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19 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

climat (cnrs)

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Le réchauffement climatique en France s’annonce pire que prévu

En adaptant à la France la méthode utilisée par le Giec pour estimer le réchauffement planétaire, des scientifiques viennent de revoir à la hausse les températures qui attendent l’Hexagone. D’ici 2100, cette augmentation serait de 3,8 °C par rapport au début du 20è siècle, et ce dans un scénario d’émissions modérées de gaz à effet de serre.

L’optimisme climatique n’est pas de mise ces jours-ci. Le réchauffement climatique au cours du 21è siècle en France pourrait être 50 % plus intense que ce que l’on pensait. C’est le résultat de nouvelles projections sur le climat futur qui viennent d’être réalisées par une équipe du CNRS, de Météo France et du Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique1. Si les tendances actuelles d’émissions de carbone se maintiennent, la température moyenne de l’Hexagone sera 3,8 °C supérieure à celle du début du 20è siècle. Un chiffre qui pose d’immenses défis d’adaptation et qui promet des changements sévères dans l’agriculture et les écosystèmes français.

Pour arriver à ce résultat, le plus robuste dont nous disposons à ce jour, les chercheurs ont employé une méthodologie nouvelle. Développée par cette même équipe, elle a été utilisée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans le premier volet de son sixième rapport, paru en 2021.

L’innovation principale est l’utilisation de données climatiques observées pour contraindre les modèles. En d’autres termes, à partir d’un éventail de simulations climatiques réalisées grâce aux modèles utilisés par le Giec, les chercheurs identifient celles qui sont en accord avec les mesures de température récoltées depuis plus d’un siècle. Ainsi, les chercheurs peuvent identifier les projections les plus robustes sur l’avenir du climat, et réduire les incertitudes.

Le Giec propose des scénarios de réchauffement climatique au niveau planétaire et au niveau de grandes régions comme l’Europe ou le bassin méditerranéen. Mais il ne va pas en-dessous. Or il existe un appétit pour des projections à des échelles plus réduites.

L’autre originalité de ces travaux, publiés le 4 octobre dans la revue Earth Systems Dynamics, est qu’ils offrent des projections à l’échelle française. « Le Giec propose des scénarios de réchauffement climatique au niveau planétaire et au niveau de grandes régions comme l’Europe ou le bassin méditerranéen. Mais il ne va pas en-dessous.

Or il existe un appétit pour des projections à des échelles plus réduites », explique Aurélien Ribes, chercheur au Centre national de la recherche météorologique2 (CNRM). En effet, les grandes décisions politiques se prennent pour l’essentiel au niveau national. Il était donc urgent d’utiliser cette nouvelle méthodologie pour obtenir des scénarios de réchauffement climatique à l’échelle de l’Hexagone. Pour cela, les chercheurs ont utilisé les données récoltées par une trentaine de stations météorologiques réparties sur toute la France. Ces stations sont connues pour avoir enregistré les températures de façon homogène sur de longues périodes. Ainsi, les premières mesures de température fiables dont disposent les chercheurs datent de 1899.

Grâce à ces données, l’équipe a calculé le réchauffement climatique actuel. Ils ont montré que la température moyenne de la France actuelle est 1,7 °C supérieure à celle de la France entre 1900 et 1930. Ce chiffre est bien au-dessus de la hausse moyenne de températures à l’échelle globale, que le Giec évalue à 1,2 °C. Mais pour les chercheurs, il n’y a rien d’anormal là-dessus. « La hausse globale des températures prend en compte les océans qui se réchauffent moins vite que les continents », explique Aurélien Ribes. La hausse moyenne des températures continentales dans le monde étant de 1,6 °C, la France ne fait donc pas figure d’exception.

On n’imaginait pas que les aérosols avaient une telle incidence sur le climat français (…) On observe que, jusque dans les années 1980, leur effet a masqué le réchauffement climatique, au point qu’il n’apparaît quasiment pas dans les instruments.

Sans surprise, les modèles climatiques montrent que la hausse future des températures est directement proportionnelle aux émissions de gaz à effet de serre. N’en déplaise aux négationnistes du climat, l’origine humaine du changement climatique français ne fait aucun doute.

Une chose, en revanche, a surpris les chercheurs : l’impact des aérosols. « On n’imaginait pas qu’ils avaient une telle incidence sur le climat français », affirme Julien Boé, de l’unité ClimatEnvironnement, Couplages et Incertitudes3. « On observe que, jusque dans les années 1980, l’effet des aérosols a masqué le réchauffement climatique, au point qu’il n’apparaît quasiment pas dans les instruments. »

Les aérosols sont les particules en suspension dans l’atmosphère. Les activités humaines polluantes en rejettent de grandes quantités, notamment lors de la combustion des carburants fossiles. Cette pollution a un puissant effet refroidissant. En effet, les particules empêchent les rayons du soleil d’atteindre la surface.

Or, jusque dans les années 1980, pollution et gaz à effet de serre grimpaient de concert. Leurs effets respectifs sur le climat s’annulaient mutuellement. Puis, à la fin du 20è siècle, les nouvelles régulations et les technologies plus propres ont réduit de façon spectaculaire la pollution. Résultat, l’effet des aérosols sur le climat a chuté et la courbe des températures s’est emballée vers le haut à une vitesse qui a surpris les chercheurs.

L’insoutenable été 2100

Dans un deuxième temps, les chercheurs se sont projetés vers l’avenir afin d’anticiper le climat français à la fin du 21è siècle. Ils ont pour cela utilisé les simulations climatiques en fonction de différents scénarios décrivant l’état du monde en 2100. Ces scénarios construits par le Giec vont du plus optimiste – un monde dans lequel un immense effort international a permis d’atteindre la neutralité carbone dès 2050 – au plus pessimiste – un monde divisé par de fortes inégalités et qui continue à carburer au gaz, pétrole et charbon.

Entre ces deux extrêmes improbables, un scénario intermédiaire dans lequel les émissions de carbone n’augmentent ni ne diminuent drastiquement. D’après les experts, c’est ce scénario mitigé qui est le plus en accord avec les tendances actuelles et les engagements climatiques pris par les grands pays émetteurs pour les prochaines années.

Dans le scénario intermédiaire, la France de 2100 pourrait être 3,8 °C plus chaude que celle du début du 20è siècle. Les étés pourraient être en moyenne 5 °C plus chauds par rapport aux décennies 1900-1930.

Sur la base de ce dernier scénario, les chercheurs ont montré que la France de 2100 pourrait être 3,8 °C plus chaude que celle du début du 20è siècle. Une augmentation qui fait frémir.

Une telle hausse des températures serait particulièrement marquée en été. En effet, les étés pourraient être en moyenne 5 °C plus chauds par rapport aux décennies 1900-1930.

« Ceci aura des impacts très forts sur les écosystèmes et les cultures. On aura des pics de chaleur beaucoup plus fréquents et chauds, et des sécheresses plus intenses et prolongées. Dans ces conditions, l’un de points clés sera comment maintenir les ressources en eau et comment les utiliser », annonce Julien Boé.

À 3,8 °C de hausse de températures moyennes, des écosystèmes entiers pourraient disparaître, et le paysage agricole en sera drastiquement modifié.

Ces projections, véritable avertissement, devraient servir à mettre en place des politiques d’atténuation et d’adaptation. À présent, les chercheurs du CNRM veulent descendre encore les échelles et simuler l’avenir climatique des régions françaises.

Par ailleurs, ils espèrent que d’autres équipes à travers le monde adopteront leur méthodologie. « Le code à la base de ces travaux est à la disposition de tout le monde. Il permettra à d’autres équipes ou d’autres services météorologiques de refaire ces calculs facilement pour leur pays ou leur région », annonce Aurélien Ribes. ♦

17.10.2022 Sebastián Escalón

https://lejournal.cnrs.fr/

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18 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

iran (à l’encontre)

une

Les Gardiens de la révolution, profondément intégrés dans la structure du pouvoir et l’économie, ont tout à perdre si le système tombe

L’ampleur des manifestations qui ont balayé l’Iran au cours du dernier mois, avec des appels à renverser la République islamique, a secoué l’Etat. Mais d’une certaine manière, les dirigeants autoritaires de la mollahcratie du pays se préparent à ce genre d’épisode depuis la révolution islamique de 1979. Celle-ci a instauré une théocratie conservatrice qui s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui.

Le fondateur de la révolution, l’ayatollah Ruhollah Khomeini, a ordonné la création de la force des Gardiens de la révolution islamique [les Pasdaran dans la formule abrégée] la même année [avril 1979, trois semaines après le référendum qui «valide» la formation de la République islamique] pour se défendre contre les coups d’Etat ou les défections de l’armée régulière.

Comptant aujourd’hui des centaines de milliers de membres, les Gardiens de la révolution islamique (GRI) constituent la force militaire la plus puissante de l’Iran, ainsi que des acteurs majeurs de son économie. De nombreux analystes affirment que l’Iran n’est plus une théocratie dirigée par des religieux chiites, mais un Etat militaire dirigé par les GRI.

En plus des forces de police nationales, une milice en civil – connue sous le nom de Bassidj [Niruyeh Moghavemat Basij, un corps mis en place en novembre 1979], une force de volontaires placée actuellement sous l’égide des Gardiens de la révolution – est en première ligne depuis des semaines, utilisant des tactiques brutales pour tenter d’étouffer les protestations, comme elle l’a fait lors des révoltes précédentes.

Mais ils ont échoué et, la semaine dernière, des éléments d’un autre genre ont commencé à se montrer dans les rues de Téhéran, la capitale, et d’autres villes – des hommes robustes portant des uniformes de camouflage couleur fauve que des témoins ont identifiés comme étant des membres d’une unité commando d’élite des Gardiens de la révolution connue sous le nom de Saberin.

En dehors du Bassidj, les Gardiens n’interviennent dans le maintien de l’ordre intérieur que lors d’épisodes de crise extrême. En fait, le régime s’est reposé sur les soldats les plus loyaux pour reprendre le contrôle des rues.

Le sort de ce mouvement de protestation – le plus grand défi lancé au régime iranien depuis 2009 [soulèvement post-électoral] – repose en grande partie sur la cohésion et la loyauté des Gardiens de la révolution et du reste des diverses forces de sécurité. Ces forces ont constitué un barrage redoutable pour prévenir la chute des dirigeants théocratiques intransigeants du pays.

Les GRI, distincts de et parallèles à l’armée nationale, sont chargés de protéger les frontières de l’Iran, ainsi que le Guide suprême [aujourd’hui Ali Khamenei] et d’autres hauts responsables. Selon les experts, ils sont si profondément ancrés dans l’économie et la structure du pouvoir en Iran qu’ils ont tout à perdre si le système s’effondre.

Afshon Ostovar, professeur associé d’histoire du Moyen-Orient et de questions de sécurité nationale à la Naval Postgraduate School, a déclaré à propos des Gardiens de la révolution qu’«ils ne se soucient pas vraiment, en tant qu’organisation, de perdre l’adhésion du peuple ou de faire face à des troubles ici ou là. Ils se soucient de préserver le système, pas de préserver l’Iran.»

Les forces armées iraniennes sont constituées d’un mille-feuille, comprenant l’armée, les forces de sécurité chargées du maintien de l’ordre à l’intérieur du pays, les Gardiens et leur milice Bassidj en civil.

Jusqu’à présent, il n’a pratiquement pas été fait état de défections au sein des forces de sécurité. Toutefois, selon une personne au fait des discussions sur la situation de la sécurité, il semblerait que certains de ceux qui ont affronté les manifestant·e·s soient épuisés par des semaines passées dans les rues et mal à l’aise face au niveau de violence, en particulier contre des jeunes femmes. Selon cette personne, qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat car elle n’était pas autorisée à parler publiquement, pour éviter les défections, les commandants de l’armée et de la police ont prévenu les soldats de base que si le système en place s’effondre, l’opposition les exécutera.

Mais même si certains officiers font défection, les Gardes et la force paramilitaire Bassidj continueront très probablement à se battre pour préserver le système en place.

Ce mois-ci, selon des témoins et des vidéos, le Bassidj a ouvert le feu sur des étudiants et battu des professeurs lors d’une opération de répression à l’Université de technologie Sharif, une prestigieuse institution de Téhéran. La milice a également été envoyée dans la tristement célèbre prison d’Evin, à Téhéran, samedi soir 15 octobre, lorsqu’un énorme incendie s’y est déclaré, déclenché [officiellement] lors d’affrontements dans l’une des ailes. La prison détient des centaines de dissidents et de prisonniers politiques. L’Iran a déclaré lundi 17 octobre que huit personnes avaient péri dans l’incendie.

Les Gardiens de la révolution disposent d’un arsenal redoutable qui comprend des programmes de missiles balistiques et de drones [drones qu’ils livrent à l’armée russe qui les utilise en Ukraine]. Leurs dirigeants occupent des postes politiques clés, notamment le président de l’Assemblée consultative islamique, Mohammad Baqer Ghalibaf [maire de Téhéran de septembre 2005 à août 2017, président de l’Assemblée depuis mai 2020].

Leur service de renseignement, très redouté, arrête et intimide les dissidents et les militants politiques de l’opposition. Leur bras à l’étranger, la Force Al-Qdds, a recruté, formé et armé un réseau de milices supplétives, notamment au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen, qui pourraient leur venir en aide.

Ils possèdent des usines, des sociétés et des filiales dans le secteur bancaire, les infrastructures, le logement, les compagnies aériennes, le tourisme et d’autres secteurs. Ces firmes aident l’Iran à contourner les sanctions grâce à un réseau de contrebande. Les GRI n’ont pas de comptes à rendre au gouvernement, même lorsque les affaires de corruption deviennent publiques. Bien que le Guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, soit le commandant en chef de toutes les forces armées du pays, les GRI fonctionnent comme une armée régulière avec leur propre structure de commandement.

«Il n’y a aucun contrôle de l’origine de leurs fonds et de ce à quoi ils les dépensent, et à ce propos on parle d’une énorme partie de l’Etat iranien», a déclaré Roham Alvandi, professeur associé d’histoire internationale à la London School of Economics. Selon Roham Alvandi, le pouvoir et la richesse des GRI dépendent de la survie du système, c’est pourquoi ils voient les protestations comme une telle menace. «Au plus haut niveau, ces gens ont beaucoup à perdre si cela dégénère avec violence ou s’exprime contre leurs intérêts.» (Extrait)

18 octobre 2022  Ben Hubbard et Farnaz Fassihi

https://alencontre.org/

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17 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

misère (atd)

Journée mondiale du Refus de la Misère : ATD Quart Monde appelle à en finir avec la pauvrophie et demande l’effectivité des droits.

ATD Quart Monde s’inquiète de la multiplication, ces dernières semaines, des discours laissant croire que les pauvres seraient responsables de leur situation ou qu’ils s’en satisferaient.

Ces discours ont des conséquences délétères  : en plus de pointer du doigt des personnes qui sont déjà fragilisées dans leur accès aux droits, ils servent à justifier le recul des droits, comme en témoignent les réformes à venir du RSA et de l’assurance chômage. Ils contribuent à augmenter encore le taux déjà alarmant de non recours aux droits.

Ces discours sont d’autant plus inquiétants au moment où l’inflation pèse lourdement sur les plus pauvres.

Aujourd’hui, 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France dont 3 millions d’enfants. 9 millions de personnes qui voient leurs conditions de vie déjà précaires se dégrader face à l’augmentation de l’énergie, de l’alimentation et des loyers. Autant de postes de dépenses incompressibles qui pèsent plus lourdement sur le budget des plus pauvres. Et ce ne sont pas les 4 % d’augmentation des minima sociaux, la hausse de 3,5 % des APL ou les primes distribuées ponctuellement qui permettront de faire face durablement à l’augmentation du coût de la vie.

Plus que des coups de pouce ou des réformes stigmatisantes, c’est bien d’un renforcement de laccès aux droits dont ont besoin les personnes les plus pauvres pour pouvoir vivre dignement.

 Pour ATD Quart Monde, cela passe notamment par un revenu décent, assurant une vie digne, condition sine qua non pour pouvoir se projeter dans l’avenir, et par un accompagnement humain de qualité plutôt qu’une quelconque conditionnalité à l’octroi des minima sociaux, comme le prévoit la future réforme du RSA.

Au lieu d’augmenter les contrôles et le durcissement d’accès aux droits des personnes privées d’emploi et des travailleurs précaires, comme prévu par la réforme de l’assurance chômage, ATD Quart Monde appelle à repenser l’emploi. Cela passe par la création d’emplois bien rémunérés et qui ont du sens, des conditions de travail dignes et décentes, une formation et un accompagnement de qualité accessibles à toutes et tous et des droits renforcés pour les salariés, à l’image de ce qui se fait dans les Territoires zéro chômeur de longue durée. Enfin, il faut concilier écologie et justice sociale.

Alors qu’ils sont contraints à une vie sobre, les plus pauvres sont aussi les premiers impactés par les effets du changement climatique et de la crise énergétique. Face à cette double peine, ATD Quart Monde appelle à des mesures favorisant une transition écologique juste et ambitieuse, notamment en matière de rénovation énergétique, de mobilité propre et d’alimentation choisie et de qualité accessible à toutes et tous.

Pour Marie-Aleth Grard, présidente d’ATD Quart Monde  :

« La Journée mondiale du Refus de la Misère est l’occasion de rappeler que la pauvreté n’est pas un choix, mais une violence subie. Nous ne connaissons aucune personne qui fasse volontairement le choix du chômage ou du RSA. Nous devons sans relâche lutter contre les discours qui affirment le contraire, car en renvoyant les pauvres à leur responsabilité individuelle, on veut faire oublier celle de l’État qui n’est pas à la hauteur dans la lutte contre la pauvreté. Il y a urgence à mettre en œuvre des réformes qui renforcent les droits et leur application au quotidien, au lieu de détricoter notre système de protection sociale sur fond de pauvrophobie. l’État doit prendre sa part de responsabilité dans la lutte contre la grande pauvreté et pour cela nous avons besoin d’être rejoints par le plus grand nombre dans ce combat.  »

Comme le rappelle, un groupe de militantes Quart Monde, allocataires du RSA  :

«  On nous accuse souvent d’être des profiteurs, des fraudeurs, des fainéants qui préfèrent se la couler douce avec le RSA plutôt que de travailler. Ceux qui tiennent ces propos sont dans l’ignorance de ce que nous vivons au quotidien, trop loin de nous pour percevoir le degré de courage, la ténacité, la résistance dont on doit faire preuve au quotidien pour rester des hommes et des femmes debout.

Vivre dans la grande pauvreté, ce n’est pas vivre, c’est survivre. Vivre dans la grande pauvreté, c’est gérer l’ingérable, c’est passer d’une urgence à une autre. C’est être en lutte sur tous les fronts en même temps. » Retrouvez plus de témoignages et des idées fausses déconstruites dans Résistances, le journal du Refus de la Misère .

lundi 17 octobre 2022

https://yonnelautre.fr/

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17 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

18 octobre (npa jeunes 92)

 npa jeunes

La jeunesse doit rejoindre le mouvement de grève pour en faire une victoire sociale ! Dans la rue le 18 octobre et après ! 

Depuis une quinzaine de jours, les salarié·e·s de Total Energies et de Esso-ExxonMobil sont en grève dans de nombreuses raffineries et bloquent les livraisons de carburant, pour exiger des augmentations des salaires de 10% permettant de faire face à l’inflation.

Une revendication légitime qui concerne l’ensemble du monde du travail ! Alors que plus de 30% des stations services sont en difficultés, voire en pénurie, le patron de Total pose la levée de la grève comme condition pour engager des négociations !

De son côté le gouvernement impose des réquisitions, obligeant certain·e·s salarié·e·s à reprendre le travail sous peine de sanctions pénales. Contre ce chantage et cette remise en cause du droit de grève, les organisations syndicales  appellent l’ensemble des salarié·e·s à se mettre en grève mardi 18 octobre, en solidarité avec les grévistes de Total et Esso, contre les réquisitions, mais aussi et surtout pour une augmentation générale des salaires !

En réprimant les grévistes, le gouvernement veut protéger les profits des grandes entreprises de l’énergie mais aussi dissuader les salarié·e·s des autres secteurs et la jeunesse de rejoindre la mobilisation.

D’autres corps de métiers rejoignent la grève… et si la jeunesse faisait pareil ?

Inspiré par la lutte des raffineurs, de nombreux secteurs se préparent à rejoindre la lutte. Les dockers dans les ports, les cheminots, des salariés dans l’automobile, des enseignants dans l’Education… et ce n’est qu’une première liste.

Nous avons tous une raison de lutter contre la politique de ce gouvernement pro-capitaliste, surtout les jeunes lycéens et étudiants ! Depuis le début de son mandat, tout a été fait pour précarisés l’avenir des jeunes, restreindre l’accès à la fac, nous préparer à des boulots de merde. Parcoursup, réforme du Bac, police en permanence dans les lycées, manque de moyen, réforme du lycée pro, sélection en Master…

Même sur une question aussi essentielle comme le réchauffement climatique, rien n’a été fait ! Nous pouvons arrêter ce gouvernement et imposer une autre logique de société, en faveur des jeunes et des salariés, mais cela passera uniquement par la grève et les manifestations. Et là, nous avons la possibilité qu’une mobilisation très forte se mette en place, il faut donc saisir l’occasion !

Rien pour les jeunes et les salariés, tout pour la guerre et les patrons…

Tous dans la rue dès le 18 octobre !

Aux insatisfait·e·s de l’alternative entre choix d’études subis et emplois précaires, le gouvernement propose enfin le Service National Universel (SNU), une porte d’entrée vers l’armée et sa discipline stupide : uniforme, marseillaise, lever de drapeau, punitions collectives… Alors que dans le monde de plus en plus de travailleurs·euses sont envoyés se faire la guerre pour servir les intérêts de leurs gouvernants, la généralisation obligatoire du SNU voulue par le gouvernement pour 2023 a tout l’air d’un mauvais présage.

C’est en tout cas une affaire très sérieuse pour le gouvernement qui a déboursé à hauteur de €1,7 milliards pour financer le SNU alors qu’il ne donne pas un sous pour créer des places à la fac ou pour les lycées.

En rejoignant la mobilisation des grévistes de l’énergie, nous pouvons exprimer notre refus d’un avenir fait d’exploitation et de guerre. De nombreux syndicats lycéens et étudiants comme l’UNEF, la Voie lycéenne et le Mouvement nationale lycéen, appelle à bloquer et rejoindre les manifestations le mardi.

Exigeons que les milliards générés par les grandes entreprises servent à garantir des conditions de vie dignes à tou·te·s et permettent à chacun·e de choisir ses études et son métier ! Refusons le SNU et sa logique guerrière et abrutissante ! Rejoignons la mobilisation interprofessionnel du mardi 18 octobre.

Barth, comité jeunes 92

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12 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

iran (courrier)

iran

Iran : après les femmes et les étudiants, ouvriers et professionnels rallient la révolte

Les appels à la grève générale se multiplient dans le pays, et les travailleurs du secteur pétrolier semblent amorcer un mouvement dans ce sens. Cette possibilité fait craindre aux autorités une contagion à l’ensemble des secteurs.

Les appels à la grève générale se multiplient en Iran, où la contestation née après la mort de Mahsa Amini a repris du poil de la bête ces dernières 48 heures, avec le ralliement des travailleurs du secteur pétrolier et de certains commerçants. Les étudiants et les lycéens continuent pour leur part de battre le pavé.

Ce mercredi 12 octobre, “les commerçants ont poursuivi leur grève dans les villes de Sanandaj, Saqqez, Boukan et Baneh. Dans certaines villes des provinces de Kermanchah et d’Azerbaïdjan occidental [extrême ouest de l’Iran], les magasins sont restés fermés”, indique Independent Persian. La version persane du journal britannique éponyme ajoute que des appels à manifester “jusqu’à l’aube jeudi” 13 octobre circulent sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée, malgré les restrictions d’accès à Internet.

En parallèle, les travailleurs du secteur pétrolier commencent à se mobiliser et semblent rejoindre plus largement le mouvement de contestation qui secoue le pays depuis bientôt un mois. Selon IranWire, un média iranien critique du régime, “une série de grèves sur plusieurs sites [pétroliers] à travers l’Iran” ont déjà eu lieu le lundi 10 octobre. “Plus de 4 000 travailleurs étaient en grève, affectant […] les raffineries pétrochimiques de Bouchehr et d’Asalouyeh […] et une partie de la raffinerie d’Abadan”.

Dans des vidéos circulant sur Twitter, dont une relayée par IranWire, on voit des travailleurs en colère sur le site pétrochimique de Bouchehr bloquer la route et scander “Mort au dictateur”, “Mort à Khamenei [le guide suprême du pays]” et “Cette année est celle du sang, Khamenei est fini”.

iran (courrier) dans A gauche du PS

Qui sont les minorités ethnico-religieuses iraniennes ?

En dépit des idées reçues, la majeure partie des Iraniens ne sont pas persans. Selon une enquête menée en 2002 par le Centre de statistique d’Iran et l’équipe du CNRS-Monde iranien, l’ethnie persane ne constitue qu’une majorité relative, soit environ 46 % de la population. Le persan n’est pas non plus la seule langue parlée en Iran : à titre d’exemple, un cinquième de la population est turcophone, et 3,5 % sont arabophones. Mais avec l’urbanisation et les migrations, le bilinguisme s’est généralisé et tout le monde parle persan, y compris dans les zones rurales.

Le pays compte en effet de nombreuses ethnies, comme les Azéris (Turcs) (16 % de la population), les Kurdes (10 %, dans le nord-ouest), les Baloutches (sud-est) et les Arabes (sud-ouest), les Turkmènes (nord-est) ou encore les Arméniens (nord-ouest). Une diversité ethnique qui n’a toutefois jamais remis en question l’unité politique.

À ces minorités ethniques se superposent et s’additionnent des minorités religieuses, dont le nombre est toutefois en baisse depuis quelques années. Dans ce pays officiellement chiite, on estime qu’il y a 10 à 15 % de sunnites, principalement dans le sud du pays, parmi les minorités arabe, baloutche et kurde, 20 000 juifs, 300 000 chrétiens, ainsi que 30 à 35 000 zoroastriens. Ces derniers pratiquent la religion historique de l’Empire perse, dont nombre de fêtes continuent à être célébrées par l’ensemble de la population, comme Noruz, le nouvel an persan, Yalda, la nuit du 21 décembre qui fête la naissance du dieu du soleil ou encore Charchanbé, la fête du feu. L’Iran compte également 300 000 baha’i, qui pratiquent une religion monothéiste ésotérique fondée au milieu du XIXe siècle et non reconnue par l’État.

Lire aussi:

Note:

L’Iran perse et chiite est une mosaïque de peuples. Le pétrole iranien se trouve dans les zones arabes du Kouzhistan (Arabistan)  de religion musulmane mais sunnite. Le régime a toujours tenté de diviser les ouvriers du pétrole arabes et les perses. Il y a des minorités tolérées: Zoroastrienne, Juive, Chrétienne etc. et combattues: « Baha’is ». Les grèves dans le pétrole impliquent une intervention des arabes ce qui marque une nouvelle crise.

 

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07 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

syndicats (jdd)

immigres cgt

Féminisation, rajeunissement… Comment les syndicats retrouvent la cote après des années de déclin

En pleine période de réformes sociales, les syndicats enregistrent un regain d’intérêt. Une dynamique portée par l’adhésion des femmes et des jeunes salariés.

Chômage, retraites, salaires… Dans le contexte de refonte des politiques sociales menée par Emmanuel Macron, les syndicats enregistrent un regain d’intérêt après des années de stagnation.

Selon un sondage d’Harris Alternative, l’image que les Français ont des organisations salariales s’améliore. En 2020, 51 % des salariés déclaraient faire confiance aux syndicats pour défendre leurs intérêts. C’est la première fois depuis 2014 que ce niveau de confiance dépassait les 50 %.

Forte de cette dynamique, la CGT a ainsi enregistré 31 244 inscriptions en 2021. Une tendance qui semble se poursuivre en 2022 avec 2 931 inscriptions enregistrées en plus sur la même période (pour un total de 23 905). Même constat du côté de Force ouvrière, qui observe une augmentation d’environ 15 % de sa part de cotisations cette année.

Une dynamique portée par l’adhésion des femmes

« C’est quand il y a des réformes et des fortes mobilisations qu’on engrange des adhésions, remarque Celine Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT. Les salariés se rendent compte dans la lutte de l’utilité de faire partie d’une organisation salariale.C’est souvent elles qui organisent les assemblée générales et qui demandent les autorisations pour les manifestations. En faire partie permet de s’exprimer, de décider collectivement d’une plateforme de revendication et de réagir rapidement. » 

Cette dynamique est portée par l’adhésion des femmes. En 2021, elles représentaient près de la moitié des nouveaux adhérents. « C’est une évolution qui va dans le bon sens, note Catherine Giraud, membre de la Commission exécutive de la CGT en charge de la campagne syndicalisation.  À la CGT, on a longtemps eu un problème sur cet aspect. Seulement 35 % de nos adhérents étaient des femmes. Aujourd’hui, on approche des 50 %. » Le résultat des nombreuses campagnes menées par le syndicat pour sensibiliser aux problèmes d’inégalité des salaires et de violences faites au femmes dans le monde du travail.

Une nouveauté : les étudiants salariés

Et ce n’est pas la seule nouveauté. « Il se passe aussi quelque chose du côté des jeunes, observe Catherine Giraud. 32 % des nouveaux inscrits ont moins de 35 ans. Ils ont des profils de cadres, d’ingénieurs ou de techniciens. » Entre 2021 et 2022, ils représentaient près de 14 % des nouveaux inscrits. « C’est un signe intéressant qui marque un changement par rapport à ce que l’on a pu voir par le passé. »

Les moins de 30 ans se laissent aussi convaincre. Alors que la moyenne pour trouver un emploi stable se situe autour de 27 ans, les très jeunes se tournent de plus en plus vers les syndicats pour porter leurs revendications.

« De plus en plus d’étudiants salariés viennent nous voir pour se syndiquer à la CGT. C’est un phénomène complètement nouveau. Il s’agit surtout d’étudiants qui font des petits boulots à côté de leurs études et qui ont besoin de connaitre leurs droits et qui ressentent le besoin de s’organiser. » Leur intégration sera à l’ordre du jour de la grande réunion de la CGT en mars. L’organisation syndicale pourrait bien compter sur ces nouveaux profils pour atteindre son objectif de 50 000 nouveaux adhérents en 2022.

7 octobre 2022 Gabrielle De Verchère

https://www.lejdd.fr/

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02 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

kurdes d’iran (aplutsoc)

kurdes

Être Kurde et Iranienne, c’est un combat 

Depuis sa mort, Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs pour un foulard « mal porté », est devenue un symbole de la répression et de la brutalité meurtrière de la police de l’Etat des mollahs et des bassidji. Elle est aussi devenue le symbole d’un large mouvement de manifestations au Kurdistan et en Iran contre le régime de l’ayatollah Ali Khamenei.

Dans de nombreuses villes, les femmes brandissent leurs voiles au-dessus de leurs têtes, en scandant « A bas le dictateur ! » , « Mort au dictateur ! » « Femme, vie , liberté ! » . Sur les réseaux sociaux, on peut voir des vidéos de femmes dans lesquelles elles se coupent les cheveux, ou brûlent leur voile en public, sous les applaudissements de la foule rassemblée pour protester contre ces règles de la République Islamique et en hommage à Mahsa Amini.

Des étudiantes de l’université de médecine de Tabriz, une grande ville dans le nord-ouest du pays, scandait : «La liberté est notre droit, Jina [le nom kurde de Mahsa,] est notre symbole !»

Depuis sa mort vendredi, après trois jours de coma, une vague de colère se répand dans le pays. Dans sa région d’origine, le Kurdistan, des grèves et des manifestations ont été signalées dès samedi, date de son inhumation, et à nouveau lundi. A Téhéran et dans les grandes villes du pays, les universités bouillonnent. La colère gronde sur les campus iraniens et atteint les rues, où les forces de sécurité sont déployées en masse d’après les vidéos circulant sur Internet.

Elles n’ont plus peur

De plus en plus de manifestants pas seulement des jeunes, mais aussi des familles avec enfants et des personnes âgées descendent dans la rue pour manifester leur colère contre ce régime… « Nous regardions les policiers dans les yeux. C’était comme si ma peur s’était évaporée en voyant le courage des autres. » dit une manifestante de Téhéran.

Au Kurdistan et dans les grandes villes, les Iraniens descendent dans la rue pour dénoncer la mort de la jeune femme. Si des hésitations se font entendre au sein du régime, la police continue de répondre aux rassemblements par la violence.

Dès samedi, dans sa ville natale de Saqqez où elle a été enterrée, la révolte des femmes s’exprimait, et encore lundi. A Divandarreh, une ville d’environ 35 000 habitants, des tirs d’armes automatiques sont rapportés, de même qu’à Sanandaj, la capitale régionale.

A Marivan, où vivent 135 000 personnes, une grève générale a bloqué l’activité économique de la ville, tout comme à Saqqez, dans le nord-ouest du pays, la manifestation a été dispersée samedi à tirs de gaz lacrymogènes par les forces de sécurité iraniennes.

« Les manifestantes contestent le voile comme un symbole religieux et politique de la République islamique. » et la police des mœurs est de plus en plus attaquée. Mardi 20 septembre des rassemblements ont eu lieu dans le centre de Téhéran et de nombreuses personnes ont été tabassées, arrêtées, dispersées par les forces de l’ordre par des tirs de flash-ball.

Selon l’ONG du Kurdistan « Human Rights Network » il y a déjà de nombreuses victimes :

« Dans le Kurdistan, il y aurait 6 morts, 221 personnes ont été blessées, dont 70 manifestantes et  250 arrestations » déclare le chercheur Asso Hassan Zadeh ( ancien vice-secrétaire du PDK  d’Iran).

Dans une autre université de Téhéran, des manifestants ont chanté des slogans contre « l’asservissement, le chômage et le port obligatoire du hijab pour les femmes ».

« Le Kurdistan sera la tombe des fascistes », ont lancé des courageux de l’université Tarbiat Modares. Des étudiants se sont également rassemblés à Ispahan, la deuxième ville du pays.

 La révolution commence par les femmes.

Elles sont de plus en plus nombreuses à être dans la rue, sans voile, cheveux coupés donnant une énergie et une détermination communicative aux manifestations qui prennent de plus en plus d’ampleur dans tout le pays après la mort de Mahsa Amini.

Des femmes en Iran sont tuées par le régime des mollahs, mais elles enlèvent courageusement leur hijab et combattent et résistent ainsi contre un gouvernement anti femmes…contre la milice détestée du régime.

Cela ressemble au début de la grande révolution de 1923 en Égypte qui avait aussi commencé par une mobilisation où des femmes avaient retiré leur voile en public.

Il est possible que les manifestations féministes actuelles en Iran aient une influence au Pakistan, en Inde, en Afghanistan, en Syrie, et partout où les droits des femmes sont bafoués, contre l’oppression et toutes les discriminations, pour chasser les dictateurs, les oppresseurs et le capitalisme.

L’internationalisme c’est aussi la mobilisation pour détruire la République islamique afin que la vie et les voix des femmes soient entendues et respectées.

Hélène. 21 septembre 2022

https://aplutsoc.org/

Lire aussi:

Avec la mort de Mahsa Amini, les Kurdes iraniens dans la tourmente

Manifestations en Iran : « Nous sommes face à une situation avec un énorme potentiel révolutionnaire »

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01 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

précarité (fr3)

jeunes

Hausse de la précarité en Bretagne, surtout chez les jeunes autour des grandes villes, après la crise du covid de 2020

Durant la crise covid de 2020, la hausse de la précarité a fortement touché les jeunes, en particulier autour des grandes agglomérations.

Avec la crise du covid, le nombre de bénéficiaires du RSA a bondi de 10% sur l’année 2020. Une hausse plus importante qu’au niveau national qui touche fortement les jeunes, en particulier autour des grandes agglomérations.

En ce jour de grandes manifestations organisées par plusieurs syndicats sur le pouvoir d’achat, l’inflation, les salaires et les minima sociaux, l’INSEE publie son rapport sur l’évolution de la précarité.

En Bretagne, avec la crise sanitaire, les jeunes personnes seules sont les plus concernées par le recours accru en 2020 au RSA, le revenu de solidarité active. Une prestation de revenu social en dessous du seuil de pauvreté.

Les personnes seules bien plus touchées par la précarité

Les chiffres de l’INSEE, publié ce 29 septembre 2022, indiquent que pour l’année 2020, les personnes seules sont les plus concernées par l’augmentation des allocataires de RSA. Elles représentent près de 80% de l’augmentation totale en Bretagne.

Elles sont près de 11% de plus pour les femmes et 12% de plus chez les hommes en Bretagne, entre décembre 2019 et décembre 2020.

À l’inverse, les familles sont un peu plus épargnées : le nombre de couples avec enfant qui touchent le RSA a augmenté de moins de 4% en 2020.

Les 25-29 ans, catégorie la plus touchée par la hausse de la précarité

Durant l’année 2020, les 25-29 ans constituent la catégorie d’âge la plus touchée par la hausse de la précarité.

Parmi eux, les jeunes hommes sont un peu plus touchés que les jeunes femmes. La hausse du nombre d’hommes de moins de 35 ans bénéficiant du RSA est particulièrement marquée (+1 600 bénéficiaires). À l’inverse, les 50-59 ans représentent la classe d’âge la plus épargnée.

La précarité augmente autour des grandes villes

La hausse du nombre d’allocataires du RSA s’observe dans tous les cantons de Bretagne sur la période décembre 2019, décembre 2020. Cependant les augmentations les plus fortes sont observées en dehors des grandes agglomérations de la région.

La crise covid a diffusé la précarité sur tous les territoires de la Bretagne. Dans les métropoles comme Brest, Rennes, Lorient ou Saint-Brieuc la précarité a augmenté de 3,6%. Autour des grandes villes la progression est bien plus importante.

Dans le pays Bigouden ou autour de Chateaugiron et Vannes, le taux de personnes couvertes par le RSA était inférieur à 2% en 2019, il est passé à plus de 20% fin 2020.

Un retour à un niveau d’avant crise pour 2022

Depuis début 2021, une décrue du nombre de foyers allocataires s’est amorcée. En juin 2022, le nombre de bénéficiaires du RSA est légèrement inférieur à son niveau d’avant-crise selon le dernier rapport de l’INSEE.

Selon l’INSEE, les calculs comportent toutefois des lacunes. Toutes les personnes éligibles à des prestations sous conditions de ressources n’y font pas appel. Le non-recours au RSA est ainsi estimé à un tiers des bénéficiaires potentiels.

29/09/2022 Benoit Thibaut

https://france3-regions.francetvinfo.fr

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19 septembre 2022 ~ 0 Commentaire

iran (sud ouest)

Mort de Mahsa Amini en Iran : manifestations, cheveux coupés, voiles brûlés... la colère des femmes iraniennes

Mort de Mahsa Amini en Iran : manifestations, cheveux coupés, voiles brûlés… la colère des femmes iraniennes
De nombreux cinéastes, artistes, personnalités sportives, politiques et religieuses ont également exprimé leur colère sur les réseaux sociaux.

Plusieurs manifestations ont eu lieu en Iran après la mort d’une jeune fille de 22 ans, détenue par la police des mœurs. Pour protester contre un régime strict envers les femmes, des Iraniennes se sont aussi coupé les cheveux et ont brûlé leurs voiles.

Les forces de sécurité iraniennes ont dispersé à coups de gaz lacrymogènes une manifestation dans le nord-ouest du pays et procédé à « plusieurs arrestations » après la mort d’une jeune fille détenue par la police des mœurs, a indiqué l’agence de presse Fars.

Cette unité de police, chargée de faire respecter le code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes, dont le port obligatoire du foulard en public, a été plusieurs fois critiquée ces derniers mois pour des interventions violentes.

Originaire de la région du Kurdistan, Mahsa Amini, âgée de 22 ans, a été arrêtée mardi alors qu’elle était à Téhéran en visite avec sa famille. Elle est décédée vendredi à l’hôpital après trois jours dans le coma, suscitant une vague de colère dans le pays.

« Environ 500 personnes se sont rassemblées à Sanandaj, capitale de la province du Kurdistan, et ont crié des slogans contre les responsables du pays », a rapporté Fars. Les manifestants « ont brisé les vitres de certaines voitures, incendié des poubelles », et « la police a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser la foule », a ajouté l’agence. « Plusieurs personnes ont été arrêtées par la police », a encore indiqué Fars.

« Pas de contact physique »

« De nombreux manifestants sont convaincus que Mahsa est morte sous la torture », a souligné lundi l’agence Fars. La police de Téhéran s’était défendue vendredi, affirmant « qu’il n’y avait pas eu de contact physique » entre les agents et la victime. Le même jour, la télévision d’État a diffusé une courte vidéo de surveillance montrant une femme présentée comme Mahsa Amini s’effondrer dans les locaux de la police après une discussion avec une agente.

Lundi, le père de la victime, a déclaré qu’il « n’accepte pas ce que (la police) lui a montré » car, selon lui, « la vidéo a été coupée » et a critiqué « la lenteur d’intervention » des services d’urgence.

Samedi, le ministre iranien de l’Intérieur, Ahmad Vahidi, a affirmé que « Mahsa avait apparemment des problèmes physiques antérieurs » et qu’elle « avait subi une opération au cerveau à l’âge de cinq ans ». Ces informations ont été démenties par le père de la victime.

Soutien des femmes iraniennes

Pour montrer leur soutien et en plus des manifestations, plusieurs femmes iraniennes se sont coupé les cheveux et ont brûlé leur hijab pour protester contre ce qu’elles considèrent comme le meurtre de Mahsa Amini.

Une Iranienne a posté une vidéo dans laquelle elle explique que dès l’âge de 7 ans, « si nous ne nous couvrons pas les cheveux, nous ne pourrons plus aller à l’école ni trouver un emploi. Nous en avons marre de ce régime d’apartheid de genre ».

De nombreux cinéastes, artistes, personnalités sportives, politiques et religieuses ont également exprimé leur colère sur les réseaux sociaux. « Les cheveux de nos filles sont recouverts d’un linceul », ont écrit plusieurs joueurs de l’équipe nationale de football dans une story commune sur Instagram.

SudOuest 19/09/2022

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19 septembre 2022 ~ 0 Commentaire

édito (npa jeunes 92)

jeunes

“Qu’il ferme sa gueule [...] c’est à cause de gens comme lui, entre autres, qu’on fait ces événements-là”

Le week-end dernier la 5e édition du ZEvent, grand projet de stream caritatif, s’est tenu et à permis de récolter 10 182 126 € pour 4 (ou 5) organisations de protection de l’environnement. En pseudo grand défenseur de l’environnement, et voulant flatter sa reconnaissance chez les jeunes, Macron s’est cru bon de féliciter les streamers du ZEvent pour leur action pour le climat. Une vidéo twitter qui s’est retournée contre lui.

« Bah oui tu comptes sur nous connard, parce que tu ne branles rien! Si seulement t’avais les moyens de faire quelque chose ! » Que ce soit Antoine Daniel ou AngleDroit, les streamers ont rappelé à tous la responsabilité totale du gouvernement dans le réchauffement climatique et surtout son inaction constante pour régler la question écologique. Et surtout ils ont dit ce que beaucoup pensent : au Zevent, dans les lycées, les facs, les entreprises : on déteste, on emmerde Macron !

On l’emmerde car l’enjeu écologique n’a jamais été autant d’actualité, et que son gouvernement ne change rien. Tout l’été, la canicule, la sécheresse, les feux de forêt , ou les inondations massives ont ravagé les quatre coins du monde. Depuis des années, les différents rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) alertent sur l’urgence climatique et l’impérieuse nécessité de transformer profondément le système  de production capitaliste.

En réaction, le gouvernement Macron ne cesse de protéger les intérêts des entreprises dont les plus polluantes (comme Total, responsable de l’émission de plus de 460 millions de tonnes de CO2), et de nous culpabiliser, nous les jeunes et les travailleurs, car nous ne ferions pas assez de petits gestes, que nous ne serions pas assez sobres énergétiquement, etc…

Fin du monde, fin du mois : mêmes responsables, même combat !

Macron nous explique que sa réforme des retraites permettrait de financer la transition écologique. Ça veut dire que l’argent des cotisations sociales, destinées à payer les retraites, serait utilisé pour combattre la crise climatique et financer les services publics.

Au lieu de prendre l’argent chez les salariés, il faudrait le prendre chez les grandes entreprises, les riches, d’autant plus qu’ils sont les responsables de la crise climatique !

 Les profits des entreprises explosent, c’est 73 milliards de profits pour le CAC au premier semestre 2022, et 174 milliards sur toute l’année 2021 ! Et ce sont les mêmes patrons qui bénéficieront de cette réforme des retraités à point, qui refusent d’augmenter les salaires, qui augmentent les prix, en bref, qui dégradent nos conditions de vie !

Ce même Macron qui dit vouloir sauver et financer l’école, mais qui prévoit, en généralisant le SNU et en le rendant obligatoire pour tous les jeunes, de piller le budget de l’éducation nationale de 1,72 milliards. Ce même gouvernement qui prévoit encore de renforcer la sélection, qui n’augmente pas les bourses des étudiants.

Dans la rue le 29 septembre, journée de grève intersyndicale ! 

Plus que jamais c’est d’un mouvement d’ensemble, massif, des jeunes aux côtés des travailleurs, dont nous avons besoin. Pour balayer Macron, son gouvernement au service des riches et toute leur politique antisociale.

Le 29 septembre, les organisations syndicales appellent à une journée de grève nationale. Descendons tous et toutes dans la rue, faisons grève, pour en finir avec leurs politiques, et poser les bases d’un mouvement d’ampleur qui mettrait en échec Macron et sa clique !

Comme Antoine Daniel et AngleDroit : nous aussi on emmerde Macron !

Dans la rue le 29 septembre !

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