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28 mars 2015 ~ 0 Commentaire

québec, le mouvement étudiant redémarre… (al’e)

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Près de 60 000 étudiants ont déclenché une grève lundi matin 23 mars pour protester contre les mesures d’austérité mises en avant par le gouvernement québécois et contre les hydrocarbures (politique du gouvernement dans ce domaine).

Selon le site printemps 2015.org, recensant les associations étudiantes en grève, 28 associations étudiantes représentant 38’000 étudiants prenaient part à une grève générale reconductible en date du 23 mars. A ce nombre s’ajoutent environ 20 000 étudiants qui sont en grève seulement pour la journée de lundi 23 mars. L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) a obtenu, lors de vote à bulletin secret, 30 000 adhésions à la grève dès le 15 mars. Elle s’était fixé cet objectif quantitatif pour mettre en marche effectivement un mouvement de grève.

Le comité Printemps 2015 estime que pour le moment 80 000 personnes seront en grève le 2 avril, date à laquelle devrait se tenir une manifestation d’ampleur planifiée depuis plusieurs mois.

Environ 150 000 étudiants seront consultés prochainement par leur association étudiante sur le recours à une grève générale. De nombreux événements ponc- tuels de mobilisation et de revendication auront lieu dans les prochaines semaines un peu partout dans la province. Samedi après-midi (21 mars), environ 5000 personnes ont marché au centre-ville de Montréal pour protester contre l’austérité et l’économie du pétrole.

L’Association facultaire étudiante des arts (AFEA), représentant 3800 étudiants, a déclenché une grève lundi dernier.

Quelques milliers de manifestants ont défilé au centre-ville de Montréal mardi soir 24 mars dans le cadre de la grève étudiante. La marche a rapidement été déclarée illégale parce que les manifestants n’ont pas fourni leur itinéraire à la police, conformément au règlement P-6 décidé après les mobilisations de 2011. (Rédaction A l’Encontre)

Publié par Alencontre le 26 – mars – 2015
Lire aussi:
A Amsterdam aussi:

Etudiants irlandais(e)s avec les hollandais(e)s:

http://www.irishleftreview.org/2015/03/19/20731/

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20 mars 2015 ~ 0 Commentaire

passe d’armes matinale à l’assemblée, entre députés et blessés du flashball (rue 89)

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Légende de la photo: les flics aiment viser la tête pour défigurer!

Ce jeudi matin, quatre personnes ayant été blessées au visage par des tirs de flashball, lors d’un match de foot, d’une manifestation ou d’une évacuation de squat, et les parents de deux d’entre eux ont fait le déplacement jusqu’à l’Assem- blée nationale. Ils sont auditionnés par la commission d’enquête sur le maintien de l’ordre, constituée peu après le décès de Rémi Fraisse à Sivens et présidée par Noël Mamère (écologiste).

Depuis quelques mois, une dizaine de ces blessés, sur une trentaine recen- sée, se sont regroupés en collectif, l’Assemblée des blessés. Présents lors de diverses manifestations contre les violences policières, ou au procès du gardien de la paix qui a éborgné Geoffrey Tidjani lors d’une manifestation lycéenne, c’était leur première prise de parole collective devant une institution. La vidéo est en ligne sur le site de l’Assemblée nationale.

Des parlementaires agacés Pierre Douillard, blessé à Nantes en 2007, alors que le lanceur de balles de défense (LBD) était encore en phase d’expérimentation, parle le premier. Il rappelle que cette semaine, à Mayotte, a lieu le procès d’un gendarme ayant tiré sur un enfant de 9 ans, en 2011. «Toute personne blessée ou tuée par la police réveille nos propres blessures.»

Le début de sa déclaration, préparée en amont et lue au micro, irrite quelque peu les députés présents. Pierre Douillard leur reproche «le temps réservé aux policiers et gendarmes» et la «complaisance de certains commissaires» lors de ces auditions : «On a plus entendu parler de la violence supposée des mani- festants que de celle des forces de l’ordre. »

Noël Mamère interrompt le jeune homme, en lui rappelant «les règles de res- pect mutuel»: «Je comprends votre douleur et votre colère, mais je n’accepte pas qu’on mette en cause l’impartialité de la commission d’enquête parlementaire.»

Une autre victime du flashball, Joachim Gatti, signale que les blessés ont «pris très au sérieux cette commission» et ont «regardé toutes les auditions» avant de venir, à leur demande d’ailleurs. Hormis cet accrochage, les parlementaires se sont montrés plutôt à l’écoute de leurs invités, qui réclament l’interdiction des flashballs et autres LBD, symboles d’une «militarisation de la police», dans les cités comme à Notre-Dame-des-Landes.

«Une extension mutilante de la matraque» Florent Castineira, dit «Casti», a été blessé aux abords d’un stade de foot, en 2012. Son orbite droit est recouvert d’un pansement, sur lequel il a dessiné un signe hindou. Regrettant que les auteurs de tels tirs fassent l’objet de poursuites judiciaires très limitées, il estime que «la police mutile et la justice couvre ses actes». Et veut démonter l’un des mythes attachés à ce «moyen de force intermédiaire»: «Le flashball ne se substitue pas à l’arme de service. D’ailleurs, le nombre de personnes tuées par balles n’a pas diminué. C’est une extension mutilante de la matraque et des lacrymogènes.»

Selon les cas, le tir est arrivé dans un œil, crevé sur le coup, ou à proximité, occasionnant un décollement de la rétine et de multiples lésions au visage. C’est ce qui est arrivé à Quentin Torselli, en février 2014 à Nantes. Depuis ses dix-sept fractures, «tout s’est arrêté socialement et professionnellement» pour cet artisan charpentier de 30 ans. Sa mère, Nathalie, est également venue faire part de sa «douleur» et de son «incompréhension»: «Nos enfants ont été éborgnés, marqués à vie. Ils auraient pu être les vôtres. [...] Avant ce drame, nous faisions partie de la masse des citoyens intégrés et engagés dans la sociétés. Nous n’étions pas révoltés, nous le sommes devenus.»

«Ce sont des armes de terreur» Christian Tidjani, père du lycéen de Montreuil, témoigne aussi de l’emploi du flashball comme outil d’intimidation: «A Nantes, on a vu des policiers armés de flashballs faire le geste de se mettre la main devant l’œil, pour signifier qu’on risque de le perdre.» «Casti» acquiesce, devant des parle- mentaires surpris qui s’agitent à voix basse. Christian Tidjani poursuit, dénonçant «un maintien de l’ordre plus offensif pour certains pans de la population» que pour des agriculteurs de la FNSEA, par exemple. Joachim Gatti reprend la parole, ex- pliquant que le LBD représente «un changement de la doctrine en actes»: «L’arr- ivée d’un canon à eau, une ligne de CRS qui s’équipe, ou les secondes qui précèdent les lacrymos sont perceptibles. Ils s’adressent au corps collectif des manifestants. Le déploiement du flashball ne se manifeste pas. Il ne fait pas reculer, ne disperse pas, mais frappe une seule personne. Ce sont des armes de terreur, parce qu’elles en frappent un pour terroriser tous les autres. La possibilité même d’agir collectivement est remise en question.»

«Nous avons bien reçu le message» Pascal Popelin salue ces «témoignages charpentés», Noël Mamère les qualifie «d’accablants», sans toutefois s’autoriser de commentaire sur les procédures judiciaires en cours. Il n’a pas vraiment de questions supplémentaires: «Nous avons bien reçu le message de la demande d’interdiction.» Noël Mamère rappelle avoir demandé, après la blessure de Joa- chim Gatti, l’arrêt de l’usage des flashballs. Il laisse entendre qu’il reste, person- nellement, sur cette ligne, et écarte lui aussi l’idée que le flashball évite le recours à un armement plus lourd.

Le député Guy Delcourt, revenant sur le début de l’audition, demande aux blessés «d’attendre le rapport final» avant de tirer des conclusions sur la passivité de la commission: «Si l’on a pu vous donner l’impression d’écouter beaucoup les forces de l’ordre, ce n’est pas pour autant que nous acquiesçons. Il n’y avait rien de complice.» Pascal Popelin renchérit: «Soyez assurés que notre objectif est de faire des préconisations.» Joachim Gatti n’est pas satisfait pour autant et la discussion redevient animée: «Il ne nous semble pas que le problème soit les circonstances ou le non-respect des règles. Cette arme est toujours susceptible de provoquer de graves blessures, quelle que soit la manière de l’utiliser.»

Il donne l’exemple d’un pompier, touché par erreur à Grenoble dans une manifestation, parce que le pompier visé (porteur d’une lance à eau), s’est baissé. Florent Castineira lâche quelques derniers mots: «Ils nous tirent dessus avec des armes. Nous, on n’a pas d’armes.» A la sortie, les impressions sont variables. Les uns se satisfont d’avoir été entendus voire encouragés, les autres restent sur leur faim. Tous se réjouissent de s’être déplacés en groupe, pour ce qui ne représentait que l’une des étapes de leur combat. Camille Polloni

Mis à jour le vendredi 20 mars 2015 à 10h30

http://rue89.nouvelobs.com/2015/03/19/passe-darmes-matinale-a-lassemblee-entre-deputes-blesses-flashball-258280

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27 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

rennes, soirée de soutien aux étudiants mexicains disparus (rennnes info)

rennes, soirée de soutien aux étudiants mexicains disparus (rennnes info) dans International 500_fly_31_janv-91ec4

Rennes, le samedi 31 janvier, soirée en soutien au mouvement pour les 43 étudiants d’Ayotzinapa qui ont disparu en septembre au Mexique.

La soirée se déroulera à l’Elaboratoire, à Rennes, et sera animée de concerts à partir de 19h. Au programme : chanson, cumbia, rap, rock-punk et DJ ska-dub.

Il y aura aussi une projection sur le mouvement pour les 43 et plus largement sur la situation de l’état du Guerrero au Mexique qui a mené au massacre du 26 septembre. Depuis, 43 étudiants ont disparu après avoir été attaqués par la police municipale au cours d’un affrontement qui a fait 6 morts. Ils étaient membres de l’université d’Ayotzinapa, école normale engagée depuis des décennies dans les luttes sociales et le développement solidaires des communautés du Guerrero.

Tous les bénéfices seront reversés à la Croix Noire anarchiste de Mexico.

lundi 26 janvier 2015

http://www.rennes-info.org/Soiree-de-soutien-aux-etudiants

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12 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

la scala prise d’assaut par les jeunes des centres sociaux (rue 89)

la scala prise d’assaut par les jeunes des centres sociaux (rue 89) dans Europe

Des invisibles qui se rebellent

Drôles d’images en début de semaine sur la chaîne italienne la 7. A Milan, le parvis de la Scala, le célèbre opéra milanais, a été dimanche le témoin d’affron- tements. Sur la place humide, les manifestants s’en prennent aux forces de l’or- dre. A l’intérieur du palais en revanche, bijoux et fanfreluches glissent sous la lumière des lustres. La première de la Scala est l’un des évènements italiens mondains les plus en vue. Saisissantes images de deux mondes si proches et si lointains à la fois.

Failles spatio-temporelles Les manifestations qui se sont déroulées le soir de la première sont liées à des faits qui remontent au mois de novembre. Milan avait été le théâtre de violents affrontements suite à la décision de la ville de déloger des occupants abusifs de HLM. Plusieurs centres sociaux avaient été vidés dans la foulée.

En Italie, le centre social est une réalité très particulière, née à la fin des années 70. Il revêt des formes et courants multiples. Traditionnellement de gauche voire d’extrême gauche, ils réunissaient surtout la jeunesse italienne. C’est encore le cas aujourd’hui même s’ils restent la majeure partie du temps ouverts à tous. Ce sont des lieux très engagés où l’Etat italien n’a qu’un seul droit : être absent. Autogérés, engagés vers une culture anti-institutionnelle, ils me font penser à des failles spatio-temporelles.

Sur la place, le soir de la première de la Scala, les manifestants appartiennent au centre social milanais, Cantiere. Il suffit de se rendre sur la page Facebook du centre social pour comprendre l’état d’esprit de ceux qui le suivent. Ici, on écrit contre Renzi, contre la caste, contre Matteo Salvini, étoile montante de l’extrême droite italienne, contre les injustices criantes et croissantes que vit l’Italie. Ces jeunes des centres sociaux sont souvent perçus et présentés à tort comme des anarchistes violents. Si c’est le cas pour certains centres sociaux, la majorité reste des enragés désespérés.

Une fissure dans le cœur gris des villes C’est ce qu’expliquait l’excellent travail du photographe sociologue Andrea Kunkl. Je l’ai rencontré à Rome il y a un an. Aucun des médias français que j’avais contactés n’a voulu de ses photos sur les centres sociaux milanais. Un magnifique travail de six ans. Une exploration de longue haleine, d’apprivoisement, de confiance sur les jeunes qui peuplent ces immeubles de fortune. Des jeunes en marge de la société, défiants. Il y a beaucoup d’humanité dans le travail d’Andrea Kunkl. Il a réussi à saisir la normalité dans la marginalité.

Publié dans L’Espresso, le travail d’Andrea Kunkl était accompagné du texte suivant :

« Comme une fissure qui s’est ouverte dans le cœur gris de nombreuses villes italiennes et continue de se ramifier. Des immeubles occupés dans le centre et la périphérie pour animer des communautés qui vivent des valeurs différentes et rêvent la révolution. Les fissures sont des fractures qui naissent de la violence, de la décision de violer le code pénal pour pénétrer dans les immeubles abandonnés, de campagne militantes en affrontements.

Mais ce sont aussi des couloirs où pénètrent une lumière différente : ils font croître la créativité en fournissant art, musique, culture et légumes de jardins biologiques, embryons d’une économie qui ignore les règles du marché. »

Invisibles et stigmatisés Ce lundi, l’excellente émission de décryptage Coffee Break de la chaîne la 7 était dédiée aux invisibles de la société italienne. Je n’ai pu m’empêcher de rassembler les deux images : celle du centre social et celle de la société invisible.

Car c’est bien là le problème, la société invisible. Celle dont personne ne parle, celle que l’on stigmatise souvent, celle dont les rangs grossissent à chaque scan- dale, à chaque coup porté par la crise. Celle qui commence à crier famine et que les politiques ignorent en se congratulant de résultats électoraux où l’abstention dépasse désormais le nombre de votants. Un de mes amis italiens disait il y a peu « Faire comme si nous n’existions pas, c’est une violence morale. »

C’est une petite frange de cette société invisible qui a pris d’assaut la Scala ce jour-là. Les images ont raconté une histoire. Celle d’un monde qui en ignore un autre, barricadé dans un palais doré. Un monde qui se fissure aussi. Ni Matteo Renzi, ni Giorgio Napolitano n’ont fait le déplacement pour cet événement mon- dain, alors qu’un nouveau scandale de corruption politique vient de balayer l’administration municipale de Rome. Leur absence a été une grande déception pour l’élite milanaise.

Seul représentant du gouvernement, le ministre de la Culture, Dario Franceschini, a lâché ces quelques mots : « Ces affrontements font désordre. Ils écornent l’image du pays. »

Flora Zanichelli Journaliste  Publié le 11/12/2014 à 18h49

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09 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

précarité, la faim hante le royaume-uni (ci)

précarité, la faim hante le royaume-uni (ci) dans Austérité oliver460

Le nombre de personnes contraintes de faire appel aux banques alimentaires a presque triplé en un an au Royaume-Uni.
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Selon un rapport parlementaire, c’est surtout le régime des aides de l’Etat, plus strict qu’auparavant, qui pousse les Britanniques vers la pauvreté. Un rapport parlementaire sur la faim dans le pays, financé par l’Eglise, accuse la politique d’austérité de pousser les personnes vulnérables à être contraintes de faire appel aux banques alimentaires, selon The Guardian.
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Entre 2013 et 2014, plus de 913 000 personnes, dont un tiers d’enfants, ont reçu des aliments d’urgence d’une banque alimentaire pendant au moins trois jours, contre 346 000 personnes entre 2011 et 2012. En effet, le rapport intitulé Feeding Britain (Nourrir la Grande-Bretagne), qui doit être publié aujourd’hui, souligne que « le pays est hanté par la faim, causée par les bas salaires, les inégalités qui se creusent, un régime impitoyable de sanctions [infligées aux bénéficiaires d’aides d’Etat qui ne remplissent pas les nouvelles conditions] et la désintégration du tissu social ».
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Augmentation du salaire minimum
La première réaction du Parti conservateur au rapport a été « hostile », selon The Guardian. Matthew Hancock, l’un des minis- tres du gouvernement, aurait déclaré que « la hausse des appels aux banques alimentaires était due à la plus grande visibilité de celles-ci ». Le rapport risque de générer « le clivage le plus important depuis des décennies entre l’Eglise et le Parti conservateur », selon le journal.
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Les auteurs du rapport, issus de tous les partis, appellent le gouvernement à changer le système des sanctions, mettre en place un réseau de banques alimen- taires plus important avec un soutien public et créer un nouvel organisme public dans lequel opéreraient huit ministres pour combattre la faim.
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De plus, ils appellent à une augmentation du salaire minimum, et, dans les écoles, à élargir la politique des repas gratuits aux vacances scolaires pour les enfants défavorisés. Enfin, ils incitent les supermarchés à faire de sorte que les surplus alimentaires ne soient plus jetés.
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Allocation coupée sans avertissement
Le régime des sanctions est « la prin- cipale raison pour laquelle les pauvres se tournent vers les banques alimentaires », explique le journal. Par exemple, une personne qui ne se présente pas à un en- tretien d’embauche risque de ne plus recevoir son allocation de chômage.  Selon The Times, les centres d’allocations devraient en effet « mieux expliquer la nature des sanctions aux personnes les plus vulnérables ». Le quotidien estime néanmoins que « les sanctions ont bel et bien encouragé des personnes à se mettre plus sérieusement à la recherche d’un emploi ».
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Le vice Premier ministre Nick Clegg (libéraux-démocrates) a admis qu’ »il y a des preuves que certaines personnes ayant fait l’objet de sanctions finissent par avoir recours temporairement à des banques alimentaires [...]. Nous devrions mettre en place un système [...] pour que certaines sanctions ne soient pas infligées du jour au lendemain comme c’est parfois le cas aujourd’hui.
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« Le danger d’un « agenda gauchiste » The Daily Telegraph défend quant à lui la politique gouvernementale actuelle. « Le danger, c’est que le besoin de lutter contre ce problème coïncide avec un agenda gauchiste incitant le gouvernement ‘insen- sible’ à faire davantage pour aider les pauvres. » Certes, « c’est scandaleux que dans un pays aussi riche et prospère que la Grande-Bretagne des personnes n’aient pas de quoi se nourrir [...]. Mais augmenter les aides de l’Etat ne constitue pas une réponse au problème de la faim sur le long terme », estime le journal conservateur.
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« En réalité, les ministres ont déjà fait énormément de choses pour aider : ils ont augmenté les seuils d’impôt sur le revenu, créé des centaines de milliers de postes et mis en place des réformes des aides de l’Etat pour inciter les personnes concernées à sortir de la dépendance [aux allocations] et à trouver un travail
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. »The Independent salue avant tout la proposition de limiter le gaspillage ali- mentaire. « C’est une bonne idée de mettre plus de pression sur les supermarchés et les chaînes alimentaires pour qu’ils donnent plus de nourriture aux banques alimentaires et aux associations caritatives au lieu de la jeter ou de l’incinérer », note le journal. « L’année dernière, [la chaîne de supermarchés] Tesco (28 % du marché national) a révélé que 30 000 tonnes de nourriture avaient été jetées au cours des six premiers mois de l’année. »
Courrier international Judith Sinnige 8 Décembre 2014

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08 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

une parodie de « justice » (npa)

toul

Hier jeudi 4 décembre, 4 manifestant-e-s passaient en procès suite aux manifestations des 1er et 8 novembre, qui avait donné lieu à de violentes répressions policières et de nombreuses arrestations arbitraires.
Nous nous félicitons que plus de 200 personnes ont répondu à l’appel de l’AG des étudiant-e-s du Mirail et relayé par 12 organisations (FSU 31, Solidaires 31, CIP-MP, Fondation Copernic 31, AL, CSR 31, EELV Toulouse, Ensemble ! 31, LO, NPA, PCOF, PG) à venir soutenir les inculpé-e-s.

Mais une fois de plus, c’est à une parodie de « justice » que nous avons assisté : des condamnations lourdes malgré l’absence de faits avérés (120 heures de TIG pour l’un ; 2 mois de prison avec sursis pour deux autres) et allant même jusqu’à condamner Gaëtan pour un chef d’inculpation qui n’existe même pas!

Le NPA dénonce ces condamnations scandaleuses qui témoignent de la volonté de criminaliser le mouvement social et de restreindre les libertés démocratiques pour mieux faire passer la politique violente de ce gouvernement PS-MEDEF.
Le NPA exige l’amnistie de tou-te-s les condamné-e-s et la relaxe de tou-te-s les inculpé-e-s des manifestations de novembre à Toulouse.

Toulouse, le 5 décembre 2014

les juges ne sont pas allés jusqu’où le pouvoir aurait voulu (ccr)
La pression et la mobilisation ont empêché des peines exemplaires

Procès de Toulouse.

120 heures de Travaux d’Intérêt Général en remplacement d’une peine de prison ferme, deux fois deux mois avec sursis et 1100 euros d’amende. Les condamnations qui sont tombées au Tribunal de Toulouse, jeudi 3 décembre, sont dures. On reprochait, fondamentalement, aux camarades jugés d’avoir défié l’interdiction de manifester qui frappe plusieurs villes de France depuis le meurtre de Rémi Fraisse.

Néanmoins, le juge et ses assesseurs n’ont pas suivi les réquisitions du procureur qui avait exigé bien plus. Les peines délivrées sont, par ailleurs, moins lourdes que lors des comparutions immédiates, début novembre. Les camarades ont eu le temps de préparer leur procès avec les avocats, d’une part, mais ont également été épaulés par une importante campagne de soutien ayant son origine à l’Université du Mirail où un vent de révolte souffle depuis quelques semaines maintenant .   (…)

Des juges aux ordres du gouvernement, mais qui ont dû tenir compte de la mobilisation

Dans la salle d’audience, trois des quatre camarades convoqués étaient présents. Le procureur a chargé les inculpés, accusés, fondamentalement, de participation à manifestation interdite. Systématiquement, cependant, le juge et ses assesseurs ont refusé de suivre l’avis du ministère public. C’est bien entendu le fruit, tout à la fois, de la pression politique et militante qui a été construite de façon à soutenir un maximum l’ensemble des camarades inculpés ces derniers temps.

Certes, les camarades n’ont pas été relaxés. La justice, en dernière instance, ne pouvait pas se déjuger et encore moins se placer en porte-à-faux avec le ministère de l’Intérieur. La police s’était en effet constituée partie-civile dans des dossiers montés de toute pièce, les camarades étant par exemple accusés de violences volontaires contre… des agents de police qui, à l’image des voltigeurs de Pasqua, mais sans moto, « nettoient » les fins de manifs et sont rompus à l’arrestation musclée.

Les camarades sont libres et avec nous !

En revanche, là où le procureur avait requis de la prison ferme pour un camarade, le juge et ses assesseurs ont demandé un aménagement en 120 heures de Travaux d’Intérêts généraux ; là où le premier avait demandé des peines avec sursis plus lourdes contre Bénédicte, marionnettiste, arrêtée en tant que « clown blanc » le 1er novembre, et Gaëtan, militant étudiant à Solidaires et camarade du NPA 31, qui a nié les violences mais a revendiqué la manifestation, les camarades ont été condamnés à 2 mois avec sursis, assortis d’une amende de 1100 euros pour le dernier camarade, requalifiant y compris certains chefs d’accusation, dont « violence volontaire sur agent » en « tentative de violence », ce qui ne figure nulle part au code de procédure pénale. Aujourd’hui, cependant, les camarades sont libres et avec nous !

Le combat continue : libérez nos camarades !

D’autres procès sont prévus, à Toulouse, les 9 et 17 décembre. En effet, après les interdictions de manifestation à la chaîne, la justice procède à des jugements groupés. L’ensemble des camarades arrêtés en marge des mobilisations, qui n’ont pas seulement fait l’objet d’un rappel à la loi et ont été déférés, ont été condamnés. Cela indique clairement la détermination du gouvernement à taper dur pour faire taire toute contestation. A Toulouse, cependant, même si la justice reste droit-dans-ses-bottes, une mobilisation organisée de la jeunesse, ayant les étudiants du Mirail comme fer-de-lance, capable de s’adresser largement à d’autres secteurs ainsi qu’à l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier et de la jeunesse, a démontré qu’il était possible de faire reculer les juges, au moins partiellement. C’est en ce sens aussi que la bataille doit se poursuivre et s’étendre, pour les camarades qui viennent de passer en procès comme en vue de ceux du 9 et du 17 décembre. C’est en ce sens qu’il faut continuer à mobiliser pour la relaxe et l’amnistie des condamnés.

http://www.ccr4.org/Proces-de-Toulouse-Les-juges-n-ont-pas-pu-aller-aussi-loin-qu-ils-ne-l-auraient-voulu

Commentaire: Ccr est un « courant » membre du Npa

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07 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

la jeunesse peut se réveiller… (npa)

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Et jouer le même rôle qu’en 2006 contre le contrat première embauche

Depuis plusieurs semaines, l’université Jean-Jaurès (ex-Mirail) à Toulouse est en lutte contre l’austérité budgétaire, mais aussi contre le barrage de Sivens, les violences policières et la répression. Robin, Arya et Gaëtan sont étudiantEs et militantEs au NPA. Ils ont accepté de nous parler de leur lutte.

Pourquoi une dynamique propre à Toulouse ?
Arya : La particularité de Toulouse, c’est la proximité avec la ZAD du Testet. Dès le 4 novembre, des zadistes sont arrivés au Mirail pour porter sur la fac les questions autour de la répression et du barrage. De notre côté, nous avions déjà lancé un mouvement contre l’austérité budgétaire dans les universités. On a pu intégrer la question de la répression précisément par le biais de l’austérité : alors qu’il n’y a plus de moyens pour les universités, les budgets alloués à la défense des grand projets inutiles et à la répression des mouvement sociaux sont colossaux.

Robin : La répression au Testet et la mort de Rémi Fraisse ont été un élément déclencheur. De nombreux étudiants de la fac se sont déjà rendus sur le lieu de projet de barrage et beaucoup d’entre nous sont sensibles aux questions éco- logiques, à la question de l’aménagement et de l’appropriation de nos territoires. Et puis, il y a les conditions de vie et d’études qui se dégradent. Ces problématiques resurgissent sur le devant de la scène.

Gaëtan : De nombreuses manifestations ont eu lieu, la plupart ont été interdites et réprimées. Les jours de manifestation, Toulouse est militarisée et les arrestations arbitraires se multiplient. Des étudiantEs du Mirail subissent cette répression, dont moi-même, puisque j’ai passé 48 heures en garde à vue après la manifestation du 8 novembre. Je passe en procès le 4 décembre. Des peines très lourdes sont tombées, allant jusqu’à la prison ferme…

Qu’avez-vous fait spécifiquement sur la question des inculpéEs et des condamnéEs ?
Gaëtan : Deux étudiantEs du Mirail ont été interpellés et cela nous a poussé à passer à l’offensive pour les défendre. Après chaque vague d’arrestation, nous allons devant le commissariat, puis devant le palais de justice pour réclamer la relaxe des inculpéEs et l’amnistie de tous les condamnéEs. Nous avons organisé une caisse de soutien pour les inculpéEs, afin de financer leurs frais de justice. Mercredi soir, nous avons fait un meeting/concert de soutien, où sont intervenus les secteurs en lutte toulousains, suivi d’un concert de soutien.

Robin : Les attaques contre ceux et celles qui résistent s’intensifient, tant sur les lieux de travail que dans les quartiers, ainsi que dans les manifestations. Cela pose la question de la légitimité même de la lutte sociale, dont le droit est remis en cause systématiquement, lorsque le gouvernement est en difficulté. C’est pour cela que le combat contre la répression est pour nous intimement lié à la lutte contre la politique d’austérité, contre ce gouvernement au service de patrons.

Arya : La tâche centrale est de produire du matériel pour expliquer les liens entre la répression, le barrage de Sivens et l’austérité budgétaire. Ce n’est pas toujours simple, bon nombre d’étudiantEs sont préoccupés avant tout par la dégradation de leurs conditions d’études et de vie, mais petit à petit, ils et elles prennent conscience que lutter contre la répression des mouvements sociaux, c’est lutter… pour la possibilité de lutter !

Et maintenant ?
Robin : Nous avons bien conscience que la mobilisation se cantonne aujourd’hui à quelques lieux isolés. Mais il y a déjà une possibilité de victoire à Sivens qui montre que la mobilisation collective paie. La jeunesse peut se réveiller et jouer le même rôle qu’en 2006 contre le contrat première embauche (CPE). Bien entendu, rien n’est joué, il reste encore à convaincre, unifier, passer à l’action de façon majoritaire sur les universités, les lycées, les lieux de travail.

Arya : Nous devons trouver le moyen pour faire en sorte que la mobilisation prenne nationalement. Il y a bien entendu la question des inculpéEs et du barrage de Sivens, mais ce qui est commun à toutes les universités aujourd’hui, c’est le désengagement financier de l’État dans l’enseignement supérieur et la recherche. Il nous faut trouver la bonne formule pour que toutes les facs de France se soulèvent et disent « stop ! » : stop à l’austérité, stop à la répression, stop aux choix de répartitions budgétaires qui favorisent les intérêts privés à notre détriment !

Gaëtan : Nous tentons également de nous tourner vers l’extérieur et le monde du travail car on pense qu’un mouvement d’ampleur est le seul moyen de faire changer les choses. Étendre la mobilisation à d’autres secteurs peut nous permettre d’avancer et de ne pas stagner sur la fac et mourir à petit feu. Par le passé, le mouvement étudiant a pu jouer un rôle d’entraînement, anticipant un soulèvement du monde du travail. On pense que l’on peut encore y arriver.

Propos recueillis par des correspondantEs du NPA 31

Dimanche 7 Décembre 2014

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04 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

pont de buis, hier

Manifestation devant une armurerie à Pont-de-Buis contre les violences policières (FR3)

Entre 200 et 300 manifestants convergent vers l’usine de cartouches Nobel Sport à Pont-de-Buis dans le Finistère. L’entreprise fabrique également des grenades et des flashballs pour l’armée et la police.

L’enquête administrative a conclu que la gendarmerie n’avait « commis aucune faute » dans la mort de Rémi Fraisse lors des manifestations contre le barrage de Sivens. Le rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale confirme également que « la mort de Rémi Fraisse est imputable à l’explosion d’une grenade offensive« .

Un collectif finistérien contre les violences policières avait appelé à manifester devant ce lieu symbolique. L’usine Nobel Sport produit des cartouches pour la chasse de loisir mais aussi des armes non létales pour l’armée et la police.

« Nous nous opposons à l’utilisation d’armes qui ont mutilé dans des manifestations, entre autres à Nantes, et qui ont tué un jeune homme » a expliqué Gérard, qui venait de Quimper. Les manifestants protestent également contre une arrestation arbitraire avant la manifestation du 22 novembre à Nantes.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/12/03/manifestation-devant-une-armurerie-pont-de-buis-contre-les-violences-policieres-605342.html

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28 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

lorient, livre jeunesse, le sacré-coeur boycotte le salon (le télégramme)

lorient, livre jeunesse, le sacré-coeur boycotte le salon (le télégramme) dans Jeunes product_9782070616763_244x0
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Sous la pression de parents d’élèves indignés, la directrice de l’école primaire du Sacré-Coeur, à Lorient, a annulé les visites de ses élèves au salon du livre. En cause, la présence d’ouvrages contraires au «projet éducatif». Les livres visés sont accusés de relayer la théorie du genre. Stupéfaits, les organisateurs de cette 13e édition dénoncent cette censure.

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23 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

face à la militarisation dans le 93 (ccr)

arton887

et aux fausses annonces du gouvernement, solidarité ouvrière !

Comme nous le signalions la semaine dernière, la ville de Saint-Denis (93) a été complètement militarisée pour empêcher la mobilisation des jeunes lycéens pour dénoncer les violences policières dans le cadre de la lutte contre l’assassinat de Rémi Fraisse.

Cette semaine la militarisation a continué. Des cars de CRS et la police montée dans le centre-ville, des voitures de police aux abords des lycées. Cette fois la militarisation visait notamment la grève et la mobilisation appelée par les syndicats de l’éducation nationale. Pour calmer le jeu la ministre Najat Vallaud-Belkacem annonçait la veille de la grève la création de 500 postes supplémentaires… d’ici 2017 !

La semaine dernière on a assisté à la militarisation de St-Denis. Même à l’intérieur de l’université Paris 8 on a vu la police en civil. Leur objectif était clairement d’intimider le mouvement lycéen et étudiant. En effet, bien que ce dernier ne soit pas encore à la hauteur de la situation (sauf peut-être à Toulouse), juste la perspective d’un début de mobilisation et convergence avec les lycéens effraye le gouvernement Hollande-Valls. En effet, «c’est la hantise de ce gouvernement comme des précédents: un coup de colère de la jeunesse » (Lejls.com, 17/11/14).

La militarisation de Saint-Denis continue C’est pour cela que même si la mobilisation étudiante sur St-Denis à du mal à démarrer (au moins pour l’instant) et qu’il y avait des signes très clairs qui indiquaient que la dynamique de mobilisation des lycéens avait été stoppée par l’intimidation de la police et, en partie, par la répression au sein même des lycées de la part des proviseurs, la ville de St-Denis continuait militarisée cette semaine. La police montée, la police municipale et les cars de CRS étaient toujours présents dans le centre-ville et devant les lycées.

Il s’agit d’une claire limitation des droits de s’exprimer et de manifester. En effet, même convaincus par la justesse et légitimité de leur contestation, beaucoup de lycéens et lycéennes font part de leurs craintes face aux représailles et intimidations.(…)

Les instits et les profs mobilisés et solidaires des lycéens réprimés Cette semaine le dispositif policier visait notamment la grève et la mobilisation de l’éducation nationale appelées pour le 20 novembre dans le 93. La grève était initialement appelée pour exiger plus de moyens pour l’éducation dans la Seine-Saint-Denis et pour dénoncer les nombreux problèmes et disfonctionnement dans le département (salaires des contractuels et profs stagiaires non payés, manque de personnel, postes non pourvus, etc.). Cependant, au vu de la militarisation de Saint-Denis et la répression contre les lycéens une réunion unitaire réunissant organisations politiques et syndicales de la ville s’est tenue. Dans celle-ci on a décidé d’appeler à manifester le 20 au matin dans la ville pour défendre les revendications des profs et pour exprimer le soutien à la mobilisation des lycéens et lycéennes.

Ainsi, 500 personnes dont des parents d’élèves, des profs et des étudiants de l’université de Paris 8 ont défilé dans les rues de la ville avant de rejoindre la manifestation devant le ministère de l’économie à Paris. Il s’agit d’un petit exemple mais très important pour faire progresser l’idée de la nécessité de la convergence entre les luttes de la jeunesse des quartiers populaires et de la classe ouvrière.

Les fausses annonces du gouvernement Alors que pour désamorcer la mobilisation des lycéens du 93 le gouvernement utilisait des «méthodes musclées», pour essayer de calmer le mécontentement dans l’éducation nationale, la veille de la grève, la ministre Najat Vallaud-Belkacem, parmi d’autres mesures, annonçait la création de 500 postes supplémentaires dans le département d’ici 2017. Une blague qui risque de ne faire sourire personne! Comme déclarait une représentante du Snudi-FO: «Ce sont des effets d’annonce puisque ces recrutements étaient déjà prévus. On ne va pas refuser des créations de postes, mais le retard reste trop important».

En effet, les problèmes du département ne se réduisent pas simplement au manque de moyens dans l’éducation nationale. Celui-ci n’est qu’un aspect d’une situation sociale globalement désastreuse, résultat d’une politique consciente de marginalisation et ségrégation des couches populaires qui habitent le 93. S’attaquer aux problèmes structurels du 93 implique résoudre la question du chômage, du logement précaire, du manque de services publiques ou la mauvaise qualité de ceux-ci. Mais aussi il s’agit de lutter contre le racisme et la répression d’Etat.

Le gouvernement PS est incapable de s’attaquer à ces problèmes-là. C’est un gouvernement au service des riches et des classes dominantes directement responsables de cette situation. C’est pour cela qu’il n’a rien d’autre à offrir que de la répression. C’est le sens profond de la répression brutale qu’ont subi les lycéens du 93 la semaine dernière. (…)

22/11/2014.Philippe Alcoy

http://www.ccr4.org/Face-a-la-militarisation-et-les-fausses-annonces-du-gouvernement-dans-le-93-solidarite-ouvriere

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