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28 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Égypte : un spectre hante le monde

Égypte : un spectre hante le monde dans International Egypt-Youth-We-Shall-Overcome

Les coups d’État militaires de juillet 2013 et février 2011 ont les mêmes raisons, couper l’herbe sous le pied à la révolution pour l’empêcher d’aller plus loin sur le terrain social.

Mais ils diffèrent aussi et cela a des conséquences. Le premier coup d’État avait surpris. Annoncé 48 heures à l’avance, le second était aussi appelé par les libéraux et les socialistes nassériens, avec le soutien critique d’une partie des démocrates. Et cela contre le moteur de la révolution populaire du 30 juin qui se faisait, elle, contre la politique sociale du gouvernement. Le soutien au coup d’État par la majorité de l’opposition, y compris de gauche, a déporté et polarisé la colère sur des affrontements laïcs / religieux, ce qui permet aujourd’hui aux Frères musulmans de mobiliser (infiniment moins toutefois que la révolution) en affichant un combat à la vie à la mort.

Joie et méfiance Si les libéraux et les nassériens sont au gouvernement, de même que trois femmes et trois coptes, c’est l’expression tout autant de la pression révolutionnaire que de la trahison de l’opposition. Ainsi le secrétaire de la principale des nouvelles confédérations syn- dicales, un nassérien nommé ministre du Travail, promet des hausses de salaires mais appelle les travailleurs à travailler plus pour sauver l’économie et à renoncer aux grèves. Cela donne l’orientation de fond du gouvernement et désarçonne certains révolutionnaires frustrés d’une victoire détournée à de telles fins.
La partie de l’opposition démocrate qui n’applaudit pas au coup d’État montre, elle, son absence d’influence profonde sur le mouvement. Pour eux, Morsi ne dirigeait que pour son clan, il y avait insuffisance à approfondir la démocratie, à distribuer l’excédent économique pour réduire pauvreté et inégalité… Mais la rue ne se dresse pas seulement contre un dirigeant ou une politique mais contre un régime d’accumulation des richesses et demande la fin de toute exploitation et injustice.
Le fleuve révolutionnaire, quand à lui, est sans parti pour dire tout à la fois sa joie du départ de Morsi, sa méfiance de l’armée et le maintien des objectifs sociaux. Il choisit la ligne de moindre résistance : beaucoup de gens ont exprimé seulement leur joie en applaudissant l’armée, affichant moins la revendication de « pain, justice sociale et liberté », ne l’oubliant pas mais attendant de voir la suite. Ce qui se paie momentanément en temps perdu et en souffrances.

Une marche lente et progressive En Occident, surtout à gauche, après « l’hiver islamiste », un nouveau consensus apparaît : faire tomber des dictatures serait sans effet ou contre-productif. La rue peut faire tomber les gouvernements mais ne réussit pas à aller beaucoup plus loin, car elle n’a pas d’organisation, de programme, d’expression politique. Moubarak et Morsi sont tombés… et l’armée a toujours le pouvoir. Au nouveau gouvernement, on trouve certes l’opposition du FSN mais trois ministres du précédent, des anciens du parti de Moubarak, des technocrates et représentants de la finance inamovibles, des militaires toujours…
De là percent diverses formes de déconsidération ou de soupçon. Tamarod aurait joué aux apprentis sorciers ; l’armée, l’État profond, les Feloul, la CIA, Israël, l’Arabie Saoudite et même le grand patronat copte se trouveraient derrière les foules… Tout cela n’est que peur et aversion envers le peuple (et fait monter l’anti-américanisme en Égypte).
Car la révolution continue à avancer. Depuis 6 mois, le plus marquant, c’est la croissance du recours aux comités populaires, une marche lente et progressive vers l’auto-organisation. Ces jours-ci, ce sont des résidents des classes simples, de Mahalla à Kafr El-Sheikh, d’Alexandrie au Caire, qui dispersent eux-mêmes les Frères musulmans lorsqu’ils menacent leur sécurité ou leur gagne-pain par des sit-in et coupures de routes.
Cette confiance des hommes et des femmes ordinaires en eux a été considérablement accrue par le 30 juin. Peu à peu, ils sont en train d’imposer leur réalité et leur révolution au pays… et au globe. Un spectre hante à nouveau le monde.

Jacques Chastaing Vendredi 26 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

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24 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Trappes : « Il y a un abus de pouvoir de la part de certains policiers » (JDD)

Trappes :

INTERVIEW – Pour Béchir Lassoued, président de l’Union des musulmans de Trappes, le dialogue entre la police et les citoyens est primordial pour éviter des débordements comme ceux de ce week-end.

Les violences qui ont eu lieu dès vendredi soir, à Trappes, ont fait suite au contrôle houleux par la police, jeudi, d’une femme musulmane portant un voile intégral. Pour Béchir Lassoued, président de l’Union des musulmans de Trappes qui organise le culte musulman et dialogue avec les pouvoirs publics locaux, il existe un ras-le-bol de la jeunesse, qu’un meilleur dialogue entre institutions et citoyens peut contribuer à apaiser.

Comment expliquer les événements qui ont eu lieu ce week-end?  Il y a un ras-le-bol de la jeunesse, qui n’a pas de travail, et qui tourne en rond. Si on ajoute à cela un climat d’islamophobie, et certains contrôles de police au-delà du normal, on peut considérer que ce week-end, les jeunes ont craqué.

Peut-on parler d’une radicalisation religieuse de cette jeunesse?  Absolument pas! Parmi les jeunes musulmans que l’on a vus s’opposer à la police, la plupart ne font même pas la prière. Et cela, sans compter tous les jeunes non pratiquants ou non musulmans. Il n’y a pas de radicalisation.

«Certains rapportent des grossièretés lors de contrôle de police.»

Les contrôles de police sont-ils abusifs envers les membres de la communauté musulmane de Trappes?  En France, le voile intégral est interdit. Une femme portant un niqab doit accepter le contrôle de police, montrer son visage et présenter une pièce d’identité, comme tout citoyen. C’est tout à fait normal, c’est la loi. Mais il y a contrôle et contrôle. A la mosquée, certaines personnes rapportent des grossièretés lors de contrôle de police. Tout n’est peut-être pas vrai, mais les gens ne viennent quand même pas se plaindre par plaisir. Il y a un abus de pouvoir de la part de certains membres de la police.

Quelle est l’attitude de la police?  Il y a quelques années, nous avions un commissaire qui allait sur le terrain, qui dialoguait avec les gens, et il n’y avait pas de tension entre la police et la population. Aujourd’hui, les nouveaux commissaires dialoguent moins et ne sont plus aussi présents. Mais nous demandons le dialogue, que la police vienne nous voir, discuter. Nous appelons toujours au dialogue. Il y a des musul- mans, des chrétiens, des juifs… nous pouvons arriver à vivre tous ensemble. Il faut que chacun se dise qu’on vit ensemble, et qu’il n’y a pas d’autre choix. Il faut respecter la loi de la République.

Les événements de ce week-end peuvent-ils ouvrir une possibilité pour renouer le dialogue que vous souhaitez?  Avec les responsables de la mosquée de Trappes, nous sommes allés au commissariat vendredi à 17h30, avant le début des violences, pour dialoguer avec la police. Nous avons rencontré l’adjoint du commissaire, qui a dit qu’il maîtrisait la situation et n’a pas beaucoup échangé avec nous. A 20h30, les violences commençaient. Mais le lendemain, nous avons appelé au dialogue et à l’apaisement dans différentes prières. Nous avons joint le maire de Trappes, les Renseignements Généraux nous ont contactés, et nous avons été reçus par le directeur de la police des Yvelines. Nous sommes donc sur la bonne voie. Nous pouvons travailler la main dans la main dans un respect mutuel, pour éviter que cela se reproduise.  Thibaut Sardier – leJDD.fr lundi 22 juillet 2013

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Trappes-Il-y-a-un-abus-de-pouvoir-de-la-part-de-certains-policiers-620458

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24 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Le message de la jeunesse brésilienne (Al’e)

Le message de la jeunesse brésilienne (Al'e) dans International americanlife

Au moment où les mobilisations au Brésil, dans leur dynamique, faisaient s’écrouler le mythe d’un  Brésil nouveau paradis des «classes moyennes» et qui connaissait une «croissance qui en fera la cinquième économie du monde», l’ex-président Lula s’est tu.

Pourtant la police exerçait une répression brutale, en particulier le 13 juin 2013 à São Paulo. Depuis cette date des couches de jeunes d’origine plébéienne se sont «ajoutées» aux manifestations. Le 3 juillet 2013, la grève des camionneurs a fortement paralysé ce pays-continent. Ces mobilisations ont mis en lumière la crise de crédibilité du système et du régime politique brésilien. Aujourd’hui, l’avenir de Dilma Rousseff lors des prochaines élections présidentielles n’est pas assuré.

C’est le moment pour Lula, comme une sorte de patron-sauveur du Brésil, d’intervenir… dans le New York Times! Et de répondre aux vœux du Capital des castes politiciennes et syndicales qui se résument en un cri: «que Lula revienne !» Lula et le pape Francesco –  pour présider les Journées mondiales de la Jeunesse – se donnent la main. Le but: canaliser la colère de la jeunesse et des couches populaires à qui il faut apprendre un «mode de vie austère»! Le goupillon franciscain et le Lula pétiste (Parti des travailleurs) se doivent de regagner du terrain sur le «rugissement de la rue»; et pour le Vatican marquer quelques buts contre les Eglises évangéliques. Publié par Alencontre1 le 22 – juillet – 2013

http://alencontre.org/ameriques/amelat/bresil/le-message-de-la-jeunesse-bresilienne.html

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23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Trappes, les musulmans et le racisme d’Etat (Noël Mamère)

Trappes, les musulmans et le racisme d’Etat (Noël Mamère) dans Antiracisme

Trappes, la ville de Jamel Debbouze et d’Omar Sy, ne rigole plus avec ses humoristes. Des centaines d’habitants ont attaqué le commissariat, à coups de pierres, symbole pour ces jeunes Français, issus de la colonisation, de l’atteinte à leur dignité. Le motif de cette poussée de violence ? L’exigence de libérer un homme qui avait osé protester contre l’interpellation de sa femme par des policiers ; elle portait le voile intégral, les policiers voulaient contrôler son identité.

Ces faits posent d’emblée trois questions :

  • Où est passée la police de proximité promise par la gauche qui devait remplacer les BAC et autres compagnies de CRS dans les quartiers dits sensibles ?
  • Pourquoi interpeller en plein ramadan une jeune femme voilée, sachant que durant cette période, un tel geste peut être interprété comme une provocation à l’égard des populations musulmanes ?
  • Enfin, la loi sur le voile intégral est-elle pertinente ?

Des lois productrices de discriminations

J’ai fait partie des rares députés qui ont toujours considéré les différentes lois sur le voile comme productrices de discriminations et de vio- lences potentielles. Nous y sommes. Si l’on ajoute à cela le refus de Manuel Valls d’appliquer la promesse de François Hollande d’en finir avec le contrôle au faciès, une telle conjonction ne pouvait que produire le type d’émeute à laquelle nous venons d’assister. Les déclarations mar- tiales du ministre de l’Intérieur, les vociférations de Christian Estrosi, Hortefeux et Le Pen n’y changeront rien. La révolte de Trappes nous oblige aussi à réfléchir sur la vague d’islamophobie qui s’est emparée de notre pays. Le ministre de l’Intérieur, cette dernière semaine, dénon- çait la multiplication des faits anti-musulmans dans plusieurs villes de la périphérie parisienne, à Chanteloup-les-Vignes et à Argenteuil. A Marseille, la question du voile revient au centre de l’actualité et avec elle, celle de la place des musulmans dans la société.

Le boomerang du racisme d’Etat

Au nom de l’universalisme, on a trop longtemps eu tendance à nier le rôle de la religion dans la société française. L’Etat a fait de l’Islam – deuxième religion de France – un culte discriminé sans que le législateur tente de résoudre les problèmes vécus au quotidien par les fidèles (comme les carrés musulmans au sein des cimetières, la régulation du marché de la viande hallal ou la construction des mosquées). Sous prétexte de combattre les signes religieux ostentatoires, on a privilégié la seule lutte contre le voile et inventé de nouvelles discriminations pour des femmes qui se voient doublement mises à l’index : en tant qu’arabe et musulmane, ne pouvant plus travailler dans certains établis- sements, et stigmatisées dans tous leurs actes quotidiens. De fait, un racisme d’Etat, utilisant l’amalgame entre musulmans, islamistes, terro-ristes et immigrés, s’est lentement insinué dans la société française, préparant le terrain à des conflits de civilisations à l’échelle des territoires. Le moment est venu pour la France de prendre cette question à bras-le-corps. Si on ne lui donne pas de réponse autre que répressive, elle va nous revenir au visage comme un boomerang.

Trente ans après la marche pour l’égalité

Le problème que nous rencontrons se joue dans le cadre franco-français, dans un pays qui a érigé la laïcité en dogme. Mais – et c’est là toute la difficulté – il est marqué par un contexte international où l’islam politique a pris le pouvoir dans plusieurs sociétés musulmanes, à la faveur des printemps arabes. Dans ces sociétés, comme la Tunisie ou l’Egypte, les classes moyennes refusent à juste titre ce qu’elles considèrent comme un dévoiement théocratique de leur révolution. Elles ont raison et nous les soutenons. Mais cette solidarité ne doit pas nous faire oublier qu’en France, ce sont des populations discriminées qui se revendiquent de l’Islam. Il faut donc refuser tout amalgame entre les deux situations et tracer les chemins d’un dialogue pour parvenir à apaiser les tensions. Malheureusement, en temps de crise morale, économique et sociale, il est tellement plus facile pour de nombreux responsables politiques d’utiliser les musulmans comme des boucs émissaires, que de trouver les mots d’apaisement et de prendre le temps de comprendre pourquoi on en est arrivés là. Mais Trappes, trente ans après la marche pour l’égalité et contre le racisme, nous oblige aussi à reconsidérer la politique de la ville menée par les gouvernements de droite et de gauche. Depuis novembre 2005 et les révoltes urbaines généralisées, rien n’a été fait pour répondre aux préoccupations des habitants des quartiers populaires.

L’américanisation des banlieues françaises

L’Etat a démontré son incapacité à apporter des réponses à la lutte contre le chômage des jeunes, aux questions d’éducation et de formation, à l’enclavement des quartiers et à la relégation des habitants. Cette inertie a favorisé la fuite d’une partie de ses habitants a créé, malgré le dis- cours ambiant sur la mixité sociale, des ghettos où sont concentrées des populations en fonction de leur appartenance ethnique et reli- gieuse. Or, de nouveaux conflits urbains dessinent le portrait d’une France séparée. Cette américanisation des banlieues françaises est en contra-diction absolue avec le rappel intangible des principes républicains, rabâchés par ceux qui croient encore vivre sous la Troisième République.

La vulgate anticommunautariste n’est qu’un prêt-à-penser inutile pour comprendre notre société multiculturelle. Il faudra un jour dépasser cette contradiction :

  • ou accepter une certaine logique communautaire, en s’appuyant sur les forces vives de « l’empowerment », c’est à dire la capacité des populations à faire surgir en leur sein de nouvelles élites urbaines, comme aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud ;
  • ou appliquer l’égalité réelle des droits, ce qui suppose un investissement sans commune mesure avec nos capacités actuelles. Mener les deux de front, c’est possible et cela porte un nom : la société du bien vivre ensemble.
Noël Mamère Député de Gironde Publié le 22/07/2013 à 18h09

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23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Universités, l’Unef pointe des « frais illégaux » à Rennes, Nantes et Brest (LT)

Universités, l'Unef pointe des

Vingt-quatre établissements du supérieur, dont Rennes 1, l’UBO et Centrale Nantes, imposeraient des frais d’inscription « illégaux » à leur étudiants, selon l’Unef. Le syndicat dénonce par ailleurs des « sélections illégales » des étudiants dans 27 universités, mais aucune en Bretagne. 

La cuvée 2013 du dossier Unef sur le non-respect par les universités et les établissements publics de l’enseignement supérieur de leurs obligations en matière d’accueil des étudiants vient de sortir. Comme chaque année, le syndicat pointe notamment les « frais d’inscription illégaux » ayant cours dans plusieurs d’entre eux.

« Frais de dossier » ou de « sport » Cette année, l’AgroCampus Ouest et l’Université de Rennes 1 sont notamment pointés du doigt pour des « frais pédagogiques » à hauteur de 750 euros demandés aux étudiants en Master 1 et 2 co-habilités dans les deux établissements, frais « dont les prestations ne sont pas définies », dénonce le syndicat. L’AgroCampus Ouest, présent à Rennes et Angers, est également accusé de demander 50 euros de « frais de dossier » à l’inscription. L’Ecole Centrale de Nantes est pointée du doigt pour ses 92 euros de frais de dossier à l’inscription au concours. L’Université de Bretagne occidentale (rebaptisée Bretagne Ouest dans le document de l’Unef), enfin, apparaît au titre des 25 euros qu’elle demande pour « frais de sport ». C’est d’ailleurs sous cette dénomination, correspondant à des sommes de 10 à 50 euros, que sont pointés le plus grand nombre d’établissements. Le « record » de l’année reviendrait à l’Institut national polytechnique de Toulouse (INPT), où l’inscrip- tion au diplôme d’ingénieur s’élève à 9.000 euros contre un tarif réglementé de 606 euros. Le montant de 9.000 euros « concerne seulement une cinquantaine d’étudiants de masters internationaux, majoritairement dispensés en anglais », a précisé l’établissement.

« Prestations clairement identifiées » La tendance est plutôt à l’amélioration avec 24 établissements épinglés, contre 30 l’an dernier et plus 50 en 2005, souligne toutefois le syndicat.  Une baisse que souligne également dans un communiqué la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, ce qui « témoigne de l’engagement des établissements à y mettre fin ». La ministre « a demandé que soit procédé à l’examen rigoureux des informations » rendues publiques par l’Unef.  « Les recteurs seront saisis pour rappeler à l’ordre les universités qui sor- tiraient de la légalité » et « le cas échéant, l’Etat prendra ses responsabilités pour y mettre fin », assure Geneviève Fioraso. »Si les universités dis- posent de la possibilité de réclamer des droits d’inscription complémentaires, ceux-ci doivent être facultatifs dès l’inscription, correspondre à des prestations clairement identifiées et qui ne relèvent pas du coeur des missions de service public des universités », rappelle la ministre.

Une « tendance » à la sélection Vingt-sept universités pratiquent une sélection illégale des étudiants après le bac, dénonce par ailleurs l’Unef. « De plus en plus d’établissements choisissent de limiter le nombre de places disponibles dans leurs licences par un processus de sélec- tion », déplore le premier syndicat étudiant dans son rapport annuel sur les dérives des universités.  « Cette nouvelle tendance » est « en totale contradiction avec la loi, qui stipule que la sélection d’un bachelier pour l’accès aux premiers cycles universitaires est prohibée », ajoute le syndicat.  Parmi les mises en cause figurent les universités de Savoie (pour ses licences de physique-chimie), Bordeaux 1 (mathématiques), Paris I et Paris X (droit franco-allemand), Bourgogne (Administration économique et sociale), Rouen, Marne-la-Vallée, etc.

« Pré-requis » ou non ? Certaines universités s’abritent, selon l’Unef, derrière le fait que des formations spécialisées nécessitent des « pré- requis », par exemple en musique. Le syndicat rejette cet argument au motif qu’une formation de licence « est censée être adaptée au niveau baccalauréat ».  Cette pratique résulte du « manque de moyens » des établissements, dont 16 prévoient d’être en déficit à la fin de l’année, selon le syndicat. Dans ce contexte, certaines « préfèrent réduire le nombre d’étudiants plutôt que d’affecter leurs moyens à l’embauche d’enseignants et au maintien de leurs capacités d’accueil », ajoute l’Unef. Elle a pour conséquence de pousser les étudiants « dans les bras du privé », estime le syndicat. Selon son rapport, seuls 32,2% des bacheliers suivent des cours en faculté aujourd’hui contre 39,1% en 2005, alors que la progression des étudiants dans le privé a augmenté de 32% au cours de cette période.

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22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : ce que Gezi est en train d’enseigner à la gauche (Avanti.be)

Turquie : ce que Gezi est en train d’enseigner à la gauche (Avanti.be) dans Europe k-bigpic

La capacité de la gauche révolutionnaire turque à aider à mener une révolte de masse a été testée en juin au cours du mois de manifestations et d’actions de protestations nées autour de la question du parc Gezi d’Istambul.

Après ce qu’elle appelle désormais « la Grande Résistance de Juin », la gauche se sent nettement plus légère, comme rafraîchie par ces événe-ments. Son moral est plus élevé qu’il ne l’a été depuis des décennies. Et surtout, elle a une direction à saisir. Le chemin à suivre est clair. Une lutte du peuple uni pour la révolution a été le rêve de la gauche turque depuis plus de quatre décennies. Et enfin, elle vient de connaître un véritable mouvement populaire de masse et uni.

Surmonter les divisions

La puissance de la Grande Résistance Juin a finalement forcé la gauche révolutionnaire à agir ensemble, quelque chose dans laquelle elle a très peu d’expérience. Car la gauche turque a une histoire terrible de division, pleine de colère et parfois de sang. Pour la première fois de son his- toire, la gauche turque vient de recevoir une leçon sur ce qu’est une lutte unie, et cela par un mouvement populaire de masse. Certains ne l’ont pas compris, mais les groupes qui font passer leurs slogans, leurs symboles et leur propre identité avant le peuple en révolte, ont rapidement perdu toute pertinence dans les manifestations.

Voici juste un bon exemple des leçons que Gezi a enseigné à la gauche. Lors de manifestations à Izmir, la troisième plus grande ville de Turquie, deux partis de gauche, le Parti communiste turc (TKP) et le Parti de la Démocratie Socialiste (SDP), se sont confrontés l’un à l’autre de la manière habituelle. Les choses se sont gâtées et il y a eu de la violence. Mais, pour la première fois, les comités centraux des deux partis se sont réunis ensemble, ont résolu le problème et a publié une déclaration conjointe regrettant ce qui s’était passé. Dans une situation dif- férente, ce conflit aurait traîné pendant une longue période, épuisant les énergies. Il n’aurait jamais été résolu, mais, au mieux, finalement oublié.

La confiance inspirée par la Grande Résistance de Juin se ressent comme un nouveau départ pour les relations au sein de la gauche. Elle donne lieu à des propositions qui n’auraient jamais été possibles auparavant. Certaines sections de la gauche ont commencé à appeler Sirri Sureyya Onder, le héros de Gezi, à être le candidat du mouvement à la mairie d’Istanbul lors des élections locales de l’an pro- chain. Onder est un député de l’Alliance qui regroupe les partis kurdes, verts et socialistes, le Congrès démocratique du peuple (HDK). Si cela se produit, il est probable qu’une très grande proportion de la gauche le soutiendrait et approfondirait les expériences de coopération et d’unité.

Écarter le nationalisme

Après 20 jours de combats de rue, l’esprit de Gezi continue à vivre maintenant dans les forums nocturnes organisés dans les parcs de banlieue d’Istanbul et d’autres villes. A Istanbul, les plus grands ont lieu dans le parc d’Abbasaga à Besiktas et dans le parc de Yogurtcu à Kadiköy. Des milliers de personnes y participent. Des discussions s’y mènent sur la façon dont ces forums peuvent être transformés pour former un nou- veau genre de regroupement national. Avec les élections locales dans seulement huit mois, ces forums pourraient être très utiles. D’autre part, le danger existe que ces forums puissent s’épuiser et disparaître avec le temps s’ils ne débouchent pas sur des plans et des objectifs concrets.

Depuis le début, il y a eu des craintes que les nationalistes turcs puissent détourner le mouvement. Si celui-ci avait été un mouvement nationaliste laïque, anti-islamiste et anti-kurde, le processus de paix entre le mouvement de libération kurde et le gouvernement de l’AKP aurait été pris comme cible, car il s’agit d’une initiative importante du gouvernement. Les nationalistes adoreraient voir des slogans contre le processus de paix, mais le mouvement ne les a pas suivi. Le principal slogan des nationalistes, « Nous sommes les soldats de Mustafa Kemal » (fondateur de la Turquie laïque) a été ridiculisé par le contre-slogan des manifestants : « Nous sommes les soldats de Mustafa Keser » (un musicien de folk contemporain qui personnifie le plaisir et la joie de vivre). Lorsque la police a tué un manifestant dans la ville kurde de Lice le 28 Juin (une ville qui a été entièrement brûlée en 1993), les cris de « Lice, résiste » ont jailli de partout sur les places Taksim et Kadikoy. Ce fut le dernier clou dans le cercueil des nationalistes dans la résistance de Gezi.

Nouvelle génération

Une toute nouvelle génération qui n’a jamais été politiquement active a pris part à des manifestations pour la première fois de leur vie pendant la résistance de Gezi. Elle a laissé sa marque sur tout. Il s’agit d’une nouvelle génération avec des attitudes, un langage et des comportements différents. Leurs parents ont peut-être cru que si les Kurdes parlent leur propre langue, le pays serait déchiré. Ou que si une fille est allée à l’école avec son foulard, la charia suivrait. Telle était la paranoïa créée par les nationalistes. Mais la nouvelle génération est différente et la plupart des socialistes peuvent le voir. C’est le défi auquel ils doivent répondre.

Zekeriya Ayman est un Kurde turc socialiste vivant à Melbourne en Australe.

Cet article est paru le 17 juillet sur le site australien www.greenleft.org
Traduction française pour Avanti : Jean Peltier. Les intertitres sont de la rédaction d’Avanti.

http://www.avanti4.be/analyses/article/turquie-ce-que-gezi-est-en-train-d-enseigner-a

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18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

“Le chômage des jeunes est hors de contrôle” (PE)

“Le chômage des jeunes est hors de contrôle” (PE) dans Crise Les-emplois-d-avenir-urgence-jeunes-chomeurs_reference

Selon la dernière enquête de l’OCDE sur le chômage, la fin de la crise n’est pas encore en vue.

En particulier au Portugal et en Grèce, qui, avec près de 60% de jeunes sans emploi, “payent un prix très élevé”, écrit De Morgen. Dans les 18 prochains mois, la situation devrait empirer. Le taux de chômage passera à 11% en France, à 12,5% en Italie et 28,2% en Grèce. Seule l’Allemagne s’en sort bien, avec un taux de chômage qui devrait tomber sous les 5% dans les mois à venir. L’OCDE exhorte les Etats à davantage intervenir et propose que les gouvernements subventionnent les entreprises qui embauchent des jeunes. Le quotidien qualifie cette proposition de “sur- prenante”, dans la mesure où l’OCDE s’est toujours fait l’avocate de la dérégulation et d’une diminution de l’intervention étatique.  17 juillet 2013 Presseurop De Morgen

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3976951-le-chomage-des-jeunes-est-hors-de-controle

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09 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Grand succès pour la Fiesta anticapitalista des JAC (Lcr.be)

Grand succès pour la Fiesta anticapitalista des JAC (Lcr.be) dans Jeunes dsc073873

Le jeudi 27 juin, les Jeunes anticapitalistes (JAC) organisaient pour la troisième année consécutive une fête de soutien aux Rencontres internationales des Jeunes qui auront lieu cet été en Grèce du 3 au 9 août   (www.anticapitalisme.be).

Cette année-ci, les jeunes avaient mis les petits plats dans les grands et ont organisé un véritable festival sur le campus du Solbosch de l’ULB, au milieu du Square G créé en mémoire des étudiant*es résistant*es du Groupe G pendant l’occupation nazie. Alors qu’une centaine de participant*es avaient été recensé*es l’an dernier, cette année ce sont plus de 300 personnes qui sont venues non seulement profiter d’une éclaircie inespérée, de bonne musique ou de bières spéciales, mais aussi pour écouter des jeunes militantes et militants de plusieurs pays !

Pauline des JAC a d’abord rappelé le sens de notre engagement politique, la longue liste d’actions et débats publics organisés cette année par les JAC, avec un fil conducteur féministe, écosocialiste et internationaliste, contre l’austérité et la répression de la jeunesse. Marc d’Izquierda anticapitalista (Etat espagnol), Costas d’Antarsya (coalition anticapitaliste) en Grèce, Violaine des jeunes NPA en France, nous ont parlé de l’état des luttes et de la situation politique et sociale dans leur pays : partout, à des rythmes et degrés divers, l’austérité imposée par les gou- vernements européens favorise des mobilisations et des recompositions politiques plus ou moins fortes à gauche. Luis du PRT mexicain nous a quant à lui fait passer le message de résistance porté notamment par les zapatistes de l’EZLN au Chiapas. Tou(te)s ont insisté sur l’importance des Rencontres internationales des Jeunes cet été en Grèce, occasion unique de se retrouver avec des centaines de militant*es de nombreux pays pour partager expériences et moments de fête ! Enfin, Neal et Alexandra des JAC ont conclu politiquement la soirée : Neal en témoignant de son expérience toute fraîche au cœur de la révolte à Istanbul en Turquie, et Alexandra en rappelant la forte mobilisation unitaire de la jeunesse néerlandophone et francophone contre la répression du gouvernement et ses Sanctions administratives communales (SAC), qui s’est manifestée le 29 juin (avec la participation des JAC) et se manifestera encore le 26 octobre dans la rue !

En plus de ces interventions internationalistes et militantes, la programmation musicale de cette Fiesta a ravi les présent*es : le blues de TOMMY GREEN & THE BLUES MACHINE, l’éthiojazz de BARBAZMARI, le rock de Stevie Rose & the Hotshots étaient vraiment très bons et nous ont fait vibrer toute la soirée. Entre chaque groupe, c’est MARACATUMIX ! qui a mis le feu au public avec des percussions brésiliennes très estivales ! Enfin, le duo franco-belge Panda Royal s’est fendu d’un DJ set excellent, que même la pluie, qui faisait son retour dans la nuit, n’a pas arrêté !

Une Fiesta qui a pu compter sur le soutien de nombreuses et nombreux bénévoles sans lesquels il aurait tout simplement été impossible d’or- ganiser pareil évènement : on les remercie donc chaleureusement, ainsi que les participant*es qui nous ont encouragé*es en saluant l’évè- nement, une réussite politico-festive qui booste les camarades en prévision des Rencontres internationales Jeunes en Grèce, et d’une rentrée qui s’annonce endiablée pour les JAC ! Par Jeunes Anticapitalistes (JAC) le Lundi, 08 Juillet 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2937:qgrand-succes-pour-la-fiesta-anticapitalista-des-jac-a-lulb-&option=com_content&Itemid=53

 

 

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05 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

«C’est une seconde révolution» (Le Courrier.ch)

«C’est une seconde révolution» (Le Courrier.ch) dans International rebel

EGYPTE Les événements se sont encore accélérés, hier, avec l’installation d’un nouveau président. Témoignage du chef du mouvement Tamarod, qui a fait tomber le régime Morsi. En Egypte, Mahmoud Badr est un «batal», (héros en arabe). Le jeune journaliste de 28 ans est le chef du mouvement Tamarod (rébellion en arabe) qui a mobilisé une nouvelle fois la rue égyptienne et provoqué la chute du président Mohammed Morsi après une année de règne des Frères musulmans. Avec ses cinq copains, Mahmoud Badr a rédigé une pétition intitulée «Tamarod», qui énumère les échecs de Mohammed Morsi et qui exige une élection présidentielle anticipée. En quelques semaines, l’appel connaît un immense succès et 22 millions de signatures sont récoltées. Tamarod appelait à manifester dimanche dernier. En trois jours, le régime de l’islamiste Morsi vacille. L’armée finit par démettre le président issu des Frères musulmans et organise la transition. Entretien.

Vous êtes rentré dans l’histoire: votre mouvement a réussi à destituer un président élu. Pensiez-vous réussir ­votre coup si facilement?
Mahmoud Badr: C’est incroyable! Nous avons réussi à chasser du pouvoir Morsi et la confrérie des Frères musulmans. En une année de pouvoir, les «Ikhwan» (les Frères) nous ont tellement méprisés, ignorés et marginalisés que nous étions finalement des millions d’Egyptiens dans la rue à réclamer leur départ immédiat. Au final, nous sommes des millions à mettre fin au règne des Frères musulmans, qui ont volé notre révolution et qui ont divisé l’Egypte. La rue a gagné une première manche. Mais il ne faut pas baisser les bras. Le pire est à venir.
En fait, s’agit-il d’un coup d’Etat militaire ou d’une deuxième révolution?
Il n’y a aucune ambiguïté sur la situation que vit l’Egypte aujourd’hui. C’est une seconde révolution populaire. Ce n’est pas un coup d’Etat militaire. C’est un coup de la rue, qui après avoir chassé Moubarak, a mis fin au mandat de Morsi, un président incompétent qui a plongé le pays dans le chaos. Il a imposé une Constitution taillée sur mesure pour sa confrérie. Il a également mené une opération d’«ikhwanisation» des institutions de l’Etat. Il a aussi tenté de mettre la main sur l’appareil judiciaire et restreindre les libertés. Il y a eu quatre fois plus de plaintes contre des journalistes pour «insulte au président» lors des 200 premiers jours de Morsi que pendant les 30 ans de Moubarak. Il est normal que l’armée intervienne pour sauver l’Etat de droit, appuyer les revendications du peuple et repousser l’islamisation radicale du pays.
Qu’attendez-vous de la nouvelle période de transition?
Les Egyptiens veulent des élections présidentielles et législatives et une Constitution au service du peuple et non pas des intégristes qui fonctionnent comme une secte. L’armée a remis le pouvoir politique dans les mains du président du Conseil constitutionnel, Adly Mansour, un civil, jusqu’à la tenue d’une présidentielle anticipée. Il faudrait aussi que les partis politiques se parlent et ne cherchent plus l’appui des militaires ou de la police. L’armée n’a aucun rôle politique à jouer. Elle doit assurer l’unité et la sécurité du pays.
Quel rôle demain pour les Frères ­musulmans?
Il ne faut surtout pas les exclure de la vie politique. Moi, j’ai voté Morsi avant de me rendre compte qu’il a trahi et s’est coupé du peuple et de la révolution. Reste que les Frères musulmans sont l’unique parti politique organisé. Mais ils ont montré qu’ils ne respectent pas l’Etat, ni la diversité de la société. J’ai peur qu’ils n’optent pour la rébellion armée et enfoncent le pays dans la guerre civile. Pour le moment, les Frères occupent les rues et nous jettent des regards menaçants. Nous voulons une Egypte pour tous, non pas un régime d’exclusion comme a voulu l’imposer Morsi.
C’est un peu la chasse aux sorcières?
L’armée a arrêté le président Morsi et ses cadres de la confrérie après qu’ils ont appelé à la résistance. Plus de 35 chaînes de TV en main des Frères musulmans ont été fermées. Elles ont incité à la haine et à la violence. Depuis des mois, les médias des islamistes poussent les gens à punir les chrétiens égyptiens, accusés de comploter contre le pays. Reste que les risques de chasse aux sorcières sont énormes. Il faut absolument que la rue ne cible pas les femmes voilées ni les barbus. Tout barbu n’est pas un islamiste ni un Ikhwan.
C’est bizarre que la rue s’allie avec les militaires pour chasser un président élu alors que vous avez toujours ­dénoncé l’armée qui veut gouverner le pays…
J’ai été présent à la réunion qui a mis fin au régime de Morsi. J’ai dit au général Abdel Fattah al-Sissi que sa mission est de restaurer l’image et le pouvoir de l’armée. Elle doit rester neutre et garantir la stabilité du pays. On ne veut pas que les militaires fassent de la politique. Aujourd’hui, il faut sauver le pays de la faillite. Morsi laisse un peuple de pauvres et une économie en ruine. Le taux de chômage est à 25% et 35% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Les milliards des pays du Golfe, qui soutiennent les islamistes, ne sont jamais arrivés dans les mains du peuple.
Que pensez-vous d’Obama qui se dit inquiet pour l’Egypte?
L’Administration américaine et les pays occidentaux ont soutenu pendant 40 ans la dictature de Moubarak et pendant un an les dérives autoritaires des Frères musulmans. Et aujourd’hui, Obama veut nous donner des leçons de démocratie lui qui a parié jusqu’à la dernière minute sur Morsi, lâché même par le plus ignorant des Egyptiens. Il faut que les pays occidentaux revoient leur manière archaïque d’analyser le monde arabe. Ça devient gênant.

VENDREDI 05 JUILLET 2013 Sid Ahmed Hammouche
Plus d’infos sur Révolution arabe: http://revolutionarabe.over-blog.com/

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01 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Egypte. Les manifestants envoient un carton rouge à Morsi (LT+OF)

Egypte. Les manifestants envoient un carton rouge à Morsi (LT+OF) dans International image

La BBC a confirmé ce que disait CNN, 33 millions de manifestants le 30 juin en Egypte, déclarant que c’est la plus grande manifestation de l’histoire de l’humanité: il y aurait donc eu 3 fois plus de manifestants que d’habitants en Tunisie, presqu’autant que d’espagnols… Le chiffre de 33 millions est contesté ( Reuters dit 14 millions). (Selon nos sources, Blog)

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Criant « Dégage ! » et brandissant des cartons rouges, des milliers d’Egyptiens ont hué, ce dimanche, Mohamed Morsi sur la place Tahrir, site emblématique qui a retrouvé l’ambiance et les mots d’ordre de la révolution de 2011 contre Hosni Moubarak.

empty dans Jeunes« Le peuple veut la chute du régime », a lancé la foule, reprenant le slogan-phare déjà crié sur ce haut lieu de manifestation politique au Caire par les opposants à l’ancien président. Ce dimanche, hommes, femmes et enfants ont agité une multitude de cartons rouges en scandant « Morsi, dégage », au son des sifflets et des vuvuzelas.

« Une deuxième révolution »« C’est une deuxième révolution et elle va partir d’ici, car Tahrir en est le symbole », a affirmé Ibrahim Hammouda, un charpentier venu de Damiette, sur la côté méditerranéenne, pour se joindre aux manifestants dans la capitale. En 2011, la foule était descendue dans la rue en portant des portraits des dignitaires du régime Moubarak barrés d’une croix rouge. Ce dimanche, les manifestants ont brandi des photos des dirigeants des Frères musulmans, le mouvement dont est issu Mohamed Morsi, eux aussi barrés de rouge. Mohamed Morsi avait été élu en juin 2012, à l’occasion de la première présidentielle libre de l’histoire du pays. Mais, aujourd’hui, ses détracteurs l’accusent de gouverner au seul profit du camp islamiste et de renier les idéaux démocratiques de la révolution sans laquelle il ne serait sans doute jamais arrivé au pouvoir.
« Morsi m’a trahi »
« Je suis ici, parce que Morsi, pour qui j’ai voté, m’a trahi et n’a pas tenu ses promesses. L’Egypte sera, une nouvelle fois, libérée à partir de la place Tahrir », a déclaré Mohamed Samir, venu de la ville de Mansourah, dans le delta du Nil. Les manifestants se sont regroupés sur la place Tahrir plusieurs heures avant des marches programmées en fin d’après-midi, au départ de différents endroits du Caire, pour converger vers le palais présidentiel situé dans le quartier d’Héliopolis, où l’essentiel des rassemblements est prévu.
« Nous protégeons la révolution de ceux qui la menacent »

A l’heure actuelle, des haut-parleurs diffusent à pleins décibels des chants patriotiques et, aux abords de la place, un service d’ordre porte des gilets fluorescents sur lesquels on peut lire : « Accès interdit aux Frères musulmans ». « Nous protégeons la révolution de ceux qui la menacent », a assuré un manifestant. « Les Frères ne continuent pas la révolution, ils veulent monopoliser l’Etat », a ajouté Mohammed Abdel Wahab, un cadre en marketing venu à Tahrir avec sa famille . N. A. avec AFP30 juin 2013 à 16h36

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/monde/egypte-les-manifestants-envoient-un-carton-rouge-a-morsi-30-06-2013-2155385.php

Deux morts en Egypte lors de manifestation monstre

Politique dimanche 30 juin 2013

Deux personnes ont été tuées dimanche dans des heurts entre partisans et adversaires du président islamiste égyptien Mohamed Morsi, en marge de manifestations monstre à travers tout le pays à l’appel de l’opposition pour réclamer son départ. L’armée estime à «plusieurs millions» le nombre de manifestants anti-Morsi descendus dans la rue, un an jour pour jour après son investiture, a déclaré une source militaire.

«ll s’agit de la plus grande manifestation dans l’histoire de l’Egypte», a ajouté cette source sous couvert de l’anonymat. Une personne a été tuée à Beni Suef et une autre dans la province d’Assiout, au sud du Caire, au cours d’affrontements qui ont aussi fait des dizaines de blessés aux abords de locaux des Frères musulmans, selon les services de sécurité Au Caire, le QG de la confrérie islamiste, dont est issu Mohamed Morsi, a été attaqué dans la soirée avec des cocktails Molotov et des tirs de chevrotine. Sur la place Tahrir, site emblématique de la révolte contre M. Hosni Moubarak début 2011 puis de nombreux autres rassemblements politiques, la foule a afflué en brandissant des cartons rouges à l’adresse du président. Sur la place Tahrir dans le centre du Caire, site emblématique de la révolte qui fit chuter le régime de Hosni Moubarak en février 2011, la foule a afflué en scandant « le peuple veut la chute du régime ». De nombreux manifestants brandissaient des cartons rouge portant l’inscription « dégage » à l’adresse du président, issu du mouvement des Frères musulmans. « C’est une deuxième révolution, et Tahrir en est le symbole », affirmait Ibrahim Hammouda, un charpentier de Damiette (nord) venu participer aux rassemblements dans la capitale.

Le canal de Suez protégé Des manifestations anti-Morsi ont également lieu à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, à Menouf et Mahallah, dans le delta du Nil, ainsi qu’à Port-Saïd et Suez, sur le canal du même nom, ou encore dans la ville natale de M. Morsi, Zagazig, au nord-est du Caire. Redoutant de graves troubles dans cette épreuve de force, l’armée et la police se sont déployées à travers le pays pour renforcer la protection des installations vitales, notamment du canal de Suez. Alors que des heurts entre pro et anti-Morsi ont fait huit morts cette semaine dont un Américain, les militaires se sont dit garants de la stabilité du pays si le climat de crise dégénérait.

Manifestation en soirée Le gros des manifestations est attendu en fin d’après-midi et en soirée, avec plusieurs défilés anti-Morsi qui doivent converger vers le palais présidentiel à Héliopolis. Non loin delà, dans le quartier de Nasr City, des militants islamistes campent depuis vendredi pour défendre la « légitimité » du premier chef de l’Etat égyptien à avoir été librement élu. Le Parti de la liberté et de la justice, émanation des Frères musulmans, a lui aussi mobilisé ses partisans pour soutenir M. Morsi, premier président civil et islamiste du pays.

Consignes de prudence Plusieurs pays, dont la France et la Grande-Bretagne, ont diffusé des consignes de prudence à leurs ressortissants, leur recommandant d’éviter les rassemblements ou de limiter leurs déplacements. La crainte d’une aggravation de la crise provoque en outre depuis plusieurs jours une ruée des automobilistes sur les stations service, et pousse de nombreux Egyptiens à faire des provisions. Dimanche, premier jour de travail de la semaine, de nombreuses entreprises et bureaux étaient fermés par mesure de sécurité.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Deux-morts-en-Egypte-lors-de-manifestation-monstre_55257-2207805_actu.Htm

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