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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

étudiant(e)s (solidaires)

jeunes

Diminution des aides au logement : se loger ou manger, nous n’avons pas à choisir !

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse des allocations logement (APL, ALF, ALS) de 5€ par mois à partir d’octobre 2017, soit 60€ par an et par personne. C’est absolument scandaleux ! Tous les ans, les gouvernements successifs réduisent le montant et le périmètre des aides au logement. Cette année, ce sont donc 6,5 millions de foyers, soit 12.500.000 de personnes qui vont perdre 5€ par mois !

La réaction des étudiant·e·s, nombreux·ses à être concerné·e·s par les Aides Personna- lisées au Logement (800.000 étudiant·e·s sur les 2.500.000 que comptait le pays en 2015 en bénéficient), ne se fait pas attendre : nous ne comptons plus les témoignages d’étudiant·e·s dont la perte annoncée de ces 5€ par mois signifie manger moins souvent, faire l’impasse sur des soins, ou abandonner leurs études, faute de pouvoir survivre.

Non content de réduire le budget de l’Enseignement Supérieur et la Recherche, Macron s’attaque au budget des étudiant·e·s, dont plus de la moitié est consacré au logement. La loi travail 2 qui s’annonce va aggraver la situation : plus de 90% des étudiant·e·s occupent un emploi chaque année, dont la moitié toute l’année.

Macron massacre à coup de rabot, tranche par tranche, euro par euro les droits des étudiant·e·s. Il va aggraver notre précarité, nous obligeant à voler notre nourriture faute de pouvoir l’acheter, dormir dans le froid faute de pouvoir se chauffer ou se loger, renoncer à des soins médicaux et pour finir renoncer à nos études pour tenter de survivre. Nous ne nous laisserons pas faire !

Les étudiant·e·s ne sont pas les seul·e·s à avoir recours aux aides logement, loin s’en faut. C’est aux 30% les plus pauvres de la population que Macron veut faire payer les cadeaux aux plus riches et au patronat, tels que la réforme annoncée de l’ISF !

Des aides vitales, faute de mieux

Notre fédération défend la possibilité pour chaque étudiant·e d’être indépendant·e. Cette indépendance est particulièrement importante en cas de rupture familiale, et/ou quand il s’agit de personnes qui subissent une oppression spécifique. Par exemple, pour un·e étudiant·e trans ou homosexuel·le, le foyer familial peut·être un lieu de discriminations permanentes : le quitter est alors non seulement une condition pour la réussite de ses études mais aussi souvent une question de survie.

Ce qui rend ces aides si précieuses, c’est qu’elles sont universelles et qu’elles tombent à jour fixe : on peut “compter dessus”. C’est un élément important quand on sait que les dates de versement des bourses sont aléatoires, et que celles-ci sont nettement insuffisantes. En Île-de-France, bien souvent, même une bourse à échelon maximum ne suffit pas à couvrir l’ensemble du loyer ! Diminuer les aides au logement, c’est aggraver la précarité étudiante.

Elles nous sont donc vitales. Elles sont le peu que nous avons pour pouvoir étudier dans des conditions tolérables. Elles restent des solutions faute de mieux, des solutions de survie. Même cumulées avec les bourses, elles ne suffisent pas à l’émancipation totale des étu- diant·e·s. De plus, il s’agit bien d’argent public qui finance des propriétaires privés. On l’oublie trop souvent : ce sont eux qui s’enrichissent non seulement sur le dos de notre précarité, mais aussi sur le budget de l’État… donc de toute la société.

C’est pourquoi, faute de mieux, nous défendons ces aides pour l’instant et nous opposons catégoriquement à leur baisse. Nous revendiquons un véritable engagement de l’État dans le logement social et particulièrement le logement étudiant.

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, revendique des mesures à effet immédiat :

  • L’instauration d’un véritable statut de locataire (avec un vrai droit au logement) pour les occupant·e·s de chambres CROUS ;
  • La fin des avantages et privilèges, notamment fiscaux, accordés aux investisseurs privés qui profitent de la misère étudiante ;
  • Le plafonnement des loyers dans le parc privé ;
  • Le gel puis la baisse des loyers dans les CROUS ;
  • La réquisition des logements vides ;
  • La pénalisation de la demande de caution parentale pour la location de tout logement ;
  • La fin des critères discriminatoires lors de l’attribution de chambres CROUS (couples homosexuels notamment) ;
  • La nationalisation des résidences “sous contrat” avec le CROUS.

Pour que ces mesures soient viables sur le long terme nous revendiquons en outre :

  • La réhabilitation de tous les logements insalubres sans augmentation de loyer, en partie financée sur la suppression des avantages fiscaux sus-mentionnés ;
  • La construction massive de logements dignes, de qualité et respectueux de l’environnement.

24 juillet 2017

http://www.solidaires-etudiant.org/

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15 août 2017 ~ 0 Commentaire

la réunion (luttes invisibles)

Battaille du Bogside, Derry 12 14 août 1969, les flics reculent

Quand le Chaudron tousse…

Sans jouer les Cassandre, il faut bien avouer que par les temps qui courent, du fait d’une certaine tension sociale et d’un énervement diffus, à l’approche d’une rentrée qui sera fatalement amère, les signes avant-coureurs de mouvements de rue, spontanés ou pas, focalisent l’attention ; surtout à La Réunion, quand quelque chose se passe au « Chaudron », quartier devenu mythique depuis les événements que l’on sait, en février et mars 1991….

On est loin aujourd’hui du contexte de l’époque, Freedom n’est plus aujourd’hui qu’une radio atypique et prospère, le PCR un fossile politique, passons sur le Parti Socialiste…

Seul point commun avec 1991, Gilbert Annette demeure maire de Saint-Denis. Le quartier du Chaudron n’est pas pour autant acquis à ses couleurs, et Monique Orphé, députée sortante de la VIe circonscription, a été éliminée aux dernières législatives en dépit du soutien que lui apportaient « En Marche » et la majorité municipale… Pour mémoire, en 2015, elle avait avoué publiquement ne plus vivre au Chaudron « parce que c’est vrai, c’est un quartier où il y a, aussi, beaucoup de logements sociaux », confession audiovisuelle qui était fort mal passée dans la population.

Donc quand hier, en fin d’après-midi, suite à un contrôle de police, la tension est brutalement montée, avec affrontements entre riverains et forces de l’ordre, poubelles enflammées, jets de lacrymos croisant dans l’atmosphère enfumée les trajectoires parabo-liques  de grenades péi entre autres artefacts projetés sur tout ce qui portait un uniforme, on aurait pu se croire confronté à quelque chose qui ressemblait à un début de crise… sociale, ou pas.

Il est permis de douter de la nature de ces événements incontrôlés et spontanés que sont les flambées de colère de quartier, car nul ne sait en pressentir l’évolution. Une étincelle suffit parfois à enflammer des territoires quand rien ni personne n’est en situation de le prévoir.

Or, à La Réunion, comme ce sera le cas en métropole dans quelque temps, tous les paramètres sont réunis pour que s’exprime une contestation du nouveau pouvoir, ou du moins de ses décisions politiques emblématiques. Rien de tel pour faire monter la tension que de rogner sur les dispositifs comme les « allocs » qui permettent aux plus défavorisés d’accéder au logement, de payer leur loyer ou encore, à l’instar des Emplois aidés, entre autres dispositifs du même tonneau, de gagner un peu d’argent avec un « contrat ».

Et si d’aucuns trouvent ridicule de ronchonner pour 5 euros de moins par mois, ils sont quelques milliers à ne pas apprécier la chose à La Réunion, d’autant qu’on ne leur a pas demandé leur avis. La grogne est bien pire en ce qui concerne les contrats aidés, qui pour être supposément improductifs vont être ratiboisés à hauteur de 75 % de ce qu’ils étaient précédemment.

En 2016 on a attribué plus de 40 000 contrats, aidés, d’avenir, des CUI, des prises en charge via la Garantie Jeunes… sans oublier la déclinaison locale des 500 000 nouvelles formations du plan d’urgence en faveur de l’emploi… Moralité, pour ne traiter que des Contrats aidés, il n’en restera que 5 000 pour toute La Réunion, 2 800 étant déjà mobilisés pour la seule rentrée scolaire, en attendant que la ministresse du Travail invente la panacée anti-chômage. Autant dire que ce n’est pas demain la veille.

Il faudra ajouter à ces raisons de ne pas être content la mobilisation syndicale du mois de septembre contre la nouvelle Loi Travail sur ordonnance, le genre de remède qui suscite des effets secondaires avant même d’avoir été administré…

Alors quand bien même au Chaudron, hier soir, le coup de chaud concernait plus les suppor- ters énervés de rodéos en scooter, qui défient les forces de l’ordre depuis des semaines, tout en cassant les oreilles aux riverains, le simple fait de voir les policiers tenus en respect par les plus excités, avant de reculer en dehors de « leur territoire », constitue un marqueur significatif d’un certain état d’esprit. Quant à savoir si les pousseurs du soir sont du Chaudron ou pas, c’est une autre histoire, ils tiennent le terrain et si Neymar n’avait pas joué, les jeux du cirque se seraient peut-être prolongés dans les rues…

14 août 2017 Philippe Le Claire

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

tourisme (france info)

« Ce n’est pas de la tourismophobie, c’est de l’anticapitalisme » : en Espagne, des activistes torpillent le tourisme de masse

Roues de vélo crevées, agences de voyage verrouillées, touristes bousculés… Plusieurs groupes anticapitalistes et indépendantistes catalans ou basques mènent des actions coup de poing pour dénoncer les dérives du tourisme.

A quelques pas du célèbre stade du Camp Nou de Barcelone (Espagne), des touristes  profitent de l’architecture de la ville derrière les vitres d’un bus, en cette fin juillet. Au croise- ment d’une rue, trois hommes encagoulés surgissent et bloquent le véhicule. « Nous nous préparions à voir quelqu’un monter avec un couteau ou une arme », raconte l’un des touristes britanniques installés dans le bus. En réalité, des activistes taguent simplement le pare-brise avec ces mots : « Le tourisme tue les quartiers. » La scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, ne dure que quelques secondes, mais son retentissement dépasse vite les frontières espagnoles.

Depuis quelques mois, des actes de vandalisme contre des installations touristiques se multiplient en Espagne. Des pneus de vélos de location sont percés, les grilles d’agen- ces de voyage sont verrouillées avec du silicone… Derrière ces actions coup de poing se cachent des militants d’Arran. Un groupe anticapitaliste et indépendantiste catalan, considéré comme le mouvement de jeunesse de la CUP, un parti qui compte dix députés au Parlement catalan. “Il est clair que le tourisme de masse a provoqué de nombreux problèmes : le manque de logements, la destruction de l’environnement et l’augmentation de la précarité des travail- leurs”, expliquent ses porte-paroles, Palma, Àngels et Pau Oliver. Pour changer ce système, ils ont décidé de passer à la méthode forte.

Des confettis sur les touristes en terrasse 

Une semaine auparavant, à quelques centaines de milles nautiques de Barcelone, d’autre militants d’Arran avaient secoué les professionnels du tourisme. Le 20 juillet, vers 20h30, le soleil inonde les terrasses des restaurants de Palma de Majorque, dans l’archipel des Baléa- res. Les touristes sont nombreux, attablés autour de paellas et de fruits de mer, quand une vingtaine de jeunes activistes débarquent sur les planches du restaurant Mar de Nudos. Fumi- gènes dans une main, confettis dans l’autre, ils sèment rapidement la panique, entourés par des serveurs en chemise blanche et cravate noire qui tentent de les contenir. Sur leur pancarte, le message est toujours le même : « Le tourisme tue Majorque ». L’action est filmée et ensuite diffusée avec un montage soigné, façon clip musical.

Là encore, les militants justifient leur méthode brutale. « La violence, elle provient des politiques néolibérales qui nous expulsent et nous précarisent, explique Maria Rovira à France- info. Nos actions, c’est de l’autodéfense. » En pleine saison touristique, les militants ont bien compris que leurs happenings trouvaient une caisse de résonance inédite. « D’autres actions sont en préparation », lâchent les porte-paroles d’Arran, sans donner d’autre précision.

« Le problème, ce n’est pas le tourisme, mais le modèle touristique actuel »

Les militants d’Arran ne sont plus les seuls à mener de telles actions pour dénoncer « l’inva- sion » des touristes. Le mouvement s’est peu à peu étendu en Espagne. Dans l’ouest du pays, dans la ville de Saint-Sébastien, les activistes de gauche d’Ernai, liés cette fois au mouvement indépendantiste basque, ont tagué les murs des rues du centre-ville avec le mot d’ordre :  «Turistas go home» (en français, « Touristes, rentrez chez vous »). Le 17 août, ils appellent aussi à une manifestation dans cette ville de 180 000 habitants qui a accueilli 2 millions de touristes en 2016. Leur slogan : « Votre tourisme, la misère des jeunes. » Toujours le tourisme en ligne de mire. Pourquoi ? Parce que « la question touristique représente le problème libéral avec une grande clarté », expliquent les militants d’Ernai.

Face à ces actions, les politiques ont commencé à monter au créneau. « L’Espagne ne peut pas recevoir le touriste à coups de pied », s’est emporté le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, lundi 7 août. Un mot s’est même imposé dans le débat public : « Turismofobia », la « tourismophobie ». Mais le terme ne plaît pas du tout aux activistes. « Ce n’est pas de la tourismophobie, c’est de l’anticapitalisme », plaident les militants d’Ernai. « C’est un concept inventé qui tente de dénaturer une lutte complètement légitime », abondent les militants d’Arran. Nous savons que voyager est une activité humaine qui peut être très enrichissante. Le problème, ce n’est pas le tourisme, mais le modèle touristique actuel. Les militants d’Arran

« Il faut faire très attention avec la poule aux œufs d’or »

Après de nombreuses condamnations de leurs actions, ces militants tentent de redorer leur blason. « Ces actions de protestation sont légitimes pour créer un débat public, explique Maria Rovira, une militante d’Arran, à Franceinfo. De cette manière, nous avons placé ce débat indispensable sur la table. » Et pour montrer leur implication, ces activistes font d’ailleurs des propositions précises pour mettre fin aux dérives du tourisme de masse : stopper l’attribu- tion de licences aux hôtels et activités touristiques, augmenter les impôts sur les entreprises touristiques et interdire les sociétés de location d’appartements entre particuliers, notamment Airbnb. Un programme validé par la CUP. Début août, le parti a répété que les actions d’Arran étaient « légitimes » et qu’elle lui « renouvelait » son soutien.

Nous demandons concrètement que l’industrie touristique arrête d’exploiter le territoire à coût zéro, précarisant les travailleurs et expulsant les habitants. Maria Rovira, militante à Franceinfo

Cette stratégie sera-t-elle payante ? « Ils font une grave erreur », analyse dans le Guardian Santi Vila, conseiller au gouvernement de Catalogne. Selon lui, les actions d’Arran nuisent à l’image de Barcelone et de la Catalogne et « ne vont pas aider la cause de l’indépendance ». La droite espagnole a d’ailleurs commencé à utiliser ces actions pour dénoncer, plus largement, les positions politiques de la gauche et des indépendantistes.

Dans un pays qui accueille 75 millions de touristes chaque année, ce qui génère 11% de son PIB, le sujet est plus que sensible. « Il faut faire très attention avec la poule aux œufs d’or », a prévenu sur RTVE  un député basque, inquiet de voir diminuer cette manne économique. La réponse des militants est déjà toute trouvée : « A ceux qui disent que le tourisme est la principale activité économique du pays, nous leur répondons que c’est précisé- ment le problème, explique Maria Rovira. Nous devons diversifier l’économie et remettre les personnes au centre de nos préoccupations. »  Quitte à se mettre à dos une bonne partie de la population, pourtant favorable à une modération touristique.

Robin Prudent  13/08/2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Rien de bon à attendre « d’anticapitalistes » pas vrai? En attendant tous ceux/celles qui on visité l’Espagne ont pu observer combien ce pays est saccagé par le tourisme…

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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

deliveroo (sud)

tere

LA GREVE DES DELIVEROO : UN MIRACLE SOCIAL
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Le 11 août dernier était organisée la première grève d’ampleur chez Deliveroo. Parti de Bordeaux fin juillet, le mouvement de contestation s’est rapidement étendu à Lyon puis à Paris et suscite un large intérêt médiatique.
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La société Deliveroo, créée en Angleterre en 2013, est devenu le leader de la FoodTech, sa valorisation dépasse désormais le milliard de dollars et compte désormais 7.500 livreurs dans vingt villes françaises. La réussite de ces plate-formes, dont le développement nécessite des levées de fond importantes, est avant tout liée au fait que ces livreurs sont systématiquement embauchés sous le statut d’auto-entrepreneur. Cela leur permet en particulier de s’affranchir du versement des cotisations patronales, alors que cette activité constitue, pour un nombre croissant de ces livreurs, un travail à part entière pour peu de ne pas compter ses heures de travail.

Une prise de conscience qui vient de loin

La faillite de la plate-forme belge Take Eat Easy en juillet 2016, qui aura laissé sur le carreau des milliers de coursiers français là où, en tant que salariés, ils auraient eu droit à la prise en charge de l’AGS, a constitué un déclic pour les travailleurs de ce secteur. Aussi, après quel- ques grèves sporadiques à Marseille et à Nice en début d’année, ils commencent à s’auto-organiser avec la création d’associations ou de collectifs comme Les Flèches Vertes à Lyon ou le CLAP à Paris mais également à se syndiquer : outre la création en mars 2017 d’un syndicat CGT des coursiers à vélo de la Gironde, quelques bikers parisiens ont commencé à rejoindre la CGT et SUD Commerce.

La France rattrape également son retard social alors que l’ébullition est de mise depuis 2016 au niveau européen où les bikers de plusieurs pays, le plus souvent épaulés par des syndicats alternatifs, ont déjà fait l’expérience de la mobilisation. Ainsi, la justice anglaise est saisie d’une affaire de requalification du contrat d’un livreur indépendant en travail salarié et les livreurs espagnols étaient eux aussi en grève pas plus tard que le mois dernier.

Les raisons de la colère

On ne sera donc pas surpris que l’annonce, en plein été, de la modification unilatérale des contrats des livreurs embauchés avant septembre 2016 a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase : concrètement, le millier de livreurs, actuellement payés 7 euros de l’heure auquel vient s’ajouter une prime à chaque course comprise en deux et quatre euros, sont sommés, sous peine de déréférencement, de passer le mois prochain au paiement à la course à 5 euros (5,75 euros sur Paris) ce qui va occasionner pour eux une perte de revenu de 8 à 33 % en fonction de leur temps de travail.

En réponse, ils défendent la revendication unifiante de 7,50 euros par course avec un minimum garanti de deux courses par heure ce que Deliveroo, à ce jour, se refuse à négocier bien que la pression médiatique l’ait obligé à leur répondre officiellement.

Plus rien ne sera comme avant

A République, c’est près d’une centaine de livreurs parisiens, anciens comme nouveaux contrats, qui se sont rassemblés vendredi soir, rejoints par certains d’autres plate-formes (Foodora, Stuart et UberEATS). Ce nombre peut paraître dérisoire mais en plein mois d’août et pour une initiative montée en quelques jours, ses organisateurs parlent d’une réussite.

Des dizaines de militants CGT, CNT, Solidaires et du Front social étaient aussi venus les soutenir ainsi que de rares politiques ( le socialiste Gérard Filoche et Julien Bayou d’EELV). Outre des prises de parole de Jérôme Pimot, ancien coursier, et d’autres membres du CLAP, une représentante des grévistes de Bordeaux ainsi que le secrétaire général de l’union départementale CGT de Paris et un responsable de SUD Commerce se sont aussi exprimés.

Une manifestation sauvage s’est ensuite ébranlée aux cris de « au trou le kangourou (l’emblème de la compagnie) » ou « Deliveroo, t’es foutu, les bikers sont dans la rue », en direction de plusieurs restaurants dont certains ont accepté de bloquer leurs commandes en signe de solidarité (à Lyon, une quarantaine de livreurs ont fait de même). La prochaine date de mobilisation a été fixée au 28 août, date d’entrée en application des nouveaux contrats. D’ici là, les livreurs compte bien élargir, avec l’aide de leurs soutiens, la participation à la mobilisa- tion à davantage de collègues et de villes ainsi qu’internationaliser leur lutte en faisant de cette date une journée internationale de grève contre Deliveroo.

Quelle que soit l’issue de leur combat, le courage des livreurs, qui peuvent être remerciés simplement en appuyant sur un bouton, a déjà changé beaucoup de chose : outre le regard porté sur eux, ils ont tordu le cou à la fatalité qui voudrait que des travailleurs « indépendants » soient incapables d’actions collectives. Le mythe de l’ubérisation heureuse, vendu entre autre par Macron, est aussi mis en mal.

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Plus encore, alors que ce dernier, à travers sa loi Travail XXL, veut généraliser à l’ensemble du monde du travail ce modèle « social », où la loi cède le pas au contrat, leur détermination est un formidable encouragement à lutter le 12 septembre et après.
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Déclaration de Laurent Dégousée (SUD Commerce) à propos de la lutte des livreurs de Deliveroo
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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (france bleu + alternatives économiques)

privileges-des-pauvres

Baisse des contrats aidés : des milliers de salariés et d’employeurs en détresse

Conséquence de la volonté du gouvernement de réduire le nombre de contrats aidés, des salariés se voient interrompre ou supprimer le contrat qui leur avait été promis ou même qu’ils avaient démarré. Un drame, à la fois pour les employés mais aussi pour les employeurs.

Murielle Pénicaud les juge « inefficaces » et « coûteux« . 

Dans le viseur de la ministre du travail, les contrats aidés de type CAE (Contrat d’Accompagne- ment dans l’Emploi) ou CUI (Contrat Unique d’Insertion). Ainsi, alors même que certains con- trats ont récemment été signés par des employeurs et des employés, des dizaines viennent d’être purement et simplement annulés, voire interrompus. En effet, les agences Pôle Emploi ont reçu l’ordre lundi dernier de les arrêter et de ne plus en délivrer. Résultat, des situations ubuesques et dramatiques, avec des employés qui voient leur précieux leur passer sous le nez. Et d’autres qui avaient carrément commencé à travailler et à qui l’on a demandé cette semaine de rentrer chez eux. Autant de drames humains, que le gouvernement ne semble pas avoir bien mesuré.(Sans blague? NdB)

Isabelle, renvoyée chez elle après trois journées de travail

C’est une situation ubuesque dans laquelle les pouvoirs publics viennent de plonger Isabelle, 40 ans, mère de deux enfants. Originaire du sud de la France, cette demandeuse d’emploi décroche à la fin du mois de juin dernier un entretien pour un poste dans la ville du Havre. Isabelle traverse alors la France pour passer son entretien et décroche le job. A la clef, un Contrat Unique d’Insertion (CUI). Branle-bas de combat. Isabelle saute sur l’occasion et fonce. Elle signe alors son contrat le 7 août dernier et démarre son nouveau job. Seulement, quatre jours plus tard, coup de fil du Pôle Emploi qui lui signifie que son contrat est finalement invalidé et interrompu. Et maintenant ? Isabelle a en effet engagé des frais, s’est lancée dans la location d’un nouveau logement, a inscrit ses filles à l’école. Seulement, retour à la case de départ. Elle est aujourd’hui de nouveau au chômage et dans une région qu’elle ne connaît pas.

Les agents de Pôle Emploi totalement désemparés

Des situations comme celle d’Isabelle, les conseillers du Pôle Emploi en ont tous sur leur bureau, partout en France. Impuissants et désemparés, face à cette décision prise par le gouvernement. Véronique Riesco est responsable régionale de la CGT, pour le Pôle Emploi, en Normandie. Elle explique les drames humains auxquels elle est aujourd’hui confrontée.

Des recours restent possibles auprès de Pôle Emploi pour les personnes concernées. En attendant, cette mesure risque de faire exploser les chiffres du chômage lors de la prochaine vague.

Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie  vendredi 11 août

https://www.francebleu.fr/

Lire aussi:

Emplois aidés : attention danger ! (Alternatives Economiques)

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13 août 2017 ~ 0 Commentaire

apl (anti-k)

APL

Pas touche aux APL !

MARCHE: Jeudi 31 AOÛT 17h Métro OLYMPIADES

Départ marche  18h, vers le ministère des finances à Bercy

Le gouvernement annonce, parmi ses toutes premières mesures, une baisse des allocations (APL, ALF, ALS) de 5€ pour toutes et tous à partir d’octobre, puis une réforme générale des APL et des aides sociales, afin de réduire ses dépenses,  appauvrissant  les locataires et réduisant l’accès à un logement autonome. Certains prétendent que la baisse des APL entrainera par magie une baisse des loyers : c’est un mensonge, le contraire a été démontré dans d’autres pays …

Pour beaucoup de locataires, 5 euros, ce n’est pas rien et cela représente de nouveaux sacrifices à la fin du mois sur l’alimentation, l’énergie, les soins, l’éducation, les loisirs …

Cette décision est d’autant plus brutale et injuste qu’elle épargne les rentiers du logement et les plus riches, qui ont reçu la promesse d’importantes baisses d’impôts.

Un tel choix annonce des dizaines de milliers de mises à la rue supplémentaires alors que le nombre d’expulsions et les loyers n’ont jamais été aussi élevés, ainsi qu’une aggravation de la précarité et des conditions de logement.

C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation générale des locataires et de tout ceux et celles qui sont en désaccord avec ces orientations afin que, dans le respect du droit à un logement décent pour toutes et tous, le gouvernement :

– Revalorise les APL et les minimas sociaux au lieu de les baisser,
– Applique et renforce l’encadrement des loyers.

9 août 2017  Federation DAL

1er signataires :

AC !, AFVS, APEIS, ATMF, Bagagerue, CNAFAL, CNL, COPAF, CSP 75, DAL, DIEL, Émancipation, FAPIL, Femmes égalité, INDECOSA-CGT, Fédé. Acteurs de la Solidarité (ex FNARS), Fondation Copernic, MNCP, Rencontres sociales, Syndicat de la Magistrature, UNEF, Union syndicale Solidaires, Union Syndicale de la Psychiatrie

https://www.droitaulogement.org/

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12 août 2017 ~ 0 Commentaire

facebook (jdd)

« Insoumeetic » : quand les Insoumis se rencontrent sur Facebook

Huit sympathisants de la France insoumise administrent depuis les élections législatives un groupe Facebook, « Insoumeetic », qui favorise les rencontres entre militants. Un lieu sous le signe de l’amour et de l’humour, qui accueille également des jeunes communistes. Le groupe Facebook Insoumeetic comptabilise plus de 1.000 membres

Une page Facebook pas comme les autres. Dans ce groupe fermé, huit administrateurs insoumis font vivre depuis quelques mois une agora particulière. Son nom? « Insoumeetic », contraction d’ »Insoumis » et du célèbre site de rencontre Meetic. Les échanges y sont à la fois humoristiques et séduisants et rassemblent déjà 1.148 membres, qui se présentent comme des sympathisants de La France insoumise ou du Parti communiste. Si l’idée de départ est de favoriser des rencontres entre personnes du même bord politique, elle vise également des échanges dépolitisés, des rencontres au feeling, au cœur même d’un terroir de gauche.

« On évite de trop parler politique »

Le créateur de la page, un fonctionnaire de 39 ans qui a voté Jean-Luc Mélenchon, explique au JDD la genèse de cette idée : « C’est parti de rien. Dans un groupe Insoumis consacré aux législatives, une adhérente avait fait une publication dans le style d’un site de rencontre. Son message a fait beaucoup réagir, plus de 800 commentaires, au point que l’administrateur a dû les suspendre. De fil en aiguille, on a rigolé là-dessus, j’ai créé le logo en faisant le jeu de mot puis on a créé la page. » Une idée ex-nihilo, qui « à la base est pour rire, mais s’il y a des rencontres, c’est tout bénéf », ajoute le responsable. « Ce qui serait dommage, c’est que ça devienne un vrai site de rencontre comme tous les autres, ajoute encore le fonctionnaire. On fait les publications qu’on a envie de faire, on évite de trop parler politique. C’est une ramification des Insoumis, on est là pour parler dans la légèreté et le respect. »

Pour un autre administrateur, militant très engagé de 45 ans depuis décembre dernier et ex-candidat LFI aux législatives, l’initiative peut servir à « éventuellement rencontrer quelqu’un du même bord politique ». Mais, pour le moment, il existe un problème pratique : « On n’a pas spécialement ciblé région par région, bien qu’il y ait une carte qui répartisse les lieux d’où viennent les membres. On discute avec des personnes à l’autre bout de la France. »  Ce qui, de fait, peut limiter les relations amoureuses… Globalement, les personnes interrogées disent ne pas avoir fait de « rencontre marquante ».

L’ambiance est colorée, de multiples bannières portant des interrogations diverses parcourent la page, tel un « Qui serait prêt à faire des kilomètres d’Amour? » sur fond rose, agrémentés de commentaires comme « l’amour n’a pas de frontière », ou la chanson de Grand Corps Malade « les voyages en train ». Entre deux photos de Jean-Luc Mélenchon, on trouve des photos de fleurs, des paysages, des citations de Racine, et diverses plaisanteries. Mais, malgré les souhaits de son créateur, les discussions sont souvent liées à la politique.

« De l’humour beauf ou sexiste »

Moins enthousiaste, une ancienne militante du Front de gauche, « virée du groupe », résume toutefois cette page à « trois ou quatre mecs chelous qui postent de l’humour beauf ou sexiste ».

Les communistes contre « l’esprit de meute des Insoumis »

La présence de communistes, pour sa part, ne fait pas l’unanimité. D’ailleurs, cette page est parfois révélatrice de l’ambiance régnante entre pro-Mélenchon et leurs anciens alliés… Ainsi, l’un des administrateurs de la page « n’aime pas » la présence d’utilisateurs se revendiquant comme des jeunes communistes : « Un groupe comme ça ne devrait pas rester ouvert aux autres groupes politiques. Le but est de faire des rencontres, pas de parler à longueur de journée de politique. »

Âgé de 22 ans, Stéphane, un jeune militant communiste, étudiant à Toulouse, dit avoir intégré Insoumeetic justement grâce à des amis jeunes communistes   »qui passent leur temps à troller sur les réseaux sociaux ». Pour lui, la forte activité communiste sur le groupe est au contraire positive : « On peut discuter avec des personnes avec lesquelles on a beaucoup de mal à communiquer en temps normal. Ça passe sur le ton de la blague, on a une piste pour le débat, puisque la situation est assez tendue entre Insoumis et communistes. Après, on ne va pas non plus se sauter dans les bras au bout de deux mois, mais ça permet de se détendre. On ne mange pas les enfants, d’un côté comme de l’autre. »

Un autre militant communiste, pour qui il doit « bien y avoir 200 communistes sur les 1.000 membres du groupe », trouve toutefois le concept « malsain » : « L’idée peut être attirante, mais c’est un lieu d’entre soi. J’ai vu des gens écrire qu’avoir des relations hors Insoumis était très grave. Certains sont vraiment là pour trouver l’âme sœur. »

Stéphane, l’étudiant communiste toulousain, trouve également le concept de rencontres politiques du même bord « sectaire ». Il précise qu’il « ne sortira jamais avec un facho », et il constate une spécificité « communautaire » chez les Insoumis : « Parfois, ça fait un peu peur. Ils ont un symbole, le Phi, et un sentiment d’appartenance à un groupe très fort. Si on les critique, qu’on se met à débattre, on sent qu’on touche à un esprit de meute. Chez les communistes, on peut s’engueuler, mais chez les Insoumis, quand on touche à un membre, on peut se mettre à dos tout le groupe. »

« L’esprit est bon enfant »

Une autre administratrice et militante Insoumise depuis un an, défend au contraire son mouve- ment. Elle rappelle concernant les jeunes communistes qu’il faut être « ouvert d’esprit, une valeur dans la lignée de la France insoumise »: « Les jeunes communistes ne sont pas des personnes qui sont contre notre esprit. » Elle se défend d’être sectaire, même s’ils doivent « surveiller » certaines publications. Mais avant tout, « l’esprit est bon enfant ».

Sophie, 50 ans, militante insoumise elle aussi et ancienne candidate suppléante aux législatives, l’assure également : « LFI est ouvert, ce n’est pas un parti mais un mouvement, personne n’a de carte. » Mais « les communistes ne me font pas rire », dit-elle en riant. Utilisatrice du groupe, elle se défend de leurs propos, « je n’ai pas l’impression de faire de l’entre soi, il me serait difficile de passer des soirées avec des gens qui votent Front national. Envisager une relation avec quelqu’un qui a un discours très libéral, à droite, ça partirait au clash. Je connais un couple dont l’un vote extrême droite et l’autre très à gauche, et je ne sais pas comment ils font. » Plus encore, elle affirme : « Je pourrais tomber amoureuse d’un communiste. J’essayerai juste d’expliquer à Pierre Laurent qu’il faut sortir du nucléaire. » A quoi tiennent les relations.

10 août 2017

http://www.lejdd.fr/

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04 août 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes d’irlande (the guardian)

belfast

Marche des fiertés à Belfast: une majorité de jeunes protestants soutient le mariage gay.

Les partis unionistes irlandais du Nord s’aliènent les jeunes protestants

Une étude montre que les protestants unionistes (favorables à rester dans le Royaume-Uni  contrairement aux nationalistes favorables à l’Irlande) âgés de moins de 40 ans s’éloignent du DUP à cause de ses attitudes ultra-conservatrices sur les droits des homosexuels et l’avorte- ment. Les jeunes électeurs protestants d’ Irlande du Nord se détournent de plus en plus de leurs politiciens en raison du conservatisme social du DUP sur des questions telles que les droits des homosexuels et l’avortement, selon un sondage post-éléctoral.

Alors que l’adhésion des protestants âgés de moins de 40 ans au Royaume- Uni reste solide à 82%, la majorité d’entre eux ne votent plus aux élections pour l’assemblée dl’Irlande du Nord (Stormont) ou de Westminster.

Favorables à la libéralisant les lois anti-avortement strictes de la région, à la légalisation du mariage homosexuel et aux mariages religieux mixtes, les jeunes de moins de 40 ans sont beaucoup plus libéraux que le Parti Unioniste Démocratique (DUP) ultra-conservateur, influencé par les chrétiens fondamentalistes, selon l’Université de Liverpool. La recherche conclut qu’il y a un écart beaucoup plus grand entre les générations, et les couches les plus libérales de la société de l’Irlande du Nord ne votent plus aux élections locales.

L’Institut d’études irlandaises de l’université a interviewé 1 155 électeurs dans les 18 circons- criptions d’ Irlande du Nord.  L’étude sur les élections générales en Irlande du Nord a été effectuée directement après le vote en juin.

À la suite de la semaine des fiertés en Irlande du Nord et du rassemblement LGBT massif de samedi à Belfast, l’enquête a révélé qu’une grande majorité des jeunes protestants Unionistes sont en faveur du mariage homosexuel. L’Irlande du Nord est la seule partie du Royaume-Uni où les couples homosexuels ne peuvent se marier en raison du veto constant du DUP à l’assemblée de Stormont.

Parmi les électeurs de moins de 40 ans, 63% sont en faveur du mariage homosexuel. Pour les protestants de 18 à 40 ans qui ne votent pas, le niveau de soutien est de 72%. En ce qui concerne l’avortement, 52% des moins de 40 ans qui ne votent pas sont en faveur de la levée de l’interdiction quasi totale de l’avortement dans les hôpitaux irlandais du Nord.

Dans l’ensemble, 71% des protestants unionistes de 18 à 40 ans n’auraient aucun problème qu’ un proche parent se marie avec quelqu’un de la religion adverse.

L’un des auteurs du sondage, le Dr Peter Shirlow, a déclaré que les résultats ont montré un «fossé intergénérationnel massif» entre les attitudes sociales des jeunes protestants et celles des partis unionistes traditionnellement conservateurs en Irlande du Nord.

Shirlow a déclaré que les résultats devraient être un «réveil pour le DUP» en termes d’exclu- sion des jeunes qui sont «beaucoup plus libéraux et tolérants sur des questions comme les droits des homosexuels et l’avortement». Il a déclaré que l’un des principaux paradoxes de l’enquête était l’écart entre le soutien pour rester au Royaume-Uni et l’indifférence vis-à-vis des partis politiques unionistes dans l’assemblée.

Parmi les moins de 40ans  protestants qui ne votent pas aux élections, seulement 47% soutiennent l’assemblée de l’Irlande du Nord et l’exécutif de Stormont, mais le soutien au Royaume-Uni reste bien supérieur à 80% pour le même groupe.

Shirlow: « Vous avez le paradoxe ici de la présence de  jeunes prêts à participer à un référen- dum ou à un appel de vote frontalier pour voter et soutenir fermement l’Union. Cependant, une grande partie des 18 à 40 électeurs protestants apparaît au moins indifférents à la politique à Stormont, en particulier Unioniste. « Si vous ajoutez libéralisme de l’électorat sur des questions sociales comme l’avortement, le mariage homosexuel et le mariage mixte, nous concluons que le DUP renonce à ces électeurs ».

John O’Doherty, du Rainbow Project, l’un des principaux groupes de campagne LGBT de l’Irlande du Nord, a déclaré que les résultats du sondage indiquaient que le DUP était en danger de se trouver «du mauvais côté de l’histoire». Il a ajouté: «Beaucoup d’Unionistes, en particulier les plus jeunes qui sont au centre ou au centre gauche de la politique,  ne peuvent  trouver une maison politique parce que le conservatisme social du DUP les éloigne de leur politique».

Le rassemblement de Belfast Pride samedi publiera l’appel de la plate-forme  du mouvement Love Equality pour une nouvelle assemblée pour légaliser le mariage homosexuel. À la suite de la marche, les militants de LBGT auront un petit-déjeuner Pride où l’invité principal sera Leo Varadkar, le premier taoiseach homosexuel irlandais.(Opposé à l’avortement NdB)

Davy Rea:

En tant qu’homme gay, Davy Rea estime n’avoir aucun choix parmi les partis pro-unionistes. «Je suis Unioniste, je crois en l’égalité, pour qui puis-je voter? S’il y avait un référendum demain sur l’avenir de l’Irlande du Nord au sein Royaume-Uni, Davy Rea irait voter pour l’Union. L’homme de 33 ans, de Glengormley dans le nord de Belfast, mettra son X fermement sur le bulletin de vote pour rester avec la Grande-Bretagne plutôt qu’avec l’Irlande unie. Pourtant, au cours des dernières années dans une pléthore d’élections à l’assemblée de Stormont, aux conseils locaux et même à Westminster, Rae a été parfois réticent à visiter son bureau de vote local. Pourquoi? Parce qu’il est pro-union mais aussi gay.

Rea, qui travaille pour une entreprise de nouvelles technologies, affirme qu’il n’y a personne pour qui voter parmi les partis politiques unionistes traditionnels – en particulier ceux qui torpillent constamment des tentatives d’égalité de mariage en Irlande du Nord. « Je ne pense pas avoir de choix réel en matière de vote aux élections », dit-il. «Je suis Unioniste, je suis socialement libéral, je crois en égalité mais pour qui puis-je voter?

« En s’opposant à l’égalité, le DUP abandonne et ignore des personnes comme moi qui veulent rester au Royaume-Uni, dans une société multiculturelle et tolérante. Ma soeur a 17 ans et aura bientôt l’âge du vote. Elle me demande tout le temps pour qui elle peut voter si elle est Unioniste, mais veut traiter les gens de façon égale. Qu’est-ce que je lui dis?

Dans un appel direct à la chef du DUP, Arlene Foster, Rea a ajouté: « Je lui demanderais: » Que feriez-vous si un de vos proches est gay? Comment voudriez-vous qu’ils soient traités dans la société? » J’espère que peut-être elle changera la politique du DUP et cessera de faire échouer chaque tentative d’égalité du mariage. Pour un vote libre et laissez nous tous aller de l’avant.  »

Henry McDonald Ireland correspondent

Friday 4 August 2017

https://www.theguardian.com/

Commentaires:

C’est un pas vers le progrès, mais cela peut finalement ressembler à Israël: une jeunesse sioniste « libérée » face à une jeunesse palestinienne opprimée. (Côté catholique malgré la force (déclinante) de l’église ont est plus « laïque »).

Il y a deux autres partis unionistes:

Parti de l’Alliance d’Irlande du Nord

Parti unioniste d’Ulster 

 

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01 août 2017 ~ 0 Commentaire

licence (npa)

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APB, « prérequis en licence », réduction des budgets : attaque généralisée dans l’enseignement supérieur

Alors que le gouvernement Macron-Philippe profite de l’été pour avancer sur sa loi travail 2, l’enseignement supérieur et la recherche ne sont pas exempts des attaques du ministère, entre la réduction des budgets, les 65 000 bacheliers sans facs, et la réforme sur la sélection en licence pour 2018.

65 000 étudiants sans inscription…

Ils n’étaient que 2 500 l’an dernier, les voilà 65 000, soit près d’un étudiant sur 13, à ne pas avoir été admis dans une formation post-bac par le logiciel APB. Évidemment, l’augmentation de celles et ceux qui commencent leur vie estudiantine par une année blanche n’est pas due à un problème informatique du portail APB, malgré des défaillances régulières. En réalité, il était attendu près de 40 000 demandes de plus, à raison de l’augmentation du nombre de bacheliers chaque année.

Mais les récentes attaques contre les universités, qui ont amené à des fermetures de filières ou à des réductions des places disponibles, ont rendu les universités françaises incapables d’accueillir tous les bacheliers. En effet, le quinquennat Hollande aura été celui des « fusions d’universités », qui ont largement abouti à des fermetures de filières (surtout dans les sciences sociales et les arts) et parfois d’établissements. La nouvelle ministre de l’ESR, Frédérique Vidal, a d’ailleurs annoncé que cette situation ne pouvait plus durer, pour instaurer dès 2018 ce qui existe déjà de fait : la sélection dès la licence.

La sélection en licence dès la rentrée 2018

C’est la prochaine attaque d’ampleur à laquelle devront faire face les étudiantEs : dès 2018, le gouvernement veut imposer la sélection en licence sous la forme de « prérequis ». Une façon de revenir sur le droit de tous les étudiantEs à pouvoir aller dans l’enseignement supérieur, en s’appuyant sur les déficits de places, qui exempte le gouvernement de toute responsabilité.

D’autant plus que la sélection existe déjà à l’université : outre la sélection en master 1, qui a été instaurée cette année par le gouvernement Hollande et acceptée par l’Unef, ce sont près de 380 cursus universitaires qui pratiquent déjà la sélection, notamment via la forme sélective des doubles licences. Le moyen de faire une université à deux vitesses, entre des cursus d’excellence sélectifs d’un côté, avec plus d’heures et des classes moins remplies, et des cursus « poubelles » de l’autre, avec moins d’heures de cours et des salles pleines à craquer…

Et on peut penser que cela va aller de mal en pis : le gouvernement a aussi annoncé une baisse de 331 millions d’euros du budget pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Des centaines de millions d’euros qui seront surtout retirées aux facultés les moins prestigieuses : en 2013, le budget moyen de l’État pour un étudiant de l’université était de 8 000 euros… et de 21 000 euros pour les grandes écoles publiques comme Polytechnique ou Centrale. Un fossé qui va encore s’élargir, et avec lui les inégalités sociales qui vont avec.

Mardi 1 août 2017 Arthur (secteur jeune du NPA)

https://npa2009.org

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28 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

brest: enfants réfugiés (le télégramme)

teddy

Londres: 700 nounours pour les 700 enfants réfugiés hebdomadaires au Soudan

L’an passé, le point H a reçu 150 enfants. Nous n’en avions aucun avant 2011 , indiquent le Dr Catherine Jézéquel et Ingrid Fernandez, infirmière. Auteure d’une lettre ouverte diffusée ce mardi sur la situation des migrants, le Dr Catherine Jézéquel est médecin au point H, un centre de consultations gratuites à Brest qui peine à mettre à l’abri ses patients gravement malades qui sont à la rue.

Trop de patients sortis de l’hôpital pour se retrouver en squat ou à la rue, malgré une chirurgie récente ou un traitement lourd.

Alors lundi, le Dr Catherine Jézéquel a écrit une longue lettre dont nous diffusons de larges extraits. Son point de départ est l’évacuation d’un squat. Mais son origine est surtout dans l’augmentation, depuis quelques mois, des refus, par la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), de demandes de mise à l’abri des patients les plus atteints.

Refus malgré les certificats

« Je fais des certificats que le 115 fait remonter à la DDCS, qui doit donner son accord à la mise à l’abri. Tout dépend du statut du migrant, mais si la DDCS refuse, le 115 ne peut rien faire. On arrive à les faire hospitaliser, mais les temps d’hospitalisation sont de plus en plus courts et il y a beaucoup d’ambulatoire ».

Parfois des hospitalisations sont prolongées dans l’attente qu’une assistante sociale trouve une solution, mais le médecin le reconnaît : « Cela entraîne aussi un surcoût pour l’hôpital qui ne devrait pas se retrouver dans cette situation-là. Cela met en difficulté tous les profession- nels de santé ». Parfois, malgré le certificat du point H, appuyé par les interventions des médecins hospitaliers ou des pédiatres pour les enfants, ou même de la direction de l’hôpital, la demande de mise à l’abri se heurte à un refus. C’est le retour à la rue.

« Je ne veux pas mettre en accusation la DDCS qui a ses contraintes, liées à des choix politiques qu’elle doit appliquer. La DDCS fait avec les moyens qu’elle a ou qu’elle n’a pas. Nous ne pouvons pas communiquer de diagnostics à la DDCS pour appuyer nos demandes de mise à l’abri mais, dans nos certificats, nous mentionnons les pathologies graves, une chirurgie récente ou un traitement lourd. La rue peut favoriser une décompensation grave pouvant engager le pronostic vital ».

Une enfant de 4 ans épuisée

Ce mardi, au point H, douze patients ont été reçus en consultation. Des consultations qui durent longtemps en raison de la barrière de la langue ; une traduction par téléphone est souvent nécessaire. Parmi les patients reçus, plusieurs malades du coeur, risquant l’AVC ou l’hémorragie, d’autres sous traitements lourds. Mais aussi des enfants. L’an passé, le point H a reçu 150 enfants. « Ma collègue médecin a fait une demande de mise à l’abri pour une petite fille de 4 ans qui n’avait pas mangé depuis cinq jours, souffrant d’urticaire, en mauvais état général, épuisée par ses nuits dans la rue. La demande vient d’être refusée. On fait notre travail de professionnel de santé, mais on se sent complice de cette inhumanité, si on ne réagit pas à cette situation ».

26 juillet 2017 Catherine Le Guen

http://www.letelegramme.fr/

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