Archive | Jeunes

30 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

soupe pop (place guérin)

cuisineXVII

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28 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

loi sécurité (expansive)

macron zombie

Mobilisons-nous les 3, 16 et 30 janvier contre la loi Sécurité globale et les autres textes liberticides

La coordination nationale #StopLoiSécuritéGlobale donne rendez-vous aux défenseur·se·s des libertés dès le dimanche 3 janvier 2021, à Paris, à l’occasion de la Marche blanche en mémoire de Cédric Chouviat. Un an après la mort de ce père de quatre enfants, entre les mains de la police, nous serons aux côtés de sa famille. Son père Christian Chouviat avait déjà accompagné la délégation reçue au ministère de l’Intérieur lundi 23 novembre, malgré les réticences de Gérald Darmanin.

Nous appelons aussi à de nouvelles Marches des libertés, samedi 16 janvier, partout en France, avant un grand rassemblement, samedi 30 janvier, à Paris.

Cette dernière date mêlera les voix des journalistes, documentaristes, réalisateur·trices, victimes et familles de victimes de violences policières, associations de droits humains et artistes solidaires du combat contre les lois liberticides.

D’ici là, nous appuierons les actions qui ont pour objectif le retrait des articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi dite « Sécurité globale », le retrait du Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO) et de toute autre disposition élargissant la surveillance de masse ou faisant reculer le droit à l’information. La coordination nationale #StopLoiSécuritéGlobale continuera à informer sur les conséquences délétères de ces textes, par le biais de clips réalisés par l’équipe vidéo de la coordination, donnant un éclairage juridique et faisant témoigner des victimes de violences policières.

Depuis le premier rassemblement organisé le 17 novembre devant l’Assemblée nationale, notre coordination n’a cessé de s’élargir. Formée à l’initiative des quatre principaux syndicats de journalistes dont le SNJ et de la Ligue des droits de l’Homme, elle comprend aujourd’hui des associations ou collectifs représentant les métiers de la presse et des médias, et aussi des organisations œuvrant dans le domaine de la justice, des libertés numériques, de la défense de l’environnement ou contre les violences policières et leur impunité.

Dans le même temps, des coordinations locales se sont formées à travers tout le pays et plus de 150 villes ont connu au moins une manifestation contre la proposition de loi « Sécurité globale ».

Malgré une mobilisation de très grande ampleur (500 000 manifestant·e·s en France, le 28 novembre), déployée dans un contexte d’état d’urgence sanitaire et de confinement, le gouvernement et les parlementaires se sont contentés d’effets d’annonce s’agissant de la réécriture de l’article 24 de la proposition de loi « Sécurité globale ». Texte que le Sénat semble vouloir fusionner avec l’article 18 du projet de loi « confortant les principes républicains », précédemment nommée « contre le séparatisme ».

Ni la commission Delarue sur les rapports entre journalistes et forces de l’ordre ni le « Beauvau de la sécurité » ne sauront nous détourner de notre objectif. Du reste, Emmanuel Macron n’a toujours pas répondu à notre demande de rendez-vous adressée par courrier et publiée sous la forme d’une lettre ouverte le 14 décembre.

Par ailleurs, notre opposition aux dispositifs de surveillance généralisée instaurés par les drones et les caméras piétons, ou à la sélection des journalistes instaurée par le nouveau SNMO n’a pas été entendue. Des décrets parus en décembre étendent les possibilités de fichage aux groupements et notamment aux opinions politiques ou syndicales, aux comportements et habitudes de vie…

Les pressions politiques de policiers se présentant en uniforme et en plein couvre-feu devant les domiciles d’élu·e·s ou devant des tribunaux confirment nos craintes quant à l’instauration d’un véritable État de police par la combinaison du SNMO, de la proposition de loi « Sécurité globale » et du projet de loi « confortant les principes républicains ».

Tant que ces textes liberticides ne seront pas abandonnés, nous défendrons sans relâche nos libertés.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale fédère des syndicats (dont le SNJ), sociétés, collectifs, associations de journalistes et de réalisateur·trices, confédérations syndicales, associations, organisations de défense de droits humains, comités de victimes et de familles de victimes de violences policières, collectifs de quartiers populaires, exilé·e·s et Gilets jaunes.

https://expansive.info

brest

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27 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

basta (brest)

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Contre les violences policières et les lois sécuritaires, retrait de la loi Sécurité globale

A Brest, comme partout en France des milliers de citoyen.ne.s ont exprimé leur attachement profond aux libertés de manifester, d’informer, d’être informé et plus globalement leur opposition aux politiques sécuritaires. Ils ont massivement dénoncé les violences policières, dont les populations racisées et les mouvements sociaux sont les premières victimes.

Nouvelle manifestation samedi 16 janvier, 15h, Liberté, à Brest  !

Ldh Brest Métropole Océane, Union Communiste Libertaire Brest et autres… (NPA)

https://giletsjaunesbrestois.home.blog

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19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

mineurs (rennes infos)

mineurs

Fichage des mineurs isolés étrangers : la honte !

Grève le 12 janvier 2021

Dans chaque département, une équipe de travailleurs sociaux met à l’abri, protège et accompagne dans le cadre de la protection de l’enfance les jeunes se présentant comme mineurs étrangers sans aucun soutien en France.

Depuis un décret du 30 janvier 2019, l’État a mis en place un fichier national biométrique des mineurs non accompagnés, dit fichier AEM, avec prise d’empreintes, photos d’identité et données à caractère personnel à l’usage des préfectures en invitant les Départements à l’utiliser comme « appui à l’évaluation de la minorité ».

L’évaluation de la minorité est de la compétence des Départements et du parquet des mineurs, pas une prérogative de la préfecture en charge de la lutte contre l’entrée et le séjour irrégulier des étrangers en France !

Notre syndicat SUD CT 35 condamne sans ambiguïté la création d’un tel fichier catégorisant les enfants étrangers et qui porte atteinte aux droits de l’enfant en s’inscrivant clairement dans le contrôle migratoire.

Un pas a encore été franchi avec le nouveau décret du 23 juin 2020 qui soumet la contribution financière de l’État à la signature d’une convention entre les conseils départementaux et les préfectures et en la conditionnant à l’utilisation du fichier AEM.

Un chantage financier de l’État pour intervenir dans le choix des prises en charge à l’Aide sociale à l’enfance alors qu’il relève de la responsabilité des conseils départementaux et d’une obligation du Code de l’Action Sociale et des familles !

Concrètement, cela veut dire qu’on demandera demain aux travailleurs sociaux de conduire à la préfecture les jeunes réfugiés avant chaque mise à l’abri pour vérifier leur minorité avec pour conséquence possible une reconduite à la frontière sur le champ ou à leur majorité.

C’est une dérive totalement inacceptable qui dévoie la mission de protection de l’enfance et la déontologie des professionnels du travail social ! Pour dénoncer cette confusion entre protection de l’Enfance et lutte contre l’immigration irrégulière, notre syndicat SUD CT 35 appelle tous les travailleurs sociaux à la grève et à une

Manifestation Mardi 12 Janvier 2021 à 12h devant le conseil départemental 35 (Préfecture Beauregard)

pour demander :

▪ l’abrogation des décrets sur le fichier AEM et son usage

▪ l’accompagnement socio‐éducatif des MNA sans discrimination dans le strict cadre de la protection de l’Enfance

samedi 19 décembre 2020

Syndicat Sud Collectivités Territoriales 35

http://www.sud

http://www.rennes-info.org/

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19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

transphobie (révolution permanente)

transph

#JusticePourFouad

Une lycéenne de 17 ans se suicide après des humiliations transphobes

Mardi 15 décembre, Fouad, jeune femme trans de 17 ans, a mis fin à ses jours. Quelques semaines plus tôt, elle avait été convoquée et humiliée par la direction de son lycée, qui voulait lui interdire de porter une jupe. 

Fouad avait 17 ans, elle étudiait dans un lycée lillois. Jeune femme trans, elle vivait en foyer. Début décembre, elle vient au lycée avec une jupe, ce qui lui vaut d’être convoquée par la CPE ; s’ensuit alors un échange lunaire où la CPE hausse le ton, humilie Fouad, et lui intime de rentrer chez elle à cause de sa tenue, pendant que la jeune étudiante, manifestement très affectée, tente de se défendre.

On peut entendre des extraits de cet entretien dans une vidéo publiée par un élève du même lycée sur snapchat, où il s’indigne du traitement qui lui est fait. Même si cet élève parle de Fouad au masculin, et donc la mégenre, il fait preuve de plus de compréhension et de soutien envers elle que la responsable qu’on entend dans la vidéo.

La CPE la renvoie chez elle et prétend vouloir lui interdire le port de la jupe pour ne pas heurter les autres élèves, qui, selon les informations dont nous disposons jusqu’à présent, ne se sont pourtant pas plaints de la tenue de Fouad auprès de la direction. « Mais alors c’est eux qu’il faut éduquer, c’est pas moi ! » répond-elle à juste titre.

Le lendemain de son renvoi, les lycéens se mobilisent et collent des affiches dans l’établisse-ment pour dénoncer cette exclusion transphobe, sur lesquelles on peut lire « Nos tenues ne sont pas indécentes, vos regards le sont », ou encore « La transphobie tue ». Quelques jours plus tard, nouvelle journée d’action en soutien à Fouad, où ses camarades décident de venir en jupe au lycée en signe de solidarité. La direction finit par céder et l’autorise enfin à s’habiller comme elle le souhaite.

Les tensions avec la direction s’apaisent, et la jeune fille semble aller mieux, mais fait une première tentative de suicide une dizaine de jours après, puis une deuxième qui entraînera sa mort. Dans le communiqué du lycée adressé aux parents d’élèves pour les informer de ce drame, Fouad est genrée au masculin.

Jeudi 17 décembre, le hashtag #JusticePourFouad est lancé sur twitter, atteignant la deuxième tendance de France, avec plus de 10 000 tweets.

Il est évidemment impossible de dire que la mort de Fouad est une conséquence directe de l’humiliation qu’elle a subie de la part de la CPE, ni de dire que la transphobie était l’unique cause de son mal-être.

Ce n’est pas seulement l’école qui est en cause, mais tout un système. Ce que l’on peut dire, c’est que la transphobie, sous toutes ses formes, même verbales, tue et abîme. Les personnes transgenres sont particulièrement surreprésentées dans les statistiques sur le mal-être.

Selon une étude du Comité Idaho et du Think Tank République et Diversité publiée en 2014, 60% des personnes transgenres sont déjà tombées dans une dépression, et 20% d’entre elles ont déjà fait une tentative de suicide. Cette oppression des personnes trans est reproduite et alimentée depuis le sommet de l’État, comme l’illustre la non-autorisation de la PMA aux hommes trans les nombreuses difficultés qui jalonnent le parcours de transition.

Fouad est malheureusement l’une des trop nombreuses victimes de cette société incapable d’accompagner les individus avant, pendant et après leur transition, et de leur garantir une égalité de droit et une existence hors de toute oppression ou stigmatisation. Et l’école est un relais institutionnel de ces oppressions, quand elle refuse d’utiliser les prénoms d’usage de ses élèves par exemple, ou quand elle impose des codes vestimentaires transphobes.

Nombreuses sont les jeunes personnes trans précarisées, isolées ou rejetées par leurs familles en raison de leur transidentité, et humiliées et discriminées par les institutions. Ces situations ne sont d’ailleurs pas exclusives aux personnes trans, mais communes à un grand nombre de jeunes personnes LGBT. Pour ces jeunes, il est impératif, voire vital, que l’État mette des logements d’urgence décents à leur disposition, et investisse massivement dans les associations et structures aptes à les aider.

La transphobie tue. Justice pour Fouad, et pour toutes les autres victimes.

Inès Rossi jeudi 17 décembre

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19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

jeunes (révolution permanente)

mai 68

79% des jeunes estiment que « les violences policières sont une réalité »

Selon un sondage Opinionway publié ce vendredi, près de 50% des jeunes n’ont pas confiance en la police, 79% estiment que « les violences policières sont une réalité », et 48% que « la police française est raciste ». L’opération séduction de Macron sur Brut ferait-elle un flop ?

En juin, à la suite du meurtre de Georges Floyd par un policier à Minneapolis, des milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont envahi les rues du monde entier, accompagnés du cri de leur colère.

Quelques mois après seulement, et pour la deuxième fois en 2020, le débat sur la nature de l’institution policière a ressurgi sur le devant de la scène avec le mouvement contre la Loi Sécuri-té Globale, alimenté par la colère face aux violences policières subies par Michel Zecler le 21 novembre dernier.

Cette colère s’est principalement tournée vers l’article de cette loi qui vise justement à interdire la prise de photos et de vidéos des forces de répression, alors même que ces vidéos ont permis de dévoiler ce qu’avait subi Michel Zecler et bien d‘autres. Rappelons que sans ces images, Michel Zecler aurait pu risquer des poursuites pour outrage à agents ou autre accusations fictives et de lourdes peines de prison, puisque dans ces cas-là, la peine (et donc l’hypothétique outrage) est proportionnel à la violence déployée par la police.

Mais comme l’ont rappelé les manifestants, l’affaire Michel n’est pas un cas isolé. On se rappelle de la mort de Zyed et Bouna en 2005, d’Adama Traoré en 2016, de l’affaire Théo en 2017, ou encore la mort de Cédric Chouviat en 2020. Les violences policières lors des derniers mouve-ments sociaux, notamment celui des Gilets Jaunes, ont également rendu ces violences visibles, déjà subies depuis des années par les habitants des quartiers populaires, et ce grâce aux vidéos d’amateurs.

C’est donc dans ce contexte de crise politique et de défiance face à la police, particulièrement présente chez les jeunes, qu’OpinionWay a effectué un sondage. Il a été effectué sous la forme d’une étude en ligne du 11 au 15 décembre pour 20 minutes auprès d’un échantillon de 627 personnes issus de la communauté #Moijeune, représentative des jeunes âgés de 18–30 ans.

Cette défiance est équivoque dans les chiffres que révèle l’enquête. En effet, 47% des 18–30 ans « n’ont pas confiance » en la police, contre « 33% dans l’ensemble de la population ». La question du racisme est également abordée par l’étude, 48 % des 18-30 ans jugeant que « la police est raciste », contre 40 % de l’ensemble de la population. 81 % des jeunes sondés affirment que les agissements de la police sont dus à « leur couleur de peau », 79 % à leur lieu d’habitation et 67% à leur âge.

La défiance est tout aussi importante face à la Loi Sécurité Globale, 49 % des jeunes s’opposent à « l’autorisation pour les forces de l’ordre d’utiliser des drones équipés de caméras » et 45% à « l’interdiction de diffuser des images permettant d’identifier un policier ou un gendarme en opération ».

Ces chiffres montrent que la thèse des dérives individuelles est moins suivie par une partie de la jeunesse qui fait face au caractère foncièrement répressif et raciste de l’institution policière et à son impunité. Défiance qui risque d’encore augmenter face au dispositif policier et aux violences toujours plus importantes comme cela a été vu lors des manifestations ce mois contre la loi sécurité globale et la loi séparatiste.

Ce sondage illustre qu’une part importante de la jeunesse voit clairement la réalité du système policier et de l’institution raciste et violente qu’il représente. Par la Loi de Sécurité globale et la loi séparatisme, le gouvernement persiste et signe dans son offensive sécuritaire et sa volonté d’étendre l’impunité policière.

Cette jeunesse, qui s’est récemment mobilisée dans les mouvements féministes et écologistes et contre les violences policières, qui est la première à subir les conséquences de la crise du Covid 19 tant économiquement que matériellement, ne semble pas résolue à rester insensible aux violences policières.

Et c’est aussi en réponse à cette politisation et aux potentielles futures explosions de cette jeunesse que le gouvernement se prépare en donnant plus de moyens à la police. Il y a urgence à nous aussi nous mettre en ordre de bataille et nous organiser !

Prune Fabre samedi 19 décembre

https://www.revolutionpermanente.fr/

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19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

quimper brest… (le télégramme)

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À Quimper, 200 manifestants pour les libertés publiques

Déambulation nocturne sur les rues de Quimper, ce vendredi soir.

Deuxième manifestation contre la loi « Sécurité globale », ce vendredi soir, à Quimper. Le 26 novembre, un millier de personnes étaient réunies place Saint-Corentin. Ce vendredi, environ 200 manifestants ont parcouru les rues du centre-ville, vers 18 h 30.

18 décembre 2020

https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Brest. 700 manifestants pour le retrait de la loi Sécurité globale dans une ambiance tendue

Lorient, 250 personnes participent à la marche des libertés

Rennes, un rassemblement contre les mesures « liberticides » du gouvernement

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16 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

anticap

Contre le gouvernement et sa politique : il faut un mouvement d’ensemble

Le samedi 12 décembre, des milliers de personnes sont encore descendues dans la rue pour protester contre la « loi sécurité globale », la loi sur le « séparatisme », et plus généralement contre la politique répressive et autoritaire du gouvernement.

A Paris, alors que la répression des manifestations du 5 décembre a été terrible, et que des fake news concernant une interdiction de la manifestation avaient circulé les jours précédents, plusieurs milliers de manifestants ont défilé entre la place du Châtelet et la place de la République.

La police s’est encore livrée à une répression féroce, scindant plusieurs fois le cortège, et interpellant des dizaines de personnes sans aucun motif, afin de décourager les manifestants et manifestantes. La plupart ont été relâchés après des gardes à vue de plusieurs heures, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux, montrant que ces interpellations étaient purement arbitraires, dans le seul but d’effrayer et de dissuader de manifester contre le gouvernement.

Mais cette répression renforce aussi la colère et la détermination à lutter contre les lois autoritaires adoptées par le gouvernement et sa majorité parlementaire.

Toujours aussi déterminés contre le gouvernement et sa politique

Et en effet il y a de quoi rester en colère et mobilisés contre ce gouvernement et sa politique. Alors que les vidéos du tabassage ignoble du producteur de musique Michel Zecler avaient une nouvelle fois montré aux yeux de tous le caractère raciste et violent de la police, le gouvernement avait dû opérer une mini reculade au sujet de l’article 24 de la loi de sécurité globale, qui prétend interdire de filmer les flics afin qu’ils puissent continuer leurs violences en toute discrétion. Macron avait même dû admettre lors de son interview l’existence de « violences policières ».

Mais depuis, Macron, Castex et Darmanin ont cherché à reprendre l’offensive, et ont organisé de multiples provocations contre les manifestations. De plus, outre la loi « sécurité globale » et la loi sur le « séparatisme », le gouvernement a publié en catimini des décrets autorisant le fichage des personnes sur la base de leurs simples opinions politiques, syndicales ou religieuses. Autant de mesures qui démontrent le tournant sécuritaire et autoritaire de ce gouvernement, et qui doivent renforcer notre détermination à lutter contre Macron et son monde !

Contre le racisme, pour la régularisation des sans-papiers !

En juin dernier, les travailleurs et travailleuses sans-papiers, qui avaient été en première ligne durant le premier confinement, avaient montré la voie à suivre en étant les premiers à manifester massivement pour exiger leur régularisation. Le vendredi 18 décembre, le collectif de la « marche des solidarités », qui lutte pour que les sans-papiers obtiennent les mêmes droits que les autres travailleurs, appellent à nouveau à descendre dans la rue.

Nous devons être nombreux et nombreuses à rejoindre ces manifestations, car avec ou sans papiers, face au patronat et au gouvernement, nous formons une seule et même classe : la classe de celles et ceux qui doivent travailler et vendre leur force de travail pour vivre, la classe de celles et ceux qui font tourner cette société, la classe de celles et ceux sans qui les patrons ne pourraient obtenir aucun profit !

 Il faut un mouvement d’ensemble pour en finir avec Macron et son monde !

La « marche des solidarités » appelle « à préparer les conditions d’une journée de grève interprofessionnelle pour l’égalité et la régularisation des sans- papiers ». Ils ont raison ! En effet, face à la politique autoritaire et sécuritaire du gouvernement, face aux capitalistes qui licencient sans vergogne alors qu’ils engrangent des milliards de profits, face à cette société qui n’est faite que de violence, d’oppressions et d’exploitation, il est urgent de remettre au centre ce qui permettrait de faire changer le rapport de force : la grève et le blocage de l’économie.

Le 23 janvier prochain, les salariés de l’entreprise TUI, menacés de licenciement, appellent, avec des salariés d’autres entreprises et d’autres secteurs, à une grande manifestation contre les licenciements à Paris. 3 jours plus tard, ce sont les syndicats enseignants qui appellent à la grève contre les conditions désastreuses de cette année scolaire, entre suppressions de moyens et absence de protection réelle face à la pandémie de COVID-19.

Ces différentes dates pourraient permettre de faire que le mois de janvier soit un mois de contestation sociale, qui remette en discussion un plan de mobilisation générale contre le gouvernement et sa politique, et mette en perspective, comme cela avait été le cas en décembre dernier, une grève générale et un blocage de l’économie. C’est cette perspective que nous appelons à mettre en discussion dans les prochains jours.

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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15 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

collectif kelaouiñ

Le clown atomique
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FACE À L’OFFENSIVE LIBERTICIDE, AMPLIFIONS LA MOBILISATION EN BRETAGNE ET AILLEURS
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Comment appelle-t-on un régime qui arrête et brutalise des journalistes ?
Comment appelle-t-on un régime qui choisit ce qui peut être filmé et ce qui ne le doit pas ? Comment appelle-t-on un régime qui peut ficher massivement les opinions politiques, religieuses, philosophiques et les activités personnelles de la population ?
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En moins d’un mois, plus de trente journalistes en exercice ont été intimidés, arrêtés ou blessés par les forces de l’ordre dans le cadre de manifestations, tandis que des dizaines d’autres étaient entravés dans leur travail.
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Baromètre de cette dégradation accélérée, huit des 58 alertes qui concernent la France sur la plateforme du Conseil de l’Europe pour la protection et la sécurité des journalistes ont été déposées depuis début novembre de cette année.
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Sur cinq ans, notre pays se classe quatrième derrière la Turquie, l’Ukraine et la Russie et devant l’Azerbaïdjan, l’Italie et la Serbie au palmarès européen des atteintes à la liberté de la presse.
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Aujourd’hui, les violences policières touchent des pans de plus en plus larges de la société : des quartiers populaires aux manifestations écologistes en passant, désormais, par les journalistes.
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L’ONU, la Commission européenne et la presse étrangère s’inquiètent du basculement autoritaire engagé sous la présidence Macron avec le soutien d’une majorité de députés.
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Ce week-end encore, au moins trois journalistes et vidéastes qui couvraient la Marche des libertés parisienne ont été interpellés : Adrien AdcaZz, Thomas Clerget et Franck Laur.
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Il ne s’agit que de la partie visible d’une répression brutale qui vise à assimiler les manifestant·es à des délinquant·s et à dissuader toute défense collective dans la rue. D’autres villes comme Nantes et Rennes subissent d’ailleurs des interdictions de manifester discrétionnaires, quand, en même temps, des policiers se rassemblent couramment à la nuit tombée, cagoulés, en armes, toutes sirènes hurlantes et sans déclaration à la moindre concession du pouvoir concernant les violences illégitimes ou les contrôles au faciès.
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« La France tient par ses policiers et ses gendarmes », a confié début décembre le président de la République au syndicat Unité-CGP-FO, dans une lettre annonçant un « Beauvau de la sécurité ».
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C’est pourtant contre l’instauration d’un Etat policier de plus en plus brutal et décomplexé que se lève depuis plusieurs semaines un large mouvement citoyen. Ce week-end, en Bretagne, plusieurs milliers de personnes se sont de nouveau réunies pour les libertés. A Brest, Douarnenez, Saint-Nazaire, Quimperlé, Baud, Loudéac, Saint-Brieuc, Morlaix et Saint-Malo, comme à Rennes, Nantes, Guingamp, Vannes, Fougères, Lannion ou Dinan précédemment, un large éventail d’associations, de syndicats et de partis politiques se dresse en rempart de l’Etat de droit.
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Le collectif Kelaouiñ pour la liberté d’informer en Bretagne, membre de la coordination nationale #StopLoiSécuritéGlobale, appelle à poursuivre, structurer et amplifier ces mobilisations contre la politique liberticide du gouvernement.
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Nous nous battons pour :
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• Le retrait de l’ensemble de la proposition de loi dite « Sécurité globale », qui porte une grave atteinte à la liberté d’informer en dissuadant de filmer l’action des policiers, tout en instaurant une société de contrôle et de surveillance de masse au moyen de technologies toujours plus intrusives. Nous pensons à la généralisation des drones et à l’extension des usages des caméras piétons des policiers, déployés sans garantie que leurs images ne soient traitées par un logiciel de reconnaissance faciale.
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• Le retrait du projet de loi « confortant les principes républicains » anciennement « contre les séparatismes », qui, en plus de renforcer le contrôle des préfets sur les associations et de faciliter leur dissolution, reprend dans un cadre encore plus flou l’article 24 de la proposition de loi dite « Sécurité globale ». Non content de modifier la loi de 1881, le gouvernement entreprend d’amender les grandes lois de 1901 et 1905 en plein état d’urgence et en procédure accélérée dans une direction toujours plus sécuritaire.
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• La réécriture du schéma national du maintien de l’ordre (SNMO), qui donne le droit à la police de cibler, violenter, arrêter et poursuivre en justice les journalistes cherchant à exercer leur mission après un ordre de dispersion, c’est-à-dire sur injonction policière et au moment le plus sensible d’une manifestation.
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Ce texte introduit par ailleurs l’idée d’une accréditation des journalistes auprès des autorités, d’une distinction entre les possesseurs d’une carte professionnelle et les autres, et plus généralement d’un nécessaire rapprochement avec les forces de l’ordre pour couvrir les manifestations.
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• La suppression des nouvelles conventions de tournage entre les rédactions et les administra-tions, qui instaure un droit de regard avant toute diffusion d’images par les rédactions, en ciblant notamment les informations ou propos qui « portent atteinte à l’image de la police ». De nouveau, le pouvoir renforce son contrôle sur l’information pour que seule la voix des préfets se fasse entendre.
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• La suppression des décrets ministériels du 2 décembre qui élargissent les possibilités de fichage aux opinions politiques, religieuses et philosophiques, aux orientations sexuelles, aux propos tenus sur les réseaux sociaux ou encore aux activités sportives. Ce sont de tels dispositifs qui permettent la répression politique dans les pays que nous avons coutume de présenter comme des dictatures.
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• Le démantèlement de la cellule de renseignement Demeter. Créée à la demande du syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, cette cellule de la gendarmerie entend lutter contre le prétendu dénigrement du milieu agricole dans les médias, ramassée sous l’expression «agribashing» par les défenseurs du modèle productiviste.
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La création d’observatoires de l’agribashing chapeautés par les préfets, associant la FNSEA à la gendarmerie par le biais de conventions, ne laissent guère de doutes sur les intentions de ses fondateurs. Militant·es, lanceur·ses d’alerte et journalistes sont dans le viseur de ce dispositif qui vise implicitement la censure des opinions divergentes et des faits embarrassants, dans un contexte d’omerta facilité par la mainmise des chambres d’agriculture et des groupes agro-industriels sur la presse spécialisée.
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• La protection du journalisme et du droit à l’information, en commençant par garantir dans la loi le droit pour toutes et tous de filmer les forces de l’ordre en intervention.
Face à cette offensive contre l’état de droit, nous ne pouvons pas nous permettre de reculer, au risque de voir la démocratie mourir dans l’obscurité.
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Soyons nombreuses et nombreux ce mardi 15 décembre lors de la retraite aux flambeaux organisée à Lannion,
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et le samedi 18 décembre dans la marche quimpéroise pour les libertés et lors de chacune des mobilisations qui seront organisées dans ce sens.
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Samblez ganeomp vo lakaet ar goarnamant mont war-e-gil !
Ensemble, nous ferons reculer le gouvernement !
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Le 14 décembre 2020 Collectif Kelaouiñ
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Note:
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Kelaouiñ veut dire informatif, informer, information, et « kelaoua » enquêter, racine « kelou / keleier » (nouvelles)

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14 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

manif quimper

loisecurite_twitter

Pour le respect de l’État de droit et de nos libertés

Vendredi 18 décembre à 18 heures place de la Résistance (Plateau de la déesse) à Quimper rassemblement et manifestation pour le respect de l’État de droit et de nos libertés

Munis de vos drapeaux et lampes torches 

Depuis plusieurs jours, partout en France, des milliers de travailleuses et de travailleurs, de citoyens, jeunes et moins jeunes, ont exprimé leur attachement profond aux libertés de manifester, d’informer, d’être informé et plus globalement leur opposition aux politiques sécuritaires. Elles/ils ont massivement dénoncé les violences policières, dont les populations racisées et les mouvements sociaux sont les premières victimes.

Alors que le projet de loi dit de « Sécurité globale » a été adopté à l’Assemblée nationale, le gouvernement prétend répondre à ce mouvement massif de contestation en évoquant une réécriture de l’article 24.

Ce sera insuffisant pour nous donner des garanties sur la liberté de la presse de pouvoir diffuser des images, en particulier celles des violences policières. Or, l’actualité nous prouve plus que jamais que sans images diffusées par la société civile ou la presse, ces violences resteront impunies.

Face à cette politique autoritaire et au basculement vers un État policier, le mouvement de résistance ne s’arrêtera pas tant que nous n’aurons pas obtenu une véritable sortie de la politique sécuritaire et l’abandon de l’ensemble des lois liberticides.

Organisations signataires :

CNT, FO, FSU, Solidaires, Syndicat National des Journalistes, Association France-Palestine Solidarité du pays de Cornouaille, Collectif Antifasciste du pays de Kemper, Fraternité Kemper, LDH, Coopérative Sociale et Écologique du pays de Kemper, Ensemble, FI, PCF, NPA Kemper, collectif des Gilets jaunes et citoyens en colère du pays Glazik, Collectif Kelaouiñ.

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