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22 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

nouvelle vague de manifestations dans toute la France (le huff’)

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Mort de Rémi Fraisse à Sivens:

Une nouvelle vague de manifestations pour dénoncer les « violences policières » après la mort de Rémi Fraisse, jeune écologiste tué le 26 octobre dans le Tarn par une grenade offensive, se tient samedi dans une vingtaine de villes en France, parmi lesquelles Nantes et Toulouse.

Lancée à l’initiative de comités opposés à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, neuf mois après la plus importante manifestation contre ce projet, le 22 février à Nantes, l’appel à « reprendre la rue le 22 novembre » a été élargi à toute la France, quatre semaines après le décès de Rémi Fraisse lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, sur le site du projet de barrage contesté de Sivens.

Les rassemblements sont prévus notamment à Paris, Tours ou Marseille mais ils seront particulièrement surveillés par les forces de l’ordre à Nantes et Toulouse, où de précédentes manifestations à la mémoire de l’écologiste de 21 ans avaient dégénéré, se soldant par plusieurs blessés du côté des forces de l’ordre comme des manifestants, et plusieurs dizaines d’interpellations.

Craintes de nouveaux affrontements A Nantes, environ un millier de personnes, selon des sources policières, sont attendues à 14H00 devant le palais de justice. Les organisateurs, dont des comités anti Notre-Dame-des-Landes et des collectifs anti-répression, appellent à « reprendre la rue en masse » pour « ne pas la laisser à la police », tout en demandant de « considérer comme un enjeu de s’abstenir de répondre aux provocations des flics ou s’en prendre aux biens matériels ».

A Toulouse deux manifestations sont prévues. L’une, à 11h, intitulée « Non au barrage de Sivens non aux violences policières », est organisée par EELV, le NPA, le PCF, le PG et plusieurs organisations syndicales comme FSU, Solidaires, toujours en mémoire de Rémi Fraisse. Ils réclament « la liberté de manifestation » mise à mal selon eux par les interdictions, ainsi que l’amnistie des condamnés et l’arrêt des poursuites contre les inculpés des manifestations précédentes. Ils demandent en outre une commission d’enquête « pour faire toute la transparence sur les derniers événements ».

La deuxième manifestation, prévue à 15H00 en plein centre ville, s’inscrit dans le cadre d’une « journée internationale de lutte contre les violences policières » lan- cée par le mouvement qui s’oppose à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. L’appel a été relayé par plusieurs sites sur les réseaux sociaux, mais sans organisateurs clairement identifiés et elle n’a pas été déclarée en préfecture. Les formulations de l’appel – « la guerre contre le peuple est déclarée » ou « nous appelons les toulou- saine.e.s à crier leur rage jusqu’à ce que la peur change de camp », peuvent laisser craindre de nouveaux affrontements.

Le HuffPost  | Par AFP
Publication: 22/11/2014 08h34 CET Mis à jour: il y a 3 heures
Commentaire: A  Brest, Rassemblement le samedi 22 novembre, place de la liberté à 14h

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21 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

jeunesse : amplifier la mobilisation (npa)

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La mort de Rémi Fraisse a suscité l’indignation et la colère dans de larges franges de la jeunesse.

Au cours des deux dernières semaines, on a ainsi vu descendre dans la rue plusieurs milliers de lycéens, à Paris, à Marseille et à Rouen, exprimant leur rejet des violences policières, du gouvernement et de l’ordre social que celui-ci s’applique à défendre.

Alors que le gouvernement tentait par tous les moyens de se dédouaner de la mort de Rémi Fraisse en stigmatisant les militantEs anti-barrage, présentés comme des «casseurs» et de «dangereux anarchistes», la mobilisation lycéenne a permis de changer quelque peu le climat politique. Plus qu’une simple réaction à la mort d’un jeune militant, c’est un véritable coup de colère contre la politique du gouvernement qui s’est exprimé dans ces manifestations lycéennes, dénonçant aussi bien les violences policières que l’expulsion de Yero, jeune lycéen sans papiers.

L’expérience acquise lors des mobilisations de l’année dernière contre les expulsions de Léonarda et Khatchik a permis d’organiser de manière très réactive des initiatives de rue et de développer très rapidement les liens entre les différents établissements, avec la mise en place d’AG inter-lycées. Cependant, malgré ces acquis organisationnels et le caractère très politique et radical de cette mobili- sation, celle-ci s’est aussi confrontée à un certain nombre de limites.

Une nouvelle journée nationale Dans les établissements, la mobilisation s’est notamment heurtée à d’importantes difficultés de structuration. Souvent perçu comme une fin en soi, le blocage systématique des lycées s’est ainsi souvent opposé au développement de cadres de discussions entre lycéens, de rédaction de tracts et de départs en manifestation organisés en cortèges.

Les objectifs de la mobilisation sont ainsi restés flous pour beaucoup de lycéens qui ne s’identifiaient pas de manière spontanée à Rémi Fraisse, et il a été difficile de passer d’un sentiment d’indignation générale à celui d’une lutte organisée et structurée autour de revendications précises.

Ces éléments ont été un frein à l’élargissement de la mobilisation qui est rapidement devenue minoritaire dans la plupart des établissements. Cependant, ces derniers jours, la mobilisation s’est étendue sur les universités, notamment à Toulouse le Mirail où 1 200 étudiantEs se sont réunis en AG, et ont manifesté contre les violences policières et les restrictions budgétaires dans les universités, mais aussi à Rennes 2 et dans certains lycées de province.

Le jeudi 20 novembre a lieu une mobilisation nationale: elle devra être un point d’appui pour tenter d’unifier les différents secteurs de la jeunesse autour de la lutte contre la répression et les mesures liberticides du gouvernement, et du refus des coupes budgétaires dans l’éducation. Léa Jeudi 20 Novembre 2014

Hebdo L’Anticapitaliste – 265 (20/11/2014)

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20 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

hollande: l’homme est dangereux, son gouvernement aussi, il faut les arrêter! (ccr)

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Une intervention télé ou une provocation de plus?

Le plan com’ était censé être bien rôdé: plateau de TF1, interrogé par les journalistes de la première chaîne et de RTL, puis par «4 citoyens représentatifs , François Hollande devait «fendre l’armure» et se montrer comme le plus humain des présidents, à la moitié de son mandat.

Pendant 90 minutes, ceux qui ont eu la patience de l’écouter jusqu’au bout n’auront eu droit qu’à du vide. Le président devait être «grave et sincère», selon ses conseillers. Il a semblé minable et hypocrite, ce qu’il est réellement. Ou plutôt fidèle aux patrons, avec qui il est aux petits soins depuis 2012, tout en continuant à renier l’ensemble de ses promesses de 2012. Interrogé sur son bilan, il a répondu en parlant de Sarkozy et de Marine Le Pen, comme si cela allait suffire pour que les électeurs des classes populaires refassent confiance au PS. 

Effets d’annonce et répression sur le terrain

Du côté du patronat, il a été plutôt clair: CICE transformé en (énièmes) baisses de charges, poursuite des emplois aidés, qui consistent à ce que l’Etat finance des embauches précaires, «accentuation de la politique économique», ce qui revient à nous promettre encore plus d’austérité et de coupes dans les budgets sociaux et des services publics.

Sur la question des salaires et du pouvoir d’achat, il a juste annoncé qu’il n’y aurait pas de nouvelles hausses d’impôts d’ici à 2017. Et les hausses de 2,3% du gaz et de 2,5% de l’électricité au 1er novembre, c’est un cadeau ? Pour le marché du travail, il a annoncé que l’objectif des 500.000 emplois d’avenir avait été atteint, à quoi il souhaite rajouter 25.000 emplois verts, mais le chômage continue à progresser, touchant 3,5 millions d’entre nous.

Sur la question, enfin, de la répression, il s’est engagé à ce que «la lumière soit faite» sur les événements de Sivens. Mais tout le monde connaît déjà la vérité. Ce sont les flics de Hollande, aux ordres de Valls et sous le commandement de Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, qui ont assassiné Rémi Fraisse, le 25 octobre, d’un tir de grenade offensive, alors qu’il manifestait contre un projet de barrage inutile.

Sur le terrain, Hollande ne s’est pas contenté d’effets d’annonce. Dans le cadre des manifestations contre les violences policières, les préfets ont continué à interdire certains rassemblements et les arrestations se sont multipliées en marge des cortèges, avec 21 interpellations, dont 16 qui sont restés en garde à vue à Toulouse le 8 novembre.

Hollande a peur de la jeunesse et des manifestations. Faisons-lui peur !

L’Elysée craint comme la peste une mobilisation de la jeunesse qui, comme en 68 ou en 2006, avec le CPE, pourrait entraîner le monde du travail dans la bagarre, à la fois contre la répression et contre la politique de régression sociale de ce gouvernement.

Il faut que l’on arrête Hollande et sa politique, car l’homme est dangereux, de même que son gouvernement, bien déterminé à continuer à matraquer, que ce soit dans les manifs, sur les budgets de la sécu ou contre les syndicalistes et les militants. Tant qu’il n’y aura pas de réponse d’ensemble, ils poursuivront.

Un rassemblement d’associations, de partis et de syndicats, rassemblés en Collectif Alternative A l’Austérité a lancé un appel, il y a quelques semaines déjà, à manifester le 15 novembre. Nous ne pensons pas que «l’alternative à l’austérité» viendrait d’un «autre gouvernement», avec plus de frondeurs ou plus de Mélenchon, ni même à «une autre politique», avec plus de relance pour «les patrons qui font le boulot» et plus de taxe sur la finance et les politiciens de gauche qui se disent aujourd’hui contre la politique de Hollande vont sauter sur l’occasion pour se montrer dans la rue.

Mais dans le cadre du climat de répression actuel, il faut se saisir de toutes les occasions pour construire une alternative de classe et de masse à ce gouvernement et à sa politique, contre le Pacte de Compétitivité, contre le chômage et les licenciements, contre la répression et les violences policières. Il faut les arrêter. Ils savent que nous en sommes capables, et c’est pour cela qu’ils font le pari de la répression contre ceux qui bougent, en espérant que les autres restent à leur place. A nous de démontrer qu’ils ont raison d’avoir peur.11/11/14

http://www.ccr4.org/Hollande-l-homme-est-dangereux-son-gouvernement-aussi-il-faut-les-arreter

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15 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

« c’est tou-te-s ensemble qu’il faut lutter! » (ccr)

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Intervention au meeting du NPA 75

Les lycéen-ne-s et les violences policières

Nous reproduisons ci-dessous l’une des deux interventions des camarades lycéen-ne-s du NPA jeunes qui sont intervenu-e-s jeudi 13 novembre dans le cadre du meeting du parti à Paris.

Je me présente, Nathan, militant du NPA et lycéen. Je voudrais vous parler de ce qu’on subit et de notre façon de réagir.

Dans l’idéologie dominante, être jeune ça veut dire être apolitique, passif. Mais quand les jeunes se mobilisent, ça change. Soit ils habitent à Paris et alors on les fait passer pour des gens qui ne pensent qu’à sécher les cours; soit ils habitent en banlieue et alors ils sont considérés comme de violents casseurs qui ne pensent qu’à brûler les poubelles devant leur établissement. S’ils veulent nous décrédibiliser à ce point, c’est bien parce qu’ils ont peur que tout explose, vu ce qu’ils nous obligent à encaisser.

Et plus encore, ils nous humilient. Par exemple, à la mort de Christophe de Margerie, je précise: patron de Total, grand ami des dictateurs africains, etc  ils ont décrété que la France était en «deuil national», «en pleurs». En revanche, les manifestations en hommage à la mort de Rémi Fraisse sont interdites et sévèrement réprimées.

L’argent destiné à l’éducation est sacrifié en invoquant la crise, ce qui va détruire notre avenir à nous les jeunes, et notamment celui des étudiants en travail social qui sont actuellement mobilisés contre les stages non payés, c’est-à-dire contre du travail entièrement gratuit. D’un autre côté, cet argent est reversé aux patrons et aux flics, c’est tellement révoltant !

Mais face à cela, les jeunes ne se laissent pas faire. L’année dernière on était de la mobilisation pour Khatchik et Leonarda, contre l’expulsion de lycéens sans-papiers. On était la proue de ce mouvement-là. Il y a quelques mois, en réaction au score du FN aux européennes, c’était les jeunes qui étaient à la tête du mouvement. Et aujourd’hui encore, face à la répression policière, ce sont bien les lycéens et les étudiants qui luttent. Au final, c’est sûrement la meilleure réponse qu’on peut apporter face aux attaques du gouvernement et aux arguments du FN.

C’est pour ça qu’on soutient toutes ces manifs, qu’on soutient tous ces blocus, et surtout tous ces inculpés, qui le sont uniquement parce qu’ils ont exprimé leur colère. Mais on pense que aussi que casser un abri bus ou brûler une poubelle, ça ne suffira pas. Pour nous, c’est tout le système qu’il faut renverser. Et ça, on le fera avec tous les exploités, tous les opprimés de ce système ! C’est tous ensemble qu’on va gagner ! 13/11/14

http://www.ccr4.org/C-est-tou-te-s-ensemble-qu-il-faut-lutter-Les-lyceen-ne-s-et-les-violences-policieres

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14 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

toulouse, les étudiants de l’université jean-jaurès votent la manif, la grève et le blocage (la dépêche)

toulouse, les étudiants de l'université jean-jaurès votent la manif, la grève et le blocage (la dépêche) dans Educ'action incidents-place-nation-manifestation-2780914lholo

L’assemblée générale a réuni, hier, 1200 étudiants dans l’amphi 8 de l’université Jean-Jaurès. Ils ont décidé la grève et le blocage du campus du Mirail le jeudi 22 novembre.

Le ton monte… Invités à se réunir en assemblée générale pour dénoncer, tout à la fois, les violences policières et leurs conditions d’études, ce sont près de 1200 étudiants de l’université Jean-Jaurès, qui se sont rassemblés, hier, en fin de matinée dans l’amphi 8 du campus du Mirail.

Avec le retour dans l’actualité des questions sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage contesté de Sivens, dans le Tarn, c’est la répression des manifestations qui a principalement fait débat. «L’assemblée a voté une motion pour demander la relaxe des jeunes arrêtés et condamnés à la prison lors des rassemblements des 1er et 8 novembre à Toulouse, ainsi que l’arrêt des poursuites en cours, explique Gaétan, du syndicat Solidaires, membre du comité de mobilisation mis sur pied la semaine dernière à la fac.

«Nous rapprochons aussi le manque de moyens de notre université avec le financement de projets inutiles comme Sivens. Il faut plus d’argent pour la fac, moins pour la police», poursuit-il. Une autre motion a d’ailleurs été adoptée à ce sujet, avec à la clef un appel à la grève national de toutes les universités et un blocage programmé le jeudi 20 novembre. En attendant, les étudiants du Mirail ont décidé de se joindre au cortège toulousain de samedi prochain contre l’austérité.

«Et nous serons à nouveau dans la rue le 22 novembre contre les violences policières», prévient Gaétan, heureux que les personnels administratifs et ensei- gnants, également réunis en AG, hier, soient venus exprimer leur «totale soli- darité» aux élèves. Des personnels qui ont interpellé la présidence de l’université pour lui demander de prendre position sur les violences policières et le sort, notamment, d’un étudiant en histoire de l’art, interpellé lors de la manif interdite de samedi dernier, qui doit être jugé le 4 décembre par le tribunal correctionnel de Toulouse. Le jeune homme s’est exprimé, hier, à la tribune de l’assemblée générale pour raconter son expérience. De quoi emporter facilement la conviction des étudiants, qui ont voté dans la foulée une ultime motion demandant la démission du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Bref, la contestation enfle au Mirail, à l’unisson d’autres universités françaises comme Rennes. Pour l’heure, Jean- Michel Minovés, le président de la faculté Jean-Jaurès, que nous avons sollicité, n’a pas fait de commentaires.

Gilles-R. Souillés Publié le 14/11/2014 à 08:29

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/14/1991093-etudiants-universite-jean-jaures-votent-manif-greve-blocage.html

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14 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

toulouse: 1200 personnes en assemblée générale au mirail contre la répression

toulouse: 1200 personnes en assemblée générale au mirail contre la répression  dans Jeunes tl-etu-loups16.1301652292

Motion de l’assemblée générale du jeudi 13 novembre 2014 à l’université du Mirail (Toulouse) (avec 1200 personnes présentes)

Nous, assemblée générale des étudiant-e-s du Mirail, sommes réuni-e-s aujourd’hui jeudi 13 novembre contre l’austérité universitaire, contre le barrage de Sivens, contre les violences policières et la répression des manifestations, ainsi qu’en soutien aux inculpé-e-s et condamné-e-s des 1er et 8 novembre.

Nous appelons, à la suite de l’appel de l’AG de Clermont, et avec les personnels de l’université, à une journée de grève nationale de l’enseignement : étudiant-e-s, lycéen-nes, enseignant-e-s, personnels, le jeudi 20 novembre avec manifestations.

Nous appelons à construire une mobilisation la plus large possible pour s’opposer au tournant autoritaire actuel, à la militarisation de l’espace public, aux violences policières et à tous les grands projets qui ne sont utiles qu’aux capitalistes.

Il y a de l’argent pour les guerres et la répression, alors qu’il en faut pour les facs et les lycées, sinon c’est la sélection qui nous attend !

Nous appelons à participer à la manifestation du 15 novembre et à mobiliser pour la journée de mobilisation nationale du 22 novembre contre les violences policières et en soutien aux condamné-e-s et inculpé-e-s des 1er et 8 novembre qui doivent être amnistié-e-s et relaxé-e-s.

Les responsables de la mort de Rémi Fraisse doivent être punis, jusqu’au plus haut sommet de l’État : Cazeneuve, démission !

Plus jamais l’État ne doit remettre en cause le droit de circuler, et de s’exprimer et de manifester.

Le gouvernement militarise l’espace public, détruit les services publics et privatise les universités.

Du fric pour les facs, les lycées et la biodiversité, pas pour les flics ni pour l’armée ! Jeudi 13 Novembre 2014

http://npa2009.org/actualite/1200-personnes-en-assemblee-generale-au-mirail-contre-la-repression

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13 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

manifestations interdites: valls en mal d’autorité (lo)

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Jugées en comparution immédiate pour participation à une manifestation interdite le 8 novembre à Toulouse, contre les violences policières ayant entraîné la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens, quatre personnes ont écopé de peines de prison, ferme ou avec sursis. D’autres attendent de passer en jugement.

C’est donc une double répression qui touche ces manifestants. Le jour même de la manifestation, ils ont été gazés par la police. Et dans la foulée la justice les a condamnés.

D’autres manifestations, contre la guerre qu’a menée l’armée israélienne à Gaza ont été interdites cet été en région parisienne. Un des organisateurs, militant du NPA, a ensuite été traîné devant un tribunal. Et quand le juge l’a relaxé le 22  octobre, le parquet général – c’est-à-dire l’exécutant du ministère de la Justice – a fait appel, en espérant qu’une autre juridiction le condamne.

Ces interdictions, frappant des manifestations de protestation contre des injustices, se sont multipliées ces derniers mois. Les autorités les justifient en évoquant les éventuels débordements violents des manifestants. Mais interdire une manifestation n’empêche pas d’éventuels casseurs d’y venir et provoque aussi des heurts avec des manifestants d’autant plus indignés que l’État prétend les empêcher de s’exprimer.

Manuel Valls n’est évidemment pas étranger à ces interdictions. Son passage au ministère de l’Intérieur puis à Matignon, son obsession à marquer sa différence avec les autres hiérarques socialistes sur le thème de l’ordre et à affirmer sa posture d’homme à poigne, le poussent à restreindre cette liberté élémentaire. Au point de vouloir se montrer plus à droite que la droite… Lucien Détroit

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2415&id=9

 

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13 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

contre l’arbitraire policier: les lycéens manifestent (lo)

contre l'arbitraire policier: les lycéens manifestent (lo)  dans Ecologie & climat

Suite à la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse, plusieurs dizaines d’établissements parisiens ont été bloqués par des lycéens.

Sans réel appel d’organisation syndicale ou politique, la mobilisation s’est répandue rapidement, essentiellement dans les lycées qui en octobre 2013 avaient déjà manifesté contre l’expulsion de la jeune collégienne Léonarda et contre celle d’un autre lycéen, Khatchik. Jeudi 6 novembre, ils étaient plus d’un millier à manifester « contre les violences policières ». Le mouvement pour l’instant n’est pas allé au-delà. Mais cette envie d’une partie de la jeunesse d’exprimer son mécontentement à l’occasion de la mort du jeune manifestant pourrait bien rebondir sur un autre sujet.

Yero, élève en CAP de menuiserie dans un lycée du XVe arrondissement, d’origine mauritanienne, a été arrêté parce qu’il était sans papiers et est menacé d’expulsion. Alors que ce lycéen possède un acte de naissance prouvant qu’il a moins de 18 ans et qu’il est d’origine mauritanienne, la police persiste à le considérer majeur suite à des « tests osseux » dont la fiabilité est contestée. Et elle veut l’expulser vers le Sénégal, pays où il n’a jamais mis les pieds, car des tests d’empreintes digitales l’auraient identifié comme un Sénégalais de 19 ans. En réponse, une nouvelle manifestation lycéenne était prévue jeudi 13 novembre, cette fois encore « contre les violences policières » et pour s’opposer à l’expulsion de lycéens en général, et à celle de Yero en particulier.

Cette mobilisation d’une partie de la jeunesse est pour l’instant d’ampleur très limitée. Mais elle exprime de légitimes sentiments de solidarité et une protestation qui doit se développer. Pierre Royan

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2415&id=8

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11 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

mexique, le voyage vers l’enfer des étudiants disparus (ci)

APTOPIX Mexico Violence

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En s’appuyant sur des récits de survivants et sur les aveux de trois membres du commando soupçonné d’être responsable de la disparition des 43 étudiants mexicains, El País retrace les événements de « la nuit la plus noire du Mexique ».
La nuit du 26 septembre 2014, Ernesto Guerrero, étudiant de 23 ans, s’est retrouvé avec le canon d’un fusil d’assaut AR-15 pointé sur lui.
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« Casse-toi ou je te bute. » A ce moment-là, il ne savait pas que le policier venait de lui épargner une mort certaine (…). Comme Ernesto l’a raconté des semaines plus tard, des dizaines d’étudiants de l’Ecole normale d’Ayotzinapa gisaient sur l’asphalte et les policiers chargeaient les corps dans des camionnettes. Les véhicules étaient pleins à craquer. La police était tellement débordée qu’elle avait même réclamé de l’aide aux agents de la localité voisine de Cocula, et quand Ernesto, armé de son courage, s’est approché pour s’inquiéter du sort de ses amis, il n’y avait plus de place pour lui. Les policiers l’ont alors menacé et lui ont ordonné de partir. (…)
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Suivis à la trace par les narcos Ce 26 septembre, Ernesto s’était rendu à Iguala, avec une centaine de futurs instituteurs dans deux autobus. Venus d’Ayotzinapa, les étudiants motivés et bruyants avaient l’intention, comme ils l’avaient déjà fait par le passé, de récolter des fonds : faire la quête dans les rues du centre, entrer dans les commerces et même bloquer la circulation. Leur arrivée n’est pas passée inaperçue. Les narcos, selon la reconstitution des faits par le procureur de la justice mexicain, les avaient suivis à la trace et alerté le commissariat. Les étudiants n’étaient pas les bienvenus.(….)
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L’horreur a ouvert sa gueule toute grande Selon les enquêtes en cours, l’épouse du maire d’Iguala, est à la tête des finances du cartel des Guerreros Unidos de la ville. Ses liens avec les narcos ne datent pas d’hier. Elle est la fille d’une ancienne petite main d’Arturo Beltrán Leyva, le « chef des chefs », et ses propres frères ont créé sous les ordres de Beltrán, une petite organisation criminelle ayant pour objectif de s’attaquer aux cartels des Zetas et de la Familia Michoacana. (…)
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Le maire a exigé de ses sbires qu’ils empêchent cette manifestation à tout prix, et, selon certaines versions, qu’ils livrent les étudiants aux Guerreros Unidos. L’ordre a été exécuté scrupuleusement. L’horreur a ouvert sa gueule toute grande. On ne saura peut-être jamais comment la barbarie a atteint de telles proportions, mais l’enquête policière est arrivée à déterminer que les élèves-enseignants, qui ignoraient certainement la vraie nature du pouvoir municipal d’Iguala, ont été massacrés avec autant de rage que s’ils avaient appartenu à des cartels rivaux.
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Partie de chasse macabre La police s’est acharnée sur les élèves-enseignants, les attaquant par vagues successives. Ces derniers ont tenté en vain de fuir en prenant d’assaut des autocars. Deux d’entre eux ont été par balle, un autre a eu la peau de son visage arrachée, trois personnes étrangères aux faits ont été abat- tues, car elles avaient été prises pour des étudiants-enseignants. Dans cette partie de chasse, des dizaines d’étudiants ont été arrêtés et conduits au commissariat d’Iguala. Personne n’a donné l’ordre d’arrêter. Le piège s’est refermé.
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Par une nuit presque sans lune, les étudiants ont été entassés comme du bétail dans un camion et une camionnette, puis conduits à la décharge de Cocula. Ç’a été un voyage vers l’enfer. Nombre de ces jeunes, sans doute une quinzaine, blessés graves et frappés, sont morts d’asphyxie pendant le trajet. Une fois arrivés sur place, les survivants ont dû descendre un à un. Les mains sur la tête, on les obligeait à marcher sur un court trajet, à s’allonger sur le sol, puis à répondre à des questions. (…)A l’issue de l’interrogatoire, ils recevaient une balle dans la tête. (…)Comme pour un rite barbare, ils ont préparé un immense bûcher dans la décharge. Sur un lit de pierres circulaire, ils ont d’abord disposé des pneus, puis du bois. Par-dessus, ils ont placé les cadavres avant de les arroser d’essence et de gazole.
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Le brasier a illuminé la nuit la plus noire du Mexique. Les flammes ont été alimentées pendant des heures. Les tueurs, sûrs de leur impunité, se sont éloignés en attendant que le feu se consume. (…) Il allait encore falloir quelques jours pour que le Mexique ouvre les yeux sur l’horreur.
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El País Jan Martínez Ahrens 11 novembre 2014

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09 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

rémi fraisse : des milliers de lycéens reprennent la rue!(ccr)

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Une nouvelle étape de la mobilisation

Une fois de plus, en écho à la mobilisation de l’année dernière, les lycéen-ne-s se mettent en pointe de la contestation sociale en refusant de laisser impuni le crime d’Etat que constitue l’assassinat de Rémi Fraisse. Ils étaient plus de 3000 jeudi dans les rues parisiennes, et à nouveau quelques centaines vendredi.

«Lycéens en colère, Contre les violences policières!» «On peut désormais parler d’«affaire Rémi Fraisse»: c’est un ainsi que débutait l’article des Echos sur la journée de jeudi. «Désormais», l’affaire Rémi Fraisse ne peut rester plus longtemps le synonyme d’une entreprise de communication réussie pour le gouvernement et la caste politico-médiatique. Après de longues journées de vacances où il avait semblé possible de faire oublier ce crime d’Etat, voire de criminaliser les rassemblements qui s’étaient tenus dans toute la France, la mobilisation lycéenne de ces deux derniers jours a remis à l’ordre du jour la seule réponse possible face à la mort de Rémi Fraisse: une réponse militante, une réponse de rue, bien loin des cierges et des minutes de silence apolitiques.

Dès le début de semaine, les réseaux sociaux s’agitaient de la colère lycéenne. De commentaires facebook en boucles de textos, l’idée qu’on ne pouvait pas ne pas réagir à la mort d’un jeune, d’un camarade, s’est propagée de lycée en lycée. Organisation du blocage, écriture de slogans, confection de pancartes et de banderoles: jeudi, c’est au total 15 lycées qui ont été totalement bloqués, et 14 autres à demi-bloqués avec un filtrage à l’entrée, selon les sources policières.

Ils étaient ensuite plus de 3000 qui, au pas de charge, sont descendus de la place de la Nation jusqu’à Bastille, puis jusqu’à Place d’Italie, en un cortège très dynamique, animé de slogans de colère contre la police et ses « bavures », qui rappellent à de nombreux lycéen-ne-s leurs mauvaises expériences avec les flics. Cette dernière a d’ailleurs brillé par son absence, certainement suite à de nouvelles consignes: pas question d’un nouveau scandale… Vendredi à nouveau, les lycées au cœur du mouvement (Voltaire, Montaigne, Ravel, Hélène Boucher, Paul Valéry, Monet, Racine, Turgot, Brassens ou encore Suger dans le 93…) poursuivaient la mobilisation et reprenaient la rue.

Ces réseaux lycéens qui s’organisent, qui préparent la mobilisation plusieurs jours à l’avance, tout cela est un héritage de l’année dernière, lorsque les lycéens avaient déjà montré l’exemple en soutenant leurs camarades sans-papiers [1]. C’est ce qui permet aujourd’hui cette alliance puissante entre la spontanéité de la jeunesse lycéenne, qui pourrait bien être une étincelle, et la construction consciente d’équipes combatives sur chaque lycée, qui renoue avec la tradition du mouvement lycéen de l’hexagone. Cette dynamique est d’autant plus exemplaire que de manière scandaleuse, aucune des organisations de jeunesse plus traditionnelles n’a cherché à construire la nécessaire mobilisation. La Fidl ou l’UNL font la démonstration de leur soumission au gouvernement, de même que la direction de l’Unef, de loin la plus grosse organisation syndicale étudiante, qui a 15 jours de cet assassinat n’a toujours rien entrepris !

L’air du temps souffle dans les brêches des lycées-casernes Les organisations du mouvement étudiant comme du mouvement ouvrier restent en effet pour l’instant atones, presque décidée à subir le rapport de force défavorable qui a mené à la mort d’un camarade de lutte. Les lycéens relèvent la tête, et ils pourraient bien incarner un climat plus général.

C’est aujourd’hui pour Rémi Fraisse, pour sa mémoire, qu’ils manifestent, mais plus largement, contre la violence de cette société et de cet Etat. La côte de popularité du gouvernement en baisse depuis des mois, le mépris explicite des ministres envers les classes populaires, la rentrée catastrophique de Hollande et du gouvernement Valls 2, associée au refus des médiations réformistes de le combattre un tant soit peu, voilà ce qui fixe le terreau et le faciès de cette colère lycéenne.

La police, qui tend à devenir la dernière cartouche du gouvernement quand sa méthode de «dialogue social» s’effrite, vient incarner cette crise. Tous les lycéens font alors le lien entre la mort de Rémi et les violences policières vécues au quotidien, que ce soit dans les quartiers ou envers leurs camarades lycéens sans papiers. Sur le lycée Voltaire, c’est notamment cette dernière question qui a aussi fait le sens du blocus de jeudi, celui-ci devenant aussi le moyen de protester contre l’expulsion de Yero, lycéen mauritanien de 17 ans. Et à Saint-Denis, sur le lycée Paul Eluard, c’est bien évidemment les harcèlements policiers et contrôles au faciès quotidien qui ont construit le blocus.

Les lycéens montrent la voie! Les organisations du mouvement ouvrier et du mouvement étudiant doivent prendre en charge l’extension de la mobilisation à suivre! Les manifestations lycéennes de ces deux derniers jours ont poussé les organisations politiques et syndicales à proposer une réaction unitaire après la mort de Rémi. C’est ainsi que doit réagir le mouvement ouvrier, de façon à ne pas rendre possible que le gouvernement Hollande-Valls-Cazeneuve puisse s’en tirer à bon compte après le meurtre d’un jeune manifestant. Différentes initiatives en province vont en ce sens, avec des rassemblements militants à Lyon, à Caen, à Rouen… A Toulouse, à l’université du Mirail, une assemblée générale a rassemblé 700 étudiants, qui ont appelé à une journée nationale de mobilisation contre les violences policières jeudi prochain. Voilà la perspective qu’il faut suivre, pour que la lumière soit faite sur la mort de Rémi, pour que les coupables, policiers mais surtout leur donneur d’ordre Ministre de l’Intérieur, payent pour leurs actes, pour inverser le rapport de force contre la répression du mouvement social.

[1] Voir notre article : http://www.ccr4.org/Quand-les-lycee…

[2] Voir notre déclaration : http://www.ccr4.org/a-une-semaine-d…

http://www.ccr4.org/Remi-Fraisse-des-milliers-de-lyceens-reprennent-la-rue

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