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28 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

australie (slate)

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En Australie, la date de la fête nationale est une gifle donnée aux peuples autochtones

Célébrant l’arrivée de la première flotte britannique venue établir une colonie pénitentiaire en 1788, les festivités du 26 janvier morcèlent la nation. Au point qu’un changement de date n’est pas à exclure.

En Australie, la fête nationale est célébrée ce jeudi 26 janvier. Depuis 1994, cet «Australia Day» est un jour férié commun à tous les États du pays. Mais pour combien de temps encore? Car le choix d’une telle date est loin de faire l’unanimité et n’a d’ailleurs jamais permis d’inclure tous les habitants dans les festivités.

Cette date historique commémore en effet, pour les uns, l’arrivée de la flotte britannique destinée à fonder la première colonie pénitentiaire du pays, à Sydney, en 1788, mais marque aussi, pour les Aborigènes d’Australie, premiers habitants connus du pays, le début d’une colonisation violente et forcée.

«C’est une idée très étrange d’utiliser le jour de l’invasion d’un pays comme date d’une fête nationale. Y compris pour les personnes qui ne sont pas autochtones, ça semble bizarre», affirme la professeure Jakelin Troy, directrice de recherche à l’Université de Sydney et membre du peuple Ngarigo des Snowy Mountains (sud-est de l’Australie). «C’est un jour qui a été choisi par un nombre très limité de représentants et de descendants de bureaucrates, qui voulaient célébrer le fait d’avoir réussi à prendre le pays sans aucune tentative d’accord et sans aucune reconnaissance de leur souveraineté.»

Fête nationale ou «jour de deuil»?

L’«Australia Day» est donc logiquement perçu de manière négative par les Aborigènes et les Insulaires du détroit de Torrès, les deux grands ensembles de peuples autochtones d’Australie. Certains nomment ce jour «Invasion Day», quand d’autres évoquent un «Survival Day», célébrant la résistance des cultures autochtones parvenues à survivre à l’invasion.

Se réappropriant cette date, alors que certaines villes organisaient déjà des festivités pour l’anniversaire de l’arrivée de la première flotte britannique, l’Aboriginal Progressive Association avait organisé, dès 1938, à Sydney, le premier «Day of Mourning» («jour de deuil»), contre-manifestation aborigène dénonçant les festivités du 26 janvier.

Ce 26 janvier 2023, Sydney, la plus grande ville du pays, se partagera donc encore entre célébrations de l’Australia Day, manifestation pour les droits des Aborigènes et marquant l’«Invasion Day», et contre-festival célébrant les cultures autochtones, Yabun. Chaque année, les marches de l’Invasion Day prennent de l’ampleur dans les grandes villes quand les festivités de l’Australia Day, elles, s’essoufflent.

Si les Australiens qui profitent du jour férié restent nombreux, peu sont finalement ceux qui semblent réellement attachés à la signification du choix de cette date, plutôt qu’une autre. C’est peut-être pour cela que les événements publics organisés dans les grandes villes voient leur fréquentation diminuer d’année en année. En septembre 2022, la mairie de Melbourne révélait ainsi dans un rapport que seuls 12.000 participants avaient été dénombrés en 2019 et, pire, 2.000 en 2020, lors de la dernière édition avant la pandémie de Covid-19, contre 72.000 en 2018.

«Qui célèbre l’invasion, le meurtre et le vol?»

L’appel à déplacer la fête nationale est soutenu par certains politiques. Voix importante des peuples autochtones, la sénatrice aborigène Lidia Thorpe appelle notamment à remplacer l’Australia Day par un jour de deuil pour les communautés autochtones. «Qui célèbre l’invasion, le meurtre et le vol ce 26 janvier?», interrogeait-elle sur Twitter le 8 janvier dernier. Sur les réseaux sociaux, de nombreux comptes affichent aussi leur soutien à l’abandon de cette date, à l’aide du hashtag #changethedate.

Dans certaines régions, des actions politiques se mettent en place. Chaque mois de janvier, le gouvernement de l’État du Victoria organise normalement une parade. Mais cette année, le Premier ministre de l’État, Daniel Andrews, a annulé l’événement en toute discrétion –cette fois, le Covid-19 n’y est pour rien. Une décision qui a été saluée par le coprésident de l’Assemblée des premiers peuples du Victoria, Marcus Stewart.

«C’est un pas en avant, c’est positif, mais nous avons encore un long chemin à parcourir, a-t-il déclaré. Nous devons créer une fête que nous pouvons tous célébrer, et non qui nous éloigne les uns des autres.» Il a également rappelé que cette parade était ressentie chaque année par les autochtones «comme une gifle, et a remué le couteau dans la plaie».

Une idée de jeunes?

Les entreprises commencent, elles aussi, à se positionner et, pour certaines, à prendre leurs distances avec l’Australia Day. La direction de l’enseigne de supermarchés Woolworths et celle de l’un des principaux opérateurs téléphoniques du pays, Telstra, laissent notamment le choix à leurs employés de travailler ou non ce jeudi 26 janvier.

«Pour de nombreux peuples des Premières Nations, l’Australia Day est un rappel douloureux de la discrimination et de l’exclusion qu’ils subissent. Cette date marque un tournant, la mort de nombreuses personnes, la dévalorisation d’une culture et la destruction de liens entre gens et lieux», a justifié sur LinkedIn la PDG de Telstra, Vicki Brady le 23 janvier, avant d’ajouter que malgré tout, «pour beaucoup de gens, cette journée est aussi l’occasion de passer du temps avec leurs amis et leur famille et de célébrer les nombreuses choses dont nous pouvons être fiers en tant que communauté».

Un sondage réalisé en janvier 2022 par l’Université Deakin montre toutefois que les Australiens ne partagent pas majoritairement l’idée d’un changement de date de leur fête nationale: 60% des personnes interrogées avaient même affirmé vouloir continuer à célébrer la fête nationale le 26 janvier. Ce chiffre varie cependant selon les catégories d’âge.

Si seulement 23% des personnes nées avant 1945 souhaitent un changement de date, les millennials (nés entre 1986 et 2002) sont en effet 53% à l’appeler de leur vœux. Une différence qui s’explique notamment, selon Jakelin Troy, par la reconnaissance progressive de l’histoire des peuples autochtones, avant la colonisation britannique.

«On n’évite plus le terme “invasion” dans beaucoup d’écoles. Aujourd’hui, on enseigne plutôt le fait que l’Australie était déjà peuplée, qu’on était déjà là, reprend la linguiste. Les gens comprennent et les jeunes peuvent être embarrassés à l’idée de célébrer cet événement. Je pense que c’est pour ça qu’ils prennent moins part aux festivités.»

Une fête pour «célébrer ce qu’est réellement ce pays»

Trouver une autre date n’est pas la priorité du gouvernement australien d’Anthony Albanese, qui doit notamment se charger, en 2023, d’organiser un référendum sur l’intégration d’une voix autochtone dans la Constitution. Mais si cela devait arriver, Jakelin Troy indique que les options ne manquent pas. La fête nationale devra cependant, pour elle, avoir du sens et «célébrer ce qu’est réellement ce pays». À savoir «un lieu hybride, mais un endroit qui appartient fondamentalement aux Aborigènes et Insulaires du détroit de Torrès».

«Autour de moi, beaucoup de personnes aborigènes parlent du Mabo Day», reprend la professeure de l’Université de Sydney. Certaines communautés aborigènes célèbrent déjà, chaque 3 juin, ce Mabo Day, soit l’abandon par l’Australie de la notion de Terra Nullius, une décision de justice reconnaissant que le pays était bien peuplé lors de l’arrivée des Britanniques.

Peut-être que cela arrivera: selon un autre sondage, réalisé par l’institut Ipsos en 2021, 49% des Australiens pensent que la date de leur fête nationale sera amenée à changer dans les dix prochaines années.

Léo Roussel — Édité par Natacha Zimmermann — 26 janvier 2023 à 9h06

https://www.slate.fr/

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27 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

le poing (npa jeunes)

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25 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

jeunes (npa)

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22 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

fukushima (convergence)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Fukushima : selon que vous serez simples victimes ou actionnaires…

Il y a bientôt douze ans, le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9,1 déclenchait au large du Japon un tsunami provoquant des vagues de trente mètres de hauteur.

La centrale nucléaire de Fukushima Daïchi ne résista pas à la déferlante : le système de refroidissement principal du site fut mis hors service, entraînant la fusion des cœurs de trois réacteurs sur quatre.

L’opérateur de la centrale, Tepco, fut très vite pointé du doigt, notamment pour ne pas avoir pris les mesures de prévention nécessaires, parmi lesquelles l’arrêt de la centrale face aux risques.

Si la catastrophe nucléaire elle-même ne fit aucune victime, elle provoqua indirectement la mort, reconnue par les autorités japonaises, dans les années qui suivirent de 18 500 personnes déplacées dans des conditions déplorables. Ce qui n’a pas empêché le tribunal de reconnaître les ex-dirigeants de Tepco non-coupables.

Petit rappel : l’été dernier, au civil, les mêmes avaient été condamnés, à l’issue d’une procédure distincte lancée par des actionnaires du groupe, à leur verser des dommages et intérêts pour un montant record de 13 300 milliards de yens (95 milliards d’euros).

Ce montant astronomique correspondait notamment à ce que devait payer Tepco pour faire face aux coûts de démantèlement de la centrale, de décontamination des sols et de stockage de déchets et débris radioactifs, ainsi qu’aux indemnités devant être versées aux habitants affectés par l’accident nucléaire. La justice japonaise ne badine pas lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des actionnaires.

20 janvier 2023

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

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16 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

iran (huff’post)

kurdes

Iran : derrière les exécutions de Téhéran, un régime à bout de souffle ?

Oscillant entre répression et gestes d’apaisement, Téhéran semble divisée sur la meilleure stratégie à adopter pour faire taire les manifestants iraniens.

Les récentes exécutions de personnes contestataires au régime de Téhéran font craindre le pire pour les milliers d’Iraniens enfermés en prison depuis septembre. Comme à Londres, où une importante manifestation de soutien au peuple iranien a eu lieu dimanche 8 janvier.

Unanimement condamnés sur la scène internationale, les nouvelles exécutions de personnes liées à la contestation en Iran amorcent-elles une nouvelle escalade macabre ? La question se pose après que la nouvelle utilisation de la peine capitale par la justice iranienne. Deux hommes ont été pendus ce samedi 7 janvier, après avoir été reconnus coupables d’avoir tué un paramilitaire lors des manifestations déclenchées par le décès de Mahsa Amini en septembre dernier.

Deux mises à mort qui ont suscité un tollé international. Les États-Unis ont dénoncé un « simulacre de procès » quand le Canada s’offusque d’« exécutions insensées » que la France « révoltantes ». Les Pays-Bas ont d’ailleurs convoqué l’ambassadeur iranien, invitant les pays membres de l’UE à faire de même.

Si les arrestations et condamnations de manifestants n’ont jamais cessé, la libération de certaines figures de la protestation montrent aussi que certains cherchent, en filigrane, à pousser pour une approche moins ferme au sein du régime. Un jeu d’équilibriste particulièrement risqué pour Téhéran, confronté à son plus grand défi politique et social depuis la révolution islamique de 1979.

Des motifs d’espoir

D’après un dernier bilan fourni fin décembre par l’ONG Iran Human Rights, au moins 476 personnes ont été tuées par les forces de sécurité depuis le 16 septembre. Environ 14 000 personnes ont été arrêtées, d’après l’ONU. À cela, s’ajoute la condamnation à la peine capitale de 14 personnes liées à la contestation. Quatre ont déjà été exécutées par la justice iranienne à ce jour, dont deux ce samedi.

Mais curieusement, le gouvernement iranien a depuis annoncé l’ouverture de nouveaux procès pour six des 14 condamnés, relançant l’espoir d’une peine éventuellement plus légère. Il s’agit là d’un « calcul politique », tranche Mehrzad Boroujerdi, spécialiste de l’Iran et auteur du livre « L’Iran post-révolution : un guide politique » interrogé par l’AFP.

« Ils savent que les exécutions massives (…) feront descendre plus de gens dans la rue », souligne-t-il. « D’autre part, ils veulent envoyer le signal qu’ils n’hésitent pas à exécuter des manifestants pour intimider les gens ». Un grand écart pour le régime de Téhéran, contraint de se montrer intraitable face aux manifestants, tout en contrôlant son propre degré de violence pour éviter une vague de manifestation toujours plus large.

Pour les analystes, la libération de Majid Tavakoli et Hossein Ronaghi, deux figures du mouvement de contestation, quelques semaines après leur arrestation, est une autre tentative de calmer la situation.

« Un os » jeté aux manifestants

Anoush Ehteshami, directeur de l’Institut d’études islamiques et moyen-orientales de l’Université de Durham en Angleterre, estime surtout que ces nouveaux procès reflètent des pressions extérieures et intérieures au régime. « Au sein même du régime, il y a des divisions sur la façon de gérer la situation », les partisans de la ligne dure d’un côté et ceux qui considèrent les exécutions comme un encouragement supplémentaire à la résistance, précise Anoush Ehteshami.

Les nouveaux procès et la libération de dissidents sont « des mesures d’apaisement (…) pour essayer de jeter un os » aux manifestants, estime-t-il. De telles mesures peuvent sembler insignifiantes pour certains mais « un régime sécuritaire et aux abois estime qu’il agit généreusement et répond à la pression publique ».

« Les messages contradictoires que nous recevons du régime iranien suggèrent un débat interne sur la manière de gérer les protestations », décrypte également Nader Hashemi, directeur du Centre d’études du Moyen-Orient à l’Université de Denver.

« Ce régime a survécu pendant 44 ans »

Selon Nader Hashemi, cette stratégie d’arrêter et de libérer est utilisée entre autres par le régime pour « tâter le terrain, voir quelle est la réaction » de la rue. L’« indulgence » dont font parfois preuve les autorités « vise à empêcher davantage de division au sein de l’establishment sécuritaire », la répression ayant aliéné certains de ses partisans, abonde l’universitaire Afshin Shahi.

Le régime « ne semble pas avoir de stratégie claire », poursuit-il. Malgré certaines libérations, d’autres personnalités croupissent depuis des mois en prison, comme le militant Arash Sadeghi et les deux journalistes qui ont aidé à révéler l’affaire Amini.

Pour Nader Hashemi, le régime a toutefois montré par le passé sa capacité à « faire des concessions quand il le fallait ». Il finit par conclure en soulignant la longue expérience du régime religieux de Téhéran : « Les gens oublient que ce régime a survécu pendant 44 ans parce qu’il peut être très intelligent, très malin, très machiavélique ».

08/01/2023

https://www.huffingtonpost.fr/

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10 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

iran ( à l’encontre)

iran

Iran-débat. «A propos de la mythologie ayant trait à la “période moderne” du shah. Sur la question de l’unité avec la droite. Et la lutte continue»

[Malgré la censure et les blocages d’Internet, des informations circulent tous les jours sur la répression exercée par les pouvoirs de la République islamique d’Iran. Le mardi 7 janvier, deux jeunes gens – Mohammad Mehdi Karami et Mohammad Hosseini – ont été pendus suite à l’accusation d’avoir tué un milicien paramilitaire en novembre 2022. Le 8 janvier, la peine de mort a été prononcée contre deux autres jeunes hommes, Mohammad Ghebadlou et Mohammad Boroughani.

Selon les médias iraniens, la Cour suprême a confirmé la peine capitale contre une quinzaine de personnes pour «atteinte à la sécurité nationale» et «attaque armée». Le pouvoir mise sur la répression, prenant appui entre autres sur les bassidjis.

Néanmoins, la mobilisation continue dans l’ensemble du pays, sous des modalités diverses. Elle suscite des tensions relatives au sein de la caste dominante, comme le relève Yassamine Mather dans l’article publié ci-dessous. L’auteure, sensible à la présence des courants royalistes dans une partie de la diaspora, démine les mythes de la période du shah à propos du «statut des femmes» et interroge, à sa manière, le thème du front unique entre droite et gauche dans le combat pour le renversement du régime de la République islamique et de la dynamique qui s’enclencherait. – Réd. A l’Encontre]

Plus de cent jours après le début des protestations de masse, les manifestations et les rassemblements mettant en question la République islamique d’Iran et le règne des ayatollahs ne semblent pas vouloir s’arrêter.

La répression, les condamnations à mort et les menaces de longs emprisonnements n’ont pas réussi jusqu’à présent à ramener «les choses à la normale». Des manifestations ont lieu dans tout le pays le 40e jour suite à la mort de chaque manifestant tué par les forces de sécurité. On constate également une nouvelle dynamique dans les revendications des travailleurs, certaines portant sur des salaires impayés, mais beaucoup sur les inégalités, la pauvreté et la haine de la corruption.

Ce ne sont plus seulement les «réformistes», mais des politiciens issus des factions les plus conservatrices qui suggèrent des changements dans le système juridique et politique de l’Iran. Bien sûr, la plupart de ces interventions sont trop faibles et trop tardives. Cependant, la liste de ces nouveaux «réformateurs» appelant à un changement profond est intéressante à suivre.

Parmi eux figurent l’ancien président du Parlement, Ali Larijani, l’actuel président du Parlement [de 2008 à 2020]; l’actuel président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf; le ministre du Patrimoine culturel, de l’artisanat et du tourisme, Ezzatollah Zarghami; un conseiller économique du président Ebrahim Raïssi, Mohsen Rezaee, qui a des liens étroits avec le commandement des Gardiens de la révolution (IRGC); et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (SNSC), Ali Shamkhani [en fonction depuis 2013].

Au milieu de tout cela, l’opposition de droite en exil s’efforce de présenter les récents événements comme de simples «manifestations de femmes contre le foulard». Il ne s’agit pas de mentionner la pauvreté ou les salaires des travailleurs… après tout, comment ces questions pourraient-elles mobiliser la presse et les médias internationaux de droite s’ils doivent parler de pauvreté et de corruption.

En limitant tout à «la femme, la vie, la liberté», les courants de droite en exil ont obtenu le soutien de célébrités décérébrées, allant du roi Albert de Monaco à Meghan Markle, sans oublier des dirigeants comme Rishi Sunak et Emmanuel Macron. Pour un tel auditoire, les protestations des travailleurs du pétrole iraniens qui se plaignent de bas salaires sont trop proches des grèves et des manifestations qui se produisent dans leur propre pays.

L’opposition de droite en exil et sa presse comme ses médias veulent cacher les vidéos des manifestations universitaires où sont tout aussi importants les slogans contre l’ex-shah et l’actuel prétendant royal [Reza Pahlavi] que les slogans contre l’ayatollah Khamenei. Quiconque suit les événements en Iran sait qu’indépendamment de l’origine des protestations – la mort tragique de Mahsa (Jina) Amini en détention – le mouvement qui a suivi a parcouru un long chemin depuis plus de 100 jours.

Réduire le mouvement à la stricte opposition des femmes au hidjab forcé, par opposition à l’égalité des femmes et à leur libération du fardeau de la double exploitation, permet à ces partisans de droite de la monarchie de parler au monde du «bon vieux temps du shah», où apparemment les femmes ne subissaient aucune discrimination…

Ainsi, le jour de l’an, à minuit et demi, une demi-douzaine d’exilés iraniens de droite, pour la plupart des inconnus, ont posté le même message que le fils de l’ex-shah Reza Pahlavi: «Que 2023 soit l’année de la liberté et de la justice.» Il s’agissait apparemment de l’annonce officielle d’une alliance politique qui entend remplacer la République islamique. Il est connu que lorsque de jeunes adolescents veulent annoncer qu’ils sont amoureux mais ne veulent pas que leurs parents le sachent, ils postent le même message simultanément sur les médias sociaux. Le fait que nos dirigeants «politiques» de droite semblent avoir imité ces adolescents en dit long sur leur intelligence.

Bien sûr, nous savons tous quel genre de liberté et de justice ils ont en tête. L’époque du shah est, après tout, de l’histoire contemporaine. Il ne fait aucun doute que nous devons attribuer à la République islamique et à ses 44 années de pouvoir désastreuses le fait que ces personnes soient sorties de la poubelle de l’histoire. Si nous ne voulons pas que les analphabètes de l’histoire gagnent, dénoncer tout ce qu’ils disent et font doit être un élément à part entière de nos tâches.

Un peu d’histoire: «les visions du Shah»

Commençons par les visions de Mohammad Reza Shah sur l’islam et la religion avant de le citer sur les femmes. Les Iraniens qui ne veulent pas faire l’autruche connaissent bien le tristement célèbre entretien que Pahlavi a accordé à la journaliste italienne Oriana Fallaci en 1973. La vidéo YouTube montre sa femme, Farah Diba, assise à côté de lui alors qu’il parle d’abord à la journaliste de ses «visions religieuses»

Cependant, la partie regardée par la plupart des Iraniens et Iraniennes concerne les femmes. Au moment de l’entretien, la rumeur courait en Iran que le shah avait pris une quatrième épouse.

Votre majesté. S’il y a un monarque dont le nom a toujours été associé aux femmes, c’est bien vous. Et maintenant, je commence à soupçonner que les femmes n’ont pas compté dans votre vie. (…)

«Mémoires intimes»

S’il s’agissait d’une conversation polie avec une journaliste étrangère, nous disposons par ailleurs également des Mémoires d’Assadollah Alam, ministre de la Cour du shah [de 1967 à août 1977] et son plus proche confident. Ces Mémoires constituent un compte rendu quotidien de l’exploitation sexuelle de centaines, si ce n’est des milliers de femmes par le shah. Selon les Mémoires d’Assadollah Alam, et confirmés par d’innombrables témoins, au cours des deux dernières décennies du règne du shah, les hommes de la classe supérieure se gardaient toujours d’emmener une belle femme ou une belle fille à la cour, de peur que le Shah n’exige de coucher avec elles – et, dans une dictature, personne n’était en mesure de refuser.

Toujours d’après les journaux intimes d’Assadollah Alam, nous connaissons le souci du shah de procurer des prostituées aux chefs d’Etat en visite et l’ampleur de ses efforts pour attirer une célèbre dame française et ses employés à Persépolis pour les célébrations des 2500 ans de l’histoire iranienne.

Les chaînes de télévision en exil continuent de diffuser des images et des vidéos du «bon vieux temps» sous le shah, montrant des femmes travaillant dans des bureaux et ne portant pas de foulard… mais ce n’était pas du tout la vie de la majorité des femmes.

Dans les quartiers traditionnels de la plupart des villes et à la campagne, les femmes portaient effectivement un foulard – et la façon dont les femmes de la classe moyenne qualifiaient les femmes des classes inférieures de «chadori» (qui porte le tchador) était une forme d’insulte qui a sans aucun doute créé du ressentiment.

Nombre des lois misogynes actuellement en vigueur en Iran faisaient également partie du système juridique du shah; après tout, comme il l’a affirmé dans l’entretien ci-dessus, il était en contact direct avec les prophètes et n’avait pas une grande estime pour les femmes. Il s’agit notamment de la loi interdisant à une femme de voyager à l’étranger sans le consentement de son mari, même si elle est séparée de lui. Une femme non mariée ne pouvait voyager à l’étranger que si elle avait l’autorisation d’un tuteur.

L’image véhiculée alors par la télévision nationale du pays – comme alors dans la plupart des pays capitalistes du tiers-monde – est celle de la femme comme marchandise. Dans les films approuvés par la censure, les femmes étaient présentées soit comme des prostituées, soit comme des jeunes filles innocentes espérant épouser un homme riche pour changer de statut social. Les magazines féminins pro-gouvernementaux sponsorisaient une sorte de concours de beauté – dokhtar shayeste – quelque chose comme Miss gentillesse, où les jeunes filles étaient exhibées comme du bétail devant des juges.

L’organisation féminine officielle parrainée par l’Etat était dirigée par la sœur jumelle du shah, célèbre pour ses activités de jeu et de trafic de drogue. A plusieurs reprises, elle et le shah ont essayé de lui trouver un poste officiel de «commissaire aux femmes»… toujours selon Assadollah Alam, ces efforts ont échoué parce que les fonctionnaires des Nations unies étaient préoccupés par ses activités criminelles de trafic de drogue.

Voilà le genre de droits des femmes que visent les partisans de l’ancien régime et leurs dits partisans de gauche et libéraux. Pourtant, certaines fractions de la gauche ne disent rien de tout cela. Pourquoi? Parce que non seulement ils n’ont pour l’heure pas réussi à proposer une stratégie, un plan, une organisation, mais ils ont encore des illusions sur des fronts unis avec la droite afin de se débarrasser de la République islamique.

Comme je ne cesse de le répéter, cela a-t-il si bien marché lorsqu’ils ont soutenu de tels fronts avec les islamistes? Le problème est que, cette fois, la droite a de puissants alliés mondiaux aux Etats-Unis et en Europe.

Problème d’organisation

Compte tenu de la situation actuelle, dans laquelle la gauche en exil est si faible et divisée qu’elle ne peut présenter une seule proposition décente, certains osent même mettre en question notre (de la gauche) soutien au mouvement en Iran. Je dois ici insister sur deux points:

  1. Le mouvement en Iran est bien plus radical, révolutionnaire et de gauche que la diaspora en exil.
  2. La République islamique d’Iran est si corrompue, si hypocrite, si répressive qu’elle a atteint la fin de sa vie et que personne de sensé ne peut ou ne devrait soutenir sa survie.

Dans de telles circonstances, et en l’absence d’une gauche révolutionnaire organisée, ce que nous devons faire est de démasquer ceux qui se présentent comme des «alternatives» au régime actuel, tout en cherchant à construire et à unir la gauche. Il est vrai que l’échec passé de nombreux partis de la classe ouvrière (à la fois de caractère réformiste et révolutionnaire) et les échecs d’un certain nombre de projets d’«unité» ont abouti à un déni irrationnel et, à mon avis, stupide de la nécessité d’une organisation révolutionnaire.

Cependant, l’idée que les conseils (shoras), par eux-mêmes, sans aucune direction politique, puissent mener à une révolution n’est rien d’autre qu’une chimère. Si la gauche iranienne ne sort pas de ce coma et ne commence pas à prendre au sérieux le défi de l’organisation révolu-tionnaire, nous devrons faire face à d’autres décennies de répression et d’injustice… cette fois-ci sous la direction d’une bourgeoisie pro-occidentale qui poursuivra les politiques économiques de la République islamique, mais qui ne sera pas confrontée aux mêmes critiques parce qu’elle apportera une exploitation «moderne» et non «islamique».

La promesse de «démocratie» du nouvel Etat durera moins de deux semaines. Nous pouvons prédire la chronologie car c’est exactement ce qui s’est passé en Egypte après le coup d’Etat militaire de Sissi soutenu par les Etats-Unis et ses alliés régionaux. Oui, l’ingérence de l’Etat religieux dans la vie privée des Iraniens cessera, mais n’attendez pas grand-chose d’autre.

(Article publié par le Weekly Worker, le 5 janvier 2023; traduction rédaction A l’Encontre)

9 janvier 2023 Yassamine Mather

https://alencontre.org/

Lire aussi:

https://lanticapitaliste.org/

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09 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

kurdes (st brieuc)

kurdes (st brieuc) dans Altermondialisme KURDE

SAINT BRIEUC SAMEDI 7 JANVIER 2023 EN SOUTIEN AU PEUPLE KURDE ET AU   ROJAVA.

Déclaration commune du CVA22

Nous sommes réunis aujourd’hui pour soutenir le peuple kurde qui a une nouvelle fois été la cible d’une attaque terroriste à l’arme automatique, tuant 3 personnes et en blessant grièvement 3 autres le 2 décembre 2022 à proximité du centre culturel Kurde de Paris: Evîn Goyi (Emîne Kara), l’artiste Mîr Perwer (Mehmet Şirîn Aydin) et Abdurrahman Kizil sont décédéEs. Sans l’intervention des témoins présents dans le salon de coiffure, le bilan aurait pu être plus meurtrier : en effet, il restait 70 munitions au tueur quand celui ci a été maîtrisé par les kurdes sur place.

Le meurtrier, William Mallet, est un homme blanc de 69 ans, ancien para,
raciste et le revendiquant ouvertement devant les services de police et
de justice. Il n’aurait jamais dû être en liberté sinon avec une étroite
surveillance des services de l’Etat et une interdiction de port et
détention d’arme.
.
En effet dès juin 2017, il a été condamné à six ans de prison avec sursis pour
« détention prohibée d’armes de catégories A, B et C » après avoir poursuivi des cambrioleurs muni d’un fusil d’assaut et révélant la détention d’une trentaine de calibres de toutes sortes.
.
En décembre 2021, il a attaqué au sabre un campement de refugiéEs, en
blessant certains. Pourtant, ce sont ses victimes qui ont été les plus
réprimées : 4 gardes à vue de 48 h, pas d’accès aux soins et 1 OQTF pour
s’être défendues avec des branches en bois !
.
Mais pour William Mallet : pas de fichage S ; une qualification des faits qui ne permet qu’une
année de préventive, alors même que des camarades ayant combattu DAESH
au côté des FDS subissent encore aujourd’hui une surveillance de la part
des services de renseignements et une oppression constante de la police.
Nous n’oublions pas Libre Flot qui est resté 1an et 1/2 en prison sans
aucun acte de violence.
.
L’état Français est responsable de la tragédie du 23 décembre 2022. Le laxisme dont a bénéficié William Mallet de la part des autorités Françaises fait écho à celui qui a permis à Loik Le
Priol, militant identitaire fiché et en attente de procès pour acte de torture, d’assassiner froidement le rugbyman Argentin Fédérico Aramburu
.
Il nous est primordial de rappeler que son attaque s’inscrit dans un
contexte de montée de l’extrême-droite en France et dans le monde.
En effet, 4 jours avant la tragédie, le 19 décembre 2022 , le secrétaire
de l’ONU, Antonio Guterres  déclarait :
.
« L’idéologie d’extrême droite est la principale source de terrorisme
dans les pays occidentaux. La plus grande menace de terrorisme
aujourd’hui provient de l’extrême droite, du néonazisme et de la
suprématie blanche ».
.
L’extrème-droite assassine partout dans le monde, visant sans
distinction militantEs associatif/ves,  militants politiques, minorités
ethniques ou religieuses…. on ne peut que le constater sur la décennie
écoulée :
.
Que ce soit contre des jeunes travaillistes en Norvège où Anders Breivik
a fusillé 77 jeunes en juillet 2011, contre des musulmans à Chrischurch
en Nouvelle Zélande en 2019 ou contre les minorités aux États-Unis lors
des nombreuses tueries de masse.
En Allemagne, la justice a annoncé récemment avoir déjoué plusieurs
projets d’attaques visant des institutions démocratiques et montés par
un groupuscule d’extrême droite et complotiste appartenant à la mouvance
des « citoyens du Reich », regroupant des militaires, artistocrates et
membres de l’AFD.
L’AFD, ce Parti d’extrême droite parlementaire qui se veut dédiabolisé comme le RN. En France, les projets d’attaques et d’attentats ne manquent pas non plus: programmation de l’assassinat de
Macron ou différents projets d’attaques contre les minorités, notamment musulmanes. Celles qui se sont réalisées, y compris par d’anciens candidats du FN, sont traitées comme s’ils s’agissaient d’actes isolés et totalement dépolitisés par les policiers, les procureurs et les journalistes. rappelons que c’est Claude Hermant, ancien membre du service d’ordre du DPS/FN qui a fourni les armes qui ont permis à Amedy Coulibaly de participer aux attentats de 2015 dans le magasin « hypercasher ».

Les médias eux-mêmes ont aussi une part de responsabilité dans la montée
de la haine de l’étranger et servent de marche-pied pour les idées
nauséabondes de l’extrême droite. Ils ont permis l’arrivée de 89 députés
RN, la responsabilité est partagée avec le président qui a refusé le
barrage républicain et avait déjà nommé comme ministre de l’intérieur
Gérald Darmanin. Ce dernier, qui a fait ses premiers pas en politique
dans un parti raciste, a participé à la dédiabolisation de Marine Lepen.

Dans ce contexte de montée du fascisme, la Bretagne n’est plus à l’abri,
que ce soit l’extrème-droite française menaçant de mort des éluEs comme
à Callac, ou que soit les loups gris, bras armé du MHP allié d’Erdogan,
qui ont un camp d’entraînement à Redon et sont présents à Brest où ils
ont attaqué le 13 février 2018 des militants de différentes
organisations démocratiques brestoises et kurdes rassemblés
pacifiquement.
Ces tabassages s’étaient déroulés à l’époque dans le contexte de
l’attaque de la ville d’Afrin par l’armée d’Erdogan. Aujourd’hui,
l’attaque du centre culturel Kurde à Paris prend place aussi dans un
cadre géopolitique plus large.
En effet, Erdogan est en guerre contre le PKK et plus généralement
contre les Kurdes. Depuis le 19 novembre 2022, l’autocrate turc Erdogan
a lancé une attaque sur l’ensemble du Kurdistan à coups de bombardements
menés par des avions de chasse et des drones dans les contrées kurdes de
Turquie, du Rojava (Syrie) et d’Irak.
Ceux-ci sont dirigés contre une multitude de villes, ils visent et frappent autant les infrastructures
des FDS (forces démocratiques syriennes) et YPG/YPJ, que des infrastructures civiles (hôpitaux, écoles, centrales électriques, stations services…) et des habitations. Et rappelons qu’au Kurdistan
iranien, le régime en place mène actuellement  une répression féroce et meurtrière contre la population Kurde en particulier et toute opposition politique!

Erdogan prétend ainsi répliquer à l’attentat qui a touché Istanbul le 13
novembre et qu’il a immédiatement imputé de façon fallacieuse au PKK.
Or, l’auteure suspectée de cet attentat, Ahlam Albashir, n’a non
seulement aucun lien avec le mouvement kurde, mais il se trouve surtout
qu’elle a été mariée 3 fois à des combattants de Daesh et que 3 de ses
frères sont morts en combattant dans ces mêmes rangs.
Mais la vérité dérange, c’est pourquoi l’AKP d’Erdogan et son parti allié MHP ont
rejeté le 25 novembre une motion d’enquête visant à faire toute la
lumière sur cet attentat.
Autre conséquence, les bombardements turques sur le Rojava ont permis à
de nombreu-x-ses combattantEs de daesh, détenuEs par les forces kurdes
de s’évader. Nous devons le rappeler les FDS ont permis de battre DAESH
en Syrie malgré les différents manipulations comme lors de la bataille
de Kobane en 2014 où l’Etat turque bloquaient les combattantEs Kurdes
mais permettait aux différents combattants islamistes de rejoindre
daesh.
La guerre que mène Erdogan qui se rêve en prince ottoman ou en nouvel
Atatürk, ne peut cacher un bilan catastrophique : muselage de la presse,
oppression de sa population, crise économique.

Ceci est à mettre en parallèle de la révolution du Kurdistan, promue par
Occalan: une révolution sociale, féministe et écologiste, respecteuse de
la  diversité des peuples et des religions. Celle-ci met notamment en
avant les femmes et féministes kurdes qui en janvier 2013 ont été la
cible de la Turquie en France.
Les services secrets turcs avaient organisé le triple assassinat des militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez. A l’époque le gouvernement Français avait décidé de stopper son enquête sans mettre en cause la responsabilité des dirigeants turques.
Ainsi, la proximité du 10ème anniversaire de cet attentat et les zones d’ombre autour de l’attaque du 23 décembre peuvent nous interroger sur l’implication de la Turquie : Pourquoi  une combattante des FDS qui a été blessée en combattant daesh à Raqua a été ciblée ? Que faisait la voiture avec un IMSI Catcher près du Centre Démocratique Kurde de Paris le vendredi 23 décembre 2022 ?

Nous exigeons :
    La levée du secret défense sur les attentats du 9 janvier 2013 à
Paris         
    La levée des zones d’ombre dans les attaques du 23 décembre 2022  
    L’arrêt immédiat des bombardements contre le Rojava Démocratique et
la population Kurde ;
    L’arrêt de la répression contre les femmes et les Kurdes par le
régime iranien ;   
    Le retrait du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) de la liste
des organisations  terroristes de l’Union Européenne ;   
    La libération de Abdullah Ocalàn, président fondateur du PKK et des
milliers de prisonniers politiques Kurdes, du HDP et de leurs
défenseurs.         
    Le jugement d’Erdogan par un tribunal international pour génocide
contre le peuple kurde         
    Le retrait des armées étrangères du Rojava pour permettre  le retour
des populations

BIJI ROJAVA BIJI OCCALAN
Jin, Jiyan, Azadî,

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07 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

étudiants (espagne)

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02 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

algérie (courrier)

Un Algérien attend devant le tribunal administratif de Francfort le début de son audience sur sa demande d’asile. Il porte des baskets aux couleurs de l’arc-en-ciel et craint d’être persécuté en raison de son homosexualité s’il est contraint de retourner en Algérie, photo prise le 16 août 2022.
Un Algérien attend devant le tribunal administratif de Francfort le début de son audience sur sa demande d’asile. Il porte des baskets aux couleurs de l’arc-en-ciel et craint d’être persécuté en raison de son homosexualité s’il est contraint de retourner en Algérie.

L’Algérie se prépare à faire la guerre aux couleurs de l’arc-en-ciel

Le ministère du Commerce algérien mettra bientôt à l’index tous les produits jugés contraires aux traditions et aux préceptes de l’islam. En ligne de mire notamment, les objets aux couleurs de l’arc-en-ciel, ou qui font référence au drapeau de la communauté LGBTQI.

Le ministère du Commerce envisage de lancer une campagne de sensibilisation contre ce qu’il considère être des produits aux couleurs ou aux symboles “non conformes aux préceptes de l’islam”, rapporte le site d’information Algérie 360.

Algérie 360 fait clairement référence aux couleurs portées par les communautés LGBTQI, un sujet qui “reste un tabou pour les peuples musulmans”. Toujours selon le site d’information, “plusieurs produits comportant le drapeau arc-en-ciel sont commercialisés sur le marché algérien”.

Du 3 au 9 janvier 2023, le ministère du Commerce mènera ainsi une action de sensibilisation auprès des consommateurs algériens sur les dangers de certains produits qui “incitent à déroger aux règles de la charia”.

L’homosexualité constitue toujours un délit en Algérie, passible de trois ans de prison. Dans un article publié le 20 décembre 2022 et intitulé “Le déclin de la civilisation occidentale. De l’homosexualité à la pédophilie”, le journal arabophone Echorouk accuse l’Occident de tout faire pour “pervertir” les sociétés.

“Les sociétés occidentales, après avoir brisé la famille, s’être rebellées contre le mariage, avoir lutté contre la masculinité et promu les relations interdites, se sont passionnées pour les relations anormales et perverses, écrit notamment l’auteur de l’article. C’est une civilisation qui a prétendu avoir tué Dieu, mais en fait elle a tué l’être humain.

Elle a pensé qu’en se débarrassant des contraintes de la religion elle accèderait au bonheur désiré, mais elle n’a récolté que le malheur, qui pousse des millions d’Européens au suicide, à la dépendance et les expose aux traumatismes psychologiques.”

En juillet 2022, les autorités algériennes ont saisi 80 exemplaires du Coran aux couleurs de l’arc-en-ciel, rapporte pour sa part le quotidien algérien Le Provincial.

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21 décembre 2022 ~ 0 Commentaire

iran (université)

Quand les étudiants iraniens de l’université Sharif de Téhéran reprennent El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu ») la chanson chilienne écrite par le groupe Quilapayún et composée par le musicien Sergio Ortega en 1973.

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