Archive | Jeunes

21 février 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes climat (lutte ouvrière)

FrontPopulaire

Jeunes pour le climat

Un monde à changer

« En 2050 vous serez morts, pas nous ! ». C’est avec ce cri que plusieurs centaines d’étudiants et de lycéens ont manifesté vendredi 15 février devant le ministère de la Transition écologique et solidaire, à Paris, pour appeler le gouvernement à prendre des mesures d’urgence contre le changement climatique.

Ce rassemblement s’inscrivait dans le mouvement « Fridays for Future » qui appelle depuis deux mois la jeunesse à multiplier, chaque vendredi, les grèves dans les écoles et les facultés, et ce, dans plusieurs pays. Il est parti de Suède en décembre, à l’initiative d’une adolescente de seize ans, Greta Thunberg, qui, postée seule avec une pancarte devant le Parlement, protestait contre l’inaction du gouvernement face au changement climatique. Le mouvement a depuis essaimé en Grande-Bretagne, en Australie, en Allemagne, en Suisse et surtout en Belgique, où 70 000 personnes se sont rassemblées à Bruxelles le 27 janvier dernier.

Ce mouvement entraîne des jeunes qui veulent exprimer leur inquiétude et leur révolte. Selon les prévisions scientifiques les plus optimistes, le réchauffement climatique aura des conséquences catastrophiques pour une partie importante de l’humanité, et bien des régions du monde sont d’ores et déjà transformées en poubelles. Les jeunes manifestants n’acceptent pas un tel avenir et ils ont raison.

En France, le gouvernement a tenté de faire les yeux doux à ce mouvement de jeunesse apparemment spontané. Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, s’est félicité de la mobilisation, tandis que sa secrétaire d’État, Brune Poirson, lançait « Vous avez derrière ces portes des alliés », avant d’être huée par les manifestants rassemblés devant son ministère, une manière de lui dire qu’ils ne se laissaient pas tromper par des discours et qu’ils réclamaient des mesures immédiates.

Cette mobilisation montre la sensibilité d’une partie de la jeunesse aux questions concernant l’avenir de la planète et sa conscience que, derrière les discours des gouvernements, les réunions internationales et les engagements de façade à réduire les émissions de gaz à effet de serre, les États ne prennent aucune mesure sérieuse contre le changement climatique.

Comment pourrait-il en être autrement ? Les États sont entièrement au service de la classe capitaliste. C’est même leur raison d’être. Or, comment lutter contre le réchauffement climatique sans s’attaquer à celle qui en porte la principale responsabilité, la classe capitaliste ? Des boues rouges de Gardanne aux marées noires, bien des scandales montrent comment les États laissent les grandes entreprises polluer où bon leur semble.

Plus généralement, comment permettre à l’humanité de gérer rationnellement les ressources mondiales sans remettre en cause la mainmise des grands groupes capitalistes sur lesdites ressources et l’ensemble de la société, organisée à leur profit. On ne peut lutter pour l’avenir de la planète sans combattre le système qui la pollue sur tous les plans.

Jacques Le Gall 20 Février 2019
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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

pma (breizh femmes)

pma

La PMA

Une urgence pour qui ?

Un peu provocante, Alice Coffin déclare : « la PMA, n’existe pas ! » Cette militante lesbienne féministe – invitée par le Collectif Breton pour la PMA fin janvier à Rennes – doute qu’on n’ait jamais vraiment envisagé d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée en France.

Pour elle, s’il y a urgence à (enfin) légiférer sur l’accès à la PMA pour toutes, c’est-à-dire plus seulement les couples hétérosexuels infertiles mais bien toutes les femmes qu’elles soient célibataires ou en couples, lesbiennes ou non, il ne s’agit pas seulement de faire des bébés.

Un slogan disait il y a quelques années : « on veut la PMA, pas les gosses ! » Une façon de demander une visibilité que la société actuelle refuse.

Un peu lasse de lutter depuis des années pour cette reconnaissance, la journaliste, membre de plusieurs collectifs de défense des droits LGBT, finit par conclure : l’urgence est du côté des femmes, mais certainement pas du côté des gouvernements.

« J’avais trente-trois ans quand on a commencé à entendre : la PMA, on va la faire ! » – se souvient Alice Coffin, un peu amère, citant la porte-parole de François Hollande avant l’élection présidentielle de 2012. Et rien ne semble avoir avancé depuis. Responsable de la Conférence Européenne Lesbienne, Alice Coffin juge que « la situation de la France est extrêmement particulière en Europe » et que ces tergiversations permanentes « racontent beaucoup de choses du contexte culturel français ».

Il y a quelques mois encore, elle rencontrait en compagnie d’une vingtaine de représentants d’associations LBGT, le président de la République. Et c’est en claquant la porte qu’elle a quitté Emmanuel Macron, dénonçant une « lesbophobie d’état ». « On a eu affaire à quelqu’un qui considère que les populations dont il parle n’ont rien à voir avec lui – s’indigne Alice Coffin – il nous a répété plusieurs fois que « c’est une question de conscience » et qu’il souhaite « un débat apaisé » ; je ne suis pas très confiante pour la suite ».

« Où sont les voix des lesbiennes ? »

La suite, ce sera un nouveau débat parlementaire, reporté pour la énième fois, qui devrait avoir lieu à l’automne 2019. Et sans doute, en tout cas toutes les associations LGBT le redoutent, un nouveau déferlement de propos lesbophobes notamment dans les médias qui donnent la plupart du temps plus de visibilité aux anti-PMA qu’aux personnes réellement concernées.

« Les médias ont beaucoup fait le jeu de la Manif Pour Tous – regrette encore Alice Coffin – même ceux qui ne sont pas anti-PMA semblent avoir une vraie fascination pour le camp des anti à qui on donne plus facilement la parole qu’aux lesbiennes. C’est en train de changer un peu, mais on a fréquemment vu des émissions de télé où sur le plateau n’étaient invités que des hommes pour parler PMA et souvent même des évêques ! »

« Où sont les voix des lesbiennes ? » s’interroge Alice Coffin. Pourquoi ne jamais donner la parole à celles qui pourraient les représenter et jouissent d’une certaine popularité comme la joueuse de tennis Amélie Mauresmo ou la présentatrice du journal d’Arte, Marie Labory, toutes deux devenues mamans grâce à des PMA réalisées à l’étranger ?

« Le temps est un conditionneur de rapport de force »

« On est là pour défendre toutes les personnes qui veulent accéder à la PMA, bien entendu – argumente Alice Coffin – mais ça va bien au-delà de la parentalité. C’est une question de discrimination. L’urgence, c’est aussi de modifier la société française et notamment tous les blocages culturels qui conduisent à l’effacement des lesbiennes dans cette société. »

Pourquoi cette invisibilité orchestrée ? Pour Alice Coffin, quelques réponses semblent possibles: « le mot lesbienne lui-même est terriblement compliqué à prononcer dans les médias » estime-t-elle et la communauté souffre d’un manque de représentations. « Pourquoi les personnes célèbres ne font pas leur coming-out ? » se demande-t-elle.

Car le temps passe et l’urgence n’est pas la même pour tou-te-s. « Qui peut se permettre d’avoir le temps sur la PMA ? » demande encore Alice Coffin qui dénonce le temps qui passe comme « conditionneur de rapport de force ». « La PMA est une urgence pour nous – dit-elle – mais ça ne l’est pas du tout pour les politiques et ça ne l’a jamais été ; on l’a vu avec les renoncements successifs ! Le temps est pour eux ; pour nous, il n’a pas la même portée. Moi, je ne voulais pas avoir recours à une PMA à l’étranger, j’ai aujourd’hui quarante ans… pour moi, c’est terminé ! »

Au-delà des cas personnels de femmes en attente d’accès légal à la PMA en France, Alice Coffin pointe la « responsabilité immense » des politiques qui laissent pourrir une situation. « Les mois qui s’annoncent vont être très compliqués – déplore-t-elle – en retardant la loi, les politiques donnent un blanc-seing à des propos qui conduisent directement aux agressions.

Pour moi, la PMA n’existe pas en France parce que je ne suis pas sûre que depuis 2012 on n’ait jamais véritablement parlé de ça. Le seul discours public qui a émergé est un discours lesbophobe et transphobe qui a forgé un imaginaire collectif extrêmement toxique ! »

Son seul espoir ? Que davantage de personnes soient sensibilisées à l’homophobie galopante que connaît la France depuis quelques années et aux « traumas vécus par les personnes LGBT » lors des débats sur le mariage pour tous et que la population soit « un peu moins passive » aujourd’hui face à la virulence des anti-PMA.

Geneviève ROY  18 février 2019

http://www.breizhfemmes.fr/

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

dossier jeunes et climat (npa attac of reporterre)

3 petis peruvienss

« À quoi bon aller à l’école

Si demain notre monde est détruit ?

Le climat se réchauffe. Le climat social aussi. Depuis l’été dernier, des jeunes se mobilisent pour dénoncer l’inaction criminelle dans la lutte contre le réchauffement climatique. La contestation des écolierEs, collégienEs, lycéenEs, étudiantEs… gagne différents pays pour exiger des actes, à la place des grandes déclarations creuses inefficaces. Ainsi, en Suède, mais aussi en Hollande, aux États-Unis, en Australie, en Belgique, en Autriche, au Canada, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, en Irlande et au Japon, des jeunes manifestent, font la grève de l’école, multiplient les appels en faveur du climat. Une façon de rappeler à la poignée d’adultes qui ont le pouvoir et imposent leur volonté à l’immense majorité des humainEs, leurs responsabilités vis-à-vis des générations futures. Petit tour d’horizon…
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dossier jeunes et climat (npa attac of reporterre) dans Altermondialisme

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Planète en danger

Les dangers du réchauffement climatique sont connus depuis longtemps. De conférences en rapports scientifiques, la crise écologique qui touche le climat, la biodiversité, la forêt… est parfaitement documentée et chiffrée.
 dans Ecologie & climat

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Les jeunes, plus chauds que le climat !

Depuis plusieurs semaines, des manifestations pour le climat, réunissant plusieurs dizaines de milliers de lycéenEs et d’étudiantEs, ont lieu dans de nombreux pays…
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 dans Educ'action

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Mobilisation dans la forêt d’Hambach

Cette forêt allemande est devenue un symbole de la lutte contre l’exploitation du charbon. Vieille de 2000 ans, elle doit à son tour être détruite pour permettre à RWE, conglomérat de l’énergie, d’exploiter le charbon de son sous-sol.
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 dans Jeunes

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Ça change tout !

Les mobilisations massives pour le climat invitent à mener le débat sur les solutions pour enrayer la catastrophe. Il y a un gouffre entre la gravité et l’urgence de la situation et la difficulté à envisager des mesures à la hauteur.
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Dossier coordonné par la Commission nationale écologie
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Lire aussi:
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14 février 2019 ~ 0 Commentaire

16 mars

16 m 2

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13 février 2019 ~ 0 Commentaire

bla bla (anticapitalisme et révolution)

3 petis peruvienss

Y’en a marre du « grand bla-bla »

La vraie démocratie, c’est nous !

« J’entends dire que la jeunesse ne participait pas assez à ces débats [...] Mais ce qu’on va préparer, à travers ce débat, ce sera vous. La France dans dix ans, dans vingt ans, c’est la vôtre. » Ce sont les mots d’Emmanuel Macron, le 7 février dernier lors d’une séance du “Grand débat” menée avec des jeunes. Encore une preuve de cynisme, Macron serait-il le garant de notre avenir ? 
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Le grand débat : une énorme mascarade
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Macron poursuit son coup de com’ en se réunissant dans un gymnase avec des centaines de jeunes, micro à la main. Une façon pour lui de se montrer soucieux vis-à-vis de nous, alors que, d’après des sondages, plus de 60 % des 18-25 ans ne le considère pas «honnête» ni «sincère». Quiconque pense qu’il se préoccupe réellement de notre avenir ignore qu’il a lui même renforcer la sélection à l’entrée de la fac, qu’il prévoit de casser le diplôme du Bac et d’embrigader la jeunesse avec le Service National.
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En décembre, lorsque des centaines de lycées et de facs étaient bloqués, ce gouvernement n’a fait aucune déclaration pour ne serait-ce que faire semblant d’entendre nos revendications. Par contre, ces agents de la police, était bien présent devant nos lycées et manifs pour nous gazer, matraquer et interpeller.
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Qui peut penser que le gouvernement pense à nous après avoir vu les images des lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie ? Sur scène le comique Macron défend notre avenir, dans les coulisses il dégrade nos conditions d’études et nos futures conditions de travail. Le grand débat n’est qu’un « grand blabla », la vraie démocratie ont l’a connu en décembre dans nos AG, blocages et manifestation. C’est celle-là qui doit s’exprimer.
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C’est qui les casseurs ? C’est eux les casseurs ! 
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La loi « anti-casseurs » a été adopté zen première lecture à l’Assemblée nationale mardi dernier. Parlons plutôt d’une loi « anti-manifestants » car elle donne le feu vert pour multiplier les fouilles et interpellations. De plus, elle offre la possibilité pour les préfets d’interdire de manifestation une personne sur de simples soupçons, même sans aucune preuve.
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Marine Le Pen a condamné cette loi… toute en dénonçant au même temps le « laxisme » du gouvernement vis-à-vis des « casseurs » et des « milices d’ultragauche ». Ces prises de position politique visent à cacher ce qu’est la véritable violence.
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Faut-il encore rappeler les 2 000 blessés par la police, dont plus d’une centaine gravement, et les plus de 5 000 interpellations depuis le 17 novembre ? Et qu’en est-il de la violence sociale, les licenciements massifs, les obstacles pour trouver un emploi, la suppressions des aides sociales, le nombre grandissant de personnes qui peine à se loger ?
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Alors que Benalla se balade tranquillement, le gouvernement prépare son arsenal répressif. Cette loi n’est qu’un nouvel aveu de sa faiblesse, un outil de plus pour mater la contestation qui ne s’arrête pas devant les discours de Macron… à nous de la rendre victorieuse.
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Préparer la grève générale
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Ce que craint ce gouvernement, fidèle représentant du patronat français, c’est la généralisation du conflit dans tous les lieux d’études et de travail. Il a peur du débordement. Après la grève interprofessionnelle du 5 février, et alors que la colère persiste, la CGT parle d’une nouvelle journée de grève mi-mars…
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Allons nous nous contenter de marcher indéfiniment le samedi et de faire grève une fois tous les deux mois ?
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Pour faire reculer Macron, c’est une grève générale qu’il nous faut, un blocage totale et entier de l’économie, pour en finir avec cette société au service des riches. C’est ce qui a manqué dans les dernières mobilisations.
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La jeunesse a un rôle à jouer de par son énergie et sa combativité. Lorsqu’elle se met en mouvement, elle donne confiance à tous ceux qui veulent se battre. Alors, qu’est-ce qu’on attends pour remettre à l’ordre du jour dans les lycées et les universités la grève, les blocages et manifestations ?
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Commentaire : A & R est un courant du NPA

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes climat (le huff’)

ecolos

Des « grèves scolaires »

Pour l’environnement auront lieu chaque semaine

Pour le « printemps climatique », des étudiants parisiens rejoindront la mobilisation mondiale à partir du 15 février. Un « vendredi vert » chaque semaine à partir du 15 février. Réunis en assemblée générale ce vendredi 8 février, des étudiants parisiens ont acté le lancement d’un mouvement de « grèves scolaires » pour sauver la planète. Comme le rapporte Le Monde, quelque 300 étudiants sont tombés d’accord sur des actions de désobéissance civile hebdomadaires, en écho à la mobilisation mondiale de la jeunesse contre le réchauffement climatique.

Cette initiative, dont on ignore encore dans quelle mesure elle sera suivie d’effet, s’inscrit dans le cadre du « printemps climatique » défendu par des militants et ONG en Europe et aux Etats-Unis, visant à faire pression sur les Etats par des grèves et des manifestations, voire des actes de « rébellion ».

En France, fin janvier, c’est une centaine de marches et rassemblements qui ont été organisés par des collectifs apparus cet automne et décidés à manifester chaque mois. Une mobilisation éclipsée médiatiquement mais pas dans la rue par le mouvement des gilets jaunes. En décem-bre, au coeur de l’agitation sociale, le défilé parisien avait réuni 20.000 personnes, malgré un appel à l’annuler lancé par leur héraut, l’ancien ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot.

Prochain rendez-vous emblématique: le 15 mars, pour l’appel à la grève des écoliers lancé par la Suédoise Greta Thunberg, adolescente au visage grave venue exprimer sa frustration à la COP24 et jusqu’à Davos. Des milliers de jeunes manifestants ont répondu à son appel en Suisse, en Australie, à Berlin… A Bruxelles, la police en a compté 35.000. Mi-avril est prévue une « semaine internationale de la rébellion ». Objectif du mouvement, qui se dit présent dans 35 pays: essaimer.

Geoffroy Clavel 09/02/2019

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Les jeunes Français lancent des « grèves scolaires » pour l’environnement (Le Monde)

Grève étudiante pour le climat (Wikipédia)

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes climat (npa)

ecolos

Le mouvement des jeunes pour le climat

S’étend en Belgique 

Interview: Peux-tu nous expliquer d’où vient la mobilisation, et comment elle s’est développée en Belgique ? 

Il faut d’abord se souvenir qu’au début du mois de décembre, il y avait une mobilisation historique en Belgique sur la question du climat, avec une manifestation à Bruxelles réunissant plus de 70 000 personnes, soit la plus grosse manifestation jamais vue en Belgique sur cette question.

Cela a créé un important intérêt médiatique, cela a occupé l’actualité pendant une semaine, ce qui a donné d’autant plus d’écho à des initiatives prises dans d’autres pays, de l’appel de la jeune suédoise Greta Thunberg, au mouvement de grève en Australie « Strike for Climate » [« En grève pour le climat »].

La mobilisation qui s’est lancée début janvier en Belgique se réclame de ces deux mouvements. La mobilisation est née d’abord dans une petite ville de Flandre, avec le lancement d’une plate-forme « Youth for Climate » [« Les jeunes pour le climat »], à l’origine d’une vidéo qui appelait les jeunes de Flandre à se mettre en grève et à se rendre devant le Parlement flamand le 10 janvier.

À cette première manifestation, il y a eu 3 000 personnes, mais l’idée était de faire des manifes-tations hebdomadaires, et ce jusqu’aux élections fédérales qui se dérouleront en mai. La semai-ne suivante, il y avait 12 500 manifestantEs, et la semaine d’après a commencé une convergen-ce avec la partie francophone du pays, et on a donc eu 42 000 personnes.

Une semaine plus tard, le 31, on a compté moins de manifestantEs, mais il y avait beaucoup plus de manifestations, c’était plus diffus dans le pays avec, par exemple, en Wallonie, 15 000 personnes à Liège. Donc le mouvement des jeunes pour le climat s’étend en Belgique, dans les localités et pas seulement à Bruxelles.

Dans les manifestations, ce sont donc essentiellement des jeunes, lycéenEs et étudiantEs ? 

Oui, ce sont les jeunes du secondaire, collèges et lycées. Et comme on n’a pas vraiment de tradition de mobilisation lycéenne, ça fait plus de 20 ans qu’on n’a pas eu de mouvement lycéen, ils doivent se débrouiller avec les moyens du bord, trouver des arrangements avec les directions, et ça ne marche pas toujours.

La plupart du temps ce sont les 5e et les 6e années [première et terminale] qui ont l’autorisation de manifester, et même si d’autres vont sécher les cours, ce sont essentiellement les lycéens les plus âgés qui participent au mouvement. Et il n’y a pas vraiment d’appui explicite de la part des enseignants et de leurs syndicats, donc cela dépend des réalités locales, avec parfois un soutien, parfois des enseignants qui accompagnent leurs classes et soutiennent les groupes de mobilisation dans les écoles, mais aussi parfois des enseignants qui ne veulent pas que les jeunes se mobilisent… C’est très variable selon les endroits, à l’image du mouvement qui a des formes d’organisation très diverses.

Tu dis qu’il n’y a pas de tradition d’organisation chez ces jeunes, mais quelles relations les organisations, et notamment les organisations politiques de gauche, entretiennent-elles avec cette mobilisation ? Elles l’accompagnent, la soutiennent ?

Je ne sais pas quelle est exactement l’orientation idéologique des jeunes qui ont lancé la plateforme « Youth for Climate » et s’ils font partie de groupes politiques de jeunes, mais ce qui est sûr c’est qu’on retrouve, dans les manifestations, les Verts, qu’il s’agisse des Groen flamands ou d’Écolo chez les francophones, qui arrivent souvent à collaborer ensemble, ainsi que le Parti du Travail de Belgique (PTB, « ex-marxiste-léniniste »), qui est bilingue. Ces mouve-ments apparaissent dans les manifs, on voit leurs visuels, leurs drapeaux, ils vont tracter. Il y a aussi nous, Gauche Anticapitaliste (GA) et Jeunes Anticapitalistes (JAC) (ex- LCR Blog), même si nous sommes une force beaucoup plus petite.

La plateforme « Youth for Climate » a lancé un site sur lequel on peut venir proposer des mesu-res, des idées de lois, pour sauver le climat, mais pour l’instant dans les manifestations on ne voit pas beaucoup de revendications très concrètes, ce sont des choses assez générales, sur le fait qu’il faut sauver la planète, mais les quelques revendications sont plutôt portées par les forces politiques qui sont là, notamment le PTB.

Il y a quelque chose d’intéressant à noter à propos des organisations politiques, c’est que l’extrême droite très BCBG de chez nous a essayé de s’insérer dans les mobilisations, mais elle s’en est fait chasser, à coups de slogans souvent moqueurs. Et même maintenant qu’ils ne viennent plus, il y a des slogans contre eux.

Et comment réagit le champ politique, côté gouvernement ? 

Il y a eu une initiative qui a fait pas mal parler d’elle, c’est celle d’une coalition d’experts aca-démique qui a rédigé un texte, une sorte de proposition de « loi climat » clé en main à desti-nation du Parlement, qui a arrangé pas mal de monde dans la classe politique.

Les Verts (Écolo et Groen) l’ont porté comme proposition de loi, en modifiant des choses au passage, notamment en transformant l’objectif de réduire de 65 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, en l’abaissant à 50 %… Mais les Verts, qui soutiennent le mouvement, ont bien joué le coup, et la classe politique, qui est assez déstabilisée par la mobilisation et qui voit les élections arriver, a réagi, notamment du côté francophone, en affirmant qu’ils allaient soutenir le texte, avec même la ministre fédérale de l’Environnement qui va jusqu’à revendiquer la maternité du texte…

En réalité ce texte est très critiquable, comme l’a bien expliqué notre camarade Daniel Tanuro, entre autres car il ne va pas plus loin que dire qu’il faut que la Belgique s’insère au sein des objectifs européens, ce qu’elle ne fait pas jusqu’à présent.

Et dans le même temps, les autorités jouent la carte de la répression et de la dissuasion, avec des déclarations pour dire qu’il faut que les jeunes rentrent chez eux. La ministre de l’Environ-nement en Flandre a ainsi déclaré, devant des agriculteurs, que la Sûreté de l’État l’avait infor-mée que le mouvement était un complot fomenté par le lobby écologiste, ce qui a déclenché un tollé, avec demandes de démission, excuses, etc.

Il y a un espèce de mouvement de récupération/répression du côté de la classe politique, qui dit en substance que les jeunes ont raison de se mobiliser mais qu’il faut maintenant qu’ils retour-nent en cours. C’est pourquoi nous sommes en train de travailler, avec les JAC, à des initiatives contre les différentes formes de répression (interdictions d’aller manifester, sanctions contre les élèves, etc.) et pour les droits démocratiques de ce mouvement qui va continuer.

Entretien. Depuis le début du mois de janvier, des manifestations pour le climat, réunissant plusieurs dizaines de milliers de lycéenEs et d’étudiantEs, ont eu lieu en Belgique. Des mobilisa-tions qui s’inscrivent dans un mouvement mondial, sur lesquelles nous revenons ici avec Goto Van Kern, étudiant en Haute école bibliothécaire-documentaliste, militant aux Jeunes Anticapitalistes (JAC).

Propos recueillis par Julien Salingue Mercredi 6 février 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

En Belgique, collégiens et lycéens font la « grève » pour le climat (Reporterre)

Des milliers de jeunes marchent pour le climat pour la première fois aux Pays-Bas (Sciences & Avenir)

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04 février 2019 ~ 0 Commentaire

climat jeunes (slate)

A Davos, la jeune suédoise Greta Thunberg, à l’origine des grèves scolaires pour le climat, rejoint des lycéens suisses.

« Grève scolaire pour le climat » 

Les lycéens bousculent l’agenda

« Je voudrais qu’ils oublient leur intérêt personnel, pour s’intéresser au climat » : par cette interpellation des dirigeants du monde, à la COP 24 en décembre 2018 puis au forum international de Davos en janvier 2019 la jeune activiste Greta Thunberg, est devenue l’icône d’une jeunesse qui demande un changement radical des politiques environnementales.

En août 2018, cette lycéenne suédoise de 16 ans a commencé à manifester devant le parlement suédois, et fait depuis grève tous les vendredi pour demander une action politique rapide face aux menaces qui pèsent sur l’équilibre de la planète.

Par cet investissement individuel et par ses prises de paroles fustigeant l’immobilisme des adultes, elle a mis en avant la lucidité des jeunes générations sur les risques du réchauffement climatique. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si son message a reçu un écho immédiat en Australie, pays qui subit déjà les conséquences de la modification climatique.

Urgence de l’action

Par sa mobilisation, Greta Thunberg inaugure aussi un mode d’action très particulier et sans précédent. Cette grève scolaire marque à la fois un signal d’alarme sur l’urgence à agir pour le climat et l’importance donnée à l’école. S’agit-il seulement d’une protestation ? Le nom choisi « fridaysforfuture » apparait plus comme un appel à une prise de conscience qu’à un acte nihiliste.

Néanmoins, Greta Thunberg précise « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus, alors que personne ne fait rien pour le sauver ? » Le savoir, c’est l’avenir, mais c’est par l’action que l’on peut sauver la planète.

Phénomène international, les marches « Youth For Climate » sont de plus en plus suivies en Europe, de la Scandinavie à la Suisse, en passant par les Pays-Bas, l’Allemagne, la Belgique ou la Grande-Bretagne. Parallèlement, schoolstrike4climate, le mouvement des grèves scolaires, relaie l’appel de Greta Thunberg à une grève scolaire mondiale le 15 mars 2019.

En France, les marches pour le climat sont rendues inaudibles par le mouvement des gilets jaunes qui monopolise le débat public depuis novembre 2018. La situation française peut même apparaître comme paradoxale entre des gilets jaunes qui semblent mettre en avant « la fin du mois avant la fin du monde » et une jeunesse qui souligne que leur avenir à eux n’aura un sens que si la planète existe encore.

Au-delà des programmes

Ces grèves interrogent l’institution scolaire à plusieurs niveaux. Tout d’abord, c’est une mobili-sation des « jeunes » et des adolescents en lien avec leur statut de lycéens. Leur action veut affirmer l’importance de leur rôle dans la société : ils sont l’avenir de nos sociétés et l’avenir de notre planète est leur avenir. Ensuite, ces protestations mettent à jour l’immobilisme ou les lenteurs des gouvernants sur la question environnementale.

Depuis 2005, l’éducation au développement durable (EDD) est intégrée aux programmes de l’enseignement public et permet d’appréhender la complexité du monde dans ses dimensions scientifiques, éthiques et civiques. Mais cet enseignement apparaît bien en deçà de l’urgence d’une transition écologique. En novembre 2010, l’Unesco avait publié son plan d’action pour faire face, par l’éducation, au changement climatique. Mais les actions de grèves scolaires, tout en reprenant à leur compte les dix-sept objectifs de développement durable publiés par les Nations unies en 2015, bousculent l’agenda prévu.

Les grèves scolaires, par leur singularité, ne sont-elles pas un levier pour une prise de cons-cience réelle, la grève scolaire devenant l’équivalent d’une grève de la faim, et le savoir une nécessité pour survivre, comme la nourriture ?

C’est l’éducation comme moyen d’émancipation qui est aussi interrogée. Comment peut-on faire de l’éducation un outil de transformation sociale, d’émancipation individuelle et collective ? Comment concilier le besoin de penser et d’agir ?

Au-delà de l’éducation au développement durable, une partie de la jeunesse semble avoir trouvé sa propre action pour protester et mettre les gouvernants face à leurs responsabilités.

Sylvain Wagnon  Professeur des universités en sciences de l’éducation, Faculté d’éducation, Université de Montpellier. 3 février 2019

https://theconversation.com/

Lire aussi:

Facebook

Australie

Suisse: les étudiants écrivent le prochain chapitre de la grève pour le climat (Le temps)

Belgique: Youth For Climate: ailleurs aussi, ça bouge! (RTBF)

Plus de 40.000 manifestants en Suisse pour le climat (Reporterre)

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02 février 2019 ~ 0 Commentaire

gilets roses (fr3 sud-ouest)

Rennes: les assistantes maternelles

Manifestent en gilets roses

Une nouvelle couleur est apparue sur la gamme des manifestations sociales. Les assistantes maternelles ont choisi le rose pour dénoncer, à Rennes, le projet de réforme de l’Assurance-chômage.

Une trentaine d’assistantes maternelles se sont regroupées à Rennes, place de la République, rejoignant la journée des « Gilets roses », les « nounous en colère ». En Bretagne, des manifes-tations étaient prévues également à Saint-Brieuc, Brest et Vannes.Les assistantes maternelles protestent contre la réforme de leur indemnisation chômage, qui compense leur précarité. « Une assistante maternelle est obligée de cumuler plusieurs contrats de travail pour arriver à faire un salaire correct, on doit faire plus de 50 heures par semaine pour arriver à un SMIC, donc généralement, on a deux ou trois employeurs » explique Albane Karalambakis. »Quand un de nos employeurs dont l’enfant entre à l’école nous retire les enfants, en attendant de retrouver un contrat, Pôle Emploi nous donne une indemnisation pour compenser la perte de salaire » poursuit-elle, « c’est cette indemnisation-là qui peut être diminuée ou supprimée, pour faire des économies, par la réforme de l’assurance chômage. »Les assistantes maternelles ont ouvert un groupe Facebook, « nounous en colère » dès le début du mouvement des Gilets jaunes, en novembre dernier.

Stéphane Grammont  02/02/2019
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Lire aussi:
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01 février 2019 ~ 0 Commentaire

enseignants (npa l’humanité of rp al)

stylos-rouges-b

Formation des enseignantEs 

Vers la casse du statut

Depuis juin, trois rapports sont sortis (Cour des comptes, Sénat, CAP 22), qui remettent en cause la structure actuelle de la formation des enseignantEs. Ils sont convergents et permettent de comprendre ce que Blanquer prépare depuis la rentrée…

Avec la loi sur « L’école de la confiance », la fin des Espé (École supérieure du professorat et de l’éducation) semble actée, remplacés par des INSPE (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation). Au-delà du changement de nom, c’est un changement global de la formation qui est prévu. Au lieu de concevoir l’enseignement comme « un métier qui s’apprend », la philosophie générale du projet est « le métier est formateur ».

Formater les enseignantEs 

C’est l’employeur, l’Éducation nationale, qui va reprendre la main sur la formation. Un nouvel arrêté Master MEEF (applicable dès septembre 2019) est en train d’être adopté. Dans les documents d’accompagnement, le terme « fonctionnaire stagiaire » (pour ceux qui sont admis aux concours en fin de M1 actuellement) a disparu, remplacé par « étudiants en stage ».

La part des stages en responsabilité va être augmentée, passant de 20 ECTS sur 60 actuelle-ment en M2 à 40 ECTS. Le tout accompagné par une novlangue issue du management : « lesson study », « micro-enseignement », etc.

Sous couvert de « pré-recrutement » et de renforcer « l’attractivité du métier », les étudiantEs vont se retrouver dès la L2, sans formation, devant des élèves, pour un salaire dérisoire. Les bourses universitaires sont même présentées comme un moyen de rémunération des AED (assistant d’éducation, c’est-à-dire surveillantEs), qui se retrouveront à tiers temps devant des élèves pour moins de 300 euros par mois…

D’ailleurs, les rectorats de Lyon, Grenoble, Clermont… mettent en place actuellement un partenariat avec le CNED pour pouvoir assurer les remplacements des profs absents par les AED.

Enseigner est réduit à des tâches d’exécution (mettre des élèves devant un logiciel d’apprentis-sage, appliquer la méthode d’apprentissage de la lecture imposée par le ministère) et non de conception. Il ne s’agit plus de former les futurEs enseignantEs mais bien de les « formater », de réduire encore ce qu’il reste de liberté pédagogique.

Contractualisation et la casse du statut

L’autre objectif de cette réforme, clairement affiché dans CAP 22, est de supprimer massivement des postes dans la fonction publique. Blanquer l’a confirmé la semaine dernière, déclarant au Parlement que « la vocation du concours enseignant est qu’il se déroule en M2 », soit un an plus tard qu’actuellement, où le concours est en M1. Cela permettra de supprimer 25 000 postes de fonctionnaires stagiaires d’un trait de plume, comme cela avait déjà été fait en 2010 sous Sarkozy.

Et les personnels actuellement dans les Espé, sous statut universitaire, sont également sur la sellette.

Blanquer n’arrête pas de marteler que le problème de la formation, ce sont les « pédagogistes » ! Il veut donc qu’au moins un tiers des formateurEs soient devant des élèves. Ce qui veut dire que ces personnels seront plus soumis à la hiérarchie de l’Éducation nationale. L’employeur décide du contenu de la formation, choisit les formateurEs et les directeurEs des Espé/INSP : la fin de l’universitarisation. D’ailleurs il est écrit dans l’arrêté que les formations et l’évaluation des enseignantEs pourront être assurées par des organismes extérieurs…

Tout ceci va favoriser la contractualisation et la casse du statut.

Lors d’une réunion au ministère de l’Éducation nationale, il a ainsi été confirmé que le référentiel de formation initiale va aussi s’appliquer aux futurs néo-titulaires, avec des injonctions de plus en plus nombreuses sur les enseignantEs.

Le ministère s’appuie sur le fait, pour justifier sa réforme, que la formation actuelle n’est pas satisfaisante, en particulier pour les étudiantEs et stagiaires. Mais au lieu d’améliorer la formation existante, le gouvernement va détruire ce qu’il en reste. Il y a urgence à résister touTEs ensemble, étudiantEs, stagiaires, formateurEs, enseignantEs à cette destruction programmée.

Antoine Boulangé (formateur Espé Paris Jeudi 31 janvier 2019

https://npa2009.org/

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