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06 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

lycéen(ne)s (npa)

le peril jeune

« Fiches avenir » et contrôle renforcé du conseil de classe : les lycéens dans le viseur du gouvernement

«La réussite dans l’enseignement supérieur se prépare dès le lycée», «nous voulons réintro- duire de l’humain», «considérer chaque lycéen comme une personne qui va réussir». A enten- dre Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale lors de la conférence de presse qui dévoile « Plan Etudiants » du 30 octobre 2017, les lycéens sont bel et bien au cœur des réformes annoncées par le gouvernement. Mais pour quoi faire ? Accompagner «chacun vers la réussite» ? Ou restreindre encore l’accès à l’enseignement supérieur des futurs bacheliers ?

Une sélection à l’université qui se prépare dès le lycée

La sélection, qui passera par autre version d’APB, fonctionnera sur un mode nouveau : les établissements d’enseignement supérieur pourront répondre aux dossiers des étudiants avec trois réponses possibles : « oui », « oui si » ou « en attente ».

Derrière ces trois réponses, il faut voir que l’université aura maintenant accès aux dossiers pédagogiques des étudiants, même dans les filières auparavant non sélectives. Il pourra avoir accès aux notes, pourra demander des lettres de motivation, ses activités extra-scolaires, ainsi que les avis du conseil de classes, qui seront renforcés.

En effet, durant toute la terminale, les conseils de classes examineront les demandes de leurs élèves, et émettront des « fiches avenirs », que les universités pourront examiner pour choisir leurs étudiants. Les professeurs du lycée seront donc partie prenante de la sélection à l’université et du tri des étudiants entre filières de prestiges et filières « poubelles ».

Semaines de l’orientation, fiches avenir, deux professeurs principaux : « accompa- gner » les lycéens ? Vraiment ?

Dès 2018, plusieurs axes seront développés pour «renforcer l’orientation en classe de Termi- nale». Tout d’abord, la mise en place de «semaines de l’orientation». La première, direc- tement en lien avec le premier conseil de classe de l’année est censée « aider les lycéens à préciser leur projet d’avenir ». Une seconde aura lieu avant les vacances d’hiver au moment où les lycéens formulent leurs vœux. Jusque-là, pourquoi pas.

Mais en réalité, le gouvernement ne compte pas laisser les lycéens « préciser leur projet d’avenir » et « formuler leur choix » comme bon leur semblent.

En effet, le conseil de classe, composé des enseignants et jusqu’alors chargé de considérer les résultats de l’élève chaque trimestre, sera dorénavant propulsé au cœur de la procédure d’orientation. Dès le premier conseil de classe, l’équipe éducative prend connaissance des « intentions de lycéens » et les oriente pour faire les vœux d’inscription sur la nouvelle plate- forme. Le suivi se prolonge tout au cours de l’année et débouche sur la production d’un avis du chef d’établissement, avis baptisé « fiche Avenir » et transmis aux établissements d’enseignement supérieur que le lycéen souhaite rejoindre.

De plus, pour renforcer cet encadrement des futurs bacheliers, la réforme du Plan étudiants prévoit la nomination d’un second professeur principal en classe de terminale, chargé de préparer une synthèse du projet de chaque lycéen en vue du conseil de classe.

Lire entre les lignes : « individualiser » pour mieux trier, « accompagner » pour mieux contrôler

Que faut-il donc retenir de tout ce projet ? Comme évoqué plus haut, derrière ce suivi « personnalisé », se cache la volonté de faire cadrer les perspectives d’orientation des lycéens avec la mise en place de la sélection à l’entrée de l’université.  Si pour atteindre des formations aujourd’hui dites sous tension, c’est à dire pour lesquelles le nombre de places est insuffisant, il faut dorénavant remplir certains critères (le fameux « oui si »), l’avis du conseil de classe occupe une place déterminante.

En effet, si celui-ci est négatif, dans le sens où les « conseils d’orientation » du conseil de classe diffèrent du vœu formulé par le bachelier, il pourra être utilisé comme motif de refus. Fiche « avenir », « avis » du conseil de classe, désignent en réalité la possibilité de faire des professeurs et des chefs d’établissement des acteurs importants du processus d’orientation/sélection des lycéens en fonction de leur parcours scolaire.

Cela renforce non seulement le tri qui existe déjà à la sortie du lycée entre les « bons » et les  « mauvais » élèves pour lesquels l’accès à l’enseignement supérieur sera encore plus difficile mais accentue aussi le cadrage, la pression et le contrôle sur les lycéens.

Alors qu’auparavant, l’obtention du bac garantissait (dans les textes au moins) l’entrée à la fac, les établissements d’enseignement supérieur auront maintenant accès à tout le dossier pédagogique de l’élève, ses bulletins de notes mais aussi « l’avis » de ses professeurs. Ceux-là même qu’il aura côtoyés toute l’année, avec lesquels il ne s’entendait pas forcément. Que se passera-t-il, par exemple, au cours d’un mouvement de grève lycéenne ?

Ceux qui ont bloqué leur lycée auront-ils un « avis négatif » du conseil de classe ? Ceux qui cherchent à convaincre leur camarade de descendre dans la rue devront donc le faire avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête : même s’ils obtiennent le bac, « l’avis du conseil de classe » pourra être un obstacle à leur admission dans la formation de leur choix et constitue ainsi un outil de pression important.

Les choses sont maintenant un peu plus claires : « les fiches avenir » et la nomination d’un second professeur principal sont les outils qui permettent au gouvernement de préparer le lycée à la grande réforme de l’enseignement supérieur qui vise faire correspondre l’université aux besoins renouvelés du patronat : une sélection plus fine des bacheliers « orientés » vers des formations pensées par et pour les grandes entreprises.

Elsa (comité jeunes Paris 1) 2017-11-05

Source

http://www.anti-k.org/

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

étudiant(e)s (politis)

jeunes

Étudiants précaires : se nourrir, un casse-tête

Alors que les APL ont diminué de 5 euros, la précarité étudiante augmente. Premier budget impacté : celui des repas. Face à cela, au-delà de la débrouille, des associations tentent de mettre en place des solutions collectives, comme les épiceries solidaires.

Tout n’est pas noir non plus », « Je ne me plains pas, il y a pire »…

Les étudiants ont tendance à minimiser leur précarité. Un peu par honte, surtout parce qu’ils se sentent préservés de la « vraie » misère. Pourtant, un rapport édité par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) constatait, en 2015, que 19,1 % des étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté, soit avec 987 euros par mois (60 % du revenu médian). Plus d’un tiers, 36 %, touchaient des aides directes, mentionne ce même texte.

Augmentation des demandes de bourse

Un chiffre qui a sans doute évolué. D’après l’étude annuelle de l’Unef, le coût la vie étudiante a augmenté de 2,09 %. À la rentrée 2017, les demandes de bourse des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) ont cru de 2,2 % a révélé Le Monde.

Plus significatif encore de la paupérisation des étudiants : l’augmentation des demandes d’aides d’urgences délivrées par le Crous dans des situations d’extrême précarité. Il en existe de deux sortes, ponctuelle et annuelle, les montants sont fonction de l’échelon de bourse de l’étudiant. Ce fond spécial est alimenté par l’État. En 2016, 42 037 étudiants y ont eu recours, soit 1 160 de plus que l’année précédente (2,8%).

Ces données expliquent l’indignation estudiantine lorsque le gouvernement a annoncé la diminution des APL de 5 euros cet été. « Si à 18, 19, 20, 24 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? », avait rétorqué la députée LREM de l’Eure, Claire O’Petit.

Alimentation : le système D

Léa [1] sait ce qu’elle va faire de sa vie : avocate pour les droits des étrangers. Elle a plus de mal à boucler le mois sans se retrouver à découvert: « Ça me prend souvent la tête, je galère. » La jeune fille qui vit à Paris touche les APL et son père l’aide à hauteur de 300 euros par mois. Après le paiement de son loyer, il lui reste 200 euros pour vivre.

Lorsque le reste à vivre de l’étudiant (la somme qui reste après le paiement du loyer et des charges) est égal ou inférieur à 7,50 euros par jour, on parle d’extrême précarité. À Paris, environ 30 % des étudiants seraient passés sous ce seuil. « Une bonne part de mon budget passe dans les transports, du coup, je marche beaucoup et je fraude un peu, admet Léa. C’est pour les repas que c’est plus compliqué… ».

En mai dernier, un rapport de la Croix-Rouge révélait que 130 000 étudiants sautaient en moyenne 4 à 5 repas par semaine. C’est déjà arrivé à Clément [1] : Je suis devenu un expert pour les bons plans et les stratégies de consommation. Je mange essentiellement des pâtes et du riz, et très peu de légumes. Pour les produits que je ne peux pas acheter, comme la viande ou le fromage, il m’est déjà arrivé de les voler dans les grandes surfaces.

Un dixième des prix dans le commerce

Face à ce constat, des épiceries solidaires étudiantes ont émergé, coordonnées par la Fage avec l’aide d’associations locales. Depuis cinq ans, on en compte une quinzaine en France métropolitaine, et d’autres projets sont à l’étude.

Dans la capitale, l’Agoraé, située sur le campus de Paris 7 Diderot (XIIIe arrondissement), a fêté son premier anniversaire le 22 septembre. Cette épicerie jouxte un lieu de vie ouvert à tous. La trentaine de bénéficiaires ont dû remplir un dossier et prouver avoir un reste à vivre journalier égal ou inférieur à 7,50 euros. « Mais la moitié d’entre eux ont un reste à vivre négatif », souligne Lina, une bénévole.

Sur les étagères, des boîtes de conserve à 0,28 euros, du dentifrice à moins de 50 centimes et des légumes vendues à 33 centimes le kilo. « Les prix sont fixés à 1 dixième de ceux que l’on trouve dans le commerce », explique Alix de Faucal, vice-présidente de l’Association générale de étudiants de Paris chargée de l’Agoraé. « Que l’étudiant participe financièrement, c’est symbolique, mais c’est aussi une forme de responsabilisation », souligne la jeune fille, étudiante en orthophonie. « D’autant qu’ici, 5 euros ça équivaut à 90 paquets de pâte », sourit ironiquement Lina. Un petit message pour la députée de l’Eure.

[1] Les prénoms ont modifiés à la demande des interlocuteurs.

 Malika Butzbach 16 octobre 2017

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

Christophe Robert : « La baisse des APL, une décision dangereuse »

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

mutuelles (révolution permanente + unef)

etudiants

L’ennemi numéro 1 de la jeunesse Après la sélection à l’université, Macron s’attaque aux mutuelles étudiantes

Pour la rentrée de septembre 2018, le gouvernement compte supprimer le régime spécifique de la sécurité sociale étudiante, en l’intégrant au régime général, sous le prétexte volontaire- ment flou de simplifier les démarches administratives. Mais la conséquence réelle de cette « simplification », c’est l’accès à ce marché aux mutuelles privées, qui ne se priveront pas de faire de l’argent sur le dos des étudiants.

Depuis 1948, la vente des complémentaires santé et des assurances est réservée à des organismes à but non lucratif, les « mutuelles étudiantes », obligatoires pour les étudiants, sauf exception. Mais cette chasse gardée, inaccessible aux grandes mutuelles, est remise en cause par le gouvernement Macron, qui souhaite inviter la concurrence jusqu’à l’université.

Quant au budget alloué aux mutuelles étudiantes, qui permet aux étudiants de se protéger pour des tarifs corrects (217€ par an au maximum), il risque très certainement d’être remis en question, cela « coûtant trop cher à l’état ». Alors que le gouvernement explique que les « acteurs existants pourraient continuer à intervenir sur des missions de prévention et de promotion de l’accès aux soins », celui-là même ne prévoie même pas son financement dans le projet de budget de l’année prochaine.

Les différents représentants des mutuelles étudiantes actuelles, invité-e-s à une réunion de représentants des ministères et des mutuelles rapportent un projet « peu clair », voire une réforme « sans ambition et sans objectifs politiques ». Edouard Philippe, interrogé sur la question, a préféré s’esquiver, maintenant le flou sur ces mesures.

La fin de la sécurité sociale étudiante telle qu’elle existe aujourd’hui est une des nombreuses attaques du gouvernement Macron contre les étudiants précaires, les soumettant jusqu’à  l’université à un régime concurrentiel.

Tout comme la baisse de budget de l’enseignement supérieur de 331 millions d’euros, la baisse des APL, ainsi que la sélection à l’université, cette réforme démontre la volonté de ce gouvernement des riches d’exclure progressivement les étudiants les plus précaires et les classes populaires des universités, en s’attaquant aux porte-monnaies.

Mais la stratégie adoptée par ce gouvernement témoigne de sa faiblesse : avec une base sociale très faible en début de mandats, Macron tente de se légitimer auprès des classes possédantes en attaquant vite et fort nos droits, le tout en masquant le plus possible ses réformes antisociales. Ce dont ce gouvernement a peur, c’est d’une réaction de la part de notre camp social, et notamment de la jeunesse, mouvement qui pourrait d’autant plus prendre de l’ampleur au vu de la faible popularité de Macron, déjà considéré comme le « président des riches ».

Ce dont les étudiants ont besoin, ce n’est pas de mutuelles privées qui ne cherchent que le profit, mais d’une véritable sécurité sociale, leur permettant d’accomplir leurs études dans des conditions correctes, sans avoir besoin de travailler à coté et avec une véritable couverture sociale !

Mar Leroye jeudi 12 octobre

http://www.revolutionpermanente.fr/

le peril jeune

Suppression du régime étudiant de sécurité sociale : une décision inaccep- table qui met fin à un outil indispensable pour les étudiant∙e∙s !

Lors d’une rencontre organisée le 10 octobre avec les mutuelles étudiantes, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a annoncé la fin du régime étudiant de sécurité sociale (RESS) dès le PLFSS (Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale) 2018.

Un dialogue inexistant

Depuis plusieurs semaines, l’UNEF demande l’ouverture de discussions sur le régime étudiant de sécurité sociale et plus largement sur les problématiques d’accès aux soins des étu- diant∙e∙s. Pourtant, le Ministère préfère prendre une décision arbitraire sans recevoir les organisations étudiantes et sans se questionner sur les conséquences sur la santé des jeunes. Cette annonce arrive à quelques jours de la fin des concertations sur la réforme du premier cycle dans l’enseignement supérieur, et est de mauvais augure pour la suite !

Un choix politique déconnecté des besoins des étudiant∙e∙s …

Encore une fois, le gouvernement fait le choix de s’attaquer aux jeunes en menant une politi- que qui va à l’encontre de leurs besoins. Supprimer le RESS c’est mettre à mal un outil es- sentiel à l’autonomie et à la santé des jeunes. Cette décision est de plus en totale contradiction avec le discours du Ministère qui défend la gestion par les pairs sur de nombreux sujets mais qui apparemment ne concerne pas nos questions de santé !

… Qui ne répondra pas aux problématiques d’accès aux soins

Les difficultés sociales des étudiant∙e∙s ont des conséquences négatives sur leur santé, qui est trop souvent sacrifiée par manque de moyens. Alors même que l’état de santé des jeunes a des conséquences pour le reste de leur vie, ils sont un∙e sur trois à renoncer aux soins. Face à la précarité grandissante des étudiant∙e∙s, la suppression du RESS ne répondra en rien aux difficultés d’accès aux soins des étudiant∙e∙s, bien au contraire. Le RESS est un outil essentiel en matière de prévention et d’éducation à la santé. En mettant en place des actions non stigmatisantes réalisées par des étudiant∙e∙s, il permet de répondre à des besoins spécifiques de cette population.

Le gouvernement fait le choix de supprimer un outil essentiel sans réfléchir à la suite

Sous prétexte de vouloir créer un « droit commun » pour les étudiant∙e∙s, le gouvernement fait le choix de supprimer le RESS. Pourtant avec cette réforme, tou∙te∙s les étudiant∙e∙s ne seront pas dans le régime général, puisque nombreux.ses sont celleux qui continueront à être rattaché.e.s à celui de leurs parents. La seule conséquence sera donc, encore une fois, de mettre un coup à l’autonomie des étudiant∙e∙s.

De plus, rien n’est prévu, pour l’instant, pour permettre aux mutuelles étudiantes de continuer leurs actions d’accompagnement des étudiant∙e∙s sur les campus universitaires.

Une réforme purement politique qui ne peut pas être faite au nom des jeunes !

L’UNEF exige que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ouvre dans les plus brefs délais des discussions avec les organisations étudiantes sur la question du RESS et plus largement sur les conditions d’accès aux soins des étudiant∙e∙s. Les étudiant∙e∙s ont besoin d’une véritable réforme et non pas d’annonces sans ambition !

12 octobre 2017

http://unef.fr/

Lire aussi:

L’Unef annonce la fin du régime de sécurité sociale étudiante (Les Echos)

 

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06 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

opération médiatique (révolution permanente)

memlenchon

Les jeunes insoumis impriment 500 000 tracts…sans appeler au 10 octobre

Grande offensive médiatique de la France Insoumise : selon Mélenchon et ses lieutenants, il faut que la jeunesse se mobilise. Changement de position chez les Insoumis dont la prépa- ration des mobilisations du 12 et du 21 septembre était très faible dans la jeunesse. Les Insou- mis viennent de lancer l’impression de 500 000 tracts mais semblent oublier d’appeler au 10 octobre.

Offensive mélenchonienne sur la jeunesse

Les lieutenants de la France Insoumise le répètent sur tous les médias : il faut lancer une campagne d’ampleur en destination des jeunes contre la politique du gouvernement. Une idée en tête « actionner le levier terriblement efficace de la jeunesse  », comme l’explique Jean-Luc Mélenchon.

La politique du leader de la France Insoumise a ainsi mis les moyens pour faire sortir «un torrent qui ne rentre pas facilement dans le lit de la rivière » (Eric Coquerel): 500 000 tracts, expliquant en dix raisons pourquoi il est nécessaire de se mobiliser contre le gouvernement, ainsi qu’une pétition en ligne, un «Appel de la jeunesse contre les ordonnances et leur monde». Tout un matériel pour mettre la jeunesse dans la rue. A priori, cette annonce est une bonne nouvelle et cette offensive pourrait permettre de garnir les rangs d’une mobilisation très timide dans la jeunesse, mais qui interroge sur la stratégie choisie par la direction des Jeunes Insoumis jusqu’ici.

Quel bilan de la Jeunesse Insoumise en septembre ?

En effet, Toute cette combativité et cette volonté d’agir contraste avec la politique des Insoumis depuis le début du mois de septembre. Si le député du Nord, Ugo Bernalicis, explique « durant la rentrée, c’était compliqué, on ne pouvait pas leur demander de sécher leurs premiers cours. Il fallait aussi leur laisser le temps de convaincre leurs camarades » pour justifier l’inaction des jeunes insoumis à la rentrée, on peut s’interroger plus largement sur la volonté de la direction de l’organisation de vouloir construire avec les formations politiques déjà implantées un mouvement unitaire contre la loi travail.

En effet, depuis la rentrée, deux réunions ont lieu réunissant toutes les organisations de jeunesse ; lors de la première, la France Insoumise s’est déclarée venir en observateur et a refusé catégoriquement de signer l’appel signé de toutes les organisations de jeunesse au motif que « le mouvement des Insoumis ne serait pas une organisation»… Lors de la seconde réunion de ces mêmes organisations, destinée à préparer la manifestation du 21 septembre, la France Insoumise ne s’est même pas déplacée. En réalité, au moment où Mélen- chon mettait la date du 23 septembre en ligne de mire, la préparation des dates de mobilisa- tions sur les facs, la préparation des Assemblées Générales et des cortèges n’étaient pas leur priorité.

500 000 tracts contre Macron… qui n’appellent même pas au 10 octobre !

L’attitude des représentants des Jeunes Insoumis, qui refusent toute initiative unitaire contre la loi travail, semble pour l’instant continuer : dans le tract tiré à 500 000 exemplaires, il n’y a aucune mention de la date du 10 octobre, qui apparaît pour la jeunesse comme le prochain rendez-vous, avec des premières assemblées générales réussies, comme à Toulouse, où 400 étudiants se sont réunis hier.

« Ils ne construisent pas le mouvement. A Paris 1, nous avons un comité de mobilisation qui s’est créé le 12 septembre. Ils ne sont pas présents et ne construisent pas les Assemblées Générales. On ne les voit que pour des coups d’éclat médiatique, comme lors de la venue de Macron à la Sorbonne où ils ont déployé une grande banderole contre Macron.

Qu’ils viennent diffuser les tracts et préparer les manifestations ! » explique Arthur, militant du NPA à Paris1. Une attitude dans l’action qui contraste avec les déclarations de la France Insoumise dans le Figaro : David Giraud assurait au quotidien que « le but est de converger tous ensemble dans la même direction : la mobilisation ».

Des déclarations d’intention qui ne sont, pour l’instant, pas suivies de faits. Ce vendredi, une nouvelle réunion doit rassembler les organisations de jeunesse pour préparer le 10 octobre : la France Insoumise sera-t-elle présente ? Réponse demain.

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06 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

10 octobre (al’encontre.ch + npa + rp)

10 oct 1

Le 10 octobre: une grève pour toutes et tous

Annoncée initialement comme une journée d’action de la fonction publique, la grève du 10  octobre prend depuis quelques jours un cours nouveau et sera dans de nombreuses villes comme dans plusieurs secteurs professionnels un nouveau jour de lutte contre la politique anti-sociale du tandem Macron/Gattaz.

Il est temps d’y aller.

En soi, la journée de grève dans la Fonction publique était plus qu’intéressante pour celles et ceux qui ne se résignent pas. Inédite de par son arc de force très large (toutes les organisa- tions syndicales de la fonction publique y appellent), elle permet de reposer la question de l’unité syndicale. Placée un peu moins de trois semaines après la précédente journée de grève interprofessionnelle du 21 septembre, elle pourrait se transformer en étape de convergence au gré de la combativité dans les différents secteurs, opérant une jonction contre les différentes attaques présentes (réduction de l’Aide personnalisée au logement (APL), Contribution sociale généralisée (CSG): impôt touchant les retraites, les allocations de chômage, les salaires et les primes, etc.; les ordonnances contre le Code du travail, etc.) et à venir (retraites notamment).

Et c’est ce scénario qui semble s’esquisser. Que ce soient dans les secteurs profession- nels, comme à la RATP (CGT, FO, Solidaires, Unsa), dans le Rail (CFDT, SUD, Unsa), la chimie (CGT, SUD)… ou dans les départements (Aude, Bouches-du-Rhône, Gers, Hérault, Loire-Atlantique, Loiret, Maine-et-Loire, Meurthe-et-Moselle, Puy-de-Dôme, Seine-Maritime, Deux- Sèvres, Tarn, Vienne, Yonne…), les appels à la grève public/privé se multiplient.

Si les Unions départementales CGT et Solidaires sont bien sûr en pointe, les configurations intersyndicales peuvent aller au-delà et sont variées.

Comme de le Maine-et-Loir. L’Union syndicale Solidaires a pris, nationalement, la responsabilité d’appeler ce 10 octobre l’ensemble de salarié·e·s à la grève. Gageons que les récents remous au sein de FO (son dirigeant Jean-Claude Mailly est largement contesté) et de la CFDT (y compris son dirigeant Laurent Berger est mis en cause) achèveront de convaincre (plus qu’il n’y en avait déjà) des équipes militantes dans ces syndicats que l’heure est à l’action, vigoureuse et déterminée.

Encore plus de grève

Cette nouvelle journée de grève prendra donc aussi un caractère interprofessionnel qu’il ne faut pas négliger. C’est sans doute pour cela que le gouvernement a opéré un premier recul face aux organisations de routiers, la CFDT et la CFTC menaçant d’une grève le 10 octobre justement (auquel continue d’appeler la CGT Transports), qui aurait rallié la grève reconduc- tible lancée par la CGT, FO et Solidaires Transports dès le 25 septembre. Ce recul indique on ne peut plus clairement quel est le talon d’Achille de tout gouvernement: le blocage de l’économie.

On peut se lamenter et se dire que le «corporatisme» des routiers met en péril la grève générale… ce serait être de bien mauvais donneurs de leçon et, surtout, ça ne servirait strictement à rien! L’enjeu, s’il faut éviter les replis corporatistes, est bien plutôt d’ancrer et d’étendre la grève partout (c’est par exemple ce que tentent de faire les salarié.es de la centrale nucléaire de Dampierre en grève illimitée contre les ordonnances depuis le 28 septembre).

Il ne s’agit pas tant de demander à nos collègues de cotiser à une caisse de grève pour celles et ceux qui la feraient à leur place : il faut discuter et convaincre autour de soi d’y aller.

Le droit à la Grève, utilisons-le! C’est là, quand l’extension de la lutte à plusieurs secteurs devient possible, quand les assemblées générales de grévistes mènent la contestation, que la grève est la plus forte et que le blocage de l’économie devient réel. Nous voulons une victoire interprofessionnelle, pour toutes et tous? Alors il faut construire une grève interprofessionnelle, de toutes et tous.

Pour l’instant, soyons lucides, le mouvement social qui se dessine n’est pas à pleine puissance. Mais pourtant il existe.

A côté de ça, la conflictualité s’exprime aussi pour la défense de l’emploi, comme chez les cheminot(e)s de Périgueux ou les salarié·e·s d’Hydro-Grenoble. Dans ce climat, une journée de grève forte le 10 octobre peut contribuer à redonner confiance. Dans la foulée, les métallur-gistes sont invités à marcher jusqu’au siège de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) le 13 octobre. Et un appel, interprofessionnel et unitaire, à une nouvelle journée n’est pas improbable (on parle de la date du 19 octobre). Voilà de quoi faire.

Un peu de Catalogne

Et puis, au-delà des Pyrénées, nous avons bien vu qu’une grève générale c’est possible ! Le 3 octobre, la Catalogne a connu un arrêt massif de la production et de l’activité. Certes le contexte est bien différent, mais retenons que des habitudes ont été brisées. Ainsi, UGT et CCOO, les deux organisations syndicales majoritaires, envisageaient-elles d’abord de négocier des débrayages de quelques heures en journée. Malgré ça, c’est la grève tout entière qui s’est imposée : barrages routiers, blocages des zones industrielles, arrêt des transports, fermetures des commerces…

Ici l’état d’urgence et sa transposition dans le droit commun n’a pas encor, pour la majorité de la population, l’évidence de la répression brute qui s’est déchaînée en Catalogne. Il a pourtant les mêmes ressorts et les mêmes conséquences: museler toute contestation, cor- seter nos libertés. Quant à la morgue d’Emmanuel Macron, elle vaut bien celle de Rajoy. Ses injures («fainéants»,«illettrés», qui «ne sont rien» ou «foutent le bordel») à l’égard de la classe sociale qui est la nôtre ne peuvent pas rester sans réponses. Parce que d’autres, pour le moment réduits au silence, seront là, avec leur racisme et leur chauvinisme.

On peut gloser sur le départ de Philippot du FN, mais ce parti ne subit pas non plus une crise de l’ampleur de celle de 1999 et la scission mégrétiste. N’oublions pas que ce dernier est en embuscade et que le fascisme (post- ou néo- peut importe) peut encore pointer son mu- seau putride. Que ferait-il des dispositions liberticides adoptées, confortablement, par l’Assemblée nationale?

Nous avons donc une responsabilité, face à Macron et face à Le Pen, celle de rendre visible, crédible, un projet politique et social autonome, hors calendrier électoral et s’opposant aux institutions, un projet bâti sur nos solidarités, nos luttes, nos résistances. Pour construire un pouvoir populaire.

6 octobre 2017 Théo Roumer
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06 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

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05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

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30 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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28 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

jeunesse catalane (révolution permanente)

joves-fnc_0001

Qu’ils s’en aillent!

Catalogne. Grosse mobilisation sur les lycées et dans les facs

 Lycén-ne-s et étudiant-e-s en grève et dans la rue

Plus de 30.000 flics, gendarmes et gardes-civils sont déployés pour empêcher le référendum sur l’indépendance prévu le 1er octobre. De l’autre côté, des dizaines de milliers de jeunes sont mobilisés, depuis hier, sur les lycées et les universités, à Barcelone et partout en Catalogne.

Et la semaine n’est pas finie. Le gouvernement central de Madrid est décidé à empêcher par tous les moyens la consultation du 1er octobre sur l’indépendance de la Catalogne. Si des mobilisations massives se succèdent, dans les rues et sur les places de Catalogne, depuis plusieurs jours, mercredi a marqué l’entrée dans la danse des lycéens, dans le sillage de l’occupation du bâtiment central de l’Université de Barcelone, depuis vendredi.

La garde civile et la police autonome catalane ont reçu l’ordre de prendre le contrôle, dès vendredi soir, à la sortie des cours, des écoles, collèges et lycées qui devraient servir de centre de votation.

Face à cette énième provocation, les jeunes ont décidé de manifester. Dès mercredi, des mobilisations lycéennes ont été organisées dans toute la Catalogne. Jeudi, c’est une nouvelle étape qui commence avec plusieurs barrages routiers, notamment sur l’autoroute 7 en direction en direction de Tarragone, créant plus de 10km de bouchons.

Aujourd’hui, les lycéens seront rejoints dans la mobilisation par les étudiants, avec une grande manifestation qui partira, à midi, dans la capitale, depuis la Place de l’Université en direction de la gare de Sants. Le tribunal suprême madrilène, toujours dans la provocation, a fait savoir que les parents d’élèves étaient responsables des lycéens mineurs qui manifesteront aujourd’hui, en cas de débordement. Une menace à peine voilée.

Les travailleurs de l’éducation et les acteurs de la communauté éducative, personnels et parents d’élève, réunis au sein de l’Asamblea Groga, ont appelé à une AG, devant le bâtiment central de l’Université de Barcelone, ce soir, à partir de 18h30. Plusieurs prises de paroles sont prévues, avec une directrice d’école, une animatrice dans le primaire, une enseignante de lycée, une mère d’élève et d’un enseignant universitaire.

Dans tous les débats qui ont parcouru les AG et qui vont à nouveau être portés, aujourd’hui et demain, vendredi, se pose la question de la stratégie à mener face à l’insuffisance de la politique de désobéissance prônée par l’exécutif catalan, qui a même longtemps véhiculé que les Mossos d’esquadra ne répondraient pas aux ordres de la garde civile. Face à l’intransi- geance franquiste de Madrid, la question de l’élargissement de la mobilisation et sa radicalisation est posée.

Mais c’est également la problématique de l’austérité et des coupes budgétaires dans l’éducation, défendues par le gouvernement autonome catalan qui est posée en AG.

C’est ce qui a été porté par l’extrême gauche étudiante, mardi, au cours de l’AG de l’Université de Barcelone-Rabal. La question du droit à l’autodétermination, dès lors qu’elle est portée par le mouvement populaire, le monde du travail et la jeunesse, ne peut que poser, de concert, toute une série de questions sociales, y compris contre le gouvernement du centre-droit catalaniste sur lequel la pression n’est pas prête de retomber.

Ciro Tappeste jeudi 28 septembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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18 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

étudiants infirmiers (jdd)

manifestants-hopital-SUD

Le grand malaise des étudiants infirmiers

Une étude menée auprès de 14.000 étudiants en soins infirmiers alarme sur leur état de stress et leurs santé psychique. Des indicateurs affolants. Plus de 81% des étudiants en troisième année en soins infirmiers ont envisagé d’interrompre leur formation.

Le bilan de santé des étudiants en soins infirmiers est alarmant. Une enquête inédite, réalisée par la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI), et dont le JDD publie les résultats en exclusivité, révèle que la moitié des 14.000 étudiants interrogés estiment que leur état de santé s’est dégradé depuis leur entrée en formation; les trois quarts (75,4%) sont épuisés physiquement; un tiers sont sujets à des crises d’angoisse; un quart (26,2%) estiment être en mauvaise, voire en très mauvaise santé psychique.

« En croisant les données, nous avons aussi constaté que cela empire au fur et à mesure », explique Antoine Jourdan, vice-président de la Fnesi chargé de l’innovation sociale. Ainsi, si un peu plus d’un tiers (36,6 %) des étudiants en première année estiment que leur santé psychique s’est dégradée depuis leur entrée en formation, ils sont 52 % en deuxième année, puis 62,3 % en troisième et dernière année.

Des établissements qui « cassent les étudiants » en soins infirmiers

En 2015, une enquête de la FNESI sur le vécu des étudiants avait révélé que la formation était vécue comme « violente dans la relation avec les équipes encadrantes » pour 44,61 % d’entre eux. « On a voulu en savoir plus sur cette souffrance et obtenir des données concrètes pour pouvoir dresser un état des lieux, explique Antoine Jourdan.

Même si nous étions conscients des problèmes, l’enquête est stupéfiante et certains résultats vraiment préoccupants » Depuis leur entrée en formation, 27,8 % des sondés ont pris ou prennent des psychotropes – principalement des anxiolytiques – et c’est le cas de plus d’un étudiant de troisième année sur trois (36 %)!

En France, la prise de psychotrope dans l’année écoulée concerne 18 % de la population adulte, et chez les 18-25 ans, 11 % des femmes et moins de 10 % des hommes. « Au début, je prenais de l’homéopathie mais mon médecin a fini par me prescrire un anxiolytique et des somnifères tellement j’étais mal », confie Anna*, en troisième année à Laval, particulièrement malmenée pendant un stage. « Je somatisais : j’avais des crampes d’estomac, des douleurs dorsales… J’ai écrit ma lettre d’arrêt de formation mais vis-à-vis de mes parents qui avaient financé mes études, je ne me suis pas sentie le droit de la donner. »

Je partais avec la boule au ventre, envie de vomir ; le soir, en rentrant, je m’écroulais en larmes

Plus de la moitié des étudiants ont pensé interrompre leur formation : 64,2 % en première année, 76 % en deuxième, 81,5 % en dernière année. La raison principale invoquée : des problèmes de stage. « Je partais avec la boule au ventre, envie de vomir ; le soir, en rentrant, je m’écroulais en larmes, détaille Anaïs, étudiante à Lyon.

L’équipe m’a cassée. Le jour où mon référent pédagogique est venu dans le service et m’a demandé comment je me sentais, je me suis écroulée. Je n’arrivais même plus à respirer tellement je pleurais. » Certains services ont « la réputation de casser les étudiants », relate Kilian, qui a perdu sa deuxième année à la suite d’un stage de sept semaines, « parce qu’on m’a demandé à mon arrivée de m’occuper tout seul de la moitié des résidents de jour et que j’ai refusé. En fait, on est à leur merci ».

Plus de 75% des étudiants en soins infirmiers se disent épuisés physiquement.

Plus d’un tiers des étudiants infirmiers déclarent avoir été harcelés par un soignant au cours de formation et près d’un sur dix (9,8 %) rapporte aussi avoir été victime de harcèlement au sein de son institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) par un membre de l’encadrement. Des chiffres inédits sur une question taboue. En début d’année, une étude, menée auprès de 22. 000 étudiants en médecine et jeunes praticiens, avait elle aussi donné des résultats préoccu- pants : les deux tiers (66,2 %) déclaraient souffrir d’anxiété, plus d’un quart (27,7 %) de dépression, 23,7 % avaient eu des idées suicidaires dont 5,8 % dans le mois précédant l’enquête. Chez les infirmiers, 7 % des étudiants disent avoir eu au moins un cas de tentative de suicide dans leur institut de formation!

Une omerta sur le harcèlement moral à l’hôpital

« On est très seul, reprend Anna. Je culpabilisais d’aller mal et cherchais à le cacher. Je me disais : comment je peux prendre soin des autres si je ne vais pas bien? » Juliette, étudiante en troisième année à Grenoble, s’est aussi retrouvée isolée « face à des équipes qui se connais- sent et travaillent ensemble et considèrent l’étudiant comme un boulet ou un larbin. La seule solution que le référent m’a donnée quand j’ai osé parler de ma souffrance, a été de serrer les dents : ‘Tenez le coup, il vous reste quatre semaines.’ »

Le harcèlement moral à l’hôpital est tabou et ancré dans les mœurs

Pour le Dr Valérie Auslender, qui a publié en mars Omerta à l’hôpital. Le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé (Michalon), « le harcèlement moral à l’hôpital est tabou et ancré dans les mœurs ». Pour en finir avec la loi du silence, elle appelle à « dénoncer systématiquement, condamner, inclure dans la formation la question des violences institution- nelles, de la souffrance du patient et de l’équipe, former les professionnels au tutorat, et surtout sortir des logiques de rentabilité à l’hôpital pour remettre l’humain au cœur du soin ».

17 septembre 2017

http://www.lejdd.fr/

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