Archive | Jeunes

24 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

quimperlé ( ouest france)

refugies

Quimperlé. Devant la gendarmerie

130 soutiens réunis pour Aram et Diana

La solidarité ne faiblit pas à Quimperlé pour soutenir Aram et son épouse Diana, tous deux assignés à résidence. Près de 130 personnes étaient rassemblées devant la gendarmerie ce lundi 24 décembre à 14 h.

Aram s’est présenté le premier à la gendarmerie. À sa sortie, son épouse Diana a fait de même. La procédure a été rapide pour les deux époux originaires de Géorgie et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. Alors qu’ils habitent, avec leurs enfants, à Arzano où la famille est intégrée depuis 2016.

quimperle

Le prochain rendez-vous est fixé au jeudi 27 décembre à 14 h.

24/12/2018

https://www.ouest-france.fr/

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23 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

supérieur (the conversation)

selection

Enseignement supérieur 

30 ans de réformes, toujours trop d’inégalités

Depuis les années 80, la notion d’égalité des chances est au cœur de toutes les réformes éducatives et la lutte contre les disparités, qu’elles soient de genre ou sociales, est devenue une priorité politique. C’est d’ailleurs l’un des objectifs affichés de la réforme LMD (2002-2006) et du processus de Bologne, inscrit dans le code de l’éducation, qui a harmonisé l’organisation des études supérieures au niveau européen.

Pourtant force est de constater que malgré les nombreuses réformes politiques, « les dispositifs successifs sont venus s’empiler, perdant peu à peu en efficacité » (Ministère de l’Éducation nationale, 2015). Et selon l’OCDE et son enquête PISA (2012), la France est d’ailleurs le pays où le milieu social influence le plus les résultats scolaires.

Une hiérarchie des filières

En premier lieu, dans l’accès aux différents parcours de l’enseignement supérieur, et notam-ment aux filières dites « prestigieuses », on observe des différences notables entre les étu-diants et les étudiantes, selon leur origine sociale. Les différentes réformes n’ont pas assez pris en considération les écarts de moyens entre la masse d’étudiants en premier cycle univer-sitaire et le petit nombre d’étudiants favorisés des grandes écoles (Maurin, 2013).

Ainsi, entre 1998 et 2010, on constate que les enfants de cadre ont toujours deux fois plus chance que les enfants d’ouvriers de suivre une classe préparatoire aux Grandes Écoles plutôt qu’une formation universitaire.

Ensuite, ces inégalités observées au stade des inscriptions se retrouvent au niveau du type de diplôme obtenu. Ainsi, malgré l’ouverture des grandes écoles aux filles au cours des années  1970, les écoles d’ingénieurs ne comptent aujourd’hui qu’un quart de filles. En 2010 les garçons avaient 2,5 fois plus de chance qu’elles d’être diplômés d’une école d’ingénieur plutôt que d’une école de commerce.

De manière générale, de fortes inégalités marquent encore l’enseignement supérieur français.

Le bac possédé, le fait d’avoir ou non une année d’avance, et les spécialités suivies au lycée restent des facteurs différenciants en termes d’orientation. Mais, au-delà de ces inégalités scolaires, ce sont encore et surtout les inégalités de genre, les inégalités sociales et les inégalités culturelles qui persistent.

La comparaison entre le devenir de la génération ayant quitté l’enseignement supérieur en 1992 et celle ayant terminé ses études en 2004 montre que les inégalités dites « injustes » (c’est-à-dire les inégalités dues à des facteurs que l’individu ne peut pas contrôler comme son sexe ou son milieu social, contrairement à ses performances scolaires sur lesquelles il a un minimum de contrôle) n’ont pas baissé.

En effet, malgré la mise en place de la réforme LMD et les objectifs affichés d’équité, il apparaît que, pour prétendre faire des études longues, il vaut mieux être un fils de cadre qu’une fille d’ouvrier…

Un effet de cumul

Malheureusement, les inégalités ont tendance à se cumuler. Lorsqu’on dresse le profil des étudiants qui poursuivent ou arrêtent leurs études, on met en évidence, dès le début de leur parcours dans l’enseignement supérieur, un cumul des inégalités scolaires et des inégalités sociales et de genre. Ce phénomène met l’accent sur le fait que l’école, non seulement ne corrige pas les inégalités, mais au contraire, les amplifie, impliquant ce qu’il est commun d’appeler un « effet Mathieu » (mécanisme par lequel les individus issus de milieux favorisés vont avoir tendance à accroître leur avantage sur les autres individus).

Au fur et à mesure que l’individu avance dans son parcours scolaire, les inégalités scolaires et sociales agrègent leurs effets – positifs ou négatifs- et déterminent ainsi des profils – favorables et défavorables- à la réussite des individus.

Avec la réforme LMD seuls les diplômes de niveau bac+3, bac+5 et bac+8 (Licence-Master-Doctorat) sont reconnus ; le niveau bac+4 (anciennement la maîtrise) n’est plus diplômant. Ainsi, plus d’individus, quelle que soit leur origine, poursuivent leurs études au-delà de ce palier : en 1998, 12,6 % des étudiants arrêtaient leurs études après la quatrième année et 15 % après la cinquième année ; en 2010, ces taux sont de 5,7 % et 26,1 %. Un progrès ? En réalité, en augmentant la durée des études sanctionnant le premier diplôme reconnu, la licence, d’une part, et le coût des études ensuite, cette réforme a contribué à augmenter les inégalités sociales.

La comparaison des profils de poursuite d’études longues entre 1998 et 2007 souligne, d’une part, une persistance des profils favorables et défavorables à la poursuite d’études et, d’autre part, une persistance des effets cumulatifs des inégalités tout au long de l’enseignement supérieur. Les remèdes restent à trouver…

20 décembre 2018, Magali Jaoul-Grammare

https://theconversation.com/

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20 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

jeunessse (npa)

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Jeunesse

Même Macron, même combat

Depuis plus de deux semaines, la jeunesse scolarisée a emboîté le pas aux Gilets jaunes et s’est aussi mêlée à la lutte contre Macron. En cause, la hausse des frais d’inscription pour les étudiantEs étrangerEs, la plateforme de sélection Parcoursup et la réforme du bac, pour laquelle les élèves de seconde sont utilisées comme cobayes.

Mais au-delà, notamment dans les franges les plus populaires de la jeunesse, c’est la contes-tation de tout un monde : celui de Macron et de sa politique en faveur des plus riches. Si on peut entendre le « Macron démission » sur de nombreux blocages routiers, les manifestations lycéennes font fréquemment la part belle au « Lycéens, Gilets jaunes, même Macron, même combat ».

Détermination des lycéenEs

Les jeunes mobiliséEs ont bien compris que le combat des Gilets jaunes n’était pas une lutte antifiscale mais une guerre contre la pauvreté, menée par les couches les plus pauvres de la classe ouvrière. Et les lycéenEs y ont joint toutes leurs forces, en dépit de la répression poli-cière et l’hostilité de l’administration des établissements.

Les proviseurs empêchent les élèves de se réunir en assemblée générale, exercent toutes sortes de pressions sur les plus mobilisés et sont à la manœuvre pour faire passer canaliser la contestation dans les CVL (conseil de la vie lycéenne), souvent plus dociles que les lycéenEs en lutte. Des lycéenEs ont été séquestréEs, d’autres excluEs ou envoyéEs au poste de police par les plus zélés des proviseurs.

Malgré tout, la résolution des lycéenEs reste très forte.

Si l’intérêt de manifester touTEs ensemble, avec les autres lycéenEs mais aussi avec les étudiantEs et les travailleurEs, n’est pas encore évident pour touTEs, notamment en région parisienne, des tentatives de coordination inter-lycées ont lieu à l’échelle locale, comme l’Assemblée générale inter-lycée qui a réuni entre 100 et 150 lycéenEs vendredi 14 décembre  à Paris. Des tentatives ont également lieu dans d’autres villes où les manifestations y sont plus massives. Les équipes mobilisées sont déterminées à reprendre la bataille après les vacances et les fêtes.

Dans les facs aussi

Le mouvement dans les facs peut sembler pour l’instant moins profond que celui des lycéens. Et pourtant, de grosses assemblées générales ont pu se tenir dans les universités (Paris 1, Paris 3, Paris 4, Paris 8, Nanterre, Rennes 2, le Mirail à Toulouse, et bien d’autres) durant la semaine du 3 décembre, dans la foulée de l’acte III des Gilets jaunes. Deux assem-blées générales de 2000 personnes se sont tenues à Nanterre au cours de la semaine du 10 décembre.

La hausse des frais d’inscription pour les étudiantEs étrangerEs fait discuter et, dans un contexte où le pouvoir semble déstabilisé, les débats sur la stratégie à adopter pour faire réellement plier Macron étaient largement présents.

Le gouvernement a dû fermer de nombreuses facs et faire annuler ou reporter un nombre impressionnant de partiels dans le cadre d’une politique de lock-out qui a, à l’heure où nous écrivons, a un peu dispersé les étudiantEs mobiliséEs.

Mais rien n’est réglé car les contestations continuent.

Les phases du mouvement de jeunesse semblent intimement liées aux phases du mouvement des Gilets jaunes tant ceux-ci battent le rythme de la contestation sociale depuis le 17 novembre car il s’agit là, en vérité, du même combat contre la misère. La réforme du bac, Parcoursup et la hausse des frais d’inscription pour les étudiantEs étrangers ne sont qu’un des aspects de la politique anti-pauvres de Macron.

Bastien Thomas jeudi 20 décembre 2018

https://npa2009.org/

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20 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

colère lycéenne (lutte ouvrière)

crs cesse

Lycées 

Une jeunesse en colère

Vendredi 14 décembre, il y avait des cortèges de lycéens dans les manifestations organisées par les syndicats, souvent avec des enseignants présents à leurs côtés. Le 18 décembre, des lycées étaient de nouveau bloqués et des manifestations avaient encore lieu dans certaines villes comme à Lyon, Rennes ou Chalon-sur-Saône.

Toute la semaine dernière, des lycées ont continué à se mobiliser.

À Mantes-la-Jolie, le 12 décembre, des jeunes et des enseignants ont manifesté en soutien aux lycéens arrêtés par la police. À Créteil, une centaine d’élèves du lycée Gutenberg ont défilé dans les rues de la ville le 13 décembre, et cinq élèves ont ensuite été reçus par le recteur en personne qui a affiché son mépris en les accusant de ne rien comprendre.

Mais les élèves de filière professionnelle ne se sont pas laissé faire et ont trouvé le moyen de répondre vivement à l’arrogance du recteur. À Paris, des lycées polyvalents ont été bloqués, comme celui de Dorian dans le 11è arrondissement où des assemblées générales ont regroupé une centaine de lycéens et se sont tenues avec l’aide d’enseignants grévistes.

Dans bien des endroits, les élèves ont tenté d’organiser le mouvement. Ils discutent partout des moyens d’actions.

Beaucoup estiment qu’on ne se fait entendre qu’en cassant. Et les interventions musclées de la police à la moindre agitation contribuent fortement à accréditer cette idée. Cela ne favorise certainement pas la prise de conscience que la force d’un mouvement de la jeunesse ne repose ni sur les blocages ni sur le nombre de poubelles brûlées.

Dans certains lycées, souvent avec l’aide de professeurs, des jeunes ont essayé d’organiser des assemblées pour discuter des revendications, de la réforme du lycée et de Parcoursup, mais aussi et surtout de la lutte des gilets jaunes, de la situation politique et de leur avenir.

La jeunesse qui s’exprime depuis deux semaines est celle des classes populaires.

Les jeunes qui descendent dans la rue savent que leurs parents ne vivent pas dignement de leur salaire ou de leurs allocations. Ils savent ce que coûte la vie bien avant d’avoir leurs diplômes. Dans des lycées de banlieue, des élèves demandent aux autres : « Il est plein votre frigo chez vous ? »

Et effectivement, beaucoup de ces adolescents ne mangent pas à tous les repas.

L’un raconte que c’est une voisine qui nourrit sa famille, une autre qu’elle ne mange pas le soir et travaille le week-end à Burger King parce que le salaire d’aide-soignante de sa mère ne suffit pas. Alors, rien d’étonnant à ce qu’un certain nombre de ces jeunes qui vivent ces injus-tices se disent « gilets jaunes ». Ils savent le mépris que cette société engendre contre les travailleurs dès le collège quand la question de l’orientation apparaît. Ils savent ensuite que dans les filières professionnelles, on cherche à les mettre dans des voies de garage sans avenir.

Plus des jeunes continueront à chercher des réponses à leurs questions, plus ils auront des chances de trouver une issue à cette colère. Comme le disait une jeune de Créteil : « Ça emm… Macron qu’on fasse de la politique ? Eh ben, c’est trop tard ! »

Marion AJAR 19 Décembre 2018
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18 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

lycées bzh (fr3)

lycees

Lycées 

Toujours des blocages en Bretagne

Une demi-douzaine d’établissements est encore perturbée en Bretagne ce mardi, dont deux à Rennes, étaient totalement bloqués ce mardi. A quelques jours des vacances de Noël, les lycéens ne désarment pas, contre la réforme du baccalauréat et la plate-forme Parcoursup.

Le lycée Descartes, du sud de Rennes, était bloqué par quelque 200 élèves tôt ce mardi matin. Les forces de l’ordre sont intervenues rapidement pour le libérer. Au total deux établissements de la ville était fermés ce mardi et six perturbés par le mouvement des lycéens, sur l’ensemble de la Bretagne, à Morlaix et Etel, avec ceux de Rennes.

Les lycéens ne désarment pas

Même si le mouvement est moins massif, les lycéens à quelques jours des vacances de Noël ne désarment pas. Ils s’opposent toujours à la réforme du baccalauréat et du lycée, ainsi qu’à la plate-forme Parcoursup, qui a leur sens va accentuer les inégalités entre les établissements, ceux de la périphérie et les lycées de centre-ville en particulier, mieux dotés en options et filières.

Près de 300 lycéens se sont retrouvés en fin de matinée place de la République à Rennes, avant de rejoindre le lycée Bréquigny, où une assemblée générale est prévue.

Krystell Veillard  18/12/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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18 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

ric (anticapitalisme et révolution)

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Nos revendications : améliorer concrètement nos conditions de vie

Des dirigeants auto-proclamés des Gilets jaunes mettent en avant dans les médias la revendication du « référendum d’initiative citoyenne » (RIC).

Il est bien légitime de nous défier des dirigeants qui n’ont jamais connu nos conditions de travail et de vie. La grande majorité de la population est composée d’hommes et de femmes qui ne possèdent que leur force de travail, et qui la vendent en échange d’un salaire qui n’a rien à voir avec les richesses créées chaque jour. Les politiciens qui nous dirigent sont eux issus d’une toute autre classe sociale, celle de la bourgeoisie qui prospère sur l’exploitation des travailleurs et des travailleuses.

Face à ce système, il n’y a pas de solutions « institutionnelles ».

Le seul moyen de reprendre ce qu’on nous vole chaque jour, c’est de montrer que c’est nous qui faisons tourner l’économie. Et que si nous cessons le travail, nous pouvons alors la bloquer. Par la grève, nous montrons que ce sont les capitalistes qui ont besoin de nous, pas l’inverse.

La revendication du « RIC » nous renvoie aux urnes pour nous éloigner de la lutte dans la rue, dans nos quartiers, dans nos boites. Elle nous détourne de nos armes les plus efficaces face à la société capitaliste. Ne soyons pas dupes ! Comme les postiers et postières des Hauts-de-Seine, en grève depuis bientôt neuf mois contre la dégradation de leurs conditions de travail, nous devons garder le cap de la lutte des classes.

Il n’y aura pas de « trêve des confiseurs ». Le gouvernement ne sera pas moins capitaliste en 2019. Alors à nous de reprendre l’initiative en luttant toutes et tous ensemble !

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

Commentaire: La position de nos camarades d’A&R (Courant du NPA) sur le Référendum d’Initiative Citoyenne. La rapidité avec laquelle Edouard Philippe s’est emparé du thème suscite la méfiance: pour noyer le poisson?

Lire aussi:

Qu’est-ce que le RIC, revendication montante des gilets jaunes? (FR3)

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18 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

greta thunberg (pùblico)

Greta Thunberg a quinze ans et est une ardente défenseuse de la lutte contre le changement climatique.

La jeune militante suédoise a protesté contre la signature de l’accord de Paris, un pacte signé en 2015, mais qui n’est pas appliqué du fait de la pression exercée par les États-Unis et d’autres pays.

Greta, cependant, n’est pas défaitiste: elle a commencé à manquer les cours du vendredi pour manifester devant le Parlement suédois et exprimer son souhait que les dirigeants fassent quelque chose pour renverser la situation.

L’adolescente est maintenant allée encore plus loin, notamment lors du Sommet sur le climat qui s’est tenu à Katowice, en Pologne, où elle a clairement indiqué à deux cents dirigeants politiques mondiaux qu’ils n’étaient pas « suffisamment matures » pour agir sur la question. .

Son intervention à la Conférence (COP24) n’a épargné personne:

« Vous ne parlez que d’une croissance économique verte éternelle parce que vous avez trop peur d’être impopulaires. Vous ne parlez que de passer par les mêmes mauvaises idées qui nous ont amenés dans cette catastrophe, même lorsque la seule chose sensée est de serrer le frein d’urgence. »

« Vous n’êtes pas assez mûr pour dire les choses comme elles sont, même pour parler de ce fardeau que vous nous laissez, enfants, mais je me moque bien d’être impopulaire, mais je me soucie de la justice climatique et de la planète ou je vis.  »

« Notre civilisation est sacrifiée afin que quelques-uns puissent continuer à s’enrichir, notre biosphère est sacrifiée afin que les riches pays comme le mien puissent vivre dans le luxe, c’est la souffrance des pauvres qui paient le luxe de quelques-uns ».

« En 2078, je fêterai mes 75 ans. Si j’ai des enfants, peut-être qu’ils passeront ce jour avec moi,  peut-être qu’ils me demanderont pourquoi vous n’avez rien fait alors qu’il était encore temps d’agir ».

« Vous dites que vous aimez vos enfants par-dessus tout, mais vous leur volez leur avenir. »

Tremending    17.12.2018

https://www.publico.es/

Lire aussi:

COP24, Katowice (Pologne) : Pendant la catastrophe, la comédie continue (ESSF)

 

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18 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

converger (qdc)

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Faire converger nos colères

Les gilets jaunes ne sont plus seuls dans la rue : leurs enfants leur ont emboîté le pas !

Tout le monde s’accorde à dire que le mouvement lycéen actuel contre la sélection à l’univer-sité, la réforme du lycée ou le BAC modulaire est fort et touche tout le territoire. Mais, outre son ampleur, un autre élément n’a pas échappé aux médias. En Seine-Saint-Denis, dans les quar-tiers nord de Marseille, dans la banlieue lyonnaise… plus qu’au moment de la lutte contre la loi travail, les lycées des périphéries et d’enseignement professionnel ont été parmi les premiers à se mobiliser.

Mais comment s’en étonner puisqu’il apparaît que les jeunes générations auront des conditions de vie plus difficiles que leurs parents ?  La jeunesse issue des classes populaires a bien du mal à se faire entendre, les médias ne retenant bien souvent que les incidents devant les établissements quand la colère légitime fait l’objet d’une répression particulièrement dure.

Tout le monde a en tête les images de ces jeunes de Mantes-la-Jolie agenouilléEs, mains sur la tête, pendant plusieurs heures sous la menace de la police et on ne compte plus les blesséEs. On n’insiste pas non plus assez sur le fait que l’on refuse systématiquement aux lycéen.nes de s’organiser en leur refusant la liberté de réunion et le droit d’expression alors que c’est leur avenir qui est en jeu.

Une école qui n’éduque pas les jeunes dans la démocratie et dans une perspective d’appro-fondissement de la démocratie prend le risque de l’affaiblir. On oublie en effet que le désir de démocratie n’est pas naturel et qu’il peut s’altérer. C’est la raison pour laquelle une éducation émancipatrice ne peut faire autrement que de le cultiver. En réalité, la démocratie a progressé toutes les fois que les sans voix ont fait irruption sur la scène politique pour réclamer justice et dignité en leur propre nom.

Quand les autorités disent à la jeunesse « sois sage et tais-toi ! », elle répond « no future ! » et elle a ses raisons. Pour ne prendre que l’exemple des lycées professionnels, parents pauvres de l’éducation, la réforme du bac pro a déjà provoqué une suppression impressionnante de postes et d’heures d’enseignement.

La réforme qui s’annonce de la voie professionnelle aura le même effet et va de plus renforcer sa soumission aux employeurs. Parcoursup a laissé des milliers de lycéen.nes sans affectation à la rentrée et la réforme du lycée, du bac et des programmes n’est pas une réponse aux iné-galités scolaires, le gouvernement n’a d’ailleurs pas annoncé des réformes allant dans ce sens.

Après une augmentation honteuse des droits d’inscription pour les étudiantEs étranger/ères, il est maintenant question d’une augmentation générale des frais de scolarité qui fermerait l’accès à l’université aux classes populaires (1).

La colère des lycéen.nes et des parents qui se constituent parfois en collectif pour s’élever contre la criminalisation de leur mouvement est aussi la nôtre. C’est pourquoi nous devons nous élever contre la répression et toute action qui les empêcherait de s’organiser librement.

Mais nous autres, éducateurs/trices et enseignantEs, nous devons les rejoindre dans la mobili-sation parce que nous avons enfin la possibilité de dire dans l’action et avec force que nous sommes contre des réformes qui ne correspondent en rien aux aspirations à plus d’égalité sociale et au besoin de démocratisation de l’école.

C’est le moment de faire converger nos colères !

17 décembre 2018 Jérôme Debrune

https://www.questionsdeclasses.org/

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1. Voir Le Monde du 21 novembre 2018, La Cour des comptes préconise une hausse des droits d’inscription à l’université, https://www.lemonde.fr/

 

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17 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

réformes (sud éduc )

blancqyuer

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14 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

15 décembre (essf)

lycees

«Avec les gilets jaunes: contre la représentation, pour la démocratie»

Pierre Dardot, philosophe et Christian Laval, sociologue invitent à s’engager dans le mouvement des gilets jaunes pour s’assurer que «l’esprit profondément démocratique du mouvement» se perpétue et éviter «les tentations fascisantes qui pourraient se développer en cas d’échec et de pourrissement».

Rarement dans l’histoire un président de la République n’a été à ce point haï comme l’est aujourd’hui Emmanuel Macron. Son intervention télévisée du 10 décembre, solennisée à souhait, et les miettes qu’à cette occasion il a distribuées avec «compassion» aux plus pauvres, sans revenir en aucune façon sur les mesures les plus injustes encouragées ou décidées par lui-même, d’abord en tant que conseiller de Hollande, puis comme ministre de l’économie et enfin comme président, ne changera rien à ce fait.

L’explication de ce rejet massif, on la connaît: le mépris de classe dont il a fait preuve, à la fois dans ses actes et dans ses paroles, lui revient violemment, avec toute la force d’une popula-tion en colère, et il n’y a là rien que de très mérité.

Avec le soulèvement social des gilets jaunes, le voile se déchire, au moins pour un moment.

Le «nouveau monde» c’est l’ancien en pire : tel est le message principal envoyé par les por-teurs de gilet jaune depuis novembre dernier. En 2017, Macron et son entreprise «En marche» se sont servis de la profonde détestation des classes populaires et moyennes envers des gouvernants qui n’avaient eu de cesse jusque-là que d’aggraver leur situation au travail et dans leur vie quotidienne pour s’imposer contre toute attente dans la course à la présidence.

Dans cette conquête du sommet des institutions, Macron n’a pas hésité à utiliser cyniquement le registre populiste du dégagisme et de la table rase pour l’emporter, lui qui ne fut jamais que le «candidat de l’oligarchie», et notamment de sa corporation d’élite, l’inspection des finances  [1]. La manœuvre était grossière mais elle a fonctionné par défaut. Il a gagné, avec des idées minoritaires, par un double vote de rejet, au premier tour celui des partis néolibéraux-autoritai-res (les jumeaux du Parti socialiste et des Républicains) et au second tour, celui de la candi-date du parti néofasciste français.

En guise de renouveau, depuis le printemps 2017, les électeurs ont eu droit à une aggravation et à une accélération sans précédent de tout ce qu’ils avaient rejeté auparavant. Ils ont subi, sidérés, un déferlement de mesures qui, l’une après l’autre, affaiblissaient le pouvoir d’achat et le pouvoir d’agir des classes populaires et moyennes, et ceci au profit des classes les plus favorisées et des grandes entreprises.

Le clivage de classe

Les sondages récents sur ce point ne trompent pas: le clivage de classe apparaît au grand jour dans les condamnations de la politique macronienne. Que le rétablissement de l’ISF (Impôt sur la fortune), l’augmentation des minima sociaux et du SMIC et le rétablissement de l’indexa-tion des retraites sur l’inflation se retrouvent dans les principales revendications des gilets jaunes qui vont bien au-delà de la suppression de la hausse de la taxe sur les carburants et le moratoire sur le coût de l’électricité et du gaz, en dit long et beaucoup sur la signification sociale du mouvement.

Seule la propagande éhontée du gouvernement sur les Ligues de 1934, les «séditieux» et les «factieux», complaisamment relayée par les médias inféodés et par quelques «personnalités médiatiques» ou par quelques dirigeants syndicaux dévoyés, a pu faire croire à certains que le mouvement était intrinsèquement fasciste.

Il faut le dire et le redire ici avec force: si l’extrême droite a tenté de récupérer cette colère populaire, et si elle y parvient éventuellement, ce ne sera que par la faillite de la gauche politique et des syndicats dans leur fonction de défense sociale des intérêts du plus grand nombre. Les gilets jaunes, que cela plaise ou non, ont réussi ce que trente ans de luttes sociales n’ont pas réussi à faire: mettre au centre du débat la question de la justice sociale. Mieux, ils ont imposé on ne peut plus clairement la question fondamentale pour toute l’humanité du lien entre justice sociale et justice écologique.

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Alencontre  14 décembre 2018  Pierre Dardot et Christian Laval

http://alencontre.org/

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