Archive | Jeunes

15 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (al)

contrats aides

Contrats aidés : Les associations dans le viseur

S’achemine-t-on vers la suppression des emplois aidés ? Ils seront en tout cas sérieusement rabotés, a annoncé en août le gouvernement. Résultat : une probable vague de licenciements de grande ampleur dans le secteur associatif, à mettre en lien avec la montée en puissance du service civique.

Le gouvernement a annoncé au mois d’août la baisse du nombre des emplois aidés, jugés « coûteux  » et « inefficaces  » par la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Seuls 293 000 contrats de ce type sont programmés cette année, contre 459 000 signés en 2016. Cette initiative gouvernementale s’inscrit ainsi dans un plan silencieux de disparition de l’emploi en cours dans le secteur associatif.

En effet, toute l’action publique est centrée sur la formation liée aux besoins des patrons et à l’aide à la création d’entreprises. Ce qui, avec la réforme de la formation professionnelle, a amené à une première disparition d’associations intermédiaires et à un dépeçage de l’Afpa (formation professionnelle pour adultes) ainsi que des boîtes de formation.

Subventions supprimées

De nombreuses mairies coupent, en outre, les subventions des associations qui les dérangent, alors qu’on nous parle de participatif à tour de bras. De nombreuses MJC ont fermé leurs portes et ont vu leurs locaux détruits. Elles sont remplacées par des structures conformes à la politique culturelle élitiste des gens au pouvoir actuellement. Nous n’avons pas vu cela venir.

Aujourd’hui, la politique d’économies du gouvernement vis-à-vis des collectivités territoriales mène à la fermeture d’associations, en particulier celles qui interviennent dans le cadre des « politiques de la ville ». La réforme de la taxe d’habitation va mettre à mal la culture, la soli- darité et le lien social au quotidien. Ces associations sont des variables d’ajustement, car les pouvoirs publics privilégient les associations et les appels d’offres à dimension sportive (en lien avec l’olympisme à venir).

Indirectement, la diminution des Taps (temps d’accueil périscolaire) va également renforcer la pauvreté, la précarité des personnels d’animation. C’est pourtant un salaire d’appoint pour les étudiantes et étudiantes ou les professeur.es intervenants qui peuvent souvent avoir deux à huit patrons différents.

Les associations souffrent d’un manque de financement pérenne, car ce financement est libéralisé en raison du passage d’une logique de subvention de fonctionnement à une logique de mise en concurrence sur des marchés ponctuels auxquels il faut candidater. Ainsi, à Paris, des entreprises sociales gagnent des gestions d’équipements publics. Cela s’inscrit dans la droite ligne de cette libéralisation, de la financiarisation du secteur associatif et d’un affaiblissement de la puissance publique. L’État duplique la logique marchande, capitalistique.

Le secteur associatif bénéficie de politiques d’emploi spécifiques (emplois jeunes nouveaux services, contrat ­d’accompagnement dans l’emploi – CUI/CAE –, emplois tremplins, et dans une certaine mesure service civique), alors qu’il est parfois un piètre employeur : 53 % des salarié.es du secteur sont en CDI contre 88 % dans le privé lucratif et 83 % dans la fonction publique ; 50 % des emplois associatifs sont à temps partiel, et cela peut aller jusqu’à 70 % dans les secteurs du sport et de la culture. Suite à la suppression des emplois aidés, Pôle Emploi est en train d’annuler toutes les demandes faites depuis le 1er août concernant de nouvelles conventions, et aucune nouvelle convention ne sera faite. Il n’y a aucune info sur la durée de cette suspension.

S’agit-il de faire de la place pour la « montée en charge » du service civique promis par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale en charge de la Jeunesse, le 29 juin dernier devant le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse ? En juillet 2016 le service civique obligatoire a été adopté au Parlement, mais les décrets ne sont pas parus.

La disparition du ministère de la Jeunesse et de la Vie associative, la baisse des subventions nationales, la fin des aides publiques aux associations dans de trop nombreuses régions, nous laissent songeurs sur ce qui attend les presque 2 millions de travailleurs et travailleuses des associations. Les missions d’intérêt général ou de service public, défendues par les asso- ciations ne devraient-elles être désormais portées que par des « volontaires », gagnant moins que le Smic et ne bénéficiant pas du droit du travail ? Est-ce ainsi que le ministère porteur de la nouvelle loi travail XXL imagine l’insertion professionnelle des jeunes et des plus en difficulté ?

Le service civique comme rite républicain ?

Le service civique, c’est bosser entre 24 et 48 heures dans la semaine, sans droits ni protec- tion sociale… Monsieur Blanc, président de l’Agence service civique, affirme que le service civique n’est « ni un emploi ni un stage  », sur le terrain, nous pouvons vérifier la réalité du travail de ces volontaires. L’argument faisant du service civique un nouveau « rite républicain » ne tient guère la route.

La réforme de l’information jeunesse (1 700 lieux en France) promise par les socialistes et qui sera mise en place par Macron et Blanquer en 2018 va révéler les objectifs du gouvernement sur la jeunesse. Il y a fort à parier que l’accent va surtout être mis sur la « lutte contre le radi- calisme » et mise en avant des valeurs dites républicaines. Il faut aussi imaginer une orien- tation des jeunes vers les métiers précarisés ou sous-payés, et bien sûr l’entreprenariat voire l’obligation de faire de la pub pour le service civique.

L’information jeunesse va devenir un bras armé de l’idéologie gouvernementale et capitaliste.

Sous couvert de favoriser l’unité nationale, les instructions relatives au service civique et rédigées par l’agence du service civique sont claires : l’objectif est de favoriser « l’employa- bilité » des jeunes (projet Europe 2020), pacifier les rapports sociaux notamment dans les zones urbaines sensibles… Le milieu associatif va connaître un bouleversement important dans les prochaines années, celui de la disparition de l’emploi : des centaines de milliers sont concernés. Des luttes vont apparaître, les valeurs de l’éducation populaire vont devoir être réaffirmées. À nous tous et toutes de rester vigilants et de mettre en place les conditions de solidarité et de lutte de ce secteur ultraprécarisé.

Noël Morel (AL Melun-banlieue Sud-Est) 15 septembre 2017

http://alternativelibertaire.org/

Commentaire: Ces contrats avaient surtout pour but de « mettre de l’huile »: faire accepter la situation d’inégalité en ne coulant pas définitivement des personnes en difficulté, de peur d’une révolte. Avec Macron c’est fini, les riches se sentent si forts qu’ils n’ont apparemment plus besoin de mettre en place des espaces de « charité ». Jupiter a baissé son pouce: ils peuvent bien mourir, on a des profits à augmenter.

Lire la suite

12 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

unef (jdd)

savmelenchon

Comment Mélenchon n’a pas pris le contrôle de l’Unef

Plusieurs proches des Insoumis, soupçonnés de fomenter un « putsch », ont été exclus. Ils dénoncent au contraire une « purge ».

Union dans la rue, lutte d’influence en interne. Pour mardi, le mot d’ordre est clair : le syndicat étudiant Unef appelle à manifester avec la CGT. « La réforme du Code du travail touche directement les jeunes et les étudiants. 50% des ­étudiants sont salariés », rappelle Lilâ Le Bas, présidente de l’organisation. En revanche, l’Unef n’appelle pas à manifester le 23  septembre derrière Jean-Luc Mélenchon. « On ne défile pas derrière un parti », poursuit Le Bas. Justement. De Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise, il en a fortement été question à l’Unef pendant cet été qui fut agité. Les uns dénoncent une « tentative de putsch », les autres hurlent à la « purge ». Car la recomposition politique chamboule aussi le syndicat étudiant.

« On refuse toute cartellisation politique »

« Historiquement, la majorité est hamoniste, mais depuis deux ans, elle a connu une mélencho- nisation, décrit un cadre de l’Unef. Avec la présidentielle, beaucoup de gens sont partis chez les Insoumis. Et pendant l’été, ils ont essayé de donner l’Unef à La France Insoumise. »

En juillet, sept membres du bureau national et la trésorière, Cassandre Bliot, ont été démis de leurs fonctions lors d’une réunion particulièrement tendue. « Sept membres du BN ont exigé la création d’un groupe FI [France insoumise] autonome dans la majorité nationale », déplorait dans un sms Lilâ Le Bas, ajoutant avoir alors découvert qu’une « fraction était en train de s’organiser ». Il leur était reproché de se servir du fichier des adhérents pour tenter de recruter. « La direction a vu ça comme une tentative de putsch », résume un dirigeant du syndicat.

Un putsch? « Un fantasme », rétorque un membre de l’Unef proche des Insoumis. Il poursuit : « L’objectif n’a jamais été de prendre l’Unef. Les huit personnes en ­question ont envoyé un mail pour prévenir qu’ils étaient à La France insoumise et pour acter des ­désac- cords politiques. Une semaine après, ils se sont fait éjecter. Une purge pareille, ce n’est jamais arrivé. La majorité a considéré que FI n’avait pas sa place au sein de l’Unef ».

MLS_GAUCHEDESUNIE.JPG_u.infogene05

Dans les rangs de l’organisation étudiante, certains ont pensé que ces huit-là agissaient sur ­commande. « On refuse toute cartellisation politique au sein de l’Unef. Nous leur avons réaffirmé que nous ne recevions pas d’ordre de l’extérieur », explique un membre de la direction. « On ne veut pas ­structurer une fraction FI au sein de l’Unef, réplique Danielle Simonnet, proche de Mélenchon et ancienne du syndicat. A une époque, les socialistes Julien Dray et ­Jean-Christophe Cambadélis avaient leurs réseaux au sein de l’Unef et jouaient aux marionnettes. FI se refuse à faire cela. » Des ­tensions qui devraient perdurer d’ici au congrès de l’Unef, qui se tiendra dans un an et demi.

11 septembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Voilà un petit jeu qui a discrédité l’UNEF, grand syndicat de masse, devenu lieu d’affrontement des différentes « écuries présidentielles » des éléphants (carbonisés)  du PS. Que la France Insoumise se mêle aux luttes de sommet à son tour n’est pas bon signe pour les luttes à la base!

Lire la suite

08 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

12 septembre (jeunes)

le peril jeune

Pour le 12 septembre, appel unitaire jeunes

Dans la rue le 12 Septembre contre la casse de nos droits !

Le contenu du projet d’ordonnances présenté par le gouvernement confirme que cette réforme du droit du travail vise à fragiliser un peu plus les protections collectives des salarié∙e∙s. C’est une régression sociale historique.

Les mesures contenues dans le projet d’ordonnances vont, bien entendu, fragiliser en premier lieu les plus précaires, et parmi eux les jeunes, déjà en premières ligne des attaques que subit le monde du travail depuis des années. À cette destruction des droits collectifs s’ajoutent les logiques d’uberisation du travail défendues par le gouvernement Macron qui aboutiraient à une précarisation extrême de la jeunesse.

Parmi ces mesures, plusieurs vont, en effet, affecter en premier lieu les jeunes : le plafonnement des indemnités prud’homales rend les jeunes éjectables à merci.

Le patronat pourra ainsi budgéter sereinement le licenciement abusif de n’importe quel·le salarié·e. Alors que l’écrasante majorité des jeunes sont d’ores et déjà embauché∙e∙s via des contrats précaires, le recours aux CDI de chantier représente une nouvelle remise en cause du CDI, seul type de contrat permettant aux jeunes d’avoir une insertion professionnelle sécurisante.

Ces mesures s’inscrivent dans une logique plus large qui vise à détruire nos parcours de vie, de la formation initiale à la retraite en passant par le monde du travail.

La possibilité d’écarter les syndicats des négociations dans les petites entreprises, qui oblige les salarié·e·s à faire face directement à leur patron, la fusion des instances représentatives du personnel, le licenciement en cas de refus d’un accord collectif, ou encore le renforcement du rôle de la branche et de l’entreprise qui vont permettre de détricoter le code du travail… Les exemples sont nombreux et démontrent que l’esprit général, comme le détail des propositions, vont à l’encontre des intérêts des jeunes, des privé∙e∙s d’emplois et des travailleur·se·s.

Ce projet s’ajoute à toute une série de mesures annoncées par le gouvernement :

La mise en place de la sélection à l’entrée de l’université par le biais de prérequis, des coupes budgétaires de 331 millions d’euros pour les universités, la baisse des APL, et une réforme du bac généralisant le contrôle continu. Nous nous opposons fermement à ces mesures qui ne visent qu’à exclure toujours plus de jeunes, notamment les plus précaires, de l’enseignement supérieur. Cette année, ce sont 6000 bachelier·ère·s qui n’ont toujours pas d’orientation et des dizaines de milliers qui se sont vu·e·s imposer une filière qu’ils ou elles n’ont pas choisie.

Pourtant, depuis de nombreux mois, des contre-propositions sont sur la table afin de garantir de nouveaux droits pour notre génération.

Chaque jeune doit pouvoir bénéficier de conditions de vie dignes. Pour lutter contre le chômage, le temps de travail doit être réparti par sa diminution sans baisse de salaire entre tou·te·s et chacun·e doit avoir droit à une protection sociale suffisante, salarié·e·s comme personnes privé·e·s d’emplois. Le CDI doit redevenir la norme, l’accès au droit commun doit être garanti pour tou·te·s. Les jeunes en formation doivent avoir droit à une véritable protection sociale avec un revenu. De plus, les années d’études doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.

Face à ces attaques, nous appelons l’ensemble des jeunes – lycéen·ne·s, étudiant·e·s, privé·e·s d’emplois, salarié∙e∙s  à se réunir, à se mobiliser partout et à participer massivement aux manifestations du 12 septembre à l’appel des organisations syndicales. Nous y serons présent∙e∙s dans des cortèges unitaires communs. Par ailleurs, nous nous retrouverons très rapidement à la suite de cette journée pour poursuivre la mobilisation et définir les initiatives communes que nous pouvons prendre en lien avec la mobilisation des organisations syndicales de salarié·e·s.

UNEF, Solidaires Etudiant-e-s, SGL, UNL, Mouvement Jeunes Communistes de France , UEC , Jeunes Ecologistes, Jeunes Socialistes, NPA Jeune, Réseau jeune du Parti de Gauche, Ensemble Jeunes, JOC, MRJC, Osez Le Féminisme, CLAP

http://www.anti-k.org/

Lire la suite

07 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes (npa)

npa j 1

npa j 2

Lire la suite

07 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

mutuelles (solidaires)

mutu

Désinformation et stigmatisation, les mutuelles étudiantes prêtes à tout pour défendre leurs intérêts

Dans le cadre de la proclamation des résultats du baccalauréat, les entreprises privées à but lucratif qui se font appeler “mutuelles étudiantes” appartenant au réseau EmeVia (SMENO, SMEBA, SMERRA, SMEREB, MEP, Vittavi…), ont lancé des actions de “mobilisation” pour la défense du régime étudiant de sécurité sociale, que le gouvernement chercherait à remettre en cause. Loin d’une campagne revendicative contre un gouvernement aux projets pourtant d’ordinaire funestes, il s’agit d’une campagne de désinformation et de stigmatisation des étudiant·e·s, au profit d’intérêts privés.
.
Fausse prévention et vraie désinformation !
.
Aujourd’hui, c’est l’argument corporatiste d’une spécificité des étudiant·e·s que les mutuelles mobilisent pour défendre l’existence d’un tel régime, notamment en stigmatisant les étudiant·e·s comme une population aux pratiques “à risques” (consommation d’alcool ou autres drogues, rapports sexuels non protégés…). Or les enquêtes sérieuses (et non celles commandées par les mutuelles dont la méthodologie est rarement dévoilée) révèlent que les étudiant·e·s n’ont pas plus de “comportements à risque” que le reste de la population, au contraire.
.
Or, une partie du financement des mutuelles part dans des “actions de prévention”, notamment lors de soirées étudiantes. On peut ici relever la mauvaise foi des mutuelles étudiantes, notamment celles du réseau EmeVia. D’abord ces actions demeurent peu nombreuses et peu efficaces, comparativement aux actions mises en place par les établissements eux-même (notamment par les services de médecine préventive) et par d’autres acteurs auprès d’un public plus large (collectivités locales, associations). De plus, le réseau EmeVia continue à entretenir des liens étroits avec des associations, BDE et corporations, proches ou membres de PDE[i], et à financer leurs événements, y compris les plus alcoolisés.
.
Solidaires étudiant·e·s, syndicats de luttes considère que la prévention en matière de santé doit être assurée par des acteurs publics ou associatifs, indépendants finan- cièrement et politiquement des entreprises vendant des complémentaires santé, des produits alcoolisés ou autres produits addictifs ainsi que des organisateurs d’événements. De plus, nous considérons que cette prévention ne peut être isolée de la lutte contre les discrimi- nations, notamment contre le sexisme, une lutte que se refuse à mener les mutuelles étudiantes, notamment celles du réseau EmeVia ainsi que la SMEREP.
.
Un régime étudiant qui doit être supprimé !
.
Comme nous le rappelons déjà depuis une bonne dizaine d’années, le régime étudiant de sécurité sociale est une véritable aberration qui ne bénéficie en rien aux étudiant·e·s. Ce sont les mutuelles étudiantes (EmeVia, LMDE ou SMEREP) qui gèrent la sécurité sociale obligatoire des étudiant·e·s. Or, selon des rapports unanimes, elles la gèrent de manière moins efficace, plus coûteuse et plus opaque que l’Assurance Maladie, ce qui entraîne d’importantes difficultés de remboursement pour les étudiant·e·s, une population parfois précaire  et qui ne peut se permettre des dépenses non remboursées ou remboursées trop tardivement.
.
De plus, ces “mutuelles” cumulent cette activité de gestion de la sécurité sociale obligatoire avec des activités commerciales, à savoir la vente aux étudiant·e·s de complé-mentaires santé facultatives. Cette activité commerciale est souvent menée avec une bonne dose de désinformation, les mutuelles profitant de leur monopole et de leur présence sur les campus pour vendre des produits plus coûteux et moins couvrants que d’autres complémen- taires et surtout inutiles pour les étudiant.e.s déjà couvert.e.s par la complémentaire de leurs parents (souvent moins chère et d’une bien meilleure qualité).
.
Pour ces raisons, Solidaires étudiant·e·s, syndicats de luttes revendique le rattache- ment des étudiant·e·s au régime général de sécurité social, avec un remboursement total des soins (c’est-à-dire la fin des complémentaires santé) et une gestion de la sécurité sociale par ses bénéficiaires et ses salarié·e·s. Nous revendiquons également la fin de la présence des mutuelles étudiantes sur les campus, véritables entreprises commerciales exclusivement intéressé·e·s par leurs profits sous un petit vernis social et militant[ii].Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes 4 septembre 2017

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/

[i] Promotion et Défense des Étudiants (PDE) , organisation corporative représentative se revendiquant de l’apolitisme.

[ii] La LMDE, qui revendique ce statut, est désormais gérée et détenue par Intériale, mutuelle des forces de police, les administrateurs/trices étudiant·e·s ayant un pouvoir très limité.

Lire la suite

06 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

rentrée (npa)

blanquer

La rentrée scolaire : des réformes à la révolte sociale

Pour bien nous préparer à la rentrée, Blanquer a donné pas moins de 15 interviews ces derniers jours. Lui qui ne veut pas de loi à son nom, a bien expliqué sa méthode. Il s’agit soi-disant de libérer les enseignants des contraintes qu’ils subissent de leurs hiérarchies. Mais il ne s’agit pas d’en finir avec les chefs d’établissements et les inspecteurs. Ni même de diminuer le nombre d’élèves par classe (en augmentant le nombre d’enseignants). C’est l’exact contraire qu’il met en place.

Des réformes… sans les moyens matériels

Première réforme, la mise en place de CP à 12 élèves dans certains établissements d’édu- cation prioritaire (REP+). Cette mesure a détricoté la réforme de « plus de maitre que de classe », et sans espace supplémentaire, dans certains établissements, les CP sont à 24 élèves… avec deux enseignants ! Ce à quoi il faut ajouter le non-renouvellement des contrats aidés (CAE, CUI), qui entraine un départ des assistant-e-s (ATSEM) dans les classes. On doit faire mieux avec toujours moins !

Blanquer a autorisé les communes à organiser la semaine comme elles le voulaient. Et si une école sur trois est revenue aux 4 jours, ce sont les communes rurales et les communes pauvres qui ont abandonné ces rythmes scolaires (85 % des écoles en Lozère). En revenant sur la réforme du collège. Il n’a libéré aucun moyen supplémentaire. Il a autorisé chaque collège à faire comme il pouvait. Et c’est tout. Enfin, Blanquer n’est pas revenu sur la réforme du statut (PPCR). Au contraire, il donne un poids plus important des chefs d’établissements dans les progressions de carrière.

Il ne s’agit pas de défendre le bilan catastrophique de Vallaud-Belcacem, mais de comprendre la méthode de l’actuel ministre.

On retrouve la logique des ministres de droite de l’école méritocratique. Comme si tous les jeunes avaient avec les mêmes chances, comme si l’école ne reproduisait pas les classes sociales. La différence essentielle entre Blanquer et Darcos réside dans le fait que Blanquer veut faire sortir quelques enfants de la classe ouvrière de leur situation sociale de départ pour faire croire à une « égalité des chances » et à une méritocratie. C’est dans ce sens qu’il promeut les internats d’excellence.

Et, si Blanquer utilise un discours en faveur des neurosciences et de Montessori (remis au goût du jour par Céline Alvarez), c’est avant tout pour refuser le droit de citer à Célestin Freinet. Contrairement à Montessori, Freinet s’est toujours préoccupé de l’école publique pour et par les classes populaires. La différence fondamentale entre ces deux pédagogues réside dans le fait que Freinet œuvre pour la fraternité et la solidarité, là où Montessori ne voit que la réussite individuelle.

Instaurer la sélection à l’université

Profitant de l’augmentation massive d’étudiants à l’université, Blanquer en profite pour avancer sur une réforme des lycées et du bac. Son objectif est clair : il souhaite que le bac devienne un diplôme de fin d’étude secondaire, morcelé en blocs de compétence, avec la mise en place d’un contrôle continu important et d’uniquement quatre épreuves terminales en juin.

Au delà de la dévaluation de ce diplôme, cela permettrait d’instaurer une sélection à l’entrée de l’université, en fonction des compétences capitalisées par les jeunes bacheliers. La réforme du bac est prévue pour 2021, mais la sélection commencera dès cette année par une réforme d’admission Post-Bac (APB), où chaque filière affichera ses « pré-requis. » Le Bac ne sera plus une garantie collective mais un papier récapitulant les compétences de chacun, acquises dans de lycées très différents les uns des autres. Les lycéens seront donc pistés en fonction de leur origine sociale et de leurs notes, c’est la jungle de la concurrence capitaliste entre les individus.

On a tous une raison de se mobiliser contre Blanquer !

Des écoles se sont mises en grève contre la disparition des ATSEM ou le manque d’ensei- gnants. Des collèges et des lycées grondent sous les portes du ministère dès le 4 septembre pour réclamer plus de moyens.  Les enseignants doivent refuser l’atomisation des personnels et la casse des protections collectives, du statut, ainsi que l’autonomie et l’individualisation des qualifications. Car ce que met en place Blaquer c’est la transposition dans l’éducation nationale de la casse du code du travail. C’est pourquoi nous serons en grève dès le 12 septembre, pour faire plier ce gouvernement.

Raphaël Greggan Mardi 5 septembre 2017

https://npa2009.org/

Lire la suite

04 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

rentrée (fcpe europe 1)

Rentrée scolaire : revenir à la semaine de quatre jours, une mauvaise nouvelle pour la FCPE

Pour Rodrigo Arenas, président de la FCPE, l’une des principales fédérations de parents d’élèves, invité lundi sur Europe 1, la possibilité donnée aux communes de revenir à la semaine de quatre jours n’est pas une bonne idée.

Près d’un tiers des écoles primaires ont opté pour le retour à la semaine de quatre jours pour cette rentrée scolaire, à la place de la semaine de quatre jours et demi instaurée sous le quinquennat précédent. Une possibilité offerte aux communes depuis un décret publié en juin et souhaité par Emmanuel Macron pour laisser les communes choisir leur rythme scolaire. Mais pour Rodrigo Arenas, président de la FCPE, invité lundi sur Europe 1, ces rythmes à la carte ne sont pas une bonne option pour les élèves et pour les familles. « Cela consiste à demander aux communes de faire des économies sur le dos des parents. Car si vous revenez à la semaine des quatre jours, il faut bien quelqu’un pour s’occuper des enfants et en général c’est payant », étaye-t-il.

« Ils ne sont pas réceptifs ». Selon lui, le rythme de quatre jours ne convient pas non plus aux enfants. « On sait que l’on va enseigner aux enfants qui vont revenir aux quatre jours à des moments où ils ne sont pas réceptifs aux enseignements, donc in fine tout ça va se payer sur les résultats scolaires mais aussi sur le niveau scolaire des petits Français, qui lorsque la semaine de quatre jours a été mise en oeuvre sous le quinquennat Sarkozy, a conduit au pire résultat sur l’enquête Pisa », une étude comparative du système éducatif de 70 pays, ajoute le président de l’une des principales fédérations de parents d’élèves.

Moins bénéfique pour les enfants

« A priori ce sera une bonne nouvelle pour la comptabilité des communes et de l’Etat mais ce sera une mauvaise nouvelle d’un point de vue éducatif pour les enfants », souligne Rodrigo Arenas. « Malgré tout ce qu’on a pu entendre et le bashing permanent qu’on a pu avoir pendant cinq ans » au sujet de la réforme des rythmes scolaires, « on sait que les quatre jour et demi sont plus bénéfiques pour les enfants ou en tout cas que les quatre jours ne le sont pas »

04 septembre 2017

http://www.europe1.fr/

lapin

Rythmes scolaires : élus et agents locaux « condamnent » la « démarche » du gouvernement sur le retour à la semaine de quatre jours

Le CSFPT rappelle  »les conséquences » sur « les agents, leur temps de travail » car les communes ont embauché du personnel pour assurer les activités périscolaires mises en place lors de la semaine de quatre jours et demi.

Le Conseil supérieur de la Fonction publique territoriale (CSFPT) a « condamné » mercredi la « démarche » du gouvernement pour l’assouplissement des rythmes scolaires et « exigé » que tout projet concernant les agents de la fonction publique territoriale lui soit soumis, a indiqué l’instance jeudi.

Une réforme sans consultation. Dans un voeu approuvé « unanimement » par ses membres, le CSFPT, présidé par Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine) et secrétaire général de l’Association des Maires de France (AMF), « déplore et condamne la démarche par laquelle le gouvernement a abordé la révision des rythmes scolaires » sans l’avoir préalablement consulté.

Un décret paru le 28 juin au Journal officiel, signé par le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, autorise les communes à revenir, dès la rentrée prochaine, à la semaine de quatre jours d’école en primaire, au lieu de quatre jours et demi, remettant en cause une réforme initiée en 2013.

Des conséquences sur les emplois territoriaux. Le CSFPT, instance paritaire rassemblant représentants des élus locaux et des salariés, rappelle « les conséquences » sur « les agents, leur temps de travail et, in fine, sur le dialogue social dans les collectivités » d’une éventuelle application de ce décret. Dans le cadre de la semaine de quatre jours et demi, les communes ont été appelées à financer partiellement les activités périscolaires mises en place conjointement avec l’Éducation nationale.

Une réforme dans la précipitation. La semaine dernière, les maires des petites villes avaient dénoncé la « précipitation » et l’absence de concertation du gouvernement, mettant en avant une rentrée « préparée en amont, avec le renouvellement des contrats des animateurs et de l’organisation des services municipaux ».

Pour le CSFPT, une « évaluation » de l’expérimentation de la semaine de quatre jours et demi à l’école, d’ailleurs « prévue par les textes », est une « nécessité ». Enfin, le Conseil « exige qu’à l’avenir tout projet concernant directement ou indirectement les agents de la fonction publique territoriale soit auparavant soumis à son avis ».

06 juillet 2017

http://www.europe1.fr/

Lire la suite

03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

vélo (cgt sud)

velo

Lire la suite

03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

humour (le gorafi)

Décryptage Ordonnances : les six manières par lesquelles les licenciements seront facilités (RP)

Les ruptures conventionnelles collectives, l’arme de choc des ordonnances pour faciliter les licenciements (RP)

Lire la suite

28 août 2017 ~ 0 Commentaire

étudiants (l’obs)

12spet
.

Loi Travail : la colère des syndicats étudiants

L’Unef et la Fage déplorent de ne pas avoir été concertés autour de cette loi, qui selon eux concernent avant tout les jeunes.

Ce sont les absents de la nouvelle loi Travail. Aucun des principaux syndicats étudiants n’a fait partie des concertations qui se tiennent depuis le mois de juin entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux. Alors qu’ils avaient pu s’entretenir avec l’exécutif à plusieurs reprises au moment de la loi El Khomri en 2016, l’Unef et la Fage sont désormais persona non grata rue de Grenelle.

À l’heure où les jeunes sont particulièrement touchés par le chômage, et qu’un étudiant sur deux travaille en parallèle de ces études (source : observatoire de la vie étudiante), les organisations étudiantes estiment avoir leur mot à dire dans les concertations de cette loi aux variables encore incertaines, et qui sera ratifiée par ordonnances.

Précarisation

Le premier syndicat étudiant, l’Unef, craint que cette loi ne précarise davantage les étudiants et les jeunes diplômés :

« Les jeunes seront touchés en premier par les CDI de chantiers et la modification des CDD. Ils seront encore plus précaires, alors qu’aujourd’hui le premier emploi stable arrive en moyenne à l’âge de 27 ans », analyse la présidente Lilâ Le Bas.

Du côté la Fage, le syndicat étudiant réformiste (proche de la CFDT), on ne comprend pas cette absence de dialogue social sur l’insertion professionnelle des jeunes :

« Nous avons des craintes légitimes, explique son président Jimmy Losfeld. Nous voulons nous faire écouter, mais nous voulons aussi que l’on nous explique ce projet. Le plafonnement des dommages et intérêts prud’homaux nous effraie, car cela risque de faciliter le licenciement des jeunes, qui ont moins d’ancienneté dans l’entreprise. »

Après avoir travaillé sur des « Etats généraux de l’emploi jeune », l’organisation dit avoir des « contre-propositions à faire au gouvernement » lors de son congrès qui se tient du 21 au 23 septembre à Saint-Etienne. La ministre du Travail a décliné l’invitation et le syndicat espère la venue d’une délégation ministérielle.

Accumulation

Entre les couacs de la plateforme admission post bac qui laisse encore 6.000 étudiants sans affectation pour la rentrée, la baisse de 5 euros des aides pour le logement (APL), et l’annonce de la d’une coupe de 331 millions d’euros dans le budget dans l’enseignement supérieur… l’été s’est révélé rude pour les étudiants. Les organisations syndicales étudiantes essuient donc cette fin de non-recevoir avec une certaine déception, voire de colère.

« Les APL ont mis de l’huile sur le feu. Nous n’avons pas été au cœur du débat pen- dant l’élection présidentielle, nous le sommes encore moins aujourd’hui. Le gouver- nement parle beaucoup d’avenir, mais coupe l’autonomie des étudiants. Il n’a pas de cap pour les jeunes », fustige Jimmy Losfeld.

De là à battre le pavé ? Pas sûr. La Fage dit ne pas avoir « suffisamment de matière pour descendre dans la rue ». Pour cause, des arbitrages importants, notamment sur le plafond des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, n’ont pas encore tranchés et ne devraient pas être connus avant 31 août. L’Unef qui se pose encore la question de rejoindre la mobilisa- tion (Et l’affiche? NDB), avertit qu’elle « se fera entendre » à la vue de cette accumulation de dossiers de rentrée. Le syndicat Solidaires Etudiants, frontalement opposé à la politique du gouvernement, prépare déjà la mobilisation du 12 septembre, aux côtés de la CGT.

Thibault Lambert 25 août 2017

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin