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25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

livreurs (à-l’encontre basta )

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Les livreurs de Deliveroo s’engagent sur la voie de ceux et celles de Ryanair

Ce jeudi 25 octobre et ce vendredi 26 octobre, les représentants des livreurs et de 12 syndicats se réunissent à Bruxelles.

Ces livreurs sont devenus inévitables, parties intégrantes du paysage urbain de Londres, en passant par Rome, jusqu’à Paris et Bruxelles. Eux, ce sont cette nouvelle main-d’œuvre à bicyclette qui livre à domicile à toute heure du jour et de la nuit, de plus en plus de plats de restaurant pour le compte de «plateformes» comme Deliveroo, UberEats (les deux sont actives en Belgique) ou encore Foodora, autre leader de la «foodtech».

Eux, de plus en plus nombreux aussi, en ont surtout «marre de ne pas être entendus» par les multinationales qui les emploient «à la demande», sur leurs conditions de travail qu’ils estiment «déplorables, dangereuses, sous-payées et sous-protégées». Un peu partout en Europe, ils se sont donc organisés en collectifs pour défendre leurs droits ces deux dernières années. La Belgique ne fait pas exception avec plusieurs arrêts de travail chez les coursiers Deliveroo à son actif.

40 mobilisations en un an

L’AlterSummit ­– réseau européen qui rassemble des syndicats et des mouvements sociaux (en Belgique, les centrales FGTB: Fédération générale du travail de Belgique et CSC: Confédé-ration des syndicats chrétiens – réunissant une dizaine de pays a donc décidé de les réunir pour la première fois à Bruxelles. Afin de créer un début de mouvement paneuropéen coordonné.

Soixante livreurs appartenant à des collectifs et trente représentants d’organisations syndicales de douze pays (Royaume-Uni, France, Italie…) seront présents jeudi et vendredi, pour une première assemblée générale, des débats et une action sur deux roues dans les rues de la Capitale (Bruxelles), ce vendredi soir.

Une idée qui a émergé naturellement.

«Nous nous intéressions à la question de la main-d’œuvre des plateformes numériques. Puis nous avons remarqué que, rien qu’en 2017, quarante actions de livreurs (des grèves, des actions symboliques…) avaient eu lieu partout en Europe, en Belgique, les premières mobilisations datent de janvier 2018», explique Anne Dufresne, chercheuse au Gresea, Groupe de recherche pour une économie alternative et co-organisatrice de l’assemblée générale européenne des coursiers .

Détail qui a tout son poids:

les syndicats classiques, qui normalement ne «couvrent» pas une main-d’œuvre indépendante [qui est donc considérée comme auto-entrepreneuse], ont un peu partout approché ces mouvements ou y ont apporté leur soutien (logistique et d’audience).

La démarche pensée par AlterSummit est donc simple, même si elle est compliquée à traduire en pratique

puisque les plateformes qui ont créé cette nouvelle forme de travail à la demande sont des transnationales, il faut leur répondre par une mobilisation transnationale. «Nous avons donc demandé aux collectifs de livreurs de nous expliquer ce qu’ils portaient comme revendications dans leurs douze pays respectifs. Tout en nous intéressant aux statuts sous lesquels étaient employés ces coursiers et à la manière dont ils étaient rémunérés», poursuit la chercheuse.

Une cartographie qui révèle des fortes différences mais également un socle possible pour des revendications et des actions communes.

«Aux Pays-Bas et en Autriche par exemple, les coursiers opèrent déjà sous un statut d’employé. Tandis que dans d’autres pays, ils sont indépendants. Mais les doléances sont finalement partout les mêmes: elles tournent autour d’un salaire horaire, d’une requalification du statut, d’une vraie protection sociale. La garantie du travail aussi est centrale puisque ces plateformes emploient quand elles le souhaitent.» Un appel auquel les organisations locales ont répondu en masse, selon AlterSummit qui assure «avoir dû limiter le nombre de participants à cette première réunion en sélectionnant des livreurs déjà très actifs au niveau local et des organisations syndicales également impliquées».

Une enquête belge toujours en cours

La question du statut des livreurs est bien sûr ici centrale: doivent-ils être reconnus comme des salarié·e·s de ces plateformes dites collaboratives ou comme des travailleurs/travailleuses indépendants libres de leurs mouvements? En Belgique, en raison du statut fiscal «spécial économie collaborative», la problématique est encore plus épineuse.

Deliveroo et UberEats, toutes deux actives en Belgique, disposent d’un agrément délivré par le pouvoir fédéral: les livreurs peuvent donc effectuer des prestations (jusqu’à 5 100 euros par an), quasi défiscalisées, sans se soumettre au statut d’indépendant.

Depuis de longs mois, l’Auditorat du travail, en collaboration avec l’Inspection sociale et l’ONSS (Office national de sécurité sociale), tente donc de trancher l’épineuse question à la demande du ministre de l’Emploi, Kris Peeters. «Nous irons au bout de l’enquête, assure la substitute générale de l’Auditorat, Nadine Meunier.

Mais notamment en raison du glissement vers le statut de l’économie collaborative, cela prend beaucoup de temps, nous ne pouvons rien éluder sur une telle problématique.» Il y a deux semaines, une nouvelle salve de livreurs a, comme en avril et mai dernier, été entendue par l’Inspection sociale; la direction de Deliveroo et celle d’UberEats suivront.

Pour Martin Willems – permanent de la CNE (Centrale nationale des employés) déjà active dans le cadre des mobilisations chez Ryanair – de Bruxelles et du Brabant wallon, qui a soutenu le collectif de livreurs belges dans leurs différentes actions et arrêts de travail, «l’enquête traîne trop, même s’il est important que la question ne soit pas prise à la légère par nos autorités».

velo

(Article publié dans Le Soir, en date du 25 octobre 2018; https://journal.lesoir.be; reproduit avec autorisation de l’éditeur)

 25  octobre  2018 Amandine Cloot
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24 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (regards)

 

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13 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

internet (jdd)

ordi

Même les moins de 35 ans sont touchés par la fracture numérique

Les moins diplômés éprouvent les plus grandes difficultés à apprivoiser Internet.

Mais les formations se multiplient pour lutter contre l’illettrisme numérique et favoriser une meilleure inclusion. On a tous connu la grande angoisse de la perte du mot de passe ou de son identifiant pour se connecter au site des impôts ou à celui de la Sécurité sociale.

Mais pour une grande majorité de Français, ouvrir un ordinateur et fureter sur le Web est bien plus qu’une frayeur. Un véritable handicap. Près de 14 millions de personnes se sentent mal à l’aise avec Internet. Parmi elles, des sexagénaires, de jeunes retraités. Un tiers ne sont ainsi pas connectés, selon une étude du CSA Research pour le Syndicat de la presse sociale, parue en mars. Mais pas que.

D’autres exclus du Web sont plus surprenants.

Comme les jeunes, notamment issus des quartiers prioritaires. Ils maîtrisent les usages ludi-ques, les réseaux sociaux, échangent via Instagram et Snapchat plutôt que par texto. Mais éprouvent toutes les peines du monde à saisir des mots-clés dans Google pour faire une recherche d’emploi ciblée, envoyer une pièce jointe dans un e-mail ou scanner un document. Face à ces lacunes, beaucoup ferment l’ordinateur et raccrochent.

Un phénomène de précarité numérique chez les jeunes

Ces « abandonnistes » seraient près de 19% d’après l’étude du CSA Research. Parmi eux, 21% sont des digital natives, âgés de moins de 35 ans. Jeunes souvent issus des quartiers prioritai-res, ils n’ont pas forcément de connexion à domicile, ni d’équipement. Juste un smartphone pas toujours adapté à la navigation. Les sociologues se sont penchés sur ce phénomène de préca-rité numérique et parlent de « digital naïfs ». C’est-à-dire de juniors qui vivent une double peine sur le marché de l’emploi : exclusion numérique et sous-qualification.

Des compétences de base au même titre que lire et écrire

Une enquête de 2015 d’Emmaüs Connect, qui lutte contre la précarité informatique, menée auprès du public suivi par les missions locales, livre un constat inquiétant : ces jeunes consul-tent moins régulièrement Internet que les plus diplômés et ne disposent que très rarement d’une adresse e-mail. À la mission locale de Lille, ils sont ainsi moins de 25% à en avoir une et 45% à Grenoble. Un sur deux ne la consulte jamais. Pénalisant quand on est au chômage et que la majorité des offres est diffusée on line.

Alors que toutes les démarches administratives seront dématérialisées d’ici à 2022, souffrir d’illettrisme numérique oblige à vivre à côté, voire même en dehors, de la société. « Ce sont des compétences de base au même titre que la capacité à lire et à écrire, observe Misoo Yoon, directrice générale adjointe de Pôle emploi. Elles incarnent un vrai besoin car lorsque vous recherchez un emploi, il est important et utile de pouvoir mobiliser les ressources disponibles sur le Web pour être plus performant dans sa recherche. »

Le discours infuse. Seuls 12% des demandeurs d’emploi n’utilisent pas le numérique pour dénicher un job et 3% parce qu’ils ne savent pas comment faire. Ainsi 260.000 sont formés chaque année à être plus à l’aise avec ces outils. Une obligation même alors que Pôle emploi digitalise de plus en plus ses services (inscription, échanges avec les conseillers, envois de documents…).

En agence, des équipements et 2.200 emplois en service civique spécialement formés sont à la disposition de ceux qui éprouvent les plus grandes difficultés. Après une phase de test à Paris, Lille et Strasbourg, le site Les Bons Clics, conçu en partenariat avec Emmaüs Connect, permet à chacun d’identifier son niveau de compétences numériques. En fonction, des ateliers de 40 heures peuvent être proposés. Un dispositif national de soutien est aussi en cours d’élaboration.

400 nouvelles « grandes écoles du numérique »

Des projets qui s’inscrivent dans la stratégie d’inclusion numérique prônée par le gouverne-ment et pilotée par Mounir Mahjoubi. Le secrétaire d’État chargé du Numérique est en train de déployer un passe dédié qui permettra aux administrations, entreprises et collectivités de venir en aide aux plus stressés. D’une valeur de 50 euros, il servira à financer des programmes d’accompagnement (formation, tutorat…). Expérimenté dans cinq régions cette année dont la Nouvelle-Aquitaine, il sera généralisé d’ici à 2019, avec un budget de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Dur de les convaincre, l’autocensure est forte

La fracture numérique ne s’exprime pas uniquement dans les gestes et compétences. Mais aussi dans l’accès à l’emploi. Car la « Web révolution » a besoin d’experts pour la mener. Or elle en manque. « Il existe de fortes tensions sur ces métiers avec des difficultés de recrutement sur des profils de niveau supérieur au bac, souligne la directrice générale de Pôle emploi. Mais ce sont des secteurs qui peuvent proposer des emplois à des personnes peu qualifiées moyennant une formation. »

Voilà pourquoi l’État a lancé en avril le plan 10.000 formations au numérique pour des jeunes et des demandeurs d’emploi n’ayant pas le bac. Des préparations collectives à l’emploi (POC) sont ainsi proposées par Pôle emploi. Leur nombre d’heures a été relevé à 800 et une aide aux entreprises a été créée (prise en charge de 8 euros par heure de formation). Administra-teur de sécurité informatique, designer Web, développeur codeur, technicien cloud, animateur e-commerce… La palette de métiers est large et les premiers stages devraient ­démarrer ce mois-ci.

À la rentrée également, devraient être dévoilés les noms des 400 nouvelles écoles labellisées « grande école du numérique ». Elles sont déjà 400 à offrir un parcours de reconversion à celles et ceux qu’Internet séduit. Parmi eux, de nombreux décrocheurs.  Figures de proue de cet éco-système, les écoles Simplon en accueillent près de 50% sur les 1.500 nouveaux élèves reçus tous les ans. « C’est dur de les convaincre qu’ils sont capables d’intégrer ces filières tant l’auto-censure est forte : ‘Je suis nul en maths et en informatique, ça n’est pas pour moi’, c’est comme s’ils souffraient du syndrome de l’imposture, regrette Frédéric Bardeau, président et cofonda-teur de Simplon, une entreprise sociale et solidaire qui a formé près de 2.500 personnes depuis sa ­création. Beaucoup pensent qu’il faut être un homme blanc avec un bac +5 et aimer les jeux vidéo pour faire carrière dans le numérique. »

La preuve par l’exemple permet de combattre les stéréotypes de genre et de diversité. Six mois après leur sortie, 78% ont trouvé une solution d’insertion, (poursuite d’études, contrat de travail, création d’entreprise). Et douze mois plus tard, le taux grimpe à 98%. Mais pour toutes ces structures, le nerf de la guerre reste aussi financier. Beaucoup doivent avancer les frais de scolarisation, avant remboursement par l’État. Et la trésorerie manque parfois pour mener à bien ces missions salutaires…

8 septembre 2018

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08 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

marche climat (jdd)

climat

Marche pour le climat : ils nous racontent pourquoi ils y participent

clim

Camille, 18 ans, étudiante : « Nous avons besoin d’un sursaut citoyen »

« Je participe à cette marche car je voudrais d’abord que nos représentants politiques prennent conscience que l’écologie est une nécessité. Nous avons besoin d’un sursaut non seulement politique, mais également citoyen. En tant que ‘jeune’, je voudrais également montrer que les étudiants se préoccupent aussi de ces enjeux écologiques. Descendre dans la rue, c’est une première pour moi. La démission de Nicolas Hulot me semble être avant tout un aveu de faiblesse de notre démocratie face à la pression des lobbies et des grands groupes industriels. Mais cette démission pourrait également être l’événement déclencheur d’un sursaut collectif, en témoigne l’organisation spontanée de cette marche. De mon côté, au quotidien, je ne mange plus de viande, je ne prends pas de bain, je fais attention à ma consommation d’eau et d’électricité… » L’environnement doit devenir la préoccupation principale du gouvernement

clim

Maxime, 24 ans, maraîcher bio : « La situation est si grave »

« Je participe à cette marche car j’y vois une réelle occasion de faire entendre notre voix et de transmettre un message fort au gouvernement : la société attend des actions concrètes pour protéger l’environnement et ce sujet doit devenir sa préoccupation principale. Je ne descends pas souvent dans la rue, mais ce sujet me tient particulièrement à cœur. La situation est si grave, il faut agir avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Je pense que Nicolas Hulot a eu raison de démissionner et que ce geste a eu un vrai impact. Au quotidien, j’essaye de produire une nourriture saine et de qualité tout en respectant l’environnement et en favorisant la biodiversité sur mon terrain. Je limite mes déplacements, je favorise les produits bio et locaux, et j’essaie de sensibiliser mes proches au respect de l’environnement. »

clim

Océane, 26 ans, professeure des écoles : « Ce sujet ne devrait pas être mis au second plan »

« Je ne suis pas militante politique, mais je participe lorsque je peux à des petites actions. C’est la première fois que je participe à une manifestation de ce genre. Je veux montrer à nos diri-geants que c’est un sujet qui nous préoccupe et qui ne devrait pas être mis au second plan. Concernant Nicolas Hulot, j’étais très déçue de ce qui avait été mis en place depuis son arrivée au gouvernement. Sa démission était pour moi une bonne chose, car il s’était trop parjuré. Le message de sa démission est bien passé. Au quotidien, pour l’écologie, j’ai supprimé la viande et quasiment tous les produits laitiers. J’essaie aussi de réduire mes déchets et d’acheter au maximum local et bio. »

clim

Linda, 36 ans, en formation de naturopathie : « L’humanité est au bord du gouffre »

« Je milite sur Internet pour essayer de limiter les dégâts et initier des prises de conscience sur le fait que l’humanité est au bord du gouffre. Ayant deux enfants en bas âge, je ne sors plus vraiment dans la rue [pour manifester]. Les violences contre les manifestants sont aussi un sérieux frein. Nicolas Hulot, je suis surprise qu’il ait tenu aussi longtemps dans ce gouverne-ment… Au quotidien, je fais attention à ma consommation d’énergie. Je réduis au strict néces-saire les déplacements en voiture, j’achète des produits issus d’une agriculture bio et durable au maximum, je réduis mes déchets (achats en vrac), je bouture des arbres, plante des végétaux… Avec mon conjoint, nous avons le projet de créer une micro-ferme en permaculture. »

clim

Yaël, 45 ans, scénariste : « La démission de Hulot m’a désespérée encore un peu plus »

« Je descends dans la rue à chaque fois que la cause ne me laisse pas le choix. Je ne milite dans aucune association, mais j’accueille des réfugiés, je suis investie dans mon quartier à Montreuil, et j’essaie que ma vie soit cohérente avec mes opinions politiques. La démission de Nicolas Hulot m’a désespérée encore un peu plus… Au quotidien, je suis plutôt une consom-matrice raisonnable, je suis globalement végétarienne et j’élève mes filles dans la conscience très anxiogène des enjeux du monde. » Seuls les citoyens peuvent faire pression sur le monde politique et économique

clim

Maryline, 34 ans, dirige une start-up : « Je veux montrer mon mécontentement »

« Je participe à cette marche pour montrer mon engagement et mon mécontentement. Je fais partie des personnes qui ne sont pas d’accord avec ce que fait aujourd’hui le gouvernement et qui veulent faire entendre leur voix. J’ai déjà manifesté pour la cause des indépendants, mais je ne descends pas souvent dans la rue. J’ai trouvé que la démission de Nicolas Hulot était courageuse et humble. Il n’avait pas envie de rentrer dans tous ces masques de la politique. C’est très bien, c’est un bel exemple. J’essaie de consommer intelligent, je recycle, j’essaie de faire attention à ce que j’achète, surtout des produits locaux à des petits producteurs… Je monte une start-up dans le domaine du tourisme et je vais m’associer à un organisme pour le nettoyage des mers. Cela me tient à cœur. »

clim

Prissyla, 46 ans, médiatrice culturelle dans un musée : « L’écologie est intimement liée à une certaine économie »

« Je descends dans la rue afin de porter un message quant à une pétition que j’ai lancée suite à l’abattage des arbres qui a eu lieu à la basilique Saint-Sernin de Toulouse. La démission de Nicolas Hulot et particulièrement les raisons qui l’y ont poussé: l’isolement et son sentiment de désengagement des français à l’égard de l’écologie, m’ont beaucoup touchée. Je souhaite que ce geste fort initie un élan et une nouvelle prise de conscience. J’essaie au quotidien de réduire mon impact sur l’environnement en me déplaçant quotidiennement en vélo et pour les trajets plus longs en covoiturage ou en train, en consommant le plus possible bio, je trie mes déchets, j’ai souscris à un contrat d’électricité vert, je ne suis pas consumériste, je prends soin de mes affaires afin de les conserver longtemps… J’ai travaillé plusieurs années dans un magasin de vêtements et chaussures bio. Pour moi, l’écologie est intimement liée à une certaine économie. »

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Sidonie, 45 ans, « militante indépendante » : « La marche reste symbolique, il faut agir dans ses choix quotidiens »

« Je participe à la marche pour dire que nous sommes prêts à changer de mode de vie pour mettre l’écologie au centre d’un projet politique. La prise de conscience générale commence. Seuls les citoyens peuvent faire pression sur le monde politique et économique. La marche reste symbolique, il faut agir dans ses choix quotidiens. C’est la seule cause qui me fait des-cendre dans la rue. Nicolas Hulot a exprimé à un haut niveau le ras-le-bol généralisé de comp-ter sur les générations futures et surtout des velléités du pouvoir politique. Il faut transformer en profondeur nos sociétés comme l’ont fait d’autres pays. »

Huit personnes expliquent au JDD pourquoi elles ont décidé de participer samedi à la « marche pour le climat » organisée dans plusieurs villes de France. Si l’on en croit les réseaux sociaux, ils seront nombreux samedi dans les rues pour la « marche pour le climat ». Suite à la démission de Nicolas Hulot, Maxime Lelong, un jeune homme de 27 ans, lance l’initiative sur Facebook. Il a été interpellé par les propos du désormais ex-ministre : « Est-ce que j’ai une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité? [...] Est-ce que j’ai une union nationale sur un enjeu qui concerne l’avenir de l’humanité et de nos propres enfants? », s’était alors interrogé à haute voix Nicolas Hulot. Maxime Lelong a voulu prouver que oui. D’abord prévu pour le dimanche 2 septembre, l’événement a été décalé au 8 septembre pour coïncider avec la mobilisation « #Riseforclimate » organisée au niveau mondial. Des rassemblements auront lieu dans de nombreuses villes de France. A Paris, la marche partira à 14 heures de l’Hôtel de ville pour rejoindre la place de la République. Le JDD a contacté plusieurs personnes qui, sur Facebook, ont indiqué participer à ce rassemblement en faveur du climat. Elles nous expliquent la raison de leur présence samedi, la manière dont elles ont réagi à la décision de Nicolas Hulot de quitter le gouvernement, mais aussi ce qu’elles font au quotidien pour préserver l’environnement.

8 septembre 2018

https://www.lejdd.fr/

Commentaire: Nous ne pensons pas que la solution peut venir seulement des petits gestes quotidiens, bien qu’ils sont indispensables pour l’agitation, la propagande, la prise de conscience! Notre job, c’est de faire de tous ces anticapitalistes qui s’ignorent des militants d’une écologie globale, enracinée dans les associations de terrain, pour un mouvement altermondialiste planétaire!

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11 août 2018 ~ 0 Commentaire

monsanto 2 (ouest france + rp)

pesticiides

Procès Monsanto. « Beaucoup d’espoir » pour les victimes, selon l’agriculteur Paul François

Après la condamnation de Monsanto aux États-Unis, l’agriculteur français Paul François, lui-même en procès contre le géant de l’agrochimie, estime que cela va donner « beaucoup d’espoir » pour les victimes. L’agriculteur Paul François, figure en France du combat contre Monsanto, a ressenti « beaucoup de joie » pour tous ceux qui se battent à travers le monde après la condamnation aux États-Unis du géant agrochimique.

« J’ai pensé à eux en me disant que cette décision allait les aider et leur donner beaucoup d’espoir », déclare samedi à l’AFP le président de l’association Phyto-victimes et auteur du livre « Un paysan contre Monsanto ».

« Le délibéré est fort »

Un tribunal de San Francisco a condamné Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup à l’origine du cancer de Dewayne Johnson, un jardinier américain. En apprenant cette décision, le céréa-lier, lui-même en procès contre Monsanto, explique avoir pensé aux victimes des épandages de glyphosate en Argentine « souvent désespérées » « qui n’ont que leur courage pour se battre », aux Burkinabés « avec moins que rien » ou encore à « tous les agriculteurs qui ont développé les mêmes pathologies que ce jardinier américain ».

« La décision américaine ne pourra pas faire jurisprudence en France mais les avocats pourront s’en servir dans leur argumentation », car « la décision américaine est argumentée », explique l’agriculteur. Même si « cette condamnation n’est pas définitive », « le délibéré est fort et stipule que Monsato a manqué à son devoir de bienveillance vis-à-vis de ses clients, à son devoir d’information sur les risques », ajoute-t-il.

Son dossier toujours en cours

Paul François, agriculteur charentais, avait lui été intoxiqué en avril 2004 après avoir inhalé des vapeurs de Lasso, un herbicide de Monsanto qu’il utilisait dans sa culture du maïs. Après des années de procédure, Monsanto a été reconnu responsable de l’intoxication de cet agri-culteur devant la cour d’appel de Lyon en septembre 2015 mais cette décision a ensuite été annulée à l’été 2017 par la Cour de cassation. Son dossier sera à nouveau débattu le 6 février 2019.

« Je pense que cette décision va donner un argument de poids à Nicolas Hulot pour dire à ces collègues européens qu’il est urgent de mettre en place un calendrier de sortie du glyphosate en Europe », ajoute Paul François qui attend « que les gouvernements prennent leur responsabilité ».

11/08/2018

https://www.ouest-france.fr/

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Monsanto 3

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03 août 2018 ~ 0 Commentaire

complot (paris luttes)

pari unique

En finir avec les théories du complot

Il n’y a aucun « complot » derrière l’exploitation économique, il n’y a qu’un rapport social fondé sur la propriété privée des moyens de production

Celui qui possède les moyens de production n’a pas besoin de se dissimuler, et celui qui travaille, si il veut s’émanciper, n’a pas besoin de savoir si son patron est juif, catholique, de la planète mars ou membre du club d’échec de Bourg-en-Bresse.

Les théories du complot ne datent pas d’hier.

Pour mémoire, l’une des première théories relève elle-même d’un complot : l’invention d’un faux document (le Protocole des sages de Sion) par la police secrète tsariste afin d’utiliser l’anti-sémitisme pour canaliser la contestation naissante au sein du prolétariat russe, et le détourner de la critique du régime. Cette stratégie du bouc-émissaire va connaître, tout au long du 20è siècle, une propagation européenne (et même au-delà) qui la verra utilisée comme cache-misère par différents régimes politiques. Les théories complotistes antisémites connaitront jusqu’à aujourd’hui encore, le succès que l’on sait.

À notre époque, l’avènement des moyens de communications de masse, et surtout d’Internet, a fait littéralement exploser la quantité et la popularité des thèses complotistes.

Elles se déclinent désormais sous diverses formes plus ou moins ouvertement antisémites, ou plus ou moins grotesques. Le monde serait ainsi gouverné, au choix, par : les Juifs bien sûr, mais également la Reine d’Angleterre, des extraterrestres reptiliens, la société secrète des Illuminatis, des forces satanistes, les francs-maçons … Voire tout ça à la fois, selon certains syncrétismes.

On notera au passage qu’il ne faut pas s’étonner de voir Internet devenir le médium favori de la fausse critique, car Internet ne peut pas offrir les éléments les plus essentiels à la formation de l’esprit critique, à savoir la socialisation et l’expérimentation concrète. La socialisation qu’il offre est virtuelle, et l’expérience y est remplacée par une surabondance de moyens de racon-ter et de lire n’importe quoi, sans offrir aucun moyen de vérification par les faits, mais seule-ment par la confrontation d’autres opinions tout aussi invérifiables, et toutes aussi égales entre elles dans leur insignifiance.

Une fois qu’on les a dépouillés de l’énumération d’anecdotes rocambolesques.

Les pseudo-théories du complot se résument, (elles circulent via des documentaires Youtube les maîtres du monde sont décidément, de petits étourdis), à pas grand-chose, parce qu’elles n’ont pas grand-chose à dire, et elles n’ont pas grand-chose à dire parce qu’elles sont une hypothèse inutile.

Deux patrons peuvent bien faire partie, ou non, d’un même club, ce n’est pas en tant qu’ils sont membres de ce club qu’ils sont patrons, c’est du fait qu’ils possèdent les moyens de produc-tion. Pour celui qui travaille dans un fast-food, donc qui se fait exploiter dans la réalisation d’un travail aliéné et abstrait, on comprend mal en quoi le fait que son patron soit, ou non, un Juif, un Illuminati (ou même un extraterrestre) change quoi que ce soit à la nature de son rapport social avec lui.

Il n’y a aucun « complot » derrière l’exploitation économique

Celui qui veut s’émanciper de son exploitation doit s’organiser et lutter, mais toute la réelle difficulté est là, et aucune vidéo Youtube n’en viendra à bout. Certes, il existe diverses formes d’ententes et de coordinations chez les puissants, mais il existe tout autant de formes, de rivalités, de concurrences et de contradictions parce que le capitalisme repose sur une dialecti-que entre dynamiques hégémoniques et concurrentielles, entre concentration et rivalité, et ne peut pas exister sans l’une de ces forces, de même que l’une ne peut exister sans l’autre.

La domination capitaliste étant, en dernier ressort, une domination de l’économie sur les hommes

Il importe peu que cette domination s’incarne localement dans le grand patron X ou le petit patron Y, le groupe social W ou Z, dans Carrefour ou l’épicerie du coin : au final, il s’agit de rapports sociaux qui se sont détachés des hommes.

La conception complotiste du pouvoir est une conception « pyramidale » conception simpliste, pour ne pas dire totalement enfantine 

En réalité le pouvoir ne peut pas avoir de structure solide et stable parce qu’il est un ensemble de champs et un ensemble de rapports de force en leur sein, perpétuellement changeants, soumis à des tensions, des circulations, soumis à une logique de réseau, réseau qui n’a pas de sommet, ni de « tête », ni de « centre » mais une multiplicité de pôles et de nœuds, de formes d’alliances et de concurrences qui se font et se défont. C’est cette complexité qui le rend difficile à saisir, et qui ouvre donc la voie à des théories simplifiées.

Il n’y a pas de cristallisation définitive des rapports de pouvoir en une structure finale

Un champ définitif, qui serait de type pyramidal ou autre, n’est pas possible parce qu’une telle solidification supposerait un immobilisme qui signifierait sa fin, et l’existence d’une « tête » au pouvoir supposerait, dès lors, que cette « tête » n’aurait qu’à être coupée. Même à l’époque d’une structuration rigide et hiérarchique, quasi-pyramidale, des rapports de pouvoir, le complot était encore totalement inutile, au contraire : l’architecture, les arts, les moyens de communication en général ont toujours servi à mettre en scène le pouvoir.  Les empires, les monarchies ont duré des siècles, voire des millénaires sans que les maîtres du monde aient eu à faire face à des révoltes sérieuses.

La théorie du complot est un attrape-nigaud qui envoie les naïfs à la chasse à la licorne

La  réalité est simplement en permanence sous nos yeux : la police est dans toutes les rues, les managers et petits-chefs sont derrière nous au travail, chaque patron a sa propre page web, les chefs d’État sont sur toutes les chaînes, et le réveil sonne tous les matins pour nous appeler au travail forcé…

Simplement nous ne faisons jamais rien.

Parce que toute la vraie difficulté est là. Si le conspirationniste pense que c’est par le complot que l’on gouverne, il y a, derrière cette croyance, une forme d’idéalisme qui suppose que la révolte est tout naturellement produite par la connaissance de l’oppression, et non par des conditions matérielles et des circonstances déterminées.

Cette croyance que la connaissance de l’oppression produit la révolte comme par magie

ne peut être tenace que chez des individus qui se tiennent suffisamment à l’écart des mouve-ments sociaux pour méconnaître toutes les difficultés que rencontre tout en chacun qui, ayant pris connaissance de son oppression, doit ensuite faire face aux difficultés matérielles d’avoir à s’organiser.

13 juillet 2018 (2017?)

https://paris-luttes.info/

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27 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

médias (france info + rp + tc)

macronic

Affaire Benalla : « Les gens, est-ce qu’ils parlent de ça ? »

On a répondu à la question que se pose Emmanuel Macron

Depuis mercredi 18 juillet, « l’affaire Benalla » fait la une de la presse, des sites et des chaînes d’info. Pourtant, Emmanuel Macron et certains membres du gouvernement affirment que l’affaire « n’intéresse pas les Français ».

Révélations, auditions, déclarations…

Chaque jour apporte son rebondissement dans l’affaire Alexandre Benalla. Si le feuilleton médiatique gonfle d’heure en heure, plusieurs députés de la majorité ainsi que des membres du gouvernement comme Marlène Schiappa, affirment que les Français n’affichent pas un grand d’intérêt pour l’affaire. « Les gens, est-ce qu’ils parlent de ça ? », a même interrogé Emmanuel Macron face aux journalistes de CNews, mercredi 25 juillet, lors d’un déplacement à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). La réponse est oui, et plutôt trois fois qu’une.

Plus de 3 millions de tweets en une semaine

En huit jours, 3 051 609 tweets ont été publiés par 203 858 internautes, déclare à franceinfo Visibrain, plateforme de veille des réseaux sociaux. À titre de comparaison, environ 500 000 tweets avaient été publiés, une semaine après le début de l’affaire Fillon, à quelques mois de la présidentielle de 2017.

La plateforme note qu’Emmanuel Macron et son gouvernement sont directement pris à partie sur les réseaux sociaux puisqu’un tiers des messages publiés sur l’affaire interpellent directe-ment le président de la République. De son côté, le spécialiste de l’étude des réseaux sociaux Nicolas Vanderbiest précisait, le 23 juillet, sur son blog que « le volume déployé est tout simple-ment gigantesque puisque 1,5 million de tweets [autour de Benalla] [ont] été échangé[s] en moins d’une semaine. À titre de comparaison, #MeToo, #BalanceTonPorc et #JeSuisCharlie sont inférieurs ».

Un fort engagement sur Facebook

« Ça fait le buzz sur Twitter, le réseau social du microcosme parisien, mais sur Facebook, où sont tous les Français, ça ne prend pas plus que ça », a avancé un collaborateur du Premier ministre, Edouard Phillipe, auprès du Parisien, samedi 21 juillet.

Là encore, l’argument résiste mal aux chiffres.

Certes, sur Facebook, les données exhaustives restent délicates à avoir. S’il est possible, en effet, de quantifier les messages partagés publiquement sur la plateforme, 20 266 posts dans le cas de l’affaire Benalla, une grande partie des posts privés ne peuvent être pris en compte.

Toutefois, d’après des données SocialBakers, qui analyse les réseaux sociaux, la page Face-book du Monde.fr a enregistré une augmentation de 67% des interactions likes, commentaires, partages, sur les contenus, portés particulièrement par l’affaire Benalla. Ce qui a d’ailleurs permis de dépasser le niveau d’interactions enregistrées le soir et le lendemain de la Coupe du monde. Et sur la page Facebook du Parisien, celles-ci ont augmenté de 57% depuis le début de l’affaire Benalla, par rapport au niveau moyen de la page.

Des recherches en forte en hausse sur Google

Mais l’intérêt des Français dépasse le simple cadre des réseaux sociaux. Ainsi, sur Google, les recherches autour du terme « Benalla » dans la catégorie « Actualités » rattrapent presque celles opérées sur « Coupe du monde » réalisées le soir de la finale. Et le 18 juillet, jour des révélations du Monde, la recherche « Alexandre Benalla » était largement en tête avec plus de 500 000 recherches – 10 fois plus que l’accident mortel de l’A7, deuxième actualité du jour.

Des records d’audience pour BFMTV, franceinfo et LCP

Invitée sur le plateau de franceinfo, mercredi 25 juillet, la secrétaire d’Etat chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a estimé que l’affaire Benalla « n’est pas un sujet qui les [les gens] intéresse », ajoutant qu’elle n’était « pas une obsession de la part des Françaises et des Français ».

Pourtant, les audiences contredisent cette analyse. L’audition du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a réuni 597 000 téléspectateurs en moyenne sur BFMTV, lundi 23 juillet de 10h05 à 12h27. Avec 11% de part d’audience, la chaîne était, à ce moment, la troisième chaîne la plus regardée de France. Au même moment, LCP était regardée par 3% des téléspectateurs : un record pour ce type de réunion parlementaire.

L’audition du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, dans l’après-midi, a concentré 482 000 téléspectateurs en moyenne sur BFMTV, soit 6,3% de part d’audience tandis que celle  d’Alain Gibelin, le directeur de l’ordre public et de la circulation, a attiré 232 000 téléspecta-teurs sur LCP (soit 1,3% de PDA). De son côté, Franceinfo a signé un record d’audience avec 0,6% de part d’audience sur la journée, une première depuis son lancement.

80% des Français choqués par l’affaire, selon un sondage

Depuis les premières révélations, Emmanuel Macron tente de minimiser l’impact de l’affaire Benalla. Après s’être interrogé, sur l’intérêt des Français devant les caméras de CNews, le chef de l’Etat a estimé qu’il s’agissait « d’une tempête dans un verre d’eau ». Pourtant, un premier sondage* réalisé par Elabe pour BFMTV, publié la veille, donne des résultats bien différents : 80% des Français se disent choqués par l’affaire, dont 49% « très choqués ».

Seuls, 20% des Français jugent que l’affaire n’est pas choquante.

Pire, 73% des personnes interrogées assurent que l’affaire a un impact « négatif » sur l’image qu’ils ont du président de la République. Selon un sondage OpinionWay** publié par LCI, publié le lendemain, 59% des Français jugent que l’affaire Benalla revêt bel et bien le caractè-re d’une affaire d’Etat, 72% assurent que l’affaire Benalla est « grave ». Seuls 21% des sondés estiment qu’elle n’est pas grave tandis que 7% n’en ont pas du tout entendu parlé.

Malgré les dénégations de l’exécutif, un dernier sondage a retenu l’attention des proches d’Emmanuel Macron. Une étude réalisée pour Le Point, mardi 24 juillet, révèle que le président de la République a perdu quatre points d’opinions favorables à 32%, ce qui n’était pas arrivé depuis septembre 2017. Au même moment, il atteint 60% d’opinions défavorables, un record d’impopularité rapporte l’institut de sondage.

Lison Verriez 27/07/2018
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27 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

mobiles (pùblico)

dring

Comment freiner l’impact des 4,5 milliards de téléphones mobiles jetés chaque année!

La réparation, la réutilisation et le recyclage sont clés pour atténuer l’impact environnemental de milliards de terminaux numériques mobiles jetés chaque année. L’Espagne, l’un des principaux consommateurs mondiaux, a de forts taux de réutilisation.

Les chiffres sont étourdissants. Selon le dernier Observatoire mondial des déchets électro-niques, de l’Union internationale des télécommunications (UIT) de l’ONU, en 2016, 435 000 tonnes de déchets ont été générées à partir de 4 500 millions de téléphones mobiles mis au rebut.

Le cycle de vie moyen de ces terminaux aux États-Unis, en Chine et dans les principales économies de l’Union Européenne, ne dépasse pas de 18 mois à 2 ans. Selon les données de 2014, les Espagnols, leaders des les téléphones mobiles intelligents par habitant, en on jeté 20 millions.

Et cela ne s’arrête pas.

Le Fonds Monétaire International a estimé à 1,5 milliard, les téléphones mobiles intelligents vendus en 2016, et cela en dépit d’une certaine contraction du marché. Un rapport publié récemment conclut que « la vente d’appareils connectés dans le monde se développe de 20% chaque année ». Il faut ajouter les montres intelligentes, les chaussures de sport avec GPS ou les bracelets qui contrôlent notre santé.

Si nous ajoutons à ces chiffres les lecteurs électroniques de livres, les tablettes, ordinateurs portables ou appareils GPS, la quantité de déchets augmente encore et nous parlons de millions de tonnes. Beaucoup de gens possèdent plus d’un appareil de « technologie de l’information et de la communication » (TIC), et les cycles de remplacement des téléphones mobiles raccourcissent. Pour cette raison, il faudrait que «la réutilisation, la réparation, la redistribution, la modernisation et la remise à neuf devraient être encouragées avant de recycler les matériaux». L’Espagne l’un des pays qui réutilise le plus de téléphones intelligents, atteint deux millions de réutilisation, 10% du marché total.

L’obsolescence programmée, planifiée, fait des ravages en laissant de nombreux appareils obsolètes ou inutilisables, mais aussi, comme l’a noté de Recherche & Décroissance, « Nous devons aussi faire face à l’obsolescence symbolique,  motivée par des campagnes de marke-ting, pour acheter chaque année un nouveau mobile sans vous demander si c’est vraiment nécessaire.  » En outre, les problèmes dus au manque de mémoire, d’autonomie de la batterie ou aux logiciels obsolètes peuvent être résolus par des opérations simples dans les réglages de chaque appareil, prolongeant ainsi leur durée de vie.

En cas de problème de mobile, tablette ou GPS, nous pouvons aller dans un café de répara-tion, où les infos sont partagées pour leur donner une seconde vie, des initiatives telles que Millor ou NOU, à Barcelone, ou la campagne des Amis de la Terre, avec des informations sur où s’auto-réparer, échanger, louer ou prêter, le tout afin de ne pas jeter et acheter plus.

Si, après avoir suivi tous ces conseils, l’un des petits appareils TIC s’éteint, il faut penser au recyclage, car ils sont pleins d’éléments très polluants qui causent l’extraction de ressources naturelles rares. Selon Greenpeace Etats-Unis, citant des sources universitaires, seulement 16% des 435.000 tonnes de déchets générés par les téléphones mobiles chaque année sont recyclés de manière appropriée.

En Espagne, l’extension de la collecte sélective et les systèmes de responsabilisation  du fabriquant ont augmenté le niveau de récupération année après année. Dans le cas des téléphones mobiles (appareils les plus jetés), une fois la batterie retirée, ils sont recyclés à 90%. Le mélange lithium, cobalt, silicium, graphite, aluminium et cuivre, entre autres matériaux, rendent impossible le recyclage de la batterie, elles sont stockées dans un dépôt contrôlé. En Espagne, il n’y a pas de chiffres concrets sur le nombre et le poids des téléphones portables mis au rebut chaque année.

Mais  tous les appareils: téléphones mobiles, GPS et tablettes,  ordinateurs personnels (sans écrans ni moniteurs), calculatrices de poche, imprimantes, téléphones ou appareils photo numériques, auraient généré 56 000 tonnes de déchets en 2017. Pour chaque million de télé-phones mobiles recyclés, vous pouvez récupérer 16 tonnes de cuivre, 350 kilos d’argent, 34 kilos d’or et 15 kilos de palladium.

L’Union internationale des télécommunications calcule qu’en 2016, la valeur des matières premières des téléphones portables mis au rebut était de 9,4 milliards d’euros , « si tous les téléphones avaient une vie plus longue et pouvaient atteindre le marché de l’occasion » , cette valeur pourrait être encore plus grande « .

 Javier Rico 27.07.2018

https://elasombrario.com/

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18 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

hyper (we demain)

leckelrc

L’hyper coule ! La fin des grandes surfaces ?

La figure du consommateur remplissant docilement son caddie au gré des promos vacille. Entre internet et circuits courts, les options d’achats se multi-plient sur fond de crises sanitaires et environnementales. Enquête sur les géants de la grande distribution à l’heure de la grande mutation.

Bienvenue au Vallco Shopping Mall. C’est l’un des plus grands centres commerciaux  américains, à Cupertino, non loin du siège d’Apple, au cœur de la Silicon Valley. Plus de 200 magasins sur trois niveaux, autour des deux géants de la grande distribution que sont Macy’s et Sears, avec une immense patinoire, des cinémas, des théâtres…Sauf que… Comme dans un film d’anticipation, tout ou presque est fermé, abandonné… Les allées sont vides, l’immense parking désert, là où se pressaient il y a quelques années des milliers de Californiens. Le déclin a commencé dans les années 1990, et deux grands projets de reconstruction, avec commerces et bureaux, ont définitivement été délaissés. Vallco n’est pas le seul mall fantôme aux États-Unis. Environ 200 centres commerciaux ont fermé en dix ans. Et selon le cabinet de conseil Green Street, près d’un tiers des malls commerciaux seraient menacés.

L’Amérique n’est pas la France. Et pourtant, le centre commercial de Bobigny 2, en Seine-Saint-Denis, et ses 10 000 m2 construits sur une dalle en 1974, va être rasé pour laisser place, entre  2022 et  2025, autour de nouvelles rues et de promenades arborées, à des bureaux, des logements, des équipements publics… Et des commerces à taille humaine au pied des immeubles.

Consommation négative

« Si l’hypermarché ne bouge pas, il va disparaître », prédit Yves Puget directeur de LSA, maga-zine de la grande consommation. Au cours des trois dernières années, le chiffre d’affaires des grandes surfaces, lieux emblématiques des Trente Glorieuses, n’a progressé que de 0,3  %, dix fois moins vite que l’ensemble du marché.Il aurait même baissé de 3 à 4  % l’an dernier selon le magazine spécialisé Linéaires. Des chiffres qui annoncent la fin d’une époque, et surtout d’un concept, celui de ces 2 050 hypers (plus de 2 500 m2) français, « usines à vendre » bâties au milieu de dizaines de magasins, sur des milliers de mètres carrés à la périphérie des villes. Des « usines » qui ont redessiné les paysages urbains et ruiné le petit commerce de centre-ville.

« La grande distribution a la gueule de bois depuis que les consommateurs ont retrouvé la liberté », s’enthousiasme Nathan Stern, président de Shoppermind, un laboratoire d’études et de prospectives sur le commerce. « Depuis les années 1960, ils étaient prisonniers du modèle hypermarché : on allait en famille en voiture jusqu’au parking géant, avant de pousser le Caddie et de le remplir d’une foultitude de produits, certes toujours un peu les mêmes et sans beaucoup d’innovation, mais aux prix les plus bas. On gagnait du temps et de l’argent, avec le sentiment que consommer rendait heureux, sans se poser plus de question. »
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Peu à peu, cette consommation de masse s’étiole au profit d’une autre, plus segmentée, plus opportuniste et plus responsable. La crise de 2008 a accéléré le processus, avec une prise de conscience de l’inutilité des achats d’impulsion, une plus grande prise en compte de la santé et de l’environnement. Passé inaperçu, un tournant s’est produit en 2016 : la France a connu pour la première fois, commerces physique et numérique confondus, une consommation négative de 0,1  %, qui s’est accélérée à 0,3  % au premier semestre 2017 et à 0,5  % dans les derniers mois de l’année.Un début de déconsommation d’autant plus notable que la hausse de la démographie, l’amé-lioration de la croissance (1,9 % prévu pour 2017) et du moral des Français, relevés par l’Insee, devaient continuer à faire progresser les ventes. Or la plupart des produits de grande consommation se vendent moins : pain, viande, lait, sodas, surgelés, alcool, habillement, chaussures, produits d’entretien, cosmétiques.

« Jusqu’ici, le seul exemple de recul de la consommation s’était produit en 2008″, explique Gaëlle Le Floch, directrice chez Kantar Worldpanel, société spécialisée en études de marché. « Mais à l’époque avec la crise, les consommateurs avaient réduit les dépenses d’alimentation pour continuer à s’acheter des téléphones portables et des écrans plats. C’est totalement différent aujourd’hui : ils choisissent de moins consommer en volume, pour privilégier des produits de meilleure qualité, donc plus chers. Ils se détournent des hypermarchés où l’offre est pléthorique et la tentation trop forte. »

Santé publique et crises alimentaires

Jacques Dupré, expert de l’institut IRI (Conseil en produits de grande consommation), confirme cette tendance de fond du « consommer mieux quitte à consommer moins » : « Le consommateur est en train de passer au “100 pour sans” : local, bio, sans additifs, sans colorants, sans gluten, sans OGM, sans huile de palme, mais aussi avec moins de sel, de sucre, de graisses, de protéines animales… » Un consommateur de plus en plus sensible aux messages de santé publique et aux crises alimentaires en série. Certains produits en sont durablement affectés, comme les surgelés cuisinés, le saumon fumé, les œufs d’élevage en batterie ou le jambon contenant des nitrites tel que l’a révélé l’émission Cash Investigation.
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Même les produits laitiers connaissent un relatif désamour depuis qu’ils ne sont plus réputés aussi bons pour la santé. « On achète avec davantage de précaution, on lit les étiquettes, on cherche la confiance dans le bio, dont les ventes bondissent de 20  % par an« , constate Jac-ques Dupré. Le consommateur, plus exigeant sur la qualité, ne se laisse plus « avoir » par les promotions, à l’exemple de cette cliente qui raconte sur les réseaux sociaux avoir acheté deux rouleaux de papier toilette, dans un magasin classique et chez un discounter, et les avoir déroulés entièrement dans son jardin pour constater que le second était un tiers plus court que le premier !
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« Le sens prime de plus en plus sur le plaisir et l’abondance, ce qui ne favorise pas la grande distribution », décrypte Jean-Marc Mégnin, du groupe de communication commerciale Altivia.       « Voyez le succès des paniers de légumes hebdomadaires, des supermarchés de producteurs ou des réseaux de communautés d’achat directs aux producteurs comme La Ruche qui dit oui : vous n’avez souvent pas le choix, l’assortiment est limité (il n’y a parfois que du chou en hiver !), mais vous avez le plaisir du produit sain, de la découverte, et la satisfaction d’aider des petits producteurs. C’est aussi le retour en grâce d’une activité millénaire, le marché  : il fait parfois froid, on attend, il n’y a souvent pas ou plus le produit qu’on recherchait, mais ces désagré-ments sont plus que compensés par le supplément d’âme qu’apporte le lien social. »Ce même lien social qui favorise le retour, par exemple, dans certains quartiers de grandes villes, d’artisans comme des cordonniers ou des vélo-cafés, où vous prenez un petit noir pendant qu’on répare votre bicyclette. (…)

Gérard Leclerc 4 Juillet 2018

https://www.wedemain.fr

Commentaire: Comme c’est le libéralisme intégral, il faudra indemniser Leclerc pour ses pertes?

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04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (le huffington post)

Philippe Poutou réclame d’être invité à un 20 heures

Le porte-parole du NPA voudrait parler à une heure de grande écoute. Mais pas de politique.

Il veut son 20 heures. Philippe Poutou réclame une invitation dans un journal télévisé à une heure de grande écoute. L’ancien candidat à la présidentielle ne veut, pour une fois, pas parler de politique mais des déboires de l’entreprise dans laquelle il travaille.

L’usine Ford de Blanquefort est ainsi menacée de fermeture et un millier d’emplois sont sur la sellette.

Pour justifier sa demande, le porte-parole du NPA fait référence aux personnalités politiques qui sont invités dans les JT pour se défendre quand ils sont mis en cause par la presse ou la justice. « Il y a énormément d’emplois en jeu, il y a les nôtres et les emplois induits dans la région, autour de 3 000. Ca signifie que derrière, socialement, c’est grave une fermeture d’usine », a lancé Philippe Poutou lors d’une manifestation qui a réuni plusieurs centaines de personnes, il y a quelques jours à Bordeaux.

« C’est le début de quelque chose, d’une vraie bataille, pour imposer à l’Etat et aux pouvoirs publics qui sont quand même lamentablement à côté de la plaque. Ils ont un travail à faire, c’est-à-dire trouver un moyen d’imposer à Ford de financer au moins une activité qui continue derrière », a-t-il réclamé.

Fin février, Ford avait annoncé qu’il cessait tout investissement dans son usine girondine, et qu’il cherchait un repreneur pour ce site de fabrication de boîtes de vitesses. Entre 2011 et 2018, Ford Blanquefort a touché 26 millions d’Euros d’aides publiques. Mais pour les syndi-cats, Ford a reçu 50 millions d’euros depuis 2013 en échange de la garantie de maintenir un millier d’emplois sur le site pendant cinq ans.

Alexandre Boudet 3/07/2018

https://www.huffingtonpost.fr

philippe poutou

Contre la fermeture de l’usine Ford Blanquefort, contre les licenciements (communiqué unitaire)

Ce qui se passe à l’usine Ford de Blanquefort est un scandale, un scandale ordinaire certes, mais un scandale auquel il ne faut surtout pas s’habituer. C’est le scandale de ces multinatio-nales qui détruisent l’emploi et le social sans aucune justification  économique au nom de la course aux profits et aux dividendes et cela après avoir reçu de l’État, depuis 2013, 50 millions d’euros de subventions publiques.

Ford fait des milliards de dollars de profits, encaisse des millions de subventions de l’État et ferme, laissant ainsi sur le carreau 1000 travailleurs, sans oublier les milliers d’emplois induits.  Le cas de Ford n’est pas isolé. Les annonces de fermetures d’usines, de licenciements se multiplient ces dernières semaines dans l’indifférence générale alors que les profits explosent.

Nos organisations politiques soutiennent la lutte des travailleurs de Ford et de toutes celles et ceux qui se mobilisent contre les licenciements et les fermetures d’usines.

Organisations signataires :

Alternative libertaire, Ensemble, Gauche Démocratique et Sociale, Génération.s, Lutte ouvrière, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche

Vendredi 29 juin 2018

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