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20 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

liban (20mn l’orient-le-jour mee)

liban

Liban : Manifestations d’ampleur contre le pouvoir

Pour la troisième journée consécutive, les Libanais se sont mobilisés, le Parti des forces libanaises a annoncé sa démission du gouvernement

La mobilisation, inédite depuis le soulèvement de 2005, s’étend à différentes villes du pays

Le mouvement conspue la classe politique, accusée de corruption

La troisième journée de manifestation s’est soldée par une démission du Parti des forces libanaises. Le chef du parti chrétien, Samir Geagea, a annoncé samedi soir le départ de son mouvement du gouvernement, sur fond d’intense crise politique et sociale. (Parti de sinistre mémoire pour son rôle dans la guerre civile blog)

Une mobilisation inédite depuis 2005

Plus tôt dans la journée, des dizaines de milliers de Libanais sont descendus dans la rue contre le pouvoir. Le mouvement, inédit depuis des années, a paralysé le pays. Cette nouvelle journée de mobilisation n’était pas sans rappeler le soulèvement populaire inédit en 2005 ayant mis fin à 29 ans de tutelle syrienne sur le Liban.

Au fil des heures, les rangs des manifestants n’ont eu de cesse de grossir aussi bien dans le centre de Beyrouth qu’à Tripoli, deuxième ville du pays, mais aussi à Tyr (sud), dans le Akkar (nord) et à Baalbeck (sud). Fait aussi rare que marquant, le mouvement a gagné plusieurs fiefs du puissant mouvement chiite du Hezbollah et de son allié Amal.

« Les gens veulent la chute du régime », ont martelé les manifestants, qui défilaient en scandant « révolution, révolution », quelques-uns portant une écharpe autour du visage après que des gaz lacrymogènes eut été tirés la veille.

« Voleurs »

Le mouvement de contestation a été déclenché par l’annonce jeudi d’une nouvelle taxe sur les appels effectués via les applications WhatsApp et Viber, annulée dans la foulée. Les manifes-tants conspuent désormais l’ensemble des dirigeants les qualifiant de « voleurs ». A Tripoli (nord), des enseignants et étudiants ont rallié les manifestants. Hoda Sayyour, la cinquantaine, assure ne pas vouloir déserter la rue. « Ils nous exploitent et ne font rien pour améliorer les services », déplore-t-elle.

La classe politique, quasi inchangée depuis la guerre civile (1975-1990), est accusée de corrup-tion et de népotisme dans un pays aux infrastructures en déliquescence, et où, selon la Banque mondiale, plus du quart de la population libanaise vit sous le seuil de pauvreté.

Des tensions avec les autorités

Dans un communiqué, l’armée a appelé samedi les manifestants à « s’exprimer de manière pacifique sans porter atteinte aux biens publics et privés ».

Amnesty International a demandé aux autorités de « mettre fin immédiatement à l’usage exces-sif de la force contre des manifestants pacifiques ». Les forces de l’ordre ont lancé d’« énormes quantités de gaz lacrymogène » contre la foule, « ont poursuivi des manifestants dans les rues (…) et les ont frappés », a indiqué l’ONG dans un communiqué.

A Tyr, où le puissant chef du Parlement et chef du parti Amal, Nabih Berri, avait été accusé d’escroquerie la veille par les manifestants, des dizaines de ses partisans s’en sont pris samedi aux contestataires, selon un témoin. Dans un communiqué, Amal a dénoncé ces agressions, affirmant vouloir « ouvrir une enquête ».

Saad Hariri lance des consultations

Vendredi, écoles, universités, banques et institutions publiques avaient fermé. Les banques étaient encore fermées samedi. Après avoir lancé un ultimatum de 72 heures aux partis repré-sentés au sein de son gouvernement, qu’il accuse d’entraver ses efforts de réformes, le Premier ministre Saad Hariri a mené samedi des réunions de consultation avec des députés, des minis-tres et des économistes.

Le Liban s’est engagé en 2018 à engager des réformes en contrepartie de promesses de prêts et de dons d’un montant total de 11,6 milliards de dollars. Le Premier ministre avait insinué vendredi qu’il pourrait, lui aussi, démissionner.

20/10/19

https://www.20minutes.fr/

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Commentaire:
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Le Liban est organisé, héritage de la France, ex-puissance mandataire, non pas selon la laïcité, mais selon les communautés. Trois principales: les chrétiens majoritairement représentés par des forces issues du fascisme, les sunnites, par des partis liés à l’Arabie saoudite et les chiites, par des partis liés à l’Iran. La jeunesse refuse ce carcan qui interdit par exemple les mariages mixtes laïques.  Le clivage « droite » et « gauche » ont longtemps été remplacés par « pro palestiniens » et « pro israéliens » et « pro syriens » contre « pro saoudiens ». Le Liban vit une énorme crise écologique: eau et déchets. Il existe à gauche un petit mais actif parti communiste légal, pro Syrie de Assad.

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

catalunya: grève générale (france info)

cata

Grève générale en Catalogne 

Une manifestation massive sur le point de débuter à Barcelone

Des « marches de la liberté » parties de toute la région convergent, vendredi, dans Barcelone, pour une grande manifestation prévue à 17 heures.

La Catalogne se prépare à une manifestations monstre.

Quatre jours après les condamnations, lundi, de neuf leaders séparatistes à de lourdes peines de prison, une journée de « grève générale » a été organisée dans la région, vendredi 18 octobre. Des « marches de la liberté » parties de toute la région convergent vers Barcelone pour une grande manifestation prévue à 17 heures.

Sagrada Familia fermée, vols annulés, usine à l’arrêt…

Dès la matinée, des cortèges énormes partis de plusieurs villes de la région ont pris la direction de Barcelone. En prévision des perturbations dans cette riche région industrielle, le constructeur automobile Seat a mis à l’arrêt son usine de Martorell, près de Barcelone. La célèbre basilique de la Sagrada Familia a dû fermer ses portes. 57 vols ont été annulés.

La frontière franco-espagnole bloquée.

La frontière routière entre l’Espagne et la France a été « coupée dans les deux sens » sur l’autoroute AP7 par des manifestants indépendantistes catalans, selon le gouvernement espagnol. L’autoroute est coupée au niveau de La Jonquera, près de Gérone. La route nationale II (NII) est également coupée près de la frontière franco-espagnole.

Le Clasico reporté.

Le match de foot Barça-Real, qui devait se jouer le 26 octobre au Camp Nou, a été reporté à une date ultérieure par la Fédération espagnole de football. Initialement, la Fédération avait proposé d’inverser le calendrier, faisant jouer ce premier match à Madrid puis celui de la seconde moitié de saison à Barcelone. Mais les deux clubs ont refusé cette solution.

De nouvelles tensions dans la nuit de jeudi à vendredi.

Barcelone a vécu une nouvelle nuit de tensions. Des centaines de jeunes, criant « Indépendance », ont monté des barricades enflammées dans le centre de la ville et lancé des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des balles en mousse.

18/10/2019 | 16:00

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Journée de grève générale, la 4e en deux ans, aujourd’hui en Catalogne.

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

pauvreté (le-parisien odi)

pauvres

Les chiffres inquiétants de la montée de la pauvreté en France

La publication de statistiques européennes et françaises révèle une augmentation de la pauvreté en France malgré un sursaut économique hexagonal.

Le constat d’une augmentation de la pauvreté en France intervient pourtant dans un contexte d’amélioration l’économie tricolore, ce qui inquiète encore un peu plus les experts.

La pauvreté ne diminue pas en France. Ce constat brut, c’est l’organisme européen de statistiques Eurostat qui l’a publié ce mercredi à l’occasion de la journée interna-tionale pour l’élimination de la pauvreté. Le rendu public de ces données sur la proportion de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale dans l’UE insiste sur ces 109,2 millions de personnes qui vivent encore dans la précarité. Soit 21,7 % de la population de l’Union européenne.

« Après trois années consécutives de hausses entre 2009 et 2012 pour atteindre près de 25 %, la proportion de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale dans l’UE a depuis continuellement baissé pour s’établir à 21,7 % l’an dernier, 2 points de pourcentage au-dessous du niveau de référence de 2008 et 0,7 point de pourcentage au-dessous du niveau de 2017 », précise le communiqué des statisticiens de l’UE.

Le constat montre que ce sont les nouveaux arrivant au sein de l’Union qui ont le plus progressé dans leur lutte contre la pauvreté ces dernières années.

« Les allocataires du RSA ne diminuent plus depuis au moins trois ans »

Mais ces données, qui couvrent la période 2008-2018, ne proposent pas un aussi joli panorama pour la France. Si en pourcentage de la population le nombre de personnes menacées a dimi-nué en une décennie, perdant un point de 18,5 % à 17, 4 %, un des taux les plus bas en Europe, il cache une réalité moins rose. C’est le chiffre de « risque de pauvreté après transferts sociaux » qui fait foi pour les spécialistes car il inclut l’accès aux prestations sociales.

Et là, on est loin du cocorico ! Depuis 2008, le pourcentage hexagonal de ces personnes pauvres malgré les aides a augmenté là aussi d’un point quasiment de 12,5 % à 13, 4 % de la population considérés comme pauvre (l’évolution de ces chiffres court en réalité jusqu’aux chiffres consolidés de 2017).

« Ces statistiques, elles traduisent une hausse d’autant plus inquiétante qu’il y a une amélio-ration de l’économie », s’inquiète Louis Maurin, sociologue de l’Observatoire des Inégalités, contacté par Le Parisien. « Il y a des indicateurs clairs. Par exemple, les allocataires du RSA ne diminuent plus depuis au moins trois ans », analyse encore ce spécialiste.

Pour être précis, le nombre d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA, soit 550,93 pour une personne seule) ne diminue plus depuis les premiers mois de 2017. Fin mars 2019, 1,84 million de foyers touchaient cette prestation, autant que deux ans auparavant. Pourtant, le retournement de la courbe, enregistré fin 2015, était assez net. Le nombre de ménages allocataires du RSA avait alors diminué de 80 000 au cours de l’année 2016 (- 5 %).

2018, un taux encore en augmentation ?

« Et là, l’Etat a supprimé les contrats aidés, les chiffres risquent d’être encore pires l’année prochaine », s’alarme le statisticien. Une tendance qui semble être confirmée par l’Insee, puisque l’Institut national de la statistique et des études économiques pointe aussi, grâce à des outils de projection, une augmentation de 0,6 point du taux de pauvreté en France pour l’année 2018 proprement dite.

« Cette hausse s’expliquerait en partie par la diminution des allocations logement dans le parc HLM en 2018, les niveaux de vie n’intégrant pas la baisse de loyer équivalente. En neutralisant l’effet de la baisse des allocations logement dans le parc social, cette hausse serait plus modérée (+ 0,2 point) », précise l’institut de statistique national.

« On est dans une espèce de stagnation, avec une croissance très faible, cela laisse toujours sur le bord de la route une partie de la population déjà affaiblie, enchaîne Louis Maurin. Disons-le, les politiques publiques ne sont pas dirigées vers le plus pauvres.

Avec 7 milliards d’euros, on supprime 5 millions de pauvres en France, alors que, concrètement, on fait 30 milliards d’euros de cadeaux fiscaux.

La politique d’emploi ne suit pas non plus. Il n’y a pas d’ambition politique de relance de l’emploi, et ce sans procès d’intention », conclut le sociologue. Dans ce contexte, et pour mémoire, en septembre 2018, Emmanuel Macron a annoncé son « plan pauvreté », une série de mesures qui couvrent cinq grands domaines : la petite enfance, l’enfance, les jeunes, l’accompagnement vers l’emploi et les minima sociaux.

Mais ce plan budgétisé à 8 milliards d’euros par le gouvernement, dont les effets ne sont pas attendus avant 3 ans, n’est bien sûr pas encore pris en compte par la donnée statistique.

Ronan Tésorière  Stanislas de Livonnière17 octobre 2019

http://www.leparisien.fr/

Lire aussi:

Le nombre d’allocataires de minima sociaux ne baisse plus (ODI)

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rennes st jacques (npa 35)

rennes st j

NON AUX CHARTERS EN BRETAGNE ET AILLEURS !

NON AUX EXPULSIONS DES SANS-PAPIERS !

RÉGULARISATION DE TOUTES LES PERSONNES SANS-PAPIERS !

PRÉFÈTE DÉMISSION !

Vendredi 4 octobre, une rafle de sans-papiers a été organisée en Bretagne par la préfète . Un boeing géorgien a décollé de Rennes avec plus de 30 personnes géorgiennes à son bord, encadrées par des policiers français et géorgiens. Elles ont été expulsées du territoire. Deux personnes ont résisté en s’ouvrant les veines. Les chaises de plusieurs lieux scolaires (école, collège, lycée) sont aujourd’hui vides.

Depuis, des manifestations ont eu lieu dans toute la Bretagne pour dénoncer cette expulsion collective. À Redon, à Vannes, à Bégard, à Rennes… L’école Contour Saint-Aubin a organisé une grande chaîne humaine. Le collège du Landry organise une opération chaise vide toute cette semaine à midi.

Samedi 12 octobre, à Rennes, une assemblée générale de rue a réuni plus de 200 personnes à l’appel du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers.

  • Quatre décisions ont été prises : créer un système de communication rapide pour essayer d’empêcher que se remplisse un nouveau charter ;
  • Organiser une manifestation régionale à l’aéroport de Rennes Saint-Jacques ;
  • Profiter de cette manifestation pour faire une nouvelle assemblée générale de rue à Saint-Jacques ;
  • Créer un « comité anti-expulsions » en Bretagne. Trois autres charters sont annoncés dans les semaines à venir. Nous devons empêcher l’État d’organiser ces expulsions collectives qui sont inhumaines, violentes et illégales.

MANIFESTATION À L’AÉROPORT Rennes Saint-Jacques
Samedi 19 octobre 15h

Le Comité anti-expulsions de Bretagne appelle à une grande : MANIFESTATION À L’AÉROPORT Rennes – Saint-Jacques Samedi 19 octobre, à 15h RV devant l’Aire libre (bus n°57, arrêt Aire libre)

La manifestation partira de Saint-Jacques et se dirigera à l’aéroport. Elle n’empêchera pas les voyageurs de prendre leur avion. Elle se terminera par une grande assemblée générale devant l’aéroport.

L’assemblée générale commencera par donner des informations sur ce qui s’est passé à Rennes depuis plusieurs semaines. Puis la discussion s’engagera pour inventer des actions permettant de décourager l’État français d’organiser de nouveaux charters et d’expulser les sans-papiers.

Le Comité Anti-Expulsions de Bretagne

Source NPA 35 

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

décrochage scolaire ( actu bzh)

decrochage

3 % des Bretons de 16 à 25 ans sont en décrochage scolaire

Majoritairement issus de la filière professionnelle.

D’octobre 2018 à août 2019, 7 254 jeunes Bretons de 16 à 25 ans ont été identifiés comme potentiellement en décrochage scolaire en Bretagne. Au bout de cette enquête inédite menée par la Région Bretagne, ils sont 2 793 décrocheurs scolaires, soit 3 % de la population de 16 à 25 ans scolarisée dans le secondaire. Leur âge moyen est de 18 ans ; 39 % sont des femmes ; 61 % des décrocheurs scolaires sont issus de la filière professionnelle. Explications.

1 819 jeunes Bretons dans une situation inconnue

La Région Bretagne vient de publier une enquête inédite : 3 % des Bretons de 16 à 25 ans sont en décrochage scolaire, soit 2 793 jeunes. Georgette Bréard, vice-présidente au Conseil régional, en charge de la formation, de l’apprentissage, de l’orientation et de l’emploi, définit précisément le décrochage scolaire.

Les décrocheurs sont des jeunes de 16 à 25 ans qui ne suivent pas de formation et qui n’ont pas d’emploi, qu’ils possèdent ou non un premier diplôme ou une certification. Ils sont issus du second degré et ont quitté leur formation en cours d’année.

D’octobre 2018 à août 2019, 7 254 jeunes ont été identifiés comme potentiellement en décro-chage scolaire en Bretagne dans une étude menée par le GREF Bretagne (Groupement relation-emploi-formation). Au final, 2 793 sont en décrochage scolaire (39 %) ; 2 642 jeunes sont retournés en formation initiale ; 1 819 jeunes sont dans une situation inconnue.

Pour 25 % des décrocheurs identifiés, on ne connaît pas leur situation. Ils ne répondent pas à nos sollicitations, à nos appels. Peut-être ont-ils quitté la région ? Peut-être sont-ils sans aucune solution ? Il faut qu’on continue à creuser de ce côté-là.

Parmi les 2 793 décrocheurs identifiés, 39 % sont des femmes ; leur moyenne d’âge est d’envi-ron 18 ans. 61 % des décrocheurs et décrocheuses sont issus de la filière professionnelle ; le plus souvent, ils ont quitté leur formation durant l’année de terminale en bac pro. Les garçons décrochent plus tôt, vers 16 ans ; les femmes décrochent plutôt après 19 ans.

Difficultés sociales, problèmes de santé, différences territoriales…

Les raisons du décrochage scolaire sont diverses et dépendent d’un ou plusieurs facteurs. Cela va de l’erreur d’orientation aux problèmes de santé, comme le détaille Georgette Bréard. Les raisons sont multifactorielles. Cela peut-être des fragilités socio-économiques, des problèmes sociaux dans les familles, ou bien la formation ne correspond pas aux attentes du jeune.

Mais on oublie souvent les problèmes de santé et psychologiques : les jeunes sont empêchés par des raisons extra-scolaires indépendants de leur volonté. Pour une jeune femme, par exem-ple, ça peut-être une grossesse, nous avons eu ce cas. Mais le décrochage n’est pas toujours négatif : on peut quitter une formation où on ne se sent pas bien pour se réorienter ou travailler.

Il y a aussi les différences entre chaque territoire breton. « Il y a l’opposition classique entre l’urbain et le rural, par exemple. La situation des décrocheurs scolaires est très différente selon où il se trouve, mais nous n’avons pas de zone rouge en Bretagne » détaille Magalie Bibard, directrice du GREF Bretagne.

En-dessous de la moyenne nationale

Cette enquête régionale sur le décrochage scolaire étant inédite (les régions n’en ont eu la compétence qu’en 2015), l’Observatoire du décrochage en Bretagne s’appuie sur les précédents chiffres des sorties des jeunes sans diplôme. À savoir, 6,9 % des Bretons de 16 à 25 ans sortent sans diplôme ; contre 10 % au niveau national.

On est largement en-dessous de la moyenne nationale. Il y a un contexte favorable en Bretagne: la région a un taux de scolarité élevé, tout comme le taux de réussite (diplômes). Cela fait des décennies que c’est comme ça. Les parents bretons sont plus diplômés que le reste de la France, les écarts entre revenus faibles et très élevés sont moins grands en Bretagne. Et nous bénéficions d’un bon maillage du territoire, un maillage à la bretonne, entre villes moyennes et grandes et forte présence des deux réseaux d’enseignement (public et privé).

Après avoir identifié les problématiques du décrochage scolaire, l’un des objectifs, en plus du suivi et de futures études, est « la mise en place de bonnes pratiques pour accompagner les jeunes en décrochage scolaire ». Que ce soit dans les établissements scolaires, les CFA, les centres sociaux, les Missions locales, avec les bailleurs sociaux, etc…

Avec 94,2 % de réussite au bac général, 88,1 % au bac professionnel et 88,6% au CAP en 2018, la Bretagne figue parmi les trois meilleures académies de France en termes de réussite aux examens.

16 Oct 2019

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi :

Décrochage scolaire : 100.000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans diplôme

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11 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

haïti (bastamag cetri le-tél cadtm)

haiti

Haïti : « C’en est assez ! Il faut une rupture avec cette classe dominante qui est dans le mépris total »

Quel est le profil de celles et ceux qui participent aujourd’hui aux mobili-sations contre le président et le pouvoir, le mouvement des « Petrochallengers » ?

C’est un mouvement porté par des jeunes et de nombreuses femmes. Pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils se mobilisent. Mais ce n’est pas un mouvement seulement urbain car il est présent partout, y compris dans les zones rurales et même dans d’autres pays, ceux où se trouve la diaspora : au Canada, aux États-Unis, en France.

Il n’y a pas une ligne politique. Le mouvement est né sur les réseaux sociaux, suite à la photo de l’écrivain Gilbert Mirambeau Junior (Cinéaste et écrivain haïtien qui, en août 2018, publie sur twitter sa photo les yeux bandés, brandissant une pancarte en carton sur laquelle est écrit : « Kot Kòb Petwo Karibe ? » (« Où est l’argent de PetroCaribe ? », ndlr), avec le hashtag « petrochallenge ».

Toutes les personnes qui reprennent ce hashtag s’impliquent dans le combat, descendent dans la rue, se nomment eux-mêmes « Petrochallengers », font partie du mouvement. Par contre, être Petrochallenger, c’est respecter un certain nombre de principes éthiques : ne pas être corrompu, croire en la justice sociale, avoir une vision du monde et du vivre ensemble qui respecte les droits des personnes, les biens et les vies.

Quels sont les modes d’organisation ?

Les personnes se sont mobilisées de manière spontanée et indépendante. Petrochallenge n’est pas né de quelques leaders. Les gens peuvent se sentir appartenir au mouvement, le porter, défendre son histoire à partir de leur propre voix.

C’est ce qui fait la diversité, la richesse et la grande force du mouvement. La première mobili-sation s’est faite sur les réseaux sociaux avec un appel pour sortir dans la rue. Chaque groupe s’organisait de manière autonome, dans sa communauté et son quartier, avec ses propres pancartes, mots d’ordre, etc. Il n’y avait pas une organisation structurée de ces mobilisations.

À partir de décembre 2018, cela a commencé à changer car on s’est rendu compte qu’il fallait se mettre ensemble, réfléchir, pour tenir la pression et l’intensité des mobilisations et de la répres-sion. De là est née la décision d’organiser un campement et de passer deux jours et deux nuits devant la Cour des comptes.

On a vu l’ambiance et la cohésion des personnes sur place, et le groupe est né en reprenant le nom de l’activité : Nou pap dòmi. Dans le même temps, les groupes ont commencé à se consti-tuer par proximité, par appartenance à des associations proches, en se retrouvant autour d’une vision commune, toujours de manière autonome mais en communiquant entre eux, et en réussissant à créer des mécanismes de coordination minimum.

Tous ces groupes se retrouvent autour d’un but commun, qui est la lutte contre la corruption, et la tenue d’un procès. Ce qui les cimente, c’est le refus d’un système basé sur la corruption et l’impunité, qui a entraîné la dilapidation des fonds Petrocaribe. La lutte doit s’inscrire dans un combat plus large contre les mécanismes qui pérennisent et reconduisent ce système, à l’encontre de l’intérêt de la majorité de la population. (Résumé)

Haïti est au bord de l’insurrection. Depuis plus d’un an, le pays est secoué par une vague de contestation contre un pouvoir corrompu, et les mobilisations ont pris de l’ampleur ces dernières semaines. Entretien avec Pascale Solages, activiste haïtienne féministe, au cœur du mouvement.

Frédéric Thomas 11 octobre 2019

https://www.bastamag.net/Haiti

Lire aussi:

Haïti La fronde sociale continue (Cetri)

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11 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

diplômes (bretons)

ecole freynet

Emploi. Les Bretons sont les plus surdiplômés de France

On savait déjà que les Bretons ont le niveau d’études le plus élevé du pays. On apprend maintenant qu’ils sont les plus surdiplômés de France dans leur région, ce qui constitue une conséquence somme toute logique.

C’est ce que vient de révéler une étude de l’Insee selon laquelle 34,7 % des actifs bretons sont surdiplômés par rapport à l’emploi qu’ils occupent, c’est à dire qu’ils sont titulaires d’un diplôme supérieur à celui normalement exigé pour leur poste. Un record de France, selon l’institut de la statistique.

Il est vrai que tout se conjugue pour parvenir à cette autre particularité bretonne.

– D’abord le niveau d’instruction le plus élevé du pays, en grande partie dopé par la concurrence que se livrent, en Bretagne, l’enseignement public et l’école privé. Depuis des lustres, elle constitue un aiguillon dans le niveau d’enseignement en Bretagne, passée en un siècle de la région comptant le plus d’illettrés à celle enregistrant les meilleurs résultats scolaires.

– S’y ajoute la faible qualification des emplois en Bretagne, avec encore un poids prépondérant de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire. Il a une double conséquence. Les parents ont tendance à pousser les études de leurs enfants qui, eux-mêmes, ne sont pas enclins à abandon-ner l’enseignement pour entrer dans un marché de l’emploi guère attractif. Les deux se combinant font monter le niveau d’enseignement.

– Il faut bien sûr y adjoindre aussi le fort attachement des Bretons pour leur région, qui les pousse souvent à opter pour un emploi sous-qualifié plutôt que pour un départ vers d’autres cieux.

Plus on va vers l’ouest…

Dans le détail, on note plusieurs particularités.

– Plus on va vers l’ouest de la région, plus on compte de surdiplômés, avec un impact marqué dans le Centre-Bretagne. Normal : les emplois les plus qualifiés de Bretagne se trouvent dans la région rennaise.

– Cette particularité du sur-diplôme touche plus les femmes que les hommes. Elle est particuliè-rement marquée dans l’agriculture où la moitié des actifs sont en déclassement et ici comme dans l’hébergement-restauration, on compte de nombreux bacheliers alors que ce diplôme n’est pas requis.

– Globalement, en Bretagne, la proportion des ouvriers et employés titulaires du bac est plus élevée que dans le reste de la France.

Pierre Vincent 27 septembre 2017

http://www.bretagne-bretons.fr/

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10 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

irak (lutte ouvrière)

irak

Irak : révolte contre une situation insupportable

Depuis le mardi 1er octobre, des milliers d’Irakiens manifestent chaque jour à Bagdad, la capita-le, mais aussi dans de nombreuses autres villes comme Nassiriya, Diwaniyah, ou encore Basso-ra et Nadjaf, villes situées au sud de l’Irak.

La répression très violente a déjà fait 100 morts, et plus de 4 000 blessés.

L’armée a envoyé un communiqué reconnaissant un usage excessif de la force. C’est peu dire. À Sadr City, le grand quartier populaire de la capitale, des vidéos ont montré des manifestants qui se mettent à couvert sous des rafales ininterrompues de tirs, parfois à l’arme lourde.

Majoritairement des jeunes, ils réclament des services publics qui fonctionnent, des emplois, en particulier pour les jeunes – un jeune sur quatre se retrouve au chômage – et la fin de la corruption qui en seize ans a englouti quatre fois le budget de l’État.

C’est aussi l’exigence du départ du gouvernement d’Abdel Mahdi, entré en fonction il y a un an, qui se fait entendre. « Le peuple veut un changement de régime », «Rendez-nous notre patrie!», « Au nom de la religion, les voleurs nous ont pillés », scandaient des manifestants.

Le gouvernement a annoncé dimanche 6 octobre une série de mesures sociales, mais ces engagements oraux ont peu de chances de calmer la colère qui s’exprime dans la rue, tant la classe politique est discréditée.

Les classes populaires paient depuis trop longtemps les conséquences de l’incurie du pouvoir politique et des interventions impérialistes dans la région.

La dernière intervention militaire américaine, en 2003, suivie de plusieurs années d’occupation, a détruit le pays, le laissant en proie à des milices de toute obédience et à des gouvernements fantoches et corrompus.

Depuis 2011, des mouvements de révolte éclatent périodiquement. Ainsi, durant l’été 2018, tout le sud de l’Irak avait été le théâtre d’une importante agitation sociale. Pendant des semaines, la population de Bassora, la grande ville pétrolière du sud, avait manifesté, déjà, pour exiger des services de base, notamment la distribution de l’eau et de l’électricité, des emplois et la fin de la corruption du régime. Cette révolte s’était propagée dans toute la province et, au-delà, dans celles de Dhi Qar, Maysan, Nadjaf, situées plus au nord, jusqu’à la capitale, Bagdad.

C’est le renvoi du chef du contre-terrorisme, Abdelwahab al-Saadi, rendu populaire par son engagement dans la guerre contre l’organisation État islamique, qui aurait déclenché la colère. Les différents appels à manifester auraient ensuite circulé sur les réseaux sociaux, à l’image peut-être de ce qui se passe en Algérie.

Si les protestations semblent avoir démarré spontanément, il ne manquera pas de dirigeants politiques et religieux pour tenter de leur fixer des limites, tel le chef religieux chiite Moqtada Sadr. (Allié au PCI Blog)

Celui-ci a appelé dans un premier temps à organiser des sit-in pacifiques, puis vendredi 4 octobre il a réclamé la démission du gouvernement… auquel participe la coalition qu’il a créée lors des dernières législatives.

Il a acquis sa popularité en s’opposant, à la tête de la milice qu’il a créée, aux troupes d’occu-pation américaines et britanniques et, parfois, aussi aux nouvelles autorités irakiennes. Mais, lors des mouvements de 2018 déjà, tout en encourageant la protestation, il continuait de participer à une coalition avec al-Abadi, le prédécesseur du chef du gouvernement actuel.

La colère de la jeunesse, des travailleurs et des classes pauvres irakiennes va cependant bien au-delà de questions politiciennes ou de conflits religieux et ethniques.

Après des années de guerre, dans un pays détruit, face à des conditions de vie insupportables, les revendications sociales, l’aspiration à pouvoir vivre dignement et à espérer dans l’avenir ressurgissent. En Irak, comme dans d’autres pays de la région, la situation de guerre permanente et la misère qui en découle sont de plus en plus invivables, et les masses populaires  cherchent la voie pour en sortir.

La seule véritable issue sera dans la mise en cause de la présence impérialiste et le renverse-ment des classes dirigeantes locales, qui lui sont liées.

Aline RETESSE  09 Octobre 2019

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10 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

lubrizol (lutte-ouvrière rp)

rouenj

Rouen : les mensonges de Lubrizol

Dix jours après l’incendie qui a ravagé l’usine Lubrizol de Rouen jeudi 26 septembre, l’incertitude règne toujours sur ses conséquences pour la population. Et le fait que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ait annoncé que les résultats des dosages de dioxines étaient rassurants n’y change rien.

Vendredi 4 octobre, une semaine après la catastrophe, la préfecture a révélé que, en plus des 5 253 tonnes d’hydrocarbures et additifs qui avaient brûlé chez Lubrizol, une quantité indéter-minée de produits divers était également partie en fumée dans l’entreprise Normandie logistique qui la jouxte. Cette firme stockait 9 050 tonnes de produits, dont 4 157 tonnes appartenaient à Lubrizol. Lundi 7, ses dirigeants étaient toujours dans l’incapacité de dire quels produits avaient brûlé et en quelle quantité.

Dans l’attente des résultats de l’enquête, Lubrizol et Normandie logistique se rejettent la responsabilité du départ de feu. Quoi qu’il en soit, c’est Lubrizol, dont les produits ont mis en danger la santé de la population, qui doit en assumer les conséquences.

Cela ne semble pas être dans ses intentions : son PDG a déclaré qu’il n’y aurait aucune consé-quence pour la santé ! Cette multinationale s’est seulement dite disposée à « participer » à la réparation des conséquences de l’incendie, avec un dispositif pompeusement nommé « Lubrizol solidarité ». Pour un peu, elle se ferait passer pour une entreprise philanthropique !

Qui paiera les prélèvements et analyses et le suivi médical sur le long terme des personnes exposées ? Le nettoyage et la dépollution ? Les pertes des éleveurs, qui jettent leur production laitière dans la fosse à purin depuis deux semaines et ne savent pas si le maïs qu’ils ensilent ne devra pas lui aussi être détruit ? Qui indemnisera les maraîchers qui ne peuvent récolter et vendre leurs légumes ?

D’autant plus que, si les prochaines analyses du lait ou des végétaux révèlent des seuils de dioxine « acceptables », Lubrizol pourra se dédouaner de toute responsabilité et renvoyer la faute vers les autorités publiques qui ont invoqué le principe de précaution. 1 800 agriculteurs sont touchés dans 112 communes de Seine-Maritime, sans compter ceux de 96 communes des Hauts-de-France touchées par les retombées de suies et d’hydrocarbures.

Le Premier ministre Édouard Philippe a beau se déclarer déçu par Lubrizol et la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne vouloir faire appliquer le principe pollueur-payeur, ils n’ont aucun moyen de contraindre ce patron à payer et ne veulent pas en avoir !

Dans l’agglomération, les inquiétudes sont toujours vives.

Même si les fumées et les suies ont disparu, il reste des odeurs très désagréables, localement, au gré des vents et des manipulations par les équipes de nettoyage des fûts endommagés par l’incendie. Les ouvriers chargés de la dépollution pataugent dans une couche de boue noirâtre et irisée d’une vingtaine de centimètres.

Les riverains, et en particulier les gens du voyage dont l’aire est située à moins de 500 mètres de Lubrizol, hésitent toujours sur la conduite à tenir. Dans la nuit de l’incendie, les pompiers leur ont dit de partir – mais pour aller où ? Rien, aucun lieu de confinement n’était prévu. Du coup, beaucoup sont restés ; les autres sont revenus quelques heures ou quelques jours plus tard, désemparés.

Et ce n’est pas le numéro vert, mis en place par la métropole, qui permettra à la population d’avoir des réponses : les fiches mises à disposition des téléopérateurs d’un centre d’appel privé ne les donnent pas !

Mercredi 2 et jeudi 3, dans le collège Lecanuet situé non loin de Lubrizol, l’air était irrespirable et de nombreux élèves se plaignaient de maux de tête et de nausées. Mais, lorsque le personnel a voulu faire valoir son droit de retrait, comme l’avaient fait d’autres enseignants des écoles primaires voisines la semaine précédente, le rectorat l’a refusé.

Une trentaine d’enseignants et d’agents territoriaux se sont donc mis en grève lundi 7 octobre, ils ont accroché des banderoles aux grilles du collège et ont invité les parents d’élèves à ne pas envoyer leurs enfants au collège et à protester avec eux.

Le conseil municipal du lundi 7 a été bousculé par des habitants, des représentants du collectif Lubrizol et la CGT, qui réclament la vérité et que Lubrizol paie les dégâts. Après la manifestation de mardi 1er, où le préfet n’a pas daigné recevoir une délégation, ils appellent à de nouvelles manifestations.

Correspondant LO 09 Octobre 2019
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10 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

sainte pazanne (lutte ouvrière)

 pazanne

Sainte-Pazanne : des cancers qui se multiplient

À Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique, et dans un rayon de dix kilomètres autour, des parents d’élèves se sont rendu compte que, depuis 2015, 17 enfants avaient développé des cancers, dont sept dans la même école. Quatre enfants en sont morts.

Les résultats des prélèvements effectués sous l’égide de l’ARS (Agence régionale de santé) dans une école particulièrement concernée révèlent que certaines salles ont des concentrations en radon plus de six fois supérieures aux normes. À cela s’ajoute la présence de champs élec-tromagnétiques dus à cinq lignes, dont quatre à haute tension, enterrées sous la cour. Dans l’air, on note la présence d’insecticides et de composés chimiques interdits depuis plus de vingt ans.

Une association de parents d’élèves, Stop aux cancers de nos enfants, s’est montée, reprochant le caractère ponctuel de ces analyses, qui ne prennent pas en compte les effets à long terme et ne tirent pas de conclusions. Elle a financé les prélèvements de cheveux des enfants, qui révèlent la présence de métaux et de polluants organiques.

Pour l’instant, la seule mesure effective a consisté à déplacer la ligne rouge au niveau de laquelle les enfants attendaient à la sortie de l’école, car elle était située sur les lignes à haute tension. Et il n’existe toujours pas de réseau d’alerte dans les hôpitaux.

Alors, les parents continuent à se mobiliser pour réclamer, en plus de l’application d’un principe de précaution, que les services de l’État se donnent les moyens de poursuivre sérieusement les recherches.

Correspondant LO 09 Octobre 2019
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