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19 février 2014 ~ 0 Commentaire

Il faut croire que les patrons ont la santé fragile (regards)

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Sophie Binet (CGT)

Alors que l’Assemblée examine aujourd’hui des mesures visant à mieux encadrer les stages en entreprise, le président du Medef s’est plaint de projets de loi « stressants » pour les patrons. Ce qui n’émeut pas particulièrement Sophie Binet, membre du Bureau confédéral de la CGT.

 Pierre Gattaz a demandé mardi un « moratoire » sur les lois qui mettent « du stress sur le dos des patrons ». Il a en particulier cité le projet de réforme du statut des stagiaires, qui est débattu à l’assemblée mercredi…

Sophie Binet. Il faut croire que les patrons ont la santé fragile. Car il n’y a vraiment pas de quoi les stresser dans la proposition de loi du gouvernement. Le projet va certes dans le bon sens : il interdit les stages de plus de six mois, il oblige les établissements délivrant les conventions de stage à dis- penser un nombre d’heures d’enseignement minimum afin de lutter contre les conventions de complaisance, et surtout il fixe un plafond de stagiaires par entreprises, qui devrait tourner autour de 10%. C’est un bon début, mais c’est loin d’être suffisant. On estime qu’au minimum 100.000 emplois sont remplacés par des stages…

Quelles sont les principales propositions de la CGT ?

Pour éviter le travail dissimulé et renforcer les droits des stagiaires, on a d’abord besoin de garanties sur le contenu pédagogique du stage. Ensuite, il faut donner plus de droits aux stagiaires, notamment sur le temps de travail, qui devrait être limité à 35 heures, contre 48 comme c’est le cas actuellement dans la proposition de loi. Sachant que 70% des stages aujourd’hui ne sont pas indemnisés du tout, surtout dans le secteur public de la santé et du social, nous proposons également que tous les stagiaires soient payés au minimum la moitié du smic, y compris pour les stages courts, qu’ils bénéficient de la prise en charge de la moitié des frais de transport et des tickets restaurant. Certains parlementaires socialistes, verts et communistes ont d’ailleurs repris nos propositions, qu’ils ont déposées sous forme d’amendement.

Le patron du Medef a aussi déclaré avoir « très, très peur » de l’impact d’autres projets de loi pour les entreprises. On ne peut pourtant pas dire que ces dernières soient maltraitées par le gouvernement…

En effet, et il n’y a pas que les 20 milliards d’euros d’allègements fiscaux du CICE ou les 30 milliards du Pacte de responsabilité (ce n’est pas encore clair de quelle manière les deux vont s’agencer). Les entreprises bénéficient au total de 200 milliards d’euros d’exonérations et de cadeaux fiscaux. Ceci inclut par exemple le Crédit impôt recherche de 6 milliards d’euros par an, qui représente un quart du budget annuel de l’enseignement supérieur et de la recherche, et qui n’a pourtant pas conduit à une augmentation de la part de la R&D dans le PIB, comme le pointe un rapport de la Cour des comptes. Quant au CICE, censé rendre les entreprises exportatrices françaises plus compétitives, il n’est même pas ciblé sur les secteurs qui exportent, puisque seulement 20% vont à l’industrie, le reste allant à des secteurs comme la restauration ou la grande distribution qui n’ont pas de problème de concurrence internationale. De plus, ce dispositif ne profite finalement qu’aux grands groupes, qui n’hésitent pas à exiger de leurs sous-traitants qu’ils baissent leurs prix à hauteur de ce qu’ils ont économisé grâce au CICE…

L’efficacité de cette politique de l’offre ne semble donc pas évidente en termes d’embauches… D’ailleurs Pierre Gattaz se garde bien de s’engager en cette matière, souhaitant que le « l’observatoire des contreparties » soit renommé « comité de suivi ».

La création d’emplois dépend du carnet de commandes, pas du coût du travail. Même Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME, l’a reconnu le mois dernier. On peut baisser les cotisations et les impôts tant que l’on veut, les entreprises n’embaucheront et n’investiront pas si la demande n’est pas là. L’engagement du Medef de créer un million d’emplois en cinq ans s’il obtient 100 milliards de baisse de charges n’a donc aucun sens. Cela fait trente ans que l’on mène ces politiques de baisse de coût du travail, on sait maintenant qu’elles sont inefficaces. La CGT exige une évaluation des 200 milliards d’aide dont bénéficient les entreprises chaque année, et propose de les conditionner à leur politique d’emploi, d’investissements, de salaire et de lutte contre la précarité. Plus largement, pour sortir de la crise, il faut adopter, comme commencent à le faire nos pourtant très libéraux voisins, une politique de la demande. Si l’Allemagne, la Grande Bretagne, les Etats-Unis et même la Chine augmentent les salaires, ce n’est pas par charité, c’est parce que c’est le meilleur moyen de relancer l’économie par la demande intérieure ! Entretien, par Laura Raim| 19 février 2014

http://www.regards.fr/web/sophie-binet-cgt-il-faut-croire,7489

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11 février 2014 ~ 0 Commentaire

La Ministre veut faire enseigner l’entreprenariat dès la maternelle (ufal)

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Je pense que si on veut avoir davantage d’étudiants [qui lancent des entreprises, ndlr], si on veut avoir une vraie équipe France, c’est la culture qu’il faut changer et il faut commencer très tôt, il faut même commencer dès l’école maternelle. Mais comme je suis responsable de l’enseignement supérieur et de la recherche, je commence à la recherche ! Geneviève Fioraso

Il n’est sans doute pas inutile de rappeler à notre ministre que même à son niveau, c’est-à-dire celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’article L141-6 du Code de l’éducation, qui dit que « Le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise poli- tique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diver- sité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique », le monde l’entreprise n’a pas à s’immiscer de la sorte ! C’est l’occasion pour l’UFAL de rappeler son attachement à la laïcité scolaire qui permet cette séparation entre l’école publique et à la société civile. Sans cette séparation, aucune instruction n’est possible. mardi 11 février 2014 – 11h42

http://www.ufal.info/ecole/ecole-br…

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08 février 2014 ~ 0 Commentaire

Cannabis, l’autre débat interdit (les inrocks)

Cannabis, l’autre débat interdit (les inrocks) dans Jeunes weed

Les écolos dénoncent le retard français sur le cannabis.

Leur proposition : autoriser son usage contrôlé pour sortir de l’impasse idéologique de la politique en matière de drogue. Etat des lieux avec la sociologue Anne Coppel.

L’heure n’est pas aux débats de société. Le gouvernement a cédé aux mouvements ultra conservateurs : PMA trappée et examen de la loi famille déplacée à 2015. D’autres débats de société flottent dans les limbes de l’idéologie réactionnaire. Le groupe EELV du sénat, sous la houlette de la sénatrice Esther Benbassa, le rappelle en présentant ce 6 février une proposition de loi “visant à autoriser l’usage contrôlé du cannabis”. “La France est en retard sur ces questions. Il y a deux millions de fumeurs de cannabis en France. Il faut dépénaliser le cannabis et encadrer son usage : créer une filière comme le tabac, réguler la production, la distribution, la vente et améliorer la prévention des mineurs. Cela permettra de mener une véritable politique de santé publique, d’endiguer les filières et d’améliorer la paix sociale en banlieue”, estime Esther Benbassa. Reste qu’à la veille des municipales et dans un contexte pollué par les extrémistes, cette question n’a guère de chance d’être portée par le gouvernement. Etat des lieux avec la sociologue spécialiste Anne Coppel, auteur de Sortir de l’impasse. Expérimenter des alternatives à la prohibition (La Découverte, 2012).

Quel est le bilan de la lutte contre la drogue en France ?

Le bilan est très mauvais, dans la santé comme dans la sécurité. De 1994 à 2001, la France avait réussi à surmonter “la catastrophe sanitaire et sociale” (diagnostic du rapport Henrion sur les conséquences de l’épidémie d’héroïne des années 80) grâce à une politique de santé publique qui avait permis une baisse de 80% des overdoses, une baisse des contaminations du VIH et une amélioration de l’accès aux soins des usagers de drogues.
A partir de 2002, la réponse répressive contre l’usage du cannabis devient la priorité du gouvernement. Rien n’est fait dans la prévention ou le soin des autres drogues illicites ou licites (alcool, tabac). La santé publique se dégrade, ce dont témoigne la nouvelle hausse des overdoses. Alors qu’en 2007 le gouvernement déclare la tolérance-zéro pour usage de cannabis (avec peines-plancher), sa consommation repart à la hausse de 2007 à 2011 chez les plus jeunes.
La réponse policière – qui porte à 90% sur l’usage – a eu des effets encore plus contre- productifs en matière de sécurité. Le trafic de rue a progressé dans certains quartiers comme la Courneuve que Sarkozy avait voulu nettoyer au Kärcher en 2005 et qui en 2011 fait la une pour un règlement de compte mortel. Depuis, des règlements de compte font régulièrement la une des medias. Sur la lutte contre « la » drogue, les positions de Valls sont les mêmes.

Les lois répressives sont-elles vraiment appliquées ? Peut-on se retrouver en prison pour usage de cannabis ?

Oui, contrairement à ce qu’on dit, les magistrats appliquent la législation en vigueur. Mais il s’est révélé rapidement impossible de mettre en prison pour un an tous les usagers interpellés. Des peines alternatives ont donc été prévues, et ces peines sont appliquées. La détention de drogue, assimilée au trafic, est passible de 10 ans de prison quelles que soient les quantités et les drogues. Là aussi, l’application systématique s’est révélée rapidement impossible : avec 140 000 usagers interpellés (en 2012), il faudrait doubler voire tripler le nombre de places de prison, et pour des peines longues puisque la plupart d’entre eux détiennent du produit. Quatre millions de consommateurs échappent à toute sanction, ce qui donne l’illusion que la législation n’est pas appliquée. Mais le dispositif répressif sélectionne sa clientèle. En 2011, nous avons retrouvé près de 8 000 usagers de cannabis en prison, dont 3 000 pour “usage simple”, c’est-à-dire sans détention, et 5000 pour détention. Il s’agit donc d’une petite minorité. On peut penser qu’il s’agit de personnes “bien connues des services de police”, sans doute soupçonnées de trafic. Ils sont néanmoins en prison pour usage, sans doute à quelque 90% de cannabis.

Pourquoi est-il difficile d’aborder cette question avec pragmatisme ?

Les Français ont bien du mal avec le pragmatisme. Pas seulement pour les drogues. La gauche est paralysée par l’accusation de “laxisme”, bien injuste, puisque sa politique n’est pas différente. Il y a un tabou français, un débat très politicien. En Allemagne, les länder ont adopté différentes mesures de tolérance de la détention (jusqu’à 30 grammes à Berlin, par exemple) sans grand débat public. La question du cannabis est particulièrement idéologique, elle renvoie aux relations entre jeunes et adultes, ainsi qu’aux relations aux “jeunes des cités”, des noirs et des arabes essentiellement.
Les campagnes sur la dangerosité du cannabis de ces dix dernières années ont été particulièrement dramatisantes : le cannabis rend dépendant, fou, il tue… Il y a bien des effets néfastes de l’abus de cannabis ou de sa consommation trop précoce, mais sans commune mesure avec l’alcool ou le tabac – un tabou plus meurtrier encore ! Le cannabis n’est pas un problème de santé publique, c’est un problème de politique politicienne – qui sert, comme aux Etats-Unis, à mobiliser la peur et le conservatisme.

Dans l’argumentaire d’EELV, on ne retrouve plus rien des arguments libertaires pro drogues douces des Verts. Ses arguments gravitent aujourd’hui autour des questions de santé publique et de la lutte contre les trafics. Une manière de ramener le débat sur une ligne pragmatique?

La ligne pragmatique est liée à un tournant international. En 2011, la commission mondiale sur la politique des drogues stipule qu’il n’y aura pas de changement de politique des drogues sur la revendication du droit de se droguer – même si les violations graves des Droits de l’homme sont un argument de poids contre le régime prohibitionniste. Pour ou contre la prohibition, les positions de principe sont irréconciliables. Il est possible par contre de s’entendre sur la base de faits pour orienter la politique actuelle vers amélioration de la santé publique comme de la sécurité.

Faut-il légaliser le cannabis pour lutter contre le trafic ? Que préconisez-vous ?

Lutter contre les conséquences du trafic, la violence et la corruption, le développement d’organisations criminelles, est un argument majeur pour changer de politique des drogues. Cela dit, il ne faut pas se faire d’illusion : les organisations criminelles n’ont jamais été aussi puissantes et leur développement n’est pas seulement lié à la prohibition des drogues – même si c’est environ la moitié de leur revenu. En la matière, il ne faut pas espérer “éradiquer le trafic”, mais limiter le pouvoir, les ressources et les nuisances de ces organisations criminelles internationales. Au-delà de la politique des drogues, il faut aussi une politique d’insertion des jeunes des cités.
Il n’y a pas de solution-miracle, mais un ensemble d’expérimentations à développer. Je ne crois pas que le gouvernement actuel va légaliser le cannabis, et je crois qu’il faut impérativement sortir de l’alternative “la légalisation ou rien”. Sinon, le débat continuera d’occuper l’espace publique un jour, deux jours, voire une semaine, puis le sujet sera mis de côté, sans que rien ne change.

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22 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Le mans, les étudiants futurs enseignants toujours en grève à l’Espé (lml)

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Depuis la rentrée, les Instituts de formation des maîtres (IUFM) ont été remplacés par des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé).

« Très insatisfaits de la nouvelle formation » et regrettant qu’on ne leur « apprenne pas à apprendre », les étudiants de l’école mancelle, « futurs enseignants » se sont mis en grève lundi matin et ont instauré un blocage filtrant du bâtiment. À quelques semaines du concours, les étudiants sont partagés entre « inquiétude et colère. Il faut que les étudiants cessent d’être les oubliés dans la construction des Espé ». Sans remettre en cause « la qualité » de leurs formateurs, les étudiants pointent « un manque de moyens et de mauvaises conditions d’apprentissage de par la réforme Peillon des IUFM ».

« Il y a un ras-le-bol général et il faut qu’il y ait une prise de conscience », s’insurge un jeune étudiant. « Il y a des moments où on décroche parce que ce n’est pas tenable. On ne nous prépare pas à un concours et encore moins à enseigner. »

Un mouvement que soutiennent les enseignants de l’Espé qui tiennent à faire savoir qu’ils « comprennent et soutiennent ce mouvement. La place du concours (en fin de première année) et la nature des épreuves de ce concours, à la fois académiques et préprofessionnelles, demandent une préparation très lourde en un temps trop court qui empêche d’approfondir les contenus et la pratique. » Les formateurs expliquent en effet que « les étudiants n’ont, vu la lourdeur de cette première année, aucun stage en responsabilité. Ils devront pourtant prendre la classe – seuls et à mi-temps – dès le début de la seconde année, s’ils sont reçus au concours ».

Le mouvement se poursuit ce mardi au Mans et les étudiants espèrent être rejoints par d’autres Espé françaises.  A savoir que l’Espé Nantes est un établissement académique, disposant d’une antenne dans les cinq départements de Pays de la Loire.

Mathilde BELAUD mardi 21 janvier 2014

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12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Une jeunesse stigmatisée (2)

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De tout temps et dans de nombreuses sociétés, les jeunes générations ont été tenues pour partie responsables de désordres civils insupportables. Au début du XIXe siècle, les classes laborieuses ont été désignées comme dangereuses et pénalisées en conséquence. Les enfants voleurs ou vagabonds ont été relégués dans les bagnes.

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En France, l’ordonnance de 1945 a innové en introduisant l’idée que la sanction doit être l’exception en matière de réponse pénale et qu’il faut mettre en place des institutions spécialisées pour les mineurs.

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Et au tournant des années 60-70, l’esprit de l’ordonnance de 1945 paraît s’imposer. Après 1968, la droite va mettre cette question au centre, avec loi anti-casseurs du gouvernement Chaban-Delmas en 1970, puis, après une campagne électorale en 1974 où la question de la sécurité devient pour la première fois un thème de campagne, Alain Peyrefitte fait voter en 1980 la loi sécurité et liberté.

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En 1981, la gauche abrogera la loi anti-casseurs et en 83 une partie seulement de la loi Peyrefitte, conservant en particulier la disposition inique de la comparution immédiate.

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La question de l’insécurité ne va plus quitter le devant de la scène. En lien avec le processus de relégation des quartiers les plus pauvres et le chômage, les jeunes de ces quartiers vont petit à petit servir de boucs émissaires.

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En 1999, c’est dorénavant la gauche qui décide d’inscrire les orientations de la Protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre d’un conseil de sécurité intérieure jusque-là réservé au terrorisme. Sous l’impulsion de Chevènement, ministre de l’Intérieur, l’heure est au « traitement de toutes les incivilités » et à la « tolérance zéro » pour les mineurs.

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Le mouvement sécuritaire va s’accélérer avec en 2002 l’élection de Chirac et Sarkozy au ministère de l’Intérieur. La loi dite Perben I va considérablement accentuer le mouvement d’aggravation de la pénalisation des mineurs auteurs, en favorisant la banalisation de l’enfermement et de l’incarcération. Dorénavant, le souci de protection est posé comme antinomique avec la prise en compte des victimes ou avec la cohérence de la réponse judiciaire.

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La rapidité de traitement des procédures n’est plus une réaction « normale » face à la « lenteur de la justice » mais un choix justifié par l’efficacité attendue de l’action pénale vis-à-vis des adolescents. Le travail éducatif dans la durée est posé comme contradictoire avec les exigences de l’ordre public.

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L’heure est au retour des pères fouettards et à la réhabilitation de la valeur de la sanction visible, voire spectaculaire. Les éducateurs PJJ font un retour en quartier mineur, les établissements pénitentiaires pour mineurs et les centres éducatifs fermés (CEF) sont créés. Si depuis la fin des années 90, une partie de la jeunesse originaire des quartiers défavorisés et ghettoïsés est régulièrement désignée comme responsable de l’insécurité, les textes sécuritaires vont exploser à partir de 2002.

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Depuis la défaite électorale de Sarkozy en 2012, le seul texte sur les mineurs, dont l’abrogation a été annoncée dans le cadre du projet de réforme pénale, est celui sur les peines plancher. Cependant, le débat parlementaire aura lieu après les élections municipales et, dans la logique imposée par Valls cet été, rien ne garantit que cette suppression ira à son terme. Concernant la suppression des dispositifs sécuritaires hérités du sarkozisme dans l’ordonnance de 1945 (dont la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs), ils sont renvoyés à plus tard.

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Nous pouvons craindre qu’ils soient considérés comme inopportuns politiquement. Les annonces de campagne de François Hollande sur le doublement des CEF étaient clairement explicites sur le refus de rupture avec le gouvernement précédent. La ministre de la Justice, qui n’avait pas une approche aussi timorée, a été contrainte d’accepter dix CEF publics supplémentaires alors qu’elle évoquait à l’été 2012 l’arrêt des ouvertures.

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Les jeunes auteurs d’actes de délinquance seraient, prétendument, de plus en plus nombreux et de plus en plus violents. Sarkozy et consorts ont été les plus zélés caricaturistes de la réalité. Cependant, les formules chocs employées à l’occasion de faits divers sont contestées par les études argumentées. Celles-ci mettent en évidence pour les mineurs une stabilité des actes criminels sur le long terme à un niveau très bas, et une augmentation des faits correctionnels comparables pour les mineurs et les majeurs.

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De surcroît, les statistiques sur la délinquance en général peuvent autant refléter l’augmentation réelle de celle-ci qu’être le produit de l’activité policière ou de la sévérité accrue des procureurs. En fait, la stigmatisation des jeunes auteurs de délits fait d’autant plus écho dans la population que celle-ci est confrontée à une situation de crise économique et sociale qui favorise l’explosion de la précarité.

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Face à l’incertitude du lendemain qui atteint un nombre de plus en plus grand de personnes, le sentiment d’insécurité est amplifié par des campagnes populistes qui visent à détourner l’attention des véritables responsables de l’insécurité. Les jeunes et les étrangers sont des sources inépuisables de ces campagnes réactionnaires.

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Michel Faujour, co-secrétaire national du SNPES-PJJ/FSU (syndicat des personnels de la Protection judiciaire de la jeunesse)

http://www.npa2009.org/node/39792

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11 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

CFA de Quimper, vingt jeunes contrôlés avec de la drogue (of)

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Les policiers du commissariat de Quimper ont déployé les gros moyens, mardi matin, au centre de formation des apprentis du bâtiment de Quimper.

C’est la direction du centre qui a demandé l’intervention des forces de l’ordre. Sous le contrôle du parquet, 20 fonctionnaires de police, assistés d’un chien spécialisé dans la recherche de stupéfiants, ont fouillé toutes les salles de cours et ateliers de formation ainsi que les chambres de l’internat. Au cours des recherches, les policiers ont saisi de la résine de cannabis ainsi que de l’herbe. Une vingtaine de jeunes, majeurs comme mineurs, ont été identifiés et convoqués pour traitement des suites judiciaire. Ils seront poursuivis pour détention illégale de produits stupéfiants. Quimper – 08h52

http://www.ouest-france.fr/cfa-de-quimper-vingt-jeunes-controles-avec-de-la-drogue-1780522

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01 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Eure-et-Loir, Chartres, face-à-face entre lycéens et policiers et des interpellations à Jehan-de-Beauce (l’er)

Une manifestation spontanée des lycéens de Jehan-de-Beauce, à Chartres, a mal tournée, ce matin.

Les élèves du Lycée Jehan-de-Beauce manifestent contre le projet de fermeture de la formation du baccalauréat professionnel Fonderie, prévu pour la rentrée de septembre 2014. Le face-à-face entre lycéens et policiers a fait l’objet de jets de pierres et d’usage de gaz lacrymogène. Six jeunes ont été interpellés. Le calme est revenu en début d’après-midi, devant l’établissement.  Un appel pour un nouveau blocus, ce vendredi 29 novembre, à 8 heures, circule sur les réseaux sociaux. Le projet est proposé conjointement par le Conseil régional du Centre et le Recto rat d’Orléans-Tours. 28/11/13 – 12h03

http://www.lechorepublicain.fr/eure-et-loir/actualite/2013/11/28/accrochage-entre-lyceens-et-policiers-au-lycee-jehan-de-beauce_1781743.html

 

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20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

«Le gouvernement force les universités à licencier et à fermer des formations» (basta)

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Les universités françaises sont-elles au bord de la faillite ?

Selon Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul Valéry à Montpellier, le risque est réel. Très inquiète pour l’avenir des universités françaises, elle dénonce les effets néfastes de la loi LRU votée sous Sarkozy et la politique similaire poursuivie par l’actuel gouvernement, qui laisse les universités s’enfoncer dans des difficultés financières insolubles. Explications.

Basta !  : Quels bénéfices retirez-vous de la loi sur l’autonomie des universités ?

Anne Fraïsse [1] : Que pouvons-nous faire de plus aujourd’hui que nous n’avions pas le droit de faire avant ? Rien. Par contre, nous sommes plus surveillés et plus encadrés. Surtout, la réduction de la masse salariale est le véritable objectif de la loi sur l’autonomie des universités. Car depuis que nous sommes passés aux « responsabilités et compétences élargies » (RCE) imposées par la loi sur l’autonomie des universités [2], l’Université Paul Valéry Montpellier 3 connaît un déficit qui s’accroit chaque année [3]. C’est un déficit structurel, dû principalement à l’obligation d’assumer d’importantes charges salariales, qui ont été transférées du budget de l’État à celui des universités sans que les moyens ne suivent.

La situation a-t-elle changé depuis l’élection de François Hollande ? Avec la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, le gouvernement socialiste poursuit cette politique qui force les universités à réduire leur masse salariale et fermer des formations, mais sans le dire. C’est ce qui est le plus choquant de mon point de vue. Le fait de diminuer la masse salariale en temps de crise est un choix politique qui peut s’entendre. Ce qui est insupportable, c’est le mensonge. Les socialistes prétendent mener une politique sociale de soutien aux universités alors que leur gestion est purement financière. Ils annoncent sans cesse des aides nouvelles mais font en vérité des pré- lèvements supplémentaires, pour le redressement des finances de l’État, sur le jour de carence, etc. Il faut connaître tout cela pour se rendre compte que les prélèvements se multiplient via des biais différents.

Par exemple ? Prenons l’augmentation de 50% des boursiers à taux zéro, c’est à dire exonérés des droits d’inscription : c’est une grande mesure sociale décidée par l’État et intégralement financée par les universités. Mais l’enveloppe censée couvrir le manque à gagner du non paiement de l’inscription par les boursiers ne couvre pas les pertes engendrées. A Montpellier 3, nous avons 46% de boursiers. Cela fait 1,5 million d’euros de ressources en moins. Pour compenser, l’État nous donne 160 000 euros… Par Nolwenn Weiler 20 novembre 2013

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

600 jeunes Belges iront en train à Varsovie pour la justice climatique (reporterre)

600 jeunes Belges iront en train à Varsovie pour la justice climatique (reporterre) dans Ecologie & climat arton4955-b9e09

Rien à attendre de la conférence sur le climat à Varsovie qui démarre le 11 novembre ? Si !

Koen et Nathalie ont fait le pari fou d’affréter un train pour plusieurs centaines de jeunes vers Varsovie. Ils vont envoyer un signal fort aux politiques et aux négociateurs de la Conférence. Le pari est en passe d’être gagné, il tord le cou au pessisme ambiant, et pourrait ouvrir la voie à une mobilisation de grande ampleur en vue de la conférence de Paris dans deux ans. Agés de 29 et 25 ans, Koen et Nathalie sont deux étudiants belges membres de l’organisation Climat et justice sociale. En 2009, lors de la conférence de Copenhague sur le climat, un train spécial avait déjà quitté Bruxelles pour la capitale danoise avec à son bord un bon millier de militants de tous horizons. Objectif : rallier la capitale danoise, et prendre part à l’immense mouvement citoyen qui plaçait tous ses espoirs dans cette conférence.

Tous ont déchanté depuis lors. “Beaucoup de gens ont voulu nous décourager d’organiser ce train” explique Nathalie. “Les plus âgés étaient persuadés que le climat n’était plus un thème mobilisateur. Et le fait que la conférence soit organisée en Pologne ne nous a pas facilité les choses. Quand nous avons lancé l’idée d’organiser un nouveau train cette année, personne en Belgique ne nous a soutenu.”

Mais les deux militants s’accrochent à leur idée. Ils contactent la SNCB, la société des chemins de fers belge, et mobilisent une dizaine d’organisations des deux côtés de la frontière linguistique. Les inscriptions affluent. En moins de deux mois quelques 650 personnes complètent le formulaire d’inscription en ligne. A lui tout seul, le COMAC – les jeunes communistes belges – a ramené près de 90 personnes, soit un wagon entier ! “Certes, nous serons bien moins que dans le train pour Copenhague” explique Koen. “Mais nous serons cette fois en grande majorité des jeunes. Et ça c’est très fort sur le plan du symbole !”.

Alors que personne n’attend vraiment grand chose de la conférence de Varsovie, qui aura lieu du 11 au 22 novembre, les jeunes générations seraient-elles les dernières à croire qu’un autre monde est possible ?

Anton, 26 ans, ne pense pas qu’il s’agisse d’idéalisme ou de naïveté. Etudiant en bio-ingénierie, il a déjà participé au premier train pour Copenhague il y a quatre ans. Pour lui, l’environnement et le réchauffement climatique sont des préoccupations essentielles pour l’avenir. Et si l’enthousiasme de Copenhague est un peu retombé, il n’y a aucune raison de sombrer dans le fatalisme.

“Quand on est parti à Copenhague, on pensait vraiment que la conférence allaient aboutir sur des décisions fortes pour la Terre et le Climat. Cette fois, on part sans aucune illusion. En fait, cette conférence de Varsovie n’est pas très importante pour nous. Le but du voyage c’est surtout de se rencontrer, de confronter les idées. Notre but à plus long terme est de parvenir à créer et fédérer un véritable mouvement citoyen autour de la thématique du climat.”

La discussion : comment concilier le social et l’écologie ?

Le programme est toujours en cours d’élaboration. Mais durant les 24h de voyage qui séparent Bruxelles de Varsovie, plusieurs rencontres et débats seront organisés dans le train. Thème principal : comment concilier le social et l’écologie ? La clé, selon Koen, pour parvenir à mobiliser les gens en cette période de crise économique.

“La Pologne est un pays très intéressant à ce sujet. Son économie repose sur le charbon. Du coup les syndicats sont contre l’écologie. L’enjeu est de convaincre les gens qu’il y a moyen de lutter contre le réchauffement climatique en développant des secteurs qui sont très job-demanding.”

“Dans le train, il y aura des militants de plusieurs organisations dont les priorités sont parfois un peu différentes” poursuit Anton. “Ce voyage vers Varsovie est une opportunité formidable pour nous rencontrer et confronter nos idées”.

Nul doute que la participation à un tel voyage risque de tisser des liens. Encore faut-il que ces liens perdurent, et c’est là tout l’enjeu pour l’avenir. “Si nous parvenons à créer ce grand mouvement de jeunes autour du climart, nous enverrons un signal fort au monde politique” estime Nathalie. “Il y a des élections en Belgique en mai 2014. Les politiques verront que l’écologie et le climat sont des thématiques prioritaires pour les jeunes générations.”

Mais l’objectif final est proche à la fois temporellement et géographiquement. C’est la conférence de Paris (COP21) qui aura lieu en décembre 2015. “On sait que cette conférence sera décisive” poursuit Koen. “C’est là qu’il faudra arriver nombreux, unis et organisés. Mais nous sommes confiants. Si on parvient à amener 650 personnes à Varsovie, on sera sans doute bien plus nombreux à Paris qui n’est qu’à 300 kilomètres d’ici !”

En attendant Paris, le départ pour Varsovie est prévu pour le 15 novembre prochain à la Gare du Midi à Bruxelles. Le coût du voyage s’élève à 100 euros par personne et il reste encore des places.

Grégoire Comhaire (Reporterre) mercredi 6 novembre 2013 Correspondance, Bruxelles

Lire aussi : La France organisera la conférence sur le climat à l’aéroport du Bourget.

Sans oublier le Dossier pour tout savoir sur le climat

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Léonarda: nouvelles manifestations de lycéens après les vacances de la Toussaint (le huff’+politis)

 Léonarda: nouvelles manifestations de lycéens après les vacances de la Toussaint (le huff'+politis) dans Antiracisme leonarda

 Les lycéens et étudiants prévoient de manifester de nouveau mardi 5 novembre et jeudi 7 novembre partout en France contre les expulsions de jeunes étrangers scolarisés, illustrées par l’affaire Leonarda, jugeant que François Hollande n’a pas répondu à leur revendication d’une autre politique migratoire. Les organisations lycéennes UNL et Fidl et étudiante Unef réclament le retour de la collégienne rom Leonarda Dibrani, 15 ans, expulsée le 9 octobre du Doubs vers le Kosovo après avoir été remise à la police lors d’une sortie scolaire, et le retour de Khatchik Kachatryan, 19 ans, lycéen à Paris expulsé le 12 octobre vers l’Arménie.

« Une situation pas différente de celle sous Nicolas Sarkozy »

Leonarda est « un symbole, il y a eu une effervescence médiatique et politique autour de son cas, mais il y a tout un tas de jeunes scolarisés qui sont expulsés », note Mathieu Landau, porte-parole de l’Unef. « Les mobilisations ont révélé un ras-le-bol des lycéens et des étudiants face à une situation qui n’est pas différente de celle qu’on avait sous Nicolas Sarkozy », ajoute-t-il.

Avant les vacances de la Toussaint, des milliers de lycéens ont défilé plusieurs jours, essentiellement à Paris, et bloqué l’entrée de quelques établissements.

Face à l’émotion suscitée par l’interpellation de la jeune Leonarda dans le cadre scolaire, le chef de l’Etat est monté en première ligne le 19 octobre pour proposer à la collégienne de revenir étudier en France mais sans sa famille (ses parents et cinq frères et soeurs), une demi-mesure qui a provoqué un tollé au sein même de sa majorité.

C’est une « proposition choquante », estime l’Unef. François Hollande « ne règle pas la situation de Leonarda et il n’a pas évoqué Khatchik », critique Yvan Dementhon, président de l’UNL. Après avoir hésité, Leonarda a finalement assuré ne pas vouloir regagner la France sans ses parents, qui ont déposé un recours pour obtenir un titre de séjour.

(…) Le président Hollande avait également estimé que l’école devait être « préservée ». Une circulaire a été adressée aux préfets, durcissant l’interdiction faite aux forces de l’ordre d’intervenir dans le cadre scolaire et périscolaire lors des expulsions d’étrangers en situation irrégulière. « Plutôt qu’une sanctuarisation de l’école, on attend une sanctuarisation de la scolarité, c’est-à-dire que tout jeune, mineur ou majeur sans papiers scolarisé, doit pouvoir rester en France pour finir ses études avec sa famille », dit Yvan Dementhon. L’UNL, l’Unef, la Fidl et le Réseau éducation sans frontières RESF (collectifs de parents, d’enseignants, d’élus et de militants), qui avait médiatisé l’affaire Leonarda révélée par le Parti de gauche, appellent à défiler mardi pour exiger « l’arrêt immédiat » des expulsions de jeunes en cours de formation.

Appel à « une semaine d’actions » En outre, la Fidl appelle à « une semaine d’actions » (distributions de tracts, rassemblements, AG…) à partir de lundi et à une deuxième manifestation jeudi, selon Juliette Chilowicz, secrétaire générale. « Il y a des expulsions d’enfants scolarisés mais on n’a pas toujours l’info », dit Juliette Chilowicz, soulignant que « la mobilisation des lycéens a commencé le 7 octobre pour Khatchik puis l’affaire Leonarda est venue se greffer là-dessus ». « Deux jeunes en peu de temps, c’est insupportable ».

La Fidl refuse « une France recroquevillée sur elle-même » et réclame « un changement radical de la politique migratoire ». L’UNL pourrait aussi se mobiliser jeudi « si le gouvernement ne répond pas au plus vite aux revendications des jeunes et si elles ne sont pas satisfaisantes », avertit Yvan Dementhon. « L’affaire Leonarda est passée. Il ne se passe pas grand-chose sur les forums. Les vacances ont cassé la dynamique », constate de son côté Véronique Reille-Soult, spécialisée dans la surveillance de l’opinion en ligne.

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 03/11/2013 12h25 CET  |  Mis à jour: 03/11/2013 12h25

http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/03/leonarda-nouvelles-manifestations-lyceens-apres-toussaint_n_4207523.html?utm_hp_ref=france

Les lycéens de nouveau mobilisés contre les expulsions (Politis)

Peut-être 70 lycéens (ou jeunes). Environ 150 gendarmes mobiles, avec des boucliers levés, accompagnés d’une quinzaine de fourgons. Les forces de l’ordre n’ont pas lésiné sur les moyens ce matin, boulevard Voltaire, dans le 11ème arrondissement de Paris.

Les lycéens l’avaient annoncé avant de partir en vacances : la semaine du 4 novembre sonnerait la reprise des manifestations contre les expulsions.

Pas de bonnet rouge mais des capuches noires. Certains ont même remonté les cache-nez. D’autres font le V de la victoire devant les appareils photos. « Charonne-Charonne », répète l’un au téléphone. Le cortège rejoint Nation, lieu de convergence des lycéens mobilisés dès ce lundi. Avant des manifestations annoncées plus importantes pour demain mardi, avec notamment les parents d’élèves et les enseignants. « Les meufs, on y est, on y est », s’écrie une jeune fille en courant derrière.

Certains sont partis de la place de la République. Au moment où le ministre de l’Education, Vincent Peillon, recommandait de ne pas bloquer les lycéens sur France Inter, les lycées Turgot, Maurice-Ravel, Charlemagne, Paul-Valéry et Dorian annonçaient déjà des blocages.

« Nous sommes tous, des enfants d’immigrés ! », « Stop aux expulsions ! ». Les lycéens veulent une loi sécurisant les jeunes sans papiers ou dont les parents sont en situation irrégulière, et ce, qu’ils soient scolarisés, étudiants, en formation.

Pendant les vacances, des familles ont été expulsées, notamment à Montreuil (93) au 56, rue Irène et Frédéric Joliot-Curie. Parmi elles, 18 enfants, pour la plupart scolarisés dans le quartier. Hébergées dans un gymnase d’abord, elles se sont vues proposer des solutions d’hébergement très éloignées des établissements scolaires et pour 15 jours seulement. Reprendre le chemin de l’école pourrait leur coûter 15 à 20 euros de transports par jour. Six hommes, dont plusieurs pères de familles, ont été emmenés au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Leur audience doit se tenir dans la journée. Par Ingrid Merckx – 4 novembre 2013

http://www.politis.fr/Les-lyceens-de-nouveau-mobilises,24356.html

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