Archive | Internet

25 juin 2016 ~ 0 Commentaire

merci patron! (fr3)

nsa-obama-humor

Licencié après en avoir proposé la diffusion 

En mars dernier un ingénieur dinanais envoie un mail aux syndicats de Renault pour faire la promotion de « Merci Patron ! », le film de François Ruffin. Le lendemain il est mis à pied par son entreprise, sous traitante du constructeur automobile.

Henri (prénom modifié), un ingénieur originaire de Dinan, travaillait depuis dix ans pour des entreprises prestataires de Renault. Depuis deux ans il exerçait ses responsabilités au sein du technocentre Renault de Guyancourt, le plus grand centre de recherche et dévelop- pement en France. Jusque là tout va bien. Mais Henri sur son temps libre est aussi bénévole pour le journal alternatif Fakir.

Licencié pour avoir proposé la projection gratuite de « Merci Patron ! « 

Le 15 mars dernier il envoie une dizaine de mails à différents syndicats de Renault pour leur proposer une diffusion gratuite du film. Un courrier électronique envoyé depuis chez lui et depuis son ordinateur personnel. Pourtant le lendemain matin le patron d’Henri l’appelle. Renault a transmis son mail et exige qu’Henri quitte le site. A 15h il est convoqué pour un entretien et est mis à pied. Henri enregistre cet échange avec son directeur pour « être sûr de ce qu’il allait entendre » : « Ils surveillent… ils surveillent les mails des syndicalistes »  lance le PDG, et de conclure « tu as fait une grosse bêtise ». Le PDG lui annonce alors son intention de le licencier. « J’étais scié  » raconte Henri à nos confrères du Télégramme.

La toile s’empare de l’affaire en pleine saison des nuits debout

Henri décide de ne pas se laisser faire et raconte ses déboires aux journalistes de Fakir. Il leur confie également l’enregistrement de l’échange avec son employeur. La publication de son témoignage fait immédiatement le buzz. Cette vilaine publicité deviendra la faute invoquée pour justifier son licenciement lors de son entretien préalable

La liberté d’expression bafouée ?

Comment Renault a pu être informé de ce mail ? Les journalistes de Fakir et Mediapart  s’inter- rogent et publient différents articles. L’affaire prend une toute autre ampleur…. Pour l’avocate d’Henri, Maître Dufresne Castets (également avocate de la CGT Renault) Henri est un lanceur d’alerte et le motif de son licenciement est un prétexte. Bien embarrassé, Renault se défend de surveiller les messageries des syndicalistes mais affirme que les messageries professionnelles ne doivent pas être utilisées à but promotionnel. Et d’ajouter « c’est un contentieux entre ce monsieur et son employeur ». L’affaire sera jugée en référé le vendredi 1er juillet. Délibéré attendu quinze jours plus tard. M.V. avec fakirpresse.info et letelegramme.fr 24 juin 2016

http://france3-regions.francetvinfo.fr/licencie-apres-avoir-propose-la-diffusion-de-merci-patron

Lire la suite

26 mai 2016 ~ 0 Commentaire

anti-k

internet uete

Participez aux ateliers Anti-K pendant l’U d’été 2016 du NPA

Vous aurez cette année plus de raisons que jamais d’aller vous armer d’infos, de stratégie et de tactique à l’U d’été du NPA.

En voici une de plus : connaître et renforcer Anti-K.org. Nous avons profité de la dernière Université d’été du NPA, en Aout dernier, pour informer les 700 participants de l’existence du site et surtout pour les consulter sur le fond et la forme du site. Nous en avons tiré quelques leçons utiles. Le site en est sorti renforcé et a gagné des milliers de lecteurs dont vous faites partie. Et la lecture du site explose dès que s’accélère la lutte des classes, comme c’est le cas ces jours-ci, vers un tous ensemble pour le retrait de la loi travail et construire un autre monde.

Mais pas question pour notre petite équipe, dont tous les membres seront à votre dispo- sition lors de l’U d’été du NPA, de faire d’autosatisfaction. Pour que le mouvement social et politique, déjà passé de l’indignation à la révolte, aille jusqu’à la Sociale, c’est à dire la démo- cratie réelle, soit le contrôle de l’économie par les producteurs, il faut, entre autres conditions, développer au plus vite la conscience anticapitaliste, autrement dit révolutionnaire. Le travail à faire reste considérable, passionnant et inéluctable.

Anti-K est né comme un des outils de cette bataille. Son prochain grand pas en avant aura lieu lors de quatre ateliers thématiques,  sur la forme, le contenu,  la diffusion du site, et son dépassement national et international, lors de la prochaine Université d’été du NPA (du 23 ou 26 Aout à Port Leucate, Aude).

Vous êtes invités à participer à ces ateliers : de 17 :00 à 18:30 chaque jour. Nous pren- drons le temps de rassembler toutes les critiques et suggestions, et surtout, de trouver la forme et les moyens de les mettre en œuvre.

En plus, ceux qui veulent rejoindre la petite équipe d’animation, soit faire de la veille d’infos ou écrire directement des articles, sont aussi invités à l’une des quatre matinées de formation. Tous les camarades intéressés par Anti-K.org, comme lecteurs ou contributeurs, sont invités à ces ateliers. Nous communiquerons d’ici quelques deux semaines, soit après vos critiques et suggestions, le calendrier exact des ateliers de discussion et de formation organisés par l’équipe d’animation de Anti-K.org.

Comment en une matinée à l’Université d’été du NPA devenir veilleur ou contributeur d’Anti-K ?

Vous connaissez un peu déjà ou aimez la pédagogie, ou l’Asie du Sud Est, ou la psychiatrie, ou le droit du travail, ou la bataille antifa, ou l’agriculture bio, ou l’industrie du parfum, ou le cinéma militant, ou la chanson engagée, ou l’urbanisme, ou même la spéculation sur l’or et la bourse. C’est parfait. Ou vous voulez apprendre sur la globalisation, les finances, la fiscalité, le taux de profit. Parfait, c’est le lieu de lire, apprendre et en même temps aider les autres à s’informer ! Tout est bon dans la bataille de l’info contre les Lagardère, Bolloré, Arnault, et les médias officiels. Vous avez votre place dans l’équipe d’Anti-K.

Pour poster vous-même les articles ou informations que vous trouvez en faisant veille d’actualité avec un camarade déjà contributeur, amenez à l’U d’été du NPA :

-un ordi portable,

-un téléphone que vous connecterez par câble à l’ordi, pour être sûr d’avoir accès internet

Faites cela deux heures un matin avec l’un d’entre nous, et le lendemain, vous pourrez veiller et poster sur un thème de votre choix. Et le faire tout seul. C’est facile, car nous avons la meilleure version de WordPress !

Sans attendre, nous sommes immédiatement preneurs d’articles, infos, critiques, débats et de toute suggestion !

26 mai 2016

Pour tout contact : gte@anti-k.org

http://www.anti-k.org/participez-aux-ateliers-anti-k-pendant-lu-dete-2016-du-npa

Port-Leucate 8e Université d’été du NPA

La prochaine Université d’été du NPA a lieu du mardi 23 au vendredi 26 août à Rives des Corbières (Port-Leucate). Accueil des participantEs le lundi 22 août à partir de 14h, départ le samedi 27 août après le petit-déjeuner.

Pour info, la rentrée scolaire des élèves a lieu le jeudi suivant, c’est-à-dire le 1er septembre (la prérentrée enseignante se faisant la veille, mercredi 31 août).

Pour s’inscrire à l’Université d’été

Lire la suite

13 mai 2016 ~ 0 Commentaire

après l’obsolescence programmée (basta)

gargamel

Google invente « l’obsolescence connectée »

Les objets connectés sont à la mode. De la montre au frigo en passant par le lave-linge, la voiture ou le thermostat, de plus en plus d’objets du quotidien sont désormais connectés à internet.

L’objectif ? Nous faciliter la vie, disent les constructeurs… Qui n’a jamais eu envie de lancer son chauffage ou sa machine à laver à distance, avant de rentrer chez lui ? N’est-il pas plus simple de mettre à jour automatiquement les cartes routières du système de guidage de votre véhicule ? Mais si l’objet est connecté, son fabricant peut aussi le désactiver. C’est ce qui va arriver le 15 mai aux propriétaires d’un boitier de « domotique » de la société Revolv. Une « centrale de contrôle » qui permet de gérer votre « maison connectée » – la musique, la lumière ou les détecteurs de fumée – via votre téléphone portable, tablette ou ordinateur.

Pionnière dans le domaine de la domotique, la société Revolv est rachetée en 2014, pour 3,2 milliards d’euros par Nest, une filiale de Google. Revolv vendait alors pour 300 dollars un boitier permettant de gérer différents appareils du domicile via un téléphone. Sauf qu’à partir du 15 mai, ce beau boitier sera aussi utile qu’un presse-papier [1].

Pourquoi ? Parce que Google en a décidé ainsi : le nouveau propriétaire de Revolv fait le choix de neutraliser à distance tous ces appareils. Le géant de l’informatique préfère dévelop- per sa filiale de domotique Nest : « Nous mettons toute notre énergie dans notre travail pour Nest et nous sommes incroyablement excités par ce que nous faisons », indique le site de Revolv. La loi américaine autorise l’entreprise à agir ainsi.

« Ce n’est pas encore un tremblement de terre, mais une secousse annonciatrice, analyse Cory Doctorow, journaliste, romancier et militant de l’Electronic Frontier Foundation, dans un article traduit par Framasoft. Qu’il s’agisse de votre voiture, de vos ampoules ou de votre stimulateur cardiaque, les objets que vous possédez reposent de plus en plus sur des logiciels en réseau.

Supprimez ces logiciels et ils deviennent des déchets électroniques inutilisables. » Et le journaliste de conclure en citant un utilisateur de Revolv : « Quel sera le prochain appareil que Google décidera de neutraliser ? S’ils arrêtent le support d’Android, vont-ils décider que dès le lendemain de l’expiration de la dernière garantie, votre téléphone va s’éteindre à jamais ? [...] Dans tous ces appareils, les aspects logiciels et matériels sont inextricablement liés. En vertu de quoi l’expiration d’une garantie donnerait-elle le droit de désactiver le fonctionnement d’un appareil ? »

Un abus de pouvoir de la part du géant américain ? En tout cas, un signe du peu de cas qu’il porte aux questions écologiques et à l’obsolescence de ses produits. Mais Google ne nous veut pas de mal – « don’t be evil » est sa devise –, Google fait juste des profits.  Mathieu Lapprand 13 mai 2016

Pour aller plus loin : The Guardian, Framablog, Numerama

A voir également : La campagne de Framasoft « Dégooglisons internet »

Lire la suite

03 mars 2016 ~ 0 Commentaire

le militantisme virtuel (tc)

Déborde le militantisme traditionnel

Le gouvernement est allé très loin dans la casse du code du travail avec son projet «Loi Travail» et elle ne passe pas inaperçue, loin s’en faut ! Sur nos lieux de travail, au café, sur internet, beaucoup se sont, à très juste titre, indigné-e-s par une attaque aussi brutale de nos droits.

Jusqu’à présent, les actions militantes sur internet n’ont pas souvent permis l’action collective, concrète, de la part des nombreux et nombreuses participant-e-s. Le clic, le like, et le retweet suffisent souvent pour se sentir agir, et canalisent une colère légitime. Le sentiment d’appartenance à la même classe, celles des opprimé-e-s, des exploité-e-s et des exclu-e-s n’était pas nourri par les actions virtuelles.

Il semble que les choses changent avec la sortie au grand jour de la loi Travail El Khomri.

Tout un milieu, souvent jeune, a réagi comme jamais auparavant en utilisant quelques-uns des outils internet pour lancer une mobilisation et une contre-attaque massive à ce projet de loi abject. Depuis quelque temps, on voir apparaître de plus en plus de youtubeur-euse-s qui portent un discours politique engagé à gauche :

Usul,

Bonjour Tristesse,

Osons causer,

le Fil d’Actu etc.

Face à loi El-Khomri, ils et elles ont pris l’initiative de se mettre en lien pour impulser une riposte. Cette mobilisation a pris de court toutes les organisations politiques et syndicales traditionnelles, les débordant même de l’intérieur.

3 outils de mobilisation sont utilisés :

  • Les pétition en ligne
  • Les événements Facebook
  • Une chaîne Youtube

La pétition en ligne sur change.org, qui demande purement et simplement le retrait de la loi, rassemble à ce jour près de 850 000 signatures. On le sait, 850 000 clics ne représentent pas 850 000 personnes prêtes à descendre dans la rue pour bloquer l’économie du pays jusqu’à la victoire (le retrait de la loi), mais, visiblement, pour une fois, cette immense mobili- sation virtuelle a obligé les organisations syndicales et politiques à emboîter le pas. Pourquoi ?

Sans doute parce que parmi ces centaines de milliers de signataires il y a un grande quantité de militants syndicaux et politiques qui ont voulu et veulent montrer par ce biais qu’il est possible de contourner, de dépasser leurs directions. Et cela est encore plus évident quand on s’intéresse au deuxième outil :

Les événements Facebook. Un événement central appelant à la mobilisation le 9 mars pour l’appel à la grève générale jusqu’à la victoire (le retrait total de la loi) a rassemblé plus de 45 000 inscriptions, dont, parmi elles, de très nombreuses UD syndicales. Mais ça ne s’est pas arrêté à cet appel central.

Des appels locaux, dans de nombreuses villes ont été lancés. A chaque fois à l’initiative de citoyens isolés ET d’Unions Départementales ou Locales de syndicats. La base s’organisant via le réseau social. La base n’attendant pas les mots d’ordres nationaux. La base s’émancipant. Mais tout ceci reste malgré tout assez « classique » quand on regarde les mots d’ordre et même les objectifs. Mais le troisième outil apporte une nouveauté.

La chaîne Youtube et son hashtag #onvautmieuxqueca . Avec cette initiative lancée par un collectif spontané de youtubeurs, on assiste à une véritable action politique, militante basée sur les témoignages de travailleurs-ses , précaires etc. qui seront directement impacté-e-s par la loi Travail.

Quel est l’intérêt et la particularité de cette action via cette chaîne Youtube ? C’est que cet outil est interactif. Il incite les gens à se filmer eux-mêmes pour témoigner. La chaîne Youtube ne sert à qu’à relayer la parole de tou-tes ces travailleur-ses. Il y a interactivité et donc prise en main, prise de conscience et auto-organisation. Apparemment la quasi-totalité des personnes qui envoient leur témoignage sont des non-encarté-e-s, pourtant très conscientisé-e-s.

Et, à travers cette initiative on ne peut plus dire que les gens ne se mouillent plus, on ne peut plus les accuser de simplement rester au chaud et cliquer à qui mieux mieux sur tout et n’importe quoi. Non, elles et ils se filment, à visage découvert. Ils et elles racontent, dénoncent, critiquent, prennent la parole pour dénoncer

  • Une loi qui casse le code du travail
  • Le massacre des acquis sociaux
  • L’exploitation des travailleurs, des jeunes etc.
  • L’esclavagisme moderne

Comme dans le cas des mobilisations annoncées via les événements FB, les gens n’hésitent pas à sortir, se montrer, signer et mettre un visage sur cette signature, une conscience.

Dans les 3 cas, on peut voir à la fois une mobilisation traditionnelle et une mobili- sation nouvelle. Les genres se mélangent. Et c’est sans doute cela qui fait la force de ce qui est en train de se passer et qui semble effrayer le gouvernement et peut-être aussi les orga- nisations militantes traditionnelles. Il n’est évidemment pas question d’opposer des formes de luttes entre elles, mais plutôt de tout entreprendre pour les faire converger.

Et au-delà, il faudra prolonger cette lutte, car la condition des salarié-e-s est déjà insup-portable sans la loi El-Khomri. Des vidéastes affirment une politique à l’opposé des Soral et consorts qui polluent le web, c’est extrêmement positif. Pour nous, en plus de ces critiques, il faut oser affirmer une alternative révolutionnaire. Wilbur Schäffer ( 2 mars 2016)

Le salariat #OnVautMieuxQueCa !

Pour les liens et les chiffres :

- La pétition « Loi travail : non, merci ! » plus de 847 000 signataires :

https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci

- L’événement du 9 mars « 9/03 GRÈVE GENERALE Nous exigeons le retrait de la loi « travail »" événement national : https://www.facebook.com/events/784059061724100/ (plus de 45 000 participants inscrits).

Une centaine d’événements locaux ont été lancés à la suite de l’appel national : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1CRSSqMgrHnyiGhZ-B73oSdOIEuYa8Z82StJ9_QUH4F8/edit#gid=0

- La chaîne Youtube #onvautmieuxqueca

https://www.youtube.com/channel/UCKUG4Vx53w7NyB2xpxKCOig (+ de 6 700 abonnés) ;

La page facebook https://www.facebook.com/OnVautMieux/ (plus de 43 800 « like » ; la première vidéo a été visionnée + d’1,3M de fois) Impossible de référencer toutes les pages FB reliées directement ou indirectement au hashtag #onvautmieuxqueca … d’ailleurs certains appels à la grève générale sont relayés sur des pages avec le hashtag #onvautmieuxqueca

Quimperlé: https://www.facebook.com/events/1017250381670144/

Lannion: https://www.facebook.com/events/171410343239812/

Lorient: https://www.facebook.com/events/1571953319794588/ 

Rennes: https://www.facebook.com/events/1573992576255818/

Nantes: https://www.facebook.com/events/1702811239962727/

http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=907

Lire la suite

28 février 2016 ~ 0 Commentaire

#on vaut mieux que ça (anti-k)

En réaction au projet de loi de El Connerie Khomri, des vidéastes du web ont décidé de réagir et on lancé une initiative baptisée « On vaut mieux que ça« .

Ils proposent aux gens de relayer les abus dont ils ont été victimes en tant que salariés, mais aussi d’informer autour de soi du projet du gouvernement en utilisant le hashtag #OnVautMieuxQueCa.

L’idée pour le gouvernement, c’est de tirer sur une corde déjà usée afin de transformer les salariés du privé en salariés précaires. Et ça soulève beaucoup de questions…

Comment faites-vous quand vous avez un prêt sur 25 ans pour une baraque et que d’un coup, l’entreprise baisse votre salaire ? Et ces astreintes qui vous obligent à rester à la maison, à côté du téléphone et qui seront décomptées de votre temps de repos ? Et quand vous vous ferez virer en mode plan social alors que l’entreprise se porte bien ? Et quand vous serez obligé de bosser 46h par semaine, sans être payé plus alors que vous devrez quand même assumer la rallonge financière pour faire garder vos gamins après l’école ?

Naitre, bosser et mourir. Déprimant comme programme non ?

Ça et tout le reste, c’est expliqué sur le site loitravail.lol qui est tout sauf « lol » et c’est accom- pagné de la pétition que je vous invite à signer. Ce qui est intéressant là dedans, c’est de voir que le gouvernement patauge dans la semoule pour contrer ces protestations sur le net.

Déjà, pour montrer l’exemple ils ont mis leur meilleure stagiaire (oui oui pour de vrai) aux commandes du compte Twitter @LoiTravail et La Ministre du « Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social » s’est même amusée à répondre en mode « noyons le poisson » sur la pétition. *

Comment voulez-vous croire quelqu’un qui n’initie aucune discussion, lève le drapeau du 49.3 et après vient bullshiter sur les réseaux sociaux ? Moi j’appelle pas ça faire du dialogue social mais plutôt « sortir les rames en mode galère ».

Je sais qu’en l’état, cette initiative « On vaut mieux que ça » n’a pas l’air très violente en terme de protestation, et qu’une révolution avec décapitations à la clé est beaucoup plus sexy pour les plus motivés d’entre-vous, mais sans aller jusque là, ça permettra au moins d’informer un max de monde sur cette loi et ça engendrera de nouvelles initiatives individuelles ou collec- tives. En tout cas, je trouve ça bien de voir que ces Youtubeurs font leur part et agissent à leur niveau.

Tous les gens avec qui je parle, de tous horizons et de toutes conditions en ont jusqu’à la nausée des politiques et les discours anti-gouvernement et anti-politiques se tendent beaucoup plus qu’avant. C’est le désespoir qui gagne du terrain, car chacun commence à prendre conscience que la solution ne sera pas et n’a jamais été dans les prochaines élections. 28 février

Voici la liste des manifestations du 9 mars à travers la France

Quimperlé: https://www.facebook.com/events/1017250381670144/

Lannion: https://www.facebook.com/events/171410343239812/

Lorient: https://www.facebook.com/events/1571953319794588/ 

Rennes: https://www.facebook.com/events/1573992576255818/

Nantes: https://www.facebook.com/events/1702811239962727/

http://www.anti-k.org/2016/02/28/on-vaut-mieux-que-ca/

Lire la suite

28 février 2016 ~ 0 Commentaire

you tubers contre la loi travail (asi)

Youtubeurs contre loi travail :

« On n’a pas à dire aux jeunes ce qu’ils doivent faire »

Usul, Osons Causer et l’impact du numérique sur la vie politique française

On vaut mieux que ça ! C’est le mot d’ordre lancé sur les réseaux sociaux sous forme de hashtag par un groupe de Youtubeurs opposés à l’avant-projet de loi du travail, dite loi El Khomri. Cette première mobilisation politique de Youtubeurs français n’est pas le seul mode d’irruption du numérique dans le débat politique. Simultanément, plusieurs responsables politiques français ont lancé des plateformes, parfois participatives, censées permettre de mobiliser leurs partisans. Comment passer de la mobilisation en ligne à la mobilisation dans la vraie vie ? Pour en discuter : Usul et Osons Causer, deux des Youtubeurs à l’origine de la campagne #OnVautMieuxQueÇa, Eve Zuckerman, responsable de la stratégie numérique d’Alain Juppé pour les primaires de la droite et du centre en 2016 et Bastien Lachaud, chargé de la stratégie numérique de Jean-Luc Mélenchon en vue de l’élection présidentielle de 2017.

http://www.arretsurimages.net/Youtubeurs-contre-loi-travail

Lire la suite

31 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

npa2009.org (npa)

internet

Action et réflexion au quotidien

Cela va maintenant faire deux ans que le site du NPA a été rénové. Il est entré dans une nouvelle phase, devenant plus réactif au quotidien, articulé à notre hebdomadaire et à la revue mensuelle.

Les résultats en terme de visites sont encourageants : nous avons retrouvé les 800 000 visites annuelles, chiffres de l’année de fondation du NPA, soit un peu moins de 70 000 par mois. L’année 2015 devrait même atteindre les 900 000 visites. Ce sont environ 40 000 visiteurs qui regardent régulièrement notre site chaque mois. A titre de comparaison, lemonde.fr reçoit environ 18 millions de visites par mois, lutte-ouvriere.org 10 à 20 000, lepartidegauche.fr 25 000, et frontnational.com… malheureusement 250 000…

Nous avons connu quelques succès comme des articles sur le crash de l’Airbus de la Germanwings (filiale de Lufthansa) qui a totalisé 110 000 visites à lui seul, la mort de Pasqua (13 000), ou les attentats de Charlie Hebdo (10 000)…

Un outil utile Aujourd’hui, nous entrons dans une seconde phase : il s’agit de faire du site un outil au quotidien. La rubrique npa2009.org/actualite fait le point sur les informations sociales, politiques, internationales et sur les luttes en cours. La rubrique npa2009.org/agir donne des outils (tracts, autocollants, affiches…) et informe des débats internes, de l’actualité des comités et de l’intervention dans les entreprises. La rubrique npa2009.org/idees rend compte des débats dans notre parti et dans le mouvement ouvrier dans son ensemble.

Nous tentons aussi d’améliorer notre couverture culturelle avec npa2009.org/idees/culture : films, livres, bandes dessinées, expositions… Enfin, npa2009.org/arguments aborde des dossiers plus précis. La prochaine étape sera de refondre le site pour gagner en cohérence, d’améliorer la couverture vidéo et la gestion des réseaux sociaux qui reste encore trop artisanale. Les militantEs et sympathisantEs sont invités à nous faire part des informations utiles, en nous contactant1.

Antoine Larrache Samedi 31 octobre 2015 Hebdo L’Anticapitaliste – 309 (29/10/2015)

Commentaire: Pour notre part le blog NPA 29 compte de 800 à 1000 visites quotidiennes, entre 20 et 30 000 par mois. On va vers 700 000 personnes et 1 million de pages vues depuis l’ouverture en mai 2013.

Lire la suite

17 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

numérique (al)

obsolescence

Le virtuel, une pollution réelle

Il y a quelques années, on pouvait penser que la «dématérialisation» des données pouvait être un progrès pour l’environnement. Depuis, on déchante: l’informatique, Internet et le numérique sont écologiquement nuisibles, et c’est de pire en pire.

Avec l’avènement du numérique, on avait pu imaginer la possibilité de ralentir la défores- tation grâce aux économies de papier, réduire les déplacements au moyen des vidéocon- férences et du télétravail, le tout sans impact environnemental. Bref, l’informatique et Internet allaient venir au secours de la planète. Mais c’était un excès d’optimisme.

En effet, sous son aspect dématérialisé, le numérique est lui aussi ancré dans un arsenal matériel très polluant et en constant développement. Quelques chiffres permettent de saisir l’augmentation de l’usage des nouvelles technologies ; ainsi aujourd’hui seuls 3 milliards de personnes (40 % de la population) utilisent Internet, via 2 milliards de mobiles et 1 milliard d’ordinateurs.

Ces terminaux d’accès ne représentent qu’une partie du matériel nécessaire à l’usage d’Internet. Effectivement au bout des câbles on trouve pas moins de 45 millions de serveurs tournant à plein temps et 800 millions d’équipements réseaux. Internet est ainsi au coude à coude avec le trafic aérien quant aux émissions de gaz à effet de serre. En 2035 on devrait compter 9 milliards d’utilisateurs ; la quantité de matériel nécessaire serait colossale. Et les dégâts sur l’environnement irréversibles.

Pollution à tous les étages On peut constater la pollution liée au numérique durant toutes les phases du cycle de vie des produits. Lors de la fabrication, le principal facteur impactant l’environnement est l’extraction des ressources nécessaires au fonctionnement du matériel électronique. L’extraction du silicium nécessite de grandes quantités d’eau. L’eau est égale- ment polluée près des mines par les phtalates et les métaux lourds.

La phase d’utilisation des produits est un poste important de dépense d’énergie. L’alimentation en électricité des centres de données, lieux de stockage des serveurs, repré- sente 1,1 à 1,5 % de la consommation mondiale. Les terminaux clients: ordinateurs, télé- phones, télévisions, montres connectées, etc. sont également très gourmands en énergie. De nouveau l’effet rebond joue à plein : plus les batteries sont puissantes, plus les appareils sont voraces.

Mais c’est l’utilisation de la bande passante qui est le premier consommateur d’énergie et évidemment, plus le débit s’améliore, plus la taille des documents augmente. L’utilisation de papier atteint des sommets, elle qu’on imaginait disparaître grâce à la lecture à l’écran et aux démarches en ligne. En moyenne, les salarié-e-s français effectueraient vingt-huit impressions par jour. Notons cependant que l’Ademe a calculé qu’imprimer un document de 200 pages impacte moins l’environnement que de le lire à l’écran (de quoi déculpabiliser plus d’un militant d’imprimer le manifeste pour une alternative libertaire).

La fin de vie d’un produit n’est pas plus reluisante: seuls 15 % des 42 milliards de kilos annuels de déchets électroniques sont collectés et recyclés par les filières officielles. La majorité sont traités en dehors de toute légalité, et on l’imagine aisément, sans la moindre attention aux impacts environnementaux. Ces déchets contiennent du mercure, du cad- mium, du chrome et d’autres substances très néfastes pour la santé et les écosystèmes). Outre l’obsolescence programmée (limitation de la durée de vie des appareils par des pannes aléatoires), ce sont les évolutions technologiques qui empêchent l’augmentation de la durée de vie des appareils : difficile de surfer aujourd’hui avec un appareil datant d’il y a quinze ans, même en parfait état de marche.

Marotte des « petits gestes » Pour autant, les acteurs économiques et les autorités pren- nent conscience de l’impossibilité de continuer à tenir le discours du zéro-impact. On ressort ainsi la marotte des «petits gestes». Vous savez, ceux que chacun devrait faire pour sauver la planète: outre l’extinction systématique des appareils, on nous invite à éviter les images trop lourdes dans les emails, à supprimer ceux dont on n’a pas besoin, à imprimer en noir et blanc, etc. Si ces gestes sont évidemment appelés à devenir des habitudes, n’oublions pas qu’un tiers seulement de la consommation électrique vient des terminaux clients. De plus la moitié de l’émission de gaz à effet de serre provient de la fabrication du matériel.

Obsolescence programmée Donc d’autres pistes doivent être étudiées pour réduire l’em- preinte écologique du numérique. La lutte contre l’obsolescence programmée est engagée. Effectivement la loi sur la transition énergétique prévoit une peine de deux ans d’emprison- nement et 300 000 euros d’amende pour les entreprises concernées. L’obsolescence ne serait pas limitée aux pannes, mais engloberait également l’aspect fonctionnel (mises à jour logicielles qui rendent caduques l’usage d’un appareil). La portée de la loi est cependant amoindrie par le fait qu’aucun minimum de durée de vie du produit n’est défini. On peut éga- lement imaginer la mise en place de dispositions permettant un remplacement facile de tous les composants d’un produit électronique.

La conception des logiciels et sites Internet doit aussi être révisée dans le sens d’un contrôle des ressources consommées. Les choix technologiques et fonctionnels doivent être guidés en priorité par la sobriété apportée au logiciel. Mais la logique commerciale dicte une tout autre voie: le tout «cloud»: stockage des informations et applications sur des ser- veurs, est très consommateur de bande passante, et doublonne bien souvent les quantités stockées (l’email est à la fois sur le serveur et sur l’appareil de l’utilisateur). En outre, on pourrait imaginer des quotas de stockage à ne pas dépasser, tant au niveau des données personnelles (emails, images), que de la consommation de bande passante.

Car la réflexion ne doit pas seulement porter sur la technique. L’usage doit aussi être questionné. Ainsi, sans jouer les père-la-morale, le fait que le tiers de la bande passante utili- sée concerne des sites pornographiques pose question. De même 25 % des recherches porte sur une thématique ayant trait à la pornographie.

La profusion d’information, parfois de qualité, la possibilité d’échanger facilement, de s’organiser et même de lutter, ne doit pas faire oublier que l’usage principal d’Internet, c’est l’activité commerciale : sites de présentation, e-commerce, publicité… Enfin au delà même des impacts environnementaux, il faudrait faire l’état des lieux de l’apport d’Internet pour la société : aspect social, sociétal, problématiques de santé. Peut-on se permettre Internet (la question est réellement ouverte) ? Éric (AL Auvergne 16 octobre 2015)

http://alternativelibertaire.org/?Numerique-Le-virtuel-une-pollution

Lire la suite

06 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (les inrocks)

aol

J’ai quitté le Minitel, je suis sur Twitter”

Chaque semaine, nous interrogeons une personnalité sur son rapport au web. L’ancien candidat à l’élection présidentielle, membre de la direction du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, nous livre ses considérations sur cet outil qu’il considère encore avec circonspection.

“Révolution 2.0”, manif en ligne, agit-prop numérique. Depuis de nombreuses années, les prophètes de la “révolution internet” n’en finissent plus de louer les capacités de cet outil pour mobiliser les masses et organiser des actions politiques. Du mouvement des Indignés en Espagne à Occupy Wall Street aux Etats-Unis, en passant par la révolution tunisienne, les réseaux sociaux ont en effet occupé une place prépondérante dans la vague de mouvements sociaux du début des années 2010.

Olivier Besancenot, membre de la direction du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), a obser- vé de près ces soulèvements contemporains. Mais il a toujours privilégié le tractage à l’an- cienne et les discours au porte-voix, aux agitations virtuelles. A l’occasion de la sortie de son livre, Le Véritable coût du capital (éd. Autrement), nous l’avons interrogé sur son rapport à internet.

Depuis peu, tu relayes personnellement sur ton compte Twitter des “paroles de guichet” entendues au bureau de La Poste où tu travailles, et des photos des luttes auxquelles tu participes. Pourquoi ?

Olivier Besancenot – Tout simplement parce que je sais désormais utiliser Twitter! rires Avant ce n’était pas moi qui m’en occupais, puis on m’appris. Je me suis dit : pourquoi pas ! Au guichet j’entends plein de trucs, souvent drôles – mais pas seulement. Je n’arrive même pas à tout retranscrire. Ce matin par exemple j’étais aux instances, et sur les quinze pre- mières lettres recommandées, j’ai vu une personne s’effondrer parce que c’était une fin de période d’essai, et une autre qui était convoquée pour un entretien préalable au licenciement. Au lendemain de l’émission Des paroles et des actes avec Manuel Valls [où le Premier ministre a réagi aux mauvais chiffres du chômage], tu te dis: voilà, ça fait deux chômeurs de plus…

Tu retranscris donc sur Twitter les scènes dont tu es parfois le témoin depuis ton guichet, et qui sont en lien avec le monde du travail ?

Oui, j’ai un retour en live de ce qui se passe dans la société, du moins en partie, mais aus- si de ce que les gens pensent de nous, pour le meilleur comme pour le pire. Ça a d’ailleurs commencé par une barre de rire. Une personne en avait marre d’attendre dans la file d’atten- te de mon guichet, et a lâché devant tout le monde: “Pour parler il parle bien, mais pour bosser c’est pas la même !”. (rires)

Tu as pris goût à ce réseau social ?

(Il fait la moue) Moi je suis un mec à l’ancienne, et je reste un mec à l’ancienne. Je n’ai jamais eu de théories sur l’usage des réseaux sociaux dans la lutte politique et sociale. Je pense qu’ils peuvent être un support extraordinaire, comme ils peuvent être un piège extraor- dinaire. Je ne vais pas jouer le postmoderniste : tous ceux qui me connaissent savent que je ne suis vraiment pas hyper-connecté. Je tweete et je snappe, c’est tout. Tout le monde se fout de ma gueule en me disant que j’ai basculé dans le 21è siècle. (rires) Mais je sais qu’autour de moi dans les quartiers ça a de l’importance. Des amis m’ont prouvé qu’ils faisaient du gros boulot grâce aux réseaux sociaux.

Pour des mobilisations? Oui, et pour faire circuler l’info aussi. Des connexions, des réseaux de quartier se forment. Mon pote Almamy Kanouté par exemple est très branché réseaux sociaux. Les antifa aussi. Ce qui est évident, parce que je l’ai vu en live, c’est que le mouvement des Indignés les a beaucoup utilisés.

Tu es allé sur place ?

Oui, je suis allé sur les places en Grèce et en Espagne, et aussi à New York pour le mouvement Occupy.

Et tu as constaté que les militants utilisaient internet ?

J’ai constaté que j’étais en noir et blanc, et que j’avais de grandes toiles d’araignée sous les bras, oui ! (rires) Même pendant les révolutions arabes d’ailleurs, je savais qu’internet pou- vait être utile. Les zapatistes lançaient déjà tous leurs appels sur internet. Je n’ai pas envie de me tenir particulièrement à la page à ce niveau-là, mais en même temps, il faut utili- ser tout ce qui peut permettre de tisser du lien, du “liénage” comme disent les Antillais.

Est-ce aussi un moyen pour toi d’accéder à des médias alternatifs, qui font entendre une voix dissonante par rapport à l’air du temps ?

Oui. Je vais sur des sites comme Ballast, MédiapartBellaciao, des trucs divers et variés. On m’envoie des vidéos aussi.

Tu penses faire d’internet un outil de propagation de tes idées ? Une vidéo de toi t’opposant à l’expulsion des migrants a été assez virale…

Je n’ai pas de stratégie à ce sujet. Je sais que ça a un impact. Mais je ne vais pas jouer de rôle, faire semblant, ce n’est pas mon genre. Je sais que ça a une place importante, mais je vais y aller step by step. J’ai quitté le Minitel, je suis sur Twitter, c’est déjà ça. (rires)

Personnellement comment utilises-tu internet ?

Je ne suis pas un geek, mais il m’arrive d’écouter un peu de son sur internet, de regarder des clips sur YouTube. Au niveau du rap, il y a des gars du quartier qui ne passent que sur internet au début, avant de sortir un disque. La Scred Connexion par exemple a un site pas mal. Même 18 Grammes, un mec du quartier. Ils m’invitent à aller voir, j’y vais, mais il faut me guider. 04/10/2015 | 12h04 Propos recueillis par Mathieu Dejean

capital

Le Véritable Coût du capital, d’Olivier Besancenot, éd. Autrement, 17€

http://www.lesinrocks.com/actualite/o-besancenot-jai-quitte-le-minitel-je-suis-sur-twitter-

Lire la suite

03 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

le projet de loi de surveillance internationale (gv)

nsa-obama-humor

Alarme les défenseurs de la liberté d’Internet mais peine à mobiliser

Dans la foulée de l’attaque contre Charlie Hebdo, et malgré l’opposition véhémente des groupes de défense des libertés civiles, l’Assemblée nationale française a adopté en mai 2015 un projet de loi permettant au gouvernement de surveiller les appels téléphoniques et les courriels de terroristes présumés sans l’autorisation préalable d’un juge.

Le projet de loi impose également aux fournisseurs de services Internet d’installer de soi-disant “boîtes noires” qui balaient et analysent les métadonnées sur des millions d’utili- sateurs du Web, et les oblige à mettre ces données gratuitement à la disposition des servi- ces de renseignement.

Le projet de loi permet également aux agents du renseignement de planter des micros, des caméras et des enregistreurs de frappe dans les habitations des terroristes présu- més. Selon la loi, le gouvernement peut autoriser la surveillance pour des raisons vague- ment définies comme “intérêts majeurs de la politique étrangère” et empêcher “la délinquance organisée.”

Des groupes de défense des libertés civiles, y compris Amnesty International, Article 19, le Comité pour la protection des journalistes et de Global Voices Advox ont co-signé une lettre écrite par le principal groupe de défense des droits numériques français La Quadrature du Net, publiée le 30 septembre et adressée aux députés français, suggérant toute une série d’amendements au projet de loi. (…)

Malgré les critiques fermes des groupes de défense des libertés civiles, le projet de loi n’a suscité qu’une une attention minimale du public et de la classe politique. Le Président français François Hollande avait demandé au Conseil constitutionnel d’examiner le projet de loi après qu’il ait été définitivement approuvé en juin ; c’était la première fois qu’un président consulte les tribunaux avant de permettre à une loi d’entrer en vigueur. (…)

Pour un examen détaillé des dispositions de cette proposition de loi complémentaire sur la surveillance internationale, lire l’analyse complète publiée par le magazine français L’Obs le 9 septembre. Les associations militantes pour les libertés civiles sont immédiatement montées au créneau après la large validation de la loi par le Conseil Constitutionnel.  Amnesty International France a dénoncé le projet de loi complémentaire comme un “grand coup contre les droits humains.” Sur le plan juridique, une action a été également entreprise auprès des tribunaux français, comme le précise European Digital Rights (EDRI, un collectif basé à Bruxelles).

Le 3 Septembre 2015, le fournisseur de service Internet (FSI) à but non lucratif, French Data Network (FDN) et la Fédération FDN (FFDN) ainsi qu’un groupe de défense des droits numériques La Quadrature du Net ont annoncé l’introduction de deux recours en justice auprès du Conseil d’Etat contre les activités de surveillance de l’Internet de la part des services de renseignement extérieur de la France, Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). La mobilisation autour du projet de loi s’accélère, mais avec un certain retard.Traduction publiée le 2 Octobre 2015 (Résumé)

https://fr.globalvoices.org/2015/10/02/190838/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin