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21 février 2018 ~ 0 Commentaire

service mili (npa + basta)

memelc

Macron veut dépenser 30 milliards pour embrigader la jeunesse

C’était une promesse de campagne du président Macron : instaurer un service national de plusieurs mois, obligatoire pour tous les jeunes de 18 à 25 ans. Et malgré les réticences de toutes les administrations et de l’armée, Jupiter, qui se mue en Mars, compte bien imposer aux jeunes de passer quelques mois avec les capitaines de l’armée pour leur inculquer un peu de nationalisme.

Tout d’abord, le projet. Pour l’instant, rien n’est fixé du côté du gouvernement, qui envisage encore plusieurs pistes. Ce qui est sûr, et c’est ce que le président a martelé, c’est sa volonté que le service soit obligatoire et qu’il dure au moins un trimestre, voire deux.

Coût prohibitif en période d’austérité

Cependant, côté parlementaire, un rapport est en rédaction et devait sortir le 21 février, avec plusieurs pistes importantes : une « semaine annuelle de la défense et de la citoyenneté » entre 11 et 16 ans, réalisée dans le cadre du collège ou du lycée.

Au programme, « défense et sécurité, résilience, droits et devoirs, mémoire et engagement » : tout un programme. Ensuite, une semaine au lycée, envisagée comme un « rite de passage » dans une caserne, en « immersion ». L’occasion pour l’État de remettre un «passeport citoyen» à tous les jeunes.

Là où les désaccords se font sentir, c’est sur la partie post-18 ans :

Faut il un service national obligatoire ? Le coût prohibitif, de 30 milliards d’euros à peu près pour 5 ans, fait bondir tout le monde ou presque. Tout d’abord, l’armée n’en veut pas. Après le passage à la professionnalisation totale de l’armée française à l’occasion de la fin du service militaire en 1996, les différents corps d’armées ne veulent pas avoir à gérer 600 000 à 800 000 jeunes par an. Trop coûteux, une « perte de temps » pour beaucoup…

C’est déjà une source de tension entre l’armée et le gouvernement, tension qui n’est pas nouvelle, comme l’éviction du chef d’état-major des armées l’a rappelé cet été. De plus, ni la droite ni la gauche ne veulent de service obligatoire. Mais pourquoi Macron s’acharne-t-il ?

Union nationale par l’embrigadement

Pour le président, l’objectif est clair : « un moment de rencontre entre la jeunesse de notre pays et la nation, et en partie son armée, mais ça peut être aussi un engagement civique, comment est-ce qu’on donne de son temps utilement à la nation ».

En d’autres termes il s’agit, comme le faisait le service militaire, d’unir « la nation » autour de son armée, en effaçant (relativement), un temps, les distinctions sociales.

Un projet d’union nationale dans un contexte social potentiellement explosif : il s’agit d’embri- gader la jeunesse, de lui apprendre le respect, l’ordre et la discipline. Seul appui, improbable, de Macron dans sa lutte pour le service national obligatoire et universel : La France insoumise qui, tout en critiquant la méthode Macron, a annoncé vouloir un service de… 9 mois pour tous et toutes, dans le but notamment de « renforcer la cohésion civique et le lien entre Armée et Nation ».

Une fois de plus, le nationalisme mélenchonien se dévoile, quitte à attirer les foudres de certains jeunes en pleine mobilisation contre la sélection. Mais pour une gauche néoréformiste qui croit encore à la République version Jules Ferry, l’embrigadement de la jeunesse n’est que la continuité d’un projet national, prétendument de gauche.

A.C. Mardi 20 février 2018

 

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

bébés unicef (le huff’)

bebes

Le rapport choc de l’Unicef sur les chances de s’en sortir pour les bébés nés dans les pays pauvres

7.000 nouveau-nés meurent chaque jour, tandis qu’au moins 80% de ces décès pourraient être évités simplement.

Les nourrissons des pays pauvres, notamment en Afrique, font encore face à des risques « alarmants » de mort prématurée en comparaison de ceux nés des pays riches, dénonce l’Unicef dans un rapport rendu public ce mardi 20 février. Alors que la santé des enfants plus âgés s’est améliorée depuis 25 ans, « nous n’avons pas vu de progrès semblables pour les enfants de moins d’un mois » dont 2,6 millions meurent chaque année, affirme Henrietta Fore, directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance, dans un communiqué.

« Sachant que la majorité de ces décès pourrait être évitée, nous laissons clairement tomber les bébés les plus pauvres du monde », ajoute-t-elle. Ainsi, au Japon, un bébé sur 1.000 meurt dans les 28 premiers jours de vie. Au Pakistan, c’est un nouveau-né sur 22, selon les chiffres compilés. 7.000 nouveau-nés meurent chaque jour.

Des disparités entre et au sein même des pays

Sur les dix pays les plus à risque, huit se trouvent en Afrique sub-saharienne: Centrafrique (1 sur 24), Somalie, Lesotho, Guinée-Bissau et Soudan du Sud (1 sur 26), Côte d’Ivoire (1 sur 27), Mali et Tchad (1 sur 28). Ce sont des pays où « les femmes enceintes sont le moins susceptibles de recevoir de l’aide » en raison de la pauvreté, des conflits ou d’institutions fragiles, dit le rapport.

En haut du classement, on retrouve les pays les plus avancés en matière de santé et d’édu- cation: Japon, Islande (1 sur 1.000), Singapour (1 sur 909), Finlande (1 sur 833), Estonie et Slovénie (1 sur 769), Chypre (1 sur 714), Bélarus, Luxembourg, Norvège et Corée du Sud (1 sur 667). En France, 1 bébé sur 416 décède pendant son premier mois de vie.

Le niveau de revenus d’un pays n’est qu’un indicateur dans ces disparités, souligne toutefois l’Unicef. Au Koweït et aux Etats-Unis, deux des pays à revenus élevés, le taux de mortalité néonatale est autour de 4 pour 1.000. C’est à peine mieux que plusieurs pays à revenus intermédiaires, comme le Sri Lanka et l’Ukraine où ce taux est autour de cinq pour 1.000. Les différences sont notables aussi à l’intérieur même d’un pays: les bébés nés dans des familles pauvres ont en moyenne 40% plus de risques de mourir avant un mois.

Plus de 80% des décès pourraient être évités

Le rapport accompagne le lancement d’une vaste campagne, baptisée « Pour chaque enfant, une chance de vivre », qui a pour objectif d’assurer « l’accès à des soins de santé abordables et de qualité » pour chaque mère et son bébé. Plus de 80% des décès peuvent être évités grâce à des sages-femmes formées, de l’eau potable, des produits désinfectants, une bonne alimen- tation, ainsi qu’un allaitement dès la première heure et un contact physique entre la mère et son bébé.

Le manque de personnel de santé compétent est le principal problème des pays pauvres. La Norvège compte ainsi 18 médecins, infirmières ou sages-femmes pour 10.000 habitants en 2018, pour un seul en Somalie. Les améliorations en matière de santé peuvent être chères alors « il est crucial d’investir l’argent de la bonne façon », assure à l’AFP Willibald Zeck, à la tête du programme mondial maternel et néonatal de l’Unicef.

L’agence onusienne salue notamment le travail du Rwanda, où le taux de mortalité néonatale a diminué de moitié entre 1990 et 2016 (de 41 à 17 pour 1000). Le gouvernement « a en effet joué un rôle actif dans la mise en oeuvre d’un régime d’assurance national qui a bénéficié aux mères les plus pauvres et les plus vulnérables », explique-t-elle.

« Ces chiffres témoignent de l’importance de la volonté politique d’investir dans des systèmes de santé solides » qui peut « faire une grande différence, même là où les moyens sont limités », affirme le rapport.

http://www.huffingtonpost.fr/

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest mineurs (fr3)

Brest: rencontre avec des jeunes mineurs étrangers isolés. A l’intérieur de la maison squattée, dix jeunes mineurs étrangers

Depuis le 14 novembre 2017, dix jeunes mineurs isolés étrangers occupent une maison abandonnée à Brest. Ils viennent de Guinée, du Togo, du Mali ou encore de la Côte d’Ivoire. Le collectif « Zéro personne à la rue » les accompagne.

On les appelle les  «mineurs étrangers isolés», ou «mineurs non accompagnés» (MNA). Selon le collectif « Zéro personne à la rue » à Brest, une soixantaine de jeunes à la rue sont dans cette situation. Depuis la mi- novembre, le collectif réquisitionne une ancienne maison de cheminot, abandonnée depuis plusieurs années dans le quartier Saint Marc. Dix adolescents occupent désormais le lieu baptisé «la Maison des Mineurs ».

Un statut de mineur non reconnu

A l’intérieur, les bénévoles se relaient pour les accompagner. On discute sport, musique. On prépare les repas souvent sommaires. Les jeunes ont entre 15 et 17 ans. Beaucoup n’ont plus de papiers d’identité ou possèdent des actes de naissance non reconnus par l’administration.
Sans la reconnaissance du statut de mineur, les jeunes ne peuvent pas bénéficier du dispositif de l’aide sociale à l’enfance. Impossible donc d’être scolarisé. Une situation que Mustapha ne comprend pas. Il a été débouté de son statut de mineur, pour l’administration, il n’a pas 16 ans.

Des tests sans aucune valeur scientifique

En attendant que les choses se débloquent, des bénévoles donnent des cours de français. Le collectif accompagne les jeunes dans leur démarche juridique et dénonce les procédures : « A Brest, le Procureur réclame des tests osseux qui ne sont pas reconnus par l’ordre des mé- decins. Ces tests n’ont pas de valeur scientifique ».  Début février, un homme alcoolisé a menacé et insulté des jeunes mineurs isolés. Il a tenté de pénétrer dans la maison. Deux personnes ont été blessées en étant traîné par sa voiture. Dimanche à Brest, une centaine de personnes ont manifesté leur soutien à la Maison des Mineurs.

A.Castier 19/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

floride lycéen(e)s (jdd)

Les élèves survivants de la tuerie de Floride appellent à un contrôle accru des armes à feu.
Les élèves survivants de la tuerie de Floride appellent à un contrôle accru des armes à feu. (Capture d’écran CNN)

Tuerie en Floride : les lycéens survivants lancent un mouvement pour un contrôle des armes à feu

Depuis la fusillade dans un lycée de Floride qui a provoqué la mort de 17 personnes, des élèves qui ont survécu se mobilisent pour essayer d’imposer un contrôle des armes.

Les enfants de Parkland vont-il faire céder Donald Trump et le Congrès républicain?

Depuis la fusillade dans cet établissement de Floride mercredi, les lycéens ont décidé de prendre les choses en main et de forcer les politiques de Washington à agir pour lutter pour le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Comme le montre notre infographie, un Américain a en effet 300 fois plus de risques d’être tué par balle qu’un Japonais. Pour porter le combat, les lycéens survivants de la fusillade se sont démultipliés dans les médias pour faire passer leur message et annoncer l’organisation d’une manifestation le 24 mars à Washington pour récla- mer un contrôle plus strict des armes à feu. Dimanche matin, les émissions politiques tradition- nelles avaient abandonné leurs invités politiques habituels pour accueillir ces lycéens venus plaider leur cause avec émotion et dignité.

Trump visé par les lycéens

Sur CNN, Cameron Kasky, un lycéen qui a survécu à la fusillade, a interpellé les élites politi- ques américaines : « Mon message pour les gens qui sont au pouvoir, c’est que vous êtes soit avec nous soit contre nous. Nous perdons nos vies alors que les adultes regardent ailleurs. »  « Ce n’est pas contre le parti républicain ou contre les démocrates. Il s’agit de mettre la honte à tout homme politique qui reçoit de l’argent de la NRA (National Rifle Association, principal lobby promouvant les armes aux Etats-Unis), et qui fait de nous des dommages collatéraux. »

Sur CBS, un autre élève, David Hogg, s’en est pris directement à Donald Trump :

« On a vu un shutdown du gouvernement, une réforme fiscale mais rien qui ne vienne sauver les vies de nos enfants. » Carly Novell, un lycéen qui s’est caché dans un placard pendant deux heures durant l’attaque, a lui répondu de manière énervée à Donald Trump après un tweet où celui-ci s’en prenait au FBI pour s’être concentré sur l’enquête russe plutôt que sur le tueur de Floride : « Vous savez ce qui n’est pas acceptable? S’en prendre à tout le monde sauf au tireur et au manque de contrôle des armes dans ce pays. Vous avez même les élèves. Nous l’avions pourtant signalé au FBI, nous avons essayé. Mais comment nous sommes supposés savoir ce qui allait arriver? Votre manque de sympathie prouve à quel point vous êtes une personne pitoyable. »

Donald Trump a regardé les apparitions des élèves à la télévision

La semaine avait aussi été marquée par l’émouvant discours d’une survivante de la fusillade samedi : « A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous », a crié Emma Gonzalez lors d’un rassemblement contre les armes à Fort Lauderdale. « Honte à vous », a repris en choeur la foule de plusieurs dizaines de personnes. « Si le président me dit en face que c’était une terrible tragédie (…) et qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais : 30 millions de dollars », a dit rageusement la jeune fille de 18 ans aux cheveux rasés.  »C’est ce que valent ces gens pour vous, M. Trump? », a-t-elle lancé en comparant cette somme au nombre de victimes des fusillades qui ont ensanglanté le pays depuis le début de l’année.

Selon le Washington Post, Donald Trump a regardé très attentivement les apparitions des élèves à la télévision. Comme son entourage lui avait déconseillé d’aller golfer, il a passé son week-end dans sa résidence de Floride à tweeter et à regarder la télévision, rapporte l’agence AP.

La pression risque de continuer à s’accentuer pour Donald Trump. Avec d’autres élèves du lycée Stoneman Douglas, Emma Gonzalez doit participer mercredi à un débat télévisé sur CNN, qui sera diffusé dans l’ensemble du pays. Le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, critiqué pour avoir accepté des millions de dollars de financement politique de la part de la NRA, a annoncé sur Twitter qu’il y participerait également. Donald Trump est également invité mais il y a peu de chance qu’il y aille. Lundi la Maison-Blanche, Donald Trump s’est dit favorable à un renforcement du contrôle des antécédents lors de l’achat d’une arme à feu : « Tandis que les discussions se poursuivent et que des modifications sont envisagées, le président soutient les efforts pour améliorer le système fédéral de contrôle des antécédents », a précisé la porte-parole de l’exécutif Sarah Sanders, dans un communiqué.

19 février 2018

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19 février 2018 ~ 0 Commentaire

vannes lycéen-ne-s ( fr3)

refugies

Vannes : mobilisation massive de lycéens pour refuser l’expulsion de France de deux élèves

Plus de 500 élèves du lycée Lesage à Vannes se sont rassemblés ce lundi matin devant leur établissement. Ils protestent contre le risque d’expulsion de leurs camarades, deux élèves de seconde d’origine albanaise arrivés en France il y a plus de trois ans.  8 h 30 ce matin. Devant les grilles du lycée Alain René Lesage de Vannes, plus de 500 lycéens, enseignants, parents d’élèves sont venus soutenir deux jeunes scolarisés en classe de seconde.

Une pétition circule et deux jeunes filles du Conseil de la vie scolaire prennent la parole. Il y a quelques jours, Danjel et Erikson ont appris qu’ils risquaient d’être expulsés du sol français avec leur famille. Les deux délégués rappellent que « selon le Code de l’éducation, aucune exclusion ne doit compromettre la scolarité d’un élève, ni compromettre l’accompagnement social d’une personne. »

Une scolarité suivie 

Danjel et Erikson sont arrivés en France il y a trois ans et demi. Ils ont été scolarisés au collège à Vannes avant d’arriver en début d’année en classe de seconde au lycée Lesage. Leur scolarité se passe bien et selon la représentante du Réseau Éducation sans frontière, Anita Kervadec, « Danjel a reçu les encouragements du conseil de classe au premier trimestre.  Erikson montre de son côté des compétences dans le domaine scientifique qui peuvent lui permettre d’envisager une poursuite de ses études. »

Arrivée en 2016, la famille de Danjel et Erikson a obtenu deux titres de séjours successifs pour raison de santé. Des titres qui n’ont pas été renouvelés. Le 17 février, une obligation de quitter le territoire est émise alors qu’un dossier de demande d’asile est en cours d’instruction. La pétition en ligne déposée par le Réseau Éducation sans frontière et la pétition papier ont pour l’instant recueillies 750 signatures. Elles demandent l’annulation d’obligation de quitter le territoire pour la famille de Danjel et Erikson.

A.Castier 19/02/2018

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19 février 2018 ~ 0 Commentaire

sélection (alternative libertaire + npa)

matthieu

Contre la sélection, pour le droit à l’éducation

Le point commun entre la réforme du bac, la sélection à la fac, les attaques contre le code du travail en 2016 avec la loi El Khomri et en 2017 avec les Ordonnances Macron ? La fin de nos conquêtes sociales, qui nous garantissent des droits et des protections collectives, pour mieux nous exploiter.

Des facs fermées aux classes populaires

Le gouvernement Macron prétend que ses réformes sont une solution, alors que lors de ces dernières années les budgets des facs ont été réduits et le nombre d’étudiant-e-s a augmenté. C’est à cause de cette volonté politique de tailler dans les budgets que les facs ne peuvent pas accueillir tout le monde.

Des lycéen-nes qui auront eu leur bac ne pourront pas rentrer à l’université et devront se tourner vers des boulots précaires, ubérisés, que les récentes attaques contre le Code du travail ont justement développés. Ou alors ils et elles iront dans des écoles sélectives et très chères, ce qui au final nuira aux plus pauvres. En licence, avoir la moyenne dans toutes les matières sera obligatoire pour avoir son année, ce qui sera impossible pour celles et ceux qui travaillent à côté.

Pour les étudiant-e-s et les lycéen-nes, ces réformes vont encore accentuer une sélection sociale déjà très présente, car elle sera dans la loi. Avec le contrôle continu pris en compte pour le bac et la sélection, les lycéen-nes de quartiers populaires, et en bac pro ou techno, seront encore moins à entrer à l’université. Les inégalités sociales et l’élitisme vont s’aggraver.

Des facs élitistes au service des intérêts des patrons

Certaines facs prestigieuses seront réservées à l’élite, tandis que les filières considérées comme non rentables vont disparaître. Cette « excellence » vantée par le gouvernement, les présidents d’université, ce sont les filières qui sauraient « s’adapter au marché », répondre aux appels à projet, bref se soumettre aux intérêts économiques privés, aux patrons qui siègent d’ores et déjà dans les conseils d’administration des facs.

Face à cette offensive, nous devons vanter notre propre idée « d’excellence » : celle d’une université émancipatrice, qui forme à l’esprit critique, enrichie de filières diverses. Refusons la hiérarchie qui tente de s’imposer entre les filières dites « d’innovation » et d’ingénierie scientifique d’un côté, et de l’autre les filières d’arts, de lettres, de sciences humaines et sociales.

Si les jeunes ne trouvent pas de travail, ce n’est pas parce que la fac ne serait « pas assez adaptée au monde de l’entreprise ». Si le taux de chômage est trop élevé, c’est parce que le temps de travail est trop élevé – les syndicats SUD et CGT réclament la réduction du temps de travail à 32 heures avec embauches correspondantes pour créer 4 millions d’emplois en prenant sur les profits mirobolants des actionnaires. Avec nos ami.e.s et nos familles, refusons les discours faciles sur le prétendu « trop plein d’étudiant.es » (alors que l’augmentation était prévisible depuis plus de 15 ans). Rappelons que ce gouvernement préfère mettre des milliards dans les JO 2024 ou d’autres grands projets inutiles, et pas pour les services publics.

Luttons pour des facs ouvertes et émancipatrices !

Au lieu de cela, refusons l’hégémonie idéologique libérale, luttons pour des facs émancipatrices, autogérées par les étudiant-e-s, les enseignant-e-s et les personnel-les. Facs ouvertes aux enfants d’ouvrièr-e-s et des quartiers ! Facs fermées aux intérêts privés !

C’est par les luttes collectives qu’on pourra résister et renverser la tendance ! Contre les attaques du gouvernement, il faut convaincre le plus de monde possible. Appelons à des Assemblées Générales pour se réunir et décidons ensemble de bloquer, d’occuper et de faire grève.

14 février 2018

http://alternativelibertaire.org/

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18 février 2018 ~ 0 Commentaire

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Marche depuis la Place de la Liberté jusqu’à la Maison des Mineurs, attaquée la semaine dernière

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18 février 2018 ~ 0 Commentaire

brest mineurs (le peuple breton)

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Les mineurs étrangers doivent bénéficier du droit commun de la protection de l’enfance

À Brest, 120 jeunes étrangers isolés attendent d’être reconnus mineurs pour bénéficier d’une protection. Le Procureur en a déjà exclu une quarantaine, sur la base de tests osseux controversés.

Ils attendent que le juge des enfants revoie cette décision et sont hébergés par des réseaux de bénévoles ou des associations. Beaucoup d’entre eux sont passés par la Lybie, au risque de leur vie. Une association qui les accompagne a sollicité le soutien d’Anne-Marie Kervern qui a précisé sa position d’élue UDB.

Le 20 octobre 2017 le Premier Ministre Édouard Philippe, a décidé que l’État devait assumer l’évaluation de l’âge et l’hébergement d’urgence des jeunes mineurs étrangers non accompa- gnés jusqu’à ce que leur minorité soit confirmée. Sous couvert d’accompagner dignement les personnes étrangères, il a souhaité mettre en place des dispositifs d’accueil et un processus de prise en charge spécifiques, et adapter les dispositions législatives à cette prise en charge spécifique.

Or, la Loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfance, complétée par le Décret du 24 juin 2016 et les Arrêtés du 28 juin et du 17 novembre 2016, a réaffirmé la place des mineurs isolés étrangers au sein du droit commun de la protection de l’enfance et a, de ce fait, déjà mis en place un dispositif spécifique d’évaluation et d’accueil en urgence des enfants migrants non accompagnés.

Sur le terrain, on constate que toute défaillances dans la mise en œuvre de ce dispositif, au stade de la mise à l’abri immédiate, lors de l’évaluation de la minorité, de l’isolement, ou de la prise en charge au sein des services de protection de l’enfance rend ces jeunes particuliè- rement vulnérables et les expose aux abus et à la maltraitance (racket par les passeurs, mendicité et délinquance forcées, ateliers clandestins, prostitution, etc.).

Cette vulnérabilité devrait inciter les autorités à les protéger au moins autant, sinon plus, que les autres enfants dans le cadre du droit commun de la protection de l’enfance, et non dans un cadre juridique spécial reposant sur le seul fondement de l’extranéité des enfants et jeunes migrants.

En tant qu’élue UDB, je refuse vigoureusement la création d’un dispositif de prise en charge spécifique qui serait contraire aux engagements internationaux de la France et en particulier, à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Je rappelle que l’article 20 de cette convention stipule que l’enfant migrant non accompagné doit se voir accorder « la même protection que tout autre enfant définitivement ou temporairement privé de son milieu familial pour quelque raison que ce soit ».

Ces enfants et jeunes migrants sont, d’abord et avant tout, des enfants et des jeunes, non des étrangers. C’est pourquoi, je demande :

  • que l’évaluation et de la mise à l’abri soient financés par l’État au coût réel, conformément au principe de non-discrimination et aux droits de l’enfant, ainsi préconisé par le Défenseur des droits dans son avis n°17-10 du 11 octobre 2017
  • que soit réaffirmé l’attachement de la France à la protection de tous les enfants présents sur son territoire, ainsi que le rôle de notre système de protection de l’enfance vis-à-vis de tous les jeunes mineurs en danger, quels que soient leur nationalité, leur origine ou leur statut administratif, et ce dès leur arrivée sur le territoire français.

Anne-Marie Kervern 16 février 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

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16 février 2018 ~ 0 Commentaire

rennes (npa)

arabe

Y-a- t’il encore une gauche arabe?

7 ans après les révolutions tunisiennes et égyptiennes de 2011 et l’embrasement populaire dans tout le monde arabe, la situation politique dans la région est dramatique : guerre civile en Syrie, dictature militaire en Égypte, effondrement de la Libye, guerre civile au Yémen, éclatement de l’Irak, régimes monarchiques ultra-conservateurs dans les pays du Golfe, poursuite de la colonisation et de l’occupation en Palestine…

Face à ces défis, les gauches arabes semblent marquer le pas face aux forces de l’islam politique.

Nous reviendrons sur la place des militant-e-s et des organisations de gauche dans les processus révolutionnaires arabes, les débats stratégiques qu’elles se posent, le déclin du nationalisme de type « nassérien » arabe… Face au pessimisme, décortiquer les situations douloureuses ne peut que faire du bien pour penser l’avenir et l’émancipation.

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14 février 2018 ~ 0 Commentaire

staps brest rennes (fr3)

Filière Staps en Bretagne : “on veut des postes”

Les enseignants de la filière Staps à l’université de Rennes 2 sont en grève depuis deux jours. L’UBO de Brest a également connu une mobilisation. Tous réclament plus de postes alors que le nombre d’étudiants ne cessent d’augmenter.

Des enseignants mobilisés à Rennes, à Brest. Tous font partie de la filière Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Les étudiants y sont de plus en plus nombreux à s’inscrire mais les effectifs du corps enseignant eux ne bougent pas. À Rennes 2, les professeurs sont donc en grève depuis deux jours et réclament des créations de postes pour la rentrée prochaine.

Le plus gros Staps de France

L’université de Rennes 2 possède la plus grosse filière de France et observe une inégalité de traitements. D’autres universités ont obtenu gain de cause, à la suite de leurs revendications.

Une victoire modeste pour un fonctionnement normal

À Brest, même combat. L’UBO s’est aussi mise à l’arrêt pendant une semaine pour attirer l’attention sur ce manque de personnel. L’université refusait de tirer au sort les candidats à la filière et d’écarter des candidats. Là encore le nombre d’étudiants a augmenté, 480 étudiants en première année contre 350 l’an passé. Des équipements méritaient des rénovations. Une partie des demandes a été entendue mais la victoire reste modeste.

Emilie Colin 14/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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