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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

virus (arte)

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5 documentaires qui avaient mis en garde

Et qui ont du succès actuellement

Nous avons été prévenus. Si un expert en santé publique voulait savoir , il pourrait le faire, il y avait une longue liste de documentaires qui avertissaient qu’il y a une forte probabilité de souffrir d’une pandémie comme celle qui a finalement émergé.

« La question n’est pas de savoir s’il y en aura une,  la question c’est quand », affirme-t-on avec force dans bon nombre de ces docus. Cinq programmes qui avaient déjà mis en garde contre le risque de virus dans une société aussi mondialisée que la nôtre.

Au cours des dernières semaines, rechercher des «documentaires pandémiques» sur Google est difficile, le réseau est complètement saturé d’informations sur la série documentaire Pandemic, une production Netflix qui est arrivée en janvier dernier comme une prophétie flagrante de ce qui allait arriver.

Nous avons creusé sur Internet pour sauver d’autres documentaires similaires qui ont déjà mis en garde contre le danger imminent pour la santé publique.

Le 5 mars, le documentaire « Le retour de la peste noire »  a été diffusé dans « La 2″ (chaîne espagnole), qui aborde les conséquences de cette épidémie survenue en 1349, un événement tragique qui pourrait se répéter comme les experts consultés insistaient.

Ce n’est pas la peste noire qui inquiète le monde aujourd’hui, mais il existe de nombreux virus et bactéries qui attendent leur chance lorsque les circonstances se présenteront. En plus de Pandemic, nous avons trouvé quatre autres documentaires qui ont déjà mis en garde contre ces défis qui ne sont pas vus mais qui sont là.

stop virus

Pandémie (2020)

Pandémie: comment prévenir l’épidémie. C’est le titre complet de la série documentaire dont tout le monde parle. Netflix l’a publié en janvier dernier, coïncidant avec l’expansion du coronavirus au-delà des frontières de la Chine, et depuis lors, il est devenu prémonitoire puisqu’il qui nous avertit (peut-être trop tard) de ce qui allait arriver. Tout au long de six chapitres, cette série documentaire plonge dans le monde des virus avec l’aide de ceux qui les connaissent le mieux: des chercheurs, des médecins et des agents de santé qui ont dû faire face à certaines des épidémies qui mettent le monde contemporain sous tension. .

Où?: Netflix.

stop virus

Épidémies: la menace invisible

L’épidémie de pneumonie liée au coronavirus remet à l’ordre du jour la question des épidémies et du risque qu’elles représentent au niveau planétaire. Une enquête rigoureuse de 2014 pour nous rappeler les enjeux de cette menace invisible.

En soixante ans, plus de trois cent cinquante nouvelles maladies infectieuses sont apparues : SRAS, H1N1, H5N1, Ebola… Une émergence de virus qui semble s’accélérer. Unanimes, les experts s’interrogent : quand une nouvelle épidémie mondiale va-t-elle frapper ? Peste, grippe espagnole, variole, sida… : l’histoire est traversée d’épisodes infectieux qui ont décimé des populations. Mais où en est la recherche aujourd’hui ? Sommes-nous mieux préparés ? Le film part sur les traces de trois virus particulièrement menaçants : le H7N9 de la grippe en Asie, le MERS-CoV, cousin du SRAS, actif au Moyen-Orient, et le virus Ebola, qui suscite les pires terreurs en Afrique de l’Ouest.

Animaux porteurs

De la cellule de crise de l’Organisation mondiale de la santé en Suisse, chargée de lancer les alertes, jusqu’aux confins de la forêt du Gabon sur les traces d’Ebola, l’enquête nous mène aux quatre coins du monde. Grâce au travail de terrain de scientifiques qui risquent leur vie, nous savons désormais que les animaux sauvages sont des réservoirs potentiels de virus dangereux pour l’homme. Ainsi, la fièvre Ebola a été transmise par les chauves-souris frugivores, et la grippe asiatique H5N1 portée par des oiseaux migrateurs. Face à la menace, le monde scientifique se mobilise.

« Nous sommes entourés de milliers de microbes différents et nous n’en connaissons qu’une très petite partie. Une question importante est de comprendre comment un virus animal est transmis à un humain. Ce sont des prédateurs invisibles. Ils sont rares, mais lorsqu’ils agissent, ils sont dévastateurs. » C’est ainsi que commence Epidemics: The Invisible Threat, un documentaire de la chaîne de télévision française Arte qui est sorti quelques mois après que trois virus ont capté l’attention de la planète: Ebola, une nouvelle souche de grippe aviaire, et une variété de coronavirus. Comment les virus surviennent-ils? Comment les combattez-vous? Pour répondre à ces questions et à d’autres, Arte s’est tourné vers l’un des plus grands spécialistes du monde, Luis Enjuanes, médecin de l’Université autonome de Madrid.

Où?: Arte

stop virus

La prochaine pandémie

Une série documentaire Netflix qui aborde différents sujets, a consacré l’un de ses reportages à « The Next Pandemic ». En seulement 20 minutes, ce petit document enregistré en 2019 devient encore plus inquiétant que Pandemic. Plusieurs experts, dont le fondateur de Microsoft, Bill Gates, exposent leurs versions du moment et de la façon dont la prochaine épidémie mondiale pourrait émerger, devenant ainsi une mention implicite du coronavirus.

Où?: Netflix.

stop virus

Le retour des épidémies

TVE 2 a diffusé en 2013 un chapitre du programme Réseaux dédié exclusivement aux épidémies. Parce que, bien que les antibiotiques et l’hygiène aient permis au cours du siècle dernier de surmonter un grand nombre de microbes nuisibles à l’espèce humaine, les maladies infectieuses se propagent désormais plus facilement entre les continents et de nouveaux virus apparaissent constamment, posant des défis majeurs à professionnels de la santé publique. Dans ce documentaire sur les réseaux, Eduardo Punset avait pour invité l’épidémiologiste Ned Hayes, avec qui il a échangé des idées concernant les caractéristiques des épidémies qui menacent notre espèce et ce qui est réellement fait pour prévenir et prévenir la contagion.

Où?: RTVE 

stop virus

Sentinelles de la grippe
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En 2010, le programme TVE DocumentosTV a préparé un rapport sur la grippe A, la première pandémie du 21e siècle qui, il y a seulement un an, avait alarmé les gouvernements du monde entier. Le programme Sentinelles contre la grippe a rappelé comment la propagation du virus avait été contenue et a évoqué la possibilité que ce ne soit pas le dernier choc auquel les États devaient faire face. « Le fait que cette vague soit passée ne signifie pas que nous devons baisser la garde », a averti l’un des experts interrogé par Televisión Española.
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04.05.2020 Gabriel Arias Romero

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https://vertele.eldiario.es/

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04 avril 2020 ~ 0 Commentaire

gestion de crise (pùblico)

irresponsables
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Les Espagnols désapprouvent la gestion par le gouvernement de la crise des coronavirus, selon un sondage
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Une enquête Metroscopia révèle que Pedro Sánchez a perdu 25 points en un peu plus d’un mois. Tous les dirigeants politiques baissent, même si le président obtient la meilleure note et Santiago Abascal (Vox Fasciste), la pire.
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Les Espagnols soutiennent le personnel de santé mais doutent de la capacité du système à lutter contre la pandémie faute de moyens
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La gestion que fait le gouvernement de Pedro Sánchez de la crise provoquée par le coronavirus ne convainc pas les Espagnols. Une étude de Métroscopia réalisée en plusieurs vagues révèle qu’une majorité désapprouve « la façon dont le gouvernement agit pour prévenir le coronavirus », alors que jusqu’à présent les citoyens approuvaient l’exécutif.
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Selon les dernières données, 51% désapprouvent la gestion de la pandémie, tandis que 39% l’approuvent. Il y a un mois, les chiffres étaient inversés: 64% pour, 24% contre.Métroscopia a commencé ses travaux sur le terrain fin février, lorsque l’épidémie causée par le virus du SRAS-CoV-2 avait à peine touché l’Espagne. Depuis, la société a réalisé plusieurs vagues d’enquêtes, reflétant une baisse progressive.De l’ensemble des institutions, l’Union Européenne est la moins performante, avec seulement 19% de retours positifs. De l’autre côté du tableau se trouvent les municipalités, qui reçoivent l’approbation de 76% des répondants. Les communautés autonomes reçoivent (60%).

Quant à l’évaluation des dirigeants, les principaux visages du gouvernement de coalition sont également affectés par la gestion de crise. Pedro Sánchez et le deuxième vice-président, Pablo Iglesias, ont été mal notés par les Espagnols. Le Premier ministre se maintient un peu mieux, sa note, qui est passée de 47% d’approbations en janvier à 46% en février et 44% en mars. Le leader d’Unidas Podemos, quant à lui, a obtenu 44% d’approbation en janvier, 40% en février et 30% en mars. Une baisse de 14 points en un mois.

Les dirigeants de l’opposition ne sont pas non plus épargnés, qui obtiennent les mêmes notes ou des notes pires que les membres de l’Exécutif. La leader de Ciudadanos, Inés Arrimadas, est le mieux évaluée, avec 32% d’approbation. Le président du PP, Pablo Casado, termine mars avec 28%, tandis que son homologue Vox Santiago Abascal est à 20%.

Le chef du parti d’extrême droite est le moins apprécié par tous (seulement 20% l’approuvent), mais il est le plus apprécié par ceux qui ont voté pour lui. Pablo Iglesias suit: le leader de Podemos reçoit l’approbation de 78% de ses électeurs. De l’autre côté se trouve le leader du Parti Populaire (PP): Pablo Casado est celui qui reçoit le plus faible pourcentage d’approbation parmi son électorat, 61%.
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03/04/2020
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03 avril 2020 ~ 0 Commentaire

france inter (acrimed)

 france inter

Matinale de France Inter

Parlez, parlez, mais de grâce, parlez dans les clous !

Le 27 mars, dans le grand entretien de France Inter, Ali Baddou recevait Frédéric Worms, professeur de philosophie contemporaine à l’ENS et membre du Comité national d’éthique. Parmi d’autres thématiques, il sera question de la continuité du débat politique en temps de crise. Un sujet dont on peut visiblement discuter à l’antenne… mais uniquement sur un plan théorique ! Car lorsqu’un auditeur choisit de mettre les pieds dans le plat et de critiquer la réponse du gouvernement avec des exemples concrets, Ali Baddou n’oublie pas le rappel à l’ordre.

En milieu d’entretien avec Frédéric Worms, Ali Baddou s’interroge :

On ne pense qu’à ça, on ne pense qu’à nos vies confinées. On ne pense qu’au virus. Que deviennent les autres problèmes qui se posent et qui n’ont pas disparu ? Ils ont disparu de l’espace médiatique, ils ont disparu de la conversation générale, mais ils sont toujours là les grands sujets politiques dont on a arrêté de parler. Comment est-ce qu’ils vont ressortir de cette crise ?

« On » se demande d’emblée qui est ce « on »… dont Ali Baddou se fait le porte-parole. « On » se questionne sur ce que l’animateur entend par la « conversation générale », d’où auraient « disparu » « les autres problèmes ». « On » se demande si, comme souvent, Ali Baddou ne projetterait pas arbitrairement sur la population les réflexes et réflexions propres à « l’espace médiatique »… et à ses têtes d’affiche.

Car le moins qu’on puisse dire actuellement, c’est que les « sujets politiques », les questionne-ments et la colère sont loin d’être sous le tapis dans de très nombreux secteurs (confinés ou non) de la population. Encore moins parmi les travailleurs, qui, de l’hôpital à la grande distribu-tion en passant par La Poste, les entreprises du BTP, de l’automobile, etc. ont largement de quoi « parler »…

Ce que son invité lui fait d’ailleurs remarquer en répondant que non, « on » n’a pas « arrêté de parler »… et que ce ne serait d’ailleurs pas souhaitable :

- Frédéric Worms : Heureusement, ils sont encore là. Les gens discutent, ils ont en tête leur situation sociale, leur situation économique, la question de l’éducation, de l’avenir des enfants, du soin. […] Tous ces sujets sont là, et moi mon souci justement, c’est de ne pas attendre la sortie de la crise pour en parler, pour mobiliser autour, pour construire un débat citoyen mais qui ait des effets réels. Si on attend la sortie, ce sera très dangereux.

- Ali Baddou : Mais pendant la crise ? Pendant la crise il faut penser l’après, Frédéric Worms ? Il faut dès maintenant essayer de penser l’après ?

- Frédéric Worms : Exactement. Et y participer dès maintenant.

Seulement voilà : Ali Baddou ne semble pas convaincu. Car à peine cinq minutes plus tard (soit « dès maintenant »), et alors qu’il est question du concept de « guerre » employé par Emmanuel Macron, un auditeur va mettre les pieds dans le plat. Et s’il parvient à s’exprimer, il est interrom-pu puis définitivement coupé, avant que son intervention soit littéralement aseptisée par l’animateur :

- Ali Baddou : Justement, c’est une question que veut vous poser Marc, qui est auditeur d’Inter, et qui est avec nous ce matin. Bonjour Marc, et bienvenue dans la matinale !

- Marc : Bonjour, merci. Moi, je ne supporte pas les discours martiaux de monsieur Macron. C’est pas la guerre, c’est une crise sanitaire comme vous l’avez dit. Et à mon avis, il ferait mieux de dire la vérité, à savoir qu’il a choisi la stratégie de l’immunité collective, puisqu’il n’y a pas de masques, pas de tests, pas de moyens !

 

À moins qu’il considère que c’est la guerre, et que les salariés sont de la chair à canon, puisqu’il veut les faire travailler jusqu’à 60 heures par semaine, sans moyens de protection, et au moins jusqu’à la fin de l’année ! Et moi j’ai l’impression que le gouvernement est plus préoccupé de sauver les marchés financiers que la population… [Coupé]

- Ali Baddou : C’est votre point de vue Marc ! [1]

- Marc : … puisqu’il annonce des centaines de milliards pour eux alors que pour les hôpitaux et les EHPAD, on fait appel à la générosité du public, avec la Fondation de France. Il y a urgence à faire le contraire ! Par exemple, par exemple… [Coupé].

Ciao Marc ! Car non seulement la parole ne lui sera pas rendue, mais Ali Baddou va prendre grand soin de recadrer les choses : « reformuler » complètement l’intervention de l’auditeur pour son invité, tout en feignant d’accorder du crédit au premier. On ne sait jamais… Frédéric Worms aurait pu vouloir embrayer sur le cadrage de Marc. Et c’est bien là tout le savoir-faire de l’édito-crate : avec beaucoup d’eau tiède, des propos vigoureux deviennent… insipides :

Ali Baddou : Il y a malgré tout, il y a malgré tout Marc, un grand effort collectif, et c’est vrai que c’est le temps du débat alors même qu’on est en pleine crise. Mais votre question était forte justement sur les mots qu’employait le Président de la République et ce mot de « guerre » Frédéric Worms, qui gêne et qui irrite Marc. Pourquoi ce besoin d’employer ce mot-là en particulier ?
« Que deviennent les autres problèmes qui se posent et qui n’ont pas disparu ? » se demandait Ali Baddou avant cet épisode. Il aura donc répondu, en actes, à sa propre question, en refoulant quelques-uns de ces « autres problèmes » dès leur énonciation.

 

Cette mise en veilleuse nous rappelle combien les garants autoproclamés de la parole médiatique ne renoncent jamais – avant, pendant et probablement après la crise – à veiller au bon respect du pré-carré politique : parlez, parlez ! mais de grâce, parlez dans les clous !

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 Pauline Perrenot, mardi 31 mars 2020

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https://www.acrimed.org

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31 mars 2020 ~ 0 Commentaire

aide alimentaire (brest)

secours

Actualisation des aides alimentaires sur Brest

Le site internet www.brest.fr est mis à jour régulièrement pour délivrer les informations.
L’accueil téléphonique (02 98 00 80 80) fonctionne de manière habituelle pour renseigner les usagers. Les citoyens sont invités à limiter leurs appels aux questions et besoins essentiels.

Pour les jours qui viennent, voici les possibilités d’aide alimentaire à Brest, sous réserve de changement, à confirmer quotidiennement :

- Le Secours populaire, de 9h à 12h et 14h à 17h, du lundi au vendredi : 31, rue Frédéric Chopin
Sur RV pris par téléphone préalablement, au 06 51 12 49 78 ou 02 98 44 80 43 .

- La Halte-accueil, de 9h à 12h, du lundi au vendredi : 80, bd Montaigne
Sur RV téléphonique au 02 98 80 00 55 un dépannage alimentaire sur présentation d’un justificatif de ressources à raison d’un dépannage par semaine par personne composant un foyer. Pour faciliter l’accès à l’aide alimentaire, les personnes n’ont pas besoin d’être orientées par un travailleur social.

- La Cantoche, de 11h30 à 15h, du lundi au vendredi, A CONFIRMER lundi : 51, rue de la Porte
Repas à emporter au tarif habituel 2€ et 4€ sur présentation de la carte ou justificatif (attestation ressources, orientation TS…).

- Nouveau Lieu de distribution d’aide alimentaire à l’école de Quéliverzan, les lundi 23 et mardi 24 mars, de 9h à 12h : 15, rue Gaston Ramon
Pour les personnes habitant la rive droite. Sur RV pris par un travailleur social sur la plateforme téléphonique 02 98 00 83 37. Prévoir d’amener cabas et pièce d’identité (si possible).

- Les Restos du cœur, seront ouverts lundi 23, mardi 24, mercredi 25 mars, de 13h30 à 16h30 : 27, rue Salengro / Sans RV.

- À partir du lundi 23 mars, pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer UNIQUEMENT, la Croix-rouge met à disposition un service de livraison à domicile des courses ou médicaments ou colis alimentaire (si la personne en relève)
Sur appel au n° vert 09 70 28 30 00. Prévoir un délai entre la sollicitation et la livraison.

N’omettez pas de rappeler aux personnes l’ABSOLUE nécessité garder ses distances, particulièrement dans les éventuelles files d’attente.

En début de semaine prochaine, l’offre d’aide alimentaire sera plus importante, espérons qu’elle soit suffisante. Si l’existence de plusieurs points d’aide alimentaire est positif, gardons en tête d’éviter, lors des orientations, trop de déplacements pour les personnes.

http://www.reperes-brest.net

http://www.couleurquartier.infini.fr

http://www.bretagne-creative.net/

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30 mars 2020 ~ 0 Commentaire

dossier: comores guyane réunion kanaky guadeloupe

comores

Des Bretons alertent sur la situation dans l’archipel des Comores

Dans une vidéo publiée les réseaux sociaux, une Finistérienne interpelle le gouvernement français sur le manque de moyens à Mayotte, pour faire face à l’épidémie. Deux Brestois originaires des Comores ont rejoint un groupe solidaire, qui informe la population de l’archipel sur le virus.

Ces Bretons ont décidé d’apporter leur soutien à l’archipel des Comores, dans l’Océan indien.
L’archipel englobe l’île de Mayotte, 101e département français, et les trois îles de l’Union des Comores, une ex-colonie française désormais indépendante.

« Relayer le message d’un département oublié »

Depuis Landerneau (Finistère), Annie Le Merrer lance un « cri d’alerte au gouvernement français sur l’absence alarmante de moyens adaptés » à Mayotte, face à l’épidémie de coronavirus qui touche désormais 74 personnes sur l’île.

Dans le 101e département français, la population vit « entassée dans des bidonvilles en tôle, sans eau ni commodités vitales« , déclare Annie Le Merrer dans une vidéo postée sur Facebook. « A ce jour, 59% des résidences principales de Mahorais ne sont pas non plus équipées en installations sanitaires de base. Mayotte a aussi un système de santé sous-équipé. »

Bien qu’elle ne soit jamais allée sur l’île, elle a rencontré de par son métier de nombreux Mahorais à Brest, avec qui elle est restée très proche. « Les Mahorais m’ont fait part de leur sentiment d’abandon, voire de mépris, ils ont peur de mourir. C’est un département français et ils n’ont pas les mêmes droits. Ils n’ont rien« , dénonce la Landernéenne par téléphone. « Je ne pouvais pas ne rien faire. »

Le gouvernement demande à ce qu’on soit solidaire, on doit l’être aussi avec Mayotte. L’île de 256 000 habitants, sans compter la population étrangère arrivée des Comores, ne possède actuellement que 16 lits de réanimation.

Depuis Brest, ils font de la prévention aux Comores

Les îles voisines de l’Union des Comores ne recensent à ce jour aucun cas, mais une contami-nation est redoutée. Le pays n’a pas suffisamment de moyens face à l’ampleur la crise sanitaire.

A Brest, Abdoulanzize Ahmed Koudra, ancien communicant, et sa fille Hidaya, étudiante à la faculté de médecine, ont voulu faire preuve de solidarité. Ils ont rejoint le réseau « Solidarité anti-Covid-19″, créé par des personnels soignants français originaires, comme eux, des Comores. Le groupe relaie des messages de prévention sur l’archipel en langue française, arabe et mahoraise et informe via une radio en ligne, Hayba FM.

« Nous sommes en contact avec le président de l’Union des Comores pour mettre en place de la prévention« , raconte Abdoulanzize Ahmed Koudra, en précisant que la démarche est apolitique.

Le gouvernement des Comores a pris quelques mesures : fermer les mosquées, raccourcir les heures de marchés par exemple. Mais dans l’archipel, « des mesures de confinement total sont impossibles à mettre en place : les gens vont au marché tous les jours pour se nourrir et n’ont pas facilement accès à l’eau« , rappelle le Brestois. « D’où l’importance de relayer des messages de prévention. »

J. Jeunemaître 30/03/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr

Lire aussi:

L’État colonial et la crise sanitaire en Guyane (NPA)

À la Réunion, la pandémie aggrave les inégalités sociales (ESSF)

Kanaky Face à l’épidémie, l’État colonial donne sa priorité à l’économie (A&R)

Mayotte : une situation inquiétante (LO)

À Mayotte, le coronavirus s’installe dans un département sinistré (Reporterre)

« La gestion coloniale de cette pandémie saute aux yeux ! » Entretien avec Elie Domota (Révolution Permanente)

 

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30 mars 2020 ~ 0 Commentaire

meeting (npa)

meetihnh

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26 mars 2020 ~ 0 Commentaire

enseignant confiné (fr3)

decrochage

“Moi, enseignant confiné, je n’ai pas le temps d’aller aux champs parce que je travaille”

Les propos de la porte-parole du gouvernement sur les enseignants « qui ne travaillent pas car les écoles sont fermées » font réagir des enseignants en Bretagne.

« Non je n’ai pas le temps d’aller ramasser les fraises », ironise Annabelle, enseignante à Brest. Et elle a d’autant moins le temps qu’elle assure des permanences dans son école pour les enfants des personnels soignants. « En plus de mon travail à la maison pour mes élèves, dit-elle. C’est humiliant et choquant d’entendre de tels propos dans la bouche d’une responsable politique qui prouve une fois encore sa méconnaissance de notre métier. Quel mépris ! »

Hier, la porte parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye déclare : « Nous n’entendons pas demander à un enseignant qui aujourd’hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser la France entière pour aller récolter des fraises ».Même si, dans un tweet posté dans la foulée, elle s’excuse, le mal est fait.

« Stupeur et indignation »

« Je ne me tourne pas les pouces chez moi, explique encore Annabelle. J’ai un contact quotidien avec les famillles, je prépare des exercices simples pour maintenir les apprentissages auprès de mes élèves de maternelle. Ce confinement nous oblige à inventer d’autres méthodes de travail et ce n’est pas simple« .

Même constat chez cette enseignante du collège de l’Iroise à Brest. « Je suis dans la stupeur et l’indignation, confie Héléna. On a des journées plus denses que d’habitude, c’est ce que disent tous les collègues.

On a du adapter nos supports pédagogiques à l’enseignement à distance et on fait avec les moyens du bord. On passe du temps avec nos élèves au téléphone, on les rassure, on prépare les cours, on corrige les devoirs. Sans oublier que l’on doit aussi faire face à cette fracture numérique qui est bien réelle car tous n’ont pas d’accès à internet ».

« Si on avait le choix, on serait en classe »

Pour le porte-parole de Sud Education, Olivier Cuzon, « passer d’une situation de cours classique à du distanciel, ce n’est pas une mince affaire. Les enseignants ne se contentent pas de dépo-ser des cours sur une plateforme. Je pense que ce n’est pas une maladresse de la part de cette responsable politique : elle dit ce qu’elle pense des enseignants, elle alimente ce fantasme que les profs sont toujours en vacances ».

Clémence, enseignante de CE1-CE2 à Betton, près de Rennes, ne cache pas non plus son « agacement ». « D’abord, rappelle-t-elle, on n’a pas choisi cette situation. Si on avait le choix, on serait en classe, avec nos élèves ».

Et d’expliquer que, chaque matin, par mail ou via le blog de la classe, elle envoie du travail à faire à ses élèves. « En plus, la satisfaction que j’ai à exercer mon métier dans ces conditions est loin d’être complète. Alors non, je n’ai pas envie que quelqu’un dise que l’on ne travaille pas. Par ailleurs, cette période de confinement m’éloigne des enfants en difficultés scolaires et je dois trouver des solutions pour eux ».

Je n’ai pas à prouver que je travaille, souligne encore ce professeur de lettres et histoire-géographie dans un lycée professionnel de Brest. Eric évoque lui aussi sa « conscience professionnelle » et son « inquiétude » vis-à-vis de certains de ses élèves plus fragilisés.

« Quand tout cela sera terminé, il y aura un réel problème entre les élèves qui auront bossé parce qu’ils en ont les moyens et ceux qui ont des difficultés. Et puis, ce n’est vraiment pas le moment de remettre en cause le travail des profs. On fait avec nos armes et on travaille »

Carole Collinet-Appéré 26/03/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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24 mars 2020 ~ 0 Commentaire

jeff bezos (npa)

commerc2

Le commerce au temps du coronavirus

Après l’annonce par le Premier ministre, le 14 mars dernier, de la fermeture des commerces non-essentiels, dont les restaurants et débits de boissons, puis celle du président de la République du confinement de la majeure partie de la population, les 700 000 salariéEs de la grande distribution se retrouvent, tout comme le personnel de santé, en première ligne pour pourvoir aux besoins accrus de millions de personnes recluses dans leur foyer avec les enfants…

On constate sur le terrain l’incurie des employeurs à mettre en place des mesures de protection élémentaires des salariéEs, qui se retrouvent surexposés au virus, et des comportements qui exacerbent le clivage existant entre management et « petit personnel » :

pas de gants, ou alors ils sont inadaptés (ceux pour manipuler le pain se déchirent au contact des gros volumes), pas de masque, parfois au motif que leur port serait anxiogène vis-à-vis de la clientèle, peu ou pas de gel (ou bien à acheter soi-même !), pas de pauses régulières pour se laver les mains, mise en place de protections de fortune en caisse dans l’attente de vitres en plexiglas, magasins bondés sans nécessairement la présence d’une sécurité…

Beaucoup de cadres sont, eux, en télétravail, et des enseignes comme Décathlon impose déjà au personnel en chômage partiel de poser des congés payés et des RTT alors même que le gouvernement, sous la pression des syndicats, a  décidé que cela devait passer par un accord d’entreprise. Il y a aussi une explosion des fins de période d’essai bien que celle-ci, même si elle n’a pas à être motivée, sert à évaluer la compétence du salarié.

Amazon, une bombe sanitaire et sociale

Le comble est atteint dans les six entrepôts français d’Amazon : seul 10% du volume des marchandises traitées peut être considéré comme de première nécessité, comme l’alimentation et les produits d’entretien et d’hygiène, là où on peut continuer à commander des jeux vidéos (qui affichent une progression de 200%), du vernis à ongle… ou des sextoys !

Pendant ce temps-là, les employéEs n’ont pour seule protection que leurs gants anti-coupures habituels, sont priés de laisser une place vide à côté d’eux à la cantine et travaillent dans une promiscuité, renforcée par l’embauche massive d’intérimaires, qui rend impossible le maintien des distances minimales.

Ce comportement criminel fait que les sites, depuis la semaine dernière, et désormais ceux de livraison, sont secoués par d importants mouvements d’absentéisme, de grève et de droit de retrait, en dépit des menaces de la direction qui tonne que le salaire ne sera pas maintenu pour les récalcitrantEs, voire qu’ils seront considérés en absence injustifiée !

Le virus, qui peut survivre plusieurs jours sur des surfaces, continue quant à lui à être livré à domicile, y compris par les livreurs des plateformes, qui manipulent les commandes des rares restaurants encore en activité et les digicodes des clientEs, développant à leur tour en nombre la maladie…

1 000 euros, le prix du danger !

Comme le bâton ne suffit pas et que beaucoup de salariéEs, quand ils n’imposent pas tout bonnement à leur direction les mesures de sécurité précitées, refusent de venir travailler la peur au ventre, le ministre de l’Économie a incité les entreprises à verser au personnel de terrain en activité une prime de 1000 euros sur le modèle de celle Gilets jaunes.

« C’est de l’enfer des uns qu’est fait le paradis des autres » a dit Victor Hugo : manutention-naires, livreurEs, caissières, etc., se prennent de plein fouet tous les jours la réalité du virus mais aussi de la barrière entre classes.

« Ceux qui ne sont rien » démontrent aussi que leur travail est indispensable au bon fonctionne-ment de la société et que, quand les institutions devant les protéger vacillent (syndicats, inspec-tion, médecine du travail et prud’hommes tournent au compte-gouttes), ils et elles doivent avant tout compter sur leurs propres forces et leur solidarité.

LD Mardi 24 mars 2020

https://npa2009.org/

Une page Facebook, mise en place par la CNT-SO et SUD Commerce, recense les situations-problèmes rencontrées par les personnels du commerce et des services : https://www.facebook.com/

 

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29 février 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez syrie (ouest france)

Un court film admirable et drôle, tourné par les habitants de Kafranbel eux-mêmes !
C’est en hommage, en soutien à ces gens là que nous vous invitions à venir leur envoyer un message de soutien ce samedi 29 février 11H : à Plouguerneau (Médiathèque), au Run Ar Puns Châteaulin , à Paimpol à L’image qui parle, au marché de Pleyben, Place des Halles à Douarnenez… 

« Nous voulons soutenir ces Syriens dont les villages sont détruits par les bombes »

À Douarnenez comme dans d’autres communes finistériennes, ce samedi 29 février 2020, des centaines de personnes se sont fait prendre en photo avec des pancartes de soutien aux peuples syriens.

Il y avait foule, place des Halles, à Douarnenez, ce samedi 29 février 2020, jour de marché. Mais, contrairement à d’habitude, un stand supplémentaire était installé.

À l’initiative d’un groupe de citoyens et de l’association Rhizomes, accueillant depuis 2012 des écrivains étrangers en résidence, les Douarnenistes étaient invités, sous un barnum, à apporter leur soutien aux peuples syriens, dont la situation géopolitique continue de faire l’actualité. «

Nous avons fabriqué des pancartes avec un message simple : « Gens d’Idleb (ou toute autre localité syrienne), nous vous entendons ! »

Nous invitons les Douarnenistes à se faire prendre en photo, explique, ce samedi, Caroline Trouin, présidente de Rhizomes. Les clichés et messages récoltés circuleront jusqu’en Syrie via les réseaux sociaux. Nous voulons juste apporter et adresser notre soutien à ces peuples qui voient leurs villages être détruits par les bombes. » (Payant)

Quentin BURBAN. 29/02/2020

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07 février 2020 ~ 0 Commentaire

zéro (résistance critique)

blanquer

Le « 0 »orwellien. Entre cynisme et simulacre

  • Jamais la menace de la note (« 0 » aux épreuves dites « E3C » du baccalauréat) n’aura mieux signifié la dimension policière d’une évaluation.
  • La note comme amende, sanction. La note comme embrigadement. Qui s’intéresse encore aux contenus ? Au sens des formations intellectuelles ? A ce que devient un examen national quand les sujets sont parfois connus à l’avance ?
  • La mise en concurrence des disciplines, le clientélisme pour remplir les classes de certaines « spécialités » finiront d’achever le peu qu’il restait d’égalité et de justice. Le système (scolaire est un attribut désuet)  et ses algorithmes opaques décideront désor-mais  de l’avenir des lycéens en fonction de leur lycée d’origine, de leur origine tout court.
  • La peur du « 0 » c’est l’équivalent de l’amende de 135 euros pour manifestation non déclarée, un pouvoir de dissuasion purement formel, indifférent à toutes interrogations sur la légitimité, un pouvoir qui échappe d’ailleurs aux professeurs qui seront absents des commissions d’harmonisation.
  • Une machine autistique à produire du classement, de l’évaluation afin de confirmer et de survalider un ordre social d’airain dissimulé derrière des algorithmes. Le pouvoir de classe, d’autant plus cynique qu’il fait de la vacuité son carburant, ne croit plus à ces diplômes nationaux ringards, à ces idéaux d’égalité et de justice sociale.
  • Il ne jure que par des dispositifs de contrôle qui ne peuvent (ils sont construits pour cela) que le confirmer. Le contrôle continu a pour seul horizon l’auto-validation continue. Il s’agit d’entériner certainement pas de former, mieux de transformer. Pouvoir tautologique qui nasse le social en lui faisant miroiter une bonne note qui, in fine, ne servira à rien. Le tri se joue sur une toute autre scène.
  • Alors que faire ? Ce que nous observons relève bien du pourrissement, d’une décomposition terminale, fascinante à de nombreux égards. Fascinant en effet d’observer la panique d’un ministère qui veut de la note pour ne pas perdre la face.
  • Fascinant d’observer la docilité avec laquelle nous intériorisons le simulacre. Épreuves passées dans des conditions délirantes, fuites de sujets, impréparation, tricheries, malversations, peu importe. Ce qui compte désormais, c’est la pérennité du simulacre dans une pure forme policière. C’est donc cette forme que nous devons interroger, comprendre. Si le baccalauréat ne sert à rien, si tout est joué sur une autre scène, pourquoi une telle démesure de moyens, un tel rapport de forces ? Qu’est-ce qui est en train de se jouer exactement ?
  • Évidemment, tout cela n’a rien à voir avec le baccalauréat que les précédents ministères ont réduit à néant, le dispositif de sélection parcours sup venant définitivement anéantir la valeur de ce diplôme.
  • Non, il s’agit d’autre chose. Une crainte hante tous les systèmes de contrôle : la dérision. La hantise d’un pouvoir qui carbure au vide ? Ne plus être pris au sérieux. Vous ne pouvez pas nous mettre « 0 » car cela ferait chuter des statistiques qui n’ont pour seule fonction que de masquer formellement les inégalités réelles.
  • Mettre « 0 » à qui d’ailleurs ? Aux élèves les plus défavorisés du système, les plus indoci-les, ceux qui savent pertinemment que cette note ne changera rien à leur affaire ? Entéri-ner publiquement  le cynisme ou montrer toujours publiquement l’étendue du simulacre ? C’est ici que nous touchons le point de réversion du pouvoir par la pure forme. Il faut mettre « 0 » (pouvoir du simulacre) mais le « 0 » est impossible à mettre (simulacre du pouvoir).
  • Celui qui gouverne par la vacuité périra par la vacuité. C’est ainsi qu’il faut comprendre la nécessité du rapport de force et du déploiement policier : les E3C c’est sérieux, la preuve, nous envoyons la police.
  • Quand le sérieux ne peut plus se prévaloir de la réalité (réalité d’un diplôme équitable, réalité d’une formation, réalité d’une valeur), il doit s’équiper de tous les attributs de l’ordre policier.
  • Non pas cela a une valeur donc il y a la police mais il y a la police donc cela a une valeur. C’est justement ici que nous quittons les exigences d’un régime démocratique (la démocratie doit être défendue car elle promeut la justice comme réalité) pour épouser les traits des régimes liberticides en carton pâte, les autocraties de pacotille qui sont incapables d’instituer des valeurs autrement que par la force de leur police.
  • 7 février 2020

http://www.critiquedelacritique.fr/

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