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17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Dans le « Canard enchaîné »

Dans le

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16 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pérou. Conga : ni maintenant ni jamais !

Pérou. Conga : ni maintenant ni jamais ! dans Altermondialisme conga-no-va-calajo-207x300

Le samedi 8 juin, a eu lieu à Paris un rassemblement pour demander l’interruption du projet minier Conga que le gouvernement du président Ollanta Humala et la société minière transnationale Newmont-Buenaventura-Yanacocha viennent de relancer. Ce rassemblement était appelé, entre autres, par le Comité de solidarité avec Cajamarca, France Amérique latine (FAL), Fondation Danièle-Mitterrand, Coor- dination Eau Ile-de-France, Mouvement contre le racisme (MRAP), ALDEAH, Association des populations des montagnes de France (APPM), Collectif d’appui aux luttes du peuple argentin (CALPA), Colectivo de Peruanos en Francia, Université populaire Mariategui (Unipoma), Radio Latinos, SUD Solidaires, EÉLV, PCF et NPA. Il a réuni plusieurs dizaines de personnes pour protester contre un passage en force.
La « loi » des multinationales
Le 28 mai, près de 1 500 « comuneros », gardiens des lacs et autres représentants de la population, ont marché dans la montagne pour aller inspecter la relance des travaux. Ils ont été violemment réprimés par la police, qui n’a pas hésité à tirer sur eux. La première victime était un paysan, blessé par un tir de chevrotines. Il y a un an, les tirs de la police et de l’armée avaient tué cinq personnes, et blessé une cinquantaine. Le gouvernement de Lima vient d’adopter des dispositions qui modifient les lois en vigueur et permettent aux multinationales de contourner les règles de protection environnementale et de protection du patrimoine archéologique, tout en se moquant bien sûr du droit à la santé, à la vie et à l’autodétermination de la population affectée. Cette décision est très grave. Outre la grande catastrophe environnementale qu’elle implique et impliquerait dans le futur, elle peut conduire dans l’immédiat à des conséquences humaines tragiques. La destruction et la contamination des sources d’eau à Conga vont affecter le bassin de l’Amazone et les rivières qui se jettent dans l’océan Pacifique. La France et le monde entier sont concernés. Plus que jamais, il faut arrêter Conga.
Correspondante Samedi 15 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

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16 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Istanbul

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13 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie. Des manifestants très organisés (LT)

Turquie. Des manifestants très organisés (LT) dans Europe tak1

« Le parc doit être dégagé dans les 24 heures » : face à l’ultimatum lancé par le Premier ministre turc, les manifestants campent sur leurs positions et sont très organisés pour tenir le siège.empty dans International

Ce matin, parc Gezi, les occupants se réveillent plutôt détendus, sous le soleil, après une nuit qui a été beaucoup plus calme que la précédente, qui avait été émaillée de violences.  Cette fois, même si les policiers étaient très nombreux, le face-à-face n’a pas dégénéré. Il n’en reste pas moins que les forces de l’ordre ne font pas de cadeaux et de nombreux avocats du barreau d’Istanbul ont rejoint le mouvement de contestation, hier, pour protester contre les arrestations arbitraires de ces derniers jours. Et les heures qui viennent pourraient faire monter la tension d’un cran : le Premier ministre Erdogan a posé un ultimatum à ses opposants. Ils doivent lever le camp dans les 24 heures. A la fermeté gouvernementale, les occupants du parc Gezi répondent par la détermination, et une impressionnante organisation : sous leurs milliers de tentes, les occupants bdu parc Gezi, que le gouvernement veut raser pour y construire un centre commercial, bénéficient d’une logistique particulièrement efficace.  Sur place, ils mangent gratuitement, on leur fournit vêtements et masques à gaz, des brigades de nettoyage assurent l’entretien du siège… A l’heure de la pause déjeuner, des salariés viennent les rejoindre, et ce soutien de la population pour les inciter à tenir les aide à poursuivre leur mouvement. Avec toujours pour revendications l’abandon du projet de centre commercial, mais aussi de mesures gouvernementales portant sur des questions de société. De notre envoyé spécial à Istanbul.

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12 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : chronique d’une révolte inattendue

Turquie : chronique d'une révolte inattendue dans Europe ist-anb

A l’heure où nous bouclons ce dossier, les forces de répression attaquent de nouveau les occupants pacifiques de la place Taksim qui depuis 12 jours donnent le la au formidable mouvement de contestation qui secoue le pays.

Un nouvel appel à manifester dans la soirée a été lancé. Erdogan choisit une nouvelle fois la répression et tente de masquer celle-ci en se disant prêt à rencontrer les opposants à son régime dictatorial. Bien que sûr de son assise sociale et politique, le gouvernement est confronté à une critique sociale et politique radicale aux ressorts encore difficiles à évaluer. Les réactions immédiates des gouvernements des États-Unis, de France et d’Allemagne, prônant dès le début des manifestations la modération dans la réponse, et la répression du gouvernement, illustrent l’importance des questions géostratégiques mises en jeu par une crise politique turque.


Enjeux économiques d’abord. Avec plus de 74 millions d’habitants, la Turquie est le troisième pays le plus peuplé d’Europe après la Russie et l’Alle-magne. Avec un produit intérieur brut qui la place au deuxième rang des grands pays émergents derrière la Russie et une situation géographique déci- sive à l’entrée de l’Europe et au cœur du Moyen-Orient, la Turquie est une pièce maîtresse sur l’échiquier géopolitique de ce début de XXIe siècle. La ba- taille pour la construction de gazoducs permettant l’approvisionnement de l’Europe de l’Ouest avec le gaz russe en est l’illustration la plus visible.  Enjeux politiques et militaires. La Turquie alliée historique et tête de pont militaire des États-Unis est une pièce essentielle de la politique étatsunienne, tant dans la question palestinienne que dans les derniers développements en Syrie. « Homme malade » de l’Europe du début du XXe siècle, la Turquie et son « modèle » de développement, devenu une référence comme alliance du modernisme économique et du conservatisme moral et social, sont entrés en crise.

Les failles de l’économie turque
La formidable mobilisation démarrée contre la suppression du parc Gezi cristallise une crise inscrite dans l’évolution économique et politique de la Turquie depuis une trentaine d’années. On est loin de la Turquie de la fin du XIXe siècle, pays sous-peuplé de moins de 10 millions d’habitants, une économie en faillite, placée sous tutelle des grands pays européens, démembrée et occupée à l’occasion de la Première Guerre mondiale. C’est contre cette domination que se développe la guerre d’indépendance (1919-1922) menée par Mustapha Kemal Pasha, Attatürk, père fondateur de la république et acteur décisif du développement économique de la Turquie. Le nouveau pouvoir prend ses distances tant avec ses voisins arabes qu’avec l’Islam qui lui paraît un frein aux réformes. Il abolit le califat, instaure un régime laïque et impose l’alphabet latin contre l’alphabet arabe.

Faillite, crises et coups d’État
Jusqu’aux années 1950, la République assure un développement économique basé sur une industrialisation de substitution aux importations, avec l’instauration de hautes barrières douanières. Ces efforts s’appuient sur une agriculture qui occupe 75 % de la population jusqu’aux années 50 et fournit près de la moitié du PIB.  En dépit de réelles avancées économiques et sociales, le Parti républicain du peuple, Cumhuriyet Halk Partisi (CHP) est battu aux premières élections pluralistes de 1950 par le Parti démocrate. Ce dernier, qui a gagné la confiance de la population rurale, s’engage dans une politique de privatisation des entreprises publiques et de soutien à l’agriculture. Cette politique tourne à la faillite, avec une inflation galopante, le tarissement des devi- ses et de multiples pénuries. Les difficultés économiques et la montée de mobilisations fournissent les conditions de coups d’État militaires répétés de 1960 à 1980 avec des violences et une répression systématiques contre les syndicats, les organisations de gauche et d’extrême gauche. Visites du pape, soutien des USA, construction de pont sur le Bosphore, premières démarches en direction de l’Union européenne, intervention militaire victorieuse à Chypre ne suffisent pas compenser les difficultés économiques. Les premiers effets de la crise économique mondiale entrent en résonance avec les erreurs éco- nomiques et l’instabilité politique du pays. En 2001, le PIB chute de près de 10 %, l’inflation atteint les 50 % et la dette 75 % du PIB.

Derrière la prospérité…
C’est dans ce contexte que le Parti pour la justice et le développement ou AKP (Adalet ve Kalkınma Partisi), fondé en 2001, arrive au pouvoir en 2002 avec seulement 34 % des voix mais la majorité au Parlement. S’adressant économiquement et idéologiquement aux populations victimes de l’exode rural, il élar- git son audience (47 % en 2007, 50 % en 2011) grâce à ses succès économiques : industrialisation tournée vers l’exportation (plus de 75 % des exportations totales), appuyée sur une forte dévaluation et une politique budgétaire très stricte, assainissement des finances publiques, restructuration du secteur bancaire et garantie d’indépendance de la banque centrale.

Mais la réalité de cette relative prospérité économique ne saurait faire oublier trois éléments essentiels dans le développement de la crise actuelle.

Économiquement, les progrès récents reposent plus sur l’immobilier et les services et moins sur l’industrie en raison d’une compétitivité encore insuf- fisante. Socialement, le secteur informel emploie 40 % des actifs (25 % hors agriculture) pendant que les femmes représentent seulement 29 % de la popu- lation active. Les inégalités de développement perdurent entre l’Est et l’Ouest du pays : trois fois plus de richesse par habitant dans la région de Marmara (45 % du PIB et 31 % de la population) que dans le sud-est de l’Anatolie. Enfin politiquement, idéologiquement, l’autoritarisme du régime d’Erdogan, sa volonté de s’appuyer sur l’islam pour justifier les orientations réactionnaires, heurtent de plus en plus violemment des couches sociales imprégnées de laïcité, de liberté, en osmose avec les Indignés des États-Unis ou d’Espagne.
Robert Pelletier

Mercredi 12 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)  http://npa2009.org/node/37640

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12 juin 2013 ~ 0 Commentaire

« On s’indigne, on s’insurge et puis on voit »

« On s'indigne, on s'insurge et puis on voit » dans Europe gamin1

« Stupéfaction ». Voilà plus de deux semaines que la place de Taksim est occupée par le peuple et que des dizaines de milliers de personnes défilent tous les jours malgré les brutales interventions policières dans les quatre coins du pays.
Au-delà de l’indignation et de ­l’espoir, la stupéfaction demeure le principal sentiment, un sentiment partagé par les protagonistes du mouvement et tout particulièrement par l’extrême gauche. En effet, malgré l’offensive néolibérale et les politiques sécuritaires, anti-démocratiques et conservatrices du gou- vernement, la Turquie semblait être l’un des seuls pays de la région à ne pas être affecté par la radicalisation de masse que représentaient les révolutions arabes et les mouvements d’indignéEs sur la côte méditerranéenne.  Mais finalement la tentative du gouvernement de construire une ancienne caserne d’artillerie, un centre commercial et une résidence de luxe en détruisant un parc public en plein centre d’Istanbul, déclencha cette révolte inattendue, spontanée et pratiquement « magique » qui se déroule actuellement sous nos yeux.

Tension et tentatives de division Pris au dépourvu, l’étonnement n’est pas moindre pour le gouvernement. Au-delà de l’accumulation de diverses causes de mécontentement, c’est principalement l’auto­ritarisme et l’arrogance du Premier ministre Erdogan qui provoque la résistance. Lors du séjour de ce dernier en Afrique du Nord, le vice Premier ministre Bülent Arınç et le Président de la République Abdullah Gül tentèrent de se montrer plus con- ciliateurs, en s’excusant pour la brutalité policière et en organisant une rencontre avec les représentants de l’initiative « Solidarité pour Taksim ». Face aux revendications, qui comprennent l’annulation du projet, la sauvegarde du parc, la démission des responsable de la violence policière et le droit de mani- fester sur les places publiques, le Premier ministre, même s’il semble avoir fait marche arrière à propos du centre commercial et de la résidence, réaffirme sa décision de reconstruire la caserne à Taksim.
Comme stratégie d’apaisement du mouvement, le gouvernement joue la carte de la division. D’une part, il essaye d’isoler Taksim, en faisant intervenir brutalement la police (accompagnée parfois de policiers en civil armés de bâtons) lors des manifestations se déroulant dans les autres villes (et principalement à Ankara). Parallèlement, une distinction entre « ceux qui ont sincèrement des inquiétudes environnementales » et « les voyous qui ne pensent qu’à détruire et brûler » est incessamment soulignée. D’autre part, et de façon très dangereuse, Erdogan rappelle à chaque occasion que sa base est aussi prête à se mobiliser si les manifestations perdurent. Et ceci sans cacher sa satisfaction face au slogan « laisse-nous y aller, nous écraserons Taksim ! » scandé par des milliers de sympathisants.

Potentialités et difficultés du mouvement
Entourés et ainsi « protégés » par plus d’une dizaine de barricades, Taksim et le parc Gezi sont devenus de véritables lieux de rassemblements politiques et syndicaux, d’activités ludiques et festives, régis par ce que l’historien marxiste E.P. Thompson appelait « une économie morale » : inter­diction de tous rap- ports commerciaux au sein du parc, dénommé désormais « la commune de Gezi » ; gratuité de la nourriture, de la boisson et des services sanitaires ; utili-sation de l’énergie solaire dans la cuisine ; bibliothèques fonctionnant par dons ; principe de volontariat pour l’accomplissement de toute tâche et un sen- timent irréductible de solidarité, de responsabilité envers l’autre, mais aussi et surtout envers la nature.
Cependant la prudence des confédérations syndicales à se mobiliser (à part quelques grèves symboliques), l’absence de formes d’auto-organisation et d’autogestion au sein de la commune, et de débats stratégiques concernant l’avenir du mouvement, sont des problèmes à souligner. L’hétérogénéité du mouvement soulève aussi plusieurs difficultés. La sensibilité nationaliste et parfois militariste (symbolisée par l’abondance de drapeaux turcs et du slogan « nous sommes les soldats de Mustafa Kemal ») portée par la composante républicaine-kémaliste du mouvement, engendrent les réti- cences des Kurdes à y participer, malgré plusieurs appels de leurs organisations à la mobilisation. De plus, cela donne l’occasion au gouvernement et à ses intellectuels organiques de stigmatiser le mouvement de « putschiste » et de consolider ainsi sa base.
Difficile de prévoir le dénouement de la situation pour le moment, mais cette semaine peut s’avérer décisive, étant donné que le gouvernement ne peut se permettre de laisser une telle crise se perpétuer, et que les résistants de leur côté refusent de rentrer chez eux sans que les revendications soient satisfaites. Mais, dans tous les cas, une nouvelle génération a pris le goût de la liberté, expérimenté la lutte collective et saisi la nécessité de résister. Un slogan inscrit sur la place de Taksim exprime bien l’importance de cette résistance pour la transformation des consciences : « Nous avons résisté et nous avons avorté le citoyen mort qui résidait en nous ».
D’Istanbul, Uraz Aydin

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12 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Les faiblesses de la gauche radicale

Les faiblesses de la gauche radicale dans A gauche du PS yy021-259x300

La gauche radicale est divisée en Turquie, sans véritable pôle fort, ce qui explique le peu de visibilité de l’anticapitalisme dans les événements.
L’ODP (Parti de la Liberté et de la ­Solidarité). A la fin des années 90, une tentative de parti large et pluraliste, dans le cadre de l’ODP, a échoué, avec des conséquences néfastes pour chacune des composantes. L’ODP reste l’une des principales forces de la gauche radicale, mais n’est plus un parti large et pluraliste. Il se limite au groupe Dev Yol (Voie de la Révolution). La tradition de ce parti peut être considérée comme « centriste », entre réformisme radical et programme révolutionnaire.
Halkevleri (les maisons du peuple) est issue de la même tradition. Important réseau s’appuyant sur des centres sociaux et des organisations locales, elle peut prétendre devenir le centre de gravité de la gauche radicale. Ses militants actifs dans les mouvements sociaux tentent de gagner une influence dans les syndicats. Mais ils ne cherchent pas à politiser ces relations et ont renoncé à construire un parti large. Bien que très impliqués dans les mani- festations actuelles, ceci les amène à soutenir le principal parti social-démocrate.
Le TKP (Parti communiste de Turquie) est le mieux organisé et le plus actif de la gauche. C’est le principal parti stalinien en Turquie, entretenant des liens étroits avec les partis communistes grec et chypriote et des relations avec Parti communiste français. Il est critiqué par la gauche, notamment en raison de son « tournant » nationaliste l’ayant conduit à former un « Front patriotique ». Ils ont une organisation de jeunesse forte et une influence dans la classe moyenne, mais un fonctionnement très bureaucratique. Malgré un nombre important de militants, son influence est très limitée : 0, 14 % des voix aux dernières élections. Des membres de leur organisation de jeunesse furent présents dans les barricades, notamment sur la place Taksim avec, comme mot d’ordre principal « ne pas obéir ». Le parti décida alors de participer aux manifestations, sans utiliser le logo du parti.
Le HDK (Congrès démocratique du peuple) est la composante la plus importante de la gauche. C’est une coalition électorale formée par le mou- vement politique kurde avec de plus petits groupes de gauche, mais cela ne constitue pas un parti au sens strict du terme. En raison de l’importance de la base sociale du mouvement kurde, elle peut être considérée comme la plus grande organisation de gauche, mais ne constitue pas un cadre très organisé. Sa préoccupation principale reste la question kurde et des problèmes internes sont survenus à l’occasion du « processus de paix » entre le PKK et de gou- vernement. Les groupes de gauche qui font partie de cette coalition étant petits, le mouvement kurde en est l’élément déterminant. Le président du BDP (Parti politique kurde) avait appelé, aux premiers jours des événements, à ne pas participer aux manifestations car il ne fallait pas agir avec les natio-nalistes. Malgré ces déclarations, les jeunes du mouvement kurde furent sur les barricades dès le premier jour.

*
Il y a enfin plusieurs petits groupes trotskystes correspondant aux divers courants internationaux et regroupant chacun moins d’une centaine de militants.
D’Istanbul, Eyup Ozer

Note: Yeni Yol est la section de la 4é Internationale

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12 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Les Kurdes et le soulèvement de Taksim

Les Kurdes et le soulèvement de Taksim dans Europe kurdes-manif-paris-du-12-janvier-2013-web-91-300x199

« En tant que Kurdes, nous combattons depuis des années pour la libération du Kurdistan et la démocratisation de la Turquie.

Notre combat dans ce sens continuera. En tant que Kurdes, nous continuerons à participer à la résistance de Gezi Park, avec notre propre identité et sous nos couleurs. » C’est en ces termes que le KCK (Union des communautés kurdes, fondé par le PKK) soutient la lutte de Taksim. Depuis sa prison d’Imrali, Abdullah Öcalan a salué la résistance, tout en mettant en garde contre d’éventuelles dérives ou manipulations. Cette réserve est liée à la position délicate dans laquelle se trouve le PKK actuellement. Recip Erdogan a entamé il y a plusieurs mois des négociations directes avec le leader du PKK emprisonné depuis 1999, une première depuis 15 ans. L’accord conclu prévoit un cessez-le-feu et un retrait des combattants de Turquie, en échange de négociations sur une plus grande autonomie de la région kurde. Ce retrait est effectif et se déroule en ce moment même.

Négociations et prudences
Les raisons qui ont poussé Erdogan à s’engager dans ce processus sont sans doute multiples mais les deux plus évidentes sont la situation en Syrie, où la province syrienne kurde, frontalière de la Turquie et du Kurdistan d’Irak, a de fait conquis une autonomie qu’elle n’abandonnera pas quelle que soit l’issue du conflit, et le rapprochement avec le gouvernement du Kurdistan d’Irak, Ankara cherchant à conclure des accords sur le pétrole dans la région. Il est donc difficile pour le PKK d’attaquer de front Erdogan et l’AKP, qui par ailleurs ont mené une épuration sans précédent de l’armée, en envoyant devant les tribunaux ou à la retraite un grand nombre d’officiers supérieurs et de généraux corrompus. La présence massive du CHP et d’autres partis nationalistes turcs dans les rassemblements de solidarité avec la révolte, comme celui de Paris, rend les militants kurdes prudents.
Mireille Court

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12 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Mexique. 275 esclaves d’une société d’exportation de tomates (bio!) délivrés (OF)

Mexique. 275 esclaves d’une société d’exportation de tomates (bio!) délivrés (OF) dans International liste-de-courses-300x238

La police mexicaine a délivré mardi au moins 275 personnes, dont 39 adolescents, qui étaient retenues en quasi-esclavage par une société de production et d’exportation de tomates bio, dans l’ouest du pays.

L’entreprise mexicaine Bioparques de Occidente, qui se vante d’être une entreprise « socialement responsable », détenait des centaines de personnes originaires de communautés rurales de plusieurs Etats mexicains dans des conditions équivalant à un quasi-esclavage, a confirmé le procureur régional Salvador González. Les fugitifs étaient « ramenés et battus » La société passait des annonces à la radio pour recruter, offrant 100 pesos (5,20 €) par jour, nourri et logé pour trois mois. Mais une fois sur place, le salaire était ramené à 70 pesos, payés en bons d’achat valables uniquement dans les magasins de la société, où les prix étaient anormalement élevés. Si les employés avaient officiellement le droit de quitter l’entreprise, ceux qui tentaient de s’enfuir et étaient repris « étaient ramenés et battus, et pour certains, obligés de travailler un mois supplémentaire sans être payé ».

Dénoncée par un ancien employé Le coup de force de la police a fait suite à une dénonciation par un ancien employé qui avait réussi à s’enfuir et arriver à Guadalajara, la capitale de l’Etat. Droits de l’homme mercredi 12 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Mexique.-275-esclaves-d-une-societe-d-exportation-de-tomates-delivres_6346-2201707_actu.Htm

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

AFASPA : Le changement, toujours pas pour maintenant (Ael)

AFASPA : Le changement, toujours pas pour maintenant (Ael) dans Altermondialisme imgscan-contrepoints-191-hollande-francafrique-282x300

Michèle Decaster, secrétaire générale de l’Afaspa (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique[1]) a répondu à nos questions. D’abord, commençons par une présentation de l’Afaspa…

L’Afaspa a été créée il y a 40 ans par des militants anticolonialistes et anti-impérialistes, historiens, avocats, syndicalistes, scientifiques… qui voulaient étendre le mouvement de solidarité internationale, qui s’exprimait à l’époque à l’égard du peuple vietnamien, au continent africain qui subissait l’apartheid et dénoncer les manœuvres des anciennes puissances coloniales pour préserver leurs domination politique et économique sur les jeunes Etats indépendants. Depuis, elle agit pour faire connaître, en France, les réalités historiques, sociales et sociétales africaines au travers de divers outils (sa revue trimestrielle Aujourd’hui l’Afrique, des expositions, son site Internet, des projections-débats, des conférences). Elle met en relation des collectivités locales, des comités d’entreprises, des associations, des syndicats, des professionnels, etc. avec les forces démocratiques et des animateurs du mouvement social sur le continent ; elle soutient les luttes d’émancipation des peuples africains et mène des campagnes de solidarité à partir de leurs revendications ; elle interpelle les institutions françaises et internationales sur leurs responsabilités à propos des mesures économiques qui obèrent le développement durable des pays, l’état de guerre permanent dans ceux dont le sous-sol regorge d’immenses richesses.

Le mois dernier s’est tenue votre assemblée générale, peux-tu nous en dire quelques mots ?

Nous avons discuté des enjeux économiques que représente l’Afrique au regard de la mondialisation capitaliste et des conséquences pour l’avenir du continent. A ce sujet nous avons analysé la stratégie de déstabilisation, de fragilisation des Etats et des sociétés qui s’est traduite par l’intervention franco-britannique en Libye, la situation que connaît aujourd’hui le Sahel et le développement de conflits dans les régions de richesses minières comme la RDC et la Centrafrique. Nous avons aussi débattu des accaparements de terres par des Etats et des multinationales pour l’agrobusiness (sols, sous-sol et accès à l’eau) qui auront des conséquences dramatiques sur l’avenir de la paysannerie africaine et l’alimentation de populations déjà confrontées à la spéculation sur les denrées. Un débat s’est instauré sur l’intervention de la Chine en Afrique : s’agit-il d’un impérialisme comme les autres ? C’est une question que nous allons approfondir et qui fera l’objet d’un dossier dans un prochain numéro d’Aujourd’hui l’Afrique. Nous avons discuté et enrichi le document d’orientation qui servira de base au plan de travail pour les mois à venir.

L’Afaspa était présente au FSM de Tunisie, quel bilan en tirez-vous ?

Huit membres de l’association ont participé à cette grande rencontre internationale des peuples qui se tenait dans une Tunisie à la croisée des chemins. Nous y avons organisé trois ateliers qui ont connu une bonne fréquentation : « Déstabiliser les Etats pour poursuivre le pillage des ressources » ; « les multinationales à l’assaut de l’Afrique », co-organisé avec l’Union syndicale Solidaires en partenariat avec les syndicalistes tunisiens de l’UGTT Télécom et le syndicat marocain des Télécom auquel ont participé des camarades de la CGT services et des syndicalistes sud-africains et le « Règlement des conflits en Afrique, quelle place et quels rôles pour les femmes » co-organisé avec le Mouvement de la paix et en partenariat avec une association de femmes du Sud-Kivu (RDC) et des Tunisiennes du Réseau Dynamique Femme & FSM. Nous avons aussi eu des discussions très intéressantes autour d’un point rencontre improvisé durant ces trois jours devant l’amphi de la fac de droit. Les uns et les autres de notre délégation ont assisté à des débats très riches. Ces forums sociaux sont des moments essentiels pour le développement de luttes communes que nous avons à mener ensemble, peuples du monde en butte aux prédateurs de la planète, qui n’ont que faire de l’humanité.

Quelle est votre position sur l’intervention française au Mali ?

Au Mali, la France aurait prétendument voulu stopper l’avancée de mouvances du même acabit que celles qu’elle soutenait en Libye, un an plus tôt… Nous avons été contre cette intervention, comme nous étions contre celle en Libye et toutes celles qui ont suivi les indépendances des pays d’Afrique, qui se chiffrent à 54 avec des durées plus ou moins longues – celle du Cameroun étant la guerre la plus longue : cinq ans avant l’indépendance et 10 ans après. Voilà des pyromanes qui se reconvertissent en pompiers et prétendent aux médailles de sauvetage ! Toutes les conditions d’affaiblissement de l’État malien ont été réunies au travers de mesures économiques prédatrices comme la dette, la dévaluation du franc CFA, les plans d’ajustements structurels, la mainmise sur une grande partie des réserves monétaires, la corruption. Les interventions militaires n’ont qu’un but : la maîtrise politique… L’insistance des dirigeants français pour faire des élections en juillet, alors que des dizaines de milliers de réfugiés ne pourront s’exprimer et qu’une partie du territoire n’est pas accessible aux institutions de l’État est bien significative : on se demande où est la souveraineté du peuple malien ? Cette intervention atteste que la présence militaire de la France en Afrique se renforce.

Plus généralement, quelle est votre appréciation sur la première année du gouvernement Hollande concernant les relations de la France avec l’Afrique ?

Il y a une grande continuité avec la politique précédente avec la même promesse de mettre un terme à la Françafrique. Le PS avait, en son temps, approuvé l’intervention en Libye et on ne l’a jamais entendu proposer de modifier les modalités des rapports économiques avec les anciennes colonies françaises… Il s’apprêtait à présenter l’ancien directeur du FMI pour le fauteuil présidentiel : c’est tout dire ! Dix jours après son élection, le nouveau président François Hollande a reçu le roi du Maroc venu frapper à sa porte pour s’assurer que la France continuerait bien à soutenir sa colonisation du Sahara occidental et peut-être aussi recommander un poste ministériel pour Najat Vallaud-Belkacem, qu’il avait nommée au sein du conseil de la communauté marocaine à l’étranger en 2007. Il est aujourd’hui rassuré sur les deux sujets. La réception rapide du quatuor de sous-traitants régionaux de la Françafrique, Bongo-Déby-Sassou-Biya, a valu à chacun de ceux-ci reconnaissance, réhabilitation et légitimation… Depuis, effectivement, les troupes tchadiennes étaient bien à l’œuvre au Mali et Déby lui-même vient de contribuer en mars dernier au changement de marionnette au pouvoir en Centrafrique (l’islamiste Djotodia à la place du chiraquo-débyen Bozizé) en vue de la mainmise sur le pétrole de la RCA. Décidément, le changement des relations entre la France et les Etats indépendants d’Afrique ce n’est toujours pas maintenant !

Propos recueillis par Paul Martial 10 juin 2013 par Michèle Decaster

[1] afaspa@wanadoo.fr / www.afaspa.com http://www.afriquesenlutte.org/

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