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30 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

traverser la rue? (npa)

robin des riches

Pour avoir un emploi, traverser la rue ? Chiche !

La déclaration provocatrice de Macron lancée à un jeune chômeur il y a quinze jours, selon laquelle il « suffit de traverser la rue » pour trouver du travail, n’avait pour but que de faire le buzz à la télé.

Elle était tellement grotesque que l’effet n’a pas manqué… Comme n’a pas manqué la poursui-te de la baisse de popularité de Macron, sa cote ayant chuté en cette fin septembre à 28 %, moins que celle de Hollande au bout de deux ans de mandat.

Mais aussi ridicule soit-elle, cette petite phrase de Macron, comme ensuite les mensonges du porte-parole du gouvernement pour tenter de la justifier, résument bien la philosophie de la nouvelle réforme des indemnités chômage voulue par le gouvernement, dont les négociations, entre gouvernement, patronat et syndicats s’ouvrent cette semaine.

« 300 000 emplois non pourvus en France » ?

Aux dires de Macron, le chômage serait une affaire de responsabilité individuelle… des chômeur(se)s eux-mêmes et elles-mêmes, qui ne seraient pas suffisamment « prêts à se lever le matin » pour travailler. Les vraies victimes ne seraient pas les chômeurEs mais les entre-prises souffrant de pénuries de main-d’œuvre, en particulier « dans l’hôtellerie, le café, la restauration, le bâtiment », etc.

Et le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, d’ajouter que selon Pôle emploi il y aurait « plus de 300 000 emplois non pourvus en France »

Principalement dans ces secteurs dits en tension. Outre que ce chiffre régulièrement cité par le Medef est clairement abusif – on s’approcherait plutôt, selon une enquête publiée par Pôle emploi en décembre 2017, des 19 000, soit 0,6 % des offres d’emploi – il ne permettrait pas, dans tous les cas, de régler la situation des plus de 6 millions de chômeurEs.

Et il est notable de constater que lesdits secteurs en tension sont parmi les moins attractifs 

Salaires très faibles, horaires décalés et, pour la majorité des postes proposés, emplois de courte ou très courte durée, n’aboutissant quasiment jamais à un à temps complet ou à un CDI. Raison pour laquelle on y trouve beaucoup de travailleurEs d’origine immigrée, qui se voient fermer les autres portes.

Mais pour Macron et Griveaux, il semble évident que les salariéEs ne peuvent pas refuser « d’accepter les contraintes du métier » et doivent être prêts à prendre n’importe quel type de boulot plutôt que de rester au chômage… À l’image du Royaume-Uni ou de l’Allemagne où le taux de chômage a certes diminué mais où la pauvreté, elle, a littéralement explosé.

Des économies sur le dos des chômeurEs

Pas question, bien sûr, de parler de la responsabilité du patronat ou de l’État patron, qui ne cessent de licencier, supprimer des postes, remplacer les emplois supprimés par des postes précaires, dans le privé comme dans tous les services publics.

Dans le projet de réforme de l’indemnisation du chômage qui se prépare, semble déjà passée à la trappe la seule petite mesure d’instauration d’un « bonus-malus » destiné à taxer les entre-prises qui abusent des emplois précaires et des contrats de courte durée. En revanche, le gouvernement voudrait revoir à la baisse le dispositif permettant précisément aux salariéEs de ces emplois courts (ils sont 1,7 million) de pouvoir, sous certaines conditions, cumuler une partie d’allocation chômage avec leur salaire de temps partiel ou d’emploi court intermittent.

Le but de la réforme est clair 

Réaliser entre 3 et 4 milliards d’économies pour les caisses chômage dans les trois ans qui viennent, dont 1,3 milliard en 2019. Sur le dos des chômeurEs. Au programme notamment : une dégressivité des allocations chômage destinée à pousser les chômeurEs à reprendre au plus vite n’importe quel emploi ; la modification des critères « d’offre raisonnable d’emploi », que le chômeurE n’a pas le droit de refuser sous peine de voir son allocation chômage supprimée, pour l’obliger à accepter un emploi largement sous-payé par rapport à celui qu’il a perdu, etc.

De quoi nous donner envie, pour défendre les emplois et l’indemnisation du chômage, non pas de traverser la rue, mais d’y descendre par centaines de milliers.

Étienne Bridel Mercredi 26 septembre 2018

https://npa2009.org/

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27 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

aquarius (le monde)

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

école alternative (le courrier)

refug

Cloître Saint Thégonnec. Reportage à l’école alternative 

« Grâce à l’école et ma famille, je revis »

Depuis le printemps, l’école alternative des Monts d’Arrée accueille des jeunes migrants. Ils y apprennent le français, l’anglais, les maths… et surtout y retrouvent l’espoir. Au rez-de-chaussée de l’école alternative des Monts d’Arrée, deux jeunes hommes font des mathéma-tiques avec Sandrine.

Au premier étage, Martine enseigne l’anglais à quatre élèves tandis que Marie apprend les premiers mots de français à quelques jeunes. De la cuisine sort une bonne odeur de poulet. « Il y a des épices ! C’est une recette africaine. Enfin, on leur fait aussi découvrir de bons petits plats français », s’amuse Soline, une bénévole en charge de la logistique.

Deuxième rentrée

L’école alternative des Monts d’Arrée vient d’effectuer sa deuxième rentrée au Cloître-Saint-Thégonnec, petit village de 600 habitants au Sud de Morlaix. Elle est née grâce à Sandrine Corre et Françoise Roby, de l’association Les utopistes en action. On a commencé en 2015 par récupérer des vêtements pour les migrants de la jungle de Calais et surtout de Paris. Ensuite, on s’est occupé des jeunes transférés à Brest puis au centre d’accueil des migrants de Lampaul-Guimiliau.

Les deux femmes y rencontrent notamment Ben, 22 ans aujourd’hui. Le jeune homme se rappelle avec amertume de cette période : « On ne faisait absolument rien du matin au soir. Pourtant, on demandait des cours de français. En plus, on n’était pas acceptés par la population. »

En demande d’asile

Au printemps 2018, l’école alternative des Monts d’Arrée ouvre au Cloître-Saint-Thégonnec. Les cours se déroulent du lundi au mercredi dans les salles disponibles de la Maison des associations. Une quinzaine de professeurs assistés par des chauffeurs, cuisiniers… donnent gracieusement de leur temps.

Une dizaine de jeunes suivent les cours avec assiduité. D’autres viennent de temps à autre. Ils ont quitté l’Afghanistan, l’Albanie et surtout l’Afrique de l’Ouest (Côte-d’Ivoire, Guinée-Conakry, Mali, Gambie…). Sandrine Corre reprend :

La plupart étaient dans une très grande souffrance psychologique. Ils sont souvent passés par la Libye où ils ont été parqués, torturés, violés… On commence donc par faire un check-up complet et mettre en place un soutien psychologique si besoin.

Les jeunes majeurs ont déposé une demande d’asile. Ils retournent parfois le week-end au Prahda (centre d’hébergement) de Quimper ou à Brest. Le reste du temps, ils sont hébergés dans des familles d’accueil des environs.

Projets professionnels

« La mienne est formidable, confie Ben. Ils m’ont vraiment intégré. Je ne suis pas un migrant ou un clandestin pour eux. Ici, je revis, j’ai retrouvé une certaine liberté. » À l’école alternative, le jeune homme perfectionne son français et son anglais, découvre la culture française et le fonctionnement de son administration. Après avoir effectué un stage de soudure, il se destine à ce métier. Je veux rester ici. Désormais, je connais du monde, j’ai des occupations. Je viens d’ailleurs de débuter le basket à Morlaix.

Oumar, 19 ans, aimerait quant à lui travailler à l’avenir dans le secteur du bâtiment. « L’école et ma famille d’accueil m’ont redonné du courage. J’ai de nouveau des projets », apprécie le jeune homme originaire de Guinée-Conakry. Sandrine Corre et son équipe de bénévoles pourraient accueillir quatre jeunes supplémentaires. Au préalable, il leur faut trouver autant de familles d’accueil au Cloître-Saint-Thégonnec, à Pleyber-Christ, Plounéour-Menez ou même à Morlaix.

Pour fonctionner, l’école alternative des Monts d’Arrée a également besoin de dons financiers (sur Helloasso) et alimentaires. Elle aimerait aussi acquérir un fourgon pour véhiculer les jeunes.

25 Septembre 2018

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest nantes rennes migrants (ouest-france npa)

refugies

Brest. « Non, la France n’est pas envahie par les migrants »

Le réseau d’aide aux migrants brestois veut alerter l’opinion sur l’attitude des pouvoirs publics, qui s’est, selon lui, particulièrement raidie durant l’été.

La polémique

« Je suis en colère, cette politique xénophobe est un gâchis terrible. On dénonce l’attitude du préfet, de l’Éducation nationale… et on voudrait que le public fasse preuve de défiance face à l’attitude de l’État : non, la France n’est pas envahie par les migrants ! » Rémy Galleret, prési-dent de la halte accueil Frédéric-Ozanam, ne cache pas son indignation face aux situations, parfois ubuesques, que rencontrent des familles et de jeunes migrants.

« Fin août, un squat a été évacué mettant quatre familles à la rue, explique encore le prési-dent. Une famille avec trois enfants de 3 à 5 ans a trouvé un toit grâce à une association, mais deux familles monoparentales sont sans solution. C’est incroyable quand on sait que Brest perd des habitants et des logements se vident… »

Certaines familles, à Brest depuis 4, 5 ou 6 ans avec une autorisation de séjour pour soins qui leur permet de travailler, essuient désormais un refus. C’est le couperet. Elles doivent aban-donner leur logement et leur travail, souvent dans des secteurs qui peinent à recruter comme le bâtiment ou le maraîchage. Peu importe si les enfants sont scolarisés.

Dix familles expulsées fin septembre ?

Une dizaine de familles avec 22 enfants sont susceptibles d’être expulsées du territoire d’ici la fin du mois. Il s’agit pour la plupart d’Albanais qui ont tous une peur panique du retour au pays face aux possibles vendettas et à la mafia.

La situation des mineurs n’est pas plus envieuse. Environ 120 à 130 adolescents, âgés de 14 à 18 ans et venant d’Afrique de l’ouest, sont hébergés à l’hôtel. Ils sont censés être scola-risés, mais, le plus souvent, « tout est mis en œuvre pour qu’ils ne puissent pas y aller, explique Olivier Cuzon, enseignant encarté auprès du syndicat Sud. L’Éducation Nationale se cache derrière une directive pour dire qu’ils n’ont pas de tuteur légal et donc ne peuvent être scolarisés. »

« Et lorsque ce n’est pas l’Éducation nationale, c’est la police qui leur pique leurs papiers sous prétexte de vérification et ne leur rend jamais », renchérit Yann Foucher, secrétaire dépar-tementale de la FSU (Fédération syndicale unitaire). Des dizaines de jeunes passent ainsi leur journée à attendre dans leur chambre. Seuls, isolés, démunis. Particulièrement, ceux qui approchent de 18 ans, car ils encourent une reconduction à la frontière pour le simple fait de devenir majeur.

S’ils dénoncent une « politique xénophobe de la part de l’État », les trois hommes soulignent aussi la vitalité de la quinzaine d’associations locales qui supplée à ces manques. « On a besoin de soutien, moral et financier. Non, non, la France n’est pas envahie… »

Christine PENNEC 25/09/2018

Contact  reseaumigrantsbrest.fr.

https://www.reseaumigrantsbrest.fr/

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

MigrantEs : à Rennes, à Nantes, toujours la lutte ! (NPA)

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25 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest migrants

brest

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24 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

parcoursup (fidl)

Pourquoi nous, lycéens, réclamons l’abrogation de Parcoursup

Depuis sa création en 1987, la FIDL s’est toujours mobilisée pour améliorer et démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur des lycéens.

La rentrée 2018 est particulièrement importante pour les lycéens. Tous les élèves qui arrivent en seconde vont connaitre la fin des séries S, ES et L dans les filières générales et donc être confrontés à un nouveau bac.

Quant aux élèves de première et de terminale, ils sont concernés dès cette année par la procédure « Parcoursup ».

Ce système d’entrée dans l’enseignement supérieur devait soi-disant apporter une solution aux bugs des années précédentes. En réalité, il présente un premier bilan inquiétant: des dizaines de milliers de lycéens sans débouchés, des milliers de places disponibles non affectées et un surbooking dans de nombreuses universités.

Le tout sur fond de renforcement de la sélection!

Depuis sa création en 1987, la FIDL s’est toujours mobilisée pour améliorer et démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur des lycéens. Nous avons combattu les lois Devaquet il y a 30 ans, les contrats précaires réservés aux jeunes comme le CPE il y a 12 ans comme nous dénonçons aujourd’hui les sélections permises par Parcoursup, un système dont la FIDL réclame l’abrogation.

Si nous nous battons contre cette sélection bien mal assumée par le gouvernement, c’est parce que nous sommes fermement attachés à l’égalité de tous devant l’Ecole. C’est pourquoi la FIDL est aussi l’organisation lycéenne qui s’est toujours portée à la pointe des mobilisations pour l’égalité de tous et la liberté de chacun, face au mépris social subi par les lycéens dits « de banlieue », face au racisme, face aux discriminations, face à l’homophobie.

Nous soutenons les élèves sans papiers menacés d’expulsion au cours de leurs études, comme nous nous engageons contre l’extrême droite qui tente plus que jamais de s’infiltrer dans la jeunesse pour y distiller le poison de la haine, de la division et de l’inégalité. Ces engagements sont importants et légitimes car, en devenant lycéen, nous devenons aussi des citoyens.

Face à une parole de la jeunesse bien peu écoutée, face aux attaques contre l’accès de tous à l’enseignement supérieur, mais également face à une société où se répand la haine anti-migrants, nous voulons être ce lieu de rencontre, de discussion et de mobilisation sur l’avenir des lycéens.

Être ce lieu s’avère fondamental car les lycéens font face à l’incertitude de l’avenir et aux réponses floues des ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Alors qu’il y a de plus en plus de lycéens, 2 600 suppressions de postes sont annoncées au collège et au lycée. Alors que Parcoursup a été présenté comme une procédure idéale d’accès à l’enseignement supérieur, le gouvernement, devant les bugs inadmissibles de cette année, envisage d’en changer les règles dès l’année prochaine.

Nous voyons bien que cette rentrée 2018 pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses aux lycéens.

Face à ces incertitudes, la FIDL s’engage pour défendre un lycée ouvert, luttant contre les inégalités et refusant le rejet de l’autre. Pour sortir de la logique du chacun pour soi et de la compétition scolaire sans fin, nous voulons maintenant avancer ensemble. Il y a beaucoup à faire et nous avons besoin des lycéens. Qu’ils soient sûrs qu’ils trouveront à la FIDL un lieu où s’engager!

 Samuel Szenker Président de la FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne)

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire: Il y a plusieurs syndicats lycéens , la FIDL mais aussi l’UNL, le SGL et Sud Lycée

Site FIDL

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24 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

étudiants chinois (financial-times à-l’encontre.ch)

 chine micro

L’Université de Pékin menace de fermer l’association des étudiants marxistes

Les étudiants continuent de soutenir les travailleurs en conflit pour les droits syndicaux

L’université la plus prestigieuse de Chine a menacé de fermer sa société étudiante marxiste dans le cadre d’une répression policière continue contre les étudiants qui soutiennent les travailleurs dans un conflit concernant une organisation syndicale.

Sous le PCC Parti Communiste Chinois, le marxisme fait partie du cursus universitaire obli-gatoire depuis des décennies. Mais les universités sont maintenant sous pression pour adopter «la pensée de Xi Jinping», alors que le président renforce son contrôle idéologique sur la nation. Le gouvernement inspecte également les manuels scolaires des écoles primaires et secondaires pour éliminer les contenus étrangers.

La société marxiste de l’Université de Pékin n’a pas pu se réinscrire pour la nouvelle année universitaire car elle n’avait pas le soutien des enseignants, a déclaré la société. «Tout le monde peut voir ce que la Société marxiste de l’Université de Pékin a fait ces dernières années pour défendre les groupes marginalisés sur le campus», ajoute le communiqué.

La menace de fermeture de la société fait suite à un été d’agitation des étudiants et des travailleurs dans le centre industriel chinois de Shenzhen. Des étudiants de Pékin et d’autres universités chinoises d’élite ont été arrêtés pour avoir soutenu des travailleurs qui tentaient d’organiser un syndicat dans une usine de technologie Jasic.

Alors que les protestations des travailleurs sont devenues plus courantes en Chine, l’appui d’un mouvement étudiant petit mais en pleine croissance a rendu les manifestations Jasic sensibles sur le plan politique.

Zhan Zhenzhen, membre de la Société marxiste de l’Université de Pékin, faisait partie des personnes arrêtées à Shenzhen le mois dernier. En juillet, la police a arrêté environ 30 travail-leurs dans la plus vague grande d’arrestations depuis 2015. En août, des policiers en tenue anti-émeute ont pris d’assaut un dortoir d’étudiants et ont emmené environ 40 étudiants qui soutenaient les travailleurs.

M. Zhan et la société marxiste ont lancé une enquête sur les conditions de travail des travail-leurs peu rémunérés à l’Université de Pékin cette année. Le groupe a déclaré que son objectif était les droits du travail et il a attiré l’attention des médias en 2015 lorsqu’il a publié un précédent rapport sur les conditions de travail. La société marxiste a déclaré qu’elle avait contacté des enseignants du département de marxisme de l’université pour obtenir un soutien en matière d’enregistrement, mais qu’elle avait été refusée, sans aucune explication.

Un enseignant d’un autre département s’est porté volontaire pour enregistrer la société mais a déclaré que son offre avait été rejetée par le comité de la société étudiante de l’université.
Le département de marxisme de l’université n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires. Le comité des associations étudiantes a refusé de commenter.

M. Xi a visité l’Université de Pékin cette année pour commémorer le 200e anniversaire de la naissance de Karl Marx. “L’Université de Pékin est le premier endroit pour diffuser et étudier le marxisme en Chine. Il contribue grandement à la propagation du marxisme et à la fondation du Parti Communiste Chinois », a-t-il déclaré à l’époque.

https://www.ft.com/

Lire aussi:

Pékin sévit contre les étudiants marxistes (Al’Encontre.ch)

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

suède (npa)

sweden

Jeunes du Parti de Gauche

Suède : l’extrême droite creuse son sillon

Jusqu’en octobre 2015, il y avait un large consensus sur le fait que les Suédois étaient prêts à « ouvrir leur cœur » [aux migrantEs], pour citer l’ancien chef du parti conservateur Fredrik Reinfeldt. Au départ, seuls les Démocrates de Suède [extrême droite] ont critiqué l’immigration massive.

Adaptation à l’extrême droite

Lorsque le parti a commencé à se développer et que les lacunes dans l’organisation de l’accueil des réfugiéEs sont devenues évidentes, la plupart des principaux partis, y compris la social-démocratie, ont accepté de mettre un point d’arrêt à cette pratique et d’adapter la politique suédoise d’immigration aux critères minimums de l’UE.

Ce changement n’était pas seulement une adaptation formelle, il s’accompagnait d’une montée des sentiments anti-immigrés, d’une agitation antimusulmane et d’exigences pour une législa-tion plus sévère dirigée contre ce qui était prétendu être des crimes liés aux immigrants, y compris de la part des partis traditionnels, dont les sociaux-démocrates au gouvernement.

Il est évident que l’une des raisons de cette évolution réside dans la manière dont ont réagi les sociaux-démocrates et les conservateurs face aux Démocrates de Suède.

Comme on pouvait s’y attendre de l’expérience d’autres pays, leur revirement de tactique n’a pas fonctionné. Les Démocrates de Suède ont continué à se développer aux dépens de ces deux partis, en particulier.

Le résultat de l’élection de septembre 2018 confirme cette conclusion.

Les sociaux-démocrates sont tombés à 28,4 % [– 2,8 %], leur résultat le plus bas depuis leur victoire électorale obtenue en 1921. Les conservateurs ont perdu encore plus, soit 3,5 %. Et les Démocrates de Suède ont gagné près de 5 %, atteignant les 17,5 %. Un autre élément intéressant de ces élections réside dans le résultat obtenu par le Parti de Gauche qui a gagné 2,2 % pour obtenir 7,9 %. Ce parti a fait une bonne campagne et a réussi à mobiliser un nombre impressionnant de jeunes.

L’extrême droite en position d’arbitre ? 

Dans une perspective européenne, le résultat des élections n’est peut-être pas étonnant. La Suède s’adapte à une tendance internationale. Mais, dans le contexte suédois, il s’agit d’une situation nouvelle, et le résultat est un sérieux revers à plusieurs égards. Deux d’entre eux méritent d’être mentionnés ici.

Le premier réside dans la menace d’une réelle influence des Démocrates de Suède sur la politique quotidienne du gouvernement. Il y a actuellement une impasse entre les deux blocs politiques traditionnels et les Démocrates de Suède pourraient décider qui sera le prochain Premier ministre.

La ligne de démarcation qui existait jusqu’à présent entre les partis politiques traditionnels et le populisme xénophobe de droite extrême n’existe plus. Il est évident que les conservateurs sont prêts à entamer des négociations formelles ou informelles avec les Démocrates de Suède afin de pouvoir former un gouvernement de droite. L’expérience danoise démontre à quel point les conséquences peuvent être désastreuses dès lors que de telles formations peuvent fixer l’agenda politique.

Le second est lié à la gauche et à la classe ouvrière.

Il est vrai que le Parti de gauche – les anciens communistes (PC) – a obtenu des gains substantiels – de 5,7 à 7,9 % – et surtout a pu mener une campagne électorale étonnante auprès des jeunes. Cependant, la gauche n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui, en réunis-sant 35 % environ de l’électorat. Et la majorité de la classe ouvrière ne vote plus à gauche. Il y a 30 ans, 80 % de la classe ouvrière votait pour les sociaux-démocrates (et 10 % pour les communistes).

En 2014, 50 % des membres de LO [Confédération syndicale des ouvriers ] ont encore voté pour les sociaux-démocrates. En 2018, seuls 37 % d’entre eux ont voté pour ces derniers (et 10 % pour le Parti de gauche).

Il est évident que la principale raison pour laquelle les sociaux-démocrates ont perdu leur forte position au sein de la classe ouvrière est qu’ils ont abdiqué face à ce qui était autrefois leur principale force : la défense d’un État-providence fondé sur l’égalité et la solidarité.

Rien n’indique qu’ils ont tiré un enseignement quelconque de cette leçon.

La principale ambition de la direction du parti pour résoudre la conjoncture politique présente est d’essayer de former une coalition avec les partis bourgeois, ce qui supposerait un nouvel affaiblissement de l’État-providence et des attaques renouvelées contre les droits de la classe ouvrière.

Retour sur les élections législatives en Suède, qui se sont déroulées le 9 septembre, avec des extraits d’un article publié sur le site À l’encontre, sous le titre « Suède : deux revers d’importance ».

Kjell Östberg  Mercredi 19 septembre 2018

https://npa2009.org/

 

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

plan pauvreté (npa + anti-k + lo)

president

Plan pauvreté : les faux semblants du président des riches

En un an les plus riches ont bénéficié de 4 milliards d’Euros d’impôts en moins.

Les pauvres ont été ponctionné : baisse des APL, augmentation de la CSG,  désindexation des prestations sociales, augmentation misérables du SMIC au 1er janvier (12 centimes bruts par heure) et suppression de celle annoncée pour le 1er juillet, disparition de 100 000 contrats aidés en 2018 (et 130 000 en 2019), suppression de crédits aux services sociaux et aux associations.

Macron pense reconquérir sa popularité perdue en annonçant un « plan  pauvreté ».

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, et le plan pauvreté n’éradiquera pas la pauvreté. Beaucoup de mesures annoncées ne consistent qu’à redéployer des mesures existantes et des crédits. Ainsi, selon l’institut ministériel France stratégie, avec le Revenu universel d’activité, il y aura autant de gagnants que de perdants (3,55 millions de ménages !).

La réalité c’est que Macron prétend vider avec une cuillère, et quelques mesurettes, l’océan de la pauvreté et de la précarité que lui et ses prédécesseurs n’ont cessé de remplir par leur poli-tique au service du patronat. Loin d’annoncer un « virage social » ou le rééquilibrage d’une politique en faveur du Capital et des plus riches, le plan pauvreté accompagne la généralisa-tion de la pauvreté et de la précarité qu’organise l’exécutif.

Le « revenu minimum universel » annoncé par Macron n’est ainsi rien d’autre qu’un filet social de survie, venant remplacer les droits sociaux existants :

Retraites qui vont être réduites massivement par la réforme en préparation, accès aux soins de plus en plus difficile, réduction et durcissement de l’indemnisation du chômage… Les coupes budgétaires et les suppressions d’emplois annoncées dans la fonction publique vont rendre encore plus compliqué aux plus pauvres l’accès aux services publics. A commencer par l’école; les enfants des REP auront peut-être un petit déjeuner de temps en temps, mais de moins en moins de profs tous les jours dans les collèges et les lycées. Un concentré de l’hypocrisie  de ce gouvernement.

« L’État providence » voulu par Macron a la visage très ancien de la mise au travail forcé pour un salaire de misère, et dans n’importe quelles conditions, de toutes celles et ceux qui sont en état de travailler, et d’une assistance misérable accordée sous condition aux plus pauvres, pendant que les plus riches ne cessent de s’enrichir.

Montreuil, le 17 septembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Revenu universel d’activité, un nom scandaleux, un projet dangereux (Anti-K)

Plan pauvreté : de la poudre aux yeux (Lutte Ouvrière)

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

plan pauvreté (révolution permanente + npa)

just

Après le « pognon de dingue », trouver un emploi « en traversant la rue » ?

Macron prépare les esprits au néo-libéralisme anglo-saxon

« Je traverse la rue, je vous en trouve [du travail] » a lancé Macron à un jeune horticulteur dimanche 16 septembre. Si la scène a ouvert une polémique telle que la majorité présidentielle a dû le défendre en bloc, les propos du président de la République ne sont pas anodins et entrent dans une stratégie consciente pour préparer l’opinion publique à sa vision d’une évolu-tion du marché du travail qu’il compte mettre en application.

Comme au Royaume-Uni ou en Allemagne le gouvernement compte généraliser la surexploitation pour les plus précaires.

« La meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler », on se rappelle de cette déclaration choc avant même l’élection présidentielle en 2016. Depuis, les ordonnances XXL ont parachevé la loi El Khomri pour généraliser la facilitation des licenciements. Deux ans plus tard, courant juin, Macron diffusait une vidéo devenue virale sur son compte twitter, où il fusti-geait le « pognon de dingue » que « coûtent » les aides sociales. Comme une façon pour Jupiter de préparer les esprits au profond big-bang qu’il allait opérer à la rentrée contre le système d’aides aux plus précaires.

Présenté comme un plan de subvention de 8 milliards d’euros, le « plan pauvreté » est en réalité un cheval de Troie.

En effet, via la mise en œuvre du « revenu universel d’activité », Macron ouvre ainsi la voie vers une remise en cause de l’universalité de l’aide sociale. Ainsi, le remplaçant du RSA, dépendant actuellement des revenus, sera conditionné à l’acceptation de deux offres d’emploi « raisonnables ». C’est non seulement tout une logique qui vise à culpabiliser ceux qui perçoi-vent une aide, ou encore une stigmatisation, mais aussi une individualisation.

Cependant, au-delà des aspects idéologiques visant à la fragmentation du monde du travail, derrière cette conditionnalité des aides se cache l’ouverture d’un nouveau marché du travail au service du patronat. C’est le marché du « travail forcé », existant déjà au Royaume-Uni ou en Allemagne, un marché où quiconque souhaiterait continuer à percevoir une aide déjà à peine suffisante pour survivre est condamné à se faire surexploiter. Loin d’être une passerelle vers l’emploi, c’est bien en réalité le maintien dans la pauvreté, mais une pauvreté utile à l’augmentation des profits du patronat.

Après avoir attaqué les travailleurs dit « protégés » en CDI, le « président des riches » compte ouvrir un nouveau volet en visant cette fois-ci les plus précaires.

Comme l’exprime L’historien Christian Delporte au journal Le Monde : « Ces petites phrases sont à la fois stratégiques et sincères, elles accompagnent et préparent l’opinion sur le conte-nu des grandes réformes à venir ». Il continue « sa vision du marché du travail, proche de celle des Anglais : au Royaume-Uni, quand vous avez refusé deux propositions d’emploi par exemple, vous ne touchez plus d’allocations. »

S’il est clair que Macron tente d’ouvrir une nouvelle séquence où il affirme se préoccuper désormais des « derniers de cordée » ou explique qu’il s’agit désormais d’« arrêtez d’emmer-der les retraités », cela exprime, en définitive, la nécessité pour Macron, dont l’impopularité est record, de reconquérir une base sociale plus large sur la gauche notamment, censée illustrer le « progressisme » de Macron.

Si la méthode est plus insidieuse, le fond des attaques reste identique.

Il suffit, en cela, de voir que malgré les efforts de « pédagogie », le plan pauvreté est loin d’avoir convaincu. Alors que Macron montre, jour après jour, qu’il n’est plus Jupiter, ce dont il s’agirait, ce serait de commencer à utiliser les brèches ouvertes par la macronie pour passer à la contre-offensive. Une contre-offensive qui ne peut pas passer par la négociation de la régression sociale mais par la préparation d’un plan de lutte sérieux à même de créer le rapport de force, par nos méthodes de luttes, celle du mouvement ouvrier, les grèves et les manifestations de rue.

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