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14 avril 2021 ~ 0 Commentaire

voiture électrique (slate)

voiture-oui-oui

Les voitures électriques vont-elles causer une pénurie mondiale d’eau?

La quantité d’eau nécessaire à la fabrication des batteries et des puces électroniques est abyssale.

La voiture électrique est-elle vraiment écologique?

Selon une étude de l’Ademe citée par Le Parisien, la fabrication d’une voiture électrique émet en moyenne 50% de CO2 de plus qu’une voiture thermique, notamment en raison de l’extraction des métaux de la batterie (cobalt, graphite, manganèse, lithium, nickel…)

«Les véhicules électriques ou hybrides sont également plus lourds, avec toutes les conséquen-ces qui en résultent: usure des pneus, de la route et émissions lors du freinage, tous proportion-nels au poids», souligne Loïk Le Floch-Prigent dans Atlantico.

Mais ce n’est pas tout. Les véhicules électriques risquent également de provoquer une pénurie d’eau, avance Paul Buchwitz, du gestionnaire d’actifs allemand DWS.

Ces voitures truffées de capteurs et d’électronique «contiennent de grandes quantités de semi-conducteurs qui consomment beaucoup d’eau, fait valoir l’expert. Il faut environ 100 litres pour produire une seule puce, car les plaquettes sont nettoyées à chaque étape du processus».

La situation serait particulièrement critique à Taïwan, qui produit 70% des puces pour les voitures dans le monde. Taiwan Semiconductor manufacturing company (TSMC), le numéro un mondial de la fonderie de puces, consomme à lui seul 156.000 tonnes d’eau par jour. Le niveau de sécheresse dans le pays est tel que l’entreprise fait appel à des camions-citernes pour se faire livrer en eau, et que les tensions montent avec les agricuteurs locaux.

Le haut débit de l’eau

Par ailleurs, la production des batteries consomme également beaucoup d’eau. Il faut ainsi entre 41.000 et 1,9 million de litres d’eau pour extraire une tonne de lithium. Au total, une voiture électrique consommerait 56% d’eau en plus sur son cycle de vie qu’une voiture thermique d’après un rapport du Congrès américain.

Et ce n’est pas mieux avec le véhicule à hydrogène.

«Un litre de carburant synthétique à base d’hydrogène nécessite environ 1,4 litre d’eau. Si ce carburant est également produit à partir d’hydrogène “vert” produit à partir d’énergies renouvela-bles, la quantité d’eau nécessaire peut atteindre 70 litres par litre de carburant, car de grandes quantités d’eau sont également nécessaires pour la fourniture et l’entretien des sources d’énergies renouvelables, telles que les installations solaires», met en garde Paul Buchwitz.

Il convient néanmoins de relativiser ces chiffres. «La fabrication d’une batterie de Tesla de 64 kWh nécessite 3.840 litres d’eau, soit la consommation nécessaire à la production de dix avocats, 30 tasses de café ou un demi jean, tempère ainsi Maximilian Fichter, le directeur de l’Institut Helmholtz pour le stockage de l’énergie électrochimique d’Ulm dans le TagesSpiegel.

De plus, 17,5 milliards de litres de pétrole sont actuellement consommés dans le monde chaque jour, nécessitant 46 milliards de litres d’eau pour leur extraction. Avec cette eau, vous pourriez extraire du lithium pour 1,5 million de batteries Tesla.»

Céline Deluzarche 14/04/2021

https://korii.slate.fr/

Commentaire:

Il faut aussi maintenir la guerre en Afrique où des enfants extraient les métaux dans des mines clandestines et de nouvelles centrales nucléaires (merci Macron!) car les renouvelables ne suffisent pas pour recharger les batteries « bio ».

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11 avril 2021 ~ 0 Commentaire

aesh (france bleu)

aesh

« On est des pions qu’on balade » : à Quimper, les AESH réclament plus de reconnaissance

Une quarantaine d’accompagnants d’élèves en situation de handicap se sont réunis jeudi matin devant l’Inspection académique du Finistère. Ils dénoncent la précarité de leur métier, et réclament un meilleur statut.

« Je fais ce métier depuis dix ans, et je touche à peine 1.000 euros par mois. Il y a des fins de mois où j’ai le couteau sous la gorge ! » Thomas est AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap) à Quimper. Il est venu manifester devant l’Inspection académique du Finistère, ce jeudi 8 avril, avec une cinquantaine de collègues. Un mouvement national, auquel se sont joints à Quimper des enseignants.

Un manque de formation

Ils demandent une hausse de salaires, un meilleur statut et plus de reconnaissance pour les 110 000 accompagnants de France. « Nous aussi on voudrait des primes, de quoi s’équiper en matériel informatique pour suivre nos élèves », s’agace Agnès, AESH depuis dix ans.

« Si on veut se former, on doit le faire nous-mêmes« , dénonce aussi Jérôme Le Sellin, délégué syndical Sud. « On a des enfants avec des troubles autistiques, d’autres dyspraxiques, la prise en charge n’est pas la même ! »

C’est du saupoudrage. On dit « toi tu vas là, toi tu vas là », toujours à la dernière minute » Thomas, AESH.

Vers une mutualisation

Ce qui inquiète particulièrement Valérie, c’est la généralisation annoncée de la mutualisation des AESH à la rentrée prochaine. « Les enfants seront suivis quelques heures, par ci par là par plusieurs accompagnants. Ils ont besoin de repères, de créer un lien avec leur accompagnant. Un enfant avec des troubles autistiques, suivi par trois AESH différents ce n’est pas possible ! » 

Une délégation de manifestants a été reçue par l’Inspection, sans que de nouvelles mesures soient annoncées.

Jeudi 8 avril 2021 Ninnog Louis

https://www.francebleu.fr/

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07 avril 2021 ~ 0 Commentaire

sandinistas (nortes)

sandinistas

Asturies: en mémoire du prêtre guérillero Gaspar García Laviana

L’association culturelle d’Oviedo organise une présentation du livre Mientras yo viva, Gaspar no morirá, de José María Álvarez « Pipo ».

Journaliste, écrivain et traducteur littéraire de l’italien. Il est l’auteur des romans « Lluvia d’agostu » (Pluie d’août) (Hoja de Lata, 2016) et « Los xardinos de la lluna » (Trabe, 2020), avec lesquels il a remporté deux fois le prix Xosefa Xovellanos.

L’association culturelle La Ciudadana, d’Uviéu, a organisé une présentation en ligne du livre Mientras yo viva, Gaspar no morirá (Tant que je vivrai, Gaspar ne mourra pas) vendredi 9, à 20 heures. L’événement, qui peut être suivi via Facebook Live et YouTube, sera présenté par Ignacio Bujanda, vice-président de La Ciudadana, et comprendra, entre autres, le prêtre d’Allerano José María Álvarez Pipo, auteur du livre, qui évoquera la figure de Gaspar García Laviana, prêtre guérillero du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), mort en 1978 en luttant contre la dictature d’Anastasio Somoza.

Pipo a connu le prêtre, poète et combattant du conseil de Samartín del Rei Aurelio, et a récemment rappelé dans une interview à Nortes que « Gaspar est devenu un guérillero du FSLN, où il a fini commandant ».

Selon lui, « il a été solidaire au point de risquer sa vie et de finir par la perdre ». Il était venu au Nicaragua en tant que missionnaire. Beaucoup diraient que les problèmes de ce pays n’étaient pas ses problèmes, mais il s’y était impliqué corps et âme. Dans sa poésie également, le prêtre de Nalón, membre de la Théologie de la libération latino-américaine, a montré « une sensibilité particulière à l’égard de la souffrance, de l’injustice et de la pauvreté qui frappent surtout les paysans ».

Gaspar García Laviana était né en 1948 à Les Roces, dans la Güeria Carrocera, bien qu’il ait déménagé très tôt dans la paroisse de Tiuya. Il a étudié la philosophie et la théologie à Logroño, a été ordonné prêtre et a travaillé comme prêtre ouvrier à Madrid, alternant la menuiserie et le sacerdoce.

À 28 ans, il se rendit au Nicaragua en tant que missionnaire et y termina ses jours en tant que guérillero, abattu dans une embuscade par des soldats de la dictature de Somoza alors qu’il avançait à l’avant de la colonne sandiniste Benjamín Zeledón.

Paco Álvarez 6 avril 2021

https://www.nortes.me/

Commentaire:

Nous avons soutenu passionnément le FSLN de 1978 mais pas sa caricature actuelle!

Lire aussi:

Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN)

Nicaragua: La Révolution sandiniste (LCR)

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06 avril 2021 ~ 0 Commentaire

kill the bill (slate)

http://npa29.p.n.f.unblog.fr/files/2021/04/swp.bmp

Affrontements violents avec la police au Royaume-Uni: une crise de confiance avec la population?

À la suite du vote d’une proposition de loi visant à accroître les pouvoirs des forces de l’ordre, plusieurs manifestations violentes ont éclaté sur le territoire.

Après trois manifestations sous haute tension avec la police, le calme semble être progressive-ment revenu dans la ville de Bristol, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Pour la première fois depuis dix jours, une marche s’est déroulée, mercredi 31 mars au soir, sans heurts avec la police, pour dénoncer une proposition de loi controversée, la «Police, Crime, Sentencing and Courts Bill», adoptée en seconde lecture à la Chambre des communes en mars, en pleine période de confinement.

Porté par le gouvernement de Boris Johnson, ce texte vise à renforcer les pouvoirs de la police, l’autorisant notamment à imposer une heure de départ et de fin dans les manifestations, à fixer des limitations de bruit, et à intervenir au cas où ces bruits «gêneraient le voisinage ou les activités d’une organisation». Le texte législatif se veut une réponse directe aux nouvelles techniques de mobilisation du groupe Extinction Rebellion, qui a réussi à paralyser pendant des semaines la capitale anglaise en 2019 et 2020, sans que l’arsenal législatif de la police soit adapté pour y faire face.

Bristol est ainsi devenu l’épicentre du mouvement Kill the Bill (Tuez la loi). Dès le 21 mars, un premier rassemblement de 3 000 personnes avait dégénéré, et un poste de police avait été attaqué, faisant une vingtaine de blessés chez les agents. «La violence est inhabituelle par rapport à celle constatée dans d’autres manifestations potentiellement plus explosives, comme celles de Black Lives Matter, qui se sont déroulées pacifiquement», observe Kathryn Farrow, doctorante en criminologie à l’université d’Oxford.

Cette colère contre la police s’explique aussi par un autre événement: l’assassinat, début mars, par un policier, de Sarah Everard, une jeune cadre marketing de 33 ans, qui rentrait chez elle après une soirée. L’affaire a généré une onde de choc au Royaume-Uni, faisant la une de tous les médias.

Quand des centaines de femmes se sont réunies, le 13 mars, à une veillée à Londres pour lui rendre hommage –malgré l’interdiction du rassemblement en raison de la pandémie– la police a procédé à des arrestations musclées, sous l’œil des caméras.

«Les relations sont généralement bonnes avec la police, c’était particulièrement le cas ces dix dernières années, qui n’ont pas connu d’affrontements majeurs depuis les émeutes de Londres de l’été 2011. Un sondage publié en 2019 montrait que 75% des Britanniques avaient confiance en la police. La majorité d’entre eux a d’ailleurs dénoncé les violences contre la police à Bristol, énonce Kathryn Farrow. Culturellement, la police se fait d’abord par consentement. La popula-tion respecte les forces de l’ordre car il y a cette idée très présente qu’elles agissent de manière juste et proportionnée. Dès que ce n’est plus le cas, cela crée une sorte de rupture du contrat social qui entraîne des réactions immédiates et une réticence à coopérer.»

Les origines de la police par consentement

Pour comprendre la relation assez unique qui unit les citoyens britanniques à sa police, il faut remonter à sa fondation. Face au crime qui ne cesse de progresser au début du 19è siècle, Robert Peel, ministre de l’Intérieur, crée une police organisée, forte de 3 000 hommes à Londres, qui se substitue aux anciens parish constables (agents paroissiaux) et watchmen (agents de guet), qui exerçaient leurs fonctions à temps partiel, sans aucune formation.

Alors que les résistances de la population à la formation d’une police professionnelle sont fortes en Angleterre, Robert Peel, ainsi que les deux premiers commissionnaires chargés de son développement, Charles Rowan et Richard Mayne, posent les bases d’une «police par consentement».

Différents principes introduisent l’idée que la police «appartient aux citoyens»: «Les agents doivent être au service des citoyens plus qu’à celui de l’État. Le bobby, ce peut être le voisin d’en face, il est proche de la population de son district, a une présence rassurante. Il rend l’autorité de l’État moins visible, moins oppressante, plus amicale», explique le Dr Simon Hale-Ross, maître de conférences en droit criminel à l’université Edge Hill.

C’est le principe de community policing (police de proximité). Il n’existe pas véritablement de police nationale en tant que telle en Angleterre, mais un maillage local de la gestion de l’ordre, avec des officiers dédiés pour chaque district, ville et quartier.

Dans le droit fil de la philosophie de la police par consentement, environ 90% des agents ne sont pas armés –une exception notable dans le monde. «Tout usage d’une arme à feu est suivi d’une enquête avec la suspension du policier, qui garde son salaire, le temps de l’investigation. Les policiers qui portent des armes à feu font partie d’unités spéciales, comme la lutte anti-terrorisme, et reçoivent une formation très spécifique et exigeante», ajoute Simon Hale-Ross, qui forme également des jeunes recrues.

«Les armes à feu ne peuvent être utilisées qu’en dernier recours. La police britannique mise tout sur la communication verbale et les techniques de désescalade», ajoute Kathryn Farrow. Lors des interventions dans les manifestations, la police utilise largement la technique du kettling («nassage») visant à encercler les manifestants, plutôt que de recourir au Taser, même si son usage dans des cas individuels est de plus en plus fréquent. D’autres méthodes musclées, comme celle du «contact tactique», adoptée il y a deux ans pour lutter contre les vols à la tire sur scooter, ont créé la polémique.

Une relation tendue avec les minorités

Si l’image de la police a vécu un certain âge d’or jusqu’aux années 1960, l’usage de la violence dans les années 1980 et 1990 l’a toutefois sérieusement écornée. «Margaret Thatcher a utilisé la police comme sa propre armée privée, s’en servant pour briser brutalement les grèves des mineurs. La période a aussi été marquée par des race riots [émeutes raciales] et le racisme de policiers comme dans l’affaire Stephen Lawrence», affirme Simon Hale Ross.

«Des réformes ont permis des évolutions dans le bon sens, notamment depuis le Police and Criminal Evidence de 1984, qui a chapeauté sous une seule réglementation les pouvoirs de la police, et a permis de rééquilibrer les droits des individus et les pouvoirs d’investigation de la police, soutient pour sa part Kathryn Farrow. Au début des années 2000 a aussi été créé un organisme pour enquêter sur les violences policières, l’IPCC, renommé IOPC depuis deux ans.»

L’Independent Office for Police Conduct (IOPC) est l’équivalent de l’IGPN français. Ses pouvoirs sont globalement les mêmes, mais il s’agit avant tout d’une agence civile, dont 18% sont des policiers ou d’anciens membres des forces de l’ordre, et qui revendique une certaine indépen-dance par rapport au ministère de l’Intérieur et à la police. «L’IOPC publie des comptes rendus des affaires dont elle est saisie sur son site internet, mais n’est plus aussi transparente depuis 2018. Toutes les informations ne sont pas intégralement disponibles en ligne», nuance la doctorante à Oxford.

Le problème majeur des forces de police reste aujourd’hui son rapport conflictuel avec les minorités. «Historiquement, la relation entre la police et la communauté noire a toujours été houleuse, des années 1950 à aujourd’hui. Il existe toujours un racisme institutionnel au sein de la police, malgré certaines avancées», explique Rose Lewis, militante antiracisme et membres de l’association de protection de femmes victimes de violences conjugales Sistah Space.

En 1999, le juge écossais William Macpherson avait publié un rapport accablant pour les forces de l’ordre, dénonçant une enquête biaisée de policiers racistes dans l’affaire du meurtre de Stephen Lawrence, en 1993, un étudiant noir de 18 ans tué à un arrêt de bus par deux jeunes Blancs. Le magistrat avait proposé 70 réformes pour lutter contre le racisme, qui ont conduit à des modifications importantes des pratiques policières.

Pourtant, le racisme persiste. Selon les dernières statistiques officielles du gouvernement britannique, les personnes noires ont neuf fois plus de risques d’être arrêtées et fouillées que les blanches. «ll y a cette perception que les jeunes Noirs sont membres de gangs. Gang Matrix, une base de données utilisée par la police de Londres fondée sur des préjugés raciaux, a montré qu’elle considérait les jeunes hommes comme des criminels. Jusqu’à présent, aucun policier n’a jamais été inculpé ou jugé pour un crime raciste au Royaume-Uni», affirme Rose Lewis.

Des statistiques récentes montrent également que les personnes noires ont 20% moins confiance en la police que les personnes blanches. «Pour les femmes noires, appeler la police reste une démarche difficile à faire en raison des expériences vécues: les violences conjugales ne sont pas prises au sérieux, les disparitions ou les meurtres ne sont pas traités avec la même rapidité. Il existe toujours une vraie défiance.»

Thomas Abgrall 6 avril 2021

http://www.slate.fr/

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05 avril 2021 ~ 0 Commentaire

jeunes (brest)

brest

Mobilisation!

Le mardi 16 mars, plus de 200 jeunes ont défilé à Brest à l’appel de 8 organisations de jeunesse. Un an après l’annonce du premier confinement, nous avons dénoncé avec force l’inaction du Gouvernement face à la situation catastrophique dans laquelle se trouve la jeunesse.
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Depuis plus d’un an maintenant la situation des jeunes se dégrade. 22% des jeunes actifs sont actuellement au chômage, plus d’un étudiant sur six est en situation de décrochage, le retard scolaire ne cesse de s’accumuler, et des dizaines de milliers de jeunes sont obligés de se tourner vers des organismes de distributions alimentaires. La précarité de nos situations, couplée avec le manque de perspectives quant à notre avenir, plonge de plus en plus de jeunes dans une détresse psychologique.
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Les mesures prises par le Gouvernement pour y répondre ne sont pas à la hauteur. Préférant créer des polémiques sur l’islamo-gauchisme ou bien l’UNEF. Et qui depuis le début de la pandémie n’a eu de cesse de nous infantiliser et vouloir créer une guerre intergénérationnelle.
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Pour les étudiant·e·s si, les repas à un euro et l’aide ponctuelle de 150 euros pour les boursier·ère·s en décembre sont à saluer, ils ne permettent pas de sortir les étudiant·e·s de la précarité. De même, l’aide de janvier annoncée par Emmanuel Macron n’a jamais vu le jour et l’ouverture des discussions pour une réforme des bourses se fait toujours attendre.
Pour les lycéen·ne·s, la situation n’est pas plus enviable.
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Alors que nous faisons face à une crise éducative sans précédent, le Gouvernement continue la sélection à l’entrée de l’université. Avec la fin du caractère national du baccalauréat, car en contrôle continu, la sélection sera plus inégalitaire que jamais. Alors que les conditions d’études au lycée sont plus que jamais dégradées, le ministre de l’éducation fait le choix de supprimer 1800 postes de professeurs : en refusant d’investir dans le service public, c’est le quotidien au lycée et l’avenir de tous les élèves qui est bradé.
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Pour lutter contre le chômage des jeunes, Jean Castex a lancé le plan “un jeune une solution” le 23 juillet dernier. Huit mois après, force est de constater que celui-ci ne fonctionne pas. Pire, en favorisant les CDD et les services civiques, il précarise encore davantage l’emploi des jeunes.
Malgré les mobilisations d’ampleur depuis plusieurs mois et le contexte inédit dans lequel se trouve la jeunesse, le Gouvernement refuse toujours d’écouter les revendications légitimes des organisations étudiantes, lycéennes et de jeunesse.
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Face au mépris du Président de la République et du Gouvernement, nous sommes déterminé·e·s à nous faire entendre. C’est pour cela que nous appelons l’ensemble des jeunes à se rassembler le 8 avril prochain à 12h à la Faculté Segalen.
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NOUS DEMANDONS POUR LA JEUNESSE 
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Pour les étudiant·e·s
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• Un plan d’urgence d’1,5 milliard d’euros contre la précarité étudiante débutant par une augmentation immédiate des bourses et des APL.
• La mise en place d’un filet de sécurité sociale pour l’ensemble des étudiant·e·s garantissant une protection sociale supérieure au seuil de pauvreté.
• L’embauche de personnels éducatifs, leur titularisation, la construction d’infrastructures pour rattraper le retard accumulé et faire face au décrochage.
• La mise en place d’un plan de retour à l’université pour la rentrée de septembre
2021.
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Pour les lycéen·nes
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• La fin de Parcoursup et de toute plateforme sélective post-baccalauréat.
• La non pénalisation des stages non réalisés au lycée et dans le supérieur.
• Un plan de recrutement massif d’enseignant·e·s pour rattraper le retard.
Pour l’emploi des jeunes :
• L’ouverture immédiate du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans en insertion.
• La suppression des contrats précaires pour tendre vers le CDI et la titularisation comme norme d’embauche.
• L’interdiction de toute rémunération en dessous du SMIC, même pour les services civiques, stages et apprentissages.
• Un plan de recrutement pour les jeunes dans la santé, l’éducation, les transports et l’énergie.
• La rémunération des stages minimum au SMIC dès la première heure travaillée.
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Jeunes Communistes (MJCF), Jeunes Insoumis-es, Jeunes Socialistes, Collectif des Jeunes de Bretagne (CJB), Union National Lycéenne (UNL), Une Alternative pour l’UBO, Confédération Nationale du Travail (CNT), West’Up

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04 avril 2021 ~ 0 Commentaire

remi fraisse (le canard enchaîné)

remi

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03 avril 2021 ~ 0 Commentaire

nord de l’irlande (the guardian)

eiri amach 1916

En 1916, l’Irlande commençait sa libération

La première ministre d’Irlande du Nord se joint aux appels au calme après les émeutes de Belfast

Arlene Foster appelle les jeunes à ne pas se joindre à la violence après que huit policiers aient été blessés dans un quartier loyaliste. De violents troubles dans le quartier loyaliste de Sandy Row, à Belfast, vendredi. Huit personnes ont été arrêtées, dont un jeune de 13 ans.

Le premier ministre de Stormont s’est joint aux appels au calme lancés après les émeutes de Belfast, exhortant les jeunes à « ne pas se laisser entraîner dans le désordre » et les parents à protéger leurs enfants.

Huit policiers ont été blessés après avoir été bombardés de bouteilles, de briques et de feux d’artifice dans un quartier loyaliste de la capitale nord-irlandaise vendredi soir. Huit personnes ont été arrêtées, dont un garçon de 13 ans.

Arlene Foster, la chef du Parti Unioniste Démocratique (DUP), a déclaré : « Je sais que beaucoup de nos jeunes sont extrêmement frustrés par les événements de la semaine dernière, mais blesser des policiers n’arrangera pas les choses. Et j’envoie mon soutien à tous les policiers de base qui sont en service pendant ce week-end de Pâques.

« J’appelle nos jeunes à ne pas se laisser entraîner dans des désordres qui les conduiraient à des condamnations pénales et à gâcher leur propre vie. Je demande également aux parents de jouer leur rôle et d’être proactifs dans la protection de leurs jeunes adultes. »

Le secrétaire d’Irlande du Nord, Brandon Lewis, a qualifié l’incident de « totalement inacceptable ».

« La violence n’est jamais la réponse. Elle n’a pas sa place dans la société », a déclaré M. Lewis. « Elle est indésirable, injustifiée et je soutiens pleinement l’appel au calme lancé par le PSNI [Service de police d'Irlande du Nord]. » Il a également déclaré que ses pensées allaient aux huit officiers blessés.

Les émeutes de Sandy Row font suite à quatre nuits consécutives de troubles dans le quartier unioniste de Waterside, à Derry. Elles s’inscrivent dans un contexte de tensions au sein du loyalisme en Irlande du Nord.

Les loyalistes et les unionistes ont fait valoir que les accords commerciaux post-Brexit créent des barrières entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.

Les tensions sont encore montées d’un cran cette semaine après que les autorités ont décidé de ne pas poursuivre 24 politiciens du Sinn Féin pour leur participation à des funérailles républicaines de grande envergure pendant les restrictions du Covid-19.

Les principaux partis unionistes ont exigé la démission de Simon Byrne, le chef de la police du PSNI, affirmant qu’il a perdu la confiance de la communauté.

Vendredi soir, le commandant du district de Belfast, Simon Walls, a déclaré qu’une « petite manifestation locale s’est rapidement transformée en une attaque contre la police ».

Samedi, il a qualifié de « véritable tragédie » le fait que des enfants de 13 et 14 ans figurent parmi les personnes arrêtées. « Je pense que c’est une tragédie que n’importe quel enfant d’Irlande du Nord soit assis dans une salle de garde à vue ce matin et qu’il soit confronté à une enquête criminelle, à la possibilité d’être inculpé et à la possibilité de faire face à une condamnation pénale », a-t-il déclaré.

« Cela ne devrait pas se produire. Et c’est pourquoi je tiens à ce que les personnes influentes essaient de demander à quiconque a l’intention de recourir à la violence de prendre du recul. Ce n’est pas le moyen de résoudre les tensions ou les disputes.

« J’encourage tous ceux qui ont de l’influence à l’utiliser maintenant et à mettre fin aux émeutes avant que quelqu’un d’autre ne soit blessé, ou pire.

« Les communautés locales ne veulent pas être entraînées dans le passé. Elles méritent de vivre dans des zones sûres et paisibles, à l’abri des émeutes, de la violence et de la destruction gratuite de leurs communautés », a-t-il ajouté.

Sam 3 Avr 2021

https://www.theguardian.com/

Commentaires:

Les « catholiques » nationalistes ne sont pas concernés, ils ont voté contre le Brexit et sont pro-européens. Ici, il s’agit de jeunes des quartiers « loyalistes », une forme extrême d’Unionisme (avec le Royaume Uni). Or les Unionistes officiels (proches des Conservateurs) ont été battus et remplacés à la tête du gouvernement de « Stormont » (ou figure aussi Sinn Fein), par le DUP « proche des milices loyalistes ». C’est donc une affaire interne à l’extrême droite, ce qui montre une crise supplémentaire du processus de Paix. Le PSNI est la police du Nord, longtemps exclusivement « protestante ».

Le racisme des loyalistes ne s’applique pas qu’aux « papistes », ils s’attaquent aussi aux immigrés, aux réfugiés, aux femmes et LGTB.

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29 mars 2021 ~ 0 Commentaire

carhaix (fr3)

clim a

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Carhaix. Tous les vendredis, Maiwenn et Gwennaig se mettent en grève pour le climat

A la manière des Fridays for future initiés par Greta Thunberg, Maiwenn et Gwennaig sont en grève chaque vendredi pour le climat. Les deux lycéennes s’installent devant la mairie de Carhaix. Elles dénoncent le projet de loi Climat, « qui n’est pas à la hauteur de l’urgence écologique ».

Comme tous les vendredis, Maiwenn et Gwennaig s’installent au pied de la mairie de Carhaix. Assises par-terre, sous la pluie, une pancarte devant elles avec cette phrase écrite en breton : « harz-labour evit an hin » (« grève pour le climat »).

Ces deux élèves de terminale du lycée Diwan marchent dans les pas de Greta Thunberg et ont même rejoint le mouvement Youth for climate. « Les belles paroles, cela ne suffit pas. On demande des actions » disent-elles d’une même voix.

« La loi n’est pas à la hauteur de l’urgence »

« C’est pas évident de faire grève comme ça, tous les vendredis, explique Gwennaig, mais il faut se mobiliser, que tout le monde se rende compte que les choses doivent vraiment changer maintenant ».

La jeune fille de 17 ans pointe du doigt le projet de loi Climat qui reviendra à l’Assemblée nationale dès lundi 29 mars. Un texte « vide de sens » qui, selon elle, a « totalement dénaturé les propositions faites par la Convention citoyenne pour le climat ». « Là, explique-t-elle, on se retrouve avec une loi qui n’aura aucun impact sur la crise écologique. Les mesures ne sont pas à la hauteur de l’urgence ».

Maiwenn ne cache pas non plus sa déception : « la Convention citoyenne a fait un travail énorme pour proposer des actions au gouvernement, souligne-t-elle. Ce projet de loi est une honte ! ».

« Il est temps d’agir »

A la veille de l’examen du texte de loi à l’Assemblée nationale, une marche « pour une vraie loi climat » est prévue ce dimanche 28 mars un peu partout en France. En Bretagne, la mobilisation se déroulera notamment à Saint-Malo, Morlaix, Vitré ou encore Saint-Brieuc. Les deux lycéennes de Carhaix y participeront, comme elles ont participé au rassemblement de vendredi dernier qui avait réuni plus de 200 jeunes dans les rues de Carhaix.

Maiwenn et Gwennaig veulent aussi « attirer l’attention du plus grand nombre » quand elles s’assoient, chaque vendredi, devant la mairie. « Les gens ralentissent, nous font des appels de phares, relate Maiwenn. Ils lèvent le pouce pour nous encourager. Notre grève hebdomadaire pour le climat les questionne. Et nous, nous répondons qu’il est temps d’agir si nous voulons sauver la planète ».

27/03/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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28 mars 2021 ~ 0 Commentaire

loi climat (le télégramme)

28 mars

Loi Climat : quelques milliers de manifestants dans la rue en Bretagne ce dimanche

À la veille de l’examen de la loi Climat à l’Assemblée nationale, une dizaine de manifestations étaient prévues ce week-end en Bretagne. Des rassemblements de citoyens déterminés à faire pression sur le gouvernement.

Ils veulent « une vraie loi climat ». Très critiques face au texte gouvernemental, des associations environnementales ont manifesté ce dimanche, en Bretagne comme partout en France, à la veille du coup d’envoi des débats dans l’hémicycle de l’Assemblée sur le texte de loi Climat et résilience, où la majorité présidentielle veut défendre un projet de loi « d’équilibre » et « d’écologie du quotidien ».

Les manifestants étendaient dénoncer le « manque d’ambition » du texte et « les manœuvres qui tentent de l’affaiblir », et exiger une « vraie loi à la hauteur de l’urgence écologique » qui prend en compte « les mesures votées par les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat ».

« Le gouvernement, après s’être renié sur de nombreux sujets et avoir été reconnu coupable d’inaction climatique, a mis de côté ou considérablement amoindri les propositions de la Convention citoyenne pour le climat que cette loi était censée reprendre », dénoncent les organisateurs.

Loi Climat : quelques milliers de manifestants dans la rue en Bretagne ce dimanche

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1 500 personnes marchent pour une « vraie loi climat » ce dimanche à Nantes

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https://www.letelegramme.fr/

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25 mars 2021 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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Occupations dans la culture: «Pas de réouverture sans droits sociaux pour toutes et tous»

Plus de trois semaines après le début du mouvement, parti du théâtre de l’Odéon, le nombre de lieux culturels occupés a connu une véritable explosion : 72 occupations alors que nous écrivons. Une vague puissante et rendue visible, notamment autour des performances de plusieurs artistes et syndicalistes à la cérémonie des Césars.

Lactrice Corinne Masiero, occupante du théâtre Sébastopol à Lille, a ainsi focalisé toutes les attaques sexistes et les procès en bon goût venus de la bourgeoisie réactionnaire. La ministre, ironie suprême, s’est lamentée publiquement de voir les travailleurEs de la Culture « piétiner leur outil de travail » !

La même qui met en œuvre une casse organisée et une précarisation de nos métiers… et qui devrait peut-être commencer par se préoccuper du respect des conditions sanitaires par elle-même et son entourage. Rappelons ici que les occupantEs savent mieux que quiconque, à commencer par le gouvernement, comment prendre soin de leurs outils de travail et de la santé de toutes et tous, car ils et elles le font au quotidien.

Multiplication des occupations et des situations

Une des difficultés aujourd’hui rencontrées par le mouvement est le décalage de temporalité entre les premiers lieux à être entrés dans la lutte et ceux qui en sont à leur première semaine, voire leurs premiers jours. Les discussions y sont évidemment différentes, à la fois en termes d’organisation mais également sur l’appréciation de la situation. Une occupation longue crée le temps des discussions et des élaborations politiques, mais également celui d’une proximité et d’une fatigue physique et émotionnelle.

Les nécessités et les urgences ne sont pas les mêmes… et par ailleurs toutes les occupations ne se ressemblent pas ! Il y a nécessité pour ce mouvement d’avancer à plusieurs vitesses, en tirant vers une centralisation démocratique mais sans pour autant « aller trop vite », en laissant à celles et ceux qui rejoignent le mouvement le temps de la construction.

Malgré les diversités des situations selon les villes, les occupations sont quasi partout consenties par les directions et parfois même impulsées ou organisées par elles en lien avec les mairies. Le rapport de forces traversant nos milieux et les tensions politiques existantes au sein de ce mouvement y sont parfois floues. Une situation par ailleurs à l’image d’une difficulté propre au milieu qui sous prétexte de « la grande famille du spectacle » a tendance à essayer de gommer et réduire au silence les rapports de domination et d’exploitation. Un autre enjeu classique des dernières cérémonies des Césars d’ailleurs !

Au premier rang de ceux qui mènent cette politique du « rassemblement » derrière les directions d’établissement et le gouvernement : le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac). Leur initiative de mobilisation, un rassemblement appelé ce samedi, symboliquement devant le théâtre de la Colline (plutôt que l’Odéon), avait un titre qui laissait peu d’ambiguïté : « Pour une refondation de la politique culturelle : appel à un nouveau contrat républicain. »

Occuper, à tout prix ? 

Les contradictions de ces situations, ainsi que les nombreuses contraintes d’occupation liées à la situation sanitaire, polarisent une attention énorme et un temps logistique considérable, y compris en termes de discussions. Concrètement, le risque que les occupantEs se retrouvent à une poignée à dormir sur place sans que cela puisse être lié à un enjeu d’ouverture du lieu en journée vers l’extérieur est présent.

L’impératif d’élargissement de ce mouvement est-il toujours compatible avec le maintien d’une occupation qui n’est parfois que symbolique ? La question se pose dans un certain nombre de lieux.

Pourtant le potentiel de ce mouvement et ses tâches sont aujourd’hui nombreuses et enthousiasmantes ! Il existe un véritable enjeu de consolidation, d’abord pour nous à la base : comment faire pour relayer ces revendications dans les secteurs culturels pour que le mouvement y devienne majoritaire ?

Il existe par exemple aujourd’hui de nombreuses luttes isolées de précaires de la culture dans les bibliothèques et le secteur patrimonial. Elles ont évidemment toutes leur place au sein du mouvement.

Occupons partout 

La revendication centrale du mouvement, autour du retrait de la réforme de l’assurance chômage, est au cœur de l’enjeu de l’élargissement. Il est d’ailleurs symptomatique de voir les rassemblements et parfois même les occupations d’agences Pôle emploi se développer ! Tout en portant des revendications propres au secteur culturel, la force du mouvement réside en effet dans l’enjeu du retrait de cette réforme.

Toutes les intermittentEs du travail sont évidemment touchées par cette crise et le seront encore plus par cette réforme inique qui vise à réduire encore l’accès aux droits et le montant des indemnisations des plus précaires et pauvres !

Les vendredis de la colère

C’est le sens de l’appel lancé par le collectif constitué de dizaines de lieux d’occupation et d’interluttantEs à travers le pays : les « vendredis de la colère » contre la réforme de l’assurance chômage. Selon leurs propres mots : « Nous, occupantEs des lieux de culture, affirmons que notre lutte dépasse les revendications du secteur culturel et appelons à la mobilisation générale contre le projet de réforme de l’assurance chômage. »

Ils et elles appellent ainsi à des journées d’actions et de mobilisations partout, où pourront converger l’ensemble des secteurs touchés par les licenciements et la crise… Il y a urgence à ce que l’ensemble du monde du travail se saisisse de cette date, et des suivantes. Contre ce gouvernement autoritaire, assassin, plus que jamais : il est temps de cultiver nos luttes !

Manon Boltansky Hebdo L’Anticapitaliste (25/03/2021)

https://lanticapitaliste.org/

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