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05 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Édito : yes we scan !

Édito : yes we scan ! dans Internet collectif-mickey-parade-n-142-mickey-espion-branche-revue-260212690_ml

Les prophéties orwelliennes n’en finissent pas de trouver réalité :

le dernière en date, le scandale de la NSA (National security agency), agence américaine d’espionnage… à l’écoute du monde. C’est l’ingénieur informaticien américain Edward Snowden qui a révélé l’étendue du réseau de surveillance américain, qui, loin de s’arrêter à ses propres frontières, espionne le monde entier. Les oreilles de la NSA sont par exemple capables de collecter près de 500 millions de « contacts » par mois en Allemagne. Cette nouvelle affaire fait suite au déjà oublié « Échelon », réseau de surveillance européen de la NSA, qui avait provoqué la constitution d’une commission d’enquête du Parlement européen à laquelle Alain Krivine, alors député européen, avait participé au début des années 2000.

Le scandale s’est amplifié quand Die Spiegel a révélé que des bâtiments de l’Union européenne sont aussi sur écoute. Il s’agit bien entendu d’une atteinte dramatique aux libertés publiques et individuelles, puisque n’importe quel quidam peut se retrouver espionné, de son mail à ses communications, par les différents barbouzes yankee, français ou encore anglais, tout autant qu’un état souverain. Une série de mots « suspects », prononcés ou écrits lors d’une conversation téléphonique ou électronique, et Big brother vous regarde… Il s’agit également du visage invisible de la guerre commerciale que se livrent les différents pays occidentaux, à l’image de la concurrence Airbus et Boeing, guerre qui conduit les États à mettre en place des moyens d’espionnage commercial et industriel.

Mais avec des lois de plus en plus liberticides, des nouvelles technologies (internet, smartphone, réseaux sociaux) qui nous fliquent, des multinationales telles que Google qui négocient avec des dictatures la mise en place de filtres sur le réseau, la surveillance des individus franchit aujourd’hui un seuil inégalé. Cet espionnage n’a pas servi à déjouer les attentats de 2001, mais est par contre responsable de la persécution à travers le monde de syndicalistes, de révolutionnaires comme celles et ceux assassinéEs ces deux dernières années en Égypte ou encore d’opposantEs comme en Chine. Alors attention : si vous dites « socialisme », « barricade », « action » et « États-Unis » au téléphone, Mickey est à l’écoute !

Jeudi 4 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 202 (04/07/13) Thibault Blondin

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05 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

« Independence Day » anti-NSA : l’Amérique se réveille ? (Rue 89)

« Independence Day » anti-NSA : l’Amérique se réveille ? (Rue 89) dans Internet nsa_spying

Des millions d’Américains se réunissent ce jeudi pour fêter, comme chaque année, l’Independence Day. Mais ce 4 juillet 2013 devrait avoir une tonalité originale : dans une centaine de villes, des manifestations doivent avoir lieu, non pour communier dans la liesse patriotique, mais pour protester contre la surveillance généralisée révélée par l’affaire Prism. La date n’est pas anodine : le quatrième jour de juillet pour défendre le quatrième amendement, celui qui affirme que « le droit des citoyens d’être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées, ne sera pas violé… ».

Les citoyens américains se mobilisent

L’Amérique finirait-elle par réagir au système intrusif mis en place par l’administration Bush et poursuivi par Obama ? C’est du moins ce qu’espèrent les initiateurs du mouvement Restore the Fourth et StopWatching.Us, épaulés et relayés par des organisations non-lucratives comme Fight for the Future ou Electronic Frontier Foundation. Selon Doug MacArthur, un des coordinateurs nationaux du mouvement, il s’agit avant tout de faire prendre conscience à un grand nombre de citoyens de l’importance du problème, en essayant d’être relayé par les grandes chaînes de télévision. Un « premier pas » avant d’engager « poursuites judiciaires, boycotts et lobbying politique ».

WordPress, Reddit et 550 000 signataires

Les deux sites n’ont pas trois semaines d’existence, mais ont tout de même réussi à rassembler plusieurs figures de la sphère publique comme privée. De nombreux acteurs du web se sont ainsi engagés à déployer une bannière « anti-NSA » sur leur page d’accueil. Parmi eux, la plateforme de blogs WordPress, le réseau social Reddit, le moteur de recherche DuckDuckGo, ou encore la Fondation américaine Mozilla. La pétition de « StopWatching.Us » demandant au Congrès la publication de l’ensemble des rapports de la NSA, a également collecté près de 550 000 signatures – dont celles du britannique Tim Berners-Lee, principal inventeur du web, de l’artiste chinois Ai Weiwei, ou encore de l’acteur américain John Cusack.

Une initiative qui peine à mobiliser

Le mouvement a peiné à faire parler de lui, notamment du fait de l’absence remarquée – et logique – des géants du web, accusés d’avoir collaboré avec le programme Prism. Les organisateurs espèrent réunir 20 000 personnes dans les rues des grandes villes (New York, Los Angeles et San Francisco). Des estimations loin d’égaler les manifestations de 2012, qui avaient suscité des rassemblements sans précédent contre les projets de loi sur le piratage en ligne SOPA et PIPA. L’initiative avait alors été épaulée par Google et Facebook, mais aussi de nombreux grands sites comme Wikipédia, qui avait fermé l’accès à son portail.

Deux manifestations prévues en Europe

Les Américains sont-il si peu concernés par la surveillance de la NSA ? C’est pour l’instant ce que laissent penser les sondages : la majorité des Américains n’y voient pas d’inconvénient, si cela sert à la lutte contre le terrorisme. Une position révoltante pour Craig Aaron, président de l’association Free Press :

« Je ne pense pas que nous devrions accorder du crédit à ceux qui suggèrent que les Américains se fichent de ce scandale. Ceux adoptant cette ligne espèrent simplement que les gens ne découvriront pas ce qui se passe réellement. »

De l’autre côté de l’Atlantique, l’initiative n’a guère capté plus d’attention avec seulement deux manifestations prévues à Munich et à Londres. L’unique message officiel est venu de la députée européenne Françoise Castex qui a garanti sur Twitter un soutien « unanime » des socialistes européens, réitérant également sa demande de gel des négociations transatlantiques. A 11 heures du matin sur la côte Est des Etats-Unis (17 heures à Paris), seulement quelques centaines de tweets faisaient mention du hashtag du mouvement #restorethe4th. Philippe Vion-Dury | Journaliste

http://www.rue89.com/2013/07/04/independence-day-anti-nsa-lamerique-reveille-243964

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03 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

En 2000 déjà le réseau « Echelon » de la NSA espionnait le monde

En 2000 déjà le réseau

Tout le monde s’indigne de la découverte d’un immense réseau d’espionnage américain dirigé par la NSA et capable d’espionner politiquement et économiquement le monde entier. Et pourtant cette découverte est ancienne. Le parlement européen avait même du créer en 2001 une « commission temporaire » pour enquêter sur ce réseau baptisé « Echelon ». Notre camarade Alain Krivine, alors député européen, faisait partie de la vingtaine de députés envoyés notamment aux USA pour mener « l’enquête » et de la petite minorité qui refusa de voter le rapport. Nous publions ici une interview de ce dernier pour RFI datant de mai 2001.

Le réseau Echelon et le «cynisme» américain

Une délégation des membres de la commission temporaire du Parlement européen chargée de faire la lumière sur le réseau d’écoutes électroniques Echelon s’est rendue du 8 au 11 mai dernier aux Etats-Unis pour y rencontrer différentes autorités. Entretien avec l’un de ses parlementaires-enquêteurs l’eurodéputé Alain Krivine, leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

RFI: Que s’est-il passé lors de votre mission à Washington ?
Alain Krivine:
La commission qui a été élue il y a un an, doit rendre un rapport en juin. Une délégation des coordinateurs de cette commission, un représentant par parti politique, soit une douzaine d’eurodéputés s’est rendue à Washington pour y rencontrer les trois plus importantes institutions dans l’enquête sur le réseau Echelon, c’est-à-dire la CIA (l’Agence américaine de renseignements), la NSA (l’Agence Nationale de Sécurité) et l’Advocate Center, un organisme lié au ministère de l’Economie et de l’Industrie dont les réunions ont lieu en présence de la CIA. La délégation a essuyé un refus. On a appris par courrier que ces rencontres ne pourraient avoir lieu. Ce refus est déjà une réponse politique. La délégation a donc décidé par mesure de rétorsion de rentrer un jour plus tôt. Nicole Fontaine, la présidente du Parlement européen a publié un communiqué de protestation sur l’attitude des autorités américaines par rapport à la commission. Il y a eu un «mini incident diplomatique» entre la commission et le Parlement d’un côté et les autorités américaines de l’autre. Lors de ce voyage, nous avons tout de même eu des discussions avec des personnalités officielles et des ONG qui travaillent sur le problème des écoutes parmi lesquelles des représentants de l’American civil liberties union (Aclu) et de l’Electronic privacy information center (Epic). Mais parmi les personnes que nous avons rencontrées, les interlocuteurs les plus intéressants ont été l’ancien directeur de la CIA, Jim Woolsey et la commission du renseignement de la Chambre des représentants qui est chargée de contrôler la totalité des services d’espionnage américains en liaison directe avec le président Bush.

RFI: Quelles sont les informations que vous avez pu tirer de ces différents entretiens ?
Alain Krivine :
Il en ressort un énorme cynisme. Leur réponse: les Etats-Unis ont une constitution qui respecte les droits de l’homme, donc il n’y a pas d’écoutes illégales. Les Etats-Unis ne font pas d’espionnage industriel sauf exception. Les Etats-Unis ne font pas d’espionnage des citoyens américains, car la Constitution l’interdit. Quant aux citoyens non-américains, les Etats-Unis ne font pas d’espionnage si ce n’est pour des raisons exceptionnelles comme le terrorisme. L’ancien chef de la CIA nous a dit également qu’il a pris connaissance du système Echelon par le livre du journaliste Duncan Campbell et par la presse européenne. C’est un peu grossier venant de la CIA. Quant à la commission du renseignement, quand on leur a demandé si Echelon existe. Ils ont répondu: no comment. En gros, cela n’a servi à rien. Cela ne fait que confirmer qu’il y a quelque chose qui existe. L’ancien chef de la CIA a reconnu qu’il y avait un espionnage en Europe dans trois domaines. Premier domaine où ils reconnaissent qu’ils font de l’espionnage industriel en Europe c’est pour vérifier s’il n’y a pas de commerce avec les pays qui sont sous embargo comme l’Irak, Cuba, etc. Deuxième domaine: les pays européens qui signent des traités commerciaux à coup de pots de vins. Dernier domaine où il reconnaît que les Etats-Unis font des écoutes industrielles des sociétés qui peuvent vendre du matériel militaire qui irait contre la stratégie américaine. Cela fait beaucoup. De leur côté, les ONG confirment qu’il y a un système d’espionnage, avec des relais dans le monde entier, notamment en Europe par le biais de la Grande-Bretagne. Par rapport à ce que l’on savait déjà, il n’y a rien de nouveau si ce n’est cette attitude insolente, hautaine et silencieuse des autorités américaines. Mais ce n’est pas étonnant.

RFI: Comment allez-vous poursuivre votre enquête ?
Alain Krivine:
La Commission s’est réunie mercredi 15 mai à Strasbourg pour faire le point. Le rapporteur de la commission, le social-démocrate allemand Gerhard Schmid nous a donné un pré-rapport de 100 pages qui compte servir de base pour son rapport qu’il publiera fin mai-début juin. Il veut notre avis. On se revoit à Bruxelles dans 15 jours. En juin la commission doit voter un rapport ou un contre-rapport, car il peut y avoir des avis contraires. Tout cela va passer vraisemblablement en septembre devant le Parlement. Le rapport dira qu’Echelon existe. Tout le monde en est convaincu. Après là où il peut y avoir des divergences c’est sur l’étendue, sur la signification politique et surtout sur les moyens de lutter contre. Mardi 2 juillet 2013 http://www.npa2009.org/node/37981

 

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

USA : internet, un immense réseau policier

USA : internet, un immense réseau policier dans Internet edward-snowden-en-attente-de-l-asile-politique-en-equateur_article_popin

Edward Snowden a dévoilé à la presse l’existence d’un programme de surveillance des communications aux États-Unis. Il est aujourd’hui réfugié à Hong Kong Ancien technicien de la CIA, il travaillait depuis quatre ans à la NSA (National security agency), agence chargée de capturer toutes formes de communication censées intéresser le monde du renseignement américain dont il a révélé des documents confidentiels. Ces révélations concernent la récolte depuis 2006 des données d’appels téléphoniques par l’opérateur Verizon, et vraisemblablement d’autres. Ils concernent aussi un programme appelé Prism qui vise à intercepter les communications d’internautes étrangers se situant hors des États-Unis, sur neuf grands réseaux sociaux comme Facebook.

Big brother « Je n’ai aucune intention de me cacher parce que je sais que je n’ai rien fait de mal », a-t-il déclaré, expliquant que son « seul but est d’informer le public sur ce qui a été fait en son nom et ce qui est fait contre lui ». « Je ne veux pas vivre dans une société qui fait ce genre de choses. Je ne veux pas vivre dans un monde où tout ce que je fais et dis est enregistré ». Il explique : « La NSA a construit une infra­structure qui lui permet d’intercepter presque tout. Avec cette capacité, la vaste majorité des communications humaines sont automatiquement ingérées sans ciblage. Si je veux voir vos courriels ou le numéro de téléphone de votre femme, je n’ai qu’à utiliser les interceptions. Je peux avoir nos courriels, mots de passe, enregistrements téléphoniques, cartes de crédit ». La NSA agit avec la complicité des géants de l’Internet : Microsoft, Apple, Google, Facebook, Skype, OAL, YouTube, PalTalk ou Yahoo. Obama a poursuivi la politique mise en place par Bush au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, avec le Patriot act qui a levé toute limite aux pouvoirs de surveillance et d’investigation des services américains. Il tente maintenant de sauver la face en donnant quelques garanties juridiques aux Européens et en se félicitant que le débat s’ouvre… Un débat que la CIA et le FBI ont tranché par avance.

Yvan Lemaitre Dimanche 23 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 200 (20/06/13)

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