Archive | Jeunes

13 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest mineurs

mmm

Suite aux agressions violentes et aux menaces de mort subies à la
maisons des mineurs mercredi dernier, affirmons notre soutien aux.
habitants et aux personnes blessées et notre refus du racisme sous
toutes ses formes.
Retrouvons-nous ce dimanche 18 février à 13h30 sur la Place de la
Liberté à Brest pour une Marche Solidaire (départ prévu à 14h) en
direction de la Maison des Mineurs au bois du Dour Braz (Quartier de
St-Marc).

Lire la suite

13 février 2018 ~ 0 Commentaire

floride (global voices)

floride (global voices) dans Altermondialisme IMG-9290_web

En Floride, un enfant de 10 ans poursuit le gouvernement américain en justice pour sa mauvaise politique climatique

Pourtant Levi n’est pas comme la plupart des enfants de dix ans : il poursuit le gouver- nement fédéral des États-Unis en justice pour violation de ses droits constitutionnels en soute- nant l’utilisation continue des combustibles fossiles qui contribuent au réchauffement clima- tique.

Levi vit sur une île barrière [fr] sur la côte centrale est de la Floride. Les projections d’élévation du niveau de la mer combinées à l’augmentation de l’érosion des plages signifient que sa maison sera probablement dans l’eau d’ici trente à quarante ans et son île, complè- tement submergée d’ici la fin du siècle. C’est une réalité contre laquelle même les adultes vivant dans les villes menacées de Floride ne font pas grand-chose, ce qui rend le militantisme de cet enfant encore plus inhabituel.

Levi a été le témoin direct du changement climatique. Lorsque l’ouragan Irma a balayé la Floride en septembre 2017, sa ville de Satellite Beach a été très durement frappée. Une semai- ne après l’ouragan, une pluie torrentielle s’est abattue, inondant de nombreuses rues. Levi et sa famille ont dû évacuer et sa rue a été inondée. « C’était tellement profond que… ça arrivait presque jusqu’à mi-hauteur de la voiture », dit-il.

L’école de Levi a également été inondée et a dû fermer. Avant l’inondation, Levi allait à l’école trois jours par semaine et était scolarisé à domicile les deux autres. Il aimait aller à l’école parce qu’il pouvait y passer du temps avec d’autres enfants. Il ne pourra plus les voir aussi souvent : l’école a subi des dommages irréparables. Sa mère, Leigh-Ann Draheim, doit désormais lui donner des cours à la maison à plein temps. Mais c’est le dernier de ses soucis. « Toute notre rue était sous l’eau, nous avions des sacs de sable et des choses comme ça », explique-t-elle. « Nous craignons que s’il pleuve fort, on ait le même problème, encore et encore ».

La famille vit sur ce qu’on appelle une île barrière, une longue bande de sable fin au large du continent. Les prévisions d’élévation du niveau de la mer ne sont pas bonnes pour cette partie de la côte de Floride. « L’île barrière finira par disparaître parce qu’elle se trouve au niveau de la mer », dit Leigh-Ann. Levi intervient pour en expliquer davantage. « Bon, il y a ces cartes et d’autres choses de ce genre et cela montre que toute cette rue sera complète- ment immergée. On est à zéro mètre au-dessus du niveau de la mer. Donc, même si les calot- tes glaciaires polaires fondent un petit peu, elles iront dans l’océan qui va se jeter dans la lagune de l’Indian River, qui va inonder notre maison », explique-t-il.

Les dunes de sable solides constituent une protection naturelle contre l’élévation du niveau de la mer, mais même celles-ci s’érodent à Satellite Beach. Levi voulait me montrer comment les dunes de sable, qui forment un mur sur le côté atlantique de l’île, sont dévorées. Sa mère et lui m’ont emmenée sur une partie de la plage où les dunes sont plutôt érodées. « Le panneau juste ici dit : Dunes interdites », dit Levi.

Levi ne fait pas que parler du changement climatique, il essaie aussi de le combattre. Entre autres, sa mère et lui ont aidé à restaurer les dunes en plantant dans le sable un type d’herbe appelé uniole maritime (Uniola paniculata). « [L'uniole maritime] est ce qui maintient vraiment les dunes ensemble, contre l’érosion par exemple, l’uniole maritime est tout ce qui les retient, en fait » a poursuivi Levi. Mais il ne s’agit pas de travailler tout le temps sans jamais s’amuser. Levi peut aller à la plage en vélo, il fait du bodyboard quand il veut. Il aime sa vie ici.

Pourtant, on ne peut nier qu’il vit les effets de l’élévation du niveau de la mer et des conditions météorologiques extrêmes. À bien des égards, il lui était tout naturel de se joindre aux vingt autres enfants du pays poursuivant le gouvernement fédéral en justice parce que celui-ci ne fait pas assez d’efforts pour arrêter le changement climatique. Il est le plus jeune du groupe. « En gros, je pense que le changement climatique est comme une catastro- phe nationale et qu’il affectera tout le monde », affirme Levi. « Par exemple en Floride, on peut voir des effets évidents, comme deux ouragans la même année et on a dû évacuer à cause d’eux, et l’érosion des plages, des trucs comme ça ».

Dans ce cas, Levi n’a pas tout à fait raison. Les scientifiques ne pensent pas que le chan- gement climatique cause davantage d’ouragans. Mais il y a des preuves qu’en général, il empire les ouragans et autres tempêtes. Levi n’est pas qu’un jeune et mignon visage pour le mouvement. Il essaie constamment d’en apprendre davantage, dit-il, pour pouvoir en faire plus. Il écoute les informations, pousse sa mère à lui enseigner des concepts climatiques à la mai- son, et il écoute attentivement ses compatriotes plus âgés qui se sont constitués partie plaignante lorsqu’ils parlent. Levi s’est joint à l’action en justice des jeunes intentée par l’organisation à but non lucratif Our Children’s Trust, après que le pasteur de son église en a parlé à sa mère. Leigh-Ann a demandé à Levi s’il voulait être impliqué et l’enfant de neuf ans n’a pas hésité.

Levi et sa mère sont membres d’une église unitarienne universaliste locale. C’est une église plutôt détendue et libérale. Pendant la messe, Leigh-Ann est pieds nus et Levi fait rebondir une balle pendant tout le service. Au thé du matin après la messe, les fidèles discu- tent avec fierté du militantisme de Levi. Il est l’un des seuls enfants de l’église, mais il est chéri.

Le procès devrait débuter le 5 février 2018. Levi dit que qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, il espère, lui, que le président américain Donald Trump sera en train de regarder.

« C’est un peu dur de voir que la personne la plus puissante au monde nie que le changement climatique est un problème et qu’il n’en sera jamais un », dit Levi. « Et donc, c’est juste un peu dur ». Quoi qu’il arrive, Levi affirme qu’il allait continuer à se battre. Il ne veut pas que son île paradisiaque disparaisse. Puis il s’élance, des roulettes attachées à ses chaussures, et atterrit sous un mûrier où il remplit sa bouche de baies sucrées et juteuses.

Cet article de Deepa Fernandes est d’abord paru sur PRI.org le 23 janvier 2018. Il est republié ici dans le cadre d’un partenariat entre PRI et Global Voices. Sauf mention contraire, les liens de cet article renvoient à des pages en anglais.

8 Février 2018

https://fr.globalvoices.org

Lire la suite

13 février 2018 ~ 0 Commentaire

sdf (france info)

Michael, jeune SDF en CDI trop riche pour être logé en foyer, mais trop pauvre pour payer un loyer

Malgré un travail en contrat à durée indéterminée depuis un an, Michael est toujours dans la rue. Et chaque soir, il monte sa tente sur un bout de trottoir au cœur de la capitale… Extrait du magazine « 19h le dimanche » du 11 février.

A la rue depuis trois ans, Michael tient à garder l’anonymat car il ne souhaite pas que sa famille le reconnaisse. En dépit de la morsure du froid de cet hiver rigoureux, le jeune homme a tou- jours le moral. Sans doute le conserve-t-il parce qu’il lui reste quelque chose à quoi s’accro- cher : un travail. Il confie au magazine  »19h le dimanche » être en CDI depuis près d’un an dans une société de nettoyage.

Une situation qui le rend trop riche pour être logé en foyer, mais trop pauvre pour payer un loyer. Ce soir-là, comme tous les autres, le jeune SDF se rend à une bagagerie pour chercher ses affaires, qui tiennent dans un grand sac sur roulettes : « C’est là où les SDF posent leurs affaires pour la journée. On les récupère le soir pour aller faire nos maisons… » Cette bagage- rie lui évite surtout de se les faire voler.

« Et voilà, la maison est montée »

Michael s’est trouvé un coin de trottoir près des Halles, au cœur de Paris, où s’installer tous les soirs. Il monte consciencieusement sa tente avec un double toit pour se protéger autant que possible du temps glacial, et gonfle un matelas à l’aide d’une pompe. Il ne tient pas à savoir quelle température il fera cette nuit-là : « Quand on ne le sait pas, c’est mieux. Et voilà, la maison est montée… »

Le patron du restaurant voisin est du genre bienveillant. Il lui apporte un sandwich au camem- bert, comme d’habitude. Sans lui, Michael ne mangerait pas : « On sait qu’il arrive à 8 heures, témoigne le restaurateur. Quand il n’est pas là, on se demande où il est. On aime bien savoir qu’il est là le matin. » Cela fait au chaud au cœur du jeune SDF qui ressent chaque jour la solitude, plus dure encore que la neige. Et il y a aussi la fatigue : « Quand on rentre le soir, on est fatigué », explique-t-il avant de s’enfermer dans son abri de fortune pour une nuit de plus dans la rue.

12/02/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire la suite

12 février 2018 ~ 0 Commentaire

15 février

non

Facebook

Lire la suite

12 février 2018 ~ 0 Commentaire

au fou! (jdd+ina+rp)

service

Avec la grande vedette de la Ligue Communiste, Michel Field!

debre

En 1973 la droite abolissait les sursis qui permettaient d’échapper (plus ou moins) au Service militaire. La jeunesse se mettait en mouvement avec la Ligue Communiste (dissoute en juin 1973) comme élément moteur.  Le symbôle de cette lutte était l’entonnoir de Michel Debré. Aujourd’hui, on a même deux va-t-en guerre qui se prennent pour Napoleon!

Lire aussi:

Loi Debré de 1973 (Wikipédia)

Service militaire : Gérard Collomb réaffirme le caractère « obligatoire » (RP)

Lire la suite

06 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest (côté brest)

le peril jeune

Environ 150 personnes contre la réforme du lycée mardi 6 février 2018 à Brest

Professeurs, parents, lycéens et étudiants ont défilé dans les rues de Brest pour protester et manifester contre la réforme du baccalauréat et du lycée.En réponse à un appel intersyndical, environ 150 personnes se sont rassemblées à Brest, place de la liberté, mardi 6 février 2018  à 11h, pour protester et manifester contre la réforme du baccalauréat et du lycée. Professeurs, parents, lycéens et étudiants ont défilé dans les rues de la cité du Ponant, encadrés par deux motards et un véhicule de police.

Dans les rues

Le cortège a cheminé pendant une demi-heure dans une partie des rues Jean-Jaurès et Siam en passant par la rue Dupleix pour aller vers la fac Segalen. Le tram a été retardé un très court instant.

«Le tri c’est pour les poubelles»

La foule scandait, entre autres, des slogans tels que «Blanquer, ta réforme, on en veut pas». Et certains arboraient des pancartes indiquant que «le tri c’était pour les poubelles». Faisant référence à la sélection à l’entrée des universités, un des point de la réforme qui fait polémi- que. «La sélection pour les études supérieures en fonction de notre lycée, c’est inadmissible », expliquait Gracienne, élève en terminale.

Manque de moyens

Les parents et professeurs pointaient aussi du doigt le manque de moyens pour cette réforme, les suppressions de postes d’enseignants. Et ils dénonçaient le fait d’être «mis devant le fait accompli». «Les changements ont déjà eu lieu alors que la réforme n’a pas été voté», s’indignait Gilda, mère d’une élève en terminale et professeure à l’université.

«La vraie question, c’est le choix des jeunes. Vont-ils choisir leurs études en fonction des débouchés ou vont-il avoir la possibilité de se construire un avenir comment ils l’entendent ?», s’interrogeait-elle.

  6 Fév 18 Emmanuelle Cadieu

Lire la suite

02 février 2018 ~ 0 Commentaire

nice écoles (médiapart)

vous vois

A Nice, des policiers dans les écoles : les nouveaux surveillants de Blanquer

Des policiers dans les écoles primaires : Le Pen en rêvait, Blanquer le fait. En acceptant la proposition du maire de Nice, le ministre s’engage dans une voie avec laquelle tous ses prédécesseurs (et pourtant…) avaient pris leurs distances. Et dévoile toujours plus ses intentions. Pour ceux qui ne les auraient pas encore comprises…

Des policiers dans les écoles primaires : Le Pen en rêvait (et encore uniquement pour les collèges et lycées), Blanquer le fait. En acceptant la proposition du maire de Nice, Estrosi, de faire surveiller à la rentrée prochaine, deux ou trois écoles de la ville par des policiers munici- paux, le ministre s’engage dans une voie avec laquelle tous ses prédécesseurs (et pourtant…) avaient pris leurs distances.

Avec la duplicité qui est sa marque de fabrique, Blanquer tient à préciser qu’il n’a pas donné son « feu vert » mais seulement « pris acte de l’expérimentation », ce qui revient au même, le maire ne pouvant la mettre en œuvre sans l’accord de l’EN.

Pour justifier la chose, Blanquer explique doctement que sur les questions sécuritaires, il y avait « une sensibilité particulière, à Nice, tout à fait compréhensible ». Traduction : la police, municipale et nationale (et les 1300 caméras de surveillance en service à Nice), qui avait surtout fait preuve de sa totale incapacité à empêcher l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, pourra toujours se rattraper avec les dangereux écoliers de la ville.

Après tout, c’est bien dans cette ville qu’en janvier 2015, quelques jours après les attentats parisiens, un écolier de 8 ans, soupçonné d’« apologie de terrorisme », avait été conduit au commissariat par de courageux policiers. En vertu du principe de précaution, ils seront dorénavant sur place. On n’est jamais trop prudent.

Il est vrai qu’à Nice, la surveillance des écoliers, est une affaire politique et commer- ciale qui tourne.

Outre les caméras de surveillance, les écoles sont équipées/encombrées de tout un attirail anti-intrusion, boutons d’alerte, d’alarme, badges d’accès etc. Même les crèches municipales n’y échappent pas, des fois que les couches culottes des bambins dissimuleraient en réalité des ceintures d’explosifs.

L’électeur niçois est donc rassuré : à Nice comme ailleurs, les écoles ne comptent ni surveil- lants, ni secrétaires, ni infirmières, les AVS font cruellement défaut, le remplacement des enseignants laisse à désirer mais dorénavant la police veillera.

A quoi veillera-t-elle, d’ailleurs ? Nul ne le sait. Sinon que cette opération publicitaire à grand spectacle ne vient pas de nulle part. Elle fait sens. De fait, cette décision ministérielle s’inscrit dans une logique sécuritaire largement entretenue depuis de nombreuses années, qui fait de l’école un lieu de menaces et d’un élève un délinquant potentiel.

Et ceci en dépit de nombreuses enquêtes, de travaux reconnus (on pense à Eric Debarbieux notamment), de notes d’information émanant des services de l’EN mais que Blanquer, qui passe le plus clair de son temps dans les studios des radios-télés n’a sans doute pas le temps de consulter.

N’en déplaise aux fantasmes et aux images complaisamment véhiculés par les médias et désormais relayés par le ministre, la violence est absente de la plupart des établissements scolaires, notamment des écoles primaires, localisée dans un petit nombre d’endroits (en collège spécialement) où l’exclusion sociale vient renforcer l’exclusion scolaire. Les dispositifs anti-intrusions, notamment, tournent à vide, les intrusions dans les établissements scolaires étant statistiquement voisines de zéro.

Faire de l’école un objet de surveillance maladive : la mesure prise à Nice a sans doute également à voir avec les mesures ubuesques de surveillance décidées par l’EN autour des écoles après les attentats. Il s’agit de surveiller plus que de protéger, d’entretenir un climat de peur qui profite toujours aux gouvernants (et aux fabricants de quincaillerie de surveillance).

L’alourdissement de la politique pénale observée depuis une quinzaine d’années (voir par exemple la question des prisons) trouve ici sa traduction scolaire : avec la surveillance des écoliers, la criminalisation des désordres enfantins et juvéniles, avec le soupçon généralisé sur toute une classe d’âge (pourtant statistiquement la moins délinquante, 10 % des délits, les moins graves le plus souvent, sont le fait des mineurs), la police se voit attribuer sur l’école une fonction éducative pour laquelle elle n’est pas qualifiée et sur la société un droit de regard qui n’est pas légitime.

Jusqu’à présent, à Nice notamment, la volonté de certains élus de faire entrer la police dans les écoles avait été contrée par la réaction des parents et enseignants.

Aujourd’hui, seule la CGT Educ’action a fait connaître son désaccord. Le syndicat majoritaire (SNUIpp-FSU) se tait. Un silence qui, s’il se confirmait, en dirait long sur la perte des repères… non pas des élèves mais de leurs maîtres.

B. Girard jeudi 1er février

Mise à jour (29/01, 17h40) : il paraît que le Snuipp a réagi ? Jusque là, on ne s’en était pas rendu compte… Voir un peu les commentaires sous cette note de blog.

Cet article est initialement paru sur le blog Mediapart de B. Girard

Lire la suite

02 février 2018 ~ 0 Commentaire

tract (npa jeunes)

npa y

Lire la suite

01 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest parcoursup (le télégramme)

 selection

Parcoursup, réforme du lycée. Manifestation ce jeudi midi

La CGT, FO, Sud et la FSU appellaient à une manifestation aujourd’hui, à 12 h, place de la Liberté, en réaction « à la volonté du gouvernement d’imposer la loi Orientation et Réussite des Étudiants et son corollaire « Parcoursup » ». L’intersyndicale réaffirme notamment l’exigence d’ouvertures massive… (payant)

01 février 2018

http://www.letelegramme.fr/

etudiants

Orientation. Parcoursup, une « usine à gaz » selon Sud Education (Ouest France)

La nouvelle plateforme d’admission post-bac va remplacer APB pour l’orientation des lycéens. Le syndicat dénonce « une sélection qui ne dit pas son nom » !

Que changera Parcoursup, la nouvelle plateforme d’admission post-bac qui remplacera APB ?

Du 21 janvier au 13 mars, les lycéens de terminale formuleront leurs vœux. Au nombre de dix au lieu de 24. Et ils ne pourront plus les hiérarchiser selon leurs préférences. « Une perte importante », selon Olivier Cuzon, responsable départemental de Sud Éducation. Surtout, « les conseils de classe de terminale devront désormais émettre des avis » concernant les souhaits des élèves.

Les établissements du supérieur devront aussi avoir établi la liste de « pré-requis » nécessai- res pour postuler à leurs formations. Du 4 avril au 18 mai, ils répondront aux élèves. Soit par un « oui », réponse positive ou de liste d’attente ; soit par « oui si », sous condition d’une remise à niveau ; soit par « non ». Leurs réponses arriveront « au fil de l’eau ». « Sachant que, dès qu’il aura deux « oui », l’élève devra choisir entre les deux établissements, en une semaine ! Et ainsi de suite… »

Le système deviendra plus fluide, reconnaît Olivier Cuzon. Plus de places bloquées ! Plus besoin de tirage au sort. Sauf que « les établissements peuvent répondre « oui si », et puis, finalement, dire « non » ! » Pour affecter un bachelier qui se retrouvera sans école, des com- missions académiques seront créées. Ils pourront l’affecter dans une formation, « au plus proche de ses vœux » mais qui ne sera pas forcément une de celles choisies par le jeune.

Avis des conseils de classe et des établissements du supérieur; jeunes bacheliers affectés autoritairement… « C’est une sélection qui ne dit pas son nom ! », dénonce Sud qui craint aussi une « inflation de dossiers » dans chaque établissement.

Le problème, à la base, « c’est une hausse démographique liée au baby boum de l’an 2000, sans que des places ne soient créées dans le supérieur ». Les filières Staps (sports) et psychologie sont les plus tendues.

27/11/2017 Laurence GUILMO.

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Parcoursup : les premières galères des candidats pour faire leurs vœux (Europe1)

Colère des lycéens : manifestation contre la réforme du Bac et Parcoursup (FR3)

Réforme de l’université. Rennes 2 bloquée : les cours ne sont pas assurés (Ouest France)

Admission à l’université : « la sélection » dans le viseur syndical (OF)

Lire la suite

31 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Non à la sélection à l’université !

Le gouvernement surfe sur l’idée qu’il y aurait 80% d’échec en première année à l’université. C’est un mensonge : il est vrai que 80% ne continuent pas en deuxième année, mais c’est souvent pour faire d’autres études et surtout 80 % des jeunes qui entrent dans l’enseignement supérieur en sortent avec un diplôme. Voilà ce que le gouvernement veut détruire.

Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, continue sa destruction de l’accès aux études supérieures, avec la publication du rapport Mathiot le 24 janvier.

Cette sélection prend deux biais : ParcourSup et le nouveau bac (qui sera effectif en juin 2021, mais dont la nouvelle classe de seconde sera mise en œuvre dès septembre 2018).

Sélection partout, justice nulle part

Chaque lycéen de Terminale doit remplir en ce moment ses vœux d’orientation dans l’ensei- gnement supérieur (classe prépa, BTS, IUS et université) dans l’application ParcoursSup, qui remplace Admission Post Bac. Ce qui est nouveau c’est que toutes les filières deviennent sélectives.

Chaque université a mis en place des capacités d’accueil et va classer les lycéens en fonction de critères personnels (les attendus nationaux et les attendus locaux). Pour postuler en licence de sociologie à Montpellier, il faut avoir déjà réalisé des « études collectives et individuelles sur des faits sociaux contemporains. ». C’est à dire qu’il faut déjà avoir un master de sociologie pour prétendre s’inscrire en première année. C’est une véritable usine à gaz !

Un même bac pour tou-te-s, un même droit à l’éducation

Le rapport Mathiot sur le nouveau bac permettra de simplifier ParcourSup. Le Bac Mathiot augmente le nombre de voies au lycée général : de trois (S/ES/L), on passe à neuf couple de disciplines majeures (math/physique, SES/histoire, Lettre/langue, etc.), ce qui permet de mieux coller aux attendus à l’université.

A l’inverse, les filières technologiques voient leurs discplines majeures réduites à 4, qui ne colleront qu’à des filières courtes (essentiellement BTS et IUT). Pour faire des économies,  le gouvernement veut simplement empêcher les jeunes titulaires de bac pros et bac techno d’entre à la fac !

Mais ce n’est pas tout. Le nombre d’épreuves terminales du bac est réduit à 4. Le contrôle continu comptera dans 40% de la note du bac et les ¾ des épreuves auront eu lieu au mois d’avril de l’année de terminale. Cela développera la sélection sociale, sur la base des « palmarès des lycées » et empêchera les jeunes  en difficulté scolaire, qui ont besoin de toute l’année de terminale pour s’ approprier le programme, de réussir le bac.

En grève les 1er et 6 février

La riposte commence à s’organiser. Des assemblées générales d’étudiantEs ont eu lieu la semaine dernière, regroupant plusieurs centaines d’étudiantEs, des lycéens ont manifesté dans plusieurs villes, une coordination nationale s’est tenue le week-end dernier à l’appel des syndicats de l’enseignement supérieur, des syndicats étudiants et lycéens. Deux jours de grèves sont déjà dans le paysage : le jeudi 1er février et le mardi 6 février. A nous de rendre ces journées les plus massives possible pour exiger :

• La fin de la sélection à l’université, le retrait de la loi Vidal et du plan étudiant,

• L’accès de tous les jeunes à l’enseignement supérieur avec de réels moyens pour étudier et enseigner dans de bonnes conditions (25 élèves par classe maximum, 150 000 embauches…)

Les mobilisations dans la santé (hôpitaux, Ehpad), à la SNCF, dans la jeunesse sont un bon signe, car chacune affaiblit le gouvernement et donne de meilleures chances de gagner, voire de fêter l’anniversaire de Mai 68 par un grand mouvement contre Macron.

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin