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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

yémen (global voices)

yemen

Au Yémen, la guerre, le changement climatique et la mauvaise gestion, tous responsables de la crise de l’eau

Le Yémen, pays où se déroule l’une des pires crises humanitaires dans le monde, fait face à une importante pénurie d’eau : d’après l’UNICEF, 16 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le pays.

“Qu’est ce qui est pire que d’être privé du plus basique des droits de l’homme, l’eau ?” se demande Shoushou, une jeune activiste de la capitale Sanaa, lors d’un entretien avec Global Voices. Sanaa fait partie des dix villes les plus pauvres en eau du monde et elle court le risque de voir cette ressource se tarir d’ici quelques années. Un Yéménite utilise 95% d’eau en moins qu’un Américain moyen.

Trois années de guerre ont incontestablement affecté les sources d’eau, les réservoirs et les conduites ayant été régulièrement visés. En février 2016, des avions saoudiens auraient bom-bardé et détruit un bassin qui approvisionnait 30.000 Yéménites en eau potable. C’était peu après le bombardement d’une importante usine de désalinisation dans la ville de Mocha, un raid apparemment mené lui aussi par la coalition sous commandement saoudien.

Néanmoins, une mauvaise gestion explique également la détérioration de la situation.

Forer pour atteindre des nappes phréatiques limitées est depuis longtemps la norme pour le gouvernement yéménite et il est assez improbable de voir les autorités mettre en place des stratégies plus responsables alors que la guerre fait rage. “Je tiens le gouvernement respon-sable de ne pas avoir géré et supervisé la crise de l’eau. Personne ne se préoccupe du peuple,” déclare Shoushou à Global Voices.

Alors que les nappes phréatiques se sont considérablement appauvries, le climat au Yémen semble être de plus en plus aride. En 2009, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimen-tation et l’agriculture prévoyait que le Yémen pourrait devenir le premier pays au monde à épuiser l’intégralité de ses ressources en eaux souterraines. L’eau est déjà très chère dans le pays, où les citoyens ordinaires dédient plus de 30 % de leurs revenus à l’approvisionnement en eau de leurs maisons. C’est le taux le plus élevé du monde.

Alors que la crise s’intensifie, les combattants utilisent l’eau comme une arme.

Qu’elles soient houthistes ou soutenues par l’Arabie Saoudite, les forces en présence ont à de nombreuses reprises bloqué des livraisons d’aide humanitaire constituées d’eau et de nourri-ture, ne laissant d’autres choix aux Yéménites que de stocker autant d’eau que possible, la plupart du temps dans des conditions insalubres.

Au Yémen, se procurer de l’eau est également un défi. Lorsque les sources sont situées loin des villes ou villages, la responsabilité d’aller chercher de l’eau tend à peser sur les femmes et les filles. Le long trajet les rend vulnérables au harcèlement sexuel, elles risquent de se noyer dans les réservoirs à ciel ouvert ou de faire des fausses-couches à cause du poids des bidons qu’elles doivent porter. Les jeunes filles qui ne sont pas capables de porter de lourdes charges doivent souvent faire plusieurs voyages. Cette mission peut prendre toute une journée, les empêchant ainsi d’aller à l’école.

Épidémies de choléra

Le stockage inapproprié de l’eau a causé une épidémie de choléra au Yémen, la plus vaste et la plus rapide jamais répertoriée. Plus de 1,1 million de cas suspects ont été répertoriés depuis avril 2017, et 2.300 décès liés à cette maladie. Un Yéménite sur 62 est touché par le choléra, dont une grande partie des enfants de moins de sept ans. Les hôpitaux déclarent recevoir chaque jour entre 60 et 70 cas suspects.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en garde contre une possible troisième vague de choléra après deux importantes flambées ces dernières années. Heureusement, traiter le choléra est relativement facile, une combinaison d’antibiotiques et de liquides intraveineux étant généralement suffisante pour remédier aux cas les plus graves. Le traitement doit cependant débuter rapidement après l’apparition des symptômes, car sinon l’infection peut être fatale.

Le manque d’accès aux soins pose un problème pour les traitements : en 2017, quasiment 17 millions d’habitants n’avaient pas accès aux services de santé de base et seulement 45% des établissements de santé du pays sont actuellement opérationnels. Malgré les efforts de programmes internationaux pour les droits de l’homme, tels que l’UNICEF ou l’OMS, cette pénurie laisse de nombreux Yéménites sans traitements. Les bombardements aériens d’août 2018 n’ont pas seulement tué une douzaine de personnes, ils ont également endommagé l’hôpital Al Thawra à Al-Hodeïda.

En moyenne 50.000 consultations sont réalisées chaque mois à l’hôpital Al-Thawra, qui est également un centre majeur de traitement du choléra. Après l’attaque, les cas de choléra à Al-Hodeïda ont augmenté de près d’un tiers.

Projet communautaire

Le projet #سقيا_1000‬⁩ vise à fournir de l’eau gratuitement à ceux qui en ont besoin. Lancé en novembre 2017, le projet a pour objectif de remplir 1.000 réservoirs d’eau dans la capitale Sanaa et ses environs. Il a atteint son but en février 2018 : le programme bénéficie aujourd’hui à 6.194 familles, soit 39.789 personnes.

Les activistes installent également de nouvelles cuves et procèdent périodiquement au nettoyage et à la maintenance des réservoirs nouveaux et existants. Jusqu’ici, ils ont mis en place 14 nouvelles cuves, en ont rempli 74 et ont aidé à en entretenir 21 existantes. L’ensem-ble du projet est basé sur des dons de personnes au Yémen ou de l’étranger. C’est leur unique source de financement.

Omar Mohamad, un militant yéménite impliqué dans le projet, a ainsi expliqué à Global Voices : Le projet a débuté sur les réseaux sociaux. Nous avons reçu le soutien de personnes au Yémen et à l’étranger. Ce soutien a été la raison principale de notre réussite. Nous n’avons reçu aucune aide d’aucun parti politique.

Grâce à Dieu, nous avons atteint notre objectif en février 2018. Après cela, le mouvement s’est transformé en un projet qui s’assure régulièrement que les réservoirs sont remplis. Durant la première partie de l’année, la mission s’est déroulée parfaitement et comme prévu. Cependant, depuis peu il y a un manque de soutien et la pénurie s’intensifie de jour en jour. Nous recherchons par conséquent des ressources alternatives auprès de commerçants ou de donateurs pour soutenir ce projet.

Nous présentons nos condoléances au peuple du Yémen à la suite de l’attaque de l’hôpital Al-Thawra à Al-Hodeïda. Selon les premières estimations, 14 personnes seraient mortes et 30 autres blessées (ces chiffres devraient augmenter à mesure que la situation évolue).

Romy Haber Traduit par Yann Leymarie   9 Octobre 2018

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

rennes effrontées (bzh femmes)

Comment et pourquoi devient-on féministes aujourd’hui quand on est une jeune femme de moins de trente ans ?

Marianne – Je n’avais pas du tout conscience de la portée collective et politique du féminisme. Mais en faisant des études dans le travail social, j’ai dû faire un dossier sur les dispositifs publics mis en place contre les violences faites aux femmes. Pendant mes recherches, j’ai été interpellée par la manière dont c’était toujours systémique, avec les mêmes procédés, la même manière de faire.

Puis c’est en militant politiquement que j’ai commencé à avoir des échanges et des formations sur le féminisme et que je me suis rendu compte que c’était un vrai sujet politique. Pourtant, ce n’est pas si consensuel qu’on le pense même dans les milieux militants ; c’est ça qui m’a donné envie de m’engager !

Elsa - Quand j’étais au collège j’ai eu une très mauvaise image du féminisme. J’avais une prof qui se revendiquait féministe qui nous avait interpellées en cours en nous demandant si nous voulions avoir des enfants plus tard. Les filles des deux premiers rangs, qui étaient toutes de bonnes élèves, avaient levé la main pour dire qu’elles voulaient des enfants et même en avoir trois, quatre, cinq ! Et moi, notamment, je voulais avoir trois ou quatre enfants !

Et la prof nous avait grondées, nous disant que ce n’était pas normal, qu’on étaient des jeunes femmes du 21ème siècle et qu’il fallait penser à nous d’abord pas à avoir des enfants. Rétros-pectivement, je me rends compte que son propos était contre productif parce qu’elle parlait à des enfants qui se disaient que c’est chouette d’avoir une famille mais j’avais gardé cette image très négative.

Et c’est au moment des débats autour de la loi pour le mariage pour tous, que j’ai commencé à me poser des questions sur la sexualité, le genre, etc. J’avais 18/19 ans à ce moment-là et je suis allée voir des ami-e-s militant-e-s et au fur et à mesure de mes échanges avec ces gens-là je me suis rendu compte que j’avais une approche un peu essentialiste des différences hommes femmes, j’ai commencé à déconstruire tout ça et à voir comment ça impactait ma vie, ma vie de couple, mes rapports aux institutions, mes rapports avec mes profs, le monde du travail, etc. et c’est comme ça que je suis devenue féministe !

Pourquoi militez-vous au sein des Effronté-es ?

Marianne - Il n’existe que deux antennes locales des Effronté-es en France : Rennes et Strasbourg. J’ai lancé la dynamique à Rennes il y a à peu près un an et demi et j’ai été vite rejointe par d’autres filles.

J’étais en accord évidemment avec le fond ; il me semblait intéressant de porter une vision politique du féminisme qui soit intersectionnelle c’est-à-dire qu’on considère qu’il y a plusieurs oppressions qui agissent en même temps et donc qu’il faut agir de front pour lutter contre toutes ces oppressions sans faire de hiérarchie dans les luttes que sont le racisme, l’homo-phobie, l’handiphobie sans oublier les oppressions économiques ; les politiques libérales d’austérité nuisent énormément aux droits des femmes.

Quand il y a eu les manifestations contre la loi travail on y a pris part parce que la plupart des précaires sont des femmes.

Il y avait plusieurs lieux de féminisme à Rennes, par exemple à Rennes 2 ou à Sciences Po avec l’association George Sand, ou dans des sections syndicales, etc. mais il n’y avait pas d’association de la gauche féministe ouverte à tout le monde qu’on travaille ou qu’on soit étudiant-e et on trouvait que ça manquait ! Après, c’est bien aussi qu’il y ait cette « offre diversifiée » pour que chacun-e trouve sa propre clef d’entrée dans le féminisme.

Sur des choses concrètes comme le rassemblement de défense de l’IVG le 28 septembre ou des événements en lien avec le 25 novembre ou le 8 mars, on est capables de s’organiser collectivement avec les autres comme le Planning Familial, Osez le Féminisme, les associations trans ou LGBT, les collectifs de défense des sans-papiers, etc. Il y a une complémentarité dans nos associations qui est intéressante. L’idée c’est vraiment de ne pas se laisser diviser par nos divergences, et en même temps de les assumer, de pouvoir les exprimer.

Elsa – Je suis arrivée à Rennes l’an dernier. J’étais déjà militante des Effronté-es à Stras-bourg d’où je viens. Donc, c’est tout naturellement que j’ai rejoint le groupe. Bien qu’on soit peu nombreux-ses ici on arrive à faire plein de choses ; pour nous l’inter-oganisation est à la fois une force et une solution. C’est une force politique dans le sens où on a des façons diffé-rentes de militer, des compétences différentes, et pour les grandes causes on rejoint les autres comme par exemple le collectif breton pour la PMA dont nous faisons partie. C’est une asso-ciation mixte ; les hommes y sont les bienvenus ; ils viennent principalement avec leurs questions et ça nous fait un travail de pédagogie…

Marianne – Le féminisme, c’est vraiment une question de société qui ne concerne pas que les femmes. L’émancipation féministe n’est pas due à des comportements individuels et l’éman-cipation des femmes ne peut pas passer que par une émancipation individuelle ; ça doit être une émancipation collective donc il faut déconstruire un système de société : le patriarcat ! Je pense qu’il y a deux choses importantes : à la fois conquérir des droits, conquérir notre éman-cipation, ce qui suppose d’être dans une attitude de lutte ; et en même temps pour nourrir cette dimension, il faut aussi construire une solidarité féministe qui va nous donner notre force pour agir ; c’est ce qu’on vit dans nos temps d’échanges, dans notre soutien aussi les unes aux autres.

Quelles sont les actions des Effronté-es ?

Marianne et Elsa – Nous proposons régulièrement des temps de formation et de débat un peu informels autour d’un sujet, ouverts aux adhérent-e-s mais aussi à celles et ceux que ça intéresse. L’an dernier une de nos membres avait fait un exposé sur les femmes en milieu carcéral, une autre sur le féminisme en Allemagne. Nous avions aussi reçu le collectif l’Utéruse.

Cette année, nous aimerions faire une soirée par mois ; quelques idées ont déjà été lancées notamment la prostitution, les femmes kurdes, les personnes intersexes… Pour le 25 novem-bre, journée pour l’élimination des violences faites aux femmes, nous envisageons de faire quelque chose sur les violences gynécologiques et obstétricales.

Et comme c’est parfois pesant de militer sur ces questions et de se rendre compte que notre condition n’est vraiment pas cool, nous aimerions parler de sujets plus positifs comme le matrimoine ou encore le plaisir féminin. Sans doute à l’occasion de la journée de l’orgasme [le 21 décembre - ndlr] ; ça donnerait une image plus attrayante du féminisme !

L’association les Effronté-es est née à Paris en 2012 d’une volonté d’ancrage à gauche. Ses fondatrices estimaient que les associations existantes et notamment Osez le Féminisme étaient trop proches du pouvoir et pas assez critiques de la politique de François Hollande. Pour Marianne et Elsa, membres de l’antenne des Effronté-es créée l’an dernier à Rennes, c’est bien ce positionnement à gauche toute qui a été déterminant au moment de choisir leur lieu de militance. Plus qu’une association féministe parmi tant d’autres, les Effronté-es veulent être présentes dans toutes les luttes sociales en particulier celles concernant les politiques libérales qui impactent principalement les femmes. Au moment d’entrer en action, elles rejoignent le monde associatif mais aussi les syndicats ou autres organisations politiques.

Propos recueillis par Geneviève ROY   6 octobre 2018

http://www.breizhfemmes.fr/

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13 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (jdd)

« Il est encore temps » 

Qui est à l’origine de l’appel à manifester aujourd’hui pour le climat?

Sous le slogan « Il est encore temps », environ 80 marches sont prévues samedi en France. Un site du même nom a été lancé lundi. A l’origine de cette initiative : des youtubeurs et un militant Elliot Lepers, ancien d’Europe Ecologie – Les Verts.

La vidéo a été vue plus de 7 millions de fois et ne cesse d’être partagée sur les réseaux sociaux, alors qu’une nouvelle marche pour le climat se tient samedi dans de nombreuses villes de France.

Pendant 4 minutes, 19 youtubers l’assurent : « il est encore temps » pour lutter contre le dérèglement climatique. « Si on est beaucoup à savoir que c’est la merde, on est beaucoup moins nombreux à savoir qu’on peut agir », y affirme notamment Le grand JD, vidéaste aux plus de 2 millions d’abonnés. Depuis le lancement de la nouvelle version du site du même nom lundi, 120.000 personnes se sont inscrites et 350.000 l’ont visité.

« On pensait que ça marcherait, mais pas à ce point-là », réagit Victor Vauquois de la chaîne youtube Partager c’est sympa et militant Alternatiba, un mouvement citoyen de mobilisation sur le dérèglement climatique. Avec d’autres et son compère Vincent Verzat, il se cache derrière cette initiative. On retrouve aussi le militant Elliot Lepers – et son ONG le mouvement – qui avait fait la campagne présidentielle d’Eva Joly en 2012 et qui est connu pour sa communication innovante, ainsi que les youtubeurs d’Osons causer. « Ce site est une initiative commune de plusieurs associations, médias alternatifs et groupes citoyens, tous unis pour la protection du climat », peut-on lire sur le site internet, Il est encore temps.

Indépendant de tous partis politiques

Malgré le passé d’Elliot Lepers (cela fait trois ans qu’il n’est plus encarté chez EELV), tous se défendent d’un quelconque agenda politique. « Cela n’a rien à voir. Ce n’est pas vraiment notre came. On s’est retrouvé car on a les mêmes préoccupations, on est de la même génération, on fait le même constat, on voulait faire un truc ensemble », assure Ludo Torbey de la chaîne Osons causer.

« Nous sommes indépendants de tous partis politiques, on y tient fermement », renchérit Victor Vauquois. « Cette initiative n’a pas d’ambition électorale ; pas parce que c’est sale, mais parce qu’on se doit de dépasser tout ça », ajoute Elliot Lepers, fils du journaliste John-Paul Lepers. Pour autant, certains messages sont politiques : la pétition contre le projet Montagne d’or en Guyane ou encore l’appel à la désobéissance civile contre la Société générale.

« On assume le fait qu’on porte des propositions politiques dans le débat. On n’est pas neutre et on prend parti », reconnaît Victor Vauquois. Sur le site, 27 actions sont référencées : manger moins de viande, bloquer l’une des plus grandes mines de charbon d’Allemagne, choisir un fournisseur d’électricité vert, signer l’appel des coquelicots pour interdire les pesticides de synthèse en France…

Un travail débuté au printemps dernier

La genèse de l’initiative débute au printemps dernier, avec en ligne de mire le rapport du Giec publié lundi dernier et la Cop24 qui se tiendra en Pologne en décembre. « On avait déjà des éléments du contenu, on savait que ce serait alarmant.

Tous les signaux étaient au rouge pour une réaction positive », explique Elliot Lepers, qui voulait « proposer un récit positif pour un sursaut citoyen ». « [En démissionnant], Nicolas Hulot est venu préciser le discours qu’on voulait éviter », ajoute ce dernier. A savoir : il n’y a pas d’appui dans la société civile. Il y a un élan, il est important d’accompagner cette prise de conscience et de changer d’échelle

« Cela fait plusieurs mois que pas mal de youtubers commençaient à discuter climat.

Cette idée a maturé », précise Ludo Torbey d’Osons causer. Si certains évoquaient déjà le sujet sur leur chaîne youtube, ce n’était pas le cas pour d’autres. « On a réussi à les convaincre très facilement, ils étaient méga motivés », complète-t-il. « Comme une partie de la population françai-se, ils étaient sensibilisés dans leur vie personnelle », renchérit Victor Vauquois.

« Ce n’est pas un hasard, c’est un signe que même parmi les producteurs culturels sur Internet, la problématique monte, qu’il y a un élan, qu’il est important d’accompagner cette prise de conscience et de changer d’échelle », analyse Ludo Torbey.

Les initiateurs d’Il est encore temps ne comptent pas s’arrêter là et réfléchissent à la suite. Le site continuera à être « un point de référence qui fait circuler l’information », mais « on a très envie de réfléchir avec les ONG à ce qu’on peut porter tous ensemble », indique Victor Vauquois. Appels, interpellations, nouvelle marche, « revendications communes » auprès du gouvernement… « On ne sait pas encore quelle forme politique, cela pourra prendre », conclut Elliot Lepers. Mais il devrait y avoir une suite.

13 octobre 2018

https://www.lejdd.fr/

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

réfugiés brest

refug
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Ne brisez pas une jeune fratrie Congolaise !

NSimba (9 ans), Simon (13 ans) et Jonathan (20 ans) MBengui sont arrivé.es fin avril 2018 en France pour fuir le régime de Kabila (République Démocratique du Congo). Ces trois frères et sœurs sont sans nouvelles depuis de longs mois de leurs parents, opposants à Kabila.

Nsimba et Simon sont pris en charge par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance). Jonathan est lui menacé d’expulsion au Portugal sous prétexte de la procédure de Dublin. NSimba et Simon resteraient eux en France. Expulser Jonathan, c’est laisser NSimba et Simon orphelins du seul soutien familial qui leur reste.

Expulser Jonathan c’est briser une fratrie, c’est briser 3 vies.

L’article 24 de la directive Européenne sur les conditions d’accueil (2016) stipule que, dans la mesure du possible, les fratries ne doivent pas être séparées, eu égard à l’intérêt supérieur du mineur concerné.

Nous demandons que la directive européenne sur la non-séparation des fratries soit appli-quée pour la fratrie MBengui et demandons que Jonathan reste à Brest près de sa petite sœur et de son petit frère.

CHANGE

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pauvres (odi)

jeunes

5 millions de personnes vivent avec moins de 855 euros par mois.

Jeudi 11 octobre, l’Observatoire des inégalités a publié son premier rapport sur la pauvreté en France.

Il révèle qu’elle frappe 5 millions de personnes, et que la moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans. « La pauvreté touche en premier lieu les enfants, les adolescents et les jeunes adultes (20-29 ans) », précise l’étude.

L’Observatoire des inégalités a fixé à 855 euros par mois le seuil de pauvreté, ce qui correspond à 50 % du revenu médian.

En France, 1,7 million d’enfants vivent dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à ce seuil. Pire, 30 000 enfants vivent avec un parent sans domicile fixe.

Au total, les enfants et les adolescents représentent un tiers du nombre total de pauvres en France. Les « enfants pauvres » cachent en réalité la pauvreté de leurs parents. S’agissant des jeunes adultes, le rapport lie la situation de grande précarité à une détérioration du marché du travail qui rend l’insertion de plus en plus difficile.

Jusqu’au début des années 2000, le nombre de pauvres en France diminuait. Pour les auteurs de ce rapport, l’entrée dans le 21è siècle constitue une « rupture dans l’histoire sociale de notre pays ». Même si depuis 2013 le nombre de pauvres est stable, il est passé de 4,4 à 5 millions entre 2006 et 2016, une augmentation qui en dit long.

Il y a un peu moins d’un mois, Emmanuel Macron présentait en grande pompe son plan pour lutter contre la pauvreté qui se concentre sur deux axes principaux : la prévention de la préca-rité et l’aide à la réinsertion vers l’emploi. Le gouvernement a largement communiqué sur le budget qui serait alloué à cette cause : 8 milliards d’euros en 4 ans.

Si ce plan comprend des mesures de prévention ciblant la précarité chez les jeunes, il reste maintenant à le mettre en pratique.

 Clothilde Bru 11/10/2018

https://news.konbini.com/

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

réchauffement (basta)

«Nous sommes la dernière génération à pouvoir agir»

Tenter l’impossible pour éviter l’impensable. C’est ce qui anime la jeune « génération climat » qui a pris les rênes du mouvement Alternatiba pour faire face au changement climatique.

Alors que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de rendre public son rapport sur les conséquences d’un réchauffement de 1,5 °C, « la stratégie des petits pas » ne suffit plus.

Face à la perspective d’un « effondrement », des mobilisations sont prévues pour agir à tous les niveaux – local, national comme international – afin de construire un monde dans lequel nous pourrons vivre en limitant les catastrophes. Reportage.

Sophie Chapelle 11 octobre 2018

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02 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

chômeurs (le parisien)

chom

Maladie, souffrance, suicide, mortalité : les chômeurs sont plus exposés que les autres

Selon cette étude, les chômeurs ont une surmortalité de 300 % par rapport au reste de la population. Certains renoncent aux soins à cause de difficultés financières.
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Dans un rapport rendu public aujourd’hui, l’association Solidarité nouvelles face au chômage (SNC) fait la lumière sur l’état de santé des personnes sans emploi.

Le chômage n’est pas une sinécure. Etre privé d’emploi a des effets néfastes sur l’état de san-té général et entraîne un risque de mortalité sur les individus supérieur à celui de la population générale. Voilà certaines des conclusions de l’étude, rare sur le sujet en France, intitulé « la santé des chercheurs d’emploi, un enjeu de santé publique » rendue publique aujourd’hui par Solidarité nouvelles face au chômage (SNC). Une manière pour l’association de tirer la sonnette d’alarme.

«Comportements à risque» et privation de soin

Il n’y a pas de « maladie du chômage ». « Mais les personnes sans emploi ont un mode de vie marqué par des comportements à risque avec une alimentation moins saine, une baisse de l’activité physique, des addictions plus nombreuses, une privation de soins qui entraîne la venue de différentes maladies chroniques », souligne Pierre Meneton, chercheur à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et spécialiste du sujet. Les plus fréquentes sont les maladies cardiovasculaires: infarctus du myocarde, trouble du rythme, insuffisance cardiaque, accidents vasculaires cérébraux, ainsi que les cancers. Autre facteur pénalisant : le renoncement aux soins lié aux difficultés financières.

Au moins 10 000 décès par an

Conséquence, selon le rapport : « Les chômeurs ont une surmortalité de 300 % par rapport au reste de la population », note Pierre Meneton. 10 000 à 14 000 décès sont « imputables » chaque année au chômage, d’après l’Inserm. Le rapport évoque notamment des cas de suici-des plus fréquents chez les personnes privées d’emploi en raison du stress et du sentiment de dépréciation général lié à la perte ou l’absence de son activité professionnelle.

Des cas plus fréquents de souffrance psychique

Selon le baromètre Solidarité nouvelles contre le chômage (SNC) / Opinion-Way réalisé cette année, 34 % des personnes interrogées ayant vécu une période de recherche d’emploi ont constaté une dégradation de leur état de santé et une vulnérabilité psychique liée à la situation. « Le chômage est vécu comme une épreuve qui s’accompagne de stress et d’anxiété mais aussi d’un profond sentiment de honte et de culpabilité », note l’étude.

Pour sortir de cette spirale négative, l’association propose de mettre en œuvre un accompa-gnement plus global par les pouvoirs publics des personnes au chômage. En 2015, lors d’un avis sur le sujet, le conseil économique, social et environnemental (CESE) avait notamment préconisé la mise en place à Pôle emploi d’un bilan médical gratuit et d’un soutien psycho-logique lors du premier entretien pour les demandeurs d’emploi.

Stéphanie, 40 ans, ancienne chômeuse : «J’ai arrêté d’aller chez le médecin»

C’était en 2010, au début de l’été. A quelques jours d’intervalle, Stéphanie apprend qu’elle perd son emploi et tombe malade. Diagnostic du médecin : la jeune femme de 31 ans est atteinte d’une « angine blanche » ou bactérienne, ponctuée par de fortes fièvres qui lui impo-sent de rester alitée plusieurs jours. « Avant cette date, je n’avais jamais eu de problèmes particuliers à la gorge et aucun problème de santé particulier », raconte cette femme au ton dynamique qui a aujourd’hui retrouvé du travail à temps partiel.

Cette année-là, elle enchaînera cinq angines avant de retrouver du travail quelques mois plus tard. Mais en 2015, la même situation se reproduit. Embauchée en CDI dans une entreprise du secteur social, cette diplômée d’un double cursus en aménagement du territoire et en commu-nication est licenciée pendant sa période d’essai, après avoir révélé sa grossesse à son employeur. « Ma tête et mon corps ont lâché », confie-t-elle alors.

Angines et dépression

Eloignée de son conjoint qui avait retrouvé du travail dans l’est de la France, la jeune vit mal, seule, cette nouvelle période de chômage et tombe à nouveau malade pendant sa grossesse. Aux angines viennent s’ajouter la dépression et des problèmes gynécologiques à répétition. « Cette fois, la période de Noël approchait, j’étais très angoissée. Je me suis repliée sur moi-même, je dormais mal, je ne voulais plus voir personne », souffle Stéphanie. J’avais peur pour le bébé, pour notre couple. Je me suis dit qu’avec le salaire de mon ami, de 1 500 € par mois, nous n’y arriverions plus ».

Pendant trois ans, cela a alors été le « trou », dit-elle. Stéphanie est suivie par une psychiatre et consomme de nombreux médicaments. Selon les mois, elle débourse entre 150 et 200 € pour se soigner, soit plus de 10 % de l’allocation que lui verse chaque mois Pôle emploi. Pendant ce temps, elle rumine des idées noires, se sent « victime d’une injustice ».

En 2017, en raison d’un bug administratif avec sa caisse de sécurité sociale, elle perd ses droits. « Pendant six mois, j’ai arrêté d’aller chez le médecin ». Sa santé se détériore. « Mes CDD en série, l’absence d’emploi, les changements d’employeurs n’ont pas aidé la situation », commente-t-elle.

Il y a quelques mois, Stéphanie a retrouvé du travail en CDD à temps partiel, projette de se faire embaucher en CDI. Elle continue de se faire soigner mais va mieux. « J’ai retrouvé des objectifs de vie », assure-t-elle.

Bérangère Lepetit 20 septembre 2018

http://www.leparisien.fr/

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30 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

traverser la rue? (npa)

robin des riches

Pour avoir un emploi, traverser la rue ? Chiche !

La déclaration provocatrice de Macron lancée à un jeune chômeur il y a quinze jours, selon laquelle il « suffit de traverser la rue » pour trouver du travail, n’avait pour but que de faire le buzz à la télé.

Elle était tellement grotesque que l’effet n’a pas manqué… Comme n’a pas manqué la poursui-te de la baisse de popularité de Macron, sa cote ayant chuté en cette fin septembre à 28 %, moins que celle de Hollande au bout de deux ans de mandat.

Mais aussi ridicule soit-elle, cette petite phrase de Macron, comme ensuite les mensonges du porte-parole du gouvernement pour tenter de la justifier, résument bien la philosophie de la nouvelle réforme des indemnités chômage voulue par le gouvernement, dont les négociations, entre gouvernement, patronat et syndicats s’ouvrent cette semaine.

« 300 000 emplois non pourvus en France » ?

Aux dires de Macron, le chômage serait une affaire de responsabilité individuelle… des chômeur(se)s eux-mêmes et elles-mêmes, qui ne seraient pas suffisamment « prêts à se lever le matin » pour travailler. Les vraies victimes ne seraient pas les chômeurEs mais les entre-prises souffrant de pénuries de main-d’œuvre, en particulier « dans l’hôtellerie, le café, la restauration, le bâtiment », etc.

Et le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, d’ajouter que selon Pôle emploi il y aurait « plus de 300 000 emplois non pourvus en France »

Principalement dans ces secteurs dits en tension. Outre que ce chiffre régulièrement cité par le Medef est clairement abusif – on s’approcherait plutôt, selon une enquête publiée par Pôle emploi en décembre 2017, des 19 000, soit 0,6 % des offres d’emploi – il ne permettrait pas, dans tous les cas, de régler la situation des plus de 6 millions de chômeurEs.

Et il est notable de constater que lesdits secteurs en tension sont parmi les moins attractifs 

Salaires très faibles, horaires décalés et, pour la majorité des postes proposés, emplois de courte ou très courte durée, n’aboutissant quasiment jamais à un à temps complet ou à un CDI. Raison pour laquelle on y trouve beaucoup de travailleurEs d’origine immigrée, qui se voient fermer les autres portes.

Mais pour Macron et Griveaux, il semble évident que les salariéEs ne peuvent pas refuser « d’accepter les contraintes du métier » et doivent être prêts à prendre n’importe quel type de boulot plutôt que de rester au chômage… À l’image du Royaume-Uni ou de l’Allemagne où le taux de chômage a certes diminué mais où la pauvreté, elle, a littéralement explosé.

Des économies sur le dos des chômeurEs

Pas question, bien sûr, de parler de la responsabilité du patronat ou de l’État patron, qui ne cessent de licencier, supprimer des postes, remplacer les emplois supprimés par des postes précaires, dans le privé comme dans tous les services publics.

Dans le projet de réforme de l’indemnisation du chômage qui se prépare, semble déjà passée à la trappe la seule petite mesure d’instauration d’un « bonus-malus » destiné à taxer les entre-prises qui abusent des emplois précaires et des contrats de courte durée. En revanche, le gouvernement voudrait revoir à la baisse le dispositif permettant précisément aux salariéEs de ces emplois courts (ils sont 1,7 million) de pouvoir, sous certaines conditions, cumuler une partie d’allocation chômage avec leur salaire de temps partiel ou d’emploi court intermittent.

Le but de la réforme est clair 

Réaliser entre 3 et 4 milliards d’économies pour les caisses chômage dans les trois ans qui viennent, dont 1,3 milliard en 2019. Sur le dos des chômeurEs. Au programme notamment : une dégressivité des allocations chômage destinée à pousser les chômeurEs à reprendre au plus vite n’importe quel emploi ; la modification des critères « d’offre raisonnable d’emploi », que le chômeurE n’a pas le droit de refuser sous peine de voir son allocation chômage supprimée, pour l’obliger à accepter un emploi largement sous-payé par rapport à celui qu’il a perdu, etc.

De quoi nous donner envie, pour défendre les emplois et l’indemnisation du chômage, non pas de traverser la rue, mais d’y descendre par centaines de milliers.

Étienne Bridel Mercredi 26 septembre 2018

https://npa2009.org/

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27 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

aquarius (le monde)

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

école alternative (le courrier)

refug

Cloître Saint Thégonnec. Reportage à l’école alternative 

« Grâce à l’école et ma famille, je revis »

Depuis le printemps, l’école alternative des Monts d’Arrée accueille des jeunes migrants. Ils y apprennent le français, l’anglais, les maths… et surtout y retrouvent l’espoir. Au rez-de-chaussée de l’école alternative des Monts d’Arrée, deux jeunes hommes font des mathéma-tiques avec Sandrine.

Au premier étage, Martine enseigne l’anglais à quatre élèves tandis que Marie apprend les premiers mots de français à quelques jeunes. De la cuisine sort une bonne odeur de poulet. « Il y a des épices ! C’est une recette africaine. Enfin, on leur fait aussi découvrir de bons petits plats français », s’amuse Soline, une bénévole en charge de la logistique.

Deuxième rentrée

L’école alternative des Monts d’Arrée vient d’effectuer sa deuxième rentrée au Cloître-Saint-Thégonnec, petit village de 600 habitants au Sud de Morlaix. Elle est née grâce à Sandrine Corre et Françoise Roby, de l’association Les utopistes en action. On a commencé en 2015 par récupérer des vêtements pour les migrants de la jungle de Calais et surtout de Paris. Ensuite, on s’est occupé des jeunes transférés à Brest puis au centre d’accueil des migrants de Lampaul-Guimiliau.

Les deux femmes y rencontrent notamment Ben, 22 ans aujourd’hui. Le jeune homme se rappelle avec amertume de cette période : « On ne faisait absolument rien du matin au soir. Pourtant, on demandait des cours de français. En plus, on n’était pas acceptés par la population. »

En demande d’asile

Au printemps 2018, l’école alternative des Monts d’Arrée ouvre au Cloître-Saint-Thégonnec. Les cours se déroulent du lundi au mercredi dans les salles disponibles de la Maison des associations. Une quinzaine de professeurs assistés par des chauffeurs, cuisiniers… donnent gracieusement de leur temps.

Une dizaine de jeunes suivent les cours avec assiduité. D’autres viennent de temps à autre. Ils ont quitté l’Afghanistan, l’Albanie et surtout l’Afrique de l’Ouest (Côte-d’Ivoire, Guinée-Conakry, Mali, Gambie…). Sandrine Corre reprend :

La plupart étaient dans une très grande souffrance psychologique. Ils sont souvent passés par la Libye où ils ont été parqués, torturés, violés… On commence donc par faire un check-up complet et mettre en place un soutien psychologique si besoin.

Les jeunes majeurs ont déposé une demande d’asile. Ils retournent parfois le week-end au Prahda (centre d’hébergement) de Quimper ou à Brest. Le reste du temps, ils sont hébergés dans des familles d’accueil des environs.

Projets professionnels

« La mienne est formidable, confie Ben. Ils m’ont vraiment intégré. Je ne suis pas un migrant ou un clandestin pour eux. Ici, je revis, j’ai retrouvé une certaine liberté. » À l’école alternative, le jeune homme perfectionne son français et son anglais, découvre la culture française et le fonctionnement de son administration. Après avoir effectué un stage de soudure, il se destine à ce métier. Je veux rester ici. Désormais, je connais du monde, j’ai des occupations. Je viens d’ailleurs de débuter le basket à Morlaix.

Oumar, 19 ans, aimerait quant à lui travailler à l’avenir dans le secteur du bâtiment. « L’école et ma famille d’accueil m’ont redonné du courage. J’ai de nouveau des projets », apprécie le jeune homme originaire de Guinée-Conakry. Sandrine Corre et son équipe de bénévoles pourraient accueillir quatre jeunes supplémentaires. Au préalable, il leur faut trouver autant de familles d’accueil au Cloître-Saint-Thégonnec, à Pleyber-Christ, Plounéour-Menez ou même à Morlaix.

Pour fonctionner, l’école alternative des Monts d’Arrée a également besoin de dons financiers (sur Helloasso) et alimentaires. Elle aimerait aussi acquérir un fourgon pour véhiculer les jeunes.

25 Septembre 2018

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