu avant minuit. Elle sera convoquée devant le délégué du procureur.Faits divers lundi 27 mai 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Saint-Brieuc.-Elle-fumait-un-joint-sous-l-oeil-de-la-camera-_40771-2196333-pere-bre_filDMA.Htm

Commentaire: Les caméras sont inutiles contre les terroristes, mais pas contre les vrais délinquants! Aux galères!

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21 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Suède : “Les émeutes continuent” (Presseurop)

Suède : “Les émeutes continuent” (Presseurop) dans Europe

Le 20 mai, et pour la deuxième nuit consécutive, des émeutes ont eu lieu à Husby, une banlieue de Stockholm à majorité immigrée. Plusieurs voitures ont été incendiées et les forces de l’ordre ont été attaquées à coups de pierres par des bandes de jeunes masqués. Ces émeutes surviennent après la mort, le 13 mai, d’un homme de 69 ans tué par la police qu’il avait menacée. Mais la ségrégation et le chômage sont également les causes de ces débordements, estime le Dagens Nyheter. La police est en outre accusée d’avoir utilisé un language raciste envers les habitants du quartier. « On nous a traités de ‘nègres’ et de ‘singes’ », déplore Rami Al-Khamisi, porte-parole de l’association Megafonen [Le mégaphone], engagée auprès des jeunes de la banlieue de Stockholm.

Presseurop Dagens Nyheter, 21 mai 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3793271-les-emeutes-continuent

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19 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Du 3 au 9 août en Grèce : 30èmes Rencontres internationales des Jeunes ! (Lcr.be)

Du 3 au 9 août en Grèce : 30èmes Rencontres internationales des Jeunes ! (Lcr.be) dans A gauche du PS bebe-revolutionnaire

Avec près de 500 jeunes anticapitalistes et révolutionnaires venant de toute l’Europe. Chômage, précarité, guerre, sexisme, homophobie, racisme : Ya Basta !

Le capitalisme continue de faire des ravages dans le monde entier. La crise économique ne cesse d’accentuer la précarité des classes populaires, la crise écologique et le racisme. Dans toute l’Europe, des plans d’austérité violemment antisociaux sont imposés à la population avec le soutien des partis « socialistes » en les présentant comme inévitables et indispensables. Face à cela les changements radicaux redeviennent d’actualité, à la suite des révolutions en Tunisie, en Egypte, en Syrie et dans toute la région. La jeunesse et les travailleurs-ses grec-que-s (mais aussi portugais.e.s, ou dans l’Etat espagnol) se battent aussi pour leurs droits, tandis que de grands mouvements sociaux inédits comme le soulèvement de la jeunesse au Québec, la résistance en France contre l’aéroport de Notre-dame des Landes, en Belgique contre le nucléaire, les révoltes populaires dans les Balkans ou la colère sociale en Chine, montrent qu’un sentiment de révolte gronde partout. Énormément de jeunes veulent se battre pour un autre monde, pour un avenir qui en vaille la peine. Beaucoup d’entre eux-elles viendront aux Rencontres internationales des Jeunes, les 30èmes du nom, en Grèce. Ce camp est une occasion unique, à ne pas rater, pour échanger nos expériences et nos idées avec des jeunes de toute l’Europe et d’ailleurs, et pour apprendre des luttes dans le monde entier.

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Les Rencontres internationales des Jeunes, qu’est ce que c’est ?

Elles sont organisées par les jeunes de la Quatrième Internationale, un regroupement international d’organisations révolutionnaires, présent dans plus de 40 pays. C’est une semaine de rencontres entre jeunes militant.e.s, sympathisant.e.s et curieux.ses de toute l’Europe avec des invité.e.s d’autres continents, pour participer à des débats, des meetings, des formations et faire la fête pendant une semaine. C’est aussi une occasion de pratiquer nos idées : lutte contre les préjugés sexistes, racistes, homophobes…, partage des richesses (une monnaie interne permet de combattre les inégalités entre pays), autogestion (ce sont tous les participants qui prennent en charge collectivement le nettoyage, la nourriture, l’organisation, le bar, les ateliers…). Tou.te.s celles et ceux qui veulent participer à construire le monde de demain sont bienvenu.e.s ! Il y a autant de militants aguerris que de jeunes dont le camp constitue la première expérience politique.

Comment ça marche ?

Généralement, chaque journée est dédiée à un thème : la journée commence par une formation théorique en plénière sur le sujet du jour, puis chacun-e se rend à l’atelier qui l’intéresse le plus parmi la liste proposée ; c’est l’occasion de se concentrer sur un aspect de la question ou sur un cas pratique. L’idéal étant que les membres d’une section nationale se répartisse les groupes pour mutualiser ensuite l’ensemble des informations recueillies dans les ateliers. Et le soir, il y a des meetings avec des invité-e-s, avant de laisser la place au bar, aux chansons et à l’amitié sans frontière ! Parallèlement au programme, il existe des espaces thématiques qui proposent leurs propres activités, et permettent ainsi d’approfondir des débats liés aux questions d’oppression, sexuelle ou de genre par exemple. Pour ne déranger personne et pour éviter tout problème, le camp se fait toujours dans un camping à l’écart des villes, que nous occupons intégralement. L’hébergement se fait donc sous tente, mais des logements « en dur » sont prévus, pour les jeunes parents par exemple. Un-e médecin est disponible sur place en permanence. La visite d’une ville proche ou d’un site intéressant est toujours proposée aux participant-e-s.

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A quoi ça sert ?

Le camp de jeunes est un moment unique dans l’année :

* Unique à l’échelle individuelle, car c’est l’occasion d’essayer de mettre en pratique certaines idées pour lesquelles nous luttons toute l’année. C’est aussi un moment rare où l’on casse le sentiment d’isolement, en se trouvant avec des centaines de camarades qui partagent le même combat, la même vision d’une société non pas basée sur l’exploitation, mais sur la solidarité. Et naturellement, cela sert à se former sur une multitude d’aspects pratiques et théoriques que l’on n’aborde pas nécessairement au cours de l’année, et qui pourtant sont essentiels pour décrypter la société capitaliste et ses mécanismes d’oppression, et donc pour lutter contre…

* Unique à l’échelle des délégations nationales, qui peuvent ainsi réunir militant-e-s et sympathisant-e-s des différentes sections du pays, pour apprendre à se connaître, pour échanger nos expériences, et pour décider d’actions en commun.

* Unique à l’échelle internationale, car c’est l’occasion de rencontrer des camarades d’autres pays, individuellement ou de section à section, et de mieux comprendre ce qui se passe ailleurs, d’obtenir des informations sur les luttes qui se déroulent en Europe et dans d’autres pays.

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Combien ça coûte ?

Le prix définitif comprenant le transport aller-retour, et le camp en lui-même (emplacement, matériel de traduction,repas) devrait tourner autour de 290 € (en fonction du transport, plus de précisions bientôt). Mais le principe de base, c’est que l’argent ne doit jamais être un obstacle à la venue de camarades précaires. Si tu veux venir mais que tu n’as pas la somme demandée, on trouvera une solution collective. Il faut seulement nous prévenir suffisamment à l’avance. Précisons que le prix de la participation varie selon les pays dans une logique de solidarité internationale qui vise à permettre aux jeunes des pays plus pauvres, en Europe et au-delà, de pouvoir participer au camp.

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S’inscrire ? En France: contact-jeunes@npa2009.org

En Belgique, ce sont les Jeunes anticapitalistes (JAC) qui organisent la participation au camp international. Le prix du trajet dépend largement du nombre d’inscrit-e-s, car le nombre de participant-e-s détermine l’organisation des voyages (train, car, voitures, etc.). Si tu sais que tu vas venir, il est donc essentiel de t’inscrire au plus tôt, et de verser un acompte qui nous permettra d’engager les premières dépenses. Pour t’inscrire, tu peux envoyer un mail à info@anticapitalisme.be avec tes coordonnées et si tu as l’intention de prendre le transport collectif ou si tu veux venir par tes propres moyens, idem en cas de questions alimentaires (végétarien, religion, allergies). Pour confirmer ton inscription, il faut que tu verses un acompte de minimum 20€ sur le compte IBAN : BE16 5230 8044 2074 / BIC : TRIOBEBB des Jeunes anticapitalistes.

Renseignements

Envoie un e-mail à info@anticapitalisme.be , téléphone au 0473/20.72.76 ou rends-toi sur le site www.anticapitalisme.be pour des informations plus complètes (le programme complet et les informations pratiques détaillées seront disponibles fin avril). Plus tôt on s’inscrit, plus l’organisation du camp, des trajets, etc. est facilitée !Par JAC & LCR le Samedi, 18 Mai 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2848:du-3-au-9-aout-en-grece-30emes-rencontres-internationales-des-jeunes-&option=com_content&Itemid=53

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