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25 mai 2017 ~ 0 Commentaire

mouvements (street press)

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Pourquoi les mouvements sociaux se radicalisent-t-ils?

Comment percevez-vous la dynamique contestataire en France ?

Comme plus incertaine que jamais. Je suis aussi convaincu que le monde que l’on connaît est en train de s’effondrer. 8% de votes blancs et 25% d’abstention au second tour des présiden- tielles, c’est un record ! On n’assiste plus à une simple méfiance vis-à-vis des institutions de la Ve République, mais à leur rejet massif. On a beaucoup à craindre ou à rêver de l’avenir. Ce qui est sûr, c’est que cela ne va pas rester en l’état.

Dans votre bouquin, vous dites que les mobilisations s’orientent de plus en plus vers des modes d’action « extra-légaux », c’est-à-dire ?

C’est une autre dynamique que l’on observe. Les plus déterminés agissent de plus en plus en dehors de la loi. Je préfère parler d’« extra-légalité » plutôt que d’« illégalité », car ils ne sont pas majoritairement contre la loi, mais contre le légalisme : ils refusent d’obéir de manière aveugle ou inconditionnelle aux lois. Quand ils désobéissent, c’est pour remplacer une loi par une autre plus juste, plus équitable. Je fais cette différence car ce ne sont pas des « hors-la-loi » selon moi, ou de mauvais citoyens. Au contraire, ils désobéissent et prennent des risques face à des situations qu’ils jugent anti-démocratiques.

Qui sont ces « nouveaux désobéissants » ?

Les combats se multiplient et se diversifient. J’en distingue trois types.

1 Les Zad d’abord, les « zones à défendre » contre les grands projets inutiles. Il y a bien sûr les cas emblématiques de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), du barrage de Sivens, mais aussi le grand stade de Lyon, Europacity à Garges-lès-Gonesse, les déchets nucléaires à Bure, la ligne Lyon-Turin, etc. Ça foisonne ! Il y a toujours eu des mouvements que l’on appelle « nimby » pour « Not in my backyard » [pas dans mon jardin], refusant le projet d’une centrale ou d’une décharge pour ses propres intérêts. Mais ces nouvelles mobilisations territoriales ont une dimension publique et politique forte. On ne se bat pas seulement contre l’aéroport à NDDL, mais aussi contre le monde qui va avec.

2 Émergent aussi de plus en plus d’actions de désobéissance civile, comme les mouve- ments anti-pubs qui barbouillent ou déchirent des affiches dans l’espace public ou encore les actions spontanées de collectifs féministes comme les Femen, pour ne citer que les plus connues.

3 Il ne faut pas non plus oublier que certains contestataires se retrouvent extra-légaux, sans l’avoir choisi. Le droit de grève est remis en question depuis la mise en place du service minimum. En 2015 ou 2016, des manifestations ont été interdites, comme lors de la Cop 21 ou au printemps dernier. Sous prétexte d’État d’urgence, nous vivons dans un monde de plus en plus sécuritaire. Ces actions deviennent extra-légales, non pas parce que les contestataires se radicalisent, mais parce que l’État est de plus en plus autoritaire. On vit en réalité une période de radicalisation des différentes forces politiques et sociales. D’un côté, le racisme d’État, les violences policières, la criminalisation des mouvements sociaux ; de l’autre, des militants de plus en plus déterminés.

Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’un des gros dossiers du gouvernement, est à l’arrêt. La mobilisation a marché ?

L’échec cuisant du quinquennat Hollande, c’est bien NDDL. On ne le souligne peut-être pas assez. L’ancien Président voulait à tout prix que le dossier aboutisse, tout comme son premier ministre, Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes. Pourtant, 300 irréductibles et tous leurs soutiens en France, ont réussi à faire échec au gouvernement, malgré un préfet de Bretagne, Patrick Strzoda [de 2013 à 2016] particulièrement déterminé. L’homme est surnommé « Monsieur Flashball » depuis sa gestion des manifs contre la loi travail à Rennes (un étudiant a été éborgné par un tir de lanceur de balle de défense le 28 avril 2016.

Patrick Strzoda est ensuite devenu préfet de la région Île-de-France, en charge de la manif du 1er mai à Paris. De bonne augure pour les futures manifestations ?

Cette nomination est un signe fort. D’ailleurs, au lendemain du 1er mai, les médias ont relayé la photo du policier en train de brûler, mais n’ont pas cherché à en savoir plus sur le bilan des équipes de street medic. Ils ont pourtant relevé près de 130 manifestants blessés ce jour-là. Et puis quelques jours plus tard, lors du débat contre Marine Le Pen, le candidat a dit qu’il allait démanteler « toutes les associations qui invitent à la haine et à la violence . Il a dit ça, oui ! L’expression est terriblement vague. On peut imaginer qu’il va dissoudre une ou deux sectes djihadistes, mais il annonce aussi qu’il peut s’en prendre aux assos militantes pas assez «  Charlie», et donc aux opposants politiques. Je pense qu’on a toutes les raisons de le craindre.

De craindre Emmanuel Macron ?

Le plus inquiétant, c’est justement l’image plutôt libérale de cet homme sur le plan des mœurs et dans la sphère sociale, même au sein de la gauche radicale. On sait qu’il va détricoter le droit des salariés, mais on se dit que pour les musulmans ça va aller, que dans la rue, il ne sera pas trop vénère. Rappelons qu’il a soutenu les maires et leurs arrêtés anti-burkinis l’été dernier. Son défilé d’intronisation sur les Champs-Élysées était particulièrement militaire. Le front social sera aussi un front anti-répression. D’ailleurs, on a vu le 8 mai à Paris les CRS fendre en deux le défilé, de façon complètement arbitraire, pour isoler le cortège de tête. Il n’y avait pourtant pas eu de débordement avant.

Le front social a manifesté le 8 mai à Paris contre son élection. 70 unions syn- dicales ou collectifs (CGT, SUD, DAL, Urgence notre police assassin), mais à peine 7 000 personnes dans la rue, selon les organisateurs. Pourquoi cette manifestation a été peu suivie ?

À ma connaissance, c’est la première fois qu’une manifestation appelle le Président à démis- sionner dès le lendemain de son élection. C’est un rejet symbolique fort de Macron. En même temps, il vient d’être élu et de nombreuses personnes attendent de voir. Les énergies ont été canalisées dans les urnes cette année. Les élections ne sont jamais propices aux actions directes. C’est une forme de délégation, de dépossession : tant mieux si notre candidat gagne et si ce n’est pas lui, tant pis, c’est le jeu démocratique, se dit-on.

Printemps 2016. La mobilisation dure plusieurs mois contre la loi travail. On observait déjà une baisse du nombre de manifestants. Pourquoi ?

Il y a eu une vingtaine de manifs nationales en 2016, mais on n’a pas dépassé le million de manifestants sur une même journée en France. Contre la réforme des retraites en 2010 ou en 2006 contre le CPE, les cortèges étaient beaucoup plus massifs. On atteignait souvent les 3-4 millions de personnes. Ce seul critère numérique fausse la vue.

Au printemps 2016, les personnes mobilisées étaient beaucoup plus déterminées. Certaines ont passé trois mois, nuits et jours sur une place. C’est un tout autre engagement que de marcher deux heures en manif. Des raisons plus profondes expliquent aussi la baisse du nombre de manifestants d’année en année. Les plus combatifs, à savoir les collégiens, les lycéens ou les étudiants, sont de plus en plus précaires et inquiets pour leur avenir. La jeunes- se est plus divisée géographiquement, entre centres villes, banlieues et campagnes. Tous ces facteurs structurels, liés à la société capitaliste dans son ensemble, a pour effet de casser les collectifs. Une société fragmentée ne favorise pas les luttes.

Les syndicats contestataires perdent du poids en France, au profit de la CFDT, réformiste. Comment l’expliquez-vous ?

Les difficultés du syndicalisme français sont très anciennes. Du lendemain de la seconde guerre mondiale, où il y avait 50% de syndiqués en France, jusqu’aux 8% recensés aujour-d’hui, ils n’ont cessé de perdre en représentativité. Il existe de nombreuses raisons pour expli- quer ce déclin. L’une d’elles est très forte : ils sont passés à côté d’un certain nombre de thématiques, comme l’écologie ou le chômage. Dans de nombreuses entreprises, il est aussi risqué d’être syndiqué. Donc la contestation s’exprime de plus en plus en dehors des structures syndicales.

Parallèlement, on observe une radicalisation de leaders de terrain, comme Mickaël Wamen de la CGT Goodyear pour ne citer que lui. Ils appellent au front social et prennent la main dans certaines fédérations. Fermement anticapitalistes, trotskystes ou anarchistes-libertaires, ces militants sont désormais plus proches de partis comme le NPA ou LO que du PCF, leur parti d’antan. D’ailleurs, l’élection de Philippe Martinez marque un tournant. Il a durci le discours de la CGT et tenu tête au gouvernement pendant le mouvement contre la loi travail.

Le Black Bloc mobilise-t-il plus qu’avant ?

Les Black Blocs existent depuis les années 90. On les a toujours vus en queue de manifesta-tions, mais ils étaient peu nombreux. L’année dernière, ils sont passés devant les cortèges syndicaux et le mouvement s’est densifié. On a dénombré jusqu’à un millier d’autonomes sur certains rassemblements. Quelque chose de nouveau émerge. Ces idées prennent dans les mouvements lycéens. Le Mili, constitué au moment de l’affaire Leonarda, est très présent lors des blocages de lycée ou en manifestation. À en croire l’inventivité des slogans sur les murs, cette dynamique n’est pas prête de s’arrêter: «Une pensée pour les familles des vitrines», «Nous sommes un peuple de casseurs-cueilleurs», « La France bout à 49.3 ». Je crois que la créativité artistique va de pair avec la créativité politique. Je pense que les moments de grande invention littéraire, picturale – on peut penser au dadaïsme, au surréalisme – sont aussi des mouvements d’ébullition politique. Tout ça est circulaire.

Comment ces nouveaux désobéissants justifient l’usage de la violence ?

Certains ne la justifient pas. Et il faut faire la différence entre jeter un cocktail molotov – ils sont peu nombreux en réalité à le faire – et donner un coup d’épaule à un policier, casser une vitrine de concessionnaire ou taguer la vitrine de HSBC. Beaucoup d’entre eux ne considèrent pas ces actes comme violents. Au contraire, lorsqu’une banque aide ses clients à planquer deux milliards d’euros dans les paradis fiscaux, alors c’est violent, selon eux. Parle-t-on de violence physique ou de violence structurelle, de violence directe ou indirecte ? Pour les autonomes, la violence est économique, institutionnelle et sociale.

D’autres admettent qu’ils pratiquent une forme de violence. Au moins trois justifica- tions existent.

La première, c’est la légitime défense, contre l’État et le capitalisme.

La deuxième, celle de l’efficacité : l’affrontement physique direct permet de remettre en cause la substantifique moelle de l’État. Max Weber, qui citait Trotski, disait : « l’État, c’est le monopole de la violence physique légitime ». Donc, si l’État c’est la violence, il faut utiliser la violence pour le faire tomber.

Le troisième argument affirme que cette violence va permettre de révéler la vraie nature de l’État que nous avons en face de nous. Cet État n’est pas démocratique, mais autoritaire ; en l’obligeant à nous réprimer, il dévoilera sa vraie nature.

Ces arguments sont des classiques des mouvements anarchistes, ils sont utilitaristes. Il existe une autre réalité, plus existentielle, presque indicible : faire partie du cortège de tête procure une montée d’adrénaline, un sentiment d’être soi, d’être là où je dois être, d’être vivant ! On retrouve une densité, on sent le moment. Le capitalisme, au contraire, c’est la mort, l’assèche- ment. C’est pour cette raison que les textes du Comité Invisible trouvent un tel écho au sein du cortège de tête : ils posent des mots justes sur une expérience singulière, c’est « Maintenant » et avec « nos amis » aussi. Quand on court au milieu des lacrymos, on perd un peu les potes, mais on se retrouve ensuite, on débriefe. On est liés par une expérience, dont on se souvien- dra. On fonctionne par petits groupes affinitaires, avec des personnes que l’on connaît ou qui deviendront nos amis.

« Tout le monde déteste la police » est sans doute le slogan le plus scandé en manifestation. Avec lui, la rue porte une critique très forte de la démocratie et des institutions…

Oui et il faut être prudent. Il existe plusieurs critiques de la démocratie. Celle portée par Nuit debout qui consiste à dire que la Ve République est un régime quasi monarchique, qui se prétend démocratique, mais qui ne l’est pas. Il faut donc remplacer cette oligarchie par une vraie démocratie participative, délibérative, horizontale. Le deuxième discours, porté de maniè- re limpide par le Comité invisible, vient compliquer ce tableau : la Ve République est un leurre, tout comme le sont les assemblées étudiantes, les grèves ou Nuit debout. Tous ces « démo- crates des AG » prétendent prôner la vraie démocratie, mais s’enferment dans un formalisme démocratique, fait de prises de parole minutées qui nuisent à la spontanéité de la politique. Remplacer les vieilles institutions par de nouvelles, n’a aucun sens, car dès lors qu’il y a institution, la verticalité et la rigidité portent atteinte à la liberté.

Que pensez-vous de cette critique ?

Je ne suis pas d’accord. Dire que toute institution est nuisible pour la liberté semble avoir une conséquence pratique dommageable. Un certain nombre d’adeptes de l’insurrection que j’ai rencontrés et vus intervenir lors de rassemblements étaient souvent des personnes blanches, des hommes qui coupaient la parole à des femmes, par exemple. Au nom d’une idéologie réfractaire à toute verticalité, on réintroduit des rapports de domination. Je ne suis pas sûr que le mouvement soit aussi émancipateur qu’il prétend l’être. C’est une discussion que j’aimerais lancer. Il y a aussi une faiblesse théorique selon moi, celle de dire que toute institution est forcément étatique et autoritaire. Le seul moment émancipateur est celui de l’insurrection, de la destitution, selon le Comité invisible. C’est LA liberté. Or, la boulangerie de Tarnac est une institution. Les éditions de La Fabrique, dirigées depuis 20 ans par Éric Hazan ? Une institution. Lundi matin, le site internet et la revue : une autre institution.

Il peut donc exister des institutions démocratiques selon vous ?

Au Chiapas au Mexique, les zapatistes mènent une expérience de démocratie réelle, avec ses imperfections certes, mais le pouvoir est aux mains des communautés locales. Des assemblées se réunissent régulièrement. Les délégués ont des mandats révocables à tout moment. Ils touchent une indemnité faible, semblable au salaire du reste de la population. Ce mécanisme politique institue une égalité forte de revenus et de modes de vie. C’est une démocratie au sens social, pas juste politique et institutionnelle. Il me semble que ce que recherchent les zadistes est très proche en France, même s’il ne s’agit pas de transposer ces modèles, mais certains militants de NDDL sont allés au Chiapas. Ils discutent entre eux.

On aspire à quoi chez ces nouveaux désobéissants ?

C’est pas juste une quête d’alternance, mais d’alternative. L’aspiration est révolutionnaire. Le mot peut paraître usé, mais il est irremplaçable pour décrire le changement fondamental des structures économiques, sociales, politiques, éducatives, familiales, sexuelles et j’en oublie ! La grande absente, c’est l’utopie. Au XXe siècle, il y avait le capitalisme et le communisme. Ces deux-là ne tiennent plus. Pour se mobiliser, il ne suffit pas d’avoir des affects négatifs, il faut aussi une adhésion, un enchantement vers quelque chose qui donne envie d’aller au-delà de l’existant. Ce quelque chose, je ne le vois pas aujourd’hui.

L’écologie peut-être ? Rappelons-nous de ce mot d’ordre des manifestants de la Cop 21 : « Il faut changer le système, pas le climat ». Peut-être que ce changement est profond. Il y aura toujours des gens pour défendre le vieux monde, mais dans la mesure où l’on a tous un vécu ou des rapports concrets, bon ou mauvais, avec l’environnement, on peut imaginer que cette expérience serve de socle à la construction d’une utopie commune.

Dans nos sociétés occidentales, on ne réfléchit plus les territoires, où l’on vit. On y passe. On ne prend plus le temps d’y être. Pour de nombreux mouvements contestataires, la nature n’est pas une toile de fond que l’on viendrait gouverner ou exploiter. Au contraire, on l’habite au sens premier du verbe, on est en affinité avec.

Propos recueillis par Sarah Lefèvre 23 Mai 2017
Manuel Cervera-Marzal, chercheur en sociologie et philosophie politique, s’intéresse de près aux mouvements sociaux et aux différentes formes contemporaines de contestations : désobéissance civile, zad, occupation de places. L’enseignant à l’EHESS est l’auteur de l’essai Les Nouveaux désobéissants : citoyens ou hors-la-loi ?, paru en 2016 aux éditions Le Bord de l’Eau. On a causé manif, ZAD, black bloc, syndicats et utopies avec le sociologue Manuel Cervera-Marzal. Il nous explique pourquoi « on vit une période de radicalisation des forces politiques et sociales en France ».

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18 mai 2017 ~ 0 Commentaire

rij 2017 (jac)

RIJ-2017

Rencontres Internationales des Jeunes (RIJ) 2017

Du 23 au 29 juillet 2017, dans le Sud de l’Italie, auront lieu les 34èmes Rencontres internationales de jeunes, qui rassemblent chaque année plusieurs centaines de jeunes militant-e-s et sympathi-sant-e-s de la gauche radicale, venant principalement de pays européens mais aussi d’ailleurs. Ces Rencontres sont organisées par les jeunes de la Quatrième internationale, dont la LCR/SAP et les Jeunes anticapitalistes (JAC) sont membres en Belgique.

Cette semaine de rencontres est l’occasion de discuter, d’échanger, de s’informer autour des luttes sociales et politiques visant à l’émancipation de tou-te-s et au renversement du capita- lisme à l’échelle mondiale. Crise économique et précarité, impérialisme, guerres et racisme, féminisme, droits des MOGAI et luttes contre le patriarcat, changement climatique et nécessité d’un écosocialisme seront, parmi d’autres thèmes, au centre des discussions. Bien sûr, une place forte est accordée aux moments festifs et aux échanges informels autour d’un verre !

Ce camp auto-organisé est l’occasion de mettre en pratique notre vision de la société : participation de tou-te-s aux différentes tâches, bienveillance mutuelle, lutte contre les discriminations et organisation autonome des victimes d’oppressions spécifiques (femmes, MOGAI, personnes racisées…).

Les frais de participation au camp sont de 140 € et permettent de couvrir les frais de nourriture, de location du terrain, du matériel et d’utilisation des installations sanitaires. Un transport collectif (départ le 22 juillet et retour le 30 juillet) depuis Bruxelles sera organisé, dont le prix devrait tourner autour de 150 € pour celles et ceux qui l’utiliseront à l’aller et au retour. Cependant, le coût ne devrait pas être un obstacle à la participation et nous tâcherons de trouver des solutions pour celles et ceux qui ne pourraient pas assumer l’entièreté de ces dépenses.

Le programme complet des RIJ est ici !

Commentaire: Ceci est l’invitation belge, pour les français(e)s:

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30 avril 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes toulouse (npa)

toul ouz

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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest ni le pen ni macron

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

blocus (paris luttes)

blocus (paris luttes) dans Altermondialisme

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Rien d’étonnant, le premier tour des élections a ouvert les portes du second à le Pen et Macron.

D’un côté le fascisme et de l’autre le libéralisme, même si personne n’est dupe et que tout le monde sait bien que le premier permet au deuxième de se maintenir en jouant sur les peurs collectives de voir l’extrême droite le pouvoir.

Ces élections n’ont rien de sérieux car c’est la nature même du système électoral de permettre une stabilité en jouant sur ce que les médias appellent les « extrêmes », alors qu’il n’y a que des conceptions de la vie en société différente que l’on pourrait résumer ainsi. Le fascisme, le libéralisme qu’il soit écologique, social ou dur, puis les révolutionnaires qui essayent d’agir au quotidien et localement.

Pour nous la question n’est donc pas strictement celle de voter ou pas, mais d’agir dès à présent pour prévenir Macron que nous sommes prêts et capables de nous mobiliser massi- vement s’il ose s’en prendre aux acquis sociaux, couvrir les flics racistes qui tuent, cracher sur les travailleurs, déloger la commune de la Zad de Nddl, renforcer la répression contre les migrants, bref, mener une politique dans la droite ligne de ses prédécesseurs.

C’est pour ces raisons que nous pensons plus que nécessaire de bloquer nos établissements ce jeudi 27 avril et de continuer à amplifier la mobilisation contre cette farce du second tour où dans tous les cas on se retrouvera dans la rue pour scander notre dégoût d’un système qui se meurt tous les jours un peu plus.

Que faire ?

  • Se réunir en comité d’action pour organiser les blocages, mais aussi d’autres moments allant de la réflexion à diverses actions.
  • Se réunir en assemblée inter-comités pour organiser des manifestations, banquets ou autres.
  • Occuper des salles dans les lycées ou facultés si le rapport de force le permet, puis s’en servir pour repenser le politique là où l’on passe une grande partie de nos journées.

Appel national a bloquer les lycées contre Le Pen et Macron Jeudi 27 Avril !

Manifestation République  11h.

Ni fascisme, ni libéralisme !

https://paris-luttes.info/

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest migrants (ouest france)

soudan

Darfour, Soudan

« Nous sommes des réfugiés, pas des criminels »

Arrivés à Brest en novembre, plusieurs migrants venus du Soudan ne peuvent pas demander l’asile. Désespérés, ils ne savent plus vers qui se tourner. Ils risquent à tout moment être d’expulsés, et renvoyés vers leur pays où ils se disent en danger de mort.

Ils sont une quinzaine, âgés de 25 à 30 ans. Dans leurs yeux, la détresse se mêle à la colère. Le fruit d’une insupportable impuissance face au cauchemar éveillé qu’ils vivent depuis des mois, voire des années. « Je suis parti de mon pays, le Soudan, il y a plus de deux ans », raconte Hichem (1). À Brest depuis novembre, le jeune homme, comme ses camarades d’infortune, revient de loin. « Chez moi, au Darfour, c’est la guerre. Je suis parti pour sauver ma peau », raconte-t-il en arabe, assisté d’une traductrice. Sur les répressions endurées dans son pays natal, Hichem ne s’étend pas. Pudeur ou douleur, l’exilé préfère insister sur le périlleux voyage jusqu’en France.

160 au départ, 15 survivants

« Je suis passé par la Libye, comme la majorité d’entre nous. Là-bas, j’ai dû payer un passeur à deux reprises pour avoir le droit de monter sur un bateau en direction de l’Europe. » Bateau qui, selon son récit, aurait été volontairement coulé par les autorités libyennes. « Sur les 160 du départ, nous sommes 15 à avoir survécu. » Secouru par des pêcheurs, le groupe atteint enfin Lampedusa, en Italie. L’arrivée en Europe n’offre aucun répit, au contraire. « Comme je refusais de donner mes empreintes, ils ont utilisé un taser et j’ai été incarcéré », poursuit Hichem. Après six tentatives infructueuses, le Soudanais parvient enfin à gagner la France en juillet dernier.

« Je préfère être jeté à la mer »

Là, il rejoint le campement parisien de Stalingrad, dans le 19e, où plus de 3 000 autres migrants sont installés sous des tentes d’infortune. À l’évacuation du camp par la préfecture de Paris, une trentaine de Soudanais sont envoyés vers le Finistère. « On nous a assuré que la procédure Dublin (2) serait cassée, et qu’on pourrait faire une demande d’asile », se souvient Nessim, venu lui aussi du Darfour.

Hébergé au centre d’accueil et d’orientation de Kermaria, une ancienne maison de retraite brestoise, le groupe de déplacés ne connaît pas le même sort. « Certains ont effectivement vu leur Dublin cassé, mais la majorité s’est vue refuser le dépôt de demande d’asile à cause du passage par l’Italie », explique une Brestoise, membre du collectif Zéro personne à la rue. Trois sont également assignés à résidence.

« Injustice criante »

« Résultat : ils peuvent être expulsés à tout moment vers l’Italie. D’où ils seront très probable- ment renvoyés vers le Soudan », poursuit la militante. « Je préfère être jeté à la mer plutôt que de retourner en Italie », soupire Hichem, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Accablés par ce qu’ils qualifient d’« injustice criante», les migrants réfugiés à Brest ne comprennent pas le blocage de leur situation. «Nous sommes des réfugiés, pas des criminels», clament-ils en chœur.

Le collectif Zéro personne à la rue, qui les soutient, dénonce les « humiliations » subies par les jeunes hommes de la part d’une préfecture du Finistère « particulièrement zélée ». Sollicitée sur la situation des migrants soudanais, la préfecture a indiqué « ne pas souhaiter commu- niquer sur un sujet aussi sensible en pleine période de réserve », due à la campagne électorale.

19/04/2017 Charlotte HEYMELOT.

http://www.ouest-france.fr/

Notes:

(1) Les prénoms ont été modifiés.

(2) Procédure européenne dite « Dublin III » selon laquelle le pays responsable de la demande d’asile est celui dans lequel la personne est entrée en Europe, et où elle a été contrôlée.

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03 avril 2017 ~ 0 Commentaire

enseignants (npa)

macramé

Les enseignantEs sont les premiers désignés comme responsables des succès ou des échecs 

Entretien. Professeure d’histoire-géographie en lycée à Paris, Laurence De Cock est docteure en Sciences de l’éducation. Membre fondatrice du collectif « Aggiornarmento, pour un renouvellement de l’enseignement de l’histoire et de la géographie du primaire à l’université », elle est aussi membre du bureau du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH). Elle a notamment co-dirigé « Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France » (Agone, 2008) et « Mémoires et histoire à l’école de la République » (Armand Colin, 2007), ainsi que « la Fabrique scolaire de l’histoire » (Agone, 2009). Ses recherches portent sur l’enseignement du fait colonial.

À cette période de l’année, la presse aime réaliser des classements d’établissements en fonction de leur « réussite ». Qu’en penses-tu ?

Ce n’est qu’un pas supplémentaire dans la mise en marché de l’éducation. Je n’en pense évidemment que du mal puisque cela met en concurrence les établissements, que les critères sont tellement opaques et que les enseignantEs sont les premiers désignés comme respon- sables des succès ou des échecs. Le classement masque les facteurs structurels des diffi-cultés et rabat sur des individus la responsabilité des dysfonctionnements du système éducatif. Enfin, il transforme les familles en consommatrices et nourrit ainsi à la fois le différentiel des dotations en fonction des établissements par les rectorats et le délitement du sens du service public.

Quel bilan tires-tu des réformes mise en œuvre sous Hollande (rythmes scolaires, éducation prioritaire, réforme du collège…) ?

Ces réformes ont révélé l’essoufflement du modèle décisionnaire en matière de politique publi- que. La plus grave erreur a été l’indifférence, voire le mépris, à l’égard des acteurs de terrain doublée d’une confiance aveugle dans le processus de « descente » de la décision et d’appli- cation par les cadres intermédiaires, technocrates dénués de toute empathie avec la cause éducative.

Il faut comprendre que l’application des décisions ministérielles est laissée aux échelons aca- démiques, lesquels ne répondent qu’à des logiques d’efficacité afin de pouvoir faire remonter que tout va bien. Toute parole dissidente est donc une offense à leurs compétences profes- sionnelles qu’ils ont intérêt à bloquer.

On a donc vu des situations ubuesques de formations accélérées à la réforme du collège par des incompétents, d’activités périscolaires relevant de la garde d’enfants (parfois externalisée au privé), de jeux de vases communicants sur les classements en éducation prioritaire pour pouvoir dire « c’est bon, tout est sous contrôle ».

L’autre grande erreur est d’avoir privilégié le calendrier politique de la précipitation, accentuant encore plus le fossé entre le terrain et l’administration. Les réformes ont été dénaturées en ne se préoccupant pas du tout des formes d’appropriation et en déniant toute capacité d’expertise (et donc de proposition) aux acteurs de terrain. Enfin, celles concernant le collège ne sont selon moi pas allées assez loin dans le postulat d’horizontalité puisqu’elles continuent d’attribuer au chef d’établissement le plus gros du pouvoir et créent de toute pièce des échelons intermédiaires d’autorité.

L’école semble être un point important dans la campagne présidentielle. Pourquoi la droite met-elle en avant le « récit national » comme point névralgique de ses réformes éducatives ?

La droite n’a pas grand-chose à dire sur l’école qui en réalité fonctionne exactement comme elle devrait à ses yeux. Elle maintient la très grande majorité des catégories populaires dans leur situation de dominés : que demander de plus ? Elle protège l’ordre social dominant, continue de nourrir l’obéissance à la hiérarchie et désapprouve de plus en plus la critique, surtout depuis les attentats qui ont accentué les injonctions à l’adhésion aux valeurs de la république et jeté encore plus de suspicion sur les quartiers populaires.

Par conséquent, la droite est allée puiser dans l’arsenal de poncifs qu’elle protège soigneu-sement depuis trente ans : les fondamentaux, l’orthographe et le récit national. Ce dernier repose en effet sur le paradigme de l’ordre et de l’enfermement. L’histoire y est vue comme le produit de gestes héroïques de grands hommes. C’est une histoire qui invisibilise les minorités, les dominéEs, leurs luttes, et les pages sombres du passé.

Le récit national permet également de mêler les problématiques scolaires et migra- toires. C’est en effet à l’aune des débats autour du racisme et de l’intégration des immigréEs qu’est né le débat sur le récit national il y a trente ans. Certains considèrent que l’appren- tissage du récit national fabrique du patriotisme et de l’assimilation (vous avez vu comment cette terminologie coloniale est revenue dans le vocabulaire de la droite ?).

À les entendre, ce serait presque un cadeau en direction des enfants issus de l’immigration. Ils en font donc un instrument de lutte contre le « communautarisme ». Cela relève de la pensée magique typique du nationalisme débridé : apprendre l’histoire grandiose de la France fabriquerait de l’amour… On est quelque part entre le courrier du cœur et la propagande…

Les questions pédagogiques ont eu un regain d’intérêt (Céline Alvarez…). Est-ce une donnée suffisante pour changer l’école ?

J’ai écrit déjà ailleurs qu’il n’y a rien de nouveau dans la pédagogie Alvarez qui n’est qu’un mélange de pédagogie Montessori (connue depuis un siècle) et de psychologie cognitive portée par les réseaux néolibéraux gravitant autour de l’Institut Montaigne. Son succès est le fruit d’une orchestration médiatique surfant à la fois sur la rentrée scolaire, sur les échecs de l’école et sur un revival new age de valeurs familialistes.

Donc évidemment que cela ne suffit pas. Les collègues de maternelle qui ont lu Alvarez ont été atterréEs des poncifs de ce livre. Les pédagogies alternatives en primaire et surtout en maternelle n’ont jamais été perdues, elles se sont fondues dans le reste et les enseignantEs bricolent en picorant dans Freinet, Montessori etc. avec leurs maigres moyens car les équipe- ments, surtout pour Montessori, sont très onéreux.

Changer l’école ne repose pas que sur les pratiques, là encore c’est une façon pernicieuse de dédouaner les dysfonctionnements structurels. Le changement de l’école passe entre autres par un aggiornamento de ses principes fondateurs : le mérite, le classement, l’adéquation au marché, le tri social, l’indifférence aux différences etc. ; par une revalorisation des conditions matérielles du métier avec des dotations plus importantes à ceux qui ont moins et non l’inverse ; par le renforcement d’un service public et l’arrêt du financement du privé ; par une réflexion sur les contenus d’enseignement ; par une solide formation des enseignants reposant conjointement sur les savoirs et sur une formation critique au travail.

Lors de la mobilisation contre la loi travail et les Nuits debout, as-tu eu le sentiment qu’émergeait un renouveau de la réflexion sur l’école ?

J’ai participé à quelques commissions de réflexion sur l’école et j’y ai trouvé à la fois une véritable énergie et un désir de bousculer les fondements d’une école diagnostiquée (à raison) comme malade. Toutefois, j’ai été très étonnée par l’absence de connaissances sur l’histoire de l’école et d’assister ainsi à un concert de critiques et de solutions qu’on pouvait déjà entendre il y a cinquante ans. C’est un grave échec de l’école aussi de ne pas avoir su installer dans l’histoire ses luttes, ses mouvements pédagogiques et ses controverses politiques. Du coup, j’ai entendu des jeunes plaider pour le « home schooling » ou les écoles hors contrat pour se soustraire à l’oppression délétère de l’État… Une fois encore, on s’accordait sur le diagnostic mais on pataugeait sur les solutions.

Ce « renouveau » peut-il être indépendant du « mouvement ouvrier traditionnel » (syndicats, associations pédagogiques, partis) ? Pourquoi les syndicats de l’édu- cation (en particulier la FSU) semblent-ils avoir pris leur distances avec les Nuits debout ou avec Touche pas à ma ZEP ?

Je ne crois pas que l’on puisse s’affranchir de toute cette armature, bien au contraire ! Il y a tout à réinventer en matière d’action syndicale, en particulier au regard de tous ces mouve- ments spontanés dont tu parles qui témoignent d’une méfiance vis-à-vis des appareils. Les syndicats s’en détachent parce qu’ils leur rendent la monnaie de leur pièce, ne supportant pas leur non-inféodation au cadre normatif.

Les vieilles machines syndicales montrent leur fatigue et leur incompréhension de mouvements qui les doublent à gauche, mais qui souffrent de leur côté d’un spontanéisme parfois politiquement peu efficace. Concernant les mouvements pédagogiques, il faudrait sectoriser davantage car ils sont nombreux et n’ont pas les mêmes stratégies et le même rapport au pouvoir.

Le GFEN a par exemple bien accompagné le mouvement Nuit debout et y a participé. On peut surtout regretter leur manque de visibilité et de soutien financier. Ils seraient pourtant bien utiles pour compenser une formation déficitaire ainsi que pour permettre une sociabilité enseignante et une reprise en main, par les enseignantEs eux-mêmes, de leur outil de travail.

Lundi 3 avril 2017, Propos recueillis par Raphaël Greggan

https://npa2009.org/

Commentaire: Mouvement Freynet (ICEM) et GFEN ont des mouvements de gauche.

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30 mars 2017 ~ 0 Commentaire

nous présidentes (anti-k + france info)

charge

Le collectif national pour les droits des femmes a 20 ans

Nous avons 20 ans, le plus bel âge. Notre Collectif National pour les Droits des Femmes a 20 ans. Jeunes mais déjà riches de combats, de luttes, de réflexions qui ont forgé notre expérience. Nous sommes nées dans les luttes.

Celle de juin 1995 contre la volonté du régime chiraquien post mitterrandien d’amnistier les commandos anti avortement.

Celle de la manifestation du 25 novembre 1995 où 40 000 personnes venues de toute la France ont manifesté pour les droits des femmes à l’appel de la Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et la Contraception.

Celle du formidable mouvement social de novembre décembre 1995 contre le plan Juppé sur la Sécurité sociale.

Nous travaillons sans cesse pour l’unité des luttes en faveur des droits des femmes.

Nous réunissons en notre sein des associations féministes, des syndicats et des partis de gauche et d’extrême gauche car les féministes sont partout. Nous sommes féministes lutte de classes car nous croyons que, comme le combat féministe, le combat contre le capitalisme est toujours d’actualité. Nous soutenons les combats des femmes contre la précarité, des ouvriè- res en lutte pour leur dignité, des femmes et hommes sans papiers pour leur régularisation.

Nous nous fixons comme objectif de faire passer dans les faits, dans la pratique, l’égalité formelle que les femmes ont conquise durant tout le vingtième siècle et le début du vingt et unième.

Car le problème est bien là :

Nous avons obtenu l’égalité des droits mais pas l’égalité dans la réalité. Nous intervenons dans tous les domaines pour faire avancer l’égalité. Nous avons été de toutes les manifestations en 2016 contre la loi travail comme en 2010 contre la réforme des retraites de Sarkozy. Nous avons avec d’autres structures mené une campagne pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes en 2011 et 2012.

En 2007 nous avons rédigé une « proposition de loi cadre contre les violences faites aux femmes » qui, après un long cheminement, a donné lieu au vote de la loi du 9 juillet 2010. La fameuse, celle qui a instauré l’ordonnance de protection.

Nous avons impulsé, en 2016 toujours, le collectif « Droits des femmes contre les extrêmes droites » pour lutter contre leur idéologie raciste, sexiste, nauséabonde et leur démagogie concernant les femmes.

Nous organisons les manifestations du 8 mars pour la Journée internationale de luttes pour les droits des femmes et celle du 25 novembre contre les violences faites aux femmes. Bref, notre combat ne s’arrête pas, jamais.

Nous présidentes

http://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Éducation sexuelle : le coup de colère du Pr Israël Nisand (Anti-k)

Quand des hommes catholiques suivent des stages pour réaffirmer leur « masculinité » (France Info)

L’insupportable message sexiste diffusé par France 2 (Slate)

Il y a vraiment de quoi avoir peur pour les droits des femmes (Slate)

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

fillon (le huff’)

fillon-martyr

Ce moment où Fillon évoque les parents qui achètent « des vêtements plus chers que d’autres ». Récemment épinglé pour ses coûteux costumes, le candidat des Républicains répondait à de jeunes élèves dans l’émission « Au tableau ».

PRESIDENTIELLE 2017 – Quand la télévision rattrape l’actualité. Invité à répondre aux ques- tions de jeunes élèves dans le cadre de l’émission « Au tableau! » diffusée ce dimanche 19 mars sur C8, François Fillon a d’emblée dû défendre sa proposition de restaurer l’uniforme à l’école. Une question qui intriguait évidemment ses jeunes interlocuteurs mais percutée par la récente polémique autour de ses très coûteux costumes, offerts par l’avocat Robert Bourgi.

« Je veux que l’école soit le lieu où tout le monde se sent égal à l’autre. Il n’y a pas de différence à l’école. Il n’y a pas des enfants qui ont des parents qui ont plus d’argent que d’autres, qui peuvent s’acheter des vêtements plus chers que d’autres », a expliqué le vainqueur de la primaire de la droite.

« Vous aimeriez bien que tous les politiciens s’habillent comme vous? », lui a répondu un élève. « Ce n’est pas la même question », a réagi l’ancien premier ministre avant de conclure: « Ce serait bien plus simple si les enfants n’étaient pas sans arrêt en train de réclamer telle ou telle tenue, tel ou tel t-shirt de telle ou telle marque ».

Il n’en fallait pas davantage pour que l’explication ne déclenche un torrent de commentaires moqueurs sur les réseaux sociaux en référence aux vêtements très chers que le candidat s’est récemment fait offrir.

François Fillon n’a pas échappé non plus aux questions sur les difficultés que sa famille et lui ont rencontré dans la foulée du « PenelopeGate » au sujet des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants.

Alors qu’il venait d’adresser ses remerciements à son épouse et ses enfants, une élève lui a demandé « comment elle va Pénélope ». Ce dernier a répliqué que celle-ci était « solide », avant de confesser qu’il s’était trompé en accusant la presse d’avoir annoncé son suicide.

En fin d’émission, François Fillon a fait forte impression en montrant aux enfants un volant de Formule1. Ceux-ci lui avaient aussi préparé un cadeau. « On vous a offert des chaussettes parce qu’on sait que vous faîtes très attention à votre apparence physique ». Comme quoi, la vérité sort toujours de la bouche des enfants.

Geoffroy Clavel Chef du service politique du HuffPost 19/03/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

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08 mars 2017 ~ 0 Commentaire

jeunesse 1 (npa)

jeunes

Les candidats du système contre la jeunesse 1

Les promesses, évidemment, n’engagent que ceux qui veulent bien y croire. Mais en la matière, le Parti socialiste au pouvoir aura brisé les espoirs d’une gestion « progressiste » du capitalisme en crise.

Il avait pourtant réussi, ces dernières années, à se doter d’un important électorat de jeunesse étudiante, en lien avec sa base sociale enseignante, grâce à son discours sur les questions éducatives.

Telle était d’ailleurs la première fonction de la promesse de créer 60 000 postes dans l’Edu- cation nationale, dans le cadre la « priorité à la jeunesse » proclamée par le candidat Hollande lors de sa campagne de 2012. Dans les faits, non seulement les 60 000 postes sont devenus 31 000, mais ils ont aussi changé de nature puisque 24 300 de ces créations ont concerné des postes d’enseignants stagiaires en formation.

En ce sens, l’Education nationale à la mode du PS aura été celle de la précarisation, sans parler de la réforme Peillon et de la détresse vécue dans les zones d’éducation prioritaire, comme en témoigne la mobilisation en cours. Dans les universités, le quinquennat socialiste n’a fait que poursuivre la contre-réforme entamée sous Sarkozy. Après avoir entériné les lois d’autonomie des universités (LRU 1 et 2), le gouvernement Hollande a surenchéri avec la loi Fioraso, qui encourage les fusions d’établissements et aggrave la précarisation des emplois, autrement dit la mise en concurrence accélérée entre universités et entre personnels, sous les auspices de l’austérité budgétaire.

Quant à la dernière grande promesses des socialistes, celle d’une allocation étu- diante pour tous et toutes, elle n’a pas connu le moindre début d’application, y compris sous le ministère du frondeur Benoit Hamon – ce qui n’empêche pas cette « gauche du PS » de la faire aujourd’hui réapparaître comme par magie.

Génération Khatchik, Leonarda, ZAD, loi Travail, Adama…

Mais si la « priorité » annoncée ne s’est pas mise en place dans les ministères, elle s’est affi- chée dans la rue. C’est en effet la jeunesse qui, la première, aura répondu aux trahisons et mensonges du gouvernement socialiste. Fin 2013, en solidarité avec Khatchik et Leonarda, contre les expulsions de sans-papiers. En 2014, sur les ZAD de Notre-Dame-de- Landes et du Testet, contre l’impunité des policiers assassins de Remi Fraisse. En 2015, en solidarité avec les migrants et contre l’état d’urgence. En 2016, contre la loi Travail et en solidarité avec la famille d’Adama Traoré.

La rose du PS en a perdu ses pétales. Ce parti qui pendant tant d’années avait réussi à encadrer la jeunesse, par SOS Racisme dans les quartiers populaires, par l’Unef dans les universités, s’est fait déborder sur la gauche par les jeunes en lutte contre l’exploitation capita- liste et le racisme d’Etat. « OnVautMieuxQueça » aura été pendant des mois le mot d’ordre d’une génération qui sait, qu’elle soit sur les bancs de l’enseignement ou déjà sur le marché du travail, que ses conditions de vie seront moins bonnes que celles de ses parents.

Avec un chômage à 25 % et la multiplication des contrats précaires, difficile de penser autrement. Dans un récent sondage IFOP, à la question «Globalement, quel est votre état d’esprit face à la société française actuelle ?», les 18-25 ans étaient 48 % à répondre «révol- té», contre 27 % « résigné ». La réalité de la précarité contribue fortement à ces chiffres. Aujourd’hui, 80 % des jeunes accèdent à l’emploi par un contrat précaire et après quatre ans de salariat, ils sont encore 30 % (plus de 45 % pour les non-diplômés ou titulaires d’un brevet) à être maintenus dans cette situation. C’est contre cette jeunesse qui refuse de marcher au pas de l’austérité et de la logique néolibérale que les principaux candidats de 2017 ont pensé leur programme.

Alternance et ubérisation

Le candidat des Républicains compte bien continuer à appliquer les recettes qui marchent… pour le patronat. Pour mettre fin au chômage de masse qui touche de plein fouet la jeunesse (25 % chez les 18-24 ans), François Fillon met en avant sa mesure phare : l’alternance pour tous. Selon lui, il faut en finir avec le culte du diplôme et former les jeunes aux réalités de l’entreprise pour donner aux patrons envie « d’investir » en eux.

La formation en alternance permettrait de mieux insérer sur le marché du travail une jeunesse devenue encore moins chère. Le candidat veut pour cela supprimer les charges patronales sur l’emploi des jeunes en alternance et promet d’autres avantages aux entreprises dont les effectifs comprendraient au moins 4 % de jeunes sous ce statut.

De son côté, Emmanuel Macron, qui revendique la loi Travail comme évidemment celle qui porte son nom, promet de poursuivre la casse du Code du travail, au profit de l’«ubérisa- tion» dont il est le plus farouche défenseur. Vous ne trouvez pas de patron pour vous exploi- ter? Exploitez-vous vous-même !

Avant même d’officialiser sa candidature, Macron exposait que « quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas long. » En fait, « 35 heures, ce n’est pas assez. On veut travailler plus, on veut apprendre son job. Et puis, il y a un principe de réalité. Un entrepreneur raisonne ainsi : ce jeune n’est pas qualifié, je veux bien l’embaucher mais il va apprendre son job en entrant dans mon entreprise, donc il faut qu’il effectue davantage d’heures. » Le candidat assume une position pro-patronale et ultralibérale décomplexée, en contradiction ouverte avec les intérêts des jeunes, futurs ou déjà exploités, qu’il prétend défendre.

https://npa2009.org/

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