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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Argentine: coup de chaud !

flyer tarifazo

Les derniers mois ont été calamiteux pour le gouvernement de Cristina Kirchner.

Après son revers électoral de novembre, il a subi d’autres secousses, dont les effets se feront sentir tout au long de 2014.

D’abord, la grève de la police qui a plongé le pays dans le chaos et débouché sur des pillages, comme en 1989 et en 2001. Ensuite, une vague de chaleur qui a fait sauter les systèmes électriques, laissant des millions de personnes sans lumière ni climatisation. Alors que le gouvernement et les prestataires privés se rejetaient la faute, la population désespérée occupait les rues et y brûlait des pneus.

Pour apporter un démenti à tous ceux qui évoquaient sa «  fin de règne  », Cristina avait remplacé en novembre ses ministres les moins présentables… avant de poursuivre la même politique. Elle a ainsi versé 11 milliards de dollars aux entreprises privées responsables de la panne électrique, 5 milliards au pétrolier espagnol Repsol en compensation de la nationalisation des ses actifs en 2012, et s’est déclarée fière de la baisse des réserves de change à 30 milliards de dollars, comme conséquence du paiement des intérêts de la dette extérieure. Pendant ce temps, pour éviter que ces réserves ne continuent à diminuer, la vente de dollars au taux officiel (6,67 pesos) reste interdite, alors que le dollar parallèle s’échange à 10,83 pesos. Que se passera-t-il en mars, au retour de ceux qui peuvent (encore) partir en vacances  ?

Vers la mobilisation

Selon des calculs non officiels, l’inflation a été en 2013 de 25 % tandis que les aliments ont augmenté de 43 %. Le plan du gouvernement était de négocier avec les supermarchés les prix de 200 articles de première nécessité, puis d’appeler à des négociations collectives des salaires. Mais les négociations avec les distributeurs n’avancent pas et celles sur les salaires s’annoncent problématiques. Le gouvernement veut limiter les augmentations à 18 ou 20 %, alors que les gouvernements provinciaux ont relevé les salaires de leurs policiers de 40 à 60 %, et qu’aucun syndicat n’accepte de discuter en dessous de 25 %. Les enseignants ont déjà menacé de ne pas reprendre les classes à la rentrée de mars.

Si tous les salariés du public obtenaient, comme ils l’exigent, des augmentations égales à celles de la police, de nombreuses provinces ne pourraient plus payer les salaires. On voit ainsi réapparaître le spectre des monnaies provinciales, mises en place durant la grande crise de 2000-2001.

Même si beaucoup commencent à faire le parallèle avec 2001, la situation reste différente. À l’époque, le poids des défaites des années 1990 et la crainte du chômage avaient empêché que le mouvement ouvrier intervienne en tant que tel dans la semi-insurrection. Aujourd’hui, avec un taux de chômage à 7,2 % et des négociations collectives en vue, seule une trahison des bureaucraties syndicales pourrait empêcher que les travailleurs se mobilisent. D’autant que le développement d’une nouvelle couche de syndicalistes d’avant-garde, ainsi que le poids croissant de l’extrême gauche, peuvent avoir des effets dynamisants. Voilà en tout cas qui renforce les responsabilités du FIT (Front de la gauche et des travailleurs) et des partis qui le composent. 16 janvier 2014

Virginia de la Siega Paru dans Hebdo L’Anticapitaliste – 225 http://npa2009.org/

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30857

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16 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

seattle ne jure que par une socialiste (essf)

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Partout aux États- Unis cette semaine , les nouveaux maires et les membres des conseils municipal prêtent serment comme dirigeants des villes qui les ont élus en Novembre .

Les intronisations de maires attirent l’attention locale et , dans des cas comme celui de maire de New York Bill de Blasio , une bonne mesure de l’attention nationale, il est généralement moins mis l’accent sur les membres du conseil municipal .

Sauf à Seattle

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Kshama Sawant , est sans doute la plus importante de socialiste élue depuis Bernie Sanders devenu maire de Burlington, au Vermont , il ya trente -trois ans, a inspiré un niveau remarquable de curiosité . Les fonctionnaires ont déplacé la prestation de serment de Sawant et du premier maire ouvertement gay  – Ed Murray -  de la salle du conseil de la ville pour le  grand hall de l’ hôtel de ville , et les médias locaux ont décrit  » le plus grand taux de participation jamais vu pour une cérémonie d’inauguration à Seattle .  »
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Des journalistes de tout dans le pays et du monde ont interviewé Sawant , qui en Novembre a bousculé un membre  vétéran du conseil par une campagne qui promettait de se battre pour un salaire minimum de 15 $ l’ heure . Ils ont également interrogé d’autres socialistes , comme le par- lementaire irlandais Joe Higgins, venu à Seattle pour fêter l’événement et venir dire aux journalistes que  » l’élection de Kshama a été un événement majeur à l’échelle internationale . C’est un  été un énorme encouragement parce que les États -Unis sont la citadelle du capitalisme mondial « . C’est une circonstance grisante pour Sawant , qui a pris son nouveau poste avec cette déclaration: «Je porte avec honneur l’étiquette de socialiste .  »
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«Ici, à Seattle , les politologues se demandent à mon propos: va-t-elle se compromettre?  Peut-elle travailler avec d’autres?  Bien sûr, je vais rencontrer et discuter avec les représentants de « l’establishment ». Mais quand je le ferais , je mettrai en avant les besoins et les aspirations de la  classe ouvrière à chaque table où je serais assise, peu importe qui est assis en face de moi. Et laissez- moi vous dire une chose tout à fait claire : il n’y aura pas de tractations avec des sociétés ou leurs serviteurs politiques, il n’y aura pas de compromis pourri aux dépends des gens que je représente . ».

La foule manifesta sa joie. (…)

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Sawant fait valoir que  » les conditions sociales qui ont fait que les gens vivent dans une situation d’énorme inégalité dans le pays le plus riche dans le monde  » ne sont pas différentes  à Seattle . À une époque où « la pauvreté monte en flèche , avoir un logement est  inaccessible « , le chômage et le sous-emploi sont des problèmes graves  à travers le pays, il ne devrait pas être étonnant que  » près de 100.000 personnes aient voté pour une socialiste à Seattle .  »

En raison du nombre de votants et de la curiosité au sujet de son élection , Sawant a pu influencer la politique de Seattle , avant même son entrée en fonction . La semaine dernière , le maire Murray a ordonné aux administrateurs de la ville pour élaborer des plans pour payer tous les employés municipaux au moins 15 $ l’heure , un mouvement qui va conduire à des augmentations de salaire pour au moins 600 travailleurs de Seattle. Et Sawant travaillera au conseil et s’il le faut par l’inter- médiaire d’ un référendum pour ‘établir une base de 15 $ de l’ heure dans toute la ville.

Elle  n’ aucun doute que cela va se répandre dans tout le pays.

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 » Je dirais que c’est tout simplement la première vague dans une tempête qui est sur ​​le point de naître aux États-Unis sous [ la forme ] d’une demande de changement social « , affirme la nouvelle élue   du conseil . «Quand salon.com me nomme l’un des cinq  politiques de 2013, ma première réaction a été : « Pourquoi suis-je là … Pourquoi pas les travailleurs des fast-foods qui se sont battus  coura- geusement lors ​​d’une journée de grève partout dans le pays ? Ils sont les vrais héros politiquesautant que que moi. Et il est important de les mentionner parce que c’est le signe que nous nous dirigeons vers une période de changement politique » .

Cette période de changement politique a des racines.

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 » Ce n’est pas sortis de nulle part . Les conditions se sont accumulées pendant des décennies. Elles se sont beaucoup aggravées en raison de la récession » , dit-elle. «Occupy a rompu le silence sur les inégalités . Et je ne pense pas que nous devrions pas perdre de vue [ les mobilisations de masse des travailleurs dans le Wisconsin , l'Ohio et d'autres Etats ] … Il ya eu une série d’événements qui nous disent que les gens en ont assez du statu quo et qu’ils veulent quelque chose de différent  » . John Nichols sur Janvier 6 , 2014  15:00

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30843

Commentaire: Aux Usa, « socialiste » englobe tous les opposants au système, pas nos « socialistes » qui sont eux plutôt « libéraux », comme Hollande!

 

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14 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

usa, cinquante ans de « guerre contre la pauvreté » (ci)

Trickle

Pour quoi faire ?

Un demi-siècle après le lancement de la grande croisade du président Lyndon B. Johnson, 46 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté. Pour de nombreux Américains, la guerre contre la pauvreté déclarée il y a cinquante ans par le président démocrate Lyndon B. Johnson est un échec. Le taux de pauvreté n’est passé que de 19 % à 15 % en deux générations, et 46 millions d’Américains ne disposent toujours pas de ressources suffisantes, selon les chiffres du gouvernement. Mais, d’un autre point de vue, le gouvernement fédéral a tout de même réussi à enrayer la montée de la pauvreté. Personne ne peut nier que les programmes de protection sociale mis en place depuis le New Deal [notamment entre 1933 et 1938 par le président F.D. Roosevelt] ont considérablement amélioré les conditions de vie des Américains les plus pauvres.

Cinquante ans après le désormais célèbre discours sur l’Etat de l’Union de L.B. Johnson [prononcé le 8 janvier 1964], le débat sur le rôle que doit jouer le gouvernement pour enrayer la pauvreté est à nouveau relancé. Il faut dire que les inégalités entre les riches et les pauvres sont aussi fortes que dans les années 1920, et que le nombre de pauvres et de personnes en situation de précarité atteint des records. (Parallèlement, ces dernières décennies, ce sont surtout les plus riches qui ont engrangé les plus grands bénéfices.)

Les programmes sociaux comme les allocations chômage et les bons alimentaires per- mettent à des millions de familles de maintenir la tête hors de l’eau. Les républicains veulent faire des coupes dans ces deux programmes, preuve des désaccords majeurs qui existent entre les deux partis sur les solutions à apporter à ce problème.

Changer les mentalités des jeunes Américains

A Washington, le président Obama a qualifié les inégalités de « défi majeur de notre temps ». Et, pour relever ce défi, il voudrait inciter les Etats à élargir leur programme Medicaid [programme fédéral d'assurance-maladie pour les plus pauvres] et augmenter le salaire minimum, ainsi que le finan- cement de l’aide sociale à la petite enfance.

Mais des conservateurs, comme le député républicain du Wisconsin P.D. Ryan, portent un regard plus sceptique sur les statistiques de la pauvreté. Selon lui, le gouvernement dépense de manière inconsidérée les sommes destinées à la protection sociale et doit délaisser les aides directes pour se concentrer davantage sur la stimulation de l’économie et de l’emploi. « Notre pays doit prendre en compte deux faits : le taux de pauvreté est trop élevé, notamment chez les enfants, et les aides du gouvernement sous condition de ressources ne sont pas une solution, écrit Ron Haskins de l’Institut Brookings dans son rapport sur les échecs de la guerre contre la pauvreté. Avec les sommes dépensées par Washington dans ses programmes de lutte contre la pauvreté, il ne devrait plus y avoir un seul Américain dans le besoin, déclare-t-il. Pour mener une guerre efficace contre la pauvreté, poursuit-il, nous devons faire changer les mentalités des jeunes Américains. »

Des chiffres trompeurs

Pourtant un grand nombre de chercheurs soulignent à quel point la vie des plus pauvres s’est améliorée depuis le début de la croisade de Johnson. La mortalité infantile a dégringolé, le nombre d’Américains terminant leurs études supérieures a explosé, des millions de femmes sont entrées sur le marché du travail et la malnutrition a été éradiquée. Rappelons qu’à l’époque où Johnson a lancé sa campagne, certains foyers des Appalaches n’avaient ni électricité, ni eau courante.

Selon de nombreux économistes, les chiffres officiels de la pauvreté minimisent l’impact des programmes gouvernementaux. Le taux de pauvreté prend seulement en compte les revenus et non les avantages en nature comme les bons alimentaires par exemple. Avec une meilleure prise en compte de ce paramètre, on constate que le taux de pauvreté est passé à 16 % contre 26 % à la fin des années 1960.

Cependant, qu’elle soit évaluée selon les critères officiels du gouvernement ou par ceux des économistes, la pauvreté reste un problème récurrent et persistant de la société américaine. Environ 4 enfants africains-américains sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté ; pour les enfants hispaniques, la proportion est de 3 sur 10.

Selon une étude récente réalisée à la mi-2011, quelque 1,7 million de foyers vivent avec moins de 2 dollars par jour et par personne ; une très grande précarité que l’on observe généralement dans les pays en voie de développement et qui est en augmentation aux Etats-Unis depuis le milieu des années 1990.

Le plus grand espoir pour les Américains les plus pauvres serait une embellie économique qui permettrait de faire baisser le taux de chômage (actuellement de 7 % au niveau national) et au plus grand nombre de reprendre leur place sur le marché du travail. Chez les gens qui travaillent à temps plein le taux de pauvreté est seulement de 3 % alors qu’il dépasse les 33 % chez les chômeurs.

The New York Times| Annie Lowrey 13 janvier 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/13/cinquante-ans-de-guerre-contre-la-pauvrete-pour-quoi-faire

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13 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Qu’est-ce que la 4è internationale?


« Passons la flamme, pas les cendres »

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12 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Sharon, un criminel de guerre est mort (npa)

Sharon, un criminel de guerre est mort (npa) dans Anticolonialisme

Le boucher de Sabra et Chatilah sera enterré  avec ses médailles et de nombreux hommages.

Parmi ceux-ci, celui du président Hollande qui salue « un acteur majeur dans l’histoire de son pays » qui aurait fait  »le choix de se tourner vers le dialogue avec les Palestiniens »…

Les Libanais qui ont résisté héroïquement à l’invasion de leur pays, le peuple palestinien qui a résisté et qui résiste toujours à la colonisation et au vol de leurs terres, apprécieront comme il se doit cet hommage.

Ils sont toujours debout. Depuis les camps du Liban, du fond des prisons, de Beyrouth à Jenin, la lutte pour le droit au retour continue. C’est aux martyrs de Sabra et Chatilah, à la résistance libanaise et à la résistance palestinienne que, pour notre part, nous rendons hommage.

Montreuil le 11 janvier 2014.

http://npa2009.org/node/39942

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12 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

manifestation monstre de kurdes à Paris

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Des dizaines de milliers de personnes ont afflué samedi 11 janvier à Paris pour exiger justice et vérité sur l’assassinat de trois militantes kurdes il y a un an.

Venues de toute l’Europe, des dizaines de millier de personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées à Gare du Nord, près du centre d’information du Kurdistan, où les trois femmes kurdes ont été exécutées le 9 janvier 2013, avant de marcher vers la place de la République.

Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, la co-fondatrice du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante à Paris du Congrès National du Kurdistan, basé à Bruxelles, et Leyla Saylemez, membre du mouvement de la jeunesse kurde avaient été assassinées par balles dans la tête en pleine jour.  Il n’y a aucune doute sur le caractère politique de cet assassinat dont les commanditaires seraient en Turquie. Selon des sources proches du dossier, l’enquête pointe la Turquie.

HIER ROSA AUJOURD’HUI SARA

« Hier Rosa aujourd’hui Sara. Hier Berlin aujourd’hui Paris. Nous n’oublierons jamais » , « Justice et vérité, identifiez les commanditaires »,  « Celui qui cache l’assassin est lui-même l’assassin », « C’est un assassinat politique », pouvait-on lire sur des banderoles. Les manifestants ont crié tout au long de la manifestation des slogans tels que « les martyres ne meurent pas », « Vive le PKK », « vive le président Apo », en référence au leader kurde Abdullah Ocalan.

FEMINICIDE

La Fédération des associations kurdes de France (Feyka), la Coordination nationale solidarité Kurdistan (CNSK), le PCF, le président du Parti de la Gauche Européenne, Femmes Solidaires, la Marche Mondiale des Femmes, MRAP, Mouvement de la Paix, le NPA, le directeur du journal L’Humanité et député européen, la communauté Tamoule, les organisations de la gauche turque, mais aussi les antifascistes allemands étaient présents lors de cette manifestation monstre.

Les femmes kurdes ont demandé que le 9 janvier soit déclaré journée de lutte contre le féminicide. De nombreuses personnes dont Pierre Laurent, président du Parti de la Gauche Européenne, Remzi Kartal, co-président du Congrès du Peuple du Kurdistan (Kongra Gel) et les membres des familles des victimes ont pris la parole lors du meeting, tenu sur la place de la République, pour exiger « vérité » et « justice ».  M. Laurent a déclaré que les communistes français et européens sont toujours en colère un an après le triple assassinat, soulignant que la France doit prendre en compte les revendications légitimes du peuple kurde.   M. Kartal a de son coté affirmé que l’assassinat de trois femmes kurdes visait le processus de paix, lancé par le chef du PKK Abdullah Ocalan. « Cette lutte se poursuivra jusqu’à la vérité et la justice. Personne ne pourra arrêter la lutte du peuple kurde » a-t-il souligné.

LE PKK: L’OTAN EST DERRIERE L’ASSASSINAT

Dans un communiqué lu lors du meeting,  l’Union des Communautés du Kurdistan (KCK), système politique du PKK, a déclaré que « Cette attaque atroce et lâche a été dirigée contre notre stratégie pour une solution démocratique ». Pour le KCK, « Ce massacre (le triple assassinat) a été commis par l’OTAN avec l’organisation secrète de la Turquie, ‘le Gladio vert’ (les islamistes du mouvement Fetullah Gulen). Les Etats-Unis, la France et l’Allemagne sont également impliqués. Le gouvernement AKP en Turquie et l’Etat parallèle de la confrérie Gulen se trouvent au centre de ce complot. » « Les autorités françaises savent ce qui a commis ce massacre mais elles le cachent. Notre peuple, les femmes et les forces démocratiques doivent demander des comptes et faire pression sur la France pour élucider ce massacre » a-t-il ajouté le KCK.

11 janvier 2014 |  Par Maxime-Azadi Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde.fr

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/110114/manifestation-monstre-de-kurdes-paris

Avec la guérilla du PKK dans les montagnes du Kurdistan
Un reportage de Mireille Court et Chris Den Hond, réalisé en 2004.

Pendant que la guerre faisait rage en Irak, nous sommes allés rencontrer la guérilla du PKK (le Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans la montagne de Qandil, au nord de l’Irak à la frontière turque et iranienne.
C’était la période où la Turquie voulait devenir membre de l’Union européenne et où il y avait un petit dégel entre l’Etat turc et sa population kurde (25% des habitants en Turquie sont Kurdes). Beaucoup espéraient que ce dégel devienne un jour le printemps de Diyarbakir. Ces derniers temps, la répression a repris : militant(e)s, journalistes, politiciens, écrivains kurdes ou pro-kurdes sont jetés en prison.

Nous avons passé une semaine avec eux dans les montagnes du Kurdistan. La résistance kurde du PKK a donné une conscience nationale aux Kurdes, mais ce parti a été mis sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et par l’Union européenne. Sama Botan, guérilléra : « Ils exigent que la guérilla dépose les armes, mais qu’est-ce qu’ils donnent en échange ? Ils doivent nous donner des garanties, sinon nous ne désarmerons pas. »

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10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

au xinjiang, la chine prend ses leçons chez staline (ci)

ouighours

Les incidents violents impliquant des Ouïgours se multiplient.
Leur radicalisation est encore minoritaire, mais elle est favorisée par la politique chinoise, écrit un spécialiste de l’Asie centrale.

Pékin utilise des méthodes dignes de celles employées par Staline dans les années 1930 pour mater toute forme de contestation de la part des Ouïgours, la plus grande minorité ethnique musulmane, qui vit à l’ouest de la Chine dans la région autonome du Xinjiang.

Le 16 décembre, dans des heurts qui ont éclaté dans un village près de Kashgar, une ville dans le sud du Xinjiang et une ancienne capitale [sur la route de la soie], 14 assaillants et deux policiers ont été tués. Les forces de sécurité auraient riposté en tirant, alors que les Ouïgours auraient été seulement armés de couteaux et de haches.

Le gouvernement chinois a accusé les fauteurs de troubles d’être des terroristes extrémistes liés à Al-Qaida. Tandis que le Congrès mondial ouïgour, une association de défense de la minorité ouïgoure installée à Munich, prétend que c’est la police qui a ouvert les hostilités en tirant sur des manifestants, et que « l’usage abusif de la force par les autorités dans la région prive les Ouïgours de leurs droits les plus fondamentaux. »

Comme souvent dans cette région opaque de l’Asie centrale, l’on se trouve toujours face à deux versions totalement différentes et invérifiables du moindre événement politique.

Une véritable répression à l’égard des Ouïgours

Cet incident fait suite à de nombreuses occurrences où les forces de sécurité chinoises ont été prises pour cible. La Chine a même connu le premier attentat suicide de son histoire sur la place Tian’anmen à Pékin le 28 octobre 2013, quand une voiture piégée avec à bord trois Ouïgours a explosé après être venue s’encastrer dans un pont près d’une entrée de la Cité interdite. Cinq personnes, dont les occupants de la voiture, ont été tuées et quelque 40 personnes ont été blessées. A la suite de cet attentat, la police a procédé à une grande quantité d’arrestations dans les milieux ouïgours à Pékin et dans d’autres villes.

Les événements les plus meurtriers remontent à juillet 2009 : entre 200 et 400 personnes avaient été tués après des journées d’affrontements et de guérilla urbaine entre la communauté ouïgoure et han [ethnie chinoise majoritaire] dans la capitale du Xinjiang, Urumqi.

Pékin accuse le Mouvement islamique du Turkménistan oriental d’être à l’origine de ces attentats. Selon la Chine, ce groupe islamiste proche d’Al-Qaida, implanté dans les pays voisins, notamment en Afghanistan et au Pakistan, est impliqué dans une guerre sainte à l’échelle mondiale et voudrait la sécession du Xinjiang. Pourtant, historiquement, les Ouïgours sont dans l’ensemble laïcs et pratiquent une forme modérée de l’islam, et sont traversés par des mouvements nationalistes réclamant une plus grande autonomie – voire l’indépendance – plutôt que par des mouvements favorables à un radicalisme musulman.

Mais il fait peu de doutes que les groupes extrémistes pakistanais encouragent les Ouïgours à se former auprès des talibans afghans et pakistanais et à combattre à leurs côtés, tandis que d’autres Ouïgours sont très impliqués dans le trafic de drogue – passant l’héroïne en contrebande depuis la frontière afghane pour le marché chinois. En privé, la Chine fait pression sur le Pakistan et l’Afghanistan pour déloger les militants Ouïgours de leur sol.

Les Ouïgours, une ethnie turcophone qui fut à la tête d’un vaste empire en Asie centrale, ont très mal vécu l’implantation par Pékin depuis les années 1950, de millions de Chinois de l’ethnie han au Xinjiang, qui fait qu’aujourd’hui les Ouïgours sont en minorité sur leurs terres. Aujourd’hui, les Hans sont favorisés en matière d’emploi, de logement et d’accès à l’éducation.

L’ampleur de la répression à l’égard des Ouïgours et des sentiments d’appartenance à la religion musulmane est bien réelle. La dernière mesure prise par la Chine, selon l’agence de presse Reuters, a été de décider en novembre 2013 que les opinions politiques des étudiants ouïgours devaient être validées par les autorités chinoises  pour obtenir leur diplôme. Le contrôle des esprits étant, selon leurs propres termes, « une question de vie ou de mort. »

Une méthode qui rappelle celle de Staline

On revient ici aux méthodes brutales employées par Staline dans les années 1930 en Asie centrale pour éradiquer la religion musulmane et empêcher les croyants de vivre leur foi au quotidien. Staline avait interdit toutes les pratiques religieuses comme les prières en public et le ramadan. Les mosquées étaient rares. Quant aux oulémas formés par l’Etat, ils étaient considérés par les croyants comme des sbires du gouvernement. La pratique de l’islam était donc devenue clandestine sans pour autant disparaître.

Quand je me suis rendu en Asie centrale soviétique dans les années 1970 et 1980, les musulmans célébraient les mariages, les funérailles et les circoncisions la nuit pour éviter d’être harcelés par la police. De hauts cadres communistes nés musulmans mais censés empêcher ce type de rassemblement, y assistaient souvent en secret par peur de perdre contact avec leur famille ou leur clan.

Avec l’arrivée de la perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev, l’islam a rapidement retrouvé sa place de religion populaire malgré soixante-dix ans de répression. Pourtant, les ressentiments du passé ont également explosé conduisant à la création de groupes extrémistes islamistes en Asie centrale.

Ces nombreuses mesures de type stalinien, qui ont donc démontré leur inefficacité en Union soviétique, sont désormais en place au Xinjiang. Il est interdit aux étudiants de faire le ramadan pendant l’année scolaire, les temps de prières sont limités et les prières de rues découragées. Les anciens quartiers musulmans datant de l’époque médiévale à Kachgar sont rasés au bulldozer et remplacés par des tours. Quant à l’ancien bazar, il a pratiquement disparu. Il n’est donc pas surprenant que les jeunes ayant une sensibilité religieuse viennent grossir les rangs des camps de talibans qui se développent dans le Sud.

Les leçons du stalinisme montrent bien qu’essayer de supprimer la religion ne fonctionne pas. La version édulcorée du communisme à la chinoise, avec sa mentalité consumériste, pourrait laisser une place à la religion. L’islam devient seulement une menace quand les musulmans sont persécutés et traités comme des citoyens de seconde zone.

Les attentats du 11 septembre 2001 nous ont ouvert les yeux sur la menace du fanatisme religieux, mais ils nous ont également alertés sur la nécessité de cultiver la tolérance et la compréhension à l’égard de toutes les religions. Malheureusement, sur une terre qui a vu naître l’une des plus anciennes civilisations, les persécutions religieuses ne cessent de croître.

Financial Times Ahmed Rashid 10 janvier 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/10/au-xinjiang-la-chine-prend-ses-lecons-chez-staline?page=all

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09 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

usa: l’augmentation de la productivité au seul bénéfice du patronat (lo)

usa: l'augmentation de la productivité au seul bénéfice du patronat (lo) dans Crise panting2

Dans une étude intitulée « The Forty-Year Slump » (quarante ans de crise éco- nomique), Harold Meyerson, journaliste connu et membre dirigeant du parti des Démocrates socialistes d’Amérique, membre de l’Internationale socialiste, analyse les reculs de la classe ouvrière et constate que l’évolution défavorable du rapport de force entre celle-ci et le patronat a permis à ce dernier d’accaparer tous les gains de productivité réalisés au cours de ces années de crise. Et ils sont considérables.Il cite un économiste de l’université du Michigan, Mark Perry, qui affirme qu’en moyenne un ouvrier d’usine aux États-Unis produit chaque année le triple de ce qu’il produisait en 1972, avant le début de la récession.

« Aujourd’hui, nous produisons deux fois plus de produits industriels que dans les années 1970 avec 7 millions d’ouvriers en moins. » Et Meyerson constate que « dans de nombreuses industries l’accroissement de la productivité va bien au-delà des estimations de Perry ». Il cite un PDG de l’US Steel qui affirmait en 2011 : « Il y a trente ans, il fallait dix heures d’un ouvrier pour produire une tonne d’acier ; aujourd’hui, cela prend deux heures. » Une augmentation de la productivité de 500 % en quarante ans !

Un ouvrier d’aujourd’hui produit autant que cinq ouvriers d’il y a quarante ans. Cette augmentation considérable de la productivité du travail humain devrait permettre de vivre mieux, de pouvoir mieux répondre aux besoins en matière d’éducation, de santé publique, de logement, d’assurer dans des conditions toujours meilleures le développement des enfants et la retraite des anciens.

Les politiciens qui osent affirmer qu’on ne peut plus payer les retraites parce que le nombre d’actifs a diminué par rapport au nombre de retraités sont de fieffés menteurs, qui veulent faire oublier qu’un actif d’aujourd’hui remplace trois, quatre ou cinq actifs d’hier !

Au cours de ces quarante années, l’augmentation de la productivité s’est accompagnée d’un afflux d’argent dans les caisses des entreprises. Elles s’en sont servi pour racheter leurs propres actions et augmenter les dividendes versés aux actionnaires, mais pas pour augmenter les salaires. La part de la classe ouvrière, la classe productive qui a produit ces richesses, a au contraire diminué dans le revenu national. L’étude se limite aux États-Unis mais elle est à l’image de ce qui s’est passé dans bien d’autres pays. Dominique CHABLIS

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2371&id=43

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03 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

résultats étonnamment bons de candidats socialistes aux élections locales dans plusieurs villes des usa (essf)

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Les étonnamment bons résultats obtenus par les socialistes, Kshama Sawant et Ty More dans les élections aux conseils municipaux à Seattle et à Minneapolis ont attiré l’attention de la gauche et même des médias dominants. Les campagnes fortes et les grands nombres de voix obtenus – Sawant a remporté l’élection et Moore obtenu 42  % des voix dans son district – font penser que quelque chose change politiquement aux Etats-Unis.

Kshama Sawant, enseignante en économie dans un collège, membre du syndicat des enseignants et militante du mouvement Occupy Seattle s’est présentée comme candidate ouvertement socialiste [1] au Conseil de Ville de Seattle contre le démocrate Richard Conlin qui en était membre de longue date. La campagne de Sawant a reçu le soutien de quatre syndicats majeurs, d’organisations de défense de l’environnement et de nombre de personnalités de gauche. De même, Ty Moore, un ancien chauffeur de bus et organisateur de quartier, s’est présenté au Conseil de Ville de Minneapolis avec l’appui d’un grand syndicat, d’une organisation LGBT, du parti Vert et d’une organisation locale se battant contre les expulsions d’habitant·e·s. Les deux campagnes furent organisée par Socialist Alternative, organisation de tradition trotskiste affiliée au «  Comité pour une internationale ouvrière  ».

Une exception politique

Ces campagnes sont d’autant plus remarquables qu’elles sont une exception politique aux USA. Il y a plus de 100 ans qu’Eugene Debs, dirigeant du syndicat des chemins de fer s’est présenté comme candidat socialiste à la présidence des USA en 1912, engrangeant 900 000 voix, soit 6 % du total. Les partis socialiste et communiste ont présenté des candidats au cours années 1920 et 1930, mais en ne recueillant qu’un nombre infime de voix. Au milieu des années 1930, tant les socialistes que les communistes en étaient arrivés à soutenir tacitement le Parti démocrate et, à l’exception des candidatures à répétition de Gus Hall pour le PC, il y a eu peu de candidatures socialistes durant les années 1950 et 1960.

Au cours des années 1970, le Socialist Workers Party trotskiste mena de nombreuses campagnes électorales, locales, à l’échelle des Etats ou nationales, comprenant la candidature à la présidence de Peter Camejo en 1976. Des groupes maoïstes aux USA, marchant dans les traces des PC de la période des Fronts populaires, ont soutenu certains candidats democrates et ont travaillé avec enthousiasme à la campagne de Jesse Jackson, leader afro-américain du mouvement des droits civiques, qui a brigué la présidence en 1984 et 1988. Seul le petit et très sectaire Party of Socialism and Liberation a eu une présence significative à l’occasion d’élections locales.

Depuis, la gauche étasunienne a soutenu les campagnes du parti vert, principalement la campagne de Ralph Nader en 2000 qui a obtenu 2,7 % des votes. Durant les années 2000, la plupart des militant·e·s de la gauche étasunienne ont travaillé dans des syndicats et des mouvements sociaux, sans tenter de créer une alternative politique socialiste. Ma propre campagne (newpol.org/content/socialist-campaign-ohio) dans l’Ohio pour un siège au Sénat des USA a été l’une des rares exceptions. Les campagnes de Sawant et Moore sont donc un développement bienvenu.

Comment expliquer ces bons résultats  ?

Les bons résultats de Sawant et Moore dans ces élections sont significatifs du fait de la taille et de l’importance des villes en question. Seattle a 650’000 habitant·e·s avec une zone urbaine qui en comprend 3,7 millions, alors que Minneapolis a 400 000 habitant·e·s avec une zone urbaine de 3,3 millions. Seattle est une ville importante du pourtour du Pacifique avec des liens économiques avec la côte ouest des USA, le Canada et l’Asie, alors que Minneapolis est un nœud économique du Midwest qui n’est dépassé que par Chicago. Ainsi, les résultats forts de socialistes dans ces villes ont une signification nationale.

Pourquoi Sawant et Moore ont-ils si bien réussi  ? Les deux ont des personnalités engageantes et sont des activistes respectés dans leurs communautés qui ont construit de fortes organisations de campagne. Les deux ont fait campagne sur des thèmes d’importance non seulement locale, mais nationale. Sawant par exemple a appelé à une augmentation du salaire minimum de 7,25 à 15 dollars, pour une imposition accrue des millionnaires et des grandes entreprises afin de financer des emplois, l’éducation et les services publics locaux, pour l’organisation syndicale des travailleurs·euses aux plus bas salaires, pour des logements à prix abordable, pour en finir avec le profilage racial et la brutalité de la police, pour un moratoire sur les déportations et des droits civiques pour les sans-papiers et pour un financement adéquat pour des écoles publiques avec des effectifs de classes plus petits.

La perspective socialiste

Sawant et Moore n’ont pas parlé que de problèmes locaux immédiats, mais aussi de la nécessité de remplacer le capitalisme par le socialisme. Le site Internet de Sawant proclamait  : «  La seule solution c’est de se battre pour changer le système et remplacer le capitalisme, système d’exploitation dont le moteur est le profit, par une société socialiste et démocratique. Rejoignez-nous dans la lutte pour une alternative socialiste afin de libérer la planète de la pauvreté, de l’exploitation et de la guerre  !  »

On pourrait imaginer que la crise économique et sociale persistante aux USA depuis le crash de 2008, accompagnée par les programmes d’austérité gouvernementaux, a enfin suscité une réaction politique. Et il y a en effet des quartiers dans ces deux villes à haut taux de chômage et dont des centaines d’habitant·e·s ont été expulsés de leurs logements, mais Seattle et Minneapolis ne sont pas des villes aussi dévastée que Detroit par exemple. Tant Seattle que Minneapolis ont des économies fortes et diversifiées, avec des taux de chômage et de pauvreté bien en dessous des moyennes nationales. Le taux de chômage à Seattle ainsi qu’à Minneapolis est de 4,7 % seulement, alors que le taux national est de 7,2 % et qu’il est de 18,8 % à Detroit. Seattle et Minneapolis ont bien sûr leurs problèmes, mais elles sont parmi les villes des USA qui se portent le mieux.

Qu’est ce qui explique alors le bon accueil des candidatures socialistes  ? Il y a des facteurs démographiques et culturels. Les deux villes sont considérées comme progressistes ayant une culture politique tolérante. Elles ont des économies diversifiées et des secteurs industriels de haute technologie qui attirent de jeunes travailleurs·euses avec de bons niveaux d’éducation (beaucoup de geeks et de nerds). Les deux villes ont été classées par la CNBC parmi les villes les plus accueillantes pour les jeunes grâce à leurs espaces verts, leur diversité, leur lieux de fête et de loisirs, une culture artistique indépendante et encourageant la création indépendante.

Conscience de classe et contre-culture

Les succès des campagnes de Sawant et Moore s’expliquent peut-être moins par la crise économique et sociale, que par les attitudes qui se transforment de jeunes étasuniens·nes devenus bien plus critiques envers le gouvernement et les corporations, plus ouverts à la diversité raciale, ethnique et de genre et plus préoccupés par les thèmes environnementaux et par la qualité de la vie. Ce que nous voyons peut-être c’est un développement d’une conscience de classe ouvrière en même temps que le développement d’une contre-culture anticapitaliste. On a vu quelque chose de similaires dans les années 70 quand un mouvement social radical et un mouvement contre-culturel se sont développés simultanément.

Espérons que ces tendances en développement s’incarneront dans des mouvements sociaux plus militants et des nouvelles campagnes politiques socialistes plus nombreuses.

Dan La Botz http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30745

news-sawant-570

Note: « Socialiste » aux Usa englobe communistes, anarchistes et gauche radicale.

Les « socialistes » ou  sociaux démocrates, c’est plutôt « libéral ».

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03 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

corée du sud: grève des cheminots et répression gouvernementale (lo)

Striking rail worker Seoul Station

Début décembre, la compagnie d’État Korea Railroad Corporation (Korail) a annoncé la création d’une filiale pour gérer une nouvelle ligne de TGV.

Comprenant qu’il s’agissait du premier pas vers la privatisation des chemins de fer, avec à la clé des licenciements massifs, les cheminots n’ont pas attendu pour riposter, déclenchant une grève qui est à ce jour la plus longue de l’histoire de la compagnie. Le gouvernement a choisi la manière forte pour briser la grève, sans succès.

Le syndicat coréen des ouvriers du rail (KRWU) a déclenché la grève le 9 décembre, les grévistes de plus en plus nombreux paralysant par leurs actions une grande partie du réseau de transports national. Le 18 décembre, le gouvernement a déclaré la grève illégale et la compagnie a mis à pied 7 927 ouvriers. La police a effectué des descentes dans les locaux du syndicat à travers le pays. Puis un mandat d’arrêt pour « obstruction à l’activité économique » a été lancé contre 28 dirigeants et représentants syndicaux.

Le 22 décembre, à Séoul, près de 4 000 policiers ont encerclé la tour abritant la Confédération coréenne des syndicats (KTCU), dont fait partie le KRWU. Ils ont défoncé la porte vitrée du bâtiment et se sont frayé un chemin jusqu’au 17e étage, frappant et dispersant à l’aide de lacrymogènes les militants de la grève qui s’étaient massivement assis sur les marches des escaliers pour leur bloquer le passage. En tout, la confrontation a duré près de dix heures. La police a arrêté 130 personnes, mais n’a pas mis la main sur les dirigeants syndicaux qui, depuis, ont trouvé refuge dans un temple bouddhiste, où les forces de l’ordre n’ont pas osé pénétrer.

Samedi 28 décembre, la KTCU a appelé à une journée de grève générale en solidarité avec les cheminots : plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées au centre de Séoul. De son côté, Korail a entamé des procédures de licenciements et lancé un ultimatum aux grévistes, commençant à embaucher de nouveaux salariés en CDD.

Lundi 30, les dirigeants du syndicat ont annoncé la fin de la grève, ayant obtenu la mise en place de deux commissions pour étudier la question de la privatisation du rail, l’une avec des parlementaires de l’opposition, l’autre des représentants syndicaux. Il y a encore loin jusqu’au retrait du projet ! Mais la grève des cheminots, par sa détermination, a fini par mettre en difficulté le gouvernement et la présidente du pays depuis 2012, Park Geun-hye, parfois surnommée « la Dame de fer de Séoul ».

Les cheminots ont montré que la classe ouvrière avait la force de se battre, et pour tous les grévistes c’est certainement l’acquis le plus important de ce mouvement. Pierre MERLET

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2370&id=28

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