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13 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

jeunes (the conversation)

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Trouver un emploi, le garder et gagner sa vie : les attentes des jeunes des classes populaires

Au cours de la crise sociale que nous traversons, on s’est à juste titre inquiété de la condition étudiante. Mais on a eu tendance à oublier les jeunes qui travaillent en tant que chauffeurs-livreurs, hôtes de caisse, préparateurs de commandes…

Les statistiques nous apprennent qu’en France le diplôme reste le meilleur atout pour avoir accès à l’emploi, d’autant plus quand il s’agit d’un contrat stable, à durée indéterminée – surtout en temps de crise. C’est l’enseignement que nous livre la crise financière de 2007-2008, comme l’explique le Céreq :

« En 2010, soit trois ans après avoir quitté le système éducatif, 73 % des jeunes travaillent. Parmi les diplômé·es de l’enseignement supérieur, 85 % sont en emploi. C’est le cas de seulement de 48 % des non diplômé·es. »

Alors que nous n’analysons pas encore complètement l’impact de la crise actuelle sur le travail et l’emploi, que sait-on aujourd’hui de cette jeunesse non étudiante, et peu ou pas diplômée ?

Depuis plusieurs années, nous réalisons des enquêtes de terrain auprès des jeunes des classes populaires, issus de familles qui ont un accès précaire à l’emploi, de faibles niveaux de revenus et de diplôme, et qui sont les plus concernés par les politiques publiques d’insertion.

Ces recherches ont fait tomber d’emblée l’idée d’une jeunesse qui n’aurait jamais travaillé ou n’aurait pas fait les efforts nécessaires pour trouver du travail.

Depuis leurs débuts dans la vie active, ces jeunes alternent des périodes d’emploi ou de formation avec des épisodes de chômage plus ou moins longs, plus ou moins récurrents. Pour une grande partie d’entre eux, les horaires de travail ne sont pas toujours fixes et sont décalés, et leurs contrats de travail de courte durée.

Certains sont embauchés en CDI, mais pas forcément à temps plein. D’autres enchaînent les missions d’intérim avec des durées variables, allant de quelques jours à quelques mois. Les niveaux de salaire de leurs emplois ouvriers et employés se situent autour du SMIC.

La loi du marché

Alors que les nouvelles générations sont de plus en plus diplômées, ces jeunes paient au prix fort leur sortie précoce du système éducatif, surtout les immigré·es ou descendant·es d’immigré·es d’origine maghrébine et d’Afrique subsaharienne, confronté·es aux discriminations à l’école et pendant les débuts de leur carrière.

Les jeunes que nous avons rencontrés se confrontent au jugement des employeurs, souvent négatif, leur reprochant la faiblesse ou l’absence de leur diplôme et leur manque d’expérience. Ils et elles envoient parfois des dizaines de candidatures spontanées, sans jamais recevoir de réponse, même négative.

Les entretiens montrent à quel point le marché du travail et de l’emploi s’est complexifié. Il se caractérise aujourd’hui par une injonction très forte à la flexibilité et par une mise en compétition de plus en plus dure. Ainsi, Karima, rencontrée au sein d’un foyer de jeunes travailleurs, espère obtenir un emploi d’hôtesse de caisse dans une grande enseigne de supermarché (« une bonne place »), car elle a déjà de l’expérience en tant que caissière. Elle a passé des tests de sélection pendant deux jours :

« On devait comparer deux tickets de caisse et trouver les fautes qu’il y avait. Sauf que tout ça, c’était chronométré en fait. On devait faire le plus de tickets de caisse ».

Quand elle se rend aux entretiens collectifs, il y a quatorze jeunes femmes pour cinq places à l’essai. Au final, une seule d’entre elles aura le CDI. Après une période d’essai de deux mois, le contrat de Karima n’est pas reconduit : « On m’a reproché d’être trop proche des clients… J’ai pas compris… »

Pénibilités du travail

Autre fait marquant : ces jeunes, conscients de la faiblesse relative de leur qualification, s’accommodent d’emplois peu rémunérateurs et de conditions de travail parfois éprouvantes. C’est le cas d’Ibrahim, préparateur de commandes depuis quelques semaines. « Je scanne, je scotche, je scanne, je scotche », dit-il pour illustrer ce travail répétitif.

Quand nous lui demandons si son activité n’est pas trop difficile, sa réponse rejoint les propos que nous avons régulièrement entendus auprès des travailleur·euses les plus exposé·es aux pénibilités.

Celles-ci sont minimisées, sinon déniées, ou sont valorisées lorsqu’ils parviennent à les surmonter. « Franchement, ça va, c’est pas physique, c’est pas des poids lourds », déclare Ibrahim. Il précise toutefois qu’il est obligé de s’asseoir pendant ses pauses pour soulager ses douleurs au dos, « des petites douleurs » selon ses mots.

Conscients de la faiblesse relative de leur qualification, ces jeunes s’accommodent d’emplois peu rémunérateurs et de conditions de travail parfois éprouvantes. Shutterstock

Pour Rébecca, rencontrée dans une mission locale, la préparation de commande, « c’est sympa ». Mais comme beaucoup d’autres, elle aspire avant tout à avoir un travail régulier (un CDI à temps plein) pour pouvoir emménager dans un appartement avec son compagnon.

Solidarité familiale

Le fort attachement au travail et à l’emploi salarié est donc un résultat central de nos recherches et de bien d’autres. C’est ce que confirme la manière dont ils se représentent, à l’inverse, leur « inactivité » forcée lors des deux confinements de 2020, ainsi que la nécessité d’avoir recours aux aides sociales.

« C’était dur de pas travailler », affirme Samir. Contrairement à des idées reçues sur les « assisté·es », toucher une allocation (allocation chômage, allocation Garantie jeunes…) n’est pas anodin pour ces jeunes. Ils distinguent clairement les revenus issus des aides sociales de ceux issus du travail. Et ils ne se satisfont pas de cette situation de dépendance financière.

Au contraire, ils souhaitent stabiliser leur situation par le travail et ainsi à avoir « une vie comme les autres » (une expression qui revient souvent). « J’aimerais bien dépendre de mon salaire », affirme par exemple Laura. Son propos traduit le coût symbolique d’être dépendant·e des aides sociales.

L’usage qu’ils en font est par ailleurs révélateur de leur condition sociale. Alors qu’ils sont à un âge où la norme voudrait que ce soit leurs parents qui les soutiennent financièrement (par exemple pour le permis de conduire), une majorité d’entre eux redistribue à leur famille les revenus provenant des aides sociales comme du travail.

Cette « solidarité familiale inversée » se caractérise par des transferts financiers (« Je donne 100 euros tous les mois à ma mère ») ou par des achats de biens matériels pour leur famille : « mettre de l’essence dans la voiture », « remplir le frigo », « racheter un matelas ».

Conscience sociale

Au cours de la crise sociale, économique et politique que nous traversons, on s’est à juste titre inquiété de la condition étudiante et des situations de grande détresse que ces jeunes peuvent connaître. Mais on a eu tendance à oublier qu’une partie d’entre eux a travaillé durant cette période.

Celles et ceux des classes populaires ont été chauffeurs-livreurs, hôtes et hôtesses de caisse, préparateurs et préparatrices de commandes dans la grande distribution, employé·es de rayons, aide-soignant·es ou parfois ouvriers du bâtiment.

Si la crise a permis de remettre en cause l’idée que 20 ans est « le plus bel âge de la vie », nos recherches rappellent que les jeunes ne sauraient être dépeints au travers de stéréotypes sociaux qui ont la vie dure : celui de la fête, de l’insouciance, de la légèreté voire de l’égoïsme d’un côté ; celui de la défiance, de la déviance et de la « délinquance » de l’autre.

En réalité, au-delà de spécificités liées à certains âges de la vie, les jeunes enquêté·es ont globalement les mêmes préoccupations majeures que leurs aînés des classes populaires : trouver un emploi, le garder et gagner sa vie. Et l’usage solidaire qu’ils font des aides sociales n’est qu’un exemple parmi d’autres d’une conscience sociale qui a tendance à être sous-estimée.

11 décembre 2020

Nicolas Roux Maître de conférences en sociologie, Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) Julie Couronné Chargée d’études et de recherche à l’Injep, affiliée au CEET, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

https://theconversation.com/

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13 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

étudiant-e-s (the-guardian sud)

etudiant

Covid-19 pousse 50 % des étudiants britanniques à devenir « plus politisés ».

L’enquête NUS révèle également que 63% des personnes interrogées ne croient pas que le gouvernement agisse dans leur intérêt

Plus de la moitié des étudiants universitaires (52 %) sont devenus plus politisés en raison de la pandémie, selon une enquête, car les groupes de base de la grève des loyers continuent de gagner en soutien pendant la période des fêtes.

Le sondage, mené par le National Union of Students (NUS), a également révélé que près des deux tiers (63 %) des 4 193 personnes interrogées ne pensaient pas que le gouvernement agissait dans leur intérêt.

Larissa Kennedy, la présidente de la NUS, a déclaré que les actions des ministres « politisaient une génération » et incitaient les étudiants à retenir le paiement de leur loyer dans tout le pays alors que la colère monte à propos de l’enseignement en ligne et des conditions de résidence.
Les étudiants de l’université de Manchester ont obtenu une réduction de 30% de leur loyer après les protestations.

« Que ce soit le fiasco des A-levels, la masse d’étudiants enfermés ou l’exploitation financière à laquelle les étudiants sont confrontés, nous en avons assez et nous sommes parfaitement conscients que les problèmes qui surgissent sont révélateurs de failles fondamentales dans notre système d’éducation dont ce gouvernement n’a pas tenu compte », a-t-elle déclaré.

Dans la plus grande vague de grèves des loyers universitaires depuis quatre décennies, au moins 20 établissements, dont Oxford et Édimbourg, verront les étudiants retenir leurs paiements de logement à leur retour en janvier.

De nombreux militants ont été galvanisés par le succès des campagnes de grève des loyers de l’Université de Manchester, qui ont appris le mois dernier que tous les étudiants bénéficieraient d’une réduction de 30 % de leur loyer – environ 4 millions de livres sterling au total – pour le premier semestre de l’année universitaire. Le groupe, dont l’action a culminé avec l’occupation par 15 étudiants du bâtiment universitaire d’Owens Park, affirme que les étudiants sont de plus en plus désillusionnés par la direction de l’institution.

Hannah Virgo, l’une de ses organisatrices, a déclaré : « La gestion de la pandémie par l’université a montré clairement aux étudiants que leur motivation première est le profit. Personnellement, j’ai définitivement perdu mon respect pour le groupe Russell. Le soutien massif que nous avons reçu en tant qu’occupants de la tour et en tant que grévistes des loyers montre que cela se ressent dans l’ensemble du corps étudiant ».

« Pendant les vacances de Noël, le mouvement de grève des loyers ne fait que croître. Nous aidons les militants locaux à s’organiser dans les campus de tout le pays, et nous prévoyons de faire la grève des loyers en janvier pour obtenir une meilleure compensation pour la deuxième moitié de l’année universitaire ».

Le sondage NUS, qui a été réalisé le mois dernier, a également révélé que 65 % des étudiants n’étaient pas d’accord avec le fait que le gouvernement ait suffisamment pris en compte les difficultés auxquelles les étudiants peuvent être confrontés.

La fermeture des salles, la perspective de payer pour des salles vides lorsqu’on est chez soi et le peu de temps d’enseignement en face à face sont quelques-unes des principales raisons de cette frustration croissante.

Un porte-parole du ministère de l’éducation a déclaré : « Nous comprenons que les étudiants traversent une période très difficile, c’est pourquoi nous avons donné la priorité à leur éducation et à leur bien-être dès le début de cette pandémie, en aidant les universités à offrir un mélange d’apprentissage en ligne et en personne de manière sécurisée.

« Le gouvernement a récemment annoncé un montant de 20 millions de livres sterling pour aider les étudiants qui ont le plus besoin de soutien dans ces circonstances exceptionnelles, en plus de travailler avec le Bureau des étudiants pour permettre aux universités de puiser dans le financement existant de 256 millions de livres sterling pour aider ceux qui sont confrontés à des difficultés financières.

« Nous avons également travaillé en étroite collaboration avec le Bureau des étudiants, en fournissant jusqu’à 3 millions de livres pour financer la plateforme de santé mentale, Student Space, qui est conçue pour travailler en parallèle avec les services des universités et du NHS ».

Yohannes Lowe sam 12 déc 2020

https://www.theguardian.com/

Note:

Le NUS correspond à l’UNEF ici

Lire aussi:

Un an après, la précarité étudiante tue toujours ! (Sud)

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12 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

12 décembre (bretagne)

Contre la loi sécurité globale : de multiples cortèges en Bretagne

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Environ 350 manifestants à Saint-Brieuc

Environ 50 personnes mobilisées à Loudéac

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Loi « Sécurité globale » : un millier dans les rues de Brest

400 personnes à Douarnenez contre la loi « Sécurité globale »

En images. 350 personnes ont manifesté à Douarnenez  (OF)

Morlaix. 250 personnes mobilisées contre la loi Sécurité Globale, ce samedi

Quimperlé. 300 personnes pour le retrait total de la loi Sécurité globale

Quimperlé. Loi Sécurité globale : un 5e rassemblement est prévu samedi 19 décembre

44

Sécurité globale : 250 manifestants à Saint-Nazaire

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Baud. Loi Sécurité globale : 70 manifestants devant la permanence de la députée Nicole Le Peih

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12 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

12 décembre france (le-télégramme rp)

police

Nouvelle journée de mobilisation contre la loi Sécurité globale, des interpellations à Paris

Des manifestations ont eu lieu partout en France contre la loi « sécurité globale », notamment à Paris, où des interpellations ont eu lieu.

Réunis derrière une immense banderole proclamant « stop aux lois liberticides, stop islamophobie », plusieurs milliers de manifestants ont commencé vers 15 h à défiler en direction de la place de la République, sous la pluie et serrés de près par d’importants effectifs de CRS et de gendarmes mobiles. « On ne peut pas rester chez soi face à ce qui se passe actuellement dans le pays, et qui est grave. Le gouvernement légifère à tour de bras, il n’y a aucun contrôle parlementaire, et (il) réduit nos libertés texte après texte », a indiqué à l’AFP Christophe, un professeur de philosophie de l’art de 47 ans.

Forte présence policière, des interpellations à Paris

Ces deux derniers samedis, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Paris et en régions pour en exiger le retrait. Ces rassemblements ont été le théâtre, essentiellement dans la capitale, de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants qualifiés « d’ultras » ou de « casseurs » par les autorités.

D’autres rassemblements en France

Plus tôt dans la journée, environ 1 800 personnes, selon la préfecture, ont défilé dans le calme dans le centre-ville de Montpellier. « Je ne proteste pas uniquement contre la loi de sécurité globale », a expliqué Coline Marguet, une étudiante de 23 ans, « nous allons vers trop de restrictions, de manière générale ».

« Notre devoir de citoyen est de veiller au respect de nos droits », a renchéri Anne-Marie Briand, un médecin de 49 ans en arborant une pancarte « Un flic flou, c’est un flic pas net ». De 200 à 300 personnes se sont également rassemblées à Lille pour dénoncer la loi Sécurité globale mais aussi le projet de loi du gouvernement contre le séparatisme jugé « islamophobe ». « Tout est un peu lié, la volonté de faire taire les oppositions, la stigmatisation des musulmans », y a jugé Samuel, infographiste.

https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Toulouse. Malgré la répression, 2 000 personnes contre le gouvernement et ses lois liberticides !

3 000 personnes à Montpellier : une manifestation réussie contre la Loi sécurité globale

Bordeaux. Plus d’un milliers de manifestants ce 12 décembre contre l’offensive sécuritaire et islamophobe !

 

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12 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

sécurité globale quimper

loisecurite_twitter

Solidaires, CNT, FSU, FO, LDH, Collectif Antifasciste de Kemper, PC, NPA et Ensemble organisent un rassemblement place de la Résistance à 18 heures.

Contre la loi « Sécurité globale »

Depuis plusieurs jours, partout en France, des milliers de travailleuses et de travailleurs,
de citoyens, jeunes et moins jeunes, ont exprimé leur attachement profond aux libertés
de manifester, d’informer, d’être informé et plus globalement leur opposition aux
politiques sécuritaires.

Elles/ils ont massivement dénoncé les violences policières, dont les populations racisées et les mouvements sociaux sont les premières victimes.

Alors que le projet de loi dit de « Sécurité globale » a été adopté à l’Assemblée
nationale, le gouvernement prétend répondre à ce mouvement massif de contestation en
évoquant une éventuelle réécriture de l’article 24.

Ce sera insuffisant pour nous donner des garanties sur la liberté de la presse de pouvoir
diffuser des images, en particulier celles des violences policières. Or, l’actualité nous
prouve plus que jamais que sans images diffusées par la société civile ou la presse, ces
violences resteront impunies.

Face à cette politique autoritaire et au risque de basculement vers un État policier, le
mouvement de résistance ne s’arrêtera pas tant que nous n’aurons pas obtenu une
véritable sortie de la politique sécuritaire et l’abandon de l’ensemble des lois liberticides.

Un temps d’expression sera donné aux associations de défense des migrants en raison de la journée de solidarité des migrants.
Il est demandé à chaque personne de se munir de lampe torche ou lampion pour illuminer notre rassemblement/manifestation.

 

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11 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

lannion:

laanion

Lannion. La manifestation contre les « lois liberticides » décalée à mardi

Après la manifestation samedi 5 décembre, une nouvelle mobilisation avait été annoncée pour ce vendredi 11 décembre à Lannion. Elle aura en fait lieu mardi 15 décembre.

Une nouvelle manifestation était annoncée pour ce vendredi 11 décembre, à 18h au parking de la Poste, quai d’Aiguillon à Lannion. Elle aura en définitive lieu mardi 15 décembre.
.

Retraite aux flambeaux mardi 15

« Suite à l’annonce d’un couvre-feu de 20h à 6h à partir du 15 décembre, l’heure du rassemblement sera avancée, très certainement à 17h30, afin de permettre à toutes et tous de rentrer avant 20h », annonce Benoît Dumont au nom de la coordination lannionnaise #stoploisecuriteglobale.

Cette nouvelle mobilisation locale « pour la défense des libertés publiques et de l’état de droit prendra la forme d’une retraite aux flambeaux ».

Une action portée par:

la Ligue des droits de l’homme Trégor-Goëlo, Amnesty Lannion, l’intersyndicale CGT-FSU et Solidaires du Trégor, le SNJ Bretagne, les Gilets jaunes du Trégor, le PCF, La France Insoumise, le POID, Ensemble, Attac 22, AC ! Trégor, CSSP Trégor, le collectif Kelaouiñ, ainsi qu’un groupe d’étudiant(e)s en journalisme de l’IUT. L’AFPS Trégor, le collectif Ecap et le collectif Nathalie Le Mel du NPA se joignent à l’appel.

« Une société de contrôle permanent »

Objectif cette fois, obtenir le retrait des « lois liberticides ». Sont pointées la proposition de loi « sécurité globale », la loi de programmation pour la recherche, les décrets autorisant le fichage des convictions politiques et syndicales.

« Nous ne pouvons assister sans réagir à l’instauration d’une société de contrôle permanent, qui vise à réprimer toute opposition », avancent les organisateurs.

11 Déc 20

https://actu.fr/bretagne/

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11 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

26 janvier (l’école émancipée)

cafe

http://www.cafepedagogique.net/

https://fsu.fr

Aux régressions, nous opposons Mobilisations.

Depuis plusieurs semaines, la rue conteste fortement la loi dite de sécurité globale. Les manifestations rassemblent plusieurs centaines de milliers de personnes, mêlant la jeunesse, les organisations syndicales, les associations et les citoyen·nes refusant cette dérive ultra sécuritaire que tentent d’imposer Macron et son gouvernement.

Cette mobilisation, ni l’Elysée ni Matignon ne l’avaient prévue et à leur gestion erratique de la crise sanitaire s’ajoute maintenant le refus de cette loi liberticide. Il est donc important que ces mobilisations se poursuivent et que toutes et tous maintenions notre combativité jusqu’au retrait de la loi dans sa globalité.

Il l’est tout autant de poursuivre nos attaques contre le démantèlement des services publics en général, celui de l’éducation nationale en particulier. En quittant le Grenelle de l’Éducation, la FSU a pris la bonne décision : celle de ne plus être associée à une mascarade de réflexions sur l’École, sa place dans la société, son avenir.

L’École de Blanquer est celle du tri social, du mérite, de l’accroissement des inégalités. Le projet éducatif de la FSU auquel l’École Émancipée participe activement en est l’opposé. Nous revendiquons des moyens pour l’École qui permettent la réussite de tou·tes les élèves, y compris dans les quartiers les plus pauvres que Blanquer veut dépouiller en attaquant l’Éducation Prioritaire…

Ce projet, nous le porterons et le défendrons lors de la grève du 26 janvier 2021. Il est donc primordial que dans les écoles, les établissements, les services, nous engagions les nécessaires débats avec nos collègues pour faire du 26 janvier une grève massive, porteuse d’alternatives et départ d’une mobilisation inscrite dans la durée.

lundi 7 décembre 2020

https://www.ecoleemancipee.org/

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11 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

sécurité globale loudéac (of)

police

Loi « sécurité globale ». Appel au rassemblement le 12 décembre à Loudéac

Des représentants de syndicats, associations et partis politiques du Centre-Bretagne appellent à une manifestation contre la loi dite « sécurité globale », samedi 12 décembre à Loudéac 2020 (Côtes-d’Armor).

À l’initiative d’Attac Centre Bretagne, la Ligue des droits de l’Homme Centre-Bretagne, la FSU, la CGT Pontivy Loudéac, Sud, le PCF Pontivy, l’UDB, Générations-s et la Parti socialiste, un appel au rassemblement contre la loi Sécurité globale est lancé à Loudéac pour le samedi 12 décembre.

Dans un communiqué, les signataires revendiquent « le retrait de la loi Sécurité globale pur et simple ». Ils déclarent aussi que « Les Français savent que le droit d’informer et la liberté de la presse sont les garants de la démocratie et de nos libertés individuelles. Ils l’ont exprimé les dernières semaines dans tout l’Hexagone et le Centre Bretagne n’échappe pas à la règle ».

Dans le communiqué, les signataires indiquent que la manifestation se déroulera à 10 h 30 devant le monument aux morts de Loudéac, dans le respect des gestes barrières.

https://saint-brieuc.maville.com/

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11 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

sécurité globale (ouest france)

une

Loi Sécurité globale. Les opposants appellent à manifester samedi 12 décembre, mais pas à Paris

Les syndicats et associations qui réclament le retrait de la proposition de loi « Sécurité globale » n’organiseront pas de défilé dans la capitale, samedi 12 décembre, mais appellent à la mobilisation dans les régions.

Dès dimanche, elle appelait à « poursuivre la mobilisation » pour obtenir le retrait du texte. La coordination contre la proposition de loi « Sécurité globale » appelle à une nouvelle mobilisation dans les régions samedi 12 décembre, mais n’organisera pas de rassemblement à Paris, la sécurité des manifestants n’étant pas assurée selon elle.

« Après la manifestation parisienne du 5 décembre, et du fait de la stratégie de la terre brûlée mise en place par la préfecture de police, la coordination #StopLoiSecuriteGlobale considère que les conditions de sécurité des manifestants et manifestantes ne sont pas assurées et n’organisera pas de mobilisation ce samedi 12 décembre à Paris », a annoncé dans un communiqué ce collectif, qui regroupe de multiples organisations et syndicats, notamment de journalistes.

En revanche, en dehors de la capitale, ce même collectif « appelle les coordinations locales à poursuivre la mobilisation contre cette loi en organisant des rassemblements sur tout le territoire national ».

Le collectif ne croit pas au « Beauvau de la Sécurité »

Le texte sur la « Sécurité globale » est accusé par ses détracteurs de porter atteinte « à la liberté de la presse, à la liberté d’expression et à la liberté de manifester », notamment en raison de son article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d’images des forces de l’ordre, et aussi d’instaurer « des outils de surveillance de masse ».

Outre le retrait de ces dispositions, la coordination réitère sa demande « d’être reçue dans les plus brefs délais par le président de la République Emmanuel Macron ». Et ce, précise-t-elle, « sans attendre l’hypothétique Beauvau de la Sécurité ».

Pour les détracteurs de la loi Sécurité globale, cet événement dont Emmanuel Macron a décidé la tenue à partir de fin janvier « ressemble à une opération de communication décidée et annoncée dans l’urgence conjointement par le Président de la République et… les syndicats de police ».

09/12/2020

https://www.ouest-france.fr/

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09 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

égypte (npa)

egypt

Un camarade égyptien

Macron déroule le tapis rouge au dictateur Sissi

Quelques jours avant le dixième anniversaire des soulèvements arabes de l’hiver 2010-2011, Emmanuel Macron a choisi d’accueillir en grande pompe le dictateur égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

C’est l’un des acteurs les plus brutaux de la contre-révolution qui s’est abattue sur les aspirations des peuples de la région Moyen-Orient Afrique du Nord.

Sissi, symbole de la répression violente de toute opposition politique et sociale, de l’enferme-ment systématique des critiques de son régime et des militants des droits humains, à l’instar de Ramy Shaath, acteur du soulèvement de 2011 et cofondateur du mouvement BDS en Égypte, incarcéré depuis plus d’un an et demi.

Mais que représentent des milliers de morts et des dizaines de milliers de prisonniers politiques lorsqu’il s’agit de parler de gros sous et d’alliances stratégiques ? Macron l’a d’ailleurs déclaré lundi 7 décembre :

« Je ne conditionnerai pas notre coopération en matière de défense comme en matière économique à des désaccords [sur les droits humains] ».

Voilà qui a le mérite d’être dit, même si cela ne nous étonne guère, tant Macron marche sur les pas de son prédécesseur François Hollande qui peut se targuer d’avoir fait passer la France, en 2013 – l’année du coup d’État de Sissi, au premier rang des fournisseurs d’armes à l’Égypte.

Une fois de plus, c’est la « lutte antiterroriste » qui est brandie par le gouvernement français pour justifier l’injustifiable. Macron a ainsi déclaré : « Il est plus efficace d’avoir une politique de  dialogue exigeant qu’une politique de boycott qui viendrait réduire l’efficacité d’un de nos partenaires dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilité régionale ». Un « dialogue exigeant » qui n’a pas l’air d’inquiéter Sissi, tout à son aise de se voir dérouler le tapis rouge et d’obtenir de nouvelles garanties quant au soutien militaire français.

Une fois de plus, on constate à quel point les ennemis des peuples se reconnaissent entre eux : la mise en scène lamentable du copinage de Macron l’autoritaire avec Sissi le dictateur est l’occasion pour nous d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques en Égypte, l’arrêt immédiat des ventes d’armes au régime Sissi, et de réaffirmer notre solidarité totale avec le peuple égyptien et, plus largement, avec tous les peuples de la région, victimes depuis des décennies des alliances entre les pays impérialistes et les régimes réactionnaires locaux.

Julien Salingue 10/12/2020

https://lanticapitaliste.org/

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