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20 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

brest étudiants (alt ubo)

ubo

MARDI 26 JANVIER 2021 10:00

#Etudiantsfantômes

La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, s’est exprimée pour la première fois à l’occasion d’une conférence de presse sur la situation sanitaire. Un constat : aucune solution d’envergure n’a été avancée pour les 2,7 millions d’étudiantes et d’étudiants.
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Depuis mars dernier, beaucoup ont vu leurs conditions de vie se précariser et leurs conditions d’études se dégrader avec des cours à distance qui ne permettent pas d’assurer une continuité pédagogique.
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La dégradation de nos formations et le manque de perspective d’avenir n’est pas sans conséquence sur la détresse psychologique de nos camarades.
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Nous l’avons vu, plusieurs d’entre elles-eux ont tenté de mettre fin à leur jour en une semaine. Il y a urgence! Nous ne pouvons plus continuer comme cela. Nous devons nous mobiliser.
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Un rassemblement co-organisé par FO ESR 29 – FERC-CGT – SUD Éducation UBO
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Nous appelons les étudiantes et les étudiants, les jeunes et les moins jeunes, à se mobiliser le 26 janvier 2020 à 10H30. Parvis de la faculté Victor Segalen
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17 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

morlaix (cgt)

morrlaix

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17 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

tunisie (courrier inter psl)

gauche arabe

Nuit d’émeutes dans plusieurs villes de Tunisie

Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 janvier, la Tunisie a vécu des scènes d’émeute qui, commente la presse tunisienne, ressemblent fort à celles observées pendant la révolution de 2011, il y a tout juste 10 ans. Pillage de magasins, pneus brûlés, caillassage et affrontements avec les forces de l’ordre ont duré jusqu’au petit matin. 

En raison du confinement, imposé du 14 au 17 janvier, les rues des villes tunisiennes auraient dû être vides dans la soirée du samedi 16 janvier. Pourtant, comme s’ils répondaient à un mot d’ordre, des centaines de jeunes, très souvent mineurs et issus des quartiers les plus défavorisés de plusieurs villes, se sont rassemblés, prêts à en découdre.

Les heurts avec les forces de l’ordre n’ont pas tardé, raconte Realites Online. Des violences “inouïes”, commente même le site, qui ont duré jusqu’au petit matin. Ces échauffourées, rapportait Realites Online un peu plus tôt, ont éclaté de manière “simultanée dans diverses régions à l’instar de Sousse, Kef, Bizerte et Tunis”.

Des scènes qui rappellent étrangement celles observés il y a dix ans, lorsque la jeunesse tunisienne des quartiers pauvres s’est soulevée contre le régime autoritaire de Ben Ali. “Certains commentateurs ont même parlé d’une seconde Révolution”, reprend Realites Online.

17/01/2021

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

Editions Marxisme.be : “Le peuple veut la chute du système – Révolution et contre-révolution en Tunisie (2010-2013)”

Tunisie : la parole des affamés

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16 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

loi sécurité (le huff’)

securite

Pourquoi le gouvernement n’en a pas fini avec la loi « Sécurité globale »

Au total, près de 80 rassemblements sont prévus ce samedi 16 janvier en France pour la première grande mobilisation sociale de l’année.

Colère globale. Nombreux seront les Français à descendre dans la rue ce samedi 16 janvier pour la première grande journée de mobilisation sociale de l’année 2021. Déjà la sixième du genre depuis la fin du mois de novembre pour dénoncer les dérives sécuritaires du gouvernement, illustrées, à leurs yeux, par la loi dite “sécurité globale.”

Au total, près de 80 rassemblements sont prévus samedi en France “pour le droit à l’information, contre les violences policières, pour la liberté de manifester, pour le respect de notre vie privée”, selon les mots du collectif d’organisations et syndicats, notamment de journalistes, portant l’appel à manifester.

“Nous marcherons le 16 janvier, et tant qu’il le faudra”, lançait-il dans un communiqué publié deux jours avant les rassemblements. Pourtant, le gouvernement a bien promis de réécrire l’article le plus décrié de la loi en question, le 24, qui visait à pénaliser la diffusion malveillante d’images de policiers. Qu’importe, leurs revendications, aussi larges que nombreuses, vont bien au-delà de ce texte… et laissent planer le spectre -jaune- d’une mobilisation sociale durable.

Article 21, 22, loi séparatisme…

Malgré “une mobilisation sans précédent pour la défense des libertés, le gouvernement a opposé une fin de non-recevoir”, regrette, dans son appel à manifester, la coordination anti-sécurité globale, composée des associations comme La Ligue des droits de l’Homme, Amnesty, ainsi que de nombreux syndicats et associations de journalistes et réalisateurs notamment.

La proposition de loi, déjà votée en première lecture à l’Assemblée nationale, doit être examinée en mars au Sénat. Et si la majorité au palais Bourbon a promis de réécrire totalement l’article 24 -après nombreux atermoiements- c’est le Sénat qui a la main pour le moment. D’où l’importance, pour les manifestants, de maintenir la pression sur un pouvoir politique qu’ils accusent de multiplier les atteintes aux libertés.

Outre le retrait pur et dur des dispositions visant à pénaliser la diffusion d’images des policiers, le collectif cible les articles 21 et 22 sur l’usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l’ordre. “Les enjeux sont (…) majeurs. Ils touchent au respect même de l’État de droit” et du contrôle des autorités “par les citoyens, le Parlement, la justice et la presse”, soulignent les associations, qui craignent, par ailleurs, de voir l’article 24 revenir sur le tapis au moment de la loi dite “séparatismes.”

La mouvance des “free parties” se joint au cortège

Et elles ne sont pas les seules à pointer ces dérives. La proposition de loi a été vivement critiquée en France par la Défenseure des droits et la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, et à l’étranger par des rapporteurs spéciaux des Nations unies et la commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe.

Encore très récemment, le gendarme des données personnelles a semblé donner raison à l’inquiétude des associations. La Cnil a effectivement enjoint, jeudi, les forces de police de cesser “sans délai” tout vol de drone équipé de caméras jusqu’à ce qu’un cadre normatif soit mis en place, expliquant que pour l’instant, ce type d’opération se faisait “en dehors de tout cadre légal.”

De quoi motiver, encore un peu plus, les manifestants, mobilisés par intermittence depuis le mois de novembre? À Paris, le cortège partira à 14 heures de la place Daumesnil pour rejoindre celle de la Bastille. Des rassemblements auront aussi lieu à Rennes, Nantes, Caen, Rouen et Le Havre, ainsi qu’à Lyon, Clermont-Ferrand ou Dijon, notamment.

Dans la capitale, les manifestants traditionnels seront rejoints par les “teufeurs” de la mouvance des “free parties”, rarement unie, mais qui fait -pour l’occasion- front commun “pour le droit à la culture” et contre la “répression disproportionnée” après la rave party de Lieuron qui a réuni 2.400 personnes au Nouvel an.

Une mobilisation partie pour durer? 

À tel point que certains se prennent à croire au début d’un printemps social, et ce malgré les nouvelles restrictions de déplacements liées à la circulation du coronavirus sur le territoire. Un tel contexte pourrait au contraire donner à cette journée de mobilisation un rôle de catalyseur des colères et pourquoi pas d’agrégateur des luttes.

“C’est la reprise du combat”, avance par exemple Gérald Le Corre, un des responsables de la CGT en Seine-Maritime à l’AFP.

Et le syndicaliste de sentir venir un “vent de colère” avec l’extension du couvre-feu à 18 heures et parce que “les seules libertés” accordées le sont ”à l’économie”. “Le gouvernement (prend) des mesures liberticides dans un contexte social et économique qui se dégrade”, ajoute Stéphane Obé, secrétaire départemental de la CGT Gironde, pour expliquer les frustrations qui parcourent la société.

Et pour la suite? Un “grand rassemblement” est déjà prévu samedi 30 janvier à Paris, deux mois après la plus importante des marches pour la liberté. Il s’agira de l’acte 7.

Anthony Berthelier

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Brest, plus de 1 000 personnes, dont des « teufeurs », contre le projet de loi Sécurité globale

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16 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

lannion brest (le-trégor of)

lannopn

Lannion. Marche des libertés : près de 400 personnes mobilisées « tant qu’il faudra »

Ce samedi 16 janvier, une nouvelle mobilisation a rassemblé près de 400 personnes à Lannion à l’initiative de la coordination nationale Stop loi sécurité globale.

« Jusqu’à ce que nos revendications soient entendues, nous nous mobiliserons partout en France. Nous marcherons, et tant qu’il faudra, pour le droit de l’information, contre les violences policières, pour la liberté de manifester, pour le respect de nos vies privées, pour nos libertés ».

Depuis le mois de novembre, le message reste le même. A l’initiative de la coordination nationale « Stop loi sécurité globale » et avec le soutien d’organisations syndicales, d’associations et de formations politiques, une nouvelle marche des libertés avait lieu ce samedi matin à Lannion.

Malheureusement, il n’y a pas d’évolution positive. Le projet de loi bouge très peu. Il n’y a pas de changement dans la position du gouvernement, ni d’écoute. Benoît Dumont CGT

« Ce projet porte des graves menaces »

En ligne de mire des manifestants : les textes « liberticides » qu’ils souhaitent voir abandonnés et notamment les articles 21, 22 et 24 de la loi.  « Ce projet porte des graves menaces à la liberté d’informer et d’être informé ».

Après le discours, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le centre-ville pour terminer sur le parvis des Droits de l’homme où une criée de rue était proposée afin que chacun puisse s’exprimer librement.

Deux marches ont déjà eu lieu à Lannion en novembre et décembre.

16 Jan 21

https://actu.fr/bretagne/lannion

Lire aussi:

Brest, plus de 1 000 personnes, dont des « teufeurs », contre le projet de loi Sécurité globale

Un récit de la manif du 16 janvier contre les violences policières et les lois sécuritaires

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16 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

coucher de sommeil

cd-couchersommeil-2-ConvertImage

Coucher de sommeil

A l’origine de cet album, il y a une pensée, une tourmente. Une pensée inquiète et interrogative pour celles et ceux qui traversent des mers, des cimes, des déserts, des nuits sans lueurs :

Cosmic Poney Sisters

Les Cosmic Poney Sisters, 5 chanteuses du Morbihan et des Côtes d’Armor, sortent un CD de berceuses du monde en polyphonie en soutien aux personnes réfugiées, enregistré en juillet dernier.
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Projet en soutien aux personnes réfugiées
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« Coucher de sommeil » a été conçu pour être commercialisable par les associations de soutien aux réfugié.es. Nous le vendons à prix coûtant aux associations, libre à elles de le vendre au prix de 10 euros ou à prix libre pour faire la marge nécessaire à la réalisation d’un bénéfice.
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Il est vendu également vendu directement par nos soins au grand public au prix de 10 Euros.

Interprétation et harmonisation des berceuses : les Cosmic Poney Sisters
Chant : Fanny Rousseau, Sarah Loisel, Camille Patissier, Maïté Laviec, Julie Le Feunteun
Harpe : Sarah Loisel
Enregistrement et mixage : Joachim Mouflin, Home studio, Glomel
Illustration : Perrine Villedieu
Mise en page : Samuel Sylard
Pressage : Limbodisc

Production : Compagnie Liratouva
Licence : Créatives communs

Ce projet voit le jour grâce à la participation de belles personnes au soutien indispensable:
Anne Laure Lussou et à Nelly Sabbagh pour leurs textes et leurs inspirations, à Patrick, Carole,
Clem, Nadine et André, Joacquim et sa famille pour leur accueil lors de nos répétitions itinérantes, merci à Perrine Villedieu et à Samuel Sylard.
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Merci aussi aux studios LIMBO DISCs à Rennes pour leur geste commercial en faveur de la cause et pour la qualité de leur accompagnement.
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CD Coucher de sommeil
  • Prix grand public: 10E
  • Prix coûtant aux associations: 2E
  • Prix de revente par les associations: 10 E ou prix libre
  • Date de sortie prévue: Mi décembre 2020
  • CD de berceuses à destination des jeunes enfants, mais s’écoute très bien aussi quand on est grand!

Se procurer le CD

Vous pouvez le commander à l’adresse suivante: liratouva@herbesfolles.org
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Julie 30 octobre 2020.
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En vente aussi auprès du Comité NPA 22 Nathalie le Mel

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15 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

amérique latine (global voices)

bolivia

2020 : une année de luttes féministes et d’oppositions politiques en Amérique Latine

Pas de quarantaine pour la lutte politique et l’activisme

En Amérique Latine et aux Caraïbes, l’année 2020 a été marquée par des mouvements féministes et sociaux qui ont amorcé de grands changements politiques, bien que l’attention ait été accaparée par la pandémie de COVID-19, devenue une priorité mondiale.

Au Mexique, en Argentine et aux Caraïbes, les multiples protestations féministes ont teinté l’année 2020 de violet et de vert. Au Mexique, par exemple, même si les controverses sur l’avion présidentiel et la légalisation de la marijuana ont alimenté les débats, c’est le féminisme, ou plutôt l’anti-féminisme, du gouvernement mexicain qui a monopolisé l’attention.

En mars une grande manifestation a eu lieu contre les 10,5 féminicides enregistrés tous les jours au Mexique. D’autres protestations ont suivi, pour exiger que justice soit fait dans des cas spécifiques, comme ceux de Ingrid, Fátima et Jessica.

Malgré la répression policière durant les manifestations de Cancun, la lutte a porté ses fruits, avec notamment la Loi Olympique contre le harcèlement digital, la Loi Ingrid contre la diffusion d’images sensibles, le registre public des délinquants sexuels dans la capitale mexicaine, et l’amnistie pour l’avortement.

En Argentine, les dénonciations de violences sexistes et de pornographie pédophile se sont multipliées durant la quarantaine. Le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, que le Gouvernement avait promis de présenter en mars 2020, est resté en suspens pendant plusieurs mois.

Devant ces retards, les réseaux sociaux ont été un élément clé pour renforcer les réseaux d’aide aux femmes pendant le confinement. C’est ainsi que des protestations se sont organisées contre l’augmentation alarmante des féminicides durant la pandémie.

Les tweets de l’organisation citoyenne Ni Una Menos ont permis de mobiliser de nombreuses activistes, et des milliers d’entre elles ont participé à l’évènement du “foulard virtuel” pour exiger du Gouvernement argentin l’examen urgent de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. La loi qui autorise l’avortement a finalement été présentée au Congrès en novembre, pour être examinée en décembre. [Le projet a finalement été adopté fin décembre, ndlt.]

Pour leur part, les féministes vénézuéliennes ont utilisé WhatsApp pour continuer de soutenir les femmes et discuter virtuellement du féminisme ; au Nicaragua, les organisations féministes dénonçaient l’absence de justice pour les victimes et leurs familles.

En janvier, avant que le coronavirus n’arrive à Trinité-et-Tobago, on célébrait une cérémonie de commémoration pour les victimes de féminicides, durant laquelle les citoyens et citoyennes ont exigé de l’État la mise en place de mesures efficaces pour protéger les femmes et les enfants.

En mars, à la suite d’un nouveau féminicide, le débat en ligne s’est intéressé aux liens entre violences de genre et abus sexuels sur mineur·es, surtout dans un contexte où les restrictions dues au COVID-19 s’accompagnaient d’une augmentation des violences domestiques.

En décembre, lorsque les gros titres nous informaient des féminicides d’une jeune mère et d’une adolescente, les réseaux sociaux ont manifesté une exaspération face aux discours disant aux femmes de “faire attention”, et de “rester vigilantes”. Ces réactions font valoir que la responsabilité devrait se porter sur l’agresseur, plutôt que de se focaliser sur les femmes.

Des mouvements politiques en Uruguay, en Bolivie, au Pérou et au ChiliOn pourrait débattre du fait que le changement majeur en Uruguay s’est fait sur le plan politique, avec la défaite du Front Large (parti politique de gauche) et le retour au pouvoir de la droite, sous l’égide du Parti national, qui après trente ans, est aujourd’hui à la tête de la “coalition multi-couleur”.

Le Front Large ainsi que d’autres partis politiques critiquent le gouvernement à cause de la loi “d’urgente considération”, qui est perçue comme un retour en arrière en matière de liberté d’expression. Cependant, le succès rencontré par le gouvernement pour contrôler la première vague de COVID-19, qui n’a fait qu’une dizaine de morts, a permis de positionner le pays en leader de la gestion de la crise.

En Bolivie, après une année de divisions, exacerbées par le racisme, les attaques visant les journalistes, les violences et les assassinats, la population s’est finalement rendue pacifiquement aux urnes en octobre. 55% des votants ont élu Luis Arce et David Choquehuana, du parti du Mouvement vers le socialisme (MAS). Mais les tensions continuent, dans une moindre mesure, se concentrant désormais sur les élections sub-nationales, prévues pour le 7 mars 2021.

L’élection de Luis Arce a été célébrée dans de nombreuses villes du monde. La conciliation d’un pays profondément divisé et aux prises avec son histoire repose à présent entre ses mains.

La presse internationale sous-estime l’importance des protestions de la génération du bicente-naire au Pérou, qui ont eu lieu pour le 200e anniversaire de l’indépendance péruvienne. Ces manifestions sont survenues dans un contexte conflictuel, le pays étant affecté par le poste laissé vacant par le président Martín Vizcarra, la démission du gouvernement illégitime de Manuel Merino et la nomination de Francisco Sagasti comme président intérimaire.

Merino et Sagasti ont tous deux utilisé des forces policières excessives pour réprimer les jeunes manifestants, faisant au moins deux morts parmi eux. À ce contexte chaotique se sont ajoutées la crise sanitaire du COVID-19 et la mise en œuvre de politiques extractivistes en faveur des grandes entreprises sur les territoires indigènes.

D’un autre côté, la pandémie n’a pas empêché le Chili de mener à bien son référendum historique le 25 octobre, où une écrasante majorité a approuvé le changement de la Constitution promulguée par l’ancien dictateur Augusto Pinochet en 1980 et considérée comme “la mère des inégalités du Chili“. Ce référendum était la revendication principale du soulèvement social d’octobre 2019, auquel le gouvernement avait réagi par la répression, en procédant à des arrestations et en commettant de nombreuses atteintes aux droits humains.

Du nord au sud : violence, autoritarisme, désinformation et manifestations

En Colombie, en plus des préoccupations suscitées par les plus de 40 000 décès dus au COVID-19, on note une baisse de satisfaction de la population envers le Gouvernement.

Les Colombiens sont mécontents face à l’absence de solutions efficaces pour lutter contre les violences qui accablent le pays. Le président Duque continue néanmoins à nier la gravité des taux d’homicides en Colombie, qui comprennent quatre-vingt massacres.

Le plus inquiétant était l’augmentation des assassinats des leaders sociaux et des défenseurs des droits humains. Il a aussi été révélé que la police était impliquée dans l’assassinat de l’avocat Javier Ordóñez. Cette nouvelle a engendré des manifestations qui ont été réprimées par la police, entraînant la mort d’au moins dix personnes et faisant de nombreux blessés.

Les menaces de mort [fr], les assassinats, les agressions, les abus et la censure portés à l’encontre des journalistes et activistes ont été constants, mais ils ont aussi permis l’essor de médias numériques alternatifs, non censurés.

Au Venezuela, après une année de relative normalisation économique, malgré l’hyperinflation et l’intensification de la crise humanitaire, la pandémie s’est traduite par une recrudescence des mesures autoritaires du Gouvernement.

En effet, la militarisation, le contrôle des institutions étatiques et la persécution politique des journalistes, des activistes humanitaires et des dissidents ont défini les politiques publiques depuis le début de la pandémie. Sans parler du gouvernement de Nicolás Maduro qui a supplanté la représentation de l’opposition politique grâce à des élections parlementaires discutables.

La crise migratoire vénézuélienne, qui était déjà la plus grave de la région avec 5,4 millions de Vénézuéliens vivant en dehors du pays, s’est aggravée pendant la pandémie. La crise sanitaire affecte directement les membres de cette communauté vulnérable, souvent incapable de répondre à ses besoins primaires dans les pays d’accueil.

En Jamaïque, le chaos et la peur ont accablé les citoyens. Alors que la pandémie de COVID-19 était la principale cause des préoccupations, une enquête informelle sur Twitter a révélé qu’elle était suivie de près par la peur d’une possible augmentation de la criminalité. La police jamaïcaine a cependant communiqué une légère diminution des délits avec violence par rapport à 2019.

D’un autre côté, les couvre-feux pendant la pandémie n’ont pas empêché des centaines de fêtes illégales et d’activités sociales d’avoir lieu, dont certaines (organisées par des personnes ayant un casier judiciaire) ont causé des actes de violence.

Au Nicaragua, la population a souffert d’un mélange d’émotions négatives provoquées par la crise sanitaire, par l’impact des ouragans IOTA et ETA, et par les perspectives offertes par les élections de 2021, dans un pays en proie à de constantes violations des droits humains, et où règnent la répression policière ainsi que l’absence totale de liberté de la presse et d’expression.

Depuis la vague de protestation de 2018, environ 100 000 personnes ont fui le pays. Cependant, nombre de ces Nicaraguayens en exil continuent d’être impliqués dans l’activisme politique. Pendant ce temps, le gouvernement de Daniel Ortega promeut une série de lois destinées à renforcer ses moyens de contrôle sur la population et éviter toute tentative d’opposition.

Ainsi, le Nicaragua termine l’année avec une escalade de violence, une perte de confiance envers le gouvernement, notamment en ce qui concerne la véracité des chiffres publiés sur le COVID-19 [fr], un État qui utilise la manière forte contre les protestations, et surtout dans l’incertitude quant à l’année à venir.

Plus au nord, au Salvador, 2020 a été une année pleine de conflits politiques. Le président Bukele s’est constamment opposé aux autres organes de l’État (l’Assemblé législative et la Chambre constitutionelle), et il présente les députés et les magistrats comme “corrompus, criminels et voleurs”.

Pour beaucoup, son style agressif de gouvernance révèle un programme politique de contrôle du pays. Alors que des accusations de corruption, de négociation avec des gangs et d’attaques contre des membres de la presse pèsent contre lui, il conserve malgré tout un taux d’approbation supérieur à 75%.

Quand Bukele s’est exprimé sur Twitter à propos de l’impact de la pandémie en Équateur, le gouvernement équatorien a immédiatement démenti ses propos. Mais rapidement, le contenu qui circulait sur les réseaux sociaux fait les gros titres partout dans le monde : les corps que personne ne collectait, les familles qui recherchaient le corps d’un proche, et les incinérations présumées de cadavres dans les rues.

La désinformation n’a pas suffi à expliquer ce qu’il se passait dans la ville de Guayaquil. Face à une réalité accablante, un groupe d’intervention (la “Fuerza de Tarea Conjunta“) s’est créé pour enterrer les cadavres. La mairie de Guayaquil a même dû fournir des cercueils en carton aux familles endeuillées. Devant cette situation, les peuples indigènes de la région se sont organisés pour se protéger du coronavirus.

Pour résumer, la pandémie a surpris une région qui était déjà confrontée à de nombreux problèmes, et a mis à l’épreuve la ténacité des mouvements sociaux, qui n’ont jamais cessé de lutter pour leurs droits.

Finalement, quelques bonnes nouvelles sur les questions de genre se sont distinguées dans la région: l’Équateur a eu sa première marche trans, le Gouvernement argentin a approuvé le quota de personnes trans et travesti dans le secteur public, la Bolivie a reconnu le mariage entre personnes de même sexe, tout comme l’État de Puebla au Mexique.

12 Janvier 2021

https://fr.globalvoices.org/

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10 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

algérie (the conversation)

Comment la politique coloniale a forgé le mythe d’une France « pays des droits de l’Homme »

Que représente l’école des colonies dans l’imaginaire des Français d’aujourd’hui ? Un tableau noir, dressé devant de petits écoliers, sur lequel un instituteur écrivait d’une belle écriture de craie blanche « Nos ancêtres les Gaulois ».

Une légende bien installée et contre laquelle s’était déjà indigné, en 1928, un des principaux instigateurs de la politique scolaire coloniale, Georges Hardy, théoricien et praticien du grand principe de « l’adaptation » :

« Nos ancêtres les Gaulois, mais ce ne sont là que calomnies ! »

L’idée d’une France enseignant aux jeunes colonisés les programmes métropolitains s’avère effectivement relever d’une histoire légendaire. Cette légende a participé, jusqu’à aujourd’hui, à la construction de l’image d’une France pays des droits de l’Homme, qui aurait généreusement fait bénéficier de sa culture à des populations restées en dehors de la modernité.

La plongée dans les archives coloniales nous permet de rectifier cette apologie de la mission civilisatrice, tant dans sa rhétorique que dans sa mise en pratique.

L’intention de « civiliser » fut explicitement exprimée dès les années 1815-1820, avant d’être érigée en « devoir » par les Républicains à l’instar de Jules Ferry qui rappelait le droit et le devoir de civiliser les races inférieures, quelques décennies plus tard. Cependant, les mobiles utilitaristes l’emportèrent de loin sur les mobiles philanthropiques.

L’école, auxiliaire du projet colonial

L’école fut en effet considérée comme l’auxiliaire de l’exploitation économique des colonies, elle devait transmettre la langue française, perçue comme indispensable à toute communication avec les populations colonisées afin de réaliser le projet colonial, notamment l’exploitation économique des colonies.

L’école devait aussi contribuer à faire des colonisés des producteurs de denrées agricoles tropicales (sucre, coton, café, arachide, cacao…) mais également, en transmettant les « goûts des Européens », en faire des consommateurs de produits manufacturés métropolitains.

Enfin, l’école eut très tôt la mission de diffuser le respect et l’amour d’une France dont la célébration de la grandeur tenait une place de choix dans la construction de son identité nationale. Ces objectifs restèrent constants au fil des décennies et des régimes politiques.

Une politique différencialiste

L’idée d’asseoir sur un même banc enfants de colons et de colonisés afin de rapprocher des populations appelées à œuvrer ensemble au projet colonial, céda vite le pas à une politique différentialiste, dictée par un mélange de présupposés racialistes et de considérations pragmatiques : l’enseignement fut quasiment inexistant en Nouvelle-Calédonie où la présence de nombreux colons français laissa les colonisés en grande partie en dehors du projet colonial.

Il fut réduit dans d’autres colonies, à l’instar de l’Afrique-Occidentale Française où il se limita à la formation d’une mince élite destinée à occuper les petits emplois du commerce et de l’adminis-tration, tandis qu’il s’avéra plus ambitieux en Indochine afin de répondre à des nécessités budgétaires (former une main d’œuvre moins onéreuse que celle provenant de métropole) ou politiques (donner satisfaction aux notables et éviter les troubles) tout en imposant des programmes différents de l’enseignement métropolitain.

La crainte de trop instruire

L’ampleur des inégalités scolaires ont été établies : en Algérie française, « le rapport de dépenses entre les enfants des colonisés et ceux des colons allait de 1 à 40 ».

Car si l’instruction fut partie intégrante du projet colonial, la crainte de trop instruire les enfants de colonisés, se manifesta précocement puis s’intensifia au fur et à mesure que les élites locales devinrent plus nombreuses et qu’une partie d’entre elles désira bénéficier des savoirs européens.

La hantise de produire des « déclassés » et la volonté de freiner toute mobilité sociale perçue comme une menace à l’ordre et à la domination coloniales s’imposa sous toutes les latitudes : les élites n’étaient appréciées que si elles étaient en mesure de conserver l’ordre colonial alors que les jeunes ayant été scolarisés commençaient à aspirer à un autre rôle.

Cette conception de l’école, garante de la reproduction sociale, fut partie intégrante du projet républicain, un projet qui destinait les fils de paysans à poursuivre le travail de la terre après avoir bénéficié d’une modeste culture : quelques rudiments de français, de calcul, d’hygiène.

Des enseignements « adaptés »

Des représentations différencialistes omniprésentes justifiaient la nécessité d’adapter les enseignements aux spécificités raciales des populations, tout comme le refus de dispenser les programmes métropolitains jugés trop ambitieux et trop intellectuels. Ce principe de l’adaptation, prôné haut et fort, dément le mythe de la transposition de l’enseignement métropolitain et du fameux adage « nos ancêtres les Gaulois ».

Cependant, le développement économique qui nécessitait un personnel de plus en plus nombreux (instituteurs, personnel administratif, employés de commerce, techniciens) incita les milieux économiques et l’administration à réclamer la formation d’un personnel colonisé subalterne beaucoup moins onéreux alors que le contexte démographique s’avérait peu favorable au recrutement de nombreux colons.

Dès lors, la politique coloniale oscilla entre ces deux tendances : freiner la mobilité sociale, éviter la production de déclassés et former des auxiliaires subalternes indispensables au développement économique.

Cependant, les élites métropolitaines durent également composer avec les colons dont une frange conservatrice se refusait à envisager une école autre que professionnelle et très rudimentaire.

Une faible ambition intellectuelle

L’opposition des colons se manifesta rapidement dans les colonies de peuplement comme l’Algérie où leur volonté de réduire le rôle de l’école à une mise en apprentissage qui commencerait dès les plus jeunes âges s’opposa fermement à la politique des « éducateurs » qui attribuaient à l’école le rôle évoqué ci-dessus.

Pour autant, on ne peut qu’être frappé par la faible ambition intellectuelle que ces derniers conféraient à l’école.

Aucune voix ne porta ce qui aurait pu être une véritable « mission civilisatrice » : dispenser un enseignement vecteur d’ascension sociale et préparant les populations colonisés à une autonomie, un self-government, à une échéance plus ou moins lointaine. Même chez les plus progressistes des « éducateurs », à l’instar de Ferdinand Buisson ou d’Émile Combes, la conception de l’école fut très utilitariste.

L’école, vecteur de mobilité sociale ?

En outre, ces derniers les éducateurs n’eurent jamais la volonté politique de résister à la pression des colons, ils acceptèrent de diminuer encore l’ambition de l’école, en limitant le budget, en adoptant des programmes sans cesse plus pratiques, en freinant la mobilité sociale.

Pourtant, l’attente dans ce domaine était grande. Les populations colonisées ne rejetèrent pas massivement l’école coloniale, comme cherchèrent à le faire croire les opposants à la scolarisation.

L’école a été assez tôt perçue comme un vecteur de mobilité sociale pour une partie de la population colonisée souvent liée à l’administration coloniale. S’indignant de la faible ambition intellectuelle des programmes scolaires de l’école normale d’instituteur, le journal, L’Ouest-africain-français du 16 août 1919 proposait d’inscrire au-dessus des portes des écoles le fameux vers de Dante : « Laissez-là toute espérance ».

Avec humour, colère, ténacité, la voix des colonisés se fit entendre grâce à une presse qui commençait à se dégager de la censure, mais aussi dans les instances coloniales qui avaient accordé avec parcimonie une représentation aux colonisés, ou encore dans des pétitions de parents d’élèves.

Les rapports administratifs relatèrent, avec grande inquiétude, ces diverses formes de mobili-sation. Autant d’échos de ce long combat que les colonisés durent mener pour bénéficier d’un droit à l’éducation égal à ceux des enfants de colons. Ils l’obtinrent, en partie seulement, à la veille des indépendances.

7 janvier 2021

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06 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

livreurs (equaltimes)

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Partout dans le monde entier, les livreurs de repas se mobilisent pour leurs droits fondamentaux

À l’heure où la Covid-19 contraint les citoyens du monde entier au confinement et que les livreurs de repas se démènent pour répondre à la demande proportionnellement croissante des clients, un nouveau rapport met en lumière les piètres conditions d’emploi des travailleurs des plateformes, ainsi que certaines actions menées par ces derniers pour briser le statu quo.

L’étude récente de la Fondation Friedrich Ebert (FES) intitulée en anglais Global labour unrest on platforms. The case of food delivery workers examine les cas de six enseignes mondiales de livraison de repas présentes dans plus de deux régions du monde – Uber Eats, Just Eat, Deliveroo, Foodora, Zomato et Glovo – et de douze autres entreprises de portée régionale. Ensemble, ces 18 entreprises livrent des repas cuisinés dans un total de 95 pays.

Basée sur l’Indice de Leeds – un répertoire de données sur les conflits sociaux mettant en cause des plateformes de travail à travers le monde –, l’étude a relevé 527 incidents survenus dans 36 pays entre le 1er janvier 2017 et le 20 mai 2020. Ce que les auteurs du rapport ont décrit comme «  un nombre significatif de mouvements de protestation  ». La majorité de ces incidents sont survenus en Europe, suivie par l’Asie, où près d’un quart des cas ont été signalés, contre un sixième en Amérique du Sud.

L’étude révèle «  une augmentation progressive des mouvements protestataires depuis début 2017, avec un pic significatif au troisième trimestre de 2019, suivi d’un déclin notable depuis lors  ».

À l’échelon national, le nombre le plus élevé de cas s’est produit en Chine, suivie du Royaume-Uni, de l’Espagne et de l’Argentine. Si l’on examine les entreprises individuellement, les conflits sociaux ont visé principalement la plateforme de livraison de repas Deliveroo, basée au Royaume-Uni, avec une majorité de cas relevés en Europe, notamment au Royaume-Uni, en Espagne, en France, en Belgique et aux Pays-Bas.

«  Deliveroo était présente dans 16 pays mais, chose intéressante, on a assisté à un effet d’entraînement où les syndicats de base ont tendu la main à des syndicats d’autres pays et ont échangé des dépliants et autres matériels », explique Vera Trappmann, co-autrice du rapport et professeure associée en travail et relations professionnelles à l’université de Leeds au Royaume-Uni.

«  C’est comme si les frontières avaient cessé d’exister, ce sentiment qu’“ils [nos pairs] avaient accompli quelque chose et que nous voulions à notre tour accomplir quelque chose”.  » Dans certains cas, la protestation s’est propagée à plusieurs entreprises et à plusieurs sites, «  ce qui suggérerait que les travailleurs des plateformes soient en train de se doter de la capacité de mener des campagnes concertées et de construire la solidarité  », note le rapport.

Les bas salaires, principal facteur de conflit social dans le monde

Les salaires ont constitué le principal facteur de mécontentement social, toutes régions confondues, sauf aux États-Unis, où le statut d’emploi a été l’enjeu le plus déterminant. Les travailleurs réclamaient une augmentation des salaires et des prestations de santé et ont fréquemment critiqué l’insuffisance des équipements de protection fournis par les entreprises de plateforme telles que PedidosYa, Glovo, SinDelantal et Uber Eats.

En Amérique du Sud, le principal sujet d’inquiétude était la santé et la sécurité  ; un enjeu qui est véritablement passé au premier plan depuis le début de la pandémie de Covid-19. Alors que les livreurs de repas ont été reconnus à titre de travailleurs essentiels, ils se voient, dans le même temps, privés de leurs droits fondamentaux au travail, étant contraints par les entreprises de plateforme de travailler en tant que prestataires indépendants.

«  Ce qui est en cause c’est, d’une part, le risque posé par le nombre croissant de cas [de coronavirus] et, d’autre part, le fait qu’ils sont dépourvus d’assurance maladie, de sorte qu’ils assument entièrement les risques liés à leur activité  », explique Vera Trappmann.

«  Le plus intéressant est que nous assistons à une variété d’actions collectives – pas seulement des grèves, qui constituent le scénario classique  », déclare Mme Trappman, qui prévoit (avec ses co-chercheurs) d’élargir la base de données et de la rendre accessible publiquement et en ligne aux militants syndicaux du monde entier.

Les grèves et les déconnexions ont constitué les formes d’action les plus fréquentes, suivies de près par les manifestations, les poursuites judiciaires et l’«  institutionnalisation  » (terme désignant les actions collectives des travailleurs qui conduisent au renforcement des institutions, comme, par exemple, la formation de comités d’entreprise ou la négociation de conventions collectives).

«  Il est fort probable que dans des pays comme la Chine, les travailleurs aient eu davantage recours aux déconnexions et autres actions perturbatrices, faute d’un dispositif médiatique ouvert qui créerait les conditions pour que les manifestations aient d’éventuelles répercussions  », ont noté les auteurs, «  alors que des actions en justice sont plus susceptibles d’avoir lieu dans des pays comme l’Australie, où l’arbitrage juridique relève d’une tradition historique  ».

Des groupements informels impliqués dans la majorité des actions

Les mobilisations des travailleurs des plateformes ont tendance à émaner de la base, les groupements informels de travailleurs jouant un rôle essentiel dans la grande majorité des actions directes. Bien que la plupart des manifestations mobilisent généralement moins de 100 travailleurs et durent moins d’une journée, le rapport souligne que la durée d’une action de protestation n’est pas un gage de son efficacité.

Les groupes informels de travailleurs ont été les principaux protagonistes des agitations sociales en Asie et en Amérique du Sud. Bien que plus discrets, les groupes informels de travailleurs ont néanmoins aussi été omniprésents en Europe, contrairement à l’Amérique du Nord et à l’Australie où ils étaient nettement moins impliqués. «  Ce sont surtout les travailleurs qui élèvent directement leur voix et passent à l’action, bien souvent sans recours à la représentation syndicale  », indiquent les auteurs du rapport.

cgt livreur

Les syndicats ont néanmoins été impliqués dans plus de la moitié des conflits du travail relevés par les chercheurs. Si la répartition était plutôt équilibrée entre les syndicats traditionnels (impliqués dans 27,6 % des cas) et les syndicats indépendants (26,9 %), des écarts considérables ont été constatés entre les régions. Ainsi, les syndicats traditionnels étaient fortement impliqués en Australie (68,8 %) et relativement actifs en Europe (37 %), mais pratiquement absents en Asie (1 % seulement). Là où les syndicats sont intervenus, les organisations de base ont eu tendance à soutenir les grèves et les déconnexions, cependant que les syndicats traditionnels étaient surtout actifs dans les manifestations et les actions légalement autorisées.

Selon les chercheurs, les conflits sociaux survenus au cours de ces dernières années attestent d’un élargissement de la notion de pouvoir associatif généralement attribué à l’organisation collective des travailleurs par le biais des syndicats. Ce à quoi nous assistons dans le cas des travailleurs des plateformes de livraison de repas correspondrait, selon le rapport, à une «  action collective militante et autoorganisée  », menée par des travailleurs dépourvus de droits formels, pour lesquels le pouvoir institutionnel représente «  le plus souvent un objectif plutôt qu’une condition préalable ou un résultat de l’action collective ». Ce qui, selon Vera Trappmann, contribue à ce que «  le pouvoir associatif des travailleurs se renforce  ».

Marina Watson Peláez 6 janvier 2021

https://www.equaltimes.org/

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04 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

teuf (fr3 sud)

teuf

Rave party à Lieuron : « Les gens avaient vraiment besoin de fête »

Romain est organisateur de fêtes payantes, recevant entre 200 et 500 personnes sur un terrain privé à côté de Rennes. Pour lui, la rave party qui s’est déroulée à Lieuron, en Ille-et-Vilaine, du 31 décembre au 2 janvier, était inévitable.

« Pour se déplacer en masse comme ça, et rester dans le froid pendant deux jours, c’est que les gens avaient vraiment besoin de fête et de se retrouver ». Ce Rennais de 34 ans assure ne pas comprendre la virulente réprobation adressée contre la rave party de Lieuron.

Les gens en teuf sont pacifiques, c’est l’état d’esprit des teufeurs

Romain travaille dans le secteur bancaire et il s’est lancé depuis quatre ans dans l’organisation de soirées en plein air et payantes, au titre d’un engagement associatif.  Il s’étonne des commentaires qu’il lit sur les réseaux sociaux, y compris de la part d’élus locaux.  « L’organisation de la rave de Lieuron n’est liée à aucun groupe politique ou militant. « 

Organiser une fête d’une telle ampleur en peine pandémie, est-ce une provocation?

« Non, pas du tout. Moi j’ai organisé une fête l’été dernier avec 200 personnes en plein air portant un masque, je ne vois pas comment ça peut être plus risqué que d’entrer dans un supermarché.

Pour Lieuron, la chose qu’on peut repprocher aux organisateurs, c’est d’avoir fait durer la fête. Ils auraient dû arrêter la musique vendredi midi, au bout de 18 heures de rave. »

Les enquêteurs recherchent les organisateurs de la rave, peuvent-ils retrouver les principaux initiateurs?

« Si le système son , avec le mur d’enceintes, n’est pas pris sur le moment, ça paraît compliqué de les retrouver. »

[Au moins un camion et plusieurs voitures sont partis dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 janvier, échappant aux contrôles de gendarmerie après avoir découpé le grillage qui séparait le site de la rave de la quatre voies

Collectif organisateur

« Chaque collectif organisateur de rave a un nom, et d’ailleurs un nom circule en ce moment sur les réseaux sociaux. Mais c’est juste un nom et une page sur un réseau social: en général, on ne peut pas remonter à des personnes physiques. L’association qui gère les comptes bancaires du collectif porte rarement le même nom que le collectif. Après, si l’Etat décide de mettre les mêmes moyens dans cette enquête que pour le grand banditisme …   »

03/01/2021 Myriam Thiébaut

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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