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27 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

insecticides (sciences ouest)

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Dilka Bear La fille et l’abeille (Bretzel Liquide)

Les enfants exposés aux insecticides

Les enfants sont touchés par les insecticides via la nourriture. Mais l’utilisation de ces produits à la maison, au jardin et dans les champs proches est aussi néfaste pour eux. Une étude montre que l’exposition des jeunes Bretons aux insecticides est d’abord liée à leur alimentation

Les chercheurs savaient déjà que les insecticides perturbent le développement cognitif de l’enfant(1). Mais comment les enfants sont-ils exposés à ces produits ? À Rennes, Cécile Chevrier, chercheuse en épidémiologie à l’Inserm(2), Philippe Glorennec, spécialiste de l’expologie et de l’évaluation des risques à l’Ehesp(3) et d’autres scientifiques de l’Irset(4) ont mené une étude pour le savoir, publiée dans le dernier numéro de la revue Environment International(5).

Ces spécialistes ont étudié comment 245 enfants âgés de six ans, vivant en ville ou à la campagne en Bretagne, sont exposés aux pyréthrinoïdes. Ces insecticides sont souvent utilisés dans l’agriculture, ou à la maison et dans le jardin. L’étude consistait à détec- ter, dans les urines des enfants, les traces de cinq métabolites issus de la dégradation par l’organisme d’une dizaine de pyréthrinoïdes.

Les chercheurs ont aussi analysé les poussières dans les maisons où vivent les enfants. Ils ont étudié, grâce à un grand questionnaire rempli par les parents, les habitudes alimentaires des enfants et les pratiques de ménage à la maison. Toutes ces données ont été couplées avec des informations géographiques, notamment la surface des cultures agricoles (colza, vergers, céréales(6), légumes, fleurs, pois) dans un rayon de 500 m autour de la maison et de l’école. Cette étude originale associe ainsi l’évaluation des risques, l’épidé- miologie, la géographie, la chimie et les statistiques.

Premier résultat : les enfants sont bien exposés. L’un des cinq résidus d’insecticides a même été détecté dans 95 % des échantillons d’urines. Le moins détecté est présent chez 16 % des enfants. D’où viennent tous ces produits ?

Habitudes alimentaires

« L’alimentation semble jouer un rôle important dans l’exposition », résume Philippe Glorennec. Les enfants qui mangent tous les jours des pâtes, du riz ou de la semoule(7) sont exposés à deux des cinq métabolites. La consommation élevée de céréales au petit déjeuner et de pain complet augmente la proportion d’un autre métabolite.

Les enfants qui mangent souvent de la nourriture issue de l’agriculture biologique voient leurs taux de deux métabolites diminuer. Ces métabolites correspondent à quatre pesticides(8). Par contre, concernant les fruits, légumes et céréales bio mangés par leurs enfants(9), ceux qui en consomment davantage ont paradoxalement plus de traces d’un troisième métabolite ! « Ce dernier point va dans le sens opposé à ce qui était attendu, note Philippe Glorennec. Ces résultats-là sont signifiants, mais pas cohérents. Il faut être prudent dans leur interprétation. Quelque chose mérite d’être creusé. »

À côté des champs

L’étude montre qu’il y a aussi un lien entre les cultures proches de chez l’enfant, et son expo- sition aux insecticides. Le jeune qui vit à côté de champs de céréales(10) a une concentration plus élevée, en moyenne, pour l’un des métabolites. Les données géographiques ont été mises en perspective avec des informations recueillies auprès des conseillers des Chambres d’agriculture. « Mais nous n’avons pas de données d’utilisation des pyréthrinoïdes, parcelle par parcelle, regrette Philippe Glorennec. Ces données n’existent pas encore. » Les auteurs de l’étude notent que ce manque constitue l’une des limites de leur enquête.

Le lien entre la présence d’insecticides dans la poussière des maisons, et les surfaces agricoles à proximité, est établi : « Il y a cinq à six fois plus de risque de détecter dans les maisons de la tétraméthrine, l’un des pyréthrinoïdes, près des champs de céréales. » Mais le chercheur note par ailleurs que « l’association entre les molécules dans la poussière et les métabolites dans les urines n’est pas probant. Nous avons testé onze de ces associations possibles, seules trois sont positives. »

Quant aux insecticides utilisés à la maison, « quatre des cinq molécules étudiées sont retrouvées dans les poussières. Ce sont des résultats très cohérents. » Au final, qu’ils proviennent des champs d’à côté ou de produits ménagers, ces produits contaminent l’habitat : l’un d’eux a même été retrouvé dans tous les logements.

«La limite de notre étude est de mesurer l’exposition à travers les urines. Elles nous indiquent à quoi l’enfant est exposé uniquement dans les heures qui précédent le prélève- ment.» Les pyréthrinoïdes, qui se dégradent vite, sont difficiles à mesurer dans le sang avec les techniques actuelles. « Ce prélèvement, réalisé à un moment donné, n’est pas forcément représentatif de l’exposition habituelle ou chronique aux pesticides. » Des analyses régulières d’urine, ainsi qu’une connaissance précise des insecticides utilisés dans les champs permettraient de dépasser ces limites.

Aller plus loin

Une autre étude permettrait d’aller encore plus loin. « Nous pourrions étudier les bénéfices d’une réduction des usages des pesticides, conclut Philippe Glorennec. En conseillant aux gens d’en utiliser moins et de consommer davantage d’aliments bio, nous étudions si les concentrations de métabolites diminuent. » Reste aux chercheurs à trouver des financements pour une telle étude d’intervention.

N° 353 juin 2017

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24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

austérité (basta)

macron

Augmentation des loyers et des expulsions, baisse des aides au logement

Le gouvernement a décidé de diminuer l’Aide personnalisée au logement (APL) de manière uniforme pour les 2,7 millions de ménages qui en bénéficient. Cette baisse de 5 euros par mois, soit 60 euros par an, peut paraître anodine pour les personnes disposant de revenus corrects. Mais elles frappent prioritairement les ménages les plus pauvres et les étudiants en situation précaire, dans un contexte où les loyers poursuivent leur augmentation. 90 % des ménages qui perçoivent l’APL sont locataires.

Cette aide publique, qui s’élève à environ 230 euros en moyenne par mois, représente un coup de pouce précieux pour acquitter son loyer. Elle est accordée sous condition de ressources – l’épargne et un éventuel patrimoine sont pris en compte – ainsi qu’en fonction du montant du loyer. « Une personne seule par exemple ne touche plus les APL si elle gagne plus de 1,1 Smic par mois », rappelle la Fondation Abbé Pierre. Soit 1265 euros nets par mois.

Pour un étudiant non boursier vivant seul, les aides au logement, dont l’APL, constituent plus de 10 % de son budget moyen, estimé à 714 euros par l’Observatoire de la vie étudiante [1]. « Les ressources qu’offrent les APL sont donc essentielles pour ces étudiants puisqu’elles constituent la seule aide financière étatique », commentait la Fédération des associations générale étudiantes (Fage). « Alors que plus de 60 000 bacheliers sont en détresse, faute d’affectation, la poursuite d’études se voit aujourd’hui doublement remise en cause », critique le syndicat étudiant suite à l’annonce gouvernementale. Pour l’Union nationale des étudiants de France (Unef), qui demande au contraire une revalorisation de l’APL, 800 000 étudiants sont concernés.

Des familles « pour lesquels chaque euro pèse »

La moitié des allocations logement sont versées aux ménages les plus pauvres, « pour lesquels chaque euro pèse », souligne également Droit au logement (DAL). La mesure « épargne ceux qui profitent des loyers chers et se sont enrichis depuis 15 ans ». « Ce n’est ni aux ménages modestes, ni aux étudiants, ni aux locataires HLM de payer le logement cher ! » déplore l’association.

Même l’ancien grand patron Louis Gallois, désormais président de la Fédération des acteurs de la solidarité (qui rassemble toutes les grandes organisations caritatives ou humanitaires françaises), dénonce une mesure « aveugle » qui « frappe en premier lieu les plus pauvres ». « Non seulement elle met à mal la solvabilité des locataires, mais aussi le pouvoir d’achat, car pour une personne qui touche le revenu de solidarité active (RSA), 5 euros en moins par mois, c’est significatif. Je ne peux pas ne pas faire le rapprochement avec d’autres mesures annoncées, comme celle de réduire l’impôt sur la fortune, qui va coûter plusieurs milliards d’euros », détaille Louis Gallois dans une interview au Monde.

Pour la logique comptable du gouvernement, 5 euros de moins pour 2,7 millions d’allocataires, cela représente une économie globale de 135 millions d’euros par an. La mesure devrait entrer en vigueur en octobre. Comparée à la fraude fiscale, estimée au minimum à 60 milliards, l’économie attendue est dérisoire.

Record des expulsions locatives

Cette baisse des APL intervient alors que les loyers continuent leur progression. Au premier trimestre 2017, les loyers ont augmenté en moyenne de 0,51 % en France, la plus forte hausse enregistrée depuis trois ans selon l’Insee. Un studio de 10 à 15 m² se loue, à Paris, principale ville universitaire, entre 400 et 1000 euros par mois ! Parallèlement, les expulsions de logement pour impayés n’ont jamais été aussi élevées. En 2016, 15 222 familles ont été expulsées de leur logement avec le concours de la force publique. « Triste record, qui confirme la tendance de long terme, avec une augmentation de 140 % en 15 ans ! Sans oublier que deux à trois fois plus de ménages quittent leur domicile avant l’arrivée des forces de l’ordre, sous la pression de la procédure », a réagi la Fondation Abbé Pierre début juillet.

Le 11 juillet, à Angers, une centaine de personnes, dont une trentaine d’enfants, ont été expulsées de bâtiments publics qu’elles occupaient, sur ordre de la préfecture. « Ni enquête sociale ni hébergement n’ont été proposés ou mis en place. Leurs appels au 115 (le Samu social) n’ont pas abouti depuis », proteste le DAL. C’est probablement une autre manière de réaliser des économies : une famille qui vit dans un bidonville ou un camp de fortune ne peut demander l’APL.

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21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

universités (npa)

matthieu

La sélection n’est pas la solution !

Le gouvernement vient d’annoncer un plan de coupes budgétaires de 331 millions d’euros dans l’enseignement supérieur et la recherche. Le candidat Macron avait pourtant annoncé lors de sa campagne qu’il souhaitait « sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur ».
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On voit ce que vaut ce genre de promesses lorsqu’elles sont prononcées par des hommes politiques uniquement préoccupés de sanctuariser les intérêts des plus riches et des grandes entreprises.
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Edouard Philippe vient en effet d’annoncer une baisse de l’impôt sur les grandes fortunes (ISF) et de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
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La première fera gagner aux ménages les plus riches et coûtera à l’Etat 3 milliards d’euros, le Premier ministre précisant sans rire : « C’est 3 milliards d’euros qui sont rendus aux Français ». Preuve que les coupes imposées à l’Université ne découlent pas d’une implacable logique comptable (un manque d’argent dans les caisses de l’Etat) mais d’un pur choix politique : celui d’une redistribution des richesses à l’envers, puisqu’une nouvelle fois, on veut prendre au service public pour donner aux plus riches, qui ne se sont pourtant jamais portés si bien.
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Mais ce n’est pas tout.
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Profitant d’une situation absurde créée par les gouvernements successifs, où 87 000 bache- liers se retrouvent sans affectation universitaire, la classe dominante est à l’initiative pour tenter d’imposer, une nouvelle fois !, la prétendue nécessité d’une sélection à l’université.
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Un éditorial du Monde plaide ainsi pour cette vieille lubie des gouvernements con- servateurs en prétendant que la sélection scolaire,  dont on sait qu’elle est aussi sociale, puisqu’elle aboutit à éliminer prioritairement les jeunes des classes populaires, serait plus juste que le tirage au sort. Cette fausse alternative doit être dénoncée : elle n’a pour fonction que de justifier la destruction déjà en cours de l’Université publique.
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Remarquons au passage la profonde injustice qu’il y a à vouloir instaurer une sélection à présent que le bac est devenu plus accessible au plus grand nombre, et notamment aux  enfants des classes populaires.
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Ce dont l’Université a besoin, c’est donc de davantage de moyens : pour permettre à chaque bachelierE de suivre des études dans la filière de son choix, pour améliorer les conditions d’accueil et d’étude des étudiantEs (il n’y a pas de raison que l’Etat n’aligne pas les moyens de l’Université sur ceux accordés aux classes préparatoires aux grandes écoles), pour embaucher les dizaines de milliers de précaires, personnels BIATSS et enseignantEs-cher- cheurEs, sans lesquelLEs l’Université ne pourrait fonctionner, et pour revaloriser les salaires.
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Le NPA appelle donc à la mobilisation la plus large, dès la rentrée universitaire, pour imposer le retrait des coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur et la recherche, contre l’instauration d’une sélection, et pour une véritable démocratisation des études supérieures.
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Ni tirage au sort, ni sélection : il faut un plan d’investissement public massif dans l’Université et la recherche publiques ! 
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Montreuil, le 20 juillet 2017
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Lire aussi:
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18 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

vih (france bleu)

Bacri est un militant de AIDES. A Marseille cet été il a été de tous les combats : Dépistage, stand le matin et grande marche des fiertés l’après-midi ! Action de terrain et fun : les ingrédients du militantisme avec AIDES ! Et vous quand devenez-vous volontaire ?

VIH : situation « préoccupante » chez les jeunes homosexuels en France

Une étude publiée mardi 18 juillet alerte sur l’épidémie du VIH qui serait de plus en plus importante chez les jeunes hommes homosexuels. Sur 2.600 hommes homosexuels de moins de 30 ans, 14,3% étaient séropositifs selon une étude publiée ce mardi. Une « situation épidémiologique extrêmement préoccupante », selon les chercheurs.

La situation est plus que « préoccupante ». Une étude publiée ce mardi alerte sur l’épidémie de VIH qui serait de plus en plus importante chez les jeunes hommes homosexuels français. Réalisée par l’équipe de chercheurs de Santé publique France, de l’Inserm et de l’équipe nationale d’intervention en prévention et santé pour les entreprises (ENIPSE), elle a analysé la fréquence de la contamination et les pratiques de prévention dans plusieurs lieux fréquentés par les gays.

Contamination par VIH plus élevée à Nice, Montpellier et Paris

Sur 2.600 hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) qui ont participé à l’étude « Prevagay 2015″, 14,3% étaient séropositifs, conclut l’équipe de chercheurs. L’enquête, publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), a été élaborée à partir d’un « questionnaire comportemental » et d’un prélèvement de sang anonymes auprès de HSH fréquentant 60 bars, saunas et « backrooms » de cinq villes françaises (Lille, Lyon, Montpellier, Nice et Paris).

La fréquence de contamination par le VIH dans cette population est significativement plus élevée à Nice (17,1%), Montpellier (16,9%) et Paris (16%) qu’à Lyon (11,4%) et Lille (7,6%). Mais si les chiffres de ces trois premières villes sont comparables à d’autres villes européennes (17,6% à Brighton, au Royaume-Uni, 17,1% à Lisbonne), « la part des séropositifs parmi les HSH âgés de moins de 30 ans atteint 6%, soit un niveau plus élevé que dans les autres villes européennes« , avertissent les auteurs de l’étude.

« Ceci rend compte de la situation épidémiologique extrêmement préoccupante chez les jeunes HSH en France, pour lesquels a été observée, depuis 10 ans, une augmentation conséquente des nouveaux diagnostics pour le VIH« , ajoutent-ils.

Peu d’adhésion aux campagnes de prévention et conduites à risques

« Ceci témoigne d’un problème d’adhésion des plus jeunes à nos politiques de prévention« , s’inquiète François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), dans l’éditorial du BEH. L’étude montre aussi des conduites à risques « assez fréquentes« , avec près du tiers ayant eu au moins une relation non protégée (propor- tion qui grimpe à près des deux tiers chez les séropositifs) et une consommation fréquente d’une grande quantité d’alcool ou de substances psychoactives.

Chiffre « plus rassurant » en revanche, parmi les participants à l’étude porteurs du VIH, 91,9% avaient déjà été diagnostiqués auparavant, dont 94,9% suivaient un traitement, précise l’étude. Or une bonne prise en charge « est décisive pour un contrôle marqué et durable de l’épidémie dans cette population-clé« , souligne François Dabis.

Ces résultats « doivent être relativisés » car les personnes ayant accepté de répondre à l’enquête (environ la moitié des gens contactés) « sont celles qui portent un intérêt aux questions de prévention » et « sont probablement plus susceptibles (…) de connaître leur statut sérologique« , avertissent toutefois les auteurs.

Mooréa Lahalle, France Bleu mardi 18 juillet 2017

https://www.francebleu.fr/

AIDES BREST

AIDES QUIMPER

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16 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

front social 29 (le télégramme)

front-social-saint-nazaire

Rendez-vous en septembre

Une trentaine de manifestants du Front Social finistérien contre « les guerres, les ordonnances et l’état d’urgence permanent ».
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Une trentaine de personnes appartenant au Front social finistérien ont manifesté, hier, à 10 h, place de la Liberté, peu avant le défilé militaire prévu sur le cours Dajot. Un symbole pour ces militants venus manifester «contre les guerres, les ordonnances et l’état d’urgence perma- nent». Un moyen aussi de prévenir que la lutte contre « la guerre sociale de Macron » ne faisait que débuter. Dans la soirée de jeudi, des militants sont également allés à la rencontre des Brestois, avant le feu d’artifice, pour distribuer des tracts. « Nous voulons rappeler à la population le contenu des ordonnances voulues par Emmanuel Macron. Les parlementaires fraîchement élus se  dénient eux-mêmes et se  moquent des électeurs et de la population, en votant l’habilitation à légiférer par ordonnance. De qui se sont moqués pendant des années les Richard Ferrand et Didier Le Gac, longtemps adhérents du Parti socialiste ! », soulignent Chris et Mathieu, du Front social finistérien.
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« Aller jusqu’au blocage de l’économie »

Ils annoncent une journée de mobilisation interprofessionnelle contre la « loi Travail 2.0 », le mardi 12 septembre, ainsi qu’un mouvement national le mercredi 20 septembre. « Nous allons monter en intensité d’ici-là. Nous sommes déjà sur les réseaux sociaux. Actuellement, nous construisons nos réseaux dans le Finistère, avec l’idée d’aller jusqu’au blocage de l’économie parce qu’il faudra un rapport de force.

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L’insurrection du peuple est incontournable : soit on plie le dos, soit on se rebelle. En atten- dant, il faut informer la population. Les ordonnances sont applicables dès leur publication et le Parlement n’est consulté que plusieurs mois après leur entrée en vigueur, pour les approuver. Nous avons prévu un rassemblement, cette semaine, avec les Insoumis ».

Pratique:
La prochaine réunion du Front social finistérien est prévue lundi, à 18 h, à la Maison du Peuple. Quatre groupes de travail seront constitués.

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10 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

hambourg 1 (essf)

Un happening: 1000 zombies de la mondialisation

Lire  aussi:

Allemagne : Contre le G20 une mobilisation énorme à Hambourg (Essf)

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07 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

bacheliers (basta!)

larent wauquiez

Des bacheliers reversent leur « bourse au mérite » accordée par Wauquiez à des associations

Des bacheliers fraîchement diplômés viennent de donner une leçon d’éthique à leur président de région, Laurent Wauquiez (LR). La région Auvergne – Rhône-Alpes accorde une « bourse au mérite » d’un montant de 500 euros aux bacheliers ayant obtenu la mention très bien, sans condition de revenu.

Dans une lettre ouverte publiée notamment sur Rue89 Lyon, une dizaine d’élèves du lycée Antoine de Saint-Exupéry à Lyon ont « décidé d’agir pour une région plus juste ».

« Nous refusons d’utiliser cette prime pour un usage personnel, d’autant que cette distribution de fonds publics se fait en parallèle d’un désengagement massif de la Région du secteur associatif, qui se traduit par un recul des services publics d’intérêt général », écrivent-ils. « Nous avons ainsi décidé de reverser les 500 euros que vous nous accordez à une association d’intérêt général. »

Dans leur lettre, les lycéens soulignent que cette prime est « injuste » dans la mesure où celle-ci est accordée « à des élèves sans doute favorisés dès le départ ».

6 000 lycéens pourraient être concernés par cette bourse, dont le coût est évalué à environ trois millions d’euros pour la région. Les bacheliers altruistes rappellent que de nombreuses associations à but non lucratif ont vu leurs subventions fortement baisser depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence de leur région (notre enquête sur ces coupes budgétaires). Si les structures de promotion de l’agriculture biologique et paysanne sont particulièrement visées par ces baisses, c’est aussi le cas dans le domaine de la solidarité internationale, de la culture, de l’éducation à l’environnement, des droits des femmes… [1]

Les auteurs de la lettre ont décidé de faire don de leur bourse au mérite au Réseau Rhône-Ain-Saône, qui rassemble les MJC de l’Ain, du Rhône et de la métropole de Lyon.

Et appellent l’ensemble des nouveaux bacheliers d’Auvergne – Rhône-Alpes ayant reçu la mention « très bien » à se joindre à leur appel « en reversant eux aussi cette « bourse » illégitime à une des nombreuses associations actuellement mises en danger par la politique régionale ».

Contact des auteurs de la lettre : jeunesaura@gmail.com

Sophie Chapelle 5 juillet 2017

https://www.bastamag.net/

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07 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

bac pont l’abbé (le télégramme + of)

pont l'abbé 1

Copie de pont l'abbé2

Lire aussi:

Pont-l’Abbé. Ninon est la meilleure bachelière de Bretagne (OF)

Une enseignante publie les « anti-perles du bac », contre l’impression du « niveau qui baisse » (France Info)

 

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05 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

camp de jeunes (npa)

Pour participer aux Rencontres Internationales de Jeunes, pour prendre contact, adresser un mail à: contact-jeunes@npa2009.org

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30 juin 2017 ~ 0 Commentaire

gaeilge (global voices)

Ce que les commentaires sur YouTube révèlent sur la langue irlandaise 

YouTube compte d’innombrables reprises de chansons populaires par des amateurs, depuis les adolescents grattant des guitares dans leurs chambres aux petits groupes se produisant dans des bars. Cependant, peu de reprises attirent des millions de vues et des éloges des artistes originaux.

Il y a quelques années, les étudiants d’une université d’été irlandaise ont posté une reprise du hit du DJ suédois Avicii “Wake me up“, qui avait fait sensation. Chantée en gaélique irlandais (gaeilge), elle est rapidement devenue la vidéo la plus regardée dans cette langue.

En tant que sociolinguiste intéressée par les langues minoritaires, j’ai exploré la façon dont cette pratique émergente qu’est la publication de vidéos de reprises musicales dans ces langues sur YouTube influence (et est influencée par) les questions d’identité nationale, d’attitude vis-à-vis des langues et de pratiques de revitalisation.

L’accès à de nouveaux médias et genres peut contribuer à changer les attitudes et les émo- tions liées aux langues minoritaires, souvent considérées démodées et peu séduisantes. À travers son caractère interactif, en offrant la possibilité de commenter les vidéos, YouTube ouvre également une fenêtre sur le paysage émotionnel changeant autour des langues.

Une analyse de la conversation autour de cette version irlandaise de “Wake Me Up”, montre comment ces interprétations suscitent enthousiasme, admiration, amour, solidarité et fierté. En même temps, un examen approfondi de ces commentaires révèlent la façon dont cet espace apparemment “heureux” est divisé en, et au sein de, groupes ethnolinguistiques empreints de mépris, de colère et de honte, souvent engendrés par des actes de “nationalisme quotidien” liés à l’ histoire coloniale de l’Irlande.

Le gaëlique est une langue minoritaire située à la périphérie de l’Europe.

Bien que l’irlandais soit la première langue officielle de la République d’Irlande, il joue un rôle marginal dans de nombreux aspects de la vie quotidienne comme les affaires et les médias, pour lesquels la langue dominante est l’anglais. La trajectoire historique de l’irlandais ressem- ble à celles de nombreuses autres langues minorisées, incluant la marginalisation et la stig- matisation délibérées de la part des états-nations dominants et, dans les dernières décennies, des tentatives de revitalisation, surtout parmi les plus jeunes.

“Wake Me Up” en irlandais

La vidéo irlandaise est intitulée « Avicii vs Lurgan – “Wake Me Up” as Gaeilge » et est une reprise du hit mondial “Wake Me Up” du DJ et producteur suédois Avicii. La version irlandaise est une coproduction des enseignants et des étudiants de Coláiste Lurgan, une école d’été irlandaise à but non lucratif mais financièrement indépendante dans le Gaeltacht, la région irlandophone sur la côte ouest de l’Irlande.

La production de versions irlandaises de chansons populaires fait partie du cursus de Coláiste Lurgan depuis des années. La vidéo Avicii vs Lurgan n’est donc pas un cas unique. En revanche, l’attention qu’elle a attirée des médias et l’incroyable popularité qu’elle a atteinte la rend spéciale : la représentation fut complimentée par des journaux et des maga- zines en ligne, des stations de radio l’ont ajoutée à leurs listes de titres non seulement en Irlande, mais aussi en Australie et au Canada. Enfin, une partie du groupe fut même invitée à se produire sur le Late Late Show, une émission de la chaîne nationale RTÉ1.

Avicii lui-même apprécia la prestation et en publia un lien sur sa page Facebook avec le com- mentaire « Celle-ci est trop cool !  Je n’en comprends pas un mot mais j’adore. » Sur YouTube, la vidéo a été vue deux millions de fois en deux mois. Trois ans plus tard, elle dépasse cinq millions de vues et 5.500 commentaires. Bien que la plupart de ceux-ci soient en anglais, environ un millier sont en irlandais ou incluent de l’irlandais, et quelques autres sont dans d’autres langues comme l’espagnol, le russe et l’allemand.

Perceptions du sentiment d’identité irlandaise dans les commentaires

Comme on peut s’y attendre, le principal thème des commentaires concerne la qualité des prestations elles-mêmes. La grande majorité des commentaires des deux vidéos est positive. Une seconde catégorie de commentaires aborde la perception de leurs auteurs de leur propre identité irlandaise. Bien que les Irlandais s’identifient généralement comme tels de façon positive, les commentaires montrent bien plus que cela : c’est de la fierté devenue virale. Ce qui semble se passer se résume dans cette recommandation : « Continuez à l’écouter et parlez-en autour de vous, elle fait ressortir l’identité irlandaise en nous :) ».

On trouve pourtant aussi des tentatives de délimiter le « droit à la fierté » : s’attribuer de la légitimité en excluant ceux qu’on ne considère pas assez irlandais : Ça me rend fier d’être irlandais  Et oui, je suis né, ai grandi et vit toujours a Belfast, en Irlande  Je ne suis pas un Américain qui se croit à moitié irlandais… D’autres échanges réunissent les caractéristiques du discours haineux et opposent les Irlandais aux Anglais et aux “West Brits” (irlandais anglophiles).

Fierté, solidarité et exclusion liées au niveau de maîtrise de la langue

Dans le contexte irlandais, la capacité à parler irlandais est un thème d’engagement émotion- nel en lui-même. Alors que les expressions de fierté, de joie et de solidarité qui forge des liens entre ceux (qui se considèrent) capables de parler irlandais, ces mêmes expressions excluent ceux qui ne connaissent pas la langue ou ne la parle pas aussi bien. « Je suis irlandais mais à ma honte je ne comprends pas un mot de [cette vidéo] mais je l’aime quand même… »

Des reprises musicales peuvent influencer positivement les attitudes et les émotions liées aux langues minoritaires, à leurs locuteurs et à leurs origines ethniques ou nationales. En même temps, ils démontrent la façon dont ces prestations, publiées sur des plate-formes de médias sociaux, peuvent également propulser la reproduction du nationalisme ordinaire et des divisions sociales.(Résumé)

La version originale

24 Juin 2017

https://fr.globalvoices.org/

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